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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 20 juillet 1976
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1976-07-20, Collections de BAnQ.

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Fais ce que dois /fl nétéOS Généralement ensoleillé.Maximum 28.Aperçu pour mercredi: plutôt nuageux avec possibilité d'averses en fin de journée.pour vos déplacements hors-ville.taxi-aérien 24 hrs par Jour! MÉTRO AVIATION INC.Aéroport de St-Hubert 514-678-5610 Vol.LXVIII - NO 167 Montréal, mardi 20 juillet 1976 Férié 25 CENTS Le CIO songe à sévir contre les déserteurs mon carnet des Jeux Mais aucune sanction immédiate n’est prise Femmes aux galères par Guy Deshaies Quand j’ai annoncé timidement dans mon entourage que j’avais l’intention d’assister aux compétitions d’aviron, au bassin olympique, certains “connaisseurs” locaux m’avaient dit:“Il n’y a rien là.” Eh bien! il y avait 4,000 spectateurs enthousiastes, du soleil, un ciel bleu, des eaux calmes et environ 200 filles fortes aux avirons pour la première fois dans l’histoire des Jeux olympiques.Et dans cette grande première féminine olympique, puisque les femmes n’ont jamais pris part à cette discipline aux Jeux avant aujourd’hui, il y à eu notamment Elizabeth Craig et Tricia Smith, deux Canadiennes qui sont arrivées premières dans leur catégorie du “deux en pointe”, c’est-à-dire une rame par atnlète, et qui se sont automatiquement classées pour les finales.Il est à se demander pourquoi les femmes n’ont pas été inscrites plus tôt à cette discipline car si l’on compare les résultats d’hier chez les femmes aux résultats de la veille chez les hommes on voit que les dames accomplissent presque les mêmes temps.Les deux Canadiennes susmentionnées ont tout de même ramé le 1,000 mètres plus rapidement oue les deux Brésiliens de la veille.L’Allemande de l'Est, Christine Scheiblich, en rameuse solitaire, a fait un meilleur temps que l’Américain, le Russe, l’Italien, le Suédois, le Roumain, l’Uruguayen, le Belge, l’Autrichien et le Mexicain qui tous la veille ont mis plus de 3 minutes.trente-six secondes et neuf centièmes pour boucler 1,000 mètres.Seulement attention, ce n’est pas de la petite fille style vestale de la flamme ou ballerine figurante et il n’y a pas beaucoup de moulées nymphettes aux gestes aériens.C’est de la femme robuste, solide, déterminée, puissante; ce sont les ga-lériennes modernes à qui l’effort et la coordination des mouvements confèrent une beauté singulière.Car le sport de l’aviron fait appel à tous les muscles; c’est l’extension et la contraction maximales des bras, des jambes et du dos et dès lors qu’il y a plus d’un rameur le mouvement doit etre concerté selon un rythme dont dépend la victoire.Ici, du reste, le baron de Coubertin me rejoint depuis hier lorsqu’il écrit:“L’aviron est la plus belle gymnastique qui se puisse concevoir." On le conçoit assez en effet lors- Les rameuses canadiennes Betty Craig, à gauche, et Irish Smith, avironnent allègrement vers une victoire en duo sans barreur, au bassin de l’île Notre-Dame.Les Canadiennes ont notamment battu le duo allemand champion du monde, Noach et Dahn, avec un temps de 3.37:53 minutes.(Téléphoto CP) qu’on examine, par exemple, les muscles tendus et gonflés de la blonde soviétique Genovate Ramoshkene, au paroxisme de l’effort, sur la ligne d’arrivée.On en éprouve presque de la honte à se voir bêtement assis, à l’ombre, dans les beaux gradins tout neufs où se prélasse la clientèle de l’aviron, malheureusement trop rare.Sur les 7,000 places il y en avait moins de la moitié d’occupées, hier, pour cette éblouissante première olympique.Or l’aviron est une discipline spectaculaire.D’abord l’environnement dehors est superbe, surtout au bassin olympique de l’île Notre-Dame, derrière lequel passent les navires sur la Voie maritime et où l’ambiance est à la fois reposante malgré les émois que procurent les instants d’arrivée quand quelques dixièmes de secondes séparent parfois les longues embarcations effilées, pas plus larges que les hanches des rameurs.Et puis les épreuves de huit en pointe-barre, c’est-à-dire huit rameurs à une rame chacun avec un barreur, fournissent des instants qui sont loin d’être ennuyeux avec la foule, majoritairement américaine et canadienne, qui encourage debout ses équipes luttant sublimement sur l’onde dans l’inexorable clapotis des avirons qui plongent ensemble dans l’eau et les mouvements simultanés des bras, des dos et des jambes qui projettent par à coups les canots en avant.Une fois la ligne d’arrivée franchie il faut voir les rameurs écrasés par l’effort, recherchant péniblement leur souffle, la tête sur les genoux dans leurs beaux costumes aux couleurs de leurs pays.On ne s’étonne pas alors que la foule applaudisse non seulement les gagnants mais aussi les perdants.Chez les femmes, hier, ce sont les Bulgares, les Soviétiques, les Alleman- Voir page 6: Mon carnet Le Comité international olympique (CIO) ne prendra dans l’immédiat aucune sanction contre les pays qui boycottent les Jeux de Montréal pour protester contre la présence de la Nouvelle-Zélande, à laquelle ils reprochent ses contacts sportifs avec l’Afrique du Sud.Réuni hier pour sa dernière session plénière à Montréal, le CIO a toutefois chargé sa commission exécutive d’ouvrir une enquête et d’étudier d’éventuelles sanctions lors de sa prochaine réunion en octobre, à Barcelone.C'est ce qu’a fait savoir Mme Monique Berlioux, directeur du CIO, au cours d’une conférence de presse.Les recommandations de la commission de neuf membres, présidée par lord Killanin, auront examinées par le CIO à Prague en 1977.Mme Berlioux a expliqué que la situation est très confuse et qu’il est impos- sible de déterminer le nombre exact de pays qui se sont retirés des Jeux.“Le Comité international olympique a decide d'obtenir un maximum d’informations sur la situation africaine mais déplore l’absence des Jeux de Montréal de grands champions africains par la faute de leur gouvernement", a déclaré Mme Berlioux.L enquete sera effectuée avec le concours dés fédérations internationales dont le programme des compétitions à Montréal a été bouleversé par le retrait des Africains."Ca va prendre du temps.Pour l'instant, il n'est pas encore question de sanction.Mais nous examinerons une première fois la situation avec les fédérations internationales lors de la réunion de la commission exécutive à Barcelone, début octobre", a ajouté madame Berlioux.Le Comité international olympique.Voir page 6: Le CIO L’anneau noir se détache des Jeux M Jean-Claude Ganga, secrétaire général du Conseil suprême des sports en Afrique, a annoncé hier à Montréal que les délégations africaines encore présentes au Village olympique rentreraient toutes dans leurs pays respectifs.Vingt-six nations, a-t-il précisé, auront participé à l’essaimage.(Téléphoto AP) par Marie Laurier La quasi totalité du continent africain sera absente des compétitions olympiques de Montréal en guise de protestation contre la présence de la Nouvelle-Zélande à qui l’on reproche ses relations sportives avec l’Afrique du Sud.Le mouvement de retrait a pris une ampleur dramatique hier, alors que l’on espérait encore qu’il soit désamorcé.Mais c est à chaque heure que nous apprenions les désistements, une trentaine en tout, qui viennent ainsi perturber et confondre le déroulement des jeux pourtant commencés dimanche dans un climat d'euphorie, lequel avait presque fait oublier le problème politique cause au tout début par la défection de Taiwan.Voici la liste des pays qui ont annoncé officiellement par écrit au CIO leur décision de se retirer: Algérie, Cameroun, Congo, Éthiopie, Ghana, Guyane, Haute-Volta, Mali, Irak, Kenya, Libye, Niger, Nigeria, Ouganda, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Tchad, Togo et Zambie.Quatre pays africains seulement sont décidés à participer aux Jeux: Côte d’ivoire, Ma- Les Jeux, jalonnés de records mobilisent les Montréalais mm Hôpitaux: début d’un souffle de règlement par Lise Bissonnette Léger, quasi volatile, le début d’uni souffle de règlement est passé hier entre les parties, sur la table des difficiles négociations qui opposent les infirmières de la région métropolitaine au gouvernement et aux 22 établissements de soins paralysés par la grève depuis plus d’un mois désormais.En soirée, après avoir relativement bien assuré ses arrières par des ouvertu- No 1306 -19 au 25 juillet L'EXPRESS • France: la bataille de l’eau • Le verdict du franc Carter: et maintenant la • Maison-Blanche res verbales au cours de la nuit et de la journée précédente, la partie patronale devait en effet déposer, sur la question controversée des horaires de jour et de nuit, une proposition que la Fédération des infirmières disait ne pas rejeter “à première vue".Si cela, pour le profane, n’a pas l’air d'un déblocage majeur, il faut souligner en ces temps olympiques que la joute se fait à l'escrime entre deux parties infiniment prudentes; le moindre touché compte.Comme Le DEVOIR l’annonçait hier, le Comité patronal de négociations des affaires sociales a voulu miser sur une formule "expérimentale" pour ce qui est des horaires de travail.Le procédé offre l'avantage de ne pas briser tout net, dans le texte même de la convention, les conditions de travail déjà convenues avec les syndicats représentant 13,000 autres infirmières au Québec.La partie patronale propose donc la création d’un comité pantaire et décisionnel, composé de représentants de la Fédération des infirmières d'une part, et d’autre part d'une délégation conjointe de l’Association des hôpitaux du Québec et du ministère des Affaires sociales.Ce comité ferait l'étude des conditions particu: hères aux infirmiers et infirmières qui travaillent le soir ou la nuit, concevrait des formules de remplacement au système actuel basé sur des primes, conclue-rait des accords avec des employeurs lo- caux pour expérimenter ces formules, et en évaluerait à la fois la rentabilité et l’efficacité.Si l’expérience était concluante, le comité paritaire aurait même le pouvoir de modifier la convention en cours de route.C’est ainsi que certains syndicats de la FIIQ pourraient bénéficier de façon expérimentale des conditions réclamées au cours de cette négociation: suppression du système de primes contre une semaine de quatre jours, par exemple.¦ Viking-1 doit se poser ce matin sur Mars ¦ Les amendements au code criminel sont maintenant en vigueur — page 2 ¦ Une enquête sur la drogue dispose de plusieurs mythes très répandus ¦ L’intoxication par le La présidente de la Fédération, Mme Ginette Gosselin, a refusé de se prononcer nettement avant d’avoir vu le texte précis de la proposition, qui n’était pas encore vraiment déposé en début de soirée.Mais déjà, on semblait respirer un peu mieux.“A première vue, de dire Ginette Gosselin, la création d’un comité semble toujours une façon de noyer le poisson; mais au moins, ils ont l’air un peu plus sé-Voir pcge 6: Le* hôpitaux au sommaire mercure: Québec adopte des correctifs -p*g*3 ¦ Le tragique imbroglio africain: un éditorial de Georges Vigny ¦ La grève dans les hôpi- taux: l’inacceptable guerre d’usure: une analyse de Claude Ryan -w* Plusieurs records de natation fracassés, quelques surprises, notamment de la part de la Hollande, la disqualification d’un athlète russe, une autre belle performance de l'équipe canadienne de basket-ball masculin, tels ont été les points saillants des Jeux olympiques, hier.Il faut signaler l’intérêt soutenu des spectateurs, qui remplissent les gradins de la plupart des lieux de compétition.Pour la première journée, dimanche, plus de 222,000 spectateurs avaient assisté aux compétitions, dont plus de 60,000 spectateurs avaient assisté aux compétitions, dont plus de 60,000 au seul Forum de Montréal, pour les épreuves de gymnastique.Hier, il semble que la participation ait été aussi grande, smon plus forte.En soirée, aux épreuves de gymnastique, il y avait plus de 15,000 spectateurs.Une fois de plus, les records ont été égalés ou battus en natation, avec pour vedettes l’américain John Hencken, qui a égalé son record du monde du 100 mètres brasse, l’allemand de l’ouest Klaus Stein-bach, nouveau recordman d’Europe du 100 mètres nage libre, John Naber (USA) a battu son propre record du monde du 100 mètres dos, et Normalia Ender (RDA) a établi un nouveau record du monde et olympique du 100 mètres nage libre.Encouragés par la médaille de bronze récoltée dans le relais 4x100 mètres quatre nages féminin dimanche soir, les nageurs canadiens sont demeurés en lice hier, tout en exerçant une certaine pression sur les puissants Allemands de l’Est et les Américains, Wendy Quirk, de Pointe-Claire, et Cheryl Gibson, d’Edmonton, ont atteint les demi-finales dans le 200 mètres papilon, tandis que Graham Smith, d’Edmonton, atteignait les demi-finales du 100 mètres brasse.Dans deux sports collectifs, les Hollandais ont réussi un exploit.Tout d'abord en hockey sur gazon, où les joueurs européens ont mis à la raison les champions du monde, les Indiens, par 3 bûts a 1.Mais c’est en water-polo que les Néerlandais créaient une énorme surprise en battant les champions olympiques et du monde, les Russes, par 3 buts à 2.Karlheinz Snieszek, de l’Allemagne de l’Ouest, a remporté la première médaillé d’or de la journée dans le tir à la carabine du petit calibre, position couchée, avec 599 points sur 600, ce qui a égalé les records mondial et olympique établis par le Nord-Coréen Ho Jun Li en 1972.Trish Smith, de Vancouver, et Betty Craig, de Brockville, chez les deux rameuses en points sans barreur, ont réalisé les premiers succès canadiens aux dépens des Roumaines réputées en remportant leur série et atteignant la finale.La disqualification de Boris Onischenka pour avoir triché en escrime a mis fin aux espoirs soviétiques de demeurer champions du pentathlon moderne par équipes.Conduits à l'attaque par Phil Tollestrup avec 25 points, les Canadiens ont vaincu Cuba 84-79 à l’occasion de leur 2e victoire en basketball en deux jours, ce qui augmente leur ?chances en vue d’une me-Voir pag» 6: Laa J aux roc, Sénégal et Tunisie, tandis que neuf pays n'ont pas envoyé de délégation: Gabon, Gambie, Lesotho, Madagascar, Malawi.Mauritanie, République centrafricaine, Somalie et Zaire.Quelques délégations ont déjà quitté la métropole, celles du Nigéria samedi, de la Guyane ce matin, le Mali et le Niger ce soir.D'autres s’affaires à ramasser leurs effets personnels et à faire confirmer leurs réservations d’avion pour fuir le plus tôt possible un pays qui leur est devenu hostile par défaut de se conformer aux désidérata de leurs gouvernants.Le Village olympique était plongé hier dans la consternation et une grande déception se lisait sur les visages des occupants.quant aux athlètes touchés par les ordres de retrait, ils restaient prostrés dans leurs appartements.La plupart de leurs camarades sont affectés autant qu’eux par la tournure dramatique de ces événements qui privent Montréal de compétitions sportives spectaculaires et importantes et, surtout, enlèvent aux athlètes africains l’occasion de réaliser une performance pour laquelle ils se préparent depuis quatre ans.Une employée du Village olympique qui a été témoin du départ des représentants du Nigeria en fin de semaine a déclaré: “Je n’ai jamais vu spectacle aussi triste et émouvant.Des athlètes pleuraient et piétinaient leurs emblèmes nationaux ou olympiques, tant ils étaient déçus de devoir quitter.Je ne veux pas voir partir les autres.C’est trop triste.” En principe, les athlètes qui ont déclaré forfait ont 24 heures pour quitter le village.M.Louis Chantigny, chef de presse du Cojo, a toutefois précisé hier aux journalistes qu’ils auraient tout le temps requis pour quitter les lieux: “Nous sommes humains et hospitaliers, a-t-il dit, il est normal que nous leur accordions le délai nécessaire pour partir." Il a ajouté que ces gens sont toujours “les bienvenus au Canada, mais lorsque l’on invite des gens à notre table, ils sont toujoufs libres de ne pas accepter”.De son côté, M.Walter Sieber, directeur général des sports au Cojo, a expliqué que les pays qui décident de se désister des JO doivent le faire savoir officiellement par écrit au CIO et non au Cojo.Il a également précisé qu’il appartient aux Fédérations internationales olympiques concernées de sévir contre les pays qui se retirent, sous forme de suspension ou d’amendes pouvant se chiffrer à “quelques milliers de dollars”.Il reste donc moins de 100 pays à se disputer les épreuves olympiques et la direction du Cojo se dispose à rembourser des billets déjà vendus pour diverses compétitions ainsi annulées.Par ailleurs, M.Jean-Claude Ganga, secrétaire général du Conseil supérieur du sport en Afrique, a déclaré hier que le boycottage des Jeux olympiques par l'Afrique se renouvellerait à l'occasion d’autres manifestations sportives mondiales jusqu'à ce que les peuples se rendent compte qu’ils ne peuvent appuyer l’Afrique du Sud.Selon M.Ganga, le boycottage des Jeux de Montréal était dirigé contre la seule Nouvelle-Zélande.“Nous avons fait de notre mieux pour sauver les jeux, a-t-il précisé au cours d’une conférence de presse tenue à quelques pas de la salle où se réunissait le CIO pour décider des mesures à prendre éventuellement à la suite du retrait des pays africains.Avant et après la cérémonie d’ouverture, j’ai vu M.Lance Cross, membre du CIO pour la Nouvelle-Zélande et nous avons examiné ce que nous pouvions faire.Il a accepté de demander à son gouvernement de rappeler d’Afrique du Sud l’équipe de rugby néo-zélandais et je me suis engagé à essayer d'empêcher les équipes africaines de partir avant aujourd’hui (hier).J’ai essayé aussi de retenir certaines équipes, Voir pag* 6: Laa Africain* Le scotch léger, clair et sec, au goût des Québécois.A 2 • Le Devoir, mardi 20 juillet 1976 Viking-I se pose sur Mars ce matin À huit heures et douze minutes, ce matin, le laboratoire semi-automatique Viking-I doit se poser à la surface de la planète Mars, dans l’espoir d’y détecter pour la premiere fois des traces de vie extra-terrestre.C’est la première fois que les Américains tentent de poser un engin sur cette planète chère aux auteurs de science-fiction.Cette tentative survient sept ans, jour pour jour, après le premier débarquement humain sur la lune, en 1969.Les Soviéti-oues, pour leur part, ont réussi deux “amarsisages" en douceur depuis 1971 mais aucun de leurs engins n’a survécu plus de vingt secondes, le temps d’émettre à peine un fragment d'image.À peine 25 secondes après l'atterrissage de Viking-I, ses caméras se mettront en marche pour émettre immédiatement vers la terre deux photos: la première montrera le sol immédiatement à côté des pattes du laboratoire et l’autre présentera une vue d’ensemble du paysage.Ces photos seront d'abord captées par la partie de la sonde qui est encore en orbite et, de la, elles seront envoyées vers la terre.Même à la vitesse de la lumière.il faudra attendre 20 minutes pour que les premières informations nous parviennent.En raison des difficultés rencontrées dans le passé par les Soviétiques, les Américains ont été extrêmement prudents dans le choix du site d’atterrissage: il y a maintenant plus de deux semaines que l’engin Viking tournait autour de Mars pour trouver un emplacement adéquat après qu’on eut éliminé les deux •premiers endroits prévus au départ.Les excellentes photos ainsi obtenues ont confirmé qu’il y a autrefois eu de l’eau et même des inondations très violentes à la surface de Mars.Le lieu de descente retenu, dans le bassin Chryse Plainitia, semble d’ailleurs être le lit d’un ancien lac créé par des rivières qui devaient charrier des glaces.L’analyse des lieux au radar indique l’absence de rochers importants et certains spécialistes pensent que la surface est sablonneuse.Dans l’ensemble, toutefois, la surface de Mars est beaucoup plus tourmentée qu’on le croyait il y a quelques mois.Les expériences semi-automatiques destinées à trouver des traces d’organismes vivants ne débuteront que dans huit jours et ce n’est que le lendemain que les premiers résultats seront disponibles.Une pelle mécanique recueillera des échantillons de sol martien pour les soumettre à diverses expériences: on les mettra par exemple en présence de gaz carbonique radioactif pour déterminer si des organismes vivants sont capables d’assimiler ce gaz, ce qui les rendrait radioactifs.On ajoutera aussi de l’eau et de l’engrais pour déterminer si des “plantes" autochtones sont capables de synthétiser du gaz carbonique a partir de ces matériaux.On tentera aussi de déterminer si certains micro-organismes peuvent absorber l’oxygène, l’azote, etc.Les deux caméras de l’appareil sont spécialement conçues pour identifier les objets en mouvement, possiblement vi- Un mode de financement qui inquiète l’université La peine capitale Les amendements au code criminel sont en vigueur OTTAWA (d’après CP) - Les nouveaux amendements au code criminel alourdissant les sentences d’emprisonnement, en remplacement de la peine capitale, ont maintenant force de loi, bien que leur proclamation officielle n’aura probablement pas lieu avant la semaine prochaine.Ces amendements, adoptés par le Sénat et sanctionnés par le gouvernement général, vendredi dernier, doivent normalement apparaître dans la Gazette officielle du Canada avant d’entrer en vigueur.Toutefois, les amendements contiennent une clause qui prévoit que toutes procédures criminelles en cours ou entamées maintenant et complétées après l’annonce officielle de la nouvelle loi y sont assujetties, tout comme si celle-ci avait déjà été proclamée, a expliqué un porte-parole du Solliciteur général, M.Warren Allmand.La nouvelle loi prévoit une peine de 25 ans de prison pour ceux qui sont trouvés coupables de meurtre au premier degré.Ceci inclut le meurtre prémédité, le meurtre de policiers ou ardïens de prison en fonction, trahison, le viol, la piraterie aérienne ou maritime, le kidnapping suivi de meurtre et s'applique à toute personne trouvée coupable d’un deuxième meurtre.Antérieurement, la loi précisait que seuls les meurtriers de policiers ou de gardiens de prison devaient subir la pendaison.Cette sentence pouvait être commutée en emprisonnement K Le centre Beaconsfield: les opposants déboutés Les opposants à la construction d’un centre commercial à Beaconsfield ont essuyé un revers en Cour supérieure.Le juge Pierre Boudreault a en effet dérouté de leur requête les citoyens qui demandaient une injonction contre cette municipalité de banlieue, alléguant qu’on n'avait pas fait toutes les etudes souhaitables sur l’implantation d'un tel centre, avant l’émission du permis à ce qui deviendra le “Sherwood Forest Centre".Somme toute, le Conseil municipal de l’endroit a agi à l’intérieur de ses prérogatives, ne EN LIBRAIRIE Domination et sous' développement Revue Sociologie et Sociétés antenne pour lialeone directes miroir grossissant altimitre- radar sélsmomètre.générateur nucléaire(2) (sous le couvercle) antenne UHF protecteur contre le vent (2).antenne i courte portée fusées d’attitude réservoir de carburant radar d’atterrissage cible d’essai iqo v sur d’atterrissage (3) aimant camera (2J - détecteurs météo bloc météo -spectomètre de masse __laboratoire biologique - fluorescence-rayonsX _ perche pliante mâchoire mécanique Une fois sorti de son cocon protecteur et déposé à la surface de Mars, le module de descente de l’engin Viking devient un extraordinaire laboratoire semi-automatique de plus d’une demi-tonne.L’essentiel de sa mission consiste à rechercher des traces de vie extra-terrestre.Un autre laboratoire semblable doit se poser sur Mars dans quelques semaines.vants: l’image est construite par un dispositif à balayage, de telle sorte qu’un objet en mouve- ment sera déformé de façon caractéristique.Les chercheurs s’intéressent aussi de très près aux caractéristiques de l’atmophère martienne.OTTAWA (d’après CP) - Ottawa "met la charrue devant les boeufs" avec sa nouvelle formule de financement des programmes à frais partagés dans le domaine de l’enseignement supérieur, croit l’Association des université et collèges du Canada, une organisation pan-canadienne qui regroupe tous les établissements d’enseignement postsecondaire.Le directeur général de l’Association, M.Claude Thibault, a déclaré hier à Ottawa que le gouvernement fédéral aurait dû s'occuper de définir une politique de l’enseignement supérieur avant de se lancer dans une réforme des accords fiscaux qui pourrait modifier sensiblement les orientations actuelles.L’AUCC a entrepris depuis quelques mois une vaste reflexion sur l’avenir de l’enseignement supérieur au pays, reflexion qu'elle voulait préalable à toute modification dans le régime de financement de l’enseignement supérieur.L’Association n’a donc guère prisé que le gouvernement central annonce, lors de la conférence fédérale-provinciale du 14 juin dernier, son intention de mettre fin à la formule de financement dite “50-50” des programmes à frais partagés, parmi lesquels celui de renseignement postsecondaire.Sans avoir réussi jusqu’à maintenant à obtenir l’accord des provinces, le gouvernement central propose à ces dernières d'augmenter leur pouvoir d’imposition directe aux fins de ces programmes.Il continuera pour sa part à y contribuer en espèces, mais avec un taux de croissance dûment plafonné.L’AUCC entretient certaines craintes à propos du pouvoir élargi dont jouiraient ainsi les provinces en matière d'enseignement collegial et universitaire.Bar exemple, de dire M.Thibault, une province qui ne se préoccupe guère de cette question pourrait utiliser le produit de ces nouveaux impôts pour des travaux de voirie.C’est en mars 1977 que les accords fiscaux doivent être renouvelés entre le gouvernement central et les provinces, et l’AUCC trouve inconcevable que les objectifs à long terme ne soient pas définis avant de procéder a des changements qui pourraient être radicaux.Selon M.Thibault, Ottawa songe d’abord à faire des économies avec sa nouvelle formule de financement des programmes à frais partagés.