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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 23 juin 1977
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1977-06-23, Collections de BAnQ.

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DEV §É^ Vol.LXIX - No 143 Montréal, jeudi 23 Juin 1977 Ensoleillé.Maximum 26.25 CENTS MON f HUI ' Le référendum sur l’indépendance Le gouvernement péquiste se réservera le droit de poser lui-même la question par Jean-Claude Picard QUEBEC — C’est le gouvernement du Québec, et non pas l'Assemblée nationale ou encore quelque conseil autonome ou indépendant, qui se réservera le droit de poser la question au moment de la tenue du référendum sur la souveraineté-association.De plus, tous ceux, individus, groupes de pression ou partis politiques, qui voudront participer à la campagne entourant ce référendum ne pourront agir séparément et devront au contraire se regrouper au sein, de comités dont les dépenses seront scrupuleusement contrôlées par l’Etat.Ce sont là deux dispositions, parmi les plus spectaculaires, qui sont contenues dans un mémoire confidentiel devant servir à la préparation de la loi sur les référendums — qui s’appellera loi régissant les consultations populaires — et dont le conseil des ministres a approuvé les grandes lignes au cours de sa réunion d’hier.Ce mémoire, dont LE DEVOIR a appris l’existence au cours des derniers jours, a été préparé sous l’autorité du ministre d’Etat à la réforme parlementaire et électorale.M.Robert Burns qui s'est chargé hier de le présenter à l’ensemble de ses collègues du Cabinet.Ces derniers, non sans en avoir débattu âprement le contenu, l’ont accepté dans ses principes généraux mais ont remis à leur séance de la semaine prochaine l’exa- L’opposition réclame en vain une enquête fédérale sur le cambriolage par Lise Bissonnette OTTAWA - A bout d’énergies oratoires, tournant en rond autour de la célèbre affaire du cambriolage policier de l’Agence de presse libre du Québec (APLQ) en 1972, le Parlement fédéral semble sur le point de laisser doucement s’éteindre le débat.Le premier ministre a opposé, hier après-midi, une fin de non-recevoir aux derniers harcèlements de l'opposition, qui réclame une enquête fédérale en sus de l’enquête provinciale qui vient de commencer au Québec.Les Communes avaient consenti mardi soir à procéder à un débat spécial qui s’ést prolongé jusqu’au milieu de la nuit, sans apporter un seul élément nouveau à la version des faits proposés par le solliciteur général, M.Francis Fox, et par M.Jean-Pierre Goyer, ex-titulaire du poste en 1972, que l’opposition soupçonne d’avoir connu et comouflé la participation de la Gendarmerie royale canadienne à ce cambriolage.M.Goyer ayant déjà proclamé à nouveau et longuement, son innocence, par la voie d’une question de privilège en Chambre mardi après-midi, et ayant répondu à une longue série de questions, le débat spécial a moins interrogé le détail de sa déclaration que dévié vers la demande d’une enquête fédérale sur les agissements de la GRC.Au début de la période de questions, hier après-midi, les deux principaux partis d’opposition revenaient à la charge.Le leader du Parti conservateur, M.Joseph Clark, suggérait la nomination de trois juges, l’un venant d’une des cours provinciales, l’autre de la Cour fédérale, le troisième de la Cour suprême, pour faire toute la lumière sur l’affaire de l’APLQ.Le leader néo-démocrate, M.Edward Broadbent, préférait à cette formule celle d’une Commission royale d’enquête qui s’intéresserait plus largement aux modes d’opération de la GRC et à sa façon de repondre de ses actes devant le solliciteur général du Canada.Qu’il s’agisse de motions ou de questions, le premier ministre, M.Pierre El- liott Trudeau, est resté aussi inflexible qu’imperturbable.Selon lui, et jusqu’à plus ample informé, l’illégalité commise en 1972 par la GRC est un ^incident isolé, une aberration, une exception”.Il reconnaît cependant, à l’insistance de M.Broadbent, que la question des relations entre la GRC et le bureau du solliciteur général souffrirait encore quelque pro- Sès.Mais, rappelle-t-il, une commission i commission Marin) a déjà fait des recommandations à ce sujet et M.Fox proposera au Parlement, l’automne prochain, un projet de loi qui pourra satisfaire les inquiets.Selon M.Trudeau, il revient au Parle- ment de s’occuper de cette question, et non à une commission d’enquête, puisqu’il s’agit d’examiner un processus "politique”.Quant à l’affaire de l’APLQ, il croit que le gouvernement du Québec, premier responsable de l’administration de la justice sur son territoire, est tout dé-Voir page 6: Le cambriolage I men de certains points techniques.Toutefois, selon nos informations, il semble clair maintenant que ce projet de loi, d’une importance capitale puisqu’il déterminera la façon dont se tiendra notamment le référendum sur l’avenir politique du Québec, sera déposé à l’Assem-blee nationale au cours des prochaines semaines.Cependant, à cause de sa grande complexité, il sera probablement accompagné d’un livre blanc ou d’un texte explicatif qui en vulgarisera les parties plus techniques.Le dépôt de ce projet de loi, qui soulèvera sans doute de très vives discussions chez les parlementaires comme dans l’ensemble de la population, marquera de réalité l’ouverture de la campagne du référendum puisque les dispositions qu’il contient auront une influence déterminante non seulement sur le comportement des acteurs au moment de se scrutin capital mais peut-être également sur l’issue même de cette consultation populaire.Selon nos informations, ce projet de loi répond aux principales questions que soulève la tenue de ce référendum et en détermine le cadre légal.Il a été préparé, indique-t-on, après une étude minutieuse de lois similaires existant ailleurs, particulièrement, en France, en Suisse et dans plusieurs Etats américains, et s’inspire largement de l’expérience vécue par la Grande-Bretagne lors de la tenue, en 1975, du référendum sur son appartenance au Marché commun.Ainsi, le texte législatif déterminera en premier lieu qui possède l’initiative exclusive de poser la question au moment d’une consultation de type référendaire.Sous ce chapitre, le conseil des ministre a approuvé hier le principe que seulement le gouvernement (le pouvoir exécutif ou encore une fraction importante de l’électorat ont le droit de commander un référendum et d’imposer une question.) Dans le premier cas, celui où le référendum est commandé par le gouvernement, c’est à ce dernier qu’il reviendra de poser Voir page 6: Le itftrendum v: Le ciel de Montréal a attendu jusqu'à la dernière minute hier pour se dégager au moment où les réjouissances de la Saint-Jean débutaient dans divers quartiers de la ville.Le temps maussade qui a prévalu depuis le début de la semaine était de nature à assombrir les perspectives de ces fêtes dont les principales manifestations se dérouleront en plein air.Mais hier le soleil, quoique timidement, était au rendez-vous des premiers moments des fêtes et la météo nous promettait du beau temps, enfin, pour aujourd'hui alors qu’au stade olympique et au parc Jeanne-Mance les spectacles à grand déploiement avec une cinquantaine d’artistes et des centaines de musiciens marqueront la grande ouverture des fetes de la Saint-Jean.Hier, dans le quartier Mercier, dès 14 h, il y a eu exposition de modelage et de sculptures rue Marquette et à 18 h concours de tartes suivi de danses populaires jusqu’à 23 h.Dans Maisonneuve la boîte à chansons du parc Morgan a attiré les premiers participants de ces fêtes populaires qui, cette année, sont décentralisées non seulement à Montréal mais dans tout le Québec laissant à chaque communauté les initiatives de réjouissances et de récréation.Voir page 6: J’ai la mémoire Demain, iéie de la Saint-Jean, LE DEVOIR ne sera pas publié.Nos bureaux seront fermés toute la journée à l'exception de la rédaction qui sera accessible à partir de 14 heures.Lazure“joue pour la galerie”, dit Lalonde Le ministre québécois des Affaires sociales, M.Denis Lazure, s’est entretenu hier avec le ministre fédéral de la Santé, M.Marc Lalonde, et son confrère de l’Ontario, M.Dennis TimbrelI, lors de la conférence fédérale-provinciale des ministres de la Santé à Ottawa (Téléphoto CP) par Donald Charette OTTAWA (PC) — Le ministre des Affaires sociales du Québec, M.Denis Lazure, a inauguré hier une conférence fédérale-provinciale des ministres de la Santé en accusant Ottawa de violer la constitution en envahissant des secteurs de compétence provinciale.Dès le début de cette conférence qui doit durer deux jours, le ministre québécois a rendu public une déclaration qui Réclamant une enquête sur le Conseil de sécurité Daigneault est prêt à mettre son poste en jeu par Bernard Morrier Le directeur de la polièe de la Communauté urbaine de Montréal, M.René Dai-igneault, exige une enquête complète sur le Conseil de sécurité publique et se dit prêt à démissionner de son poste, si on en Cueillez les vôtres mm FRAISES ! à quelque* minutée de Montrtel CHAMBLY 2486, Ballarlva 658-2407 ST-JEAN Bout Séminaire et J acquêt-Cartier Sud 1-346-3916 arrive à des conclusions autres que les siennes.Comme on sait, le Conseil de sécurité publique publiait la semaine dernière les résultats a'une enquête sur la satisfaction au travail des policiers de la CUM, enquête commandée par le président, M.Paul-Emile L’Ecuyer à un avocat, Me Jacques Dagenais, qui était sans emploi depuis quelques mois à la suite de sa démission de la CECO.Cette enquête, la quatrième depuis 1969 — les autres ayant été faites par M.Denis Szabo, du département de criminologie de l’Université de Montréal, et M.Guy Tardif, chargé d’étude et de planification au service de la police de Montréal et aujourd'hui ministre des Affaires municipales, et, à deux reprises, par le psychologue industriel Pierre Dubois, en 1971 et 1976 en arrive au même résultat quant à l'insatisfaction des policier à leur travail mais, différemment des autres rapports, blâme directement M.Daigneault qui, par son manque présumé de créativité, dé dynamisme et de leadership, plongerait tout le service policier de la CUM dans l’immobi-lisme.Joint à son bureau et visiblement imte qu'on ait reculé beaucoup trop loin le seuil de la tolérance, M.Daigneault a déclaré au représentant du DEVOIR que si on le croyait “immobile” à la direction du service policier, il n’entendait pas cependant rester immobile pour se défendre, que le moment était venu de faire le point.au sommaire iLa commission est unanime à rejeter le “bilinguisme intégral” du PSBGM - page 3 ¦ Le double défi d’aujourd’hui: un éditorial de Claude Ryan - page4 ¦ Les jeunes francophones hors Québec évoquent la tentation de la violence — page 10 "J'exige, a-t-il dit, dans l’intérêt du public et dans celui du service, l’institution d’une enquête complète sur toute la question.Et pour être complète, cette enquête de Me Dagenais doit se poursuivre egalement dans les structures, sur les agissements et les réalisations du Conseil mmhmhhmh ¦ Jean-Louis Roux au nombre des lauréats du prix Molson — pêQê 18 ¦ Le groupe Prenor contrôle 55% d’Armand Des Rosiers — page 25 ¦ Le conseil de la femme •enquêtera sur la condition des Indiennes — page 28 1 de sécurité publique.Et si on arrive à des conclusions autres que les miennes, j’entends remettre ma démission, promptement et sans discussioa”.Et M.Daigneault poursuit: “J’en ai assez.Trop longtemps, je me suis tu.L’heure de la vérité est venue etj’affir-me d’ores et déjà que, si on donne suite à ma requête, on découvrira là, et très vite, toutes les causes des désordres et discordes actuels au sein du service de la police de la CUM et de l’immobilisme présumé dont on a fait état et pour lequel on m’attribue une responsabilité que je ne mérite pas”.Au manque de créativité qu’on lui reproche, M.Daigneault oppose sans hésita- tion son Plan d’allocation des ressources humaines et physiques, déposé maintenant depuis trois ans au Conseil de sécurité, et qui a dormi sur les tablettes durant plus de quatre mois.La Commission de police du Québec s’est mise à l’éplucher à so- tour et il commence à peine à être appliqué partiellement “S'il y a eu immobilisme quelque part, commente-t-il, ce n’est certainement pas de son côté”.Quant à l’accusation d'absence de dyna-Volr page 7: René Daigneault dénonce violemment l'ingérence grandissante du fédéral dans l’établissement des programmes de santé et de services sociaux.Le ministre fédéral de la Santé et du Bien-être social, M.Marc Lalonde, a ré-ué peu après en affirmant que le Quêtai bec se complaît à “jouer pour la galerie”, quand il se présente à Ottawa, et a soutenu que le fédéral ne peut donner de chèques en blanc aux provinces.La prise de position du Québec a causé une certaine surprise hier, puisque cette réunion des ministres provinciaux avec le fédéral est considérée comme une réunion de routine où seront abordés des points tels que les accords sur l’assurance-nospitalisatîon, l'immunisation, l’usage du tabac, l’hygiène au travail.M.Lazure a expliqué aux journalistes que le Québec a senti le besoin de faire connaître fermement son point de vue, puisqu’il s’agit de la première conférence fédérale-provinciale des ministres de la Santé à se tenir depuis le 15 novembre.Dans sa déclaration, le ministre soutient que le gouvernement central fait tout en son pouvoir pour entrer dans les secteurs nouveaux et prioritaires de la santé hygiène industrielle, lutte contre Voir page 7: Denis Lazure •v cfiezVITO RISTORANTE Mecca gastronomica Centre Gastronomie» 735-3623 5412 C6tt des Neiges Montréal I H aawieniMMii I Henry Aubin PfIGE RPRÊS PRCE.DES RÉVÉLATIONS STUPÉFIANTES SUR MONTRÉRU M— —1 Les vrais propriétaires de Montréal (1) La filière du Liechtenstein À SCHAAN.VILLE AL1MNE du Liechtenstein, il va, au bout d’une rue tranquille, une grande maison de stuc i les fenêtres sont ornées de rideaux de dentelle.C’est la seule maison de la rue qui n’a pas de numéro de porte.P dont itaitm-m-o _____________________________________________________________Q111 n a Pas hc numéro de porte.Pour- tant,-le facteur sait qu’il s’agit du Kirchstrasse, 236.C’est là, aux limites de cette ville tranquille du centre de l’Europe que commence cette enquête sur les grands propriétaires fonciers de Montréal.D’après les régistres fonciers, il y a 113 immeubles à appartements dans la municipalité de Montréal qui sont évalués à $1 million ou plus, leur valeur marchande étant évidemment bien supérieure.On estime que 60 à 75 pourcent de ces immeubles sont la propriété des sociétés étrangères.Quinze d’entre elles seraient du Liechtenstein et six ont, comme domicile, \c2lbKirchstrasse.Cette maison bourgeoise de belle apparence, sise en bas de montagne, joue un rôle très important: il s’agit à la fois d’un refuge fiscal, d’une blanchisserie monétaire et d’un centre d’hebergement pour des compagnies prête-nom derrière lesquelles se cachent tous les gens qui font des investissements à Montréal, (à suivre.) Vient de paraître aux Éditions l'Étincelle Voir page 7 (Pubuotéi 2 • Le Devoir, jeudi 23 juin 1977 Semaine du patrimoine Les chansons d’un menuisier par Alain Duhamel Les descendants d’Edmond Fournier, conservent dans leurs souvenirs un cahier rouge dont les pages, toutes écrites à la main, constituent leur plus précieux héritage.Edmono Fournier, menuisier, de son état, était poète et chansonnier à ses heures.Le dimanche, après la messe, il sortait son cahier et chantait de sa belle voix, ses chansons.Il était né à Saint-Thomas de Montmagny en 1876,16ième enfant d'une famille qui en compta 17.Tout au plus, est-il allé à l'école jusqu’en cin- Sur Lévis et Beauport 1er Sur lévis et beauport le sang baignant nos plaines fier Anglais tu promène l’incendie et la mort suspend suspend tes p»?car Québec te regardé montcalm monte la garde Anglais n’avance pas Refrain N'avance pas n’avance pas la citadelle te regarde montcalm ici monte la garde Anglais n’avance pas 2ême A nous ce ciel béni ces montagnes sont les notre le sang de nos apôtres sacre leur front hardi les sueur de nos aieux scellent notre héritage Ces bons Anglais je gage se croient ici chez eux Refrain 3ême Sous ce rouge drapeau bientôt chaque village parlerait un langage barbare et tout nouveau le jargon britannique véritable musique d’un peuple visigoth Refrain 4ême Catholique et Français je ne veux pour boussole que Rome et sa parole moi protestant jamais un Royaume ou le roi compose avec sa dame les dogmes qu’il proclame je n’en veux pas ma foi Refrain Sêrne Anglais tenez vous droit que chacun se découvre voici le bal qui s’ouvre sur l’air vive nos droits mais ne vous fâchez pas de l’entrain de nos danse bien sur vos excellence feront quelque faux pas Refrain.quième année, juste assez pour savoir lire, écrire un peu, compter et avoir des notions d’histoire.Au lieu d’aller du côté des “Etats” comme 'cinq de ses frères devaient le faire, Edmond Fournier choisissait plutôt de venir s’installer à Montréal où il gagnerait sa vie dans la construction.C’était en 1910.Le recueil de chansons d'inspiration populaire 3u’il nous a laissé comprend une cinquantaine e textes.Nous ignorons s'il a lui-même composé toutes les chanspns qui s’y trouvent.Le recueil semble avoir été écrit tout d’une traite à partir de d'autres cahiers ou de mémoire puis- que la première page fait office d'index des titres.n est certain, cependant, que, s’il ne les a pas toutes composées, il les a considérablement modifiées pour les mettre à son goût.L’écriture montre une certaine application même si l’auteur laisse voir qu’il écrit certains mots au son.Edmond Fournier s’est inspiré de sa campagne où la nature respirait la tranquilité, de ses amours d’autrefois, de l’histoire et de l’actualité.Parfois avec un ton grave, quand il décrit la tragédie de l'Empress of Ireland, parfois amusé quand il décrit son passage à l'exposition, Ed-mont Fournier écrit toujours en vers et ne rate pas ses rimes.¦Â ______________ .m wmmm Jl M.Edmond Fournier, vers 1914, au moment où il participait à la construction de la palestre nationale.A Coaticook, ouverture du musée local, exposition d’artisanat et atelier d’animation sur le tissage.Renseignements: M.Jacques Le-bel 819-849-2676.• A Saint-Adolphe de Dudswelt, exposition de photos ancestrales, exposition d’artisanat, spectacles traditionnels de violoneux, de gi-gueurs, chansonniers et de conteurs.Renseignements: Yanick Cauchon, 819-887-6778.A Grand’Mère, soirée folklorique à la patinoire municipale.Renseignements : Georges Lali-berté, 819-538-3234.• Aux Trois-Rivières, spectacle de chansonniers et danses folkloriques au centre culturel.Renseignements: Hector Duhaime, 819-375-2587.• À Larouche.exposition de sculptures sur bois à l’église.Renseignements: Benoit Paradis 418-344-1553, • A Val-Jalbert, la journée est consacrée aux personnes âgées avec spectacles de folklore et de violonistes.Renseignements: Georges Perron 418-668-2357.• A Mont-Joli, spectacles folkloriques avec des artistes de la région.Renseignements: Nelson Dumais 418-723-8234.nale et soirée québécoise au col- lège Saint-Dominique.Renseignements: Marie-Paule Samson, 418-837-1435.• A Lotbinière, visite et animation dans les 30 plus vieilles maisons du village.Renseignements: Yves Toussaint, 418-926-3504.• A Pont-Rouge (Portneuf), "la nuit du moulin Marcoux”, poésie, chansons musique.Renseignements: Louise Turgeon, 418-878-2160.À Québec, le musée du Québec présente une exposition intitulée ' l’art du Québec au lendemain de la conquête, 1760-1790".Renseignements: Claude Thibault, 418-643-2150.A Montréal, éxpo-oiseau des artisans, travaux collectifs et pièces uniques (terre, fil, papier, métal, cuir, pierre, matériaux de récupération! sur le thème de l'oiseau.Renseignements: Louise Lachapelle, 514-873-6190.VENTE ^¦ol PLUS SUR TOUTES SES NOUVEAUTÉS AUX ÉLÉGANTS 2£e Gather^ Promenade dans lile des moulins Terrebonne La promenade dans 'Tiles des Moulins", à Terre-bonne, offre des visites guidées de l’île et de quelques-uns des différents bâtiments qui y sont érigés (entre autres le bureau seigneurial restauré et inauguré à l’occasion de la Semaine du Patrimoine) par les membres de la Société d’histoire de Terrebonne.Chaque année, sur la Place du Marché dans le Vieux Terrebonne, des citoyens font un essai de reconstitution d’un marché “Comme dans l’bon vieux temps”.Depuis 24 ans à votre service Le pionnier de la boucherie charcuterie française à Montréal.3 Produite d’importation, fromagee, pain français, bière DES PRIX ! ! ! DE LA QUALITE ! I I SPÉCIAUX CHAQUE SEMAINE "Boeuf, (anoJotqténorit A, ruban rsuna" jL!UUUtJLOJLIULiULOJLfAlUL!L5JULSJL5J3JLO_ajL8_2JL!L9 i Hnjou QUÉBEC £ O "Steaks B.B.Q.” "Brochettes de boeuf maison" "Fondue bourguignonne* ’Veau extra” Agneau frais de l'ouest (anodien'' "Brochettes d'agneau Maison" "Citslettss d'agneau B.B.Q." "Merguez" "VoloiHe, lapins, cailles, canards" "Charcuterie fine exclusive” SA QUALITE FAIT SA RENOMMEE ’ Livraison à domicile 272-4065/86 807.est rue Laurier Métro station Laurier -j Jeudi ouvert luaqu'èZOh.b 5Wr»Tm''irB~»TnrgTrgTTtntT^ La Fête nationale Québec à Montréal Programmation Au Stade olympique Le 23 juin Au parc Jeanne-Mance Le 23 juin En soirée Ouverture des portes à 21H30 Spectacle à 23H00 01H45 “La nuit de la Saint-Jean" avec Félix Leclerc, Monique Leyrac, Claude Léveillée, Gilles Pelletier.André Gagnon.Pascal Normand.Monsieur Pointu.Diane Dufresne, Colette Boky, Pierre Duval.Robert Savoie.Renée Martel.Donald Lautrec.Denise Filiatrault, Daniel Gadouas.Anne Letourneau.Les Disciples de Massenet (choeur), orchestre de 45 musiciens et trois choristes dirigés par François Cousineau.Jacques Fauteux (animateur).20 danseurs, chorégraphie de Michel Martin Mise en scène de Richard Martin, assisté de Jean Yves Laforce.Solange Demeules et Jacques Kanto.“Feu d’artifice" Au parc olympique En soirée 21h30 22H00 23H00 01H30 “Feu de la Saint-Jean" 5 groupes de folklore et 1 groupe de jazz moderne anime ront la soirée jusqua 23h00.Animateurs et musique.“Gens de chez nous".Spectacle avec Jean-Guy Moreau, Beausoleil Broussard, Ti-Jean Carignan, Lougarou.Edith Butler.Claude Lafrance.Fabienne Thibault.Pauline Julien.Orchestre de 9 musiciens dirigés par Marcel Rousseau.Coordonnateur: Luc Phaneuf.Assistant: Pierre Michel Boucher.“Feu d'artifice" Le 24 juin Le 24 juin Après-midi Ouverture des portes à12H30 Spectacle à "Gens du pays" 14H00 Spectacle avec "Les Sortilèges" et 15 groupes ethniques.Chorégraphie de Jimmy Di Genova, assisté de Normand Chiasson.En soirée Ouverture des portes à19H30 Après-midi 14h00 En soirée 22h30 00H30 “Déjeuner sur l'herbe" Spectacle avec "Les Petits Violons" sous la direction de Jean Cousineau.“Gens de chez nous" Spectacle avec Jean-Guy Moreau.Anne Joyal, Jocelyn Bérubé, Ti-Jean Carignan.Claude Lafrance.Lougarou.Fabienne Thibault.Gilles Valiquette., Orchestre de 9 musiciens dirigés par Marcel Rousseau/ "Feu d'artifice" Spectacle de 21H00 à 23h00 23H30 Reprise du spectacle donné la veille au Stade avec: Monique Leyrac.Claude Léveillée, André Gagnon, Pascal Normand.Monsieur Pointu, Diane Dufresne, Colette Boky, Pierre Duval.Robert Savoie.Renée Martel, Donald Lautrec, Gilles Pelletier.Denise Filiatrault.Daniel Gadouas, Anne Letourneau.Les Disciples de Massenet (choeur), orchestre de 45 musiciens et trois choristes dirigés par François Cousineau.Jacques Fauteux (animateur).20 danseurs, chorégraphie de Michel Martin.Mise en scène de Richard Martin, assisté de Yves Laforce.Solange Demeules et Jacques Kanto “Feu d'artifice" Au parc olympique 0 gracieuseté des concessionnaires de : loto québcc # LE DEVOIR Page 3 Montréal, jeudi 23 juin 1977 r.Fer et Titane: huit médecins dénoncent l’enquête médicale Selon les huit médecins responsables du service de santé à la compagnie Fer et Titane, de Tracy, le programme d’examens médicaux pour les employés, une initiative conjointe du syndicat (CSN) et du ministère des Affaires sociales, ‘‘se révèle être une expérience fondée sur la discrimination sociale et professionnelle et entachée d’une partialité qui n’a aucune place dans l'exercice de la médecine et dans la promotion de la santé publique”.Dans une lettre adressée à l’Association de médecine industrielle du Québec, avec copies à trois ministres impliqués ainsi qu’à leur Corporation professionnelle, les huit médecins demandent à l’AMIQ d’intervenir ‘ pour dénoncer une situation qui jette le discrédit sur la médecine du travail au Québec et crée un climat préjudiciable au développement de services efficaces destines à la protection de la santé au travail”.Soulignant que des centaines de travailleurs non syndiqués sont exclus de ces examens, et que les médecins qui ont la responsabilité continue et permanente de veiller au bien-être physique et psychique des employés sont tenus complètement à l’écart, les signataires jugent inacceptable que le MAS entérine et finance, au coût de $250,000 à même les fonds publics, une aventure où “l’activité médicale et l’action syndicale militante se confondent”.Il s’agit selon eux d’un encouragement à l’implantation d’une médecine de classe au service d’une idéologie ou d’un postulat socio-politique plutôt qu’au service de la santé.D’autre part, les médecins de Fer et Titane craignent que l’enquête, telle qu’elle leur paraît être conduite, présente de sérieuses anomalies sur le plan de la rigueur scientifique et s’indignent de l’exploitation de certains questionnaires “parfaitement farfelus”, constituant selon eux “une insulte à l’intelligence et à la profession médicale”.Les huit médecins, oui proclament que dans l’exercice de leur profession ‘Tl n’y a ni employeur, ni employé, ni partie patronale, ni partie syndicale”, rappellent qu’ils ont offert de collaborer avec tout groupe médical pour mener à bien un programme d’examens de tous les employés, pourvu que le programme soit impartial et rigoureusement scientifique, se fasse sans discrimination et soit placé sous la supervision de spécialistes reconnus par toutes les parties.Cette offre de collaboration ayant été accueillie par une fin de non recevoir, les auteurs de la lettre s'interrogent “quant aux motifs et aux objectifs réels de l’enquête en cours”.La commission est unanime à rejeter le “bilinguisme intégral” du PSBGM L’affaire de la caisse de retraite par Rodolphe Morissette QUEBEC — Pratiquement tous les députés siégeant à la commission parlementaire sur la langue hier ont exprimé leur désaccord avec la Commission des écoles protestantes du Montréal Métropolitain, dont les représentants ont demandé hier au gouvernement que la future Charte du français encourage le développement d’une société bilingue au Québec et reconnaisse à l’anglais le statut de langue officielle.Le porte-parole du PSBGM, M.Marcel Fox directeur général, s’est fait poliment rabrouer d'abord par le ministre d'Etat au développement culturel, M.Camille Laurin.“Le PSBGM, a-t-il noté, ne semble avoir guère évolué depuis 1974 (lors des auditions touchant la loi 22) et, avec un autre organisme scolaire, il est l’un des rares à avoir défendu, devant la commission, l’idée d’un statut officiel pour la langue-anglaise.M.Rodrigue Biron, chef de l'Union nationale, a contesté à son tour le désir de la délégation de la plus importante commission scolaire protestante du Québec d’instituer au Québec “un bilinguisme intégral”.“Le bilinguisme est une affaire personnelle, a rappelé M.Biron, et non la qualité d’un peuple”.Mme Thérèse Lavoie-Roux, député libéral de L’Acadie, qui n’en pense pas moins, a expliqué que tel ne paraît pas être le souhait de la majorité francophone du Québec.Certes, le PSBGM ajoute, comme tous les opposants à la Charte du français, qu’il est important que le gouvernement établisse la primauté de la langue française dans la province.Mais la majorité de ses recommandations visent à tempérer cette affirmation de principe.Dans le domaine de l’enseignement, par exemple, il serait impératif de revenir au libre choix et il faudrait inciter toutes les universités du Québec et toutes leurs facultés à développer des “programmes bilingues”.On voudrait également qu’une connaissance approfondie de la langue seconde et une maîtrise quasi absolue de la langue première soient des prérequis à l’admission à une faculté des sciences de l'éducation.Invoquant “le plein épanouissement de la culture française au Québec”, le mémoire conclut à l’inutilité d’une loi sur la langue: “la langue française a démontré à travers les âges qu’elle n’a que faire de telles protections légales”.Pourtant, nous avons interrogé M.Marcel Fox, qui est originaire d’Alsace, en France, et il a avoué que la langue française en ce coin de France, qui a souvent passé à l’Allemagne (puis est revenu aussi souvent à la France) depuis moins d’ui siècle, a été longtemps menacée à cause de l’immersion quotidienne dans la culture germanique et qu'elle fait pour cela l’objet de réglementations ministérielles sévères qui visent à en protéger le développement.M.Fox a du reste ajouté que le problème de la langue française au Québec est similaire à celui qui existe en Alsace.Parlant d’ailleurs de méthodes d’apprentissage de la langue seconde aux francophones, le directeur général du PSBGM a dit qu’il était d’accord avec le CEQ pour déconseiller les cours d’immersion.“Les fran- cophones du Québec sont déjà assez immergés (dans la langue et la culture anglaise.Le ministre de l’Education, M.Jacques-Yvan Morin, qui a dit contester la prétention du PSBGM que le projet de loi no 1 est illégal et contraire à la constitution canadienne, a fait admettre à la délégation que le projet de loi actuel ne s'en prend en rien à la confessionnalité des écoles; il leur a reproché par ailleurs de taire le fait qu’ils administrent un certain nombre d’écoles françaises protestantes, qui sont appelées à se développer.M.Fox a enfin assuré M.Morin que le PSBGM est prêt à développer ses classes françaises dans la ligne indiquée par le projet de loi.De son côté, M.Laurin a contesté l’idée que la langue française serait si dynamique au Québec qu’une législation serait inutile; même les provinces anglaises du Canada, où la langue ne manque guère de dynamisme, ont pratiquement toutes légiféré sur celle-ci.Quant aux données démographiques fournies par le PSBGM et qui indiquent une baisse éventuelle de la population anglophone du Québec, M.Laurin a renvoyé ses interlocuteurs à l’Association des démographes du Québec, lesquels, selon lui, ont réfuté les allégations d’un des leurs, M.Réiean Lachapelle.D’après ceux-là en effet, la minorité anglophone s’accroîtrait probablement, en chiffres absolus, d’ici l’an 2,000, même si, en termes relatifs, il est possible qu'elle en vienne à diminuer.Pour l’heure cependant, c’est la population française qui décroît.M.Laurin a egalement fustigé le pessi- L’OCQ se porte à la défense de ses cadres par Louis-Gilles Francoeur L’Office de la construction du Québec s’est porté publiquement hier à la défense de cinq de ses hauts fonctionnaires qui, selon un rapport du vérificateur interne de cet organisme, M.François Dubé, ont touché irrégulièrement en décembre 1976 leurs bénéfices accumulés dans la caisse de retraite des employés.L’Office qui base son jugement sur un avis juridique dont il ne publie pas le contenu, explique dans sa longue déclaration que les “cadres supérieurs n’ont pas participé au régime” de sorte qu’ils n’avaient pas à demander d’autorisation à ses administrateurs pour toucher leurs bénéfices.Les cinq hauts fonctionnaires ont retiré en décembre 1976 plus de $100,000 au total de la trésorerie de l’OCQ, qui a diminué d’autant les contributions mensuelles de cet organisme à la caisse de retraite de ses employés.Ils s’appuyaient, pour ce faire, sur une résolution des trois commissaires, qui pourrait elle-même être irrégulière si juridiquement ces cadres sont vraiment assujettis au régime.En effet, la résolution du 28 octobre 1976 autorise la trésorerie de l’OCQ à rembourser les fonds que ces fonctionnaires “sont en mesure d’exiger”.L’article 37 de la Loi des Régimes supplémentaires de rentes prévoit qu’il est impossible de toucher les bénéfices accumulés dans un régime enregistré à moins de quitter son emploi, d’avoir au moins 45 ans et d’avoir un minimum de 10 ans de services.Aucune démission n’a alors été enregistrée.Les cinq cadres défendus par l’OCQ dans cette affaire, en se basant sur les rapports des conseillers juridiques et actuariels, sont un beau-frère d’André Des- jardins, l’ex-roi de la construction, deux membres en règle de la section 144 de la FTQ-Construction en dépit de la mission d’impartialité de l’OCQ à l’endroit des parties de la construction, et deux avocats dont l’un est le secrétaire de l'OCQ et l’autre, le directeur du contentieux.Quatre de ces cinq fonctionnaires sont mentionnés dans le rapport de la commission Cliche.L’avis juridique sur lequel l’OCQ s’appuie a été signé par Me Michel Robert, ancien bâtonnier et nouveau président de la commission politique du Parti libéral.L'avis actuariel vient de la firme Dupuis, Parizeau et Tremblay.Selon les renseignements fournis hier par le président de l’OCQ, M.Réal Mi-reault, l’avis juridique n’assujettit pas les cinq fonctionnaires au régime de rentes parce que l'ancienne Commission de l’industrie de la construction ne s’est jamais prévalue par voie de résolution de son droit de faire adhérer ses hauts fonctionnaires au régime.Par contre, mentionne le vérificateur de l’OCQ dans son rapport du 14 mars, les versements ont toujours été effectués au nom de ces fonctionnaires et les budgets, approuvés par voie de résolution, confirment que leurs bénéfices sont versés au même fonds que les salariés syndiqués et de la même façon.Devant l’ambiguïté soulevée par l'avis juridique, les trois membres de l'Office de la construction ont décidé d’inviter le syndicat, co-propriétaire du régime de retraite, à soumettre la question aux tribunaux.Pour leur part, ils ont songé hier après-midi à remplacer personnellement les représentants de l’OCQ au comité qui gère le fonds de pension.Les trois commissaires devraient en principe approuver formellement une resolution en ce sens ce matin, comme l’a confirmé hier au DEVOIR M.Mireault lui-même.Jusqu’ici, les représentants patronaux au comité de gestion du régime de retraite étaient MM.Jean-Pierre Pouiiot, un beau-frère d’André Desjardins ayant lui-même récolté $16,053.17 dans l'affaire du mois de décembre, son frère Claude Pouiiot, qui gère les centaines de millions du fonds de pension des syndiqués de la construction, et le directeur du personnel, M.Alain Beaulieu.En remplaçant les deux Pouiiot, la direction de l'OCQ tente notamment d’éviter une demande de mise en tutelle du régime de retraite, que le syndicat des employés a brandie dans une lettre du 2 juin.Un nombre grandissant de fonctionnaires de l’OCQ songent d’ailleurs à réclamer l aide de la Régie des Régimes supplémentaires des rentes du Québec pour tirer au clair toute cette affaire et pour mettre fin aux nombreuses irrégularités administratives rapportées dans les deux rapports du vérificateur interne de l’OCQ, dont LE DEVOIR s’est fait l’écho depuis quelques jours.A ce sujet, le président de l’OCQ n’a pas voulu préciser hier si la direction de cet organisme songeait à prendre des mesures contre le trésorier de l’Office, M.Yves Gagnon, à qui le vérificateur reproche plusieurs choses.M.Mireault n’a pas voulu dire d’autre part si l’OCQ songeait demander la démission des cinq fonctionnaires et celle de son trésorier jusqu’à ce que les tribunaux aient tranche le litige.