Le devoir, 15 octobre 1977, samedi 15 octobre 1977
fais ce q loi Permit: $017* 1460 avenue Union Montréal H3A-2B8 Que 845-8221 eU& tXMpUfCA t* PS Vol.LXIX - No 237 Pluie passagère.Vents modérés.Maximum de 2 à 6.Montréal, samedi 15 octobre 1977 Sainte Thérèse d Avila 25 CENTS hux colloques des maîtres et des étudiants à l’Université de Toronto L’identité canadienne est érigée en science par Lise Bissonnette TORONTO — Le long des allées capricieuses d’un des plus beaux campus britanniques qui soit au Canada, sous les plafonds lambrissés et dans les salles d’études confortables où la vue d’étudiants portant la toge n’étonne pas, au coeur de Toronto, deux colloques parallèles, Options Canada pour les “maîtres” et leur auditoire choisi, et Alternatives Canada pour les étudiants, élèvent depuis jeudi soir dernier la torturante question de l’u- nité canadienne au statut d’objet de science.Il s’agit là d’une contribution des élites au débat canadien, de reconnaître volontiers le docteur John Evans, président de l’Université de Toronto, qui a organisé la rencontre de longue date en collaboration avec les autres universités du pays, en évitant soigneusement de solliciter la participation des gouvernements à un titre autre que celui nobservateurs.Triés sur le volet, les quelque 250 invités, leaders du monde académique, des milieux d’affai- res, des syndicats, des organisations régionales, devraient à son avis avoir par la suite un rôle de “locomotives” dans leurs milieux d’origines, pour disséminer les réflextions et esquisses de solutions qui s’élaborent ici.C’est aujourd’hui qu’on s’attaquera aux aspects les plus hautement scientifiques et techniques des problèmes actuels (fondements economiques de la souveraineté-association, fiscalité, systèmes bancaires, compétences territoriales, entre autres).Mais il fallait bien passer hier par l’éter- nel chemin des interrogations culturelles, et le feu a été nourri.Il aurait même été fort tendu si M.Keith Spicer, désormais partie de la confrérie depuis son accession au professorat à TÜniversité de la Colombie-Britannique (UBC) n’avait invité tout ce monde à “jouir” carrément de l’angoisse collective, de la thérapie de groupe perpétuelle qui est selon lui, la définition même de l’identité canadienne.D’autres, qui la cherchent avec des instruments moins sommaires que l’intui- tion, ont toutefois offert hier des réflexions fort substantielles, souvent contradictoires sur le thème de "l’identité et les communautés au Canada”, fondées sur les recherches de l’heure.Du côté du Québec, par exemple, le sociologue Marcel Rioux, de l’Université de Montréal, et M.Yves Martin, recteur de l’Université de Sherbrooke (on a dû lire son texte en son absence) ont plaidé pour la reconnaissance du dynamisme des évènements qui ont cours dans leur province, pour que s’atténue et disparaisse la per- ception de “passéisme” qu’en ont souvent les intellectuels du Canada anglais et de l’étranger.Selon M.Rioux, la volonté de recouvrer et de maintenir un sentiment d’identité culturelle est un phénomène résurgent à travers le monde, cherchant à rétablir les “systèmes symboliques” que tendent à détruire les états modernes, capitalistes ou socialistes, par excès de technicité.Le Canada anglais y viendra, dit-il, puisque sa culture, comme celle du Québec, est Voir page 6: Identité Schmidt au pied du mur: le commando menace de tuer Schleyer et 91 otages DUBAI (d’après AFP et Reuter) - Le gouvernement ouest-allemand est au pied du mur: il doit avant demain, huit heures GMT dernier délai, prendre une décision pour sauver la vie de 87 passagers et membres de l’équipage du Boeing-737 de la Lufthansa détourne jeudi et celle du “patron des patrons”, Hanns-Martin Schleyer, qui sont aux mains, respectivement, de deux commandos extrémistes.Un double ultimatum, de l’Organisation pour la lutte contre Timpérialisme mondial (SAWIO), et du Commando Siegfried Housner, parvenu à T AFP tant à Paris qu’à Bonn, et adressé à M.Helmut au sommaire ¦ L’UN invite Québec et Ottawa à un moratoire de six mois — page 2 ¦ Le complexe Guy-Fa-vreau sera mis en chantier dès février — page 3 ¦ D’où viennent ces nouvelles taxes?un éditorial de J.