Le devoir, 18 août 1977, jeudi 18 août 1977
Le Petit Robert a 10 ans.15000 mots et sens nouveaux, 2 200 payes t+ HonmeUt ttUu»» àe otmd, *h jvtix tU $36.95.« (a E 8955, ST-LAURENT TI.T TT 384-8760 Vol.LXIX-N0 189 Nuageux avec éclaircies.Maximum 19.Montréal, jeudi 1 8 août 1 977 Férié 25 CENTS L’après-contrôle n’est pas pour demain LeCTC rejette les conditions d’Ottawa Joe Morris, président du CTC (Téléphoto CP) WÊiwm :o; : ¦ par Claude Paineau OTTAWA (PC) — Le Congrès du travail du Canada a rejeté hier les trois conditions posées par le gouvernement fédéral pour la suppression prochaine du programme de contrôle des prix et des revenus.À l’issue de l’assemblée générale des 110 syndicats affiliés, à Ottawa, le président du CTC, M.Joe Morris, a indiqué que la centrale maintient la position qu’elle défend depuis le début du programme, en octobre 1975: que les contrôles soient levés sans conditions immédiatement.C’est le 29 juillet dernier que le premier ministre Trudeau a proposé au mouvement syndical et au monde des affaires, au cours d’une réunion tripartite, une formule prévoyant la suppression des contrôles avant le terme légal du programme à la fin de 1978.Pour la période d’après les contrôles, le gouvernement a ainsi demandé aux principaux agents économiques de s’engager à la restriction volontaire, de participer à un organisme multipartite de consultation et d’accepter la création d’une agence de surveillance des prix et des revenus sans pouvoirs coercitifs.Du côté du gouvernement, le ministre du Travail, M.John Munro, a déclaré qu’il était déçu, mais non surpris de la dé- cision du CTC.Au cours d’une conversation téléphonique avec la presse, le ministre a déclaré u’avec le refus du mouvement ouvrier ’accepter les conditions du gouvernement, on pouvait croire que le programme de lutte à l'inflation allait vraisemblablement durer plus longtemps qu’on l’avait prévu récemment.Dans sa proposition, le gouvernement avait envisagé trois dates pour le début de la levée graduelle des contrôles, en fonction de l’échéance des conventions collectives et des exercices financiers, soit le 14 octobre 1977, le 2 janvier 1978 et le 14 octobre 1978.M.Munro a par ailleurs dit espérer que le refus du CTC ne soit qu’un “repli temporaire”.Il faudra du temps, a-t-il ajouté, pour que le mouvement syndical temporise son attitude de confrontation pour accepter de collaborer à la gestion de l’économie avec le gouvernement et le monde des affaires.Le ministre s’est toutefois dit confiant u’on puisse y arriver, en raison, a-t-il dit, e l'appui que l'opinion publique manifeste, selon les sondages, à cette forme de coopération.Pour sa part, le président du CTC a déclaré ne pouvoir accepter l’engagement à la restriction volontaire parce qu’il se Voir page 6: Le CTC Le diff ici le di lemme des provinces anglophones • Comment éviter le "piège” du Québec sans tourner le dos à l’objectif d’égalité Peu intéressés à conclure des accords de réciprocité avec le gouvernement Lévesque mais conscients des avantages politiques que celui-ci pourrait retirer au Quebec même d’une réaction trop négative à ses propositions, les premiers ministres des provinces anglophones s’évertuent depuis déjà quelques jours, suivant des informations recueillies par LE DEVOIR, à mettre au point une déclaration commune qui leur permettrait de contourner les desseins québécois sans avoir l’air de tourner le dos à l’objectif de l’égalité des chances dans le domaine de l’éducation.De manière pratiquement unanime, les premiers ministres des provinces anglophones considèrent en effet que les accords de réciprocité préconises par le gouvernement québécois sont inacceptables et inapplicables.Ils estiment que chaque gouvernement doit agir en matière de droits linguistiques en s’inspirant de convictions profondes et non d’avanta-es susceptibles d’être obtenus par la voie u marchandage.Ils considèrent en outre que la formule des accords de réciprocité, pour être efficace, devrait s’accompagner de mécanismes appropriés de surveillance et de vérification: or, ce sont là à leurs yeux des formfules qui valent entre ays etrangers et non entre des entités po-tfques faisant partie d’un même pays fédéral.Les premiers ministres des provinces anglophones craignent au surplus que les propositions québécoises visant des accords de réciprocité ne soient un véritable piège tendu aux autres provinces par le gouvernement Lévesque.Ce dernier, suivant une interprétation qui a cours dans plusieurs capitales provinciales, aurait mis de l’avant la formule des accords de réciprocité dans le domaine linguistique afin d’établir avant le référendum sur l’avenir politique du Québec, la preuve qu’il serait relativement possible, une fois franchi le pas de la souveraineté, d’envisager des accords d'association économique et autres avec le Canada anglais.Aucun premier ministre anglophone ne voudrait se voir reprocher par ses adversaires ou ses électeurs d’avoir été le complice plus ou moins inconscient d’une semblable manoeuvre.qui doit tenir sa prochaine réunion cet automne.Tandis que plusieurs premiers ministres anglophones, notamment MM.Larry Regan, de Nouvelle-Ecosse, et Ed Screyer, du Manitoba, réitéraient ces jours-ci leur opposition catégorique à la formule des accords de réciprocité mise de l’avant par le gouvernement Lévesque, le premier ministre de Colombie-britannique, M.William Bennett, décidait vendredi de doubler pour ainsi dire la conférence de Saint-Andrew en faisant connaître dès lors d’importants changements que son gouvernement envisage d’apporter à sa politique linguistique en matière d’éducation.Suivant un commu-Voir page 6: Les provinces En priorité à St.Andrews: le chômage par Jean-Claude Picard ST.ANDREWS - Chômage et protection des droits des minorités, voilà les deux grands thèmes autour desquels s’articuleront les discussions qu’entreprennent ce matin, à St.Andrews, les dix premiers ministres provinciaux.Réunis dans ce coquet petit village de villégiature sis au bord de la baie de Funay, au Nouveau-Brunswick, à l’occasion de la 18e conférence annuelle des premiers ministres des provinces, les dix chefs des gouvernements provinciaux examineront en effet aujourd’hui et demain, s’il y a lieu de réclamer d’Ottawa des mesures d’urgence pour combattre le chômage, de même qu’ils se pencheront sur la question fort controversée des accords de réciprocité proposés par le Québec dans le cadre de l’adoption du projet de Loi no 101.Deux thèmes qui ne manqueront certes pas de jeter un peu de lustre sur les entre- tiens qui s’annonçaient au départ plutôt ternes et protocolaires, au point d’ailleurs que l’invitation originelle qu’avait adressée à ses collègues le premier ministre Richard Hatfield insistait davantage sur la partie récréative de la conférence que sur Tordre du jour des pourparlers.Ainsi proposait-on initialement aux premiers ministres de s’intéresser en premier lieu aux parties de pêche au thon ou au saumon que le gouvernement du Nouveau-Brunswick avait l’amabilité d’organiser à leur intention et de ne consacrer en second lieu que quelques heures à de vagues discussions sur des problèmes communs en matière de transport et sur la situation économique, en regard de la suppression des contrôles anti-inflation.Les événements des dernières semaines auront rapidement modifié ce programme essentiellement récréatif et jeté un peu de sérieux sur une rencontre qui n’est pas sans avoir certaines consé-Voir page 6: le chômage La négociation ayant échoué Burns laisse tomber la “guillotine” par Louis La Rochelle QUEBEC (PC) — Le leader parlementaire du gouvernement à l’Assemblée nationale, M.Robert Burns, a amorcé hier les opérations destinées à mettre fin le plus rapidement possible au débat sur l'adoption du projet de Charte linguistique et à assurer l’entrée en vigueur de cette mesure législative avant l’entrée scolaire de septembre prochain.M.Burns a fait inscrire un avis de motion au feuilleton de l’Assemblée, motion dont l’effet serait de suspendre l’application de certaines règles de procédure lors de la prise en considération du rapport de la Commission parlementaire de l’Education chargée de l’étude du projet de loi et - lors du débat en troisième lecture.A cette fin, la motion du leader parlementaire, longuement exposée en conférence de presse vise, si elle est adoptée, à suspendre les règles sur les mini-dépats, à abréger les débats de toute motion de blâme ou de privilège et à éviter tout dé bat sur des motions manifestement dilatoires.j , Le débat sur cette motion du leader parlementaire s’instruira dès aujourd’hui et pourrait se poursuivre jusqu’à mardi de la semaine prochaine, à moins que le pré sident de l’Assemblée nationale, M.Clé ment Richard, ne lui reconnaisse lui-même un caractère d’urgence.En effet, au cours de ce débat, les chefs de parti jouiront d’un droit de parole d'une duree de 60 minutes et chaque dé puté de 20 minutes chacun.Au terme de ce débat sur la motion que le leader dit lui-même proposer avec regret, le gouvernement ne sera pas au bout de ses peines, puisqu’il devra prévoir un autre mécanisme destiné à mettre un terme à l’étude en commission parlementaire.M.Burns, au cours d’une rencontre avec la presse, a indiqué que les détails de cette deuxième partie de l’opération seront réglés dès que sa première motion aura elle-même été votée.D’ici là, la commission parlementaire poursuivra ses travaux et “il est très possible”, a dit le leader du gouvernement ui, cette fois, a l’accord de son conseil es ministres, qu’elle travaille tard en soi- rée vendredi prochain et samedi toute la journée.M.Burns a révélé aux journalistes que le gouvernement prend ces dispositions bien à regret, après avoir tenté sans succès d’arriver à une entente avec les leaders des partis d’Opposition, MM.Jean-Noël Lavoie et Yvon Brochu, respectivement leader parlementaire de l'Opposition officielle et leader parlementaire adjoint de l’Union nationale.La procédure favorisée par le gouverne-Voir page 6: La guillotine IW^ATlONAL-f FILM De quelques Incidents de parcours par Jean-Pierre Tadros Et nous voilà pris entre deux festivals.Celui de la critique québécoise n’a pas eu le temps de terminer que celui des films du monde se fait déjà lourdement sentir.Ce dernier ne sera inauguré que demain soir, mais les invités commencent déjà à arriver à Montréal.Les frères Taviani, Howard Hawks, Gloria Swanson, Arthur Heller, Maurice Bessy sont là ou sur le point d’arriver.Ingrid Bergman, qui a accepté de venir ouvrir le festival, arrivera cet après-midi, et dans la soirée une réception sera donnée en son honneur.Quant au programme même du festival, il est maintenant imprimé et disponible; et c’est un programme impressionnant qu’il faut cependant, avoir le temps de lire attentivement si Ton veut arriver à faire un choix judicieux.Mais le festival international du film de la critique québécoise continue à ¦ Éblouissement du cinéma féminin: la critique d’André Leroux, page 2 faire son petit bonhomme de chemin.Il donne cependant déjà des signes d'épuisement.À trois exceptions près, me semble-t-il, tous les invités étrangers sont déjà repartis, certains ayant juste pris la peine de rester deux ou trois Riurs avant de s’en aller du côté de ew York, ou alors, tout simplement, de rentrer chez eux.Quant on fait le voyage de Grèce ou d'Italie, on prend généralement la peine de rester un peu plus longtemps.Et certains n'ont pas manqué de aire leur étonnement devant cette situation pour le moins curieuse.Voir page 2: Incident» Aussi est-ce avec scepticisme et méfiance qu’acceptant l’invitation de leur président, M.Richard Hartfield, premier ministre de la province du Nouveau-Brunswick, qui accueille cette année la conférence clés premiers ministres provinciaux, les collègues de MM.Hatfield et Lévesque écouteront à Saint-Andrew les précisions que le premier ministre québécois s’est engagé à fournir sur la nature des accords de réciprocité envisagés par le Québec.Si M.Lévesque réussit à faire miroiter auprès de ses collègues des autres provinces une formule de réciprocité qui équivaudrait de fait à garantir à travers les provinces l’égalité relative des chances pour francophones et anglophones dans le domaine de l’éducation, et qui ne comporterait pas de mécanismes de surveillance trop tâtillons, il obligera sans doute ses auditeurs à repenser la ligne de conduite vers laquelle les ont orientés leurs multiples conversations téléphoniques des derniers jours.Mais à défaut de précisions-surprise qu'aucun premier ministre anglophone n'attend vraiment, les provinces anglophones opteront vraisemblablement pour le projet de déclaration commune laborieusement mis au point à l’instigation du premier ministre Hatfield.Depuis la lettre de M.Lévesque aux premiers ministres provinciaux le 21 juillet dernier, on signale par ailleurs que Québec n’a pratiquement point donné signe de vie aux autres provinces.Certaines auraient souhaité recevoir avant la rencontre de Saint-Andrew des renseignements additionnels oui leur eussent permis de jauger avec plus de netteté labor-tée des propositions québécoises.Elles n’ont cependant reçu aucune communication nouvelle de Québec après la lettre de M.Lévesque.La déclaration à laquelle semblent devoir se rallier les premiers ministres anglophones comporterait un engagement plutôt général des provinces anglophones à poursuivre l’objectif de Té-anté des chances pour les francophones ans le domaine de l’éducation.Certains premiers ministres préféreraient une déclaration plus large affirmant l’égalité de droits des francophones et des anglophones en éducation et engageant toutes les provinces à poursuivre cet objectif dans leur territoire respectif.Cette dernière formule permettrait aux premiers ministres anglophones de porter indirectement un jugement défavorable sur certaines dispositions du projet québécois de législation linguistique, en particulier sur la fameuse “option Québec” interdisant l’accès à T école anglaise aux enfants de familles anglophones en provenance d’autres provinces canadiennes.Voulant toutefois éviter un affrontement dangereux avec M.Lévesque sur cette question explosive et désirant par-dessus tout établir la bonne volonté des provinces anglophones aux yeux du Québec, M.Hatfield s’employait encore ces jours derniers à rallier ses collègues à une déclaration qui soulignerait uniouement l’engagement des provinces anglophones à fournir à leur population francophone des services éducatifs en langue française.La déclaration obligerait moralement les provinces anglophones à fournir des services éducatifs et scolaires en langue française partout où le nombre des enfants le justifie.La définition du “nombre suffisant" serait confiée au Conseil inter-provincial des ministres de l’Education, ^ /V Le cent rapetisse OTTAWA (PC) — À partir du 1er janvier 1978, la dimension de la pièce de monnaie d’un cent sera réduite.C’est ce qu’a annoncé hier le directeur de la Monnaie royale canadienne, M.Yvon Gariépy, qui a précisé que la nouvelle pièce d’un cent sera plus petite, son diamètre étant réduit de 19.05 à 16 millimètres.Par ailleurs, le revers de la pièce sera modifié; le nouveau dessin représentera le chiffre 1 entouré de 12 feuilles d’érable, et portera la légende “Canada”, le millésime, et “cent”.L’avers de la pièce demeurera toutefois le même, soit l’effigie de la reine Elizabeth II.C’est pour des raisons d’ordre économique qu’il a été décidé de réduire la dimension de la pièce d’un cent, les coûts actuels de production de cette pièce, y compris les coûts des métaux et de fabrication, excédant sa valeur nominale, a-t-on expliqué.Le directeur de la Monnaie royale a par ailleurs annoncé que la société avait conclu de nouveaux contrats avec des pays étrangers yotr.8UKf.de TOURISME «n pages 2 • LeDevoir, jeudi 18 août 1977 r \ des quatre coins du PA YS ! 1 Incidents de parcours Suite de la première page Aussi, quand, à l’invitation des principaux organisateurs du festival les gens de l’industrie se sont rendus hier a la Bibliothèque nationale pour discuter du jeune cinéma, ici et ailleurs, ils se sont retrouvés.entre Québécois.L’“ailleurs” n’était alors représenté que par le cinéaste italien Mario Brenta et le critique Aldo Tassone.Et leur présence détonait tellement, que bien vite la bagarre (verbale) a pris entre le critique italien et la comédienne-réalisatrice Paule Baillar-geon.Il faut dire que Paule Baillargeon en avait décidé de le présenter en grande au soir.Elle vient tout juste de terminer un moyen métrage de 34 minutes intitulé “Anastasie oh! ma chérie!” et le festival de la critique québécoise avait décidé de la présenter en grande avant-première.Ou du moins aurait-on pu le penser.Car Paule Baillargeon n’arrive pas encore à comprendre pourquoi les organisateurs du festival n’ont rien fait pour mieux mettre en évidence la presence de son film au sein de cette manifestation.On peut d’ailleurs, d’une façon plus globale, s’étonner de la façon quasi cavalière avec laquelle la ‘‘critique québécoise” a traité les courts et moyens métrages qu’elle avait pourtant pris la peine de sélectionner.On n’en trouve aucune mention dans les programmes, et le public a dû prendre l’habitude de les accepter comme autant de surprises.C’est donc avec “surprise” que le critique de La Presse dit avoir assisté mardi soir à la projection du film de Paule Baillargeon.Tout le monde, d’ailleurs, semble faire de “Anastasie, oh! ma chérie!” le seul représentant québécois à cette manifestation.Ce qui n’est pas vrai; car, outre que le festival a présenté hier soir “Le Vieux pays où Rimbaud est mort” de Jean-Pierre Lefebvre (une coproduction franco-canadienne, il est vrai) et “One Man” de Robin Spry (de langue anglaise, il est vrai) lundi soir; ce festi-vafa aussi présenté samedi après-midi un moyen métrage de Fernand Danse-reau, “L’autarcie”.Or, non seulement ce film a-t-il été froidement accueilli, mais tout le monde, à ce jour, semble tout simplement ignorer son existence.Ce qui est quand même grave au sein d'un festival qui se dit organisé par la “critique québécoise”.Car une chose est certaine: ce festival de la critique, totalement tourné vers Tailleurs (les films étrangers) et le prestige (les longs métrages), a totale- ment ignoré les courts et moyens métrages et, ce qui est plus grave, les courts et moyens métrages québécois.Je pense qu’on aurait pu prendre la peine de mieux publiciser ces films qui avaient besoin de l’appui du festival, et non pas de ce traitement donné à la hâte comme pour se donner bonne conscience.On comprend donc mieux la mauvaise humeur de la salle, mardi soir, lorsque la projection de “Anastasie, ohé ma chérie!” a commencé alors que la moitié des spectateurs n’avaient encore pu prendre leur place.Le chahut a été énorme jusqu’à ce que la projection finalement s’arrête, pour reprefidre depuis le début quelques minutes plus tard quand tout le monde a pu trouver sa place.Cet incident aurait pu n’être finalement qu’un malheureux incident de parcours.Ainsi, on n’a pas fait une montagne parce que des bobines du film “Pain et chocolat” avaient été intercalées; ou parce que, lors d’une projection (et je ne me rappelle plus d’ailleurs de quel film), on a vu la pellicule brûler sous nos yeux, provoquant ainsi une petite interruption qui n’allait soulever aucune protestation.Plus grave (mais le mal semble décidément incurable) a été cette manie de baisser les rideaux avant que le film ne se termine complètement.Ainsi, la dernière minute, et je n’exagère pas, d’india Song de Marguerite Duras a Aujourd’hui 17 h 00: UNE PIÈCE INACHEVÉE POUR LE PIANO MÉCANIQUE de Nikita Mikhalkov, avec Alexandre Ka-liaguine, Elena Soloveï et Evguenia Glouchenko.URSS, 1977, V.O.s.