“Je n'ai aucun commentaire à faire a-t-il dit, d’autant plus que je n’ai jamais eu de preuve de ces irrégularités", a précisé M.Mireault en se référant au cas du trésorier.Dans son long communiqué d'hier, j pa DEVOIR dej géants de cet organisme ont tenue à préciser toutefois que les informations publiées provenaient "d’un élément partiel d’une enquête interne beaucoup plus vaste".l'OCQ n’a pas nié les faits avancés par LE depuis quelques jours.Les diri-ntt misme, exagéré, à son avis, des prévisions du PSBGM quant à sa propre clientèle scolaire.Elle a certes décru depuis cinq ans de 14.5% ; mais celle du secteur catholique, francophone en majorité et qui couvre le même territoire, a baissé, pendant la même période, de 28.4%.Dans la matinée, la présentation du mémoire de l’aile nationaliste et séparatiste des hommes d’affaires, le Conseil des hommes d’affaires québécois, a donné lieu à un débat plutôt moche.De part et d’autre, les acteurs en présence ne sont livrés à d’amples considérations théoriques.On a meme abordé l'épineuse question de ‘Tunicité de l'étre" et de ses rapports dialectiques avec le pluralisme d'une société.Le CHAQ, qui représente quelque 600 chefs de petites et ae moyennes entreprises de la province ainsi qu'un bon nombre de professionnels, ont fait valoir l'idée que la Charte du français ne va pas assez loin et que, retouchée dans le sens de leurs préférences, cela ne resterait “qu’une étape" dans le progrès du français au Québec.Une remarque qui a failli renverser en bas de son siège le député libéral de Marguerite-Bourgeois, M.Fernand Lalonde.Pour le Conseil, la loi no 1 serait la première étape vers l'accession du Québec à l'indépendance.On décrie par ailleurs la situation d’aliénation qui prévaut maintenant et selon laquelle “la minorisation de notre langue, surtout dans le monde des affaires et de l'entreprise, véhicule le processus d’assimilation et nous condamne à être presque des étrangers dans notre propre pays”.Il en résulte, dit-on, une économie “inféodalisée" et dont le développement dans sa forme actuelle accélère la vassalité des Québécois.Aussi, afin de br' r te processus d e-cartèlement entre deux langues — celle du jour et du succès en affaires et celle du soir et des activités sociales, le CHAQ recommande au gouvernement d'être encore plus sévère dans sa législation sur la langue.Il faudrait par exemple que le français devienne "la seule langue de l'enseignement”, comme la seule langue du travail.A l'instar du Mouvement Québec français, on voudrait également que le gouvernement abroge purement et simplement l’article 133 de l’AAMB; que la fameuse “clause Québec" (plutôt que “Canada") en ce qui concerne le critère d'admissibilité à l’école anglaise soit maintenue et soit employée comme un moyen et une force de négociation, avec les autres provinces, du sort des minorités francophones hors Québec.Parmi plusieurs autres revendications allant en ce sens, les hommes d’affaires demandent au gouvernement d’occuper Voir page 6: PSBGM 4 Trois compagnies devront rembourser $234,000 à Anjou Trois firmes immobilières devront rembourser quelque $234,000 à la municipalité d’Anjou par suite d’un jugement que vient de rendre le tribunal de T’expropria- VILLE DE MONTRÉAL Service de la voie publique Enlèvement des ordures ménagères Vendredi, le 24 juin 1977, jour de la Saint-Jean-Baptiste, il n’y aura pas d'enlèvement des ordures ménagères.Les contribuables qui bénéficient habituellement de l’enlèvement des ordures ménagères le vendredi devront déposer leurs poubelles lors du prochain jour de collecte régulière des déchets, soit mardi, le 28 juin 1977.LE GREFFIER DE LA VILLE Marc Boyer, c.r.Hôtel de Ville, Montréal, le 21 juin 1977.Sjjidisatf dss Insaigisnfà da Shamplah Le Congrès du Syndicat des Enseignants de Champlain appuie le principe de la loi no 1, sur la langue française au Québec et se prononce en plus pour un système scolaire unique francophone et laie.annonce payée par le SEC en vertu d’une résolution majoritaire du Congrès régulier du 2 juin 77.tion dans deux causes remontant à 1968.Dans une ordonnance hautement technique en date du 20 juin, le juge Michael H.Cuddihy et le notaire Clovis Gagnon; membres du tribunal, ont en effet révise une décision par laquelle la Régie des services publics avait a l’époque accordé aux Immeubles Versailles, aux Immeubles Esno et aux Développements Versailles les indemnités d’expropriation offertes par l’administration Crépeault pour l’ouverture du boulevard des Galeries d’Anjou.Analysant les rapports et les témoignages des experts entendus à l’époque, M.Roméo Vézina pour les expropriés et M.C.E.Campeau pour Anjou, et dont les conclusions concordaient à peu de dollars près, le tribunal a décidé que l’on ne pouvait établir la valeur des immeubles expropriés d’après des ventes de terrains pour stations-service.Le prix au pied carré est donc passé de $4.50 à $2.00, d’après les études faites par deux autres experts indépendants, MM.Béique et Fournier.L’indemnité accordée tombe ainsi de $389,960 à $155,670.Les compagnies qui s’étaient déclarées satisfaites de l’indemnité originale devront donc rembourser la différence, à moins qu’un éventuel jugement en appel en décide autrement.Cette ordonnance dispose de deux des quatre affaires inscrites à ce jour par Anjou au tribunal de l’expropriation en vertu d’une loi spéciale de 1974 permettant à cette ville ae faire réviser les indemnités accordées par la Régie des services publics entre 1956 et 1969.Seulement quatre causes ont été instruites en révision sous l'empire de cette loi spéciale, qui donne cinq ans à Anjou pour agir.D'après le témoignage du maire, M.Jean Corbeil, à la commission parlementaire des affaires municipales, il y aurait “environ cent dos- siers" en cause.Dans une dizaine d’autres causes où il ne s’agit point de révision, le tribunal de l’expropriation a également commencé de fixer des indemnités.C’est ainsi que le 29 mars dernier le juge A.Deslongchamps et l’ingénieur G.Montambeault ont réduit à un dollar chacune deux offres d’indemnités que l’administration d’Anjou avait faites en 1968 à un promoteur, M.Emile Asselin, pour $260,000.Il s’agissait de terrains que le promoteur aurait dû céder pour un prix nominal afin de permettre l’ouverture de rues.D’autre part, la Cour d’appel vient d’accepter une requête d’Anjou qui en appelle d’un jugement de la Cour supérieure impliquant cette fois une somme de quelque $560,000.Il s'agit d’un acompte d’expropriation versé par la commission scolaire Jérôme-Le Royer à la firme Larissa Development et que la ville veut “geler” chez le protonotaire pour éventuellement s’en rembourser dans d’autres affaires qui l’opposent à ce promoteur.Incidemment, dans ce jugement rendu l’été dernier, le juge Louis Paradis, exprocureur-chef de la Couronne à Montréal, s'étonnait qu’aucune poursuite criminelle ou civile n’ait encore été intentée contre le président de Larissa, l’homme d’affaires Max Schuchmann.De fait, six ans après l’enquête d’Anjou, seuls trois officiers municipaux avaient été mis en accusation, dont l’ex-gérant J.P.Pilon, dont le procès doit débuter le 9 août.Depuis, le ministère a porté des accusations de l’ex-urbaniste, M.Campeau, et M.Benoît Lamarre, promoteur immobilier.D'après les rapports soumis au ministère de la Justice, d’autres accusations pourraient aussi être portées contre au moins six personnes restées intouchables, dont justement le président des Immeubles Versailles Inc.et des Immeubles Reno Inc.à cette époque, M.Roland Beauregard.VILLE DE MONTRÉAL AVIS Fermeture de l’Hôtel de Ville et de la Cour municipale AVIS PUBLIC est par les présentes donné que les bureaux de la Ville de Montréal seront fermés toute la journée le vendredi 24 juin 1977.La Cour Municipale sera fermée complètement le vendredi 24 juin 1977 toute la journée.Par contre, le samedi 25 juin 1977, la Cour sera ouverte le matin, comme d’habitude, pour les comparutions.LE GREFFIER DE LA VILLE MARC BOYER, C.R.Hôtel de Ville, Montréal, le 23 juin 1977.lJLSLSLSULBMLXJL&JLSLJLSLJLSLSLS.iJl.k.t ttJLB-lLILIULBJLg.B.ILB.g ILgJULBJLlLIlJLflJLlLajlJÜI” Dans LE JOUR cette semaine, numéro du 24 au 30 juin Un cahier spécial de LA FÊTE NATIONALE avec: des inédits de Gilles Vigneault Alain Pontaut et LE QUÉBEC EN 1987 des textes de Réjean Beaudoin, Gérald Godin, Pierre Julien, Marcel Rioux, Pierre Vadeboncoeur et Le Patrimoine — La Route des Patriotes Un numéro-livre, à conserver Tirtnnni-trimnnnrtrB^irirtr^^ ry irrirgTTirinnnmrir^^ : aujourd’hui A 9 h 30 au Château Frontenac, M.Ghislain Duiour, vice-président du Conseil du patronat du Québec, est conférencier devant l'Assocai-tion des compagnies financières canadiennes.A 14 h à la Place des nations, cérémonie d’ouverture de Terre des Hommes.A 14 h au 3737 est, rue Sherbrooke, assemblée publique du conseil des commissaires de la Commission des écoles catholiques de Montréal.* * POUR LA FÊTE DES QUÉBÉCOIS.LOUEZ Accessolrat inclus UN CANOT POUR UNE FIN DE SEMAINE *21-= -ACHETEZ * * 4?P/ EN UN K PARTIR DE 1E DE VERRE 14 PI.*155 Le poste de traite Canoës-Kayaks 1322 est Bélanger 270-7309 • 866-7095 0256 4 • Le Devoir, Jeudi 23 Juin 1977 éditorial Le double défi d’aujourd’hui Ainsi que l’illustre la décision qu’a prise l’Assemblée nationale de faire de la Saint-Jean la fête nationale du Québec, le plus important de tous les développements des dernières années a sans doute été l’émergence au Québec d’une conscience nationale de plus en plus distincte de celle qui identifiait naguère le Canada français.On a beau être séparatiste ou fédéraliste.On a beau croire ou ne pas croire à l’avenir des groupes francophones hors Québec.On a beau etre en faveur de l’unilinguisme officiel ou favoriser plutôt un régime linguistique qui tienne davantage compte de la présence et des droits des groupes minoritaires.On a beau préconiser l’avènement d’une société socialiste ou préférer le maintien d’un ordre social où l’initiative privée occupe une place importante.Par-dela ces différences, un trait se dégage de plus en plus nettement de l’évolution des vingt dernières années : les Québécois ont de plus en plus la conviction de former un peuple distinct dans la famille des nations.Là réside le trait majeur de leur évolution récente.Or, ce trait nouveau comporte un double défi.Il nous oblige à nous redéfinir par rapport au monde extérieur; il nous oblige aussi et surtout à nous mieux définir les uns par rapport aux autres.• Le Québec fut conçu en 1867 comme une Ërovince à l’intérieur de l’ensemble canadien, léjà, à cette époque, des traits importants distinguaient le Québec des autres provinces.Ainsi, les Pères de la Confédération reconnaissaient le caractère différent du système légal québécois et l’exceptaient nommément du mandat de coordination confié en ce domaine au pouvoir fédéral.Ils reconnaissaient de même dans l’article 133 de l’AANB la réalité linguistique distincte du Québec.Dans l’ensemble, toutefois, le Québec était considéré à toutes fins utiles au sein de la nouvelle Confédération comme une province à l’égal des autres.Or, ce n’est sûrement empiéter sur l’avenir que de considérer à la lumière de l’expérience du dernier quart de siècle que nous évoluons vers un statut qui sera sensiblement différent.Il est trop tôt pour conclure que le Québec décidera de rester dans la Confédération ou d’en sortir.Déjà, cependant, des signes invitent à penser que seul un statut politique sérieusement renouvelé permettra de refaire un nécessaire consensus au sein de notre société.Il y a d’abord le fait qu'une proportion significative des Québécois ne croient plus au régime actuel et ne semblent aucunement devoir s’y rallier dans l’avenir.Celui qui croit au fédéralisme a le droit et le devoir de défendre avec force ce régime trop souvent mal compris et décrié à tort et à travers.Il ne saurait oublier par contre qu’un certain 15 novembre a porté au pouvoir a Québec un parti qui a investi toute son énergie dans la recherche d’un ordre politique radicalement nouveau.Il est loin d’être assuré que le Parti québécois gagnera le référendum.Une chose est toutefois sûre.Quelle que doive être sa fortune électorale, ce parti véhicule des valeurs et des aspirations nouvelles dont plusieurs sont destinées à s’inscrire en permanence dans le patrimoine québécois.Dans cette perspective, il n’est pas étonnant que des Québécois de plus en plus nombreux, même parmi ceux qui conservent un profond attachement au lien canadien, souhaitent des changements substantiels dans les structures héritées de 1867.Si des milliers de Québécois se sont peu à peu détachés du régime politique actuel, il faut aussi convenir que ce fut à la suite de difficultés multiples et jamais vraiment résolues ue le Québec a connues au sein de la Confé-ération.Ces difficultés furent de deux ordres: linguistique et proprement politique.Même si l’on observe aujourd’hui un esprit nouveau dans de nombreux secteurs de l’opinion anglo-canadienne, cette évolution ne saurait à elle seule tenir lieu de garantie solide contre la répétition des vexations et des humiliations essuyées depuis plus d’un siècle.A ce point de vue aussi, il fait envisager des changements dans les structures actuelles.On a été témoin ces dernières années de nombreuses tentatives visant à affirmer la personnalité distincte du Québec auprès du monde extérieur.Même quand elles étaient gauches et plutôt irrégulières, ces tentatives étaient logiques et compréhensibles.Avant qu'elles ne puissent déboucher sur des relations institutionnalisées avec le monde extérieur, il faudra toutefois régler au préalable le contentieux Québec-Canada.Là reside le premier volet du défi d’aujourd’hui.• Dans leur empressement à proclamer à l’extérieur les aspirations politiques modernes du Québec, plusieurs sont cependant enclins à oublier la très lourde tâche d’unification et d’intégration qui s’impose à l’intérieur même du Québec.A bien des égards, cette tâche est pourtant prioritaire.Elle s’accomplira beaucoup plus par des changements d’attitude que par le recours constant et inconsidéré à la force de l’Etat.On a beau soutenir, comme le font les auteurs du Livre blanc sur la langue française, que la langue française est depuis toujours la langue du peuple québécois et que c’est elle qui lui donne son identité.Il men reste pas moins que, dans la région de Montréal, à tout le moins, ces définitions ne correspondent pas à une réalité multiforme qu’on est à même d’observer tous les jours.Pour le mieux et pour le pire, Montréal est devenue dans plusieurs de ses parties un milieu très cosmopolite.A côté de quartiers presque entièrement français qui forment encore une solide majorité de la population, on trouve aujourd’hui dans la région métropolitaine des quartiers qui sont surtout anglais, d’autres qui sont surtout grecs, italiens, portugais, etc.Au plan légal, tous les citoyens du Québec, indépendamment de leur origine, de leur langue ou de toute autre caractéristique, doivent etre considérés comme étant parfaitement égaux.Et il ne faudra jamais hesiter à com- battre toute mesure qui semblerait s’écarter de ce postulat fondamental, fût-elle préconisée au nom du nationalisme le plus sincère.Mais il y a bien davantage que le plan légal.Il faut aussi gagner le coeur et l’amitié des citoyens d’autres langues et d’autres cultures 3ui partagent avec nous la citoyenneté cana-ienne et québécoise.Or, il est évident que nous avons encore d’énormes progrès à accomplir avant d’en arriver là.Prenons à titre d’exemple l’une de nos plus belles réussites collectives, les Caisses populaires.De toutes nos réalisations récentes, aucune n’a su mieux allier la fidélité à sa propre tradition — jamais reniée dans le cas des Caisses — et la présence efficace aux besoins actuels des citoyens ordinaires.Les Caisses ne se sont pas édifiées à coup de lois autoritaires et de règlements astreignants.Elles ne se sont pas davantage bâties contre les banques mais pour répondre aux besoins des petites gens.Institutions volontaires et démocratiques par excellence, les Caisses sont à juste titre l’un de nos plus beaux sujets de fierté.Mais aujourd’hui encore, la place faite aux Québécois d’origine ou de culture étrangère dans l’activité des Caisses reste marginale.Après avoir longtemps éprouvé des scrupules à le faire, on accepte désormais dans la plupart des Caisses les épargnes des citoyens néoquébécois.Mais dans combien de Caisses a-t-on cherché sérieusement à leur faire aussi une place dans les cercles où se prennent les décisions?Ce qui est vrai des Caisses l’est de bon nombre de nos institutions.Dans plusieurs cas, nous serions mal venus d’invoquer l’argument économique pour justifier une inaction qui confine à l’indifférence, quand ce n’est pas à la méfiance pure et simple.Quand on entend certains célébrer en vociférant un Québec qu’ils réduisent trop facilement à leurs horizons bornés, on se prend à souhaiter qu’il leur soit donné de pénétrer plus profondément dans certains quartiers montréalais et d’y lier connaissance réelle avec les gens qui les habitent, au lieu de se confiner a des jugements de surface sur la qualité linguistique des affiches extérieures.Ils découvriraient vite que la vraie réalité diffère sensiblement de leurs synthèses superficielles.Rêver d’unir tous les Québécois dans la même pratique joyeusement acceptée d’une langue commune, voilà un projet digne de l’appui actif de tout Québécois.Mais il est des metnodes qui, croyant servir cet objectif, tendent de fait à le desservir.Parmi celles-là, il faut ranger sans hésitation celles qui font appel au préjugé, au fanatisme, aux hostilités de classe, de race, de langue ou de culture.Chaque fois que nous parlons de nous les annexer par des méthodes autoritaires, nos concitoyens d’autres cultures tendent en fait à s’éloigner psychologiquement de nous.Le moyen le plus sur de nous rapprocher d’eux, c est d’aller à eux avec amitié et respect.Cette démarche reste trop souvent à faire.Claude RYAN Ottawa ne peut assurer seul le succès de la politique d’égalité des langues par JOHN ROBERTS Secrétaire d'État ¦ En déposant mardi aux Communes l’exposé du gouvernement ?>'r la politique linguistique, le secrétaire d’État, M.John Roberts, a fait ui v déclaration liminaire dans laquelle il précise que le principe en vertu duquel les Canadiens ont le droit de faire instruire leurs enfants dans la langue officielle de leur choix doit être assorti de dispositions qui justifient l’application différée de ce droit.11 reconnaît que le Québec peut décider, par exemple, en raison de circonstances particulières, de suspendre le libre choix “aussi longtemps que les conditions qui sont à l'origine du sentiment actuel d’insécurité n’auront pas été corrigées”.Voici le texte de sa déclaration.Le gouvernement dépose en Chambre aujourd'hui un exposé sur la politique linguistique, élaboré à partir de l’expérience acquise jusqu'à maintenant.Comme les membres de cette Chambre connaissent bien les circonstances qui ont amené le gouvernement à revoir sa politique linguistique, je me contenterai de souligner quelques-uns des points de cette révision auxquels le gouvernement accorde le plus d’importance.Dans la formulation de cette politique.l’accent a surtout porté jusqu'à maintenant sur la reconnaissance de l’égalité de statut du français et de l'anglais et leur usage comme langues officielles du Parlement et de l’administration fédérale.Tous les partis ont accordé leur appui à ces mesures.Ce qui ressort le plus nettement de l’analyse contenue dans ce document, c’est que le gouvernement fédéral ne peut, a lui seul, assurer le succès de cette politique.Celle-ci a besoin du concours actif des gouvernements provinciaux.Le gouvernement affirme dans ce document que le Canada ne peut survivre comme pays que si les gouvernements provinciaux acceptent le principe que les deux langues officielles, le français et l’anglais, jouissent d’un statut égal au Canada.En faisant cette affirmation, le gouvernement ne prétend pas dicter leur conduite aux gouvernements des provinces.Mais après avoir examine la façon dont s'est faite, jusqu'ici, l’application de la politique des langues officielles, cela est apparu comme l’évidence.Un des principes énoncés dans ce document plaide en faveur du droit pour les Canadiens de faire instruire leurs enfants dans la langue officielle de leur choix, et pour que les services appropriés leur soient offerts chaque fois que le nombre d’élèves sera suffisant.En d’autres mots, le gouvernement du Canada est arrivé à la conclusion que les Canadiens doivent avoir la liberté de faire instruire leurs enfants en français ou en anglais, et que l'avenir du Canada en depend.Tout en affirmant ce principe, le gouvernement est conscient qu’il n’y a qu’une province au Canada, où il soit possible, en ce moment, d'exercer pleinement ce droit à la liberté de choix, et c’est le Québec.Cela revient à dire que les autres provinces devraient maintenant offrir ce que le Québec a offert depuis toujours, soit un système d'éducation qui permet la liberté de choisir de faire instruire ses enfants dans l'une ou l'autre langue officielle du pays.Le gouvernement est bien conscient que cela ne pourra pas se faire du jour au lendemain.Voilà pourquoi ce principe est assorti de la disposition selon laquelle des circonstances particulières pourraient justifier qu'on diffère l’application de ce droit.Le projet de loi no 1, que l’on étudie en ce moment à Québec, reflète entre autres choses une double inquiétude: d'abord un sentiment d'insécurité concernant l’avenir de la langue et de la culture françaises au Québec, ensuite une crainte quant au statut qui sera accordé au français dans le reste du Canada.Le sentiment du peril auquel seraient exposees la langue et la culture françaises aurait moins de chances de se développer au Québec si l'on avait l’assurance que se traduiraient dans les faits, et non seulement dans les textes de loi et les déclarations officielles, la reconnaissance du statut de la langue française à travers tout le pays et le respect de la culture française.Le gouvernement fédéral est convaincu qu’il faut absolument assurer ce climat de confiance si l'on veut que le Canada survive.Le principe qui établit que les Canadiens ont le aroit de faire instruire leurs enfants dans la langue officielle de leur choix reconnaît que la population du Québec pourrait décider que des circonstances particulières justifient que soit différée l'application intégrale du droit au libre choix aussi longtemps que les conditions qui sont à l'origine du sentiment actuel d’insécurité n’auront pas été corrigées.Il incombe aux Canadiens de toutes les provinces de faire en sorte que le statut de la langue française soit mieux protégé au Canada.Mais aussi longtemps que persistera ce sentiment d'insécurité, le gouvernement fédéral est prêt à accepter qu’il soit nécessaire de différer l'application de ce principe.De la même façon, on espère que les autres provinces vont tendre tous leurs efforts vers l'application de ce principe.Mais des circonstances pratiques, des problèmes de coûts, par exemple, peuvent contraindre à retarder l’application de ce principe.En d'autres mots, il s'agit d'un principe qui est à la base de l’unité canadienne et d’un objectif vers lequel on doit tendre.Je voudrais souligner que cet expose de politiques sur les langues officielles ne saurait se substituer au débat sur les questions constitutionnelles, que les provinces pourraient vouloir soulever.et dont le gouvernement fédéral reconnaît l’importance.Comme on le souligne dans le document, le gouvernement n’a jamais cru que la politique des langues officielles était la panacée nationale et la solution à tous nos maux.Nous avons des difficultés d’ordre économique; nous devons continuer à combattre l'inflation, et lutter contre le chômage.Le sentiment d'aliénation qu'éprouvent les populations de 1 Ouest du Canada, les disparités entre les régions, nos besoins urgents en ressources énergétiques, la nécessité d’améliorer nos voies de communication, toutes ces questions nous pressent d’intervenir.Sous-jacent à tous ces problèmes, on retrouve celui de l'unité nationale et, au coeur de ce débat, la question linguistique ressurgit sans cesse.La Loi sur les langues officielles ne dispose pas qu'en faveur des Canadiens d’origine française ou britannique; les droits qu'elle sanctionne bénéficient à tous les Canadiens.Un nombre croissant de Canadiens apprécient les avantages de la diversité de cette politique consacrée et voient de plus en plus clairement le profit qu’ils peuvent en tirer.La tolérance et la compréhension se font plus actives à travers le pays, un climat se crée qui permet aux Canadiens d’origine,autre que française et britannique de mieux mettre en valeur leur patrimoine culturel, et ce tant dans les milieux francophones qu’anglophones.Dans le document, on s’est préoc- cupé d’établir une différence très nette entre une intervention de l’État dans le domaine de la langue et dans celui de la culture.Le gouvernement croit que la liberté elle-même est en jeu quand une population qui parle la même langue ou qui forme une même entité politique se voit imposer un moule culturel défini.L’aide que le gouvernement fédéral apporte en matière culturelle aux Canadiens des deux langues officielles vise à promouvoir les cultures du peuple canadien et non à uniformiser la culture canadienne.Le Canada a deux langues officielles, mais aucune culture officielle.La politique des langues officielles et les politiques culturelles du gouvernement du Canada tendent à faire ré-ner dans la société la plus grande li-erté possible, parce que le pays se soucie de protéger et de renforcer les groupes minoritaires qui font sa richesse et sa diversité.Comme je l’ai indiqué la semaine dernière, ce document ne traite pas des changement possibles dans les applications de la politique des langues au sein de la Fonction publique.Le gouvernement fera connaître bientôt ces modifications.Je recommande à tous les membres de cette Chambre de lire ce document avec beaucoup de soin.Je voudrais souligner que toutes les références qui y sont faites aux responsabilités des provinces découlent de l’expérience acquise, à ce jour, dans la mise en oeuvre de la politique.Il s’agit d’un appel aux provinces pour qu'elles reconnaissent plus que jamais, comme condition oe la survie de notre pays, le principe des deux langues officielles et de leur égalité de statut.Je voudrais aussi inciter les leaders dans le domaine des affaires et du travail.et dans les différents groupes de la société, à vrai dire, je voudrais inciter tous les Canadiens à lire et à étudier ce document de telle sorte qu’ils soient en mesure d’apporter leur contribution au maintien de l’unité nationale, ce que je considère personnellement moms comme un problème qu'un défi à appliquer encore davantage cette politique qui plaide en faveur de la oiversité dans la démocratie canadienne.Monsieur le président, je voudrais déposer ce document publié dans les deux langues officielles sous le titre: “Un choix national: les langues officielles du Canada” et “A national understanding: the official languages of Canada".__________L’actualité_______ Le retour de la pensée mesquine par PIERRE NEPVEU Mon propos n’est pas ici de parler pour le projet de loi no 1, bien que je sois d accord avec la majorité de ses dispositions, ni contre ce même projet, bien que plusieurs de ses aspects me répugnent et que son existence même, nécessaire ou pas, ne me paraisse pas devoir être pour aucun Québécois l’objet de l’immense fierté qu’elle suscite chez plusieurs.S’il y a à se glorifier de vouloir vivre et d’avoir le courage d’agir pour la vie, il y a toujours de quoi s attrister lorsqu’on doit le faire aux dépens de l’autre, le minoritaire (si peu minoritaire se soit-il prétendu).Il est vrai qu’on est parfois forcé, historiquement, d’agir ainsi.Mais il me semble qu’on ne devrait jamais se départir alors d’une certaine retenue et même, pourquoi pas, d’une certaine angoisse.Cette angoisse, qui est marque de respect, je la perçois malheureusement très peu dans un état d’esprit largement répandu au Québec par les temps qui courent.Cet état d’esprit n’est pas celui de la fête du 15 novembre où, pour citer la belle formule de Gaston Mi-ron, nous avons "retrouvé l’avenir”.L’avenir existe toujours, mais ce n’est pas de lui qu'il s’agit, ni même de la loi no 1 comme telle, quoique celle-ci puisse être un catalyseur.Il s’agit d’une mentalité qui se réclame d’un avenir meilleur, de la souveraineté, de la croissance et de la vie, mais qui se nourrit, souvent à son insu, d’une part inavouable de mesquinerie.Il y a quelque plaisir à savoir que l’anglophone, qui s’est si longtemps cantonné dans son unilinguisme, va être forcé de parler français.Il y a quelque plaisir à rêver un Québec où il n’y aura plus une seule affiche anglaise, ni même bilingue.Il y a quelque plaisir à espérer, sans le dire trop haut, que les "Anglais” vendront peut-être tous leur maison pour aller vivre à Toronto.Il y a quelque plaisir à savoir que l'on est majoritaire et que Vautre sera ramené à son “juste” rang de minoritaire.Il y a quelque plaisir à se savoir du côté du nombre et du droit.Que cela soit légitime ou non n’est pas la question.Ce plaisir, quoi qu’on pense, et bien qu’il se donne les nobles airs de la confiance en soi, n'en reste pas moins mesquin, triste plaisir dont il n’y a pas de quoi se réjouir.Malgré toutes les prétentions contraires, toutes les proclamations d’ouverture et de bonne volonté, cette mesquinerie existe bel et bien.Dans les pires cas, elle se traduit par le désir intolérant de balayer du revers de la main le système scolaire anglophone.Tous les Québécois ne pensent pas ainsi, loin de là, mais que certains d’entre nous, et non toujours parmi les moins éclairés, puissent le penser, cela me paraît suffisant pour être inquiet, d’autant plus que cette manifestation d’intolérance ne pourrait bien n’être que la pointe de l’iceberg.Il ne s’agit pas de savoir si 50, 75 ou 95% des Québécois francophones sont pour le projet de loi no 1, il s’agit de savoir pourquoi ils le sont.Mais les sondages d’opinion ne connaissent pas les pourquoi, ce qui les rend si rassurants pour la pensée mesquine.Il s’agit de savoir ce que l’expression "se conduire comme une majorité” veut dire, quels désirs et quels instincts se cachent là-dessous.Il s’agit de se demander si le retour, à ce moment-ci de notre histoire, de la statue de Duplessis, cet homme au nationalisme essentiellement étroit et défensif, si ce retour est un symbole, l’indice de quelque chose dont nous n’osons pas parler.Bref, il s’agit non pas de reculer, mais de questionner.Et les sondages d’opinion ignorent les vraies questions.Quant a moi.je refuse de tout coeur une pensée figée dans les notions de majorité et de minorité: quel triste langage, quel langage mort que celui-là! Je pense qu’il faut savoir craindre un avenir purement arithmétique (nous: 80%; eux: 20%), un avenir de statistiques et de référendums (pour: 41%, non: 45%, indécis: etc.), un avenir de bilans économiques positifs ou négatifs, un avenir qui ne se conçoit plus qu en termes de constitution, de lois, et autres parchemins du même acabit.Qu’on me comprenne bien: je ne nie pas l’importance de tout ceci: j’en ai contre tous ceux qui veulent croire et faire croire que là se trouve la vraie vie, le vrai futur.Contre les technocrates de la “vraie vie”, les statisticiens du pour et du contre, les possesseurs tranquilles de la vérité majoritaire.Que ceux qui concluraient de cette note qu elle veut s opposer au projet de loi no 1 ne se disent qu'une chose: ils n’ont rien compris.Hull, le 17 juin 1977 J lettres au DEVOIR Trente ans de retard Je lis dans les journaux de samedi que M.Pierre Marois, ministre de quelque chose dans le gouvernement péquiste, a fait une grande découverte et prépare une grande innovation.A l’avenir, les jeunes délinquants ne seront plus traites comme des criminels, mais comme des enfants perturbés, à rééduquer avec humanité.Or, cette découverte et cette innovation ont été faites il y a une trentaine d’années, dans notre province de Québec, à peu près simultanément par un religieux dominicain, le Père Noël Mailloux, fiar une jeune fille de grande intel-igence et de grand coeur, Mlle Jeanine Guindon, et par un religieux de Sainte-Croix, le Père Albert Roger, qui tous trois vivent encore.Les jeunes délinquants étaient alors à peu près traités comme des criminels ordinaires.Une loi fédérale, datant de 1908, leur était appliquée.Il n’était question dans cette loi que de punition, de dé tention, de condamnation.Le premier ministre Duplessis a créé la Cour du Bien-être social, qui appliquerait une loi provinciale, inspirée d'une philosophie toute différente et dont la considération majeure serait le bien de l'enfant.Il n'y était plus question de condamnation, mais de protection.Entre parenthèses, la substitution d’une loi provinciale à la loi fédé raie doublait la réforme humanitaire d'une mesure d’autonomie positive.Le premier ministre Duplessis a également aidé le Père Roger à créer l’établissement de Boscoville, à Rivière-des-Prairies.Boscoville, soit dit pour l’instruction du ministre Pierre Marois, est un centre de rééducation pour jeunes délinquants.Un groupe de pavillons auxquels on accède librement, sans mur, sans haie, sans serrure, et pourvu d'un gymnase, d'une piscine et d’une cafétéria des plus modernes.Des psycho-éducateurs triés sur le volet, spécialement entraînés et ajoutant l'amour à la science, continuent l’oeuvre du Père Roger et réalisent auprès des jeunes délinquants un travail