Le devoir, 26 janvier 1977, mercredi 26 janvier 1977
Calvin Bullock CONSEILLERS en PLACEMENTS depuis 1894 tél: 866-5421 Vol.LXIX No 19 Nuageux.Maximum -8.Montréal, mercredi 26 janvier 1977 Samt-T imothee et Saint-Tite 25 CENTS 1 Lévesque devant l’Economie Club L’indépendance du Québec est “normale et inévitable” Mais les règles du jeu resteront les mêmes Derrière la table d’honneur, deux immenses drapeaux, celui des États-Unis et celui du Québec.Durant le dîner à l’Economie Club, M.Lévesque s’est longuement entretenu avec le gouverneur de l’État de New York, M.Hugh Carey, qui était aussi l’invité d’honneur à cette réunion.(Photo AP) Rassurant pour les Américains, troublant pour les Canadiens “D’un point de vue américain, le discours de M.Lévesque est rassurant”, a déclaré hier soir M.Alex Tomlinson, président du conseil de la First Boston Corporation, Tune des plus grandes sociétés financières des États-Unis.Participant à une table ronde, télévisée au canal 12 à la suite de l'allocution prononcée par le premier ministre du Québec à TEconomic Club de New York devant quelque 1,700 personnes, M.Tomlinson s'est dit impressionné par l’exposé de M.Lévesque.Au chapitre des investissements, a-t-il dit, il a donné des assurances; son discours ne contient pas de “projets radicaux”, et il entend contrôler les dépenses.Pour M.Hubert Marleau, vice-président de Nesbitt Thompson, ce discours est plutôt une “cause d’anxiété” toriques.A son avis, ce discours marque pour M.Lévesque “le début de la fin”.Il se dit convaincu que le Canada n’admet pas et n’admettra pas que le Québec puisse se détacher aussi facilement de la fédération canadienne.Le chef du gouvernement péquiste a mis un peu plus de 30 minutes à prononcer son discours devant un auditoire qui ne Ta pas interrompu une seule fois et dont les applaudissements, comme c'est la coutume dans cet auguste Club, ont été brefs et sobres., Il partageait hier soir la tribune avec le Voir page 6 : Rassurant L'accession du Québec à l’indépendance constituera une seconde “révolution tranquille”, et le gage le plus rassurant de sa stabilité economique et sociale est sa capacité, déjà démontrée, d'aménager dans la continuité les changements les plus fondamentaux.C’est en ces termes, sur un ton empreint à la fois de fermeté et de sérénité, que le premier ministre du Québec, M.René Lévesque, a entrepris hier soir devant les quelque 1,600 invités de TEconomic Club de New York de rassurer les milieux financiers américains à propos des intentions du gouvernement qu'il préside depuis le 15 novembre dernier, et surtout a Tégard du processus d'accession à l’indépendance.Il s’agit non pas de se demander si le Québec deviendra indépendant, mais comment il le deviendra, a-t-il dit.La prestigieuse tribune qu’avait mise à sa disposition ce très sélect club new-yorkais devait permettre à M.Lévesque d’offrir à ses hôtes une synthèse des visées du nouveau gouvernement péquiste, que ce soit en matière constitutionnelle ou sur le plan économique.Comme il l’avait laisse lui-même entendre avant son départ pour New York lundi, le premier ministre a repris les propos qu’il avait maintes fois tenus au Québec, tout en apportant certaines précisions importantes : • Réitérant l’engagement pris durant la campagne électorale, M.Lévesque a insisté sur le référendum qui permettra à tous les Québécois de se prononcer sur l’avenir du Québec.Il a cependant mis de côté le délai de deux ans qu’avait fixé le PQ pour tenir ce référendum, indiquant qu’il aura lieu “au cours de notre mandat actuel qui est de cinq ans”.• Le projet de souveraineté politique du Québec s’accompagne toujours d’une proposition d’association économique avec le Canada.Cette proposition prendra la forme d’un marché commun, d’une union douanière, ou encore d’une union monétaire, si le désir est réciproque.Cette dernière hypothèse permettrait aux deux communautés, de dire M.Lévesque, “de procéder au changement de statut constitutionnel avec le minimum d’incertitude pour les agents économiques”.• Sur le plan economique, le premier ministre croit “essentiel pour l’économie québécoise de pratiquer Tauto-régulation des dépenses publiques en évitant de considérer les marchés financiers étrangers comme des sources inépuisables”.Le taux de croissance des emprunts sera surveillé de très près et les dépenses somptuaires seront évitées.• En matière de développement économique les Québécois joueront un rôle actif, sans pour autant écarter les entreprises étrangères qui devront cependant respecter les particularités culturelles et linguistiques du Québec.Certains secteurs Voir page 6: René Lévesque A Éü ir ¦-m, « Avant de prononcer son allocution devant 1,500 financiers de TEconomic Club, à New York, le premier ministre du Québec, M.René Lévesque.s'est entretenu avec le président de l'importante compagnie Exxon, “ Clifton C.Garvin.(Téléphoto.CP) M Le dossier de la prostitution La pègre a vainement tenté de corrompre des policiers par François Barbeau La prostitution, sous le couvert de salons de massage et de photographie, était florissante à Montréal, du moins jusqu'à ce que le service des drogues et de la moralité y mette des entraves ces mois derniers.Les membres de la commission d’enquête sur le crime organisé ont appris hier que cette industrie, plus précisément une partie de cette industrie, celle contrôlée par Richard Ziggy Wiseman, pouvait rapporter jusqu'à $8 millions par année à tous ceux qui y étaient impliqués: tenanciers, masseuses, téléphonistes et grands pour ceux qui redoutent et combattent Tir " " indépendance.M.Tomlinson en convient: s’il est plutôt rassurant pour la communauté financière américaine, ce discours est plus préoccupant, en tout cas sur un plan émotif, pour les Canadiens qui ne partagent pas Toption de M.Lévesque.“M.Lévesque, a encore dit le président du conseil de la First Boston, ne parlait pas d'indépendance économique, mais plutôt d’indépendance politique et culturelle.” Cette réaction émotive, c’est surtout M.Peter Newman, directeur du , Maclean's, qui Ta exprimée.Il constate que M.Lévesque a parlé d'indépendance du Québec comme d’une idée simple et acquise, “comme si cela allait de soi".Le prestigieux journaliste du Canada anglais s'inscrit en faux contre l'analogie que M.Lévesque a faite entre la conquête de Tin-dépendance des États-Unis et l'accession du Québec à la souveraineté.L’analyse du premier ministre lui parait fausse car on ne peut comparer les deux contextes his- Bud Cullen refuse d’engager une polémique autour des COFI chefs.C’est le sergent Michel Lépine de la police de la CUM qui est venu expliquer aux commissaires les rouages de cette industrie, qui a été en partie démantelée suite à une enquête dont les premiers pas ont été effectués à partir des petites annonces publiées dans le Montréal-Matin et dans le Montreal Star.D’abord, le procureur de la commission, Me Olivier Prat, avait expliqué que la pègre, pour arriver à ses fins, dans tous les domaines, y compris celui de la prostitution, était prête a tout, même à corrompre des policiers.Les grandes règles qui régissent les activités de la pègre, a précisé Me Prat, sont simples.Il y a d’abord la loi du silence.Vient ensuite le vieux principe du monopole du marché, quel qu'il soit, monopole qu'il est possible d'obtenir en s’assurant une collaboration de la police, pour la gent Lépine, de son propre aveu.Lucien Proulx lui avait laissé entendre que cette offre lui était faite par un monsieur dont les initiales étaient RZW (Richard Ziggy Wiseman) Le premier rendez-vous se fait donc dans un restaurant de la rue Crescent, où Proulx fait part encore une fois au sergent Lépine des grands avantages pécuniaires qu'il pourrait retirer de cette association.Quelques jours plus tard, au cours d'une autre rencontre, Proulx remet au sergent Lépine une liste de neuf salons concurrents qui pourraient faire l’objet de descentes policières.Voir page 6: La prostitution protection d’abord, et pour ensuite plus facilement nuire à ' par Lise Bissonnette OTTAWA — Le ministre fédéral de la Main-d'oeuvre et de l’immigration, M.Bud Cullen, refuse pour Tinstant d'entrer dans Tarène où a voulu l’entraîner son homologue québécois, M.Jacques Couture, qui avait la veille convoqué une conférence de presse pour publiciser sa décision de mettre fin aux cours d’anglais dans les Centres d’orientation et de formation des immigrants (COFI) du Québec.M.Cullen se propose d’abord de répondre à la lettre de M.Couture, fraîche du 21 janvier, et de le rencontrer pour discuter des sujets qu’ils ont en commun.“Il faut travailler ensemble et éviter la pro- vocation, de dire le ministre.C’est mon obligation et c’est aussi celle de M.Couture”.Il ne cache cependant pas son inquiétude devant la decision inattendue de M.Couture dans laquelle il voit au moins une “petite erreur’'.Ces cours d’anglais, explique-t-il, ne représentent qu'une très faible partie du budget des COFI et surtout on n'y permet l'inscription que dans des circonstances très particulières.N’y sont admissibles que Tes immigrants déjà francophones où les allopnones qui maîtrisent le français.Il faut de plus que l’étudiant démontre que la connaissance de l’anglais lui est necessaire pour obtenir un emploi, ce qui est encore très souvent le cas au Québec.Il ne veut pas non plus discuter du retrait éventuel des subventions fédérales pour ces cours d’anglais.Il ne s’agit que de $350.000 sur un budget de 10 millions, dit-il.(Le Québec évaluait plutôt la veille le budget total des COFI à 5.8 millions).Les COFI tiennent leur financement entièrement de sources fédérales, selon un processus fort complexe qui a surtout comme résultat que le gouvernement central paie sans avoir beaucoup à dire sur l'utilisation des sommes.Celles-ci proviennent du ministère de la Main-d’oeuvre et de l’Immigration, qui les remet au ministère québécois du Travail via le programme canadien de Formation de la main-d’oeuvre.De là elles passent au Voir page 6: Les COFI facilement nuire à la concurrence.C’est cette collaboration que la pègre a cherché à obtenir du sergent Michel Lépine, en lui offrant $2,000 par semaine pendant trois mois, puis $5,000 par semaine pour obtenir de lui qu’il fasse effectuer des descentes dans les salons de massage qu’on lui indiquait, et qu’il protège les autres, ceux de ses patrons.Cette offre alléchante qu’il a évidemment refusée lui avait été faite par M.Lucien Proulx, chauffeur de Me Maurice Hébert, avocat bien connu de Montréal.Le sergent Lépine en a immédiatement informe ses supérieurs, et après avoir fait mine de se faire prier un peu, a accepté finalement un des nombreux rendez-vous que lui fixait M.Proulx, qui ne cessait de lui parler de l’argent qu’il pourrait faire.C’était la première fois en 11 ans de service à la police, dont plusieurs aux moeurs et drogues, qu’une offre aussi importante et aussi directe était faite au ser- au sommaire Le texte intégral de l’al- locution de René Lévesque à New York — page 2 Débrayages massifs après les violences en Espagne La police traque les pistoleros de droite ¦ Lise Fayette songe à créer une société de développement coopératif — page 3 ¦ L’ACDI en question: un éditorial de Georges Vigny ¦ Les vrais motifs de M.Morin: un commentaire de Michel Roy ¦ Un mini-référendum ?un commentaire de J.-C.Leclerc — page 4 ¦ L’OCQ réclame la promulgation du règlement sur le placement ¦ Patronat et syndicats sont d’accord sur une régie de la santé au travail MADRID (d’après AP, Reuter et AFP) — Dans une tentative de freiner l’escalade de la violence en Espagne, qui a fait sept morts en deux jours,Ta police a effectué plus de 60 arrestations, nier, pendant que les directions des partis de gauche recommandaient à leurs membres de garder leur calme, adjoignant leurs exhortations à celles du gouvernement de M.Adolfo Suarez.Cependant, des dizaines de milliers d’ouvriers ont débrayé hier, paralysant les usines d’automobiles SEAT, près de Barcelone, ainsi que de nombreuses entreprises dans la zone industrielle de Madrid.La tâche des autorités s’annonce très difficile.Le premier ministre, M.Suarez, doit mener de front deux tâches urgentes: apaiser les milieux de gauche qui voient dans le meurtre, lundi soir, de quatre avocats et d’un militant communiste une provocation de la droite, et poursuivre avec diligence l'enquête sur le rapt du général Villaescusa, qui aurait été enlevé, comme M! de Oriol.président du Conseil d’Etat, par des militants du GRAPO.Il n’est pas exclu que les deux affaires soient liées, car certains journaux sont convaincus que le GRAPO n’est pas une organisation maoiste ou para-communiste, mais un groupe d’extrémistes de droite qui aurait monté des provocations afin de susciter une violente réaction des milieux de la droite franquiste.Une chose paraissait certaine hier: de nouveaux désordres sont à craindre.Des militants de gauche sont descendus une nouvelle fois dans la rue hier pour dénoncer les exactions commises par la droite.L’opération effectuée lundi soir par un commando dans un cabinet d'avocats spécialisé dans les affaires syndicales a suscité en effet une émotion considérable dans le pays, d’autant plus qu’elle survenait apres la mort de deux militants de gauche dans des manifestations.Dans les heures qui ont suivi l’attentat, la police a arrêté 24 personnes, dont 19 étrangers (trois Cubains, sept Argentins, cinq Colombiens et deux Australiens et un Libanais), connus pour leurs opinions d'extrême-droite mais apparemment sans résultat.Des centaines de personnes ont manifesté hier dans les rues d'Oviedo, capitale des Asturies, affrontant la police qui a tiré des balles en caoutchouc pour les disperser.Des centaines d'étudiants ayant pris part à la manifestation se sont enfermés f: dans la faculté de droit de l’université, mais Tont évacuée par la suite.Les avocats des Asturies ont décidé de boycotter aujourd'hui les audiences, pour protester contre l'attentat de Madrid, et on peut s'attendre que les mines de charbon de la région seront paralysées par les arrêts de travail aujourd’hui.Les syndicats ont publié un communiqué demandant l’observation d’arrêts de travail pour toute la journée dans tout le pays en signe de deuil.Les syndicats demandent au gouvernement de prendre d’urgence des mesures pour enrayer ce qu’ils estiment être un complot fasciste visant à empêcher la transition vers la démocratie.De source informée, on indique que quatre compagnies de réserve de la police anti-émeutes ont été amenées à Madrid et que 500 autres policiers ont été appelas en renfort de la province.Néanmoins, l’opinion publique semblait déjà profondément rassurée par les prises de positions modérées des partis de gauche.Ceux-ci se sont en effet déclarés prêts à apporter leur concours au gouvernement contre ceux qui en 48 heures sont devenus l’ennemi commun de l’Espagne, pour la première fois réunie: les “pistoleros” de Textrême-droite.Dimanche, ils ont assassiné un jeune étudiant, et lundi soir ils ont commis un des plus* atroces massacres de l’histoire du terrorisme, criblant de balles de mitraillettes, huit avocats communistes et un jeune ouvrier.Cinq ont été tués, quatre sont grièvement blessés.Le gouvernement, fort du soutien tacite Voir page 6: Lee pieloierœ — page 7 ¦ Le bilinguisme représente un surcroît de travail pour les contrôleurs ¦ L’IPIC contre-attaque: les Cooprix sont des magasins “ordinaires” — pages ¦ Québec investira $5 millions pour chercher quoi faire avec Bellevue — page 19 2 * Le Devoir, mercredi 26 janvier 1977______________________________—- Après la “quiet revolution”, la “quiet indépendance” ______________ i-:_r_________________________________inHiinrfite pt s'aDDlioueront graduellement.Il y a deux mois, jour pour jour, un nouveau gouverne- ment était assermenté à Quebec • Issu d'un jeune parti politi-' que en ascension depuis trois élections, ce gouvernement a comme objectif fondamental l'accession de la collectivite québécoise à la souveraineté politique.Un tel événement, prévisible chez nous depuis plusieurs années, devait tout naturellement éveiller, hors de nos frontières, un intérêt et • une curiosité non dépourvus.chez certains, d'inquiétude et de méfiance.Car qu est-il ce Quebec, si proche par la géographie et si loin parfois par la connaissance qu'on en a° Le Québec est né en même temps que les premières colonies américaines.Son histoire est intimement liée à l'histoire de ces treize communautés qui.apres cent cinquante ans de régime colonial, se sont unies pour former les États-Unis d'Amérique.Nos ancêtres, véritables de-couvreurs et commerçants, ont.les premiers, explore l'A-merique du Nord jusqu'aux Rocheuses et la Louisiane.Détroit, la Nouvelle-Orléans et Milwaukee ont été fondés par des Québécois.Vers 1830.le Missouri vivait encore à la française.Un fils de Montréalais.John-Charles Prémont, a commandé les troupes qui.en ¦ Texte intégral de l'allocution prononcée hier soir par le premier ministre du Québec, M.René Lévesque devant l’Economie Club de New York.Or.en fait, le Québec aurait très bien pu.Lan dernier, participer avec vous, en tant( qu'État fondateur, à la cé-' lébration du bicentenaire américain s'il avait choisir comme il avait été invite a le faire, de se joindre à l'Union américaine.Peut-être cet am niversaire a-t-il même suscité de la nostalgie dans le coeur des Québécois.Car.comme vous, nous avons le sentiment de former une nation.Nous en avons toutes les caractéristiques: territoire bien défini, histoire, langue et culture communes, vouloir-vivre collectif.identité nationale.Et voilà que.deux cents ans presque exactement après son voisin du sud.le Québec a.lui aussi, décide d'amorcer le processus de son accession à l'in-dependance.A ce propos, je dois vous confier a quel point j'ai été frappé par la similitude que j'ai retrouvée entre le climat psychologique que l'on sent “La question qui importe.ce n’est pas de savoir si le Québec deviendra ou non indépendant, ni même de savoir quand il deviendra indépendant, mais de connaître comment les Québécois assumeront la pleine maîtrise de leur vie politique.” 1846.ont conquis la Californie, dont il est devenu gouverneur Plus tard, plusieurs milliers de Québécois, à cause de conditions économiques difficiles au nord, se sont établis dans votre grand pays, principalement en Nouvelle-Angleterre.Faut-il souligner que depuis toujours, avec vous, nous partageons le goût des nouvelles frontières, la soif des grands espaces, le besoin de surmonter des obstacles, de relever des défis parfois surhumains, de creer de nouveaux modes de vie.aujourd'hui au Quebec^t celui qu'ont décrit les nombreuses publications qui ont rappelé l'etat d'esprit qui régnait ici.il v a deux siècles.A cette époque.un grand nombre parmi les habitants des treize colonies était loin d'être convaincu du bien-fondé du projet d'in-dependance.Les délégués au Congrès de Philadelphie, en 1775.hésitaient à rompre avec la Grande-Bretagne.D'aucuns prophétisaient la catastrophe économique, le tarissement des investissements, l'effondrement de la monnaie.Pourtant, cette indépendance était si naturelle, si évidemment inscrite dans la géographie, l'histoire et la dynamique des peuples qu elle se fit.Et elle s'est exprimée dans des termes si simples et si profonds à la fois que ce n est pas sans émotion qu'un Québécois peut les lire: When in the Course of human events, it becomes necessary’ for one people to dissolve the political bands which have connected them with another, and to assume among the powers of the earth, the separate and equal station to which the Laws of Nature and of Nature's God entitle them, a decent respect to the opinions of mankind requires that they -should declare the causes which impel them to separation'' Cette première phrase de la Déclaration d'independance.j'en aurais volontiers fait la première phrase de mon discours.tant elle exprime bien les sentiments que je ressens quand, comme aujourd'hui, je viens expliquer le Québec dans la capitale du monde.Quelque .quinze années avant l'indépendance américaine.le Quebec jusque-là colonie française, a été conquis par les armes britanniques.Cette conquête priva notre société d'une grande partie de son élite, repartie vers la France, et remit la gouverne de notre vie politique et économique en des mains étrangères Du coup, la collectivité québécoise devint une plante fragile, dans un environnement inhospitalier.Il fallait donc tout mettre en oeuvre pour la protéger et assurer sur sol.Il aura fallu les efforts d une douzaines de générations pour nous mener au seuil de notre maturité.C'est ainsi que de tous les peuplements européens qui se sont implantes en Amérique au dix-septième siècle, l'espagnol, le portugais ou l'anglo-saxon, seul le français n'a pas encore atteint sa pleine autonomie politique Aujourd'hui, le Quebec est une société développée.Sa population dépasse six millions d'habitants, dont près de 82% sont d'ascendance, de culture et de langue françaises.Sa métropole, Montréal, est la deuxième ville française en importance dans le monde.Son produit national brut le place au vingt-troisième rang des nations du monde et son revenu national per capita, au onzième rang.Quant à son territoire.il constitue une assise solide tant par l'étendue que par l'importance des ressoûr-ces.L'indépendance du Québec-est donc devenue aussi naturelle.aussi normale, je dirais presque aussi inévitable que ne l'était l'indépendance américaine il y a deux cents ans.Notre indépendance politique est déjà inscrite dans l'histoire et la sociologie, puisque notre jeunesse y est déjà massivement acquise.Il serait insensé de tout faire pour retarder l'aboutissement d'un processus aussi naturel qu'irréversible.Tous les efforts, au contraire, doivent tendre à l'aménagement rationnel des rapports futurs du Québec avec ses voisins.Pour moi.la question qui importe — celle qui doit préoccuper tous ceiix qui portent intérêt au Québec et au Canada — ce n'est pas de savoir si le Québec deviendra ou non