-C.Leclerc Schmidt ne laisse à cet égars aucune alternative au chancelier ouest-allemand: l’industriel détenu depuis le 5 septembre dernier, et les occupants de l’avion seront exécutés si les trois chefs de la Fraction Armée rouge, Andreas Baader, Gudrun Ensslin et Jan Cari Raspe, ainsi que huit autres extrémistes emprisonnés en RFA, plus deux Palestiniens incarcérés en Turquie, ne sont pas libérés d’ici à l’expiration de l'ultimatum.Les deux Palestiniens purgent une peine de prison à vie pour avoir perpétré une attaque contre les passagers d’un avion d’EÜ-Al à Istanbul en août 1976.L’appareil de la Lufthansa est immobilisé sous une chaleur torride depuis cinq heures GMT hier sur l’aéroport de Dubaï (État des émirats arabes unis).Les auteurs du détournement seraient au nombre de quatre — deux hommes et deux femmes, selon le porte-parole du gouvernement ouest-allemand, M.Klaus Boelling, quatre Palestiniens, selon le ministre d’État turc Seyfi Ozturk.L’ultimatum de la SAWIO exige qu’une somme de 100.000 DM soit remise a chacun des douze estrémistes à leur libération, et réclame de surcroit le versement d'une rançon de 15 millions de dollars US.Le commando insiste encore pour que les détenus libérés soient accueillis soit au Vietnam, soit en Somalie ou au Yémen du Sud.L'ultimatum souügne enfin qu’aucun autre contact ne sera pris demain matin.Il rend le chancelier ouest-allemand responsable de “toute erreur commise dans la libération des détenus ou la remise de la rançon”.A Bonn, l’état-major “de crise” siège sans désemparer dans une atmosphère extrêmement tendue.Rien n’a filtré de la énième réunion tenue hier après-midi sous la présidence de M.Helmut Schmidt.Une nouvelle réunion était attendue dans la soirée.Un nouvel appel à la discrétion de la presse a été lancé par le porte-parole du gouvernement, M.Klaus Boelling.D a prié “de façon pressante” les journahstes de ne rien publier sur l’affaire du détournement du Landshut qui “pourrait porter dommage aux efforts en préparation”.M.Boelling a précisé que tout sera mis en oeuvre pour “sauver la vie des otages et celle de M.Schleyer”.“Le gouvernement, a-t-il ajouté, va trouver une solution raisonnable et humanitaire par l’intermédiaire des Emirats arabes unis et de Dubai”.Entre temps, sur l’aéroport de Dubai, des négociations avec les pirates étaient menées par le Cheikh Mohammed Ben Rached, ministre de l’Intérieur.Des vivres ont été réclamés par les pirates de l’air qui ont refusé de libérer les femmes et les enfants, ainsi qu’un passager malade pour lequel ils ont neanmoins demande de Tinsuline.La majorité des passagers du Landshut sont de nationalité ouest-allemande, a-t-on confirmé au siège de la Lufthansa à Francfort.Parmi ces otages figurent sept “reines de beauté” ouest-allemandes, Voir page 6: Schmidt sir Souriante et détendue en dépit d’un temps maussade et venteux, la Reine Elizabeth II est arrivée hier à Ottawa en compagnie de son époux, le prince Philip.Accueillie par le premier ministre du Canada, M.Pierre Trudeau, la reine d’Angleterre entreprend un séjour de six jours en terre canadienne.Demain, elle présidera un dîner officiel au Lac Harrington, entourée de son hôte, M.Trudeau et des dix premiers ministres des provinces canadiennes dont René Lévesque, du Québec et le nouveau premier ministre conservateur du Manitoba, élu mardi dernier, M.Sterling Lyon.(Téléphoto CP) ¦ Quand l’UN se paie de mots: un commentaire de Michel Roy — page 4 U Le Québec songe à légiférer contre le tabac — page 7 Pour relancer les pâtes et papiers Québec demandera au fédéral de contribuer ¦ Les centrales syndicales avouent leur démobilisation — page 8 ¦ Ottawa fournira du capital aux exportateurs — page 13 ! par Bernard Descôteaux QUÉBEC — La politique de développement de l'industrie des pâtes et papiers que prépare le ministre des Terres et Forêts, M.Yves Bérubé, laissera, même si elle sera avant tout québécoise, une large place à une intervention du gouvernement fédéral.Une telle intervention du gouvernement canadien