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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 2 août 1976
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1976-08-02, Collections de BAnQ.

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la météo: généralement ensoleillé.Maximum de 20 à 22.Aperçu pour mardi: nuageux avec averses.Fais ce que dois Vol.LXVIII - No 178 Montréal, lundi 2 août 1976 utilisez votre part du ciel.apprenez à piloter! MÉTRO AVIATION INC.Aéroport de St-Hubert 514-678-5610 Saint Eusèbe de Verceil 25 CENTS mon carnet des Jeux LA FIN par Guy Deshaies Là c’est vrai.C’est terminé, c’est la fin.Les Jeux de la XXIe olympiade sont chose du passé et la flamme olympique est officiellement éteinte bien u’elle brûle encore certainement ans beaucoup de coeurs.Mais on en'parlera et je crois même qu’on en parlera énormément si l’on en juge seulement par les commissions parlementaires, les rapports officiels et officieux, les bilans, les conférences de presse du CIO, du Cojo de la RIO qui s’annoncent.L’Opposition demandera des comptes.Les frustrés qui s’étaient retenus, histoire de ne pas jeter de l’ombre sur les Jeux où de ne pas ternir leur image, se défouleront vilainement.On se demandera si on achève le mât du stade.Il sera puissamment question des coûts et les enouêtes à venir feront peut-être tomber des têtes.On va se retrouver en famille pour faire le bilan de la fête; il y aura des félicitations mutuelles et des accusations directes, des gars qui diront qu’ils auraient dû faire ceci plutôt que cela, des reproches, des approbations.Toute la petite humanité, en somme, qui grouille encore autour de son exploit.Car ce fut un exploit.J’ai déjà dit que le plus beau moment des Jeux, pour moi, ça avait été lorsque Alexeev a hissé 255 kilos à l’épaule jeté à l’A-réna Saint-Michel.Les Jeux c’est un peu cela.C'était le défi.On n’avait qu’un essai et il fallait réussir du premier coup.Devant l’impossible il y eut donc la concentration, le désir brûlant du succès, l’attaque résolue tandis qu’il s’en trouvait pour dire qu’on ne pourrait pas, que c’était trop.Nous venons de déposer notre barre fixe sur le sol; les juges ont crié “down!”, bravo.Vous pouvez éteindre les lumières, les feux et la flamme, on s’en va.Mais outre le “linge sale” que plusieurs se proposent de laver en famille et par delà les bilans économiques, politiques et sociaux qui seront dressés par nos grands hommes il nous faudra mesurer l’impact des Jeux auprès de la jeunesse et du développement du sport amateur chez nous.Pour l’instant j’aimerais plutôt retenir les traces immédiates des Jeux telles qu’elles se manifestent à travers les hommes et les femmes qui viennent de vivre cette expérience chacun dans leur domaine; ces sortes de retombées humaines, imprévisibles, subies par \ une société spontanée, disparate, regroupée seulement pour les Jeux et qui se disloque maintenant dans les parties d’adieu.Il y a des gens déçus.Des étudiants qui croyaient avoir un emploi aux Jeux et qui se sont retrouvés sans travail.Des hôtesses qui étaient certaines d’escorter les grands de ce monde et à qui on a appris, à la dernière minute, qu’elles étaient assignées à des tâches ingrates.Des personnes jugées soudainement incompétentes et remplacées in extremis dans le feu de l’action.Des chauffeurs de taxi qui avaient remis leurs vacances pour la mine d’or qu’ils croyaient trouver au lieu des embouteillages et des voitures du Cojo assurant le transport gratuit de milliers de clients perdus.Des journalistes mis à l’écart des événements sans raison, boudant les Jeux.Des athlètes africains rappelés dans leurs pays dès les premiers jours, le Canada pris en otage par les tenants Voir page 2: Mon carnet Adieu Montréal.Au revoir à Moscou Un éblouissant spectacle de sons et lumières mettant en vedette plus de 2,000 participants et une foule de 75,000 personnes, une ovation debout au maire Jean Drapeau et le spectacle inopiné d’un nuvite s’étant faufilé parmi les danseuses, tels ont été les grands moments de cette cérémonie de clôture des Jeux.Cérémonie réussie dans le stade que la plupart visitaient de nuit pour la première fois, sous l’éclat des projecteurs et puis dans le feu vacillant des milliers de bougies synthétiques toutes vertes allumées par tout le monde lorsque la flamme se fut éteinte sous le glas sonné à la trompette par le jazzman Maynard Fergus-son.Mais dans l’ensemble ce sont nos Indiens du Canada qui ont remporté le plus vif succès auprès de cette foule composée en grande partie d’étrangers qui ont grand ouvert les yeux à la vue des 400 Amérindiens en costumes, dressant leurs tentes verte, rouge, jaune, bleue et noire dans chacun des cercles olympiques formés par des jeunes filles.Ce sont elles, au début, alors qu’elles revêtaient une cape blanche qui ont eu droit à l’inconnu qui s’est précipité au milieu du terrain tout nu, esquissant des mouvements de danse, se répandant dans les cercles olympiques pudiquement constitués de couvenfines et paraissant en éprouver un plaisir absent.Les policiers ont été lents à réagir pour ne pas troubler les débuts de cette fête mais finalement une quinzaine d’entre eux se sont lancés dans les cercles pour réussir à capturer l’inconnu et à l’évincer pacifiquement sous les applaudissements nourris de l’assistance.Puis ce fut l’arrivée des Indiens suivis des athlètes sous la musique puissante de l’orchestre interprétant la danse sauvage d’André Mathieu.Après le défilé les gens ont dû se lever pour entendre successivement les hymnes nationaux de la Grèce, du Canada et de l’URSS tandis qu’on hissait les drapeaux des trois pays.Lord Killanin a ensuite proclamé la fin des Jeux de la XXIe olympiade mais après avoir remercié, au nom du comité international olympique, le gouverneur général du Canada, le peuple du Canada et le gouvernement du Canada ainsi que le gouvernement du Québec, il a été obligé de s’arrêter après avoir remercié le maire de Montréal.Là les gens se sont levés et ont acclamé durant au moins une grosse minute le maire Drapeau qui se trouvait dans les loges d’honneur en compagnie du premier ministre Trudeau.Après cette ovation le drapeau olympique a été tristement descendu et huit athlètes l’ont sorti du stade au son de l’hymne olympique, d’une salve de cinq coups de canons et du chant d’adieu.Ef puis la flamme s’est éteinte.Il fallait voir surtout la foule, passive, bruyante, se levant et s’abaissant sous les flash photographiques ininterrompus, fuyant sans arrêt de toutes parts.Le grand écran nous a ensuite montré des images directement de Moscou où des danseurs ont souhaité Tadieu à Montréal et la bienvenue à Moscou en 1980 par une exécution folklorique, sur la Place Rouge où le soleil se levait lente-Voir page 2: Au ravoir Le spectacle flamboyant de 500 jeunes filles en cape blanche qui se déploient pour former sur la pelouse du grand stade olympique les cinq anneaux aux couleurs bleu, jaune, noir, vert et rouge.(Photo CP) «j.^ * «.Vf üüi ’Mm*****- mm Malgré un précédent peu flatteur Le Canada a su relever le défi par François Lemenu Le Canada a créé un précédent peu flatteur en devenant le premier pays hôte à été écarté de la plus haute marche du podium depuis la restauration des Jeux olympiques à Athènes en 1896.L’ultime chance du Canada reposait dans son équipe équestre qui participait hier au prix des Nations.Emmené pa> Michel Vaillancourt, médaille d’argent au concours par obstacles individuel, le Canada a cependant terminé au cinquième rang, à un point et de- ¦ Montréal reconstruira sans délai le dôme du Marché Bonsecours ¦ Cinq athlètes ont déjà demandé asile au Canada — page 3 ¦ Le frisson et les regrets, un éditorial de Michel Roy ¦ Une contreperformance pour la Soviétie, une ana- au sommaire lyse de Georges Vigny — page 4 ¦ Le plus vieux pont de Vienne s’effondre: quatre noyés — page 11 ¦ Thérèse Casgrain: quatre fois 20 ans et deux fois 40 ans — page 12 mie seulement de la Belgique, médaille d’argent.Cet échec ne doit pas être perçu comme un désastre pour autant.Certes plusieurs contre-performances canadiennes auront marque les Jeux de Montréal.En athlétisme seulement, l’élimination ultra rapide de la sauteuse Debbie Brill et du perchiste Bruce Simpson auront jeté la consternation au sein de la délégation canadienne.Mais les 11 médailles damées par nos athlètes, le plus fort total depuis les jeux de Los Angeles en 1932 où le Canada en avait remporté 16, soulignent à gros traits le travail accompli et les sommes engagées dans l’aventure olympique depuis les Jeux de Munich.En tant que pays hôte, le Canada ne pouvait faire du surplace et se satisfaire des cinq médailles récoltées dans la capitale bavaroise.Le pari a été lancé et la athlètes l’ont releve.C’est évidemment en natation que le Canada a inscrit ses meilleurs résultats en récoltant huit médailles dont trois d’argent.Les ondines canadiennes ont ainsi confirmé leurs prétentions dans la hiérarchie et l’avenir, dans cette discipline, est au beau fixe.Les nageuses canadiennes, avec sept médailles, ont même remis en question le classement des nations dominé, outrageusement, par les “wun-derfraulein" est-allemandes.La natation est-allemande, dirigée par Rudolf Schramme, fait présentement école et aucune nation ne songe actuellement à lever le gant de la RDA qui, à Montréal, aura glané 11 des 13 titres.Les Américaines comprises.Longtemps souveraines en compagnie des Australiennes, les nageuses des Etats-Unis ont subi aux Jeux le complexe est-allemand, dont ont su profiter avantageusement les Canadiennes.Nancy Garapick, de Halifax, a refait surface durant les Jeux après une courte éclipse de quelques mois.La nageuse â-gée de 14 ans seulement a gagné deux médailles de bronze sur 100 et 200 mètres dos derrière les incomparables Est-allemandes Ulrike Richter et Rirgit Trei-ber.Cheryl Gibson a également fait échec aux volontés américaines en remportant la médaille d’argent du 400m quatre nages devant sa compatriote Becky Smith, Voir page 2: Le Canada Une forme de vie sur Mars?Il semble bien y avoir des êtres vivants sur la planète Mars, mais ce n’est pas encore définitivement prouvé.Telle est l’annonce à la fois fantastique et ambiguë qu’ont faite avec prudence les hommes de science américains, samedi, après avoir pris connaissance des résultats préliminaires fournis par deux des , trois montages expérimentaux automatiques installés à bord de la sonde Viking-I.On a constaté qu’il y a, dans le sol martien, des substances cnimiques ou des organismes vivants capables de fabriquer du gaz carbonique à partir de matières organiques simples lorsqu’on les place en incubation à environ 60 degrés F.pendant quelques jours.(Cette expérience est illustrée au centre du shéma, en page deux.) Avec une surprise plus grande encore, on a constaté aussi que le sol martien dégage plus d’oxygène que n’importe quel échantillon de sol terrestre lorsqu’on l’arrose avec un liquide nutritif riche en protéines (expérience de droite sur le schéma).A vrai dire, les chercheurs estiment présentement que le dégagement d’oxygène est tellement intense qu’il est peu probable qu’il puisse avoir été provoqué par des organismes vivants.Ces derniers, en effet devraient être vingt fois plus actifs que les microorganismes présents dans le sol terrestre.Par contre, il est aussi possible que ces organismes soient capables de produire beaucoup d’oxygène, de façon à compenser pour la faible proportion de ce gaz dans l’atmosphère martienne.Quoi qu’il en soit, les experts font montre a une très grande prudence et ils affirment même que des reactions chimiques encore inexpliquées sont l’explication la plus probable des phénomènes récemment detectes.“Nous croyons, dit M.Harold Klein, directeur de l’équipe de biologistes de la Voir page 2: Mars L’angoisse continue d’étreindre Pékin PEKIN (Reuter) — L’attente angoissée règne dans la capitale chinoise.Six millions de Pékinois bivouaquant dans les rues ont été informés qu’une nouvelle secousse tellurique pourrait se produire à tout moment.Les sismologues chinois et étrangers ont confirmé l'imminence d’une autre secousse dans la région Pékin-Tientsin-Tanchan.La quasi-totalité des immeubles ont été évacues au crépuscule.Il a été conseillé aux étrangers ae dormir à la belle étoile.Des tentes ont été fournies aux ambassades.Des soldats, baïonnette au canon, patrouillent dans les rues.La nouvelle alerte fait suite au séisme qui, il y a trois jours, a probablement tué des milliers d’habitants de Tangchan.Le séisme est le plus grave enregistré en Chine depuis l’accession des communistes au pouvoir.Ses effets ont été ressentis à Pékin, à 160 km de l’épicentre.Des immeubles sont fissurés et des bâtiments plus anciens se sont en partie effondrés.Dans les rues, les seuls véhicules qui circulent sont des camions de l’armée.La Voir page 2: Pékin cfe£VIT0 RISTORANTE Mecca gastronomica Cenh» Gastronomie» 735-3623 5412 Côte des Neiges Montréal 30-7-76 ^TPERFECTA 6/36 GROS LOT '197,161.00 APPROXIMATIF VENDREDI NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L’ORDRE 6 SUR 6 NOMBRE DE GAGNANTS 0 PRIX 100,000.00 5 SUR 6 69 884.10 4 SUR 6 2394 70.70 5 SUR 6+ 0 40,672.00 COMPLÉMENTAIRE S’APPLIQUANT SEULEMENT AU 5 SUR 6 + MINI LOTO ^ ^ TIRAGE TIRAGE 618 X y VENDREDI 30-7-76 33 Séries émises- 90,000 chacune c 33 VENTES TOTALES: $706,112.00 ) 66151 6151 151 POSSIBILITÉ DE: 33 GAGNANTS DE $5,000.264 GAGNANTS DE $500.2673 gagnants de $100.te I l 2 • Le Devoir, lundi 2 août 1976 la météo 7-1 \Whiloliorie ! Yellowknife « Pcx ( Hot t non Churdul PLUIE r ^ Jr6™, onton | onvZûJl)’ , U, -m 'V" Gtoorfolh \ ^ averses 1/ r.^ CnKOQO Quebec Saint-Jean « onlieql\;X;;J^- town Cv.-X-X-MÜ otonto \New York Sah Lake *31 ^ "iJ Wovhinjjt ChotJoStPLUlE roncnco Kon&av City ptécipitotion haute pression g basse pression masse d'oir trois masse d'oir chaud New*> Orleons ' Miami Pendant qu’une zone de haute pression avancera sur la Base-du-Fleuve pour y apporter un dégagement graduel une autre perturbation pénétrera le nord ouest québécois et nous amènera à nouveau des nuages et des averses.On prévoit que cette dépression traversera nos régions du centre et de l’est mardi.• Abitibi, Chibougamau, Pontiac, Té-miscamingue: Ensoleillé suivi de nuages et d’averses en fin de journée.Venteux par moments.Maximum 18 à 20.Aperçu pour mardi: ciel variable • Lac St-Jean, Haute Mauricie, Lau-rentides: Généralement ensoleillé et venteux par moments lundi.Maxi- mum 18 à 20.Aperçu pour mardi: Nu geux avec averses.• Outaouais, Montréal: Généralement ensoleillé.Maximum 20 à 22.Aperçu pour mardi: nuageux avec averses.• Québec, Trois-Rivières, Cantons de l'Est: Généralement ensoleillé avec quelques passages nuageux.Venteux par moments.Maximum 18 à 20.Aperçu pour mardi, nuageux avec averses.Baie Comeau, Rimouski, Gaspésie, Sept-Iles: Dégagement graduel.Venteux par moment.Maximum près de 18.Aperçu pour mardi : des nuages et des averses.suites de la première page MARS NASA, qu’il y a quelque chose dans le sol de Mars, une entité physique ou chimique, qui donne une très grande activité au sol de la surface martienne et qui peut imiter, je dis bien imiter, une véritable activité biologique.” Cette prudence s’explique aisément, étant donné l’imoortance de la nouvelle.Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, les hommes pourraient être en contact avec une forme de vie extraterrestre.Les spécialistes américains ne tiennent guère à perdre la face, d’autant plus qu’il l'ont déjà perdue de belle maniéré il y a quelques jours à peine.Après avoir annoncé, sur la foi de la première photocouleur du sol martien, que l’atmosphère y est bleue comme sur terre, ils ont dû rectifier dans la confusion et avouer que le firmament martien est plutôt rose pâle.Le laboratoire Viking, qui s’est posé sur mars le 20 juillet, onze mois jour pour jour après son départ de la terre, est doté d’un laboratoire de biologie semi-automatique capable de faire trois expériences fondamentales.L’expérience la plus simple, au centre du schéma, consiste à garder le sol martien en incubation tout en y ajoutant une solution de matières organiques simples.Ces substances organiques ont ceci de particulier que tous les atomes ordinaires de carbone ont été remplacés par des atomes de carbone 14, radioactif.Le but de la manipulation est de vérifier s’il y a dans l’échantillon des organismes capables de fabriquer du gaz carbonique à partir des substances fournies.Ce gaz carbonique est aisément détectable parce que le carbone qu’il contient doit etre radioactif.L'autre expérience qui a fourni des résultats intéressants (à droite sur le schéma), est semblable à la première mais, cette fois, les aliments ne sont pas marqués et ils sont beaucoup plus riches en protéines.Le but de l’expérience est alors de détecter des changements dans l’atmosphère à l’intérieur de l’enceinte.Un chromatographe (en panne jusqu'à maintenant) devait détecter les matières organiques, tandis qu’un détecteur de gaz identifie les gaz les plus courants.C’est ce détecteur qui a signalé une présence anormale d’oxygène.La troisième expérience, à gauche sur le schéma, est la plus compliquée.Elle peut se faire dans l’obscurité ou sous la lumière et elle est destinée à découvrir une activité de photosynthèse ou une fixation chimique du gaz carbonique et du monoxyde de carbone.Ces deux gaz injectés dans l’enceinte sont marqués au carbone 14 radioactif.Après incubation, on chauffe légèrement .2 août.gyft; par la PC et l’AP 1975 — Deuxième rencontre Brejnev-Ford à Helsinki.1972 — Accord d’union entre l’E-pte et la Libye.1956 — Les ressortissants français et britanniques quittent l’Egypte.1943 — L’aîné des frères Kennedy est tué à bord de son avion au-dessus de la Belgique.1939 — Albert Einstein demande à Roosevelt de lancer un programme de recherches nucléaires.1934 — Mort de Paul von Hindenburg à l'âge de 87 ans.Hitler devient dictateur.1830 — Abdication de Charles X.1815 — Napoléon est banni à Sainte-Hélène.1665 — La France envoie une expédition contre les barbares de Tunis et d’Alger.1589 — Assassinat de Henri III à Saint-Cloud par Jacques Clément.Il est né un 2 août: L’écrivain américain James Baldwin 1924.et on retire ensuite tous les gaz radioactifs injectés.Ou chauffe alors fortement l’échantillon à 1300 degrés F.pour décomposer et vaporiser tous les produits organiques qui auraient pu éventuellement incorporer les gaz radioactifs.Si on détecte du carbone radioactif dans ces vapeurs très chaudes, c’est que les produits avaient effectivement incorporé le gaz carbonique marqué.Vendredi dernier, d’autres appareils de la sonde Viking ont aussi révéle que le sol martien est fait de sable, de fer et d’autres éléments, et le tout est recouvert d’une couche uniforme d’oxyde de fer rouge.Parmi les autres éléments, on note le calcium, le titane, l’aluminium, ainsi que la silice et ses composés.Il est possible qu’il y ait aussi des traces de rubidium, de strontium et de sirconium mais ce ne serait qu’à l’état de traces.Par contre, on n’a pas trouvé de vanadium ou de molybdène qui sont essentiels à la croissance des plantes sur terre, ni d’arsenic qui pourrait rendre le sol stérile.Au total, l’évolution géologique de Mars semble moins avancée que celle de la terre et il est possible que cette planète soit moins vieille que la nôtre.MON CARNET de diverses idéologies internationales et nationales, cédant au CIO, à la CALPA et à la CATCA, se débattant entre ses politiques et l’impérieux besoin de tenir les Jeux.Et puis un flot de gestes d'impatience, de paroles pas gentilles, d’incompatibilités entre des personnes regroupées dans les mêmes services; des paniques par endroit, des cris de révolte, ae l’amertume.On a attrapé la Berlioux, une dame au demeurant fort bien mais qui, faute d'avoir probablement manqué de quelque chose de plus concret, a trouvé que nos Jeux manquaient d’âme.Il y a eu, au début, l'expédition nocturne des policiers à l’assaut de Corri-dart.Celle-là on n’a pas fini d’en parler mais combien d’artistes en éprouvent encore la rage d’avoir été ainsi nuitamment anéantis, violés, volés.les atomisés de l'An O Des choses encore plus dramatique passées inaperçues comme le décès tragique de Michel Godbout, 26 ans, agent d’information du ministère des Affaires intergouvernementales et qui avait été chargé de conduire la campagne de pubhcité du Québec auprès de la presse étrangère.Tué dans un accident de voiture entre Québec et Montréal, dans un de ces voyages de fous que Ton entreprend de nuit, poussé par le travail et le désir de bien faire.Salut Godbout.Et puis combien de prises de bec, de haines nouvelles, de rancoeurs nées dans les coulisses de l’exploit.Il y a des gens qui ne se parlent plus mais combien ont appris dans cette foulée gigantesque de 15 jours à travailler ensemble, à marcher sur leur amour-propre, à collaborer et à vaincre leurs inhibitions et leurs manies personnelles.Combien d’amitiés liées, d’amours écloses, de rapprochements accomplis.Combien d’echanges profonds au gré des échanges d’épingles et de médailles.Si les pays se détestent carrément ou font semblant de s’entendre à cause de leurs échanges commerciaux, il y a des hommes qui s’aiment on Ta vu; c’est aussi cela l’athlétisme.L’assouplissement de soi-même et non pas seulement de ses muscles.En tout cas, moi j’ai aimé ça les Jeux.Bien que je me sois baladé sans arrêt sur les lieux de compétitions j’ai vu bien peu de choses dans tout ce qui s’est passé.Mais chaque fois j’ai découvert comme un enfant non seule-, ment les athlètes et leurs performances mais l'homme tout simplement parfois mesquin, parfois généreux, petit quoique grand ou grand quoique petit.quelles que soient la langue et la couleur.AU REVOIR ment.Ces images est été transmises par les satellites Intelstat et Anik.Ensuite les athlètes et les participants ont entrepris une ronde fraternelle tandis que les bougies distribuées aux spectateurs s’allumaient par milliers.Mais on nous avait dit que les lumières du stade s'éteindraient à cette occasion.Tel ne fut pas le cas de sorte que les lucioles vertes n’ont pas eu tellement d’effet.Bien des gens nous avaient également dit qu’il était impossible de ne pas verser une larme d’émotion lors de la cérémonie de clôture.Tel ne fut pas non plus le cas.C’était un beau spectacle de sons et lumières, bien rodé, vibrant, correct malgré son petit côté ‘ séance”, mais sans plus.Sans beaucoup de chaleur à vrai dire et plutôt court.Quoiqu’il en soit la dernière note musicale entendue au stade hier a bien été le gros “ouf c’est fini” de tous les organisateurs et responsables qui redoutaient tous les maux, tous les avatars, tous les problèmes et peut-être même la catastrophe et qui ne peuvent aujourd'hui que se féliciter que les Jeux de la XXIe olympiade soient un beau souvenir pour tous.Ces Jeux de la XXIe Olympiade, éprouvés nar les vicissitudes de la politique internationale, amputés de leur contingent africain, menacés jusqu'au dernier moment par une menace de retrait des Soviétiques par suite de la défection d’un jeune nageur, passeront quand même à l’histoire en raison des nombreux records athlétiques qu’ils ont produits: 37 records du monde ont été surpassés, dont neuf en athlétisme seulement.En natation, toutes les limites ont été franchies; seule la marque de 54.27, réalisée par Mark Spitz en 1972, a résisté cette année à l’assaut conjugué des Américains et des Allemandes de l’Est.Au classement des médailles, l’Union soviétique obtient la première place avec 125 pièces de métal contre 99 à Munich.Mais l’Allemagne de TEst s’est distinguée cette année, obtenant 40 médailles d’or et.