-t.français, couleur, 102 minutes.) 19 h 00: PADRE PADRONE / PÈRE PATRON: LA RÉVOLTE D’UN BERGER de Paolo et Vittorio Taviani, avec Omero Antonutti, Save-rio Marconi et Marcella Michelangeli.Italie, 1977, V.O.s.-t.français, couleur, 111 minutes.) 21 h 30: UNA GIORNATA PARTICOLARE / UNE JOURNÉE PARTICULIÈRE d’Ettore Scola, avec Marcello Mastroïani, Sophia Loren et Françoise Berd.Italie, 1977, V.O.s.-t.français, couleur, 105 minutes.) été présentée rideau baissé.Si la “critique québécoise” n’arrive pas à venir à bout de ce problème, qui donc y arrivera?La question est maintenant ouvertement posée.Mais ce ne sont là que des incidents de parcours, et il faut les considérer comme tels.Le fait que la présence des moyens métrages québécois ait été occultée par la “critique québécoise” présente un tout autre problème.Et nier, à la rencontre-midi au Complexe Desjardins, puis à la rencontre de la Bibliothèque nationale, certains attendaient des réponses.À commencer par Paule Baillargeon qui paraissait toujours sous le choc.Mais les principaux organisateurs du festival, comme les invités étrangers, ont brillé par leur absence.Les critiques-responsables n’étaient plus là, et seul un représentant du bureau des relations publiques du festival a pris la peine de venir expliquer l’incident.Mais ce n’était pas l’incident en soi qui embêtait le monde, mais ce qu’il cache; et on a feint de ne pas le comprendre.Ceci dit, je ne veux pas donner l’impression que ce premier festival de la critique québécoise a été un échec.Les spectateurs sont venus nombreux.Et puis, ce qui devait arriver est arrivé: ils ont aimé les films les plus immédiatement populaires, et ils ont ricané devant les films les plus difficiles.Faut-il s’en étonner?Absolument pas, car finalement peut-on vraiment demander à un public, même cinéphile, d’accepter sans préparation aucun des films aussi “différents”, des films qui tranchent tellement sur la production courante comme le font India Song ou Les chasseurs! Non, et il fallait que la “critique québécoise” fasse alors son travail et aide ce public à accepter des oeuvres qui peuvent paraître “étranges” de prime abord mais qui n’en demeurent pas moins essentielles dans la nécessaire évolution du cinéma, et de son langage.Et une telle démarche aurait été plus utile que l'inutile verbiage du “mot du président”.Le festival international du film de la critique québécoise aura eu malgré tout ses bons moments.Le public a sûrement pris plaisir à y assiter, et sera sûrement content de le voir réapparaître Tannée prochaine.Quant a la “critique québécoise”, il faut espérer qu’elle aura su tirer les indispensables leçons de ce qui n’est malgré tout qu'une première expérience.Et que, ce faisant, elle saura réajuster son tir.Éblouissement du cinéma féminin par André Leroux La sixième journée du Festival international du film de la critique québécoise nous aura confirmé hors de tout doute que la femme n’a pas sa place uniquement devant la caméra mais aussi derrière elle, que le cinéma féminin peut être tout aussi éblouissant et significatif que celui fait par des hommes.Cette soirée de mardi avait commencé par la présentation à 17 heures de L'Ombre des châteaux de Daniel Duval.Il s’agit d'un de ces films comme en font beaucoup de jeunes réalisateurs français actuellement, films qui révèlent un indéniable amour du cinéma mais qui souffrent néanmoins d’une certaine insuffisance, d’un certain manque de réflexion et de propos.On ne fait pas un film à partir d’une seule idée, surtout si celle-ci est peu ou mal développée car le tout devient au mieux immédiatement trop prévisible; c'est malheureusement le cas de L'Ombre des châteaux.Certes ce film qui raconte Tamour et la complicité de deux frères et de leur soeur cadette ainsi que leur désir de fuir au Canada, soulève un certain nombre de problèmes et peut pousser à la réflexion, mais Daniel Duval aurait dû fouiller son sujet beaucoup plus à fond.Ainsi nous pouvons voir et comprendre que cette quête des grands espaces, que ce désir de liberté s’opposent au cloisonnement et à Tin-supportable ennui d’un univers morne, gris et bouché dont l’institution de réhabilitation où la jeune fille a été envoyée pour deux ans n’est que la manifestation la plus éclatante.Néanmoins une description plus minutieuse et plus intense de ce milieu rural français dont sont issus les protagonistes nous aurait mieux fait comprendre leur rêve et lui aurait donné d'autant plus d’acuité.De même le film aurait probablement gagné à fouiller plus à fond la psychologie de ses personnages réduits à quelques manifestations schématiques qui privilégient trop la dimension instinctive.L’Ombre des châteaux témoigne d’un bagage cinématographique étendu et éclectique englobant tout autant.Les Carabiniers de Jean-Luc Godard que Ben-Hur de William Wyler.Cependant il est évident que Daniel Duval n’est pas encore parvenu à se doter d’une conception personnelle du rôle et de la fin du cinéma de sorte que son film présente une dimension agaçante d’indécision entre une certaine distanciation reflexive et un romantisme d’adolescent attardé.A 19 heures, Marguerite Duras nous offrait le prodigieux éblouissement de India Song.Ce film marque un nou- veau jalon, une étape très importante dans la réflexion cinématographique de Marguerite Duras.En déphasant et en dissociant ces deux éléments du spectacle cinématographique que sont l’image et le son, la cinéaste enraie totalement une mécanique trop bien huilée et force le spectateur à s interroger sérieusement sur sa relation de dépendance vis-à-vis l’image.India Song ne nous permet plus de n’être que des consommateurs d’images-sons; au contraire Marguerite Duras rejette la responsabilité totale et entière du film sur nos épaules: ce film sera ce que nous voudrons qu’il soit.C’est pourquoi India Song nécessite une attention de tous les instants, une concentration parfaitement soutenue et ce ne sera qu au prix de cet effort que le film deviendra significatif et trouvera son sens.Car India Song est un film d’une incroyable richesse et présente à qui veut bien s’y ouvrir une réflexion humaine et politique fort percutante.En effet de quoi parle la bande sonore de India Song sinon de l’indifférence, du refus de voir de notre société pourtant exposée et confrontée aux misères et à la souffrance du Tiers-Monde et de quoi parle la bande visuelle de India Song sinon de ce cancer qui nous ronge, qui a nom individualisme et égocentrisme et qui se traduit par l'isolement, l’incommunicabilité, ultimement la schizophrénie, lent suicide.C’est à une prise ae conscience de tous ces dangers qui menacent notre société rassasiée et amorphe qu'appelle Marguerite Duras de toutes ses forces.Margeerite Duras parvient dans India Song à créer un tout nouveau rapport son-image, le premier venant expliquer et justifier la seconde, la seconde épurer le premier.La juxtaposition des deux nous donne l’indéniable impression qu’on ne nous donne à voir qurune partie de l’image, qu’il se passe autant, même plus, de choses hors cadre qu'à l’intérieur de celui-ci.Cette impression est encore accentuée par l’utilisation de vastes décors livrés aux seuls objets, par les mouvements très lents de la caméra et par cette disten-ciation qui résulte du refus du gros plan pour privilégier le plan éloigné.Eblouissement des images-peintures lumineuses, incandescentes de Bruno Nuytten, ravissement des dialogues-poemes en voix off de Marguerite Duras, enivrement d'une musique langoureuse, fragile, désespérée, chatoiement du jeu feutré des comédiens, tout dans India Song subjugue.Avec Neuf Mois, présenté à 21 h 30, la cinéaste Marta Mészaros poursuit sa réflexion sur la condition féminine en Hongrie.On aurait pu croire que dans un pays socialiste comme la Hongrie où Tintégration de la femme au marché du travail et l’emphase sur les mesures d’aide sociale sont beaucoup plus avancées que chez nous, les problèmes de la libération de la femme ne se poseraient pas avec autant d’acuité.Il n’en est, semble-t-il, rien; en effet, les problèmes que Neuf mois soulèvent ne sont pas différents de ceux qu’on rencontre ici, et la conception masculine de la femme ne diverge pas de celle que soutient encore un grand nombre d’entre nous.Ainsi à travers cette histoire des amours d'une fille-mère et d’un jeune contremaître d’usine dans un petit village, Marta Mészaros nous parle de la résistance de toute une société face à ces idées nouvelles que sont le travail de la femme, son désir de s’instruire, sa volonté de disposer de son corps selon ses désirs et d’assumer elle-même les conséquences de ses actes.Or ce sont là nous dit l’auteur les conditions sine qua non de la libération et de Légalité de la femme, de son accession au statut de personne à part entière.Ainsi le film se présente comme une série de confrontations où Juli (étonnante Lili Monori) doit toujours veiller à défendre son intégrité face aux assauts répétés de son amant Janos (très bon Jan Nowicki) qui tente insensiblement de l’asservir et d’assurer sa domination mâle.On pourrait d’ailleurs à cet égard reprocher à Marta Mészaros un certain manichéisme car Janos fait montre d’un entêtement et d’un égocentrisme trop exagérés et d’un manque total de compréhension.Cependant la réalisatrice nous laisse entendre par le biais du premier amant que Janos n’est pas nécessairement typique de tous les hommes.La photographie de Janos Rende alterne des images d’intimité à des plans d’extérieur de l’univers terne et enfumé d’une petite ville industrielle.Cela accentue encore cette impression d'étouffement et contribue à resserrer le drame.Ainsi lorsque Juli ayant quitté son amant pourra atteindre à une nouvelle dignité, l’horizon se dégagera pour nous découvrir un vaste paysage et un ciel très bleu, univers de liberté.Neuf mois est un très beau film et Marta Mészaros une grande cinéaste.V.Le dernier Gallup Un sondage Gallup réalisé à la mi-juillet pour le compte du Toronto Star et dont les résultats ont été publiés hier indique 3ue l’opposition à l'indépendance du Québec est à la hausse au uébec et dans le Canada.Au Québec, 70% des personnes interrogées ont manifesté leur opposition à l’indépendance.Ce pourcentage était de 62% en avnl.Au niveau national, 75% des répondants ont fait savoir qu’ils s’opposaient à Tindependance du Québec.Trois mois plus tôt, cette proportion n’était que de 71%.Au Québec, 19% des répondants ont indiqué qu’ils appuyaient l’indépendance du Québec, à comparer à 20% en avril et a 22% en février.Ces modifications dans les pourcentages, explique l’Institut canadien d’opinion publique, qui réalise les sondages Gallup, s’explique parle fait que les indécis des précédents sondages ont pris position.Le sondage a été effectué auprès de 1,049 répondants de 18 ans et plus.Rumeurs de réconciliation Un quotidien d’Ottawa, The Citizen, laisse entendre dans sa dernière livraison qu’il est question de réconciliation entre Margaret Trudeau et le premier ministre.Le journal cite une amie de Mme Trudeau qui prétend que la femme du premier ministre cherche à faire annuler l’entente de séparation qu’elle avait sollicitée.Cette amie indiscrète aurait raconté également que Mme Trudeau, après avoir loué un appartement à New York, en aurait également loué un à Ottawa, à deux pas de la résidence officielle du premier ministre.Mme Trudeau aurait de plus passé le mois de juillet et une partie du mois d’août à la résidence d’été du premier ministre, à Harrington Lake, et elle aurait renoncé à l’idée de poursuivre une carrière de photographe.M.Trudeau est actuellement en vacances dans l’ouest du Canada avec ses trois enfants, Justin, 5 ans, Sacha, 3 ans et Michel, 2 ans.Au bureau du premier ministre, à Ottawa, on se contente de déclarer qu’on ignore tout des activités de Mme Trudeau.Étude sur la co-gestion Un professeur de l’université Queen’s de Kingston, M.Donald Nightingale, procède actuellement à une étude des compagnies dans lesquelles les employés participent à la gestion de l’entreprise.Vingt compagnies seront ainsi étudiées au Canada, dont Les produits forestiers Tembec, à Témiscamingue.Le mi- nistre fédéral du Travail, M.John Munro, a manifesté un certain intérêt à ce travail, dont les résultats seront connus d’ici la fin de Tannée.M.Munro a indiqué que les conclusions de cette analyse pourraient être éventuellement appliquées à des sociétés de la Couronne, comme Air Canada ou le CN.Un nouveau permis MF Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes a accordé un permis à la société Radio-Canada pour l’exploitation d’une station de radio MF de langue française aLa Malbaie.La nouvelle station retransmettra les emissions de CBV à Québec.Le permis d'exploitation viendra à échéance le 31 mars 1980.Le CRTC a également approuvé la demande de la société Câblovision Bas St-Laurent qui visait à etendre son territoire.Cette société pourra dorénavant desservir les localités de Cap-Chat, Ste-Anne-des-Monts et St-Joachim-de-la-Tourelle.Le zèle des aiguilleurs Une rencontre entre le ministre ontarien des transports et les représentants des ainguilleurs de Tair de l’aéroport international de Toronto n’a pas mis fin hier à la grève du zèle que pratiquent les contrôleurs aériens depuis leur retour au travail.Un porte-parole de la CATCA, M.Wayne Barry, a expliqué après cette réunion qu’il s’était agi plutôt d’une séance d'information que d’autre chose.Un représentant d’Air Canada a déclaré pour sa part que les contrôleurs semblaient déterminés à poursuivre cette grève du zèle le plus longtemps possible.Les départs de l’aéroport de Toronto accusent des retards allant jusqu'à 60 minutes.Des raisons sociales bilingues Les entreprises de Colombie-Britannique pourront se donner une raison sociale française ou anglaise, ou encore une combinaison des deux, en vertu d’amendements apportés à la loi sur les sociétés adoptés en deuxième lecture à l’Assemblée législative de Victoria.Le ministre de la Consommation et des sociétés, M.Rafe Mair, a expliqué qu’à l’étranger, une société provinciale peut avoir une raison sociale dans n’importe quelle autre langue.“Cela facilite les choses pour les sociétés de Colombie-Britannique qui ont des bureaux au Québec ou à l’extérieur du Canada.des quatre coins du MONDE Concorde gagne une autre manche NEW YORK (d’après AFP et Reuter) - Le tribunal du district de New York a rendu hier une ordonnance enjoignant à l’Autorité portuaire de New York (PONYA) de s’abstenir de toute interférence avec le projet de mise à l’épreuve de l’appareil supersonique Concorde à l’aéroport John F.Kennedy.Le PONYA a immédiatement annoncé qu’il ferait appel de cette décision devant la Cour d’appel de New York, derniere juridiction avant la Cour suprême.En rendant sa décision hier, le juge Milton Pollack a déclaré que le délai de 17 mois pris par le PONYA pour se prononcer sur la mise en service du Concorde à Kennedy était “excessif et injustifié” et que l’interdit frappant le supersonique était “discriminatoire, arbitraire et déraisonnable’.Ce jugement marque un succès pour Air France et British Airways dans leur longue lutte judiciaire pour obtenir que Concorde atterrisse à New York, mais la bataille devant les tribunaux n’est pas finie.La sécheresse sévit en Gambie BANJUL (AFP) — La Gambie a été déclarée officiellement si; nistrée à cause de la sécheresse et le gouvernement a demandé assistance pour faire face à la famine imminente, a déclaré M.Yaya Ceesay, ministre gambien de l’Agriculture.Le ministre a précise que la situation agricole était “désastreuse”, que l’absence de précipitations allait entraîner une baisse de près de 40% de la production céréalière et que, dans l’ouest du pays, 70% des cultures étaient déjà détruites.Il pleut à seaux en Californie LOS ANGELES (AFP) — Des pluies diluviennes, apportées par l’ouragan “Doreen” qui a ravagé mardi la péninsule de basse Californie, s’abattent depuis trois jours sur les régions désertiques de la Californie du Sud.Les pluies ont entraîné la mort d’au moins deux personnes et ont contraint de nombreux résidents à abandonner leurs maisons.Les pertes agricoles pourraient s’élever à 14 millions de dollars, estiment les autorités.Plusieurs zones ont été déclarées sinistrées, notamment Imperial County, près de la frontière mexicaine.Plusieurs routes, dont celle reliant Los Angeles à Las Vegas, ont dû être temporairement coupées.Le pape salue les Canadiens CASTELGONDOLFO (AFP) — Le groupe musical canadien “Alberta Girls Sound Spectacular” a exécuté plusieurs morceaux pour le souverain pontife, hier à Castelgondolfo, résidence d’été du Saint Père.Paul VI a remercié les jeunes filles du groupe et leur a demandé de transmettre son souvenir affectueux à tous les Canadiens.Oshima inculpé de pornographie TOKYO (AFP) — Le cinéaste japonais Nagisa Oshima, auteur de “l’Empire des sens”; a été inculpé à Tokyo par le ministère public pour avoir publie un livre contenant des extraits du découpage et du scénario de son film.Oshima, figure de proue de la nouvelle vague des cinémastes japonais, a été inculpé avec l’éditeur du livre, M.Hajime Take-mura, de violation de la loi sur la pornographie, l’accusateur public ayant en effet considéré que l’ouvrage suggérait des relations sexuelles, sans pour autant en montrer aucune ouvertement.Une ampoule moins gourmande NEW YORK (AFP) — La mise au point d’une nouvelle ampoule électrique, permettant à puissance égale une réduction de la consommation d’électricité de 60 pour cent, a été annoncée par la firme américaine Duro-Test Corp.Cette ampoule, qui pourrait être commercialisée dès 1979, coûtera 10 fois plus cher qu’une ampoule traditionnelle de force équivalente, mais son coût sera largement compensé par sa “longévité” et les économies d’électricité qu’elle entraîne, selon un porte-parole de la firme.90% de l’énergie consommée par une ampoule ordinaire de 100 watts correspond à une déperdition de chaleur, donc à un gaspillage.La nouvelle ampoule sera tapissée à l’intérieur d’une pellicule qui renverra cette radiation sur le filament, ce qui réduira d’autant la quantité d’électricité nécessaire au fonctionnement normal du filament.Une thérapie dont on abuse QUÉBEC (PC)-Le Dr Robert Blackburn trouve qu’on a “déformé une très bonne thérapie” en abusant des boissons albuminées dans certains régimes d’amaigrissement.Dans une interview, le Dr Balckburn, qui assiste au congrès des nutritionnistes, a rappelé qu’il avait soutenu, en 1973, que les protéines, le jeûne et l’exercice pouvaient faire maigrir.Participant actuellement à des recherches sur le cancer, à l’hôpital New England Deaconess de Boston, fl se sert des boissons albuminées pour nourrir les patients qui ont perdu l’appétit.Mais, a-t-il précisé, ce régime doit se faire sous surveillance médicale, afin qu’on n’abuse pas des protéines.Il ne doit d’ailleurs pas s'appliquer à tout le monde, comme on le fait aujourd’hui sans discernement dans les régimes populaires d’amaigrissement.Vous partez en vacances?N'oubliez pas le compagnon idéal: un beau livre, un très beau livre Pourquoi pas LE TEMPS DES VILLAGES d'Adrlenne