Le devoir, 17 janvier 1978, mardi 17 janvier 1978
JCtfcaom M ou I on ntanye tien.au 2063 rue Victoria (Métro McGill) 844-1624 Vol LXIX- No 13 Ensoleillé.Maximum -14.Montréal, mardi 17 janvier 1978 Saint Antoine 25 CENTS Chrétien prévoit un taux de croissance exceptionnel par Michel Nadeau TORONTO — Le Canada connaîtra en 1978 un taux de croissance supérieur à celui des principaux pays industrialisés à l'exception peut-être du Japon.C’est ce que montre la boule de cristal de M.Jean Chrétien, qui a procédé hier à la prise annuelle des augures par le minis- tre fédéral des Finances devant les membres du Canadian Club de Toronto.Selon M.Chrétien, l'économie progressera au rythme de 5 pour cent en raison des effets de la dévaluation du dollar sur les exportations canadiennes.Les différents abattements annoncés dans le dernier budget fédéral de même que la fin des mesures de contrôle anti-inflation sont également à la base de cet optimisme.Par ailleurs, M.Chrétien a indiqué que le gouvernement fédéral veut se doter d'une stratégie économique à moyen terme — cinq ans — et qu’il publierait d’ici quelques semaines un document de travail sur les objectifs de cette nouvelle planification quinquennale devenue né- cessaire pour corriger certains malaises profonds au sein de l’économie.Les provinces seront consultées dans la mise en place de cette stratégie de croissance économique à moyen terme.Le ministre s'est montré très humble à ce sujet: ‘‘Ottawa n'est plus capable d'influer seul sur le cours de l’économie comme il le faisait par le passé.Le gouvernement fédé- ral doit maintenant modeler sa politique économique sur une base plus modeste parce qu’il a moins d’influence.” Aussi, la collaboration et la consultation des provinces devient maintenant naturelle et nécessaire dans ce processus en vue de redresser l’économie au cours des cinq prochaines années.Voir page 6: Jean Chrétien Le groupe Pépin-Roberts à Montréal Le Québec éprouve le besoin d’un fédéralisme renouvelé en profondeur J M.Pierre Péladeau, éditeur, président du comité organisateur des audiences dè la Commission sur l’unité canadienne à Montréal, présente une copie de ses remarques d’ouverture aux co-présidents de la commission, MM.Jean-Luc Pépin et John Robarts.(Photo PC) Ordre du jour “satisfaisant” adopté La réunion de Jérusalem durera plusieurs semaines JÉRUSALEM (d’après AFP et Reuter) — Nouvelle et peut-être décisive étape du laborieux processus de paix entamé entre Jérusalem et Le Caire, la réunion de la commission politique israélo-égypto-américaine sur le Proche-Orient commence ce matin à Jérusalem.Arrivé hier en Israël, le secrétaire d’É-tat américain, M.Cyrus Vance, s’est immédiatement entretenu avec le président du conseil israélien, M.Menachem Begin, et le ministre israélien des Affaires étrangères, M.Moshe Dayan, en prévision de la session de la commission politique.M.Vance se propose de rester à Jérusalem pendant les trois premières journées de la session de la commission qui, selon des journalistes accompagnant le secrétaire d’État américain, siégera à huis clos pendant plusieurs semaines après les déclarations d'ouverture.Il espère que d’ici son départ pour Washington, vendredi, avec escale au Caire, les deux parties en présence seront engagées dans des entretiens sérieux sur les principes fondamentaux d’un accord de paix général et les orientations à suivre pour une solution quant à l’avenir de la Cisjordanie et de Gaza.Selon un haut-fonctionnaire américain, M.Vance ne s'attend toutefois pas à ce que soient prises des décisions concrètes pendant son séjour à Jérusalem.M.Vance a remis hier soir à M.Begin un message personnel du président Jimmy Carter.C’est le premier ministre israélien lui-même qui l’a annoncé à la presse à l’issue d'un entretien u’une heure et demie avec le secrétaire d’État américain.“De tous les 16 ou 17 messages que nous avons échangés”, a souligné le premier ministre israélien, “c’était peut-être l'un des plus amicaux".MM.Begin et Vance se sont déclarés satisfaits de l’ordre du jour de la commission sur lequel toutes les parties se sont mises d’accord.“Les problèmes sont difficiles et les divergences sont communes.Il nous faut prendre patience et oeuvrer pour la paix.Voir page 6: Jérusalem par Rodolphe Morissette Il se dégage de la première journée des audiences de la Commission Pépin-Robarts sur l’unité canadienne à Montréal le désir d'un fédéralisme canadien renouvelé en profondeur.Les commissaires ont entendu hier, de 8 h à 17 h, près de trente intervenants venus résumer les mémoires qu'ils présentaient en leur nom personnel ou au nom d’un groupe sur l’avenir de l’unité canadienne.Les interventions d’hier provenaient de groupes militant en faveur de l’unité canadienne, des groupes dits volontaires, en majorité de femmes, deux représentants des ethnies, des personnes engagées dans la francisation des entreprises et des organismes préoccupés en première ligne de vie économique.La majorité des mémoires soumis en cette première de trois journées d’audience affirment l’importance de maintenir le lien fédéral entre Québec et Ottawa, mais tous proposent des changements substantiels.Notons également que les interventions entendues hier s’inspiraient de la modération et manifestaient une bonne volonté évidente dë “nourrir” la réflexion des huit commissaires qui siègent sur la commission itinérante.Par ailleurs, si l’essentiel des suggestions soumises hier sont retenues par la Commission, on pourra assister à un dialogue viril entre les Anglo-Québécois et les anglophones des autres provinces: l’une des constantes des audiences d’hier était certes le voeu, surtout exprimé par des groupes à majorité anglophone, de refondre la constitution canadienne à partir du principe des “deux peuples fondateurs”.La Communauté noire du Québec ne partage cependant pas cette opinion, jugeant qu’il s’agit d’une simplification historique qui ignore le rôle initial important qu’ont joue les autochtones et d’autres ethnies dans la formation de la nation canadienne.Si, en outre, la majorité des intervenants s’excusaient, par manque de compétence, de ne pouvoir proposer des modifications d’ordre technique à la constitution actuelle, ils étaient presque unanimes à reconnaître au coeur du problème canadien actuel les poches d’inégalités économiques, sociales, culturelles et régionales.Quelles que soient les solutions techniques envisagées, voilà ce qui doit ê-tre corrigé, ont soutenu la plupart des mémoires.Tandis que des membres de la Ligue ouvrière révolutionnaire manifestaient bruyamment devant l'Hôtel Reine Elisabeth contre “l’ingérence du fédéral (via la Commission Pépin-Robarts) dans l’exercice du droit des Québécois à l’autodétermination", le maire de Montréal, Me Jean Drapeau, ouvrait les audiences en s’excusant de ne pouvoir se présenter, à titre de maire de la ville, devant la Commission, puisqu'il n’avait pas reçu de mandat de la population pour parler d’unité nationale en son nom.R a souhaité que les travaux de Montréal soient empreints de sérénité, ce qui s'est réalisé hier.Quant au président du comité d'organisation locale, M.Pierre Péladeau, président de Québécor, il a souligné qu’il existe au Canada un malaise qui est vivement ressenti au Québec.Si l'élection du Parti québécois a été reçue comme un choc par l’ensemble de la population canadienne, a-t-il ajouté, celle-ci ne devra pas moins accepter les Québécois pour ce qu’ils sont.Mis à part les journalistes, venus en grand nombre assister à ces audiences publiques, l’auditoire comptait de 50 à 150 personnes suivant les moments de la journée et il se composait surtout de membres de groupes dont les mémoires étaient présentés devant la Commission.Ce qui donnait à la journée d’hier un certain caractère de sortie mondaine.Dans l’avant-midi, la Commission a entendu des représentants de l’industrie, du commerce et de l’université, qui ont traité de l’aspect économique de l’avenir de l’ensemble canadien.Mis à part le Conseil des hommes d’affaires québécois, qui soutient la thèse d’un Québec indépendant — “Il ne pourra y avoir d’unité canadienne dans un avenir prévisible" les représentants de ce premier groupe souscrivent à un fédéralisme profondément renouvelé à divers égards: la Chambre de commerce du Québec, le Groupement Voir page 6: Pépin-Robarts au sommaire A défaut d’une politique du film, l’industrie comptera d’abord sur ses propres moyens _page2 ¦ Le mouvement Desjardins avait fait une offre à l’Office de la construction — page 3 ¦ La phase finale à Belgrade: un éditorial de Georges Vigny ¦ La Sun Life gagne du temps, Québec doit agir: un commentaire de Michel Roy — page 4 ¦ Rodrigue Biron presse le groupe Pépin-Robarts de faire rapport avant le déclenchement des élections fédérales — page 7 ¦ La CSN-Construction recommande une négociation à la fois provinciale et régionale ° — page 9 ¦ Menu de santé: une croisade contre la viande, ce monstre sacré — page il ¦ L’Italie sans gouvernement; Andreotti sera sans doute de nouveau désigné 3 — page 15 Le choix des délégués Le FLQ précisera les règles du jeu par Pierre O’Neill Le Parti libéral du Québec se donnera de nouveau règlements visant à préserver l’intégrité du choix des délégués des associations de comtés en vue du congrès de leadership.Le président du comité général d’organisation du congrès, Me Louis Ré-millard, de Québec, a expliqué hier au DEVOIR que le processus d’élection des délégués sera, du début à la fin, entièrement contrôlé et coordonné par la direction nationale du parti.Le comité se réunira demain soir à Québec pour préciser les règlements qui régiront les assemblées que les associations de comtés tiendront du 17 février au 15 mars pour élire chacune 24 délégués.Le comité général d’organisation du congrès formera un sous-comité de cinq ou six membres, que présidera Me Louis-René Scott, de Sherbrooke, et qui aura la responsabilité d’organiser les assemblées de comtés, de nommer les officiers d’élections et de surveiller le déroulement des scrutins.En pratique, le sous-comité déléguera l’un de ses membres avocats, pour voir à la bonne marche du scrutin tandis que les permanents du secrétariat central de la rue Gilford, dont M.Jean-Claude Malépart, se chargeront des problèmes de logistique et d’organisation physique.Le président du comité général d’organisation souligne en outre que les militants des comtés intéressés à remplir les fonctions de scrutateurs devront au préalable s engager à demeurer neutres dans la campagne au leadership et se résigner à ne pas se faire élire délégués au congrès.Enfin, ces fonctions d’officiers électoraux, ils devront les assumer dans un autre comté que le leur.En milieu étranger, on juge qu’ils seront moins portes à influencer les voleurs ou favoriser des candidats délégués.Le comité d’organisation du congrès décrétera par ailleurs un certain nombre de règles pour limiter la publicité et les activités des candidats dans l’enceinte même du congrès.Selon Me Rè-millard.le comité s’inspirera largement des règlements du congrès de leadership de 1970 concernant le déroulement du scrutin.Plut tôt dans la journée, le président du parti, Me Larry Wilson et le président du comité d’organisation, Me Ré-millard.avaient donné une conférence de presse au secrétariat de la rue Gilford, à Montréal.Afin de favoriser les rencontres entre candidats, délégués et la population le parti tiendra à compter de dimanche prochain à Hull une série de neuf assemblées publi-Voir page 6: La PLQ L’enquête Keable n’est qu’un prétexte, croit Fox Retenez notre cahier spécial LES PERSPECTIVES ECONOMIQUES la mardi 31 janvier prochain Commandez vos copies supplémentaires dés maintenant par Alain Duhamel Aux yeux du solliciteur général du Canada, M.Francis Fox, l’enquête conduite par le commissaire Jean Keable prend prétexte d’actes illégaux pour s'immiscer dans les affaires internes de la Gendarmerie royale du Canada et même dans les rapports entre ministres du gouvernement fédéral.Me Michel Robert, procureur du solliciteur général du Canada, a souligné devant la Cour d'appel que l'enquête portait désormais non seulement sur la GRC, mais aussi sur le bureau du solliciteur général, sur ses relations avec le cabinet et même sur le bureau du premier ministre.Les juges Frea Kaufman, Rodolphe Paré et Amédée Monet ont commencé hier l’audition de l’appel du solliciteur général du Canada à l égard d’un jugement de la Cour supérieure du 9 décembre 1977 par lequel le juge James K.Hugessen refusait d’émettre un bref d’évocation.C’est la cinquième fois que les procureurs du solliciteur général tentent de suspendre les travaux du commissaire et demandent à des tribunaux de déclarer ultra vires et inconstitutionnel le mandat de la Commission d’enquête sur des opérations policières en territoire québécois.Me Michel Robert, reprenant l’essen- tiel des arguments déjà entendus a soutenu que la Commission d’enquête tombait sous le pouvoir de surveillance des tirbunaux supérieurs puisqu’elle exerçait des fonctions à caractère judiciaire.Les décisions du commissaire Jean Keable et les recommandations de son rapport affectent les droits des parties en cause d’une manière semblable aux jugements des tribunaux ou aux recommandations de la Commission de police du Québec."Qu’est-ce qui empêche la Commission d’enquête de recommander des sanctions disciplinaires contre les membres de la GRC?" a demandé Me Robert.“Il nous apparaît difficile de prétendre que les personnes dont la conduite est examinée par la présente Commission d’enquête ne seront pas affectées par le rapport de ladite Commission dans leur statut professionnel, leur emploi, leur vie familiale et généralement, leur réputation".v %.¦ „ " Mur fcà,.^ Francis Fox Jean Keable Mais, d’autre part, Me Robert soutient que la couronne fédérale ne peut être liée Sue par une loi du Parlement du Canada ans les cas où celle-ci en fait expressément mention.Une législature provinciale ne peut donc contraindre la couronne fédérale.“Le Parlement du Canada n’ayant adopté aucune loi liant la couronne fédérale à la Loi provinciale concernant les commissions d’enquête, cette dernière n’est pas liée par la Loi des commissions d'enquête”.C’est là l’un des attributs de la prerogative royale par laquelle la couronne fédérale a créé la G.R.C.Me Robert laisse donc entendre que le rapport d'une commission provinciale pourrait avoir peu d’effet sur les institutions fédérales et leurs membres.Cependant, les décisions du commissaire Jean Keable sur la production de documents provenant de la GRC entre les mains de d’autres corps de police affee tent les droits du solliciteur général "Sans cette décision, les documents trans mis à des personnes autres que les mem bres de la Gendarmerie continueraient à faire partie du secret administratif- (.) alors que, suite à cette décision, le secret administratif est violé chaque fois qu’un document émanant de la GRC est utilisé par le commissaire-enquêteur".Au cours de sa plaidoirie, Me Robert a fourni une définition de la notion de sécu rité nationale, notion fréquemment invoquée par le solliciteur général pour refuser de transmettre les documents deman dés par le commissaire Jean Keable.“Ls sécurité nationale est la sécurité de l’ensemble de l’État canadien et de son territoire".Voir page 6: Enquêta Keable Certificats dépôts Intérêt» payant»» a*m|.»nnu»ll»m»nt Dépôt minimum: $800.00 La Caisse d'Entraid* Economique de Rouvllle •té-Mérlé.llérléaiNé.P.O.mimOK: ééé .4411 (Mit) 464.4411 Inatltutlon Inacrlt» é la aagla tl» fAaéurancé.Dépôt» au Ouébéc I Le Devoir, mardi 17 janvier 1978 Â défaut d’une politique L’industrie du film comptera sur ses propres moyens par J«an> Pierre Tadroa BANFF - Il y a quelque chose de résolument changé dans l’univers du cinéma canadien, et le séminaire d’études que vient d’organiser l'Institut cinématographique du Canada (le Motion Picture Institute of Canada — MPIC) est venu le rappeler à tous ceux qui pouvaient encore en douter.C'est un nouveau visage que le cinéma canadien a présenté, la semaine dernière, lors de ce séminaire organisé aux pieds des Rocheuses dans la lointaine Alberta (lointaine, parce que pour se rendre à Banff, il faut finalement beaucoup de détermination, comme on a pu le constater).Ce visage nouveau, on a lentement appris à le découvrir, ces deux dernières années.Ainsi, a-t-on vu brusquement se multiplier les coproductions en même temps qu’on a pris conscience de Importance de cet argent rendu tout à coup disponible sous le couvert d'abris fiscaux, grâce à une nouvelle réglementation du ministère du Revenu.Mais, cette nouvelle réalité devait encore pouvoir se faire reconnaître.Et c’est ce que vient de permettre ce séminaire d'études sur l'industrie canadienne du film, qui s’est tenu à Banff du 11 au 14 janvier.Pendant quatre jours, des membres des différents secteurs de l'industrie cinématographique canadienne, auxquels s’étaient joints des observateurs d’organismes gouvernementaux directement in- CARTES 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leur réserve.Cèt avenir est apparu fort prometteur pour certains, mais des plus sombres à d’autres.Car on est bien obligé de constater maintenant que les gouvernements (et en particulier le fédéral) ont perdu l’initiative dans le domaine du cinéma.Il fut un temps, en effet, où l’apport de l’Office national du film et surtout celui de la Société de développement de, l’industrie cinématographique canadienne, ainsi que les interventions des gpuverne-ments provinciaux étaient considères comme essentiels à la survie de notre cinéma.Aujourd’hui, cependant, l’industrie cinématographique canadienne engagée dans la production de longs métrages de fiction n’a plus besoin de ce genre d’intervention, qu’elle est prête d’ailleurs à qualifier de néfaste.Cette “nouvelle” industrie n'exige plus de l’État qu’un très grand libéralisme.Durant ces quatre jours, on n’a donc pas pressé le gouvernement fédéral de faire connaître sa politique du film, parce que finalement, ceux qui y tiennent sont de plus en plus rares.Et à l’agenda des multiples séances d’etudes, on ne trouvait nulle part la question du rôle de l’État dans le développement de l’industrie cinématographique canadienne.Pourtant, les années passées, dans des séminaires équivalents, tenus plus particulièrement à Winnipeg, le rôle et la présence de l’État dans notre cinématographie constituaient généralement l’essentiel des discussions.Aujourd’hui s’il n’en tenait qu’aux gens reunis à Banff, la meilleure politique du film serait une absence totale de politique.C’est pourquoi on n en a pas parlé pendant quatre jours; et c’est pourquoi, aussi, il n’est pas étonnant d’apprendre que M.John Roberts n’en présentera finalement aucune dans les jours qui viennent (c’est-à-dire avant qu’on le1 mute à un autre ministère).Il faut rappeler à ce sujet que le secrétaire d’État démontre depuis quelques semaines une indécision absolument surprenante.En novembre, il annonçait à qui voulait bien lui poser la question qu’il était prêt à rendre sa poutique du publiât! décembre.A rapproche de l’échéance, cependant, son bureau nous informait que cette politique serait annoncée au plus tard le 23 janvier, soit à la reprise des travaux de la Chambre des Communes.Il semblerait en effet très important au ministre de pou-voif dévoiler cette politique non seulement en dehors du Parlement, mais surtout quand la Chambre ne siégerait pas.Une conférence de presse avait donc été prévue pour hier, puis reportee à jeudi, et finalement annulée.Pourquoi?Parce que le ministre n’approuvait pas le discours qu’on lui avait préparé, nous a-t-on répondu.C’est dire, en d’autres termes, que le secrétaire d’État ne sait toujours pas ce qu’il veut — ou peut — mettre dans “sa” politique du film.Comme nous l’avons souli- Eié dans un article paru dans È DEVOIR le 22 décembre, la situation dans laquelle se trouve actuellement le secrétaire d’État est suffisamment intenable, face aux différents groupes de pression cinématographiques, qu’il lui est prati- 3uement devenu impossible ’agir de façon efficace.M.Roberts a donc demandé aux différentes associations canadiennes de lui soumettre des Lévesque fustige le rôle d’Ottawa autour de Sun Life mémoires.sur ce que devrait contenir une politique canadienne du film.L’histoire se répète donc, sans imagination.Mais à Banff, on s’est vite rendu compte que l’imagination est ailleurs, du côte de certains producteurs et distributeurs qui n’ont peut-être Gis le pouvoir, mais très cer-inement l’argent.Ils mènent donc le jeu.Comment?Eh bien, tout simplement en suivant la loi du succès,c’est-à-dire celle des Américains.On ne s'étonnera donc pas de constater que, dès le premier jour, on s'est tourné du côté de ces Américains qui, com- Elaisamment, sont venus nous vrer non pas les recettes du succès, mais les recettes de "leur” succès.Et je dois avouer qu’il y avait de quoi en sortir tout a fait ébloui.Tour à tour, on a ainsi pu entendre un réalisateur, Daniel Mann (Corne Back Little Sheba, The Last Angry Man, Matilda, etc.); un producteur, Al Ruddy (The Godfather, The Longest Yard, Matilda, etc.); un agent (ce sont eux qui contrôlent Hollywood, nous dira-t-il), Robert Littman; et un publiciste, Herbert Hauser, nous révéler le “savoir-faire” américain.Mais comme il n’est pas le seul, on a aussi fait venir Costa-Gavras qui a fait part de son expérience "européenne”, et plus particulièrement française.Ce regard sur le monde n’a pas empêché, loin de là, les participants à se pencher sur leur propre réalité.On s’est donc longuement attardé à la question du financement des films, sur les problèmes de distribution et d’exploitation des films au Canada et sur le rôle de la télévision dans le développement d’une cinématographie nationale.On est allé jusqu’à s'interroger sur l’apport possible du théâtre dans le cinema, et de la place du scénariste (guère enviable à ce que l’on a pu voir) dans notre petit monde cinématographique.Et on a eu droit à une importante innovation, du moins dans ce genre de rencontre entre professionnels du cinéma: on a pu visionner des films! Et non seulement a-t-on pu voir trois films canadiens (Why Shoot the Teacher, Panic et Rabid), mais encore a-t-on pu discuter de ces films le lendemain de leur projection avec leurs producteurs et réalisateur.Et même si, par ce biais, on a rarement pu aller au fond des choses et des problèmes, au moins a-t-on pu en effleurer quelqes-uns de façon concrète.Finalement, si ce genre de réunions entre professionnels du cinéma n'a rien de bien original au Canada (on a droit généralement à plusieurs chaque année), il faut bien reconnaître que la rencontre de Banff avait quelque chose d’inusité.Pour la première fois, des exploitants de salles, des distributeurs, des producteurs, des réalisateurs et des scénaristes se rencontraient pour discuter entre eux des problèmes du cinéma.Et pour la première fois retrouvait-on surtout ceux qui ont “le vent dans les voiles”.Et c’est la raison pour laquelle les récriminations ont été bien rares.Pendant quatre jours, donc, on a beaucoup parlé et surtout beaucoup écouté.On n’a adopté aucune résolution (les organisateurs n’en voulant pas), et tous les conflits ont pu etre résorbés.Comme l’un des participants allait nous le faire remarquer à la fin de ces quatre jours: "C’est fini, le temps n’est plus à la bataille”.Aujourd’hui, certains ont l’impression d’en avoir perdu une.Ce qui ne veut pas dire que l'industrie canadienne du long métrage de fiction se porte mal, comme on pourra le constater dans les articles qui constitueront notre compterendu de ce séminaire de Banff.Les notaires PELLETIER.POIRIER.KIMMEL.FILION Me.Denys Pelletier Me.Fernand Poirier Me.A.Earl Kimmel Me.Pierre Filion Etude 500, Place d'Armes, suite 2020, Tél.: 282-1287 Mont-Royal, 460 est, Mont-Royal, Suite 12, télj 288-2700 Côte St-Luc, 5569 Randall, tél.: 484-8941 par Paule des Rivières Le gouvernement du Québec demeure sceptique sur les origines du scénario qui a amené la compagnie d'assurances Sun Life à annoncer le déménagement de son siège social à Toronto.C’est ce qu’a déclaré hier soir le premier ministre de la province, M.René Lévesque, qui devait /fattueUe d'extnefiot fiGun fatMeA ne^uCièkevi- - c&tfteifatfai - éëre pour traduire ma réaction à la ecture de votre testament politi- 3ue.Bien qu'émue par l'essentiel e votre message qui témoigne d’une sollicitude inquiète à l'égard du climat moral, social et economique néfaste dans lequel baigne le peuple québécois, je me suis, par contre, sentie trahie par votre prise de position pour le moins inattendue.En effet, je ne puis oublier la poussée d'espoir que vous avez suscitée lors a'une entrevue radiophonique, lorsque vous avez dit “pressentir, à travers l’histoire de ses colons et de ses découvreurs, une évolution lente mais irréversible du peuple québécois vers un affranchissement de sa condition intenable de colonisé dans son propre pays’’ (ma citation est boiteuse mais l’essentiel y est).Que dire, vous allumiez un espoir; vous confirmiez les timides aspirations de toutes une génération.Et maintenant, vous déclarez votre hostilité à l’égard de la séparation du Québec et souhaitez que le problème se règle plutôt dans la justice et la comprehension mutuelle! — Jeanne d’Arc n’a pas fait tant de manières que je sache.On dit pourtant qu’elle ne détestait pas les Anglais: elle se bornait à les “remettre à leur place”, c.