Le devoir, 21 août 1976, samedi 21 août 1976
la météo: Ensoleillé, chaud et venteux par moments.Maximum près de 30.Aperçu pour dimanche: Peu de changements.Fais ce que dois utilisez votre part du ciel.apprenez à piloter! MÉTRO AVIATION INC.Aéroport de St-Hubert 514-678-5610 Vol.LXVIII-N0 195 Montréal, samedi 21 août 1976 Saint Pie X 25 CENTS Montréal convoite la “manne” fédérale La Ville pourrait toucher $100 millions pour son usine de filtration ¦¦¦¦¦¦¦¦¦ MHHHHHBBMOHMKMHMKHI par Bernard Descôteaux La Ville de Montréal obtiendra sous peu une aide financière substantielle de la part du gouvernement fédéral par le biais de la Société centrale d’hypotheques et de logement pour son programme d’alimentation en eau potable.Les montants que Montréal pourra obtenir ne sont pas encore déterminés, mais ils pourraient être de l'ordre d’une centaine de millions de dollars.C’est en vertu d’un nouveau pro- X.A l’optimisme qu’avait fait naître le ralentissement des activités du volcan La Soufrière à la Guadeloupe a succédé hier un regain de pessimisme.Informations et indices montrent qu’il est vraisemblable qu’une manifestation volcanique se produise d’ici peu, a fait savoir hier M.Olivier Stirn (à droite), secrétaire d’État français aux territoires d’outre-mer.(Téléphoto AP) Après les émeutes sanglantes Pretoria lâche un peu de lestes, JOHANNESBOURG (d’après AFP et Reuter) — Tandis que le gouvernement sud-africain faisait une nouvelle concession sur le statut des Noirs dans les zones urbaines, des églises ont été incendiées hier dans les cités-dortoirs des environs de Port Elizabeth au troisième jour consécutif d’émeutes qui ont fait jusqu’à présent 33 morts, selon le dernier bilan officiel.Une église catholique a subi de gros dégâts.Une église méthodiste, qui se trouvait à proximité, a également été incendiée, mais la police sud-africaine est parvenue à éteindre rapidement les flammes.Les émeutiers avaient d’abord incendié des magasins et des tavernes des “townships”, puis, jeudi, ils ont attaqué des usines dans une zone industrielle blanche, avant de s’en prendre, maintenant, aux églises.En dépit des incendies, la police déclare que les trois principales cités-dortoirs de la région de Port Elizabeth étaient calmes dans la journée.On n’a pas signalé de heurts notables entre manifestants et police anti-émeutes.Le porte-parole de la police a déclaré que les 33 morts n’avaient pas toutes résulté de tirs de la police.Certains sont morts de coups de couteau, probablement à l’occasion de rixes avec d’autres africains, d’autres ont été écrasés par des voitures, a-t-il dit.On craint que les troubles se poursuivront en fin de semaine.A Port Elizabeth, les cinq matches de rugby où devaient figurer des équipes de la police ont été ajournés, les joueurs ayant été placés sur pied d’alerte dans les cités-dortoirs de New Brighton, Kwazakele et Zwide.Plusieurs cas d’incendie d'écoles africaines ont eu lieu notamment à Durban, à Vitenhague, près de Port Elizabeth, ainsi qu’à Mofolo, un quartier de Soweto, la principale ville satellite africaine de Jo-nannesbourg, où des manifestants ont également tenté de mettre le feu à un ci- nema.D’autre part, moins d’une semaine après avoir annoncé que les Noirs pourraient désormais acheter leurs maisons dans les cités africaines des "zones blanches" pour une période de trente ans, le gouvernement sud africain a lever hier la clause sur la durée du bail.Désormais, les Africains de Soweto pourront posséder pour toujours leur domicile.Bien que le gouvernement s’en défende, cette décision constitue un pas important vers la.reconnaissance de la permanence de la présence des Noirs dans les zones urbaines.La politique suivie jus-ou’à présent considérait les Noirs comme des résidents temporaires devant regagner un jour leur “foyer national” (Ban-toustan), que la plupart ne connaissent Voir page 6: Pretoria Un Montréalais frappé du “mal des légionnaires” ?Le directeur administratif du Montreal General Hospital, M.George Jackson, a confirmé hier que cette institution avait accueilli comme patient un homme qui avait récemment séjourné à Philadelphie et qui montre des symptômes analogues à ceux du mystérieux “mal des légionnaires” des États-Unis.Le patient en question a été confié au service des soins intensifs, bien que son état ne semble pas très grave, a déclaré M.Jackson.On pouvait le voir hier, en effet, se promener sans aide dans les couloirs de l'hôpital.Mais il est atteint “d’une infection des voies respiratoires conjuguée à une fièvre légère” (c’est souvent ainsi qu’on définit la grippe), et les autorités médicales de l'institution sont entrées en consultation avec le Centre de pathologie d’Atlanta.M.Jackson n’a pu dire si les autorités des ministères fédéral et provincial de la Santé avaient d’autre part été informées de la situation.Il ne semblait pas hier soir qu'elles l'eussent encore vraiment été, ni qu’elles ne soient vraiment souciées de l’être: un fonctionnaire médical de la Santé fédérale, le docteur Stan Handzel, a reconnu qu'il avait “entendu dire qu’on avait hospitalisé un malade”, mais qu’il attendait que le ministère fût informé d'une épidémie.A Québec, un porte-parole des Affaires sociales a déclare qu’il ignorait tout de la situation, mais que son ministère aurait été le premier informé d'un début d’épidémie.Selon les bruits cjui avaient commencé de courir hier après-midi, le patient en cause, dont l’identité est toujours inconnue, est^fh homme âgé de 70 ans, d’origine allemande, qui avait assisté dans la ville de Philadelphie au Congrès eucharistique qui s’était tenu là peu de temps après celui de la “American Légion", le mois dernier.Voir page 6: Légionnaires gramme du gouvernement fédéral que Montréal pourra obtenir cette aide financière, laquelle sera disponible dès qu’une entente entre les gouvernements provincial et fédéral aura été conclue pour déterminer les modalités d’apphcation de ce programme.Cette entente doit d’ailleurs etre paraphée au cours des prochains jours.Il va sans dire que dans le contexte actuel, soit la précarité de la situation financière de Montréal et ses obligations à Tégard du déficit olympique, tant Québec qu Ottawa considèrent ce dossier comme prioritaire.Voilà ce que LE DEVOIR a appris de bonne source, informations qui ont été d’ailleurs confirmées en grande partie par plusieurs personnes mêlees à ce dossier.Il appert tout d’abord que le gouvernement fédéral a choisi de faire sa part à l’égard du déficit olympique en apportant une aide indirecte à la Ville de Montréal pour l’aider à absorber le contre-coup financier des jeux, et à ce sujet quelques projets d’importance diverse sont à l'étude.Il s’agit dans chaque cas de profiter de programmes existants ou des fonds disponibles pour les investir dans la région de Montréal.C’est ainsi que dès le mois de mars dernier, quelques jours à peine après que le premier ministre Trudeau ait opposé un non retentissant à une participation directe du fédéral au financement des Jeux olympiques, les autorités municipales de Montréal soumettaient à la Société centrale d'hypothèques et de logement (SCHL) une demande d'aide en vertu du Voir page 6: Montréal Tetley renonce à publier sa politique d’achat par Michel Vastej Le ministre québécois des Travaux publics £t des Approvisionnement, William Tetley, a renoncé à la dernière minute à publier son énoncé de politique d’achat pour l’ensemble des organismes publics et para-publics du Québec.Selon un document dont LE DEVOIR a obtenu copie, M.Tetley devait profiter de la-réunion, lundi à Quebec, des ministres des Travaux publics du Canada, pour annoncer officiellement sa politique “en vue de favoriser les produits québécois et, à défaut, les produits canadiens de préférence à ceux de fabrication étrangère”.Le document ne sera pas rendu public et M.Tetley a confirme hier après-midi au DEVOIR qu’il devra encore “faire l’objet de discussions au Conseil des ministres”.Il apparaît que M.Tetley voudra d’abord connaître la réaction de ses collègues des autres provinces avant de faire quoi que ce soit.Fixant lui-même Tordre du jour de la conférence fédérale provinciale des ministres des Travaux publics, le ministre québécois a inscrit, en tête, la question suivante: “Si, à l’intérieur d’une politique d’achat clairement définie, une province paie une prime visant à favoriser l'industrie locale, sera-t-elle automatiquement sujette à un boycottage de la part des autres provinces?'’ Le gouvernement du Québec lui-même n'est pas un très gros acheteur, environ $200 millions, mais, si on ajoute l’ensemble des sociétés d’État, et notamment THydro-Québec avec $450 millions, les commissions scolaires, les municipalités et les hôpitaux, on arrive à un total de $2.5 milliards en 1976 de biens et services payés avec des fonds publics.Le principe d’une politique d’achat est simple: le gouvernement, tout en cherchant à acheter au meilleur prix, favorise des produits fabriqués sur place.Pour arriver à ce résultat, il peut décider d’éliminer d’office tout fournisseur étranger, ou même résidant dans une autre province, ou encore il peut accorder une “prime” de 5 ou 10% à un manufacturier québécois, par rapport à ses concurrents de l'extérieur.Il existe de telles politiques en Ontario, même si elles n’ont jamais été officiellement révélées.Le ministre québécois a fait le tour des dix provinces et affirme avoir constaté lui-même combien en ce domaine “moins on en dit, mieux ca vaut?” En juin 1962, le gouvernement du Québec a lui-même adopté un Arrêté en conseil autorisant THydro-Québec à favoriser un fournisseur québécois,” même si sa soumission n’est pas la plus basse”.Le document non publié, a été soumis à l’Union des municipalités, à la Fédération des commissions scolaires protestantes, à la Corporation des architectes, à THydro-Québec et “à d’autres organismes publics”, selon le ministre lui-même, le document énonce, au nom du gouvernement, une politique d’achat provisoire pour toutes les institutions publiques et para publiques.Il comprend les éléments suivants: • Maintien du principe de la plus basse soumission, • A prix égal, avantage au manufacturier québécois, puis au manufacturier canadien, de préférence à un fabricant étranger, • S’il y avait suffisamment de manufacturiers au Québec, • Le gouvernement limiterait le droit de soumissionner aux seuls québécois, Voir page 6: William Tetley En menant une campagne agressive Ford veut effacer le sourire de Carter WASHINGTON (d’après AFP) - Le président Gerald Ford a promis hier de mener une campagne vigoureuse contre le parti démocrate et son candidat Jimmy Carter.Dans une allocution prononcée à Russell (Kansas), la ville de 5,000 habitants où habite le candidat républicain à la vice-présidence, le sénateur Robert Dole, M.Ford a affirmé que lui et son co-équipier pouvaient vaincre le 2 novembre s’ils menaient une campagne agressive.Jeudi soir, en acceptant l'investiture, M.Ford avait surpris son audience en annonçant qu’il était prêt à accepter des débats face-à-face avec M.Carter.Les deux candidats démocrates, MM.Jimmy Carter et Walter Mondale, n’ont guère tardé à répondre aux “fanfaronnades” de leurs adversaires républicains, en acceptant avec empressement de les affronter lors de débats télévisés.Au cours d’une conférence de presse donnée dans son village de Plains en Géorgie, M.Carter a defini les grandes lignes de la campagne qu’il entend mener pour battre le duo répunlicain qu’il a qualifié de “formidable".Il a déclaré que la formule des débats télévisés, proposés par le président serait mise au point par les conseillers de presse des deux candidats.Il a indiqué que pour sa part, il préférerait plusieurs débats dans des villes différentes.L’ancien gouverneur de Géorgie a ajouté qu’il continuerait à parler de “l’ad- ministration Nixon-Ford” .et qu’il mettrait l’accent sur ce qu’il a appelé “Tab-sence de leadership” du président.La ligne des électrices (league of women voters) qui serait éventuellement chargée d'organiser les débats a indiqué qu’elle avait suggéré la ville de St.Louis, dans le Missouri, comme premier lieu de rencontre entre MM.Fora et Carter le 28 septembre.Les deux autres dates envisagées seraient les 11 et 25 octobre dans des Voir page 6: Gerald Ford au sommaire » ¦ Jean-Paul L’Allier vient de célébrer le premier anniversaire de son accession au ministère des Affaires culturelles.C’est auussi le premier anniversaire de l’avènement d’une ère nouvelle dans la politique culturelle au Québec.Dans un long entretien avec Victor-Lévy Beaulieu, le ministre fait le point des réactions au Livre vert publié en mai et ouvre de nouvelles perspectives.— page 11 ¦ La baie James: un chantier en instance de fermeture ?¦ Le rapport Bibeau n’est pas sévère, commente Edgar Gallant ¦ Le rapatriment: les provinces n’ont pas réussi à s’entendre ¦ Un spécialiste du droit — page 3 maritimes enquêtera sur le drame de Percé — page 3 ¦ La rentrée des tripo-teurs ?un éditorial de Jean-Claude Leclerc ¦ D’un non alignement, l’autre: une analyse de Georges Vigny — page 4 Candidat au leadership Matte voit le Canada divisé en cinq États par Claude Papineau J OTTAWA (PC) — Affirmant favoriser nettement Toption constitutionnelle “souveraineté-association” en vue de la création de cinq États indépendants au Canada, le député créditiste de Champlain a annoncé, hier, son entrée dans la course au leadership du Parti Crédit social du Canada, en vue du congrès de novembre prochain.M.Matte, qui avait déjà indiqué au cours de la dernière campagne électorale, en mai 1974, son intention d’assurer la succession du chef actuel, M.Réal Caouette, devient ainsi le deuxième candidat officiel en lice, avec le président du parti, M.Martin Battersley, avocat d’Edmonton.Au cours d’une conférence de presse, à son bureau à Ottawa, M.Matte a déclaré qu’il avait décidé de briguer les suffrages en prenant pour acquis qu’il serait le seul candidat à la direction du parti au sein du caucus.Se disant conscient de l’envergure limitée du parti, M.Matte affirme à cet égard : “Le petit groupe que nous sommes ne peut se diviser: nous aurions Tair des créditistes du provincial à Québec.” M.Matte a rappelé que le chef sortant mis à part, le caucus fédéral se résume à 10 députés, dont trois devront bientôt prendre leur retraite.“Comment peut-on dans de telles circonstances, envisager une lutte acerbe ou à finir entre deux ou trois députés?” a-t-il dit.Le député de Champlain a par ailleurs soutenu qu’au cours d une réunion tenue au printemps dernier, tous les députés créaitistes a Ottawa avaient clairement indiqué leur intention de ne pas se porter candidat.“Seul Gilbert Rondeau, député de Shef-ford, a manifesté ce désir si jamais il n’y avait aucun représentant du caucus, et, au mois de juin dernier, mon ami André Fortin, député de Lotbinière, confirmait d’ailleurs à la Presse Canadienne sa décision de ne pas être candidat,” a affirmé M.Matte.Agé de 41 ans, ancien enseignant, M.Matte s’est dit prêt à prendre les rênes du parti, révélant avoir perdu 40 livres et é-tre devenu végétarien après un jeûne de 18 jours interrompu le 22 juin dernier, jour du vote en deuxième lecture sur le projet de loi visant l’abolition de la peine de mort.Sur la question constitutionnelle, M.Matte croit que le Canada se dirige irréversiblement vers la création de cinq régions autonomes, et que, sans vouloir imposer la solution indépendantiste, il faut etre prêt à l’assumer pour corriger le pacte confédératif actuel qui n'est plus approprié.M.Matte, qui rappelle avoir été secrétaire du président du Ralliement national, M.Gilles Grégoire, en 1967-68, avant son adhésion au Crédit social, et qui prétend être à l’origine du nom du Parti québé-Voir page 6: René Matte 2 • Le Devoir, samedi 21 août 1976 SALAIRES DES ENSEIGNANTS Le 22 juillet 1976, la partie patronale acceptait la dernière hypothèse formulée par les représentants syndicaux à la table centrale de négociation (front commun: CSN/FTQ/CEQ).EN VOICI QUELQUES CARACTÉRISTIQUES: • Pour la première année de la convention collective (1975/1976), une augmentation de 35,24% de la masse salariale globale des enseignants en regard de ce que prévoyaient les échelles de traitement l’année précédente.De $853 843 302 qu’elle était en 1974/1975, la masse salariale des enseignants passe à $1 154 780 822 en 1975/1976, soit une augmentation de plus de $300 000 000.• L'augmentation réelle de cette masse salariale pour la première année de la convention est donc de 15,46% au-delà de l’avance de 17% qui a déjà été versée.• La masse salariale offerte par la partie patronale en novembre 1975 comportait une augmentation de 29,43%.Quelques mois plus tard, en février 1976, de nouvelles offres patronales portaient cette augmentation à 31,39%.L'hypothèse acceptée récemment par la partie patronale représente donc une augmentation d’environ 6% de la masse salariale en regard des offres initiales, ce qui représente $50 000 000 de plus pour la seule première année de la convention.• Pour la deuxième année de la convention (1976/1977), l'augmentation des échelles de traitement sera de 8% tandis qu'elle se situera à 6% pour les deux dernières années.• Ces augmentations sont assorties d’une clause d’indexation pour tenir compte de l’augmentation du coût de la vie.En effet, les échelles de traitement de l'année suivante seront rajustées à la hausse si le coût de la vie augmente de plus de 8% en 1975/1976, de plus de 6% en 1976/1977, de plus de 4% en 1977/1978 et de plus de 3,5% en 1978/1979.