d’une extraordinaire efficacité.Boscoville est cité en modèle dans le monde entier.Des spécialistes de tous les pays viennent le visiter, y prendre des leçons.Des congrès internationaux s’y tiennent.Des revues spécialisées, dans l’ancien comme dans le nouveau monde, lui consacrent des articles admiratifs.Bos- coville, apparemment ignoré du ministre Pierre Marois, est une des gloires du Québec.Des psycho-éducateurs formés à Boscoville sont aujourd’hui à la tête de la plupart des institutions appelées à s’occuper des jeunes délinquants — Berthelet compris.Ils y propagent, ils y appliquent ce qu’on appelle parfois l’esprit de Boscoville et parfois la philosophie de Boscoville.Les anciens "gars" de Boscoville, loin d’avoir honte d’y être passés, le proclament volontien.Ils deviennent des citoyens normaux et utiles, fort éloignés du genre contestataire ou hippie.J’ai soupé, en compagnie du Père Roger, avec les “gars" de Boscoville vendredi dernier.J’y ai rencongré un jeune “ancien ”, venu revoir et remercier les éducateurs auxquels il doit tant.Ce garçon gagne sa vie et consacre ses loisirs à aider des aveugles.Il m’a expliqué, tout simplement: "On m'a aidé; je dois en aider d'autres à mon tour”.Le ministre Marois s'instruirait, en visitant Boscoville, sur ce u’on réalise dans la province, ou ans l’Etat du Québec.Robert RUMILLY.Montréal, le 20 juin 1977 Que sont devenus nos défenseurs de la liberté?Lors de la préparation et de la discussion du projet de loi sur les droits de la personne humaine, nos ténors de la démocratie et de la liberté nous en ont fait voir de toutes les couleurs! Le projet n’allait jamais assez loin et les exigences établies étaient toujours bien en deçà de leurs désirs et réclamations.Mais une première étape a été franchie, qui semblait tout de même raisonnable dans les circonstances.Depuis quelques semaines, certains de ces ténors sont à l’action et adoptent des mesures ou proposent des législations qui remettent en question certains principes de base de la législation en cause, pourtant jugée insuffisante par eux à l’époque.Mentionnons entre autres, la récente directive au sujet des employés saisonniers de voirie et surtout certains articles des fameux bills no 1 et 2.Comment se fait-il, que dans ces cas, nos grands défenseurs de la démocratie et de la liberté, les Yvon Charbonneau, (excepté une modeste intervention de aernière heure) Louis Laberge, Fernand Daoust, Norbert Rodrigue, etc.deviennent soudainement muets?.Et notre fameuse Ligue des droits de l’homme subirait-elle une éclipse temporaire?.Et qu'est devenue, après son colloque voulu retentissant, sur la menace des droits fondamentaux organisé à la suite d’un projet du gouvernement fédéral, notre association dite professionnelle des journalistes?.A peu près seuls, la courageuse Commission des droits de la personne et quelques rares journalistes et citoyens, semblent alertés par la menace qui se multiplie du côté de Québec, en ce qui a trait à la liberté démocratique et aux droits fondamentaux de la personne.Ce serait banal et trop évident de parler de deux poids, deux mesures, ou de conspiration du silence.Mais alors, s’agit-il d’une conception de la société ou d’une philosophie, qui s’ajuste selon les circonstances, les individus, les besoins et même les intérêts des personnes et des groupes concernés?.Paul-Henri LAVOIE Montréal, le 20 juin 1977 La Bibliothèque centrale de la CECM Monsieur Jacques-Yvan Morin, ministre de l'Education, Québec Nous venons de prendre connaissance avec stupéfaction et consternation de la lettre du 20 mai 1977, par laquelle M.Pierre Parent, directeur général des réseaux, annonce pour le 1er juillet 1977 le démembrement de la bibliothèque centrale de la Commission des écoles cotholiques de Montréal.Nous ne pouvons pas comprendre que le ministre de l’Education.qui vient d’affirmer comme une de ses priorités essentielles le développement de l’enseignement du français, autorise ainsi le morcellement de cette bibliothèque francophone spécialisée en éducation d'une, sinon de la plus importante source de références uni- fiées et regroupées en pédagogie de toute l'Amérique du Nord.En effet, cette bibliothèque que votre ministère veut démembrer, représente un des outils les plus essentiels pour le développement du français et de la culture Québécoise.De plus, cette bibliothèque qui est le fruit du travail de plusieurs générations de Québécois, une fois démantelée perdra toute sa valeur comme outil de travail.Nous osons croire, monsieur le ministre, que cet état de fait ne s'explique que parce qu'il n'a pas été porté à votre attention.En conséquence, nous comptons sur vous pour que l’étude de ce dossier soit reprise à la lumière de vos priorités et en tenant compte d’expertises qui recommandent le maintien de l'intégrité et de l’unité de cette bibliothèque, partie importante de notre patri- moine.Nous demeurons à votre disposition pour des informations plus complètes.Claude LA VIGNE Montréal, le 9 juin 1977 ¦ Noms rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l’auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes.L’adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourossa le lOjanvier 1910 Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint: Georges Vigny Directeurs de l'information : Jean Francoeur Pierre toignon Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par Tlmprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 21 !, rue du Saint-Sacre-ment, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle l'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR, ABONNEMENT: Édition quotidienne $55 par année; six mois: $30.A l’étranger: $60 par année; six mois; $33; trois mois: $21.Éditions du samedi $15 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur $1.50 par semaine.Tarif de l’abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées). Le Devoir, jeudi 23 juin 1977 • 5 des idées des événements des hommes -Propos pour la Saint-Jean Avons-nous vraiment tué le mouton?_________________ Lorsque nous avons tué le mouton qui bêlait sur nos emblèmes nationaux pour le rôtir sur les places publiques, nous n’avons pas pour autant rejeté l’esprit de troupeau qui nous mena dans les sentiers labourés pour nous par les bergers de notre histoire.Depuis toujours nous avons été benoitement manipulés par nos chefs de file qui avaient appris de l’Angleterre à diviser pour mieux régner.Au lendemain de la Conquête, les occupants britanniques confièrent notre sort au clergé pressentant avec une intelligence d’avenir que nous allions, sans coup Férir, confondre autorité divine et auto-; rité politique.Ils ne se trompèrent point.En 1848, Mgr Bourget écrivait à Lord El-, i gin: “Votre Excellence peut compter sur • la loyauté du peuple tant qu’il s’acquittera de ses devoirs avec Dieu.La religion est le lien le plus fort qui attache un peu-.pie à son gouvernement.“Quelques années plus tard un autre évêque disait sans ; rougir; “à nous la culture et l’agriculture; aux Anglais le commerce et l’industrie”.Pieusement endoctrinés, nous avons tenu les yeux levés vers le ciel abandonnant les nourritures terrestres aux mau- dits anglais qui les avalèrent avec appétit.Nous étions les “bons” choisis par Dieu pour sauver le Nouveau-Monde, et les “méchants” protestants allaient eux brûler en enfer.La société du temps se divisait entre catholiques et protestants et entre, a écrit Aragon; “ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n’y croyaient pas”.En 1977, nous sommes encore dirigés, et encore divisés.Non plus entre adversaires religieux; entre ennemis politiques.Nos églises sont en vente, mais nous avons elevé des Temples à la nouvelle religion basée sur un évangile linguistique et ethnique et docilement nous nous rangeons dans deux clans; ceux qui croient au Canada et ceux qui n’y croient plus.Les tenants de ces deux thèses sont aussi honnêtes, aussi sincères les uns que les autres, mais ils sont barricadés dans des prisons politioues autour desquelles des trublions et ues fanatiques montent la garde.Depuis 1763, nous nous sommes dressés contre le Canada anglais pour vivre et survivre.Nous avons oppose à son ignorance et à son indifférence, notre volonté de survivance.Mais nos luttes se retournent actuellement contre nous et elles nous jettent les uns contre les autres avec des fureurs de bêtes sauvagef.Depuis le jour ou la religion a quitté nos collèges et couvents, les Canadiens français maintenant des Québécois, sont devenus des frères ennemis, encore manipulés par des agents de l’ombre qui savent fort bien jouer avec nos sentiments les plus nobles pour les transformer en passions vulgaires et démagogiques.M.Trudeau rappelle aux Québécois la beauté du pays la richesse de nos champs de blé, le sens de notre histoire.M.Lévesque évoque la grandeur de notre survivance, les luttes qui nous conduisirent au 15 novembre et il fait lever dans nos âmes un vent d’espérance.Ces deux figures de proue emploient pour nous rallier à leurs thèses, une langue claire, émouvante, noble.Mais des petits maîtres à penser s’interposent entre leur duel pour dégrader leurs pensées, empoisonner le climat politique, et surtout pour inciter les Québécois à se maudire au nom de la patrie.“Si tu chantes O Canada, tu es un traître, un vendu, un pestiféré.Si tu vibres en écoutant Vigneault te dire “Gens du Québec laissez-vous parler d’amour,” tu deviens un terroriste, un saboteur d’unité nationale, un rêveur fieffé."Deux grandes causes, la survie du Canada et l'indépendance du Québec, sont mal défendues, mal attaquées par leurs partisans les plus convaincus mais les moins convaincants.Personne n'imagine que M.Trudeau reconnaisse publiquement l’intégrité morale et l'honnêteté politique de M.Lévesque non plus que celui-ci admette que le premier ministre du Canada passera sans doute à l’histoire comme l’un des plus grands chefs d’Etat depuis Sir John A.MacDonald.Les combats politiques de notre temps ne sont pas des jeux de salon; le vocabulaire des hommes politiques n’est pas un chant d’amour.Il est normal que nous discutions durement, farouchement de notre avenir.Mais est-il normal que la bataille politique se transforme comme elle le fait sous nos yeux, en querelles fratricides, que nous traînions sur les places publiques comme des truands ceux qui ne partagent pas nos options politiques et sociales?Saurons-nous demain, dans un tel climat, épauler nos gouvernants, soutenir leurs efforts pour SOLANGE CHAPUT-ROLLAND meubler les usines abandonnées, remplacer les sièges sociaux anglo-américains par les nôtres et démontrer au monde que nous sommes capables de resserrer les rangs, et de résister aux pièges qui nous seront tendus?Chacun a le droit actuellement de faire valoir ses thèses et de mettre en branle tous les atouts de son jeu politique; sondages, pétitions, discours, propagandes, colloques, guerre de statistiques sont les outils d’une démocratie parlementaire et constitutionnelle.Mais personne n’a le droit de crucifier celui qui ne rougit pas de se dire Canadien, qui croit encore comme Claude Castonguay "que le fédéralisme est assez souple pour reconnaître la réalité”, ou celui qui revendique ouvertement sa part entière de la citoyenneté québécoise.Jadis nous pestions contre les gros bonnets anglophones qui murmuraient heureux et réconfortés, que nous n’étions pas faits pour gérer de grands empires, que nous étions nés pour un petit pain, que nous ne possédions pas la bosse des affaires.Aujourd'hui nous pestons encore, mais cette fois contre nos gros bonnets québécois qui administrent de grands empires, contrôlent les leviers de commande de notre industrie.Un ministre les traita aimablement “d’inéféodés à l’establishment anglophone”.Pourtant, quiconque plante ses pieds dans la réauté industrielle devrait connaître les traquenards posés discrètement sur leur route par l’establishment'anglophone qui ne voit pas venir nos “self-made millionnaires” dans son clan avec beaucoup d'enthousiasme et de sympathie.Plusieurs notables québécois ne sont ni des mécènes ni des missionnaires du nationalisme.Plusieurs sont déconcertants de suffisance, d’autres s’amusent dans leur “jet-set”; mais pourquoi exigerions-nous qu'ils soient plus riches en qualités humaines que nous le sommes collectivement?I- -Le projet de loi no 1 et les droits de l’homme Une mesure qui fait échec à toute discrimination ______par JEAN-MARC LÉGER Discriminer, cela veut dire distinguer et séparer; cela signifie plus particulièrement, au sein d’une société, créer et entretenir des systèmes divers, distincts, appliquer des traitements différents selon les origines ou les catégories; (ainsi, lors-, que le Conseil supérieur de l’éducation veut faire, parmi les immigrants, une catégorie spéciale de ceux d origine anglophone, c’est une manoeuvre aussi maladroite que carrément discriminatoire, c’est une forme d’apartheid).Or, la loi numéro un vise à assurer à tous les citoyens du Québec — qu’ils soient ou non d’origine française — une égale possibilité de vivre en français, langue de leur pays, langue qui doit devenir leur bien commun.Elle leur assure l’égal et plein exercice de leurs droits individuels en français, dont elle fait leur langue commune de travail, d'enseignement enferapports entre eux et aveM’admmis-tration.Bref, la loi numéro un est, par essence, égalitaire et anti-discriminatoire.Dans l'actuelle confusion de vocabulaire, que beaucoup entretiennent involontairement mais certains peut-être à dessein, on tend à oublier ou à obscurcir quelques vérités élémentaires.C’est ainsi qu’à l’occasion du présent débat, on assiste à une exploitation abusive, pour ne pas dire scandaleuse, de la notion des droits de l’homme.Ainsi, proclamer que “la langue française est la langue du peuple québécois" serait une prise de position discriminatoire et situerait les citoyens d’autres origines culturelles que la française, en marge du peuple du Québec, en ferait des citoyens ae seconde zone.Affirmation aussi odieuse que grotesque.Si je dis que la langue allemande est la langue du peuple allemand, est-ce que je transforme en citoyens de seconde zone les Allemands d’origine autre que germanique?Est-ce que, par exemple, j'attente à un quelconque droit fondamental des immigrants turcs venus en Allemagne et dont le destin naturel, s’ils s’y établissent à demeure, est de devenir germanophones?En quoi serait-il blessant ou discriminatoire pour les Français d’origine portugaise, italienne ou autre, d’entendre affirmer que la langue française est la langue du peuple français?Plus près de nous, avons-nous jamais entendu dire que les immigrants de toutes origines, se fixant aux Etats- Unis, trouvaient choquant, blessant, “discriminatoire”, de devoir utiliser l’anglais au travail ou à l’école, dans leur rapports avec l’administration et avec les fournisseurs, et de devenir eux-mêmes de fait, après une ou deux générations, des anglophones?Ou qui encore se scandalise de ce que l’immigrant allant s’établir ailleurs au Canada, soit promis à devenir tôt ou tard un Anglo-Canadien, par la seule pression du nombre de l’environnement, par le jeu naturel des forces socio-culturelles et économiques?Dans toutes les sociétés normales, c'est-à-dire celles qui sont maîtresses de leur destin sur tous les plans, l’intégration des immigrants se fait tout naturellement et elle se fait dans la langue nationale.C’est dans celle-ci, par celle-ci, que les citoyens, quelle que soit leur origine, doivent pouvoir jouir de droits égaux; par ailleurs, ceux qui le souhaitent doivent pouvoir conserver entre eux leur héritage culturel propre, aussi longtemps que les moyens utilisés (associations, clubs, journaux, réunions culturelles, etc.) restent dans le cadre de la légalité.Là où une nation se trouve dans une situation anormale, elle a le droit strict de préserver sa langue et sa culture par voie d’autorité, c’est-à-dire par la loi.Dès lors que cette loi vise à rechercher l’intégration qui ailleurs va de sol et qu’elle s’applique également à tous, elle ne met en cause aucun A l'occasion de notre fête nationale, la Saint-Jean, nous pensons qu’il serait bon de rappeler à nos compatriotes un fait historique de fa vie fructueuse du regretté Lionel Groubt dont ce fut le dixième anniversaire de sa mort le 23 droit individuel fondamental.Il est temps de sortir du fameux “Oui, mais.” de nombreux groupes et organismes qui croient habile de commencer par donner un coup de chapeau hypocrite aux “objectifs” de la loi et de dénoncer ensuite l’essentiel des moyens prévus pour atteindre ces fins.La vérité, c’est qu’au fond d’eux-mêmes ils ne veulent ni de la loi numéro un, ni d’aucune loi visant à assurer ici le salut de la langue française.La seule façon claire, franche et loyale pour chacun de définir sa position réelle est de répondre à la question suivante, qui est au coeur du débat: acceptez-vous, oui ou non, que le Québec soit un pays de langue française, dans la plénitude de l’expression, ou voulez-vous un Québec “bilingue” ou multilingue, c’est-à-dire, à terme, condamné inéluctablement à Tanglicisa-tion?Il n’y a plus de place ici pour les atermoiements ni les finasseries, c’est un choix global à faire, un choix de société.On peut discuter sur des questions d’étapes, de phases de transition, de quelques exceptions — provisoires — dans certains secteurs hautement spécialisés, mais on ne peut remettre en cause aucun des principes de base du projet de loi numéro un, conçu avec mesure, avec raison, avec dignité, avec souplesse.Il compte déjà de nombreuses exceptions, presque trop, qui risquent d’en appeler sans cesse de nouvelles: au fond, ce sont les privilè- mai dernier et dont aussi ce sera le centième anniversaire de sa naissance l’an prochain (il est né le 13.1.1878).Il y a 40 ans, Lionel Groulx prononçait cette parole pleine d’espoir en l’avenir de notre nation: ‘‘Notre Etat français, nous l'aurons!.” (le 29.6.37, lors du 2e congrès de la Langue française, au colisée de Québec, au cours d un discours qui fit sensation à l’époque et qui valut à l’orateur des ovations et des manchettes importantes dans les journaux du temps).En conclusion donc de son discours, Lionel Groubt disait: * “Trop tard?Mais vous ne voyez donc pas, vous n'entendez pas ce qui s’en vient?Le souffle de grandeur, le voici qui commence à soulever une génération.Notre avenir nouveau, la jeunesse la plus intelligente, la plus allante, la plus décidée, le porte déjà dans ses yeux.Voilà pourquoi je suis de ceux qui espèrent.Parce qu’il y a Dieu, parce qu'il y a notre histoire, parce qu'il y a la jeunesse, j'espère: j'espère avec tous les ancêtres qui ont espéré; j'espère avec tous les espérants d’aujourd'hui; j’espère par-dessus mon temps, par-dessus tous les découragés.Qu’on le veuille ou qu’on ne le veuille pas, notre Etat français, nous l'aurons; nous l’aurons jeune, fort, rayonnant et beau, foyer spirituel, pôle dynamique pour toute l’Amérique française.Nous aurons aussi un pays français, un pays qui portera son àme dans son visage.Les snobs, les bonne-ententistes, les défaitistes, peuvent nous crier, tant qu’ils voudront : “vous êtes la dernière génération de Canadiens français." Je leur réponds, avec toute la jeunesse: Nous sommes la génération des vivants! Vous êtes la dernière génération des morts!” (Compte rendu: 2e Congrès de la Langue française (p.310) Edition 1938.) Des journaux de ce temps affichaient les manchettes suivantes: LE BIEN PUBLIC: L’abbé Groulx, Chef de la jeunesse nationale.LA NATION : Apothéose à l’abbé Groulx.LA PATRIE: Notre Maître l’abbé Groulx.LE BIEN PUBLIC: Jeunesse! l’abbé Groulx te parle.LE DROIT: L'abbé Groulx prêche la formation d'un Etat catholique et français.LE DEVOIR: Un homme; l'abbé Groulx.Et pour terminer, voici ce que pensait André Laurendau de l’abbé Groubt: “La vocation de l’abbé Groubt, telle qu'elle se dégage de son oeuvre, son message se résume en une ligne: rendre aux Canadiens français le sentiment de leur personnalité.” (Nos maîtres de l’heure — 1938).Par avance, nous vous remercions et vous prions d’agréer, monsieur le Rédacteur, l'expression de nos sentiments patriotiques les plus sincères.Pour les Amis de Lionel Groulx Le président Bernard MARTEL Charlesbourg, le 19 juin 1977.ges reconnus ou confirmés à la minorité anglophone qui peuvent apparaître comme discriminatoires par rapport aux Québécois d’autres origines.Proclamer que “la langue française est la langue du peuple québécois” est une vérité historique.Et elle n’exclut aucun Québécois de la communauté nationale: bien au contraire, le projet de loi numéro un entend faire en sorte, par ses dispositions diverses, que le français devienne réellement la langue de tous les Québécois, la langue de leur vie quotidienne et de leur décor quotidien, celle de l’école et du travail comme celle des rapports avec l’administration.Langue nationale, le français doit l’être de tous les Québécois, devenir le bien commun et le facteur d’unité des Québécois de toutes origines.En ce sens, il est à la fois juste et nécessaire de proclamer que la langue française est la langue du peuple québécois.C’est jusqu’à ce jour que nous avons vécu dans un système discriminatoire au Québec.C’est de vouloir commencer à en sortir qui fait la justification et l’honneur de la loi numéro un.Car, dans le même temps où elle tend à assurer, pour l’essentiel, le salut du français au Québec, elle appelle l’ensemble des citoyens à accéder à la langue nationale, à en faire leur bien commun, une sorte de patrie spirituelle, tout en soulignant et en favorisant l’apport des divers patrimoines culturels à notre devenir collectif.Tous ceux qui s’acharnent à vouloir affaiblir, atténuer, amoindrir le projet de loi numéro un mettent d’abord en question l’avenir du français au Québec mais desservent tout autant la cause de l’unité des Québécois et la véritable conception des droits de l’homme.La Charte du français est la première grande législation humaniste dans l’histoire du Quebec.Les anglophones influents quittent le Québec parce qu’ils sont incapables d’accepter de ne plus être maîtres chez nous; souhaitons-nous que les francophones influents dans les domaines financiers et industriels leur emboîtent le pas?Ces “inféodés” seront-ils empressés de se regrouper autour de M- Lévesque lors du second sommet économique pour relancer l’industrie, freiner le chômage, créer de nouveaux emplois si nous leur faisons savoir qu'ils sont de “méchants Québécois”?Le Canada, a déclaré monsieur Trudeau", ne peut survivre par la force”.Le Québec pourra-t-il survivre dans la dis-senssion, la zizanie?Il nous faudra cependant une force de caractère peu commune pour rallier, au lendemain du référendum, les déçus, les amers, les désenchantés qui devront vivre au sein d'une société qui ne serait pas celle qu’ils entrevoient à cette date de notre conjoncture politique.Dans Le Mal Français, Alain Peyrefitte écrit; “une société est un produit de son propre passé jusque dans ses vélléités dé rompre avec lui pour instaurer un autre ordre”.Il ajoute pour nous inciter à guérir de notre mal Québécois; “On ne peut regarder au fond de l’actualité sans regarder d’abord au fond de l’histoire”.Et notre histoire démontre que nous nous leurrons si nous imaginons que, profondément désunis aujourd'hui, nous redeviendrons fraternels et unis demain.UNE MESSE SOLENNELLE DE LA SAINT-JEAN sera célébrée en l’église Notre-Dame de Montréal sous la présidence de Monseigneur PAUL GRÉGOIRE archevêque de Montréal assisté de nombreux prêtres.On entendra les grandes orgues et le CHOEUR POLYPHONIQUE DE L'EGLISE NOTRE-DAME.Et la participation des fidèles sera assurée P avec un répertoire de chez nous TOUS LES MONTRÉALAIS qui voudraient célébrer la DIMENSION SPIRITURLE de la SAINT-JEAN sont cordialement invités à I église NOTRE-DAME le 24 juin à 10 heures a.m.À l’issue de la célébration, un HOMMAGE AUX FONDATEURS aura lieu devant le monument de Maisonneuve.Cette manifestation est organisée conjointement par le Comité des Fêtes nationales et l'Archevêché de Montréal.Fête nationale du Québec i (C 25 dracieuselc i/c.x concessionnaires l< >t< • ( |lH 'I X lettres au DEVOIR Une prédiction de Lionel Groulx qui est en train de se réaliser 6 • Le Devoir, jeudi 23 juin 1977 la météo Le front chaud et avec du temps ensoleillé qui jalonnait le Québec ces derniers jours devait faire son entrée mardi mais a été arrêté par des vents violents dans le nord de l’Ontario.En général du temps ensoleillé avec des temperatures bien au-delà des normales saisonnières.La situation devrait être inchangée pour le temps des festivités de la Saint-Jean-Baptiste.• Chibougamau, Haute-Mauricie: ensoleillé.Maximum près de 23.Aperçu pour la Saint-Jean: passages nuageux avec possibilité d’averses.• Abitibi: ensoleillé.Maximum près de 23, Aperçu pour la Saint-Jean: quelques passages nuageux.suites de la première page ?LE RÉFÉRENDUM la question.Le projet de loi indiquera cependant que cette question devra être ratifiée à majorité simple par l’Assemblée Nationale.En clair, cette disposition signifie qu’il reviendra au gouvernement pequiste de déterminer le contenu de la question au moment du référendum sur la souveraineté-association et à la majorité péquiste de l’Assemblée Nationale de ratifier cette question au moment de sa discussion en Chambre.Elle signifie de plus que le gouvernement écarte la possibilité, déjà évoquée par plusieurs dont le chef de l’Union Nationale, M.Rodrigue Biron, que l’élaboration de la question soit confiée à un groupe autonome ou indépendant.A moins évidemment, et c’est là l'autre hypothèse que prévoit ce projet de loi, au’une fraction importante de l’électorat écide de prendre les devants et de commander elle-même la consultation populaire.A cet égard, la loi obligera le gouvernement, indique-t-on, à tenir tout référendum commandé sous forme de pétition par environ 10% de l’électorat.Ce chiffre s’inspire de législations déjà existantes dans les cantons suisses.Le projet de loi indiquera de plus de quelle manière sera tenu ce scrutin, qui pourra intervenir et sous quelle forme et enfin comment seront contrôlées les dépenses des participants.Sous ce chapitre, il précisera d’abord que la tenue du référendum sera confiée à un directeur général des consultations populaires, poste similaire à celui de directeur général des élections et de directeur général du financement des partis politiques créé par le projet de loi numéro 2.Ce directeur général des consultations populaires aura pleine autorité sur la tenue du référendum et sur chaque président d'élection dans chacun des comtés.A cet égard le projet de loi s’apparentera beaucoup à la loi électorale actuelle.De plus, la durée de la campagne sur le référendum se rapprochera également de la durée des campagnes électorales, soit un minimum de 28 jours et un maximum de 45 jours.Il en va tout autrement cependant du DÉCÈS CARON Yves.— Décédé à Montréal le 11 juin 1977, à l'âge de 38 ans, notaire et professeur à la faculté de Droit de l’Université McGill.Les funérailles auront lieu mardi, 28 juin 1977, à 10:30 heures A.M.à l'église Notre-Dame-de-Grâce, 5375 avenue Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal.L’inhumation aura lieu au cimetière Côte-des-Neiges.Ceux qui le désirent pourront rencontrer les parents et amis la veille, le 27 juin de 2:00 heures P.M.à 10:00 l’.M.au Salon Urgel Bourgie Limitée, coin Notre-Dame-de-Grâce et Bout Décarie, à Montréal.Au lieu de fleurs, des dons peuvent être faits à la Fondation Yves A.Caron.Université McGill.3644 avenue Peel, à Montréal.DUTRISAC, Jeanne Mlle.— A St-Laurent, le 21 juin 1977 à l àge de 71 ans, est décédée.Mlle Jeanne Dutrisac.fille de feu Emile Dutrisac et de feu Albina Beaulne.Lui survivent ses frères Arthur époux de Germaine L’Ecuyer.Paul (frère Maire-Raymond O.P.), Jean-Charles (notaire), ses neveux et nièces dont le révérend père Henri Dominique Lecavalier O.P.curé à la paroisse Notre-Dame du Rosaire de St-Hyacinthe.Les funérailles auront lieu vendredi, -le 24 juin.Le convoi funèbre partira du salon J.R.Deslauriers, No.790 BouL Ste-Croix.pour se rendre à l’église St-Laurent où le service sera célébré à 10 heures, et de là au cimetière St-Laurent lieu de la sépulture Parents et amis sont priés d y assister sans autre invitation.GAGNON-FLYNN, (Mme Edmond) — Au centre Hospitalier de Lachine, le 20 juin 1977 à 1 àge de 76 ans, est décédée, Mme Marie-Jeanne Gagnon-Elynn, née Martin, épouse en première noce de Me J,-Edmond Gagnon, décédé.Elle laisse dans le deuil son époux le Dr F.E.Flynn, ses enfants, Gisèle (épouse Beauchamp, décédé), Marie (épouse de René Martin), Pierrette (épouse du Dr Marcel Grégoire, physiàtre à Verdun), Martin Gagnon (époux de Nicole Corbeil), Me J.Edmond Gagnon (époux d’Andrée Leroux).May Flynn, Erroll Flynn (époux de Louise Durand), sa soeur Mme A.Laplante (Ada Martin), ainsi que de nombreux petits-enfants, Les funérailles auront lieu jeudi le 23 courant.Le convoi funèbre partira du Salon Raoul Bougie Inc.no 1750 rue Notre-Dame angle 18ème avenue.Lachine.pour se rendre à l’église St-André Hubert, à Lachine où le service sera célébré à 10:30 heures, et de là au cimetière de Lachine lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Salon fermé entre 5 heures et 7 heures.LAVERGNE, Eugène.- A Montréal, le 20 juin 1977 à l’age de 88 ans, est décédé, M, Eugène Lavergne, époux en première noce de feu Adoilda Limoges et en seconde noce de Rose Vaillaneourt.Outre son épouse, il laisse dans le deuil sa fille Imelda (Mme Marcel Dussault) et son fils Louis (époux de Thérèse Hamel).Les funérailles auront lieu jeudi 23 juin.Le convoi funèbre partira du Salon Urgel Bourgie Limitée No 745 Boul.Crémazie est, pour se rendre à l'église St-Arsène où le service sera célébré à 2 : W) heures p.m., et de là au cimetière de Côte-des-Neiges lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Pontiac-Témiscamingue, Laurentides : ensoleillé, Maximum près de 23.Aperçu pour la Saint-Jean: ensoleillé.Outaouais, Montréal: ensoleillé.Maximum 26.Aperçu pour la Saint-Jean: ensoleillé.Lac Saint-Jean, Québec, Trois-Rivières, Cantons de l’est: ensoleillé.Maximum près de 24.Aperçu pour la Saint-Jean: ensoleillé.Baie-Comeau, Sept-Bes, Rimouski, Gas-pèsie: ensoleillé avec quelques passages nuageux.Maximum de 20.Aperçu pour la Saint-Jean: ensoleillé.cadre légal qui déterminera la participation de chaque acteur au moment de ce référendum puisqu’à ce niveau, le projet de loi innovera totalement par rapport à ce qui existe dans la loi électorale.Ainsi, selon nos informations, les partis politiques, groupes de pression ou individus qui veulent participer à la campagne du référendum ne pourront agir séparément comme ils peuvent le faire au moment d’une campagne électorale.Ils devront plutôt se regrouper, pour fins de dépenses et de coordination, au sein de comités qui réuniront en un même groupe tous ceux qui suggèrent de répondre “oui” à la question et au sein d’un groupe différent tous ceux qui défendent la thèse du “non”.Cette formule a déjà été utilisée par la Grande-Bretagne au moment de la tenue de son référendum.Concrètement, cette disposition signifie qu’au moment de la tenue du référendum sur la souveraineté-association par exemple, tous ceux qui s'opposent devront unir leurs efforts au sein d’un même comité, sans égard à leurs divergences politiques respectives.Ce comité aura notamment pour fonction de coordonner l’ensemble des interventions du groupe comme de contrôler les dépenses, par la voie d’un agent officiel unique.Dans le cas d’un référendum commandé par le gouvernement la loi prévoira que les seules dépenses admissibles sont celles déjà mentionnées au projet de loi sur le financement des partis politiques, seuls les partis reconnus de même que les individus pourront contribuer financièrement à la campagne.La participation financière des personnes morales, et notamment celle des compagnies sera exclue.De plus, celle des individus sera soumise aux mêmes critères que ceux déjà contenus dans le projet de loi numéro deux et sera notamment plafonnée à $3.000.Quant à la participation financière des partis politiques, elle devra être égale pour tous et proviendra d’un transfert de fonds à partir des sommes déjà mises à leur disposition par l’Etat sous l’empire du projet de loi numéro 2.Signalons de plus que les entrées de fonds comme les dépenses seront scrupuleusement surveillées par le directeur général des consultations populaires et que le projet de loi prévoira de fortes sanctions a l’endroit des contrevenants.Enfin, ce projet de loi permettra au gouvernement, s’il le désire, de copier l’expérience britannique et de mettre sur pied un office d’information destiné à répondre aux questions du public et des journalistes au moment de la tenue du référendum.Comme d’envoyer gratuitement à chaque électeur un résumé de la thèse de chacun des deux groupes qui s'affronteront.LE CAMBRIOLAGE signé pour prendre la responsabilité de l'enquete.C'est vainement, au cours de tous ces débats, que les conservateurs ont essayé de faire valoir qu’il était indû qu'un gouvernement provincial étudie des incidents qui touchent à la “sécurité nationale”, selon la version qu’en a donnée M.Goyer qui a maintes fois affirmé que l’APLQ était sous surveillance constante car on la croyait liée à des organisations terroristes.Le solliciteur général, M.Francis Fox, estime plutôt que l'opposition dissimule mal ses préjuges à l'egard du gouvernement du Québec, et qu'elle n'insisterait Pas pour obtenir une enquête fédérale si incident s’était produit en Alberta ou au Nouveau-Brunswick.Le leader de l’opposition, M.Joseph Clark, avait largement donné prise à cette accusation lundi après-midi en demandant à M.Trudeau “pourquoi il laisse le soin au gouvernement séparatiste du Québec de faire enquête sur la force policière fédérale?’’ L’insinuation avait piqué au vif plusieurs députés libéraux du Québec, dont M.Fox lui-même, qui s’en indignait encore hier.Intervenant au cours du débat spécial, ce dernier a renvoyé M.Clark à ses déclarations d’intention sur la “décentralisation de la justice" qu'opérerait un gouvernement conservateur, en lui reprochant d’oublier ses principes quand il s'agit du Québec.M.Fox souligne toutefois, à l’intention de ceux qui craignent que le Québec déborde son mandat et se livre à une “fishing expidition” sur l’ensemble des activités de la GRC sur son territoire, qu’il ne permettrait jamais à aucune province de le faire.Invité à indiquer si lui-même ou ses collègues consentiraient à comparaître devant une commission d’enquête provinciale, le solliciteur général a évité de répondre directement à la question.Il a affirmé qu’il avait l’intention de “coopérer à fond relativement à cette enquête publique” et remarqué que cette commission avait “le droit d’émettre ses sub poena et de faire comparaître devant elle les gens qui sont nécessaires pour clarifier la situation.” En désespoir de cause, l’opposition a demandé hier à M.Trudeau s’il ne se laisserait pas fléchir par l’avis d’un juriste éminent, M.Emmet Hall, autrefois juge à la Cour suprême, qui a expédié mardi un télégramme au solliciteur général, lui demandant d’instituer une enquête sur l’incident précis du cambriolage policier à Montréal, en octobre 1972.M.Hall, qui a expédié ce télégramme au nom de l’Association canadienne des libertés civiles, réclamait cette enquête afin de “sauvegarder le respect tant de la GRC que du public pour les lois du pays.” M.Trudeau a immédiatement reconnu que M.Hall est “en vérité une autorité respectable et éminente" en matière de justice, et affirmé qu’il prenait bonne note de son avis.J’AI LA MÉMOIRE Mais c’est demain, jour de congé national, que les activités seront les plus nombreuses comme en font foi les programmes des fêtes publiés dans les journaux.La plupart des parcs publics, certaines rues secondaires et les lieux habituels de promenade à Montréal seront le théâtre de toutes ces activités en plus du stade olympique et du parc Jeanne-Mance pour les grands spectacles et feux d’artifice.Pour le reste les organisateurs et protagonistes souhaitent qu’un esprit de fête s’installe partout et que les gens, qui ne manqueront pas d’entendre que “c’est leur tour de se faire parler d’amour”, communiquent davantage entre eux et se répandent plus volontiers dans leurs rues et lieux publics pour danser.Bref, des fêtes à la portée de la main, faites de pique-niques au parc le plus proche, d’expositions dans son voisinage, de danses dans sa rue et de toutes sortes de concours et de banquets populaires pour les petits et pour les grands.Le caucus va rencontrer les camionneurs QUEBEC (PC) — Au cours d’un débat d’urgence hier à l’Assemblée nationale, le ministre des Transports, M.Lucien Lessard, a fermement maintenu sa proposition de restructurer la répartition des emplois dans l’industrie québécoise du ca-sionnage en vrac.Le débat, proposé par le député unioniste de Brôme-Missisquoi, M.Armand Russell, portait sur les mêmes points que les députés avaient soulevés depuis que les camionneurs ont commencé à manifester, il y a deux jours, pour protester contre la réglementation.Quelque 3,000 camions ont bloqué les routes dans un rayon de deux milles du Parlement.La police a interdit à tous les véhicules, sauf à ceux affectés aux cas d’urgence, d’entrer dans le vieux quartier de la ville.Les camionneurs, qui font partie de l’Assocaition nationale des camionneurs indépendants, protestent contre un règlement du ministère des Transports qui, selon eux, mettrait un terme à leur association.Au cours d’une assemblée des camionneurs hier soir, les chefs de l’Association ont invité leurs troupes à demeurer calmes.Ils ont fait savoir que la direction de l’association se réunirait aujourd'hui avec des membres du caucus du Parti québécois.M.Lessard a déclaré à l’Assemblée qu’il avait étudié les problèmes du camionnage en vrac, qu’il avait consulté l’Association des camionneurs et qu’il était convaincu que son projet mettrait fin aux conflits dans cette industrie.Le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, a dit que les gouvernements précédents avaient apporte peu de changements et qu'ils avaient échoué dans leurs tentatives de résoudre les problèmes dans l’industrie du camionnage.M.Lessard a expliqué que sa proposition était la première étape destinée à résoudre le problème et que, si on ne la mettait pas en vigueur, d’ici quelques mois il y aurait 5,000 camionneurs devant le Parlement.Le problème dans cette industrie provient ou fait qu’il y a plus de camions que d’emplois.Le conflit tourne autour de la maniéré dont le travail sera réparti.RECTIFICATIF LE DEVOIR publiait dans son édition du jeudi 14 avril, à la page 7, un article intitulé “La Basse Côte-Nord, un coin oublié", sous-titré “Vivre quand on n’a pas le choix", et signé de notre collaborateur Bertrand de la Grange.Celui-ci, après avoir avoir consulté de nombreuses personnes, a rendu compte d'un certain climat psychologique qui régnait dans cette région, en particulier à Lourdes-de-Blanc-Sablon.A la suite de la publication de cet article, M, René Jones et les membres de sa famille, estimant que leur réputation a été mise en cause dans cet article, ont saisi notre journal, par l’entremise de leur procureur, d'une mise en demeure de rétractation, Ils affirment que notre collaborateur s'est fourvoyé: • “En rapportant que Johnny Jones est un escroc (en vendant des faux poêles à mazout) et en ajoutant que ce n'est pas pour rien que René Jones descend d un certain Johnny Jones.• “Lorsqu’il affirme que René Jones procède par allusion et n’attaque jamais de face ses adversaires.• “En affirmant aussi que René Jones, en tant que directeur de l'hôpital avait décidé de se débarrasser d’un des deux médecins alors que la décision relève du conseil d’administration de l’hôpital.• "De même en affirmant que ladite décision avait été approuvée par le conseil d’administration dans des conditions douteuses.• "L’auteur, de plus, attaque fortement la renommée de l’hôpital de Blanc-Sablon en dénigrant le conseil d’administration: lorsqu'il parle du docteur Camille Marcoux comme étant un suicidé, en affirmant que des raisons politiques auraient conduit le docteur Marcoux à simuler un accident ; en affirmant qu’il y a eu absence d’enquête sérieuse relativement au décès du docteur Marcoux, alors qu’il y a eu une enquête exhaustive du coroner et de nombreuses expei uses qui démontraient clairement la cause de l’accident.• “Lorsqu'il affirme que les chambres de l'hôpital sont des nids infectueux et que les malades sont dégoûtés de la nourriture de l’hôpital." En conséquence LE DEVOIR regrette le tort qu’il a pu indirectement et involontairement causer à la famille Jones.PSBGM Suite de la page 3 le domaine des ondes et des communications et d’y exercer une juridiction pleine et entière; d’obliger les entreprises concernées à postsynchroniser ou à sous-titrer en français tous les films parlés qui sont projetés au Québec.On refuse par ailleurs que les émissions de radio diffusées dans les endroits publics le soient dans une langue autre que le français.On demande enfin de resserrer toutes les mesures de contrôle qui ont été annoncées dans le projet de loi et d’instituer des mesures visant à améliorer l’enseignement du français aux francophones et aux anglophones et l’enseignement de l’anglais langue seconde (à compter du secondaire seulement).M.Camille Laurin a constaté que le groupe d’hommes cfaffaires ressemblait au canard, noir et blanc, qui se retrouve dans une portée de couleur différente.Les quelques questions qu’il a posées, visaient en première ligne à relancer les membres de la délégation dans leurs explications.(Jusqu’à quel point pourra-t-on considérer vos vues comme objectives, lucides et non marquées par l’émotion?Que pensez-vous des arguments des grandes entreprises pour préconiser une bilin-guisation plus marquée, etc.?) Du côté de l’opposition, le député unioniste de Gaspé, M.Michel LeMoignon, a traité les représentants du CHAQ de nationalistes exacerbés et leur mémoire, de très intolérant.Quant au député péquiste de Papineau, M.Jean Alfred, il a loué avec beaucoup d’enthousiasme la “maturité” dont faisait preuve le mémoire et a félicité les hommes d’affaires d’avoir été des “briseurs de mythes”.Le mi ni rail désuet est revendu à son fabricant par Clément Trudel Le minirail bleu d’Expo ’67, conçu, fabriqué et installé par la compagnie suisse Habbegger au coût de $2.2 millions, sera vendu $140,000 à une filiale de cette compagnie, à Salt Lake City.L’acquéreur entend utiliser le minirail surtout pour les pièces et certaines parties de matériel électronique.Montréal a jugé bon de se défaire de ce minirail en raison de la désuétude où il se trouvait — on construit maintenant des mini-trains plus légers qui nécessitent des structures moins lourdes pour le soutenir.Une fois livré le minirail, on aménagera un stationnement à TdH.La décision de revendre le minirai! bleu a été approuvée hier soir par le conseil de ville de Montréal qui, depuis jeudi dernier, a traité la plus grande partie des points inscrits à son ordre du jour.Une nouvelle séance sera toutefois nécessaire lundi pour la solde des articles en discussion qui comprennent entre autres une suggestion de RCM de préparer désormais des prévisions budgétaires par district électoral, en indiquant les investissements municipaux dans le domaine du logement, les loisirs et sports et autres dépenses dont la comptabilité municipale pourrait s’accommoder par district.Les conseillers ont reçu hier un tableau Louis Arnaud quitte les caisses Desjardins par Michel Nadeau Le directeur général adjoint du service de l’inspection de la Fédération de Québec des caisses populaires, M.Louis Arnaud vient de remettre avec fracas sa démission à la direction du mouvement Desjardins.M.Arnaud dénonce la toute-puissance des trois grandes unions régionales de Montréal, Québec et Trois-Rivières au sein du mouvement coopératif.Il reproche au président, M.Alfred Rouleau un manque de leadership.Depuis quelques années, les unions régionales accaparent de plus en plus tous les pouvoirs et bientôt “la Fédération n’existera plus" selon M.Arnaud qui était à l'emploi de l’institution lévisienne depuis 21 ans.En mettant la main sur les actions des principales institutions financières du mouvement Desjardins et en portant à 30% la part qu’elles contrôlent dans les actifs de $7 milliards des caisses, les Unions régionales ont dépouillé la Fédé- ration de toute possibilité d’uniformisation et de coordination des opérations du mouvement.Rejoint à son domicile, le président, M.Rouleau, a déploré le geste de M.Arnaud en ajoutant que ce dernier avait eu toutes les occasions pour exprimer sa dissidence.Selon M.Rouleau, cette démission publique n’est que la manifestation d’une thèse qui souhaite une plus grande centralisation au sein du mouvement Desjardins.“Certains peuvent être en faveur d’une grande concentration des pouvoirs entre les mains de la Fédération mais l’opinion de la majorité est Celle d’un équilibre entre la Fédération et les Unions régionales”, a déclaré le leader du mouvement Desjardins.Aux propos de M.Arnaud qui soutient avoir été mis sur une tablette lors de la récente réorganisation des tâches à la tête de la Fédération, M.Rouleau répond que le démissionnaire s’est fait offrir des mutations à des fonctions de niveau similaire.Il a refusé toutes les propositions qui lui ont été présentées.détaillé justifiant la hausse de $70 millions demandés dans un règlement d’emprunt pour travaux d’égouts et d’aqueüuc.Le président Niding, au nom du comité exécutif, avait d’abord déclaré que le règlement d’emprunt 4618 grimpait à $410 millions, de $370 qu’il était auparavant "parce que nous avond besoin de cet argent.” Il semble que l’administration se soit ravisée.Elle choisit de retracer, dans son programme triennal d'immobilisation, les postes controversés.Dans ses interventions, le RCM disait craindre que Ton fasse “avaler” une hausse des sommes versées à l’entrepreneur Janin pour ses travaux à l’usine de filtration DesBaillets, sans explication suffisante.L'opposition a aussi formulé hier plusieurs observations sur le projet de règlement de zonage pour les environs des rues Saint-Hubert et Saint-Denis, dans le "quartier latin”.Bizarre, dit le conseiller Lebeau, que le parc de stationnement borné par les rues de Maisonneuve, de Berri, Sainte-Catherine et Saint-Hubert ne soit pas destiné à être transformé en parc; ou que du moins, on n’ait pas jugé bon, à l’Habitation et à l'Urbanisme, de limiter la hauteur permise sur un tel terrain valant environ $1 million, acquis il y a 14 ans des Soeurs.Grises au coût de $500,000.Le conseiller Morin, du district Saint-Jacques, a énuméré plusieurs “défauts” d’un projet de zonage “incomplet", de sorte que la somme des observations émises, couchées par écrit, pourra servir à polir davantage ce futur règlement de zonage.La séance du conseil commencée le jeudi, 6 juin, a failli tourner à l’aigre lorsque les conseillers, autres que ceux qui appartiennent à la famille du Parti civique, ont fait état d’une information mesquine, ou absente, au sujet de points importants sur lesquels l’opposition disait ne pas pouvoir se prononcer en toute connaissance de cause.Après ajournement, les services du greffe accélérèrent la transmission des dossiers — ce qui tient plus à une entente de gentilhommes qu’à une règle précise de fonctionnement du conseil.L’on put ainsi disposer du projet de contrat avec l’Association de bienfaisance et de retraite de la police de Montréal, engageant la ville pour une somme de $140 millions environ, d’ici à l’an 2025.Autres sujets abordés ces derniers jours au coneil: la politique salariale, le programme de réalisation de logements et la collaboration entre le Ministère des affaires sociales et le service des affaires sociales de Montréal.Sur ce dernier point, une rencontre entre le ministre, M.Denis La-zure et le président, M.Niding, le 6 juin, a permis de s’assurer que la province n’insisterait plus, comme sous M.Claude Forget, sur l’intégration des services de médecine préventive de la ville aux départements de santé communautaire des hôpitaux de la région de Montréal.y > > > W* P?«¦/va «s » * ** » # ; * * « » ÂA* * * * ^ « » * * m r r r «•s*» t-, : « M» XV' .**»* r r r < « « w * i:; * r r r vmK @ mm m wmémoth Le Complexe Desjardins, réalisation québécoise d’envergure, se devait de souligner a sa façon la "Semaine du Patrimoine".Les festivités au programme du 20 au 26 juin font appel à des artistes do talent, qui chacun dans leur domaine, témoignent de l’originalité de la création au Québec.LE LUNDI 20 JUIN A 12 h, Inauguration de la semaine de festivités dévoilement de la sculpture de Marcel Fournier "Le Trait d’Union ", symbole de la Semaine du Patrimoine au Complexe Desjardins et démonstration par la Compagnie Franche de la Marine.A12 h 30, Musique de la Nouvelle-France concert de clavecin, flûte et viole de gambe avec commentaires.A 19 h.lancement du livre Oeuvres créatrices et complètes de Claude Gauvreau' LE MARDI 21 JUIN A12 h et 20 h, "Envoyons dTavant", pièce de théâtre présentée par le Théâtre Populaire du Québec LE MERCREDI 22 JUIN A 12 h, "Musique de la Nouvelle-France" {voir lundi 12 h 30) LE JEUDI 23 JUIN A 12 h, animation et danse sur La Place avec la troupe folklorique Les Sortilèges A 21 h.récital de chansons de chez nous par Raoul Roy et spectacle-animation par la troupe Les Sortilèges "" et que tout l’monde danse!"" LE VENDREDI 24 JUIN À 20 h, Jean-Guy Moreau dans son spectacle "Mon cher Rene c'est à ton tour LE SAMEDI 25 JUIN A 14 h et 15 h 30, recital de chansons Québécoises par le choeur V'Ià l'bon vent" de Quebec LE DIMANCHE 26 JUIN A 14 h 30, theatre de marionnettes Plus malin que le diable creation du Studio Theatre da Silva EN PERMANENCE DU 20 AU 26 JUIN Jeunesse et patrimoine .exposition de travaux realises par des étudiants sur le thème du patrimoine Le Solstice de la poésie québécoise ", à la découverte de 48 poetes de chez nous au moyen de manuscrits, photographies et videogrammes Photographies du Montreal d'hier." éventail de photographies illustrant differents sites du Montreal d'autrefois ENTRÉE LIBRE À TOUTES CES ACTIVITÉS le Complexe Desjardins au coeur du nouveau centre-ville © METRO Le Devoir, jeudi 23 juin 1977 • 7 suiteé de la première page RENÉ DAIGNEAULT misme que lui attribue le rapport Dage-nais, le directeur policier de la CUM se demande si les faits et gestes posés par le Conseil de sécurité, notamment depuis l’arrivée de Me L’Ëcuyer, n’ont pas servi d’éteignoir à tout ce qui venait d'être mis en marche ou était sur le point de l’être, tant sur le plan de l’administration que sur celui de l’opération policière comme telle.Par ailleurs, le reproche de manquer de leadership qu’on fait à M.Daigneault est indubitablement celui qui le touche le plus et probablement aussi celui auquel il a le plus d'arguments pour répliquer.Dimanche dernier encore, sur les ondes d'une station anglophone, Me L’Ecuyer déclarait que l’objectif du Conseil de sécurité était de voir à ce que les chefs des différents secteurs policiers aient plus d’autorité, plus d’autonomie, plus de dialogues avec les maires de la CUM.“Certes, il faut décentraliser les opérations, comme le suggère mon plan, dit M.Daigneault, ce qui ne veut pas dire toutefois qu'on doive saboter l’autorité principale.A quoi servirait-il d’avoir dépensé une René Daigneault fortune pour unifier le service de police sur l’île de Montréal si chacun est roitelet dans son patelin?” Enfin, toujours en rapport avec son présumé manque de leadership, M.Daigneault réplique que c’est là un mythe créé de toute pièce par Me L’Ëcuyer.“Rappelez-vous juillet 1975, souligne-t-il, alors que M.L’Ecuyer déclarait à qui voulait l'entendre que le “boss” de la police c’était lui et que Daigneault tomberait avant le 31 décembre 1975”.Le directeur de la police de la CUM a conclu en affirmant que si l’enquête qu’il réclame scrute à fond tous les dossiers administratifs, celui qui tombera n’est certes pas lui mais bien “celui qui se prétend le boss”.des quatre coins DENIS LAZURE l’alcoolisme et l’usage du tabac, les problèmes des personnes âgées, les programmes de dépistage contre le canacer et dénonce cette attitude qui “enfreint carrément la constitution canadiennne.avec d’autant plus de légèreté que le coût en ressources humaines et en financement sera en définitive supporté par les gouvernements provinciaux^’.De plus, le Québec exige que le fédéral se retire de tous les “projets d’initiatives locales” et de ceux ae “Canada au travail” qui ont une incidence directe dans le domaine de la santé ou des services sociaux, parce qu’il empiète à ce moment-là sur la juridicuon provinciale, et demande que les montants d’argent qui sont encore aisponibles dans la Caisse d'aide à la santé soient remis, sans condition, aux gouvernements provinciaux.Signalons que la province de Québec se propose de soumettre aux provinces et au fédéral une proposition sur les nouveaux arrangements financiers concernant les services sociaux.Au cours de sa conférence de presse, M.Lazure s’est dit convaincu “que l’on se dirige vers un versement inconditionnel des montants d'argent par un transfert des points d’impôts” et qu’il s’agit donc d’une bataille partiellement gagnee.Il s’en est pris à la formule des programmes à frais et déclaré qu’il est injuste pour les provinces que le pouvoir de dépenser du fédéral soit si important.Enfin, il a déclaré qu’Ottawa tente de s’immiscer dans de nouveaux programmes sociaux afin de justifier l’expansion de son ministère de la Santé et du Bien-être social.M.Lazure estime que le fédéral doit se contenter d’exercer un rôle de coordination dans tout ce secteur.Immédiatement après l’intervention du ministre québécois, le ministre de la Santé et du Bien-être social, M.Marc La- londe, a rétorqué que les affirmations du Québec n'ont aucun sens.“D'un certain côté, je ne suis pas surpris de cette réaction, puisque chaque fois qu'un nouveau ministre du Québec vient à Ottawa, il profite de l’occasion pour faire beaucoup de bruit et jouer pour la galerie.Cependant, je suis un peu surpris, parce qu’en décembre dernier MM.Parizeau et Lévesque ont donné leur accord sur cette question et que nous avons consulté toutes les provinces sur le Bill C-57.” Il a reproché au Québec de ne pas lui avoir fait part de son mécontentement depuis le 15 novembre, ajoutant qu’on pouvait toujours garder l’ancien régime d’assistance publique "même s’il est moins généreux’’.Enfin, il a résumé les revendications québécoises en affirmant que tout ce que le Québec veut, c’est un transfert de fonds sans condition, mais qu’il est hors de question que le fédéral fasse un chèque en blanc aux provinces.M.Lalonde a soutenu que le fédéral peut, selon la Constitution, intervenir dans le domaine de la Santé en donnant l’exemple du contrôle sur les aliments et les drogues et des programmes pour les Indiens et les Inuit.Contre la sécession HECLA ISLAND, Man.(PC) - Le Barreau du Canada sera invité à se prononcer fermement contre la sécession du Québec.On va le lui demander à son congrès annuel, qui aura lieu à Ottawa dans deux mois.Le président du Barreau du Manitoba, Boyd Ferris, dit qu’il fera lui-même la demande.Le Barreau du Canada compte environ 2,000 membres au Québec.au fil des mots.Mélanger les langues (1) par Louis-Paul Béguin Je tiens à remercier, au nom de tous les lecteurs, M.Michel Duquette, de l’université du Québec à Montréal, pour la mise au point qu’il a faite et pour l’enquête qu’il a bien voulu conduire, à la suite de mon cri d’alarme au sujet des manuels anglais dans les universités du Québec.Les chiffres que j’avais cités me furent soumis par les auteurs d’une étude et d’un rapport, datant de 1976 et de 1977, c’est-a-dire récemment faits, qui sont tous les deux arrivés à la conclusion qu’il fallait faire quelque chose pour empêcher un état de fait illogique.Un professeur de l'université de Sherbrooke, M.Devroede avait, à la suite de mon article, crié à l’intolérance, de ma part, alors que je ne faisais que m'indigner d’une situation qui en avait fait s’indigner bien d'autres avant moi.Loin de m’égarer dans les pâturages de la science, je ne faisais que mon boulot de linguiste.On ne mêle pas les deux langues de cette façon, surtout en ce qui concerne les études.Je ne pense pas avoir jamais dit qu’il fallait interdire aux professeurs de lire des ouvrages anglais, ni chinois ni russes; mais vous m’avouerez que, si le fait d’étudier avec des manuels anglais, dans nos écoles francophones, ne conduit pas, selon l’éminent professeur, à l’anglicisation, cela n’encourage pas non plus la francisation.La langue anglaise est prédominante dans langue anglaise est prédominante dans les communications scientifiques, on le sait.Les hommes de science français publient en anglais le résultat de leurs recherches?Oui, mais cela ne veut pas du tout dire qu’ils ont ECRIT leurs articles, livres et rapports en anglais.En fait, dans la revue Défense de la langue française, je lisais dernièrement que de nombreux hommes de science (de France) se voyaient obligés de diffuser le fruit de leurs recherches dans les publications anglaises, afin d'être lus partout dans le monde.Rien de mal à cela, bien que les Français, de plus en plus, veuillent réagir contre cette hégémonie de l’anglais, comme langue de communication scientifique.Mais les techniciens français, les professeurs français utilisent La langue française, des livres français; ils raisonnent en français; il suffit de lire dans Brèves nouvelles de France (publication du consulat de France), toutes les nouvelles techniques mises au point par les Français pour s’apercevoir que le français est bel et oien une grande langue technique.S’il y a des stagiaires dans les laboratoires américains qui sont français, il y a des stagiaires américains qui font des recherches en France.La question n’était pas là du tout.13% des publications mondiales techniques sont en français.Ce qui n’est pas mal du tout pour un pays de 52 millions d’habitants, si l’on pense qu’ils ne représentent que 9% de la population des pays avancés.du PAYS Commission sur l’unité On s’attend à Ottawa que le gouvernement annonce la semaine prochaine, lors d’un débat de deux jours sur l’unité canadienne, la création d’une commission de l’unité nationale, dont les co-présidents seraient MM.Jean-Luc Pepin et John Robarts, ex-premier ministre de l’Ontario.Le débat sur l’unité nationale, qui débutera mercredi, sera une contribution collective sur le sujet de l’unité nationale, a déclaré hier M.Trudeau.Ce débat servira en quelque sorte de prélude aux fêtes du 1er juillet qui seront marquées notamment par un discours télévisé du premier ministre.A M.John Diefenbaker qui lui suggérait de faire parler également les chefs des autres partis, M.Trudeau a répliqué en lui demandant si, lorsqu’il était premier ministre, M.Diefenbaker avait donné l’occasion aux autres leaders de parler lors des célébrations du 1er juillet.Le CN dément Le CN dément avant même qu’il ne soit publié un article qui paraîtra dans la prochaine livraison du magazine Macleans sur le naufrage du traversier William Carson au large du Labrador, au Labrador, au début du mois.La compagnie croit savoir que l’auteur de cet article explique le naufrage en disant qu’après un carénage, une plaque d’acier de la coque qui avait été enlevée pour Eermettre des travaux, a été mal remise en place et mal soudée, e CN soutient que le navire est allé en cale sèche en janvier, mais que les travaux n’ont pas porté sur la coque du navire, puisque cette dernière était en bon état.Consultation avec l’opposition Le premier ministre de l’Ontario, M.Bill Davis, a indiqué hier qu'il continuerait de consulter l’opposition officielle au sujet du programme législatif du gouvernement.Cette pratique, a souligné M.Davis, a toujours été celle de mon gouvernement et j'entends la maintenir.Il répondait au chef de l’Opposition, M.Stuart Smith, qui lui conseillait de consulter les partis d’opposition avant de déposer ses projets de loi.-M.Smith a également recommandé la création d’une commission qui serait formée de représentants des trois partis représentés à Queen’s Park et qui serait chargée de la rédaction d une politique sur la question de l'unité nationale.Polluants dégradables Il est possible d'incinérer à haute température une des substances les plus toxiques qui puisse polluer l'environnement, les PCB (biphényles polychlorinés).C’est ce qu’a expliqué hier un spécialiste américain en question de l’environnement invite a prendre la parole au congrès de l'Association de contrôle de la pollution de l’air, à Toronto.Ces éléments toxiques doivent être brûlés à une température supérieure à 1,200 degrés Celsius.A cette température, les chaînes moléculaires du PCB se brisent et se transforment à 99.9% en éléments inoffensifs.Dans les incinérateurs municipaux, la température n’est pas assez élevée pour détruire les molécules de PCB, mais suffisamment haute pour vapoitser le PCB et le répander dans l’atmosphère.Une grave pénurie Le premier ministre de l’Alberta, M.Peter Lougheed, actuellement en tournée en Iran, prédit qu’une grave pénurie de pétrole frappera le monde entre 1981 et 1985.Cette crise pourrait e-tre retardée, ou même enrayée, grâce à des pratiques intensives de conservation de l’énergie, par des travaux de prospection et de forage intensifiés et par des travaux de recherche sur des énergies de remplacement.Dans l’immédiat, cependant, les questions qui se posent sont les suivantes: quelle sera l'ampleur de la pénurie.l’URSS importera-t-elle ou exportera-t-elle du gaz, comment se matérialisera le programme du président Carter sur l'énergie et enfin, des énergies de remplacement seront-elles de-couvertes?—-gg Le dossier stupéfiant —.de la mainmise étrangère sur lune des plus grandes villes de VAmérique du Nord Les vrais propriétaires de Montréal Par Henry Aubin, traduit par Denise Demers Beaudry • •• Un livre de 448 pages, pris de lOOphoros.$10.95 Envow-moi, port poyé«semploiref») du livre lee Vtol» Proprlttolrn de Momr*ol ou prix de »!0 951 unite Ci-gunt mon chique ou mondât poete totol de l- Nom____________________________________________________________________________ Adrouo_________________________________________________________________________ villa- Prov._________________Cod# postal-— Lee Édition* l'Étincelle.1651 rue loInt-Denle, Montreal.Quebec, H2X1K4 d’un bout à Tautw du Québec, joyeuse Saint-Jean! d’un bout à Tautie du Québec, hÊWi firm Steinberg Limitée et ses filiales se joignent à leurs 17,500 employés du Québec pour souhaiter à tous les Québécois la plus belle des fêtes nationales.‘V’iù.60 ans qu’on va de Vouant ensemble! STEINBERG 8 • Le Devoir, jeudi 23 juin 1977 t Les cooprix favoriseront les produits québécois par Alain Duhamel i Les magasins de la Coopérative des consommateurs de Montréal priviliégeront désormais les produits de fabrication québécoise en les identifiant de façon distincte dans leurs comptoirs.En effet, à la suite d’une enquête et d’une opération de sensibilisation menées avec la collaboration d’un groupe d’étudiants de l'Université de Montréal, les cooprix ont pu déceler chez leurs sociétaires une très nette préférance pour les produits québécois.À prix égal, 93% des répondants ont choisi un produit québécois.Et même dans les cas où le produit québécois se vendait plus cher que son concurrent étranger, les consommateurs, dans une proportion de 64%, affirmaient être prêts à se le procurer.“Ces résultats, a dit M.Camille Montpetit, président de la Coop, démontrent très clairement que le consommateur membre de la coop est prêt à s’engager dans une action soutenue afin d’encourager les producteurs du Québec”.Depuis avril dernier, les cooprix identifient avec des autocollants les produits québécois.Toutefois, selon M.Montpetit, le gouvernement québécois devrait obliger tous les magasins à identifier les produits québécois par un symbole distincts que les consommateurs pourraient repérer facilement.Les répondants ont indiqué, dans une proportion de 96% leur appui a cette démarche.M.Montpetit convient que la clientèle des cooprix demeure, en général, plus sensible à l’identification québécoise sur les produits.Il admet volontiers qu’une opération semblable dans les magasins des grandes chaînes d’alimentation donnerait des résultats différents bien que, estime-t- il, le produit québécois identifié comme tel garderait la faveur des consommateurs.“Le consommateur peut au moment où il pose son geste d’achat, encourager l’entreprise québécoise a empêcher ainsi le contrôle du marché par les grandes entreprises étrangères.En payant au-jourdTiui quelques cents de plus, le consommateur paiera quelques dollars de moins demain’’.La Coopérative des consommateurs de Montréal se propose d’ouvrir bientôt un quatrième magasin d’alimentation du côte de la Rive sud.Son personnel passera alors de 250 employés a 400.Toutefois, la coop ne s’attend pas à une aide quelconque au gouvernement québécois et entend poursuivre ses démarches de financement auprès de d’autres organismes, notamment l’Union régionale Une critique de la Régie des loyers Les Habitations Saint-Louis rendent public leur mémoire de Montréal des caisses i laire.Il faut entre $3 millions et $4 millions pour ouvrir un magasin cooprix.Or, la Société de développement coopératif, dont la création est annoncé par le gouvernement québécois, ne disposera que d’un fond de $1 million pendant trois ans.A peine le tiers d’un cooprix par an.M.Montpetit s’interroge sur la véritable signification des intentions du gouvernement lorsqu’il fait des coopératives “des partenaires privilégiés”."Pour faire de l'éducation coopérative, il faut des coopératives, dit M.Montpetit, et cela coûtera plusieurs millions par an.Faute de quoi, comme le latin est aujourd’hui une langue morte, les coopératives seront demain des associations mort-nées.Nous voudrions de notre gouvernement la même cohérence que nos membres exigent de leur coopérative”.ANTIQUITÉS Breitman’s ont une vente spéciale d’inventaire.Plusieurs articles de notre entrepôt seront montrés pour'la première fois, parmi lesquels seront inclus une collection très vaste et très belle de sculptures sur bois, d’armoires, de tables, de chaises, de miroirs, de buffets, etc.plusieurs pièces n’ont pas encore été finies.Profitez donc de cette occasion pour acquérir des antiquités de qualité d'origine canadienne, du vendeur le plus renommé et le plus ancien.Wmh*' SAMUEL BREITMAN ANTIQUES LTD.1353 AVENUE 6REENE.WESTMOUNT.937-0275 Etabli depuis 1924 par André Tardif Les Montréalais, à 80% locataires et devant une crise du logement qui n’est pas sans leur imposer des contraintes de la part de certains propriétaires, apprennent de mieux en mieux à lutter contre des hausses de loyer parfois abusives en se regroupant.En leur nom, les Habitations Saint-Louis, un groupe de recherche et d’animation du quartier du même nom, de même que le Front commun des associations de locataires, oui regroupe 18 associations ae divers quartiers de la métropole, ont rendu public hier un mémoire qu’ils soumettaient le 30 mai dernier au comité de travail chargé d’étudier, par le ministre des Affaires municipales, M.Guy Tardif, une refonte de la Loi de conciliation entre locataires et propriétaires, dans le cadre d’un éventuel projet de loi.D’aspect fort technique, le mémoire fait une critique détaillée de la méthode utilisée par la Régie des loyers pour calculer les augmentations réclamées par les propriétaires mais contestées par les locataires.“Nous voulons démontrer par l’analyse d’un exemple concret que la méthode actuelle permet au propriétaire d’augmenter ses loyers de façon exorbitante et aussi de faire des profits exagérés", déclare M.Jean-Pierre Bertrand, recherchiste et animateur aux Habitations Saint-Louis.“Lorsoue nous nous présenterons devant la Régie en compagnie de quatre locataires mercredi prochain, nous aurons, pour la première fois, l’occasion de vérifier de façon précise des données fournies par le propriétaire.Nous en sommes arrivés à des chiffres et pourcentages à la suite d’une consultation avec des experts en bâtiment, et ces derniers nous assurent que notre marge d’erreur est d’au plus 10%.” M.Bertrand dit qu’il n’est pas dans les intentions de son groupe de faire le procès d’un propriétaire en particulier, mais de vérifier s’il n’a pas commis de faussetés dans les chiffres ou'il est appelé à fournir à la Régie et sur lesquels elle se base pour déterminer une indexation menant à une augmentation de loyer.