Le devoir, 24 octobre 1977, lundi 24 octobre 1977
6 fois ce que dois ARCHIVES DU NORD de Marguerite Yourcenar .‘‘des passages superbes comme des arias dans u^e suite”.(l’Express) Vol.LXIX - No 244 Ensoleillé.Maximum 15 Montréal, lundi 24 octobre 19771 Saint Antoine-Marie Claret 25 CENTS Pierre Trudeau Un nouveau “cléricalisme” s’installe avec le PQ SAINTE-MARGUERITE (PC) - Un nouveau cléricalisme semble vouloir s’installer au Québec, a déclaré en fin de semaine le premier ministre du Canada, M.Trudeau, aux membres de l’Association des avocats de province réunis en congrès.“A notre mère la sainte Église, on substitute notre mère la sainte nation”, a fait observer M.Trudeau.Autrefois, c’était l’embrigadement d’une certaine mentalité cléncale, l’autorité de l’Église et de la famille; maintenant, “on a des rongeurs de balustre du temple de la nation”, a lancé le premier ministre.À l’appui de ses propos, M.Trudeau a rappelé que le Québec avait été la seule province à refuser pour ses écoles les documents sur le bilinguisme distribués par le gouvernement fédéral.D a fait un rap-irochement entre ce refus de documents édéraux et la liste des livres mis à l’Index par l’Église dans des temps passés.Le gouvernement provincial dicte maintenant les lectures permises aux instituteurs et aux élèves.‘On défend maintenant aux parents I Bourassa se souvient du quinze novembre.par François Barbeau M.Robert B ourassa a choisi d’aller aux urnes le 15 novembre 1976 pour ne pas passer à l’histoire comme le premier ministre du Québec qui n’aurait pas pu bloquer le rapatriement unilatéral de la constitution que le premier ministre, M.Trudeau, semblait, au printemps 1976, disposé à amorcer.“C’est tout ce que j’avais comme moyen pour dire au Canada anglais: arrêtez, faites pas ça.Alors, je l’avais, puis je l’ai fait”.Dans une série de cinq entrevues accordées au réseau radiophonique Télémédia et dont la première tranche, portant sur le 15 novembre, a été diffusée nier, M.Bourassa a expliqué qu’il avait senti en octobre le besoin d’un mandat précis de la population pour s’opposer à ce rapatriement unilatéral.Avec mes 102 députés, a-t-il rappelé, Ottawa me soulignait que je ne pouvais m’opposer au rapatriement de la constitution, puisque j’avais été élu sur une thèse fédéraliste.Mais un tel rapatriement “aurait gelé les droits du Québec indéfiniment, aurait créé des tensions sociales, aurait forcément amené à ce moment-là le Parti québécois au pouvoir parce que cela aurait été clair pour les Canadiens français que c’était la seule façon d’arrêter les attitudes du gouvernement fédéral ou de tempérer l’envahissement fédéral.Donc je considérais que ça avait des conséquences importantes”.Interviewé en Europe par le directeur de l’information de Télémédia, M.Raymond St-Pierre, Tex-premier ministre a fait remarquer qu’il lui aurait été bien difficile à cette date de déclencher des élections sur un autre thème, celui de la situation financière du Québec, par exemple, “parce qu’on ne pouvait pas faire un budget électoral”.Certains membres de son cabinet s’opposaient ferme au déclenchement d’élections à cette époque, M.Jean-Paul L’Allier, entre autres.M.Bourassa lui a fait valoir qu'il n’y avait pas d'autre solution en lui aisant: ’‘Il y a la conférence constitutionnelle, c’est un échec assuré; il y a rapatriment de la constitution, qu’est-ce 3u’on fait?Au mois de févirer ou au mois e mars, quand la constitution est rapatriée unilatéralement, la résoltuion c’est Voir page 6: Robort Bourassa iBliii francophones d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise, tout comme il y a 20 ans on interdisait aux parents cathohques d’envoyer leurs enfants à l’école protestante”, a fait observer M.Trudeau.Inquiet de cette nouvelle mentalité, M.Trudeau estime cependant que le temps n’est pas encore venu de crier à la dictature.Le premier ministre a rappelé que tout dernièrement le Québec avait boycotté le congrès de l’Union des municipalités parce que le ministre fédéral des Affaires urbaines, M.André Ouellet, y avait été invité.Poursuivant dans la même veine, il a commentés “Voilà qu’on ne peut même plus aller à un congrès sans être excommunié.” Les collectivités, a-t-il déclaré, existent pour permettre aux individus de s’épanouir.Au Québec, où la société a gagné maintenant toutes ses libertés, on a toujours été tenté par le collectivisme.Le premier ministre a invité les avocats à défendre les libertés individuelles au Québec, libertés individuelles qui peuvent être défendues sans rien mettre à l’Index.Il vaudrait mieux, de dire M.Trudeau, élargir les droits des francophones hors du Québec que de restreindre les droits individuels au Québec, en rappelant qu’il avait proposé d’inclure dans la constitution le droit à l’une ou l’autre des langues officielles en matière d’éducation.Ses propos ont été marqués à plusieurs reprises par les applaudissements des quelque 90 délégués au congrès de l’Association des avocats de province, qui regroupe ces avocats qui pratiquent à l’extérieur de Montréal et de Québec.M.Trudeau a glissé quelques mots de son projet de référendum national sur l’unité canadienne.Les référendums ne sont pas choses courantes dans notre système parlementaire, a-t-il noté, mais U n’est pas mauvais d'en tenir un de temps en temps.au sommaire U Les CISC, cinq ans après, s’interrogent sur leur orientation -pages U Aspirer à plus qu’une “simple survie”: un éditorial de Georges Vigny — page 4 m Le pouls de Toronto: cette indépendance qui n’intéresse plus personne.— page / ¦ Les Canadiens ont le grand défaut de trop économiser, dit Chrétien — page 9 m Un tracé de l’Hydro soulève une vive polémique à Saint-Jean-de-Matha — page 14 T • '~v ••• mmm n nm •• .vNnjSS Plusieurs centaines de personnes ont participé samedi à une manifestation antinucléaire à Gentilly, village où l’Hydro-Québec possède deux centrales atomiques.Les manifestants désiraient faire valoir leur désir d’une politique basée sur l’utilisation de sources moins dangereuses et plus propres que le nucléaire.(Photo Jacques Grenier) Québec n’a pas de leçon à recevoir en matière de libertés, dit Bédard par Guy Deshaies SAINTE-MARGUERITE - Selon le ministre québécois de la Justice, M.Marc-André Bédard les lenteurs du système judiciaire actuel et les retards aux réformes souhaitées par le Québec sont largement imputables à la double juridiction du fédéral et du provincial dans ce domaine et Ottawa maintient le statu quo malgré les promesses d’un dialogue constructif que le Québec veut maintenir avec le gouvernement fédéral et les autres provinces.M.Bédard, qui prenait la parole au déjeuner de clôture du congrès de l’Association des avocats de province, à Sainte-Marguerite, hier, a carrément blâmé Ottawa d’immobilisme au sujet des réfo-mres» judiciaires et il a déclaré que le gouvernement fédéral n’avait aucune leçon à donner au Québec en matière de libertés individuelles.Il a cité comme exemple les récentes déclarations du ministre de la Justice du Canada, M.Ron Basford, au sujet de la possibilité pour les francophones hors du Québec d’avoir des procès en français au Canada.Rappelant que de tels droits existaient depuis toujours pour les anglophones au Québec et que la loi 101 consacrait ce droit le ministre de la Justice a dit: “Pourquoi a-t-il fallu attendre l’avènement au Québec d’un gouvernement clairement identifié à l’option de la souveraineté-association avant que le gouvernement ne consente à parler d’une mesure équivalente en faveur des francophones hors Québec?Je trouve que 110 ans c’est long, a-t-il ajouté, pour reconnaître des droite aussi fondamentaux surtout de la part de gens qui se prétendent les seuls défenseurs des droite et libertés individuels.” M.Bédard a exprimé l’opinion cjue le Québec avait fait preuve d’une tolérance qui était souvent inconciliable avec les “impératifs de la survie et du développement d’un peuple”.D’autre part, toujours au sujet de la juridiction mixte en matière judiciaire, le ministre québécois de la Justice a énuméré quelques inconvénients dont, selon lui, la tenaance d’Ottawa à doubler les structures provinciales et à contester sur le plan constitutionnel les tribunaux administratifs du Québec.M.Bédard a mentionné le refus d’Ottawa d’amender sa loi du divorce comme exemple d’obstacle pour le Québec à créer un tribunal de la famille et aussi le refus d’Ottawa d’amender le code pénal au chapitre de la responsabilité criminelle à l’âge de 14 ans, ce qui est inconciliable avec les lois québécoises sur la délinquance juvénile.“Notre objectif, de dire le ministre, d’intégrer au sein d'une même cour le traitement des problèmes judiciaires de la famille tant à l’égard des enfante que des couples, semble compromis”.Le ministre a parlé aussi de la responsabilité que le fédéral s’octroie dans les poursuites relatives à la drogue, à la pu-Voir page 6: Les libertés La présidence de l’OLF Le cabinet hésite maintenant entre trois ou quatre candidats par Michel Vastel La “short list” du cabinet Lévesque en vue de combler la présidence de l’Office de la langue française s’allonge! Ce n’est plus un mais au moins trois candidate qui s’offrent aujourd’hui au gouvernement.LE DEVOIR a en effet appris de source sûre au Conseil exécutif qu’en plus du candidat protégé par le mimstre d’Etat au développement culturel, l’actuel directeur de la terminologie de l’Office, M.Jean-Claude Corbeil, le sous-ministre au développement culturel a sollicité deux représentante du milieu des affaires: M.Aimé Gagné, vice-président de la Société d’électrolyse et de chimie Alcan et ancien membre de la Commission Gendron, et M.Roger Martin, vice-président aus ressources humaines chez Domtar.Une quatrième candidature, celle de M.René Doucet, profèsseur en relations de travail, a également été envisagée.On indique toutefois dans son milieu, à l’Ecole des hautes études commerciales, qu’il ne serait pas intéressé à quitter l’Université pour une occupation à temps plein.Il se pourrait toutefois que M.Doucet accepte de siéger à temps partiel, comme simple membre de l’Office, aux côtés du secrétaire-général de la FTQ, M.Fernand Daoust et d’un médecin de Québec, ancien candidat du PQ dans Jean-Talon, M.Jacques Boulay.Restent donc au moins trois candidatu- Voir page 6: Le cabinet Le Crédit social précise sa thèse constitutionnelle par Pierre O’Neill DRUMMONDVILLE - En vue de l’adoption d’une constitution “complètement nouvelle”, les militante créditâtes fédéraux proposent des négociations interprovinciales d’où le fédéral serait exclu et dont les conclusions seraient soumises à des référendums dans chacune des dix provinces.Ils reconnaissent en outre le droit des provinces a l’autodétermination.Le congrès de l’aile québécoise du Crédit social du Canada, tenu en fin de semaine au motel Universel de Drummond-ville, s’est par ailleurs donné des politi- q,1 cl ues précises concernant l’énergie nucléaire, les sciences et l’environnement, le chômage et l’inflation.Les créditistes ont de plus adopté des résolutions visant à décentraliser les structures du parti depuis Ottawa en faveur du Québec, moderniser les techniques d’organisation de son fonctionnement et de diffusion de la doctrine du Crédit social.Le débat sur la nouvelle position constitutionnelle du parti s’est fait sans accrochage sérieux.Deux députés de l’aile fédéraliste du caucus.MM.Adrien Lambert, de Bellechasse, et Léonel Beaudoin, de Richmond, ont longuement insisté pour parvenir péniblement à rendre cer- taines des résolutions un peu moins nationalistes.Pour sa part, M.René Matte, du comté de Champlain, a exercé toute son influence au cours des discussions en ateliers.Fier de la tournure des débats en plénière, il a dit voir dans la nouvelle position constitutionnelle de son parti ressentie! des principes qui alimentent l’option souveraineté association du Parti québécois.Les collègues de M.Matte, notamment MM.Beaudoin et Lambert donnent une interprétation nettement moins nationaliste à la nouvelle