indépendant, ni même de savoir quand il deviendra indépendant.mais de connaître comment les Québécois assu- sommes un peuple tenace, fidèle à lui-même, aimant la continuité.Nous avons appris à naître, à surv-ivre et à progresser malgré les obstacles.parce que nous som- “Notre gouvernement n’est pas hostile aux capitaux étrangers et n’a pas l’intention de lutter contre l’entreprise privée.Le Parti québécois a adopté une approche pragmatique.” meront la pleine maîtrise de leur vie politique.A ce propos, je crois que le passé augure bien de l'avenir.D'une part, les Québécois sont déterminés à procéder aux changements qui s'imposent en recourant uniquement et strictement aux voies démocratiques.Dans ce sens, l'élection d'il y a deux mois se préparait depuis longtemps.Toute notre histoire est là pour démontrer que les Québécois n'aiment pas bousculer les choses, pas plus qu'ils n'aiment être bousculés.Nous I* Postes Canada Canada Post La correspondance - réponse d’affaire 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ensembles pratiques pour poster lettres ou colis contre le paiement des frais de service et de l affranchissement N oubliez pas: la poste certifiée vous assure une preuve de livraison 8.Télépost.Le reseau telex CN/CP transmet tout message au centre postal de réception le plus près du destinataire Le message est ensuite livré par courrier de premiere classe Et le coût de cq service est plus bas que vous ne le pensez 9.MandatS-poSte.La façon rapide et facile d envoyer de I argent par la poste La plupart des bureaux de poste dans le monde et au Canada emettent des mandats-poste échangeables contre de l argent comptant Les frais de service peuvent varier d un pays a I autre Les mandats-poste un précieux service du bureau de poste 10 .Cases postales et service “sacs”.Deux façons pratiques de recevoir le courrier d affaires en grande quantité Ces deux services vous permettent de recevoir votre courrier tôt le matin, avant les heures d affaires normales I cot fl (Ullk COMMERCIALISATION MINISTÈRE DES POSTES CONFEDERATION HEIGHTS OTTAWA (ONTARIO) K1A0Y2 Veuillez m envoyer des brochures sur les sujets suivants ?Envois CR D Postpak ?Correspondance-reponse d affaires C Mandats-poste ?Courrier recommande C Cases postales et service sacs C Livraison par exprès CD Poste certifiée 3 Assurance Télépost Nom_ Titre- Entrepr'se- Adresse____ V.ile______ _Prov .Code postal.mes constants, prudents et aussi déterminés.Nous ne procédons pas par bonds, mais par transition.Nous pouvons etre pour le changement, pas pour le désordre.Tous les extrémismes nous répugnent naturellement.D'ailleurs, depuis 1960.le Québec a connu,une époque de changements accélérés qui ont complètement modifié ses structures sociales sans pour autant créer les désordres et les traumatismes qui ont affligé plusieurs autres pays.A tel point que Ton a qualifié cette période de "quiet revolution ".Or, depuis sept ou huit ans.le Québec est engagé dans un processus similaire sur le plan constitutionnel.Une fois de plus, cette évolution se fait essentiellement dans le calme, les quelques heurts des débuts ayant complètement cédé le pas au patient travail démocratique.De sorte qu après la "quiet revolution", nous aurons bientôt la "quiet independence".Un des éléments clés de cette "quiet independence”, c'est notre engagement clair et ferme de ne jamais bousculer les Québécois dans des changements constitutionnels fondamentaux qu'ils n'auraient pas clairement acceptés au préalable.Et comme base de cet engagement, nous avons donné a nos concitoyens l'assurance de tenir, sur la question de l'indépendance, un référendum qui permettra à tous les Québécois en âge de voter, sans distinction d'origine.de se prononcer sur l'avenir du Québec.Ce référendum se tiendra au cours de notre mandat actuel, qui est de cinq ans, et la date en sera annoncée suffisamment à l’avance pour qu'un véritable débat public puisse avoir lieu.Cette façon graduelle et démocratique de procéder fait que le Québec a toujours été et continue d'être une des sociétés les plus stables au monde, en plus d’être Tune des plus riches et des plus productives.En effet, dans nos sociétés d’aujourd’hui, la stabilité se définit bien davantage comme la capacité de s'adapter au changement que celle d’y résister.Car aucune de nos sociétés modernes n'est à Tabri du changement: si on y résiste, on ne fait que préparer pour l’avenir des enangements plus violents et plus radicaux.Or, c’est précisément cette capacité qu’a toujours manifestée le Québec d’aménager dans la continuité les changements les plus fondamentaux qui constitue le gage le plus rassurant de sa stabilité économique et sociale.C’est dans ce même esprit que notre projet de souveraineté politique s’accompagne d'une proposition d'association économique avec le Canada.Car l'économie québécoise est fortement intégrée à celle du Canada.Jamais les Québécois n'ont voulu ou cru pouvoir vivre seuls, isolés, dans .une sorte d'autarcie stérilisante.Autant que tout autre peuple, nous sommes conscients des exigences de l'interdépendance des nations et des entités économiques.C'est pourquoi nous proposons au reste du Canada un nouveau type d'association, qui permettra aux Anglophones et au Francophones de vivre en harmonie.côte à côte, sans se nuire mutuellement.Nous sommes ouverts au dialogue et notre objectif est d'associer et de mettre en commun sur le _ plan économique, ce qui doit l'être pour l'avantage du Québec et du Canada.Ce nouveau "partnership " pourra prendre la forme d'un marché commun, d'une union douanière, permettant la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux, à la manière des pavs de l'Europe occidentale.Sï le désir est réciproque, nous sommes même prêts à aller au-delà, vers une union monétaire qui permettrait aux deux communautés de procéder au changement de statut constitutionnel avec le minimum d'incertitude pour les agents économiques.Nous retrouvons le même esprit d'innovation et de continuité dans l'ensemble du programme du Parti québécois.Notre programme economique et social est le fruit de huit ans de mûre réflexion et de libre discussion entre nos milliers de membres représentatifs de l'ensemble de la population.Mis en oeuvre dans le cadre provincial, avant le référendum, ou dans celui d'un État souverain si les Québécois en décident ainsi, ce programme, même imparfait et incomplet, renferme des politiques modérées, sensées, qui s'inscrivent bien dans le sens du changement dans la continuité.Ce programme, d'ailleurs, a évolué dans le passé et continuera d'évoluer dans Tavenir pour s'ajuster à la réalité.C'est ainsi, par exemple, que les orientations générales qu'il contient quant aux futures relations internationales d'un Québec indépendant, en particulier en ce qui concerne la défense, devront être adaptées aux réalités internationales telles qu'elles se trouveront au moment de l’indépendance.Si Ton veut absolument accoler une étiquette à notre programme, on pourrait le qualifier de “social-démocrate".Des partis sociaux-démocrates ont été ou sont au pouvoir dans plusieurs démocraties occidentales, et non les moindres: par exemple, en Suède, en Grande-Bretagne, en Allemagne occidentale et dans certaines provinces canadiennes.Il n’y a cependant pas de modèle unique de social-démocratie.Chaque programme de gouvernement doit correspondre aux besoins et aspirations, mais aussi aux moyens et possibilités de cha-ile.Il doit tenir l'information des individus et des groupes, sur leur implication quant aux décisions qui les concernent.Nous voulons des citoyens responsables.C'est pourquoi, lors de la formation du Cabinet, j'ai créé un poste nouveau de ministre d'État à la réforme parlementaire, dont la tâche sera d’améliorer le fonctionnement de nos institutions démocratiques.Nous préconisons une diminution des disparités entre régions et groupes sociaux, une certaine décentralisation administrative, un appareil gouvernemental plus efficace et plus humain.Nous avons également mis Taccent sur 1 intégrité de l'administration publique.A ce sujet, j’ai déjà émis, à l'adresse des membres du Conseil des ministres, des directives sur les conflits d intérêt qui sont les plus sévères que je connaisse, puisqu'elles forcent chacun d'entre eux à vendre toutes les actions de compagnies publiques dont ils pourraient être détenteurs.Nous entendons surtout instaurer un climat social plus sain, notamment en ce qui concerne les relations de travail.Les principaux agents économiques, tant patronaux que syndicaux, nous ont déjà exprimé leur confiance et offert leur collaboration.Deux mois seulement après notre accession au pouvoir, une nou- s'appliqueront graduellement.C'est d'ailleurs la façon dont nous entendons agir dans tous les domaines.La situation économique et financière du Quebec et de la plupart des pays occidentaux est particulièrement difficile.Comme je 1 ai dit il y a une dizaine de jours aux etudiants de TUniversite de Montréal, le Québec doit apprendre à vivre selon ses moyens.Au chapitre du budget, c est par un réaménagement des priorités et des reformes administratives que nous réaliserons nos projets et non par de vastes et coûteux programmes, source d une croissance démesurée de la bureaucratie gouvernementale.C'est pour atteindre cet objectif que.dès la formation du Cabinet, j ai choisi d'innover en créant, au sein même du gouvernement, un Comité des priorités, qui favorisera une prise des décisions plus rationnelle.Il nous semble essentiel pour l’économie québécoise de pratiquer Tautorégulation des dépenses publiques en évitant de considérer les marchés financiers étrangers comme des sources inépuisables.Les entreprises et les contribuables québécois sont suffisamment taxés.Nous ne songeons pas à leur imposer de nouvelles charges fiscales, ni à mettre en danger la capacité concurrentielle de nos “Votre grand pays est issu d’un mouvement d’allirmation collective semblable à celui qui anime présentement le Québec.Il nous paraît normal d’attendre de vous compréhension et sympathie.” velle paix sociale commence à régner au Québec.Par des mécanismes de concertation entre le gouvernement et ses partenaires, nous tenterons au cours des prochains mois d'assurer et de consolider cette paix en élaborant ensemble les objectifs de notre développement.le rythme de notre croissance et la répartition de nos richesses.Déjà le gouvernement a accepte le principe d'un sommet économique devant se tenir au cours du printemps prochain.Notre programme comprend la mise en place de plusieurs mesures nouvelles.Nous en avons soigneusement choisi quelques-unes au cours de la dernière campagne électorale pour en faire des engagements formels.Ces engagements nécessitent peu de déboursés supplémentaires et entreprises.C'est pourquoi la croissance de nos dépenses doit être ajustée à l'augmentation normale de nos revenus fiscaux.Bien sur.nous aurons à retourner sur les marchés financiers québécois, canadiens et étrangers pour contracter des emprunts.Nous voulons cependant surveiller de très près le taux de croissance de nos emprunts.Nous éviterons les dépenses somptuaires, genre Jeux olympiques, et mettrons Taccent sur des projets productifs, essentiels et autant que possible créateurs d'emplois.A cet égard, vous savez que THvdro-Québec poursuit actuellement de vastes projets de développement de nos ressources hydro-électriques encore inexploitées.En cette ère Suite àla page 6 que peupL.-compte des forces économiques réelles, du contexte et de la conjoncture internes et internationaux.Notre modèle de développement socio-économique repose sur le respect de la personne.sur la participation et LARC Ateliers de ressources et de croissance personnelle.Selon les techniques psychologiques de la •Qwtalt •Bio-énergétique • Anatyee trarwactionnetl* Dirigé* par Suzanne Gosaelin-Pinet Renseignements: tél.: 389*6381 L’INSTITUT THOMAS MORE POUR L’EDUCATION DES ADULTES 3421, rue Drummond, Montréal annonce ses nouveaux cours de discussion en groupe qui donnent crédit pour le baccalauréat Commençant When Forms Flower in Word, in Color — relation of poetry to art Mardi, le 1er lév.18-20 h.Ethics Today: horizons of loving — an ethical system based on goodwill Mercredi, le 2 lév.12-14 h.; 18-20 h.Fathering — to launch another person beyond your time.Mercredi, le 2 fév.20-22h.Singers and Tellers of Tales — historical/political writers of Greece Mardi, le 8 fév.20-22h.Health As the Equilibrium of Systems — prevention of diseases, ageing effects Lundi, le 21 mars 14-16h.les groupes se rencontrent une fois par semaine pour 12 semaines; prix: $40.00 Aussi: two tutorial classes involving a Conversational German program and a Classic Theatre program of the Univ.of Vermont, over TV channel 33.le 8 fév.le 17 lév.pour détails complets et pour une brochure, veuillez téléphoner à l’Institut: 842-5076 L’Institut Thomas More est affilié à l’Université Bishop’s i I LE DEVOIR Page 3 Montréal, mercredi 26 janvier 1977 Québec créerait une Société de développement coopératif Me Maurice Hébert et son chauffeur, Lucien Proulx, témoignaieht hier devant la Commission d'enquête sur le crime organisé.Le premier devra revenir devant la CECO au mois de février tandis que l’autre a été condamnés trois mois de prison pour outrage au tribunal, ayant refusé de répondre à une question.(Photos Alain Renaud) par Jean-Claude Picard CHICOUTIMI — Réaffirmant, en toute fidélité avec le programme de son parti, l'importance que le gouvernement accorde" au secteur coopératif dans le développement d une économie québécoise autochtone et voulant donner l'exemple de l'entraide aux grands de la coopération à qqi elle reproche de ne pas avoir fait tout l'effort souhaitable, le ministre des Consommateurs, Coopératives et Institutions financières, Mme Lise Payette, a annoncé hier son intention de creer une Société de développement coopératif qui.sans se substituer aux initiatives locales, deviendra le fer de lance de l'expansion du mouvement coopératif québécois Cette société, promise à maintes reprises par le gouvernement précédent au cours des dernières années, s'attaquera principalement au développement des secteurs non organisés et sera, selon le ministre, un outil privilégié permettant une percée dans les grands secteurs économiques que le gouvernement juge prioritaires.Par ses fonctions d’assistance technique et d'aide financière aux coopératives, elle sera à ces dernières ce que la Société de développement industriel est depuis quelques années aux petites et moyennes entreprises de philosophie capitaliste.Mme Payette a fait cette annonce hier soir à Chicoutimi, dans un discours prononcé à l'occasion de l'assemblée annuelle des sociétaires de la caisse populaire de cette localité et à la suite d'une journée .occupée à visiter diverses entreprises coopératives de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean et à rencontrer les leaders régionaux du secteur de la Coopération Il s agissait de la première sortie publique de Mme Payette depuis sa nomination ministérielle, et elle s'était fait accompagner pour l'occasion d'une imposante suite de conseillers politiques et de hauts fonctionnaires, dont son tout nouveau sous-ministre, M.Gérard Bar-bin.Même si elle ne semble pas avoir encore trouvé le moyen de dissiper l'embarras, tout empreint de gène et de curiosité, qui a envahi ses hôtes tout au long de la journée, le ministre n'a pas manqué de souligner, au grand plaisir de son auditoire.qu elle avait délibérément choisi de faire porter son premier discours sur le coopératisme afin de marquer "le changement fondamental d'attitude que nous adopterons désormais face à ce secteur ".A mes yeux, ce changement se traduit par une volonté bien arrêtée de considé* rer le secteur coopératif comme "un partenaire privilégié" et de faire de ce partenaire "le gage même de cette nouvelle société que nous voulons construire et l'exemple vivant du désir des Québécois de reprendre leur économie en main'.Dans cette perspective, Mme Payette fait de ‘Tintercoopération" l'un des grands objectifs de son ministère?soulignant que dans le passé les efforts d'entraide entre les diverses composantes du monde coopératif n ont pas été assez loin.Elle se permet même de souffleter au passage les coopérateurs qui n'ont pas encore fait "tout l’effort souhaitable " pour développer et élargir les assises du • mouvement.Le Mouvement Desjardins, à titre d'exemple, est intervenu très souvent pour fournir des fonds aux autres coopératives, mais les efforts dans ce sens Le 144 défie la tutelle de couper les cotisations par Louis-Gilles Francoeur La direction du local 144 des plombiers de la FTQ-Construction, a fait voter lundi soir à l’occasion d’une assemblée générale à huis clos, un “renforcement” de la résolution de l'automne dernier en vue de couper toute cotisation syndicale à la FTQ-Gonstruction.Mettant au défi la tutelle gouvernementale en charge de ce syndicat de se conformer à la décision des membres, le gérant d'affaires, M.Normand Laçasse, a reproché_ au directeur de la FTQ- Construction, M.Guy Dumoulin, d’être allé ‘‘se mettre à genoux" devant.une tutelle gouvernementale pour obtenir les cotisations qu'on lui refusait depuis plusieurs mois.Les tuteurs gouvernementaux ont fait parvenir la semaine dernière un chèque Le mercure serait d’origine naturelle au lac Mistassini par Gilles Provost Les fortes concentrations de mercure découvertes au nord de Chibougamau, dans l'environnement du lac Mistassini (où vivent des Indiens intoxiqués par le mercure), sont probablement d’origine naturelle.Pourtant, on constate aussi un accroissement très important de la quantité totale de mercure en circülation depuis le début de Père industrielle, de même que de la pollution localisée attribuable a d'anciennes mines désaffectées.Tel est le tableau relativement compliqué qui se dégage d'une étude de 1TNRS — eau publiée hier par le Service de protection de l’Environnement du Québec.Si ce document incrimine directement la mine désaffectée Icon-Sullivan en relation avec la pollution mercurielle constatée au village de Baie-du-Poste, il conclut aussi qu’il a été impossible, à partir des échantillons de neige recueillis, de déceler une pollution mercurielle qui serait directement attribuable aux activités industrielles de Chibougamau.On aurait tiré la conclusion contraire, par exemple, si on avait découvert que la teneur en mercure de la neige recueillie est plus grande à proximité de la ville.Les carottes de sédiments recueillies révèlent aussi que le niveau du ‘‘bruit de fonds” actuel se situe aux environs de 100 à 150 parties par milliard alors qu'il n’était que de 50 à 60 parties par milliard il y a environ un siècle.Pendant les quelques millénaires précédents, ce niveau croissait extrêmement lentement.Par contre, cette augmentation de la pollution de base, liée à l’industrialisation croissante de tout l'Occident, ne peut expliquer les concentrations “astronomiques” découvertes à certains endroits sans contamination industrielle importante.Par exemple, on a trouvé un endroit où la teneur en mercure de l’eau atteignait une partie par million.Jusqu’à maintenant, on avait trouvé de tels chiffres seulement dans des poissons puisque ces derniers ont couramment une contamination 100,000 fois plus élevée que celle de l’eau où ils vivent.Les chercheurs ont cru d'abord à une erreur dans leur procédure d'échantillonnage mais ils ont constaté peu après que la neige la plus contaminée provenait justement du même endroit.De même, la végétation de ce secteur contenait dix fois plus de mercure qu'ail-leurs.On a aussi trouvé dans la zone nord-est du lac Mistassini, des endroits où la te-, neur en mercure de l'eau était extrêmement faible mais où la couche superficielle des sédiments contenait environ 200 parties par milliard de mercure, ce qui est cinq fois plus élevé que la moyenne.Les chercheurs de l’INRS-eau estiment que seules des causes naturelles d’origine locale peuvent expliquer de tels “points chauds” et ils prévoient que des situ-tions anormales de ce genre doivent être relativement fréquentes.Déjà, par exemple, ils ont découvert que les lacs situés sur une faille géologique particulière avaient tous une teneur en mercure supérieure à la normale, ce qui tendait à accréditer la thèse d'une ori- À Archambault Découverte d’un tunnel creusé par les détenus SAINTE-ANNE-DES-PLAINES (d’après CP) — Les autorités de l’institut Archambault ont dévoilé hier la découverte d’un tunnel de 50 pieds, creusé par des détenus qui projetaient de s’évader.M.Louis Lemay, directeur adjoint et responsable de la sécurité à l'institut, un pénitencier à sécurité maximale situé à une vingtaine de milles au nord de Montréal, a précisé que personne n’avait réussi à s'évader, l’excavation du tunnel n’ayant pas encore tout à fait atteint la muraille extérieure.Découvert lundi midi par des gardiens, le tunnel d'un diamètre de deux pieds a été creusé à une profondeur d'environ cinq pieds.M.Lemay a expliqué que les prisonniers avaient camouflé la terre extraite du trou sous des amoncellements de neige dans la grande cour de récréation.“Aucun des responsables n’a encore été identifié, et aucune mesure disciplinaire n'a été prise contre la population pénitenciaire, a-t-il dit.Il s’agit là d’un travail collectif impliquant plusieurs détenus.” Il a ajouté que les auteurs du tunnel disposaient d’un arsenal élaboré d'outils, y compris des pelles.L enquête dans cette tentative d’évasion se poursuit.gine naturelle du mercure.Leur étude insiste beaucoup sur le rôle capital de la végétation dans la circulation du mercure: ils ont noté par exemple que lorsque la teneur en matières organiques augmente dans les sédiments, on constate que la teneur en mercure y augmente aussi tandis qu’elle diminue dans l'eau elle-même.Le mercure, en effet, se fixe très facilement sur la matière vivante et ces processus biologiques seraient le principal phénomène susceptible d'expliquer la mobilisation du mercure présent dans le sol.Plus l’activité biologique serait intense et plus on serait susceptible de trouver un problème lié au mercure.De même, un des chercheurs de ce groupe a expliqué au DEVOIR que les sédiments superficiels, au fond des lacs, peùvent être remis en circulation au printemps et à l’automne, lorsque le passage de Veau à la température de quatre degrés C.crée l'apparition de turbulences importantes.Or, selon des chercheurs suédois, le mucus qui recouvre certains poissons comme le brochet au printemps est habité par une multitude de microbes capables de transformer le mercure en méthyl-mercure.