semble être inéluctable dans une bonne mesure puisque c'est le Ottawa veut aider Québec à réussir son plan de relance par Michel Vaste! A peine rentrés de la réunion spéciale du Cabinet, dans les Laurentides, les quatre principaux ministres de la mission economique du gouvernement québécois rencontreront leur homologue fédéral.LE DEVOIR a en effet appris que M.Jean Chrétien se rendra, lundi matin, à une invitation spéciale du ministre d’Êtat au développement économique, M.Bernard Lanary.Ce qui constitue en quelque sorte uqe conférence au sommet sans précédent depuis l’avènement du Parti québécois au pouvoir, réunira, outre MM.Landry et Chrétien, le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, le ministre d'État à l'Aménagement, M.Jacques Léonard, et le ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Rodrigue Tremblay.On précise d’ailleurs à Ottawa que M.Chrétien, ministre senior de l’économie Voir page 6: Ottawa gouvernement central qui détient certains leviers économiques importants, tels la politique douanière et la pohtique des transports par rail.Cette intervention sera egalement nécessaire pour la réalisation du plan de modernisation des usines de pâtes et papiers que se propose d'adopter M.Bérubé, ne serait-ce qu’en raison des coûts en jeu que ni l’incfustrie ni le gouvernement québécois ne voudront supporter seuls.C'est ce qui ressort des interventions du ministre des Terres et Forêts hier devant la commission parlementaire chargée d’étudier les perspectives d’avenir de l’industrie des pâtes et papiers.Les indications données par M.Bérubé devaient par ailleurs être confirmées par des membres de son entourage.Notons par ailleurs que M.Bérubé devait aussi indiquer clairement que tant que cette politique des pâtes et papiers n’aura pas été adoptée, il n’est pas question ni pour son ministère ni pour son gouvernement de se lancer dans le sauvetage in extrémis d’usines obligées de fermer leurs portes.Son propos fut d’ailleurs illustré par son refus d’intervenir dans le cas d’une usine de Québec, la Canadian Glassine, qui fermera ses portes au début de novembre, mettant à pied quelque 135 ouvriers.La politique de développement des pâtes et papiers que veut définir le ministre poursuit deux objectifs, tout d’abord redonner à l’industrie québécoise des pâtes et papiers son caractère concurrentiel, puis résoudre les immenses problèmes de pollution que pose cette industrie.Un comité de onze fonctionnaires placé sous la responsabilité de M.Bérubé et de son collègue de l’Environnement, M.Marcel Léger, est déjà à l’oeuvre pour définir cette politique.Ce comité commencera à s’activer aussitôt que la commission parlementaire des Terres et Forêts aura fini d’entendre les mémoires qui lui sont soumis sur ce problème, et dès que le ministre aura dégagé le consensus qui ressort des diverses positions présentées à la commission II se dégage déjà cependant diverses perspectives d’action.Ainsi, M.Bérubé a indiqué clairement Parizeau publique par Jean-Claude Picard QUÉBEC — À quelques jours d’une rentrée parlementaire qui s’annonce particulièrement houleuse et alors que le gouvernement québécois devra littéralement utiliser tout ce dont il dispose pour contrer un tant soit peu la très mauvaise passe économique que traverse actuellement la province, le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, s’est permis hier quelques taloches tout aussi fraternelles que bien senties à l’endroit de la fonction publique, l’invitant à mots à peine couverts à revenir au bon sens.