Le devoir, 21 juillet 1976, mercredi 21 juillet 1976
la météo: plutôt ensoleillé avec des vents modérés.Maximum de 23 à 25.Aperçu pour jeudi: beau et températures près de la normale.• Fais ce que dois pour vos déplacements hors-ville.taxi aérien 24 hrs parlour! MÉTRO AVIATION INC.Aéroport d« St-Hubert 514-678-5610 Vol.LXVIII-N0 168 Montréal, mercredi 21 juillet 1976 Saint-Laurent de Brindisi 25 CENTS Rien ne bouge du côté des hôpitaux Québec contraint à une loi spéciale ?par Lise BiHonnette Devenue tabou depuis quelques jours, l’idée d’une loi spéciale ordonnant le retour au travail des infirmières de la région de Montréal devrait refaire surface dès ce matin, alors que le Conseil des ministres se réunit à Québec.Après un nouveau refroidissement des pourparlers hier, vécu par guerre de communiqués vengeurs, les négociateurs patronaux menaçaient ouvertement de Andre Loranger porte-parole gouverne-déclarer bientôt forfait, ce qui obligerait mental et de M.Réjean Laroucne, obser- M.Bourassa à prendre une décision qu’il a tenté par tous moyens de différer.En pause depuis nier matin, les négociations en sont au gel quasi total, et les stratégies de “dernière chance” revenaient à l’ordre du jour.Un “sommet” qui s’annonçait décisif devait ainsi réunir en soirée les principaux protagonistes des pourparlers, M.Paul Pleau, président du Comité patronal de négociations des affaires sociales (CPNAS), accompagné de M.André Lorangeru porte-parole gouverne-aroucn valeur délégué du ministre des Affaires sociales, et pour la partie syndicale la présidente de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ), Mme Ginette Gosselin, accompagnée de M.Serge Brault, conseiller technique de ce syndicat en grève depuis maintenant 34 jours.Ce sommet ne soulevait cependant pas grand espoir.“C’est en quelque sorte tenter l’impossible; s’il n’y a rien à faire, nous devrons bien jeter le gant par terre”, de déclarer un porte-parole du CPNAS, M.Michel Cléroux., -, v Le dossier reprenait donc des sentiers “politiques”, comme l’a reconnu le coordonnateur gouvernemental des négociations dans le secteur public, M.Richard Drouin.Encore très prudent dans ses diagnostics, rarement désespérés, ce dernier affirme toutefois que l’heure de vérité approche où il faudra remettre au gouvernement un rapport final sur l’état des pourparlers.Et jusqu’à maintenant ce rapport s’annonce négatif.Les parties, se rencontrent en effet, mais le dossier ne bouge à peu près pas.Dans une séance dite “froide” par la partie patronale, et “d’intimidation” par la partie syndicale, dans la nuit de lundi à mardi, le CPNAS a proposé la création d’un comité paritaire chargé d’expérimenter des “formules nouvelles” d’horaires de travail pour les infirmières travaillant le soir ou la nuit.La Fédération a étudié la proposition durant quelques heures et sans la “rejeter officiellement", comme l’expliquait hier sa présidente, elle la considéré toujours insatisfaisante.Ce mécanisme qui tend vers les “négociations permanentes”, puisque le comité aurait le pouvoir de modifier la convention en cours de route, laisse les infirmières “sceptiques”, selon elle."Mais, ajoute-t-elle, l’expérimentation de nouvelles formules pourrait malgré tout être tentante si seulement ils offraient un commencement de compromis sur nos demandes." La FIIQ réclame essentiellement un allègement de la semaine de travail pour les employés des quarts de Voir page 2: Uno loi «pédalo mon carnet des Jeux Une foule en or par Guy Deshaies Depuis le début des compétitions dans les divers lieux olympiques, la foule se comporte de la manière la plus accueillante qui soit, avec une générosité qui n’étonne pas, surtout de la part des Québécois, mais qui témoigne d’un rare ravissement chez une population qui maintenant ne demande qu’à apprendre et aimer.Moi je trouve cela touchant même si cette population a eu raison jusqu’à présent d’applaudir les exploits déjà accomplis dans nos murs par les athlètes.En gymnastique, par exemple, où elle a eu droit à rien de moins que la perfection de la part d’une petite Roumaine de 14 ans, Nadia Comaneci, qui file tout droit vers la médaille d’or.Elle, la perfection, elle vous la sert chaude, quasiment à la demande, et si vous faites rappel elle déjoue encore les gros tableaux électroniques qui n’avaient pas prévu le dix sur dix.Mais ce qui frappe c’est l’admiration automatique que soulèvent les athlètes quoiqu’il advienne de leur performance.Ce n’est plus la grosse foule critique, ahurie, coléreuse et impatiente de nos matches professionnels de hockey par exemple.Pas moyen d’entendre une huée, un sifflement désapprobateur, un grognement contre l’aroitre, un reproche collectif.Tel gymnaste “rate sa sortie” que personne ne s’en formalise étant donné d’une part qu’on ne le remarque pas et que d’autre part on est content, on est preneur et pour tout dire enchanté du spectacle.On n’a pas lésiné sur les installations pourquoi être mesquins au moment d’applaudir.Il faut admettre que c’est quand même encourageant cette spontanéité même si elle tient aussi de la naïveté et de l’ignorance générale.Seulement il y a des inconvénients.Lorsqu’un chanteur ennuyeux chante quelque chose d’ennuyeux il arrive parfois qu’à la fin d’un couplet les gens se mettent à applaudir en pensant et souhaitant que c’est fini.Généralement l’artiste n’insiste pas et recueille prématurément l’ovation ultime.Mais en haltérophilie, par exemple, l’athlète ne peut pas renoncer à son jeté même si la foule en liesse acclame déjà la première partie du mouvement.Le pauvre Monamed Nassiri, poids-mouene iranien, en a appris quelque chose ces jours-ci en se lançant à 1 assaut des 140 kilos.Il avait eu beau se concentrer, prier à haute voix, demander l’aide de son dieu martyr Iman Ali, ses entraîneurs n’avaient pas prévu que la foule en délire éclaterait dès la fin de l’épaulé faisant perdre à Mohamed la concentration voulue pour porter à bout de bras sa monstrueuse barre à disques.Le Gjide le disait pourtant: “Voilà pourquoi, y lit-on, vous voyez des athlètes allant et venant, priant, criant, pu semblant hypnotisés pàr la barre à disques.Chacun a sa méthode propre pour rassembler les facultés mentales et physiques et vaincre, pendant quelques brèves secondes, l’effet de la pesanteur.” Mais il y avait, dans les incantations de cet haltérophile, quelque chose que les gens ont pris pour les artifices spectaculaires de nos artistes locaux de la lutte.Victimes de leur bonne volonté les spectateurs ont tout dé suite acclamé non plus l’haltérophile mais son spectacle et il ne fallait pas.Un, en tout cas, qui n’a pas trouve cela drôle c’est Mohamed Reza Chah Palhavi, bref le Chah d’Iran, qui se trouvait sur place pour encourager son concitoyen.Et justement, puisqu’il est question de foule, il faut noter que ce n’est pas tous les jours qu’on se butte sur le Chah d’Iran en allant àj’aréna Saint-Michel.Quoiqu’il en soit l’enthousiasme est débordant et ses excès sont peu de chose à côté de l’extraordinaire encouragement que nos gens prodiguent tant aux gagnants qu'aux perdants.Et puis les Jeux ne font que commencer.Il n’est pas dit que la foule continuera à battre des mains pour maintenir le rythme musical dans les compétitions de gymnastique alors que cela risoue justement de le faire perdre à l'athlète.Il n’est pas dit non plus que les gens crieront des directives aux rameurs du bassin olympique au mépris d’une disqualification possible comme cela a failli arriver à une équipe belge.Ce sont là des détails non négligeables peut-être mais qui compen- Voir page 2: Mon carnet ¦ 1 i .S1I® ¦ V x : " % Il .¦ 9m m i M0/4 pw WR * 0' ' iPP* .: 'afiMy * « - f.4« ;§/4’ A» üm&r.Shannon Smith, de Vancouver, jette un regard inquisiteur vers l’horloge, à la fin de l’épreuve du 400 mètres féminin, style libre, hier soir.Elle a terminé troisième, méritant ainsi au Canada une médaille de bronze.Le Canada a récolté une première médaille d’argent, dimanche soir.(Téléphoto PC) Il n’y a plus que 90 pays aux JO mais l’enthousiasme reste entier Le départ de 29 pays africains et arabes bouleverse le calendrier des compétitions, mais les Jeux olympioues de Montréal se poursuivent dans 1 enthousiasme, tandis que de nouveaux records sont établis chaque jour, surtout en natation.La défection de l’Égypte et du Maroc, hier, a porté à 29 le nombre de pays qui se sont retirés pour protester contre les liens sportifs entre la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud, pays de l’apartheid.Tout un continent n'est représenté désormais à Montréal que par trois pays, la Tu- M.Lang rassure la CALPA mais ne calme pas l’AGAQ Le président de la Canadian Air Line Pilots Association (CALPA), M.Ken Ma-ley, a déclaré à Montréal hier, depuis le siege social de son syndicat, que le risque d’un autre arrêt de travail de la part des pilotes a été sensiblement atténue par les nouvelles promesses du ministère des Transports quant à la restriction du français à bord des avions d’Air Canada.Le président des Gens de l’air du Québec, M.Roger Demers, a annoncé de son côté, à l’issue d’un nouvel entretien avec le titulaire des Transports, M.Otto Lang, que l’AGAQ envisageait de contester devant les tribunaux la légitimité constitutionnelle de l’ordonnance, incessamment adoptée, qui interdira formellement l’emploi du français dans les cabines de pilotage, sous régime de vol aux instruments.D’autre part, la Justice fédérale, au nom des Transports, amorçait en Cour fédérale, à Ottawa, une longue procédure visant à faire déclarer coupables d’outrage au tribunal 155 contrôleurs de trafic aerien qui avaient abandonné le travail pendant plusieurs jours, à la fin de juin, et s’étaient montrés insensibles à l’injonction qui les enjoignait de demeurer au poste.Les procureurs gouvernementaux ont plus précisément prié la Cour fédérale d’autoriser à ce sujet la tenue d’audiences particulières dans chacune des 11 villes où les répartiteurs aériens auraient délibérément abandonné leurs fonctions, d’un bout à l’autre du pays.Cette requête spéciale a été prise en délibéré.L’un des procureurs, l’avocat Michael Kelen, a souligné devant le tribunal que les 155 fonctionnaires en cause avaient eu recours, les 21, 22 et 23 juin, à divers prétextes et tactiques pour ne pas s’acquitter de leur travail: ils s’étaient déclarés malades, s’étaient présentés en retard à l’ouvrage en avaient mis fin à leur quart bien avant l ’heure, ou encore-s'étaient ¦ La mobilité des postes justifie-t-elle la grève ?un éditorial de Claude Ryan ¦ L’écart italien de M.Schmidt: une analyse de Georges Vigny —p«0«4 simplement abstenus de quitter leur domicile.Ils avaient ainsi passé outre à l’injonction par laquelle la Coùr fédérale, le 19 juin, leur avait ordonné de rester au poste.Rappelons que le ministère de la Justice a déjà mis en route des procédures semblables contre 16 répartiteurs aériens de l’aéroport de Winnipeg qui n’avaient pas fait leur quart normal, le 20 juin.La Cour fédérale a reporté l’audition de ces causes au 6 août.On se souviendra que le gouvernement fédéral avait voulu, par l’injonction du 19 juin, faire disparaître la menace de grève 3ue les répartiteurs, cotisants de la Cana-ian Air Traffic Control Association (CATCA), faisaient planer sur l’industrie nationale du transport aérien, en signe de protestation contre la politique fédérale de bilinguisme dans les communications air-sol du Québec.De nombreux contrôleurs, dans la plupart des grands aéroports du pays (notamment ceux de l’Ontaiio, mais à l’exclusion des aéroports du Québec), avaient fait la sourde oreille à l’injonction.A leur tour les pilotes de la CALPA, invoquant l'insécurité engendrée par l’instabilité de la si-Voir pag« 2: L« büingulam* nisin, la Côte d’ivoire et le Sénégal, et le nombre total de pays participants n’est plus que de 90, selon une compilation officieuse.Le départ de plus de 650 athlètes a entraîné d’importantes modifications au calendrier de 11 des 21 sports et certaines compétitions n’ont plus de signification, tandis que le COJO, aux prises avec le remboursement des billets vendus, subira des pertes de revenus importantes.L’impact des défections se fera surtout sentir vendredi aux épreuves de piste et pelouse.Hors ce point sombre, les Jeux se déroulent normalement et attirent des foules importantes presque partout, des foules formées en bonne partie de néophytes qui se familiarisent peu à peu avec des epreuves qui leur sont peu connues.L’Allemagne de l’est et les Etats-Unis continuent leur “ruée vers l’or”.Mais la jeune canadienne Nancy Gara-pick constitue une menace virtuelle pour les ondines est-allemandes.Elle s’est classés 2e en demi-finale du 100 mètres dos.En natation également, Shannon Smith a donné hier soir au Canada sa deuxième médaille, de bronze cette fois, dans le 400 mètres nage libre.Mlle Garapick a littéralement emballé ses compatriotes hier matin, en se classant première dans l’épreuve de qualification du 100 mètres avec un chronométrage de 1.3.28 secondes un record olympique.Le nouveau record mondial, soit 1.01.51 appartient maintenant à l’allemande de l’Est Ulrike Richter, qui détient également le record olympique de 1.02.23, qu elle a établi dimanche dernier lors de la finale du relais 4x100 mètres quatre nages.L'équipe canadienne a par ailleurs savouré une douce vengeance au hockey sur gazon, en battant l’Argentine au compte de 3 à 1.La fiche canadienne est donc d’une victoire et une défaite dans cette ¦ Nos informations sur les Jeux de la XXIe Olympiade — p«0M6, 7«ft ¦ Viking-I explore les secrets de la Planète rouge -w discipline presque inconnue au Canada.Par contre, John Primrose, sur qui l’on fondait des espoirs pour une médaille, a eu une piètre performance au tir à la fosse, et il a glissé du quatrième au septième rang.A l’aviron, deux équipes canadiennes se sont qualifiées pour les demi-finales.Granam Smith, sur qui le Canada fondait de l’espoir dans le 100 mètres brasse, a failli à la tâche en finale hier soir, et le Canada n’a remporté après trois jours que deux médailles une de bronze et une d argent, toutes deux en natation féminine.Entre-temps, des mesures spéciales ont été prises pour que ne se reproduisent pas des incidents semblables à celui qui a entraîné la disqualification d’Onischenko, lundi.Tandis que les visiteurs sont pour la plupart enchantés de leur séjour à Montréal, et que l’on ne se plaint pas trop des mesures de sécurité, une quarantaine de personnes ont été appréhendées pour avoir vendu des billets de compétitions sans détenir un permis municipal.Elles devront comparaître en Cour municipale.Voir page 2 : Lm J«ux Mackasey soutient les victimes de la rouille OTTAWA (PC) — Le ministre de la Consommation et des Corporations, M.Bryce Mackasey, a annoncé hier à Ottawa que les rencontres entre les représentants de la société Ford du Canada et une association de propriétaires de cette marque de véhicules, qui sont aux prises avec des firoblèmes de rouille, n’avaient pas donné es résultats attendus.En effet, au terme de ces discussions entre les consommateurs et les dirigeants de la société Ford du Canada, aucune solution n’a été apportée et les plaintes des consommateurs demeurent donc devant les tribunaux.M.Mackasey se refuse cependant à qualifier cette première de “fiasco” et estime que le dossier n’est pas classé.“Nous, allons aider lés consommateurs, ar le biais de subventions aux associa-ions qui pourront ainsi aider les consommateurs a obtenir justice”, a-t-il déclaré.Le ministre reconnaît que son intervention était difficile car il s’agissait d’être médiateur entre les parties.Ces démarches avaient été reclamées par un groupe de consommateurs qui ont inscrit des actions collectives contre cette société en Ontario, en Nouvelle-Ecosse et au Nouveau-Brunswick.Au Québec, un consommateur, soutenu par TAPA, a obtenu de la Cour des Petites Créances un juge- ment favorable.M.Mackasey avait accepté de relever le défi et de tenter de trouver un terrain d’entente.“Je me suis assuré qu’il y avait matière à discussions et que les deux parties étaient intéressées a discuter Bien que nous ne soyons pas arrivés à une entente, nous avons franchi une étape im-Voir pag* 2: La rouilla fi: 1 2 * Le Devoir, mercredi 21 juillet 1976 la météo AVERSES ii lésion* Ml précipilotion |-| haul* pression g bais* pression v mass* d'oii lio» mats* d'air chaud New 33, iMiarnifjiQ mm mmm Abitibi, Pontiac-Témiscamingue : Plutôt ensoleillé et vents modérés.Maximum de 16 à 18.Aperçu pour jeudi: beau.• Chibougamau, Haute-Mauricie: Passages nuageux et vents modérés.Maximum de 16 à 18.Aperçu pour jeudi: beau • Outaouais, Montréal.Laurentides: Plutôt ensoleillé et vents modérés par la suite.Maximum de 23 à 25.Aperçu pour jeudi : beau et températures près de la normale.• Québec, Trois-Rivières: Plutôt ensoleillé et vents modérés par la suite.Maximum de 21 à 23.Aperçu pour jeudi: beau et températures près de la normale.CAntons de l'Est: Dégagement en après-midi.Vents modérés.Maximum de 22 à 24.Aperçu pour jeudi: beau et températures près de la normale.• Lac St-Jean: Dégagement.Plutôt ensoleillé par la suite et vents modérés.Maximum près de 20.Aperçu pour jeudi: beau et températures légèrement sous la normale.• Baie-Comeau, Sept-îles: Dégage-^, ment ce matin.Plutôt ensoleillé vents modérés par la suite.Maximum près de 20.Aperçu pour jeudi: beau et températures légèrement sous la normale.• Rimouski, Gaspésie: Dégagement partiel mercredi après-midi et averses dispersées.Vents modérés.Maximum près de 20.Aperçu pour jeudi : beau et températures légèrement sous la normale.suites de la première page UNE LOI SPÉCIALE soir et de nuit.Or cette demande implique évidemment des coûts supplémentaires, que la Fédération évalue à trois millions sur une masse salariale de quelque 170 millions, et que la partie patronale croit plus élevés.sans fournir de chiffre précis.Quoi qu'il en soit, il n'est question, ni pour le (’PNAS.ni surtout pour le gouvernement qui est le grand pourvoyeur, d’augmenter la masse salariale- Si les parties restent ici sur leurs positions.qui semblent finales pour peu qu'on les questionne un peu, la porte se refermera donc sur la question des horaires sans qu'il y ait règlement.Et on n'a pas encore abordé en véritables négociations le problème encore plus important de la staoilité des postes, deuxième cheval de bataille de la FIIQ.Hier après-midi, les parties se sont livré un remarquable duel de communiqués de presse, se qualifiant mutuellement de la plus désespérante mauvaise foi.La FIIQ affirmait que son vis-à-vis lui avait "monté" une scène d'intimidation telle, la veille, qu elle avait demandé à ses procureurs “d etudiér l'opportunité de déposer des plaintes pénales contre la partie1 patronale pour refus de négocier de Donne foi" Le Cl’NAS, par la voix de son président M.Paul Pleau.s’indignait devant une "mauvaise volonté qui ne se dissimule même plus" et s’en prenait aux ‘‘élans capricieux de quelques dirigeants syndicaux qui veulent absolument donner un exemple à ceux qui seraient encore tentés de croire naïvement que la négociation peut conduire à des accords." Bref, on subissait la rhétorique habituelle des négociations du secteur public, tandis que 22 institutions hospitalières de Montréal sont toujours paralysées par la grève.En principe, le Conseil des ministres qui a lieu aujourd'hui comme tous les mercredis à ' Québec, ne devait pas prendre de décision spécifique sur ce conflit, M.Bourassa ayant prévu de continuer à miser sur la négociation cette semaine.Mais la division serait assez importante au sein du eàbinet pour que.face à un sombre rapport de négociation, certains recommencent à réclamer une loi spéciale.Envolé à Kingston hier, sur les-lieux des compétitions olympiques, M.Bourassa est de retour à Quebec ce matin.Outre le rapport de la situation dans les 2f juillet par la PC et l’AP Il y a 17 ans aujourd'hui, le 21 juillet IlihiL à New York, un tribunal fédéral statuait que.dans son ensemble, le roman “L'Amant de lady Chatterly" n'était pas obscène.I960 — Arrivée au pouvoir de Mme Sirmayo Bandaranaike.premier ministre de Ceylan.aujourd'hui connu sous le nom de Sri Lanka.1920 Naissance du violoniste Isaac Stern 1542 — Le pape Paul III crée l’Inqui- y hôpitaux, il trouvera aussi le problème créé par le refus de respect des injonctions chez les syndiqués de l'Hydro-Québec, ce qui évoque tout autant la possibilité d im recours à une législation spéciale.“Si les pourparlers restent aussi bloqués dans les hôpitaux, je ne pense pas que l'Assemblée nationale puisse attendre la fin des Jeux olympiques pour intervenir", de réfléchir un négociateur gouvernemental.Les mesures spéciales prises par les directions d'hôpitaux pour “résister” (ajout de lits, déménagement de certains malades) semblent en effet tout à fait précaires, face aux exigences normales de la santé publique.“Us peuvent peut-être endurer la situation mais il est illusoire de penser qu'ils peuvent vraiment faire fonctionner les hôpitaux de cette façon”, de commenter hier la présidente delà FIIQ, Mme Gosselin.On apprenait hier que la Cour d'appel du Québec vient de permettre à la Cour supérieure de continuer à procéder dans les plaintes d’outrage au tribunal intentées par le procureur général à l’encontre des infirmières qui ont refusé d'obéir aux injonctions de retour au travail le mois dernier.La partie syndicale avait en effet contesté la juridiction du tribunal qui entendait ces causes à Québec, mais la Cour d'appel ne pouvait pas disposer de cette contestation avant l'automne.Elle a cependant décidé lundi qu'il était possible de continuer à entendre la cause, nonobstant cet appel.LES JEUX La police fait également la chasse aux tire-laine, et une demi-douzaine ont été interpellés.Et pendant que la jeune gymnaste roumaine Nadia Comaneci est devenue la reine des Jeux et l’idole de Montréal, la reine Elisabeth est à Kingston pour deux jours, où elle assiste aux épreuves de voile et à diverses réceptions.Demain, elle se rend à Bromont ou elle verra sa fille Anne participer aux épreuves équestres.D'autre part, le conseil supérieur du sport africain a indiqué hier qu'il exigeait l’exclusion de la Nouvelle-Zélande des Jeux du Commonwealth, au Canada en 1978.Sinon, il y aura des Jeux parallèles à Alger.C'est en raison de la presence de la Nouvelle-Zélande que 29 pays africains et arabes ont renoncé aux Jeux de Montréal.Le Maroc et l’Egypte se sont eux aussi, retirés hier des Jeux olympiques, et l’Afrique n’est maintenant plus représentée que par trois pays: la Tunisie, la Côte d'ivoire et le Sénégal.L’anneau noir des Jeux s'est ainsi considérablement amenuisé au fil des jours depuis le début du conflit entre l'Afrique et le Comité olympique international (CIO).Les Jeux de Montréal sont aussi désormais faussés définitivement, encore que les forfaits de l’Egypte et du Maroc n’ont pas une influence déterminante dans la compétition elle-même.Mais cette manifestation d'ampleur des pays du Tiers-monde laisse déjà planer un sombre présage sur les Jeux de Moscou en 1980.L’Egypte a décidé de se joindre au boycott et le forfait de son équipe de basket face à l’Italie, hier, a averti de son retrait.C’est le premier ministre égyptien qui a donné des instructions pour le retour immédiat de la délégation égyptienne.Cette décision se veut une expression de l’unité des peuples africains.Les 52 membres de la délégation devaient quitter la ville dès hier.L'Egypte n'avait pas pris part à la cérémonie d’ouverture des Jeux, samedi, mais ses concurrents avaient par la suite participé à plusieurs épreuves.Prié d’expliquer pourquoi l’Egypte avait de nouveau changé d’avis, le chef de la délégation s'est contenté de déclarer: “Nous coopérons simplement avec d’autres nations africaines." Le Maroc a également décidé de suivre le mouvement de boycottage, “en raison de l’intransigeance du CIO face à la position africaine”.Ce pays du maghreb avait participé à l’ouverture des Jeux et avait pris part à diverses compétitions, hier encore.Par contre, le Sénégal maintient sa participation aux Jeux de Montréal.Cette décision a été confirmée à Dakar par le président Senghor.Il en est de même pour la Côte-d’Ivoire, fermement décidée à rester.A la suite du retrait du Maroc, la délégation de Tunisie — qui avait dit plus tôt n'avoir aucune raison de suivre le mouvement -ï a repris contact avec son gouvernement.Un porte-parole a précisé que M.Mohamed Maali, président du Comité olvmpique national et nouveau vice-président du CIO, s'informe auprès du gouvernement de Tunis.Il a déclaré que son pays n’a aucune raison de se retirer.