position constitutionnelle du parti.Ils rappellent d’ailleurs qu’il s’agit en pratique de “suggestions” qui serviront, tout au plus, d’inspiration iux membres de l’executif national du parti dans la rédaction du nouveau programme électoral.En voyant que le console de l’assemblée leur échappait, les vieux parlementaires ont manifesté des signes de démission.Dans un premier temps, M.Lambert a rappelé aux congressistes que deux ou trois d’entre eux tout au plus avaient déjà lu le texte de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique.Ce à quoi, M.Beaudoin devait ajouter: “Pourquoi ne pas inviter René Lévesque, tant qu’à y être.” La vérité, c’est que les vieux parlementaires et militante du parti se sont fait avoir.En ateliers comme en plénière, les congressistes furent inondés de documents dont ils n’avaient qu’une vague compréhension.Dans ses moindres détails, le congrès d’orientation de Drum-mondville avait été préparé par une équipe de jeunes conseillers, animateurs et politicologues, évidemment indépendantistes, que le chef décédé, M.André Fortin, avait recrutés pour réorganiser et ressourcer le Crédit social.La proportion de jeunes qui ont participé à ces assises fut d’ailleurs nettement supérieure à tous les congrès créditistes anterieurs.Les créditistes ne s'entendent pas da-Voir page 6: Le Cr6dit social 702.864 billets vendus 5684 gagnants TIRAGE: 237 21 0CT.1977 M.190,700.en prix T 1 T 2 % T 1 (t! 6 y ‘1,500,000 ‘1,000,000 (A VOTRE CHOIX) GAGNE $ 3C NUMERO-COMPLETi 200,000 nrfimnniiu[-'',-;-''i a e NUMERO COMPLET 2 2 0 6 5 6 8 GACNE *50,000 GAGNANTS POSSIBLES NUMEROS 5 DERNIERS CHIFFRES 2 0 9 2 9 0 7 G,GBE *50,000 49 1 ool 0 10764 12803 1 8 2 5 8 0 4 GAGNE $-|0,000 06568 92907 1 5 1 8 9 3 9 GAGNE $10,000 25804 2 2 7 4 3 1 3 GAGNE s-10,000 18939 74313 PRIX GAGNANTS POSSIBLES NUMEROS i 3 DERNIERS CHIFFRESI PRIX 810 764 803 568 907 100 804 939 313 / 2 • Le Devoir, lundi 24 octobre 1977 fes municipales.À Granby, le maire T répanier part gagnant mais cette fois sans équipe Sterling Lyon présente aujourd’hui son cabinet par Rodolphe Morissette A quelques semaines des élections municipales du 6 novembre, il parait à peu près acquis que les citoyens de Granby reporteront à son poste leur maire actuel, M.Paul-O.Trépanier.Un sondage réalisé à Granby par l’institut d’opinion publique (IQOP) entre le 5 et le 8 octobre dernier auprès des citoyens (environ 90 pour chacun des huit quartiers) aptes à voter indique en effet que M.Trépanier, qui de toute manière ne paraît pas devoir avoir d’adversaire au poste de maire, est au sommet de sa carrière sur la scène municipale.Ainsi, 72% des citoyens de Granby estiment que la situation municipale va s’améliorant, alors que le taux de pessimisme le plus élevé n’atteint que 20% dans deux quartiers.Par ailleurs, 72% de la population se sit satisfaite de la manière dont la ville est administrée.Quant au travail du maire, 82% des propriétaires et 80% des locataires disent leur satifaction.Compte tenu des services offerts par la ville, 52% des citoyens interrogés pensent que les taxes municipales sont “raisonnables”, tandis que 40% d’entre eux les jugent excessives.Quant aux services mentionnés par les enquêteurs — entretien des rues, police, lutte contre l’incendie, loisirs et information municipale —, les personnes interrogées se disent satisfaites dans une proportion qui varie entre 69% et 77.5%.Le maire sortant rendait publics les résultats de ce sondage plus tôt cette semaine, au moment où il déposait son bulletin de présentation comme candidat a la mairie.Contrairement à l’élection de novembre 1973, le maire Trépanier a décidé de se présenter sans équipe cette année.Aux dernières élections, il avait été le seul de son équipe à remporter la victoire.Les observateurs assidus de la scène municipale à Granby sont unanimes: les équipes n’y ont jamais eu grand succès.Le maire Trepanier n’a jamais ménagé ses critiques à l’endroit des “péquistes” de la région et si l’Association du • Parti québécois de Shefford avait désiré s’engager dans la - lutte municipale, il paraît peu probable qufelle le fasse cette fois-ci en appuyant un candidat qui s'opposerait au maire sortant.Mais on ne le saura définitivement que le 30 octo-.bre, au terme de la période Paul-O.Trépanier des mises en candidature.M.Trépanier ne dévoilera son programme qu’après le 30 octobre, mais un certain nombre de questions posées par les enquêteurs de 1TQOP donnent une idée de quelques points qui pourraient s’y retrouver.Ainsi, on a demandé aux ci-tyoens s’ils appuyaient, ou non, la création de comités de quartier et, dans l’hypothèse d’une telle initiative, s’ils seraient tentés d’en faire partie.Les réponses sont affirmatives dans 72.5% des cas, variant de 65% à 89.5% suivant les quartiers; mais le tiers seulement des répondants disent qu’ils en feraient partie.Par ailleurs, plus de la moitié des répondants (53%) s’oppose à la fusion de la ville de Bromont avec celle de Granby, une hypothèse qui a été évoquée récemment pour mettre fin au cauchemar financier de la première.Seulement 17% de la population interrogée se dit en faveur de la fusion (30% ne se prononcent pas).Au fait, on craint que cette solution n’entraîne une augmentation des taxes municipales.Il faut dire que la situation économique actuelle de Granby favorise la candidature de M.Trépanier.D’abord, la ville a été plutôt gâtée par le ministère fédéral de l’Expansion économique régionale, qui, au 30 juin dernier, avait subventionné pas moins de 81 projets à Granby (sur 2,295 dans l’ensemble du Québec), un nombre qui atteint presque la centaine aujourd’hui, les sommes engagées dépassant $13 millions.D’autre part, un certain nombre d’industries nouvelles s’implantent à Granby, qui remplacent graduellement l’industrie du textile, plutôt sur son déclin dans cette ville artificielle de quelque 37,000 habitants et que rien d’autre ne favorise naturellement, au plan économique, que l’acharnement et le dynamisme de ceux-ci.Aussi, une trentaine d’industries nouvelles se sont-elles implantées à Granby depuis les dernières trois ou quatre années, qui contribuent à diversifier l’économie de la ville: Merloli, Leroy-Somer, Liné Canada, la Coopérative de Granby, etc.Mais le nouveau conseil municipal aura à s’attaquer à un taux de chômage qui reste pourtant très élevé (15%).Les 25,696 électeurs auront à élire huit conseillers le 6 novembre.Deux conseillers sortants seulement se sont inscrits pour l’heure.Il s’agit de MM.Louis Cabana et Bernard Beaudry, qui n’ont pas encore d’opposition dans leur quartier respectif (1 et 4).Dans presque tous les autres quartiers, il semble acquis qu’il y aura de l’opposition.Cinq aspirants conseillers se sont déjà inscrits, qui attendent des adversiares: MM.Jean Leclerc, Jean-Pierre Pa-riseau, Gilles Durand, Claude Duhamel et Jean-Rock Gince.• Marieville et Richelieu — Dans Richelieu, une petite ville à quelque 30 milles au sud de Montréal deux groupes se font d’ores et déjà la lutte.D’un côté, le maire Pierre La-reau et les six conseillers sortants: MM.Orner Gougeon, Bertrand Martel, Charles Phillips, Georges Lareau, Jean-Paul Thériault et Gilles Au-clair.Et de l’autre, M.J.-André Gaudreau, qui a été maire de Richelieu de 1965 à 1973, est à former son équipe, laquelle ne sera connue que la semaine prochaine.MM.Pierre Lareau, entrepreneur en plomberie, et J.-André Gaudreau, courtier d’assurances, ne feront connaître leur programme respectif que d’ici quelques jours.Le maire sortant, qui a un membre de sa belle-famille dans l’organisation péquiste de l’actuel ministre des Affaires sociales, M.Denis Lazure, a demandé à cette dernière de se retenir d’intervenir comme telle dans les élections.A Richelieu, on n’écarte cependant pas la possibilité que surgissent en dernière minute quelques candidats conseillers appuyés officieusement par le A Marieville, la municipalité voisine (5,000 habitants), le maire sortant, M.Yvon Hamel, qui avait défait le notaire Jacques Marcoux en 1973 et qui se présente à nouveau cette année pour un deuxième terme, nous a confié qu’il s’inquiétait du peu d’intérêt que paraît susciter l’élection du 6 novembre.“C’est mort”, laisse-t-il échapper en faisant la moue.Mais les apparences sont trompeuses et les assemblées de cuisine se multiplient en sourdine.Le nom du Dr Gilles Desmarchais, conseiller sortant qui a déclaré qu’il n’était pas en lice cette année comme conseiller, fait l’objet de rumeurs persistantes comme candidat à la mairie.Rumeurs que le docteur dément d’ailleurs allègrement.Trois autres des six conseillers sortants ont dit qu’ils ne solliciteraient pas un nouveau mandat: MM.Jean-Pierre Rondeau, Julien Rainville et Gérard Beaulé.Par contre, les conseillers Armand Gladu et Marcel Racicot se représentent.Quant au maire sortant, M.Yvon Hamel, qui fut député unioniste aux plus belles heures de feu Daniel Johnson, puis défait à l’occasion du balayage libéral de 1970, il se dit sollicité pour continuer les réformes amorcées depuis 1973.Entre autres, il lui importe de poursuivre l’entreprise de ré-novation de quartiers ($692,000 ont été investis à cette fin depuis trois ans) et de compléter le projet de développement de loyers pour les familles à revenus modiques.Il semble bien que l’élection se fasse justement sur ces questions d’aménagement du territoire, y compris sur un programme visant à rentabiliser Te parc industriel.La situation financière de la municipalité de Marieville est plutôt saine et ne fait pas l’objet de discussions parmi les électeurs.Le maire sortant a prié les citoyens cette semaine de se trouver des aspirants conseillers dans les quatre quartiers où il n’y a toujours pas de candidat.WINNIPEG (PC) - C’est aujourd’hui que le nouveau premier ministre progressiste-conservateur du Manitoba, M.Sterling Lyon, doit annoncer les noms des membres de son cabinet.À l’élection du 11 octobre dernier, le Parti progressiste-conservateur a fait élire 33 députés, le Nouveau Parti démocratique 23 et le Parti libéral un.M.Lyon a déjà indiqué qu’il allait lui-même prendre la direction du ministère des Relations fédérales-provinciales, poste qu’occupait Le;.-premier ministre néo-démocrate, M.Ed Schreyer.Le grand point d’interrogation est le sort qu’on réserve à M.Sidney Spivak, qui a été délogé de la direction du PC par M.Lyon, à la suite d’une campagne acrimonieuse.Avec M.Lyon et M.Gerry Mercier, M.Spivak est le seul qui détient un baccalauréat en aroit, ce qui le rend éligible pour le poste de procureur général.M.Lyon, d’un autre côté, devra briser une vieille tradition en choisissant un député qui n’est pas médecin pour diriger le ministère de la Santé et du Développement social, puisqu’aucun médecin de son parti n’a été élu.Deux députés progressistes-conservateurs ont déjà été mi- nistres.Il s’agit de MM.Harry Enns et Don Craik.Le premier a déjà dirigé le ministère de l’Agriculture, des Mines et des Richesses naturelles et le second a été ministre de l’Éducation.M.Warner Jorgenson a déjà été président de l’Assemblée législative.