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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 31 août 1976
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1976-08-31, Collections de BAnQ.

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la métros Plutôt ensoleillé avec un maximum de 15 à 17.Aperçu pour mercredi: plutôt nuageux.Fais ce que dois votre temps est précieux.voyagez par avion nolisé ! MÉTRO AVIATION INC.Aéroport de St-Hubert 514-676-5610 Vol.LXVIII - No 203 Montréal, mardi 31 août 1976 Férié 25 CENTS Le mot d’ordre de la CEQ mis à l’épreuve par Angèle Dagenais La fermeté à laquelle ont semblé s’en tenir hier les Commissions scolaires du Québec, à l’endroit des enseignants du primaire et du secondaire, a eu les effets attendus, selon les premiers signes discernables, sur l’ultime décision des cotisants de la CEQ : les premiers résultats du scrutin de grève ont annoncé au début de la soirée un mouvement favorable aux offres finales du gouvernement, malgré les recommandations de la centrale.La CECM a décidé hier de maintenir sa décision de retarder l’ouverture des écoles jusqu’à l’obtention d’une entente provinciale entre les enseignants et le gouvernement mais reconsidérera la situation jeudi prochain à la lumière des votes obtenus lors des assemblées générales des syndicats enseignants, votes qui comme on le sait se prenaient hier et se poursuivent aujourd’hui, sur l’acceptation ou le rejet des offres globales et finales du gouvernement.Cette décision de la commission scolaire couvre les secteurs tant anglophone que francophone même si une entente semble à peu près certaine entre les enseignants anglo-catholiques (PACT) et le gouvernement.En effet, les négociateurs de la PACT ont conclu une entente de principe qui devra être ratifiée par les 5,000 syndiqués aujourd’hui et demain pour un contrat d’une durée de trois ans.Cette entente prévoit entre autres un ajout d’une centaine de professeurs des langues secondes, arts plastiques et édu- La grippe porcine Pas d’inoculation massive avant le signal defOMS cation physique à la CECM et rejoint, selon le president de la PACT, M.Robert Dobie, dans une très grande mesure les demandes syndicales a ce chapitre.Les enseignants anglo-catholiques bénéficieront en outre d’une augmentation moyenne des salaires de Tordre de 35.5%, rétroactive au 1er juillet 1975, et de 8% et 6% pour les deux prochaines années avec primes de vie chère.Les enseignants ont exprimé le désir de rentrer dès demain, premier septembre mais se buteront notamment aux portes closes de la CECM.au sommaire —, ¦ Des élections cet automne?Donnez-moi une seule bonne raison (Bourassa) -pages ¦ La fin du Jour comme quotidien: un éditorial de Claude Ryan ¦ Le carrousel électoral stoppé: un commentaire de Michel Roy ¦ La lutte à l’inflation et au crime: un commentaire deJ.-C.Leclerc — page 4 ______________________ Tous les enseignants de la cofnmission des écoles catholiques de Montréal recevront d'ailleurs un avis personnel selon lequel "leurs services ne sont pas requis pour l’instant”.Selon la présidente (je la CECM, Mme Lavoie-Roux, les enseignants ne se verront pas forcément couper leurs salaires pour ces journées perdues, imputables à l’organisation scolaire qui n'est pas complétée, car selon les nouvelles dispositions de la loi, les commissions scolaires peuvent amender leur calendrier scolaire et assurer ainsi 200Jours de travail aux enseignants.Mme Roux a précisé que si les enseignants acceptent les offres gouvernementales aujourd'hui et demain, la CECM sera en mesure d'annoncer dès jeudi la date de la rentrée scolaire tant à l’élémentaire qu’au secondaire.Au moins deux syndicats avaient accepté les offres finales hier soir.Il s'agit de la section élémentaire du Syndicat des enseignants de Champlain (Rive-sud) qui a accepté les offres au deux-tiers des vo-Voir page 6: La rentrée Deux travailleurs tués dans une explosion à 250 pieds sous terre Deux ouvriers ont perdu la vie et trois autres ont subi de légères blessures, dans une explosion souterraine qui s’est produite, au milieu de Taprès-midi hier, à l’usine de filtration des eaux McTavish, située à l’angle des rues McGregor et McTavish, dans Touest de la métropole.Selon les premiers renseignements obtenus, l'explosion est survenue alors que les ouviers de la compagnie Louisbourg Construction Limitée procédaient à des travaux de soudure à Toxygène dans le système de canalisation situé à quelque 250 pieds sous terre.Il semble qu'une par Marie Laurier Sans que la situation soit jugée alarmante pour le moment, et tout en espérant que le spectre d'une épidémie d’in-fluenza ne soit qu'un mauvais cauchemar, le ministère des Affaires sociales a mis au point un programme d'immunisation contre la grippe porcine et la grippe commune dite de Victoria.Cette dernière est susceptible de faire des ravages aussi importants que la première chez ceux qui en seront atteints.Les responsables de la santé publique des autres prc inces canadiennes s’affairent elles aussi à fixer leurs priorités .quant à la distribution des vaccins.En somme, tout l'Occident se prépare à faire face au virus grippal qui pourrait sévir cet automne.Une véritable osychose s'est emparée Explosion dans une usine nucléaire: 11 contaminés RICHLAND, Etat de Washington (d'après AP et Reuter) — Onze techniciens ont été contaminés par des émanations radioactives, à la suite d’une explosion d'origine chimique, qui s’est produite hier dans une usine de traitement de déchets nucléaires.L un d eux a été légèrement blessé mais son état n’inspire pas d'inquiétude.La direction de la société Atlantic Richfield Wandford, à laquelle appartient l’usine, a fait savoir qu’aucune fuite de radioactivité ne s'est produite en dehors des bâtiments au moment de la déflagration.Les radiations se sont cependant éfchap-pées lorsque les techniciens contamines sont sortis à l'extérieur.Ils ont dû sur le champ subir un traitement décontaminant.A Washington, un représentant de l’Administration de la recherche et du développement de l’énergie a précisé oue Tex-plosion ne concernait pas un réacteur nucléaire.L'explosion s'est plutôt produite dans une colone d'échange d'ions utilisée pour récupérer Taméricium, un produit radioactif qui se trouve dans les déchets des centrales nucléaires et qui est utilisé par l'industrie comme source radioactive."Il s’agit d'une explosion chimique et une enquête est en cours pour en déterminer l'origine, a-t-il dit.Nous ne pensons pas qu'il existe de danger d’une nouvelle explosion.” L'usine où s'est produit Tincident est située à 18 milles de Richland, où vivent 75,000 personnes.Le problème de la sécurité dans les usines nucléaires a déjà provoqué une vive Voir page 6 : Explosion des pays continentaux, à la suite de la découverte du virus de la grippe "porcine" l’hiver dernier que Ton compare à la.grippe espagnole des années 1918-1919 qui avait fait 20 millions de victimes.Cette grippe n'a toutefois causé la mort que d'une seule personne en février dernier, soit un jeune soldat de 19 ans du New Jersey.Cela a suffi pour ameuter l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ainsi que les administrations des Etats-Unis et du Canada qui ont convenu de mettre sur pied un vaste réseau de surveillance et de prévention contre ces maladies contagieuses.Au Canada, dès le mois.de mars, le ministre de la Santé et du bien-être social, M.Marc Lalonde, donnait le feu vert à un important programme d’inoculation qui pourrait toucher une bonne partie de la population du pays.Il appartient cependant à chaque province de déterminer les normes et les priorités de l'immunisation sélective et massive.Cest ainsi que le ministre des Affaires sociales, pour un, a fait connaître hier les points saillants de son programme de vaccination contre la grippe porcine et commune.Le ministre des Affaires sociales, M.Claude Forget, a en effet précisé que les Départements de santé communautaire (DSC) seront les responsables de la réalisation de ce programme qui s’effectuera en deux étapes et ce sont eux aussi qui seront chargés de l'organisation des cliniques et de la distribution des vaccins.Dans un premier temps, le vaccin bivalent A-porcin et A-Victoria sera administré aux personnes âgées de 65 ans et plus, de même qu'aux personnes souffrant d une maladie chronique d’origine respiratoire, cardio-vasculaire, rénale ou métabolique.Cette inoculation lutte simulat-nément contre la grippe ordinaire ou habituelle et la grippe porcine.Dans cette même étape, on offrira le vaccin monovalent A-porcin aux femmes enceintes et à toutes les personnes qui assurent les services essentiels de santé, de protection publique, télécommunication — téléphone et télégraphie — d’entretien des usines de filtration et des réseaux d'électricité.Ce vaccin vise à enrayer la grippe porcine.Cette premièe phase, souligne le ministre des Affaires sociales permettra de vacciner environ 700,000 personnes.La vaccination massive de la population ne sera entreprise que dans une deuxième étape pour les raisons majeures suivantes : le vaccin A-procin ne confère Timmu-nité que pour une période de quatre à six mois; et si Ton procédait à Timmunisa-Voir page 6: Grippe porcine -s" JfS JM' ’T c: I M r ¦ pi .c:.'.;-: ,v;:.m : §Ü ÊÊm §p Après avoir passé une semaine en Jordanie, M.et Mme Pierre Elliott Trudeau sont arrivés en Israël dimanche et ils ont visité, hier, les ruines de la forteresse de Massada, dans le désert de Judée (ci-haut) en compagnie du ministre des Affaires étrangères d’Israël, M.Yigal Allon (à droite).Le premier ministre canadien et sa femme se sont rendus ensuite au kibboutz Ayeleth Hashahar près du lac Tibériade où ils se reposent jusqu'à cet après-midi.(Téléphoto AP) Mgr Lefebvre est excommunié “de facto” No 1312 - 30 août au S sept.L’EXPRESS • Barre: que peut-il faire ?• Les mémoires de Jean Monnet • La révolution des machines intelligentes • Stanley Kubrick parle de Barry Lyndon CITE DU VATICAN (AFP) - "Mgr Lefebvre est excommunié”, a déclare hier à TAFP le R.P.Cipriano Vagaggini, membre de la Commission théologique internationale."Il n’y a aucun doute que l’ancien évêque de Tulle a encouru une excommunication automatique.Il pourrait donc ne pas être ultérieurement frappé par des interventions des organes officiels du Saint-Siège”.Selon le bénédictin, qui est un des trente théologiens de l’organisme doctrinal le plus qualifié de l’Eglise, il est indiscutable que Tévêque traditionniste français a provoqué un schisme.“Mgr Lefebvre n'est pas encore un hérétique, a-t-il expliqué, parce qu’il ne rejette pas l’a papauté.Mais il met en cause le pape actuel personnellement en affirmant qu'il ne suit plus la Voie juste.En tout cas, il s'agit d un schisme parce que le prélat a brisé la communion en refusant d’obéir au chef de l'Eglise.De son côté, Don Virgilio Levi, directeur-adjoint de “L'Osservatore Romano", estime à titre personnel que Mgr Lefebvre est “archi-excommunie désormais.” “On ne peut avoir de doutes sur sa volonté de soutenir des opinions qui le placent dans cette situation.Il suffit de rer si d’autres sanctions seront prises à penser qu'hier, à Lille, il a affirmé que de l'égard de Mgr Lefebvre.Une éventuelle r‘Tunion adultère” de l’Eglise et de la ré- réduction à 1 état laïc serait en tout cas une punition inférieure à une excommunication publique et solennelle signée par Paul VI.Pourenarriv volution, de l’Eglise et de la subversion (.) ne peuvent produire que des bâtards”, a-t-il expliqué.D’autre part, Don Levi a déclaré igno- arriver là, un vrai procès par le "tribunal suprême de l’Eglise”, Les chutes Churchill: T.