Le devoir, 18 avril 1977, lundi 18 avril 1977
fais ce que dois au sommaire ¦ René Dubos: la méde- cine trop scientifique a perdu ses valeurs humai-nes „„„„, ¦ Les producteurs de films québécois sont menacés de disparaître _pa{>e3 ¦ Sur la longueur d’onde de l’immigration: un éditorial de Georges Vigny ¦ Communications et affaires culturelles: une analyse de Michel Roy —page 4 ¦ Féminin-pluriel: “Femmes", de Michèle Jean —page 7 ; ¦ Le patrimoine: choisir entre une habitation ou un stationnement —page 24 l-L U/H L.LJn\JUI!\ Le Restaurant disco-club par excellence en ville 424 sainl-françois-xavier vieux montréal 849-4249 Vol.LXIX - No 87 Ensoleillé.Max.19 Montréal, lundi 18 avril 1977 25 CENTS L’UN renonce au libre choix de la langue d’enseignement par Jean-Claude Picard QUÉBEC — Sous la pressante invitation de son chef, M.Rodrigue Biron et de ses 10 députés, l’Union nationale s’est donnée samedi une nouvelle politique linguistique qui dépasse largement le contenu de son programme officiel et dont certains éléments se rapprochent nettement du projet de Charte linguistique récemment déposé par le gouvernement québécois.Ainsi, et tout en voulant respecter les droits de la minorité anglophone à qui on accole d'ailleurs pour la première fois l’épithète de “collectivité’^, l’Union nationale accordera désormais une plus large place à la langue française dans tous les secteurs de l’activité québécoise et abandonne notamment toute notion de libre choix en matière de langue d’enseignement.Sous ce chapitre, les quelque 400 unionistes réunis samedi, à Québec, dans le cadre d’une journée d’étude spécialement convoquée pour examiner la politique lin- guistique de leur parti, ont en effet décidé d’obliger tous les francophones ainsi que les immigrants non-anglophones à inscrire leurs enfants à l’école française.Seul les enfants de parents anglophones ou encore d’immigrants anglophones auront accès à l’école anglaise.Au cours de la dernière campagne électorale, le chef de l’Union nationale, M.Rodrigue Biron, avait fait de cette question du libre choix en matière de langue d’enseignement l'une des pierres d’assise de la politique linguistique de son parti.Voilà maintenant qu’il l’abandonne au profit d’un meilleur enseignement de la langue anglaise dans les écoles françaises.Il importe par ailleurs de souligner que 1 adoption de cette nouvelle politique linguistique, bien qu’elle n’ait pas donné lieu aux disputes et aux déchirements prévus en certains milieux, a été le fruit d’une procédure d’assemblée pour le moins curieuse et inhabituelle.Ainsi, en vertu de cette procédure, les délégués, dont on avait d’ailleurs limité le nombre à trois comtés dans le but avoué d'éviter une sur-représentation des anglophones, n’ont pu ni présenter de résolutions ni voter sur quoi que ce soit.Tout au plus étaient-ils invites à s’exprimer et à marquer leur approbation par les habituels applaudissements.C’est plutôt M.Biron lui-même qui, après avoir entendu tout au long de la journée les multiples interventions d’une vingtaine de militants tout au plus, a dégagé, en fin d'après-midi et sous les applaudissements nourris de la salle, le consensus qu'il avait cru percevoir chez tous les intervenants.Cette procédure, que personne n’a par ailleurs véritablement contestée, a notamment permis au chef unioniste d’annoncer que son parti abandonnait le libre choix en matière de langue d’enseignement en dépit du fait que de nombreux délégués francophones s'étaient expressément prononcés en faveur de son maintien.Dans son discours de fin de journée, M.Biron a expliqué avoir compris de ces in- terventions que les parents francophones ne désiraient pas vraiment le libre choix mais souhaitaient plutôt que leurs enfants acquièrent une connaissance suffisante de la langue anglaise.Il a affirmé qu’un accroissement qualitatif et quantitatif de l'enseignement de cette langue dans les écoles françaises permettrait de rejoindre cet objectif.Interrogé au cours de la conférence de presse qui a suivi la réunion sur les motifs justifiant l’adoption d’une telle procédure d’assemblée, M.Biron a expliqué que le court laps de temps dont disposaient les délégués — en fait à peine trois ou quatre heures pour couvrir l’ensemble de la question — de même que l’imminence de la discussion de la Charte linguistique sur le parquet de l’Assemblée nationale, Savaient pas permis à son parti de convoquer un veritable congres d'orientation pour discuter à fond de l’attitude à adopter.Il s’est par ailleurs défendu vigoureusement d'avoir donné une interprétation politiquement accommodante de l’attitude des délégués, s'est félicité du consensus obtenu et a défié les autres partis d’en faire autant.Quoi qu’il en soit, ce consensus reprenait en tous points les principes directeurs évoqués par M.Biron dans son discours d’ouverture de cette journée d’étude convoquée dans le but 'M’éclairer le chef du parti et le caucus des députés sur la politique linguistique de l’UN et la conduite à suivre au moment de la discussion du projet de Charte linguistique à l’Assemblée Nationale.Ces principes, a expliqué M.Biron, ont déjà fait l’objet d’une entente au sein de tous les députés et découlent de notre conviction de la nécessité d’élargir le cadre de notre politique linguistique en faveur d’une reconnaissance de la langue française comme “outil privilégié d expression de notre réalité culturelle”.On se souviendra que le programme électoral de l’UN disait clairement “qu’une politique de la langue ne vise pas à régir la culture mais bien l’usage de la langue Voir page 6: L UN - J ?.S#;.: f 10k t ,.,v .- à**# ÎNL' ¦ >> -i'' r .Av- * Selon Vincent Lemieux La Charte risque de provoquer la crise dont le PQ a besoin ¦Hmmmi.Saint-Jean-de-Matha, village natal de Louis Cyr, compte encore parmi ses habitants nombre d’hommes forts qui ont mis leurs biceps à dure épreuve au cours du week-end.Après la traditionnelle souque à la corde, l’homme le plus fort de Saint-Jean-de-Matha, M.Donat Gadoury, âgé de 69 ans, a réussi une fois de plus à pousser une brouette chargée de 1,200 livres de sacs de sable.Mais il a perdu son titre à un plus jeune que lui.qui a réussi à pousser 1,300 livres, mais de justesse.(Photo.Alain Renaud) QUÉBEC — Que ce soit voulu ou non de la part des dirigeants péquistes, la Charte linguistique risque de provoquer “l’état de crise qui leur est absolument indispensable pour gagner le référendum.’’ Voilà l’avis qu'a exprimé au cours du week-end à Quebec, le politicologue Vincent Lemieux alors qu’il participait, à titre d'invité, à la journée d’étude de l’Union nationale sur la question de la lan-gue.M Lemieux, qui enseige au département de Science politique de l'Université Laval, estime en effet que le gouvernement québécois doit nécessairement provoquer un état de grande tension avec Ottawa s’il espère pouvoir gagner le référendum et que la Charte linguistique, récemment déposée par le ministre Camille Laurin, pourrait bien servir cette fin.Il appuie son analyse sur le fait que de nombreux sondages d’opinion ont démontré.dans le passé, qu’en cas de crise majeure entre les deux niveaux de gouvernements, une majorité de Québécois ont toujours appuyé le gouvernement provincial.M.Lemieux en conclut que les dirigeants québécois ont un intérêt stratégique éviaent à provoquer leurs collègues canadiens et à tenir le référendum dans un climat de tension aiguë où Québec et Ottawa apparaîtraient, aux yeux de la population.comme d'irréductibles adversaires.Dans cette perspective, ajoute-t-il, il ne faut pas se surprendre que la Charte linguistique contienne certains éléments extrêmement radicaux qui auraient Le parti de M.Tindemans consolide ses positions BRUXELLES (d’après AFP et Reuter) — Le Parti social-chrétien (centre droite) du premier ministre sortant, M.Léo Tindemans, a consolidé ses positions aux élections législatives qui ont eu lieu hier en Belgique Selon les derniers résultats partiels connus, les sociaux-chrétiens, qui formaient déjà la principale formation politique du parlement, obtiennent près de 40 pour cent des suffrages, soit une progression de 7 pour cent par rapport aux élections de 1974.Le parti de M.Tindemans obtient ses meilleurs scores dans le nord néerlan-dophone du pays.En Wallonie, dans le sud francophone, le Parti socialiste confirme sa solide implantation, tandis qu'il continue de s'effriter en Flandre et surtout |ierd beaucoup de terrain à Bruxelles.au profit du parti linguistique local: le Front des francophones.Le Parti linguistique francophone de Wallonie, le Rassemblement wallon, qui est à l'origine de la crise gouvernementale.s'est effondré, perdant notamment à Liège, un de ses fiefs, plus de la moitié de ses voix.Le Parti libéral wallon, qui bénéficiait depuis quelques mois de l'apport des transfuges du Rassemblement wallon a nettement progressé.A Liège, il recueille 25 pour cent des voix.Ce qui en fait le second parti de la métropole industrielle de la Belgique après le Parti socialiste.Alors que M.Tindemans et le Parti démocrate-chrétien progressent sensiblement en Flandre, le Parti libéral flamand, mené par le ministre des finances M.Willy de Clercq, semble en perte de vitesse Enfin, le parti linguistique extrémiste flamand, la Volksunie, maintient à peu près ses positions.Sur la base de ces premiers résulUts, M.Léo Tindemans se succéderait à lui-même à la tète du gouvernement belge.M.Tindemans s'est déjà déclaré, avant les élections, en faveur d'une coalition tripartite.rassemblant les démochrétiens, les socialistes et les libéraux Toutefois, les socialistes redoutent de s'associer aux libéraux qui sont très conservateurs sur le plan économique et social En conséquence.les négociations qui s'ouvriront au lendemain de ces élections seront longues et difficiles, alors que la crise économique et les difficultés linguistiques pèsent sur la vie politique du pays Si M.Tindemans se résout à une simple reconduction de sa formation ac- tuelle (démo-chrétiens et libéraux), on aboutira à une sous-représentation de la Wallonie et de Bruxelles.Les observateurs estiment qu’il devra plus vraisemblablement envisager la mise sur pied d’une grande coalition avec les socialistes, comme ce fut le cas souvent depuis 1945.Mais, les résultats de la consultation ne vont pas faciliter les tractations délicates entre les grands partis traditionnels.Le vote est obligatoire en Belgique et les quelque sût millions d'électeurs se sont pressés toute la matinée dans les bureaux de vote, ouverts de 8 h à 13 h seulement.Dans le dernier Parlement, les sociaux-chrétiens détenaient 72 des 212 sièges de la Chambre des représentants - chambre basse - contre 59 aux socialistes et 30 aux libéraux.Les résultats définitifs de ces onzièmes élections législatives d'après-guerre en Belgique seront probablement connus aujourd'hui au début de l'après-midi.“Je suis prêt à redevenir premier ministre.nous n'avons pas été désavoués, ” a déclaré hier soir à la télévision belge, M Tindemans.“Dans ces élections, l'économique et le social ont joué un rôle prépondérant Les questions communautaires n'ont pourtant pas été oubliées, mais les électeurs belges n’ont pas voté pour l’extrémisme,’ a poursuivi M.Tindemans.“Je souhaite qu'une majorité stable se dégage de ce nouveau parlement Mais il faut d’abord examiner les chiffres II faut en connaître toutes les possibilités avant de développer une strategie politique”, a conclu le premier ministre.Le gouvernement sortant de M.Tindemans se réunira ce matin et présentera ensuite sa démission au roi, comme l'exige la tradition, après des élections générales.a déclaré M Joseph Michel, ministre de l'Intérieur hier soir.Le ministre a ajouté que les négociations pour la formation au nouveau gouvernement commenceront aussitôt après.Pour le premier ministre belge, c'est un vote de confiance pur et simple que les électeurs lui ont accordé.Les socialistes, parti d'opposition, sont la seule autre formation à avoir mieux figuré qu'aux dernières élections Ils réaliseront probablement un gain d'un siège.De [’avis de M Willy Claes, coresident du Parti, celui-ci a fait assez nne figure pour être envisagé comme partenaire d'une coalition Les libéraux, qui participent à la coali- tion sortante, ont perdu du terrain dans les Flandres, mais ils ont compensé cette perte en Wallonie Leur situation à la Chambre demeurera inchangée, avec trente-trois sièges Nombre d’observateurs pensent que M Tindemans tentera de former une grande coalition avec libéraux et socialistes, mais il s’est refusé hier soir à toute précision sur ses projets à cet égard Pareille coalition rallierait une majorité suffisante au Parlement pour faire adopter les législations propres à aplanir les difficultés économiques actuelles de la Belgique et à faciliter la mise en oeuvre du programme de dévolution prévoyant un surcroît d'autonomie pour les différentes régions: Flandres.Wallonie et Bruxelles Selon M.Tindemans.la consultation populaire a montré que la préoccupation première de l'électeur est la situation économique (le taux de chômage est de huit pour cent, l'un des plus élevés de la CEE) plutôt que la question de la dévolution Cette analyse semble corroborée par les résultats obtenus par les partis fédéralistes dans les Flandres et en Wallonie Le Yorksunle (néerlandophone) a perdu deux sièges, et le Rassemblement Wallon, sept.expressément pour but de provoquer les dirigeants canadiens.Au nombre de ces éléments, le politicologue n’en retient que deux pour l'instant: d’abord, les dispositions visant à abolir le caractère constitutionnel des prescriptions de l’article 133 de l’AANB au chapitre de la langue de l’administra-Voir page 6: Lemieux Laurin exige des arguments solides par Rodolphe Morissette “Qu'on nous apporte des arguments solides pour rejeter le Livre blanc; alors — mais alors seulement on bougera.Mais on ne nous a pas encore présenté de tels arguments’’, a dit et répété au cours du week-end le ministre d’Etat au Développement culturel, M.Camille Laurin, lors de sa tournée de présentation du Livre blanc Vendredi soir, vers 18 h 45.Le Dr Laurin entre seul dans la cafétéria de Radio-Canada.rue Dorchester.Rejoignant ensuite quelques connaissances de la Maison.attablées à quelques pas de là, M.Laurin s'approche d'eux en disant, rieur: “Je viens me faire engueuler par les anglophones .” Une heure après, en effet.on procédait, au studio 46.à l'enregistrement de l'émission "Quebec Report ”, qui devait passer le lendemain sur les ondes de CBMT.Tout ce week-end et jusqu’à ce soir, M.Laurin s'adresse en anglais à des auditoires non francophones : a quelque 400 personnes convoquées samedi soir à l auaito-rium Frank Dawson de l'Université McGill par le jeune mouvement dénommé “Participation Québec’’.Dimanche midi, M Laurin a participé à une ligne ouverte à la station de radio CFCF.Hier soir, il rencontrait la Fédération des parents grecs Aujourd’hui, enfin, le ministre participe à une ligne ouverte au réseau anglais de Radio-Canada (CBM.à 12 h 30).C'est avec un flegme remarquable, voire désarmant, que M.Laurin a affronté les questions des journalistes qui l’ont interrogé pendant l'émission "Quebec Report .Insistant à plusieurs reprises sur le fait que le gouvernement reste ouvert au dialogue sur le Livre blanc, M.Laurin a noté que de sérieux arguments seraient nécessaires pour modifier la législation envisagée, notamment au cha-Voir page 6: Laurin GROS LOT MINIMUM $100,000.00 VENDREDI NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L'ORDRE 3 I 13 I 15 I 30 I 32 I 33 TIRAGE: 703 VENDREDM5 AVRIL 1977 6 SUR 6 NOMBRE DE GAGNANTS PRIX 202,545.50 5 SUR 6 50 1,845.80 4 SUR 6 2933 87.40 5 SUR 6* 1 61,527.30 NO COMPLÉMENTAIRE I ^ SÈR1E 42 Séries émises - 90.000 chacune S’APPLIQUANT SEULEMENT AU 5 SUR 6 * CK Vanta» tolalt» oo SÉRIE NUMÉRO PRIX 27 30271 ‘50.000 ie 63108 '50,000 3 01510 '50000 37 44103 *50.000 GtSMNIS rossmus NuMtHOS SANS StAlE PRIX 39271 164 63198 '1.000 91510 44193 14952 271 198 ‘25 510 193 2 • Le Devoir, lundi 18 avril 1977 La chasse aux phoques aux îles-de-la-Madeleine 2) Réhabiliter la chasse dans l’opinion mondiale HAVRE-AUX-MAISONS (Iles-de-la-Madeleine) — La saison de chasse aux phoques du Groenland 1977 a été marquée par une augmentation significative des quotas de capture (de 139,000 à 170,000 têtes) et par une recrudescence _ non moins significative de la campagne de s protestation contre cette chasse, i Inspirée par le souci de maintenir une balance écologique viable entre les diffé-L rentes ressources biologiques de l’Atlanti-«que Nord-Ouest (les phooues sont de gros .prédateurs de poisson, dont ils consom- ment annuellement plus d’une tonne per ^capita), la décision du ministre des Pêcheries, M.Roméo LeBlanc, de hausser les quotas de capture et de rouvrir la ¦ chasse par gros bateaux phoquiers à l’intérieur du Golfe Saint-Laurent, marque *.un tournant décisif dans l’histoire de la : chasse aux phoques.Après une période de valse-hésitation de près de 12 ans et des investissements de plusieurs centaines de millions de dollars pour la recherche ___par.Po! Chantraine collaboration spéciale scientifique sur les “loups-marins”, le gouvernement canadien semble s’être enfin rangé du côté des chasseurs.Malheureusement, la décision de M.LeBlanc est tombée dans une opinion publique mondiale généralement peu encliiK à la recevoir, et elle a fourni aux adversaires de la chasse aux phoques (des gens qui se disent “écologistes” mais qui excluent l’être humain et la lutte naturelle entre les espèces pour la survie de leur écologie; d'autres, style madame Bardot, qui ne font que transposer leurs frustrations émotives personnelles sur les “bébés” phoques; d’autres encore, qui ne sont que des profiteurs en quête de publicité facile), elle a fourni à tous ces grands défenseurs de la “nature” une occasion merveilleuse de se hisser de nouveau à l’avant-scène de l’actualité et d'exacerber la sensiblerie de millions d’individus en vue de faire abolir le “massacre”.Et leur stratégie a fonctionné, à merveille! La France et la Belgique s’apprêtent, si ce n’est déjà fait, à passer une législation visant à interdire l’importation de fourrures de phoques, et le Congrès américain a été saisi d’une résolution dans le même sens.Finalement, l’augmentation des quotas de capture, alliée au boycottage de la fourrure de phoques qu’elle a déclenché, risque de nuire en premier chef aux chasseurs, car les pelletiers ne manqueront pas d’invoquer l’augmentation de leurs inventaires et la diminution du marché pour faire tomber le prix des peaux.Déjà, celui-ci a dégringolé de façon spectaculaire dans plusieurs encans européens.La solution?Elle consiste d’abord à réhabiliter la chasse aux phoques dans l'opi- nion publique internationale, et ensuite a bâtir une industrie ou un artisanat de la fourrure naturelle — et non artificielle, comme le voudrait l’indicible Franz Weber — dans les communautés où se chasse le phoque.Pour les chasseurs, cette réhabilitation passe par la mise en échec de la campagne de propagande contre la chasse, mise en écnec physique, si nécessaire, et par la diffusion d informations objectives sur la chasse dans les pays où cette activité est la plus décriée.Depuis deux ans, les autorités gouvernementales tentent de mettre des bâtons dans les roues des détracteurs de la chasse aux phoques en sévissant avec rigueur contre toutes les infractions aux règlements de la chasse commises par Çreen Peace ou le Fonds International pour la Protection des Animaux, particulièrement en ce qui a trait au survol du troupeau à une altitude inférieure à 2,000 pieds et à l'atterrisage d’aéronefs à moins d’un demi mille marin d’un phoque.Mais les chasseurs estiment qu’il faut aller plus loin, et expulser purement et simplement les ennemis de la chasse des endroits où celle-ci se pratique.Aux Ilés-de-la-Madeleine, suite à l’“ostracisation” de Brian Davies, l’Association des chasseurs de loups-marins s'apprête à faire une demande au Conseil de Comté afin qu’il déclare “personna non grata” sur le territoire de l’archipel toute personne qui voudrait y séjourner, pendant la saison de la chasse dans le but de lui nuire.A Saint-Anthony (T.-N.),où les chasseurs n’ont pas réussi à se débarrasser de la présence de ce même Brian Davies — un détachement d'une centaine d'agents de la G.R.C.a été dépêché sur les lieux afin d'assurer sa protection, ce qui a dû faire regretter à plusieurs de s’être joints à la Confédération canadienne en 1949! —, il faut également s’attendre à ce que l’Association des pécheurs, dirigée par M.Roy Pilgrim, exerce des pressions auprès des autorités locales dans le but d’obtenir une législation similaire.Dans un deuxième temps, les deux Associations feront des pressions auprès du ministère fédéral de l’Environnement pour qu’il intensifie sa campagne de ublicité sur la chasse en Europe.Au dé-_ut de l'hiver, plusieurs biologistes, dont le Dr Keith Ronald, doyen de la faculté de biologie de l’Universite de Guelph, et les Dr D.E.Mercer et Paul Montreuil, d’En-vironnement Canada, ont participe à des débats télévisés en Europe pour présenter surtout l'aspect écologique de la chasse.Il faudrait maintenant, selon ces Associations, que des chasseurs puissent participer à des débats semblables afin de souligner l'aspect culturel et humain de cette activité.E1 (À suivre) René Dubos_________________________________________________ La médecine trop scientifique a perdu ses valeurs humaines par Marie Laurier , C’est devant un auditoire hélas fort clairsemé que le célèbre microbiologiste français René Dubos, conférencier d’honneur au premier congrès de la Fédération .des médecins internes et résidents du Québec, a exprimé vendredi soir sa pensée sur la médecine moderne.Une cinquantaine de professionnels tout au plus sur les 2,100 membres de la fédération ont assisté à cette causerie qui était pourtant le clou de ces assises et dont la thématique “Médecins à vie, maintenant ou jamais" invitait pourtant à une réflexion en profondeur à laquelle les conviait un professeur de renommée internationale.Sur-i tout à l'heure où l’on s’interroge sur les moyens d humaniser la médecine.Mais les participants assidus au congrès auront au moins appris que les travaux et • les études de Rene Dubos, de l'Université ! Rockfeller de New York, l'ont conduit, lui, à croire que la médecine, en devenant trop scientifioue, a perdu une grande partie de ses valeurs humaines.Rappelons qu’il a exposé cette idée dans un livre -aru en 1974 sous le titre “Choisir d’être et qui constitue pour ainsi dire F h umam une sorte de testament d’une longue et fructueuse carrière consacrée à la recherche en biologie.Sa thèse repose sur un postulat fort simple et vérifiable; la medecine n’est vraiment efficace oue dans le cas des maladies pour lesquelles il existe des techniques vraiment scientifiques de prévention ou de traitement basées sur une connaissance exacte de la pathogénèse (vaccins, drogues curatives, simples opérations chirurgicales).Si bien qu un grand pourcentage des malades qui croient avoir besoin de soins médicaux, ne souffrent en réalité que de malaises ou de maladies qui se termineraient spontanément, sans traitement.Le professeur Dubos qui décrit la maladie comme étant "une perte de la liberté" demandant une intervention rapide et même impersonnelle en fonction, il le répète, d une connaissance précise de la cause déterminante, rappelle oue “tout le reste est du bavardage'?Il admet toutefois que cette attitude ne satisfait pas les désirs créés par l'immense tradition de la médecine ancienne en grande partie basée sur l'effet psychologique qu'exerçait la présence du médecin.“Il est évident, dit-il, que dans beaucoup de cas où la guérison n'est pas possible, la médecine peut néanmoins aider le malade soit par des traitements purement symptomatiques, soit en conseillant un mode de vie compatible avec certaines insuffisances physiologiques.” Il s'agit là, selon lui, d’un des rôles les plus importants du médecins à se rappeler que leur rôle social est avant tout “d’aider le malade à vivre avec sa maladie” et d’en diminuer les symptômes dans la mesure du possible.Dans son analyse des origines sociales de la recherche médicale, le professeur Dubos accorde une place de choix au phénomène millénaire de “la foi qui guérit” qu'il considère comme une sorte de médecine parallèle ou miraculeuse exercée par des groupes de guérisseurs.Ces derniers fondent alors leur action sur d’anciennes pratiques orientales et indiennes, sur des formes ésotériques de méditation ou de nutrition, et sur d’innombrables influences psychiques ou religieuses telles que celles fondées sur la foi et la prière.Et en dépit du raffinement de la science moderne, ce n'est pas pour rien Chemise* “Paul D Avril” Chemises “Paul D Avril” Chemises “Opec* Costumes Quasar 2 pcs GRAND CHOIX /VILLE RIVE DE COSTUMES VENTE DE 30°o À 70°o GAUCHE-DEUXIÈME ÉTAGE DES NOUVEAUTÉS ARRIVENT TOUS LES JOURS HAUTE COUTURE ÉLÉGANT-MADAME - TROISIÈME ÉTAGE Des spéciaux arrivent tous les jours 1254 ouest, rue Sainte-Catherine Acceptons Chargea et Master Charge et les importantes cartes d* crédit que l'on assiste ces dernières années à un retour en force au recours de techniques paramédicales qui semblent n’avoir aucun rapport avec la médecine officielle, que ce soit la méditation transcendantale, le yoga, le spiritisme, les sciences occultes, la divination, etc.Citant Sir William Osler qui commença sa carrière médicale à Montréal et qui devint avant 1900 le plus célèbre médecin du monde occidental, aux Etats-Unis et en Angleterre, le professeur Dubois souligne qu’il devait ses succès comme guérisseur à l’atmosphère de confiance qu’il créait autour de ses malades.Cet homme était convaincu qu'un grand pourcentage des guérisons qu’il avait observées étaient la conséquence de la foi que les malades avaient en lui et de leur réponse psychologique à l'atmosphère humaine qui existait dans ses services hospitaliers, notamment celui de Baltimore qu’il se plaisait à nommer en plaisantant “La foi en Saint-Johns Hopkins ", Osler, rappelle son disciple, créait le même genre de miracles medicaux observés en Grèce dans les temples d'Esculape et plus près de nous à Lourdes ou à Sainte-Anne-de-Beaupré.