• À chaque année, l’enseignant qui n'a pas atteint le maximum de son échelle bénéficie d’une augmentation d’échelon pour l’expérience acquise, ce qui représente une augmentation additionnelle de 3,45%.Cette dernière augmentation est constante pour toutes les échelles et pour les quatre années de la convention.• En comparant les échelles (ex: 15 ans de scolarité vs 14 ans), on remarque que la différence qui existe d’une échelle à la suivante est légèrement supérieure à 8,8% et qu’elle est la même pour les quatre années de la convention.C’est donc dire qu’une année de scolarité supplémentaire vaut à son détenteur une augmentation salariale de 8,8% (à l’exception de l'échelle des moins de 14 ans de scolarité qui marque une différence de 5,73% avec la suivante).I Gouvernement du Québec Ministère de l’Éducation ÉCHELLE DE TRAITEMENTS ANNUELS — ANNÉE SCOLAIRE 1975-1976 Années de scolarité** Moins de 14 ans 14 ans 15 ans 16 ans 17 ans 18 ans 19 ans 20 ans* Années 1 8 833 9 340 10 168 11 066 12 047 13 111 14 274 15 854 d’expérience 2 9 138 9 662 10 519 11 448 12 463 13 564 14 766 16 346 3 9 453 9 996 10 882 11 843 12 893 14 032 15 276 16 856 4 9 779 10 340 11 257 12 251 13 338 14516 15 803 17 383 5 10 116 10 697 11 645 12 674 13 798 15017 16 348 17 928 6 10 465 11 066 12 047 13 111 14 274 15 535 16912 18 492 7 10 827 11 448 12 463 13 564 14 766 16 071 17 495 19 075 8 11 200 11 843 12 893 14 032 15 276 16 625 18 099 19 679 9 11 586 12 251 13 338 14516 15 803 17 199 18 723 20 303 10 11 986 12 674 13 798 15017 16 348 17 792 19 369 20 949 11 12 400 13 111 14 274 15 535 16912 18 406 20 038 21 618 12 12 827 13 564 14 766 16 071 17 495 19 041 20 729 22 309 13 13 270 14 032 15 276 16 625 18 099 19 698 21 444 23 024 14 13 728 14516 15 803 17 199 18 723 20 377 22 184 23 764 15 14 201 15017 16 348 17 792 19 369 21 080 22 949 24 529 * ÉCHELLE DE TRAITEMENTS ANNUELS — ANNÉE SCOLAIRE 1976-1977 Années de Moins de scolarité** 14 ans 14 ans 15 ans 16 ans 17 ans 18 ans 19 ans 20 ans* Années 1 9 540 10 087 10 981 11 951 13011 14 160 15416 17 122 d’expérience 2 9 869 10 435 11 361 12 364 13 460 14 649 15 947 17 653 3 10 209 10 796 11 753 12 790 13 924 15 155 16 498 18 204 4 10 561 11 167 12 158 13 231 14 405 15 677 17 067 18 773 5 10 925 11 553 12 577 13 688 14 902 16218 17 656 19 362 6 11 302 11 951 13011 14 160 15416 16 778 18 265 19 971 7 11 693 12 364 13 460 14 649 15 947 17 357 18 895 20 601 8 12 096 12 790 13 924 15 155 16 498 17 955 19 547 21 253 9 12513 1,3 231 14 405 15 677 17 067 18 575 20 221 21 927 10 12 945 13 688 14 902 16218 17 656 19215 20 919 22 625 11 13 392 14 160 15416 16 778 18 265 19 879 21 641 23 347 12 13 853 14 649 15 947 17 357 18 895 20 564 22 387 24 093 13 14 332 15 155 16 498 17 955 19 547 21 274 23 160 24 866 14 14 826 15 677 17 067 18 575 20 221 22 007 23 959 25 665 15 15 337 16218 17 656 19215 20 919 22 766 24 785 26 491 NOTE: en 1976/1977, les professeurs de collèges qui ont moins de 15 ans de scolarité reçoivent le traitement prévu à l'échelle de 15 années de scolarité.ÉCHELLE DE TRAITEMENTS ANNUELS — ANNÉE SCOLAIRE 1977-1978 Années de scolarité** Moins de Années d’expérience 14 ans 14 ans 15 ans 16 ans 17 ans 18 ans 19 ans 20 ans* 10 112 10 962 11 640 12 668 13 792 15010 16 341 18 149 10 461 11 061 12 043 13 106 14 268 15 528 16 904 18712 10 822 11 444 12 458 13 557 14 759 16 064 17 488 19 296 11 195 11 837 12 887 14 025 15 269 16618 18 091 19 899 11 581 12 246 13 332 14 509 15 796 17 191 18715 20 523 11 694 12 668 13 792 15010 16 341 17 785 19 361 21 169 12 395 13 106 14 268 15 528 16 904 18 398 20 029 21 837 12 822 13 557 14 759 16 064 17 488 19 032 20 720 22 528 13 264 14 025 15 269 16618 18 091 19 690 21 434 23 242 13 722 14 509 15 796 17 191 18715 20 368 22 174 23 982 14 196 15010 16 341 17 785 19 361 21 072 22 939 24 747 14 684 15 528 16 904 18 398 20 029 21 798 23 730 25 538 15 192 16 064 17 488 19 032 20 720 22 550 24 550 26 358 15716 16618 18 091 19 690 21 434 23 327 25 397 27 205 16 257 17 191 18715 20 368 22 174 24 132 26 272 28 080 ECHELLE DE TRAITEMENTS ANNUELS — ANNÉE SCOLAIRE 1978-1979 Années de scolarité** 14 ans 15 ans 16 ans 17 ans 18 ans 19 ans 20 ans* Années 1 11 334 12 338 13 428 14 620 15911 17 321 19 237 d’expérience 2 11 725 12 766 13 892 15 124 16 460 17918 19 834 3 12 131 13 205 14 371 15 645 x 17 028 18 537 20 453 4 12 547 13 660 14 867 16 185 17615 19 176 21 092 5 12 981 14 132 15 380 16 744 18 222 19 838 21 754 6 13 428 14 620 15911 17 321 18 852 20 523 22 439 7 13 892 15 124 16 460 17918 19 502 21 231 23 147 8 14 371 15 645 17 028 18 537 20 174 21 963 23 879 9 14 8é7 16 185 17615 19 176 20 871 22 720 24 636 10 15 380 16 744 18 222 19 838 21 590 23 504 25 420 11 15911 17 321 18 852 20 523 22 336 24 315 26 231 12 16 460 17918 19 502 21 231 23 106 25154 27 070 13 17 028 18 537 20 174 21 963 23 903 26 023 27 939 14 17615 19176 20 871 22 720 24 727 26 920 28 836 15 18 222 19 838 21 590 23 504 25 580 27 848 29 764 NOTE: en 1978/1979, les enseignants des commissions scolaires qui ont moins de 14 ans de scolarité sont rémunérés selon l'échelle de 14 ans de scolarité.De môme les professeurs des collèges qui ont moins de 16 ans de scolarité reçoivent le traitement prévu à l’échelle de 16 ans de scolarité.* Scolarité de 19 ans ou plus et un doctorat de 3e cycle.** Conformément au «Manuel d’évaluation de la scolarité» du Ministre.i > LE DEVOIR Page 3 Montréal, samedi 21 août 1976 Le chantier de la baie James menacé de fermeture par Louis-Gilles Francoeur Alors que la CSN-Construction voyait hier dans les offres des entrepreneurs “une passe” pour créer un réservoir patronal de “cheap labour” et recommandait un vote de grève à ses 40,000 membres, les électriciens étendaient leur débrayage à toutes la province et abandonnaient jusqu’au dernier les chantiers de la baie James, suivis par les journaliers qui ont rejeté les propositions patronales et opté pour la greve dans une proportion de 70%.Selon un porte-parole syndical, le départ des électriciens et des journaliers, qui pourrait être bientôt suivi de celui des 3,000 opérateurs de machinerie lourde, fait de la Baie James “un chantier en instance de fermeture".Aussitôt rejoint par l’ordre de grève de la Fraternité interprovinciale des ouvriers en électricité, les électriciens de la Baie James ont tous rempli des formulaires de “départ volontaire’'.Ils ont pris l’avion dans la journée d’hier, laissant le chantier sans un seul spécialiste des installations électriques.Certains contremaîtres les ont suivis.Après leur vote de grève, les journaliers ont eux aussi commencé à évacuer les lieux.Une trentaine de départs ont été signalés hier et ce nombre augmenterait sensiblement aujourd’hui.“Le véritable coup de massue viendra toutefois dimanche soir alors que les opérateurs de machinerie lourde du chantier auront à se prononcer sur les offres patronales.Si certains travaux de surface peuvent continuer quelque temps sans les électriciens, c’est plus difficile sans les journaliers.Mais c’est impossible sans les opérateurs de machinerie lourde”, a déclaré hier au DEVOIR, M.Pierre Riverin, Pe , cantonne a LG-2.Dans la région métropolitaine, les opérateurs de machinerie lourde du local 791 ont été appelés à se prononcer sur les propositions patronales, mercredi prochain, au Centre Paul Sauvé.L’exécutif du local en a recommandé le rejet et demande un mandat de grève à ses troupes.Pendant ce temps, l’Office de la construction rapportait hier qu’une centaine de chantiers importants, dans les secteurs industriel et commercial, avaient été fermés à la suite de l’arrêt de travail des électriciens.Environ une dizaine de ces fermetures sont toutefois attribuables à des lock out.L’OCQ évaluait à environ 10,000 le nombre de syndiqués touchés par le conflit mais les rapports des inspecteurs de l’Office, a souligné son porte-parole, ne tiennent compte que des conflits signalés par les entrepreneurs ou à proximité des bureaux régionaux.La CSN indiquait de son côté hier son intention d’entrer dans la bataille en recommandant à ses membres de rejeter les offres patronales et d’opter pour la grève.Au plan tactique, la CSN ne lance pas de mot d'ordre formel mais laisse ses trou- et d opti , la CSN ne lance pas de libres de leurs actions.Jusqu’ici, les travailleurs de cette centrale ont en général respecté scrupuleusement les piquets de grèves des électriciens de la FTQ.Très virulente dans sa critique des propositions patronales, la CSN dénonce tout particulièrement l'accroissement des écarts de salaire entre les différents métiers, la réintroduction des disparités régionales dans les échelles de salaire, et l’absence d'augmentation de salaire pour les manoeuvres.Sans s’attaquer directement au local des journaliers de la FTQ-Construction, qui n’a demandé aucune augmentation de La FTQ mobilise en vue de la journée du 14 octobre Alors que la direction du Syndicat des métallos confirmait la détermination d’amener ses 130,000 membres à débrayer le 14 octobre prochain contre les mesures anti-inflation, la FTQ annonçait hier officiellement sa volonté d’en faire autant avec ses 280,000 membres québécois sur la ligne de piquetage nationale qui sera dressée ce jour-là contre les politiques gouvernementales.Par ailleurs, le Congrès du Travail du Canada et la FTQ ont été très clairs sur le sens du mot d’ordre, que certains syndicats avaient tendance à interpréter en faveur d’actions moins énergiques qu’un arrêt de travail du CTC.En effet, dans une lettre adressée à tous ses affiliés, le président du CTC, M.Joe Morris, rappelle que ce sont les 2,500 délégués, au dernier congrès tenu à Québec, qui ont pris la décision “spécifique d’organiser un ou plusieurs arrêts de travail s’il s’avère impossible de convaincre le gouvernement de retirer la législation” anti-inflation.Après l’échec des pourparlers du mois d’août avec le gouvernement fédéral, le CTC a décidé de demander à ses 1.3 million de membres de débrayer le 14 octobre.Le président de la FTQ, M.Louis La-berge, a abondé dans le même sens, ajoutant toutefois que “ceux qui feraient moins n’en seraient pas exclus pour autant”.Après avoir mis au point au cours des derniers jours une stratégie de débrayage de concert avec les représentants des syndicats affiliés, la FTQ a adressé une demande à la CSN afin d’accroître l’ampleur du débrayage au Québec.La même requête sera vraisemblablement adressée la semaine prochaine par M.Laberge qui doit prendre la parole devant le congrès de la CEQ, qui sè tient dans la veille capitale.Du côté de la CSN, on mentionne officieusement que la participation de la centrale est théoriquement acquise mais qu’il reste à confirmer cet appui en soumettant la question aux instances directement visees par cette question.Du côté de la FTQ, les porte-parole syndicaux ont souligné que plusieurs affiliés avaient déjà vote le principe d’une grève d’une journée et que le mouvement allait s'intensifier au cours des prochaines semaines alors que les syndicats seront contactés par le comité de coordination mis sur pied cette semaine en vue d’assurer le succès de la journée de grève nationale, à laquelle les divers groupes sociaux intéressés à contester le programme antiinflation, sont invités à participer à leur façon.Louis Laberge Le rapatriement Les provinces n’ont pu faire l’unanimité BANFF (d’après CP) — Président d’office de la conférence annuelle des premiers ministres provinciaux qui se déroulait cette année dans sa province, le premier ministre de l'Alberta, M.Peter Lou-gheed, a eu peu d’efforts à faire hier, à l’issue de la séance qui mettait fin à trois jours d'entretien, pour tirer le compte rendu des travaux: les chefs provinciaux, a-t-il déclaré, estiment qu’il leur faut une nouvelle conférence pour faire l’accord sur la question du rapatriement de la constitution.Sur ce point, l’accord est unanime.et la prochaine rencontre se fera à Toronto, le 1er ou le 2 octobre, c’est-à-dire dans moins d’un mois et demi.Comme il est connu que les chefs provinciaux s’enten- dent à peu près totalement sur le plan du principe, mais non sur celui des modalités ou de la stratégie, on a demandé à M.Lougheed s’il estimait possible qu’on parvienne à faire à Toronto le difficile concensus tactique.Réponse prudente: “C’est très difficile de le prévoir à l’heure actuelle,” a déclaré l’hôte des 10.M.Lougheed est d'ailleurs resté avare de renseignements jusqu'à la fin de son entretien avec les journalistes.C'est par exemple d’autre source qu’on a pu connaître l’étonnement qu’avait provoqué.l’Alberta, justement, avec une proposition demandant l’accord unanime avant l’admission du moindre amendement constitutionnel.Mais M.Lougheed a eu une réflexion réconfortante et souriante, quand on lui a rappelé l’ultimatum du 15 septembre du premier ministre Pierre Elliott Trudeau: “Nous avons passé 109 ans sans réforme constitutionnelle,” a dit M.Lougheed, et M.Trudeau ne bousculera pas les provinces pour quelques semaines de retard.Mais le premier ministre de l’Alberta s’est permis, à l'égard de ses homologues des autres provinces, une autre observation, celle-la moins diplomatique: la plupart des premiers ministres provinciaux, a-t-il déclaré, ne se sont attaqués au dossier de la réforme constitutionnelle que depuis fort peu de temps.“Et ce dossier est si complexe.” La conférence s’est aussi penchée, hier sur le problème de la propriété étrangère au pays.Les discussions ont été longues, et ont mené à une déclaration unanime d’intention: à savoir, qu’il conviendrait de prendre toutes les mesures nécessaires pour que les spéculateurs étrangers ne fassent pas grimper le’ prix des terrains à un niveau inaccessible aux gens du lieu.On s’est de plus accordé a reconnaître comme avantageux un éventuel programme d’échange interprovincial de renseignements sur les structures salariales des fonctionnaires.Enfin M.Lougheed a annoncé que la conférence des premiers ministres provinciaux se tiendrait, l’an prochain, au Nouveau-Brunswick.Un spécialiste du droit maritime est chargé d’enquêter sur le drame de Percé par Bernard Morrier Le ministère québécois de la Justice a annoncé hier la nomination comme coroner de Me Stanislas Déry, spécialiste en droit maritime, pour enquêter sur les circonstances qui ont entouré la mort de 12 personnes lundi, dans le golfe Saint-Laurent, près de Percé.Pendant ce temps, les familles des neuf touristes français qui ont péri dans cette tragédie se plaignaient du peu d’information à leur disposition et déléguaient le frère de l'une des victimes à Percé pour connaître toute la vérité.Me Déry, qui a agi par le passé comme procureur de la Couronne, s’était tout particulièrement signalé lors de la tragédie du Mont Wright et lors de certains accidents mortels sur le chantier olympique de Montréal.11 fut également avocat du ministère fédéral des Transports, en 1963, à l’enquête sur une collision maritime qui fit 31 morts, en face de Baie Saint-Paul, dans le fleuve Saint-Laurent.M.Déry se rendra à Percé au début de la semaine prochaine pour y commencer son enquête qui sera publique.Aux dernières nouvelles, les recherches, dirigées par la Sûreté du Québec, se poursuivaient toujours dans le golfe Saint-Laurent, en vue de retrouver les corps des 11 victimes.Jusqu’à maintenant, un seul avait été repêché, celui de Mlle Françoise Louette, âgée de 20 ans, de Nantes, en France.Les autres victimes sont âgées entre 19 et 21 ans et comprenaient nuit Français et trois Québécois.L’autopsie pratiquée jeudi à Rimouski sur le corps de Mlle Louette a révélé que celle-ci avait succombé à l'asphyxie par noyade.L'examen a aussi permis de rele: ver des contusions sur le corps, ce qui laisse croire que la jeune Française s’est débattue pour tenter d’échapper aux flots.De plus, Mlle Louette ne portait plus le pantalon qu elle avait au départ de l’excursion et la police croit qu’elle Ta enlevé dans l'espoir de pouvoir nager plus librement et qu’elle a tenté de regagner la terre ferme.Mlle Louette faisait partie d'un groupe de neuf jeunes touristes français qui avaient quitté Percé lundi après-midi pour une excursion autour de Tile Bona-venture, une randonnée qui devait durer au plus deux heures.Ils étaient accompagnés de M.Gilles Poirier, de Joliette, et de deux pêcheurs de Percé, M.René Mé-thot, qui conduisait l’embarcation, et son ami, M.Charles-Eugène Langlois.Au moment de leur départ, dans une embarcation de 14 pieds, la mer était très agitée, les vagues atteignant 15 pieds, et plusieurs personnes leur avaient déconseillé d’entreprendre cette excursion, surtout qu’ils n’avaient pas de veste de sauvetage.Par ailleurs, les familles des quatre jeunes filles de Bron, en banlieue de Lyon, qui ont péri dans le naufrage de lundi, ont déclaré qu’elles ne comprenaient pas qu’on ait pu laisser partir en état de surcharge l’embarcation avec douze personnes a bord et qu’aucun passager n'ait été muni de gilet de sauvetage.Pour Mme Fleury Mazanon, dont la fille Sylvie a disparu, des fautes impar-donnables ont été commises et une action officielle commune va être déclenchée pour connaître toute la vérité.