à.d., hors la France.Nous sommes loin d’envisager une mesure aussi draconienne.— Justice donc, je veux bien, mais “compréhension mutuelle" suppose un vouloir réciproque que 200 ans de cohabitation avec nos voisins n’ont pas réussi à atteindre.C’est une denrée plutôt rare en sol canadien et qui ne souffre pas le marchandage.Non, Monseigneur, votre message nous parvient trop tardivement pour que nous puissions ou voulions arrêter la marche du des- tin.Par vos écrits, vous nous avez révélé nos racines; plus tard, vous nous avez donné le goût de la liberté et, à l’instar des petites gazelles apprivoisées par Saint-Exupéry: nous pesons, depuis, nos cornes contre l’enclos, dans la direction du désert.Nous sommes aimantés.Comme elles, nous ignorons tout de la liberté dans les sables, ce que nous cherchons, c'est l’étendue qui nous accomplira.Nous voulons devenir gazelles et danser notre danse.Peu importent le chacal et le lion, si la vérité des gazelles est de goûter la peur, qui les contraint seule à se surpasser et tire d’elles les plus hautes voltiges.Jusqu'ici, Monseigneur, notre peuple se mourait de la nostalgie des gazelles captives, mais depuis le 15 novembre, il sait qu’il a raison d’espérer.Resoectueusement vôtre, Angèle VAN1ER Montréal, le 7 janvier 1978.Un “héritier” qui s’approprie l’interprétation exclusive de Mgr Savard Je désire remercier sincèrement Monsieur Louis O'Neill, futur ex-ministre des Affaires culturelles, pour le torchon qu’il nous inflige.Ces propos infâmes ont paru sous le titre “Bref inventaire d’un héritier québécois” (LE DEVOIR, 12 janvier).Il m’a poussé vent debout vers la lecture du Testament politique de Félix-Antoine Savard qui m'avait échap-pé.Cette politesse faite, je precise que je ne viens pas ici “défendre” 1 auteur de Menaud.Il n’y a nécessité pour personne à défendre Monseigneur Savard dont l'élévation de pensée le protège d'une attaque sectaire aussi basse, bien qu il m’apparaisse que ce dernier en ait ressenti de la peine comme tous les hommes qui ont le coeur bien placé (et qui n'est pas à gauche comme vous le savez peut-être).Mon propos n'est pas non plus de défendre ici l'une ou l’autre thèse qui s’affrontent dans l’arène politique.Il ne s’agit pas de cela.À titre égal d’héritier québécois, je dénonce avec toute l'indignation possible l'écrit fielleux d'un ministre des affaires culturelles qui insulte tous les Québécois qui ont encore la force de croire à la liberté de pensée.M.O'Neill voudrait, lui, l'interdire quand elle n’est pas conforme.Monsieur O'Neill parle de ce “bref inventaire” pour ensuite dire qu’il ne commentera pas le testament politique de Felix-Antoine Savard.C'est vrai; il ne le commente pas, il se jette dessus voracement et tente de le déchiqueter.C’est obscène.Que fait-il alors?Il tente d’abaisser le grand écrivain parce que celui-ci nYest pas de son avis sur le projet d'Independance du Québec.Monsieur le Ministre voudrait nous faire croire qu'il y a identité entre Monseigneur Savard, Monsieur Trudeau et Lord Durham, autrement dit le diable en personne! Je songe à l’Inquisiteur exorciste.Monsieur O'Neill accuse ni plus ni moins l’auteur d’être un traître à son oeuvre! Je ne reprendrai pas point par point son argumentation fallacieuse faite à coup de slogans, elle se dénonce d’elle-même.Monsieur O’Neill parle comme d’une noblesse des “Québécois conscientisés”.Quelle horreur! Conscientisés par qui?On va nous "conscientiser maintenant?Et cela, ie suppose, pour “l'instauration d’une normalité", quel fatras de vocabulaire! Monsieur O’Neill s’abaisse en accusant Monseigneur Savard de toutes les bassesses.En périphrases, il accuse le poète d’être un peureux, un homme dépassé, un gâteux quoi! qui devrait s'en tenir a la poésie plutôt qu’à “des exhortations pieuses", il a la prétention de rassurer Monseigneur Savard.Il a l’hypocrisie et farrogance de lui dire: “Vous devriez relire Menaud.(!) Je suis certain que cette lecture vous aidera à vous réconcilier avec cette époque qui est nôtre et où vous ne décelez Sue sombres nuages et sombres esseins.Et peut-etre qu’ensuite vous aurez lé goût de rédiger un testament tout autre, ce qui aurait l’heur de réjouir des miliers de Québécois qui vous estiment et vous admirent".Voilà qui est méchant, absurde et maladroit.Voilà un ministre des affaires culturelles qui conseille à un de nos plus grands auteurs de se relire, qui s’approprie une interprétation exclusive, la sienne, de l’oeuvre! F.-A.Savard ne trouverait grâce à ses yeux qu'à la condition de se conformer au diktat du ministre, le serviteur commandant au maître, et cela, je le répète, concernant l’oeuvre propre de l'écrivain.Non content de chercher à réconcilier l’auteur avec son oeuvre et “cette époque qui est nôtre" (et pas celle de Mgr Savard), il a l'arrogance de l'engager à rédiger un “testament tout autre" qui devra cette fois plaire au ministre.En voilà assez! (.) Pour la défense de la liberté d'expression dans ie respert, pour la liberté de penser et non pour ou contre les idées de Monseigneur Savard, je ferais appel à tous les créateurs, qui sont hommes d'honneur, à dénoncer le ministre — le talent des Pierre Bourgault, Victor Lévy-Beaulieu, etc.me manque — si je n’avais la conviction que Monsieur Lévesque en disposera! (.) Guy Louis DESILETS Verdun, le 13 janvier 1978.Le Nouveau-Brunswick oublié dans les bonnes Monsieur Yves Fournier Gagetown Orocmoto Nouveau-Brunswick Il est malheureux que de bonnes résolutions du début de l'An n'aient pas été prises à Air Canada pour servir 40% de francophones au Nouveau-Brunswick.Au Québec, malgré une population de 82% de francophones et de 18% d’anglophones, les employés “québécois” doivent être bilingues pour grossir l’effectif Humain de la compagnie Air Canada, et rare est le cas où la clientèle anglophone obtiendra comme réponse “Je m'excuse, je ne parle pas anglais”.D’ailleurs, personnellement, je ne l’ai jamais entendu.Ceci prouve, par votre intervention que nous apprécions grande- résolutions ment, que le bilinguisme à Air Canada se fait sur le dos des em- ployés québécois et au surplus francophones d’Air Canada.Pour vous prouver cette affirmation, je vous donnerai quelques chiffres, obligeant le nombre d’employés devant être bilingues.Dans la ville de Québec, sur un nombre de 20 employés, tous doivent être bilingues dans un bassin de population francophone de 92% et de 8% d'anglophones.A Fredericton, pour un total de 3 employés, un seul doit être bilingue et cela dans un bassin de population de 60% anglophone et de 40% francophone.A Moncton, sur 22 agents, 14 doivent être bilingues.En comparant ces chiffres, vous constaterez l'inégalité de services donnés entre francophones et an- glophones au Canada par Air Canada.Que vous soyez frustré que l’on ne puisse vous répondre dans votre langue, cela est parfaitement logique.Ce qui l’est moins, c’est que la Société Air Canada ne respecte pas la loi des langues officielles datant de 1969.Espérons que M.Taylor aura une réponse adéquate à votre intervention et que vous pourrez être servi dans votre langue, si souvent bafouée à Air Canada.Veuillez agréer mes sentiments distingués.Pierre DUMAIS Président du Comité Intra Air Canada de l'Association des Gens de l’Air du Québec.Montréal, le 12 janvier 1978 La Sun Life gagne du temps, Québec doit agir Ce n'est pas le Pérou, mais ce n’est pas encore Toronto.Les administrateurs de la Sun Life ont vu la lumière samedi, mais il aura fallu leur dessiller les yeux.MM.Trudeau et Chrétien sont passés par là, ainsi qu’en témoigne ce passage du communiqué de la compagnie qui exprime l’espoir d’une garantie constitutionnelle protégeant les droits linguistiques des minorités, notamment en matière d’enseignement Comme le conseil d’administration de la vénérable compagnie d’assurance ne pouvait perdre la face en faisant volte-face, il a pris le parti de maintenir sa conclusion du 6 janvier, mais en l'assortissant d’un sursis et de modalités qui en atténuent l’effet, du moins à moyen terme.Ainsi, on devait apprendre samedi, sur le mode du plus-que-parfait, que la Sun Life n’avait pas envisagé à l’origine de procéder a un mouvement im- BILLET Rien n’est perdu Ainsi ce n'est qu'au soir du premier tour des législatives que nous saurons si le Parti communiste français jugera utile de reparler d'Union de la gauche.Nous savons déjà que "les 21% de voix actuellement accordés par les sondages sont insuffisants" aux yeux de M.Georges Marchais, et que c’est seulement à partir d’un score tendant vers les 25% qu'il accepterait de reconsidérer sa position actuelle.On jugera peut-être excessives, voire irréalistes, les exigences des communistes.Pourtant il nous semble que tout reste possible: d’abord les sondages peuvent s'amender d'ici le soir du premier tour; ensuite le secrétaire général du P.C.F.n'a pas définitivement claqué la porte de l'entente puisqu'il a renoncé à placer la barre des voix à 30% et qu'il n’a pas encore demandé à François Mitterrand de voter pour Georges Mar-chais Bernard CHAPUIS.(Le Monde/) LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur intérimaire et rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint: Georges Vigny Directeurs de l'information : Jean Francoeur Pierre Lotgnon Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège sodal est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dons LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne $60 par année; six mois: $33; trois mois $21.A ( étranger: $65 par année; six mois: $36; trois mois: $24.Éditions du samedi: $19 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.50 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0656.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec TtllPHONIi 144*3361 (lignn group*») portant de personnel avant deux ans.La concession qui apparaît majeure consiste à dessaisir rassemblée extraordinaire des détenteurs de police, prévue pour le 27 janvier à Toronto, du projet de transfert du siège social.C'est une autre assemblée, fixée au printemps, qui aura à se prononcer.D’ici la, la direction de la compagnie aura tout le temps voulu pour solliciter de nouvelles procurations auprès de ses 931,000 assurés, dont 375,000 au Canada.Ce n’est pas un simple effet de sa bonté puisque, au plan juridique, son scénario original allait etre durement contesté.Donc, la Sun Life gagne un temps précieux, ne serait-ce que pour assurer à sa démarche éventuelle tous les attributs de la régularité.Les adversaires du projet parmi les assurés, représentés par l'avocat montréalais Richard Holden, gagnent aussi le temps nécessaire pour revoir leur stratégie d’opposition au projet.Ainsi, lors de l’assemblée régulière des assurés, à Montréal, à la mi-février, il sera demandé à la direction d’organiser l’assemblée extraordinaire appelée à se prononcer sur la décision du transfert, non pas à Toronto, mais ici même, dans cette ville liée à l’histoire de la compagnie depuis plus d’un siècle.Dans l’immédiat, les Montréalais apprendront avec soulagement que la Sun Life n’entend pas faire de mouve-rtient important de personnel vers Toronto.Il est même précisé, dans la déclaration de la compagnie, qu’il sera tenu compte des désirs du personnel et qu’en fin de compte il se pourrait bien que les quelque 1,500 à 2,000 employés qui se trouvent au siège social actuellement ne soient jamais tenus de déménager.Certes, des ambiguïtés subsistent dans la décision revue et corrigée samedi.On y évoque des délais précis, mais on fait aussi appel à la notion de flexibilité.Ces imprécisions devenaient inévitables à la fois pour “sauver la face" et pour indiquer que l’épée de Damoclès est toujours suspendue.Car si MM.Trudeau et Chrétien ont soufflé quelques réponses politiques à M.Thomas Galt lors de leur entretien d'Ottawa, on aura remarqué que celui-ci, parlant de la Loi 101 à mots couverts,-ne fait plus référence mainte- nant qu’aux droits des minorités en matière de langue de l’enseignement.On voit mal, en effet, comment Ottawa aurait pu inciter la Sun Life à résister aux mesures de francisation au sein du siège social.Cette compagnie se signale par sa farouche résistance à tout effort dans ce sens.Il lui faudra se résigner à rattraper graduellement ses retards, à faire aux francophones une place plus importante dans son personnel de cadres, à respecter certaines exigences minimales qui découlent de la nature de cette société.Pour l’y aider, l’Office de la langue française est disposé à lui tailler sur mesure un programme de francisation sans bousculades ni vexations inutiles.Un programme tel que les enfants d’âge scolaire des cadres venus de l’extérieur du Québec auront accès à l’école anglaise.A la lumière des explications apportées sur ce point par M.René Levesque la semaine dernière, les articles de la loi 101 touchant les sièges sociaux dont l’activité déborde les frontières du Québec, comme la Sun Life, de même que les règlements en voie de rédaction devraient répondre aux attentes de la Compagnie pour autant que celle-ci s’engage, en retour, à faire preuve d’un minimum d’esprit de collaboration.lur rétablir entre le gouvernement Sun Life des relations normales, conjurer cette menace politique ¦ansfert, le temps est venu à pré-d’engager des pourparlers.Il ap-ent à MM.René Lévesque et Jac-Parizeau d’assurer le succès des ersations que Mme Lise Payette avoir avec les représentants de la Life en sa qualité de ministre des tutions financières.conseil des ministres a claire-t démontré qu’il n’entendait ni mettre à genoux” ni céder au tage.Cela est bien compris.Mais : peut ni ne doit maintenant pra-er ce que M.Chrétien appelle la iitique du bon débarras”, ms la mesure où la Sun Life rce un retour vers le réalisme, t d'autre part entendu que le gou-ement n’entend pas compromet-’essentiel de la loi 101, Quebec n’a me raison de faire la politique du n ne peut se dérober à l’obliga-de négocier sur des bases nouvelle les événements de samedi sem-t lui offrir.Michel ROY L’erreur de Perron n’en est pas une Monsieur le directeur, Dans sa lettre au DEVOIR du 30 décembre 1977, parue le 6 janvier 1978, M.Jean-Paul de La-grave signale que M.Jacques Perron dans sa critique du livre “Mythes et Images du Juif au Québec" a commis une série d'erreurs dont, dit M.de Lagrave, celle-ci: “La Nouvelle-France fermée aux juifs comme aux Huguenots”.M.de Lagrave poursuit: “Faux.Les Protestants pouvaient venir en Nouvelle-France.Ils avaient le droit de s'y adonner au commerce à la condition de ne pas hiverner et de ne pas parler de religion”.Comment M.J.P.de Lagrave » peut-il considérer que de défendre aux commerçants huguenots d’hiverner en Nouvelle-France ne revient pas à leur interdire d’y vivre?Le gouverneur de la Nouvelle-France, Denonville, un ardent catholique, expose dans une lettre adressée en 1685 au mi- nistre, à la Cour de France, le cas d’un Bernon qui avait rendu de grands services à la colonie: “C'est bien dommage qu’il ne puisse être converti.Comme c’est un huguenot, l'évêque veut que je lui ordonne de rentrer chez lui cet automne, ce que j’ai fait, quoiqu’il gère d’importantes affaires et qu’on lui doive encore ici beaucoup d'argent”.Curieux accueil fait à de très nombreux marchands huguenots dont on utilisait les précieux services, et que l’on chassait ensuite sans toujours leur payer leur dû.Quant à ceux qui n’etaient pas commerçants, on sait qu’en 1626, Richelieu se fait nommer Surintendant de la Navigation et en 1627 déclare que le Canada sera exclusivement réservé aux catholiques.L’abbé Desrosiers, dans son "Histoire du Canada” (Montréal — 1925) écrit à propos de l’année 1635: “Depuis une trentaine d’années au moins les protestants s’étaient joints aux catholiques pour travailler à l’établissement d’une colonie française au Canada.De Monts, Pont-Gravé, les de Caen, d’autres encore, donnèrent des preuves évidentes de leur patriotisme.Maintenant c’en était fini de l’influence calviniste au Canada, bien que l’on puisse signaler, dans la suite, la présence d’un certain nombre de protestants.” et l’écrivain américain catholique Mason Wade dans “The French Canadians" (Toronto — 1955) écrit: “Les Jésuites barrèrent l’entrée aux Huguenots qui avaient joué iusque-la un rôle considérable en Nouvelle-France".“L'erreur” de M.Jacques Perron n’en est malheureusement pas une, quoi qu’en puisse penser M.J.P.de Lagrave.Hélène POULAIN Montréal, le 7 janvier 1978 Une “déclaration” inquiétante et ambiguë pour participer au concours de l’UEQ Monsieur Jacques Godbout, président de l'Union des écrivains québécois, Montréal.L’Union des écrivains québécois patronne actuellement un concours ouvert à tous les résidants du Québec à la fin duquel seront rimés deux synopsis d’émissions ttéraires pour la télévision.Une idée sympathique à laquelle souscriront sans doute un bon nombre de personnes À l’examen du formulaire d'inscription, nous avons cependant été étonnés d’y trouver une “déclaration” que tout participant doit signer.Elle se lit comme suit: "Je, soussigné, accepte les conditions du concours et m'engage à ne rien réclamer si mon projet, sans être primé, est retenu en tout ou en partie par l’Union des écrivains québécois et rendu public d'une manière ou d’une autre.” À toutes fins pratiques, cette condition signifie que les participants lèguent à TUnion des écrivains tous les droits sur leurs travaux (synopsis, idée détaillée, scénario) qu'ils vous feront parvenir.Cela nous apparait ambigu et inquiétant.Nous avons pris des informations et il nous semble que l'Union des écrivains québécois se place, avec ce concours, dans une position discutable.Une telle chasse de l’Union à l'extérieur de ses rangs pour trouver des idées exploitables par elle-même fera-t-elle en sorte de ravir aux participants leurs travaux originaux voire d’exploiter et de profiter des retombées artistiques et commerciales d’une telle vendange?Car l’objectif avoué dans le formulaire d'inscription est de soumettre à Radio-Canada et Radio-Québec ces émissions pour le printemps prochain.Nous avons été d'autant plus surpris d’apprendre qu’une fois le concours terminé, l’Union se donne le droit de modifier les projets, d’en amputer certaines parties, bref de les utiliser comme bon lui semblera.Si, comme on nous l'a répondu, l'objectif du concours n’est que de recueillir un certain nombre d’idées (car pour l’Union les synopsis ne sont que des idées et les idées ne se protègent pas devant la loi), alors Soi enjoignez-vous les parti-de signer une telle déclaration?H est permis de croire qu’étant donné le grand nombre de travailleurs culturels actuellement relégués au chômage et qui seront intéressés par cet appât (un prix de )1,000 et un de $500 ), l'Union recueillera d'un coup de filet, tous droits acquis, une production collective importante dans laquelle un grand nombre de travaillants auront dépensé plusieurs heures de production.De la part d'une Union des écrivains, il nous était permis d’atten- dre, au contraire, une protection vigilante pour tout producteur culturel contre ce genre de manoeuvre que Ton retrouve trop souvent chez plusieurs entreprises de type commercial.À l’inverse, il serait surprenant que des membres de TUnion, des écrivains comme vous, M.Godbout, se soumettent inconditionnellement à une telle cueillette d’idées qui serviraient les profits d’une corporation autre.C’est pourquoi, nous croyons que les "résidants du Québec qui participeront à votre concours devraient s’abstenir de signer une telle déclaration.Yves CHAPUT et Robert LÉVESQUE Montréal, le 13 janvier 1978 ¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l'auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes.L’adr«yse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.1 ¥ , .Le Devoir, mardi 17 Janvier 1978 • 5 des idées des événements des hommes Le choix des juges dans les démocraties contemporaines 2) Le système américain de l’élection: de l’idéal théorique à la réalité vécue -par JULES DESCHÊNES ¦ Ce texte est extrait d'un exposé donné par l’auteur le 2 décembre dernier devant l’Académie des Lettres et des Sciences humaines de la Société Royale du Canada.Le juge en chef Deschênes a examiné hier le système français de la carrière judiciaire et conclu que nous n’aurions guère profit à le transplanter dans notre pays.Il se penche aujourd’hui sur le système américain de l’élection des magistrats et tire de son examen une conclusion tout aussi pessimiste quant aux avantages que sa transplantation pourrait procurer.Nous trouverions-nous mieux si nos juges devaient se soumettre à l’élection populaire?On pense immédiatement à chercher exemple chez nos voisins du sud, mais il importe d’abord de bien saisir la situation complexe qui prévaut chez eux.H existe aux Etats-Unis deux réseaux de tribunaux: les tribunaux fédéraux et les tribunaux d’État, qui couvrent tous les deux l’ensemble du territoire américain.Exception faite de certains tribunaux spécialisés, les tribunaux fédéraux comprennent trois niveaux de juridiction: on y dénombre 91 cours de district qui décident en première instance, 11 cours d’appel et la Cour Suprême des Etats-Unis.Ces tribunaux comprennent environ 500 juges qui, tous, sont nommés par le Président des Etats-Unis avec l’avis et le consentement du Sénat, pour exercer leurs fonctions durant bonne conduite.Parallèlement à ce réseau existent des tribunaux d’État.