“Sous une forme ou sous une autre, soutient René Dubos, la foi qui guérit est souvent une réalité, même si les détails de ses modalités biologiques nous échappent encore.” Pourtant, a poursuivi le conférencier, la recherche medicale officielle s’est jusqu’ici presque refusée à admettre que des phénomènes tels que l’auto-suggestion, la “foi qui guérit" et d’autres méthodes thérapeutiques d’un caractère plus ou moins mystique sont un aspect legitime de la science:” Cependant, l’on peut prédire que l’intensité de la confiance accordée par le grand public aux guérisseurs qui fonctionnent en dehors de la médecine officielle et traditionnelle, forcera bientôt les écoles de médecine et les instituts de recherche à s’intéresser d’une façon plus active aux mécanismes des relations réciproques entre l’esprit et le corps.Et par conséquent, aux possibilités thérapeutiques de ces mécanismes."Quant à moi, conclut le professeur Dubos, j’y vois une ouverture énorme pour la medecine de l’avenir.” (RIVE GAUCHE NOTRE GRANDE VENTE BAT SON PLEIN BOUTIQUE POUR HOMMES — PREMIER ÉTAGE La rénovation urbaine: une priorité pour Jean Drapeau Le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, ne mijote plus de grand projet, si ce n’est de s'occuper dorénavant de rénovation urbaine.Interviewé en fin de semaine sur les ondes d’une station de radio anglaise de Montréal, M.Drapeau a explique qu'une des priorités de son administration municipale pour l’année budgétaire 1977-78 serait la rénovation urbaine, secteur que ses adversaires politiques lui reprochent d'avoir négligé dans le passé.Les revenus du tourisme dimimuent OTTAWA (PC) — Au point de vue touristique.le Canada a subi un déficit de $1.19 milliard en 1976, comparativement à $727 millions en 1975.Statistique Canada précise que les Canadiens avaient dépensé $3.12 milliards à l'étranger, mais que les visiteurs au Canada n'avaient dépensé que $1.93 milliard.Le nombre des touristes américains a diminué, mais celui des autres pays a augmenté surtout à cause des Jeux olympiques de Montréal.De l'argent dépensé par les Canadiens à l'étranger.$196 milhard ont été aux Etats-Unis (23 pour cent de plus qu’en 1975) et $1.16 milliard ailleurs (22 pour cen» de plus qu’en 1975).Avec l’aide du gouvernement, estime M.Drapeau, il serait possible de rénover Quelque 4,000 logements par an.La ville e Montréal n’a inscrit que quatre millions de dollars au chapitre de la rénovation dans son récent budget, mais, a souligné M.Drapeau il n’y a pas que la ville d'impliquée dans le financement de la rénovation: les propriétaires eux-mêmes sont appelés à contribuer.Grâce à des subventions provenant d’autres paliers du gouvernement, poursuit M.Drapeau, il serait possible de consacrer de $25 à $30 millions à la rénovation.Interrogé sur le budget de la ville qui comprend cette année une “taxe spéciale olympique”-qui doit permettre le remboursement par Montréal de sa dette olympique de $215 millions, M.Drapeau ne s'est pas étonné qu elle ait été critiquée par ses adversaires politiques.Jamais un parti d'opposition n'a commenté favorablement un budget, a-t-il souligné, et il est normal que cela se produise dans ce cas.Nos adversaires ont toujours été prompts à critiquer nos projets, telles sont les règles du jeu.Cela ne veut pas dire que notre budget n'est pas bon.Bérubé: projet d’un nouveau ministère ¦e qu naturelles, M.Yves Bérubé, vient d'annoncer son intention de proposer au gouvernement la création d un nouveau ministère regroupant les secteurs des terres, de l'eau et de l'environnement.Invité à prendre la parole devant les délégués au congrès de l'Association québécoise des techniques de l’eau, M.Bérubé a précisé que ce projet de nouveau ministère avait été ébauché avec son collègue titulaire de l'Environnement, M.Marcel Léger.Le nouveau ministère consacrera, a-t-il expliqué, l'existence et le rôle d’un gestionnaire du domaine public foncier, de même que ceux d'un gestionnaire de l’eau.Il réunirait l'actuelle Direction générale du domaine territorial du ministère des Terres et forêts, l'actuelle Direction générale des eaux du ministère des Richesses naturelles et les services de protection de l'environnement.Vancouver A 7h30, prenez noire vol Montréal-Toronto, et là, profitez de notre excellente correspondance 747 sans escale vers Vancouver.3 autres vols directs pir jourile Montréal.'•••••.•••H* .a4*1 ^ous mène en haut CP Air » UE DEVOIR Page 3 Montréal, lundi 18 avril 1977 PERSONNEL pour postes PERMANENTS et TEMPORAIRES Domaines : technique - administratif 1010 O.rue Ste-Catherine, suite 624 Montréal, Qué.H3B 3R5 - Tél.: (514) 875-5096 Cri d’alarme au congrès de l’APFQ Les producteurs de films menacés de disparaître par Jean- Pierre Tadros QUÉBEC — S’il fallait encore faire la preuve que notre cinéma se porte toujours au plus mal, le congrès des producteurs de films vient de nous la donner.Car c’est un véritable cri d’alarme que les membres de l’Association des producteurs de films du Québec (APFQ) n’ont cessé de lancer pendant les deux jours qu'aura duré leur congrès annuel qui s’est terminé hier à Québec.En fait, si l’on en juge par les différentes interventions des producteurs, leur avenir dans cette province serait littéralement menacé.Il y a, tout d’abord, le ministère du Revenu du Québec qui serait en train d’étouffer les productions québécoises en allant percevoir (rétroactivement) des taxes dont les producteurs sè pensaient exempts, et enlever aussi les maigres avantages fiscaux dont ces productions pouvaient se prévaloir.Et puis, il y a la presse (surtout toron-toise) qui, par son attitude négative face aux récentes et fort nombreuses coproductions dont ont pu bénéficier les producteurs québécois et canadiens, serait sur le point de mettre à terre.et les coproductions et l’industrie cinématographique.C’est du moins ce que nous ont affirmé plusieurs producteurs.Enfin, il y a eu la déclaration du ministre des Communications, M.Louis O’Neill, qui n’a pas arrangé les choses.Celui-ci allait en effet déclarer au dîner d’ouverture du congrès, qu’il était “loin d'ètre convaincu que l’implantation de la télévision payante au Québec soit souhaitable”.Or, comme nous l’indiquions dans notre édition du samedi, l’avènement de la télévision pavante est non seulement souhaitée par certains producteurs, mais ils seraient déjà en train de mettre en place son infrastructure.On comprendra que cette déclaration du ministre ait absolument déplu à plusieurs.Toutes ces raisons et quelques autres, comme l’attitude de Radio-Canada face aux productions québécoises de l’industrie privée, font que rien ne va vraiment plus pour les producteurs de films au Québec.La présidente sortante de l’APFQ, Mme Aimée Danis, allait d’ailleurs avoir la franchise de le déclarer dès le dîner d’ouverture du congrès.Faisant un bilan sommaire de Tannée écoulée, elle allait laconiquement déclarer que les bonnes nouvelles sont rares.Ainsi, dira-t-elle, “cette année, Montréal et le Québec ont définitivement cessé d’être le centre de production cinématographique du pays”.Pour Mme Danis, ce centre cinématographique est maintenant nettement installé à Toronto.Et pour elle, les producteurs québécois sont loin d’en etre coupables.“Malgré la qualité comparable des services que nous offrons, indique la présidente de l’APFQ, les publicitaires ont continué de produire à Toronto, même en français.Cela permet à leurs clients de jouir d’un mode de taxe de vente allégée comme celui dont ils jous-sent déjà depuis longtemps au fédéral.Depuis plus de trois ans, nous essayons de sensibiliser le gouvernement du Québec à cette situation, mais rien ne se fait.Après avoir payé la taxe de vente sur tous les éléments qui contribuent à la production d’un film, il nous faut encore facturer 8% de vente sur le plein montant de la production.En d’autres mots, à Toronto le client paie pour un film de $50,000, $4,000 de moins qu’au Québec!” En matière de longs métrages, “le ministère fédéral du Revenu a accepté des programmes d’amortissement accéléré qui permettent aux bénéficiaires de contrebalancer par des avantages fiscaux le risque exceptionnel qu’ils prennent”.Le ministère québécois du Revenu refuserait cependant de “regarder du même oeil les investisseurs honnêtes attirés par des avantages fiscaux destinés à favoriser la production”.Mme Aimée Danis reconnaît cependant que cette attitude négative du ministère québécois du Revenu n’est pas la seule cause du fléchissement de la production du long métrage.“Déçus par certains échecs, inquiets de la désaffection du public pour les films québécois, attendant aussi le coup de pouce du Québec promis et même chiffré à $4 millions annuellement; déçus et inquiets donc, investisseurs et producteurs ont beaucoup ralenti leurs efforts et il ne s’est produit dans les 12 derniers mois que très peu de longs métrages.Pendant ce temps, à Toronto et au Canada anglais, ça bougeait.et on produisait, souvent avec nos réalisateurs et nos techniciens!” On comprend donc la gravité de la si- tuation; on comprend aussi que le discours du ministre ait été reçu avec froideur (aucune question ne lui sera posée à la fin, comme on avait invité l’assistance à le faire), et même avec une certaine irritation.L’avenir du Bureau de surveillance du cinéma, de la Cinémathèque nationale, même celui du doublage des films, intéressent de façon fort lointaine des producteurs de plus en plus menacés.Il reste cependant un voeu, clairement exprimé par la présidente de TAPFQ.Et c’est que l’Institut québécois du cinéma devienne véritablement le conseiller du ministère des Communications en matière cinématographique.“Il y a au conseil de cet Institut des représentants des techniciens, des créateurs, des distributeurs, des exploitants de salle et des producteurs, en plus des représentants du public-consommateur.Que peut-on demander de plus?” Et Mme Aimée Danis ajoute: “Nous savons tous, monsieur le ministre, que le parti politique auquel vous adhérez n’a pas cessé depuis ses débuts de prôner une véritable consultation, et vous devez sûrement vous féliciter d’être l’un des rares ministres à pouvoir compter sur les recommandations d’un organisme absolument représentatif de notre industrie du film.” Voilà donc une perche bien tendue! Que va-t-il maintenant se passer?Le sous-ministre des Communications, M.Gérard Frigon, a promis d'organiser dans les plus brefs délais une rencontre entre M.O'Neill et son collègue des Finances, M.Jacques Parizeau, afin de discuteriies problèmes fiscaux touchant les producteurs de films.Il a d’autre part reconnu que son ministère avait un dossier, remis par TAPFQ depuis un an, sur ces problèmes de fiscalité: “Nous avons le dossier depuis un an, mais quelqu’un s’est assis dessus et n’a rien fait; qu est-ce que vous voulez que je vous dise de plus?” Lors de l’atelier sur la fiscalité, M.Gérard Frigon, entouré de deux fonctionnaires du Revenu “venus s’informer”, allait reconnaître que si les mesures fiscales n’étaient pas assouplies, et si la rétroactivité de ces m'èsures n’était pas éliminée, son ministère serait peut-être obligé de subventionner l’industrie du film.pour qu’elle puisse payer ses taxes! La solution a fait sourire tout le monde, mais y en a-t-il d'autres?Les producteurs ont finalement très peu parlé de la télévision payante.Un atelier, samedi après-midi, avait été pourtant retenu pour débattre de la question.Les propos du ministre la veille, l’article du DEVOIR paru le matin même et annonçant l’association de quatre des producteurs présents avec un groupe de câblodistributeurs pour la mise en marche de cette télévision payante, ont considérablement ralenti Tardeur des débats.Un comité sera donc formé pour étudier la question de la participation de TAPFQ aux audiences du CRTC, prévues pour le 30 mai.Le problème des coproductions a été longuement débattu, et on en trouvera un compte rendu ailleurs.Et TAPFQ a profité de son congrès pour rendre public le Les militants de l’UN et la politique linguistique La majorité était favorable au statu quo mémoire qu elle vient de soumettre au Secrétaire d’Etat sur ses relations avec la société Radio-Canada.Humblement, les producteurs notent dans ce mémoire: “Nous frajppons à votre porte plutôt qu’à celle de Radio-Canada parce que votre ministère connaît mieux que la Société les énormes problèmes qui confrontent l’industrie canadienne du film et parce que nous avons toujours trouvé chez vous une oreille plus attentive.” Après avoir longuement démontré la “place ultra-réduite des productions canadiennes dans les 2,600 heures de programmation de Radio-Canada”, les producteurs font au Secrétaire d'Etat une série de recommandations.Parmi celles-ci, naturellement, on retrouve le voeu de voir “Radio-Canada établir une politique cohérente d’achat d’émissions canadiennes produites par l’entreprise privée”.En conséquence, les producteurs demandent que la Société consacre “à cette fin une portion beaucoup plus importante de son budget”.Les perspectives sont donc plutôt sombres pour les producteurs de films du Québec.Une lueur d’espoir cependant: TInstitut québécois du cinéma.Et M.Rock Demers, son président, est venu assurer les producteurs que cet Institut et ses membres étaient prêts à relever le défi de remettre sur pied l’industrie québécoise du cinéma.Un nouvel exécutif a été nommé à la fin du congrès.Il se compose de Denis Hé-roux, président; Louise Ranger, vice-président; André Collette, secrétaire-trésorier; François Champagne, Pierre Valcour.François Floquet et Gaston Cousineau, directeurs.par Jean-Claude Picard QUÉBEC — Même si M.Rodrigue Biron a cru déceler chez ses troupes le désir explicite de modifier le programme de leur parti en faveur d’une plus grande affirmation de la langue française, il reste que la très grande majorité de ceux qui ont participe, samedi, à la journée d’étude de TUnion nationale sur la politique linguistique, semblaient plutôt favorables au statu quo.En fait, même si on leur avait refusé tout d’abord de présenter des résolutions ou encore de voter, les quelque 300 participants à Tatelier portant sur cette question, se partageaient très nettement en deux clans: un premier, largement majoritaire en faveur d’une reconduction pure et simple du programme du parti et un second, tout à fait minoritaire, en faveur de changements d’importance.Meme si chacun des deux groupes était représenté aux micros de manière à peu près égale, tous pouvaient facilement remarquer que les interventions des délégués anglophones, allophone et de tout autre partisan du statu quo étaient applaudies à tout rompre tandis que la salle accueillait très timidement, et quelquefois dans le silence le plus complet, celles des défenseurs de l’affirmation française.Au chapitre de la popularité, c’est d’ailleurs l'historien Robert Rumilly, dont la renaissance semble aller de pair avec celle de TUnion Nationale, qui a reçu la claque la plus impressionnante.Or, M.Rumilly, qui était le premier à intervenir sur cette question, a prié les dirigeants de TUnion nationale "de ne pas devier, dans les grandes lignes, des directives adoptées aux assises d’octobre 1976” et qui constituent la trame du programme électoral du parti sur cette question.’’Une déviation grave ne serait pas justifiée et ferait péroré toute crédibilité'*, a ajouté M.Rumilly en précisant que le parti devait conserver le libre choix en matière de la langue d’enseignement pour tous les citoyens résidant au Canada au moment de l'adoption de la Charte linguistique.Cette attitude a été reprise par plusieurs intervenants qui ont tous souligné la nécessité de s’en tenir au programme du parti, en affirmant que c’est grâce à ce programme que TUN a pu augmenter considérablement son pourcentage du vote populaire aux dernières élections.Ainsi, plusieurs ont soutenu qu’il était important de conserver le libre choix de la langue d'enseignement afin de permettre aux francophones d’acquérir la connaissance indispensable de la langue anglaise.Un néo-québécois d’origine ukrainienne, M.Steve Olynik, a interpellé M.Biron en ces termes: “Vous nous avez fait venir ici pour obtenir des éclaircissements sur la politique linguistique.Or, les réponses, elles sont toutes contenues dans le programme de TUN.” D’autres sont même allés plus loin, déplorant notamment qu’on perde du temps à discuter de cette question de la langue alors que les vrais problèmes sont ailleurs.Un délégué eçt allé jusqu’à dire, sous les applaudissements nourris de la salle que “le problème linguistique avait été créé par des frustrés et des complexés".Bref, l’opinion générale était très nettement en faveur du maintien du programme du parti et même dans certains cas.d’un élargissement de la place de la langue anglaise afin “de ne pas perdre les investissements, les emplois, les possibilités d’avancement et pour re- connaître, somme toute, que le Québec n est qu’un petit ilôt en Amérique du Nord.” A l'inverse, quelques braves ont osé défier la salle et soutenir l’opinion contraire.Quelques-uns ont timidement suggéré que TUnion nationale revienne à ses origines nationalistes tandis que d'autres, nettement plus audacieux, sont allés jusqu’à appuyer ouvertement le projet de Charte linguistique.Un ancien candidat unioniste, M.Joseph-Léopold Gagné, a soutenu, sous une majorité de regards réprobateurs sinon franchement scandalisés, que TUN devait appuyer le projet du gouvernement péquiste non seulement parce qu’il était Le Livre blanc est coercitif mais pas diabolique (Patterson) “Il est difficile de s’empêcher de parler de la nature coercitive de certains aspects du Livre blanc sur la politique linguistique.Mais j’estime que nous (anglophones) devrions cesser de le qualifier de "rÔnrAfisif** of /4a "rliohnlisiilA" •répressif” et de "diabolique Telle est la déclaration qu'a faite hier midi sur les ondes de la station radio CFCF M.Alex Patterson, avocat de Montréal et co-président du Positive Action Committee.Ce comité est formé d’avocats, d'enseignants, d'hommes d’affaires et de parents qui ont des enfants à Té-cole.Son objectif est de participer activement au débat sur la politique linguistique proposée par le gouvernement Lévesque.“Je n'ai jamais vu, au cours de mes 20 années de pratique du droit, quelqu'un persuader un juge ou un avocat ou'il a raison et que l'autre a tort à force d'affirmer que ce dernier est un lunatique, un fou ou un dictateur.” a dit M.Patterson.L’avocat montréalais a souhaité que certaines parties du Livre blanc soient retravaillées, et que certains passages disparaissent, mais le ton des demandes en ce sens, a-t-il ajouté, doit être raisonnable et modéré.Un peu auparavant, au cours de la même émission ("In Conversation”), M.Camille Laurin, ministre du Développement culturel et grand architecte du projet de Charte du français, a incité les anglophones à lire attentivement le Livre blanc et d’essayer d'en comprendre le contexte avant de s'alarmer."J’ai souvent l'impression que certains porte-parole pourtant éminents ne Tont même pas lu et n’en parlent que par oui-dire." Selon M.Patterson, les deux aspects du Livre blanc qui font le plus peur aux anglo-Québécois sont ceux portant sur la langue d'enseignement et des affaires.Si le chapitre sur la langue d'enseignement prenait force de loi dans sa forme actuelle, a-t-il dit, c’en serait fini du système scolaire anglais à l'élémentaire et au secondaire.Puis le reste s’ensuivrait.Si.d'autre part, le monde des affaires ne n’oppose pas d'oublie à l'esprit de la législation projetée à son sujet, elle ne prise guère cependant, son caractère positif.M.Patterson a conclu son intervention en souhaitant que ses frères anglophones prennent conscience, pendant les auditions en commission parlementaire, de l'altitude intransigeante qu'ils ont pu avoir dans le passe, mais parralèlement.que le gouvernement admette que la politique proposée va trop loin à certains égards.valable mais surtout parce que son adoption permettra d’éviter l’indépendance.Mal lui en prit puisqu’un peu plus tard au cours de la reunion, une majorité de délégués, Maurice Bellemare à leur tête, ont tenté, pour des raisons de respect de la démocratie, de lui interdire de prendre la parole à plus d’une reprise.Un jeune délégué du comté de Drummond a de plus demandé en vain aux participants de retirer à la langue anglaise son caractère d’officialité.Il désirait, a-t-il expliqué, que son parti aille aussi loin que libéraux et péquistes en cette matière et prédisait qu'à défaut de Tadoption d une telle mesure, non seulement l’UN demeurerait-elle éternellement le parti de la troisième voie mais qu elle deviendrait très rapidement celui du troisième âge.En somme, seulement quelques délégués.au maximum 20% de la salle, semblaient souhaiter quelques changements.Et pourtant, a annoncé M.Rodrigue Biron à la fin de la journée, ces changements, sans être aussi radicaux que quelques-uns désiraient qu'ils soient, auront lieu.Il est à se demander cependant si les délégués au prochain congrès général du parti ratifieront ces modifications et si le “consensus" dont se félicitait M.Biron au sortir de cette journée tiendra très longtemps.# La Chambre de commerce de Montreal Déjeuner-causerie hebdomadaire LE LUNDI, 18 AVRIL 1977 M.EARLE McLAUGHLIN Président de ta Banque Royale du Canada Titre Pourquoi je suis ici Hôtel Sheraton Mont-Royal 12h30 Le publiées) admis Billets à l 'entrée $8 Pour les membres, des livrets d abonnement sont disponibles à prix réduit.Renseignements 866-2861 ASSURANCE-AUTOMOBILE SI PASPLUS D'UNE RÉCLAMATION DEPUIS 3 ANS possibilitë d Economiser entre sso et szoo André G.Guérin : 282-1415 (Agent déesurances générale*) îqélbec aujourd'hui \ MAISON DES COMMUNICATIONS 4e Transmission de vos messages et communiqués aux média du Québec et du Canada * Service de traduction.* Service-hebdos: vos communiqués par courrier aux hebdomadaires régionaux du Québec * Service sonore: vos déclarations offertes aux stations radiophoniques * CLIP; service de coupures de presse * Location de téléimprimeur Telbec: vous recevez tous les communiqués de nos clients Pour recevoir notre documentation, postez votre carte d affaires a Jean Lecompte, TELBEC INC.1440 ouest, rue Samte-Catherine.De 10 h à 19 h, à l'hôpital Général de Montréal, se déroulent aujourd'hui et demain les journées "Action-Nutrition" à l'intention de tous ceux qui aimeraient se mettre au régime.A 12 h 30.au déjeuner de la Chambre de commerce du distnct de Montréal, à l'hôtel Mont-Royal, le conférencier invité est M Fart McLaughlin, président de la Banque royale du Canada Au téléphone (514)071-9881 A 12 h 30.les étudiants du Cégep John Abbott de Sainte-Anne-de-Bellevue organisent un grand débat sur la langue, auquel participeront le député UN de Pointe-Claire.M William Shaw.le député libéral de Mont-Royal.M, John Ciacrta et le député péquiste d'Anjou, M Pierre-Marc Johnson • A 19 h 30.à l'auditorium du pavillon Laie-ment du collège Brébeuf.conference de M.Jacques Dufresne intitulée "Une ville pour tous'1, • A 20 h.à la polyvalente Emile-Nelllgan.4750.rue Henri-Julien, le ministre de T Education.M Jacques-Yvan Morin, s'adresse aux membres des 41 comités de parenLs de la région tt de U CECM • A 20 h, au TNM.présentation de la pièce “L Attente", créée en 1975 par un groupe de détenus du pénitencier de Cowansville Ce spectacle marque l’ouverture de la Semaine du prisonnier (18 au 22 avril), qui sera marquée d'une série de manifestations • Au Centre des congrès à Québec débute le congrès annuel de l'Association des industries de Tautomobile A cette occasion, le ministre fédéral de l'Industrie et du Commerce.M.Jean Chrétien, prendra la parole ce matin à 9 h 30 devant les délégués • A Montréal, à Thôtel Bonaventure, se poursuit le congrès de TAssoclation québécoise des techniques de Teau Le ministre délégué à I Environnement.M Marcel Léger, prendra la parole à 12 h devant les délégués • Au Château Frontenac à Québec, commence le 32 e congrès des relations Industrielles.orga: nlsé par le département des relations Industrielles de l'université Laval • Jusqu au 24 avril, c'est la semaine québécoise de la bicyclette, organisée par la Fédération québécoise de cyclotourisme Les cadres et les militants de la Fédération se chargeront durant cette semaine d'intormer le grand public des avantages très concrets de Ta bicyclette • Il y a clinique de sang de la Croix-Rouge à Don al.au Centre communautaire.1335, Bord du lac.de 14 h 30 â 21 h.4 Saint Basile le Grand, à l'école Jacques Rocheleau.10.rue Préion laine, de 15 h 30 â 17 h 30 et de 19 h à 21 h et à Montréal, à TAssoclation canadienne royale des forces de Talr, 4450 ouest, me Sherbrooke, de 15 h à 17 h et de 18 h 30 à 21 h ItïJ/teMv CHEVROLET LTÉK rodfezi à botj compte cfaijs une voiture de location du Relais Chevrolet] DIVISION LOCATION CAMAR077 *156.prarii MONTE CARLO 77 *162.g—.CHEVROLET IMPALA 77 oi Iftvlon N»w Oilcom Mtomi Régions de l'Abitibi et de Pontiac-Témiscamingue: ennuagement suivi d'averses en fin de journée; maximum 16.Mardi: averses et dégagement en après-midi.