Choquette?Chez votre libraire.tes presses ¦.aurentiennes C.P.130.Notra-Dame-des-laurentldes GOA 2SO Certificats d’épargne fixes dépôt minimum $500 C’est un avantage de plus que nous vous offrons.Profitez-en! LA BANQUE D’ÉPARGNE Charte fédérale.Membre: Société d assurance-dépôts du Canada.I LE DEVOIR Page 3 Montréal, jeudi 18 août 1977 \ Montréal poursuit les Expos Parce que ses longs pourparlers avec la Régie des installations olympiques au sujet de l’occupation du Stade olympique, ont duré presque tout l’hiver dernier pour enfin se terminer tôt au printemps, il semble que le Club de baseball Montréal Limitée propriétaire des Expos, ait oublié une date fort importante quant aux conditions entourant la location du Stade Jarry, où ils avaient élu domicile depuis 1967.En effet, lors d’une entente passée devant notaire, le 11 octobre 1968, entre la Ville de Montréal et la direction des Expos, il avait été convenu que ce premier bail allait se terminer le 31 mars 1972 et qu’à la fin de cette période, il aurait été possible de renouveler le bail durant 10 périodes additionnelles d’un an, à la condition que la Ville de Montréal, advenant un changement, soit avisée du contraire au moins trois mois avant le début de toute période de renouvellement.Or, selon une poursuite intentée hier en Cour supérieure par la Ville de Montréal, la direction des Expos qui, depuis cette année, accueille ses partisans au Stade olympique, n’aurait avisé la Ville de Montréal de ce changement que le 24 mars, ce qui va à l’encontre des trois mois d’avis précédant l’expiration du bail prévue pour le 31 mars 1977.Devant cette lacune, la Ville de Montréal soutient que le bail des Expos pour la location du Stade Jarry est valide et en force jusqu’au 31 mars 1978 et que les conditions prévalant pour le loyer tiennent toujours, c’est-à-dire 5% des recette nettes.mitee i tente initiale à payer ; période ne devant pas dépasser 20 ans mais aussi longtemps qu’il exploiterait une équipe de baseball dans un rayon de 75 milles de la métropole, un montant équivalant au pourcentage que représente l’excédent d'un montant de $3 millions du coût de construction du Stade Jarry, par rapport au coût du remboursement annuel qu’aurait fait la Ville, si ce coût de construction n’avait pas dépassé la somme de $3 millions.Or, les travaux de construction du Stade Jarry et de son terrain de stationnement ont coûté $3,673,695.83.De ce fait, selon la demande montréalaise, les Expos devraient donc à titre de loyer additionnel, du 15 mars 1970 jusqu’à aujourd’hui, un montant de $538,318.90.A ce montant, la Ville réclame $166,961.26 de plus, à titre d’intérêts calculés au 31 juillet 1977, pour un total de $705,280.16, plus un solde de $11,093, que le club de baseball a fait défaut d’acquitter à titre de loyer, le tout pour une reclamation totale de $716,373.29.Le Club de baseball Montréal Limitée a maintenant 10 jours pour répondre à cette requête.L’élevage de pigeons prohibé La Ville de Montréal a demandé hier à la Cour supérieure de lui accorder une injonction qui aurait pour effet d’obliger un de ses citoyens à se départir du pigeonnier qu’il exploite à son domicile.La requête vise M.G.de Angelis, du 2881, rue Pierre-Bernard, dans l’est de la métropole, qui, depuis quelque temps, a érigé un pigeonnier à deux paliers, l’un étant sur le toit de sa maison et l’autre dans sa cour, où pas moins de 60 pigeons roucoulent à qui mieux mieux.Selon les auto^tés municipales, le règlement montréalais 4421 interdit l’exploitation de ce genre dans un quartier résidentiel, en raison du bruit que font ces oiseaux, des odeurs qu’ils dégagent et des excréments qu’ils distribuent en abondance, même en pleine volée.La Ville de Montreal demande donc que M.de Angelis se débarrasse de sa dernière couvée dans les 30 jours, et qu’il démantèle les grillages mis en place sur le toit de sa maison et dans sa cour arrière.'/4 CDE le projet “anti-scabs” compromet la survie des PME Le célèbre Marché Bonsecours de la rue Saint-Paul, dans le Vieux-Montréal, retrouvera sous peu son aspect original.Le dôme de l’immeuble qui abrite maintenant des services municipaux, a dû être reconstruit à la suite de l’incendie de l’an dernier.(Photo Jacques Grenier) par Maria-Agnès Thellier L’article 97a du projet de loi no 45 ( “loi anti-scabs”) pourrait compromettre l’existence de nombreuses petites et moyennes entreprises du Québec, selon le Centre des dirigeants d’entreprise (CDE).L’article 97a interdirait à l’employeur toute possibilité d’embaucher, en période de grève, la main-d’œuvre temporaire sans laquelle l’entreprise ne peut plus produire.Pour M.Richard Laplante, président du centre des dirigeants d’entreprise, "une telle disposition rompt l’équilibre des forces contre les parties’’.À ses yeux "les entreprises petites et moyennes, incapables de soutenir des arrêts prolongés de leur production, se trouveront entièrement à la merci du syndicat et, pour peu que celui-ci manifeste des exigences qu’elles ne peuvent accepter, verront leur existence compromise’.Au contraire, les grandes entreprises pourraient sans dommages refuser un ultimatum syndical, soit en partant s’installer ailleurs, soit en livrant à leur clientèle la production d’une autre filiale.Les PME redoutent par-dessus tout la perte de clientèle qu’entraine un arrêt prolongé de la production.Les secteurs ou la concurrence est vive sont particulièrement vulnérables et le président du CDE cite l’exemple de l’imprimerie.Selon M.Laplante, d’autres formes de grèves devraient être "inventées” dans les PME, comme la grève tournante ou sporadique.Le centre des dirigeants d’entreprise estime que l’application de la loi anti-scabs “ne pourrait qu’ajouter aux difficultés actuelles et provoquer l’augmentation des coûts de production et du chômage déjà anormalement élevés”.De plus, cet article 97a pourrait bloquer l’amélioration des conditions de travail; selon le CDE, “dans la mesure où il restreint dangereusement la marge de manoeuvre des employeurs, le projet de loi no 45 créera chez eux un sentiment de frustration qui demande que le gouvernement confie à une commission parlementaire “le soin de situer dans son véritable contexte la réforme du code du travail qui s'amorça”.S’il ne s’oppose pas à la totalité du projet de loi, mais seulement à l’article “anti-scabs”, le CDE estime que le gouvernement québécois a “coupé court aux espoirs qu’il a fait naître au sommet économique’’.M.Laplante signale que l’engagement pris par M.René Lévesque à la tin du sommet économique sur la loi “anti-scabs” n’est pas respecté dans l’actuel projet.L’une des conclusions du sommet se limitait à obliger l’entreprise à réinstaller dans leur poste les employés ayant participé à une grève.Le CDE recommande le dialogue et la concertation et s’inquiète de voir le code du travail "mis en pièces détachées” par des réformes successives sans consultation du patronat.D solliciterait donc uQ “mini-sommet économique” sur l’articlf 97a ainsi qu’une commission parlementaire sur le code du travail.Le centre des dirigeants a pour vocatio» la recherche et la formation pou)1 l’entreprise mais se veut aussi "corps intermédiaire”, donnant le point de vue des dirigeants sur tous les problèmes sociaux ou economiques qui les touchent.Le CDE se veut “expert et non éditorialiste”.À titre d’expert, il avait par exemple recommandé lors du sommet économique le vote secret des syndiqués pour démarrer une grève.À la Pointe-au-Pic, il s'était opposé à la loi “anti-scabs” parce qu’elle pourrait avoir pour effet de “prolonger la durée des conflits et de multiplier le nombre de grèves et de lockouts".Le gouvernement refuse catégoriquement de convoquer la commission perfectionnement de la gestion du personnel”.Le centre des dirigeants d’entreprise QUÉBEC (LE DEVOIR) - Le vœu unanime de tous les députés de l’opposition n’a pas ébranlé le gouvernement qui refuse catégoriquement de tenir des audiences publiques de la commission parlementaire sur la réforme du code du travail proposée dans le projet de loi no 45, déposé récemment par le ministre du Travail, M.Pierre-Marc Johnson.Profitant de la journée des députés — la dernière peut-être d’ici l’ajournement puisque le gouvernement entend suspendre les règles habituelles de procédures pour accélérer les travaux — M.Yvon Brochu, député unioniste de Richmond et leader parlementaire de l’Union nationale, a réclamé la tenue d'une commission parlementaire pour entendre les parties touchées par la réforme du code du travail.Appuyé par les libéraux, qui ont apporté un amendement mineur à sa motion, et par les deux soldats solitaires MM.Fabien Roy et Camil Samson, M.Brochu a fait valoir l’importance de certaines modifications proposées au Code du travail, notamment les mesures “anti-scabs" et la formule Rand obligatoire, pour justifier la convocation des parties Intéressées.Reprenant son argument initial que les mesures proposées sont débattues depuis de nombreuses années, le gouvernement a refusé d'accéder à la demande des députés de l'opposition.M.Johnson a dit qu’il serait nécessaire de convoquer la commission parlementaire lorsque le gouvernement présentera la réforme d’ensemble qui s’impose dans le monde du travail.L’anglais sera permis sur certains produits par Gérald LeBlanc QUÉBEC — On pourra continuer à faire l’éloge d’Elvis exclusivement en anglais sur les pochettes des disques du roi du rock, vendus au Québec, même après l’adoption de la Charte du français du gouvernement Lévesque.Meme si le projet de Charte ou projet de loi no 101 prescrit l’usage du français partout, de façon exclusive dans laf- pa_____ .fichage et de façon prééminente dans l’étiquetage, certains adoucissements sont en effet prévus dans les règlements rendu publics hier par le parrain du projet de loi, M.Camille Laurin, ministre d’État au développement culturel.“Les inscriptions apparaissant sur une publication, un disque ou un ruban magnétique ainsi que sur leurs emballages peuvent être rédigées uniquement dans la langue de cette publication, de ce disque ou de ce ruban magnétioue”, stipule l’article 5 du règlement relatif à la langue du commerce et des affaires.En plus de ce projet de règlement, qui prévoit toute une sérié d’exceptions des pochettes de disques aux containers, M.Laurin a déposé une nouvelle version du règlement relatif à la langue des entreprises.On y retrouve un seul changement au règlement déjà déposé pour préciser le projet de loi no 1, auquel a succédé le projet de loi no 101 visant à exclure les “associations internationales à but non lucratif” des exigences de francisation de la loi.Ce changement répond à un voeu explicite de l’Association internationale du transport aérien.Heureusement que les journalistes ont produit peu encore.Après avoir passé plus de sept heures sur un seul article la veille, on a d’abord donné l’impression de vouloir reprendre le temps perdu hier en adoptant rapidement les trois premiers articles du chapitre IV, “La langue de l'administration’.Le train d’amendements et de sous-amendements est cependant réapparu au quatrième article alors que les libéraux, M.Harry Blank et Noël Saint-Germain ont secondé les efforts des habitués de la commission, MM.Fernand Lalonde et John Lavoie-Roux; sire en ._ mette aux organismes anglophones (municipalités, commissions scolaires et hôpitaux) de communiquer entre eux en anglais mais le gouvernement refuse de broncher sur le principe que les composantes de l'administration publique doivent communiquer entre elles dans la langue officielle.Le ton a commencé à monter lorsque le député de Mont-Royal, M.John Ciaccia, a accusé le gouvernement de vouloir étouffer lentement la communauté anglophone; son collègue de Saint-Louis, M.Harry Blank, a renchéri en disant que les péagistes invitaient les anglais à quitter le Québec.M.Laurin estime au contraire que son projet de loi vise à faire sortir la minorité anglophone de son ghetto et à l’intégrer au courant de vie de la majorité québécoise.Plus passionné et plus virulent, M.Claude Charron, qui assiste son collègue en sa qualité de leader parlementaire adjoint, accuse le député de Mont Royal en particulier de profiter des pleines pages que lui consacrent les journaux anglais pour semer la haine chez les anglophones.Heureusement la cloche annonçant la pause du souper est venu mettre un terme a ces échanges, qui laissent présager des jours orageux pour la fin de ce débat linguistique, d’autant plus que l’opposition voit poindre le rouleau compresseur activé par le gouvernement pour faire adopter sa loi à temps pour la rentrée scolaire.Appuyés par les représentants de l’Union nationale, MM.Grenier et LeMoignan, sur la plupart de leurs amendements, les libéraux ont annoncé leur intention de continuer à multiplier les amendements malgré la menace de clô- bat autour de la loi 22, avec une petite différence cependant puisque les rôles sont inversés.“Other days, other ways”, a dit hier M.Burns.ture proférée hier par le leader parlemen- table, les libéraux et les péquistes sont ha-taire, M.Robert Bums.bitués au genre de guerre d usure qu’ils se Malgré les hauts cris et les appels au livrent sur le champ de bataille linguisti-bon sens d’un côté et de l’autre de la que; il y a trois ans, c’était le même corn- Dossiers de la GRC sur des ministres L’article du Globe ne serait qu’un tissu d’inexactitudes” OTTAWA (CP) — Le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada, M.Maurice Nadon, a qualifié de tissu d’inexactitudes et de conjectures un article publié hier à la une du Globe and Mail de Toronto faisant état d’un vaste centre de documentation de la GRC contenant des dossiers sur la vie privée de plusieurs membres du cabinet, députés et hauts fonctionnaires du gouvernement.M.Nadon, a fait savoir par l’entremise d’un porte-parole officiel que cet article avait été fondé sur des renseignements “obtenus de toute évidence de sources non-informées”."M.Nadon, a déclaré le porte-parole de la GRC, le surintendant John Bentham, était surtout mécontent du fait que Ton affirme dans cet article que de tels renseignements erronés provenaient de membres présentement en service à la Gendarmerie”.M.Nadon qui n’a pas fait d’autres commentaires, a souhaité que le journaliste du Globe and Mail, M.Lawrence Martin, se fasse entendre devant la commission royale d’enquête sur la GRC.Ses allégations, a dit M.Nadon, trouveront alors réponses.Selon le Globe and Mail, la GRC a dans ses dossiers des renseignements qu'elle a recueillis par écoute électronique, allant même jusqu’à envahir l’intimité des chambres à coucher.Ces renseignements, poursuit le Globe and Mail, citant des informateurs présu-mément à l’emploi de la GRC, sont nécessaires pour protéger les hauts fonctionnaires contre des liaisons inconscientes avec des agents ennemis.Le leader conservateur, M.Joe Clark, après avoir pris connaissance de cet article, a indiqué que si les faits relatés par le Globe and Mail étaient authentiques, la situation était grave.“Il est incorrect de constituer des dossiers sur les députés, c’est une situation dangereuse”, a souligné M.Clark, qui a annoncé son intention d’aller au fond de l’affaire et d’interroger le Solliciteur général, M.Francis Fox, qui a autorité sur la GRC.M.Clark a indiqué qu’il chercherait à savoir pourquoi la GRC constituait ces dossiers, qui avait accès à ces renseignements et a quoi ils servaient.Le chef conservateur reconnaît la nécessité d’un service de sécurité nationale et de surveillance des ennemis de l’État, mais ne peut comprendre pourquoi les députés tomberaient dans cette catégorie.Si un homme politique ou un fonctionnaire est soupçonné de trahison, soutient-il, il s’agit d’un acte criminel et la loi prévoit les mesures à prendre dans de tels cas.Mais si ces dossiers portent vraiment, comme le rapporte le Globe and Mail, sur des potins de bas étages, cette pratique est tout à fait ignoble, et il est à craindre que de tels renseignements puissent servir à faire chanter un député, par exemple, laissa entendre M.Clark.Marchez régulièrement pour marcher longtemps.parniofiocmnl Marchez Dès aujourd'hui.Y AS-TU PENSE.?Ml OFFRE INTÉRESSANTE POUR LES ÉTUDIANTS ET LES ENSEIGNANTS DURÉE 6 mois 7 mois 8 mois 9 mois 10 mois TARIFS PERIODE SCOLAIRE 30.00 34.00 38.00 42.00 46.00 CO0T approximatif montant SI VOUS ACHETEZ OUE VOUS LE DEVOIR AU NUMÉRO ECONOMISEZ 38.00 44.00 50.00 56.00 62.00 8.00 10.00 12.00 14.00 16.00 SOYEZ BIEN INFORMÉS A MEILLEUR COMPTE RECEVEZ LE DEVOIR CHAQUE MATIN A DOMICILE Veuillez remplir ce coupon et nous le faire parvenir avec votre chèque ou mandat-poste payable à l’ordre de LE DEVOIR, Case postale 6033, Montréal, P.Q.H3C 3C9 • Ci-Inclus $.pour un abonnement scolaire de .mois à compter du.NOM.ADRESSE Ci-inclus $.pour un abonnement scolaire de.mois à compter du.NOM.ADRESSE. 4 • Le Devoir, jeudi 18 août 1977 éditorial lettres au DEVOIR La conférence de St Andrews La conférence des premiers ministres provinciaux, qui s’ouvre ce matin à St.Andrews, au Nouveau-Brunswick, revêt cette année un caractère de solennité et de gravité politique dont les précédentes réunions du genre ont d’ordinaire été dépourvues.A l’ongine, ces rencontres estivales devaient s’inscrire sous le signe de la détente et de la consultation; elles offraient aux chefs des gouvernements provinciaux l’occasion d’échanger officieusement leurs points de vue sur l’état de l’économie et les problèmes politiques du pays vus dans une perspective provinciale.Mais, au cours des années, soucieux de réaliser une certaine solidarité interprovinciale; les premiers ministres ont volontiers profite de ces discussions pour mettre au point des stratégies communes dans leurs négociations avec Ottawa.Toutefois, les “fronts communs” Sue l’on prétendait créer n’ont pas souvent ré-isté à 1’epreuve des intérêts régionaux oue le gouvernement central a toujours su exploiter au cours des grandes conferences fédérales-provinciales.Que les rencontres des premiers ministres provinciaux soient devenues plus significatives au cours de la dernière décennie témoigné aussi d’une volonté de décentralisation, d’un plus grand besoin d’autonomie qui s’est exprimé diversement, mais de façon continue à travers le pays.Celle qui s’ouvre aujourd’hui, en raison de la conjoncture politique créée par T avènement ou gouvernement du PQ à Québec, suscite un défi nouveau auquel devront faire face les provinces anglophones.Les accords de réciprocité que M.René Lévesque doit proposer formellement au sujet de la langue d’enseignement et qui seront prévus dans la loi 101 f)lacent les premiers ministres dans un di-emme.MM.Lévesque et Claude Morin, oui ont arrêté hier en conseil des ministres, les modalités des propositions québécoises, pourront cependant les aider à s’en sortir tout en retirant pour le Québec le maximum d’avanta- Tel sera donc le thème central de la conférence au cours de laquelle les participants aborderont aussi la question du chômage, particulièrement élevé dans l’est, mais qui n’épargne aucune région.Sur ce point, M.Lévesque a donné mardi, à l’Assemblée nationale, rassurance que son gouvernement compte faire, dans les domaines qui relèvent de sa compétence, des efforts plus poussés afin de réduire en partie le nombre des sans-travail à l’automne et à l’hiver.Par contre, c’est en accord avec les autres provinces que le premier ministre pourra insister de nouveau auprès du gouvernement fédéral sur l’urgence de mesures exceptionnelles, dans les secteurs qui lui appartiennent en propre et dans ceux où une concertation plus efficace serait souhaitable.Ce qu’on retient surtout des précisions apportés par M.Lévesque à ce sujet, c’est que le Québec, dans la lutte contre le chômage, ne lésinera pas sur une collaboration plus grande avec les autres gouvernements, et d’abord celui d’Ottawa.