Établis suivant la constitution de chacun des 50 états, ils comprennent toujours une Cour de première instance et une Cour Suprême de l’État avec, parfois, une Cour d’Appel intermédiaire.Les juges des tribunaux d’État sont beaucoup plus nombreux: on en compte environ 800 dans le seul État de New York.C’est à ce niveau qu’existe une grande variété de modes de choix des juges.Dans certains états ils sont nommés par le Gouverneur, avec ou sans comité consultatif ; dans d’autres, ils doivent se soumettre à une élection postérieure à leur nomination; mais dans.la plupart, l’élection est le mode constitutionnel de sélection de la magistrature.Les origine de la tradition élective Ici comme en France, pour comprendre l’institution il faut la replacer dans son contexte.A l’époque de l’Union, les juges étaient nommés dans tous les États, sauf dans le Connecticut où le système électoral était en vigueur depuis le début de la colonie.Mais a la faveur de la Révolution, la thèse républicaine voulant que tous les officiers publics soient comptables au peuple de leurs gestes devait bientôt s’étendre au pouvoir judiciaire.Dans une lettre du 12 juillet 1816 où il se réclamait du “vital elective principle", Thomas Jefferson écrivait (1): “On a cru que le peuple n’est pas compétent pour élire des juges spécialisés en droit.Mais je ne sache pas que cela soit vrai et, s'il y a doute, nous devrions nous montrer fidèles au principe.Comme dans beaucoup d’autres elections, le peuple serait guidé par la réputation et il ne se trom- perait peut-être pas plus souvent que les responsables du système actuel de nomination." Petit à petit l’idée fit son chemin, le peuple américain, s’éloignant de la tradition britannique, voulut prendre directement en main le contrôle de toutes ses institutions et l’on assista, dans la sélection des juges, à une substitution généralisée du processus électoral au système de nomination par l’Exécutif: New York, Louisiane, Missouri, Texas, Illinois, Iowa, Wisconsin, tous se ralliaient en dix ans au principe électoral, quoique avec des modalités diverses, et tous les États qui se joignirent à l’Union au cours du XIXe siècle devaient suivre le même exemple.De la sorte, se plaisait-on à affirmer, les juges demeureront près du peuple et se sentiront liés par l’opinion publique qui, en véritable théorie démocratique, doit demeurer l’expression ultime de la loi du pays.Mais c’est là un danger terrible pour ia société qui est prête a compromettre ainsi sa justice: on a vu des candidats courtiser l’électorat en s'engageant d’avance à décider dans un sens donné certaines questions susceptibles de venir devant les tribunaux après l’élection.Les inconvénients pratiques de l’élection Il est maintenant clair pour l’observateur extérieur que l’élection des juges comporte de graves inconvénients pratiques qui rendent illusoire son avantage théorique: a) d’abord, le système électoral, par sa nature même, ne réussit pas à encourager les personnes les plus qualifiées à rechercher la magistrature; b) ensuite, il incite naturellement les juges à décider en fonction de la faveur populaire; c) enfin, il ne permet pas aux électeurs de connaître suffisamment les mérites des divers candidats (2).Ajoutons que, dans les faits, le système n’a souvent gardé d'électoral que le nom.Dans la majorité des cas, les candidats sont d’abord nommés pour remplir une vacance ou un nouveau poste et ils courent peu de risque à l’élection qui suit; ou bien à la suite de tractations de coulisse entre les partis politiques, ils se présentent avec l’endossement commun des partis — c’est la pratique.du “cross-endorsement”, et ils ne laissent à l’électorat que le choix d’un candidat unique: c’est l'illusion, non la réalité de la démocratie (3) Enfin deux exemples tirés de l’histoire contemporaine illustreront les périls de ce que j’appellerai la démocratie judiciaire.En 1962 un chevalier d’industrie était accusé au Texas d’avoir vendu à des fermiers de l’équipement agricole inexistant (4).Dès avant le procès, la cause reçut une publicité monstre qui remplit onze volumes de découpures de presse.La poursuite demanda que le procès fût télé et radiodiffusé; l’accusé s’objecta.La Cour tint une audience de deux jours pour décider la question et permit la présence de douze photographes et caméramen à cette occasion.A l’issue de l’enquête, la Cour autorisa la diffusion du procès et celui-ci devint le spectacle à la mode dans la région: on le diffusa en direct à la radio et la télévision, on en repassa des extraits dans les bulletins de nouvelles, on le substitua même au “Late Show”, tout ceci évidemment au prix d’un va-et-vient considérable dans la Cour et d’un dérangement continuel de la procédure.Le jury trouva l’accusé coupable et la Cour d Appel du Texas confirma la condamnation, mais la Cour Suprême des Etats-Unis cassa le tout au motif que l’accusé n’avait pas subi un procès juste et équitable.L’une des principales considérations de la Cour Suprême concerne le juge lui-même qui, on s’en souviendra, avait permis la diffusion du procès.Le juge Clark, parlant au nom de la Cour Supreme, dit en particulier.(5) “La télévision d’un procès est particulièrement condamnable lorsque le juge qui le _______________Le Centre des congrès L’opinion d’un architecte et urbaniste __________par ANDRÉ BL0UIN J’ai été très intéressé par l’éditorial du DEVOIR du 5 janvier, intitulé “Le Palais des congrès", et quatre remarques ont particulièrement attiré mon attention.1) “La seule certitude à laquelle les contribuables ont eu droit jusqu’à maintenant dans cet important dossier, en effet, c’est que le palais des congrès sera déficitaire et qu’encore une fois ce déficit sera épongé par les deniers publics.” — Tous les autres centres dans le monde le sont, mais doit-on considérer seulement le déficit inhérent à l’exploitation même, sans ajouter l’importance des retombées économiques que la grande fréquentation d'un tel centre va provoquer.2) “En optant comme il l’a fait publi- uement en faveur de Taxe dit de la Place ’Armes, le gouvernement s’est trouvé du même coup a écarter sans plus de discussion ni d’examen l’un des trop rares projets sérieux à lui avoir été soumis".— Je doute que la décision ait été prise sans que les autres propositions aient été étudiées, la proposition dont il est question ayant été largement présentée dans un grand article paru le 2 août 1977 dans “LE DEVOIR”.3) “.des fonds publics importants ont été engagés, peut-être imprudemment dans les aventures du Complexe Desjardins.” — Remarque plutôt gratuite et qui a l’analyse apparaît infondée.Je ne pense pas que l’implantation du Complexe se soit soldée par un échec, les années qui passent apportent la preuve de l’intérêt qu’il suscite et de la revitalisation qu’il a générée dans le secteur.4) “.par l’erreur magistrale que fut l'installation de Radio-Canada dans l’Est sur les ruines de tout un quartier.” H est bien rare que les grands projets qui viennent remanier le tissu urbain fassent l’unanimité, et il serait nécessaire que l’on informe le public de l’importance à long terme des décisions actuelles au lieu de l’amener à douter des initiatives qui permettront à la ville de se développer, et de garder son titre de métropole.Je considère qu’il est important pour les professionnels de formuler des opinions, particulièrement lorsqu’il s’agit de l'implantation d’éléments majeurs, notre rôle dans la société n’étant pas uniquement celui d'exécuter des mandats, mais aussi celui de participer à l’élaboration des concepts plus globaux de la planification.Pour ces raisons, je faisais parvenir aux autorités, le 12 septembre dernier, un court mémoire, avant l’annonce par le gouvernement de sa décision concernant le choix d’un site.Ce rapport dont voici quelques extraits était intitulé: “Réflexion sur la construction d’un Centre de congrès à Montréal”.“Les nombreux rapports qui ont été faits à la suite d’études approfondies semblent tous ' justifier l’importance pour Montréal de posséder son Centre de Congrès et les propositions relatives à l’emplacement de cet édifice sont probablement toutes aussi persuasives, fonction vraisemblablement de l'intérêt rencontré par les proposants.N’ayant lu aucun rapport ni aucune proposition, à l'exception des relations qui en furent faites dans la presse, c’est donc en toute objectivité que nous présentons les réflexions qui vont suivre sur ce que devrait être un édifice public de cette envergure.Le site Les congrès ont lieu principalement d'avril à octobre avec une pointe en juin, ce qui ne pose pas de problèmes majeurs aux congressistes pour les communications et les distances entre le Centre de Congrès et les hôtels.Maximum confortable de marche 15 minutes, soit la distance Jeanne-Mance/Stanley, ou en terme d’hôtels du Méridien à (’Holiday Inn Dorchester (plus métro et autobus nolisés).Tous les hotels majeurs sont ainsi desservis quel que soit l’emplacement désirable du Centre des Congrès dans le centre-ville.Le quadrillage urbain de Montréal ne présente pas de site privilégié pour l’implantation désirable d’un monument public d’importance; place, fond de perspective, etc.Il parait donc souhaitable d’utiliser l’une des artères majeures et sur un terrain dégagé de grande surface.Le centre de Montréal doit s’aérer.Il est indispensable de penser l’an 2000 qui est proche et éviter de surdensifier des secteurs qui respirent déjà difficilement.Le coeur de Montréal est surchargé, les artères encombrées, et il faut bien penser l’introduction d’un élément nouveau qui pourrait se solder par un rejet s’il vient congestionner son environnement.On a critiqué l’emplacement relativement éloigné de Radio-Canada, mais il suffit de penser aux développements de la télévision et constater que le terrain occupé par les studios ne sera pas trop grand dans 20 ans, qu’en réalité cette institution est aussi une industrie qui aurait probablement bloqué à plus ou moins lon- gue échéance le centre-ville.La proximité avec les centres d’intérêt est souhaitable: rues commerçantes, grands magasins, Place des Arts, Vieux Montréal, etc.Il n’est certes pas facile d’implanter un édifice équidistant de tous ces éléments, le tracé révélerait probablement que le site idéal correspond à un terrain non disponible, mais il serait bon de s’en rapprocher le plus possible.Une étude publiée dans la revue Commerce, intitulée “Choix d’un Site de Congrès” en septembre, ocotobre, novembre 1976, donne une bonne idée des désirs exprimés par les congressistes.Des réponses données aux 39 questions, les 10 premières se situent comme suit: (1) service hôtelier (2) accessibilité par avion (3) chambres d’hôtel (4) salles de conférence (5) niveaux des prix (6) hospitalité (7) restauration (8) sécurité personnelle (9) intérêt local (10) localisation.Services hôteliers et salles de conférences tiennent la première place; par contre, un centre de congrès passe en 32e position, ce qui laisserait supposer que ce qui est recherché c’est la valeur des salles de conférences plus que leurs regroupements et indique que la dispersion ne semble pas être une entrave au fonctionnement d’un congrès.Dans le contexte de Montréal, il est évident que ne possédant pas ces salles, il est valable de les regrouper, ce qui n’implique pas par contre la proximité directe des hôtels.D’après les réponses, l’intérét manifesté pour le site et la région n’est pas primordial.Malgré celà, il serait souhaitable à Montréal de motiver davantage le congressiste en facilitant les accès aux différents centres d'intérêt pour le bénéfice de l’activité Montréalaise.L’implantation devrait aussi être pensée en fonction des mois d’hiver où l’activité du centre, plus locale, viendrait compléter les installations existantes, récréatives et éducationnelles (théâtres, musées, bibliothèques, etc.).Éviter que les visiteurs ne passent des salles de congrès à l’hôtel sans contact avec la ville active.Contact direct avec une station de me- Voir page 6: Congrès préside est élu, comme c’est le cas dans tous les États sauf une demi-douzaine.La télévision du procès devient alors une arme politique qui, en même temps que les autres distractions inhérentes a la diffusion, divertit l’attention du juge de son premier devoir: le juste procès de l’accusé.’’ Qu’un juge puisse transformer un procès qu’il preside en arène électorale à son bénéfice nous stupéfie; et pourtant la Cour Suprême des États-Unis en a considéré la possibilité comme suffisamment réelle pour en tirer un argument au soutien de sa décision.L’élection d’un juge en chef dans l’Etat de New York Plus près de nous encore dans le temps et dans l’espace, le poste de juge en chef de la Cour d’Appel de l’État de New York devenait vacant en 1973.Poste électif, il n’avait pas fait l’objet d’une élection contestée depuis 57 ans; à neuf occasions consécutives, les partis politiques s’étaient entendus pour se rallier derrière un même candidat qui avait constitué le seul choix offert à l’électorat.En 1973 les circonstances politiques différentes rendirent une contestation inévitable.On vit jusqu’à huit candidats en lice mais la lutte devait se livrer essentiellement entre le juge Breitel et l’avocat Fuchsberg.Elle dura un an.Au départ, la convention du parti républicain désigna Breitel comme son candidat.Il n’en alla pas aussi facilement du côté du parti démocrate et le choix d’un candidat nécessita une élection primaire.Fuchsberg batailla ferme, gagna sa place sur le bulletin de vote grâce à une pétition populaire de 49,503 signatures — la loi en exigeait 20,000 — et enleva la candidature.démocrate avec une mince majorité de 755 votes à même le total de 780,193 qui s’était partagé entre quatre candidats.C’était le 4 juin 1973.La véritable campagne électorale s’engagea alors en vue de l'élection du 6 novembre.Pendant cinq mois Breitel, Fuchsberg et un candidat marginal, le juge Leff devaient batailler ferme autour du poste de juge en chef.Circulaires par la poste, placards dans les journaux et les endroits publics, discours et annonces à la radio, films, messages publicitaires, entrevues et débats à la télévision, assemblées jubliques : rierrnefut épargné par les candidats pour convaincre les électeurs des graves maladies de la justice dans l’État de New York, de la responsabilité de l’adversaire pour cet état de choses déplorable( et de l’excellence du programme que’l’on proposait pour y remédier avec célérité, vigueur et évidemment succès.Les différentes associations d’avocats se jetèrent dans la bataille, les journaux prirent parti et des débats extrêmement amers se déroulèrent entre les candidats.Le soir de l’élection, le juge Breitel recevait 2,205,388 votes, Fuchsberg en récoltait 1,850,552 et Leff 219,314.Mais la lutte avait été dispendieuse (6).Leff avait dépensé seulement $6,025.00; Breitel avait répandu $496,460.00 pour l’élection même tandis que l’élection et les primaires avaient coûté à Fuchsberg $754,440.00.Chaque vote obtenu avait donc coûté à Leff ,03c, à Breitel le vainqueur 22c, à Fuchsberg ,21c pour l’élection même et ,41c pour son entière campagne.Mais d’où venait cet argent?Dans le cas de Breitel, la moitié de ses dépenses avaient été défrayées par le parti républicain; 74 avocats contribuèrent la somme additionnelle.de $64,650.00.Je n’ai pas de données sur l’origine du reste de son budget, sauf à l’effet que Breitel et son épouse dépensèrent personnellement $6,000.00.Dans le cas de Fuchsberg, les membres de sa famille et de son bureau contribuèrent ensemble $600,000.00 ; 22 autres avo: cats souscrivirent $36,050.00.Il reçut aussi diverses contributions extérieures, mais aucune d’un parti politique.On doit sans doute s inquiéter d’une semblable situation.Pourquoi des avocats contribueraient-ils financièrement à la campagne électorale du juge en chef d’un tribunal devant lequel ils seront appelés à défendre les intérêts de leurs clients?Quelle est la situation d’un juge en chef qui doit son poste en bonne partie au soutien financier substantiel d’un parti politique’’ Un candidat à la magistrature peut-il sans arrière-pensée engloutir une fortune personnelle dans une campagne électorale?— Autant de questions auxquelles rien ne permet, dans le cas new-yorkais, de donner une réponse dérogatoire, mais qu’il voudrait mieux tout de même ne pas avoir à se poser.L’histoire a par ailleurs connu un épilogue inattendu.En 1974 deux sièges devenaient vacants à la Cour d’Appel de New York.Fuchsberg posa de nouveau sa candidature et réussit cette fois à se faire élire.Il siège aujourd’hui sous la présidence du juge en chef Breitel dont il avait dénoncé l’inertie et le manque de leadership.De son côté le juge en chef doit partager sa cour avec le rival auquel il faisait allusion, au lendemain de l’élection de 1973, dans les termes suivants: (7)."Les récentes élections ont démontré que des candidats jouissant d’importantes influences politiques ou disposant de grandes sommes d’argent ont une chance reelle de se faire élire, indépendamment de leurs qualifications".Au moins sont-ils tombés d’accord, paraît-il, pour soutenir maintenant que ies juges de la Cour d’Appel devraient ê-tre nommés, et non pas élus (8).Ces exemples récents, joints à l’examen du système lui-même, montrent à l’évidence que les servitudes du processus électoral ne servent pas la cause de la justice.Les propositions idéalistes des théoriciens politiques ne résistent pas au contact violent de la réalité sociale.Ce n’est pas le chemin de l’élection populaire qui conduira à l’amélioration des tribunaux, au respect des juges qui les président ainsi qu’à l’édification d’une meilleure justice.Notes________________________________________ ?(Il Von Holst.Constitutional History of the United States.1881.vol.Ill, p.150, note 2 (2l National Advisory Commission on Criminal Justice Standards and Goals, Washington, 1973, p 146 (3) Paul Neielski, The Tension of Popular Participation, dans State Court Journal, Automne 1977, vol.1, no.4, p.12: Judicature, Octobre 1969.vol.53, no.3, p.114.(4) Estes v.Texas, 1964 , 381 U.S.532.(5) Ibid, p.548.(61 Les chiffres qui suivent sont tirés de Where do Judges come from?par Owen Philip.Paul Nejelski et Aric Press.Institute of Judicial Administration, New York, 1976.(7) Ibid, p.108.(8) Ibid, p.iv.Troisième et dernier article: Le régime de la nomination par l’exécutif et les écueils de la partisanerie politique.Achetez votre maison en toute quiétude.Lorsqu’il s’agit de dénicher la maison rêvée, nombreuses sont les embûches qui guettent l’acheteur.Voilà pourquoi un si grand nombre de gens, à la grandeur du Canada, comptent sur un agent du Trust Royal lorsqu’il s’agit de trouver la propriété qui leur convient.Le Trust Royal vous offre un vaste personnel d’experts, pour qui le domaine de l’immobilier n’a plus de secrets.Ils connaissent les propriétés disponibles et les agréments du quartier.Ils vous diront si le prix de la propriété est raisonnable.Ils vous conseilleront quant à la meilleure formule de financement et se chargeront de régler tous les détails qu’entraîne de nos jours une telle transaction.Ne tardez pas à communi-quer avec nous - nous sommes là pour assurer votre quiétude.IMMEUBLES \àV>oUï IMMEUBLES Trust Royal L’ENSEIGNE QUI FAIT VENDRE 6 • Le Devoir, mardi 17 Janvier 1978 la météo -7—n xWhiieKoiÿe -21 \ \ V YbHowiWV^NEIGER / ChwcKilf^: 22 Piéviiions l nviionnpmenl Conono s< 1 Moi mon - llfjMCHI ox Soi ni-Joan 00*100 Iowa uloon ¦ NEIGE oitMoglon PLUIE »,, //; c " Fr,”,~»v Kf AV/ERSES KohmisICiI AVERSES I procipilalions haute pteiiion Bbane piemon ., , ., .Nouvrll „ .i-Jourcue maito d ou liai» Qiloam mat» d'air thaud|~^f::ÿ:v*vXx:;l;::|x Miami; Une crête de haute pression domine nos régions et on prévoit un ciel plutôt dégagé et du temps froid.Toutefois dans l’aperçu une perturbation en provenance du Mid-ouest américain apportera des nuages et des températures moins froides.• Pontiac-Témiscamingue: Ensoleillé.Maximum -17.Aperçu pour mercredi: passages nuageux, • Chibougamau, Mauricie, Lac St-Jean: Ensoleille avec quelques passages nuageux.Maximum -16 à -18.Aperçu pour mercredi: passages nuageux.À midi, aujourd'hui Outaouais, Montréal, Laurentides: Ensoleillé.Maximum -14.Aperçu pour mercredi: nuageux et moins froid.• Cantons de l’Est, Québec, Trois-Rivières: Ensoleillé.Maximum -16.Aperçu pour mercredi: ennuagement.Baie-Comeau, Sept-lles, Rimouski, Gas-sie: Ensoleillé avec passages nuageux, 'ents modérés par moments provoquant de la poudrerie par endroits.Maximum -16.Aperçu pour mercredi: passages nuageux.pé: Ve suites de la première page JEAN CHRÉTIEN C'est lorsqu’il a quitté son texte pour aborder la question de l’unité nationale que M.Chrétien a recueilli les applaudissements les plus chaleureux des hommes d’affaires torontois.11 a demandé à ces derniers de se montrer un peu plus accueillants vis-à-vis les francophones en soulignant qu’il existe souvent un écart entre les bonnes intentions et la réalité.Avec un brin d’arrogance, le “p’tit gars de Shawinigan” (qui, a plusieurs reprises, a rappelé son origine modeste) a prononcé quelques mots en français “pour prouver qu'il n’est plus impensable de parler, en français à Toronto.’’ La plus grande partie de l’exposé de M.Chrétien portait sur les problèmes économiques actuels.Le ministre a voulu insuffler un vent d’optimisme dans les milieux d’affaires torontois toujours rongés par la morosité.Le ninistre a dit son désaccord avec les prévisions de l’OCDE qui annonce une année difficile pour le Canada, avec un taux de croissance d’au plus 4 p.cent.Cette vue ignore, selon M.Chrétien, les effets de la dévaluation de la devise canadienne sur la production des usines orientées vers les marchés extérieurs.Du chômage, le ministre a dit peu de choses.Le nombre des sans-emploi augmente, il est vrai, mais le nombre des nouveaux arrivés sur le marché du travail s’accroît très fortement.Il faudra donc attendre de voir “le taux de participation’’ des femmes et des jeunes’’ en 1978 pour connaître la tournure des événements dans ce domaine.Il a rappelé que son programme de $100 millions, annoncé en octobre dernier, stimulera la création d'emplois qui autrement ne seraient pas apparus.Les détails de ce programme seront connus bientôt.Le ministre a reconnu que des nuages se maintiennent toujours dans le ciel économique canadien.On ignore, par exemple, la performance de certains partenaires commerciaux (Japon, Allemagne), les effets de la dévaluation du dollar sur les importations, sur le coût des aliments achetés à l'étranger.Après trois années d'épargne élevée, le consommateur devrait finalement se laisser aller à certaines dépenses importantes, croit le ministre.Tous ces éléments de même que la baisse de $100 de l’impôt fédéral auront des répercussions à court terme.Toutefois, Veconomie canadienne a des problèmes de structure qu'il faudra résoudre sur une période plus longue.C’est pourquoi Ottawa songe maintenant à allonger son avenir prévisionnel dans le cadre d'un schéma quiquennal qui permettrait d'établir les priorités et d’indiquer au monde des affaires où l’économie canadienne s’en va.Cette idée de planification à moyen terme n'est pas l'oeuf de Colomb, mais la EAU POTABLE: Utiliser sons abuser ASSOCIATION QUEBECOISE DES TECHNIQUES DE L’EAU nouveauté cette fois, dit le ministre, “c'est que les provinces seront consultées, sur la base de partenaires à part entière”.Les conférences fédérales-provinciales qui se tiendront au cours des trois prochaines semaines contribueront à éclairer les objectifs à ce sujet.Par la suite, le secteur privé serait consulté sur les grandes orientations à prendre.