• Régions de Chibougamau et du nord de la Haute-Mauricie: ensoleillé avec passages nuageux, ennuagement en soirée; maximum 13.Mardi: nuageux et averses.• Régions de l’Outaouais, Montréal et des Laurentides: ensoleillé puis ennuagement en soirée; maximum 19 sauf 16 dans les Laurentides.Mardi: nuageux et averses.• Régions de Québec, Trois-Rivières, du sud de la Haute-Mauricie, des Cantons de l’Est et du lac Saint-Jean: ensoleillé; maximum 14 sauf 17 dans les Cantons de l'Est.Mardi: nuageux et averses.• Régions de Rimouski et de Baie-Comeau: ensoleillé; maximum 8.Mardi: ennuagement suivi d’averses.• Régions de Sept-Iles et de la Gaspé-sie: ensoleillé; maximum 8.Mardi: ennuagement en après-midi.Québec, lui a-t-on demandé.Réponse: Si le Livre blanc est appliqué, qui respecte pleinement les droits des minorités, une telle charte serait superflue.Au sujet des futurs immigrants, M.Laurin a déclaré qu’“aucun pays au monde n’accepterait que l’une de ses minorités assimile systématiquement les nouveaux arrivants".Au sujet des réactions scandalisées des anglophones, M.Laurin a admis que personne n’aime le changement, mais qu’avec le temps, l’émotion laissera la place à la raison et qu’un nouveau “contrat”, une nouvelle “entente" interviendra, grâce au travail de la commission parlementaire sur le sujet, entre les divers groupes ethniques du Québec.Un journal anglophone du dimanche fustigeait cette affirmation du ministre en titrant: “L’irrationnel Laurin réclame des arguments rationnels".Au suiet de la langue de travail, M.Laurin a confié au DEVOIR après l’enregistrement de l’émission qu’un contremaître unilingue anglais qui dirige le travail d’une majorité de francophones “n’est pas à sa place”.Parler français et s'adresser à ces travailleurs en français doivent faire partie de sa compétence de contremaître en l’occurrence.Tout comme on exige d’un francophone qui veut être promu à un poste de direction dans une compagnie à direction anglaise qu’il soit bilingue.Samedi soir, M.Laurin a repris à peu près les mêmes arguments aevant un groupe de quelque 400 personnes, pour la plupart d’expression anglaise, convoquées le mouvement Participation Québec à J suites de la première page L’UN comme moyen de communication." Ces principes qui guideront maintenant toute la politique linguistique de l’Union nationale, sont les suivants: • Assurer la prééminence de la langue française pour faire du Québec une province essentiellement française.Tl faut que le Québec devienne aussi massivement français que l'Ontario est anglais", a dit M.Biron, en reprenant mot à mot une phrase du ministre responsable de la Charte linguistique, M.Camille Laurin; • respecter, par souci de justice et d é; quité, les oroits de la collectivité anglophone du Québec.De cette nécessité d'assurer la prééminence du français découle, a ajoute M.Biron.un certain nombre de lignes directrices qui dépassent largement le cadre de son programme électoral et ressemblent étrangement à plusieurs éléments de la Charte linguistique Ainsi, le chef de l’Union nationale estime que: • l'affirmation du fait français est indissociable de l’affirmation économique, politique et sociale du Québec; • tout Québécois a un droit inaliénable de vivre entièrement en français au Québec; • tout Québécois a le droit de s'instruire et de travailler en français.M, Biron devait donner ici son accord à une mesure proposée par la Charte linguistique et en vertu de laquelle aucun travailleur ne pourra perdre son emploi ou être rétrograoe pour la seule raison qu’il ne parle que le français; • tout Québécois a le droit d'utiliser la langue française dans toute assemblée délibérante et qu’il a le droit d’exiger que le gouvernement, les organismes publics, les associations de salariés et les entreprises diverses faisant affaire au Québec communiquent avec lui en français.En revanche.l’Union nationale souhaite également respecter les droits des anglophones du Québec dont elle dit qu’ils forment, au même titre que les francophones, “une collectivité articulée”.De mémoire, c'est la première fois qu'un parti politique québécois fait pareille affirmation.Ainsi, l’UN se refuse à restreindre le développement de cette collectivité minoritaire mais désire plutôt s’assurer que celle-ci devienne “authentiouement québécoise et participe au développement et à l’épanouissement d’une culture proprement québécoise.” Cependant, le texte de M.Biron ne leur reconnaît au sujet des principes, qu’un seul droit: celui d’ètre informé dans leur langue des mesures politiques qui les intéressent.Le chef unioniste a toutefois ajouté, plus tard dans la journée, que les anglophones ont également droit à leur système scolaire de même qu’ils peuvent utiliser leur langue devant les tribunaux.Soulignons, en terminant, que s’il est vrai que cette nouvelle politique linguistique s éloigne passablement de l’esprit qui animait sous ce chapitre le programme électoral de l’UN, elle n’en modifie pas pour autant un article majeur, celui de la reconnaissance du caractère officiel de la langue anglaise au Québec, Ainsi, l’Union nationale continuera de défendre que le français est la langue nationale du Québec tandis que le français et l’anglais en constituent les langes officielles.M.Biron a d’ailleurs expliqué, en conférence de presse, que c'est principalement à cause de cet article que son parti s’opposera à l'adoption de la Charte linguistique."Nous n’accepterons pas, a-t-il dit, que la langue anglaise soit mise sur le même pied que l'italien, le portugais ou le grec.” pari l’auc ’auditorium de l’Université McGill.Le mouvement, formé récemment autour de son président, M.Michael Proupas, comprend une cinquantaine de Montréalais d’origines variées et qui estiment que la notion de “Québécois’' devrait s’appliquer à tous les citoyens de la province, et non être restreinte à un groupe ethnique ou linguistique.Le mouvement ne préconise pas moins que tous les “Québécois” entendus en ce dernier sens se devraient de parler le français.Le mouvement qui le linguistique au Quebec depuis la fin du régime Lesage.Soutenant, à l’instar des membres de la commission Gendron, que la situation du français n’était pas aussi tragique que certains veulent bien le laisser croire, M.Ryan a particulièrement insisté sur l’importance de bien connaître l’état de la question avant de poser quelque geste législatif que ce soit.Selon lui, la Charte linguistique contient de “graves erreurs” au chapitre de l’exposé des faits, erreurs qui conduisent le gouvernement à proposer des mesures nettement excessives.M.Ryan s’est particulièrement élevé contre le sort que la Charte réserve à la communauté anglophone.Voulant répondre à ceux qui prétendent qu’aucun pays au monde ne reconnaît de droit constitutionnel à ses minorités, le directeur du DEVOIR a cité une liste d’au moins une dizaine de pays dont la Constitution contient des prescriptions précises au sujet des droits linguistiques aes groupes minoritaires.C’est notamment le cas, a-t-il souligné, de la Suisse, de l'Italie, de la Roumanie, de l’Irlande, de la Hongrie et de quelques autres pays européens.M.Ryan a enfin soutenu que tout projet de loi linguistique devrait établir une distinction entre ce qui prévaut dans la région de Montréal et la situation dans le reste de la province.Selon lui, tout projet de loi qui ne tient pas compte des différences profondes qui distinguent la région de Montréal de l’ensemble de la province est mauvais et voué à l’échec.au fil des mots.se donne pour mission de protéger les les cultures respecti-pes minoritaires, re- P1 droits, les langues et les cultures respectives des divers groupes r ’ sition du Li jette la proposition du Livre blanc qui, a toutes fins utiles fera, après la promulgation de la loi, des Canadiens anglais des autres provinces des immigrants au point de vue de la fréquentation de l'école.M.Laurin en a profité pour définir le concept de “nation” et a indiqué que celui-ci s’applique à un groupe ethnique appartenant à une même culture, parlant une même langue, possédant ses propres institutions et partageant un même projet culturel collectif.Le premier ministre du Québec, M.René Lévesque, a déclaré pour sa part vendredi soir que le gouvernement résistera à toute forme de pression ou de chantage pour faire modifier le contenu de la politique linguistique proposée.M.Lévesque s’adressait à une réunion de militants péquistes au Manoir Notre-Dame-de-Grâce.Le premier ministre a ajouté que ceux qui veulent des modifications au projet ae la Charte du français pourront le faire par le truchement de la commission parlementaire.Enfin, M.Lévesque a dit qu’il ne s’attendait pas à ce que des changements importants soient apportés au document gouvernemental, puisque "celui-ci reflète un consensus au sein du cabinet ".M.Lévesque a répété qu’il restait “tiraillé" quant à l’idee d'interdire l'accès de l'école anglaise aux Canadiens anglais issus des autres provinces, ajoutant que de bonnes raisons politiques justifieraient une plus grande ouverture.LEMIEUX LAURIN pitre où il est question d’interdire l’accès a l’école anglaise aux enfants dont les parents auront fréquenté tous deux l’école élémentaire en a autres provinces canadiennes que le Québec.A ce sujet, M.Laurin a expliqué que si le critère de la fréquentation scolaire, par les parents, dans d’autres provinces devait être admis, la vérification concrète en serait fort compliquée.D'autant plus difficile, a-t-il ajouté, que l’éducation relève de la compétence des provinces.Interrogé ensuite sur le caractère “étrange’ de la disposition du Livre blanc qui recommande de ne considérer comme authentique que la traduction française du jugement d’un juge unilingue anglais dont le texte original serait écrit en anglais.M.Laurin a répondu, avec un sourire immuable, que des moyens étran- 5es sont souvent nécessaires pour corriger es situations passées elles-mêmes étranges.Et à quand une Charte de l’anglais au Un atout douteux par Louis-Paul Béguin Une phrase dans une offre d’emploi d'une grande société anglophone me laisse songeur.On dit que le candidat au poste de préposé à l’entretien travaillera à Montreal, et on ajoute: bilingualism will be an asset.Autrement dit, si le salarié connaît le français, tant mieux, ce sera un atout.Il doit donc travailler en anglais.Voilà ce qu’on entend depuis longtemps par “bilinguisme” et “être bilingue”.Reconnaissance bien mince du fait français, mais compréhensible, si l’on sait que la langue française n’a pas sa place, vraiment sa place, dans les usines.Oh, bien sûr, les ouvriers parlent français.Entre eux, à la pause-café, et parfois dans les réunions.Mais les termes techniques français de leur travail?Quelle est alors vraiment la langue de travail, dans un milieu où leur langue maternelle n’est qu’un atout, un talent de plus autrement dit?Depuis la parution du Livre blanc sur la langue française, les peureux de tous bords s’évertuent, tout à coup, à nous vanter les mérites du bilinguisme.On hurle à la mort quand il semble que l’Etat veuille faire du français la langue des milieux de travail, la langue technique naturellement.Dans le fond, avec le bilinguisme officiel au Québec, rien ne changerait: les anglophones continueraient à parler leur langue, et les francophones seraient eux, bilingues au travail.Le statu quo, mes amis! Je lis qu’un député anglophone découragé vient de dire que le Québec repousse le bilinguisme alors que le fédéral l’institue.Mais tout est là, cher Monsieur.C’est justement cela qui est dans la logique des choses.Savoir une langue en plus de la sienne est effectivement un atout.Au Québec savoir l’anglais est naturellement un atout.De là à dire que le bilinguisme québécois, que certains voudraient nous imposer faute de mieux (entendez l’unilinguisme anglais), est la seule politique idéale à suivre en matière Je langue, il y a un pas, que dis-je, un fossé, qu’il ne faut pas franchir, sous peine de se retrouver dans l'anglophonie jusqu'au cou, à brève échéance.Pourquoi être forcés d’apprendre l’anglais, si tous les francophones sont bilingues?Cette façon de raisonner des anglophones se comprend.De là à en être dupes.À défaut de père, 200 jeunes garçons attendent un grand frère par Marie Laurier Fondé en octobre 1975 sous le modèle d’un organisme anglophone semblable à New York et à Toronto, Les Grands frères de Montréal s'intéressent à de jeunes FRANÇAIS Suite de la page S tion publique et des tribunaux et, en deuxième lieu, l'obligation pour tout citoyen en provenance des neuf autres provinces canadiennes d’inscrire ses enfants à l'école française s’il n'est pas déjà domicilié au Québec au moment de l'adoption de la Charte.M.Lemieux s’est de plus inquiété des effets néfastes d'une trop grande coercition en ce qui a trait à la francisation des entreprises II a affirmé que des mesures trop contraignantes sous ce chapitre pourraient éloigner du Québec un certain nombre de sièges sociaux de grandes entreprises.Le politicologue a toutefois prévenu les unionistes que Ta Charte linguistique, tout en contenant selon lui certaines dispositions excessives, ne s'en inscrit pas moins “dans un processus irréversible visant à faire du français la langue commune à tous les Québécois.De son côté, le directeur du DEVOIR, M Claude Ryan.également invité à participer à cette journée d'étude, a brossé un large tableau de l'évolution de la politique Ces personnes, qui, pour des raisons valables ou non, travaillent presqu’exclusi-vement en anglais, devaient, indiquer les problèmes qui s'appliqueraient à leur cas s’il ne se parlait que le français au travail.Évidemment, à moins que les raisons de leur travail en anglais ne soient frivoles ou artificielles, le passage à une situation où ils n’utiliseraient subitement que le français au travail pourrait se traduire par des promotions bloquées ou la perte de leur emploi.Quant aux Québécois francophones qui travaillent dans les deux langues (32%).la perception des obstacles s'estompe et aucun ne dépasse le seuil de 60% retenu par Carlos comme seuil d’importance.En bref, les Québécois francophones qui travaillent dans les deux langues ne s objectent pas intensément a travailler en français en raison d’obstaces à leur propre carrière.Donc, le Québécois francophone qui travaille uniquement en anglais, une situation de très faible incidence, ne voit pas comment il pourrait d’une manière rationnelle utiliser plus fréquemment le français sans mettre en jeu son emploi ou compliquer ses relations interpersonnelles.Cependant, il peut bien sounaiter que le français devienne la langue de travail au Québec et être d'avis que ce changement est réalisable s’il est effectué dans l’ensemble des entreprises.Quoique le diagnostic quant à l'utilisation du français dans l’entreprise et aux obstacles à sa généralisation nous semble fragmentaire, les mesures prévues au Livre blanc au chapitre de la francisation des entreprises sont valables.Ces mesures devraient assurer d’une part le respect des droits linguistiques des Québécois d’expression française et d’autre part faire en sorte que le français tienne une place importante dans les documents officiels et les documents de gestion de l’entreprise.Ce double objectif peut néanmoins être atteint tout en respectant les droits essentiels des Québécois d’expression anglaise et tout en permettant l’utilisation de l'anglais lorsque la dimension extra-québécoise et la structure de l’entreprise l'exigeront.Les mesures envisagées conduiront fort probablement au bilinguisme effectif des sièges sociaux et administratifs et à l’utilisation presque universelle du français dans les entreprises dont les activités sont limitées au Québec.garçons de huit à 14 ans vivant dans des foyers où la présence masculine est inexistante ou insuffisante.Cette situation est créée par le décès du père, la séparation des parents et chez les mères célibataires.Ils sont 125 adultes issus de tous les milieux, hommes célibataires ou mariés ayant plus de 21 ans, à s’occuper d’autant de protégés en leur consacrant plusieurs heures par semaine.Cette forme d’aide sociale se fait sur une base individuelle et est destinée à combler progressivement les lacunes d’une éducation qui se fait unilatéralement par la mère."A l'heure actuelle, quelque 200 jeunes garçons et leurs mères attendent un “grand frère", souligne le conseiller de l'organisme, M.Austin McGrath.Ces enfants nous sont référés par les agences sociales et les institutions scolaires.Outre qu’ils n’ont pas de père et ne subissent jar conséquent aucune influence mascu-ine, ils ont aussi fort probablement quelques difficultés à se comporter convenablement chez eux, à l’école ou dans la communauté." La présence d’un homme sympathique auprès d'eux est de nature à prévenir des problèmes d’inadaptation et à contrer certaines attitudes qui pourraient plus tard être préjudiciables a ces enfants.Le “grand frère” choisi en fonction de sa maturité et de son désir d'aider son "petit frère" après une analyse sérieuse de sa motivation, prend alors l'initiative .18 avril.par la PC et l’AP La ville de San Francise était secouée par un tremblement de terre il y a 71 ans aujourd'hui, le soir du 18 avril 1906 Le séisme causa la rupture des conduites de gaz et des bornes d’incendie, ce P1 11! d’instaurer un climat d’amitié avec son protégé.Il lui propose alors de l’accompagner dans différentes activités culturelles, sportives ou autres, d’assurer la continuité des rencontres hebdomadaires, bref de lui servir de mentor ou de guide dans sa jeune existence.Les Grands frères de Montréal sont subventionnés par deux fondations privées et des activités collectives sont prévues deux ou trois fois par année pour tout le monde.La partie de sucre de samedi au Mont Saint-Grégoire en était une et durant l’été, on prévoit l’organisation d’une épluchette de blé d inde.Mais M.McGrath insiste sur le fait que le programme des Grands frères est fondamentalement individuel et qu’une assiduité dans les rencontres est strictement exigée.Le local de l'organisme est situé au 1224 ouest, rue Saint-Catherine.DÉCÈS qui rendit les pompiers impuissants à lutter contre les flammes allumées par les fuites de gaz La catastrophe fit pé- ¦ .jSso rir 452 personnes et causa quelque I millions de dégâts 1974 — Le président Anouar el-Sadate annonce que l’Égytpe entend ne plus dépendre de Moscou pour ses fournitures d'armements.1972 — Le Bangladesh est admis au sein du Commonwealth britannique.1964 — Le Dr Helen Hogg, professeur d’astronomie à l’Universite de Toronto, devient la première femme à présider l’Institut royal du Canada 1946 — La Société des Nations est officiellement dissoute, ses biens physiques sont transteres aux Nations unies 1910 — Au Québec.25 ouvriers des chemins de fer périssent dans un glissement de terrain à La Tuque 1793 — Publication du premier numéro de l'Upper Canada Gazette P1 li Notas s.v.p.qua las ovl» da décèt dolvant nous parvaqir avant 4:30 p.m.pour publUatlon du landa-moin.la dlmonxha i 3 è 4:30 p.m.BOURGET Aurore.— A Montréal, le 17 avril 1977 à l’âge de 85 ans, est décédé.Madame veuve Georges Ernest Bourget née Aurore Ga-larneau.elle laisse dans le deuil ses enfants Bernard:JacquelineNaultiet Robert ainsi que plusieurs petits enfants Les funérailles auront lieu mercredi le 20.Le convoi funèbre partira du Salon Urge! Bourgie Limitée, no 2095 rue Salabery â 10 heures, pour se rendre à l’église St-Joseph de Bordeau 1650 rue Viel où le service sera célébré à 10 h 30.et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.GAGNON, Fleurange.— A Outremont, le 16 avril 1977, est décédé, subitement Mme veuve Jean-Batiste Gagnon, née Fleurange Duoont Elle laisse dans le deuil ses enfants Jean-Gabriel.Hélène lépouse de David H Wood) un petit-fils Michael, ses soeurs Hollande, épouse de Roch Provencher, Suzette veuve de Paul Emite Florant, un frère Gaston époux de Madeleine Biron ainsi que des neveux et nièces.Les funérailles auront lieu mercredi te 20 Le convoi funèbre partira du Salon Alfred Dallaire & J.S.Vallée Ltée no 1111 rue Laurier ouest à 10 heures 45.pour se rendre à l’église St-Viateur d Outremont où le service sera célébré à 11 heures, et de là au cimetière catholique de Nicolet, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation Salon fermé dé 5h à 7 heures ¦jbuxg6 ^2 1- PRIX $iy2 MILLION Le Devoir, lundi 18 avril 1977 • 7 féminin pluriel.rt Me dire que j’y suis pour quelque chose par Renée Rowan Femmes: Me lever, Me demander pourquoi je me lève.Faire manger les enfants, Habiller les enfants, Moucher les enfants, Mettre les enfants dehors.Répondre d la porte, Répondre au téléphone.Ne pas trouver de réponses d mes questions.Consoler un enfant, Prendre le courrier, Rentrer le lait.Laver le frigidaire.Laver le plancher de la salle de bain, Me laver de tout.Faire ce qu’il faut faire.Me demander pourquoi il faut le faire.Éplucher les patates, Faire cuire les patates, ¦Jeter les épluchures, Racheter des patates.Regarder rire les enfants, Regarder grandir les enfants, Me dire que j’y suis pour quelque chose, Me dire que je n’y suis pour rien.Être une femme, Être une mère, Être la femme de.Être la mère de.Être la fille de.Être MOL Aller travailler, Me demander en travaillant ce qu’il y a pour souper, Me faire dire que je suis distraite, Me dire que je suis partout d la fois, Me dire que je ne suis nulle part d la fois.Avoir envie d’envoyer tout promener, Ne rien pouvoir envoyer promener.Me dire que je commence d comprendre, M'enrager, crier, pleurer.Plier le linge, Savoir qu’en d'autres lieux vous faites la même chose, Savoir que de plus en plus on se le dit, ESPÉRER Michèle Jean (Tiré du Journal des Femmes “Les têtes de pioche”) ARCHITECTES DAVID, BOULVA CLEVE architectes 1253 ave McGill College Suite 800 MONTRÉAL-866-8621 LONGPRÉ MARCHAND GOUDREAU DODUSH STEWART HEIN DÉCORATEURS ENSEMBLIERS MADELEINE ARBOUR BERNARD MORISSET DÊCOhA TEURS-ENSEMBUERS DESIGNERS D'INTERIEURS 878*3846 266 St-Paul.Vlaui Montréal LAtïttCNTKNJC charssu d aujourd hui M.Sarga Lafranca, 382-4710 • Le Centre de la femme de l’Estrie, avec la participation du Conseil consultatif fédéral de la condition de la femme et le Conseil du statut de la femme, organise sous le thème Femme d’ici trois journées d’information et d’échanges sur la condition féminine.Cette initiative, la première du genre dans la région de Sherbrooke, a pour but de faire prendre conscience à la femme de ses droits, de ses possibilités et de ses responsabilités.Elle est rendue possible grâce à la collaboration d'organismes gouvernementaux tant provinciaux que fédéraux et d’organismes régionaux.Femme d’ici permettra à toute femme qui le désire de recevoir de l’information ou des conseils des organismes.Des personnes-ressources seront disponibles pour répondre à toutes les questions qui se posent à la femme.Divers sujets seront abordés à l’occasion des colloques et rencontres: divorce, solidarité, droits, femme et son devenir, stéréotypes de la femme au foyer et au travail, discrimination.L'assistance aura la possibilité d’échanger avec les panellistes.Une projection continue de films sur la condition féminine faisant partie de la série "En tant que femme” suscitera également une réflexion.Femme d'ici prendra place au Carrefour de l’Estrie, les 28, 29 et 30 avril.Chansonniers, mimes et autres comédiens apporteront à cet événement un élément de détente.• Le 14 octobre dernier se tenait dans un grand hôtel de Québec un collooue soulignant la semaine de I assurance au Canada.Une dizaine de conférenciers ont entretenu les assureurs participants de l’avenir de leur profession.Comme il est fréquent dans ce type de manifestation, quelques activités spéciales avaient été prévues à l’intention des épouses des assureurs.Au programme: conférence sur l’achat et l’entretien des bijoux, démonstration de cosmétiques et démonstration culinaire.Pourquoi, demande le Conseil du statut de la femme dans la dernière livraison de son Bulletin (avril 1977), ne pas avoir prévu également une série de conférences pour les épouses au cours desquelles on aurait pu leur expliquer par exemple pourquoi aucune assurance-salaire n’est disponible pour les femmes au foyer?On ne veut pas reconnaître la valeur économique de tout ce qu’une femme accomplit à la maison, mais il en coûte pourtant des sous pour la remplacer tant bien que mal lorsque la maladie l'empêche de vaguer à ses occupations.Autres sujets intéressant les femmes, et bien à propos, ajoute le Conseil: pourquoi, jusqu’à tout récemment, smon encore aujourd’hui, certaines polices d’assurances indiquaient-elles qu’il pourrait y avoir révision des termes du contrat d’une assurée après un certain nombre d’années, alors que les conditions des polices pour hommes étaient garanties à vie; pourquoi des conditions d’adhésion à une police différentes selon le sexe.