“Mais il n'a pas encore décidé des programmes où les coupures seront faites et cela met l’enseignement supérieur dans une position difficile et inquiétante”, de dire M.Thibault.Soirées d’observation L’Université Laval vient d’annoncer que le grand public peut participer à des soirees d’observation à son observatoire astronomique de Saint-Elzéar-de-Beauce, cinq jours par semaine, jusqu'à la fin d’aout.A l’exception des lundi et mardi, il y a donc chaque soir une visite de l’observatoire à 20 h 30, suivie d’une description du télescope et de son fonctionnement.Jusqu’à minuit, les visiteurs peuvent ensuite observer la lune, les planètes du système solaire, des étoiles, des galaxies et des nébuleuses lointaines.L’observatoire ne peut évi- demment pas recevoir de grandes foules et c’est pourquoi on limite les groupes à un maximum de quinze personnes.Le prix d’entrée est de $2 par per leréser Jia e place au moins une se-d’a ver sa maine d’avance pour que le personnel de l’observatoire puisse faire parvenir les informations techniques et l’itinéraire en temps voulu (téléphone: 1-418-656-3567).Les visites sont dirigées par deux étudiants du département de physique de l’Université Laval qui se font un devoir de répondre à toutes les questions.à vie par le cabinet fédéral, ce qui signifiait que tout meurtrier devait purger au moins 10 ans de prison avant de pouvoir bénéficier d’une libération conditionnelle.Dans les faits toutefois, aucune personne n’a été pendue au Canada depuis 1962 et toutes les sentences ont été réduites.De plus, selon la nouvelle ordonnance, les personnes coupables de meurtre au deuxième degré sont passibles d’une sentence minimale de 10 ans de prison.Toute personne jugée coupable de meurtre au premier degré pourra en appeler aux tribunaux pour une réduction de peine.Pour autant qu elle ait déjà purgé 15 ans de la sentence.la diminution de la peine pourra être accordée pourvu que les deux tiers d’un jury considérant le cas se mettent d’accord.Ceux purgeant une peine de plus de 10 ans de prison, pour meurtre au deuxième degré, pourront également demander une réduction de peine, à la condition d’avoir déjà fait un minimum de 10 ans.Le même porte-parole a déclaré que des 11 individus sur qui pesait la sentence de mort, six n’ont pas encore épuisé les procédures d’appel.De ce dernier nombre, ceux qui verront leur sentence confirmée et les cinq autres dont les démarches ont été complétées, seront considérés comme coupables de meurtre au premier degré et devront en conséquence passer 25 ans en prison.s’est pas rendu coupable de fraude dans cette affaire où les promoteurs ont obtenu gain de cause, contre les propriétaires des habitations voisines.La requête ayant été faite de bonne foi, les deux citoyens de Beaconsfield s’en tirent sans frais.Ils se font rappeler que Ton peut diverger d’opinion avec un conseil municipal, mais que ce dernier est réputé agir conformément à ses pouvoirs tant qu’on n’a pas à offrir de preuve qu’il y a eu déni de justice envers des tiers, dans tel geste administratif.Commissaire aux dépenses d’élections OTTAWA (PC) - Le Directeur général des élections du Canada, M.Jean-Marc Hamel, a annoncé la nomination de M.J.-Oswald Gorman au poste de Commissaire aux dépenses d’élection.M.Gorman devient ainsi le premier commissaire nommé en plein temps à ce poste créé à la suite de l’adoption de la loi sur les dépenses électorales en 1974.Sous la direction du Directeur général des élections, les fonctions de M.Gorman seront de veiller à ce que les dispositions de la présente loi soient respectées et appliquées.“A-t-on le droit de mettre en danger la santé et la vie drinnocents afin d’améliorer la qualité de sa vie à soi?(Marcel Adam, LA PRESSE, 9 juillet 1976) Les dirigeants de la Fédération des infirmiers et infirmières du Québec (FIIQ) qui ont ordonné le 18 juin un débrayage injustifié et injustifiable sans fournir dans la grande majorité des cas le moindre service essentiel, semblent d’opinion que pour améliorer leur qualité de vie il est acceptable de mettre en danger la santé et la vie des citoyens.C’est ainsi qu’ils justifient leur grève en affirmant notamment que la partie patronale veut imposer une forme de mobilité genre “folie furieuse” qui, selon la FIIQ, aurait pour effets, par exemple: • d’assigner une infirmière à la fois à la salle d’opération, à la salle d’accouchement ainsi qu’à l’urgence, ou encore, simultanément à 5 ou 6 unités de soins différentes; • de déplacer, à tout moment, deux, trois, cinq fois par jour et de façon arbitraire, l’infirmière d’un département à un autre, affectant ainsi la qualité des soins dispensée aux patients.Si c’était la proposition patronale, les infirmières auraient raison de demander l’appui de la population pour contrer un tel mépris des droits du citoyen à des soins de qualité.Mais ce n’est pas le cas.LA POSITION DU ORNAS Le poste stable Les propositions patronales en matière d’assignation de travail, incluant la ‘‘mobilité’’, impliquent que dans le fonctionnement normal et usuel des hôpitaux, les infirmières sont assignées à des postes stables qui leur sont propres.C’est ainsi, par exemple, qu’une infirmière sera assignée de façon usuelle et systématique, à la pouponnière, une autre à la salle d’opération, une troisième en médecine-chirurgie 7e Nord, etc.Les déplacements Quant aux déplacements, ils revêtent un caractère vraiment exceptionnel.La proposition patronale stipule qu’aucune infirmière n’est tenue d’accepter un déplacement si ce n’est dans les cas spécifiques suivants (pourvu que les postes soient compatibles et de même nature): • dans un cas fortuit ou de force majeure; • dans le cas d’absence imprévue occasionnant un besoin urgent et impératif de personnel; • pour des fermetures temporaires totales ou partielles d’un service n’excédant pas quatre mois, en raison de: la période de vacances travaux de réfection, de construction ou de décontamination.A noter enfin que les mécanismes de déplacement des infirmières ainsi affectées seront négociés au niveau local.Le poste fusionné Quant au “poste fusionné” que la FIIQ a transformé en véritable épouvantail auprès de ses membres, la proposition patronale stipule clairement que l’infirmière n’est pas tenue d’accepter plus d’un poste.Cependant, avec l’accord préalable du syndicat, lequel ne peut refuser sans motif valable, l’employeur peut afficher des postes fusionnés dans l’un ou l’autre des cas suivants: • fusion de postes à temps partiel; • assignation par exemple, à deux unités de soin, de soir ou de nuit, si cette tâche peut être accomplie sans surcharge de travail pour l’infirmière.Il n’est donc pas question d’imposer un poste fusionné à qui que ce soit puisque l’employé devient titulaire d’un tel poste en posant volontairement sa candidature.Pourquoi la FIIQ a-t-elle si peur de la vérité?105,000 employés d’hôpitaux ont jugé équitable la position patronale.Que veut de plus la FIIQ?Gouvernement du Québec Le Comité Patronal de Négociation do Secteur des Affaires Sociales (CPNfiS) * LE DEVOIR Page Montréal, mardi 20 juillet 1976 La drogue Une enquête de la CECM dispose de plusieurs mythes très répandus par Angèle Dagenais L’importante étude réalisée par Irène Poissant et Manuel Crespo de la Commission des écoles catholiques de Montréal sur “la consommation des drogues chez les jeunes du secondaire” démontre, contrairement à d’autre études sur le sujet, qu’il n’existe aucune relation entre le statut socio-économique du consommateur de “drogues” et la consommation.En effet, les auteurs de l’étude qui ont travaillé avec un échantillon de 1,636 élèves de 38 écoles secondaires polyvalentes ou autres comprenant 48.8% de filles et 51.2% de garçons fréquentant l’un des cinq niveaux dii cours secondaire, ont démontré que les plus hauts pourcentages de consommateurs se trouvaient aux extrêmes de l'échelle, là où le revenu des parents est le plus faible et là où il est le plus élevé.De plus, la recherche de la CECM sur la consommation des drogues chez les jeunes du secondaire aura contribue à détruire un certain nombre de mythes qui circulent dans le milieu scolaire à cet effet.Les filles ne sont pas plus “immunisées” que les garçons contre la consommation de drogues.Les polyvalentes, lieux de déshumanisation par excellence selon certains, ne sont pas particulièrement touchées par le phénomène de consommation de drogues par les jeunes et l’école en général est loin d’être le lieu privilégié quant à l’approvisionnement en drogues des consommateurs.Des 1,636 élèves consultés par les analystes, 1,227 ont effectivement répondu au auestionnaire.Celui-ci, constitue surtout e questions fermées à choix multiples comportait cinq parties: les données actuelles, le phénomène drogue, la famille, l’école et les aspirations de l’étudiant face à ses études et à sa carrière future.Les différents types de drogues sur lesquelles portait l’étude, comprenaient aussi bien l’alcool et les cigarettes que les dérivés de cannabis, les hallucinogènes, les tranquillisants, les hypnotiques, les sti- mulants, les solvants et l’héroïne.L’étude les lieux publics ou dans un foyer autre a démontré oue 68,7% des répondants consomment ae l’alcool, 41.9% des cigarettes.19.2% de la marijuana.15.6% du haschich, 11.9% des hallucinogènes (mas-caline et acide) et 5.8% des tranquillisants mineurs.L’usage de l’héroïne ne.se retrouve que chez 0.5% des répondants.L’étude Poissant-Crespo démontre donc clairement que l'usage de l’alcool et de la cigarette font de loin les plus grands ravages au sein de la population étudiante et qu’en plus ils sont beaucoup mieux “tolères” par les parents que d’autres types de drogues.C’est surtout à la maison que les consommateurs occasionnels d’alcool consomment des boissons alcooliques avec les membres de leur famille (55.7%) tandis que ce pourcentage se réduit à 19.8% pour les consommateurs réguliers qui prennent de l’alcool tantôt à la maison tantôt dans les lieux publics.Quant aux consommateurs de marijuana, qu’ils soient occasionnels ou réguliers, ils consomment cette drogue dans L’intoxication par le mercure: Québec adopte des correctifs par Gilles Provost Maintenant que la preuve est faite que la pollution par le méthyl-mercure a vraiment causé des dommages irréparables au cerveau d’un bon nombre d’indiens et de Blancs du Nord-Ouest québécois, le gouvernement du Québec vient d’adopter des mesures correctives qu’on dit “extrêmement énergiques” pour remédier à la situation.Il est encore très difficile d’avoir des informations précises sur ces mesures qui ont été adoptées à la dernière réunion du Cabinet.Une conférence de presse était prévue à ce sujet pour vendredi mais elle a été contremandee hier pour des raisons encore inconnues.Cette meme conférence de presse devait servir aussi à rendre public le rapport final du Comité québécois d’étude et d’intervention sur le mercure, rapport qu’on dit “explosif" et dont la publication suscite une forte opposition de la part de certains ministres, en ce temps de réjouissances olympiques.Ce comité dirigé médicalement par le neurologue montréalais André Barbeau et par le toxicologue québécois Albert Nan-tel a été le premier à démontrer l’existence, au Canada, de cas de la maladie de Minamata provoquée par une intoxication chronique au méthyl de mercure provenant de poissons contaminés.Remis au gouvernement il y a plus d’un mois, le rapport final du comité Barbeau connaît’encore les offres de la traduction et de l'impression, paraît-il.Pourtant, il est peu probable que le gouvernement réussisse à tout reporter après les Jeux olympiques parce que les représentants dés Indiens ont obtenu copie du rapport vendredi dernier et ils menacent d’organiser une “fuite” si Québec hésite trop longtemps.Pour le moment, toutefois, tous les intéressés font preuve d’énormément de prudence et on attend manifestement que le gouvernement se mouille officiellement avant de faire des commentaires sur le rapport du Comité ou sur les suites qu’entend y donner le gouvernement.Il semble que les mesures adoptées au Cabinet des ministres retiennent “l’essentiel” des nombreuses recommandations du rapport du Comité Barbeau mais personne n’est encore en mesure de préciser la portée des "amendements’’ qui y ont été apportés.En effet, on dit que les autorités gouvernementales n’ont guère apprécié le “ton” du rapport lorsqu’il leur a été remis, le 16 juin dernier.Même si on a finalement accepté de le publier in extenso; on a quand même mis sur pied un comité de sous-ministres pour retravailler les recommandations et les amender pour en faire un programme d’intervention acceptable au Cabinet.C'est cette version “a-daptée” qui aurait finalement été adoptée par le Conseil des ministres mercredi.Quoi qu'il en soit, il semble qu’on ait retenu l’idée de normes industrielles plus sévères sur les usages du mercure, de subsides aux populations indiennes qui, doivent trouver d’autres sources d’alimentation, de fonds de recherche spéciaux sur la situation dans d’autres régions du Québec et sur les problèmes liés à la désintoxication du mercure, etc.La rumeur veut même qu’on ait accepté de mettre en place un comité permanent présidé par un sous-ministre des Affaires sociales.Ce comité verrait à ce que les autres mesures correctives soient effectivement mises en place.Le juge Paul Reeves renvoie les frères Dubois en prison par Clément Trudel Le juge Paul Reeves, de la Cour supérieure, a ordonné hier soir, au terme d'une audition de plus de quatre heures, la réincarcération des frères Roland et Jean-Paul Dubois.Un autre juge de la même juridiction, Rodrigue Bédard, avait accordé à ces deux justiciables un cautionnement de $2,000, le 14 juillet.La liberté des frères Dubois aura donc duré à peine cinq jours; ils devront purger la totalité d’une sen-tance de six mois de prison qui leur fut imposée le 26 mai 1976 par les commissaires de la CECO, ce qui veut dire un solde de quatre mois et demi en prison.L’avocat des frères Dubois, Me Léo-René Maranda, a fait valoir que ses clients étaient incarcérés illégalement dès lors qu’il offraient d’être réentendus par les commissaires Dutil, Dionne et Cordeau.Ces derniers avaient trouvé l’ensemble des réponses données par ces témoins réticents “farfelues” et vagues et avaient trouvé ces deux Dubois coupables d’outrage aux commissaires.Pour les avocats parlant au nom du procureur général du Québec et de la Commission de police, Me Olivier Prat et Me Jacques Richard, le jugement rendu par la CECO en mai et la décision des commissaires de ne pas réentendre Roland et Jean-Paul Dubois doivent être considérés comme relevant de la juridiction et du mandat des commissaires-enquêteurs.Il n'y aurait donc pas lieu de remettre en cause l'incarcération des frères Dubois et la Cour supérieure n’aurait pas de raison d’émettre un bref d’évocation contre les commissaires de la CECO.La journée a donné lieu à la reconstitution, séance tenante, du dossier des frères Dubois, à l’aide du témoin Roger Desrivières, directeur des établissements de détention à Montréal, et de Lucien Favreau, greffier adjoint à la CECO.La décision rendue peu après 18 h rétablit l’ordonnance d incarcération rendue le 26 mai, après que la CECO eut ac- Corridart Trois clowns se retirent Trois jeunes comédiens qui incarnent des personnages de clowns dans un spectacle présente au Théâtre de Verdure annoncent leur décision de se retirer du Programme Arts et Culture du COJO pour manifester leur solidarité avec les artistes et les concepteurs de l’exposition Corridart, démantelée la semaine dernière, rue Sherbrooke, par les autorités municipales.Sonia Côté ( “Chatouille, Chocolat et Bezon"), Lina Vachon ( “Aubergine de la Macédoine”) et Jean Bernard (Veangi-nus") ont donné lecture, dimanche soir, au moment de présenter leur spectacle, d’une courte déclaration.D’autre part, Claude Thibodeau et l'équipe de la cerf-volanterie annoncent à regret l’annulation des spectacles dont les horaires et les lieux avaient été annoncés dans la presse, la semaine dernière.Comme l’exposition des cerfs-volants devait s’intégrer dans le Corridart, M.Thibodeau et ses collègues doivent renoncer à leur projet, l’exposition de la rue Sherbrooke ayant été démantelée par le maire Drapeau.cordé une nuit aux deux Dubois pour réfléchir au sens des questions posées: elle annule en plus le cautionnement et porte rèincarceration des deux requérants.La semaine dernière, sur la foi d’allé-gués indiquant “à première vue” un droit apparent des frères Dubois à l’habeas corpus, le juge Rodrigue Bédard avait en effet demandé qu’on lui emmène les deux détenus.Remis en liberté moyennant la promesse de comparaître le 19 juillet, jour où un autre juge entendrait au fond la requête, les frères Roland et Jean-Paul Dubois ont suivi impassiblement les discussions qui se déroulaient hier à la salle 2.11 du Palais de Justice de Montréal.La seule note insolite, à cet étage du Palais, fut hier d’apercevoir un fort contingent de gardiens de sécurité.Il est vrai que les jours d’été, et surtout les lundis, l’activité est passablement réduite pour les tribunaux de toutes juridictions mais en règle générale, à cet etage du Palais et dans cette aile, on ne voit ordinairement aucun agent en uniforme.La décision de M.Reeves vaut, a-t-il mentionné “nonobstant appel".Comfne c’est son droit, Me Maranda portera peut-être cette décision en appel.Le dossier de la CECO ajouté par le témoin Favreau, autour de 13 h, aux pièces reliées à cette cause, n’a pas pu être relu en entier par le juge Reeves qui a retrouvé, passim, suffisamment d’éléments confirmant que les commissaires de la CECO, même s’ils avaient imposé une sentence sévère, avaient tout de même fait leurs les questions du procureur chef de la Commission, Me Jacques Dagenais, qui tentait en vain d’obtenir des éclaircissements sur le “réseau” auquel auraient appartenu les deux Dubois.Selon la Commission d’enquête sur le crime organisé, Roland et Jean-Paul Dubois n’ont pas fourni les réponses “intelligentes” recherchées par la CECO.que le leur et beaucoup de parents ignorent même que leur enfant s’adonne à cette habitude et la réprouvent la plupart du temps lorsqu'ils en sont conscients.Alors que le sexe n’est pas une variable discriminante quant à la consommation de drogues, l’âge par contre a une très grande importance.On retrouve 6.1% de consommateurs dans la catégorie 12 ans, 17.5% dans celle de 14 ans, 30.3% dans celle des 15 ans et 58.8.% dans celle des 18 ans et plus.Le niveau socio-économique des parents n'offre pas de corrélations avec le niveau de consommation mais par contre la scolarité des parents est un indice significatif selon qu il s'agit de la scolarité du père ou de la mère.En effet, plus la scolarité du père est élevée, plus le pourcentage de consommateurs diminue, tandis que plus la mère est scolarisée plus il augmente.L’analyse plus poussée de certaines variables a permis aux auteurs de constater que la consommation de drogues peut avoir une influence sur le rendement scolaire des consommateurs.Ainsi deux fois et demi plus de consommateurs que de non-consommateurs ont obtenu moins de 50% en mathématiques.Les résultats en français sont toutefois à peu près identiques.De même, les aspirations éducationnelles des consommateurs, ce qui porte les auteurs à croire que les usagers sont des “décrocheurs” (drop-out) en puissance et qu’ils ne sont pas intéressés .à poursuivre de longues études.Par contre, l'étude démontre aussi qu'un pourcentage assez élevé de consommateurs (80.1%) et de non-consommateurs (65.3%) déclarent “aimer ou aimer plus ou moins” l’école.Cette attitude conservatrice des étudiants des deux catégories face à l’école se traduit souvent par une phrase: “Je vais à l’école parce que j'en ai besoin si je veux avoir un emploi intéressant".Les deux catégories reconnaissent également à quelques degrés près (entre 63% et 66%) qu’ils sont les principaux artisans de leur “ennui” sur les bancs d’école et qu’ils se sentent responsables du temps qu'ils font perdre aux autres élèves quand ils dérangent un professeur durant un cours.L’idée “maîtresse” qui ressort de cette analyse, selon les amateurs est que l'école est perçue de la même manière par l’étudiant consommateur de drogues que par celui qui ne l'est pas.“Les deux groupes fréquentent l’école pour préparer leur avenir, trouvent la communication avec le personnel de l’école assez facile, sont d’accord pour se reconnaître une part de responsabilité dans leur manque d’intérêt pour l’école et expriment un degré de confiance assez élevé vis-à-vis des changements à apporter dans la structure actuelle”.Les auteurs concluent donc que l’école telle qu’elle se présente dans son contexte actuel ne crée pas un impact très fort sur le consommateur.Ce n’est pas à l’école que le consommateur se procure en premier lieu son produit (20%), c’est plutôt à la discothèque et dans ses lieux fixés par le trafiquant, au hasard, lors de rencontres de groupes, etc.Par ailleurs, que les drogues soient classées légales ou illégales, l’approvisionnement s’opère avec la même facilité pour le consommateur.Un autre aspect inventorié par les chercheurs est celui de la polytaxicoma-nie.L’étude a démontré que le tiers des consommateurs consomme trois drogues et plus de la moitié, au moins deux drogues et ceci exclue la cigarette.Les auteurs ont pu établir une certaine hiérarchie de la consommation (alcool, marijuana, haschich) mais le cheminement inverse n’est pas valable: un étudiant qui prend de l’alcool maintenant ne consommera pas forcément d’autres drogues plus tard.“La méthode utilisée, d’expliquer les auteurs, permet de décrire le chemin parcouru et non celui à parcourir.” Enfin, 86.2% des consommateurs et 75.5% des non-consommateurs se sont dits intéressés à connaître les effets de la drogue sur l’esprit et le corps et la majorité des étudiants préfèrent recevoir cette information par le biais de discussions de groupes tenues à l’école et animées par des consommateurs ou des exconsommateurs de drogues.L’école pourra donc jouer un rôle beaucoup plus actif comme agent d’information dans ce domaine.Débrayage à l’ORTO ?Les employés de bureau de l’Office de la radio-telévision olympique (TOrto), cotisants de la succursale 675 du Syndicat canadien de la fonction publique, ont indiqué hier l’intention de manifester aujourd'hui, à midi, devant les immeubles de l’Orto ‘(les anciens buildings de Radio-Canada), à l’intersection du boulevard Dorchester et de la rue Mackay.Ces employés veulent ainsi protester contre l’accueil donné par la direction de l’Orto à certaines de leurs requêtes.On trouve sans peine à se loger à Montréal Il y a encore beaucoup de chambres de disponibles dans les hôtels, motels, maisons privées, camping et auberges de jeunesse de la région de Montreal.C’est ce qu’a révélé le président d’Hébergement Québec-Olympiques 1976 (Hequo), M.Gilles Bergeron.Selon lui, la ville de Montréal accueille actuellement autour de 90,000 touristes et toutes les formes d’hébergement, à l'exception des résidences d’étudiants et des institutions, offrent encore beaucoup de chambres.“Je ne crois pas que nous dépasserons les 200,000 touristes, ainsi que nous l’avions plus ou moins prévu, a déclaré M.Bergeron.En fait, j’ai l'impression qu’au cours de la plus grande période d’achalandage, le week-end prochain, nous aurons envi- ron 140,000 ou 150,000 touristes”.