À Ottawa, avant de passer à la scène provinciale, il a été secrétaire parlementaire de M.Alvin Hamilton, ministre de l’Agriculture dans le cabinet de M.John Diefenbaker.PèloquL «• Pas d imagination c est achalant Pas d'imagination c'est fatigant Pas d'imagination c est écoeurant Pas d'imagination c'est pas possible Et quand on en a de l'imagination?Vous voyez bien que vous en avez.Inoxydable^ veuillez me faire parvenir exemplalre(s) INOXYDABLES Nom .Adresse Code payé par chèque mandai poste $5.50 Librairie Beauchemin liée 385 ouest, rue St-Jacques Montréal, Québec H2Y 1P1 _____ Deauchemi De la chronique à la critique.OTTAWA (PC) — À l’écran de télévision, vendredi dernier, on a pu apercevoir le député Allan McKinnon au côté de chacun des orateurs progressistes - conservateurs qui ont défilé ce jour-là.Le député de Victoria n’est ARCHITECTES DAVID, BOULVA CLEVE ARCHITECTES 1 25 3 ave McGill College Suite 800 MONTRÉAL - 866-8621 LONGPRÉ MARCHAND GOUDREAU DODUSH STEWART HEIN pas le seul à se déplacer de son siège pour être vu des caméras, depuis que les débats des Communes sont télévisés.Ce stratagème bien connu n’est que Tune des facettes de la transformation qui s’est produite avec Tavènement de la télé.Dans l’opposition, par exemple, on se plaint constamment d’être l'objet de tactiques du gouvernement pour être éliminé du petit écran, Et les chroniqueurs parlementaires, bien malgré eux, se sont transformés en critiques de théâtre.La grande surprise est le leader progressiste-conservateur, M.Joe Clark, qui passe très bien à l’écran, DÉCORATEURS ENSEMRLIERS MADELEINE AMOUR ¦BINARD MOMSSET DÉ CO fl A TEURS-ENSEMBUERS DESIGNERS D'INTÉRIEURS 878-3846 266 é(t, St-Paul, Vlaur.Montréal Conduire Prudence Allaire de Famille même s’il n’a jamais été considéré comme un grand orateur.La déception, d’un autre côté, est le premier ministre Trudeau, qui semble beaucoup moins brillant à la télévision que dans une assemblée politique.Le ministre des Finances, M.Jean Chrétien, fait un bon acteur, contrairement à à peu près tous ses collègues libéraux.Les progressistes-conservateurs, d’un autre côté, semblent particulièrement bien appréciés.On signale, à ce sujet, le bon spectacîe qu'a donné le député Sinclair Stevens, en critiquant le mini-budget du ministre des Finances.Une palme est également allée au député Torn Cossitt, qui a triomphé d i ministre de l'Agriculture, M.Eugene Whelan.Les députés pourront bientôt se procurer des vidéocassettes de leurs interventions aux Communes pour les faire voir à leurs électeurs, par le truchement de postes de télévision locaux.LALiTnCNTKHJC n Chsreau d aujourd hui M.Serge Lafranc*, «.d e.382-4710 CaEeEeCe CENTRE D ÉVEIL À L’ÉQUILIBRE CORPOREL commençant le lundi 24 octobre, 19H30 Sessions de 10 soirées hebdomadaires Posture Massage Désintoxication Vitamines et minéraux Respiration Perception sensorielle Mouvement Développement Centre de Développement Humain intégral, , 371, rue Jean-Talon Est, Montréal.Pour renseignements : 274-8697 La banque TD baisse son taux de nouveau !!! Malmenant W/2% pour les prêts “auto-neuve?Le 12 septembre, la banque TD avait baissé son taux de prêt pour l'achat d'une voiture neuve.Maintenant, la banque TD vient de baisser son taux.de nouveau! A 1 1 '/2%.Ce nouveau taux, encore plus bas, est consenti pour l'achat d'une voiture flambant neuve seulement, avec des versements s'échelonnant sur 36 mois ou moins.Toutes les banques ne sont pas pareilles.Donc, avant de décider où vous allez acheter votre voiture neuve, décidez où vous allez faire l'emprunt.Assurez-vous d'obtenir le taux bancaire le plus bas pour l'achat d'une voiture neuve.La banque TD a de nouveau baissé son taux parce qu'elle tient à vous .aider et à faire affaire avec vous.Voilà pourquoi, vous trouverez que les taux de la bc tque TD sont très concurrentiels, même pour les autres prêts-budget personnels.Alors, s'il vous faut un prêt, passez d'abord à la banque TD.Montant de 1 emprunt Duree (Mois) Coût de l’emprunt Montant a rembourser Rembour sement mensuel • .St 500 18 mots S 140 34 $1640 34 S 91 13 •j 3000 24 mots 372 48 3 372 48 140 52 4 4000 30 mots 62t 50 4 621 50 154 05 7 5000 33 mots 855 85 5 855 85 177 45 6000 36 mots 1122 96 7122 96 197 86 Taux d'intérêt annuel nominal ll,/2% par année 36 mois ou moins.BANQUE TD A la banque TD, on veut taider. LE DEVOIR Page 3 Montréal, lundi 24 octobre 1977 ïld Profitant d'une des dernières belles journées de l’automne, cet écureuil a été surpris, hier dans un parc de la métropole, sans doute à la recherche d’aliments susceptibles de constituer sa pitance durant la saison hivernale.(Photo Jacques Grenier) Les CISC cinq ans après • Une image peu reluisante, pourtant des réalisations par Marie Laurier QUÉBEC — Conscients de l’image négative qu’ils projettent dans divers milieux, mal tolérés d’un gouvernement qui ne les a pas inventés, ignorés du public, iar les journalistes, les Centres critiques pa locaux de (CLSC) n’entendent pas déclarer forfait.Ils veulent relever le défi et ont entrepris ce week-end à Québec une remise en cause de leur orientation et une analyse en profondeur de leurs réalisations.Dès le début de ce congrès spécial convoqué par la Fédération des CISC, il apparaissait évident que les facteurs de cette image misérabiliste ne sont pas tous en défaveur des CLSC.Ils admettent certes une part des reproches mais soulignent aussi que cinq ans de vie, c’est encore bien jeune et que l’on doit laisser la chance au coureur.Aussi, a-t-on constaté, les agents sociaux ont voulu entrer de plain-pied dans la réforme de la santé tout en la rendant la plus démocratique possible pendant que les citoyens du Québec, surtout en milieu urbain, ont boudé cette ressource à vocation universelle et populaire pour un mieux-être individuel et collectif.Au strict plan politique, le premier ministre René Lévesque concédait lui-même récemment que les CLSC en sont encore au stade expérimental.Pendant que de son côté, le ministre des Affaires sociales, M.Denis Lazure, leur tenait la dragé haute disant du bout des lèvres qu’ils émanent d’une idée généreuse et que du même souffle il gelait les budgets de leur développement et de leur expansion.Ce qui faisait dire au président de la Fédération des CLSC, M.André Tétreault, dans son discours d’ouverture du congrès, ‘ que le budget global de $38 millions pour 72 CLSC à travers le Québec correspond à celui de l’hôpital Notre-Dame de Montréal”.Ainsi, l’image des CLSC n’est guère reluisante et pourtant, comme on T’a établi dans un remarquable document portant sur le bilan des ‘‘CLSC, cinq ans après”, et qui faisait la thématique du congrès, et en dépit justement de cette courte vie, les réalisations accomplies sont assez impressionnantes: soins et services à domicile, services aux personnes âgées, garderies populaires, services médicaux de première ligne, programmes socio-communautaires, ces derniers encore balbutiants toutefois, reconnaît-on.À lire ce texte minutieux, on en arrive à croire que ces établissements ont contribué eux-mêmes à entretenir leur piètre réputation, faute de faire valoir leurs réalisations.Autres informations page 9 Un autre facteur contribue fortement à nuire au travail des CLSC.Et ce problème se situe au niveau politique et social: la prolifération des regroupements médi,-eaux en cliniques privées qui engendrent un d doublement des services et offre à la population, encore une fois surtout en milieu urbain, le choix de l’accessibilité des institutions traditionnelles et élitistes, n est en effet reconnu qu’une certaine tranche de la population préfère encore avoir recours aux cliniques ou aux centres hospitaliers plutôt que de fréquenter un CLSC, mal connu et né, rappelons-le, du souci d’implication des citoyens dans la vie de leur quartier, en vue dren préserver l’environnement social, sanitaire et humain.nnnvous avons gardé un silence presque complet sur les activités concrètes que nous produisons, tout en nous laissant ju- ger de l’extérieur” , rappelait M.André Tétreault.Ce silence, le 600 délégués l’ont rompu en fin de semaine, fatigués et déçus qu’ils sont de se faire traiter “d’agitateurs barbus” ou de “penseurs en vase clos qui n’ont jamais fini de réfléchir” .Si le sociologue Marc Renaud a pu stimuler les délégués en leur disant qu’ils entretiennent une “utopie nécessaire" et que l'expérience des CLSC est reconnue comme étant unique dans le monde occidental, cela ne suffit pas pour redorer le blason des CLSC.Pour l’éditorialiste Jean-Claude Leclerc, du journal LE DEVOIR, l’état de crise chronique des CLSC depuis cinq ans est inévitable, compte tenu de la loi même qui a présidé a leur création et qui les enveloppait dès le départ dans une bureaucratie lointaine et hautaine du ministère des Affaires sociales.Pour M.Leclerc, on a pour ainsi dire violé le concept du “centre local” tout en permettant la naissance parallèle des clinioues privées qui entrent en nette contradiction avec l'objectif des CLSC d’être plus près des besoins de la population.Or, faut-il le rappeler, ces deux réseaux, privé et public, sont financés par l’Etat.L’avenir des CLSC apparaît donc pessimiste et tant que les médecins et les autres professionnels des établissements communautaires ne deviendront pas de véritables partenaires dans la poursuite d’une même cause, le climat restera anarchique, a-t-on fait valoir.Il a été établi dans le bilan qu’un peu moins de 3% de médecins au uébec adhèrent à la philosophie des CLSC alors que de nombreux postes autorisés pour eux ne sont pas comblés.Cette résistance de la profession médicale apparaît un peu surprenante dans les circonstances, eu égard a la profession de foi de ces médecins à l’endroit de l’engagement social quand ils Voir page 6: Les CLSC Il n’est pas question de mettre fin à l’expérience QUEBEC, (par Marie Laurier) — Les Centres locaux de services communautaires “sont là pour y rester” et ils ont un rôle de complémentarité dans le réseau de soins de santé curatifs et préventifs au Québec.Mais le gouvernement se réserve le droit de coordonner les objectifs de ces établissements, comme il le fait d’ailleurs dans les autres.Tel est le fruit de la longue méditation qu'a entreprise M.Denis Lazure au sujet des CLSC qu’il a souvent critiqués en contribuant à ternir leur image.Le ministre des Affaires sociales a affirmé hier, à Québec, qu’ils sont essentiels à la population et complémentaires au réseau des institutions de santé dans tout le territoire québécois."Il n’est nullement question de mettre un terme à l’expérience des CLSC”, a dit le ministre au grand soulagement des 600 délégués réunis au congrès spécial de la Fédération des CLSC du Québec pour évaluer le chemin parcouru depuis cinq ans.Mais il n’a pas pour autant ouvert les robinets pour laisser couler de l’argent li- quide, une ressource jugée primordiale, durant les travaux du congrès, pour contribuer à la survie des CLSC.Des budgets de consolidation seront toutefois consentis au début de 1978 pour les établissements déjà existants, a promis le ministre.Quant au rythme de création de nouveaux CLSC, il sera ralenti, le MAS se faisant circonspect et vigilant dans leur implantation.La priorité sera accordée pour combler les besoins véritables en services et en programmes de santé dans les ré^ gions éloignées et rurales, “là où les nécessités des citoyens seront clairement identifiées” a précisé le ministre qui clôturait par son discours les délibérations des praticipants à ce congrès d’auto critique qui avait pour thème: “Les CLSC, cinq ans après’'.Rappelant que sa réflexion sur les CLSC lui impose le devoir d’admettre que les “stratégies” d’implantation et de démarrage de ces ressources lui semblent avoir été à l'origine des difficultés éprouvées par leurs artisans, le ministre a souligné qu’il es» urgent pour tous de passer de “l’expérimentation à l’action”.Le cheminement de sa pensée est fort simple: c’est la population, au premier chef, qui réclame les services et qui peut évaluer à sa juste valeur l’efficacité d’un CLSC.Ces services prioritaires vont vers les personnes âgées, les malades chroniques, les handicapés, les jeunes partout, certes, mais particulièrement dans des régions rurales, et cela en conformité avec le programme de sécurité sociale du Parti québécois.Les disparités et l’éparpillement des services sont évidents dans l’ensemble du territoire, souligne M.Lazure, et il faut commencer par les atténuer dans le présent.Le CLSC est l’instrument le plus adéquat dont dispose le Québec pour réaliser des changements dans ce domaine, ajoute-t-il en guise de réaffirmation de sa reconciliation avec ce type de centre de santé.Justifiant les réserves qu’il a souvent exprimées à l’endroit des CLSC, le ministre des Affaires sociales a dit remarquer chez eux une tendance à cloisonner le cu- Voir page 6: L’expérience Le RCM prône une réforme des institutions municipales par André Tardif Les conseillers du Rassemblement des citoyens de Montréal, ainsi que la direction du parti, ont dévoilé hier un ensemble de mesures qu’ils entendent présenter, le mois prochain, à la Commission parlementaire chargée d’étudier les affaires municipales.Ces mesures, touchant une foule de domaines, seraient une première étape dans le processus de démocratisation des institutions politiques municipales.Elles en transformeraient complètement les responsabilités, le fonctionnement et les structures.