“Nous avons d’abord besoin de Taide des provinces pour mettre en place les mécanismes nécessaires à une reprise qui nous permettront d’améliorer l'emploi, la production et la croissance des revenus au cours des prochaines années,” a insisté M.Chrétien.LE PLQ ques régionales.D’une région à l’autre, les candidats en lice parcourront la province pour faire connaître leur programme électoral aux militants libéraux.À tour de rôle, ils répondront aux questions des auditoires Malgré les précautions de l'organisation du congres, il est possible que cette formule donne lieu à des échanges entre concurrents.La première de cette série de rencontres se tiendra au Cégep de Hull à compter de 13 h 30, dimanche, tandis que d'autres de même nature auront lieu à Trois-Rivières, Rouyn, Sherbrooke, Jon-quière, Lachine, Québec, Rimouski et Montréal.Le comité organisateur du congrès prévoit qu'environ 8,000 personnes se rendront au Centre municipal des congrès de Québec, les 14 et 15 avril, pour assister à l’élection du nouveau chef du parti.Le nombre des délégués sera de 2,640, soit 24 pour chacun des 110 districts électoraux.Les frais d'inscription de $15 par personne rapportera des revenus de $120,000 tandis que le parti établit à quelque $600,000 le coût total d'organisation du congrès.Les militants libéraux désireux d être délégués au congrès avaient jusqu'à la limite de minuit hier pour renouveler ou obtenir une nouvelle carte du parti.I^i clôture des mises en candidatures a été fixée au 22 mars.Le comité organisateur du congrès s’est inspiré du projet de loi no 2 sur le financement des partis politiques pour établir les règlements qui limiteront les dépenses et revenus des candidats au leadership.Il y a toutefois une différence importante, à savoir que les contributions provenant de personnes morales seront acceptées jusqu’à concurrence de $3,000.Le président du comité, Me Rémil-lard, est d’avis que le congrès de leadership des 14 et 15 avril offre un enjeu qui se situe bien au-delà la survie du PLQ.en ce qu’il rétablira l’équilibre des forces politiques de la scène québécoise.PÉPIN-ROBARTS québécois d’entrerpises, un ingénieur montréalais, M.Michel Gaucher, etc.Des personnes impliquées dans le processus de francisation des entreprises ont souligné l'importance pour les Québécois francophones d’accroître leur présence à la direction des entreprises.Ils ont cependant expliqué le caractère complexe de la situation linguistique dans les sièges sociaux de compagnies qui font affaire avec une clientèle ou des bureaux situés à l'extérieur du Québec.Entre autres, le vice-président de la Consolidated-Bathurst, M.Maurice Sauvé, et le directeur des Hautes études commerciales, M.Pierre Laurin, ont exposé ces points de vue.Enfin, au nom des travailleurs syndiqués de l'Alcan, M.Jean Hallé, de la Fédération des Syndicats du secteur de l’aluminium (9,000 ouvriers), a tenté de démontrer que le fédéralisme n’avait pas été plus rentable .pour les Québécois qu’il n’avait contribué à leur épanouissement culturel.Parmi la demi-douzaine de groupes préoccupés en première ligne d'unité canadienne qui se sont présentés dans l'après-midi, trois en ont surtout profité pour se présenter plutôt que pour parler de l’avenir de la constitution: Impact Québec, Engagement Canada et Décision Canada, tandis que trois autres exprimaient une profession de foi en la nécessité d'une fédération canadienne, pourtant transformée en profondeur, vigoureusement décentralisée au profit des ré-gioas et plus respectueuse des droits des minorités.Aujourd'hui, les commissaires entendront divers représentants des associa- tions politiques, un certain nombre de personnalités reconnues pour leur nationalisme, des politicologues et des experts en questions constitutionnelles.En soirée, le public est invité à rencontrer les commissaires à l’Hôtel Reine-EUsabeth et à y exprimer librement ses points de vue sur la question de l’unité canadienne.Cette assemblée publique se tiendra dans le Grand Salon de l’hôtel à compter de 19 heures.JÉRUSALEM Après tout, il ne faut pas oublier que cela fait 30 ans que nous attendons ce moment ”, a conclu M.Begin.A la veille de la réunion qui a lieu à ‘T’hôtel Hilton, un peu à l’écart de la ville, on percevait dans les délégations égyptienne et israélienne un optimisme mesuré, mais réel.On ne se cache nullement, en effet, les difficultés, et les divergences fondamentales qui existent entre l’Egypte et Israël sur le problème palestinien et celui du retrait des territoires occupés par les Israéliens en 1967.On sait aussi que le processus sera long et qu’il sera très probablement entrecoupé de crises et peut-être de menaces de rupture.L’une de ces crises s’est d’ailleurs manifestée dès dimanche, lorsque le secrétaire d’État Cyrus Vance a menacé de ne pas venir à Jerusalem, devant la persistance du désaccord égypto-israélien sur l’ordre du jour de la reunion.Il aura fallu ce coup de semonce pour amener les deux parties à s’entendre sur un ordre du jour a la fois “neutre” et vague, mais qui ne compromet pas les positions respectives.En fait, le retard de vingt quatre heures intervenu à l'ouverture des travaux de la commission politique n’a pas été provoqué par un désaccord sur l’ordre du jour proprement dit mais par un différend sur la formulation de cet ordre du jour.L'Égypte, indique-t-on de source américaine autorisée, insistait pour qu’il fasse référence à “la question palestinienne”, terme suffisamment large pour laisser ouverte la possibilité de création d’un “État palestinien”.Israël, de son côté, entendait que le problème soit intitulé “la question des Arabes palestiniens de Judée, de Samarie et de Gaza”, selon la terminologie chère au chef du gouvernement israélien.Cette présentation a été jugée totalement inacceptable par l’Égypte.Les États-Unis ont finalement fait prévaloir un compromis aux termes duquel les conversations porteront sur “la rive occidentale”, formulation suffisamment neutre pour être acceptée à la fois par l'Égypte et Israël.On indiquait dimanche soir à Washington que Tordre du jour serait simplement une "nomenclature” des problèmes, rédigée très prudemment et ne préjugeant pas la position des parties.Ce texte “neutre" ne mentionnerait pas explicitement le problème palestinien.À ce sujet, les Américains souhaiteraient que les Israéliens et les Égyptiens envisagent une administration intérimaire des territoires occupés afin d’éviter un choix prématuré entre d'une part la solution israélienne, c’est-à-dire Tautogouvernement, et d’autre part la solution égyptienne, c’est-à-dire l’autodétermination.Les dirigeants israéliens affichent cependant un certain optimisme, selon des informations de Jérusalem, Israël semble admettre, en ce qui concerne les Palestiniens, que Ton parle de “concept territorial” et non pas seulement de “Palestiniens arabes”.Le général Dayan, ministre des Affaires étrangères, s’est d’ailleurs déclaré hier matin satisfait de Tordre du jour des travaux prévus à la commission politique.L'ordre du jour, croit-on savoir de source autorisée, serait articulé autour de trois points.— 1.Une déclaration de principes guidant les pourparlers en vue d’une paix globale au Proche-Orient; — 2.Grandes lignes relatives aux Questions de la rive occidentale (du Jourdain) et de Gaza; — 3.Éléments d’un traité de paix a négocier entre Israël et ses voisins conformément aux principes de la résolution 242 des Nations unies.Le porte-parole égyptien M.Morzi Saad Eddine, a lancé hier soir un appel aux participants pour qu'ils s'abstiennent de toute déclaration qui “pourrait être néfaste au succès des conversations”.Faisant clairement allusion aux déclarations du ministre israélien des Affaires étrangères, selon lequel Israël ne consentira ni à négocier avec "un pistolet sur la tempe”, ni à accepter des conditions préalables, le porte-parole a exhorté les parties à s’abstenir de déclarations “inutiles” pouvant empêcher l’établissement d une atmosphère "de compréhension et de cordialité”.M.Saad Eddine a indiqué à ce propos que le ministre égyptien des Affaires étrangères, M.Mohammed Kamel, ne participerait pas à la conférence de presse donnée cet après-midi par M.Dayan.Il a précisé qu "a moins qu’il n’y ait quelque chose à dire, il n’est pas besoin de tenir une conférence de presse”.Par ailleurs, interrogé sur la décision du président Sadate d’annuler ses engagements pour dix jours, M.Saad Eddine a déclaré; “Je n’en suis pas supris”, ajoutant: “Il a besoin de repos”.Enfin, le porte-parole a indiqué qu’il était “normal" que les prises de position adoptées de part et d’autre “peuvent paraître très dures”: “Toute négociation, a-t-il ajouté, commence toujours sur des positions extrêmes, c'est après qu'intervient le compromis".Par ailleurs, le général Ezer Weizman se rendra au Caire jeudi pour reprendre les travaux de la commission militaire égypto-israélienne, annonce le quotidien Al Ahram" citant des sources militaires israéliennes.Selon le quotidien, on ajoute de même source que les travaux de la commission militaire reprendront parallèlement à ceux de la commission politique.La commission militaire, réunie mercredi et jeudi derniers au Caire, avait abouti à un refus égyptien des propositions israéliennes.rappelle-t-on.égyptien des propositions israéliennes, rappelle-t-on.ENQUÊTE KEABLE Bien que les crimes contre la sécurité nationale soient intégrés au code criminel, administré par les provinces, la juridiction du parlement fédéral en cette matière demeure exclusive.“Le fait que le Parlement du Canada ait une compétence exclusive relativement à la sécurité nationale ne veut pas dire que les procureurs généraux des provinces, en vertu des pou- voirs qui leur sont délégués par le code criminel, n’ont aucun role à jouer relativement à la poursuite des crimes contre la sécurité nationale qui sont notamment mentionnés dans le code criminel.Mais cette délégation de pouvoir ne confère pas pour autant une compétence quelconque sur le plan législatif aux législatures des provinces relativement à la sécurité nationale”.Me Roger Thibaudeau, au nom du procureur général du Québec et du commissaire Jean Keable, n’hésite par à affirmer que les prétentions du^olliciteur général présentent l’enquête dans une perspective faussée.“On part d’une optique de la cause qui est erronnée et on peut facilement s’égarer” a dit Me Thibaudeau.“Ce n’est pas une enquête sur la GRC, mais une enquête sur des actes criminels commis sur le territoire québécois.On a projeté Ti-mage d’une autre cause devant vous".L’enquête a pour but de faire toute la vérité sur les circonstances entourant des actes illégaux commis par des policiers.Ni les policiers, ni les ministres f -déraux ne jouissent d’une immunité quelconque face aux tribunaux en pareilles circonstances.“La province veut faire toute la vérité” a dit Me Thibaudeau ".et ce ne sera pas de trop d’avoir deux commissions pour faire toute la vérité.Nous sommes tout de même dans un pays libre où le domicile est encore respecté, où la personne humaine est encore respectée.” Me Thibaudeau a noté que l’attitude du solliciteur général avait changé entre le jugement de la Cour supérieure et son pourvoi en appel.Dans un premier temps, le solliciteur général demandait la suspension de tous les travaux de la Commission d’enquête.Dans un second temps, la suspension des travaux n’aurait d’effet que pour les témoins de la GRC, du gouvernement fédéral et de la fonction publique fédérale.“C’était trop odieux d’arrêter complètement la commission Keable!” L’audition de l’appel du solliciteur général du Canada doit se poursuivre aujourd’hui, au Palais de justice de Montréal.unu Suite de la page 3 surveillant du territoire”, “le droit de conduire des enquêtes par des moyens efficaces doit être légiféré par le gouvernement canadien”.“Les membres de la GRC, a soutenu M.Lefebvre, ne doivent plus avoir à choisir entre ne pas faire leur devoir ou enfreindre les lois dans l’accomplissement de leurs tâches”.Pour en arriver à cette situation idéale, l’Association des vétérans de la GRC recommande donc que les opérations du service de sécurité soient sous la tutelle d'un comité parajuridique qui agirait comme tribunal siégeant à huis clos pour protéger les droits des citoyens ou des organisations.Cette commission pourrait autoriser la GRC à perquisitionner sans mandat dans toutes les provinces, ce qui, d’expliquer le porte-parole des anciens membres de la GRC, ne léserait aucunement les provinces puisqu’elles ne possèdent pas la masse de renseignements nécessaires “à une décision digne de leur profession”, c’est-à-dire des pouvoirs juridiques provinciaux.La commission parajuridique aurait d'autre part les pouvoirs de contrôler et d'autoriser l’interception et l’analyse de toute communication, qu’elle soit faite par la poste, par téléphone, téléscripteur, radio, etc.Enfin, cette commission pourrait refuser l’entrée au pays à certains individus prônant la violence et “l’irrespect des droits de la majorité”.Dotée de ces pouvoirs, la GRC pourrait s’acquitter avec excellence de ses tâches, de dire M.Lefebvre.Les membres de la commission McDonald doivent entendre mercredi à Toronto d'autres représentations d’organismes et d'individus sur la GRC.LE MOUVEMENT Suite de la page 3 avait demandé des soumissions et les cahiers de charges avaient été élaborés sans consultation avec les parties représentatives de la construction.Pour notre part, nous aurions recommandé, si on nous avait associés plus tôt au processus, de vérifier à fond les possibilités du côté des assureurs québécois.” La CSN-Construction ne veut toutefois pas donner l’impression d’un changement de position opportuniste de sa part même si son président indique clairement que Taffaire de la Sun Life a déclenché un 17 janvier parla PC etl’AP n y a 601 ans, en 1377, le pape Gré-groire XI d’Avignon mourait au cours d'une visite à Rome et précipitait le Grand Schisme des papes rivaux et des antipapes.En 1309, la papauté avait officiellement quitté Rome pour Avignon afin d'échapper à la guerre et aux troubles civils que connaissait alors l’Italie.Le Grand Schisme se prolongea jusqu'au Concile de Constance, de 1414 à 1417.qui se solda par la réunification de l’Église sous Martin V.Principaux anniversaires historiques.1977 — Gary Gilmore, condamné à mort pour meurtre, est exécuté dans TUtah, ce qui met un terme à un moratoire de dix ans sur les exécutions capitales aux États-Unis.1974 — Accord égypto-israélien de désengagement militaire dans le Sinaï.1959 — Création de la Fédération du Mali par la fusion du Sénégal et du Soudan.1945 — Les forces soviétiques et les résistants polonais libèrent Varsovie, occupée depuis plus de cinq ans par les Allemands.1913 — Raymond Poincaré est élu président de la République française.1773 — L’explorateur anglais James Cook franchit, le premier, le Cercle antarctique.1601 — Signature du Traité de Lyon entre la France, TEspagne et la Savoie.La capitale espagnole est transférée de Madrid à Valladolid.1595 — Le roi de France Henri IV déclare la guerre à TEspagne.1562 — Le chancelier de France Michel de THospital promulgue TEdit de Saint-Germain qui reconnaît les Hugue- icts.Ils sont nés un 17 janvier : le pape Pie V (Michel GhisUeri) 1504-1572; le poète Iramatique espagnol Pedro Calderon le la Barca.1600-1681; le général anglais Thomas Fairfax 1612-1671; Benjamin Franklin philosophe, physicien et homme d’État américain 1706-1790; Anton Tchékhov, écrivain russe 1860-1904.processus d’auto-critique dans son groupe.D’autre part, il indique que la CSN-Construction préférerait que l’OCQ s’occupe de donner elle-même le service d’assurance aux travailleurs, quitte à confier la part relativement minime des risques élevés (invalidité à long terme et décès) à des assureurs québécois.Selon les renseignements obtenus de diverses sources hier, les entrepreneurs favorisaient pour leur part le cartel des assureurs québécois.La FTQ-Construction, 9ui avait requis un avis d’une firme ’actuaires-conseils dans cette affaire, favorisait comme les technocrates de T0CQ la compagnie ontarienne.A la CSN-Construction, on aurait appuyé de préférence une autre compagnie québécoise, la mutuelle SSQ, mais son offre comptait parmi les plus élevées.A l’intérieur du mouvement Desjardins, où l’affaire a provoqué de sérieux remous, la soumission de l’industrielle serait l’objet de nombreuses critiques surtout depuis qu’il est connu que cette compagnie a perdu la partie à cause de quelques cents.Quant à la qualité des services, qui ont constitué le critère décisif, selon les dirigeants de TOCQ, on se surprend que 1 Office de la construction ait préféré faire affaire avec une compagnie qui offre deux points de service, soit Québec et Montréal, alors qu’on en offrait 47 à travers la province a cause du grand nombre d’institutions coopératives.CONGRES Suite de la page 5 tro (jonction ville-complexe olympique-Terre des Hommes, etc).La notion du centre-ville s’est modifiée, la ville n’est plus sectionnée en deux, de part et d’autres de Taxe St-Laurent comme par le passé, et le futur s’implantera probablement dans un centre-ville de la montaghe au fleuve et des rues Drummond à Berry, avec des prolongements sur les artères principales Est-Ouest, de Guy à DéLormfer.Suggestion: — Y aurait-il la possibilité d’envisager le site ou l’extension d’un site par Tutilisation des droits aériens au dessus de l’Autoroute Est-Ouest?Il y aurait là une possibilité de récupérer un espace dont l’emprise a été fortement contestée et permettrait de pallier l’isolement du secteur Sud.L’architecture La dénomination “Palais des Congrès" est péjorative, que ce soit un centre de congrès ou autre appellation, il faudrait que le mot "Palais’ ne soit plus employé et qu’on l’oublie dans Tétude; ce terme à notre avis, n’étant pas approprié.L'étude de cet édifice doit être dirigée dans une optique d’économie, utilisant les techniques avancées, évitant les prouesses onéreuses tout en gardant l’objectif d’une réalisation de grande classe, digne de recevoir les visiteurs à l’échelle de la métropole et du Québec." Suivaient de nombreuses considérations d’ordre technique et je concluais ainsi: "Les idées énoncées ci-dêssus ne sont pas des solutions, mais pourraient être considérées comme une partie des données qui devraient influencer le choix d’un site et le parti architectural; c’est dans cette optique que nous les présentons." NAISSANCE PALETTA Paletta Vincent et Dianna (née Herman) sont fiers d’annoncer la naissance de leur fils Anthony Peter, dix livres huit onces, né le 15 janvier 1978, à Thô-pital Jewish General.Des remerciements sincères au 5e étage “Case Room".La mère et l’enfant sont en excellente forme.t OÉCÉS Notez #.v.p.quo tel avi# de décè» doivent nous parvenir avant 4:30 p.m.pour publication du lendemain.Le dimanche: 2 *4:30 p.m.CLOUTIER, Mme Hélène.— À Ottawa, le 15 janvier 1978 à l’âge de 78 ans, est décédée, Hélène Saint-Denis, épouse de feu Edmond Cloutier.Elle laisse deux fils: Sylvain d’Ottawa et Bernard du petit village Ste-Croix, Québec.Quatre filles.Suzanne Cloutier de Paris, France, Monique Cloutier de Wakamatsu, Japon, Mme Claire Lachance d’Ottawa, Mme Andrée Grenier de Kapuskasing, Ontario.2 frères: Révérend Père Henri St-Denis et Louis St-Denis de Montréal.Annette St-Denis, Mme Marie Shillington d’Ottawa, Gabrielle St-Denis de Montréal.Les funérailles auront beu mardi le 17 janvier.Le convoi funèbre partira du Salon Racine, Robert & Gauthier no 260 rue Bes-serer, Ottawa pour se rendre à l’église du Sacré-Cœur d’Ottawa où le service sera célébré à 11:00 heures, et de là au cimetière Notre-Dame d’Ottawa lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.11:00 heures, et de là au cimetière Champ d'Honneur lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.PROVOST, Raoul.— À Varennes le 15 janvier 1978 à Tâge de 95 ans, est décédé, M.Raoul Provost, époux de feu Zénaide Provost.Il laisse son fils Jean ainsi que ses frères : An-drien et Her mas, ses soeurs: Marie-Anne, Jeanne et Adrienne, ses belles-sœurs: Mme Adrien Provost et Mme Hermas Provost.Les funérailles auront beu mercredi le 18 janvier.Le convoi funèbre partira du Salon Normand Jodoin Enrg.No 277 rue Ste-Anne, Varennes pour se rendre à Tégbse paroissiale où le service sera célébré, et de là au cimetière de Varennes beu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Salon fermé de 5 à 7 p.m.DUBOIS Georges.— À Montréal, le 15 janvier 1978 à l’âge de 67 ans, est décédé, M.Georges Dubois, ex-directeur de la Banque Canadienne Nationale, (succursale Charles Roy & TArchevêque).Époux de Pauline Charbon-neau.Père de Pierre (Thérèse Cloutier), Michel (Michebne Lussier), Louise (épouse de Me Jean-Pierre St-Onge).Il laisse egalement 7 petits-enfants et sa sœur Mme Jean-Paul Boisvert.Les funérailles auront beu mercredi le 18 janvier.Le convoi funèbre partira du Salon Urge! Bourgie Limitée, No.3340 Boul.de la Concorde, pour se rendre à Tégbse St-Syivain où le service sera célébré à 10:00 heures, et de là au cimetière Côte-des-Neiges beu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Salon fermé de 5 à 7 p.m.LAMARRE, Simone.— À Montréal, le 15 janvier 1978 à Tâge de 64 ans, est décédée Mme Simone Lamarre, née Simone Tremblay Poirier, épouse de feu Roland Lamarre.Elle laisse ses enfants: Monique, Louise, Guy, François et André.Ainsi que des frères et sœurs.Les funérailles auront beu mercredi 18 janvier.Le convoi funèbre partira des Salons Alfred Dallaire & J.S.Vallée Inc.No HT1 rue Laurier ouest, Outremont à 9 heures 45, pour se rendre à Tégbse Ste-Madeleine d’Outremont où le service sera célébré à 10:00 heures, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges beu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.LAREAU, Jules.— À Montréal, le 9 janvier 1978 à Tâge de 94 ans, est décédé, M.Jules La-reau, époux de feu Édith Levry.Père de Jules Maurice et de feu Edmond.Les funérailles ont eu beu le 11 janvier et l'inhumation était au cimetière de la Côte-des-Neiges.LEMOINE, Henri.- À Montréal, le 13 janvier 1978 à Tâge de 71 ans, est décédé, M.Henri Lemoine de Baie d’Urfé.R laisse son épouse, Gisèle Larose, ses enfants: Hélène, Michel, Phibppe, quatre petits-enfants, son frère Wilfrid, ses sœurs: Blanche, Liliane, Cécile, Germaine.Une cérémonie privée a eu beu le 16 janvier, suivie de l'incinération et de l’inhumation au cimetière de Côte-des-Neiges.Des dons à la Société Canadienne du Cancer ou à quelques sociétés médicales que ce soient, seraient appréciés.LEROUX, Yvonne.— À Granby, à Tâge de 84 ans, est décédée Mme Herménegilde Leroux, née Yvonne Robert.Elle demeurait au 17, rue St-Joseph, Granby.Elle laisse ses enfants: Mme veuve Charles Domingue (Anita de Montréal), M.Gérard Leroux de Granby, ses petits-enfants: Claude, Luc, Daniel et François Domingue et Mme Pierre Marchand (Lucie de Montréal).Les funérailles auront beu jeudi 19 janvier.Le convoi funèbre partira des Salons Girardot & Ménard Ltée.No 170 rue Dufferin, Granby, pour se rendre à Tégbse Notre-Dame où le service sera célébré à 11:00 heures, et de là au cimetière de la rue Dufferin beu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Heures de visite: 2 à 5 p.m.et 7 à 10.P.M.MALO, Édith.— À Montréal, le 15 janvier 1978 à Tâge de 72 ans, est décédée Édith Bé-rubé, épouse de feu Paul-Émile Malo, mère de Michèle (épouse du docteur Normand Rainville), Lucette et Solange.Le service aura beu à 1 heure à Tégbse Notre-Dame de Faüma.Inhumation à Val-Morin.