-N.revient à la charge Le gouvernement de Terre-Neuve a sorti de ses tiroirs une entente avec la Corporation des chutes Churchill, qui serait antérieure à celle signée avec THydro-Québec en 1969.Grâce à cette entente, dont on avait peu ou pas parlé jusqu’ici, le gouvernement de M.Frank Moores entend contourner le refus de THydro-Québec de lui céder, au prix coûtant, 800 des 5,000 megawatts obtenus de la centrale hydroélectrique des chutes Churchill dans le Labrador.Un porte-parole de la Corporation des Chutes Churchill, propriété a 57% de la province de Terre-Neuve, a dit que la nouvelle demande gouvernementale était fondée sur un accord intervenu quelques années avant l’entente avec THydro-Québec.En vertu de cet accord particulièrement avantageux pour le Québec, THydro-Québec reçoit 4,920 des 5,225 megawatts produits aux Chutes Churchill.Voir pag«6: Churchill (c’est-à-dire l’ancien Saint Office) pourrait ne pas être nécessaire, estime Don Levi.En effet, a-t-il expliqué, il n’est plus question de vérifier le “for intérieur de Mgr Lefebvre.Les preuves de son attitude sont ses actes et donc suffisamment éloquentes par elles mêmes.” "On peut penser, a dit encore Dop Levi, que le pape préférera ne pas en arriver à une declaration officielle d’excommunication pour éviter des réactions toujours possibles.En effet, certains pourraient faire ressortir que d'autres mériteraient une punition identique.Ceux, par exemple, qui bouleversent les réformes conciliaires en se créant parfois une liturgie personnelle”, a-t-il conclu.Dans les milieux compétents du Vatican, on fait preuve d’une grande compréhension pour tous les "fidèles” de Mgr Lefebvre qui le suivent en toute bonne foi.L’excommunication automatique ne frapperait que ceux qui le suivent avec la conscience précise de leur attitude schismatique.Dans ces mêmes milieux, on estime que le Saint Siège pourrait choisir le silence, au moins provisoirement, sur le cas Lefebvre.C'est ce que laisse entendre Voir page 6: Mgr Lalabvr* 4 fuite d'un gaz non identifié était en cours depuis un moment, à Tinsu des ouvriers, et que la déflagration s'est produite quand on a voulu allumer le chalumeau servant à la soudure.Au moment où se faisait -entendre une deuxième détonation, trois des ouvriers avaient réussi à s'échapper en empruntant une partie de la canalisation qui avait été asséchée pour permettre les travaux.Ils sont remontés à la surface par leurs prores moyens au Carré Dominion, situé a plusieurs centaines de pieds plus loin, souffrant de légères blessures.Ils ont immédiatement été conduit à l'hôpital Royal Victoria par Tambulance 9-15 du service de police de la Communauté urbaine de Montréal.Pendant ce temps, les pompiers de Montréal et les policiers formaient des équipes de secours pour tenter de localiser les deux hommes qui étaient demeurés dans la canalisation.L'explosion s’était produite à 15 heures 20 et les deux hommes qui manquaient à l’appel furent repérés environ une heure plus tard et il semblait alors, selon un premier rapport policier, qu'ils étaient toujours en vie.Il fut toutefois impossible de leur porter secours sur-le-champ à cause de l’accumulation de pierres et de débris provoquée par Texplosion.Finalement, un peu avant 18 heures, on Voir page 6: Travailleurs tués Olympiques: l’enquête aura besoin d’experts La commission parlementaire chargée de l’étude du dossier olympique devra pouvoir compter sur le concours d’experts chargés d’analyser les documents et les informations que celle-ci recevra d’ici la fin de ses travaux, tout en demeurant maître cependant des conclusions qu’il y aura à tirer alors.C’est ce qu'a indiqué, hier, le Solliciteur général du Québec, M.Fernand Lalonde, alors qu’il était appelé à préciser les propos qu'il tenait en fin de semaine sur les ondes d'une station radiophonique de Montréal.Pour M.Lalonde, on ne peut être satisfait actuellement des résultats de la première session de la commission parlementaire.Ce n'était qu’une première manche qui a laissé beaucoup de questions sans réponses, et il est evident que la commission devra se réunir à nouveau, souligne M.Lalonde qui dit croire que la commission pourra avoir besoin d’experts pour Tepauler, en raison des nombreux aspects techniques du dossier.Pour autant, il n'est pas d’accord avec la formule préconisée par le député de Lafontaine, M.Marcel Léger, qui la semaine dernière a proposé que la commission forme en son sein un comité directeur de trois membres chargé de diriger un groupe d’enquêteurs.Le Solliciteur général exprime 1 avis qu'une telle formule comporte des vices, se référant aux propos tenus par le premier ministre Bourassa la semaine dernière devant la commission.Celui-ci avait exprimé la crainte que le Parti québécois puisse rejeter les conclusions qu'arrêtera la commission en prétextant une hypothétique partisanerie dans le choix des enquêteurs.Voir page 6: Olympique* en semaine : de 9h à 5h30 * le jeudi : de 9h à 9h le samedi: de 9h à5h OÏJLÔ MoximJù DUSSAULT La grande librairie du 8955 saint-laurent s/ 2 • Le Devoir, mardi 31 août 1976 L’Institut Armand-Frappier s’attaque à la culture de la bacille de la lèpre carrefour par Gilles Provost “Sous prétexte que la lèpre est pratiquement inconnue dans les pays industrialisés, la science médicale semble s’être complètement désintéressés des dizaines de millions de lépreux qui vivent dans les pays pauvres et il était vraiment temps oue le Canada fasse Quelque chose en ce domaine”, a déclaré nier le docteur Laszlo Kato, directeur du nouveau pavillon de recherches sur la lèpre inauguré hier par le premier ministre du Quebec, M.Jîobert Bourassa, à l’Institut Armand-Frappier de l’Université du Québec, à .Laval-des-Rapides *¦ Ce laboratoire de $600,000 consacré ex-“dusivement aux recherches sur la lèpre est unique au Canada.Il est aussi le seul dans le monde entier qui s'attaque prioritairement à la culture en éprouvette du bacille responsable de la maladie.Une fois que cette étape aura été franchie, il suffira probablement d’un quart de siècle pour que la lèpre ne soit plus qu’un mauvais souvenir, estime M.Kato.En identifiant la bacille de la lèpre qui Strie aujourd’hui son nom, le Norvégien ansen découvrait en 1873 la première maladie humaine attribuable a un tel micro-organisme., Ironie du sort, ce fameux bacille de Mansen est maintenant, plus d’un siècle plus tard, le seul qu’on est incapable de cultiver en éprouvette.Bien plus, on ignore totalement son mode de transmission d'un malade à un autre, on ne possède aucun médicament vraiment efficace ni aucun vaccin et on recherche toujours un moyen de diagnostiquer la terrible maladie avant l’apparition des signes cliniques graves.Il y a déjà près de 25 ans que le docteur Kato et son équipé se sont attaqués au domaine presque vierge qu’est la lèpre, en parallèle avec ses autres travaux consacrés à la tuberculose.Déjà présentement, l’équipe du docteur Kato, à l’Institut Armand-Frappier, est une des plus avancées au monde dans le domaine de la culture du bacille de Hansen.Lorsque cette culture pourra se faire facilement en éprouvettes, il sera possible d'étudier beaucoup plus aisément les propriétés du bacille et d’en trouver des antidotes efficaces.Selon Claudette Rondeau, assistante du docteur Kato, le centre de recherche montréalais croit présentement être sur le point de faire la trouée décisive.Déjà, depuis deux ou trois ans, à la suite des expériences de l’Américain Skinsnes, bn a réussi à obtenir, avec beaucoup de difficultés.des cultures positives mais il reste à en améliorer le rendement.Pour le moment, on travaille surtout sur la “lèpre des rats” parce que le bacille Ct très semblable à celui de la lèpre hu-aine et que l’on peut plus facilement faire des expériences sur des rats que sur des humains.Tel est d’ailleurs un des problèmes majeurs avec la lèpre humaine: pour être absolument certain que le bacille que Ton aura réussi à cultiver est vraiment celui de la lèpre, il faudrait pratiquement réussir à l’inoculer avec succès à un être humain.Or, même si on trouvait un volontaire, on ne saurait comment s’y prendre! On ignore encore dans quelles conditions le bacille peut être transmis avec succès d'une personne à une autre et plusieurs chercheurs ont déjà tenté en vain de s'inoculer à eux-mêmes cette maladie.Le docteur Kato, pour sa part, estime que le bacille se communique probablement par le sol, ce qui expliquerait pourquoi la maladie ne se répand que dans les pays où l'hygiène est déticiente.Le nouveau pavillon de l’Institut Armand-Frappier, baptisé “Pavillon Hansen" a été financé surtout par deux fondations anonymes et par des organismes charitables intéressés au problème de la lèpre.Le gouvernement canadien a aussi apporté une contribution considérable {>ar l’intermédiaire de sa Caisse d'aide à a santé.M.Robert Bourassa a profité de l’occasion pour adresser une invitation pressante aux sociétés industrielles, commerciales et bancaires afin qu’elles contribuent encore plus fortement au développement de la recherche universitaire.Pour sa part, le directeur de l’Institut Armand-Frappier, M.Aurèle Beaulnes, a S lé que cette institution sans but lu-s’occupe à la fois de recherche, d'enseignement, de production de vaccins et d'autres liquides biologiques, sans oublier qu elle rend à la collectivité divers services de diagnostic, d’expertise et de vaccination.Autrefois connu sous le nom d'institut de microbiologie et d’hygiène de Montréal, ITAF possède 22 édifices et 400 employés à temps complet dont 60 chercheurs et autant de techniciens.Son budget annuel atteint presque $8 millions et seulement 45% de ce montant lui est fourni par le ministère de l'Education du Québec.M.Bourassa a souligné hier que cette institution aura été une des premières au Québec à lier fortement la recherche fondamentale ou appliquée aux nécessités de la production industrielle.Le gouvernement fédéral envisage de se donner une “image” d’austérité OTTAWA (d’après CP) — L’austérité financière, à Ottawa, n’est pas une supercherie publicitaire.Non, c’est une chose fort sérieuse, à laquelle malheureusement le citoyen canadien ne semble pas accorder toute la crédibilité souhaitée.Qu’à cela ne tienne: le gouvernement vient de mettre en route doucement, pour corriger cette situation, une campagne un peu particulière de relations publiques.Le secrétaire du Conseil du trésor, M.G.F.Osbaldeston, a dans cette intention :it parvenir à tous les sous-ministres, :i quelques semaines, une lettre confi-.Melle qui en quelques mots définit la duticulté et la solution proposée: il faudra, dit le document, “projeter une image conforme à la réalité administrative actuelle, celle que donnent des services gou- mm.vernementaux attentits a la moderation des dépenses”.Le secrétaire du Conseil reconnaît que “les Canadiens sont de moins en moins nombreux à croire” que le gouvernement s'astreint aux mêmes restrictions que celles qu’il a imposées aux industriels et aux travailleurs, depuis 11 mois que fonctionne son programme anti-inflation.C’est pourquoi le Conseil, une fois donnée l’approbation du cabinet au programme de relations publiques, a invité les hauts fonctionnaires fédéraux à pousser au maximum ^perceptibilité des mouvements restrictifs du gouvernement, et à faire mousser la conscience qu’en a la population” par l’emploi d’un train de mesures dont l’énonciation seule constitue presque un acte d’auto-critique.Uranium Le document recommande notamment: • Que chaque ministère dresse une liste de tous les programmes supprimés, remis à plus tara ou restreints, pour raison d’innation; ces relevés seront regroupés en un tout qui soutiendra éventuellement un programme d'information; O Que tous les discours ministériels contiennent une allusion, sous une forme ou une autre, à la restriction des dépenses gouvernementales, et ce en toutes circonstances, jusqu’à la fin du mois de janvier; • Que tout communiqué annonçant le lancement d'un programme gouvernemental comporte, de façon inverse, la mention de solutions differentes, de préférence plus coûteuses, laissées de côté Gillespie ne croit pas au prétendu monopole Alastair Gillespie ST.JOHN’S, Terre-Neuve (d’après CP) — Il sera difficile pour un Canadien d'éprouver la moindre sympathie envers les Etats-Unis, si ceux-ci se plaignent des effets d’un cartel international de l’uranium sur leur propre économie, eux qui pendant des années avaient tenu les producteurs canadiens à l’écart de leur marché.C’est ce qu’a déclaré hier à St.John’s, dans la province de Terre-Neuve où il participait au colloque annuel des ministres canadiens des Richesses naturelles, le ministre fédéral de l’Energie, des Mines et des Ressources, M.Alastair Gillespie.Celui-ci a ajouté, sur le ton de l’irritation: “S’il est un pays qu’on peut accuser de manoeuvres monopolisantes, c’est bien L’industrie minière manque de main-d’œuvre ST.JOHN S (d’après CP) — L’expansion de l'industrie minière au Canada affrontera peut-être d’ici peu un danger auquel on a donné peu d’attention, et qui fourrait se révéler plus grave que celui de épuisement des richesses naturelles: les mines, en effet, semblent exercer de moins en moins d'attrait sur les jeunes.C'est la déclaration qu'a faite hier le ministre fédéral de l'Energie, des Mines et des Ressources, M.Alastair Gillespie, à l’occasion du colloque annuel des ministres canadiens titulaires des richesses naturelles.Le recrutement de la main-d'oeuvre dans les mines est affligé de trois problèmes principaux, selon M.Gil- lespie.Ce sont notamment le resserrement des salaires par comparaison avec ceux des autres champs industriels, l’isolement dans les communautés minières et les soucis de l’ordre de la santé.M.Gillespie, qui arrivait d’une tournée de neuf jours dans les territoires septentrionaux du pays, a déclaré qu’il n avait pu trouver nulle part, dans les mines qu’il avait visitées, un seul mineur qui eût souhaité que son fils suive ses traces.La question, a-t-il ajouté, est de savoir d’où viendront les mineurs de demain.Il n’a pu lui-même y répondre, et a souligné que la question était assez grave pour retenir l’attention conjuguée ae l’industrie, du monde ouvrier et du gouvernement.au fil des mots Anglicisation par Louis-Paul Béguin Quand on dit mailer (to mail), on parle anglais.Quand on dit canceller (to cancel) au lieu d’annuler, on parle anglais.Quand on écrit: nous sommes à etudier (we are to study .) on