“Vous pourriez au moins faire un effort hier que le Québec, n’ayant pas en main tous les leviers économiques nécessaires, devra faire pression auprès du gouvernement central pour permettre à Tindustrie des pâtes et papiers de redevenir concurrentielle.Alors que le président de la compagnie Rolland, productrice de papier fin, témoignait devant la commission, le ministre a indiqué que comme les gouvernements provinciaux précédents, il ne manquerait pas de faire les pressions nécessaires pour que le papier fin soit sur pour répondre aux lettres que vous adressent les citoyens.Le gouvernement du Québec a sous ce rapport une abominable réputation.En définitive, c’est l’argent des Québécois que vous dépensez à chaque jour et il me semble que le minimum auxquel ces derniers sont en droit de s’attendre, c’est qu’on réponde à leurs lettres lorsqu’ils s’adressent à l’administration”, de lancer un peu crûment M.Parizeau lors d’une causerie qu’il prononçait hier midi devant quelques centaines de membres de l’Association des économistes québécois.En réalité et même si c’est à titre d’économiste et de grand argentier de l’État la üste d’exception du gouvernement canadien lors des prochaines négociations tarifaires du Tokyo Round.Sans la pro tection des tarifs douaniers, l’industrie canadienne des papiers fins ne pourrait résister à l’assaut des producteurs des autres pays sur son propre marché.La pohtique douanière est un cas où le gouvernement central peut jouer un rôle.Il en est d’autres comme la politique de transport par rail où l’intervention du fé-Voir page 6: Pâtes que M.Parizeau avait été invité à s’adresser à ce groupe, c’est bien plus les fonctionnaires et gestionnaires des fonds publics que sont la plupart d’entre eux que le ministre des Finances du gouvernement Lévesque devait haranguer hier en leur rappelant essentiellement que l’administration gouvernementale doit non seulement être efficace mais aussi créer chez l'ensemble des citoyens une atmosphère de confiance et de compréhension.“Il est important que les Québécois se rendent compte que leur gouvernement fonctionne à partir d’une rationaüté qui Voir page 6: Parizeau invite la fonction à revenir au bon sens du nouveau dans l'édition Un livre que tout le monde devrait avoir lu! Dr J.Daugirdas TOUT SAVOIR SUR LES MTS Maladies Transmises Sexuellement i r 2 • Le Devoir, samedi 15 octobre 1977 Sur la question constitutionnelle LUN i nvite Québec et Ottawa à un moratoire de six mois par Pierre O’Neill L'Union nationale invite les ouvernements d’Ottawa et du uébec à six mois de moratoire sur la question constitutionnelle.Simultanément depuis neuf villes du Québec, les parlementaires unionistes ont donné hier des conférences de presse pour lancer un appel à MM.Levesque et Trudeau en faveur d’une trêve devant leur permettre d’approfondir et de préciser dans le calme leur position respective et d’amorcer la reprise sereine sur un ton digne et élevé du débat constitutionnel.Dans cette perspective, l’Union nationale implore MM.Lévesque et Trudeau de mettre fin à leurs “petites guerres de stratégie”, de cesser les “dialogues de sourds, acerbes et stériles” et de parler aux Québécois avec franchise et intelligence.Pour sa part, l’Union nationale n’entend pas livrer de bataille sur les résultats appréhendés de l’éventuel référendum, parce que, indique M.Biron, les Quéoécois ont droit à l’autodétermination.C’est par contre sur les règles du jeu de la consultation populaire que TUN se propose de discuter fermement.Par exemple en réclamant la formation d’un conseil consultatif du référendum qui serait chargé de conseiller le ministre responsable du dossier et l’Assemblée nationale dans l’élaboration de la question et des mécanismes de la consultation, “afin d’en garantir la crédibilité et l’impartialité.Au cours de la conférence de presse qu’il a présidée au club Renaissance de Montréal, M.Biron s’est dit d’avis que la question du référendum devrait donner aux Québécois le choix entre quatre options: l’indépendance; la LACC inaugure à Ottawa un laboratoire de tests OTTAWA (PC) - L’Association des consommateurs canadiens a officiellement inauguré hier à Ottawa son propre laboratoire de mise à l’essai des produits.L’association qui regroupe quelque 100,000 membres au Canada, publie depuis quelques années déjà, dans sa revue “Le Consommateur canadien”, les résultats de tests qu’elle confiait à des laboratoires indépendants.Le directeur du service des tests de l’association, Cam Seccombe, a déclaré qu’on pourrait réduire les coûts de moitié avec la mise en opération du laboratoire.Le nouveau ministre fédéral de la Consommation et des Corporations, M.Warren