(C’est surtout sous cette forme que le mercure est dangereux).On serait donc en présence de phénomènes extrêmement complexes, si cette thèse se vérifie.Dans la même veine, on souligne que les feux de forêt peuvent aussi mettre en circulation des quantités importantes de mercure parce que les arbres en contiennent.Ce phénomène, semble-t-il, a souvent été négligé dans le passé.En somme, il appert que le débat sur l'origine du mercure dans l’environnement québécois se complique chaque jour davantage et qu'il est très difficile de mettre le doigt sur une cause exclusive, sauf dans quelques cas très précis.de plus de $10,000 à la FTQ-Construction pour des arrérages de cotisation de plus de six mois.Contestant cette décision de la tutelle, la direction du 144 n'a toutefois pas signalé aux syndiqués de ce local que la decision de suspendre les cotisations les plaçait sur la voie de la désaffiliation pure et simple, ce qui aurait pour effet notamment de placer les 7,000 plombiers de la province dans l'illégalité.Les lois de la construction font en effet une obligation aux syndiqués d'appartenir à l'une ou l'autre des trois centrales.En coupant les fonds à la FTQ-Construction, le clan d’André Desjardins, i'ex-roi de la construction, se place dans une position stratégique avantageuse parce qu’il laisse à la FTQ-Construction l'odieux de la décision.d'expulsion.La querelle autour des cotisations constitue une autre attaque du clan Desjardins contre le directeur de la FTQ-Construction, M.Guy Dumoulin, Desjardins a tenté mais en vain au printemps dernier d'avoir la tête de son successeur.Les représentants des plombiers devaient toutefois se retrouver seuls avec leur motion de non-confiance dirigée contre Dumoulin.La résolution de mettre la tutelle au défi de couper les cotisations a été prise par une assemblée de 350 plombiers.Elle engage par contre les 7,000 membres du local 144 à cause des structures particulières de ce syndicat, dominé par le clan métropolitain en vertu de sa charte que les tuteurs n ont jamais modifiée même s’ils en ont le pouvoir.“Ce n'est pas Ryan, D'Arcy Saint-Pierre (les tuteurs gouvernementaux) ou le ministre Couture qui vont me forcer à signer un chèque aussi longtemps que le tata de niaiseux à Dumoulin sera là”, a déclaré dans un style apprécié par son audtiroire, le gérant d'affaires Normand Laçasse.Pour sa part, André Desjardins a accusé les tuteurs de faire peu de cas de la démocratie syndicale en payant les cotisations à la FTQ-Construction, en dépit des décisions prise en novembre dernier par une autre assemblée du même genre.“Mais ça va finir dans 16 mois”, a-t-il dit en évoquant la fin éventuelle de la tutelle devant ses fidèles impatients de retrouver la bonne atmosphère d'antan.Les récentes visites des inspecteurs de l’impôt, qui ont décidé de passer au peigne fin les revenus de “Dédé”, ne semble pas impressionner l’ancien roir de la construction.Desjardins a en effet affirmé qu’il résistera “debout” à toutes les attaques même s’il devait se retrouver seulement avec “un lit et une chaise”, a-t-il dit.aujourd’hui A 12 h à la Maison du Commerce, 1080, Côte du Beaver Hall, M.Jean-Paul Gignac, président de Sidbec-Dosco.est conférencier au déjeuner du Club d'électricité de Montréal.Il a intitulé sa causerie "Pourquoi une sidérurgie au Québec?” • A 12 h à l’hôtel Reine Elizabeth, son excellence Curt Heidenreich, chef de la délégation de la Commission des Communautés européennes à Ottawa, prononcera un discours devant les membres des six Chambres de commerce des pays du Marché commun.• A 19 h 30 au 1212, rue Panet.l'Institut de promotion des intérêts des consommateurs (IPIC) organise une soirée de discussions et d'informations sur la publicité.A 20 h au centre Saint-Pierre, 1215, rue de la Visitation, le Mouvement des femmes chrétiennes organise une rencontre sur les “Mass média: un enrichissement ou un esclavage?".• A 21 h au restaurant La Braise, 11,859 est, rue Notre-Dame, à Poinle-aux-Trembles, M.Marcel Léger, ministre délégué à l’Environnement, est le conférencier à la réunion mensuelle de l'Association des hommes d'affaires de Pointe-aux-Trembles et de Montréal-Est.• La Croix-Rouge tient des cliniques de sang à l'hôpital Saint-Luc, 1112.rue Sanguinet.de 10 h à 16 h; et à l'hôpital Maisonneuve, pavillon Rosemont, 5689, boul.Rosemont, de 9 h 30 à 11 h 30 et de 13 h à 16 h 30.“Le Saint Suaire ” Apprenez à connaître le Christ dans sa passion et sa mort au moyen des merveilleuses photos de son linceul Les nombreux détails sont d une aide précieuse durant le Carême, pour le Vendredi-Saint, la Méditation du Mystère Douloureux, vos Homélies, les Retraites, la Caté chèse, l’étude scientifique, etc.Montage audio-visuel comprenant 36 diapositives colorées ou un film fixe, une cassette et un guide de projection en français ou en anglais -$19.50.Un livret contenant plus de détails et des photos par un éminent sin-dologiste: "It is the Lord" - $1.50.“L* Saint Suaira” Séminaire Sa’ésien, Rua Don Bosco, Sherbrooke, Qué.J1L1E5 Le ministre qui ne cache pas son net Les dirigeants du local 144 ont d'autre part attaqué très durement le syndiqué Achille Paulin, qui, comme le révélait LE DEVOIR le 25 novembre dernier, a été l'objet de menaces parce qu'il poursuit en justice certains dirigeants de son syndicat qui lui ont fait perdre son travail Faisant allusion au fait que le syndiqué Paulin était allé récemment s'inscrire sur la liste déplacement et qu'il pourrait obtenir prochainement un emploi, le gérant d'affaires Normand Lacassé a indique: "Je n'ai rien contre Paulin mais il va s'arranger avec les membres à son ouvrage' En somme.Paulin obtiendra peut-être un emploi mais le secteur risque d'être assez peu amical.Cette remarque a déchelché, il va sans dire, plusieurs rires entendus parmi les pro-Desjardins Certains plombiers présents ont fait courir certaines rumeurs sur le syndiqué Paulin et son épouse que la décence interdit de répéter.Les Paulin ont rencontré hier l'adjoint parlementaire du ministre du Travail, M.Guy Cheverette.Celui-ci a promis d’étudier leur cas grâce notamment au dossier qui lui a été remis par le couple.André Desjardins a finalement terminé ses remarques aux plombiers en leur annonçant une nouvelle qui réjouira sans doute plusieurs personnes, il publiera ses mémoires.Celui qui avait dit que ses aveux inciteraient des ministres de l'ancien gouvernement à changer de pays, a réitéré que ses écrits vont “casser du monde".Les mémoires de l'ancien roi de la construction contiendront notamment des conseils aux dirigeants de cette industrie sur l'art d’y maintenir un certain ordre.Desjardins n'a pas précisé quand ses mémoires seront prêts pas.plus que le nom de la maison d'éditions qui lui servira en l 'occurrence de tremplin pour surmonter du purgatoire syndical ou l'a confiné la commission Cliche depuis ses célèbres audiences.ne vont pas très loin, pas tellement plus loin que la coopérative locale, et, au mieux, la fédération, affirme-t-elle.Elle ajoute cependant que les gouvernements passés ont également beaucoup à se reprocher quant à leur attitude envers le mouvement coopératif, notamment, souligne-t-elle, leur attitude à considérer les coopératives au même titre que les autres entreprises et à les juger sur les mêmes critères.Mais tout cela est maintenant chose du passé et Mme Payette veut donner une manifestation tangible de sa bonne volonté annonçant la création d'un organisme gouvernemental appelé à supporter et à encadrer le développement du mouvement coopératif, en collaboration avec les institutions actuelles de ce mouvement S1 penchant pour la partie Consommateurs et Coopératives de son ministère au détriment évidemment de sa partie Institutions.prévient cependant que cette Société de développement coopératif, qui sera composée de représentants de coopératives et de hauts fonctionnaires, ne sera pas une panacée pour les coopératives mal gérées ou aux prises avec des difficultés financières insolubles Soulignant que le “cimetière coopératif" est déjà saturé, Mme Payette se dit consciente du danger que constituerait une intervention mal orientée qui pourrait provoquer une croissance numérique et artificielle des coopératives.En revanche, cette société, dont le budget de fonctionnement n'a pas encore été déterminé puisque, de toutes façons, sa création n'a pas encore été officiellement approuvée par le conseil des ministres, pourrait participer au capital des coopératives naissantes afin de faciliter leur financement auprès des institutions financières Elle pourrait de plus assumer la gestion partielle de cooperatives en difficulté Mais c'est surtout au niveau de l'assistance technique et de l'encadrement général que cette société serait appelée a jouer un rôle.Ainsi, en s'occupant particulièrement des secteurs que le ministre estime non organisés, cet organisme travaillerait à la structuration de coopératives nouvelles, à leur intégration dans une fédération et à la formation de leurs cadres et de leurs administrateurs.Voulant sans doute calmer les appréhensions de ceux qui seraient tentes de croire que le gouvernement veut maintenant avoir la main haute sur tout ce secteur important de notre économie où l’économie locale de chaque institution a toujours été une des règles de base -, Mme Fayette affirme que le gouvernement veut surtout éviter un développement coopératif par le haut et que la nouvelle société gouvernementale sera avant tout à l’écoute des initiatives de la base.Ceci dit, elle souhaite cependant que ces initiatives proviennent de trois secteurs bien déterminés: Les coopératives de consommation, qui sont bien implantées dans les milieux ruraux mais qui sont quasi absentes des milieux urbains.Affirmant que le gouvernement participe déjà à la planification du développement de ce secteur, Mme Fayette estime que les Québécois doivent prendre une plus grande part du marché de production et de distribution des biens de consommation Les coopératives forestières qui, selon elle, doivent occuper une place primordiale dans l’exploitation de cette richesse naturelle.Elle invite les travailleurs forestiers à profiter de l'actuel programme de rétrocession des concessions forestières, qui doit se poursuivre jusqu'en 1982, pour prendre le contrôle, à l’intérieur de cooperatives, de tout un secteur contrôlé quasi exclusivement jusqu’à maintenant par les multinationales.Les coopératives d'habitation où, en dépit d’expériences malheureuses vécues au cours des dernières années, Mme Fayette estime que les besoins sont trop grands pour que Ta peur continue de freiner ce secteur".Mme Fayette croit ici que les besoins d’assistance technique et d’en-Voir page 6: Payette COURS Printemps 77 par Henri bernard CLISINK FAMILIALE DE BASE debuuni hn Lévrier CUISINE DE RECEPTION LRLITS 1)1 MLR LUNDI!LS LT LLAMBLS RI PAS LINS LT BULL ITS RIPAS DE PAQUES Cl ISINL DI PLUS AIR BAR BQ dcbuuni Mi lcvrier RENSEIGNEMENTS DEPLIANT 843-6481 ernar PERMIS DENSEIGNEMENT DE CULTURE PERSOflNElLE Z0IS de 11 Montagne *610 MU METRO PEEL r nPjjfS dans 60 salies ^'•'nouveau réseau de diffusion 4 • Le Devoir, mercredi 26 janvier 1977 éditorial L’ACDI en question Rien n'est plus pénible que les fausses querelles autour d'un vrai problème.Et c'est d'autant plus regrettable dans le cas de l'Agence canadienne de développement international (ACDI) que l'actuelle campagne de rumeurs et demi-vérités tend à faire croire que la nomination d'un ministre titulaire de l'Agence constitue une solution alors qu en réalité elle ne fera que compliquer une situation passablement ambiguë.Tirer à boulets rouges sur l'ACDl est un exercice qui passionne, et de longue date, toute une légion de Canadiens, sans qu'on sache toujours si la cause de ces salves est la personnalité du président de l'ACDl.une mauvaise gestion éventuelle de l'Agence, ou.globalement, la cause même du développement international à laquelle est consacré le tape-à-l'oeil d'un milliard de dollars! Poser cette question risque de donner l'impression de preiidre la defense de l'ACDl — ce qui en soi n'a rien de réprehensible! — mais au moment où des changements fondamentaux semblent en cours, il devenait impérieux de rappeler certaines evidences.Les vrais problèmes, contrairement à ce qu'on tend à faire croire, sont d'ordre structurel et ce n’est que dans un ordre corollaire que s'inscrivent les critiques aussi bien autour de la stratégie du développement que de la ou des personnes en place.En d'autres mots, il y a le congénital et il y a le circonstanciel.Avant de se prêter à toute performance d'illusionniste — qui passe par des nominations ou des permutations — il est de l élémentaire honnêteté d'admettre que quiconque voudra présider l'ACDl.c'est-à-dire, quiconque voudra se fairç le promoteur de la cause du développement international, devra s'attendre à de rebutantes.sinon insurmontables, difficultés.• Empruntons un instant la démarche mathématique et supposons le problème résolu: M.MacEachen.par hypothèse, cumule le Conseil privé et la responsabilité de l'ACDl.Qu'aurons-nous réglé0 D'un : le secrétaire aux Affaires extérieures sera amputé de la partie la plus concrète de ses charges, condamné dorénavant à vouloir faire de la haute diplomatie.Un peu comme si on demandait à un généraliste debutant de faire de la recherche fondamentale.Notre stratégie du développement qui.à plus d un titre, faisait — ou pouvait faire — l'originalité de notre approche des problèmes aigus des pavs en voie de développement, se trouverait a relever d'un autre titulaire et.possiblement, d'un autre ordre de préoccupations.De deux: le titulaire du Conseil privé, qui n'a pas particulièrement contribué a l'avancement du dialogue Nord-Sud qu il préside toujours.recevrait une surcharge de responsabilités dont, dans la situation politique actuelle au Canada, le pilier du gouvernement Trudeau aurait dû normalement se passer.De trois : nommer un ministre proprement responsable de l'ACDl c'est automatiquement ravaler au rang de sous-ministre le président de l'ACDl.ce qu'il est en théorie mais ce qu'il transcende en réalité de par sa représentativité sur le plan extérieur.C'est là que nous touchons du doigt un des aspects dramatiques du problème.De par l'arrêté en conseil du 12 septembre 1968.le "Bureau de l'aide extérieure" est devenu l'Agence canadienne de développement international et le "directeur générai" est devenu "président".A l'époque se posait déjà le problème de faire du Bureau de l'aide extérieure une Société de la Couronne ou un Ministère distinct.On peut se demander pourquoi les raisons valables d'alors ne tiendraient plus aujourd'hui.D'autant plus qu'héritière du Bureau.l'ACDl.au cours des années, a été amenée à occuper une place de plus en plus grande, et à mesure que grossissait son budget, le président de l'Agence était nommé, en vertu d'arrêtés en conseil: gouverneur suppléant à la Banque mondiale.à la Banque asiatique de développement.à la Banque interaméricaine des Caraïbes.à la Banque interaméricaine de développement.au Fonds africain de développement, ainsi que membre du conseil des gouverneurs du Centre de recherches pour le développement international et membre du conseil d'administration de la Société pour l'expansion des exportations.Ce qui contribue à établir que si, hiérarchiquement, le président est un sous-ministre, il est surtout le personnage-clé de toute politique et de tout programme canadiens d'aide au développement et de coopération internationale.En d'autres mots, nommant un ministre qui.à ce titre, sera appelé à assumer toute la partie dite de "haute visibilité" du rôle du président, ramènera-t-on celui-ci au rang de simple fonctionnaire?En plus clair encore, et toujours, dans notre hypothèse mathématique, verra-t-on M.MacEachen dirigeant une AUDI que présidera M.Paul Gérin-Lajoie0 Étant entendu que l'actuel président a été nommé par le premier ministre lui-mème.et précisément pour jouer ce rôle représentatif a l exté-rieur aussi bien que pour assurer la communication avec le public canadien, imagine-t-on M.Trudeau "remerciant " M.Gérin-Lajoie?Dans l'hypothèse étudiée, l'autre possibilité serait que l'actuel président reste en place, ce qui est un défi au rabais, le côté le plus flamboyant — ce qui est précisément dans le tempérament d'un Paul Gérin-Lajoie et non d'un Allen MacEachen — se trouvant retiré de la chaçge présidentielle.À moins que — hypothèse que l'intéressé lui-mème n'a jamais réellement écartée.— M.Gérin-Lajoie ne retourne en politique, en manière de détour pour revenir monter en grade.Pour clore cet aspect, on dira donc que tout changement n'est pas nécessairement préférable au statu quo.d'autant plus que la motivation du changement prévisible n'est pas claire.• Reste posée l'autre question: que visent les critiques les plus couramment entendues?La manie du secret que certains attribuent à l'ACDl ne pèse pas lourd quand on connaît les normes en vigueur sur la confidentialité des sources — à’ ne pas confondre avec celle du contenu - et pour peu qu’on ait pris la peine de demander telle information! Plutôt que de manie du secret, on aurait pu retenir la non-institutionnalisation de la communication entre l'ACDl et ceux qui sont censés transmettre informations et commentaires au public, mais, curieusement, ce n'est pas là-dessus que se fondent les critiques.En gros, donc, la précédente campagne semblait viser la personne du président, égratigné pour n être pas terne, jouant trop ostensiblement.au goût de certains, un rôle de président et non de sous-ministre! L'actuelle campagne, elle, semble viser plutôt une politique en vertu de laquelle notre "piastre" n'est plus contrôlée dès lors qu elle est octroyée.La critique est rigoureusement fondée, même si la corruption de certains bénéficiaires ne s'en mêlait pas à l'autre bout des canaux d'aide au développement.Mais c'est vrai parce que c'est un choix politique canadien de ne pas chercher à contrôler la manière de dépenser les dons accordés.Le gouvernement bénéficiaire s'engage à consacrer le montant obtenu à des projets de développement et en informe seulement l'ACDl.Ce qui est une manière de respecter l'autonomie administrative du receveur.En d'autres termes, ce n'est pas la gestion de l’ACDl qui se trouve en cause, mais ce choix qui.soit dit en passant, est au moins aussi valable que l'autre, dont précisément nos voisins américains donnent un brillant exemple! De toute manière, cette critique, formulée globalement, constitue une dangereuse généralisation.Elle ne vaut que pour les dons, alors que l'ACDl se manifeste de plusieurs autres façons et qu'elle se trouve engagée aujourd'hui dans le secteur de pointe que constitue la coopération industrielle.Une fois faite la part des choses, on se sent soudain gagné par une appréhension: critique-t-on et veut-on procéder à des changements en vue d une amélioration0 Ou cherche-t-on plutôt, par ce biais, à justifier des coupures substantielles par anticipation?La réponse à cette question précise est aussi la réponse générale du Canada à 1 immense attente que constitue la cause du développement international.Georges VIGNY bloc-notes Les vrais motifs de M.Morin Au Conseil canado-italien de 1 éducation.il ne restait plus hier qu'à s’incliner devant le sort qui est fait aux victimes de la Loi 22 M.Angelo Mon-tini.principal porte-parole des groupes ethniques dont les enfants sont visés par les décisions de M.Jacques-Yvan Morin, déclarait hier que les parents.contraints par jugement rendu lundi en Cour supérieure, n ont plus guère le choix: ils obéiront à la Loi.Il en sera de même à la Commission scolaire Jérôme LeRoyer si les tribunaux, là aussi, lancent des injonctions.Et les élèves qui relèvent de la CECM ne fe-ront’pas exception si les autorités de l'organisme jugent nécessaire de s'adresser à la Cour pour chasser les "illégaux'' des écoles.Au gouvernement du Parti québécois.il était demandé de résoudre provisoirement.et le plus humainement possible, le problème créé pour environ 1.100 enfants allophones par l'application difficile d une loi et de ses règlements dont les élus du 15 novembre avaient eux-mémes reconnu les insuffisances, les injustices et.dans le cas des tests linguistiques, le caractère odieux On avait promis à ce groupe au cours de la campagne d'apporter des solutions, tout au moins temporaires, a des problèmes concrets.Mais, après le 15 novembre, les bonnes dispositions qu'avaient manifestées M.Jacques-Yvan Morin et ses collègues à l'égard de cette minorité scolaire se sont envolées.Avant de rendre ces décisions, le ministre n'a pas voulu recevoir les représentants du Consiglio canado-italien.se bornant a voir brièvement et officieusement M.Montini.Puis le ministre a adopté une attitude résolument légaliste, à ce point rigide qu'il a même rejeté la formule de compromis que la CECM avait mise la parole du jour Puisque vous écrasez les faibles et que vous leur imposez une taxe même sur le necessaire.ces maisons en pierres de taille que vous avez bâties, vous n'y habiterez pas.oppresseurs des justes et extorqueurs de paiements!" — Amos 5.11-12 "Un ami fidele est un puissant soutien: ?iui l a trouvé, a trouvé un trésor Un ami idèle n'a pas de prix il n'y a pas de poids pour peser sa valeur.Un ami fidele, c'est un remède capable de rendre la vie '' — Ecclésiastique 6,14-16 (deuxième siècle avant JC) “Tu n'opprimeras pas l'etranger — Exode 23.9 (Législation mise par écrit au dixième siècle avant JC) au point.Mme Thérèse Lavoie-Roux a raison de déplorer Ta décision autoritaire et irréfléchie" du ministre.Pire encore, le ministre n'a pas tenu compte de certains faits Pour autoriser l'intégration de 95 enfants (qui ne sont pas du niveau de la maternelle) aux écoles Saint-Philippe Bénézi et Notre-Dame de la Défense, il impose la francisation immédiate de tous les niveaux de ces institutions.Or ces écoles sont déjà en voie de francisation et leur caractère bilingue est progressivement abandonné suivant un calendrier soigneusement mis au point et qui tient compte, comme le rappelle Mme Lavoie-Roux, d'un esprit d'ouverture et d'adaptation au besoin d'un groupe ethnique Le processus est donc en marche, mais le brusquer, comme l'exige le ministre, risque d'en compromettre les résultats.Ces deux écoles relèvent du secteur français de la CECM et, à la rentrée scolaire, les enfants y auraient été admissibles sans tests.M.Morin a-t-il sérieusement tenu compte de tous ces facteurs avant de rendre sa décision?On comprend mal qu i! n ait pas fait le moindre effort pour régulariser durant quelques mois le cas d’une poignée d'enfants puisque, de toutes façons, le gouvernement s'apprête à refaire complètement la Loi 22.Tout le poussait a régler cette question: il avait personnellement exprimé sa sympathie envers le groupe minoritaire dont il comprenait la situation; il savait que le chapitre V et les règlements touchant les tests ne pouvaient être maintenus; le Protecteur du citoyen.Mme Patenaude, avait clairement montré le caractère discriminatoire d'un article de la loi; un engagement moral avait été pris par M.Lévesque envers cette minorité au Canadian Club le 25 octobre; enfin, le gouvernement a proclamé à quelques reprises son souci de comprendre et d'aider les minorités.C'est plutôt que M.Morin a décidé d'obéir a d'autres motifs, plus politiques: accélérer dès maintenant, avant même que la nouvelle loi soit adoptée, le processus de la francisation, et ainsi éviter les critiques qu’auraient fait naître dans son Parti des solutions plus justes mais moins radicales.Le sort d'un millier d'enfants, dont la majorité sont au niveau de la maternelle, et les frustrations d'une minorité al-lophone ne pèsent pas lourd dans les calculs politiques.Pourquoi, n est-ce pas.se donner la peine d'écouter et de comprendre les justes revendications d’une fraction de non-francophones, pourquoi rechercher des solutions pratiques de compromis, quand on peut imposer des decisions qui plaisent davantage à la majorité?Michel ROY Un miniréférendum?Dans quatre des cinq circonscriptions électorales actuellement ouvertes au Québec, les libéraux détenaient une avance quasi insurmontable pour n'importe lequel des trois partis d'opposition.Si la percée conservatrice enregistrée par Gallup dans cette province était le phénomène exceptionnel et temporaire qu'ils feignent d'y voir du haut de leur hégémonie héréditaire.les libéraux fédéraux n en seraient point aujourd'hui aux sondages, caucus et calculs angoissants qui ont suivi leur surprise du 15 novembre.En vérité, les libéraux s’attendent dans plusieurs de ces circonscriptions, qui devraient aller aux urnes début mai.