“Il n est absolument pas question que la Tunisie se retire, dit M.Maali.Nous n'y trouvons pas de raison valable.Il n'y a pas eu de concertation et personnellement, je ne suis pas d’accord.Le nouveau vice-président du CIO signale que 26 pays qui sont aux Jeux, outre la Nouvelle-Zélande, entretiennent des relations sportives avéc l’Afrique du Sud.“A-lors pourquoi choisir la Nouvelle-Zélande, d'autant plus qu'actuellement même, une équipe sud-africaine de cricket est en tournée au Canada et les pays africains n en ont rien dit.” Tandis qu'une certaine confusion continue de régner, quant au nombre de pays et d'athlètes qui quittent le Village, les principaux intéressés ont deux sortes de réactions, à l’opposé l'une de l'autre.Certains athlètes reprochent à leur gouvernement de les priver d'une participation aux Jeux et parfois de médailles.Ainsi.Joshua Kimeto du Kenya, qui devait s'aligner sur le 5,000 metres, s’est déclaré déçu de voir ainsi sacrifier quatre ans de préparation.“Je pense que la plupart des athlètes africains partagent mon sentiment", a-t-il ajouté.D'autres athlètes, par contre, s'inclinent et approuvent même la décision qui les ramène chez eux.Dans l'immédiat, la première conséquence pratique du départ des athlètes africains est qu'elle coûtera au bas mot un million de dollars au COJO, qui devra rembourser les billets déjà vendus pour les épreuves annulées en raison du forfait de l'Afrique.Diverses rencontres de football et de hockey sur gazon ont ainsi été annulées.Autre conséquence inattendue: il y a désormais plus de journalistes que d'athlètes aux Jeux.Et les fervents de l'athlétisme déplorent amèrement le départ de Mike Boit, de Akii-Bua et de Filbert Bayi, qui ôte beaucoup au 800 mptres, au 400 mètres haies et au 1,500 mètres.Le mouvement de boycottage des Jeux soulève Jeux soulève de multiples réactions.Ainsi, retour de Montréal, M.Denis Howell.ministre des sports britannique, a déclaré à Londres que le geste des pays africains ne servait à rien parce que l'Afrique du Sud a déjà été exclue du Comité international olympique (CIO).“Le mouvement olympique est totalement multiracial.ajoute le ministre.Aussi cette nouvelle action porte, atteinte aux principes mêmes que les Africains défendent.Le CTO a empêché l’Afrique du Sud de participer aux Jeux.Il a été la première grande organisation sportive internationale à prendre une telle mesure".“Les athlètes africains sont les véritables victimes des Jeux olympiques”, estime pour sa part le journal philippin “E-vening Express".Commentant le Retrait de nombreux pays africains et arabes, le journal affirme: “Nous ne pouvons que sympathiser avec les athlètes.Leurs gouvernements les ont traités comme des pions et sacrifiés au jeu de la politique.Ils sont les véritables victimes et les grands perdants des Jeux olympiques 1976”.“Il n'est certes pas glorieux de voir les Jeux olympiques boycottés de cette manière.écrit de son côté le journal jordanien de langue anglaise “Jordan Times”, et il n'est pas rassurant de voir l'aspiration universelle de bonne volonté brisée soudainement pour la cacophonie des principes.C’est une honte de détruire la tradition olympique mais, ajoute-t-il, ü serait encore plus honteux de rester passif devant cette insulte à l’homme qu’est l'apartheid”.D’autre part, l’on a appris qu’une équipe de gymnastes féminin des États-Unis quittera Montréal ce week-end, avant même la fin des Jeux de Montréal, pour prendre part à deux compétitions internationales en Afrique du Sud.Elle sera dirigée par Kathy Howard, championne aux Jeux panaméricains.Le CIO et la Fédération internationale de gymnastique ont fait part de leur surprise, n’ayant pas été informés de cette visite.Un porte-parole sud-africain a noté que la visite de l’équipe américaine n’a rien de surprenant parce que des athlètes américains visitent son pays depuis sept ans.Un Noir américain, Dick Carter, y a même remporté un championnat athleti-ue, plus tôt cette année.Il ajoute que es Noirs ont joué dans une équipé de soccer sud-africaine contre l’équipe de Nouvelle-Zélande qui fait une tournée de ce pays.C’est à cause de cette tournée que, du moins officiellement, les pays d'Afrique ont décidé de boycotter les.Jeux de Montréal.A cet égard, M.Lance Gross, membre néo-zélandais du CIO, se demande bien pourquoi les Africains mettent autant de pression sur l'Afrique du Sud.Plus de 25 pays maintiennent des liens sportifs avec l’Afrique du Sud, note-t-il, mais ils ont décidé de “singulariser" la Nouvelle-Zélande pour le boycott.Bien qu’elle ait été exclue de plusieurs fédérations sportives internationales à cause de son apartheid, l’Afrique du Sud fait encore partie de la Fédération de gymnastique.Enfin, signalons que l’exclusion de l’Afrique du Sud à la requête des pays africains figure à l’ordre du jour du congrès de la Fédération internationale d'athlétisme IAAF qui s’est ouvert hier à Montréal.Sur ce point, les jeux ne sont cependant pas faits, beaucoup de membres du congrès estimant qu'il faut donner un sursis a l’Afrique du Sud.Une proposition en ce sens a été déposée par un représentant français qui recommande d’accorder encore deux ans à Pretoria pour régler la question de l’apartheid, faute de quoi elle serait alors exclue.MON CARNET sent largement une attitude qui aurait pu être apathique et blasée.Nous, les Jeux, nous les prenons tout entiers, à pleines mains, avec joie, sans trop se plier à l’étiquette et sans s'occuper des discernements critiques des experts.C'est comme les mets chinois: on peut les aimer sans nécessairement les manger avec des baguettes.Les athlètes en sont parfaitement heureux et satisfaits d'autant plus qu'on les applaudit sans égard à leur nationalité, autre élément réjouissant.Il n’y a peut-être que quelques broyeurs de noir, comme Garry Lau-tens de Toronto qui a trouvé le moyen lundi soir de faire une émission de télévision “coast to coast” sur les salles de toilettes du stade en disant sur le ton sarcastique qu'il y avait au moins ça qui fonctionnait bien chez-nous.Aujourd'hui, c’est un collègue de Singapour qui est à mes côtés et qui prépare un article pour ses concitoyens.Il est 16 h à Montréal mais l'h orloge universelle montre qu'il est uatre heures du matin chez lui; entre eux lignes indéchiffrables sur sa feuille je me risque à lui demander ses impressions.“J’adore Montréal.C'est splendide et vous avez un public en or", qu’il répond avec un large sourire.Comme quoi il ne faut pas toujours se fier au voisin immédiat et qu'on a raison, pour le moment, de bien profiter de l’événement.LA ROUILLE portante dans le domaine des relations entre le monde des affaires au Canada, les consommateurs et le gouvernement.Nous avons démontré que les intéressés pouvaient se réunir et faire des propositions et contre-propositions dans leurs intérêts mutuels, et que le tout pouvait se dérouler dans une atmosphère de bonne volonté.Si tous persévèrent dans leurs efforts, les consommateurs et les hommes d'affaires canadiens en bénéficieront sû-i rement'', a-t-il déclaré, en commentant cette série de rencontres.M.Mackasey a dit comprendre très bien l'attitude de la société Ford du Canada de ne rien faire qui puisse laisser sous-entendre qu'il y a eu négligence ou omission de sa part, car toute cette question de la rouille des véhicules produits par elle est toujours devant les tribunaux.Les législations fédérales actuelles ne prévoient pas le recours à des actions collectives.Cependant, le ministre a sou-, ligné que le gouvernement central s’est penche sérieusement sur la possibilité de les autoriser, à condition que les actions collectives protègent les droits de tous les intéressés, tout en étant utilisé dans l’intérêt des consommateurs et équitables à l’égard du monde des affaires.Ce genre d'actions n’est pas autorisé au Québec, ce qui oblige les consommateurs québécois à se defendre individuellement, ce qui n'est pas le cas des résidents de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse.M.Mackasey a ajouté: “Je crois qu’il y les atomisés de l'An O.jis»! RÉUSSI TC| OS Va ?.J «'• k.«MCÉL kjE MARTEAU À 112 METRES/^C,OR1C> (MTTEaJTÏO/O/ üé: vri£> o*" X^PROPRE marque /./fi 3e MÉ !>e:ma^de: S'iL.NE SERAIT PAS PRÉ-FÉRB&lvE n>E DISTINGUER ENTRE kE LARGER MASCUluiN) ET kiE kiAkiCKR FÉMikliN.QUESTioN DE carrefour.Eâ maison de disques POLYDOR vient de lancer le microsillon officiel des Jeux olympiques de MONTREAL.Il comprend l'Hymne olympique officiel, la Marche des athletes, le Ballet de la cérémonie de clôture, l’hommage aux athlètes, la Marche des athlètes, les Sonneries olympiques, la Cantate olympique sur des paroles de LOUIS CHANTIGNY et le Chant d’adieu.Musique d’ANDRE MATHIEU, arrangement de VICTOR VOGEL.Une réalisation d’ANDRE PERRY.• La colonie française de MONTREAL et ses amis canadiens ont fêté le 14 juillet au carré VIGER en dansant, mangeant, buvant dans la rue, le plus simplement du monde.Et ça n'a rien coûté aux organisateurs.Pourquoi ne pas tenter la même chose lors de notre SAINT-JEAN?Dans chaque quartier, chaque ville, chaque village.Et chacun pousse sa chanson, gratuitement.Nous laisserions ainsi la montagne tranquille! • L’éditeur ALAIN STANKE revient d’EUROPE avec des projets mirobolants.Il compte lancer durant la prochaine saison littéraire près de qua- rante nouveaux livres.Par exemple, LA PENSION LEBLANC de ROBERT CHOQUETTE, déjà publiée en 1927 mais devenue introuvable.Vient de paraître aux éditions de L’HOMME MES OBSERVATIONS SUR LES POISSONS de l'ingénieur PAUL PROVENCHER qui a passé une grande partie de sa vie dans le bois.Le coefficient d’occupation de nouvel avion franco-britannique sur la ligne PARIS-RIO a été de 70.2%.Le prix littéraire CLAUDE-SERMET, destiné à un poète étranger d’expression française, a été attribué au québécois PIERRE MORENCY pour l’ensemble de son oeuvre .Et le prix VALERY-LARBAUD va au poète belge MARCEL THIRY pour son recueil TOI QUI PALIS AU NOM DE VANCOUVER.• ET LE MOT POUR RIRE.Un mari, dans une chambre d'hôpital, à sa femme qui vient d’accoucher: On dirait que tout ce que nous faisons ces derniers temps a des effets secondaires! TEK__y a lieu de préciser la,protection offerte aux consommateurs en matière de biens et de services par le biais de garanties, afin que tous les consommateurs canadiens soient traités sur un même pied.” Il a déclaré que le gouvernement a redoublé d'efforts relativement à l’étude des garanties et qu’il demandera aux gouvernements provinciaux d’adopter des mesures plus sévères et plus rapides à cet égard.Interrogé sur l'ampleur des plaintes des consommateurs, le ministre a mentionné qu’il avait reçu quelque 3,000 demandes et que la très grande majorité impliquait les produits de la compagnie Ford.Une autre information veut que les ventes des produits Ford aient connu un déclin important.Le chiffre de 15 pour cent a été mentionné, mais n’a pu être confirmé officiellement.Le ministre de la Consommation et des Corporations estime que les efforts qu’il a déployés pour aider les propriétaires de voiture Ford “ont été utiles ’.Même s’il n'y a pas eu accord entre les parties, ' “nous avons franchi une étape importante vers l'établissement, avant la fin de la présente décennie, dans notre régime économique mixte de libre entreprise, de rapports plus étroits et directs entre le monde des affaires et les consommateurs au Canada”, a-t-il conclu.LE BILINGUISME tuation, avaient abandonné le travail.Par voie d’injonction, la Cour fédérale avait ordonné aux pilotes, à leur tour, de reprendre leurs fonctions; mais les pilotes avaient néanmoins fait la grève pendant huit jours.Trois d'entre eux, attachés à la société CP Air, que le ministère de la Justice avait cités pour outrage au tribunal à la suite de cet arrêt de travail.ont été acquittés à Vancouver, la semaine dernière: l’argument insécurité l’a emporté.En ce qui concerne les “nouvelles promesses" des fonctionnaires des Transports aux dirigeants de la CALPA, M.Ma-ley a précisé hier qu’elles annonçaient une intervention auprès de la direction d’Air Canada, tendant à convaincre cette dernière “de modifier la forme de ses déclarations de politique” éventuelles quant à l'usage du français dans les cabines de pilotage.A l’heurè actuelle, Air Canada n’autorise l’usage que de l’anglais au sein de ses équipages, mais 'cette règle d’adoption récente a soulevé tant de protestations qûe la société a résolu de la revoir bientôt et de permettre à ses équipages bilingues d’utiliser le français en certaines circonstances, notamment pour la détermination des plans de vol.Les pilotes de la CALPA ne veulent pas l'entendre ainsi.Le président de leur syndicat s'est dit effrayé par l’idée que la nouvelle politique d’Air Canada, faute de rigueur dans les termes, permette aux membres francophones d’un équipage de tenir entre eux une conversation importante dont le sens échapperait à un anglophone esseulé.Mais la portée de cette mesure est beaucoup plus longue qu’il ne paraît à première vue, même si un porte-parole du cabinet de M.Lang a déclaré hier qu’à sa connaissance, personne n’ayait promis, au sein de son ministère, de faire modifier les règles linguistiques de la société nationale.Un autre représentant du ministère, M.Walter McLeich.dont on a voici peu annoncé l'élévation prochaine au titre de directeur du service de la navigation aérienne, a déclaré lundi que le gouvernement ferait sans retard connaître le texte de cette “ordonnace" qui autorisera l’emploi du français en des circonstances particulières, mais rendra l’emploi de l’anglais obligatoire, sous régime de vol aux instruments, à tous les niveaux de technique dynamique, entre autres au décollage et à l’atterrissage.C’est cette ordonnance que TAGAQ, par anticipation, estime d’une “anticonstitutionnelle incongruité”: c’est en effet la première fois que le fédéral, dans ses propres règlements, déclare qu’il est illégal de travailler en français au Canada.BRAS LONG Suite de la page 5 peut traiter devant un tribunal comme une question de fait comme n’importe quelle autre.Le banc de la Cour suprême n’est pas le lieu pour débattre de Keynes ou d'Adam Smith.Cela dit, il demeure que la présente règle de la “preuve très claire" pourrait à notre avis être assouplie.C’est une règle de guerre dont il s’agit et si la guerre est une chose trop sérieuse pour relever des juges, toutes les formes de crises ne le sont sans doute pas.On peut rappeler à ce sujet que la Haute cour de l’Aüstralie a en 1949.à un moment où l'état de guerre existait toujours mais où les hostilités étaient terminées, opté pour un critère suivant lequel elle devait voir avec une raisonnable clarté l'utilité des mesures fédérales pour l’exercice efficace de la défense nationale; une série de règlements sur le travail des femmes, le logement des vétérans et le rationnement de certains produits s’en sont trouvés invalidés.Un autre important facteur est que l'avis consultatif (c’est ce dont il s'agissait dans le cas du jugement rendu la semaine dernière), à l’opposé du procès proprement dit, est une procédure qui dans son état actuel se prête assez malaisément* à la présentation de preuves adéquates sur les diverses questions en litige.ne serait-ce qu’en raison du fait qu’il n'y a au dossier ni interrogatoire ni contre-interrogatoire de témoins.Il y a probablement dans cette procédure bien des choses à repenser.Le pouvoir des mots En dépit de tout cela le juge Beetz, avec l'appui au juge de Grandpre, a tenu pour invalides les mesures anti-inflationnistes fédérales tout en reconnaissant que la théorie de l'ugence aurait pu trouver application en pareil cas.Il Ta fait parce qu’à son avis le Parlement n’avait point exprimé clairement que c’est d’urgence qu’il s’agissait et que.vu sa gravité, un tel prononcé ne pouvait pas venir d'une interprétation judiciaire mais bien uniquement du pouvoir politique.Une telle position pourra sembler formaliste du fait que si elle avait prévalu le Parlement n’aurait qu'à rajouter le mot magique pour régulariser le tout.Au Canada le fédéralisme et les libertés fondamentales sont à la merci des clauses de style: nonobstant la constitution canadienne et nonobstant la déclaration canadienne des droits! Mais cela n’épuise pas la question.Car même si elles y ont eu assez souvent recours dans le passé c'est plus que l’affaire d’un simple mot pour les autorités fédérales de se mettre sous le parapluie du régime de l’urgence.Il y a dans cela un poids politique important à porter et une certaine contrainte de la solennité et de la rhétorique qui est absente de la simple évocation de l’intérêt national.Le jugement de la Cour suprême sur la loi fédérale anti-inflation est un jugement’ important pour le fédéralisme canadien, d’abord et avant toüt en raison du rejet qu’on y trouve de la théorie des dimensions nationales.Quant au reste on ne peut après tout demander à la Cour l’impossible au nom de l’autonomie provinciale.Les provinces doivent aussi faire leur part pour la préserver, même s’il leur faut pour cela s'engager à adopter dans leurs champs de competence des mesures peu populaires, dont un jugement à courte vue peut parfois les inciter à remettre la responsabilité à l’autorité fédérale.Un transfert provisoire de pouvoirs peut ne pas être si provisoire que cela.NÉCROLOGIE M.HAROLD REVELL M.Harold Revell, directeur des services alimentaires de Canadair, est décédé subitement, le 18 juillet 1976, lors d'une excursion de pêche sur l’Ile de Baffin, Territoires du Nord-Ouest.M.Revell est né le 7 mai, 1908 à Liverpool, Angleterre.Il a été à l'emploi de la Cunard Line pendant 16 ans.Il fut le plus jeune employé à voyager sur long cours, enregistré aux dossiers de la compagnie.Pendant cette période il a fait quatre fois le tour du monde et 16 autres croisières.Il a épousé Annette Aubray à Montréal en 1937 et vint finalement s'établir au Canada en 1939 lorsqu'il accepta le poste de Maître d’hôtel du National Club à Toronto.Il est entré au service de Canadair à titre de directeur des services alimentaires en 1948.Depuis lors, il dirigea la préparation de quelque 15,500,000 repas de la compagnie.Parmi ses fonctions les plus importantes dans ce domaine, on compte, depuis 1961, la mise à l'eau des bateaux de la General Dynamics, Transpo à Washington, les tournois de l'Association Internationale de Golf et le Chalet Canadien à l’Exposition Aéronautique de Paris.M.Revell était conseiller associé pour les installations des cuisines du Queen Elizabeth II de la Cunard Line.Il était membre de la Food Executive Association, de l'Association des Restaurants du Québec et de la Société des Amis d'Escoffief.Il laisse dans le deuil son épouse et ses deux filles Yvette et Lillian.4 « UE DEVOIR Page 3 Montréal, mercredi 21 juillet 1976 f LE NORD ?Bien sûr .mais aussi 23 vols par semaine pour — OTTAWA, HAMILTON, PITTSBURGH WINDSOR/DETROIT NO flDAt R \ Le vol aux heures d’affaires J “Hôtel des sinistrés” abrite toujours 27 familles par Michel Vastel On a offert des chambres à $100 par jour aux sinistrés olympiques, confondant la banque de logements de “L’Hôtel des sinistrés" avec les services d'Hébergement-Québec.Si la méprise n’était aussi tragique, pour des familles qui ne peuvent se payer un loyer de $100 par mois, on pourrait presque en rire! Depuis trois semaines, 27 familles “occupent" deux écoles de la CECM dans le quartier Centre-Sud.Expropriées par des projets de rénovation ou de construction, elles n’ont encore pu se trouver un logement qui corresponde à leurs moyens.L’animateur social Jean Pilon, appuyé par divers groupes de locataires, mene la vie dure aux services de la Ville de Montréal qui, pour leur part, prétendent avoir fait ce qu’il était possible de faire.Le ministre d’Etat aux Affaires sociales a rappelé hier gue les Services de l’aide sociale à Montreal avaient offert des logements à 12 familles “sinistrées”.Une seule d’entre elles a accepté: on lui proposait un H.L.M.où l’assistance sociale l’aidera à payer son loyer.Les autres se seraient vu offrir, selon M.Pilon, des “trous” encore moins confortables que les logements qu’elles occupaient auparavant, ou des loyers de $120 par mois, ce qu’elles n’ont pas les moyens de payer.La plupart des personnes hébergees à l’école Jean Baptiste Meilleur vivent de l’assistance sociale, ou de l’assurance chô- mage.Une famille de quatre personnes, deux adultes et deux enfants, reçoit sous forme d’aide sociale $320 par mois.Si on prend pour acquis que la part du revenu consacrée au logement ne devrait pas dépasser 25%, il faudrait, à de telles familles, des logements à $80 par mois.A ce prix là, à Montréal, il y a effectivement des logements, peu confortables, à peine pourvus des installations sanitaires indispensables.Le gouvernement a effectivement un programme de subvention à la rénovation de tels logements.Il peut défrayer jusqu’à 50% du coût d’amélioration de certains logements anciens, dans certains quartiers et à certaines conditions.Il reste que le propriétaire doit financer l’autre moitié du coût de la rénovation et augmenter le loyer en conséquence.Les familles, ainsi éloignées d’un logement à prix modique, pour fins de rénovation, ne pourront jamais y revenir, les loyers leur étant devenus inacessibles.Sur 34 familles ayant, à un moment ou un autre depuis trois semaines, logé à 1’ “Hôtel des sinistrés ”, une a été relogée en HLM par la ville, six autres ont trouvé un logement par leurs propres moyens et il reste encore 27 autres familles.Tout dialogue est interrompu entre le service bénévole d’ “Aide aux sinistrés” et les fonctionnaires de la Ville, depuis que les uns et les autres se sont lancés des injures sur une ligne ouverte de CKVL.La CECM, pour sa part, commence à se montrer impatiente de récupérer son école, devant y faire quelques renovations avant la rentrée scolaire.Poursa part, le ministre.M.Julien Giasson, se demandait hier “quels sont les véritables motifs qui conduisent ces gens à refuser des logements à prix modique, après tous les efforts déployés par les responsables du Bureau oaide sociale du ministère à Montréal".Le motif est "politique" et les responsables de 1’ "Aide aux sinistrés" ne s’en cachent pas du tout.Ils veulent obtenir, à moyen terme, des solutions provisoires comme des allocations-logement, ou des suppléments au revenu minimum garanti permettant à ces familles de se loger dans des conditions "normales”.A plus long terme, ils réclament la “socialisation du logement à Montréal", dont l’un des moyens, les plus directs, est l’État-propriétaire de HLM.‘ Les Jeux olympiques ont constitué, pour les responsables du mouvement d'aide aux sinistrés, une plate-forme exceptionnelle.Hier, des journalistes étrangers assistaient à la conférence de presse de M.Jean Pilon.Ils auront appris qu’à Montréal, en pleine euphorie olympique, un hôtel au moins n’affiche pas “complet".Ils auront aussi appris qu’une école, au moins, ne loge pas de militaires mais quarante enfants.Eux, en plein mois de juillet, n’ont qu’une envie: faire l’école buissonnière et rentrer chez eux.Des poursuites pour outrage à T Hydro restent sans effet .; Jj lit* Sandra Henderson et Stéphane Préfontaine, formant ce jeune et charmant jeune couple “biculturel" porteur du flambeau olympique lors des cérémonies d’ouverture au stade, ont fait connaissance hier à Montréal avec le premier ministre, M.Trudeau, à qui ils ont présenté un flambeau symbolique.Étudiante à Toronto, Sandra est âgée de 16 ans.Étudiant au Collège Jean-de-Bréboeuf, l’Alma Mater du premier ministre, Stéphane est âgé de 15 ans.