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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 20 août 1977
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1977-08-20, Collections de BAnQ.

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* V *- v C ¦i fc- - 4 é -• ^ rv.ÿ ; JEV i ' iis ce que dois H UES VOYAGES P»rm«:50178 1460 avenue Union Montréal H3A-2B8 Que 845-8221 ifitcUUùAtcA «U* OOtfOaCi ck "PS Vol.LXIX - No 191 Ensoleillé avec passages nuageux.Maximum 20.Montréal, samedi 20 août 1977 Saint Jean Eudes 25 CENTS Non aux accords de réciprocité ma/s /es provinces s’engagent à faire tout leur possible par Jean-Claude Picard ST.ANDREWS — Ainsi qu’on le prévoyait depuis déjà plusieurs jours, les neuf premiers ministres des provinces anglophones ont rejeté en bloc hier les accords de réciprocité proposés par le Québec et ont adopté en lieu et place une brève déclaration de principe réaffirmant leur foi dans l’égalité des cnances en matière de droits linguistiques et scolaires.Cette déclaration, qui n’a été mise au point qu’après de longues heures de dis- cussion en tête à tète des premiers ministres et que le Québec a refusé d’endosser sous prétexté qu’elle n’a aucune signification concrète: • réaffirme le désir de ces provinces d’offrir l’enseignement dans les deux langues officielles du pays; • enjoint aux ministres de l’Éducation de se réunir le plus rapidement possible pour étudier ce qui se fait concrètement dans chaque province et de faire rapport d’ici 6 mois à leur gouvernement respectif; • donne l’engagement que chaque province prendra ensuite les dispositions nécessaires pour offrir l’enseignement dans la langue minoritaire et fera connaître les programmes et politiques qu’elle adoptera à cet égard.En fait, ce court texte adopté par l’ensemble des représentants politiques du Canada anglais et qui a été distribué aux journalistes dans les deux langues officielles se lit ainsi: “Conscients de l’importance d’assurer le maintien et, au besoin l’essor des droits Les Québécois paieront l’assurance-auto avec le permis et les plaques Lise Payette QUEBEC — Les automobilistes québécois devront débourser considérablement plus chaque année pour obtenir leur permis de conduire et leurs plaques d’immatriculation, pour permettre a la province de financer le régime d’indemnisation des victimes d’accidents d’automobile.Le projet de loi 67 sur l’assurance-automobile, qui a été déposé hier matin par le ministre des Consommateurs et des Institutions financières, Mme Lise Payette, prévoit en effet que le coût du permis de conduire sera augmenté, de même que le coût annuel d’immatriculation d’un véhicule automobile.Les revenus découlant de ces hausses serviront à défrayer les coûts d’administration du régime d’indemnisation des victimes d’accidents d’automobile.Dans le livre bleu sur Tassurance-automobile, déposé en avril, Mme Payette évaluait ces coûts à $385 millions.Mme Payette a laissé entendre que le coût d’un permis de conduire pourrait passer $6 à $20 tandis que les frais d’im- r Festival canadien des films du monde par Jean-Pierre Tadros Un manque d’organisation assez surprenant aura donné à la soirée d’ouverture du premier Festival canadien des Films au monde une curieuse allure d’improvisation et d'incertitude.Et la présence, dans l’assistance, d’Ingrid Bergman, de Howard Hawks, de Fay Wray et de bien d'autres étoiles du cinéma n’a finalement pas pu ranimer l’enthousiasme de ceux qui s’étaient rendus, hier soir, à la Maison du Québec pour assister à la projection inaugurale du Festival.La salle de projection de la Maison du Québec a commencé par avoir du mal à se remplir.Il est vrai que dans le hall d'entrée, le consulat allemand venait de donner une réception pour souligner la présence du film de Werner Herzog, “Stroszek”, à cette soirée d’ouverture.Soirée qui a donc eu bien du mal à démarrer.Et quand, finalement, on a pris la décision de procéder à la cérémonie proprement dite d’ouverture, ce fut pour s’apercevoir que le micro (qu’on venait pourtant tout juste d'installer et d’essayer devant la foule des invités), que ce micro, donc, ne fonctionnait pas.Alors, les mots de présentation se sont un peu perdus dans la salle sous les cris de certains spectateurs qui n’ont pas manqué de crier “Micro!” Devant ainsi se passer de l’utile micro, le directeur du Festival, M.Serge Losique, a présenté à l’assistance ce qu'il a appelé “quatre légendes du cinéma mondial”: Gloria Swanson.Howard Hawks, Ingrid Bergman et Ri-Voir page 6: Le festival làsti, terre sans pain 1 ) Au pays du grand goût PORT-DE-PAIX - Comment une telle catastrophe a-t-elle pu arriver?L’histoire, les chroniques du nord-ouest de Haïti, tout porte témoignage d’un ancien âge d’or Voici Môle-Saint-Nicolas, où la Nina, la Pinta et la Santa Maria jetèrent l’artcre pour la première fois en 1492: “Es una maravilla” (Quelle merveille!), s’était exclamé Christophe Colomb en voyant cette baie parfaite, sertie dans un écrin de montagnes à l’abondante végétation'tropicale; a présent, c’est une bourgade somnolente, poussiéreuse, bordée dé hauteurs plus dénudées que le dos de la main.À Jean-Rabel, tous les paysans le disent : il y a trente ans la campagne était verdoyante, partout on récoltait d’énormes melons d'eau; désormais, c est la banlieue de la lune., À quelques encablures de Port-de-Paix, chef-lieu de la région - devant nous - se dressent les rives accortes de Tile de la Tortue: insoucieux des trésors qu’y avaient peut-être cachés, jadis, corsaires et flibustiers, ses habitants pouvaient compter, naguère, sur d’autres richesses: .par.Jean-Pierre Clerc envoyé spécial du Monde en particulier leurs vaches, qui fournissaient le meilleur lait de la République; aujourd'hui, les pâturages sont comme des paillassons, les ruminants sont morts, et la Tortue, c'est T’Tle de la misère".Dans Port-de-Paix même, on peut voir déambuler des théories de femmes au visage noir, émacié; elles portent un bébé dans les bras; trois ou quatre autres enfants faméliques les suivent.Errant par les rues de la ville, des heures durant, en quête de quelques kobs (1) ou d'une mangue, elles viennent s’agglutiner avec leur marmaille sur le parvis de la cathédrale, dans l’attente d’une providentielle au-môme.Elles finissent par échouer dans l'un de ces "centres de renutrition” créés dans les faubourgs de la ville, à peu près sans moyens, par d'admirables bénévoles - des “fous de Dieu” — qui parviennent linguistiques minoritaires au Canada; “Conscients que l’éducation est la base même de la langue et de la culture; “Les premiers ministres conviennent qu’ils feront tout leur possible pour offrir l’enseignement en français et en anglais sous reserve que le nombre (d’élèves) le justifie.“Les premiers ministres enjoignent le Conseil des ministres de l’éducation de se réunir le plus tôt possible afin d’étudier l’état de l’enseignement de la langue minoritaire dans chaque province.“Les premiers ministres demandent aussi au Conseil des ministres de l’éducation de faire rapport à chaque premier ministre en deçà oe six mois.Chaque province prendrait ensuite les dispositions nécessaires pour offrir l’enseignement dans la langue minoritaire et ferait connaître la politique et le programme quelle adopterait à cette fin”.Le premier ministre du Nouveau-Brunswick et président de cette 18e conférence annuelle des chefs de gouvernementaux provinciaux, qui s’est terminée matriculation pourraient augmenter d’une centaine de dollars.Grosso modo, le projet de loi déposé hier prévoit un régime étatique d’assurance qui fonctionnera selon le système "no fault” et qui s’appliquera à tous les Québécois pour les blessures corporelles.Les compagnies privées d’assurance, qui tiraient les deux tiers de leurs chiffres d'affaires des polices payées pour dommages matériels, auront charge encore de ces réclamations.Le projet 67 reprend pour l’essentiel le contenu du Livre bleu sur Tassurance-automobile publié le 15 avril et qui avait fait par la suite l’objet de consultations populaires dans les régions du Québec.Dans le proejt qu’elle a déposé hier, Mme Payette apporte toutefois certaines précisions.Ainsi, le gouvernement a renoncé à percevoir les revenus nécessaires à l’application du régime d’indemnisation des victimes d’accidents d’automobiles à même le produit de l’impôt sur le revenu ou à même celui d’une surtaxe sur l’essence.Le financement du projet se fera à même les honoraires exigibles pour les permis de conduire ou pour l’obtention des plaques d’immatriculation.Tout automobiliste devra faire la preuve qu’il est assuré pour les dommages materiels causés à autrui, pour une somme de $50,000.Le Livre bleu prévoit à ce chapitre un maximum de $10,000.Le projet de loi 67 précise les mécanismes de distribution des risques entre assureurs indique que les accidentés du travail ne seront pas écartés de l’application du régime d’indemnisation.Dans ses grandes lignes, le projet de loi déposé hier est conforme aux dispositions contenues dans le livre bleu: • en matière de dommages corporels, régime d’indemnisation directe sans égard à la faute, un régime supplémentaire facultatif sans égard à la faute offer* par l’entreprise privée; • en matière de dommages matériels, Tassurance-responsabilité obligatoire, l’indemnisation directe par l’assureur.Une corporation à participation obligatoire des assureurs doit être chargée, entre autre, de la mise sur pied des centres dévaluation des dommages et de réparation des véhicules et d’un mécanisme permettant à tout automobiliste d’être assuré.Le projet d'hier renonce à l’établissement prévu d'une société de ré-assurance permettant de financer les sociétés québécoises.Le projet de loi 67, de même que le projet 49 établissant la régie de Tassurance-automobile déposé à T Assemblée nationale le 21 juin seront Tun et l’autre transmis en commission parlementaire pour étude.Malgré le fait que les partis d’opposition aient indiqué qu’ils s'opposeraient au projet, Mme Fayette a indiqué que son entrée en vigueur était prévue pour mars Voir page 6: Assurance-auto hier à St.Andrews, M.Richard Hatfield, s’est félicité en conférence de presse, du fait que lui-même et ses collègues, à l’exception évidemment de M.Levesque, en soient venus à un tel accord.“Je suis très heureux.Cette déclaration de principe est un pas dans la bonne direction.Elle reprend les objectifs de la proposition québécoise tout en évitant les écueils que représentait la mécanique prévue dans les accords de réciprocité”, a-t-il dit pour l’essentiel.Voir page 6: La réciprocité ,r R m 4» S N , , Manon Pouliot, de Québec, glisse “sauve au marbre” malgré l’intervention du receveur Debbie Green de la Colombie-Britannique, au cours de la deuxième manche de la finale de balle-molle féminine des Jeux du Canada, qui ont pris fin hier à St.John.Le Québec a remporté le match 3-2, glanant ainsi la médaille d’or.Au classement général, le Québec a terminé au deuxième rang derrière l’Ontario.Nos informations en page 9.(Téléphoto CP) Le Parti libéral doit retrouver la confiance des jeunes (Payeur) à reconnaître pour leurs semblables ces è-tres pantelants, débarqués, non d’une autre planète, mais des collines environnantes ou de Tile d'en face.Sécheresses à répétition, déboisement systématique, incurie des hommes en place.les causes de cette catastrophe écologique, économique, humaine, doivent, évidemment, être recherchées — puisqu’elles commandent les solutions éventuelles.Mais pas trop vite, cependant.Car une certaine rhétorique peut aussi être un moyen commode de jeter un voile pudique" sur la peine des hommes.Alors, lâchons un mot quasi obscène: il y a une famine en Haïti.Pas une disette, comme l’admettent, à la rigueur, certains officiels : une famine.Sur cette terre située à quelques centaines de kilomètres du pays le plus riche du monde, et visitée régulièrement par ses touristes, il y a des centaines, des milliers de gens — des enfants et des vieillards, surtout — qui sont morts ou qui continuent de mourir de faim.Un enfant qui va mourir de faim, cela Voir page 11: Haïti par Guy Deshaies GRANBY - “Le Parti libéral du Québec est voué à une mort irrémédiable et rapide s’il ne rétablit pas sa confiance au sein de la jeunesse québécoise et s'il n'associe pas à ses mutations l’action positive des jeunes du Québec.” C’est l’avertissement lancé hier soir à Granby par le président du Parti libéral du Quebec, M.Ben Payer, alors qu’il prononçait l’allocution d’ouverture au colloque des jeunes libéraux qui se tient en fin de semaine.M.Payeur a d’ailleurs exhorté les jeunes libéraux à agir plutôt qu’à critiquer en brossant un tableau peu reluisant et plutôt pessimiste non seulement de l’avenir du Parti libéral au Québec mais des perspectives d’avenir de l’économie québécoise.“H.faut bien le constater, a-t-il dit, notre parti a subi une importante désaffection de la jeunesse québécoise au cours des dernières années, désaffection qui est une cause importante de la montée du Parti québécois.” Invitant les jeunes à façonner le parti idéal dont il rêvent en faisant “chanter au besoin” les élites traditionnelles du parti tout en maintenant les grands principes de liberté individuelle, d’égalité et d'adhésion à un régime de type fédéral, M.Payer a prédit une mort non moins irrémédiable du Parti si les jeunes n’agissent pas.“Tant que les jeunes libéraux se satisferont de s'instaurer purement et strictement en tribunal des faits et gestes des autres instances du parti et se contenteront de remplir le rôle de spectateurs frustrés d’une pièce déprimante, nous sommes voués au même résultat (la disparition), a-t-il dit”.Citant un sondage récent du Toronto Star en vertu duquel les Québécois seraient majoritairement portés à croire qu’ils investissent plus dans la Confédération qu'ils ne reçoivent, M.Payeur a dit comprendre une certaine tiédeur du côté des jeunes.“La question de la séparation se posera inévitanlement en termes économiques et c’est sur ce terrain que le sort de la Confédération canadienne se réglera", de prophétiser le président du parti.Selon lui les jeunes sont aussi portés à croire que le Québec est perdant dans la Confédération.“J'imagine assez facilement, a-t-il confié, le dilemme que de telles constatations (celles du sondage) suscitent chez plusieurs jeunes.Déchirés entre un nationalisme québécois profondément ressenti et les perspectives de débouchés sur le mar- ché du travail qui vont en s’amenuisant les jeunes rejettent à juste titre sur les élites traditionnelles tout en se plaçant “au neutre” face à une situation economique carrément désastreuse et pour laquelle ils ne sont évidemment pas responsables.” Dans son tableau de l’avenir au Québec, M.Payeur a voulu aussi citer les chiffres publiés ce mois-ci dans le Financial Post sur Texode des capitaux et des postes de cadres qui sont perdus pour le Québec et qu'il faudra mettre 20 ans à récupérer selon les experts cités par ce journal canadien."Quittez vos chaises de spectateurs, a dit M.Payeur aux jeunes, et mettez-vous résolument à l’ouvrage.La présente fin Voir page 6: Parti libéral Solange Chaput-Rolland au Groupe sur l’unité ?La journaliste Solange Chaput-Rolland a confirmé hier au DEVOIR qu’elle a été “pressentie" pour représenter le Québec à la commission Pépin-Robarts sur l’unité canadienne.“Je consacre ce week-end à réfléchir intensément sur la décision à prendre à cet au sommaire ¦ La clef du cas Gérard Fillon est à Ottawa, souligne Marc-André Bédard ¦ Le marathon linguistique à l’heure du sprint — page 2 ¦ La CSN ne veut pas porter l’odieux du maintien des contrôles ¦ Montréal veut interdire aux mineurs les gobe-sous et le billard — page 3 m Virtualité du jour et priorités: un éditorial de Georges Vigny — page 4 effet, et que je devrai arrêter au début de la semaine prochaine, a-t-elle finalement précisé.J’avoue que ce n’est pas une tâche facile." La commission a été créée le 5 juillet et il manque toujours les deux représentants du Québec, si bien qu’elle ne peut pas se mettre officiellement à l'oeuvre encore.Mme Chaput-Rolland est une journaliste de carrière.Elle rédige deux éditoriaux par jour pour le réseau radiophonique Télé-Média et anime des émissions d'affaires publiques à Télémétropole.De plus, elle a écrit plusieurs ouvrages sur la politique canadienne.Actuellement en vacances dans sa résidence des Laurentides, Mme Chaput-Rolland a paru “étonnée et surprise" de la démarche du DEVOIR relativement à la rumeur qui circule sur son éventuelle Voir page 6: C haput-Rolland mamaomm 2 • Le Devoir, samedi 20 août 1977 Québec n’y peut rien, dit Bédard La clef du cas Gérard Filion est à Ottawa QUÉBEC (par Gérald Leblanc) — Les sous-ministres québécois et ontarien de la Justice, MM.René Dusseault et Allen Leal, se sont ran-contrés jeudi à Québec pour discuter du procès que doit subir M.Gérard Filion à Toronto le 12 septembre prochain.Le refus ou l’incapacité de l’Ontario d’accorder un procès en français à M.Filion, qui doit répondre à une accusation de conspiration dans une affaire de dragage, a soulevé la colère et l’indignation non seulement de l’accusé et de son procureur, Me Jacques Bellemare, mais également du Barreau et d’une grande partie de la population québécoise.Inquiet des répercussions de cette affaire à l'heure où le Québec parle de réciprocité dans le traitement accordé à la langue de la minorité dans les provinces canadiennes, le procureur de l’Ontario, M.Roy McMurtry, a donc répondu d’une certaine façon à la demande du bâtonier du Québec, qui exigeait une rencontre entre les ministres québécois et ontarien de la Justice.M.Marc-André Bédard a refusé hier de dévoiler la nature des échanges qu’ont eus jeudi MM.Dussault et Leal, et il ne peut commenter cette affaire publiquement puisque les tribunaux en sont déjà saisis.Le procureur de M.Filion a en effet déjà présenté une requête pour que son client soit jugé en français a Ottawa.Le ministre de la Justice du Québec a cependant indiqué hier aux journalistes que son sous-ministre avait fait valoir deux arguments au visiteur ontarien: au Québec un anglophone peut demander et obtenir un jury anglophone, et la manière d'obtenir la réciprocité en Ontario est de demander au gouvernement fédéral de modifier le Code criminel.Un peu dans l’esprit de l’article 133 de l’AANB, qui reconnaît le caractère officiel du français et de l’anglais dans les institutions du gouvernement fédéral et dans celles du Québec, l’article 555 du Code criminel fait une situation d’exception au Québec en y permettant la composition de jurys français ou anglais.En cas de refus de la Cour supérieure d’accéder à une telle demande, l’accusé pourrait au moins compter sur un jury mixte.M.Bedard estime que la solution au problème suscité en Ontario par l’affaire Filion est d’étendre à l’ensemble du Canada la situation d’exception faite au Québec.“Et la clef pour faire cette ouverture est à Ottawa et non à Québec”, a ajouté M.Bédard.C’était la première fois que le ministre québécois évoquait en public cette question du procès de M.Filion.Il est également surprenant de voir que l’opposition, tant libérale qu’unioniste, n’a pas encore posé une seule question en Chambre sur cette affaire.La chose surprend d’autant plus que l’opposition insiste beaucoup dans le débat sur le projet de loi 101, sur cette question de l’administration de la justice dans la langue de l’accusé.On sait que le projet 101 fait du français la seule langue officielle dans les tribunaux, tout en laissant la possibilité aux accusés d’être jugés en français et en anglais.Dans le cas d’un jugement rendu en anglais, c’est la traduction française qui constitue le texte officiel.M.John Ciaccia, député libéral de Mont-Royal, est d’ailleurs revenu à la charge hier auprès du ministre de la Justice, absent jeudi de la Chambre, pour connaître le contenu d’une lettre reçue récemment du juge en chef de la Cour supérieure, M.Jules Deschênes.M.Bédard affirme d’abord que la lettre est confidentielle et non pour pubhcation, selon la volonté même du juge Descnênes, mais il ajoute qu’elle portait surtout sur l’article 13 (qui fait de la traduction française le texte officiel).D’après M.Bédard, les demandes faites par le juge Deschênes ont été en substance satisfaites par l’amendement apporté par le gouvernement afin d'accorder un délai de deux ans (jusqu’au 3 janvier 19801, pour permettre aux tribunaux de se conformer a la loi.Appuyé par ses collègues de l’opposition, M.Ciaccia a vainement tenté de savoir si le juge Deschênes, soulevait une question de principe sur le fait d’accorder le caractère officiel à la seule traduction française.M.Ciaccia, dont le partenaire légal, M.Gérald Ryan, a été nommé a la Cour supérieure en janvier dernier, déduit de la réponse de M.Bédard que le juge a soulevé une telle objection de principe.Il refuse cependant de dire s’il connaît le contenu de la lettre.?Les vacances, en septembre Le marathon linguistique à l’heure du sprint par Gérald LeBlanc QUEBEC — Les jeux sont faits et la Charte du français, ou projet de loi 101, sera adoptée avant la fin du mois d’août, à temps pour la rentrée scolaire, malgré le filibuster intermittent de l'opposition officielle et grâce au “rouleau compresseur” du gouvernement.Après cette session interminable, tous les députés semblent d’ailleurs soulagés de savoir qu’il y aura finalement des vacances durant le mois de septembre.La chose se précisait, hier, au moment où ils sont partis en week-end, avec l’ordre de revenir lundi matin à 10 heures.A l’heure du sprint de ce en-nième marathon linguistique du Québec, il est maintenant possible de prévoir assez exactement le deroulement des activités de fin de session ou plutôt de temps d’arrêt, puisque ce sera la même session qui reprendra en octobre.On continuera de débattre en Chambre, à compter de lundi après-midi, la motion du leader du gouvernement, M.Robert Burns, suggérant la suspension des règles de procédure pour accélérer l’adoption du projet de loi 101.Au plus tard mardi, cette motion sera adoptée et le gouvernement pourra alors faire siéger les députés 24 heures par jour, en théorie du moins, puisque M.Burns a promis de ne pas abuser de cette mesure spéciale.Comme deuxième mesure d’urgence, M.Burns inscrira lundi au feuilleton de la Chambre une motion lui permettant de forcer la commission parlementaire à faire rapport sur l’étude du bill 101 : c’est la motion de clôture ou la guillotine parlementaire.La guillotine tombera au lus tard mercredi matin et ’opposition n’aura alors plus de choix, sinon de prolonger F’ de quelques jours le débat entourant le rapport de la commission et l’adoption en troisième lecture de la Charte du français de M.Camille Laurin.Comme le soulignait au DEVOIR hier après-midi M.Jean-Guy Cardinal, vice-président de l’Assemblée nationale, il se présentera alors cependant un problème technique d’imprimerie.Au moment où la commission sera forcée de faire rapport, les partis d’opposition seront invités à déposer en bloc les amendements qu'ils entendaient présenter.Or ce sont des briques de quelques centaines de pages que le Parti li- Un adolescent de 15 ans soupçonné d’avoir commis plus de 40 hold-ups par Bernard Morrier Un jeune garçon de 15 ans, Joseph Evrard, dont le dossier est si chargé — on le soupçonne de pas moins de 44 vols à main armée — doit comparaître en Cour des sessions, où vient de le déférer la Cour du bien-être social.Délinquant depuis l’âge de 11 ans, c’est toutefois surtout au cours des deux dernières années qu’il se serait manifesté, en visitant plusieurs banques et souvent armé d’une mitraillette.Selon les fonctionnaires de la Cour du bien-être social, le jeune Evrard aurait pu être rééduqué si seulement ce tribunal avait eu la possibilité de l’isoler de son milieu.Mais ne disposant pas des outils pouvant répondre à des cas particuliers de ce genre — sans cesse plus nombreux, d’ail-leffcs — ce tribunal de la jeunesse n’avait d’autre choix que de reconnaître son impuissance et de déférer l’adolescent en cour criminelle.Jusqu’à maintenant, l’enquête policière a permis de découvrir que le jeune Evrard vivait depuis plusieurs mois dans un somptueux appartement de $600 par mois dans un non moins chic immeuble du boulevard Maisonneuve, qu’il était un habitué de la cocaïne qu’il achetait à coups de $2,000 par semaine et qu’il possédait aussi une luxueuse automobile Paul Christie est inculpé de meurtre qu’il avait fait enregistrer à un autre nom.“C’est le cas le plus pitoyable qu’il m’ait jamais été donne de voir depuis que je siège dans cette Cour”, a déclaré le juge Basil Danshynshyn, de la Cour du bien-être social.Constatant qu’il est malheureusement devenu extrêmement courant que des jeunes de moins de 18 ans sombrent dans les crimes les plus graves, le magistrat ne put qu'avouer, dans les conditions actuelles, l’impuissance dans laquelle il était plongé, faute de moyens et d’outils.Si la tentative de rééducation a été dans son cas un échec total, il faut également constater qu’au cours de ses nombreuses détentions, l’adolescent a pu s’évader pour commettre d’autres crimes.Il semble que le jeune Evrard soit devenu, à l’age de 15 ans, l’âme dirigeante d’une bande de voyous qui commettent des crimes à un rythme effroyable, leur ayant permis de rafler plus de $90,000 dans des banques jusqu’à ce jour.L’adolescent aurait dû comparaître hier, mais son procureur, Me Bryan Heller, a accepté que la comparution se fasse aujourd’hui, tout en demandant au juge que le garçon puisse être autorisé à voir ses parents.Mais le juge Bernier a refusé, tout en soulignant que c’était à l’administration et non à la magistrature de donner ou non une telle autorisation.En d’autres termes, si les parents désirent voir leur fils, ils devront se rendre à Parthe-nais, car le Palais de justice n’est pourvu d’aucune salle de visites pour les détenus qui, normalement, y viennent à peine quelques heures.Le meurtre perpétré à la Place Pasteur, une oasis de verdure située rue Saint-Denis, un peu au nord de la rue Sainte-Catherine, a entraîné hier la mise en accusation de Paul Christie, qui subira son enquête préliminaire le 25 courant.Accusé de meurtre au second degré, Christie devra cependant demeurer en cellules jusqu’à ce qu’un juge de la Cour supérieure, seule autorité à pouvoir décider dans ce cas, fixe la date de l’enquête sur cautionnement.C’est le 14 août dernier que la victime, M.Gérald Gagnon, avait été trouvé mort au bout de son sang sur la place publi- que, après avoir été atteint, semble-t-il, d’un coup de poignard qui lui aurait sectionné l’artère fémorale à la hauteur de la cuisse.Le décès de Gagnon, qui était aussi connu sous le nom de Nelson White, avait été constaté peu après à l’hôpital Saint-Luc, situé à côté des lieux du drame.Il semble qu’avant le mé; fait, la victime aurait frappé son agresseur à la figure et lui aurait volé sa montre.C’est donc par vengeance que Christie aurait “piqué" Gagnon, à l’aide d'un couteau qu’il était allé s'acheter dans une quincaillerie voisine dans les minutes qui ont suivi.Plainte contre Pascal Le Syndicat des travailleurs en quincaillerie vient de demander à la Cour supérieure du Québec d’intervenir dans le conflit qui l’oppose depuis quelque temps déjà à la compagnie J.Pascal Hardware.Le syndicat affirme notamment que l’entreprise, à la suite de certaines plaintes formulées par des employés, a cessé de lui verser mensuellement les retenues syndicales.Selon la version donnée, il y aurait eu désistement dans cette première affaire, ce qui aurait pu ramener les choses à la normale, semble-t-il, mais, un peu plus tard, c’était au tour de la compagnie Pascal de contester elle-même l’accréditation du Syndicat.La décision fut donc prise de retenir les mêmes cotisations mais de les placer en fiducie.Puis, geste qualifié d’illégal par la partie adverse, l’employeur décidait il y a quelques mois de renvoyer à chacun de ses employés syndiqués les cotisations ainsi versées et non remises au syndicat.Celui-ci réclame donc une injonction qui forcerait Pascal Hardware à retenir à nouveau les cotisations devant revenir au syndicat et, par la même occasion, demande à la Cour supérieure du Québec d’ordonner à la quincaillerie de lui remettre les quelque $230,000 qu'elle aurait dû normalement verser au syndicat depuis près de deux ans, compte tenu des cotisations perçues chez ses employés syndiqués durant la même période.centraide la nouvelle fédération des oeuvres.des quatre coins du MONDE_______________________________________ Début de la mission Voyager CAP CANAVERAL (Reuter) — Les États-Unis lancent aujourd’hui une mission spatiale destinée à explorer les confins de notre système solaire et à transmettre des messages à d'éventuelles civilisations extraterrestres.La première des deux sondes de ce programme de 500 millions de dollars, Voyager 2, sera lancée à l’aide d’une fusée Titan Centaur à 14 heures 25, heure de Greenwich.La deuxième sonde, Voyager 1, ainsi numérotée parce qu’elle arrivera à destination avec plusieurs mois d’avance sur Voyager 2, sera lancée le 1er septembre.Les deux sondes seront dirigées sur Jupiter, dont l’attraction les propulsera ensuite en direction de Saturne.Les Voyager 1 et 2 arriveront dans le voisinage de cette planète en décembre 1980, et en août 1981.L’affaire Leclerc rebondit LA NOUVELLE-DELHI (AP) — Le procès d’un réseau qui droguait et assassinait des touristes en Asie a connu un rebondissement hier, à la Nouvelle-Delhi, un expert affirmant qu’il n’avait trouvé aucune trace d’empoisonnement dans le corps d’une des victimes, le Français Louis Solomon.Cette conclusion d’expert a contredit les déclarations de l’accusation à l’encontre du présumé chef de la bande, le Franco-Vietnamien Charles Sobhraj, son amie canadienne Marie-Andrée Leclerc et un autre Français, Jean Dhuisme.Le Pacifique a tremblé DJAKARTA (d’après Reuter et AFP) — Un violent séisme a ébranlé hier les îles Flores, Sumba et Sumbawa, dans l'est de l’Indonésie provoquant des secousses secondaires jusqu'en Australie.* Bien qu’il ait atteint 8,9 sur l’échelle de Richter, ce tremblement de terre ne semble pas avoir fait de victimes.Dans l’île de Sumba, des immeubles se sont effondrés et des vagues énormes ont balayé le côté, où une multitude de bateaux de pêche ont été broyés.Commémoration de Dieppe DIEPPE, France, (PC) — Plus de 200 Canadiens qui ont survécu au sanglant débarquement de Dieppe durant la deuxième guerre mondiale, se sont réunis hier à l’endroit même du débarquement.Dans une allocution prononcée face au mausolée érigé à la mémoire à ces combattants, le ministre canadien des Affaires des anciens combattants, M.Dan MacDonald, a déclaré que ce raid, qui a coûté la vie à plus de 1,000 Canadiens, a permis de “secouer pour toujours ae l’Europe les chaînes de l’obscurantisme et de fesclavage”.Concorde: un sursis de 3 jours NEW YORK (Reuteri — Le juge fédéral Milton Pollack, qui a décidé mercredi qu’Air France et British Airways doivent pouvoir utiliser l’aéroport Kennedy de New York pour Concorde dans les 10 jours, a accepté hier de porter ce délai à 13 jours, la Cour d’appel ne siégant pas le samedi.béral et l’Union nationale exhibent de temps à autre quand on leur parle d’amendements à venir.Il sera difficile, selon M.Cardinal, d’intégrer cette masse d’amendeméhts au texte principal pour la discussion en Chambre sans un certain délai; le gouvernement compte en outre déposer lui-même une autre brochette d'une vingtaine d’amendements et M.Laurin a indiqué hier soir au DEVOIR qu’il le ferait avant que la commission fasse rapport.Ce délai évoqué par M.Cardinal pourrait cependant permettre au leader du gouvernement de faire avancer le débat sur les autres projets de loi importants, notamment la réforme électorale et la réforme du Code du travail.Il est acquis que le gouvernement n’entend pas faire adopter avant l’ajournement de septembre le projet de loi 45 au ministre du Travail, dont les mesures “anti-scabs” ont particulièrement retenu l’attention du public.Si le gouvernement se contente de faire adopter le principe du projet de loi 45, c’est-à-dire à le faire voter en deuxième lecture, il aimerait cependant que le projet de loi 2 (réforme électorale) franchisse toutes les étapes.Il ne s’agirait cependant pas de la même urgence que pour l’adoption du projet de loi 101, dont dépena la rentrée scolaire.On sait par ailleurs que le gouvernement Lévesque et les instances du Parti québécois ont déjà mobilisé ministres et députes pour des tournées d’information et de propagande en septembre.Du côté de l’opposition, on devra trancher durant le week-end une importante question de stratégie: devant 1 imminence de la guillotine, doit-on continuer à pas de tortue comme si rien ne pressait ou doit-on plutôt sauter aux articles, où l’on compte vraiment insister?Le député de l’Acadie, Mme Thérèse Lavoie-Roux, a indiqué hier soir au DEVOIR que cette question n’était pas encore résolue et que le tout se réglerait au prochain caucus.Un des écueils à éviter, pour les libéraux est d’aborder les articles les plus importants avant la clôture, sans donner l'impression que la guillotine n’a plus d’importance puisque tous les articles majeurs ont été étudiés.Chez les unionistes, moins systématiques que les libéraux dans leur opposition au projet de loi 101, on mènera une lutte de circonstance, sans cependant retarder les vacances ardemment souhaitées par les députés.Hier en commission parlementaire, les travaux ont tourné autour d’une seule question: où faut-il inscrire les etablissements de santé: avec les entreprises, dans l’administration publique ou dans une catégorie à part?On se souvient que la première version de la Charte (projet de loi 1) laissait les hôpitaux dans un coin particulier sans trop exiger d’eux au chapitre de la francisation.Après l’audition des mémoires du public, le gouvernement s’est cependant ravisé et est passé à l’autre extrême en faisant des hôpitaux des entreprises devant se franciser au même titre que les “autres industries”.Cette identification au monde de l’industrie a suscité un tollé chez les administrateurs des hôpitaux anglophones, qui ont convaincu le gouvernement de recourir à une troisième solution: le bilinguisme au même titre que Içs commissions scolaires et municipalités à majorité anglophone.C’est donc dire que les hôpitaux, maintenant inscrits au chapitre de l’administration publique, pourront utiliser l’anglais mais en l’accompagnant du français dans les services au public aussi bien que dans les communications internes.L’opposition officielle désire un retour à la formule du projet de loi 1 alors que les hôpitaux n’étaient forcé à rien du côté de la francisation.M.Laurin refuse cependant de bouger d’un iota en soutenant que tant du côté de la clientèle que du personnel, on trouve beaucoup de francophones dans ces établissements.NETTOYEUR Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 des quatre coins du PAYS______________________________________ Retour au bercail Mme Margaret Trudeau, l’épouse du premier ministre, rega-inera le domicile conjugal au début de la semaine prochaine, cl'est du moins ce qu’elle a laissé entendre hier à Vancouver, où elle se trouve en visite chez ses parents.Mme Trudeau doit auparavant rencontrer son mari à Vancouver dimanche.“C’est ce que j’ai toujours voulu, a affirmé Mme Trudeau à propos de la reprise de la vie commune avec son mari.Nous vivrons ensemble à Ottawa pour un temps, pas comme mari et femme, mais comme un père et une mere.“Mme Trudeau a ajouté qu elle comptait poursuivre sa carrière de photographe et qu’elle espérait obtenir prochainement un contrat d’une station de television nord-américaine.M.Trudeau, qui se trouve actuellement en vacances avec son fils Sacha dans le Yukon a refusé de commenter le retour de sa femme à Ottawa.Rondeau restera Le président du Crédit social, M.J.Martin Hattersley, a annoncé qu’il refusait d’accepter la démission de M.Gilbert Rondeau député créditiste de Shefford.M.Hattersley a precise que M.Rondeau avait présenté sa démission pour éviter de porter préjudice au parti pendant que les tribunaux entendent des poursuites entamées contre lui.Il a ajouté que M.Rondeau avait eu une conduite irréprochable pendant 33 ans et qu il 1 avait prie de demeurer au sein du parti.M.Rondeau est accusé d avoir incendié une maison qui lui appartenait pour toucher l’assurance.Régime sec au N.-B.Les 65 magasins de la régie des alcools du Nouveau-Brunswick étaient fermés hier, le personnel ayant débrayé pour appuyer ses revendications salariales.Un client, mécontent de trouver portes closes hier, s’est exclamé: “Je suis absolument contre cette grève.Moins on travaille, plus on veut gagner d’argent.” Les grévistes, membres du Syndicat canadien de la fonction publique, demandent une augmentation de salaire de 20% et un contrat de travail d’un an.L’employeur offre 16% et un contrat de 18 mois.Toujours des retards Les aiguilleurs de l’air de Toronto poursuivent leur grève du zèle et se proposent de retarder les départs à l’aéroport international de Toronto tant et aussi longtemps que le gouvernement fédéral ne leur offrira pas plus d’argent.Le président de la section torontoise de la CATCA, M.Wayne Barry, a précisé que le ralentissement de travail des 150 contrôleurs de Toronto allait se poursuivre indéfiniment.Les départs sont retardés en moyenne de 15 à 30 minutes.Une récolte qui fait patate À cause de pluies abondantes au temps des semences, la récolte de pommes de terre sera moins bonne que l’an dernier, au Nouveau-Brunswick et dans l’Ile-du-Prince-Édouard.Au Nouveau-Brunswick, selon un agronome, elle sera de 10 à 20% inférieure à celle de l’an dernier.Dans l’He-du-Prince-Edouard, elle sera de 20% inférieure.Comme on prévoit de bonnes récoltes ailleurs au Canada et dans d’autres pays, il est possible que le prix des légumes baisse un peu, ce qui n’aiderait pas les producteurs de pommes de terre des Maritimes, déjà en mauvaise posture financière.