À ce chapitre, on prévoit heureusement que les premiers ministres provinciaux parviendront sans difficulté à se mettre d’accord sur un train de mesures et sur les démarches communes qu’ils pourraient entreprendre auprès du gouvernement fédéral.Mais c’est avant tout la question de la lan- !;ue et des accords de réciprocité qui peut con-érer à la réunion une dimension presque historique.Ainsi que l’annonce LE DEVOIR ce matin en première page, les premiers ministres des provinces anglophones tentent de définir une position collective qui leur permettrait de taire face aux desseins québécois dont ils voudront reconnaître le bien-fondé sans toutefois souscrire à la méthode proposée.Toute réaction trop négative serait fort mal interprétée au Québec ou l’opinion publique, presque unanime, approuve l objectif d’égalité en matière linguistique.En revanche, si les premiers ministres devaient s’engager dans de véritables négociations pouvant aboutir à des ententes réciproques, dès cette semaine ou cet automne au cours de la conférence des ministres de l’Éducation à Edmonton, ils consentiraient implicitement à amorcer, dans ce champ limité, des discussions sur une éventuelle association.Tout au moins, et quelle que soit la souplesse des accords envisagés, le précédent serait-il établi.Or, au plan politique, les provinces anglophones rejettent cette idée.D’autre part, ces dernières n’entendent pas subordonner les droits linguistiques à des accords dans la conclusion desquels entre nécessairement une part de marcnandage, des accords fragiles et aléatoires, susceptibles d’être dénoncés ou modifiés et dont la mise en oeuvre appelle des mécanismes de surveillance et oe vérification, comme si les provinces étaient des États étrangers.En revanche, les provinces anglophones n’ont guère insisté dans le passé pour obtenir l’inscnption dans la constitution du droit inaliénable à recevoir l’enseignement dans l’une ou l’autre des langues officielles.C’est plutôt le gouvernement fédéral qui les conjure depuis 1968 de consentir à cet amendement constitutionnel.Voilà qu’aujourd’hui, pour échapper aux accords de réciprocité, elles insisteraient pour introduire dans la constitution une garantie qui ne leur paraissait pas si impérieuse na- guère, d’autant que certaines provinces répugnent à l’idée d’aliéner leur souveraineté en matière d’éducation.Les chefs de gouvernements feront en outre valoir que la réciprocité est inconcevable en raison de la répartition inégale des francophones dans leurs territoires respectifs.Ce que l’Ontario et le Nouveau-Brunswick peuvent assurer à leurs francophones (350,000 dans le premier cas, 200,000 dans le second) n’est pas réalisable au même degré en Colombie-Britannique qui ne compte qu’environ 12,000 francophones, ou au Manitoba où vivent près de 40,000 Canadiens français.C’est dire que les avantages découlant d’accords de réciprocité intervenant avec l’Ontario et le Nouveau-Brunswick ne seraient pas tous accessibles aux enfants de la Saskatchewan et de l’Alberta.Mais, quelle que soit la pertinence des analyses que ne manqueront pas de soumettre à M.Lévesque ses collègues des autres provinces, ceux-ci n’auront pas résolu le problème s’ils se bornent à proposer un engagement moral en faveur de l’extension du français dans leurs systèmes d’enseignement respectifs.M.Lévesque, en tout cas, voudra obtenir un peu plus.• C’est ici que le premier ministre du Québec et son mimstre des Affaires intergouvemementales, que l’on disait l’un et l’autre favorables à la “clause Canada”, devront mettre à contribution toutes leurs ressources de négociateurs.Sans renoncer à la notion d’accords ou d’ententes, les porte-parole du Québec, suivant des modalités qu’on ne connaît pas encore, pourraient assouplir leur position en acceptant d’accueillir dans notre réseau scolaire anglophone les élèves et les étudiants des autres provinces qui, dans un texte formel, s’engageraient à réunir tous les moyens à leur disposition au cours des prochaines années pour offrir à leurs francophones, comme à ceux qui viendraient du Québec, un régime d’enseignement en langue française dont la taille serait proportionnelle à l’importance numérique de leurs minorités.Il va sans dire que l’Ontario, le Nouveau-Brunswick et le Manitoba — où sont concentrés la presque totalité des francophones hors Québec — offriraient des services beaucoup plus considérables que les autres provinces.Si MM.Lévesque et Morin abordent le problème dans cet esprit, s’ils acceptent de modeler leurs propositions selon les réalités et les faits, les premiers ministres ne pourront se refuser à donner en contre-partie des garanties quant à l’objectif fondamental de l’égalité.Michel ROY bloc-notes » ç Ombres chinoises Lundi, le secrétaire d’Êtat Cyrus Vance sera à Pékin, pour ce que l’Administration Carter veut faire passer pour une simple “mission exploratoire”.Tout dépend de ce qu’on soumet à ^ '‘exploration”, et, en l'occurrence, il s’agit des moyens de parvenir à un objectif qui était et qui reste l’établissement de relations normales entre les États-Unis et la Chine.Dire “mission d’exploration" dès à présent permet de modérer les illu-*¦ sions et, de toute façon, empêche que l'on crie à l'échec si M.Vance rentrait bredouille.Mais peut-on parler d’échec si la panoplie des moyens proposés était rejetée puisque cette issue négative elle-même ne remettrait pas l en cause la nécessité d’aboutir?Aussi bien le porte-parole du département d’Êtat que M.Vance lui-meme ont pris la peine de dire que le progrès ?attendu ne serait ni “facile” ni à effet “immédiat".Doit-on en inférer que la solution préconisée serait échelonnée sur une période plutôt longue?Une sorte de "normalisation par étapes" comme celle en cours avec la Havane?Jamais, depuis les manifestations de Grosvenor Square, en 1968, en pleine guerre du Vietnam, la capitale britannique n'avait connu pareilles scènes de violence.Symbole des libertés civiques, la Grande-Bretagne se trouve aujourd'hui confrontée à un grave problème démographique.L’origine en est le geste généreux du cabinet Attlee, qui, en 1948, alors que l’empire victorien commençait à craquer de toutes parts, décida de conférer la nationalité britannique à tous les habitants des colonies ou possessions du Royaume-Uni, avec le droit de s’installer en métropole.Vingt ans plus tard, près d’un piillion de citoyens de l’ancien et du 'nouveau Commonwealth — le Com-fnonwealth “blanc” et le “non blanc” — avaient usé de ce privilège.L’instabilité politique du tiers-monde, le chômage endémique qui y règne, n’ont cessé, depuis, de grossir le flot des arrivants, pour la plupart originaires des Antilles, de l’Inde et du Pakistan.En 1972, l’arrivée de vingt-sept mille Ougandais d’origine indienne et pakistanaise, expulses par le président ldi Amin, relançait les polémiques.Depuis 1971, les gouvernements britanniques successifs ont bien cherché à en- Ce serait vraisemblable, surtout après avoir entendu le président Carter confirmer l’objectif du plein rétablissement mais sans pour autant sentir la nécessité de céder à une “urgence”.Entendons-nous encore une fois sur les termes car, même en mettant les choses au plus modeste, urgence relative il y a et cette mission est plus qu’exploratoire.L’avènement d’une nouvelle Administration à Washington, qui compte en son sein un James Schlesinger, par exemple, et qui est présumée attentive à tout ce qui est Cnine, est survenu à un moment particulier marqué par les chambardements que l’on sait dans la hiérarchie pékinoise.Non seulement Mao n'est plus mais Teng, l’héritier présomptif de Chou En lai, est revenu plus puissant que jamais, constituant avec le président Hua et le maréchal Yeh une véritable “troïka” dont il est probablement l’élément le plus redoutable.Si la normalisation avec les États-Unis, dont le communiqué de Shanghaï reste la pierre angulaire, était un peu le “bébé" de Chou En lai, diguer la vague d’immigration, mais conservateurs ou travaillistes hésitent à tracer une ligne de démarcation trop voyante entre “blancs” et “non-blancs", et le laxisme de la loi autorise de nombreux abus.En 1971, la population immigrée du “nouveau Commonwealth” était officiellement estimée à un million trois cent soixante-dix mille personnes.Elle dépasserait aujourd'hui les deux millions.Dans certaines villes des Midlands, un habitant sur cinq est d’origine antillaise ou indo-pakistanaise; en 1973, 17% des enfants nés dans le Grand-Londres étaient de parents noirs ou asiatiques.Un nombre non négligeable de ces immigrés se sont bien adaptés: on ne compte plus les entreprises indiennes ou pakistanaises florissantes, et il est de notoriété publique que le service national de santé ne saurait fonctionner sans ses centaines de médecins antillais ou asiatiques.Mais, en dépit d’une législation rigoureuse contre la discrimination raciale, la masse des “non-blancs” constitute les gros bataillons des chômeurs et des mal-logés.Un nombre croissant d’adolescents de couleur, nés et élevés en Grande-Bretagne, refusent leur avenir de ci- elle était tout aussi évidemment souhaitée par Mao lui-même; on saisit facilement l’impatience chinoise en se souvenant de ce fameux voyage présidentiel offert à un Nixon démis et éclaboussé, incident imaginé par Pékin pour fouetter l’ardeur de l’Administration Ford; aujourd’hui, avec un Teng sensé incarner une aile “droitière” Sarce que victorieuse de la “Bande des uatre , c’est une continuité double qui se trouve confirmée vis-à-vis des États-Unis.Faut-il ajouter que les difficultés mêmes que connaît l'Administration Carter avec Moscou la mettent en bonne position pour dénouer enfin l’impasse avec Pékin! Un Bureau de liaison, même en lui ajoutant des ailes et des pattes, reste autre chose qu’une ambassade non pas tant par les services que l’un et l’autre pourraient respectivement assurer que par l'impossibilité de l’appeler ambassade! Ce qui bloque, bien sûr, c’est le problème de Taïwan.Entre le “lâchage” pur et simple de l'île de Formose et le référendum que suggérait l’autre jour le président du toyens de seconde zone.Le Front national, qui se réclame des thèses racistes et hostiles au Marché commun chères à M.Enoch Powell, n'est qu’un petit parti sans représentation au Parlement.Mais, lors des dernières élections municipales à Londres, il a marqué des points importants.L’augmentation persistante du chômage lui a acquis de nouveaux soutiens, et c’est sans difficulté qu'il a pu rassembler quelque deux mille manifestants pour protester contre T'insécurité” que la population noire ferait régner dans les rues de la capitale.Malgré sa ferme intention de ne pas dramatiser, le gouvernement britannique ne peut pas ignorer l’avertissement: comment une société développée et libérale peut-elle faire face à ses obligations historiques et humanitaires sans cesser de protéger la paix de ses citoyens lorsqu'elle est ainsi interpellée sur son sol même par le tiers-monde?Ce n’est plus une hypothèse d’école diplomatique; il en va de la vie quotidienne de millions d’hommes, de femmes et d’enfants, et peut-être de l’avenir d’une certaine idée de la démocratie.(Le Monde) sous-comité de la Chambre des représentants, le démocrate Lester Wolff (de New York), il y a toute une gamme de possibilités, comme il y en a entre la conquête militaire de Taïwan par la Chine et la perpétuation de l’entité dite nationaliste.C’est là, qu’en dépit des démentis officiels du département d’État, le discours du sénateur Kennedy, prononcé à quelques jours du départ de M.Vance, prend valeur de coup de sonde.Ainsi, pour le sénateur du Massachusetts, la solution passe principalement par l’établissement d’un calendrier pour le retrait total des 1,400 militaires encore en poste à Taïwan; par l’amorce de la négociation d’une normalisation à parachever dès 1978; et par la mise en place des mécanismes légaux et politiques permettant de soutenir de manière non-officielle, économiquement et militairement, Taïwan; et ce, alors que seront développés les échanges humains et commerciaux avec la Chine.Le fait est que même si le sénateur Kennedy n’a pas voulu faire le jeu de l’Administration Carter — l’un et l’autre s’en défendent — il était en contact avec le département d’État et, de toute manière, M.Vance savait à quel moment précis ce discours serait prononcé.Peut-on supposer que, dans ses grandes lignes, c’est T“approche” que préconisera M.Vance?C’est là qu’on se souviendra d’une phrase récemment pronoficée par le maréchal Yeh: Taïwan sera libérée à l’heure et à la manière choisie par Pékin! Au premier degré, une telle affirmation signifie que la Chine n’exclut pas la manière forte, et qu’elle répond “non” par anticipation à une éventuelle demande américaine d’un engagement à la “réunification pacifique”.Mais est-ce hasardeux d’avancer ue, sous un certain angle, la phrase u maréchal Yeh peut vouloir dire aussi qu’il n’y a pas d’urgence à régler le problème de Taïwan dans la voie d’une normalisation avec Washington?La solution est peut-être à chercher du côté d’une déclaration de principe unilatérale des États-Unis qui, tout en procédant à l’établissement de relations diplomatiques normales avec Pékin, diraient qu’ils restent attachés à une solution pacifique à Taïwan; l’obstacle à lever dans cette voie serait alors de convaincre Pékin qu’une fois sa souveraineté admise sinon reconnue sur l’ile, une telle déclaration de principe n’est pas une ingérence! Des équivoques à créer en tentant d’enlever d’autres.Encore aujourd’hui la politique américaine de désengagement militaire de toute cette région peut passer pour une preuve de bonne foi.Georges VIGNY Le racisme en Grande-Bretagne Malentendu dissipé autour d’un passeport Mme Lucienne St-Pierre, a/s Maurice Caumartin, 7128, Rue de Normanville, Montréal Le Secrétaire d’État aux Affaires Extérieures m’a demandé de répondre à votre lettre du 12 juillet 1977, adressée au Premier Ministre, concernant votre demande de passeport.Permettez-moi, tout d’abord, de vous expliquer qu’un passeport est un document établi en vue de certifier l’identité d’une personne.L’identité dans le cas d’une femme mariée s'applique principalement à l'utilisation de son nom acquis.La plupart des femmes qui se marient prennent le nom de leur époux.U existe, cependant, des exceptions à la règle et nous avons modifié nos pratiques en conséquence.Les femmes qui n’ont jamais pris le nom de leur époux, ou qui se sont mariées, ont acquis le nom de leur époux et sont ensuite revenues à leur nom de jeune fille peuvent demander un passeport ne portant que ce nom.Leur demande doit, cependant, être accompagnée d’une lettre décrivant les circonstances qui ont entouré l’utilisation de leur nom de jeune fille et fournissant une liste de documents valides (permis de conduire, cartes de crédit, etc.) portant celui-ci.Si elles ne détiennent pas de documents de ce genre, elles doivent présenter une déclaration statutaire décrivant l’utilisation de leur nom de jeune fille ainsi que les raisons pour lesquelles elles ne possèdent pas de documents à l’appui.Suite à notre correspondance datée du 30 mai, nous avons bien reçu une lettre nous faisant parvenir des copies de vos cartes d’identification établies au nom de Lucienne St-Pierre.Cependant, nous avons reçu ces copies dans la même enveloppe que la correspondance de M Maurice Caumartin.Il semble que dans l’empressement à lui rendre les services demandés, une erreur se soit glissée lorsque nous avons retourné les copies de vos documents avec son passeport.En dépit de nos efforts, il arrive toutefois que des erreurs se produisent.Quoi qu'il en soit, cette erreur a été portée à l'attention de la section responsable.Ayant soumis la documentation requise, le passeport no DH 564505 fut émis à votre nom le 11 juillet et posté le 12 juillet, 1977.Je regrette sincèrement tout embarras ou retard que notre négligence à ce sujet aura pu vous causer.R.J.SUTHERLAND, Directeur.Ottawa, le 12 août 1977 L’École secondaire Duval arbitrairement frappée ?M.J.Yvan Morin, ministre de l’Éducation, Québec.C’est une mère de famille, parmi les quelque deux cents autres dans mon cas, qui s’adresse à vous.Je viens d’apprendre que mes deux garçons ne pourront point retourner à l’école secondaire Duval: vous avez décidé de ne plus la subventionner.Vos fonctionnaires du ' ministère, paraît-il, ne donnent aucune raison explicative de cette décision.Je me dis alors que vous êtes tout simplement en train de mettre à exécution le plan du Parti québécois de faire disparaître, au Québec, l’école privée.Je ne vous dirai pas tout ce que j’ai sur le coeur, ma lettre se transformerait en épître.Je me contenterai de vous demander si vous avez déjà songé au désarroi dans lequel vous plongez une famille par ce geste qui n’est que la conséquence d’une “idéologie”.J’ajoute immédiatement que cette idéologie communisante du Parti québécois est totalement er-ronnée.En saine démocratie, l’école privée a sa place et en doctrine raisonnable, l’État n’a pas pour mission de remplacer les organismes privés.Il faut de sa part des motifs graves et très sérieux pour en venir à leur retirer les subsides nécessaires à leur fonctionnement.Ce n’est pas au mois d’août qu’il est aisé de trouver une autre école privée où inscrire nos enfants.Il n’y a qu’à les envoyer à l’école publique, aurez-vous peut-être l’outrecuidance de me répondre.Je vous ferai remarquer, en ce cas, que j’ai mes raisons personnelles de les placer à l’école privée.Veuillez croire que ce n’est pas par caprice que nous acceptons les déboursés additionnels et les frais de déplacement.Pour une fois que des enfants sont vraiment encouragés dans leurs études et que nous trouvions là excellente réponse à nos sacrifices, vous venez tout gâter par une décision intemporelle et tout à fait arbitraire.Jusqu'à preuve du contraire, je ne peux voir quelle infraction majeure aux règles du ministère a pu commettre l’École de rattrapage Duval.J'ai bien le regret de vous assurer que ce n’est pas en brimant ainsi indûment les citoyens dans leurs droits que vous allez rendre sympathique votre gouvernement.Je rends publique la présente lettre pour que le public soit informé de votre façon dictatoriale de conduire votre politique ministérielle en matière scolaire.Une mère désemparée et injustement lésée, Pierrette N.HUBERDEAULT Montréal, le 12 août 1977.Revenir au respect des droits des citoyens Les syndiqués sont défendus par les chefs syndicaux.Les patrons des P.M.E.sont appuyés par le Conseil du patronat.Ceux qui restent, la très grande majorité, coincés entre les deux, doivent être protégés par leur gouvernement.Nous les citoyens, les restants, nous sommes les plus mal défendus dans les services essentiels, parce que notre gouvernement négocie, avec des chefs syndicaux, des droits qu’il a justement pour mandat de protéger.Messieurs les “experts syndicaux, patronaux, gouvernementaux”, trouvez autre chose que les grèves sauvages dans les hôpitaux, les écoles, les transports, à l’Hydro-Québec, à la Croix-Rouge, pour nous faire gober vos intentions pures et vos tactiques loyales.Arrêtez de nous prendre en otage: votre dictature ne nous plaît pas.M.René Lévesque, le projet de loi “anti-scab” contre la majorité du public, que votre gouvernement s'apprête à légaliser, ne pourra entre autre, qu'ajouter à l’anxiété des malheureux qui séjournent dans les hôpitaux et les hospices.Faites au moins une exception pour eux.De grâce, ne cédez pas aux opportunistes qui veulent faire adopter cette loi à toute vapeur, sans prendre le temps d’en mesurer tous les effets sur le public.Gi!les-M.GIRARD Montréal, 15 août 1977.Le scoutisme, école de vie et non de doctrine Monsieur le directeur, Cette lettre est une réponse à monsieur Pacifique Edmond, o.f.m., qui signait lui-même une lettre dans votre édition du 15 août 1977 intitulée “Le scoutisme mène-t-il à la révolution permanente?”