s’exprime en anglais.Quand on parle de safety lock, évidemment on parle anglais" (verrou de sûreté).Mais aussi, quand on insiste pour dire: code d'éthique, on parle assurément anglais (code de déontologie, code des devoirs professionnels sont les expressions correctes).Quand on veut changer un chèque au lieu de l’encaisser, on parle anglais (to change a cheque).Quand on apporte au lieu d'emporter, on est peut-etre peu influencé par l’anglais, mais "take out” (c’est le "pour sortir" affreux, de certains restaurants) On culbute dans l’anglais, c’est certain, quand on retèie a quelque chose, au lieu de se référer (à un texte), en référer (à son supérieur), transmettre (un document) à quelqu'un, puisque l’anglais utilise le verbe “to refer" dans ces cas-là: Quand on rencontre des dépenses au lieu d’y faire face, ou de les régler, on parle anglais (to meet expenses).Quand on a créé banc de neige (snowbank), i'ai bien peur, hélas, que ce soit l'influence de l’anglais qui ait agi, puisqu'il s’agit d’un amoncellement cle neige.Je ne vais pas faire la chasse aux gens qui emploient ces anglicismes.Mais, qu’on ne vienne pas me dire: 1) ce ne^sont pas des mots anglais, donc c'est français.2) ce sont des canadianismes, alors que ce sont tout simplement des mots anglais déguisés.L'anglicisation est inconsciente, pour bien des gens, c'est pourquoi elle est si dangereuse.Continuons.Les instructions sont souvent des modes d’emploi pour les gens qui connaissent le français, exit n'est pas employé en français (sortie).Le “en bas" et le “en haut” écrits en grandes lettres dans nos grands magasins, au-dessus de l'escalier roulant sont des calques de "down" et “up”.De l’anglais, de l'anglais, vous dis-je! C’est cela qu’il faut comprendre.pour cause d’austérité; • Que les ministères fassent preuve de sobriété quant à la forme et quant au contenu des documents d’information qu’ils diffusent; • Que les rencontres avec le public, et en particulier avec les hommes d’affaires, se fassent dans des locaux gouvernementaux ou en d’autres lieux “sobrement aménagés”; et qu’on profite alors de l’occasion pour attribuer l’inconfort de la situation à la politique de restrictions.En ce qui concerne les programmes ministériels retouchés ou plus simplement supprimés, la lettre de M.Osbaldeston donne l’impression par ailleurs que la nomenclature en pourrait devenir rapidement factice: il est en effet recommandé d'y inclure les plans les projets d’accroissement de programme et même les nouveaux programmes dont chaque ministère envisageait l'adoption éventuelle, sans les avoir proposés à l'approbation du Conseil du trésor, et d’y inclure également les restrictions déjà publiquement annoncées en décembre dernier.Le grand reporter américain WILLIAM STEVENSON raconte dans son 90 MINUTES A ENTERBE sur le raid israélien en OUGANDA, récemment aux éditions STANKE, que le coordonateur GUY TOUPIN de la sécurité aux Jeux olympiques de MONTREAL avait fourni de précieux renseignements sur le terrorisme international.Les mêmes éditions STANKE lanceront la semaine prochaine un livre sur le fameux clan des frères DUBOIS.• Le récent tournoi de golf de PETER DUNCAN à l’auberge MONT-GABRIEL est devenu une fête de famille.Le premier prix: son père.Le deuxième prix: sa mère!.Le journal humoristique LE CANARD dirigé par JACQUES NORMAND deviendra un supplément du journal dominical LA PATRIE.Le magazine L’EXPRESS publie dans son dernier numéro une entrevue de PIERRE SALUNGER avec le candidat JIMMY CARTIER.• Les spectacles que le cirque HIPPODROME présentera au FORUM à partir du 29 septembre dureront deux heures et demie.Le dernier bulletin mensuel de LA BANQUE ROYALE est consacré à la conservation et l’utilisation de nos espaces verts.GALLIMARD entreprend une réédition des oeuvres complètes de BALZAC dans sa collection de la pléiade sous la direction de PIERRE-GEORGES CASTEX.• Des savants français tentent des expériences pour maîtriser la foudre.Ainsi, à l’occasion d’un orage, on peut, au lieu d’attendre que la foudre tombe à l’aveuglette, l’obliger à se manifester en un point précis.Les chercheurs lancent une fusée à l’approche des nuages.Celle-ci entraîne, à grande vitesse un fil métallique qui attire la foudre vers des appareils protégés.• Vient de paraître chez DENOEL un essai ECO-SPASME d’ALVIN TOFFLER, auteur du LE CHOC DU FUTUR édité à six millions d’exemplaires en vingt langues à travers le monde.Il propose cinq conditions pour une reprise.Stabiliser l’économie mondiale par le contrôle des multinationales, créer des stocks de matières premières pour stabiliser les fluctuations, repenser la politique de l’emploi pour l’âge super-industriel, décentraliser la planification économique, faire participer davantage les citoyens au remodelage du futur.• Une lectrice, qui n’aime pas les motards turbulants, suggère que tout motard coupable d’avoir troublé la paix perdre pour un an son permis de conduire.Il est sérieusement question que monseigneur MARCEL LEFEBVRE vienne passer quelques semaines de vacances dans le QUEBEC.Des marchands de la rue AMHERST s’inquiètent.Après la disparition de la rue CRAIG, quelle autre suivra?• • Le chef de presse LOUIS CHANTIGNY du COJO actueUement en séances retournera à son rapport post-olympique le 7 septembre prochain.Il paraît que nos enseignants veulent “conscientiser” nos enfants.En français?.Toujours à propos du français, le centre commercial PLACE VERTU se vante d’être “vertu-ellement” parfait!.JEAN ANOULH: "Les hommes vieillissants ne se jettent pas à genoux parce qu’ils ne sont plus absolument surs de se relever”.Un lecteur suggère que les parkings de notre EXP0 67 soient convertis en marché qui serait un JEAN-TALON de la rive sud.A propos de parkings, ceux de VANCOUVER sont très souvent entourés d’une haie.Pourquoi pas à MONTREAL, à commencer par ceux de la ville elle-même?.Savez-vous qu’il y a aux USA 7,750 stations de radio qui achètent certains programmes aux chaînes NBC, ABC ou CBC mais n’émettent qu’à l’échelon local?• LA BANQUE ROYALE DU CANADA participera avec 44 autres banques au financement de $250 millions pour le développement industriel soviétique.Le gouvernement russe veut faire construire d’ici les Jeux olympiques de 1980 cent nouveaux hôtels a MOSCOU.Des fonctionnaires soviétiques sont venus consulter le maire JEAN DRAPEAU à propos de l’organisation d une loterie pour les Jeux olympiques de MOSCOU.• Une devinette.“Je n’aime pas le soleil, j’aime la pluie.Si je pouvais habiter quelque part à mon gré, j’habiterais dans un pays où il pleut plus souvent, notamment l’ECOSSE qui est un pays qui me convient beaucoup mieux que la PROVENCE.Si j’y habite, c’est simplement parce qu’au début de ma vie, je n’ai pas eu assez d’argent pour en partir”.Qui a écrit cela?Réponse: JEAN GIONO lui-même! • Un détenteur d’une carte de crédit DINERS CLUB est furieux.Il a reçu en français des douzaines de communiqués en français pour l'inviter à en faire partie.Mais maintenant qu’il est membre, il reçoit tout en anglais du bureau de TORONTO où l’y a personne, absolument personne capable de parler français à la clientèle québécoise.Conclusion: il a retourné sa carte de membre.- • ET LE MOT POUR RîftE.Dans une agence de voyage: — Pour la somme dont vous disposez, monsieur, je vous conseille vivement de vous engager dans la marine! TEK.celui des Etats-Unis".M.Gillespie, qui faisait ainsi connaître sa réaction à la nouvelle selon laquelle le département américain de la Justice venait d’être saisi d’un dossier incriminant cinq pays, dont le Canada, dans la création d’un présumé cartel mondial de l’uranium, a affirmé qu’il ne croyait pas à ^existence de ce prétendu monopole et que de toute façon les lois américaines ne concernaient pas les Canadiens.Selon le dossier américain, cinq des principaux pays producteurs d’uranium ont créé, en 1972, un cartel similaire à l’OPEP afin de fixer les prix et de se partager le marché international de ce combustible indispensable aux centrales nucléaires.Ces accusations sont contenues dans des documents remis hier au département américain de la Justice par deux fonctionnaires de l’Etat de Californie, MM.Ronald Doctor et Leonard Ross.Les pays concernés sont la France, la Grande-Bretagne, le Canada, l'Australie et l’Afrique du Sud.Déjà au cours du week-end les deux hommes, qui travaillent l’un pour la Commission de l’Energie et le second pour la Commission des services publics de Californie, avaient, lors d’un entretien avec la presse, annoncé l'existence de ce dossier et décrit les documents qu’il contient.Ces derniers sont parvenus à MM.Doctor et Ross par l’intermédiaire d’une association de défense de l'environnement, “Les amis de la terre", qui les tenait elle-même d’une personne non identifiée qui les a apparemment dérobés à la compagnie australienne “Mary Kathleen Uranium Ltd." Cette dernière est une filiale du groupe britannique "Rio Tinto Zinc".MM.Ross et Doctor ont reconnu qu’ils n’avaient pas été en mesure de vérifier l'authenticité de ces documents, mais ils ont remarqué que la compagnie “Mary Kathleen" avait demandé à les récupérer et n'avait pas déclaré qu’ils étaient faux.Selon ces documents (des centaines de lettres et papiers divers), le cartel s'est formé à Paris en février 1972, lors d’une réunion organisée par la société “Ura-nex”, un groupement de producteurs français d'uranium contrôlé pour un tiers par le gouvernement.La France était représentée par quatre fonctionnaires, dont un dépendant du ministère des Affaires étrangères.Toujours selon les documents remis au ministre américain de la Justice.l'Australie était représentée par un membre de la Commission australienne à l’Energie atomique, un fonctionnaire du ministère du Développement national et un attaché commercial auprès de l'ambassade à Paris.Le Canada y avait délégué un ministre adjoint des Mines, un représentant du ministère du Commerce et un attaché scientifique.Les sociétés productrices d’uranium des cinq pays en cause avaient constitué à Londres, il y a un an, une association de commerce dotée du nom de “L'Institut de l'uranium”.Les représentants de l’association ont vigoureusement démenti les accusations des fonctionnaires américains.M.Ross, quant à lui, a déclaré que les principales victimes du présumé cartel sont les sociétés américaines utilisant l'uranium.V Alliance des Professeurs de Montréal Tous les membres de L’Alliance des Professeurs de Montréal sont convoqués à une ASSEMBLÉE GÉNÉRALE SPÉCIALE mardi 31 août à 17 h (5 h P.M.) au Centre Paul Sauvé * Information sur l’état des négociations ?Décisions t 4 IE DEVOIR Page 3 Montréal, mardi 31 août 1976 I Mme Félicita Tesclin qui habite ville Saint-Michel se demande ce qu’il adviendra d’elle demain?Elle doit recevoir un traitement à l’Hôpital des vétérans, chemin de la Reine-Marie, deux fois par semaine, faute de quoi sa santé sera compromise.Sa pension de vieillesse lui suffit à peine pour payer son loyer et son alimentation.Où trouver l’argent pour un taxi?Faute de subvention Le Service bénévole cesse de transporter les malades par Renée Rowan Faute d'une aide financière de la part du ministère des Affaires sociales, le service de transport vers les hôpitaux assuré jusqu'à maintenant par le Service bénévole de Montréal cessera de fonctionner dès demain, privant ainsi de traitements essentiels quelques centaines de malades.Jusqu’à la dernière minute, le Service bénévole de Montréal a espéré une aide temporaire du MAS qui aurait permis de maintenir en operation le service de transport en attendant une solution à long terme à un problème qui traîne en longueur.Dès le 4 juin 1974, le Service bénévole de Montréal alertait M.Claude Forget, et sollicitait une subvention, mais sans succès.