À la dernière minute Les membres de la commission scolaire d’Essex se réuniront la semaine prochaine, à la toute dernière minute, pour déterminer ou sera construite la fameuse école secondaire francophone que le gouvernement ontarien les oblige à construire.Le gouvernement avait fixé un délai à la commission scolaire pour le choix d’un emplacement, et le délai sera respecté, mais tout juste.Dans une lettre en date du 12 août, le ministre ontarien de l’Éducation, M.Torn Wells, avertissait la commission que son défaut de tenir une assemblée avant la date limite signifierait que la province construirait l’école à la place de la commission.La présidente de cette dernière, Mme Jean Ashton, a déclaré que l’assemblée spéciale des commissaires aura lieu le 24 août, mais que la commission s’opposait toujours à la construction de l’école.Les appareils s’adapteront Les machines distributrices et les téléphones payants devront être modifiés à la suite de la décision de l’Hôtel de la monnaie de frapper des pièces d’un cent plus petites.Un porte-parole d’une compagnie propriétaire de plusieurs machines distributrices a indique que les modifications qui devront être apportées aux appareils distribuant de la gomme ou des bonbons pour une pièce d’un cent coûteront environ $100,000.Un porte-parole de Bell Canada a laissé entendre de son côté qu’il était possible que les nouvelles pièces d’un cent puissent passer pour une pièce de 10 cents dans les téléphones payants et que la compagnie devra alors apporter les modifications nécessaires.POUR BIEN DIGÉRER UNE EAU DE SANTE AUCAllNE 6 Pfn LIANTE QUI FACILITÉ,LE TRAJET DIGESTIF ET LÊLiMlNATK* Certificats d’épargne fixes Sans dépôt minimum $500 y C’est un avantage de plus que nous vous offrons.Profitez-en! LA BANQUE D’ËRARGNE Charte fédérale.Membre: Société d assurance-dépôts du Canada. LE DEVOIR Page 3 Montréal, samedi 20 août 1977 La CSN demande la levée * immédiate des contrôles Les résidents de la rue Hutchison, qui en ont assez de la circulation intense sur leur rue naguère paisible, ont “occupé” la chaussée pendant quelques heures, hier, obligeant les automobilistes à emprunter une autre route pour traverser le quartier du complexe Concordia.(Photo Jacques Grenier) •M&’OCyftjÿ.:V // ¦ .¦ »t«i s Mmm.mm mm***- Î!«Ü» Les résidents de la rue Hutchison manifestent contre la circulation Affirmant qu’elle ne cédera pas au chantage non plus qu’à une “stratégie électoraliste”, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) réclame carrément le retrait immédiat de la loi C-73 et la création d’une commission de surveillance des prix.“Les citoyens canadiens ayant constaté l’inefficacité totale de la partie de la loi C-73 qui devait contrôler les hausses de prix, le gouvernement fédéral tente maintenant, dans une stratégie purement électoraliste, de faire porter par les organisations, les syndicats seraient accusés de par Bernard Morrier Outre le cas de transactions présumé-ment louches qui auraient eu cours lors de la construction du Village olympique et dont les tribunaux ont déjà été saisis, la Régie des installations olympiques, maintenant propriétaire des deux demi-pyramides de la rue Sherbrooke, a institué hier une poursuite de l’ordre de $2,713,000 contre des architectes, des ingénieurs et certaines entreprises de construction directement impliqués dans la réalisation du Village olympique.L’action inscrite en Cour supérieure demande que les intimés soient tenus conjointement et solidairement de payer cette somme plus les intérêts.La requête s’appuie notamment sur un incident survenu le 22 août 1975, date à la- 3uelle un panneau de béton préfabriqué e 19 pieds de longueur s’était détaché du par Alain Duhamel La ville de Montréal se propose d'interdire aux mineurs l’accès aux gobe-sous, ou machines à boules, et d’empêcher l’établissement des salles d’amusement dans le voisinage des écoles et des parcs.L’administration municipale a soumis en première étude aux conseillers un projet de règlement en ce sens, projet qui interdirait aussi aux mineurs la fréquentation des salles de billard.A l’assemblée du Conseil municipal, jeudi soir, les conseillers de l’opposition ont interrogé le comité exécutif sur les aspects moralisateurs de ce règlement.Ils ont demandé au comité exécutif qu’il justifie, par des rapports sérieux, l’interdiction faite aux personnes de 18 ans et moins.Pour l'instant, M.Yvon Lamarre, vice-président du comité exécutif, s’est contenté d’affirmer que cette interdiction était fondée sur les rapports du service de la police.“manque de discipline” par le gouvernement qui leur attribuerait toute future CSN adressé hier au premier ministre Trudeau.Selon la CSN, en acceptant ces propositions, les syndicats seraient accusés de “-manque de discipline” par le gouvernement qui leurs attribuerait toute future hausse des prix.En les refusant, par contre, le gouvernement imputerait à leur “manque de volonté de collaborer” les prochaines hausses de prix.“Nous dénonçons cette stratégie du gouvernement pour leurrer les travail- huitième étage d’une des deux demi-pyramides et s’était écrasé au sol.Dans sa chute, il avait entraîné trois autres panneaux des septième, sixième et cinquième étages, tandis que les panneaux des quatrième et troisième étages, de même que la dalle de la terrasse, avaient subi des dommages considérables.C’est alors que des déboursés supplémentaires évalués à $2,713,000 sont survenus, parce que, selon la requête, “il a fallu apporter des mesures correctives à l’échelle du Village par le fait que les plans de construcüon, les plans de charpente, le système d’ancrage, les travaux de construction et la surveillance de ces travaux n’étaient pas conformes aux règles de l’art ni aux exigences du Code national du bâtiment ”.D’après la poursuite, les architectes Roger D’Astous et Luc Durand n’ont pas Voir page 6: RIO Le projet de règlement, nécessaire à cause de la prolifération des salles d’amusement depuis 1974, date à laquelle certains gobe-sous étaient exclus du code criminel, prévoit que des salles d’amusement ne pourront s’établir à moins de 200 mètres d'une école ou d’un parc.De plus, aucun permis ne sera émis pour une salle d’amusement située dans un immeuble d'habitation.Aucun établissement de ce genre ne pourra s’installer non plus dans l'arrondissement historique de Montréal.Le projet de règlement tente de réserver aux salles d'amusement l’exploitation des gobe-sous.Dans une salle d’amusement détenant un permis à cette fin, les exploitants ne pourront exercer une autre activité commerciale.En même temps, les établissements faisant commerce d'une autre nature ne pourront installer des appareils d'amusent.Seules les maisons ayant déjà quelques appareils pourront continuer de les exploiter mais elles ne pourront en augmenter le nombre.leurs qui sont une grande partie de l’électorat canadien.De plus, la CSN ne cédera pas au chantage du ministre fédéral du Travail, M.John Munro, qui fait planer la menace du maintien du contrôle des salaires jusqu’en 1978”.Le télégramme mentionne que le mouvement syndical a déclaré à plusieurs reprises et affirme encore aujourd’hui que les travailleurs ne seront pas les boucs émissaires de la crise mondiale du capitalisme, et qu’ils ne se serreront pas volontairement la ceinture afin de laisser le chemin libre aux entreprises dans leur “course aux profits exhorbitants”.Conformément aux décisions prises par ses différentes instances, la CSN exige du fédéral le retrait immédiat de la loi C-73 sans phase transitoire, ainsi que l’établissement d’une commission de réglementation des prix dont le rôle serait de dénoncer les hausses de prix de base qui ne sont pas justifiés selon certains critères spécifiques.La centrale refuse de plus de s’engager dans toute forme de restriction volontaire.Selon la CSN, la loi C-73 1) entraîne une baisse du pouvoir d’achat des travailleurs et par conséquent, une augmentation du chômage; 2) aggrave les disparités régionales en amplifiant les écarts de salaire dans un même secteur d’activité entre différentes régions du pays; 3) ne combat aucunement l’inflation comme le prouvent les derniers chiffres de Statistique Canada, lesquels prévoient un taux d inflation de 10.3%) en 1977 sur les résultats des sept premiers mois.“Les salaires, qui eux sont contrôlés, ne sont donc pas la cause de l’inflation, soutient la CSN.Nous en avons la preuve éclatante en ce moment même avec leur plafonnement, car l’inflation galope de plus belle.“Il n’est donc aucunement question que la CSN considère l’opportunité de consulter ses membres quant à l’éventuelle participation de la centrale à des discussions sur l’état de l’économie canadienne tant et aussi longtemps que le gouvernement maintiendra le régime du contrôle des salaires”.Des infractions à ce règlement rendraient leur auteur passible d’une amende d’au plus $100 la première fois.La récidive pourrait lui coûter jusqu’à $1,000.Les conseillers du Rassemblement des citoyens de Montréal ont proposé un amendement à ce projet de règlement prévoyant une procedure de consultation dans le cas des nouvelles salles d'amusement.Les occupants des immeubles situés dans un rayon de 150 mètres ou plus de la salle projetée devraient en être informés par écrit.Ils auraient 20 jours pour formuler leurs commentaires au Service des permis et des inspections, lequel ferait rapport au comité exécutif.En prevision de l’adoption de ce règlement en seconde étude, le Comité exécutif a suspendu depuis le 12 juillet dernier toute émission de permis de construction, de réparation, d'agrandissement ou d’occupation de bâtiments devant servir à l’exploitation des gobe-sous.par André Tardif Après ceux de la rue Jeanne-Mance, les résidents de la rue Hutchison, excédés par une circulation outrancière, ont à leur tour manifesté leur désapprobation hier en bloquant momentanément leur rue aux automobilistes.“Ce n’est qu’une manifestation symbolique, mais nous n’avons pas l’intention de nous arrêter là si les autorités municipales refusent de prendre les mesures qui s’imposent pour redonner à notre rue sa tranquillité d’autrefois”, a dit M.John Roston, porte-parole du Comité de la ferme Durocher, un groupe de citoyens du quartier.La circulation est particulièrement dense et rapide entre la rue Sherbrooke et l’avenue des Pins sur les rues Jeanne-Mance, en direction nord, et Hutchison, en direction sud, situées respectivement à l'est et à l’ouest de l’avenue du Parc.Celle-ci, fermée à la circulation durant trois ans pour faciliter l’érection du complexe Concordia, a été rouverte récemment en direction sud.Mais elle est encore fort peu empruntée par les automobilistes.Les groupes du quartier voudraient qu’elle devienne voie rapide dans les deux sens pour dégager les rues voisines.Hier, les gens du Comité, appuyés ar ceux des rues Jeanne-Mance et ainte-Famille ainsi que par des membres du Monde à bicyclette, ont occupé la rue Hutchison juste au nord de l’intersection de la rue Prince-Arthur dès 17 h 30, Seven-Up en grève Les 308 travailleurs de la compagnie Seven-Up, à Montréal, ont déclenché une grève légale hier, par suite d’une impasse dans leurs négociations.Ces travailleurs sont membres du Syndicat des métallos (FTQ) et sont répartis en deux groupes.Un groupe comprend les 160 travailleurs de l’usine et l'autre comprend les vendeurs, les distributeurs et les aides-distributeurs.Le représentant du Syndicat des métallos, M.Arnold Dugas, a déclaré que les questions monétaires faisaient principalement l’objet de litiges.Pour les travailleurs de l’usine de Saint-Laurent, a dit M.Dugas, la compagnie offre des hausses monétaires de 6% la première année, ce qui est inférieur aux demandes syndicales.comme ils l’avaient d’ailleurs annoncé.Des policiers sont arrivés sur les lieux 15 minutes plus tard, invitant les quelque 200 manifestants à se disperser, ce qu’ils firent au bout d’une dizaine de minutes.Certains des manifestants jouaient au volley-ball, d’autres aux cartes sur des tables installées pour l’occasion sur la chaussée.Le cuisinier du restaurant coopératif végétarien La Becquée avait même songé à les nourrir, avec un délicieux mélange à base de riz et de papaye.“Nous avons évité de choisir l’heure matinale, particulièrement bruyante et achalandée, parce que nous voulions d’abord éviter un embouteillage, et aussi parce que les travailleurs sont moins dis- OTTAWA (PC) — Le gouvernement fédéral a conclu hier une entente de principe avec l’Union des facteurs au sujet du renouvellement du contrat de travail des 19,200 facteurs canadiens, mais la paix industrielle n’est pas pour autant assurée aux Postes.L’exécutif du syndicat recommandera à ses membres d’entériner les termes de l’accord conclu avec le ministère des Postes, qui prévoit notamment une hausse salariale globale de 7.7 pour cent pour la majorité des facteurs et courriers des services postaux.ponibles le matin, a expliqué M.Roston.Mais il n'est pas dit que nous renonçons à bloquer la rue un bon matin.Nous en discuterons mardi lors de notre prochaine réunion.” Mme Murielle Bédard, qui habite rue Jeanne-Mance où a eu lieu une manifestation semblable il y a deux semaines, était là avec son fils pour encourager ses voisins.“C'est encore pire sur notre rue, à cause des autobus et des voitures qui filent à très grande vitesse, dit-elle.Simplement traverser Parc sur Prince-Arthur est très dangereux parce qu’il n’y a pas de feux de circulation.J’ai toujours peur que mon fils soit happé sur sa bicyclette.” être approuvée par la Commission de lutte contre l'inflation.Un porte-parole du syndicat a expliqué que les facteurs obtiennent une augmentation de six pour cent, à laquelle s'ajoute un rajustement de 1.7 pour cent pour tenir compte des “relations historiques” avec une autre catégorie d'employés des Postes.Cette entente a été conclue après que les deux parties se furent entendues sur les recommandations d’un comité de médiation présidé par M.W.H.Dickie.C’est a partir de mardi prochain que les facteurs auront à se prononcer sur les termes de ce contrat d’un an.NE CHERCHEZ PLUS! il 371 Ouest Laurier, Mtl.Tél.273-2841 C’EST L\ UBiWIKIE ! 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SECONDAIRE, COLLEGIAL ET UNIVERSITAIRE UN PERSONNEL COURTOIS A VOTRE SERVICE LITTERATURE GENERALE ET SPECIALISEE ACCÈS PAR MÉTRO LAURIER ET AUTOBUS 51 OU MÉTRO PLACE DES ARTS ET AUTOBUS 129-80.Cette augmentation devra par ailleurs COURS TISSAGE LECLERC IPnmi» di Cultuif Priionnellt du Mm d* I fducation -74953%) 20 HEURES $80.00 ^DÉBUTANT LE 12 SEPT.COURS TAPISSERIE GOBELfN (Pritnii d» Culture Petiunnrllr du Mm de 11ducenen >495351 30 HEURES $110.00 DÉBUTANT LE INSCRIPTION^ 384-9500 DÉS MAINTENANT La RIO réclame $3 millions à des constructeurs Montréal entend interdire aux mineurs les gobe-sous et les salles de billard Entente chez les facteurs 4 • Le Devoir, samedi 20 août 1977 éditorial i Virtualité du jour et priorités Une semaine décisive s’achève, marquée par les développements de trois questions clés et même si les portes à ouvrir ne sont pas de même nature, elles constituent autant de priorités.A savoir: la dernière déclaration du président Brejnev recevant le maréchal Tito, le différend américano-israélien, la bataille de la ratification du nouveau traité de Panama.A ces priorités se greffera dès lundi celle de la normalisation des relations Washington-Pékin, dans la foulée du voyage en Chine du secrétoire d’Étot Cyrus Vance.L’évidence, encore une fois, est que l’accent ne se trouve pas mis à la bonne place, et ce n’est pas parce que tel indice est passé inaperçu qu’iï n’était pas capital! On peut se représenter le néant, on peut imaginer le non-etre, précisément en l’opposant à être.Mais n’est-il pas déjà question de “n’avoir pas été”?D’une virtualité qui tiendrait lieu du quotidien, de l’ordre de l’antimatière?Pourtant, “n’avoir pas été” ne se comprend que par le biais d’“avoir été”! Comme si le passé antérieur se réfléchissait dans le futur du passé.Cette digression pour situer sur le plan des idées la nature des débats en cours à coups d’arguments concrets où chacun cherche non à ajouter des cléments nouveaux mais à en soustraire pour se refaire une nouvelle image.• A preuve: les dernières déclarations du président Brejnev sur les relations américano-soviétiques, dans lesquelles on a voulu déceler une modération de ton et une possible ouverture (encore une virtualité!) à l’adresse de Jimmy Carter.C’était à un banquet, en l’honneur du maréchal Tito venu là non pour combler le fossé qui le sépare du Kremlin mais pour bien confirmer ce qui le distingue et ce qui distinguera ses successeurs potentiels! Qu’a dit au juste de positif M.Brejnev?C’est par omission qu’il a été conciliant! Il a omis de citer la guerre en cours en Afri-ue entre deux de ses protégés.Qu’aurait-il pu ire?Répéter à la Somalie et à l'Éthiopie de mettre fin aux combats?n n’aurait réussi qu’à se mettre lui-même dans l’embarras! D’autont plus qu’en raison des liens d’amitié arabe u’entretient de longue date le maréchal Tito, onner tort à la Somalie — ce qui est la position connue de Moscou — aurait signifié que même sur cette question non-bilaterale Moscou et Belgrade ne s’entendent pas! Il a omis de parler des relations américano-sud-africaines, du “concours de l’impérialisme américain” aux racistes de Pretoria.Et alors?n a fait claironner suffisamment la présumée menace nucléaire dans la région et.pour ce faire, il a trouvé “tête de turc” plus commode, plus irritable aussi: M.Louis de Guiringaud en particulier et la politique française en Afrique en général.Qui n’ose battre sa monture, dit l’adage, se contente de battre sa selle.Il a omis de parler du Proche-Orient.Et alors?Il ne sait plus quoi dire depuis que M.Begin s’est chargé de se mettre à dos l’Admi-niatration Carter et depuis que les Palesti- niens eux-mêmes sont devenus une cause récupérable par Washington! D’autant plus que le premier ministre israélien est attendu en visite officielle en Roumanie et M.Brejnev n’a aucun intérêt à provoquer un blocage anticipé entre Israël et le seul pays du bloc communiste qui a maintenu ses relations avec Jérusalem! Il n’a par contre pas omis de parler de la bombe a neutrons! Sans vociférer, certes, mais pouvait-il s’acharner contre l’Administration alors que M.Carter n’a pas encore pris sa décision et que le Congrès américain, lui, paraît plus décidé que le président?En gros, M.Brejnev a estimé que les déclarations de M.Carter étaient plus positives mais qu’il attendait de le voir aux actes! Nous touchons du doigt l’élément “n’avoir pas été”.Ces "déclarations” non-spécifiées du chef de la Maison-Blanche, dans la mesure où elles seraient “récentes”, ne peuvent être que celles tenues à Charleston.C’est précisément ces mêmes déclarations que le commentateur attitré du Kremlin critiquait longuement, sommant pratiquement les États-Unis de mettre fin à ce qu’il appelait la politique des “zigzags”.Comment donc, en quelques jours, ce qui était un “zig” est devenu un “zag”?Battant le rappel du ban et de l’arrière-ban, M.Brejnev a reçu tous les chefs des “partis frères”, jusque et y compris le Portugais Cun-hal et, au nom du “droit à la vie”, il a lancé une campagne contre la bombe à neutrons, croyant sans doute avoir donné la réplique à la campagne en faveur des droits de l’homme du président Carter.Qui, précisément, dans ces mêmes “déclarations recentes” (Yazoo City et Charleston) a répété qu’il exprimait la profonde conviction du peuple américain en défendant les droits et les libertés et que, de ce fait, il ne reculerait pas sur cette question, que ça irrite ou non M.Brejnev.Ayant ajouté que son objectif n’était pas particulièrement d’énerver le président soviétique, il a précisé qu’il ne remettait pas en question la “détente” mais visait à la “rééquilibrer”.Faut-il être naïf pour croire qu’aujourd’hui M.Brejnev accepte ce “rééquilibrage”?Ce ne serait alors pas une “ouverture”, mais un total chambardement d’une ligne idéologique dont ni M.Brejnev, ni le Poutburo, ni le Comité central ne peuvent s’écarter! Alors?Qu’a dit au juste M.Brejnev?Qu’il prend son mal en patience et qu’ayant ajusté ses batteries, il attend de pied ferme que Jimmy Carter mette de l’eau dans son vin.Au demeurant, si les déclarations du président Brejnev paraissent modérées n’est-ce pas par comparaison avec le déchaînement quasi hystérique des dernières semaines?Tout est relatif, disait l’autre.• Mais si le président soviétique est pressé, sa hâte n’est pas de nature à imposer un sentiment d’urgence à Washington où les deux Priorités présentes sont le Proche-Orient et anama.Pour Panama, il n’y a lieu présentement que de relever les quelques escarmouches verbales et, bien sur, l’appui décroché par Jimmy Carter auprès de son prédécesseur, Gérald Ford, et de Hemy Kissinger lui-même, dans la cause de la ratification du traité.Il est sans doute trop tôt pour crier victoire dans cette course dramatique à la majorité des deux-tiers au Sénat, et, de toute façon, il est impérieux de ne pas trop forcer.Avec l’appui des chefs d’état-major des trois armes, de MM.Ford et Kissinger, et avec le concours sans relâche des négociateurs Bunker et Lino-witz, la cause présidentielle est bien partie.Le risque serait de rechercher un vote au plus pressé dans une affaire éminemment émotive où même une accélération de la normalisation avec Cuba pourrait être négative! Le spectre du refus essuyé en 1919 par Woodrow Wilson est encore présent, dit-on, mais ce précédent ravageur peut tout aussi bien jouer psychologiquement dans l’autre sens.• Ce sera à Ygal Allon, ancien ministre israélien des Affaires étrangères, de poser le noeud de la situation au Proche-Orient: “La politique de M.Begin a libéré les États-Unis de tout engagement envers Israël”.À cette réserve que “tout engagement” exclut le militaire, et tient davantage à la concertation pratiquement institutionnalisée qui avait cours avant le fameux voyage de M.Begin aux États-Unis.Pour les sceptiques de la semaine dernière, il y a lieu de répéter que la tournée de M.Vance a mis en lumière non le fossé séparant Israël des Arabes mais bien le différend qui oppose les États-Unis à Israël.Ce qui était hier confus devient une évidence.Au demeurant, si l’implantation de nouvelles colonies israéliennes en Cisjordanie donne à l’Administration Carter l’occasion de dire de plus en plus clairement son désaccord, elle sert également de prétexte à la Communauté européenne pour confirmer une politique qui paraissait hier trop ostensiblement pro-arabe! Cette colonisation allant de pair avec l’extension des services publics israéliens à la population palestinienne de Cisjordanie et de Gaza, M.Begin ne prend pas seulement un pas concret vers l’annexion et l’intégration, il donne aussi crédit “a posteriori” aux accusations palestiniennes selon lesquelles toute cette catégorie d’habitants était constituée jusqu’à présent de citoyens de seconde classe! En fait, il faut être myope pour ne pas remarquer que ce sont les Palestiniens qui ont l’initiative; que leur décision, mardi à Damas, soit positive ou non par rapport à une acceptation conditionnelle de la résolution 242 du Conseil de sécurité, cette question n’est plus une priorité de la Maison-Blanche mais celle de la prochaine Assemblée générale des Nations unies.De ce fait, rejeter les critiques américaines ou refuser de recevoir la note de protestation de la CEE n’est pas une politique cohérente, ce n’est même plus une option à l’isolement, c’est de la part de l’équipe Begin, une propension au suicide! Georges VIGNY La réciprocité en matière d’enseignement ___L’ancien et le nouveau— Devant une porte par JEAN MARTUCCI Il y a tout un mystère dans une simple porte.Il y a la porte-accordéon qui s’est bloquée, la porte jalousie qui tombe en morceaux et la porte de garage qui ne redescend plus.Mais tout cela n’est rien.Vous cherchez la porte principale et vous tombez sur l’entrée des artistes.Vous vous croyez enfin à la bonne porte, mais une affiche vous dit: "Porte voisine s.v.p.”! Derrière la porte vitrée vous voyez quelqu’un qui vous voit, vous vous faites des signes désespérés, mais la porte est sous clef! Je connais des gens désemparés devant une porte tournante: ils préfèrent le détour par une entrée latérale.La vie est pleine de portes.À tout moment, il faut trouver la bonne.La bonne porte, pour Jésus, c’est la porte étroite.Celle que chacun franchit par lui-même.Celle qui diffère du grand portail, où la foule peut entraîner l’individu malgré lui dans la bousculade.Celle que personne ne peut passer chargé de bagages encombrants.Celle où les grands gestes ne sont plus de mise.Ce n’est pas la Sublime Porte des grands empires du monde, ni même l’une des douze portes sacrées, en pierres précieuses, dit l’Apocalypse, du Temple de la Jérusalem céleste.C’est tout bonnement la porte étroite.Tout bêtement une espèce de porte de bergerie: “la porte des brebis”.Ce n’est pas une porte gardée par des concierges curieux, des sentinelles en faction ou des chambellans chargés de Tordre et du décorum.Ce n’est pas une porte secrète dont l’existence ne serait révélée qu’aux seuls initiés, ni une porte en chicane exigeant des mouvements compliqués.C’est tout simplement la porte étroite, qui commande un geste conscient, simple et dépouillé.Il y a toujours deux côtés à une porte, sinon c’est une fausse porte.D’un coté, c’est Tintimité, la famille, la réunion; de Taujje, c’est la rue, l’anonymat, le bruit.D’un côté, c’est la chaleur et la lumière; de l’autre, il fait froid, il fait nuit.Ou bien d’un côté, c’est la fraîcheur et Tombre tandis que de l’autre, c’est le soleil plombant.D’un côté, c’est Ta-mour; de l’autre, on frappe et personne ne vient plus ouvrir.La vie est pleine de portes.Il faut être du bon côté.Le bon côté, pour Jésus, c’est celui qui mène à la fête.La fête intérieure d’une ren- ** contre avec Dieu: “Retire-toi dans ta chanV-bre, ferme sur toi la porte, et prie ton Père ’ qui est là dans le secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra”.La fête intime d’un repas à deux: “Je me tiens à la porte et ' je frappe; si quelqu’un m’entend et m’ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi”.La fête universelle qui ouvre au monde “une porte que nul ne peut fermer” et fait qu’on viendra ‘ de Test et de Touest, du nord et du sud, prendre place au festin”.Le côté de la fête, c’est celui qui permet d’entrer dans la ronde, celui qui commande un geste chaleureux, fraternel et désintéressé, lettres au DEVOIR Que se passe-t-il à l’île d’Orléans ?M.le directeur, Depuis environ un an, à la demande du ministère des Affaires culturelles, les différentes municipalités de Tile d’Orléans sont à mettre au point des plans de “zonage” avec l’aide des firmes d’urbanistes conseils subventionnées par le ministère des Affaires mun-cipales.Actuellement, les plans retenus par les municipalités comprennent des zones commerciales ainsi que des développements domiciliaires.Plusieurs centaines d’habitations sont prévues dans au moins trois (3) des six (6) municipalités de The.Un certain nombre de ces résidences seraient disposées tout au long de l’avenue Royale (route de ceinture de Tîle), d’autres occuperaient un secteur plus limité mais à plus forte concentration.Le nombre des résidences varierait entre deux cents (200) et six cents (600) selon les muncipalités impliquées dans les plans.De plus, la superficie des terrains s'apparenterait à celle des villes de banlieue, soit de 15,000 à 20,000 pieds carrés.Quant aux zones commerciales, il s’agit comme vous le savez de terrains susceptibles de regrouper ensemble et en un même lieu des services et commerces dont une population rurale à proximité de la ville n’a que faire.Si ces plans sont acceptés par le ministère des Affaires culturelles à la fin du mois d'août lors d’une rencontre prévue entre ce ministère et les maires des différentes municipalités de Tîle, le visage et la belle vocation de cette dernière risquent fort de changer complètement et pour toujours.De tout temps et encore maintenant, The est pour les Québécois en général et pour ceux qui Thabi-tept en particulier, un des vivants témoignages de la culture canadienne française.Certains sites cristallisent à la fois l’histoire d'un groupe humain, son évolution, son intégration au milieu naturel, son mode de vie, en un mot sa culture.L'île me semble être un de ces sites privilégiés.Elle n’est pas un bien artificiellement créé ou réaménagé pour rappeler aux citadins les grands moments du passé, la qualité de vie perdue, les maison ne sont pas musées, les habitants ne sont pas employés pour jouer le rôle de figurants.La vie en est au coeur avec son patrimoine et sa beauté naturelle.Mais quelques promoteurs et propriétaires en très petit nombre tentent de tirer de ces acquis le maximum de profit dans Timme-diat au détriment de toute une population.L’île protégée de la spéculation et de ses conséquences désastreuses peut devenir f’ündës premiers exemples au Québec de la qualité de vie et de la conservation du patrimoine.Le groupe de citoyens que je représente et qui travaille depuis un mois et demi à contrer certains éléments des plans de zonage pour Tîle s'inquiète du peu d'intérêt qu’accorde le ministère des Affaires culturelles à ce dossier.'En plus du silence qu’il garde devant nos différentes interventions, il semblerait qu'il ait pris la décision d’abandonner Tîle comme arrondissement historique.Nous croyons que ce qui se passe à Tîle d’Orléans vous touchera autant que nous-mêmes étant donné votre grand souci de la sauvegarde de la culture et des traditions québécoises.En conséquence, nous faisons appel à votre aide pour que soit connue la situation difficile que vit Tîle d’Orléans.Pour un groupe de Citoyens de l'île d'Orléans.Louise GAGNÉ Ile d’Orléans, le 17 août 1977 Le Canada prépare sa propre raclée par son aide “neutre” à certaines dictatures ¦ Texte du discours de présentation des accords de réciprocité en matière d’enseignement prononcé par le premier ministre du Québec, M.René Lévesque, à la conférence de St.Andrews.Ce document a été rendu public le 18 août.Le problème de la langue faisait partie de cet ensemble de questions épineuses dont le gouvernement du Parti Québécois a hérité lorsqu'il a pris le pouvoir en novembre dernier.En effet, ce fut là un des sujets les plus chauds de la dernière campagne électorale — et tous les partis se sont alors entendus sur la nécessité de revoir de fond en comble les dispositions de la loi 22 concernant la langue d’enseignement.C’était d’ailleurs la deuxieme fois que cette question de la langue devenait un enjeu électoral majeur et contribuait finalement à la défaite du gouvernement en place.En 1970, en effet, le gouvernement Bertrand a été répudié dans une large mesure à cause a la Loi 63 qu’il avait fait adopter pour garantir la liberté de choix en matière de langue d’enseignement.Puis, en 1975, ce Fut celui de Monsieur Bourassa qui fut attaqué de toutes parts pour avoir failli à la tâche en voulant regler cette question au moyen de tests d'aptitude.Dès notre arrivée au pouvoir, nous avons donc dû nous mettre immédiatement au travail afin de tenter de régler ce problème avant le début de la nouvelle année scolaire.Nous avons confié ce mandat à un ministre d’Etat, le Docteur Camille Laurin qui, n’ayant pas à s'occuper d’un ministère, put y consacrer la majeure partie de son temps Après avoir constitué plusieurs groupes de travail et entrepris une vaste consultation, le Docteur Laurin proposa au gouvernement un livre Blanc qui, apres discussion, fut publié en mars dernier.Ce livre blanc fut suivi du projet de loi no 1, intitule Charte de la langue française au Québec, qui fut immédiatement transmis à une commission parlementaire chargée d’entendre les personnes et les groupes intéressés.Cette commission siégea pendant cinq semaines consécutives de façon à entendre un échantillon représentatif des 260 mémoires reçus Puis le gouvernement remania son projet de loi et en présenta une version amendée sous la forme du projet de loi no 101.Le débat de deuxieme lecture de ce nouveau projet de loi dura 2 semaines, et il y a maintenant deux autres semaines qu’une commission en examine les différents articles, apportant encore plusieurs changements au projet de loi.Le problème auquel le projet de loi no 101 veut apporter une solution est l’un des plus fondamentaux qui soit pour la société québécoise.En deux mots, on pourrait le résumer ainsi.Suivant les tendances démographiques récentes, l’importance de Ta collectivité francophone au Canada décroît rapidement.Même au Québec, il y a de forts dangers que la proportion de francophones diminue sensiblement, surtout dans la région de Montréal.Cette évolution des choses tient principalement à deux facteurs: la baisse du taux de natalité des francophones (qui historiquement dépassait de beaucoup celui des anglophones) et l'assimilation à la communauté anglophone de la très grande majorité des immigrants installés au Québec.A tel point qu’au cours des dernières années.la majorité des élèves de Montréal fréquentant les écoles anglaises catholiques n'était pas de langue maternelle anglaise.Car.dans tout cela, il ne faut pas oublier un phénomène d’une évidence brutale.Les francophones du Québec et ceux du Canada forment ensemble un groupe d’environ 6 millions de personnes.Autour de nous, vit et se développé, au Canada et aux États-Unis, une masse immense de 240 millions d’anglophones.En Amérique du Nord, pour 1 francophone, il y a 40 anglophones! À elle seule, dans un monde où les cultures se compénètrent et où les distances n’existent plus, cette proportion — 1 sur 40 — devrait inciter même les plus indifférents à percevoir notre situation et aussi à comprendre nos réactions, nos attitudes et nos aspirations.Ce danger très réel d’un déclin collectif aussi, bien sûr, un arrière-plan historique, qui est celui d’un peuple minoritaire et passablement dépossédé.Voici comment nous évoquions cet arnere-plan dans le programme qui nous a conduit au pouvoir: “Dans un pays normal, les entreprises utilisent la langue de la majorité et les immigrants s’intégrent naturellement au groupe linguistique majoritaire, lequel occupe la plupart des postes de commande".(C’est ce qui arrive tout naturellement, partout au Canada où la majorité est anglophone.) “Le Québec au contraire, poursuivions-nous, ressemble à un pays colonisé: les francophones, à instruction égale, occupent terriblement plus que leur part d'emplois à faible revenu; les anglophones détiennent une part inversement proportionnelle des postes de commande, et manifestent dans l'affichage, les journaux, la radio et la télévision, une présence exorbitante qui favorise l’anglicisation des Québécois: les immigrants s'intégrent à 90% à Té-cole anglaise.Si cette évolution continue, et au même rythme, les francophones risquent de devenir minoritaires à Montréal d'ici une génération ”.Sauf pour des gens qui seraient résignés à disparaître, une telle situation exige naturellement des correctifs.Et les Québécois de toutes les origines sont à peu près unanimes là-dessus.Il faut, d’une part, donner une place plus importante au français dans toutes les sphères de notre vie sociale, et en particulier dans le secteur économique.Et il faut restreindre l’accès à l’école anglaise de façon à ce qu’elle cesse d’être un instrument d’assimilation.J'aimerais vous dire un mot de la philosophie qui nous a inspirés en matière de langue d’enseignement.Nous avons adopte le principe, commun à la grande majorité des pays, que, règle générale, l’enseignement public se donne dans la langue de la majorité et que l’enseignement dans la langue de la minorité, qui est une exeption, est réservé aux membres de cette minorité.Il ne saurait donc être question, dans ce contexte, de liberté de choix entre deux systèmes également accessibles.L'école française est obligatoire pour tous, sauf pour les membres de la communauté anglaise à laquelle nous reconnaissons des droits scolaires en tant que minorité.Et je soulignerais ici, très franchement, qu’il est d’une vertueuse facilité de proclamer ailleurs ce principe de l’égalité d'accès (assez souvent inappliquée d’ailleurs en pratique), alors que, pour la communauté culturelle francophone du Québec, où l'application a traditionnellement été totale, ce même principe risquerait de devenir éventuellement suicidaire.Par conséquent, l’immigrant qui vient chez nous se trouve exactement dans la même situation juridique que le Québécois francophone: tous deux doivent envoyer leurs enfants à Técole française.Une fois ce principe défini, il fallait déterminer comment seraient identifiées les personnes auxquelles nous reconnaissions le droit à Técole anglaise.Nous avons choisi d'être plutôt larges à cet égard quant aux personnes qui se trouvent déjà au Québec et plutôt sévères quant à celles qui viendront s’établir au Québec dans l’avenir.Il nous a semblé, en effet, qu’il fallait respecter au maximum les droits acquis de ceux qui ont profité du système antérieur ou qui étaient en droit de s’attendre de pouvoir en profiter, tout en imposant de nouvelles règles à ceux qui, en toute connaissance de cause, viendront s’établir chez nous dans l’avenir.C’est ainsi que tous les anglophones qui se trouvent actuellement au Québec (un anglophone étant défini comme une personne ayant fait ses études élémentaires en anglais) pourront, de génération en génération, envoyer leurs enfants à Técole anglaise.Il en sera ainsi, également, de tous ceux qui se trouvent actuellement engagés dans le système anglais de meme que pour leurs frères et soeurs cadets (de façon à protéger l’intégrité des familles).De plus, pour faciliter la mobilité des travailleurs et des cadres, nous avons promis l’accès à Técole anglaise pour tous ceux qui séjourneront au Québec de façon temporaire.Dans un tel arrangement, les anglophones qui viennent s’établir au Qué-Bec sont donc considérés comme tous les nouveaux arrivants: ils doivent normalement envoyer leurs enfants aux écoles françaises, à moins que leur séjour soit de nature contemporaine.On nous a fait valoir, cependant, que cela pouvait créer l'impression d’une sorte de mur entre le Québec et le reste du Canada — tandis qu’au contraire, quelle que soit l’évolution politique, nous tenons à maintenir entre nous les liens les milleurs possibles.De plus, les Québécois francophones qui vont s'établir dans les autres provinces désirent normalement, et, semble-t-il, peuvent de plus en plus, dans certains cas du moins, trouver des écoles françaises où envoyer leurs enfants.Ce qui est évidemment relié au fait que, peu à peu, sans avoir nulle part rejoint la situation éminemment privilégiée de la communauté anglophone du Québec, le traitement réservé à nos groupes minoritaires francophones s’est quand même amélioré ces dernières années, du moins dans certaines provinces, et ceci devrait se poursuivre.C’est pourquoi nous avons accepté l’idée d'etendre, sur une base de réciprocité, l’accès à Técole anglaise aux citoyens anglophones des autres provinces suivant les modalités qui s’appliquent aux anglophones du Québec.C’est dans ce sens que je vous ai écrit le 21 juillet dernier.Depuis, plusieurs premiers ministres ont exprimé leur désir d'en discuter lors de la présente conférence, ce qui nous a permis d’ajouter au projet de loi no 101 un article prévoyant la conclusion de telles ententes de réciprocité.Et il me fait plaisir de souligner que cet amendement a reçu Tappui unanime de tous les partis représentés à l’Assemblée nationale.Cette idée de discuter avec d’autres gouvernements des mesures qui pourraient être mutuellement profitables et de les consigner dans un accord formel n’a bien sur rien d’inédit; chaque année, le gouvernement du Québec signe plusieurs dizaine d’ententes intergouvemementales touchant à de nombreux domaines d’activités.Il en est d’ailleurs ainsi de la plupart des gouvernements modernes.Quant à l’idée de réciprocité, elle fait depuis longtemps partie du voca-Voir page 6: Réciprocité M.Pierre E.Trudeau, premier ministre du Canada, Ottawa.