“Il est bien évident, a-t-il d’autre part souligné, que nous n’avons pas un vaste choix ae chambres dans le centre-ville, mais il n’en demeure pas moins que, selon les jours et les prix, nous pouvons aisément trouver des dizaines de chambres dans les grands hôtels de Montréal”.Il y a aussi beaucoup de places dans les maisons privées, selon Monique Allard.responsable de ce service.Elle a expliqué qu'il y avait eu un nombre important d’annulations au cours des derniers jours, vraisemblablement de la part de touristes qui.voyant des chambres libres dans les hôtels et motels, ont renoncé à l’expérience humaine de vivre en maison privée.Olympiques Les ti mbres seront bientôt épuisés Les visiteurs aux Jeux olympiques de Montréal ont littéralement envahi depuis samedi les 30 comptoirs spéciaux installés par le ministère des Postes à l’occasion des Jeux.Partout, on s’arrache les timbres et les différentes oblitérations émises spécialement par lès Postes canadiennes pour marquer l’événement olympique.“Au rythme où les gens achètent des timbres olympiques, on s’attend à épuiser les stocks avant la fin des Jeux”, a déclaré lundi le coordonnateur des services postaux aux Jeux olympiques, M.Germain Berlinguette.Selon M.Berlinguette, les visiteurs olympiques répondent avec empressement à l’offre et se procurent les émissions postales à un rythme imprévu.La vente de ces timbres permettra au Postes de verser au COJO une somme de plus de $10 millions pour le financement des Jeux olympiques.Les philatélistes ou même ceux qui, sans être collectionneurs de timbres, désirent garder des souvenirs des Jeux, peuvent se procurer l'ensemble des 35 timbres émis par le ministère des Postes depuis 1973 en l’honneur de l’Olympiade de Montréal.A leur valeur nominale ou postale (que les philatélistes appellent valeur “faciale”) ces timbres valent $11.15.Le ministère des Postes met cependant en vente la collection complète de 35 timbres dans deux luxueux coffrets-souvenirs dont le coût est de $15.Ces coffrets comprennent une brochure relatant l’histoire des olympiques et font l’objet de la convoitise de tous les visiteurs.Les 279 employés que le ministère des Postes a répartis dans ses 30 bureaux spéciaux de vente doivent travailler à un rythme accéléré pour remplir les commandes des nombreux clients.Les points de ventes postales sont installés sur chacun des sites où se déroulent des activités olympiques.La plupart des comptoirs de vente sont constitues de jolies roulottes blanches qui.après les Jeux, serviront de bureaux ue postes dans des municipalités.Pour éviter une trop grande affluence aux comptoirs spécialises dans la vente des oblitérations postales spécialement émises pour les Jeux, on a décidé d’installer deux guichets de vente pour les cachets dont la date a été dépassée.Un détail n’a pas échappé aux experts de la collection de timbres: 12 des 35 timbres émis par le Canada pour les Jeux, soit quatre series de trois timbres, sont marqués d'une surcharge à l’affranchissement habituel.Le surplus est directement versé au financement olympique.Une telle procédure en matière postale est toujours exceptionnelle et confère aux timbres en question une valeur spéciale.Les derniers timbres avec surcharge émis par le Canada avant les Olympiques dataient de 1917, lors de la Première guerre mondiale.Le ministère des Postes a également mis à la disposition des visiteurs des oblitérations spéciales avec les symboles des différentes compétitions et des événements marquants des Jeux, tels l’ouverture ou la cérémonie de fermeture.On compte au total 43 oblitérations spéciales, que les gens peuvent acheter sur des enveloppes pré-oblitérées, ou tout simplement faire appliquer sur des enveloppes de leur choix.Des plis du premier jour son également disponibles pour chacun des timbres émis.Knfin.les plus fortunés peuvent jeter leur dévolu sur une série de reproduction de timbres en métal précieux.Les séries sont disponibles en bronze, en argent ou en or.Il y a deux séries en or, l’une pesant 0,50 once troy et l’autre, 0,75 once troy.Le prix de ces deux séries varie cependant de $12.50 pour les timbres en bronze, jusqu’à $750 pour celle en or massif.On signale au ministère des Postes que c’est la première fois dans l’histoire de l'humanité que des Jeux olympiques sont commémorés sur des timbres en métal précieux.RENOMMÉ DEPUIS LE 20 NOVEMBRE 1975 L’ENDROIT IDÉAL POUR LES DÉJEUNERS D’AFFAIRES OUVERT 7JOURS PAR SEMAINE îjl.i4|p m SlEii & DALIRestaurant Français 1446, rue Crescent - 282-1332 TARIFS D ABONNEMENT 12 mois .6 mois CANADA: $52.00 $28.00 ÉTRANGER*' $57.00 $31.00 ( *par courrier ordinaire) S.V.P., remplir ce coupon et nous le taire parvenir avec votre chèque ou mandat de poste payable à l'ordre de LE DEVOIR, C.P.6033, Mtl H3C 3C9.Nom Adresse i I 4 • Le Devoir, mardi 20 juillet 1976 éditorial Le tragique imbroglio africain Depuis hier, les Jeux de la XXIe Olympiade ont gagné en émotion, de cette émotion faite de tristesse et de nostalgie anticipée qui se manifeste à la fin d’un dernier acte.En pleine euphorie collective, il est pénible d’évoquer crûment des réalités négatives, mais cet éveil forcé permettra peut-être à certains de savourer pleinement chaque minute et chaque seconde de ce qui pourrait être la dernière édition.dans leur forme actuelle, des Jeux olympiques de l’ère moderne.En attendant un autre Pierre de Coubertin, car l’évidence est que le problème posé par les pays africains n’est que le bout visible de l’iceberg.• D’abord ce problème africain: avant d’examiner le contenu, c’est la forme qui est à relever.On pourra difficilement soutenir que les délégations africaines savent agir, et encore moins que leurs porte-parole sont des exemples d’intelligence politique.Que l’Organisation de l'unité africaine (OUA) ait échoue lors de son sommet à l’ile Maurice dans sa tentative de décider un boycottage des Jeux de Montréal dit assez toutes les divergences tant dans les capitales qu’au sein des équipés concernées.Mais transposée à Montréal, cette absence de cohésion africaine s'est soudain transformée en harcèlement systématique au point où on se demande si certains politiciens ne cherchent pas sciemment à saboter les Jeux, volant la vedette, jour après jour, par un nombre X de retraits quotidiens.Que l’Afrique veuille se retirer des Jeux, c’est son droit le plus strict, et nous nous proposons ici de comprendre cette attitude, mais un retrait, ça se fait une fois pour toutes, en bloc, et on rie revient plus là-dessus, laissant le monde se contenter de ce qui reste des Jeux.La démarche suivie jusqu’à présent, pour harassante qu’elle soit pour le CIO et pour tous les officiels, est aussi tout ce qu’il y a de plus impopulaire.Les Africains intéressés devraient comprendre que l’énervement qu’ils suscitent par l’étalement de leur retrait finira, si ce n’est déjà fait, par rendre l’opinion hermétique à la cause même qu’ils cherchent à défendre.Nous ne reviendrons pas sur les péripéties du cas égyptien, une valse-hésitation navrante qui témoigne d’une absence de coordination au Caire même, ou sur tous ces autres faux retraits suivis de faux retours.Si ce harcèlement de fait n’est pas concerté, s’il découle d’une absence de cohésion et de concertation de la part des capitales africaines — dont certaines sont en guerre ouverte les unes contre les autres — le spectacle n’en est que plus affligeant encore.A l’heure où ces lignes sont écrites, seize pays ont officiellement quitté les Jeux de Montréal; quatre autres ont notifié verbalement leur retrait, alors que huit autres ont omis de paraître.Ces retraits ont rarement semblé au goût des athlètes concernés, certains repartant le coeur gros d’avoir travaillé 3uatre ans durant et en vain en vue de ces eux.Mais le fait est qu’au risque de déplaire à cette poignée d’aristocrates du CIO prompts à brandir leur “juridiction suprême apolitique”, une décision politique a été prise par les gouvernements intéressés et, à leur corps défendant, les athlètes et les délégations ont évacué les lieux.Car, tout en admettant que les faux prophètes sont nombreux dans ces pays, on doit reconnaître que le débat porte sur un thème qui tcuche profondément tout ce qui vit et tout ce qui bouge en Afrique: la discrimination raciale, à savoir l’apartheid pratiqué par Pretoria.Quand, pris dans cette désagréable situation, le premier ministre néo-zélandais déclare: Je ne crois pas qu’un seul de ces pays dirait qu’il ne veut plus d’aide de la Nouvelle-Zélande, il déplace le problème.Car l’inverse de son assertion est vrai aussi: ce n’est pas parce qu'ils reçoivent l’aide néo-zélandaise que ces pays accepteront que soit piétinée leur conviction.L’aide au développement — en l’occurrence agricole — n’est en aucune façon une forme d’achat des consciences! Cette parenthèse refermée, arrêtons-nous à la déclaration du secrétaire général des Nations unies, Kurt Waldheim: elle pose le problème dans toute sa contradiction.M.Waldheim déclare qu'il peut “comprendre les profondes et sincères préoccupations” des pays africains mais qu’il veut en même temps souligner que les “Jeux ont pris une signification particulière dans la recherche de la fraternité et de la compréhension entre les hommes”.Voici dans toute son effarente profondeur l’abîme d’incompréhension: cette “signification particulière” ne veut rien dire pour l’Africain tant et aussi longtemps que, sous couvert de “fraternité”, elle s’accommode de l’apartheid que lui, l’Africain, vit quotidiennement dans toute son horreur.C’est dans la logique occidentale que la position africaine est illogique car, dès lors qu on admet la légitimité de la lutte antiapartheid, dès lors qu’on décrète hors-la-loi la discrimination raciale, c’est absurde de vouloir admettre des exceptions aussi prestigieuses que la grande fête de la présumée fraternité universelle que seraient les Jeux olympiques.Les Africains ont tort dans la forme, car volontairement ou non, leur démarche s’apparente à celle d’un commando faisant du chantage à travers des otages: dans le cas présent, le raid est pacifique et l’otage, ces messieurs du CIO l’admettront, ce sont les Jeux eux-mêmes qui, par leur énormité et leur audience, sont le tremplin idéal pour ce genre d’opération.Mais quant au fond, on reconnaîtra que la présumée “recherche de la fra- ternité et de la compréhension entre les hommes” dont se réclame M.Waldheim a lamentablement échoué.• C’est ici qu’intervient un concours de circonstances peut-être fatal pour les Jeux de l’ère moderne.Il s’agit essentiellement de cette incompréhension africaine venant, au lendemain du disgracieux débat sur le cas chinois, dramatiser le fait que les prochains Jeux se tiendront à Moscou.Ce qui est arrivé à Montréal a toutes les chances de se reproduire, d’autant plus que, comme le soulignait hier un dirigeant sportif sud-africain, de très nombreux pays entretiennent des relations d’ordre sportif avec l’Afrique du sud; et ce n’est pas un secret que dès le lendemain des Jeux de Montréal, une délégation américaine effectuera une tournée en Afrique du sud.Or donc, tout au long de ces quatre ans qui nous séparent des Jeux de Moscou, la Chine populaire, instruite de l’expérience montréalaise et en raison de la virulence du débat idéologique et politique qui l’oppose à l’Union soviétique, ne restera pas inactive.Pékin se trouve devant l’alternative suivante: ou passer par l’hospitalité soviétique et se faire reprocher, par Tass et Pravda interposés, la mediocre qualité de ses performances sportives — et chacun sait maintenant que le nombre de médailles, pour ces messieurs, témoigne de la qualité du système politique en vigueur —, ou tout simplement se faire refuser le droit de participer aux Jeux de la XXIIe Olympiade.Ainsi, dans un cas comme dans l’autre, l’initiative serait laissée au Kremlin, ce dont la Chine ne peut s’accommoder.La tentation sera grande, à partir de là, de se sortir carrément du système, et, reprochant à l’Union soviétique son “révisionnisme” et son “social-impérialisme”, d’organiser des Jeux parallèles, des contre-olympiques qui, eux, célébreraient la fraternité du tiers monde, condamnant les Jeux olympiques à ne pouvoir célébrer que l’homme blanc! Ce n'est pas de la politique fiction: nous n’avons plus le droit d’ignorer ces perspectives qui, par nos erreurs aux effets cumulatifs, seront les réalités du futur immédiat.Pour l’heure, ces messieurs-dames du CIO laissent la porte ouverte à un retour éventuel des Africains, faisant semblant qu’ils ont, dans leur mansuétude, évité des sanctions.La réalité est que des sanctions n’auraient fait qu’accélérer la fin.Depuis hier, les Jeux de Montréal ont peut-être cet intérêt particulier qu’ils n’avaient jamais eu auparavant car, au-delà du spectaculaire, une interrogation tragique pare l’ensemble des compétitions: pourra-t-on jamais un jour se comprendre vraiment?C’est comme si soudain les acteurs cessaient de jouer pour vivre et pour mourir pour vrai.Georges VIGNY La grève dans les hôpitaux L’inacceptable guerre d’usure par CLAUDE RYAN La belle température et l'esprit des Jeux aidant, on voudrait pouvoir oublier ces jours-ci le sort inhumain que notre société en fête fait à ses membres malades.Devant la situation qui pourrit dans les hôpitaux fran-» cophones de la région métropolitaine, ce serait toutefois scandale de céder à cette tentation de la facilité.À Saint-Luc, Sacré-Coeur, Charles-Lemoyne, Ste-Justine et l'Hôtel-Dieu, pour ne nommer que les plus connus parmi les établissements hospitaliers qui subissent une grève continue depuis la mi-juin, les listes d’attente continuent de s’accumuler non plus par centaines de noms mais par milliers.Mais pendant ce temps, on se livre autour de la table de négociations à de savants calculs de stratégie qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’intérêt des malades.Et au lieu de se faire plus insistantes, les voix assez nombreuses qui ont déjà dénoncé le caractère tout à fait inhumain de cet arrêt de travail semblent succomber l’une après l’autre au silence de l’impuissance et de la résignation.11 répugne à l'objectivité de se donner l'air de renvoyer dos à dos les parties engagées dans un conflit comme celui-là, sous le prétexte commode “qu’il y a sans doute des torts des deux côtes".Mieux vaut se tromper honnêtement en prenant sincèrement parti pour un camp que de prétendre demeurer au-dessus d’une mêlée qu’on a surtout pris soin de ne pas étudier.Dans le cas présent, les attitudes adoptées par chaque camp prêtent néanmoins le flanc à la critique .Il importe d’autant plus de le souligner que la grève des hôpitaux reste, après un mois, l'un de ces conflits auxquels une société n’a pas le droit de s’habituer, tant il la heurte dans ce quelle a de plus sacré.Que veut au juste la FIIQ?Après que les négociateurs gouvernementaux eussent conclu en juin dernier une entente globale avec les syndicats de travailleurs d’hôpitaux affiliés à la CSN et à la FTQ, deux groupes d'employés — les techniciens de la CSN et les infirmières représentées par la Fédération des infirmières et Infirmiers du Québec — assumèrent une redoutable responsabilité.Estimant ne pouvoir accepter certaines dispositions du règlement intervenu avec les autres syndicats, ils se mirent en grève pour faire valoir des revendications qui, selon eux, n’avaient pas été entendues.Ces syndicats exerçaient un droit que leur accorde la loi.Jusqu’à ce que survienne au début de juillet une injonction que la FIIQ recommanda carrément à ses membres de ne pas respecter.ils ne faisaient rien d’illégal en refusant de prêter leurs services professionnels à leur employeur.Représentant à peine 5% du nombre total des salariés syndiqués dans les hôpitaux, ils assumaient néanmoins une grave responsabilité puisqu’ils réduisaient à l’impuissance plusieurs établissements hospitaliers parmi les plus importants du Québec.De groupes qui décident de frapper de manière brutale un service aussi essentiel, on est au moins justifié d’attendre des explications quant aux motifs de son geste.A moins que nous ne soyons déjà installés très profondément dans un corporatisme encrassé, c’est là la moindre des exigences que puissent nourrir les citoyens en démocratie.Or, aucun des deux groupes de grévistes n’a réussi jusqu’à maintenant à établir sérieusement les raisons qui pourraient justifier l’abandon terrible dans lequel leur grève plonge les hôpitaux francophones de la région montréalaise.Les techniciens, on l'a déjà souligné ici à plusieurs reprises, font la greve pour un motif qui n’a aucune commune mesure avec l’ampleur du mal qu’ils infligent à des milliers de leurs concitoyens.Au nom d’une parité littérale avec les infirmières, ils poursuivent en réalité un objectif monétaire u'aura plusieürs fois annulé la perte e revenu causée par leur arrêt de travail.Leur grève n'est pas seulement injustifiée.Elle contredit l’entente faite à la table de négociations par leurs représentants attitrés.Et le fait ue.nouvellement élu à la présidence e la CSN, M.Norbert Rodrigue n’ait rien trouvé de mieux à faire que de demander la réouverture de ce dossier laisse hélas prévoir que sa présidence sera inspirée par l’opportunisme plutôt que par le respect de la parole échangée autour de la table de négociation.Quant aux infirmières, plus leurs porte-parole expliquent leur point de vue, moins on a l’impression de les comprendre.Leur principal cheval de bataille est censé être la mobilité des postes, c’est-à-dire le droit de l’infirmière de n’être pas affectée à deux ou trois tâches différentes, au mépris de l’attention spécialisée quelle doit pouvoir consacrer à telle ou telle catégorie de malades.Mais plus on scrute l’entente acceptée à ce sujet par les quelque 14,000 infirmières affiliées au Cartel des Organismes professionnels de la Santé, plus on a de mal à discerner en quoi cet accord contredit vraiment le désir exprimé par la FIIQ.Si la FIIQ veut enlever à l'employeur toute liberté de mouvement dans l’utilisation du personnel professionnel dont il dispose, autant supprimer l'employeur purement et simplement et décréter — ce qui serait évidemment absurde — que chaque salarié se dirigera désormais seul.Si, au contraire, la FIIQ consent à un minimum de mobilité, il lui incombe de prouver en quoi l'accord signé entre le gouvernement et les syndicats représentant une majorité considérable d’infirmières, est aussi inacceptable qu elle le prétend.Elle ne l’a certainement pas fait jusqu’à ce jour.Comme c’est elle qui.par sa grève, lèse le bien public, le fardeau de la preuve lui incombe.La même observation vaut pour les horaires de travail, second sujet majeur de désaccord entre la FIIQ et la partie patronale.Certaines explications qu’a fournies la FIIQ à l’appui de ses demandes paraissent fondées.Il serait toutefois impossible d’y accéder sans modifier très sérieusement les arrangements financiers déjà faits avec les autres syndicats.Les revendications de la FIIQ demanderaient de plus des changements tels dans les politiques d embauche et de personnel qu'il serait sans doute impossible d’y satisfaire tout d’un coup dans un texte de convention signé à la dernière heure.Les contradictions de la partie patronale A l’appui de son attitude, la partie patronale invoque à juste titre les ententes conclues avec des syndicats représentant au moins 95% des salaries du secteur hospitalier, Et on doit lui concéder que seules des raisons très sérieuses la justifieraient de consentir à des groupes très minoritaires des avantages qui furent refusés aux autres.Cela ne suffit toutefois pas à mettre la partie patronale à l’abri de tout reproche.A au moins deux reprises, ces derniers temps, son voisinage très immédiat avec le gouvernement a semblé l’enfermer dans de regrettables contradictions.Ainsi, il y a une dizaine de jours, une association patronale très importante demandait avec insistance l’adoption d’une loi spéciale qui mettrait fin au conflit.Or, à peine quelque jours plus tard, des membres influents de cette association auraient informé le gouvernement qu'en réalité, il serait possible à la rigueur d’endurer la situation actuelle pendant une période assez longue.Qui disait la vérité, et quand?L’une des énigmes de la ronde 1976 de négociations dans le secteur public restera, à n'en pas douter, l’acharnement incompréhensible avec lequel le gouvernement et ses partenaires ont refusé toute intervention médiatrice.Sauf le cas où le Comité patronal de négociation des Affaires sociales prit l'initiative, pendant les négociations avec la Fédération des Affaires sociales de la CSN, de proposer l’intervention d'un médiateur (qui fut d’ailleurs rendue impossible par l’absence d’accord au sujet d’une personne acceptable aux deux parties), on ne connaît pas de cas où la médiation ait été sérieusement recherchée ou désirée par la partie patronale.Or, il suffit de laisser les porte-parole patronaux s’expliquer pour constater que leurs raisons ne sont pas toujours sérieuses.Ainsi, hier ou avant-hier, des sources patronales expliquaient qu’elles ne pouvaient accepter la médiation demandée par la FIIQ, sous prétexte que ce recours entraînerait une perte de temps coûteuse en raison des délais dont aurait besoin le médiateur pour se familiariser avec le dossier.Mais à peu près en même temps, des sources apparentées laissaient entendre que la partie patronale se prépare à un long siège, voire à une guerre d’usure, et qu'elle est à mettre au point à cette fin un dispositif qui lui permettra au besoin de résister à la partie syndicale aussi longtemps qu’il le faudra.N’est-il pas curieux et déplorable que l’on se prépare à disposer de tout le temps qu'il faudra pour venir à bout de la résistance du syndicat, mais que, du même souffle, on trouve impensable le délai de quelques jours qu’il faudrait accorder à un médiateur pour lui permettre de se familiariser avec le dossier du litige?La seule pensée que l’on songe maintenant à régler la grève des hôpitaux par une guerre d’usure a quelque chose de profondément révoltant.Les technocrates ou les super-conseillers qui tiennent en coulisse ces propos barbares oublient trop aisément qpe, dans ce litige, il n’y a pas seulement les porte-parole syndicaux et les porte-parole patronaux, mais aussi et surtout les milliers de citoyens qui attendent depuis des mois leur admission dans les hôpitaux.Pour ceux-ci, toute pensée de guerre d’usure a quelque cnose de profondément répugnant et injuste.r propos d’actualité Je souhaiterais que notre démocratie échappe aux vices des dictatures et que les idées circulent plus librement chez nous.Or.je me demande parfois si nous n’allons pas d’un autoritarisme à l’autre et si les Québécois ne balancent pas constamment entre deux lois du cadenas.J’ignore ou du moins ce n’est pas mon but de lancer des accusations qui ont commencé au Québec la guerre idéologique qui a amené la loi du cadenas sous Duplessis.Je ne sais pas exactement qui a lancé ici la mode de la gauche qui se porte à la bou- tonnière comme le symbole de la générosité absolue de l’âme.Mais je sais pour l’avoir observé régulièrement que c’est au nom de principes de gauche, de la défense de droits ouvriers que l’on détruit graduellement le climat démocratique au Québec.Guy Saint-Pierre, ministre de l’Industrie et du Commerce, devant la Chambre de Commerce de St-Bruno, le 15 juin 1976.-Le mot du silencieux ____ À la va comme j’te pense par ALBERT BRIE Ce sont les eaux des marécages qui nous renvoient notre image avec le plus de fidélité.Souvent sur des gazons cultivés, sont assis des gens qui ne le sont pas.• Il y avait un écriteau à l’entrée marqué: “Chien méchant”.Je passai quand même la rille.Le chien ne fit pas attention à moi.’avais tout simplement fait erreur sur l’identité du chien.C’est le propriétaire qui me mordit.• Je maudis deux fois les tondeuses à gazon.Non contentes de faire du bruit, elles font en plus du bruit qui pue.• Sur son lit de ruisseau, l’eau se la coule douce.• Les personnes qui acceptent de mauvaise grâce, en rechignant, de céder dans une discussion, disent mettre de l’eau dans leur vin qui n’est rien d’autre que du vin vinaigré.• Je rêve d’un beau voyage, trop beau, impossible.Ce serait, quand je n’en peux plus, de pouvoir partir en me laissant derrière moi.• Je ris quand j’entends des gens parler de “s’évader”.Ce qu’ils font?Ils s’évadent accompagnés de leur gardien: mari ou femme, père ou mère; ils traînent leurs boulets: les enfants, ils retrouvent leurs habitudes de prisonniers sitôt qu’ils rencontrent des amis.Pas étonnant qu’ils soient contents de rentrer.Une cellule, c’est lourd à traîner.Gilles vient de rentrer d’une retraite de quinze jours.Il se cherchait et il m’apprend qu’il s’est trouvé.Je le regarde, je l’ecoute: pour moi, il n’a pas changé.Je ne dis pas qu’il ne s’est pas trouvé, mais je ne suis pas certain qu’il se soit ramené.• _ L’homme est le seul être de la création à s’être domestiqué lui-même.Et ça paraît!.• Personne n’a encore protesté, pas même le plus humble des hommes, contre le fait que les singes, au même titre que les plus vulgaires animaux, soient parqués dans les zoos Leur place n’est-elle pas dans les musées de l’homme?.