“D faut commencer à prendre les moyens pour permettre aux citoyens de véritablement contrôler le développement de leur ville”, a dit M.Kenneth George, président du RCM, lors d’une rencontre avec la presse.Le mémoire du RCM a été préparé par le comité de la charte du parti et adopté par le conseil général, au cours d’une réunion spéciale mardi dernier.Le maire Jean Drapeau a accédé à une demande du conseiller Jean Roy afin que ce mémoire soit étudié dès cette semaine par le conseil municipal.“Nous voulions que le conseil prenne d’abord connaissance de nos recommandations avant de les présenter à la commission parlementaire, a dit M.Roy.Malgré les failles que nous lui reprochons, le conseil reste un instrument majeur de( débats, et comme nous y sommes le parti d’opposition, c’est là que les premiers débats doivent avoir heu.Nous sommes ainsi conformes à nos positions.” Selon le conseiller Gaétan Lebeau, il est peu probable que le Parti civique du maire Drapeau adopte les mesures prônées par le RCM.“Quand nous avons soumis notre premier mémoire en mai 1975, a-t-il dit, le PC avait tout au plus retenu deux ou trois de nos suggestions, et parmi les moins importantes.Nous prévoyons que dans les amendements à la charte municipale qu’il doit lui-même proposer à Quebec, M.Drapeau retiendra notre idée d’un maire qui soit également président du comité exécutif.“Mais autrement, son parti en est encore à une définition du rôle de l’échevin datant de 1900.On n’y est pas du tout intéressé en des conseillers participant de droit à l’étude des dossiers.” Le RCM propose en effet une participation beaucoup plus active du conseiller municipal, en fonction du triple rôle qu’il exerce dans son quartier, au conseil ainsi que dans son parti.Et notant que “la disponibilité exigée du conseiller est telle qu’il nous faut considérer les revenus qu’il tire de ses fonctions comme devant correspondre à un emploi à temps plein”, le RCM propose que son indemnité soit au moins égale à la moyenne des salaires versés aux travailleurs syndiqués dans la région de Montréal.M.George a expliqué que l’indemnité aux conseillers n’a pas été révisée depuis 1965, et que du simple point de vue de l’indexation, il faudrait multiplier cet indemnité par 207%.H a ajouté que depuis leur élection, la plupart des conseillers de son parti se contentent de leur indemnité comme principale source de revenus.L’indemnité d’un conseiller municipal montréalais est actuellement de $3,500 et $1,500 en dépenses.La Communauté urbaine de Montréal lui verse également une indemnité de $2,500, pour un total de $7,500.“Notre régime municipal ressemble à la société de l’Inde, a commenté M.Roy.Les conseillers en sont les parias et les membres du comité exécutif les pachas”, précisant qu’à Toronto, un conseiller était indemnisé $19,000 par la ville et $6,000 par la communauté urbaine.Le mémoire du RCM affirme, au depart, l’importance des quartiers, “lieu premier de vie démocratique”.On voudrait qu’il devienne une entité électorale parce qu'il est un milieu de vie sociale et politique.A cette fin, la charte de Montréal devrait reconnaître le conseil de quartier, dont le conseil municipal aurait ensuite la responsabilité et serait appelé à en reconnaître l’existence.Le RCM voudrait également qu’il n’y ait plus qu’un seul conseiller par quartier, dont le nombre serait porté à un maximum de 60 par un nouveau découpage électoral.La ville est actuellement divisée en 16 quartiers, représentés chacun par les trois conseillers ayant obtenu le plus de suffrages aux élections.Afin de revaloriser le conseil municipal, le RCM recommande la création obligatoire de commissions permanentes et multipart!tes, qui étudieraient non seulement les projets que leur soumettraient le comité exécutif, des conseillers ou des citoyens, mais pourraient également initier d’autres projets.S’inspirant du rapport Castcneuay et de quelques autres documents sur l’administration municipale, le RCM voudrait de plus que le suffrage universel soit aboli à ta mairie en faveur de l’élection comme conseiller du chef d’un parti, qui deviendrait automatiquement président du comité exécutif si son parti obtenait la majorité au conseil.Enfin, le RCM croit créer un précédent au niveau municipal en proposant que tout candidat au poste de conseiller soit tenu de faire une déclaration de ses biens immobihers situés sur le territoire de la CUM, ainsi qu’une déclaration de tous ses investissements.OGILVY Des Produits de Beauté signés.Estée Lauder ! & esrscc i'k>f i s.".-'-.I serait superflu de mentionner la qualité des produits Estée Lauder dont la renommée est internationale.Toutefois, il convient de parler de l’efficacité incontestable des deux formules hydratantes à l’honneur ce mois-ci soit une lotion super-nourrissante “Swiss Performing Extract” qui donnera à votre peau élasticité et tonus et une crème protectrice 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LES AILES IE LINFLAV ON En dépit de l’escalade des coûts de l’équipement, de la main-d’oeuvre et du pétrole, les transporteurs aériens réguliers du Canada continuent toujours à vous offrir des tarifs raisonnables.Regardons quelques exemples: Le coût de la vie d’autrefois et d’aujourd’hui % Exemple 1948 Voiture 2 portes $1708 Billet de cinéma .65 Oeufs (à la douzaine) 53 Montréal-Vancouver 157.75 tarif économique d’augmen-1977 talion $5 152 201% 3.75 476% .79 49% 206.00 31% même trajet et le L-1011 à bord duquel vous monterez aura coûté $35 000 000.Et pourtant le prix du billet n’a augmenté que de 31 % en 29 ans, pour atteindre $206.En 1948, le Canadien moyen devait travailler 150 heures pour se payer un billet aller de Montréal à Vancouver.En 1977, il n’a plus qu’à travailler 31 heures pour ce même billet.Le coût du transport aérien d’hier à aujourd’hui En 1948, il en coûtait $157.75 pour un billet aller de Montréal à Vancouver; le voyage se faisait alors sur un North Star de $750 000 et il durait quinze heures et quinze minutes.Aujourd’hui, vous ne mettrez que six heures à faire le Coût de l’indice à la consommation en comparaison avec la hausse moyenne des tarifs aériens ZUU 175 150 125 100 19 ¦¦¦¦ Index des prix à le (1961 - 100) consommation ¦ Tarif aérien (1966= 100) f r ?56 19 71 19 76 La différence est remarquable même sur une distance plus courte.En 1948, par exemple, le prix du billet aller seulement, de Calgary à Régina, s’élevait à $29.50, donc l’équivalent de 29 heures de travail.Aujourd’hui, ce billet coûte $61, c’est-à-dire 10 heures de travail.La hausse du pétrole La hausse des tarifs aériens a débuté avec la hausse du prix du pétrole décrétée par l’OPEP en 1973.Depuis lors, le coût du gallon de carburant a augmenté, pour les lignes aériennes canadiennes, d’environ 400%.Les hausses à venir Il est certain que les tarifs aériens continueront à augmenter, comme tout le reste; toutefois les transporteurs aériens réguliers feront tout en leur pouvoir pour que les tarifs demeurent raisonnables.LES PRINCIPAUX TRANSPORTEURS AÉRIENS RÉGULIERS DU CANADA Air Canada—CP Air—Eastern Provincial Airways—Nordair Liée—Pacific Western Airlines—Ouébecair—Transair J 8 • Le Devoir, lundi 24 octobre 1977 Le président du Gabon repart avec des crédits de $150 millions par François Côté Heureux de l’assurance d’une coopération accrue et des crédits de l’ordre de $150 millions du gouvernement canadien, le president du Gabon, M.El Hadi Omar Bongo, a quité le Canada dimanche midi après une visite de Quatre jours au Canada.Il a été Vhôte du gouverneur-général, M.Jules Léger et il a eu des conversations avec le premier ministre canadien Pierre Elliott Trudeau et un tête à tête à Montréal avec le premier ministre québécois, M.René Lévesque.C'est au cours d’une entrevue à la Presse Canadienne à Montréal à l’issue d’un déjeuner offert par le gouvernement canadien pour lui permettre de rencontrer des hommes d’affaires canadiens, que le président Bongo a exprimé sa satisfaction d’avoir obtenu des crédits de $150 millions de la Société pour l’expansion des exportations, ce qui devrait lui permettre de faire démarrer plusieurs projets prioritaires présentement à l’étude.De source canadienne, on a dit qu’il a été question d’un projet d’usine de cellulose, ainsi que de construction de bateaux, d’achat d’avions pour l’arrosage des cultures ainsi que d’équipement pour le transport routier et ferroviaire.Le Gabon, qui a une population de plus de 1.2 millions d’habitants, est un des pays de l’Afrique francophone qui connait une forte expansion grâce à ses exploitations pétrouères et à ses mines d’uranium et de manganèse.Le président Bongo a fait dans le Québec un séjour d’à peine 24 heures avec un horaire très chargé.A son arrivée dans la métropole, il a eu un tête à tête avec le premier ministre québécois M.René Lévesque, au sujet duquel il a dit: "Cette rencontre est tout à fait normale, puisque je me trouve à Montréal, donc au Quévec et que nous avons des relations culturelles avec le Québec.” Avec M.Lévesque, le président Bongo a discuté de problèmes de la coopération au sein de la francophonie.Il a L’heure est aux économies ! Ménagères en plaqué REGENCY DE BIRKS le meilleur plaqué argent du Canada Le Regency de Birks.fabriqué ici même, au Canada, dans nos ateliers d'orfèvrerie, est reconnu comme étant le meilleur plaqué argent que vous puissiez acheter.Cfioiiri*»?: parmi c*o« 8 décors : Cascade Louis de France Old English Marlborough Queen Mary Richmond York Chippendale (Les pièces de service sont aussi en vente) >1cnag'crc de 20 pièces (4 couverts *de 5 pièces) Prix courant 113.00 Prix de la ménagère $95.00 Vous économisez $18.00 Ménagère de 10 pièces (8 couverts *de 5 pièces) Prix Prix de la Vous courant ménagère économisez $226.00 $190.00 $36.00 *Un couvert de 5 pièces comprend I cuiller à thé, l cuiller à dessert, I fourchette à salade, 1 fourchette et I couteau à déjeuner.BIRKS |j O A I L L I E R S| soulevé particulièrement la question de l’organisation de la Francofête 11, qui doit avoir lieu à Libreville, capitale du Gabon en août 1978.La première Francofête a eu lieu à Québec en 1974.A un déjeuner offert en son honneur par le ministre des Approvisionnements et Services, M.Jean-Pierre Goyer, le président Bongo a rencontré une soixantaine d’hommes d’affaires canadiens, ainsi que les maire Drapeau, de Montréal et Laurin de St-Laurent.Invités également, le ministre d’Etat québécois au Développement économique, M.Bernard Landry et de l’Industrie et du Commerce, M.Rodrigue Tremblay, n’ont pu assister.Au cours d’une séance de travail qu’il a eu à Ottawa avec le premier ministre Pierre Elliott Trudeau, le ministre Don Jamieson des Affaires extérieures et Goyer, le président Bongo s’est montré très intéresse par la position canadienne sur la question des sauvegardes à exiger des pays acheteurs d’uranium afin d’assurer l’utilisation de ce combustible nucléaire uniquement à des fins pacifiques.Actuellement le Gabon vend son uranium, surtout à la France, sans exiger aucune garantie concernant l’utilisation qui en est faite.Interrogé à ce Crépeault est encore appelé à comparaître Tout en se préparant en vue des élections municipales d’Anjou, Tex-maire de cette municipalité devra se préparer à autre chose aussi.En appel de la condamnation à un an de prison qui a été prononcée contre lui par le juge Paul Papineau, Emest Crépeault aurait pu normalement espérer que la Couronne attende la décision du plus haut tribunal du Québec, sur ce pourvoi, avant que Ton ne procède à l’instruction