“Dans notre optique, avait répondu à l'époque le sous-ministre adjoint, M.Charles Chamard, c'est le rôle du secteur privé et du bénévolat, et nous croyons même que c'est l'assurance de sa survie d’apporter un complément à l'action du gouvernement.' Le Service bénévole est revenu plusieurs fois à la charge depuis, faisant valoir au ministre que sans un budget garanti, il lui était impossible de continuer.Au cours d’une conférence de presse, le 21 juin dernier, la présidente du conseil d'administration du Service bénévole.Mme Eleanor Côté, avait annoncé que faute d une subvention gouvernementale, le Service se verrait forcé d'abolir, à compter du 1er septembre, son service de transport des malades.Dans une lettre en date du 23 juillet dernier, M.Claude Forget avait fait savoir au Service bénévole que son ministère ne pourrait prendre de décision avant d’avoir pris connaissance du rapport que doit lui soumettre incessamment le comité chargé de cette question ajoutant “qu'il espérait que le Service bénévole de Montréal pourra maintenir son service de transport en attendant cette décision "Cela nous est impossible, précise Mme Côté.N'ayant pas reçu la subvention de $1,000 par mois dont nous avons besoin pour maintenir temporairement ce service en attendant une solution définitive, nous devrons donc demain, comme nous l'avions annoncé fin juin, renoncer à ce service." Jointe par téléphone hier, Mme Louise Thauvette, du Cabinet du ministre, a confirmé qu’aucune décision à long terme n'avait encore été prise et qu'à cause de restrictions budgétaires et en raison des nombreuses demandes de subventions dont est submergé le MAS, la subvention, même temporaire, n'avait pu être accordée.Les premières victimes de la disparition du service de transport des malades vers les hôpitaux mis sur pied par le Service bénévole de Montréal il y a 19 ans, seront une fois de plus les économiquement faibles et les personnes âgées dont le seul revenu est leur pension de vieillesse.Les assistés sociaux reçoivent l'aide financière dont ils ont besoin pour se déplacer en taxi quand leur état de santé l'exige, mais qu'adviendra-t-il de ces malades dont le transport vers les hôpitaux était jusqu'à present assuré par le Service bénévole de Montréal?C'est la question que se posent avec angoisse les intéressés eux-mêmes, leurs familles et les agences qui font appel à ce service qui coordonne chaque mois le transport de deux à trois cents personnes incapables d'utiliser les transports en commun et qui doivent suivre régulièrement un traitement pour le cancer, l'insuffisance rénale, le diabète, traitement qui, s’il est interrompu, compromet gravement leur guérison et même, dans certains cas, leurs chances de survie.Le Service bénévole de Montreal ne tient pas à assurer lui-mème ce service de transport des malades vers les hôpitaux.“Nous aurions accepté de le maintenir en attendant que le gouvernement organise son propre service ou trouve une solution à long terme, souligne Mme Côté.Mais pour cela nous avons besoin d'argent.Les malades ont droit à ce service et il appartient au gouvernement de l'assurer.Des élections cet automne ?Donnez-moi une seule bonne raison (Bourassa) par Gilles Provost En réponse au défi que lui lançait durant le week-end le leader du Parti Québécois, M.René Lévesque, le premier ministre du Québec a mis les journalistes au défi de lui fournir une seule bonne raison pour déclencher des élections cet automne.“Pour ma part, a-t-il dit, je n en vois aucune.Toutefois, si quelqu’un en voyait, on étudiera la situation et on décidera en conséquence.C'est une prérogative du premier ministre de déclencher des élections au moment qu'il juge opportun." M.Bourassa a aussi insinue que le déclenchement d'élections hâtives serait un véritable “suicide politique" pour le parti Québécois, tellement ce dernier est divisé sur des problèmes aussi fondamentaux oue la place du français et de l'anglais, 1 avenir de la constitution, etc.M.Bourassa n’a pas raté non plus l’occasion de souligner la disparition imminente du quotidien Le jour pour “démontrer” l’incapacité des Péquistes à administrer sérieusement le Québec.“Il fallait que les Péquistes soient de bien minables administrateurs pour espérer implanter à Montréal un cinquième quotidien du matin, a-t-il dit.Aucune autre grande ville n en a autant,.Ils n’avaient aucune chance de réussite.” Prenant ensuite l’argument contraire, M.Bourassa est arrive exactement à la conclusion: “Si les Péquistes ne sont même pas capables d’administrer un simple petit quotidien de la taille du Jour, a-t-il dit, comment pourraient-ils prétendre administrer la province toute entière?" Aux yeux du leader libéral, la faillite du Jour démontre que les Péquistes sont plus divisés que jamais et qu’ils ne peuvent éviter de s'entredéchirer aussitôt qu'ils s'attaquent à un travail concret au lieu de se contenter de critiquer le gouvernement.“L'expérience du Jour prouve que les extrémistes et les modérés sont toujours en lutte au sein du Parti québécois et que, dans un tel contexte, ce sont les extrémistes qui gagnent la partie,” a-t-il dit.M.Bourassa s’est aussi efforcé de désamorcer la bombe à retardement qu’avaient amorcés MM.Guy Saint-Pierre et Ben Payeur, au sujet de l’indépendance éventuelle du Québec: M.Payeur n’a fait au’évoquer ‘Thypothèse” où tout le reste u Canada deviendrait séparatiste et où le Québec n'aurait qu'à tirer les conclusions; quant à M.Saint-Pierre, dit M.Bourassa, il a comparé un Québec indépendant au Portugal où il y a des problèmes politiques très sérieux et une forte baisse du niveau de vie.Le premier ministre a aussi affirmé à plusieurs reprises que toute la lumière sera faite sur l'aventure olympique.“Le gouvernement ne croit pas opportun d’ouvrir une enquête judiciaire, a-t-il dit, et sa position a reçu l’appui d'observateurs indépendants comme le directeur du Devoir.” “La commission parlementaire a posé de multiples questions, a-t-il poursuivi, et le COJO.la RIO et les autorités municipales vont s’entourer d’experts indépendants pour fournir des réponses aux questions posées.Après cela, la commission parlementaire pourra toujours remettre ces réponses en question." M.Bourassa a insisté à plusieurs reprises sur 1' “impartialité des comptables et Les grévistes veulent négocier avec le vrai propriétaire de Métropolitain Sud par Gérald LeBlanc Les chauffeurs d’autobus de banlieues refusent l’argument de “l’incapacité de payer” quand il est servi par Power Corporation, le vrai propriétaire, selon eux, des firmes Métropolitain Provincial et Métropolitain Sud, respectivement en lock-out et en grève depuis les 8 et 28 juillet.Les négociations ont repris hier matin avec Métropolitain Sud, en présence d’un médiateur gouvernemental, M.Marcel Boisvert, pour être de nouveau suspendues quelques heures plus tard, par suite du refus de la compagnie de modifier ses COURS DE POTERIE (jour, soir, samedi) Initiation à la céramique tournage, façonnage, glaçures COURS DE BATIK prof.: André Gauvreau COURS DE MACRAMË prof.: Luc Deschamps COURS DE DESSIN perspective, modèle, observation.Début des cours: semaine du 20 sept.Inscription immédiate à la: POTERIE BONSECOURS 433, est Notre-Dame, Vieux-Montréal 844-6253,844-6165 permis culture personnelle no 749885 dernières offres salariales.La direction de Métropolitain Sud serait prête tout au plus à réaménager les salaires et les bénéfices marginaux à la condition de conserver la meme masse monétaire globale.La compagnie plaide l’incapacité de payer plus sans mettre en danger la rentabilité de l’entreprise, qui a déjà réclamé des subventions directes ou indirectes des autorités gouvernementales.Accompagné du président de la CSN, M.Norbert Rodrigue, les dirigeants syndicaux de ces deux compagnies ont présenté à la presse, hier, les documents démontrant le maintien du contrôle de Power Corporation, malgré les transactions effectuées en 1967.Le peu de profit enregistré par ces compagnies provient en fait des fortes sommes versées chaque mois à leur créancier, les Entreprises Transport Provincial, une des nombreuses filiales de l’empire de Paul Desmarais.Les transferts de propriétés effectués en 1967 n ont en effet été qu’apparents, selon la CSN, et leur seul but a été de diviser l’empire de transport en commun de Power Corporation en réseau rentable et non rentable, de façon à faciliter le partage des revenus et l’obtention de subventions.En vertus des contrats par lesquels Métropolitain Provincial et Métropolitain Sua acquéraient en 1967 le service d’autobus des banlieues de la métropole — Métropolitain Provincial dessert la zone est-ouest de Valleyfield à Joliette et Métropolitain Sud détient une partie du marché de suco solidarité entre les peuples la Rive-Sud jusqu'à Saint-Hyacinthe — ces deux compagnies doivent verser chaque mois 90% des recettes nettes en remboursement de dette.Ce montant ne couvre en fait que l’intérêt sur les obligations acquises par les Entreprises Transport Provincial de Power Corporation lors de la vente de 1967.En fait, les acheteurs n'ont déboursé que des sommes infimes, le reste du coût étant complété par des débantures consenties à l’ancien propriétaire.Les contrats de vente, obtenus de la Commission des transports du Québec, révèlent, par ailleurs, que lors du transfert de propriété les 85 autobus de Métropolitain Provincial étaient évalués à $15,987, c’est-à-dire moins de $200 l’unité.Or, la direction de Métropolitain Provincial a évalué à environ $125,000 la perte subie lors de l'incendie, le 22 août dernier, de trois de ses véhicules Les syndicats affiliés à la CSN demandent donc de négocier avec le vrai pro- Cadres infirmiers priétaire des autobus de banlieue, convaincus qu'il sera alors plus difficile de brandir l'incapacité de payer pour refuser les augmentations réclamées par les 400 chauffeurs et employés de soutien.Les principales clauses litigieuses chez les chauffeurs des deux compagnies touchent les salaires, les heures de travail et la sécurité.Le syndicat réclame pour les chauffeurs $210 par semaine et 7 cents du mille parcouru immédiatement et $225 pour la deuxième année du contrat.La compagnie offre $180 immédiatement et $215 à la fin d’un contrat de trente mois.Le syndicat demande, en outre, une réduction de la semaine de travail de 56 à 50 heures, avec un maximum de huit heures de travail et de 10 heures de disponibilité par jour.Les chauffeurs réclament enfin le droit de ramener au garage un véhicule jugé défectueux et ne répondant plus aux normes de sécurité.La réponse de Forget attendue aujourd’hui Les Cadres infirmiers unis qui luttent actuellement pour obtenir justice dans l’évaluation de leurs traitements, inférieurs à ceux des infirmiers et infirmières qu’ils dirigent, connaîtront aujourd’hui la réponse du ministère des Affaires sociales quant à leurs dernières demandes salariales.Une rencontre a eu lieu hier à Québec entre les représentants des Cadres infirmiers unis, Mlle Joan Forchron, présidente, en tête de la délégation, et des représentants du MAS, afin d’en arriver à une entente.Ces 700 infirmières-cadres menacent de démissionner si cette situa- des experts” que les organismes directement impliqués ne manqueront pas d’engager pour être en mesure de répondre aux parlementaires.A ses yeux, le fait que ces experts soient engagés par les organismes qui sont placés sur la sellette, ne fera aucunement entrave à leur “impartialité”.Enfin, M.Bourassa a exprimé l’avis que les offres collectives faites aux enseignants du Québec sont tout à fait acceptables, tenant compte des contraintes financières du Québec et de la situation qui prévaut même dans les provinces plus riches.“Nous avons fait un effort très important, a-t-il dit, et nous croyons avoir réussi à offrir de bonnes conditions de travail aux enseignants." Il a refusé d énoncer immédiatement l’attitude qu'adopterait le gouvernement si les enseignants refusaient les offres qui leurs sont faites.Toutefois, il a profité de l'occasion pour dénoncer la commission de négociation de la CEQ, en affirmant 3u'elle regroupe les éléments les plus ra-icaux de la centrale, c'est-à-dire ceux qui ne veulent pas d'entente et qui persistent à vivre comme s'ils étaient en France, en mai 1968.Ottawa rend hommage au Dr Norman Bethune Le ministre fédéral des Transports, M.Otto Lang, a déclaré hier que le Canada et la Chine populaire en étaient arrivés à une entente de principe relativement à des échanges culturels importants entre les deux pays.Le ministre s’adressait aux dignitaires et médecins chinois qui ont assisté à l’ouverture officielle de la maison restaurée où est né, en mars 1890 à Gravenhurst, Ontario, le Dr Norman Bethune, grand héros de la Révolution chinoise de Mao.Un collaborateur du Dr Bethune durant la guerre sino-japonaise, le Dr Chang Chi Chiang, qui est aujourd’hui le sous-ministre ae la Santé nationale en Chine, était au nombre de la délégation.Volontairement ignoré durant plusieurs années à cause de ses convictions communistes, le Dr Bethune reprend peu à peu sa place au rang des Canadiens dont la mémoire est vénérée.Les dignitaires chinois ont visité au cours du week-end les hôpitaux Royal Victoria et Sacré-Coeur de Cartierville où le Dr Bethune a pratiqué la médecine avant de s'engager dans la guerre d’Espagne puis aller rejoindre les troupes de Mao Tse-Toung en janvier 1938.Il meurt le 12 novembre 1939 sur le front chinois des suites d’une infection qu’il s’est infligée en opérant sur le champ de bataille.En République populaire de Chine, le Dr Bethune est éleve au rang des héros nationaux depuis la date de sa mort et il a été un élément important des relations actuelles entre la Chine et le Canada.Les ambassadeurs de la Chine au Canada et du Canada en Chine ont assisté aux cérémonies de Gravenhurst, hier.Quant aux futurs échanges culturels entre les deux pays, ils se concrétiseront par la tournée que fera l’Orchestre symphonique de Toronto en Chine en janvier 1976, et par la venue au Canada de la troupe de ballet de Shangaï durant la saison 77-78.Kossyguine a failli se noyer LONDRES (AFP) — M.Alexei Kossyguine a failli se noyer après avoir été frappé d’une crise cardiaque à Moscou, a déclaré hier le journaliste Victor Louis, correspondant occasionnel en URSS du journal du soir londonien “Evening News".Selon