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.S.V.P., au beu d’envoyer des fleurs, des dons à la fondation canadienne du rein, chapitre Maisonneuve-Rosemont, seraient appréciés.PINARD, Henri.-— À Québec le 15 janvier 1978 à l*âge de 74 ans, est décédé M.Henri Pinard Il laisse dans le deuil son fils Pierre, sa fille Louise, ainsi que ses frères, Roger, Roland, Adrien.Gaston, et sa sœur, Marthe (Mme Jean D'Amour).La dépouille mortelle est exposée aux salons Alfred Dallaire Inc.et J.S.Vallée Ltée, no 1111 rue Laurier ouest, où se tiendra la cérémonie funéraire, mardi le 17 janvier à 14 heures.Le cortège se rendra ensuite au cimeüère de la Côté-des-Neiges.PORLiER Fernand (Joa).— À Calgary, Alberta.le 14 janvier 1978, à Tâge de 54 ans, est décédé, M.Fernand Porber, époux de June Cooper.Il laisse un garçon Charles, ses sœurs et un frère.Les funérailles auront beu jeudi le 19 janvier en la Chapelle Foster Garden No 540,16e avenue.Nord-ouest Calgary, Alberta à SÉGUIN, Hubert.— A- Montréal, je 16 janvier 1978 à Tâge de 58 ans, est décédé, M.Hubert Séguin, ex-directeur de l’école de l’Automobile de Montréal.Outre son épouse, Lucille Thibault, il laisse ses enfants Hubert fils (économiste), Claire, Mariane et François, ainsi que ses frères: Phibppe, journabste sportif té-poux de Thérèse Thibault), Jean-Yves, journaliste sportif (époux de Jeannine Brissette), une religieuse Sœur Marie-Claire Séguin, c.s.c.le Père Louis-Pierre Séguin, c.s.c., Emibenne (é-pouse de Edgar Charron) d’Ottawa, Gabrielle (épouse de Gaston Dagenais de Radio-Canada) et Louise (épouse de Jean Kettel de Radio-Canada).Les funérailles auront beu jeudi le 19 janvier.Le convoi funèbre partira du Salon Ur-gel Bourgie Limitée, No 3340 Boul.de la Concorde, pour se rendre à Tégbse St-Maurice de Duvernay où le service sera célébré à 1:00 heure, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges beu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.S.V.P., pas de fleurs, dons à l’Institut de Cardiologie de Montréal seraient appréciés.Salon fermé de 5 à 7 p.m.DÉCÉS Mme Madeleine Ferland Le 13 janvier 1978, est décédée subitement a la Barbade, Mme Madeleine Ferland, épouse du Juge Louis Philippe Ferland de Sillery Québec.Cofondatrice des archives de folklore, professeur de carrière à la Faculté des lettres de l’Université Laval.Son corps sera exposé à la Coopérative Funéraire du Plateau, rue des Franciscains, Québec.DÉCÈS Père Robert Fortin A Biharamulo, en Tanzanie (Afrique de TEst) le 12 janvier 1978 à Tâge de 55 ans est décédé le Père Robert Fortin des Pères Blancs d'Afrique.Fils de M.Anthime Fortin (décédé) et de Améba Morin (décédée) il était le neveu de Mgr Oscar Morin, P.B., Évêque fondateur du Diocèse de Navrongo, Ghana.Élève très actif dans la troupe scoute de l'École St-Viateur d’Outremont, il étudia ensuite au Cobège Jean-de-Brébeuf.Ordonné prêtre en 1949, à Ottawa, professeur à Ujiji et Kaengesa, il fut Recteur du Séminaire de Katoke; il travaillait à Chato depuis deux ans.Il laisse dans le deuil ses frères: Père Jules Fortin, S.J., Bernard Fortin, André Fortin, Dr.Armand Fortin et son épouse (Gabrielle Hébert) et leurs enfants Joanne, Luc et Stéphanie.Les funéraibes ont eu beu en Tanzanie le 14 janvier 1978.Une Eucharistie sera célébrée dans la chapelle de la Maison Provinciale des Pères Blancs d'Afrique.11,100, boul.de TAcadie, mardi le 24 janvier à 19.30.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation Le Devoir, mardi 17 Janvier 1978 • 7 Biron presse le groupe Pépin-Robarts de faire rapport avant la tenue des élections par Rodolphe Morissette La Commission Pépin-Robarts sur l’unité ca-' nadienne devrait s’entendre avec le premier ministre du Canada, M.Pierre Elliott Trudeau,, pour que ce dernier ne déclenche pas des élections fédérales avant que la première n’ait remis au moins un rapport préliminaire sur ses travaux.Le chef de l’Union nationale, M.Rodrigue Biron, qui déjeunait hier midi avec les huit commissaires du groupe de travail sur l'unité du pays, a exprimé à ceux-ci,, puis à la presse, la crainte que M.Trudeau ne compromette les travaux de la Commission, et la crédibilité de celle-ci notamment, en déclenchant des élections générales au printemps, avant que les commissaires n’aient pu dégager au moins un profil de révision de la constitution canadienne.Au fait, l’enjeu est réel.H y a à peine deux semaines, des permanents qui oeuvrent près des commissaires exprimaient l’avis que ces derniers pourraient remettre leur rapport vers la fin décembre (1978).Mais depuis quelques jours, on parle de plus en plus de la production d’un rapport préliminaire au début de l’été.Quant à l’un des deux co-présidents de la Commission, M.Jean-Luc Pépin, il a exprimé hier le souhait que se dégage une sorte de consensus général au sein de la communauté canadienne au sujet d'une troisième voie constitutionnelle avant même que les commissaires aient remis leur rapport.Le caractère public des audiences et le fait qu’elles sont rapportées chaque jour dans les journaux y aidera sûrement, a ajouté M.Pépin.D'autre part, à l’un des groupes qui, au cours des audiences d'hier, soumettait la suggestion que soit formée une assemblée constituante chargée de réviser et de récrire la constitution, le collègue de M.Pépin à la présidence de la Commission, M.John Robarts, a répondu qu’il doutait fort que le gouvernement Trudeau veuille laisser a d’autres organismes le soin de formuler de nouvelles options constitutionnelles.Ainsi, le rapport préliminaire que les commissaires pourraient déposer vers le mois de mai aurait le mérite, comme ils semblent le souhaiter, de nourrir le débat électoral en cours ou à venir.Pour revenir à M.Biron, ce dernier a déclaré qu’il avait profité de sa rencontre avec le groupe de travail pour "passer en revue tous les grands problèmes canadiens” et discuter de “la perception qu’ont l'ensemble des Canadiens de l'unité nationale ainsi que des opinions de la francophonie hors Québec sur le sujet.Quant aux mémoires présentés à Montréal devant la commission au moment où M.Biron s’adressait à la presse, ce dernier en a retenu qu'ils proposent presque tous une forte décentralisation administrative du gouvernement fédéral et qu’une révision de la constitution canadienne en profondeur sera inévitable.Enfin, M.Biron ne partage pas la réaction des mouvements nationalistes qui ont décidé de ne point se présentei, par principe, devant la Commission Pépin-Robarts à Montréal.Il a dit regretter leur absence.des quatre coins du PAYS L’assurance-chômage Tandis que le ministre fédéral de la Main-d’œuvre, M.Bud Cullen, laissait entendre à Montréal que le gouvernement pour-rail bien resserrer le programme d’assurance-chômage, a Ottawa, la Commission oe Tassurance-chômage annonçait hier le lancement d’une campagne de publicité, au coût de $1 million, contre les ’’tricheurs’’ et les abus touchant les prestations de chômage.Parlant devant la Chambre de Commerce de Montréal, M.Cullen a déclaré que même si la loi a été durcie l’an dernier, elle devrait être revisée une fois de plus "pour voir si des mesures pourraient être prises afin de la rapprocher des principes de l’assurance”.Les conservateurs sont prêts Le président du parti conservateur du Canada, M.Robert Coates, estime que son parti n’a jamais été aussi prêt à affronter une élection générale et a formulé l’espoir que le premier ministre Trudeau annonce des élections sous peu.De son côté, M.Trudeau a indiqué au cours du week-end qu’il n'avait pas encore pris de décision et qu’il pourrait attendre encore un an avant d’en appeler au peuple.Les groupes ethniques du Québec prônent la création d’une assemblée constituante Le gouvernement Trudeau devrait former immédiatement une assemblée constituante d’au moins 29 personnes représentant aussi bien les groupes ethniques et les autochtones que les deux peuples fondateurs du Canada.Elle serait chargée de récrire la constitution.J’oilà la suggestion que souhait hier devant la Commission Pépin-Robarts sur l’unité canadienne la Fédération des groupes ethniques du Québec, représentée devant les commissaires par son président, le Dr Kévork Baghdjian, lui-même accompagne d'une délégation de sept autres membres du conseil de la Fédération.La constituante proposée par la Fédération comprendrait dix Canadiens français et autant de Canadiens anglais, sept représentants des autres etnnies et deux membres choisis parmi les autochtones.Le nombre proposé n’est pas limitatif, mais les proportions suggérées ne devraient point varier, a expliqué M.Baghdjian.Le sens des réformes constitutionnelles souhaitées par la Fédération est certes l’affirmation du caractère d’emblée multiculturel du pays, ce qui ne devrait point empêcher la nouvelle constitution de reconnaître la réalité des deux "peuples fondateurs" ainsi que les deux langues officielles “dans tout le Canada, et non seulement au Québec”, a-t-on précisé.Pour la Fédération, ces deux principes ne s’opposent pas: on voudrait que les ethnies puissent adopter l’une ou l'autre des deux langues offi- cielles de leur choix, non sans avoir les moyens, par ailleurs, de préserver leurs patrimoines culturels particuliers.On veut sur ce dernier point “une garantie constitutionnelle”.La Fédération propose éga lement que le fédéral accorde plus de pouvoirs encore aux provinces en matière d’éducation et d’affaires sociales et qu’il crée une “Cour suprême constitutionnelle” à l’échelle du pays, de même que dans chaque province.Ces cours ne s’occuperaient que de causes d’ordre constitutionnel.“L’unité canadienne est un problème éminemment politique, à dimensions nationales”, soutient la Fédération, “et les Allophones doivent et veulent participer à la quête de la solution au même titre que les Anglophones et les Francophones”.Elle rappelle que les Canadiens qui font partie des groupes dits “ethniques" sont des citoyens à part entière et qu’ils veulent — et devraient — être associés aux pourparlers et aux échanges à tous les échelons.Un autre groupe a proposé hier la création d'une assemblée constituante chargée de repenser la constitution canadienne Il s’agit du Comité d’action positive, qui compte actuellement quelque 40,000 membres au Québec.L’organisme est né au lendemain du 15 novembre 1976.Dans le mémoire qu’il présentait hier, le Comité soutient que le peuple canadien doit adopter une constitution nouvelle qui remplacera l’Acte de l'Amérique du nord britannique.Pour y arriver, une constituante devrait être créée, qui ne serait pas seulement composée de délégués des gouvernements provinciaux et fédéral et des partis politiques, mais encore de personnes “représentant plus largement l’ensemble de la population".La présentation du mémoire du Comité par M.Harvey Ya-rosky formait certes l’un des rares temps forts des audiences d’hier.Le texte soumis par l’organisme présente l'évolution du Canada sous le signe de la maturité: “le Canada doit grandir, sinon il éclatera”.Si les Canadiens, poursuit le Comité, ne sont pas assez mûrs pour imposer l’image qu’ils se font du pays, leur propre vision de l’avenir, définie par eux dans un nouveau texte Une déclaration “majeure” suivra le tête-à-tête Mondale-Lougheed Walter Mondale OTTAWA (PC) - Si les informateurs fédéraux insistent sur l’importance des pourparlers qu’auront, cette semaine, le premier ministre Trudeau et le vice-président des États-Unis, à Ottawa, ils ne cachent pas que ce n’est pas dans la capitale fédérale mais à Edmonton.en Alberta, que M.Walter Mondale prévoit faire une déclaration majeure sur les relations canado-américaines.M.Mondale en sera à sa première visite officielle au Canada lorsqu’il arrivera à l’aéroport d’Uplands, ce matin, pour une sérié de rencontres avec le premier ministre Trudeau et quelques ministres de son cabinet.Dès le lendemain matin, cependant, il s’envo- lera vers l’Alberta pour un sommet avec le chef du gouvernement de cette province du pétrole, M.Peter Lou-gheed.Les dignitaires canadiens ont indiqué que c’est le vice-président américain lui-même qui leur avait fait part de son intention de faire une “déclaration majeure” à la suite de son tête-à-tête avec M.Lougheed.Les informateurs fédéraux ont expliqué que M.Mondale, ui a été pendant nombre années un sénateur du Minnesota, avait lui-même demandé de visiter l’Ouest canadien, sans toutefois préciser qu’il voulait s’entretenir avec le premier ministre de l’Alberta.31 Offre de bourses d'études 1978-1979 ÉTUDES UNIVERSITAIRES dans le domaine de l’habitation et dans des disciplines connexes Les demandes doivent être acheminées par l’entremise de l’université où le candidat désire s'inscrire ÉTUDES LIBRES pour la poursuite de travaux personnels dans des domaines intéressant particulièrement la S.C.H.L.Les demandes doivent être adressées directement à la S.C.H.L.DATE LIMITE D’INSCRIPTION: 15 MARS 1978 Pour obtenir un formulaire de demande, il suffit de vous adresser à votre université, aux bureaux régionaux de la S.C.H.L.ou d’écrire à l’Administrateur des bourses d’études, S.C.H.L., Ottawa (Ontario) K1A 0P7.SCHL I* Société centrale d’hypothèques et de logement Central Mortgage and Housing Corporation L'honorable André Ouellet ministre d'État aux Affaires urbaines Les informateurs ont expliqué que M.Mondale, depuis son arrivée à Washington en 1965, avait toujours été préoccupé par le problème d’approvisionnement en pétrole pour les États du nord des États-Unis, dont le Minnesota.Il est donc à prévoir que MM.Mondale et Lougheed parleront de pétrole et de la possibilité d’échanges entre l'Ouest canadien et le Nord américain.Si le gouvernement d’Ottawa a prévu une réception officielle pour le vice-président américain à Edmonton, la rencontre avec M.Lougheed se déroulera sans la présence d’hommes politiques fédéraux.La visite de M.Mondale à Ottawa ne revêt cependant pas un caractère purement protocolaire, comme ce fut le cas pour un bon nombre de dignitaires français, qui faisaient escale à Ottawa, avant de se rendre à Québec.Les informateurs fédéraux ont tenu à souligner que M.Mondale, contrairement à bon nombre de ses prédécesseurs, n’occupait pas une position purement symbolique et qu’il était étroitement lié au processus décisionnel au sein de l’administration de M.Jimmy Carter.De plus, ont ajouté ceux-ci, le vice-président, venant d'un État frontalier, connaît très bien le dossier des relations canado-américaines.Les informateurs ont tenu à souligner que M.Mondale passait fréquemment ses vacances estivales au Canada et que sa dernière partie de pèche en territoire canadien remontait à l'été dernier.Un conseiller du premier ministre a par ailleurs fait savoir que le vice président avait mentionné à deux reprises, lorsque M.Trudeau se trouvait à Washington, qu’il souhaitait visiter le Canada.Selon les porte-parole gouvernementaux, MM.Trudeau et Mondale passeront en revue tous les aspects des relations canado-américaines depuis po M' constitutionnel à leur image, ils ne pourront “prétendre exister longtemps comme groupe politique indépendant”.Parmi les recommandations du Comité visant à susciter un "nouveau contrat social” au Canada, notons celle d’une déclaration des droits de l’homme qui protège les droits de tous les citoyens en matière linguistique et d’éducation; le remplacement du Sénat par une chambre haute composée de représentants élus par chacune des régions canadiennes pour une période de temps limitée; la participation des provinces à la nomination des juges de la Cour suprême et un réaménagement des pouvoirs du gouvernement central et des provinces.Améliorer l’Image du médecin L’Association médicale du Canada songe à dépenser $100,000 dans un programme de relations publiques afin d'améliorer l’image de cette profession.Cette campagne est à l’étude depuis 18 mois et le projet sera de nouveau discuté à la réunion des directeurs de l’Association, le mois prochain, a déclaré à Ottawa le Dr A.Geekie, porte-parole de l'association.Si la campagne a été retardée, c’est que les médecins ne veulent pas qu’elle soit perçue comme un effort de propagande.Les médecins s’inquiètent notamment de l’attitude des Canadiens envers les programmes de santé comme l’immunisation.Subvention refusée y La Société franco-manitobaine a refusé une subvention fédérale de $8.000 pour le Centre culturel franco-manitobain parce que le montant n’était pas suffisant pour conserver un personnel compétent, a expliqué le président de la société, M.Andre Frechette.Il a dit espérer que son refus incitera Ottawa à reconsidérer la situation et à augmenter la subvention.Par contre, le directeur régional du secrétariat d’État, M.Jean Trudeau, soutient que le centre pouvait fonctionner avec un budget réduit.Démission réclamée Le président du parti progressiste-conservateur de la Saskatchewan, M.deorge Hill, a réclamé la démission du président des élections de cette province, Mme Carole Bryant.Il a dit avoir perdu toute confiance et tout respect pour les capacités et l’intégrité de Mme Bryant après l’avoir rencontrée vendredi dernier.L’incident fait suite aux rencontres de Mme Bryant avec les représentants des trois partis politiques relativement aux rapports des dépenses électorales encourues lors de l'élection partielle de Pelly, en juin dernier.l’arrivee au pouvoir du président Carter.Le Canada, ont-ijs ajouté, tentera d'en savoir plus long sur certains dossiers chauds de la scène internationale.M.Trudeau, selon ses conseillers, aimerait connaître les réactions de M.Carter à son récent périple à travers le monde et particulièrement sa losition sur la situation au ôyen-Orient.De plus, le premier ministre et le vice-président américain discuteront de la situation économique de leurs pays respectifs et des implications sur le commerce international.Selon un informateur gouvernemental, le taux éleve du chômage a donné lieu à un climat de protectionnisme, tant au Canada qu’aux États-Unis, et M.Trudeau voudrait faire valoir à son interlocuteur américain que le Canada, à titre d’important partenaire commercial, s’est comporté d’une façon responsable.Les informateurs ne cachent pas qu’il existe toujours un nombre considérable de points litigieux dans le dossier des relations canado-américaines, mais ils estiment que MM.Trudeau et Mondale s’en tiendront plutôt à évaluer la “nouvelle approche” mise en vigueur depuis l'avènement au pouvoir de M.Carter, formule qui a permis d’en arriver à une entente sur le gazoduc de l’Alaska.Certains des litiges majeurs, comme le pacte de l’automobile et la délimitation des zones territoriales de pèche, font toujours l’objet de négociations et ne devraient donc pas, selon les informateurs, etre abordés si ce n’est que d’une façon très générale.Quant à la visite de M.Mondale en Alberta, les informateurs fédéraux ont tenu à préciser que c’est aux collaborateurs du premier ministre Lougheed qu’il faudrait s’adresser pour connaître la teneur des discussions.A UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL FACULTÉ DE L’ÉDUCATION PERMANENTE PRENDRE SA VIE EN MAINS- DANS UN QUÉBEC OUVERT ! EDP 0851 LES INSTITUTIONS POUTIOUES D'ICI - 36h Professeur : J.D.Vaiilancourt Mardi, de 13h à 16h, du 31 janvier au 25 avril OU Jeudi, de 19h à 22Iv, du 2 février au 27 avril Lieu : Pavillon Jésus-Marie EDP 0852 DU RAPPORT PARENT AU LIVRE VERT - 36h Professeur : Nicole l.acelle Mardi, de 13h à 16h, du 31 janvier au 25 avril OU Mercredi, de 19h à22h, du 1er février au 26 avril Lieu : Pavillon Jésus-Marie EDP 0853 LE QUÉBEC ANGLOPHONE-36h Professeur : Joanne Burgess Mercredi, du 19h à22h, du 1er février au 26 avril Lieu : Pavillon Jésus-Marie.EDP 0850 LES CHANSONNIERS ET L’IDENTIFICATION CULTURELLE - 36h Professeur: Bruno Roy Lundi, de 19h à 22h, du 30 janvier au 24 avril Lieu: Pavillon Jésus-Marie EDP 0854 LES CRISES ÉCONOMIQUES DES ANNÉES 30 ET 70 - 36h Professeur : Guy Ménard Lundi, de 13h à 16, du 30 janvier au24 avril OU Mardi, de 19h à 22h, du 31 janvier au 25 avril Lieu : Pavillon Jésus-Marie EDP 0855 UN COMMONWEALTH FRANCOPHONE ?- 36h Mardi.de 19hà22h,du31 janvier au 25 avril Lieu : Pavillon Jésus-Marie EDP 0856 ARCHITECTURE CIVILE ET RELIGIEUSE AU QUÉBEC - 45h Professeur : Raymonde Gauthier Mardi, de 9h à 12 h, du 17 janvier au 25 avril Lieu: Pavillon Central EDP 0729 LA CIVILISATION JAPONAISE - 24h Professeur : Robert Garry Jeudi, de 13h30à 15h30, du 19 janvier au 24 avril Lieu : Pavillon des sciences sociales On peut s’inscrire sur place jusqu'au 1er cours.Pour de plus amples renseignements: FACULTÉ DE L’ÉDUCATION PERMANENTE 3333, chemin Queen Mary, 6e étage Tél» 343-6090, 343-6992 (après 17 heures) 8 • Le Devoir, mardi 17 janvier 1978 Fidèle à sa promesse, Pelletier créé un service de communications tribunaux par Paul Bennett QUÉBEC — Accusée durant la dernière campagne électorale d’avoir constamment pratiqué une politique du secret en matière d’information, l'administration municipale de Québec a entrepris, sous la férule du nouveau maire, M.Jean Pelletier, de “corriger" cette image, sinon cette situation, et d’adopter une attitude plus ouverte envers les médias ainsi qu’à l’égard des demandes de renseignements provenant du public.Désireux de démarquer le style de son administration de celui de son prédécesseur M.Gilles Lamontagne, M.