“Ce n'est pas nous seuls, Ce n’est pas la maison, ce n’est pas la cité qui ont été souillés, c’est le monde entier qui a reçu la souillure” T.S.Elliot “Plutôt que de juger, j’ai essayé de vous comprendre.Je vous souhaite de sauver tous ensemble la terre d’Haiti si menacée.d’y vivre mieux.Plus libre.Mattre de votre destin Il ne servirait d rien pour vous de chercher au dehors, vers l’Amérique.Le vrai trésor, il est caché je crois, dans votre Ile" J.M.Drot (Journal de voyage) Le Conseil National de la Résistance Haïtienne prend acte de Tè-ditorial de M.Michel Roy, rédacteur en chef du journal “LE DEVOIR", publié ce 17 août, en marge de la visite de l’envoyé spécial du Président Carter en Haiti.Devant les déclarations directes, Paur ne pas dire percutantes, de Ambassadeur des U.S.A.aux Nations Unies.M.Roy opine.“Dans ce malheureux pays, la révolte ne débouchera sur une lutte organisée et sur la libération, si les démocraties n'augmentent pas les pressions, comme celles que l'ambassadeur Young avait reçu mission d’exercer là-bas." et l’éditorialiste de poursuivre “Cette grande mobilisation autour du thème des droits de l'homme va-t-elle maintenant M.Yvan Guilbaut, Votre lettre du 18 août qui se veut une réponse à la mienne, du 15, en dehors de la question.Mais si la direction du DEVOIR le permet, i'aimerais relever deux ou trois de vos affirmations.D'abord, vous n’êtes pas d’accord pour accoler une étiquette marxiste ou catholique sur le mouvement scout.C’est votre droit.Les marxistes ne le veulent absolument pas non plus, parce que ça nuirait trop à leur travail d'infiltration.Ensuite, vous proposez, sous forme impérative: ’'Aidons le jeune dans sa démarche d’enfant et d'adolescent et laissons-lui choisir sa propre philosophie de la vie”.Mais comment peut-il choisir si on ne Ta pas renseigné?Ce serait aussi cruel que de dire à gagner le Gouvernement canadien?Ottawa va-t-il un jour déléguer à Port-au-Prince un ambassadeur qui aurait la mission de répéter au Président à vie le message que M.Young vient de lui porter?” 11 n’est nullement dans nos intentions de nous attarder sur l’historique de la politique étrangère du Canada, enfant mineur de la diplomatie occidentale.Il y a eu, certes, l’attribution du Prix Nobel de la paix à M.Lester B.Pearson pour s’étre interposé en “gentleman" qu’il était, entre les deux supergrands et prévenir au globe terrestre une engueulade à coups de “bombes atomiques sales".Mais depuis, que de maladresses! La Bombe atomique indienne, des initiatives sans imagination dictées par la recherche et la conquête des marchés commerciaux.(profit quand tu nous tiens!) et pour finir, cette arme à double tranchant de Taide aux pays en voie de développement.Ainsi le Canada qui jouissait d’un net avantage découlant de l’absence de tout contentieux colonial, se prépare sa propre raclée par son aide “neutre ” a certaines dictatures dont Haïti demeure Te-xemple le plus absurde.C’est donc dire, que malgré ces voeux sincères de M.Roy, dont nous respectons par ailleurs la lucidité politique, nous persistons à croire qu’un changement d’orientation dans la politique extérieure canadienne n'est pas pour bientôt.Nous sommes trop réalistes pour croire à un miracle, même au pays du Frère André.Il faudrait peut-être des enquêtes royales et la publication de livres vert, rouge, bleu ou même couleur arc-en-ciel.l'enfant qui a faim devant un buffet vide: “Choisis le mets qui te plaira ”, Le néant exclut )e choix Enfin: "Le scoutisme est, dites-vous, une école de vie" Soit! Mais pour qu'il y ait école, il faut un maître et un enseignement.Pacifique EMOND, o.f.m.Montréal, le 19 août 1977 Pendant ce temps, des gens qui ont faim souffrent et se plaignent, continueront à mourir sous la torture en attendant que bientôt les Haïtiens se libèrent tout seuls.Et ce jour-là, nous exilés politiques haïtiens, dans Port-au-Prince libérée, nous, sous un soleil qui ne sera plus éteint, exécuterons la danse rituelle, effaçant dans notre “joie barbare” vingt ans d’horreur et d’humiliation.Inutile d’ajouter qu’alors nous offrirons à ces deux Québécois qui s’appellent Michel Roy et Pierre St-Germain le verre de rhum de Tamitié.Nous osons rappeler au bel humaniste que vous êtes un petitfait de l'histoire du monde: alors que la France menait une guerre honteuse au Mexique, Victor Hugo écrivait au Président mexicain Juarez, ces lignes suivantes;.“M.le Président, je vous souhaite d’être victorieux.Vainqueur je vous recevrai chez moi avec les égards dus au citoyen.Vaincu vous aurez droit à l’affection dont a tant besoin le proscrit.” .Ces mots que tous les écoliers mexicains apprennent par coeur (en français s’d-vous-plait) a eu au Mexique plus de poids que cent divisions armées et explique dans une large mesure le respect dont y jouit la France.Peut-être qu’un jour, le Canada ce ne sera, pour les petits Haïtiens à naître, que les noms de Michel Roy et Pierre St-Germain, comme pour les petits Chinois celui du Docteur Norman Bethune.• Dr Antoine CARRÉ, Secrétaire général, Conseil National de la Résistance Haïtienne Montréal, le 17 août 1977, ¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l’auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes.L'adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication LE DEVOIR Fond* par Htnn Bouratta I* 10|Onv.er 1910 Directeur Cloud* Ryan Rédacteur en rhel Michel Roy Rédacteur en chef odiomt Georges Vigny Directeurs de Tmlormotion Jean Francoeur Pierre Loignon Trésorier Bemo'd lorocque If DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire société a responsabilité limite* dont le vege social est situe ou numéro 211.rue du Sam» Sacre ment Montreal H?Y 1X1 II est composé et imprimé par Tlm^nmene Dumont incorporée dont les ateliers sont situés a 9130 ru* Boi*m Ville loSalle l agence Presse Canadienne est autorisée a employer ét a dd fuser les informations publiées dons LE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotid'ennn $55 pfl' année su mois $30 A i étranger $60 par année su mois $33 trois moiS $?! Éd'ljOns du samedi $t5 par année Edition quotidienne bvree S domicile P«t' porteur $t 50 par semaine Tard de iabonnement servi par la poste aerienne su' demande Courrier de deuxième classe enregi^t'én-eni numéro 0858 Dépôt legal Bibliothèque nationale du Québec TtltPHONE: 144-3361 upees Le néant exclut le choix Le Devoir, samedi 20 août 1977 • 5 des idées des événements des hommes La crise constitutionnelle canadienne 1 ) Les accrocs et les silences de notre Constitution fédérale % ________________________________________—-par- GÉRALD BEAUDOIN ¦ Le texte qu’on lira ci-après est la première partie de l’exposé de Gérald A.Beaudoin, doyen de la faculté de droit, section de droit civil, à l’Université d’Ottawa, présenté au séminaire international sur le fédéralisme qui se tient à Sydney, Australie, du 14 au 22 août.Le sujet du fédéralisme sera plus précisément abordé lors des travaux prévus pour la journée de lundi, 22 août.Dans cette première tranche, M.Beaudoin aborde les accrocs et les silences de la Constitution fédérale.Les sous-titres sont de l’auteur.Dans son Rapport préliminaire, la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme nous informait en février 1965 que le Canada “traversait sans toujours en être conscient la crise majeure de son histoire”.Pour la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme.“c’était l’heure des décisions et des vrais changements; il en résultera soit la rupture, soit un nouvel agencement des conditions d'existence.” Une législation fédérale sur les langues officielles en 1968 et une loi québécoise sur la langue officielle en 1974 furent adoptées.De plus ; pendant trois ans de février 1968 à juin ; 1971 le fédéral et les provinces ont tenté sans succès d’apporter des réformes importantes à la Constitution du Canada.Le 15 novembre 1976 le Canada constatait de façon très concrète qu’il vivait sur le plan constitutionnel les heures les plus importantes peut-être depuis 1867.La crise dure depuis plusieurs années.Elle en est maintenant à une phase plus aiguë.Sommes-nous au bord de la rupture ou dans une phase de “pré-constituante”?Le Québec d aujourd’hui dans l’ensemble canadien diffère à maints égards du Bas-Canada de 1864 date de la dernière Constituante.De plus, contrairement à 1864, il existe aujourd’hui une autorité fédérale.L’objet des lignes qui suivent est de réfléchir sur la crise constitutionnelle canadienne.I Les accrocs au fédéralisme La Constitution en 1867, qui est une constitution à forme fédérative et à caractère parlementaire nous a, c’est évident, rendu beaucoup de services.Elle nous a assuré un régime économique enviable et un système démocratique de tout premier rang.Sur plusieurs plans il s’agit d’une réussite fort remarquable.En leur temps, les Pères de la Confédération ont fait une oeuvre utile et durable.Plusieurs parmi eux ont fait preuve de vision.Mais cette Constitution comporte quelques accrocs à la doctrine fédéraliste.Pour certaines raisons on a voulu en 1867 centraliser le fédéralisme au Canada.Les Pères de la Confédération avaient vécu tout près d’eux la guerre civile américaine et avaient voulu reagir contre les pouvoirs étendus reconnus aux états fédérés par les Pères de la Constitution américaine.D’ailleurs, John A.McDonald avouait qu'il désirait une union législative et ce n’est que parce que Georges Etienne Cartier du Québec et certains autres représentants voulaient un pays fédéral que la forme fédérative fut adoptée.C’est à ces derniers que nous devons en bonne partie la dimension fédérale de notre Constitution.Mais cette Constitution, sur papier, fut très centralisée.Nous y relevons plus d’un trait unitaire, comme par exemple le pouvoir déclaratoire, le pouvoir de réserve de désaveu, le pouvoir fédéral illimité de taxer et de dépenser, le mode de nomination des juges des Hautes Cours et des Lieutenant-Gouverneurs, la désignation des membres du Sénat.Bien sûr, le Comité Judiciaire du Conseil Privé a notablement décentralisé par son interprétation le partage des compétences.Mais certains accrocs importants demeurent.Sur plusieurs points, l’autorité fédérale elle-meme a convenu, ainsi qu’en témoigne la charte de Victoria de 1971 des accrocs à corriger et des silences à remédier dans notre loi fondamentale.Le pouvoir déclaratoire permet au Parlement central de sa propre autorité et sans l’intervention des provinces de déclarer de l’avantage général du Canada des travaux ou ouvrages locaux et d’acquérir ainsi une compétence sur des travaux qui jusque là étaient de la juridiction des provinces.La discrétion du Parlement est très grande et les Cours ne se reconnaissent pas un pouvoir d’intervention si ce n’est sur le sens du mot “travaux”, vocable demeuré vague.Sur ce point, les Cours ont été des plus généreuses (1).Ce pouvoir a rendu certains services dans le domaine du commerce du blé et de l’administration des chemins de fer.Il constitue touetefois un accroc très sérieux au fédéralisme.Mieux vaudrait aujourd’hui reconnaître une compétence au fédéral en matière de chemins de fer et écarter ce pouvoir déclaratoire.Le pouvoir de réserve et de désaveu existe toujours au Canada, en droit strict, ainsi qu’en témoigne un jugement de la Cour Suprême de 1938 (2); Te pouvoir de désaveu n’a pas été employé depuis 1943; on a eu recours au pouvoir de réserve au début des années 60 au grand embarras de l’Exécutif fédéral.Ces deux pouvoirs constituent un accroc inacceptable à la théorie fédéralisme et il n’y a aucun doute qu’il faille les écarter.D’ailleurs le Premier Ministre Trudeau et la plupart des juristes (3) les considèrent désuets en tout état de cause.Le Juge en Chef Laskin écrit qu’ils sont: “Dormant if not entirely dead” (4).L’autorité centrale peut légiférer en matière de taxes directes et indirectes et les provinces peuvent prélever des taxes directes pour des fins provinciales.On sait que les provinces grace à des fictions légales se sont immiscées dans le domaine de la taxation indirecte.Mais elles l’ont toujours fait pour prélever des impôts destinés à leurs fins.Les tribunaux ont accepté ces fictions légales (5).Le pouvoir central sur la base des articles 91.IA et 91.3 se reconnaît un pouvoir de prélever des impôts directs et indirects, et de les dépenser.Le pouvoir illimité de taxer et de dépenser soulève des difficultés.Une fois entrés dans le revenu consolidé, les impôts fédéraux peuvent-ils être dépensés pour des fins autres que fédérales?La jurisprudence n’est pas concluante sur la question.Le “caveat” posé par le Conseil Privé en 1937 (6) est plus ou moins efficace.Très peu d’arrêts portent sur le pouvoir de dépenser; en tout état de cause, ils en cernent mal les paramètres (7).L’autorité fédérale a convenu de la nécessité de fixer des limites (8).Dans une nouvelle constitution, il faudrait reconnaître aux provinces (en plus de la taxe directe) l’accès à la taxe indirecte, sauf aux douanes, maintenir l’article 121 qui empêche l’érection de barrières tarifaires entre provinces et apporter certaines limites au pouvoir fédéral illimité de taxer.Que l’autorité fédérale puisse légiférer et dépenser pour lutter contre les disparités régionales et pour égaliser les chances au Canada apparaît dans la logique du fédéralisme.Mais il faudrait préciser dans la Constitution les domaines où ce pouvoir de dépenser peut s’exercer parce que ce pouvoir risque de fausser le jeu délicat du fédéralisme et l’équilibre des pouvoirs législatifs.On pourrait ajouter a la liste des pouvoirs fédéraux de l’article 91, la péréquation et la lutte aux disparités régionales.Pour ce qui est de la nomination des juges des Hautes Cours telle que prévue par l’article 96, il faudrait songer sérieusement à un amendement possible permêt-tant l’organisation des tribunaux administratifs, la réorganisation des tribunaux judiciaires provinciaux et l’établissement de tribunaux de la famille.Sur le plan législatif et judiciaire, Québec jouit d’un embryon de statut différent à cause des articles 94 et 98.Il pourrait au besoin en ê-tre ainsi pour l'article 96.Il vaut la peine de se pencher sur la question.Pour ce qui est de la Cour Suprême, comme il s’agit du Tribunal qui est l’arbitre suprême de la Constitution et qui juge en dernier ressort des conflits entre le pouvoir central et les provinces, il conviendrait que les juges qui président cette Cour soient nommés par le gouvernement fédéral avec ratification ou participation d’un Sénat réformé ou des autorités provinciales.L’autorité centrale, d’ailleurs, en a elle-même convenu dans ses propositions de la Charte de Victoria en 1971, en prévoyant la participation des provinces.Il suffirait de prefectionner le système mis alors de l’avant.Si le Sénat était réformé de façon à devenir plus fédéral, comme c’est le cas des chambres hautes dans plusieurs fédérations, le choix des juges de la Cour Suprême (commes des ambassadeurs et les présidents de Sociétés d’Etat) pourrait être ratifié par le Sénat.Les lieutenant-Gouverneurs, au XIXe siècle, avaient un grand rôle à jouer; ce dernier s’atténue.Si ce n’est dans des cas rarissimes (qui peuvent encore exister) leurs prérogatives s’exercent de façon quasi automatique.Si le principe monarchique devait demeurer, il faudra que les hauts officiers des états ou provinces fédérés soient nommés par les provinces et qu’il n'y ait aucun lien de subordination entre cet Officier et l'autorité centrale.La jurisprudence du Conseil Privé établit clairement que dans le domaine que leur alloue la Constitution les provinces sont souveraines (9).Si un régime républicain est instauré, la désignation des membres de l’exécutif ne devrait relever que des provinces.II Les silences de la Constitution L’existence de la Cour Suprême Contrairement à la Constitution américaine, notre Constitution ne mentionne pas l’existence obligatoire d’une Cour Suprême comme clef de voûte du Pouvoir judiciaire.Son existence n’est pas garantie.La Constitution prévoit que l’autorité centrale pourra créer une Cour Générale d’appel pour le Canada.Mais le Parlement Fédéral demeure libre de l’établir et de l'abolir ou d’en modifier la composition.Cette Cour Suprême d’ailleurs n’a pas vu le jour avant 1875.Jusqu’en 1949 elle était dominée par le Conseil Privé.Elle n'est suprême que depuis vingt-cinq ans.Comme dans notre Constitution Fédérale la Cour Suprême est la gardienne de la Constitution, il faudrait que son existence soit garantie par la Constitution ainsi que sa composition, son rôle et le mode de nomination des juges.L’autorité centrale en a convenu à Victoria.Concept de langue officielle Dans notre Constitution, il n’y a pas de concept de langues officielles (10).Tout au plus retrouvons-nous à l’article 133 qui ne lie que la Législature du Québec et le Parlement fédéral, quelques garanties constitutionnelles (11) et l’article 23 de la loi constitutive du Manitoba qui sur le plan constitutionnel a la même valeur que l’article 133 (12) mais qui, en 1890, a été mis de côté par le Parlement manitobain; le Juge Laskin a émis des doutes sur la constitutionnalité de cette loi manito-baine (13).Une cour manitobaine vient de la déclarer ultra vires.(14) L’affaire est actuellement en appel.Le gouvernement responsable La Constitution écrite ne dit mot du régime de la responsabilité ministérielle et du gouvernement responsable.Il faudrait dans toute Constitution nouvelle, prévoir l’existence du vote de confiance, sa signification, son déroulement et l’exercice du droit de dissolution du Parlement.Au nom de l’autorité fédérale, M.Trudeau, a déjà fait des suggestions en ce sens dans un livre blanc, intitulé “La Constitution canadienne et le citoyen” 1969, aux pages 67 à 79.Il faudrait codifier plusieurs de nos conventions constitutionnelles.Le Cabinet, le Premier Ministre, le Chef de l’Opposition Notre Constitution écrite est étrangement silencieuse sur l’existence et le role du Premier Ministre et du Conseil des Ministres.Elle ne traite que du Conseil Privé.Il s’agit là d’une carence dans notre système de démocratie parlementaire où nous avons un Gouvernement de Cabinet.À la suite d’une longue évolution, le Parlement a grugé les pouvoirs de la Couronne, et, le Cabinet par la suite a dominé le Parlement; le Premier des Ministres a cessé d’être un “Primus inter pares” pour devenir un monarque élu, ainsi que l'illustre si bien Maurice Duverger (15).Il ne serait que normal que la Constitution prévoit les pouvoirs du Premier Ministre et ceux du Conseil des Ministres.Les fonctions de l’Opposition et de son Chef devraient être prévues également; elles sont capitales dans notre système.La culture La Constitution ne traite pas expressément de la culture; il s'agit d’une faille dans notre contexte moderne.Il est évi- I I I I Notes ¦ (1) André Lajoie, Le pouvoir déclaratoire.(2) 1938, S C R.71.(3) "Le fédéralisme et la société canadienne-française”, p.157.Voir Brun et Tremblay, Droit fondamental, p.233.(4) The British Tradition in Canadian Law, pp 1-2.ir Gérard LaForest, Allocation of Taxing wer in Canada; Marcel Faribeault et Ro-;rt Fowler, Dix pour un ou le pari confé-ratif, pp.112-113; voir Trudeau, Le fédé-isme et la société canadienne française, 145.37 A.C.355.rét Angers, 1957 R.C.de l’E.83, Arrêt rter (1965) 1 Ex.C.R.200.E Trudeau, Le fédéralisme et la société nadienne-française, pp.88 et 145; du ¦me auteur.Les subventions fédérales- jvinciales et le pouvoir de dépenser du rlement canadien.1969 arrêt Hodge (1883-4) 9 A.C.117.L’arrêt iritime Bank (1892) A.C.437.tenvoi sur la constitutionnalité de la loi ï, 1976 C.S.430.irrêt Jones (1975) 2 R.C.S.182.?R Scott, Civil Liberties and Canadian ederalism, p.32.he British Tradition in Canadian Law, p 132 (14) La Reine c.Forest, (1977 ) 2 W W.R.363.(15) La monarchie républicaine, pp.48.63.67.(16) (1937) A.C.326.(17) Arrêt Fort Frances, (1923) A.C.695, (18) 1951 R.C.S.31, Visitez l'Europe, avec SETA VOYAGES EN.automobile .OU EUROUMPER-TOURMOBILE AIR-AUTO Acheté/ ou loue/ une automobile neuve, hors taxes Renault — V\V — Citroën Fiat — Simca — Peugeot Volvo — Micro-bus — etc.kilfNiHirnui' illimiU' Xxsuriimv tniirnaiionali IVrmixdi’itHukiirciiKirnaiiontiliii Kt-xi-paiions hilMs .Hülinu* ITINtKAIRCS routiers gratuits BILLETS AVION TOUTES DESTINATIONS DIPUIS 20 ans au service des voyageurs SERVICE EUROPÉEN DE TOURISME AUTOMOBILE 1176, rue DRUMMOND, MU — 861 -0200 "Touring Club de France" dent que chacun des pouvoirs doit avoir une compétence en la matière.Cette compétence pourrait être exclusive dans certains secteurs et concurrente ou simultanée dans d’autres.Les droits des minorités Les droits des minorités sont inadéquatement protégés par notre Constitution; l’article 93 protège les droits confessionnels (sans stipulation de réciprocité à l’article 93.2, ce qui devrait s’avérer une erreur) et l’article 133 certains droits linguistiques à certains endroits, et, l’article 91.24 permet au Parlement central de légiférer sur les Indiens.Dans un pays composé d’une mosaïque de minontés, la Constitution devrait traiter de certains droits collectifs et des droits des minorités, et, assurer une réciprocité de traitement des minorités dans les différentes rovinces.Il n’est pas sûr que les droits nguistiques, les droits des minorités et les droits individuels ne devraient pas faire partie d’une seule et unique charte des droits fondamentaux.Il y a ici une harmonie à réaliser.Le Canada pourrait se situer à l’avant-garde sur ce plan.M.Claude Ryan l’éditorialiste le plus prestigieux au Canada actuellement, écrivait dans “LE DEVOIR” avec justesse: “La question la plus importante aujourd’hui dans l'ordre politique est probablement celle des rapports entre les droits des personnes et ceux des collectivités.Qu’il s’agisse de collectivités nationales, professionnelles, syndicales, culturelles ou religieuses, les droits de l’une ou de l’autre entrent très souvent en conflit avec les droits individuels des citoyens.” Il apparaît de plus en plus souhaitable qu'une charte des droits fondamentaux soit enchâssée dans la Constitution de façon à habiliter les tribunaux à en assurer le respect par leur “Judicial Review”.Aux États-Unis, Jefferson avait fait le reproche aux auteurs de la Constitution de 1787 de les avoir oubliés.On s’est empressé d’y remédier dès 1790.Pour Jefferson, rien n’est inaliénable si ce n’est les droits fondamentaux.Au XIXe et au début du XXe, on a, au Manitoba et en Ontario, légiféré de façon négative sur des droits collectifs en matière de langue et d’éducation.En 1968, le pouvoir fédéral a légiféré de façon positive ainsi que le Nouveau-Brunswick en 1969.Québec avec la loi 64, la loi 22, et les projets de loi 1 et 101 fait le difficile apprentissage d’une législation linguistique acceptable.C’est pour )ui un test capital.Il se doit de faire preuve de beaucoup de savoir-faire, et de doser les droits de la majorité et de la minorité.La formule générale d’amendement Nous n'avons pas dans notre Constitution, de formule générale d’amendement.Les Pères de la Confédération ont pensé en 1867 que le Parlement de Westminster amenderait la Constitution à notre demande et que lesdits amendements seraient peu nombreux.Après l’accession du Canada, à la pleine souveraineté en 1931, il eût été souhaitable que le Canada se donnât alors une nouvelle Constitution, mais il n’était manifestement pas prêt.Nous avons peu progressé.Aucun accord ne s’est fait depuis, sur le contenu de la formule générale d’amendement, de sorte qu’aujourd’hui, le Parlement de Westminster peut seul, à notre demande, amender le partage des pouvoirs.Notre Constitution est encore une loi d'un pays étranger que nous ne pouvons pas amender chez-nous.Il conviendrait, il va sans dire, le plus tôt possible de rapatrier cette Constitution et de trouver une formule générale d’amendement.Les traités Depuis l’accession du Canada à la souveraineté l’article 132 est devenu désuet.Depuis que le Canada signe lui-même ses traités il faut s’en reporter à d’autres sources ou critères pour savoir qui peut signer les traités et qui peut les mettre en oeuvre.Une nouvelle Constitution devrait prévoir et l’un et l’autre.Quelques décisions judiciaires portent sur la mise en oeuvre des traités, notamment l’arrêt de 1937 (16) sur les Conventions du Travail, mais il existe un contentieux entre Québec et Ottawa sur le plan de la conclusion des traités et sur le plan de représentation externe des provinces dans les domaines de l’article 92.Tout en préservant l’unicité de la politique étrangère du Canada, il faudrait institutionnaliser la participation des provinces dans la conclusion par le pouvoir fédéral des ententes internationales.Le pouvoir d’urgence Le pouvoir d’urgence nationale est une création jurisprudentielle.(17) Il faudrait dans toute Constitution nouvelle, prévoir l'existence de ce pouvoir, ses critères d’application et également son mécanisme de déroulement.Il existe des degrés dans l’urgence.De plus, l’urgence en tant de guerre n’est pas celle qu’on pourrait imaginer en temps de paix.Comme en cas d’urgence, le fédéralisme subit un éclipse et que le jeu du partage des pouvoirs est suspendu, on ne saurait y avoir recours que dans des cas très graves et déterminés.La position du Québec Sauf peut-être pour les articles 92.13, 94, 98 qui constituent un certain embryon de statut particulier, le Québec n’est pas protégé de façon spéciale.C’est une lacune ainsi qu’en témoigne l’histoire.La spécificité du Québec ne fait pas de doute.Aux accrocs et aux silences de la Constitution, il faut ajouter une situation factuelle: le Québec est autrement plus dynamique et défini qu’en 1867.Le cadre constitutionnel canadien devrait réfléter ce fait.La délégation des pouvoirs législatifs La jurisprudence en interdit le recours.(18) On pourrait s’interroger encore comme on Ta déjà fait sur Futilité de prévoir dans la Constitution son usage.Les affaires étrangères La Constitution est silencieuse sur la conduite des affaires étrangères.Il n’existe pas de pouvoir énuméré sur ce point au chapitre du partage des compétences législatives.L’autorite centrale se reconnaît cette compétence, à cause de la prérogative royale et du pouvoir résiduel.Est-il besoin de souligner qu’une nouvelle Constitution devrait traiter de façon expresse de ce sujet.Prochaine partie: Les réformes de structures INSTITUT DE PASTORALE Centre d’éducation permanente Vous posez-vous des questions sur la sexualité, les valeurs, l'affectivité, la responsabilité personnelle et sociale, et sur d'autres problèmes moraux qui préoccupent les gens aujourd'hui ?L'Institut de pastorale vous offre un vaste choix de sessions susceptibles de répondre à vos besoins et à vos intérêts.Pour plus de renseignements, s’adresser au 2715, Chemin de la Côte Sainte-Catherine, Montréal, H3T 1B6 - 739-3223.AMBROISE raconte.S* le ty^uclKre tii'élaÜ conte WSê?' 'w" • M.//*"- Un territoire immense situé en Amérique du Nord, une histoire jeune mais une très longue préhistoire, des héritages nombreux et riches qui marquent le peuple situé au carrefour des présences, française, anglaise et américaine, dans un climat rigoureux avec les prodigieuses leçons des autochtones, inuits ou amérindiens.voilà le Québec vivant que vous propose ce livre.Un livre-album abondamment illustré: plus de 125 photos dont 16 planches-couleurs.$11.95 Ce livre n’a pas la prétention des ouvrages d’érudition ou des manuels d’histoire.Si le Québec m’était conté se présente plutôt comme un témoignage vécu.Le père Ambroise Lafortune partage avec nous son expérience du Québec.Il évoque nos racines historiques, culturelles et religieuses.Ambroise raconte l’évolution du Québec à travers ses activités, ses voyages, ses amis.Il nous dit sa foi et son attachement à la terre natale ! Veuillez retourner le coupon-réponse et votre chèque ou mandat-poste: ($11.95 + 0.60 frais d’expédition) Les Éditions Scriptomedia Inc., 1151, rue Alexandre-deSève, Montréal, Québec H2L 2T7 N.B.et livre ni sera pas disponible en librairie avant mai 1978.NOM.ADRESSE .I CODE POSTAL .1 6 • Le Devoir, samedi 20 août 1977 \ la météo.Du temps généralement ensoleillé avec des passages nuageux et des températures légèrement fraîches pour la saison.On ne prévoit aucun changement pour dimanche.• Abitibi, Pontiac-Témiscamingue: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum de 15 à 17.Aperçu pour dimanche: ennuage-ment.• Chibougamau.Haute-Mauricie: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum de 16.Aperçu pour dimanche: ciel variable et frais.Outaouais, Montréal, Laurentides, Cantons de l'Est, Québec, Trois-Rivières: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum de 20.Aperçu pour dimanche: peu de changement.• Saguenay-Lac Saint-Jean: ciel variable.Maximum de 15 à 17.Aperçu pour dimanche: ensoleillé avec passages nuageux.• Rimouski, Sept-Ues, Baie-Comeau, Gas-pésie: ciel variable.Maximum de 16.Aperçu pour dimanche , ensoleillé avec passages nuageux.sùites de la première page LA RÉCIPROCITÉ M.Hatfield devait ajouter que de son point de vue, l’adoption de cette déclaration d’intention écartait “définitivement” tout idée se signer éventuellement des ententes de réciprocité avec le Québec.Le premier ministre du Nouveau-Brunswick s’est cependant montré peu loquace sur les raisons qui l’avaient amené ainsi que ses collègues anglophones à rejeter la proposition soumise la veille par leur homologue québécois.“Ces accords n’auraient pas été meilleurs que notre loi sur les langues officielles.De plus, des ententes entre les provinces peuvent être facilement modifiées au gré des gouvernements en place”, a-t-il simplement explioué, référant les journalistes au fait que ta loi 22 modifie fondamentalement une partie d’une entente signée en 1969 entre son gouvernement et celui du Québec, partie qui affirmait explicitement que le français et l’anglais sont les langues officielles de chacune des deux provinces.“Les droits à l’enseignement en langues française et anglaise partout au pays ne doivent pas faire l’objet de marchandage", a-t-il ajouté laissant clairement entendre que lui-même et ses collègues ne pouvaient accepter le principe qu’il se pratique une certaine forme de discrimination dans l'exercice de ces droits.Quant au refus de M.Lévesque de signer cette déclaration, M.Hatfield s’en est dit peiné mais ne s’est pas montré surpris de l’attitude de son homologue québécois.“J’admets qu’il soit très difficile de trouver des arrangements qui peuvent sa; tisfaire tout le monde.J’aurais préféré que M.Lévesque accorde son appui à cette déclaration mais je ne satisfait quand même du progrès accompli”, a-t-il dit.De son côté.M.Lévesque, qui a rencontré les journalistes tout juste après son collègue du Nouveau-Brunswick, ne s’est guère montré surpris à son tour de ce qu'on ait refusé d'endosser les accords de réciprocité, en dépit de tout la souplesse d’application que prévoyaient ces ententes."On ne se faisait pas d’illusion en venant ici, on pensait seulement qu’il était possible de faire un petit bout de chemin dans le cadre du fédéralisme actuel et dans un esprit de justice et d’équité pour tout le monde.On se rend simplement compte aujourd'hui que l'affaire n’ont pas sûre mais on ne désespère pas qu elle le soit au jour”, a affirmé sans regret si amertume le premier ministre québécois.M.Lévesque, dont le ton s'était passablement radouci par rapport à ses éclats de voix de la veille alors qu’il était déjà clair que la proposition québécoise serait écartée, a toutefois tenu à garder les portes ouvertes, signalant que deux provinces s’étaient montré intéressées à signer éventuellement des ententes de réciprocité.Il s’est cependant refusé d’identifier ces provinces, ajoutant simplement que le Québec poursuivra officieusement ses pourparlers avec elles.Le premier ministre québécois devait également signaler que tout au long des cinq ou six heures de discussion, que les premiers ministres ont consacrées à cette épineuse question, il avait senti que l’affaire aurait été beaucoup plus simple si son gouvernement n’entretenait pas de projets souverainistes.Ce qui accrédite bien sûr l’hypothèse qui courait sur toutes les lèvres tout au long de ces deux jours de conférence et qui veut que l’une des raisons principales du refus des provinces anglophones, sinon la raison la plus importante, réside sur le fait qu’on ne veut pas signer des ententes bilaterales avec un gouvernement pé- 3uiste et ajouter ainsi du poids à la these e la souveraineté-association.Quoi qu’il en soit, M.Lévesque a regretté qu’il ne soit pas apparu possible et souhaitable aux autres provinces de s’engager dans des textes clairs et précis concernant l’enseignement de la langue minoritaire dans leur province.Quant à son refus de signer le texte de principe adopté par ses collègues, le premier ministre québécois s’est contente de dire qu’il aurait été “caricatural” pour le Québec de se rallier “à semblable elan de bonne volonté mais qui ne correspond en rien dans la pratique des choses.” Il a toutefois dit espérer que les minorités francophones hors Québec se servent de cet engagement moral et essaient d’en tirer le maximum.Pour sa part, le ministre québécois des Affaires intergouvemementales, M.Claude Morin, qui s’est longuement entretenu avec les journalistes a la toute fin des travaux, s’est montré beaucoup plus dur que son chef dans son appréciation de l’attitude adoptée par les premiers ministres anglophones.“On n’a pas signé ce texte parce qu’il ne voulait rien dire.Il s’agit là d’une autre déclaration de bonnes intentions qui n’engagent à rien et qui ne font que reprendre des clichés que pour ma part, j’entends depuis au moins dix ans,” a-t-il dit.Le ministre a expliqué que le Québec aurait pu se rallier a une telle déclaration si elle avait au moins évoqué la possibilité que puissent exister des accords de réciprocité entre les provinces.M.Lévesque a d’ailleurs tenté, en vain, tout au long de la matinée d’hier, d’ajouter ce principe à la déclaration et de préciser un peu mieux les engagements de chacun.