M.Louis, qui fait état d une declaration officielle sans toutefois en indiquer la source, le président du Conseil soviétique n’a pu être sauvé que “grâce à l’intervention rapide et efficace” de ses gardés du corps.Le corresponant de ‘TEvening News” indique que cet accident est survenu pendant que M.Kossyguine se baignait dans une rivière de Moscou, mais ne précise pas la date à laquelle l’incident s’est produit.Ce sera la première fois que cette troqpe se produira en Occident.Au cours de sa visite au Canada, le Dr Shang Shi Shiang a révélé que les effectifs médicaux avaient été suffisants dans son pays pour faire face aux tremblements-de terre qui ont dévasté une région de la Chine le mois dernier.On sait que ce pays n’a demandé l’aide d'aucun pays bien que les observateurs et spécialistes estiment qu’il s'agisse d’une des plus violentes secousses sismiques jamais enregistrées et qu’il y a probablement eu plus de 100,000 morts.A ce sujet le Dr Shang Shi Shiang n'a pas cru bon de préciser le nombre des morts et l'ampleur des dégâts.Me Pontbriand à son enquête préliminaire Le juge Roger Vincent doit poursuivre, ce matin, l'audition de l'enquete préliminaire d'un homme d’affaires accusé de trafic de drogue.Le procureur de Joseph Zunnenshine, Me Sidney Leithman, a obtenu hier quelques heures de délai afin d'étudier les conséquences d’une décision intérimaire rendue par le juge Vincent après le témoignage du seul témoin de la journée: un agent spécial de l'agence américaine chargée de lutter contre le trafic des stupéfiants, la Drug Enforcement Administration.La défense a obtenu une ordonnance de non-publication sur l'enquête de Zunnenshine.Le tribunal doit en principe procéder aujourd'hui à l'enquête préliminaire de Me Denis Pontbriand et de Dima Messina, coaccusés dans cette affaire.Au total, quelque 40 chefs d'accusation ont été portes contre les trois prévenus et porteraient sur des transactions qui se seraient produites entre 1973 et 1975 et auraient pu rapporté près d'un demi-million de dollars (au detail).Il s’agit ici d'héroïne, d’opium et de cocaïne.La Drug Enforcement Administration avait agi.dans cette affaire, en collaboration avec la Gendarmerie Royale du Canada, chaque corps d’enquêteurs disposant d’agents doubles ayant supposément infiltré ce "réseau" L'avocat de Me Pontbriand, Morris Fish, doit soumettre aujourd'hui une demande de remise en liberté provisoire de son client.On sait que, lors de leur comparution la semaine dernière, aucun des trois coaccusés n'a obtenu de cautionnement, une telle demande de remise enlli-berté peut être faite lorsque la défense prétend apporter des faits nouveaux justifiant l'élargissement du prévenu.Selon les informations policières, un dénommé “Nick” aurait permis a la DEA d’opérer le coup de filet qui aboutit à l’arrestation de Me Pontbriand, de Zunnehs-hine et de Messina, le 18 août.Pour ne pas compromettre le deroulement de causes instruites aux Etats-Unis, la DEA refuserait de divulguer les exploits de ce “Nick”.tion anormale n’est pas corrigée d’ici au 1er septembre.Le ministre des Affaires sociales, M.Claude Forget, devait prendre connaissance du document soumis par les parties à l’issue de cette rencontre, dès son retour de Montréal dans la Vieille Capitale hier soir et il devrait faire connaître ses réactions aujourd’hui.Si le document est accepté, comme on pouvait le présumer hier à la lumière de conversations feutrées, il ne resterait plus qu’à faire entériner cette nouvelle échelle de salaires par le Conseil du trésor, à sa réunion de mercredi.RENOMMÉ DEPUIS LE 20 NOVEMBRE 1975 L’ENDROIT IDÉAL POUR LES DÉ J EU N ERS D'A EE AIR ES OUVERT 7JOURS PAR SEMAINE S tea ' 4 I I Restaurant JL/tlJLl Français 1446, rue Crescent - 282-1332 4 • Le Devoir, mardi 31 août 1976 éditorial La fin du Jour comme quotidien Dans une déclaration émise hier après-midi, le nouveau président du Conseil d’administration de la société éditrice du Jour a judicieusement précisé que toute décision finale concernant l’avenir du quotidien fondé par MM.René Lévesque, Yves Michaud et Jacques Parizeau serait d’abord soumise aux actionnaires de l’entreprise avant d’être appliquée.Il est plus facile de créer un journal que de s’en défaire quand il marche mal.Autant les principaux responsables du Jour avaient péché par ignorance et présomption en croyant pouvoir liquider d’un seul coup plus des quatre-cinquièmes du personnel de la maison, autant le Conseil d’administration aura besoin des trois semaines devant précéder la prochaine assemblée des actionnaires, convoquée pour le 22 septembre, pour arrêter en parfaite conformité avec la loi les multiples decisions que rend inéluctable la situation de l’entreprise.On apprend avec intérêt, à cet égard, que la démission de MM.Michaud et Parizeau n’est point le geste de fuite que l’on craignait.En acceptant de demeurer à la disposition des administrateurs dans la mesure où leurs services seront requis, les deux démissionnaires démontrent qu ils ont voulu protester avec fracas contre une situation devenue absurde plutôt que de s’esquiver devant le devoir pénible qui les sollicite.Il sera plus difficile, dans ces circonstances, de soutenir, comme le faisait hier le Syndicat des travailleurs du Jour, qu’ils se seraient “sauvés de leur navire à quelques heures du naufrage définitif”.Quoi qu’il en soit du linge sale que l’on prétend laver en public, une conclusion paiaît acquise: Le Jour à toutes fins utiles a cessé d’exister comme quotidien, du moins pour l’avenir prévisible.Si le journal doit continuer de vivre, ce sera vraisemblablement sous la forme d’une publication hebdomadaire, dont la formule (plus difficile qu’on ne semble le penser) reste d’ailleurs à préciser.Si MM.Mi-chaud et Parizeau eux-mêmes ont dû, selon les indications disponibles, en venir à cette conclusion, c’est que l’entreprise, sous la forme qu’on lui avait donnée au départ, ne pouvait tout simplement pas résister à l’épreuve cruelle du contact avec la réalité.Autant dans ses structures que dans le défi financier quelle constituait, elle était vouée à l’échec.• Dans la longue déclaration qu’il émettait vendredi soir pour justifier sa démission comme président et administrateur du Jour, M.Jacques Parizeau a habilement omis toute référence à la responsabilité des principaux dirigeants dans le sort qui échoit maintenant au Jour.A cela, les employés syndiqués du Jour ont eu raison de répliquer qu’ils ne sauraient être tenus responsables de décisions administratives, financières et professionnelles prises depuis deux ans et demi par les dirigeants dûment mandatés d'une entreprise dont les travailleurs syndiqués n’ont jamais eu le contrôle.Il n’en reste pas moins que l’expérience douloureuse vécue depuis mars 1974 a fait la preuve de l’impossibilité pratique de la formule “originale” de gestion dont aimaient naguère se vanter les pionniers du Jour.Cette formule, comme le rappelait M.Parizeau, se situait quelque part entre l’autogestion complète et l’entreprise traditionnelle où l’on trouve d’un côté la gérance et.de l’autre, les employés, généralement syndiqués.Il eût fallu, pour rappliquer avec succès, une dose très élevée de ces qualités “d’expérience, de compétence et de conscience professionnelle” dont parlait dimanche René Lévesque.Or, il semble bien que ces qualités aient fait défaut des deux côtés, c’est-a-dire chez les responsables et chez les rédacteurs salariés.Pour pouvoir s’imposer dans un contexte aussi fortement plébiscitaire que celui qu’il avait lui-même vaniteusement conçu, M.Mi-chaud aurait eu besoin d’une autorité technique, intellectuelle, politique et morale qu’il ne possédait manifestement point.Il aurait également eu besoin d’une très grande compréhension de la part de ses collaborateurs de la rédaction.Or, il devint évident au cours des derniers mois qu’on assisterait à la répétition des événements qui entraînèrent il y a deux ans la chute de Québec-Presse.Les mécanismes de partage des responsabilités inscrits dans les structures du journal furent conçus pour favoriser une mise en commun de l’experience de chacun pour le bien de l’ensemble.Ils servirent vite, au contraire, à un découpage absurde des responsabilités et des prérogatives, sous lequel on eût voulu réduire au rôle d’otages professionnels et financiers ceux qui portaient devant les actionnaires et le public la responsabilité de la publication.Aucune personne sérieuse n’eût consenti à assumer la responsabilité d’un journal quotidien dans le cadre absurde que créaient les prétentions de M.Jacques Keable et de ses amis.L’étonnant ce n’est pas que cette formule ait échoué; c’est que.grâce à la patience de quelques-uns, elle ait pu durer si longtemps.Par la nature même des centaines de décisions qui doivent y être prises tous les jours, par la nature aussi des forces sans cesse contradictoires au milieu desquelles il doit quotidiennement se frayer un chemin, un journal, plus encore que d’autres formes d’entreprise, a besoin d'une forte unité de direction et de structures de décision souples, pratiques et efficaces.On ne répondra jamais à cette exigence essentielle en multipliant à l’infini le “parlementage".• Certains avaient vu dans les structures de direction du Jour le principal vice de l’entreprise.Ils souhaitaient que Le Jour succombe aux contradictions inscrites dans sa formule plutôt qu’à de classiques et banales difficultés financières.Il n’empêche qu'en définitive, ce sont les difficultés financières qui ont précipité la crise du Jour et semblent devoir entraîner sa fermeture.On connaît d’autres entreprises de presse qui n’ont pas toujours brillé ni par la transparence de leurs structures de direction, ni par le génie de leurs “managers”.Assises sur une forte situation financière, elles ont néanmoins réussi à surmonter des crises de pouvoir non moins aiguës que celle qui déchire Le Jour.Le Jour semble devoir succomber, en somme, à une loi de fatalité cruelle inscrite dans la situation des journaux quotidiens à Montréal.Sur le marché montréalais, il n’y a guère de place que pour trois quotidiens de langue française, soit deux journaux à caractère populaire, un le matin et un l’après-midi, et un journal d’opinion.L’un des deux journaux populaires qui se disputent le marché du matin serait déjà disparu sans l’injection artificielle reçue depuis quelques années de Power Corporation qui croyait, en le maintenant en vie, garder à distance le concurrent redoutable que devenait Pierre Péladeau.Dans le domaine des journaux d’opinion, l’entrée en scène du Jour créait inévitablement une lutte à finir entre le quotidien de MM.Lévesque, Michaud et Parizeau, et Le Devoir.Quoi qu’aient pu penser les promoteurs du Jour, le milieu montréalais et québécois, au stade actuel de son développement, n’a pas les ressources voulues pour soutenir deux quotidiens visant au fond, par-delà des différences de formule, à atteindre le même public et à mettre l’accent sur les mêmes valeurs journalistiques.Les lecteurs soucieux d’informations approfondies et de textes critiques sont plus nombreux qu’autrefois, mais leur augmentation compense à peine les pertes dangereuses qu’ont assuyées les quotidiens au profit de la télévision.Les ressources intellectuelles capables d’alimenter jour après jour, en textes de ^qualité, des publications de cette nature, demeurent également limitées; elles sont bien inférieures en nombre aux partisans de ceci ou de cela, mais qui sont incapables de justifier leur préférence dans un texte le moindrement rigoureux.Les annonceurs susceptibles enfin de s’intéresser au marché que constituent les lecteurs de ces publications sont aussi fort limités, non seulement par le nombre, mais aussi, et davantage, par la modestie des ressources qu’ils sont disposés à investir dans ce type de publication.C’est à l’effet combiné de tous ces facteurs — ainsi qu’à une direction plutôt faible et inexpérimentée — que l'on doit attribuer les difficultés du Jour.Aucun des obstacles rencontrés par Le Jour n’a été étranger à l’histoire du Devoir.S'ils ont toujours été surmontés jusqu’à maintenant, c’est parce que Le Devoir offrait en contre-partie à ceux qui s’y intéressaient des qualités d’indépendance, d’impartialité, de respect, de rigueur intellectuelle.d'attachement aussi à maintes valeurs fondamentales que ridiculisaient volontiers certains rédacteurs du Jour, dont il ne s’est jamais départi et auxquelles il demeure attaché malgré toutes les modes du moment.Claude R Y AN bloc-notes Le carrousel électoral stoppé Après avoir laissé courir dans tous les sens des rumeurs, des bruits et des chuchotements d’élections brusquées, M.Bourassa s’est avisé, d’abord à la radio dimanche, puis de nouveau hier devant la presse, d'arrêter le carrousel qui n'en finissait plus de tourner depuis la fin des Jeux olympiques.Le premier ministre a saisi la plus belle occasion qui s’offrait: M.René Lévesque réclame des élections; donc, il n’y aura pas d’élections! Il est vrai que M.Marcel Léger, à l’aide de sa boule de cristal, en