à ce chapitre, dépassant les Etats-Unis.Les Américains rentrent dans leur pays avec, en tout, 94 médailles, quatre de plus que les Allemands de TEst.Au total, le Canada a réalisé des gains qui inspirent confiance pour l’avenir: 11 médailles, cinq d’argent et six de bronze! On se souvient que notre pays n’avait gagné à Munich que deux médaillés d’argent et trois de bronze.La vedette canadienne, qui a conquis la sympathie des foules du stade, s'appelle Greg Joy.Cet athlète de Vancouver a gagné samedi la médaille d’argent pour le saut en hauteur.Jamais depuis 1932 le Canada n’avait si bien fait aux Olympiques.LE CANADA Celle-ci a également fait partie du relais 4 x 100m nage libre qui a remporté la médaille de bronze.Outre Mlle Smith, le relais était composé de Gail Amundrud, Barbara Clark et Anne Jardin.Susan Smith a enfin ajouté une autre médaillé de bronze au 400m nage libre tandis que le quatuor formé de Wendy Hogg, Robin Corsiglia, Susan Sloan et Anne Jardin a mérité la troisième place au relais 4 x 100m quatre nages.Les nageurs canadiens ont en revanche accumule les échecs face aux coalitions américaines.Seul le relais 4 x 100m quatre nages est parvenu à se hisser sur la deuxième marche du podium sur lequel les Américains ont marqué leurs empreintes avec la régularité d’un métronome.Un seul titre a échappé aux nageurs des États-Unis — le 200m brasse remporté par le Britannique David Wilkie — et aucune nation, le Canada compris, n’a pu ébranler le socle sur lequel repose la suprématie américaine.Il serait toutefois injuste de comparer les performances du Canada à celles des États-Unis dont les nageurs sont tout à fait exceptionnels.Dans l’ensemble, les performances canadiennes n’ont pas été aussi relevées que certains l’auraient souhaité, mais elles demeurent quand même d’un niveau très satisfaisant.En athlétisme, épreuve reine des Jeux olympiques, le Canada a fait figure de parent pauvre à côté des délégations de TU-nion soviétique, des États-Unis et de la République démocratique allemande en particulier.Certes la médaillé d’argent de Greg Joy en saut en hauteur restera à jamais gravée dans la mémoire des Canadiens.Mais le succès de Joy, si beau soit-il, demeure isolé dans le flot de médailles remportées par les trois grands, et aussi par la Pologne, Cuba, le Mexique, la Finlande et la Bulgarie.Contrairement à la natation où les épreuves de sélection prennent le caractère d’une compétition internationale, l’athlétisme, en revanche, soumet ses postulants à des exigences moins sévères.Cela explique peut-être les contre-performances désolantes de Debbie Brill et Bruce Simpson, en particulier.Mais aussi celles dYvonne Saunders et Joan Wenzel au 800 mètres, Joyce Yakubo-wich, Margeret Stride et Rachelle Campbell dans le 400 mètres, Bishop Dolegie-wicz, Ain Roost et Borys Chambul au disque, Bruce Pirnie au poids, Glen Bogue sur 400 mètres, Dan Shaughnessy et Chris McCubbins au 10,000 mètres, Jim Buchanan, Richard Rock et Jim McAndrew en longueur et, dans une certaine mesure, Claude Ferragne en hauteur.Mais plus que d’une sélection facile, les athlètes canadiens ont d’abord souffert du trac.Au lieu de stimuler davantage nos athlètes, le public leur aura au contraire enlevé une partie de leurs moyens.Il les aura en quelque sorte paralysé.Le tableau des médailles se complète enfin par la deuxième place obtenue par John Wood dans l’épreuve de 500 mètres en canoe monoplace.Dans deux autres disciplines, le Canada a réalisé de bons résultats sans être toutefois récompensé par une médaille.Ainsi au basketball masculin, le Canada a terminé au quatrième rang devant des formations aussi chevronnées que Cuba, TI-talie ou encore Porto-Rico.Aussi en gymnastique le Canada aura-t-il enregistre un résultat honorable en se classant neuvième devant la Bulgarie.Si dans l’ensemble le Canada aura tenu un rôle de figurant dans la majorité des 21 disciplines inscrites au programme des Jeux olympiques, les 11 médailles glanées et les 26 records nationaux témoignent des efforts déployés au cours des quatre dernières années.Cela dit, il ne faut pas se bercer d’illusions et croire que ces succès sont le prélude d’une percée du Canada sur le devant de la scène internationale.L’organisation du sport au Canada, tant récréatif que compétitif, nous interdit de le penser.Au plus, on peut espérer que ces résultats seront égales à Moscou alors que s’annonce une période d’austérité dans le financement du sport d’élite au Canada.PÉKIN capitale ressemble à une immense ville de toile.Je n’ai été autorisé à entrer au bureau de Reuter au premier étage que quelques minutes, afin de pouvoir prendre ma machine à écrire et quelques dossiers.L’ambassade du Canada envisage de déplacer vingt-cinq femmes et enfants car ses locaux sont bondés.Celle de Grande-Bretagne a décidé d’évacuer les mères de famille et les enfants.Plusieurs autres missions diplomatiques étudient des mesures similaires.Aucune nouvelle fraîche n’est parvenue de Tang Chan.Le séisme dans la ville peuplée de plus d’un million et demi d’habitants a été d’une violence extrême.Les diplomates estiment que seule une petite partie de la population a pu en réchapper indemne.D’importantes mines de charbon se trouvent aux alentours de la ville.Situées à mille mètres sous terre, elles emploient 150,000 personnes.A tout moment, environ 15,000 mineurs y travaillent.L’agence Chine nouvelle a publié des communiqués des autorités pour féliciter les Pékinois de leur héroïsme au cours des événements.Les équipes de secours et les unités militaires en place à Tang Chan ont été également couvertes d’éloges.Sans citer ses sources, l’agence bulgare B.T.A.a déclaré samedi que le bilan des victimes dans le tremblement de terre survenu mercredi dernier en Chine approche probablement le million de morts.L’agence a déclaré par ailleurs qu’un haut-fonctionnaire du ministère chinois des Affaires étrangères a fait savoir à un diplomate bulgare que de nombreuses digues s’étaient rompues lors du séisme, provoquant de graves inondations.“Les précédents séismes en Chine n’étaient rien en comparaison de celui de mercredi”, a déclaré ce haut fonctionnaire, selon l’agence.Le plus terrible tremblement de terre en Chine s’est produit en 1556 dans la province de Chen se où quelque 830,000 personnes ont trouvé la mort.En 1920, un autre tremblement de terre a fait 180,000 morts dans la province de Kan Su.Par contre un fonctionnaire chinois a déclaré dimanche que les estimations faites en Occident sur le bilan du tremblement de terre ne sont que “pures spéculations”.Les bilans avancés par la presse occidentale vont de 100,000 à un million de C’kSt atif: ipÉr b.Z(=>r»?e: oe CoajstRu.j?e: PeA,iSSec>is: com- CKCi Aj rST PRS U/OJC PST uOP c/vÔT«f?0:/ Tc>c«te: LjB D'p- eu IMVMl ysm CGK C fzST K.R Clôture: e>ps Jeux/ distributeur d'échantillons COj marqué au carbone radioactif aliment marqués aliments aooQQQQao element chauffant separation's!J des vapeur hromatographe hase gazeuse organiques détecteur, radiations étecteur, radiations détecteur de gaz PYROLYSE DEGAGEMENT MARQUE ECHANGES GAZEUX Ce schéma illustre les trois expériences grâce auxquelles on espère détecter de la vie sur Mars.Les résultats préliminaires fournis par les deux montages de droite, sur l’engin Viking, permettent de penser qu’il y a effectivement de la vie sur Mars.carrefour Le magazine français PARIS-MATCH ne manque jamais une occasion de cracher sur le QUÉBEC.Chaque fois qu’il publie un reportage sur nous, c’est toujours tout de travers.On se souvient de ses reportages sur la crise d’octobre, sur les troubles du CN-GORDQN, sur notre EXPO 67.Son défunt historien RAYMOND CARTIER confondait MAURICE DUPLESSIS et CAMILLIEN HOUDE.• Réponse a C.D.de BOUCHERVILLE: le prix littéraire du troisième âge, qui vient d’être décerné à JEANNE-MARCELLE MOREAU pour son roman MISÈRE DE MISÈRE, Ta été sur manuscrit.CARREFOUR publiera en temps et lieu le nom de son éditeur.Le chef d’orchestre VIC VOGEL continue à recevoir des quatre coins du monde des messages de félicitations pour sa musique de l’inauguration et de la clôture des JEUX olympiques.• Cette ouverture et cette clôture, fut d’abord le travail d’ANDRÉ MORIN et de son adjoint CLAUDE LACOMBE.Il n’y a pas de quoi se surprendre des défections parmi les athlètes olympiques: Il y en eut 119 à MUNICH et plus de 300 à MELBOURNE.HÉBERGEMENT-QUÉBEC a pu satisfaire plus de 420,000 touristes.Une belle plume au chapeau de ROBERT SENGHERS et de CHRISTIANE FABIANI.• Plus de 25 pays ont déjà demandé des droits de reproduction de la musique de VIC VOGEL.Ça doit le consoler de tous ces coups bas donnés par des racistes québécois qui ne lui arrivent pas à là cheville.C’est ce matin, à 10 heures, que lord KILLANIN donne une conférence de presse.Madame MONIQUE BERLIOUX y sera peut-être.Elle a suivi les JEUX olympiques de sa chambre du seizième étage au REINE-ELIZABETH.mignons, faut se parler.Lu dans un bistrot parisien l’affiche suivante: Teau a été faite pour les méchants; la chose a été prouvée par le déluge.• Qui nous débarrassera de tous ces petits malpropres qui salissent nos endroits publics avec leurs affiches maoistes-léninistes?Il y a pourtant à l'hôtel de ville un comité d’embellissement qui ne fait pas beaucoup parler de lui.La SS JB pense déjà à la sympathique et joviale JULIETTE HUOT pour présider les fêtes de la SAINT-JEAN 77.Prière de ne pas confondre JEAN LOISELLE et GILLES LOISELLE qui s'en ira bientôt à la Maison du QUÉBEC à PARIS.• Le Stade olympique comptait durant les JEUX 3,500 employés.Vu le film BRANCH & BRANCH de TONF.Des jeunes qui jouent aux cow-boys en pleine nature québécoise.Un délicieux western d’ici.Vu au COMPLEXE „ DESJARDINS l’urbaniste CLAUDE MEUNIER qui vit maintenant au BRÉSIL.GRATIEN GÉLINAS: “Il n’y a qu’une pirouette entre le rire et les pleurs”.L’association américaine UNCLE FOGY, sans but lucratif, vient de publier en cassette les cris d’une soixantaine d’oiseaux.Un lecteur demande s’il existe quelque chose de semblable en français.Une lectrice de LOUISEVILLE est contre la suggestion de mettre des truites dans les bassins du COMPLEXE DES JARDINS.H paraît que ces poissons n’aiment pas le chlore ni la lumière ni la foule des curieux.Des poissons rouges d’abord! • La première PEUGEOT-CITROËN, la LN, sera exposée au prochain Salon de l’automobile.Un lecteur aimerait voir la pétanque aux JEUX olympiques.La grande question: BRIGITTE BARDOT viendra-t-elle ou pas.Des étrangers découvrent avec ravissement le COMPLEXE • Vous vous ennuyez déjà de cette foule gaie des sites olympiques?Vous pouvez la retrouver à TERRE DES HOMMES!.Parce que la ville américaine DENVER avait demandé puis refusé les JEUX, le comité olympique international avait décidé de retourner à INNSBRUCK.Pourquoi pas à MONTRÉAL d’ici quelques années puisque nous avons maintenant tout ce qu’il faut?.ALPHONSE ALLAIS: “L’épargne est une magnifique qualité, spécialement chez nos ascendants”.DESJARDINS.C’est un fait que sa grande place centrale est infiniment plus vivante, plus belle, moins froide que la PLACE VILLE-MARIE.• Nos petits et grands magasins d’articles de sport ne suffisent plus à la demande d’haltères.Ces JEUX olympiques nous feront peut-être découvrir de nouveaux LOUIS CYR, VICTOR DELARA.JOS.MONTFERRANT.Quel patelin québécois n’a pas son homme fort?Il suffirait de dénicher quelques bons entraîneurs.• Un touriste grec, de passage MONTRÉAL, n’en revient pas s’être fait remettre une belle som d’argent par le barman ROLAND restaurant LE SCRIPT de la i WOLFE, qu’il avait perdue la veill La devise du troisième sexe: on es ET LE MOT POUR RIRE.Un ouvrier maniant une foreuse à un autre: — Avant, je conduisais un autobus scolaire, mais je ne supportais pas le bruit! _________________TEK_y morts, pour la plupart dans la ville dévastée de Tang Cnan.Mais ce fonctionnaire a déclaré au correspondant de Reuter: “Tous les chiffres mentionnés dans la presse étrangère relèvent de la pure spéculation.” Même les Chinois ne savent rien de l’étendue du cataclysme.Les masses chinoises qui ne vivent pas dans la zone affectée par le tremblement de terre continuent de mener une vie normale et ne savent pratiquement rien de l’étendue de ce cataclysme.Les Chinois vivant ailleurs que dans la région de Pékin et de Tang Chan n’en savent pas davantage que le Parisien moyen.C’est ce qu’a constaté un correspondant de Reuter, qui se trouvait dans la province septentrionale du Chensi au moment du séisme.Dana leur ensemble les Chinois n’en ont eu connaissance que plus de vingt-quatre heures plus tard, par un communiqué radiodiffuse du comité central du Parti communiste.Ce communiqué lui-même n’était guère explicite.Il précisait que “le président Mao et le comité central ont aaressé un message de sympathie aux populations de la région affectee”.Partout, les Chinois ont reagi aux minces informations dont ils disposaient en soulignant que le gouvernement central organisait les travaux de secours.Afin d'aider une population qui aurait souffert bien davantage sous l’ancien régime.La catastrophe de Tang Chan n’est jamais évoquée en termes de pertes humaines, encore moins sous ses aspects sensationnels.Personne ne fait état de morts et de dégâts.Tout au plus parle-t-on des “lourdes pertes ”.J0YAL Suite de la page 3 l’anglais.C’est la langue du pays où Ta-vion doit atterrir.” Au cours de cette entrevue, le député libéral a également dit percevoir factuel débat sur les communications aériennes comme une lutte à finir.“Si le bilinguisme doit avoir un avenir, les droits linguistiques des Canadiens français devront être plus fermement établis Une importante partie de la population du Québec, selon M.Joyal, estime que le gouvernement n’exprime pas avec suffisamment de fermeté ses craintes sur le respect des droits linguistiques.“C’est pourquoi je juge cette crise aussi importante.” Le député de Maisonneuve-Rosemont a.profité de l'occasion pour brûler les rumeurs qui lui prêtent l’intention d’appuyer éventuellement la thèse indépendantiste de M.René Lévesque.Il a vigoureusement réitéré sa foi dans le fédéralisme canadien.“C’est la structure qui promet aux Québécois les meilleures chances pour l'avenir.” “Mais d’un autre coté, a-t-il conclu, pour être convaincu de cela, il faut au départ s’entendre sur les règles du jeu.Et s’il en est à ce stade-ci qui ne fonctionnent plus, il faut les ré-adapter à la situation.” Enfin, M.Joyal a émis l’opinion que certains membres du cabinet, étant au poste depuis plusieurs années, sont dépassés par les nouveaux défis qui les confrontent et que le premier ministre devra procéder à un remaniement s’il entend corn server le pouvoir. 1 LE DEVOIR Page Montréal, lundi 2 août 1976 •y*- •• -xv' Montréal reconstruira sans délai le dôme du Marché Bonsecours Les autorités de la ville de Montréal ont promis de reconstruire immédiatement le dôme du Marché Bonsecours, qui a été ravagé par les flammes en fin de soirée vendredi.Le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, a en effet annoncé qu'il s'agirait de “son prochain projet" après les Olympiques.Les dommages seraient d'ailleurs moins considérables que l’on avait cru au premier abord puisque seule la coupole a été touchée par les flammes.On attribue l’incendie à un court-circuit dans le système de climatisation, installé à la base du dôme.Isolé de la coupole par une plate-forme de béton, le bâtiment lui-même a cependant été épargné.L'eau et la fumée né- cessiteront toutefois un nettoyage systématique avant que les fonctionnaires municipaux puissent réintérer leurs bureaux.11 semble bien que les ordinateurs de la ville, évalués à plusieurs millions et installés au sous-sol du Marché Bonsecours, n'aient subi aucun dégât important.Construit à partir de 1842, le Marché Bonsecours avait été restauré et rénové en 1964 au coût de $2.2 millions.Il abrite les services d'urbanisme et d'habitation de la ville de Montréal.Durant quelques jours, ce bâtiment fut le siège du Parlement canadien.A l’origine 'Taile ouest" servait d'hôtel de ville et Taile est" de salle de concert.Il fut plus tard un des marchés les plus populaires de Montréal.C’est la rentrée dans le bâti ment Le jeune soldat trouvait le temps long, samedi, en garde devant le bassin olympique de file Notre-Dame.Une jeune fille passa, planta une branche d’érable dans le canon de son fusil, et le beau militaire retrouva le sourire.(Téléphoto CP) La chimie a remplacé les allumettes par ces tubes fluorescents: au lieu d'utiliser les traditionnels bouts de bois soufré, les 80.000 spectateurs réunis hier soir au stade olympique ont salué la fin des Jeux avec ces “chandelles” d’une conception révolutionnaire, qui répandent une belle lumière verte.(Téléphoto CP) Les négociations se poursuivent aujourd’hui a Montréal pour les travailleurs de la construction du Québec, qui ont acquis le droit de grève avec l’expiration du décret régissant leur condition de travail.C’est donc sans contrat officiel que les travailleurs de la construction rentrent aujourd’hui de vacances, mais l’Association des entrepreneurs en construction dû Québec (AECQl a recommandé à ses membres de garder les chantiers ouverts et de continuer à appliquer les conditions prévues à l’ancien décret.Cinq athlètes ont jusqu’ici demandé asile Au lendemain des Jeux de Montréal, le Canada pourrait bien compter quelques citoyens de plus dans son recensement, s’il accepte de donner asile aux “étrangers olympiques” qui en ont fait la demande.Jusqu’à maintenant, cinq athlètes ont exprimé leur désir de demeurer parmi nous et entrepris des démarches auprès des autorités de l’Immigration canadienne en ce sens, et la liste pourrait bien s’allonger ces jours-ci.Il s'agit du plongeur soviétique “mineur” Sergei Nemtsanov, 17 ans, et de quatre ressortissants de nationalité roumaine dont deux rameurs, Walter Lambertus et Yvan Ha-ralanbie.On ignore pour l’instant l’identité des deux autres transfuges roumains.Lors des Jeux de Munich, les autorités al- lemandes avaient reçu plus d’une centaine de demandes d’asile.C’est le cas du jeune Soviétique qui retient pour l’instant Tattention de la presse mondiale et surtout des autorités des pays concernés, puisqu’il a failli provoqué le retrait de ses porte-couleurs hier soir à la cérémonie de fermeture des Jeux de la XXIe olympiade.En effet, la disparition du jeune homme du Village olympique mercredi soir a été interprétée comme un “enlèvement" par les autorités soviétiques qui avaient exigé le retour immédiat de Nemtsanov au sein de l’équipe russe aux Jeux de Montréal.Mais tout est rentré dans Tordre samedi alors que la Russie décidait, à la suite de l’intervention du CIO, notamment celle de Lord Killanin lui-même, de revenir sur sa décision de boycotter la cérémonie de fermeture des JO hier soir.Il semble bien que la politique ou la diplomatie n’aient rien eu à voir dans la decision du jeune plongeur soviétique de demeurer entre nos murs.Son histoire serait beaucoup plus simple et moins croustillante, mais très romantique puisqu’il s'agirait d'une "belle histoire d’amour”.Ce jeune Roméo des temps modernes aurait tout simplement convenu de rester à côté de sa Juliette, une jeune et riche jeune fille dont les parents “millionnaires américains” seraient de connivence pour favoriser la poursuite d'une idylle commencée au Canada Tannée dernière lors de compétitions sportives.Sergei serait devenu amoureux de sa belle pendant son séjour ici et l’aurait retrouvée pendant les Jeux de Montréal pour finalement décider de fuir le Village olympique et de vivre son roman.Et il voudrait le vivre vite puisqu’il a refait surface hier en se présentant auprès des autorités de l’ambassade soviétique du Canada pour les saisir de sa determination de ne pas rentrer en URSS.Les autorités canadiennes avaient refusé de s’immiscer dans cette affaire et dénonçaient énergiquement en fin de semaine qu'il s'agissait d'un “enlèvement” avant de faire enquête, alléguant que le' jeune athlète avait un permis de séjour au Canada jusqu’au 31 août.Quant aux quatre transfuges roumains, Serge Joyal La langue “sûre”, c’est la langue du pays OTTAWA (CP) — Si le député libéral fédéral Serge Joyal conteste les directives limitant Tusage du français dans les communications aériennes, c’est parce qu’il juge insuffisantes les garanties de respect de l’esprit de la Loi sur les langues officielles.Participant à l’émission de télévision Question Period, sur le réseau CTV, le représentant de Maisonneuve-Rosemont aux Communes a expliqué sa décision d'entreprendre des procédures judiciaires CP^NG & OST1GÜY Mr I PLACEMENTS ACTIONS OBLIGATIONS OPTIONS PORTEFEUILLE Gilles-Yvon Moreau.D.Ps CR^NG &O?nC0Y m: 500.rue St-Jacques Montréal H2Y1 S3 B42-4231 Veuillez m’envoyer votre bulletin mensuel sur les placements NOM.Tél.:.Adresse.‘.D2A contre le ministère des Transports atin d'amener les tribunaux à se prononcer sur Topportunité d’étendre ainsi l’application pratique de la Loi sur les langues officielles.Au cours d’une conférence de presse la semaine dernière, M.Joyal a révélé avoir écrit au premier ministre du Canada pour lui demander si la contestation légale de l'ordonnance publiée lundi par le ministère des Transports ne l’obligerait pas à démissionner, du moins temporairement, du caucus du Parti libéral du Canada.Le lendemain, M.Trudeau faisait savoir qu’il n’avait pas encore pris connaissance des griefs formulés par son député et qu’il ne se prononcera pas avant d’avoir analysé en profondeur le problème de conscience de M.Joyal.Pour sa part, le leader de Taile québécoise du PLQ, M.Marc Lalonde, a déclaré qu’il se proposait de rencontrer le député de Maisonneuve-Rosemont, indiquant pour l'instant qu’il y a amplement place pour la dissidence au sein du parti.C’est à la fois devant la Cour supérieure du Québec et la Cour fédérale du Canada que M.Joyal conteste la légitimité des directives du ministère des Transports et de la société Air Canada, alléguant qu’elles vont à l’encontre de l’esprit de la Loi sur les langues officielles.Il reproche notamment à l’ordonnance du ministère des Transports prohibant Tusage du français dans les communications aériennes au pays, à l’exception de six aéroports du Québec pour les vols à vue, de ne comporter aucune limite de temps.Il conteste ces directives à l’instar d’une quarantaine de pilotes francophones d’Air Canada et de l’Association des gens de Tair du Québec, qui regroupe la majorité des contrôleurs du trafic aerien au Québec.En vertu de cette ordonnance, un contrôleur ou un pilote qui s’aviserait, sauf dans les cas d’exception ou les situations d’urgence, de recourir au français dans les communications air-sol, s’exposerait à perdre son droit d’exercer sa profession.C’est la première fois qu’un député de la majorité ministérielle s'inscrit ouvertement en faux contre une ordonnance édictée par un ministre du gouvernement.Interrogé par l’animateur de l’émission Question Period, M.Joyal a déclaré: “La langue de la sécurité, ce n’est pas Voir page 2: Joyal on ignore pour l'instant s'ils sont aussi victimes d’un coup de foudre pour de jolies Canadiennes ou, ce qui est moins romanesque aux yeux de leurs gouvernants, d’une “maladie d’amour” pour le Canada.Le rameur Yvan Haralanbie, le second des cinq athlètes d’Europe de TEst a demander asile au Canada, a décidé de tourner le dos à son pays et d'adopter le nôtre, alors qu’il prenait un verre avec des amis, à Toronto.“Je pense que le Canada est un très beau pays, a confié l’athlète de 21 ans, j’y ai observé beaucoup de choses intéressantes et je désire rester.” Haralanbie aurait été encouragé dans sa démarche par des Canadiens d’origine ukrainienne et il aurait quitté le Village olympique le soir de ses 21 ans, avec $5 en poche.C'est alors qu’il a décidé de quitter le village et de rejoindre ses amis ukrainiens.