• La chasse au gibier est un sport malhonnête.Il n’y a que le chasseur qui soit armé.Pour se justifier, il ne peut même pas plaider la légitime défense.• Avec sa grossière arme à feu, l’homme est un chasseur primaire à côté de l’araignée qui, pour attraper sa pâture, fait chaque soir une toile, véritable oeuvre d’art.• Les enfants ont un grand désir: être des hommes.Pour les punir.Dieu les exauce.• On se pâme devant les beaux couchers du soleil.Jamais on ne dit mot de ses splendides levers.On doit imaginer le soleil comme nous: beaux quand on va au dodo, affreux quand on en sort.Je m'aperçois que je n’ai pas encore dit un bon mot pour nos Olympiques.Je n’y peux rien: quand on n’a pas la fièvre, il est difficile de dérailler.• Tout le monde aime la nature.Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à voir l’acharnement que chacun met à l’outrager.Les proverbes aussi évoluent, par exemple “qui aime bien viole mieux”.lettres au DEVOIR _e rêve d’un homme de bonne volonté J’ai rêvé, aurait dit Martin Luther King, d’une trêve olympique à l'échelle du village olympique, de la ville de Montréal, de la province de Québec, du Canada, du monde, où chacun aurait tout fait pour que cette XXIe olympiade soit un reflet des premiers jeux.J'ai rêvé d'une trêve au Liban, en Israël, au Soudan, en Argentine, au Chili, en Irlande.J'ai rêvé que la Tanzanie et Taïwan rejetaient pour quinze jours tout comme le Canada, la politique.au profit du sport, au profit d un idéal pour la jeunesse, autre que celui de l’argent, des races, des couleurs de la peau, des religions, de la violence, des sexes.J'ai rêvé aue les deux langues et même beaucoup d’autres se côtoyaient pour quinze jours dans un ciel ouvert à de nouveaux horizons.J’ai rêvé d'une trêve olympique chez les policiers, les pompiers, dans les hôpitaux, à la Société des Alcools, à Téléglobe et j’en passe.J’ai rêvé que les intransigeances de chacun s'assouplissaient pour taire des jeux, quelque chose dont tous et chacun nous pourrions être fiers.J’ai rêvé que tous, nous avions fait le même effort pour les jeux, que nous, avons fait contre.J'ai rêvé que ces jeux étaient ceux de l'unité, puisque le sport pouvait être la seule chose qui nous unisse.Un habitant de la planète Terre, Jean BOUCHENOIRE Fabrcville.Laval, le 14 juillet 1976.Une situation qui ne devrait étonner personne Monsieur le Directeur, Selon Le Devoir du 14 juillet, les hôteliers, restaurateurs et commerçants de Montréal se sentent déçus de ne pas voir arriver la foule de touristes escomptée pour les Jeux Olympiques.Comment pouvaient-ils se faire encore des illusions après une campagne de démolition systématique, menée depuis plus d’an an, à tous les niveaux Le maire aurait-il Pour justifier cet acte de vandalisme qu’est la destruction de Corri-dart.le maire Drapeau a invoqué la sécurité publique.Quel manque d’imagination.surtout de la part d’un conteur aussi habile que monsieur Drapeau! En ces temps olympi- de la société canadienne, à commencer par le gouvernement et jusqu’au plus simple travailleur, en passant par les organes d’information?Chaque semaine, on mettait en doute la réalisation même des Jeux, l’honnêteté et presque tous les autres aspects de ( entreprise.C’est déjà un miracle que les Jeux finissent par avoir lieu contre vents et marées.Mais combien de specta- ques, pourquoi ne pas faire appel à la mythologie ancienne! Ainsi pourquoi ne pas nous avoir dit que c’est Zeus lui-même qui a 'détruit Corri-dart?Jaloux du pouvoir des hommes maintenant assez habiles pour allumer une lampe grâce au ravon tours n a-t-on pas réussi à convaincre qu'ils ont avantage à passer leurs vacances ailleurs ou à suivre les Jeux chez soi à la télévision?André RUSZKOWSKI.Directeur, Institut des Communications sociales, Université Saint-Paul.Ottawa, le 14 juillet 1976.laser.Zeus a voulu se venger.Il lança quelques éclairs sur ce fameux Corridart! Léon BEAUDOIN Montréal, le 15 juillet 1976 une ligne directe avec les dieux ?Qu’attendons-nous pour réagir ?Sommes-nous un peuple de masochistes?Depuis le temps que dure la grève des infirmières, comment peut-on expliquer le silence de la population concernée?Où sont les malades?Sont-ils tous muets?Quelle économie pour le Québec! Que feriez-vous demain matin si vous étiez victime d’une crise cardiaque?Ou d'un accident?Pour- quoi le gouvernement n'agit-il pas?Attend-il que la population fasse les premiers pas?Si tel est le cas, que faisons-nous?B.TREMBLAY Montréal, le 16 juillet 1976 Ce “tiers-monde” tout proche que nous ignorons La peine de mort est abolie.Je suis profondément heureuse de cette mesure gouvernementale qui révèle une mentalité de plus en plus humaine et chrétienne: Jésus-Christ aurait sûrement été en tète des 133 parlementaires qui ont voté l'abolition de la peine capitale.Au lieu de discuter “une foule d’amendements" à la loi C-84, ne vaudrait-il pas mieux unifier tous les efforts en vue d'élaborer un plan de réhabilitation plus efficace pour les prisonniers canadiens?Il faut lire le livre de l’ex-prisonnier Donald Pollock Appelle-moi un bon voleur, pour réaliser que le traitement infligé parfois aux détenus ne peut que détruire la personnalité, développer une aggressivité dangereuse ou inciter à l'évasion et au suicide.Une campagne d'opinion serait aussi opportune pour assouplir l'attitude de nos concitoyens à l'égard des prisonniers.A-t-on jamais réfléchi avec empathie sur la lente évolution qui rend un homme mûr pour l'incarcération?Prenons comme exemple-type le détenu.Les racines de sa nature profonde plongent dans les dérèglements de ses parents: de par son hérédité, X naît fortement prédisposé à mal faire.X passe son enfance et son adolescence sous la conduite de ces mêmes parents, qui lui donnent une contre-éducation appuyée par l'exemple de leurs vies désaxées.X est un garçon non ou mal aimé, an- goissé, tiraillé, malheureux.Un our, des copains l’adoptent dans eur bande, le rendent solidaire de leurs plaisirs, de leurs désordres et finalement de leur crime.Est-il surprenant que.soumis à des déterminismes puissants, déformé par l’éducation, entraîné par des “a-mis".X aboutisse à la prison?A la place de X, toi qui me lis, moi qui te parle, comment aurions-nous “tourné"?X est-il un type à châtier, à tuer ou à aider?Non pas que je m’objecte aux 25 années de détention ou même à l’emprisonnement à vie: l’État doit protéger la vie des citoyens.Oui, si X a tué, il doit passer 10 ou 25 ans dans la grisaille de quatre murs, privé de sa liberté d'homme et de la satisfaction de besoins humains fondamentaux, d’accord! Mais cette étape de sa vie devrait être considérée moins comme un pur châtiment que comme une sorte de compensation pour toutes les frustrations que ce malchanceux a subies de la vie.Que notre société, encore hostile aux détenus et aux ex-détenus, en arrive à comprendre ces défavorisés; qu'elle seconde l’effort de ceux qui s'efforcent de les transformer en citoyens inoffensifs, responsables.honnêtes, prêts à goûter et à donner une part de bonheur.Lorsque cette phase de croissance morale se réalise, personne n’a raison de s'objecter â la libération conditionnelle et de refuser a priori sa confiance â l’homme réhabilité.Dans le “tiers-monde” de nos maisons de détention, pourquoi la vie ne serait-elle pas relativement confortable, quant à la nourriture, au gîte, aux loisirs?L’atmosphère: fraternelle et respectueuse des personnes?Les métiers enseignés: variés.intéressants et lucratifs?Les moyens d’émulation: adaptés et propres à stimuler au dépassement?Les responsables: d’authentiques éducateurs, capables d’amour inconditionnel e: désintéressé, soucieux de rallumer, avec une optimiste patience, la mèche toujours un peu fumante au fond du coeur humain.Un prisonnier aimé est un prisonnier sauvé.Anna TELLIER Montréal, le 28 juin 1976.¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l'auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes.L’adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint: Georges Vigny Directeur de l’information : Jean Francoeur tE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l’Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L’ogence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $52 par année; six mois: $28.À l’étranger: $57 par année; six mois: $31; trois mois: $19.Éditions du samedi: $15 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile por porteur: $1.35 par semaine.Tarif de l’abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.Trésorier: Bernard Larocque TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées), 1 » Le Devoir, mardi 20 juillet 1976 • 5 ties idées des événements des hommes .Les problèmes nouveaux du droit de la mer 2) La position du Canada devant les prétentions récentes des États côtiers Il n’est pas facile de définir la nature ju-dirique précise de la nouvelle zone économique ae 200 milles.Cependant, la plupart des États semblent admettre que cette zone devrait se situer au-delà de la mer territoriale, qu’elle devrait être adjacente à celle-ci et ne pas s’étendre au-delà de 200 milles “mesurés à partir de la ligne de base depuis laquelle est mesurée la largeur de la mer territoriale”.C’est là une notion nouvelle qui se distingue de la mer territoriale ou de la haute-mer.Cette zone ne peut être assimilée à la mer territoriale car sur cette dernière, les États côtiers exercent une compétence exclusive, même si pour les navires, il existe le droit de passage inoffensif et pour les aéronefs, l’autorisation de survol.Or, dans la zone économique, tous les États, même ceux qui sont sans littoral, continueront à jouir de la “liberté de navigation, de survol et de la liberté de poser des câbles et des pipe-lines sous-marins ainsi que de la liberté d’utiliser la mer à d’autres usages internationalement licites, se rapportant à la navigation et à la communication.” (1) Est-ce dire pour autant, que la zone économique peut être définie comme la haute-mer?Absolument pas.La haute-mer n’est placée sous la juridiction d'aucun Etat, tandis que les États côtiers sont appelés à exercer sur la zone économique un certain nombre de prérogatives.Cette zone, en raison de sa contiguïté à la mer territoriale, pourrait être considérée comme une nouvelle zone contiguë, mais élargie.Mais, contrairement à ce qui se passe dans la zone économique, les États côtiers exercent des compétences dans la zone contiguë — aindi qu’il est stipulé à l’article 24 de la Convention sur la mer territoriale et la zone contiguë — en matière douanière, fiscale, sanitaire ou d’immigration.Il est nécessaire^ cependant, de définir les droits des États côtiers et ceux des États-tiers afin d’éviter les conflits qui pourraient éventuellement surgir.Toujours en se référant au texte officieux qui doit faire encore l’objet des négociations et aux déclarations des : oré-sentants des différents États, il est à prévoir que les États côtiers n’auront pas seulement des droits souverains aux fins de l’exploitation, de l’exploration, de la conservation et de la gestion des ressources renouvelables ou non renouvelables du fond de la mer, de son sous-sol et des eaux sus-jacentes, mais disposeront aussi des compétences sur la préservation du milieu marin contre la pollution et sur la recherche scientifique.C’est dire que les États côtiers ne jouiraient pas seulement de droits sur les ressources de cette zone mais que ces droits s’appliqueraient aussi à la zone elle-même, en tant qu’espace.Qu’il s’agisse des uns ou des autres, le droit qui s’élabore au sujet de la zone économique est un droit à finalité économique.Même en ce qui a trait à la protection du milieu marin, le but visé ne consiste-t-il pas à éviter les conséquences fâcheuses que pourraient avoir sur la faune et la flore marines les déversements de déchets dans la mer?Les États-tiers continueront certainement à jouir du droit de communication, mais la recherche scientifique ne sera pas aussi libre que dans la haute-mer.Certains prétendent même oue toute l’activité de recherche doit être réglementée par l’Etat côtier et soumise à son autori- sation.En outre, pour la pèche, les États côtiers seraient disposés à accorder des permis, mais assortis de conditions qu’ils définiraient eux-mêmes.Il s’agit donc de la primauté du droit des États côtiers, qui détermineraient dans le cadre d’accords bilatéraux ou régionaux, les conditions auxquelles les États-tiers pourraient être appelés à partager les ressources de cette zone économique, avec ou sans compensation.La zone économique est donc un concept nouveau dont l’introduction dans le droit de la mer pourrait s’expliquer par la pression des besoins économiques qui constituent Tune des préoccupations du monde d’aujourd’hui.Mais si les États en voie de développement sont à l’origine de cette idée, elle a été cependant partagée par des États développés, dont le Canada qui a décidé d’étendre la limite de sa zone de pêche à 200 milles.Au Canada, deux étapes décisives: 1964 et 1970 Entouré par les Océans Atlantique, Pacifique et Arctique, le Canada, de par sa situation géographique, a toujours accordé une grande importance aux problèmes soulevés par le droit de la mer.En 1960, lors de la seconde conférence sur le droit de la mer, il s’en fallut de peu pour que le compromis présenté par le Canada fût accepté.Il s’agissait pour les États côtiers, d’établir une mer territoriale de 6 milles, à laquelle aurait été ajoutée une autre zone de la même largeur.Mais cette proposition fut rejetée par une marge d’une voix.Devant cet echec, le Parlement canadien adoptait en 1964 une nou- La politique du patrimoine Pour une histoire sociale du Québec C’est avec raison que le ministère des Affaires culturelles envisage le Patrimoine, tant matériel que spirituel, dans des perspectives quasi illimitées.Tout est précieux en matière de Patrimoine.Mais, dans ce domaine, si on ne fait pas tout reposer sur des assises solides, on risque d’aller vers la catastrophe.Et ces assises solides auxquelles je fais allusion, quelles sont-elles si ce n’est l’enseignement de l’histoire?De François-Xavier Carneau à Guy Frégault, l’histoire politique et militaire a été traitée de façon presque exhaustive.Des Relations des jésuites à Lionel Groulx, l’histoire religieuse et nationale a eu ses exégètes.Le temps est sûrement venu d’écrire l’histoire sociale des Québécois, maintenant que l’accès aux Archives nationales rend la chose possible.En 1760, la société québécoise vivait dans le cadre de 210 seigneuries.Marcel Trudel s’est demandé “dans quelle mesure deux siècles de vie seigneuriale ont pu façonner un certain type de Canadien français”.La réponse à une question aussi formidable ne doit pas venir dans un siècle ou deux.Nous avons les ressources matérielles et humaines pour nous atteler à cette tâche immédiatement.Faut-il rappeler que la connaissance de son histoire est pour un peuple ce que la mémoire est à l’individu?Sur l’urgence de la situation, je ne citerai qu’un exemple entre mille.Tout le monde se rappelle cette enquête effectuée auprès d’élèves du secondaire.À la question: “Qu’est-ce que c’est Champlain pour vous?” on a fait cette réponse navrante: “Une station-service!” Devant ce péril grave d’amnésie collective, remplaçons sur notre territoire national — c’est-à-dire sur notre morceau de planète — remplaçons l’homme unidimensionnel de Marcuse par l’homme tridimensionnel: c’est-à-dire celui dont les -par- ÉDOUARD D0UCET ¦ Dans le cadre des activités qui ont marqué la récente Semaine du Patrimoine, M.Édouard Doucet, au nom de la Fédération des Sociétés d’Histoire du Québec, a prononcé le 20 juin à Québec, en présence du ministre des Affaires culturelles, M.Jean-Paul L’Allier, une allocution dans laquelle il plaidait avec chaleur pour la mise en route d’un vaste projet d’histoire sociale du Québec.Voici des extraits de cette allocution de M.Doucet.antennes ont prise directe à la fois sur le passé, le présent et l’avenir.L’enseignement de l'histoire — sociale ou autre — implique la formation d’enseignants.Nous pourrions en former tout de suite 210 en invitant nos étudiants en histoire à faire l’étude systématique de chacune des seigneuries d’après des documents d'époque répertoriés sur fiches.En quoi consiste l’étude systématique d’une seigneurie?1) à faire le recensement nominal des habitants à l’aide des registres paroissiaux; 2) à consulter les répertoires des notaires pour y trouver les actes se rapportant à ces habitants; 3) à examiner les procès-verbaux d’arpentage et les congés de traite; 4) à procéder à l’examen des documents judiciaires; 5) à inventorier les documents officiels et les cartes d’époque.Exercice masochiste et stérile?Que non! Cette méthode, mettant à contribution nos archives nationales, conduit à des découvertes extraordinairement fécondes.Lors de la Conquête de 1760, l’un des premiers articles de l'acte de capitulation laissait au pays tous les dépôts d’actes civils et administratifs.C’est actuellement le seul bien national qui nous est laissé intact.Et c’est justement l’accès à ce bien national qui, répétons-le, rend aujourd’hui possible Té-laboration de l’histoire sociale des seigneuries.La réalisation du projet signifierait la reconquête de notre identité collective.Notre responsabilité consiste donc à communiquer ce patrimoine que nos Archives nationales conservent incognito.Il s’agit bien d’un projet collectif dont le ministère des Affaires culturelles pourrait se faire l’initiateur auprès de nos universités et du ministère de l'Education.Une fois terminée l’histoire sociale des seigneuries, on pourrait appliquer la même méthode à l’étude des autres périodes de notre histoire, jusqu’à nos jours.L’étude systématique de toutes ces périodes étant achevée, quelques candidats au doctorat — voire nos historiens chevronnés — pourraient couronner le tout par un ou quelques brillants ouvrages de synthèse.Voilà le projet que je soumets pour étude.La réalisation de ce projet aurait pour notre époque la même importance et le même impact qu’eut la publication de l’Histoire du Canada de François-Xavier Garneau au siècle dernier.Pour les jeunes, férus de réalisme, ce serait les retrouvailles avec l’histoire.Pour le peuple québécois tout entier, “aujourd’hui pouf demain”, ce serait les retrouvailles avec lui-même.àPitts s d’affaires ?Nordair aller-retour le meme jour.DESTINATION PITTSBURGH* DÉPARTS REPAS ARRIVÉES APPAREILS Aéroport Aéroport MATIN Du lundi au de Dorval Greater Pittsburgh vendredi APRÈS-MIEN 7:30 a.m.Déjeuner 10:15 a.m.B737 Du lundi au vendredi 4:45 p.m.Goûter 7:30 p.m.B737 Dimanche 4:45 p.m.Goûter 7:30 p.m.B737 'Correspondances à destination d’Atlanta, Baltimore, Cincinnati, Columbus, Dayton, Philadelphie, St.Louis et Washington, EN SEMAINE, VOLS RETOUR QUITTANT PITTSBURGH A 12:15 p.m.(lundi au jeudi) • 10:45 a.m.(vendredi) • 8:00 p.m.Pour obtenir de plus amples informations, composer 747-7551 ou consulter votre agent de voyages.N O FiDAIR Pittsburgh • Windsor/Detroit • Hamilton ' Péninsule du Niagara «Ottawa • Montréal \(>us gagnez du temps.-par.JEAN ANGRAND collaboration spéciale velle loi, qui entra en vigueur le 23 juillet de la même année.La mer territoriale restait fixée à trois milles mais à cette mer territoriale venait s’ajouter une zone de pèche additionnelle de 9 milles.Toujours selon cette loi de 1964, le gouvernement pouvait par décret déterminer les lignes de base droites à partir desquelles devaient être calculées la largeur de la mer territoriale et l’étendue de la zone de pêche.Ainsi, le gouverneur en Conseil, par les décrets de 1967 et 1969, a-t-il déterminé les lignes de base sur les côtes du Labrador, de Terre-Neuve, de la Nouvelle-Écosse, de l’Ile de Vancouver et de l’Archipel de la Reine Charlotte.Mais déjà à cette époque le droit de la mer soulevait de plus en plus de questions.Les conventions de 1958 ne paraissaient plus répondre aux nouveaux besoins.En 1967, la déclaration faite à ce sujet par l’ambassadeur de Malte, David Pardo, devant l’Assemblée Générale des Nations-Unies, eut un grand écho.Aussi, en 1970, la politique canadienne prit un nouveau tournant.Il convient de mentionner en particulier la décision prise par le gouvernement canadien d’amender — selon la procédure de l’article 36, al.2 du statut de la Cour — sa clause d’acceptation de la juridiction de la Cour Internationale de Justice.Désormais, la Cour Internationale n’allait plus être compétente pour tout contentieux relevant des différends que pourrait avoir le Canada avec d’autres États concernant la conservation, l’exploitation des ressources vivantes et la prévention de la pollution dans les espaces maritimes adjacents aux côtes canadiennes.Le premier ministre du Canada déclarait alors, entre autres: “Le gouvernement espère qu’il sera possible de conclure une entente avec d’autres États.de façon que le Canada puisse facilement accepter la juridiction de la Cour.” (2) Cette déclaration était d’une importance capitale car elle allait nettement à l’encontre de celle de septembre 1929, qui n’écartait de la compétence de la Cour que les questions relevant d’après le droit international de la compétence nationale et les questions qui ont trait au règlement des litiges entre les pays membres du Commonwealth.Puis deux projets de loi furent adoptés, l’un sur la “mer territoriale et les zones de pèche”, l’autre sur “la prévention de la pollution dans la zone des eaux arctiques contiguës au continent et aux îles de l’Arctique canadien”.La limite de la mer territoriale fut ainsi portée à 12 milles avec possibilité pour le Gouvernement de fixer par décret, les zones de pêche “adjacentes à la côte canadienne”.En outre, dans l’Arctique, le Gouvernement éten- dait son autorité sur une zone de 100 milles marins et ce, en vue de la prévention de la pollution.Juin 1976: Ottawa impose la zone de 200 milles Aux Nations Unies, les États sont de plus en plus convaincus de la nécessité de convoquer une nouvelle conférence.Le gouvernement canadien a pris une part active non seulement aux travaux préparatoires mais aussi aux différentes sessions au cours desquelles est apparue la notion nouvelle de zone économique.La zone économique de 200 milles semble en partie répondre aux besoins du Canada.Elle ne lui donne cependant pas complète satisfaction.Dans un discours prononcé le 11 mars 1975, le Secrétaire d’État aux Affaires extérieures déclarait: “Une application stricte de la zone de 200 milles exclurait plus de 400 milles carrés de la marge continentale principalement sur la côte Est, et 10 à 15% de nos stocks dp poissons, également sur la côte Est; de plus, dans une telle situation, on ne pourrait protéger nos stocks de saumons durant la partie de leur vie qu’ils passent en haute-mer.J’ (3) Le Canada espérait qu’au cours des différentes sessions de la Conférence du droit de la mer, un consensus finirait par se dégager.Il n’en a rien été jusqu’à présent.Aussi, le Canada affirmait-il qu’fl ne pouvait pas faire preuve d’une patience illimitée.Pour lui, il ne faisait aucun doute que, si une solution n’était pas trouvée, il serait obligé d’adopter des mesures unilatérales, bien qu’il eut préféré un accord multilatéral.La position de l’Islande et surtout celle des États-Unis, puis celle du Mexique, États qui ont vote une loi portant la limite de leur zone de pêche à 200 milles, n’ont pas laissé le Canada indifférent.Le 4 juin dernier, le Secrétaire d’État aux Affaires extérieures annonçait officiellement aux Communes la décision de porter à 200 milles les limites des eaux de pèche canadiennes.Cette décision doit entrer en vigueur à partir du mois de janvier 1977.Cette mesure unilatérale n’empêche pas le Canada, selon M.Allan MacEachen, de continuer à oeuvrer afin de trouver des solutions multilatérales aux questions relevant du droit de la mer.Trois composantes paraissent fonder la position canadienne.La première composante est la protection des pêcheurs canadiens, qui se livrent beaucoup plus à la pêche côtière qu’à la pêche hauturière.Il était urgent de prendre des mesures en vue de conserver les stocks et d’empêcher que les pêcheurs canadiens ne soient lésés par les etrangers qui pêchent traditionnellement non loin des côtes canadiennes et qui disposent de flottes considérables.La deuxième composante est un corollaire de la première: c’est la protection du milieu marin.Ce point devient préoc-cupant, surtout depuis le naufrage du pétrolier “Arrow” au large des côtes de la ¦ Notre collaborateur Jean Angrand a résumé hier les facteurs économiques et techniques qui ont amené les États côtiers à aàopter de plus en plus la zone économique de 200 milles.Il étudie aujourd'hui la signification précise de la zone de 200 milles et la position adoptée par le Canada dans ce débat de très grande importance pour l’avenir du droit international et des relations entre États.Jean Angrand est docteur en droit international de l’université de Toulouse.Il a enseigné pendant deux ans à l’université de Montréal et est présentement au service de la Chambre des Communes du Canada.Nouvelle-Ecosse, en 1970.Pour le Canada, une mer propre est aussi importante qu’une mer libre.La troisième composante est la coopération internationale.Certes, les mesures unilatérales ne favorisent pas une telle coopération.Mais M.MacËachen a promis de continuer à oeuvrer afin que des solutions multilatérales puissent être adoptées.D'ailleurs, les nombreux accords bilatéraux conclus entre le Canada et les États qui pratiquent la pêche dans la zone sur laquelle le Canada vient d'é-tendre sa juridiction, sont là pour démontrer que le Canada n’entend pas assurer pour lui seul l’utilisation de ces nouvelles ressources, et que tout en protégeant l’intérêt des pécheurs canadiens, il ne souhaite pas fermer la porte à la coopération internationale.Les problèmes que soulève le droit de la mer sont d’une très grande complexité.La zone des 200 milles n’en est qu’un aspect certes important, mais il en existe d'autres: les problèmes soulevés par le plateau continental, par les détroits internationaux présentent aussi de grandes difficultés.La mer qui jusqu'à maintenant, supportait difficilement les frontières étouffantes, est sur le point d’être soumise à la loi du “cadastre", comme ce fut le cas lors des nouvelles conquêtes de terres par les hommes.Mais il faut espérer que les différents gouvernements comprendront que la mer présente un intérêt très grand pour tous les États et 3uïls finiront par traduire cet intérêt ans des normes juridiques appropriées.