(Photo CP) Le RCM réclame une passerelle pour enjamber une voie du CP Les employés de l’Hydro-Québec vivent aujourd’hui leur sixième journée de grève consécutive.Les poursuites pour outrage au tribunal, annoncées hier en fin d’après-midi par le ministre de la Justice, n’auront pas eu plus d’effet que l’injonction elle-même.Deux heures après la déclaration de M.Gérard-D.Lévesque, le porte-parole du syndicat, M.Claude Morris-seau, annonçait une nouvelle journée de grève générale pour les 9,600 employés de bureau, hommes de métier et techniciens.Depuis1 jeudi dernier, date de la remise du rapport du médiateur spécial du ministère du Travail, les événements se succèdent à un rythme de plus en plus serré et la situation se détérioré davantage d heure en heure.Dès vendredi matin, quelques heures après avoir pris connaissance des recommandations de M.Yvan Blain, le syndicat rejette le rapport, déclenche une grève de 24 heures, mais demande au médiateur de continuer son travail.L’Hydro accepte le rapport Blain.Vendredi dans la soirée, le président de l’Hydro lance un appel au gouvernement, lui demande d’intervenir pour rétablir un service normal.Dans la nuit de vendredi à samedi, le ministre de la Justice obtient une injonction provisoire de 10 jours.Les employés déciaent de poursuivre leur grève.Samedi et dimanche, aucun des hommes de métier devant normalement rentrer au travail ces jours-là ne se présente aux postes ni dans les centrales.Lundi matin, le syndicat annonce qu’il refuse de respecter une loi “injuste".Tous les employés de l’Hydro-Québec poursuivent la grève.La grève àl’ORTO est évitée Le Syndicat canadien de la fonction publique annonce que le personnel administratif de l’ORTO (Organisation de la radio-télévision olympique) a annulé la manifestation qu’il devait entreprendre hier pour appuyer ses demandes de rajustements salariaux.Un porte-parole précise que des rencontres exploratoires qui ont eu lieu hier avec la direction de l’organisme ont amené les syndiqués à surseoir à toute action de .protestation.En conséquence, le débrayage appréhendé — qui aurait pu perturber la diffusion des Jeux — est écarté.Sico veut écarter 6 dirigeants syndicaux QUÉBEC (PC) — La direction de Sico Inc.demande le congédiement de six dirigeants syndicaux avant d’engager la discussion- sur le règlement du conflit qui dure depuis maintenant deux mois à ses usines de Québec et de Longueuil ainsi que chez Crown Diamond, 1 une de ses filiales.Au début, la société réclamait le congédiement de 17 des principaux leaders syndicaux pour finalement réduire ses prérequis à toute autre discussion à six con-géaiements.La direction syndicale a tenu lundi, aux locaux de la CSN, une conférence de presse pour dénoncer “la mauvaise foi” de la partie patronale et annoncer que, lors d’une rencontre tenue la semaine dernière entre les deux parties, les représentants patronaux avaient exigé le congédiement de 17 leaders syndicaux.Agression au couteau Atteinte de trois coups de couteau (dont un à l’abdomen et un dans la région du coeur) à 10 heures hier matin, une noire de 35 ans, Mme Andrée Jean-Louis, a été renvoyée chez elle dans l’après-midi après avoir reçu les premiers soins à l’hôpital Jean-Talon.Son mari, Gérard Saint-Louis, sera accusé de tentative de meurtre et il a été rapidement incarcéré au poste 22 après avoir aussi reçu les premiers soins à l'ho-pital Jean-Talon.Il s’était blessé à la cuisse en tentant de dissimuler un couteau.La mère de la victime, Philomène Estin.73 ans, a aussi subi des coupures mineures aux poignets au cours de la mêlée L'enquête est placée sous la direction du lieutenant-détective Marcel Gagnon.Lundi après-midi, le syndicat confirme qu’il refuse toujours de déclencher une grève générale “illimitée”, que des actions Timitées dans le temps", continueront d’être planifiée au jour le jour.Mardi matin cependant, aucun des employés de l’Hydro ne reprend le travail.Dans l'après-midi, des employés des régions du Richelieu, Montmorency-Québec et Mata-pédia rentrent, pour quatre heures, dans l’après-midi.» Lundi en fin d’après-midi, le gouvernement entame des poursuites pouvant entraîner des amendes de $50,000 par jour et des peines d’emprisonnement d'un an pour les chefs syndicaux.En réponse à cette nouvelle escalade, le syndicat déclenche une nouvelle journée de grève générale, la sixième.Le nombre d’abonnés privés d’électricité augmente régulièrement.De 12,000 lundi, U était passe à 15,000 mardi midi et hier soir, selon une dépêche de la Presse canadienne, il était de plus de 18,000.Depuis vendredi, l’escalade se poursuit de part et d’autre et le gouvernement est désormais impliqué dans le dossier.Depuis ce jour, cependant, aucune négociation n'a eu lieu.Le syndicat affirme qu’il ne fera pas les premiers pas sans une intervention directe du gouvernement.Il suggère les noms de Me Jean Cournoyer, ministre des Richesses naturelles, ou M.Gilles Laporte, sous-ministre du Travail et ancien conseiller spécial de M.Cournoyer au travail.Le syndicat accusait, hier soir, le gouvernement de “verser dans le fascisme”, de n etre’ bon qu’avec une matraque".M.Claude Mornsseau accuse l’Hydro-Québec d'avoir refusé de négocier, et le gouvernement d’avoir laissé volontairement pourrir la situation pour intervenir ensuite “avec brutalité”.C’est l’injonction de vendredi qui a, semble-t-il, mis le feu aux poudres.Le syndicat avait en effet quelque difficulté à maintenir ses troupes dans les limites de courts arrêts de travail d’une heure ou deux.Certains syndiqués estimaient que cette grève était “trop civilisée”.L’injonction de vendredi en a surpris plusieurs, même parmi les cadres de THydro, semble-t-il.En 1971, les employés de THydro s’étaient pliés à une injonction obtenue par le gouvernement le 11 juin.Cette année, ils sont décidés à demeurer en grève et il est possible que cela dure au moins jusqu’à la requête pour une injonction permanente, le 26 juillet prochain.Quant aux amendes, le syndicat estime qu’elles pourraient atteindre $425 millions.Repre-nont le mot du président de la FTQ, le porte-parole des employés de THydro commente.“Pas de problème.c’est pas payable!”.Hier soir, un responsable syndical rap-pellait que les conflits à THydro ne se sont jamais réglés autrement que par une loi spéciale ou en Commission parlementaire.L’une et l’autre solution semblent inacceptables au gouvernement qui’les refuse, même pour le conflit des infirmières, paralysant 22 hôpitaux à Montréal depuis 34 jours.Réunis dans un hôtel de Trois-Rivières en fin de semaine dernière, la vingtaine de conseillers politiques du nouveau chef de l’Union nationale, M.Rodrigue Biron, a à la fois “fêté l’ouverture des Jeux olympiques" et travaillé au programme du Parti, en préparation du congrès d’orientation qui aura lieu au début d’octobre.C’est ce qu’a annoncé M.Biron au cours d'une conférence de presse à Le Mouvement action-chômage, par la voie d’un communiqué, tient à dénoncer les politiques actuelles du marché du travail ainsi que “l’application répressive, aliénante et esclavagiste de la loi fédérale de'Tassurance-chômage”, alors que le taux de chômage, qui était de 4.7% en 1969 est passé à 8% en 1976.Le MAC, qui rappelle qu’en janvier dernier, les personnes de 65 ans et plus se sont vu enlever leur droit aux prestations et que les pénalités ont été doublées, soutient qu'avec les nouveaux amendements qui seront sous peu apportés, les cotisants Par suite d’un accident mortel survenu lundi, les trois conseillers municipaux du RCM-Notre-Dame-de-Grâce viennent de faire parvenir à l’administration Drapeau-Niding une lettre, dans laquelle ils réclament de toute urgence la construction d'une passerelle à piétons au-dessus de la voie ferrée du CPR, dans l’ouest de la métropole.Parlant au nom de ses collègues, MM.Michael Fainstat et Arnold Bennett, Mlle Ginette Kirouac a déclaré hier au DEVOIR que la vie de plusieurs femmes et enfants était chaque jour menacée, alors que ceux-ci doivent traverser à pied la voie ferrée pour aller faire dès emplettes ou encore se rendre à l’école ou dans Montréal, hier matin.Le chef de TUN tient toujours à mettre en exergue le “réalisme et le bon sens ” du programme qu’il propose aux Québécois.et il en a rappelé les grandes lignes: épanouissement de l’individu contre le “monstre de bureaucratie”, retour au “gros bon sens" dans les relations de travail, encouragement du secteur privé, intéressement des travailleurs à l’entreprise.Du même souffle cependant, de huit à 11 semaines ne seront plus admissibles aux prestations, même s’ils ne sont pas responsables de leur situation.“Cette loi, lit-on, pénalisera tout particulièrement les employés dits secondaires, tels les jeunes, les femmes et les travailleurs saisonniers.Quoique le ministre, M.Andras, puisse en dire avec sa solution de création de nouveaux emplois, il est pertinent d’ajouter que le gouvernement ne peut contrôler en aucune façon le marché du travail.Le gouvernement fédéral veut rentabiliser la loi d'assurance-chômage en restreignant le droit aux pres- des terrains de jeux.Mlle Kirouac a rappelé que des études effectuées depuis 1968, par le service des Travaux publics et le service d’Urbanisme de la Ville de Montréal, avaient conclu à des résiiltats prouvant la validité et la nécessité d’une telle passerelle à piétons dans les environs du boulevard Grant et que même des expropriations avaient été réalisées à cette place, des deux côtés de la voie ferrée, pour asseoir ladite passerelle.Toutefois, selon Mlle Kirouac, après une visite sur les lieux, à l’automne de 1971, les membres du Comité exécutif auraient décidé d’abandonner ce projet TUN affirme que TEtat doit être “le moteur du développement de l’initiative”.L’UN entend egalement mettre l’accent sur la régionalisation des services, la démocratisation de la culture et du sport, la relance économique, une politique de ressources humaines et une politique d’aménagement rural.Enfin M.Biron se propose même de “ramener une atmosphère de cohésion sociale au sein des differents groupes québécois.” tâtions à de nombreux travailleurs rejetés du circuit de production, dont certains se verront sous tutelle provinciale à l’avenir, c'est-à-dire obligés de faire une demande de Bien-étn social".Le MAC, tout en rappelant que le gouvernement fédéral aura amendé la loi de Tassurance-chômage deux fois dans la même année, opine que cette attitude s'inscrit principalement dans le cadre des_ mesures anti-inflationnistes, qui n’onf comme objectif que de faire subir aux classes inférieures un état de crise permanente dont elles ne sont pas responsables.pour une raison qui n’a pas été précisée.Le conseiller municipal explique en outre que, par suite de la construction de l’autoroute est-ouest, quelque 800 familles ou 4,000 personnes se trouvent maintenant isolées du reste de la communauté, au sud de Notre-Dame-de-Grâce.“Il n’y a aucun magasin des grandes chaînes d’alimentation.ni aucune école au niveau secondaire.Si bien que femmes et enfants, au lieu de faire un détour de 10 rues, en passant par un tunnel, préfèrent traverser a pied la voie ferrée, pour aller s’approvi-sionnei* ou s'instruire”.Elle a noté que le CPR avait installé une clôture pour empêcher les piétons de s'aventurer sur la voie ferrée, mais qu'il a dû la réparer à plusieurs reprises, les résidents du secteur l'ayant fréquemment coupée depuis à l’aide de ciseaux à métal pour s’ouvrir un passage.La représentante du RCM souligne que ses collègues et elle-même, ayant déjà travaillé sur ce dossier il y a quelque temps, décident d'y revenir de façon plus soutenue par suite de l’accident mortel survenu lundi après-midi, à la hauteur des rues Madison et Saint-Jacques, et qui a coûté la vie à une Barbadienne de 19 ans.Celle-ci et sa mere, qui repose dans un état sa: tisfaisant à Thopital, ont été heurtées par un train du CPR en traversant la voie ferrée.Toutes deux n'étaient au Canada que depuis 10 jours seulement.L’accident est justement survenu alors qu elles se rendaient à un magasin d’alimentation situé au nord de la voie ferrée.2 immigrants roumains font la grève de la faim Deux immigrants roumains viennent d’entreprendre, à l’occasion des Jeux olympiques, une grève de la faim qu’ils entendent poursuivre jusqu'à ce que le gouvernement de Roumanie permette à leurs familles de venir les rejoindre au Canada.Venus d’Edmonton, où ils ont élu domicile à leur arrivée au pays, MM.Vasile C.Matache et Vasile I.Constantinescu se sont installés avec leur pancarte à la Place du Canada dans le but d'attirer la sympathie du public.“Nous nous sommes préparés à jeûner en réduisant graduellement notre régime alimentaire depuis un mois”, a déclaré M.Matache.Les deux hommes ont quitté leur pays sans leurs épouses il y a environ deux ans, Tun à la faveur d’une réunion internationale et l'autre à l’occasion d’un voyage touristique.M.Matache, un économiste, affirme ue sa défection lui a valu d’être con-amné par contumace à six années d'emprisonnement.Il a été gracié depuis mais soutient que son épouse et celle de M.Constantinescu subissent les pires tracasseries du gouvernement roumain dans leurs tentatives pour obtenir l’autorisation de quitter le pays.Peu de clients fréquentent les magasins le soir Les clients se font rares dans les magasins de la région métropolitaine de Montréal, où la plupart des établissements commerciaux ont ouvert leurs portes.profitant de la prolongation des heures d'affaires autorisée par le ministère de l’Industrie et du Commerce.Tous les centres commerciaux, ouverts aussi bien à Montréal qu’à Laval et Longueuil, s’attendaient à être débordés et tout le personnel était en place.Toutefois, plusieurs établissements songent à diminuer le nombre de vendeurs ou de vendeuses pour les prochaines soirées.Selon la direction des magasins, cette quasi absence de la clientèle serait attribuable au peu de publicité qui a entouré la décision de prolonger les heures d'affaires.Pendant toute la durée des Jeux olympiques les magasins peuvent rester ouvert jusqu’à 21 h 30 du lundi au samedi inclusivement.À la défense des .malades mentaux La Commission des citoyens pour les droits de l’homme, une organisation vouée à la défense des droits des malades mentaux, animera aujourd’hui un kiosque à la galerie de boutiques du 2001 Université.dans le centre-ville.Le pôle d'attraction de ce kiosque sera un énorme oiseau jaune de sept pieds de hauteur, faisant allusion au film “One flew over the cockoo’s nest” qui raconte les déboires d’un individu enfermé dans un hôpital psychiatrique et qui y laissera définitivement la raison et même la vie.Cet organisme recueille des signatures au bas d’une pétition qui demande une enquête gouvernementale sur la situation des malades mentaux qui se voient en pratique privées de la plupart de leurs droits fondamentaux sans pouvoir se défendre.Du 13 au 15 août 1976 ATELIERS SUR LA CONNAISSANCE DE SOI Trois ateliers selon les techniques de la psychologie gestaltiste — Ressources — Créativité — Relations humaines Atelier animé par Suzanne Gosselin-Pinet, psychologue, membre de la C.P.P.Q.Inscriptions avant le 6 août 1976, places disponibles limitées.Pour information : Tél.! 384-7022 L’UN prépare son programme sous le signe du “bon sens” Le Mouvement Action-chômage dénonce la commission fédérale 4 • Le Devoir, mercredi 21 juillet 1976 éditorial La mobilité des postes justifie-t-elle la grève ?à Parmi les raisons qu'invoque la Fédération des Infirmières et Infirmiers du Québec pour justifier la grève des hôpitaux, deux dominent : les horaires de travail et la stabilité des postes.En matière d’horaires de travail, le litige porte surtout sur le travail de nuit et le travail de fin de semaine.Non sans justification, les infirmières réclament à ce sujet des conditions sensiblement différentes de celles qui prévalent pour le travail de jour.Comme la partie patronale se montre disposée à envisager des expériences-témoin qui permettraient de justifier éventuellement des changements plus substantiels, il ne faut pas écarter la possibilité d’un règlement satisfaisant sur ce point précis.L'autre sujet de litige paraît, en contrepartie, plus épineux.Car autant l’on comprend les revendications que formulent à ce propos les infirmières, autant l’on doit se rendre compte qu’elles heurtent de front l’un des objectifs fondamentaux que s'était fixés la partie patronale au début de la présente négociation.On doit même se demander si, en tout réalisme, l’employeur peut vraiment accéder à la demande syndicale sans mettre en veilleuse un aspect tout à fait fondamental de sa responsabilité propre.• Le problème que l’on définit sous le vocable de “stabilité des postes” remonte à un article de la convention expirée le 30 juin 1975.En vertu de cet article, le salarié n’était tenu en aucun cas d’accepter plus d'un poste parmi les quelque 130 postes que définissait la convention collective.Cet article s’appliquait autant aux infirmières qu’aux autres catégories de salariés du monde hospitalier.Seuls des cas fortuits ou de force majeure, ou encore les cas d'absence découlant de besoins impératifs et urgents dans un service déterminé, pouvaient justifier qu’un employé soit affecté à plus d’un poste.Encore là, la situation exceptionnelle ne pouvait se prolonger au-delà d’une période très brève.Surtout dans les établissements de taille moyenne ou petite, cette disposition prit l’allure d’un véritable carcan.Entre un grand nombre des postes définis dans la convention, les chevauchements et les recoupements de fonctions étaient multiples.Même là où, faute de travail suffisant, il eut été normal de confier certaines tâches à une même personne, la convention interdisait de le faire.Résultat: dans plusieurs établissements, on avait dix personnes pour accomplir un certain nombre de tâches, là où cinq ou six eussent amplement suffi.La convention ouvrait trop facilement la porte à des excédents de personnel, avec les conséquences qui en découlent au chapitre des coûts.Il n'est pas étonnant que, soumis à un tel régime, le Québec accuse un surplus coûteux de main-d’oeuvre hospitalière par rapport aux autres provinces.Soucieuse de se libérer du carcan que lui imposait l’ancienne convention, la partie patro- nale tenta d’abord, au début de la ronde 1976 de négociations, d’obtenir une latitude totale en matière de fusion de postes.Dans une proposition déposée en février dernier à la table des syndicats affiliés à la CSN, elle demandait carrément que là où il n’y a pas suffisamment de travail pour constituer une journée ou une semaine normale de travail, un salarié puisse “être tenu d’accepter plus d’un poste”.Comme il fallait s’y attendre, la partie syndicale s’opposa vigoureusement à cette proposition qui eut représenté un net recul à ses yeux.Elle insista plutôt pour qu’aucun poste ne puisse être aboli, modifié ou aboli “à moins d’entente avec le syndicat ”.( Ce n’est qu’au bout de six mois d’épuisants pourparlers qu’on en vint finalement à un compromis que les deux parties devaient qualifier de satisfaisant.En vertu de ce compromis, le salarié conserve le droit suivant lequel il n’est pas tenu d’accepter plus d'un poste.Cependant, lorsque des vacances se produisent, l’employeur obtient le droit de fusionner certains postes, avec l’accord préalable du syndicat, “lequel ne peut refuser sans motif valable”.Il faut naturellement que les postes fusionnés soient “compatibles et de même ordre, il faut aussi que les tâches comorises sous les postes fusionnés puissent “être accomplies sans surcharge de travail par un seul salarié".Le droit à une mobilité accrue dans l’affectation des ressources d'un établissement est néanmoins acquis pour l’employeur, du moins en principe.Le syndicat obtient en retour la garantie que toute fusion devra passer par son acquiescement préalable, et, à défaut d’entente à ce niveau, par l’arbitrage.• Tous les syndicats affiliés au Cartel des Organismes professionnels de la Santé, à la Fédération des Affaires sociales (CSN) et à la FTQ ont donné leur consentement à cet article du règlement intervenu entre le Front commun et le gouvernement en juin dernier.Seule la Fédération des Infirmières et Infirmiers du Québec s’y oppose résolument depuis un mois.On est en droit de se demander: la FIIQ a-t-elle raison?En toute justice pour les quelque 5,500 infirmières affiliées à la FIIQ, il faut éviter de penser qu’elles auraient décidé pour des motifs entièrement futiles de faire une grève d’un mois.Selon des arguments que l’auteur de ces lignes a entendus énoncer en toute sincérité par des infirmières, celles-ci craignent que, pressés par le gouvernement de faire des economies sur le dos des malades, les hôpitaux ne veuillent multiplier les fusions de postes arbitraires et antinomiques.L’infirmière affectée à la salle d'opérations ne veut pas être envoyée de force dans la pouponnière; celle qui se spécialise dans les soins psychiatriques ne veut pas davantage entendre parler d'une double affectation qui l'obligerait à s'occuper en même temps de maternité.Ces motifs témoignent d’un souci de préserver la qualité des soins.Il faut les respecter.Si on lit par contre le texte des dispositions acceptées par les autres syndicats, il y a lieu de se demander si les infirmières en grève les ont vraiment bien compris.Deux exemples permettront d’éclaircir ce point: a) en ce qui touche les fusions de postes, celles-ci ne peuvent intervenir que moyennant accord du syndicat au plan local et, a défaut d’accord, par voie d'arbitrage.En outre, elles ne peuvent être faites que par le moyen de l'affichage, c'est-à-dire dans les cas où il y a des postes à combler: cela veut dire qu’aucune salariée actuelle ne serait affectée sauf si elle décide de briguer un poste affiché; b) en ce qui touche les déplacements susceptibles d’entraîner l'affectation d’une salariée à un autre service ou poste que le sien propre, ils ne peuvent, selon l’entente conclue avec les autres syndicats, intervenir que dans des cas de force majeure ou des cas fortuits, et ne doivent être faits que pour une durée limitée.Où sont dans les dispositions acceptées par les autres syndicats les hérésies qui justifieraient la FIIQ de prolonger indûment la grève?On les cherche en vain.A la rigueur, la partie patronale pourrait probablement offrir ici et la des garanties supplémentaires qui ne contrediraient point l'essentiel des ententes déjà intervenues.On voit mal cependant au nom de quel principe ou intérêt supérieur elle devrait renoncer à exercer avec un peu plus de latitude ses fonctions “de direction, de gestion et d'administration” des établissements hospitaliers.