All-mand, a présidé la cérémonie d’inauguration du laboratoire.Le ministre a dit être un partisan du programme de mise à l’essai des produits parce qu’il répond, a-t-il affirmé, au besoin véritable qu’ont les consommateurs d’obtenir une information honnête sur la marchandise qu’ils achètent.L’association bénéficie d’une subvention annuelle de l’ordre de $350,000 de la part du ministère de la Consommation et des Corporations.Parmi les produits mis à l’essai au cours de l'ouverture officielle, hier, on remarquait notamment de l’antigel, des cafétières, des lave-vaisselle ainsi que des fours à microondes.Le directeur du service des tests a indiqué que l’association vérifiera les fours à micro-ondes aux points de vue de la sécurité, de la performance énergétique, du rendement et de l’économie.L’association a commencé à se préoccuper de la sécurité de ces fours à la suite de 19 tests effectués par l’association locale de Kingston: trois des 16 fours domestiques et deux des trois fours industriels ont dépassé le niveau acceptable de perte de radiation, soit cinq milowatts par centimètre cube.L’ACC souhaite qu’on établisse des normes pour les fours à micro-ondes, qu’on attache une étiquette permanente au four pour énumérer les mises en garde et qu’on prévoit une vérification annuelle de perte de radiation et qu’on réévalue les normes permises.souveraineté-association; le fédéralisme renouvelé; le statu quo.C’eût été intéressant de laisser le chef du parti expliciter sa pensée mais ainsi qu’il est devenu coutume dans les conférences de presse de TUN, l’attaché de presse intervient et sifle le hors jeu de la rencontre aussitôt que M.Biron commence à s’embourber.D’ici le début de la campagne référendaire, l’Union nationale mettra sur pied un comité ad hoc de la commission politique, formé de parlementaires et non-parlementaires, et dont le mandat sera d’établir des liens et d’échanger des vues avec les représentants autorisés de tous les groupements voués à la promotion d’un Canada renouvelé.Au terme de cette période de réflexion et de discussions, la commission politique rédigera le projet de la nouvelle position constitutionnelle du parti.Pour ce que est de la rentrée parlementaire, l’Union nationale modifiera sensiblement son comportement à l’Assemblée nationale au cours de la prochaine session et se montrera sévère, exigeante, voire même intraitable envers le gouvernement Lévesque.“La chance au coureur, c’est fini.Que le gouvernement livre la marchandise.” A un mois du premier anniversaire de son accession au pouvoir, le Parti québécois, selon l’Union nationale, a joui de l’appui, de la patience, de la compréhension, et de la collaboration de l’ensemble des forces vives du Québec mais n’a pas réussi encore à imprégner le Québec du nouveau style de gouvernement qu’il avait promis dans l’opposition, ni à livrer le debut Maurice Bellemare ralentit ses activités politiques QUÉBEC (PC) — En dépit de l’avis formel que lui ont servi des médecins au terme de sa toute dernière maladie, le député unioniste de Johnson à l’Assemblée nationale, M.Maurice Bellemarre, refuse carrément de renoncer à sa carrière politique entreprise maintenant depuis plus de 30 ans.M.Bellemarre qui donnait en même temps que ses collègues du caucus unioniste en d’autres régions une conférence de presse à la veille de la rentrée parlementaire, a fermement indiqué son intention bien arrêtée de poursuivre ses activités non seulement de député, mais aussi de leader parlementaire.“Non, a-t-il dît, j’aimerais mieux mourir en pleine activité plutôt que de languir dans une chaise pour attendre la mort”.Le doyen des hommes politiques, qui siège à l’Assemblée nationale — sauf interruption 1970-74 — depuis 1944, paraît maintenant pâle et amaigri.Il s’est engagé à un rythme de vie “plus raisonnable”.Ainsi, lui qui promet maintenant d’etre au lit tous les soirs vers les 20 h 30, renonçant ainsi aux séances du soir à l’Assemblée nationale, a accepté comme le lui recommandait son chef, M.Rodrigue Biron, qu’on lui assigne un adjoint comme leader parlementaire, soit M.Yvon Brochu, député de Richmond, qui a occupé ce poste pendant la longue absence de M.Bellemarre au cours de la première partie de la session.