“Mais à un moment donné, je me suis rendu compte que ça ne valait plus la peine d’essayer et je me suis retiré de la discussion, ma seule contribution à partir de ce moment-là a été de donner un coup de main au niveau de la phraséologie (wording) du texte français”, a-t-il lui-mème raconté.Toutefois et même s’il reconnaissait avoir essuyé un échec auprès de ses collègues provinciaux, M.Lévesque n’a nullement adopté l’attitude de “claquage de portes” que ses déclarations de la veille laissaient présager.Au contraire, il a dit demeurer ouvert à toute discussion ultérieure sur le sujet comme il est désireux de continuer à participer à de telles rencontres avec ses homologues des autres provinces.Ainsi, et c’est là un sujet qui a fait l’objet d’un accord entre tous les premiers ministres, il participera lui aussi à une éventuelle rencontre de tous les premiers ministres provinciaux dont le but serait de mettre sur pied un mécanisme chargé d’étudier toute nouvelle formule constitutionnelle pour l’avenir du pays.L'idée d'une telle rencontre qui, on s’en souviendra, avait été lançée par le premier ministre ontarien Bill Davis, a fait son bout de chemin à la conférence de St.Andrews si bien que M.Hatfield doit de nouveau convoquer des collègues d’ici quelques mois pour en discuter plus en profondeur.A cet égard, il semblerait que le Québec ait accepté cette proposition à condition que le comité d'étude soit inter-provincial et non pas fédéral-provincial, comme le voulait la proposition originale, et que le projet de souveraineté-association soit parmi les nouvelles formules constitutionnelles mises à l’étude, ce qui aurait été agréé.De plus, devait préciser M.Lévesque, le Québec participera comme à l’accoutumée à la prochaine rencontre des ministres de l'Education qui, ironiquement, se tient à Québec dans quelques semaines et qui sera présidée par M.Jacques-Yvan Morin.Si bien que la délégation québécoise, bien que légèrement deçue de la tournure des événements, n’a rien fait qui soit de nature à rompre des ponts et à donner quelques poids aux hypothèses voulant qu’il soit aéjà très difficile sinon impossible de signer des ententes bilatérales avec d’autres provinces dans le contexte politique actuel.M.Lévesque a d’ailleurs refusé hier de voir dans le refus des autres provinces de signer les accords de réciprocité un indice quelconque d’une possible attitude négative quant à d’éventuels accords d’association économique, prévus dans le projet politique de son gouvernement.Signalons en terminant que, comme par les années passées, les questions de nature économique ont rapidement fait l'objet d’ententes entre les premiers minis-tres.Cette année, c’est surtout le chômage qui aura retenu l’attention des chefs de gouvernements provinciaux qui ont unanimement réclamé l’intervention d’Ottawa pour relancer l’emploi, tous convenant que c’est le gouvernement fédéral qui dispose de la marge de manoeuvre pour agir.ASSURANCE-AUTO 1978.L'opposition libérale, en prenant connaissance du projet de loi, a eu comme première réaction de demander le retrait de la loi 31, qui autorise les municipalités à imposer une taxe équivalent à 30% du coût d’immatriculation des véhicules.“Le gouvernement devrait retirer le projet de loi 31 compte tenu du fait que le système proposé dans le projet de loi sur l'assurance-automobile sera financé à partir de primes perçues sur l’immatriculation des véhicules automobiles ainsi que sur les permis de conduire”, a déclare le député libéral de Jean-Talon, M.Raymond Carneau, ex-ministre des Finances.L'Union nationale, pour sa part, a demandé au ministre Payette d’apporter la preuve que le demi système étatique qu elle propose constitue la solution qui permettra aux Québécois de payer moins cher les primes d’assurance tout en recevant plus d’avantages et de couverture pour les assurés.Quant au Bureau d’assurances du Canada (BAC), il a indiqué que les compagnies d’assurances allaient coopérer dans la mesure du possible à la mise en application du régime d’assurance-automobile que le gouvernement jugera bon d’adopter.Le BAC analysera le document de la loi 67 avant de communiquer d’autres réactions et présentera en commission parlementaire une étude détaillée sous forme de mémoire.PARTI LIBÉRAL de semaine peut constituer une bougie d’allumage ou un feu de paille.” Aujourd’hui les quelque 300 jeunes réunis au Cégep de Granby par la commission-jeunesse du PLQ participeront aux ateliers sur la politique, l’économique, le travail, le social et le culturel.Dimanche il y aura un atelier sur le régime fédéral dont l’animateur sera M.John Harney, professeur de l’Université de Toronto et membre du Comité pour une nouvelle constitution.Les autres personnes resssources sont MM.André Bernard politicologue à l’Université du Québec, et Gilles Hébert, exprésident de la commission de refonte des lois municipales (atelier politique), Alfred Rouleau, président du Mouvement Desjardins et Robert Demers, président de la Bourse de Montréal (atelier économique), Yvon Valcin, ex-cadre syndical à la CSD et Ghyslain Dufour, vice-président du Conseil du patronat (atelier travail) Jean-Paul L'Allier, Mme Thérèse Lavoie-Roux et M.Claude Forget (atelier social et cul- Le festival canadien Suite de la première page chard Thomas, ainsi que Fay Wray.M.Losique a ensuite invité Mme Bergman à venir prononcer les traditionnelles paroles d’ouverture.Et c’est de bonne grâce qu’elle s’est alors dirigée vers l’estrade pour saluer ceux qui, comme elle, aiment le cinéma.Mais quand il a fallu déclarer solennelle-ntent le festival ouvert, Mme Bergman a trébuché sur le nom de ce festival l’appelant tout d’abord un festival du film canadien.Réalisant que ce n’était pas tout à fait ça, elle s’est alors demandée à haute voix comment ce festival se nommait, pour finalement retrouver l’appellation correcte après de laborieux efforts.Et comme elle devait recommencer en anglais, elle a promis de faire mieux; elle y est en fait arrivée, mais au second essai.On croyait alors les présentations terminées quand, brusquement, on a eu droit à un nouveau démarrage.L’ancien déléeué général du Festival de Cannes a alors été présenté.On ne savait plus trop ce qui allait se passer, et puis il a annonce que ça lui faisait un très grand plaisir de remettre le “James Card Award" à Mme Gloria Swanson.Mais à la place de Mme Swanson, quelqu'un est d'abord venu dire deux mots devant le micro qui ne marchait toujours pas; j’ignore donc toujours ce qu'il a dit et qui il était.Puis Mme Swanson est venue recevoir le trophée que lui présentait M.Bessy.Un vent d’enthousiasme inattendu s’est alors emparé de l’assistance qui, debout, a rendu un vibrant hommage à cette grande comédienne.Comme ce premier Festival canadien des films du monde est dédié à la mémoire de Roberto Rossellini (qui avait accepté avant sa mort d'en être le président d’honneur) on a pu voir en avant-première, le tout dernier film du cinéaste italien.Il s'agit d’un court métrage intitulé “Le centre Georges-Pompidou”.À l’aide de lents zooms et de panoramiques, le réalisateur nous présente ce curieux musée parisien qui n'a pas fini de faire ricaner bien des visiteurs surpris par l’audace de ses formes.Il est étonnant de penser que les dernières images de Rossellini portent sur cette étrange création architecturale.Ensuite a été présenté le film du jeune réalisateur allemand, Werner Herzog, "Stroszek".Enfin, le film fort controversé du japonais Nagisa Os-hima, "L'empire des sens”, devait ê-tre présenté a la séance de 21 heures.Le Festival des Films du monde n’est pas un festival compétitif.On n'y décernera donc pas de prix à la fin des dix jours de projection que durera le festival.Au total, 112 longs métrages et 75 courts métrages seront présentés, à raison d une vingtaine par jour puisque certains films seront projetés deux fois.Pour mettre un peu d'ordre dans cette vaste programmation, les longs métrages ont été répartis en huit categories, La plus importante et la plus prestigieuse de ces catégories est naturellement la “Sélection officielle".Cette dernière comprend 28 films qui représentent une vingtaine de pays.Une autre catégorie très importante est celle que l’on a intitulé "Evénements spéciaux”.On y retrouve en effet des films comme “L'empire des sens" qui a été présenté hier soir, “Padre Padrone" des frères Taviani, “Le camion" de Marguerite Duras et plusieurs d'autres de ce calibre.Parmi les autres catégories, il y en a une consacrée au jeune cinéma français: “Perspectives du cinéma français".Et une autre au jeune cinéma japonais: “Hommage au cinéma japonais”.Les récentes productions canadiennes seront présentées dans “Canada 1977”; et une section présentera des films américains où des noms canadiens apparaissent au générique: c’est "Canadiens à Hollywood”.Le cinéma indépendant sera présent dans une section à part ; et enfin des rétrospectives nous permettront de redécouvrir Howard Hawks, Gloria Swanson, Federico Fellini et Laurence Olivier.Deux symposiums auront lieu respectivement cet après-midi et demain.Cet après-midi, de 14 h 30 à 17 h, on discutera de "Hollywood aujourd'hui — un nouveau regard sur la capitale du cinéma ".Les vice-présidents des différents studios hollywoodiens seront présents et participeront à ces débats animés par Harold Greenberg, président de Bellevue-Pathé.Demain, à la même heure, on parlera des longs métrages canadiens et on se posera la question: “Où en sommes-nous?” Georges Destounis; président de Famous Players, André Link, de Cinépix, et les cinéastes Denis Héroux, David Cronenberg et Jean Chabot participeront aux débats.Les deux symposiums auront lieu à l’auditorium de l’organisation de l’Aviation civile internationale, au 1000 rue Sherbrooke ouest.Et il y aura traduction simultanée.turel).Une assemblée plénière clôturera ce colloque des jeunes libéraux qui se préparent notamment à envoyer leurs représentants au conseil général du parti qui se réunit en septembre notamment pour décider des modalités du choix du prochain chef permanent.Le leader intérimaire des libéraux, M.Gérard D.-Lévesque rendra une courte visite aux jeunes libéraux à Granby aujourd’hui.CHAPUT-ROLLAND nomination à cette commission de travail.En journaliste professionnelle qui connaît bien le prix de la discrétion et l’impact de "la rumeur publique”, Mme Chaput-Rolland a répondu ainsi au journaliste qui la pressait de confirmer ou de nier cette rumeur: “J’ai été pressentie, comme beaucoup d’autres Québécois, pour occuper ce poste au sein de la commission.Je sais, comme tout le monde, que plusieurs ont déjà refusé ce mandat et vous comprendrez qu’il ne m’appartient pas de commenter davantage cette rumeur.Tout ce que je puis vous dire, c’est que je réfléchis intensément et que je n'aurai pas trop de temps pendant cette fin de semaine." Et Mme Chaput-Rolland a terminé cette conversation téléphonique en disant: “Vous savez, j’aime passionnément mon métier!" RIO Suite de la page 3 préparé les plans de construction des demi-pyramides en conformité avec les règles de l’art, ils n’ont pas conçu un système d’ancrage adéquat et conforme au Code du bâtiment.En outre, ils auraient approuvé les plans d’atelier du fabricant du système d'ancrage qui étaient nettement inférieurs à leurs exigences et ils n’auraient pas assuré une surveillance adéquate des travaux en général.Le même reproche, en plus de celui de ne pas avoir établi les dimensions de la charpente du projet de construction du Village olympique, s’adresse à la firme d’ingénieurs Lalonde, Valois, Lamarre, Valois et Associés Inc., de même qu’aux experts-conseils en structure, Nicolet, Carrier, Dressel & associés Limitée.Quant à Prefac Concrete Company Limited (fabricant des panneaux préfabriqués et du système d’ancrage), Formco Inc., — N.A.F.Ltd., responsables du coulage du béton, et Acier d’armature du Québec, responsable de la pose de Lancier d’armature, tous n’auraient pas agi dans l’exécution de leur travail en conformité avec les règles de l’art, n’auraient pas respecté les plans et n’auraient pas assumé une surveillance des travaux dont chacun était responsable.RECIPROCITE Suite de la page 4 bulaire des ententes conclues entre gouvernements pour avoir été appliquée à des domaines aussi divers que la reconnaissance des permis de conduire, les attestations d’études et de qualifications professionnelles, l’octroi de privilèges et d’immunités diplomatiques, les transferts de fonds de pension, la fiscalité, etc.La mobiljté des individus a rendu cette coopération entre gouvernements une nécessité que tous reconnaissent.Le domaine de l’éducation n’a pas échappe à ce besoin qu’éprouvent les gouvernements de se consulter, de s'informer, de profiter des expériences des autres, de s’échanger des experts et de s'entendre à l’occasion, sur des politiques et programmes communs.Au Canada, la coopération entre les gouvernements responsables de l’éducation s’est organisée, et structurée avec vigueur au cours des dernières années.La création, en 1957, d’un Conseil canadien des ministres de l’Éducation, en vertu d’un protocole d’entente agréé par les dix gouvernements provinciaux, est peut-être l’exemple le plus patent de la volonté de collaboration de ces gouvernements qui, tout en demeurant déterminés à assumer pleinement leur juridiction exclusive en éducation, chez eux, sont conscients de la nécessité de travailler ensemble sur des questions d’intérêt mutuel.Après 10 ans d’existence, ce Conseil en dépit de certaines lourdeurs qui sont au fond inévitables chez de tels organismes, s’est révélé à notre sens extrê-ment utile.Outre ce canal multilatéral de concertation et de coopération, le Québec et d’autres gouvernements provinciaux se sont dotés de voies plus directes de coopération en matière d’éducation, C’est ainsi qu’en 1969, le gouvernement du Québec et le gouvernement de l’Ontario concluaient un accord de coopération dans les domaines de l’éducation et de la culture.Depuis cette date, une Commission permanente, formée de hauts-fonctionnaires des deux gouvernements se réunit deux fois par année en vue d’assurer la mise en oeuvre de cette entente.Des programmes d’échanges de spécialistes du domaine de l’éducation, des échanges d’emplois d’été pour étudiants universitaires, des projets conjoints impliquant des collèges et universités des deux provinces, des échanges d’enseignants et de matériel didactique, l’octroi de bourses à des étudiants du niveau universitaire, l’organisation de nombreux stages et missions d’étude pour des fonctionnaires des deux provinces représentent quelques illustrations des nombreuses activités qui ont cours sous l’empire de cet accord de Sur la démocratie municipale Un livre blanc en chantier par Alain Duhamel Le ministre des Affaires municipales, M.Guy Tardif, compte présenter avant la fin de l’année un livre blanc ou un document équivalent sur la démocratie municipale".Invité de la Corporation des secrétaires municipaux en congrès annuel à Montréal, le ministre des Affaires municipales a indiqué qu’un comité de travail, formé de personnes de son ministère et du ministère d’État à la réforme parlementaire, préparait les études de base sur les problèmes que pose une redéfinition de la démocratie en milieu municipal: M.Tardif a laissé entendre que ce comité s’interrogeait sur la possibilité d’utiliser la liste électorale permanente du Québec à des fins municipales, sur l’opportunité d’élire un seul conseiller par quartier, sur la mise en place des conseils de quartier et sur les moyens d’appliquer au plan municipal la loi qui régit les partis politiques sur le plan provincial”.L’échéancier prévu pour les travaux de ce comité devrait normalement mener à un premier rapport en novembre et susciter "un livre blanc ou l'équivalent" avant la fin de l’année.Le ministre des Affaires municipales, passant en revue l’ensemble des lois déposées à l’Assemblée nationale depuis neuf mois, a déclaré que le temps des pèlerinages annuels des dirigeants municipaux auprès des fonctionnaires québécois allait prendre fin”.‘‘Nous voulons améliorer la gestion des affaires municipales, a dit M.Tardif.Les administrateurs municipaux que vous êtes pourront conseiller les élus et administrer Michel Roy en deuil de sa mère Mme John-Horace Roy est décédée subitement hier au Manoir Richelieu de La Malbaie où elle était en vacances en compagnie de sa fille, Madeleine.Agée de 77 ans, elle était la mère de Michel Roy, rédacteur en chef au DEVOIR et de Jacques Roy, de Québec, membre de la Commission des transports du Québec.Née Gabrielle Bienvenu, elle avait épousé le colonel John-Horace Roy qui l’a précédée dans la tombe en 1961.Outre ses trois enfants, Madeleine, Michel et Jacques, elle laisse dans le deuil ses brus, Mme Michel Roy (Monique Bernier), Mme Jacques Roy (Isabelle Gariépy), quatre petits-enfants: Isabelle, Patrice, Sylvie et Marie-Josée Roy; ses soeurs, Mmes Juliette Geoffrion, Lucette Simard et Alberta Lacoste, deux frères, Paul et Roméo Bienvenu, ainsi que de nombreux beaux-frères, belles-soeurs, neveux et niè-ces.La dépouille mortelle sera exposée à compter de dimanche au Salon Deslauriers, 5650 Côte-des-Neiges, et les funérailles auront lieu le lundi, 22 août à 14 heures, en l’église Saint-Antonin de la rue Snowdon.Le personnel du DEVOIR offre ses plus sincères condoléances à la famille éprouvée.efficacement les municipalités en évitant les pressions politiques, les pèlerinages à Quebec pour obtenir des subventions.Assurant les secrétaires municipaux de la collaboration de son ministère dans l’étude des principales réformes en cours où à venir, M.Tardif a affirmé que le gouvernement québécois n’a pas l’intention d’imposer de nouvelles structures municipales ou supramunicipales.Cependant, certaines constitutions municipales devront songer à se rajeunir et à se concentrer.Plus de 800 municipalités ont moins de 1,000 habitants et n’ont même pas les moyens d’employer un secrétaire à temps plein.Les secrétaires municipaux se sont vivement inquiétés des nouvelles dispositions des projets de loi par lesquels ils pourraient être tenus responsables de certains gestes commandés par les élus, M.Tardif s’est engagé à repasser en revue le libellé des projets de lois afin d’apaiser les craintes des secrétaires municipaux.Le ministre des Affaires municipales a laissé entendre que le gouvernement n’avait jamais eu l’intention de créer une situation où les secrétaires porteraient le fardeau de certaines décisions à la place des élus municipaux.Mort du comédien Groucho Marx LOS ANGELES (Reuter) — Le comédien Groucho Marx est mort hier soir à l’hôpital de Los Angeles où il était entré le 22 juin dernier, victime d’une pneumonie bénigne.Il était âgé de 86 ans.Le vieux comédien était entré à l’hôpital en mars dernier pour le remplacement d’une articulation de la hanche droite par une prothèse.Trois mois plus tard, il s’est blessé de nouveau à la hanche et dut rester onze jours de plus à l’hôpital.C’est alors qu’a éclaté une bataille juridique entre Arthur, le fils de Groucho, et sa compagne de longue date, Erin Fleming, pour le contrôle de sa fortune.Finalement, les deux parties se sont mises d’accord pour que le petit-fils du comédien, Andrew, soit nommé administrateur personnel des affaires de Groucho Marx.Super loto Premier numéro: 2177272, $1,500,000.Deuxième numéro: 2400422, $200,000.Troisième numéro: 1493540, $100,000.Quatrième numéro: 1832287, $50,000.Cinquième numéro: 2273250, $50,000.Sixième numéro: 2561636, $10,000.Septième numéro: 1580945, $10,000.Huitième numéro: 1814987, $10,000.Mini-Loto Série 28: 23997, $50,000.Série 35: 68888, $50,000.Série 25: 19858, $50,000.Série 11: 30080, $50,000.Loto-Perfecta 8-9-10-14-22-35.Complémentaire: 12.coopération.C'est également en 1969 qu’un accord semblable a été signé entre le Québec et le Nouveau-Brunswick.Bien que le volume d’activités n’ait pas atteint l’importance des échanges Ontario-Québec, l’accord a permis aux ministères de l’Éducation des deux provinces de collaborer assez étroitement sur un bon nombre de sujets.De plus, le Québec a pris des dispositions pour qu'un certain nombre d’etudiants francophones du Nouveau-Brunswick se voient faciliter l’accès à des universités québécoises dans des disciplines où l’enseignement en français n’est pas donnée au Nouveau-Brunswick.Des institutions québécoises spécialisées ont également accueilli, à la demande du Nouveau-Brunswick, des enfants qui requéraient un service qu'ils ne trouvaient pas chez eux.Ce type de coopération entre voisins immédiats doit, bien sûr, être encouragé.Enfin la coopération interprovinciale en éducation a donné heu, au cours des dernières années, à un nombre important de projets ayant impliqué le Québec et d’autres gouverne- 1 ments provinciaux.Bien qu’il n’y ait à proprement parier pas d’accord de " coopération qu’avec l’Ontario et le ’ Nouveau-Brunswick, le Québec a répondu à un grand nombre de demandes en provenance de différents ministères, organismes, institutions et per- ' sonnes s'occupant d’éducation dans les autres provinces.Par exemple, le Québec a détaché, pendant trois ans, auprès du ministère de l’Éducation du Manitoba, un haut-fonctionnaire québécois qui a agi comme coordonnateur de la mise sur pied de services d’enseignement en français dans cette province.D’ailleurs, la coopération Québec-Manitoba se poursuivra, il y a > tout lieu de le croire, pendant de nom- ^1 breuses années, puisqu’il y a quelques .mois à peine le premier ministre de cette province, Ms.Schreyer, et le ministre des Affaires intergouvemementales du Québec, M.Morin, émettaient un communiqué conjoint dans lequel ils annonçaient l’intention de poursuivre des programmes de coopération dans le domaine de l’éducation et de la culture françaises (échanges de per- " sonnel en éducation, échanges de matériel didactique, échanges dans le domaine de la formation des maîtres, etc.) DÉCÈS PERRON, Wilfrid Henri.— À Montréal, vendredi le 19 août 1977 à l’âge de 81 ans, est décédé, M.Wilfrid Henri Perron, époux bien-aimé de Alice Irène Charbonneau.Père de Jeannine.Henri et Camille ainsi que feu Yves, lui survivent aussi ses petits-enfants.Les funérailles auront lieu lundi le 22 août en la Cha-, pelle Wray-Walton-Wray, 1234 rue de la Montagne, où le service sera célébré à 2:00 heures, et de là au cimetière Montreal Memorial Park, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Visites: samedi et dimanche de 2 p.m.à 9 p.m.ROY.— Subitement à La Malbaie, 1?vendredi 19 août 1977 à l'âge de 77 ans, est décédt ^ Mme veuve John-Horace Roy.Elle laisse dans le deuil trois enfants: Madeleine, Michel, rédacteur en chef au DEVOIR, Jacques, de Québec, membre de la Commission des transports du Québec, ses brus, Mme Michel Roy (Monique Bernier), Mme Jacques Roy (Isabelle Gariépy), quatre petits-enfants.Isabelle.Patrice, Sylvie et Marie-Josée Roy; ses soeurs, Mmes Juliette Geoffrion, Lucette Simard et Alberta Lacoste, deux frères, Roméo et Paul Bienvenu ainsi que de nombreux autres parents.Les funérailles auront lieu lundi, 22 août.Le convoi funèbre partira du Salon Deslauriers de la Côte-des-Neiges pour se rendre à l’église Saint-Antonin où le service sera célébré à 14 heures, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.TAILLEFER, M.Louis Avila.— À Montréal, le 18 août 1977 à l’âge de 84 ans, est décédé M.Louis Avila Taillefer époux de feu Laure Lemieux, autrefois co-sociétaire avec M.Rock Taillefer, son père, dans l’entreprise Taillefer & Fils.Il laisse dans le deuil 2 fils, Gérard époux de Pierrette Leduc, Claude, époux de Lise Aspicot, ainsi que ses soeurs et ses petits enfants Les funérailles auront lieu lundi le 22 août 1977 Le convoi funèbre partira du Salon Alfred Dallaire Inc.No 3254 rue Bellechasse, pour se rendre à l'église St-Marc où le service sera célébré à 10:00 heures, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans au4 tre invitation.Les salons seront fermés entre 5 et 7 heures.'.M.YVON DARCHE Darche, Monsieur Yvon.À Greenfield Park, le 18 août 1977 dans sa 90ième année est décédé Yvon Darche, Président de Ed Darche & Fils Inc., époux de feu Maria Lachapelle.Il laisse dans le deuil son fils Bernard, Directeur de Funérailles de Longueuil, époux de Florence Faille, ses 3 petits-enfants Lucie, Sylvie, Sylvain, 2 frères Raoul époux de Germaine Tanguay, Eugène époux de Thérèse Lussier, 3 nieces Mme André Gaudreau (Lise), Mme Louis Joubert (Claire), Mme Jean Cou-tellier (Réjeanne).Les funérailles auront lieu le 22 courant.Le convoi funèbre partira des salons Résidence Funéraire Ed Darche & Fils Inc.506 ouest, rue Bout Curé Poirier, Longueuil, Une célébration Eucharistique aura lieu à 3.30 p.m.en l'église St-Anastase de Greenfield Park.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.D’où la dépouille mortelle sera transportée au charnier familial du Cimetière Paroissial de Chambly.Heures de visites samedi & dimanche 1 hre à 5 hres.7 hres à 10 hres.Lundi ouvert à 1 hre p.m. informations internationales Le Devoir, samedi 20 août 1977 • 7 Marchais met en doute la sincérité de ses alliés du programme commun PARIS (d’après Reuter et AFP) — M.Georges Marchais, secrétaire général du parti communiste français, a fait monter les enchères cette semaine dans le cadre du différend qui oppose communistes et socialistes sur l’actualisation du programme commun de la gauche.M.Marchais a une nouvelle fois reconnu au micro d’Europe-un que les divergences avec ses partenaires restaient sérieuses et que 70 questions restaient à résoudre.Le leader communiste espère que les socialistes “vont réfléchir" et n’exclut pas que si accord il y a, des divergences pourront encore subsister.Et c’est alors que les sondages d’opinion donnent la gauche gagnante aux élections, que survient cette dispute centrée autour de l’actualisation du programme commun de la gauche, signé en 1972 par les trois partis de la coalition communiste, socialiste et radicale de gauche.Elle a fait apparaître au gré des divergences soulignées au cours des derniers jours par le parti communiste, une méfiance profonde entre les deux grands partis de la gauche française.Pour les socialistes cependant, ces divergences ne sont pas insurmontables.Cette méfiance puise ses racines dans la division du mouvement ouvrier français, dans le passé “stalinien” du PCF, dans le passé “atlantiste” et “social-démocrate” du parti socialiste.M.Georges Marchais, secrétaire général du PCF, met en doute la volonté de son allié, M.François Mitterrand, d’opérer un réel changement politique une fois au pouvoir.Sans un parti communiste “fort et influent”, dit-il, il n’y aura pas de socialisme en France.Il n’y aura rien d’autre qu’une social-démocratie au service du capitalisme, comme en RFA, en Grande-Bretagne ou au Portugal.Soweto: un mort et 137 détenus JOHANNESBURG (Reuter) — Un mort, un blessé et cent trente-sept arrestations, tel est le bilan d'affrontements 3ui ont opposé hier la police à es lycéens de Soweto.Les personnes arrêtées sont cent-neuf lycéens et vingt-huit professeurs, dont six femmes.La police s’était rendue au lycée de Moletsane, dans la cité-dortoir noire sud-africaine, en apprenant que des élèves y donnaient des leçons sur la fabrication de bombes incendiaires et d’autres engins, a déclaré un porte-parole des forces de l’ordre.À leur arrivée, les policiers ont été attaquées à coups de pierres par une centaine de jeunes gens.Un policier a ouvert le feu, atteignant mortellement un jeune homme de dix-huit ans, M.Desmond Maluse.La personne blessée n’a pas été identifiée, mais selon des reporters du journal noir The World, il s'agirait d’une ménagère, atteinte d’une balle perdue.La police a trouvé sur des tableaux noirs des schémas indiquant qu'il y avait eu effectivement cfes leçons sur la fabrication de bombes, a précisé le porte-parole.Aussi craint-il que le diri-;eant socialiste, qui se montre avorable à la consultation par référendum, ne se mette, une fois au pouvoir, à faire appel directement au peuple pour qu’il tranche sur les problèmes qui ne manqueront pas de surgir entre PC et PS.M.Mitterrand juge de son côté insuffisantes les distances prises par le parti communiste à l’égard de l’Union soviétique.Sous la plume de l’un des proches au dirigeant socialiste, M.Lionel Jospin on pouvait ainsi lire récemment: “Chaque jour dans L’Humanité (le quotidien du PCF), je lis des critiques véhémentes de MM.Callaghan, Soares ou Schmidt.Mais que dire de Gustav Husak?Dans le même journal, on mène campagne — et c’est juste — contre l inter-diction faite à la communiste Silvia Gingold d’être fonctionnaire en Allemagne fédérale.À quand la première page sur Chtcharansky?Pourquoi tant de discrétion sur les atteintes aux droits et libertés autrement plus graves perpétrées dans des pays qui se réclament du socialisme.L’esprit d’indépendance, ce serait cela aussi”, concluait M.Jospin.Le débat sur la défense nationale qui s’est instauré entre les deux formations n’a fait que confirmer les doutes socialistes.Penchant vers une forme de “neutralisme” dans sa conception de la défense, le PCF, se demandent-ils, ne serait-il pas tenté de faire le jeu de rUnion soviétique?L'URSS verrait d’un bon oeil un “finlandisation” de la France, même si le programme commun prévoit son maintien dans l’Alliance atlantique, souligne-t-on.M.Mitterrand est conscient du fait qu’un gouvernement de gauche devra éviter une guerre économique avec les puissances occidentales.C’est pourquoi ce gouvernement devra donner des gages d’amitié aux États-Unis, en ne provoquant pas en premier heu un déséquilibre des forces en Europe.Quelle est donc la carte que joue le PCF en entretenant cette querelle?Il semble en dernière analyse, selon certains observateurs, que M.Marchais ne veut pas se voir par trop distancé par son allié socialiste.Il veut dès maintenant, faire monter les enchères pour tenter de se placer en situation de force.M.Louis Mermaz, membre du secrétariat national du PS n’a pas tardé à répondre aux critiques de M.Marchais en le prévenant qu'il serait ridicule que la gauche se saborde, alors qu’elle est en position de remporter les élections législatives de mars prochain.Pour M.Mermaz, la majorité gouvernementale, minée par des rivalités, n’est pas en mesure de se ressaisir à moins d’un miracle.Et ce miracle, la gauche risque précisément de rapporter sur un plateau à la majorité actuelle, si le parti communiste persiste à presenter des exigences “injustifiables".M.Mermaz considère que le PC, qui obtiendra moins de suffrages en 1978 que le parti socialiste, “essaye de rattra- per sur le plan qualitatif le monopole qu’il ne détient plus sur le plan quantitatif”.Si le parti communiste continue à tenter de “savantes manoeuvres”, il risque de faire à l’union de la gauche le même mal que le duel Giscard-Chirac à droite, déclare-t-il.Et M.Mermaz de lancer cet avertissement dans le journal Le Monde: “Le PC n’a rien à Er ni à court terme ni à erme à se livrer à des surenchères qui affaiblissent l’union mais risquent de l’affaiblir également”.Comme Ta fait récemment remarquer une spécialiste des affaires communistes, Annie Kriegel, si le PCF se voyait amoindri à Tissue du scrutin de mars, M.Leonid Brejnev aurait beau jeu de dire au “parti frère” français que sa ligne libérale n’a pas été payante.Les leaders de la gauche doivent se rencontrer au “sommet” à la mi-septembre.D’ici là, les jours qui viennent seront cruciaux pour l’avenir de leur alliance.Étroit succès du Labour au scrutin de Birmingham LONDRES (AFP) — La victoire relativement étroite du parti travailliste, l’effondrement du parti libéral et l’avance assez faible du Front national d’extrême-droite dans Té-lection partielle de Ladywood (banlieue de Birmingham), qui s’est déroulée jeudi, retiennent l’attention des milieux politiques.Rendue nécessaire par la démission de M.Brian Walden (travailliste) devenu présentateur de télévision, l’élection semble-t-il, avait été convoquée par le gouvernement à une date aussi inhabituelle que la mi-août pour tenter de “prendre le pouls” de l’opinion publique.De ce point de vue, c’est plutôt un échec, car les résultats, dans leur ensemble, ne paraissent pas très significatifs.La participation, de Tordre de 50 pour cent, est de nature à fausser toute conclusion.Il reste que le Labour- a conservé le siège de Ladywood, avec une majorité réduite.En 1974, il avait obtenu trois fois plus de voix que le parti conservateur.Cette tois-ci, il n’en a que deux fois plus.Mais cette proportion, somme toute, est normale, tant il est vrai que, pour des raisons multiples, toute élection partielle marque un recul des voix recueillies par le parti au pouvoir.En revanche, le parti libéral, allié au gouvernement par le pacte “Lib-Lab” a subi une grave défaite: plus de 3,000 suffrages en 1974, a peine plus de 700 jeudi.Les adversaires libéraux du “Lib-Lab” y trouveront un nouvel argument.Le fait le plus inquiétant est que le candidat libéral n’est arrivé qu’en quatrième position, derrière celui du Front national.Dans une circonscription peuplée à 45 pour cent d’immigrés indiens, pakistanais ou jamaïcains, ce dernier avait mené une campagne très agressive, de caractère ouvertement raciste, demandant notamment l’arrêt de l’immigration et le rétablissement de la sécurité, menacée, affirmait-il, par les gens de couleur.L’extrême-gauche avait décidé de s’opposer au Front national, ce qui s'était traduit lundi dernier par de violents affrontements entre manifestants gauchistes, contre-manifestants dextrême-droite et la police.Le Front national, malgré ces incidents ou à cause d'eux, n’a totalisé que six pour cent des voix, alors que certains avaient cru pouvoir prédire qu’il irait jusqu’à dix pour cent.Les deux candidats d'extrême-gauche, enfin, sont restés marginaux, avec un pour cent des voix pour le parti socialiste ouvrier trotskiste et 2,2 pour cent pour le parti de l’unité socialiste.Autocritique au procès de Charte 77 : LONDRES (Reuter) - Le procès de cinq signataires de la Charte 77 des droits de l’homme, à Prague, pourrait être retardé, un des accuses comptant présenter un film • d'autocritique" au tribunal, rapporte Amnesty International.De source proche de dissidents tchécoslovaques à Londres, Ota Ornest, directeur de théâtre, plaide coupable dans ce film et accuse Jiri Lederer, journaliste, et Aies Machacek, agronome, d’avoir écrit un livre intitulé "Interviews” puis tenté de le faire passer en France.Les deux autres accusés sont Vaclav Havel, dramaturge, et Vladimir Lastuvka, physicien nucléaire.L'ambassade de Tchécoslovaquie, à Londres, s’est refusée à tout commentaire.1+ Postes Canada Canada Post \ ' Les Postes canadiennes ont enduré tout ce qu’elles pouvaient endurer.Ça ne peut plus continuer.Et déjà plusieurs l’ont compris.Aux Postes canadiennes on change d’attitude.S’asseoirautour de la même table afin de résoudre les problèmes qui surgissent, c’est éviter des conflits inutiles.C’est aussi adopter de part et d’autre une attitude constructive, positive et responsable.Notre priorité: unir nos efforts afin qu’ensemble nous continuions à bâtir un meilleur système postal pour la collectivité.Vous faites votre part en adressant bien vos lettres et en utilisant le code.Et nous, nous faisons la nôtre en travaillant ensemble à vous donner un meilleur service postal.Les Postes canadiennes Il faut que ça marche! 8 • Le Devoir, samedi 20 août 1977 informations internationales Cisjordanie: le gouvernement Begin autorisera d’autres colonies (Dayan) TEL AVIV (d’après Reuter et AFP) — Le gouvernement Begin continuera à mettre en oeuvre ses projets d’implantation de colonies juives de peuplement dans les territoires occupés, en prenant toutefois en ligne de compte les aspects politiques de la question, a déclaré hier le général Moshe Dayan dans une interview publiée par le Yediot Aharonot.En outre, un “plan Dayan, prévoyant une division” fonctionnelle” plutôt que “géographique” de la Cisjordanie, est exposé par le ministre israélien des Affaires étrangères.Selon M.Dayan ce plan de “division fonctionnelle” appa- raîtrait de plus en plus séduisant aux parties intéressées ainsi qu'aux États-Unis.“Au cours des récentes conversations avec nos interlocuteurs américains, il n’a en aucun moment été question de partage de la Cisjordanie.L'ob- jectif est d’aboutir à une coexistence qui supprimera la nécessité d’une division territoriale”, a déclaré M.Dayan.Le ministre ne s’est pas étendu sur la définition de “Division fonctionnelle”, mais les observateurs rappellent qu’il a été question récemment dans la presse qu Israël conserve la responsabilité de la sécurité et de la défense de la Cisjordanie, alors que son administration serait assurée par une autorité arabe qui pourrait être jordanienne.M.Dayan a déclaré par ailleurs qu’il “ne croit pas qu’une nouvelle guerre soit inévitable, aussi longtemps tout au moins que le processus des négociations sera engagé”, et a assuré d’autre part que “l’implantation en Cisjordanie va se poursuivre”.D’autre part, dans une interview à Maariv, M.Dayan souligne qu’Israël “ne veut pas et ne peut pas accepter que la conférence de Genève soit conditionnée par l’acceptation par Jérusalem de la ligne politique décidée à Washington”, à moins que “nous ne soyons prêts à nous résigner d’avance a toutes les propositions américaines”.M.Dayan rappelle: “un seul État arabe est prêt à prévoir dans des accords éventuels de paix, des relations normales avec Israël, mais ils sont tous prêts à envisager la paix, et ce fait est encourageant.Le ministre a toutefois ajouté que “les Arabes restent intransigeants.Ainsi l’Egypte veut que ses forces armées reprennent position à Gaza, la Jordanie insiste pour que le mur occidental (lieu saint juif) revienne sous sa souveraineté et, quant à la Syrie, son attitude est aussi dure que par le passé”.“Il n’est pas question que la Cambodge: purge après un coup d’État raté ?BANGKOK (AFP) - Le président Khieu Samphan aurait été réduit au rôle de “simple fantoche” après l’échec d’un coup d’État préparé à la fin du mois de février dernier par des dirigeants administratifs et militaires provinciaux du Kampuchea démocratique, a affirmé hier le général Kriangsak Chamanand, commandant adjoint des forces armées thaïlandaises.“L’Angkar” au pouvoir à Phnom Penh aurait écrasé la tentative des dirigeants administratifs et militaires d’une vaste zone comprenant les provinces de Kompong Cham, Kompong Som, Siem Reap et Udon Manchey.Le coup d’É-tat avorté était prévu pour le 1er anniversaire de l’arrivée au pouvoir des Khmers rouges le 17 avril 1975.De nombreux membres du complot auraient été liquidés.