“Cela ne nous ramènera pas notre fille, a ajouté Mme Cagneux, mère de Catherine, aussi disparue, et dont le frère Christian est arrivé à Montréal hier.Mais nous sommes bien décidées à effectuer en commun toutes les démarches nécessaires pour empêcher de tels accidents”.Selon le responsable lyonnais de Nouvelles Frontières, M.Dominique de La Chapelle, le vice-consul de France à Montréal lui aurait déclaré que le bateau de Méthot était une pourriture.Un délégué parisien de Nouvelles Frontières, ce groupe qui avait fait les arrangements du voyage au Québec, est aussi arrivé à Montréal.Il s’agit de M.Patrice Lanternier, qui devait se diriger à.Percé.D’autre part, meme si des critiques ont déjà été formulées à l’endroit du Canada dans cette tragédie, le consul adjoint au consul général de France, à Québec, M.Alain Mauroy, a déclaré que rien ne peut être reproché aux autorités canadiennes ou aux policiers de la Sûreté du Québec qui sont chargés de l’affaire à Gaspé.“Nous avons été informés dès mardi matin de la tragédie.Le gouvernement canadien a été d’une gentillesse extrême et les policiers d’une grande efficacité.Nous avons communiqué avec les parents des jeunes victimes françaises et nous les avons tenus régulièrernent au courant de la situation”, a dit M.Mauroy.L’accident de Percé suscite de nombreuses controverses en Gaspésie et le député libéral de Gaspé, M.Alexandre Cyr, a demandé une enquête sur cette tragédie par les ministères des Transports québécois et fédéral.Le même requête a été faite par M.Louis Brochet, président des Bateliers de Percé Inc., une entreprise représentant neuf propriétaires de bateaux organisant des excursions en mer dans la region.Hier, on apprenait que M.Carie Méthot, propriétaire de la chaloupe impliquée dans la tragédie, ne détenait aucun certificat d’inspection du ministère fédéral des Transports et n’en avait d’ailleurs pas besoin pour organiser des excursions.Il détenait plutôt un certificat d’enregistrements émis par le ministère de l’Industrie et du Commerce du Québec, qui ne l'autorisait qu’à pratiquer la pêche.C’est ce qu'affirmait M.Robin Burn- Fa salaire au profit d’un aggrandisement de la juridiction de ce metier, la CSN s’en prend toutefois à la proposition patronale inspirée de la problématique du négociateur des journaliers, M.Roger Perreault, considère par la commission Cüche comme le bras droit d'André Desjardins, l’ex-roi de la construction.Selon les offres patronales, les journaliers auraient dorénavant l’exclusivité du travail dans les tunnels, y remplaçant la plupart des autres corps de métier.De plus, les journaliers obtiendraient le droit de manipuler les matériaux, une tâche autrefois réservée aux apprentis des différents métiers.Enfin, les journaliers obtiendraient divers avantages dans la construction des pipe-lines.“On verra des plombiers, dont les négociateurs syndicaux sont étrangement muets, des ferrailleurs et d’autres syndi- Edgar Gallant qués être obligés de s'inscrire chez les journaliers pour effectuer le travail qu’ils effectuaient autrefois à un meilleur taux.Seul le local des journaliers et ses nouveaux “bosses” y gagneront quelque chose.Il n’y aura pas plus de travail pour l’ensemble des travailleurs.La passe des patrons est claire: créer et aggrandir un réservoir de cheap labour”, a commenté un porte-parole de la CSN.La CSN-Construction, qui rejoint dans ces dernières remarques le Conseil provincial des charpentiers menuisiers (FTQ), a décidé de convoquer des votes formels sur les propositions patronales et la question de la greve même si la loi provinciale ne sollicite pas son avis ou celui de ses 40,000 membres dans la négociation en cours.Les recommandations de Tétat-major de la CSN-Construction sont claires: rejet et grève.Le rapport Bi beau n’est pas si sévère side, responsable de la sécurité des navires pour la région des Laurentides, au ministère fédéral des Transports.M.Burnside tire cette conclusion de l’article 467 de la Loi maritime marchande du Canada (Canada Shipping Act).“Les navires à vapeur, incluant ceux mus par moteur, d’une jauge brute d’au plus cinq tonneaux, qui ne transportent pas plus de 12 personnes et qui ne sont pas des yatchs de plaisance, sont exemptés de l’inspection annuelle et soustraits aux règlements établis en vertu de l’article 400, outre que ceux qui concernent la construction des équipements requis à bord et les précautions a prendre contre les incendies”, précise le texte de loi.“Bien entendu, M.René Méthot, qui a conduit la barque de son frère, n’a pas tenu compte du guide de sécurité nautique et du “common sense” en s’aventurant en mer dans de telles conditions, mais, légalement, il n’a enfreint aucune loi fédérale”, a déclaré M.Burnside, au cours d’une entrevue téléphonique.M.Burnside a fait savoir qu'un représentant du ministère fédéral des Trans- orts était déjà à Percé pour enquêter sur la tragique expédition.Le rapport de l’enquêteur devrait être remis dans quelques jours au ministre des Transports et pourrait contenir des recommandations précises visant à modifier les règlements du transport maritime, a confié M.Burnside.OTTAWA (PC) — Non seulement la Commission de la fonction publique est-elle disposée à revoir et améliorer ses méthodes d évaluation de la compétence linguistique; cette révision est déjà même en cours.C'est ce qu’a déclaré hier le nouveau président de l’organisme, M.Edgar Gallant, à un groupe de journalistes qui l’avaient invité, en compagnie de MM.André Ouellet et Roger Lapointe, respectivement coordonnateur du programme des langues officielles et directeur du Bureau des langues, à leur faire connaître ses vues sur les recommandations du rapport du professeur Gilles Bibeau.On sait que ce rapport publié au début de la semaine passe en revue les programmes de formation linguistique de la fonction publique, et porte sur le régime des langues officielles, dans l’administration fédérale, des jugements qu’on estime en général fort sévères.M.Gallant, qui n’exerce ses nouvelles fonctions que depuis quelques semaines, n’est toutefois pas convaincu que le rapport Bibeau conclut à la faillite du programme de bilinguisme dans la fonction publique: il est au contraire plutôt satisfait du contenu de ses recommandations.Selon M.Gallant, le rapport Bibeau reconnut pleinement la valeur du programme d’enseignement des langues secondes dans la fonction publique, puisqu'il le compare aux programmes des meilleures écoles de langue des États-Unis et d’Europe.Le groupe d’études ne fait que suggérer, toujours selon M.Gallant, quelques rajustements visant à corriger les erreurs de parcours d’un programme conçu et mis sur pied à la hâte, pour satisfaire aux exigences de la résolution parlementaire de 1973, qui précisait les modalités d’ap-lication de la loi sur les langues officiel-es dans la fonction publique.M.Gallant rappelle que la tâche de la Commission de la fonction publique n’est ias de définir ni de désigner les postes bi-ingues, ce qui relève du Conseil du Trésor, mais de prendre les mesures nécessaires pour que ces postes soient pourvus dans les délais fixés, et pour que leurs titulaires acquièrent le minimum de connaissances indispensables à l’exécution de leur tâche dans les deux langues.Là où M.Gallant et le directeur du Bureau des langues, M.Roger Lapointe, ne souscrivent plus au rapport Bibeau, c’est quand celui-ci traite de la détermination Je l’échelon minimum de compétence, permettant d’établir si le titulaire d’un poste bilingue possède une formation suffisante en langue seconde pour satisfaire aux exigences linguistique de son poste.Le rapport Bibeau dénonce l’échelle actuelle, affirmant que seuls deux des quatre échelons présentement reconnus correspondent à une définition minimale du bilinguisme.Il estime que seulement 20 pour cent des fonctionnaires diplômés des eeoles de langue possèdent un degré de bilinguisme acceptable selon les normes en vigueur dans d’autres pays.M.Lapointe, pour sa part, réplique que personne n’a jamais défini ce “seuil minimum de bilinguisme’ et que de toute façon, le programme d’enseignement des langues ne vise pas à amener tous les fonctionnaires à parler couramment les deux langues, mais à leur faire acquérir un "strict minimum" de connaissances en langue seconde.Ainsi dans certains cas.un bilinguisme “d’accueil", c’est-à-dire la capacité de comprendre un message dans une langue qu’on ne parle pas, peut se révéler suffisant.La Canadian Concerts and Artists en faillite La firme Canadian Concerts and Artists Inc., qui avait organisé des concerts et de nombreux autres événements artistiques au cours des 30 dernières années, vient de déclarer faillite, a-t-on fait savoir hier.Les dettes de l’entreprise, connue également sous le nom de Kanor Limited, s’élèvent à plus de $500,000, tandis que son actif atteint à peine $5,000 en équipement de bureau.La première réunion des créanciers aura lieu le 30 août prochain, mais de Lavis d’un porte-parole du syndic Jacques Franco, il y a très peu d’espoir que les sommes dues puissent être remboursées.Il semble que la cause majeure de la faillite de l’entreprise dépende de la grève, l’an dernier, des musiciens de l’Orchestre symphonique de Montréal, alors qu’il fut impossible d’annuler les contrats J’artistes devant venir dans la métropole à ce moment et qu’il fallut en conséquence payer malgré tout.Le porte-parole du syndic a ajouté que son client n’avait aucune assurance à cet effet.Parmi les gros créanciers de Canadian Concerts ana Artists Inc., on relève Air Canada avec une somme de $84,351; $38.575 à Hurok Concerts de New York; $30,293 à Goxconcert de Moscou: $19,500 à l’Orchestre Johann Strauss de Vienne, et $44,200 à M.Nicholas Koud lavizeff, celui-là même qui avait fondé cette firme d’organisation de spectacles.suco auto-développement du tiers-Monde “L’ESPAGNE AUJOURD’HUI” “L'ANARCHISME QU'EST-CE QUE C'EST" Venez assister aux conférences qu’Augustin Souchy donnera, le 25 août à 20:00 h.au: 1001 rue St-Denis, chambre 204 et le 26 août, à 20:00 h.au: 1750, rue St-Denis dans le cadre de sa tournée internationale de popularisation et de soutien au combat des anarcho-syndicalistes espagnols.Le Collège Édouard-Montpetit avise tous ses étudiants que la rentrée scolaire se fera mercredi le 25 août prochain.Les horaires seront remis de main à main ce jour-là.La Direction Élue supérieure des Filles de la sagesse Les Filles de la Sagesse réunies à Rome en Chapitre général, ont élu soeur Ludovi-que Marc (Haïtienne), supérieure générale de leur congrégation.Elles ont élu également quatre assistantes générales: soeur Edna Butler (Etats-Unis), soeur Marie-Joseph Declercq (France), soeur Inès Lanzanova (Italie) et soeur Rachel Vinette (Canada-Montréal).Les Filles de la Sagesse fondée en France, en 1703, par Saint-Louis-Marie-Grignon de Montfort, comptent actuellement 4,073 membres exerçant leur activité apostolique à travers les cinq continents.>V^47 l’événement de l’année Tonnerre israélien sur l'Ouganda M T I"P L?\ï\ °) il] En vente jDartou^ .Stankç. 4* Le Devoir, samedi 21 août 1976 éditorial La rentrée des tripoteurs ?_______L’ancien et le nouveau- Lavilledont le prince est un enfant Au moment d’écrire ces lignes, sur une centaine de chantiers à travers le Québec, y com-ris celui de la baie James, l’on se dirigeait ier à grands pas vers une paralysie partielle des activités sinon vers un arrêt total des travaux.Ce mouvement de grèves et de lock-out, toujours coûteux mais cette fois-ci parfaitement légal, pourrait annoncer, comme c’est souvent le cas dans les conflits de travail, un dénouement rude et rapide des négociations entre l’Association des entrepreneurs en construction du Québec et le Conseil provincial des métiers de la construction.Tel ne paraît pas devoir être le cas.A voir le mouvement qui se répand à travers la province, d’aucuns auront l'impression que malgré l’enquête Cliche et la tutelle, le bâtiment va retomber dans le chaos.En fait, il faut se demander s’il n’était pas en train de revenir aux tristes combines d’antan.• A prendre connaissance de certains documents publics et d’autres informations moins ouvertes en provenance des tables de négociations de la construction, on pouvait s’attendre en effet ces jours derniers à un règlement aussi rapide qu’ “harmonieux” entre l’Association patronale et le Conseil syndical de la construction.Par le double jeu des disparités salariales entre les journaliers et les hommes de métier et d’un remaniement des juridictions syndicales au profit de caïds toujours dans la place, le patronat achetait la paix à fort bon compte, cependant que les tripoteurs d'hier retrouvaient de quoi reconstituer tranquillement leur empire.On trouve en effet dans l’offre globale remise en date du 17 août 1976 au président du comité syndical de négociation, M.Guy Dumoulin, par le président de l’AECQ, M.Réal L’Heureux, tous les signes d’un trafic de “cheap labor” comme jamais l’on croyait qu’il en surviendrait un si tôt après la commission Cliche.On remanie en effet la définition des métiers de manière à élargir considérablement le champ des tâches attribuées aux manoeuvres, permettant ainsi de constituer un formidable syndicat aux mains de combinards revenus dans le portrait sous le couvert d’entreprises-conseil en relations industrielles.Du même coup, les compagnies pourraient faire exécuter à un taux salarial réduit nombre de tâches qui, en raison de leur spécialité et pour des motifs de sécurité, ne peuvent être confiés à des manoeuvres.Non seulement on tente d'agrandir le domaine des travaux pour lesquels on pourrait désormais puiser dans le bassin inépuisable des journaliers, mais encore, économie non négligeable, tous ces travailleurs en concurrence devraient se contenter de moins pour des tâches normalement payées davantage.C’est ainsi qu’allègrement l'Association des entrepreneurs reconnaît aux syndicalistes qu'on devine “juridiction exclusive” sur les manoeuvres embauchés aux travaux souterrains, aux pipelines, et à la manutention de certains matériaux, agrandissant d’autant le royaume des accidents du travail et des installations dangereuses pour le public.Comme si cette sous-classe de travailleurs devait s’habituer très tôt à son nouvel avenir, la demande syndicale officieuse connue à ce jour et l’offre patronale, qui toutes deux coïncident à quelques sous près, ne prévoient aucune augmentation de salaire à la signature du contrat pour les simples journaliers et un dérisoire $0.02 l’heure pour les manoeuvres “spécialisés”.On pourrait tenter de justifier ce “gel” par l’augmentation de $0.55 décrétée en mai dernier, mais il est difficile de le faire-quand on voit le “dégel” auquel ont droit plusieurs des autres métiers; les ferrailleurs, par exemple, que la majoration de mai avait fait monter à $8.00 ont droit à une nouvelle offre de $0.50 à la date de promulgation du décret.En réduisant de la sorte la part faite aux ouvriers les moins bien pavés et en leur confiant davantage de travaux, le patronat peut ainsi faire aux autres des offres plus substantielles et préparer un règlement qui défonce les normes Trudeau dans les meilleurs métiers, sans que la masse salariale doive être substantiellement accrue.Ce genre de “règlement” nous ramène cependant à des disparités plus considérables encore entre le bas et le sommet de la pyramide ouvrière du bâtiment.C’est ainsi que, pour reprendre l’exemple du ferrailleur et du journalier, le décret fixait pour la région montréalaise en date du 1er mai 1973 des taux de salaires de $5.55 pour le premier et de $4.89 pour le second, laissant un différentiel de $0.66.Si l’offre patronale était acceptée, ce différentiel serait porté au premier mai 1978 à $2.57! Pareille combine au détriment des journaliers et au mutuel profit des patrons et des “bosses” syndicaux qui ont fait leur réapparition dans les coulisses de la tutelle et du Conseil provincial du Québec des métiers de la construction aurait pu établir pour trois ans dans le domaine du bâtiment une paix dont on sait mieux aujourd'hui sur quel genre de rapport de forces elle repose.Malheureusement, les trafiquants de juridictions et de bas tarifs ont compté, semble-t-il, sans le militantisme qui, dans plusieurs des syndicats de la construction, a repris de la vigueur à la faveur de l’éclipse temporaire des poids lourds.Négociateurs patronaux et “conseillers” syndicaux de l’ancienne clique auront été sans doute pris au dépourvu par la poussée des débrayages.Ceux-ci cependant risquent de traîner en longueur et d’être “improductifs” si la FTQ ne jette pas un oeil plus attentif au dossier et si le patronat tarde à discuter avec de moins douteux représentants des travailleurs.