“Mais, a-t-il dit, je continuerai à assister aux réunions du parti, au caucus, afin de continuer à les guider”.Le député de Johnson, seul survivant encore actif du régime Duplessis, indique qu’il se réserve certains dossiers en Chambre, tels ceux du travail, de la fonction publique et des engagements financiers.M.Rodrigue Biron même des engagements et des réalisations annoncés lors de la campagne électorale.“Nous de l’Union nationale, nous lui avons donné toute la corde voulue pour qu’il sorte le Québec du marasme dans lequel l’équipe Bourassa l’avait conduit.Que les ministériels soient en train de se servir de cette corde pour se pendre, c’est leur problème”.Interroge sur les résultats des élections générales en Saskatchewan, le chef de TUN refuse d’y voir le signe d’une vague en faveur du Parti conservateur ou d’un ressac anti-Trudeau.Il croit plutôt que la population de cette province a exprimé son insatisfaction à l’endroit d’un gouvernement qui voulait aller trop vite.Enfin, M.Biron s’opposera à ce que les felquistes soient graciés et que l’interdit d’entrée au pays soit levé.Dans leur* cas, comme pour tout le monde, déclare-t-il, la loi doit suivre son cours.De l'humour?Du sérieux?Un récit alerte?Voici: Au crépuscule de ma le Père Marcel-Marie aux Editions Stanké.$6.95 vie par Desmarais Le RAF “déçu et révolté” de la réforme Fayette Québec fio] io du nouveau dans l'édition QUÉBEC (PC) - Un projet “élitiste", “sexiste”, “injuste” et “arbitraire”, voilà comment le Rassemblement d’action et d’information pour les femmes décrit le projet de ré-forme de l’assurance-automobile proposé par le gouvernement Lévesque.Comparaissant hier matin devant la commission parlementaire des institutions financières chargée de Texamen du projet de réforme, les porte-parole du RAIE se sont déclarées “déçues et révol- Québec du nouveau dans l'édition L.3 tées” par le projet que défend le ministre, Mme Lise Payette.Selon la représentante du mouvement, Mme Marcelle Dolment, la réforme Payette est sexiste parce qu’elle ne consent pas à la femme les mêmes bénéfices que ceux consentis aux hommes.“Les femmes, a-t-elle dit, sont dans un presque servage”.“Ce projet de loi, a déclaré Mme Dolment, n’est pas digne d’un ministre responsable du Conseil du statut de la femme, ni d’un gouvernement qui se préoccupe de justice sociale et en a fait un des éléments de sa politique”.Le RAIE s’en prend notamment à la définition que le projet donne de la “personne au foyer” et bien sûr du mauvais traitement donné par la réforme à “la femme qui choisit d’être mèrq” et qui pourrait être la victime d un accident d’automobile.De son côté, l’Association du Parti québécois de Rosemont, en présence de son député, M.F.-Gilbert Paquette, membre de la commission, a formulé cinq reproches à la réforme préconisée par Mme Payette: • son inaptitude à réduire les coûts de Tassurance-automobile; • le maintien partiel du régime d’égard à la faute; • le silence complet sur les problèmes d’équité; • la faiblesse du législateur qui maintient toujours entre les mains des assureurs le pouvoir de corriger les “paves lacunes dans l’évaluation et la réparation des dommages matériels”; • la confiance “quasi aveugle” que Ton fait aux compagnies d’assurance et Tarret de mort des courtiers.L’association péquiste et le RAIE sont les deux seuls organismes qui ont comparu hier devant la commission qui a ajourné ses travaux à mercredi.' • l J I-» l-l «.«M.* texte intégral de cette oeuvre maîtresse du chef de file du nationalisme québécois préfaces de l’édition de 1920 préface de Jean-Pierre Wallot, département d’histoire de l’Université de Montréal critiques de la presse de l’époque $3.50 texte intégral de l’oeuvre qui a inspiré la très célèbre émission de télévision “Les Belles histoires des pays d’en haut” préface inédite de Claude-Henri Grignon préfaces des éditions antérieures critiques de la presse de l’époque $2.95 P ,4^ ^ T?'1 V
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