• Il fut un temps où il était fashionable pour les employeurs qui se voulaient progressistes — surtout s’ils évoluaient dans le secteur public — de multiplier en matière normative les concessions qui à première vue n’entraînaient pas de déboursés additionnels et qui témoignaient d'une ouverture d’esprit dont on aimait se targuer.Là où les employeurs se montraient récalcitrants, leurs supérieurs politiques ou des médiateurs bienveillants faisaient souvent le reste du chemin.L’expérience a cependant démontré que l'on était parfois allé trop loin dans la voie des arrangements soi-disant libéraux.Il n’y avait rien de renversant à ce que l’on commette certaines erreurs.Il ne devrait non plus y avoir rien de renversant à ce qu’on tente de les corriger là où une saine gestion des fonds publics l’exige.A un stade antérieur de son histoire, alors qu'il lui fallait conquérir droit de cité dans la société industrielle, le mouvement syndical refusait à juste titre tout rajustement des droits acquis qui eût pu ressembler à un recul.Mais dans le monde changeant et infiniment plus complexe où nous vivons désormais, l’invocation rigide du principe des droits acquis devient de plus en plus difficile à justifier.Elle tient beaucoup plus dans certains cas du corporatisme que du syndicalisme.Claude RYAN L’écart italien de M.Schmidt par GEORGES VIGNY On l'appelle communément, et avec sympathie, “Helmut la grande gueule".une sorte d’hommage à son franc-parler.Le fait est que pour tasser dans son coin 1’ “empereur Strauss", il en faut, et même plus.Plus, c'est-à-dire une pensée politique, agressive certes, mais aussi dans le ton Que veut dire être dans le ton dans le cas de Helmut Schmidt?C’est l'image des cercles concentriques qui l’explicitera: le premier cercle, interne.est la dimension communautaire européenne, le second cercle enveloppant est la dimension atlantique, tous deux se déplaçant sur ce fluide particulier qu’est l’électorat allemand.11 est du plus haut intérêt de noter que cette dimension atlantique, chez Helmut Schmidt, a ceci de particulier quelle suppose que “les États-Unis et le Canada sont ‘coresponsables’ de la sécurité et de la cooperation en Europe".De ceci, il sera certainement question entre M.Trudeau et son collègue allemand en visite à Ottawa et, plus particulièrement, de ce que concrètement suppose cette “cores-ponsabilité" dans le système de défense de l’OTAN.L’incident C'est en fait, à la rencontre Trudeau-Schmidt.deux des participants du sommet occidental de Porto-Rico qui seront amenés à faire le point, et non plus seulement sur l’inflation, au lendemain de ce que l'on pourrait appeler l'écart italien du chancelier allemand.Depuis plusieurs jours, des deux côtés de l’Atlantique, on ne parle plus que de 1’ "ingérence de Helmut Schmidt dans les affaires intérieures de ITtaiie".de ce que certaine presse prend pour une pression allemande sur M Andreotti, premier ministre italien désigné, pour lui éviter de succomber a la tentation de s’adjoindre des ministres.A défaut de se conformer, M.Andreotti.veut-on déduire des propos attribués à M.Schmidt, est _______propos d'actualité Kn diffusant les miracles des techniques médicales et des médicaments modernes, la publicité a contribué à créer chez de nombreux Canadiens une dépendance psychologique profonde à l’égara des médicaments.Qui plus est.le Canadien moven semble avoir une confiance aveugle dans les médecins et les médicaments qu'ils prescrivent.Nombre d’entre eux cherchent dans les médicaments la solution facile des problèmes de la vie quotidienne: Marc Lalonde, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, devant l'Association canadienne de l'industrie du médicament, le 10 mai 1976.averti qu’il aura à faire son deuil de l’assistance de ses partenaires européens.ce qui laissera l’Italie patauger dans spn chaos économique.Selon cette version de l’affaire, le chancelier allemand aurait, lors d’un dîner à Washington en compagnie de quatre journalistes, divulgué un accord américano-germano-franco-britannique concocté lors dudit sommet de Porto Rico.C'est donc, depuis dimanche, le faux démenti allemand, accompagné des protestations de M.Moro, suivi d’une rencontre Genscher-Rumor, et le tout enveloppé du grand manteau de l’hypocrisie des autres partenaires intéressés.Cette fausse discrétion que le Daily Telegraph a appelée “europusillanimité" a valu des mises au point et des cris d’orfraie, mais la plupart des intéressés ont fait des réserves sur la seule forme de la déclaration attribuée à M.Schmidt.Cette mise en garde à l’Italie découle en droite ligne de toute l'opération orchestrée tant par Washington que par les partenaires atlantiques — et européens — de ITtaiie avant les élections des 20 et 21 juin.On comprend dans ces conditions que M.Ford lui-même ait embarqué lundi dans l’affaire, disant qu’il serait lui-même “troublé" — responsabilité atlantique oblige — de voir des communistes participer au pouvoir à Rome.Dans un élan de naïveté, d'autres ont cru que la déclaration de M.Schmidt était une grossière maladresse car.pensent-ils, elle embarrasse M.Andreotti dans sa course au mirage que constitue sa tentative de mettre sur pied un gouvernement.Et si, précisément, l'un des buts de l’opération était d'embarrasser M.Andreotti, dans une perspective transcendant la crise italienne elle-même?Contenu et moments Le fait est qu'on s'est jusqu’à présent arrêté au contenu de la déclaration prêtée à M.Schmidt alors qu’il y avait surtout le moment à cerner! Ce contenu, tout linéaire, est au fond la formulation d’une évidence, alors que son intérêt tient à un double moment.Il semble, à reconstituer l’ensemble des demi-démentis et des çolères forcées —“tempête dans une tasse de thé”, disait M.Crosland, le chef du Foreign Office — que M.Schmidt n'a pas mis l'Italie en garde contre une participation des communistes au pouvoir mais a dit que l'octroi d'une assistance en tiendrait compte.Quand on sait que l’octroi de ce genre d'assistance, qu elle soit au sein de la CEE ou entre partenaires de part et d’autre de l'Atlantique, quelle soit bilatérale ou multilatérale, n'est jamais automatique, on est tenté de dire que M.Schmidt a formulé un beau truisme.Mais truisme ou pas, ce devient un avertissement dès l'instant où il est publiquement déclaré, qui plus est, en se référant à un accord à quatre conclu à Porto Rico.Cet accord, que démentent tel et tel demi-menteurs, a bien été conclu, mais comme le précisent les porte-parole américains, il s'agit d’un “Informal Understanding", c'est-à-dire.un accord tacite.Et.ajoutait, suave, le porte-parole de la Maison-Blanche: je n’irai pas contester la déclaration du chancelier! Le moment, maintenant, ou mieux, les moments: en même temps que M.Andreotti à Rome, M.Mario Soares à Lisbonne est en train de mettre sur pied un gouvernement.Et justement, depuis peu, on sait que ce gouvernement Soares sera lui aussi minoritaire et résolument européen et atlantiste! Dans la perspective de la déclaration de M.Schmidt, et nourri par l'expérience des soubresauts de la révolution portugaise, on sait que tant pour accéder à la CEE que pour s’y maintenir, il v a des critères précis auxquels on doit se conformer.Ces critères conditionnent l'octroi de la manne économi-ue vitale pour des pays en sérieuse ifficulté.le premier de tous étant de montrer patte blanche quant aux deux dimensions des cercles concentriques que nous évoquions.On peut d'ailleurs.en raison des liens privilégiés qui existent aujourd'hui entre la CEE et la Grèce ou la CEE et la Turquie, trouver des points communs avec d'autant plus de facilités que la Grèce et la Turquie font partie de cette zone appelée le ventre mou de TOTAN.En d’autres mots, ce rappel à M.Andreotti était voulu et, aussi paradoxal que cela puisse paraître, l'interlocuteur visé est surtout le Parti communiste italien.Ce demi-vainqueur des élections législatives, qui a à poser ses conditions dans la mise sur pied d'un gouvernement Andreotti, — curieux Parti communiste qui voit dans l’OTAN un parapluie utile pour le protéger des visées du Kremlin! — est convié par la déclaration de M.Schmidt à se montrer moins exigeant; pour peu que le parti de M.Berlmguer soit intéressé à redresser la situation économique italienne, il lui faut tenir compte — c’est vexant mais c’est inévitable — des conditions d'octroi de l’assistance de la CEE.Ce “rappel”, à y regarder de près, plus qu'il n’embarrasse M.Andreotti — on se sort de ce genre d'embarras en protestant avec véhérence — cherche à amener à composition l’adversaire communiste.De toute façon, il n'a jamais été question pour M.Andreotti d'aller plus loin que d'institutionnaliser une sorte de consultation permanente avec le Parti communiste italien sur les problèmes économiques du pays.Dans ce sens, le “rappel" de M.Schmidt, loin de l'embarrasser, peut lui donner plus de poids face à un semi-partenaire communiste récalcitrant.Échéance interne Dans cette opération.T "accord tacite" de Porto Rico — formule, on le remarquera, en l'absence de l'Italie, du Canada et du Japon — indique que M.Schmidt ne parle pas en son seul nom.Mais si c’est M.Schmidt qui parle, c'est parce que toute une réputation de fonceur l'y désigne, M.Ford ayant fait son bout de chemin avant les elections italiennes et devenant moins “crédible" maintenant qu’il est engagé directement dans une tentative de survie politique.Il y a plus: il y a le second moment, qui est celui, précisément, de l'échéance électorale en Alle-ipagne fédérale aussi.Ce 3 octobre.C’est une date assez lointaine qu’on n’y songe pas automatiquement comme dans le cas de M.Ford, mais c’est assez proche pour que le ton et “le coup de gueule" aient un impact sur l'électorat allemand.Les résultats des dernières consultations électorales aux divers lander ne sont pas précisément encourageants pour le SPD de M.Schmidt au point où, à un certain moment, le petit parti libéral de M.Genscher, le FDP, s’était mis à flirter avec la CDU.L’accord électoral a, depuis.été reconduit entre SPD et FDP, un pour tous et tous pour un; mais avec un CDU-CSU prônant la ligne dure envers l'Union soviétique à Tex-térieur et la discipline et l’autorité à l’intérieur, M.Schmidt — son tempérament même l'y pousse — sera plus souvent qu’à son tour amené à faire de ces tirs de barrage.C’est en quelque sorte l'envers du décor que sont le parchemin d'Helsinki, l’Ostpo-litik de M.Brandt et la superproduction de la détente que certains continuent de citer tout en la démentant par leurs actes.Un prétexte, en règle générale, est valable dans les deux sens et.après s'en être servi à l’aller, on peut s’en prévaloir au retour.D’autant plus aisément que quand on tire dedans, on peut ramener à soi un électorat passé a l'adversaire sans pour autant inquiéter l'électorat fidèle au SPD.Et plus les communistes européens s'agiteront, mieux ça ira pour M.Schmidt! Et dans cette perspective — MM.Schmidt et Trudeau auront l’occasion d’en parler — Ottawa est partie prenante.Qu’on sé rappelle qu'aujourd -hui la priorité déclarée de M.Schmidt est Berlin où, justement, nous avons décidé de surseoir à la fermeture — pour raison économique — de notre représentation diplomatique: qu'on se rappelle notre decision d'acheter des chars allemands Leopard alors que les laborieuses négociations en vue de sceller le lien contractuel avec la CEE entraient, un peu grâce à Bonn, dans leur phase finale; qu'on se rappelle enfin qu’une amitié chaleureuse comme celle qui s'est nouée entre Ottawa et Bonn, ça s’entretient.Dans le cas présent.c’est d’autant plus facile que la complémentarité canado-allemande est une réalité.Il suffira, à un moment donné, que le secrétaire d'Etat aux Affaires extérieures déclare que l'Italie n'a aucune visée politique a craindre de notre part, et nous en aurons assez dit sur l'écart italien de M.Schmidt.^________Le bilinguisme dans les airs-> Les sous-développés ne sont pas ceux que l’on pense par C.BOUVIER-MULLER ¦ L’auteur de cette lettre ouverte au Devoir est président de la section Française de l’Association internationale des Navigants de langue française.Monsieur le directeur, Vos articles publiés à propos de la crise linguistique dans l'aviation civile canadienne ont tous retenu notre attention.Principalement ceux où vous rapportez les propos du Commandant R.E.Haafield, ancien chef pilote Air-Canada, et celui signé par Monsieur Marcel Thérien de Trois Rivières.Certes, nous considérons que le problème concerne au premier chef les Canadiens eux-mêmes, mais nous nous trouvons mis en cause>et, en qualité de Navigants multilingues, nous ne pouvons laisser passer sans les rectifier certaines assertions erronées.Tout d'abord, nous considérons que les pilotes de ligne qui se contentent d’une seule langue sont moins qualifiés que nous ne le sommes nous-mêmes et nous ne pensons pas que la sous-qualification soit un idéal à rechercher.Nous voulons compléter les informations que donne monsieur Thérien.Il doit avoir oublié qu’il y a une vingtaine d’années l’O.A.C.I.a adopté non pas une, mais trois langues internationales: anglais certes, mais aussi français et espagnol et que, depuis, on v a ajouté le russe.Par égard pour nos amis anglo-saxons, et compte-tenu de leur sous-qualification linguistique.les services de contrôle du monde entier sont à même d’utiliser l’anglais, mais cette langue ne possède aucune vertu particulière qui en fasse un outil plus sûr qu’ün autre.Nous qui sommes multilingues sommes aussi à l'aise dans un contrôle bilingue (ou trilingue) que dans un contrôle uninlingue.D’ailleurs, le Ministre Fédéral canadien, monsieur Lang, s'est déclaré très impressionné par ce qu'il a vu à Roissy.Il en aurait été de même à Genève, Madrid ou Bruxelles.Monsieur Thérien se trompe s’il croit qu’à Paris tous les pilotes atterrissent en anglais.En fait, seuls les non-francophones utilisent l'anglais, et la proportion est de 40 anglophones pour 60 francophones, sans aucun problème connu.Quant au Commandant R.E.Hadfield ("Le Devoir" du 16 juin), ancien chef pilote d’Air Canada, nous devons lui dire que les choses ont bien changé depuis qu’il a pris sa retraite.Il en est resté au temps où le contrôle radar en était à ses débuts et où les équipages de 6 ou 7 membres conduisaient des avions relativement lents.Dans ce temps là, il était en effet possible de surveiller les communications radio pour détecter les erreurs.Aujourd'hui, un équipage réduit à la limite du possible et aux charges de travail très lourdes n'est plus en mesure de se faire une idée claire et générale du trafic mouvant qui l’entoure.Le service de contrôle est d’ailleurs né de l’impossibilité reconnue, pour les équipages, d’assurer eux-mêmes leur séparation en condition de vol aux instruments.Cette impossibilité n'a fait que croître.En outre, le fonctionnement de l’espace aérien est tel qu'en tout état de cause un avion très proche (1,000 pieds de séparation verticale) peut être tout simplement ignoré parce qu'il communique sur une fréquence différente.Cette disposition rend donc illusoire toute tentative aun équipage pour contrôler le contrôleur.Peut-être le Commandant R.E.Hadfield l'ignorait-il, mais il devrait savoir que les pilotes anglophones qui combattent le bilinguisme au Québec s’en accommodent depuis trente ans lorsqu’ils viennent à Paris, à Genève, Rome, Madrid, Athènes, etc.Les pays qui permettent l’usage de plusieurs langues ne sont pas encore au deuxième rang, comme le croit R.E.Hadfield, et c'est pour éviter d’y être relégués que les Navigants francophones tiennent à ce que soit reconnu leur droit à l'usage professionnel de la langue française.Nous pensons que les allusions suivant lesquelles les francophones feraient passer leurs convictions linguistiques avant la sécurité aérienne sont injurieuses pour notre ¦onsciencc professionnelle.Nous espérons donc que vous voudrez bien nformer vos lecteurs de la teneur de notre ettre et vous prions de croire.Monsieur le directeur, à l’expression de nos sentiments rès amiaux.^aris, le 6 juillet 1976.lettres au DEVOIR Les cas dont ne parlent pas les porte-parole du patronat M.Ghislain Dufour, vice-président, Conseil du patronat du Québec Dans votre "analyse" parue dans LE DEVOIR du 14 juillet dernier, vous biaisez, à la faveur du patronat québécois, une série de chiffres qui traduit très mal la situation réelle des travailleurs du Québec.Vous parlez avec aisance des jours-hommes perdus à la suite de grèves et de lock-out.Pourquoi n’avez-vous pas pris la peine de préciser exactement le nombre de lock-out.cette mesure dont le patronat se sert au Québec pour faciliter l’engagement de “scabs” laissant ainsi dans la rue pendant des mois des travailleurs qui se battent pour de meilleures conditions de travail?A ce chapitre, pourquoi ne pas parler de cas précis?Ce que vous avez bien évité de faire.Sico à Québec: 38 employés en grève.40 "scabs’’ embauchés grâce à l’aide du Centre de main-d’oeuvre du Canada.Ces “scabs” se voyaient menacer de se faire enlever leur assurance-chômage s'ils n'acceptaient pas cette position de mercenaires.Ensuite vous vous dites désolé de voir autant de jours-hommes perdus à cause d’un conflit de travail'’ Si la boutique était fermée là-bas la grève ne durerait pas pendant des mois.Trust général du Canada à Québec: 35 employés en lock-out depuis plus de quatre mois: aucune volonté du millionnaire patron de négocier avec des employés payés à peine au taux du salaire minimum.Véritable objet de ce lock-out: casser ce syndicat qui pourrait entraîner la formation d'autres syndicats dans les autres succursales de cette entreprise de fiducie.Là aussi injonction facilement obtenue par le patron empêchant le piquetage pour la raison que des bureaux dans l’édifice sont loués à des professionnels (judiciaire-gouvernement-police-patronat).Uniroyal à Montréal: accréditation obtenue depuis quatre ans.Le patron refuse catégoriquement de négocier.La grève persiste depuis deux ans.Je reprends ici votre écrit."Au-delà des législations, tout le climat des relations de travail repose sur les attitudes plus fondamentales des parties tant patronales que syndicales, à l'égard de leurs relations réciproques, et c'est certes à ce niveau que des changements de mentalité s'imposent ".Certes si votre honnêteté intellectuelle refaisait surface, vous pourriez citer bien d’autres cas de mauvaise foi crasse de la part du patronat québécois.Ce patronat fait l’impossible pour empêcher l'organisation des travailleurs (colloque tenu au Reine-Élisabeth il y a quelques mois à l’intention des chefs d’entreprises sur la méthode à employer pour empêcher la mise sur pied de syndicats).Mais si jamais ils réussissent tout de même, le jeu est de les casser dès le départ en utilisant tous les trous existant dans le code du travail, et ce avec la complicité du ministère du Travail et du tribunal du travail.Vous abordez la question des grèves dans le secteur public.Certainement que cette situation vous fait larmoyer car si les employés du secteur public obtiennent des conditions de travail satisfaisantes, le secteur privé devra emboîter le pas, le salaire minimum devra être majoré.Il y a de quoi crever le coeur du plus condescendant des patrons.Vous la voulez réellement la solution pour éviter cette tragédie des jours-hommes perdus par les grèves et les lock-out?C’est le ministre Jean Cournoyer, alors au ministère du Travail, qui l’avait abordé à l'occasion du conflit de la United Aircraft.Que toute production soit interrompue dans une usine ou entreprise touchée par une grève ou un lock-out.Cette déclaration bien sûr.comme celle qu'il avait faite, sur la formule Rand, servait avant tout à calmer les esprits à cette époque effervescente.Depuis.M.Cour-noyer a été muté et le nouveau titulaire, Gérald Harvey, est resté muet sur ce point.Je suis persuadé, connaissant votre bonne volonté, que vous n'avez jamais fait de lobbying pour empêcher l’élaboration d’une telle loi, car, nous le savons, tout ce que vous souhaitez, c’est le bonheur de tous les travailleurs québécois, pour autant bien sûr qu'il ne perturbe pas trop votre sérénité et votre porte-monnaie.Des grèves et des lock-out de courte durée: fermeture pendant ces périodes des entreprises touchées.Vous parlez de compétition des entreprises québécoises par rapport à celles de l’Ontario.Dites-vous alors que les travailleurs québécois ont également le droit d’exiger des conditions de travail et de salaire comparables à celles des travailleurs ontariens.Reprenez donc vos tableaux de statistiques à cet effet.Salaire horaire moyen, pour juin 1975, Ontario: $5.13, Québec: $4.49 (Source: Statistiques Canada).Il est vrai que, comme le dit votre complice Bourassa, le Québec a le salaire minimum le plus élevé au Canada Cela prouve que le Québec est la terre par excellence du “cheap labour” canadien, à la grande joie d'organismes aussi avant-gardistes et progressistes que le Conseil du patronat du Québec dont votre personnalité, M Dufour, reflète bien le dynamisme.Soyons compétitifs.sur le dos des travailleurs.Yvan SINOTTE.vice-président Fédération nationale des communications (CSN) Gatineau, le 14 juillet 1976.NON à une cotisation spéciale ! Faisant suite à un article du bulletin "En Bref" paru le 30/6/76, concernant le prélèvement de $0.75/-sem.pour "venir en aide aux gens d'Arthabaska ", nous voudrions contester cette cotisation de même que le cheminement suivi pour arriver à cette fin.Lorsqu’il y a un vote quelconque, lors d'une assemblée générale, ne serait-il pas possible de l’indiquer dans l’ordre du jour?A la dernière assemblée générale, si nous nous souvenons bien, il n’était pas fait mention de vote dans Tordre du jour, mais plutôt de "Cotisations volontaires” pour les gens d'Arthabaska.Les gens d’Arthabaska ont peut-être besoin d’argent; d’ailleurs tous ceux qui subissént les contrecoups d’une grève en ont besoin.Et pour nous qui venons d'en subir une de neuf (9) jours, sans compter les autres journées précédentes, pensez-vous qu’il est justifiable de prélever cette somme sur notre salaire’’ Nous ne croyons pas que le fait d’invoquer l'esprit de solidarité soit suffisamment convaincant pour laisser aller notre argent de cette façon.De plus, nos cotisations syndicales "régulières", où vont-elles?Une partie doit certainement aller au F.D.P.(Fonds de Défense Professionnelle) nous supposons1 Alors pourquoi ne pas puiser dans ce fonds1 Et même si ce dernier n’est pas suffisamment rempli, nous ne voyons pas du tout pourquoi vous viendriez encore une fois chercher des fonds dans notre salaire.Les cotisations syndicales actuelles sont déjà assez élevées et peut-être meme un peu trop.Enfin, pouvez- vous nous prouver que cet argent ira bel et bien aux gens d’Arthabaska et non dans vos poches?Vous pouvez peut-être nous objecter que c’est l’assemblée générale qui en a décidé ainsi, mais nous vous répondrons que ce n’est certainement pas la majorité des syndiqués de l'hôpital qui sont en accord avec cette décision.En dernier lieu, question d’information, un vote semblable a-t-il été pris dans tous les autres hôpitaux et quels ont été les résultats?Tout ceci pour vous manifester notre mécontentenement, Louise DESCHAMPS bibliotechnicienne.Hôpital Notre-Dame Guylaine LAVIGNE-BARBEAU bibliotechnicienne.Hôpital Notre-Dame P S : Nous avons tenté à l’intérieur' de l’hôpital même, c’est-à-dire par le journal des syndiqués de HND de faire passer cette (ettre.mais en vain En effet, le Syndicat des travailleurs de HND nous a refusé cette initiative voyant dans notre lettre une entrave a Tunite des travailleurs.Le syndicat est-il aussi démocratique qu'il se le dit?Selon nous sûrement pas.car s'il l'était, nous ne nous serions pas vu refusé ce droit d’expression quand même il allait à l'encontre ae leurs opinions.Il est temps de démystifier les syndicats! L.D.et G.L.-B.Montréal, le 16 juillet 1976 ¦ Nous rappelons ri nos lecteurs que les lettres adressées ri cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l'auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes.L'adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés ri la publication.LE DEVOIR Fondé por H#nri Bouro»»o le lOionvttr 1910 Directeur Coude Ryon Redocteu- en cM Michel Roy Rédacteur en chef adjoint Georges Vigny Directeur de I information Jean F»oncoeur Tresoner Bernard lorocqv-e j LE DEVOIR est-publie par l'Imprimerie Populace société o responsabilité limitée, dont le siège social est situe ou numéro 211 rue du Somt-Socre-ment.Montréal H2Y 1X1 II est compose et imprime por l’Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont tituet à 9130 rue Boii'" Ville loSolle l agence Presse Canadienne est outonsee à employe' et à d'* ?user les informations publiées dons LE DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne $52 por onnee SI» mon $28 A l etronger $57 por onnee si» mo«s $31 trois m©.» $19 Ed'*ie«» du samedi $15 por onnee Edition quotidienne Lwee 6 ocmicle por porteur $1 35 por semome Tarif de l abonnement se'»' po» lo pos’e oénenne sur demande Courrier de devméme classe enregistrement numéro 0858 Dépôt legal Bibliothèque «otionole du Quebec TtltPHONI: •44-3361 j-f.j .