• Devant la fermeture de plusieurs chantiers, surtout si la paralysie devait frapper jusqu’aux travaux de la baie James, le gouvernement sera tenté d’exploiter de nouveau les troubles dans la construction, comme il a su somme toute si bien se tirer du guêpier de l’enquête Cliche.Certains stratèges libéraux pourraient même trouver la conjoncture favorable et le prétexte fort plausible pour un appel au peuple.Avant d’ouvrir cette boîte de Pandore, il faudrait plutôt faire la lumière à la fois sur les 3uestions concrètes qui ont bloqué au cours es négociations et sur*les conditions institutionnelles dans lesquelles se discute le dossier de travail le plus important peut-être au Québec après celui de la fonction publique et parapublique.En vertu de la loi, le conciliateur n’est pas tenu de rendre public le rapport qu’il doit faire au ministre des problèmes et des motifs pour lesquels les parties, dans un conflit, ne peuvent en venir a un accord.Rien n’interdit cependant au ministre de rendre public un tel document.En raison du caractère toujours particulier qui a été reconnu au secteur de la construction, et de l’intérêt public que le gouvernement y a toujours vu ou invoqué, M.Pierre Dufresne, qui a déjà présenté un projet de règlement aux parties, devrait faire un tel rapport au ministre et M.Gérald Harvey devrait s’empresser de rendre le tout public.De même, certains syndicats et syndiqués de la construction sont si peu informés de ce qui se passe à la table provinciale et redoutent à ce point de faire l’objet de combines qu’ils ont demandé à leur Conseil provincial de les protéger d’une façon particulière.Survenant dans le contexte encore récent des tripotages dans le bâtiment, pareilles craintes devraient inciter le Conseil provincial ainsi que la FTQ à carrément divulguer les demandes syndicales qui ont été présentées pour chaque métier directement visé, non seulement quant aux conditions de travail mais aussi quant aux juridictions syndicales.La base serait alors à même de juger de ce qui se passe au sommet; les moeurs et les garanties démocratiques qu’on a prétendu instaurer dans le bâtiment pourraient alors s'exercer de manière moins dérisoire.Enfin, puisque les Jeux olympiques sont finis, les rapports de la tutelle devraient, eux aussi, être rendus publics.On pourrait alors mieux mesurer ce qu’il faut attendre du nouveau régime sous lequel se déroulent les présentes négociations et les derniers affrontements.Jean-Claude LECLERC D’un non alignement, l’autre par GEORGES VIGNY Que peut-on retenir du "sommet’’ à Colombo des pays non-alignés qui ne soit ni négatif ni stérilement verbeux?Des deux déclarations finales, une politique et une économique, la première est un ramassis de thèmes tantôt éculés et tantôt de l’ordre des voeux pieux, tenant ensemble par un ciment de cynisme; c’est la seconde, l'économique, qui mérite toute l’attention car même si elle propose des objectifs sans suggérer le moyen de les atteindre, elle relance clairement le dialogue, ou mieux, la “non rupture”.• Cette perception du non alignement ne se fonde pas sur un “a priori”, ce sont les contradictions internes d’un prétendu non alignement qui font que ce mouvement était condamné à n’ê-tre qu’un forum politiquement stérile, l'augmentation du nombre des affiliés accélérant d'autant le processus de désintégration.Certains de ses membres préfèrent encore éviter les questions réelles pour se rabattre sur des airs en vogue afin de pouvoir camoufler le répit ainsi obtenu en victoire morale du non alignement.C’est, par exemple, très beau de condamner la course aux armements, mais figurent au nombre des non-alignés quelques-uns des plus boulimiques acheteurs de quincaillerie militaire.La course aux armements n'est pas que cet équilibre de la terreur par lequel le deux hégémonismes se dotent o un nombre d’engins nucléaires suffisant pour détruire 150 fois l’humanité entière! C’est aussi la participation effrénée, démesurée, injustifiable et injustifiée de certains de ces pays non-alignés à la course qui a porté à 280 milliards de dollars la somme des dépenses militaires l'an dernier à travers le monde.Selon l’Institut international de recherches sur la paix, la mise au point du chasseur F-16 a coûté huit fois plus que les 83 millions dépensés par l’Organisation mondiale de la santé à faire disparaître le fléau de la variole de la planète; et en- ___propos d'actualité Une période qui a connu deux guerres mondiales, des crises économiques repétées et un millier d’expéditions coloniales, ne saurait guère être regardée comme un modèle d'ordre.Mais les Etats qui, au sein de cette malheureuse phase de l'histoire, ont du moins réussi à développer la liberté, des institutions ouvertes, une justice et une égalité plus grandes entre les citoyens, une ouverture d’esprit toujours renouvelée et de nouvelles reformes ont été ceux où le dialogue entre les riches et les misérables, l’élite et les masses a abouti non à une confrontation et à une rupture mortelle, mais à une recherche progressive de meilleurs réponses, de meilleures mesures politiques et de meilleurs résultats.Barbara WARD, Conférence sur l’habitat, (Vancouver 31 mai-11 juin 1976) core, le F-16 n'est pas considéré comme un des plus coûteux.Mais si les États-Unis ont dépensé cette somme pour la mise au point d'un seul avion, c'est qu'il y a une demande à susciter et.à satisfaire à travers le monde.Quand, d'un côté, on dénonce la course aux armements, de l autre; on succombe à l’attrait du dernier-né des engins de mort, il y a une hypocrisie patente.Il est éloquent de noter que c’est le Proche-Orient qui pulvérise tous les records mondiaux en matière de course aux armements, et qu’une dizaine de pays de cette région ont froidement donné leur agrément à la déclaration de Colombo.Fin de la course aux armements signifie-t-elle donc que les autres soient désarmés alors que soi-même on se suréquipe?De même, vouloir transformer l’Océan Indien en une zone de paix et la soustraire aux hégémonismes est moralement, philosophiquement et politiquement louable, mais qui menace autant cette région que la rivalité implacable des pays non-alignés eux-mêmes?Quand le Laotien Souphanou-vong veut promouvoir une “véritable indépendance" dans la région et cite, pour l’aider dans cette entreprise, le Vietnam et le Cambodge, qui menace-t-il sinon ses partenaires en non alignement?L'Indonésie, les Philippines (en qualité d'invité), la Malaisie et Singapour, présumés non-alignés, ne se trouvent-ils pas poussés, du fait même de cette menace précise qui pèse sur eux, à chercher une couverture du côté de tel “impérialisme" dénoncé à gorge déployée, rendant par là aléatoire la tentative de faire de l’Océan Indien une zone de paix?Une parfaite illustration des égarements au prétendu non alignement est donnée par la tentative de mettre sur pied une sorte de super-agence d’information capable de contrer la propagande dispensée quotidiennement par certains média occidentaux.Le mal étant connu et une bonne information étant la base d une saine démocratie, on est tenté déprimé abord d'applaudir à cette initiative.Mais on relève aussitôt que le comité mis en place est présidé par New Delhi, et que le jour où, à Colombo, fusaient les dénonciations“anti-ceci” et “anti-cela”, la Chambre haute du Parlement indien reconduisait pour toute une année encore l’état d’urgence qui permettra au gouvernement Gandhi de donner le goût de la saine démocratie à ses administrés.Dans ce contexte, l'agence de presse pourra sans doute rétablir la vérité sur l'Inde et nous dire qu’on est mieux nourri et logé en prison que dans la liberté; on pourra de même apprendre qu’en Republique centrafricaine, en Libye, en Ouganda, en Yougoslavie, en Irak, au Gabon, au Maroc ou en Indonésie (la liste serait trop longue à citer) c’est le règne de la justice et du progrès social, et que si des pays du tiers monde s'entretuent c'est pour mieux lutter contre l'apartheid.La contre-propagande aussi est de la propagande! Les plus belles dé- clarations ne parviendront pas à cacher cette pénible vérité que ce ne sont pas nécessairement les dénonciateurs les plus virulents de la lèpre de l’apartheid qui sont ses vrais adversaires; ou cette évidence que certains se donnent bonne conscience sur le dos des autres.La conclusion de ce chapitre sera que la libération, dans beaucoup de ces prétendus pays non alignés, reste encore à faire, et qu’il est plus difficile de combattre des tyranneaux sanguinaires locaux que la plupart des “étrangers”; car s’il est vrai que le combat anticolonialiste est éminemment mobilisateur, le carcan de la solidarité empêche que les victimes de l’autre colonisation, celle de l’intérieur — ou endocolonialisme — parviennent à se faire entendre.Que craint le Kenya sinon son voisin ougandais?Que craignent l’Egypte et le Soudan sinon leur voisin libyen?Que craint l’Organisation de libération de la Palestine admise au sein du mouvement sinon le Syrien et le Jordanien siégeant à ses côtés à Colombo?Que craint le Maroc sinon sinon son voisin algérien?Dans ces conditions, que le patriarche-maréchal Tito, dernier des “pères fondateurs” du mouvement, soit dépassé par les réalités actuelles du non alignement, ça ne peut surprendre personne.S’il a jamais signifié autre chose qu’un jeu de mots sur “non aligné’ et “neutre” pour faire accepter qu'un pays politiquement et idéologiquement engagé pouvait être non-aligné, on peut aujourd’hui dire que ce non alignement de “papa” est mort et enterre.• Et c’est ici qu’apparaît le choix alternatif.qui présenté l’économique et, plus précisément, le défi du développement, comme l’unique raison d’être de ce rassemblement hétéroclite.Ce que ces 86 pays ont en commun est leur “tiers-mondisme”, leur développement à faire décoller, leurs revenus a stabiliser, leurs matières premières à ne pas galvauder, leurs besoins alimentaires à assurer, l’étau de leur endettement à faire desserrer.Et force est de reconnaître qu’à ce chapitre le “sommet” de Colombo a vu prévaloir la ligne des “modérés”, celle qui veut tenter encore de faire redémarrer le dialogue Nord-Sud de Paris.On sait ue cette conférence a été “suspen- ue” à la suite du constat d’impasse de la phase d'après-Naïrobi.Le “sommet” de Colombo, en préconisant un retour à ce dialogue Nord-Sud et se contentant par anticipation, de rejeter sur le camp industrialisé la responsabilité d'un echec définitif, a réparé le fragile pont suspendu en travers du précipice.On attend maintenant des coprésidents, le Vénézuélien Manuel Perez Guerrero, et le Canadien Allan MacEachen, qu’ils préconisent non pas une redéfinition des objectifs — ils ont été tellement répétés qu’ils en deviennent une obsession — mais de nouvelles pistes à explorer pour sortir de l'impasse; des méthodes explora- toires.une approche indirecte ou toute autre tangente qui pourra plus tard ê-tre infléchie vers le centre du débat.Tant sur le stocks régulateurs des matières de base que sur le problème du moratoire quant à l’endettement effroyable des plus démunis du tiers monde, il existe encore une chance minime de redémarrage; nous n’avons ni le droit ni le choix de refuser de la prendre.En fait, la pression est mise sur MM.Perez Guerrero et MacEachen, traumatisante certes, mais on ne traumatise pas facilement un Perez Guerrero.On n’a pas assez relevé le fait que dans sa déclaration économique qui préconise clairement un retour à Paris, le “sommet” de Colombo n’a en aucune manière proposé des moyens d’action concrets.De ce fait, il n’a pas limité les sentiers possibles.“La mise en oeuvre insuffisante des mesures de politique inscrites dans la stratégie internationale de développement, qui est due à Tabsence de volonté politique chez la plupart des pays développés (.) a donné les résultats les plus décourageants”, dit la déclaration rapportée par l’Agence France-Presse.Tout ce paragraphe est à souligner on y touche du doigt l’élément capital: l’absence de volonté politique chez les meneurs du camp occidental.Il est facile de dire que les positions partaient de deux extrêmes; mais il serait plus juste de souligner que le tiers monde est tombé dans le piège de sa propre terminologie, radicale et vindicative, ce qui a permis à certains de l’autre camp de faire croire que le tiers monde ne cherchait qu’à arracher une reddition sans condition.On retient avec satisfaction aujourd'hui, à lire les extraits rapportés de la déclaration de Colombo, qu'à ce chapitre au moins, les revolvers factices ont été laissés au vestiaire.Car, préconisant un retour à Paris, les non alignés, du moins ceux qui ont participé à la rédaction du texte (auquel les autres, à défaut de choix, se sont ralliés), ne menacent pas de l'apocalypse même en cas de nouvel échec! “Les pays développés seront tenus pour responsables d'un échec de la conférence de Paris qui découlerait de leur refus persistant d’accepter les propositions concernant un éventail très ouvert de questions importantes pour les pays en développement (on retiendra la manière de dire que les priorités ne sont pas les mêmes pour les deux camps et que certaines sont négociables).Pareil echec risquerait d’amener les pays en développement à reconsidérer leur attitude”.Tout est dans le conditionnel.La seule crainte qui surgit à lire une telle phrase est que l’autre camp, y voyant comme la preuve que le tiers monde ne peut se payer le luxe d'une rupture, veuille exploiter ce qui lui apparaîtra comme sa propre position de force.Auquel cas, le sursis offert par la conférence de Colombo serait un peu la dernière cigarette.Pas seulement la dernière cigarette du tiers monde, la nôtre aussi.par JEAN MARTUCCI “Malheur à la ville dont le prince est un enfant!” Depuis Montherlant, ce verset de Qohélet (10,16) a pris un sens psychologique qui ne répond guère à sa portée sociale originelle.Après les historiographes d’Israël, qui n’ont pas ménagé leurs critiques sévères à l’égard des rois, et après les prophètes, qui ont toujours vertement dénoncé les déviations des chefs, les Sages bibliques n’ont pas manqué de constater les dommages que peut causer dans une société le pouvoir mal exercé.“Il est un tort que je vois ici-bas, une sorte de méprise de la part du Souverain: la folie élevée a de hautes dignités.” (Qo 10,5-6).Pour la Sagesse biblique, la critique des autorités en place n’a rien de méprisant.Elle rappelle tout simplement que, malgré les airs qu’il Se donne, aucun pouvoir n’est absolu: “Chef, magistrat et puissant sont dignes d’honneur, mais nul n'est plus grand que celui qui sert le Seigneur’’, dit ben Sirach (10,24).Aucun pouvoir n’est éternel: “Souvent des souverains ont été mis sur le pavé.et souvent des puissants ont été durement humiliés” (Si 11,5-6).L’arrogance et la prétention sont toujours déplacées: “En face du roi, ne prends pas de grands airs et ne te mets pas à la place des grands”, dit le Livre des Proverbes (Pr 25,6).Mais il faut bien avouer qu’”un mauvais chef sur le pauvre peuple, c’est comme un lion rugissant et un ours à jeun” (Pr 28,15) et “un prince déchaîné, c’est la ruine de son peuple’’ (Si 10,3).“Faute de leadership, un peuple décline.Mais le succès tient au grand nombre des conseillers” (Pr 11,14).“Faute de délibération, les projets échouent.Mais grâce à de nombreux conseillers, ils prennent corps” (Pr 15,22).Que l’autorité sache donc prendre conseil, mais qu elle prenne bien garde à qui elle s'adresse: “Tout conseiller donne aes conseils, mais il en est qui cherchent leur intérêt.Méfie-toi du donneur de conseils et demande-toi d’abord de quoi il a besoin.de crainte qu’il ne te dise que tu es sur la bonne voie pour rester ensuite à distance et voir ce qui t’arrivera” (Si 37,7-9).Quand les pouvoirs font la preuve de leur incompétence dans la lutte contre la pauvreté et les injustices sociales, ils s’excusent en prétextant les innombrables conflits de juridiction.Qohélet (5,7-8) ne s'en étonne pas: “Si tu vois dans une province le pauvre dépouillé, le droit et la justice baffoués, ne sois pas surpris.On te dira qu’au-dessus de telle autorité, il y a telle autre autorité, et ainsi de suite, et on invoquera l’intérêt général et le service du roi”.Mais Tautorite devrait se rappeler que la complexité des systèmes ne remplace jamais la sagesse des gouvernants: “La sagesse donne au sage plus de force que dix gouvernements dans un pays” (Qo 7,19)! lettres au DEVOIR Du capitalisme au socialisme.M.le directeur, LE DEVOIR du 3 août 1976 nous apportait les commentaires de soeur Thérèse Sasseville, Ursu-line, sur le dernier rapport moral de M.Marcel Pépin.“Le pouvoir économique, écrit M.Pépin, et le pouvoir politique avec leurs dépendances la magistrature et la police, ne font qu'un.tout est mis en oeuvre jiour diviser la classe ouvrière”.Dans les pays socialistes, chers à M.Pépin, tous les pouvoirs sont entre les mains de l'Etat, même le pouvoir culturel.Le K G B.est très efficace pour arrêter ceux qui osent penser contrairement à la politique du Parti.Qu’on pense aux émeutes des ouvriers polonais des chantiers maritimes de la Baltique en décembre 1970, pour protester contre l’augmentation du coût de la vie.La police est intervenue, 45 morts, 1165 blessés.Commentant les paroles de M.Pépin, citées plus haut, soeur Sasseville écrit: '‘.et si Ton pense à toutes les injonctions, aux conflits sombrés dans l’injustice, (les gars de Lapalme, le Pavillon St-Dominique).,.” Au sujet de ce dernier conflit, l'auteur a cité un des vingt-deux paragraphes du communiqué du cardinal Maurice Roy.“L'impasse dans laquelle se trouve le présent conflit, dit Mgr Roy, m'est d’autant plus pénible que j'ai déjà affirmé, à maintes reprises, que le syndicalisme est une nécessité dans notre monde moderne.J'ai souvent déploré que la syndicalisation n'ait pas encore atteint l'ensemble des salariés québécois”.