à des défaites risquant de friser le désastre; ils sont donc désespérément en quête d'une stratégie de sauvetage, en attendant de savoir quoi sauver au juste à part le parti ministériel.Or, non seulement n'ont-ils manifestement pas trouvé pareil passage vers la Chine, mais la piste qu'ils croient tenir les mène en droite ligne vers un échec plus lourd de conséquences encore.Car le mini-référendum conçu par certains de leurs penseurs à la veille des partielles québécoises, et prétendant sauver en même temps et l’un par l'autre le Canada et le gouvernement libéral, confirme plutôt qu'il ne dissipe l'image de déroute intellectuelle et politique que leur parti affiche désormais au Québec comme au Canada.Les libéraux se comportent comme s'ils n'avaient rien compris ni de leur défaite dans Hochelaga ni de la victoire du Parti québécois sur leurs alliés à Québec.Avant de faire un référendum, l’aile uébécoise du Parti libéral du Canada evrait apprendre à faire des élections.Rien n'annonçait qu'après le départ de M.Gérard Pelletier pour Paris la forteresse libérale de Hochelaga tomberait aux mains des conservateurs.Rien, sauf l’érosion démographique du comté charchuté par les liberaux, la montée du mécontentement populaire contre les gouvernements, la hausse du chômage, la témérité du parachutage ministériel, l'élitiste du parti, les racines de ‘T'homme du comté" qui allait l'emporter au troisième essai, et enfin l'intervention officieuse mais non moins décisive du Parti québécois, dont la machine racheva de culbuter l'organisation libérale, Or, les comtés actuellement ouverts, s’ils ne sauraient être carrément assi- milés à celui de Hochelaga, ne sont pas sans réserver des pénis analogues pour les ministériels.Avant de songer a y donner des leçons au PQ ou aux journalistes québécois, les penseurs libéraux seraient mieux avisés de s'enquérir des raisons exactes de leurs reculs dans la faveur populaire.Car s’ils procèdent le moindrement à leur examen d’inconscience, ils devraient découvrir normalement que le thème des partielles, s'il doit en être un, doit plutôt porter sûr les comptes que leur gouvernement doit rendre de sa gestion.À voir la défaite magistrale qu'ont essuyée justement dans Terrebonne et Louis-Hebert les deux gros canons qu'ils avaient envoyés contre le PQ en la personne de MM.Roland Comtois et Jean Marchand, les libéraux fédéraux devraient plutôt craindre un mini-référendum, leur détestable assurance étant un motif supplémentaire d’entretenir autant de griefs contre le gouvernement qu’ils dirigent encore.Aussi faut-il souhaiter que ces fervents partisans de la démocratie canadienne ne se rangent pas à la pensée de leurs penseurs du dernier conciliabule à Montréal.Passe encore qu’on se moque du simple droit des électeurs à être représentés le plus tôt possible aux Communes; passe aussi qu'on mijote de manipuler les média québécois comme on accuse le PQ et les entreprises de presse de l'avoir fait.Les libéraux devraient au moins respecter le droit des conservateurs, des créditistes et des néo-démocrates de solliciter et de partager avec eux les suffrages de ceux qui adhèrent encore, sous une forme ou une autre, à la partie canadienne.Bien sûr, les prochaines partielles québécoises ne passeront pas inaperçues.Et tout comme les elections générales, elles ne sauraient arbitrairement être transformées au gré d'un parti en un référendum sur la séparation, la peine de mort ou la pêche au saumon Ce scrutin va plutôt être le premier terrain de manoeuvre des grandes machines politiques québécoises depuis le 15 novembre.Rien de constitutionnel ni de définitif ne s’y jouera.Mais les résultats dans cette guerre de positions permettront à tous les partis de se rajuster en vue de l’appel général au peuple.Pour des motifs comparables, le Parti québécois et son chef, sans hâter ce référendum qui vient d'être repoussé dans cinq ans, ne sauraient rester indifférents.La nomination de M.André Ouellet comme organisateur libéral n’aura rien non plus pour les intimider, puisqu'ils n’en ont fait qu’une bouchée à la dernière campagne.Entre la stérile directive d’abstention aux élections passées et la dangereuse aventure d'une "aile fédérale" du PQ, ils voudront plutôt reprendre sans plus de tapage le sentier de Hochelaga.Jean-Claude LECLERC _____L’incendie du Patro LePrévost- Une oeuvre qui doit vivre par CLAUDE MASSON L’incendie du Patro LePrévost, survenu la semaine dernière dans le quartiep Mile-End, dépasse le simple fait divers.C’est l'effritement de 60 années d'effort pour constituer une oeuvre qui n’avait pas son pareil à Montréal.C’est l’écroulement des dix dernières années qui ont été consacrées à faire de ce centre non seulement un rendez-vous pour les jeunes mais une véritable polyvalente familiale.Les chiffres parlent par eux-mêmes.En 1976.plus de 7.000 participants ont pris part à plus de 17,000 activités au patro et la "clientèle" provenait de 55 paroisses de la métropole.Le Patro LePrévost, c’était l’endroit par excellence de la revalorisation de l’individu par l'individu, le lieu de l'épanouissement de la famille par la famille, le rendez-vous des gens du quartier Mile-End qui s'aidaient entre eux, souriaient entre eux, se parlaient entre eux, s'enthousiasmaient entre eux, grandissaient entre eux.Le patro respectait et favorisait constamment et depuis des années un thème qui commence a être à la mode: les droits de l'individu.Toutes les facettes de la personne humaine y étaient développées : physique, intellectuelle.spirituelle et morale.Le Patro LePrévost, c'était beaucoup plus qu'une bâtisse constamment rapiécée et rénovée.C'était un esprit, une âme, un coeur.Sa disparition n'est que matérielle.Le déchirement de cette grande et belle famille du patro a aussitôt été transformé en une merveilleuse solidarité de tous les participants a cette maison de chaleur, de vie, d harmonie, de fraternité.J , .Les gens de toutes les races, de toutes les langues, de toutes les religions qui fréquentaient l'édifice modeste de la rue St-Dominique, à l'arrière du boulevard Saint-Laurent, se redonnent la main pour l'avenir.Ce monument au bénévolat, s’il a perdu son corps, a conservé son esprit et son coeur.À titre d'ancien président et de membre actuel, j’offre toute ma sympathie, toute mon affection, toute mon amitié au directeur général Yvon Laroche, au président du conseil d'administration Robert Cqmeau, aux vaillantes équipes de direction, d'animation, d'administration, aux dévoués permanents, aux centaines d'admirables bénévoles et à tous les participants de cette oeuvre unique à Montréal., ,, Espérons, tous ensemble, que le h onds de secours créé à la suite de cet incendie majeur recevra l'appui qu'une telle oeuvre mérite et que tous les Montréalais, sinon tous les Québécois.feront leur modeste mais essentielle part dans ce grand mouvement de solidarité.¦ Claude Masson est journaliste et directeur de l'information au Soleil J lettres au DEVOIR Un électeur de Dorion qui a hâte de revoir Lise Payette Profitant des vacances bien méritées de René Lévesque au Mexi-ue.le ministre Lise Payette vient e déclencher une nouvelle crise d'hystérie au sujet de Tricofil.C'est à se demander si à ses yeux, sauver ce symbole d'une certaine forme de socialisation de l'entreprise (T'auto-géstion) est primordial et prioritaire pour la sauvegarde financière et culturelle du Québec Le jeu politique de Lise Payette est subtil: tentant d'embarquer le plus de ministres possible (Tremblav-Marois-Landry-Parizeau > dans la galère de Tricofil.elle diminue les chances de voir le premier ministre, en homme sensé, la laisser sombrer.Que ce soit autogéré ou non à l'heure actuelle, il est indiscutable que les anciens propriétaires de Tricofil (Regent Knittingi avaient jugé qu'il était temps de fermer la boutique non pas par plaisir ou caprice mais par pure rationalité economique.Or.si une bande de "méchants capitalistes " n'ont pu rentabiliser Taffaire malgré toute leur science du profit, comment peut-on concevoir qu'un groupe d'ouvriers et une vedette de TV.bien intentionnés mais inexpérimentés dans ce domaine d'investissement difficile, puissent réussir?Avant qu'il ne soit trop tard et que la faillite Payette-Tricofil amorce celle du gouvernement équiste.René Lévesque devra ientôt prendre une décision énergique: celle de cesser d'engouffrer des fonds publics de plusieurs centaines de milliers de dollars dans une autre baignoire sans bouchon! Certes Mme Lise Ouimet-Payette et M.Jean-Guy Cardinal devront consentir a y laisser quelques plumes et plusieurs travailleurs d'élections, mais le Parti Québécois aura peut-être enfin prouvé à la population qu'il sait la définition du mot priorité Une fois le cas Regent Knitting-Trieofil réglé.Mme Payette pourrait alors songer, je T espère, à ouvrir un bureau dans son comté de Dorion: des vieillards et des défavorisés attendent depuis le 15 novembre 1976.Autant Mme Payette disait à l'époque chercher un homme de députe libéral sortant).autant les gens de Dorion cherchent maintenant une femme.Louis BOUCHART d'ORVAL.électeur de Dorion.Montréal, le 16 janvier 1977 Un texte trompeur sur la grève de l’UQAM LE DEVOIR publiait le 22 janvier dernier un texte de M.Michel van Schendel contestant les déclarations de M.Jacques-Yvan Morin.ministre de l'Education du Québec, sur l'UQAM.L'impression favorable donnée par ce texte de M.van Schendel peut être due au fait qu'il est parsemé de vérités premières.Mais ceci est aussi sa faiblesse car par contraste les affirmations fortes de militantisme y apparaissent d'autant plus personnelles et biaisées.Ainsi on y trouve des procès d'intentions, des bonshommes de paille construits sur mesure pour être aisément détruits et.lézardant jusqu'à l'idéologie sous-jacente, deux failles fondamentales.La première se révèle dans la distance qui sépare le quotidien des négociations d'une convention collective éminemment légitime, de la stratégie, peut-être mal inspirée.- d'une grève totale et illimitée.En effet, un accord de principe a été obtenu depuis bientôt six semaines sur les articles 4, 7.et 25.personnifiant par leurs omissions la réforme Desprès, et ui ont engendré la grève.Il y a one longtemps qu'un règlement sur les conditions de travail et particulièrement les clauses à incidences monétaires, est passé au premier plan de la démarche des parties.Déclenché sur le plan idéologique.l'arrêt de travail se poursuit pour des gains économiques.Il devient pénible pour un professeur d'université d'entendre, aux por- tes de l'UQAM.le piétinement des 500 professeurs, 600 employés.500 charges de cours et 14.000 étudiants.Et ce d'autant plus qu'il cadence les palabres interminables sur.par exemple, les congés parentaux C'est pourquoi l'article de M.van Schendel martèle à travers les paragraphes qu'il s'agit d une lutte sur la mission, les structures, la participation, et affirme que les conditions de travail y sont subordonnées.Le conflit idéologique qui a prévalu auprès de 62' : des professeurs présents à l'assemblée syndicale pour voter une stratégie de grève, doit demeurer le flambeau justificateur en dépit de la réalité vécue des négociateurs.En colmatant ainsi la brèche, on peut rabrouer les récalcitrants qui questionnent la sagesse du choix de la stratégie, initiale et non gradualisée.d une grève sans trêve.On peut les assimiler sans remords à des traîtres à la cause, à des divisionnistes, à des poignardeurs dans le dos, en somme mettre, d une manière traditionnelle, les pacifistes aux rancarts.La deuxième faille est significative car elle reflète une conception particulière du professeur d'université.Tout au long de l'article.M.van Schendel identifie la mission, les structures et la participation universitaire aux soucis syndicalistes.Les conditions de travail sont jugées indissociables des questions proprement académiques; donc, le syndicat s'arroge l'enceinte où se discuteront et seront décidées toutes les questions universitaires.Ce que l'article reproche a M.Jacques-Yvan Morin, c'est de ne pas se prononcer poulie syndicat et donc d'être pour le patronat.Nombre de professeurs sont soumis et intimides par cette dialectique, démagogiquement efficace.du "si tu n'es pas pour nous, tu es contre nous!" On conseille au ministre de se réfugier au sein du syndicat pour y juger objectivement Te modèle technocratique.antidémocratique et anti-syndical de gestion patronale privée." Par peur des griffes de Tun, on s'engouffre dans les mâchoires de l'autre.A l'encontre de M.van Schendel.imaginons que le ministre de l'Éducation s'adresse non pas aux deux protagonistes du syndicat et de l'administration, mais au tiers parti oublié, aux professeurs d'université: être autonomes, libres, aux personnalités entières, penseurs dépassant le socio-politique paroissial.Le choix entre M.Jacques-Yvan Morin et M.Michel van Schendel est encore là.Pour vous professeurs d'université, réduits au mutisme par la collectivisation des volontés qui sape la force morale ¦et sociale qu'il vous a pris 1,200 ans d'authenticité individuelle à acquérir Jean-Claude BRIEF, Ph D., Responsable de la section Epistémologie, Apprentissage et Education.Université du Quebec à Montréal.St-Lambert, le 24 janvier 1977.L’épilepsie dédramatisée pas à le faire avec autant de clarté Le retrait de la fillette du pensionnat, le silence dans la famille, le mauvais fonctionnement à l'école, le dilemme épouvantable entre la soi-disant manipulation et la surprotection des parents, etc.Tous ces thèmes, j'ai l'impression, par ma petite expérience, qu'ils sont communs à tous ceux qui ont des enfants inadaptés.Après avoir vu cette émission, j'ai décidé de téléphoner à Radio-Canada pour les remercier de nous avoir permis de vivre, toute la famille, un peu de la vie de cette mère.Je ne sais pas si d'autres l'ont fait (je suppose que oui, si j'en juge par la difficulté à avoir une ligne).C'est peu de chose, téléphoner, mais je crois que pour moi, c'est la preuve tangible que ce document sur “les Exclus" a commencé à faire son oeuvre; c'est notre petite contribution en tant que public.documentaires comme ceux-là, ça donne à réfléchir et on en a besoin.Je ne peux passer sous silence l'article paru dans votre journal le lendemain, qui était très sévère à l'endroit d'Eduefilm.Quant à moi, je leur dis encore une fois “Bravo".Et continuez votre beau travail d'information auprès du public- Mme Marthe PERREAULT Montréal, 15 janvier 1977 Il me semble enfin, que Radio-Canada se soit décidé à porter sur ses écrans des problèmes vrais, avec du vrai monde, en nous montrant des vraies situations Bravo, j'ai été retenue sinon captive, récemment par un documentaire magnifique sur l'épilepsie Sept heures, c'est Theure du brouhaha dans la maison.C'est l'heure du repas du soir, de la vaisselle, etc.Pour que vous laissiez tout tomber pour vous asseoir, c'est parce que cela en vaut la peine.Je suis encore surprise et bouleversée de ce que j'ai vu et entendu.Je n'avais jamais vu de crises d'épilepsie et je souhaitais ne jamais en voir de ma vie.Grâce à Dieu, j'ai des enfants qui ne sont victimes d'aucun handicap.Je me suis demandé avec angoisse ce ue je ferais, ce que ie devien-rais s'il fallait que quelque chose de semblable m'arrive.J'ai regardé la crise à la tv et je ne suis pas morte de peur.Au contraire, je pensais que c’était pire que cela Quel mystère autour du problème?Je me suis rendu compte que j'amplifiais tout cela et mes enfants aussi.Aujourd'hui, si je rencontrais un épileptique, je ne m'enfuirais pas.Quant au témoignage de la maman.j'ai trouvé qu'il y avait là une vérité et des vérités qui sont bien rares sur nos écrans.Cette mère a exprimé dans des termes si précis et si accessibles ce que bien des mères n'arrivent pas à dire.J'ai eu l'occasion dans le passé de côtoyer des parents d'enfants handicapés.J'ai reconnu dans le témoignage de cette mère ce que tant de parents voulaient exprimer, mais qui n'arrivaient Le Devoir, que je lis chaque jour, pourrait m'aider à faire la suggestion à d'autres, pour que Radio-Canada sache bien que des ¦ Nous rappelons cl nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l'auteur.H nous est impossible de publier les lettres anonymes I,‘adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication LE DEVOIR Fondé por Henri Bourotto I# 10 |Onvi*r 1910 Directeur Cloude Ryon Redocteur en çhel Michel Roy Rédocteur en chef adjoint Georges Vigny Directeurs de l'information Jeon Froncoeur Pierre lorgnon Trésorier Bernard lorocque IE DEVOIR est publié por l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée dont le siege social est situé ou numéro 211.rue du Somt Socre ment, Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprimé por l'Imprimene Dumont incorporée dont les ateliers sont situés a 9130 rue Boivm Ville LaSalle l’agence Presse Canadienne est autorisée a employer et à dif fuser les informations publiées dons IE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne $55 par annee si* mois $30 A I etranger $60 par annee si* mois $33 trois mois $21 Éditions du samedi $15 par annee Edition quotidienne, hvree A domicile par porteur $1 50 par semaine Tarit de l abonnement servi par la poste aenenne sur demande Courrier de deuxieme classe enregistrement numéro 0858 Dépôt legal Bibliothèque nationale du Quebec TÉLÉPHONE: (44-1361 lign't, » «j ¦ tjs.des idées des événements des hommes ix • • \ La genèse d’une crise sans précédent Comment New York, sous des dirigeants irréprochablement libéraux, est devenue une ville que fuient individus et entreprises Transporté peut-être par un excès d’enthousiasme à l'occasion du bicentenaire, j'ai été candidat dans cinq élections différentes en 1976.Chacune fut contestée; dans chacune, le résultat fut serré.Je dus d'abord me faire élire comme délégué du Bronx à la convention nationale du Parti démocrate.En second lieu, je dus me battre pour obtenir une place au sein du comité du programme du Parti démocrate.Je postulai ensuite un poste au sein du Comité de rédaction du programme.De là, j'allai m'engager dans les elections primaires pour le choix d'un candidat au Sénat dans l'État de New York.Et enfin, je fus candidat au poste de sénateur à l’élection proprement dite.A la fin, je fus élu sénateur par une majorité de 585,961 voix.Si l'on fait exception de la victoire de Robert Kennedy en 1964, j'ai été le premier démocrate à décrocher un poste de sénateur pour TÉtat de New York depuis 1950.Kennedy obtint un million de votes de moins que Lyndon Johnson dans l'État de New York en 1964.J'ai obtenu en contrepartie, 300,000 voix de plus que Jimmy Carter dans l’État de New York: cela a fait dire au columnist John Roche, au magazine The New Republic et à d'autres voix disparates que ma victoire avait peut-être une signification qui déborde les frontières de l'État de New York.S'il est vrai que mon succès peut avoir une signification plus large, il ne sera pas sans intérêt d'examiner les propos que je tins aux électeurs de l'État de New York pendant ma campagne.On a pu dire beaucoup de choses sur ce que j’ai écrit pendant cette période.Mais pour le candidat, de même que pour les électeurs, la vraie campagne, l'expérience authentique, s'incarne presque totalement dans le discours-thème qu’il a préparé à l'intention de ses électeurs.Ce discours sera repris sous mille et une formes le matin et le soir, jour après jour, dans les contextes et les milieux les plus variés.Mais il demeure essentiellement le même.Je l’ai repris dans les locaux syndicaux de Tona-wanda, dans les centres pour citoyens â-gés des Flatlands.dans les piscines de East Hampton, dans les salles de dessin que Ton trouve au sommet des gratte-ciel de Fifth Avenue, dans les sous-bassements du South Bronx, dans les cafés du Southern Tier, dans les tavernes du North Country, et jusque dans le ralliement de clôture de ma campagne à Pindars Corners.Ce discours a eu beaucoup de succès auprès des électeurs.Voici, en substance, ce qu'il leur proposait.Le dilemme des libéraux dans l'État de New-York, c'est que nous faisons face aujourd'hui à des problèmes sans précédent nu niveau du gouvernemant et que ces problèmes ont pris naissance sous les auspices de gouvernements irréprochablement libéraux quj siégeaient à New York même et dans l'État du même nom.Ces gouvernements n'étaient pas seulement imbus d'esprit libéral; ils étaient dirigés par des libéraux patriciens.