avait hardiment annoncé la date.Il fallait donc que son chef, par souci de cohérence, insistât dans le même sens.De même, à tour de rôle, MM, Rodrigue Biron, Jérôme Choquette et Camil Samson avaient demandé ou prévu une consultation électorale.M.Bourassa annonce clairement qu’il n'a pas l’intention et qu'il n’existe aucune raison d’appeler le peuple aux urnes.Il est tout à fait juste de dire qu’il n'existe aucune raison.En tout cas, pour peu qu'ils aient eu l'intention de ( se lancer en campagne électorale, le premier ministre et ses conseillers n’ont pas trouvé une raison suffisante pour justifier l'opération.Entendons ici une raison avouable et qui résiste à l'analyse.Car il se peut d’autre part •que la conjoncture, au lendemain des Jeux, soit apparue propice aux organisateurs électoraux et à l'entourage du premier ministre.Mais encore eût-il fallu découvrir le motif valable.Elu en 1973 avec une majorité écrasante, M.Bourassa a reçu le mandat de résoudre les problèmes économiques, sociaux, scolaires, syndicaux.La situation s'est dégradée dans les hôpitaux et les écoles, les négociations ont été difficiles; les grèves, longues et nombreuses; l'inflation a suivi son cours et le débat constitutionnel piétine toujours.Or, justement, le peuple accorda il y a trois ans aux Libéraux la confiance et les moyens de regler toutes ces questions.Rien n’est fondamentalement changé: il appartiendra à l’électorat, au terme de mandat, de porter un jugement et de faire ses choix.Si une crise constitutionnelle avait éclaté qui eût contraint M.Bourassa à modifier sensiblement ses orientations, le premier ministre aurait eu une raison impérieuse d'en appeler au peuple.Mais cela ne s’est pas produit.Toutefois, des événements pourraient encore survenir qui justifieraient des élections brusquées.Songeons.par exemple, à la reprise des discussions sur le rapatriement de la constitution; ou à une très brusque aggravation du chômage qui imposerait au gouvernement l'adoption de mesures radicales; ou même encore à un déséquilibre dans l’équipe ministérielle: désaccords, démissions, scandales.Les partis d’opposition, d’ordinaire, font valoir à l'appui de leurs demandes d’élections l’inaptitude des ministériels à gouverner, l’accumulation des problèmes et la perte de confiance des électeurs envers ceux qui les dirigent.Ce sont là des règles classiques d’un jeu conventionnel.Ils parviennent parfois à créer une psychose qui, gagnant graduellement toutes les couches de la population, peut paralyser un gouvernement et le forcer à solliciter la confiance.Il arrive aussi que l'incertitude quant aux intentions électorales du gouvernement gêne l’appareil administratif, les fonctionnaires n’étant pas très portés a donner leur pleine mesure quand les batailles électorales vont s engager.C’est pourquoi il était nécessaire que M.Bourassa démente sans plus tarder les rumeurs qui lui prêtaient le projet de solliciter un nouveau mandat dès à présent.Il est inévitable dans notre régime que naissent et meurent de la sorte des r Regardons-nous donc dans le miroir.Où en sommes-nous avec nos établissements'’ Que nous arrive-t-il?Vers quoi tendons-nous dans notre existence planétaire?Ce sont là des questions auxquelles nous ne pouvons répondre que si nous prenons un peu de recul par rapport aux remous quotidiens.Essayons donc de nous voir dans la perspective de l’histoire.Bien entendu, certains diront avec Henry Ford que l’histoire est du "boniment ”, autrement dit que ce qui se passe aujourd’hui est tellement different de tout ce qui a eu lieu autrefois que les comparaisons sont non seulement odieuses, mais tout simplement sans ob jet rumeurs d’élections.C’est du reste l’une des raisons pour lesquelles des hommes politiques se prononcent parfois en faveur des élections à date fixe.Mais une règle aussi rigide est contraire à l’esprit de notre système.Le premier minsitre doit pouvoir conserver une certaine latitude dans ce domaine, de telle sorte qu’en cas de crise il puisse déclencher le processus électoral, ou prolonger de quelques mois son mandat dans les limites prévues de cinq années lorsqu'il croit pouvoir achever la mise en oeuvre d’un programme important avant de se présenté' ter devant l’électorat.Michel ROY propos d’actualité Mais il n'est peut-être pas déraisonnable de penser que Santayana était plus proche de la vérité lorsqu'il a dit que ceux qui refusent l'enseignement de 1 histoire sont condamnés à la répéter.L'histoire moderne a des leçons à tirer d’une longue histoire, et une bonne part de celle-ci ne devrait, à aucun prix, se répéter Et c'est pourquoi il est assurément plus prudent de voir comment la perspective historique peut éclairer notre situation.Barbara Ward, Conférence sur l'habitat, (Vancouver 31 mai-U juin 1976) La lutte à Finflation et au.crime Les policiers municipaux ne sont pas heureux des coupures de salaires qui leur ont été infligées dans plusieurs villes du Québec par la commission provinciale de lutte contre l’inflation.Sans parler d'un recours à l’arme de la grève, moyen de pression qui leur est interdit mais dont leurs collègues de Montréal, de la Sûreté du Québec et de quelques autres cités canadiennes ont su faire usage avec profit ces dernières années, leurs dirigeants réunis à Trois-Rivières ont fait planer une menace analogue.Les' législateurs n'avaient probablement pas songé aux forces de l’ordre quand ils imposèrent des limites aux augmentations des salaires dans le secteur public.Des limites non écrites existaient auparavant, qui variaient d’après la capacité de payer des administrations locales ou des gouvernements et suivant la fermete avec laquelle les associations de policiers menaient les négociations.On se rappelle que les règlements les plus célèbres se firent à la hausse, provoquant un décalage problématique avec les autres catégories voisines dans les services publics.Un cran d’arrêt avait toutefois été trouve à Montréal, qui vaut encore probablement pour les autres villes.Les policiers ont perdu une grande artie de leur pouvoir de négociation e jour ou l'armée canadienne est devenue une force auxiliaire capable de prendre la relève, en moins de vingt-(juatre heures, de n’importe quel service policier municipal au pays.Les pouvoirs civils n’ont plus, avec le concours des soldats, à craindre le refus qu’ils pourraient essuyer en demandant à des policiers provinciaux de Fe remplacer leurs confrères municipaux ou vice versa.Avec les grandes manoeuvres olympiques, les forces armées ont davantage rodé leur machine d’intervention para-militaire.En l’absence de crise sociale débouchant dans les rues, il ne faudrait que fort peu de soldats pour maintenir l’ordre dans les municipalités comme Trois-Rivières, Sherbrooke et les autres où les policiers sont mécontents des décisions de la commission De Coster.Certes, point n’est besoin d’avoir raison, ni d’avoir l'assurance de gagner pour exprimer son mécontentement, et dans la mesure où ce mécontentement est réel à la base, les dirigeants des syndicats de policiers auront peine à empêcher leurs membres de se joindre à la journée nationale de protestation du 14 octobre.Ils devront cependant les dissuader d’entreprendre des initiatives aventurières qui sont vouées à l’échec.Le régime syndical des policiers ne comporte pas de droit de grève.Le service du maintien de l’ordre étant jugé essentiel, on supposait que la rémunération irait en conséquence et qu’un traitement en quelque sorte privilégié dissuaderait les policiers d’user des moyens communs de pression.Ce système pouvait dispenser les autorités municipales de négocier avec diligence, mais il restait néanmoins la solution de l’arbitrage obligatoire.Il semble, dans les cas-problèmes à l’origine du mécontentement des policiers municipaux, qu'on ait réduit non pas une entente qu’une négociation trop généreuse aurait pu arracher, mais un règlement arbitral.Ou bien l’arbitrage a tenu compte des limites posées au secteur public par le législateur et alors on se demande quelle autorité peut s'attacher aux coupures de la commission De Coster, ou bien il n’en a pas tenu compte et alors c’est le délicat mécanisme de l'arbitrage chez les policiers qui risque de se détraquer.De toutes manières il y a lieu de réviser les dossiers.La contre-partie, en effet, de l’assurance que trouvent dans l’armée les autorités gouvernementales qui comptaient jusqu’ici sur la police pour “tenir la rue , c’est qu’elles laissent se développer chez les policiers le sentiment que leurs tâches ne sont plus essentielles et qu’ils peuvent tourner les coins ronds.Pareille situation ne prépare rien qui vaille dans la prévention du crime et dans la solution des effractions commises, même si elle n’affecte que le simple mortel et ne met pas en danger la ‘sécurité du pouvoir”.Jean-Claude LECLERC ______Le vote des enseignants- Des offres acceptables par THÉRÈSE FABI Les enseignants de l’élementaire et du secondaire accepteront les offres finales déposées par la partie patronale jeudi le 12 août dernier.J’en suis persuadée.En dépit des déclarations intempestives et des positions radicales de certains relativement aux dernières offres, les enseignants de la base sont les seuls à prendre la décision définitive à ce sujet.Et contrairement à certaines opinions répandues à tort, les enseignants ne sont pas des “moutons’’ qui suivent inconsidérément et aveuglément leurs leaders.On le verra aisément lors de l’assemblée générale de l’Alliance des professeurs de Montréal dirigée par un président radical qui ne représente absolument pas la grande majorité des enseignants de l'Alliance, l’un des syndicats les moins radicaux lors de la dernière lutte.Les enseignants accepteront les offres — et ce, majoritairement — parce que ces offres sont acceptables.Tout n'est pas conforme à nos demandes initiales.Rien n'est idéal.Mais, dans l'ensemble, c'est un réel triomphe sur la plus grande partie de nos priorités.Et, nous devons en savoir gré à nos habiles et patients négociateurs.En effet, la sécurité d'emploi est acquise après deux ans de service même si elle est assortie de la mobilité sur le territoire québécois (à l’exception du Nouveau Québec).Le congé de maternité est amélioré nettement même si l’enseignante doit encore subir des pertes de traitement pendant son absence.Les écarts de traitement entre les enseignants moins scolarisés et plus scolarisés sont réduits comme nous le souhaitions.Et les échelles de salaires sont améliorées et suffisantes compte tenu du difficile contexte économique que nous subissons tous.Quant à la tâche, ce n’est malheureusement pas une victoire totale.La qualité de l’enseignement sera toujours difficile à assurer à chaque fois que le nombre d’élèves dépassera trente et que le nombre de périodes d’enseignement dépassera vingt.Mais, c’est quand même un gain, sinon appréciable, du moins non négligeable.Car, enfin, il n’y aura plus d’enseignants affligés de 25 périodes d’enseignement, tâche abrutissante qui faisait qu’un enseignant était dans la totale incapacité d’assurer avec régularité et jusqu’au bout une qualité de travail digne de ses élèves et de la simple conscience professionnelle.De plus, même si le nombre d’élèves par classe reste un nombre moyen, cette moyenne devient plafonnée, ce qui réduira les écarts inadmissibles d’un groupe à l’autre et d’un enseignant à l’autre.Enfin, en ce qui concerne une quatrième année pour la signature d’une convention, je crois qu'il vaut mieux l'accepter d’autant plus qu'une annee est déjà écoulée et que les autres groupes du Front commun l’ont ac-eeptee.La refuser, ce serait s’isoler du reste du monde syndiqué du travail et s’éloigner de la philosophie de la CEQ qui prône une unité syndicale accrue.Pour ma part, si les informations concernant les offres ont été rendues avec justesse par les quotidiens (c'est la seule information a laquelle nous avons eu droit puisque la CEQ ne nous a rien fait parvenir à ce jour), j’accepterai avec réserve mais sans amertume les offres gouvernementales parce que, comme je le mentionnais plus haut, ces offres sont acceptables et surtout parce qu'il faut sans plus de délais porter nos énergies ailleurs et ouvrir largement nos esprits aux problèmes majeurs que vit notre Québec sur les plans politique, economique et social.Je ne veux pas d'une élection qui fasse dévier l’option fondamentale de l’indépendance sur les conflits de travail.Une fois pour toutes, il faut s’asseoir ensemble, se parler entre Québécois et regarder vers notre avenir collectif sans glisser dans la panique, sans fuir, sans se leurrer plus longtemps.Je veux enfin recommencer à travailler pour les fils et les filles de travailleurs qui fréquentent l’école publique, qui sont en droit d’obtenir de nous le maximum pour leur épanouissement total, qui ont souffert du conflit beaucoup plus qu'on ne peut l’estimer et à qui on porterait un tort irréparable si on devait encore écorcher une année scolaire.Nous devons être présents pour eux; et ce, dès le début et jusqu’au bout.Finalement, je