.Il y a scoutisme, marxisme et catholicisme et je ne suis pas du tout d’accord pour coller une étiquette marxiste ou catholique sur le mouvement scout.Ayant vécu, comme jeune et animateur, le mouvement scout et d’autres équivalents, le seul point majeur qui ressort pour moi, c’est l'épanouissement ou jeune par la vie de groupe.Le reste, c’est au jeune de se faire une idée.Le scoutisme est une école de vie et non une école de doctrine : Aidons le jeune dans sa démarche d’enfant et d’adolescent et laissons-lui choisir sa propre philosophie de la vie! Yvan GUILBAULT.Montréal, le 15 août 1977 Les plus beaux voyages, mais à quel prix Monsieur le directeur L’hiver dernier, j’ai eu recours aux services de l’agence Trave-laide.D’autres clients seraient peut-être intéressés de savoir comment cette compagnie nous a traités, ma femme et moi.La publicité proposait: “Les plus beaux voyages aux meilleurs prix”, pour les gens de l’Age d’or.Pour avoir droit à ces privilèges, il fallait demander une carte du club “Age d’or Métropolitain", carte distribuée par l’agence elle-même.Or, cette fameuse carte nous a permis de payer notre billet d’avion Montréal-Nice-Paris-Montréal au tarif régulier de $508.00 chacun.Quant aux chambres, les services “spéciaux” de l’agence nous ont permis de payer plus cher à Paris et à Nice, que les prix indiqués dans les chambres et à la réception des hôtels où nous séjournions! J’ai conservé les preuves.A Paris on nous a fait payer $28.60 par jour, pour qne chambre de 121 francs, qui valait au taux de change le plus bas au dollar à l’époque soit $25.75.La différence: $2.85 par jour multiplié par 7 jours=$19.95.A Nice, on nous a donné une chambre studio à 138.66 francs ($29.50) pour laquelle nous avions payé d’avance $38.29! Après 3 jours, nous avons exigé de changer de chambre et en avons obtenu une à 148.66 francs ($31.63) pour les 32 jours qui restaient.Résultat, Travelaide nous a fait payer $1,340.00 pour des chambres qui en valaient $1,100.66, une différence de $239.34! La différence aurait été de $308.00 si nous n’avions pas in- sisté pour changer de chambre $239.34+19.95=$259.29 en trop.Donc Travelaide soigne les gens de l’Age d’or en leur vendant leurs billets d’avion à plein tarif, et en leur chargeant plus cher pour leurs chambres.A notre retour, un chèque de $30.74 avec mention "montant payé en trop" nous attendait! Je n ai pas changé le chèque, et je leur ai envoyé trois lettres recommandées, le 21 avril, le 17 mai et le 7 juillet 77, pour leur expliquer les choses.Leur dernière réponse date du 26 mai et promettait un règlement “d’ici quelques jours”.Voilà les principaux faits de ce voyage, et j’en passe.J T.de M.TASCHEREAU, m.d.St-Germain de Granham, le 15 août 1977.Un ménestrel français qui ne sait chanter qu’en anglais Monsieur le directeur, L’un de vos correspondants vient d'attirer l’attention de vos lecteurs, au sujet du projet de loi numéro 101, en citant la pensée suivante de Montesquieu: “Si je savais une chose utile à ma nation qui fut ruineuse à une autre, je ne la proposerais pas à mon prince, parce que je suis nécessairement homme, et que je ne suis Français que par hasard’’.La citation est très belle, mais elle s'applique très mal au sujet de la charte de la langue française qui est loin d’être ruineuse pour les anglo-québécois à qui elle laisse un système complet d’enseignement, un réseau d’institutions hospitalières, des journaux, des postes de radios et des stations de télévision qui se compa- rent même avantageusement par leur nombre avec les médias dévolus à la majorité francophone.L’attitude la plus ruineuse, la moins utile et la plus nuisible non seulement à notre nation, mais aussi à l’autre, c’est justement d’avoir des réactions démesurées au sujet d’un problème si important.Qu’on cesse donc de tenter de nous faire croire que la minorité anglophone sera mise dans une mauvaise situation par le projet de loi 101.C’est du véritable délire, surtout quand on connaît le contexte où continuera d’évoluer cette minorité.Et dire que ce sont ces mêmes personnes qui, pour appuyer leur thèse du danger que courrait la minorité anglophone et pour demander des adoucissements à la loi 101, essayent oe nous convaincre du même souffle que le français n’est pas en danger au Canada! Pour ma part, j’aime mieux les gens qui travaillent à des “choses utiles à ma nation" sans masochisme, de façon à établir un sain équilibre dans une société agitée a juste titre, que ceux qui aiment mieux ne rien faire de peur de déranger-ceux qui n’ont jamais levé même les yeux sur les injustices les plus criantes qui étaient notre lot quotidien depuis des décennies.Géo-Henri FORTIN Alma, le 10 août 1977 Une belle citation qui s’applique mal.Au propriétaire du restaurant la “Maison québécoise”, rue Quentin-Bauchart, Les Champs-Elysées, Paris.Je viens d’avoir le plaisir de dîner dans votre restaurant, la "Maison québécoise".Je suis venu ici dans l’espoir d’apprécier votre cuisine — ce qui est fait — et de retrouver quelque chose de l’ambiance québécoise.Votre décor y contribue.Je vous en remercie.Permettez-moi cependant, de vous exprimer à la fois mon déplaisir et mon indignation pour avoir dû entendre, pendant 80 minutes de présence dans votre établissement, les chansons de votre ménestrel français qui ne sait chanter qu’en anglais.En effet, prenez-en bonne note, nous n’avons eu droit à aucune chanson en français depuis l’ouverture de la soirée (Il est présentement 9:30).Un Québécois à Paris, Normand GIROUX P.S: Ceci est survenu en dépit d'une intervention de ma part auprès du chansonnier, immedai-tement après sa première chanson.Montréal, le 15 août 1977 ¦ Nous rappelons à nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l'auteur II nous est impossible de publier les lettres anonymes.L'adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.LE DEVOIR Fondé por Henri Bourcmo I* 10 janvier 1910 Directeur Claude Ryon Rédacteur en chef Michel Roy Rédacteur en chef adjoint Georges Vigny Directeurs de l’information Jean Froncoeur Pierre LOignon Trésorier Bernard larocqué l£ DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire, société à responsobiM* limitée, dont le siège social est situé ou numéro 211, rue du Somt Sacre nsent, Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprimé par l’Imprimene Dumont incorporée dont les ateliers sont situés a 9130, rue Boivm Ville loSolle l agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a d-l •user les informations publiées dons IE DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne J55 per ennee su mois $30 A lêlrsnger $60 per annee su mois $33 trois mes $2t Éditions du samedi $15 par annee Edition quotidienne livrée A domicile P*' porteur $1 50 par semaine Tarit de i abonnement servi pat ia poste aerienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt legal Bibliothèque nationale du Quebec TlliPHONI: 844-3361 l,omg„uM„i ( Le Devoir, jeudi 18 août 1977 • 5 des idées des événements des hommes Les villages de Povungnituk, Ivujivik et Saglonc face au “bill” 101 “La solution est de faire en sorte que la langue esquimaude devienne la seule utilisée chez nous” Nous voulons préciser dès le début que la prétention de la Northern Quebec Inuit Association, de parler au nom de tous les Esquimaux du Nouveau-Québec au cours des multiples représentations que cette association effectue auprès des gouvernements est non-fondée.En effet, les Esquimaux des villages de Povungnituk, Ivujivik et la majorité de la population de Saglouc ne sont représentés d’aucune façon par cette association et ceci depuis le début de 1975 où les populations concernées ont retiré formellement tout mandat permettant à la Northern Quebec Inuit Association de parler en leur nom de quelque façon que ce soit et à qui que ce soit.De plus, les populations esquimaudes de ces trois villages ne se considèrent liées d’aucune façon par la Convention de la Baie James et du Nouveau-Québec que l’Association a négociée au nom des Esquimaux du Nouveau-Québec.Au moment de la consultation devant mener à l’acceptation de l’entente, nous avons refusé de participer au vote parce que les règles les plus élémentaires touchant l’information en démocratie n’avaient pas été respectées et parce que nous étions convaincus qu’il est impossible à une population de se prononcer sur un choix quelconque, sans posséder toute l’information nécessaire, le temps et les moyens de réfléchir aux consequences d'une décision aussi importante dans l’histoire d’un peuple.Nous ne croyons pas que la lecture d’un simple résumé, d’un texte aussi important que la convention puisse être considérée comme une consultation valable.Cette consultation n’était qu’une manoeuvre pour camoufler, sous une pseudo-démocratie, la faiblesse du mandat de l’association et permettre la ratification d’une entente dont seuls quelques conseillers juridiques étaient peut-être capables de mesurer la portée.Nous avons refusé de participer à ce simulacre de démocratie et au processus de consultation qui était prévu par l’entente.Poiir ces raisons nous refusons que quiconque tente, par quelque moyen que ce soit, de nous inclure dans cette entente.Anglais et assimilation L’Association utilise comme argument pour soutenir sa thèse que les Esquimaux vivant dans des régions différentes tel le Nouveau-Québec, les territoires du Nord-Ouest, de l’Alaska et du Groënland ne peuvent se comprendre entre eux qu’en utilisant l’anglais comme langue commune.Cette affirmation est heureusement non-fondée, du moins pour le moment.Mais si nous ne nous efforçons point de défendre notre langue et notre culture, c’est un fait que nous risquons d’en arriver à utiliser une langue étrangère, en l’occurrence l’anglais pour communiquer entre nous et pas seulement entre les groupes différents.C’est déjà le cas d’une grande partie des Esquimaux de la région d’“Inuvik” située dans la partie ouest des territoires du Nord-Ouest.Ces derniers n’ont pas su résister aux efforts d’assimilation du gouvernement fédéral.Présentement, nous croyons qu’il est inexact de prétendre comme le fait l’association, que les communications entre les différents groupes esquimaux rendent nécessaire la langue anglaise, faute de pouvoir se comprendre dans notre langue.D’ailleurs, voici quelques exemples qui démontrent le contraire: • M.Johnny Amauralik, présentement responsable des négociations et des revendications territoriales pour les Esquimaux des territoires du Nord-Ouest, est originaire d’Inoucajouac, village du Nouveau-Québec; cette personne ne pourrait pas détenir un poste aussi important si elle ne pouvait comprendre et se faire comprendre de la population esquimaude de cette région.• Depuis une dizaine d’années, la personne qui fait les émissions de radio transmises en langue esquimaude à la grandeur du Nord canadien, par le service du Nord de Radio-Canada est un Esquimau du village de Fort George situé dans la Baie James.Bien que ces émissions soient transmises en meme temps à l’ensemble du Nord canadien, jamais les habitants du Nouveau-Québec ou des territoires du Nord-Ouest ne se sont plaints de ne pas comprendre la langue utilisée par cette personne au cours de ses émissions.Jamais personne ne lui a tenu le langage suivant: “N’utilise plus l’esquimau dans tes émissions, nous ne comprenons pas bien quand tu parles.Dorénavant, nous voulons que tu ne parles que l’anglais”! Tous les hommes d’où qu’ils viennent finissent toujours par bien se comprendre s’ils ont l’occasion de se parler et de travailler ensemble à une tâche commune.Le véritable problème se situe beaucoup plus au niveau du contenu que du contenant lorsqu’il s’agit de communiquer entre individus ou entre groupes.De même, et en dépit des différences de dialectes qui peuvent exister, à mesure que les Esquimaux de différentes régions vont avoir a travailler à des projets communs, les dialectes vont progressivement converger.Il n’y a aucun doute que cette convergence des différents dialectes de notre langue va se produire, les communications s’accentuant entre les différents groupes.Mais si nous voulons en venir à une compréhension la plus précise possible entre les différents groupes esquimaux et ceci dans la langue esquimaude, la première tâche qui nous incombe est d'abord de fortifier notre langue en sorte qu’elle devienne le seul véhicule de cette compréhension et de cette communication qui deviendra de plus en plus nécessaire.La langue d’autrui pour sauvegarde Si, comme le prétend l’Association, une langue seconde est nécessaire pour permettre aux différents groupes esquimaux de communiquer entre eux, alors nous croyons, qu’étant donné que le groupe esquimau le plus important sur terre vit au Groenland, il serait plus judicieux que nous apprenions le danois qui est la langue seconde de ce groupe.L’association vous a aussi affirmé que les esquimaux qui ne peuvent parler l’anglais sont si peu nombreux qu’ils pouvaient tenir dans le creux d’une seule main.Ceci est faux.Beaucoup d’entre nous ont sursauté en entendant cette affirmation qui nous a énormément surpris et qui nous a laissé sur l’impression, qu’au moment où vous, les francophones, vous vous apprêtez à passer une loi pour protéger et renforcer votre langue, l’Association qui se dit être le représentant des Esquimaux ne fait absolument rien pour protéger et même se moque de notre langue.Nous voulons que vous sachiez que même si parmi les jeunes, il y en a qui “baragouinent” l’anglais, il y a très peu d'Esquimaux au Nouveau-Québec qui maîtrisent suffisamment cette langue pour être de bons interprètes.Quant aux plus vieux, ils ne parlent que la langue esquimaude.L’Association est allée jusqu’à affirmer que la langue anglaise est une de nos deux langues traditionnelles et de plus, que la langue anglaise nous a permis d’affirmer notre identité en tant que peuple distinct.Cette déclaration n’a pas fini de nous faire rire, car nous n’avons jamais entendu parler d’un peuple vivant sur la surface du globe pour qui Tutilisation de la langue d’autrui était une condition préalable à la sauvegarde de sa propre culture.Cette attitude provient peut-être du fait que même si nous connaissons l’homme blanc depuis longtemps et même si l’homme blanc nous connaît aussi depuis longtemps, notre culture, notre langue et notre façon de vivre ont jusqu’à ce jour fait l’objet de condescendance de la part des gens qui nous ont et continuent de nous traiter comme des enfants au nom du progrès.Cette attitude paternaliste et colonialiste a amené certains des nôtres à négli- L’Europe des femmes Le Conseil de l’Europe vient — enfin — de recommander à ses membres des mesures visant à réduire l’inégalité entre hommes et femmes dans le domaine professionnel et de la vie familiale.Dans l’ensemble de la Communauté européenne, 35 millions de femmes ont une occupation salariée ou indépendante.Dans l’emploi total, elles représentent de 35 à 40% dans la plupart des pays membres (autour de 25% seulement aux Pays-Bas, en Italie et en Irlande).Dans les services de la C.E.E.cependant, les femmes sont pratiquement absentes des grades supérieurs (0% pour le AI, 1,55% pour le A2, 0,29% pour le A3, 2,64% pour le A4, mais entre 76 et 83% pour les grandes C!).Il n’y en a aucune au conseil des ministres ou à la commission.Et la crainte de la “frivolité” a même conduit à écarter depuis quelques années les épouses des hommes politiques de tous les “sommets” et réunions de travail de Neuf.Une telle situation n’est-elle pas paradoxale alors que, dans un pays comme l’Italie, deux gouvernements sont tombés récemment sur des questions dites “féminines” — le divorce et l’avortement?Si l’Europe n’est pas encore saisie par le féminisme, sa partie méridionale est bel et bien secouée par des tempêtes féministes, par une subversion brutale qui, à peine éclose, désoriente les partis pouti-ques traditionnels, y compris le P.C., l’elle se situe délibérément en de- ______________________________________________par_____ LILIANE THORN-PETIT ¦ Liliane Thorn-Petit est présidente d’honneur de l’Association luxembourgeoise des journalistes.Cette tribune libre est reproduite du journal Le Monde du 16 août 1977.hors de tous les groupements politiques et même de la lutte des classes.La bourgeoise, voire la capitaliste, se sent tout autant concernée par la plupart des problèmes féminins que l'ouvrière ou la paysanne.Le divorce, l’avortement, le planning familial, la valorisation du travail, si ingrat et fastidieux, de la ménaeère, le recyclage des mères une fois que les enfants ont atteint l’âge de se “débrouiller seuls", la mise en place de toute une infrastructure d'appui logistique à la mère de famille — telle l'organisation de l’aide familiale, de crèches, de crédits d’heures ou du baby-sitting, de la garde des malades, - ce sont là autant de questions auxquelles l'on doit et peut trouver des solutions sur le plan européen: ne serait-ce pas le meilleur moyen, non seulement de démystifier, mais de dépolitiser certains problèmes particulièrement sensibles, pour ne pas dire explosifs, dans certains pays?Une seule et unique fois, une référence féminine apparaît dans le texte du traité de Rome: dans l’article 119, qui porte sur l’égalité des salaires masculins et féminins.Vingt ans après, les femmes européennes sont loin d’avoir obtenu satisfaction: l'écart entre les salaires est de 20 à 50% dans les pays industrialisés, suivant une étude du B.I.T., pour la même durée de travail, et ce malgré une communication et une proposition de directive adoptée par le conseil des ministres européen du 17 décembre 1974.Si d’autre part on rencontre ici ou là quelques “femmes alibi” à des postes de responsabilité, elles demeurent l’exception.Les femmes sont nombreuses dans les emplois les moins qualifiés et partant les moins bien payés.Deux raisons expliquent ce phénomène: en premier lieu, encore et toujours l’éducation, et plus encore la formation des femmes, qui reste insuffisante pour l’exercice d’un métier ou d’une profession.L’influence du mariage, et surtout de la maternité, sur le déroulement de la vie professionnelle de la femme est négative, dans la mesure où elle se trouve presque toujours conduite de ce fait à l’exercice de ce qu’il faut bien appeler un double métier.Les difficultés economiques que traversent actuellement les pays de la C.E.E.et le chômage persistant rendent encore plus aléatoire la satisfaction des revendications féminines et fournissent un bon prétexte à ceux qui veulent reporter à plus tard les mesures nécessaires pour réaliser la pleine égalité, notamment dans les domaines de l’orientation et de la formation professionnelles, de la réadaptation et des conditions de travail.Les obstacles qui empêchent les femmes de prendre de plus grandes responsabilités professionnelles sont les mêmes que ceux qui les empêchent de participer à une vie politique active, d’aider à remodeler la société.D’après une récente enquête (1976) des services de la C E E, auprès d’un tiers de leur personnel féminin (soit mille quatre cent quarante-deux personnes), le manque de motivation politique de la femme est dû, pour 73%, au système éducatif et culturel; pour 62% aux contraintes familiales; pour 39% à l’attitude psychologique des militants masculins; pour 35% a la discrimination au sein de l’appareil dirigeant des partis politiques.La vie politique européenne ne deviendrait certes pas automatiquement idéale le jour où la proportion des femmes serait la même aux postes de commande qu’au sein de l’électorat, mais elle ne saurait être plus mauvaise! Si nous prenons un problème comme celui de la qualité de la vie, qui ne peut être résolu que dans un cadre européen, il devrait trouver une dimension feminine grâce a la participation des femmes aux schémas directeurs.Mais le fait qu’elles ne soient consultées à ce propos a aucun stade du processus européen ajoute à toutes les raisons qu’elles ont de n’être pas sensibilisées à l'égard de l’Europe.Les femmes représentent plus de la moitié de la population de la C.E.C.Plus de la moitié aussi des électeurs qui désigneront, l’année prochaine, leurs députés au Parlement européen.Mais si l’Europe est devenue une réalité, un cadre de vie pour les agriculteurs, les commerçants, les industriels à la rigueur, elle n’a pas réussi à s’imposer aux ouvriers, encore moins aux employés, aux fonctionnaires, à certains indépendants; elle est restee, pour les femmes — comme pour les jeunes, — une inconnue.Il faut bien dire qu’elle n’a que très peu d’incidences sur leur vie quotidienne, celle des ménagères et mères de famille, qu’elle n’a pas encore su — ou pu — pénétrer dans les masses.C’est le signe révélateur d’un grand échec, d’une grande faillite de l’Europe.La C.E.E.est devenue une affaire de lé-Voir page 6: Femmes POUR DES VACANCES RÉUSSIES.LOUEZ UN CANOT POUR UNI V FIN DE SEMAINE I Accessoires inclus r/ ou ACHETEZ EN UN A PARTIR DE RE DE VERRE 14 PI.