“Je suis citoyen roumain, a-t-il dit, mais je parle l’ukrainien et je suis né dans une partie de mon pays qui a déjà appartenu à l’Ukraine.” Haralanbie est né à Mila, un village situé sur les côtes de la Mer Noire.Il est triste à la pensée de ne jamais revoir sa famille “mais si je retourne dans mon pays, je sais que j’irai en prison”, a-t-il déclaré a ses amis.Il a déclaré qu’il désirait participer à la course d’aviron de 500 mètres mais il fut forcé d’y renoncer lorsque son partenaire est tombé malade, mercredi.Quant à Walter Lambertus, il est toujours en visite chez des parents, à Niagara Falls, en attendant la décision du ministère de l’Immigration relativement à sa demande d’asile au Canada.Les autorités canadiennes n’ont pas voulu hier révéler l’identité des deux autres transfuges roumains.Ce n’est que vendredi dernier que TAECQ a déposé ses offres salariales, contenant une augmentation globale de 12% sur la masse salariale de 1976-77.Les hausses offertes varient cependant entre les divers corps de métier et tendent même à restaurer l’écart salarial qu on avait réussi à réduire au cours de la dernière décennie.Ce sont les ouvriers moins spécialisés, tels les manoeuvres, qui se voient offrir la plus faible hausse.Le Conseil provincial des métiers de la construction (FTQ), qui négocie pour l'ensemble des travailleurs indépendamment de leur affiliation syndicale, ne s’est pas encore prononcé officiellement sur les offres salariales de TAECQ.Le directeur général du conseil, M.Guy Dumoulin, s’est contenté de dire que les négociations reprendront aujourd'hui à l’Auberge Richelieu de Montréal.Depuis le 22 juin les pourparlers s’étaient déroulés au Holiday Inn à Québec.Expiré le 30 avril, le décret avait été prolongé jusqu’au 31 juillet par le gouvernement du Québec, qui voulait éviter à tout prix un ralentissement des chantiers à la veille des Jeux Olympiques.L’équipage du Dora obtient gai n de cause QUÉBEC (PC) — Ayant obtenu gain de cause devant la Cour fédérale, l’équipage du pétrolier britannique M.V.Dora a accepté samedi de décharger le navire à la raffinerie Aigle D’Or, de Saint-Romuald, sur la rive-sud de Québec.Le juge Arthur-Louis Thurlos a en effet ordonne vendredi à la compagnie Aigle D’Or de verser les $175,000 dus en salaires aux 37 membres d’équipage à la suite de la saisie de la cargaison, mardi dernier, par les marins eux-mêmes.Ces derniers, ainsi que le capitaine Josef Alexander Twite, réclamaient des salaires dus depuis plusieurs semaines, voire même jusqu’à huit mois.La compagnie Aigle D’Or, devant la décision du juge Thurlos, n’a eu d’autre choix que de retirer la requête en injonction qu elle avait déposée devant la Cour fédérale pour forcer l’équipage à livrer la çargaison de pétrole coûte que coûte.Me Henri Gérin-Lajoie meurt à 84 ans Un éminent juriste montréalais, auteur d'un ouvrage réputé sur la procédure civile et spécialiste reconnu du droit applicable aux brevets d’invention et aux marques de commerce, Me Henry Gérin-Lajoie, conseil dè la reine, est decede a Montréal, le 30 juillet, à Câge de 84 ans, après une longue maladie.Il était le père de Me Paul Gérin-Lajoie, président de l'Agence canadienne de développement international.M.Henri Gérin-Lajoie appartenait à une vieille famille de juristes du Canada français.Né à Montréal le 4 février 1892, il était fils de Me Henri Gérin-Lajoie, ancien bâtonnier de Montréal, et petit-fils d’Antoine Gérin-Lajoie, avocat, écrivain et bibliothécaire du Parlement canadien.Par sa mère, née Marie Lacoste, il était petit-fils de sir Alexandre Lacoste, ancien président du Sénat,et juge en chef de la province de Québec.Après ses études secondaires au Mont Saint-Louis, à Montréal, M.Henry Gérin-Lajoie fit ses etudes de droit a TUmver-site McGill.Admis au barreau en 1913, il entra à Tétude de son père.À la mort de celui-ci, il prit la direction de Tétude et eut notamment comme associés Me Charles-J.Gélinas, c.r., bâtonnier de Montréal en 1970-1971, Me Cecil B.McNaughten, c.r., et, à partir de 1943, son fils aine, Me Paul Gérin-Lajoie, c.r.Son état de santé devait l’obliger, en 1967, à renoncer à l’exercice de sa profession.C’est en 1920 qu’il publia aux éditions Wilson et Lafleur un ouvrage en deux volumes intitulé le Code de procédure annoté.M.Henri Gérin-Lajoie laisse dans le deuil son épouse, née Pauline Dorion, quatre fils et deux filles, Me Paul Gérin-Lajoie, c.r.(marié à Andrée Papineau), le Père André Gérin-Lajoie, jésuite, Lu-cile (épquse du Dr Jean-Louis Léger), Marcel (marié à Gemma Dubé), Claude (marié à Réjane Albert) et Hélène (épouse de Henry Maquet), ainsi que vingt-deux petits-enfants et six arrière-petits-enfants.Du 13 au 15 août 1976 ATELIER SUR LA CONNAISSANCE DE SOI selon les techniques de la psychologie gestaltiste — Ressources — Créativité — Relations humaines Animé par Suzanne Gosselin-Pinet, psychologue, membre de la C.P.P.Q.Inscriptions avant le 6 août 1976, places disponibles limitées.Pour information : Tél.: 384-7022 fJJ&s-tu ton chance TIRAGE: 6 AOÛT » 4 • Le Devoir, lundi 2 août 1976 éditorial Le frisson et les regrets ____L’absence des Africains_ Une autre pièce au dossier de l’Occident Quelques images resteront gravées dans d’innombrables mémoires.Celle du Polonais Jacek Wszola posant une main réconfortante sur l’épaule du Canadien Greg Joy; celle aussi de l’Italien Riccardo Fortini s’efforçant de consoler le Montréalais Robert Forget; celle encore de l’exceptionnelle Nadia Comaneci qui répond aux acclamations par un sourire un peu mélancolique.Ce sont peut-être, pour tous ceux, en tout cas, qui ont suivi à la télévision le déroulement de la XXIe Olympiade, les plus beaux et les très rares témoignages d’une authentique fraternité, celle des hommes plutôt que celle des peuples.Il faut conserver précieusement ces images au milieu des illusions fracassées.Et retenir une autre conclusion qui, celle-là, sera longtemps profitable aux Canadiens et aux Québécois: le spectacle de ces nombreuses performances aura eu, pour les gens d’ici, une valeur exemplaire puisqu’ils ont littéralement découvert ae quoi sont faites toutes ces disciplines sportives qui passionnent l’Europe depuis des générations mais pour lesquelles beaucoup de Nord-Américains professaient jusqu’ici un certain dédain.Une découverte qui sera capitale pour l’avenir si, du même coup, la jeunesse de ce pays devait acquérir le goût d' l’excellence, le besoin de la perfection, le sens du défi que suscite le dépassement.Et ces valeurs n’ont de véritable portée dans une société libérale que si les individus consentent librement à les adopter et qu’ils ne sont pas obligatoirement embrigadés sous un régime qui les contraint à se surpasser et pour qui les performances physiques ont d’évidentes connotations politiques.• Mais l’olympisme aura-t-il survécu aux obstacles qui ont précédé et aux vicissitudes qui ont entouré les Jeux de Montréal?Au cours de la période fébrile des préparatifs et durant la quinzaine qui s’achève, nous aurons du moins été les témoins involontaires de la mort du premier et du plus persistant des mythes qui s’attachent à l’olympisme, celui qui veut que ces grands rassemblements internationaux favorisent la bonne entente entre les nations, l’amitié entre les peuples, le relâchement des tensions mondiales, la recherche de la concorde universelle.L’affaire de Taiwan, qui a provoqué le raidissement du CIO envers le gouvernement canadien et l’intransigeance nécessaire d’Ottawa, démontrait dès avant l’ouverture que l’idéal olympique, s’il ne respecte pas les réalités du monde actuel, le monde tel qu’il est et non pas tel que le CIO voudrait qu’il fût, est évidemment chimérique.Et, parmi ces dures réalités, il en est une autre que les Africains ont refusé d’admettre: les visites privées en Afrique du Sud d’une équipe de football néo-zélandaise ne relèvent pas de la volonté d’un gouvernement démocratique.En bonne logi- que, les Africains n’avaierit pas raison de partir.Mais la raison n’est pas seule en cause ici.Le massacre de Soweto par les policiers sud-africains n’est pas davantage un acte raisonnable.Et, pour tout dire, sans souscrire aux raisons qu’ont invoquées les Africains, on peut facilement partager la douloureuse indignation que leur cause le sort de leurs freres d’Afrique australe.Quant aux menaces faites vendredi soir par les Soviétiques, prêts à se retirer sous prétexte ?|u’un de leurs jeunes nageurs s’est offert une ügue, elles démontrent encore, s’il en était besoin, que la politique n’est jamais absente quand se réunissent quelque part, sous quelques auspices, les représentants de plusieurs pays.Et, comme s’ils ne voulaient pas se faire oublier dans ce grinçant concert, les Américains, nos inséparables amis, ont profité de l’incident de Taiwan pour exprimer au passage tous les griefs que font naître outrefrontière, contre le Canada et surtout contre M.Trudeau, nos moindres velléités d’autonomie nationale.Voilà donc pour le mythe du rapprochement des peuples.• Mais il en est un deuxième, qui avait la vie dure, et que tous, Montréalais compris, se sont allègrement employés à dissiper.C’est celui de la pureté, de la sérénité et ae l’équité olympiques.Pour assurer la “sérénité”, nous avons mis le prix: plus de $100 millions (ceux d’Ottawa) à seule fin d’assurer la sécurité durant cette quinzaine.Partout, l’armée, la police, les gardes-barrières, les coupe-fil, les hélicoptères, les voitures blindées et, au coeur des Cantons de l’Est, Bromont transformé en forteresse inexpugnable.A qui s’étonnait l’autre jour devant lui de l’ampleur et du coût des moyens mis en oeuvre au nom de la sécurité, Willi Daume, l’un des puissants personnages du CIO, répondait: “Il faut tenir compte du monde dans lequel nous vivons!” C’est vrai.Mais la sérénité n’y trouve plus tout à fait son compte.L’idéal de pureté renvoie au désintéressement et à l’esprit de compétition qui imprègnent théoriquement l’exercice du sport amateur.Or, à cet egard, nous avons eu droit à un déferlement de mercantilisme et de publicité indirecte, depuis les Adidas courant contre le Swiss Timing jusqu'aux hot-dog à 75 cents en passant par les “scalpeurs”, la majoration des prix des repas pour touristes et la vente de tous ces objets-souvenirs dont la valeur ne tenait qu’à l'insigne olympique.D’autres illusions sont tombées encore a la vue de tactiques douteuses sur les lieux de compétition qui n’excluaient pas des arbitrages médiocres, le mauvais esprit des perdants, et même la tricherie.Et le baron de Coubertin s’est retourné dans sa tombe quand il a en- tendu la foule conspuant le gagnant qu’elle n’avait pas choisi ou l’athlète mal-aime.• Pendant cette glorieuse olympiade, magistralement organisée et conduite par le CO JO, on s’est abstenu d’évoquer le lancinant Sroblème des coûts.Ce n’était pas le moment.fallait plutôt participer et, en passant, rendre hommage à M.Drapeau sans qui Montréal n’aurait jamais eu le remarquable privilège de recevoir les Jeux.Ne nous trompons pas ici: le grand dessein que poursuit inlassablement le maire depuis le jour où lui vint l’idée de l’Exposition universelle n’est pas, en soi, condamnable.Il y a quelque grandeur à vouloir réaliser des oeuvres dont l’ampleur et la quahté, l’originalité et l’attrait inscrivent la Ville sur le plan international et font de Montréal, indiscutablement, un lieu célèbre.Ce faisant, M.Drapeau ne songeait pas seulement au gigantisme des ensembles somptueux, ni simplement à l’économie de la région.Il voulait aussi et veut toujours pousser les Québécois vers l’universel, enrayer leurs tenaces obsessions politiques et les brancher sur le circuit mondial.Mais, à l’instar de grands bâtisseurs dont l’histoire a retenu les noms, il a toujours cru savoir, mieux que la collectivité, mieux que les gouvernements supérieurs, où sont les véritables intérêts de la communauté, montréalaise, québécoise et canadienne.C’est pourquoi les longues et fastidieuses discussions inhérentes au processus démocratique lui répugnent.Il n’avait nul besoin de lire “Le Prince" de Machiavel, ainsi qu’il le confiait samedi à un journaliste de La Presse.C’était déjà tout vu.Pour édifier la grandeur, il a depuis longtemps acquis la conviction qu’on ne doit se laisser détourner du but ni par les contraintes de la démocratie, ni par ceux qui se font de cette grandeur une autre conception, mieux accordée à l’homme et à ses besoins.Qu’à cela ne tienne, répond volontiers le maire qui invoque à l’appui de ses réalisations l’émerveillement et l’affection du peuple.Il a raison.Mais parler de la sorte, c’est définir très exactement la démagogie.Car il faudra bien maintenant faire les frais de cette quinzaine euphorique, quelles que soient les responsabilités qu’une enquête veritable et promise pourrait rétrospectivement établir.La démesure des installations, l’ampleur des dépenses, l’obligation de rentabiliser les stades vont désormais retenir l’attention.Au lendemain de cette fête exaltante, nous avons démantelé les mythes et constaté que l’olympisme est une religion surfaite.Il nous reste à payer, pendant des années peut-être, le prix de cette belle folie.Pourtant, le poète Aragon nous avait prévenus: “Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson!” Michel ROY Une contreperformance pour la Soviétie par GEORGES VIGNY Ils n’ont rien appris et rien oublié: fidèle au mythe selon lequel on ne peut, de son plein gré, quitter le “paradis socialiste”, tout propagandiste soviétique doit nier l’évidence.Ainsi, tel athlète qui demande l’asile politique est une “victime”, dont les racoleurs occidentaux trompent la bonne foi quand ils n’ont pas recours, purement et simplement, au rapt.En l’occurrence, au rapt d’enfant puisque Serguei Nemtsemov n’aurait que 17 ans.A l’heure où ces lignes sont écrites, quatre cas se sont déjà présentés, et tout indique qu’il y en aura d’autres.Il y a eu 119 défections en 1972, aux Jeux de Munich, provenant des délégations socialistes.Ce qui mérite d’être mentionné d’abord c’est l’approche différente des uns et des autres: la délégation roumaine, qui a déjà enregistré deux défections, celles de Walter Lam-bertus et d’Ivan Haralambie, a ramassé ses cliques et ses claques et a commencé par mettre ses grosses vedettes à l’abri de la contamination; cepx qui ont fini leur programme n’avaient plus rien à faire à Montréal, même si, comme ça s’est confirme dans d’autres cas, leur permis de séjour était en règle jusqu’à fin-août.Surtout si.Mais c’est le scénario soviétique qui est à démonter absolument, pour peu qu’on veuille savoir dans quel bourbier s’est engagé le CJO en accordant les Jeux de 1980 à Moscou.• Nemtsemov, donc, petit-fils chéri de sa babouchka, a d’abord été présenté comme la victime d’un véritable kidnapping.Quand on connaît les mesures de sécurité internes dont sont entourés ces athlètes, on imagine mal comment un petit gars surentraîné comme Nemtsemov peut être enlevé au nez et à la barbe de ses “babysitters” musclés sans que l’alerte ne _______propos d’actualitéi Le concept global de la santé a fait ressortir la confusion qui a longtemps existé, et qui existe toujours en partie, entre la notion de santé et la notion de soins aux malades.C'est de bonne foi que les professions de la santé, orientées presque exclusivement vers les soins aux malades, ont agi comme si toutes les questions en matière de santé leur revenaient de droit.Sans doute à cause du prestiaue et du pouvoir de ces professions et de l'industrie des soins en général, la population a accepté, en grande partie, cette vision qui identifie la santé avec une seule de ses quatre composantes.en l'occurrence les soins médicaux Marc Lalonde, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, devant l’Association canadienne de l'industrie du médicament, le lO mai 1976.soit donnée.Pendant que l'un claironne donc la nouvelle du rapt, l’autre, au niveau le plus élevé, proteste auprès des autorités canadiennes, les accusant de ce forfait; au même moment, le troisième crie à qui veut l’entendre que si le petit gars n’est pas rendu à sa grand-maman, les Canadiens peuvent faire leur deuil de leur friandise des séries Canada-URSS étant entendu que Moscou suspendra, aussi bien que sa participation au défilé final des Jeux de Montréal, ses échanges sportifs avec le Canada.Une rencontre est exigée avec le jeune transfuge et puis.c’est le dégonflement.Nous reviendrons sur chacun de ces points, mais voyons d’abord le déroulement du scénario.Les Canadiens ne se laissent pas impressionner par les menaces, la babouchka reçoit sa réponse du premier ministre canadien, une rencontre est arrangée entre le transfuge et ses anciens camarades, mais les Soviétiques n’en veulent plus: les conditions mises à la rencontre leur paraissent “humiliantes”.Entretemps, les menaces sont retirées, et la délégation se conforme au souhait du CIO de la voir participer au défilé final.On a beau être ancien directeur de l’Agitprop, il y a des choses qu’on ignore de nos moeurs.En premier lieu: que nous aimons bien les belles competitions de hockey, mais pas au point de céder sur les principes essentiels; ce n'est pas au prix de la liberté d’un petit gars innocent que nous voulons assister à un spectacle, quel qu’il soit.Le grief principal de Soljénitsyne à nos démocraties occidentales est que celles-ci ont perdu le goût de défendre la liberté, car, la considérant comme un acquis permanent, ils ne sentent plus le besoin d’avoir à la préserver.C’est vrai jusqu’à un certain point: jusqu’à ce que le cas concret se présente où on nous demande de choisir entre notre dignité et une prime à la bassesse.En second lieu est à souligner la gaffe monumentale qui a consisté à menacer le Canada en mettant la pression sur le CIO! Cette gaffe est double: d’abord, que l’Union soviétique participe ou non au défilé, peu nous chaut, étant entendu — et Dieu sait si on nous l’a répété au cours de ces Jeux! — que ce problème est du seul ressort du Comité international olympique.De toute façon, si près de 800 millions de Chinois et tout le continent africain n’y ont pas participé, ce n’est pas l’absence d une délégation soviétique — et même de quelques autres satellites — 3ui pouvait nous émouvoir à la fin des eux.Qui plus est, l’Union soviétique, en se retirant, se serait mise dans une situation curieuse, elle qui se vante d’avoir à accueillir les Jeux de 1980.Que le CIO sévisse ou non en pareil cas, on peut imaginer les relations ultérieures entre les grands manitous de l’olympisme et le comité organisateur appelés à coopérer pour le succès des prochains Jeux! Mais l’erreur monumentale aura été de prouver hors de tout doute que les Jeux, pour Moscou, sont une affaire politique.La disparition des athlètes soviétiques en territoire canadien n’a absolument rien à voir avec le CIO, dont la juridiction s'arrête aux limites des installations olympiques.Et encore! Dans le différend qui oppose le gouvernement soviétique au gouvernement canadien, et qui concerne le sort d’un ressortissant soviétique, le CIO n’est ni partie ni intermédiaire.Il ne peut pas jouer un tel rôle s’il ne veut pas détruire de ses propres mains le mythe de son apolitisme.On remarquera que de par ses statuts, le CIO ne décerne les Jeux qu’à une ville: or donc si Moscou, pour la disparition de son athlète, menace et Ottawa et le CIO, c’est que la confusion est établie au Kremlin même que c’est l’Union soviétique qui organise les prochains Jeux et non la ville de Moscou.En d’autres mots, CIO ou pas, si en 1980, un journaliste ou un athlète sort des itinéraires de rigueur, il se fera proprement expulser pour avoir transgressé les règles non pas d’un soi-disant olympisme mais celles des autorités soviétiques.En fait, l’aberration est d’avoir pensé un instant qu’on pût tenir un superspectacle présumé apolitique dans un pays où les prouesses sportives sont perçues comme la preuve de l’excellence du système politique.• Des erreurs de calcul sont certes vraisemblables dans la démarche suivie par les Soviétiques.Mais est-il interdit de se demander si tout cet embrouillamini n’est pas un test?Un test et pour le monde extérieur et pour les structures d’organisation des prochains Jeux?On peut reprocher à tel stratège de Soviétie une erreur d’appréciation, mais peut-on imaginer que nul, du côté soviétique, ne savait que le CIO n’avait rien a voir avec l’affaire des défections d’athlètes?Et si les Soviétiques n’ignoraient pas cette évidence, pourquoi ont-ils poussé dans cette voie?Car en fait, mettant les enchères très haut, ils ont dû forcément reculer; même s’ils prétendent avoir répondu au souhait du CIO en participant au défilé, ils n’en ont pas moins perdu la face.Au point tel que ce recul peut constituer un encouragement à d’autres à prendre la clé ties champs.Il y a lieu ae souligner ici que pour un transfuge en puissance, le moment critique est l’instant qui précède immédiatement sa sortie.Car une fois sorti, qu’il revienne volontairement ou non, les risques qu’il encourt sont pratiquement les mêmes: perte ae toute chance de promotion accompagnée de privation de liberté.Vouloir faire croire que si un transfuge rencontre son entraîneur ou un quelconque diplomate après qu’il eut “choisi la liberté” il peut revenir est une sinistre farce.C'est la prévention seule qui est efficace, efficacité étant une notion toute relative.Vouloir rencontrer le transfuge est en somme une manière de sauver les apparences, d’autant plus qu’on peut refuser cette rencontre quand elle s’accompagne de “conditions humiliantes”.A l’origine de toute cette affaire, on verra le fait que Moscou découvre un peu tard tout le défi insensé que constitue pour la Soviétie d'abriter l’aventure olympique.Il n’y aura pas à Moscou d’athlètes américains ou allemands, ou encore moins de roumains, qui “choisiront la liberté”.Ce chemin est à sens unique.Mais il y aura cette légion de journalistes fureteurs, cette foule de touristes qui ne se contenteront pas de faire la navette dans les autocars d'Intourist.Il y aura des Monique Berlioux à la langue pendue, il y aura enfin tous ces dissidents, ces hétérodoxes et ces minoritaires qui chercheront coûte que coûte à entrer avec la presse internationale et ces touristes venus d’Occident.Le problème de sécurité face au défi terroriste ne peut pas sérieusement inquiéter les Soviétiques, mais il y a cette hantise de la contamination, cette obsession de l’espion, cette hallucination permanente de l’ingérence qui sont des obstacles avec lesquels il leur faudra apprendre à vivre.Doit-on imaginer, comme cela s’est fait lors de rencontres internationales de moindre envergure, que dissidents et hétérodoxes seront raflés et cantonnés dans des camps provisoires, à titre préventif, préalablement à l’arrivée des premiers r‘virus” contaminateurs?Un “goulag olympique”, par exemple.Il est ridicule de penser que des hôtesses ou des fonctionnaires canadiens cherchent à racoler des athlètes soviétiques.S’il y a une disponibilité inusitée des officiers d’immigration en cette période critique, on peut imaginer que les expériences de Mexico et de Munich ont instruit Ottawa que chaque seconde comptait en pareil cas où un homme livre la competition de sa vie en une course contre la montre dont dépend sa liberté.On n’aura pas manqué de relever que pour les Soviétiques, une fois que tous les autres arguments éculés ont été utilisés, il y a la dénonciation d’une troisième force qui s'activerait dans l’ombre pour arracher des athlètes naïfs à l’affection de la Soviétie.Troisième force, ça fait moins “guerre froide” que cinquième colonne.Mais ça dit la même cnose: des groupes ethniques cherchent à donner le goût de la liberté à des compatriotes de ces pays d’origine qui ont perdu jusqu’à leur nom en se noyant dans l’anonymat aliénant de la Soviétie.Ce sera ça, le grand défi de Moscou en 1980: et Soljénitsyne et Amalrik auront la preuve que, détente ou pas, il y a dans ce pays des gens qui non seulement n’ont