crois sincèrement que nous avons obtenu le maximum possible de nos demandes.Fit que s’acharner à lutter pour obtenir plus, c’est s’acharner à “saigner" encore davantage les travailleurs qui sont déjà “saturés” de taxes et hypothéqués dans leur avenir collectif par les lourdes charges financières de la baie James et des Jeux olympiques.L'école, il nous la faut; l’école de qualité, nous pouvons la réaliser un peu mieux grâce à ces nouveaux gains obtenus difficilement mais obtenus quand même.A la prochaine ronde, nous essaierons d’obtenir ce qui manque pour que l’école publique devienne le lieu privilégié de l’épanouissement individuel et collectif du Québec.Laval, août 1976 ¦ L'auteur de ee texte est professeur à la CECM et rédacteur en chef au journal Les Enseignants.lettres au DEVOIR Un nouveau pape parmi nous Lors de son dernier concile tenu à Québec sous la gouverne'de Sa Sainteté Yvon 1er ces jours derniers, la Congrégation des enseignants du Québec croyait bon de rappeler quelques-uns des dogmes déjà énoncés dans l’encycli-que Schola in servitio classis do-minandae et dans le volume de pastorale intitule Manuel du premier mai: promotion de la conscience de classe, lutte, contre le système capitaliste, dénonciation de toute forme de répression à l'école, et moultes autres canons de même tendance spirituelle.Dans le même souffle réformateur et prophétique, la C.E.Q.vilipendait les schismatiques des collèges privés qui attirent de plus en plus de fidèles.Le mouvement oecuménique en est donc à son point mort.' Faisant moi-même nartie des membres de la Congrégation qui n ont pas la foi (minorité ou majorité.qui saurait le préciser en ces temps où l’exégèse des sondages prête à caution?) j’ose à peine poser une question qui a une petite odeur protestante Le haut-clergé aurait-il la bonté de condescendre à consulter l’ensemble des laïcs, sur lesquels souffle aussi l’Esprit, quand il s’agit de donner une orientation à l'Eglise?Je formule cette prière dans une perspective de démocratisation eedesiale et au nom du droit de regard que ménage peut-être le privilège de payer la dime et de contribuer aux' quêtes Spéciales lia première ne semblant pas suffire dans les périodes de croisade) sollicitées, entre autres choses, pour soulager ceux de nos frères qui doivent affronter les tribunaux séculiers après avoir défié l’inquisitoriale loi 23.Mais je confesse que ce sont là des considérations bien profanes (les théologiens diraient "bourgeoises"), et qui émanent de toute evidence d'un coeur qui n'a pas compris que la vérité n’échappe pas a la loi de la gravitation universelle et qu elle coule mieux de haut en bas.Ce qui expliquerait les mérites de la formule d'élection du Souverain Pontife par un conclave plutôt que par la masse du troupeau.Brebis égarée, j’implore la miséricorde orthodoxe de ne pas me mettre à l'index et réclame les lumières de la “pédagogie de conscientisation" (erminologie post-conciliaire de la “direction de conscience”) sur le bien-fondé de l'infaillibilité du pape.Lise NOEL Montréal, le 27 août 1976.Aux missionnaires de la C.E.Q.La C.E.Q.vue de loin par un enseignant de la base qui, comme moi, se soucie bien davantage du règlement de la crise actuelle que des méfaits de l'école capitaliste, cette C.E.Q., dis-je, ressemble bien plus à un conclave d’idéologues endormis qu'à une centrale syndicale.Endormis mais pas silencieux! Je suis fort aise de l’affirmer, puisque je ne connais personnellement aucun de ces prêtres.Je vais donc me permettre sans sourciller quelques généralisations abusives.Non, pas silencieux! Bavards, discoureurs, prolixes! L'idéologie triomphale de cette chapelle bruyante est peut-être correcte, mais là n'est pas mon propos.Sur le fond ils ont sans doute ta vérité pour eux, nos maîtres à penser.Mais, et c'est là que je tique, quand descendront-ils de leur socle de rhétorique marxiste pour régler le problème actuel, celui de la signature d’une convention collective souillée de compromission mais indispensable pour le bonheur de la masse qui assiste impuissante au déchainement pléthorique des revendications voraces de ses représentants.Quand, par exemple, M.Pierre Lemaire réalisera-t-il, lui qui est le chef élu du groupe le plus tradi-tionnaliste, le moins à gauchê, de la base enseignante, quand realisera-t-il que ses administrés en ont marre des tergiversations logistiques des missionnaires de la classe ouvrière?Ici, le paradoxe, que dis-je, la contradiciion fondamentale de la C.E.Q.nous saute à la figure.L'enseignant moyen, auquel personnellement je ne ressemble pas non plus, ne se reconnaît pas dans la meute des sectaires qui le représentent, et qui parlent en son nom en vertu d'un vice de fonctionnement dont personne n’est responsable, dont quelques-uns profitent et dont la plupart pâtissent.La démocratie syndicale en vaut bien une autre.Et je n’ajouterai pas ma voix au concert des ignorants qui crient à la dictature quand les syndicats n’agissent pas à leur guise.Mais je crie à la maladresse.Nos dirigeants syndicaux ont le droit le plus strict d étre ce qu'ils sont : la frange active, convaincue et élue d'une masse amorphe.Mais ils ont tort d'oublier qu’ils ne sont justement qu'une frange.Ils sont avant tout des politiciens-philosophes.Et nous savons, nous de la base, quelle est leur philosophie.Et nous les laissons le plus souvent dire et agir à leur guise.Mais, en l'occurence nous trouvons qu'ils nous oublient un peu trop! En effet, nous nous soucions en général fort peu du fait qu’ils ne sont pas représentatifs, eux qui ne seraient que des marginaux inaudibles si le fait d’être les bien-pensants de la masse flasque qui les sécrète ne leur conférait une crédibilité imméritée.Car on les juge sur la mine.Ils travaillent pour le peuple, voyez-vous.Que le peuple, pour l’instant, ne les suive pas dans leur rectitude idéologique n'entre pas en ligne de compte pour ces messieurs-dames.Mais cette dichotomie qui ne nous trouble habituellement pas commence à nous tomber sur les nerfs! C est le noeud de ma missive.Voici donc l’objurgation que j adresse à mes chefs: "Descendez donc pour un instant, chers amis de la C.E.Q,, du pinacle de lucidité où la foule aveugle ne vous suit plus et consacrez vos énergies au règlement du conflit actuel." “Je sais que vos adversaires ne vous rendent pas la concession facile.Nos ennemis communs, les capitalistes, ne ratent pas une occasion de vous asséner quelque coup illégitime.Mais, du haut de votre sublime irritation, puissiez-vous écouter l'armée endurcie qui vous supplie d'interrompre un instant votre Concile et de revenir sur terre.Faites comme nous : ne cédez pas à la colère devant les assauts des éditorialistes fascistes, les injures des Commissions Scolaires provocatrices, la vilenie de notre gouvernement capitaliste.Ne vous enfermez pas dans votre juste certitude d'etre les bons dans toute cette sale histoire.Joignez la troupe des trimeurs et signez, signez donc." De toute façon, et vous le dites vous-mêmes, la solution n'est pas là car le problème est ailleurs.One fois commis le péché de signature avec l'ennemi de classe, vous pourrez vous racheter à vos propres yeux en reprenant de plus belle la lutte qui mènera à l'abolition de la sordide école des exploiteurs.Les gestes abjects de provocation démoniaque que ne pourront manquer dç commettre nos patrons après la signature de Unique convention faciliteront même la tâche libératrice que vous accomplissez pour le moment avec tant de maladresse." "Et un jour, le peuple comprendra que vous travaillez pour lui Et viendra l'heure bénie ou le ministre Charbonneau inaugurera l’Ecole des Travailleurs." Amen Pierre MALOUF Saint-Paul l'Ermite, le 26 août 1976.¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doit'ent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l’auteur.Il nous est impassible de publier les lettres anonymes [.‘adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.LE DEVOIR Fondé par Hem, Bourov»a la parole du jour Redocteur en chet ™'¦¦¦ Miche! Roy Que le riche ne se glorifie pas de G«l°9.Vv'gV»’"' °dl'’ ' ' sa richesse! Qui veut se glorifier, .3u il trouve sa gloire en ceci: avoir j,0„F,o. 3214 Weathrd 7 21 8'* 8 westg El 6 530 1648 1648 Weyerhs 25 790 41'* 4044 Whit Con 5 44 224* 22'* Wolwth 6 167 21'* 21'* Xerox Cp 15 *1195 63'* 6244 Zenith R 15 211 31 304* Zurn Ind 9 40 13'* 12’* 30'*+ '* 17'*+ '* 64 - '* 53'*— '* 33'*+ '* 20 10 .13’*- '* 64'*+ J* 634*+ T* 9'*+ 4* 214*+ '4 4744- * 32T*+ V* 30'*+ 4* 33'*+ * 8 - y.164* , 40’* 22* 2144+ * 634*+1 31 + ’* 12*- '/.A.Echangeables pour des obligations de 9% p.c.du 1er Fév.1982 B.Echangeables pour des obligations de 9 p.c.du 1er Fév.1980 C.Echangeables pour des obligations de 9V< p.c.du 1er Oct.1983 D.Echangeables pour des obligations de 8’A p.c.du 1er Oct 1984 E.Echangeables pour des obligations de 9* p.c.du 1er Oct.1985 PROVINCIALES 5Janv » 99 J •’0 r?100’* Dom T 5’.ISOrl 199?A» A.l 102’, Hud Bay t » 5 Juil »99.t A** A/ 102 V.•AC 9 .' 5 Juil 1994 ion 10?100*.MoortC « 15 Avril 1994 64 66 105».Raciiic R 5 1 Ms* 199?61 AS 103, waaicsi Vi 1 Avril # » 986 6.1 65 l abatt 9 i » Jum 1995 pi 101 T Ve» 8 .i$M#»a »9»4 S» 66 / l’actualité économique Le Devoir, mardi 31 août 1976 • 13 v Croissance nulle du PNB L’accumulation des stocks stoppe la reprise économique Quelque 40.000 heures-homme ont été requises à la fabrication du modèle qui apparaît ci-haut d'une centrale qui alimentera en énergie électrique et en vapeur le projet Syncrude.Monenco réalise la totalité de l'ingénierie et de l'approvisionnement pour cette centrale qui sera une des plus importantes du genre dans le monde.Pétrole: raffineurs et distributeurs jugent la hausse de prix insuffisante par Michel Vestel L’augmentation de 5 cents le gallon d’essence ne satisfait pas plus les raffineurs que les distributeurs.Les deux se sont empressés de rappeler hier que de 3.5 à 3.8 cents iront aux producteurs, et un demi-cent correspond à une hausse de la taxe de vente fédérale sur le gallon d’essence.L’Association des services de l’Automobile, ASA, qui regroupe la majorité des propriétaires et locataires de stations sendees du Québec a déclaré hier que “les détaillants ne retireront pas un sou de l’augmentation décrétée par les compagnies pétrolières avec la bénédiction de la Commission de lutte à l’inflation ”.Ces compagnies ont, pour leur part, ontenu .7 cent pour couvrir l’augmentation des coûts d’exploitation, augmentation jugée “insuffisante” par un porte-parole de la compagnie Gulf.L’augmentation de 4.3 cents le gallon avait été décidée par le gouvernement fédéral le 1er juillet mais la hausse avait été gelée, sur le marché canadien, pour une période de 60 jours.Certaines provinces avaient annoncé leur intention de prolonger ce gel des prix des produits pétroliers: hier, seule la province de Nouvelle-Ecosse a décidé de prolonger le gel des prix de l’essence et de l'huile à chauffage pour une période supplémentaire de 30 jours.Le ministre fédéral de l’Energie.M.Alastair Gillespie, a déclaré que cette décision est “incroyable”.Au cours de la dernière conférence fédérale provinciale sur l’Energie, huit premiers ministres sur dix avaient accepté l’augmentation de $1.05 le baril de pétrole brut décrétée pour le premier juillet mais avaient suggéré un gel de 40 à 50 jours pour permettre l’écoulement des inventaires stockés avant la hausse.C’est à la demande même de la Nouvelle-Ecosse que M.Gillespie avait prolongé ce gel de 50 à 60 jours.