*155 Le poste de traite Canoës-Kaÿ^ks 1322 est Bélanger 270-7309 ’ 066-7095 ger leurs coutumes, leur langue et leur culture au profit de la culture et de la langue du colonisateur pensant ainsi obtenir la clé du pouvoir et du progrès.Hélas, ces gens ne sont devenus que de pâles imitations de ceux qui ont toujours voulu décider à notre place.Que ce phénomène existe chez nous, en tant que québécois, il vous sera facile de le comprendre.D’ailleurs, n’est-ce pas ce qui se passe à la grandeur de la terre?L’attitude de l’Association face au projet de loi sur la langue est une suite logique aux faits suivants: — Les démarches et la correspondance de l’Association ne se font qu’en langue anglaise.— L’entente de la Baie James et du Nouveau-Québec n’a pas encore été traduite dans notre langue.Seul un résumé existe en langue esquimaude mais pour ce qui est du texte integral, il n’existe qu’en français et en anglais.— Le mémoire présenté par l’Association à la commission parlementaire qui a fait l’étude du projet de loi numéro 1, mémoire présente au nom des Esquimaux du Nouveau-Québec n’a même pas été traduit en langue esquimaude.— Le télégramme qui fut expédié au premier ministre, M.Lévesque, par les manifestants de Fort Chimo ne fut jamais traduit en langue esquimaude.— Les Esquimaux du Nouveau-Québec n’ont jamais eu d’explication quant aux véritables objectifs du projet de loi sur la langue.Risques de divisions Vous avez aussi certainement compris que l’Association s’oppose au projet de loi sur la langue.Nous ne partageons pas l’avis de l’Association car en tant que peuple qui tient à sauvegarder et à renforcer sa langue, nous nous reconnaissons dans les efforts des Québécois pour sauvegarder et renforcer la leur.Dans sa forme actuelle, nous pensons que certaines prévisions du “Bill” 101 risquent de nuire énormément au fonctionnement des organismes chez nous.En effet, l’article 90 qui affirme que tous les organismes issus de l’Entente de la baie James sont exemptés de l’application de la loi et ceci sur les deux-tiers du Québec, soit le territoire couvert par l’Entente, risque de faire du Nouveau-Québec un terrain de bataille où les francophones et anglophones vont se battre comme ils le font aujourd’hui au Québec au sujet de la langue.Bien entendu, nous les Esquimaux, serons constamment sollicités pour prendre partie dans cette querelle qui ne peut que nous nuire et nous diviser.Ces querelles iront en s'accentuant à mesure que les populations francophones et anglophones s'accroîtront, attirées qu’elles seront par l’argent et les emplois qui devront etre crées en vertu de l’Entente.Pour prévenir une telle situation, nous croyons que la seule solution est de faire en sorte que la langue esquimaude devienne la seule langue utilisée chez nous.Ces paroles, nous voudrions qu’elles soient bien comprises et que leur sens imprègne votre coeur.Défendre soi-même sa culture Nous, les Esquimaux, avons une culture et une langue distincte et comme tout autre peuple, nous sommes convaincus qu’ils nous appartient à nous et à nous seuls de protéger notre culture.Nous, les premiers concernés, nous voulons avoir les mêmes possibilités que les Québécois pour prendre les mesures qui s’imposent pour protéger notre langue.Et comme les Québécois, nous ne voulons pas que la responsabilité et la tâche de légiférer sur notre langue et notre culture appartiennent à d’autres que nous.En conséquence, nous considérons que tous les paragraphes touchant les Esquimaux.à savoir les articles 82, 83, 90 et 91 n’ont pas leur place dans un projet de loi qui se veut être la Charte de la langue française au Québec.Ce que nous voudrions c’est plutôt la création par les Esquimaux du Nouveau-Québec, d’un véritable gouvernement ré- gional avec tous les pouvoirs pour assurer le développement de notre société, de notre culture et de notre langue.“L’Assemblée nationale reconnaît aux Amérindiens et aux Inuit du Québec, descendants des premiers habitants du pays, le droit qu’ils ont de maintenir et développer leur langue et culture d’origine.” Nous sommes d’accord avec ce paragraphe parce que c’est la première fois qu’un texte de loi énonce une telle reconnaissance des Amérindiens et des Esquimaux.Mais il faudrait faire attention à ce que l’on veut dire par “culture d’origine”.Trop souvent, les Blancs nous considèrent, encore aujourd’hui, comme n’étant qu’un peuple de chasseurs qui a l’étrange coutume d’aimer la viande crue.Mais notre culture ne peut être réduite à ses seuls éléments traditionnels.Notre culture fournit une base et une cohésion aux gestes quotidiens — hier, nous allions à la chasse en traîneau à chiens; aujourd’hui, nous bâtissons nos coopératives; et demain nous dirigerons notre gouvernement et nos autres institutions.Afin d’assurer le développement véritable de notre langue et de notre culture, il faudrait les replacer dans le contexte social et économique dans lequel nous vivons, tout en tenant compte de la direction que nous voulons donner à notre développement et des méthodes pour lesquelles nous voulons assurer ce développement.Nous croyons que les Esquimaux doivent être capables de “suivre” les démarches de leur propre développement et de se reconnaître dans les structures qu’ils se donnent.Une fausse conception de la réalité Malheureusement, une analyse même très brève de l’Entente de la baie James démontre que la conception de la réalité et de l’avenir esquimau que l’on y retrouve est complètement fausse.• Ceux qui ont négocié l’Entente ont donné une importance exagérée aux choses du passé qu’ils voulaient protéger à tout prix.Ainsi, on peut voir que les dispositions de l’Entente contiennent les plus menus détails concernant la catégorisation des terres, le régime de chasse et de pêche, et la protection de l’environnement.• Ces choses peuvent certes être importantes mais quand on compare le souci qui leur a été apporté avec le peu de sérieux donné au chapitre du développement économique, on comprendra bien que ceux qui ont négocié cette Entente ont nié aux Esquimaux toutes possibilités de développement distinct et original.De plus, le seul véritable pouvoir que l’Entente confère aux Esquimaux se retrouve au chapitre de l’Éducation où les Esquimaux auront le pouvoir de décider par eux-mêmes du contenu des cours de culture traditionnelle.• Quant aux compensations monétaires, nous avons déjà exprimé clairement notre position dans une lettre datée du 20 mai 1977 à M.Roger Beaudoin, président de la Commission d’inscription, et dont le ministère d’Etat au Développement culturel a aussi reçu une copie.Nous voudrions simplement ajouter que nous ne pensons pas que le veritable développement des Esquimaux du Nouveau-Québec consiste en la création de ligne aérienne et d’un réseau de “Holiday Inn” à travers le Nord.• Quant au reste du contenu de l’Entente, nous croyons que son effet premier sera d’accentuer la désintégration sociale et de mettre en danger et même de détruire la plupart des efforts de dévelop- ¦ Une rencontre s’est tenue les 9 et 10 août entre les re-'-présentants des trois villa-” ges esquimaux dits dissidents (relativement à l’En-jj tente de la baie James et du Nouveau-Québec) et les conseillers du ministre d’É-.’ tat au développement cultu-.rel, M.Camille Laurin.Ces., Esquimaux de Povungni-, tuk, Saglonc et Ivujivik ont.< tenu à rendre publique leur position sur le projet de loU 101 et ont chargé M.Georges Pilotas, interprète de la’b rencontre, de nous faire* parvenir une version Iran-'1 çaise du document remis à* M.Laurin.Les sous-titresj,’ sont du DEVOIR.pement socio-économique entrepris jusqu’à maintenant.D’ailleurs, la N.Q.I.A.confirme cefte perception lorsque ses représentants affirment que Tutilisation de la langue anglaise est primordiale au démarrage et au fonctionnement des organismes prévus par l’Entente et aux autres organismes qui sont sensés nous appartenir.*; Des structures du Sud * Si Ton se fie aux structures qui seront mises en place, suite à l’application de l’Entente, tel le gouvernement régiorial, les gouvernements locaux, la corporation de développement, etc., qui sont à notre point de vue des copies exactes des structures bureaucratiques du Sud, il va de soi que le fonctionnement de ces organismes devra dépendre largement d’un personnel blanc.Dfailleurs, le cas de la commissipn scolaire est significatif à ce sujet, Ses structures répondant beaucoup plus aux besoins du Sud qu’aux besoins véritables de la population autochtone, nécessitent et favorisent l’emploi d’une langue étrangère et en ce sens, nuisent énormément à la sauvegarde et au développement de notre culture et notre langue.La façon dont ces structures ont été conçues détruit tout espoir que notre langue puisse un jour servir de véhicule à notre développement, et en ce sens la N.Q.I.A.a raison lorsqu’elle mentionne la nécessité d’une langue étrangère.De plus, non seulement ces structures vont éprouver de la difficulté à motivenla population à la participation, mais eljes vont nécessiter une telle dépense d’énergie pour satisfaire aux normes administratives qu’elles devront rencontrer, que Ton n’aura plus assez d’énergie et assez de bras pour lui faire jouer leur véritable rôle: celui d’être Toutil premierxlu développement.D’ailleurs, l’histoire des Indiens du Canada est là pour nous servir de leçoa Pendant près d’un siècle, les Indians n’ont fait que courir après les normes et les exigences établies par des bureaucrates bienveillants qui voulaient développer les Indiens, bien assis à leur bureau-chef d’Ottawa.Depuis quelques années, onfiit à ces mêmes Indiens qu’ils pourront dorénavant prendre progressivement le contrôle des structures du ministère des Affaires indiennes.Or, nous ne voulons prendre le contrôle ni des Affaires indiennes, ni de la Direction générale du Nouveau-Québec, ni de n’importe quelle autre structure créée par d’autres que nous.Nous refusons a’être obligés de vivre politiquement et économiquement dans une langue qui n’est pas la nôtre.Ce que nous exigeons, ce sont des structures que nous pourrons faire fonctionner nous-mêmes en utilisant notre langue.INSTITUT DE PASTORALE Centre d’éducation permanente Désirez-vous mieux comprendre la Bible et pouvoir l'utiliser avec plus d'aisance pour l’homélie ou dans un groupe de partage et de prière?L’Institut de pastorale vous offre un vaste choix de sessions ‘ susceptibles de répondre à vos besoins et à vos intérêts.Pour plus de renseignements, s’adresser au 2715, Chemin de la Côte Sainte-Catherine, Montréal, H3T 1B6 - 739-3223.NOUVELLE GARANTIE DE 3 ANS CONTRE LES PERFORATIONS DUES À LA CORROSION.SANS LIMITATION DE MILLAGE 124 Spider Selon Car and Driver, “la meilleure décapotable que Ton puisse acheter”.ne coûte maintenant que $69951 i J FIAT l * Ia's prix de rvntr au (Ivtail sun^rn’s par le fabncanl n'inriiirnt pas lr transport, 1rs taxes, 1rs plaques il'immatrn ulatinn, m 1rs frais Jr preparation du eoncessnmnairc Les prix Je ivntr (1rs comvssiannul 1rs pnn rnt être moins élei és Venez essayer la Fiat 124 Sport Spider chez: MONTREAL Eugene Carne Automobile llee latreille Automobiles ltd luoani Automobile Inc *208i Ste Catherine Ouest 4184SI Andre 9474 Bout St Mithpi (Tel 937 3991) (Tel 52?2121) (Tel 384 5032) LAVAL fortm Automobile Int 27?70th Av» (Tel 681 1666) LACHINE Ninth Avenue Moto» Saie' 895 St louis (Tel 637 2564) LONGUEUIL Auto Allatd Inc 2039 Chemm Chambly (Tel 674 8734) ST.JEAN j Garage lehout et Simard^ 450 iacques Cartier Sud (Tel 347 6555) 6 • Le Devoir, jeudi 18 août 1977 la météo m» Canoda Force PLUiE AVERSES Saint Joon AVERSES /: t-.'v, Croat Fi Franchco averses Kantat City pricipitotion igoUs hou», protston g N^iatio prossion Kci -y T m«Kto d’air irai» kiPiV mouo^'air chaud ORAGES Miami 1»] r*yss. '.-Y::,; pmi > y •• v:s: ; ¦ j.ÿt'.V v‘: L'équipe ontarienne de Ian Crowley et Andrew Sheppard a remporté hier à St.John, la médaille d’or en kayak-deux avironneurs, aux Jeux du Canada.Crowley est de Mississauga et Sheppard d’Ottawa.(Téléphoto CP) Les Jeux d’été du Québec ouvrent cet après-midi à Ktineketolekiac SHERBROOKE (PC) - Plus de 5,000 jeunes participants, de 8 à 18 ans; 260 officiels et 180 accompagnateurs; 18 régions participantes; 10 journées complètes de compétitions sportives et d’activités culturelles; 15 disciplines sportives au programme, réparties en trois blocs de compétitions; 2,000 couchers par soir; 100,000 repas en 10 jours; 2,000 travailleurs bénévoles ; un budget de fonctionnement de plus de $1 million; voilà en quelques chiffres ce que représente l’organisation de la finale provinciale des Jeux du Québec, qui débute aujourd'hui à Sherbrooke.C’est en octobre 1975 que la ville de Sherbrooke a obtenu de présenter les Jeux du Québec de 1977.Selon les chefs de mission des 18 régions participantes, la région de Québec est l’equipe à battre cette année.Cependant, on accorde d’excellentes chances de victoire aux régions de l’Est et Montréal-Concordia pour l’emporter.Le premier bloc de compétition débute ce matin et 7 disciplines sont à l’honneur: la balle-molle, la natation, la pétanque, le ski nautique, le tennis et le tir à rare.Mentionnons que les cérémonies d’ouverture débutent cet après-midi à 17 heures par le sermet de l’athlète, qui sera lu par Stéphane Vallières, de la région des Cantons de l’Est.Le jeune Vallieres est présentement considéré comme l’un des meilleurs amateurs au Québec en athlétisme.Plusieurs dignitaires seront sur place, notamment le ministre responsable du Haut-Commissariat à la Jeunesse, aux Loisirs et au Sport, M.Claude Charron, M.Robert Hémond, président de la Société des Jeux, et M.Clément Fortier, président du comité organisateur des Jeux.Choisi à la suite d'un concours effectué auprès des étudiants des écoles élémentaires et secondaires des Cantons de l’Est, le raton laveur, Ktiné, a été adopté par le comité organisateur de Sherbrooke comme mascotte officielle de la finale provinciale.Le raton laveur abonde dans les Cantons de l’Est, dit-on.Son nom que l’on écrit, Ktiné mais que l’on prononce “tiné”, est en fait l’abréviation d’un mot abénaquis, Ktineketolekiac, qui veut dire le “lieu des grandes fourches” et qui servait à désigner au 18e siècle, le confluent des rivières Magog et Saint-François, dans la région immediate de Sherbrooke.C’est à Ktiné, devenue Sherbrooke, que les Abénaquis avaient l’habitude de camper quand ils remontaient le cours de la Saint-François, à l’occasion de leurs excursions de chasse et pêche.Le raton laveur Ktiné est donc la mascotte officielle des Jeux du Québec, qui se déroulent jusqu’au 18 août.La mascotte a rencontré personnellement cette semaine les 1,700 athlètes qui font partie du premier bloc de compétitions des Jeux.L’AMH reprend la route avec sept équipes Les Oilers d’Edmonton pourraient être exclus de l’Association mondiale de hockey avant la saison prochaine, et si leurs propriétaires envisagent de déménager la concession et les joueurs dans la Ligue nationale, comme il a été men- Jodzio condamné à $3,000 d’amende QUÉBEC (PC) — Rick Jodzio, ancien porte-couleur des Cowboys de Calgary de l’Association mondiale de hockey, a été condamné hier à une amende de $3,000 pour avoir causé les lésions corporelles à Marc Tardif, des Nordiques de Québec.Jodzio devait subir son procès devant jury le 19 septembre sous l’accusation d’avoir blessé intentionnellement, accusation pour laquelle il était passible de 14 ans d’emprisonnement.Mais, a la surprise générale, il s’est présenté nier matin devant le juge Cyrille Potvin, de la cour des sessions de la paix, et a demandé à subir plutôt un procès devant juge seul.Il a reconnu sa culpabilité à une accusation réduite d’avoir causé des lésions corporelles, passible de cinq ans de pénitencier.Son procureur, Me Harvey Yarosky, de Montreal, a fait valoir que son client “n’est pas un homme violent ni un sauvage qu’il n’a jamais voulu blesser Tardif”, et que l’incident s’est produit dans le feu de l’action.Tardif a subi l’assaut de Jodzio, au cours d'un match des séries éliminatoires, le 11 avril 1976, au Colisée de Québec.COMPTABLES AGRÉES LUCIEN DAHMÉ.C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 BELZII.E.ST-JEAN SPERANO ET ASSOCIÉS Comptables agréés ALAIN BElZILE C A ROBERT ST JEAN C A G'LL ES SPERANO C A 2345 est, Bélanger Montréal 729-5226 PROVOST, LAVOIE.LAROSE & POIRIER Comptable* Agréé* Jean Provost, C.A.Henri Lavoie, C.A.Jacques Larose, C.A.Raymond Poirier, C.A.6000*st, Métropolitain 254-7559 samson.BêLair associes comptables agréés Montréal — Québec — Rimou»ki — Sherbrooke — Trois-Rivières — Ottawa — Sept-lles Suite 3100, Tour de la Bourse, Montréal H4Z 1H8 861-5741 VIAU, ROBIN & ASSOCIÉS Comptables agréés Lucien D Viau C a Armand M vau CA J Serge Gervais C A Waquih Bou'os C A H Lionel Robin C A Jean JacquesOueiieite C A Jacques R Chadiiion C a Jacques Joyai C A Richard De Beueteu iie C A Louis Bam C A 4926 av« V«rdurv Verdun, H4G 1N3 7706 rue Édouerd, LeSelle.H8P 1T9 SSA, Bleinville Ect, Ste-Thérèee J7E 1L4 769-3871 - 435-4691 tionné, l’équipe pourrait être victime de procédures judiciaires.L’AMH a annoncé hier qu’elle va reprendre ses opérations pour la saison 1977-1978 avec au moins sept équipes et que son calendrier commencera en octobre, avec les Whalers de la Nouvelle-Angleterre, les Nordiques de Quebec, les Racers d’Indianapolis, les Jets de Winnipeg, les Aeros de Houston, les Bulls de Birmingham et les Stingers de Cincinnati.Peter Pocklington, représentant des Oilers aux assises de l’AMH qui se déroulaient hier à Montréal, est sorti furieux de la réunion de la ligue, après que les participants aient refusé ce qu’ils ont appelé “des conditions inacceptables”.