Élus avec l'appui d une puissante coalition des forces progressistes, ces gouvernements avaient vraiment la main libre pour faire tout ce qu'ils pouvaient.Malgré ces conditions favorables, ils ont échoué.La ville de New-York a été mise en défaut.Ses pouvoirs et son autonomie, qui étaient demeurés intacts depuis 1626, sauf pour une brève période sous’ le général Howe, lui avaient été enlevés pour être remis à des personnes que nous ne connaissons pas et que nous n'aurions certes pas choisies.VACANCES Montréal - Paris départs tous les jours NOUPRIX de $30900 à $41900 Hâtez-vous Consultez SETA VOYAGES Tél.861-3906-0200 Permis 50291 & PLUS RIEM de MINI à la MINI! par DANIEL P.M0YNIHAN Copyright The New Republic et LE DEVOIR ¦ À l’occasion de l’investiture du président Jimmy Carter, The New Republic a consacré un numéro spécial à divers thèmes politiques et sociaux.Parmi les collaborateurs du numéro, il y avait l’une des grandes vedettes .de la dernière campagne électorale américaine, le nouveau sénateur démocrate Daniel Moynihan, de l'État de New York, qui a résumé le discours qu'il a tenu à ses électeurs de l'État de New York pendant sa campagne.Voici une version française, établie par Le Devoir, de l article de Moynihan.Plus d'un Montréalais sera sans doute intéressé par cette description impitoyable des causes qui ont conduit New York à son marasme actuel.Certains, refusant de se rendre à l’évidence, ont imputé ces développements à Washington, comme si un thermidor ou quelque chose de pire s'était implanté dans la capitale fédérale.Mais ces explications évasives ne résistent pas à un examen sérieux du budget fédéral, lequel a connu une croissance énorme, souvent causée par les mesures prises en vue de résoudre des problèmes que New York trouvait insolubles.Aucune de ces explications ne sert la cause du libéralisme.Pendant les primaires présidentielles, Mo Udall était tellement conscient de cette situation que lorsqu'il vint à New York, il refusa de se définir comme libéral.Ce qui induisit Scoop Jackson à observer que même s'il n'est pas personnellement un libéral, il était néanmoins le seul candidat qui acceptait de se définir comme tel.Jimmy Carter avait remporté les primaires en dénonçant continuellement fa “bureaucratie horrible, arrogante et confuse" de Washington.Aussi, n'était-il pas trop indiqué pour nous de jeter le blâme sur ceux qui refusaient de nous ouvrir les cordons de la bourse à Washington.Il n’était pas davantage indiqué de passer notre temps à nous culpabiliser.J’insistai pour souligner qu'il nous incombait de faire la lumière sur notre situation et d’être aussi honnête que possible.L'année 1976 marquait le bicentenaire non seulement de la révolution américaine, mais aussi de l'ouvrage classique de Gibbon, “Decline and Fall of the Roman Empire.” J’aimais rappeler à mes auditeurs un thème familier des derniers chapitres de l'oeuvre de Gibbon: “La fuite de la réalité".J'avais l'impression que quelque chose de semblable s’était produit dans notre discours public à New-York et que nous devions résister à ce mal.non pas au point d'en être imprudents, mais parce qu'il nous empêchait de faire face à certaines réalités qui sont tout simplement trop pénibles à affronter.Une triple crise Je décrivis ensuite notre situation en fonction de trois crises qui m’apparaissent interreliées et qui me semblent se renforcer l’une l’autre: une crise du gouvernement, une crise de l'économie, et une crise de l'organisation sociale.L'essentiel de la crise gouvernementale.c'était que la ville de New York ne pouvait plus maintenir son niveau actuel de fonctionnement.La situation présente était une menace pour l’État, et aussi pour les autres ordres de gouvernement.A vouloir augmenter les taxes en vue de faire face à l'augmentation des coûts, comme nous l’avions fait dans le passé, nous risquerions de perdre des contribuables de plus en plus nombreux et ainsi, de voir nos revenus diminuer au lieu d'augmenter.J’évoquais aussi le syndrome du métro: des tarifs plus élevés mais un nombre moins éleve de passagers, et en conséquence des revenus diminués et un déficit accru.Cette crise découlait en partie d'une tradition honorable qui a toujours porté les Newyorkais à se soutenir les uns les autres.Mais elle découlait aussi en partie de la folie.Nous sommes devenus un peuple capable de tout apprécier, mais qui n'est plus capable de mesurer le prix de rien.Cette attitude a l'air hautement morale; mais s’il vivait encore, Reinhold Niebuhr ne tarderait pas à dénoncer le réflexe de coercition qui se cache derrière tout ce prêchi-prêcha.À tout événement, la crise est en grande partie le produit de notre propre conduite.Si nous décidons de payer deux fois le prix que les citoyens du Texas paient pour les mêmes services, nous devons nous attendre à payer des taxes deux fois plus élevées.Le déclin du gouvernement est inexorablement lié à la crise de l’économie.L'économie du Nord-Est est stagnante.A New York même, on est témoin d'un délabrement écrasant.Depuis 1969, 640,000 emplois y sont disparus dans le secteur privé.Il y aurait là de quoi soutenir une zone métropolitaine de 2 millions de personnes.La vallée de l'Hudson somnole, la vallée de la Mohawk se meurt.Buffalo, au cours des vingt dernières années, a perdu plus du cinquième de sa population.Dans l'État de New York, la population diminue.Nous n'avons obtenu l’an dernier que 2% des nouvelles mises en chantier résidentielles.Un homme d'affaires qui travaille dans le Manhattan peut accroître son revenu réel d'environ 257c en déménageant à Austin; la différence viendra en grande partie de taxes moins élevées.Mais ce n'est pas tout.La firme ou l'entreprise de cet homme d'affaires pourrait être elle-même tentée de déménager, car le déclin de la qualité des services gouvernementaux dans la ville de New York fait de notre région un lieu de moins en moins attrayant.On pourrait même dire que l'accentuation de la désorganisation sociale fait de New York un lieu carrément dangereux.Même un vieux loyaliste new-yorkais comme George Kennan déclare que la ville “n'est plus un lieu approprié pour une existence civilisée.La montée du parasitisme et de la dépendance La crise de l'organisation sociale est facile à décrire mais difficile à analyser.Et même s'il est facile de la décrire, peu d'hommes publics se préoccupent de le faire.Car elle est maintenant si avancée que le simple fait de soulever le problème fait voir combien il est peu probable qu'il donne lieu à des politiques appropriées.J'appelle ceci le paradoxe de Weaver, en m'inspirant d'un mémoire que Paul Weaver écrivit en 1968 sur la ville de New York.Le tissu social de New York, écrivait Weaver, est en train de se déchirer.“Une partie importante de la population est en voie de devenir incompétente et destructrice.Il en résulte un parasitisme croissant, sous des formes légales et illégales, et aussi une recrudescence de la violence." Ce parasitisme se retrouve à tous les niveaux de la société, jusque dans ce noyau de Newyorkais qui vivent bien en se donnant l'air de s'occuper des pauvres.Ils font penser à ces gens qui nourrissent les écureuils en nourrissant les chevaux.Mais le thème central de Weaver, et le mien, c'est que personne ne se rend compte de la menace pour la liberté que crée cette dépendance croissante" “Sommes-nous en train d'assister à l'épuisement ultime et destructeur de la pensée libérale?La viabilité de la pensée libérale devait reposer sur la capacité du pays qui l'a épousée de fonctionner en s'appuyant sur des principes d'autorégulation,'d'autosuffisance et d'autoamélioration.Aussi longtemps que l’individu type était formé et orienté dans des voies socialement utiles par le fonctionnement plus ou moins autonome de sous-systèmes privés d'autorité, il était possible de concevoir un gouvernement qui favorisait une grande mesure de liberté et se confinait largement au rôle négatif et périphérique d’arbitre.Il était aussi possible pour le citoyen et l'homme d'État de se nourrir d'une rhétorique qui niait l’existence, les fonctions et le fondement de ces sous-systèmes privés.La société authentiquement libérale, en bref, doit ignorer ce qui la fait fonctionner.Mais maintenant, dans des parties entières de la ville de New York, ces sous-systèmes sont en voie de rupture.En même temps, la rhétorique continue de plus belle et exerce un effet aveuglant sur l'opinion soi-disant informée autant que sur l'opinion des milieux politiquement engagés.Elle conduit à des politiques qui.en fait, précipitent la dissolution des sous-systèmes.J'aime citer l’igou; “Les environnements, tout comme les personnes, font des petits".— Nous devons par conséquent nous attendre à ce que notre situation présente persiste au moins jusqu'au vingt-unième siècle.Mais abstraction faite de cette dernière considération, le déclin de l’économie engendrera lui-méme une dépendance accrue.La dépendance des enfants et des femmes augmentera probablement, ne serait-ce qu'à cause des changements qui sont en train de se produire dans le marché du travail.Sur 11.2 millions de nouveaux emplois créés aux États-Unis pendant les huit dernières années, 8 millions étaient des emplois de cols blancs, 2.5 millions se situaient dans le secteur des services, et 1.5 million seulement étaient des emplois destines à des cols bleus.On a observé une diminution du nombre des emplois dans le secteur agricole.Sur les 8 millions d'emplois destinés à des cols blancs, 72" sont allés à des femmes.Les femmes ont également obtenu 59" des nouveaux emplois d'ordre professionnel et technique, et 50" des nouveaux emplois au niveau de l'administration et de la gérance.Seulement dans le secteur des occupations destinées à des cols bleus, lequel représente à peine un tiers des nouveaux emplois, les hommes ont-ils obtenu la plupart des nouveaux emplois créés.La croissance continue du gouvernement commence à diviser la population Cela est particulièrement observable dans le comté rural situé au nord de l'État de New York, où j'ai choisi de vivre depuis le début des années Kennedy, alors que commença la transformation.A cette époque, les fermiers étaient déjà aux prises avec des problèmes graves; ces problèmes sont toujours là.Mais une nouvelle catégorie d'employés du secteur public a désormais envahi cette region et nous sommes en voie de devenir une société qui brillera par le confort de son secteur public et la misère de son secteur privé, jusqu'à ce qu'éclate une crise du gouvernement qui remettra tout l'avenir en question.Les fausses peurs des libéraux ramollis Voilà le langage type que j'ai tenu à mes électeurs pendant ma campagne.Ce langage a-t-il l'air bourru, désespéré, peu empreint de libéralisme?Tel ne fut pas en tout cas la réaction de mes auditoires.Ils l'ont trouvé vrai.Ils me l'ont dit.Je me suis présenté à eux comme un libéral qui n'a point peur de critiquer ce que les libéraux ont fait.Je les ai prévenus que notre libéralisme se ramollira, comme Lionel Trilling nous en a avertis il y a une génération.Je n'ai jamais fait beaucoup de concessions sur ce point.Je suis même venu près de me choquer lorsque, pendant les débats qui marquèrent les elections primaires, quelqu'un suggéra que l'on pouvait résoudre la crise en réduisant de quelque $30 milliards le budget de la défense nationale; cette personne supposait présumément que les épargnes ainsi réalisées pourraient être transférées à la ville de New York.Ce serait consommer la corruption de notre tradition, répétai-je à mes auditeurs, que de consentir à ce que la balance du pouvoir mondial soit renversée en faveur des puissances totalitaires.dans le seul but de nous aider à maintenir les subventions que nous nous sommes octroyées les uns aux autres.Dans certains cercles du West Side, ce genre de propos fit bondir des gens.Mais il n’y avait rien d'anti-libéral là-dedans, sauf, si l'on se place dans la prespective d'un certain libéralisme qui s'est réellement ramolli Heureusement, les perspectives furent quelque peu redressées vers la fin de la campagne électorale proprement dite, lorsque mon adversaire demanda que je sois défait de manière que le libéralisme ne puisse jamais plus montrer son laid visage" dans l'État de New York.Les Conservateurs avaient compris le message.J étais vraiment résolu à dénoncer le moralisme excessif de notre-politique et à m'y opposer.Partout, je citai Adler: "Opter pour une attitude saine, c'est faire l'option morale la plus profonde de notre époque ".Je m'évertuai aussi à plaider contre les voix apocalyptiques qui ont commencé à se faire entendre dans des milieux qui péchaient naguère par excès de confiance.La loi de Murphey ne vaut qu'à court terme, soulignai-je.J'invitai mes auditeurs à jeter un coup d'oeil du côté de ces vastes ensembles d édifices vides que l'on trouve sur Wards Island dans le East River.Ces immeubles furent construits dans les années 50, afin de recevoir des malades mentaux du Manhattan.A cette époque, le taux d'inscription de malades admis en résidence dans les institutions de santé mentale de l'Etat de New York augmentait sans cesse •!! avait doublé pendant le quart de siècle précédent et semblait devoir quadrupler au cours du quart de siècle à venir.Là résidait à l'époque notre problème social le plus urgent Mais on n'y voyait pas d’autre solution que dans la multiplication des services hospitaliers A ce rythme, on allait tout droit vers une situation où la moitié de la population de l'Etat serait pensionnaire de ces insti tutions, et où l'autre moitié y gagnerait son pain.Mais en 1955, le gouverneur Harriman autorisa le recours sur une large échelle aux nouveaux médicaments mis au point sous le gouverneur Dewey.À compter de cette année-là, on assista à une diminution des inscriptions dans les hôpitaux mentaux.Les nouveaux édifices ne furent jamais utilisés.On a pratiquement oublié, de nos jours, ce qui semblait, au début des a'nnees 1950, devoir è-' tre la crise la plus urgente de l'époque.La place unique de New York en Occident Lorsque j'en avais le temps, je m'étendais un peu sur les enjeux de la situation actuelle et sur la nécessité d'une attitude ferme à ce sujet D'abord, notre réputation est en jeu, répétai-je à mes électeurs.Je voulais parler de la réputation de New York, de la réputation d'un libéralisme intelligent, républicain autant que démocrate.Si jamais l'on en venait à conclure à l'échelle du pays que des politiques libérales conduisent à la ruine, comment serons-nous jugés?Tout jugeriient de valeur mis à part, il est temps de reconnaître ce que signifie New York dans la vie du peuple américain.Tentant d'évoquer ce que Venise signifia pour le monde mé-ditéranéen du quinzième ou du seizième siècle, l'historien français Fernand Braudel écrit: “Venise dominait la mer intérieure comme New York domine aujourd'hui le monde occidental".Fit si New York devait s'écrouler.qu'arriverait-il de l'Occident?Qu'arriverait-il de la constitution de notre pays?De tous les traits du système fédéral américain, l un des plus importants ne figure même pas dans la constitution, mais fut le fruit direct des préoccupations^ • constitutionnelles autour de la séparation des pouvoirs.Ce trait, c'est la séparation entre New-York et Washington Hamilton, .et Jefferson en vinrent à une entente à ce sujet autour d'un verre de madeira dans' une taverne de Broad Street II fut en" 1 tendu que la capitale politique serait éta-; ‘ blie à Washington.Mais à toutes autres fins, il fut également entendu que la pre-1 ’ mière cité de la nation serait New York New York a fidèlement servi ces autres fins.Sa plus grande utilité aura peut-être consiste à empêcher cet amalgame "bé-hemothian ' du gouvernement, de la finance, des affaires, de l'industrie et de la culture que les Pères de la République redoutaient par-dessus tout II ne faudrait pas grand-chose pour que Wall Street déménage sur Connecticut Avenue, pour que NBC et Time suivent, pour que le Broadway cède le pas au Kennedy Centre, pour que le Washington Post devienne le journal national A la génération présente de Newyorkais, il incombe l'honneur de défendre la Cité contre un écroulement qui entraînerait beaucoup d'autres ruines avec lui New York la défavorisée Avais-je un programme en vue?Pas dans mon discours-thème de campagne J'avais contribué à la redaction de chapitres du programme démocrate traitant de questions urbaines et je demandai à mes électeurs de me croire sur parole quand je leur disais que tout était là-dedans.A cela, une seule exception.Les gens devaient absolument entendre parler de la réforme des programmes de bien-être social Le programme démocrate préconisait un plancher de revenus pour les pauvres qui travaillent et pour ceux qui ne sont pas sur le marché du travail 11 soub gnait que Ton doit traiter sur un pied d'égalité les familles stables et les familles désunies.Il stipulait aussi que l'on doit in tégrer un programme de revenu garanti des méthodes visant a encourager les gens au travail Jimmy Carter endossa ce programme pendant sa campagne.Dans ma propre campagne, je soulignai l'urgence de normes nationales uniques en matière de bien-être Je soulignai que l'existence de niveaux différents de soutien dans notre état et dans les états de la "Sunbert" devenait fatale pour nous.J'ajoutai que le temps était passé où nous pouvions légitimement demander au reste de la nation notre part des dépenses fédérales Neal Pierce a établi à $10 milliards de dollars le déficit de la "balance des paiements et services" entre les États ' de la région de l'Atlantique et ceux de la “Sunbelt Si nous nous occupons si peu! de nos propres intérêts, comment nous; plaindre de ce que d'autres paient moins que nous?N'y a-t-il pas un siècle quol'on, n'a vu un démocrate de New York siéger au comité des finances du Sénat, et pi as d'un demi-siècle que l'on n'a • i aucun Newyorkais siéger au sein de cet organis- j me?Dans chacun des cas les plus récents, notre représentant ne fut d'ailleurs là que pour un seul mandat.Fin pins du montant total de l'aide fédérale, il faut aussi considérer la nature de l'aide reçue.New York obtient de Par-, gent sous forme indirecte, “eux" obtiennent des dollars.Nous obtenons deux fois notre part au chapitre des programmes de .bien-être, mais seulement un quart de notre part dans les budgets de construction , Voir page 6: New York Colloques Saint-Albert Un lieu public où les chrétiens prennent la parole 1er colloque AVONS-NOUS BESOIN D’UNE ÉGLISE ?le mercredi, 2 lévrier 1977, à 20 heures Panellistes: Claude Jasmin Normand Wener Jacques Grand’Maison Jocelyne Gauvin Un échange avec les panellistes suivra.Invitation au grand public — Entrée libre À l’auditorium de la Communauté chrétienne St-Albert-le-Grand, 2715 chemin de la Côte Ste-Catherine, Montréal.NOUVELLE STRUCTURE DE PRIX 4 FOIS PLUS DE GAGNANTS la météo $ RAFALES Ovieu-de-Montréal 3840, rue Saint-Urbain et aux Missions des Pères de Sainte-Croix, 4961, rue Coronet, Montréal.Direction funéraire: Boudrias & Cormier Liée Le Devoir, mercredi 26 janvier 1977 • 7 é M.Raymond Barbeau (au centre) a reçu hier la médaille Bene Merenti de Patria, de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.À ses côtés, MM.Marcel Chaput (àg.) et Pierre Bourgault, deux autres indépendantistes delà première heure.