-Pelletier a profité d’une conférence de presse hier pour annoncer qu’il avait l’intention d’inaugurer en quelque sorte une nouvelle ère à l’hôtel de ville en convoquant désormais la presse à tous les quinze jours, avant chaque séance du conseil.De plus, tel qu’il s’y était en-.gagé lors de la dernière campagne, M.Pelletier a proposé hier soir au conseil municipal de procéder à une étude approfondie quant à l’opportunité de créer, dans les plus brefs délais, un "véritable” service des communications à la Ville de Québec.Cette étude, confiée à Mme Nicole Blouin, jusqu’à récemment attachée de presse du ministre québécois délégué à l’Énergie, vise à préciser les besoins en communication des divers services municipaux et à proposer un projet pour la mise en place éventuelle d’un service des communications.Selon le maire Pelletier, un tel service aurait pour objectif d’informer les citoyens quant aux politiques administratives de la Ville, de diffuser toute l'information requise par les Denturologistes: POPQ tente de régler le conflit par Paule des Rivières L’Office des professions du Québec rendra publiques au cours des prochains jours les conclusions d’une étude qu elle effectue présentement sur les causes du conflit survenu la semaine dernière entre l’Ordre des denturologistes du Québec et les candidats aux examens de denturologie.Le conflit a éclaté après que les 139 étudiants eurent constaté que la moitié d’entre eux avaient échoué à leur examen d’accréditation.En réponse au boycottage des étudiants, l'Ordre des denturologistes suspendait les examens.Un porte-parole de l’Office des professions du Québec, M.Maurice Arguin, déclarait hier que son organisme avait déjà entendu la version de l’Ordre des denturologistes, celle des candidats ainsi que celle de son observateur, qui assistait au déroulement de la rédaction des examens la semaine Rassée, au cégep Edouard-lontpetit.M.Arguin devait de plus préciser que l’Office des professions du Québec avait fait une proposition à l’Ordre des denturologistes du Québec, afin de rétablir la bonne entente entre les deux groupes.11 a préféré taire la nature de cette proposition, soulignant que le climat psychologique passablement "pourri” com- mandait de ne pas bousculer les événements.Bien que l’étude entreprise par l’Office des professions du Québec ait pour but le règlement du conflit de la semaine dernière, M.Arguin faisait remarquer hier que l’office est bien au courant de la tension qui existe depuis longtemps entre les étudiants et l’Ordre.Le problème remonte à 1974, année de la création, par l’Office des professions du Québec, de l’Ordre des denturologistes du Québec et de l’adoption d’un règlement visant, à mettre fin à la pratique illégale de la denturologie.Le règlement prévoyait un programme de cours d’appoint pour ceux qui exerçaient la profession avant juin 1974.Les 139 candidats aux examens de la semaine dernière, qui ont suivi 1,600 heures de cours, ont soupçonné, lorsqu’ils ont pris connaissance du taux d’échecs aux examens, l’Ordre des denturologistes de vouloir contingenter la profession.L’Ordre des denturologistes du Québec, qui représente dans le conflit les denturologistes qui exercent leur profession sans avoir maîtrisé les nouvelles normes requises, s'est défendu de vouloir faire échouer des candidats.L’Ordre s’est cependant opposé depuis le début aux exigences de l’Office et à son programme de cours d'appoint.Le porte-parole de l’Office Le ministre du Travail, M.Pierre-Marc Johnson, vient de nommer un enquêteur chargé de faire la lumière dans le conflit qui oppose, depuis le 8 décembre, la direction du Centre hospitalier Hôtel-Dieu d’Alma à ses 370 employés généraux affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).Les employés ont débrayé le mois dernier pour protester contre une décision de l'administration d’embaucher des spécialistes de la firme Sogsa-bec — Société de gestion en services alimentaires du Québec — qui devaient étudier les façons d’améliorer les services d’alimentation de l'hôpital.Les employés ont vu dans ce geste une menace de réduction de personnel et un moyen détourné de réduire les coûts d’administration en octroyant des contrats à forfait à des firmes locales.Une injonction émise le 11 décembre ordonnant le retour au travail n’a pas convaincu les employés de mettre fin à leur grève illégale.L’enquêteur, M.Raymond Leboeuf, doit donc tenter de trouver une solution qui satisfasse les deux parties, "tout en tenant compte du bien-être de la population de la région d'Alma”.Cette dernière est présentement privée de son hôpital puisque les 45 médecins ont décidé de se retirer jusqu'à ce qu’un règlement survienne et que la grande majorité des patients ont été transférés dans un autre hôpital ou priés de regagner le domicile familial.ANGLAIS ^ LANGUE DE -n SPECIALITES COURS DE SECRETARIAT ANGLAIS COURS DE CONVERSATION COURS DE CORRESPONDANCE D’AFFAIRES COURS DE CONVERSATION AVANCEE Horaire D’hiver 1978 Le lundi et le mercredi soir -12 semaines - 45 heures -$115.Tous les cours débuteront la semaine du 23 janvier 1978.Tout nouvel étudiant doit passer un examen de placement avant le début des cours.Pour renseignements supplémentaires, veuillez communiquer avec le : BUREAU DU REGISTRAIRE CENTRE D’EDUCATION PERMANENTE INSTITUT DE LANGUES 2170, rue Bishop Montréal, Québec H3G 2E9 ou appeler 879-8534.université concordia, admettait hier que le problème est toujours là et "qu’il faut le régler Il n’a pas garanti que les examens auraient lieu dans un avenir rapproché, mais a déclaré qu’il serait nécessaire d’évaluer les candidats de façon sérieuse et objective.citoyens sur les différents services mis à leur disposition et de permettre à tout citoyen d’obtenir des renseignements “précis et adéquats quant à ses devoirs et ses responsabilités”.M.Pelletier ajoute qu’un tel service permettrait, à son avis, de favoriser la consultation des citoyens et le “dialogue” entre les administrateurs et les administrés.Son prédécesseur, M.Lamontagne, s'était toujours opposé à la mise sur pied d’un tel service.“L’information qu’il faut donner au citoyen, déclarait M.Lamontagne en juin 1976, c'est l'information par laquelle on peut le sécuriser et le rendre heureux de l’administration qu’il a”, expliquant que dans cette optique, un service des communications lui semblait une perte d’argent pour les contribuables.M.Pelletier, pour sa part, dit croire en la nécessité d’un tel service et a demandé à Mme Blouin de remettre son rapport au comité exécutif d’ici le 15 avril, de sorte que les nouvelles structures d’m-formàtion de la Ville puissent être mises en place le plus tôt possible.Actuellement, l’information .à l’hôtel de ville est la respon- sabilité de chaque service, et seul le maire de Québec a un chargé des relations publiques, en la personne d’un attaché de presse qui, depuis sa nomination en 1970, s'occupe uniquement des relations avec les médias.Par ailleurs, l’assemblée du conseil conseil d'hier a reconduit pour une période de trois ans le mandat du directeur du Service de la police de Québec, M; Jean-Charles Van-houtte, en poste depuis cinq ans.Le nouveau mandat de M.Vanhoutte expirera le 30 avril 1981.Enfin, M.Pelletier, a annoncé la création d’une nouvelle équipe au sein du Service de circulation routière de la Ville, qui sera spécifiquement chargée de voir à l’application des règlements municipaux sur le stationnement.Cette nouvelle “escouade” civile, composée au départ de huit personnes, soulagera ainsi le Service de police d’une de ses tâches les plus “ingrates”: la distribution des contraventions ou billets de stationnement.La création de telles équipes spéciales est désormais autorisée dans n’importe quelle ville oui le désire, en vertu d’amenaements récents à la Loi des cités et villes.Un vol de $20,000 lui procure la belle vie pendant 15 jours Un employé de 26 ans d’une agence maritime locale, qui aurait dépensé $10,000 au cours d’un voyage de 15 jours dans le sud des États-Unis, puis se serait fait voler le reste dans sa chambre d’hôtel, le dernier soir de son séjour, a été envoyé à son procès hier sous l’accusation d'avoir volé ces $20,000 à ses employeurs, avant de partir.U.Bernd Bartsch, qui avait toute la confiance de ses patrons, semble-t-il, devait aller à la banque avec le capitaine d'un navire en escale dans la métropole, pour lui procurer l’argent nécessaire à la paye de son personnel.Il oublia toutefois d’amener le capitaine avec lui, puis, les $20,000 en poche, il se serait dirigé vers la frontière, avec une auto de la compagnie.Puis hop, en avion, vers New York, puis en direction de la Caroline du Sud.A plusieurs endroits, il aurait fait bombance continuelle: Champagne, repas fins, jolies femmes et pourboires géants.Mais, un soir, il semble que certains témoins de ses largesses aient été quelque peu "jaloux" de sa fortune et, lorsqu’il rentra à son hôtel, les $10,000 qui lui restaient étaient disparus.Il aurait alors pris son dernier repas “dans le sud" avec ce qui lui restait dans ses goussets.Cette fois, ce fut un hot-dog et un Coca.Avec sa dernière pièce de dut cents, il aurait alors appelé la police pour se livrer, mais on ne le crut pas du premier coup.Il dut donc emprunter un autre "dix cents” pour appeler d’autres policiers et se faire écrouer.Hier, devant la cour criminelle locale, il a "esquivé” l’enquête préliminaire, comme on peut maintenant le faire, et accepté lui-même de subir son procès à la prochaine session des Assises.Trois ans de prison à un récidiviste en probation Un jeune homme de 23 ans, Yves Bélanger, qui avait été mis en probation pour trois ans à la suite d’une peine discontinue de 14 jours de détention, pour deux vols à main armée commis avec cagoule et revolver véritable, devra passer ces trois pro- chaines années à l’intérieur et non à l’extérieur des murs.C’est ce que vient de décider la Cour d’appel, en modifiant la sentence originelle de la cour criminelle en trois années de pénitencier ferme, alors qu’un travailleur social avait proposé une légère période d’incarcération, en raison du fait que Bélanger travaillait maintenant de façon régulière et semblait avoir quitté le milieu marginal au milieu duquel il évoluait au moment de ses deux délits, commis dans des restaurants de l'est de Montréal.Un enquêteur étudie le conflit d’Alma le 6/36, c’est plus simple que tu penses.¦ jggÉk jgmm ÆÈtjgk ÆÊÈk hW ¦ i ^nn^Q^Ti I f choisis 6 numéros marque d’un "X” tes 6 numéros chanceux de 1 à 36 sur ton coupon de participation.fais valider ton coupon chez ton détaillant 6/36, une valideuse enregistre ton coupon.compare tes numéros chanceux aux 6 numéros gagnants.chaque vendredi, le boulier 6/36 détermine les 6 numéros gagnants et le numéro complémentaire.meilleur est ton choix plus tu gagnes d’argent! si tu as 4 bons numéros sur 6, tu gagnes! si tu as 5 bons numéros sur 6, tu gagnes encore plus! si tu as 5 bons numéros sur 6 et le numéro complémentaire, c’est encore mieux! .et 6 numéros sur 6.c’est le gros lot.de $100,000à $1 million! le 6/36 ça te donne le goût.Gages-tu?(CCC 6/36 1 - ¦ f lotoquêbec 0 VENDREDI, GROS LOT APPROXIMATIF $100,000 Le Devoir, mardi 17 Janvier 1978 • 9 Ottawa verse $800,000 à la CSN et $35,000.à la GSD D'autre part, la CSN, la FTQ, la CEQ et l’UPA élaborent un mémoire conjoint à l'intention du ministre de l'Éducation du Québec, M.Jacques-Yvan Morin, dans lequel les quatre revendiquent des octrois provinciaux statutaires pour la formation syndicale.D’après une source bien informée, les grands du syndicalisme québécois demanderont l’équivalent de $1.par membre par année, montant qui s’élèverait par la suite progressivement jusqu’à $2.par an.Si les demandes des quatre centrales sont identiques ou à peu près pour l’instant, elles n’ont toutefois pas l’intention de le dépenser dans des initiatives communes.Du moins pour l’instant.Jusqu’ici, la CSN forte de son contrat de $800,000 avec Ottawa, songe à soumettre à ses instances un projet de Centre national de formation syndicale.Elle aurait déjà entrepris des démarches pour acheter un terrain “situé entre Québec et Montréal pour plus de disponibilité” en vue de la construction prochaine de ce centre.Les plahificateurs de ce projet n’ont entrepris aucune démarche sérieuse en vue de lui donner une dimension “intersyndicale”.Du côté de la FTQ, où les contacts avec la (par Louis-Gilles Francoeur) — Le ministre fédéral du Travail M.John Munro, doit annoncer cet après-midi à la Cité du Havre à Montréal un octroi de $35,000 à la CSD, dans le cadre du programme fédéral de formation syndicale.Il s’agit d’une subvention semblable à celle que le ministre accordait dimanche à la CSN, aui bénéficiera pour sa part d’une subvention e $160,000 pour l’année en cours.Les négociateurs de la CSN ont d’autre part obtenu un contrat, qui leur garantit le versement d’une telle subvention pendant cinq ans indexée au coût de la vie.Les dirigeants de la CSD n’ont toutefois pas terminé leur négociation avec les autorités fédérales, qui leur ont déjà fait parvenir un premier chèque de $35,000.Afin de ne pas compromettre leurs chances d'obtenir comme le CTC et la CSN un contrat de cinq ans, l’exécutif de la CSD a décidé de ne pas endosser le chèque des autorités fédérales tant qu’elles n'auront pas obtenu gain de cause.Même si les négociations entre la CSD et M.Munro ne sont pas encore terminées, le ministre n’en a pas moins convoqué la presse à son bureau de Montréal pour 15 h 30 aujourd'hui.La CEQ, pour sa part, poursuit des négociations similaires avec le gouvernement fédéral.Ses dirigeants espèrent obtenir environ $90,000 par année, soit à peu près l’équivalent du $1 par membre consenti à la CSN et au CTC.La FTQ, de son côté, ne touchera pas cette somme directement du fédéral, qui a versé sa subvention au CTC, dont elle constitue le représentant au Québec.La FTQ tente depuis plusieurs mois d’obtenir intégralement sa part des millions accordés par le fédéral au CTC.Mais comme le CTC songe à construire avec cette subvention un Centre de formation syndicale national, dont la FTQ aurait bénéficié au même titre que les autres fédérations provinciales, le groupe québécois n’a pu obtenir gain de cause jusqu'ici au nom de son autonomie dans le domaine de la formation.Cette autonomie de la FTQ avait été reconnue par le congrès de Vancouver en 1973.CSN sont à leur plus bas niveau depuis fort longtemps, aucune approche même lointaine n’a été tentée.La CEQ, qui n’a pas fini de négocier sa subvention avec Ottawa, pourrait eventuellement se joindre à la CSN mais ce serait dans le cadre du projet beaucoup plus vaste de fusion entre les deux centrales.Aucun pourparler, portant spécifiquement sur la création d’un centre de formation conjoint, n’a eu lieu récemment.Les autorités de la CSN ne pensent pas que les subventions fédérales puissent servir à contrôler subtilement le contenu de leurs programme de formation.Un représentant de la CSN a précisé hier que le contrat passé avec les autorités fédérales prévoit que “l’organisation, la mise en place et le contenu des programmes d’éducation seront sous la responsabilité exclusive de la CSN”.Un comité, dirigé par l’exécutif de cette centrale mais ouvert aux représentants fédéraux, examinera toutefois la gestion des subventions accordées, qui seront comptabilisées séparément du budget.La CSN-Construction recommande une négociation provinciale et régionale Devant la Commonwealth Plywood par Louis-Gilles Francoeur Prenant le contre-pied des propositions de sa rivale, la CSN-Construction recommandera au début de février au comité gouvernemental chargé de réévaluer les lois de son secteur, le maintien d’un système de négociation provincial, auquel s'ajouterait un nouveau palier “régional” de négociation.Le mémoire de la CSN, dont LE DEVOIR a obtenu les ;randes lignes même si sa ré-lactiôn finale n’est pas encore terminée, sera soumis au comité présidé par M.Gérard Hébert, lequel a reçu le mandat cet automne du gouvernement provincial de réviser les nombreuses lois régissant la construction.La FTQ-Construction, essentiellement cpmposée de corps de métier indépendants les uns des autres, avait récemment recommandé dans son mémoire une négociation provinciale “par métier”, qui laisserait chaque groupe maître de sa strategie et de ses demandes en négociation.Joint hier au téléphone, le président de la CSN-Construction, M.Michel Bourdon, a confirmé les grandes lignes du mémoire de son groupe.M.Bourdon a ajouté que les deux paliers de négociations suggérés “tenaient compte de l'évolution des lois du travail au Québec au cours des 15 dernières années et qu’il n’était pas question pour la CSN de revenir à une négociation corporatiste, dominée par les grandes unions internationales, qui ont une tendance mar- F le quée à abandonner à leur sort les corps de métier plus faibles." Le palier provincial suggéré par la CSN servirait à négocier principalement les matières économiques, comme les salaires, les bénéfices sociaux, les heures de travail, le taux du temps supplémentaire, etc.Le niveau regional serait par contre le heu de négociation de clauses nécessitant certaines adaptations régionales, comme l'application de l’ancienneté sur les chantiers, les horaires de travail, les primes de pension et de transport à cause des distances variables selon les régions, la sécurité physique et les conditions d’hygiène et de santé, etc.La représentativité des centrales à ces différentes tables de négociations serait déterminée d’une manière fort différente de celle suggérée par la FTQ.Ainsi, la CSN-Construction propose que les différentes tables devraient réunir des négociateurs représentant au moins 75% des syndiqués de cette industrie.La commission Cliche avait fait une recommandation identique.Si un tel seuil de représentativité était reconnu dans la loi, la CSN-Construction s'assurerait inévitablement une place à la table de négociation.Dans le système actuel, qui donne l’exclusivité de la représentation à celle des centrales qui réunit plus de 50% des syndiqués, la CSN est éliminée, comme on l’a vu aux dernières négociations.Contrairement à la FTQ, qui propose de calculer la représentativité de chaque centrale à partir des heures travaillées par chacun de ses membres, la CSN propose l'adoption du principe ’’un homme, un vote”.Elle se refuse à ce que le mode de calcul de la représentativité passe par un calcul “économique” car il ne dépend pas nécessairement des travailleurs eux-mêmes, si dans une région donnée ou à un moment donné, le chômage a pu en réduire plusieurs à l’inaction.D’autre part, le projet de mémoire de la CSN insiste sur le fait que le nouveau système de placement, qui éliminera progressivement les temps partiels de la construction, rendra inutile le mode de calcul basé sur les heures de travail.Ce mode de calcul favorisait la FTQ, dont l’emprise sur les métiers "mécaniques” lui assurait des membres plus "lourds" en quelque sorte danr le calcul de la représentativité.La règle du 75% vaudrait aussi pour les tables régionales, où les employeurs seraient tenus de s'asseoir en tant que représentants d’associations distinctes.L’association provinciale des entrepreneurs, mise sur pied il y a deux ans, aurait exclusivement le pouvoir de siéger à la table provinciale et les associations patronales régionales auraient des pouvoirs distincts.La CSN-Construction voudrait d’autre part que l'on réduise sensiblement les pouvoirs de l'Office de la construction, actuellement chargé de l’application du décret provincial.Les syndicats récupéreraient ainsi le pouvoir de faire eux-mêmes des griefs sur le décret, un domaine contrôlé jusqu’ici par l’OCQ, exception faite des cotisations, des délé- gués de chantier et des mesures disciplinaires.L'OCQ fournirait par contre des arbitres permanents, qui auraient pour tâche de rendre des décisions en trois jours, sur le modèle des petites créances.Leurs décisions auraient force d’ordonnance.D’autre part, la CSN-Construction suggérera la création d'un tribunal de la construction, qui aurait le Pouvoir de se prononcer sur interprétation et l’application non seulement du décret mais sur l'ensemble des lois de la construction afin d'en faciliter l'homogénéité par voie de jurisprudence.Ce tribunal pourrait ainsi trancher autant les conflits de juridiction, qui surgissent parfois entre certains corps de métier, qu'il pourrait se prononcer sur la validité des cartes de compétence, sur les problèmes ou les abus dans le domaine du placement, et sur toutes les matières relatives au décret provincial.Selon la source à l’origine de ces informations, deux principes animent le mémoire de la CSN.La liberté syndicale, qui caractérise cette industrie, doit dépasser le stade des voeux pieux et s'inscrire organiquement dans les structures La CSN défie l’injonction à Sainte-Thérèse (Par Louis-Gilles Francoeur) — Les six membres de l’exécutif de la CSN et les 42 délégués au bureau confédéral de cette centrale ont défié hier une injonction obtenue l’automne dernier par la compagnie Commonwealth Plywood, de Sainte-Thérèse, en se rendant sur les hgnes de piquetage devant cette entreprise en grève depuis le 19 septembre.L’injonction, qui interdit tout piquetage massif aux portes de l’entreprise, a pour but notamment de facihter les allées et venues du personnel, qui poursuit la production en oépit du conflit.Les membres du bureau confédéral de la CSN, qui constituent en quelque sorte l'exécutif élargi de cette centrale, se sont rendus manifester devant la Commonwealth Plywood entre 16 h et 18 h hier.La manifestation de sohdarité avait notamment pour but d’offrir “un acceuil syndical aux scabs qui sortent de l’usine escortés par les policiers de Sainte-Thérèse." Le bureau confédéral avait choisi de tenir sa réunion régulière à Sainte-Thérèse afin de pouvoir plus facilement défier l’injonction.Aujourd'hui, les membres du bureau confédéral manifesteront à nouveau leur appui et demain, ce sont les 200 représentants du conseil confédéral de la CSN, la plus haute instance entre les congrès, qui se rendront à leur tour défier la même injonc- tion.“Si les autorités politiques ont décidé de laisser condamner 22 grévistes en vertu de cette injonction, elles n'auront désormais d’autre choix que de condamner en bloc tous les dirigeants de la centrale à moins qu’elles ne préfèrent utiliser deux poids et deux mesures en visant uniquement les grévistes”, a déclaré hier M.fa' André L’Heureux, vice-résident de la CSN.Selon lui, tactique de la CSN vise à démontrer “l’absurdité du recours à l’injonction dans les conflits de travail”.D’autre part, une quinzaine de grévistes ont décidé d’occuper hier les bureaux de comté du député péquiste de Terre-bonne, M.Ehe Fallu, sur la rue Roux, à Sainte Thérèse.Les grévistes ont l’intention de poursuivre leur occupation aussi longtemps que le ministre du Travail, M.Pierre-Marc Johnson, n’aura pas “annulé” la convention collective signée à l'automne et qui a été reconnue officiellement par le ministère en dépit du conflit en cours.De plus, les occupants réclament la nomination d’un mé- diateur spécial, ayant l'autorité nécessaire pour convoquer les parties à la table des négociations.L’employeur, 3ui a entrepris au cours des erniers mois une véritable bataille juridique contre le syndicat en titre, refuse de négocier quoi que ce soit avec les détenteurs de l’accréditation officielle, alléguant qu’il existe un contrat de travail en 51 employés de Mussensont été “congédiés” illégalement Les 51 employés de la compagnie Mussens Equipment Limited, à Lachine, qui avaient été congédiés à la suite d’une grève illégale déclenchée pour protester contre une directive de la Commission de lutte contre l’inflation, touchant leurs salaires, ont eux-mémes été mis à pied illégalement.C’est ce que vient de décider le juge René Beaudry, du tribunal du travail, qui a ainsi rejeté l'appel de Mussens contre une decision dans le même sens déjà rendue par un commissaire-enquêteur nommé par le ministère du Travail à la suite de la plainte déposée par ces employés.COURS DE LANGUE ANGLAISE Horaire 1978 Dates des Cours:.Jour AUTOMNE: Soir AUTOMNE: HIVER: 23 janv.-3 mai ETE: 13 mai-23 août HIVER: 23 janv.-3 mars 13 mars-21 avril ETE: 1er mai-9 juin 19 juin-28 juillet —90 heures Matins: 0900-1200 - $225.Après-midis: Pour d’autres renseignements concernant l’examen de placement, veuillez faire votre Quatre officiers du syndicat qui les groupait, n’ont toutefois pas la même veine, et, dans leur cas, le juge Beaudry soutient que la compagnie était justifiée de les congédier, en raison principalement de leur attitude agressive sur la ligne de piquetage, alors qu’ils auraient effectivement empêché des gens de se rendre à la place d’affaires de l’employeur, et auraient injurié et même menacé ces personnes au point de les effrayer réellement.Dans leur cas, d’ailleurs, leur avis de fin d’emploi avait Pour réduire les coûts de la santé TORONTO (PC) - Un comité chargé d’étudier les coûts du programme d’assurance-santè de l’Ontario recommande que des frais, variant de $25 à $75, soient chargés aux patients pour leur première journée d’hospitalisation et, ce, pour un maximum de deux séjours par année.Le comité a formulé en tout une vingtaine de recommandations en vue de réduire les coûts des services de santé.Selon l’organisme, les frais imposés aux patients pour la première journée d’hospitalisation rendraient la population consciente du coût de plus en plus élevé de ces services, réduirait l'encombrement dés hôpitaux et ferait décliner les coûts de l’assurance-santé.Ces frais ne seraient pas fm-posés, toutefois, aux personnes subventionnées, soit les Ontariens à faibles revenus et les personnes âgées.