d’un second procès, pour une autre accusation portée contre lui il y a plusieurs années déjà.Mais le procureur de la Couronne affecté à ces causes, Me Gilbert Morrier, vient de se déclarer prêt à procéder dans un autre cas (c’est toujours de l’abus de confiance et de la corruption municipale), et le juge-en-chef intérimaire Yves May-rand a fixé le 15, 16 et 17 novembre comme dates de la prochaine instruction.Soit donc neuf jours seulement après le scrutin d’Anjou, qui se déroulera, on le sait, le six du mois prochain.Quant à la Cour d’appel, elle n’a pas encore fixé de date ferme pour l’audition de l’affaire devant elle.Et ce n’est pas avant janvier prochain au plus tôt que cette audition pourrait maintenant se faire, en raison du nombre élevé de causes déjà inscrites.Un stratagème courant dans la vente d’autos En annulant la vente d’une auto, et en condamnant la vendeuse à rembourser à l’acheteur $900 de plus qu’il n’avait payé pour le véhicule, le juge Ronald Halpin de la Cour provinciale vient de dénoncer un stratagème apparemment fort courant dans le commerce de l’auto d’occasion, en soutenant qu’il s'agit tout simplement d'une fraude manifeste érigée en système.Ce que l’on fait?On annonce par la voie des journaux une voiture à vendre par un conducteur particulier, alors que celle-ci provient tout simplement d’un garage ou d’un vendeur "professionnel”.Et ce pour donner confiance à l’acheteur.Dans le cas étudié par le juge Halpin, M.Raynald Duguay, de Saint-Léonard, avait été amené de cette façon à acheter, pour $1,000, un véhicule qui était censé être celui de Mme Lise Robillard, également de Saint-Léonard.Selon les représentations de cette dernière, l’auto n’avait roulé que 41,000 milles.Par la suite, toutefois, l'acheteur devait se rendre compte que la “vendeuse” agissait tout simplemen* pour son mari, vendeur de Gounod Automobile, compagnie qui avait elle-même acheté le véhicule de Canuel Automobile.Qui, à son tour, l’avait échangée l’année précédente du propriétaire original qui l’avait achetée neuve, et lui avait fait parcourir quelque 81,000 milles.Rejetant l'argument de la défense voulant que le requérant avait pu se rendre compte des vices cachés du véhicule avant son acquisition, le juge Halpin ordonne à Mme Robillard de remettre les $1,000 versés par l’acheteur, plus-$700 pour les réparations qu'il a dû faire exécuter, plus $200 comme dommages “arbitrés”.En terminant, le magistrat dit espérer que les autorité! responsables de l'application de la loi de protection du consommateur surveilleront plus attentivement l'usage généralisé de ce truc, et révisent plus particulièrement les pratiques de Gounod Automobile Inc.Crédit fonder FIDUCIE CRÉDIT FONCIER % ma Garanti pour 5 ans.Placements à terme avec intérêt versé annuellement (placement minimum $500).Téléphonez-nous (frais virés) pour vous renseigner sur l'intérêt mensuel, semi-annuel ou composé.Echéances de 30 jours à 10 ans.Montréal: 612, rue SKJacques (514) 282-1880 Québec (418) 681-0277 • Ottawa (613) 232-5309 • Halifax • Toronto • London • Winnipeg • Régma • Saskatoon • Edmonton • Calgary • Vernon • White Rock • Vancouver • Victoria El Hadj Omar Bongo sujet à Montréal, le président Bongo a dit que dans un premier temps, il a suggéré au premier ministre Trudeau que P' V celui-ci prenne l’initiative de convoquer une conférence internationale des pays producteurs d’uranium.Le président Bongo a affirmé qu’il est prêt à participer à une telle conférence, si celle-ci est organisée à un très haut niveau.Par ailleurs, il s’est déclaré prêt à envisager une révision de sa politique de vente de Turanium, car il considère qu’il est en effet important de veiller à freiner la prolifération des armes nucléaires dans le monde.Sur le plan de la politique internationale, le président Bonbo qui est présentement le orésident de l’Organisation de ’Unité africaine, a fourni au cours de ses conversations avec le gouvernement canadien d’importantes informations sur les grands problèmes africains, comme ceux de Rhodésie et d’Afrique du sud.A Ottawa, on s’est dit particulièrement heureux de constater l’approche réaliste et modérée avec laquelle le président Bongo aborde ces problèmes.Interrogé sur la construction d’un nouvel hôpital du Dr Albert Schweitzer à Lambaréné, le président Bongo a dit qu’en effet le Gabon a décide de construire un hôpital moderne pour remplacer l’ancien hôpital du célèbre médecin, qui sera conservé comme musée à la mémoire de l’oeuvre de ce pionnier.Le gouvernement gabonais désire obtenir de l'aide étrangère pour cet hôpital.Il a déjà la promesse d’une aide américaine, hollandaise et suisse; il espère en recevoir également du Canada et de la France.L’un des quatre ministres gabonais, qui accompagnaient le président Bongo, le ministre du transport et de la Marin marchande, M.George Rawiri, nous a confié avec fierté qu’il est né à l’hôpital du Dr Schweitzer.Le ministre Goyer a dit qu’il entend s’occuper personnellement de cette requête du Gabon, y compris celle également concernant l’érection d'un monument du Dr Schweitzer à Lambaréné.Le président Bongo a noté que déjà la capitale gabonaise, Libreville a son boulevard Schweitzer.Le NPD s’élève contre les mises à pied de Plnco Puis, a ajouté M.Lewis, il faudra mettre sur pied un groupe d’étude pour étudier les projets d’Inco au cours des 10 prochaines années.Si la compagnie refuse de soumettre ses projets à ce groupe d’étude, composé de représentants du gouvernement, de la compagnie et du syndicat, il serait peut-être temps “qu’elle entre gentiment dans le domaine public” SUDBURY, Ontario (PC) -Les leaders néo-démocrates du Canada et de l’Ontario ont réclamé hier des gouvernements fédéral et ontarien qu’ils interdisent à la société Inco de licencier 3,450 travailleurs, à ses usines de Sudbury, en Ontario, et de Thompson, au Manitoba.Au cours d’une assemblée de protestation, réunissant quelque 1,000 personnes, MM.Ed Broadbent et Stephen Lewis ont promis de s’occuper de l'affaire aux Communes d’Ottawa et à l’Assemblée législative de Toronto.M.Lewis a expliqué qu’il était convaincu que les libéraux ontariens allaient s’unir aux néo-démocrates pour obtenir un vote majoritaire donnant l’ordre à la compagnie de ne pas mettre son projet de congédiements à execution.Union des Gradués Inscrits à Laval Assemblée générale de l’UGIL, lundi 24 octobre à 19.30 h„ salle O-B Pavillon De Koninck, campus de l’Université Laval.Ordre du jour: — frais de thèse — rémunération des auxiliaires — élection au Conseil d’Administration FORMATION PROFESSIONNELLE EN INFORMATIQUE PAR CONTROL DATA (Fabricant des plus puissants ordinateurs au monde) Choix de cours intensifs • Programmation — Cours niveau collégial — Informatique — Programme, 420.00 durée; 9 mois.e Technicien d’ordinateur — Cours niveau collégial — Electronique — Durée: 9 mois • Opérateur d’ordinateir — Cours professionnel niveau secondaire, durée 3 mois • Keypunch cours professionnel niveau secondaire, durée 2 mois, e Langage de programmation — Cobol, R.P.G.Il, Fortrand, etc.SÉANCE D’INFORMATION SANS FRAIS NI OBLIGATION LUNDI 24oct.à 19H30 FILMS - DÉMONSTRATION TEST D’APTITUDE INSTITUT CONTROL DATA Service de formation de control data canada liée.2020 rue University suite 1600 Montréal, Québec H3A 2A5 284-8484 %" Ministère de l’Education permis#749747 ^ PflÊTS ÉTUDIANTS DISPONIBLES AVANT DE CHOISIR UN DENTRE DE FORMATION CONTRpL DATA • Regardez autour • Comparez les différentes écoles • Obtenez tous les renseignements • Ne vous Inscrivez pas à votre première visite.Le Lys d’Or C'est le symbole d'excellence décerné par le ministère de l'Agriculture du Québec aux industriels laitiers dont les produits se distinguent par leur qualité.Les inspecteurs du Service des produits laitiers prélèvent mensuellement mais inopinément des échantillons de huit catégories de produits qu'ils soumettent à l'analyse.En matière de produits laitiers, laissez le Lys d'Or éclairer votre choix.Agriculture Québec MEMBRE RÉGIE DE L ASSURANGE-DEPOTS DU QUÉBEC SOCIÉTÉ D ASSURANCE-DÉPÔTS DU CANADA FONDÉ EN 1880 ’ I Les Canadiens ont le grand défaut de trop économiser (Jean Chrétien) OTTÀWÀ (PC) — Au cours d'émissions de radio et de télévision, hier, le ministre fédéral des Finances a demandé aux Canadiens de comprendre que c’était à eux de résoudre les problèmes économiques du pavs, et non au gouvernement.M.Jean Chretien a notamment reproché aux Canadiens de ne pas produire assez, de ne pas dépenser assez et de voyager trop souvent à l’extérieur le leur pays.A l’émission radiophonique Sunday Magazine, a Raaio-Canada, le ministre a notamment cité le cas de la société Inco, qui a annoncé le licenciement de 3,450 travailleurs à ses usines de Sudbury, en Ontario, et de Thompson, au Manitoba.Rien ne serait changé à la situation, a noté M.Chrétien, si le gouvernement prenait le contrôle de cette compagnie, parce que le marché du nickel ne serait pas amélioré pour autant.“Nous ne pouvons pas faire mieux qu’Inco”, a-t-il dit.Selon le ministre des Finances, les Canadiens, qui ne produisent pas assez, ont le grand défaut de trop économiser.Dans toutes les classes de la société, a-t-il affirmé, mais notamment dans les classes moyennes, on n’augmente pas les dépenses en fonction des hausses de revenus.Les Canadiens, croit-il, “exigent beaucoup, mais ils ne dé- rsent pas nécessairement.veulent tout simplement économiser pour l’avenir’’.“La demande n’est pas forte au Canada et les épargnes sont élevées et les gens veulent des revenus plus élevés et ils se servent de leur argent.d’une façon générale, plus pour faire des économies qu’ils ne devraient et moins pour dépenser qu’ils ne devraient.” Les CLSCcinq ans après Beaucoup a été fait et il en reste encore plus à accomplir par Marie Laurier QUEBEC - Oui, les CLSC ont accompli un travail de géant depuis cinq ans et pour s’en convaincre, il suffit de parcourir le remarquable bilan des réalisations qui vient d’être fait par la Fédération des CLSC du Québec.Un des auteurs de ce texte, Mireille Fillion, a soutenu samedi qu’en dépit de la mauvaise image des CLSC dont les causes ont été longuement analysées vendredi soir au congrès spécial de la Fédération des CLSC du Québec qui se tenait à Québec, l’objectif premier a été partiellement atteint mais qu’il reste un travail considérable à faire.Certains domaines, notamment ceux des services et soins à domicile, les programmes pour personnes âgées, l’assistance sociale par le truchement de garderies populaires sont en bonne marche dans 95% des 72 CLSC.Quant aux programmes spécifiques à grand impact, tels que ceux de la périnatalité et de la santé infantile, des services médicaux de première ligne et de prévention, de la santé scolaire, une forte proportion des établissements y pourvoient, cependant, qu’il existe une faiblesse notoire à l’endroit des programmes dédiés à la jeunesse.Au chapitre de l’accessibilité que le MAS désire voir plus grande, Mireille Fillion révèle que: SAVIEZ- VOUS .!• Docteur Baignoire peut refaire l'email de votre baignoire à domkiie, tant la retirer de ion emplacement?Pour renieignemeati: — 86.'9% des CLSC sont ouverts en dehors du 9 à 5 heures; — 59% ont certaines activités de programme le soir, — 23% sont complètement ouverts certains soirs ou tous les soirs; enfin que: — 55% ont un service d’urgence mineure.Quant à la clientèle des CLSC, ses attentes et ses demandes ont souvent cette très grande exigence caractéristique de l’espoir que fait naître une nouvelle ressource pour une population dont les besoins ont été longtemps insatisfaits, a fait remarquer Mlle Fillion.Pour ce qui est du débat autour de la complémentarité des CLSC dans le réseau des affaires sociales, le diagnostic apparaît dans le.bilan: “Rien n’est acquis quant à l’intégration définitive du CLSC dans le réseau des affaires sociales”.Et ce jugement repose en grande partie sur le développement rapide et parallèle des cliniques privées.Mireille Fillion rappelle à la faveur de l’enquête de la Fédération qu’à peine 50% des CLSC ont atteint leur seuil de viabilité et 8 CLSC seulement sur 72 ont les ressources suffisantes à leur maturité.