(Photo Alain Renaud) Le Consiglio obéira aux injonctions par André Tardif Le président du Consiglio Italiano Educative, M.Angelo Montini, nie avoir fait la declaration que lui prêtaient hier le quotidien The Gazette ainsi que l’agence Canadian Press, selon laquelle son organisme ne tiendrait pas compte des injonctions interlocutoires ayant été ou devant être accordées à des commissions scolaires, interdisant l'occupation d'écoles anglaises par des enfants ayant échoué aux tests d’aptitude linguistique prescrits par la loi 22 sur la langue officielle.Quelque 1.100 enfants, en majorité d'origine italienne et d age préscolaire, occupent illégalement plusieurs écoles anglaises de la région métropolitaine depuis septembre dernier, dont 837 à la seule Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM).Ils y reçoivent, dans des gymnases ou des salles désaffectées.un enseignement parallèle de la part de certains parents et d'enseignants à leur retraite.La Commission scolaire des Manoirs obtenait, lundi en Cour supérieure de Saint-Jérôme, une injonction interlocutoire de la part du juge Guy Mathieu interdisant a six enfants, dont cinq d'âge de la maternelle, de frequenter l'école Holy Rosary, à Terre-bonne.Lundi soir, lors d’une rencontre avec les parents de 115 enfants occupant des écoles anglaises de Saint-Léonard, M.Rafaël ladeluca, président de la Commission scolaire Jérôme-LeRoyer, leur signifiait qu'ils devaient évacuer ces écoles immédiatement; les commissaires ayant décide de demander aux procureurs d'étudier le dossier dans le but de faire appliquer intégralement la loi 22.M.ladeluca a dit aux parents qu'il préférait éviter la confrontation légale que provoquerait sans doute une injonction, qu'il n'était pas d’accord avec les règlements de la loi mais qu'il était quand même obligé de la faire respecter.C'est au lendemain de cette rencontre qu'on faisait dire à M.Montini, qui y assistait, que les parents avaient prévu les injonctions mais qu'ils n’avaient pas l’intention de retirer leurs enfants des écoles pour autant.M.Montini a déclaré au DEVOIR hier qu'il n'avait pas fait de déclaration du genre, et que le Consiglio obéirait à la loi 22 même s’il n'en approuvait pas l'application quant à la langue d'enseignement.“Nous déplorons d'autre part la manière trop rigide du ministre de l'Éducation, M.Jacques-Yvan Morin, d'appliquer la loi et son refus d'ac- cepter un compromis honorable et démocratique." Jeudi dernier, M.Morin refusait d’accorder une subvention de $1 million à la CECM ui voulait établir, d'ici la fin e Tannée scolaire, un programme spécial d’enseignement bilingue pour "ses 837 occupants.M.Donat T.Taddeo, commissaire à la CECM et que Ton qualifie parfois de porte-arole du Consiglio, déclarait ier que la Commission ne prendrait probablement pas de décision avant le 3 février uant au refus de M.Morin entériner le programme spécial qu'on proposait à son ministère."Je ne parle pas au nom du Consiglio, dont je suis membre, mais bien comme commissaire", a dit M.Taddeo.adjoint au doyen de la Faculté des arts et des sciences à l'université Concordia.“À mon avis, le champ de décision de la CECM est plutôt limité." Selon lui, les commissaires pourraient s ep prendre aux principaux d'écoles “occupées" et les obliger à faire respecter la loi, ou aux parents qui y ont amené leurs enfants, ou encore décider de maintenir le statu quo en attendant que la Loi 22 soit modifiée ou abrogée, tel que promis par M.Morin.RCM: une accueille par Clément Trudel Dix jours après le congrès qui refusa la réintégration des conseillers Auf der Maur et Keaton dans le RCM (Rassemblement des Citoyens de Montréal), une partie de Taile parlementaire a accueilli officiellement dans ses rangs, hier, les deux conseillers de Côte-des-Neiges.La déclaration signée par sept membres du caucus et les deux intéressés reflète le pragmatisme de ces artisans politiques aux prises avec un congrès qu’ils répudient comme sectaire.On y note surtout la nostalgie du consensus atteint en 1974 par le RCM et l’affirmation d’une décentralisation de facto du parti qui devra laisser aux districts — c’est le voeu de ces neuf conseillers municipaux de l’opposition — le soin de démêler les cartes entre militants de tendances et d’idéologies diverses.Le parti RCM mise toujours sur le désir commun des Montréalais de se défaire d’une “administration autocratique et irresponsable”.Les neuf conseillers qui ont signé la déclaration sont: Nick Auf der Maur; Raymond Bourget; Paul Cliche; Michael Fainstat; Bob Keaton, Ginette Kérouack ; Marius Minier, Yves Normandin et Jean Roy.Les huit non signataires sont tout de même invités ce soir aux travaux du caucus préparatoire à la séance du conseil.Mmes Mariette Lapierre et Thérèse Daviau-Bergeron; COURS DE LECTURE RAPIDE Tél.: 681-4545 Hiver.1 soir/sem.8 semaines.Près Uni.Montréal PRIX ÉTUDIANT Efficacité-Garantie-Certificat Renseignements, inscriptions: Centre de lecture rapide Permis cult.pers.MEQ 389 525 VENTE ANNUELLE * DE 20% a 50% • FAIT SUR MESURE • PRÊT À PORTER • EXCLUSIVITÉS 2a ÇIBoaâyue - *.Jf* r //,/„ // 0 l'fiff h ‘ M.le bâtonnier Jacques Viau, c.r.M le bâtonnier Jacques Viau, c.r.est le président de la campagne de souscription que tiendra en février la Fondation du Québec des maladies du coeur Les fonds recueillis serviront à financer les chercheurs dans les établissements de santé et d enseignement supérieur du Québec Me Viau.qui a dirigé le Barreau du Québec en 1973-74, est présentement vice-président national du Barreau canadien Publi-Reportage BOUTIQUE LEOPOLDINE (anciennement "tlstus nordlc" au viaduc de la place bonaventure) VENEZ VOIR ET TOUCHER L’ART ET LA COULEUR DE NOTRE COLLECTION DE TISSUS ET VINYLES MARIMEKKO VENTE ANNUELLE DE 20% À 50% L’Ancienne Poste (gratne »t maison nauve) WESTMOUNT 931-2869 IIIKR r mystère de favoriser la réintégration, au sein du caucus des conseillers Keaton et Auf der Maur; M.George parlait sans doute alors en son nom personnel mais en principe il peut s'exposer au desavoeu de la majorité de l’exécutif sur ce point précis.Le pragmatisme d’un Michael Fainstat a encore raison de ces questions hypothétiques: “Nous réagirons aux réactions lorsqu'elles se produiront”.Le communiqué des neuf conseillers tient en 44 lignes.La convocation fut par erreur envoyée aux journalistes au nom du “caucus” du RCM, le conseiller Roy ayant Thabi-ture de régler l’ensemble des relations du caucus.En bref, ce communiqué accuse le congrès de s’être éloigné du programme de 1974 ( "Une ville pour nous”) qui a rallié 44% des suffrages.Forts de cette légitimité non démentie, les neuf se portent à Tatta- fue de “l’extrémisme et de intolérance qui se sont manifestés” au dernier congrès du parti, redonnent leur place à deux conseillers officiellement exclus et ce, au nom de l'autonomie des districts.“Ces deux conseillers ont toujours propagé et défendu le programme” sous lequel ils furent élus, ils ont donc droit à réintégrer le caucus et "nous encourageons les membres du KCM , chacun dans son district, à rétablir l’esprit et tie les principes q RCM, dit la d< éelaration.MONTROSE VENTE PRÉ-INVENTAIRE SUR TOUS LES DISQUES CLASSIQUES VALABLE DU 26 AU 29 JANVIER .^utschegbwmophoi ; • ERflMO oQQ l—KyS ^ iVlÆV u ft i • DISQUES* ^urCH PRIX 99 • COLUMBIA • LONDON PRIX SUGGÉRÉ DU MANUFACTURIER $7.98 CLASSIQUES 5" LE DISQUE VOX BOX ALBUM DE 3 DISQUES PRIX SPÉCIAL SUGGÉRÉ.i 088 $13.98 { L’ALBUM Clanique ¦ Populaire - Français.$3.98 • SERAPHIM • ODYSSEY i99 CENTRE OU DISQUE • LONDON w budget 1 PRIX SUGGÈRE DU J manufacturier $4.98 le DISQUE MONTROSE ESCOMPTES EN VIGUEUR 12 MOIS PAR ANNEE 3162 EST, ru* BÉLANGER, MONTRÉAL H1Y 1BS TÉL.:729-2831 I 8 • Le Devoir, mercredi 26 janvier 1977 f/t requiert les services d'un AGENT D’INFORMATION Fonctions: Sous i autorité du secretaire general.I agent d information choisit, recueille et a i occasion synthétisé ou adapte des informations pour fins de presentation a une population visee selon diverses techniques Il établit des canaux de c ommunication avec les services de la commission de maniéré a se tenir au courant de leurs activités II rédigé et revise les prospectus, les communiques et les documents d information ou de publicité entourant ces activités et destines au personnel aux eleves aux parents, a la presse ou aux groupes socio-economiques Il peut egalement être responsable de i organisation et de la gestion d un centre de documentation constitue d articles de journaux et de revues d intérêt pour la commission Il peut se voir confier toutes entres responsabilités rherentes a sa fonction Qualifications: — D piôme universitaire terminal de premier cycle dans un champ de specialisation approprie.— Toute experience pertinente sera evaluee et pourra être reconnue en eouivaience aux qualifications requises Traitement: Selon les normes etabi es a la convention collective du personnel professionnel non-enseignant Les personnes 6 30 9 00 LOEWS: 954 Ste-Catherine O -Salle D Fighting Mad 1 30.3 30, 5 30.7 30.9 30 (Salle ID Wild nation 1 15.3.15.5 15.7 15.9 15 (Salle III) "Shout at the devil 1 30.3 45.6 10 8 40 «Salle IV) "King Kong” ongD 1 45.4 05.8.30.9 00 (Salle V) King Kong" 6 *»nrëi rwfiMtK cttiv CHOPIN (piano) MUSIQUE DES ANDES VIVALDI - 4 saisons LE FAN C LUB DE MOZART DISQUES DIVERTIMENTO DISQUES VARIÉS (Quantité limitée) (Quantité limitée) ÏCHAIKtMKY .*«m:- \ i n>.* ts*v 11 m\«tr ,iï« *»fnéA ttov m P.-wn bi ?Dt KAS •\if M T -> V* $ï»i, * rfoxmi PFS-90398 - JOE DASSIN - Le jardin du Luxembourg.7602 ¦ BOULE NOIRE - Les années TWK-6511/12 • GINETTE RENO - Col- (lifljll* '"""ü KD 915 1 GASTON BRISSON passent.lection d'or, PGF-90348 HARMONIUM L'Hep fade 6 49 SWCO-11593 McCartney 2 chaque* Wmgs over TP » America JF DONNA SUMMER Four Seasons To Love 5 49 TIMÊR REV6R8ERI ¦.-IJJiÿilVWPS,! >oy< 9991 EDITH BUTLER - Je VOUS aime, ma vie recommence.KES-90387 - JOE DASSIN - ses plus grands succès DB-1000 PLUME AB 1-7038 DALIDA A deux faces 5 99 Coup de chapeau au passé PA-7016 REVERBERI 5 99 Timer 5 49 î- - NBL-12001 - AÎNÉ SIMARD à 15 ans- PFS-90385 • SÉGUIN - Festin d'amour PES-90389 • TINA CHARLES - Dance Fernand0' Little lady dance.chacun 50 2553 TOUT L'MONDE EST MAL-HEUREUX - L'Ensemble Claude Gervaise joue Gilles Vigneault.KD-907-JEAN LAPOINTE - Démaquillé.mmmm Frampton Cotnes AIK« i] i ABL-7036 GILBERT BÉCAUD AB L-17008 RITCHIE FAMILY SP-3703 PETER FRAMPTON L'amour c'est l'affaire des gens 5 49 Arabian Nights 5 49 Comes Alive 5 99 KD 913 ZACHARY RICHARD-Bayou RFS 90393 GIRARD LENORMAN des mystères.Drôles de chansons.ST-70045 - JULIE ARIL - Merci 6 toi.D3-5 .Guy Lamolr* - Nostalgie.FLP-217 DIANE JUSTER - Mes plus belles chansons.PE-7504 GEORGES LANDFORD Blue K 99 Nose SPAM-67376 CHARLES DUMONT E49 du temps SP-44252 ANDRÉ GAGNON Neiges £99 AUCUNE COMMANDE POSTALE OU TÉLÉPHONIQUE i L II 1 Q H A 4 # % 16 • Le Devoir, mercredi ^6 janvier 1977 informations internationales “Je continuerai selon ma conscience” Sakharov menacé de poursuites pénales MOSCOU (AFPi - M.Andrei Sakharov.prix Nobel de la paix, a été avisé hier par les autorités soviétiques qu'il devait immédiatement "cesser ses activités antisoviétiques sous peine d’ètre poursuivi pénalement ", mais il a déclaré qu'il continuerait son activité "selon sa conscience".Sous le titre "Le calomniateur a été averti", l'agence Tass a diffusé hier après-midi une mise au point de "son correspondant" qui précise que "le procureur général adjoint de l'URSS, Serguei Gous-sev a convoqué aujourd'hui le citoyen Andrei D.Sakharov et lui a expliqué que la déclaration provocatrice que celui-ci a faite sur "la participation" des organes du pouvoir à l’explosion qui a eu lieu dans le métro de Moscou, contient des inventions calomnieuses manifestement mensongères.qui insultent le régime de l'État et de la société soviétique, ce qui est punissable par le code pénal".D'après des sources soviétiques, cinq personnes au moins auraient trouvé la mort et plusieurs dizaines d'autres auraient été blessées par cette explosion, qui résulterait d'un attentat terroriste, le 6 janvier.Au cours d une conférence de presse, M.Sakharov a décrit dans le détail Pologne: des clubs catholiques menacés VARSOVIE (Reuter) - Le gouvernement polonais a publié un décret spécial supprimant les ressources de l'Organisation des clubs catholiques indépendants KIK) et les transférant à un petit groupe catholique dissident plus favorable aux autorités communistes.Ce groupe, connu sous le nom de Clubs catholiques polonais iPKIK).s est séparé du KIK l'année dernière en se déclarant favorable à des modifications de la constitution que la majorité des catholiques ont rejetées, parce qu elles portent atteinte.selon eux.aux droits des citoyens.Le KIK s'est en outre attire les foudres des autorités en réclamant une amnistie pour les ouvriers emprisonnés à la suite des manifestations violentes de l'été der- nier contre la cherté des prix des produits alimentaires.Un porte-parole du KIK a déclaré que "cette décision arbitraire est inacceptable.Nous tenterons de préserver notre indépendance quel que soit le sacrifice financier.Ce transfert de ressources à un groupe fantoche est un simple camouflage pour la nationalisation de KIK et de l'entreprise Libella qui soutient financièrement notre organisation".Depuis vingt ans.la société Libella, une fabrique de cosmétiques et de produits chimiques, donnait, avec l'approbation officielle, une partie de ses bénéfices au KIK pour payer son personnel permanent et ses bureaux et pour financer le mensuel catholique indépendant Wiez.l’entretien qu’il avait eu dans la journée, avec M.Serguei Goussev.et avec le chef des organes d enquète du parquet de l'URSS, M.Markov, à la suite d une convocation impérative que l'académicien soviétique avait reçue lundi.Selon M.Markov, a déclaré le physicien, cet entretien a été provoqué par "les déclarations calomniatrices du citoyen Sakharov, selon lesquelles l’explosion du métro serait une provocation des organes soviétiques de sécurité".M.Markov aurait demandé à M.Sakharov de publier un démenti "dans la forme qu'il sait si bien utiliser".Le prix Nobel de la paix a précisé qu'il avait refusé de signer un document notifiant l'avertissement qui lui était fait et que M.Goussev lui avait conseillé de prendre "très au sérieux".M.Sakharov a déclaré qu'il ne pouvait signer un texte qualifiant son activité de criminelle, alors qu elle est légale et reconnue internationalement, comme l'a montré l’attribution du prix Nobel de la paix.L'académicien a également dit à ses interlocuteurs qu'il "n'avait pas affirmé que les organes de répression avaient organisé l'explosion mais qu'il avait exprimé la crainte qu'il y ait là une provocation contre les dissidents"."Ma déclaration était grave, mais elle correspondait à une situation grave", a souligné l'académicien qui a ajouté que “certains faits aggravaient ses craintes et qu'il ne reniait pas sa déclaration".M.Sakharov faisait ainsi allusion à l’interrogatoire de M.Vladimir Albrecht, secrétaire du groupe russe d'Amnesty international.Le physicien a précisé qu'il avait également déclaré à MM.Goussev et Markov que "certains assassinats perpétrés l'an dernier, laissaient deviner la main du KGB".Il leur a, en particulier, cité les cas du traducteur Konstantin Bo-gatyriov, et du juriste Evgueni Brounov, tous deux morts dans de mystérieuses conditions.M.Sakharov qui a indiqué qu'on ne l avait pas autorise à recopier le texte de l'avertissement, a ajouté qu'avant de lui dire au revoir, M.Goussev lui avait dit "Vous pouvez vous tromper”.Selon des dissidents soviétiques, ce type d'avertissement dont M.Sakharov a été l'objet hier, est assez fréquent et débouche quelquefois sur un procès.M.Sakharov a d'ailleurs dit qu'il s’attendait à ce que ces intimidations se renouvellent sous une forme ou une autre et il s est déclaré inquiet pour ses proches".Il a également précisé qu’il avait reçu il y a moins de 2 semaines, douze lettres provenant de Norvège et contenant des photos morbides "de meurtres ou d'accidents de la route découpées dans la presse étrangère".Par ailleurs, l'épouse du dissident soviétique Vladimir Borissov a dénoncé hier " l'arbitraire de la psychiatrie soviétique” et demandé à l'opinion publique internationale " de sauver son mari”, interné une nouvelle fois le 25 décembre dernier dans un hôpital psychiatrique de Leningrad pour " délit d'opinion".Âgé de 33 ans, électricien, Vladimir Borissov est l'un des fondateurs du "groupe d'initiative pour les droits de l’homme en URSS" (illegal).Il a déjà passé près de neuf ans en hôpital psychiatrique depuis 1964.Dans une lettre ouverte remise aux correspondants occidentaux à Moscou, sa femme Mme Irina Kaploune déclare: "Un mois s est déjà écoulé depuis la troisième isolation forcée de mon mari, et une nouvelle fois ce sont des psychiatres qui sont devenus les exécuteurs de cette action illégale.J'ai toutes les raisons de considérer ce mois comme le début d'un nouvel internement illimité de mon mari qui n'est pas encore qceusé officiellement", ajoute-t-elle.' Charte 77 : Prague pourrait expulser les auteurs à Vienne VIENNE (Reuter) — L'Autriche est prête à accorder l'asile politique aux dissidents tchécoslovaques, a indiqué le ministre autrichien des Affaires étrangères, M.Willibald Pahr, à l’ambassadeur de la Tchécoslovaquie.Celui-ci, M.Karel Komarek était venu demander confirmation de déclarations faites la semaine dernière par le chancelier Bruno Kreisky, qui avait dit aux journalistes que l'Âutriche donnerait asile à des partisans de la Charte 77, manifesté pour le respect des droits de l'homme en Tchécoslovaquie signé par environ 300 personnes.Depuis sa publication quatre dirigeants du mouvement en faveur des droits de l'homme ont été arrêtés à Prague.Après la démarche de l'ambassadeur.on se demande si les autorités tchécoslovaques n'envisagent pas de déporter les dirigeants du mouvement dissident.D'autre part, le secrétaire général du PC français, M.Georges Marchais reprenant hier les critiques adressées par l'humanité sur le comportement des autorités tchécoslovaques à l'égard des signataires de la Charte 77, n'a pas hésité à faire l'éloge de la “contestation" — y compris dans les pays de l'Est — pour conduire au perfectionnement de la société socialiste.La réaction normale des autorités tchécoslovaques aurait dû être non pas des mesures répressives mais d'engager la discussion avec les personnes intéressées.Nous condamnons ces méthodes qui rappellent un passe que nous croyons pour notre part révolu .Par ailleurs, le quotidien du parti communiste tchécoslovaque.Rude Pravo, rapportait hier que quelqu un se faisant passer pour le correspondant de l'agence Reuter à Prague a te: léphoné à un professeur de Tuniversite de la capitale tchécoslovaque, M.Joseph Haubelt, pour s'étonner de sa position sur la Charte 77.Dans un éditorial, le journal declare que l'interlocuteur du professeur Ha-belt lui a suggéré que son opinion sur Charte 77 différait de l'opinion des autres professeurs de sa faculté."Le professeur Haubelt a réaffirmé une fois de plus sa position, indique Rude Pravo qui ajoute: "Le correspondant de Reuter, si c’était lui, aurait pu lire dans Rude Pravo que l'ensemble du collège des professeurs partage la même opinion." Le correspondant de l'agence Reuter à Prague.M.Pierre Requette, ni aucun membre du bureau de l’agence n'a téléphoné au professeur Haubelt.Rude Pravo poursuit: “Nous avons découvert que le professeur Haubelt n'est pas le seul à avoir reçu de tels coups de téléphone.Les auteurs du pamphlet en question (Charte 77) ont certainement tenté d'exercer des pressions psychologiques sur les travailleurs scientifiques et culturels qui, avec beaucoup de détermination, l'ont rejeté.Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres ; I .h OV''"- ¦ AVIS es: paf 'es B'esenes Sonne conformtmenl à I article 26 Se la Lot Ses pouvoirs spéciaux Ses Corporations (S fl 0 :964 C 275) que la garantie créée oar un ce-ta n acte Se FiSéicomms comportant tiypottiéQue nantissement cession et transfert exécuté par Solectar International Ltd Sevan: le Notaire Claude Laurier, 'e 22 juillet 1976 et enregistré au Dureau^i registraire de la division S enregistrement du District Se Montréal le 27 -c et 1976 sous le numéro 2711753 (laquelle garante s'étend aux dettes droits et réclamations en faveu' de Solectar international Ltd en plus d aunes Siens et acti's 0e ladite Compagnie! est devenue exécutoire Sau' Kwiat Fidéicommissaire pour le dit acte de tidéicomnjis DEMANDE DE TRANSFERT Marcel Bazinet demande à la Commission des Transports du Québec de transférer à Les Entreprises L Laporte de Bayonne Inc ” le permis portant le numéro MCV 6553 qu'il détient pour effectuer du camionnage en vrac dans la région no 06 categorie entrepreneur Tout intéressé peut contester cette demande de transfert déposée â ladite commission, dans les cinq (5) jours de a troisième parution de cet avis en s'adressant â la Commission des Transports — 505 est rue Sfterbrooke — Place du Cercle — Montréal 1ère Publication 26 janvier 1977 2éme PuPlication 27 janvier 1977 3ème Publication 28 janvier 1977 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (DIVISION DES DIVORCES) NO 12-053 464-750 DAME HUGUETTE RENAUD requérante.-vs- CLAUOE MAILLE Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L intimé.CLAUDE MAILLE, est par les présentes avisé qu un jugement conditionnel de divorce a été rendu le 12 octobre 1976 dont copie a été laissée a >a Division des Divorces â son intention Prenez de plus avis qu è défaut car vous de signifier et de déposer votre procédure en Appel dans les délais égaux la requérante prxédera â obtenir contre vous un jugement ir’évocaWe de divorce accompagne de foute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous Montréal ce 20 ,anvier 1977 ME MARION THIBAULT 400 est rue Jar-y Montréal PQ 361-2504 AVIS est par les présentes donné que le contrat en date du 29 octobre 1976 par lequel Mediamus Ltd a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures à la Banque de Montréal, a titre de garantie, a été enregistré au Bureau de la Division d'Enregistrement de Montréal, le 23 décembre 1976 sous le no 2748289 Banque de Montréal le 13 janvier 1977 AVIS Avis est par les présentes donné, conformément a l'article 1571-D du code civil de la Province de Québec que MESSAGE* INC dont la principale place d affaires dans la Province d" Québec est située dans le district judiciaire de Montréal a transporté toutes ses créances et comptes de livres actuels et futurs à La Banque Provinciale du Canada a titre de garantie par acte portant la date du 14ême jour du mois dbctobre 1975 et enregistré au Bureau de la division d enregistrement de Montréal le 17èmejour du mois d octobre 1975 sous le numéro 2641879 Daté a Montréal ce I9ême jour du mois de janvier 1977 U BANQUE PROVINCIALE DU CANADA CANADA PROVINCE DE QUEBEC * DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE NO.500-05-024034-769 BANQUE CANADIENNE NATIONALE.Demanderesse -vs- JACQUES RICHER l LUCILLE LAUZIERE-RICHER Défendeurs PAR ORDRE DE LA COUR A LUCILLE LAUZIERE-RICHER Avis vous est donné qu’une action a été intentée contre vous par la demanderesse dans cette cause pour le montant de $27,307 79 plus les intérêts et frais Une copie du bref d assignation et de la déclaration a été déposée a votre intention au greffe de la Cour Supérieure de Montréal et vous êtes requise de comparaître d ici trente jours a défaut de quoi, jugement pourra être rendu par défaut (S) A BEAULIEU Protonotaire Adjoint Cour Supérieure Montréal REINHARDT OESCHAMPS A LEBEL 500.Place d’Armes Montréal Québec Avocats de la demanderesse Avis est par les présentes donné conformément a l'article 15710 du Code Civil de la Province de Québec, qu un acte de transport de toutes les créances présentes et futures, de FORGET ENTREPRENEUR GENERAL LTEE ayant sa seule-place d affaires en la Cité de Montréal, en faveur de Banque Canadienne Nationale en date du 29 octobre 1975, a été enregistré â Montréal le 30 octo-ore 1975 sous le numéro 2645112 Banque Canadienne Nationale Montréal 24 janvier 1977 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE N0 500-05-025 364-769 DENISE PELLETIER NEAGU épouse séparée de biens, infirmière domiciliée au 11 066 rue Wilfrid St-Louis, district de Montréal demanderesse.