-FIN- Notes (1) cf.Texte unique de négociations (officieux) présente par le Président de la deuxième Commission — Troisième Conférence sur le droit de la mer, Nations unies, 7 mai 1975.(2) Débats, session 1969-1970, Tome 114, pp.5623-24 (8 avril 19701.(3) Discours prononcé par le Secrétaire d’État aux Affaires extérieures, l’Hon.Allan J.MacEachen, le 11 mars 1975, devant le Comité permanent des Affaires extérieures de la Défense Nationale, Chambre des Communes, Ottawa.1975.FAITES VOS JEUX ENFIN UNE VRAIE VENTE D ÉCOULEMENT DE MODÈLES 75 1 RENAULT 15 RENAULT 12L • Traction avant • Plu* de 30 milles au gallon • Pneus radiaux • Freins à disques RENAULT 12TL • Traction avant • Plus de 30 m illes au gallon • Pneus Michelin • Freins à disques assistés • Sièges-couchette - Grand confort RENAULT 12 SW • T raction avant • Plus de 30 milles au gallon • Pneus Michelin • Freins à disques assistés • Siégea couchette - Grand confort • Super espace de chargement de 58 pieds cubes RENAULT 15 coupé sport • Traction avant • Plus de 30 milles au gallon • Pneus Michelin , .• Freins è disques assistés • Sièges baquets inclinables RENAULT 17 Cord ni Convertible • Traction avant • Moteur è injection électronique • D* 0 è 80 en 10.4 secondes • Transmission en 5 vitesses entièrement synchronisées ,.T * Freins è disques assistés è l'avant *• Direction è pignons! cremaillérs • Pneus radiaux Michelin XAS ceinturés; d'acier • Toit rigide amovible sur toit souple, s'ouvrant électriquement • 4 places PRIX 1976 NEUF $4,550.$4,975.$5,175.PRIX 197S NEUF $3,786.$3,995.$4,333.$4,750.$6^795 $5,750 $8,200 • Ces prix n’incluent pas les accessoires • Prêts bancaire* disponibles sur place • Échanges acceptés PRIX 1975 tuboM Idance ét finUt » partir ie $3,650.$3,833 Naoio tAM/Fd NKtas) $5^95 PUL-Hliadst) LES DEUX CONCESSIONNAIRES LES PLUS AGRESSIFS DE MONTREAL METROPOLITAIN SE SONT UNIS POUR VOUS FAIRE BENEFICIER DE CES SUPERS AUBAINES UNISSEZ-VOUS A NOUS OÈS MAINTENANT RENAULT Lareau Automobiles inc.4464.ras Él UMn.MütrM.Qsi H2J-3J1 • 523-2153 (Mis MNt-ltoyM) A DEUX PU DU MÉTM MONT-ROYAL U P/VILLON K i auto (SsontuCali mconeoeE 7665 Ucortiire.Montréal HIS 2A7 - Québec AUTOMOBILES.2S8-0001 - VÉHICULES RÉCRÉATIFS NOUS AVONS AUSSI IA FAMEUSE RENAULT 5 A PARTIR DE $3.395 • • Le Devoir, mardi 20 juillet 1976 la météo Abitibi, Pontiac-Témiscamingue: plutôt nuageux et quelques averses et possibilité d'un orage.Maximum 27.Aperçu pour mercredi: généralement ensoleillé et moins chaud.Chibougamau: Nuageux averses et orages.Maximum 24.Aperçu pour mercredi: généralement ensoleillé et moins chaud.• .Haute-Mauricie: nuageux averses et orages.Maximum 25.Aperçu pour mercredi: généralement ensoleillé et moins chaud.Outaouais, Montréal, Laurentides: généralement ensoleillé: Maximum 28.Aperçu pour mercredi: plutôt nuageux et possibilité d'averses en fin de journée.• Cantons de l’est, Québec, Trois-Rivières, lac St-Jean: Plutôt ensoleillé.Maximum 26 à 28.Aperçu pour mercredi: plutôt nuageux et possibilité d’averses en fin de journée.• Sept-îles, Gaspésie: Ensoleillé avec passages nuageux et possibilité d’une averses en fin de journée.Maximum 22 à 24.Aperçu pour mercredi: plutôt nuageux.• Rimouski, Baie-Comeau: Ensoleillé avec passages nuageux et possibilité d’une averse en fin de journée! Maximum 24.Aperçu pour mercredi: plutôt nuageux.suites de la première page LES AFRICAINS 20 Juillet par la PC et l’AP Il y a 22 ans aujourd'hui, le 20 juillet 1954.était signé, à Genève, un armistice en vertu duquel la France devait évacuer le Vietnam du Nord et les troupes communistes le Vietnam du Sud.le Laos et le Cambodge.1975 — Des Cambodgiens sont abattus à la mitrailleuse en tentant de passer en Thaïlande.1974 — Débarquement turc à Chypre.1969 — Neil Armstrong met le pied sur la lune.1944 — Échec d’un attentat contre Adolf Hitler.1937 — Mort de Guglielmo Marconi, inventeur de la TSF.mais les chefs d’Etat africains ont donné des instructions à leurs citoyens.Ce n’est pas seulement le problème du rugby.A quoi sert une médaille olympique s’il n’y a pas de dignité pour notre race?’’ Le boycottage ne sera pas seulement pour les JO, a ajouté M.Ganga.Il touchera tout le sport international, particulièrement les Jeux du Commonwealth prévus à Edmonton, Alberta, en 1978, jusqu’à ce que le monde réalise qu’il ne peut avoir de sport en continuant à soutenir l’Afrique du Sud.Interrogé au sujet de l’appel de M.Kurt Waldheim, secrétaire général des Nations-Unies, en faveur d’un règlement des problèmes à l’origine des forfaits, M.Ganga a fait valoir que M.Waldheim lui-même a demande en vain que la Nouvelle-Zélande s'abstienne d’envoyer ses rugbymen en Afrique du Sud.Le principe du CIO selon lequel les gouvernements ne doivent pas s'immiscer dans le sport est difficile a mettre en pratique, a ajouté M.Ganga.Il est bon d'avoir de tels principes, a-t-il poursuivi, mais il faut les adapter à notre temps car la majorité des comités olympiques nationaux représentés à Montréal ne sont pas indépendants de leurs gouvernements.Les 76 athlètes pu Nigéria qui ont quitté Montréal dès samedi ont été accueillis à Lagos par le lieutenant-général Olusegum Obasanjo par ces mots: “Les Jeux de 1980 à Moscou seront différents de ceux qui ont lieu actuellement à Montréal.” Il a alors précisé que son gouvernement ne remettra jamais en cause sa fidélité au principe de l’égalité et du respect de tous les êtres humains sans distinction de race ou de couleur.“H serait vraiment dommage, a poursuivi le chef de l’État, que le CIO transforme les Jeux olympiques en un club réservé exclusivement a une seule couleur." Il a ensuite félicité les athlètes nigériens pour leur comportement et leur a recommandé “de se préparer pour les prochains jeux africains et tout autre événement sportif ”, en même temps qu'il a annoncé "un plan pour le développement du sport au Nigéria".En enjoignant aux cinq athlètes du Mali de se retirer des compétitions olympiques tard dimanche soir, oepuis Bamako, capitale de ce pays, M.Manamane Touré, ministre malien de la Jeunesse et des sports, a expliqué ainsi l’attitude de son pays: "Bien qu'ayant participé au défilé d'ouverture, la délégation sportive malienne aux JO a reçu des instructions strictes pour ne pas prendre part aux compéti- tions et pour son retour immédiat au Mali." Le ministre a réaffirmé par ailleurs "la position constante de solidarité agissante du peuple et du gouvernement malien envers nos frères d’Afrique du Sud, victimes de l’apartheid et de l’impérialisme”.De son côté, la Tunisie continuera sa participation aux JO aux côtés des autres pays africains qui ont décidé de ne pas se retirer de la compétition.La confusion a régné pendant quelque temps autour de l’Égypte qui n’a pas participé à la cérémonie d'ouverture.Mais une équipe de basketball de ce pays est arrivée a l’heure prévue, dimanche soir, pour participer à une compétition contre la Tchécoslovaquie.Si la presse ghanéenne et zambienne approuve la décision de plusieurs gouvernements africains de retirer leurs athlètes des Jgux de Montréal, ce n'est pas le cas du quotidien ivoirien “Fraternité-Matin” qui se dresse avec virulence contre ces campagnes de boycottage.Il l’estime "honteuse" alors que les dépenses engagées en vain par les pays qui boycottent “auraient pu servir à la construction chez eux de dispensaires et d'écoles”.Le quotidien "Sambia Daily Mail" prend le contre-pied de cette position.Il qualifie les Néo-Zélandais dont les liens sportifs avec l’Afrique du sud sont à l’origine du boycottage africain “d’échantillon douteux dé l’espece humaine”.Le journal se prononce pour l’organisation de jeux propres au Tiers-Monde car “les événements honteux de Montréal ont démontré que les Jeux olympiques étaient avant tout une affaire des blancs impérialistes".L'agence Reuter qui a recueilli ces témoignages, rapporte aussi que le “Gha-naien Times" rejette toute la responsabilité du boycottage sur le Comité international olympique qui a accepté l’exclusion de l’Afrique du sud mais refusé celle de la Nouvelle-Zélande.Le Daily Mail de Londres écrit que les 600 athlètes de pays africains et arabes traversent une épreuve écrasante pour eux, tandis que le Sun estime que “les véritables perdants ne sont pas les politiciens mais tous ces athlètes du monde entier qui s’affrontent encore à Montréal”.LE CIO fait-on remarquer parmi les membres, aura ainsi peut-être une première occasion d’appliquer sa nouvelle règle 23, celle concernant l’autorité suprême” du CIO qui, en cas d’infraction ou de manquement aux règles olympiques, se réserve le rôle d'arbitre et qui prévoit toute une série de sanctions, définitives ou temporaires, dont les plus lourdes sont: la suspension, la radiation, la disqualification et l’exclusion du mouvement olympique.La règle stipule également que le CIO "délègue son autorité aux fédérations internationales pour le contrôle technique des sports quelles régissent”.C’est la première fois que le CIO prévoit par ses règlements l'application possible d’une séne de sanctions au manquement aux règlement ou à l’esprit de la charte olympique.Le forfait ou le retra**.des Jeux pour des raisons politiques en est un et il a été sévèrement condamné.Le CIO a modifié hier ses règles concernant les sanctions, la question était à Tordre du jour et il s’agit d’un hasard si la nouvelle formulation de la règle 23 intervient au moment du boycottage africain, a déclaré Mme Berlioux.Selon cette règle, le CIO est l’arbitre, eh dernier ressort, de toutes les questions concernant les Jeux et le mouvement olympique.En toutes matières, y compris la matière disciplinaire, à l’égard de tous et pour toutes les sanctions definitives ou temporaires dont les plus lourdes sont: la suspension, la radiation, la disqualification, l’exclusion, les pouvoirs du CIO sont souverains.Un règlement d’application prévoit que le CIO peut déléguer son pouvoir juridictionnel à la commission exécutive.Celle-ci sera habilitée à prendre des mesures allant de l'avertissement à la disqualification ou la radiation à l’encontre de membres du CIO de fédérations internationales, de comités nationaux olympiques, d'athlètes ou d’officiels et dirigeants.Ces modifications établies par la commission juridique étaient nécessaires pour régler le cas de la Rhodésie, a précisé Mme Berlioux.LES JEUX daille.Mais les Soviétiques, hommes et femmes, demeurent les grands favoris.Par contre, l’équipe feminine de basketball a été moins heureuse en cédant, par 115-51 devant l’URSS.L’équipe canadienne de water polo a‘ fait une belle lutte à la Hongrie qui a triomphé 4-2.L'équipe masculine de volleyball a perdu son 2e match d’affilée en cédant par 15-4, 16-7, 15-6 devant la Pologne, championne mondiale de 1974.Deux Canadiens ont perdu du terrain dans la fosse olympique.John Primerose, d’Edmonton, qui partageait le 2e rang après la premiere journée, est descendu en 4e place hier avec un total de 140 points tandis que Susan Nattrase, de Hamilton, passait de la 5e à la 20e place avec 131 points.Le pentathlonien soviétique Boris Onistchenko a, par ailleurs, été disqualifié des Jeux après avoir été trouvé coupable de supercherie à l’escrime, deuxième des cinq epreuves du pentathlon moderne.Les Soviétiques voient ainsi leur échapper la possibilité de défendre avec succès le championnat par équipe qu’ils avaient conquis en 1972 à Munich.dans ce qui sera connu comme le premier incident sportif des Jeux de 1976.Onistchenko a réussi, par un habile subterfuge, à modifier l’appareil électrique de signalisation des touches.Il a interverti les fils qui reliaient son arme à l’appareil et a dissimulé contre la poignée de son épée un bouton de commande lui permettant de signaler lui-même une touche.Il lui suffisait donc, pour donner au tout un air de vraisemblance, de pointer son épée vers son adversaire et de déclencher au même moment l'appareil de signalisation.Onistchenko a affirmé que l’arme qu’il utilisait n’était pas la sienne mais le comité d'appel s’est dit insatisfait de cette explication.Onistchenko combattait avec le Britannique Jeremy Fox au moment où la supercherie a été découverte.Il a exécuté un développement mais son adversaire a eu le temps de retraiter avant que le signal de touche ne soit donné.Fox a immédiatement protesté et les arbitres ont exigé que Tépee du Soviétique soit examinée.Pour sa part, la reine Élisabeth a quitté Montréal nier pour Kingston à bord du yacth royal Britannia, après une visite de plus de deux jours la métropole, où elle a assisté à plusieurs réceptions officielles, ainsi qu’à diverses épreuves olympiques.Lundi, la reine, accompagnée du prince Philip, et de son deuxième fils, le prince Andrew, a assisté à des épreuves de natation et de plongeon à la piscine olympique.à un match de basketball au centre Étienne-Desmarteau, ainsi qu’aux compétitions de gymnastique au Forum.A chaque endroit, la souveraine a fait une entree discrète et reçu un accueil courtois.sa présence n’interférant aucunement avec le déroulement des épreuves.Tout au long de la journée, elle a circulé à travers la ville dans une limousine couverte, contrairement au jour précédent, alors qu elle s’était déplacée a quelques reprises à bord d’une voiture décapotable.Le cortège royal, que survole un hélicoptère des Forces armées canadiennes, est composé d’une quinzaine de voitures.qui circulent à travers les rues de la métropole sous une imposante escorte policière.La reine a déjeuné au Club St-Denis, à l’intersection des rues Sherbrooke et Laval.où environ une centaine de badauds ont assisté à son arrivée.Une foule un peu plus imposante a par contre assisté à sa sortie du Forum en fin d’après-midi.La reine doit revenir jeudi à Montréal, d’où elle partira pour Bromont, afin d’assister aux competitions équestres.Elle quittera Montréal dimanche soir prochain pour retourner en Angleterre par avion, mais le prince Philip demeurera à Montréal jusqu’à la fin des Jeux olympiques.Même si elles sont reléguées au second plan par les performances des athlètes et le déroulement des compétitions sportives, les querelles politiques continuent d’assombnr les Jeux de Montréal.En effet, au moins 28 pays se sont retirés des Jeux pour différentes raisons politiques, bien que moins de 20 en aient donné un avis officiel au CIO, y compris Taiwan.' Face à cette situation, le CIO a décidé de ne pas intervenir de façon immédiate, mais il fera enquête et songe à imposer des sanctions aux “déserteurs” des Jeux.Le CIO se propose de vérifier les allégations voulant que six gymnastes américains se rendent en Afrique du Sud — cause du boycottage des pays africains — avant même la fin des Jeux de Montréal.Si tel devait être le cas, une nouvelle ronde de défections pourrait suivre.Déjà, le nombre de journalistes et de techniciens qui “couvrent” les Jeux est plus imposant que le nombre d’athlètes, dont le nombre est passé de près de 8,000 à moins de 7,000, à la suite du mouvement de boycottage.Aux lieux de compétition, l'assistance est nombreuse et tout se déroule bien mais un malin se demandait hier si ce sont des touristes ou des reporters qui forment la masse des spectateurs.La compétition est excellente partout.D’autre part, le comte de Beaumont, qui critiqua férocement le gouvernement canadien au sujet de sa position concernant Taiwan, a modifé quelque peu son tir hier.Il a repris son idée, lancee il y a plusieurs années, d’abandonner les hymnes et les drapeaux pour que les athletes participent aux Jeux en tant qu’individuels et non en représentants d’une nation.D’autre part, les Jeux du Commonwealth à Edmonton, en 1978, sont également menacés d’un boycottage massif des peuples noirs.En effet, M.Jean-Claude Ganga, secrétaire général du Conseil supreme des sports en Afrique, a averti hier que les Africains et les Arabes continueront de boycotter les compétitions sportives, y compris les Jeux du Commonwealth, jusqu’à ce que les pays participants coupent leurs liens sportifs avec l’Afrique du Sud.M.Ganga, l’un des principaux artisans du boycott des Jeux de Montréal, a fait savoir qu’il y aura une rencontre Tan Crochain et que 99% des pays africains oycotteront les Jeux du Commonwealth si la Nouvelle-Zélande, qui en fait partie, ne modifie pas son attitude.Quelque 49 pays sont attendus à Edmonton, dont 13 nations africaines.Un autre pays du Commonwealth qui appuie le boycott des Jeux de Montréal, la Guyane, pourrait entraîner dans son sillage un certain nombre de pays des Caraïbes à négliger les Jeux du Commonwealth.LES HÔPITAUX rieux maintenant.” La Fédération tenait toujours à sa dernière contre-proposition, faite la nuit précédente: pour les infirmières travaillant le soir, on ne demande plus une semaine de quatre jours mais une journée de travail de moins aux deux semaines; pour les infirmières de nuit, on en restait à la demande initiale.Le porte-parole du Comité patronal, M.Michel Cléroux, ne tarissait pas d’éloge sur la formule du comité paritaire qui, à son avis, pourrait à plus long terme ouvrir la voie à la formule de “négociation permanente” que certains experts tiennent pour le futur salut des relations de travail dans le secteur public.“Ce n’est pas un faux-fuyant, dit-il, ce n’est pas une façon de se cacher la tête dans le sable; il nous semble que les parties sont mûres maintenant pour éffec-tuer conjointement des modifications au régime de travail.” Les discussions devaient se poursuivre en soirée et probablement au cours de la nuit, les négociateurs du secteur public ayant l’inspiration plutôt nocturne cette année.Mais le problème des horaires n’est que la moitié, ou peut-être moins, de l’iceberg: la partie syndicale n’entend conclure de règlement que global pour les deux plus grosses embûches de cette négociation, dont la seconde concerne la stabilité des postes.Le temps reste donc encore aux négociations, alors que s’estompe de plus en plus la possibilité de recours à une loi spéciale, pour le plus grand soulagement des députes en vacances sans doute.Même la présidente de la FIIQ, qui hésite toujours devant les professions de foi optimistes, se disait hier “un peu plus confiante de régler par négociations”.Enfermés dans un hôtel de la rue Sherbrooke, sous la bonne garde de la soldatesque affectée à la protection d’une équipe du COJO, les négociateurs patronaux et syndicaux se sont fort amuses hier d’un épisode sur Tair olympique qui, décidément, s’infiltre partout.Tempête dans une chambre d’hôpital, on a fait grand cas, à la radio et à la télévision, d’un expédient trouvé par Hébergement Québec Olympiques (HEQUO) pour les atomisés de l'An O.Tü sois,Ta SEJ?RS CHOVÉ COM-" 'Vae spectateur !.hious ovoios pré" rPORÉ L'E'ùT’SKE avec ORiFLAMMES.ko 6ROMt>E PARADE- DES MATioMS, |*AMUSiQUK,kiK SERMENT DES ATHiwirrts et TOUT,ET tout.,.Nous AVoMS SUÉ SOMG ET EAu (pour que Ta Sois comtei^t du SPECTACKiE DE DKAAAiNj/.DRMftiNiP- JE REGRETTE .MfiiS ÔE iùeSai’S pas si oe Pour- 7 ORkiOMS, AKiluOlÙs/-.- Si TU '^PPk/ATiS ,il« aIE PouPRi ETRE K.À , JdOfd PK.US /.L’Hydro-Québec: le harcèlement continue Malgré l’injonction émise dans la nuit de vendredi à samedi, la tactique de harcèlement des 9,600 employés de bureau, hommes de métier et techniciens de THydro^Québec se poursuivra, ira même s’intensifiant.Il faut s’attendre à ce que toutes les régions soient frappées par des grèves, au gré du comité de stratégie syndicale qui prendra ses décisions au jour le jour.Au cours d’une conférence de presse, hier à Montréal, le porte-parole syndical, M.Claude Morrisse.au, n’a pu que répéter que le syndicat voulait “poursuivre une grève civilisée et éviter au maximum de nuire au public”.Hier, à l’heure où cette conférence de presse se tenait, plus de 12,000 abonnés étaient privés d’électricité dans le Québec, les régions les plus durement frappées étant la vallée de la Matapédia les Laurentides et la Rive sud de Montréal.Hier également, aucun des 9,600 employés syndiqués n’est rentré au travail, prolongeant de 24 heures la grève déclenchée vendredi.Le comité syndical a décidé d’ignorer l’injonction qui, selon lui, est “injustifiée”, puisque ni la sécurité ni la santé publiques ne sont menacées.Dans la soirée de vendredi, le président Roland Giroux avait lancé un pressant appel au gouvernement, lui demandant d’intervenir dans le cadre de l’article 99 du code du travail, article qui prévoit effectivement une intervention du gouvernement lorsqu’il juge que le bien-etre et la santé de la population ne sont plus suffisamment protégés.A propos de la médiation de M.Yvan Blain, les syndiqués ont eu des mots très durs pour le médiateur spécial du ministère du Travail, l’accusant d’avoir préparé son rapport “avec THydro Québec” comme si THydro lui avait demandé d’écrire la convention collective.Le syndicat ne demande même plus au médiateur de poursuivre son travail, comme il l’avait fait vendredi matin.Tout en refusant de “soumettre” le rapport du médiateur à ses membres, le syndicat affirme qu’il leur “expliquera” les conclusions auxquelles en est arrivé M.Yvan Blain, après un mois de médiation.Se gardant de porter des accusations contre le président de THydro, le syndicat a accusé, hier, le Service des relations ouvrières de la Compagnie d’être le responsable de toute la situation, l’accusant de refuser de négocier de bonne foi.Le comité syndical de négociation affirme que c’est pour amener ce service à négocier qu’il doit continuer les moyens de pression, malgré l’injonction qui lui interdit de le faire.C'est le ministre de la Justice qui est le requérant dans une telle injonction émise en vertu de l’article 99 du code, si bien que THydro, comme ses trois syndicats, est intimée et perd, de ce fait, son droit au lock-out.Les syndiqués continueront leur tactique de “grève rotative, tout en maintenant les services essentiels à la population”.Cependant, plusieurs milieux se plaignent d’être durement frappés par les pannes, même temporaires.C est le cas d’agriculteurs qui ont dû se procurer des groupes générateurs pour produire Té-lectricité dont iis ont besoin, deux fois par jour, pour la traite des vaches.C’est le cas de restaurateurs de la région de Montréal.C’est aussi le cas de plusieurs fabricants de meubles de la région de Victoriaville qui auraient été privés d’électricité pendant deux semaines.La ville d'Aylmer enfin, dans la Gatineau, avait dû demander une injonction pour rétablir l’électricité à 3.000 abonnés, dont ils étaient privés depuis plusieurs jours, en raison du long congé de la fête du 1er juillet.Sciences de l’atmosphère • A compter de septembre prochain TU-niversité du Québec à Chicoutimi ainsi que les constituantes de Montréal et Rimouski offriront un programme de maîtrise en sciences de l’atmosphère.C’est la première fois qu’un tel programme est offert dans une université francophone québécoise.Répondant à des besoins exprimés par différents corps professionnels et scientifiques, ce programme témoigne des préoccupations de l’Université du Québec pour les sciences de l’environnement et sciences connexes.La maîtrise sera accessible à tous les étudiants qui auront un profit de formation en sciences pures (physique, biologie, mathématique et chimie), en sciences humaines (geographic