“On ne peut s’empêcher aussi de remarquer la lente maturation, avec parfois des retours en arrière et des hésitations, des décalages et des contradictions de la politique du MAS face aux CLSC”, constate le rapport, ce qui génère un déséquilibre dans le fonctionnement respectif des CLSC.Abordant carrément l’aspect politique de l’existence des CLSC, Mireille Fillion souligne que le déséquilibre identifié n'est pas le fruit d’une génération spontanée.“On doit lier son développement à la difficile coordination interne de la bureaucratie gouvernementale, aux improvisations que justifiait peut-être la phase de démarrage.Mais aujourd’hui les CLSC sont en droit de réclamer du MAS une plus grande adéquation entre le modèle de CLSC qu’il propose et les moyens qu’il accorde, ainsi que la fin de cette tutelle habilement déguisée qui a toujours caractérisé le rapport MAS-CLSC”.En conséquence, les CLSC demandent au gouvernement de dépasser cette ambivalence à leur égard et de refaire en leur La baisse du dollar: Québec n’y est pour rien 637-6797 CORER BROOK, T.-N.(PC) — Selon le leader progressiste-conservateur, la dévaluation du dollar canadien ne dépend pas de la situation au Québec, mais du manque de confiance dans le gouvernement Trudeau, “qui est au pouvoir depuis trop longtemps”.M.Joe Clark a fait cette affirmation, au cours du weekend au congrès annuel de TAs- sociation progressiste-conservatrice de Terre-Neuve.Parlant du mini-budget de M.Jean Chrétien, M.Clark a rappelé qu’il y avait des mois que son parti réclamait des réductions d’impôt pour les contribuables qui gagnent moins de $16,000.“Nous nous réjouissons, a-t-il dit, que le ministre des finances nous ait finalement écoutés.” Certificats d’épargne fixes dépôt minimum $500 C’est un avantage de plus que nous vous offrons.RB I Mm LA BANQUE D’ÉPARGNE Charte fédérale.Membre: Société d'assurance-dépôts du Canada.faveur le même choix politique qui a guidé la réforme et qui a inspiré la mise sur pied des CLSC.Mireille Fillion n’a pas mâché ses mots: “Mettre un frein au développement des CLSC, changer leur orientation ou encore les abolir, marquerait un recul dans ces efforts consentis par la population du Québec pour améhorer et contrôler ses conditions de vie.” A l’émission télévisée Question Period, à la chaîne CTV, M.Chrétien a de plus reproché aux Canadiens de voyager trop souvent à l’extérieur de leur pays.Le ministre a signalé qu’on prévoyait, cette année, que les Canadiens allaient dépenser $2 milliards de plus à Tétranger que les étrangers ne dépenseront au Canada et que le déficit touristique allait atteindre $10 milliards en 1985, à moins qu’on ne fasse quelque chose.On pourrait peut-être, a-t-on suggéré, limiter les sommes d’argent que les Cmadiens peuvent apporter à l’extérieur du pays, mais, selon M.Chrétien, cette solution “créerait un très mauvais climat pour l’investissement au Canada”.Les autres pays, d’ailleurs, pourraient adopter des mesures semblables à l’égard des touristes qui viennent au Canada.Ce qu’il faut, a-t-il expliqué, c’est que les Canadiens passent Tniver à faire du ski ou autre chose au Canada, au lieu de s’envoler vers la Floride.“C’est d’ailleurs mieux pour la santé, a-t-il dit, que d’être dans un bar à Miami.” Il a exprimé l’espoir que la dévaluation du dollar canadien allait inciter d’une façon bien concrète les Canadiens à dépenser leur argent au pays, puisqu’il allait en coûter plus cher d’aller à l’étranger.Le Devoir, lundi 24 octobre 1977 Écolo doo Hautes Études Commerciales Affiliée à l'Université de Montréal cours de 2e cycle en administration offerts en cours du soir dans le cadre du programme de diplôme en sciences administratives à l’intention: des diplômes d’un 1er cycle universitaire de ceux qui détiennent un dossier jugé équivalent objectifs: connaissance des principes scientifiques de la gestion des affaires acquisition d'aptitudes à solutionner des problèmes administratifs le programme (30 crédits) 15 crédits obligatoires 15 crédits optionnels la durée: de deux a trois ans en moyenne six ans au maximum Demander la brochure Centre de Formation et de Perfectionnement en Administration École des Hautes Études Commerciales 5255, avenue Decelles, Montréal Tél : 343-4440 Inscription au trimestre d'hiver du 1er au 30 novembre 1977 CHERCHEZ LES SACHEIS CHANCEUX DE LOTO CANADA Nouveau! Nouveau! Nouveau! contient toujours un billet Amusant! Fascinant! Emballant! pour le tirage des 12 millions.On a emballé les billets de Mais ce qu’il y a d’amusant, Loto Canada.Ou plutôt, c’est qu’il peut contenir, en ensaché.Chaque sachet plus, un prix instantané! Vous avez maintenant plus de chances de gagner avec la nouvelle Loto Canada en sachet! X.N» **•»*.« fÜKfftîf mm» MODE 1 D’EMPLOI: Ouvrez le sachet en déchirant l’un desçôtés.Sortez le contenu du sachet.Vous remarquerez que les sachets contiennent toujours un billet de Loto Canada pour le tirage des 12 prix de $1 Million et des 8 prix de $100 000.Conservez ce billet.Surprise! Vous pourriez trouver un billet supplémentaire attaché au premier.Ou encore, un chèque de $20, $50 ou $100 payable au porteur! N’oubliez pas, il y a toujours un billet dans les sachets.Conservez-le il pourrait faire de vous l’un des 12 millionnaires de Loto Canada.«H» Avec vous, nous porticipons oux ^ Jeux du Commonweolth.Loto Canada I ^0 * Le Devoir, lundi 24 octobre 1977 informations internationales Sans susciter de réprobation internationale Une implacable répression se poursuit en Argentine Une pétition portant vingt-quatre mille signatures et demandant une enquête sur les disparitions et la libération des détenus sans inculpation a été remise, le 14 octobre, à la junte militaire argentine.La pétition fait mention de cinq cent soixante et onze dis-arus — dont plus de la moitié le sont depuis plus d’un an — et soixante et un détenus.Plusieurs centaines de personnes s’étaient réunies dans l’après-midi du 14 octobre, face au Congrès, pour manifester, en silence, leur appui à cette démarche.La pouce a lancé des gaz lacrymogènes et tiré des coups de feu en l’air.Près de six cents manifestants ont été arrêtés.Plusieurs journalistes, correspondants de publications étrangères, ont été interpellés.Cinq associations s’étaient regroupées pour organiser cette pétition: la Ligue argentine des droits de l’homme, l’Assemblée permanente des droits de l’homme, le Mouvement oecuménique et deux groupements de parents de disparus.C’est la première fois qu’un mouvement d’une telle ampleur se manifeste en Argentine depuis le coup d’Etat militaire du 24 mars 1976.En moins d’un an, les deux fils et la fille de Mme Mathilde Herrera, réfugiée aujourd’hui à Paris, ont disparu, ainsi que leurs conjoints.Les trois couples — et deux enfants en bas age restitués par la suite à la famille — ont été arrêtés par les forces de l’ordre.Ce furent d’abord, le 26 juillet 1976, Martin Bealaustegui, âgé de vingt ans, et son épouse, Maria-Cristina; puis, le 13 mai 1977, Valeria Belaustegui, â-gée de vingt-quatre ans, et son mari, Ricardo Waisberg; enfin, le 30 mai 1977, José Belaustegui, âgé de vingt-trois ans, et sa femme Electra.“S’ils sont vivants, ie demande à ceux qui les détiennent qu’ils m’en informent” , écrit Mme Herrera dans une lettre qu’elle distribue à tous ceux qui pourraient lui venir 282-7105 Physique D'enseignement en physique .282-7824 282-4741 Géologie Géographie physique .828-7342 282-6907 D'enseignement en 282-6907 technique de la mécanique D'enseignement en électrotechnique "I PROGRAMME FAMILLE DES SCIENCES Programmes de baccalauréat (90 crédits) Biologie*.282-7105 , D'enseignement en biologie* Chimie.D'enseignement en chimie Informatique de gestion .Mathématiques.D'enseignement en mathématiques Conditions générales d'admission Pour être admis aux programmes de l'UQAM, le candidat doit être détenteur du diplôme d'études collégiales (DEC) ou d'un diplôme jugé équivalent.Certains programmes exigent des préalables particuliers.Par ailleurs, les candidats âgés de plus de 22 ans qui possèdent des connaissances suffisantes et une expérience pertinente peuvent être admis sur recommandation du comité de sélection.Les formulaires d'admission comportent, en détail, les conditions d'admission à chaque programme.* Les programmes marqués d'un astérisque sont contingentés et n'acceptent qu'un nombre limité de candidats.Les demandes d'admission doivent parvenir avant le 1er novembre 1977.Renseignements et formulaires d'admission: Bureau du registraire, Service de l'admission Université du Québec à Montréal Case postale 8888, Succursale «A», Montréal, Qué.H3C 3P8 Téléphone: (514) 282-7161 On peut aussi s'adresser au directeur de chaque programme en composant le numéro de téléphone indiqué après chaque programme.Université du Québec à Montréal BACCALAURÉAT ET CERTIFICAT EN ÉCONOMIQUE 1" CYCLE Université du Québec à Montréal F1 k L'Université du Québec à Montréal offre deux programmes en économique au niveau du 1er cycle: A) Certificat en économique Programme de 10 cours de 3 crédits spécialement adapté aux adultes.Objectifs Donner une formation générale en économique et la possibilité de compléter cette formation dans le cadre d’un baccalauréat.Conditions d'admission Structure d'accueil: Posséder un diplôme d'études collégiales (DEC) ou l'équivalent.Adultes: Posséder des connaissances appropriées, une expérience jugée pertinente et être âgé d'au moins vingt-deux ans.B) Baccalauréat spécialisé en économique Programme de 30 cours de 3 crédits Objectifs Donner une formation professionnelle en économique et permettre l'accès aux études de 2ième cycle.Conditions d'admission Structure d'accueil: Posséder un diplôme d'études collégiales (DEC) ou l'équivalent.Adultes: Posséder des connaissances appropriées, une expérience jugée pertinente et être âgé d'au moins vingt-deux ans.Demande d'admission aux programmes Par écrit ou en personne avant le 1er novembre 1977 pour la session débutant en janvier 1978.Bureau du registraire, Service de l’admission Université du Québec à Montréal Case postale 8888, Succursale «As, Montréal, Qué.H3C 3P8 Téléphone: (514) 282-7161 Pour plus de renseignements, adressez-vous au secrétariat des programmes à: (514) 282-6952.en aide.“S’il sont morts, j’espère avoir la force de poursuivre mon chemin et d’enseigner à mes petits-enfants l’amour pour les hommes et pour la vie.” Qu’ils soient morts déjà ou encore vivants, cette mère désespérée n’aura sans doute, sur le sort de ses enfants, aucune information.Les militaires au pouvoir à Buenos-Aires depuis le 24 mars 1976 estiment qu’ils n’ont de compte à rendre ni aux familles des milliers de disparus, ni aux tribunaux et à la Cour suprême, qui a commencé à s’en inquiéter cette année, ni à l’Eghse catholique, ni aux organisations humanitaires argentines et internationales, ni aux gouvernements étrangers préoccupés par le sort de leurs ressortissants, ni aux Nations unies.Certes, le gouvernement argentin n’ignore pas toutes les pressions qui s’exercent sur ui.Ainsi, le sénateur Hipolito Solari Yrigoyen, de l’Umon civique radicale (U.C.R.), arrêté le 14 août 1976, par des hommes placés sous le commandement du général Acdel Vilas, alors commandant en second de la Ve région militaire, a-t-il été reconnu comme prisonnier le 31 août, puis libéré et banni au mois de mai, à la suite de l’intervention personnelle du président Carlos Andres Perez du Venezuela.L’épouse et les enfants du sénateur, retenus à Buenos-Aires, ont finalement obtenu des passeports au mois d’août et ont pu le rejoindre à Paris.La libération, le 3 août, du fils de M.Nehemias Resnizky, président de la délégation des associations israélites argentines (DAIA) tient, sans l’ombre d’un doute, à l’influence de la communauté juive à l’intérieur, et surtout à l’extérieur, du pays.M.Alfredo Bravo, secrétaire général du syndicat des enseignants et vice-président de l’Assemblée permanente our la défense des droits de ’homme, arrêté le 9 septembre, n’a pas eu cette chance.Sans doute l’a-t-on “retrouvé” douze jours plus tard — et l’intérêt porté à son sort, aux Etats-Unis et en Europe occidentale n’y est pas étranger.Mais il est resté sous les verrous.