(cité dans “l'Eglise Canadienne, mai 1974, p.152).L'arbitrage a été proposé aux deux parties dans ce conflit.Au paragraphe 16 du communiqué de Mgr Roy, on lit: “Les conclusions des consultations effectuées ne sont pas suffisamment claires pour que je puisse affirmer qu'il y a obligation morale d'accepter la procédure d'arbitrage.De toute manière il ne m’appartient pas de l'imposer.” Ce projet d'arbitrage, préparé par le syndicat, comme M.Pépin Ta dévoilé, ne permettait pas à l'arbitre de rendre une décision tenant compte de la situation telle qu elle se présentait en mars 1974.Mais il le contraignait, indépendamment de ses conclusions, a accéder aux principales réclamations des grévistes.” (L’Eglise canadienne, mai 1974, p.153) Parmi ces réclamations, en voici deux: a) les religieuses ne pourront accomplir, dans cette maison dont elles sont propriétaires, des tâches confiées à des employés syndiqués ; b) création d'emplois qui n’existaient pas et dont le Pavillon n’avait pas besoin.S'il y a eu injustice dans ce conflit, c'est pour les religieuses qu'on a calomniées sur la place publique; et pour des grévistes à qui le syndicat conseilla fortement de continuer la grève plutôt que d'accepter, de la part du ministère des Affaires Sociales, des emplois qui, dans certains cas, comportaient une rémunération supérieure.Avant de parler d’injustice commise par le Pavillon St-Dominique.il faut relire les journaux du temps.Plus loin, soeur Sasseville fait remarquer, avec raison, “si la manipulation exercée par certains meneurs, sur les syndiqués, si les entorses de toutes sortes à la démocratie, commises par les unions ne retenaient pas prudemment les travailleurs.La politisation des grèves, au sens de la lutte des classes, n'intéresse pas tous les salariés.Dans octogesima adveniens, au paragraphe 14, S.S.Paul VI s’adresse aux travailleurs:“L'on doit admettre le rôle important des syndicats: ils ont pour objet la représentation des diverses catégories de travailleurs, leur légitime collaboration à l'essor, économique de la société, le développement du sens de leurs responsabilités pour la réalisation du bien commun?Leur action ne va pas, cependant, sans difficultés: la ten-tafion peut apparaître, ici ou là, de profiter d’une position de force pour imposer, notamment par la grève — dont le droit comme moyen ultime de défense reste, certes, reconnu — , des conditions trop lourdes pour l’ensemble de l'économie ou du corps social ou pour vouloir faire aboutir des revendications d'ordre directement politique.Lorsqu'il s'agit en particulier des services publics, nécessaires à la vie quotidienne de toute une communauté, on devra savoir estimer le seuil au-delà duquel le tort causé devient inadmissible”.A en croire les lettres aux journaux, en 1975 et 1976, on peut se demander si toutes les grèves, dans les services publics, ont été décidées démocratiquement.M.Pépin soutient que.“ce ne sont donc pas les abus du capitalisme qu'il faut combattre, mais le capitalisme lui-même, parce que, de sa nature, il est source d'iniquité.” Dans "Populum Progressio", S.S.Paul VI nous dit, dans le paragraphe 26, intitulé “‘Capitalisme liberaT': “Mais un système s’est malheureusement édifié sur ces conditions nouvelles de la société, (le paragraphe précédent traite de l'industrialisation) qui considérait le profit comme motif essentiel du progrès économique, la concurrence comme loi suprême de l'économie, la propriété privée des biens de production comme un droit absolu, sans limites ni obligations sociales.Ce libéralisme sans frein conduisait à la dictature.à bon droit dénoncée par Pie XL comme génératrice de l’impérialisme international de l'argent".Et Paul VI continue: “On ne saurait trop réprouver de tels abus en rappelant encore une fois solennellement que l’économie est au service de l’homme.Mais s'il est vrai qu'un certain capitalisme a été la source de trop de souffrances, d’injustices et de luttes fratricides aux effets encore durables, c’est à tort qu’on attribue à l'industrialisation elle-même les maux qui sont dus au néfaste système qui l’accompagnait.Il faut, au contraire, en toute justice, reconnaître l'apport irremplaçable de l'organisation du travail et du progrès industriel à l'oeuvre du développement ” Ce que “Populum Progressio” dénonce, c'est le capitalisme libéral, ou libéralisme économique, et non le capitalisme tout court.Au lieu de détruire, construisons: les travailleurs de St-Jérôme sont un bel exemple de la prise de possession par les ouvriers, des moyens de production.Espérons qu'ils auront le succès qu'ils méritent.Le libéralisme existe aussi dans le domaine des idées: il signifie l'absence de toute contrainte extérieure, loi et règlements.Si M.Pépin veut pousser à bout son raisonnement, il va condamner le syndicalisme, parce que des syndicats ont abusé du public et ont refusé d'obéir aux lois.N’est-ce pas une espèce de libéralisme doctrinal qui fait que tous les moyens sont bons, même les plus révoltants, pour appuyer les revendications syndicales?Il ne faut cependant pas détruire le syndicalisme: il est nécessaire à la conservation de la dignité de nombreux sala- riés.Seuls les abus sont à condamner.Puisque les travailleurs, c'est-à-dire certains chefs syndicaux, veulent politiser les actions syndicales, qu'ils le fassent à visage découvert, en se présentant comme parti politique bien identifié, avec tout ce que cela comportera comme programme de transformations sociales.Alors la population saura ce que MM.Pépin, La-berge, et Charbonneau veulent.En 1972, le Front Commun voulait casser le système, renverser le gouvernement; mais quoi mettre a la place?L'auteur a raison de dire a M.Pépin d'avoir le cran de fonder un parti politique.Là seulement, l'ancien président de la C.S.N.saura si la population est prête à avaler son socialisme à visage humain.Ce socialisme à visage humain existe-t-il, même en Suede?Dans “L'Homme Nouveau" du 12 février 1974, Jon Peter Wieselgren nous décrit ce qu’il appelle “Une prison qui n'ose dire son nom: le Socialisme suédois”.Il y dénonce l'action de l'Etat qui travaille à l’extermination invisible de la propriété privée, sa mainmise sur l’école par un enseignement totalitaire, (l'Etat a essayé de s'attaquer à l’enfance préscolaire), un Etat qui cherche à détruire le mariage en permettant aux époux de se manifester leur intention de se marier sans aucune obligation légale de fidélité ou de duree; en 1974, M.Olof Palme s'attaqua à la constitution qui garantit fondamentalement les droits essentiels de la personne humaine, dont le droit naturel de propriété.Si c'est cela le socialisme à visage humain que mentionne soeur Sasseville, je ne crois pas que les Québécois, salariés ou employeurs, le désirent.Et à voir l’anarchie organisée par certains dirigeants syndicaux depuis la socialisation de services publics comme l’école, la santé, l’électricité, on peut se demander si un socialisme vraiment démocratique pourrait vivre au Québec.Il est probable qu’une main de fer, de droite ou de gauche, devrait, à un moment donné, mettre de Tordre dans le secteur public.Relisons, en terminant, ce que M.A.Boutenko, en 1963, écrivait dans un bulletin de nouvelles de Tambassade de TU.R.S.S.au Canada: "Marx, Engels, Lénine, ont découvert les lois fondamentales de l'évolution de la société du capitalisme au communisme; leur conclusion, confirmée par la pratique, dit que sur ce chemin historique, la société passe d'abord du capitalisme au socialisme, qui constitue la première phase d une nouvelle formation sociale et économique, puis celle-ci se développe du socialisme au communisme, deuxième phase de la nouvelle société".M.Pépin sait-il cela?Fernand CHAMPAGNE, c.s.v.La Ferme, Abitibi, le 16 août 1976 ¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l’auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes.L'adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint: Georges Vigny Directeur de l'information: Jean Francoeur LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne.$52 par année; six mois: $28.À • étranger: $57 par année,- six mois: $31; trois mois: $19.Éditions du samedi: $15 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.35 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.Trésorier Bernard Larocque TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées) Le Devoir, samedi 21 août 1976 • 5 des idées des événements • des hommes La constitutionnalité de la Loi anti-inflation 1) La portée véritable du pouvoir d’urgence du Parlement fédéral suivant l’AANB et la jurisprudence le juge JEAN BEETZ ¦Par un vote majoritaire de sept contre deux, la Cour suprême du Canada a confirmé au début de juillet de fa validité constitutionnelle de la Loi Anti-inflation adopté à la fin de 1975 par le Parlement fédéral et sous l'empire de laquelle ont été imposés les contrôles que nous connaissons présentement sur les salaires et les prix.Mais autant une majorité solide s'était formée à la Cour suprême pour reconnaître la validité de la Loi C-73, autant les opinions écrites émises par trois magistrats, les juges Laskin, Ritchie et Beetz, témoignent d'une grande diversité de vues entre les membres de la Cour suprême sur divers aspects du problème confié i leur examen.L’opinion la plus étonnante, en tout cas la plus ferme contre certaines prétentions du gouvernement fédéral, est venue dans cette affaire d’un magistrat d’origine québécoise, le juge Jean Beetz.Non content de rejeter carrément l’argument de l’intérêt national qu’invoquait dans cette affaire le gouvernement fédéral, le juge Beetz a aussi conclu que le contexte dans lequel fut adoptée la Loi C-73, pas plus d’ailleurs que le contenu et le texte de la loi, ne justifiaient dans ce cas le recours à la théorie du pouvoir d’urgence du Parlement fédéral.Le texte de l’opinion du juge Beetz n’était malheureusement pas disponible en français lors de la publication du jugement de la Cour suprême.Ce n’est que ces jours derniers que l’on a pu en obtenir une version française.De celle-ci, nous extrayons aujourd’hui et lundi les passages les plus significatifs.Rappelons que lorsque le juge Beetz trace une distinction ferme entre le pouvoir d’urgence et la théorie des dimensions nationales, il obtient, directement ou indirectement, l’adhésion de quatre de ses collègues, ce qui donne en faveur de ce point de vue une majorité de cinq juges contre quatre.Par contre, le juge Beetz, dans le jugement concret qu’il a porté sur la nature de la situation à laquelle faisait face le Parlement en octobre dernier, n’a été suivi que par un seul de ses collègues, le juge Louis-Philippe de Grandpré, également du Québec.Sur cette question capitale, le juge Pigeon s’est plutôt rangé à l’avis du juge Ritchie.Le second moyen avancé (par le gouvernement fédéral) à l’appui de la validité de la Loi anti-inflation est que l’inflation était en octobre 1975, et est encore telle qu elle constitue une situation d’urgence nationale, semblable à celle causée par la guerre, la peste ou une insurrection, et que le Parlement a le pouvoir implicite de prendre des mesures pour assurer la protection du pays face à cette situation d’urgence dont les circonstances exceptionnelles justifient l’adoption de la loi attaquée.Les arrêts suivants, entre autres, ont été cités comme étayant cette prétention: Fort Frances Pulp and Power Co., v.Manitoba Free Press, (1923) A.C.695; Co-operative Committee on Japanese Canadians v.Attorney General for Canada, (1947) A.C.87; Renvoi relatif d la validité des règlements sur les baux en temps de guerre, (1950) R.C.S.124.Avant de disposer de cet autre moyen, je voudrais d’abord indiquer que je suis prêt à tenir pour établies les propositions suivantes: 1) la compétence législative du Parlement en vertu de la doctrine d’urgence nationale ne se confine pas à des situations inhérentes à la guerre ou aux périodes de transition entre la guerre à la paix; la situation d'urgence envisagée par la doctrine peut survenir en temps de paix; 2) l'inflation peut donner lien à pareille situation d'urgence; 3) en vertu de son pouvoir d'urgence, le Parlement peut validement légiférer avant que la situation d’urgence n’ait effectivement surgi; une urgence ou une crise appréhendée suffisent à justifier le Parlement de prendre des mesures préventives, notamment des mesures pour endiguer et réduire l’inflation lorsque le taux de l'inflation équivaut à un état de crise appréhendée.Pour déterminer si la Loi antiinflation est valide à titre de mesure d'urgence, il faut d’abord considérer comment opère la doctrine d’urgence en droit constitutionnel canadien.Deux doctrines à ne pas confondre Lorsqu'il parle de la doctrine d’urgence.le Comité judiciaire emploie parfois des termes qui, au premier abord, semblent indiquer qu'il n'existe pas de différence entre la doctrine de la dimension ou de l'intérêt national et la doctrine d’urgence, cette dernière n’étant qu'un aspect de la première, ou que le partage des pouvoirs entre le Parlement et les législatures provinciales n'est pas modifié par une situation d’urgence ou encore que le Parlement, lorsqu'il légifère à l'égard d'une matière qui normalement relèverait de la competence exclusive des provinces.le fait en tenant compte d’un aspect fédéral du sujet ou en vertu d'une relation nouvelle qui prend son origine en dehors des cadres de l'art.92 de la Constitution.Les avocats de l’Ontario et du Canada se sont appuyés sur ces termes pour soutenir que la différence entre la doctrine d'intérêt national et la doctrine d'urgence n'est que sémantique, ce qui peut-être explique que dans le factum de l’Ontario on n'invoque pas la situation d’urgence pour appuyer la validité de la Loi anti-inflation, quoique l’avocat de l’Ontario declare que sa thèse ne diffère pas, à cause de cette question de sémantique, de celle de l’avocat du Canada.Ce dernier a insisté à prétendre qu’il n’y a pas de différence fondamentale entre les deux doctrines, mais il a soumis deux argumentations distinctes fondées sur chacune des deux doctrines.Je ne suis pas d’accord avgc la proposition selon laquelle la doctrine d'intérêt ou de dimension nationale et la doctrine d'urgence veulent dire la même chose.Même si l'on peut dire que (traduction) “lorsqu'une situation d'urgence existe, c’est l'urgence qui donne au sujet son intérêt ou sa dimension nationale” (LeDain, op.cit.p.291) la situation d’urgence ne donne pas au sujet la même dimension que la doctrine d'intérêt national telle qu’appliquée par exemple dans les arrêts Aeronautics, Johannesson ou Munro.Dans ceux-ci l’application de la doctrine de l’intérêt national se fait pratiquement comme si on ajoutait aux catégories de sujets énumérées à l’art.91 de la Constitution, certains chefs comme l’aéronautique ou l'aménagement et la conservation de la capitale nationale, lorsque les tribunaux coneluertt qu'une catégorie de sujets, qui n'est mentionnée ni à l'art.91 ni à l'art.92, ne relève au fond d'aucun des quinze premiers chefs énumérés à l’art.92 et n’est pas une matière d'une nature purement locale et privée.Lorsque la théorie de l’intérêt national s'applique, ses effets sont permanents même s'ils restent limités par la nature du sujet dont le caractère de dimension nationale vient d'être reconnu.À l’opposé, le pouvoir du Parlement de légiférer dans une situation critique n'a d'autres limites que celles qui sont dictées par la situation.Mais l’une de ces limites est le caractère temporaire des circonstances critiques.À mon avis, le style circonspect du Comité judiciaire dans l'arrêt Fort Frances, aux pp.704 à 706, et dans d’autres arrêts démontrent qu’il se préoccupe du fait u'un pouvoir de l’ampleur du pouvoir 'urgence ait dû être inféré.Mais d'autres passages, quelques-uns tirés des décisions mêmes qui ailleurs semblent exprimer le contraire, indiquent clairement qu'en pratique la doctrine d'urgence entraîne une modification partielle et temporaire du partage des pouvoirs entre le Parlement et les législatures provinciales.Ainsi dans l'arrêt Fort Frances, où la doctrine d'urgence a été appliquée pour la première fois et dont les termes sont par ailleurs très mesurés, le vicomte Haldane déclare, à la p.704: (traduction) "Aux fins ordinaires, les législatures provinciales conservent le pouvoir général de contrôle sur la propriété et les droits civils.Mais des questions peuvent surgir qui, en raison des circonstances particulières d'une situation critique pour tout le pays, concernent la paix, l'ordre et le bon gouvernement du Canada dans son ensemble Il faut nécessairement en déduire que pour des motifs d’urgence, le contrôle sur la propriété et les droits civils à des fins autres qu’ordinaires peut tomber sous la compétence du Parlement.Mais ce contrôle ne perd pas son caractère de contrôle sur la propriété et les droits civils LA COMMISSION DES ÉCOLES CATHOLIQUES DE MONTRÉAL DERNIÈRES DATES D’INSCRIPTION POUR LES ÉLÈVES Les élèves qui désirent fréquenter une école française de la C.E.C.M.et qui ne se sont pas encore inscrits devront le faire au plus tard aux dates suivantes.Dates: les 26 et 27 août Heures: de 9h à 11 h et de 14h à 16h.Endroit: l'école élémentaire ou secondaire française de leur quartier.Âge d’admission: pour être admis en maternelle, l’enfant doit avoir 5 ans révolus avant le 1er octobre 1976, tandis que pour être admis en 1ère année, l’enfant doit avoir 6 ans révolus avant cette même date.Note: un certificat de naissance est exigé lors de l'inscription d'un enfant en maternelle ou en 1ère année.Dans les autres cas.l'élève doit présenter son dernier bulletin scolaire.dans les provinces.Plus loin, dans le même arrêt, et de façon plus explicite, le vicomte Haldane parle de la crise comme étant terminée et déclare: (traduction) "En pareille occurrence, il faudrait invoquer le texte même de l’acte constitutionnel qui répartit les pouvoirs." p.706.Par conséquent, le texte de Pacte constitutionnel qui répartit des pouvoirs ne peut être invoqué durant la crise.Dans l’arrêt Labour Conventions, (1937) A.C.326 à la p.353, Lord Atkin parle de la doctrine d’urgence et indique oue les circonstances de cette affaire-la s’éloignent (traduction) “des conditions susceptibles de prendre préséance sur la répartition normale des pouvoirs, énoncée aux articles 91 et 92." Lord Morton de Henryton s’est exprimé de la même façon dans Canadian Federation of Agriculture v.Attorney General for Quebec, (1951) A.C.179 à la p.198.Dans l’arrêt Japanese Canadians, lord Wright déclare à la p.101: (traduction) “s’il est évident que l’urgence ne s'est pas produite ou n’existe plus, il n’y a rien qui puisse justifier l’exercice ou le main- tien des pouvoirs exceptionnels.La règle de droit relative à la répartition des compétences entre le Parlement au Canada et les législatures des provinces entre en jeu.’’ Dans le Renvoi relatif d la validité des règlements sur les baux en temps de guerre, (1950) R.C.S.124, à la p.130, le juge Rinfret — il n’était pas encore juge en chef — parle en ces termes des règlements contestés: (traduction) Il est indubitable qu’en temps normal des loyers relèvent de la compétence provinciale sous le chef propriété et droits civils de l’art.92 de l’Acte de l'Amérique du Nord britannique.Il est également indubitable qu’en des circonstances exceptionnelles, comme en temps de guerre, le Parlement peut validement légiférer sur les loyers.Il est vrai toutefois que d'autres membres de la Cour ne se sont pas exprimés aussi simplement en cette affaire.Le caractère d’urgence Peut-être qu’il importe peu oue la loi adoptée en vertu du pouvoir d'urgence soit qualifiée de loi relative au sujet particulier qui en fait l’objet.Mais si l’on examine les effets pratiques de l'application du pouvoir d’urgence, il faut conclure qu a toutes fins utiles, il donne au Parlement, pour faire face à la situation d'urgence, une compétence concurrente et prépondérante sur des matières qui normalement relèvent exclusivement des provinces.Sur ce point, l’exercice de ce pouvoir équivaut à une modification temporaire pro tanto de la Constitution fédérale par l’action unilatérale du Parlement.Le fondement juridique de ce pouvoir à sa source dans la Constitution: lorsque la sauvegarde et le maintien de la Constitution et du pays sont en jeu, le genre d’autorité en mesure de faire face à la situation (traduction) “ne peut se trouver que dans cette partie de la Constitution qui établit le pouvoir de l’État dans son ensemble".(Le vicomte Haldane dans l'arrêt Fort Frances, à la p.704).Le caractère extraordinaire du pouvoir d'urgence du Parlement ainsi que ses caractéristiques constitutionnelles dictent le mode selon lequel il peut être invoqué et appliqué.Il ne peut s’agir du mode ordinaire.À tout le moins, ce mode ne peut laisser subsister une ambiguïté, même pas la moindre, çju’il faudrait trancher par voie d’interprétation.Dans les cas où l'existence d’une situation d’urgence peut prêter à controverse, il est essentiel que le Parlement n'ait pas recours à son pouvoir d’urgence à moins d’indiquer dans les termes les plus explicites qu'il se fonde sur ce pouvoir.Le Parlement ne peut envahir le champ normalement interdit de la compétence provinciale sans signaler de façon non équivoque qu'il agit en vertu de son pouvoir extraordinaire.Pareil signal n'est pas concluant pour légitimer l'action du Parlement mais son absence est fatale.Il incombe aux tribunaux de faire observer la Constitution, non d’entériner sa suspension, et à moins que le Parlement n'ait expressément invoqué le pouvoir très exceptionnel de déclarer une suspension, ils ne peuvent conclure que celle-ci est justifiée.De plus, ils ne peuvent recevoir un argument qui leur demande implicitement de tirer des faits les conclusions qui justifieraient une atteinte, même temporaire, au processus constitutionnel normal à moins que le Parlement n’ait d’abord assumé la responsabilité d’affirmer clairement que la nature des faits justifie cette atteinte.Ce n’est qu’après que le Parlement a fait cette affirmation que commence la responsabilité des tribunaux.Mais s'il n'y a pas une telle affirmation, la Constitution s’applique normale-Voir page 6: AA NB Le nouveau mensuel pour le monde actuel 'miM p*** P '% T * Enfin un magazine québécois d'information générale.Un magazine complet.Un magazine à la fois sérieux et souriant, fiable et divertissant, agréable et mordant! C'est le nouveau magazine L'actualité.Et on y trouve des faits, des opinions, des reportages, des enquêtes, de l'humour, des voyages, des portraits, des interviews.L'actualité, c'est celle d'ici.et d'ailleurs.Le Québec.New York, Paris, le monde, le cinéma, la télévision, les journaux, la musique, les livres, le sport, les affaires, la santé, l'éducation.L'actualité, c'est le rendez-vous mensuel des meilleurs journalistes.Pas une fois, pas deux fois, mais douze fois par an! L'actualité, c'est le nouveau mensuel pour le monde actuel.Procurez-vous Lactualité de septembre dès aujourd’hui et découvrez: Vladislav Tretiak, René Lévesque, Francine Racette et Donald Sutherland.En plus: Nos unions sont ben malades! L'exil dore de Gérard Pelletier.Trois écoles pour sauver l'école.Les 20 invasions de l'Armée au Quebec.Achetez L actualité a votre kiosque habituel ou abonnez-vous sans tarder a: L'actualité 625.av du Président Kennedy.Montréal.Québec.H3A 1K5 ¦m ' UanttMtKI* HMMè TrMM Udrwn cktoc» tl ta CtaMNI :’ - Vf 6* Le Devoir, samedi 21 août 1976 la météo 'ellowkn/c Goose Boy * V AVERSES ^ .J ! S Chui(|iill ORAGES Imonton ?' '^teîîïox icbct IL Soint Jeon ^ 'Y'- cNtoiVjlk ORAGES >àO^/cM\iieol ^r»Oltowo (x 3ov V.LI ^New York WojKinÿli PLUIE: f™o jjr Jp j ni—7TT- omoi City Dgft pffcipilation H igolc« f-j houle prettion K B *>o»e P,.»i0n 3, Ixl -r-T-" billets : Haleau - \*ioit m Nia Aims routiers gratuits BILLETS AVION TOUTES DESTINATIONS DIPUIS 20 ans au service des voyageurs SERVICE EUROPÉEN DE TOURISME AUTOMOBILE 1176, rue DRUMMOND, MTL — 861 -0200 "Touring Club de France" Il semble que le problème de la dette du tiers monde (150 milliards de dollars selon les dernières estimations) constituera le cheval de bataille du "groupe des 77” (les 115 pays en développement) et que, faute d’entente à Paris, une conférence ministérielle de ces pays serait envisagée début 1977, après la fin de Nord-Sud en décembre prochain.La balle est donc maintenant dans le camp des pays industrialisés.Les co-presidents de la CCEI, MM.Manuel Perez-Guerrero (Venezuela) pour les 19 pays en développement représentés et Allan MacEachen (Canada) pour les 8 industrialisés, sont les seuls à pouvoir relancer la machine en trouvant un terrain d’entente sur ce problème.Ce pourrait être un texte commun définissant la direction des travaux et donnant les grandes lignes de l’accord vers lequel il faudrait tendre.Les deux co-présidents y ont déjà travaillé avant la conférence des non alignés et vont se retrouver prochainement à Paris.Mais, tout dépendra en dernier ressort des concessions qu’accepteront de faire sur ce sujet les Etats-Unis, le Japon et l’Allemagne de l’Ouest, considérés plus “fermes" que les autres pays industrialisés.Déjà à Nairobi, en mai 1976, lors de la conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, leurs représentants s’év taient montrés très réticents à aborder ce problème et avaient préféré lâcher du lest •sur la question des matières premières en acceptant d’étudier la constitution de stocks régulateurs, voire d’un fonds commun, pour mieux repousser à plus tard la question de l’endettement.Il ne semble plus possible maintenant de reculer.l’arbre.Un autre détail est troublant: le fait que les Américains aient pu filmer l’incident.Pour les Nord-Coréens, c’est la preuve que les Américains ont agi avec préméditation.Le Pentagone a rejeté cette accusation et pour prouver sa bonne foi, a promis hier aux journalistes qu’ils pourront voir le film.Interrogé hier matin au cours d’une interview télévisée, M.Henry Kissinger a préféré passer rapidement sur les circonstances de l’incident.“Quelles que soient les considérations entourant la dispute à propos de l’arbre, a-t-il déclaré, rien ne justifie une telle procédure (la réaction Nord-Coréenne) et les États-Unis ne peuvent pas et ne veulent pas l’admettre”.Au cours de la même interview, le secrétaire d’Etat a demandé “des explications et des réparations” à la Coree du Nord, mais il n’est pas entré dans les dé- tails de ce que pourrait être la réaction américaine en cas de réponse négative de Pyong Yang.En fait, on estime de source informée que les États-Unis n’envisagent pas de réaction militaire, tout au moins dans l’immédiat.Les réunions d’urgence d’un état-major de crise, la mise en état d’alerte “limité” des troupes américaines basées en Corée, l’envoi vers la Péninsule du porte-avions Midway et de deux escadrilles supplémentaires de chasseurs-bombardiers, apparaissent surtout comme des gestes spectaculaires qui n'auront probablement pas de suite, pense-t-on de même source.Ces informations se fondent sur les conclusions de l’état-major de crise américain, selon lesquelles aucun mouvement militaire en direction de la Corée du Sud n’a été décelé du côté nord de la frontière.Par ailleurs, les États-Unis et dix-huit pays favorables à la position de la Corée du Sud ont présenté hier à l’intention de la prochaine session de l’Assemblée générale un projet de résolution qui invite les deux Corées à reprendre leur dialogue, à négocier “avec les autres parties directe ment intéressées" des dispositions plus durables pour remplacer raccord d’armistice existant, et “d’exercer la plus grande modération afin de créer une atmosphère propice à la paix et au dialo-8ue" La résolution occidentale a ete déposée quatre jours après une résolution parrainée par 21 pays favorables à la Corée du Nord qui réclamait notamment le retrait des armes atomiques de Corée du Sud, la dissolution du “commandement des Nations unies" et le retrait de toutes les forces étrangères appartenant à ce commandement, c’est-à-dire des forces américai-; nés.Beyrouth: mille obus par jour sur les quartiers résidentiels nés), l’Iran (13,3 millions), l'Irak (12 millions) et Abou Dhabi (10,5 millions).Il n’y a donc pas de risque d’un danger immédiat de cessation des approvisionnements français.Il ne resterait donc plus, selon les milieux diplomatiques, qu’à considérer la résolution de Colombo que comme un “avertissement” pour les relations de la France avec les pays non alignés et avec ceux que condamnent les non alignés.Adoptée au sein de la déclaration politique de la conférence par un consensus et sans vote précis, la demande d’embargo avait été présentée par le représentant de l’African National Congress (mouvement de libération de l’Afrique du Sud) à titre de protestation contre la livraison de matériels militaires français à Pretoria en “violation persistante des résolutions de l’ONU interdisant la fourniture d’armes au régime d’apartheid d’Afrique du Sud”.Le ministre des Affaires étrangères français, M.Jean Sauvagnargues qui a eu hier après-midi un entretien avec le président Giscard d’Estaing à l’Élysée, avait réagi très vite, considérant que d’éventuelles mesures d'embargo pétrolier contre la France seraient “dépourvues de tout fondement1’.Le ministre a souligné que la France a toujours fermement condamné la politique d’apartheid et que les ventes d’armes à l’Afrique du Sud, uniquement destinées à la défense, sont arrêtées.Quant au récent contrat nucléaire passé avec Pretoria ”, il ne saurait servir à l’accroissement du potentiel militaire sud-africain”.Au micro de la radio nationale, le ministre a estimé hier que la proposition d’embargo “n’aurait guère d’effet pratique”, qu’elle est surtout “un échappatoire aux problèmes internes des pays réunis à Colombo” et “ne doit pas être dramatisée”.Cependant un député gaulliste de Paris, M.Claude Gérard Marcus, membre de la commission des Affaires étrangères, a proposé une suspension de l’aide de la France a certains pays non-alignés.Israël englobé dans Ta condamnation prononcée contre la France, a accueilli de son côté avec beaucoup de calme la résolution de Colombo.Les principaux fournisseurs d’Israël en carburant n’appartiennent d’ailleurs pas à l’organisation des pays non-alignés et au surplus — dans le cadre de l’accord de désengagement militaire avec ITS-gypte —, les Américains ont assuré Israël de lui livrer le pétrole qui lui serait nécessaires en cas de difficultés d’approvisionnement.BEYROUTH (d’après AP, AFP et Reuter) — Malgré les efforts de la Ligue arabe, les bombardements des quartiers chrétien et musulman ont continué hier à Beyrouth, où selon un journal de la capitale, un millier d’obus se sont écrasés au cours de chacune des deux dernières journées.“L'hystérie des tirs d'artillerie sans discrimination continue de gagner du terrain, a déclaré un porte-parole progrès; siste.Des secteurs de Beyrouth ont été transformés en enfer”.D’après les hôpitaux, 140 personnes environ auraient été tuées au cours de la nuit, de jeudi à vendredi dans les differents secteurs d'affrontements.Cent quatre-vingt autres auraient été blessées.Les tireurs des toits se sont manifestés en outre dans le quartier commercial ainsi que dans les secteurs voisins, pour lesquels se battent miliciens chrétiens et musulmans.De part et d’autre, on a fait état d opérations-éclair avec de lourdes pertes, en hommes et en matériel, pour l’adversaire.Une douzaine de grands incendies ont été observés dans le centre de Beyrouth et les quartiers voisins, rapporte le journal An-Nahar.D’après des témoins, une quinzaine d’immeubles d’appartements ont été incendiés à la suite de bombardements, par les Palestiniens, de villes chrétiennes à l’est de la capitale.“Des fournitures d’armes soviétiques continuent à parvenir aux progressistes par les ports de Saida et de Sur Tyr”, a affirmé de son côté la radio phalangiste.Le général Ghoneim, commandant des forces arabes de paix au Liban, ainsi que plusieurs personnalités libanaises musul- manes et chrétiennes, ont multiplié les appels en faveur de l’arrêt des bombardements massifs des quartiers résidentiels de la capitale.M.Saeb Salam, ancien premier ministre et influente personnalité musulmane sunnite, a réitéré pour la troisième journée consécutive son appel en faveur de l'arrêt de ces bombaroements qui font surtout des victimes parmi les civils.ange d’autre part dans la montagne libanaise, à une trentaine de kilomètres au nord-est de Beyrouth.Au Nord-Liban, la radio contrôlée par l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a indiqué que la ville de Tripoli était bombardée par les forces conservatrices et syriennes.Plusieurs habitants de la Bekaa-ouest, la plaine centrale du Liban, ont été arrêtés jeudi à la suite de l’embuscade qui avait été tendue, la veille, à un véhicule transportant des officiers syriens.Selon l’agence palestinienne d’information Wafa, cinq officiers syriens avaient trouvé la mort dans l’explosion de leur voiture atteinte par un tir de roquette.Selon la Voix du Liban, les troupes syriennes ont encerclé plusieurs villages de la région et ont arrêté sept cents personnes qui ont été transférées à Damas.Wafa n’a pas confirmé ce chiffre, mais a indiqué qu’un “grand nombre” de citoyens libanais de la région avaient été emprisonnés en Syrie.Le général égyptien Mohammed Hassan Ghoneim, commandant de “casques verts" arabes, a eu de nouveaux contacts avec les chefs phalangistes, qui ont insisté sur “un retrait complet et inconditionnel” des Palestiniens des positions de montagne à l’est de Beyrouth.Selon les progressistes, les phalangistes ont repoussé le plan de paix du général Ghoneim et exigé qu’ “un retrait précède tout cessez-le-feu”.Le chef progressiste, M.Kamal Joum-blatt, a déclaré que les forces palestino-progressistes pourraient se retirer de la montagne libanaise si les troupes syriennes évacuaient leur position avancée de Sofar, à vingt-cinq kilomètres à l’est de Beyrouth.Les forces chrétiennes exigent l’évacuation des positions palestino-progressistes dans la montagne, c’est-à-dire des villages qui se trouvent situés à une trentaine de kilomètres au nord-est de Beyrouth, et qui ont été occupés en mars-avril dernier.La résistance palestinienne et les forces progressistes avaient affirmé, jusqu’à la déclaration de M.Joumblatt, qu’elles ne quitteraient à aucun prix cette région.L’une des solutions envisagées, a-t-on appris de source bien informée, consisterait a placer des “casques verts” dans les positions que les forces palestino-progressistes évacueraient.Néanmoins, tant du côté progressiste que parmi les chrétiens, on a exprimé l’espoir que le sommet arabe sur le Liban, préconise par M.Mahmoud Riad, secrétaire général de la Ligue arabe, pourra se réunir “avant qu’un nouveau front s’ouvre" dans la montagne.L’Arabie séoudite, le Koweït, le Quatar, le Nord-Yémen, le Soudan, les Emirats arabes unis, la Tunisie et l’Égypte se sont déclarés favorables au projet.Selon l’ONU, les Rhodésiens ont frappé un camp de réfugiés NETTOYEUR P.M.Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 GENÈVE - (d’après AFP et Reuter) — L’armée rhodé-sienne a attaqué le 8 août un camp de l’ONU abritant exclusivement des civils, au Mozambique, tuant des femmes et des enfants, et non un camp de guérilleros comme elle l’avait affirmé, a annoncé hier à Genève, le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).Ce camp, construit à Nyazo-nia par le HCR, abritait 8,000 des 26,000 Zimbabwe (Rhodésiens) noirs émigrés.M.Ugo a a (Uruguay), délégué R à Maputo, capitale du Mozambique, avait visité ce camp, le 28 mai, et constaté qu’il n’y avait que des civils.Il y est retourné, mercredi dernier.Il a rapporté avoir vu “10 fosses communes renfermant des femmes et des enfants”, avoir dénombré 500 blessés au moins, et constaté que tous les bâtiments ont été démolis, les effets personnels des réfugiés tous détruits, y compris les stocks de nourriture.Parmi les victimes, se trouvent deux ingénieurs portugais qui travaillaient au barrage de Cabora Bassa, ainsi qu’un prêtre espagnol, dont les identités n’ont pas été communiquées par l’ONU.L’armée rhodé-sienne a également détruit les ponts, ce qui complique les transmissions dans la région, indique l’ONU.Il existe deux bilans officiels de ce raid de l’armée rhodé-sienne: Salisbury affirme que ses soldats ont “tué 300 guérilleros, 10 civils et 30 soldats mozambicains”, alors que la radio de Maputo a déclaré que “818 réfugies civils ont été massacrés".M.Ugo Idoyaga a rapporté que la plupart des réfugies ont fui le camp pendant l’attaque, et sont maintenant regroupés à environ 150 kilomètres de la frontière mozambico-rhodésienne, et qu’il pourrait y avoir des centaines de blessés parmi eux, en plus des 500 dénombrés par l’ONU.Après avoir donné ces informations aux journalistes à Genève, le porte-parole du HCR, M.J.Becket, a déclaré que ce raid constitue une “très grave violation des droits des réfugiés” dont il faut maintenant envisager la protection.Enfin, il a annoncé que le Mozambique a demandé de l’aide pour ces réfugiés, notamment $25,000 pour leur nourriture, ainsi que des vêtements pour les enfants et des couvertures.Il a déjà reçu 12,000 couvertu- res fournies par la Fédération luthérienne mondiale.En dépit des affirmations d’un représentant des Nations unies et d’une équipe de la télévision néerlandaise, la Rho-désie a réaffirmé hier que le camp que ses forces ont attaqué en territoire mozambicain le 8 août dernier servait de base à des maquisards nationalistes rhodésiens.“Le gouvernement rhodé-sien possède des preuves irréfutables à l’appui de ses dires, preuves qui lui ont été fournies par les hommes qui ont participé à l’opération”, déclare un communiqué publié hier.Il ajoute que le gouvernement s’attendait à “cet écran de mensonges de la part des ennemis de la Rhodésie”.“La Rhodésie n’a pas besoin de justifier les actions qu’elle entreprend contre les terroristes qui menacent sa sécurité.Toutefois, les accusations qui portent atteinte à l’honneur de ses combattants ne peuvent è-tre ignorées”.C'est le tempt de teire Installer lee GOUTTIÈRES (H0-D0) Résidences - industries -institutions Tous matériaux Estimés gratuits Mtk 322-4160 Québec: 872-0244 nilMEAU METAL INC.LIRA menace BELFAST (AFP) — L’IRA “provisoire” a mis en garde hier les organisatrices de la“marche de la paix” qui doit avoir lieu à Belfast aujourd’hui.L’armée clandestine républicaine a qualifié dans un communiqué les responsables de ta “campagne des femmes irlandaises pour la paix” de "collaboratrices, d’opportunistes écoeurantes et d’hypocrites".L IRA a ajouté qu’elle continuerait sa lutte jusqu’au retrait total des troupes britanniques d’Ulster et l’établissement d’une république socialiste irlandaise.POUR BIEN DiGtRER UNE EAU DE SANTE AICAÜNE» PETULANTE QUI FAÜÜTÉ.LE TRAJET DtGESTlF ET lËUMlNATCN fît h il nos 8 • Le Devoir, samedi 21 août 1976 l’actualité économique toronto La tendance était modérément à la baisse, hier dans la plupart des secteurs, à la Bourse de Toronto.L'indice industriel a perdu .45 à 187.47, celui des aurifères 2.32 à 223.02, celui des métaux .61 à 91.49 et celui des pétroles de l’Ouest .12 à 226.65.L'indice des métaux en était à son plus bas niveau depuis 15 séances.Le comportement des valeurs a donné le tableau qui suit: Vendredi: 135 gains, 221 reculs et 232 titres inchanges.Jeudi: 133 gains, 230 reculs et 243 titres inchangés.Le volume des transactions de la journée a totalisé 1.43 million d’actions, pour une valeur de $15.18 millions, ce qu’on peut comparer à 1.62 million d'actions et $17.38 millions, jeudi.Un total de 204 contrats ont été enregistrés au marché des options, en comparaison de 65, jeudi.Dans les gros blocs de transactions, Dale-Boss Holdings Ltd.et Richard Costain Canada Ltd.ont rivalisé en tête, avec chacun 10,000 actions qui ont changé de mains, Dale-Boss à $9 1-4, Costain à $9 1-2.Alberta Eastern Gas Ltd.a gagné 2 1-2 à $14 3-4, à la reprise des transactions, après une interruption de deux jours.Ocelot a monté de 1-8 à $15 3-4.Au secteur industriel, Northern Telecom a perdu 7-8 à $36 3-4, Hudson's Bay Oil 3-4 à $37 1-2, Banque Royale 3-4 à $27 3-4, Bow Valley Industries 3-4 à $25 1-4 et Crown Life Insurance 3-4 à $47 1-4.Canadian Tire a monté d'un point à $39 1-2, Asbestos Corp.5-8 à $33 1-2, B.C.Forest Products 5-8 à $22 7-8, Canadien Pacifique Ltée 1-8 à $18 et Bell Canada 1-2 à $48 3-4.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE VtntM Haut Bai Farm.Ch.InduatriaMai A.G.FM 100 180 180 180 _ 5 Abby Glen 1375 S6% 6 Vi 6 Vi Aby Gin w 3000 75 75 75 Abitibi 5670 $12'/2 12% 12 Va Abitbi 7Vap 1140 $39 38 38 -1 1% Abitbi 10 1900 $51'/4 51V4 51'/4 — Va Acklnd 2p 2521 $12'/e 12 12 — % Agnico E 2800 340 330 335 + 5 Albany 5500 34 31 32 Alt EG 133425 $143/4 13 Va 14% +2 Va Alt Energy 4700 $10 10 10 AltaGasA 1880 $14'/b 14 14 Vs + % AltaGCp z56 $60'/4 60’/4 60 V4 AltaGEp 250 $20 Va 20 Va 20 Va Alcan 10000 $27% 27% 27Va Alcan pr 100 $28% 28% 28% + Ve AlgoCent 400 $11 11 11 — Va AlgomaSt 2351 $25 25 25 Alliance B z30 405 405 405 Alminex 2470 $63/4 6% 63/4 Almin 4Va p 200 $34 34 34 Alum 3rd p 100 $26'/4 26'/4 26 V4 + Va Am Bonza 18625 495 480 495 + 10 Am Eagle zlOO 40 40 40 Am Leduc 18000 7 Va 7 7 — 1 Ang CT 315 300 $32'/4 32 32 — Va Ang U Dev z200 80 77 77 Aquitaine 235 $20 Va 20 Va 20 Va ArborC z25 44 44 44 Argus B pr 120 $28 28 28 Asamera 1900 $9 83/4 8% — Vs Asbestos 925 $33 Va 33 33 Va + % Ashland C 1200 $9'/4 9'/4 9'/4 — Va Atco A 3450 $13 12% 13 + Va AtoHard A 800 $12 Va 12 Va 12 Va BC Sugar A 700 $23 223/4 22% — Va BP Can 600 $8% 83/4 83/4 — Vs Bad Boy 1300 255 250 250 Banister C 1500 $8'/4 8 8 — % Bank BC 105 $20 20 20 Bank Mtl 4395 $153/4 15 Va 15% — Vs Bank N S 5155 $42% 42'/4 42'/4 — Va Bankeno 2150 160 160 160 — 5 SHERRITT SHERRin GORDON Mines Limited DIVIDENDE NO 60 Avis est par les présentes donné qu'un dividende du troisième trimestre 1976 de dix cents par action sur les actions de Classe A et un dividende du troisième trimestre 1976, libéré d'impôt du surplus non distribué, de huit cent et une demie par action sur les actions de Classe B ont été déclarés par le Conseil d'Admi-nistration de Sherritt Gordon Mines Limited, payables le 15 septembre 1976 aux actionnaires inscrits à la clôture des affaires le 31 août 1976.Frank I.Piper Secrétaire Toronto.Ontario 18 août 1976 VtntM Haut Dm Ftrm.Ch BCdnNat 296 $15% 15% 15% + Va Bay Mils p 100 $8% 83/4 83/4 Bell Canad 7238 $483/4 48 Vs 483/4 + Va Bell Apr z15 54756 473/4 47% Bell B pr 400 $48 Va 48% 48% + Va Bell Dpr 565 $50 Va 50% 50 Va + Va Bell 2.28 1800 $27 26% 27 + Va BelICanW 35991 435 420 430 +10 BethCopA 2000 $14% 14 14 - Va Biltmore 1 100 170 70 170 Black P A 100 385 385 385 BlakwodA 400 430 430 430 + 5 Block Bros 2300 435 425 425 -10 Bomac A 100 350 350 350 +20 Border C 1100 198 85 98 +3 Bo*v Valy 3800 $25 Va 25% 25% - 3/, Bow-m pr z20 $39 39 39 Bramalea 400 $5 Va 5% 5 Va + Va Brameda 600 104 03 04 - 1 Brascan A 8126 $10 Va 10% 10% - Va BrendaM 550 $8'/4 8% 8% Bridger 5600 $6% 6 Va 6% + Vs Bright A zlO $6 Va 6 Va 6 Va Brinco 200 440 130 430 -10 BCFP 740 $22% 22% 22% + % BC Phone 2550 $13'/4 13 13 BCPh 53/4 p 225 $59 58 59 - 1 Broul Reef z 100 21 21 21 Brunswk 3260 $6 6 6 + Vs Budd A w 300 200 200 200 - 5 Bulora Cor zlOO Il Va 11 Va Il Va BurnsFds z 30 $10Va 10% 10 Va CC Yachts 800 400 «00 100 +10 Cad Frv 380 $10% 10% 10 Va — Vs Cad Frv A z60 $16Va 16% 16% Cal Pow A 1327 $293/4 29 Va 29 Va - Vs Cal P4p 125 $43 43 43 - 1 Cal P 5.40 p z9 $8 5 Va 85 Va 8 5 Va Cal P lOp 180 $103Va 103Va 103Va + 1 Cal P9.75 200 $101 Va 101V4 101V4 - 3/4 Cam Mine 1000 32 32 32-2 Camflo 8500 $5% 5% 5Vz - *6 CChibA 1700 400 100 100 Camp RL 1300 $173/4 17% 17 Va - % Campau A 1900 445 430 435 -15 Can Cem A 320 $93/4 93/4 93/4 CDC pr B 1096 $99 Va 99 Va 99 Va + Va CanMalt A z50 $18% 18% 18% C Nor West 6765 $9% 83/4 8% - % CPakrsC 800 $20% 20 20 - % Can Perm 300 $16% 16% 16 Va CS Pete 800 283 276 278 - 5 CanTrustA z215 $20 19 Va 20 C Tung 1000 450 450 450 C Cablesy 3000 $17 17 17 + Vs CCablew 200 185 185 185 - 5 CdnCel 320 $6% 6% 6% C Curtis 2100 55 54 55 C Ex Gas 4950 425 420 420 CGE 200 $24% 24 24 Ve - % CG Invest 379 $19 19 19 C Homestd 1200 $6 5% 6 C Hydro 2100 $8% 8% 8'% Cl BkCom 940 $26% 25% 26 Vs + Vs CIL zl5 $21% 21% 21% C Malart 7000 27% 27 27Va - Va CManoir A 200 490 490 490 + 5 C Merrill 300 $10% 10Vs 10Vs C Ocdenfa 1500 $16% 16% 16% + Ve CP Inve 900 $21 20% 20% - Vs CP Invepr 100 $41% 41% 41% - Va CP Ltd 21654 $18 17% 18 + Ve CPLAp 1350 $8% 83/4 8% + Vs CPL 4 p z50 $6% 6% 6% C Reserve 400 395 395 395 + 5 CdnSupO 200 $44% 44 44% + % CdnTire 500 $39% 39% 39 Va + 1 CdnTire A 7700 $45 Va 45% 45% C Uilties 300 $12% 12% 12% - Vs C Util 5 pr ZlO $50 50 50 C Util $1.25 410 $24% 24 Vs 24% + % CU IOV4 350 $26% 26% 26% - Vs CUtil w 900 370 370 370 +10 CWNSVap 100 $11% 11% 11% Canron 1700 $22% 22 22% + Vs Capit Div z300 26 26 26 Carl OK 2300 330 330 330 Cassiar 1400 $6 5% 5% - Va Celanese 2810 425 420 425 + 5 Celan 175 p 200 $163/4 163/4 163/4 - % Ctl Est A 100 $12% 12% 12% - Vs Cent Pat 700 80 80 80 Charter 01 300 375 375 375 ChibKay 5500 13 13 13 ChieftanO 1400 S10 91k 10 + v» Chromaco 100 2t0 210 210 Chrysler 5060 J20* *h 20 20 - Vi CHUM z26 WVk 7 V/i .CHUM B 472 S8'/4 l >- à: Directeur du Personnel Commission Scolaire Vallée de la Lièvre, 146A, rue MacLaren Est, Buckingham, Qué.JSL 1K1 DIRECTEUR GENERAL Centre hospitalier de soins de courte durée de 27 lits appelé à devenir C.L.S.C.avec unité de soins prolongés de 25 lits FONCTIONS: — mandaté par le conseil d’administration, est responsable de l'administration de l’établissement.— voir à mettre en place et à opérer un système efficace de gestion et de contrôle pour assurer l’utilisation des ressources de l’établissement: — prépare le budget et le plan d'organisation; — dirige le personnel: — en collaboration avec l’équipe multidisciplinaire, élabore, met sur pied, dirige et administre des programmes et des services, tant du domaine de la santé que du social, compte-tenu des besoins du milieu et en conformité avec la Loi 65 et son règlement.EXIGENCES: — étude universitaire de premier cycle; — possède une bonne formation et/ou expérience en administration; — connaissance du secteur des Affaires sociales; — social et dynamique; — aptitude à travailler en équipe, et à l'écoute des besoins et aspirations de son milieu; — notions de psychologie, de sociologie et d’animation; — santé suffisanteet bon équilibre émotif.RÉMUNÉRATION: Suivant les normes du Ministère des Affaires sociales et les qualifications du candidat.INSCRIPTION: Veuillez faire parvenir votre demande d'emploi et votre curriculum vitae à l’adresse suivante avant le 15 sept.Martine Giroux, s.s.j.Secrétaire du conseil d’administration Corporation de i’Hdpital St-Joseph-du-Lac, Ville Pohénégamook, Quartier St-Eleuthère, Cté Kamouraska, (Concours pour le directeur général) /il CMMSsiM Scelairi é« ClMp«s-Cfcifcoii|MiN\ requiert les services d’ ENSEIGNANTS pour Tannée scolaire 1976-77 Élémentaire régulier : cinq (5) postes Élémentaire enfance inadaptée : six (6) postes Exigence* : Détenir une qualification légale du ministère de l’Éducation.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur candidature à : M.Renald Sylvain Direction du Personnel 596,4ème rue Chibougamau, P.Q.Tél.: (819) 276-4121 J HÔPITAL SAINTE-JUSTINE Centre hospitalier universitaire ultra spécialisé est à la recherche d'un COORDONNATEUR À LA FORMATION Sommaire des responsabilités: — Sous l'autorité du directeur des soins infirmiers le coordonnateur à la formation planifie, organise, dirige, coordonne et évalue les programmes de fa mation pour le personnel infirmier.Exigences du poste: — Membre en règle de l'Ordre des Infirmières et Intirmiers du Québec; — Diplôme du 1er ou second cycle universitaire en nursing ou en éducation des adultes; — Formation et/ou expérience en enseignement ou en animation de groupe; — De préférence, expérience dans lessoinsdela mère et de Tentant.Salaire: Selon les échelles du Mini stère des Affaires Sociales.S'adresser à : Service du Personnel, Hôpital Sainte-Justine, 3175 chemin Côte Ste-Catherine, Montréal H3T 1C5 Tél.: 731-4931, poste 602 ¦\ Centre de Services Socieux de rOuteouiis POSTE OUVERT Chef d’unité ENDROIT: Succursale de Mont-Laurier, unité amérindiens.FONCTIONS: Distribuer, coordonner et organiser les activités professionnelles du personnel de son unité.Assurer au personnel de son unité l’encadrement professionnel requis, i.e.supervision, consultation, revision des objectifs d’intervention, etc.QUALIFICATIONS: Diplôme universitaire en service social; ou diplôme universitaire dans un autre domaine des sciences humaines avec expérience dans la pratique de l’intervention clinique.SALAIRE: Selon la politique salariale du M.A.S.Prière de faire parvenir toute demande avant le 4 septembre 1976 au: Service des Ressources Humaines, C.S.S.de l’Outaouais 105, boul.Sacré-Coeur, Hull, Québec COLLÈGE RÉGIONAL BOURGCHEMIN I l CA IUT UV*/-|UnjE CENTRE ADMINISTRATIF OUVERTURE DE POSTE SPÉCIALISTE EN MOYENS ET TECHNIQUES D’ENSEIGNEMENT Nature du travail: Les emplois de spécialiste en moyens et techniques d’enseignement sont des emplois de professionnel qui patent plus spécifiquement sur le développement, l’organisation, la direction des activités du Centre de Documentation ou des activités relatives au développement et â l’utilisation technique d’enseignement dans un ou des établissements ou institutions scolaires.Ces emplois sont spécifiquement caractérisés par l'animation des étudiants de l'établissement et l'assistance aux enseignants, en vue de l'utilisation rationnelle des moyens et des techniques d'enseignement dans le processus de l'apprentissage.Attributions: • Dans le domaine de la documentation sous toutes ses fames, le spécialiste en moyens et techniques d'enseignement, voit à l'initiation des étudiants et des professeurs.Tusage du ou des centres de documentation (bibliothèques, audio-vidéothèques) ainsi qu'à les assister dans leurs recherches.•  l’aide d'ouvrages de références tels quindex, listes d'éditeurs, répertoires, encyclopédies, etc., il effectue des recherches et dresse des bibliographies et des répertoires de sources d information afin de répondre à diverses demandes.• Il est chargé de l'application des techniques et des méthodes propres à ces disciplines en vue de sélectionner, conserver, classifier, aganiser et rendre accessible, la documentation des bibliot hèques et autres centres de documentation.• En plus, il peut se voir confier toutes autres tâches inhérentes à sa fonction.Qualifications requises: Diplôme universitaire termina! de premier cycle en bibliothéconomie ou dans un champ de spécialisation appropriée.Traitem«nt: Selon la Politique Administrative et Salariale du Ministère de l'éducation et les conventions collectives en vigueur.Entrée en fonction: Dans l'immédiat., Endroit du travail: CampusdeSael-Tracy Faire parvenir à I adresse mentionnée plus bas.au plus tard le 30 août 1976 â J 7 heures, les documents requis: à : Collège régional Bourgchemin, M.Serge Vincelette, Secrétaire général 2775 rua Bourdages, Saint-Hyacinthe, P.Q.f' Firan prtfressivi d’NW|cre ri|iiuli (Abitibi-Québec) recherche nouveaux gradués C.A.et stagiaires Priorité accorrdée pour connaissance informatique.Recherchons également fiscaliste.Excellentes opportunités d’avancement.Réponses confidentielles à: Comptables Agréés C.P.73, Val cfOr, Qué.^ TRADUCTEURS - REVISEURS ^ PLEIN TEMPS - PIGISTES DE L’ANGLAIS AU FRANÇAIS POUR UNE SOCIÉTÉ DE TRADUCTION DE MONTRÉAL Les candidats auront au moins 10 années d'expérience en traduction et posséderont la compétence nécessaire pour travailler dans une grande diversité de domaines techniques.Les candidats doivent être prêts à passer des tests d’une journée environ, à nos bureaux.Notre compagnie, jeune et dynamique, offre des conditions de travail intéressantes.Salaire à discuter.Veuillez adresser votre curriculum vitae détaillé à: DOSSIER 2644 Le Devoir C.P.6033 Montréal, P.Q.H3C 3C9 J HÔPITAL ST-LAMBERT Long-terme,convalescents, 120 lits UN COORDONATEUR(TRICE) des activités de nuit à temps partiel régulier Fonctions: Coordonner et contrôler les activités de l’établissement la nuit dans le but d’assurer aux bénéficiaires les services adéquats.Expérience: Deux (2) années d’expérience dans une fonction similaire.Rémunération: Selon les normes du M.A.S.Faire parvenir votre curriculum vitae avant le 31 août 1976 au: Service du personnel HÔPITAL ST-LAMBERT 831 rue Notre-Dame St-Lambert, P.Q.J Hydro-Québec Région Mauricie Service du Personnel / 2e étage 340 rue Saint-Maurice Trois-Rivières, Qué.CONSEILLER EN ORGANISATION FONCTIONS — Agir comme conseil ou ressource à la hiérarchie, coordonner, diriger ou exécuter des études relatives aux domaines organisationnels suivants : — Réorganisation • Développement et misé en place de structures et méthodes nécessaires et suffisantes pour atteindre certains objectifs préalablement concrétisés et coordon nés.• Formation, maintenance, adaptation et perfectionnement nécessaires pour le maintien de l'équilibre entre les fins et moyens.• Participation à l’application des principes de répartition de fonctions et de délégation de pouvoirs.