• Parlant du Bulletin du CSF, soulignons son nouveau visage, fort attrayant.Les changements majeurs dans la présentation se retrouvent également dans le contenu.L’information transmise est sensiblement du même type que celle à laquelle les abonnées ont été habituées, mais le cadre est différent et beaucoup plus structuré: CSF-Bulletin a adopté la formule des chroniques.Au nombre de neuf, ce sont: chiffres à l’appui, coup d’oeil, trait d’union, nouvelles du CSF, ça se fait ailleurs, la ligne d'arrivée, à l’index et finalement Et cetera.Le nouvel habit, 8V2 x 11, permet une mise en page beaucoup plus Ascenseurs ajourée et plus facile pour le lecteur.Toujours à propos du Conseil du statut de la femme, mentionnons qu’il entreprendra dès mercredi une tournée provinciale qui l’entraînera à travers les principales villes des régions économiques du Québec.Ces rencontres réservées aux déléguées d’associations et de groupements féminins a pour but oe fournir de l’information sur les travaux du CSF, de recevoir de l’information sur les actions entreprises dans les différentes régions et enfin, de développer des mécanismes d’information et d’échange entre le CSF et les régions.- La présidente du Conseil, Laurette Champigny-Robillard, le chef du service de Consult-Action, Claudette Boivin et la directrice de l’information au Conseil, Hu-guette O’Neill seront à Saint-Jérôme le.21 avril et à Lon-gueuil le 22.• Lorsque des femmes sont réunies en congrès, elles peuvent penser à autre chose qu’à apprendre à nettoyer leurs bijoux pour peu qu’on leur propose des cnoses intéressantes.Samedi dernier, les femmes des membres du club Richelieu section Rive sud, ont eu la possibilité à l’occasion de leur congrès régional, de se renseigner sur la situation* des femmes collaboratrices de leur mari dans une entreprise à but lucratif.On sait que beaucoup de membres du club Richelieu sont propriétaires et que très souvent leur femme travaille avec eux.Les membres des Auxiliaires des hôpitaux du Québec réunis en congrès à Montréal mercredi discuteront du même sujet.L’Office franco-québécois reçoit des stagiaires, artisans, métiers de la construction, et leurs épouses, collaboratrices de leur mari dans une entreprise financière.Ils connaissent le rapport de l’AFEAS sur cette question et viennent ici pour rencontrer des québécois vivant des situations semblables.Il y aura présentation d’un diaporama sur le sujet et échanges entré les deux groupes.Les Communes reprennent le débat sur le budget OTTAWA (PC) — Après un long congé de Pâques qui aura duré 11 jours, la Chambre des Communes se remet en branle aujourd’hui alors que reprendra le débat sur le budget laissé en plan le 5 avril.Il semble cependant que le menu législatif demeurera assez mince après ces quatre jours de délibérations.Tous les partis porteront alors leur attention sur les élections complémentaires qui auront lieu le 24 mai, dans cinq circonscriptions du Québec et une de l’Ile-du-Prince-Edouard.Le 31 mars, le ministre des Finances, M.Donald Macdonald, déposait son budget qui a fait l’objet de discutions pendant deux jours au Parlement.Le 5 avril, le premier ministre Trudeau annonçait enfin la date des élections partielles juste avant que n’ajourne la Chambre des Communes.L’opposition profitera sans doute de la reprise de la session pour monter à la charge du gouvernement au sujet de son budget.Elle pourra d’ailleurs ajouter à son arsenal les données les plus récentes de Statistique-Canada indiquant que le nombre de chômeurs au pays a atteint un sommet sans pré-cédent au cours du mois de mars.On peut s’attendre à ce que les conservateurs, appuyés en cela par les néo-démocrates, introduisent une motion de non-confiance à l'égard du gouvernement sur cette question.M.Trudeau qui a pris quelques jours de congé sur la côte ouest des Etats-Unis et qui en a profité pour faire du ski dans l’Utah, entreprend aujourd’hui une tournée de trois jours dans les Prairies.Il prononcera notamment ce soir à Winnipeg un discours devant l’Association canadienne des Radiodiffuseurs, discours que la Société Radio-Canada a jugé assez important pour interrompre le cours normal de ses émissions.Demain et mer.xdi, le prepiier ministre visitera quelques vilj.es de la Saskatchewan et s’adKsiera à des étudiants avant de mettre 'e cap sur Ottawa.Quant au leader de l’opposition, M.Joe Clark, il a profité de l’ajournement de la Chambre pour essayer d’élargir les assises de son parti au Québec.Il a mis un terme vendredi à une visite de trois jours dans la région montréalaise en assistant à un match des Expos.M.Clark a participé aux assemblées de mise en nomination dans les comtés de Verdun et Terrebonne.Les feux de l’actualité ne porteront guère au cours du prochain mois sur le travail parlementaire.Le menu législatif demeure assez mfnce alors oue les deux plus importants projets de loi, celui sur l’immigration et celui sur l’assurance-chômage, en sont toujours à l’étape de l’étude devant les comités de la Chambre.Le Bill C-24, ou Bill sur l’immigration, suscitera encore de nombreuses interventions.Il permet au gouvernement de limiter le nombre d’immigrants et d’envoyer certains de ceux-ci dans les régions éloignées du Canada.Le Board of Trade s’adresse à Couture Les effets de la grève des mécaniciens d’ascenseurs deviennent de plus en plus néfastes pour la santé et la sécurité du public, et le gouvernement provincial devrait prendre des mesures immédiates pour y mettre fin.Telle est la substance d’un télégramme que vient d’adresser au ministre du Travail, M.Jacques Couture, le Montreal Board of Trade.Le président du Board of Trade, M.Bernard J.Finestone, suggère à M.Couture que les mécaniciens d’ascenseurs retournent au travail dès maintenant tandis que se poursuivront les négociations entre les parties syndicale et patronale.M.Finestone souligne les graves inconvénients de cette grève dans les hôpitaux et évo- 3uc la possibilité d’incendie ans les gratte-ciel pour démontrer jusqu'à quel point ce long arrêt de travail des mécaniciens d’ascenseurs peut avoir de graves conséquences.Cette grève cause en outre de graves préjudices à l'économie de la région, souligne aussi M.Finestone dans son télégramme.UNIVERSITÉ DE MONTREAL FACULTÉ DE L'ÉDUCATION PERMANENTE FORMATION PERSONNELLE ET PERFECTIONNEMENT PROFESSIONNEL CONNAISSANCE DU QUÉBEC • Québec: hier et aujourd’hui — 3 cr.ÉDUCATION PHYSIQUE • Activités générales d'exploration I — 3 cr.• Motricité et apprentissage moteur — 3 cr.LANGUES • Anglais oral (niveau I) — 3 cr.• Anglais oral (niveau II) — 3 cr.• Anglais oral (niveau III) — 3 cr.• Anglais oral (niveau IV) — 3 cr.• Espagnol élémentaire 11 — 3 cr.MONDE DU TRAVAIL • Droit du travail I — 3 cr.• Administration du personnel — 3 cr.TECHNIQUES ET MÉTHODES • Méthode de recherche — 3 cr.• Méthode de travail intellectuel — 15 h.• Techniques d évaluation et de recherche — 3 cr.PÉDAGOGIE • Enseignement et apprentissage par • objectifs —3 cr.• Atelier d'animation sur les approches pédagogiques — 3 cr.• Stage sur les styles et l'animatiop pédagogiques — 3 cr.SCIENCES NATURELLES • Physiologie humaine — 3 cr.SCIENCES SOCIALES • L'organisation scolaire, système social — 3 cr.• Économique I — 3 cr.• Notion et évolution des valeurs chez les jeunes — 3cr.• Communication — 3 cr.• Éléments de sociologie — 3 cr.• Problèmes de comporteraient psycho-social — 3 cr.TRIMESTRE DE PRINTEMPS-ÉTÉ 1977 On peut s’inscrire dès maintenant.Date limité d’inscription: PRINTEMPS: 2 mai Cours d’anglais oral: 6 avril ÉTÉ: 4 juillet Brochure sur demande FACULTÉ DE L'ÉDUCATION PERMANENTE 3333, chemin Queen Mary, 6e étage T6I.: 343-6090 (après 17 heures: 343-6992) OGILYY Cadeaux exclusifs réduits de moitié ! ^1/ BUfAnONS et entreposage Déneigeuses et tondeuses à gazon chez Eaton nos prix courants de $7.50 à $235 maintenant ^75 à «| | ^50 Voilà l’occasion rêvée d’offrir à cette personne très spéciale un cadeau exclusif choisi parmi notre collection des plus originales.Une gamme incroyable de fins objets de porcelaine, de céramique et autres, en plus de marques renommées dont Wedgewood et Spode.Tout est r« 1 it de 50% et les premiers arrivés seront les premiers servis.Pourquoi ne pas vous offrir une de ces petites merveilles ?Achats an par tonna Ogllvy, Laa Cadaaux, au quatrièma Cantra-villa ssulamant, angla Sto-Catharln# al da la Montagna Il est à peu près temps de faire entreposer et vérifier votre déneigeuse.Eaton passera la prendre, la vérifiera et vous la rendra à l’automne, tous ces services pour seulement 29.95 Voici la liste des vérifications qui seront effectuées 1.vérification des courroies, dents et chaînes 2.vérification des coussinets cylindriques 3.vérification de l'engrenage et de la tige 4.inspection de l'allumage 5.synchronisation du moteur 6.réglage du détenteur 7.nettoyage du filtre à air 8.changement d’huile et graissage 9.vérification du filtre à essence 10.nettoyage et ajustement du carburateur 11.vérification des bougies d'allumage 12.vérification de la compression et du joint de culasse 13.vérification du clapet de liaison 14.lavage sous pression .Pièces et lubrifiant non compris.Présentation d'une évaluation des frais pour tout travail supplémentaire.Frais d’évaluation minimes si le travail supplémentaire n'est pas accepté par le client.Eaton se réserve le droit de refuser tout travail supplémentaire.Eaton apportera tout autant de soin à fa vérification de votre tondeuse, motoculteur ou tracteur.Pensez-y maintenant! T ondeuse électrique 19.50 Tondeuse à essence 21.50 Motoculteur 21.50 Tondeuse à siège 26.95 Rayon 1053 Téléphonez 342-2060 EATON’S OGILVY I 8 • Le Devoir, lundi 18 avril 1977 Informations internationales Ali Bhutto promet de lever rinterdiction des réunions LAHORE (d’après AFP et Reuter) — Le premier ministre pakistanais M.Ali Bhutto, a tenté une nouvelle fois hier de désarmorcer la crise politique que traverse le pays en faisant deux nouvelles concessions a ses opposants.Il a annoncé la levée de l’interdiction des réunions et déclaré que le pays serait complètement placé sous le régime de la loi islamique avant six mois.“J’essaye de tranquilliser, de normaliser la situation’*, a-t-il expliqué à un parterre de journalistes étrangers et pakistanais, au cours d'une conférence de presse à Lahore.On pensait que la levée de l’article 144, qui interdit la tenue des réunions politiques de plus de quatre personnes, serait bien accueillie par l’opposition, qui réclamait depuis longtemps le droit à l'expression.Cependant, les premières réactions officieuses de l’opposotion pakistanaise aux nouvelles propositions de M.Ali Bhutto sont négatives.Certains membres importants de l’Alliance nationale pakistanaise (PNA) estiment en ef- le pa fet que M.Bhutto “veut entraîner l’opposition sur des voies détournées”.On fait remarquer d’autre part, au siège central du PNA, que M.Bhutto n’a pas voulu reconnaître que “les élections ont été truquées” et qu’il est improbable que "l’opposition accepte qu’on transforme des élections illégales en élections acceptables”, Le PNA a anoncé qu’il publierait dans la nuit un communiqué sur les nouvelles propositions du premier ministre, dont le voeu d’appliquer les lois shariat à la société pakistanaise apparaît plutôt dans les milieux politiques comme un effort pour satisfaire les éléments ultra-conservateurs des partis religieux de l’opposition et démobiliser les bataillons serres de Pakistanais qui se sont engagés dans le combat politique depuis les elections au nom de l’Islam.L’introduction immédiate de la prohibition complète dans tout le pays, la fermeture des night-clubs et l’interdiction des jeux d’argent n’auront sans doute que peu d’effet sur l’immense majorité de la population, qui ne boit que du thé et n’a pas assez d’argent pour jouer aux courses.Mais, le premier ministre semble avoir donné acte a l’opposition q elle luttait pour une plus grande moralité b.ns la vie politique et sociale du pays et décide d’agir avec vigueur dans ce domaine Six journaux de Madrid critiquent dans un éditorial commun l’attitude de l’armée MADRID (d’après Reuter et AFP) — Six journaux espagnols ont publié samedi un éditorial commun critiquant les réticences publiquement exprimées par rarmée à l’annonce de la légalisation du Parti communiste et accusent certains milieux antidémocratiques de chercher à semer le trouble dans l’armée et de créer un climat dangereux.Les forces armées ont certaines tâches précises que la loi leur impose de remplir.Elles doivent servir le gouvernement, précise l’éditorial.“Ces tâches ne comprennent pas l’expression d’opinions restrictives sur des décisions politiques des gouvernements de ce pays,” aioute-t-il.Ont notamment publié l’éditorial les quotidiens El Pais (libéral) et YA (catholique) ainsi que Arriba journal du mouvement national, récem- ment interdit par le gouvernement en prévision des élections du 15 juin prochain.La publication par l’ensemble de la presse modérée de Madrid et de Barcelone de cet éditorial commun illustre bien la gravité de la crise que l’Espagne vient de traverser.Si les généraux du Conseil supérieur ont regagné leur région militaire, la marine reste encore pratiquement en état de sécession.On dit que les amiraux d’active solidaires du ministre démissionnaire, l’amiral Gabriel Pita da Veiga, refusent de reconnaître l’autorité du nouveau ministre de la Marine, l’amiral Pascual Pery Junquera, président d’une compagnie privée de navigation et que le gouvernement a dû sortir du cadre de réserve.Une seule fois, dans le passé, les journaux espagnols avaient publié un éditorial commun: au moment de la vague de violence, d’assassinat et d’enlèvements de la semaine tragique de fin janvier dernier.Comme en janvier, l’éditorial vient à la défense du gouvernement de M.Adolfo Suarez et du processus démocratique en cours.Les quotidiens dénoncent d’abord “les forces/ anti-démocratiques qui ont tenté sans succès d’utiliser à leurs fins les forces armées” mais ils n’en critiquent pas moins directement l’initiative du Conseil supérieur de l’armée et l’ingérence brutale des militaires dans la vie politique, pour la première fois depuis la mort du général Franco.Par ailleurs, la préparation des élections du quinze juin devient cette semaine l’objectif prioritaire du gouvernement de M.Adolfo Suarez.Le premier ministre va s’adresser peut-être dès aujourd’hui a la nation pour expliquer les raisons qui l’ont poussé à légaliser le Parti communiste, et tenter de mettre un terme à l’agitation provoquée par la première immixtion de l’armee dans le domaine politique.A moins de deux mois de la première consultation libre en 41 ans, M.Suarez pourrait procéder aussi à un léger remaniement ministériel: plusieurs ministres - les rumeurs parlent de trois — pourraient demander à quitter le gouvernement pour renforcer les structures des partis en formation au centre de l’échiquier politique.Les trois ministres démissionnaires pourraient être MM.Landelino Lavilla, ministre de la Justice, Andres Reguera, ministre de l’information et du Tourisme et Enrique de la Mata, ministre des Syndicats.fi1 Le premier pourrait rejoindre le Parti populaire de Pio Cabanillas et les deux autres prendre la direction de la future Union démocratique espagnole, qui doit regrouper plusieurs partis démocrates-chrétiens.Malgré les problèmes internes en suspens, le roi Juan-Carlos et M.Adolfo Suarez vont devoir consacrer plusieurs journées cette semaine à la politique étrangère.Le souverain quittera l’Espagne demain pour un voyage de cinq jours en Allemagne Fédérale.C’est le deuxième pays européen où il se rend en visite officielle après la France.M.Adolfo Suarez se rendra le 24 avril à Mexico qui vient de rétablir les relations diplomatiques avec l’Espagne, puis passera deux jours à Washington pour discuter surtout des projets américains en matière d’énergie nucléaire.TECHNICIEN JUNIOR Technicien junior spécialisé en produits de caoutchouc pour multi-nationale située dans les Cantons de l’Est (chaussures et produits en caoutchouc pour l’industrie).Doit être bilingue.Une expérience dans la fabrication des boyaux d’arrosage à incendie serait un avantage.Prière d ènvoyer votre curriculum vitae à: M.P.Lafontaine Gérant des relations industrielles American Biltrite (Canada) Ltd.C.P.310 Sherbrooke, Qué.Université Laval PROFESSEUR DE DROIT PUBLIC La Faculté de droit de l’Université Laval est à pourvoir un poste de professeur de carrière en droit public.Qualification requise: — doctorat ou experience équivalente.Communiquer confidentiellement le curriculum vitae â l'adresse suivante, d’ici le 1er mai 1977: Me Pierre Verge, c.r.Doyen Faculté de droit Université Laval Ste-Foy, Québec G1K 7P4 Cité universitaire.Québec L’HÔPITAL MONTFORT recherche DIRECTEUR du PERSONNEL HÔPITAL DE 256 LITS SITUÉS DANS L EST D'OTTAWA Sous l'autonte du Directeur des services administratifs, il doit: planifier, organiser, coordonner et évaluer les activités relatives au recrutement du personnel, à son perfectionnement et à son rendement; négocier et mettre en application les conventions collectives de travail; aviser et assister les divers autres chefs de services sur toute question pertinente au personnel; superviser l'administration des salaires.Préparation universitaire au l'équivalent, en rapport avec le domaine des relations du travail et de ( administration du personnel Bilingue.Cinq années ou plus d’expérience dans une fonction identique ou connexe.Connaissance de l'anglais essentielle Adresser curriculum vitae à: Directeur des service* administratifs.Hôpital Montfort, 713, chemin Montréal, Ottawa, Ontario.K1K0T2 CONTRÔLES ÉLECTRIQUES INDUSTRIELS Dessinateur/concepteur de $20.000 à $22.000 par année et plus Notre client, un entrepreneur industriel à son propre compte bien établi à Montreal, recherche une personne spécialisée dans le dessin et la conception dans le domaine de Teiectricité (préférablement expérimenté dans la conception et le dessin de contrôle industriel, travail à partir des schémas, préparation des maquettes de systèmes de préparation des maquettes de systèmes de canalisation et de câblages, pour travailler A un projet concernant un système de manutention de matériaux automatises La personne choisie deviendra directeur(trice) de projets et un important membre de la direction, excellentes chances d avancement.veuiltei contacter M J Fiaggé: Quadrats 5800 bout.Cavendish, suit* 501 Montreal.P.Q.tél.: 481-7775 (fâa'MteereS' et DIRECTEUR GENERAL ASSOCIATION CANADIENNE D’ÉDUCATION Cette association recherche une personne ayant une grande expérience de l'administration scolaire pour diriger le Secrétariat de l'Association, dont les bureaux se trouvent à Toronto.La personne en question doit avoir une parfaite connaissance des politiques et des pratiques en vigueur dans le domaine de l'éducation au Canada, aux niveaux fédéral et provincial.Ses fonctions consisteront à élaborer des recommandations de politiques, à diriger les activités de recherche, à coordonner les comités permanents, à préparer et superviser les réunions de la dite Association.Qualifications: Ce poste requiert un administrateur ayant une expérience considérable de l'éducation au Canada, une personne qui a démontré son habileté à diriger, ainsi que sa compétence en administration scolaire.La connaissance des deux langues officielles est souhaitable.La rémunération est à discuter.Faire parvenir sa candidature avant le ISiuin 1977au: Président du Comité de Sélection, Association Canadienne d'Éducation, P.O.Box 2208, Postal Station P, Toronto, Ontario, MSS 2T2 Ce poste est ouvert aux hommes et aux femmes.LA VILLA MONT-ROYAL Résidence pour personnes du troisième ôge requiert DIRECTEUR(TRICE) DE SOINS INFIRMIERS Qualifications: — membre de l'O.I.I.Q.— bacc.en nursing.— minimum de cinq (5) ans d’expérience pertinente dans l’administration des soins infirmiers.— bilingue.— serait responsable de toutes les activités et fonctions du département des soins infirmiers.Conditions da travail: — salaire selon les qualifications et l'expérience.— excellents avantages sociaux.S.V.P.taire parvenir votre curriculum vitae avant le 30 avril à: , L’Administrateur Villa Mont-Royal 275, Brittany Ville Mont-Royal, Qué.CONCEPTEUR Systèmes de régulation Honeywell est actuellement à la recherche d’une personne qualifiée pour occuper un poste stimulant et très intéressant.Le titulaire devra posséder de 7 à 8 ans d’expérience pratique dans les secteurs du chauffage, de la ventilation et/ou de la climatisation.Une expérience au sein d’une maison d’ingénieurs-conseils serait souhaitable.Nous cherchons une personne bilingue, possédant ou moins un diplôme collégial et préférablement, douée d’aptitudes en gestion.Ce poste permanent offre une gamme complète d’avantages sociaux défrayés par la compagnie et d’excellentes conditions de travail.Le salaire sera proportionnel à l’expérience et aux qualifications.Pour obtenir une entrevue, veuillea communiquer avec: M.J.C.LeBlanc 4B4-3S01, poste 200 Carter attend que Cuba consente à mettre fin à son intrusion en Afrique WASHINGTON (d’après AP et AFP) — Le consentement de Cuba à “mettre fin à son intrusion injustifiée dans les affaires de l’Afrique et d’autres nations" est une condition préalable à la normalisation des relations américano-cubaines, a déclaré le président Jimmy Carter dans une interview accordée vendredi à des directeurs de journaux et de chaînes de radio, et dont le texte a été publié samedi.La question de Cuba a été soulevee lorsqu’il a été demandé au président Carter s’il était d’accord avec une décla- ration de l’ambassadeur américain à TOND, M.Andrew Young, selon laquelle la présence de forces cubaines en Afrique a une influence stabilisatrice.M.Carter a répondu qu’il était d’accord, dans le contexte dans lequel cette déclaration a été faite.“J’ai demandé publiquement que le corps expéditionnaire cubain soit retiré d’Afrique.J’ai, bien entendu, lu dans son intégralité la déclaration d’Andy Young, et je l’approuve.Les forces cubaines ont manifestement stabilisé la situation,” a-t-il dit.La Ligue arabe tente de désamorcer le conflit Egypte-Libye LE CAIRE (Reuter) — La Ligue arabe déploie actuellement des efforts pour tenter d’obtenir une désescalade de la tension entre l’Égypte et la Libye, dont les relations se sont de nouveau gravement détériorées ces derniers jours.Néanmoins, la Ligue n’envisage pas de réunir son conseil pour débattre de cette question, a déclaré hier à Reuter son secrétaire général adjoint, M.Sayed Nofal, démentant l’information publiée la veille au soir par le journal cairote "Al Massa.La Ligue, a-t-il d’autre part indiqué, ne compte pas non plus distribuer à ses membres les notes qu’elle a reçues des gouvernements de Tripoli et du Caire, qui s’accusent mutuellement de menées subversives.A la question de savoir si le retrait du corps expéditionnaire cubain serait une condition préalable à la normalisation des relations entre Washington et La Havane, le président Carter a alors répondu: “Je ne dirais pas qu’avant que nous ayons des relations normales avec Cuba, ils devraient retirer tous les Cubains des autres pays de la terre.Mais, la disposition de Cuba à cesser son intrusion dans les affaires de l’Afrique et d’autres nations serait une condition préalable à la normalisation, oui." C’est par ailleurs aujourd’hui qu'une délégation d’industriels américains du Minnesota arrivera à La Havane, afin d’étudier “les possibilités d’un éventuel échange commercial avec Cuba dans l’avenir’’ annonce l’agence Prensa Latina.Le voyage de cette délégation, qui comprend environ cinquante personnes, est organise par la Chambre de commerce de la zone urbaine de Minneapolis et par M.Kirby Jones, directeur de l’entreprise Asociados de Ala-mar qui a déjà organisé la visite à Cuba de quinze repré- sentants des firmes américaines les plus importantes.BRUNET DE CÔTE-DES-NEIGES EST LE NOM QUI DOMINE DANS LA CRÉATION DES MONUMENTS AUCUN AGENT ÉCONOMISEZ IA COMMISSION AVANT D'ACHETER CONSULTEZ LA PLUS VIEILLE MAISON DU QUÉBEC Inscriptions Réparations et nettoyages J.BRUNET Ltée 4824 Chemin Côte det Neiges Tél.: 738 8686 Fondée en 1877 La carte-réponse simplifie votre déménagement Les mois de mai et juillet sont les deux périodes de l'année pendant lesquelles on déménage le plus.Il va sans dire que les préposés aux bureaux du Service de la clientèle mettent tout en œuvre pour donner suite aux innombrables avis de déménagement qu'ils reçoivent.Afin que nous puissions vous assurer entière satisfaction si vous déménagez.veuillez remplir la carte-réponse insérée avec votre facture d'électricité et nous la retourner le plus tôt possible.Honeywell 6277 ouest, rue Sl-Jocqust Montréal, Québoc H4B 1T9 C'est un moyen sûr et rapide de nous communiquer tous les renseignements relatifs à votre changement de domicile.?n .w «6 informations internationales Le Devoir, lundi 18 avril 1977 • 9 Rabin cède la place à Pères TEL AVIV (Reuter) — Comme il l'avait annoncé à ses proches collaborateurs la semaine dernière, le président du Conseil israélien, M.Yitzhak Rabin, a cédé ses fonctions hier à son ministre de la Défense, M.Shimon Pères.Un communiqué officiel publié à l’issue de la réunion hebdomadaire du cabinet israélien indique que M.Rabin a informé ses ministres de sa décision de prendre un congé de longue durée à partir de vendredi prochain, au lendemain du 29e anniversaire de la fondation de l’Etat d’Israël.M.Pères, qui a succédé à M.Rabin à la tête du parti travailliste israélien le 10 avril, assumera l’intérim de la présidence du Conseil jusqu’aux élections législatives du 17 mai prochain.M.Rabin se retire de la vie politique en raison d’un mini-scandale financier qui a valu à son épouse d’être condamnée hier matin par un tribunal de Tel Aviv à une amende de 250,000 livres israéliennes (16,000 sterling).M.Rabin a été lui-même condamné à une amende de 15,000 livres israéliennes la semaine dernière.Il leur est reproché d’avoir enfreint la législation sur les changes en gardant deux comptes dans une banque de Washington.Aux termes de la loi israélienne, un président du Conseil ou un ministre ne peut pas démissionner d’un gouvernement qui expédie les affaires courantes comme celui de M.Rabin, démissionnaire depuis le retrait du Parti national-religieux de la coalition gouvernementale il y a plus d’un mois.Mais, le ministre de la Justice a estimé que le président du Conseil pouvait se retirer sous le prétexte d’un congé de longue durée.Jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement, après les élections, M.Rabin demeurera cependant officiellement responsable des affaires de l’État et il en sera régulièrement informé à sa résidence à Tel Aviv./ •Owen précède là Luanda le sommet de la h igné de front Fin de l’aide française à Mobutu Les Zàiro-Marocains remportent de premiers succès (D’après Reuter et AFP) — M.David Owen est arrivé hier à Lagos après avoir rencontré brièvement à Luanda le président Agostinho Neto, d’Angola.Venant de Salisbury où il avait eu un deuxième entretien avec M.lan Smith, premier ministre rhodésien, le secrétaire au Foreign Office était arrivé dans la capitale angolaise au moment où s’y ouvrait un sommet des pays dits de "première ligne’’ (Mozambique, Zambie, Tanzanie, Botswana.Angola) consacré à la Rhodésie.A Lagos, M.Owen a conféré avec certains dirigeants nigérians.La question rhodésienne et d’autres problèmes afri-; cains ont été abordés, précise un porte-parole du Foreign Office.La radio nigériane captée à Londres rapporte que M.Owen a indiqué que la Grande-Bretagne avait proposé d’oeuvrer de concert avec les États-Unis pour présider une nouvelle conférence sur la Rhodésie.Le secrétaire au Foreign Office a exprimé l’espoir que cette nouvelle conférence permettrait d'arriver à un règlement permettant l'accession au pouvoir de la majorité noire de Rhodésie.A Luanda, M.Owen s'était également entretenu avec M.Paulo Jorge, ministre angolais des Affaires étrangères, et M.Roberto de Almeida, vice-; premier ministre.Après avoir, au cours d'une : conférence de presse, affirmé que la Grande-Bretagne res-‘•pecte "l’indépendance de 'l'Angola, son intégrité territoriale, son désir de non-alignement et le maintien des • relations avec les pays occi-¦ dentaux et socialistes", M.'