physique), ou en sciences appliquées (sciences techniques et génie).Le programme comportera un ensemble d’activités obligatoires communes à toutes les universités et des cours optionnels spécifiques à chaque constituante: Chicoutimi axera ses activités de recherche sur l'atmosphère du moyen-Nord; Montréal se tournera davantage vers la précision de la circulation et des taux de pollution urbaine; alors que Rimouski retiendra surtout comme champ d'intérêt le bilan thermique du climat marin.De par la nature “réseau” de l’Université du Québec, la gestion conjointe des programmes d’études avancées permet à des étudiants dispersés dans différents “dépanner” les clients peu fortunés, "arrivant à Montréal tard en soirée.Plutôt que d’éveiller les bonnes gens qui offrent chambre à bon prix dans leurs maisons, HEQUO avait conclu une entente avec l’hôpital Saint-Luc qui, pour $14 à $17 la nuit a hébergé ainsi une dizaine de clients depuis la semaine dernière.Ce recyclage inattendu d'un hôpital désert (120 des 700 lits sont actuellement occupés à cause de la grève) a servi d’artifice publicitaire aux syndiqués pique-teurs, infirmières et techniciens en radiologie: “Saint-Luc Tourist Room" lisait-on sur leurs pancartes hier matin, rapidement croquées par les caméras.La direction de l’hôpital, peu disposée à devenir un nouveau centre d’attraction des Olympiques, s’est rapidement séparée de ces patients nouveau genre tandis qu’un responsable d’HEQUO, qui continuait à trouver la formule excellente, déplorait la “mesquinerie” de cette tactique syndicale à Tégard de visiteurs qui auront au moins goûté d’une médecine originale au Québec.MON CARNET des de TEst et les Roumaines qui se sont montrées les plus fortes malgré des performances qui, paraît-il, ont été ordinaires.Tout le long du bassin olympique de 2,000 mètres il y a la pelouse où les gens, pour un prix dérisoire, peuvent aller s’installer.On a ainsi fait des messages publiques à Terre des Hommes pour inviter les visiteurs à venir au bassin olympique où plusieurs curieux ont profite des compétitions pour faire leur pique-nique et mâchouiller leurs sandwiches tandis que les galériennes se prostraient sur leurs rames.C’est un beau spectacle qui commande le respect et Tadmira-tion et qu'on peut suivre facilement grâce aux explications claires et intelligibles des annonceurs et grâce au tableau indicateur dont le fonctionnement est une perfection.Pour ceux qui suivent ce sport depuis toujours il n’y a peut-être pas de quoi s’exciter avant les finales mais pour les autres, c’est-à-dire à peu près tout le monde ici, l’aviron est une emballante découverte.Elle permet en même temps de découvrir chez nous le seul véritable bassin olympique d’Amérique.Il y a tout de même quelque chose là! centres urbains de la province d’avoir accès aux mêmes ressources humaines et intellectuelles.Charlevoix se remet lentement PETITE-RIVIÉRE-SAINT-FRAN-COIS (PC) — Lentement, péniblement, la vie reprends son cours normal à Petite-Rivière-Saint-François, paisible municipalité durement touchée par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur le comté de Charlevoix, la semaine dernière.A mi-chemin entre Baie-Saint-Paul et Saint-Tite-des-Caps.sur la rive nord du Saint-Laurent, Petite-Rivière-Saint-François a été et restera marquée par les éléments de la nature.Quelques rivières et ruisseaux ont changé leur cours.Les terrains transmis de père en fils depuis des générations n’existent même plus.Les maisons et des chalets sont disparus, démolis, éventrés, endommagés ou devront tout simplement être déménagés ailleurs.La voie du Canadien National, reliant Québec à La Malbaie, est gravement endommagée: une trentaine d’affaissements, concentrés dans le secteur situé entre Petite-Rivière-Saint-François et Sault-aux-Cochons.Des centaines de pieds de rails sont arrachés.Des ponts sont minés.A trois milles à l’ouest de Petite-Rivière, une section de 800 pieds de voies est disparue, et les affaissements atteignent parfois sept pieds de profondeur.Il faudra des milliers de mètres cubes de roches et de terre pour refaire la voie, à quoi s’emploient les équipes du CN 24 heures par jour depuis mardi dernier.La circulation ferroviaire ne reprendra pas avant vendredi.DÉCÈS Nolei s.v.p.que les avis «le décès doivent nous parvenir avant 4:30 p.m.pour publication du lendemain.Le dimanche : 2 à 4:30 p.m.DU TREMBLAY, Angelina.— A Montréal, 17 juillet 1976, à Tâge de 90 ans, Mme veuve Pamphile Du Tremblay, née Angélina Berthiaume.Les funérailles auront lieu mercredi 21 juillet.Le convoi funéraire partira du Salon J.R.Deslauriers & Urgel Bourgie Ltee, 5650, Côte-des Neiges, pour se rendre à la cathédrale Marie Reine du Monde où le service sera célébré à 11 heures, et de là au cimetière ( ote-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.REMERCIEMENTS FEU MME LAURETTE LATOUR-ST-VINCENT La famille Aurèle Lacroix.Mme Jules Lemieux de même que tous les membres des familles Latour et St-Vincent remercient sincèrement toutes les personnes qui leur ont témoigné des marques de sympathie à l’occasion du décès de Madame Joseph St-Vincent.née Laurette Latour, survenu le 1er juin.1976.soit par des dons versés à la Fondation Canadienne des Maladies du Rein, offrande de messe, fleurs, bouquet spirituel, sympathie, télégramme, visite ou assistance aux funérailles.Toutes ces personnes sont priées de considérer ces remerciements comme personnels. Le Devoir, mardi 20 juillet 1976 • 7 Les Jeux de la XXIe Olympiade La reine poursuit sa tournée À ja suite de l’incident mineur survenu dimanche, les mesures de sécurité ont été renforcées autour de la reine Elizabeth, de son mari et de son fils Andrew.La reine n’a que peu attiré les foules depuis son arrivée à Montréal, mais l’accueil a été partout amical, seuls quelques protestataires se faisant valoir ici et là, de façon paisible, la reine a assisté dimanche soir à un concert de gala, où elle était l’invitée de M.Robert Bourassa, qui a ensuite offert un banquet en son honneur à l’hôtel Ritz Carlton.La famille royale et les artistes ont été acclamés par les spectateurs.Le concert de 90 minutes s’est ouvert avec le God Save the Queen et O Canada.Hier, au bassin olympique, la souveraine a été chaleureusement accueillie par les 9,000 spectateurs, et elle a vu le nageur britannique Duncan Goodhew établir un record olympique.Par la suite, la reine a rendu visite au Royal 22e Régiment, dont elle est colonel honoraire, tandis que son mari prenait le lunch au Royal Canadian Regiment.Aujourd’hui, la souveraine et le duc se rendent à Kingston, où se déroulent les concours de yachting.Ce n’est que jeudi qu’elle verra sa fille, la princesse Anne, défendre les couleurs britanniques aux épreuves équestres, à Bromont.Journalistes et athlètes Il y a maintenant plus de journalistes qui couvrent les Jeux que d'athlètes qui participent aux épreuves, à la suite de la défection de 28 pays.Il y a en effet près de 8,000 reporters, tant de la presse écrite que parlée, tandis qu’il y a un peu moins de 7,000 compétiteurs, et que d’autes défections sont a prévoir.Le COJO s’attend à ce que les athlètes dont les pays ont déclaré forfait quittent le Village olympique dans les meilleurs délais, ainsi que l’exigent les règlements olympiques, mais le Canada continue de leur offrir l’hospitalité, hors du Village.Les équipes qui font défaut à la dernière minute peuvent être mises a l’amende par les fédérations sportives internationales.Les organisateurs des Jeux ont fort à faire pour préparer de nouveaux calendriers, pallier les défections et remoourser les billets.Robin Corsiglia aime le défi Le “goût de nager”, allié à un tempérament volontaire et combatif.a permis à Robin Corsiglia de remporter une médaille de bronze, dimanche, lors de sa première course dans une compétition internationale.Inconnue il y a à peine quelques mois, Robin est une des plus jeunes participantes aux Jeux olympiques de Montréal puisqu’elle n’a que 13 ans.D’origine américaine, elle habite au Québec depuis 11 ans et fait de la natation depuis l’âge de 6 ans.A peine sortie de l’enfance, cette jeune nageuse que l’on étiquetait “espoir 1980” parle comme une grande personne et n’hésite pas à affirmer:“J’aime le défi, je veux gagner, la seule pensée de me retrouver victorieuse apres une épreuve me satisfait pleinement." C’est avec le plus grand sérieux qu’elle dit adorer son milieu sportif.“L’entourage est très important, dit-elle.mais c’est très difficile de vivre de cette façon.Beaucoup plus difficile qu’on ne le croit.Ce n’est pas la fête*tous les jours.Non ce n’est pas une vie normale pour une fille de mon âge.Moi, j’aime nager, je ne ferais que ça à la journée longue.Mais il faut aussi étudier, apprendre autre chose.Je sens que j’ai tant de, choses encore à apprendre.Je veux me renseigner sur tant de sujets pour pouvoir parler ensuite.” Policier américain désarmé La police montréalaise a appréhendé un détective de la police américaine qui portait sur lui un pistolet, alors qu’il se rendait aux épreuves de boxe.Le détective ne savait pas que les officiers de police américains ne peuvent pas porter leurs armes au Canada, a rapporté un officier montréalais.Aux États-Unis, semble-t-il, les policiers ont l’habitude de porter leurs armes partout où ils vont, ce qui est interdit au Canada.La police a confisqué le pistolet et le retournera à son propriétaire, dès qu’il sera rendu chez lui, quelque part au Vermont, où il fait de l’investigation pour un snérif.'ÿjmsk ü i La reine Elizabeth se penche pour mieux voir un moment palpitant au bassin olympique, où elle a notamment vu un compatriote, Duncan Goodhew, améliorer le record olympique du 100 mètres brasse.La reine a poursuivi hier la visite des divers emplacements des Jeux, sans qu’aucun autre incident ne soit signalé.Elle et son mari se rendent aujourd’hui à Kingston.(Téléphoto CP) Les Jeux “polympiques”.La politique est tellement mêlée aux Jeux qu’il faut dorénavant les appeler Jeux “polympiques”, estime le Daily Mirror de Londres.“Même le lieu des Jeux peut être politique.Quiconque s’imaginerait-il sérieusement que la Russie ne cherchera pas à capitaliser des profits pour le communisme du fait que les Jeux de 1980 auront lieu à Moscou, les rendant encore plus polympi-ues?" De son côté, le Guardian écrit dans son éditorial: “Pour e nombreuses raisons, Taiwan est une cible facile.Déjà paria international, à cause de sa prétention anachronique de représenter tous les Chinois, il constituait un sacrifice facile pour per- MONTROSE ESCOMPTES EN VIGUEUR 12 MOIS PAR ANNEE VENTE DE DISQUES VALABLE JUSQU’AU 31 JUILLET \ UNE NUIT • UN MOMENT c.L*VE11Us ANMt GAGNON Baie des sables -Poisson Lueur - Source - Silence - Une Grève -Un retard - Une Nuit - Carousel Columbia Album de deux disques, GFS 90128 Prix sugg.8.98 GILLES VIGNEAULT “EN DIRECT" GILLES VIGNEAULT • Mon Pays - Ti-Franc-les gens de mon Pays - Le Livre - Hier la ville - la musique - les menteries - Ti-:aul -Columbia FS 749 Prix suggg.4 98 GILLES VIGNEAULT - Tarn Ti Delam - Ma Jeunesse - Quelqu'un était ici - Du milieu du Pont - Chanson du temps perdu - Fondant que - Columbia FS 746 Prix sugg.4.98 TiWAWAMls TINA CHARLES - I love ta love - But my baby loves ta dance - Disco fever - You se my heart on fire - 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aux Jeux d’avoir lieu.La Nouvelle-Zélande est une noix plus dure à croquer.C’est un pays établi, qui entretient une société multiraciale.Dans ces circonstances, une protestation indirecte contre l’apartheid sud-atncain, avec le maximum de publicité, était l’arme la plus pratique.Au moins en 1976, de telles protestations comme l’ont écrit les pays africains à lord Killa-nin, constituent un remède pacifique, meilleur qu’un recours aux armes.Mais comment les choses se présenteront-elles donc en 1984?” L’ordinateur faillit à la tâche L’ordinateur olympique n’a pas pu “supporter” la parfaite et spectaculaire démonstration de ia jeune gymnaste Nadia Comaneci, de Roumanie.L’ordinateur, qui traite toutes les statistiques des Jeux, n’a pas affiché le score parfait de 10 que la jeune fille a réussi dans l’épreuve des barres parallèles.Les officiels ont expliqué par la suite que l’on avait dit aux techniciens qu’un score partait était impossible à atteindre.De sorte que, quand les juges donnèrent les résultats, l’ordinateur n’était pas programmé pour indiquer la fiche parfaite, la première jamais atteinte.Discrimination en athlétisme?i Le congrès de la fédération internationale d’athlétisme amateur se reunit à Montréal pour trois jours.Il lui sera demandé d’exclure de la Fédération l’Afrique du Sud et la Rhodésie pour discrimination raciale en athlétisme.L’Union soviétique et le Sénégal proposeront officiellement l’exclusion de l’Afrique du Sud.Depuis six ans, celle-ci n’est pas autorisée à envoyer des équipes aux réunions internationales d’Athlétisme mais ses athlètes peuvent toutefois y participer à titre individuel.De telles restrictions ne sont actuellement pas imposées à la Rhodésie dont l’exclusion sera officiellement demandée par l’Union soviétique.Diefenbaker blâme Trudeau En intervenant dans la participation de Taïwan aux Jeux olympiques, le premier ministre Trudeau a ouvert la porte au depart des délégations sportives africaines, inspiré par des motifs politiques.C’est ce qu’a déclaré, l’ex-premier ministre John Diefenbaker.M.Diefenbaker a dit que M.Trudeau avait établi un dangereux précédent en annonçant que Taïwan ne pourrait pas participer aux Jeux si ce pays se présentait sous le nom de République de Chine.Ce faisant, a-t-il ajouté, M.Trudeau a fait de la politique un facteur déterminant du droit des nations de prendre part aux Jeux.Vidéo-cassettes pour la Chine On peut suivre les Jeux olympiques en Chine, mais seulement au bureau de liaisop américain ou à l’ambassade du Japon.Les deux missions diplomatiques ont pris les dispositions pour l’envoi à Pékin de vidéo-cassettes des Jeux.La République populaire de Chine n’appartient pas au Comité international olympique.La presse et la télévision ne font pas mention des competitions sportives de Motnréal.Elle préfère démissionner Une hôtesse du COJO, Mlle Arlette Bénilah, a préféré démissionner plutôt que d’être mutée à un autre poste sur la foi d’un rapport émanant d’un agent de la Gendarmerie royale du Canada.“Après tout j’ai ma fierté et je ne peux tout de même pas accepter d’être pénalisée pour des torts que je n’ai pas commis.Je préfère perdre mon salaire si je ne suis pas réintégrée auprès de la délégation dominicaine pour laquelle je me suis dévouée tous les jours de sept heures à minuit”, a déclaré Mlle Bénilah, au cours d’une entrevue.Cette affaire remonte au 14 juillet dernier, alors que Mlle Bénilah aurait remis à sa place un agent de la Gendarmerie royale qui avait, selon elle, insulte deux membres de la délégation de la République dominicaine lors de l’arrivée d’un groupe d’athlètes de ce pays.Ce policier, le capitaine Dorval, aurait accosté la jeune femme et les deux délégués alors qu’ils s’approchaient de l’avion et, selon les dires de Mlle Bénilah, leur aurait ordonné d’une manière impolie de retourner à l’aérogare.Jeux parallèles en Chine en 1980?L’American Broadcasting Company déclare que la Chine chercherait à diviser les Jeux olympiques d’été de 1980 qui doivent avoir lieu à Moscou.Un correspondant de TABC, Russell Spurr.a déclaré au cours d’une émission que la Chine avait demandé aux pays afro-asiatiques s’ils étaient prêts à participer à des Jeux parallèles si ceux-ci avaient lieu à Pékin.Des diplomates africains ont déjà discuté cette idée avec les autorités officielles des sports, a déclaré M.Spurr.Il a ajouté qu’un diplomate engagé dans les pourparlers a signalé que la réaction des pays africains dépendra beaucoup de la situation au Moyen-Orient et en Afrique méridionale au cours des quatre prochaines années.Dissensions mêmes aux échecs Les olympiades d’échecs organisées par les Fédérations arabes, pour faire pièce aux olympiades officielles qui ont lieu à Haïfa, en Israël, se dérouleront a Tripoli du 26 octobre au 15 no- Une fête du printemps humain Dans l’esprit du baron de Coubertin, les spectacles d’inauguration et de clôture des Jeux olympiques doivent être la “fête quadriennale du printemps humain”.C’est d’ailleurs ce concept qui a présidé à l’organisation cle la splendide cérémonie de samedi dernier où 1,200 jeunes garçons et filles des écoles publiques de Montréal, de la Rive-Sud et de Laval, de même que la Fédération de gymnastique moderne ont évolué si gracieusement dans la splendeur d’une “jeunesse éternelle”.Le spectacle de fermeture des Jeux aura autant de panache et de couleur, selon les responsables de ces cérémonies officielles, MM.Jacques Lorion et Claude Lacombe.Comme le veut la tradition, ce sont les premiers habitants du pays-hôte, les Indiens, qui seront les principaux acteurs de cette apothéose à l’athlétisme.Il y aura également la participation de centaines de jeunes gymnastes et danseurs québécois.Les répétitions de ces prouesses doivent se faire maintenant durant la nuit, le stade étant occupé par les compétitions le jour.Les parents n’ont rien à craindre puisque des chauffeurs vont reconduire à l’aube les jeunes à leur domicile où ils peuvent sagement dormir ou rêver, en attendant le grand jour.AVIS A TOUS LES PÊCHEURS Même en juillet, la pêche est encore très bonne à “KAN À MOUCHE”, St-Michel des Saints.Vous avez accès à 30 lacs où vous pouvez prendre de la truite, du brochet et du doré.Des chalets très confortables vous attendent sur tous les terrains.Vous y trouverez une excellente Cuisine française, un bar, le tout donnant sur une vue panoramique.Toute la famille est bienvenue.Les insectes et moustiques de toutes sortes sont déjà partis.Réservations: 1-514-833- 6662 r Reçus en héros.Un groupe de Canadiens s’est joint à quelque 1,600 Formosans qui ont accueilli à Taïwan les athlètes de la délégation nationaliste qui n’ont pu participer aux Jeux olympiques sous le nom de “République de Chine”.Quelques athlètes pleuraient et étaient incapables de répondre aux interviews.D’autres, plutôt amers, assuraient que l’honneur national compte avant tout.Des Canadiens, porteurs du drapeau nationaliste, étaient également présents à l’aéroport militaire de Taipeh pour exprimer leurs regrets au suiet de la “décision irréfléchie" de leur gouvernement, selon leur porte-parole, M.Murnie E.Weeks.La plupart d’entre eux ont écrit au journal local une lettre où il est mentionné: “Une fois qu’un pays s’est mis à être décevant et à dire des contre-vérités, comment peut-il alors espérer retrouver la vérité et le chemin de l’honneur?” Les 70 athlètes et officiels formosans ont été reçus par un groupe de leaders du sport et par le ministre de l’Éducation Tsiang Yen.vembre.annonce l’agence libyenne Arna.Le comité d’organisation va envoyer deux délégations, en Europe de l’Est et en Europe occidentale, pour remettre des invitations.Les olympiades de la Fédération internationale des échecs (FIDE) à Haïfa seront boycottées par l’URSS, les pays communistes et le monde arabe — à cause de “l’agression israélienne.” Américains en Afrique du Sud Les gymnastes américains feront une tournée en Afrique du Sud à l'issue des Jeux olympiques de Montréal, en août, a déclaré à Montréal un dirigeant sportif sud-africain, M.Gert Wolmarans.L’indignation soulevée chez les pays africains par la tournée des rugbymen néo-zélandais est “ridicule", car beaucoup d’autres pays entretiennent des relations sportives avec l'Afrique du Sud, en dépit de la politique raciale de Prétoria, a-t-il ajouté.Un porte-pardle de la Fédération américaine de gymnastique a tenu à préciser que son organisation n’avait “rien à voir" avec cette tournée.Pourtant, parmi les gymnastes devant se rendre en Afrique du Sud figurent des athlètes de premier plan comme Kathy Howard-Will.•toll'*' pa»> dH* «•ri» L*Ul PAR PETER COLLIER ET DAVID HOROWI TZ Le 1er a fait de l’argent.Le 2e a fait du bien.Le 3e a fait de la politique.Les 4e en ont marre.Traduit de i américain par Robert Merle et Magali Merle.608 pages, dont 32 pages de photos $16.95 8 • Le Devoir, mardi 20 juillet 1976 f Les Jeux de la XXIe Olympiade ‘-JT -, W : y'\ James Russell, de Burlington, Ont., réussit un panier malgré la présence du Cubain Ruperto Herrera au cours du match d'hier que le Canada a remporté au compte de 84-79.À la suite de cette victoire, les prétentions de médaille de bronze au Canada apparaissent de plus en plus légitimes même si demain il est opposé au géant soviétique.(Photo CP) John Primrose, d’Edmonton, occupe le quatrième rang à l'issue du deuxième tour des épreuves du tir au pigeon d’argile, cependant que Susan Nattrass, également d'Edmonton, a quelque peu flanché hier et se retrouve ex aequo en 20ème.place avec deux autres concurrentes.Attribuant son échec à une défaillance personnelle et non au vent.Mlle Nattrass a perdu 15 places.L’Italien Ubaldesc Baldi a pris le premier rang à l’Américain Donald Halde-man qui, avec 143 pigeons, accuse un retard de un sur le meneur.Armando Silva Marques du Portugal occupe le troisième rang avec 142 pigeons, tandis que Primrose se classe quatrième avec 140 pi-I geons.Mlle Nattrass vient loin derrière avec 131.“La majorité des compétiteurs ont flanché vers la fin mais moi j’ai raté dès le début, a expliqué Susan Nattrass, qui a manqué le premier pigeon.J’étais trop désireuse de bien faire.” Ayant atteint 61 dea 75 pigeons, Mlle Nattrass a dit avoir réussi son plus mauvais f/bintage en deux ans lorsqu’elle a commis six fautes à ses 25 premiers pigeons.“Le vent balayait les pigeons et c’était vraiment frustrant pour tous les compétiteurs.Je suis très déçue de ma performance, surtout à cause des gens qui m’ont toujours encouragée et qui m'ont permis d’atteindre les Jeux olympiques.“J’ai presque fondu en larmes lorsque j’ai quitté le champ de tir.J’aurais tellement aimé remporter une médaille.” D’autre part, après plus de trois heures de confusion, les officiels ont finalement attribué la médaille de bronze du tir à la carabine de petit calibre position couchée au Soviétique Guennadi Luchikov avec 595 points, le Suisse Anton Mueller étant relégué à la 4ème place avec le même pointage.La médaille d’or est revenue à l’Allemand de l’ouest Karlheinz Smieszek, qui a égalé les records mondial et olympique avec 599 points sur un total possible de 600.Son coéouipier Ulrich Lind a mérité la médaille d argent avec un total de 597.Arnie Sorensen de Calgary a été le meilleur Canadien avec 593 points et une 6ème place.aujourd’hui.A 10 h, repêchage hommes, au bassin olympique de T’Ile Notre-Dame.Basket-ball A 9 h, Canada-Japon, femmes, au centre Desmarteau.A 11 h, Égypte-Italie, hommes, au même endroit.A 14 h, États-Unis-Bulgarie, femmes.au même endroit.A 16 h.États-Unis-Porto-Rico, hommes, au même endroit.A 19 h, URSS-Tchécoslovaquie, femmes, au même endroit.A 21 h, Yougoslavie-Tchécoslovaquie.hommes, au même endroit.Boxe De 13 h à 19 h, combats éliminatoires à l’aréna Maurice-Richard.Cyclisme A 10 h, au Vélodrome, poursuite individuelle.A 15 h, au même endroit, kilomètre contre la montre, finale.Escrime De 8 h à 17 h, fleuret individuel, éliminatoires.hommes, à TU.de M.De 18 h à 21 h, poursuite des éliminatoires au même endroit.Football Groupe C A 18 h, Uruguay-Iran, à Ottawa.Groupe A A 20 h.Espagne-Brésil, à Montréal, au stade olympique.Gymnastique De 15 h à 22 h 30, exercices libres, hommes, au Forum.Haltérophilie De 14 h 30 à 19 h, catégorie des 60kg, à l’aréna Saint-Michel.Handball Hommes A 19 h, Tchécoslovaquie-Tunisie, au centre Robillard.