pas renonce à défendre leur liberté mais qui sont encore décidés à la faire partager à tous ceux qui refusent de perdre leur identité culturelle et nationale.Si Moscou veut renoncer aux Jeux de 1980, il est encore temps: c’est une contreperformance que ses dirigeants sportifs ont inscrite à Montréal.par JEAN-GUY GAGNON et ANTOINE MERCIER ¦ Les auteurs de ce texte ont vécu pendant plusieurs années en Afrique à titre de missionnaires.Ils font partie de la Congrégation des Pères du Saint-Esprit.Les Africains ont quitté les Jeux de Montréal! C’est pratiquement un continent entier qui a abandonne les jeux de la paix et de la fraternité.Pour ceux qui sont toujours à signaler le manque d’entente entre les pays d’Afrique c’est un bel exemple de cohésion.L’Afrique entière se refuse a jouer le jeu de l’entente et de la paix; si on ajoute près d’un milliard de Chinois non représentés aux Jeux de la XXIe Olympiade, c’est un beau coup asséné à ceux qui se croient les édificateurs de la fraternité humaine.Il semble que certains peuples soient décidés à ne plus être le dindon de la farce.De jeu à farce la distance n’est pas grande.Pourquoi ce retrait des Africains des jeux Olympiques de Montréal?Les Africains ont décide de dire au monde qu’ils sont eux aussi des hommes et que leur fierté humaine ne leur permet pas d’aller s’amuser avec ceux qui les méprisent, avec ceux qui leur ont refusé et continuent de leur refuser la dignité d’homme.L’affaire de Nouvelle-Zélande, à la fois présente aux jeux de la fraternité à Montréal et aux pays de “l’Aparheid” était une trop belle occasion pour ne pas la saisir au vol.Qui peut leur reprocher de prendre ce moyen?Tous ceux qui ont un peu l’expérience de la vie, savent bien que dans ce genre de combat, les faibles, les pauvres, les délaissés n’ont pas le choix des moyens.Pensons à toutes les luttes de libération; pensons à nos “gens de l’air”; pensons à nos ouvriers.On a beau ergoter sur le manque de tactique, sur les exagérations, sur la violence des moyens etc.dans tous ces conflits il y a un manque à choisir du côté du faible et cela est déterminant pour le cours de la lutte.Il ne reste souvent au petit que la possibilité de saisir les occasions de faiblesse, les contradictions de l’adversaire: les peuples forts, riches, liés à l'homme occidental s'organisent des jeux riches; les pauvres sont invités à participer, mais il ne faudrait quand même pas qu’ils poussent le manque d’éducation jusqu’à crier même si on fait mal à leurs freres en Afrique du Sud et en Rhodésie.C’ést triste ce départ des Africains.Cela fait de la peine au pauvre diable qui a acheté des billets pour telle ou telle compétition annulée; c’est douloureux pour le jeune athlète qui s’était exercé pendant quatre ans et que son pays rappelle; c’est agaçant pour le champion coureur qui ne saura peut-être jamais s’il est vraiment meilleur que Filbert Bayi; c’est très embarrassant pour les organisateurs de jeux mondiaux qui voient un continent leur échapper: c’est dramatique surtout pour ceux qui croient dans la fraternité humaine.Pierre Salinger a qualifié la situation de tragique.A lire les journaux de Montréal, on peut se demander si la valeur dramatique de l’événement n’est pas extrapolée, ce qui conduit à une mauvaise lecture de cet événement.Le retrait des Africains des Jeux olympiques de 1976 n’est qu’une péripétie dans lë drame qui se joue depuis des siècles: les Blancs hésitent à reconnaître aux Noirs la nature entière d’homme avec tout ce que ceja comporte de droits, de valeurs et de dignité.On n’a pas besoin d’être grand clerc pour voir que la blessure est profonde dans l’âme de l’Africain: les Blancs ont transporté des millions de Noirs vers l’Amérique, ils les ont vendus comme des animaux.Il est vrai que l’esclavage a été aboli par des lois, mais les régimes colonialistes n’ont pas été très ardents pour restaurer l’homme noir dans la plénitude de son humanité.Les lois ségréga-tionistes de certains pays sont un effort à retardement pour continuer à considérer l’homme de race noire comme un sous-homme.L’histoire des Jeux de la XXIe Olympiade, c’est une autre pièce déposée au procès de l’homme occidental.Au lieu de blâmer les Africains de s’être retirés des Jeux de Montréal, recevons donc avec humilité la leçon de solidarité qu’ils nous donnent.Merci, messieurs les Africains, de nous dire que vous n’aimez pas qu’on se moque de vous ni de vos frères.Nous qui avons vécu pendant plusieurs années parmi les peuples d’Afrique, nous pouvons rendre témoignage de la plénitude de leur humanité et des beautés de leur civilisation.Ces hommes peuvent nous en montrer dans le domaine de la fraternité.r Bienvenue à Montréal lettres au DEVOIR Tandis que Montréal, fardé et couvert de bijoux clinquants, se fait sauter joyeusement par des kodak mangeurs d'hommes; tandis que general motors, coca-cola, molson, te-xaco et xerox nous relancent sans souffler pour que nous achetions les produits renault, canada dry, cinquante et fina; tandis que cent cinquante souteneurs émérites donnent un dîner au champagne en l'honneur d une reine, histoire de faire “contrepoids" (l’expression est du mari de la poétesse Margaret) et de se pourlécher la fidélité contemplative, même si Maurice Richard n’a rien pu faire cette fois pour les sauver; tandis que les v.i.p.et la flicaille, enflée pour la circonstance, s'amusent ferme dans les salons, laissant derrière tout un pan de sièges jaunes inoccupés.; tandis c temps-la donc, Monique Berlioux, elle, rate par quelques dixièmes de seconde une merveilleuse occasion de se taire.Son intelligence en porte-à-faux craque.Confidente de messieurs aseptiques qui, de princes en princesses et grâce a l'argent recueilli par les vassaux de leurs ancêtres, se sont instruits sur les méthodes à employer pour que le bon peuple, celui des gradins temporaires, s’amuse sainement deux semaines par année bissextile, cette cheftaine sur le tard n'a nullement compris que l'âme québécoise, saignée à blanc bien avant la fiesta olympique, souffre d’anxiété aiguë.C’est vrai, l’âme québécoise gigue de bonne humeur forcée avec Ta visite parce qu’elle sait ce qui la guette au détour: toutes les tricheries qu’elle a commises pour jouer les cartes postales durant quinze jours commencent à sentir.Mais malgré l’angoisse, l’âme québécoise a dansé.Inutile d'insister, cela se prouve assez facilement.Cependant il est une frustation de taille que l’Ordre de la jarretelle aimerait bien — tout de même! — imputer aux Québécois: le C.i.o.vou- lait que la planète tout entière vibre à l’unisson de l’olympisme, mais le rêve en couleurs du divin Comité devait se désagréger rapidement pour faire place à un mini cauchemar olympique des plus noirs.Est-ce vraiment la faute de l’âme québécoise si la guerre, la faim et la misère n’arrêtent pas de tourner lorsque ces messieurs dames en adi-das se produisent sur la place publique?La guerre, la faim et la misère.voilà, nobles âmes en peine, de quoi vous occuper un brin.Le reste.l'orgie de drapeaux, de flonflons et de médaillers.est une simple et sombre affaire de relations publiques.Bref, la e.i.otte Monique Berlioux ferait bien de s'en retourner en matronie: le prince machin a fait dans sa culotte et réclame sa nounou à cor et à cri.Devoir Cher, mes salutations cordiales.Jean CHARLEBOIS Montréal, le 30 juillet 1976 La politique du “tout ou rien” pour l’Afrique Dans mon article du 20 juillet 1976, publié dans le journal LE DEVOIR le 23 juillet 1976, j’ai parlé de l’objectif que doit se fixer l'Afrique à savoir: instaurer la dignité du continent africain.Pour atteindre cet objectif, l’Afrique dans le cadre de LOUA (Organisation de l’Unité Africaine), doit s’organiser en vue d’avoir une unité d’action.R est vrai que la résolution de LOUA relative à la participation de ses pays membres aux Jeux olympiques de Montréal, laisse le libre cnoix à chaque pays africain de participer ou de ne pas participer à ces Jeux compte tenu des relations sportives qu’entretient la Nouvelle-Zélande avec l’Afrique du Sud.Mais l’obstination de la Côte d'ivoire et du Sénégal à vouloir à tout prix maintenir leur participation aux Jeux olympiques de Montréal, alors que certains pays non africains tels que la Guyanne, soutiennent notre juste cause, constitue un affront et une entrave contre l’atteinte de l’objectif que l’Afrique doit poursuivre.Comme Jean-Claude Nganga, secrétaire général du Comité Supérieur du Sport en Afrique La bien souligné dans sa déclaration à Radio-Canada: "À quoi bon avoir des médaillés si les Africains ne sont pas respectés dans leur dignité d'homme”.Cette déclaration ne fait que confirmer l’objectif que l’Afrique doit se fixer: instaurer la dignité du continent africain et de ses peuples.Patrice Lumumba disait: “Entre l’esclavage et la liberté il n’y a pas de compromis”.Pour moi, les Africains ne peuvent et ne pourront jamais contrecarrer l’oppression et la domination de la minorité raciste blanche par le dialogue; ils ne pourront résoudre le problème de domination et de l’oppression des minorités racistes blanches de la Rhodésie et de l’Afrique du Sud qu’en entretenant eux-mèmes les instruments d'oppression et de domination contre les minorités susmentionnées.L’attitude négative du Sénégal et de la Côte d’ivoire est intolérable, car on ne peut pas reconcilier ce qui est irréconciliable.La Côte d’ivoire, cet Etat fantoche qui a déjà essayé de proposer à LOUA la politique de J’ilo .dialogue avec l’Afrique du Sud alors qu’elle sait très bien que le problème d'Apartheid en Afrique Hommage à Jean Drapeau ! du Sud ne peut être résolu par le dialogue mais plutôt par une action révolutionnaire des noirs pour arracher le pouvoir à la minorité blanche.L'attitude de ce pays fait penser aux fondements du pouvoir aux pays africains.En Afrique il y a deux (2) catégories d’Etats: 1) Les États qui ont eu leur indépendance comme cadeau des colonisateurs; 2) Les États qui ont arraché leur indépendance aux colonisateurs.Dans le premier groupe, on trouve la Côte d’ivoire et le Sénégal, qù les fondements de pouvoir échappent totalement à leurs peuples.On se retrouve avec des gouvernements fantoches composés des hommes de paille ou de main, téléguidés par les métropoles de leurs maîtres.Pour atteindre son objectif, l'Afrique doit se débarrasser des gouvernements fantoches, en menant des actions punitives contre ces gouvernements.Au sein de l'Organisation de l'Unité Africaine, l’Afrique doit chercher des sanctions efficaces c’est-à-dire poser des actes concrets contre la Côte d’ivoire et le Sénégal.C’est tout ou rien pour instaurer la dignité du continent africain.Wanadi-Mbovo-Ea BOTTO St-Hyacinthe, le 16 juillet 1976 Monsieur Drapeau.l’Univers entier vous salue!.Et les pessimistes., et ceux qui en vous, ont cru! RASSEMBLER LES HUMAINS AUTOUR D’UN MÊME FEU’ CIMENTER POUR JAMAIS, LIENS FRATERNELS ENTRE EUX!.Idéal de haute valeur., rêve de dieu!.Joindre les talents d’une ARMÉE de travailleurs!.Eclairé de foi donnant forces de titan, Abattre sur le chemin, l'obstacle.les heurts!.Ne jamais perdre de vue.l’heureux dénouement!.Déborder d'enthousiasme et de courage!.Redoubler d’ardeur devant les difficultés Avec l’énergie.la patience du sage!.Pour être serein?.Ignorer les cruautés?Et, secondé d’une équipe de bâtisseurs, Au MONDE, offrir le fruit mûr d’incessants labeurs: UN VILLAGE.!.SYMBOLE DE FRATERNITÉ!.Jeannine DESCHÊNES Montréal, le 9 juillet, 1976.¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l’auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes.L’adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint: Georges Vigny Directeur de l'information : Jean Francoeur LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $52 par année; six mois: $28.À l'étranger: $57 par année; six mois: $31; trois mois: $19.Éditions du samedi: $15 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.35 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe-, enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.Trésorier: Bernard Larocque TÉLÉPHONE: 844*3361 (lignes groupées).4 I ! Le Devoir, lundi 2 août 1976 • 5 des idées des événements des hommes L’opinion d’un ancien Surintendant des Règlements de l’Air à Ottawa En émettant son ordonnance, M.Lang a dérogé à l’esprit de la Loi sur l’Aéronautique et violé la Loi des Langues officielles L’Ordonnance sur la navigation aérienne, série 1, no 1, concernant l’utilisation du français, serait-elle ’’ultra-vires”?Dans notre système de gouvernement, c’est au Parlement que les députés élus font valoir l’autorité de légiférer qui leur est conférée par le peuple.La Loi sur l’Aéronautique, comme toutes les lois, a été étudiée au Parlement, votée majoritairement et sanctionnée par le Gouverneur-Général.Ça fait partie de notre processus démocratique.Elle est devenue loi, même pour les ministres en fonction., Cette loi a été revue par la Chambre des Communes à quelques reprises pour fin de modifications.Aucun article de la Loi sur l’Aéronautique ne fait mention de la langue de l’aviation ou de la langue du contrôle de la circulation aérienne.Il est bien sûr que dans l’esprit des législateurs, la loi ne contenait rien qui puisse, autoriser le ministre des Transports à légiférer en matière de langue.L’article 6 (1) de cette loi prévoit que le ministre des Transports peut préparer des règlements pour contrôler et régler la navigation aérienne au Canada et que ces règlements doivent être approuvés par le Gouverneur en Conseil.Ces règlements ont été faits et approuvés et sont connus comme “Les Règlements de l’Air”.Il est bien entendu que ces règlements que le Gouverneur en Conseil a approuves devaient s’inspirer de la Loi sur l’Aéronautique adoptée au Parlement.On ne trouve dans ces règlements aucune volonté de légiférer dans le domaine des langues en aviation.L’article 6 (2) de la loi prévoit également que tout règlement édicté en vertu du paragraphe 6 (1) peut autoriser le ministre des Transporte à établir des “Ordonnances ou Directives” concernant les matières tombant sous le présent article.Or, rien dans l’article 6 et dans les règlements qui en émanent, ne fait mention de la langue de l’aviation, ou ne peut servir directement d’appui à une Ordonnance comme celle que le ministre Lang vient d’émettre.Il l’a cependant appuyée sur la Section 104 (k) des Règlements de l’Air qui l’autorise à “prescrire des normes et des conditions relatives à la normalisation des équipements, systèmes et méthodes de communications employés en navigation aérienne”.Le ministre n’avait pas auparavant utilisé l’autorisation qu’il possède sous ce paragraphe.Les systèmes et méthodes de communications en aviation sont ceux que l’usage a établis.Es peuvent varier ici et là, mais sans conséquences.Si le ministre avait jugé bon de les prescrire par ordonnance, l’application des normes pourrait fort bien se faire dans les deux langues offi- donnance, il a pris position sur la contro- cielles du pavs.L’application des normes relevant de lois ou règlements dans les autres domaines législatifs, ne se fait-elle pas dans les deux langues officielles?Son ordonnance qui restreint l’utilisation du français en s’appuyant sur ce règlement, déroge à l’espnt et à la lettre de la Loi sur l’Aéronautique.Pour émettre une ordonnance sur la navigation aérienne, le ministre des Transporte n’a qu’à faire préparer l’ordonnance par ses fonctionnaires, la signer et la faire publier dans la Gazette officielle du Canada.C’est alors qu’elle prend force de loi et que ceux qui l’enfreignent sont passibles des peines prévues dans la Loi sur l’Aéronautique.i Dans toute cette affaire, le ministre piétine sur un sol tellement fragile qu’il a dû contremander la première ordonnance qu’il a émise après ses mémorables rencontres avec la CALPA et la CATC.A, et ceci presque à l’insu du public.Sa dernière Ordonnance du 7 juillet, a été publiée dans la Gazette officielle du 23 juillet et le sera de nouveau dans l’édition régulière du 11 août.Elle est présentement en vigueur.Le ministre a donc agi seul comme législateur.Il a été plus qu’arbitraire, presque dictateur.Il a fait fi de la Loi sur les langues officielles.En émettant son Or- Kc ms le contrôle de la circulation aérienne.Il a pris pour acquis que l’utilisation du français portait atteinte à la sécurité aérienne.Le geste qu’il a posé servira d’appui à la CALPA et la CATCA et il influencera la Commission judiciaire qui doit enquêter sur l’utilisation du français dans les communications air-sol au Québec.Et pourtant, certains ministres et .un bon nombre de députés avaient espéré que l’application du bilinguisme dans les airs pourrait s'étendre à la région de la Capitale nationale.L’Ordonnance Lang semble avoir complètement fermé la porte à ces aspirations.En bon anglophone de l’Ouest, il a vu clair.Si le ministre a émis son Ordonnance dans le seul but de céder à des exigences syndicales, il n’avait pas le droit de le faire.Il a abusé du pouvoir discrétionnaire que possèdent les ministres.Sa conscience professionnelle aurait dû Ten empêcher.Il y avait d’autres moyens disponibles pour régler le conflit.Les présidents de la CALPA (1) et de la CATCA (2) ont affirmé gratuitement que la sécurité aérienne sera menacée par l’implantation du français dans les communications air-sol au Québec.Cependant, ils n’en ont jamais donné la preuve.-par— MAURICE BARIBEAU ¦ Nul n’est peut-être plus intéressé par les temps qui courent aux développements de la querelle du bilinguisme aérien que M.Maurice Baribeau, ancien Surintendant des Règlements de l’Air à Ottawa, qui fut aussi pendant plus de dix ans, de 1963 à 1974, Régisseur de l’Aviation civile, puis Administrateur régional des Services de l’Air au Québec.Dans ces diverses fonctions, M.Baribeau s’employa â promouvoir des pratiques linguistiques conformes à la réalité du pays.Il contribua notamment à l’avancement très sensible du bilinguisme chez les contrôleurs du trafic aérien au Québec.Ces temps derniers, M.Baribeau avait donné à la Gazette un article très remarqué dans lequel il établissait que, sur la foi de sa propre expérience comme pilote et administrateur de l’air et de nombreuses études auxquelles il a été associé, l’argument de la sécurité plaide en faveur du bilinguisme dans les communications aériennes plutôt qu’en faveur de l’unilinguisme réclamé par la CALPA et la CATCA.Cet article fut reproduit dans de nombreux journaux du pays.M.Baribeau revient aujourd'hui à la charge à propos de la dernière ordonnance de M.Lang.S’appuyant encore une fois sur sa longue expérience de ces questions, il considère que l’ordonnance est un acte arbitraire et dictatorial qui viole la Loi des Langues officielles et contredit la lettre et l’esprit de la Loi sur l’Aéronautique.La Commission Chouinard-Heald-Sinclair Le Barreau a-t-il cherché à se dérober ?Monsieur le directeur, J’ai pris connaissance de l’article de maître Jacques Gagné, publié dans Le Devoir du 22 juillet 1976 et intitulé: “La Crise du Bilinguisme Aérien: la Magistrature et le Barreau étaient-ils justifiés de s’abstenir”.Il me paraît nécessaire, vu la publicité accordée aux inquiétudes de ce confrère de rectifier certains faite et d’expliquer la position du Barreau.De fait, le Comité administratif du Barreau a étudié, de façon très attentive et exhaustive, à sa séance du 6 juillet 1976, le protocole d’entente intervenu entre l’honorable Otto Lang, la CATCA et la CALPA.Le Comité administratif du Barreau n’avait pas eu besoin de la suggestion de “quelques confrères” pour procéder à cette étude, conscient qu’il était de l’importance accordée à ce protocole d’entente par l’honorable juge en chef Jules Deschenes et des répercussions possibles d’un tel protocole sur le plan juridique.Si le Barreau n’a cependant pas voulu prendre position publiquement sur cette question, c’est précisément que les membres du Comité administratif en sont venus à la conclusion que le protocole d’entente, dans leur opinion, ne menaçait ni le concept de l’indépendance de la magistrature ni le concept de l’autonomie des commissaires-enquêteurs.Vu l’émotivité entourant cette question, les passions que cette crise a déchaînées, nous en sommes venus à la conclusion que notre intervention, dans ce contexte, risquait de jeter encore plus de confusion tout en étant susceptible d’être interprétée comme une approbation politique du protocole d’en- -par— ANDRÉ BROSSARD ¦ Un professeur à la Faculté de Droit de l'université Laval, Me Jacques Gagné, qui est aussi membre du Barreau du Québec, reprochait récemment à cet organisme (Le Devoir, 22 juillet) de s’être dérobé à ses responsabilités en n’intervenant pas dans le débat suscité par l’entente Lang-CALPA-CATCA, notamment en ce qui touchait dans cette entente la future commission d’enquête sur le bilinguisme dans les communications aériennes.Les dirigeants du Barreau du Québec ont lu cet article de leur confrère québécois et ne partagent pas l’avis de Me Gagné sur le rôle qu'a joué ou qu’aurait dû jouer le Barreau dans le débat autour de la Commission Chouinard-Heald-Sinclair.Dans cette lettre ouverte, Me André Brossard, bâtonnier du Barreau de la province de Québec, explique la position du Barreau.les principes qui animent actuellement les dirigeants du Barreau.Encore faut-il qu’il y ait matière à intervention.Les membres du Barreau peuvent en effet partager, sur une base individuelle, les préoccupations linguistiques ét nationales de maître Gagné en regard du problème du bilinguisme aérien mais nous ne croyons pas que le Barreau, comme tel, puisse étendre son rôle social et sa juridiction à de tels domaines.En d’autres mots, nous aurions été enclins à accepter le bien-fondé de l’expose de maître Gagné paru dans votre journal du jeudi 22 juillet si, de fait, nous avions partagé son opinion quant à la portée et au sens du protocole d’entente en question.La prémisse, cependant, n’existant pas, nous ne pouvons accepter les reproches qu’il fait au Barreau, de façon animent actuellement Pourtant, il semble bien élémentaire que si des communications peuvent s’effectuer plus facilement et avec plus de compréhension en utilisant deux langues, c’est l’aspect sécurité qui en bénéficie.Le but de toute communication n’est-il pas de se faire comprendre?En Europe, 1’ “Eurocontrôle” est un centre de contrôle aérien organisé par la CEE qui se compare aux centres de contrôle de Montréal et de Toronto.Il est situé à Maastrich, en Hollande et l’ensemble des contrôleurs en devoir peut communiquer avec les pilotes en sept langues.Dans le sud des États-Unis, quelques aéroports près de la frontière du Mexique utilisent l’espagnol en plus de l'anglais.C’est sûrement dans l’intérêt de la sécurité que les Américains offrent ce service.Us sont plus généreux envers leurs voisins du sud que les anglo-saxons du Canada envers leurs compatriotes francophones.Donc, il semble bien que l’Ordonnance Lang soit “ultra-vires”.Elle peut être contestée, d’abord parce que ni la Loi sur l’Aéronautique, ni les règlements de l’air qui èn dérivent, n’autorisent le ministre des Transports â légiférer en matière de langue, une telle usurpation des pouvoirs du Parlement ne pouvant être tolérée; ensuite parce qu’elle vient à l’encontre de la Loi aur les langues officielles ; en troisième lieu, elle semble violer la constitution du pays.Il appartient, soit au caucus, soit au cabinet ou au Gouvernement de remettre le ministre Lang au pas.Il doit contremander son Ordonnance le plus tôt possible.Si le gouvernement n’agit pas, les Gens de l’Air devront porter le fardeau d’une contestation longue et très coûteuse.Les résultats s’amèneront peut-être trop tard et l’unité canadienne sera effritée davantage.