-vs- MAURICE ADRIAN, -et- HENRI MILLER défendeurs.AVIS Il est ordonné au défendeur Henri Miller, de comparaître dans le mois MONTRÉAL le 24 janvier 1977 Canuel.Quidoz.Tremblay.Fournier et Bourdon Procureurs de la demanderesse Prenez avis que la requérante s’adressera à la Commission des Transports du Québec en vue d'obtenir l'autorisation de modifier son permis no 635 A en vue d'ajouter à ce permis le service suivant St-Hyacinthe â St-Denis et retour et points intermédiaires La requérante opère actuellement un service entre Granby et St-Hyacinthe en vertu de son permis et le nouveau parcours demandé était opéré auparavant par Bonin Autobus Ltée Si la modification du permis est accordée le nouveau service devra se lire comme suit: St-Hyacinthe â St-Denis et retour via St-Thomas La Présentation Restriction Pas de service local dans St-Hyacinthe Tout ntéressê peut faire opposition à cette requête dans les cint (5) jours qui suivent la date de la troisième parution de cet avis dans le journal en s'adressant à la Commission des Transports du Québec 505, rue Sherbrooke est, Montréal Qué Steve Cornish gérant Autobus Inter-Cité Ltée 438 rue St-Jean Granby.Qué 1ère parution 24 janvier 1977 2e parution 25 janvier 1977 3e parution 26 janvier 1977 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES DU DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorces) N0 12-066420-773 CARMEN CHARTIER ménagère, domiciliée et résidant au 3339 Wmbsor aco 1.St-Huberl.district de Montreal.Requérante C PHILIRPE PARENT adresse inconnue Intimé PAR ORDRE DE U COUR L'intimé PHILIPPE PARENT est par les qrésentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication Une copie de (a requête en divorce a été laissée â la Division des Divorces ê son intention Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits la requérante prxédera a obtenir contre vous par défaut un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous St-Hubert le 21 janvier 1977 (S) CLAUDE DUFOUR REGISTRAIRE LAMARRE.LAFONTAINE LA VIOLETTE 6 TREMBLAY Procureurs de la requérante CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES COUR SUPÉRIEURE NO 500-12-066478-771 DAME LINA HOUDE-LANTIN, ménagère, domiciliée et résidant au 8977 rue Emile Nelligan.St-Léonard Requérante contre M AURELIEN LANTIN, d adresse inconnue, intimé AVIS LEGAL - par ordre de la cour Il est ordonné à l'intimé M AURELIEN LANTIN de comparaître dans un délai de 60 jours â compter de la dernière publication du présem avis et est avisé qu une copie de la requête en divorce a été laissée pour lui au Palais de Justice à Montréal au 10 rue St-Antoine suite division des divorces PRENEZ AVIS DE PLUS qu à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous par défaut un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance xcueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous MONTREAL le 24 JANVIER 1977 PARENT 8 GIRARD-avxats.333 rue St-Antoine, est, suite 208 Montréal H2X 1R9, Prxureurs de la requérante VINCE DE QUEBEC ¦RICT DE MONTREAL FFE DES DIVORCES "RICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorces) 12-065881-769 IE GEORGINA LITNER ménagère domiciliée et lant au 5795 rue Aubin, à St-Hubert, district éontréa1 Requérante C ERT DUBOIS, adresse inconnue Intimé PAR ORDRE DE LA COUR limé ROBERT DUBOIS est par les présentes rede comparaître dans un délai de 60 jours de la uére publication Une copie de la requête en di-e a été laissée à la Division des Divorces à son ntion Prenez de plus avis qu'à défaut par vous signifier et de déposer votre comparution ou «station dans les délais susdits la requérante «dera à obtenir contre vous, par défaut un ju-«m de divorce accompagné de toute ordon-ce accueillant les mesures accessoires qu'eile cite contre vous luberl le 21 janvier 1977 (S) CLAUDE DUFOUR REGISTRAIRE «ARRE.LAFONTAINE 90LETTE 8 TREMBLAY îureurs de la requérante CANADA PROVINCE DE QUEBEC OISTRia DE MONTREAL COUR PROVINCIALE NO 500-02-041326765 NICOLAS PLANTE, électricien demeurant et résidant au 1790 rue Salaberry appartement «401 dans tes cité et district de Montréal demandeur, -vi- PIERRE MARTIN résidant et demeurant au 2405 rut St-Zotique est dans les Cité et district de Mon tréai.et ANDRÉ DURAND résidant et demeurant au 5373 Bazile-Patenaude appartement |15 dans tes cité et district de Montréal.défendeurs AVIS SUIVANT ORDONNANCE DE CETTE COUR, le détende» ANDRE 0URAN0.est enjomt de comparai-be dans un délai de trente jo»t dt la dernière publication Une copie du Bref d assignation Déclaration et Avis a éiê laissée po» lui au b»eau du Greffier de la Cow Provinciale de Montréal Monbéal.lé 13 janvier 1977 CLAUDE DUFOUR G A C P M Mes Liberman Segali 8 Fiiftelberg Me Gilles Pelletier avocat.1303 Avenue Greene Suite 401 Monbéal PO 937-3976 Prenez avis que: Veillette et Drapeau Inc., 30 rue Nottaway Matagami.P.Q.demande à la Commission des Transports du Québec l'autorisation délirer avec ses tracteurs dûment enregistrés les remorques de Les Transports de la Baie d’Hudson Inc Case postale 1390.Route 101.Matagami, P Q selon les clauses un (1) et deux (2) et droit additionnel, de son permis 4 22499 V Tout intéressé peut i taire opposition dans les cinq (5) jours qui suivent la date de la première parution dans les journaux.1ère parution: 24 janvier 1977 2iême parution: 25 janvier 1977 3ième parution.26 janvier 1977 AVIS DE CHANGEMENT DE NOM AVIS est donné que SHIU HUM.étudiante, domiciliée et résidant au 3535 rue Aylmer, appartement 7 Montréal, district de Montréal, demandera au Lieutenant-Gouverneur en Conseil de la Province de Québec un décretchangeant son nom en celui de SHIRLEY SHIU HUM MONTREAL, ce 10e jour de janvier 1977 B0RENSTEIN DUQUETTE & BR0TT PROCUREURS DE LA REQUERANTE RIBERAC DEVELOPMENT CD LTD La compagnie RIBERAC DEVELOPMENT CD LTD .une corporation constituée en vertu de la Loi des Compagnies et ayant son siège social dans le District de Montréal, donne avis qu elle s’adressera au ministre des Institutions financières Compagnies et Coopératives de la province de Québec afin dbbtenir la permission d'abandonner sa charte, conformément aux dispositions de la Loi des Compagnies Daté à Montréal ce 24iéme jour de janvier.1977.YELIN & KIRSHENBLATT Procureurs de Riberac Development Co Ltd CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES DU DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorces) NO: 500-12-066295-779 RAYMONDE MENARD Requérante, -vs- JACQUES JESSERY Intimé.PAR ORDRE DE U COUR La partie intimée, JACQUES JESSERY est par les présentes requise de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée à la Division des Divorces de Montréal à son intention Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer voire comparution ou contestation dans les délais susdits, la partie requérante prxédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement dé divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous SAINTE-AGATHE, le 19 janvier 1977 CLAUDETTE MENARD PROCUREUR DE LA REQUÉRANTE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorces) NO: 500-12-066401-773 Dame Marie-Paule Thérèse Godin, épouse commune en biens de Roland Laquerre, résidant et domiciliée au 3594 rue Adam dans les Cité et District de Montréal requérante -vs- Roland Laquerre.contremaître, de lieux inconnus, intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé Roland Laquerre est par les présentes requis de comparaître dans un délai de soixante jours â compter de la date de la première publication Prenez avis qu'une copie de la requête en divorce a été déposée â votre intention au Greffe des Divorces du District de Montréal â Montréal Vous êtes de plus avisé qu'à défaut par vous de signifier ou de déposer votre comparution ou votre contestation dans les délais prévus, la requérante pourra obtenir contre vous un jugement de divorce par défaut accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous Montréal, le 21 janvier 1977 CLAUDE DUFOUR REGISTRAIRE-ADJOINT CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorces) NO 500-12-066111-778 DAME MARIA TRUCHON, de la ville et du disbid de Montréal Requérante -vs- LEO SYLVIO ELSLIGER présentement d adresse Inconnue Intimé PAR ORDRE DE LA COUR.L'intimé LEO SYLVIO ESLIGER est par les présem tes requis de comparatbe dans un délai de 6( jours de la dernière publication Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée à la Division des Divorces de Montréal à son intention Prenez dé plus avis, qu ’à défaut par vous de signifier et dé déposer vobt comparution ou contestation dans las délais susdits la Requérante ptxè-dera à obtenir contre vous par défaut, un jugement dé divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous Monbéal.ce 18 janvier 1977 A BEAULIEU Regisbalre-Adiolm Me Micheline Parizeau-Popovlo.Popovld 8 Pariztau-Ropovici 10 rue St-Jacques ouest, suite 609 Monbéal CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE NO 500-02-048299-767 STAFF SERVICES INTERNATIONAL LTD., Demandeur.VS CLAUDE LEVESQUE.ET PROTO METAL SPECIALITES CO LTEE, Conjointement et solidairement Détendeurs PAR ORDRE DE LA COUR fes détendeurs.Claude Lévesque et Proto Métal Spécialités Co Ltée sont par la présente requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours de la dernière publication Une copie du Prêt d'assignation et de la déclaration a été laissée à là Cour provinciale, 10 est.rue Craig dans la cité et district de Montréal à leur intention A, BEAULIEU.G AC.PM Montréal, le 20 janvier 1977 Robinson, Cutler, Sheppard.Borenstein.Shapiro, Langlois & Flam Procureurs du demandeur CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO: 500-05272-771 CYRILLE E.RENSONNET •et- DAME CYRILLE RENSONNET Demandeurs •vs- DOMINIQUE DUPUIS Détendeur PAR ORDRE DE LA COUR Le détendeur Dominique Dupuis, est par les pré sentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours â compter de la dernière publication Une copie du bref d'assignation et de la déclaration a été laissée au Grette de la Cour Supérieure de Montréal â son intention GRANBY, ce 20 janvier 1977.PCS M Mes Lizotte, Grignon & Brun 9 rue Dufferin Granby.Qué CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIAL NO 500-02-045775-769 LIBERTY MUTUAL INSURANCE COMPANY et DAME NICOLE LEVESQUE DeDONA, Demanderesses -vs- EXCEL DELIVERY INC.et NORMAN BYFORD, de lieux inconnus, Détendeurs PAR ORDRE DE LA COUR: Les détendeurs Excel Delivery Inc.et Norman By-tord sont par les présents requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours â compter de la dernière publication Une copie du bref d'assignation et de la déclaration a été laissée au Greffe de la Cour Provinciale de Montréal à l’intention de chacun des défendeurs.Montréal, ce 21 janvier 1977 A BEAULIEU, G A C R M Mes Campbell Pepper S Laffoley 1 Place Ville Marie suite 1414 Montréal.Québec Procureurs des demanderesses PANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES DU DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorce:*) NO: 500-12-066-274-774 DAME LAURETTA BUJOLD, épouse commune en biens de Anthyme Dupuis, ménagère, domiciliée et résidant au 8147 de la rue St-Denis, à Montréal district de Montréal.Requérante.-v$- ANTHYME DUPUIS, présentement de lieux inconnus.Intimé, PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé, MONSIEUR ANTHYME DUPUIS, est par les présentes requis de comparaître dans un délai de soixante (60) jours de la dernière publication Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces du district de Montréal, à son intention.PRENEZ DE PLUS AVIS qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par détaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous, MONTRÉAL, le 21 janvier 1977 J BÉLANGER Regislraire-adjoint Me ISABELLE LAFONTAINE 400 est: rue Jarry, Montréal, Qué DEMANDE DE PUBLICATION DANS LtS JOURNAUX La requérante.Service de Limousines Murray Hill j Liée, qui détient divers permis de transport et no- i tamment un permis de transport par véhicules de promenade non immatriculés comme taxis, s'adresse à la Commission pour demander une augmentation de 5% à 108b de ses tarifs pour les services suivants A — Les tarifs de zones applicables aux services entre i Aéroport International de Montréal (Dorval) et retour lesdites zones comprenant les municipalités de la rive sud, de nie Jésus et nie de Montréal.B — Le tarif général de location de véhicules de promenade non enregistrés comme Iaxis: Tout intéressé peut s'opposer à celle demande, dans les cinq (5) jours de la troisième publication, en formulant à la Commission des Transports, une opposition â cette lin GUERTIN, GAGNON 6 LAFLEUR Procureurs de la requérante 1ère publication.24 janvier 1977 2iême publication 25 janvier 1977 3iéme publication 26 janvier 1977 ¦ Travaux publics Public Works I Canada Canada Canada CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Divition de* Divorces) NO 12-065-686762 GILLES LAMARCHE, résidant et domicilié au 1320 Bousquet app 4, à Ponl-Viau.Ville de Laval, distrftt de Monbéal.requérant -VJ- HELENE BEAULIEU, de lieux Inconnus, Intimée PAR ORDRE DE LA COUR L'Intimée Hélène Beaulieu, est par les présentes requise de comparaîbe dans un délai de soixante (60) jours de la dernière publication Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son Mention Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits.le requérant prxédera à obtenir conbe vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'il sollicite contre vous UVAL, le 18 janvier 1977 A BEAULIEU REGISTRAIRE Saint-Aubin, Londét, Charbonneau 6 Lacroix, a/s Me Johane Commmg-Lacroix avocate, 3509 boul de la Concorde Suite 207 Duvernay.Laval, PO DOM ELU 31 ouest, St-Jacques Montréal, P Q, a/s Linteau 6 Linteau, H.C.S APPEL D’OFFRES DES SOUMISSIONS CACHETEES visant les entrepri.ses ou services énumérés ci-après, adressées à i Administrateur régional des Services financiers et administratifs (Québec), ministère des Travaux publics.18e étage, 2001 rue Université.Montréal (Québec) H3A 1K3 et portant sur I enveloppe la désignation et le numéro de (entreprise, seront reçues jusqu à 15h00.à fa date limite déterminée.On peut se procurer les documents de soumission par l entremise du bureau de distribution des plans 18e étage 2001.rue Université.Montréal (Québec) H3A 1K3 sur versement du dèoôt exiqible ENTREPRISE Numéro 600002-DN-077 - Système intégré avertisseur d’incendie et de communication d’urgence, immeuble Sir John Carling, Ottawa, Ontario.On peut aussi consulter les documents de soumission aux bureaux des Associations des constructeurs d'Ottawa.Hull.Montréal et Toronto.Date limite: jeudi, le 17 février 1977.Dépôt.$50.00 dollars.INSTRUCTIONS Le dépôt afférent aux plans et devis doit être sous forme d’un chèque bancaire visé établi à l’ordre du Receveur général du Canada.Il sera remboursé sur retour des documents en bon état dans le mois qui suivra le jour du dépouillement des offres.Il ne sera tenu compte que des soumissions qui seront présentées sur les formules fournies par le ministère et qui seront accompagnées de la garantie déterminée aux documents de soumission.Le ministère ne s’engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.F.J.Brazeau, Admlniatrataur intérimaire Servicea financier» et administratil* Capitale N allonala PATISSERIE COLLINS INC Avis est par les présentes donné que PATISSERIE COLLINS INC une corporaiton constituée selon les Loi des Compagnies, et ayant son siège social à Montréal, Québec, s'adressera â Secrétaire provincial de la Province de Québec pour objenir l'abandon de sa charte selon les dispositions de ladite Loi DATE A MONTREAL, ce 21e jour de janvier 1977 J.P.RAYMOND COLLINS Secrétaire Pâtisserie Collins Inc Me Harry Blank, C.R Avocat • Suite 300 1255 rue Université Montréal.Québec H3B 3B5 Procureur pour Pâtisserie Collins Inc rANAflA PROViNCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR DE BIEN-ÊTRE SOCIAL NO 500-43-1342-76 MADEMOISELLE X Requérante, A Monsieur George Gordon Hackett.autrefois domicilié et résidant à Montréal et présentement d'adresse inconnue.AVIS PRENEZ AVIS qu'une requête en adoption sera présentée pour adjudication le 14 mars 1977, à 10:00 a.m devant un des Honorables Juges de la Cour du Bien-Etre Social, pour le district de Montréal, au 410 est.rue Bellechasse.chambre 100 A défaut, par vous de comparaître à ladite date, la Cour statuera par défaut sur ladite requête en adoption Verdun, ce 21 janvier 1977 Mes LAFOREST, BIBEAU & CARRIERE 4080, rue Wellington.No 10.Verdun.Qué H4G 1V4 Tél 761-4838 MISE EN DEMEURE DE COMPARAITRE PERSONNELLEMENT OU DE CONSTITUER UN NOUVEAU PROCUREUR (Art 248-251) A Wheeling Transportation Inc 228-48 North Avenue East Box 1070 Elizabeth.New Jersey.(Demanderesse) Votre procureur, Me O'Brien, Hall, Saunders, ne vous représentant plus, vous êtes avisé de comparaître personnellement ou de vous nommer un autre procureur, et ce.dans les trente (30) jours de la publication de la présente Si vous faites défaut d'obtempérer à la présente, il sera procédé contre vous par défaut MONTREAL, ce 20e jour de janvier 1977 PHILLIPS & VINEBERG Procureurs du demandeur PANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL HOUR DE BIEN-ÊTRE SOCIAL NO.500-43-001413-76 500-43-001414-76 MONSIEUR ET MADAME X.Requérants.A Monsieur Gratien Gagnon, autrefois domicilié et résidant à Montréal, et présentement d'adresse inconnue, AVIS PRENEZ AVIS qu'une requête en adoption sera présentée pour adjudication le 22 mars 1977, à 14 heures p m devant l'un des Honorables Juges de la Cour du Bien-Etre Social, pour le district de Montréal, au 410 est rue Bellechasse.chambre 207 A défaut par vous de comparaître â ladite date, la Cour statuera par défaut sur ladite requête en adoption Verdun, ce 24 janvier 1977 Mes LAFOREST, BIBEAU & CARRIERE 4080, rue Wellington.#10.Verdun.Qué H4G 1V4 Tél 761-4838 mjà* Transports Transport Iw Canada Canada APPEL D’OFFRES DES SOUMISSIONS CACHETÉES, adressées au Directeur général de l Aéroport, Transport Canada, Aéroport International de Calgary, Calgary, Alberta, et indiquées: boutique spécialisée en FOURRURE ET/OU CUIR, STAGE 1 seront reçues jusqu'à 3:00 P.M.heure normale de l'Ouest, le 18 février 1977.La soumission donnera l’occasion d'approvisionner une boutique d'articles tels que des vestons, manteaux, bourses, gants et autres articles s’y rapportant en fourrure / cuir aux voyageurs aériens du nouveau "Air Terminal Complex”, Aéroport International de Calgary, Calgary, Alberta.Les soumissions seront faites en deux stages.Premier stage — les personnes intéressées devront soumettre un plan d’opérations pour une boutique de fourrure et / ou cuir.Les soumissions considérées seront celles venant d’organismes ou d’individus qui auront fait preuve de connaissance suffisante et d'expertise dans l'administration et opérations de magasins de détail et qui seront éligibles à l’obtention des permis provincial et municipal nécessaires, provincial et municipal nécessaires.Second stage - les soumissionnaires qualifiés au premier stage peuvent émettre une offre financière.Le soumissionnaire choisi entrera dans un accord pour un terme de dix ans, avec Transport Canada.Il sera appelé à donner un service de haute qualité aux voyageurs aériens qui désirent se procurer ces articles à l’aéroport.Les personnes intéressées peuvent obtenir les formules de soumission en écrivant à: M.N.J.Reid, Superintendent, Transport Canada Calgary International Airport, Calgary, Alberta, T2E 5T3 Les explications de la soumission ont eu lieu jeudi 20 janvier 1 977, à 10.00 A.M H.N.O.à la salle de direction de l’Aéroport International de Calgary, située au second plancher de l’actuel "Air Terminal Building" Calgary, Alberta.Les soumissions doivent être présentées en DUPLICATA avant 3:00 h P.M.(heure normale de l'ouest) sur des formules fournies par Transport Canada.D.J.Dewar Administrateur régional pour l’Ouest. sports Le Devoir, mercredi 26 janvier 1977 • 17 Aû bord de la faillite .Match des étoiles Cleveland demande $500,000 à la LNH VANCOUVER (CP) - Les Barons de Cleveland ont demandé hier un prêt de $500,000 à la Ligue nationale de hockey afin de faire face à leurs obligations financières d’ici la fin de la saison.Le président des Barons, Mel Swig, a confirmé que la concession des Barons était dans une situation financière fort précaire.et qu'il lui était devenu nécessaire de demander l’aide des gouverneurs du circuit.Le président du conseil d’administration de la LNH, John Ziegler, a pour sa part dit qu’aucune décision n’avait été prise à la suite de la demande des Barons.Il a du reste indiqué qu’une réunion doit avoir heu le 2 février prochain entre Mel Swig et les joueurs des Barons.Le directeur exécutif de l’Association des joueurs de la LNH, Alan Eagleson, soutient que les joueurs des Barons devront éventuellement accepter une réduction de salaire de 1 ‘/2%.Ziegler a ajouté que cette diminution de salaire pourrait s’exprimer sous la forme d’étalement jusqu’à ce que la situation se normalise.Eagleson soutient cependant que les difficultés financières des Barons sont telles que les chances de l’équipe de terminer la saison sont de l’ordre de 60-40.Il espère enfin que les joueurs accepteront une baisse de salaire dans l’intérêt de tous.