•Owen a Indiqué, au sujet au Le Neto ; CHIITES PROFESSIONNELLES ET D'AFFAIRES «.V MEUBLES ' DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE ANiEuOiEwENt SUR LES DEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc ;oJî AVE DU PARC 270-1141 Brevet» d-in»entlon MARQUES âeCOMMERCE Robic, Robic ET ASSOCIÉS 2100.rue DRUMMOND Montreel HSO 1XS 211-21 Sa ni-9630 INTMPRINEURhtCÎRICIIM JEAN K.MALOUf INC.entretien induitriil • tommtrtiol rtlidtntial Phi di 3S ani d »«p#ti»nc» Bureau 30), 33e Ave, Boeemanl Montréal moenu aLo.•ne» •mewhlemenl mnrl.iletr» remwwatctBl Conception d’ameublement modulaire, magaein, bureau, résidence.Montréal 931-8931 1160SIMMN Québoc-683-1971 2376 Gilvanio SI.Foy Aulleed'utMier de rergeet cen^leel, Pourquoi naurlaz-vous pas un compte courant avec noua I Association des Taiil Diamond Liée 909 St-Ortgolre AppelBZ 273-1725 problème rhodésien qu’il était “sceptique" sur la sincérité de M.Ian Smith, lorsque ce dernier affirme vouloir abandonner le pouvoir et céder la place à la majorité.Sur la Rhodésie, M.Owen a également indiqué qu’il n’était pas question de demander au Front patriotique d’abandonner la lutte armée avant d’étre assuré que la règle de la majorité pourra être respectée.Le secrétaire au Foreign Office a, d’autre part, affirmé qu’il n’était pas capable de supprimer le gouvernement de Salisbury mais qu’il essayait "de rassembler toutes les parties intéressées par ce problème", soulignant que les pays de "première ligne" avaient indiqué qu’ils continueraient à appuyer la lutte armée sans trouver incompatible une recherche de solution pacifique." Une intense activité diplomatique régnait hier à Luanda à la veille du sommet des États "de première ligne".Parallèlement au sommet des pays de "première ligne," qui doit durer deux jours, se déroulera une réunion des présidents des principaux mouvements de libération.président Agostinho rendra compte aux fume mi ipte j quatre autres chefs d'État de "première ligne" des entretiens qu’il a eus hier avec le secrétaire d’État britannique.D’autre part, l’arrivée à Luanda du secrétaire général de l’OUA.M.William Eteki.y a provoqué de vives critiques de la position de l'Organisation de l’unité africaine à pro- Ks du Zaïre, et plus partlcu-rement de la position du président en exercice qui continue à parler d’une "agression".(D’après Reuter et AFP) — Tandis que l’aide logistique française prenait fin, le Zaïre à fait état ce week-end des premiers succès remportés par son armée et la contingent marocain sur les forces qui occupent depuis plus d’un mois une partie de la province du Shaba, ex-Katanga.Samedi soir, l’Agence Zaïre presse (AZAP) indiquait que, au prix de lourdes pertes de part et d’autre, les forces zaïroises avaient fait reculer d'une vingtaine de kilomètres les envahisseurs dans la nuit de mercredi à jeudi.L’agence ajoutait que, samedi soir, soit au moment où le pont aérien français prenait fin, comme devait le confirmer le lendemain- l’Élysée, les forces marocaines étaient entrées en action aux côtés des soldats zaïrois.Dans une nouvelle dépêche sur les combats, l’AZAP a annoncé hier la poursuite de (’“offensive vigoureuse" des forces zaïro-marocaines et fait état de pertes "nombreuses” dans les rangs de ceux que l’on croit être, en grande partie, des anciens gendarmes katan-gais venus d'Angola.L’AZAP a précisé que les succès des forces combinées favorables au président Mobutu avaient permis de faire un prisonnier, qui est grièvement blessé et sera ultérieurement interrogé.Selon l’AZAP, des armes ont été saisies ainsi que des documents en langue étrangère, dont la traduction, prévoit-elle, va “réserver des surprises” sur les complicités dont bénéficient les envahisseurs.A Paris, l’Élysée a annoncé hier matin que les onze avions — dont dix appareils de transport de type Transall — qui avaient acheminé l'aide militaire marocaine au Zaïre avaient quitté l’ancienne colonie Belge samedi soir à 20h30, "mission accomplie".A Kinshasa, le président Mobutu s’est déclaré “optimiste" sur l'issue des combats.Son ministre des Affaires étrangères, M.Karl Bond, a reçu les ambassadeurs des pays de la CEE pour leur fournir des précisions sur “l'agression" dont le Zaïre est victime.en prévision des entretiens que les ministres de la Communauté auront sur cette question à Londres, aujourd’hui.A Addis Abeba.l’Organisation de l’unité africaine a indiqué que.devant “le grand danger d'internationalisation" de la “crise" du Zaïre, le secrétaire général de l’OUA, M.William Eteki Mboumoua était parti pour Luanda, où il "réunira des informations" en vue de tenter de trouver "une solution africaine”.A Nouakchott, un meeting de “soutien total et agissant" au président Mobutu s'est déroulé samedi soir en présence de dirigeants du Parti du peuple mauritanien.A Rabat, le sous-secrétaire américain aux Affaires politiques, M.Philip Habib, a déclaré samedi après avoir été reçu par le roi Hassan que "les États-Unis avaient envoyé au Zaïre pour quinze millions de dollars de matériel, de rations, de pièces de rechange mais pas d’armes".“Ils continueront à soutenir ce gouvernement si le besoin s’en fait sentir," a-t-il ajouté.Cependant.M.Habib, a déclaré que les États-Unis" sont et demeureront contre toute ingérence étrangère en Afrique.Dans une conférence de presse.M.Habib a estimé que les problèmes africains doivent etre résolus dans un contexte africain et par des méthodes pacifiques'’.A propos de l’intervention du contingent militaire marocain au Zaïre, il a déclaré que son gouvernement estimait que "cette décision avait été prise en conjonction avec le gouvernement légal du Zaïre".Il a ajouté que les États-Unis" soutiennent totalement l'intégrité territoriale du Zaïre" et souligné que "depuis le franchissement des frontières zaïroises, le gouvernement américain avait pris un certain nombre de décisions tendant à aider le gouvernement de Kinshasa à défendre l'intégrité territoriale du pays "."Si la situation le demandait.nous continuerons à soutenir le Zaïre jusqu'à ce i qu’il parvienne à Douter les envahisseurs hors de son terri-| toire," a annoncé M.Habib.A Alger, par ailleurs, l'agence Algérie presse-service i APS) a estimé samedi que "la situation au Zaïre resuit au centre des préoccupations de et uMiiuMiitscoeoiîiou MUMMS «OTM MON&t / nombreuses nations africaines, qui regardent avec une crainte justifiée les événements, dans la mesure où l’internationalisation du conflit pourrait s’étendre au-delà des frontières de ce pays.” Aux Nations-Unies, où il s’est entretenu samedi avec quelques journalistes, le ministre soudanais des Affaires étrangères, M.Mansour Kha-led, a déclaré que le Soudan soutenait le Zaïre mais ne pouvait lui apporter une aide militaire parce qu’il devait lui-même se défendre contre des forces “soviétiques ou d’inspiration soviétique.” A Dakar, le ministre sénégalais des Affaires étrangères, M.Assane Seek, a annoncé l’envoi “dans les jours prochains" de plusieurs tonnes de médicaments au Zaïre, avec lequel le Sénégal, a-t-il dit, “se solidarise”.“Le Zaïre est attaqué par des mercenai- res, il s’agit de gendarmes ka-tangais, mais tout le monde sait dans quel pays ils étaient depuis dix-sept ans”, a-t-il déclaré en faisant allusion à l’Angola.“Il est clair qu’ils n’ont pas pu s’organiser et partir au Zaïre sans la bénédiction des autorités de ce pays,” a-t-il ajouté en invitant les pays africains à “apporter leur soutien effectif au Zaïre agressé de l’extérieur.” A Dar Es Salaam, l’hebdomadaire gouvernemental Sunday News s’en est pris en terme violents à L'Ingérence impudique de la France dans les affaires intérieures du Zaïre.” Par ailleurs, le président Jimmy Carter a approuvé la semaine dernière la vente de six avions de transport militaires C-130 au Soudan, qui auparavant n’avait jamais reçu de fournitures militaires américaines, a annoncé samedi le Département d’État.L’achat des six appareils, dont le coût total est de l’ordre de 50 millions de dollars, sera, croit-on savoir, financé par l’Arabie séoudite.La décision de M.Carter, qui devra être approuvée par le Congrès, intervient alors que diverses informations signalent l'arrivée d’un flot d'armes Soviétiques en Éthiopie dont les relations avec le Soudan voisin sont devenues extrêmement tendues.La CIA lèverait des mercenaires NEW YORK (AFP) - La CIA soudent en secret le recrutement aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne de centaines de mercenaires envoyés au Zaïre pour aider les troupes du président Mobutu Sese Seko à combattre les envahisseurs venus d’Angola, écraivait hier Newsday, le journal de Long Island, près de New York.Newsday, qui précise tenir ses informations de membres des services de renseignements, ajoute que la CIA est en contact étroit avec un resident de Californie, M.David Bufkin.Ce dernier, indique Newsday, dirige aux Etats-Unis une campagne de recrutement de mercenaires destinés au Zaïre.La presse californienne avait déjà la semaine dernière fait savoir que M.Bufkin avait entrepris de recruter plusieurs dizaines d'hommes ayant l’expérience des combats, pré- cisant que les salaires mensuels allaient de 1,200 à 2,000 dollars.“Newsday ajoute que la CIA apporte un soutien financier a la campagne de recrutement.Le journal indique en outre que la CIA a refusé de coopérer avec le département de la Justice dans 1 une enquête effectuée actuellement sur M.Bufkin.Ce dernier avait déjà, semble-t-il, recruté des mercenaires pour combattre en Angola.Trois d’entre eux furent tués, trois autres capturés et passés en jugement.L’un de ces derniers a été condamné à mort et exécuté par le gouvernement angolais.Le département de la Justice a fait connaître, son intention de poursuivre Bufkin en justice pour avoir violé les lois américaines sur la neutralité en cas de conflit.Ml ?fC Maintenant qu’il dirige le gouvernement, le Parti Québécois croit plus que jamais que son financement doit provenir de l’ensemble de la population.Ce financement démo- = Veuillez indiquer à quelle fin vous utilisez ce coupon: cratique constitue pour | adhésion ?financement (sans adhésion) ?nous une garantie en I changement d’adresse ?même temps qu’une j Nnm promesse d’intégrité.I Si vous désirez contri-1 Prénom: I I Adresse: Code pOStal (très important) Localité: Comté: Nouvelle adresse: Code pOStal: (très important) Localité: Comté: Occupation: Téléphone: Date de naissance: Financement: montant Retour.8785 Ave du Parc, Montréal, 2 ans/$6 00 ?Parti Québécois ou en devenir membre, veuillez utiliser le coupon _ „ „ _________ ci-dessous ^^e,our ®7®5 Ave clu ^arc' M°n,r^ai.h2n iyz 3 ans/$9 00 ?$ $ TOTAL: $ Avis public concernant les séances de révision des listes des électeurs en vue des élections du 13 juin 1977.Conduite ivet Prudence etl une Altaire de Famille La Commission des écoles catholiques de Montréal Les commissaires de la Commission des écoles catholiques de Montreal (C E C M ) se réuniront en seance publique spéciale le 28 avril à 20 heures a l'école Polyvalente Georges Vanter, 1205 est rue Jarry Les commissaires feront l examen des demandes de correction i la liste electorate et entendront les parties intéressées et leurs témoins.Laurent Portugais, directeur du scrutin Le Bureau des écoles protestantes du grand Montréal Avis public est parles présentes donne qu’une réunion du Bureau des écoles protestantes du grand Montréal aura lieu le mercredi 27 eyril 1977 i 19h30au siège sociel du Bureau, situé eu 6000 avenue Fielding Au cours de cette réunion, et s'il y i lieu, des reunions (journées, les recommandations du president d etection au sujet des changements de la liste des électeurs seront examinees Les électeurs ont le droit de se presenter A cette reunion pour soumettre les preuves relatives aux demandes de changement soumises per écrit au cours des quinte jours suivent le depdt de la liste préliminaire en date du 1er avril 19)7 Le Liste des électeurs entre en vigueur le 2 mu 1977.telle que révisée et approuvée lors de le réunion, et elle reste en vigueur jusqu't ce qu'une nouvelle liste devienne en vigueur Cet avis public est donné conformement eux édictés 110.111 et 112 de le Loi de l’instruction publique R.G.Megnussen.président d étection l'examen de chaque demande de revision et.s'il y a lieu, entendront sous serment les pariies mteressees et leurs témoins Un avis spécial sera envoyé i l’adresse de toute personne faisant l'objet d'une demande de correction, d'inscription ou de radiation sur la liste des électeurs.Donné à Ville de Saint-Laurent, ce 18 avril 1977 Pierre Grou, président d'élection La Commission scolaire Baldwin-Cartier La Commission scolaire Sainte-Croix Avis public est par les présentes donne que les commissaires d écotes de la Commission scolaire Baldwin-Carlier.tiendront une séance de révision, a 19 heures, le 28 avril 1977, a la Salle des Délibérations.130 Ambassador.Pointe-Claire, pour examiner les demandes de révision déposées aux bureaux de revision entre le 4 et le 16 avril 1977, au sujet des additions, corrections ou radiations a la liste électorale préliminaire A cette fin.les commissaires examineront les recommandations du président d'élection et.si nécessaire, ils entendront les personnes intéressées, sous serment, et avec témoins Chaque personne intéressée dans une demande de cortection, d'addïion ou de radiation recevra un avis spécial A cet etfet Raynald Laplante.président d étection La Commission scolaire de Lakeshore Avis public est par les présentes donne que les commissaires de la Commission scolaire de Lakeshore tiendront une réunion spéciale le 26 avril 1977 a l école secondaire Beaconsfieid 84 Beaconsfieid Court.Beaconsfieid.Q VE bec a 20 heures pour l examen des demandes de revision déposées du 4 avril au 16 avril 1977 aux bureaux de révisions de cette commission et concernant les corrections, les inscriptions ou les radiations a taire i la liste des électeurs A cette fin, les commissaires décotes feront l’examen des demandes de revisions et s’il y a lieu, entendront sous serment les parties mteressees et leurs témoins Toute personne ayant demande une correction inscription ou radiation sur la liste des électeurs entre le 4 avril et le 16 avril 1977 recevra avant cette réunion spéciale du 26 avril 1977 une copie de la recommandation qui sera presentee aux commissaires Donne a Beaconsfieid.Québec, ce 18e jour d'avril 1977 Leslie J.B.Dark, président détection La Commission scolaire Jérôme-Le Royer Avis public est par la présente donné conformément aux dispositions de iArtide 110 de la Loi de l'instruction publique que mesdames et messieurs tes commissaires de la Commission scolaire Jérôme Le Royer tiendront une seance le 27 avril au siège social de la Commission scolaire Jérôme-Le Royer.550-53e avenue.Pointeaux-Trembles, a 19 heures, pour l’examen des demandes de révision déposées du 4 avril au 16 avili 1977 au bureau du président d élection et aux centres de révision, concernant les inscriptions, les corrections ou les radiations l taire a la liste des électeurs A cette fin, les commissaires décotes feront l'examen de chaque demande de révision et.s'il y a heu.entendiont sous serment les parties mteressees et leurs témoins Un avis spécial sera envoyé a I adresse de toute personne qui tait l objet d une demande de correction, d'inscription ou de radiation sur la liste des électeurs Mathieu Soucy, president d etection.La Commission scolaire Jerôme Le Royer La Commission des écoles catholiques de Verdun Avis public est par les présentes donne que les commissaires de la Commission des ecoles catholiques de Verdun tiendront une seance pour i examen des demandes de revision déposées du 4 au 16 avril 1977 au bureau du president d'élection et concernant des inscriptions des corrections ou des radiations proposées relatives A la liste des électeurs Cette séance aura lieu A la salle des commissaires delaCECV 1100.Siéme avenue.Verdun la mercredi 27 avril 1977 a 20 heurts.Les commissures d écoles feront l examen de chaque demande de révision et, sï! y a lieu entendront sous serment les parlies mteressees et leurs témoins Un avis spécial sera envoyé a l adresse de toute personne qui tait l'objet d une telle demande d'inscription, de correction ou de radiation Conrad Bouvier, president d élection de la Commission des écoles catholiques de Verdun (Municipalité scolaire du centre-nord de Montréal) Avis public est par la présente donne que les commissures de la Commission scolaire Sainte-Croix tiendront une séance le 26 avril 1977 au Centre administratif.1100 Côte Vertu A Ville de Samt-Laurent.A 20630.pour l examen des demandes de révision déposées du 4 avril au 16 avril 1977 au bureau du président d étection et concernant les inscriptions, les corrections ou les radiations A faire A la liste des électeurs A cette fm.les commissaires d écotes terçnt 300,000 enfants comptent sur moi! Le 13 juin je vote 10 • Le Devoir, lundi 18 avril 1977 Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres Prenez avis que Claude H Foisy.avocat, et Dame Louise Dubuc Foisy, professeur, résidant et domiciliés au 2 rue Hillcrest à Châteauguay, province de Québec, présenteront le 27 mai 1977 une requête en Cour supérieure du Palais de Justice de Montréal afin de modifier leur régime matrimonial Martineau.Waler, Allison & Ass ' CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUÉBEC AVIS PRENEZ AVIS que NORMAND BORDAGE, pour le compte de TRANSPORT NORMAND BORDAGE ENRG, 2200, Daniel #4, Longueuil, s'adresse à la Commission des Transports du Québec pour demander un permis spécial Haulaway, afin de pouvoir tirer les remorques de la compagnie Day & Ross Ltd, selon toutes les clauses du permis 14556-V, laquelle demande un permis de courtier en transport réciproque Tout intéressé peut contester cette demande de permis spécial déposé à la Commission dans les cinq (5) jours de la dernière parution de cet avis, en s'adressant à la Commission des Transports du Québec, au 505 est, rue Sherbrooke.Montréal MONTREAL, ce 26 janvier 1977 PREMIERE PARUTION 15 avril 1977 DEUXIEME PARUTION 16 avril 1977 TROISIEME PARUTION 18 avril 1977 Deveau, Lavoie & Hétu Procureurs du requérant CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUÉBEC PRENEZ AVIS que Jean-Guy Perreault pour le compte de Transport Jean-Guy Perreault Enrg .124 — 5e avenue.Ville St-Pierre, s'adresse à la Commission des Transports du Québec pour demander un permis spécial Haulaway, afin de pouvoir tirer les remorques de la compagnie Day & Ross Ltd.selon toutes les clauses du permis 14556-V.laquelle demande un permis de courtier en transport réciproque Tout intéressé peut contester cette demande de permis spécial déposé à la Commission dans les cinq (5) jours de la dernière parution de cet avis, en s'adressant à la Commission des Transports du Québec, au 505 est, rue Sherbrooke.Montréal MONTREAL, ce 26 janvier 1977 PREMIERE PARUTION 15 avril 1977 DEUXIEME PARUTION 16 avril 1977 TROISIEME PARUTION 18 avril 1977 DEVEAU.LAVOIE & HETU Procureurs du requérant PAMAHA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUÉBEC AVIS PRENEZ AVIS que Jerry Dzindzio pour le compte de Transport Jerry Dzindzio Enrg .6678 Jeanne-Mance.4451 V y ! S l’éducation coopérative Le Devoir, lundi 18 avril 1977 * 15 Qui doit assumer le développement des coopératives?L’État ou le Mouvement coopératif Qui sera le timonier de la Société de développement coopératif?Pour illustrer la croissance du mouvement coopératif au Québec depuis le début du siècle, il faut toujours revenir aux deux seuls exemples disponibles: l’épargne et l’agriculture.Car force est de constater que dans les autres domaines, en dépit d’efforts nombreux, les coopératives n'ont atteint que des résultats très modestes.La création prochaine de la Société de développement coopérative (SDC), annoncée par le premier ministre dans son message inaugural, vise précisément à étendre la formule coopérative dans différents secteurs d’activités et à stimuler la croissance des coopératives existantes.Ce nouvel organisme devra, à l’intérieur de l’univers coopératif québécois, se tailler une place aux côtés du Conseil de la Coopération du Québec (CCQ) qui regroupe une vingtaine d’institutions et de fédérations coopératives et du Service des associations coopératives (SAC) du ministère des Consommateurs, Coopératives et Institutions financières (MCCIF) qui participe également au développement coopératif.C’est le président de la Fédération de Québec des Caisses populaires, M.Alfred Rou- leau qui lançat l’idée d’une Société de développement lors des assises annuelles du mouvement Desjardins en mars 1974.Pour celui-ci, l’État et le mouvement coopératif devaient s’associer, ’’sur la base 50-50”, dans la mise sur pied d’un organisme qui apporterait appui financier et support technique, aux coopératives naissantes et existantes.En février dernier, M.Rou- leau revenait à la charge en précisant ses vues sur l’ensemble du développement coopératif: d’abord, le Conseil de la Coopération doit demeurer le centre de planification et l’architecte de l’édifice coopératif au Québec.La SDC jouerait le rôle de maître d’oeuvre en jgissant au niveau des moyens: fournir une aide technique aux coopératives, mettre à la disposition de celles-ci des ressources financières, assumer de façon temporaire la gestion des coopératives en difficultés et coordonner les programmes de formation pour les dirigeants des cooperatives.Tant qu’à l’État, il doit par son Service des associations coopératives être l'ingénieur du projet en surveillant l’application des lois et suivant l’évolution de l’ensemble.Quelques jours plus tard, le ministre Madame Lise Fayette faisait parvenir au Conseil de la Coopération copie d’un mémoire devant être présenté au Conseil des ministres.Apparaît alors un changement de cap important; le gouvernement devient un acteur important sur la scène coopérative.Le ministre nomme la majorité des membres de la Société de développement coopératif qui “est tenue de préparer des plans de développement pour l’ensemble et pour chacun des secteurs de l’activité coopérative.” Au-delà de ces formulations tortueuses, on trouve deux points de vue bien distincts.Dans l’entourage de Madame Fayette, on constate aisément une volonté évidente de faire avancer le dossier.