“Si une personne au sort de laquelle on s’intéresse dans le monde entier peut ainsi disparaître de la circulation pendant douze jours, écrit l’éditorialiste du courageux Buenos Aires Herald, combien de temps une personne moins connue peut-elle être détenue avant qué le gouvernement ne découvre qu’il l’a en son pouvoir?” Que quelqu’un pose publiquement le question marque un progrès dans un pays dont la passivité a frappe tous les visiteurs — au contraire du Chili, où, sans parler de l’émigration, l’Église, au moins, avait rapidement fait front à la junte militaire.Le voile est maintenant levé en Argentine sur la réalité d’une répression délibérément clandestine.“L’État terroriste” (1) fait moins peur, du moins à ceux et à celles, comme les mères et les femmes de disparus, qui estiment n’avoir plus grand-chose à perdre.On a pu voir, à plusieurs reprises, quelques centaines d’entre elles manifester Plaza de Mayo, devant la Casa Ro-sada, sous les fenêtres mêmes du président Videla (2).La presse les appelle “les folles de la place de Mavo”! loni f! _____r_____ Cette appellation en dit long sur la décomposition morale du pays.D faut, en effet, être fou — fou de douleur — pour défier des militaires qui n’ont pas hésité, dans le passé, à arrêter et parfois faire disparaître les parents de disparus ou de détenus; pour demander raison à un gouvernement qui poursuit sans relâche et même, semble-t-il, avec une ardeur accrue tous ceux qu’il soupçonne d’être “subversifs” et meme tous ceux qui pourraient, un jour, constituer la relève civile des forces armées.La guerre est finie affirment les chefs militaires.Les survivants de l’Armée révolutionnaire du peuple (E.R.P.), réduite à merci, ont reconnu qu’ils s’é aient trompés; de même que les dirigenats des Montoneros péronistes qui se sont repliés en Europe.Si l’extrême gauche n’a pas formellement déposé les armes, elle ne revendique plus aucun assassinat, aucun séquestre, aucun hold-up.Les cadres étrangers des compagnies multinationales, qui, par centaines, avaient abandonné l’Argentine, commencent d’ailleurs à y retourner.Et pourtant la guerre continue, selon un plan de toute évidence préétabli.Il vise — le général videla lui-même l’a dit il y a longtemps — à détruire le “virus” de la subversion partout où il s’est niché: dans les syndicats, à l’Université, dans la presse.L’aggravation de la répression n est d’ailleurs pas surprenante si l’on tient compte du “modèle de développement” choisi par les militaires.Il repose sur une amélioration des prix payés aux agriculteurs et sur la réduction des salaires.Ceux-ci, qui ont diminué de moitié depuis 1975, ont continué de baisser ces derniers mois.Il faut donc, pour prévenir toute revendication qui mettrait cette politique en danger, poursuivre la repression.Le général Videla, qui s’est fabriqué une image de colombe”, plaide non coupapable.“B ne saurait y avoir pire gouvernement”, dit le sénateur Solari Yrigoyen, en réponse aux défenseurs du président de la République et de son entourage.Des radicaux, des communistes et d’autres continuent de voir en lui un rempart contre le “pinochetis-me”.Les forces de Vordre pillent les maisons de leurs victimes; elles rançonnent les familles comme ce fut le cas, récemment encore, des Perrota, sans que pour autant M.Rafael Perrota, ancien directeur du quotidien El Cronista co-mercial et son fils, arrêtés en juillet, réapparaissent.Des officiers se livrent systématiquement à des tortures.Le chef de l’État, soutiennent ses défenseurs, s’efforce de neutraliser ou de limoger les éléments les plus fascinants dans l’armée à la faveur des promotions de fin d’année.Sans doute quelques généraux parmi les plus turbulents ont-ils été admis à faire valoir leurs droits à la retraite.Mais le général Benjamin Menen-dez, commandant de la troisième région militaire à Cordoba et chef de file des “faucons”, reste à son poste.Le général Suarez Mason, à la tête de la première région à Buenos-Aires.Les militaires argentins semblent, en fait, s’être distribué les rôles : les uns tuent, les COURS DE LANGUE ANGLAISE Horaire 1977/78 Dates des Cours; Jour AUTOMNE; 7 nov.-16 déc.HIVER: 23 janv.-3 mars 13 mars-21 avril ETE: 1er mai-9 juin 19 juin-28 juillet Lun.-Ven.'—6 semaines —90 heures Matins: 0900-1200 — $225.Après-midis: 1300-1600 — $225.Soir AUTOMNE: commencés depuis le 12 septembre HIVER: 23 janv.-3 mai ETE: 13 mai-23 août Lun.et Mer.—15 semaines —90 heures 1815-2120 — $225.Journée complète: 0900-1600 — $450.Pour d’autres renseignements concernant l’examen de placement, veuillez faire votre demande en écrivant au : CONTINUING EDUCATION LANGUAGE INSTITUTE BUREAU DU REGISTRAIRE 2170 rue Bishop, Ste.203 Montréal, Québec H3G 2E9 université , concorde i autres distraient l’attention du public avec de vagues promesses sur le rétablissement des libertés et de la démocratie.Il reste à expliquer pourquoi le gouvernement argentin a échappé, jusqu’ici, à la réprobation de la communauté internationale.Peut-être, d’abord, est-ce parce que Buenos-Aires, qui est devenu le premier parte-niare commercial de l’Union soviétique en Amérique latine, et qui vient de renouveler l’accord bilatéral signé en 1973, s’est habilement gagné la neutralité de Moscou — et celle de La Havane.Les Soviétiques se sont opposés, par deux fois, en mars et en août, à la com- mission des droits de l’homme de l’ONU, à toute condamnation de l’Argentine et à toute enquête sur son territoire.Après avoir suspendu, au mois de mars, l’aiae militaire à l’Argentine — ce qui n’a fait qu’y attiser le nationalisme de Buenos-Aires, — Washington, apparemment déconcerté, s’est cantonné dans de discrètes démarches diplomatiques.Le président Carter, qui a reçu le général Videla venu à Washington à l’occasion de la signature du traité sur le canal de Panama, semble s’être convaincu de ses bonnes intentions.Il est d’autant plus facile au gouvernement de Buenos- .par.PHILIPPE LABREVEUX correspondant du Monde Aires de créer le doute sur la véracité des dénonciations faites à l’extérieur que la presse argentine, bâillonnée, fait silence sur la répression, et que les correspondants étrangers ne peuvent s’exprimer librement qu’au risque de leur vie.(1) Alain Rouquié, “Argentine 1977”, dans la revue des jésuites français les Études, octobre 1977.(2) Une pétition, émanant de "parents de disparus et de détenus politiques”, a été remise, le 14 octobre, aux autorités argentines.OU appeler: 879-2865 / 879-8534 PROGRAMME FAMILLE DES ARTS Programmes de baccalauréat (90 crédits) Art dramatique*.282-7381 D'enseignement en en Arts plastiques*.282-6993 musique.282-6876 Design graphique.282-4691 Histoire de Tart.282-4610 Design d'environnement* 282-4675 Programmes de certificats (30 crédits) Arts d’impression.282-6993 Sculpture.Peinture.282-6993 282-6993 "I Conditions générales d'admission Pour être admis aux programmes de l'UQAM, le candidat doit être détenteur du diplôme d'études collégiales (DEC) ou d'un diplôme jugé équivalent.Certains programmes exigent des préalables particuliers.Par ailleurs, les candidats âgés de plus de 22 ans qui possèdent des connaissances suffisantes et une expérience pertinente peuvent être admis sur recommandation du comité de sélection.Les formulaires d'admission comportent, en détail, les conditions d’admission à chaque programme.* Les programmes marqués d'un astérisque sont contingentés et n'acceptent qu'un nombre limité de candidats.Les demandes d'admission doivent parvenir avant le 1er novembre 1977.Renseignements et formulaires d'admission: Bureau du registraire.Service de l'admission Université du Québec à Montréal Case postale 8888, Succursale «A», Montréal, Qué.H3C 3P8 Téléphone: (514) 282-7161 On peut aussi s'adresser au directeur de chaque programme, en composant le numéro de téléphone indiqué après chaque programme.Université du Québec à Montréal PROGRAMME FAMILLE DE FORMATION DES MAÎTRES Programmes baccalauréat (90 crédits) D'enseignement en activité physique* .282-7263 D'enseignement à l'élémentaire.282-7261 Profil A: d'éducation au préscolaire et enseignement a l'élémentaire Profil B: d'enseignement à l'élémentaire D'éducation au préscolaire et enseignement à l'élémentaire (h.c.) D'enseignement à l'enfance inadaptée* Information scolaire et professionnelle Enseignement professionnel 282-7097 282-7262 "t Programmes de certificats d'étudés de premier cycle (30 crédits) Certificat en sciences de l'éducation.282-6921 Profil A: Général Profil B: Professionnel Conditions générales d'admission Pour être admis aux programmes de l'UQAM, le candidat doit être détenteur du diplôme d'études collégiales (DEC) ou d'un diplôme jugé équivalent.Certains programmes exigent des préalables particuliers.Par ailleurs, les candidats âgés de plus de 22 ans qui possèdent des connaissances suffisantes et une expérience pertinente peuvent être admis sur recommandation du comité de sélection.Les formulaires d'admission comportent, en détail, les conditions d'admission à chaque programme.* Les programmes marqués d'un astérisque sont contingentés et n'acceptent qu'un nombre limité de candidats.Les demandes d'admission doivent parvenir avant le 1er novembre 1977.Renseignements et formulaires d'admission: Bureau du registraire, Service de l'admission Université du Québec à Montréal Case postale 8888, Succursale «A», Montréal, Qué.H3C 3P8 Téléphone: (514) 282-7161 On peut aussi s'adresser au directeur de chaque programme en composant le numéro de téléphone indiqué après chaque programme.Université du Québec à Montréal 6 6 informations internationaies Le Devoir, lundi 24 octobre 1977 * 11 Schieyer: plusieurs suspects ont été aperçus entre Mulhouse et Bâle A Université de Montréal MULHOUSE (d’après AFP et Reuter) — Quelques renseignements "très intéressants”, selon un porte-parole de la police criminelle fédérale à Bonn, ont déjà été recueillis sur les 16 personnes soupçonnées par la RFA d’avoir participé aux actions terroristes de la “bande à Baader”.En Alsace, un pompiste de Mulhouse a reconnu le terroriste Christian Klar, 25 ans, comme un des trois occupants de l’Audi verte.Klar, qui avait acheté la voiture la semaine précédente en Allemagne, est recherché pour participation au meurtre d’un douanier suisse et du procureur fédéral Siegfried Buback.Selon le pompiste, la voiture de Klar aurait pris la direction de Bâle.Un couple de Mulhou-siens a d’autre part déclaré hier à la police avoir repéré également mardi matin un autre terroriste, Rolf Heissler; au pont de Chalampe du côte français de la frontière à bord d’un coupé Mercédès blanc.Les recherches des policiers français se concentrent maintenant sur un triangle formé par Mulhouse, Bâle et la loca- lité de Delémont en Suisse.Les perquisitions ont porté jusque dans les blockhaus et les galeries de l’ancienne ligne Maginot.La “frontière verte” qui sépare la Suisse du sud du Haut-Rhin, zone vallonnée et très boisée, est loin d’être infranchissable pour de discrètes activités.Parmi les 16 personnes soupçonnées d’appartenir à la “Fraction Armée rouge” (RAF), plusieurs connaissent ou même ont vécu dans l’extrême sud de l’Allemagne, à quelques kilomètres de Bâle.D’ailleurs, un pompiste de la région de Delémont, dans le Jura bernois, a identifié un couple d’Allemands qui se sont arrêtés à son garage peu avant la découverte du corps de M.Schieyer à Mulhouse, à 70 km au nord, comme étant deux des seize extrémistes recherchés par la police et dont les photographies ont été largement diffusées.La police se refuse pour l’instant de révéler l’identité du couple.Le chef de la police du canton d’Argovie, limitrophe de l’Allemagne, a déclaré dans une conference de presse que tout indiquait que certains des seize extrémistes se trouvaient en Suisse dans la période qui a précédé l’enlèvement de M.Schieyer le 5 septembre à Cologne.La police helvétique a renforcé ses contrôples aux frontières durant les derniers jours, a-t-il précisé.