“Une seule donnée nous échappe, c’est lorsque le pro- ca COMPTABLES AGRÉÉS Ordre des comptables agréés du Québec Constitué en 1880 C.D.Mellor, C.A., Directeur administratif 680, rue Sherbrooke ouest, 7e étage, Montréal P.Q.H3A 2S3 Tél.: (514) 288-3256 AUDET.GOSSELIN ET ASSOCIÉS Comptables Agréés Poma-r Auoet L S C C A Mtcheih Gosselin k’ S C CA 'PobertVoreau WSC CA Card Lapoinie C A 50 ouest.Bout.Crémazle.Suite 700 Montreal H2P 2T4 382-3080 BERNIER & BISSON Comptables Agréés Georges Bernier C A Marcel B'sson C A 60.St-Jacques.Suite 601 Montréal - 845-0209 CAZELAIS.LAVOIE & ASSOCIÉS MONTRÉAL-NORD 3737.rue Monselet 321-3832 ST-DONAT 444, rue Principale Poste Lussier, C.P.30 424-2363 CLARKSON.GORDON & CIE Comptables Agréés A«*ocie*r#*id»nt* Montreal-Ouebec P V Barrett C A • ' • H M C aror C A ' • S P Gagne C A JB Go C A j P Graveime C G Limoges C A V A Vacken«te jD Mormon C j j Peacoc* C * W J Sn 'tn t A i Bisseqger i it Camirano ( P Deiisi»* L A C A C A ( A l A C A G Gmgras P E lavoie DG P i ndsav P j Messier p k Pâm er P Peari Bureau* a Maiita» Saint-jean iN -B i ,0» Thunder i Edn onton CLOUTIER.LACHANCE FONTAINE.ALLARD CROTEAU & ASSOCIÉS Comptables Agréés MONTRÉAL- LAVAL 1320, Boul.Graham Ville Mont-Royal 341-3660 COGAN.LANDORI & DUBÉ Comptables Agréés P lardon Moflrrann C A léonard ( ogan c A Stanley M Moprt'eytr C A 3901, Jean Talon Ouest, Suite 214 Montreal, Que.H3R 2G5 Tel.(514) 731-7851 COOPERS & LYBRAND Comptables Agréés 630 ouest, boul.Dorchester Montréal H3B 1W6 (614)875-5140 et â travers le monde COURTOIS.FREDETTE CHARETTE & CIE Comptables Agréés GuyCnarme c a HubertM*rci*r C A Pa»n'prdPO'Hér C A Jean Piu'Bérti C A Normand Bottveel C A Paympnd Proul* C A t.Place Ville-Marie Suite 2220 (514) 666-991 1 Montreal H3B 3M4 OELOITTE, HASKINS & SELLS Comptables Agréés 1.Place Ville-Marie 861-8512 Montreal, Quebec H3B 2W3 Büreaux au Canada et cabinets associes à travers le monde DIRY.LAPLANTE& ASSOCIÉS Comptables Agréés Édifice LeCherrier •uite 207 3500, rue du Parc Lafontaine Montréal H2L 3M2 (514) 527-4557 DUNWOODY & COMPAGNIE Comptables Agréés 1440, rue Ste-Catherine ouest Suite810- 861-9081 Montreal, Québec H 3G 1R8 Bureau* dans les principales villes du C anada et cabinet» associes a travers le monde ERNST & ERNST 1200, ave McGill College Suite 1100 Montréal, Que.H3B 4G7 871-8901 Montreal - Sept -lies • T oronto • Ottawa Hamilton • Kitchener • London Winnipeg Calgary.Edmonton - vancoLeres Ottawa Sept-iies Suite3100.Tour de la Bourse Montréal H4Z 1H8 - 861-5741 THORNE.RIDDELL & CIE Comptables Agréés BUREAUX Terre Neuve Nouvelle-Ecosse Nouveau-Brunswick Quebec Ontario Manitoba Saskatchewan Aieerta Coiombie-Britanrugue Région des Caraïbes Representation dans le monde entier 2500-630, Boul.Dorchester O.866-7351 TOUCHE.ROSS & CIL Comptables Agréés Sydney Haiita* Samt-jean Quebec Montreal Ottawa Toronto Hamilton kitchener London Windsor Winnipeg Pegma Saskatoon \crtt batMMof Calgary Edmonton New Westm .nster Burnaby Vancouver Victoria Bermuda Nassau et Freeport Bahamas Grand Cayman Bats-Uhis GPanoe-Bretagne et •titres pays du monde 1, Place Ville-Marie 861-8531 LUCIEN VIAU& ASSOCIES Comptables Agréés Charles A Gauvreau CA Fernand P heaull CA vvesCharbonneau CA 210 ouest, boul.Cr emazie 388-9251 VIAU.ROBIN S ASSOCIES Comptables Agréés Luoen D vau C A J Serge Gervan C A Waguih Bouios C A H Lionel Robin c A jean.jacouesCuenefte C f Jacques P ChaOiMon C A Jacquet Joyai C A Richard De BekeifuHie CA LOui» Bara C 4926.ave Verdun, Verdun H4G 1N3 7708, rue Édouard, LaSalle H8P1T2 SSA.BIainville Est, Ste-Thérése J7E 1L4 769-3871 - 435-4691 ZITTRER.SIBLIN.STEIN.LEVINE & CIE Comptables Agréé* ' MONTRÉ AL - TORONTO Jacx t Mtr* C A Samuel S Stftn C A Marvin 8 Goldsmith C A Arnold J Echenterg C A Morton S Soector C A Ban/A Tittenbaum CA Gerald A Sian c A Morne L Fogeitvtiih C A Herbert E SiWm C A Bons G Levine C A Dand Stem C A Steven A Yaphe C A Marvin H Tafler CA Allan B Chandi* C A Jeffrey L Payne C A Brahm 0 Levme C A 4115 Sherbrooke ouest Wsttmount, Qué.933-1112 priétaire effectue des réparations majeures.Là, il est facile pour lui d’en souffler les coûts, et nous n’avons aucun moyen de les vérifier.” Le mémoire conjoint fait plusieurs suggestions pour l’amélioration de la méthode de calcul utilisée par la Régie.“Nous sommes d’accord pour que les frais d’opération soient à la charge des locataires, mais les vanations annuelles de ces frais devraient être analysés plus sérieusement en vérifiant les reçus.Et il nous plairait de voir les pouvoirs judiciaires de la Régie accrus en vue de poursuites possibles dans le cas de fraudes ou de parjures.” Les locataires regroupés acceptent non sans contrainte le système de rendement accordé sur investissement pour réparation majeure et nouveaux services, parce qu’en fin de compte, il s agit d'une mesure incitant le propriétaire à effectuer des travaux nécessaires.“Mais nous rejetons le principe de compensation de la perte de valeur économique par indexation du revenu net, sur laquelle les hausses accor- dées en 1975-76 étaient basées à 45%, dit M.Bertrand.La Régie devrait non seulement scruter la composition du revenu net mais évaluer la situation financière globale de l’immeuble, ce qui comprend entre autres le prix d’achat et le profit potentiel provenant de sa vente.” Le mémoire traite justement, non pas d’une indexation mais d’un ajustement uniquement en fonction d’un changement du taux d'intérêt des hypothèques et des frais d’administration.On accepte le principe que le locataire doit assumer le coût de location de l’argent, mais on stipule que le remboursement de capital doit être à la charge du propriétaire "qui seul a le privilège de vendre et de faire un profit substantiel”.Le premier Scotch Whisky léger » pffYSflj Le triomphe du bon goût Distillé et embouteillé en Ecosse BLENDBD , SCOTS WHISKY «v tiiiot b.RLl>i>l; S: Société Canadienne du Cancer ¦ça vaU^aPe'ne Zl9onnei: r % ^ quand îas/^c.ça vaut la pe/^ ^0$ de rarnuSl 6r/ Vive la Fêle .Nationale! MOLSON Un reflet de l'hospitalité québécoise Le Devoir, jeudi 23 juin 1977 • 9 Québec et Ottawa s’entendent sur le développement régional par Bernard Descôteaux QUEBEC — Mettant de côté leurs divergences politiques, c’est dans l’harmonie la plus complète que les gouvernements québécois et canadien ont paraphé trois premières ententes par lesquelles ils s’engagent à consacrer conjointement une somme de $440 millions au développement régional du Québec d ici 1982.C’est au cours d’une brève cérémonie au salon rouge de l'Assemblée nationale, hier midi, que le ministre des Affaires intergouvemementales, M.Claude Morin et le ministre d’Etat à l’aménagement, M.Jacques Léonard, représentant le gouvernement québécois, et le ministre à l’Expansion économique régionale, M.Marcel Lessard, au nom du gouvernement fédéral, ont paraphé ces ententes officiellement.Les négociations qui ont mené à la signature de ces ententes avaient débuté en jan- vier dernier alors que le nouveau gouvernement québécois reprenait ce dossier là où l’avait laissé le précédent gouvernement.Celui-ci avait chosi de négocier des ententes strictement régionales, alors que celui-là privilégia la formule dite des ententes sectorielles ou auxiliaires.Rappelons qu’en 1974, les deux gouvernements signèrent une entente-cadre à laquelle vinrent se greffer par la suite des ententes auxiliaires au nombre de neuf.Le Québec pro- posa d’amender cinq de ces ententes et d’en signer une nouvelle.Les négociations portèrent donc sur les ententes suivantes: les axes routiers prioritaires, le développement forestier, le développement agricole, le développement minéral, les infrastructures industrielles, et le développement touristique.Les négociations sur les trois dernières ententes n'ont pas encore abouti, bien qu’on espère pouvoir les signer au cours de l'été, alors que les trois premières firent l’objet d’un accord presque total.L’entente sur les axes routiers porte sur une somme de $264.6 millions qui seront consacrés aux projets suivants: parachèvement de l’autoroute de la rive-nord entre Montréal et les Trois-Rivières, parachèvement de l’autoroute transquébécoise entre Shawinigan et les Trois-Rivières, construction d'une partie de l’autoroute 70 entre Alma et La-Baie, réaménagement de la route de ceinture de la Gaspé-sie et de la route 199 aux Iles-de-la-Madeleine, et réfection de la route 117 entre Saint-Jovite et Louvicourt.Dans le cadre de l'entente sur le développement forestier, $114.1 millions seront consacrés à la construction d’une route permanente entre Témiscamingue et Maniwaki, à l’amélioration des routes d'accès aux forêts en Gas-pésie, dans l'Abitibi-Témiscamingue, au Saguenay-Lac Saint-Jean et sur la Côte La semaine du patrimoine risque d’être marquée par la perte de l’héritage familial à la CECM Nord, et à des travaux de reboisement.L'entente sur le développement agricole consacrera $61.6 millions surtout à des travaux d'assainissement des sols.La part du gouvernement fédéral sera au total de $200.5 millions, et celle du Québec de $240 millions.Ces ententes accordent la priorité à quatre régions, soit l'Est du Québec, le Saguenay-Lac Saint-Jean, l'Abitibi-Témiscamingue, la Côte Nord.En fait, 64 pour cent des dépenses totales seront affectées à ces régions.Selon M.Jacques Léonard, la signature de ces trois ententes est “une illustration concrète de la volonté du gouvernement du Québec de tirer au maximum sa part de revenus du fédéralisme actuel'', tandis que M.Marcel Lessard y voit une volonté commune aux deux gouvernements de renforcer l’économie québécoise.Il y voit aussi une nouvelle approche de son ministère qui désire maintenant non plus tellement s'attaquer à des problèmes particuliers mais plutôt développer le potentiel des régions.parGérald LeBlanc Il n’est pas facile d’avoir la mémoire en fête à la CECM, où la semaine du patrimoine marque la perte d'une précieuse partie de l'héritage familial: la bibliothèque pédagogique érigée avec soin depuis un demi-siècle.Espérant toucher une corde sensible en ces heures de réjouissances nationales, les travailleurs de la CECM ont lancé, hier, un ultime SOS au ministre de l’Education et à son collègue des Affaires culturelles, MM.Jacques-Yvan Morin et Louis O’Neill, pour éviter que la semaine du patrimoine se solde par un enterrement.Cette opération-sauvetage de la bibliothèque, dont LÈ DEVOIR révélait le lancement au début du mois, n'est plus le fait de quelques mordus des collections pédagogiques conservées au siège social de la commission.Appuyées par les diverses associations de bibliothécaires du Québec, neuf associations de travailleurs de la CECM (cadres, enseignants, professionnels, directeurs d’école, etc.) s'étaient en effet jointes, hier, au comité des usagers de la bibliothèque centrale pour annoncer, à la presse, leur façon bien particulière de célébrer la semaine du patrimoine.Porte-parole du “Regroupement pour la protection de la bibliothèque centrale de la CECM", M.Gaston Gauthier, du comité des usagers, a redit la volonté du groupe de tout faire pour empêcher que soit dilapidé “un patrimoine pédagogique exceptionnel".Près de 1,000 personnes ont déjà signé la petition du regroupement.qui rencontre aujourd'hui la nouvelle équipe de commissaires de la CECM.Les défenseurs de la bibliothèque pédagogique ont, par ailleurs, trouve ae nouveaux alliés chez ceux-là mêmes qui devaient profiter du démembrement décrété par le ministère de l’Education.Les conservateurs de la Bibliothèque nationale du Québec et de la Bibliothèque municipale de Montréal — institutions devant recevoir certaines collections de la bibliothèque de la CECM, selon le plan du ministère — se sont en effet prononcés contre le démembrement de l'héritage de la CECM.Toujours suivant le plan du ministère, les collections proprement pédagogiques devaient être intégrées à la bibliothèque de l’ilniversité du Québec à Montréal (UQAM), responsable de la formation d une bonne partie des maîtres francophones du Québec.Or d'apres les porte-parole du regroupement, l’UQAM ne dispose, ni des locaux, ni du budget, pour recevoir cet héritage qu’on veut lui imposer.Pour le regroupement, la solution demeure donc le maintien au siège social de la CECM de la bibliothèque pédagogique, quitte à élargir son champ de rayonnement, en faisant profiter l’ensemble des enseignants de la métropole et en ouvrant plus grandes les portes de l'institution à la population de l'Est de Montreal.Un des arguments du ministère pour refuser les quelque $200,000 requis pour le fonctionnement de la bibliothèque centrale de la CECM repose justement sur la faible fréquentation de l'établissement, à savoir environ 15,000 fréquentations l'an dernier.Ce taux de fréquentation est déjà considérable, selon le regroupement.si l'on considère la vocation particulière d'une bibliothèque spécialisée dans Des portes plus larges Les conseillers du gouvernement qui sont appelés à décider quels ressortissants étrangers peuvent demeurer au Canada en qualité de réfugiés politiques pourront entendre dorénavant, si le projet dépose hier par le ministre de l'Immigration, M.Cullen.est adopté, des témoins qui pourront expliquer la situation politique dans le pays du candidat à l'asile politique, et pourront également entendre ce candidat.A l'heure actuelle, le gouvernement ne fait que prendre connaissance d'un dossier écrit pour évaluer ces demandes d'asile politique, et les procureurs des demandants ont souvent fait remarquer au ministère de l'Immigration que si l'entrevue avec le candidat avait été mal faite, les dossiers ne pouvaient évidemment l'indiquer, et ce au détriment du candidat.A QUEBEC, TOUS LES P’TITS PLUS DU LOEWS LE CONCORDE A PARTIR DE s32.00 (PERSONNE SEULE) Chambres extra-spacieuses avec deux lits doubles, tngo et tele-couleur PLUS climatisation individuelle PLUS le seul restaurant rotatif en ville PLUS des bars qui vous invitent a la detente PLUS le cetebre Charolais ouvert |usqu â trois heures du matin pour apaiser la fringale des couche-tard PLUS le non moins célébré Cabaret-Disco PLUS un gymnase PLUS une piscine extérieure chauffée PLUS des boutiques attrayantes PLUS un service impeccable PLUS un extraordinaire emplacement en bordure des Plaines d Abraham, avec vue giandiose sur le fleuve St-Laurent, a deux pas du Parlement et des Fortifications Vraiment I hôtel numéro un de Quebec POUR AUSSI PEU QUE $32.00 (personne seule) (2 personnes: $38 00) Comparez' Le Concorde les domine tous tant pour le luxe que pour les prix L(KWs[_0 Concorde L hôtel des p tits plus1 la recherche et la formation des maîtres."Les bibliothèques du Québec n’ont d’ailleurs dans leur ensemble jamais eu à souffrir d’invasion populaire’’., a ajouté un des porte-parole du regroupement.La solution à ce faible taux de visiteurs ne réside d’ailleurs pas dans la fermeture de rétablissement mais plutôt dans l'élargissement de sa vocation, selon le regroupement.Jusqu’ici propriété exclusive de la CECM, la bibliothèque pourrait être ouverte à tous les enseignants de la région montréalaise, si le ministère la Place Monlcaim Québec GIR W6 Tel |418i64?22ZZ prenait en charge, en lui donnant le statut de “bibliothèque pédagogique d’utilité nationale”.Les défenseurs de la bibliothèque soulignent également l’intérêt grandissant chez les parents, par leur comité d’école notamment, pour la chose scolaire.Il est également possible, selon eux, de faire profiter d’autres secteurs de la population des richesses de cette bibliothèque, bien pourvue par exemple pour l’apprentissage de divers métiers enseignés dans le secteur professionnel des écoles.Personne, à la CECM, au Conseil scolaire de Tile ou au ministère ne conteste finalement la valeur exceptionnelle de la bibliothèque pédagogique de la CECM, mais personne ne veut ou ne peut non plus en assurer le financement.Pour le regroupement des défenseurs de l’institution, les $200,000 requis représentent finalement une goutte d’eau dans l’océan des $500 millions du budget du Conseil scolaire de ITle.De toute façon, d’autres institutions canadiennes ont déjà montré un certain intérêt pour cet instrument exceptionnel pour la recherche pédagogique.Des représentants de diverses universités canadiennes doivent d’ailleurs venir bientôt y faire un inventaire pour le compte de leur propre institution.Le regroupement espère que le Québec ne se fera pas passer un autre sapin comme celui de “l’Arctic Institute", collection unique sur le Grand Nord, qui fut déménagée dans le récent passé de Montréal à Calgary.Arrivé trop tard, le ministère des Affaires culturelles n'avait pas alors pu empêcher la perte de cet important patrimoine québécois.Ogilv.v ouv€»rl c*o soir magasin sera IVrnié domain mais réouvrira dos samodi.oc; IL Y Y à ÏÏlClXLOirC ^ en G SOCIETE DES ALCOOLS DU QUEBEC 10 • Le Devoir, jeudi 23 juin 1977 tribunaux On veut obliger une serveuse à rembourser ses “recettes” par Bernard Morrier Une serveuse d’origine égyptienne devra demeurer en cellule d’ici le 16 août prochain, alors que le juge Hed-mond Roche prononcera sa sentence.Jacqueline Chad, âgée de 31 ans, avait été reconnue coupable la semaine dernière d’avoir volé $49,439.13 dans la caisse du “Buffet de la gare”, à la gare Centrale de Montréal, où elle était employée.Son pécule avait été accumulé sur une période de trois ans et demi et elle l'avait transformé en certificats de banque et en obligations.L’avocat représentant la chaîne Hilton, qui exploitait le restaurant, a demandé que le juge ordonne à l’accusee de rembourser ses ex-employeurs à même les “revenus* qu’elle a accumulés par ses vols quotidiens.Mais une difficulté a surgi: les certificats sont au nom de Jacqueline Chad et, même s’ils sont négociables, aucune autre personne ne peut en bénéficier, fut-ce même le greffe qui en a la garde.Comme l'ex-serveuse refuse de signer les documents pour les rendre disponibles a la firme Hilton, seule une ordonnance de la Cour, semble-t-il, pourrait constituer la solution.Le juge Roche a donc demandé à réfléchir sur‘ce point d’ici le 16 août.Etablie au Québec depuis une dizaine d’années, Jacqueline Chad avait réussi à soutirer une partie des factures qui entraient dans la caisse du “Buffet de la gare".Sa façon d’agir était simple: elle prenait une partie des notes que les clients acquittaient et pour que la caisse ne s’en ressente pas, elle omettait tout simplement de remettre les coupons de caisse à certains clients.Chaque jour, elle allait déposer ses “profits” à une succursale de la Banque provinciale, dans la gare même, et quand elle avait accumulé un montant convenable, elle achetait des certificats de ban-ue et obligations.Le “procé-é” se serait déroulé entre le 7 novembre 1972 et le 20 mai 1976.Devant le tribunal, Jacqueline Chad a tenté d’expliquer que les quelque $56,550 découverts dans son compte de banque et son coffret de sûreté provenaient de sa grand’mère, décédée sans testament en Egypte.Ce sont des touristes qui, en venant au Canada, lui apportaient différentes sommes d’argent que leur remettait un agent de sa grand’mère.Elle avait cependant refusé de révéler le nom de cet agent, de même que l’endroit d où venait l’argent.A moins ‘‘d’imprévus” Les jeunes francophones hors Québec évoquent la tentation de la violence OTTAWA — Les revendications se ressemblent mais le ton est plus crispé et plus amer encore: les jeunes francophones hors Québec, exposant leurs griefs à la suite de leurs aînés, hier à Ottawa, l’ont fait avec la rhétorique du désespoir et ont même cru bon, pour secouer l'indifférence ambiante, d’évoquer la tentation de la violence.“Il faudra que ça change ou que ça casse”, de lancer le président de la Fédération des jeunes canadiens-français (FJCF), M.Jacques Laprise, 3ui présentait à la presse un ocument au contenu aussi gris que sa couverture, intitulé “La dernière jeunesse”, sorte de rapport de situation servant de pendant, pour les moins de 25 ans, au mémoire intitulé "Les héritiers de lord Durham”, publié récemment par la Fédération des francophones hors Québec.L’ouvrage de la FJCF rappelle d’ailleurs dès l'introduction un incident isolé et passé inaperçu, l’explosion d’un cocKtail molotov, en janvier dernier, dans l’édifice du Se- crétariat d’Etat à Ottawa, geste de protestation revendi-qué-par un mouvement dit de “résistance franco-ontarienne”.Sans endosser pareille action, la Fédération des jeunes canadiens-français se demande tout de même si ce n’est pas là “l’aboutissement logique des frustrations qui as-saillent la jeunesse canadienne-française qui ne voit aucune issue aux problèmes qui se posent.“Elle se demande avec étonnement comment cet incident a pu inquiéter aussi peu de Canadiens, et leur souhaite de tirer des leçons des événements d'Afrique du Sud ou d’Irlande.Comme leurs aînés, ils s’en prennent surtout au gouvernement fédéral et à son Secrétariat d'Etat, responsable du dossier des groupes minoritaires au pays.Les subventions et l’aide qui leur arrive via les programmes et les projets spéciaux du ministère ne suffisent pas, disent-ils, et plus encore ne correspondent pas à leurs propres priorités et objectifs.Ils récusent à leur tour le “bilinguisme institutionnel”, qui a'centré l’application de la loi des langues officielles sur la fonction publique plutôt que sur le progrès des communautés de langue officielle là où elles sont en minorité.A leur avis, ce sont les anglophones de la fonction publique qui ont été “gâtés” par les sommes énormes investies dans la politique de bilinguisme, tandis que les minorités continuaient à perdre identité, culture et fierté”.Ce sont des cours d’histoire et non des cours de français que les anglophones auraient dû prendre”, de lancer hier un porte-parole de la FJCF à un journaliste de cette langue qui s’étonnait de ce qulls revendiquent un droit à l’aide gouvernementale.Mais quand il s’agit de préciser leurs récriminations, les jeunes francophones ont des griefs qui semblent plutôt relever des autorités provinciales que fédérales, puisqu’ils sont centrés sur l’éducation, les communications, la culture et les loisirs.Ils réclament un système complet d’écoles unilingues françaises, dénonçant les écoles bilingues comme des “outils d’assimilation”; ils désirent pour toutes les régions une accessibilité complète à la radio et à la télévision d’Etat en français, avec une programmation moins centrée sur le Québec; ils veulent des “outils culturels” qui leur soient spécifiques.Fondée en 1974, la Fédération des jeunes canadiens-français regroupe leurs associations provinciales, et a installé ses pénates à Ottawa en 1976, à la même adresse que la Fédération des francophones hors Québec.Mais elle refuse qu'on l'assimile à la FFHQ, à l'égard de laquelle elle se dit entièrement autonome, et ses représentants se montrent tout à fait agacés quand on tente le moindre rapprochement, malgré leurs similitudes de modes d’action, de vocabulaire, de revendications.Comme les associations provinciales de leurs aînés, les groupes provinciaux de jeunes francophones ont en effet préparé un "plan de développe-ment” qui leur sert de “straté- gie” quinquennale, et l’ont publié à l’intérieur de “La dernière jeunesse”.Ils ont également annoncé hier leur intention d’entreprendre à leur tour la tournée des hommes politiques fédéraux et provinciaux avec lesquels ils désirent des tête-à-tête et ont mis entre autres à leur programme, sans avoir encore reçu confirmation, le premier ministre canadien, M.Pierre Elliott Trudeau, et son homologue québécois, M.René Lévesque.Ils refusent toutefois d’être interrogés sur les desseins politiques de ce dernier, ou sur leur sympathie à l’égard du Québec.“Cela ne nous regarde pas, disent-ils, nous représentons neuf provinces hors Québec.” Selon le recensement de 1971, dont certains tableaux sont repris dans l’ouvrage publié hier, il y avait alors dans les neuf provinces anglophones 424,410 jeunes (moins de 25 ans) de langue maternelle française, dont 358,635 avaient encore le français comme langue d’usage, pour un taux dit "d’anglicisation” de 15.5%.Dubois et Lamer sont libres Décidément, Roland Dubois et son comparse Bernard Lamer dansent une véritable samba avec la justice, se promenant avec la cadence d’un balancier du dehors au dedans et vice versa.Si bien qu’on ne sait au moment où ces lignes seront lues s’ils seront en liberté ou derrière les barreaux, tellement les policiers et le ministère public tiennent à les avoir en disponibilité.Ceux-ci avaient d’abord été arrêtés il y a quelques mois, à la suite du sac du bar-restaurant “La Barina”, rue Church, à Côte Saint-Paul, en novembre 1975.Mais les deux suspects furent remis en liberté provisoire en attendant la fin de leur procès, à la condition toutefois de ne pas se fréquenter et de se tenir loin des débits d’alcool.Mais, la semaine dernière, des policiers les avaient surpris tous deux attablés à la Fontaine de Johannie, rue Saint-Denis, un endroit licencié ouvert 24 heures sur 24.Ils auraient donc ainsi enfreint les deux conditions reliées à leur cautionnement et furent immédiatement arrêtés.Leurs procureurs tentèrent d’obtenir un nouvel élargissement devant le juge Paul Papineau, mais il refusa carrément.Mardi, ils se présentaient devant le juge Claude Bisson, de la Cour supérieure, qui consentit alors à les remettre en liberté en attendant de subir leur enquête pour bris de conditions de cautionnement.À peine avaient-ils été libérés des cellules de Parthenais, que la police les appréhendait une nouvelle fois, avec l’autorisation de Me Yves Berthiaume, procureur du ministère public.Dubois et Lamer comparaissaient de nouveau hier matin devant le juge Emile Trottier.Celui-ci leur rendit tout aussitôt leur liberté, en alléguant qu’il ne possédait pas la juridiction nécessaire pour entrendre les prétentions de la Couronne, qui soutenait ou’elle avait le droit de faire réincarcérer les deux individus sous prétexte qu’ils étaient dangereux et qu’il y a présomption qu'ils ont enfreint certaines conditions de leur remise en liberté provisoire.En repoussant la requête, le juge Trottier a déclaré qu’il ne voulait pas contourner la décision du juge Brisson et que de toute façon l’affaire était entre les mains du juge Schacter, qui avait seul juridiction.A moins “d’imprévus", Dubois et Lamer devraient donc être libres d’ici leur enquête, la semaine prochaine, aux conditions décrétées mardi par le juge Bisson, soit demeurer à la même adresse chacun de leur côté et de ne pas déménager à moins d’en avertir le tribunal.LE VOICI ! LE RABAIS GENERAL OCILYY rabais de 10% a 33^% et même jusqu’à 507o sur presque tout dans les trois magasins 04*11.Y Y 24 juin (« !Jete du Québec La maison Simpsons est heureuse de se joindre à tous les Q uébécois pour célébrer la Fête du Québec.Puisse Favènement de cette Fête, faire s’épanouir des sentiments de solidarité, de fraternité et de paix.BONNE FÊTE À TOUS LES QUÉBÉCOIS y.w.w.v.w.v.v.vlJP v.v.v.v.v.v.v.vf.vor.' .•x-x-x-x-x-x-x-x-x#:* «s %•••••• v«v« v#%*a vM IV» • • • • • •••••• » j l Fl S?, • ••••••• • • ^ LHr Y» V¥vO*V » • • • • •••••U ük"» • •zOiWr rPOofiJ • • • • • • • • • Mf hVpOcP wïwîwaBrÇvSIi SS88S v.v.vXv/It yftr./ VJSSffl •:*:*:*:*tf fk wm • • • • • • * • • • • • • \ « •••••••••• .V.V.Vt • • • • • • • • • •* • • • • • • • ,,, * r.-.-.-.v .\Vi£ y IvX^xÿÿ J *XV’ XvX*X IvX-Xv *x:x’:t • • •• • 9 0 0W«W\M AnrAnAra i0W09090W090m9* 0 9WW rmVmVard vXyX-:-:-;-;-; »••••* ww: wv • • • •"•* '•’¦V ROBERT SIMPSON MONTREAL LIMITEE Les 4 magasins Simpsons fermés demain 24 juin ouverts samedi* le 25 JUIN VENEZ PROFITER DES SOLDES “APRÈS-CONGÉ” \ Le Devoir, jeudi 23 juin 1977 «11 La congélation: un guide d’inventaire Mon cahier de congélation lancé au début de la semaine à l’Institut national des viandes, arrive juste à point pour nous permettre de tirer le meilleur parti possible des fruits et légumes de son potager — si l’on est jardinier amateur — ou des produits saisonniers achetés tout frais dans les marchés de plein air ou au supermarché.Ce cahier, rendu possible grâce à l’idée et à la collaboration de Lucile Jacques Rin-fret, se veut avant tout un guide pratique.On y dit tout sur l’achat du congélateur, le choix du modèle, la conservation des aliments, la température, la durée de conservation des aliments en plus de donner des conseils généraux sur l’emballage, la méthode Bivac (sous-vide), le dégivrage et l’entretien, le “quoi fâire” en cas de panne d’electricité.On y trouve en plus des idées pratiques sur la congélation des fruits et légumes et le temps de blanchiment ainsi que de l’information sur les plats cuisinés, la consommation moyenne de viande par personne par repas, etc.Ce qui fait l’originalité de Plaisirs delà table le pionnier de la cuisine indienne à Montréal depuis 1965 Cuisine indienne et pakistanaise authentique.Repas d'affaites.Reservations nécessaires pour lecture gratuite des paumes de la main.2124, RUE DRUMMOND 844-5702 ^.^e.stuu’iLint utn Permis complet > lie Soyons fiers.Arborons le fleurdelisé! O .jjfflfiÿusÿtéde»rotiressioniKiires de4- Mo(|w4x\ SALAIRE MINIMUM AU 1er JUILLET 1977 ORDONNANCE GÉNÉRALE (No 4) Les salariés régis par l’ordonnance générale de la Commission du salaire minimum ont droit aux taux suivants: A) Les salariés âgés de moins de 18 ans .$ 2.95 B) les autres salariés.$ 3.15 Heures supplémentaires Lorsqu'un salarié est requis de travailler plus de 45 heures en une semaine, il a droit aux taux horaires suivants: A) les salariés âgés de moins de 18 ans.j.$ 4.43 B) les autres salariés .-.S 4.73 Salariés à pourboires (Hôtellerie) Exception: les salariés travaillant dans des établissements d'hôtellerie et qui reçoivent habituellement du pourboire, om droit aux taux horaires de: A) les salariés âgés de moins de 18 ans.$ 2 45 B) les autres salariés .5 2.65 Heures supplémentaires A) les salariés âgés de moins de 18 ans.•.3 3.70 B) les autres salariés.$4.00^ EXPLOITATIONS FORESTIÈRES (Ordonnance No 9) A) les salariés affectés à la coupe du bois et payés aux pièces ont droit, par jour de travail établi pour chaque mois civil, à un taux moyen par jour de.$33.10 B) les autres salariés engagés à forfait, les cuisiniers, aides-cuisiniers, les garde-feu: par jour.$28.50 C) les gardiens: par jour.$26.25 D) les autres salariés: l'heure.5 3.15 SCIERIES (Ordonnance No 10) I— Les salariés rémunérés sur une base fixe de salaire hebdomadaire mensuel ou annuel et recevant par semaine un salaire d'au moins $157.50 font exception aux dispositions relatives aux heures supplémentaires.II— Les salariés régis par cette ordonnance ont droit aux taux minima de salaires suivants, selon leur fonction: A) les salariés âgés de moins de 18 ans: l'heure .$ 2 95 B) les cuisiniers, aides-cuisiniers, gardiens: par jour.$26.25 C) les autres salariés: l'heure.$ 3.15 TRAVAUX PUBLICS (Ordonnance No 13) L'annexe A de cette ordonnance est ajustée en concordance avec l'ordonnance générale et les taux minima sont les suivants: Foreur .$ 4.60 Gardien (60 heures).$ 3.15 Gardien à la semaine.$189.00 Graisseur et huileur.$ 4.14 Manoeuvre.$ 4.14 Mécanicien 1ère classe.$ 4.84 Mécanicien 2e classe .$ 4.60 Niveleuse automotrice, conducteur.$ 4.79 Niveleuse automotrice, conducteur à la semaine.$205.05 Pelles mécaniques (tous genres) conducteur, pipeline.$ 4.82 Pelles mécaniques (tous genres) conducteur â la semaine.$202.68 Signaleur de trafic.$ 4.14 Soudeur.$ 4 87 Boutefeu (avec certificat).$ 4.66 Boutoir avec équipement, conducteur.$ 4.79 Boutoir, conducteur à la semaine.$201.85 Charpentier, menuisier .$ 4.92 Compresseur, conducteur (tous genres) à l'heure.$ 4.77 Bétonnière malaxeur fixe (voirie) conducteur à l’heure .'.$ 4.69 Conducteur de camions à l'heure.$ 4.44 Conducteur de camion à la semaine.$178.42 Conducteur de véhicules lourds (tous terrains) è l'heure.$ 4.61 Cuisinier (aide) à la semaine .$157.50 Cuisinier (de 25 à 100 personnes) è la semaine$ 157 50 Ferrailleur.$ 4.75 ALIMENTATION (Ordonnance No 14) Les modifications à cette ordonnance sur le commerce de détail de l'alimentation établissent les taux horaires ci-après Note Région I: Montréal et la région métropolitaine.Québec Région II: Chicoutimi, Jonquière Kénogami, Arvida et et sa région.Lévis.leur région.Pour plus de détails sur ces régions, s adresser au Bureau régional.Boucher.7$3 72 Commis aux viandes.$3 19 Caissier, commis.$3 15 Autres salariés.$3.15 Salariés âgés de moins de 18 ans.