à Montréal.A 19 h, Roumanie-États-Unis, à TU.de Laval à Québec.A 19 h, Pologne-Hongrie, au Palais des sports de Sherbrooke.A 20 h 30, Allemagne de l'Ouest-Japon, au centre Robillard.A 20 h 30, Yougoslavie-Danemark, à Québec.A 20 h 30, URSS-Canada, à Sherbrooke.Femmes A 17 h 30, Allemagne de l’Est-Hongrie, à Montréal.A 17 h 30, Car da-URSS, à Québec.A 17 h 30, Roumanie-Japon, à Sherbrooke.Hockey A 10 h, Hollande-Malaisie, au stade Molson.A 12 h, Argentine-Canada, au même endroit.A 15 h, Espagne-Nouvelle-Zélande, au même endroit.Lutte A 10 h, gréco-romaine, premier tour au centre Maisonneuve.A 19 h.reprise du premier tour, au même endroit.Natation A 9 h 30, éliminatoires à la piscine olympique.400m libre, femmes, 100m papillon, honjmes, 100m dos, femmes.A 19 h, au même endroit.100m papillon, hommes, demi-finale.100m dos, femmes, demi-finale.1.500m libre, hommes, finale.400m libre, femmes, finale.100m brasse, hommes, finale.Pentathlon A 9 h., tir, à l'Acadie.Plongeon A 19 h., tremplin 3m, finale, femmes, à la piscine olympique.Tir A 9 h., fosse olympique (50 pigeons), à l’Acadie.Volley-ball A 13 h., URSS-Brésil, hommes, à Paul-Sauvé.A 15 h., Corée-Sud-URSS, femmes, au même endroit.A 19 h.30, Allemagne de l’Ouest-Cuba, femmes, au même endroit.A 21 h.30, Japon-Italie, hommes, au même endroit.Water-polo A 14 h.30, Cuba-Iran.A 15 h.30, Mexique-URSS.A 16 h.30, Canada-Australie.A 19 h.30, Yougoslavie-Italie.A 20 h.30, Hollande-Roumanie.A 21 h.30, Allemagne de l’Ouest-Hongrie.Yachting A 13 h., deuxième course, à Kingston.En battant Cuba, le Canada améliore ses chanœs de bronze en basketball La cote de l’éauipe canadienne de basketball a connu nier une poussée vertigineuse à la “bouse” olympique.Vainqueurs la veille du Japon, les joueurs du Canada ont remporté leur seconde victoire du tournoi en prenant la mesure de Cuba, médaille de bronze à Munich, au compte de 84-79.Le pointage final semble indiquer que le match a été serré, mais il n’en fut rien.Le Canada a en effet creusé un important écart dès le début de la seconde demie et les Cubains ont été incapables de le combler par la suite; Par cette victoire remportée devant une salle comble de 5,500 spectateurs, réunis au centre Etienne-Desmarteau, l’équipe canadienne a donné encore plus de oids à sës prétentions de médaille de ronze.Il est d'ores et déjà acquis que les Etats-Unis et l’Union soviétique feront les frais de la finale.Encore une fois, l’offensive du Canada a été animée par I’Albertain Phil Tol-lestrud qui a marqué 25 points, un de moins que la veille.Jamie Russell, de Burlington, Ont., a marqué 18 points et Bill Robinson, de Chemainus, C.-B., en a réussi 16 dont 12 en deuxième demie.Ruperto Herrera a été le meilleur pointeur des Cubains avec 31 points.Le Canada a toujours connu beaucoup ^ Aviron L'aviron féminin a fait ses grands débuts aux Jeux olympiques.Dès les éliminatoires les rameuses est-allemandes, qui avaient remporté cinq titres sur six aux championnats du monde l’année dernière, ont confirmé leur supériorité: elles ont gagné quatre des six séries auxquelles elles participaient.Leur confiance était telle que la plupart d'entre elles ont pris le départ en gardant le pantalon de leur survêtement.Le Canada et l’Allemagne de l’Ouest ont réussi cependant à grapiller quelques miettes.A la grande joie de la foule, le double scull canadien s’est ainsi qualifié pour la finale samedi en dominant l’équipage roumain.De même le deux sans barreur ouest-allemand a créé la surprise en prenant le meilleur sur le bateau est-allemand, champion du monde.Les femmes bénéficient d'un handicap; elles courent seulement 1,000m, au lieu de 2,000 pour les hommes.Malgré la domination de l’Allemagne de l’Est, c’est un de ses équipages qui a causé la surprise négative ae la journée: l’élimination de Sabine Dahn et Angelika Noach, en couple sans barreur, discipline dont elles sont les championnes du monde.Ce sont les Canadiennes Betty Craig, de Brockville, Ontario, et Trian Smith, de Vancouver, qui l’ont emporté.Les Bulgares ont tenu tète aux Allemandes en quatre points avec barreuses, épreuve dans laquelle l’équipe canadienne est arrivée troisième.Pour sa part, la Québécoise Colette Pépin a terminé sixième et dernière au skiff, 22‘/2 secondes derrière la gagnante, la Bulgare Rossitza Spassova (3:42.67 minutes).Mlle Pépin aura une chance de se reprendre dans les repêchages, auxquels toutes les rameuses qui n’ont pas gagné sont admises.13 Yachting KINGSTON — Le Canadien Sanford Riley a créé une surprise à Kingston en gagnant la première régate olympioue dans la classe Finn, hier devant les plus grands favoris, l’Australien John Bertrand, l’Allemand de l’Ouest Jochen Schumann, le Soviétique Andrew Balashov et le Français Serge Maury, tenant du titre olympique.Les Allemands de l’Ouest Frank Hueb-ner et Harro Bode ont remporté la première épreuve dans la classe 470, devant les Soviétiques Victor et Alexander Potapov et les Néo-Zélandais Mark Paterson • et Brett Bennètt.Les Français Marc Laurent et Roger Surmin, champions du monde, après un mauvais départ, ont refait leur retard pour se classer 94.Le Soviétique Valentin Maukin, associé à Vladislav Akienko, a remporté la première épreuve dans la classe Tempest.Maukin, tenant du titre olympique des Tempest, se classe devant les Américains Dennis Conner-Conn Finlayd, et les Italiens Giuseppe Milone-Roberto Mottola.Les Français P.Haegeli-B.Trouble-P.Couvrard ont causé une surprise en gagnant la première épreuve dans la catégorie Soling, devant les Danois P.Jensen-V.Pandelowski-E.Hansen, et les Suédois Jet P.et S.Sundelin.L’anglais Rod Pattison, associé cette fois à son compatriote Julian Brooke-Houghton, est bien parti pour conserver le titre olympique de “Flying-Dutchman” qu’il remporta déjà deux fois à Acapulco en 1968 et à Kiel en 1972 en gagnant la première régate disputée dans cette classe, devant les frères Joerg et Eckart Diesch, d’Allemagne fédérale, les Soviétiques Vladimir Léontiev et Valeri Zuba-nov, et les Français Yves et Marc Pajot.Pattison et Brooke furent en tête dès le départ et menèrent toute la course pour gagner avec 58" d'avarice sur les Allemands, 1.28 sur les Soviétiques et 1.45 sur les Français.Enfin, en catégorie Tornado, Reginald White et John Osborn, de Grande-Bretagne, sont sortis vainqueurs de la premiere compétition.de difficultés contre la formation cubaine, et la victoire d’hier permet en quelque sorte de rétablir un-équilibre trop souvent rompu.Il y a quelques semaines en Bulgarie, le Canada avait réussi à vaincre la formation cubaine par la marge de cinq points.Les Cubains ont toutefois renverse les rôles peu de temps après en Espagne en l’emportant par un point.L’absence de Ken McKenzie, blessé mardi dernier en match d’entraînement contre les États-Unis à Plattsburgh, a été à peine perceptible hier.Lars Hansen l’a encore une fois fort bien remplacé.Le match a perdu beaucoup de son intérêt en raison de certaines décisions des arbitres.Ceux-ci n’ont pas favorisé une formation aux dépens de l’autre, mais leur jugement, ou plutôt leur manque de jugement, a terni le match, si bien que Tes spectateurs ne réagissaient presque plus même si l’issue de la rencontre n’etait pas encore complètement réglée.Le Canada jouera son prochain match demain soir à 21 h dans un match l’opposant à l'Union soviétique.Dans les autres rencontres disputées hier, le Mexique affrontait le Japon et l’Australie était opposée à f URSS.En basketball féminin, l’équipe canadienne, dont c’était le match d ouverture, a subi un cinglant revers de 115-51 contre les géantes de l’URSS qui, certaines de leur succès, n’ont pas forcé leur talent outre mesure.Est-il besoin de rappeler que les Soviétiques sont largement favorites pour décrocher la médaille d’or et que la performance de l’équipe canadienne n’est pas indicative de sa valeur véritable.Les Soviétiques sont fortes à ce point.Dans les autres rencontres, le Japon a causé une certaine surprise en battant les États-Unis 84-71, tandis qu'en soirée la Tchécoslovaquie affrontait la Bulgarie.OUI, VOUS POUVEZ ACHETER DES BILLETS.OUI, VOUS POUVEZ GAGNER UN MILLION COMPTANT, NON IMPOSABLE, A LOTERIE OLYMPIQUE CANADA LE 29 AOÛT 1076.MUJON 6 GRANDS PRIX DE$1 MILLION CHACUN Six numéros distincts détermineront six billets gagnants de $1 million chacun.En tout, 42 grands prix: 6 de $1 million chacun; 3 de $1/2 million; 3 de $200,000; 12 de $100,000; 6 de $50,000; 12 de $25,000.Quelque 105,000 gagnants se partageront plus de $29 millions en prix, au total.BILLETS EN VENTE DANS LES BANQUES ET CHEZ TOUS LES DÉTAILLANTS AUTORISÉS.ACHETEZ VITE LES VÔTRES! Loterie Olympique Canada Le Devoir, mardi 20 juillet 1976 • 9 Les Jeux de la XXIe Olympiade 1 par François Lemenu * Une première consécration, quatre nouveaux records mondiaux, une impitoyable chasse aux médailles de la part des Américains et des Est-allemandes qui ont réussi un triplé chacun, et une performance extraordinaire du brasseur canadien Graham Smith, tel est le bilan de la seconde soirée de natation des Jeux olympiques de Montréal.Dans un bassin ultra rapide, les records mondiaux devaient tomber.On s’attendait à une pluie de nouvelles marques.Nous avons eu droit à un orage.Mais au-delà des médailles, c’est la performance de l’Américain John Naber qui frappe l’imagination.Loqgtemps spécialité américaine, le 100 m dos est devenu australien le temps de deux olympiades avec David Thiele, puis avec l’avènement de l’Est-allemand Roland Matthes, lauréat à Mexico et Munich, mais troisième hier derrière Naber et un autre Américain, Peter Rocca.Naber, que Mark Spitz présente volontiers comme son véritable successeur, est d'emblée l’un des nageurs les plus doués de la nouvelle vague américaine, et son chrono de 55.49, une première sous les 56, secondes, le prouve incontestablement.Naber a débuté dans la compétition à l’âge de 13 ans et se révélait aussi rapide en nage libre que sur le dos.Il optait finalement pour le dos et en août 1974 à Concord, il connaissait la grande consécration en étant le premier nageur de- puis sept ans à battre Matthes, jusqu’alors intouchable sur 100 et 200 m dos.Naber n'aura pas néanmoins trop souffert la spécialisation puisqu’il a tenu tête à Bruce Furniss dans le 100 m nage libre, que ce dernier a gagné grâce à un sprint irrésistible, pour lequel il est réputé.Au chapitre des médailles, les Américains en ont remporté cinq sur six, l’autre allant à Matthes.Les Ondines est-allemandes ne sont pas demeurées en reste et ont répliqué avec la même assurance en s’adjugeant cinq médailles, l’autre étant remportée par la Hollandaise Enith Brigitna.Quatre records mondiaux ont par ailleurs été édités.D’entrée, en demi-finale du 100m brasse, l’Américain John Henc-ken a abaissé son propre record réalisé en matinée en retranchant 26 centièmes de seconde.Le titulaire des jeux de Munich a été poussé à la limite de ses forces par Graham Smith, qui, à 17 ans, a réalisé sur la distance le troisième meilleur chrono de tous les temps.Il est permis de croire que ces deux nageurs abaisseront à nouveau la marque mondiale ce soir dans une finale qui s’annonce épique.L’Est-allemande Kornelia Ender est ensuite entrée dans la danse des records et, loin de nager une valse-hésitation, elle a amélioré son record du 100m nage libre.Puis aussitôt après John Naber remettait la politesse à la RDA en pulvérisant de 30 centièmes son record au 100m dos.Enfin, après le record olympique de l’Est-allemande Andras Pollack, le super-doué les médailles.Gymnastique ¦ Concours féminin par équipes Or — URSS 390.35 points Argent — Roumanie 387.15 points Bronze — RDA 385.10 Performance canadienne: Neuvième rang 369.65 Munich — URSS 380.50 points Haltérophilie Catégorie Coqs — 56 kg Or — Norair Nurikyan (Bulgarie) 262.5 kg (Record du monde) Argent — Grzegora Cziura (Pologne) 252.5 Bronze — Kenkichi Ando (Japon) 250.0 Meilleure performance canadienne — Aucun finaliste Munich — Foldi (Hongrie) 377.5 kg (trois mouvements) Record olympique — Foldi (Hongrie) 377.5 kg (Trois mouvements) Record mondial - Kirov (Bulgarie) 260 kg Natation ¦ 100 m des hommes Or — John Naber (USA) 55.49 (Record mondial) Argent — Peter Rocca (USA) 56.34 Bronze — Roland Matthes (RDA) 57.22 Meilleure performance canadienne — Aucun finaliste Munich — Matthes (RDA) 56.6 56.58 Record olympique — Matthes (RDA) 56.58 Record mondial — Naber (USA) 56.30 ¦ 200 m nage libre hommes Or — Bruce Furniss (USA) 1:50.29 (Record du monde) Argent — John Naber (USA) 1:50.50 Bronze — Jim Montgomery (USA) 1:50.58 Meilleure performance canadienne — Aucun finaliste Munich — Spitz (USA) 1:52.78 Record olympique — Spitz (USA) 1:52.78 Record mondial - Furniss (USA) 1:50.32.¦ 100 m nage libre femmes Or — Kornelia Ender (RDA) 55.65 Argent — Petra Priemer (RDA) 56.49 Bronze — Rosemary Gabriel (RDA) 56.65 Meilleure performance canadienne — Aucune finaliste Munich — Neilson (USA) 58.59 Record olympique — Neilson (USA) 58.59 Record mondial — Ender (RDA) 55.73 ¦ 200 m papillon femmes Or — Andrea Pollack (RDA) 2:11.41 Argent — Ulrike Tauber (RDA) 2:12.50 Bronze — Rosary Gabriel (RDA) 2:12.86 Meilleure performance canadienne — Wendy Quirk (5e rang) 2:12.68 Munich — Moe (USA) 2:15.57 Record olympique — Moe (USA) 2:15.57 Record mondial — Rosemary Gabriel (RDA) 2:11.22 Tir ¦ Carabine position couchée Or — Karl Smieszek (RFA) 599 points (Record mondial égalé) Argent — Ulrich Lind (RFA) 597 points Bronze — Guennadi Luchikov (URSS) 595 points Meilleure performance canadienne — Arne Sorensen (6e rang) 593 points Munich — Ho Jun-Li (Corée-N) — 599 points Record olympique — Ho Jun-Li (Coré-N) 599 points Record mondial — Ho Jun-Li (Corée-N) 599 points Tableau comparatif Ail.De l'Est USA URSS AH.de l’Ouest Bulgarie Pologne Hongrie Roumanie Autriche Danemark Iran Canada Hollande Japon Or 4 3 3 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Arg.3 4 0 1 0 2 1 1 0 0 0 O 0 0 Br.3 2 1 O O O 0 0 1 1 1 1 1 1 Bruce Furniss, des Etats-Unis, établissait en tombée de rideau un nouveau record du 200m nage libre.Américains et Est-allemandes ont encore une fois monopolisé les places d’honneur et leur triple respectif témoigne de leur très grande force et de leur inépuisable réserve.Les Est-allemandes ont réussi le leur au 200m papillon avec Andrea Pollack, Ulrike Tauber et Rose-Marie Gabriel, la “grand’maman” de 20 ans, comme l’appellent ses coéquipières.Les Canadiennes Wendy Quirk et Cheryl Gibson ont terminé Sème et 6ème respectivement.Les Américains ont pour leur part dominé complètement le 200m nage libre alors que Furniss, Naber et Jim Montgo-meiy ont gravi ensemble les marches du podium.Les Est-allemandes ont complété leur razzia quotidienne au 100m nage libre.Kornelia Ender et Petra Priemar ont en effet mérité les médailles d’or et d’argent, cependant que la Néerlandaise Enith Brigitha parvenait à arracher de haute lutte la médaille de bronze.Les Américaines ont été en quelque sorte giflées par les nageuses de la RDA puisque Kim Peyton et Shirley Babashoff ont été reléguées aux 4ème et 5ème rangs.Après un très mauvais départ, Babashoff, la vedette de la natation américaine, a été incapable de combler l’écart qu’avaient creusé les éventuelles médail-léés.Certes, le 100m n’est pas sa spécialité, mais il reste que Babashoff nage surtout avec ses bras et elle est incapable d’accélérer le battement de jambes “-pachydermique” qui lui suffit en demi-fond.Cela dit, le duel Ender-Babashoff n’est pas terminé pour autant et l’Américaine peut encore à la médaille d’or des 400 et 800m nage libre.Naber et Rocca complètent enfin les succès américains grâce à leurs deux premières places au 100m dos.Quant à Matthes, troisième de l’épreuve, il a annoncé qu’il mettait fin à sa carrière après avoir dominé la spécialité pendant 10 ans.Hockey Grose surprise au tournoi olympique de hockey sur gazon : la Hollande a en effet passé le savon à l’Inde, sept fois champion olympique et détenteur de la Coupe du monde, au compte de 3-1.C’est la première fois qu’une équipe marque trois buts contre l’Inde! Autre surprise: l’Espagne a Téussi à contenir les élans du Pakistan, en faisant match nul, 2-2.Les champions olympiques de 1968 n’ont pu que constater la fougue des champions d'Europe, qui menaient 2-1 huit minutes avant la fin de la deuxième demie.C'était seulement la deuxième fois en onze matchs que les Espagnols parvenaient à réussir plus d’un but contre le Pakistan.Par ailleurs, l’Australie a blanchi le Canada, 3-0, apres avoir mené 2-0 jusqu'à la» mi-temps.Les champions sortants, les Al-lenmands de l'Ouest, n’ont pas joué, hier, à cause de l’absence de leur adversaire prévu, le Kenys, qui fait partie des pays retirés des Jeiix.A la suite de la deuxième joqrnée de compétition, le classement s’établit comme suit: dans la section A, l’Australie grâce à sa victoire contre le Canada, mène avec quatre points, cinq buts réussis et aucun accordé.LTnde suit avec «deux points, cinq buts accordés et trois'accordés.La Hollande, avec deux points, trois hufc pour et un contre, est trôisième, suivis par la Malaisie, aucun point et deux buts accordés.Le Canada et l’Argentine sont les deux derniers, le Canada ayant à son passif trois buts accordés et l’Argentine quatre.Dans le groupe B, le Pakistan mène avec trois points, sept buts marqués et trois accordés, et possède une solide avance sur le champion olympique sortant, l’Allemagne, un point, un but pour et un contre.Un Soviétique à l’épée magique est disqualifié L'Américain John Naber a connu la consécration hier soir en établissant une nouvelle marque mondiale, au 100m dos, puis en remportant moins d’une heure après la médaille d’argent, au 100m nage libre, derrière son compatriote Bruce Furniss.(Photo CP) Les ondines de RDA tiennent tête aux nageurs américains L’un des favoris du pentathlon moderne, le Soviétique Boris Onichenko a été disqualifié et éliminé de l’épreuve pour avoir utilisé une épée “trafiquée”.Elle était branchée de telle sorte que la lumière indiquant une touche réussie s’allumait sans que l’arme touche au but.L’escrime est l’une des cinq disciplines du' pentathlon.Après protestation de son adversaire, le britannique Jim Fox, qui s’étonnait de voir Onichenko scorer sans l’avoir touché, les officiels ont examiné son épée et se sont aperçus à leur grand étonnement qu’un petit morceau de fil de fer y aurait été dissimulé afin de déclencher artificiellement le système électronique.En dépit des protestations d’Onichenko qui a proclamé sa bonne foi en affirmant que l épée qu’il utilisait n’était pas la sienne, les officiels ne l’ont pas entendu de cette oreille et l’ont disqualifié.Il ne pourra donc disputer le reste du pentathlon.C’est un coup dur pour l’URSS qui avait triomphé par équipes à Munich.Onichenko était en outre le vétéran de cette équipe.Âgé de trente-six ans, il participe à des compétitions internationales depuis dix ans et il avait conquis la médaille d’argent individuelle à Munich.Les Soviétiques ont aussitôt fait appel mais il est douteux qu’il soit entendu.D’autant plus que “l’épée magique” avait déjà fait des ravages au cours d’un premier combat entre Onichenko et un autre britannique, Adrian Parker.Celui-ci s’était étonné de voir le Soviétique marquer des points sans le toucher et les officiels avaient examiné tout le système électronique sans rien découvrir d’anormal.Conséquence de cette disqualification, les Soviétiques ne participeront au pentathlon moderne qu’à titre individuel.Omischenko, 31 ans, médaille d’argent à Munich derrière le Hongrois Adras Balczo, voit ainsi s’envoler ses illusions d’épingler enfin un titre olympique individuel à son palmarès déjà bien fourni: champion olympique en 1972 par équipe, vice-champion olympique individuel en 1968 et 1972, champion du monde individuel 1971, champion du monde par équipes 1969, 1971, 1973 et 1974, vice-champion du monde individuel en 1969 et par équipes 1970, médaille de bronze au r Le Soviétique Boris Orschenko (à droite) a été disqualifié hier de l’épreuve d’escrime du pentathlon en raison d’“irrégularités" dans son épée.L’élimination de ce vétéran privera l’URSS de la médaille d’or qu'elle avait conquise par équipes à Munich.Ci-haut un juge examine l’épée qui était branchée de telle façon que la lumière s’allume sans faire mouche.Cet incident constitue le premier incident des Jeux de Montréal.(Téléphoto PC) championnat du monde individuel 1970, 1973 et 1974 et au championnat du monde par équipes 1967.Comme on lui demandait s’il s’agissait d’une simple affaire de tricherie, le colonel Willie Grut, secrétaire-général des Fédérations internationales de pentathlon et de biathlon, a répondu: “Nous en sommes absolument convaincus.Il a précisé que l’équipe soviétique était disqualifiée bien que ses deux autres éléments, Lednev et Mosolov, pourraient poursuivre la compétition à titre individuel.Il a encore indiqué que lorsqu’il a été disqualifié, Onichenko n’a fait aucun commentaire.Le jury d’appel devait ensuite se réunir pendant plus de deux heures avant de publier un communiqué dans lequel il affirme: “Après de longues délibérations, il a été décidé à l’unanimité de disqualifier le pentathlète Boris Ohichenko, URSS, pour la durée de la compétition des Jeux olympiques”.d’avance program c ^eS ath ^ d’avançai Apreuva auditeurs ses P ti Montrea heureS.CBF-BorMOU^uve„es à toutes iournée Bonne ) «O») « 10 • Le Devoir, mardi 20 juillet 1976 Les Jeux de la XXIe Olympiade Le concours par équipe va à l’URSS Nadia Comaneci éblouit avec deux autres dix La gymnaste canadienne Kelly Muncey exécute une pirouette for méritoire, dans le cadre des compétitions internationales olympiques, qui se déroulent au Forum.(Téléphoto CP) Football Un programme chargé et capiteux que la journée d’hier au football olympique.D’abord, à Montréal, une victoire soviétique sur le Canada, 2-1, a fait confirmer les espoirs soviétiques de participer sans trop se forcer aux finales de la discipline, tout en redonnant aux Canadiens une certaine confiance en eux-mêmes.En outre, à Ottawa, en soirée, l’équipe de France, dans son premier match, a aplati le Mexique 4-1, devant 15,000 personnes, pour prendre la tête du groupe B.A Toronto, le Guatemala et Israël ont fait match nul, 0-0, et gagnent chacun ou point au classement du groupe B.Ce sont deux buts, marqués tôt en première demie, qui ont procure la victoire à l'Union soviétique, deux buts de Vladimir Omischenko.Jim Douglas, de Saint-Catharines, Ontario, a donné la réplique pour les vaincus, qui ont quand même repris la situation en main après leurs Eremiers moments d’hésitation.es Canadiens ont joué une solide deuxième demie, alors que leur gardien réussissait quelques arrêts magnifiques, et que leurs avants perçaient le front russe à quelques reprises.Pour leur part, les Français ont enregistre une victoire convaincante, aidés, surtout en deuxième demie, par leur magnifique gardien, Jean-Claude Lar-rieu, qui pourrait devenir une.des figures dominantes du tournoi olympique.Le classement des meneurs s’établit comme suit: dans les “A”, le Brésil et l’Allemagne de l’Est dominent, avec un point et un but pour chacun, suite à un match nul disputé dimanche.Chez les “B”, la France occupe le premier rang, avec deux points et quatre buts pour.Chez les “C , Cuba et la Pologne occupent ex-aequo le premier rang, avec un point et un but pour chacune, suite à une autre nulle.Chez les “D”, finalement, l’URSS domine avec deux points et deux buts pour, suivie par le Canada et la Corée du Nord cette dernière n ayant pas encore foulé le terrain de football.Les favoris, à l’heure actuelle, sont bien sûr la France, la RDA et le Brésil et l’URSS, ce qui va de soi.C’est cependant la France, en vertu de sa victoire sur le Mexique, qui possède la meilleure fiche à date.Le Canada, qui a surpris les experts, dans sa défaite aux mains des Russes, pourrait figurer mieux que prévu dans les derniers mil-du La nouvelle étoile de la gymnastique, la petite Roumaine Nadia Comaneci a obtenu deux autres notes maximum 10 lors des exercices libres par équipes et a bien sûr conservé la tete du classement individuel.Elle n’a pu cependant empêcher la formidable Union soviétique de remporter la médaille d’or du tournoi par équipes.L’URSS, emmenée par ses vé-térantes chevronnées comme Ludmilla Tourischeva, Olga Korbout et Elvira Saadi et animée par les jeunes prodiges Filatova, Nelli Kim, a conservé son titre en totalisant 390,35 points, précédant la Roumanie (387,15) et la RDA (385,10).Ce titre par équipe, elle le monopolise depuis 1960, lorsqu’il fut introduit aux Jeux Olympiques.La Roumanie a réalisé à Montréal une étonnante performance puisqu’elle n’avait terminé que sixième à Munich.