À la fin du mois de juin dernier, l’AFP avait cité des témoignages de réfugiés faisant état de l’exécution de quatre responsables provinciaux qui semblent accréditer, du moins en partie, les dires du général Salisbury fait état de progrès SALISBURY, (Reuter) — Le gouvernement rhodésien a réalisé des progrès satisfaisants dans ses pourparlers avec des factions nationalistes noires sur l'éventuel avènement de la loi de la majorité, déclare-t-on de source gouvernementale à Salisbury.Le gouvernement estime que l’initiative anglo-américaine est presque sans espoir, bien qu’il ne l’ait pas complètement rejetée, précise-t-on.Les contacts du gouvernement avec les factions de Mgr Abel Muzorewa et du révérend Ndabanangi Sithole, dont les organisations nationalistes sont à l’intérieur de la Rhodésie, se sont poursuivis jusqu’ici avec un certain succès, dit-on de même source.Kriangsak.Le commandant adjoint thaïlandais qui citait, semble-t-il, des sources proches des services de renseignement, a précisé devant l’Association pour la paix que M.leng Sary, vice-premier ministre chargé des affaires étrangères, aurait vu ses pouvoirs réduits.Le premier ministre, M.Pol Pot, aurait remplacé M.Saloth Sar à la direction de l’Angkar.Le général Nuon Chea, a-t-il dit, serait devenu son adjoint et président de l’Assemblée du peuple.Aucune information n’a été publiée à Phnom Penh sur M.Pol Pot depuis qu’il a laissé la place à la présidence de l’Ang-kar au général Nuon Chea en octobre 1976, si ce n’est sa participation à une réception pour une délégation chinoise.En raison du caractère parcellaire des informations en provenance du Kampuchea, il faudra un certain temps pour pouvoir confirmer ou démentir les affirmations du général Kriangsak.De son côté, Radio Phnom Penh a fait allusion à des problèmes intérieurs le 13 août dernier en exhortant, pour la première fois, l’armée à “sauvegarder l’organisation révolutionnaire” et à agir pour que On croit savoir que M.lan Smith désire parvenir à un réglement intérieur qui exclurait le front patriotique, dirigé par MM.Joshua Nkomo et Robert Mugabe.Les organisations nationalistes de ces derniers disposent de forces de guérilla qui combattent le gouvernement minoritaire blanc de Salisbury.La Grande-Bretagne et les États-Unis tiennent, croit-on, à ce ^ue le Front patriotique soit représenté lors d’un réglement dé-înitif.De même source, on déclare que le gouvernement de M.Smith n’aurait aucune objection fondamentale à ce que le Front patriotique participe avec d’autres organisations à d’éventuelles elections libres et équitables pour la formation d’un nouveau gouvernement.Mais le premier ministre rhodésien ne veut absolument pas que le Front obtienne un traitement de faveur.Il soupçonne la Grande-Bretagne et les États-Unis de vouloir être agréables au Front patriotique, qui exige que tout gouvernement intérimaire forme avant des elections soit sous son contrôle, ajoute-t-on de même source.le Kampuchea “reste rouge”.Selon le général Kriangsar, une nouvelle structure administrative a été mise en place dans les quatre provinces en cause et un remaniement partiel du gouvernement a eu lieu.Prié de dire si la Thaïlande riposterait à l’occupation par les Khmers d’une partie du territoire thaïlandais, le commandant adjoint a, par ailleurs, répondu: “Nous pourrions couper Sisophon, Siem Reap et Battambang du reste du pays”.Ces trois provinces faisaient partie de la Thaïlande jusqu’en 1946.Mission “exploratoire" seulement ?Vance sera lundi à Pékin WASHINGTON (AFP) -M.Cyrus Vance, le secrétaire d'État américain, part aujourd'hui pour Pékin, afin de remettre prudemment en route le processus qui doit un jour déboucher sur la normali-sation des relations américano-chinoises et également pour ouvrir un dialogue au plus haut niveau entre l’administration Carter et la nouvelle équipe dirigeante chinoise.On souligne de source américaine autorisée que la question de la normalisation, pour aussi importante qu’elle soit, ne sera que l'un des nombreux sujets abordés à l'occasion de la première visite à Pékin d’un secrétaire d’État américain depuis près de deux ans.Au cours de son séjour, qui se prolongera du 22 au 26 août, M.Vancé, précise-t-on, entend notamment procéder avec ses interlocuteurs à un large tour d’horizon de la situation mondiale.L’état des relations américano-soviétiques, avec une insistance particulière sur les négociations SALT, la situation en Corée, en Asie du Sud-Est, au proche-Orient et en Afrique seront ainsi passés en revue.On estime au département d’État que l'Afrique est aujourd’hui la région du monde qui intéresse le plus les dirigeants de Pékin, davantage même que l’Asie du Sud-Est.Les Chinois, ajoute-t-on, sont plus que jamais résolus à contrer l'influence soviétique dans le monde partout où ils le peuvent et c’est en Afrique que le Kremlin leur paraît actuellement le plus redoutable.Une action concertée américano-chinoise sur ce continent, en Somalie, en Rhodésie ou ailleurs est cependant hors de question, assure-t-on.L’administration Carter cherche délibérément à minimiser l'importance des conversations de M.Vance qui auront trait à la normalisation des relations américano-chinoises.Son porte-parole les a qualifiées mardi d’“explora-toires” et a tenu à souligner qu’“aucun grand résultat ou aucune annonce spectaculaire” ne devait être attendu.Cette réserve tient à plusieurs raisons.On affirme tout d'abord, de source autorisée, ignorer à peu près complètement la position actuelle de la Chine, c est-à-dire essentiellement les concessions qu’elle est prête à consentir à l’égard du Taïwan.Il serait par conséquent imprudent de faire état d’espérances qui pourraient è-tre sans fondement.Le président Carter devra d’autre part livrer au début de l’année prochaine une très dure bataille devant le Sénat lors du débat de ratification du nouveau traité sur le canal de Panama.Il lui est impossible d’apparaitre au même moment comme décidé à "lâcher” Taiwan, autre sujet extrêmement sensible, sans susciter contre lui une coalition générale de sénateurs et de représentants qui s’uniraient pour dénoncer "le bradeur” des intérêts américains.Aussi, l’actuelle administration américaine est-elle probablement sincère lorsqu'elle affirme qu"'aucune date ferme" n'a été fixée pour l'établissement de relations dinlomati- politique d’Israël soit dictée uniquement par des considérations américaines”, ont déclaré des milieux israéliens autorisés, que citait hier Maariv en manchette.Ces milieux ont ajouté: "Si le gouvernement Begin devrait tenir compte uniquement de la position de Washington, il n’aurait d’autre recours que de mettre fin totalement a l’implantation en Cisjordanie.Or, cela est contraire au programme du gouvernement”.On i près les explications que I bassadeur Dinitz a été chargé de transmettre à Washington, les américains s’abstiendront de “créer une atmosphère de tension entre Israël et les États-Unis”.On souligne que les trois nouveaux points d’implantation dont il est question se trouvent tous à quelques centaines de mètres des lignes d’avant la guerre de Six Jours, dans les regions où, précisément, il est prévu que “les légères modifications de frontiè- Ôn espère à Jérusalem qu’a-rès les explications que l’am- res”, dont M.Carter a fait souvent état, seront apportées.Par ailleurs, Israël a refusé de recevoir une note de protestation de la CEE au sujet de l’implantation de trois colonies juives en Cisjordanie, a annoncé le ministère des Affaires étrangères.Refusant de prendre la note que lui remettait jeudi l’ambassadeur de Belgique en Israël, M.Jacques Egger-mont, le directeur général du ministère des Affaires étran-ères, M.Ephraim Evron, a ‘ait valoir que les trois colonies existaient depuis des années et que la décision des autorités de sanctionner officiellement leur existence ne constituait qu’une formalité.Enfin, le gouvernement français a manifesté hier les “vives préoccupations” que lui causent les récentes décisions israéliennes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.Un porte-parole du quai d’Orsay a fait la déclaration suivante: “Les récentes décisions du gouvernement israélien concernant les territoires occupés COLLÈGE PRIVÉ SCIENCE DE LA PAROLE (620.0:0 COURS DU SOIR À TEMPS PARTIEL DIPLÔME D’ÉTUDES COLLÉGIALES (d e c.) PROGRAMME PRÉ-UNIVERSITAIRE — FRANÇAIS — ANIMATION — COMMUNICATION - TECHNIQUE DE SCÈNE DÉBUT DES COURS: 6 SEPTEMBRE RENSEIGNEMENTS: LE CONSERVATOIRE LASSALLE 1290, rue ST-DENIS, 8e étage MONTRÉAL H2X 3J7 288-4140 ques normales entre Washington et Pékin.Les sondages d'opinion sont éloquents d'ailleurs: 2 Américains sur 3 demeurent opposés à l’“aban-don” de Taiwan, ce qui ne les empêche pas de souhaiter en même temps la normalisation avec Pékin.L'administration Carter est donc résolue à avancer dans cette voie, mais à pas comptés.Bien qu’elle l’ait nié, le discours prononcé lundi dernier par M.Edward Kennedy sur l’avenir des relations américano-chinoises a constitué un ballon d’essai et les vues exposées par le sénateur du Massachussetts sont certainement très proches de la position officielle américaine.M.Kennedy a demandé le prompt établissement de relations complètes entre Washington et Pékin, l’abandon des liens diplomatiques avec Taiwan et le retrait des 1165 militaires américains encore stationnés dans Tile.Toujours selon le sénateur, les États-Unis pourraient continuer à entretenir des liens économiques et militaires avec Taipeh, mais, en dernier ressort, le meilleur moyen d’assurer la sécurité de Taiwan serait d’obtenir de la Chine l’assurance, sous une forme ou une autre, qu’elle ne cherchera pas à annexer l'île par la force.On n’en est pas encore là, mais M.Carter, tout comme l'était M Kissinger, est convaincu de l’importance de la Chine sur la scène mondiale et des bénéfices que les États-Unis peuvent retirer de sa rivalité avec l’Union soviétioue ST.GEORGE’S SCHOOL ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE PRIVÉE dispose de quelques places libres pour Septembre 77 aux niveaux: pré-scolaire (4 ans) et en deuxième année.Cette école met l'emphase sur le travail en petits groupes et sur (’individualisation.Chaque enfant bénéficie d’une attention particulière de la part d'un personnel hautement qualifié.Un enseignement harmonieux du français, langue seconde, est une priorité.Frais de scolarité: 4 ans — demi-journée: $1,245.Journée complète: $1.605.2ième année: $1,605 Pour tous renseignements, veuillez communiquer: 486-5214 3685 The Boulevard, Montréal, Québec H3Y1S9 ÉDUCATION DES ADULTES Session Automne 1977 DEC-CEC-AEC Date limite pour les demandes d’admission 2ième série -26 août 144 cours sont offerts dans les disciplines suivantes: — Sciences et Techniques générales et appliquées — Sciences et Techniques humaines — Arts Plastiques — Lettres — Sciences et T echniques administratives Début des cours: 29 août 1977 Renseignements: Règistrariat, local A510 284-7265 cégep > * du vieux montréal de Cisjordanie et de Gaza sont évidemment contraires à toutes les résolutions des Nations Unies en la matière.Elles ne peuvent que susciter les vives préoccupations du gouvernement français qui a toujours voté en faveur de ces resolutions.“Au moment où des perspectives de négociations paraissent se dessiner, de telles décisions unilatérales ne peuvent qu’introduire un élément de complications supplémentaires et compromettre les chances d’une paix juste et durable au Proche-Orient.” M A I S O N S D’ E N S E I G N E M E PROFITEZ-EN! .apprenez L’ANGLAIS SANS FRAIS Le Cégep Vanier vous offre cet automne une série de cours d’anglais intensif.des cours d’anglais pratique selon VOS BESOINS.Que vous soyez un débutant ou que vous vouliez vous perfectionner, nous avons le cours idéal.INSCRIVEZ-VOUS DÈS MAINTENANT! 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Vous pourriez être éligible de suivre ces cours SANS FRAIS, à condition de: •Prendre 12 heures de cours académiques par semaine.•Avoir au moins 18 ans, avoir abandonné les études régulière depuis au moins un an, OU posséder un certificat du secondaire V.• être citoyen canadien ou immigrant reçu.Les personnes inscrites subiront un test de classification avant d’être placé dans une classe répondant à leur niveau de connaissances.Nous offrons aussi un programme spécial d’anglais intensif pour les entreprises commerciales et industrielles, tenant compte des besoins des employeurs et des employés.Nous offrons ce service sur place: à l’usine, au bureau, à l’heure et au lieu de votre choix.Appelez pour prendre un rendez-vous d’inscription: 333-3920 Du lundi au jeudi, 9 h à 19 h — Vendredi, 9 h à 16 h 30 CÉGEP VANIER Centre de l’Education Permanente 821 boul.Ste-Croix, Ville St.Laurent % COLLÈGE ANDRÉ-GRASSET ÉDUCATION PERMANENTE COURS DU SOIR SESSION: Automne 1977 ARTS: 510-101 Organisation picturale l mercredi 510-201 Organisation picturale II mercredi 520-201 Hist, de l'Art et esthétique II lundi 3ES: 604- ANGLAIS (test de classement, le 12 sept.) lundi 607-101 ESPAGNOL élémentaire 1 lundi 607-201 ESPAGNOL élémentaire II mordi 607-301 ESPAGNOL intermédiaire 1 mercredi 601-202 FRANÇAIS: Théâtre mardi 601-302 FRANÇAIS: Roman mardi 601-402 FRANÇAIS: Essai mercredi 601-902 FRANÇAIS: linguistique jeudi 601-122 FRANÇAIS: Poésie québécoise jeudi MCES HUMAINES: 381-902 ANTHROPOLOGIE; sociale et culturelle mercredi 320-311 GÉOGRAPHIE: le Québer jeudi 330-951 HISTOIRE du Québec, 1867 • nos jours mercredi 340-101 PHILOSOPHIE: Init.au projet philosophique lundi 340-301 PHILOSOPHIE: La condition humaine mercredi 340-401 PHILOSOPHIE: La conduite humaine mardi 385-942 POLITIQUE: Systèmes pol.Québec et Canada lundi 350-901 PSYCHOLOGIE: Dév.de la personne lundi 387-971 SOCIOLOGIE du travail jeudi Début des cours: Semaine du 12 septembre Renseignements, demande de prespettus: Secrétariat de l’Éducation permanente Collège André-Grasset 1001 est, boul.Crémazie Montréal H2M 1M3 Tél.: 381-4293 COLLÈGE ÉDOUARD MONTPETIT SESSION AUTOMNE 1977 ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL ET PROFESSIONNEL COURS À TEMPS PARTIEL LE SOIR POUR ADULTES SCIENCES PURES : -Biologie.301,921,931,942 — Mathématiques, 211,311,101, 103,105, 203, 307.337 -Chimie, 101,111 — Physique, 111 BEOfiRAPNIE ET HISTOIRE: — Géologie.932 — Géographie, 212 — Histoire, 951,983 PHILOSOPHIE: — Init, philosophie 101 — Vision du monde 201 — Condition humaine, 301,401 — Philo, sociale.225 -Philo, de l'arl, 403 — Philo, culture.920 SCIENCES SOCIAIES : -Psychologie 102.901,911.904 — Anthropologie, 900, 910 — Po lilique, 940.942 — Sociologie, 960.961.211 ARTS: — Organisation picturale.101, 201,301,401 — Organisation spatiale.102, 202, 302,402 — Histoire de l'art, 101.201, 301.401 — Cinéma et société, 902 INSCRIPTION: CERAMIQUE : — Céramique.189, 289 HMNQAIS : — Poésie, 102 — Français écrit normatif, 111 — Théâtre, 202 — Roman.302 — Essaie 402 — Elément de linguistique.902 — Le théâtre Québécois.231 — Anal, phénomène québécois dans la littérature.935 ANGLAIS : — Anglais, 101.201.301,401,901 — Traduction.906 — Anglais des affaires, 908 ESPABN0L: — Espagnol, 101, 201,301 ALLEMAND: — Allemand, 101 RUSSE: — Russe, 101 TECHNIQUES ADMINISTRATIVES: — Structure de l'entreprise, 913 — Droit des affaires, 916 — Personnel, 925 — Science comportement, 935 — Comptabilité 1,110 — Comptabilité II, 210 — Comptabilité analytique, 320 — Marketing, 430 — Commerce de détail, 501 — Placement, 503 — Comptabililé III, 513 — Prix de revient, 523 — Finance 1,540 — Fiscalité, 603 — Recherche commerciale, 611 — Comptabilité par londs, 613 — Marketing II, 631 — Finance II, 640 ECONOMIQUE : — Économie.920.921, 935 INFORMATIQUE : — Init.à l’informatique, 101 — Init.a uk ordinateurs, 111 — Init.programmation.201 -Coboll, 311 — Init.à l'informatique.900 ELECTAOnCHNIQUE : — Circuits 0C, 110 — Circuits AC.210 — Électronique III.510 -RadioAM, 610 — Application pratique des circuits intégrés I.620 -RadioFM, 710 — Application pratique des circuits intégrés II, 720 GARDERIE D'ENFANTS : — Créativité artistioue, 133 — Psychogénêse I, 205 — Org.garderie éducative.633 AÉROTECHNIQUi : — Fabrication!, 120 -Éleclricilê 1,950 TECHNOLOGIE DU RATIMENT: — Estimation, 671 — Lecture de plans, 901 SCIENCES GRAPHIQUES : — Sciences graphiques, 101,201 COURS CULTURELS: — Décoration d'intérieur — Décoration artisanale — Tapisserie — Céramique — Taille de pierres précieuses — Rencontres musicales EDUCATION PHYSIQUE: — Entrainement physique — Badminton — Tennis — Yoga — BalleUac — Ballon volant — Conditionnement physique — Golf Du 22 au 26 août: de 9:30h.à 11:30h.- 13:30h.à 16:30h.24 août, 6, 7,8 septembre: de 19:00h.à 20:00h.Date limite des Inscriptions: 8 septembre 1977 Début des cours: Semaine du 19 septembre 1977 Pour plus de renseignements, demandez notre brochure : Service de l'éducation des Adultes 945, chemin de Chambly, Longueuil — Tél.: 463-1840 sports Le Devoir, samedi 20 août 1977 • 9 4_les jeux du Québec____________________________________ i Deux approches différentes sur la vocation des jeux par Gilles St-Jean • SHERBROOKE — Diverses concep-Uons des Jeux du Québec prévalent à Sherbrooke, parmi les cadres des différentes délégations.Tandis que certains y voient un outil d’émulation qui surtout, encourage les jeunes Québécois à prati-uer le sport, d’autres estiment que les eux doivent servir à éduquer les jeunes, à les obliger à donner tout ce qu’ils ont.A sé dépasser.Le chef de mission de la région de Québec, Lorenzo Saint-Gelais, dont la troupe a remporté les cinq premières finales provinciales des Jeux, est de ces derniers.Sans pour autant rejeter les valeurs éducatives du sport, le chef de mission de Montréal, Christian Poullot, croit pour sa jjart que les Jeux devraient servir surtout d’encouragement, de récompense, à ceux qui ont pratiqué le sport.“Je travaille exclusivement sur la participation, dit Poullot.A Montréal, nous Voulons, c’est notre unique but, amener les jeunes aux sports”.; “Vous savez ce que c’est que le sport?, demande Lorenzo Saint-Gelais.Il s’agit de compétition, régie par des règles.Le sport a été créé pour la compétition.Ce n’est pas du loisir, de la récréation.Pour moi, la médaille est le but ultime, la récompense.Ma philosophie du sport à moi, c’est ça!” “On s’étonne que Montréal ne soit pas toujours première aux Jeux, dit Christian Poullot.Mais sachez que chez nous, 10 jours avant de venir à Sherbrooke, on ne s’occupait encore que de notre région, sans penser à gagner aux Jeux.Bien sur, il ne s’agit pas de cracher sur une perspective de victoire, mais nous voulons avant tout développer nos structures, faire participer le plus d’athlètes possible.” “Les Jeux du Québec n’ont jamais eu lieu pour démontrer la valeur de l’élite mais favoriser le développement régional, ajoute Poullot.Beaucoup de fédérations laissent aux régions la possibilité d’écrémer leurs effectifs et les amener aux finales provinciales.C’est un peu ridicule, surtout depuis la création des championnats regroupés (CSQ), où l’élite serait vraiment à sa place.” “Certains vont peut-être dire que je suis un élitiste, dit Saint-Gelais.Peut-être que oui, après tout.Je vise surtout à donner une éducation aux jeunes athlètes, à leur apprendre ce qu’est le dépassement.N’oublions pas que quand un jeune vient aux Jeux, il s’est entraîné pour ça.D a pris part à des compétitions, il a battu ses adversaires.B fait partie de l’élite, du moins dans sa propre catégorie.” “Les opinions divergent, soutient Poullot.On est en général soit pour l’élite soit pour le développement régional.Peut-etre que le problème de l’identification des jeux du Québec, en termes de destination, de clientèle, provient du fait qu’on les a baptisés “jeux”.Le terme “jeux” désigne généralement une compétition sportive de grande envergure “les Olympiques”, les “Jeux du Canada” “du Commonwealth”.On devrait au moins définir une fois pour toutes ce que sont les Jeux du Québec avant de leur coller ce nom.Et il faudrait, en tout cas, définir aussi ce que sont les championnats regroupés.Alors, là seulement, les jeux du Quebec prendraient leur vraie place.” “Je fais participer la masse, explique Saint-Gelais, quand j’organise des compétitions dans ma région.Je les motive, je les amène à participer aux Jeux du Québec, la plus belle activité sportive du Québec.Ici, 18 équipes s’affrontent, les jeunes y prennent du plaisir et font du sport sérieux.Tout est la.On montre aux jeunes ce que peut donner du sport bien fait.D’autre part, on a créé des championnats regroupes, les CSQ, afin de motiver les jeunes à pratiquer les sports plus loin qu’ici ou l’école.A l’école, on peut leur apprendre à jouer au basket bail, mais dès la sortie, ils vont oublier comment on fait un bon iay-up.” "Je comprends qu’on puisse rechercher la médaille d’or, dit Christian Poullot.Mais nous voulons avant tout donner à nos jeunes le goût de continuer à pratiquer le sport.“Chez nous, estime Lorenzo Saint-Gelais, l’objectif “sport de masse” ne sera atteint que quand nous aurons trouvé des candidats de chacune de nos 12 zones pour toutes les 14 disciplines des Jeux.D’ici là, nous travaillons à développer les jeunes que nous avons et leur montrer que le sport est une activité importante, une école de la vie.Les sports sont cruels, ils sont régis par des regies inflexibles, comme la vie d’ailleurs.” Et le chef de mission de Québec conclut: “Je crois que la Société des Jeux a atteint son objectif: faire faire du sport, pas du loisir, pas du divertissement.Le divertissement a certainement du bon, beaucoup de bon, mais on ne peut comparer ses effets à ceux du sport.” KTINE — Les prochains jeux d’été auront lieu à Québec et seront organisés conjointement par plusieurs municipalités de la région.La tenue des jeux sera du reste annoncée officiellement le 27 août par M.Claude Charron, oui fera part en même temps des grandes lignes de son livre vert sur le sport au Québec.À la balle-molle: quatre équipes sont encore invaincues, soit Québec, l’Est du Québec, la Côte-Nord et le Saguenay.On croit que la finale aura lieu entre Québec et la Côte-Nord.En ski nautique: les Laurentides dominent au chapitre des médailles, avec sept, suivies de Lanaudière (6) et Laval (5).En tennis : 192 matchs ont été disputés jeudi et hier.Les quarts-de-finale commencent aujourd’hui.On souligne, de même qu'en ski nautique, l’excellente qualité des installations!.En natation: la région de Québec domine largement.Sur 32 nageurs qui prendront part à des éliminatoires, aujourd'hui, pas moins de 17 sont de Quebec.Dans cette discipline, on parle de plus en plus ouvertement contre fe système de la Fédération québécoise puisque quelques diziémes de secondes peuvent releguer un nageur de catégorie “B” (jeux du Québec) à la catégorie “A” (jeux du Canada).Plusieurs jeunes ont ainsi été éliminés de la compétition ici, ce qui a entraîné des déclarations intempestives de leurs directeurs de mission.150 journalistes couvrent les Jeux du Québec.51 militaires, du Royal 22e, assurent la sécurité au centre administratif.Tous de charmants garçons, mais il se ressemblent tellement qu’ils paraissent plus nombreux qu’ils ne le sont vraiment.Deni-finale de pétanque aujourd’hui, pour six des 17 régions inscrites.Gilles Houde les jeux du Canada.Jouez au tennis gratuitement Grâce à une entente récente intervenue entre le service des sports et loisirs de Montréal et le collège Jean-de-Brébeuf, le public peut, dès maintenant, utiliser gratuitement les six courts de tennis de cette institution d’enseignement, située à l’angle de l’avenue Decelles et du chemin de la Côte-Ste-Catherine.Ces installations sont accessibles sept jours par semaine, de 9 h au coucher du soleil.Aucune réservation n’est requise.Les premiers arrivés sont les premiers servis.La ville de Montréal doit être félicitée pour cette initiative et pour tous ses efforts dans la récupération des espaces libres afin d’y aménager des courts de tennis.Présentement, on tente de négocier des ententes du même genre avec la commission scolaire afin de mieux utiliser les cours d’écoles.Le tennis étant de plus en plus populaire, de nombreux endroits inoccupés pourront dans l’avenir servir à toute la population.Les joueurs de tennis qui utilisent gratuitement les installations de la ville doivent se rappeler qu’ils ne sont pas seuls et qu’ils doivent céder leur place à ceux et celles qui attendent pour jouer.Quand on fait une joute d’une heure et que des personnes attendent, l’ethique sportive exige que l’on offre son court.Le CRL de la Rive Sud Le Conseil régional des loisirs de la Rive Sud multiplie les activités spéciales sur la piste cyclo-loisir de la voie maritime du Saint-Laurent.En effet, d’ici la fin de l’été, les cyclotrou-reurs de la région pourront profiter de tours guidés au cours desquels des moniteurs organiseront des tournées d’information sur les différentes attractions qui font le charme de la piste les écluses du Saint-Lambert, le régulateur des glaces de l’Ile des Soeurs; le sanctuaire d’oiseaux, etc.Ces excursions guidées se tiennent tous les week-ends et les départs se font de Saint-Lambert et de l’Üe des Soeurs tout au long de la journée., ., Aujourd'hui et demain, une invitation spéciale est lancee aux photographes amateurs pour participer au cyclo-photo.Il s’agit d’immortaliser sur pellicule des moments de la vie qui animent la piste.Les 27 et 28 août un stage de sensibilisation a la vie à bicyclette sera offert au public tandis que les 3-4-5 septembre, on soulignera la fermeture de la piste par des manifestations axées sur la famille et le cyclotourisme.Pour des informations supplémentaires, on peut communiquer avec Catherine Handtield ou Jacques Legault au 677-5244.Le Conseil régional des loisirs de la Rive Sud est situé au 780 rue Saint-Jean, à Longueuil.Le Centre Aérobique Le magnifique club de tennis Val des Arbres de Ville de Laval vient de signer une entente avec Jean-Guy Boisvert, le directeur du Centre aérobique, qui se voit confier la responsabilité des cours de conditionnement physique et de la natation.C’est toute la population de Laval qui profitera de la compétence de Jean-Guy Boisvert et qui pourra, en plus du tennis, s'adonner à des programmes sérieux de l’activité physique Plusieurs Lavallois savent que Val des Arbres offre de très bonnes installations pour le tennis, mais plusieurs, faute d’une bonne animation, ignorent que Val des Arbres possède aussi une magnifique piscine, un gymnase et une piste de jogging.Bravo à Gilles Leroux, le président du Club et a Denis Fiset, son administrateur, pour cette nouvelle orientation., une nouvelle base Le Québec termine deuxième Le marathon de /7/e d’Orléans Samedi le 27 août aura lieu pour la cinquième année consécutive le marathon de l’Ile d’Orléans.Cette longue course à pieds de plus de 42 kilomètres (26 milles) réunira la plupart des meilleurs marathoniens du Québec.Le départ sera donné à 15 h 30 dans la paroisse de Saint-Pierre et l’arrivée se fera à Saint-Jean d’Orléans au restaurant Le Vacancier.Les participants peuvent s’inscrire de 13 h à 15 h au Couvent de Saint-Pierre.Quant aux non-participants, c’est une excellente occasion pour visiter un des plus beaux endroits du Québec, tout en encourageant les athlètes d’une discipline exceptionnelle.La beauté de l’Ile d’Orléans contribuera sans doute à attirer un nombre record d’athlètes car cette course est également reconnue comme étant le championnat provincial du marathon.Du nouveau à Mascouche Le 10 septembre prochain, à Mascouche, une d’écologie et de plein-air sera officiellement inaugurée.A compter de 2 h les responsables de ce projet en collaboration avec le poste de radio CKLM, offriront au grand public toutes une série d'activités dont une “épluchette de blé d’Inde monstre", et la présence de nombreux artistes.Une fois la journée officielle terminée, c’est l’écologie et le plein-air qui seront les vedettes.Si Gilles Patenaude réalise serieusement son projet, la population pourra profiter des installations de Mascouche et s'adonner à plusieurs activités de plein air tout en se familiarisant avec l’écologie.C'est à suivre.Vacances - Familles Encore une fois mon ami Jean-Marie Lachance a trouvé quelque chose d’intéressant et pas trop cher pour les familles vacancières du Québec.Jean-Marie La"u—" lr'r'A-'- .achance est le fonda* et directeur général de Vacances-Familles et organise la longue fin de semaine de la fête du Travail un “sprint-—” a Québec, Val d’Or, Sherbrooke, Chicoutimi et Ri- teur pour mouski.En effet, avec la collaboration du magmfique hotel Loews Le Concorde à Québec et avec la chaine des Auberges des Gouverneurs, les familles pourront séjourner dans ces hôtels pour la somme de $15 par jour, chaque chambre pouvant accommoder quatre personnes d’une même famille.Une programmation spéciale sera mise de l'avant par Vacances Familles où diverses activités culturelles seront suggérées aux participants.On peut s’inscrire à ce programme en communiquant avec le bureau de Vacances-Familles, au 1661 Avenue du Parc, Sainte-Foy, tel.: 418-658-0576.ST-JEAN, T.N.(PC) - Les Jeux du Canada sont maintenant choses du passé, pour l’été 1977, et tous les organisateurs, membres du comité des jeux, missions provinciales et athlètes se donnent rendez-vous en Ontario, en 1981, à Thunder Bay ou à Sudbury.L’Ontario aura alors à défendre son championnat, chèrement acquis au cours de la semaine, devant un adversaire redoutable, le Québec.La Colombie-Britannique, championne en 1973, s’est contentée de la troisième position cette année.Le Québec rate ainsi par 3.5 points, le titre , et ce, sans la voile.En effet, on a annoncé vers 18 heures hier soir, le retrait de cette discipline, du classement général pour l’obtention du drapeau, et de la coupe du Centennaire.Ce geste donnait raison aux prétentions du Québec et constituait un précédent dans l’histoire des Jeux du Canada.L’association des Jeux d’été du Canada a donc avisé toutes les personnes visées par les jeux, que seulement 15 disciplines entraient dans la compilation finale.Les satisfactions du Québec sont nombreuses dans les pré sents Jeux du Canada.Le tir à l’arc, d’une part, a remporté 10 points et le premier rang au Québec, à sa première présentation aux Jeux du Canada.Le Québec l’emportait sur la Colombie-Britannique, le Nouveau-Brunswick et l'Ontario qui suivaient dans l’ordre.Le cyclisme, sauvé par les filles, a également donné 10 points au Québec, comparativement au troisième rang en 1973.Les garçons n’ont toutefois pas déçu dans l’ensemble, ayant dû subir une pression et une opposition plus forte que les filles.Au plongeon, autre premier rang.Le Québec est reconnu pour être très fort dans cette discipline, jouissant également de la présence de la championne canadienne, Elisabeth Mackay, de Sillery, et de Michel Larouche, d’Alma, un futur membre de l’équipe canadienne.Et il ne faudrait pas oublier le jeune Chicoutimi en de 15 ans, Gilles Bilodeau.Le Québec est passé de la 3e place en 1973, de la première cette année.A la balle molle, avec un palmarès de 7-1, et ayant dû jouer les préliminaires dans la section la plus forte, le Québec est parvenu à passer de la 5e place en 1973, à la première en 1977.L’esprit d’équipe qui a animé ces jeunes filles venant de partout au Québec, les a menées à la médaille d’or, alors que l’on ne leur demandait qu’une troisième place.Le Québec a connu beaucoup trop de deuxièmes positions, pour rêver au drapeau des Jeux.En quelques occasions même, le Québec a terminé deuxième, en ne sachant pas garder l’esprit présent jusqu’à la fin.Le water-polo est l’exemple typique d’une situation qui a coûté deux points au Québec.Partis de la première place en 1969 et 1973, le Québec n’a pas baseball conservé son calme jusqu’à la .fin et cette bévue devait coûter la victoire et la première place au Québec.Le ski nautique a donné une deuxième place, derrière l’Ontario, mais tout le monde s’y attendait.La famille McLing-tock a dirigé l’Ontario qui comptait au moins trois membres de l’équipe nationale de ski nautique.La perte de la première position était prévisible.En canotage, une deuxième place derrière l’Ontario n’était pas prévue non plus, qu’elle n’est pas decevante pour l’équipe de Mission-Québec.L’absence de compétitions fréquentes dans cette discipline, n’a vraiment pas permis d’évaluation des équipes, avant que la compétition ne débute.La grande déception des jeux aura été le baseball avec une 5e position, alors que l’équipe québécoise a vu l’attaque rater l’occasion de se faire valoir en préliminaire, lors des deux matches les plus importants.Les deux positions manquées par cette équipe, ajoutées aux deux points de différence causés par le water-polo, auront aidé indirectement les chances du championnat de l’Ontario.Enfin, le hockey sur gazon, avec sa quatrième place, aura déçu plusieurs, qui voyaient au moins une médaille de bronze, suite aux préliminaires.Le Québec aura travaillé farouchement pourtant, pour laisser ensuite la médaille à Terre-Neuve.Voici le classement final des Jeux du Canada: Ligue Nationale Jeudi Philadelphie 8, Montréal 3 Pittsburgh 7, Chicago 6 Los Angeles 7, San Francisco 0 Hier Atlanta 5-2, Montréal 3-7 Chicago 6, Los Angeles 2 Philadelphie 9, Houston 5 Pittsburgh 6, San Francisco 1 St-Louis 12, San Diego 4 Cincinnati 4, New York 1, 1er match Aujourd'hui Cincinnati, Norman (10-10) à New York, Swan (8-7), 14 h Los Angeles, Rau (13-3) à Chicago, Bonham (10-10), 14 h 15 San Francisco, Williams (4-4) à Pittsburgh, Jones (3-4), 19 h Atlanta, Capra (2-9) à Montréal, Brown (8-10), 19 h 30 Houston, Larson (1-6) à Philadelphie, Kaat (5-7), 19 h 30 San Diego, Jones (5-9) à St-Louis, Rasmussen (9-11), 20 h Ligue Américaine Jeudi Boston 8, Milwaukee 4 Minnesota 8, Seattle 2 Kansas City 4, Cleveland 0 New York 5, Détroit 4 Texas 8, Toronto 0 Hier Chicago 3, Milwaukee 1 Baltimore 3, Minnesota 2 Kansas City 9, Boston 3 New York 8, Texas 1 Toronto à Californie Celveland à Oakland Détroit à Seattle Aujourd'hui Baltimore, Grimsley (11-6) à Minnesota, Redfern (4-4), 14 h 15 Chicago, Stone (13-7) à Milwaukee, Travers (4-6), 14 h 30 Cleveland, Waits (7-4) à Oakland, Blue(11-15), 16h30 Boston, fiant (8-7) ou Cleveland (8-6) à Kansas City, Littell (5-4), 20 h 30 New York, Tidrow (7-4) à Texas, Perry (10-9), 20 h 30 Toronto, Jefferson (7-13) à Californie, Brett (10-8), 22 h 30 Detroit, Wilcox (4-0) à Seattle, Abbott (10-7), 22 h 30 LIGUE NATIONALE Section Est PHILADELPHIE 74 45 PITTSBURGH 71 51 CHICAGO 67 52 ST-LOUIS 67 54 MONTRÉAL 55 67 NEW YORK 49 Section Ouest 70 LOS ANGELES 73 48 CINCINNATI 62 59 HOUSTON 57 65 SAN FRANCISCO .55 68 SAN DIEGO 54 71 ATLANTA 43 77 LIGUE AMÉRICAINE Section Est 9 BOSTON .71 BALTIMORE.69 NEW YORK.70 DÉTROIT.54 CLEVELAND.53 MILWAUKEE .63 TORONTO.40 Section Ouest CHICAGO .67 TEXAS.°° KANSAS CITY .67 MINNESOTA.CALIFORNIE .SEATTLE.OAKLAND.69 58 50 44 P 46 49 50 64 66 72 77 50 51 51 53 58 75 73 moy.622 .582 .563 .554 .451 .412 .603 .512 467 .447 .432 .358 moy.607 .585 585 .458 .445 .424 .242 .573 .571 .568 .566 .500 407 .376 y % U (2 * J Graham Gill, à g., du Québec et lan Bridge de la Colombie-Britannique se disputent la possession du ballon au cours de la finale de soccer des Jeux du Canada, hier, à St-John.La C.-B.a remporté le match 2-1 et a ainsi mérité la médaille d’or.Le Québec a obtenu la médaille d’argent.(Téléphoto CP) Les Expos perdent le premier match Victoire de Holdsworth Or Arg.Br.Pts.Ontario 48 37 23136.5 Québec 33 32 27 133 C.-B.16 20 27 121 Alberta 10 8 15 84 N.-E.5 9 4 71.5 Sask.2 3 6 59.5 N.-B 1 2 3 48.5 T.