été expédié plusieurs jours après celui, contesté, qui avait été adressé aux autres employés, et qui avait été décrit par la suite comme une simple menace de congédiement, par les représentants patronaux.Le juge Beaudry décide d’autre part d’un point fort important, dans son jugement, en soulignant que l’article 98 du code du travail a préséance sur une disposition de la convention collective signée à la Mussens, et qui autorisait tout simplement la compagnie à congédier pour cause de grève illégale.Retraçant brièvement l’évolution des relations de travail au cours des dernières années, le tribunal souligne que le développement du droit des relations de travail a fait passer le statut du travailleur de l’état de subordination complète à celui “du droit au travail”.“Si bien que dans le langage courant des relations de travail et dans le champ d’application corrélatif, le congédiement est considéré comme la “peine capitale”.“S’il évait possible de déroger à l’article 98 par convention privée, un employeur pourrait exiger, comme condition d’emploi un engagement valable pour toute la durée de l'emploi, de remarquer le magistrat.“Cela pourrait vouloir dire une période variant entre 40 et 50 ans, ce qui représente généralement le temps de vie active d’un travailleur, ajoute-t-il “Devant le besoin de travailler, l’expression de la volonté des salariés concernés pourrait, il va sans dire, être sérieusement mise en doute”.bonne et due forme dans son entreprise.La CSN ne reconnaît aucunement comme sien le “syndicat” des employés actuellement au travail, d'autant plus qu'il a été démontré devant les tribunaux que ce syndicat avait tenté “d’usurper" l’accréditation émise par le ministère grâce à de fausses cartes de membres de la CSN.Une injonction obtenue par la CSN interdit désormais à la compagnie et aux employés au travail de prétendre au statut d’affilié de cette centrale.En troisième lieu, les occupants du bureau du député Fallu demandent au ministre de la Justice de gracier les 22 syndiqués déjà condamnés pour outrage au tribunal en rapport avÆ l'injonction limitant le piquetage aux portes de l'usine.Plusieurs de ces syndiqués devront à nouveau comparaître en cour les 23 et 24 janvier pour récidive à propos du même délit.D’autre part, les grévistes ont à nouveau réclame du gouvernement québécois qu’il retire à la Commonwealth Plywood les droits de coupe forestière qu'elle détient dans le nord de la province., Jftltllt ' mâirçj mn y 'ernard Permis d'enseignement de culture COURS DE FINE CUISINE FAMILIALE PROU SSI I R henri bernard Jour ou soir en 9 semaines I fois par semaine Leçon d’essai sur rcsersalion seulement se répète les 14.15.20.21.2.1 février I97X PROSPECTUS 843-6481 M.Michel Bourdon de négociation et d'application du decret.En deuxième lieu, la CSN est d'avis que les syndicats doivent récupérer certains pouvoirs détenus par l’OCQ afin de revaloriser la fonction syndicale.Mais ce principe n’implique pas, selon la CSN, qu’il faille laisser chaque corps de métier mettre la hache, au gré de ses stratégies, dans des gains aussi précieux Sue la parité des salaires et es conditions de travail.BRASSERIE —TEXAS— U PLUS Bf UE ET , LA PLUS MODERNE BRASSERIE SURI ILE DE MONTRÉAL.PEUT ACCOMMODER 600 PERSONNES 3 SPÉCIAUX DU JOUR ROAST BEEF $2.50 T-BONE STEAK $3.24 970 BOUL.DÉCARIE VILLE ST-LAURENT (PRÉS CÔTE-VERTU) POUR RÉSERVATION 336-1420 CAMPUS NOTRE-DAME-DE-FOY 5000, rue Saint-Félix Cap-Rouge, Qué.G0A 1 KO Enseignement et service de chambre et pension pour garçons et filles COURS OFFERTS EN 1978-79 SECONDAIRE V: profils sciences-mathématiques sciences humaines COLLÉGIAL — cours général y compris la concentration arts plastiques — programme professionnel: * garderie d’enfants * art vestimentaire * évaluation foncière * gérontologie (pour adultes) RENSEIGNEMENTS: (418) 872-8041 TESTS D’ADMISSION: 21 janvier, 11 février et 4 mars (9 h 00 à 16 h 00) Téléphoner à Paris, c*est une affaire de rien; ça lie coûte que 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l’Europe des Neuf BRUXELLES - Le Canada vient de donner le “feu vert’’ pour la livraison immédiate de 2,500 tonnes d’uranium à la Grande-Bretagne et 500 tonnes à la RFA, a annoncé hier à Bruxelles le chargé d’affaires canadien, M.P.D.Lee, à l’issue de la signature de l’accord nucléaire de coopération entre la Communauté européenne et le Canada.Pendant toute l’année 1977, le Canada avait mis l’embargo sur ses livraisons d’uranium à l’Europe des Neuf, en attendant la conclusion des négociations entre les deux parties.L’accord CEE-Canada, valable pour une période intérimaire de trois ans, définit notamment le contrôle de sécurité auquel est soumis l’uranium canadien utilisé dans les réacteurs nucléaires installés dans les pays de la CEE.Toute les opérations de retraitement du plutonium et d’enrichissement d’uranium effectué dans la CEE à partir d'uranium canadien entre décembre 1974 et début 1981 feront l’objet de notifications au gouvernement canadien.Enfin, les livraisons d'ura1 nium canadien seront limitées Nouvelle rupture au Soleil QUEBEC (PC) - La tentative de reprise des négociations entre le quotidien québécois Le Soleil et le syndicat représentant ses 32 employés de soutien de la rédaction s’est soldée par un échec.Au cours d’une conférence de presse, la semaine dernière, le président du Syndicat des employés de soutien (CSN), M.André Paradis, a rejeté le blâme sur la partie patronale l’accusant d’avoir rompu les négociations en exigeant que les syndiqués fassent une concession majeure au chapitre de la sécurité d’emploi.Après avoir accepté d’enta- mer les négociations par l’étude des clauses les plus faciles à régler, l’employeur aurait, aux dires de M.Paradis, fait subitement volte face en posant comme condition préalable à la poursuite des pourparlers l’abandon d’un droit acquis dans l’ancienne convention collective.W répargneretraite de la caisse populaire 99 Faites travailler vos impôts, cest profitable pour vous • Pour planifier votre sécurité financière • Pour accumuler de l'épargne • Pour obtenir un taux d’intérêt avantageux • Pour diminuer vos impôts Présentez-vous à la caisse populaire avant le 1er mars 1978.desjardins LA CAISSE POPULAIRE POUR NOUS.QUEBECOIS Retour de respace MOSCOU (AFP) — Les deux cosmonautes de Soyouz-27 sont revenus hier sur terre i bord de Soyouz-26 après six jours dans l'espace et un "échange” sans précédent de vaisseaux spatiaux avec les deux cosmonautes qui restent dans la station orbitale Saliout-6.Vladimir Djanibekov et Oleg Makarov ont dû démonter leurs sièges individuels du vaisseau Soyouz-27 pour les monter sur l’autre vaisseau dont les sièges étaient spécialement adaptés aux deux cosmonautes Youri Romanenko et Guergui Gretchko.Ces derniers sont restés dans la station orbitale, où ils sont arrivés le 11 décembre.35 nouveaux astronautes WASHINGTON (AFP) — Trente-cinq nouveaux candidats astronautes, dont pour la première fois des femmes, des Noirs et un Asiatique, ont été désignés par l’administrateur de la NASA, M.Robert Frosch.Ces astronautes rejoindront les 27 déjà en service.Six femmes, trois Noirs et un Américain originaire de Hawaii se trouvent parmi les 35 astronautes nommés pour participer aux vols de la navette spatiale, dont les premiers commenceront dès l’été 1979 et les missions opérationnelles, en 1980.A chaque vol, il y aura deux pilotes à bord et des spécialistes de mission.Un vaccin dentaire BOSTON (AFP) — Un vaccin actuellement testé sur des animaux aux États-Unis pourrait contribuer à diminuer les caries dentaires et, en consequence, les visites désagréables chez le dentiste.Le Dr Daniel Smith, qui travaille depuis sept ans sur ce projet, a annoncé que le vaccin qu’il a mis au point avait réduit de 50 à 60 p.c.les caries chez des rats et des hamsters.Un tel vaccin pourrait être utilisé par l’homme dans les années 80, a-t-il ajouté.Une bombe anti-tabac WASHINGTON (AFP) — Des bombes à aérosol permettant l’inhalation de nicotine pourraient permettre à certaines personnes de cesser de fumer, estiment les auteurs d’une étude de l'Institut national du cancer des États-Unis.Selon les premières expériences réalisées sur des chiens, l’inhalation suffirait pour que les sujets traités n'aient plus besoin de cigarettes afin de satisfaire leurs besoins en nicotine.À chaque énvie de cigarette, le fumeur sortirait sa bombe.En pourvoyant à sa dose quotidienne de nicotine sans fumer, le fumeur n’absorberait plus d’oxyde de carbone et de goudron.Retour des dirigeables?WASHINGTON (AFP) - L’ère du dirigeable pourrait renaître, estime le ministère américain du Commerce dans le dernier numéro de sa revue hebdomadaire "Commerce America”.Estimant qu'il est trop tôt pour se prononcer sur la rentabilité éventuelle des dirigeables géants, la revue énumère les arguments des partisans des "vaisseaux de l’air” pratiquement disparus depuis la catastrophe de l’Hindenbur, qui brûla en 1938 à New York.L'utilisation de l’hélium ininflammable au lieu de l’hydrogène accroîtrait la sécurité.Les avantages : très long ravon d’action, grande capacité de transport et faible coût d'exploitation, souligne la revue.louer à 3 milles du Pont de Québec Bâtisse industrielle pour usine ou entrepôt Centre.lndustrlel de St-Romuald (Co.Lévis) 1/2 mille de la route Transcanadienne Terrain 200,000 pi.carrés, atelier 20,000 pi.carrés (hauteur libre 19’6"), bureau 1,250 pi.carrés.Complètement à l’épreuve du feu, murs intérieurs et extérieurs recouverts d'amiante.Planchers béton poli.Cafétérias.Toilettes.Gicleurs et système d’alarme: surveillance ADT.Pont roulant: capacité 7!é tonnes.Monorails.Électricité: 600 amps, 550/440/220 volts.Compresseur: 235 Ibs (50 hp) Disponible: 1er janvier 1978 S'adresser à: Paul H.Morin 1218 Fontenay, Ste-Foy, Qué.G1W 3S7 Bur.: 418/839-8853.Rés.: 418/653-7611 14-12-77 I durant les trois ans de l'accord aux besoins courants de la Communauté européenne.Le nouvel accord stipule que l’uranium fourni par le Canada ne sera pas utilisé “pour la fabrication d’armes nucléaires ou pour tout autre emploi militaire d’énergie nucléaire ou pour la fabrication de quelque autre engin explosif nucléaire que ce soit”.L’accord donne au Canada l’assurance que l’uranium qu’il fournira ne sera pas uti-üsé dans les usines atomiques françaises tant que les mesures de sauvegarde établies par l’Euratom et vérifiées par l'Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) n’auront pas été appliquées.La France n’a pas en effet encore ratifié le traité de non-prolifération nucléaire et c’est ce qui avait motivé l’embargo canadien envers la CEE.MÊiÈtÊKlÊKÈÊII ¦ plus enchanteur que la fiction Quel est le secret derrière la fascination qu’exerce ce royaume magique de la Méditerranée sur tant d’Européens?Peut-être est-ce.les 20 milles qui séparent le Maroc de l’Espagne.ses 300 jours de soleil par année.ses 2 000 milles de plages.ou encore ses 4 000 ans d’histoire.Dès que vous aurez découvert le vrai visage du Maroc, vous succomberez à son charme à votre tour.Quels doux délices vous attendent! Palais somptueux, jardins aux mille parfums, mosquées d’une beauté et d'une sérénité inimaginables, hôtels de grand luxe reflétant une nouvelle magnificence architecturale.Souks animés qui chantent des aubaines de toutes sortes: tapis berbères, articles de cuir, bijoux, pièces d'or, d'argent et de cuivre.Et les romanesques rêveries des Mille et Une Nuits qu'évoquent les casbahs mauresques, les cavaliers berbères, les oasis verdoyantes et les hommes bleus du Sahara.Et les cités légendaires de Casablanca, Tanger, Fez, Marrakech, et Agadir.Combien de plaisirs inattendus vous goûterez.Sirotant une boisson exotique au bord de la piscine, savourant vos fruits de mer préférés, fraîchement pêchés.Le tennis.Le golf.La plongée sous-marine.L'équitation.Même le ski en plein mois de mai! Le petit-déjeuner ne coûte que $1.00, le salon de coiffure $2.00 et une luxueuse chambre d'hôtel $11.00 par jour! Intéressant, n'est-ce pas?Encore plus merveilleux sont les quatre vols directs par semaine du Canada au Maroc, à partir de $319.00, transport aérien Montréal-Casablanca aller-retour tarit super-Apex, ou des vacances de deux semaines, à partir de $678.00 incluant aller-retour par avion, séjour deux semaines, transfert, circuit autocar, et deux repas par jour.Vous pouvez aussi planifier des escales en Europe pour peu ou pas de frais supplémentaires.Le Maroc ne cesse jamais d'émerveiller.Ses couleurs, sa musique, ses coutumes, son peuple, son hospitalité, voilà le secret de son charme.Pour découvrir le vrai visage du Maroc, remplissez le coupon ci-dessous pour recevoir gratuitement les brochures de vacances en couleur, ou appelez dès aujourd'hui votre agent de voyages.Oui, j'aimerais dts vacances enchanteresses! Veuillez m’envoyer votre documentation gratuite le plus tôt possible.Le royaume Wdu Maroc Voici ce qui m'intéresse: >•» ?Tanger et les stations balnéaires de la côte Méditerranée ?Circuits des Villes Impénales: Marrakech, Rabat.Fez.Meknès ?Agadir et les Circuits du Grand Sud O Casablanca et la côte Atlantique ?Loisirs au Maroc (sportset loisirs) ADRESSE- VILLE- PROV- Office national marocain du tounsme 54 Frontenac.C P 751.Place Bonaventure.Montréal.Québec H5A IC9 SSSS\SN\\\\' Le Devoir, mardi 17 janvier 1978 * 11 Menu de santé Une croisade contre la viande, ce monstre sacré par Renée Rowan Grasse cuisine, maigre testament, affirme Louise Lambert-Laeacé dans son der- T dont le lancement a lieu aujourd'hui même aux éditions de l'Homme.Plus convaincue que jamais que "le Nord-Américain creuse sa tombe avec ses dents”, cette diététiste dont la réputation n'est plus à faire, tente dans cet ouvrage — le quatrième après La diététique dans la vie quotidienne, La botte d lunch et Comment nourrir son enfant (ce dernier en est à son 56,000ème exemplaire et a été traduit en anglais et en portugais) — de faire le point sur des questions bien actuelles et des problèmes soulevés par des nutritionnistes dans les pays industrialisés.A l'heure actuelle, une hypothèse se dégage de toutes les recherches dans ce domaine; elle relie une consommation excessive d'aliments riches en graisses particulièrement “saturées” à une augmentation du taux de mortalité en général, comprenant une augmentation des accidents cardio-vasculaires."Chacune de ses affirmations est le fruit d’une recherche en profondeur.elle sait aller aux sources avec l’esprit critique et obtenir l’information pertinente”, note dans la préface le directeur du département de recherches sur les lipides et l’athérosclérose à l'Institut de recherches cliniques de Montréal, le Dr Jean Davignon.Ce témoignage ne fait qu'ajouter encore plus de poids à la démarche de cette éducatrice en nutrition.Dans Menu de santé (on remarquera l’absence d’un "s” à menu puisqu'il s’agit non pas d'une série de menus, mais d'une réévaluation complète de nos habitudes 'alimentaires), l’auteur entreprend une croisade en faveur d’une moins grande consommation de viande responsable en grande partie des maladies dites de civilisation."Entreprendre une croisade contre un des monstres sacrés de l'alimentation nord-américaine en luttant contre la consommation excessive de viande n’est pas une démarche populaire, la viande étant tellement choyée dans nos coeurs et dans nos assiettes”, reconnaît Louise qui souligne que 85% des Canadiens entre 12 et 65 ans mangent du boeuf tous les jours.En résumé, nos habitudes alimentaires délaissent graduellement des aliments comme le pain, la vraie pomme de terre, le lait, encouragent trop peu les fruits et les légumes et donnent la priorité aux aliments riches en matières grasses.Elles contiennent approximativement le même excédent de calories depuis des années, mais la sédentarité s'accentuant après l’âge de 40 ans, l’excès de poids est devenu quasi épidé- mioue dans la population adulte.Les aliments dans le vent à l’heure actuelle sont beaucoup plus riches qu’on ne le soupçonne: — le boeuf, quasi-ominiprésent dans l’assiette, est plus riche en gras invisible que toutes les autres viandes fraîches; il se mange deux fois plus que le porc, 20 fois plus oue le veau et 35 fois plus que 1 agneau; — les fromages, contenant en moyenne huit à 10 fois plus de gras que le lait entier, tendent à éclipser ce dernier; — la crème glacée, quatre à cinq fois plus riche en gras que le lait entier, attire elle aussi de plus en plus d’adeptes réguliers; — les frites, 13 fois plus riches en gras que la pommes de terre nature, et les croustilles, 40 fois plus riches par 100 grammes que cette dernière, occupent une part de plus en plus importante du marché.Ce que l’auteur propose?"Rien d'extrémiste ni d’impossible, affirme-t-elle.Le livre vise à redonner à notre -menu un équilibre nutritif en réduisant la consommation de viande et en augmentant la consommation de légumes, de fruits et de céréales à grains entiers.Ce que j’ai essayé de faire, c’est de simplifier et de démystifier le végétarisme qui peut sembler n’etre bon que pour les “barbus”, les marginaux, alors qu’un végétarisme modéré est, en fait, facilement applicable et largement bénéfique pour l’ensemble de la population.” Il n’est pas rare que l’auteur et sa famille — un mari et trois adolescentes — passent une semaine entière sans manger de viande du tout.“Il nous arrivera, à l’occasion, de manger de la volaille, mais la quantité de protéines animales dans notre assiette est largement diminuée.Nous mangeons des oeufs, du poisson, du fromage pauvre en gras, des fruits et des légumes, du yogourt, des légumineuses.Çelles-ci, à cause de leur goût qui ne nous était pas familier au début, ont été plus difficiles à faire entrer dans nos habitudes alimentaires.Maintenant, elles ne soulèvent plus de protestations.Nos adolescentes grandissent bien et semblent satisfaites." Pour favoriser un réajustement souhaitable, nutritive-ment parlant, l’auteur propose en première partie de Menu de santé une réflexion sur le déséquilibre de nos menus actuels.mais ne s’arrête pas là.Elle permet au lecteur, au cours du livre, d’évaluer ses propres habitudes au niveau de sa consommation quotidienne de matières grasses et de protéines, deux éléments du menu qui sont, surconsommés: “C’est en calculant que l’on voit le mieux ses erreurs”, dit-elle.Cette plaidoirie en faveur d’une moins grande consommation de viande vise à stimuler des changements concrets.EXUP XI .pour les philatélistes Un groupe de collectionneurs de timbres de Montréal a créé une rareté philatélique actuellement fort en demande partout au pays.En effet, bénéficiant d'unè autorisation spéciale du ministère fédéral des Postes, les organisateurs d’EXUP XI, une exposition philatélique provinciale qui aura lieu au Vélodrome du 12 au 14 mai, ont surchargé des timbres ordinaires d’un cent avec la mention EXUP XI et la date de l’événement à venir.Ces timbres ne peuvent servir à affranchir le courrier puisqu’aux yeux des Postes ils sont déjà usagés, mais comme ils ont leur gomme, ils peu-, vent être apposés sur tous les articles postaux, à côté des timbres ordinaires.Beaucoup de philatélistes, cependant, aiment à les conserver tels quels, en feuillets de 100.par exemple.Les fonds recueillis par la vente de ces minuscules vignettes, différentes des figurines vendues aux guichets des Postes, serviront à financer l’organisation de l'exposition philatélique provinciale.Les promoteurs ont fait im- primer 10,000 de ces timbres et en contrôlent sévèrement le tirage et la diffusion.Tous les philatélistes qui se rendront samedi prochain, le 21 janvier, au Complexe Desjardins pour y visiter le Salon de la Philatélie, recevront un de ces timbres spéciaux en cadeau au kiosque des organisateurs d’EXUP XI.Le Salon de la Philatélie, premier événement du genre à etre organisé à Montreal, ne durera qu'une seule journée et se déroulera sur la Place publique du Complexe Desjardins, de 10 heures à 22 heures.Les philatélistes y sont invités à venir échanger leurs timbres, s’ils le désirent, dans une section réservée organisée comme un marché aux puces.Le ministère des Postes y aura un intéressant kiosque sur la promotion du code postal.le Musée des Postes y aura également un exhibit intéressant.En plus d’une exposition nouveau genre qui sera commentée à toutes les heures, le Salon comportera des projections audio-visuelles, des ateliers et un concours de popularité des timbres canadiens.NOUVELLEMENT ARRIVÉS: 500 CLASSEURS USAGÉS 2 et 4 tiroirs - Grandeur légale * OUVERT SAMEDI JUSQU'À MIDI * DISTRIBUTEURS M Ê ËÊËJÊÊ D AMEUBLEME V DE BUREAU FUTURIC 1401 ouest, rue Legendre.Montréal.P Q Tel.381-8861 Louise propose deux plans d’action: le "joyeux compromis" en 14 menus quotidiens qui conservent une ouantité minimale de viande, volaille et poisson (trois à trois onces et demie par jour, par personne, ces produits n’apparaissant qu’à un seul repas et sont choisis parmi ceux qui contiennent moins de 20% de gras) et la "grande aventure”, en huit me- nus libérés de viande, un, deux et trous jours par semaine, pour arriver graduellement à ne plus en manger du tout, le tout accompagné de recettes-santé.Ces aspect pratique du livre a pour but de sécuriser le lecteur en lui proposant un modèle facile à suivre “qui reste dans les limites du raisonnable", affirme l’auteur, Relaxation par bio-feedback par Richard Garlick de /a Presse Canadienne Hal Myers, thérapeute du comportement à l’institut Allen Memorial, de Montréal, est d’avis que les gens de^ vraient davantage tenir compte de ce que leur dit leur peau.À cette fin, il a mis au point un dispositif qu’il ap-, pelle "relaxation par biofeedback”, dont il se sert pour traiter, notamment, la migraine et la crainte des ascenseurs.Ses clients apprennent à contrôler la tension et l’anxiété en suivant de près ce que leur dit leur épiderme dans un langage qui consiste en croissances microscopiques de la conductivité électrique de la peau et qui signale le début du stress physique et mental.La technique, connue depuis longtemps et surtout utilisée dans les détecteurs de mensonge, exigeait jusqu'à maintenant un équipement encombrant et coûteux.Myers a mis au point petit appareil qu'il a baptisé 'GSR", initiales anglaises de l'expression "réaction galvanique cutanée”.Il espère ainsi sortir le biofeedback du laboratoire et le mettre à la portée de tous.L’ingénieur eh électricité, âgé de 32 ans, compte mettre son appareil sur le marché et prévoit déjà plusieurs usages non cliniques.“Dans un conseil d’administration où la tension règne, le processus cérébral devient moins efficace à mesure que s'accroît le niveau de stress.C'est alors que le GSR peut entrer en scène".Selon Myers, il semble que les mains des gens atteints de migraine refroidissent juste avant l'arrivée du mal de tête.