“Cette decision, a commenté le ministre fédéral, place la Nouvelle-Ecosse dans une situation extraordinairement vulnérable et les autres premiers ministres pourront accuser M.Gerald Regan de négocier de mauvaise foi”.Les hausses du prix du pétrole sur le marché canadien entraîneront une diminution correspondante de la surtaxe fédérale à l’exportation de $1.25 le baril.Le gouvernement fédéral et la province de l’Alberta tiennent fermement à l’établissement d’un prix unique du pétrole au Canada.La décision de la Nouvelle Ecosse retarde encore cette échéance et le Première série d’accords entre l’Iran et le Québec Faisant suite à un protocole d’entente signé en octobre dernier entre le Premier ministre, M.Robert Bourassa et son homologue Iranien.Amir Abbas Hovèyda.le ministère des Affaires intergouvemementales annonçait hier une série d’accords économiques entre l'Iran et le Québec.Ces accords ont été négociés par un comité bi-partite mis en place a la suite de la visite de M.Bourassa en Iran.En février dernier, une mission économique québécoise se rendait d’ailleurs en Iran, conduite par le coordonnateur général du comité, M.Demetrius Michaelides, directeur général des relations internationales.Au plan économique, un ao-cord porte sur l’exportation en Iran, sur une période de cinq ans, de 10,000 tonnes de lait en poudre écrémé.Deux firmes québécoises ont déjà présenté des soumissions au ministère de l’Agriculture iranien.En juin dernier, un contrat de $35 millions était signé pour la fourniture de 15 unités semi-mobiles de formation d’ouvriers semi-qualifiés.Le gouvernement iranien compte installer ces unités dans des villes de moyenne importance et un total de 22 metiers se-jaient enseignés.Le contrat prévoit l’envoi d’accompagnateurs pédagogues pour la formation des professeurs iraniens, la livraison du matériel didactique et la construction de 62,000 mètres carrés d’ateliers.D’ici décembre, un autre contrat, de $150 millions, devrait être conclu pour la mise en place en Iran d’une usine de construction de maisons préfabriquées.A la fois la Société pour l’expansion des exportations du gouvernement fédéral et le ministère de l’Industrie et du Commerce aident les industriels québécois à préparer leurs soumissions au gouvernement iranien.Deux sociétés d’Etat, So-quem et l’Hydro Québec, ont, par ailleurs signé des accords de coopération avec des ministères Iraniens.Dans le cas de Soquem, il s’agit de l’organisation et de la mise en operation d'une entreprise publique iranienne dont les objectifs seraient semblables à ceux de l’entreprise québécoise.L’Hydro a pour sa part signé un accord avec le ministère iranien de l’Energie prévoyant une assistance technique à la Teheran Regional Electric, le perfectionnement du personnel de la Khumastan Water and Power authority et de Ta-vanir Co.Enfin, dans le secteur de la santé, des professeurs québécois iront enseigner la médecine dans les universités et centres médicaux iraniens.Le programme prévoit encore l’accueil au Québec de médecins iraniens pour une formation spécialisée en médecine interne, radio-thérapie et médecine nucléaire.L’ASSOCIATION DES FABRICANTS DE MEUBLES DU QUEBEC mm ADMINISTRATION DE L’ENTREPRISE STAGES INTENSIFS À L’INTENTION DES CADRES INTERMÉDIAIRES Du 5 octobre au 4 décembre 1976 9 mardis soirs 5 vendredis et 5 samedis Le programme propose une étude et une intégration des différentes fonctions de façon a constituer un ensemble organisé et efficace L ENTREPRISE.THÈMES • Administration • Finance • Marketing • Relations de travail • Relations humaines • Personnel • Politiques générales d'administration Date limite d inscription: 17 septembre 1976 RENSEIGNEMENTS : (514) 343-4497 CENTRE DE FORMATION ET DE PERFECTIONNEMENT EN ADMINISTRATION École des Hautes Études Commerciales 5255.avenue Decelles.Montréal H3T 1V6 JEAN FOURNIER On annonce l’élection de Jean Fournier au poste de président de l'Association des fabricants de meubles du Québec à la suite d« la récente Assemblée Annuelle de cette Association.Monsieur Fournier est vice-président exécutif de Tréco Inc., une importante compagnie de fabrication de meubles au Québec, située à Saint-Romuald.L'Association des fabricants de meubles du Québec s’occupe activement de la recherche, du développement, de la production et de la promotion des meubles résidentiels et de bureau, de concert avec plusieurs programmes gouvernementaux, tant fédéral que provincial.L'Association regroupe présentement plus de deux cent soixante-dix manufacturiers- et fournisseurs à l'industrie.ministre des Ressources naturelles de l’Alberta craint un effet de “domino”.Cependant, la Colombie-Britannique, qui s'était elle-même donné les pouvoirs de geler le prix des produits pétroliers, a annoncé hier qu’elle acceptait la hausse intervenue dimanche.Le prix de l’huile à chauffage devrait augmenter de un demi cent de moins que celui de l’essence puisque la hausse de la taxe de vente fédérale ne s’y applique pas.Selon les compagnies, les augmentations varient autour de 4.9 ou 5 cents pour l’essence et l’huile diesel, et 4.5 cents pour l’huile à chauffage.Quant aux détaillants d’essence, ils envisagent de s’adresser à la Commission Pépin pour lui demander de réviser sa décision.Les détaillants se plaignent de n’avoir pas connu une seule hausse de leur commission depuis 20 ans.Ils rappellent, par exemple, qu’en 1965, alors que le prix de l’essence était de 35.4 cents le gallon, le détaillant réussissait à tirer un pourcentage de profit d’environ 20%, soit plus de 7 cents.En 1976, alors que le prix du gallon d'essence a plus que doublé, les détaillants tirent toujours 7.5 cents de profit par gallon d’essence vendu.Actuellement, il en coûterait 23.5% du prix de détail du gallon d’essence pour le distribuer aux pompes.Le propriétaire d’une station service en tirant 9.5%, il en résulte une perte nette de 14% du prix de détail pour les détaillants indépendants Ainsi, même si le prix de l’essence doit être révisé en 1977, et faire l'objet d’une nouvelle conférence fédérale-provinciale, il est possible que compagnies pétrolières et distributeurs demandent, à la Commission anti inflation, une nouvelle augmentation pour couvrir leurs frais d’exploitation.par Vie Parsons OTTAWA (PC) — Le second trimestre de 1976 a connu un taux de croissance nul, a révélé hier Statistique Canada.La croissance de 3.3% enregistrée d’avril à juin a en effet été annulée par le taux d’inflation.La valeur du PNB au second trimestre a été de $182.9 milliards.Le taux de croissance réel au cours du premier trimestre avait été de 2.7%, un taux exceptionnellement élevé.Après combinaison des résultats pour les deux premiers trimestres, le taux reel de croissance de l’économie canadienne se situe à 1.3%, “un taux respectable” estime Statistique Canada.Le ralentissement constaté au cours du second trimestre s'explique par une accumulation anormale des inventaires au prenüer.Ceux-ci s’étaient accumulés au cours des trois premiers mois pour atteindre $1.6 milliard et l’économie a relativement produit moins de biens et services pour écouler une partie de ces stocks.Selon Statistique Canada, il ne faut pas interpréter la croissance nulle du second trimestre comme un signe d'es-soufiement de l’économie.Au contraire, l’Agence fédérale note que les bases de la reprise economique se sont considérablement élargies: le renforcement de la demande extérieure et le ralentissement des importations ont entraîné une amélioration de la balance commerciale et les dépenses de consommation personnelle ont atteint un taux de croissance appréciable, après être demeurées relativement modérées au premier trimestre.Les exportations de biens et services ont augmenté de 8.7% au deuxième trimestre, en raison notamment des ventes plus fortes à destination des Acier: pas de hausse du prix US PITTSBURGH (AFP) -Les fabricants américains d'acier, US Steel en tête, ont décidé d’annuler une hausse de prix d'environ 4.5 pour cent prévue pour le 1er octobre sur une partie importante de leur production, tôles et plaques utilisées notamment par l'industrie automobile.Armco Steel, avait décidé, en fin de semaine dernière, de reporter cette hausse jusqu’au 1er janvier prochain.' L’augmentation de 4.5 pour cent, annoncée à la mi-août, avait surpris les milieux spécialisés dans la mesure où elle suivait de près une hausse de six pour cent décidée le 14 juin.Les sidérurgistes américains ont sans doute reculé cette fois-ci devant la résistance des utilisateurs, tout en cédant peut être à certaines pressions de l’administration, notent les milieux spécialisés.CARTES PROFESSIONNELLES ET D'AFFAIRES MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc 7035 AVE.DU PARC 270-1141 Brevetjd'invention MARQUES deCOMMERCE Robic, Robic ET ASSOCIÉS 2100, rue DRUMMOND Montréal H3G 1X5 28S-2152 LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR 721-9630 ENTREPRENEUR-ÉLECTRICIEN JEAN K.MALOUF INC.entretien industriel - commercial résidentiel Plus de 25 ans d expérience Bureau 6305, 25e Ave, Rosemont Montréal Les notaires PELLETIER.POIRIER.KIMMEL.FILION Me.Denys Pelletier Me.Fernand Poirier Me.A.Earl Kimmel Me.Pierre Filion Étude 500, Place d'Armes, suite 2020, Tél.: 282-1207 Mont-Royal.820 est, Mont-Royal, tél.: 527-0034 C6te St-Luc.5569 Randall, tél.: 484-8941 Etats-Unis.Les plus fortes augmentations des exportations ont été celles du minerai de 1er, d’automobiles et de papier journal.Par ailleurs, la consommation en biens et services a fait un bond de 3.3% pour atteindre $106.3 milliards, après désaisonnalisation.En termes réels, l’augmentation des dépenses personnelles a atteint 1.7%, comparativement à 0.6% au cours du premier trimestre.Les achats de biens durables ont augmenté de 5.4% au second trimestre après avoir accusé une baisse de 7.5% pendant les trois premiers mois de 1976.Les ventes d’automobiles ont également connu une forte reprise avec une augmentation de plus de 15% par rapport à celles du premier FRÉGEAU & PARENT notaires robert frégeau conseillers juridiques d.e.c., d.d.n.103 boul.de la concorde o.jean-marc parent suite #6 laval (l.d.r.) d.e.c., I.I.I., d.d.n.que.H7N 1H8 (514) 669-3591 trimestre, mais cela ne les situe pas encore au niveau record du quatrième trimestre de 1975.Du côté de l’investissement, l'élément la plus dynamique a encore une fois été la construction domiciliaire, qui a augmenté de 2.6% en termes réels par rapport au trimestre précédent.Après une baisse continue au cours des deux trimestres précédents, les investissements des entreprises en machinerie et en matériel ont cru de 1.6%.Le revenu personnel des Canadiens a augmenté de 2.7%.Le ralentissement, par rapport aux 4.7% obtenus au premier trimestre, s'explique, selon Statistique Canada, par une réduction du revenu aes agriculteurs et une nette diminution des dividendes, intérêts et autres revenus versés aux particuliers.D'autre part, la rémunération des salariés a enregistré une hausse de 4.7% en moyenne au cours du deuxième trimestre, mais près de la moitié de cette somme est constituée par des paiements rétroactifs de salaires dans le secteur public.Quant aux bénéfices des sociétés avant impôt, ils n'ont pratiquement pas changé, après avoir subi une baisse de 3.9% au cours du premier trimestre.Enfin les dépenses des gouvernements ont augmente de 3% au second trimestre, soit à peu près au rythme de progression du PNB.Au cours des trois premiers mois de 1976, les dépenses publiques avaient augmenté de 4%.BCN: les dépôts passent le cap des $5 milliards Le total des dépôts de la Banque Canadienne Nationale a franchi le cap des $5 milliards, accusant une hausse de 17.7%, tandis que les prêts augmentaient pour leur part de 24.2%.L’actif de la BCN au 31 juillet 1976 s'établissait à $5.5 milliards, soit une progression de 17.3% par rapport à 1975.Le resserrement ae la fourchette des taux d’intérêt et l’augmentation des frais d’exploitation ont entraîné une légère diminution des revenus au cours du troisième trimestre.L’ensemble des revenus pour les neufs premiers mois s'établit à $365.5 millions, soit une augmentation de près de $53 millions par rapport à la même période de 1975.Ce sont les revenus des prêts qui ont le plus progresse, approchant les $300 millions en 1976, par rapport à $246 millions l’an dernier, Au chapitre des dépenses, en augmentation de $53 millions par rapport à 19,75, les versements d intérêt sur les dépôts et débentures ont augmenté de $34 millions.La BCN ne prévoit pas d’amélioration sensible dans les taux d’intérêt d’ici la fin de l’année et, compte tenu du rythme de croissance de ses frais d’exploitation, elle prévoit des résultats, en 1976, comparables à ceux de 1975.Banque Toronto Dominion La banque Toronto Dominion a déclaré hier un solde de revenus, après impôt, de $62.2 millions pour les neuf premiers mois de 1976, soit une augmentation de 5% par rapport à l’an dernier.Cela repré- sente une légère augmentation de 2 cents l'action, par rapport aux $1.78 obtenus au cours des neuf premiers mois de 1975.Le bénéfice net de TD pour le troisième trimestre terminé le 31 juillet, s’établit à $22.1 millions, comparativement à $20.6 millions au second trimestre.Les profits de TD sont en baisse par rapport aux $23.8 millions réalisé au troisième trimestre de 1975.Selon M.Allen Lambert, président du Conseil de la banque torontoise, les résultats se ressentent d’une augmentation du volume des prêts mais la réduction des taux d’intérêt a entraîné la baisse des profits par rapport au troisième trimestre de 1975.SALLE A.MANGER La BFD prête ou investit pour financer: la conversion métrique l’achat d’équipement l’achat ou la construction de bâtiments le fonds de roulement le lancement d’une nouvelle entreprise La BFD offre à t’entreprise tes services suivants: a Consultation (CASE) a Formation en gestion a Information sur les programmes d’aide gouvernementale destinés à l’entreprise Demandez notre dépliant.BANQUE FEDERALE DE DEVELOPPEMENT 800, square Victoria, (SU) 878-9571 Montréal, P O H4Z 1CB Place Frontenac, 2600 esf, rue Ontario Montréal, P Q H2K 4K4 (514) 878-9571 101, Place Charles Lemoyne, Longueuit, P O J4K 2T3 (514) 670-9550 85, rue Champlain, (514) 371-0611 Valleytield, P O J6T 1W4 750.boul.Laurentien, (514) 748-7323 St-Laurent, P.Q.H4M 2M4 5960 esl, rue Jean-Talon, (514) 254-6073 St-Léonard, PO, HIS 1M2 Galeries des Laurenlides, (514) 436-6441 St-Antoine des Laurenlides, P Q * I 14* Le Devoir, mardi 31 août 1976 EATON i %.* * vy ^ ,y X' & “ ' V» m S ^.v»' - .< '••
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