(Depuis près de deux ans, le gouvernement du Québec a en mains l'étude de M.Roland Parenteau qui propose la création d’un tel organisme).Et le gouvernement du Parti québécois entend privilégier la formule coopérative -par MICHEL NADEAU PRODUITS DE QUALITÉ FABRIQUÉS PAR La Coopérative Agricole de Granby et sa filiale QUÉBEC LAIT • CRINO • YOPLAIT • YORI •QUÉBON •BANQUET • GLACIER La Coopérative Agricole de Granby 10 rue Laval, Granby, Qué.ainsi que l’affirment ses dirigeants et son programme.Et cet appui se fera même s’il faut bousculer un peu certains dirigeants du mouvement reconnus pour le grand soin qu’ils mettent à mûrir leurs décisions.On se promet bien de faire avancer un peu plus rapidement “cette charette de 75 ans”.Et on a entendu un porte-parole du gouvernement recommander au mouvement Desjardins “d’envoyer en Floride certains dirigeants où en étendant leurs vieux os, ils rendraient davantage service à l’idéologie coopérative”.A vrai dire, la formule n’est pas galante.Surtout lorsqu’on cherche à s’entendre avec un partenaire qui a quand même certains actifs: un bilan de $8 milliards et 75 ans d’existence.Il faut dire cependant que l’engouement pour le développement cooperatif n’est pas d’égale intensité au sein du mouvement; plusieurs dirigeants ne voient dans la SDC qu’un bon moyen pour se débarrasser des demandes gênantes d’aides de la part des coopératives en pleine crise de croissance.Ainsi, le CCQ n’a jamais fait preuve d’un dynamisme débordant.Doté d’un maigre budget de $200,000 (le double si on ajoute la revue Ensemble) ses moyens sont limités.Des entreprises importantes comme La Sauvegarde ou Fiducie du Québec ne sont tenues qu’à une contribution de $10,000 environ.Le CCQ ne peut donc apporter qu'un appui très limité aux quelque soixante coopératives nouvelles qui apparaissent chaque annee mais dont les deux tiers sont aussitôt vouées à la disparition.La reaction de l’État est alors de prendre les choses en mains tout en invitant son opulent partenaire à y aller d’une contribution appréciable.Le document du MCCIF qui serait "dans l’anti-chambre du conseil des ministres” précise: • Huit des treize membres du conseil d’administration de la SDC seraient désignés par le ministre dont deux choisis à partir d’une liste de 12 personnes provenant des secteurs non structurés.(Les secteurs non structurés sont ceux qui ne sont pas regroupés en fédération; en compte 550 coopératives dans cette situation.Elles ne représentent cependant que 3% ou 4% des avoirs coopératifs totaux).Les autres seraient désignés par le CCQ.• Québec assume les frais d'administration pour un montant annuel de $500,000; tout excédent est partagé à parts égales entre le gouvernement et le mouvement coopératif.• Pour ce qui est du budget d’investissement, le gouvernement et les coopératives contribueraient chacun pour un montant minimum de $500,000 annuellement.Les étudiants d’aujourd’hui sont les consommateurs La société de consommateurs actuelle et future vous commande, chers (ères) étudiants (es), la meilleure formation possible.PENSEZ-Y MAINTENANT POUR AGIR PLUS TARD CO-OP Les Cooprix Les Magasins Co-op Les Clubs de Consommateurs affiliés à la FÉDÉRATION DES MAGASINS CO-OP Montréal - Québec - Mont-Joli - La Tuque £ « i I » * En ne donnant pas clairement le contrôle de la SDC aux coopératives et en liant la contribution de l’État à celle des organismes coopératifs, le projet est apparu, aux yeux de certains coopérateurs, comme une tentative de mainmise de l'État sur cette force qui unit près de 4 millions de Québécois.On a gité le spectre du coopératisme d’État! Accrocher ainsi le budget de la SDC aux contributions des coopératives ne peut que ravir certains dirigeants-coopérateurs qui limiteront leurs efforts.Ce lien peut devenir un frein important à l’impulsion qu’a besoin la formule coopérative au Québec surtout dans les secteurs de la consommation et de l’habitation.Après mûres réflexions, le COQ croit de plus en plus que l’État doit assumer entièrement le financement du nouvel organisme.Le comité interministériel qui a étudié ce dossier sous le gouvernement Bourassa proposait la formule État 60%-Coopératives 40%.Mais aujourd’hui on remet en question le bien-fondé d’une contribution éventuelle.L’argument est simple et important: Bell Canada, l’Alcan, Bombardier ne contribuent pas au financement de la Société de développement industriel (SDI).Et pourtant l’entreprise privée détient la majorité des sièges au conseil d’administration de cet organisme.On est d’avis que l’État doit assurer les risques du capital-actions.Les coopératives seraient prêtes à consentir à des taux préférentiels des prêts pour un montant égal à X fois les contributions de l’État au fonds de la caisse de crédit de la SDC.(On a écarté la possibilité pour la Société d’investissement Desjardins de jouer un rôle à ce niveau; on sait que la SID a refusé un prêt à la Fédération des magasins Coop en .posant des conditions trop rigoureuses).Le mouvement coopératif veut s’attaquer sérieusement au secteur de la consommation et c’est dans ce domaine prioritaire qu’il entend mettre la plus grande partie de ses ressources disponibles.A l’instar de la Suède, on veut multiplier les Cooprix par une formule de participation au niveau régional des institutions financières coopératives, des consommateurs et des fédérations.Les investissements dans ce secteur requièrent des sommes importantes.Une part plus grande du marché de la consommation permettra l’expansion des coopératives dans le domaine agro-alimentaire et au niveau de la production de biens.Mais ce changement se fera-t-il au rythme habituel du mouvement Desjardins?Il est vrai que la démocratie est une fille capricieuse qui se tarde à donner son consentement.Mais dans le mouvement Desjardins cette vertu devient parfois désespérante.Toutes ces propositions et les améliorations à apporter n’ont pas été échangées dans le cadre d’un débat fondamental sur l’évolution future du secteur coopératif au Québec.Il est important que les diri-eants du Mouvement Desjar-ins et le ministère responsa- ble de ce secteur précisent davantage leurs objectifs au sein d’un dialogue en profondeur.Tant que cet échange véritable n’aura pas eu lieu, les deux grandes allées (et peut-être les deux seules) du développement économique pour les francophones du Québec continueront de se maintenir à la périphérie du grand capitalisme venu d’ailleurs.des voyages d’affaires?des vacances sans souci?L’AGENCE de VOYAGES QUI A RÉPONSE À TOUT VOYAGES CONSTELLATION Liée 215.rue St-Jacques Montréal, Québec 281-3298 ?LES COOPER4NIS assurance-vie assurance générale chez nous C'EST RASSURANT Asaurance individuelle vie, rentes de retraite enregistrées, analyse de succession Assurance générale automobile, incendie vol, responsabilité et protection de ferme Assurance collective vie, accidents maladie, régimes de retraite Siège social 1259, rue Berri, Montréal H2L 4C7 Tél.: 288-1502 I ! 1 T6 • Le Devoir, lundi 18 avril 1977 l’éducation coopérative _________________________________La coopérative à l’élémentaire Un moyen d’intégrer les enfants à l’univers adulte Ce n’est pas sans une certaine nostalgie que ie profite de l’occasion de m’adresser au lecteur pour faire personnelle-ïnent le point sur ce qu’on appelle la coopérative a l’école.Pour ma part, après quelques années de recul, cette approche de l’enseignement encore peu développée m’ap-J>araît toujours riche et des Îilus adaptée à une époque où a “participation” et la '‘conscience” des phénomènes col-Jectifs font partie intégrante de notre mythologie culturelle.Mais avant de préciser certaines possibilités qui pour-jaient modifier l’usage de cette technique et l’enrichir, il jmporte de la replacer dans son contexte pour en saisir le Jens.Dans les faits l’école apparaît toujours comme le lieu de l’apprentissage de connaissances et de techniques.On se tyaît bien sûr, en maints endroits, à prétendre que la vi-*sée fondamentale de l’école est le développement des enfants, leur épanouissement, etc.Cet épanouissement n’en doit pas moins se solder surtout par une certaine somme d’apprentissages modernisés ou pas.Certains pensent agir de façon révolutionnaire en appliquant de nouveaux concepts tels que l’école à aire ouverte, les classes-neige ou vertes, l'école active, etc.Ayant participé à ces activités, je ne peux m’empêcher de relever que, malgré l’exténuement des maîtres qui s’en chargent et le sourire des élèves qui en bénéficient, l'apprentissage demeure parallèlement à tout ceci, unidirectionnel, c’est-à-dire décidé et orienté par le savoir adulte.La présence, côte à côte, d'un processus d'apprentissage traditionnel et d’activités apparemment plus gratuites, destinées à l’epa-nouissement des enfants suscitent des interrogations.Par ailleurs, plusieurs de ces innovations impliquent des activités bien “bourgeoises”.(Une semaine de ski ou une semaine à la montagne que bien des parents ne pourront jamais offrir à leurs enfants).On peut ainsi se demander si les innovations qui s’effectuent dans l’enseignement ne seraient pas tout simplement le reflet des valeurs véhiculées par la classe moyenne de notre société.Ces quelques points veulent illustrer qu'a travers l’apprentissage et l’éducation, l’école a fondamentalement pour finalité d’intégrer les enfants à un univers adulte et qu’il est fort difficile de se situer si l’on oublie d’en faire une analyse préalable.Ainsi, dans un univers adulte où dominent les notions de travail et les preoccupations d’ordre économique, il n’est pas étonnant que l’apprentissage de connaissances et de techniques caractérise l’activité scolaire.Jusqu’à ce jour et peut-être pour longtemps la possession d’un bagage intellectuel n’a fait que garantir une intégration adéquate à cet univers économique.Toutefois l’importance accrue des relations humaines dans l’industrie modifie cette tradition.Le “bien-être” de l’employé, garantie de son rendement, est un souci de même nature que ceux sous-jacents à bien oes innovations pédagogiques, les problèmes de fond demeurent les mêmes, seules les apparences changent.Ne peut-on pas penser que le concept de société des loisirs correspond à celui de classes-neige, le concept de mobilité de la main-d’oeuvre à celui d’école à aire ouverte.Ces remarques n’ont pas pour but de dénigrer des expériences ou des philosophies nouvelles mais d’insister sur le fait que l’école est un univers de socialisation dans une société donnée, de réaffirmer que l’école est un phénomène collectif; l’ensemble de ces faits donne à penser que l’apprentissage et le développement socio-émotif n’a ae sens que par l’insertion dans une collectivité particulière.C’est à ce point qu’il faut rappeler que la coopérative fut chez Freinet une application du socialisme tel qu’entendu par le grand pédagogue et signifiait le contrôle par les élèves de la “caisse” de l’école.Le caractère économique de cette activité correspond à une interprétation de la réalité de son époque.Dans ses applications au Québec la coopera- tive a connu une nouvelle orientation sous le couvert de l’école active, elle-même soumise à l’influence socioculturelle américaine.La coopérative devint une structure plus globale, visant à assurer le développement total de l’enfant, développement qui devrait se manifester par la socialisation et l’autonomie, la créativité et l’adaptation.Il est certain que le passage d’un continent à l’autre implique une traduction culturelle et l’émergence d’une nouvelle idéologie.Selon cette nouvelle idéologie la socialisation est l’apprentissage du fonctionnement en groupe; ce dernier implique que l’enfant apprenne à manifester ses désirs, ses colères et ses passions et, d’autre part, à collaborer et à travailler en groupe.La socialisation y implique la coordination de deux poles : l’affirmation de soi et le respect d’autrui.Une telle coordination produirait un sentiment d’acceptation de soi et une capacité de collaboration/Cette exigence conduit alors l’enseignant à favoriser le développement de l’autonomie et de la responsabilité, le dynamisme se situant dans l’individu à travers le groupe.On retrouve là l’influence de la psychologie sociale américaine à tendance individualiste.De cette manière, l’objet de la coopérative devint au Québec un exercice d’expression de conflits socio-émotifs, de réglementation et de solution de ces conflits, de répartition de tâches et de rôles dans un groupe.Ces quelques principes connaissent dans les faits une gamme d’applications diverses.On retrouve le style pause-café, réunion hebdomadaire d’échanges libres, le style dynamique de groupe avec les conflits socio-emotifs comme vedette, le style mystique, réunion dans le noir autour d’une chandelle, etc., les variantes dépendant pour une bonne part de la capacité du maître de faire face aux expressions d’agressivité et de se dégager de son rôle d’autorité.Pour ceux qui l’on tentée, l’expérience de la coopérative est à la fois fascinante et frustrante; fascinante du fait de constater l’autonomie incroyable dont les enfants sont capables, leur capacité de faire face à un problème et de le résoudre; frustrante du fait qu’on ne sait comment stimuler davantage cette capacité.Pour ce faire, on peut utiliser des études sur le développement social mais il faut aussi retourner à l’idée originelle comme quoi l’école est un lieu d’intégration à une culture donnée.Dans la mesure où l’école est un milieu créé par l’adulte, l’enfant ne peut qu’aspi- cjjne réponse.aux besoins et aux aspirations des individus ., et des collectivites: la coopération.y Cette restriction à la dimension du fonctionnement en groupe provient peut-être du fait que les maîtres considèrent que le développement socio-émotif passe nécessairement par l’expérience et qu’à ce niveau (expérience de groupe) il est possible de traiter les élèves sur un pied d’égalité.Il est assez facile (quoique ardu pour le débat) d'abandonner ie schème d’autorité au sujet d’activités secondaires et gratuites (au sens de non nécessaires).Mais un oeil averti pourrait en plusieurs occa- .par.JEAN-CLAUDE HÉTU L ASSURANCE-VIE DESJARDINS Siège social: Lévis (Québec) rer s'y retrouver dans son désir de participer à cette vie d'adulte.Il est exact que cette participation ne peut plus se limiter à l’acquisition de la lecture et de l’ecriture et que la comptabilité scolaire est une réalité fort secondaire pour les enfants.L’adaptation au phénomène de groupe est une finalité également insuffisante.Le fait sociologique important est que les etudiants constituent aujourd’hui une classe sociale face aux adultes dont le savoir et les traditions s'avèrent de moins en moins adaptés et qu’eux-mêmes mettent en question.L’objectif collectif devient de plus en plus de se débrouiller collectivement (adulte ou jeune) face à des situations pour lesquelles il n’y a pas de réponses et de normes.L'autonomie et la socialisation ne constituent plus, pour les élèves, la capacité de s'organiser avec un groupe de pairs mais de développer une conscience de groupe face à d’autres groupes incluant ceux qui regroupent les adultes.Ces remarques s’insèrent dans l’analyse de ce qu’on appelle la pédagogie institutionnelle l’analyse de l’école comme institution dans laquelle maîtres et élèves ont des rôles institués et conflictuels.Considérant que les élèves sont de fait insérés dans un processus collectif, l’objectif de la “coopérative” à l’école pourrait être double: soit de favoriser le développement de l’identité individuelle à travers l’intégration dans le groupe et l’identité collective dans l’interaction entre les groupes.À l’intérieur d’un groupe de pairs s’exercent l’af-Firmation de soi et la coordination des intérêts; par ailleurs la relation du groupe des élèves avec le groupe des maîtres et ceux définis par la hiérarchie institutionnelle met en jeu les schèmes d’autorité, les schèmes d’affirmation et d’opposition, les schèmes de réciprocité.Ces relations et ces schèmes sont en jeu dans les sports, dans l’attribution des taches, dans l’apprentissage et toute autre activité impliquant plusieurs individus à la fois.Analysons maintenant une forme concrète de coopérative (celle que j’ai connue en 4e année) à la lumière de ces objectifs.Ce premier type de coopérative se caractérisé d’abord par une infrastructure; 1) la présence dans la classe d’un conseil élu démocratiquement qui veille à la coordination des activités; 2) un babillard sur lequel les élèves indiquent au long de la semaine, les informations, les suggestions et les critiques dont ils veulent faire état; 3) une réunion hebdomadaire où, sous la direction du conseil, s’effectuent la distribution des tâches, la discussion des problèmes et la résolution des conflits socio-émotifs annoncés au babillard.Lors de ces réunions, le maître n’intervient que sur la demande expresse des participants.Cette infrastructure doit amener des relations d’un certain type, un climat particulier observable dans les activités de la semaine, climat excluant l’autorité ad hoc du maître et permettant l’expression du vécu immédiat, ainsi que la prise en charge par le groupe des problèmes relatifs aux situations qui se présentent.Pour ainsi dire, plutôt que présenter le maître comme un émetteur et l’élève comme un récepteur, la coopérative vise à les transformer en interlocuteurs.Paradoxalement l’objet principal qui réunit tout ce monde et par où la relation au maître est primordiale, soit l’apprentissage (et ce qu’il implique), est exclu du contrôle que détient le conseil.Il s'ensuit que les réunions hebdomadaires portent principalement sur les conflits socio-emotifs et les projets spéciaux tels que les classes-neige ou encore les événements sociaux majeurs extérieurs à l’école.Ce type de coopérative correspond à l’idéologie brièvement énoncée plus haut, laquelle est caractérisée de façon prédominante par une conception psychologique du fonctionnement en groupe.L’impact effectif de ce processus porte quasi exclusivement sur la motivation et le bon fonctionnement en groupe des élèves.sions, déceler chez le maître une manipulation subtile des élèves.Ceux qui connaissent l’animation en savent quelque chose.Il est possible de penser que si le scheme d’autorité demeure en place au sujet de l’apprentissage, celui-ci peut réapparaître sous des formes subtiles au sujet des relations humaines.Un premier pas pour corriger cette situation serait d’impliquer le groupe d’élèves dans le contrôle de son propre apprentissage via la cooperative.L’apprentissage constitue pour eux une réalité massive (heures/semaines) et non seulement cette réalité à laquelle sont confrontés les élèves est-elle issue d’un point de vue nre aux adultes mais aussi orme et les modalités qu’elle prend dans la vie quotidienne des élèves.Le rapport de compétence en faveur du maître est explicite en ce qui concerne rapprentissage; c'est à lui que se confond le schème d’autorité.Il est efficacement difficile d’être un interlocuteur avec des élèves qui sont moins compétents.Mais ne peut-on pas penser que c'est là un des aspects essentiels du phénomène éducatif et que les objectifs de la coopérative seraient bien pauvres s'ils excluaient la solution à ce problème.C'est à la suite de l’expérimentation de ce type de coopérative et de ces observations qu’au cours d’une année sui- vante certaines modifications ont été effectuées en vue de réaliser l’implication des élèves dans le contrôle de leur apprentissage: 1) le maître présente au début de l'année un diagramme comprenant l’ensemble des éléments qu’exige le programme; 2) il est proposé aux élèves de se constituer chaque vendredi avant-midi, lors de la réunion hebdomadaire, un projet d’étude d’une semaine a l’aide de ce diagramme; ce projet comprend des éléments communs a toute la classe et des éléments propres à chacun; 3) le maître propose tous les vendredis matins une récapitulation relative au projet d é-tude dont les résultats servent aux élèves pour déterminer leur projet d’étude suivant: 4) le maître se définit à la fois comme une ressource et un participant, c’est-à-dire avec les memes droits que les élèves (utilisation du babillard, affirmation de soi, etc.).L’ensemble des autres modalités caractérisant le type de coopérative précédemment expérimenté (conseil, babillard, réunion hebdomadaire, climat) est demeuré en place.Il fut bien expliqué que les résultats des examens proposés aux élèves demeuraient leur propriété et qu'en aucun cas ils ne seraient utilisés en vue de constituer un bulletin ou pour informer les parents.De cette manière nous espérions présenter le maître comme une ressource instrumentale à la disposition des élèves et que ceux-ci devaient apprendre à l’utiliser et à l'évaluer.Plutôt que d'être exclu de la coopérative, le maître et tout ce qu’il représente en devenait ainsi un objet primordial.L’objectif de ces modifications était de-vérifier s’il était possible d'utiliser l’apprentissage comme un élément éducatif et non seulement instructif et d’en faire le lieu du développement d'une identité de groupe.L’expérience réalisée ne prétend pas répondre totalement à cet objectif.Mais il est possible de soumettre à la discussion des phénomènes qui se sont manifestés à cette occasion et qui pourraient servir de critères opérationnels.Ainsi par rapport à l’apprentissage comme tel, trois faits importants se sont présentés.Le premier est la régression du temps utilisé au cours des réunions des élèves pour résoudre des conflits socio-émotifs au profit des discussions relatives au projet d’étude; ces conflits se présentent comme les aspects ennuyeux de la vie de groupe et plusieurs interventions de la part des enfants au cours de la réunion ont pour objet d’en finir une fois pour toute et de passer à l’étude des projets scolaires et autres.Le second fait est l’enthousiasme étonnant pour la formule de l’examen personnel.Ceci se traduit par des sessions d’études soutenues le jeudi soir (veille de Texamen) et la volonté de ne pas s’absenter le vendredi.Un examen conçu pour l’information des élèves plutôt que pour l’évaluation semble provoquer des effets bien differents.Finalement l'implication des élèves se manifeste par un intérêt à connaître l’opportunité d’étudier telle ou telle chose et l’identification de ce qui les intéresse vraiment.Au plan du groupe de pairs on peut constater une prise de conscience des différences de capacité et l’émergence de formule d'entraide.La connaissance se présente de moins en moins comme une valeur que l’on se glorifie de posséder mais comme une réalité à laquelle les élèves sont confrontés et qui les oblige à définir leur orientation personnelle.Par rapport au groupe des adultes on observe d'abord une distanciation face aux parents.L'élève choisit à quel moment il est propice d'informer ses parents au sujet de ses travaux (seulement les bons résultats pour leur faire plaisir aux dires des élèves).Cette manifestation constitue l’indice du fait que l'apprentissage est pour ainsi dire leur affaire.Les élèves convoquent de plus en plus la direction pour aborder les problèmes hors de la compétence du maître.Ces quelques indications montrent un début de prise en charge collective qui pourrait être développée ultérieurement.La stratégie utilisée fait également apparaître de nouveaux problèmes particulièrement au sujet du rôle du maître.Jusqu'où un Individu peut-il assumer d’être un instrument?Il est difficile de ne pas se réfugier derrière un programme; que faire quand on trouve soi-même que certains aspects sont farfelus, quand on ne sait pas, quand sur un point il faut bien avouer son ignorance?ou encore, comment faire valoir ses convictions sans les imposer, sans recourir à l’autorité du programme pour les justifier?Ces questions ont été vécues par le maître.En somme, à ce niveau, le problème pour le maître est de faire valoir sa compétence sans l’imposer, d'abandonner l’autorité de son rôle pour retrouver celle de sa compétence.Cette façon de poser le problème peut être généralisée aux aspects socio-emotif.À ce niveau, le maître possède également une compétence et des convictions; comment les mettre en valeur et éviter le dilemne du paternalisme contre le laisser faire?Puisque ces problèmes sont communs à tous les maîtres, ne faudrait-il pas songer à une formule cooperative au niveau des maîtres?Cette formule ne contient qu'en germe l’exercice des oppositions de groupe.Il serait nécessaire de l'explorer à plusieurs niveaux.L'expérience rapportée ici est particulière à une école du niveau élémentaire et les autres paliers de l’enseignement.Plusieurs questions sont en suspens dont le rapport école-milieu social.Ce qu on appelle la coopérative pourrait bien connaître des extensions fructueuses.Il se fait à plusieurs endroits des essais en ce sens.Il serait bénéfique que ceux qui en ont l’initiative communiquent leurs observations, les problèmes qu'ils rencontrent.Seule la discussion permettra de maintenir la philosophie de la coo- pérative et de la développer.¦M.Jean-Claude Hétu est professeur â l’Université de Montréal.LE CONSEIL DE LA COOPÉRATION DU QUÉBEC UN OUTIL DE RASSEMBLEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT Au service des COOP c.O w p m OmO ou,* y U I l’éducation coopérative Le Devoir, lundi 18 avril 1977 • 17 La coopération à l’université: beaucoup reste à faire Le texte qui suit ne se veut pas une réflexion pédagogique sur le comment de l’enseignement universitaire sur les coopératives, mais une interrogation sur son pourquoi.Partant donc de notions générales sur la coopération et l’université, nous essaierons de situer quelques points de repère sur les besoins des cooperatives en enseignement et recherche universitaire et, par conséquent, sur la dimension oue ce niveau d’éducation aevrait donner au phénomène coopératif.On pourrait évidemment disserter très longuement sur le rôle de l’université dans notre société.Comme ce n’est pas là l’objet principal de notre propos, nous serons bref là-dessus.Rappelons d'abord que les deux grandes fonctions normalement reconnues comme étant celles de l’université sont l’enseignement et la recherche.Outre cette fonction recherche habituellement considérée comme un attribut de l’université, qu’est-ce qui distingue ce niveau d’éducation des autres?Nous ferons simplistes en répondant que c’est le niveau venant après le collégial et permettant d’acquérir les connaissances requises à l'exercice d’un certain nombre de professions.Il s’agirait alors d’énumérer celles-ci pour définir l’université.C’est un peu ce que nous ferons dans un paragraphe ultérieur.Pour éviter enfin de s’embourber dans de longues discussions sur la nature des recherches effectuées à l'université, nous assumerons simplement ici qu’elles constituent un appui à l’enseignement.Cette limitation nous permettra alors de restreindre notre réflexion à la fonction enseignement.Maintenant, qu’est-ce que la coopérative?