$2 95 Heures supplémentaires Lorsqu'un salarié doit travailler plus de 40 heures en une semaine, il a droit aux taux horaires majorés indiqués ci-dessous.Cependant, si dans une semaine le salarié bénéficie d'un jour chômé payé, il a droit aux taux majorés après 32 heures, ou après 36 heures s'il bénéficie d'un demi-jour chômé payé seulement Autres salariés FtTE NATIONALE DU QUÉBEC (Ordonnance No 18) La 24 juin est un jour chômé et payé.Lorsqu'il tombe un samedi, le jour chômé et payé est fixé au vendredi précédent et.a il tomba un dimanche, il est reporté au lundi suivant.Tout travail effectué ce jour-là est payé è temps double La présente ordonnance régit les salariés auxquels s'applique la Loi du salaire minimum et leurs employeurs dans tous genres de travaux.industries, commerces, entreprises, services, négoces ou affaires de quelque nature que ce soit L'ordonnance ne s'applique pas aux salariés qui font exception selon la Loi du salaire minimum (S R Q.1964.C.144.art.2) ni au conjoint de i employeur ou é ses enfants.En vigueur au 25 mal 1977.NOTE: Toutes les autres dispositions des ordonnances ci-haut mentionnées et de la Loi du salaire minimum demeurent en vigueur, ( Région 1 Région II $3 72 $333 $3 15 $3 15 $3 15 $3 15 $3 15 $2 95 glen 1 Région II $5 58 $4 99 $4 80 $473 $4.73 $4 73 $4 73 $4 73 $443 $4 43 BUREAUX RÉGIONAUX MONTRÉAL, 255 est, bout.Crémazie, Montréal.H2M ILS 384-4231 QUÉBEC, 210 est.boul.Charest, Québec.Q1K 3H1 643-4940 BAS ST-LAURENT-QASPÉ9IE, 73.rue Desjardins.Matana, G4W 2Y6 862-2010 CANTONE-OE-L'EST.112 sud.rue Wellington, Sherbrooke, J1H 5C8 868-0441 CHAUDIERI-RIVIÉRE-DU-LOUP, 2 Place Tanguay.Lévis, Q0V 8X8 833-0184 CÔTB-NORO, 625.boul.Lafléche.Hauterive.G5C 1C5 689-9931 LAC 8T-JEAN, 453 ouest, rus Sacré-Cœur, Alma, QBB 1M4 MAURICIE, 430, boul.St-Laurent.Cap-de-ia-Madelema.G8T 6H3 NORD-OUEST.33 ouest, rua Gambie.Rouyn, J9X 2R3 OUTAOUAIO, 102.rué Montcalm.Hull.J6X 2L6 SAOUENAV, 50 est.boul.Harvey.Jonquière.Q9X 6L6 Gouvernement du Québec Commission du salaire minimum 16 • Le Devoir, jeudi 23 juin 1977 informations internationales Aide au tiers monde: les “Neuf” renâclent MANILLE (Reuter) — La Communauté économiaue européenne a bloqué hier l’adoption, par la conférence du Conseil mondial de l’alimentation de l’ONU réunie à Manille, d’une proposition d’aide financière, d’un montant de 8,3 milliards de dollars par an, aux agricultures des pays en développement.Une version amendée de la recommandation est maintenant en préparation.L’acceptation d’un objectif de 8,3 milliards de dollars n’y figurera plus.Elle sera remplacée par l’engagement d’accroitre l’aide au développement, jusqu'à un montant constituant l'estimation des besoins globaux que “doivent prendre en considération” les pays donateurs.M.Arturo Tanco, ministre philippin de l’Agriculture, qui vient d’étre élu président du Conseil mondial, a déclaré que la mise au point du projet révisé d’aide est ralentie par les divergences entre les pays de la CEE et les autres.Giscard et Brejnev: renforcer la détente RAMBOUILLET, France Reuter — La France et l’Union soviétique ont lancé hier un appel conjoint en faveur d’une “intensification” des efforts de tous les Etats en vue du renforcement de la détente et se sont engagées à oeuvrer de concert dans la perspective d’importantes mesures visant au desarmement mondial.Cet appel est contenu dans une déclaration sur la détente qui a été signée, en même temps que plusieurs autres documents, dont une déclaration générale, par le président Valéry Giscard d’Estaing et son homologue soviétique le président Leonid Brejnev.Les deux chefs d’Etat venaient d’avoir trois jours d’entretiens à l’occasion d’une visite officielle du dirigeant du Kremkn à Paris, la première que le secrétaire général du Parti communiste soviétique faisait à l’étranger depuis son accession au poste de président du présidium du Soviet suprême.Beaucoup moins longue que la déclaration générale, la déclaration sur la détente, limitée à deux pages de texte, ne fait aucune référence aux problèmes sur lesquels butent actuellement les relations Est-Ouest.M.Brejnev, qui a prononcé une brève allocution à l’issue de la cérémonie de signature, a souligné que ses entretiens avec le président de la Répu; blique française avaient été “utiles et necessaires” et que les documents signés étaient “positifs”.Les échanges de vues ont eu, a-t-il dit, “pour base essentielle notre grand désir pour la paix, pour la limitation de la course aux armements et pour la sécurité et tout d’abord la prévention du déclenchement d’une guerre thermo-nucléaires." La déclaration sur la détente affirme que pour Moscou comme pour Paris “l’intérêt supérieur de l’humanité exige de façon inpérieuse que les Etats et les peuples renoncent aux politiques fondées sur la méfiance, la rivalité et la tension.” Les deux pays croient que “pour répondre à cette nécessité profonde de notre temps les Etats doivent renoncer à utiliser la force, la menace ou l’accumulation des arme- ments comme moyen d’influencer la politique des autres États.” Aucune allusion directe n’est faite aux relations tendues qui existent actuellement entre Moscou et Washington tant dans la déclaration sur la détente que dans la déclaration générale, mais il est certain que ce thème a servi dans une grande mesure de canevas pour les entretiens.Les trois textes politiques adoptés par MM.Brejnev et Giscard d’Estaing n’ajoutent pas grand chose a ce que l’on savait déjà sur les attitudes des deux pays à l’égard d’un des principaux problèmes débattus à Rambouillet, à savoir la détente.L’une des quatre "conditions” françaises à la détente, qui avait dû faire grincer quelques dents du côté soviétique, ne se retrouve pas sous la même forme dans la “déclaration dans la compétition idéologique”.Elle s’est transformée d'une manière plus diplomatique en un engagement mutuel à “maintenir un climat favorable dans les relations entre les Etats”.V f Société Canadienne du Cancer r TV ONTARIO recherche un(e) ASSISTANT(E) A LA PRODUCTION PIGISTE La chaîne de télévision éducative Ontarienne requiert les services d’un(e) assistant(e) à la production pour une durée de huit (8) mois à compter du 4 juillet 1977.Tout candidat(e) doit posséder un minimum de deux(2) ans d’expérience de travail en studio et être parfaitement bilingue.Le poste obligera le ou la candidat(e) à s’établir temporairement à Toronto, mais le tournage s’effectuera à Ottawa.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur demande d’emploi accompagnée de leur curriculum vitae au: Service du personnel a/s M.Dallaire Office de la télécommunication éducative de l’Ontario B.P.200 Suce.Q Toronto, NI4T 2T1 Téléphonez à frais viré à Toronto: (416) 484-2790 V r.LE CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DU NORD-OUEST QUÉBÉCOIS RECHERCHE Travailleur social professionnel CONCOURS NUMÉRO: 15/77 ENDROIT: Amos.PROGRAMME: Couple et Famille.FONCTIONS: En plus de donner de la consultation conjugale aux couples et/ou familles, le praticien effectue l’accueil et l’évaluation de nouveaux cas et donne des services aux parents non mariés.EXIGENCES: — Posséder diplôme universitaire en service social et, de préférence, avoir de l’expérience.— Etre intéressé à travailler avec une approche court-terme.— Etre détenteur d'un permis de conduire.CONDITIONS: Salaires, bénéfices sociaux et autres conditions d’emploi selon la convention collective en vigueur au Centre de Services Sociaux de Nord-Ouest Québécois.DISPONIBILITE: Immédiate.Faire toute demande avant le 4 juillet 1977 en indiquant le numéro du concours à I adresse suivante: Le Directeur des Ressources Humaines, Le Centre de Services Sociaux du Nord-Ouest Québécois, 282, 1ère Avenue Est, AMOS.Qué.J9T 1H3 PROFESSEURS DEMANDÉS Exigences: — Diplôme ou baccalauréat en enfance inadaptée.Salaire: —- Selon la nouvelle convention collective.Milieu de travail: "Centre d’intégration Scolaire”: externat privé, reconnu d’intérêt public à fonction de rééducation scolaire et sociale, population enfants de 8 à 16 ans.Adresser curriculum vitae, photo, diplôme, classification à: Centre d’intégration Scolaire 10,142 Boul.St-Laurent Montréal H3L 2N7 L’UNIVERSITÉ DE MONCTON sollicite des candidatures de PROFESSEUR EN EDUCATION PRE-SCOLAIRE FONCTIONS: Enseignement au premier cycle des cours spécialisés en éducation préscolaire et supervision de stage en préscolaire.Possibilité de recherche.QUALIFICATIONS: Ph.D.en éducation préscolaire ou l’équivalent.Cependant, les détenteurs de la maîtrise pourront également être considérés.Faire parvenir son curriculum vitae avant le 8 juillet à: Monsieur Yvan Albert Doyen Faculté des sciences de l’éducation Université de Moncton Moncton, Nouveau-Brunswick E1A 3E9 ¦ i' r DIRECTEUR SALAIRES ET AVANTAGES SOCIAUX SECTEUR DES SERVICES ENVIRON $35,000 Une société canadienne d’excellente réputation et oeuvrant d’un océan à l’autre, recherche un cadre supérieur possédant une vaste expérience pratique dans le secteur des Ressources Humaines, principalement les avantages sociaux et l'administration des salaires, pour diriger cette importante Division à son siège social.Relevant d’un administrateur senior de la société, le titulaire sera totalement responsable de la planification, de l'élaboration et l'administraton des politiques globales et des objectifs de la société dans le secteur de l’Administration des salaires, de la recherche sur les salaires, des avantages sociaux et de l’évaluation des tâches.Son mandat comporte également la direction et la coordination d'une équipe compétente composée d’environ 12 personnes, de l'administraton d'un budget annuel important et le cas échéant devra agir comme conseiller auprès de la haute gérance sur toutes questions se rattachant aux secteurs de la “compensation" et des bénéfices sociaux.Il aura à se déplacer occasionnelle- ment au Canada mais principalement au Québec et en Ontario.Le candidat idéal possède une formation universitaire et eviron 10 à 12 ans d’expérience pratique dans le secteur des Ressources Humaines avec expertise reconnue dans les domaines del'administraton des salaires et des avantages sociaux.Il a démontré les aptitudes et les attributs personnels nécessaires à diriger et administrer de façon rationnelle une Division importante et ce au niveau national.Ce mandat nécessite de l’initiative, de la discrétion, un excellent jugement et un esprit de persuasion pour pouvoir transiger avec la haute direction de la société.Le bilinguisme est nécessaire et le salaire sera en fonction de l'expérience des postulants.L’endroit de travail est à Ottawa.Si intéressé veuillez communiquer confidentiellement avec G.Maurice Gilbert, vous référant au dossier MG-283-LD, gmq G.MAURICE GILBERT & ASSOCIATES 400 ouest, boul.Dorchester, Suite 1204,, Montréal, Québec H2Z 1V5, Tel.(514) 861-9457 Consvillvrs rn OrivnUtion cl Romuikcn l/iim.iino r ^ DIRECTEUR ^ DES SERVICES AUXILIAIRES CENTRE HOSPITALIER SACRE-COEUR OE HOU Les services d'un Directeur des Services Auxiliaires sont requis par un Centre Hospitalier d'une capacité actuelle de 384 lits avec un développement de plusieurs millions de dollars en cours.La personne qui sera recrutée, devra sous l'autorité du Directeur Général, diriger et coordonner l administra-tion des services du tonctionnement et de l'entretien des installations matérielles, d’entretien ménager, de buanderie, d alimentation, de sécurité et de communications Le défi consiste â représenter le Centre Hospitalier auprès des professionnels responsables de la construction d'un bloc de services et d'un projet de rénovation, tout en gérant une équipe de plus de deux cents personnes oeuvrant dans les services auxiliaires d un centre hospitalier en pleine croissance Voici une occasion unique pour une personne détenant un diplôme détudes universitaires en sciences appliquées ou en sciences de I administration, et ayant deiâ démontre un sens de I organisation et un esprit créatif dans un poste de gestion.Toute combinaison pertinente d expénence et de scolarité pourra être considérée La personne choisie aura à travailler A l'intérieur d une équipe de directeurs des plus dynamiques Le traitement sera établi selon la politique administrative et salariale du Ministère des Affaires Sociales Le heu de travail est Hull.Votre candidature sera traitée confidentiellement; veuillez l'adresser avant le 30 juin 1977 comme suit: Monsieur Fernand Boutin Directeur Général Centre Hospitalier Sacté-Coeur 230 Boulevard Qametin .Hull (Qué.) JIY 1W7.PROFESSEURS BILINGUES DEMANDÉS Mathématiques et Langue POSTE: Enseigner les mathématiques et la langue aux étudiants de niveau supérieur.QUALIFICATIONS: Permis d enseignement de la Nouvelle-Écosse ou équivalent Bilingue avec français comme langue maternelle.ENDROIT: Atlantic Technological Vocational Centre.Amherst, Nouvelle-Écosse.S ADRESSERAU : Directeur Atlantic Provinces Resource Centre for Hearing Handicapped P .O.Box 308 Amherst Nouvelle-Écosse B4H 3Z6 NOTRE RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS Téléphonez ou écrivez é LE DEVOIR 211 rue du St-Sacremeni Montreal - Tel 844-3361 Competence Christine légaré Directeur général Dynamisme et croissance caractérisent notre client depuis de nombreuses années Sa renommée n'est donc plus a faire.H s'agit de LA FEDERATION DE MONTREAL DES CAISSES DESJARDINS Aujourd’hui, elle regroupe trente-quatre caisses populaires de la region métropolitaine et son actif est de l ordre de $500 millions • Cette institution requiert les services d'un cadre supérieur qui en assumera la direction générale Relevant du conseil d'administration, le titulaire se verra confier la direction et la coordination de l'ensemble des activités de l'organisme, secondé en cela par une équipe de direction chevronnée attectée à la gestion financière, aux ressources humaines.A la recherche et au support de gestion La rémunération est de niveau supérieur et reflète l'importance de la fonction Les candidats A ce poste possèdent de préférence une formation universitaire et ils ont acquis une solide expérience A des postes de direction d envergure, idéalement dans le secteur des institutions financières, dans le mouvement coopératif ou au sein d'une institution privée A ces compétences s ajouteront une connaissance de la philosophie coopérative, des qualités éprouvées de gestionnaire, du leadership et de la souplesse d esprit Ce concours s adresse également aux hommes et aux femme» Veuillez soumettre votre curriculum vitae A Jean-Pierre Bourbonnais, vous référant au dossier 907 Montrât! llOtouttl.rut ShtrbrooRt H JM 1t»(»14)MT M2S Toronto 20.«* Prince Arthur M5R 1B1 (t16|*2S-J4lt cRourlçe, ^^Bourbonnais &»çfissociés Ctbintl conttil #n gtstion des ressourçai humtlot» Association professionnelle Relations et développement Notre client est une association professionnelle regroupant 4,500 entrepreneurs généraux et spécialisés oeuvrant dans la construction résidentielle.Le bureau provincial, situé à Montréal, dispense une variété de services aux membres par le biais de douze unités régionales.Relevant du directeur général, la fonction de conseiller en relations et développement est vouée à la promotion des intérêts de l'association et de ses membres.Le conseiller devra élaborer et mettre en oeuvre un programme de communications multilatérales entre le bureau provincial, ceux régionaux et les membres.Il devra structurer les mécanismes d'information entre l'association et les instances gouvernementales et d’affaires, le consommateur et le public en général.Il saura s'imposer par son expertise et son habileté à comprendre les besoins des membres et à guider l'association dans le développement et la diffusion de ses services.Les candidats les plus aptes à remplir cette fonction sont des gradués universitaires en sciences administratives ou en sciences humaines.Leur expérience de travail leur a permis de développer une connaissance approfondie du milieu des affaires.Leur compétence inter-personnelle et leur enthousiasme consacrent leur talent d'animateur.Leurs réalisations témoignent de leur créativité et de leur pragmatisme.La rémunération sera proportionnelle aux mérites du titulaire.Veuillez nous faire parvenir votre curriculum vitae sous pli confidentiel en vous référant au dossier 1035.Le poste s'adresse également aux hommes et aux femmes.Woods, Gordon & Cie Conseillers en administration Suite 2000.630 ouest, boul Dorchester Montréal.Québec H 38 1Î9 Membre de l association canadienne des coiseiller» en administration » 1 informations internationales Le Devoir, jeudi 23 juin 1977 • 17 Tandis que Washington renouvelle son appui à Israël UHistadrout fait déjà pression sur Begin Amine serait en lune de miel.TEL AVIV (d’après Reuter et AFP) — Le secrétaire général de l’Histadrout, la toute-puissante confédération syndicale israélienne, a lancé hier un avertissement au nouveau gouvernement de M.Mena-chem Begin, l’invitant à renoncer à appliquer son programme économique.“Nous irions vers des difficultés et vers une lutte intense si M.Simcha Erlich (le nouveau ministre des Finances) tente de mettre intégralement en pratique les idées qu’il a LIMA (Reuter) — Le calme est revenu hier dans cinq villes du Pérou où se sont déroulées les manifestations estudiantines les plus violentes que le pays ait connues depuis près de deux ans.Plusieurs centaines d’étudiants auraient été arrêtés SAINT-GEORGES, Grenade (AFP) — Une résolution liant la question des droits de l’homme à celle du développement économique, a été adoptée hier à Saint-Georges (Grenade) par rassemblée géné- LUSAKA (Reuter) — Arrivé hier à Lusaka, en Zambie, le ministre cubain des Affaires étrangères, M.Isidore Mal-mierca a promis de fournir “du matériel et du personnel” aux mouvements et pays directement engagés dans la lutte pour l’avènement de la loi de la majorité en Afrique australe.L’ampleur de l’aide cubaine dépendra des demandes des jusqu’ici développées”, a dit M.Yeruham Meshel (travailliste), au lendemain de l’échec du Likoud (bloc des droites) aux élections à la centrale syndicale.L’orateur a toutefois ajouté que des solutions de compromis pourraient être imaginées.Le parti de M.Begin, qui avait chassé du pouvoir les travaillistes aux élections législatives du 17 mai, n’a en effet pas réussi le “double”.Les résultats, encore partiels, du scrutin de mardi montrent que mardi dans les villes andines d’Arequipa, de Sicuani, d’Aya-cucho et d’Urubamba et dans la ville côtière de Trujillo où les étudiants ont affronté la police anti-émeute munie de grenades lacrymogènes et de canons à eau.Protestant contre les sévè- rale de l'Organisation des Etats américains.La résolution, présentée par la Colombie, a été adoptée par 18 voix et quatre abstentions, après avoir été amendée, notamment par le Mexique.mouvements de libération et des pays “de première ligne": Zambie, Tanzanie, Mozambique, Angola et Botswana, a dit le ministre, dont les propos sont rapportés par l’Agence zambienne de presse.M.Malmierca est porteur d’un message du président Fidel Castro au president Kenneth Kaunda, dont la teneur n’a pas été révélée, ajoute l’agence.les travaillistes, s’ils perdent huit points par rapport à 1973, conservent, avec plus de 52 pour cent des voix, la majorité au sein de THistadrout.Or, le contrôle de ce traditionnel bastion travailliste permettra aux amis de M.Shimon Ferez d’exercer une grande influence à la fois sur l’ensemble du mouvement syndical et sur l’empire économique que cette organisation détient.C’est une mauvaise nouvelle pour le Likoud et son programme de relance de l’écono- res mesures d’austérité annoncées il y a deux semaines par le gouvernement pour combattre l’inflation, les étudiants ont dressé des barricades et ont affronté pendant plusieurs heures la police à Arequipa, la deuxième ville du pays, située à 1,100 km au sud de Lima.Les quatre abstentions sont celles des Etats-Unis, du Panama, de la République dominicaine et du Venezuela.La Bolivie, le Honduras et le Nicaragua ne participaient pas à la séance.La résolution demande à la Commission inleraméricaine des droits de l’homme d’étudier les moyens qu’il serait possible de mettre en oeuvre pour enquêter sur les violations des droits de l’homme.Elle indique que la protection des droits de l’homme est une matière qui ne relève pas de la compétence d’un seul Etat mais de différentes organisations créées à cet effet.Enfin, la résolution demande aux pays développés d’intensifier leur coopération notamment dans le domaine commercial, avec les pays en développement.Elle indique encore que les pays de TOEA souhaitent développer une nouvelle coopération interaméricaine.Auparavant, un projet de résolution argentin, liant la question des droits de l’homme à celle du terrorisme, avait été rejeté par l’assemblée générale.mie, dont la mise en oeuvre se révélerait quasi impossible sans la cooperation des syndicats.M.Begin se propose en effet de rétablir en Israël une économie de marché et de relancer l’activité économique minée, l’an dernier, par une inflation de 38.8 pour cent.La volonté affichée par le Likoud de tolérer un certain “volant de chômage” et de faire appel aux “recettes” conservatrices de l’économiste amé- Selon les journaux, contrôlés par le gouvernement, des appareils de l’armée de l’air ont survolé Ij ville à plusieurs reprises tandis que les affrontements se poursuivaient.L’université locale et les écoles secondaires ont été fermées jusqu’à nouvel ordre et de nombreux commerçants ont préféré baisser le rideau de fer, de crainte de voir leur magasin saccagé.Les troubles les plus graves ont été signalés à Sicuani, dans la province andine de Puno, à quelque 4,000 mètres d’altitude, où trois milliers d’étudiants ont mis à sac l’agence ricain Milton Friedman ont vraisemblablement contribué au retour dans le “giron” travailliste d’électeurs ayant voté pour la droite en mai dernier.Revigorés par ces résultats, les dirigeants du Parti travailliste ont clairement manifesté leur intention de se servir de THistadrout pour s’opposer à M.Begin ou eventuellement le contraindre à accepter des compromis.Entre-temps, à Washington, le président Jimmy Carter a Pérou locale du ministère de l’Agriculture et ont mis le feu aux meubles et à des masses de documents.Toutes les écoles de la ville resteront fermées jusqu’à lundi prochain et un couvre-feu de 20 h à 5 h du matin a été imposé.Le gouvernement militaire a accusé la Confédération générale des travailleurs péruviens — le syndicat d’obédience communiste qui est le plus important du Pérou — d’avoir été l’instigateur des troubles.Les “agitateurs politiques" seront matés avec un maximum de sévérité, a déclaré un porte-parole gouvernemental.signé hier un texte de loi qui interdit aux sociétés américaines de participer au boycottage commercial d’Israël décrété par les pays arabes.Ce document, promis par M.Carter pendant sa campagne électorale, a été mis au point à la suite d’un compromis sans précédent entre le Sénat, la Chambre des représentants, les plus influentes organisations israélites et les dirigeants des principales firmes américaines.De son côté, dans une interview publiée hier, le vice-président Walter Mondale a souligné à nouveau que l’administration Carter n’avait nulle intention “d’imposer un lan de règlement” au roche-Orient.Il a en outre réaffirmé, comme il l’avait fait déjà dans un important discours vendredi dernier, que le soutien américain et les fournitures d’armes à Israël ne seraient pas conditionnés par les positions de négociation de ce pays.Il a de plus indiqué, ce qui semble constituer une nette concession aux points de vue israéliens, que les cessions de territoire de l’Etat juif devraient avoir pour contrepartie l’ouverture de relations humaines, commerciales, etc.avec ses voisins arabes.NAIROBI, Kenya (d’après AFP et AP) — Mme Audrey Taylor, journaliste américaine noire, a déclaré avoir parlé au téléphone hier avec le président ougandais ldi Amine Dada.H l’aurait rassurée sur sa santé et lui aurait dit qu’il passait actuellement sa lune de miel avec sa quatrième femme, Sarah.Mme Taylor a expliqué qu’elle a pu communiquer avec le maréchal Amine au cours d’un voyage en Ouganda avec un parti de Noirs américains qui effectuent des recherches pour contribuer au développement du pays.Elle a dit ne pas lui avoir demandé directement si on avait tenté de l’assassiner, mais elle pense qu’il a compris la raison de son appel au téléphone.Voilà à peu près ce qu’il a déclaré, a-t-elle dit: “Je suis en forme, je suis ici, qu’est-ce que c’est que tout ce tapage?” D’autre part, un témoin oculaire a une photographie du président Amine prise hier après-midi avec un appareil photographique à développement instantané, alors que le président ougandais accompagnait sur l’aéroport d’Entebbe un groupe de techniciens partant pour Nairobi.Le président Amine est en excellente santé et se repose depuis quelques jours au “Sta- tehouse” d’Entebbe, sur le lac Victoria, en compagnie de sa femme Sarah, ont indiqué les techniciens de la radio ougandaise à ce témoin oculaire.Le cliché qu’ils lui ont montré était encore humide quand les techniciens sont montés dans l’avion.La photographie représente le president Amine en chemise bleu clair à col ouvert et en pantalon de la même couleur, dominant de sa haute stature une vingtaine de techniciens de la radio.Le président ougandais a été vu pour la dernière fois en public jeudi dernier à l’occasion de la présentation du budget à Kampala.Mais depuis samedi dernier, la radio ougandaise a cessé de faire état des activités du président tandis que des rumeurs se répandaient selon lesquelles une tentative d’assassinat avait été organisée contre lui.Interrogés par le témoin oculaire, plusieurs techniciens de la radio ont déclaré qu'eux-mêmes avaient pensé jusqu'à hier que le président était peut-être mort.Entre-temps, l’agence France-Presse affirme que toutes les informations en provenance d’Ouganda semblent confirmer qu’une nouvelle vague de massacres est en cours dans le pays depuis samedi dernier.Marchez régulièrement pour marcher longtemps.pannupacnonW c Marchez.Dès aujourd’hui.Ogilvy ouvert ce soir- vous c*ontt*iitoy pas d'un confort banal! wtm r?7T/ ii§ § / f§ y yjuftfé j k'/i WjjÊÊ Ê J k I JpjttËKiR} ï il J 0 & Æ S LW J A Æjmjjà ^ ^ jàjgj m W w W r * t on|ei" de R.Carrier et J.C.Germala THEATRE D AUOCRD Hl'l: 1»7 Papineau 523 121! Reliche pour l et* THEATRE Dt BOIS DE COl'LONGE: Ouebec Let jrtndi tolell» de J Perron THEATRE MAISONNECVE Reliche THEATRE Dl NOCVEAC MONDE: 94 nuett Sle-Catherine MI-0M9 Reliche THEATRE PORT ROYAL: ReUche THEATRE 01 RIDEAl VERT 4M4 Si Demi 914 1799 ReUche THEATRE DE SAINT-SACVECR Sur le matelai de M Garneau THEATRE DE SUN VALLEY (Val Morihl 2» .1511 Au peut bonheur de M G Sauva-(on Conduira ivic P'udtnci ttt uni, Attiift de famille (Salle IV» "Cousin, cousine" 1 30.3 25, 5 25, 7 80.9 30 DAUPHIN: 23% Beaubien E 721-6060 «Salle Renoir' La meilleure façon de marcher 7 30.9 30 (Salle McLaren» "Jonas 7 30,9 35 ELYSEE: 35 Milton O.842-6053 Salle Resnais) "Noirs et blancs en couleurs" 7 30,9 30 (Salle Eisenstein) "Jours de fête" 7 30.9 30 KENT: 6100 Sherbrooke O 489-9707 "Fritz the cat" 6 40.9 35 et “Nine lives of Fritz the cat 8 10 LOEWS: «Salle I) The van 12 40.2 30 4 20.6 10, 800.950 (Salle II» "Cross of iron 12 50 3 00.5 10.7 20.9 30 (Salic II! Rock) 12 30.2 40.4 50.7 00.9 10 «Salle IV) Black Sunday 1 OO.3 40,6 20.9 00 (Salle V) "Cross of iron" 12 40, 2 50.5 00, 7 10, 9 20 MAJESTIC: 3166 Henri Bourassa 381-6116 "L or" 7 00 et "Papillon 9 15 MERCIER: 4260 Ste-Cathenne E 255-6224 Les chiens de mer 5 45.9 01 et "La brute le colt et le karaté 7 55 MONKLAND: 5505 Monkland 489-2579 Twilight s last gleaming 8 45 et The next man 7 30 OUTREMONT: 1248 Bernard O 277-4115 "En !000 II conviendra de bien faire l amour 7 00 et "L aventure c est 1 aventure 9 30 PALACE: 698 Ste-Cathenne O 866^991 Greta the mad butcher 2 45 .6 05 .9 25 et "Love tram for SS 1 15.4 35.7 55 PARISIEN: 480 Ste-Cathenne O .Salle D Viol et châtiment 3 10.6 30.9 50 et Survivre 1 30.4 50.8 10 (Salle II> "Main basse sur la T V T 50.5 45.9 40 et Femmes sans mans 12 05.4 00.7 55 7 00 et "Tommy" (de K Russe! 1975 » 9 15 VACANCES 77 Nos lecteurs dont l'abonnement est payé d avance peuvent leire suivre leur journal durent leurs vacances è l'intérieur du Canada sans trais additionnais.Pour ceux qui paient a la semaine au porteur ou qui achètent LE DEVOIR au numéro, les tarifs d'abonnemente-vacances sont les suivants: 2 SEMAINES- CANADA $4 00 ÉTATS-UNIS $5 00 A ces tanta.a|outer$f S0 pour chaque semaine supplémentaire LE DEVOIR à votre adresse de vacances.AU MOINS 10 JOURS A L’AVANCE Je paie mon obonnamtnt ou porteur à choque semaine Mon abonnement est paye d'avonct je le retois par porteu Nom Adresse actuelle je lé rétoit par la posté G Adressé de vacances à compter du éééétéééeééééééééééééeeeééétéééeéétééééééééééé L S.V.P remplir ce coupon et ledreeeer » Journet Le DEvom.Ceee poetete 8033, MontrOel M3C JC» (Québec) J i 22 • Le Devoir, jeudi 23 juin 1 977 St-Charles-Borromée Avis légaux - Avis publics - Appëls d'offres lutte pour sa survie Les employés syndioués et les patients de l’hôpital Saint-Charles-Borromée de la rue Dorchester viennent de former un Comité de lutte contre la fermeture de l’établissement.Ils favorisent plutôt la rénovation de l’édifice qui coûterait $7.5 millions selon des plans et devis soumis en 1975 par une firme d’architectes, a la demande du Conseil d’administration.Au cours d’une visite qu’il effectuait à ce foyer, le ministre des Affaires sociales, M.Denis Lazure, annonçait son intention de fermer l’hôpital pour déménager les 288 patients aux centres hospitaliers Queen Mary et Jacques-Viger (l’ancien hôpital de la Miséricorde).Dans un même souffle, le ministre assurait les 300 employés généraux et les 40 infirmières de leur entière sécurité d’emploi.Or, selon quelques patients qui ont déjà fait une demande de transfert, Jacques-Viger ne serait pas plus prêt à accepter un surplus de clientèle.Et à Queen Mary, la situation n’est pas encore tout à fait éclaircie.Ces problèmes ont _té soulevés mer en conférence de presse et les porte-parole du Comité de lutte contre le déménagement ont manifesté leur inquiétude quant au sort qui sera réservé aux bénéficiaires et aux employés.Ces derniers se demandent notamment comment Queen Mary qui a déjà un personnel de 850 employés généraux et de 200 infirmières pourra recevoir ce surcroît et de patients et de personnel.D’autant plus que cet hôpital, de propriété fédérale, n’appartient pas encore au Québec, les tractations entre les deux instances gouvernementales n’étant pas encore entièrement complétées.Tout le monde vit donc dans l’expectative à Saint-Charles Borromée depuis déjà six mois.Les demandes repétées de la part des employés et des bénéficiaires auprès du ministère des Affaires sociales le priant de reconsidérer sa décision de fermer l’hôpital sont restées lettres mortes.D’où la décision de former ce Comité de lutte contre le déménagement pour retenir plutôt la solution de la réfection de l’édifice.Le Comité de lutte contre le déménagement compte intensifier son offensive pour obtenir gain de cause et convaincre les autorités que la solution de rechange réside dans la rénovation d’un hôpital déjà existant qui incarne un milieu de vie continu autant pour les employés que pour les bénéficiaires actuels, de même que ceux qui pourraient être accueillis dans l’aile réaffectée, soit environ 200 autres- Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 9 juin 1977 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à ROLLAND RABY INC a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 13e jour de juin 1977, sous le numéro 2789647 Ce 16e jour de juin, 1977 LA BANQUE T0R0NT0-D0MINI0N CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR DE BIEN-ÊTRE SOCIAL Monsieur et madame X, Requérants.AVIS A: Jean-Batiste Gauthier.De lieux inconnus PRENEZ AVIS que deux requêtes en adoption en laveur de deux enfants prénommées CHANTAL et NATHALIE, nées respectivement le 19 juin 1968 et le 22 août 1969.seront présentées au Juge en Chef de la Cour de Bien-Etre Social, de Montréal, le 8 août 1977 à dix (10) heures de l'avant-mldi ou aussitôt que Conseil pourra être entendu au 410 est de la rue Bellechasse, Chambre 100A, Montréal.Vous êtes donc requis de vous présenter ê ces lieu et date.MONTREAL, ce 16e jour de juin 1977 d'AMOURS & VILLENEUVE.Procureurs des requérants.AVIS est donné que ROSS E HAYDEN SALES INC une corporation constituée en vertu de la Loi des compagnies, et ayant son siège social en la ville de Montréal s'adressera au secrétaire de la province de Québec, afin d'obtenir la permission d'a-randonner sa charte, conformément aux disposi-ions de la Loi des compagnies.Daté à Montréal, ce 13iême jour de juin, 1977 STEPHEN J.ROTH PROCUREUR DU REQUERANT LA BANQUE TORONTO-DOMINION CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL IN RE EX PARTE COUR DE BIEN-ÊTRE SOCIAL Mme X et Mr, X, requérants.Re: Adoption de Luc Guy Nicol Lesage Avis ê monsieur Nicol Jean-Jacques Lesage, maintenant de lieux inconnus.Avis est par la présente donné que la requête de Mme X et M X pour adopter Luc Guy Nicol Lesage sera présentée devant un des juges de THonorable Cour de Bien-être Social, siégeant dans la chambre 207.410 est.rue Bellechasse.dans la cité et district de Montréal, mardi le 26 juillet 1977 à 14 45 heures et que vous devez vous présenter faute de quoi jugement pourrait-être rendu par défaut Montréal, le 20 juin 1977 Cerini.Jamieson.Salmon, Pindlay, Watson.Souaid & Harris, Procureurs des requérants.Des tracteurs Renault Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 9 juin 1977 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à ETERNITY CREATIONS LTD.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 14e jour de juin 1977, sous le numéro 2790055.Ce 16e jour de juin, 1977.LA BANQUE TORONTO-DOMINION Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 22 mai 1977 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à Herman Friedman faisant affaires seul sous la raison sociale FEDERAL FOOD IMPORT CO.a été enregistré au bureau d'enregistrement de Montréal le 14e jour de juin 1977, sous le numéro 2790056.Ce 16e jour de juin, 1977.fabriqués au Québec?PARIS (PC) — La régie automobile Renault envisage éventuellement d’établir au Québec une chaîne de montage de ses tracteurs, a révélé hier le ministre d’Etat au Développement économique, M.Bernard Landry.M.Landry, qui en £tait à sa deuxième journée de visite officielle en France, à l’invitation de M.André Rossi, ministre du Commerce extérieur de France, s’est montré particulièrement optimiste, à l’issue de nombreuses rencontres qu’il a eues, sur la volonté politique de la France de relancer la coopération économi- L’essence: sept cents de plus?OTTAWA (PC) - On croit que le ministre fédéral de l’Energie va annoncer aujourd'hui des hausses respectives , de sept et de 6.2 cents le gallon d’essence et de mazout.Interrogé à ce sujet, M.Alastair Gillespie s’est contenté de répondre qu'il allait déposer aux Communes, à 15 heures, certains documents.Les augmentations, qui résulteraient d'une hausse de $2 du baril de pétrole brut, seraient réparties en deux phases et s’appliqueraient aux consommateurs 60 jours après le 1er juillet et le 1er janvier.Les Hausses, selon certains, auraient pour effet d’encoura-er une plus grande économie e l’énergie et procureraient, l'argent necessaire à l'exploration de nouvelles sources de pétrole et de gaz naturel Il est de plus question que M.Gillespie annonce, la semaine prochaine, une politi-ue de subventions et de prêts e $15 milliard pour l'amélioration de l'isolement des maisons.Une telle politique prévaut déjà en Nouvelle-Ecosse et à rîle-du-Prince-F,douard.que entre les deux gouvernements.En ce qui concerne la chaîne de montage des tracteurs français au Québec, à la suite de son entretien avec M.René Monory, ministre de l'Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, M.Landry a laissé entendre que les pourparlers pourraient aboutir bientôt.Très bientôt, a ajouté le ministre québécois, une mission de la Coopérative fédérée (COOP) viendra en France pour continuer le dialogue sur cette nouvelle possibilité commerciale entre les deux gouvernements.D'un autre côté, le ministre français a accepté sur-le-champ, mercredi matin, l’invitation de M.Landry de participer au sommet franco-québécois d’octobre, réunissant à Montréal les dirigeants des petites et moyennes entreprises (PME).Le ministre québécois a aussi abordé la question de la commande de 1,200 autobus pour les communautés urbaines de Québec, en laissant savoir nettement que le gouvernement de M.René Levesque avait à la fois des exigences techniques et surtout economiques sur les retombées importantes pour le Québec.En terme de coopération cette fois, M.Landry a abordé avec M.Monory la question de l'uranium, dans les termes "d'une coopération et d'exploitation de la recherche" du métal précieux M.Landry, au cours d’un entretien, a rappelé que la France était déjà à l’oeuvre dans ce domaine au Québec, en ce qui concerne la recherche, "et nous avons pensé d’élargir cette coopération à frais partagés", ce qui respecte exactement la juridiction du gouvernement québécois.Avec son interlocuteur, le ministre québécois a aussi abordé la question de l'équipement minier, en reconnaissant que "la France a une technologie avancée et intéressante", et là encore il y a une possibilité de fabrication de ces instruments français sous licence québécoise.Le ministre québécois avait aussi rencontré M.Cavaille, secrétaire d’Etat à l’Equipement, en abordant les problèmes de la pêche maritime, de la zone de limitation des 200 milles, et de l’excédent possible pour certains pays, à cause de cette contrainte, de navires de haute mer.Une étude sur cette question a été entreprise et il y a là aussi une possibilité de location de bâtiments français à des pêcheurs québécois.Les deux ministres ont aussi discuté de matériel aéronautique, et ces dialogues à caractères techniques, selon M.Landry, manifestent un “désir français et québécois de relancer véritablement la codpéra-tion économique entre les deux gouvernements”, dépassant pour une fois la stricte dimension culturelle.Au déjeuner de mardi, M.Landry s’était entretenu avec les II éditorialistes français les plus importants du monde économique.