• Diagnostic organisationnel, pronostic et thérapie.Technologie de gestion • Organisation scientifique du travail.• Génie industriel • Ordonnancement du travail.• Systèmes de gestion (approche scientifique aux problèmes de gestion) Amélioration de la productivité • Productivité humaine : techniques de motivation et stimulation du personnel ; direction participative par les objectifs, délégation, coopération, mise en concurrence, jugement sur les résultats, enrichissement des tâches, etc .• Productivité technologique : techniques de réduction des coûts, de normalisation et de standardisation (matériel, outillage, méthodes, etc.) aménagement d’espace de planchers, manutention, entreposage de matériel.— Agir comme agent de formation à la demande des groupes opérationnels de la Région — Collaborer au recrutement, sélection et formation du Service.— Être à la fine pointe des principes et techniques d'Organisation.EXIGENCES — Posséder une bonne connaissance théorique en organisation et en gestion.— Pouvoir facilement communiquer et établir une relation de confiance avec sor interlocuteur.— Posséder une expérience d'envron cinq ans dnos un ou plusieurs domaines pertinents.— Détenir un diplôme universitaire de premier cycle, de préférence en sciences humaines, administratives, génie industriel, sciences appliquées ou formation équivalente.— Posséder un jugement sûr, un esprit d'analyse et de synthèse, faire preuve de créativité et démontrer des aptitudes à agir comme agent de changement.LIEU DE TRAVAIL Hydro-Québec — région Mauricie (Siège régional ; Trois-Rivières) SALAIRE Selon compétence et expérience.N.B.: Les candidats sont priés de nous faire parvenir leur curriculum vitae le plus complet possible avant le 1er septembre 1976.1 i i .y i 20 • Le Devoir, samedi 21 août 1976 culture et société CORRIDART: a-t-on voulu tuer la mémoire ?C’est en rentrant de vacance, dernièrement, que j’ai appris quel sort l’administration municipale avait réservé à Corridart.Pour avoir été responsables, Lucie Ruelland, Pierre Richard et moi-même, de la réalisation du projet Mémoire de la rue, élément majeur de cette exposition sur le trottoir, cet acte de censure est la dernière chose à laquelle nous nous attendions.Surtout la façon barbare avec laquelle il a été accompli: de nuit, avec une profusion d’hommes et d’équipements, dans une mise en scène digne d’une opération de police secrète.Cela rappelle étrangement la manière dont les dirigeants moscovites avaient mis un terme, il y a quelques années, à une exposition en plein air d’art du peuple.en la rasant avec des bulldozers.Si le respect de la liberté d’expression constitue, comme on le prétend, le signe distinctif d’une démocratie, il est temps de se poser de sérieuses questions concernant le type de régime qui trône à l’hôtel de ville.JEAN-CLAUDE MARSAN Qu’est-ce que nous avons voulu exprimer dans la Mémoire de la rue?Le fait que l’artère Sherbrooke devait devenir, durant les quinze jours des Olympiques, une rue-musée doublée d’une place publique appartenant à tous les citoyens nous a paru une occasion unique de présenter, à grands traits, l’évolution de la ville et de la culture québécoise.Le cadre de cette rue s’y prête bien: frontière entre la pauvreté et la richesse, lien entre l’establishment de l’ouest et la petite bourgeoisie canadienne-française de l’est au siècle dernier, voie de prestige qui a canalisé maints cortèges et processions, et attiré, B’à récemment, les plus : moments, axe de développement qui s’est bour-soufflé des poussées incontrôlées du centre-ville moderne, tout y est.La Mémoire de la rue se voulait essentiellement la reconstitution, à l’aide de documents historiques (photographies, gravures, textes, etc.) de l’évolution de la rue Sherbrooke et de ses secteurs avoisinants, à travers les bâtiments, les gens et les événements.Comme l’a souligné Melvin Charney, une tentative de “relier le passé à l’identitié de la rue en tant qu’espace communautaire”.Pour y parvenir, nous avons opté pour une forme de journalisme, une mise en page spatiale de l’histoire, qui permet au public de la revivre sur les lieux mêmes des événements.Ainsi, devant le Grand Séminaire, les principales phases de l’évolution de cette institution étaient exposées, du Fort des Messieurs jusqu’à la célèbre lutte des Espaces Verts pour protéger ce site d’un redéveloppement inconsidéré.Au parc Lafontaine, nous avons fait état de certaines activités sportives qui s’y sont déjà pratiquées, notamment la chasse à courre.Dans l’est, sur le viaduc qui enjambe les voies de chemin de fer du Canadien Pacifique et offre une vue panoramique sur le port, on pouvait apprécier quelques chaînons de l’évolution des moyens de trans-ort: le pont de glace sur le iaint-Laurent, les bateaux à aubes, le R-100.Mme Fernande Saint-Martin, directrice du musée d’Art contemporain, a fait remarquer que ce type de reportage photographique constituait effectivement un développement particulier, mais bien réel, de l'art contemporain.Nous nous sommes donné comme objectifs de respecter la vérité historique et de chercher à la traduire dans toute sa richesse, Sa comple- Mots en croix de Louise et Jean Jaucourt 1 '2-345G7,3 9 lotir; problème No 11 HORIZONTALEMENT 1.Ils utilisaient l’ellipse, mais la parabole n’avait vraiment pas de secret pour eux.II.Apprend à bien débiter une pièce et à ne pas négliger le travail des coulisses.III.Ne fait rien pour le Canadien français.— Tête de raton laveur et queue d’angora.— Conjonction.IV.Même renversé, n’a pas grand débit.— Lettres d’amour.— Destitue.V.Espace compris entre deux solives.— Ornements.VI.Il a beau être le dernier venu, il n’est pas né d’hier.VII.Prenez-les de suite et en souriant.— Reprenez-en de suite et en vitesse.— Sont tous les mêmes lorsqu'il est question d’assassinat.VIII.Pays d’abondance et de délices.— Grecque renversée.IX.Pour l’Anglais imbu de pureté, c’est une mauvaise langue.— De droite a gauche: archéologue français du 19e siècle.X.Exclamation.— Se marque surplace.XI.Antibiotique isolé de la tyrothricine.XII.Basset à jambes droites.— Caractérisé à la fois par sa souplesse et son insoumission.VERTICALEMENT 1.Tapis.2.Fermeture spéciale qu’il y ait un magasin ou non.3.Quadrupède que l’on retrouve en grand nombre chez les bipèdes.humains.— Note.— Massif de l’Algérie.4.Transformation et utilisation des aliments dans [ organisme.— Phonétiquement: n’est pas né d’hier.5.Certains hommes lui préfèrent les blondes.et certaines femmes aussi.— En rang — Romains.6.Points cardinaux.— Tourne quand on tire.— Couleur de robe.7.Article.— De bas en haut: met son chapeau rouge pour aller au collège.8.Aigrit.—Inactif.9.Qualifie des frères très attachés l'un à l’autre.— Préposition.10.Pronom personnel.— Fruit de mer.— Pronom personnel.11.A ne pas conseiller comme gardienne, même si vos enfants manquent totalement de goût.— Négatif.12.Certaines.— Mélancolie.¦«•Torn Puce et les siens.xité et ses multiples facettes, tant réjouissantes que désespérantes.Pouvait-on parler de la rue Sherbrooke sans mentionner la démolition de la maison Van-Horne?Par contre, nous avons souligné comme positive la conservation du château Dufresne.De tous les cortèges, rassemblements, processions dont cette artère a été témoin, des processions du Congrès Eucharistique aux cortèges des familles royales en passant par le défilé des zouaves pontificaux, pouvait-on ignorer certaines manifestations comme celle de la Saint-Jean de 1968 ou le cri d’indignation de “McGill français”?La plupart des gens qui ont vu cette exposition avant qu’elle ne soit démantelée ont bien compris cette approche.Ainsi, Jean-Guy Du-buc dans un éditorial de La Presse: “On voyait donc surtout une exposition de photographies qui renvoyaient le promeneur à ses souvenirs d’un passé plus ou moins éloigne.Parmi ces souvenirs, les uns étaient beaux, les autres étaient laids.A l’image de ce que nous sommes.Tout n’était pas beau, mais c’était nous.” Gilles Toupin signalait, pour sa part, que c’était précisément par ce côté ethnographique que Corridart risquait de connaître sa part de succès.Sans parler des multiples commentaires favorables de gens anonymes, qui ont regardé ces photographies avec sympathie, comme si l'exposition avait été montée spécialement pour eux, pour célébrer leur milieu et leur communauté.Alors pourquoi a-t-on démantelé Corridart avec une fureur iconoclaste?On a parlé de laideur.Dans ce domaine de la beauté et de la laideur, il n’y a guère de critères simples et definis d’appréciation et dévaluation: les perceptions peuvent varier d’un sujet à l’autre.Sans porter de jugement, il est sûr que les réalisateurs de Corridart n’ont pas réussi à résoudre cette dichotomie entre une exposition conçue pour les piétons et le cadre d’une vaste artère qui sert surtout au transit automobile.Si les panneaux photographiques étaient à l’échelle des spectateurs, ils n’étaient pas à celle de ce corridor urbain.Et pour meubler vraiment cette rue sur une longueur de cinq milles et demi, il en aurait fallu des.mil- -liers.De même, certains li’ont pas apprécié les échafaudages.Au moins, avaient-ils l’avantage d’exprimer, sans détour, leur rôle de supports temporaires.En toute justice, étaient-ils plus laids que ces panneaux verts-pomme ou bleus pâle qui masquent à demi les terrains de stationnement?On a parlé d’obscénité.Qu’est-ce qui était obscène dans la Mémoire de la rue?Les scènes d’hiver de Not-man?La forme du R-100?Ces bonnes gens heureux, en chemise déboutonnée, qui regardaient un défilé de la Saint-Jean?Cette photographie, très signifiante et splendide par son art, qui était exposée devant le musée des Beaux arts, au grand trouble de son directeur?Ou le maillot style 1900 d'Étienne Desmarteaux?Dans une ville où trois cinémas sur quatre affichent, directement sur le trottoir, une publicité pornographique, il faut être daltonien de la morale pour invoquer des arguments pareils.Quoi qu’il en soit, il serait naïf de croire que le contenu de la Mémoire de la rue — même si cela n’a pas été recherché — n’a pas joué un rôle important dans la décision de supprimer Corridart.Pourquoi?A notre avis, pour deux messages qui émanaient de l’ensemble de cette exposition, et qui ont dû paraître inacceptables à certains de nos dirigeants de la vieille école.D’abord, elle véhiculait une vision renouvelée de la société et de la culture québécoise.Contrairement à celle qui a prévalu jusqu’à ces dernières années, et qui se caractérisait par l’emprise d’une élite qui imposait les modèles jugés acceptables de comportement culturel, déterminant par le fait même les rapports de force avec la réalité économique et sociale, la Mémoire de la rue plaidait pour une conception plus totale, intégrée et authentique de la culture.La photographie représentant des manifestants portant des pancartes sur lesquelles était écrit: “On est tanné de la Saint-Jean sur le trottoir” témoignait bien de cette évolution.La population ne veut plus singer une élite mais participer directement à son devenir collectif.Nous croyons que la culture se pétrit de l’accumulation et de l’évolution de l’expérience collective.Et cette expérience, vécue depuis plus de trois siècles, a connu des phases brillantes, et d’autres moins reluisantes.Personne a dû nous reprocher d’en avoir montré les beaux côtés.Mais les autres, moins glorieux, ne sont-ils pas tout autant historiques?Montréal n’a-t-elle pas été la ville des deux solitudes?Et pendant que l’élément anglophone s’efforçait de faire de ce pays une succursale de l’Empire britannique, les francophones, sous la domination du clergé, ne poursuivaient-ils pas, eux aussi, des mythes?N’est-il pas vrai que ces derniers ont été souvent exploités comme les serviteurs de cette classe possédante étrangère?Stephen Leacock, le grand humoriste montréalais, lui-même représentant de l’élite anglo-saxonne du début du siècle, ne se cachait pas pour le dire: à Montréal, les riches ont joui de privilèges que même les riches ne méritent pas.Et n'est-il pas toujours evident que la culture des québécois francophones est menacée dans ce coin de continent, et que l’usage de leur langue est contesté?Pourquoi faudrait-il le taire?Pour que le mépris perdure?Nous appartenons à cette génération qui a décidé de regarder son passé et son avenir en face, sans complaisance ni défaitisme.Nous ne demandons à personne de partager nos convictions et nos visions.Mais nous réclamons le droit de les exprimer.En second lieu, il est clair que la conception de la ville qui émergeait de cette exposition constituait la négation de celle entretenue par les dirigeants actuels.Notre conception plaide en faveur d’une appropriation de la ville par le citoyen, réclame respect pour son milieu social, et culturel, préconise une intensification de la qualité de la vie.Ainsi, avons-nous rappelé la lutte pour sauver les logements de la rue Saint-Norbert, la vandale démolition de belles résidences de la rue Drummond, la tristesse d’une cité qui vend son âme, son caractère et son charme aux plus offrants.Le type de développement privilégié à Montréal en 1976 est, à quelques exceptions et détails près, celui de New York de l’immédiat après-guerre: le refus d’un plan directeur, la curée des sites payants par la meute des spéculateurs, l’invasion désastreuse de l’automobile, la croissance dangereuse de la pollution atmosphérique, aquatique et sonore, l’engourdissement de la population dans le mythe d’un type de progrès qui dessert plus un système que les hommes.Selon Robert Trumbull, journaliste au New York Times, c’est cette confrontation qui a provoqué le démantèle- ment de Corridart: “These pictures.were taken as such an intolerable political statement that the whole show had to go.” Si c’est vraiment le contenu de la Mémoire de la rue qui a incité nos édiles municipaux à supprimer Corridart, qu’ils poursuivent donc la logique de leur action jusqu’au bout en utilisant leurs torches olympiques pour faire des autodafés dans les bibliothèques et les dépôts d’archives.Car c’est là que nous avons puisé les docu- ments scandaleux et les photographies obscènes qui ont justifié leurs frénésies nocturnes.François Truffaut, avec son film Fahrenheit 451, dans lequel les pompiers brûlent systématiquement les livres, sources de réflexion et d’angoisse, de façon à assurer au peuple le bonheur béat de la consommation des idées reçues, a peut-être prédit l’avenir.Que ceux qui croient que c’est là pure spéculation fantaisiste, essaient, par exemple, de trouver dans nos archives municipales des documents rappelant les émeutes de la Saint-Jean de 1968! Par un geste arbitraire et inacceptable de ceux-là mêmes qui détiennent le pouvoir par son consentement, la population a été privée d’une information à laquelle elle avait droit et qu’elle a payée de ses deniers.C’est elle la première victime de cette “nuit des marteaux”.Acceptera-t-elle encore de retourner à une période de rétrécissement des consciences?télévision i {Omissions en noir et blanc SAMEDI C F C F (B C B F T O 8.55 Ouverture et horaire 9.00 Yogi et Popotame 9.:10 Bunny et ses amis 10.00 Poly à Venise 10.30 Lassie 11.00 Woobinda 11.30 Le prince Saphir 12.00 Les héros du samedi: Golf 1.00 Sporthèque 2.00 Le XVIIle siècle le retrouvé 2.15 Baseball 4.30 Échos du sport 5.00 Bagatelle 6.00 Une fenêtre sur le monde: "Les enfants du monde: le Dahomey" 6.30 Téléjournal 6.35 Univers inconnus 7.30 Défi: Haïti 8.00 Cinéma Canadien: Les lumières de ma ville" (comédie de J.V.Bigras) ¦ 10.30 Téléjournal 10.45 Nouvelles du sport 11.00 Cinéma: "La décade prodigieuse" (drame de Claude Chabrol-Fr.-It.1971».12.30 Ciné-nuit: ’Le quarante et unième" (drame-Russe 1956).C F T M CD C B AA T O tT tokj puzzle E 436-1304 "La grande Aurore" de Serge Mercier du mercredi au samedi: 21 h THEATRE DE LA BRUNANTE: (Magog) 843-1177 Ménage à quatre" d'A.Laroche.M.Hébert et R.Lavoie — Dim.lundi et mardi à 21 h THEATRE DE LA DAME DE COEUR: (Roxton Falls) 548-2495 "Le Jackpot" de Denis Chouinard du jeudi au dim à 21 h.THEATRE EXPÉRIMENTAL DE MONTRÉAL: 320 Notre Dame E.879-1306 “Garden party" Samedi: 22h Dimanche: Relâche THEATRE DE LA FEN1ÈRE: (Ancienne Lorette) "La Baraka de Michel André.(Tous les soirs: 21h00 Relâche lundi.THEATRE DU HORLA: 15 rue des Peupliers â St-Bruno 653-0501 “Les célébrations" de M.Gameau Semaine 20 h 30.Relâche dim.et lundi.THEATRE MAISONNEUVE: Relâche THEATRE DES MARGUERITES: (Trois-Rivières) 377-3223 "Hermine" de C Magnier Du mardi au vendredi: 21 h Samedi: 19 h 30 et 22 h 30.Relâche dim.et lundi.THEATRE DES MARIONNETTES DE LA POUDRIERE: "Le petit monde de l'Ile Ste-Hélène" de M.Fréchette du mercredi au sa- medi: à 14 h en français à 16 h en anglais THEATRE DE LA MARJOLAINE: (Eastman) 297-2862 "Les héros de mon enfance" de Michel Tremblay.THEATRE Di:'NOUVEAU-MONDE: 84 Ste-Catherine 0.081-0863 “L'ouvre-boite" de Victor Lanoux Samedi 20 h 30 Dimanche relâche.THEATRE PORT-ROYAL: Relâche THEATRE DES PRAIRIES: (Rivière des Prairiesi 756-0559 "Je veux voir Mioussov” de V.Kataiev — du mardi au vendredi 21 h Samedi 19 h 30 et 22 h 30 Relâche dim et lundi THEATRE QUATSOUS: 100 E Avenue des Pins 845-7277.Relâche THEATRE DU RIDEAU VERT: 4664 Saint-Denis 844-1793 Relâche THEATRE SUN VAIAEY: iSte-Adèlel 229-3511 "L'oeul â la coque de Marcel Frank mardi au vendredi 21 h Samedi 20 h et 22 h 30 dimanche 20 h.Relâche lundi.< I t
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.