— Notons d’abord qu’elle est une organisation economique en ce sens qu’elle utilise des facteurs de production pour les transor-mer en services ou produits divers, tout comme l’entreprise capitaliste ou l’entreprise publique.Elle se différencie de ces dernières toutefois par certains modes de fonctionnement qui lui sont propres, tirés de la doctrine coopérative, celle-ci étant résumée en quelque sorte dans ce qu’on appelle les principes coopératifs.Quelles sont ces caractéristiques de la coopérative?En bref, c’est d’être la propriété des usagers; d’avoir une administration démocratique; d’être, à cause de son mode de partage des surplus, une entreprise de service; d’af-• ficher enfin, en étant ouverte à tous, un fort caractère collectif.Tout en s’efforçant de demeurer objectif, on peut tout au moins noter que ces idées de démocratie, de service, de collectif, ont une résonnance bien actuelle, qui peut expliquer une recrudescence de l’intérêt pour les coopératives et qui justifie certainement qu’on s’en préoccupe davantage à l’université.Donc, simplement en tant qu’organisation économique, la coopérative intéresse déià de larges secteurs des disciplines universitaires.Si en plus on rappelle qu’elle se veut dé-mocratiquue et qu'ainsi la participation y occupe une place importante; et si on imagine enfin qu’une multiplication de ___________________par________ ROCH BASTIEN ce type d’entreprise pourrait constituer un système, on est forcé de constater que, comme beaucoup de phénomènes humains, la coopérative intéresse directement ou indirectement tout l’éventail des enseignements universitaires.Il n’est certes pas utile de démontrer que la coopération tombe directement dans le champ des sciences de l’administration et de l’économique.De même, la sociologie a certainement beaucoup a dire sur la participation; et la science politique, sur l’exercice de la démocratie au sein des coopératives.Par ailleurs, la coopérative est touchée par une multitude de lois, dont certaines sont spécifiquement coopératives; d’où l’intérêt pour les sciences juridiques de se pencher sur ce phénomène.Enfin, on pourrait en dire nous sommes 3,500,000 coopéroteurs ou Québec savons-nous comment l’être?L'éducation est un des grands principes coopératifs.Le manque de formation explique trop souvent les échecs des coopératives.INITIATION À LA COOPÉRATION est le cours que tout coopérateur devrait suivre.INITIATION À LA COOPÉRATION aborde les thèmes: • l'administration et la gestion • l'idéologie • l’économie • l’histoire • les lois INITIATION A LA COOPÉRATION c’est • une documentation riche et variée • cinq rencontres — des documents télévisés • un animateur • des personnes ressources INITIATION À LA COOPÉRATION c'est partout au Québec ?Aucun pré-requis — trois crédits de l'Université du Québec Université du Québec Télé-université Pour informations Télé-université Québec (418)657-2380 Montréal (514) 282-7749 presque autant de la philosophie, de l’histoire, de l’animation.D'autre part, les coopératives doivent souvent avoir recours aux services de spécialistes de diverses autres disciplines: ingénieurs, actuaires, médecins, etc.Il est évident toutefois que dans ce cas, les institutions se préoccuperont beaucoup plus de la compétence technique de ces professionnels que de leurs connaissances en coopération: il n’y a pas de médecine coopérative ou de génie coopératif.Après avoir fait ce large tour d’horizon des disciplines universitaires susceptibles d’avoir un intérêt pour les coopératives, on peut s’interroger sur les besoins des cooperatives en termes d’enseignement universitaire en coopération; et conséquemment, des programmes qu’il faudrait souhaiter retrouver dans le réseau universitaire québécois.Rapidement, on peut identifier trois grands besoins des coopératives: sensibilisation des jeunes professionnels formés par l’université à la nature spécifique de la coopérative, formation de spécialistes de diverses disciplines entraînés selon le mode particulier de fonctionnement des coopératives, formation complémentaire d’employés et d’administrateurs de coopératives.Les coopératives, on le sait, touchent la grande majorité de la population adulte du Québec, au moins à titre de membre.De plus, dans leurs opérations quotidiennes, les coopératives ont fréquemment à transiger avec des avocats, des économistes, des administrateurs, oeuvrant au sein de gouvernement, d’autres entreprises, de corps intermédiaires; les dirigeants des coopératives font souvent remarquer qu’ils se heurtent fréquemment à des murs d’incompréhension à cause de l’ignorance qu’on affiche souvent de la nature propre de la coopérative.Pour ces raisons, il est important que les finissants universitaires aient eu l’occasion d’au moins de sensibiliser à ce qu’est la coopérative.Il va de soi cependant que cette responsabilité n'incombe pas seulement à l’université mais, à plus forte raion, aux autres niveaux d’enseignement.Deuxièmement, les coopératives ont besoin de spécialistes qui sauront faire tourner les coopératives selon leurs objectifs et leurs modes particuliers de fonctionnement.Or, même si d’autres idéologies ont commencé depuis quelque temps à y faire certaines intrusions, les programmes actuels de nos facultés d'administration et d’autres facultés ont généralement été conçus pour répondre aux besoins de l’entreprise capitaliste.Plusieurs questions se posent alors.Faudrait-il construire des programmes entièrement nouveaux, fondés cette fois sur une idéologie différente, la coopération ?Faudrait-il plutôt introduire un certain nombre de cours venant corriger pour la coopérative l’enseignement dominant?Ou faudrait-il introduire dans tous les Cours, lorsque nécessaire, les particularités de fonctionnement de la coopérative?Il n’y a pas de réponses faciles à ces questions.Il faut d’abord souhaiter que dans toutes DU BON POISSON.DE BONS FRUITS DE MER.PÊCHEURS UNIS DU QUÉBEC Siège social: 787 Rue du Marché Central - Montréal • (514) 382-5500 les universités du Québec on cesse d’ignorer la coopérative et que, sans nécessairement l’examiner à fond, on présente celle-ci comme une alternative au mode capitaliste de production.D’autre part, il faudrait ue dans le réseau, une ou eux universités soient en mesure d’offrir des programmes assez élaborés et bien pensés sur la coopération.II serait toutefois irréaliste et on risquerait d'en diluer la qualité si toutes les universités du Québec décidaient d’offrir des programmes spécialisés en coopération; meme si elles occupent une place importante pêcheries), même marginales dans l’ensemble de factivité économique du Québec et ne pourraient aborber qu’une infime proportion des spécialistes formés.Enfin, il y a des besoins qu'on pourrait placer dans cette catégorie à la mode qu’est l’éducation permanente.Besoins pour le personnel et les administrateurs de coopératives de mieux saisir la nature propre de celles-ci.Besoins de cadres intermédiaires de s'arrêter pendant quelques mois pour recharger leurs batteries, se ressourcer.Besoins pour des employés d’apprendre de nouvelles techniques, de se familiariser avec l'etat actuel des connaissances dans leur domaine.Besoins pour les cadres supérieurs de moments de réflexions et d'information sur des points bien spécifiques, etc.Il faudrait donc mettre sur pied tout un arsenal de certificats, de séminaires spécialisés, de sessions taillées sur mesure, de colloques, etc.Il va de soi que dans beaucoup de ces programmes, la cooperation aevrait souvent céder le pas à la technique.C'était une anomalie, il y a une dizaine d'années, que la coopération soit en quelque sorte boudée par les universités.Le phénomène coopératif occupait pourtant une place suffisamment large dans notre société pour que le réseau universitaire québécois s’en préoccupe.Aujourd'hui, on peut considérer cette faiblesse majeure comme partiellement corrigée.Toutefois, beaucoup reste à faire.L’intérêt pour la coopérative est encore malheureusement le fait d'un nombre restreint d’universitaires.Des programmes de formation en coopération plus complets et mieux étoffés demandent encore à être créés.Les recherches sur les fondements théoriques de la coopération et sur les problèmes pratiques des coopératives québécoises n'en sont qu'à leurs premiers vagissements, L’ouverture enfin faite par les coopératives aux diplômés universitaires est encore trop timide.L'effort amorcé depuis quelques années devra donc être poursuivi et accentué.¦ M.Roch Bastien, économiste, est directeur de la Chaire de coopération de'' l’Université de Sherbrooke.RUEL & CIE INC.MEMBRE DE L'ASSOCIATION CANADIENNE DES COURTIERS EN VALEURS MOBILIÈRES MEMBRE DE LA BOURSE DE MONTRÉAL QUÉBEC/MONTRÉAL Les Caisses d’économie participent à l’indépendance économique des Québécois i-Sr A l occasion de son quinzième anniversaire de fondation, la Fédération des Caisses d’Économie du Québec est devenue.grâce à l'actif consolidé de ses Caisses d'économie d au delà de S250 millions et surtout de ses 200 mille membres, une des importantes clefs de lessor économique des Québécois.Recrutant ses membres principalement dans les secteurs industriels et professionnels, la Fédération regroupe 138 caisses affiliées et 42 comptoirs sur tout le territoire du Québec Ce qui a permis ce développement phénoménal est, sans aucun doute, la réponse des Caisses d'économie aux besoins exprimés par leurs membres et le goût de l'épargne grace a la retenue Systématique sur le salaire.Aujourd'hui, après plus de quinze ans d'existence les Caisses d économie iffihees sont bien enracinées au Québec car elles ont été fondées, elles sont administrées et ellç§ appartiennent en propre à des Québécois et, en plus, elles offrent toute la gamme de services financiers nécessaires à la famille québé-co se.v La Fédération des Caisses d’Économie du Québec * «4M 0 m » t* • 18 • Le Devoir, lundi 18 avril 1977 l’éducation coopérative Une approche stratégique à la gestion des coopératives Toute entreprise possède des caractéristiques qui lui sont propres.Que ce soit sa taille, la réputation de ses marques de commerce, l’expérience et l’expertise de ses employés, la capacité de ses usines, sa situation financière, toute entreprise possède des ressources plus ou moins uniques qui la différencient des autres et qui lui confèrent une compétence distinctive, des forces et des faiblesses.Les différents secteurs de l’activité économique possèdent aussi des caractéristiques qui leur sont propres.Ainsi, par exemple, les dimensions et l’é-conomioue des produits, la nature et l’évolution de la technologie utilisée, l’ampleur et l’évolution de la demande primaire, la nature de la concurrence, les processus de distribution et d'achat, la segmentation du marché, etc.varient d’une industrie à une autre et imposent aux entreprises oeuvrant dans un secteur donné un ensemble de “règles du jeu" qui définissent ce que l’entreprise doit faire pour réussir dans cette industrie.Or, comme l’entreprise doit réaliser ses objectifs par l’intermédiaire de ses ressources limitées, elle doit, en premier lieu, tenter d’oeuvrer dans les secteurs où les “règles du jeu” sont compatibles avec ses forces et déficiences respectives.De plus, à l’intérieur des secteurs où elle opère, elle doit établir des plans d’action qui lui permettent de mieux utiliser sa compétence distinctive et de minimiser l’impact de ses faiblesses.De façon géné-rale, la stratégie de l'entreprise est le concept qui est utilisé pour décrire ce que l'entreprise fait avec ses ressources.En termes plus concrets, l’identification oe la stratégie de l’entreprise se fait en décrivant les besoins du consommateur qu’elle tente de satisfaire, les produits et/ou services qu’elle offre, les marchés géographiques dans lesquels elle opère, les clients auxquels elle s'adresse et les principales politiques fonctionnelles qui guident son operation: politiques financières, de marketing, de production, de personnel et de recherche et développement.En résumé, l’approche stratégique à la gestion de l'entreprise consiste à percevoir celle-ci comme une entité ayant des caractéristiques propres et qui est en perpétuelle interaction avec son environnement.Ce que fait l’entreprise (ses produits, son marché géographique, ses clients et ses principales politiques fonctionnelles) constituent sa stratégie.Celle-ci sera bonne, c'est-a-dire lui permettra d’obtenir les résultats désirés, si elle est réalisable avec les ressources dont dispose l’entreprise et si elle respecte les "règles du jeu” inhérentes à l'environnement dans lequel elle opère.La coopérative est une forme d’entreprise qui possède des traits distinctifs.Nous croyons que ceux-ci lui imposent des contraintes au niveau de son orientation stratégique.Dans cet article, nous tenterons, en premier lieu, de dégager les traits distinctifs de l’entreprise coopérative, pour ensuite identifier quelques-unes de leurs implications au niveau de son orientation stratégique en général.Plus spécifiquement, nous nous intéresserons principalement à la détermination des caractéristiques des secteurs dans lesquels la formule coopérative est plus apte à être utilisée.Le lecteur prendra note que tout au long de cet article nous ferons rhypothèse que l'entreprise coopérative opère dans une économie de type capitaliste.Les coopératives se distinguent des autres formes d'entreprises, plus spécifiquement des entreprises capitalistes, principalement par les trois facteurs suivants: 1.Mariage entre propriétaires et usagers, 2.Contrôle démocratique, 3.La motivation des propriétaires est une motivation d’usagers.Premièrement, par opposition aux entreprises capitalistes, les proprietaires (sociétaires) de la coopérative sont aussi des usagers de l’entreprise à l’un ou l’autre des titres suivants: clients, employés ou fournisseurs.Nous pouvons donc distinguer entre trois sortes de coopératives: la coopérative-clients, la coopérative-employés et la coopérative-fournisseurs.Deuxièmement, le pouvoir formel dans une coopérative appartient aux sociétaires-usagers.De plus, chaque sociétaire participe à part égale au contrôle de l’organisation, indépendamment du montant du capital social qu’il détient.Il en résulte deux conséquences pertinentes à la compréhension de la gestion d’une entreprise cooperative: 1.Une dilution du contrôle beaucoup plus grande, en général, que dans l’entreprise capitaliste et 2.Le contrôle est exercé par des usagers de l’entreprise, donc des personnes qui oeuvrent au sein de l’organisation à titre de clients, employés ou fournisseurs.Ceci implique que dans certains cas la direction est élue par ses subalternes et se rapporte à ces derniers.Finalement, étant donné la rémunération limitée du capital, d'une part, et la répartition du trop-perçu (ristourne) aux memores sur la base de leur utilisation des services et non de leur apport en capital d'autre part, la motivation des propriétaires à participer à l'organisation est d’abord et avant tout reliée aux avantages qu’ils retirent en tant qu’u-sagers.Il est evident que pour exister en tant qu’entité économique, la coopérative doit permettre le regroupement d’un nombre suffisant de sociétaires.De plus, pour se perpétuer, elle doit offrir à ses membres un service répondant à un besoin ressenti par les sociétaires de façon continuelle.Autrement, ils retireraient leur participation à l’entreprise.Considérant les traits distinctifs de l’entreprise coopérative identifiés plus haut, nous croyons qu’il est justifié de poser les hypothèses suivantes qui serviront de fondement à l’identification des implications stratégiques de la formule coopérative.Hypothèse 1: La probabilité de succès de l’entreprise coopérative mesurée selon les critères économiques traditionnels (solvabilité, rentabilité et croissance), augmente en fonction du degré de compatibilité naturelle qui existe entre les exigences stratégiques découlant de la situation dans laquelle se trouve l’entreprise, d’une part, et les attentes et/ou le comportement des usagers-membres d’autre part.Comme nous l’avons vu tout à l’heure, toute entreprise est soumise à des contraintes découlant de la nature de ses ressources, d’une part, et des "règles du jeu” inhérentes à l’environnement dans lequel elle opère, d’autre part.Pour réussir, elle doit respecter ces contraintes et définir sa stratégie en conséquence.Nous proposons que plus il y a compatibilité naturelle entre ce que doit faire l’entreprise coopérative pour réussir (ses exigences stratégiques) et ce que les membres-usagers attendent de l’entreprise et peuvent lui contribuer, plus grandes sont les chances qu’elle obtienne de bons résultats.S’il existe une incompatibilité entre les exigences stratégiques et les attentes et/ou comportement des membres (désignée ci-après par impasse stratégique), l’entreprise coopérative risque d’aboutir à un échec économique pour l’une ou l'autre des raisons suivantes.Dans un premier cas, elle peut ignorer les attentes des membres et procéder à l’ajustement stratégique requis.Il va s’ensuivre un désintéressement des sociétaires et éventuellement un retrait de leur participation à l’entreprise.Dans un deuxième cas, la coopérative peut ignorer les exigences stratégiques de la situation dans laquelle elle se trouve et adhérer aux désirs de ses membres.Elle risque à la Caisse populaire c’est le bon moyen L’argent, c’est comme de l’eau.Pour s’en faire une réserve, il faut savoir comment s’y prendre.Les experts-conseils de votre Coopérative d’épargne et de crédit vous proposent des programmes d’épargne pratiques pour mieux canaliser vos ressources et assurer votre autonomie financière : les plans d'épargne ordinaire, stable ou à terme, les plans d'épargne-logement ou retraite, le programme d'épargne-budget pour planifier vos vacances, l’achat d’une voiture, ou encore pour vous protéger contre les imprévus.Epargner à la Caisse populaire, c’est le bon moyen de canaliser vos ressources.parce que ça vous appartient.alors de prendre sa part de marché et de voir sa situation financière se détériorer graduellement.Éventuellement, elle sera acculée à un échec économique.L’impasse stratégique peut être résolue si les usagers-membres acceptent de changer leurs attentes et/ou comportement.Ceci nops amène à formuler une deuxième hypothèse.Hypothèse 2: La probabilité de succès de l’entreprise coopérative augmente en fonction de la qualité du leadership politique de ses dirigeants.Plus les dirigeants sont forts et capables d’exercer une influence sur les attentes et comportements des membres, ________________par_________ BERTIN NADEAU plus la coopérative a des chances d’éviter l’impasse stratégi- 3ue ou de s’en sortir.Étant onné le mariage entre propriétaires et usagers et le contrôle démocratique, il s’ensuit que la gouverne des entreprises coopératives s’apparente davantage à la direction d’un mouvement politique que d’une entreprise capitaliste.Le leader doit continuellement vendre ses idées et convaincre les usagers-membres du bien-fondé de ses directives.Le sens politique et le charisme constituent des qualités essentielles du leader idéal d’une entreprise coopérative.Même si l’impasse stratégique peut être résolue par 1 e-xistence d’un leadership politique fort, il demeure tout de même souhaitable qu’elle n’existe pas.Nous pouvons donc poser une troisième hypothèse, corollaire de la première.Hypothèse 3: La probabilité de succès de l’entreprise coopérative est partiellement fonction de sa capacité à oeuvrer dans des secteurs où la probabilité d’existence d’une impasse stratégique est faible.Il est peu probable que l’impasse stratégique existe lors de la création de la coopérative.Si elle existait, il est jusi-fié de croire que l’entreprise ne verrait pas le jour parce qu’il lui serait difficile de recruter un nombre suffisant de sociétaires.Nous croyons que l’impasse stratégique a plus de chances de survenir lors d’un réenügnement stratégique découlant d’un changement dans la situation interne ou externe a l’entreprise.La coopérative qui au début avait été fondée pour satisfaire un besoin spécifique de ses membres-usagers peut à un moment donné être obligée de réorienter ses activités ou sa façon d’opérer et aboutir à une impasse stratégique.On peut facilement imaginer, par exemple, le cas d’une coopérative-fournisseurs dont les concurrents réussissent à s’approvisionner à meilleur marché, dû à l’innovation de leurs fournisseurs.La coopérative risque alors de péroré sa part de marché à moins que les fournisseurs-membres procèdent à des changements technologiques qui requièrent des investissements importants.C’est l’impasse stratégique.Si l’impasse stratégique n’existe pas lors du lancement de la coopérative mais survient à l’occasion d’un changement stratégique, il nous semble justifie de proposer que la probabilité qu'une impasse stratégique se développe dans un secteur est partiellement fonction du degré de stabilité de ce secteur.Plus le secteur est stable, moins fréquents sont les changements stratégiques.Par conséquent, moins élevée est la probabilité d’aboutir à une impasse stratégique.Nous pouvons donc formuler une quatrième hypothèse.Hypothèse 4: La probabilité de succès de la coopérative augmente en fonction du degré de stabilité stratégique du secteur dans lequel elle opère.Sans prétendre vider la question, nous aimerions donner quelques exemples de facteurs qui favorisent la stabilité stratégique d'un secteur.Les variables qui contribuent à la stabilité stratégique d’un secteur sont de nature économique, politique, socioculturelle, légale et technologique.La stabilité stratégique se manifeste principalement à quatre niveaux: la demande, le produit, le processus de transformation et l’approvisionnement.En d’autres termes, plus la demande pour les produits du secteur est stable, moins les produits et les processus de transformation évoluent rapidement et plus l’approvisionnement des ressources requises (matières premières, services et main-d'œuvre) est stable et assuré, plus grande est la stabilité stratégique du secteur, La demande pour un produit ou service peut fluctuer pour plusieurs raisons.En général, plus elle est reliée à la satisfaction d’un besoin de base et homogène (besoins de se nourrir par exemple) moins elle est sujette aux fluctuations cycliques et plus elle évolue lentement.Son évolution sera fonction de l’évolution de la population totale.La demande reliée à la satisfaction d’un besoin éphémère d’un segment très particulier de la population est sujette à des variations brusoues et même menacée de disparition (certains secteurs de la mode par exemple).La stabilité de la politique de produits est principalement fonction de deux facteurs: le degré d’innovation et le nombre de dimensions du produit.Plus un produit est simple et homogène (moins il a de dimensions) et plus il évolue lentement, plus stable sera la politique de produits.En général, les matières premières naturelles sont les meilleurs exemples de produits stables.Ainsi, le bois brut sera toujours du bois brut et les dimensions utilisées pour le caractériser (essence, grade et forme) sont peu nombreuses.Beaucoup de produits électroniques, par ailleurs, sont très complexes et deviennent désuets rapidement.Les entreprises oeuvrant dans cette industrie sont obligées de procéder à des réajustements stratégiques (en termes de produits) beaucoup plus fréquemment que les producteurs de bois brut.La stabilité du processus de transformation est fonction, entre autres, du degré d’évolution technologique dans le secteur.Plusieurs facteurs peuvent influencer la rapidité des changements technologiques au niveau des méthodes et procédés de transformation.En général, les nouvelles industries (les industries électro-nique et chimique, par exemple) consacrent beaucoup plus de ressources à la recherche et au développement de nouvelles techniques de transformation que les vieilles industries.L’industrie du bois de plancher, par exemple, utilise une technologie connue et utilisée depuis plusieurs générations.La stabilité stratégique d’un secteur est finalement influencée par la stabilité au niveau de l’approvisionnement des entreprises.Cette stabilité est fonction ¦ • De la disponibilité en quantité suffisante des différentes ressources (matières premières, services et main-d’oeuvre) requises.