-, pff¦ Le Devoir, mercredi 21 juillet 1976 • 5 I des idées des événements des hommes La Cour suprême et la crise de l’inflation En matière de fédéralisme, la théorie de l’urgence est une théorie qui a, elle aussi, le bras long Un auteur écrivait qu’il faudrait un jour analyser les grands litiges internationaux sur les pêcheries en se mettant dans la peau des poissons, de même qu'il faudrait voir les jugements constitutionnels sur le fédéralisme à travers les yeux du simple citoyen.Cette remarque nous rappelle que c’est sur la question de savoir qui peut prendre telle ou telle décision et non sur le contenu ou l’utilité de celle-ci que les juges se prononcent dans le domaine du fédéralisme.On ne saurait oublier en revanche combien sont importantes au maintien de l’équilibre fédéral la distribution des pouvoirs de décision entre l’autorité centrale et les provinces et l’interprétation qu’elle reçoit de la part des tribunaux.En ce sens le jugement rendu la semaine dernière par la Cour suprême au sujet de la constitutionnalité de la loi fédérale contre l’inflation, même s’il ne nous apprend strictement rien sur l’inflation et la façon de la combattre, est d’une très grande importance pour l’orientation du fédéralisme canadien.D’autant qu’il concerne une des dispositions les plus vagues et éventuellement les plus englobantes de la constitution canadienne: la compétence fédérale pour légiférer en vue de “la paix, l’ordre et le bon gouvernement’’ du pays.Le fédéralisme est par définition un partage des responsabilités publiques entre une autorité centrale et des gouvernements régionaux ou provinciaux, partage inscrit dans le texte de la constitution.Or il arrive qu’au plan de la technique légale il n’est ni possible ni même souhaitable de préciser exhaustivement les champs d'activités assignés à l’un et aux autres du fait qu’on en oubliera inévitablement ou qu’il en surgira de nouveaux au rythme des années ou des événements ; d’ou l’intérêt d’une disposition portant en quelque sorte sur les restes, qui au Canada bénéficie au Parlement d’Ottawa.La Cour était donc en l’instance confrontée à la tâche de décider si les mesures anti-inflationnistes fédérales pouvaient trouver un fondement constitutionnel dans cette compétence d’Ottawa de légiférer pour “la paix, l’ordre et le bon gouvernement”, qui fut dans le passé l’objet d’interprétations diverses et qui se-situc au coeur des grandes thèses, centralisatrice et décentralisatrice, du fédéra-, lisme canadien.Les grandes thèses en présence Ce que l’on appelle bien souvent le pouvoir général du Parlement fédéral peut être fobjet de trois interprétations différentes, aux conséquences très importantes pour l’équilibre des pouvoirs au pays.On peut y voir en premier lieu un simple pouvoir de légiférer sur des matières non-énumérées, à raison de leur nouveauté ou pour quelqu’autre motif.Mais comme les competences énumérées sont par ailleurs nombreuses et qu’elles ont bien souvent de nombreuses ramifications (par exemple la compétence des provinces sur le droit civil et les contrats a été étendue jusqu’à couvrir les prix en tant qu’élé-ments constitutifs des contrats et les relations ouvrières, en tant que reliées au contrat de travail), il s’ensuit que l’interprétation strictement “résiduelle” du pouvoir général ne peut trouver application que de façon assez exceptionnelle, au surplus sur dés matières ayant une relative homogénéité et aisément détachables des domaines déjà octroyés à l’un ou l’autre ordre de gouvernement.Ce peut être le cas par exemple de la radiodiffusion, de l’aeronautique, de la région de la capitale nationale.Mais on peut difficilement concevoir que ce le soit d’une mesure législative ae contrôle général des prix et revenus pour la simple raison que celle-ci rentre trop bien dans des casiers déjà expressément assignés.On peut donc laisser de côté cette première interprétation pour la question qui nous occupe ici.La deuxième interprétation du pouvoir général d’Ottawa est fort différente et toute centrée sur la notion d’urgence nationale.Elle repose sur l’idée, élaborée dans les décisions judiciaires les plus classiques, qu’en période de crise le Parlè-ment fédéral devient autorisé à légiférer dans les champs provinciaux de competence^ condition qu’il le fasse sur une base temporaire.La théorie dite de l’urgence se ramène au fond à une suspension provisoire du partage des pouvoirs au bénéfice de l’autorité fédérale au cas de circonstances passagères et très exceptionnelles.Il est aisé, au moins à des fins d a-nalyse, de la distinguer de la troisième interprétation.que l’on présente sous le nom de théorie de l’intérêt ou des dimensions nationales et suivant laquelle un domaine législatif — par exemple les municipalités sur lesquelles les provinces ont compétence — peut à raison de l’évolution des choses et de l'ampleur des problèmes qui s’y posent prendre si l’on peut dire un visage nouveau et donner naissance à une compétence fédérale — par exemple sur les affaires urbaines du pays — que seule une interprétation de la constitution axée sur le caractère national de la fin poursuivie peut parvenir à justifier.Prétendre que l’ampleur du problème en change la nature et en fait un problème nouveau relevant d’Ottawa en vertu de l’interprétation “résiduelle” évoquée précédemment se ramène à un pur exercice de casuistique dont l’artifice saute aux yeux.f Entre la théorie de l’urgence et la théorie des dimensions nationales il n’est pas difficile de discerner que la seconde est beaucoup plus favorable au pouvoir central.Le jugement de la Cour suprême a comme on le sait déclaré valides les mesures anti-inflationnistes fédérales mais ce fut en se fondant sur la théorie de l’urgence et il est essentiel de noter que pour cinq des neuf juges de la Cour (les quatres autres n’ayant pas estimé nécessaire de se prononcer sur ce point) la thèse des dimensions nationales fut jugée irrecevable non seulement en l’instance mais en elle-même et comme doctrine constitutionnelle.C’est un des aspects les plus importants du jugement rendu.Le juge Jean Beetz claire dans le cas du juge en chef vu que, validant la-loi en vertu de la doctrine de l’urgence, il n’estime pas nécessaire de se prononcer sur l’autre théorie.Mais il est d’éloquents silences, et ce n’est au reste même pas de silence qu’il s’agit puisque la majeure partie de son jugement est un essai de démêlage, laborieux mais subtil, de toute la jurisprudence antérieure sur le pouvoir générai du Parlement au terme duquel l’impression se dégage que pour lui la gravite d’un problème et l’intervention fédérale qu’il peut fonctionnellement requérir sont d’importants indicateurs de la compétence d Ottawa pour le faire même en dehors d’un contexte véritable de crise.Le juge en chef Marshall de la Cour suprême des États-Unis écrivait en 1819: “Si le but poursuivi est légitime, s’il est autorisé par la constitution, alors tous les moyens qui sont appropriés, clairement adaptés à la poursuite de cette fin, qui ne sont pas prohibés mais conformes à la lettre et à l’esprit de la constitution sont eux-mêmes constitutionnels”: Le juge Laskin a beaucoup fréquenté le droit constitutionnel américain.U est tenant au fond d’une interprétation souple et “réaliste” du partage des pouvoirs, qui fasse une place aux nécessites fonctionnelles, le tout sous la supervision d’un pouvoir judi- fort relatif.Certes il est décentralisateur dans la mesure où l'on "y rejette une théorie à tendance fortement centralisatrice au profit d’une autre qui l’est moins.L’inflation contemporaine, écrivait un économiste français, est un phénomène entré dans les moeurs et fait pour durer dans la mesure où elle “n’est pas tant le fait d’un excès de la demande globale sur la capacité de production que d’une tension permanente entre le revenu disponible et le statut social désiré dans une société ouverte” (R.Maury, La société d’inflation, 1973).J.K.Galbraith est aussi d’avis que pour les nations industrialisées l'inflation peut être une donnée permanente, appelant un contrôle permanent des prix et des salaires.Si les autorités fédérales se rangeaient un jour à ce point de vue les pouvoirs que le jugement de la semaine dernière leur a reconnus, parce qu essentiellement temporaires, ne leur suffiraient pas et seule une approbation de la doctrine des dimensions nationales les aurait habilitées à mettre en oeuvre un tel programme.Mais on peut tenir que les modifications que cela impliquerait pour l’actuel partage des pouvoirs rendraient désirable que cela se fasse par voie d'amendement constitutionnel ou de concertation fédérale — provinciale plutôt que moitié du temps écoulé depuis le premier conflit mondial.Tout cela montre assez que la théorie de l'urgence a des conséquences importantes sur la structure constitutionnelle du pays et que ce n'est pas un instrument que les.autorités fédérales ont eu une extrême réticence à employer.L’exigence fondamentale du fédéralisme est qu’au niveau des rapports entre l’autprité centrale et les provinces “chacun soit limité à sa sphère propre de compétences et soit, à l’intérieur de cette sphère, indépendant de l’autre” (K.C.Wheare).Un loi d'urgence affaiblit le principe fédéral.Ecrivant à propos du fédéralisme australien après la deuxième guerre mondiale le professeur K.C.Wheare se demandait avec perplexité si ce régime pourrait survivre à une autre grave crise de ce genre.Même si survie il y a, ce peut être avec des altérations au niveau du partage des responsabilités, profondes et-faites pour durer.Comme la vie d’un État moderne est de plus en plus faite d'une répétition de secousses et de crises, on mesure aisément l'impact d une doctrine constitutionnelle comme celle de l'urgence sur la structure du pouvoir d'un pays comme celui-ci.Ces données prennent une acuité singu- Le juge en chef Bora Laskin _____________________________par- FRANÇOIS CHEVRETTE et HERBERT MARX collaboration spéciale ¦ La cour suprême du Canada a rendu le 12 juillet dernier un important jugement où elle conclut que la Loi Anti-inflation adoptée en décembre dernier par le Parlement fédéral est constitutionnelle.C’est par une majorité de 7 contre 2 que les membres du plus haut tribunal du pays ont conclu que la loi était valide au titre de la situation d’urgence que créait lors de son adoption le taux élevé de l’inflation.Cinq magistrats sur neuf ont toutefois considéré avec le juge Jean Beetz que, dans ce cas précis, le gouvernement ne pouvait s’appuyer sur la théorie des dimensions nationales ou de l’intérêt national pour justifier l’intervention législative du Parlement.Dans ce texte rédigé spécialement pour Le Devoir, François Chevrette et Herbert Marx, professeurs de droit constitutionnel à l’Université de Montréal, examinent les implications pour l’avenir du fédéralisme canadien de cette récente décision de la Cour suprême.Ils font particulièrement ressortir les perceptions différentes que traduisent les explications rédigées par le juge en chef Laskin et le juge Beetz.I Le rejet des “dimensions nationales” Le rejet de la théorie des dimensions nationales tel que formulé par le juge Beetz, par ailleurs dissident mais ayant sur ce point l’appui de quatre autres juges, dont trois membres de la majorité, est à n’en pas douter la marque d’une certaine philosophie du fédéralisme et du style d’interprétation judiciaire à lui donner.A cet égard il est réconfortant de trouver sous la plume d’un juge du plus haut tribunal du pays des passages qui sont une réflexion véritable sur les consequences d’un certain style d’interprétation judiciaire sur l’évolution du fédéralisme canadien au lieu de ces interminables ratiocinations/et de ces laborieux “collages" de décisions du Comité judiciaires du Conseil privé auxquels de nombreux jugements de la Cour nous avaient à ce jour habitués.L’argument du juge Beetz est au fond très simple: si l’on reconnaît à Ottawa le pouvoir de légiférer sur un problème à raison de sa gravité et de son impact sur l’ensemble du pays tout pourra éventuellement y passer, de la croissance économique aux relations ouvrières en passant par la protection de l’environnement, les problèmes urbains et quoi encore.L'inflation est pour lui un pronlème du même type.Ottawa peut la contrer partiellement, grâce aux pouvoirs énumérés dpnt il dispose déjà (notamment la politique fiscale et monétaire, les contrôles des prix et revenus dans ses champs propres de compétence).Il ne peut la contrer de front, comme il le fait maintenant, qu’en invoquant ses pouvoirs d’urgence, économique en l’occurrence.Une telle position est probablement anx antipodes de celle du juge en chef Laskin.Mirabeau écrivit un jour que des jacobins ministres ne seraient pas des ministres jacobins! L’aphorisme — qui est évidemment à prendre ici au niveau de la survivance des idées et non de leur contenu — se vérifie mal dans le présent cas tant il est vrai que les juges Beetz et Laskin semblent ici très fideles à leurs écrits antérieurs.La chose est sans doute moins ciaire actif et consciencieux.Mais l’ennui est que dans un pays comme le Canada l’inspiration américaine doit avoir des limites et il suffira de rappeler ici que dans le fédéralisme des États-Unis le Congrès fédéral peut aujourd’hui à peu près tout faire et que le partage des pouvoirs institue des barrières qui ne sont en pratique opposables qu’aux États.Une comparaison attentive des notes des juges Beetz et Laskin, en plus des oppositions au niveau du fond, nous révèle encore un certain paradoxe en regard de la méthode d’interprétation adoptée par chacun.En qualifiant la Loi contre l’inflation non pas sur un mode global mais en référence aux catégories traditionnelles de la constitution et de la jurisprudence, le premier se trouve à adopter une méthode analytique plus proche de la jurisprudence traditionnelle, celle du Comité judiciaire en particulier, que ne l’est la démarche fonctionnaliste que l’on peut découvrir en lisant entre les lignes du jugement du juge Laskin.Dès lors il est surprenant que ce soit le jugement de ce dernier qui, au lieu d’un exposé relativement concis et accessible de sa position, se présente comme un amoncellement d’extraits de la jurisprudence antérieure où les commentaires intercalés ont parfois l’air d’un tour de prestidigitateur.Dans une étude à juste titre remarquée le juge Laskin s’est déjà fort réjoui de ce que la Cour suprême soit devenue le tribunal de dernière instance pour le Canada.Les membres de cette Cour ont souvent l’air de l’oublier en faisant de leurs jugements des anthologies d’extraits du Comité judiciaire et en approuvant du bout des levres les critères élaborés par cette jurisprudence.Quand on lit le jugement d’un juge on est en droit de s’attendre à ce que ce soit lui qui parle, les longs récits des autres et surtout les longs textes de loi pouvant être avantageusement résumés ou insérés dans des notes de renvoi.Et le juge Laskin devrait an fond être le dernier a qui il soit nécessaire de suggérer cela.Le caractère décentralisateur du jugement rendu par la Cour est évidemment par fiat judiciaire.D’ailleurs on verra tout de suite que les pouvoirs que le jugement reconnaît à Ottawa ne manquent pas de “dents”.Urgence et fédéralisme Comme on l’a mentionné au début, quand le Parlement fédéral légifère en vertu de ses pouvoirs d’urgence il peut adopter des mesures portant sur n’importe quelle matière, provinciale aussi bien que fédérale.Durant le deuxième conflit mondial le pays fut régi par des règlements du cabinet fédéral qui traitaient d’à peu près tout, très peu de pouvoirs étant laissés aux provinces.Ainsi entre bien d’autres exemples de domain** relevant normalement dans une large mesure des provinces on réglementa la mobilité de la main d’oeuvre (en vue d’éviter qu’en certaines industries les gens changent de travail), on institua le rationnement d’une large variété de produits (beurre, gazoline), on limita la production de certains autres (il n’y eut pas de modèles d’automobiles 1943-44 et 1945) de même qu’on établit le contrôle des loyers.Ét il faut encore rappeler que le régime de l’urgence a prévalu au pays pour de longues périodes au vingtième siècle et qu’entre 1914 et 1976 le Canada y a été sujet durant approximativement 40% du temps.Pendant les deux conflits mondiaux et les périodes de rétablissement qui les ont suivis, pendant la guerre de Corée, la crise du F.L.Q.de 1970, la crise de l’énergie (par la Loi d’urgence sur les approvisionnements d’énergie venue récemment à expiration sans avoir été effectivement utilisée) et la présente crise inflationniste les autorités fédérales se sont trouvées et se trouvent encore habilitées à légiférer dans des domaines qui normalement ne leur appartiennent pas.Si au cours de la crise économique des années 30, le Parlement fédéral avait adopté sa législation sur une base tempo-raire'on peut présumer que le Comité judiciaire, au lieu de la déclarer invalide, l’aurait validée; le Canada aurait alors vécu en période d’urgence pour plus de la lière en rapport avec un phénomène comme celui de l’inflation.Les crises indéfiniment extensibles Comme les décisions des tribunaux à ce jour ne traitaient à toutes fins pratiques que d’urgences de type militaire, les juges ont unanimement décrété que la doctrine pouvait aussi englober des crises de nature économique, dont la présente crise inflationniste.Certes, on l’a bien vu en 1970, l’existence de bien des crises peut être d’appréciation assez subjective.L’inflation en est l’exemple par excellence.Posons que les économistes nous disent qu’un taux d’inflation de 15% est la marque d’une situation de crise.La crise sera-t-elle close quand le taux descendra à 87o?La Cour a clairement dit qu’au plan constitutionnel une crise pouvait être une crise réelle ou appréhendée: conformément à la jurisprudence antérieure elle a dit aussi que la notion de crise pouvait englober une série période postérieure de rétablissement, si nécessaire.Un taux d’inflation de 87c pourra-t-il être la marque d’une crise qui vient ou qui n’est pas encore terminée?Quand un taux d’inflation de 5007c, comme en connut le Brésil il y a quelques années, tombe à 507c ou à 257c, est-on revenu à une situation économique normale?Un certain degré d’inflation est probablement une donnée permanente du système économique.Le taux normal avant les années 70 était d’environ 2 ou 37c.Sera-t-il maintenant de 5 ou de S’?Cela étant, une loi d’urgence en matière d’inflation peut être en application fort longtemps.Le juge’ Beetz eut raison de rejeter l’argument de l’Ontario voulant que la différence entre la théorie de l’urgence et celle des dimensions nationales n’en soit une que de terminologie.La différence existe et elle est essentielle en ce qu’une loi fondée sur la dernière peut être permanente alors qu’une loi fondée sur la première doit être temporaire.Mais cette différence n'est-elle pas illusoire en matière d’inflation?Il semblerait que la position du gouvernement fédérai soit que l'inflation peut être efficacement combattue par aes mesures temporaires; ce point de vue se réflète dans le texte de loi, adopté le 15 décembre 1975 (avec effet rétroactif au 14 octobre précédent) et qui vient à expiration le 31 décembre 1978.On notera toutefois que cette durée d’application peut être prolongée par motion des Communes, en sorte qu’en dépit de son caractère temporaire la loi peut s’appliquer pour une période indéterminée, qui .peut etre de 5 ans, 7 ans ou même davantage.Plus encore s’il le jugeait à propos le Parlement pourrait adopter une loi antiinflation permanente qui, à l’image de la Loi sur les mesures de guerre, pourrait devenir d’application effective sur proclamation gouvernementale.En matière de fédéralisme la théorie de l’urgence est elle aussi une théorie qui a le bras long.Le contrôle judiciaire de l’urgence Face à tout cela la question importante est bien entendu celle de savoir jusqu’à quel point les tribunaux en tant que gardiens de la constitution peuvent exercer un contrôle efficace et indépendant sur les prétentions du gouvernement fédéral à l’effet qu’une crise existe, qu’elle est imminente ou qu elle dure toujours.La règle à ce sujet a été formulée de la façon la plus claire dans l’arrêt du Comité judiciaire sur les japonais-canadiens (1947).” (S)'il est évident que l’urgence ne s’est pas produite ou n’existe plus, il n’y a rien qui puisse justifier l’exercice ou le maintien des pouvoirs exceptionnels.La règle de droit relative à la repartition des compétences entre le Parlement du Canada et les législatures des provinces entre en jeu.Toutefois, il faut une preuve très claire que l’urgence n’est pas survenue ou qu’elle n’existe plus pour que le pouvoir judiciaire puisse, même s’il s’agit d une question d’ultra vires, annuler la décision du Parlement du Canada portant que les mesures exceptionnelles étaient nécessaires ou doivent être maintenues.” A notre avis une telle règle, qui fut entérinée par la Cour dans sa décision sur la crise de l’inflation, rend à toutes fins pratiques improuvable l’absence d’état de crise sauf dans les cas où Ottawa en alléguerait l’existence comme pur prétexte pour justifier de très évidents déguisements législatifs.D’ailleurs il n’est point d’exemple d’une attaque contre une mesure fédérale d’urgence pour cause d’inexistence de celle-ci qui ait jamais réussi! Le fardeau de la preuve qui se trouve ainsi mis sur les épaules de celui qui conteste l’existence de la crise est d’autant plus lourd que ce n’est qu'avec beaucoup de réticence que la Cour, conformément a la jurisprudence antérieure, accepte de prendre en considération les données de fait, économiques ou autres, visant à établir qu’une urgence existe ou n’existe pas.Le Juge Laskin écrit, en rapport avec la crise de l’inflation, qu’un jugement économique n’est qu’un des éléments à prendre en considération et qu’il “ne peut pas déterminer la réponse”.Qu’est-ce donc alors qui la déterminera?Si Ottawa allègue une crise inflationniste simplement- appréhendée, ou comme en 1970 une insurrection appréhendée, on imagine aisément la situation du plaideur qui prétend que ce n’est pas le cas! Parce que d’appréciation subjective et parce que se prêtant mieux à ce titre à un jugement politique que proprement judiciaire, l’existence d’une crise, économique ou autre, est probablement une question qu’on ne Voir page 2: Bras long SETA VOYAGES Vols ÉCONAIR Prix: de $309 à s369 BILLETS AVION toutes destinations dans le monde entier Tél.: 861-3006 Permis no 50291 SUPER LOTO TIRAGE LE 20 AOUT ¦p PRIX s500.000 Si les 2 derniers chiffres de votre billet correspondent aux 2 chiffres du 13e numéro gagnant : s100.o° vivivivivi-iviv: Yi'iYiY.y.'.y.v; • • Le Devoir, mercredi 21 juillet 1976 Les Jeux de la XXIe Olympiade ' 4:- .¦ 7- .wsmmifr: Vx-• •-x-: » .' wé&lfflffisk \ wm : Le cycliste Jocelyn Lovell de Toronto ne pouvait cacher sa déception à la fin du kilomètre contre la montre hier au stade olympique.Avec l’entraîneur canadien Barny Lycett, il tente d’expliquer son temps moyen qui lui valut une troisième place.(Téléphoto CP) Cyclisme: Grunke est trop rapide pour ses adversaires L’Est-allemand Klaus-Jurgen Grunke a signé une performance qui a littéralement assommé ses adversaires dans le kilomètre contre la montre, hier au vélodrome.Titulaire du 1,000 mètres des championnats mondiaux disputés l'an dernier à Munich, Grunke a remporté la médaille d’or avec une priorité de plus d’une seconde et demie sur le Belge Michel Vaarten, médaille d’argent, et le Danois Niels Fredborg, médaillé de bronze.L’écart qui sépare Grunke de ses rivaux dépasse presque tout entendement puisque seulement quelques centièmes de secondes départagent la majorité des autres cyclistes.