À Berne, M.Kurt Furgler, président de la confédération suisse et chef du département de Justice et police, a préconisé un contrôle plus sévère sur les ventes d’armes en Suisse; les extrémistes allemands auraient acheté certaines de leurs armes de petit calibre en Suisse.Par ailleurs, de nouvelles découvertes ont été effectuées par la police dans les dernières cellules occupées par les membres dirigeants de la Fraction Armee rouge au 7eme étage de la prison de Stuttgart-Stammheim.Le procureur Mehl, pour lequel “rien n’est plus impossible à Stammheim”, a indiqué hier que Baader et Raspe, qui disposaient respectivement dans leurs cellules d’un pistolet 7,65 mm et 9 mm, possédaient en outre 20 balles pour leurs armes.Dans la cellule de Baader, la police a découvert une nouvelle cache sous le lavabo.Elle contenait une sonde stomacale, des lames de rasoir et une “masse ressemblant à du mastic”.Une analyse doit révéler sa véritable composition.On ignore à quoi pouvait servir la sonde.270 grammes d’explosifs, du nitrate d’ammoniaque, avaient déjà été trouvés derrière une plinthe dans la cellule primitivement occupé* par Helmut Pohl.Celle-ci était restée inoccupée depuis le transfert de ce dernier à la prison de Hambourg, il y a quelques mois.Un mini-transistor était caché d’autre part chez Raspe, ainsi qu’un émetteur morse bricolé.Des écouteurs avaient été trouvés chez Gu-drun Ensslin.Si Raspe cachait son pistolet au fond d’une cache dans un mur, Baader dissimulait le sien dans son tourne-disque.Des agrafes viennent en effet d'être trouvées près du moteur de cet appareil.Le procureur Mehl a indiqué que les caches n’avaient pas été creusées par les déte- La lutte contre le terrorisme international balbutie encore PARIS (AFP) — Les tragiques événements qu’a vécus au cours des dernières semaines la R.F.A.et en particulier les assassinats d’un pilote de la Lufthansa et du “patron des patrons” ouest-allemand, Hans-Martin Schieyer, ont fait ressortir une nouvelle fois la nécessité d’une action internationale concertée contre le terrorisme.Dans le monde entier, des voix se sont élevées pour réclamer cette action: le fait n’est pas nouveau, et pourtant la lutte contre le terrorisme international n'en est encore qu’au stade des velléités, ou tout au moins des balbutiements.La mise au point d’une action concertée à l’échelon mondial pose en effet de nombreux problèmes d’ordre politique, juridique ou moral, dont les principaux sont la définition du terrorisme, la sauvegarde du droit d’asile, la diversité des législations pénales nationales et le refus de certains pays de condamner des actes perpétrés par ou au nom des mouvements de libération nationale.La préoccupation engendrée par le terrorisme remonte bien au-delà des spectaculaires action des vingt dernières années.Déjà en 1937 — à la suite de l’assassinat à Marseille, en avril 1934, du roi Alexandre de Yougoslavie et du ministre français Barthou — la Société des Nations avait adopté deux conventions, l’une pour la prévention et la répression du terrorisme, l’autre pour la création d’une cour pénale inter- nationale.Ni l’un ni l’autre de ces textes ne sont jamais entrés en vigueur, aucun pays (à l’exception de l’Inde pour la première convention) ne les ayant ratifiés.La vague de détournements d’avions dans ies années 60 a conduit l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) à faire adopter par des conférences internationales trois conventions: la première à Tokio en 1963, sur la répression des infractions commises à bord, la seconde à La Haye en 1970, sur la répression de la capture illicite d’aéronefs, de nombreux pays (dont les pays arabes et Cuba), ayant refusé de les signer.Actuellement, divers travaux sont en cours, tant au niveau européen qu’à celui des Nations unies, pour tenter d’arriver à une legislation internationale contre le terrorisme.• en Europe: — Le Conseil de l’Europe a adopté le 10 novembre 1976 à Strasbourg une “convention européenne sur la répression du terrorisme” qui a été signée le 27 janvier 1977 par les ministres des Affaires étrangères de dix-sept pays membres (l’Irlande et Malte s’étant abstenues).Cette convention rejette la motivation politique pour les actes de terrorisme qu’elle définit: actes de piraterie pé-rienne, prises d’otages, utilisation d'explosifs et d’armes à feu, attaques armées contre des diplomates.Elle prévoit l'extradition des auteurs de ces actes vers les pays qui les réclameront.Les pays signataires conservent cependant le droit de refuser l’extradition, mais ils s’engagent dans ce cas à poursuivre et juger les terroristes sur leur propre territoire.La convention n’entrera en vigueur que lorsque trois pays l’auront ratifiée.Seule jusqu'à présent l’Autriche l’a fait, la procédure de ratification étant en cours en Suède.La France, pour sa part, a fait savoir lors de la signature du document qu’elle ne le ratifierait pas avant qu’ait été mis au point l’instrument sur le terrorisme en cours d’élaboration entre les Neuf de la CEE.Au sein de la CEE, en effet, une convention est en préparation, à la suite de la décision prise au Conseil européen de juin 1976 à l'initiative de la RFA.La France a soumis au printemps dernier un projet qui sert de base de travail et qui prévoit notamment l’extradition quasi-automatique des auteurs d'actes de terrorisme même s’il n’existe pas de conventions d’extradition entre les pays concernés.Ces dispositions s’appliqueraient aux actes de terrorisme graves, c’est-à-dire aux actes de violence contre les personnes et les biens susceptibles d’être punis d’une peine supérieure à cinq ans de prison, aussi bien dans le pays requérant que dans le pays requis.Ce projet prévoit egalement une coopération entre les polices.• À l’ONU: un comité spécial sur le terrorisme international a été créé en avril 1973 sur la recommandation de l’Assemblée générale, à l'initiative du secrétaire général, M.Kurt Waldheim, après le massacre de Munich.Ce comité, composé de 35 pays, a pour mission d’étudier ies mesures visant à prévenir le terrorisme international et les causes qui peuvent le provoquer.D’autre part, un projet de “convention contre ies prises d’otages” projet d’origine ouest-allemande, dont la France est co-signataire, a été déposé en automne 1976 et figure à l’ordre du jour de la commission juridique de l’Assemblée Générale.nus.Des trous existaient dans les murs à la suite d’une construction négligée.Ceux-ci ont seulement été adroitement aménagés par les occupants des eeflules.D’autre part, l’Allemagne de l’Ouest a placé ses propres gardes armés dans treize aéroports étrangers, où elle estime que les mesures de sécurité sont particulièrement insuffisantes, a-t-on appris hier à Bonn.Ces gardes ont notamment Pris position à l’aéroport de aima de Majorque, aux Baléares, d’où était parti le Boeing de la Lufthansa qui a été détourné sur Mogadiscio la semaine dernière.Selon les informations obtenues dans la capitale fédérale, les autorités ouest-allemandes ont fait savoir aux gouvernements concernés que les avions au départ des treize aéroports peu sûrs ne seront pas autorisés à se poser en Allemagne de l’Ouest, si des gardes allemands ne peuvent pas y exercer des contrôles personnels.Enfin, des menaces de mort contre l’ambassadeur de RFA à Rome, M.Hans Arnold, ont été adressées par téléphone, hier à Milan, à plusieurs habitants de cette ville.Les correspondants anomy-mes, se réclamant des “Brigades rouges”, mouvement clandestin d’extrême-gauche, ont demandé que tous les diplomates ouest-allemands en poste en Italie et le personnel de l’ambassade et des consulats quittent l’Italie dans un délai de 48 heures.Ils ont en outre annoncé des attentats contre des firmes allemandes.Dans l’un des messages adressés à l’épouse d’un journaliste de la télévision italienne, un des correspondants anonymes a affirmé que l’ambassadeur d’Allemagne avait été “condamné”.Il a aussi souligné que les “Brigades rouges" agissaient en plein accord avec les autres “unités combattantes révolutionnaires”.Admission en janvier 1978 Les facultés suivantes acceptent de nouveaux étudiants de premier cycle au trimestre commençant le 3 janvier 1978.Faculté des arts et des sciences Activités psycho-éducatives, anthropologie, arts plastiques*, chimie*, communication, démographie, études allemandes, études anciennes, études anglaises*, études françaises, études hispaniques, études italiennes, études juives, études néo-helléniques, études russes, études théâtrales, géologie*, histoire de l’art (s’il s'agit du mineur*), informatique (selon le dossier scolaire et l’orientation*), linguistique, mathématiques, philosophie, physique*, relations industrielles, sciences économiques (spécialisé et majeur), sociologie.Liste externe: études anglaises, études françaises, géographie, histoire.Faculté des sciences de l’éducation (Sauf indication contraire, les programmes sont offerts seulement à temps partiel) Baccalauréat spécialisé en éducation—concentrations: fondements de l’éducation (offert aussi à plein temps), mesure et évaluation (offert aussi à plein temps), pédagogie audio-visuelle; certificats: andraqoqie, mesure et évaluation en éducation (offert aussi à plein temps), études pédagogiques pour l'enseignement professionnel au secondaire, enseignement de l'expression dramatique, didactique d’une langue seconde (anglais) au secondaire, enseignement au secondaire et/ou collégial, technologie éducationnelle (audio-visuel), enseignement du français langue maternelle à l’élémentaire dF), enseignera secondaire (PPMF).(PPMF), enseignement du français langue maternelle au 3PM- Faculté de théologie Études bibliques, études catéchétiques, études pastorales, sciences de la religion, théologie, mineur hétérogène.'Il n’est pas acquis que l'étudiant admis en janvier 1978 dans cette discipline puisse terminer la scolarité requise en décembre 1980.Son trimestre d’hiver 1978 ne lui aura permis que d'alléger la charge de cours des trimestres ultérieurs.Prière de consulter les instructions jointes à la formule de demande d’admission que l’on peut obtenir soit au Bureau du registraire de l’Université de Montréal, soit au Bureau du conseiller ainformation scolaire et orofessionnelle des CEGEP Pour tous renseignements additionnels, s'adresser au Bureau du registraire Tél.: 343-7076 L’Amériaue du Sud "N de que ai tPAir DIRECTEMENT DU MANUFACTURIER MEURLES DE RUREAUX STANDARD OU SUR COMMANDE CRÉDENSE 21’ $16000 x 60” BUREAU SECRÉTAIRE $150oo 24” x 48” *7000 30” x 6 l’auditorium est libre.RENÉ MALO présente Jusqu’au 5 novembre éclairages m.tno bourdon ang'èle coutu y von du mont fi ance levac renée girard cjorard souvny mise en scene ' PERNAND DEPY Jacques rossi mireille thibault ghyslain tremblay decor MARC ST JEAN de JEAN FRIGON il mu 861 0563 84 ouest rue ste - Catherine Monsaei’S ans pKisdeGOans tn/ipi* aem en vente > 2 nie a*antie spectacle POUR TOUS Claude Zkb,réalisateur de L’AILE OU LA CUISSE, LA MOUTARDE ME MONTE AU NEZ, LA COURSE A L’ÉCHALOTTE, réunit maintenant pour la première fois^.Jean-Paul Beunondo Raquel Welch produit par CHRISTIAN FECHNER ’A .I ¦ dialogue de Michel Aixtiard Pt ACE VfRSAlUtS 353 7880 (UP isson mmmWXITIKWBBÊ 3856 CENTRE lAVAl 688 7 7 76 ST DFNIS ET BElAMGtR 27/3125 PL GREfNFIElO PARK 671 6129 Le PARISIEN 2 VERSAILLES 2 y Françoise Chartrand présente LE LUNDI 24 OCTOBRE, 20h30 Billets: $5, $6.$6.50, $7.50 En vente au Montreal Trust (PVM) et chez Sauvé & Frères.|U!lËÏ9& ¦¦ M| "Le groupe le plus authentique de musique indo-américaine’’ Le Figaro, Paris.(fà) SALLE ( itiu lift** du lundi .m WILFRlD-PELLETIERrm;'i,,:;],”,lKre(i( Pt ACE t)F S ARES rosm.îti'ons loléphoniques Montré.!I (QuélxH) M2X RenM*if>m*m
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