“Il a surpris agréablement.Il a été brillant, et en a ébloui beaucoup", a fait savoir l’un des participants à cette table restreinte.Dans les faits, M.Landry a laissé une très forte impression sur ses interlocuteurs qui desservent trois millions de population pour 12 millions de lecteurs.Avis légaux CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR DE BIEN-ÊTRE SOCIAL Monsieur et madame X, Requérants.AVIS A Roger Giguêre et Johanne Lacombe.de lieux inconnus PRENEZ AVIS que deux requêtes en adoption en laveur de deux enfants prénommés STEPHANNF et FREDERIC nés respectivement le 31 août 1971 et le 20 mars 1973.seront présentées au Juge en Chef de la Cour de la Cour de Bien-Etre Social de Montréal, le B août 1977 é dix (10) heures de l avant-midi ou aussitôt que Conseil pourra être entendu au 410 est de la rue Bellechasse Chambre 100A Montréal.Vous êtes donc requis de vous présenter a ces heu et date MONTREAL ce 16e jour de |um 1977 d AMOURS & VILLENEUVE.Procureurs des requérants CANADA P0ayiNCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE NÛ: 500-05-011647-771 M ROBERT LEGRIS, Demandeur -VS- LOUIS-ROBERT MARTIN, Défendeur.¦ET- REGISTRATEUR DE LA DIVISION D'ENREGISTREMENT DE LAVAL.Mis-en-cause.PAR ORDRE DE LA COUR Il est ordonné au défendeur, Louis-Robert Martin, de comparaître d'ici trente (30) jours, copie du bref et de la déclaration lui ayant été laissée au greffe à son intention.Montréal, le 17 juin 1977 A BEAULIEU PROT0N0TAIRE-ADJ0INT FOREST & RENAUD.155, rue Notre-Dame.Repentigny.P.Q Procureurs du demandeur CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (DIVISION DES DIVORCES) No: 500-12-070110-774 DEBORAH EL0ISE PARDY ANSELL Requérante -c- JOHNNY L0RNE ANSELL PAR ORDRE DE LA COUR Intimé L'intimé, Johnny Lome Ansell, est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée à la Division des divorces de Montréal à son intention.Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous par défaut un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous.MONTREAL, le 15 juin 1977 (SIGNE C.DUFOUR) 1 + Travaux publics Canada Public Works Canada APPEL D’OFFRES LES SOUMISSIONS CACHETÉES, visant les entreprises ou services énumérés ci-après, adressées au Chef, Politique e» Administration des marchés, Capitale Nationale, ministère des Travaux publics Canada, L'Esplanade Laurier, tour de l’Est, 16e étage, 140, rue O’Connor, Ottawa (Ontario), Kl A 0M3 et portant sur l'enveloppe la désignation et le numéro de l’entreprise.seront reçues jusqu'à 15 heures, à la date limite déterminée.On peut se procurer les documents de soumission par l'entremise du bureau de distribution des plans, à la même adresse que ci-dessus, numéro téléphone 992-6433, sur versements du dépôt exigible.ENTREPRISES Numéro 77291-1730 — Salle de conférence et cour intérieure, Institution de perfectionnement du Ministère des Transports Canada, Cornwall, Ontario.On peut aussi consulter les documents de soumission aux bureaux des associations des constructeurs d'Ottawa, Hull, Montréal, Toronto.Date limite: le mardi, 12 juillet 1977 Dépôt: $250.00 dollars Bureau dépositaire des soumissions: les sous-traitants des travaux d'électricité et de mécanique, doivent présenter leur soumission par l'entremise du bureau dépositaire des soumissions, 196, Avenue Bronson, Ottawa, Ontario, au plus tard à 15 heures, le vendredi, 8 juillet 1977, conformément aux dispositions du document intitulé principes et procédures à suivre pour présenter des offres aux dépôts de soumissions concernant les 1 travaux fédéraux, deuxième édition, 1er avril 1970.Numéro 77291/0299 — Dalles de béton sur le sol, institut de perfectionnement du ministère des transports Canada, Cornwall, Ontario.CARTES PROFESSIONNELLES ET D’AFFAIRES MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOIRE AMEUBIEMENI SUR LES LIEUX Brevelsd invention MARQUES deCOMMERCE Robic, Robic ET ASSOCIÉS 2100.rue DRUMMOND Montreal H JG 1X5 286-2152 STATIONNEMENT Canada Dactyloqraphc Inc 7035 Avt DU PARC 270-1141 ANNONCEZ DANS LE DEVOIR.QUELQU'UN VOUS LIRA ALAN SWABEY A CIE AlenSwebey Rotven Mitche* Guy Haute Paul Marcoui MetvmSher Arthur Manette Kevin Murphy John O Mller Gary W Perttnalon AGENTS DCBRCVeTSEl DE MARQUES DE COMMERCE •25.Ave du PrSetdent Kennedy Montréal - 845-7126 TAXI 273 ' Au lieu 4 'ulNIier de X arsent lamptant.Pourquoi nauriez-vous pas un compte courant avec nous ! Association des Taxis Diamond liée 909 St-€ ré golre Appelez 273-1725 Les notaires PELLETIER.POIRIER.KIMMEL.FILI0N Me Denys Pelletier Me Fernand Poirier Me A EarlKimmel Me Pierre Fillon Étude SOO.Place d Armes, suite 2020.Tél.: 202-1287 Mont-Roysl.S14 est.Mont-Royal, tél.: 527-00)4 Cété SI Luc.5569 Réndéll, Tél : 4I4-S941 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (DIVISION DES DIVORCES) N0 500-12 070254 770 DAME ALMA GREGOIRE.Requérante ¦VS- FERNAND ROY Intimé: PAR ORDRE DE LA COUR L intimé est par les présentes requis île corn-pareille dans un délai de 60 tours de la dernière publication Une copie de la requête en divorce a etc laissée à fa Division des Divorces à son intention Prenez de plut avis qu à detain par vous de signifier et de déposer une cbmparulion ou contestation dans les délais susdits la requérante procédera à obtenir contre vous par défaut un luqement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous MONTREAL le 17 |uln 1977 CLAUDE 0UP0UR REGISTRAR Me Florent Philibert avocat 6650 est me ShetDtooiie Suite 350 Montréal Québec CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE N0 500 02 025239 776 BELL CANADA demanderesse -vi- DENIS TREMBLAY détendeur PAR ORDRE DE LA COUR le détendeur Denis Tremblay d adresse inconnue est par les présentes requit de comparante dans un délai de trente (30) jours de la dernière publication „ une corne du bref d assignation déclaration et avs a été laissée a son intention l la direction générale des GietMs au Palais de Justice de Montréal au numéro i rue Notre Dame est a Montréal FAUTE PAR le détendeur.Dénis Tremblay de Comparaître dans c» délai statuer sia la demande et prononcer prgement par dê'ard avec les mêmes consequences juridiques qui ta suite d un débat contradictoire Montreal et 1?(«m 19*7 A Beaulieu greffier adjoint ME MOULE MUBTUBISE 6 APRIL 1050 Beaver Halt Montreal PO On peut aussi consulter les documents de soumission aux bureaux des associations des constructeurs d’Ottawa.Hull.Montréal et Toronto.Date limite: le mardi, 12 juillet 1977 Dépôt: $50.00 dollars Numéro 600102-DR-005 — Rénovation et modification du système de ventilation des bétiments 208, 209, 120 et 211, terme de la ceinture verte, Institut de recherches vétérinaires, Ottawa, Ontario.On peut aussi les documents de soumission aux bureaux des associations des constructeurs d’Ottawa.Hull.Montréal et Toronto.Date limite: le jeudi, 14 juillet 1977 Dépôt: $50.00 dollars '* Bureau dépositaire des soumissions: les sous-traitants des travaux d'électricité et de mécanique, doivent présenter leur soumission par l'entremise du burau dépositaire des soumissions, 196 Avenue Bronson.Ottawa.Ontario, au plus tard à 15 heures, le mardi, 12 juillet 1977, conformément aux dispositions du document intitulé principes et procédures A suivre pour présenter des offres aux dépôts de soumissions concernant les travaux fédéraux', 2iôme édition, 1er avril 1970.INSTRUCTIONS Le dépôt aflérant aux plans et devis doit être sous (orme d un chèque visé tiré sur une banque à laquelle s'applique la Loi sur les banques ou la Loi sur les banques d'épargne du Québec, établi à Tordre du Receveur général pour le Canada II sera rembourse sur réception des documents en bon état dans le mois qui suivra le jour du dépouillement des offres Il ne sera tenu compte que des soumissions qui seront présentées sur les formules fournies par le Ministère et qui seront accompagnées du dépôt déterminé aux documents de soumission Le Ministère ne s engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Chef, Politique et Administration des marchés.Capitale nationale.E.A.Slot Avis est par les présentes donné que le contrat en date du 4 février, 1977, par lequel Lizka Fashions Inc a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes ef futures à la Banque de Montréal à titre de garantie, a êfê enregistré au bureau de la Division d'enregistrement de Montréal, le 18 février sous le numéro 2773769.Banque de Montréal le 18 février, 1977.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 13 juin 1977 à LA BANQUE T0R0NT0-D0MINI0N de toutes dettes, présentes ou futures, payables à Arpi Kozukan faisant attai-res seul sous la raison sociale A.& M.PURS REG'D a été enregistré au bureau d’enregistrement de la division d’enregistrement de Montréal le 15e jour de juin 1977 sous le numéro 2790503.Ce 17e jour de juin, 1977.LA BANQUR TORONTO-DOMINION CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR DU BIEN-ÊTRE SOCIAL No: 500-43-000297-77 MONSIEUR 8 MADAME (X) Requérants.Re: Adoption de l engant: MARIE JOSE NADIA ANNE SLIMANI, PAR ORDRE DE LA COUR ROBERT SLIMANI, garçon de table, est requis de comparaître à la Cour du Bien-Etre Social, au 410 rue Bellechasse est.à Montréal, relativement à l'affaire ci-dessus le 8 août 1977 à 10:00 heures de l'avant-midi, à défaut de quoi les parties pourront alors procéder en son absence avec toutes les conséquences qui en découlent: Montréal, le 20 juin 1977, MES LEROUX & GUAY, Avocats, 4 Notre-Dame est, Chambre 802, Montréal, P.Q.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR DE BIEN-ÊTRE SOCIAL Monsieur et madame X.requérants.AVIS A: Chantal Charbonnef de lieux inconnus.PRENEZ AVIS qu'une requête en adoption en faveur d'un enfant prénommé JEAN-ERANÇ0IS né le 2 mars 1976 sera présentée au Juge en Chef de la Cour de Bien-Etre Social, de Montréal, le 8 août 1977 à dix (10) heures de l'avant-midi ou aussitôt que Conseil pourra être entendu au 410 est de la rue Bellechasse.Chambre 100A, Montréal.Vous êtes donc requise de vous présenter à ces lieu et date MONTREAL, ce 16e jour de juin 1977.d'AMOURS & VILLENEUVE, Procureurs des requérants.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRIC DE MONTREAL Avis est donné par ces présentes contormément aux disppsitions de l'article 1571D du Code Civil de la Province de Québec, que le contrat de vente et cession exécuté le 31 malt 977 à Société de factoring BNE Limitée — Scotia Factors Limited de toutes les créances présentes et tutures, payables à Tranex Knitwear Inc./Les Tricots Tranex Inc., jaisant affaires sous le nom et la raison sociale de TAMBA a été enregistré au Bureau d Enregistrement pour la Division d’Enregistremenl de Montréal le 3 juin 1977 sous le numéro 2786829 Société de factoring BNE Limitée Le 20 juin 1977 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR DE BIEN-ÊTRE SOCIAL Monsieur et madame X, requérants.AVIS A: André Bouchard de lieux inconnus.PRENEZ AVIS qu'une requête en adoption en faveur d'un enfant prénommé BENOIT né le 19 mars 1975 sera présentée au Juge en Chef de la Cour de Bien-Etre Social, de Montréal, le 8 août 1977 à dix (10) heures de làvant-mldl ou aussitôt que Conseil pourra être entendu au 410 est de la rue Bellechasse, Chambre 100A, Montréal.Vous êtes donc requis de vous présenter à ces lieu et date.MONTREAL, ce 16e jour de juin 1977.d'AMOURS & VILLENEUVE, Procureurs des requérants.PANADA PROVINCE DE QUEBEC .• DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEUR (Division des Divorces) No: 500-12-069795-775 DAME EVA MARCONI, Requérante DENIS BELAS Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé DENIS BELAIS est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de latequéte en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son intention.Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorces accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous.MONTREAL, le 20 juin 1977.A BEAULIEU REGISTRAIRE Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 10 juin, 1977 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à North American Wool Stock Ltd.a été enregistré au Pureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 16e jour de juin 1977 sous le numéro 2790870 Ce 17ê-jou: de juin, 1977.LA BANQUE TORONTO-DOMINION J.L INDUSTRIES INC.INDUSTRIES J.L.INC.Avis est donné qu'en vertu des dispositions de la Loi des compagnies "J.L.INDUSTRIES INC.— INDUSTRIES J.L.INC." s'adressera au Ministère des Consommateurs.Coopératives et Institutions Financières, afin d'obtenir la permission d'abandonner sa charte, que son annulation soit dirigée et qu'une date soit fixée à compter de laquelle la compagnie sera dissoute.DATE à Montréal, P.Q., le 20iètne jour de juin 1977 Les procureurs de la compagnie, PHILLIPS & VINEBERG CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES DIVISION DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorces) NO.: 500-12-068986-771 BERNARD FORGET résidant et domicilié en les cité et district de Montréal REQUERANT -vs- DAME LEA VEZINA, autrefois résidant et domiciliée en lès cité et district de Montréal, présentement d'adresse Inconnue INTIMEE PAR ORDRE DE LA COUR L'Intimée DAME LEA VEZINA est par les présentes requise de comparaître dans un délai de 60 lours de la dernière publication.Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée à la Division des Divorces de Montréal à sou Intention.Prenez de plus avis, qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contesté lion dans les délais susdits, le Requérant procédera à obtenir contre vous par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'il sollicite Contre vous.Montréal, ce 6 juin 1977 A.BEAULIEU Régistralre-adjolnt Mes MALO WILHELMY AQUIN S ASS 2197 est rue Sherbrooke Montréal, QUE.PROCUREURS DU REQUERANT Société dénergie de la Baie James APPEL D’OFFRES COUR SUPERIEURE AVIS Avis vous est donné que le dix-huit juillet mil neuf cent soixante-dix-sept (1977), une requête sera présentée à la Cour Supérieure, district de Montreal, aux tins d homologuer de nouvelles conventions matrimoniales entre Monsieur Paul Le-may (Le May) et Dame Evelyn Madden, domiciliés tous deux au numéro 10, (127) de la rue Saint-Denis, en la Ville de Montréal, Province de Quebec, constatées en un contrat de mariage passé devant Me François Hogue, notaire, le trente mai min neul cent soixante-dix-sept (1977).sous le numéro cinq mille onze (6011) de ses minutes.Montréal, le trente mai min neul cent soixante-dix-sept (1977) FRANCOIS HOGUE, notaire Procureur des requérants CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE No: 500-05-012372-775 MARCEL ASSELIN, domicilié et résidant au 11,605 de la rue Pigeon, dans ta cité de Montréal-Nord, district de Montréal: Requérant -vs- ALICE RENOUE, d'adresse inconnue; Intimée PAR ORDRE DE LA COUR Lîntimée Alice Renout d'adresse inconnue est par les présentes enjointe de comparaître dans un délai de trente (30) jours de la dernière publication Une copie d'une requête pour autorisation d'hypo-Ihêquer un immeuble sans le concours de son Opouse (Art 182 C ).a été laissée, à son intention à la direction générale des Grettes.au Palais de Justice de Montréal, au 1 est rue Notre-Dame à Montréal FAUTE PAR l'intimée.Alice Renoul de comparaître dans ce délai statuer sur la demande et prononcer jugement par délaut.contre l'intimée Montréal le 16 juin 1977 A BEAULIEU Protonotaire MELANCON.HELIE & ASS 210 est Ste-Catherine Suite 200 Montréal.Québec Me JACQUES HELIE, procureur du requérant Aménagement de La Grande Rivière Heure limite: 15 h 30, heure de Montréal, aux dates indiquées SEBJ 77-1604 Jeudi, le 7 juillet 1977 Fourniture de deux (2) convoyeurs mobiles 24"x80’ garantie de soumission $3,800.Prix de vente du document $10.SEBJ 77-1381 jeudi, le 4 août 1977 Fourniture de deux (2) camions type 6x4, d'un P.B.V.70,000 LB avec trémie, système d'épandage et grue de chargement garantie de soumission $6,000.prix de vente du document $10.Les documents d'appel d'offres peuvent être achetés ou consultés sur place, du lundi au vendredi inclusivement, de 6 h 30 à 16 h 30, à l'endroit suivant: Société d'Energie de la Baie James Direction Approvisionnement 800 est, boul.de Maisonneuve 19e Etage Montréal, (Québec) H2L 4M8.Le paiement des documents s'effectue par chèque visé ou mandat fait à l'ordre de la Société d'énergie de la Baie James et n'est pas remboursable.Une garantie de soumission au montant indiqué plus haut est exigée de tout soumissionnaire, conformément aux stipulations du document d'appel d'offres.Seules les personnes, sociétés, corporations ou entreprises en coparticipation ayant leur principal établissement d'affaires au Québec et qui ont acheté le document d'appel d'offres de la Société d'énergie de la Baie James peuvent soumissionner.Cette dernière se réserve le droit de rejeter n'importe quelle soumission ou toutes les soumissions reçues.Pour renseignements, tél.844-3741, poste J33 A.Rousseau Directeur, Approvisionnement APPELS D'OFFRES Pour 10h30, heure de Montréal, aux dates indiquées CPE.705I2.F SPE.70529.F CPE.70474.F 19 juillet 1977 26 juillet 1977 19 juillet 1977 SUPPORTS D’ACIER 2 MATS HAUBANES (1 DE 100 PI.ET CHARPENTE EN ACIER GALVANISE 1 DE 200 PI.) POUR POSTES DE 25 A 315kV Garantie de soumission: Garantie de soumission: Garantie de soumission: $3,000.$3,000.$20,000.ASG.7S7I6.E AMR 70I53.F CCC.70360.F 19 juillet 1977 SERVICE DE 12 juillet 1977 19 juillet 1977 REPROGRAPHIE UN CAMION TRACTEUR A 12 RESERVOIRS SELON LES PROCEDES MOTEUR D’ENTREPOSAGE DE DIAZO GRONOFLEX- DIESEL IPBV 30,000 LB • CARBURANT VACUUM, ETC.PBC 50.000 LB) CAPACITE 15,000 GAL.(PERIODE DE 12 MOIS» Garantie de soumission: Garantie de soumission: Garantie de soumission: $30.000.$3,000.$7,000.Toutes les conditions de chacun des appels d'otfrvs sont contenues dans le document qui peut être obtenu gratuitement, du lundi au vendredi inclusivement de Rh.V) a IhhJO a Tendmit suivant IIYDRO-yi KBKC DIRECTION DES ACHATS BCRKAC V 700 75 OUEST,-BOI L.DORCHESTER MONTREAL, QUE., CANADA H2/.I A4 Pour renseignements, tél.(514) 285-1711.poste 1863.La garantie de soumission susmentionnée doit être, au choix du soumissionnaire soit un chèque vise.soit un bon de garantie de soumission, au montant indiqué ci-haut Sauf s’il est contrairement indiqué, une soumission partielle est acceptable, et dans ce cas.la garantie doit être d’un montant égal au multiple de il .(«10 le plus près de DIX DUR CENT GOG) de la somme totale de la soumission, jusqu'à concurrence du montant indiqué Seules les personnes, sociétés et corporations ayant leur principale place d'affaires au Québec et qui auront obtenu le document d’appel d’offres directement du bureau sus-mdiqué sont admises à soumissionner L'HydnvQuébec se réserve le droit de rejeier l 'une quelconque, ou toutes les soumissions reçues Le secretaire.M -A DEMERS sports Le Devoir, jeudi 23 juin 1977 • 23 Gilles Houde Bonne fête à tous Mon cadeau pour cette grande Fête du patrimoine et de la Saint-Jean sera de vous citer quelques vieux textes que j’ai trouvés et qui se rapportent à un élément important de notre histoire sportive, à savoir “la force physique chez nos ancêtres”.En 1909, la Librairie Beauchemin de Montréal, publiait un petit livre extraordinaire d’un auteur tout aussi extraordinaire, Edmond.Z.Massicotte.Le titre du livre est "Athlètes canadiens-français”; c’est un recueil des exploits de force, d’endurance, d’agilité, des athlètes et des sportsmen de notre race depuis le XVIIIe siècle.Les éditeurs nous disent: “On s’étonnera peut-être, de voir celui qui semblait s'être voué à l’étude poétique des fleurs, devenir l’auteur d’un ouvrage anecdotique et biographique sur les athlètes et les sportsmen.Il n’y a pourtant rien de paradoxal dans cette conduite.C’est en faisant de longues courses à travers les prés et les bois que M.Massicotte acquit le goût de l’exercice et en reconnut le bénifice; c’est en humant l’air pur des forêts et des montagnes qu’il sentit couler en lui une énergie nouvelle.Il se demanda alors s’il ne pourrait pas aider à la propagation de la culture physique, et il n’a rien conçu de mieux, pour cela, qu’un ouvrage qui montrerait ce dont les nôtres sont capables.Il faut croire que la botanique, ou encore l’histoire naturelle ont une influence spéciale, puisque le fameux Alphonse Karr a consacfé de belles pages à l’exercice physique, et que l’écrivain le plus renommé de la Belgique, Maurice Maeterlink, celui auquel le monde doit un livre sur les abeilles et un autre sur l’intelligence des fleurs, a écrit de la boxe un éloge superbe”.“Les Canadiens français ont la réputation d’être robustes, braves, résistants et agiles.Cette réputation, écrit M.Massicotte, ils l’ont acquise, voilà plus de deux siècles, par des actes héroïques et des prouesses extraordinaires qui étonnent les peuples les plus vaillants et les plus athlétiques.Pour l’observateur attentif, il semble, cependant, que les superbes qualités physiques qui rendaierrt nos pères remarquables, à quelque classe sociale qu’ils appartiennent, ne nous aient pas été transmises intégralement et qu’elles deviennent plutôt l’apanage d’un groupe, (nous sommes en 1909).De conserver ou de reconquérir notre “héritage de force”, héritage qui n’est pas à dédaigner si l’on songe que les vertus morales germent mieux dans un corps sain et viril.Au surplus, un peuple qui sait se servir de ses armes naturelles n’a pas trop à craindre, puisque la guêpe peut braver le lion”.M.Massicotte divise son histoire en deux grandes parties, celle “sous la domination française” et l’autre “sous la domination anglaise”.Après nous avoir raconté l’arrivée des premiers colons français et leur façon de vivre, l’auteur écrit: “Est-il besoin d’ajouter que la somme de travail qui incombait à chacun, dans ce siècle sans machines, devait etre considérable.La charrue, la bêche, la herse, le faux et la faucille, quelques rateaux et quelques fourches, voilà quels étaient les instruments d’alors.Leur emploi nécessitait une grande dépense de force physique et chacun était obligé, du plus petit au plus grand, sans distinction de sexe, de prendre part aux travaux Tes plus pénibles et d’aider à récolter, à moissonner, à battre, à vanner, à braver.Bien entraînés comme on l’était par la chasse, la pêche, le défrichement, la guerre ou la culture, nos ancêtres se préoccupaient peu de voyager à pied ou d'avironner.Aussi, raconte un historien, “il n était pas rare de voir un cultivateur charger vaillamment deux minots de blé sur son épaule et le transporter au moulin, à travers la forêt”.“Grâce à un concours de circonstances, nos pères furent sobres, vigoureux et sains, mais il faut l'avouer, à cette rude existence, les faibles devaient disparaître promptement.La natalité, toutefois, était si grande que les vides étaient comblés.D’ailleurs, ce que la race peraait en nombre elle le gagnait en robustesse.La sélection naturelle faisait son oeuvre.et ceux qui survivaient pouvaient résister à tout, car ils avaient l'âme chevillée au corps.C’est avec des hommes aussi bien constitués que les trois frères Lemoyne: d'Iberville.de Sainte-Hélène et de Maricourt quittaient Montréal, pendant l'hiver de >686 pour s’en aller à pied, à la Baie d'Hudson.Ce fut le temps héroïque de la race; celui où elle trempa sa constitution pour les plus dures épreuves de la vie et où elle fit des réserves de force, de santé et de vigueur.” • Sous la domination anglaise, “au point de vue spécial qui nous occupe, la cession du Canada nous a été préjudiciable, car elle nous a certainement doté de l'alcoolisme et d'un progrès qui, pour plusieurs, a été une cause de dégénérescence physique.L’usage des boissons contenant un fort pourcentage d’alcool a du être introduit par l’armée saxonne qui a séjourné longtemps parmi nous, et il a été développé par les compagnies qui s'occupaient de la traite des fourrures ou de la coupe du Dois.En tout cas, les soldats anglais, les trappeurs et les bûcherons furent les fervents de Bacchus et les villes où ils se réunissaient ont été témoins de formidables orgies.Les cultivateurs, cependant, échappèrent plus que les autres à la contagion, et s’ils goûtèrent au poison, ce ne fut qu’occasionnellement.Sans les campagnes, où le progrès n’a pu encore tout changer, et où la race se renouvelle, nous ferions piètre figure dans ce siècle admirateur de l’athlétisme et des sports.Notre race n'a jamais eu plus besoin d'hommes actifs et oseurs, capables d'embrasser une situation en un instant, et de prendre une décision rapide.(Quelle vision de l'auteur de 1909) Ces qualités, les peuples saxons les ont, et comme nous devons forcément rivaliser avec eux.il nous faut les acquérir.Comment?Par le seul moyen qui existe: propager et pratiquer la gymnastique, puis nous adonner aux sports dans la mesure de nos aptitudes et de nos forces, parce que les sports exercent le jugement, habituent à la lutte et augmentent la confiance en soi".Dans ce petit livre qui devrait être publié de nouveau, Massicotte trace la vie et les exploits de plus de 50 Canadiens français depuis Grenon.l’Hercule du nord, en passant par la famille Louis Cyr et en s’arrêtant au lutteur Adrien Richard.Faute de place, il a laissé de côté une bonne quantité d’hommes forts de son temps car il espérait écrire un second volume sur le sujet.Sous toute réserve, je ne pense pas que ce volume fut fait, mais i’espére que le groupe de recherches sur l’histoire de l’activité physique pourra un jour compléter le travail de Massicotte.qui est décédé, je crois, en 1928 En terminant, je me permets une autre citation de M.Massicotte et du Dr J.P.Gadbois, que l’on surnommait, en 1909, l’apôtre de la culture physique et du végétarisme parmi les Canadiens français.Il s'agit d’un texte dans lequel Massicotte et Gadbois nous parlent de la “femme la plus forte de l'univers", Mme Henri Cloutier.“Mme Henri Cloutier, de son nom de fille Marie-Louise Sirois, est née à Sainte-Anne-de-la-Pocatière en 1866.A 17 ans elle soulevait à hauteur de comptoir un baril de 243 livres.Vers l’âge de 25 ans dans un gymnase de Salem, dans le Massachussets, elle soulève un plateau sur lequel on avait réuni 400 livres d’haltères.Ce fut le véritable commencement d'une carrière sportive.Faisant allusion à Mme Cloutier, le Dr Gadbois écrivait, il y a quelques années, (donc avant 1909):" Il ne faut pas désespérer de l'avenir de la race canadienne-française, tant que nos campagnes nous fourniront des amazones d’une force et d'une taille extraordinaires comme nous en rencontrons si souvent.Ainsi, cette semaine, nous avons reçu la visite de Madame-Cloutier.qui est incontestablement la femme la plus forte du monde Ses deux filles ne sont pas loin de l’égaler L’une, a-gee de 20 ans pèse 218 livres, et l’autre, âgée de 16 ans.en pese 190 Toutes deux sont non seulement très fortes, mais en même temps très jolies, ce qui ne nuit pas à la force “Il y en a bien d’autres modèles de ces femmes fortes.Mais nous avons beau chercher, jamais nous ne pouvons en trouver une seule dans nos grandes villes, dans un bureau ou une manufacture La vie des champs, le soleil, le grand air, le travail musculaire développent ces femmes extraordinaires, ces Ju-nons aux formes atnlétiques La machine à coudre, le typewriter, le comptoir aux rubans, toutes ces cages sans air et sans lumière ou travaillent les filles de nos villes abaissent le niveau physique Les salons ne valent pas mieux et nos dames qui tiennent le haut du pavé dans la société, sont mignonnes comme toutes les fleurs élevées en serres-chaudes Ziegler succède officiellement à Campbell TORONTO (d’après CP) -Le président du Bureau des gouverneurs de la LNH depuis l’été dernier, M.John Ziegler jr, a été nommé hier président et grand responsable administratif de la Ligue nationale.“Nous avons élu John Ziegler à (’unanimité, pour un mandat de quatre ans,” a déclaré William Wirtz, président des Black Hawks de Chicago, qui présidait aussi le comité de la Ligue responsable de la nomination du nouveau président.M.Ziegler, âgé de 43 ans, succède donc officiellement à Me Clarence Campbell, président de la LNH depuis 1946.D’ailleurs, la nomination de M.Ziegler était officieuse depuis les récentes assises de la Ligue à Montréal.M.Ziegler était, selon les rumeurs, un choix unanime.Il est associé à la LNH depuis 1960, et gouverneur adjoint des Red Wings de Detroit depuis 1966.La nomination officielle de M.Zeigler a été retardée à Montréal parce qu’il fallait en quelque sorte réécrire la constitution, afin de permettre au nouveau président d’agir également comme président du bureau de direction du circuit.Maintenant, la grande tâche des participants a cette réu- Les Astros blanchissent Alcala et les Expos 7-0 Les Astros de Houston, blanchis 6-0 mardi soir par Steve Rogers et des frappeurs montréalais affamés, se sont vengés de l’équipe montréalaise hier soir en leur rendant l’insulte, 7-0.C’est le lanceur recrue Floyd Bannister, qui en a été le grand responsable, n’accordant que quatre coups sûrs aux hommes de Dick Williams pendant que son compère Jim Fuller claquait deux circuits de deux points chacun.C’est Santo Alcala (2-6) qui a été la victime la plus maltraitée des Astros.Alcala a donné cinq points sur six coups sûrs (!) en quatre manches et un tiers.Bannister, pour sa part, n’a eu à faire face au danger qu’en septième manche, quand War- Mardi Montréal 6, Houston 0 Cincinnati 10, Philadelphie 5 New York 5, Atlanta 2 Pittsburgh 9, San Diego 2 Chicago 8, San Francisco 2 St-Louis 4, Los Angeles 3 Hier Houston 7, Montréal 0 Chicago 4, San Francisco 2 Philadelphie 15, Cincinnati 9 Atlanta 4, New York 1 Pittsburgh à San Diego St.Louis à Los Angeles Aujourd'hui Aucun match à l'affiche.Ligue Américaine Mardi Cleveland 4, Toronto 0 Boston 7, Baltimore 0 Détroit 5, New York 2 ren Cromartie a débuté une offensive des Expos avec un triple, offensive jugulée cependant, puisque André Dawson et Pete Mackanin n’ont pu faire mieux que des ballons et que le frappeur d’urgence Sam Mejies n’a eu qu’un petit roulant, Bannister, un gaucher, était le premier choix des Astros au repêchage amateur de 1976.Détenteur d’une fiche de 3-6, il a retiré huit frappeurs sur trois prises en donnant trois buts sur balles.Les Astros ont pris la mesure du cercueil a’Alcala dès la deuxième manche, en lui infligeant deux points après un retrait: Fuller a catapulté un lancer faible par-dessus la clôture du champ gauche, son premier circuit de la saison.Joe Ferguson, auteur d’un Chicago 3, Californie 2 Milwaukee 12, Oakland 1 Kansas City 13, Seattle 3 Minnesota 9, Texas 5 Hier Boston 7, Baltimore 4 New York 12, Détroit 11 Chicago 6, Californie 2 Milwaukee 5, Oakland 1 Kansas City 4, Seattle 3 Texas à Minnesota Cleveland à Toronto Aujourd'hui Texas, Briles (3-3) à Bloomington, Minn.Goltz (6-4), 14 h 15 Californie, Nolan (0-1) à Chicago, Barrios (6-3), 14 h 15 Cleveland, Garland (3-7) à Toronto, Jefferson (3-6), 19 h 30 Boston, Jenkins (6-5) à Baltimore, Grimsley (6-3), 19 h 30 Seattle Jones (1-4) à Kansas City, Hassler (3-2), 20 h 30 simple, a marqué le premier point du match sur ce circuit.Les Expos ont montré le bout du nez en troisième, alors que Dawson a ouvert le tour au bâton des siens avec un double et que, deux retraits plus tard, il s’est rendu au troisième but sur un simple de Dave Cash.Chris Speier a cependant frappé un ballon mort au receveur Joe Ferguson.Et c’est ainsi que s’est terminée la menace des Expos.Houston a enterré Alcala en cinquième manche en ajoutant trois points sur quatre coups sûrs, un but sur balles et une erreur.Julio Gonzales a ouvert la danse avec un simple et s’est rendu au deuxième but sur un sacrifice de Bannister.Cesar Cedeno a frappé un ballon, puis Enos Cabell a fait marquer Gonzalez avec un simple et a croisé le deuxième but sur un lancer au marbre.Jose Cruz a alors cogné un simple qui a fait marquer Cabell, et Cruz a marqué plus tard sur un simple de Art Howe.Fuller a claqué son deuxième circuit de deux points en septième, aux dépens du lanceur de relève Will Mc-Enaney, le quatrième lanceur envoyé* dans la mêlée par Dick Williams.Par ailleurs, à Philadelphie, Larry Bowa a réussi un chelem en septième manche en aidant les Phillies de Philadelphie à vaincre les Reds de Cincinnati 15-9.Les deux clubs ont récolté 28 coups sûrs, y compris huit circuits, dont deux par Mike Scheidt, cinq doubles et 11 buts sur balles alors que les Reds ont perdu des avances de quatre et trois points.baseball Ligue Nationale LIGUE NATIONALE Section Est 9 P moy.diff.CHICAGO 41 22 .656 — PHILADELPHIE 36 29 .554 6W PITTSBURGH 34 29 540 7Vî ST.LOUIS .35 30 .538 7Vi NEW YORK .29 37 439 14 MONTREAL 28 Section Ouest 36 438 14 LOS ANGELES 44 23 657 — CINCINNATI .35 30 538 8 SAN FRANCISCO 31 38 449 14 SAN DIEGO .31 40 .437 15 HOUSTON 29 40 .420 16 ATLANTA 24 44 LIGUE AMÉRICAINE Section Est .353 20V, 9 P moy.diff.BOSTON 40 25 .615 — NEW YORK .37 31 544 4Vi BALTIMORE .35 31 530 5Vj CLEVELAND .30 31 492 8 MILWAUKEE .33 35 485 8V4 DETROIT 29 36 .446 11 TORONTO 24 Section Ouest 39 .381 15 CHICAGO 37 28 569 — MINNESOTA 37 29 561 V» KANSAS CITY .33 32 508 4 TEXAS 31 31 500 4W CALIFORNIE .31 32 492 5 OAKLAND 29 36 446 8 SEATTLE 31 41 .431 9Vi Wimbledon: des favoris éliminés LONDRES (d'après Reuter et AFPi — Plusieurs favoris ont été éliminés hier à Wimbledon.en deuxième tour de ce prestigieux tournoi de tennis.LTtaïien Adriano Panatta, tête de série no 10, l'Américain Brian Gottfried (no 5), suivent ainsi dans la tombe les Américains Roscoe Tanner (no 4) et Harold Salomon (no 16).Pour leur part, le no 1.Jimmy Connors, le Suédois Bjorn Borg (no 2).ont continué à pousser vers les finales, imités par Stan Smith et Dick Stockton.Par ailleurs, la Britannique Sue Barker, l'Australienne Kerry Reid.l'Américaine Rose Casais, la Britannique Virginia Wade et l'Américaine Billie Jean King ont atteint le troisième tour du tournoi.meneurs Ligue Nationale (parlitt d hier non comprit**) pb C5 moy.Trlllo, Chi.221 80.362 Parker.Pgh.256 92 .359 Luzlnskl, Phi.214 72 .336 Simmons, S1L.216 72 .333 Valentine, MU .235 78 .332 Griffey, Cin.266 88 331 Templeton, StL.257 83 .323 Montanez, AU.172 55.320 Rose, Cln.255 47 .318 Stennett, Pgh .230 73 .317 Circuits: Foster Cm,, 19; Burroughs AU., 18.Points produits: Foster 59; Burroughs 56.Lanceurs (7 décisions): Rau LA 6-1, .857; R.Reuschel Chl.9-2, .818.Doubles: Cromartie, Mon., Reltz SL, 22 chacun; Rose, Cm.21.Triples: Winfield SD, 6; Brock, Mum-phrey.Templeton SL, Almon SD, 5 chacun.Buts volés: Taveras Pgh, 28; Cabell, Hou.24 Retraits: Rogers Mon., 99; Niekro Atl„ 94 Ligue Américaine Iptrtitt d'hivf non comprltot) ab Çt moy.Carew, Mm 257 98 .381 Bostock, Mm 229 80 349 Pitk, Bos 216 74 343 Singleton, Bal 194 66 340 A Woods.Tor 154 51 331 Fairly, Tor 177 58 328 Yastrzemski, Bos 227 74 326 Bailor.Tor 191 62 325 Roquette, KC 164 S3 323 Rivers.NY 233 74 318 nion de trois jours sera de décider si la fusion aura lieu dès 1977-1978.