-N.1 0 3 60 Manitoba 0 5 8 83.5 I.P.E.0 0 0 23 Yukon 0 0 0 8.5 T.N.O.0 0 0 4 Les Expos de Montréal ont partagé les honneurs d’un programme double contre les Braves d’Atlanta, perdant le premier match 5-3 mais gagnant le second 7-2, hier soir, au stade olympique devant plus de 20,000 spectateurs.Le lanceur partant des Expos.Fred Holdsworth, a été crédité de la victoire, sa première dans la Ligue nationale.Décès de Russ Taylor Russ Taylor, qui a connu une longue carrière comme commentateur sportif, est mort hier à l’âge de 51, victime d’une crise cardiaque.Russ Taylor s’est joint au poste CFCF en 1948 comme opérateur de la salle de contrôle et, quatre années plus tard, son grand intérêt pour les sports le conduisit à décrire des parties de baseball des petites ligues.Au cours des années 50, il a fait la description des matchs des Royaux de Montréal.Il est par la suite devenu directeur des sports à CFCF ra- dio et télévision, poste qu’il a quitté pour devenir commentateur aux parties des Expos dès leur première saison en 1969.Au moment de son décès, Taylor occupait les fonctions de directeur des services radio-télévision des Expos.Les funérailles auront lieu lundi en l’église St-Ignace de Loyola.La section des sports du Devoir offre à sa femme Pamela ainsi qu’à ses enfants Lesley, 13 ans, Christopher, 12 ans, et Carolyne, 4 ans, ses plus sincères condoléances.Santo Alcala a préservé sa victoire en relève.Le vétéran Tony Perez s’est particulièrement signalé à l’attaque avec trois (joints produits.11 a également brillé à la défensive alors qu’il a commencé un double jeu fort important au moment où les Braves se faisaient menaçants.Dans le premier match, le vétéran lanceur Phil Niekro a limité les Expos à six coups sûrs seulement.Niekro ne s’est pas uniquement signalé au monticule.Il a en effet marqué un point et produit le point d’assurance à la sixième manche.Jeff Burroughs a cogné un double de deux points à la cinquième manche aux dépens du lanceur partant des Expos, Steve Rogers, 13-13.Dave Cash a produit deux des trois points des Expos avec un double à la troisième et un simple à la cinquième.Les Expos ont compté leur autre point à la suite d’un mauvais lancer de Niekro, qui a porté sa fiche à 12-15.Ailleurs dans la Ligue nationale hier, Bill Bucknen a claqué deux circuits et autant de simples, menant les Cubs de Chicago à une victoire de 6-2 sur les Dodgers de Los Angeles, son ancienne équipe.diff.4Vi 7 8 20 Vs 25 11 16 V* 19 21 29 Vs diff.2V4 2Vi 17V4 19 22 31 V, Vi 6’/j 20 23 CARTES PROFESSIONNELLES ET D'AFFAIRES MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOIRE AMEUBLEMEN1 SUR IES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc 7035 AVE DU PARC 270-1141 Brevets d'invention MARQUES deCOMMERCE Robic, Robic ET ASSOCIÉS 2100, rue DRUMMOND Montréal H3G 1X5 2018-2152 721-9630 ENTREPRfNfUR flECIRICIEN JEAN K.MA10UF INC.entretien industriel - commercial résidentiel Plus de 25 ons d expérience Bureau 6305, 25e Ave, Rosemonl Montréal ITLoatula.Conception d’ameublement modulaire, magasin, bureau, résidence.Montrtil 931-8931 un mutin Quibtc-683-1971 2376 Bilvmii St.Foy COMPTABLES AGRÉÉS LUCIEN DAHMÉ.C A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 BELZII.E.ST-JEAN SPERANO ET ASSOCIÉS Comptables agrees A; AlN BElZlLE C A HOBERT ST JEAN C A gulessperano c a 2345 est.Bélanger Montreal 729-5226 VIAU.ROBIN & ASSOCIÉS Comptables agréés J Sprqe Gri'vit s C A Waqu'h Benitos C A R CbdO 'i Jacques loyai ndtfl D*- B., LOu sBd- - C A 4926 ave Verdun.Verdun.H4G 1N3 7708 rue Édouard.LaSalle.H8P i T9 SSA.Blemwille Ect, Ste-Théfèee J7E 1L4 769-3871 -435-4691 PROVOST.LAVOIE.LAROSE & POIRIER Comptable* Agréé* Jean Provost, C A Henri Lavoie, C A Jacques Larose, C A Raymond Poirier, C.A SOOOest, Métropolitain 254-7559 samson.BëLair s, associes comptables agrees Montréal — Québec — Rimouski — Sherbrooke — Trois-Rivières — Ottawa — Sept-iles Suite 3100, Tour de la Bourse, Montréal H4Z 1H8 861-5741 10 • Le Devoir, samedi 20 août 1977 ANNONCES CLASSÉES RÉCULllRES 844-3361 • Chaque parution coûte $2.00, maximum 2$ mole • Tout mot additionnel coûte 0.0$ chacun • L’heure de tombe* 11:00 a.m.pour le tendantain ANNONCES CLASSEES DU DEVOIR A»ia: Lee annonceur! eont priée de vérifier la premiere parution de leurs annonces Le Devoir te rend responsable d'une seule insertion erronée.Toute erreur doit être soulignée immédiatement.S.V.P.téléphoner é 844-3361.ANNONCES CLASSÉES ENCADRÉES 844-3361 e Chaque parution coûte $4.20 le pouce e L'heure do tombé* IIHMajn.pour le lendemain e lln'y a pas de trais pour les illustrations Voir autres annonces classées, en page 11 APPARTEMENTS A LOUER Venez vivreàLaûtë, jngneHOusàsondub! 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bénévole d’une association d’aide aux enfants du monde, Mme M.n’a pas les moyens de faire des perfusions à ceux qui lui sont amenés au stade de l’oedème.Ils sont donc condamnés.En revanche, Mme M.accueille dans son centre des enfants “en état de marasme”.Un enfant en état de marasme, c’est un être prostré, n’ayant plus la force de pleurer.Nourrisson, il n’est plus capable de téter sa mère — laquelle, au demeurant, est, en général, à peu près “sèche”, en raison des privations qu’elle a elle-même connues.Plus âgé, il reste allongé, ou bien assis, des heures durant, sans bouger, le regard absent.Dans un centre créé par l’Église catholique dans un faubourg de Port-de-Paix, trois cents “sinistrés" venus des villages environnants, étaient installés, lorsque nous sommes passés à la fin de juin: une cinquantaine de femmes, avec leurs enfants, et une dizaine d’hommes.Une expression revenait, lancinante, dans la bouche des adultes: “J’ai grand goût.” Gran-gou, ce pourrait être une divinité du panthéon vaudou, frère mineur de Baron Samedi, génie des cimetières et de la mort.Ce mot — que les hommes et les femmes d'ici prononcent en se posant la main sur l’estomac et en le frottant d’un geste circulaire très éloquent — désigne, dans cette langue créole si imagée, la faim.Ces enfants rassemblés dans quelques caves (2), autour d’une place écrasée de soleil, comment les oublier?Les garçons s’appellent Théodule, Abner ou Thémis-tocle; les fillettes portent des prénoms, chez nous tombés en désuétude, d’héroïnes de tragédie antique ou de martyrs des premiers siècles chrétiens.Ils n’ont plus, littéralement, que la peau sur les os.Cela leur donne de petites têtes ratatinées de vieillards — d’autant plus extravagantes qu’ils ne pèsent, à deux ou trois ans, que 4 à 5 kilos — le poids d’un enfant de quel-ues mois, chez nous.La peau des fesses escend sur les cuisses.Les ventres sont énormes, comme des ballons, ou bien, au contraire, comme plaqués à la colonne vertébrale — “en bateau”, disent les nutritionnistes.Une carence aiguë en protéines produit le kwashiorkor, symptôme: les cheveux virent du noir au rouge, puis à un blanc jaunâtre, avant de tomber par touffes; en profondeur, le pancréas est détérioré.Un secret bien gardé On parvient, cependant, à remettre sur pied ces pauvres choses — et avec remarquablement peu de moyens.Dans un centre de renutrition, situe à Gros-Morne, la cuisinière jette, dans un énorme chaudron où mijotent déjà toutes sortes de légumes, un petit quartier de boeuf et une tranche de foie.Avec ce potage, un peu de brouillie de maïs, de Teau de riz, et des cuillerées de vitamines, il faut quelques mois pour rendre la vie à une cinquantaine d’enfants à la fois.“Le plus difficile est de choisir, entre tant de misère”, confesse cette religieuse.De fait, nous avons été le témoin d’une scène presque insoutenable à Port-de-Paix.Un visiteur ayant fait don à l’un des centres de nutrition de cette ville, il devenait possible de conduire à l’hôpital, pour leur administrer du sérum, cinq enfants autrement promis à la mort.Dès que les mères comprirent ce dont il était question, il y eut une véritable émeute.Quant aux vieillards qui n’ont plus la force des adultes, et qui ne peuvent plus inspirer la pitié comme les enfants, ils ne sont, selon le mot terrible de l’un d’entre eux, plus “bons que pour le cimetière”.La situation réelle dans la région du nord-ouest est Tun des secrets les mieux gardés de la République.Les officiels s’énervent, parlent volontiers de “complot anti-haïtien” dès qu’on évoque ce problème devant eux.C’est dans sa rubrique “Le coin du jardinier” qu’un des journaux de la capitale a annoncé qu’il y “aurait eu” deux cents décès provoqués par la faim dans la région de Gros-Morne.De toute façon, pour nombre d’habitants de la “République de Port-au-Prince” — comme aiment à se nommer les gens de la capitale — le nord-ouest, c’est la planete Mars.Les organisations internationales, pour leur part, font leur travail; mais elles craignent les réactions impulsives d’un gouvernement “qui sait faire usage du pouvoir”.L’ambassadeur d'un pays occidental qui, quant à lui, avait fait l’effort de venir à Port-de-Paix, n’a — nous a-t-on rap- Quatre policiers de Hull suspendus HULL (PC) — Le chef de la police de Hull, M.Roland Martin, a annoncé vendredi que quatre policiers municipaux avaient été suspendus de leurs fonctions en attendant le rapport de l’enquête sur des informations voulant qu’ils aient battu deux jeunes gens arrêtés pour le vol de deux motocyclettes.Les deux jeunes auraient été appréhendés dans un garage, à la suite du vol des motos appartenant à l’un des quatre policiers, et auraient été durement assaillis dans une cour d’école avant d’être amenés au poste de police.M.Morin a ajouté qu’une enquête interne serait menée et que les résultats en seraient rendus publics.porté — rien vu de "dramatique” dans cette région.Il était, il est vrai, constamment escorté d’une vingtaine de fonctionnaires haïtiens qui, faut-il le préciser, ne lui ont guère montré les centres d’urgence installés autour de Gros-Morne, de Port-de-Paix et d'autres localités.Cet “oubli” avait peut-être une explication: ces centres ont, en général, été créés par des organisations charitables, sans appui officiel.Haïti compte environ cinq millions d’habitants, pour une superficie de 28,000 kilomètres carrés.Cela fait une densité moyenne de près de cent quatre-vingts habitants au Kilomètre carre — la plus forte, avec celle du Salvador, de tout le continent américain.Mais Haïti est, aussi, l’une des terres les plus montagneuses des .Caraïbes.Seule une modeste partie du territoire, un tiers peut-être, est cultivable.En outre, du fait de l’absence à peu près totale d’industries, moins de 15% de la population vit dans les villes.C’est dire que, sur des terres qui — à l’exception de uatre ou cinq plaines de dimension mo-este — sont smon stériles du moins fragiles, la densité humaine réelle est celle des deltas chinois: plus de cinq cents personnes au kilomètre carré.En outre, cette population augmente, officiellement, de 2% (soit cent mille personnes) par an.Arrêtons-nous au bord de la “route du Haïti occupe le tiers occidental de l’ile d’Hispaniola.La capitale, Port-au-Prince, ne dépasse pas cinq cent mille personnes et Cap-Haïtien cinquante mille.Parmi les autres localités notoires — Gonaives, Les Cayes, Saint-Marc, Port-de-Paix, Jérémie, Jacmel, Hinche, — aucune ne dépasse vingt mille habitants.L’agriculture, qui emploie 85% des Haïtiens, représente seulement la moitié du P.N.B.Sa productivité est très faible.Les paysans vivent largement en autosubsistance.L’essentiel de leurs ressources monétaires vient du café — qui représente aussi, en moyenne, plus du tiers des exportations, — de la canne à sucre nord”, qui relie la capitale à Cap-Haïtien, au lieu-dit “Carrefour Marmelade”, où l’on franchit la chaîne montagneuse centrale.Aussi loin que porte le regard, au nord et au sud, on aperçoit accrochées à flanc de coteau, nichées aux creux des vallons, blotties sous les manguiers, des dizaines, des centaines de “cayes” — parfois isolées, le plus souvent rassemblées en “habitations” (six à huit cases autour d’une cour).Chaque mètre carré de terrain est mis à profit: ces pousses vertes sur un petit méplat, ce ne sont pas des herbes folles, mais des plants de maïs; ces arbustes grêles parmi la pierraille: des tiges de manioc.Les paysans haïtiens cultivent des pentes de plus de 70 degrés, ce qui est à peu près unique au monde.Un agronome nous a dit avoir vu, dans la région de Mirebalais, des paysans s'encorder pour aller planter quelques paquets de maïs supplémentaires.De “Carrefour Marmelade", on découvre un autre drame du pays — conséquence directe de la surpopulation.Jadis couverte de forêts — les anciennes chroniques en font foi — Haïti en est aujourd'hui à peu près dépourvue.Comme les familles grandissaient, on a déboisé, pour arrondir le minuscule domaine hérité de génération en génération.L’absence, dans l’île, de toute énergie fossile, houille ou pétrole, explique, d'autre part, que l’on continue à y utiliser le combustible d’antan: le charbon de bois.Traditionnel fournisseur de la capitale, Tile de la Gonave, en face de Port-au-Prince, est aujourd’hui rasée à blanc étoc.C’est donc, désormais, dans toute la République que l’on peut voir trembler dans l'air ces panaches de fumée qui trahissent la présence de fours où se carbonisent les arbres du pays.Le gouvernement a pris, il y a quelques mois une décision importante: il a détaxé le kérosène, pour encourager les ménagères à faire la cuisine sur des réchauds utilisant ce combustible.Mais, pour l’acheter, il faut de l’argent.Or, à la campagne, le seul moyen de s’en procurer c’est souvent.de fabriquer du charbon de bois.Aucune interdiction, aucune pression indirecte — comme l’institution de taxes à l’abattage — ne prévalent contre cette réalité.Aussi, alors que les forêts occupent aujourd'hui moins de 10% de la superficie, le déboisement se poursuit-il.Dans ce pays où les pluies sont rares, mais violentes, les pentes des montagnes sont donc livrées au ravinement.Au moins trois mille morts Le déboisement a-t-il aussi altéré le climat?La partie occidentale de l’île d’Hispaniola a toujours été plus aride que Saint-Domingue, qui occupe l’Est.Les nuages venus du centre de l’Atlantique crèvent sur les hauteurs de la république voisine; le reste est pour Haïti.Mais comment expliquer la recente aggravation de la situation?Phénomène planétaire, comme au Sahel?Ou local, lié au déboisement?La sécheresse est devenue une donnée chronique du nord-ouest.“La dernière récolte normale dans cette partie du pays remonte à 1970, explique un pasteur pro- testant.En 1975, cela avait été terrible; en 1976, très difficile.Cette année c’est la pire de toutes.” Les pluies attendues en novembre dernier ne sont pas venues.Les paysans qui tentèrent néanmoins de semer en furent pour leurs frais.Les autres eurent la ressource de manger les semences.Puis on vendit les chaises, la table, le lit, pour acheter un peu de maïs, du manioc.Les manguiers promettaient une belle récolte, mais leurs fruits étaient encore verts: on les mangea cependant, au prix de quelles diarrhées! Puis on déterra des racines de “maniocdindon”, d’ordinaire réservé aux bêtes, comme le nom l'indique; il y eu des empoisonnements.On enterra les premiers morts vers mars.Officiellement, 170,000 personnes, sur 245,000 habitants du Nord-Ouest, étaient, au mois de juin, considérées comme “nécessiteuses"; 95,000 étaient “couvertes” — toujours selon les statistiques gouvernementales — par des distributions alimentaires d’urgence (3), fournies par les Nations unes ou des programmes d’aide bilatérale; la faim touche donc 75,000 personnes du Nord-Ouest — dont, sans doute une majorité d'enfants.De nouvelles zones ont été sévèrement affectées cette année: celle de Ranquitte (dans le Nord-Est), le Plateau central, l’île de la Gonave, et l’extrême Sud: 140,000 personnes (moins de 10% des exportations), des “huiles essentielles”, tel le vetiver, de la citronnelle (6,5%) et du charbon de bois à usage domestique.Le seul minerai exploité est la bauxite, près de Miragoane (environ 15% des exportations en 1971).La petite industrie est en passe de devenir la première source de devises du pays.La balance commerciale est déficitaire, les exportations ne couvrant que les trois quarts environ des importations.Les revenus du tourisme et les envois de fonds des travailleurs émigrés assurent, cependant, une balance des comptes excédentaire.— plus que dans le Nord — sont officiellement considérées comme “nécessiteuses” autour de Bainet, Aquin et Côte-de-Fer.Combien y a-t-il eu de morts?La presse canadienne est allée jusqu’jà parler de 20,000.“Deux cents”, nous a confié dans un murmure un haut fonctionnaire.En additionnant les seuls chiffres que nous considérons comme induscutables — fournis par des autorités médicales ou religieuses ayant mené des enquêtes précises, — nous parvenons à 3,000 décès, entre mars et la mi-juin, dans le triangle Gros-Morne — Port-de-Paix-Jean-Rabel.Rabel.“Dans un village, nous a dit un témoin, on n'enterrait meme plus les morts.Les survivants grattaient le sol superficiellement, entouraient les cadavres dans des feuilles de bananiers, puis les recouvraient vaguement de pierres.Les derniers habitants ont marché trois jours pour arriver à Gros-Morne, avec quelques mangues pour toute nourriture.” Les “mornes" (collines) se dépeuplent rapidement Un curé nous a indique que 1,150 de ses 12,000 paroissiens avaient déjà, vers le début de juin, deserte ses “chapelles" (paroisses).Corrélativement, les localités où ont lieu des distributions de vivres — comme Gros-Morne et Port-de-Paix — ont vu leur population quasiment doubler ces dernreres semaines.(Il Le kob est la centième partie de la gourde, unité monétaire de Haïti, dont le taux, depuis 1919, est de 20 cents de dollar, soit aujourd’hui environ 1 franc français.Le dollar a cours légal, au même titre que la gourde, sur toute retendue du territoire.La monnaie est rendue en pièces ou billets américains et haïtiens mélangés.(21 La caye est la maison haïtienne traditionnelle Elle’est carrée, faite de torchis sur un bâti de branches, et couverte de chaume ou de tôle.(3) La composition d’une ration alimentaire dépend évidemment des ressources disponibles .(PAM) des Nations unies prévoit, pour la rétribution quotidienne d 'un travailleur engagé dans une action de 'food for work" (nourriture en échange de travail): 380 grammes de farine de maïs ou 200 grammes de farine de blé, 30 grammes de poisson et 30 grammes d'huile.Prochain article: une république masquée Vous partez en » vacances?N’oubliez pas le compagnon idéal: un beau livre.un très beau livre Pourquoi pas LE TEMPS DES VILLAGES d'Adrienne Choquette?Chez votre libraire Les presses Laurentiennes C.P.130.Notre-Dame-des-Laurentides GOA 2S0 L-delâ-Tortui— O TAnANVQUEZ.Moustlire OOMINICAINI Fort-UI lAMAlQUBir:: —RÉPUBLIQUE -P’HAlTI — =zCOLOMBII PANAM PORT-AU-PRINCE ¦ MASSIF ia sme Jacmeib.olMgt Iss Cayes 12 • Le Devoir, samedi 20 août 1977 oox«»x 931-5841 Exposition RENE RICHARD galerie l'art français ANNE-MARIE/JEAN-PIERRE VALENTIN 370 ouest, avenue Laurier, Montréal, Téléphone: (514) 277-2179 III j LA GALERIE DU ! LONG-SAULT OEUVRES RÉCENTES DE Arthur Pepin saint-andré est comté d’argenteuil ouvert vendredi, samedi et dimanche de14hà18h 537-3735 rieur.Pour gagner sa vie, il joue de l’accordéon.Assis au milieu d’une cour déserte, il se livre complètement à la musique.Personne ne lui prête attention.Image de désolation.Un être cherche à communiquer avec ses frères humains mais il est renvoyé en lui-même.Bruno S., le bouleversant interprète de L’énigme de Kaspar Hauser, traduit à merveille le désarroi intime d’un homme à la fois présent et absent à ce qui l’entoure.Présent par sa sensibilité à fleur de peau.Absent par le silence qu’on fait autour de lui.À sa sortie de prison, Bruno habitera avec Eva (Eva Mattes, Théroine pathétique du Jail Bait de Rainer Fassbinder), une prostituée qui passe sa vie entre le refus et la ré signation à sa condition.Elle trouve auprès de Bruno un ré confort temporaire contre l’hostilité et la férocité de l’homme qui l’exploite et qui l’attire.Tout les pousse à ré ver de départ.Les États-Unis se présentent comme un mirage lointain mais accessible.En compagnie de Herr Scheitz, un vieil homme fragile à l’esprit inébranlable, Eva et Bruno cherchent, sur une carte, la position géographique du Wisconsin où est installé le neveu de Scheitz.Ils ont de la difficulté à trouver l’endroit.Pendant un bref instant, ils se croient encore une fois victimes d’une supercherie.Les cartes géographiques ne pourraient-elles pas tromper?Réunissant leurs effets personnels les plus indispensables, ils parviennent finalement à quitter le sol natal.Puis, c’est l’arrivée à New York.Aux douanes, on confisque à Bruno son oiseau.Premier augure de l’échec.Et si les États-Unis n’étaient pas une terre hospitalière?Au Wisconsin, Bruno se trouve un emploi comme mé canicien dans un garage.Eva n'a pas de problème à se faire embaucher comme serveuse dans un petit restaurant.Scheitz est absorbé par la théorie qu’il élabore sur le magnétisme animal.Il estime que ses recherches prolongeront les travaux du docteur Mesmer.Ils co-habitent dans une maison mobile qu’ils ont choisi de payer par versements réguliers.Mais Tétau se resserrera tragiquement.La terre d’accueil se transformera en lieu de cauchemar.Les barrières de la langue ne pourront être surmontées.L’impossibilité de faire face aux obligations financières obligera la banque à saisir la maison mobile.Eva retournera à la prostitution.Bruno et Scheitz, acculés au désarroi, commettront un vol à main armée dans le super-marché où ils avaient l’habitude de faire leurs emplettes.Scheitz sera vite repéré et arrêté.Bruno, abandonné à sa solitude, se suicidera.Le film de Herzog se clôt dans un affolant chaos.Le camion que Bruno a volé tourne frénétiquement en rond, sans conducteur.Un poulet dansant, enfermé dans une cage de verre, actionne mécaniquement un disque.Sarabande étriquée et inquiétante.Les pompiers ne parviennent pas à stopper le fonctionnement du téléphérique où Bruno, est allé se suicider.Images envoûtantes de désordre.Un être démuni et poussé au désespoir a mis en échec un ordre qui s’est subitement détraqué et qui est impuissant à retrouver son équilibre et sa stabilité.Stroszek est probablement le film le plus maîtrisé et le plus complet qu’ait réalisé Herzog jusqu’à ce jour.Les résonances tragiques du récit sont sans cesse étoffées par un humour caustique qui fait éclater les rouages sociaux Sui, ultimement, broieront runo, Eva et Scheitz.La mise en scène de Herzog ne s’emballe jamais, permet aux comédiens de nous faire intui-tionner ce qui se passe au-delà des apparences, se développe de façon totalement décontractée comme si les situations et les événements s'enchaînaient librement, sans pressions extérieures.Rythme de balade.Le film de Herzog décrit sans contraindre.Il recherche une vérité des êtres incompris qui soit indépendante des formes habituelles.Il constitue un discours sans lancer de slogans.S’il se dégage un insidieux climat de malaise de Stroszek, c’est parce que Herzog ne se limite jamais à une plate observation de la réalité.Sa caméra se concentre avec une telle attention fébrile sur le réel que les choses sont progressivement colorées de nettes connotations fantastiques.Ainsi les immenses paysages désolés du Wis-cousin sont investis, par le regard intense du cinéaste, d’une étrangeté qui s’apparente aux textures floues et obsédantes du rêve.Chez Herzog, la réalité a toujours un coefficient d’irréalité et des zones d'hallucinante d'opacité qui nous emprisonnent dans un univers sans issue relevant à la fois d'une vision objective et d’une perception subjective, de l’implication affective et de la distanciation réfléchie.La séquence-clé du film nous montre un médecin qui explique à Bruno comment un enfant né prématurémènt lutte pour survivre avec qne férocité instinctive.Le bébé, aussi rouge qu’une écrevisse et à la tête légèrement hypertrophiée, s’accroche fermement au doigt du docteur qui s’élève doucement.Image vibrante de vie qui débouéne sur un surprenant réalisme fantastique.Puis, le médecin prend l’enfant dans ses bras, lui offrant alors un climat enveloppant de tendresse protectrice.La séquence se clôt sur Timage de Tentant èn-dormi, hanté par des rêves qui lui soulèvent la tête.Comme s’il était désormais livré à lui-même, obligé de faire face à tout ce qui peut le happer.L’admirable film de Herzog nous concerne tous.Ne sommes-nous pas tous, d’üne façon ou d’une autre, les frères de Bruno Stroszek, menacés de disparaître et d’être étouffés par le monde dans lequel nous vivons si nous ne résistons pas à toutes les agressions qui se déchaînent autour de nous quotidiennement?H.IIHS TET) P V •TlTi ; BE L’OPEEA A L’AFFICHE: DON CARLOS DE VERDI (chanté en français).Les 14,16,20,22 et 24 septembre.LA FLÛTE ENCHANTÉE DE MOZART (chanté en anglais).Les 28 et 30 septembre ainsi que les 4,6,8 et 13 octobre.LA FILLE DU RÉGIMENT DE DONIZETTI (chanté en anglais).Les 12,14,18,20,22 et 28 octobre.WOZZECK D’ALBAN BERG (chantéen anglais).Les 21,25,27 et 29 octobre.Le CM, avec le concours de la Canadian Opera Company, vous propose des forfaits «Soirée à l’opéra» qui vous permettront de passer des moments inoubliables.I107: en voiture-club.Repas compris à l’aller et au retour S 87* en “Club-52".Un tout nouveau service dans les "Rapido”.$ 77* en voiture-coach.Siège confortable à prix économique.“Prix par personne, deux personnes par chambre.Chaque forfait comprend: aller-retour Montréal-Toronto, chambre à l’hôtel Royal York (relié directement à la gare Union et à deux pas du centre O’Keefe) et un billet pour une soirée d’opéra.Départ à 10h45 de la gare Centrale, le jour même de la représentation.Retour le lendemain.Réservez tôt.afin de vous assurer le meilleur choix de fauteuils pour les représentations.Pour de plus amples renseignements, communiquez avec votre agent de voyages ou le bureau des Ventes Voyageurs du CM, téb (514) 877-6550.I I culture et société Le Devoir, samedi 20 août 1977 «17 La France des festivals de Provence Un inoubliable “Fidelio” à Orange La Provence et ses sites, terre des festivals, accueille de juin à septembre des centaines de manifestations de tous genres: festivals lyriques de pres-Gge, théâtre, jazz, photo, expositions, rencontres, danse, théâtre musical, folklore, audiovisuel, chant grégorien, rencontres cinématographiques, cours d’académie d’été, ateliers de création ouverts au EUblic, tauromachie, galas de i chanson, etc.En Avignon, le festival fermait ses portes avec, dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes, le Alvin Ailey American Dance Theater; les Marionnettes de Budapest; le Théâtre du geste avec le Great Salt Lake Mime Troupe; le Théâtre musical avec “Grise-lidis”, musique de Couroupos, mise en scène d’Antoine Vitez et les deux spectacles québécois.-par.RENÉE MAHEU Pendant ce temps, on relevait â Salon un concert du pianiste de jazz, Oscar Peterson, à Marseille, Robert Charle-bois, à Nimes, du folklore canadien, à la Sainte-Baume, et de ruelles.Il ne fut débloqué et restauré qu’au début du XIXe siècle.En 1869 on y créa les “Cho-régies” qui connurent aussitôt un énorme succès.Depuis, tous les grands noms de l’art dramatique et lyrique s’y sont produits, conférant à ce lieu scénique idéal un prestige international.Orange rivalise avec Verona pour la grandeur du lieu et la qualité des spectacles.Pour “Fidelio”, douze mille spectateurs s’entassaient sur les gradins de pierre de Tim-l’oeuvre pour flûte solo, “Ver-ségères”, de Jean Papineau-Couture, interprétée par le flûtiste français, Pierre-Yves Artaud et sur Antenne 2, une émission télévisée de Radio-Canada consacrée au ténor québécois, Pierre Duval, intitulée “Bel canto”.À Orange, c’est le tandem Vickers-Metha pour “Fidelio” qui attire des milliers de personnes dans le grand Théâtre Antique — le seul théâtre romain d’Europe ayant conservé son mur de scène — et avec au centre de la porte Royale, la niche contenant la haute statue de l’empereur Auguste.L'unique opéra de Beethoven trouvait un cadre à sa mesure.Le théâtre d’Orange après avoir accueilh les acteurs et spectateurs gallo-romains, servit à la représentation des Mystères au Moyen Âge, puis fut, lors des invasions barbares, envahi de petites maisons mense amphithéâtre par un doux soir d'été parfume.Quelques jours plus tôt on tremblait pour la pluie ou le mistral.Pour "Fidelio”, c’était le don du ciel, un des plus beaux soirs de l’été étoilé orangeois.Pas un souffle ni un mumure durant le spectacle — douze mille poitrines vibrantes.Inoubliable!.Alfred Wopman réalisait une mise en scène exceptionnelle dans un décor de Marco-Arturo Marelli utilisant à merveille les couleurs des vieilles pierres, à tel point qu’on ne savait plus ni où il corn- JEAN-LUC PONTY.Les voyages de l’imagination Jean-Luc Ponty, violoniste de jazz français, était de passage à Montréal cette semaine pour promouvoir son prochain spectacle au Centre Sportif de r Université de Montreal (le 10 septembre) et parce qu’il était Question qu’il fasse partie ’une émission de télévision avec Michel Legrand et TOSM.A la dernière minute cependant, apprenant qu’il s’agissait d’un spectacle avec public et que des billets avaient été vendus, Ponty annula le contrat, ne voulant sans doute pas brûler son nom en prévision de son propre spectacle.Entre deux avions, il prit le temps de nous expliquer comment il concevait sa musique et ce qu’il cherchait à communiquer à travers ses compositions.Ne en France de parents qui étaient professeurs de pianb et de violon, il apprit la musique dès sa plus tendre enfance.Ce n’est cependant qu’à l’âge de 13 ans qu’il décida de se lancer sérieusement dans l’étude du violon.H abandonne alors l’é-cple et pratique le violon six heures par jour.H fait son Prix au Conservatoire de Pa ris, entre par la suite dans un Orchestre Symphonique et réalise très vite que la structure et la rigidité de la musique classique ne lui conviennent pas tout à fait.Son intérêt pour le jazz le pousse à délaisser pour un temps Ravel Debussy, Messiaen, pour mieux découvrir John Coltrane et Miles Davis.“A cette époque-là, dit-il, j’écoutais un peu de tout par simple curiosité, je voulais tout entendre ce qui se faisait.Je craignais àu début que ma transition du classique au jazz soit brutale, que je ne sache pas m’adapter à l’improvisation et à l’absence de structures mais mon intérêt pour le jazz était trop grand et trop urgent pour que ma formation classique soit un obstacle.” Au bout d’un certain temps néanmoins, il se lasse de l’improvisation, ne s’y sent plus à Taise et peu à peu dérive vers le rock où il découvre qu’il peut à la fois mettre en application son enseignement classique et son intérêt pour les rythmes.Son violon amplifié depuis quelques années lui permet de trouver un son unique.En Europe, il joue avec de nombreux et différents musiciens de jazz et de rock mais en 1972, il décide qu’il a besoin de changer d’environnement musical et qu’il veut jouer avec des Américains comme McLaughlin, Corea.Il quitte la France, s’installe avec sa femme à Los Angeles et Frank Zappa, apprenant qu'il est en ville, l’invite à venir jouer avec lui.Plus tard, après maints conflits de personnalité avec Zappa, il se joint au Mahavishnu Orchestra, où il est co-soliste avec John McLaughlin.“Musicalement, ce fut une époque très stimulante et très intense mais aussi une période pénible pour mon-ego parce que des gens comme McLaughlin et Zappa, ont des egos si forts, qu’ils ont tendance à écraser ceux qui sont autour d’eux.Au bout d’un moment, je me suis dit qu’il fallait que je parte de mon côté et que je forme mon propre groupe.C’est ce que j’ai fait il y a deux ans, m’entourant pour l’occasion de jeunes musiciens peu connus mais qui avaient un certain potentiel et m'occupant moi-même de l’écriture, de la com- par NATHALIE PETROWSKI position et des arrangements de la musique.J’ai réussi de cette façon-là à instaurer une unité musicale à l’intérieur du groupe et à communiquer exactement ce que je voulais.J’aurais sans doute pu former un groupe avec des noms connus comme Chick Corea, Stanley Clarke mais ces gens-là ne sont pas intéressés à partager un groupe.” Ponty définit sa musique comme du rock classique, une musique qui crée une atmosphère, communique certaines impressions et fait voyager l’imagination.“Au début, il a fallu convaincre l’industrie, ce fut sans aucun doute l’étape la plus difficile, c’est après que les choses ont commencé a débloquer, que les gens ont bien réagi.Il y a de plus en plus de jeunes qui évoluent au niveau de leur sensibilité musicale, des jeunes qui veulent autre chose que du gros rock heavy, qui cherchent une musique aérée et ouverte.Il se produit en même temps un rapprochement et une fusion entre les différentes formes de musique.Du temps de Coltrane.les formes étaient pures, chacun restait dans son coin, n’était pas intéressé à savoir ce qui se passait ailleurs, les musiciens de jazz méprisaient les musiciens de rock et vice versa.Aujourd’hui, il y a un nivellement qui se produit, les jeunes musiciens s'écoutent les uns les autres, s’influencent.Les musiciens qui ont une forma- classiques PIERRE ROLLAND a écouté pour vous Un disque hors de l’ordinaire intitulé “A Contemporary Elizabethan Concert”, Angel S-37263 (Ste-reo/Quadraphonic)! The Early Music Consert of London, dirigé par David Munrow joue de la musique de compositeurs anciens et du 20e siècle ayant un lien quelconque avec cette grande période artistique du règne de la grande Elizabeth d’Angleterre.En fait, ce disque est exclusivement consacré à la flûte à bec, ce petit instrument facile qui connaît depuis quelques années une popularité des plus grandes.Les compositeurs représentés sont Dowland, Purcell, Williams, Paisible, Vaughan Williams, Peter Warlock, Edmund Rubbra et Clive Richardson.Cette grande époque de la musique que fut celle d’Elizabeth 1ère ne saurait se passer de la fameuse mélodie intitulée Treensleeves, mise en vedette dès le début de ce disque par les fameuses variations d’un compositeur anonyme du 16e ou 17e siècle, connues sous le titre de Greensleeves to a Ground, et la reprise de ce folklore d’origine savante, au 20e siècle par Ralph Vaughan Williams pour son opéra “Sir John in Love”.Cette mélodie possède une résonance particulière pour le Québec puisqu’elle fut choisie comme indicatif, dans une version sur étiquette London, jouée par Mantovani, pour la mise en onde à la radio et à la television, du roman “Le Survenant” de Germaine Guèvremont.Ce disque est aussi un vivant hommage au regretté David Mun- row qui fut directeur artistique et vrai ment Tâme dirigeante de cet ensemble anglais “The Early Music Consert of London" qu’il organisa pour la défense et l’illustration des instruments anciens.Sur les dix plages que contient ce dis- que, David Munrow met brillamment en vedette la flûte à bec, parfois en solo avec clavecin, viole de gambe ou luth, parfois entourée d’autres flûtes à bec et même d’un piano (joué ici par George Malcolm que l’on ne connaît qu’en tant que claveciniste).David Munrow fait vraiment preuve de leader.A noter que la musique est fort jolie et que Ton écoute du début à la fin sans fatigue et même fort agréablement.La prise de son, la gravure et le pressage sont de bonne qualité.En conclusion: à la gloire de la flute à bec et à la mémoire de David Munrow.¦ De la musique de pianiste pour pianistes.Des transcriptions de Rachmaninov jouées par Garrick Ohlsson, Angel S-37219 (Stereo/Quadraphonic).Les com- Rositeurs choisis par Rachmaninov sont lendelssohn, Tchaikovsky, Kreisler, Schubert, Bach, Bizet, Rimsky-Korsakov et Rachmaninov lui-même.C’est en pianiste et en compositeur qu’il a réalise ces transcriptions qui sont beaucoup plus Rachmaninov que leurs modèles originaux.Il ajoute, modifie, embellit, transforme enfin presque tout.Garrick Ohlsson se montre ici très grand pianiste, n joue avec une aisance magnifique.Il est alerte et il montre beaucoup d’imagination dans son jeu.En plus des transcriptions, ce disque comporte de Rachmaninov des versions revisées de sa Mélodie opus 3 no 3 et de l’humoristique opus 10 no 5, ainsi qu’un Prélude opus posthume, récemment publié et dime autre pièce intitulée Fragments, sa dernière composition avant de quitter définitivement la Russie en 1917.Côté technique, ce disque est très bon.Un joli pot-pourri à la Rachmaninov.tion de jazz s’amplifient, vont vers l’électrique, ceux qui font du rock cherchent parfois un son plus sophistiqué.Les influences sont importantes, essentielles, Coltrane lui-même n’y a pas échappé: l’important c’est qu’après avoir digéré toutes ces différentes musiques, tu sois capable d’inventer la tienne”.On aborde alors la question des disques; Ponty déclare qu’il doit en sortir deux par année, ce qui pour lui ne semble pas le moindrement excessif.Cet automne, il sort un disque intitulé Enigmatic Ocean et dès janvier prochain, il rentre en studio pour en enregistrer un autre.Il est lui-meme le producteur de ses disques: “J’ai signé un contrat de producteur avec la compagnie de disques, ce qui veut dire que j’ai la liberté de faire ce que je veux, que je ne dois pas ne soumettre à aucune contingence, financière, créatrice ou autre.Je suis entièrement responsable du produit et c’est peut-être pour cela que je n’ai aucune difficulté a créer du nouveau matériel”.Il fut question pendant un certain temps qu'il s’occupe de la production du dernier disque de Cano mais Ponty dut décliner l’offre parce qu’il était débordé de travail de son côté.“Même si moi je n’accepte pas l’autorité et la suprématie d’un producteur, je crois qu’un producteur peut être utile pour certains musiciens qui viennent juste de commencer.Dans ces cas-là, le producteur m’apparaît alors comme une oreille amicale qui veille à ce qu’il n'y ait pas trop de taches sur le produit fini, quelqu’un qui met son expérience au profit des autres’.Lorsqu’on lui demande ses projets pour l’avenir, il sourit dans le vague et répond qu’il vit seulement trois mois a la fois sans savoir ce que l’avenir lui réserve.“Tout ce que je • sais c’est que je veux m’arrêter un temps pour réfléchir sur ma musique, réorienter ma carrière, trouver un nouveau concept.Je suis un perfectionniste de nature, or il arrive qu’au bout d’un certain temps, sans obtenir la perfection, j’arrive au bout de mes limites.Avec le temps cependant, je me rends compte que certaines améliorations auraient pu être apportées ici et là.C’est ma façon à moi d’évoluer”.SOLEIL LEVANT 286 Ste-Catherine ouest Club de Jazz des Célébrités À la demande générale BODDY GUY JUNIOR WELLS phénomènes du Chicago Blues eu SOLEIL LEVANT du mardi 16 août au dimanche 21 août incluaivement FENTON ROBINSON du 23 août au 28 août incluaivement Permis complet delà Société des Alcools Spectacles; de 21.30à3h.Tél.: 861-0657 mençait ni où il finissait.une prison, les cachots d’où sortirent les prisonniers rampants, malades, blessés, aveugles par la lumière, spectres aux haillons couleur de terre.Scène émouvante, jouée et chantée par les Choeurs New Philhar-monia de Londres, un des plus parfaits actuellement dans le monde de la musique, de la libération de ces prisonniers politiques par la population — Hymne de joie, de liberté, d’amour fraternel.Du grand Beethoven.Si les mouvements d’ensemble occupent quelquefois tout l’espace scénique, tes solistes s’en dégagent par leur présence humaine rayonnante et la beauté de leur chant.Quand Jon Vickers (Flores-tan) apparaît au début du deu^ xième acte — gisant enchaîné — délirant dans le fond de son cachot — et évoque Dieu, c’est le miracle qui se produit, le triomphe assuré.Pathétique, passionné, déchirant et d’une tendresse émouvante, il incarne avec une force irrésistible ce héros persécuté injustement et glorifié par un Beethoven croyant que.