“Une performance vraiment extraordinaire.3e ne croyais pas qu’un coureur puisse descendre sous les 66 secondes à Montréal,” a confié le Canadien Jocelyn Lovell, qui s’est classé 13ème.L’exploit de Grunke rappelle celui du Français Pierre Trentin qui, sur la piste ultra-rapide de Mexico, aux Jeux olympiques de 1968, avait établi le record du monde de 1:03.91 que personne n’a encore vraiment menacé.La médaille d’argent de Vaarten a été une ' agréable surprise pour l’équipe Belge.On ne pouvait soupçonner avant la course que Vaarten allait reléguer au troisième rang le Danois Fredborg, médaille d’or au Jeux de Munich en 1972.Quant à Lovell, il s’est dit satisfait de sa course.Evidemment, il aurait préféré obtenir un meilleur classement devant son public.Il a toutefois rappelé que les majorité des engagés étaient d’un fort niveau et que la qualité des coureurs devaient finalement expliquer son classement.L’épreuve du kilomètre a été marqué par un incident qui a peut-être empêché le Soviétique Edward Kapp, champion du monde en 1974 à Montréal, de monter sur le podium.En effet, les officiels ont refusé de reconnaître ce que Rapp croyait être un faux départ.Au lieu de s’élancer dès le coup de pistolet, le Soviétique a roulé quelques pieds avant de rebrousser chemin.jugeant qu’il était parti avant le signal.Or les officiels n’ont rien vu d’anormal et ils se sont vu dans l’obligation de disqualifier la Soviétiçiue.Le public a vivement réagi face à la décision des juges, et avec raison.Rapp a manifestement commis un faux départ, mais il a eu le tort de présumer de la décision, ou serait-ce de rattention des juges.Le Soviétique Vladimir Osorme a réalisé le meilleur temps des 15 qualifiés aux huitièmes de finale de la poursuite individuelle lors de la première journée hier, des épreuves sur piste des compétitons olympiques de cyclisme.Ves médailles Haltérophilie ¦ Catégorie Plumes 60 kg Or — Nikolai Kolesnikow (URSS) 285 kg (Record olympique).Argent — Georgi Todorov (Bulgarie) 280 kg.Bronze — Kas Nazumasa Rirai (Japon) 275 kg.Meilleure performance canadienne — Aucun finaliste.Munich — Todorov (Bulgarie) 280 kg- Record olympique — Todorov (Bulgarie) 280 kg.Record mondial — Todorov (Bulgarie) 287.5 kg.Cyclisme ¦ Kilomètres contre la montre Or — Klaus-Jurgen Grunke (RDA) 1:05.927 Argent — Michel Vaarton (Belgique) 1:07.51 Bronze — Niels Fredborg (Danemark) 1:07.61 Meilleure performance canadienne — Jocelyn Lovell (13e rang) 1:08.85 Munich — Fredborg (Danemark) 1:06.44 1:05.60 Record olympique — Trentin (Fran- ¦ 400 m nage libre femmes Or — Petra Thuemer (RDA) 4:09.89 (Record mondial) Argent — Shirley Babashoff (USA) 4:10.46 Bronze — Shannon Smith (Canada) 4:14.60 (Record national) Munich — Gould (Australie) 4:19.04 Record olympique — Gould (Australie) 4:19.04 Record mondial — Barbara Krause (RDA) 4:11.69 Plongeon ¦ Tremplin de trois mètres femmes Or — Jennifer Chandler (USA) 506.19 points Argent — Christe Kohler (RDA) 469.41 points Bronze — C.Gynthiane Ingvale (USA) 466.83 points Meilleure performance canadienne — Aucune finaliste Munich — King (USA) 450.03 points Record olympique — King (USA) 450.03 Tir Fosse olympique Or — Donald Halderman (USA) 190 ce) 1:03.91 Record mondial — Trentin (France) 1:03.91 Natation ¦ 100m brasse hommes Or - John Heneken (USA) 1:03.11 (Record du monde).Argent — David Wilkie (Grande-Bretagne) 1:03.43.Bronze — Arvidas luozaytis (URSS) 1:04.23.Meilleure performance canadienne — Graham Smith (4e rang) 1:04.26 Munich — Taguchi (Japon) 1:04.94.Record olympique — Taguchi (Japon) 1:04 94 Record mondial — Heneken (USA) 1:03.62.¦ 1500 m nage libre hommes Or — Brian Goodell (USA) 15:02.40 Record mondial Argent — Bobby Hackett (USA) 15:03.91 Bronze — Stephen Holland (Australie) 15:04.66 Meilleure performance canadienne — Aucun finaliste Munich — Burton (USA) 15:52.58 Record olympique — Burton (USA) 15:52.58 Record mondial — Goodell (USA) 15:06.66 points Argent — Armando Silva Marques (Portugal) 189 points (barrage 25) Bronze — Ubaldesco Baldi (Italie) 189 points (barrage 23) Meilleure performance canadienne — John Primrose (6e rang) 183 points Munich — Scalsone (Italie) 199 points Record olympique — Scalsone (Italie) 199 points Record mondial — Scalsone (Italie) 199 points Tableau comparatif Tableau de médailles après 19 compé- tuiens.États-Unis Allemagne de l’Est Union soviétique AH.de l’Ouest Bulgarie Pologne Hongrie Belgique Roumanie Grande-Bretagne Danemark Canada‘ Japon Iran Autriche Pays-Bas Italie Australie Or Arg.Br.7 6 3 6 4 3 4 0 2 1 1 0 1 1 0 0 3 0 0 1 0 0 1 0 0 1 0 0 1 0 0 0 2 0 0 2 0 0 2 0 0 1 0 0 1 0 0 1 0 0 1 i oSW Médaille d’argent des derniers championnats du monde, il y a un an, Osokine a couvert les 4 km en 4 minutes 48.31 secondes.Il devance le champion du monde en titre, Thomas Huscake (RDA), de quelques centièmes de seconde.Le Néerlandais Herman Ponsteen est également descendu sous les 4 minutes 50 secondes et il semble fort possible qu’un concurrent atteigne les 4.40 d’ici la fin de la compétition.Il y a quatre ans, aux J.O.de Munich, le Norvégien Knot Knudsen avait remporté la médaillé d’or sur une piste semblable en 4:45.75.C’est toujours le meilleur temps réalisé sur 4 km au niveau de la mer.27 coureufs ont participé à ce tour éliminatoire.La seule véritable surprise est l’élimination du Britannique lan Hallam qui a craqué dans le dernier kilomètre.D va pouvoir maintenant se consacrer totalement à la poursuite par équipes, épreuve dans laquelle la Grande-Bretagne peut viser la médaille d’or.L’Allemand de l’Ouest Gregor Braun (19 ans), et l’Australien Gary Sutton (21 ans) ont fait une excellente impression en réalisant les 4e et 6e meilleurs temps.Escrime La finale du tournoi individuel de fleuret individuel a lieu aujourd’hui, et les six escrimeurs suivants se sont qualifiés hier: Vassili Stamkovich et Alexandre Roman-kov, de Russie, Frederick Pietruska- et Bernard Talvard, de France, G.Denko, d’Australie et F.Del Zotto, d’Italie.Les quatre premiers sont les favoris, tandis que les deux derniers sont des outsiders.Le champion du monde en escrime, Christian Novl, a été éliminé de la compétition individuelle par le Bomankov, et il se retirera de la compétition après le tournoi de fleuret par équipe.Par contre, Bernard Talvard, 2e au championnat du monde en 1975, et Frédéric Pietruska, après repêchage, ont accédé à la finale du fleuret individuel au nombre des quatre favoris.Noël a rendu hommage à Ecmankov, champion dû monde en 1974, qui lui a barré la route en 10-7 en demi-finale.Les fleurettistes polonais, auteurs d’un fabuleux titre individuel — tire individuel et par équipe — Munich, pourront — renouveler leur exploit.Lutte S58 Les Canadiens Mike Kawasaki, de Montréal, et Don Yeats, de Montréal, sont qualifiés, à l’issue de la première ronde de lutte-gréco-romaine, aux épreuves olympiques.Kawasaki, un mi-mouche, a remporté sa première sortie par décision des arbitres sur le Mongol Javilitantegs, et Yeats, lui, n’a pas eu à se présenter.Par contre, Howard Stupp, un poids 51ume de Laval qui avait très bien fait aux eux panaméricains, a été battu sur décision par le Polonais Lipien.Un autre Canadien, Jojjn McPhedran, a été battu sur décision, chez les légers, par le Belge Van Lancker.Par ailleurs, Pete Lee, un colosse américain de 155 kg, a causé une surprise de taille lors du premier tour de lutte gréco-romaine dans les super-lourds en tombant l’ancien quadruple champion du monde, le Bulgare Alexandre Tomov, médaille d’argent à Munich.La journée fut particulièrement sombre pour la Bulgarie qui, avant la défaite de Tomov, avait perdu en .catégorie 62 kg son autre espoir, Petar Korov, champion olympique a Mexico et Munich.Shannon Smith donne au Canada une deuxième médaille de bronze { par François Lemenu Shannon Smith, de Vancouver, a donné au Canada sa seconde médaille de bronze en terminant troisième dans la finale du 400m nage libre au cours de la troisième soirée de natation.à la piscine olympique qui encore une fois a été marquee par la domination outrageuse des Américains et des Est-allemandes, qui se sont partagés les trois titres mis au jeu.Shannon Smith, une longiligne nageuse âgé de 14 ans seulement, a réalisé une très belle course en retranchant plus de deux secondes à son meilleur temps obtenu en matinée.En l’absence de la recordwoman de la spécialité, l’Allemande de l’Est Barbara Krause, l’Américaine Shirley Balashoff était donnée largement favorite.C’était méestimer le RDA.En effet, la brillante Petra Thumer, âgé de 15 ans, a dominé l’épreuve de bout en bout et s’est même payée la coquetterie d’arracher le record mondial à sa compatriote ou abaissant la marque par près de deux secondes.Même deuxième, Babashoff a néanmoins réalisé un merveilleux 400m en brisant elle aussi le record de Krause.Cela dit, il est possible que les ondines américaines soient désormais atteintes d’un sérieux complexe d’infériorité face aux Allemandes de l’est, dont les ressources paraissent inépuisables.Seul le 800m nage libre semble encore accessible à Shirley Babashoff.Mais comme les "wunderfraulein” ont déjà en caisse cinq médailles d’or, la perspective de les voir rafler les 14 titres olympiques est un rêve qui se confirme au fil des épreuves.En revanche les nageurs des USA ont continué à glaner les médailles d’or et à abaisser les records mondiaux.Au 100m brasse, John Heneken a brisé son propre record du monde en devançant le Britannique David Wilkie, ex-recordman, et le surprenant Arvidas Yuonaytis de l’Union soviétique.L’arrivée inattendue de ce dernier a privé le Canadien Graham Smith d’une présence sur le podium.Deuxième après les demi-finales, Smith semblait avoir les atouts nécessaires pour se faufiler dans la hiérarchie.C’est dommage qu’il n’y soit pas parvenu.Pas tellement pour le Canada, mais plutôt pour lui-même et surtout pour son père, qui, atteint d’un cancer généralisé, n’a que quelques semaines a vivre, peut-être même quelques jours.Smith s’est entraîné comme un forçat depuis des mois dans le but d’offrir une dernière joie à son père.Volontaire, discipliné, il n’a rien négligé dans son entrai- £ /I Boxe Certains boxeurs poursuivent décidément une carrière facile au tournoi olympique de Montréal.C’est notamment le cas au Cubain Ramon Buvalon, médaille d’or aux championnats panaméricains et l’un des favoris pour le titre olympique des mouches, et du Britannique, Charlie Magri, qui ont à leur actif deux victoires et aucun combat.Le Canada a lui aussi enregistré deux victoires par défaut aux compétitions olympiques de boxe, le poids mouche lan Clyde, de Montréal, et le poids plume Chris lus, de Vancouver.Clyde doit livrer son combat jeudi et lus samedi.Le poids mi-mouche Sid McKnight, de Prince George, C.B., le poids moyen Bryan Gibson, de Montréal et le poids mi-lourd Roger Fortin, de Montréal, les trois premiers boxeurs du Canada aux Olympiques, ont tous été battus lundi par KO.nement.Ces efforts n’auront pas, toutefois, été couronnés, et ce uniquement à cause du très haut niveau des engagés.Graham Smith ne possédait en réalité aucune marge de manoeuvre.B a raté la médaille de bronze par trois centièmes dé seconde.Tout va très vite en natation.D’une olympiade à l’autre les idoles se trouvent déboulonnées, surtout en demi-fond où les records d’hier apparaissent bien modestes.Qui se souvient de John Konrads?Eh bien, le champion olympique de Rome au 1,500 mètres aurait terminé en 17:19.6 à plus de deux cents mètres du vainqueur d’hier, l’Américain Brian God-dell.Bobby Hackett, également des États-Unis, et l’Australien Steve Holland, aux ambitions utopiques aujourd’hui mais possibles demain, ont mérité les méda-iles d’argent et de bronze respectivement.Depuis des semaines, les spécialistes espéraient être témoi' ; d’un 1,500 mètres historique: la distance sous les 15 minutes.Les trois nageurs ont échoué, mais seulement après avoir offert une course passionnante et ouverte jusque dans les derniers 100 mètres.Lancé dans une course folle par l’Américain Paul Hartloff qui fut rejoint par Hackett aux 300 mètres, Holland prit le commandement de l'épreuve aux 1,000 mètres, suivi de Hackett et Goddell à plus d’une seconde.Goddell se lança alors résolument à l’attaque et grignota petit à petit du terrain polir prendre la tête sous les hurlements du public aux 1,400 mètres.Les trois hommes se trouvaient pratiquement à la même hauteur dans la dernière longueur du bassin, mais Goddell est parvenu malgré tout à se détacher et l’emporter en pulvérisant son record du monde en 15:02.40.Le 1,500 m n’a pas été nagé en moins de 15 minutes, mais il pourrait l’être avant la fin de l’année.C’est à suivre.Avant la présentation des finales, Roger Pyttle, de la RDA, a engegistré le meilleur temps des demi-finales du 100 m papillon, alors que le Canadien Clay Evans terminait sixième.Au 100 m dos chez les femmes, les Canadiennes Nancy Garapick et Wendy Hogg occupent les 2ème et 4ème places après les demi-finales, dominées par l’Est-allemande Ulrike Richter.Japon: un Sème titre L’équipe japonaise de gymnastique, bien que diminuée par les blessures, ayant les juges contre elle mais le Forum entier avec elle, a réussi à remonter l’é-qiipe soviétique et à remporter pour la cinquième fois consécutive le classement par équipes.L’Union soviétique semblait devoir conserver son avance lors des premiers exercices, lorsque la foule hua longuement les juges qui venaient manifestement de sous-taxer une extraordinaire performance du Japonais Kato aux anneaux.Le président de la Fédération internationale de gymnastique se leva de son siège et alla “semoncer” les juges, très mécontent de leur travail.Ce fut le tournant de la soirée: dès lors, les Soviétiques parurent gênés par l’hostilité de la foule, alors que les Japonais serraient les rangs et semblaient même trouver dans la blessure de leur sixième gymnaste des réserves insoupçonnées d’ener-gie.Et ce fut le feu d’artifice à la barre fixe où le “maître” Tsukuhara couronnait avec un 9.90 un exercice exceptionnel.Le Japon s’imposait finalement avec un total de 576,85 devant l’URSS (576,45) et la RDA (564,65).La Hongrie s'^t en quatrième position, précédant dans l’ordre l’Allemagne de l’ouest, la Roumanie et les Etats-Unis.Pentathlon moderne Le Soviétique Pavel Lednev est toujours en tête au pentathlon moderne après la troisième épreuve, le tir au pistolet, remportée hier par le tchécoslovaque Jiri Adam.Il mène avec 3,150 points devant le tchécoslovaque Jan Bartu et le Polonais Jamusz Pyciak-Peciak.Par équipes, la Tchécoslovaquie demeure aussi en tête avec 8,745 points devant la Bulgarie 8,339 et la Hongrie 8,363.L’URSS ayant été disqualifiée après l’éviction de Boris Dnischenko, dont l’épée était trdquée Le Danois Jorn Steffensen occupe la quatrième place, suivi de l’Italien Daniel Masala ex eaquo avec l’Américain John Fitzgerald.Les concurrents canadiens sont beaucoup plus loin au classement: John Hawes de Montréal est 44ème, George Skene de Calgary 45ème et Jack Alexander de Sarnia 46ème.Au classement par équipe, la Hongrie est quatrième devant la Finlande, la France, ITtalie, la Grande-Bretagne, le Japon et les États-Unis.Le Canada occupe la treizième position.IS Yachting La Grande-Bretagne a dominé les épreuves olympiques de yachting pour la deuxième journée d’affilée hier en ajoutant deux autres victoires.Par contre, les chances du Canada ont diminué davantage.Le Britannique Reg White a remporté un 2e gain en Tornado, suivi de l’Allemand de l’Est Jorg Spengler et du Suisse Walter Steiner, comme la veille.Le Canadien Larry Woods, de Vinons, a pris la lie place.Le Britannique David Howlett, en Finn, a termine avec une avance de sept secondes sur l’Allemand de l’Est Jocben Schuman qui domine au classement général Le Torontois Sandy Riley, qui avait triomphé la veille, a été disqualifié hier en raison d’un départ trop hâtif.Il demeurera toutefois en lice, car il peut toujours enlever le résultat de sa pire série au classement cumulatif.L’Espagnol Jandro Abascal a causé la surprise de la journée en triomphant du favori britannique Rodney Pattison dans la classe Flying Dutchman.L’Allemand de l’Ouest Joeng Diesch a fini 3e.Pattison détient toujours le premier rang dans l’ensemble tandis que le Torontois Hans Fogh a pris le 6e rang hier et occupe le 5e rang dans l’ensemble.I Souvenirs olympiques du ministère des Postes Un cadeau historique à compter de $2 isi'< - -n 4559 "Je veux voir Mioussov" de V.Kataiev — du mardi au vendredi: 21 h Samedi 19 h 30 et 22 h 30 Relâche dim et lundi THÉÂTRE DE QUATSOUS: 200 E Avenue des Pins 845-7277 Mermaid théâtre — 10 h 00 THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 Saint Denis 844-1793 "Évangéline Deusse" d'Anto-nine Maillet 20 h.THÉÂTRE DE SUN VALLEY: (Ste-Adèle) 229 3511."L'oeuf à la coque de Marcel Frank du mardi au vendredi : 21 h Samedi 20 h et 22 h 30 Dim 20 h Relâche lundi CREMAZIE: 861 St-Denis 388-4210 "L'ile sur le toit du monde" 2.30.6.15.9.50 et “L’honorable Griffin" 12.30.4.15 .7.50.DAUPHIN: 2396 Beaubien E.721-6060 (Salle Renoir) "La flûte enchantée" 7.00 et "Le chat et la souris" 9.00 et (Salle McLaren) “Parfum de femme" 7.30.9.30.EGLISE DU MESSIE: Simpson & Sherbrooke.Tél : 931-3753 "Eliza's Horoscope" 9.00.ELYSEE: 35 Milton 842-6053 Festival du film canadien: "Mon père a fait bâtir maison" (de René Avon — 1972), "La vraie nature de Bernadette" (G.Carie - 1972) 2.00.6.00 et "Wedding in White" (de W Fruet - 1972 ) 4.00, 8 00.JEAN-TAIX)N: 4225 Jean-Talon E.725-7000 "Dr Justice" 6.15, 9.40 et "4 marmitons" 7.55.FLEUR DE LYS: 8585 Ste-Catherine E.288-3033 "Le téléphone pleure" 6.15, 9.30 et"H n'y a plus de saints au Texas" 8.00.KENT: 610 Sherbrooke O 489-9707 "Treasure of Matecumbe" 1.35, 5.10, 8.45 et "Snow White and the 7 dwarfs" 12.15.3.45.7.20.MAJESTIC: 3166 Henri-Bourassa "La brute, le colt et le karaté" 7.30 et "La chevauchée sauvage" 9.15.MERCIER: 4260 SteCatherine E.255-6224 “La montagne ensorcelée" 12.30, 4.10, 7.50 et“Le fantôme de barbe noire” 2.15, 5.55, 9.35 MONKLAND: 5505 Monkland 489-3579 "Family Plot" 12.50.5.00.9.15 et "W.C fields and me" 2.55.7.15.OUTREMONT: 1243 Bernard Outremont 277-4145 "Harold et Maude" 6.00."Vérités et mensonges" 8.00 et "F for fake" 10.00.PALACE: 698 Ste-Catherine O.8664991 "Outlaw Josey Wales" 12.10, 2.25, 4.40, 6.55.9.10.PARISIEN: 480 Ste-Catherine O.(Salle I): ’ Logan's run" 12 50, 3.05, 5.15, 7.30, 9.40.(Salle II) "Bu Bu de Mont Parnasse" 1.20.3.20.5.20.7.20.9 20.(Salle III) "La cage" 1.00, 3.00, 5.00.7.00, 9.00 (Salle IV) "Buffalo Bill and the Indians" 12 30.2.45.5.00.7.15, 9.30.(Salle V) “Big bus" 1.10, 3.10, 5.10, 7.10.9.10.PIERROT: 1590 St-Denis 845-3222 "Un jour la fête" 1.15.3.15, 5.15, 7.15, 9.15 PLACE DU CANADA: Hôtel Champlain 861-4595 "Silent movie" 7.20.9.10 PI*ACE VICTORIA: "The stranger and the gunfighter" 1.00.3 00.5.00.7.00, 9.00 PUCE VILLE-MARIE: 866-2533 (Petit cinéma) "All the president s men" 1 05.3.40.6.10.8 45 PUCE VILLE-MARIE: Grand Cinéma) “One flew over the Cuckoo's Nest 12 05.2 20 4 40 7 05.9.30 PUSSYCAT: 4015 St-Laurent 842-4215 "The sexualist" 12 00.2 50.5.40.8.30.et "Knock then over" 1.30 4.20.7.10.10.00 SEVILLE: 2155 Ste-Catherine 932 1139 "Treasure of Matecumbe" 1.55.5.25.9.00.et "Snow white and the 7 dwarfs" 12 30.4 00.7.30 SNOWDON: 5225 Décarie 842-1322 "Outlaw Josev Wales' 7.00.9.35 VAN HORNE: 6150 Côte^les-Neiges 731-8243 One flew over the cuckoo's nest" 12 10.2 30.4 50.7 10.9 30 VERDUN: 3841 Wellington 768-2092 "La sanction" 8.00 et "Special première" 6.10.9.40 V1LLERAY: 8042 St-Denis 388-5577 "La montagne ensorcelée" 12 40.4.20.8 00 et "Le fantôme de Barbe Noire 2 25 .6 10 9 50 WESTMOUNT SQUARE: 1 Westmount 837-2477 That s entertainment" 12.15.2.25.4.40.7.00.9 15 YORK: 1487 Ste-Catherine O 837-8978 "Gator" 12.40.2.40, 4.45.6.55, 9.05 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: 170 St Denis 844-8734 Relâche CONSERVATOIRE D ART CINEMATOGRAPHIQUE: 2455 Maisonneuve 879-4349 "White water, blue water" Goal" (coupe mondial du football» 2 00.6 00 et The Olympics in Mexico" 4 00.8 00 V arts et spectacles Le Devoir, mercredi 21 juillet 1976 • 13 variétés / Donovan de passage à Montréal f Trois études sur la diffusion par Christine L’Heureux Britanniques et Américains qui viennent nous visiter font plus ou moins de bruit.La reine, par exemple, a été plutôt discrète.Donovan, lui, a risqué de passer inaperçu parmi tous ces spectacles un peu partout à Montréal.Sauf, pour les Canadiens anglais qui ont sauté sur l'occasion d’assister à un çon-cert organisé spécialement pour eux; parce ou’il faut bien dire qua part Blood, Sweat and Tears et Gino Vanelli (tjui a d'ailleurs été contremandé), la programmation d’Arts et Culture n'offre rien pour les anglophones.Et si Donovan est passé au Grand Salon du Reine Elizabeth, lundi soir, ce n'est pas nécessairement par respect pour sa majesté et avec l’intention de rester en territoire connu, mais bien plutôt parce que c’était la seule salle disponible.dans toute la ville de Montréal.Le plus drôle dans toute l'histoire: les mesures.de sécurité à l’entrée du Reine Élisabeth dont on a tellement fait état.Lundi soir, une foule peu habituelle, bizarrement habillée, porteuse de barbe et quelques fois de drogue a franchi nonchalamment les barrières et envahi l'hôtel.Le pacifisme reconnu de la jeunesse a été une assurance suffisante, à ce qu’il semble, contre le danger.N’empêche que le paysage avait quelque chose de bizarre et de.contrasté.Les dites mesures de sécurité n’ont pas semblé ennuyer personne.sinon les musiciens et les techniciens, amenant un retard assez remarquable sur la programmation.Et des problèmes techniques qui semblent danse.Varié et inusité par Angèle Dagenais Le théâtre Centaur présente jusqu’au 24 juillet un programme fort intéressant consacré exclusivement à la danse moderne expérimentale.Quatre jeunes troupes dont trois de l'Ontario, Dancemakers de Toronto, Judy Jarvis Dance and Theatre Company de Willow-dale et Danny Williams Gross-man de Toronto, se sont jointes au Regina Modem Dance Workshop de la Saskatchewan pour offrir une soirée de danse variée et pour le moins inusitée.La petite salle du Centaur bondée d'amateurs enthousiastes a reçu très chaleureusement les six oeuvres inscrites au programme.Les Dancemakers ont ouvert la soirée avec Token A.ffec (ta) lions, probablement la plus “classique" des oeuvres présentées, conçue par la chorégraphe Nomi Doovdi-vani.pour quatre danseurs et un guitariste exécutant des passages de Kottke, Albeniz, Weiss et J.-S.Bach.Cette troupe toron-toisc présentait également en deuxième partie une oeuvre d'Anna Blewchamp intitulée Arrival of all time, beaucoup moins dépouillée que la première et mettant en scène un trio aux prises avec une situation affective conflictuelle.Le Regina Workshop, troupe d'une dizaine de danseurs travaillant sur une base perma: nentc depuis deux ans seulement forme une coopérative sous la direction artistique de Maria Formolo et Belinda Weit-zel Bus Depot Auctions, chorégraphie qui emprunte plusieurs elements au thécâtre et à la pantomime, fait penser tour à tour à un jeu de chaise musicale, à une bande d'écoliers en cavale, laissant libre cours à un défoulement collectif.La mise en place, un peu longue au début.a fait place à une débandade bien rythmée où espadrilles, bottes de caoutchouc et san- dales lourdes remplacent les chaussons traditionnels ou les pieds nus.Une seconde oeuvre du Regina Workshop, Whales, offre un contraste intéressant avec l’oeuvre précédente et démontre la versatilité de ces jeunes danseurs.Whales, comme son nom l’indique, présente avec beaucoup de finesse et d’émotion les jeux marins et de ces mammifères sur une musique extraite des “Chants de la baleine-à-bosse".Trois danseurs habillés de collants bleu-gris brodés de laine blanche rappelant les fanons des cétacés et expirant lourdement au son des clapotis et des sifflements étranges des baleines expriment avec une certaine tristesse, il m'a semblé, les mouvements gracieux de ces animaux menacés d'extinction.Le Judy Jarvis Dance and Theatre Company présentait Clouds, véritable défi à Tart du mouvement car les deux personnages entièrement recouverts de capes noires, juchés sur des piédestals également noirs ne “dansèrent" que par expressions faciales, mouvements des bras et gargouillis sonores.Les deux gorgones entretenaient, d’ailleurs, un véritable dialogue de sourds.Finalement, Danny Williams Grossman et Judith Hendin de Toronto donnaient la touche finale à ce programme qui vise à présenter les diverses orientations de la danse moderne au Canada, avec une oeuvre intitulée Higher, variation acrobatique pour un escabeau, deux chaises et deux danseurs^ défi cette fois à l’équilibre précaire obtenu sur un barreau ou un dossier de ce mobilier familier.La musique langoureuse de Ray Charles et le style cabaret de cette chorégraphie font plutôt penser à un intermède acrobatique du défunt Ed Sullivan Show 3uà une recherche authentique u mouvement dansé.au fil des mots AU TÉLÉPHONE par Louis-Paul Béguin Le téléphone a certainement son vocabulaire spécialisé.Son jargon, même.Nous savons déjà les quelques fautes qu'il est bon de corriger: “gardez la ligne" est un calque de“Keep the line" et c'est “ne quittez pas" qui est le bon équivalent.Une expression heureusement disparue “à frais renversés" n'était que de l'anglais camouflé: reversed charges (Collect call).On dit ici “à frais virés".Si vous faites un appel “à frais virés”, lors d'un prochain voyage en France, employez l’expression “en P.C.V." Ce qui veut dire “paiement contre vérification".On trouve aussi, ce qui est plus clair que le sigle P.C.V., l'expression "communication payable à l'arrivée”.Nos “frais virés”, je l'avoue, ne me plaisent pas beaucoup, n'en déplaise à Miss Bell.Je crois, pour ma part, que Ton pourrait remplacer “appel à frais virés" par “communication payable à l'arrivée".Ce qui me "tracassa" longtemps fut de connaître comment on appelait en bon français le service qui répond à la place de Tabonné.en cas d’absence de ce dernier.C’est, en anglais: “answering service ”.Je sais maintenant qu’on dit tout simplement: “service aux abonnés absents .La définition est claire: service qui répond à la place de 1 abonné pendant son absence et qui peut fournir certains renseignements, transmettre des messages aux correspondants et recueillir de leur part pour les communiquer ensuite: leur nom et numéro de téléphone ou même des communications dictées.L'appel de “personne à personne" est bien mal dit.C’est, en France, ce qu'on appelle une communication “avec préavis .