(1) CALPA lion (2) CATCA ¦ Association Canadian Airline Pilots Associa-Canadian Air Traffic Controllers tente, ce qu'elle n est pas.Certains ont vu, en effet, dans ce protocole d’entente, une abdication par le gouvernement de ses responsabilités.Une telle conclusion, si l’on regarde les dispositions des paragraphes 2 et 9 de l’entente, peut se comprendre et, dans un tel cas, faire l’objet de critiques de caractère politique.Nous ne croyons pas, cependant, que le rôle du Barreau aille jusqu’à se porter critique des décisions purement politiques.Ceci est le rôle des personnes auxquelles il est fait allusion dans l’article de maître Gagné, les Jean Marchand, Keith Spicer et autres qui l’ont très bien rempli.Nous avons donc fait abstraction des aspects politique et linguistique du problème pour ne le considérer qu’en regard du principe de l’autonomie de la magistrature, d’une part, et de la liberté d’action des commissaires-enquêteurs, d’autre part.Quant au premier aspect, nous n’avons vu dans l’entente aucune atteinte à l’indépendance de la magistrature.Aucun des trois juges désignes pour agir comme commissaire n’etait obligé d’accepter, d'une part, tandis que les deux nommés antérieurement à l’entente demeuraient évidemment libres de renoncer à ce rôle de commissaire-enquêteur, s’ils en étaient venus à la conclusion que l’entente modifiait les termes de référence de l’enquête qu’on leur avait originairement demandé de présider.Nous n’avons vu, non plus, dans l’entente, aucune disposition imposant aux commissaires-enquêteurs une procédure ou même des conditions de nature à restreindre leur liberté d’action.Nous en sommes venus à la même conclusion, sur cette question, et pour les mêmes raisons, que les trois commissaires eux-mêmes dans la lettre qu’ils adressaient au ministre Otto Lang et qui était publiée dans les journaux du 7 juillet 1976, soit le lendemain de la séance du Comité administratif du Barreau.Je crois inutile de vous résumer l’argumentation des trois commissaires et que nous faisons nôtre.Nous comprenons évidemment les préoccupations de l’honorable juge en chef Deschênes compte tenu des répercussions ou aspects politiques de cette commission d’enquête à laquelle des magistrats se trouvaient mêlés, mais de façon bien volontaire.Nous avons cependant jugé qu’il ne nous appartenait pas de nous immiscer dans les responsabilités du Çonseil de la magistrature canadienne.Nous ignorons, comme maître Gagné, si la requete de l'honorable juge Deschênes a été rejetée ou accueillie par l’honorable juge en chef de la Cour suprême du Canada.Il ne nous appartient certainement pas de juger de la validité des motifs mentionnés par l’honorable juge Deschênes au soutien de sa demande ou de présumer des motifs de l'honorable juge en chef de la Cour suprême du Canada pour la refuser ou l’accepter, le cas échéant.Ceci ressort de la juridiction et de la responsabilité du Conseil canadien de la magistrature et nous faisons suffisamment confiance à nos magistrats pour croire qu’ils sont capables, entre eux, et sans le besoin d’une intervention extérieure, de régler les questions et les problèmes soulevés par l'honorable juge Deschênes et qui les concernent en propre.Nous n’aimerions certainement pas qu’ils interviennent dans les affaires du Barreau._e jeu de l’autruche Monsieur TEK, Un mot pour vous exprimer notre surprise et notre déception à la lecture de votre chronique du 23 juillet dernier dans laquelle vous prétendiez, d’une façon outrancièrement simpliste, que c’est en appui au dictateur Amine Dada que l’Afrique s est retirée des Jeux Olympiques étant donné que le gouvernement canadien aurait avisé le chef de l’Etat ougandais qu’il était “persona non grata” à Montreal.Surprise que LE DEVOIR, soi-disant journal progressiste permette que de tels propos du plus parfait jaunisme soient exprimes dans ses pages habituées à une rigueur beaucoup plus honorante.Deception devant le mépris que de tels propos sous-tendent face à ce continent en voie de s'affirmer et de jouer, sur l'échiquier mondial, le rôle qui doit lui incomber.Mais diable, pour qui prenez-vous donc les Africains qui, à quasi-unanimité, ont résolu de poser un geste qu'ils n’étaient pas sans savoir susceptible d'être très impopulaire?Les lettres au DEVOIR croyez-vous tous des émules du gros maréchal?Des propos comme le vôtre perpétuent le mépris caractérisé des grands de ce monde pour tout un continent, n est curieux de constater avec quelle facilité le gouvernement canadien aurait rejeté le général Amine Dada du revers de la main (d'ailleurs l’a-t-il vraiment fait?) alors qu’il a accordé un accueil très “protégé" à d'autres notables dont la sécurité était aussi menacée en territoire olympique! Les Africains, même s’ils l’ont fait d’une façon quelque peu gauche et déréglée, ont voulu démontrer qu'ils n'entendent plus se satisfaire de déclarations de principe condamnant le racisme.Tous les peuples du monde sont coupables par omission des excès de Pré-toria et de Salisbury.Il est trop facile de jouer les autruches quand on ne croit pas vraiment à une cause! DanieUe PERREAULT et André BERTHELET Montréal, le 25 juillet 1976.Maître Gagné nous reproche, d'une part, de ne pas nous être prononcés quant a savoir si le mandat de la Commission d’enquête était conforme à la procédure suivie habituellement devant les commissions d’enquête.H nous reproche également de ne pas avoir fait “une déclaration sur les principes qui doivent sauvegarder l’indépendance de la magistrature et sur les procédures qui doivent être suivies devant les commissions d’enquête créées par les différente gouvernements”.Je présume que les activités de ce confrère ont dû le retenir à l’extérieur de la province du 6 mai au début juillet! L’ignorance ou'il manifeste en effet des nombreuses déclarations et prises de position du Barreau sur ce sujet précis, dans les deux derniers mois, peut-elle s'expliquer autrement?Est-il besoin de rappeler que le Barreau a publié, lors de son dernier congrès, un mémoire de 32 pages, préparé par un comité d’étude sur les commissions d’enquête, mémoire ratifié par le Conseil général du Barreau, le 6 juin, auquel tous les média ont donné une grande publicité et dans lequel le Barreau a très bien expli- 3ué, précisément, quelle était sa position evant les commissions d’enquete?Un des principaux reproches que ce mémoire adresse au gouvernement est précisément l'absence de procédure uniforme devant les commissions d’enquête, le champ trop vaste des termes de références de certaines commissions d'enquête et la nécessité d’assurer l’entière autonomie des commissaires-enquêteurs.Subséquemment à la publication de ce mémoire, le Barreau a pris position publiquement contre le projet de loi 41 du gouvernement du Quebec intitulé projet de loi amendant la Loi des commissions d’enquête.Le Barreau, à l’occasion de cette prise de position publique, a alors réitéré à nouveau, tant par conférence de presse que par mémoire adressé au législateur provincial et diffusé dans les média, ses positions au sujet des commissions d'enquête.Vous comprendrez certainement, monsieur le directeur, que le reproche adressé par maître Gagné au Barreau paraît, dans un tel contexte, pour le moins étrange sinon complètement mal fondé.Nous ne demandons évidemment pas à maître Gagné de partager nécessairement le point de vue officiel du Barreau à l'égard de ce qu’il appelle cette “crise”.Nous lui demanderions cependant d’admettre que si, par hasard, l’interprétation du protocole d’entente faite par le Barreau était plus conforme à la réalité que sa propre opinion à ce sujet, il n’y avait alors pas lieu pour le Barreau du Québec d’intervenir publiquement sur cette question.En d’autres mots, nous sommes prête à admettre que l’indépendance de la magistrature doit concerner le Barreau et nous acceptons certainement le bien-fondé de son argumentation à ce sujet.D'autre part, encore aurait-il fallu que.nous en venions à la conclusion que lfin-dépendance de la magistrature était menacée par ce protocole d’entente.Or, telle n’est pas notre interprétation dudit protocole et telle n’est pas non plus l'interprétation qu’en ont donnée les commissaires eux-mêmes.Nous acceptons également son argumentation à l'effet que le Barreau du Québec a un rôle social à remplir et qu'il doit l’exercer, dans la mesure au possible, sur la place publique.Ce sont également tant pas, nous ne pouvons accepter les "aço publique, et qui ne peuvent se justifier qu’en autant que son point de vue est le seul et unique bien-fondé.Ce sont là, monsieur le directeur, les réponses que nous aurions pu donner aux inquiétudes et aux interrogations de maître Gagné s’il s’était donné la peine de communiquer avec le soussigné avant de s’interroger en public.Le 29 juillet 1976.fi 0 0u9OOOO 090 000000000000000000000506556 Q0 O /Vo£ène Oue££et d.m.d.O e O O O chirurgien dentiste i Polyclinique Neufchatel : o 439 boulevard Bastien ° ° O 0 Neufchatel, Québec l O e sur rendez-vous seulement o o e o 843-8614 ! o 2 t g « 8.9-9.9-ft.iLg-8.gJUULlLgJLlLlLlUiJLiLllJL(LilJULgJi B aJüLaaaai FAITES VOS JEUX ENFIN UNE VRAIE VENTE D'ECOULEMENT DE MODÈLES 75 ‘RENAULT 15 RENAULT 12L • Traction avant • Plus de 30 milles au gallon • Pneus radiaux • Freins à disques RENAULT 12TL • Traction avant • Plus de 30 milles au gallon • Pneus Michelin • Freins à disques assistés • Sièges-couchette - Grand confort RENAULT 12 SW • Traction avant • Plus de 30 milles au gallon • Pneus Michelin • Freins à disques assistés • Sièges couchette - Grand confort • Super espace de chargement de 58 pieds cubes RENAULT 15 coupé sport • Traction avant • Plus de 30 milles au gallon • Pneus Michelin • Freins à disques assistés • Sièges baquets inclinables RENAULT 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vite l'idole du stade, le premier lui aussi à réaliser le doublé 400 et 800, le vétéran soviétique de 31 ans Victor Saneev qui, pour la première fois encore dans l'nistoire des Jeux, a remporté trois fois consécutivement le triple saut, et la Polonaise Irena Szewinska qui ramène de Montréal sa septième médaille olympique, les autres ayant été conquises à Tokyo, à Mexico et à Munich.Sur un plan collectif, les grands vainqueurs sont les athlètes de l’Allemagne de l'Est qui ont remporté au total 27 médailles dont onze d’or, tandis que par rapport aux Jeux de Munich, l’URSS et les Etats-Unis sont en régression.Les Américains ont remporté en tout 22 médailles, dont 6 d'or et l'URSS 18 médailles dont 4 d’or.Il y a quatre ans la répartition des médailles était la suivante: RDA: 21 médailles dont 8 d'or Etats-Unis: 20 médailles dont 6 d'or URSS: 16 médailles dont 8 d'or Pour la première fois, les Américains n'ont remporté qu'une seule course indi- ,OÜ OXFAM Eux + vous= nous Solidarité au tiers monde i viduelle chez les hommes, les 400 haies et comme à Munich aucune épreuve chez les femmes.Leurs seules victoires, outre le 400 haies, sont les deux relais, la longueur et le disque et aussi le décathlon avec le magnifique Bruce Jenner, nouveau recordman du monde avec 8,618 pts réalisés au chronométrage électronique.L'URSS doit se contenter de quatre médailles d'or, 2 chez les hommes (triple-saut et marteau l, et deux chez les femmes grâce à une frêle jeune femme de 48 kg, Tatiana Kazankina, au 800 et au 1,500.La RDA par contre, qui a creusé l'écart avec ses deux grands rivaux traditionnels, ramène de Montréal onze médailles d'or dont 9 sur 14 chez les femmes.Trois pays ont remporté à Montréal leur première médaille d’or aux Jeux Olympiques: Trinidad et Tobago grâce à Hasley Crawford au 100m, Cuba avec Juantorena sur 400 et 800 et le Mexique grâce à Daniel Bautista au 20km marche.Trois athlètes seulement ont conservé le titre qu'ils avaient conquis à Munich: le Finlandais Lasse Viren, qui a renouvelé ses succès sur 5,000 et 10,000, le Soviéti-ue Saneev au triple saut et l'Allemande e l'Est Ruth Fuchs au javelot.Les doubles vainqueurs sont également au nombre de trois, Viren (5,000 et 10,000), Juantorena (400 et 800) et Kazan-kina (800 et 1,500).Dans le même ordre, on peut citer le jeune et talentueux Belge Ivo Van Damrne, médaille d'argent au 800 Les Jeux de Montréal auront consacré une nouvelle super-puissance du sport: l'Allemagne de l’Est.Ses nageuses avaient éclipsé leurs adversaires en natation, ses athlètes ont dominé sur la piste et dans les concours.Peut-être est-ce un hasard, Kornelia Ender et Waldermar Cierpinski, l’homme que Ton n’attendait pas au marathon, appartiennent au même club.Les Allemands de l’Est que Ton a vus à Montréal monter sur la plus haute marche du podium ne sont que la pointe d’un iceberg.Les succès est-allemands n'ont pas été improvisés.Ils sont le résultat d’un programme qui ne laisse rien au hasard.La République démocratique allemande a été le premier pays au monde, et peut-être est-elle encore le seul, à avoir inscrit à sa constitution le droit des citoyens au sport et le devoir de l’État de promouvoir le sport.Les responsables sportifs est-allemands ne veulent pas entendre parler de miracle.Tous les deux ans, quelque 12,000 jeunes de six à 18 ans participent à des Jeux nationaux pour lesquels ils ont été retenus parmi trois militons d’autres.Ensuite, les meilleurs sont entraînés, formés, encadrés, aidés."S’il y a un miracle, c'est celui de Tentraînemerit permanent,” et au 1,500 et chaque fois battu par deux superchampions Juantorena d’abord et le Néo-Zélandais John Walker ensuite.Au tableau d’honneur également, la femme la plus rapide du monde, l’Allemande de l’Ouest Annegret Richter (11.01), or sur 100 m, argent sur 200 et au relais.Du côté des grands battus figurent le Soviétique Valeti Borzov, qui a perdu son titre du 100 m et n'a pas défendu celui du 200, l’Allemande de l'Est Renate Stecher battue elle aussi sur 100 et 200, l’Américain Rick Wohlhuter surclassé dans le 800 et dans le 1.500 dont il était pourtant l’un des favoris, le Soviétique Alexander Ba-rychnikov, recordman au monde du poids et qui a dû se contenter de la médaille de bronze, les sauteurs américains Dave Roberts à la perche et Dwight Stones à la hauteur, tous les deux recordmen du monde, mais seulement médaillés de bronze à Montréal.Au nombre des vainqueurs inattendus figurent le marathonien de l’Allemagne de l'Est Waldemar Cierpinski, qui a empêché l’Américain Frank Shorter, vain-ueur à Munich et deuxième à Montréal, e réaliser le même doublé que le célèbre Ethiopien Abébé Bikila et, a la hauteur, Jacek Wszola qui, grâce à sa technique et à sa science du saut, a dominé Dwight Stones.Deux hommes ont fait une impression particulière par une classe si éclatante expliqué Edgar Waldner, directeur du Collège national de culture physique de Leipzig.Sans doute l'URSS a-t-elle remporté à Montréal plus de médailles que l’Allemagne de TEst mais ce pays de 17 millions d'habitants ne s’en est pas moins hissé au niveau des super-géants du sport, derrière les Soviétiques mais devant les Américains.Témoins, ces épreuves d'athlétisme.Les Allemands de l'Est ont remporté 11 des 37 finales, les Américains six, comme à Munich, les Soviétiques quatre, deux fois moins que lors des précédents jeux.Une polémique s’élèvera par contre pour la deuxième place: sera-t-elle attribuée au total, auquel cas les USA avec 94 médailles devanceraient l’Allemagne démocratique avec 90 médailles, ou bien nombre des médailles d'or et là, les Allemands de l’Est avec 40 d’or précéderaient les Etats-Unis (34).Chacun des deux pays épousera certainement le point de vue le plus avantageux pour lui.Ceci dit les Etats-Unis auraient fort bien pu se passer de ce calcul ridicule si certains de ses athlètes n’avaient pas connu des défaillances spectaculaires et si les épreuves de sélection n’avaient pas élimine certains des meilleurs éléments du pays.qu elle s’impose même aux profanes: le Cubain Juantorena et le coureur de 400 haies américain Edwin Moses.Juantorena au style véritablement impérial (le Cheval, "El Caballo" pour ses compatriotes) a non seulement remporté aisément le 300 et le 400 mais encore il a amélioré le record du monde de la première distance et il a réaüsé ^ur la seconde le meilleur temps, jamais réussi au niveau de la mer (44.26)., Edwin Moses, au style félin et qui donne une impression de facilité sans doute jamais vue, a battu au 400 haies le record établi à Munich par l’Ougandais John Akiibua en 47.64.et tout donne à penser que si Akii-Bua avait été présent, il aurait dû céder son titre.* Toujours sur les haies, un homme a mis un terme au règne qui durait depuis 1952 des Américains, le Français Guy Drut qui, recordman du monde, était d’ailleurs favori et qui n'a dû qu’à son intelligence de la course de battre le super-véloce Cubain Alejandro Casanas.À 30 ans, Irena Szewinska est véritablement un cas.Elle a remporté aux Jeux Olympiques que ce soit a Tokyo, à Mexico, à Munich ou à Montréal, au total 7 médailles et dans des disciplines aussi différentes que le 100 m, le 200 m, la longueur ou le 400.Elle aussi a amélioré le record du monde qu’elle détenait d’ailleurs sur 400 m en 49,29.Il faut également accorder une mention à trois athlètes: John Walker, Willie Davenport et Randy Williams.Le premier, un magnifique athlète néo-zélandais aux allures de jeune premier a triomphé avec là plus extrême facilité dans le 1,500 m (3,39.17) et on ne voit pas comment il aurait pu être battu même si le recordman du monde, le Tanzanien Filbert Bayi, avait été là.Il apparaît impossible à lâcher au train.et sa vitesse terminable est incomparable.Il rappelle à la fois l’Australien Herb Elliott, champion olympique en 1960 et dont on a jamais connu les limites, et un autre Néo-Zélandais, Peter Snell, qui fut successivement champion olympique du 800 et du 1,500.Willie Davenport, champion olympique à Mexico et que Guy Drut considéré comme le meilleur spécialiste de 110m.haies de tous les temps, a conquis à Montréal, huit ans après sa médaille d’or mexicaine, une médaille de bronze.De son côté le vétéran du saut en longueur, l’Américain Randy Williams, médaillé d’or à Munich, a conquis à Montréal une médaille d’argent.Voici quels sont les records du monde établis aux Jeux Olympiques: • HOMMES: 800m: Alberto Juantorena (Cub) 1.43.50 400 haies: Edwin Moses (USA) 47.64 3.000 steeple: Anders Garderud (Swe) 8.08.2 Javelot: Miklos Nemeth (Hun) 94.m58 Decathlon: Bruce Jenner (USA) 8.168 pts • FEMMES: 100m: Annegret Richter (Ger) 11.01 400m: Irena Szewinska (Pol) 49.29 800m: Tatiana Kazankina (URS) 1.54.94 4x400m: GDR (Doris Maletzki, Brigitte Rohde, Ellen Streidt, Christina Brehmer) 3.19.23 RDA, grand vainqueur des Jeux de Montréal les médailles (Finales disputées samedi et dimanche) Athlétisme ¦ 1,50U masculin Or - John Walker (Nouvelle-Zelande) 3:3917 Argent — Tvo Vandamme (Belgique) 3:39.27 Bronze — Paul Wellman (Allemagne de l'Ouest) 3:39.33 Meilleure performance canadienne — Ausun finaliste.Munich — Vasala (Finlande) 3:36.3 Record olympique — Keino (Kenya) 3:34.9 Mexico 1968 Record mondial — Bayi (Tanzanie 3:32.2 ¦ Quatre fois 100m relais féminin Or — Allemagne de l’Est 42.55 (Record olympique) Argent — Allemagne de l’Ouest 42.59 Bronze — URSS 43.09 Le Canada a terminé 4e en finale avec Margaret Howe, Patti Loverock, Joanne McTaggart et Majorie Bailey 43.17 Munich — Allemagne de TEst 42.80 Record olympique — Etats-Unis 42.80 Mexico 1968 Record mondial — Allemagne de TEst 42.51 ¦ Quatre fois 400m relais féminin Or — Allemagne de TEst 3:19.23 (Record mondial) Argent — Etats-Unis 3:22.81 Bronze — URSS 3:24.24 Le Canada a terminé au 8e et dernier rang en finale, avec Margaret Stride, Joyce Yacubowich, Rachelle Campbell et Yvonne Saunders 3:28.91 Munich — Allemagne de TEst 3:23.00 Record olympique — Allemagne de TEst 3:23.00 Munich 1972 Record mondial — Allemagne de TEst 3:23.00 ¦ Quatre fois 100m relais masculin Or — Etats-Unis 38.33 Argent — Allemagne de TEst 38.66 Bronze — URSS 38.78 Le Canada a terminé au 8e et dernier rang en finale, avec Hug Spooner, Marvin Nash, Albin Dubowski et Hugh Fraser 39.47 Munich — Etats-Unis 38.19 Record olympique — Etats-Unis 38.19 Mexico 1968 Record mondial — Etats-Unis 38.19 ¦ Quatre fois 400m relais masculin Or — Etats-Unis 2:58 65 Argent — Pologne 3:01 43 Bronze -• Allemagne de TOuest 3:01.98 Le Canada a terminé 4e en finale, avec Tan Seale, Leighton Hope et Brian Saunders et Dom Domansky 3:02.64.Munich — Kenya 2:59.80 Record olympique — Etats-Unis 2:56.10 Mexico 1968 Record mondial — Etats-Unis V, 2:5610 ¦ Marathon Or — Waldemar Cierpinsky (Allemagne A de TEst) 2h 09:55.0 (Record olympique) Argent — Frank Shorter (Etats-Unis) 2h 10:45.8 Bronze — Karel Lismont (Belgique) 2h 11:12.6 Meilleure performance canadienne — Jerome Drayton 6e rang avec 2h 13:30.0 Munich — Shorter (Etats-Unis) 2h 12:19.8 Record olympique — Bikila (Ethiopie) 2h 12:11 2 Record mondial — Clayton (Australie) 2h 03:33.0 ¦ Lancer du poids féminin Or — Ivanka Khristova (Bulgarie) 21.16m (Record olympique) Argent — Nadejda Chijova (URSS) 20.96m Bronze — Helena Fibingerova (Tchécoslovaquie) 20.67m Meilleure performance canadienne — Lucette Moreau 13e et dernier rang avec 15.48m Munich — Chijova (URSS) 21.03m Record olympique — Chijova (URSS) 21.03m Munich 1972 Record mondial — Adam (Allemagne de TEst) 21.60m ¦ Saut en hauteur masculin Or — Jacek Wszola (Pologne) 2.25m (Record olympique) Argent — Greg Joy (Canada) 2.23m Bronze — Dwight Stones (Etats-Unis) 2.21m Munich — Tarmak (URSS) 2.23m Record olympique — Fosbury (Etats-Unis) 2.24m Mexico 1968 Record mondial — Stones (Etats-Unis) 2.30m Boxe ¦ Mi-mouches (48 kgs) Or — Jorge Hernandez (Cuba) Argent — Li Byong Uk (Corée du Nord) Bronze — Payao Pooltarat (Thaïlande) et Orlando Maldonado (Porto-Rico) Munich — Gedo (Hongrie) ¦ Mouches (48 à 51 kgs) Or — Leon Randolph (Etats-Unis) Argent — Ramon Duvalon (Cuba) Bronze — David Torosian (URSS) et Les-zek Blazunski (Pologne) Munich — Kostadinov (Bulgarie) ¦ Coqs (51 à 54 kgs) Or — Gu Yong Yo (Corée du Nord) Argent — Charles Mooney (Etats-Unis) Bronze — Payao Pooltarat (Thaïlande) et Bretagne) et Viktor Rybakou (URSS) Munich — Martinez (Cuba) ¦ Plumes (54 à 57 kgs) Or — Angel Herrera (Cuba) * Argent — Richard Nowakowski (Allemagne de TEst) Bronze — Juan Paredes (Mexique) et Leszek Kosedowski (Pologne) Munich — Kousnetzov (URSS) ¦ Légers (57 à 60 kgs) Or — Howard Davis (Etats-Unis) Argent — Simion Cutov (Roumanie) Bronze — Vasili Solomine (URSS) et Ace Rusewski (Yougoslavie) Munich — Szczepanski (Pologne) ¦ Super-légers (60 à 63.5 kgs) Or — Ray Leonard (Etats-Unis) Argent — Andres Aldama (Cuba) Bronze — Vladimir Kolev (Bulgarie) et Kasimier Sczcerba (Pologne) Muhich — Saales (Etats-Unis) ¦ Welters (63 à 67 kgs) Ur — Jochen Bachfeld (Allemagne de TEst) Argent — Pedro Gamarro (Venezuela) Bronze — Reinhard Scricek (Allemagne de TOuest) et Viktor Zilberman (Roumanie) Munich — Correa (Cuba) ¦ Super-welters (67-71 kgs) Ur — Jerzy Ribicki (Pologne) Argent — Tadija Kacar (Yougoslavie) Bronze — Viktor Savchenko (URSS) et Rolàndo Garbey (Cuba) Munich — Kottysch (Allemagne de TOuest) ¦ Moyens (71 à 75 kgs) Or — Michael Spinks (États-Unis) Argent — Rufat Riskiev (URSS) Bronze — Alec Nastac (Roumanie) et Luis Martinez’(Cuba) Munich — Lemechev (URSS) ¦ Mi-lourds (75 à 81 kgs) Or — Leon Spinks (Etats-Unis) Argent — Sixto Soria (Cuba) Bronze — Costica Dofinciu (Roumanie) et Januz Gortat (Pologne) Munich — Parlov (URSS) ¦ Lourds (81 kgs et plus) Or — Teofilo Stevenson (Cuba) Argent — Mircea Simon (Roumanie) Bronze — John Tate (États-Unis) et Clarence Hillli Bermudes) Munich — Teofilo Stevenson (Cuba) Canod-kayak ¦ Canoë monoplace masculin sur 1,000m Or — Matija Ljubek (Yougoslavie) 4:09.51 Argent — Vasili Urchenko (URSS) 4:12.57 TABLEAU CUMULATIF FINAL Or Arg.Br.Or Arg.Br.URSS 47 43 35 Jamaïque 1 1 0 Ail.Est 40 25 25 Norvège 1 1 0 USA 34 35 25 Danemark 1 0 2 Ail.Ouest 10 12 17 Mexique 1 0 1 Japon 9 6 10 Trinité 1 0 0 Pologne 8 6 11 Canada 0 5 6 Bulgarie 7 8 9 Belgique 0 3 3 Cuba 6 4 3 Hollande 0 2 3 Roumanie 4 9 14 Portugal 0 2 0 Hongrie 4 5 12 Espagne 0 2 0 Finlande 4 2 0 Australie 0 1 4 Suède 4 1 0 Iran 0 1 1 Gde-Bretagne 3 5 5 Mongolie 0 1 0 Italie 2 7 4 Vénézuéla 0 1 0 Yougoslavie 2 4 3 Brésil 0 0 2 France 2 2 5 Autriche 0 0 1 Tchécoslovaquie 2 2 4 Thaïlande 0 0 1 Nlle-Zélande 2 1 1 Porto Rico 0 0 1 Corée du Sud 1 1 4 Bermudes 0 0 1 Suisse 1 1 2 Pakistan 0 0 1 Corée du Nord 1 1 0 # v ; - f* * ' » % * # * * ;4 En dépit d’une excellente manche de quatre points de Jim Day (notre photo), sur Sympatico, le Canada n’a pu réussir mieux qu’une cinquième place au concours de saut d’obstacles par équipes, hier, au stade olympique.