“Ils voulaient obtenir des joueurs qui appartiennent actuellement à certain de nos membres.C’est assez difficile,” a déclaré le président de l’AMH, Ben Hatskin.“La discussion à ce sujet a duré près de huit heures et nous n’avons pas été capables d’en arriver à un arrangement.M.Pocklington s’est levé d’un bond et est sorti.Peut-être qu’il va chan ger d'avis dans quelques heures.” Plusieurs observateurs disent depuis quelques jours que Pocklington et son associé, Nelson Skalbania, pourraient acheter les Rockies du Colorado et déménager la concession de la LNH à Edmonton.Rappelons que les Rockies ont lamentablement échoué à Denver, où ils n’ont vendu que 2,300 billets de saison pour cette année.Les Oilers ont déjà vendu plus de 7,000 billets de saison, quand s'est mise à circuler la rumeur sérieuse d’une fusion AMH-LNH.“Nous allons protéger nos droits territoriaux,” a déclaré Hatskin, bien que personne ne puisse dire exactement en quoi consistent ces droits.Les propriétaires devront s’entretenir à ce sujet.Les clubs de l’AMH ont envahi le territoire de la LNH à plusieurs reprises depuis cinq au Parc olympique Piscines — bain libre 18-19-22 au 26 août: adultes - 12 h 00 à 13 h 30, 20 h 30 à 22 h 00; enfants — 14 h 00 à 16 h 30.20-21-27 août: famille — 14 h 00 à 16 h 30.Adultes — $1.00; enfants — $0.50.Piste de cyclo-tourisme 18 au 27 août: 2 kilomètres de ballade, ligne jaune peinte au sol - 9 h 00 à 21 h 00.Piste d'athlétisme 18-19-22 au 26 août: jogging libre — 17 h 00 à 22 h 00.20-27 août: jogging libre — 8 h 00 à 18 h 00.Vélodrome 23 août: patinage sur glace libre — 19 h 00 à 23 h 00.Adultes — $1.00; enfants — $0.50.26-27 août: championnat junior provincial de cyclisme — 14 h 00 à 17 h 00, 19 h 00 à 22 h 00.Adultes — $2.00; étudiants — $1.00; enfants — $0.50.football Ligue Canadienne Mercredi Toronto 22, Hamilton 1 Jeudi Montréal 27, Winnipeg 10 Mardi Ottawa 31, Hamilton 17 Edmonton 32, Calgary 19 Hier soir Saskatchewan 27, Toronto 26 Vancouver à Winnipeg LIGUE CANADIENNE Section Est .Pi o P n pp pc pt* MONTRÉAL 5 5 0 0 108 54 10 TORONTO 6 2 4 0 106 107 4 OTTAWA 5 2 3 0 107 99 4 HAMILTON 5 1 4 Section Quest 0 61 107 2 EDMONTON 5 4 1 0 159 88 8 VANCOUVER 5 3 2 0 101 97 6 WINNIPEG 4 2 2 0 85 107 4 SASKATCHEWAN .6 3 3 0 112 149 6 CALGARY 5 1 4 0 73 104 2 ans, et quand l’Association voudra défendre ses “frontières” à Edmonton, il apparaît peu probable que la LNH la laisse faire à sa guise.L’AMH pourrait encourir des problèmes juridiques si elle veut prouver qu’Edmonton “lui appartient”.“Nous avons été évincés de l’AMH,” a déclaré M.Pocklington au téléphone avant de quitter Montréal.“Edmonton joue sa vie en tentant d’obtenir une concession dans la LNH, dit-il.Nous avons posé nos demandes à l'AMH dans le but de ne pas être traités en quantité négligeable.Nous avons demandé des garanties nous permettant d’obtenir de bons joueurs provenant des équipes qui se sont sabordées.” Un grand problème, cependant: Ta LNH n’accordera pas de concession à Edmonton tant qu’elle n’aura pas l’assurance que la ligue rivale n’a pas l’intention de la poursuivre."Pour la LNH, dit Brian O’Neill directeur délégué de la Ligue nationale, il n’est pas question de déménager à Edmonton.” • .CARTES PROFESSHMNEUES ET D'AFFAIRES MEUBLÉS Di BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe lhe .7035 AVE.DU PARC 270-1141 ANNONCEZ DANS LE DEVOIR, QUELQU'UN VOUS LIRA Brevets d'invention MARQUESdeCOMMERCE Robic, Robic ET ASSOCIÉS 2100.rue DRUMMOND Montréal H3G 1X5 288-2152 ALAN SWABEY & CIE Alan Swabay Rotoart Mitchall Guy Moula Paul Marcoui Matvin Shar Arthur Mallatta Kavin Murphy John D.MIRar Gary W.Partington AGENTS DE BREVETS El DE MARQUES DE COMMERCE 625, Ave du Président Kennedy Montréal - 845-7126 Au lieu d'utiliser de T argent comptant, Pourquoi n'auriez-vous pas un compte courant avec nous ! Association dos Taxis Diamond Ltée 909 St-Grégoire Appelez 273-1725 François Patenaude Enrg.Rédacteur Conseil Travaux de rédaction et de correction Place du Cercle 3555, rue Berri suite 508 Montréal, Qué.H2L 4G4 Tél.: (514) 282-1930 Les notaires PELLETIER.POIRIER.KIMMEL.FILION Me.Denys Pelletier Me.Fernand Poirier Me.A.Earl Kimmel Me.Pierre Filion Étude 500, Place d’Armes, suite 2020, Tél.: 282-1287 Mont-Royal.820 est.Mont-Royal, tél.: 527-0034 CAte St-Luc.5569 Randall, tél.: 484-8941 •.•A* ’•’•V ••éV, baseball Ligue Nationale Mardi Philadelphie 7, Montréal 5 Chicago 6, Pittsburgh 5 Houston 4, Atlanta 1 Cincinnati 5, San Diego 1 New York 5, St.Louis 1 Los Angeles 3, San Francisco 2 Hier Philadelphie O, Montréal 13 Pittsburgh 2, Chicago 4 Houston 6, Atlanta 9 San Diego 7, Cincinnati 4 New York 0, St.Louis 2 San Francisco à Los Angeles (remis) Aujourd’hui Pittsburgh, Reuss (8-12) à Chicago, Burris(11-11), 14h30 Philadelphie, Lonborg (6-3) à Montréal, Twitchell (2-8), 19 h Les meneurs (parties d'hier non comprises) pb es moy.Parker, Pgh.487 169 .347 Stennetl, Pgh ____ 433 145 .335 Simmons, SU________ 384 127 .331 Templeton, Stl_____ 450 145 .322 Morales, Chi.400 128 .320 Luzinski, Phi.400 128 .320 Griffey, Cin .448 142 .317 Foster, Cin.448 140 .313 Mumphrey, StL .308 96 .312 Robinson, Pgh .353 109 .309 Circuits Foster, 38; Luzinski, 31.Points produits Foster, 109; Luzinski, 96.Lanceurs (11 décisions) Rau LA, 13-3, .813; John LA, 14-4, .778.Doubles Parker, 39; Cromartie, Mon., 34.Triples Templeton, 11; Maddox, Phi., Almon SD, 8 chacun.Ligue Américaine Mardi Boston 5, Kansas City 3 Baltimore 6.Minnesota 5 Californie 7, Toronto 2 Oakland 7, Cleveland 3 New York 11, Chicago 10 Seattle 3, Detroit 2 Texas 11, Milwaukee 3 Hier soir Kansas City 5, Cleveland 3 New York 7, Detroit 5 Boston 3, Milwaukee 5 Seattle â Minnesota Toronto à Texas Aujourd’hui Boston, Jenkins (9-7) à Milwaukee, Caldwell (3-4), 14 h 30 Seattle, Galasso (0-2) à Bloomington, Thormodsgard (9-9).16 h 00 Kansas City, Leonard (12-10) à Cleveland, Garland (10-13), 19 h 30 New York, Hunter (7-7) à Detroit, Crawford (4-4), 20 h 00 Toronto, Clancy (1-3) à Arlington, Ellis (6-9), 20 h 30 Les meneurs (parties d'hier non comprises) Carew, Min.Bostock, Min.Singleton, Bal.Rice, Bos.Rivers, NY .Bailor, Tor.Zisk, Chi.LeFlore, Det.Yount.Mil.Hargrove, Tex pb cs moy.454 174 .383 449 149 .332 378 124 .328 462 149 .323 403 129 .320 416 131 .315 405 126 .311 467 145 .310 456 141 .309 380 117 .308 Circuits: Rice, Bonds Cal., 30 chacun; Scott, Bos., 29.LIGUE NATIONALE Section Est PHILADELPHIE 9 72 P 45 moy.615 diff.PITTSBURGH .69 51 .575 4Vi CHICAGO 66 51 564 6 ST.LOUIS 66 54 .550 7Vt MONTREAL .54 65 .454 19 NEW YORK .49 69 .415 23V* LOS ANGELES .Section Ouest .72 47 .605 CINCINNATI 61 59 .508 IIVi HOUSTON 57 64 471 16 SAN FRANCISCO 55 66 455 18 SAN DIEGO .54 70 .435 20 V, ATLANTA 42 76 .356 29V?BOSTON LIGUE AMÉRICAINE Section Est 9 P 70 45 moy.609 diff.BALTIMORE .68 49 .581 3'/?NEW YORK .68 50 .576 4 DETROIT 54 63 462 17 V?CLEVELAND .53 65 .449 19 MILWAUKEE .53 70 431 21 TORONTO 40 75 348 30’* MINNESOTA .Section Ouest 68 51 .571 CHICAGO 66 50 .569 V?TEXAS 66 50 569 V?KANSAS CITY .64 51 .557 2 CALIFORNIE 58 58 500 8 V?SEATTLE 49 72 385 20 OAKLAND r 44 73 .376 23 16 • Le Devoir, jeudi 18 août 1977 l’actualité économique toronto Chute des cours La Bourse de Toronto est tombée à son niveau le plus bas depuis plus de huit semaines hier à Tissue d’une séance modérée, l'indice général perdant 4.18 à 968.97.Selon les observateurs, la fin immédiate des mesures de contrôle des prix et salaires réclamée par le Congrès du travail du Canada de même que le refus de cette centrale ouvrière de collaborer avec le ?gouvernement à un nouveau programme, ont contribué à déprimer e marché.Le compartiment des métaux a reculé de 8.09 à 1,216.50, les hydrocarbures de 6.14 à 968.97, les produits industriels de 4.43 à 902.41 et les services financiers de 2.43 à 954.68.Mercredi, on notait 126 titres en hausse, 223 en baisse et 275 stationnaires.Le volume des transactions atteignait 2.21 millions et la valeur $21.48 millions.Parmi les valeurs industrielles, Falconbridge Nickel a reculé de 1 3-8 à $26, Canadian Tire de 13-8 à 30 5-8, Noranda de 11-8 à 25, Dome Petroleum de 1 à 42 3-4 et Consumers Glass de 1 à 13.Par contre, Thomson Industries a monté de 1 3-8 à $22, la Banque de Colombie-Britannique de 3-4 à 27 3-4 et Husky Oil de 1-2 à 26 1-4.Dans le secteur minier, Cassiar Asbestos a baissé de 1-4 à $9 1-4, Canada Tungsten de 1-4 à 10 1-2 et Sherritt Gordon A de 15 cents à $4 60.Camflo a progressé de 1-4 à $12 7-8 et Cyprus Anvil de 1-4 à 8 1-2 Enfin aux pétroles, Canadian Superior a régressé de 7-8 à $53 1-4, Ranger Oil de 3-4 à 25 7-8 et Voyagrf Petroleums de 3-8 à 19 5-8.Nemco Exploration a monté de 9 cents à $2.09 et Ocelot Industries de 1-8 à 10 1-2.Cours fournis par ta PRESSE CANADIENNE 1980 S30 2?V* 30 4600 $28* 28'* 21* 8000 (5* 485 485 -40 150 $14* M'/i 14* — % 1750 91 98 98 — 7 156 $23* 23% 23* — % 3750 75 75 75 500 S9* 9 9* — % 7550 277 267 267 — 8 400 $24* 24% 24* 800 $9 8% 8* — % 700 S9* 9% 9* Z100 77 77 77 100 210 210 210 5425 S9* 9V» 9* — 1/4 4575 350 350 350 3500 94 90 94 + 3 100 325 325 325 2442 $17 16% 17 400 $66 65% 66 — % 1598 $16* 16% 16* — % 1200 395 390 390 — 5 V*nt*» Haut Bas Farm.Ch.Induatriallaa AbyGIn w 5750 145 125 145 +15 Abitibi 9990 $10 9% 10 + 'A AbltbllO 715 $5344 5344 5344 Achlands 100 $im ll'A ll'A Adanac M 2000 27 27 27 +3 AgnlcoE 1800 $5Vj 51/* 5'/i AgralndA 200 $544 5% 544 Albany 2500 40 39 40 Alta G C p z20 $68+4 68+4 68+4 AltaG9.76 1900 $29 29 29 Alcan 14065 $2744 27'/i 2744 + Vfe Alcan pr 230 $29 29 29 AlgoCent 250 $12'/i 12'/! 12'/i AlgomaSt 2975 $17'/4 16'/a 17 - V* AStel p 600 $28'/4 28 28 - V4 AllarcoDv 600 $18 18 18-48 Alminex 39750 $1044 1048 1044 Almin 4'/! p 26 $38'/a 38 38 Alum 3rd p 500 $2848 2848 2848 Am Bonaa 33275 $23'/e 2248 2244 - V8 A Baa r 282350 87 75 77 -3 Am Eagle 500 52 52 52 -3 Am Leduc 2400 6 6 6 Ang CT 4'/a 165 $ 2648 2648 2648 + V6 Ang CT 315 200 $39 39 39 - Va Aquitaine 5373 $1548 154.154.Argosy 14000 8 7 7 CU IOV4 C Util 9,24 C Utll w CandelOil Canray Canrpn Capit Dlv Cara CarlOK Cari A p Carma A Carma B Car Car A Cassiar Celanese Cent Pat Charter Ol ChieftanD Chieftain p Chrysler Cockfleld Coles Book 1500 $1344 1344 1344 - V8 Comb Met 2166 7V8 7'/i 7'/i Cominco 4794 $32'/a 32'/4 32'/4 - 'A ComincoA 1500 $29 2*7A 2848 Corn Cap 2132 485 475 485 +15 C Holiday I 1300 460 450 450 -10 CHInsAp 700 $23 2238 2238 - 'A ConBathA 1440 $26'A 26 26>A ConBathp 175 $18'/4 I8'A I8V4 + V4 ConBldg 2500 285 285 285 ConFardy 1400 315 C Durham 2500 87 C Marben 2000 50 C Morisn C Rambler C Rexspar Con Textle ConOlstrb ConsGas Con Glass Conwest Cooper C Corby vl Corby B CornâtInd Coseka R Costain R Costln R w Craigmt CralnRL Crestbrk CrowNest Crush Intl Cuvier M échos boursiers Bright A Brinco BCFP BC Phone BCPh 4% p BCPh 43/4 p BCPhôpr BCPh6.80 BCP 7.04 p Brunswk Budd Auto fentes Haut Bae 125 $6% 6% 788 400 400 z71 $23'/a 23'/a 1500 $14Vi 14% 150 $54 54 z55 $573/4 57 Va z50 $72% 72% z90 $22V» 22 Va 500 $22 Va 22 Va » z50 $283/4 28% 247 $32% 32% 6055 410 400 700 $7 Va 7 Va 10000 4 Va 4 Va z12 $9 9 280 $11 11 8511 $9% 9'/4 45970 $33 Va 32% 280 $53 53 z5 $90 90 + Ve DRGLtdA 400 -H0 Dale-Rpr 23'/a Daon Dev 14% Daon A Decca R 54 2200 139 134 139 - 1 700 170 160 170 1000 79 79 79 - 1 750 195 186 195 + 5 4800 355 350 355 - 5 3305 $16% 16 V» 16% 500 $13 13 13 - 1 500 420 420 420 +20 200 480 480 480 1400 $19% 19% 19% 100 $183/4 18% 18% + V» 636 $5% 5% 5% 50160 $7V» 7 7% - % 100 $143/4 14% 143/4 - Va 1500 $6V» 6 6 - % 1000 $5% 5% 5% 100 $8 Va 8 Va 8% 400 400 400 400 - 5 100 $41% 41% 41% - IV.500 $9% 9% 9% - % 500 54 54 54 - 1 1400 $8% 8 Va 8% + V» 600 $5 495 495 - 5 100 $7 7 7 300 $8% 8% 8% - Vs 300 $7% 7% 7% 3740 $8 Va 8% 8% - % 49966 75 70 70 - 6 510 $55% 54% 54% - % 1500 430 420 420 2209 100 95 100 1500 $63/4 6% 6% z94 $55 55 55 Les pertes de Reed Paper dépassent 3.5 mi I lions Les Papiers Reed a encouru des pertes nettes de $3,508,000 soit 25c par action ordinaire au cours des six mois terminés le 2 juillet 1977 après un gain extraordinaire de $357,000 soit 2 cents par action.Pour le premier semestre de 1976, la compagnie avait enregistré des gains de $5,422,000 soit 20 cents par action, après un gain extraordinaire de $142,000 et après un ajustement pour un dividende en actions au mois de mars 1977.Pour le premier semestre de 1977, les ventes se sont élevées à $224,051,000 comparativement à des ventes de $210,623,000 pour le premier semestre de 1976.Au cours du deuxième trimestre de 1977, les pertes nettes de la compagnie étaient de $1,959,000 soit 13c par action ordinaire après un gain extraordinaire de $181,000 soit le par action.Pour la période correspondante de 1976, les bénéfices nets de la compagnie étaient de $2,749,000 soit 10c par action après un gain extraordinaire de $59,000.Les ventes du deuxième trimestre ont totalisé $120,291,000 alors que pour la période correspondante de 1976 elles étaient de $115,739,000.La demande de pâte kraft commerciale, principal produit de l'usine de la compagnie à Dryden, Ontario, a sensiblement fléchi durant le trimestre.Ce fléchissement était dû aux ventes accrues au comptant, aux importations dont les prix sont Sun Life maintient son offre Sun Life annoncera officiellement aujourd’hui si elle a réussi à prendre le contrôle de “Systèmes Dimensions Limitée", après l'expiration hier soir de son offre d’achat du 26 juillet dernier.En dernière minute, une compagnie de la Nouvelle Ecosse, Coastal Enterprises Ltd, avait offert d’acheter les actions “Systèmes Dimensions” 10 cents plus cher que la compagnie d’assurance-vie Sun Life, soit $4.60.Coastal est la société d’in- vestissements de la famille Jodrey, qui possède à Hantsport en Nouvelle Écosse la compagnie Minas Basin Pulp and Power.Mardi, la Sun Life a maintenu son offre de $4.50 l’action, s’engageant à retourner les actions .le plus tôt possible à leurs détenteurs si leur offre d’achat se soldait par un échec.Hier, à la Bourse de Montréal, le marché était calme sur SDL,; les transactions se traitaient entre 4.55 et 4.65.Il est vrai que les princi- ‘pales achats se firent dans les Premières semaines suivant offre de Sun Life.Les principaux acheteurs semblent être les courtiers Merrill Lynch Royal Securities Ltd, de Toronto, Levesque et Beaubien de Montréal et Bums Fry Ltd, de Toronto.Il semble difficile pour Coastal de contrer à la dernière minute l’offre de Sun Life.Système Dimensions Ltd, d’Ottawa, aurait de nombreux actionnaires dans l'ouest du pays.beaucoup plus bas et au nombre croissant de réductions accordées par les fournisseurs traditionnels.Malgré la demande soutenue sur les marchés américains desservis par Dryden, une réduction générale de $30 la tonne métrique est entrée en vigueur sur le prix courant des pâtes kraft blanchies fabriquées par la compagnie.D'autre part, la faiblesse de l'économie canadienne a également eu un impact sur les ventes et le rendement des exploitations des emballages et des produits de décoration.Ces deux secteurs importants de la compagnie ont essuyé des pertes considérables comparé aux résultats pour la période correspondante de 1976.D’après des prévisions récentes, il semble que la compagnie subira des pertes considérables durant cet exercice.Hardee zl50 85 Hard Crp A 450 320 HardCrpC 200 310 Harlequin Hawker A Hawker pr Highmont Home A Denison Dicknsn Digtech Doman I 400 -10 Dome Pete 11091 $43% 42% 42% - 1 7'/2 — '/8 D Bridge 4510 $24 23% 24 + % 41/2 - 'h DExplor 10000 ll'/i 11 11 Hud Bay A HBayCo HBOIIGas H D C L pr 82 85 315 315 +10 310 310 +10 300 $19% 19 19'/8 - % 2431 $ Vé 5% 5% - Ve Z 25 $64 64 64 250 110 110 110 1570 $32’/s 32 32 200 $8 8 8 - % 396 $17% 17'/2 17Va - V4 1005 $15 14% 15 + '/8 770 $40'/a 40 Va 40'/a z60 $10Va 10Va 10Va Leigh Inst 17250 405 400 400 Levy Apr *' Liberian Livingsto Lob Co A Lob Co B 100 $6 6 6 - 500 $15’A 15 15 zllO $17Va 17Va 17Va 100 365 365 365 z25 350 350 350 Norcen /4 Norcen B Norcn 150 Nordair A Nor Tel 405 $26% 26% 26% + % Northàat aan ti7i/o 17% 171/d "or!WT LobCopr Lob Ltd Ap Lob Ltd Bp Lochiel LoebM Lost River 1000 95 LyttonM 1100 21 MDSHelth 200 265 265 265 Husky Ew 3636 $9 8Va 8% + % ME PC 17925 $11 Va IIV4 11%+ V» nrian n I IAC 2300 $18% 18Ve 18Vb + Ve MICC 1000 $11 10% 11 uceanust ITLInd 1300 265 260 260 -10 MclanHA 2154 $10'/4 IOV4 IOV4 Husky Oil 11075 $26% 25% 26V.+ % 380 $17Va 17% 17Va 300 $18% 18Va 18Va 4500 170 163 166 - 4 100 460 460 460 +10 95 95 +5 21 21 + % Northld NW Util p Nu-WstA Numac OPI A Oakwood P Obrien IU Intl 6655 $13% 13% 13% - % Ocelot A Ocelot B Burns Fds z12 $9 9 9 - - - CAE A 280 $11 11 11 + % Dofasco p zlO $64 • 64 64 Cad Frv 8511 $9% 9'A 9+8+ Ve DomLime 800 58+4 8+« 8+4 Cal Row A 45970 533'A 32+8 3398+ 'A Dom Store 750 SI57A 15+4 15+4 ‘ ‘ .