“Les joueurs auront le choix d’accepter ou de refuser l’invitation qui leur est faite,” a dit Eagleson.Il est toutefois dans l’intérêt du hockey que les Barons puissent terminer la saison.On se rappellera que les joueurs des Palmes d’Atlanta ont accepté il y a quelques semaines de donner 1 Wo de leur salaire dans le cadre d’une campagne de publicité destinée à raviver l’intérêt des citoyens de la région, qui ont affiché une certaine indifférence envers l’équipe cette saison.Les Barons en sont à leur première saison à Cleveland après que la concession ait été déménagée de Oakland après huit saisons extrêmement difficiles sur la côte californienne.Swig et George Gund 111 sont les deux principaux actionnaires des Barons.Originaires de San Francisco, ils ont fait l’acquisition de l’équipe il y a deux ans après que Charles O.Finley eut abandonné l’équipe à la LNH.Gund avait accepté d’aller chercher $4 millions en nouveau capital d’ici Noël mais pour une raison quelconque, il a abandonné le projet.Le président de la LNH, Clarence Campbell a du reste dit lundi que son circuit refuserait désormais de financer une équipe en proie à des difficultés financières, comme ce fut le cas pour Oakland et Pittsburgh.Bob Stewart, représentant des joueurs des Barons, a mentionné que l’on n’avait pas encore demandé aux joueurs d’accepter une réduction de salaire.Il a dit qu’il ne pouvait connaître la décision des joueurs avant la réunion.La situation des Barons a été discutée lors d’une réunion du conseil des joueurs et des propriétaires.On en a profité pour mettre sur pied un conseil exécutif composé de quatre propriétaires et de quatre joueurs.Ils se réuniront deux fois par mois.“Les joueurs ont démontré qu’ils sont aussi au courant et aussi inquiets que les propriétaires de la situation du hockey professionnel”, a dit Ziegler.On a également discuté de la situation internationale.Ziegler a réaffirmé que le Canada participerait aux championnats mondiaux de Vienne et que les équipes encore impliquées dans les séries éliminatoires ne seraient pas appelées à fournir des joueurs à Équipe-Canada.hockey Ligue Nationale Hier «oir Conférence Prince de Galles 4, Conférence Clarence Campbell 3 Ce soir Minnesota à Los Angeles Jeudi Pittsburgh à Rangers NY Toronto à Islanders NY Philadelphie à St-Louis Atlanta à Buffalo Détroit à Washington Colorado à Boston Chicago à Vancouver Les pointeurs b p pts • Lafleur, Mtl .37 38 75 Dionne, L.A.28 43 71 .Shutt, Mtl.38 29 67 Young, Min .— 20 39 59 McNab, Bos .30 28 58 Gilbert, Ran.18 38 56 Sittler.Tor.18 38 56 Perreault, Buf.22 33 55 Martin, Buf.29 25 54 Clarke, Phil.18 36 54 Goring, L.A.17 36 53 Salming.Tor.8 45 53 Robinson, Mtl.11 41 52 Murdoch, Ran .31 20 51 Esposito, Ran.24 27 51 Williams, L.A.24 26 50 Pl g P n PP pc pte ISLANDERS NY .57 29 11 7 173 116 65 I PHILADELPHIE.48 27 10 11 183 133 65 ATLANTA 48 22 17 9 160 153 53 RANGERS NY 50 17 20 13 178 182 47 Section Connie Smythe ST-LOUIS 48 21 22 5 141 164 47 CHICAGO 49 17 24 8 155 174 42 MINNESOTA 47 11 25 11 137 191 33 COLORADO 48 12 28 8 133 179 32 VANCOUVER .50 14 32 4 137 195 32 Section Charles Adams BOSTON 48 30 14 4 184 143 64 BUFFALO 47 28 15 4 170 129 60 TORONTO 48 23 19 6 170 156 52 CLEVELAND 48 15 25 8 143 169 38 Section James Norrie MONTREAL 50 36 7 7 241 114 79 PITTSBURGH .47 20 19 8 150 154 48 LOS ANGELES .49 17 22 10 158 162 44 WASHINGTON .49 14 28 7 127 184 35 - DETROIT 47 13 28 6 123 169 32 ASSOCIATION MONDIALE Section Eet Pi g P n PP pc pts QUEBEC 43 27 15 i 195 152 55 ! INDIANAPOLIS .45 22 19 4 148 160 48 I CINCINNATI 45 22 21 2 105 168 46 N.-ANGLETERRE .49 18 26 5 159 184 41 BIRMINGHAM .49 16 32 1 161 197 33 Section Ouest HOUSTON 46 25 16 5 165 137 55 1 SAN DIEGO 47 26 19 2 156 152 54 WINNIPEG 42 25 16 1 199 152 51 EDMONTON 48 20 27 1 132 169 41 PHOENIX 46 19 25 2 161 208 40 CALGARY 44 18 23 3 138 147 39 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Section Eet Pl g p n PP pc pte TROIS-RIVIERES.48 28 14 6 302 224 62 CHICOUTIMI 48 29 16 3 268 224 61 QUÉBEC 49 28 16 5 254 208 61 SHAWINIGAN .46 10 27 9 170 234 29 SOREL 49 9 35 5 203 296 23 Section Ouest p SHERBROOKE.48 27 14 7 255 222 61 CORNWALL 49 27 18 4 228 194 58 HULL 47 19 22 6 192 201 44 MONTRÉAL 47 19 22 6 201 234 44 LAVAL 47 14 26 7 216 252 35 Le talent de Martin brille et le circuit Prince de Galles demeure imbattable Le gardien de but Ken Dryden a échangé quelques mots avec Frank Fredrickson, 82 ans, et Cyclone Taylor, 94 ans, à d., à l’occasion du dîner offert par la LNH, lundi soir, à Vancouver.(Téléphoto CP) Bruce Jenner refuse de jouer “Superman” aux côtés de Brando Association Mondiale Hier soir Indianapolis 1, Québec 2 N.-Angleterre 2, Cincinnati 4 Phoenix à Calgary Winnipeg 2, Houston 5 Jeudi N.-Angleterre à San Diego* Winnipeg à Houston Les pointeurs (Parti*! d'hier non comprlaaa) b p pts Hedberg, Wpg .40 37 77 Cloutier, Qué .36 40 76 Ftorek, Phx.28 42 70 C.Borfleleau, Qué .22 45 67 Nilsson, Wpg .21 44 65 Tardif, Qué .28 34 62 S.Bernier, Qué____ 29 32 61 Stoughton, Cin____ 31 29 60 Leduc, Cin.27 33 60 D.Sobchuk, Cin .25 33 58 Ligue Majeure du Québec Lundi Québec 6, Shawinigan 4 Hull 4, Sorel 1 Chicoutimi 7, Laval 6 Sherbrooke 10, Montréal 3 Hier soir Chicoutimi 6, Trois-Rivières 10 Jeudi Sherbrooke à Montréal Hull à Cornwall , Shawinigan à Sorel NEW YORK (AFP) -Bruce Jenner, le champion olympique du décathlon à Montréal a refusé un rôle de “superman” dans un film où il aurait eu Marlon Brando et Gene Hackman comme partenaires.“Cela ne correspond pas à mon image”, a déclaré l’athlète californien qui commence une carrière dans le “show-business”.Parti sur les traces de Johnny Weissmuller et Buster Crabbe, Jenner, 26 ans, est très sélectif.Il étudie actuellement diverses propositions qui lui ont été faites par Hollywood, mais semble plus intéressé par une carrière à la télévision.“Je ne tiens pas à devenir une grande vedette de cinéma”, a-t-il dit, “c’est le reportage télévisé qui m’intéresse”.Jenner a signé un contrat de deux ans avec la chaîne “ABC” pour faire des reportages sportifs et tourner deux films.Sa femme, Christi, une hôtesse de l’air, écrit un livre sur la vie d’épouse d’un athlète célèbre, et son chien, Bertha, un Labrador, tourne des spots publicitaires pour des produits canins.• BURKE MOUNTAIN, Vermont — Les skieuses canadiennes ont nettement dominé la deuxième épreuve des championnats des États-Unis de ski nordique à Burke Mountain en prenant quatre des cinq premières places de la course des 7,500 kilomètres-dames.Shirley Firth, qui avait pris dimanche la deuxième place du 10 kilomètres, derrière sa soeur Sharon, a inversé les rôles en terminant au premier rang.en 26 minutes 33 secondes 94, contre 27 minutes six secondes 84 à sa soeur Sharon.Joan Groothuysen a pris la troisième place en 27 minutes 19 secondes 43, l’Américaine Alison Spencer, la quatrième en 27 minutes 29 secondes 33 et la Canadienne Esther Miller, la cinquième en 27 minutes 48 secondes 07.• BUFFALO - Les Sabres de Buffalo ont rappelé l'ailier drqit Alex Tidey de leur filiale de Hershey dans la Ligue américaine.Tidey, un ancien porte-couleurs des Mariners de San Diego, de l’Association mondiale, remplacera Danny Gare, qui souffre d’une blessure au dos et qui devra prendre quelques jours de repos.• HELSINKI - Après le programme court des épreuves par couples des championnats du monde de patinage artistique, qui ont lieu à Helsinki, en Finlande, trois équipes soviétiques occupent les trois premières places.Comme prévu, les champions du monde et champions olympiques Irena Rodnina et Alexei Zaitseev sont en tête avec 32.28 points et neuf points de place devant leurs compatriotes Irina Vorobieva et Alexandre Vlasov, 34.54 et 18 Çoints de place, et Marina cherkasova et Sergei Sharkhrai, 33.7 et 31.5 points de place.• CINCINNATI - L’as de la relève des Reds de Cincinnati, Rawly Estwick, a iide la décision le lanceur Jualifié de stupii u club de céder ses coéquipiers Will McEnaney et Tony Perez aux Expos de Montréal en échange de Woody Fryman et Dale Murray II a exprimé l’avis que les Reds avaient désiré engager Dale Murray pour le cas où il déciderait de jouer son option cette année.Il a du reste indiqué être en quête d’un contrat de longue durée à des conditions nettement meilleures que celles de l’an dernier alors qu’il n'avait touché que $29,000 malgré une saison de 11 victoires, cinq défaites et 26 victoires préservées.CHATHAM, Ontario — Le lanceur des Red Sox de Boston Ferguson Jenkins a déclaré à Chatham, Ontario, qu’il était tout à fait remis de la blessure subie au tendon d’Achille au milieu de la saison dernière.Il a ajouté qu’il se sentait prêt à rejoindre le camp d’entrainement des Red Sox et qu’il espérait bien remporter au moins 20 victoires cette année.VANCOUVER (PC) - Le deuxième but de la période par l’ailier Richard Martin, avec moins de deux minutes à jouer, a procuré une victoire de 4-3 au Circuit Prince de Galles hier goir aux dépens du Circuit Clarence Campbell dans la 30e édition du match des étoiles de la Ligue nationale de hockey.Martin avait procuré une avance de 3-2 aux siens, après quatre minutes de jeu dans le dernier engagement, avant le but de Phil Esposito des Rangers, qui égalait les chances pour la troisième fois du match.Mais à deux minutes de la fin, Martin a accepté une passe de Guy Lafleur, des Canadiens, pour finalement déjouer Glenn Resch, des Islanders.C’était la troisième victoire du Circuit de Galles en autant de rencontres du genre.Martin a été choisi le joueur par excellence et a reçu la voiture accordée par les cnroniqueurs sportifs.Eric Vail avait procuré une première avance aux perdants après 2:54 minutes de jeu, en déjouant Ken Dryden sur un lancer de 35 pieds.Lanny McDonald a nivelé les chances avec le premier de ses deux buts, moins de quatre minutes plus tard, après que Bernard Parent eut effectué un bel arrêt devant Bob Gainey des Canadiens.Rick McLeish des Flyers a redonné l’avance au Circuit Campbell à 11:56 de la deuxième, 29 secondes après que Dryden eut cédé sa place à Gerry Desjardins, des Sabres.McDonald a provoqué une deuxième égalité avec seulement 33 secondes à écouler dans la période, sur un tir de 30 pieds.Les deux côtés ont raté de belles chances de compter; Gary Dornhoefer, des Flyers, a touché le poteau derrière Dryden et Marcel Dionne des Kings a également frappé la tige en deuxième.Les perdants ont été punis pour un surplus de joueurs sur la glace en première.C’était la première fois en 30 ans qu’une punition était accordée pour une telle infraction dans ce match.L'arbitre Ron Wicks a imposé un total record de neuf punitions; 16 minutes seulement ont été imposées en pénalités au cours des quatre derniers matches du genre et aucune punition majeure depuis 195§.D« Galle* 4, Campbell 3 Pr»mtêr» ptrlod* (-CAMPBELL: Vlll.Potvln.2 54 2— GALLES McDonald, Camay McNab .6:22 Ptnalités Campbell banc purgée par Gilbert 15 39: Dornhoeler Cam Lapointe Gal (6 24 Deuilém* pérlod* 3— CAMPBELL MacLalih Nyatrom, Potvln 11 56 4— GALLES McDonald Perreault.Robinson 19 27 Pénalités PotvlnCamé 11: LapoInleGal 5 16 Paiement Cam 8 34.Joe Watson Cam 14 02 Trolslèm* period* 5— GALLES Martin Dlonne, Robinson 4M 6— CAMPBELL: Esposito Gilbert Oornhoslsr 7— GALLES Martin 12:03 Dlonns.Lallsur IB 04 Pénalités Russel Cim 3 17: Silmlng Gel 15 46 Tire eu but De Galles 14 10 12-3B Campbell 10 B 7-25 Gardiens Dryden.Desiardms.de Galles.Parent, Resch.Campbell Assistance 15.644 Belle revanche pour Brigitte Habersatter CRANS-MONTANA t Reuter — AFP) — Brigitte Habersatter, 23 ans, a remporté sur la très rapide piste de vitesse de Crans-Montana sa troisième descene descente de la saison en battant de 0,17 sec.l’audacieuse allemande de l'ouest Evi Mittermaier et de 0.32 sa camarade et grande rivale de l'équipe Annemarie Moser.Les favorites suisses ont été plus nettement battues: Marie-Thérèse Nadig qui fallit tomber au début du vertigineux schus d’arrivée n’est que 4ème, son amie Bernadette Zurbriggen, la gagnante de la dernière descente de Schruns, 7ème.Sa victoire a permis à Brigitte Habersatter de se rappro- cher de la tête du classement de la coupe du monde.Elle n’est maintenant plus qu'à 19 points de Lise-Marie Morerod et à 11 points d Annemarie Moser."Je commentais à douter de moi en raison de ma brusque baisse de forme depuis le début de janvier", a déclaré Brigitte Habersatter-Toschnig après sa victoire, coupe du monde de ski.Meilleure spécialiste de descente de l’année 1976, médaille d’argent olympique derrière Rosi Mittermaier, la jolie Brigitte, mariée depuis un an à un sauter à ski autrichien de grand talent, a eu en effet de la peine à continuer sur sa lancée au début de ce mois.Éliminer l’apartheid sans en avoir l’air La longue marche de l’Afrique du Sud par Pierre Haski JOHANNESBOURG (AFP) — L’Afrique du Sud a entrepris dans un bouillonnement d'idées et la confusion sa “longue marche” vers le sport multiracial.Dans aucun autre domaine le pays de l’apartheid n’a été soumis à autant de pressions internationales pour changer sa politique de discrimination raciale.L’Afrique du Sud a été exclue de la plupart des organisations sportives internationales, et en raison des liens sportifs entre la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud, les derniers Jeux olympiques de Montréal ont été boycottés par la plupart des pays africains qui demandaient le départ des athlètes néo-zélandais.Bien que les responsables sud-africains s’acharnent à né pas vouloir le reconnaître; ce sont ces pressions internationales, et sa volonté de réintégrer le sport mondial qui font bouger FAfrique du Sud.Le sport sud-africain revient de loin: pour chaque discipline sportive, il existe quatre fédérations, une blanche, une africaine, une métisse et une indienne, et les contacts entre sportifs des différents groupes étaient, il y a seulement peu de temps, inexistants et meme interdits.Aujourd’hui, dans toutes les ^disciplines, des discussions difficiles sont engagées pour “normaliser” le sport afin de le rendre acceptable aux yeux des responsables internationaux.* Le gouvernement, pour sa part, a défini en septembre dernier une politique sportive destinée à la fois à contenter d’un côté les sportifs sud- africains qui souhaitent aller de l avant dans l’élimination des barrières raciales et de l’autre à rassurer les électeurs blancs qui veulent voir ces barrières tomber le plus lentement possible.C'est ainsi que le gouvernement autorise le sport multiracial à moitié, c'est-à-dire, blancs contre noirs, mais pas blancs et noirs de chaque côté.Cette politique est présentée comme étant compatible avec la doctrine de l’apartheid, et on l’a baptisée “sport multinational”, chaque groupe racial s’étant identifié à une “nation”.Paradoxalement, au même moment, le ministre des Sports, M.Piot Koornhof, considéré comme un libéral dans le contexte du gouvernement sud-africain, donne le feu vert pour un cricket, un football et un rugby multiraciaux, au niveau des clubs.Tout se passe, remarque un •commentateur sud-africain, comme si le gouvernement souhaitait éliminer l’apartheid dans le sport.sans en avoir l’air.Dans le football, par exemple, des discussions sont en cours entre les unions “raciales” et un nouvel organismes, le conseil du football sud-africain, non racial, présidé par M.George Thabe, un Africain.Un championnat “parallèle” pourrait être organisé dès la prochaine saison, en marge des championnats traditionnels, entre des équipes mixtes.Les choses sont bien avancées également pour le cricket, et même pour le rugby, où les quatre fédérations actuelles doivent encore se rencontrer pour établir un “modus operandi” pour un rugby normalisé.Dans chaque discipline, un organisme non racial a été formé ou est en voie de création, et prépare la voie à la dissolution des anciennes fédérations.Le tout dans un concert de déclarations d’intentions contradictoires, de polémiques, de querelles de clocher, de susceptibilités.Et, bien que le sport multiracial complet ne soit pas encore envisageable dans un avenir immédiat en Afrique du Sud, “toute cette agitation montre que nous ne demeurons pas immobiles", souligne M.Rashid Varachia, président d'un comité de neuf membres qui lutte depuis plusieurs années pour intégrer le cricket, et qui participe activement aux négociations en cours.“La situation bouge dans notre pays, ajoute M.Varachia, et nous serons bientôt en mesure de reprendre notre place au conseil international de Cricket”.De même, la fédération internationale de football association (F.I.F.A.), qui a exclu l’Afrique du Sud l’année dernière, a manifesté son intérêt pour l’évolution en cours, et la fédération internationale d’athlétisme amateur enverra une délégation en Afrique du Sud en avril prochain pour étudier la situation.“Elle pourra voir que nous ne restons pas assis sur une chaise”, a déclaré M.Hannes Botha, président de la fédération d'athlétisme.De nombreux sportifs noirs se méfient cependant de ce processus et seraient partisans du “tout ou rien”.Ils soulignent que l égalité ne viendra que lorsque le retard concernant l’équipement dont disposent les sportifs noirs sera comblé, et quand le gouvernement autorisera des assistances multiraciales dans les tribunes des stades et non pas séparées par des grillages.D’ores et déjà, les cricket- teurs sud-africains rêvent de rencontrer l’équipe des Antilles (West Indies) ou du Pakistan, et les athlètes de voir brûler la flamme olympique.Le pari du sport multiracial pourrait bien être gagné, à moins que l’effondrement d’un simple plan de mur de l’apartheid ne fasse craindre au gouvernement que tout l’édifice ne suive.JEUNES PORTEURS DEMANDÉS pour faire la livraison du journal LE DEVOIR Montréal et Banlieue Excellentes routes disponibles No* bureaux «ont fermés le tamedi 844-3361 COMPTABLES AGRÉÉS LUCIEN DAHMÉ.C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 BELZILE, ST-JEAN SPERANO ET ASSOCIÉS Comptable* agréés ALAIN BELZILE C A ROBERT ST JEAN C A GILLES SPERANO C A 2345 est, Bélanger Montréal 729-5226 VIAU.ROBIN & ASSOCIÉS Comptabl** agr**s LoC'«n O Viâu C A Armand H Vitu C A J S«rg« Gerv®.$ C A W»qutn BouiM C A H Lionel RoDin C A jean Jacques O ue«eue C a Jacques R Cuad'iion CA Jacques joyai C A RicnardOeBeiiefeuiiie CA LOUIS Baril CA 49M eve Verdun.Verdun, H40 1N3 7701 rue tdouerd, Leteile, M9P 1T» SSA, BletnvHIe Eet.Ste-Thérèee J7E 1L4 7|f*JI71 -435-4411 samson.BELair s, associes comptables agréée Montréal — Québec — Rimouski — Sherbrooke — Troia-Rivière* — Ottawa — Sapt-lias Suite 3100, Tour de la Bourea, Montréal riéZ 1H8 861-5741 18 • Le Devoir, mercredi 26 janvier 1977 l’actualité économique toronto Activité intense La Bourse de Toronto a subi une hausse moderee hier au cours de la seanc'e la plus animee depuis plus d'un mois L'indice 300 a monte de 4 09 pour atteindre 1.004 65.sous la pression des minières qui ont progresse de 14 36 a 1.126 50.et des pétroles qui se sont engraisses de 8 23 a 1,111 04 Les serv ices financiers ont recule de 1 82 a 911 95 et les produits industriels ont baisse de 0 04 a 908 49 Par contre, les transports ont progresse de 14 64 a 1.095 12 et les valeurs aurifères ont monte de 12 80 a 856 72 Les services publics ont recule de 5 1 a 1,095 5 et les produits de consommation de 4 2 à 846 9 Mardi ie comportement des titres était le suivant 239 avances.173 reculs et 237 stationnaires.La.veille.on avait observe 188 hausses 215 baisses et 262 titres inchanges Le volume des affaires brassées au cours de la lournee d hier comprenait 2,53 millions d actions d'une valeur globale de $25 15 millions, soit un record depuis 22 seances alors que lundi le volume marquait 2 23 millions et la valeur $18 94 millions Sur le marche des options 167 contrats ont ete négociés, contre 2% la veille Dans le secteur des industrielles.Falconbridge Nickel a monte de 11-2 a $36.General Motors de 11-4 a $76 1-2.Canadian Industries Ltd de 1 a $18 3-8 Cominco de 1 a $361-2 et Redpath Industries A de 3-4 a $27 3-4 Federal Pioneer .A a recule de 11-8 a $26 Moore Corp de 7-8 a $34 1-8 Great Lakes Paper de 3-4 a $29 1-4.LAC de 1-8 a $15 3-4 et Bell Canada de 1-2 a $47 Dans le secteur mimer.Mcintvre Mmes a progresse de 1 a $32.Rio Algom de 3-4 a $28 et Camflo Mines de 5-8 a $9 3-8 Denison Mmes a fléchi de 3-8 a $53 7-8 et Lacana Mining a cede 10 cents a $3 75 Parmi les pétroles, vovager Petroleums a Mgne 1-2 a $17 1-8.Sie-bens Oil and Gas 3-8 a $14 7-8 et Prairie Oil Royalties 3-8 a $11 1-2 Ranger Oil Canada a glisse de 7-8 a $22 1-8 et Asamera Oil a perdu 3-8 a $12 3-8 Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE CNorWest 6720 CPakrsC 17250 C»n Perm 4225 C Safway P YOO CS Pete 6500 CanTrustA 164 CTung 5600 CCêblew 710 CdnCel 5150 CCurtis 1000 C Ex Gas 900 CGE z9 CG Invest 27^ CHidrogas 2000 C Homestd 4500 C Hydro 3800 Cl BkCom 10058 CIL 1400 CIPowrA 1700 CLI Pete 4400 C Merrill CNat R C Ocdental COcdntip CP Inve CP Invepr CP Ltd C Reserve CdnSupO CdnTire A CUfIties CUtiISpr eu lO'a CUtilw Canbra CandelOii Canray Canray rt Canron Canronpr Capd Corp Food Coseka R Courvan Craigmt Crwn Life C Zeirba A Crow Nest CrushintI Cyprus DRGLtdA Daie-R pr Dalmy A Daon Dev Daon A DAragon Datline Decca R D Eldona Delhi Pac Deltan Ltd Denison Dicknsn Digtech DistTr A Doman I Dome Dome Pete 5190 D Bridge 510 DCitrsA 100 D Explor 13000 Dofasco A 4000 6100 1500 1200 32400 z185 6400 302 2000 753 900 4100 200 Z6 1000 300 200 1700 z58 4500 4500 3000 600 2367 1100 2000 500 2400 516 10 10 — % 245 245 — 5 300 305 70 70 + 2 78 78 159 165 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