(Téléphoto CP) La France remporte le grand prix du saut L’équipe de France de concours hippique a remporté hier, au stade olympique, la dernière médaille d’or des Jeux de Montréal, dans l’épreuve de saut d’obstacles qui termine traditionnellement toutes les Olympiades.La France a battu par quatre points la défenderesse du titre olympique, l’Allemagne de TOuest, par quatre points.La RFA prendra donc la médaille d’argent, et la Belgique, à 23 points du vainqueur (40 points) ramasse la médaille de bronze.Quant au Canada, sur lequel on comptait fort pour s’imposer dans cette discipline où il excelle habituellement, il n’a terminé qu’en cinquième position, derrière les Etats-Unis.Ce qui n’a pas aidé les Canadiens, c’est particulièrement les mauvaises dernières rondes de Jim Day (16 fautes) et Jim Elder (20 fautes).Michel Vaillancourt, pour sa part, faisait un médiocre 12.5, et Ian Millar un 8, la meilleure performance canadienne au dernier tour.On se souvient que Vaillancourt avait remporté, la semaine dernière, la médaille d’argent du concours individuel.A Tissue de la première manche, la France et la RFA étaient à égalité, avec une perte de 24 points.Le Canada était alors troisième avec 28 points et pouvait sérieusement aspirer à la victoire éven- tuelle.Tout au long de la dernière ronde, les deux équipes victorieuses sont restées longtemps botte à botte.Les derniers à partir pour chaque formation furent le champion de France, Marcel Rozier, et le champion olympique couronné la semaine dernière, Alwin Schoeckemoehle.Le Français n'a commis qu’une faute, au passage de la rivière, et le champion olympique a été pénalisé deux fois, au numéro 11 et au tout dernier obstacle.C’est la première fois que la France remporte une médaille d’or dans cette discipline, au contraire de l’Allemagne, qui était champion sortant.Malgré la relative facilité du parcours olympique, modifié hier matin à cause de la mauvaise qualité du turf, la plupart des concurrents ont mal réussi certaines des portes les plus faciles.On avait pourtant pris soin de distancer les doubles, et il n’y avait aucune série de triplé.La plupart des 14 obstacles, dont une rivière et trois doubles, étaient moins hauts et moins larges qu’à l’ordinaire, et on avait finalement rendu plus techniques oue physiques (en termes de grosseur) les difficultés "du parcours, en ce sens que l’enchaînement était plus ou moins inhabituel.Il était en tout cas moins difficile qu’à Munich ou aux championnats du monde, ce parcours.Bronze — Tamas Wichmann (Hongrie) 4:14.11 Meilleure performance canadienne — John Edwards 9e et dernier en finale, 4:30.55 Munich — Patzaichin (Roumanie) ¦ Kayak monoplace masculin sur 1,000m Or — Ruediger Helm (Allemagne de TEst) 3:48.20 Argent — Geza Csapo (Hongrie) 3:48.84 Bronze — Vasile Diba (Roumanie) 3:49.65 Meilleure performance canadienne — Aucun finaliste.Munich — Sporenko (URSS) ¦ Canoë biplace masculin sur 1,000m Or — Serguei Petrenko et Alexander Vi-nograd (URSS) 3:52.76 Argent — Georghe Danielov et Georghe Simionov (Roumanie) 3:54.28 Bronze — Tamas Budai et Oaskzar Frey (Hongrie) 3:55.66 Meilleure performance canadienne — Aucun finaliste.Munich - URSS ¦ Kayak biplace masculin sur 1,000m Or — Serguei Nagorny et Vladimir Ro-manovskyi (URSS) 3:29.01 Argent — Joachim Mattern et Bernd Olbricht (Allemagne de TEst) 3:29.33 Bronze — Zoltan Bakoet Istvan Szabo (Hongrie) 3:30.36 Meilleure performance canadienne — Denis Barré et Steve King, 8e rang en finale, 3:34.46 Munich — URSS ¦ Kayak 4 places masculin sur 1,000m Or - URSS 3:08.69 Argent — Espagne 3:08.95 Bronze — Allemagne de TEst 3:10.76 Meilleure performance canadienne — Aucun finaliste.Munich - URSS Football Or — Allemagne de TEst ¦ Argent — Pologne Bronze — URSS Munich — Pologne Judo ¦ Toutes catégories Or — Haruki Uemura (Japon) Argent — Keith Remfry (Grande-Bretagne) Bronze — Jeaki Chor (Corée du Sud) et Shota Choehishvili (URSS) Meilleure performance canadienne — Aucun finaliste.Munich — Ruska (Hollande) Lutte libre ¦ 48 kgs Or — Khassan Issaiev (Bulgarie) Argent — Roman Dmitriev (URSS) Bronze — Akira Kudo (Japon) Munich — Dmitriev (URSS) ¦ 52 kgs Or — Yuji Takada (Japon) Argent — Alexander Ivanov (URSS) Bronze — Hae-Sup Jeon (Corée du Sud' Munich — Kato (Japon) ¦ 57 kgs Or — Vladimir Umin (URSS) Argent — Hans-Dieter Bruchert (Allemagne de TEst) Bronze — Masao Arai (Japon) Munich — Yanagida (Japon) ¦ 62 kgs Or — Jung Mo Yang (Corée du Sud) Argent — Zeveg Didov (Mongolie) Bronze — Gene Davis (États-Unis) Munich — Abdulbekov (URSS) ¦ 68 kgs Or — Pagel Pinigin (URSS) Argent — Lloyd Keaser (États-Unis) Bronze — Yasaburo Sugawara (Japon) Munich — Gable (États-Unis) ¦ 74 kgs Or — Jiichiro Date (Japon) Argent — Mansour Barzegar (Iran) Bronze — Stanley Dziedzic (États-Unis) Munich — Wells (États-Unis) ¦ 82 kgs Or — John Peterson (États-Unis) Argent — Victor Novijoilov (URSS) Bronze — Adolf Seger (Allemagne de TOuest) Munich — Tediashvili (URSS) ¦ 90 kgs Or — Levan Tediashvili (URSS) Argent — Benjamin Peterson (États-Unis) Bronze — Stelica Morcov (Roumanie) Meilleure performance canadienne -Terry Paice termine au 5e rang.Munich — Benjamin Peterson (États-Unis) ¦ 100 kgs Or — Ivan Yarigine (URSS) .Argent — ’tussell Hellickson (États-Unis) Bronze — Dime Rostov (Bulgarie) Munich — Yarigine (URSS) ¦ Plus de 100 kgs Or — Soslan Andiev (URSS) Argent — Josef Balla (Hongrie) Bronze — Ladislav Simon (Roumanie) Munich — Medved (URSS) Sports équestres ¦ Saut d’obstacles par équipes Or — France Argent — Allemagne de TOuest Bronze — Belgique Le Canada termine au 5e rang Munich — Allemagne de TOuest./ » I \ M I Le Devoir, lundi 2 août 1976 • 7 Les Jeux de la XXIe Olympiade Stones, Shorter et Viren, * .¦ * les grands vai nous de samedi Les épreuves d’athlétisme des jeux de Montréal se sont achevées sous la pluie et elles ont consacré, lors d’une ultime et passionnante journée, de nouveaux héros olympiques: l'inlassable Allemand de l’Est Valdemar Cierpinski, le long Polonais Jacek Wszola à la hauteur, le play-boy Néo-Zélandais John Walker sur 1,500m., les relais américains chez les hommes et Allemandes de l’Est chez les femmes.Mais ces ultimes heures auront vu aussi de spectaculaires défaites telles celles de Dwight Stones à la hauteur, de ' Franck Shorter le tenant du titre au marathon et surtout du Finlandais Lasse Viren qui dans ce même marathon n’a pu réussir son impossible exploit, enlever cinq jours après le 10,000m., 24 heures apres le 5,000m., une troisième médaille d or.Les Américains guère heureux depuis le début des Jeux espéraient beaucoup redorer leur blason avec leurs marathoniens Frank Shorter ou William Rogers, avec Rick Wohlhuter sur 1,500m.ou surtout avec le recordman du monde de la hauteur Dwight Stones.Dès les premiers kilomètres du marathon, sur un parcours difficile dans les rues de Montréal, Franck Shorter prit la tête.Ses incessants changements de rythme furent fatals à Lasse Viren sans doute encore fatigué par son 5,000m.de la veille.Après vingt kilomètres de course, le Finlandais laissa s’échapper Shorter et un robuste Allemand de l’Est aux longs favoris qui semblait d’une étonnante facilité.A quinze kilomètres de l’arrivée, dans la première côte du parcours, ce Valdemar Ciespinski qui n’avait jamais été qu’un coureur moyen de 3,000m.steeple et de 10,000m.(28.28) porta une attaque.Shorter y répondit mais il ne put rien dans la suivante, dans la deuxième côte, et l’Al- lemand de l’Est s’en alla conquérir une superbe médaille d’or qui vint s’ajouter à l’invraisemblable collection de son pays.Dwight Stones, espérait le public américain en majorité dans le stade olympique, allait au moins le consoler.Il n’en fut rien.Gêné sans doute par ses démêlés avec le public canadien qui n’avait pas apprécié ses déclarations dans les jours précédents gêné aussi par la pluie, Stones, recordman du monde avec 2m31 ne put dépasser 2m21.Laissant les deux premières places à deux beaux gosses, le fin Polonais Jacek Wszola et le théâtral Canadien Greg Joy.Alors qu’il n’a même pas vingt ans, ce Polonais qui affirmait avec un grand sourire qu’il ne craignait personne a mené son concours en vieux routier, se contentant de six sauts, pour gagner: un à 2ml4, 2ml8, 2m21 et 2m23, deux à 2m25.Déjà battu sur 800m par le fantastique Cubain Alberto Juantorena, Rick Wohlhuter osait à peine espérer une revanche dans le 1,500m.H fut en effet très nettement dominé, se contentant d’une modeste sixième place en plus de 3’40”.Depuis longtemps déjà était arrivé le Néo-Zélandais John Walker dont la longue crinière blonde flotta loin devant le Belge Ivo Van Damme déjà second du 800m.et le courageux Allemand de l’Est Paul-Heiz Wellmann.Mais il manquait dans cette course le Tanzanien Filbert Ray: rentré dans son pays avec ses compatriotes africains justement à cause de la présence des Néo-Zélandais et qui aurait certainement donné une autre dimension, plus rapide, à la course, ce qui ne doit pas cependant mettre en doute la victoire de Walker.Pendant que la recordwoman du monde Ivanka Karistova lançait le poids à 21ml6 à son Sème essai, ce qui était suffi- La boxe américaine a retrouvé sa place par Alex Stimar, de l’AFP Vingt-quatre ans après Helsinki, en 1952, les États-Unis ont reconquis la suprématie en boxe amateur en rapportant du tournoi olympique de Montreal 5 médailles d’or, une d’argent et une de bronze.Dans le classement officieux par nations, c’est Cuba, avec 3 médailles d’or, 3 d’argents et une de bronze qui arrive en deuxième position devant la Corée du Nord et la RDA (une d’or, une d’argent), suivie de la Pologne (une d’or, 4 de bronzes) et de la Roumanie (2 argents, 2 bronzes).L’Union soviétique, grande vaincue de ces Jeux avec seulement une médaille d’argent et 4 de bronze, ne figure qu’à la 7ème place.La selection américaine a dominé, et de loin, la compétition olympique.En dehors de ses 7 médailles, les États-Unis auraient même pu en gagner deux de plus, si deux de leurs pugilistes n’avaient été lésés par de mauvaises décisions des juges en quarts de finale.Les représentants de l’oncle Sam se sont surtout fait remarquer par leur condition physique, leur excellente technique et surtout par leur efficacité.Les Cunains qui ont affiché à peu près les mêmes qualités, possédaient des techniciens et des stylistes remarquables, ces puncheurs aussi mais à un degre moindre que les Américains.Chez les mini-mouches, le Cubain Jorge Hernandez, déjà champion du monde 1974, à la Havane, a dominé la compétition.En finale, c’est avec une relative facilité qu’il a triomphé aux points du virulent Coréen du Nord Byong Uk Li.Mais, c’est en demi-finale face à T’habile Porto-Ricain Orlando Maldonado, que le Cubain avait eu à livrer son combat le plus difficile.L’Américain Leo Randolph, âgé seulement de 18 ans, qui a cause une des plus grandes surprises en remportant le titre olympique des mouches au détriment du grand favori cubain Ramon Duvalon, pos- Dwight Stones aime les Canadiens français Troisième au saut en hauteur, l’Américain Dwight Stones avait le choix: aller recevoir sa médaille de bronze et risquer la mort sur le podium ou renoncer à la cérémonie et se mettre à l’abri.Il est allé chercher sa médaille et il a expliqué: “Quatre policiers m’ont abordé après le saut en hauteur et m’ont de-1 mandé de les accompagner jusqu’au tunnel.Ils m’ont dit que la police avait reçu par téléphone des menaces de quelqu’un qui disait qu’il allait m’abattre au stade.Rs m’ont dit que j’avais le choix de rester avec eux sous le tunnel ou d’aller recevoir ma médaille et de courir le risque que quelqu’un me tire dessus.C’était un sacré choix, mais j’ai décidé d’aller recevoir ma médaille.Debout, là-bas, je peux vous dire que j’avais une peur bleue.” Sifflé sur le podium, Stones a déclaré par la suite: “Ce fut la pire des choses et je ne l’oublierai jamais de ma vie.” Montréal ne laissera pas un très bon souvenir au détenteur du record du monde.A cause d’une petite phrase, que Stones nie avoir dite: ‘‘Je déteste les Canadiens français." Chahuté par les Québécois lors des éliminatoires la veille, il est revenu pour la finale avec un magnifique tricot portant en grosses lettres: ‘‘J’aime les Canadiens français.” Les officiels lui ont rapidement demandé de changer de tenue.Stones a bien sauté jusqu’à 2,21m.Puis ce garçon, qui a déjà saute 10 centimètres plus haut, a échoue à chacun des trois essais suivants: “J’aurais battu mon record du monde s’il n’avait pas plu.Je ne peux pas sauter lorsqu'il pleut, car mon type de course d’élan me fait glisser.Je n’avais pas envie de me blesser simplement parce 3ue, peut-être, je pourrais gagner la mé-aille d’or.” “Ce n’est pas un secret que ma technique ne se marie pas avec la pluie et s'il pleut aussi à Moscou eh bien je serai de nouveau battu.Au fond, je peux m’estimer heureux de n’avoir pas terminé quatrième.Mais il est évident que cette médaille de bronze, la même qu’à Munich, n’a rien pour me satisfaire".Eux + vous=nous OXFAM sant et donnait à la Bulgarie une médaille d’or d’autant plus que la Soviétique Na-dejda Chichova s’était blessée après son deuxième essai, les relayeurs des États-Unis et les relayeuses de RDA réussissaient une superbe double.Sur 4x100m, Harvey Glance, John Jones, Millard Hampton, et Steve Riddick en 33”33 confirmaient l’homogénéité du sprint américain.Sur 4x400m., Frazier, R.Brown, F.Newhouse et M.Parks ne laissaient aucune chance à leurs rivaux distancés de plusieurs mètres, quand ils franchirent la ligne en 2’58”65 soit un peu plus de deux secondes au-dessus du record du monde.Les Allemandes de l’Est, Doris Maletzki, Brigitte Rohde, Ellen Sireidi, Christina Brehmer laissèrent aussi très loin toutes leurs rivales approchant également un record du monde quelles ont facilement à leur portée.En revanche, dans le 4x100m.féminin, il fallut un fantastique dernier parcours de la championne olympique du 200m.Baezbel Eckert qui s'en vint coiffer sur le fil l’Allemande de l’Ouest Annegret Kroninger qui croyait déjà à sa victoire.C’était la 9ème médaillé d’or de la RDA sur les 14 en jeu dans les épreuves féminines.Mlllr MMM Bgüfflf Mm Greg Joy a donné au Canada sa première médaille en athlétisme depuis les jeux de Tokyo en 1964 en terminant deuxième au saut en hauteur, samedi, derrière le Polonais Jacek Wazola.(Photo CP) sède un grand avenir.Sergent dans l’armée de terre, Randolph a d’ores et déjà annoncé son intention de rester amateur en dépit des offres qu'il a reçues pour passer professionnel.Par contre, Howard Davis, le talentueux champion olympique des Poids légers, jettera sa blanche hermine aux orties dès après son retour aux Etats-Unis et devrait faire une très grande carrière chez les “pro”.Quant au super-léger Ray Leonard, le plus brillant et spectaculaire boxeur vu à l’oeuvre dans le tournoi, il a livré, en finale, son tout dernier combat “car, a-t-il déclaré après sa victoire sur le coriace Cubain Andres Aldama, la boxe ne m'intéresse plus.Elle réclame trop de sacrifice”.Les deux autres boxeurs américains qui t ont produit une énorme impression sont les deux frères Michael et Leon Spinks, respectivement médaillé d'or des moyens et des mi-lourds en triomphant, tous les deux avant la limite, du champion du monde soviétique Rufat Riskiev et du Cubain Sixto Soria.Chez les poids lourds, le Cubain Téofilo Stevenson a nettement dominé l’épreuve.L’habile technicien-frappeur latino-américain a gagné les 3 matches qu’il a livrés par KO en tout et pour tout.Stevenson n’a “boxé” que 15 minutes et 50” pour conquérir son deuxième titre olympique.Le héros malheureux du tournoi a été le welter vénézuélien Pedro Gamarro, injustement déclaré battu aux points (2-3) en finale devant l'Allemand de TEst Jochen Bachfeld.Le boxeur sud-américain, extrêmement doué qui, avant d’arriver en finale, avait tour à tour éliminé le double champion olympique et du monde, le Cubain Emilio Correa, puis l'Américain Clinton Jackson, avait cent fois mérité la victoire contre Bachfeld et l’injuste décision rendue en faveur de l’Allemand de l’Est a été copieusement huée par le public.6e riest qu’un au revôirT mesjiêres.Aujourd'hui, bon nombre d'athlètes olympiques rentrent dans leur pays.Et Montréal se retrouve un peu triste au lendemain des Jeux qui ont connu un immense succès.Les Montréalais peuvent être fiers.Ils ont su accueillir les athlètes et les visiteurs du monde entier dans la joie et la fraternité.Faisons en sorte que cette quinzaine se prolonge.Que l'esprit de fraternité qui a régné pendant les Jeux demeure longtemps en chacun de nous.Et que la flamme d'humanité ne seteigne jamais.@ Publicité Foster Limitée Fournisseur Officiel des Jeux Olympiques de 1976.ê Le Groupe Fosbec Inc 1 i 8 • Le Devoir, lundi 2 août 1976 ; La Grèce offre de reprendre les Olympiques La Grèce offre de reprendre en permanence l’organisation des Jeux olympiques.La proposition du premier ministre grec, Constantin Caramanlis, est contenue dans une lettre adressée samedi au président du Comité international olympique (CIO), Lord Killanin.Selon M.Caramanlis, le retour de cette institution à son berceau antique, la délivrera “des faux éléments qui s’y sont accumulés et qui la menacent de marasme”.“En Grèce, affirme M.Caramanlis, les Jeux olympiques retrouveront l’esprit athlétique sévère et sobre, le sens émouvant de la lutte pur la lutte, de sorte que toute forme d’antagonisme politique ou national et toute exploitation non athlétique de l’athlétisme seront ainsi exclues”.Dans cette requête au CIO, le premier mi- L’URSS s’est ravisée L’Union soviétique a retiré sa menace dene pas participer aux dernières épreuves des Jeux olympiques à la suite de la defection du jeune plongeur Sergei Nemtsanov.La délégation soviétique a fait savoir qu elle avait pris cette decision en réponse à un appel du comité international olympique (CIO).Nemtsanov, dix-sept ans, a fui le Village olympique au début de la semaine dernière et présenté une demande d’asile politique jeudi dernier.Le gouvernement canadien a déclaré que le jeune homme était libre de rester au Canada jusqu'à l’expiration de son visa le 30 août, pendant que sa demande d'asile sera étudiée.________en bref__________________________ Adrian Paulen, le nouveau président de la Fédération internationale d’athlétisme amateur a déclaré, en fin de semaine, que l’organisation des épreuves d’athlétisme dans le cadre de la XXIe olympiade dépasse tout ce qu’il a connu, y inclus le comité technique de Munich en 1972 “qui était pourtant excellent”.Invité à commenter la declaration ae Mme Monique Berlioux, directrice du CIO qui a affirmé qu’elle avait préféré les Jeux de Mexico et de Munich à ceux de Montréal, M.Paulen a répondu: “Ce sont là ses opinions personnelles et non les miennes.” M.Paulen s'est dit confiant ue les 27 pays africains qui se sont retirés des eux de Montréal participeront à la Coupe du monde qui se déroulera a Dusseldorf, en Allemagne de l’ouest, en septembre 1977.• L’agence Tass a dressé hier un bref bilan des Jeux olympiques et se félicite de “la victoire” remportée par les sportifs soviétiques dont elle rappelle qu ils ont obtenu 47 médailles d’or, 43 d’argent et 35 de bronze.En revanche, constate l’agence de presse, “les sportifs de certains pays capitalistes et en premier lieu ceux des États-Unis, ont altéré leurs positions sportives.Ainsi sont-ils restés sans médailles d’or en sprint, en saut en hauteur et à la perche, au lancement du poids et leurs résultats en natation féminine sont encore plus mauvais.” • De nombreuses personnalités du “jet-set” in- Les Soviétiques avaient accusé les autorités canadiennes d'ètre mêlées à la disparition du jeune homme, allégations qui ont été rejetées vendredi soir par le gouvernement.La délégation soviétique ne fournit pas d'autres precisions sur les raisons qui l’ont amenée à revenir sur sa menace, bien que le gouvernement canadien ne se soit pas engagé à assurer le retour de Nemtsanov, au Village olympique.Il semble cependant que les Soviétiques souhaitent éviter toute initiative susceptible de contraindre le CIO à reconsidérer la tenue à Moscou des prochains Jeux en 1980.ternational étaient présentes hier à la cérémonie de clôture des JO.Une des plus remarquées par la foule a été Mme Nancy Kissinger, la femme du secrétaire d’État américain.Ce dernier devait assister à certaines des épreuves olympiques mais un emploi du temps chargé l’a, “officiellement”, empêché de venir à Montréal.La femme du président mexicain, Mme José Lopez Portillo s’est pour sa part rendue au Village olympique où elle a mangé à la cafétéria avec des athlètes.L’acteur américain Charles Bronson et sa femme ont assisté aux épreuves équestres, ainsi que Mme Ethel Kennedy accompagnée par le chanteur Andy Williams.Les JO ont aussi amené au Forum le chanteur Mick Jagger des Rolling Stones et l'acteur américain de télévision Telly “Kojak” Savalas.• En prévision des Jeux de Moscou, les autorités soviétiques ont étudié avec un intérêt particulier le dispositif de sécurité déployé par les Canadiens autour du village et des installations olympiques.