‘ +2 - Dofasco A 2082 J24+8 24'A 24+8- 'A IWCCom 10700 163 157 163 Imasco A lmp Oil A - % MB Ltd 12735 $20% 20% 20% - Ve nklmioiin + 5 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$7% 7% 7% z50 $6 6 6 500 171 171 171 — 500 430 430 430 325 $20 20 20 + 1925 $5% 5% 5% — 4000 29 27 27 — 100 $10 10 10 3831 $263/4 26 Va 26% — 2625 218 215 218 — z75 $57% 563/4 56% 100 $9% 9% 9% + 1732 138 138 138 — 500 80 80 80 4802 465 455 460 — 790 $63/4 6% 6% — 266 $5% 5 5 600 $7 Va 7% 7 Va 300 $6 Va 6% 6% + 10000 6 6 6 627 $31 31 31 + z45 $50 50 50 Vfc Waiax A 800 (18 18 18 - Va Walk GW A21150 (26+4 26+6 26+6 - W Vi Wardair 200 330 330 330 - 5 Warn Can 500 (7 7 7 Wrlntn 1700 129 121 125 + 1 Vb Weldwod 400 (II 11 11 W+tburne 3400 (12'/4 11+6 12 5 WcoastPt 9850 (ll'/4 10+6 11 - '/e 1/6 W Pet A p 1550 (22+6 22 22 Vi WcoastT 1280 (31+6 31+4 317/b - V6 V6 WcostB'Ap z45 (56'/4 56'/4 56'/4 5 Wcoastw 3400 (6'/e 6 6 Va Westeel 100 (14+4 14+4 14+4 + Ve Va WBcasA 100 (9'/j 9'/z O'/z W Bcas B 292 i9'/a 9'/a 9'/i + Va Va West Mine 3500 430 430 430 i/4 Westtair 145 (26 26 26 5 Weston 1430 S13'/2 13'4i 13'/2 + Va i/6 Wstn 4'/2p z25 ( 3 53 53 +4 White PA 600 (20'/2 20+6 20+6 - Ve 1 Whithorse 240 180 180 180 - 5 V6 WhonokA 2613 (9+6 9Vi .9'/2 - '/4 '/6 Willroy 3265 166 165 165 - 2 Woodreef 14700 81 80 80 -2 1/6 WoodwdA 230 (15'/4 15'/4 15'/4 - '/6 9 Wrlwid 7450 (6'/8 5+6 b - Ve 3Vi Yk Bear 6200 370 370 370 + 5 York Cons 3687 70 70 70 +4 Y Lambton z 100 48 48 48 Yukon C 1400 195 192 192 -13 Zellers 39400 (5+4 5+6 5'/2 + V6 Trust Units BBC Run 3080 (15 147/a 15 + '/8 BBCRwt 3000 251 250 250 +5 BM-Rtun 5048 (IS'/a 15 IS'/s + Vi BM-RTwt 18300 249 243 247 + 2 C Perm un 100 (9 9 9 C Realty w 4580 2'/2 2'/2 2Vi TD Realty 1088 (24+6 24'/4 24'/2 + Va les options Alcan 7250 (13+6 13-/4 13-/4 - Va TMCGInv 380 (14* HV6 14* Alcan 10275 (26* 25* 25* - +4 Thom Ind 7275 (22 * 20+6 22 +1+6 A can 1900 430 420 430 +10 Thom N A 10500 $12% 12% 12% — % 1500 87 85 85 -3 100 400 400 400 Tombill ToneCraft Asama Asama Asama Bk Mtl Lau Fin new york 500 42 42 42 +3 w .200 (5'/4 5 Vi 5'/4 PndnÀthA 7700 S15 14+i 14+4— * Toromont 300 245 245 245 NB Tel A p 200 (18* 18* 18* P«dPanA 4600 (8 7+4 7+4 - * TorDmBk 7839 (19 18+4 19 + Vi NBTell.85 600 (22* 22* 22*-*, s!?3osl?A 4056 (9* 9 9 -* TorstarB 400 (14* UVi 14'/4 + Vi GP Ltd - — °° °° R^chhold 100 ”* 7+4 7+4 + * TotalPet 1400 (8* 8* 8*-* CP U ReitmanA 500 (13* 13* 13* TotI Pctw 500 325 325 325 - 5 u He e Resservie 5600 120 117 118 + 2 TradersA 463 (17* 17+4 17*-* g Pe e RevnuPrp 1400 73 71 71 - 3 Trader B p z25 (26* 26* 26* D Pe e Diipwe n 775 94 94 94 Tr 10% 360 $12% 12 12% + % ir !leTe r!o Akjom 673 (26* 26* 26* + Va Trade7*P 162 (45* 45* 45* - * D Pe e Rolland 1700 (5 * 5 5* + * Trader69w 1525 (6* 6 6* D Pete .Roman 750 (20* 20 * 20'/4 - +4k TrCGIass 100 495 495 495 HuskyOil Ronald Fd 600 (13* 13* 13*-* TrCan Res 0500 77 7 7 - 7 Husky 5*-* RonyxCor 46oo 166 163 165 - 3 TrnsMtA 8805 ( 1* 1+4 1+4 - * Husky ,! Rothm2p 200 (16* 16* 16*+ * TrCan PL 10607 (16* 16* 16*+ * ° A 15 ~V/B Rothmnw z320 I * * TrCanApr z48 (89 87* 89 IOII A TrCan Bpr 110 $37% 37% 37% — 1 TrCan Cpr 300 $53 53 53 + % TrimacA 100 $10% 10% 10% - % Joy Mfg K Mart Kellogg N Dimens 5000 90 NProvidD z450 12 12 12 N Senator 2000 7 7 7 N York Oil 1600 140 136 136 - 6 NewcoFin 100 $25 25 25 NfldLPA 600 $14% 14% 14% NfldTel 200 $8% 8% 8% NfldTe975 600 $23% 23% 23% Noble M 2000 Noma A 300 Nor Acme 10500 6 6 38 V2 38 $5Va 5Ve Feb $30 4 73150 $27% Oct $25 3 44 $3Ve$27% Oct $30 25 214 40 $27% Nov $25 2 20 $3%$27% Nov $27% 17 104145 $27% Jan $12% 1 115115 $11% 10 35 80 $11% 1 24 60 $11% 2 88130 $16% 3 131100 $18% 7 90120 $18% 17 130 $7%$42% 4 185 S4%$42% 3 11 $7%$42% 4 110 $5 $42% 17 620 $6 $42% 231538 $2%$42% 41 200 $2%$26% 20 10 $2%$26% 150 $7% 7% 7% + Ve Noranda A 10529 $26% 25 25 Les cours se sont repliés dans l’ensemble hier à Tissue d une séance modérée à la Bourse de Montréal, où 435,749 titres ont été transigés.L’indice composé a abandonné 0.92 pour conserver 180.02 Le compartiment des valeurs industrielles a retraité de 1.30 à 173.73 et les banques de 0.52 à 240.50.Les services publics sont demeurés stationnaires à 164 29 et les papeteries ont avancé de 0.04 et marquaient 102.10.Sur 188 titres observés, 45 étaient en hausse, 92 en baisse et 51 inchangés., IAC a pris la tête des valeurs industrielles et est demeure stable après urt virement de 26,550 unités.Mount Plesant Mines a été le titre minier le plus traité, en baisse de 1-2 à 18 cents et 36,500 actions ont changé de main.Noranda A a baissé de 11-4 à $25, Systems Dimensions de 5 cents a $4.60, Calgary Power A de 1 1-4 à 33 et Moore de 1-4 à 29.Zeller a gagné 1-8 à $5 1-2 et Trans-Canada Pipelines 1-8 à 16 1-8.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Ventes Haut Bas 1 Ferm.Ch.Abitibi 1690 $10 9% v% - •/B Alta Gas T 2015 $16 15% 15% Alcan 7163 $273/4 27 Va 27% - % Algoma St 1000 $17% 16% 17 - % Alg a 150 $28 Va 28 Va 28 Va - Ve Aquitaine 126 $15% 153/4 15% Argus 1000 $28 Va 28% 28% Asbestos 200 $24 24 24 Astral 800 145 120 145 +25 Atco a 200 $15% 15% 15% - % Banister 200 $12 12 12 - % Bank Mtl 2025 $16% 16% 16% - % Bank NS 600 $21% 21% 21% + % Banq CN 150 $14% 14% 14% - % Bq Deprg 1918 $20% 20 Va 20% + % Banque Pro 1650 $12% 123/4 12% + Va Bell Canad 2820 $53% 53% 53% - % Bell F pr 100 $23% 23 Va 23% + % BM RT u 1850 $15% 15 15% + % Bomb Mlw 100 $5% 5% 5% + % BP Can 1300 $13% 13% 13% - % VsntM Haut Baa Farm.w.^ Brcana 500 $13% 13% 13% — % Mrtm c Brcan Pr d 800 $28 28 28 - % Mass per Cal P a 8835 $33 32% 33 -IVa Mas p b Cal 93-4 20 $112% 112% 112% Mercantl Campa 200 430 430 430 Mice Inv CCemL a 484 $8% 8% 9% Mitch A Can Devlp 55 $105% 105% 105% + % Molson B Can Perm 900 $18% 18% 18% — % jrSf D Bridge Dofasco a Dom Store D Tex a Domtar 20060 $15% 15% 15% Donohue Pr 150 $17% 17% 17% DuPont 300 $14 14 14 - % Dylex 200 $7 Va 7% 7% Fal Nck 670 $27% 27% 27% + % Fin Coll 2500 170 169 169 -1 Gaz Metr 1074 $6% 6% 6% Genstar L 3600 $27% 27 27% Hambrop 200 $16% 16% 16%+1% Holl a 900 $32Va 32% 32% - % Home A 1500 $32 32 32 - % Home B 250 $28% 28% 28% + % Huds Bay a 600 $17% 17% 17% - Va H Bay Co 400 $14% 14% 14% H B Oil Gas 410 $40% 40Va 40% Husky Oil 3600 $26% 25% 26% + % Husky A pr 100 $40 40 40 + % I AC 26550 $18% 18% 18% ImpOa 9719 $21% 21% 21% - % Imasco A 430 $27 27 27 Inland Gas 700 $11% 11% 11%+ % Incoa 5805 $23% 23% 23%+ % IU Int 1000 $13% 13% 13% I PL a 3900 $15% 15% 15% Inv Grp A 4150 $7% 7% 7% - Vs Ivaco a 800 $7% 7% 7% - % Jnockwt 100 250 250 250 Kaiser Re 3150 $14% 14% 14% + % Ch.LaVeren Moins cinq points La baisse s’est accentuée, hier à Wall Street, où l’indice des industrielles clôture à 864.70, en baisse de près de cinq points après une séance normalement active où 20,000,000 de titres ont changé de mains.Les craintes d’une hausse des taux d’intérêt et d’un ralentissement de l’activité économique au cours des prochains mois continue à peser sur le marché.De plus le département du Commerce a prédit aujourd'hui une progression plus faible du PNB au troisième trimestre, par rapport au second.Finalement, les pertes l’emportent sur les hausses à 724 contre 575.L'indice industriel Dow Jones est tombé à son point le plus bas depuis 19 mois, perdant 4.59 pour se retrouver à 864.69 après une baisse de 4.85 le jour précédent.Parmi les titres canadiens inscrits à la Bourse de New York, Dome Mines a progressé de 1-4 à 51 1-8, Canadian Pacific de 1-8 à 17 5-8; Inco de 1-8 à 22 1-8 et Seagram de 1-8 à 21.Par contre, Bell a recule de 1-4 à 49 7-8, McIntyre de 1-4 à 30 3-4 et Campbell Red Lake de 1-8 à 26.10 515 35% 34% 35% + % Trc9.12 850 ! S26%K %3/4% 261 14 1652 29% 28% 29%+1 % TrinChib 10000 8 7% 8 14 169 24% 24% 24% + % TrizecCrp z46 $10% 10% 10% 46 1085 25% d24% 24%— 1 Trizec w Z150 8 Va 8% 8 Va 12 235 63% 62% 62 %- 1% Tru-Wall z50 135 135 135 10 217 50% 50 50%.Turbo R 1250 480 475 480 10 86 13 Va 13% 13%.Ulster Pet 4500 65 62 64 6 279 17% 16% 16% + % Ultramar 1533 435 435 435 3 60 33% 32% 32% Unican S 700 160 160 160 8 390 36% 36% 36%+ % UnCarbid z61 $17 16% 17 11 1 93/4 93/4 93/4.UGasA 3551 $103/4 10 Va 10 Va 14 76 43% 42% 42% - % UGasSVa z20 $34% 34% 34% Kraftco Litton Lockhd Loews MCA inc MSGCp Mallory .— — — MarathM 6 224 19* 19* 19+4.UGasS+z MaratnO 7 197 53 51* 52*- +4 UnionOil Mrsh Mc 17 45 62* 62+4 62+4- * U Canso MarsFd 10 37 20 19+4 19+4- * IJCorpB Mart Ma 6 375 25* 25* 25*- * U Keno Masco 11 93 20+4 20 * 20*- * U Siscoe MassFer 5 90 17+4 17* 17%-* UnWburn + 5 MasCp Maytag Mcunld McDn D McGr H Mclntyr Merck 5 17% 17% 17%— % UnivrGas 400 $24% 24% 24% 1260 $10% 10% 10% 6100 $7% 7% 7% z80 $10% 10% 10% 800 8550 300 5500 IOM A lOil A IOM A lOil A MB Ltd MB Ltd Moore Mas F Mas F Mas F Mas F Mas F Mas F INCO A INCO A INCOA INCO A INCO A Noran A Noran A Apr $15 Oct $12% Aug $15 Feb $20 Aug $17Va Jan $40 Jan $45 Apr $40 Apr $45 Oct $40 Oct $45 Jan $25 Apr $25 Oct $25 Feb $22Va Oct $20 Oct $22Va Nov $20 Nov $22Va Aug $20 Nov $20 Feb $32Va Feb $20 Feb $22% Aug $17% Oct $20 Oct $22Va Nov $22Va Feb $25 Feb $27Va Oct $30 Nov $25 Nov $22Va Feb $25 Feb $27% 5 85 $2 $26% 1 212120 $21% 2 110 $2 $21 Va 2 388 60 $21% 2 95 $2Va$21 Va 10 332 70 $21 Va 1 22 15 $20% 5 88145 $20% 3 65 80 $29 5 99115 $183/4 4 97 50 $183/4 5 1165 $183/4 10 50 50 $183/4 3 222 20 $183/4 3 84 25 $183/4 6 122145 $23% 5 143 60 $23% 12 97 10 $23% 7 51 70 $23% 1 3 $2%$23% $7% 7% 7% + % Noran A Oct $25 1 $8% 8% 8% Noran A Nov $25 3 $8% 8 Va 8% Nor Tel Oct $30 1 $6% 6% 6% Pac P Aug $27% 5 12 98 29% 29% 29%+ % U Sections 1000 450 430 450 16 730 46* 47* 48 + * UppCan 9 192 25* 25 * 25*- * VanDer 10 148 19* 18* 19*.Versatile 5 z30 30+4 30+4 30+4- * Versatil A 15 601 55* 54* 55*+ +4 Vestgron Merr Lyn 10 254 18+4 18* 18* VIcGA MGM 8 24 22* 22 22 - * Villcentre 9800 218 430 450 + 10 Pac P Nov $30 3 210 213 - 1 Pac P Nov $32Va 4 300 300 - 5 Shell C Feb $15 1 Shell C 300 (11* 11* 11* 400 (11* 11* 11*-* Shell C 2100 (12* 12+4 12+4 TrC PL Z75 (29* 29* 29* TrC PL 100 310 310 310 +10 TrC PL 1300 (20* 20* 20* + * Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE 1200 (11+4 11* 11+4 + * CTrst c C Cel 8300 (22 22 712 (7* 7 + * * Moore Multi Ac C Imp Bank 770 (24* 24* 24*-* nb Tel CIL 500 (19+4 19+4 19+4 Nfld pr d C Int Pw 2270 (22 22 22 - * N(| y b C Marconi 1050 435 435 435 —10 Noran a CP Inv 2760 (18* 18* 18* — Ve Norcen Cdn Tire 100 (32 32 32 Nor Tel Cdn Tire A 1210 (31+4 31 31 —1 Oshawa A 1900 (19 18* 18+4 - * Ventes Heut See Ferni.Ch.100 (28* 28* 28*+ * ACF In 10 85 35 34+4 34+4- * Con Dat 320 (13* 13 13 - * ASA Ltd 167 19* 19 19*+ * Copw Cp 900 (10* 10* 10* Addrsso 21 145 13* 13 13 - * Crane 100 (14* 14* 14* Alcan Al 9 447 25* 25* 25+4.Crn Ck 144 (15* 15* 15* AllegCp 7 31 14* 14* 14+4- * CrZell 300 (13 13 13 + +4 AllgLud 10 12 19+4 19* 19*+ * CurtW 5 485 27+4 27* 27*-* Dart Ind .8 968 47* d45% 45%-2 DataGen 19 522 49+4 48* 49*+ * Il 180 41* 40 * 41 - +4 Deere 7 265 27* 27 27*+ * 8 29 28+4 28* 28*.Denn Mf 7 9 27 26+4 26*- * 6 246 33* 33 33 - * Dexter C 9 36 26* 26* 26*- * 4 1024 9 * 9 9%+ * Digital E 18 1563 50* 49 49*+ * 237 3* 3* 3%+ * Disney W 16 1238 40* 39* 40 + * ig 8625 (29* 29 29 - * AIHsCh 1500 350 350 350 Alcoa 400 (19* 19+4 19+4 - * AMtICI 200 (9 9 9 Ambac 100 (23* 23 * 23*+1 A Hess 20560 (26* 25 25 -1* AmAir 1650 (12* 12* 12* AmAir wt Ventee Haut Bas Faim.Ch.Penney 7 417 21* 20+4 20*- * _ 4 5 22+4 22* 22*+ * 55 31 30* 30*+ * 7 294 23* 23 23*+ * 8 202 34+4 34* 34*- * 7 84 17* 17 17 - * 8 222 34 * 34* 34*.C Util C Util f Canron CP Ltd 600 514* 14* 14* + * pac pete 200 528 * 28* 28* * Pow C a 1200 (24 23* 23* - * pr|ce corn 5345 (18* 183/4 18* - * pr0vig0 Que T et Que T 168 Redpa a fonds mutuels 580 (33 32* 32* — * A Brnd 9 68 45* 45* 45*- * Dr Peppr 16 140 13* 13* 13*+ * 500 485 485 485 —10 Am Can 7 191 38* d37% 38'*-* Dome 15 34 51'* 51 51*+ * 1800 531* 30+4 31 A Cyan 9 753 26* 25* 25+4- * Dow Ch 9 1509 30* 30* 30+4+ * 1500 59* 9’* 9'* Am Exp 13 820 41* 40* 40*-* duPont 12 x244 114* 113* 113*—1* 369 (9+4 9* 9*-* A Home 16 506 28* 28 * 28*+* EG G 12 90 18 17* 17+4-* 775 (12 11* 11*-* Am Mot 6 154 4 3* 4 +* Eas Kod 16 1481 62* 60* 61*+ 300 (20 20 20 — * A Stand 8 97 34* 34'+ 34*+ * Eaton 6 178 37 d35+4 35+4—1* 400 (20* 20* 20* Am TT 10 883 63* 63 63* .EIPNG 300 514+4 14+4 14+4 - * Ampex 13 332 10* 10* 10* .EltraCp Reitman A 2200 (13* 13* 13* Armco St 9 140 24* 24 24*- * Esmark Rolland 100 (5* 5* 5* + * ArmstCkll 95 19 18* 18*+* Ethyl Cp Royal Bank 1325 (26* 26+4 26+4 - * Asarco 9 159 17* 17* 17*- * ExCelO Ry Trt a 100 (17 17 17 Atl Rich 10 1355 55 54* 54+4-* Exxon Seagram c 1486 (22 * 22 * 22*- * Avco C 3 141 15* 15* 15'*+ * FMCCp Seco p A 1200 (8* 8 * 8* + * Avco C wt 43 13-32 * % Falrch 8 498 18* 18* 18* 7 28 27 26* 27 - * 8 76 31* 31* 31*.6 10 43* 42+4 42+4- * 7 27 23* 23* 23*+ * 9 1433 50* 49+4 49*- * 6 78 23* 23* 23* 11 128 26 25* 25*+ * Midi Ros 7 333 30* 30 30 - * Voyager P 20825 (10* 10* 10* - * JrC PL MinMM 16 1037 51* 50+4 51*.Vulcan Ind 1400 (8+4 8* 8*-* Seqrm Mobil O 7 718 65* 64* 65 - * Mobil H .22 2* 2* 2*.Mohas 8 9 14* 14* 14*.Monsant 7 249 62'+ d61 * 62 Motorola 14 445 46* 45+4 46*+ * NCR Cp 10 1692 u46* 45* 45*+ * NL Ind 9 90 19* 19* 19*- * Nat Gyp 8 41 16* 15+4 16 .Norflk W 7 172 28 d27* 27*- * Nor Tel 11 6 30'/2 30* 30'*+ '/s Northrp 6 72 22* 22 22*- * Nor Sim 9 5415 19* 19* 19*- * OccPet 9 636 25+4 25* 25*- * Out Mar 7 12 23* 23* 23* PPG In 6 61 32* 31* 31* Pac Pet 8 18 29 28+4 28+4- * PanAm 10 594 5* 5* 5*.10 1272 37* 35* 37*+!* Penzoil 7 195 31+4 31* 31*- * PepsiCo 13 1948 25+4 25 * 25*- * Perk Elm 16 90 21 20* 20*+ * Pfizer 11 901 25+4 25* 25*.Phelp D 13 454 27* d26+4 26+4- * Phil Mor 12 674 u61* 60* 61*+ Va Pitney B 11 106 19* 19* 19*+ * Pittston 8 413 25* 25* 25*- * Polaroid 11 392 29* 28* 29*+ * ProctG 15 431 83* 82* 82*+ * Pullman 13 83 33 32* 33 + * RCA 11 1484 28* 28 * 28*+ * Rais Pur 13 754 16'+ 16 16*+ * Raym Int 7 160 27* 27 27*+ * Rdg Bate 8 105 21* 21* 21*- * Rein El 10 106 30* 30 30 - * RepStl 8 106 23 22* 23 + * Revlon 14 176 41* 41* 41*.Rich MH 10 78 24 23* 23+4- * Robins A 9 89 9* 9* 9*+ * Rockwel 8 160 31* 31* 31+4 .12 29 21* 21* 21*- * 5 Feb $17* Nov $15 Feb $17* Aug $12% Nov $15 Nov $17% Oct $22% 7 4190 $25 4 36125 $25 1175 $25 1180 $25 56 $3%$32% 32 $3%$30% 55 $2%$30% 47100 $30% 1 60190 $15% 3 14 65 $15% 5 91100 $15Va 2 34 75 $16% 2 2 $3%$16% 5 59160 $16% 4 20 40 $16% 5 102 95 $22% obligations Légère augmentation Les cours ont progressé d’une fraction et l'activité a été vive hier au marché canadien des obligations.Le court terme a avancé de 10 cents, alors que le moyen et le long termes de même que les obligations des provinces ont monté d’un quart de point.Les obligations des sociétés ont gagné un huitième de point.L’argent au jour le jour commandait un intérêt de 7 1-4 pour cent.GOUVERNEMENT DU CANADA Rosario Royl D SCMCp St R eg P Sanders SFelnt 78 57 56% 57 + % Institute Members AGF Group Amer Grwth 4 74 Cdn Gs Egy 15 78 Cdn Sec Gth 5 20 Cdn Trusteed 4 69 Corp Invest 5,77 Corp Inv Stk 5 18 Gwth Equity 7 10 Japan 10.13 nMoney Mkt 10 00 Special 3.70 All Canadian Gr yCompound 6 15 yDividend 6 48 yNorthn Egy 3 87 yRevenu Gtn 3.91 yVenture 3.90 4000 3.97 Bolton Tremblay ynEquity 5.65 ynylncome 10.78 nlnternatnl 7 01 Calvin Bullock Gr Acrofund 1.31 CIF 421 CambridgeGroup ylntl Energy 2 68 ylntl Gwth 4 45 ylntl Income 3 49 yNat Rs Gth 3 86 yUnivest 5 28 yGrowth 6.65 Ciao Inv Crp nyCo-opera 10 38 nyLdmk GF 10.47 Eaton Group Commwth 16 72 Growth 999 income 4 67 Internatnl 9.46 Leverage 4 82 Venture 4 36 Viking 499 Guardian Group Enterprise 84 GISComp 10.11 GIS Income 2.92 yGrwthFund9 53 North Amer 3.80 Mutual Acu 5.47 Mutual Inc 4.45 Sec income 9.53 WorldEquity 5 80 Investors Group yGrowth 10.91 ylnternatnl 6.07 yJapan 10 78 yMortgage 5.00 yMutual 5.24 yRetiremnt 5.52 yPfovidt Mu 6 80 yProvidt Stk 5.10 Planned Invest Gr Canada Cum 6 49 nyPId Resou 4 68 Taurus 6.13 Prêt et Revenu Gr American 9.61 Canadien 6.21 Fonds H 5 04 Retraite 6.62 Prudential Gr Growth 5.58 Income 5.34 Savings Invest Gr American 9 61 Canadian 6 24 H Fund 5 04 Retiremnt 6,04 Scotiafund Gr Scotiafd 88 Scotiafd Mtg 1 03 United Bond Shr yRoyFund 6.01 yRoyFnd Inc 5.18 United Group yAccumula 3 96 yAccumulaR4 20 yAmerican 1.51 yCont Mortg 5.21 yHorizon 2.36 ySecurity 4.81 yVenture 2.71 yVenture Ret 4.10 Universal Gr Save Equity 9 01 Save Income 5.33 Non Members Assoc Inv 5.78 yBeaubran 4 14 CSA Mgmt Gr yGoldfund 3 53 yGoldtrust 2 92 Canagex Gr yBond 9.60 Fund 987 Internatnl 7.95 yMortgage 10 37 yCapitalGrthIO 61 xChase 6 18 ynComCpMg 10.13 Desjardins Gr Canadian 7 44 yHy0otheq 4 40 ylnternatnl 8.05 yObligatns 5 25 Quebec 3 73 PEP 2 17 nySpec 4 89 Dixon, Krog 6.11 Dreyfus Group Inc H79 Internatnl 13.91 yDominComp7 06 nExecutvCan6 29 nExecutv Intl 1.63 xFId Trend 21.36 Flscon Fund 5 46 nHarvard 6 39 Heritage 2.00 Industrial Gr Indust Amer 2 62 Indust Div 6 98 Indust Eq 6 44 Indust Gth 19.37 indust incm 10 80 Indust Pens 25 46 ITCO 530 Shell Can 4650 $15% 15% 15%-% Avcopf 1 44% 44% 44%.Fireston 10 129 18 17|5 18 + £ Simpsons 700 490 490 490 -5 Avnet Inc 6 82 I8V4 18 18 Fluor Cp 10 145 40% 39% 40 + % Simpsons S 125 $6% 6% 6% + % Avon Pd 16 671 47% 47V.47%-% Ford 3.204 967 42% d41% 41%-% Keystone Gr Stelco a 1450 $26% 26% 26% — % Baxt Trv 17 800 35’/4 34% 34%+ % Foxboro 9 16 47% 47% 47%+ % Cus K-2 5 05 Sys Dem 18075 460 460 460 -5 Beckmn 17 76 30 29 29%+ % Fruehf 6 148 27% 26% 26%- % Cus S-1 17 36 Texasgulf 2000 $25V.25% 25% - Vs Beech A 9 211 27% 27% 27%-% Gard Den 15 29 17 16% 16%-% CusS-4 3.82 TorDmBk 730 $19 18% 19 Bel How 22 32 20% 2 + 20%-% Gen Dy 6 379 59% 58% 59 j- % Polaris 3 24 Tot Pet A 1300 $9 8% 9 - % Bell Can 9 2 49% 49% 49%- V.Gen Elec 12 860 54% 54% 54%+% xLex Rsrch 14 56 Trd a 500 $17% 17% 17% - % Benfl Cp 7 208 22% 22% 22%- % GnFood 10 773 34% 34 34 Offre Dem.(b) 9 1er fèv 1978 103W 103% (c) 9 V* leravrll 1978 105V.105'A 8% 1«Nv.1979 101* 101* 3V.liroct.1979 92* 92* (d) n 1er oct.1979 1009 101 7V1 lerttv 1980 99.9 100 (•) 9 lernd.1960 105* 106 8* larjuin 1981 102* 103 lit 15 die.1981 102V.102* 9% lerttv 1982 104* 104* 7% lar avril 1982 98'A 99* d* 1er sept.1963 83* 83* 9"! 15 juin 1994 103* 103* 10 liroct.1995 107* 107* 3 ISsapt 1996 51 52 9% 15 mal 1997 101* 101* lit lar oct 2001 103V.103* 8U.Itrttv 2002 97’.97* 10 déc.1987 109* 198ft 22 mars 1998 107 107ft 21 oct.2001 100ft 101 ft 1er juin 1997 100ft 100ft 4juil 2000 97ft 97ft 8 347 29V.d28% 29V.+ % 201 14% 14% 14%+ % 6 500 49% 49% 49% ScherPI 11 547 33% 33 33%+ % Schlmb 17 1087 u70% 69% 69%+ % Scott P 9 344 16% 16% 16%— % Sears 13 1589 31% 30% 31 + % Sedco Inc 7 31.36'% 36 36 - % Shell 011 7 1296 32% 32% 32%+% Singer 7 335 24% 24 24%+ % Skyline 14 958 13% 13 13%+ % Smith A 4 10 15% 15% 15%+ % 2 44 tr'can PL 159ÔÔ $16* it* it* + * geihStf ib tôt5 21* dM* 20*- +.Gen Inst 10 285 21* 20* 20*+ * Spër^R 8 318 36* 36^ 36*+* A) Ectengeabfes pou des obhgalions de T1!1»! “ - - )5 1029 16* It* It*.Gen Mills 13 402 30 29* 30 -* .“ 8 489 57* 56* 56*—1* Gen Mot 6 1749 65* 64+4 65 — * 7 131 26* 25* 26*+ * Gen For 38 43 8* 8* 8*- * 9 84 34 * 34* 34*- * GTelEI 9 1791 32* 32* 32*- * 6 82 25* 25* 25*+ * Gen Tire 5 89 24* d24* 24*- * 12 60 26* 26* 26*+ * Ga Pac 12 485 27* 26+4 27*+ * 13 706 33* 32* 33*.Gillette tt 56 Wte 26* 26*.14 852 15* 15* 15+4- * Goodrich 9 398 25 d24* 24*— * - 7 161 14 13+4 13*- * Gould 9 64 30* 30 30*+ * TatIBrd 9 178 20* d!9* 19*— * GtAP 17 64 10+4 10* 10* Technlcr 9 74 42 * 41* 41*+ * 7 93 24 23* 24 — * GrenGnt i2 40 20* 20* 20*+ * Techcolr 23 73 II* li* li*— * 5* + * Burrolis 15 807 72* 71* 71* GulfOII 7 514 28* 28 28*+ * Teldyn 5 188 58* 57* 57*— * CBS 9 9 337 56* 55* 55*+* Hecla M 139 9* d 8* 8*-* Tenneco 8 296 33 32* 32*+* CITFn 9 453 34* 34* 34*— * Heinz HJ 10 238 35* 35* 35*— * Texaco 8 770 28* 28* 28*— * ,,1 BCHvdrolO CPC Int 10 49 53 * 53 * 53*- * Heublein 12 80 23* 23 * 23*- * Tex Inst 19 265 93* 91* 92*+ * t,) - "T0 0- Callahn 8 13 13* 13* 13*+ * Hew Pck 22 562 84* 81* 84 +1* Tex Git 15 85 23* 23* 23*- * Camo RL 26 23 26* 26 26 - * High Volt 17 23 7* 7* 7*+ * Textron 8 64 27* 27* 27* Camo So 12 42 37* 37* 37*- * 'Hobart 10 12 20* 20* 20*+ * Time In 10 65 34* 34 34 - * CdXc 5 30 17* 17* 17*+* Holdyln 9 302 13* 13* 13* TWA 4 144 9* 8* 9* con Pac 5 JO 1/* \rn Mjnr -re ,,__r ^ TWA pf 2 20 26* 26* 26*-* Tranwy I 7 89 25* 25* 25*- * TwenC 9 470 25* 24* 24*- * Alla Gas 11'6 Bell 9V< BCTel 10% Mart Tel.11 Not Cent.9% Tr.Ci# 11% xManhatn yMaritime Eq 2 66 Tr C C pr 1675 $52% 52% 52% Marlborough 5.84 Trans Mt a 500 $11% 11% 11% yNatrusco 12.79 Ultrmar 1500 440 435 435 NW Grouo Unigescoa 900 155 155 155 Canadian 4 43 Unigesco b 1000 110 105 110 +5 Ame MRice a Equity 6.93 UAP In A Growth 5.02 wl»x a xOneWm 5113.89 Wa|k a xOppenhmr 5.83 'Xes,c.s,.Pemberton Gr vvesfon*' nPacIflc Dlv 5.50 nPacitlc Inc 2.71 4'llers nPacItic Res 2.92 nPacitlc Ret 5.29 nPacitlc US 4.46 PHN Group yBond 11.29 yCanadian 790 Fund 15.15 yPooled 29 06 nyRRSP 11.82 PMF Manaamnt nPenslon Mu 6.64 iiüiwtr nXanadu Fd 3.73 cons Imp Principal Gr Dumont Collective 6 26 DynMn Growth 4.59 East Mai Venture 3,65 FNorm nPutnam 10.32 Gold Briar 2000 5 Sterling Group Kiena 200 123 Equity 5.71 m Pleas 36500 19 yMortgage 5.16 Muscoch 1000 17 xTech 7 27 N Insco Temple Gth 13.20 Nocana Trans Canada Gr Que Cobit y* ,?M Sll Stack yC ySpedai 500 S20* 20* 20* - * 532 SIB 18 18 - * 500 S26* 26* 26*- * 195 $317/a 31* 31* 1000 S6 6 6 275 $13* 13* 13* 21400 $5* 5* Black D Boeing Bois Cas Borden BorgW Bos Ed BristM Bril Pet Brunswk Bucy Er Burl Ind Alcan 10% B.De Mtl 10% St Brand )3 155 28* 28* 28* , d,uier luil J®?2 .__~ , StOIICI 7 827 41* 41* 41*- * (b) Echangeables pour des obligations de 9%
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