(Notons en passant que Ton emploie surtout “communication plutôt qu appel).Cette communication avec préavis se fait pour les appels interurbains et permet à quelqu'un de n obtenir la communication que s’il peut être mis en relation avec une personne ou un poste préalablement désigné.Je voudrais signaler un néologisme en téléphonie: c’est le “répondeur automatique".Un petit appareil que Tadmi-nistration installe chez Tabonné et qui se substitue a celui-ci pour répondre aux appels.Il peut meme enregistrer des messages.On trouve aussi le participe passé: "téléphoné dans “message téléphoné" et “télégramme téléphone J ai remarqué qu’en France on fait la distinction entre: interurbain" et “grande distance".Nuance nous intéressant au Quebec où les distances entre régions sont telles qu’une communication peut être à “grande distance" plutôt qu'interurbain, qui signifie simplement entre deux villes.Or.au Quebec, nous ne faisons pas la différence entre un appel de Montreal à Québec, par exemple, et l'appel de Québec a Vancouver ou il y a vraiment un cas de “grande distance Naturellement “longue distance" est à proscrire.Les "Pages jaunes sont, en France, la Liste professionnelle.faire partie intégrante du show de Donovan.En effet, hier, en lisant de vieilles découpures de journaux, le commentaire d’un journaliste portait justement sur un spectacle de Donovan, il y a deux ou trois ans, et mentionnait ces mêmes difficultés.Posant, par ailleurs, la souplesse de Donovan qui, tout au long du spectacle, s’était arrangé de ces énormes inconvénients.Lundi soir, au Reine Elizabeth, son attitude calme, /le désir de privilégier d’abord son rapport avec le public lui ont permis de sauver la soirée et même d’en faire un succès.L’acoustique n’avait rien de réjouissant, pourtant, et il a fallu beaucoup de patience aux gens dans la salle pour subir ce "grinchage" digne d’un vieux 78 tours.Son spectacle était composé d’une majorité de vieux succès, chaudement applaudis bien sûr, et de quelques nouvelles “tou-nes" tirées de son dernier long-jeu.N’ayant pas eu l’occasion d'entendre ce disque à cause de politiques farfelues propres à la maison Columbia, le spectacle permettait quand même d'en avoir un avant-goût fort prometteur.Mais surtout de rencontrer quelqu’un de parfaitement extraordinaire, d'un magnétisme qui corresponde exactement à l'image que transcrivent tous ses disques: un personnage aux vibrations transfigurantes.Et c'est peut-être ce qu'il y avait de plus important dans ce ses concert, qqi, par ailleurs, n’apportait pas un grand vent de nouveauté: sinon celui de musiciens du nom de Giva.Le ministère des Affaires culturelles du Québec a rendu publics les rapports de trois études consacrées ces dernières années aux problèmes de diffusion et de rentabilité du livre et des périodiques au Québec.Le premier des documents, préparé sous la direction de M.Pierre De Grandpré.fait une étude descriptive des nombreu-difficultés commerciales qu'affrontent le livre et les périodiques québécois, comme la faiblesse des entreprises québécoises de distribution face au contrôle étranger, le coût élevé de la distribution, l'influence prédominante des imprimés de langue anglaise et les inégalités d'accès à l'imprimé pour les citoyens québécois.Le deuxième dossier, préparé par MM.Albert Melançon et Yvon Lussier, est un imposant document de travail complété en 1974, sur le commerce du livre au Québec, en particulier sur sa rentabilité économique et son évolution durant la dernière décennie.L’étude des systèmes de distribution existant en France, en Belgique, en Hollande, en Angleterre, en Suède et en Allemagne fait l'objet du troisième rapport, préparé par M.Pierre Contant en 1975.Cette recherche fait ressortir les points importants de l'organisation de la distribution dans ces pays et suggère certaines modalités d’adaptation de systèmes collectifs de distribution au Québec On peut se procurer les trois rapports à la Direction des communications du ministère des Affaires culturelles.La résurrection de l’opéra de Manaus MANAUS Brésil (Reuter) — L’opéra de Manaus, au coeur de la jungle amazonienne, est certainement le monument de Tin-congruité! Né à la glorieuse époque des “barons du caoutchouc” dont il avait été, dans les années quelque peu polissonnes d’avant 1900.le symbole resplendissant de leur prospérité.l’Opéra de Manaus était à deux doigts de disparaître, sous la moisissure envahissante des Tropiques.Pourtant, le miracle s’est produit.Alors que le plafond, de style rococo, de l'imposant édifice, menaçait de s’écrouler, les autorités décidèrent sa restauration.Après un an et demi de travaux, l'opéra de Manaus a rouvert ses portes Tan dernier.Le soir de sa deuxième inauguration, il a retrouvé le parfum de ses heures étincelantes de jadis, même si la "Belle époque" n'était plus au rendez-vous.A l’heure où le crépuscule équatorial descendait sur le dome de mosaïque vert, jaune et bleu de l’opéra, le rideau se levait sur une salle entièrement remise à neuf, mais demeurée, avec ses sièges de velours rouge et ses plafonds couverts de peintures allégoriques, tout à fait dans le style d'un théâtre de Paris.Les ors brillaient de tout leur éclat.En présence du président du Brésil, M.Ernesto Gaisel, l'opéra de Manaus ressuscitait aux accents de la mélodie du Lac des Cygnes.Pendant que se déroulait le ballet, les fantômes de la belle époque pouvaient être satisfaits.C'est qu'ils avaient été très exigeants, ces représentants de l'opulence d'autrefois! Rien n était trop beau, ni trop coûteux.Les plus riches d'entre eux faisaient envoyer leur linge dans les blanchisseries d’Europe plutôt que de risquer un lavage plus ou moins douteux sur place.Telle était la richesse des planteurs de caoutchouc de Manaus.que c'était par bateaux entiers que débarquaient, de Paris, les demi-mondaines de grand luxe! L'opéra lui-même était le lieu où tourbillonnait la société.Les élégantes faisaient admirer les robes les plus éblouissantes, ce que l'argent pouvait acheter de mieux en Europe.Sur scène, la grande Sarah Bernhardt déploya ses talents.On y entendit Enrico Caruso et Anna Pavlova y dansa.D'autres artistes ne craignaient pas un long voyage en bateau et 1,600 kilomètres sur l'Amazone, pour se produire à TOpera de Manaus.Puis, vint le jour où cette gloire partit en fumée.Le boom du caoutchouc s'éteint avec les années “20".L'opéra, inauguré le 31 décembre 1896, ferma ses portes.Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres Sieven Szabo désire annoncer à ses clients que son fils et luîm§me rompent leurs relations d'affaires avec la maison "Stephen i Son Roofing & Chimney", et que Monsieur Szabo est maintenant l'heureux proprietaire de "Town Roofing Service" - 279-9672 Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 3 juin 1976 à LA BANQUE T0R0NT0-D0MINIDN de toutes dettes, présentes ou futures, payables à Photocopie F.B.E Inc.ont été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d’enregistrement de Montréal, le seizième jour de juin 1976, sous le numéro 2700298.Ce quatorzième jour de juillet 1976 LA BANQUE T0R0NT0-00MINI0N Prenez avis que le requérant-cédant Yoland Perreault, demande é la Commission des Transports du Québec, de transférer au requérant-cessionnaire.Ronald Beauchamp, son permis portant le no: M-501206-D-001, pour effectuer du camionnage en vrac, dans la Région no.06.catégorie entrepreneur.Toute personne désirant s’opposer à la présente demande doit le faire dans les quatre (4) jours de la première publication de cet avis, à la Commission des Transports du Québec, au 505, rue Sherbrooke est, Montréal.1ère publication: 19 juillet 1976.2e publication: 20 juillet 1976 3e publication 21 juillet 1976.Mard M, Oelage, avocat Procureur des requérants.Avis est donné que Marcel Bonin 740 Sacré-Coeur St-Hyacinthe.détenteur de l'attestation no M-502446 0-001 catégorie Artisan région 6 s'adressera à la Commission des Transports du Québec, dans le but d'obtenir l'autorisation de transférer son attestation, en faveur de Jean Louis Ménard 485 Duquesne Douville catégorie Artisan région 6, conformément aux dispositions de l’article 2.59.1 du règlement 2C.Tout intéressé peut y faire opposition dans les quatre (4) jours qui suivent la date de la première parution dans les journaux.< 1ère parution 19 juillet 1976.2e parution 20 juillet 1976 3e parution 21 juillet 1976.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE NO: 500-05-016971-754 HTD ENTERPRISES INC., corporation légalement constituée ayant sa principale place d'affaires dans la Cité de Dorval, District de Montréal; demanderesse -vs- T.l M.E.-D.C.INC.corporation légalement constituée ayant sa principale place d'affaires à Lubbock, Texas, dans les Etats-Unis d'Amérique; et al défendeurs AVIS AVIS est par les présentes donné au défendeur T,I.M.E.-D.C.INC.de comparaître devant cette Cour, et ce, dans un délai d'un (1) mois à partir de la dernière publication de deux avis publiés à des jours successifs dans ce journal et qu’une copie du Bref d'Assignation et de la Déclaration a été laissée à votre intention au bureau du Protonotaire de cette Cour.Montréal, le 16 juillet, 1976 PR0T0N0TAIRE DE LA COUR SUPERIEURE SHRIAR.POLAK, C00PERST0NE & SHENKER Procureurs de la demanderesse 1010 ouest, rue Ste-Catherine, Suite 620.Montréal, Qué.r.ûNADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) N0: 500-12-060873-761 DAME MARGARITA GUTIERREZ, vendeuse, épouse mariée sous le régime de la société d 'acquêts, domiciliée et résidant au 792 C, Champagneur, Outremont, district de Montréal, Requérante vs OSCAR VARAS, domicile inconnu, Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L’intimé OSCAR VARAS, est par les présentes requis de comparaRre dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son intention.Prenez de plus avis qu'â défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous.MONTREAL, le 12 juillet 1976 (S) CLAUDE DUFOUR REGISTRAIRE Mes B0RENSTEIN, DUQUETTE & BR0TT procureurs de la requérante CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorces) NO.500-12-060005-760 DAME FRANCINE WINNER RIVARD, assistante-dentaire des Cité et district de Montréal, Requérante, c.ROBERT RIVARD, soudeur, orêsentement de lieux inconnus, Intimé.PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé, Robert Rivard, est par les présentes, requis de comparaître dans un délai de soixante (60) jours, â compter de la date de la dernière publication.Une copie de la requête en Divorce a été laissée â la Division des Divorces du district de Montréal, à son intention.PRENEZ DE PLUS AVIS qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce, accompagné de tome ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous.MONTREAL, juillet 1976.A BEAULIEU.P.A.C.S.Buchanan.McAllister t Associés Suite 1230.Place du Canada Montréal.P.Qué., H3B 2P9 Procureurs de la requérante Avis est par les présemes donné que le contrat de vente en date du 7 mai 1976 à LA BANQUE T0R0NT0-D0MINI0N de toutes dettes, présentes ou futures, payables à François Paré Inc.ont été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le vingt-troisième jour de juin 1976.sous le numéro 2702768 Ce quatorzième jour de juillet 1976 LA BANQUE TORONTO-DOMINION Prenez avis que le requêrantcédant Roger Bénard, demande à la Commission des Transports du Québec.de transférer à la requérante-cessionnaire.Transport Roger Bénard Inc.son permis portant le no: M505111-D-001, pour effectuer du camionnage en vrac, dans la Région 06.catégorie entrepreneur.Toute personne désirant s'opposer à la présente demande doit le faire dans les quatre (4) jours de la première publication de cet avis, à la Commission des Transports du Québec.505 rue Sherbrooke est, Montréal 1ère publication: 19 juillet 1976.2e publication: 20 juillet 1976.3e publication: 21 juillet 1976.Marc M.Delage, avocat Procureur des requérants.AVIS Avis est donné par le soussigné, qu'une requête en homologation d'un acte de changement de régime matrimonial par M.Haluk Arsoy et son épouse, Dame Lucille Laçasse, tous deux domiciliés au 325 rue Jollette, appartement 605, à Longueuil, District de Montréal, Province de Québec, sera présentée à la Cour Supérieure du District de Montréal, Division de Pratique.Chambre 2.16 du Nouveau Palais de Justice, à Montréal, le vingt-cinq août 1976, à neuf heures trente de l'avant-midi (09:30 a.m.), le tout en conformité avec l'article 1265 du Code Civil de celle Province et de ceux auquel il se rapporte.Serge Bélanger, notaire Montréal, 19 juillet 1976 CANADA PROVINCE DE QUEBEC ENREGISTREMENT DES DIVORCES DIVISION DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE No.12-052425-752 DAME MARIE ALINE HELENE PLANTE Requérante -VS- JOSEPH EUGENE GILLES GIROUX Intimé Avis est par les présentes donné à l'intimé qu'un jugement conditionnel de Divorce daté du 18 mars 1976, a été accordé dans le cas ci-haut mentionné et qu'une copie dudit jugement a été laissée pour l'intimé au bureau de la Division des Divorces de Montréal.Prenez de plus avis qu'â délaut pour vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais légaux, la Requérante procédera à obtenir un Jugement Irrévocable de Divorce.Montréal, le 14 juillet 1976 A.Beaulieu Greffier adjoint FRANKEL & FRANKEL 10 rue St-Jacques t suite 910 Montréal.Qué.Avocats de la requérante.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Division des divorces) No: 500-12-061966-762 DAME GINETTE BAZERGUI, résidant et domiciliée à 149 Avenue Sedgefield, à Pointe-Claire, District de Montréal, Requérante -vs- RAYM0ND AY0UB, architecte, actuellement résidant en France et présentement d'adresse inconnue, Intimé.L’Intimé est par les présentes appelé à comparaître dans un délai de 60 jours suivant la dernière publication.Une copie de la demande de divorce a été laissée pour lui au bureau d'enregistrement des Divorces de Montréal.Et de plus, prenez avis qu’à défaut par vous de signifier et de déposer quelque signe de contestation dans le temps prescrit ci-haut, la Requérante procédera sur ce point, par défaut et un Décret de Divorce et autre décharge peut être accordée sauf avis de votre part Montréal, le 12 juillet 1976.J.BELANGER protonotaire adjoint MONETTE CLERK & ASS.AVOCATS DE LA REQUERANTE 1650 Place du Canada Montréal Qué CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE Chambre de la Famille (Divorces) No.500-12-061955-765 RENE TREPANIER.chauffeur dé taxi, domicilié et 'êsidant au numéro 5087 de la rue Garnier dans les cité et district de Montréal.Requérant c.DAME VICTORINE HAINEAULT, autrefois domiciliée et résidant dans les cité et district de Montréal, et aujourd'hui de lieux inconnus, Intimée PAR ORDRE DE LA COUR L'Intimée DAME VICTORINE HAINEAULT.est par les présentes requise de comparaître dans un délai de soixante jours de la dernière publication Une copie de la Requête en Divorce a été laissée à la Division des Divorces à son Intention.Prenez de plus avis qu'â défaut par vous de signifier et de déposer voire Comparution ou Contestation dans les délais susdits, le Requérant procédera â obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de touts' ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'il sollicite contre vous MONTREAL, le 16 juillet 1976 A BEAULIEU.REGISTRAIRE Mes Poirier, St-Pierre & Prescott, avocats, 4444 De Laroche.Montréal.P O.H2J 3J1 Avis est donné que la compagnie JUNIOR ACCENT INC demandera au ministre des Consommateurs.Coopératives, et institutions financières de la province de Québec, la permission d'abandonner sa charte Les procureurs de la compagnie RAPPORT WHELAN BESSNER FELDMAN 8, ROSS MONTREAL, le 19 juillet.1976 Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 20 mai 1976 à LA BANQUE T0R0NT0-DDMINI0N de toutes dettes, présentes ou futures, payables à L'Atelier du Moteur Enrg.ont été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le seizième jour de juin 1976, sous le numéro 2700295.Ce quatorzième jour de juillet 1976 LA BANQUE T0R0NT0-D0MINI0N ; Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 29 avril 1976 â LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables â The Kawle Co ont été enregistrées au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le seizième jour de juin 1976, sous le numéro 2700296 Ce quatorzième jour de juillet, 1976 LA BANQUE T0R0NT0-D0MINI0N Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 25 mai 1976 â LA BANQUE TORONTO-DOMINIDN de toutes dettes, présentes ou futures, payables â Produits de Loisirs Mini Liée • Mini Leisure Products Ltd.ont été enregistré au bureau d’enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le seizième jour de juin 1976, sous le numéro 2700297 Ce quatorzième jour de julllel 1976 LA BANQUE TORONTO-DOMINIDN CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) NO: 500-12-061633-768 DAME DENISE MONTPLAISIR Requérante vs PAUL LETOURNEAU Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé PAUL LETOURNEAU est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée â la Division des Divorces â son intention.Prenez de plus avis qu'â défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous MONTREAL, le 16 juillet 1976 (S) CLAUDE DUFOUR REGISTRAIRE Me MARIE CLAIRE LEFEBVRE 4906 est, boul Gouin Montréal Nord, P.Q.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL DANS L'AFFAIRE DE: LES AMENDEMENTS, REMPLACEMENTS ET ADDITIONS A L’ACTE D'INCORPORATION DE "THE HELLENIC-CANAOIAN COMMUNITY OF THE ISLAND OF MONTREAL" 1er Décret acquis le 24 mars 1926, (George V, 16 — chap.99) 1er Amendement acquis le 2 février 1956 (Elizabeth 11.4 et 5 - chap.152) 2ême Amendement acquis le 11 février 1959 (Elizabeth 11,7 et 8 — Chap.174) AVIS est donné par les présentes que Basile Pa-pachristou.avocat et Evangelos A Hadjis, avocat, tous deux de !a Cité de Montréal, respectivement Président el Secrétaire de ladite Communauté, dûment autorisés en vertu d'une Résolution des membres du Bureau des Directeurs et des membres de l'Assemblée Générale de ladite Communauté.s'adresseront â l'Assemblée de la Province de Québec à sa prochaine session ou à la session ultérieure pour demander l’adoption d'un Bill amendant les dispositions du présent Acte d'incorporation, quant aux nom et mode de dissolution, aussi bien qu'en remplacement des dispositions du Bureau des Gouverneurs par un Conseil Consultatif, en y ajoutant les dispositions concernant la création de Compagnies filiales MONTREAL, ce 14 juillet 1976 Me EVANGELOS A HADJIS Procureur de la Requérante CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL DIVISION DES DIVORCES DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (GREFFE DES DIVORCES) N0: 500-12-061-877-761 DAME HELENE BROUSSEAU.ménagère, résidant et domiciliée au 5795, rue de Lorimler.à Montréal, district de Montréal Requérante, -vs- GEORGES BROUSSEAU présentement de lieux Inconnus, intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé GEORGES BROUSSEAU, est pour les présentes, requis de comparaître dans un délai de soixante (60) jours de la dernière publication Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces du district de Montréal à son intention PRENEZ DE PLUS AVIS qu'â défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera â obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous MONTREAL, ce 13 juillet 1976 A BEAULIEU REGISTRAIRE-ADJOINT LABELLE, CHARBONNEAU.BUSHEY & LAPORTE, Avocats.4935 est, rue Beaubien, Suite 105, Montréal.Qué Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 29 avril 1976 â LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à Coffrages Richelieu Inc.ont été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d’enregistrement de l'Assomption le vingt-cinquième jour de juin 1976, sous le numéro 193586 Ce quatorzième jour de juillet 1976 LA BANQUE TORONTD-DOMINION Avis est donné par les présentes que Jean-Marie Legault, contremaître, résidant au numéro 4648 rue Wellington, â Verdun, s’adressera au lieutenant-gouverneur en conseil afin d'obtenir un décret changeant son nom en celui de Jean-Marie Maheux.Montréal, ce 12 juillet 1976.Lawrence Capelovitch Procureur du requérant Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 2 juillet 1976 à LA BANQUE T0R0NT0-D0MINI0N de toutes dettes, présentes ou futures, payables à Valcam Cartage Inc.