• Un peu de statistiques: du 17*au 30 juillet inclusivement, 2,894,789 personnes ont assisté aux compétitions des Jeux de la XXIe olympiade.Et le Village olympique commence à se faire désert avec le départ de centaines d’athlètes.L’heure était à la fête en fin de semaine et les “parties” d’adieu allaient bon train.Les Expos gagnent encore à Pittsburgh PITTSBURGH (d’après AP) — À voir lancer Steve Rogers des Expos, hier, on n’aurait jamais cru qu’il a la fiche somme toute assez médiocre de 4-10, à cette période de la saison.Karl.Kuehl était d’accord avec cette constatation, après la victoire de 2-0 des siens sur les Pirates, victoire à laquelle a présidé Rogers.Qui plus est, la victoire d’hier donne aux Expos une fiche de week-end de deux victoires contre une défaite contre les Pirates, qui sont détenteurs de la deuxième position dans la section est de la Ligue nationale.C’était la troisième série remportée par les Expos cette saison, une contre-performance, uisque le moins bon total du aseball professionnel.Kuehl a dit, en louangeant le travail de Rogers: “Des fois, nous ne soutenons pas assez fort son travail.Ce gars-là lance toujours bien, et il est rare qu’on baseball Ligue Nationale Samedi Montréal 7, Pittsburgh 6 Philadelphie 2, New York 1 Chicago 6, St-Louis 2 San Francisco 6, Los Angeles 3 Houston 2-9, Atlanta 1-6 Cincinnati 12, San Diego 1 Hier Montréal 2, Pittsburgh 0 Cincinnati 5, San Diego 4 Philadelphie 7, New York 6, 1-de-2 Chicago 2, St-Louis 1 Houston 6, Atlanta 0 Los Angeles 4, San Francisco 1, 1-de-2 Aujourd'hui Philadelphie, Lonborg (12-5) à Chicago, Bonham (6-9), 14 h 30 St-Louis, Falcone (6-11) à Pittsburgh, Medich (5-9), 19 h 35 San Diego, Freisleben (6-09) et Spillner (2-11 ) à Atlanta, Morton ( 1 -8) et Lacorte (0-4), 19 h 35 Montreal, Fryman (9-8) à New York, Seaver (9-6), 20 h 05 Cincinnati, Zachry (9-3) à San Francisco, D’Acquisto (3-5), 22h 15 Houston, Andujar (6-7) à Los Angeles, John (6-7), 22 h 30 Ligue Américaine Samedi Boston 4-6, New York 2-4 Minnesota 6, Oakland 5 Detroit 5, Baltimore 4 Texas 4, Kansas City 2 Californie 3, Chicago 2 Cleveland 2-5, Milwaukee 0-6 Hier Baltimore 4, Detroit 3 Boston 5, New York 4 Chicago 2, Californie 1 Cleveland 4, Milwaukee 3 Minnesota 8, Oakland 7, 1-de-2 Texas à Kansas City Aujourd’hui Baltimore, May (7-7) à Milwaukee, Colborn (6-11 ), 19 h 00 Boston, Wiss (8-8) à Cleveland, Dobson (11-9), 19 h 30 Detroit, Roberts (10-10) à New York, Alexander (5-7), 20 h 00 Oakland, Torres (8-9) à St-Paul, Minnesota, Luebber (1-2) 21 h 00 LIGUE NATIONALE (Les deuxièmes matchs des programmes doubles d’hier ne sont pas compris.) Section Est g P moy.ditf.PHILADELPHIE 68 32 .680 — PITTSBURGH 56 45 .554 12V4 NEW YORK 52 53 .495 I8V2 CHICAGO 44 59 .427 25’/2 ST-LOUIS 42 57 .424 25’/2 MONTREAL 35 Section Ouest 61 .365 31 CINCINNATI 67 38 .638 LOS ANGELES 56 46 .549 9Và HOUSTON 55 52 .514 13 SAN DIEGO 49 57 .462 18’/2 ATLANTA6I 46 57 .44720 SAN FRANCISCO .46 59 .438 21 LIGUE AMERICAINE (Le deuxième match du double à St-Paul et celui à Kansas City ne sont pas compris.) Section Est g P moy.ditf.NEW YORK 61 39 610 BALTIMORE 52 49 .515 9Vi CLEVELAND 51 50 .505 lOVi DETROIT 48 52 .480 13 BOSTON 47 54 .465 14Vi MILWAUKEE 43 Section Ouest 55 .439 17 KANSAS CITY 61 39 .610 — OAKLAND 53 50 .515 9'/i MINNESOTA 52 50 .510 10 TEXAS 48 52 .480 13 CHICAGO 46 56 .451 16 CALIFORNIE 45 60 .429 I8V2 n'obtienne pas sept bonnes manches de sa part.Hier, Rogers a lancé un match de cinq coups sûrs, alors qu’un triple de Wayne Garrett, en première manche, et un simple d’un point d’Ellis Valentine, a la huitième, lui procuraient la victoire.Le point d’assurance a été marqué par le coureur désigné Jerry White, avec l’aide de deux erreurs des Pirates, et bien sûr le simple de Valentine.Garrett a marqué sur un ballon sacrifice de Larry Parrish, donnant à Rogers le point dont il avait besoin pour son quatrième gain.Les Pirates n’ont pu se rendre au deuxième but que trois fois l’un de ces coureurs a été propulsé par un double de Bill Robinson.Samedi soir, un double de Tim Foli et trois erreurs du Pittsburgh ont aidé les Expos à marquer deux fois dans la huitième manche et à l’emporter 7-6 sur les Pirates.Le double de Foli aux dépens du lanceur perdant, Bob Moose (3-6), a permis à Larry Parrish et Earl Williams, qui avaient été déclarés saufs sur des erreurs de Willie Stargell et Moose, de parvenir au marbre.Le voltigeur Al Oliver a jonglé avec la balle dans le champ centre, commettant la troisième erreur du Pittsburgh dans cette manche, et leur cinquième dans la partie.Par ailleurs, vendredi soir un simple de Manny Sanguillen en troisième manche, alors que les coussins étaient garnis, a donné la victoire aux Pirates, 4-3.Les Montréalais avaient volé le compte 2-3 en septième manche.Lorsque Gary Carter avait frappé un double, pour croiser le marbre sur un simple de José Morales.Aucune des deux équipes n'avait réellement menace de prendre les devants jusqu’en 13e manche, alors que Willie Stargell avait cogné un simple, suivi d’un double de Dave Parker et d’un but sur balle accordé à Richie Hebner.Par la suite, Sanguillen cognait la balle par-dessus la tête du voltigeur de gauche, Del Unser, pour réussir le coup qui devait décider de l’issue du match.centraide montréal autrefois La Campagne des Fédérations nistre de la Grèce se dit convaincu que de faire revivre les Jeux olympiques de l’Antiquité éliminerait définitivement les antagonismes politiques ou nationaux et la chasse aux médailles pour le prestige politique.Le premier ministre Caramanlis met en garde le CIO contre le danger de voir les conflits politiques et raciaux porter “un coup fatal’ à la grande fête du sport.Ce qui l’amène à croire que la Grèce devrait être désignée comme site unique des Jeux.“En tenant les Jeux en permanence en Grèce où ils sont nés il v a plus de deux mille ans, écrit M.Karamanlis, l’ideal olympique peut être restauré pour le bénéfice de l’humanité.Les athlètes doivent y participer individuellement pour la gloire et non pour apporter une médaille à leur pays.” Un porte-parole du gouvernement grec a indiqué par ailleurs que les installations permanentes nécessaires à la tenue des Jeux pourraient être installées sans problèmes, cela dans le cadre d’un plan de développement touristique de l’ouest du Péloponnèse.Les membres du Comité international olympique réunis samedi à Montréal, n’ont pas encore officiellement réagi à la proposition de la Grèce.Un représentant de l’organisme a cependant souligne que le retour des Jeux à leur ber- ceau antique obligerait une organisation et une forme sensiblement différentes.Dans une telle perspective, a-t-on indiqué, il est certain que le nombre de sports représentés serait considérablement réduit, que tous les sports d’équipe seraient supprimes de même que les disciplines nécessitant l’utilisation d’un instrument, comme l’aviron, ou le tir, ainsi que les disciplines telles la gymnastique, dont les gagnants sont choisis selon les opinions subjectives de quelques juges.L’offre du gouvernement grec au Comité international olympique ne concerne pas l’organisation des Jeux de 1980 déjà officiellement confiée à ta ville de Moscou.Le premier ministre Karamanlis croit que les nouveaux Jeux pourraient débuter en 1984.On sait que les premiers jeux d’été furent tenus en 1896 à Athènes.Commentant la défection des pays africains des compétitions de Montréal, M.Karamanlis a émis l’opinion que ce genre d’incidents politiques est contraire à l’esprit olympique qui a inspiré au départ le baron Pierre de Counertin.Selon M.Karamanlis, l’organisation en permanence des Jeux olympiques en Grèce ne serait pas que symbolique et déterminerait très certainement une nouvelle orientation.Le premier ministre grec est convaincu que de nombreux autres pays souscriront à son projet.LE COLLÈGE DE THETFORD-MINES PROFESSEUR TECHNIQUES INFIRMIËRES Professeur à temps complet en soins infirmiers médico-chirurgicaux 180-601 EXIGENCES: Baccalauréat en nursing et expérience pertinente.SI vous êtes Intéressé (e) à ce poste, veuillez taire parvenir diplômes pertinents et curriculum vltae avant le 6 août 1976 i: COLLÈGE DE THETFORD-MINES, M.Jean Dagnault, Directeur du Personnel, 671 sud, Bout.Smith, Thetford Mines, Qué.G6G INI PO 10-76 LA COMMISSION SCOLAIRE REGIONALE PAPINEAU • PROFESSEURS La Commission Scolaire Régionale Papineau recherche pour entrer en fonction en septembre 1976 des professeurs pour enseigner les matières suivantes: Nombre Matière Endroit 1 enseignant - Classe de récupération Buckingham 3 enseignants -Enfance inadaptée N-Ddela Paix(1) St-André Avellin(2) 1 enseignant • -Éducation physique et catéchèse Chénéville * 4 enseignants -Équipement motorisé (1) Polyvalente - Français langue maternelle ( 1) Louis-Joseph Papineau -Anglaislangueseconde(l) -Auxiliaire intérieure et formation chrétienne(l) (4) 5 enseignants -Anglais langue seconde (2) Polyvalente de - Français langue seconde (1) - Dessin technique (1) -Commerce Buckingham (5) Les conditions générales de travail sont celles prévues pour les enseignants du niveau secondaire par le Ministère de l’Éducation du Québec.Les candidats intéressés font parvenir leur demande à: COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE PAPINEAU SERVICE AU PERSONNEL, C.P.68, BOUL.DES JEUNES, BUCKINGHAM, QUÉ.CENTRE D’ACCUEIL L’ESCALE Centre de réadaptation pour adolescentes recherche CHEFS D’UNITÉ(S) DE RÉADAPTATION Nature de la fonction: Coordonner et contrôler les activités relatives à la vie en groupe des bénéficiaires de son (ses) unité(s) dans le but de leur assurer un milieu favorisant leur réadaptation.Exigences: Diplôme terminal de l’école de psycho-éducation.Expérience: Deux (2) années dans ce domaine et une année en gestion.En conformité avec les cahiers de rémunération des cadres du MAS.Les candidats intéressés devront faire parvenir leur curriculum vitae avant le 9 août 1976 au: Service du personnel, CENTRE D’ACCUEIL L’ESCALE, 4515 de la Colline, Cap Rouge, Québec.G0A1K0 .Tél: (418) 653-5241 > INGENIEUR en CHEF Service de l’Irrigation LA SOCIÉTÉ Une des plus importantes sociétés de génie-conseil au Canada, dont les opérations diversifiées s’étendent à l'échelle internationale.Société mere du groupe Monenco.L’expansion rapide de nos activités en ressources et développement nous ont amené à créer un tout nouveau poste permanent.Ingénieur en chef Service de l’irrigation Vous aurez l'entière responsabilité du développement et de la gestion administrative/technique d’un tout nouveau service et en dirigerez l’expansion et les activités au niveau international, tout en opérant du siège social de Montréal.LE TITULAIRE Un ingénieur senior, bien respecté dans son domaine.Il a de plus acquis des connaissances techniques en ingénierie de I irrigation et des aptitudes à la gestion en ayant occupé depuis les 15 dernières années des postes de plus en plus Importants qui l’on amené outre-mer.INTÉRESSÉ?Veuillez faire parvenir votre résumé ou curriculum vitae décrivant vos postes et responsabilités antérieures à G.P.Barker, Directeur du Personnel, à l’adresse ci-dessous.Toutes les candidatures seront acceptées et traitées confidentiellement.LA SOCIÉTÉ D’INGÉNIÉRIE MONTRÉAL, LIMITÉE Boîte postale 777, Place Bonaventure Montréal HSA 1E3, Québec CANADA UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Le Département des études anglaises et la Direction générale de la Formation des Maîtres requièrent les services d’un PROFESSEUR DE DIDACTIQUE (anglais langue seconde) pour combler un poste vacant pour l’année 1976-1977 S’adresser dans les plus brefs délais au: Directeur Département des études anglaise^ Université de Sherbrooke Sherbrooke.Qué.J1K2R1 tél: (819)565-4539 ou 565-4576 ' TECHNICIENS DESSINATEURS Dans le cadre de plusieurs projets, tant au plan local qu'international, la société d’ingénieurs-conseils ABBDL/TIL recherche la collaboration de six (6) dessinateurs et de trois (3) techniciens-dessinateurs possédant divers niveaux de compétence dans les domaines suivants: MtCAMIQUE-TUYAUTERIE Minimum de cinq années d'expérience soit en tuyauterie de procédé, d’eau ou vapeur à pression et températures moyennes et élevées, usines de traitement des eaux.ÉLECTRICITÉ-DISTRIBUTION Minimum de cinq années d'expérience en panneaux de commande, de mesure, de contrôle et protection.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae ou communiquer confidentiellement avec: Directeur de l'embauche Service du personnel ABBDL/TIL Dossier CM-1007-LD 85, rue Sainte-Catherine ouest Montréal, Québec - H2X 3P4 téléphone: 282-9650 poste: 287 ^ LA COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE LA VÉRENDRYE REQUIERT IMMÉDIATEMENT LES SERVICES DES PERSONNES SUIVANTES: ENSEIGNANTS AU NIVEAU SECONDAIRE: - EDUCATION PHYSIQUE - HISTOIRE - GÉOGRAPHIE - FRANÇAIS - ANGLAIS - MATHÉMATIQUES - INFORMATION SCOLAIRE & PROFESSIONNELLE -MÉCANIQUE D’ENTRETIEN - ENFANCE INADAPTÉE PROFESSIONNELS NON-ENSEIGNANTS Un (1) Coordonnateur, secteur d'adaptation scolaire QUALIFICATIONS REQUISES: - Un minimum de seize (16) ans de scolarité; - Brevet d'enseignement, option enfance inadaptée: - Spécialisation d'au moins l'équivalent d'une année de formation ou 30 crédits en psychopédagogie de l'enfance inadaptée: - Cinq (5) années d'expérience dans l'enseignement dont deux (2) auprès d'enfants en difficulté d'apprentissage.Un (1) conseiller d’orientation: QUALIFICATIONS REQUISES: - Posséder un premier diplôme universitaire terminal dans la discipline appropriée.O TECSULT INTERNATIONAL LTEE ASSaiN.BENOIT, BOUCHER.DUCHARME.LAPOINTE INC.VEUILLEZ EXPEDIER TOUTE CORRESPONDANCE A L’ADRESSE SUIVANTE: * V M.ANDRÉ JETTÉ Directeur du Personnel C.S.R.LA VÉRENDRYE 528 avenue Centrale VAL D OR, P.Q.y * F t Informations internationales Le Devoir, lundi 2 août 1976 • 9 Espagne: bombes et manifestations après l’amnistie Liban: durs combats à Jezzine et pas de trêve à Tali Zaatar MADRID (Reuter) — C’est dans le courant de la semaine que devraient être publiées au journal officiel l’étendue et les modalités de l’amnistie décrétée vendredi par le roi Juan Carlos en faveur des détenus politiques espagnols.Le ministre de la Justice, M.Dandelion Lavilla, a déjà annoncé qu’il fallait s’attendre qu’elle concerne quelque deux cents des 636 détenus pour crimes politiques dans les geôles espagnoles.Le souverain “promulguera une amnistie ample pour les crimes qui sont pouti pas la lutte tant oue nous n’aurons pas détruit le régime fasciste haï, a-t-il déclaré.Pour leur part, des avocats affirmant représenter 95 pour cent des détenus politiques espagnols ont déclaré samedi soir lors d’une conférence de presse: “L’amnistie que nous demandons est totale.Celle (qui est proposée) ne l’est certainement pas.” Egalement mécontents, quelque cent cinquante détenus de droit commun du pénitencier Carabanchel de Madrid sont montés samedi soir sur les toits imf.BEYROUTH (d’après Reuter contrôle de l’axe Jezzine-Saida, et AFP) — Les combats se sont c’est-à-dire de l’accès à la mer.poursuivis hier autour du camp De nombreux villages sont l’en-palestinien de Tall Zaatar, as- jeu des combats en cours Iri; i" ja munies sameui soir sur les luns lits d oD nmn ” a -n.t a l’t de l’établissement aux cris de: Uts d opinions, a t U dit a i is „Nous la démocratie>.et “Amnistie pour tous”.Quelques heures après, dans le cou- sue d’un conseil des ministres • exceptionnel à La Corogne en Galicie.Paraissent devoir en être exclus les condamnés pour meurtre ou blessures graves, qui sont en majeure partie des séparatistes basques.Aussi, un certain mécontentement se développe dans la province du nord; les réactions à J’amnistie vont d’ailleurs de l’attitude prudente des partis socialiste et communiste, qui se disent encouragés, à l’opposition violente de groupes clandestins.Le gouvernement affirme quant à lui qu'elle contribuera a “la paix civile indispensable à l’accomplissement des réformes politiques.” En outre, cinq bombes ont explosé samedi dans des villes espagnoles, tuant deux personnes a Séville et endommageant les monuments aux morts de Madrid et de Bilbao et les tribunaux de Barcelone et de Ponte-vedra.Quinze jours auparavant, à l’occasion de l’anniversaire du coup d'État franquiste à l’origine de la guerre civile, sept villes espagnoles, dont Madrid, avaient été le théâtre d’attentats analogues, imputés par la police au parti communiste reconstitué (maoïste) et pour lesquels 21 personnes sont depuis en prison.Un homme se faisant passer pour le porte-parole des “Groupes de résistance anti-fasciste” a déclaré hier matin par téléphone au quotidien indépendant El Pais que son organisation était responsable des cinq attentats.Il a également reconnu que les deux personnes tuées à Séville étaient membres de l’organisation d’extrême-gauche.“En dépit de la perte de deux de nos hommes à Séville, notre moral est plus fort que jamais.Nous n’abandonnerons rant de la nuit, ils en sont redescendus, après avoir en vain tenté de communiquer avec l’extérieur.Pendant ce temps, le pavillon des détenus politiques de la prison est resté calme.De leur côté, les partis d’opposition sont optimistes, mais toutefois prudents dans leurs commentaires.Le parti socialiste reconnaît que la mesure n’a pas entièrement répondu aux exigences de l’opposition.Elle n’en constitue pas moins un pas dans la bonne direction qui est susceptible de rendre possible un dialogue avec le gouvernement, dit-il dans un communiqué.Secrétaire général du parti communiste (interdit), M.Santiago Carrillo y voit pour sa part “un pas vers la reconciliation des Espagnols” et l’estime une “mesure positive mais totalement insuffisante.” “Nous estimons qu’elle devrait s’appliquer à l’ensemble des prisonniers politiques, y compris aux terroristes, car il s’agit de gens qui, s’ils ont recouru à des méthodes que nous désapprouvons, ont agi pour des motifs politiques,” a-t-il déclaré samedi à Rome.A l’issue d’une réunion de son comité central, qui s’est déroulée dans la capitale italienne, le PCE, dans une déclaration publiée le même Jour, a réaffirmé son adhésion au principe du pluralisme démocratique et socialiste.Parmi les promesses faites La présidente du PCE, Dolores Ibarruri, la "Pasiona-ria” de la guerre civile, a annoncé samedi son intention de retourner en Espagne après quarante ans d’exil.(Téléphoto AP) siégé depuis plus de cinq semaines par les forces chrétiennes, et les stations de radio des deux bords signalaient aussi des accrochages dans les environs de Jezzine, au sud de Beyrouth.Selon la radio phalangiste, plusieurs des véhicules blindés libyens débarqués il y a quarante-huit heures à Saida au titre du renforcement de la force de sécurité arabe, ont participé aux côtés des unités palestiniennes et progressistes aux combats de la région de Jezzine.La radio progressiste, pour sa part, a accusé les forces syriennes de la région d’avoir attaqué Roum, village aux mains des progressistes entre Saida et Jezzine.Dans cette région chrétienne, fief électoral de Kamal Joumblatt, des forces syriennes stationnent encore.Les progressistes et les chrétiens s’accusent mutuellement de la reprise des combats près de Jezzine.Selon le responsable militaire palestinien Abou Moussa —, dans le Liban-sud — l’objectif des Syriens serait de reprendre le Juan Carlos peut-il refouler la Pasionaria ?MADRID (AFP) - Tandis que la sortie de prison des premiers détenus politiques et militaires est attendue pour demain après la publication du décret d’amnistie au “bulletin officiel”, on s’interroge sur la réponse que le gouvernement de M.Adolfo Suarez va réserver au défi apparent lancé samedi de Rome par Mme Dolores Ibarruri, “la Pasionaria", et M.Santiago Carillo, secrétaire général du parti communiste espagnol.Les deux dirigeants communistes espagnols qui vivent en exil depuis trente-sept ans, ont annoncé qu’ils rentreraient en Espagne au début du mois de septembre, avec ou sans l’accord des autorités de Madrid.Le retour de ces deux personnalités, les plus identifiées avec par M.Adolfo Suarez à son arri- le PC de la guerre civile, risque vée le mois dernier à la tête du de créer une situation délicate gouvernement espagnol figure pour le gouvernement au mo-l’engagement de tenir des élec- ment où s’engage le dialogue lions législatives démocratiques avec l’opposition de gauche, l’an prochain.Légalement en effet, le gou- vernement ne peut refouler à la frontière les deux dirigeants communistes.L’article du “Fuero de Los Espanoles” est ainsi rédigé: “Tout Espagnol a le droit d’établir librement sa résidence à l’intérieur du territoire national”.En d’autres termes, le bannissement n’existe pas en Espagne et ceux qui quittent le pays le font de leur plein gré.Par ailleurs, depuis la dernière mesure d’amnistie, aucun délit ne peut être reproché aux deux dirigeants communistes.Au cas où “la Pasionaria”, âgée de 81 ans, et M.Carillo se présenteraient à une frontière, le gouvernement n’aurait que deux solutions: les laisser entrer et circuler librement ou les “mettre sous la protection” prétextant l’impossibilité de garantir leur propre sécurité.M.Manuel Fraga Iribarne, ministre de l’Intérieur du dernier gouvernement, avait déclaré à propos de “la Pasionaria” et de M.Carillo: “Ces deux-là ne rentreront jamais en Ces combats, et ceux de Tall Zaatar, ont été au centre de l’entretien qu’a eu dans la journée le médiateur de la Ligue arabe, M.Sabri Kholi, avec les deux principaux dirigeants chrétiens, M.Camille Chamoun, chef du parti national libéral, et M.Pierre Gemayel, chef du parti phalangiste.D’après la radio de ce dernier parti, MM.Chamoun et Gemayel ont affirmé à leur interlocuteur que “la Croix Rouge devait assumer ses responsabilités en mettant de côté ses convictions politiques”.Les forces chrétiennes estiment que les délégués de la Croix-Rouge au Liban ont un comportement “politique et non humanitaire”, sur lequel elles ont demandé au siège genevois de l’organisation d’enquêter.Un porte-parole de la Croix-Rouge à Beyrouth a déclaré que la dernière en date des tentatives pour évacuer les blessés de Tall Zaatar avait été annulée en raison de conditions inacceptables imposées par une organisation chrétienne.M.Camille Chamoun a affirmé à la radio que l'évacuation avait été ajournée “pour des raisons inconnues ”, D’après Radio-Beyrouth, les forces chrétiennes ont intensifié le bombardement de Tall Zaatar, où selon un médecin suédois qui y est bloqué, s’amoncellent les cadavres.Le Dr Lars Smed-mann, lors d’une liaison radio avec le commandement palesti- noncer les entraves apportées par les milices du PNL de M.Camille Chamoun, accusées d’ailleurs par l’OLP de faire de la surenchère antipalestinienne.En revanche, les phalangistes ont tenu pour justifier leur action, à montrer samedi à la presse un “charnier” découvert dans les sous-sols de l’ancien camp palestinien de Jisr Pacha et ou auraient été accumulés les corps des combattants chrétiens ainsi que de personnalités enlevées et exécutées par les palestino-proçressistes.Ce camp est tombe entre les mains des phalangistes le 28 juin dernier.D’autre part, des témoins rapportent avoir vu des dizaines de réfugiés s'enfuir du quartier de Nabaa vers l’ouest de Beyrouth, tenu par les forces musulmanes.Des combats se sont déroulés la semaine dernière à Nabaa, enclave essentiellement musulmane dans les quartiers chré- tiens de l’est de la capitale On prête aux dirigeants chrétiens l’intention d'eliminer les deux enclaves de Nabaa et Tall Zaatar, rapprochant encore un peu le Liban de la partition, à laquelle tous les belligérants se déclarent officiellement hostiles.Néanmoins, sa carte paraît se dessiner irrémédiablement: les zones tenues respectivement par les chrétiens et les musulmans, tendent à s’homogénéiser et à s’organiser de manière autonome.Les Syriens affirment contrôler les trois cinquièmes du pays, le Nord et la Bekaa, à l’est.Le Sud-Liban, relativement épargné par les combats se tourne vers Israël, qui commerce avec les villageois de la région et a commencé à les embaucher.On estime que la poursuite du conflit et le renforcement des haines qu’il engendre ne peuvent qu’accentuer le phénomène.Syrie: le premier ministre démissionne DAMAS (Reuter) — Le général Abdel-Rahman Khleifawi, ancien premier ministre, a succédé hier à la tête du gouvernement syrien à M.Mahmoud Ayoubi qui a démissionné.Aucun changement de politique arabe et étrangère n’est cependant attendu à Damas, indique-t-on de sources haut placées.Dans les milieux politiques, on n’est pas surpris de la démis- Espagne car on ne pourrait ja- nien, dans l’ouest de Beyrouth a sion de M.Ayoubi.On rappelle Colombo: les non alignés entre désagrégation et radicalisation ALGER (AFP) - Du 16 au 20 août, les chefs d’État ou de gou- NETTOYEUR P.M.Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 C'est f0t*mps de fair* Installer les GOUTTIÈRES (H0-D0) Résidences - industries -institutions Tous matériaux Estimés gratuits «111:322-4160 QuétMC: «72-9244 PRIMEAU METAL INC, BRUNET DE CÔTE-DES-NEIGES EST LE NOM QUI DOMINE DANS LA CRÉATION DES MONUMENTS AUCUN AGENT ÉCONOMISEZ IA COMMISSION AVANT D'ACHETER CONSULTEZ LA PLUS VIEIUE MAISON DU QUÉBEC Inscriptions Réparations et nettoyages J.BRUNET Ltée 4S24 Chemin Côte dei Neige* Tél.: 738-8686 Fondée en 1877 vernement — ou leurs représentants — des nations non alignées tiendront une réunion au sommet à Colombo (Sri-Lanka).Le chef de l’État algérien Houari Boumedienne, président en exercice et porte-parole du groupement depuis septembre 1973, passera le flambeau à son successeur du Sri-Lanka.Auparavant, à partir du 10 août, les ministres des Affaires étrangères des nations non-alignees se seront réunis pour dresser l’ordre du jour de la réunion des chefs d’Etat et préparer le terrain en sériant les questions, par ordre d’urgence.Mais personne ne s’y trompe.Avant tous les discours-programmes, il va falloir redéfinir Te non-alignement lui-même qui paraît aux yeux de certains etre devenu quelque chose d’un peu flou, difficile à cerner exactement dans un monde en mutation accélérée.Bandoeng en 1955 a sonné le réveil des masses déshéritées, les réunissant autour des mots clés d’indépendance et de développement.Les prises de conscience — en tous genres — à commencer par la politique, ont suivi en enaîne et le tiers monde, à l’appel de Nehru, Nasser, N’Krumah et Tito a commencé à s'organiser pour briser si possible — en se fédérant — le monde bipolaire des géants américain et russe.De là vient le mouvement des non-alignés qui se veut être l’aile marchante militante et progressite du tiers monde.Il est bien évident, de l’aveu même de nombreux non-alignés, que cet idéal a été quelque peu oublié — plus ou moins volontairement — du transgressé du fait des événements.Des distorsions se sont fait sentir tout au long des années, non-alignés, sous une unité de façade, laissaient apparaître des divergences idéologiques.Il y a au sein d’un tel groupement, regroupant un milliara et demi êtres humains, une hétérogénéité évidente.On trouve des modérés qui bornent leur ambition à un plan général d’entente, assorti d’une plate-forme économique pour éviter la dispersion et donc la faiblesse.Il y a ceux qui au nom du sens de l’histoire et du passé révolutionnaire désirent entraîner les non-alignés vers l’unité avec le bloc socialiste (thèse Castro).D'autres, plus pragmatiques, constatent qu’au-delà des idéologies le monde se divise simplement entre riches et pauvres (thèse Boumedienne).Il y a enfin ceux qui estiment inutile un tel regroupement, fatalement lourd et inefficace.D’Alger à Colombo, de 1973 a 1976, Tepoque a été dure pour le non-alignement.Durant le sommet d’Alger, le coup d’Etat militaire au Chili, entraînant la mort de Salvador Allende, donnait le coup d’envoi à une série de transformations politiques qui atteignaient en profondeur l unité tiers-mondiste de l’Amérique latine (Argentine, Pérou etc,.).Du côté de l’Afrique, le bilan apparaît encore plus grave.La désunion est partout quand ce n’est pas l’affrontement du fait des conflits d’intérêt et des séquelles de la décolonisation.Du côté arabe, l’affaire palestinienne a empoisonné les relations entre “frères” amenant même le combat direct.Du côté de l’Orient, soit dans le sous-continent indien ou plus loin encore, les causes de friction existent et se manifestent.Tout ceci, au plan politique.Sur le plan economique, le tiers monde et son aile mais garantir leur sécurité Pour M.Fraga, les menaces seraient d’ailleurs venues autant de l’extrême-droite que de leurs anciens camarades du camp républicain.En cas de reprise d’activités politiques, les deux dirigeants pourraient tomber sous le coup de la nouvelle loi réformant le code pénal en ce qui concerne les associations politiques.La nouvelle législation déclare illicite tout parti “obéissant à une discipline internationale et tentant d’implanter un régime totalitaire”.Ce sera aux tribunaux de décider si le parti communiste est “international” et “totalitaire", puisqu’à Rome le comité central a décidé que désormais le PCE travaillerait au grand jour et abandonnait la clandestinité.Dans la première interview jamais autorisée à être publiée en Espagne, “la Pasionaria” a répondu samedi aux critiques formulées contre leparti.Elle a affirmé que le PCE était indépendant de toute autre organisation et a réaffirmé le caractère démocratique du parti depuis la réforme dite de l’eurocommunisme.L’autorisation de laisser paraître l’entretien a été interprétée comme un net changement de l’attitude du gouvernement à l’égard des communistes et surtout de la présidente du parti.Par ailleurs, “la Pasionaria” a pu présenter d'elle-même un visage différent de celui que pendant quarante ans la propagande franquiste s’était ingénié a peindre.En cela, la publication de l’entretien est interprétée par certains comme un début de dialogue.L’interlocuteur possible devient acceptable.L’impression à Madrid est que des contacts seront pris déclaré aux journalistes : “Nous serons tous morts dans trois jours”.Il a estimé qu’il y avait dans le camp quatre mille blessés et quatorze cents morts, chiffres très supérieurs à ceux qui avaient été avancés jusqu’à présent.Il a encore indiqué que des enfants souffraient de déshydration et de diarrhée par suite de la pénurie d’eau.Le Comité international de la Croix-Rouge n’a pas hésité à dé- qu’il avait annoncé son intention de démissionner Tan dernier.M.Ayoubi va sans doute être appelé à d’autres fonctions importantes au sein de l’Etat ou du parti baas, ajoute-t-on.Les observateurs s’attendent que d’autres ministres quittent le gouvernement.Les détenteurs des portefeuilles des affaires étrangères, de la défense et de l’information ne seront pas affectés par le remaniement.continue des masses tendait ainsi à vérifier les thèses algériennes en faveur des unions de producteurs.A travers les réunions, les conférences, TONU, l’ONUDI, la CNUCED, le tiers monde avec constance et hargne parfois recherchait le dialogue Nord-Sud, prélude nécessaire à l’instauration d’un nouvel ordre économique international plus équitable.Jusqu’à présent, toutes ces réunions n’ont amené que des résultats décevants.Le dialogue lui-même apparaît assorti de » entre communistes et gouverne-part et d’autre de telles réticen- ment avant que Mme Dolores lors des rendez-vous du tiers marchante non alignée n’appa-monde.Au Caire en 1958, le raît pas mieux loti.La guerre monde arabe se présentait au d'octobre avait permis l’unité rendez-vous, Belgrade en 1961, arabe durant le temps d’une encore Le Caire en 1964.La tri- courte guerre en corollaire, la continentale de La Havane en première véritable tentative 1966, plus révolutionnaire que d’union de producteurs de ma-politique où l’affrontement tières premières (l’embargo sui russo-chinois effrayait les petits .les hydrocarbures) avait prouvé du tiers monde, Alger en 1967, l'impuissance des pays in-Lusaka en 1970, encore Alger en dustrialisés, mais l’inflation et 1973 où le pouvoir révolution- ses retombées catastrophiques naire algérien présentait un pla- accentuaient l’écart entre riches teau prestigieux, mais où les et pauvres.La paupérisation ces ou de telles exigences qu’il semble encore à Tétat d’esquisse.Mais sortir du sous-développement apparaît comme une nécessité aussi bien pour le tiers-monde que pour les pays industrialisés.Il est donc certain que le combat pour un nouvel ordre économique international continuera.Le bureau permanent des non alignés a parfaitement pris conscience des faiblesses du mouvement.Cohésion, unité, travail incessant, imagination, audace, telles sont les qualités requises pour maintenir positivement l’organisation.Mais il faut faire plus.Selon la plupart des dirigeants, le moment est venu d’institutionnaliser le mouvement, lui donner un siège, un bureau permanent, un secrétaire général.La bataille — courtoise mais sévère — pour disposer de ce moyen de contrôle et d’action sur la moitié du monde animera les couloirs de la conférence de Colombo.Les admissions des pays postulants fourniront des précisions sur la force des tendances en présence au sein du mouvement.Celui-ci est condamné à se radicaliser de plus en plus.Le fait que le passage du flambeau se fasse du monde arabe aù profit du sous-continent indien pourrait accélérer le mouvement.En ce moment, le tiers monde parait être au creux de la vague, du fait des événements.Cela est dans Tordre normal des choses.Les jeunes géants au début ont du mal à coordonner leurs mouvements.Mais la marche en avant continuera, implacablement.Ibarruri et M.Santiago Carillo ne se présentent à la frontière en septembre.La réception réservée cette semaine aux quelque cent trente membres du comité central de retour de Rome sera significative.Par ailleurs, il est certain que démocrates-chrétiens et socialistes liés au PCE au sein de la coordination démocratique continueront à être leurs avocats pendant un temps encore.La participation politique du PCE devrait être le premier sujet abordé au cours du dialogue que les deux partis semblent avoir déjà accepté d’entamer avec le gouvernement après la mesure d’amnistie de vendredi.Inde: inquiétante révision NEW DELHI (Reuter) - Les partis d’opposition indiens ont manifesté hier leur hostilité aux profondes modifications que le gouvernement indien se propose d'apporter d’ici la fin du mois à la constitution fédérale.Dans une déclaration, le comité national pour la révision de la constitution, qui est soutenu par l’ensemble de l’opposition a l’exception du parti communiste pro-soviétique, affirme que les amendements constitutionnels approuvés par le parti du Congrès du premier ministre Indira Gandhi ont pour but d’institutionnaliser Tactuel état d’urgence, et d’instaurer un régime autoritaire dans le pays.Le comité invite le gouvernement à attendre les prochaines élections législatives avant de sent le désir “d’en finir avec le système pluraliste, essentiel à la démocratie, pour le remplacer par une dictature à parti unique”.Les amendements gouvernementaux, poursuit-il, visent à “émasculer le principe de la surveillance des pouvoirs de l’e-xécutif en diminuant gravement les pouvoirs de l’appareil juridique".Ces amendements, qui seront soumis à l’approbation du parlement pendant la session qui s'ouvre le 10 août, prévoient une limitation des pouvoirs de la magistrature, une augmentation des pouvoirs du Parlement, et l’imposition de nouveaux devoirs au citoyens.Les partis d’opposition affir- Les raisons de la démission du chef de gouvernement n’ont pas été officiellement dévoilées.Le président Hafez Assad avait annoncé récemment qu’il entendait appliquer une dévolution des pouvoirs aux conseils administratifs locaux ainsi que d’autres changements au sein de l’appareil gouvernemental.Le nouveau premier ministre, 3ui a immédiatement entrepris es consultations pour former son équipe, est Tun des artisans du coup d'État militaire qui a amené au pouvoir le général Assad en 1971.Droit de la mer: pas de convention avant l’an prochain NATIONS UNIES (Reuter) — La cinquième session de la conférence des Nations unies sur le droit de la m^r s’ouvre aujou-d’hui à New York en présence d’un millier de délégués de 158 pays.Elle durera jusqu’au 17 septembre.On s’attend à ce que deux sessions soient encore'nécessaires avant que la conférence, ouverte à Caracas en 1974, puisse se conclure l’année prochaine sur l’adoption d’une nouvelle convention internationale sur le droit de la mer.Réunis sous la présidence de l’ambassadeur Shirley Amera-singhe (Sri Lanka), les délégués poursuivront l’examen d’un document de 397 projets d’article portant sur la plupart des aspects du droit de la mer.Ce texte de travail a été établi en mai dernier, avant la fin de la dernière session.Il porte sur la plupart des questions délicates que la conférence tente de résoudre depuis trois ans.Il s’agit notamment de la délimitation des zones marines nationales et internationales, de l’élaboration des droits des États riverains sur les futures zones côtières économiques de 200 milles, de l’élaboration des droits de pêche dans ces zones, de la mise en vigueur d’une réglementation contre la pollution, et du transfert de technologies marines entre les pays intéressés.Les délégués, dont les travaux se poursuivront essentiellement en groupes restreints, se pencheront à nouveau sur le projet de création d’une autorité internationale des fonds marins régissant la production minérale des océans, ainsi que sur les mécanismes de règlement des litiges relevant du droit de la mer.Dès la reprise de ses travaux, la conférence devra décider de la manière de poursuivre les négociations.M.Amerasinghe lui a proposé de se concentrer sur certaines questions-clés dont: — la structure de l’autorité internationale envisagée, son financement, les conditions régissant l’exploration et l’exploitation des ressources des fonds marins, les mesures pour mitiger les effets négatifs possibles de ces opérations sur l’économie des pays en voie de développement; — les rapports juridiques entre le concept d’une zone économique exclusive et la doctrine actuelle sur la loi de la haute mer; — le régime juridique à appliquer à la recherche marine scientifique en dehors des mers territoriales: — un dispositif pour le règlement obligatoire des différends.Plusieurs Etats ont déjà proposé ou appliqué des lois sur la limite de leurs eaux territoriales sans attendre la mise au point d’une convention internationale.Mais les officiels des Nations unies affirment ne pas être indûment préoccupés par cet état de choses.Selon l’ancien ambassadeur colombien Bernardo Zuleta, qui est représentant de M.Kurt Waldheim à la conférence, 43 déclarations unilatérales en ce sens ont déjà été faites, mais aucune n’est incompatible avec la tendance des travaux de cette conférence.YVON VALLEE Décorateur Ensemblier Designer d'intérieurs 336-5877 Intérieurs Vallée Inc.1100, St-Amour, St-Laurent Fabricant de meubles résidentiels et commerciaux sur commande DESIGNER D'INTÉRIEURS Montreal LONGPRÉMARCHAND GOUDREAU DOBUSH STEWART DAVID, BOULVA CLEVE ARCHITECTES 1 25 3 ave McGill College Suite 800 MONTREAL - 866-9854 ARCHITECTES Les architectes 842-1401 Ottawa ment n'avoir pas été consultés procéder aux amendements en- dans l’élaboration du projet de prochaine visagés qui, affirme-t-il, tradui- révision constitutionnelle du taire.gouvernement.Ils démentent egalement avoir été invités à la reunion des partis politiques convoquée samedi par le ministre de la Justice, M.Gokhale.La déclaration soutient que la généralisation des arrestations opérées sous l’état d’urgence, la censure dé la presse et les autres restrictions imposées aux droits fondamentaux ont créé une “atmosphère oppressive marquée par la peur dans laquelle ne devraient pas être amorcées des modifications à la constitution”.Le comité précise que les dispositions de la loi d’urgence l’ont empêché de préparer, au moyen de séminaires publics et d’une discussion libre, un rapport sur la constitution avant la session parlemen- DECORATEURS ENSEMBLIERS MADELEINE ARBOUR BERNARD MORISSET DÉCORA TÉURS-ENSEMBUÉRS DESIGNERS D INTÉRIEURS 878-3846 266 «st.St-Paul.Vieux Montréal A.DADOUN Art et architecture d'intérieur Décorateur ensemblier Créations exclusives LE HOME D’AUJOURD'HUI 842-8679 Quand vos idées ressemblent aux nôtres.Chareau jd aujourd hui «eclnKiitliMil au 382-4710 DON DE SANG DON DE K™ L Que rps DONNEZ DD SANS À U+ I 10 • Le Devoir, lundi 2 août 1976 arts et spectacles ténviaion/ Maintenant que les Jeux sont faits.par Jean Basile Les Jeux sont faits! Au moment où j’écris ces presque dernières lignes, les chevaux du Grand pnx équestre olympique égaient le stade de leurs envolées et le couvrent (aussi) de leur crottin.Olivier Leroy, l’analyste, explique de sa voix polie et posee les technicalités.Comme cela a été si souvent le cas, la tribune d’honneur est presque vide.Les officiels doivent être à la messe ou au lit.Il me faut maintenant jouer à l’athlète et me concentrer pour tenter de dégager de ces deux semaines une gestalt.J’ai eu bien des désillusion; j’ai souvent piqué des rages.Sans compter la fatigue et le dégoût quand surgissaient les incidents politiques qui semblent faire partie désormais des compétitions.J’ai eu quelques moments de joie esthétique, secondes de beauté pure que l’on doit d’ailleurs beaucoup plus aux caméras et aux cameramen qü'aux compétitions olympiques elles-mêmes.Je me souviens de Nas-sari jetant dans les airs son haltère; ou un petit film au ralenti sur Bruce Jenner, le gagnant du décathlon.Mais, dans le fond, ces ralentis et ces images sont choses courantes.On les trou- vait déjà dans le film de Rie-fenstehl.• Le travail qu’a effectué Radio-Canada m’a en même temps beaucoup déçu et émerveillé.Emerveillé par la solidité des reportages sur les compétitions.Commentateurs de la maison et analystes ont dû abattre un travail considérable, l’on ne peut pas ne pas tenir compte de leur fatigue et de leur énervement.Non seulement, la plupart d’entre eux ont été corrects mais un grand nombre ont été souvent excellents.Maintenant que tout cela est fini, on peut bien oublier l’exaltation du premier jour, des premiers jours, le lyrisme de cuisine, les flagorneries et tous les petits incidents de parcours, inévitables dans un sens.On peut dire, je prois, que l’é- 3uipe de Radio-Canada a mérité e la patrie.Je le soupçonne, dans des conditions difficiles si l’on veut bien admettre que les athlètes n’étaient guère disponibles pour rencontres et entrevues, si l’on veut bien admettre aussi que l’inattendu arrive toujours et que la technique, aussi parfaite so:*-elle, joue encore beaucoup ce tours.D’un autre côté, j’ai dit déjà que l’optique qu’avait choisi Radio-Canada n’avait pas été la meilleure en ce sens qu’elle ne tenait compte, et quasi-exclusivement, que des compétitions sportives.C’est ce quon fait toute l’année durant les matches de hockey.Radio-Canada n’a pas innové.On y a très bien fait ce que tout le monde a déjà très bien fait.Par exemple, les retransmissions des épreuves en direct n’étaient qu’une sorte de répétition pour le grand résumé du soir.On aurait souhaité que ce résumé soit autre chose qu’une série de redites.• Surtout, et c’est là l’échec fondamental de ces quinze jours, Radio-Canada n’a pas réussi à faire passer par la télévision cette petite chose de plus qui fait la différence entre des Jeux olympiques et des championnats du monde.Si l’on en juge par l’atmosphère que dégageaient ces Jeux de 1976, ce n’est peut-être pas tout à fait de la faute de notre organisme d’É-tat.Les Jeux olympiques semblent être devenus, en effet, le doublet des championnats du monde.Il ne suffit pas que des commentateurs lyriques nous assurent que c’est beau et émouvant.Il faut encore le sentir sur son petit écran.Au fond, j’aurais aimé un peu plus de joie et même un peu plus de fantaisie.En somme, une programmation plus variée.Mais ce que je souhaite est énorme.Rien de moins que la transformation totale de l’esprit des Jeux olympiques maintenant que la télévision est à leur service.• C’est pourquoi, sans doute, je trouve que la proposition grecque de rapatrier définitivement les Jeux sur la terre qui les a vu naître me paraît une excellente idée.Autrefois, changer de pays avait un sens puisque cela permettait à toute une population d’y assister à tour de rôle.La télévision a changé tout cela.Les participants directs, ceux qui sont au stade, sont une grande minorité, presque une élite.Le grand public, le vrai public est devant son écran et dès lors peu iiqporte où l’action véritable se passe.Il y a sans doute l’esprit, dira-t-on.Mais l’esprit olympique est devenu une drôle de chose: argent et politique y prédominent et ce sont là, précisément, ses deux plus grands ennemis.Mais il faut aussi décerner des médailles.Parmi les commentateurs, Richard Garneau, Lionel Duval et Winston McQuade sont ceux qui m’ont le plus charmé par .et I leur tenue.leur retenue.La meilleure équipe commentateur-analyste a ete celle du judo, Michel Picard et Louis Aipin.Mais la personnalité de ce dernier est très attachante.Une sorte de cynisme venue de la longue expérience.En voilà un qui voit la décadence de tout cela et qui ne se gêne pas pour le jjire.Une médaillé (de chocolat) pour Paul Collette, l’analyse de la boxe.Après un départ lamentable, il a courageusement remonté la pente.Une autre médaille à Nicole McDuff pour son humanité et aussi ses compétences.Mais, au-delà de ces deux qualités, je ne peux pas toujours être d’accord avec elle sur sa vision de la gymnastique telle qu’on la conçoit aujourd’hui.Jean-Maurice Bailly, à la natation, vaut par lui-même.On aime ou on n’aime pas sa personnalité directe et bouillante.Lui aussi respire la générosité.C’est là une qualité que j’apprécie par dessus tout.D y a aussi les médailles à l’envers.La honte de ces retransmissions aura été l’introduction sournoise de l’anglais sur les écrans du canal 2.D est vrai que l’on a supprimé, un peu tard, le WR qui apparaissait à la droite de l’écran.Mais les pays sont restes obstinément en anglais: USA pour EU, ROM pour Roumanie, etc.De même, on a laissé le SWISS TIMING; mais là, il s’agit sans doute d’un accord commercial, cette mention étant de fait une simple publicité (payé ou échangé) par la chambre de commerce de l’industrie des montres suisses, je suppose.C’était donc la première fois, que le poste de langue française de Radio-Canada prodiguait à ses spectateurs de la publicité en anglais.Si j’étais le gouvernement québécois, j’envisagerais d’intenter une poursuite à Radio-Canada pour affichage non bilingue! J’insiste beaucoup sur cet aspect, pourtant je ne suis pas un nationaliste exarcerbé.Mais on a assez de difficulté avec la langue pour pouvoir se passer de ces incidents pour le disgracieux.le moins poesie /Mais où sont les bardes d’antan ?par Christine L’Heureux Je n’ai jamais été une grande dévoreuse de poésie et les deux “solstices de la poésie” auxquels j’ai assisté ne m’incitent en rien à augmenter ma cadence.Vendredi soir, toujours à la salle du Plateau, avait lieu le dernier Solstice de la poésie québécoise; les noms qui apparaissaient sur l’affiche promettaient, si ce n’est une rencontre dans les hautes sphères intellectuelles, du moins un “show" dans la salle autant que sur scène: Pierrot Léger, Janou St-Denis, Denis Vamer, Josée Yvon et Paul Chamberland, etc.Fort malheureusement, aucune promesse n'a été tenue: rien d’epoüstouflant au niveau de la création poétique, rien non plus des guerres navales auxquelles s’attendait tout le monde et surtout des poètes comme Pierrot Léger et Denis Vanier, à la recherche constante d’une contestation stimulante.Rien, sinon un oeuf lancé en début de soirée et quelques pas de danse de la part d’un Denis Vanier, à qui on criait “Mick Jag-ger”, probablement à cause de son pantalon rose et de cette façon de jouer avec le micro.Même si le baron Philippe, de la salle, incitait les differents poètes à l’extravagance, tout est resté dans l’ordre et la défé- la boîte à échos.Il y aura des spectacles pour enfants durant La Fête des voisins à Laval.Jeudi le 5 août, de 19h.30 à 21h.30, l’une des trois mini-scènes du Centre de la Nature présentera L’Aubergine de Macédoine.Samedi, de llh.à 14h., on pourra voir Chatouille, Chocolat et Bezom.Rappelons, d’autre-part, que le theatre de la Poudrière présente tous les mercredis, jeudis, vendredis et samedis à 14h.un spectacle pour les petits intitulé Le Petit monde de Pile Saint-Hélène.30 marionnettes animent ce magnifique spectacle.• La Chine est en cours d’acheter uncertain nombre de films canadiens produits par l’ONF, ainsi que par certaines compagnies privées.On parle notamment de séries de télévision' comme Audubon Wilderness Theatre, The Wild Country et Wildlife Cinema; de longs métrages comme Wings in the Wilderness.Parmi les films québécois, mentionnons Québec et L’Hiver en froid mineur.• Du 16 au 23 août prochain, la Société artistique de Montréal organise des Cours d’été destinés aux professeurs de piano et aux élèves avancés.Ces^ cours auront lieu au Victoria" Hall, 4626 ouest, rue Sherbrooke.Les titulaires des cours sont Luis Carlos de Moura Castro (Brésil), Lorraine Prieur Deschamps (Canada), Pierre-Max Dubois (France) et Jean-Paul Sévilla (France).On y étudiera le ré-mo! sique du Québec et du Canada.On s’inscrit à 934-0779.pertoire pianistique imposé au Concours de musique DES VENDREDI CARREFOUR ,318 STE-CATHERINE-BlEURY • Une réussite miraculeuse.TÉLÉRAMA • Un film à voir.MATCH * * • Riche en gags d'un comique irrésistible.LE FIGARO li'okatot
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