“dans le monde entier, à n’importe quelle époque, l’injustice pouvait être prévenue par quiconque croyait suffisamment en la morale humaine et en la sainteté de la vie.” Après les triomphes de son “Hérode”, de son “Tristan”, de son “Pollione”, de son “Othello”, Jon Vickers revenait à Tombre du grand Mur où l'attend toujours un public méridional et international chaleureux et amical.À Orange, sa présence est toujours un événement exceptionnel et cette saison il fit partager son enthousiasme à Zubin Metha, venu pour la première fois aux Choregies.Le tandem Vickers-Metha venait tout H Zubin Metha durant la répétition de “Fidelio” juste d’être applaudi par les mélomanes du Festival d’Israël dans le même “Fidelio” à l’amphithéâtre romain de Cesarea face à la Méditerranée.Zubin Metha dirige peu en France et c'était la première fois qu’il dirigeait un opéra.À Orange, il nous révéla un orchestre à la sonorité émouvante, d’une grande sensibilité, sublime dans les “pianis-simi”.Ces qualités se sont confirmées le lendemain dans un concert consacré à Beethoven et Brahms.À la tète de TOrchestre Philharmonique d’Israël, il effectue une tournée dans les pays Scandinaves qui se terminera à Paris à la rentrée.Sa carrière prodigieuse le conduit au Met, Covent Garden, Scala, Vienne et aux USA où il est adulé comme l’un des meilleurs chefs du moment pour l’opéra et le symphonique.En 1978, il succédera à Leonard Bernstein comme directeur musical du New York Philharmonie tout en demeurant conseiller musical de l’Orchestre d’Israël, reconnu comme un des tout premiers orchestres du monde.Aux côtés de Vickers-Metha, trois grands chanteurs ont contribué à la réussite de “Fidelio”; la belle basse américaine, William Wildermann, révélation de la soirée dans le personnage du geôlier Rocco, humain et compatissant — Gundudula Janowitz (Leonore-Fidelio), voix riche et expressive, superbe interprète de Beethoven après Mozart — Théo Adam, connu internationalement comme un wagnérien exceptionnel (Wotan, Amfortas, Hans Sachs, Fasolt), campait avec justesse l’odieux Don Pizarro, gouverneur de la prison.Les roles secondaires ne déparaient point, la charmante Stella Richmond (Marcelline), Misha Raitzin (Jaquino), Juan Soumagnas (le Ministre) et Gérard Friedmann.Sur les gradins, on relevait la présence de mélomanes et professionnels de la musique canadiens venus applaudir le “célèbre ténor”, et au pied du Mur, Calvin Sieb, premier violon de TOrchestre Symphonique de Montréal, actuellement à TOrchestre du Capitole de Toulouse pour une saison, retrouvait Zubin Metha au concert Beethoven-Brahms, et le jeune Québécois, Pierre Anctil, contribuait comme stagiaire à la production du film, “Fidelio”, de Pierre Jourdan, que verront les mélomanes à travers le monde.“Fidelio” reçut un accueil délirant de la presse et restera dans le souvenir des spectacles rarissimes alliant la perfection — la beauté — et d’exceptionnelle grandeur.CENTRE D’ART D’ORFORD JMC "FESTIVAL ORFORD 1977” I l’éCOle: Samedi 20août à 20H30 Concert de clôture du Festival Orford 1977 ORCHESTRE ORFORD, dir.: FRANZ-PAUL DECKER; soliste: STEPHANE LEMELIN, piano.Oeuvres de Beethoven et Tchaikowsky Billets: $5.00 (Réservations: 819-843-3981 ou 861 -0210 ligne directe Mtl-Magog) sortie 118 de (autoroute des Cantons de (Est.ballets8 jazz 20è anniversaire À L’AFFICHE JUSQU’AU 17 SEPT.une comédie poétique de Roger Dumas LES MILLIONNAIRES Gisèle Schmidt; Julien Bessette, Suzanne Du-avec: pont, Denis Larocque, Francisco, Gilles Michaud, Jean-Guy Latour, Jacques Thériault.Mise en scène: Raymond Royer, Technique audio-visuelle: Gilles Kosprzok, Direction artistique: leonine Beoubien Billets en vente: Sheraton Mt- | Exposition de Peintures de Royal, suite G-20, et au Montréal I nceiicc Trust P.V.M.Réservations - I DENISE RASICOT 526-0821.I au Jardin de la Poudrière Co-fondatrice et directrice artistique " EVA VON GENSCY IQ22 Co-fondatrice et directrice générale: GENEVIÈVE SALBAING Directrice administrative Madeleine Côté-Stack Directrice pédagogique Nicole Vachon SESSION AUTOMNE 6 septembre au 19 décembre (15 semaines) COURS: ballet-|azz.classique, claquettes NIVEAUX: débutant, intermédiaire, avancé JOURS: lundi au vendredi (jour et soir), samedi matin INSCRIPTIONS: 22 août au 3 septembre RENSEIGNEMENTS: 866-4804 1226 ouest, rue Ste-Catherine, Montréal tnm 84 ouest, rue Ste-Catherine du 2 septembre au 2 octobre RESERVATIONS: 861-0563 gî/ks vimeauti o une production LE NORDET pun ts ACADÉMIE et ÉCOLE SUPÉRIEURE Dirtctrici: Ludmilla Chiriaetl - Directeur conseil: Fernand Nault Ballet classique, danse moderne, jazz Auditions et inscriptions Jeudi et vendredi.8 et 9 septembre de IShOO à 20h00 Samedi.10 septembre de 9h00 i 13h00 Les cours débutent le 12 septembre 5022 nie Coolbrook Renseignements 489-4959 Permis de culture personnelle du Ministère de (Éducation du Québec «749887 et #74997.Percussions de Strasbourg «Ils ont refait la Création: du chaos, ils refont le monde par une expression fervente des sons puisés dans la nature.» Dan Aronowicz, Le Journal d'Israël Programme Jean Courtioux Yémanj?.Carlos Chavez Tambuco Entracte Iannis Xenakis Persephassa Le lundi 19 septembre 1977 20 heures 30 Billets en vente aux guichets de la Place des Arts $4.00.$6.00.$7,00.$8.00 Une production de la Régie de la Place des Arts cAd SALLE Guichets; du lundi »iu WILFRID-PÊLLETIER PLACE DES ARTS rpservoiions téléphoniques Montréal (Québe< ) H2X 1Z9 Renseignements: 842-2112 i 18 • Le Devoir, samedi 20 août 1977 V*' % ' , / v # 'x | $ n | :- - W' : ¦ ¦ ; ¦ ¦ :ï «S: I .¦ I w - 1 " 11» ¦ ASSOCIATION PROVINCIALE DES ENSEIGNANTS PROTESTANTS PRÉPOSÉ(E) AUX NÉGOCIATIONS L’Association Provinciale des Enseignants Protestants du Québec (P.A.P.T.) recherche les services d’un adjoint à l’exécutif pour faire partie d’une équipe qui évalue présentement la dernière ronde de négociations et voit à la préparation de nos demandes.La personne choisie sera notre porte-parole à la table provinciale lorsque les négociations recommenceront et doit être familiaire dans ce domaine.Une grande facilité à opérer aussi bien en français qu'en anglais est essentielle, ainsi que la facilité à opérer effectivement sous pression.Nous recherchons une personne mature, sûre d’elle-même, pouvant s'adapter à des circonstances variées, accepter des critiques raisonnables et coordonner son travail effectivement avec ses collègues, autant à la P.A.P.T.qu'avec nos syndicats et les autres groupes d’enseignants.Le salaire se situe entre $24,840.et $26,392., selon l'expérience.Des bénéfices marginaux intéressants sont offerts ainsi que six semaines de vacances par année.Veuillez faire parvenir un résumé de vos qualifications et expérience, ainsi que les noms d’au moins deux références de date récente, au Président, Association Provinciale des Enseignants Protestants (P.A.P.T.), 84 J, boulevard Brunswick, Dollard des Ormeaux, Québec, H9B 2C5 d'ici le 29 août, 1977.Toute application sera traitée confidentiellement.CENTRE LOCAL DE SERVICES COMMUNAUTAIRES SAGUENAY-NORD COORDONNATEUR(TRICE) du Module Santé Tâches: Coordonne et supervise les activités relatives à l'agencement des programmes, dans le but d'assurer à la population des services curatifs et préventifs de qualité, tant individuels que collectifs ou communautaires, dans le domaine sanitaire.Coordonne des équipes multidisciplinaires faisant appel à des travailleurs de plusieurs modules.Qualifications: — Diplôme de 1er cycle en sciences de la santé ou l’équivalent et membre de l'O.I.I.Q.— Dans le domaine sanitaire, très bonne connaissance et expérience des champs de la pratique curative et préventive et des techniques d'interventions individuelles et collectives ou communautaires.— Connaissance et maîtrise des techniques de travail par objectifs et des méthodes d évaluation continue des besoins du milieu — Expérience dans des tâches d'organisation, de coordination et d'administration.— Capacité de travailler en équipe multidisciplinaire et grande disponibilité.— La connaissance de la loi 65, du réseau des Affaires Sociales et des C I S C, est un atout appréciable.Conditions: Les conditions de travail sont celles prévues par le ministère des Affaires Sociales pour les cadres intermédiaires des C.L.S.C.(Salaire pouvant atteindre $23,656.00).Faire parvenir l’offre d'emploi accompagnée de votre curriculum vitae pour le 6 septembre 1977 à: Henri Bradet, directeur, C.L.S.C.Saguenay-Nord, 222, rue St-Ephrem, Chicoutimi-Nord.ASSUREURS-VIE Nous recherchons des candidats intéressés par la carrière d’assureur-vie.FONCTIONS: Sous l’autorité du directeur d’agence, — représente la Compagnie dans les contacts quotidiens avec les assurés ou les futurs assurés; — conseille les clients après avoir étudié les problèmes financiers que peuvent susciter un décès, une invalidité ou l’âge de la retraite.AVANTAGES: — salaire basé sur les résultats; — plan de carrière; — horaire flexible; — sélection de sa clientèle.EXIGENCES: — entregent, enthousiasme et dynamisme; — un D.E.C.ou plus (diplôme universitaire de préférence).Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae, avant le 17 septembre à: La Laurentienne, Compagnie mutuelle d’Assurance Agence Québec-Montcalm 595 est, boulevard Charest, suite 300, Québec G1K3J2 IConfidentialité assurée) LE GROUPE LA LAURENTIENNE La Laurentienne, Compagnie mutuelle d'Assurance Agence Québec-Montcalm Voir autres Carrières et Professions, en pages 19, 20 et 21 C.L.S.C.DE MONT-LAURIER cherche un DIRECTEUR GÉNÉRAL Homme ou Femme (Deuxième Concours) Fonctions: —- Sous l’autorité du Conseil d’Administration, le Directeur Général est responsable de la gestion générale de l’établissement; — Il voit à soumettre au Conseil d'Administration pour approbation des projets de programme conformes aux attentes des usagers; — Il met en application les politiques et programmes adoptés par le Conseil d'Administration; — Il engage et dirige le personnel, avec l'aide des responsables de module: — Il représente l'organisme dans ses relations fonctionnelles courantes, avec les autorités et les divers intervenants du milieu; — Il effectue toute autre tâche connexe à la demande du Conseil d'Administration.Exigences: — Diplôme universitaire de premier cycle en Administration et/ou en Sciences Humaines; — Expérience jugée valable dans la gestion de programmes et du personnel; — Capacité de travailler en groupe; — Aptitude à la synthèse; — Capacité de se déplacer dans la région et à l'extérieur; — Connaissance du Réseau des Affaires Sociales souhaitable; — Expérience ou connaissance du milieu rural serait un atout.Conditions: Selon les normes établies par le Ministère des Affaires Sociales.Les personnes intéressées devront taire parvenir leur curriculum vitae, AVANT LE 20 SEPTEMBRE 1977, au: C.L.S.C.DE MONT-LAURIER À l'attention du Jury de Sélection du Directeur Général Casier Postal 84 Mont-Laurier, Québec J9L 3G9 HOPITAL LE GARDEUR INC.RECHERCHE UN DIRECTEUR GÉNÉRAL L’établissement: Un centre hospitalier pour soins aigus de courte durée.A noter qu’un projet d’agrandissement est à l’étude présentement.Le poste: Le directeur général relève directement du Conseil d’Administration, et coordonne toute l’activité de l’établissement.Exigences: Être détenteur d’un diplôme universitaire en sciences de l’homme, en sciences administratives ou avoir l’équivalence.Avoir un minimum de cinq (5) ans d'expérience administrative dans un poste de direction.La connaissance du milieu des affaires sociales est un atout, quoique non indispensable.Rémunération: Selon les normes du ministère des Affaires Sociales et les qualifications personnelles.Toute candidature, accompagnée d’un curriculum vitae, sera adressée sous enveloppe scellée à Comité de Sélection, a/s Président du Conseil d’Administration, Hôpital Le Gardeur Inc., 141, rue Ethier, Repentigny.J6A1N6 Les candidatures seront reçues jusqu’au 31 août 1977, à 15.00 heures.( CENTRE HOSPITALIER HÛTEL-DIEU DE SHERBROOKE Centre hospitalier de 421 lits principalement affectés aux soins aigus généraux et spécialisés.DIRECTEUR DES SERVICES PROFESSIONNELS NATURE DE LA FONCTION: Sous l’autorité du directeur général.a) coordonner et surveiller les activités professionnelles et scientifiques qui s'exercent dans l’établissement, sous réserve des responsabilités données aux autres directeurs, envers les professionnels de la santé autres que les médecins et dentistes par les règlements ou le plan d'organisation; b) vérifier le fonctionnement des comités du conseil consultatif des professionnels et du conseil des médecins et dentistes, et s'assurer qu'ils acquittent leur fonction et dans le cas du conseil des médecins et dentistes, qu'ils contrôlent adéquatement les actes médicaux et dentaires posés dans l'établissemenL EXIGENCES: a) médecin en règle avec la Corporation professionnelle des médecins du Québec.b) maîtrise en administration hospitalière et/ou 5 ans de pratique médicale en milieu hospitalier et/ou expérience pertinente de l'administration médicale.c) qualités: honnêteté intellectuelle, goût et aptitudes pour l'administration, impartialité, jugement, sens de l’animation.tact.d) temps complet, sans droit de pratique dans le milieu hospitalier.TRAITEMENT ET AVANTAGES SOCIAUX: Salaire: Selon la politique de rémunération du ministère des Affaires Sociales.Avantages sociaux: En conformité avec ceux en vigueur pour les cadres des établissements de santé du Québec.Les candidats intéressés sont priés de taire parvenir leur curriculum vitae détaillé avant le 16 septembre à: M.FLORENT HÉBERT, PRÉSIDENT CONSEIL D'ADMINISTRATION DE L'HÔTEL-DIEU DE SHERBROOKE Dossier 130 555, rue Murray, Sherbrooke, Qué.J1G 2K8 COLLÈGE D’ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL ET PROFESSIONNEL DE RIM0USKI LE CEGEP DE RIMOUSKI REQUIERT LES SERVICES D’UN: SPÉCIALISTE EN MOYENS ET TECHNIQUES D’ENSEIGNEMENT Fonctions: Dans le domaine de la documenttation sous toutes ses formes, le spécialiste en moyens et techniques d'enseignement voit à l'initiation des étudiants et des professeurs à l'usage du ou des centres de documentation (bibliothèque, audiovidéothèque.) ainsi qu'à les assister dans leurs recherches.À l'aide d'ouvrages de références tels que index, listes d'éditeurs, répertoires, encyclopédies, etc., il effectue des recherches et dresse des bibliographies et des répertoires de sources d'information afin de répondre à diverses demandes.Dans le domaine de l audio-visuel, le spécialiste en moyens et techniques d'enseignement adapte les différents moyens audio-visuels aux méthodes pédagogiques approuvées; il voit à initier la clientèle sur le choix et les modes d'utilisation des appareils en fonction des besoins ainsi qu’à conseiller dans la production de matériel audio-visuel.Qualifications requises: Diplôme universitaire terminal de 1er cycle en bibliothéconomie ou en pédagogie audio-visuelle.Service: Bibliothèque.Traitement: — Échelle de salaire variant de $12,765 à $22,941 selon la scolarité et l'expérience.— Avantages sociaux usuels.Les candidatures avec le curriculum vitae doivent parvenir à l'adresse suivante au plus tard le 2 septembre1977.SERVICE DU PERSONNEL, Cégep de Rimouski, 60 ou' st, rue de l'Évéché, lim uski, P.Q.AFFICHÉ LE o AOÛT 1977 VILLE DE ST-EUSTACHE TRESORIER MUNICIPAL La Ville de St-Eustache requiert les services d'un candidat dynamique pouvant combler le poste de Trésorier.FONCTIONS: — Sous la direction générale des autorités, le candidat choisi devra combler les fonctions prévues à la Loi des Cités et Villes, et plus spécialement en ce qui concerne la gestion financière, la direction et le contrôle des opérations comptables, la gérance du personnel rattaché à ladite division financière, incluant taxation et perception, comptabilité budgétaire, comptes payables, etc.QUALIFICATIONS: — Avoir complété, ou en cours de compléter, des études universitaires d’une durée minimale de trois (3) ans en science comptable ou équivalent.— La candidature d*une personne, ayant une expérience dans la gestion financière municipale, sera prise en sérieuse considération.TRAITEMENT: — En fonction des qualifications et du potentiel du candidat et selon les politiques salariales en vigueur.INSCRIPTION: — Les personnes intéressées doivent soumettre leur curriculum vitae au soussigné avant le 30 août 1977.NOTE: Ce poste est ouvert aux candidats masculins ou féminins.RONALD BIARD DIRECTEUR GÉNÉRAL VILLE DE ST-EUSTACHE 235 RUE ST-EUSTACHE ST-EUSTACHE, QUÉ.J7R 2L8 LE CENTRE HOSPITALIER R0UYN-N0RANDA 4, 9e rue, Noranda Centre hospitalier accrédité de soins spécialisés de 275 lits, opérant un département de santé communautaire.REQUIERT LES SERVICES D'UN(E) DIRECTEUR(TRICE) GÈNÉRAL(E) FONCTION: Le directeur général, sous l’autorité du Conseil d'Administration, est responsable de l'administration et du fonctionnement de l'établissement.Il doit notamment: — assurer la mise à exécution des résolutions du Conseil d'administration — préparer le budget de l'établissement, le soumettre pour approbation au Conseil d’administration et voir à son exécution.— voir à la mise en vigueur et à l'opération d’un système efficace de gestion et de contrôle pour la conservation, l’utilisation et le développement des ressources de rétablissement.QUALIFICATIONS— Diplôme d’études universitaires de deuxième cycle en sciences de l’administration ou l’équivalent.Cinq (5) années d'expérience pertinente dans un poste de haute direction dans le milieu des affaires sociales ou dans des milieux connexes.REMUNERATION— En conformité avec le plan de Rémunération du Ministère des affaires sociales.Les personnes intéressées doivent taire parvenir un curriculum vitae complet avant le 26 août 1977, à 17h00 à: LE PRÉSIDENT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION CENTRE HOSPITALIER ROUYN-NORANDA 4, 9e RUE, NORANDA, QUE.DIRECTEUR-ADJOINT Des Services Pédagogiques Concours C-77-8-459 (Éducation Permanente) ATTRIBUTIONS: Sous l'autorité du directeur des services pédagogiques, il remplit les fonctions de l'administration du champ d'activité des services de l'enseignement qu'on lui confie.Il est notamment responsable de l'opération reliée à l'implantation, à l’évaluation et au développement de programmes d'enseignement (enseignement régulier et éducation aux adultes) et de la supervision de ( organisation des cours du soir.Il exécute toute tâche que le directeur des services pédagogiques lui confie.QUALIFICATIONS: • Diplôme universitaire en sciences de l'éducation, en administration scolaire ou dans une discipline de l'enseignement.• Un diplôme requérant au moins seize (16) années de scolarité.• Cinq années d'expérience pertinente, dont au moins trois (3) de niveau collégial.TRAITEMENT: • Selon les normes du Ministère de l'Éducation.Faire parvenir votre demande et curriculum vitae avant le 29août 1977à 17h00au: L’Union Régionale de Québec desi Caisses Populaires Desjardins ANALYSTE EN CRÉDIT COMMERCIAL SERVICE FINANCIER DIVISION CRÉDIT DESCRIPTION: Sous l’autorité du Chef de la Division Crédit, procède à l’analyse des demandes d’emprunt faites aux Caisses populaires affiliées et assujetties à l’approbation de l’Union régionale et les autorise s'il y a lieu dans les limites déterminées.Répond aux demandes de renseignements venant des Caisses populaires et les conseille dans le domaine de sa spécialité.Peut participer à certaines études relatives au crédit.LES EXIGENCES: Ce poste nécessite dix-sept années de scolarité et trois ans d'expérience pertinente à la fonction.La personne choisie possédera en outre les qualités personnelles suivantes: très bonne connaissance comptable, bonne capacité d'analyse, perspicacité et dynamisme, bon sens des responsabilités et facilité de communication orale et écrite.Une expérience dans le domaine des affaires bancaires serait appréciée.LES CONDITIONS: Plan complet d'avantages sociaux.Toute personne intéressée doit faire parvenir son curriculum vitae avant le 1er septembre 1977, au: Service du Personnel L'Union régionale de Québec des Caisses populaires Desjardins 59, avenue Bégin, Lévis, Qué.Canadian Law Information Council Conseil canadien de la Le Conseil canadien de la documentation juridique est une société à but non lucratif qui appuie la recherche visant à améliorer les systèmes canadiens de transmission des informations juridiques à l’usage des avocats en exercice, des gouvernements et du public en général.Le Conseil poursuit également ses propres activités en matière de publication et de recherche.Il compte parmi ses membres des représentants des gouvernements fédéral et provinciaux, des corps administratifs et de la profession du droit, ainsi que d'autres groupes intéressés, tel le Barreau Canadien.RECRUTEMENT D’UN DIRECTEUR GÉNÉRAL Le candidat choisi sera l'agent exécutif du rang le plus élevé du Conseil canadien de la documentation juridique sur le plan de l'exploitation et à ce titre il devra répondre devant le Conseil des gouverneurs du fonctionnement d'ensemble du Conseil.Le directeur général sera appelé â traiter avec une large tranche de la population représentative de la communauté juridique et devra définir et coordonner les programmes du Conseil en collaboration avec les gouvernements et les organisations représentant la profession juridique d’un bout à l'autre du Canada.Parmi les qualités jugées souhaitables pour occuper ce poste, citons des aptitudes supérieures en matière d'administration et de communication, la connaissance des systèmes juridiques canadiens et en particulier de l'édition juridique, une bonne compréhension des nouvelles technologies, à savoir micrographie, systèmes d’information électroniques et photo-composition.Une certaine expérience en matière de budget et de finances serait incontestablement un atout Le candidat admissible ne doit pas nécessairement être’avocat, mais dans ce cas, il faut qu’il puisse démontrer une connaissance approfondie des milieux juridiques acquise par une longue fréquentation.De plus, le candidat devra être bilingue (français-anglais).Le Conseil a son siège social à Ottawa.Le poste nécessitera de nombreux voyages de la part de son titulaire, du moins au début.Le traitement est à discuter mais il est hors de doute qu'il sera en rapport avec le niveau élevé de ce poste et fonction de l’expérience professionnelle du candidat choisi.Conseil canadien de la documentation juridique Attention: M.Gordon F.Henderson 130, rue Albert, Suite 508 Ottawa, Ontario KIP 5G4 ) ( Le Devoir, samedi 20 août 1977 • 19 COMMISSION SCOLAIRE DES CASCADES L’ACHIGAN PROFESSEURS Disciplines Enfance Inadaptée Maternelle (V2 temps) Élémentaire régulier Niveau T.G.A., 2e cycle Maternelle 1e, 2e, 3e année Lieux de Travail Ville des Laurentides Ville des Laurentides Notre-Dame de la Merci Toutes personnes intéressées et légalement qualifiées doivent faire parvenir leur candidature au Service du Personnel: Commission Scolaire des C ascades-L’Achigan 154, rue Queen Rawdon, P.Q.JOK ISO GO LE CENTRE HOSPITALIER DE L’UNIVERSITÉ LAVAL est à la recherche de (2) AUDIOLOGISTES-ORTHOPHONISTES Sommaire de la Fonction: , V- Diagnostiquer les troubles de l’ouïe, de la voix et de la parole.' Administrer différents tests.î-Concevoir, organiser et exécuterr différents program-* mes de traitements au niveau de l’hôpital ou au niveau > du D.S.C.Qualifications: — Diplôme universitaire terminal en audiologie-orthophonie.— Expérience de travail souhaitable.Connaissance du milieu scolaire et/ou hospitalier.Lieu de travail: S JJn poste au Centre hospitalier de l’Université Laval.Un poste dans la région de Portneuf, Chauveau, Ste-Foy, et Lotbinière.Salaire: Selon les échelles en vigueur dans le réseau des affaires ^sociales.î Toute personne intéressée doit faire parvenir un curriculum Ivitae avant le 31 août 1977 au: # ’ ^ «* Directeur du personnel Centre Hospitalier de l’Université Laval 2705, Boul.Laurier Ste-Foy, G1V 4G2 -•I PROFESSEURS FRANÇAIS OU ANGLAIS (langue seconde) — Temps partiel.— Connaissance parfaite de la langue maternelle.— Minimum B.A.— Expérience ou formation dans l’enseignement du français ou de l’anglais aux adultes à l’aide de méthodes audio-visuelles.Faire parvenir curriculum vitae accompagné de lettres de références.Le Devoir Dossier £ 2727 C.P.6033 Montréal, H3C 3C9 TRADUCTEUR OU TRADUCTRICE Le Poste: Les fonctions de ce poste englobent la traduction et l'adaptation de l'anglais au français, de textes de nature administrative, principalement dans les domaines des communications, de l'administration du personnel et de certains produits de consommation.Le titulaire aura également l’occasion de se spécialiser dans la traduction technique générale et de faire de la terminologie.Le Candidat: Le candidat que nous recherchons possède un diplôme universitaire en traduction et de préférence une (1) à deux (2) années d’expérience dans le secteur industriel ou commercial.Il aime le travail bien fait, sait s’organiser, se documenter, aller aux sources.Intégré à notre service de traduction et linguistique, le titulaire sera appelé à travailler seul ou en équipe.Conditions: — traitement selon les qualifications et l’expérience.— bon programme d’avantages sociaux.— poste à Montréal.— discrétion assurée.Veuillez adresser votre curriculum vitae en rappelant le dossier no.M7/59à: Voir autres Carrières et Professions, en pages 18, 20 et 21 Bureau de C.A.de Montréal cherche COMPTABLE AGRÉÉ Avec petite clientèle pour travailler pour une association éventuelle.Les demandes de ceux qui n’ont pas leur propre clientèle seront aussi considérées.S.V.P.envoyer curriculum vitae en toute confidence à: Le Devoir Dossier » 2734 C.P.6033 Montréal, H3C 3C9 LE CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DE LA GASPÉSIE ET DES ÎLES DE LA MADELEINE recherche un y » Services d'emploi Domtar Limitée B.P.7210 Montréal, Québec A H3C 3M1 SPECIALISTE DE DIDACTIQUE DES LANGUES avec application au français Poste en Asie du sud-est.Nombreux déplacements.Contrats deux (2) ans minimum avec organisme officiel.Qualifications: — francophone avec parfaite connaissance de l'anglais — doctorat en linguistique appliquée — expérience du travail en équipe et grande faculté d’adaptation — bonne connaissance des problèmes du bi-multilinguisme — si possible nationalité française — 30-40 ans.Envoyer curriculum vitae détaillé, publications, lettres de référence au journal: Le Devoir Dossier * 2729 C.P.6033 Montréal, H3C 3C9 DIRECTEUR DE LA GESTION DES PROGRAMMES Nature de la fonction: Sous l’autorité du directeur général, planifie, coordonne et contrôle les activités relatives à la gestion des programmes de services sociaux dans la région desservie par le *C.S.S.G.I.M.Qualifications requises: Diplôme d'études universitaires de trois (3) ans en service social, plus une (1) année de spécialisation en sciences de l’administration ou l'équivalent.iTrois (3) années d'expérience de travail comme profession-•rrel et un minimum d'un (1) an comme gestionnaire.Rémunération: Selon la politique du Ministère des Affaires Sociales.Minimum: $23,182.00 Endroit de travail: Gaspé.Pour informations supplémentaires, communiquer avec Fteynald FOURNIER (413) 368-3381.Veuillez faire parvenir votre application accompagnée de votre curriculum vitae avant le 16 septembre 77 en mentionnant sur l'enveloppe: CONCOURS POUR LE POSTE DE D.G.P.C.S.S.G.I.M.C.P.39 GASPÉ P.Q., G0C1R0 y (MFD O y* ¦ ¦ ¦ A La Prudentielle Compagnie d’Assurance Limitée L'Assurance Prudentielle ADJOINT À LA FORMATION DU PERSONNEL Fonctions: Faire une étude des besoins de formation du personnel.Préparer des cours principalement en français.Diriger des cours sur la gestion ainsi que des cours 1 d’orientation des employés.Projets spéciaux.Qualités requises: Diplômé universitaire en éducation serait désirable.De l’expérience dans la formation industrielle serait un atout.Facilité de parler et d écrire en français et en anglais.Avantages sociaux intéressants.Salaire selon la compétence.S’il vous plait adresser votre curriculum vitae au Département du Personnel.La Prudentielle Compagnie d’Assurance Limitée 635 boul.Dorchester Ouest Montréal, Qué.H3B 1R7 Laboratoires Merck Frosst Laboratories PHARMACIEN SENIOR MISE AU POINT DES PRODUITS LA MAISON Une importante maison de produits pharmaceutiques possédant des laboratoires modernes dans la banlieue ouest de Montréal.LE TRAVAIL Ce poste offre une occasion exceptionnelle de travailler au sein d’une équipe de recherche internationale affectée à notre service de recherche et de mise au point.Les fonctions comprennent la mise au point des formules, l’évaluation sur la stabilité des produits, la recherche d’appareils et de procédés nouveaux et la production sur une grande échelle des différentes formes posologiques.LE CANDIDAT Le candidat choisi possédera une maîtrise en sciences ou un doctorat en pharmacie et de trois à cinq ans d’expérience de laboratoires industriels dans un domaine connexe.Lésprit d initiative et la facilité de communi-quer sont des conditions essentielles.Si vous désirez relever cet important défi, veuillez envoyer votre demande accompagnée de votre curriculum vitae aux: LABORATOIRES MERCK FROSST Case postale 1005 Pointe-Claire - Dorval, Québec H9R 4P8 v DISCRETION ASSURÉE.___ J COMPAGNIE SANS BUT LUCRATIF DANS LE DOMAINE ARTISTIQUE recherche un: DIRECTEUR ADMINISTRATIF Ce poste est offert aux personnes (hommes ou femmes) qui s'intéressent â l’administration dans le domaine de la création artistique.Le poste consiste d une part en des contacts constants avec tous les artisans responsables des activités de la compagnie et d’autre part en des rencontres fréquentes avec les divers services gouvernementaux.Le titulaire de ce poste doit préparer le budget, diriger le personnel, s’occuper de projets spéciaux (conception et réalisation) et répondre directement au Conseil d’Adminlstration.Le poste exigge une formation en administration, une grande facilité d’adaptation à un milieu changeant et dynamique.Le titulaire fera face à des situations exigeant de l’intuition et un bon jugement.Son traitement se rapprochera de celui d'un cadre supérieur.Adressez votre curriculum vitae à: Le Devoir Dossier* 2733 C.P.6033 Montréal.H3C 3C9 COLLÈGE D’ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL ET PROFESSIONNEL DE RIM0USKI Le Collège de Rimouski requiert les services de professeurs dans la discipline suivante: MÉCANIQUE DU BÂTIMENT Temps complet, pleine charge: 1 poste Qualifications: — Diplôme universitaire de 1er cycle.— Expérience dans l’enseignement.Les candidatures avec le curriculum vitae doivent parvenir à l’adresse suivante, avant le 29 août 1977.Service du Personnel, Cégep de Rimouski, 60 ouest, rue de l’Évêché, Rimouski, P.Q.LE PAVILLON CHARLER0I-B0YER INC.Centre d’accueil et de réadaptation pour jeunes déficients mentaux à Montréal-Nord, est à la recherche d un DIRECTEUR DES SERVICES PROFESSIONNELS Fonctions: Le directeur des services professionnels doit concevoir, coordonner, évaluer et contrôler les activités professionnelles et scientifiques du centre dans le but d’assurer la qualité des actes professionnels selon la philosophie de traitement préconisée.Il doit évaluer la performance des programmes dans une perspective d’orientation à long terme du traitement dans l’établissement.Qualifications: Diplôme universitaire du 2e cycle dans une discipline reconnue ou diplôme universitaire de premier cycle avec une expérience jugée très pertinente.Rémunération: Suivant les normes du ministère des Affaires sociales.Faire parvenir sa demande et son curriculum vitae avant le 9 septembre 1977au: Directeur général Pavillon Charleroi-Boyer 4535, Charleroi Montréal-Nord, H1H 1T6 PROFESSEUR DE FRANÇAIS (langue seconde) Fonctions: Dans le cadre d’un programme déjà en marche, nous sommes à la recherche d’un professeur de français qui devra donner 20 h.de cours par semaine à des adultes (cours collectifs et leçons particulières).Il devra de plus, collaborer à certains travaux de recherche en vue de la production de matériel didactique.Exigences: — B.A.spécialisé.— Certificat du C.R.E D I.F.— Formation pédagogique reconnue — Une très bonne maîtrise du français, — Être capable de se débrouiller en anglais.— Connaissance de la metnode "Dialogue Canada ”, un atout.Lieu de travail: Poste à Ottawa.Ontario.Traitement: À déterminer, selon la formation et l’expérience.Excellents bénéfices marginaux.Ce poste est également offert aux hommes et aux femmes.Veuillez envoyer votre curriculum vitae avant le 15 septembre à: LE SUCO organisme privé à but non lucratif engagé dans des projets de développement International est à la recherche d’un COORDONNATEUR DES CAMPAGNES DE FINANCEMENT Fonctions: • Il conçoit la stratégie de mobilisation de fonds pour le SUCO en collaboration avec les autres services intéressés; • il coordonne les efforts de sollicitation et représente le SUCO auprès des différents publics donateurs (corps intermédiaires, compagnies, public en général); • il coordonne certaines opérations de relations publiques du SUCO.Qualifications: 1- Expérience dans le domaine des sollicitations publiques ou des relations publiques; 2- sens de l’organisation; 3- dynamisme personnel et facilité à établir de bonnes relations; 4- connaissance de la coopération internationale.Conditions: • Salaire à déterminer selon les politiques de l’organisme.• Lieu de travail: Montréal Fin du concours: • Le 2 septembre 1977.Prière de faire parvenir votre curriculum vitae accompagné d une lettre expliquant votre candidature à: M.Yvon Madore Secrétaire général SUCO 4824, Côte-des-Neiges Montréal, Qué.Tél: (514) 735-4561 Ï Pavillon du parc inc.recherche DIRECTEUR (TRICE) DU CENTRE POUR DÉFICIENTS MENTAUX 2e appel Le Pavillon du Parc est un Centre d’Accueil desservant une clientèle en déficience mentale et en mésadaptation sociale.LIEU DE TRAVAIL: Aylmer, Québec FONCTIONS: Le Directeur (trice) sous l’autorité du Directeur Général, est responsable de la planification, de la coordination et du contrôle des activités relatives au Centre d’Entraînement à la Vie dans le but de promouvoir le développement intégral des bénéficiaires.QUALIFICATIONS: — Diplôme d’études universitaires de trois (3) ans en psychoéducation ou l’équivalent.— Une expérience de trois (3) années de travail pertinent.— Aptitude en programmation et en gestion.RÉMUNÉRATION: Selon les normes du Ministères des Affaires Sociales.Faire parvenir votre curriculum vitae avant le 26 août 1977 à: M.Robert Schneider Directeur Général Pavillon du Parc 253 boul.St-Joseph Hull, Québec J8Y 3X5 M.K.D.McDonald Agent A la dotation en personnel Banque du Canada 234, rue Wellington Ottawa, K1A 0G9 AGENT DE GESTION SENIOR Le secteur des assurances générales du Groupe La Lau-rentienne est à la recherche d’un agent de gestion sé-nior pour son service du personnel à Montréal.RESPONSABILITES MAJEURES: - Participer à l’élaboration des politiques de gestion des ressources humaines pour le secteur des assurances générales; - Contrôler l’application des politiques selon la délégation qu’il aura reçue; .Assister les gérants de succursales dans l’application et le développement de nouvelles normes (échelles de salaires, embauche, bénéfices sociaux.); Elaboiei certains projets particuliers susceptibles de répondre aux besoins de l’entreprise au niveau des ressources humaines.EXIGENCES: Diplôme universitaire de premier cycle en relations industrielles; - 4 à 5 ans d’expérience au niveau de la gestion du personnel.SALAIRE: Le salaire sera ébabh en fonction de l’expérience et de la compétence; un plan complet d’avantages sociaux s'y rattachera.- Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à: Monsieur Guy Pouliot Directeur du personnel La Prévoyance Compagnie d'Assurances 871, chemin Saint-Louis ¦ C.P 17000 Québec G1K 7X5 * LE GROUPE LA LAURENTILNNE La Prévoyance Compagnie d'Assurances et ses filiales 20 • Le Devoir, samedi 20 août 1977 culture et société Bunuel et “Cet obscur objet de désir” par JACQUES SICLIER Il existait jusqu'à présent trois adaptations cinématographiques du roman de Pierre Louys, la Femme et le pantin, tournées 1 une par Jacques de Baroncelli, en 1929, avec Conchita Montenegro, l’autre par Josef von Sternberg, en 1935, avec Marlène Dietrich ; la troisième par Julien Duvivier, en 1958, avec Brigitte Bardot.Trois adaptations de l’histoire d’une danseuse espagnole qui humilie un homme d’un certain âge auquel elle se promet toujours sans se donner jamais, trois adaptations construites chacune autour d’une vedette; et, dans le cas de Sternberg, ce fut l’apogée baroque, l’efflorescence la plus étonnante du mythe de Marlene qu’i^ avait lui-même fabriqué.Le film que Luis Bunuel vient à son tour de réaliser est intitulé Cet obscur objet du désir, comme pour montrer, déjà, qu’il ne s’agit pas d’une autre version d’un sujet célèbre.L’heroïne de Pierre Louys y est dédoublée, et cet être à deux visages crée une ambiguïté étrangère au roman.Mais la femme a toujours été au centre des films de Bunuel.La femme, c’est-à-dire le désir, l’amour, la sexualité, les rapports parfois sado-masochistes avec l’homme.Chez Bunuel, l’union ou la guerre des sexes dépendent étroitement des conditions sociales.Il n’a jamais cesse de prendre pour cible la société bourgeoise appuyée sur l’argent, l’armée, la police et la réligion catholique.Pour lui, le désir est une force subversive, soit qu’il oblige à dénuder des inhibitions, des déviations, des perversions dues à la morales bourgeoise et chrétienne (El, la Vie privée d’Archibald de la Cruz), soit qu’au contraire il s’épanouisse en amour fou qui brise les contraintes (l’Age d’or, Cela s’appelle l’aurore).Depuis le Chien andalo en 1928 et surtout l’Âge d’or, en 1930, manifeste éclatant de la subversion surréaliste au cinéma, à travers ses “périodes” mexicaine, espagnole et française, Luis Bunuel est toujours resté fidèle à ses themes, à sa conception du cinéma, à son univers.La vieillesse, loin de 1’ “assagir”, lui a plutôt donné un regain d’humour, de subversion, de révolté.L’amitié et la ténacité du producteur Serge Silberman lui permettent de s'exprimer en toute liberté.Serge Silberman a produit le Journal d’une femme de chambre (1963), la Voie lactée (1968), le Charme discret de la bourgeoisie (1972), le Fantôme de la liberté (1974) et Cet obscur objet du désir.Pour tous ces films — plus Belle de jour (production Hakim, 1967) — Bunuel a travaille en parfaite entente avec le scénariste Jean-Claude Carrière, qui est, en somme, entré dans la mythologie bunuélienne.Tristana (1969) peut s’ajouter à ces oeuvres “du troisième âge” sans qu’il y ait La passion selon Luis COMMENT séparer l’artiste et l’homme, le cinéma et la réalité?Tout dans “Cet obscur objet du désir”, le nouveau film de Luis Bunuel, renvoie à des choix très personnels, à une vision de moraliste qui est d’abord vision au sens le plus littéral, cinéma, art du mouvement et des apparences, et qui en même temps dévoile chez l’homme Tart suprême du mensonge, l’inaptitude à contrôler les impulsions, le monde secret des instincts, du caprice, du désir.Un roman célèbre de Pierre Louys, “La Femme et le Pantin”, aujourd’hui introuvable en librairie, que don Luis, comme l’appellent ses amis espagnols et mexicains, rêvait depuis longtemps, assure-t-on, de porter a l’écran.Une adaptation très libre, qui garde le thème de la jalousie feroce de l’hidalgo et de la perversité ontologique de l’obscur objet de son désir.Mais de la première image à l’avant-derniere Luis Bunuel invite à ne pas prendre au sérieux le mélodrame latent de ces amoureux, deux seaux d'eau feront l’affaire, balaieront toute littérature, tout attendrissement possible.Casser la psychologie, les élans imprévisibles du coeur, opposer les êtres sauvagement dans leur déraison, dans leurs contradictions qui les rongent ou plus intime d’eux-mêmes.Comment échapper à l’exotisme de pacotille, à une Espagne pour agences de voyages?D’abord en faisant débuter carrément le film dans une agence de voyages, en sortant l’nistoire hors d’Espagne par une invention de scénario qui égalise les perspectives, qui crée un ingénieux contraste entre la lumière de Séville, la présence d’une culture, d’une civilisation (après tout celles de Luis Bunuel), et la lumière dure, brutale, des horizons parisiens.De Conchita, la danseusqg espagnole, Luis Bunuel a fait un être à deux visages; à deux corps: ceux de Carole Bouquet la Française et d’Angela Molina l’Espagnole, doublées d’ailleurs, admirablement, par une même voix féminine.Ni garces ni femmes fatales, “deux ex machina”, plutôt déesses du hasard dont aucune logique ne commande le comportement sauf l’irrationalité du caractère et la gratuité de leurs apparitions.Mathieu, l’homme mûr ravagé par la passion (joué.par l’acteur espagnol Fernando Rey, inoubliaole déjà dans “Tristana”, lui aussi doublé à la perfection par Michel Pic-coli), serait ridicule s’il n’était pathétique de suffisance inconsciente.Autour de lui un valet exemplaire, serviteur soumis, mais avec son quant à soi, misanthrope; un cousin procureur et stupide (Julien Bertheau, indispensable depuis “Cela s'appelle l’aurore”.Bref, l’ordre bourgeois triomphant.Pas de symbole chez Luis Bunuel, tout arrive au premier degré de la passion et de l’instinct libéré, sans grimace métaphysique comme chez Bergman, Bresson, Fellini: du désir non consommé, bafoué, refoulé, on saute à la violence sèche du terrorisme.Ni larmes ni apitoiement.La folie remonte loin.L’homme,, guignol de la création, preche dans son désert, Dieu renaît à chaque détour de nos imaginations malades.Le meilleur des mondes attendra.Louis MARCORELLES (Le Monde) rupture de ton, d’inspiration.En remontant plus haut dans la carrière de Bunuel, on n’y trouve du reste, malgré quelques films mexicains mineurs et la diversité des “genres” traités, aucun disparate.Sa filmographie est une filmographie d’auteur exemplaire.D’un sujet à l’autre, Bunuel a constamment dénoncé les aliénations morales et sociales qui portent atteinte à la liberté de l’homme: Ce n’est pourtant ni un cinéaste à thèse, ni un cinéaste politique.La récupération tentée par la critique “spiritualiste” à l’époque de Nazarin (1958), se révéla vaine dès qu’apparurent la Jeune Fille (1960), et, surtout Viridiana.L’ancien élève des Jésuites n’était pas un chrétien qui s’ignorait mais bel et bien un athée.Athée et surréaliste, deux choix fondamentaux pour sa vision du monde.L’humour (souvent noir), lui permet la distance et la subtilité dans ses manifestations anticléricales.Le surréalisme a gravé en luile goût de l’image onirique, de la subversion poétique.“Lè cinéma, a dit un jour Bunuel, est une arme magnifique et dangereuse si c’est un esprit libre qui le manie.C’est le meilleur instrument pour exprimer le monde des songes, des émotions, de l'instinct.Le mécanisme créateur des images cinématographiques est, de par son fonctionnement, celui qui, parmi tous les moyens d’expression humaine, rappelle le mieux le travail de l’esprit pendant le sommeil”.Esprit libre, Bunuel Test.On serait même tenté de dire qu’il est, de tous les cinéastes mondiaux, l’esprit le plus libre.Son cinéma est un cinéma de visions, d’images surgies de l’inconscient, libérées comme “pendant le sommeil”, et cependant dépouillées de symboles, même lorsqu’elles représentent des rêves.Bunuel deteste qu’on lui demande des explications sur son “symbolisme”.Il n’a pas à en donner, parce qu’il n’y en a pas.On trouve dans ses films de la dérision, du blaspheme, de la cruauté, de la farce picaresque, de la métaphore psychanalytique, de Tonirisme et du lyrisme, mais rien qui procède du symbole renvoyant à une interprétation rationnelle.Bunuel réunit dans un cadre un ou plusieurs personnages, un décor, des objets, des animaux, et filme tranquillement leur rapprochement sans inviter par le moindre truc esthétique le spectateur à trouver une signification à tel plan ou telle séquence.Il arrive que ce soit déconcertant comme dans la Voie lactée ou le Fantôme de la liberté, ces satires d’une fantaisie énigmatique, mais le jaillissement surréaliste de “l’écriture automatique" reste toujours lié à une représentation concrète.Dans l’Âge d’or, Lya Lys, entrant dans sa chambre, trouvait une vache couchée sur son lit.La vache et le lit étaient bien réels comme auraient pu l’être, selon un mot fameux, un parapluie et une machine à coudre réunis sur une table de dissection.Bien entendu, l’imagi- nation peut jouer sur une telle vision, subversive par son contenu manifeste: il n’est pas d’usage qu’une vache soit couchée sur un lit.Plus tard, dans l’Ange exterminateur (1962), Bunuel a placé des moutons et un ourson dans la cuisine d’une maison bourgeoise.C’était pareillement réaliste dans le rapprochement incongru.Bunuel a ainsi tout un bestiaire, et une prédilection pour les objets bizarres (le fameux crucifix-couteau dans Viridiana), mais on ne peut pas dire qu’il fabrique de l’insolite ou du fantastique moderne.Il a tordu le cou à la technique pour qu’elle ne se remarque pas.Seule saute aux yeux l’évidence de l'image.Toutes les lectures sont possibles.Cette liberté qu’il réclame pour l’homme et l'esprit humain Bunuel, lui, la donne au spectateur qui rêve tout éveillé.(Le Monde) Le défi de la non-violence • “La violence est ce qui porte atteinte à la dignité de l’homme.Elle est ce qui vient détruire la personnalité de l’autre”.Ayant donné cette definition de la violence, Jean-Marie Muller s'empresse d’ajouter qu’il lui faut être “plus précis et plus concret”.Plus précis et plus concret, il ne cesse de l’être dans le long entretien 3ue l’homme de la non-violence a accordé à François-Régis Barbry, ans une langue d'une merveilleuse limpidité et d’une grande efficacité.Précis et concrets sont bien les mots-clefs de cet ouvrage pour ce qui est de sa forme, et foi me paraît l'être pour ce qui est du fond.Foi en une idée, la plus noble qui soit, celle qui est née, chez Jean-Marie Muller, de la conviction profonde que “la non-violence est inscrite au coeur même de l’Évangile".Nanti d’une telle arme, un garçon peut s'ouvrir à l’espoir et s'avancer dans la vie avec une terrible volonté de lumière.C’est ce que fait cet homme tout entier tendu vers un monde devenu fou et qu’il veut contribuer à sauver.Alors, avec patience, avec application, avec lucidité, il explique ce qu’est la non-violence.Il définit son pouvoir et montre à la fois ce qu’elle attend de l’homme et ce que l'homme peut attendre d'elle.Car la non-violence n’est pas un fruit sauvage qui tombe une fois mûr et que ie passant n’a plus qu'à ramasser pour s’en délecter; elle est une arme que nulle usine ne peut fabriquer en série, un outil irremplaçable, incomparable, mais que chacun doit forger pour son propre usage.Ce que le non-violent peut offrir à son prochain, c’est le metal.Reste la volonté de lui donner forme.La volonté et la force.La volonté et la connaissance.Exactement comme dans le compagnonnage.Fasciné par la figure de Tolstoï, Jean-Marie Muller a accompli lentement le chemin qui conduit l’homme de l’instinct à la raison.Avec des rencontres parmi lesquelles celles du Père Riobé et de Jacques de Bol-lardière sont les plus importantes.Deux hommes d’origine, de culture et de formation bien différentes, deux hommes voués a la non-violence.Deux hommes parmi les plus dignes et les plus généreux de notre époque.Jean-Marie Muller se définit et définit ses compagnons de lutte, mais il radiographie aussi la non-violence dans son ensemble, dont le corps est loin d'etre monolithique.Ainsi convient-il de distinguer la non-violence d’un Lanza del Vasto, rêvant d’un monde à l’image de sa communauté patriarcale et quasi médiévale, et le projet de socialisme autogestionnaire de Muller.Certes, tout geste en faveur de la nonviolence est utile, et il faut remercier Lanza del Vasto d’avoir été parmi les pionniers pour l'Europe, mais c’est les pieds sur terre qu’il faut aujourd’hui envisager le problème.Le rouet de Gandhi avait une signification dans une Inde qui devait avant tout tirer de son sol l'essentiel de ses ressources pour se libérer de l’emprise colonialiste d’une puissance industrialisée, mais la quenouille de Lanza n’a aucun pouvoir sur un monde dont les jouets se nomment ordinateur, fusée interplanétaire, bombé atomique et combats de partis.C'est en démontrant que la nonviolence est la seule arme absolue que Jean-Marie Muller veut l'imposer Et ce n’est pas — comme le font les marchands d’armes — aux seuls États qu’il s'adresse, c’est à la fois aux collectivités et aux individus.Et c’est pour effacer déjà en eux l'idee que la non-violence est la passivité; 3u'elle est une lâcheté, une manière d'abdiquer Sa conviction que nous evons être sans cesse prêts à nous défendre est aussi solide que celle du plus patriote des généraux ou du plus coriace des syndicalistes.Car la non-violence est vraiment l'arme tous azimuts.Celle qui fera trembler les agresseurs venus de l'extérieur comme elle commence à faire trembler ici ceux qui détiennent le pouvoir.Celui de la politique comme celui de l’argent.Car elle est une arme politique propre à renverser les régimes.Elle est une arme que même les plus pauvres peuvent se procurer Elle est l’arme absolue pour tous ceux qui croient en elle.La seule dont l'homme puisse user sans risquer de perdre sa dignité., .On a déjà beaucoup écrit sur ce sujçt, mais parfois de manière trop abstraite Jean-Marie Muller nous donne aujourd’hui, en quelques pages d'une limpidité parfaite, l’essentiel de ce que nous devons savoir, si nous voulons vraiment nous sauver de l’absurde.Bernard CLAVEL (Le Monde) Voir autres Carrières et Professions, en pages 18, 19 et 21 DIRECTEUR DU PERSONNEL Sous l’autorité du Directeur Général, le Directeur du Personnel est responsable de la planification, de l’organisation, de la direction, de la coordination et du contrôle de l'ensemble des activités du Service du Personnel.Attributions spécifiques: Le Directeur du Personnel est responsable de l'emploi et à ce titre: — identifie, en collaboration avec les diverses unités administratives du Collège, les besoins en ressources humaines; — veille au recrutement, à la sélection et à l'engagement du personnel.Il est responsable des relations de travail dans le Collège et à ce titre: — veille à l’application des conventions collectives; — assure le fonctionnement des différents comités prévus aux conventions collectives; — informe les membres du personnel de leurs conditions de travail; — renseigne et assiste le personnel de cadre et de gérance dans leurs activités reliées aux relations de travail; — négocie des ententes et/ou arrangements locaux avec les syndicats concernés.En matière de perfectionnement, le Directeur du Personnel collabore avec les services impliqués à la mise en place de politiques de perfectionnement et d évaluation conformes aux besoins et veille à leur application.Enfin il peut se voir confier par le Directeur Général toute autre responsabilité inhérente à ses fonctions.Qualifications requises: — Diplôme universitaire terminal de premier cycle dans un champ de spécialisation approprié, notamment en administration ou en relations industrielles.— Bonne connaissance du milieu collégial.— Huit (8) années d’expérience pertinente.Traitement: Selon la politique administrative et salariale du Ministère de l'Éducation du Québec.Prière d'adresser les candidatures accompagnées du curriculum vitae au plus tard le 26 août prochain à: Bureau Directeur Général, Poste du Directeur du Personnel, 2410, Chemin Sainte-Foy, Sainte-Foy, (Québec).G1V 1T3 RESPONSABLE DES SERVICES INTERNES (Service des approvisionnements et des équipements) FONCTION: Sous la responsabilité du directeur des approvisionnements et des équipements, organise, coordonne et contrôle les systèmes d'inventaires et de sécurité des biens de l'institution, la réception, l’entreposage et la distribution des marchandises, le courrier et les messageries internes et externes, l'impression, la photocopie et la librairie.EXIGENCES: Diplôme universitaire de 1er cycle dans une discipline appropriée.Quelques années d'expérience pertinente.TRAITEMENT: Selon les qualifications et l’expérience, peut varier emit SI 2,765.et $22,941.LIEU DE TRAVAIL: Hull DATE LIMITE: Prière de faire parvenir votre candidature avant 17h00 le lundi 29 août 1977 à l'adresse suivante: Service du personnel (concours no 261 ) Université du Québec Centre d'études universitaires dans l'Ouest québécois 335, boul.Cité des jeunes Hull, Québec J8Y 6M4 77 78 023 Université du Québec Centre d'études universitaires dans l'Ouest québécois ENSEIGNANTS POUR L’ANNÉE SCOLAIRE 77-78 ÉCOLE MANICOUTAI, SEPT-ÎLES Carrière EN RECRUTEMENT DE CADRES 2 postes 1 poste 1 poste 1 poste 2 postes DU NORD, Notre maison, Gilles Tremblay et Associés, est en pleine croissance et désire s'adjoindre un collaborateur jouissant d’une solide expérience dans le monde des affaires ou dans le recrutement des cadres.Nous nous sommes hissés aux premiers rangs dans notre domaine grâce au succès des candidats recrutés pour nos clients, qui comptent parmi les plus importantes sociétés au niveau de la grande et de la moyenne entreprise.Le collaborateur que nous cherchons a l’étoffe d’un associé: — c’est un recruteur de premier plan, habile à identifier professionnellement les besoins de la clientèle et à repérer les candidats compétents; — ou encore, c’est un gestionnaire chevronné de l’industrie qui veut mettre son expérience à profit dans le recrutement de cadres supérieurs; — dans les deux cas, c’est un travailleur discipliné et ambitieux, de formation universitaire, doué d’une belle personnalité, désireux et capable d’assumer de façon autonome toute la responsabilité de la recherche et de l’exécution des mandats.Les revenus prévus pour ce collaborateur sont à la mesure de nos exigences, très au-dessus de la moyenne du marché.Veuillez communiquer en toute confiance avec Gilles T.Tremblay.• Techniques infirmières • Diésel & machinerie lourde • Machinerie lourde • Menuiserie • Électrotechnique ÉCOLE JEAN SEPT-ÎLES • Mathématiques & anglais (secondaire I, II) 1 poste • Atelier général (initiation au travail) 1 poste ÉCOLE TORTELLIER, PORT CARTIER • Mathématiques, arts plastiques & spppléance régulière (pré-secondaire & secondaire I) 1 poste • Information scolaire et arts plastiques 1 poste • Exploration & initiation à la technologie (secondaire I et pré-secondaire) 1 poste • Sciences générales 1 poste ÉCOLE ST-THOMAS D’AQUIN, GAGNON • Mathématiques 1 poste • Français & mathématiques (récupération) sciences familiales (secondaire II) 1 poste CENTRE ÉDUCATIF FERMONT • Musique et atelier (secondaire I, II) 1 poste • Sciences générales et physique (secondaire II, IV) i poste • Mathématiques 1 poste ÉCOLE NOTRE-DAME, SCHEFFERVILLE • Sciences générales 1 poste • Français & mathématiques (enfance inadaptée) 2 postes • Titulaire (enfance inadaptée) 2 postes • Atelier & catéchèse (initiation au travail) 1 poste ÉCOLE MGR LABRIE, HÂVRE ST-PIERRE • Musique ’ i poste • Physique & chimie (secondaire IV) 1 poste • Sciences (secondaire III) i poste ÉCOLE NOTRE-DAME DES ANGES, NATASHQUAN • Anglais t poste • Géographie & arts plastiques 1 poste _ Giles IrembaK et/lssociés Recherche de cadres 1350 ouest rue Sherbrooke Monfréa PQ H3G U1 288 2563 Exigences: Détenir une qualification légale du Ministère de l’Éducation Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur candidature ou de communiquer à frais virés au numéro (418) 968-9901 avec: SOLANGE TURGEON, Commission Régionale du Golfe, Service du Personnel, 30 rue Comeau, Sept-iles, Qué.Ix- Défi de la non-violence, de Jean-Marie Muller, Éditions du Cerf.m culture et société Le Devoir, samedi 20 août 1977 • 21 Sur une entrevue de François Rozet courrier des lettres et des arts Place de la souffrance Les propos et confidences de Monsieur François Rozet, à la télévision de Radio-Canada, m’ont remis en mémoire les plus beaux jours du théâtre français à Montréal.J’aurais aimé qu’il en parlât plus longuement et plus en détail, mais je présume que, son nom y étant associé, sa trop grande modestie l’en a retenu.11 s’agit de la tournée en Amérique, en 1924, de la troupe de l’Odéon sous la direction de Firmin Gémier.Ainsi avons-nous pu entendre, tour à tour, Le Marchand de Venise, La Mégère apprivoisée, Le Bourgeois gentilhomme et le Procureur Hallers.Quelle autre compagnie nous en a jamais offert autant?Or voici que, brouillant mes souvenirs, Monsieur Rozet y ajoute Le Mariage de Figaro! Aurais-je vieilli à ce point d'avoir oublié la “folle journée" de Beaumarchais?Ou, encore, se pouvait-il que la Ville de Québec en eût eu seule la primeur?J'allais me rendre à l’évidence lorsque Monsieur Rozet enchaina, d’un petit air entendu, que les autorités religieuses avaient interdit la représentation du Mariage de Figaro à moins qu’on n’en retranchât le monologue de Figaro.Il ne le fut pas, continua-t-il, et la pièce fut quand même jouée.Là-dessus je sursaute.Si rigoriste que se soit montré le clergé, au temps des soutanes, il me paraissait invraisemblable, dénué de tout sens qu a l'exemple de Louis XVI.du garde des sceaux, du lieutenant de police et j'en passe, l'ordinaire de Québec eût mis au ban la comedie de Beaumarchais de crainte qu’elle ne rallumât, chez nous, les feux de la Révolution.Je vais donc aux renseignements.Je m’enquiers auprès des intéressés afin d’en avoir le coeur net au sujet de cette prétendue censure.Il n’y en a jamais eu.Ni les archives, ni la Semaine religieuse n'en font état.Mon embarras s’accroît.Si la pièce n’a pas été condamnée, au moins est-on vraiment sûr qu’elle ait été jouée?Je consulte alors l’ouvrage de Jean Béraud, "350 ans de théâtre au Canada français".Et qu’est-ce que j’y lis?Que le répertoire de la troupe de l’Odéon ne comprenait que Le Marchand de Venise, La Mégère apprivoisée, Le Bourgeois gentilhomme et le Procureur Hallers.Le Mariage de Figaro n’y figure pas.Enfin je respire! Autrement, comment me serais-je jamais consolé d’avoir manque l’occasion d’applaudir Monsieur François Rozet dans le rôle de Chérubin.Victor BARBEAU de l’Académie canadienne-française Mort, hier, d’Elvis Presley.Hier, également, ce coup de téléphone de ma mère qui m’annonçait que Monsieur Renaud, le beau-père de Claude (mon frère), souffre de cancer généralisé.La mort, la maladie, le mal.Place de la SOUFFRANCE, dans l’existence.“La foi chrétienne, c’est cela et pas autre chose: l’accepta- tion de la finitude humaine (.) (Marc Oraison).Mais il y a des acceptations qui ne vont pas sans angoisse.Nostalgie du definitif.Appréhension du contingent, du-pro-visoire.Nous rêvons d’amours éternels, alors que la mort en est le terme assure.La vie, c'est la mort.Mais sous prétexte de prendre parti pour la vie, nous fuyons la mort, comme si cette attitude permettait de l’éviter.Nous nous bouchons les oreilles, nous nous bandons les yeux, comme la Synagogue.sculptée à Chartres, dans la cathédrale où j'ai failli mourir.Encore pour éviter la mort, nous nous lançons à corps perdu dans le mouvement, dans la consommation à outrance, dans la sexualité effrénée.Nous travestissons ainsi nos petits échecs quotidiens Tous les biens accumulés nous sécurisent, dans la mesure où ils créent l'illusion de la sécurité définitive, proclament la suprématie de la vie débordante, semblent contredire la mort, la nier.À chacun ses toxicomanies.Marcel FORTIN Montréal.17 août 1977.LE COLLÈGE BOIS-DE-BOULOGNE requiert les services de PROFESSEURS Cours: Cinéma 901: temps partiel, session automne 1977.Sociologie 960, 971: plein temps, session automne 1977.Techniques infirmières: plein temps, session automne 1977.Qualifications: — diplôme universitaire de premier cycle.— expérience pédagogique.Salaire: Selon les normes du Ministère de l’Éducation.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae avant le 24 août 1977 au: Bureau du personnel Collège Bois-de-Boulogne 10555, Bois-de-Boulogne Montréal, H4N 1L3 e/ Voir autres Carrières et Professions, en pages 18, 19 et 20 COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE DU GOLFE OFFRE D’EMPLOI NO D-710-075 DIRECTEUR-ADJOINT D’ÉCOLE Lieu de travail: l Polyvalente Manicoutai, 40 rue Comeau, Sept-îles, Qué.Polyvalente de 2400 étudiants, cours académiques et professionnels.L'adjoint sera affecté au secondaire IV.Nature du travail: L'emploi de directeur-adjoint d'école secondaire comporte l’exercice de toutes les fonctions requises pour la gestion des programmes et des ressources reliés à un ou des programmes déterminés par le directeur d’école.L’emploi de directeur-adjoint comporte l’assistance au directeur dans la gestion de l'école et plus particulièrement dans la gestion d’un ou de programmes majeurs déterminés par la direction de l’école.Cet emploi comprend l'exercice de toutes les responsabilités du directeur d'école en cas d’absence ou d'incapacité d’agir de celui-ci.Qualifications requises: Diplôme universitaire terminal de 1er cycle ou formation exigeant au moins 16 années de scolarité dans un champ de spécialisation appropriée et 5 années d'expérience dans un emploi d'enseignant ou de professionnel selon les responsabilités du poste.Rémunération: Selon les politiques administratives et salariales du Ministère de l'Éducation + une prime de 8% du salaire annuel.Entrée en fonction: le plus tôt possible.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur candidature à: Yves Godbout, Service du personnel, 30 rue Comeau, Sept-iles, Qué.Fin du concours: le 26 août 1977.Concours de recrutement ouverts aux femmes et aux hommes.Commission de la fonction publique du Québec AVOCAT COMMISSION DES VALEURS MOBILIÈRES DU QUÉBEC — poste à Montréal.Fonctions: Représenter la Commission devant les diverses instances judiciaires et administratives; analyser et donner une opinion sur tout document contractuel ou financier soumis pour fins d’enregistrement; examiner les rapports de compagnies publiques (prospectus et déclarations); assurer une surveillance adéquate des marchés boursiers; conseiller la Commission des valeurs mobilières sur les moyens d’assurer une meilleure protection et une information plus adéquate aux investisseurs.Titre de classification de ce poste: Avocats et notaires.Exigences: Membre du Barreau du Québec et avoir complété des études de 2e cycle en droit ou en administration.OU Membre du Barreau du Québec et posséder un 2e diplôme universitaire de 1er cycle en sciences administratives option finance ou comptabilité.Joindre une photocopie de sa carte de membre et de I o-riginal de ses attestions d’études.Traitement — de $17,379 à $26,068 Concours — H1156/03 Date limite pour l’inscription: 2 septembre 1977.Si le nombre de candidatures soumises par des citoyens canadiens est suffisant pour combler le poste vacant, la Commission limitera sa sélection à ces per sonnes S inscnre auprès de la COMMISSION DE LA FONCTION PUBLIQUE DU QUÉBEC, 1050 rue Conroy, Québec.G1R 4Z8 à l aide du questionnaire OFFRE DE SERVICE qu on peut se procurer dans les centres de main-d oeuvre, dans les caisses populaires ou à l un des bureaux de la Commission Il est nécessaire d'indiquer le numéro et le titre du concours.ASSURANCES COURTIERS D’ASSURANCES I.A.R.D.& VIE recherche un PRÉPOSÉ AUX LIGNES COMMERCIALES ET INDUSTRIELLES Possédant au moins dix (10) ans d’expérience.Salaire entre $18,000.et $22,000.Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec le directeur administratif à: 382-7822 INGÉNIEUR CIVIL Une occasion exceptionnelle pour un ingénieur civil désirant faire carrière à Winnipeg, Manitoba, pour l’un des principaux fabricants de ciment et ses dérivés.C’est un défi à relever.Le candidat doit posséder un diplôme d’ingénieur civil d’une université.Les responsabilités comprennent la production, le contrôle de la qualité, le coût et les consultations avec ingénieurs spécialisés pour analyse ou projets sociaux, etc.Le candidat doit être prêt à assumer des fonctions de gérance à des niveaux de plus en plus avancés.Salaire à négocier.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae ainsi que votre expérience à: Dossier « 2735 C.P.6033 Montréal, H3C 3C9 La Commission vous invite â prendre connaissance de ses autres .concours en communiquant avec ¦ un de ses bureaux rç.qionaux_ CENTRE D’ACCUEIL DOMREMY-MONTREAL “Centre de réadaptation pour alcooliques et toxicomanes qui offre des services cliniques multidisciplinaires d’évaluation, de réadaptation et de réinsertion sociale en collaboration avec les ressources communautaires de la région.” CHEF DE SECTEUR Suite à la promotion du chef de secteur nord.Domrémy-Montréal cherche un professionnel pour combler ce poste.Responsabilités: Sous l’autorité immédiate du directeur des services de réadaptation, participer à l’élaboration, coordonner, planifier et contrôler des programmes de réadaptation dans le but d’assurer une accessibilité et une continuité de soins à la population du secteur et d’offrir une complémentarité avec les autres ressources communautaires du secteur.Qualifications requises: Diplôme universitaire de 1er cycle en sciences humaines ou sciences de la santé ou l’équivalent.Avoir un minimum de 3 ans d’expérience clinique avec de préférence une expérience dans le domaine de la toxicomanie.Une expérience administrative serait souhaitable.Membre en règle de sa Corporation Professionnelle.Qualités personnelles: Sens des responsabilités et capacité de décision.Esprit d’initiative.Capacité de leadership et de dynamisme.Souplesse d’adaptation.Sens des relations humaines et de communication.Sens de l’organisation.Sensibilisation aux problèmes humains et sociaux.Lieu de travail: Secteur nord-ouest, 367 Henri Bourassa est, Montréal.MÉDECIN OMNIPRATICIEN A TEMPS COMPLET Dynamique et enthousiaste, intéressé à travailler à part entière et égale avec une équipe multidisciplinaire, capable d'engagement et de souplesse pour pratiquer une médecine axée sur la santé, détenir un permis de pratique de la Corporation Professionnelle des Médecins du Québec.Entrée en fonction: le plus tôt possible.Salaire: Selon les normes de rémunération des Affaires Sociales.Les personnes intéressées devront faire parvenir leur candidature jointe d'un curriculum vitae au plus tard le 27 août 1977 à: Jean-Claude Tisseur, C.G.A., Directeur général, Centre d1 Accueil Domrémy-Montréal, 15,693 ouest Boul.Gouin, Ste-Geneviève de Pierrefonds, Qué.H9H 1C3 PROFESSEURS DEMANDÉS — École privée.— Temps plein, temps partiel.— Secondaire II, III, IV.— Biologie (écologie), chimie, mathématiques, physique (I.S.P.).Faire parvenir curriculum vitae et photo à: 453, Ste-Hélène Longueuil, J4K 3R3 Maison de consultants en communication recherche -SOCIOLOGUES - JOURNALISTES-RECHERCHISTES - ÉCONOMISTES Pour travail à temps partiel ou à contrats selon les circonstances.Adresser curriculum vitae à: Le Devoir C.P.6033 Dossier 447 Montréal, H3C 3C9 union régionale des c.p.d.du diocèse de chicoutimi L'Union régionale des Caisses populaires Desjardins du diocèse de Chicoutimi recherche un candidat d’expérience pouvant assumer toutes les responsabilités et relever tous les défis rattachés au poste de DIRECTEUR GÉNÉRAL.directeur général Ce poste est également offert aux hommes et aux femmes.l’institution: Située à St-Jérôme-de-Métabetchouan, l’Union régionale des Caisses populaires du diocèse de Chicoutimi est un organisme du Mouvement des Caisses populaires Desjardins auquel sont affiliées (69) caisses populaires réparties dans la région du Saguenay Lac St-Jean.L’actif consolidé des caisses affiliées dépasse $220,000,000.et celles-ci comptent près de 322 employés.Quant à l’union régionale, le nombre d’employés se chiffre à 48.En tant que Fédération de Coopératives d’épargne et de crédit, l’union régionale doit assurer une présence sociale dans son milieu, des services financiers de qualité et un support adéquat auprès de ses caisses affiliées.I© pOStG: Le DIRECTEUR GÉNÉRAL a comme mandat de favoriser et développer la coordination entre les divers services afin de réaliser les priorités de développement de l’union régionale et des caisses populaires affiliées.Assisté par quatre (4) directeurs (administration et finance, technique, communication et développement, personnel), il voit à l’application des politiques déterminées par le Conseil d’administration et assure l'atteinte des objectifs généraux de fonctionnement de l'entreprise.Considérant la nature coopérative de l’entreprise, il doit maintenir un dialogue et une écoute constante avec les autres organismes du MCPD, (es caisses affiliées et les entreprises à caractère socio-économique de la région.le candidat: Le candidat recherché possède une habileté reconnue au plan administratif et a démontré sa capacité à jouer un rôle de coordonnateur; habile au plan des relations interpersonnelles, il assure un leadership marqué au sein de l’entreprise.Une connaissance adéquate du MCPD, du fonctionnement du marché financier et de l'environnement socioéconomique de la région est un atout important.Ces habiletés et connaissances sont accompagnées d'une formation universitaire de premier cycle, de préférence en administration, et d’au moins neuf (9) années d’expérience pertinente, dont un certain nombre dans un poste de direction.UNE EXPÉRIENCE PLUS GRANDE POURRA COMPENSER POUR UNE SCOLARITÉ MOINDRE.Le poste est susceptible d’intéresser les personnes dont la rémunération se situe aux environs de $30,000.00.les conditions: Une gamme complète de conditions de travail et avantages sociaux reliée à un poste de cette importance sera offerte au candidat choisi.La rémunération est en relation avec les exigences du poste et les qualifications du candidat.Toutes les candidatures seront traitées confidentiellement.Faites parvenir votre curriculum vitae complet avant le 31 août 1977 à: Monsieur Rosario Rainville, président 17, rue de l'Hôpital Métabetchouan Lac St-Jean, QUÉ.G0W 2A0 é _ Un coup de fil suffit C ¦ Appel de candidatures mixtes Ministère des Affaires indiennes et du Nord Direction des Affaires indiennes et esquimaudes Prime d'isolement de SI ,204 pour une personne seule et de $1,934 pour une per sonne avec un dépendant ou plus (Pour Natashquan seulement) PROFESSEURS EXIGENCES LINGUISTIQUES La connaissance du français est essentielle pour ces postes 77-IAN QUE 400 (S.l.) (204) NATASHQUAN - BERSIMIS (1) niveau du secondaire (2) niveau de l'élémentaire (2) niveau de la maternelle No de reference Lieux: Cinq (5) postes disponibles: COMMENT SE PORTER CANDIDAT Si vous êtes intéressé(e), veuillez communique! avec la personne mentionnée ci-après, à frais virés, le 22 AOUT 1977, entre 09h00 et 16h00 EXIGENCES FONDAMENTALES: Diplôme ou permis d'enseignement, soit au niveau de la maternelle, de l’élémentaire ou du secondaire.Un exa men médical réussi avec succès sera exigé avant le départ.Monsieur Léon Gagné 690, boulevard Laure Suite 70 Sept-lles, Québec Tèl.: (4181962 8596 TRAITEMENT $9,224 $22,172 (sous révision) selon expérience et 77 IAN QUE 400 (S.l.l 12041 scolarité.Prière de toujours rappeler le numéro de référence approprié 4 22 • Le Devoir, samedi 20 août 1977 l’actualité économique toronto Chute des pétroles Les titres du secteur pétrolier ont considérablement régressé hier à la Bourse de Toronto et leur recul prononcé y a fait baisser l'ensemble de la cote.L’indice 300 de la Bourse de Toronto a fléchi de 1.69 et est tombé à 1,025.89, ce qui est son plus bas niveau depuis neuf semaines.Deux de ses compartiments les plus importants perdent du terrain et les deux autres en gagnent: les métaux et minéraux baissent de 8.87 et tombent à 960.24, leur plus bas niveau depuis décembre 1975, le pétrole et le gaz baissent de 8.02 et tombent à 1,204.13, les services financiers montent de 4.99 et atteignent 957.13 et les produits industriels, de .20 et clôturent à 906.02.Dans les dix autres compartiments de l’indice 300, il y a cinq gagnants et cinq perdants, les plus grands gagnants étant les compa- f!nies de gestion et les services publics, et les plus grands perdants, es aurifères et les grands magasins.Le comportement des valeurs a été le suivant: 146 gains, 197 pertes et 243 inchangées, contre 162 gains, 185 pertes et 248 inchangées la veille.Le volume a été de 2.01 milUons d’actions d’une valeur totale de $18.19 millions, au regard de 1.80 million d’actions d’une valeur totale de $17.26 millions jeudi.Talcorp Associates Ltd.a fait un plongeon de $1.25 et est tombé ainsi à $8.00 dans une vente de 2,000 actions après qu’on a eu appris que Bad Boy AppUances and Furniture Ltd.avait été placé sous la coupe d’un syndic de faillite.Talcorp a 30% des actions de Bad Boy.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE - 2 9Vj 27 -t- % 15 - H 72 9 +2 32^/4 32V4-IV4 '/4 Ventes Haut Bas Ferm Ch.Industrielles AbyGInw 600 130 130 130 Abitibi 6650 r/s r/s - '/s Abitbi 10 100 SS4^ 54^ 54^ + '/s AdanacM 2500 34 34 34 +7 Advocate 900 350 340 350 +10 Alton Min 100 Î7 7 7 + Va AgnicoE 4000 SSV2 5% SV2 - Ve Albany 2000 39 38 38 -2 Alt Energy 4655 $18V2 I6V4 I8V4 - Va AltaGasA 13815 S16 \5Vs 16 AltaGCp z15 S68^4 68^/4 68^/4 AltaGF 1300 $29V8 29 29V0 - ^ Al ta G 9 76 5530 l29Ve 29 29 Alcan 9000 $28 27% 273/4 - % Algo Cent 100 SUVa UVa ISVa + ! AlgomaSt 403 $17V4 UVe 17%+ Ve AStel P 300 $28V4 28V4 26V4 + Va AII-CanB 2100 375 370 375 + 5 AllarcoDv 3310 $18V2 18% IBV2 + Va Almin 101565 10% 10% Alumin4pr 28O $17 17 17 Alum 3rd P 100 $28V4 28V4 2S'M AmBonza 11450 $23 22V2 22% - % Am Bonza r47625 80 Am Larder z42 12 Am Leduc 27000 8 Andres W 100 $9V2 • AngCT4V2 200 $27 Aquitaine 1326 $15 Arbore Z225 72 Argosy 1000 9 Args260p 225 $33 Asamera 1350 $11V4 llVe llVa Ashland C 100 $12% 12% 12% AtcoA 2000 $15Ve 15 15 AtoHardA 500 $12% 12% 12% BC Sugar A 400 $28 273/4 28 BPCan 2180 $13% 13'/» 13'/» - Ve BanisterC 1750 $11% IP/a 11%+ Va BankBC 890 $28'/3 27% 28V2 + 3/4 BankMtl 4950 $16'/a 16% 16% BankNS 4778 $21'/» 21 21'/»+ '/a Barex z200 9'/?9'/2 9V2 BaryExpl 1000 70 70 70 Bay Mils P 100 $8% 8% 6% - % Becker Bp 100 $5% 5% 5% - '/e Bell Canad 11147 $533/.531/, 53% - '/a Bell Apr z20 $53'44 53'% 53’/e BellBpr 100 $54>/8 54'/s 54'/e BellCpr 244 $29% 29% 29% BelIDpr 850 $55 54% 54%-% Bell 2 28 1500 $29% 29'/2 29'/2 Belli 80 zlOO $23’/2 23'/a 23'% BethCopA 300 $16 15% 15%-’% BIHawk 4100 13 12 13+2 Black P A 700 470 465 465 BlakwodA 200 330 330 330 Block Bros z35 $5% 5% 5% Border C 500 258 258 258 + 6 BovisCor 2000 68 68 68 —1 BowValy 4121 $19 18'% 18%-'/» Bralor Res 4704 4'5 490 495 Bramalea 100 $6% 6% 6% Brameda 1550 114 112 112 - 1 BrascanA 9089 $l3'/2 13''4 13% Brscn8'% 100 $28'/a 28'/» 28’% BrendaM 11050 $11'% 11% 11% Bridger 5400 $93'4 9% 9% - '% Brinco 249 430 430 430 + 5 BCFP 320 $23''a 23'/a 23'/» + '/» BCFPpr 150 $40 40 40 - '/» 400 $9 9 9 + '% Casslar 1400 $9'% 9 9'% Celanese 1173 350 : 345 : 345 Celant75p 100 $I9'% 19'% 19'% Chieftan D 1200 $16% 16’% 16'%- % Chieftain p 100 $65% 65% 65% - Va Chrysler 740 $16 15% 15% - '% CochWiil ZlOO 31 31 31 350 $13% 13% 13% Comb Met z55 i'fi 5'% S'% Cominco 743 $31% 31'% 31% - % ComincoA 100 $28'b 28% 26% Corn Cap 450 $5 5 5 CHolidayl 400 445 440 440 - 5 CHInsAp 300 $22% 22% 22% Comtech 400 300 300 300 Coniagas 1000 55 55 55-5 Con Bath A 65U $26'% 25% 25% - '% ConBathp 200 $18'% 18'% 18’% + '% C Bath 68 w 300 $8'% 8 Va 8’% - % Con BIdg 500 290 285 290 +5 Con Fardy 4444 310 300 300 -5 c Durham 18500 85 82 85 CMarben 9000 65 55 65 +15 C Morisn 1800 139 137 138 + 1 Cons Pipe 100 $6 6 6 Cons Prof 1000 I6'% 16’% 16'% C Rambler 200 150 150 150 -10 ConDistrb 100 350 350 350 -5 ConsGas 4465 $16
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