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le sixième jour de juillet 1976, sous le numéro 2705756 Ce 19ième jour de juillet.1976 LA BANQUE TORONTO-DOMINION AVIS est par les présentes donné qu'un contrat va-‘idé le 7 juillet 1976, par les termes duquel toutes dettes présentes et futures de Alruga Inc., dues à .a Banque Royale du Canada, ont été cédées, etransferrées et réassignées à Alruga Inc., a été enregistré le 12 juillet 1976, au Bureau Régistraire pour la Division d’Enregistrement de Chambly.sous le numéro 457434 Le 19 juillet 1976 International Mercantile Factors Ltd.Prenez avis que le requérant-cédant Jean de-la-Lande Pelletier, demande à la Commission des Transports du Québec, de transférer au requérant-cessionnaire.Claude Lepage, ses permis portant les no: 0-504216-D-002 et Q-504216-D-003, pour effectuer du camionnage en vrac, dans la région 01, catégorie entrepreneur Toute personne désirant s'opposer â la demande doit le faire dans les quatre (4) jours de la première publication de cet avis, â la Commission des Transports du Québec, au 585 boul Charest est, Québec 1ère publication: 19 juillet 1976 2e publication: 20 juillet 1976 3e publication: 21 juillet 1976 Marc M Delage, avocat Procureur des requérants Prenez avis que le requérant-cédant Claude Mor.n, demande à la Commission des Transports du Québec, de transférer à la requérante-cessionnaire.Colette Sarrasin Miron, son permis portant le no: M503266-D-001.pour effectuer du camionage en vrac, dans la Région no.06, catégorie entrepreneur.Toute personne désirant s'opposer à la présente demande doit le faire dans les quatre (4) jours de la première publication de cet avis, à la Commission des Transports du Québec, 505 rue Sherbrooke est, Montréal 1ère publication: 19 juillet 1976 2e publication: 20 juillet 1976 3e publication: 21 juillet 1976.Marc M Delage, avocat Procureur des requérants.CANADA PROVINCE DE QUEBEC ENREGISTREMENT DES DIVORCES DIVISION DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE NO: 12-062097-765 , MARIE EILENN ADLEY, commis de bureau de Dollard des Ormeaux, District de Montréal REQUÉRANTE vs RICHARD ORME WINTERS, de domicile inconnu INTIMÉ AVIS L intimé est appelé â comparaître dans un délai de soixante jours suivant la dernière publication Une copie de la réquisition de divorce a été laissée pour lui au bureau de la Division des Divorces de Montréal Prenez de plus avis qu'â défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits la requérante procédera â obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce.Montréal.16 juillet 1976 A.Beaulieu Greffier adjoint FRANKEL & FRANKEL 10 St-Jacques Ch 910 Montréal Avocats de !a requérante CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUEBEC TRANSFERT - REGLEMENT 2C article 2.59.1 PRENEZ AVIS que le requérant-cédant René Tru-del domicilié et résidant au 6329 de la rue Normandie à Montréal-Nord permis no: 22666-V s adressera â la Commission des Transports du Québec afin d'obtenir l'autorisation de transférer, céder et/ou transporter tout son système de transport y comp-is tous les droits, titres.Intéiéts et privilèges, qu’il détient en vertu du permis portant le numéro 22666-V des dossiers de la CTO , ainsi que de la clientèle s'y rattachant, en faveur du cessionnaire.Gilles St-Pierre, faisant affaires sous le nom el raison sociale de St-Pierre Transport Enrg et ayant une place d'affaires au 3221 de la rue Grande Allée.St-Hubert.Comté de Chambly La présente demande est faite en vertu des dispositions de l'article 2 59 1 du réglement 2C.modifiant le réglement 2,1975.sous la régie de pratique et de régie interne de la Commission des Transports du Québec, adoptée en vertu de la loi des Transports 1972, chapitre 55.Tput intéressé peut cpntester cette demande de transfert déposée â ladite Commission, dans les quatre (4) jours de la première parution de cet avis en s'adressant â la Commission des Transports — 505 est, rue Sherbrooke — Place du Cercle.Montréal 1ière publication mardi 20 juillet 1976 2ième publication: mercredi 21 juillet 1976 3ième publication: jeudi 22 juillet 1976 SIGNE PAQUETTE.PAQUETTE.PERREAULT t RIVET t, GROLEAU CANADA PROVINCE DE QUEBEC OISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE NO 500 05-012164-766 YVON BESSETTE, Demandeur ___ vs DANIEL JOLICOEUR.el PIERRE DAIGNEAULT.Défendeurs Les DEFENDEURS sont par les présentes enjoints de comparaître dans un délai de trente (30) jours Une copie du Bref d’assignation et de la Déclaration a été laissée au Greffe de la Cour à leur intention MONTREAL, 16e jour de juillet 1976 A BEAULIEU PCS ?m* VILLE D’OUTREMONT APPEL D'OFFRE: REPARATION - VIADUC ROCKLAND Des soumissions cachetées dans- les enveloppes adressées et fournies à cette fin, et portant la mention "Réparation — Viaduc Rockland", seront reçues jusqu’à midi, mercredi le 4 août 1976, au bureau du Gérant Chaque soumission devra être faite sur des formules officielles fournies par la Ville.Les soumissionnaires pourront se procurer ces formules ainsi que les cahiers des charges et les enveloppes de retour au bureau du Gérant, à l'Hôtel de Ville d’Outre-mont, 543 Chemin de la Côte Ste-Catherine.La Ville ne s'engage â accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues Pierre Faivre, orna Greffier de la Ville Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 30 juin, 1976 â LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à NASRI FRERES a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d’enregistrement de Montréal le 14ième jour de juillet 1976, sous le numéro 2708641 Ce 19ième jour de juillet.1976 LA BANQUE TORONTO DOMINION AVIS est par les présentes donné qu'un contrat validé le 7 juillet 1976, par les termes duquel toutes dettes présentes et futures appartenant â Alruga Inc .ont été vendues, assignées et transférées â.International Mercantile Factors Ltd , a été enregistré le 12 juillet 1976.au Bureau du Régistraire pour la Division d Enregistrement de Chambly sous le numéro 457435 Le 19 juillet 1976 International Mercantile Factors Ltd DEMANDE DE TRANSFERT AVIS est donné que Roger Monette de Roger Mo-nette Excavation et de R Monette Excavation, 130 rue Principale à Delson, Qué, détenteur des permis MCV1431 et MCV 2666.région no 06, s'adressera à la Commission des Transports du Québec, dans le but d'obtenir l’autorisation de transférer ses permis ou ses attestations, en faveur de Le Centre de Rebuts de Delson Inc, 130 rue Principale à Delson.Qué .entrepreneur de camionnage en vrac, région no 06, conformément aux dispositions de l'article 2 59 1 du règlement 2C TOUT intéressé peut y faire opposition dans les quatre (4) jours qui suivent la date de la première parution dans les journaux J -Claude Nolin, avocat Procureur du Requérant Roger Monette.entrepreneur, 612 St-Jacques, Montréal 1ère parution: 21 juillet 1976 2ième parution: 22 juillet 1976 3ième parution: 23 juillet 1976 CITÉ DE CÔTE SAINT-LUC PROVINCE DE QUÉBEC APPEL D’OFFRES POUR L’APPROVISIONNEMENT D'HUILE LÉGÈRE POUR LE CHAUFFAGE DE TOUS LES ÉDIFICES MUNICIPAUX Des soumissions scellées dans des enveloppes spéciales et dont le contenu sera clairement indiqué et adressées à Mme J.O.Ko-vacs Acheteur, au 5490 avenue Westminster, à Côte Saint-Luc.Québec, seront reçues jusqu'à deux heures de l'après-midi, le lundi 2 août, 1976.Les documents relatifs aux soumissions peuvent être obrenus au bureau de l’Acheteur, au numéro 5490 avenue Westminster Les soumissions seront ouvertes publiquement le 2 août 1976, à deux heures de l'après-midi, dans la chambre du Conseil.La Cité ne s'engage pas à accepter la plus basse ni aucune des soumissions reçuéS.J.Habra (Mme) Greffier Suppléant AVIS 1ère publication 20 juillet 1976 2ième publication 21 juillet 1976 3ième publication 22 juillet 1976 COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUEBEC Modification de certains tarifs suivant les articles 2 64 et suivants du Règlement 2 sur les règles de pratique et de régie interne de la Commission, dans le cas de concurrence tarifaire avec le transport ferroviaire REQUERANT Canadian Transport Tariff Bureau Association 1434, rue Ste-Catherine Ouest, suite 404 Montréal, Québec H3G 1R4 Prenez avis que la requérante susmentionnée a obtenu de la Commission la modification de ses tarifs comme suit: QUEBEC-WESTERN CANADA COMMODITY TARIFF 1005-É.Q T C N0 4098 Ajuster les Items suivants de manière â ce qu'ils deviennent compétitifs avec les taux du rail contenus dans "Canadian Freight Tariff 7202-B" effectifs le 25 juin 1976, tels que décrits ci-après: Item 3880 FROM TO RATE MIN PAPER PRODUCTS Viz Dryden Ont Cap de la 220 30,000 Kraft or printing Madeleine 207 36 000 on pallets or skips Qué Quebec City Terrebonne 201 40 000 Hull (Ottawa) 141 suras 135 42,000 2 deliveries 151 40 000 145 42,000 3 deliveries 161 40.000 151 42.000 4 deliveries 155 30.000 Montreal 182 30 000 168 36.000 162 40 000 Item 3890 159 42000 Thunder Bay Quebec City 162 30 000 PAPER PRODUCTS Viz Newsprint 152 40 000 Item 3900 PAPER PRODUCTS Thunder Bay Drummondville 156 40 000 Newsprint, printing Joliette 156 40 000 Hem 3910 PAPER PRODUCTS Viz Thunder Bay Magoc 165 40.000 Newsprint printing Montreal lâô 30 600 128 40 000 Cause MRS-2776.décision no MCR-2873-TF Cette modification entrera en vigueur le 15 juillet 1976 et demeurera en vigueur jusqu'au 6 janvier 1977 Tout intéressé peut s'opposer à cette modification dans les 4 jours de la première publication en formulant à la Commission une opposition â cette fin CORBEIL & DUFRESNE , Procurers I 14 • Le Devoir, mercredi 21 juillet 1976 l’actualité économique toronto Faible activité Tous les indices ont régressé hier, à la Bourse de Toronto et le volume de la séance y a été faible.L'indice industriel a fléchi de .25 et est tombé à 188.54, l'indice de l'or, de 3.28 et est tombé à 251.80, celui des minerais, de 1.50 et est tombé à 92.67 et celui des pétroles de l'Ouest, de 2.15 et est tombé à 227.23.L’indice de l’or est à son plus bas niveau depuis le 17 janvier.Le comportement des valeurs a été le suivant: 125 gains, 262 pertes et 231 inchangées, contre 140 gains.214 pertes et 235 inchangées lundi.Le volume a été de 1.60 million d'actions d'une valeur totale de $15.42 millions, contre 1.67 millions d'actions d’une valeur totale de $15.53 millions lundi.Onze des 16 parties constituantes de l’indice industriel ont régressé et les cinq autres ont progressé.Les plus fortes pertes y sont subies Î>ar les grands magasins, les aciers et l'industrie manufacturière et es plus forts gains y vont aux communications, aux banques et à la construction.Sur le marché des options.85 contrats ont été négociés, contre 130 lundi.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE VantM Haut Bat Farm.Ch.Vantat Haut Baa Farm.Ch.industrielles Brascan A 8685 $10 9% 10 AbbyGlen 25700 $6 5% 5’/8 - '/% BrendaM 1000 $8% 8% 83/4 + % Aby Gin w 9700 71 60 60 -17 Bridger 3800 $7 63/4 6% - % Abitibi 9050 $12% 12'% 12'% - % Br inco 350 460 » 445 - 460 +20 Abitbi 7'%p 100 $40% 403/4 403/4 - % BrAmBnk 300 $18% 183/4 18% - % AbitbilO 250 $50% 50% 50% + '/% BCFP 100 $22% 22% 22% AcmeGas 6000 7'% 7'% 7'% BC Phone 1000 $12% 12% 12% AftonMin 595 $6% 6'/% 6% + % BCPh4%p 100 $44 44 44 AgnicoE 7800 365 : 325 : 365 +15 BCPh4%p z75 $47’% 47'% 47'% Agra Ind A 35080 $6% 6% 6% - % BCP 10.16 p 250 $26'% 26% 26% Albany 4000 39 39 39 - '% Brooke pr z5 $19 19 19 Alt EastG 1000 $11 Ve 11 11’/% + V% Brunswk 2730 $6 Va 6 6 - % Alt Energy 10160 $10% 10'/B 10% Budd Auto 500 $6'/% 6 6% + % AltaGas A 9970 $13% 13 13'/% Bulora Cor 3000 16 16 16 Alfa G Dp z2 $129 129 \ 129 Bushnell 500 $5% 5% 5% Alla G E p 300 $21'% 21'%! 21’% - V% CC Yachts 100 400 400 .400 Alfa Nat-'' 825 $26'/% 25?% 25?% - % CAEA 600 $10% 10% 10% - % Alcan 24620 $27?% 27% 27% + Ve CFCN 500 $73/4 7% 7% AlgoCent 715 $12% 12 12 - % Cad Frv 300 $10% 10% 10% - % Algoma St 1765 $25?% 25?% 25?% + '% Cad Frv A z50 $16’% 16'% 16'% AStel p 1150 $25% 25 25% Cal Pow A 7288 $29% 29% 29% + % Algonq pr 100 $53/4 53/4 5% + 3/4 Cal P4p z18 $42% 423/4 423/4 All-Can B 1000 235* 230 230 Cal P5p z50 $53 53 53 AllarcoDv 100 $12% 12% 12% + Va Cal P 5.40 p z5 $85'% 85'% 85’% Alliances 2000 420 415 415 +25 CalPlOp 40 $103'% 103'% 103'% + Va Alminex 1800 $5% 5% 5% - % Cal P9.80 250 $101 101 101 - '% Almin 4'% p 770 $34 34 34 Cal P 9.75 10 $101 101 101 - Va Am Bonza 5450 460 450 450 CalvrtDle 800 200 200 200 -20 Am Larder 1500 15 15 15 Calvert 3000 20 20 20 Am Eagle 5000 48'% 45 45 - 3 Cam Mine 16000 42'% 41 42'% - 1 AndresW 1100 $83/4 83/4 83/4 - »% Camflo 12525 $8 7% 8 Ang CT 4'% z25 $22’% 22'% 22'% CChibA 300 405 400 400 -10 Ang CT 290 z25 $29% 29% 29% Camp RL 1500 $19 18% 183/4 - % Ang CT 315 100 $32 32 32 + % Campau A 1817 450 450 450 -10 Ang U Dev z200 71 71 71 Cambau7p z50 $7% 7% 7% Aquitaine 1030 $21% 21% 21% CanCem A 523 $10% 9% 10% + % Args250p z33 $28'% 28'% 28'% CCeCp 400 $13% 13% 13% - Va Argus B pr 100 $28 28 28 + % CDC pr B 948 $98% 98 98 - % Argus Cpr 200 $153/4 153/4 153/4 - % CanMalt A 500 $183/4 183/4 183/4 Asamera 9975 $11% 11'% ii'% - % C Nor West 4700 $8?% 8% 8% + Va Asbestos 565 $30% 30 30 - % CPakrsC 500 $20% 20% 20% + % Ashland C 1500 $9% 9'% 9% + Mb Can Perm 600 $17 163/4 17 AtcoA 400 $13'% 13'% 13'% CSafwayp z25 $79% 793/4 79% AtoHard A 500 $12% 12% 12% - Mb CS Pete 6000 280 276 276 - 7 BC Sugar A 600 $22% 22 22 -t % CanTrustA 250 $20% 20% 20% + % Bad Boy 500 310 305 310 + 5 C Trust 7% 480 $18% 18% 18% - Va Banister C 100 $9'% 9'/% 9>/8 - '/8 C Tung 600 425 420 425 BankMtl 7763 $15% 15% 15% + '/% CCablew 1000 190 180 190 -15 Bank N S 4011 $40'% 40% 40'% + '/8 CdnCel 1615 $6 Va 63/4 6% + % Bankeno 3000 156 152 154 - 2 CC Man A 1000 $23'% 23'% 23'% - 1 Bar E A 100 $29% 29% 29% + % C Curtis zlOO 53 53 53 Baton B 2000 $8% 8% 8% C Ex Gas 3800 415 410 415 Becker B p 408 $6 6 6 - % CGE 100 $25% 25% 25% — 1 Va Bell Canad 9114 $473/4 47'% 473/4 + Va CG Invest 8300 $20 20 20 Bell Apr z93 $47% 47 47% C Homestd 4925 $6 Va 6 6% - Va Bell Bpr 135 $47'% 47'% 47'% - % C Hydro 2432 $8% 8’% 8'% - % Bell Cpr 300 $253/4 253/4 253/4 - '% Cl BkCom 2683 $25 247/a 25 + % Bell Dpr 720 $51'% 51% 51 % + % CIL 350 $22 21% 21% - % Bell 2.28 2900 $26% 26’/% 26% + Mb Cl Powr A 400 $15% 15% 15% + % Bell Can W 2920 360 355 360 - 5 C Lencour 2000 12 12 12 +2 BethCop A 10000 $14 14 14 C Malart 17500 32 30 31 - 2 Blakwod A 300 $5?% 53/4 5% - % CManoir A 1420 $5% 5% 5% - Va Block Bros 650 420 420 420 C Marconi 600 $5% 5% 5% + % Border C 100 201 201 201 C Merrill 1100 $10% 10 10 - Va BovisCor 18600 97 94 94 - 2 C Ocdenfal 2500 $15% 15% 15% - % Bow Valy 4115 S25'% 25% 25% - Va CP Inve 1788 $21 Va 20% 21 + % Bow-m pr z50 $39 39 39 CP Invepr 150 $42 42 42 - Va Bralor Res 1500 305 305 305 + 5 CP Ltd 14235 $18% 18 Va 18% + % Bramalea 100 $5'% 5'% 5'% + % CPLAp 100 $8% 8% 8% Brameda 5400 134 115 115 - 15 CPL4p z52 $6 6 6 montreal Recul des cours Tous les indices, celui des services publics excepté, ont régressé hier à la Bourse de Montréal et le nombre de transactions y a été ordinaire.L’indice général a fléchi de 0.56 et est tombé à 190.63, l’indice des papiers, de 1 01 et est tombé à 119.69, celui des industrielles, de 0.80 et est tombé à 196.96, celui des banoues, de 0.26 et est tombé à 236.13, alors que celui des services publics a monté de 0.12 et atteint 143.03.Le volume a été de 302,200 actions, contre 345,600 actions lundi Le comportement des valeurs a été le suivant: 39 gains, 88 pertes et 40 inchangées, contre 49 gains, 77 pertes et 45 inchangées lundi.Westcoast Petroleum Pr., dont 20,0()0 actions ont été négociées, a été le titre industriel le plus actif et sa cote a monté de 21-8 et atteint $54.Dynamic Mines Ltd., dont 10,200 actions ont été transigées, a été le titre minier le plus actif et sa cote a fléchi de 4 cents et est tombée à 82 cents.Les pétroles ont régressé.Dans le secteur de la spéculation, Mont-Laurier Ura.Mines Inc.a monté de 4 cents et atteint 51 cents, dans un virement de 9,400 actions.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE VtntM Haut Bas Farm.' Ch.Vente! Haut Bas Farm.Ch.Abb G 500 $5% 5% 5% - % Celanese 7100 475 ' ¦ 465 ' 465 -10 Abitibi 8200 $12% 12'% 12'% - J/4 Cent Dyn 4000 85 85 85 AltGasT 13500 $13% 13% 13% + % Chrysler 2000 $19 19 19 - % Alran 13040 $27% 27% 27% + Va Cominco 10816 $40% 40% 40% + % Almin 2p 250 $34 34 34 Cominco a 800 $253/4 25% 253/4 + % Aquitaine 800 $21% 21% 21% Comodor 500 $5% 53/4 53/4 + % Asbestos 100 $30% 30% 30% Con Bath 1700 $36% 36% 36% Banister 600 $9% 9% 9% + % Con Gas 890 $12'% 12% 12% Bank Mtl 3272 $15'% 15% 15'% Con Glass 600 $15 15 15 Bang CN 494 $15 15 15 - % Denison 250 $65% 65'% 65'% - % Bell Canad 2458 $47% 47'% 47% + % Dome Pete 2800 $39% 39% 39% - % Bell E pr 600 $26% 26% 26% Dofasco a 3600 $28 27 Va 27'% - Va Bell wt 500 360 360 360 - 5 Dom Store 100 $14% 14% 14% - % BP Can 1000 $9% 9% 9% - % Domtar 3200 $21 % 21 21 - '% Brcan a 1450 $10 9% 10 Donohue Pr 100 $15% 153/4 15% + % Brcan b 550 $9% 9% 9% - % Du Pont 100 $16 16 16 + % BC Phone 1100 $12% 12% 12% Fal Nek 367 $43% 43% 43% + % Cablecast 100 $5'% 5'% 5'% + % Fin Coll 500 205 205 205 -5 Cal P a 2559 $29% 29% 29% + % Genstar L 100 $22 22 22 Camp a 15200 450 450 450 - 10 GBC pr 100 $23 23 23 CCemL a 3556 $10 9% 9% - % Gulf Can 1830 $283/4 28% 283/4 - % C lmp Bank 131 $24% 24% 24% Hawker S 100 $53/4 53/4 5% - % CJV 1200 160 153 153 - 1 Heitmn U 500 $6 6 6 - '% C Marconi 1600 $5% 5% 5% + % Home A 275 $283/4 283/4 28% - % CP Inv 100 $20% 20% 20% - % Huds Bay a 550 $19% 19% 19% + % CUtile 1800 $27 27 27 + % HB Oil Gas 100 $39 39 39 + '% Canron 150 $22% 22% 22% IAC 600 $163/4 16% 16% - % CPLtd 9225 $18% 18 Va 18% + % Imp O a 5266 $23'% 23% 23'% - % Cari Ok 450 330 330 330 - 5 Inddl 900 $14'% 14% 14'% - '% fonds mutuels AGF Group Amer Grwth 4.71 CdnGs Egy 13.05 Cdn Sec Gth 4.86 Cdn Trusteed 4.46 Corp Invest 5.34 Corp Inv Stk 4,94 Gwth Equity 5.93 Japan 8.23 nMoneyMktlO 00 Special 3.09 Ali Canadian G( Comwnd 5 59 Divide»'J Vtf Nurthrn Egy 3.45 Revenue G»h3.73 Venture 3.14 4000 3.84 Calvin Bullock Gr Acrofund 1.17 xCIF 4.79 Clag Inv Grp yCo-opera 10.27 yLndmk GF 10.20 Eaton Group Commwth 14.19 Growth 9.26 Income 4.42 Internatnl 6.92 Leverage 3.87 Venture 3.41 Viking 5.15 Guardian Group Enterprise .84 GlS Comp 8.93 G IS Income 2.72 yGwth Fund 8.62 North Amer 3.37 Mutual Acu 5,47 Mutual Inc 4.52 Sec Income 9.53 World Equity 5.46 Investors Group yGrowth 11.53 ylnternatnl 5.88 yJapan 8.42 yMortgage 4.79 yMutual 5.38 yRetiremnt 5.60 yProvidt Mu 7.05 yProvidt Stk 5.31 Nat Res Gth 3 76 Planned Invest Gr Canada Cum 5 35 Canada Grth 6 63 °id Resource 4.39 Pid Sec Inc 5.51 Taurus *.33 Fret et Revenu Gr American 9.05 Canadien 6 36 Retraite 6.23 Prevest Mut 7.01 Prudential Gr yGrowth 5.75 y Income 5.02 Savings Invest Gr American 9.05 Canadian 6.36 Retlremnt 6.23 United Bond Shr yRoyFund 6.21 yRoyFnd Inc 4.95 United Group yAccumuia 4.20 yAccumu R 4.62 yAmerican 1.35 yHorizon 2 29 ySecurity 4 51 yVenture 2.62 yVentureRet4.36 Universal Gr Save Equity 8.13 Save Income 5.08 Non Members Assoc Inv 5.34 yBeaubran 4.52 ynBoltTxemE6.01 Cdn S Afr Gd 3.02 Canagex Gr yBond 9.22 Fund 9.70 Internatnl 7.99 yMortgage 10.10 Capital Gth 10 06 xChase 6.74 CML Group Growth 6.52 inti Energy 2.44 int! G*h 4 38 •mi income 3 20 Uoivest 4.97 xComp Cap 4 32 Desjardins Gr Canadian 7.31 yHypotheq 4.22 ylnternatl 7.02 yObligatns 4.82 Quebec 3.79 PEP 2.18 nySpec 4.44 Dixon, Krog 5.72 Dreyfus Group ylnc 12.01 ylnternatl 13.18 nExecutvCan6.15 nExecutv Inti 1.50 xFid Trend 22.59 nHarvard 6.77 xHeritage 1.94 Industrial Gr indus» Amer 2 29 ylndust Dlv 5.97 Indust Eq 5.11 Indust Gth 15 55 ylndust Inc 10.12 ylndst Pens 20.01 Itco 4.97 Keystone Gr Cus K-2 5.47 Cus S-1 19.38 Cus S-4 3.68 Polaris 3.46 xLex Rsrch 14.97 xManhatn 2.81 Marlborough 4.99 Natrusco 13.65 NW Group Canadian 4.71 Equity 6.58 Growth 5.04 xOne Wm St 14.65 xODpenhmr 6 57 P i^l, oerfon Gr nPacific Dlv 5.24 nPacific Inc 2.65 nPaciflc Res 2.82 nPacific Ret 4.76 nPacific US 4.41 PHN Group yBond 10.83 yCanadian 7.43 yFund 14.72 y Pooled 29.28 nyRRSP 11.72 PMF Managmnt nPensionMut6.63 nXanaduFnd4.13 Principal Gr Collective 6.15 Growth 4.40 Venture 2.93 nPtunam 10.71 Scofiafd Gr Scotlafund .94 Scotiafd Mtge .99 Sterling Eqty 6.10 xTech 7.53 Temple Gth 9.91 Trans Canada Gr A 5.48 C.11.19 Special 4.42 Vanguard 5.67 Western Grth 4.79 C Reserve 1200 415 410 415 Cdn Salt A 700 $17'/4 17 17»/4 CdnSupO 300 S44% 44our des obDuanons de 10 p c échéant le 1er dec i°84 Kl t ( hd'igcablos pour des otiiiqat'ons de 10 .u< cclu'rfnt le 15 no< 19k-l'qat>(ifis rte / .pt eiMeant le 1er avril 19 ’9 les devises Pfizer Pittston Prct Gm 21 326 Pullman 10 130 RCA 15 995 29% Ralston P 16 901 52% Raym Int 6 13 20% Rdg Bate 4 90 19% Relian El 13 102 32% Relia Gp .740 143/» RepStl 12 247 37% Revlo 19 82 87% 29'% 28% 28 %— %, 6'% 6% 6'%.(C) Echangeables oour des 9 o c.l'% 1% 1% .1er luiiiet 1913, 51% 49% 50 %— i’>a (D) Echangeables oour des 9% 33 Va 323/4 32%— 1% 10 nov.1983.79 Va 78 Va 783/4— % 233/4 23% 23'%— % (t) Echangeables pour des 9' >4 29 28% 283/4- % 10 dec 2000 44'% 44 44Ve- % ._ SERVICES PUBLICS 54 533/4 53%.«"a oas Hoc.1 août 1995 103 104 167/a 16% 16%- % Bell 97» 1 avril 1999 95 ‘ 96 43% 42 42 %— % BC Tel lOo c.1 avril 1995 95 95'% 373/4 363/4 37’%— 1% Mar-Tet 11 p.c.15 iuin 1990 100'% 101’% 98 97Va 97% Nor 8.Con 9V, 15 jan.1990 89 91 37 36'% 363/4.TrCd PL 11'; 20 lan 1995 104 105 Afrique du Sud Allemagne Angleterre Argentine Australie Autriche Belgique Brésil Danemark Espagne France Hollande Italie Japon Mexique États-Unis Norvège N Zélande Suède Suisse Hand Deutsche Mark Livre F’eso Dollar Schilling Franc Cruzeiro Novo Couronne Peseta Franc étranger Florin Lire Yèn Peso Dollar Couronne Dollar C'ouronne Franc 1.1246 .3788 1.7346 .0070 1.2105 .0535 0246 0915 .1583 .0145 .1992 .3568 .001168 .003326 .0781 .9754 .1748 .9715 .2184 .3934 28% 51% 20% 19 32'% 13% 37 85% 28?%— % 51 %- % 20%+ Va 19'%- % 323/4+ % 143/4+ % 37'/%+ '/% 853/4-1% Le dollar canadien Le dollar US à fermé hier à Montréal en baisse de 1-50, soit à $0.9746, et la livre sterling, en hausse de 13-20, soit à $1.7382.A New York, le dollar canadien a fermé en hausse de 1-50, soit à $1.0261, et la livre sterling, en hausse de 7-10, soit à $1.7835.dividendes Rich Mrl 12 50 23% 23 23%— % Robins A 10 146 11% 11 Va 11 %- % Rosario 12 120 25 23% 25 + % SCMCp 7 275 19% 183/4 183/4- % StRegP 9 719 39% 39 39’%- % Sanders 15 30 9% 9% 9% SFe In 10 218 33 Va 31% 32%—1 Scher PI 20 284 55% 53 53'%—2'% Schlmbg 22 206 89% 883/4 89 Va Scott Pap 9 279 20% 193/4 20 - % Sears R 19 446 65% 64'% 643/4-1 Sedco Inc 8 41 33% 32% 32%— % Shell Oil 7 183 67% 66'% 66% - % Singer 790 23'% 22% 23%—1% Skyline 31 124 19% 18% 18%— % Smith AO 30 17% 163/4 16%- % Sou Pac 8 124 34% 34% 34% S par ton 5 1 8 8 8 St Brand 14 226 35% 35% 35'%- % StOil CI 7cu v;92.3788.373/&— Va StOM Ind 9 511 5358 53 53V4- '/a Ster Drug 12 839 17Va 17% !7%- V2 Steven J 7 73 20 19'/! 19'/s- 58 Stor Tech 8 63 t2V« 115, 12-5, Stud Wor 5 1020 56V, 53Vj 56 +2Va Sun 011 7 86 38 37Vj 3754- Vî SunshM 16 98 im 105, 11V,- 5, Taft Brd 9 26 29% 28% 28%— % Tchnclr 10 6 6 5% 6 .Teldyn 10 766 77% 74% 75%-î ï Tenneco 8 707 32% 32% 32%~ % Texaco 9 1920 27% 27'% 27%.Tex Inst 39 213 119 117 118%+ % Tex Gif 11 273 36% 36% 36'%- % Txtrn.20 11 121 30’% 30% 30%+ % Thiokol 7 62 17?% 17'% 17%+ % Time In 13 29 61% 60'% 60'%- % Timkn 10 39.56% 56% 56% Tran Un 16 82 34% 33% 34%+ '% Tranwy 1 7 82 20'% 20% 20 %— % Twen Ce 6 928 10% 9'% 9%— '% UOP 161 13% 13 13%.U Camp 14 419 62 61% 61%.Un Carb 11 956 65% 64'% 65%+ % Unit Cp 8 9% 9% 9% + % US Gyps 12 145 23% 22% 23 - '% US Steel 9 380 52% 52% 52 %— % Unit Tech 9 200 35% 35% 35%— % Upiohn 17 235 40% 39% 40%+ % V»rl»n As 13 165 15 14% 14%- % walk HA 9 3 31% 31% 31%.Warn Lb 17 244 34% 34% 34%— % Weathrd 10 7 9% 9% 9%— % Westg El 6 820 16'% 16% 16’%+ % Weyerhs 29 598 45% 44% 45 %— % Whlt Con 6 115 24% 23% 23%- % Wolwth 6 269 24% 23% 24%+ % X'îrox Cp 19 1818 60% 59% 59%— 1% Zenith R 19 175 34% 33'% 33%— % Zurn Ind 10 40 12% 12% 12%— % Corporate Foods; $2.75 priv., 68.75 cents, le 1er octobre, aux inscrits le 15 septembre.v Grey Goose Corp.; classe A, 12 cents, semi-annuel; classe B, 10.2 cents, semi-annuel; les deux payables le 31 août, aux inscrits le 16 août.Laidlaw Transportation; classe A, sept cents; classe B, 5.95 cents; 7 p.c.priv., série A, 17.5 cents; 5 p.c.priv., série B, 12.5 cents; tous payables le 16 août, aux inscrits le 2 août! Lake Ontarid Cement; 10 cénts, semi-annuel, le 15 octobre, aux inscrits le 17 septembre.Louisiana Land and Exploration; 30 cents, numéraire américain, le 15 septembre, aux inscrits le 1er septembre.Southam Press; classe A, 20 cents; classe B, 17 cents; les deux payables le 28 septembre, aux inscrits le 14 septemore.Biltmore Industries Ltd., priv., série A, six cents, le 15 octobre, aux inscrits le 30 septembre.Melcor Developments Ltd., 16 cents, semi-annuel, baisse de quatre cents, le 15 décembre, aux inscrits le 1er décembre.Mercantile Bank of Canada, 12.5 cents, le 31 août, aux inscrits le 31 juillet.Tele-Capital JLtd., classe A.sept cents, le 16 août, aux inscrits le 31 juillet.Canada Permanent Mortgage pour les six mois qui se sont terminés .le 30 juin dernier, $7,369,000 — $1.044 l'action, contre $6,132,000 — 86 cents.Amerada Hess; 7.5 cents US, le 30 juin aux actionnaires inscrits le 11 juin.Consolidated Pipe Lines Co., huit cents, le 30 septembre, aux inscrits le 16 septembre.Denison Mines Ltd., 50 cents, le 10 septembre, aux inscrits le 27 août.Halliburton Co., 14 cents, numéraire américain, le 23 septembre, aux inscrits le 3 septembre.IU International Corp., 22.5 cents, numéraire américain, hausse de 1.25 cent,le 1er septembre, aux inscrits le 16 août.La Verendrye Management Corp., 3.5 cents; six p.c.priv.12 cents; les deux payables le 1er septembre, aux inscrits le 13 août.Scythes and Co.Ltd., cinq cents; le 1er septembre, aux inscrits le 12 août.Canada Packers; classe C, 22 cents, classe D, 18.7 cents, les deux le 2 juil.aux inscrits le 11 juin.Canadian Hydrocarbons; série de 1er priv., 27.5 cents, le 30 juin aux 'inscrits le 15 juin.Canadian International Power; classe A.37.5 cents US, classe B, 31.875 cents, les deux le 2 juil.aux inscrits le 11 juin.Dominion Citrus and Drugs; classe A.15 cents, semestriel, classe B.12.75 cents, semestriel, les deux le 15 juil.aux inscrits le 28 juin.Eastern Canada Savings and Loan; 17 cents, le 1er juil.aux inscrits le 3 juin.Realty Capital Corp.; classe A, 5 cents, le 1er juil.aux inscrits le 18 juin. l’actualité économique Le Devoir, mercredi 21 juillet 1976 • 15 L’inflation est interne TORONTO (PC) - ^'inflation que nous avons au Canada est aujourd'hui, à coup sûr.d'origine canadienne, et il s'ensuit qu'on ne peut plus soutenir qu elle provient principalement de problèmes internationaux, déclarent des économistes de la Banque Toronto-Dominion.Ceux-ci font part de leur avis en la matière dans le dernier nu-N méro de "Climat des affaires au Canada" la publication trimestrielle de la Banque T.-D.Notant que la valeur du dollar canadien a augmenté dernièrement de 6 et 7%, et que cela a réduit les prix des produits que payent nos sociétés lorsqu'elles importent, ils disent que cette situation aurait dû réduire l'inflation chez nous, mais qu'il n'en a pas été ainsi.Ils ajoutent que les hausses salariales au Canada sont parmi les plus élevées dans le monde industriel et soutiennent qu’elles augmentent chez nous la poussée inflationniste.Ils disent également que les bénéfices des sociétés au Canada augmenteront de 10%.(’cite année, alors qu'aux États-Unis ils auraient déjà augmenté de 50 p.c.Ces économistes prévoient que la poussée inflationniste au Canada sera plus forte durant le second semestre que durant le premier et que la hausse du taux de l'inflation, chez nous, sera pour toute l'année de près ’ de 9'/
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