‘Elle le doit pour une bonne partie à la nouvelle étoile, l’inoubliable Nadia Comaneci, quinze ans, qui a obtenu devant plus de 15,000 personnes en délire, deux notes maximum de les du tournoi.Plongeon Au moment de mettre sous presse, hier soir, l'Américaine Jenny Schandler, 17 ans, championne panaméricaine, était en tète des premières qualifications de plongeon olympique, sur tremplin de 3m, apres six des 10 épreuves éliminatoires.Elle s'était nettement imposée devant les Soviétiques Olga Dmitriek et Irina Kalizia, actuelle championne du monde.La Suédoise Ulrika Knapp, médaille d’argent à Munich, en 1972, et championne olympique en haut vol, était en sixième place.Les quatre premiers plongeons libres devaient faire suite aux imposées et avoir lieu en soirée.Rappelons que les huit dix à la poutre et aux barres as-symétriques.Ainsi à ce dernier enfin, ou elle avait déjà obtenu un 10 lors des exercices imposés, elle a réalisé le maximum de 20 sur 20.L’équipe canadienne a bien figuré hier; grâce surtout aux performances remarquables de Karen Kelsall, secondée dignement par ses camarades, elle a pu remonter d’une place au classement général, devançant au neuvième rang la Bulgarie 3ui la précédait encore à la suite es imposés de dimanche.Le Canada a totalisé 369,65 points et la Bulgarie 369,15.Au classement individuel.Té-toile Comaneci domine avec 79,05 sur un total possible de 80.La suivent ex-aequo les deux soviétiques Nelli Kim et Ludmilla Tourischeva (78,25).Une autre Roumaine très jeune, Teodoro Ungureanu est quatrième avec 78,05 devant la séduisante Olga Korbout (77,95) qui semble avoir cédé les premiers rôles à sa compatriote Maria Filatova, une petite gamine qui a ravi les spectateurs par sa grâce et ses facéties en libre.Sa neuvième place laisse bien augurer de sa carrière en gymnastique: Filatova sera au premier rang avant peu.Les Allemandes de l'Est, sans faire beaucoup de bruit, ne s’en tirent pas moins avec une troisième place par équipes et leur leader, Gitta Escher, se classait sixième, et Marion Eische huitième.C’est la régularité des gymnastes qui permet à la RDA de se classer si près de la Roumanie.Les Canadiennes, pour leur part, ont montré en libres qu’elles progressaient sans cesse et que n’est peut-être pas éloigné La boxe: la journée du KO Volleyball Les deux groupes canadiens de volley-ball qui participent au tournoi olympique ont subi des défaites, hier.D’abord, les hommes se sont inclinés, dans des circonstances quelque peu cocasses en trois sets contre la délégation polonaise, répétant leur faible performance de dimanche contre les Tchèques.Les femmes ont offert unç résistance plus cordée aux Péruviennes, ne s’avouant battues qu’après cinq sets, au demeurant très serrés.L’instructeur des hommes avait adressé à son vis-à-vis polonais une note lui enjoignant de ne pas se présenter, s il ne voulait pas être battu.Celui-ci, qui ne l’entendait pas de cette oreille, n’a pas cédé aux armes psychologiques et a amené ses joueurs sur le terrain, pour vaincre les Canadiens 15-4, 15-7 Haltérophilie L'URSS et la Bulgarie sont à égalité pour le titre olympique partout en haltérophilie, le bulgare Norair Mourikiam ayant renouvelé cette fois chez les poids cors son succès de Munich chez les plumes et rejoignant ainsi le soviétique Alexander Voromin au palmarès des Jeux de Montréal.Le mini-mouche hongrois Gyorgy Gedo, champion olympique à Munich, le moyen de la RDA Bernd Wittenburg, et le mi-lourd argentin Juan Suarez, surprenant “vainqueur-éclair” du français Ho-cine Tafer, ont été les trois meilleurs boxeurs, hier, au cours de la deuxième journée du tournoi olympique.Gedo, vite des bras, surclassa totalement son rival, le courageux iranien Said Bashiri.Le knock-out réussi par le hongrois — un sensationnel direct du droit à la pointe du menton — fut une merveille du genre.Il est plus que probable que la finale des mini-mouche opposera Gedo au champion du monde cubain Gorge Hernandez.Ce dernier a, lui aussi, montré ses (grandes) possibilités en triomphant nettement du bulgare Beyhan Foudjedjiev.C’est aussi d’un superbe direct du droit que l’allemand de Test Wittenburg a mis fin au combat qui l’opposait au talentueux canadien Bryan Gibson.Le boxeur de la RDA a démontré toute l’étendue de son talent, non seulement de frappeur mais aussi de technicien, qui font de lui un des “outsiders” les plus valables pour la médaille d’or.Quant à l’argentin Suarez, facile vainqueur du français Tafer, après avoir-envoyé ce dernier deux fois au tapis, il a été la grande révélation des mi-lourds.Le pugiliste sud-américain a fait une très1 grosse inpression.Son style et sa manière de boxer rappellent étrangement ceux de son compatriote Miguel Angal Cuello, un des meilleurs mi-lourds professionnels d’aujourd’hui et qui fut finaliste à Munich, en 1972, dans cette même catégorie.le temps où elles pourront rivaliser avec les vedettès des pays de TEst qui dominent les compétitions.L’entraîneur de Té-quipe canadienne Marie Fol-percht ne cachait pas sa satisfaction hier après la démonstration riche de promesses de ses protégées.Elle avouait avoir espéré une réaction positive après le départ un peu chancelant de dimanche en exercices imposés.Karen Kelsall fut la meilleure en obtenant un total de 37,50 aux quatre exercices libres soutenue par une foule en admiration devant sa grâce et sa maîtrise.Au classement général, Kensall termine au 43ème rang; ses camarades Nancy McDonnell et Patti Rope se partagent la 47ème; Kelly Muncey est 51ème et Lise Arsenault 66ème.Cela peut paraître fort loin, mais les échelons se gravissent vite en gymnastique.Ces compétitions au Forum continuent d’attirer une foule très nombreuse et devraient être les plus suivies des Jeux avec l’athlétisme.premières concurrentes se qua- lifient pour la finale, qui aura lieu aujourd’hui.Les Canadiennes ont quelque peu déçu: Beverley Boys, de Pointe-Claire, était la meilleure des nôtres, en dixième position.Enike Kiefer, de Montréal, était 12e et Tori York, de Vancouver, en 15e.Mlle York concourt en tremplin et en tour.Depuis deux ans, elle a souffert d une bursite, qui en plus de lui causer de sérieuses douleurs au bras, lui a quelquefois donné l’intention de se retirer des compétitions actives.Elle dit cependant 3ue la douleur ne l’affecte pas urant les compétitions, car elle se concentre totalement sur ses plongeons.Mlle Kiefer, pour sa part, était la favorite des Montréalais: elle a connu un début chancelant, mais soutenue sans arrêt par les spectateurs, elle a réussi la remontée jusqu’en 12e position.et 15-6.L’instructeur canadien, Tom Neville, était cependant fier de ses joueurs, qui ont fait leur possible devant les champions du monde.Ces derniers sont évidemment les favoris du tournoi olympique.Les Canadiennes se sont inclinées 15-12, 4-15,10-15,15-7 et 12-15.Elle occupent, dans le groupe A, la troisième place, derrière le Pérou et le Japon, donné gagnant dans la catégorie féminine.Les Japonaises, qui ont battu la Hongrie en trois sets, ont deux points et trois sets pour et aucun Contre.Le Pérou a deux points mais deux sets contre.La Hongrie, elle, n’a rien du tout, sinon trois sets contre.Par ailleurs, dans le groupe B masculin, l’URSS a battu Tltalie en trois sets, et le Brésil en a fait autant contre l’Egypte, en quatre sets.L'URSS détient le premier rang dans son groupe, avec un avantage d’un set pour sur le Brésil.L URSS sera sans doute le grand challenger de la Pologne.Mourikiam, 28 ans, maître émérite des sports, membre du club CSKA SOFIA, a de plus rayé des tablettes du record du monde du total olympique son compatriote Amaias Kirov, triple champion du monde et quadruple champion d'Europe, avec 262.5 kg (117 à l'arrache et 145 à l'épaulé-jeté).Mourikiam a échoué dans une tentative contre le record du monde de Tépaulé-jeté à 152.5 kg qui reste donc avec 151 kg la propriété de l’Iranien Mohammed Massiri lequel, la veille, avait remporté la médaille de bronze chez les mouches.MEDECINE DE GUERRE AM0NTREAL?la plupart des salles d’urgence fermées, la quasi totalité des cliniques externes inopérantes.des milliers de montréalais qui ne peuvent recevoir les soins auxquels ils ont droit, le non respect d’injonctions ordonnant le retour au travail dans 17 hôpitaux.POURQUOI?Les dirigeants de la Fédération des infirmiers et infirmières du Québec (FIIQ), en plus de vouloir recueillir ce que 105,000 autres salariés syndiqués du réseau des affaires sociales ont obtenu en négociation directe, veulent — par un coup de force — des privilèges qui n’existent nulle part en Amérique du Nord, dans des emplois comparables.LA POSITION DU ORNAS - L’employeur accorde à l’infirmière le plus grand nombre de fins de semaine possible.Toutefois, l’infirmière aura droit à au moins une fin de semaine de congé aux trois semaines.De plus, toute infirmière appelée à travailler une deuxième fin de semaine consécutive, tout en ayant droit évidemment à deux jours de repos sur semaine, recevra un supplément de salaires de $21.00.Cette formule est unique au Canada et a été acceptée par la majorité des infirmières syndiquées du Québec._____________________________ HORAIRES DE TRAVAIL—C'est ainsi, par exemple, qu'au chapitre des horaires de travail, les dirigeants de la FIIQ demandent une fin de semaine de congé à toutes les deux semaines.Le CPNAS affirme que l'octroi généralisé, à toutes les infirmières, dans tous les hôpitaux, d’une fin de semaine de congé à toutes les deux semaines, pourrait avoir pour conséquences: 1- la diminution de la quantité et de la qualité des soins; 2- ( augmentation démesurée de la charge de travail des infirmières qui seraient en devoir; 3- la fermeture de plusieurs lits d'hôpitaux.En effet, en raison de la pénurie cyclique d'infirmières, les employeurs ne pourraient recruter suffisamment de candidates à temps partiel pour mettre cette formule en application à l'année longue.__________________________ LA SITUATION À L’EXTÉRIEUR DU QUÉBEC Un examen des diverses conventions collectives d’infirmières à travers le Canada et notamment celles signées par 104 hôpitaux de l’Ontario, celles de la Nouvelle-Écosse, de l’Alberta, de la Colombie-Britannique, démontrent que l’octroi d’une fin de semaine aux trois semaines et même aur quatre semaines est encore la règle courante.•Non aux demandes abusives’ La FIIQ veut aussi que ses membres qui travaillent le soir ou la nuit reçoivent l’équivalent de cinq jours de salaire pour quatre journées de travail, au lieu de la prime usuelle versée dans de telles circonstances dans tous les hôpitaux du Canada.Le CPNAS dit NON, car cette demande aurait pour effet d’ajouter une somme additionnelle qui représente près de 15% du traitement annuel, donc un coût accru pour les soins de santé, sans en augmenter la qualité.Ces infirmières sont déjà assurées d’une augmentation de salaires de 52%, dont 44% avec effet rétroactif au 1er juillet 1975, soit un salaire annuel moyen de $13,835.00 depuis le 1er juillet 1976.Pourquoi la population continuerait-elle de faire les frais de cette lutte de prestige de la FIIQ?tm Le Gouvernement du Québec Le Comité Patronal de Négociation du Secteur des Affaires Sociales (CPNAS) LE DEVOIR Cahier 2 Uêêê Montréal, mardi 20 juillet 1976 Soweto: la violence couve toujours JOHANNESBOURG (Reuter) - La police sud-africaine demeure sur le qui-vive dans les cités africaines de Johannes-bourg et Pretoria, où couve la menace d’une nouvelle explosion de violences.Soweto, théâtre des violentes incidents du mois dernier, et les autres agglomérations noires ont connu un week-end calme mais la police appréhende la journée d’aujourd'hui date à laquelle les écoles noires, fermées depuis les émeutes, devaient rouvrir.M.Jimmy Kruger, ministre de la Police, a décrété une prolongation de la fermeture, il estime que des agitateurs pourraient utiliser la réouverture des écoles noires pour relancer l’agitation.C’est une manifestation d’étudiants, protestant contre l’introduction de l’afri-kander comme langue obligatoire, qui constitua le 16 juin l’etincelle des émeutes qui devaient faire 176 morts, dont 174 Africains.Les incidents survenus pendant le week-end, à l’université de Fort Hare, institution réservée aux étudiants africains, près de Port Elizabeth, montrent que le calme n’est pas totalement revenu.Une manifestation d’étudiants y a été dispersée par la police qui a eu recours aux gaz lacrimogenes.L'université a été fermee pour une période indéfinie et ses 1,700 étudiants ont été priés de rentrer chez eux.Selon le recteur de l’université, les troubles ont été le fait de ouelque 150 étudiants.Des affiches proclamant que les étudiants sont des “vendus intellectuels” intégrés au “système de l’homme blanc” ont été apposées.Les étudiants auraient tenté d'incendier un bureau de poste, ils ont lapidé des bâtiments et des voitures.Les manifestants se sont barricadés dans une résidence à l'arrivée des forces de l'ordre.Les affrontements n’auraient pas fait de victimes.Le gouvernement sud-africain s’efforce d’isoler les activistes.M.Kruger, s’appuyant sur les pouvoirs étendus de détention préventive que lui donne la nouvelle loi sur la sécurité intérieure, poursuit l'arrestation de Noirs soupçonnes d’être des militants.La police n'a pas révélé combien de personnes avaient été ainsi appréhendées.Le révérend Desmond Tutu, doyen (Noir) anglican de Johannesbourg, critique le gouvernement dans une interview accordée au Rand Daily Mail pour avoir fait arrêter M.Kenneth Rachidi, président de la Convention du peuple Noir, le seul parti politique noir ayant une existence légale, r S Le vieux leader de l’AFL-CIO, M.George Meany, a annoncé hier que la centrale syndicale donnait son appui total à la candidature de Jimmy Carter et Walter Mcndale aux élections présidentielles.Le conseil exécutif de l’AFL-CIO a pris cette décision hier à Washington en approuvant la plateforme adoptée par la convention démocrate de New York.Les syndicats ont soutenu la plupart des candidats démocrates à l’exception de George McGovern en 1972.(Téléphoto AP) Communistes italiens: Ford vient au secours de Schmidt WASHINGTON, (d’après Reuter et AFP) — Les États-Unis trouveraient très fâcheux que les communistes entrent dans un gouvernement italien, parce que cela aurait “un effet néfaste sur l’OTAN,” a déclaré hier le président Gérald Ford au cours d'une conférence de presse accordée sur la pelouse de la Maison-Blanche.Le président avait été interrogé sur le point de savoir si les États-Unis n’accorderaient pas d’aide économique à l’Italie si des responsabilités gouvernemenales étaient données au PCI.“Les États-Unis, sous cette administration, seraient très ennuyés par une participation communiste au gouvernement en Italie.Cela aurait un effet très fâcheux sur l'OTAN (.) Les États-Unis ne nourrissent pas d’appréhension sur une base plus large devant l’éventualité d’une telle participation”, a déclaré M.Ford.Le président Ford n'a pas spécifiquement abordé la question de savoir si, conformément aux propos attribués au chancelier ouest-allemand Helmut Schmidt, les gouvernements des États-Unis, de Grande-Bretagne, d’Allemagne fédérale et de France se seraient mis d’accord au sommet de Porte Rico le mois dernier pour refuser des crédits à l'Italie en cas d’accession des communistes au pouvoir.Interrogé sur le point de savoir s’il exis-/ tait une “formule américaine” pour faire face à une telle éventualité, il a répondu: "Nous ne dicterons aucune formule au gouvernement ou au peuple italien”.Les déclarations de M.Schmidt sur TI-talie ont suscité un tel émoi que l’Allemagne fédérale a jugé bon hier de démentir que le chancelier ait cherché à s'ingérer dans les affaires intérieures de ITtalie.Bonn souligne toutefois que toute aide à ce pays devrait revenir aux “forces démocratiques'' et non aux communistes.Le gouvernement ouest-allemand, dans un communiqué, précise que la plupart des gouvernements occidentaux s'entendent sur un point: toute aide à l'Italie — éprouvée par l’inflation, un important déficit budgétaire et la faiblesse de la lire — devra être accordée sur une base multilatérale et "autant que possible aux forces démocratiques”.Cette position a reçu un tel soutien qu elle ne peut être remise en question, a ajouté M.Gruenwald, porte-parole officiel.S'il faut en croire les déclarations publiques faites hier après-midi à Bruxelles Beyrouth est menacée par la typhoïde par les chefs de la diplomatie des principaux pays de la CEE.l’émotion soulevée par les déclarations du chancelier Schmidt n’est qu’une tempête dans un verre d eau.Bien que l'incident n'ait pas été abordé en séance plénière, il a fait l’objet d’un entretien de quarante-cinq minutes entre M.Mariano Rumor, ministre italien des Affaires étrangères, et M.Hans-Dietrich Genscher, son homologue ouest-allemand.A l’issue de cette entrevue de “clarification ", M.Genscher a déclaré que l'Allemagne de l'Ouest était prête à poursuivre une coopération étroite avec l'Italie sur la base de la confiance et du respect mutuel.Il a souligné que les propos prêtés au chancelier Schmidt par la presse américaine avaient été rapportés hors de leur contexte.Pour sa part, M.Anthony Crosland, secrétaire au Foreign Office, a dit que l'affaire n’était qu'une “tempête dans une tasse de thé ”.Se refusant à tout commentaire, le ministre français, M.Jean Sauvagnargues, s’est référé à la déclaration officielle publiée à Paris pour dissocier la France des remarques de M.Schmidt.M.Gaston Thorn, premier ministre et ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, a déclaré qu'il était normal pour que des fournisseurs de crédits s'assurent de la destination de leur aide.BEYROUTH (Reuter) — Comme si la guerre, ses destructions et le sang qu’elle fait couler, ne suffisaient pas, c’est la maladie qui risque de s’ajouter aujourd’hui aux malheurs de Beyrouth.Le manque chronique d’eau fait craindre sérieusement une épidémie de typhoïde.“Elle pourrait se propager très rapidement, et il serait pratiquement impossible de la contrôler.Je m'attends que le mois d’août sera un mois nwr”, déclare le professeur Aftim Acra, directeur des services sanitaires de l’hôpital de l’Université américaine, ce même hôpital qui sera sans doute contraint de fermer, si l’approvisionnement en eau continue à rester aussi modeste.Actuellement, un léger filet d’eau s’écoule au mieux pendant trois heures par jour, ce qui est insuffisant pour remplir les réservoirs de l’hôpital.L’avertissement du Dr Acra confirme en tout cas les pires des craintes des Bey-routhins qui continuent à vivre au milieu des dangers et des privations de la guerre.Jusqu'ici, on ne signale que quelques cas sérieux de typhoïde, mais les spécialistes estiment que la maladie pourrait vite prendre des proportions inquiétantes, étant donné que les services sanitaires du Liban n’existent pratiquement plus.Les moins malheureux des Beyrouthins sont ceux qui habitent dans des maisons anciennes disposant de leur propre puits, mais ce n’est qu’une petite minorité.Les autres, un bidon à la main, partent pen- dant des heures tous les jours à la recherche d’une source hypothétique.L’eau fait de temps en temps sa réapparition dans les robinets — lorsque les stations de pompage recommencent à fonctionner — mais l’approvisionnement moyen ne dépasse guère cinq à dix litres par personne tous les jours.IL faut donc apprendre à vivre avec un minimum d'eau, ce qui, dans la chaleur de Tété, rend les conditions encore plus pénibles.Une même eau est utilisée plusieurs fois et Ton change de vêtements le moins souvent possible.En outre, l'interruption du pompage aggrave beaucoup la pollution de 1 eau.Les impuretés s’infiltrent par les moindres fissures dans les canalisations et les tuyaux.Il faudrait, pour remédier à une telle situation, prendre des mesures extrêmement énergiques, ce qui n’est pas pensable dans le Beyrouth d’aujourd’hui.“Même le temps conspire contre nous”, se lamente le Dr Acra.En plein été, dit-il, les besoins en eau sont beaucoup plus grands, et plus la chaleur augmente, plus se multiplient les mouches porteuses de la maladie.Déjà, des essaims compacts de mouches recouvrent les tas de détritus qui s’accumulent à chaque coin de rue.La prolifération des rats et des cafards est un risque de plus pour la santé de la population.”Et le pire c’est que nous n’avons absolument aucun moyen pour lutter contre ces facteurs.Plus d’insecticides, ni le moindre purificateur d'eau.Tout est réuni pour que commence l’épidémie”, ajoute le Dr Acra.Il lance un appel à une action internationale urgente: “Les organisations internationales ne doivent pas perdre de temps pour venir à notre secours en nous envoyant des produits pharmaceutiques et des désinfectants.Nous en avons un besoin désespéré”.“L’organisation mondiale de la santé devrait commencer à faire quelque chose, sans tenir compte de la situation politique”, ajoute-t-il.Par ailleurs, le Dr Samuel Asper, qui est directeur du personnel médical de l’hôpital de l’université américaine, déclare que le manque d’eau n’est pas la seule menace qui pese sur son établissement.L’argent n’arrive plus de nulle part: le ministère de la Santé ne donne plus rien, tandis que la plupart des blessés et des malades ne payent pas leurs soins.Le déficit de l’hôpital dépasse déjà quatre millions de dollars.Beaucoup de membres du personnel ne sont plus payés depuis quelque temps déjà.“Nous avons un grand besoin d’argent”, ajoute le Dr Asper.Environ les deux-tiers des personnes soignées à l'hôpital de l’université améri- caine — elles étaient plus de 1,400 au mois de juin — sont des victimes de la guerre, et parmi elles à peu près la moitié sont des non-combattants qui ont été victimes des tirs aveugles entre les parties antagonistes.Par ailleurs, Soleiman Frangié, président du Liban, a adressé un message aux chefs d’État d’Egypte, Soudan et Arabie séoudite, réunis a Djeddah, au sujet du rôle de la Libye qu’il a accusée d’intervention dans la guerre civile libanaise.Le président Frangié se fait l’avocat de l’initiative de la Syrie, approuvée, dit-il, par toutes les factions combattantes et à laquelle s’opposent les Palestiniens parce qu ils veulent dominer le Liban.Il accuse le premier ministre libyen, le commandant Abdel-Salam Jalloud, qui effectue une mission de médiation au Liban, de s'être déclaré ouvertement en faveur de l’alliance islamo-progressiste et de soutenir cette dernière avec de l’argent, des armes et des troupes, prouvant que les Libyens interviennent au Liban comme ils Tont fait en Égypte et au Soudan.Le président Frangié estime que la solution au problème du Liban, menacé par le mouvement palestinien qui essaie de dominer le pays, serait de répartir les Palestiniens entre les pays arabes, au “pro rata” des possibilités d’accueil de chaque pays.La questions de l’aide financière de TOccident à ITtalie en cas d’arrivée au pouvoir des communistes à Rome a bien tait Tobjet d’une “discussion générale” lors du récent sommet de Porto Rico mais aucune décision ferme n’a été prise, assure-t-on de source américaine autorisée.On se refuse ainsi expressément à confirmer les propos prêtés au chancelier Helmut Schmidt par la presse américaine selon lesquels les États-Unis, l'Allemagne fédérale, ta Grande-Bretagne et la France ont décidé de couper les tonds à un gouvernement italien qui comprendrait des ministres communistes.En revanche on admet que cette “discussion générale" sur ITtalie s’est tenue à Tinsu de M.Aldo Moro, alors encore du gouvernement italien.qui était pourtant présent à Porto Rico.Les déclarations de M.Schmidt sur les conditions d’un octroi de prêts occidentaux à l'Italie constituent “un type de pression inadmissible vis-à-vis de notre pays ”, a déclaré M.Enrico Berlinguer, secrétaire général du parti communiste italien.M.Berlinger qui venait de rencontrer le nouveau secrétaire du Parti socialiste italien, M.Bettino Craxi, pour un échange de vues sur la crise politique italienne a ajouté: “Nous sommes tombés d’accord pour porter un jugement très critique et négatif sur ce type de pression”.Gênée par la guerre, la filière libanaise passe par Berlin-Est WASHINGTON (AFP) - La guerre civile au Liban a provoqué de sérieux problèmes d'acheminement d'héroïne du Proche-Orient vers l’Europe avec les États-Unis comme destination finale.Le bureau fédéral des stupéfiants est à présent convaincu que la nouvelle filière passe par l’Europe orientale via la Bulgarie, la Yougoslavie et l'Allemagne de TEst.La surveillance a été renforcée le long de la frontière séparant l’Allemagne fédérale de l'Allemagne de TEst mais il n’y a pas encore eu de saisies de drogue.Les soupçons en ce qui concerne l'Allemagne de TEst remontent déjà à quelques années au moment de l’arrestation au Texas de l’ancien chef de la police judiciaire fédérale du Mexique.Des sources proches du bureau fédéral des stupéfiants ont dévoilé que M.Manuel Suarez Dominguez, qui avait dirigé la police fédérale mexicaine de' 1958 à 1959, avait été appréhendé à San Antonio le 7 mai 1970, alors qu’il était en possession de 40 kilos d'héroïne.Alors qu’il attendait d’être condamné par un tribunal fédéral, M.Suarez Dominguez s’était suicidé moins de trois mois après son arrestation.Il avait mis fin à ses jours dans la prison fédérale de La Tuna, à San Antonio, le 3 août 1970.Toutefois, avant de mourir, l’ancien chef de la police fédérale mexicaine se serait mis à table et aurait donné des détails sur une “connection” Berlin-Est.Le bureau des stupéfiants a confirmé que M.Suarez Dominguez s’était rendu cinq fois à Berlin-Est au cours des années 1968 et 1969.Il aurait avoué qu'il y avait acheté 147 kilos d’héroïne d’une valeur de quelque 62 millions de dollars à l’époque sur le marché illicite de la drogue aux États-Unis.Il avait également acheté 5 kilos de morphine estimés à près de 2 millions de dollars.Deux individus d’origine polonaise avaient facilité les déplacements à Berlin-Est de M.Suarez Dominguez, qui était muni d’un passeport diplomatique, a fait savoir le bureau des stupéfiants.Selon les aveux de M.Suarez Dominguez, ses deux contacts avaient réussi à le faire entrer et sortir de Berlin-Est sans faire tamponner son passeport qui n’avait même pas été Souvenirs olympiques du ministère des Postes Uncadeaü historique à compter de $2 «*
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