“Leur étude se fera lors des réunions avec les joueurs, qui n’ont pas encore défini leur position à ce sujet,” a déclaré M.Campbell par téléphone, de son bureau de Montréal.L’Association des joueurs de la LNH a le droit de résilier l'entente collective actuelle avec les propriétaires, si la fusion a lieu sans son consentement.Une des conditions posées par les joueurs pour accepter la fusion est la disparition de la compensation, lorsqu'un club embauche un agenf libre.Les règlements de la LNH prévoient que, si un club engage un agent libre, il doit compenser sa perte à son ancien club.Les joueurs soutiennent que la crainte des exigences de l’ancien club empêche les équipes d’embaucher des agents libres.“Un joueur a plus de valeur pour un club si celui-ci n'a rien a donner en retour, a expliqué Emile Francis, directeur-gérant des Blues de St.Louis.“Ainsi, au baseball, Reggie Jakson est passé aux Yankees de New York, qui n'ont rien donné en retour aux Orioles de Baltimore.Au hockey, les Yankees auraient été obligés de verser une compensation.” Par ailleurs, un agent libre peut régler son problème en signant avec l’AMH, qui n’a pas d’entente de compensation avec la LNH.Une fusion changerait cependant cette situation.Le directeur-gérant des Islanders de New York, Bill Torrey, est pour sa part fortement oppose à l’abolition de la compensation et assure qu'il n’y aura jamais l’unanimité sur l’abolition de cette clause.Par ailleurs, Harry Howell, directeur-gérant des Barons de Cleveland, croit fortement à la fusion des deux ligues cette semaine.“Cette fusion est possible dès cette semaine, ce que je ne croyais pas au premier abord, mais je crois comprendre qu’on en est venu à une entente.” Selon lui, six équipes de l'AMH viendront s'ajouter aux 18 clubs actuels de la LNH avec réajustement géographique dans l’alignement des 24 clubs.Les clubs de l’AMH visés seraient Québec, Edmonton, Nouvelle-Angleterre et Cincinnati, plus Houston, Winnipeg et probablement Indianapolis.i ^ Sâ i Frank Lucchesi a été remercié hier de ses services à titre de gérant des Rangers du Texas, de la Ligue américaine de baseball.Il sera remplacé par Eddie Stankey.Lucchesi gardera quand même certaines attributions dans l’organisation des Rangers.(Téléphoto AP) découvrir le Québec .à peu de frais ê m Réseau québécois d’auberges de jeunesse Dos Auberges de jeunesse situées dans 19 localités du Québec, vous offrent des conditions avantageuses d'hébergement et de repas.Vous pourrez y séjourner un ou deux jours (ilaiis le* nu hetye* tir ftn**nyi’) ou plus longtemps h/af/s le* ntthet^e* île *cjour).Pour plus de renseignements, procurez-vous le dépliant sur les Auberges de jeunesse: au Haut-Commissariat â la Jeunesse, aux Loisirs et aux Sports Service des Communications.1035.rue de la Chevrotière, édifice G.Québec Avant de partir, écrire ou téléphoner au directeur de l’auberge ou vous souhaitez vous arrêter.L’AUBERGE DE PASSAGE Coucher avec literie $2 00 Coucher avec sac de couchage 1 50 Déjeuner 100 Repas 150 Ville Baie St-Paul Chicoutimi 16.rue Bosse ouest Matane Nom de I auberge Auberge de Jeunesse Baie St-Paul Auberge de Jeunesse Saguenay Auberge de Jeunesse 354, ave D amour de Matane Sherbrooke St-Omer Val Morin 114.rue Morin Trois-Rivieres Parc de (exposition La Tuque Lac St-Louis Hâvre-aux- Maisons Auberge du pin solitaire Auberge de Jeunesse St-Omer Auberge de Jeunesse Val Morin Auberge de Jeunesse erqi s-R Mont St-Pierre Percé Québec 31, rue Couillard Rimouski 186, Rouleau Rivière-du-Loup 139, MacKay Rouyn 20 est Really Auberge de Jeunesse Les Vagues Auberge de Jeunesse de Percé Auberge de Jeunesse de la Paix Auberge de Jeunesse de Rimouski Auberge de Jeunesse la Maison Blanche Auberge de Jeunesse Des Cnasse-Galenes Auberge de la Haute-Mauricie Auberge de Jeunesse des iles-de-la-Madeleine L AUBERGE DE SÉJOUR max S6 00 Ste-Luae.Auberge de Jeunesse Lac Legault des travailleurs (Cté Terrebonne) de Montréal St-Donat Lac Bouillon Québec 69.d Auteuil Montréal 1037, St-Dems Nord-du-Nord Sault-au-Mouton Auberge de Jeunesse La CABOUSE Centre international de Séjour de Québec Centre international de Séjour de Montréal Base de Plein Air Nord-du-Nord I v H.iut-C ommi«sirMt A I.» Ivunosw.,HI\ I KMt' Cl ,HI\ ''(VMS iipjvrtc M*n aide im,iniii-rc au rc>c,iu ili -' Auberge* de jeuiie**c Gouvernement du Quebec Haut-CommissauAt a la Jeunette, aux Loitirt et aux Sport» • Le Devoir, jeudi 23 juin 1 977 l’actualité économique toronto Effritement des cours La Bourse de Toronto a fermé à la baisse hier pour la première fois depuis plus de deux semaines.L’activité y a été ordinaire.L'indice 300 du marché, au terme de la séance, a subi une perte nette de 1.04 pour s’établir à 1,027.57.Durant la journée, il a fluctué entre des gains minimes et des baisses minimes.Deux des quatre compartiments les plus importants de l’indice général ont régressé et les deux autres ont progressé: les métaux et minéraux baissent de 6.07 et tombent à 1,070.60, les produits industriels, de 35 et tombent à 918.76, alors que le pétrole et le gaz montent de 2.33 et atteignent 1,173.57, leur plus haut niveau depuis un an, et les services financiers, de 2.16 et atteignent 934.67.Parmi les dix autres compartiments du même indice, il n’y a que trois gagnants, les pipelines, les grands magasins et les transports, et, dans les sept perdants, l’or et les pâtes et papiers sont ceux qui régressent le plus.Le comportement des valeurs a été le suivant: 232 gains, 206 pertes et 245 incnangées, contre 271 gains, 134 pertes et 242 inchangées la veille.Le volume a été de 2.43 mjllions d’actions d’une valeur totale de $24.52 millions, au regard de 2.53 millions d’actions d’une valeur totale de $25.43 millions la veille.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vente* Haut Ba* Ferm.Ch.A G.F M Abitibi AbitbilO Acklands AttonMin Agnico E Agra Ind A AhedM Akalîcho Albany Industrielle* 1500 200 200 : 3395 iV/e 93/4 451 $54Vî 54 9^/8 54 - '/î 100 lilVa 11'/2 ll‘/2 7'/B 5 Va 5% 100 151 151 1000 68 68 3200 37V2 37 too 7400 300 S7'/8 S5^ S5% Alt Energy 4590 SI3Vb 133/4 133/4 AltaGasA 46900 S15 ' ' ' ' AltaGCp zSO S66 7 Va - '/4 5^ - Ve 5^ 151 -24 68-2 37 - 2 143/4 147/8 -, 66 66 3750 $25'/* 25 25'/4 + ’/8 AltaGEp Alfa G 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6H - '/B 125 13 Va 26Va - Ve 9V4 83/4 6V4 - V4 345 22V2 + V4 38 Va I4V4 57 673/4 22 223/4 283/4 31 - V4 465 + 5 155 5 Va — Va 9 Va Nomination chez RAYMOND LARCHE Le conseil d’administration de Direct Film Inc.est heureux d'annoncer la nomination de M.Raymond Larçhe au poste de vice-président des achats.Monsieur Larché a été.pendant toutes ses années, au service de la compagnie, l’organisateur responsable de la structure et de l'expansion du service des achats.to 1425 z50 3180 685 z25 2400 4460 400 355 355 355 6200 9^ + V4 AngCT 265 AngCT 290 AngCT315 Ang U Dev Aquitaine ArgusBpr Asamera Asbestos Ashland C Ashland pr AtcoA AttCCop Auric Res BC Sugar A 7 + V2 8^ï + Va 31 38 + 4 7 8’/B 31 38 zlO $37Vb 37V8 37Vb 2500 78 76 76 -4 163-4 17 + '/2 33î'8 33 ^/b — Vb 113/4 - Ve 21V2 22 + V4 )V/B + V4 24 + 2325 $17 250 $34 1825 $1F/8 113/4 1100 $22 2306 $12V8 12 100 $24 24 $9îi^ 94^ 500 $11V4 IIV4 11'/4 288 $9'/2 9V2 9V2 250 $19V2 19V2 19V2 2615 $3446 34V8 344® • 25 $61V4 61'/^ 61V4 z90 $88'/2 B7V2 88'J 30 $1123-4 11244 112+4 ¦ 100 $109V2 109V2 109V2 3725 $29 29 29 8720 $17+4 17'-; 2333 31 30 1000 25 25 400 $28' 17'-2 - V4 31 + 1 25 28 V4 - 46 250 $108 2100 55 2528 245 7500 46 1800 $11 225 335 108 108 55 55 245 245 45Va 46 BC Sugar P 2II $13'.2 13Va 13Vj BPCan Banister C Bank BC SankMtl Bank N S Bankeno BCdnNat Barex Baton B Becker B p Bell Canad Bel) Apr Bell B pr BellCpr Bell Dpr 14762 $13'/8 1346 13+4 + Vb 3050 $1346 12''8 1346 f 46 434 $2546 25'/4 2546 20353 $153-4 15Vj 15Vb 28843 $21'4 20'4 2OV2 - '-4 17525 171 165 169 - 1 300 $14«4 1446 1446 + Ve 12 9 46 — Vb 546 52 - 52 250 $523-4 52+4 52+4 255 $28'2 2846 2846 1100 $5334 53'2 53V2 - >'2 500 12 12 650 $918 9+8 900 $534 5+8 37485 $52'» 52 26 $52 52 CC Yachts CAEA CFCN Cad Frv Cad Frv A Cal Pow A Cal P5p Cal P7p Cal P lOp Cal P 9 80 Cal P 2 36 Cal P834 Calmor IB Caivrt Die Cam Mme Camflo CChibA Camp RL Campau A Campau 7p Can Cem A CCeCp CDC pr B CanMalt A C Nor West CPakrsC 850 $1846 ISVb 18''b + CPerm634 600 $264* 26’4 2646 + CSafwayp 220 $81+4 813-4 813-4 CS Pete 31500 285 267 282 + CanTrustA 950 $24*4 24'^ 24'4 + 2400 $21 Va 203 700 $9V2 335 335 +; 200 $25' 2 25'/2 25V2 -7100 400 400 400 + 300 $7^-8 7^/6 7Vb - 590 $834 84b 8+4 400 $16'-4 16’4 16V4 + 565 $l03V4l03 103 180 $21V2 21'2 21'/2 + 4100 $634 6''2 6V2 - C Trust 7' C Tung C Cablesy CdnCel C Curtis C Ex rms CGE 946 203.4 .9 Va 800 SIIV2 IP-i HVa 2525 $73-4 7Vj 7V2 ¦ 2400 45 45 45 100 $6 6 6 z30 $23 23 23 Cdn Sait A 210 $173/4 173/i 173/4 — Va 5 CdnSupO z60 ur/a 483/4 483/4 Va CdnTireA 4805 $34+9 34'/» 34'/» Va C Uilties 4050 $14'/4 14 14*/4 + '9 eu 10'9 1005 $29'/» 29+8 29'/» + '9 CUtil9 24 2500 $26+9 28+8 28+8 - '/4V V4 Canbra 475 375 375 375 .+ 10 CandelOil 325 $14'/» 14+8 14'/a + ’/» Canray 6600 101 100 100 — 2 Va Canron 1525 $23'/4 23 23 — +8 Capit Div 24300 66 61 64 + 4 Cara 890 $7+4 7+8 7+4 + '/4 CarlOK 5592 294 286 294 + S Cari Ap 500 $25 25 25 + Va CarlBp 200 $29'/4 29'/4 29'/4 Carma A 350 $8 B 8 — 9; +8 Carrier JD 200 I2l 121 121 — 9 25 Car Z100 80 80 80 '-4 Cassiar 3933 $9'/» 9- 9+8 + Va 5 Ceianese 825 345 345 345 ’9 Celan 175 p 425 $19 19 19 + Va Ctl Est A 1150 $14 13+9 14 + +8 '/4 Cent Pat 7000 115 110 115 Centurion 100 390 390 390 — 5 l/j Chib Kay 2200 6'-» 6 Va 6'/» '8 Chieftan D 9700 $1234 12'/4 12'/» + +8 +8 Chieftain p 155 $5734 573/4 573/4 Chimo 1500 93 93 93 — 1 Chromaco zlO 180 ISO 180 15 Chrysler 3762 $17+8 17'/» 17'/a — +8 < 4 CHUM 100 $7 7 7 + ’/a +8 CHUM B 4440 $8’/» 8'/» 8’/» City Sav T 350 $18 18 18 Coch Will 600 34 34 34 + 2 +8 ColesBook 1600 $l2''8m 12 12 Cominco 3850 $34 333/4m 34 ConOistrb ConsGas Con Gas B ConGasD Conwest Cooper C Corby Vf CornâtInd Coseka R Costain R Costin R w Crwn Life Crush tntl Cuvier M Cyprus Daon Oev DaonA O Aragon Decca R O Eldona Delhi Pac Denison Dicknsn Discovry Doman I Dome Dome Pete D Bridge DCitrsA D Explor Dofasco A D Scotish P Dom Store O Textie A Domtar DonleeM Dr Mc CA Dunde Pal DuPont Dylex L A E L Fin E-L Fin w East Mal Electro A Elks Stors Emco Emco w Exquisite Extndcar Falcon C FIbrgNikA 1118 FedIndA 1500 FideltyMS 300 FinningT 150 F City F wt 200 F Mar 2100 FooderpLt 4408 Foodex S 550 F Sea A pr 700 F Seasonw Francana Fraser A GM Res GazMetr Gen Baker GDistrbD &?GMC 851 GenstarL 3135 Gnstarl.50 1140 GnstarLw 2965 Giant Yk 2I2 Gibraltar 2200 Glendale 3000 Goldund M 20000 Granduc 1500 GtOilSds 2150 GL Paper GNFin Gt WLife GtWestS G West wt Gulf Can IWOO 320 305 320 +10 5710 $15H 15+4 15+9 z75 $70 70 70 1350 $24 23+4 23+4 + Va 600 485 480 480 300 460 460 460 250 $18V4 18'/4 18'/4 + Va 800 $SV4 5+4 5+4 3346) $S’9 5 5 + 5 800 $13 13 13 1000 $5+8 5+8 + +8 200 $46+^ 46+4 46+4 - +4 3825 $8'9 8 8'9 2300 56 53 53 - 3 700 $9'/» r/2 r/2 1450 $17+4 ]7Va 17+8 + Va 1000 $7 6+9 7 1000 21 21 21 9650 $7+8 7'/4 7+8 1375 SI 51 51 9612 10 10 10 - 1 775 $48'/4 47+4 47+9 - Va 300 375 375 375 - 15 HALCO 33 33 33 $5^ 5+4 iVa + '/a Ut>'/a 46’/b 46'/a $4046 40Va 4046 - '/a 2146 2146 + '/a $6+4 6+4 6+4 14 14 14+2 $25+4 25 25+4 + +4 240 $26 26 26 677 3450 5740 100 400 2500 100 1300 1200 3000 920 000 475 300 1500 100 520 2000 2200 z200 600 517 3750 2700 100 600 100 300 1000 z300 6797 Cominco A Corn Cap 3600 2550 $28'.4 28’/B 28'-'4 + '/a 405 405 405 - 5 Bell 2 28 3365 $28+8 28'9 28'4 — +8 CG Invçst 400 $17+8 17+8 17+8 Va ComCapTr z7 $8 8 8 Belli 60 2150 $22'9 22 22g, C Homestd 5600 $6' B 6 6 — C Holiday 1 800 405 400 400 Bell Can W 1705 $7’b 7'/» 71 a Va C Hydro 15700 S9’2 9',4 r/2 + '¦8 Compute! 200 $7'/4 7'/4 7‘/4 + Va BethCopA/ 100 $12'2VM'/e'/4'/3 ' 12’ 2 : Hydro pr 100 $13’4 I3"4 13’/4 — '¦2 ConChm A 100 $9'/4 9'/4 9’/4 — ’/4 Big Nama 20025 28 23 26 + 3 L 1 Bk Corn 17556 $25 24'/4 24’/» Con Bath A 4951 $24'/4 24 24 — ’9 Bl Hawk 1000 12 12 12 w- 3 CIL 1157 $19 18 + 8 19 + ' 4 Con Bath p 150 $18'/» 18’/» 18’/a — Va Black P A 1700 475 465 465 10 CILpr 2IO $43*4 43^/4 43^4 C Bath 66 w z30 $6^4 6+4 6+4 Btakwod A 500 360 360 360 + 20 C Merrill 1140 $13+8 13'4 13+8 + +8 Con Bldg 800 284 280 280 — 5 Block Bros 2700 $6 534 5+9 ’9 C Ocdental 300 $14 13+4 139 -t +8 ConFardy 4808 310 305 310 + 5 Bomac A 1000 $5-’4 5+4 5+4 + +8 r Ocdntl p 1550 S28'’2 26+8 28+8 — ’9 C Durham 1000 80 80 60 — 1 Bombdior 276 $5^8 5+8 5+9 lP Inve 1090 $19 18+8 18 + 8 — ’/e C Morisn 1400 142 141 141 + 3 Border C 1800 228 226 228 3 CP Invepr 2 50 $37+8 37+8 37+8 Cons Prof 2000 16 16 16 + ’9 BovisCor 1674 62 61 61 2 CP Ltd 21667 $19 16+9 18+a Va C Rambler 5200 145 136 136 — 6 Bow Valy 4610 $20+8 20'4 20'4 '4 CPL Ap 600 $10 10 10 + C Rexspar 900 87 87 87 + 2 Bow-m pr 100 $33 33 33 C Reserve 250 $5 + 8 5^4 5+4 C West P 400 475 460 475 + 25 HambroC 1000 Hardee 1000 Hard Crp A 4200 Harlequin 400 Hawker A Hawker pr Highmont Holinger A Homco A Home A Home B Hud Bay A Hud Bay B HBayCo HBOilGas Husky Oit Husky E w I AC 5+4 P lU Intl IWCCom Imasco A ImpOi) A ImpOil B INCOA INCOB Indal Indusmin Inland Gas InlandGp Inter-City 11100 I nter C B w 5900 IBM 140 IntMoguI 1000 t Mogul A intPipeA Ipsco Inv Group InvGrpA tnv GrpS p IronBayT Irwln T A 1475 100 1000 525 2500 7976 300 2695 300 4045 810 6900 800 8025 5705 400 9070 13647 316 12193 100 2793 200 690 350 $15+6 15+6 15+6 + ’/6 $BV4 8 8V4 + '/a $14+6 14+6 14+6 - V4 $11+6 11+6 11+6 + +6 $13 13 13 + V4 37 37 37 -3 $13V4 )3V4 13g8 $7'/4 7 7 - '/6 $8 6 6 S5 55 55 +6 204 201 201 + 1 77 76 77 260 260 260 - 3 $9’/6 V/7 9Va - V4 IS'/a 5'/6 5'/6 100 100 100 245 245 245 $7+6 7+6 7+6 $5+6 5+6 5+6 - V4 $33 V4 33 V4 33 V4 $6 ¦5+'8 5+6 425 415 425 $15+6 15+6 15+6 - '/6 220 220 220 -45 42 42 42 -1 $10Va 10+6 10 Va + Ve $6 6 6 $6Va 6Va 6Va 20 20 20 $6Ve 6+4 6+4- Va $24 23Va 23+4 - V4 350 340 350 +10 $6Vb 6'/a 6'/6 440 440 440 -10 !+k+4 6+6 6+4 + Ve $73+6 73+6 73+6 - V4 $24+4 24 Va 24+4 + V4 $25 24Va 25 + +6 $8'/6 8V4 8 Va + V4 $5+'e 5+6 5+6 $6 5+^8 5Vb 110 103 103 - 7 26 25 25 -2 Va 95 95 95 -3 $7+4 7+4 7+4 $27+6 27Va 27+6 116 116 116 + 1 $52+6 52Va 52Va + V4 258 253 2 53 - 2 63 63 63 $28V4 27+6 28V4 + +6 385 380 360 60 80 80 320 315 315 + 5 $16+4 16+4 16+4 - V4 $5Va 5Va 5'/» + Ve $63Va 63Va 63Va +1+6 110 108 110 $31 31 31 - '/a 15 15 15 $31Va 31+6 31'/a + Ve $27V4 27Ve 27V4 + V4 $16 15+6 16 - V4 $16 16 16 $15+6 15+6 ISVa + V4 $38+6 38'/6 38+6 + +6 $28+'8 28+6 28+6 - '/a $10 9^8 9+6 - '/6 $19 19 19 $13+6 I3V3 13+6 136 136 136 + 2 $26 25+4 26 $21+6 2V/a 21Va - V4 Raymond Tremblay J.M.CHABOT INC.a le plaisir d’annoncer la nomination de M.Raymond Tremblay au poste de Gérant Général.M.Tremblay occupait antérieurement un poste en administration senior dans une industrie manufacturière du Québec.J.M.Chabot Inc., est un important fournisseur de navires approvisionnant la navigation domestique et étrangère le long du St-Laurent et les côtes océaniques.IslandTel 100 $t3'/e 13'/a l3'/i + Va ISO 1500 119 ns lis - I Jannock 600 $999 JannockTWINX:?IVeVaVa 14Va 14Va Jannock B 475 $14Va 14V4 14V4 Jannock D 2700 $9Ve 9 9 Janoeôp 225 $79 79 79 Joliet 7000 6Va 6Va 6Va + Va Joutel 17000 18 17Va 17Va + Va Kaiser Re 2920 $14+4 14+6 14+6 - Ve Kam Kotia 1500 66 66 66 -2 KapsTran 12400 74 68 74 +8 Keenind 7000 55 48 55 +V:+6 Kelsey H 383 $13+6 13+6 13+6+ '/6 KerrAA 2300 $14Ve 143/4 143/4+ Ve KAnacon 8110 15 15 15-1 KofflerA 14900 $5+6 5+6 5C + 'A .3405 $19'/6 183/4 19>/b + '/6 600 $19 19 19 + V4 1700 400 395 395 -10 MarT940 630 S11+4m 11+4 11+4 Martin 7000 10'/» lO'/a lO'/i + ] Mass Fer 8335 $21 20+4 20+9 Va Mas F A 1550 $28 Vs 28 26 — Va MasFB 500 $28 28 28'/4 -F '9 Matchan 1400, 11V» 10'/» lO'/a I’/a Matgmi A 1300 $12V» 12'/» 12'/» + '9 McAdam 4500 25 24 24 -VMl McGraw H 1900 $5'/a 5Va 5‘/» Me Intyre 350 $31/a 9Ve 11 +6 r/a - +6 11 + V4 1200 5505 5900 100 2580 1580 100 z25 $11 10+6 11 $13V4 13V4 13V4 - V4 $7V4 6+6 7V4 + V4 410 400 410 $275'/6 272V4 275Va + Va 269 269 269 $12V4 12 12 $15'>6 15 15 $15+4 15’/a 15Va - Va 1000 $10Ve lOVe lO+'e LOntCem 1250 330 325 325 LambMA 200 150 150 150 +20 z250 44 44 44 425 $7+6 7V4 7V4 + Ve LauFn6V4 495 $l6Va I6V3 16Va + 2 LauFl.25 200 $15 15 15 - Ve 225 $25Va 25Va 25Va 250 295 295 295 1800 $133/4 13+6 133/4 + +6 216 $10 10 10 - V4 1187 350 350 350 -10 800 360 355 355 LobLV+63/4LobLtdBp 300 $173/4 17+4 Lochiel 6150 153 150 153 + 3 LoebM 3930 440 420 435 +15 Lost River 5100 110 105 105 - 5 LyttonM 265 25 25 25 M to O V4?!V8?Va lOVa lOVa + 700 $9Va 9+6 9Va + V4 MTS Inter 1000 13 13 13 MactarnA 500 $30Va 3OV2 30Va + Va Maclarn l8cm 5 $30+6 30+6 30+6 MHCable 1800 $113/4 11 11 - +6 MclanHA 4200 $8+6 8V4 6+6 MBLtd 5475 $20 ]9U 19+4 -m'4 300 $26 25+4 26 366 $9'.* 9'9 9'9 ’ - V4 2250 $28+4 28’9 2834 ¦F Va 13600 $13+8 13+8 13+8 + ’9 4700 $15’9 15 15 new york JoyMf t4p2 78 44+6 44'/4 K Mart 14 1328 30+6 29+6 Kellogg 15 145 26+6 26 Kenecot 56 396 28'6 28’4 Kerr Mg 12 224 62 61 Kraftco 10 183 48^b 57 11 Kroehir Litton •Lockhd Loews 12 12 673 15'/6 1434 5 1658 15'/a 15’/6 5 78 30+6 29+e 900 $7 5150 $14+6 100 $5+6 250 $18+6 100 $18+4 800 U‘/2 14+6 + +6 5+6 5+6 18+4 18+k 18+4 18^4 + Va + 5 $7 6+8 7 350 350 350 350 350 350 415 410 415 9640 $19+6 100 $8' 2 234 $20+6 20'6 20»'6 + ’/• 19’/a 19+6 - ’/% 8’/a 8’6 3075 $21+6 21 21 ‘— - 13 13 - ’/4 17’'6 17’-4 + 14+1 I4+* .30+4 30^4 - H 15^6 15+6 19 19’^ + '/4 13’/4 13’/4 - +6 8+6 8g 11+4 IP4 - ’-6 8 8 370 370 +5 5300 $30’6 29^4 29^4 - ’/6 4295 $11+6 n+6 11+6 - V4 450 $31’4 31'4 31’4 - ’/6 100 $13 13 13 + Va 200 470 460 460 -IS 275 $31 31 31 + V4 28 5+6 19''a 7’^ 8’^ 9 9+6 3000 ii3g 4354 $17^4 214 $14+e 2568 $31 220 $15+6 925 $19'4 2000 $I3’-4 300 $8+6 2000 $11^4 900 $8 >41 900 370 400 $28 32000 $5+6 500 $19'2 1040 $7’.Moins deux points Effritement des cours hier, à Wall Street, où l’indice Dow Jones des industrielles a perdu un peu plus de 2 points à l’issue d’une séance animée, quoiqu’un peu moins active que la veille.La cote, en légère baisse dès l’ouverture, a par la suite fluctué dans d’étroites limites tout au long de la séance.Les prises de bénéfices consécutives aux récentes hausses du marché semblent avoir pesé sur la cote, alors qu’aucune nouvelle importante n’est venue influencer les investisseurs.Le nombre des baisses l’emportait finalement d’assez peu en clôture sur celui des hausses: 767 contre 664.La plupart des compartiments ont terminé la journée en légère baisse ou sur une note irrégulière.Assez net repli cependant des compagnies aériennes, où PANAM a perdu 3-8 à 5 5-8 et TWA, 1-4, à 9 3-4, Parmi les titres les plus activement traités.Sony le plus actif a chuté de 3-8 à 8 7-8, et IxKkheed a gagné 5-8, à $16.L’indice Dow Jones perdait plus de 7 points un rnomenl.Il a terminé la séance avec une perte nette de 2.29, qui le situe à 926.31.Le volume a été de 25,07 millions d’actions, contre 29.73 millions d’actions mardi.Dans le secteur canadien à la Bourse de New York, les fluctuations ont été en bas d’un point.Coura fournit par la PRESSE CANADIENNE MCA Inc 10 538 44', MSGCp Mallory 934 23 4334 43*4 17+6 MasCp Maytag McDnid McGrH Mcintyr Merck MinMM Mobil O Mobile Mohas Monsant 59+6 59’/a 193-4 19'6 27’4b 19+6 16’/6 30+4 MarathM 5 110 MaratnO 8 496 52+4 51 >4 Mrsh Mc 17 63 MarsFd 10 50 Mart Ma 7 704 27'-4 Mass Fer 5 253 20 29 16’-4 13 110 31’/a 16 762 47+6 46+6 10 368 16 17+6 4 2520 30 29’/a 16 541 57+4 5634 Merr Lyn 9 602 17+6 17’-2 MGM 10 297 ü25’^ 24+6 Midi Ros 8 63 u33'2 33'4 16 608 49^e 49 8 543 6934 69 10 2'/a 2'6 8 32 15*4 14+e 7 685 72’-6 71+6 Motorola 13 557 41+4 41 NCRCp 10 853 37 36+6 NLInd 10 286 22+6 22'6 NatGyp 10 159 16+6 16'4 Norflk W 8 451 .Nor Tel Northgt 31’6 $8 ”4 $9 $9+6 109 $18+6 100 $11’4 200 $18’2 200 $9'-6 1000 $123-4 ReitmanA 5000 $12’6 Rio Algom 103?$28 Rothm Bp 500 $l6’/4 Royal Bank 9395 $27’6 26+6 26+6 4-RyTVYE’M+4+6, !»6HH 15+4 15+^ 28 + 5+6 + ‘/6 19’/a + ’6 7*4 8’/4 + ’/6 9 - 9+6 - ’/6 18+6 18+6 -f *4 U'4 n'-4 + +4 I8'a 18’6 9'6 9'6 + */6 12+4 12+4 - +4 12’6 12’4i - +4 28 28 + ‘6 16*4 16’4 ’/6 H Vente* Heut ACF In 10 438 36+6 ASALtd 97 18+6 Addrsso 21 484 13+6 Alcan Al IS 329 ?8'/6 AllegCp 6 20 l4’/6 .9 20 21’/6 6 557 31’^ n 962 55+6 10 235 43t -f ’>» SherWm 200 tIS 15 15 1861 tS S S AGF Group Amer Grwin 4 82 COnGoiEnr 14 72 Cdn SfcGrth 5 01 Cdn Trujied 4 70 Corp Inïjt 5 57 Corp InySth 4 *8 Growth Eqly 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04 ReiTemnl a 51 Scelialund Rr.Scotiatund 16 Scoliatnd Mt I 06 Unilad Bond Snr yROyFund 6 04 yRoyFundmS 22 united Croup yAccumull 3 93 yAccumul R 4 02 yAmeritan I 50 yConI Mprig 5 21 yHoriion ySecurity 221 ________ 412 y venture 2 66 y venture Rl 3 92 UniveriAl Gr.Save Equity 154 Save Income 5 33 NON-MEMBERS Attoc Inv 5 63 vBeaubran 4 05 Cdn S AIcCd 3 17 Canagea Gr.y Bond 9 55 Fund 9 12 Inlernall 101 yMorlgage 10 29 Capital Grwh 10 0 ¦ Chate 6 39 Oeiiardini Gr.Canadian 219 yHypotheq 4 40 ylnlernall 7 71 yObligalni 5 41 yQuebet 3 54 yPEP 200 nySpec 4 62 Oreylut Greup inc 12 12 Inlernall 14 24 y Dom Comp a 79 nE vécut Can 6 01 nE vécut mil 1 63 vFid Trend 2179 yFucn Fund 5 42 nHarvard 6 31 yMerilage 191 Induitrlal Gr.Induit Amer 2 63 induit Diy 6 74 induit Eq 5 99 Induit Gth not Induit Intm 1013 Induit Peni 23 96 I TCO 5 05 Keyilene Gr Cui K 2 5 26 Cui K 1 17 70 Cui K 4 316 vLev Rtrch 14 12 vManhatn 2 54 yMaril Eqly 2 51 Marlborough 5 45 Natruico 1219 N W Croup yCanadian yEqqily yGrowth vOne WmSi vOppenhmr Ptmberlon Gr nPacll Oiv 5 56 nPamo4i.( NC ' NPacilRei 213 nPacit Ret 5 21 nPacit US 4 57 PHN Greup vBond yCanadian y Fund y Pooled nyRRSP PMF Manageml nPeoiion Mt 6 40 nXanad Fnd 3 61 PrIncipAl Gr.Collective 6 32 Growth 4 42 venture 3 43 nPulnam 10 49 Sttrling Croup Equity 5 47 yMorlgage $ 1$ vTech 7 41 Temple Gth I215 Tram Canada Cr.A Fund 5 24 C Fund II 49 Special 4 26 yVanguard 6 47 Weilrn Grwh 5 09 Simpioni Stelco 6 Tele Mel b Tevasgull Thom A Tor Dm Bh 2223 lll^^ TORIIun ISO t23'v Tol Pel A 19710 19’4 T Pel A 200 $19'j TrCanPL 5015 IIS'» Trans Ml a 450 lli'-v Treco 212$ I27'4 271» 271* - '» I2S 16 2200 I21'4 14 31 614 5 02 13 95 6 20 II 14 7 42 15 35 21 42 n 31 Trimac a UnCarbid velcro Wall a Weldwod Weilon WhonocI Zellers Arne Crawld AI MRice a gil likg Aldona Banc Res Chibr w Dyn Mn F Norm Gold Briar Gr Coast Ladubor Maiival N inico Nocana NARare 6 -f '» 21'» 21'» -F I* 2000 112'» 12'» 12'» -F '» 111* 111.-F '» 23'» 23'» F A» 11» 9'» + Vi 19'» 19'» +2 15'» 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P Ap 3475 Toll Pet w Traders A TraderBp Trade7' jp Trader 69w TrCGIass TrCan Res TrnsMt A Transan'n295 600 TrCanPL 19008 TrCanApr 225 TrCanBpr 300 TrCan O p Traviway Trimac A Trimac wt TrinChib Trizec Crp Trizec w Turbo R Ulster Pet Ultramar Unican S Unicorp F UnCarbid UGas A UGas6pr U'>as834 Union Oil U Canso UCorpB U Keno U Siscoe Univr Gas üppCan Versatil A Vie G A Voyager P Vulcan Ind WCICan Waiax A Walk GW A 3285 1550 $283 4 28'’4 28^4 250 $51 51 51 500 185 185 185 300 $15''2 15'/» 15'9 250 $12+9 12''4 12''4 500 38'9 38'» 38'/» $19 18'2 18+/8 $14 14 14 S9’4 9'e 9'8 $20’4 19+8 19+8 298 286 288 S17'9 17 17'/8 $25+4 25+4 ?53 4 $43’'» 43'9 43'» $5*4 534 534 460 460 460 58 56 58 $11+8 11'9 ll'/8 160 157 160 $15'/» 15'9 15’/» $82'/» 82'/» 82'» $37+9 37'» 37+'8 100 $56 56 56 100 $5+8 Sgc 5+9 2550 $1034 10+8 103'4 + 10 300 430 2000 9 412 $10i'2 5000 13 15000 360 : 1000 600 5000 600 1968 68328 225 2200 1700 5650 1065 150 5300 3500 17200 57 290 2 145 I 125 1 $16'/» $10’/» $34+8 $23+8 S9'9 $7*9 $10'/4 $73,4 $6+8 $5+4 136 1 700 $11+8 330 $27 Teck Cor A 6U+0 $6g 6+8 6+8 - '9 Wardair 2560 Teck Cor B 741 495 490 490 - 5 Wrintn 100 Telcdyne 1025 $5+8 5+8 5+8 + ’9 WecoDev 2500 Tex-Sol z50 3 3 3 Weldwod 449 Tex Can 1870 $79 2034 2834 Wstburne 5900 $8 7V4 7+9 + '9 $9 8+9 8+9 - ’9 $17'-» 16 17’/» + 1 $15’^» 15+8 15'/» + ’9 $26 25+9 25+9 - ’/4 330 320 325 +10 146 146 146 + 1 495 480 480 -20 $12'9 12 12 $10+8 10'9 10'9 - ’9 INGÉNIEURS ROCHE Associés Itée Groupe conseil 3350, La Pérade, Sainte-Foy, Québec, G1X2L7 (418)653-9236 108, Notre-Oame Nonf Tbeltord-Mines, Québec G6G1J4 (418)338-8515 ^CH ARRY • Ouimet • Oe INQENIEURB - CONSEILS LIIMAS/fAVREAU PLANS-DEVIS-SURVEILLANCE-GÉRANCE EXPERTISES étudesÏÎgales CLIMATISATION ÉLECTRICITÉ PLOMBERIE CHAUFFAGE COMPAGNIES D'ASSURANCES 3400 ouest Jean-Talon — Montrtal — 342-4042 GROUPE D EXPERTS-CONSEILS L AVAL! N Études socio-économiques et de factibilité Ingénierie de l'infrastructure publique et industrielle Approvisionnement et Gérance de Projets 1130 OUEST.RUE SHFRBROOKf, MONTfltAL QUEBEC H3A 2R5 TEL (5141288 1740 CABLE LAVALIN TELEX lAVAlIN MTL 055 61250 TRUDEAU GASCON LALANCETTE ASSOCIÉS INGÉNIEURS-CONSEILS 861-9431 PLACE Du CANADA.SUITE 2220 MONTRÉAL.H3B2N2 TELEX NO 05-24768 l’actualité économique Le Devoir, jeudi 23 juin 1977 • 25 Un contrat de $30 millions permettra à Treco de doubler son chiffre d’affaires par Michel Vaste! Treco vient de décrocher un contrat de $22 millions avec l’Algérie et l’Arabie Saoudite.D'ici la fin de ce mois, un contrat supplémentaire de $8 millions, avec les mêmes pays, devrait être conclu.Ce contrat, qui permettra à Treco de doubler purement et simplement son chiffre d’affaires pour l'année financière échéant le 31 octobre prochain, avait été quasiment promis par le président du Conseil au cours de la dernière assemblée des actionnaires.dividendes Automotive Hardware: classe A, 20 cents, classe B, 17 cents, les deux le 15 lull, aux actionnaires inscrits le 30juin.Bell Canada: priv., $3.34, B, 83 cents, les deux le 15 août aux inscrits le 15 juü.,; priv., $4.23, D, $1.06, le 1er sept, aux inscrits le 29 juil.Dans la journée de mardi, deux événements avaient permis de déduire que Treco avait réussi: • le vice-président exécutif quittait précipitamment le Salon du Meuble, où Treco expose, pour se rendre en Algérie.• Le titre de Treco faisait un bon à $5.50, alors qu’il n’a jamais dépasse $4.75 en 1977.La Bourse a d’ailleurs interrompu les transactions sur Treco pour la journée d’hier.Celles-ci devraient reprendre ce matin.Rappelons que la va- CAE Industries: classe A, 29 cents, classe B, 24.65 cents, les deux le 29 juil.aux inscrits le 15 juil.Versatile Manufacturing: 20 cents, classe A, 20 cents, les deux le 18 juil.aux inscrits le 4 juil.leur aux livres de l’action était de $4.94 au 31 octobre 1975.Le contrat avec l’Algérie et l’Arabie Saoudite prévoit la livraison, avant le 17 décembre 1977, de résidences industrielles et d’une garderie d’enfants.Pour honorer un tel contrat, Treco a loué une usine à Drummondville et utilisera également les possibilités de son usine de Granby.On sait que cette usine fabriquait des roulottes de voyage, un secteur que Treco a décidé d’abandonner cette année devant le caractère dépressif du marché et la volonté du gouvernement de donner le secteurs à Produits Bellevue de Thet-ford.Les unités vendues en Afrique du Nord et au Moyen Orient sont vendues meublees, ce qui permettra à Treco de vider quelque peu ses inventaires de Saint-Romuald.Treco, qui menait depuis quelques années la vie dure au géant de la maison pré-usinée, Sollicitée par Bell et Québec Tel Atco, sur le marché canadien (Baie James et Arctique notamment) cherchait depuis longtemps à faire son nom à l'étranger — L’entreprise québécoise a, en permanence, des représentants sur les marchés particulièrement prometteurs des pays producteurs de pétrole et on laisse entrendre que des pourparlers continuent au Koweit et dans les Emirats arabes.Le contrat de $30 millions comprend les coûts de transport, évalués à $4 millions.On pense que, pour l’année financière 1976-1977 de Treco, le contrat représentera des ventes brutes de $23 à $24 millions.L’an dernier, Treco avait réalisé des ventes de $20.4 millions.Devant la perspective de ces contrats à l’étranger, Treco avait songé un temps a acquérir une partie de l’usine de Victoriaville Furnitures pour y transférer toute sa production de meubles et consacrer exclusivement l’usine de Saint Romuald à la fabrication d’unités industrielles pré-usinées.Toutefois les perspectives à moyen terme du marché du meuble au Canada ont dissuadé Treco de se lancer dans cette aventure et c’est pourquoi elle se contente de louer une usine à Drummondville.Au premier trimestre de son année, Treco avait enregistré un déficit d’opération de $415,000 sur des ventes de $3 millions, comparativement à $5 millions l’an dernier.Les résultats pour le semestre, qui devraient être publiés prochainement, laisseraient apparaître des ventes de $8 millions.Si l’extension du contrat, de $22 à $30 millions, est obtenue, il faut s’attendre à un chiffre d’affaires d’environ $40 millions pour Treco cette année.L’an dernier, les ventes de bâtiments industriels relocalisables avaient représenté 42% du chiffre d’affaires du manufacturier de Saint-Romuald.Le groupe Prenor contrôle 55% d’Armand Des Rosiers Le groupe Prenor a confirmé hier l’acquisition d’Armand Des Rosiers Inc.par sa filiale Fiducie Nord-Amérique.La Fiducie détient ainsi 55% des actions votantes de la maison de courtage.M.Jean Des Rosiers demeure le seul actionnaire minoritaire.H continue d’assumer les fonctions de président et chef de la direction de Armand Des Rosiers Inc., qui poursuit ses opérations comme une entité distincte.La transaction s’est faite par l’intermédiaire de la Fiducie Nord-Amérique, une filiale du Groupe Prenor depuis 1969.Cette institution financière qui possède une succursale à Montréal et depuis peu, à Toronto, se voit donc dotée d’un réseau de dix succursales dans la région du grand Montréal, accélérant ainsi considérablement son rythme de croissance.La Compagnie Armand Des Rosiers fut fondée en 1951 par Armand Des Rosiers.Aujourd’hui, Des Rosier emploie plus de 300 personnes dont 80 sont spécialisées dans le domaine du I.C.I.(investissement, commercial, industriel).Les ventes annuelles d’immeubles dépassent $150 millions et les prêts meubles dépassent $150 millions et les prêts hypothécaires $50 millions.La gamme des services offerts inclut l’investissement, la location commerciale et industrielle, l’évaluation, la mise en valeur de terrains et le prêt hypothécaire.Cette maison a également fait une percée sur la scène internationale, particulièrement sur le plan des investissements européens au Québec et dans la vente de propriétés de loisirs en Floride et aux Antilles.Armand Des Rosiers devint ainsi la plus importante maison de courtage francophone canadienne avec ses 6 succursales résidentielles et 3 succursales I.C.I.(Laurentide 1, Rive-Nord 1, Montréal 3, Rive-Sud 2, Laval 2).La transaction vise à consolider la structure financière de la compagnie qui veut poursuivre son programme d expansion.Il sera ainsi plus facile d’affronter la concurrence des grandes firmes nationales.Le programme d’expansion retenu prévoit le développement de succursales résidentielles dans d’autres municipalités et de plus la formation d’une compagnie de développement immobilier qui ferait construire des immeubles pour fins de location.__________________________________________y Le très grand déjeuner â$6.50 au Pierre deCOUBERTIN Le plat du jour, avec les hors-d’œuvre ou le potage, dessert, thé ou café.Dans un des plus élégants décors en ville.Le Quatre Saisons.Montréal .n’attend plus que vous (Angle Sherbrooke et Peel Continental Telephone attend le salut de Québec par Michel Nadeau Refusant depuis trois ans d’investir dans l’amélioration des services à ses 15,000 abonnés du Québec, la Compagnie de téléphone Continental Ltée veut forcer la main du gouvernement du Québec en obligeant celui-ci à trancher, par voie législative, un différend qui l’oppose aux firmes Bell Canada et Québec-Téléphone.La filiale québécoise de Continental Telephone, la troi- cb CXXtKITHin GROWN Dividende No 29 Le Conseil d’administration de Cockheld, Brown & Compagnie Limitée, lors d'une reunion tenue le 14 juin 1977, a declare un dividende de dix (10c) cents par action ordinaire en circulation du capital-actions de la Compagnie, payable le 30 juin 1977 aux actionnaires inscrits aux registres à la fermeture des bureaux, le 23 juin 1977.Par ordre du Conseil T.G.S myth, < t Premier vice-president administration et finances & Secretaire-trésorier Montréal 14 juin 1977 sième plus importante compagnie de téléphone aux Etats-Unis, a acquis au cours des dix dernières années à prix d’or plusieurs petites compagnies de téléphone au Québec.Aujourd’hui elle veut se départir de ces actifs et réclame a Bell Canada et Québec Téléphone environ $650 pour chacun de ses 15,000 appareils en service.Or, Télébec, la filiale québécoise de Bell et Québec-Téléphone estiment qu’en raison du mauvais état des lignes et des installations, le tout ne vaut que $200 la ligne environ.Les dirigeants de la puissante compagnie du Delaware ne veulent rien savoir d’un tel montant.Ils se disent prêts cependant à se soumettre à une prescription législative du gouvernement québécois.Il deviendrait alors facile aux dirigeants de Continental Telephone d’expliquer leurs pertes devant les actionnaires.Evidemment, une action du gouvernement québécois dans ce débat serait extrêmement mal vue de la part des milieux financiers américains.Ce serait donner prise à une perception encore floue d’un gouvernement socialisant sur les rives du Saint-Laurent.Le texte de loi viserait à accroître les pouvoirs de la Régie des services publics qui pourrait ainsi trancher le débat sur le prix.Tant du côté de Télébec que de Québec-Téléphone, on reconnaît que c’est bien involontairement que le gouvernement se trouve dans l’eau É®8!S«»« i*:: ESTIVALES Lévis ::1 • • , procédés a
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