• De la non fluctuation dans la nature des ressources acquises, et • De la stabilité des conditions d'acquisition des ressources.L’instabilité au niveau de l’approvisionnement, qui engendre des réajustements stratégiques, peut donc résulter de l’une ou l’autre des conditions suivantes: la non disponibilité des ressources requises, la désuétude des ressources utilisées ou un changement important dans les conditions d'acquisition des ressources.En général, les secteurs qui utilisent une main-d’oeuvre non spécialisée et une matière première qui existe en abondance et qui est produite par une industrie où il y a peu d’innovation technologique, sont les secteurs où il existe le plus de stabilité au niveau de l’approvisionnement.Il est à remarquer qu’un moyen utilisé pour assurer la stabilité de l'approvisionnement de certaines matières premières est l’intégration verticale.En ce sens, les coopératives-fournisseurs peuvent jouir d'une très grande stabilité au niveau de l’approvisionnement — au niveau de la disponibilité et des conditions d’achat — surtout si elles regroupent un pourcentage élevé des producteurs de leur matière première, Par ailleurs, l’entreprise intégrée verticalement et la coopérative-fournisseurs peuvent être défavorisées dans les secteurs où la nature des matières premières utilisées évolue rapidement ou dans les secteurs où les processus de transformation des fournisseurs évoluent.Dans le cas de la coopérative-fournisseurs, elle risquerait alors d’aboutir QUELQUES CARACTÉRISTIQUES DES SECTEURS ET STRATÉGIES PROPICES AU SUCCÈS DES DIFFÉRENTS TYPES DE COOPÉRATIVES 1.Coopérative-clients • Besoin fondamental, homogène et continu • Taux d’industrialisation faible.• Technologie simple et constante.Ou risque financier faible Exemples: • Alimentation • Utilités publiques • Services financiers 2.Coopérative-employés • Technologie simple.• Taux d'industrialisation faible.Ou risque financier faible • Le prix est moins important que la “qualité" du produit dans la stratégie de marketing où le coût de la main-d’œuvre n'est pas important par rapport aux autres coûts.• La loyauté de la main-d'oeuvre est un facteur de succès important.• La main-d’oeuvre est relativement bien éduquée.• La demande est stable.• La technologie est stable.Exemple: • Fabrication de produits artisanaux de haute qualité.3.Coopérative-fournisseurs • La technologie utilisée par les fournisseurs est homogène et stable (pas de désuétude technologique).• La matière première fournie par les fournisseurs-membres est homogène et stable.• La stratégie de marketing des fournisseurs est homogène et stable.• Le coût de la matière première n'est pas un facteur de succès important.• L’utilisation de la matière première fournie par les membres est stable et continue.Exemple: • Entreprise de transformation et de vente des produits agricoles.à une impasse stratégique due à la désuétude des produits vendus par ses membres ou à des conditions de vente non concurrentielles de leur part.En résumé, les facteurs suivants sont parmi ceux qui favorisent la stabilité stratégique d’un secteur: — Secteur satisfaisant, un besoin fondamental et homogène, — Produits et/ou services simples, homogènes et qui évoluent lentement, — Peu d’évolution technolo- Kau niveau du processus msformation, — Les ressources (matières premières, services et main-d’oeuvre) requises existent en abondance, ne sont pas sujettes à l’innovation et les conditions de leur acquisition sont stables ou contrôlables.Même si tous ces facteurs contribuent à augmenter la stabilité stratégique d’un secteur, il est évident que leur importance relative dans la détermination du succès de l’entreprise coopérative va varier en fonction du type de coopérative.Ainsi, par exemple, la stabilité du processus de transformation (peu d’innovation technologique) est surtout importante pour la coopérative-employés parce u'elle diminue la probabilité 'aboutir à une impasse stratégique causée par la désuétude des employés-membres.Par ailleurs, il est fort possible que ce facteur — stabilité du processus de transformation n’ait aucune importance dans le cas d’une coopérative-clients.L’homogénéité de la demande par contre sera surtout importante dans le cas d’une coopérative-clients et la stabilité de l’approvisionnement sera surtout désirable dans le cas d’une coopérative-fournisseurs.Jusqu’à présent, nous avons vu que la probabilité d’aboutir à une impasse stratégique diminuait en fonction du degré de stabilité du secteur dans lequel opère la coopérative.Étant donné que la motivation des sociétaires à participer à l’entreprise est d’abord et avant tout une motivation d’usagers, d’une part, et la limitation imposée à la rémunération du capital, d’autre part, l’entreprise coopérative peut être défavorisée par rapport aux autres formes d’entreprises pour se procurer le capital requis pour financer ses opérations et ses immobilisations Il s’ensuit que le besoin de capitaux additionnels peut provoquer une impasse stratégique.Ceci nous amène à formuler une cinquième hypothèse: Hypothèse 5: La probabilité de succès de l’entreprise coopérative augmente en fonction de sa capacité à oeuvrer dans les secteurs où l’investissement requis est faible.Fn général, les principaux facteurs qui influencent le montant d’investissement requis pour opérer dans un secteur sont: 1.Le taux d’industrialisation.2.La complexité de la technologie.3.Le rythme du développement technologique.Les secteurs qui requièrent peu d’investissement sont les secteurs peu industrialisés, utilisant une technologie simple et dans lesquels il y a peu ou pas d’innovation technologique.L’investissement en capital est aussi fonction de la capacité de l’entreprise à se financer par dettes.Le montant de1 dettes que peut contracter une entreprise est, entre autres, fonction du degré de risque inhérent à ses opérations.En général, les facteurs qui favorisent la stabilité stratégique, que nous avons énumérés plus haut, sont aussi les facteurs qui diminuent le risque inhérent à un secteur.Les utilités publiques — téléphone, électricité — constituent le meilleur exemple de secteurs où le rapport dette/équité est élevé.Les caractéristiques suivantes viennent donc s'ajouter à la liste des caractéristiques des secteurs propices au succès d’entreprises coopératives.— Secteur peu industrialisé, — Secteur utilisant une technologie simple et stable, ou — Secteur où le risque financier est faible.Jusqu’ici, notre brève analyse nous permet de conclure que les coopé- ratives sont surtout favorisées dans les industries où l’environnement est stable (besoin fondamental et homogène, produits simples et homogènes, technologie constante et connue et approvisionnement stable) et ou l’investissement requis est faible technologie simple et constante, faible taux d’industrialisation ou risque financier faible).Tel que nous l'avons mentionné plus haut, il est évident que l’importance et l’application de certaines de ces caractéristiques varient en fonction du type de coopérative.Nous aimerions souligner une dernière particularité de la structure coopérative qui nous semble riche en implications stratégiques.Étant donne la démocratisation du contrôle, la coopération se conçoit surtout entre un nombre restreint d’individus possédant les mêmes caractéristiques sociales, culturelles et économiques et partageant les mêmes aspirations.En effet, on peut supposer Suite à la page 20 ¦ M.Berlin Nadeau, D.B.A.(Indiana) est directeur du programme de doctorat en administration donné conjointement par les quatre universités montréalaises.Cet article de M.Nadeau a été publié récemment dans Gestion, revue internationale d'administration (École des Hautes Études Commerciales).LA CAISSE D’ÉTABLISSEMENT UNE PARTICIPATION ACTIVE AU DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL TfNim?: la caisse d’établissement O]’ ¦ mm arrlasa I Dépôt initial minimum DEPOTS GARArïnS $5,000 DÉPÔTS GARAflTIS or M : lan: 0 4 2 ans: Oz Sans: 94 INTERET SEMI-ANNUEL i°/n '° INTERET SEMI-ANNUEL 1 O/ _L 'O INTERET '' 4 ANNUEL I# Fiducie du Québec k''Trust"des Caisses populaires Institution inscrite à la Régie Oe l'Assurance-dépôts du Québec _ FIDUCIE DU QUEBEC Henseignez-vous a votre Caisse populaire ou 250 ouest, Grande-Ailée, directement à la Fiducie du Québec, Suite 805 Québec, Oué.GIR 4M8 Mlle Louise Carrier Tél.: 524-4651, poste 241 au soin de: l’éducation coopérative Le Devoir, lundi 18 avril 1977 • 19 Il y a un peu plus de cent ans Louis Archambault ouvrait la voie coopérative En 1876, il y a un siècle, trente-deux ans après que les équitables pionniers de Rochdale eurent trouve les principes du coopératisme, Louis Archambault décidait de fonder "La Société des Artisans canadiens-français de Montréal”.Louis Archambault était un menuisier montréalais.Conscient des nombreux problèmes auxquels avaient à faire face ses samis de la construction, il convainquait à l'entraide une douzaine de collaborateurs et créait cette société d'assurance vie dans le but de venir en aide aux familles aux prises avec des difficultés financières, notamment à l’occasion du décès du chef de famille.Le 28 décembre 1876, le gouvernement du Québec reconnaissait l’entreprise naissante.L’idéal de monsieur Archambault a évolué, mais la Société a gardé son inspiration fondamentale: • Assurer la sécurité financière des concitoyens • Leur permettre de contrôler leur entreprise coopérative.Aujourd’hui, Les Artisans coopvie regroupent les détenteurs de près de 450,000 contrats d’assurance-vie ou de rentes.A travers les ans, les efforts pour assurer la sécurité financière des sociétaires, pour les renseigner, pour les réunir et pour les intéresser à leur Société n’ont pas diminué.Les besoins ont changé.Les modes de vie aussi.Devant l’évolution, “La Société des Artisans” s’adapte.Mais elle conserve toujours le même idéal.L’assurance individuelle des Artisans comprend aujourd’hui une quarantaine de combinaisons d’assurance-vie, de rente et d'assurance salaire.Ces programmes répondent aux besoins de l’individu et des milieux d'affaires.De plus.Les Artisans s’intéressent aux assurances de groupe.L'assurance de masse compte 17 combinaisons qui répondent aux exigences de la collectivité.L’assurance collective se traduit par des contrats faits sur mesure pour protéger la vie, les risoues de la maladie, les fonds de pension et les marchés collectifs.Une grande diversité de programmes permet de couvrir l'homme-clé d'une entreprise, le partenaire, l’hypothèque et d’autres imprévus de la vie.A cause de leur organisation, Les Artisans ont été à l'avant-garde dans certains domaines.fis ont été parmi les premiers, dans les années 50, à assurer toute la famille en un seul contrat.Ils ont été les premiers à offrir gratuitement une Prestation Complémentaire au Décès après Invalidité prolongée, permettant aux ayants droit de récupérer le capital de leur assurance .qui aurait autrement été grevé par les frais coûteux d’une longue maladie.Les Artisans ont encore innové en préparant des programmes spéciaux pour les handicapés mentaux, les membres des Clubs de l’Age d’Or et divers groupes considérés par plusieurs entreprises comme des "risques" à éviter.Tout cela se realise grâce au travail des 350 représentants, hommes et femmes, qui ont été formés pour répondre aux besoins de leurs concitoyens.Ces représentants, pour une bonne part membres de l'Association des Assureurs-vie du Québec, sont appuyés dans leur travail par une équipé de spécialistes, tels: gérants, instructeurs, conseillers en planification successorale et experts en assurance collective.Ces gens sont regroupés à l'intérieur de 25 agences qui couvrent le Québec, une partie de l'Ontario et du Nouveau-Brunswick et l'Etat de la Nouvelle-Angleterre aux États-Unis.Les primes versées aux Artisans (assurance en vigueur $1.7 milliard) représentent un réservoir de capitaux qui sert entre autres au développement économique.La politique de placement des Artisans coopvie tient dans ces mots: répartir le plus possible l’argent dans les régions où sont situés les sociétaires en recherchant une sécurité raisonnable et un rendement satisfaisant.Ainsi, une forte proportion des prêts hypothécaires aide les sociétaires à se procurer une habitation unifamiliale ou à deux logements.Les placements en obligations sont en faveur des municipalités, des commissions scolaires, des gouvernements et des coopératives.Alors que les prêteurs tenaient la dragée haute aux coopératives d'Habitation dans les années 50, Les Artisans ont été les tout premiers à les appuyer de leurs prêts, que ce soit à Hauterive, à Trois-Rivières, dans les Cantons de l’Est, à Québec ou à Montréal où des coopératives ont fait fleurir, grâce à cet appui, des secteurs entiers de maisons unifamiliales.Le 1er janvier 1972, une nou- V / J * • *'• ; ?yv * -•K F* * *•> * I •*> &•' i * i S» J ^ v%i o y ri f typ cf* &'¦&* * v /s „ y.- •%qv „ f .,o " O * ' >V w-r velle charte canadienne donne un nouveau nom: Les Artisans Coopérative d’Assurance-Vie, en bref Les Artisans coopvie.Pour la première fois, le gouvernement d’Ottawa reconnaît à une compagnie mutuelle un gouvernement coopératif.Fi-èles aux principes coopératifs, Les Artisans coopvie n’admettent pas le vote par procu- Plus de 250 personnes, dont environ 80 cadres, forment le personnel administratif des Artisans.Depuis 1965, l’administration a introduit le traitement électronique de ses contrats d’assurance.En 1971, Les Artisans achètent une société d’informatique et de gestion documen- _________________par________!__ Les Artisans, société coopérative d’assurance vie, sont heureux de s’associer au Mouvement coopératif québécois pour mieux sensibiliser les citoyens, au cours de cette semaine de l'éducation, aux bienfaits de la coopération qui ont permis à cette entreprise centenaire de prendre une lace importante dans le mi-ieu financier du Québec.Sfg | mmlFiUftum Via/ ™ .î R PAUL D0LAN ration.“Le sociétaire, même délégué, ne doit pas exercer son droit de vote par fondé de pouvoir”.Autrement dit, chaque membre a droit à un vote et ce vote n’est pas transférable.On évite ainsi la concentration du pouvoir entre les mains de la direction.Chacune des 130 sections locales groupe les assurés d’un territoire délimité par la Société.Ces sections demeurent le “lieu” de l’efficience démocratique et de l’éducation permanente des membres.Ainsi, en 1975, 127 assemblées générales des sections locales ont réuni plus de 6,000 sociétaires qui turent consultés sur la marche de la Société et sur les initiatives à prendre.• Les conseils régionaux, organismes de coordination.Cette structure a été établie en 1950.Elle consittue un palier indispensable entre les sections et l’Assemblée générale.Le conseil regional constitue, tous les quatre ans, le congrès régional chargé d’élire les délégués à l’Assemblée générale.Les délégués de cette assemblée choisissent le président et les membres du Conseil d’administration qui, eux.élisent les membres de l’Exécutif.La pyramide a permis d’aller de bas en haut et de haut en bas.Voilà le rythme propre à une coopérative vivante: l’information circule, l’éducation devient permanente et les membres participent.• Les grandes réalisations.Depuis leur fondation, les sections locales ont multiplié les initiatives d’éducation dans le milieu.Soucieuses de répondre à un besoin de développement de l’éducation dans les années 50, elles créèrent les Prêts étudiants Artisans.$V2 million fut prêté sans intérêt à près de 4,000 étudiants.Dès 1969, le gouvernement assumant sa responsabilité par la loi des prêts et bourses, les sections locales et les conseils régionaux récupèrent ces fonds pour créer les Fondations régionales Artisans.C'est à l’intérieur de la Fondation régionale Artisans que l’on organise depuis près de dix ans un Concours intercollégial d’éducation économique.Cette initiative a permis jusqu’à présent à près de 2,000 etudiants et étudiantes de 45 collèges de produire un travail de recherche et de réflexion à caractère économique.Pour 75 lauréats nationaux de ce concours, leurs travaux ont été couronnés par un stage d’observation de trois semaines en France afin d’approfondir le thème développé.Chez eux, cette expérience a accéléré le processus de leur maturité, a élargi le champ de leurs connaissances, a humanisé leur perception du monde et influencé parfois le choix de leur carrière.Au début d'un 2e siècle MIEUX QUE JAMAIS LES ARTISANS COOPVIE répondent oux besoins d'ossuronce-vie des personnes, des familles, des groupes d'employés, des chefs d'en-treprise, des membres d'ossociotions ou des groupes réunis par les mêmes centres d'intérêt.Choque personne qui s'assure oux Artisans de-vient en même temps copropriétaire de cette coopérative d'ossuronce-vie centenaire.Æmm^ Assurances en vigueur LES ARTISANS COOPVIE POINTS SAILLANTS de la 100e année 1975 1976 % $1,65milliard Sl,ô8mllllard +13.7 ACTIF $138,5 millions $155,01 millions +12.1 Prestations et ristournes depuis lo fondation $177 millions $193,9 millions + 9.5 qui s’appelle Cette nli ' taire Cogena.filiale réalise le traitement des données avec l’équipement le plus moderne.Elle offre son expérience, son équipement et son personnel à d'autres entreprises, à des ministères, à des services publics.Depuis la fin de 1976, Les Artisans se sont dotés d’un logiciel qui leur permet d'être à l’avant-garde.Ils se sont efforcés, au cours des années, à appliquer tous les principes de la coopération, malgré les difficultés inhérentes a une entreprise d’assurance vie.Aujourd’hui, face à l’évolution rapide de la Société,» ils continuent l’oeuvre de leur fondateur, par la voie de la coopération, n’hésitant pas à utiliser les techniques les plus modernes pour assurer le bien-être et le progrès de leurs sociétaires.¦ M.Paul Dolan est président de la coopérative d éssurance-vie Les Artisans.La Société d’assurance des caisses populaires, c’est l’assurance ‘ avec un grand.C’EST PLUS QU’UNE ASSURANCE C’EST L’ENSEMBLE DES PROTECTIONS RECOUVRANT VOS RESPONSABILITÉS LA SOCIÉTÉ DASSURANCE DES CAISSES POPULAIRES -UNE INSTITUTION OU MOUVEMENT DES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS ¦ .Fédération des isses d’Entraide Economique du Québec ^ * 'H v * I m % i% ‘% % V' N wm ‘iria e • * r IPP V ¦' 4 11* , : i.:, \ T: : t ;; Ï-MS I î \ i \ animation et la i i I 20 • Le Devoir, lundi 18 avril 1977 l’éducation coopérative Une approche stratégique à la gestion des coopératives Suite de la page 18 que, plus il y a consensus au niveau de la formulation des objectifs de la coopérative et plus les membres participent activement à sa direction, plus grandes sont ses chances {|f succès.L’homogénéité des membres et la petitesse de leur nombre sont, par conséquent, favorables au bon fonctionnement de la coopérative.Or, plus l'entreprise coopérative grandit, plus elle a de sociétaires-usagers et plus grande est l'hétérogénéité de ses membres.On peut donc conclure que la croissance peut constituer une menace sérieuse à son bon fonctionnement en provoquant un conflit au niveau de la définition des objectifs et de l'orientation de l'entreprise et un désintéressement des membres dans sa direction.Ceci nous amène à formuler une sixième et dernière hypothèse.Hypothèse 6: La probabilité de succès de l’entreprise coopérative augmente en fonction de sa capacité à oeuvrer dans les secteurs où il est possible d« croître en fragmentant l’organisation totale en sous-unités plus ou moins autonomes et reliées entre elles par une interdépendance indirecte seulement.Deux unités d'un même tout, A et B, ne sont pas directement interdépendantes s'il n'y a pas de lien direct entre leur "input” et "output” respectifs.Les deux peuvent agir indépendamment l'une de l’autre.Par contre, elles sont indirectement interdépendantes lorsqu'elles dépendent d'un "pool" commun auquel chacune contribue.Ainsi, par exemple, deux Caisses populaires de l'Union régionale de Montréal peuvent agir indépendamment l'une de l’autre, mais leur bon fonctionnement dépend, jusqu’à un certain point, de Vaiae qu’elles reçoivent de l’Union régionale et de la Fédération.En contrepartie, l’Union régionale et la Fédération dépendent d’elles pour leur existence et chacune des Caisses doit contribuer à leur support.Les Caisses populaires sont donc indirectement interdépendantes l’une de l’autre par l’intermédiaire de leur interdépendance au tout commun auquel chacune contribue.Deux unités sont directement interdépendantes s’il existe un lien airect entre leur "input" et “output" respectif, en ce sens que l'une ne peut IL N’Y A QUE LES ÉRABLES QUI DONNENT DU VRAI SIROP D’ÉRABLE En y goûtant une seule fois, vous constaterez que seule la nature peut fournir un tel délice Le sirop d’érable CITADELLE n’est fait que de sève d’érable pure et fraîche Régalez votre famille avec le sirop d’érable pur CITADELLE crraptm ¦nwc» oètAi 1 P.S.N'oubliez pas dégoûter au beurre d’érable pur CITADELLE agir sans que l'autre agisse et vice-versa.Ainsi, par exemple, deux postes successifs d’une chaîne de montage sont directement interdépendants l’un de l’autre, en ce sens que le premier ne peut écouler son "output” à moins que le second n'opère et le second ne peut operer à moins que le premier lui fournisse 'Tin-put" requis.Lorsque les sous-unités d’une organisation sont reliées entre elles par seulement une interdépendance indirecte, on peut accorder beaucoup plus d’autonomie à leur direction respective.Par ailleurs, si elles sont directement interdépendantes, les mécanismes de coordination requis pour intégrer leurs activités dans un tout harmonieux exigent une participation beaucoup plus active de la part de la direction générale et une limitation beaucoup plus grande dans la liberté de choix des sous-unités.Par conséquent, les traits distinctifs de l'entreprise coopérative impliquent qu’elle pourra croître plus facilement dans les secteurs où il est possible de fragmenter l'organisation globale en sous-unités plus ou moins autonomes et reliées entre elles par une interdépendance indirecte seulement.L'entreprise coopérative sera donc avantagée dans les secteurs où l’information requise est telle qu'il est souhaitable de décentraliser la prise de décision et où la flexibilité au niveau de l'évaluation des options est plus importante que la standardisation des critères de décision.Ainsi, par exemple, le succès des Caisses Populaires Desjardins est en partie dû à leur structure coopérative qui leur a permis d’exploiter un marché inaccessible aux banques à charte et aux autres institutions d’épargne et de crédit: le marché des petits emprunteurs qui n'avaient pas de garantie collatérale à offrir.La décision d’accorder ou non un prêt à un tel emprunteur étant prise par des membres de sa localité (comité de crédit) permettait de diminuer le risque inhérent à un tel marché parce qu’ils étaient en mesure d'évaluer l’intégrité morale de l’emprunteur.De plus, le fait que les fonds provenaient des épargnants vivant dans la même localité ajoutait à la pression morale qui s’exerçait sur l’emprunteur et l’incitait à s’acquitter de ses obligations.Dans cet article, nous avons tenté d’identifier les contraintes stratégiques inhérentes à la formule coopérative.Entre autres, nous avons voulu définir quelques-unes des caractéristiques des secteurs qui sont naturellement propices à son évolution.Notre analyse fut incomplète et les conclusions auxquelles nous sommes arrivés ne sont d'aucune façon exhaustives ni immuables.Par ailleurs, notre étude nous permet de constater qu’il existe des limitations sérieuses à l’utilisation intensive de la formule coopérative à l'état pur, et que, d'autre part, cette dernière présente des caractéristiques qui lui confèrent des COOPÉRATIVES UNE PRIORITÉ Les coopératives sont l’instrument de la prise en main de notre économie et elles sont inaliénables.C’est pourquoi elles ont un rôle déterminant à jouer, tant au point de vue social qu’économique.Conscient de ces faits, le gouvernement du Québec a donc annoncé son intention de créer la Société de développement coopératif, dont le but sera de favoriser la création et l’expansion d’entreprises coopératives susceptibles de s’épanouir au Québec.Le ministère des Consommateurs, Coopératives et Institutions financières entend encourager toutes les formes d’activités coopératives, tout en mettant l’accent sur les secteurs de la forêt, de la consommation et de l’habitation.Le mouvement coopératif deviendra a'h$i un partenaire privilégié de l’État dans la construction du Québec de demain.Ministère des Consommateurs, Coopératives et Institutions financières » “XMiminmm J* mm j ;MÉ|K ' nAéii'i.i propi-i de avantages indéniables dans certains secteurs.Deux principaux correctifs sont habituellement suggérés pour palier aux faiblesses de la formule coopérative: l’utilisation d’un leadership politique fort et l'achat ou la création par les coopératives d'entreprises capitalistes qui sont gérées comme telles.Les deux permettent, sans aucun doute, de minimiser l'impact des faiblesses de la formule.Ainsi, le Mouvement Desjardins pourra, par l'intermédiaire de la SID, étendre sa participation à plusieurs secteurs de l’économie non ces a l’évolution l'entreprise coopérative.Il est à noter, cependant, qu'en ce faisant, la coopérative se rapproche de l’entreprise capitaliste et s’éloigne, d'une certaine façon, de la doctrine coopérative pure.Dans certains cas, c’est peut-être nécessaire et souhaitable.Notre brève étude de l’entreprise coopérative nous a, par ailleurs, convaincus de la nécessité de promouvoir les recherches dans ce domaine afin de déterminer, de façon aussi objective que possible, les implications stratégiques.des traits distinctifs de la structure coopérative.Sans cette recherche, on risque beaucoup de se laisser emporter par nos impulsions doctrinaires et nationalistes vers des tentatives de développement infructueuses et coûteuses tant sur le plan économique que social.Md'Mr « •t I
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.