À l’aide de l’appareil, la personne souffrante peut souvent empêcher la migraine en ap- prenant à pomper plus de sang dans ses mains.L'un des cobayes de Myers a réussi à hausser la température de ses mains de 17 degrés en sept minutes.Autre usage envisagé pour l'appareil: la relaxation des sportifs avant l’épreuve.Aux États-Unis, un excollègue de Myers se sert du GSR avec succès pour traiter les begues et même les hommes qui souffrent d'impuissance et d’éjaculation précoce.Myers évite d'avancer trop de promesses, car plusieurs utilisations de l’appareil sont au stade expérimental.Il affirme néanmoins que la machine pourrait au moins remplacer l’alcool et les calmants chimiques comme moyens de relaxation.Myers est un exemple vivant des bienfaits de la relaxation par bio-feedback.Durant notre interview, chez lui, l'inven- teur, on-ne-peut-plus composé, préparait le dîner tout en tenant à l’oreille le récepteur du téléphone pour donner des conseils à un ami sur son téléviseur en panne et à un autre ami sur ses spasmes."Je suis paruculièrement bon dans les embouteillages, a révélé Myers qui s’adonne aussi au yoga, à l'alimentation dite naturelle et aux randonnées de 100 milles à bicyclettes”.Myers a quelques autres inventions sur la table de travail, mais le GSR est la plus sérieuse: l’appareil a récemment remporte un prix à la sixième exposition internationale des inventions et des nouvelles techniques, à Genève.Une version antérieure du GSR, qui a valu à Myers un prix à la même exposition, il y a deux ans, est vendue dans 40 pays, mais seulement aux hôpitaux et universités.Hal Myers, inventeur et thérapeute du comportement dans une clinique de Montréal, fait voir le GSR-II, petit appareil peu coûteux qui, expère-t-il, mettra .le bio-feedback à la portée de tous.Myers se sert de l’appareil pour traiter une variété de malaises ou de phobies allant de la migraine à la peur des ascenseurs.(PhotoPC) Le contrôle des armes à feu: tout le monde n’est pas visé.Le 1 er janvier 1978, de nouvelles dispositions du Code criminel concernant le contrôle des armes à feu entraient en vigueur.Pour comprendre les motifs qui ont poussé le gouvernement à instaurer un tel programme de contrôle, il faut savoir que l’usage criminel et les abus ont augmenté de façon considérable, de telle sorte que le nombre de pertes de vie causées par le mauvais emploi des armes à feu est devenu inacceptable pour une société qui se respecte.Cependant, la Loi ne vise pas tout le monde.Elle s’adresse aux personnes qui utilisent les armes à feu de manière irresponsable et illégitime.Afin d'enrayer ce problème, les tribunaux disposent désormais de l’autorité nécessaire pour interdire aux criminels et aux personnes dangereuses la possession et l’utilisation d’armes à feu.Les chasseurs et les sportifs qui utilisent leurs armes de façon responsable continueront de le faire en toute liberté.Il en est de même pour les différents groupes autochtones.On a donc apporté des modifications au Code criminel en poursuivant des objectifs précis: empêcher les personnes ayant une prédisposition à la violence d’avoir accès aux armes à feu, promouvoir l'utilisation responsable des armes à feu et en décourager l'emploi criminel.Voici les points saillants de la législation.prohibées La législation donne une liste des armes prohibées, dans laquelle on retrouve les armes à feu sciées, coupées ou modifiées de façon à ce que la longueur du canon soit inférieure à 18 pouces ou que la longueur totale de l’arme soit inférieure à 26 pouces.Les armes automatiques sont aussi des armes prohibées, à moins qu'elles aient été enregistrées par des collectionneurs de bonne foi avant le 1 er janvier 1978.Pour obtenir de plus amples détails au sujet des armes prohibées, veuillez communiquer avec le poste de police de votre localité.Cette disposition de la Loi est en vigueur depuis le 1 er janvier et elle prévoit une peine d’emprisonnement maximale de 5 ans pour la possession illégale d’armes prohibées.A 4É|ftArmes à autorisation restreinte Dansla categorie des armes à autorisation restreinte, on a ajouté les carabines M-1 ainsi que les armes semi-automatiques munies d’un canon de moins de 18 V2 pouces de longueur (moins de 26 pouces de longueur totale, par repliement ou emboîtement), pouvant tirer des munitions à percussion centrale.Ces armes viennent s'ajouter aux pistolets dont l'utilisàtion est déjà soumise à certaines dispositions du Code criminel.Les propriétaires d’une arme à autorisation restreinte doivent enregistrer l,eur arme auprès du registraire local d'armes à feu.Pour obtenir la liste des armes à autorisation restreinte, veuillez communiquer avec le poste de police de votre localité.^^Utilisation responsable des armes à feu Le gouvernement fédéral, en collaboration avec les provinces, travaille actuellement à l'élaboration d'un programme éducatif dont l’objectif sera de renseigner les Canadiens sur l’utilisation responsable des armes à feu.On pourra alors donner des indications précises sur le maniement, l’entreposage et le transport des armes à feu et des munitions, le tout dans le but d’éviter des accidents malencontreux.D'autre part, l’utilisation négligente d’une arme à feu constituera une infraction à la Loi._ - Le contrôle des armes à feu.L’important, c’est la vie.Sanctions plus’sévères Une personne trouvée coupable d’avoir utilisé une arme à feu lors de la perpétration ou la tentative de perpétration d’un acte criminel, devra purger, dans le cas d'une première infraction, une peine d’emprisonnement d’au moins 1 an et d'au plus 14 ans, obligatoire et consécutive à la peine pour l’acte criminel commis.Pour une infraction subséquente, une peine d’au moins 3 ans et d'au plus 14 ans est prévue.Ces sanctions plus sévères sont introduites dans le but de réduire le nombre d’actes criminels commis au moyen d’armes à feu.^Pouvoirs de perquisition 3t de saisie Depuis le 1er janvier, la police peut, sans mandat, faire des perquisitions et saisir les armes à feu dont une personne a la possession, dans des circonstances où il serait difficile d'obtenir un mandat rapidement et où la sécurité d’une personne serait menacée.Les perquisitions et saisies sans mandat ne peuvent être effectuées que dans des situations graves et doivent faire l’objet par la suite d’un rapport présenté à un magistrat.Pour que cette Loi soit appliquée de façon efficace, le gouvernement fédéral a prévu la participation et la collaboration de tous les corps de police du Canada, ainsi que des principaux groupes et organismes intéressés.On pourra ainsi se procurer tous les renseignements concernant cette Loi auprès de n’importe quelle force policière au Canada.Certaines dispositions de la Loi n'entreront en vigueur que plus tard, comme, par exemple, le système d'autorisation d’acquisition d’armes à feu, qui s’appliquera à compter du 1 er janvier 1979.Cette législation aura pour conséquence de diminuer les pertes de vie imputables directement à l’utilisation d’armes à feu.Il faut toutefois souligner que la grande majorité des propriétaires d’armes à feu qui utilisent leur arme de façon légitime et responsable ne sera pas affectée par la Loi.Ces modifications au Code criminel veulent en effet corriger des abus et non pas restreindre les libertés individuelles.Cependant, même s’il arrivait que cette législation cause des inconvénients à certaines personnes, nous croyons qu’e'le devrait obtenir l’appui de tous les citoyens qui pensent, comme nous, que l’important, c'est la vie.Pour de plus amples renseignements, prière de communiquer avec le poste de police de votre localité ou le chef provincial des préposés aux armes à feu, ou encore d’écrire à l'adresse suivante: Le contrôle des armes à feu au Canada, 340 ouest, avenue Laurier, Ottawa, Ontario Kl A 0P8 1+ Gouvernement du Canada Ministère de la Justice Solliciteur général Canada Government of Canada Department of Justice Solicitor General Canada 12 • Le Devoir, mardi 17 janvier 1978 Informations Internationales Les “grands” face à face en Mer Rouge ADEN (AFP) - F-100 américains d'un côté, MIG-21 soviétiques de l'autre, navires de guerre de la marine française sur une rive, bâtiments de la flotte soviétique sur l'autre, reflet de la division Est-Ouest avec un pilier dans chaque camp, la porte Sud de la Mer Rouge qui s’ouvre sur l'Océan Indien est bien gardée.A l'est, Aden où l’Union so-viétiaue et ses alliés cubains et est-allemands sont omniprésents avec quelques quatre mille experts et conseillers répartis dans l'armée, la police, la sécurité et la milice et dans divers projets agricoles ou géologiques.A l'ouest, Djibouti où l'Occident observe, surveille et, par l’intermédiaire de la France, entretient plus de quatre mille soldats prêts à protéger les frontières d'une petite république aux portes de laquelle le canon tonne.Seule différence: les Soviétiques sont là depuis cinq ans, les Français depuis plus de cent.Entre les deux, quelques kilomètres d’une mer tour à tour tumultueuse ou d'huile, dont les eaux varient du bleu profond au vert émeraude: c’est le détroit de Bab El- Mandeb ou "Porte des lamentations", haut lieu de la navigation maritime où se croisent pétroliers géants, cargos porte-conteneurs et boutres de trafiquants yéménites à la coque multicolore poussée par une voile latine.Chassée de la fameuse base somalienne de Berbera pour un crime de polygamie avec l'Ethiopie révolutionnaire, l’URSS n’a eu que le golfe d’A-den à traverser pour trouver une terre hospitalière.Une nuit d’escale à Aden est instructive.Avant même d'avoir touché le sol yéménité, on découvre à côté de "Little Aden”, à l’ouest de la rade, ce qui passe pour être un camp international d’entraînement à la guérilla entouré d'un périmètre interdit.En survolant la rade, on aperçoit le dock flottant qui, il y a encore peu, était ancré à Berbera à la disposition de la marine soviétique.Cap plein nord, le dock n'a eu que quelques cent cinquante milles nautiques à se faire remorquer pour être en sécurité.Moscou sentant le vent tourner, certains affirment que l’opération a eu lieu avant que Mogadiscio ne re- tire à la flotte soviétique ses "facilités”.Outre les deux ou trois bateaux de guerre soviétiques qui relâchent régulièrement dans la rade, pendant que des escorteurs français accouplés aux quais de Djibouti, une dizaine de navires de commerce battant pavillon des pays de l’Est sont en permanence amarrés sur coffre déchargeant leurs marchandises.A l’image des autres ports de la Mer Rouge et notamment d'Assab, Port-Soudan, Djeddah et Hodeidah, Aden connaît un engorgement chronique qui profite à Djibouti.Une quinzaine de jours d'attente étant nécessaires, les navires viennent en effet débarquer à Djibouti qui sert de port de redistribution.Sur l’aéroport, immobilisés sur une contre-piste sablonneuse à distance respectable des curieux, deux lourds quadrimoteurs Antonov et quelques Ilyouchine de l’armée de l'air soviétique sont rangés.Pendant presque tout le mois de décembre, deux à quatre appareils de ce type ont, quotidiennement, atterri, ou décollé d’Aden transportant de mystérieuses cargaisons.Hanoi et Phnom Penh massent des troupes BANGKOK (AFP) - De nombreux renforts cambodgiens et vietnamiens sont acheminés vers la frontière, indiquaient hier à Bangkok les services de renseignements thaïlandais.De nombreuses unités cambodgiennes (une dizaine de milhers d’hommes disent certaines sources informées) ont fait mouvement ces dernières 48 heures vers le front oriental, a confirmé une source militaire informée qui a précisé que les Cambodgiens acheminent leurs renforts en petits groupes, par bateau, depuis les provinces maritimes occidentales, par camions et par trains, depuis les garnisons des provinces de Battambang (ouest du pays) Oudor Mean-chey (nord) Preah Viharn (Centre).Les détachements se reforment en plus grandes unités à proximité du front.Le front constitue toujours — depuis maintenant dix jours — la même ligne en dents de scie qui suit le tracé de la frontière.Ces services de renseignements, dotés de moyens électroniques hérités de l’armée américaine précisent qu’en certains points, les forces viet- Mise en doute du suicide de Baader STUTTGART (Reuter) -Devant la commission d’enquête sur la mort des trois prisonniers de Stammheim en octobre, Irmgard Moeller, membre du groupe Baader-Meinhof, a démenti hier avoir voulu se suicider.D’après les conclusions de l’enquête officielle, Andréas Baader et Jan-Carl Raspe se suicidèrent d’un coup de revolver, Gudrun Ensslin se pendit avec un câble, et Irmgard Moeller s’enfonça un couteau dans la poitrine, en apprenant que le commando extrémiste du Boeing de la Lufthansa avait été mis hors de combat à Mogadiscio.Mme Moeller, qui a porté plainte contre “X pour tenta: tive d’homocide,” a affirmé que “le suicide contredisait totalement la politique de la Fraction Armée rouge (RAF)” et juge impossible que des armes, des explosifs et radios aient pu être introduits dans la prison par les avocats de la défense.Les témoignages de gardiens de la prison ont du reste contredit les déclarations du procureur fédéral Kurt Reb-mann, selon lequel les avocats introduisirent dans le pénitencier les pistolets cachés dans des dossiers début 1976.Les dossiers des avocats de gauche ont été passés au détecteur de metal, ont dit les gardiens à la commission.L'eau potable c'est important .AOTE Mme Moeller a déclaré avoir suivi les nouvelles sur la prise d’otages de Mogadiscio jusqu'à dix heures du soir sur la radio de la prison.Celle-ci ayant été fermee, elle s'endormit après avoir entendu deux coups de feu assourdis.Elle affirme encore s’être réveillée sur une civière et avoir entendu une voix dire: "Baader et Ensslin sont déjà froids”.D’autre part, le nouveau procès d’un autre membre du groupe Baader-Meinhof, Rolf Pohle, s’est ouvert hier à Munich.Extradé de Grèce en 1976, Pohle est accusé d’extorsion à l’encontre de l’État.Il avait été libéré avec quatre autres détenus anarchistes en 1975 en échange du chef de l’opposition chrétienne-démocrate de Berlin-Ouest, M.Peter Lorenz, et placé dans un avion pour le Sud-Yémen, avec 20,000 marks chacun.Pohle a été expulsé de la salle pour interruption constante de la procédure.R est apparu en levant le poing et s’est notamment couvert le visage d’un masque de papier blanc portant l’inscription: "Droits de l’homme pour tous les prisonniers, ici comme ailleurs.arrêtez la torture et le meurtre".Le tribunal a consenti à faire procéder à un examen médical du détenu, qui, selon ses avocats, a été maintenu dans une cellule au froid glacial et a perdu énormément de poids ces dernières semaines.Rolf Pohle avait été condamné en 1973 à six ans de prison pour avoir procuré des armes à la RAF.namiennes — six divisions d’infanterie, deux régiments de chars et deux régiments d’artillerie — occupent des positions situées à plus de 20 km à l’intérieur du Cambodge.Les Cambodgiens, bien 3u'ayant subi une défaite Iprs e l’offensive du premier janvier, poursuivent des opérations de commandos meurtrières à travers les lignes vietnamiennes: le 9 janvier, selon l’agence Vietnamienne de presse, ils auraient pénétré de plusieurs kilomètres à l’intérieur des provinces de An Giang et Darlac.C’est à la suite d’une de ces opérations que les Vietnamiens se sont emparés du district de Kompong Trach, au nord du Bec de canard, au cours des dernières 48 heures.Les troupes vietnamiennes disposeraient, selon ces sources, de huit divisions en réserve au sud du Vietnam.Il ne semble pas cependant que Hanoï ait décidé pour le moment de lancer une opération éclair sur Phnom Penh.Toutefois, les responsables militaires cambodgiens auraient pris toutes les précautions.Des tranchées ont été creusées autour de la capitale, des barrages anti-char et des nids de DCA mis en place, affirme-t-on à Bangkok.Selon les observateurs diplomatiques, les Vietnamiens espèrent une "déstabilisation” puis un effondrement du régime de Phnom Penh et l’instauration d’un gouvernement "ami".Les journaux de Bangkok affirment que ce processus est déjà engagé sans toutefois donner de précision sur son évolution.Il semble en effet que le moral des forces révolutionnaires cambodgiennes soit bas: les messages échangés entre les unités de l’Ouest et le commandement donnent à penser que celles-ci font mouvement vers le front sans enthousiasme.Certaines mêmes, selon ces messages, cherchent des prétextes pour retarder leur départ, faisant notamment état de tension sur la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande qui a pourtant retrouvé son calme.À Bangkok, l’idée que le Cambodge pourrait perdre son indépendance crée une certaine inquiétude dans les milieux gouvernementaux dont les journaux d’hier se font l’écho.Jusqu’à présent, Bangkok a fait preuve de la plus stricte neutralité dans ce conflit: si les Vietnamiens entraient à Phnom Penh, cette neutralité pourrait être remise en question.CENTRE D’ÉDUCATION PERMANENTE SESSION HIVER 1978 FRANÇAIS et ANGLAIS COMME LANGUES SECONDES Choixd’horairo —7 semaines—$89 Aussi: Rédaction anglaise et française “Carrefour" — programme de perfectionnement dans la langue seconde C ivilisation Q uébécoise Cours de conversation espagnole > vmcft Renseignements: YMCA Centre-Ville 1441 rue Drummond Montréal.T«l.: 849-5331, poste 721 TEST # 3 JEUDI LE 19 JANVIER 16H À19H Pour nombre d'observateurs dans la corne de l’Afrique, il ne fait aucun doute que les Cubains et les Soviétiques, expulsés de Somalie à la mi-novembre, ont transité par Aden.Il existe d'autre part vraisemblablement un pont aérien reliant la capitale sud-yéménité à Adais-Abeba, de même qu’il en existe un entre Djibouti et Addis-Abeba, à raison de deux à trois appareils par jour à la suite de l'arrêt du trafic sur le chemin de fer franco-éthiopien.Le vieux DC-6 de la compagnie sud-yéménite Alyemda, empannage bleu et rouge, moteurs noirs de suie, qui assure la liaison hebdomadaire Mogadiscio-Aden, est à peine pose que commence un assourdissant ballet.Mig-19, Mig-21 couleur sable, décollent dans un bruit infernal pour leur entrainement quotidien tout comme à la même heure, de l’autre côté du détroit, s’envolent des F-100 de l’armée française.On ignore toutefois l'identité des pilotes aux commandes des Mig.Ce ballet assourdissant va se prolonger bien après le coucher du soleil, alors que les appareils disparaissent dans la nuit ne laissant derrière eux qu’une longue flamme jaune.Devant l’aérogare, accroché à quelques poteaux, un calicot rouge souhaite la bienvenue, en Arabe et en russe, à une quelconque délégation moscovite, qui débarquera en pleine nuit d'un Tupolev-154 aux couleurs de l’aéroflot.La relève de l’équipage, uniforme bleu pétrole à casquette plate pour les hommes, chapeau-boule et jupes courtes pour les dames, donnent lieu à un branle-bas général dans l'aéroport endormi.Les employés de la boutique "hors taxes" assoupis derrière leur comptoir sont réveillés sans scrupule par stewards et hôtesses bruyants qui dévorent des yeux les bienfaits de la société de consommation entreposés derrière des vitrines: télévision et caméras japonaises, montres suisses, cigarettes et alcools français, américains ou britanniques.Dans la salle d'arrivee, des portraits géants du trimuvirat au pouvoir, costumés à l'occidentale, ornent les murs tout comme Marx Engels et Lénine.La disposition des portraits varie suivant les endroits et reflète, selon les experts, les luttes opposant les trois hommes: MM.Salem Robaye Ali, président, Ali Nasser, premier ministre, et Abdel Fatah Ismail, secrétaire-général du parti qui passe pour être par l'homme fort.Le rare voyageur en transit peut téléphoner mais il est interdit d'appeler les diplomates et le seul téléphone public ne répond plus.Il n'en existe aucun autre, affirme le responsable de l’aéroport, bien que derrière le guichet fermé du bureau de change trônent deux appareils.Le the et le café, boissons nationales sont introuvables dans la salle d'attente, n faut se contenter d’un ersatz de Coca-Cola produit que l’on retrouve aussi de l'autre côté du détroit mais dans un aéroport ultra-moderne.M -> - amestac ^ Soudan DJIBOUTI Addis-Abéba Ethiopie milUi Arabie du Ouganda d'Aden omalie Ocean L’Ethiopie prépare l’invasion de la Somalie, avertit Barré NAIROBI, (d’après Reuter et AFP) - La Somalie a lancé hier un cri d’alarme, affirmant que les ministres de la Défense d’Union soviétique et de Cuba se trouvaient en Ethiopie, où un haut commandement mixte préparerait un plan d'invasion du pays voisin."Il apparaît que, bientôt, des attaques aériennes, terrestres et maritimes seront lancées conjointement contre la république démocratique de Somalie par l’Éthiopie, la Russie et leurs alliés afin d’occuper des secteurs hautement stratégiques de la Somalie”, a déclaré le ministre de l’Information Abdulkassim Salad Hassan dans un communiqué diffusé par l’agence de presse somalienne Sonna."Le plan d’invasion est conçu par le commandement militaire stratégique composé de huit officiers supérieurs russes, quatre éthiopiens et trois cubains, tandis que ac- tuellement les ministres de la Défense de Russie et Cuba se trouvent secrètement à Addis Abeba”, poursuit le communiqué.“Danab", le journal du Front de libération de Somalie occidentale avait déjà affirmé que le maréchal Dmitri Ustinov et le général Raul Castro se trouvaient en Éthiopie.A Washington, le département d’État avait également mentionné la présence du général Castro en Éthiopie.Le président somalien Siad Barré a reçu dimanche les ambassadeurs de cinq pays occidentaux pour les informer de “l’invasion imminente” de la Somalie par les pays du Pacte de Varsovie ayant l'Éthiopie pour avant-garde, annonce d’autre part un communiqué publié par l’ambassade de Somalie à Londres.Ce communiqué souligne que “les Russes et leurs alliés” ont importé en Éthiopie les armes les plus modernes, tanks T-62, fusees lie 300 à 700 km de portée, artillerie lourde et avions Mig-21 et Mig-23."Ces armes, dit le communiqué, seront servies par des Russes, des Cubains, des Tchécoslovaques, des Allemands de l’Est, des Hongrois et des ressortissants d’autres pays du Pacte de Varsovie.” Le président Siad Barré, poursuit le communiqué, a demandé aux ambassadeurs des États-Unis, de Grande-Bretagne, de France, d’Allemagne fédérale et d'Italie de transmettre à leurs gouvernement respectifs la “demande somalienne urgente d’armes et de personnels occidentaux pour la défense de l’intégrité territoriale de la république démocratique somalienne.” Le communiqué conclut: “Le président assure les ambassadeurs que cette assistant sera utilisée pour la défense de la Somalie et n’est pas destinée au Front de libération de la Somalie occidentale dans sa lutte armée contre les colonialistes abyssins.” Le ministre de l’Information somalien rappelle en ou-* tre que le président Jimmy Carter s'est déclaré,préoccupé par l’acheminement d’armes soviétiques en Éthiopie et a souhaité que soit mis fin aux ingérences étrangères dans Ja corne de l’Afrique.La Somalie, poursuit-il, tout en continuant à soutenir les mouvements de libération so-malis dans leur quête de l’indépendance est prête à prendre part à la recherche d’un réglement pacifique "entre les forces de libération et le régime colonial" (éthiopien).“La Somalie appelle le monde en général, et les forces éprises de paix et amies en particulier à la soutenir pleinement pour faire échec à cette sinistre invasion", conclut le ministre de l’Information.École des Hautes Études Commerciaies Aflihee a I Université de Montreal Prochaines activités des Programmes de développement des gestionnaires POUR CADRES SUPÉRIEURS ET INTERMÉDIAIRES Des services de consultation en perfectionnement sont offerts à toute entreprise, secteur ou association désireux d’y faire appel.De plus, les Programmes de développement des gestionnaires ont mis sur pied les activités suivantes : Analyse transactionnelle: un outil de gestion Les 25, 26, 27 janvier 1978.Pour tous les cadres ou représentants syndicaux intéressés à mieux saisir les types de relations existant entre des individus.Sujets traités: présentation des concepts, illustration de ces derniers par divers exercices se rattachant à des problèmes vécus dans des organisations (manifestations d’agressivité, critique.).Date limite d’inscription: 20 janvier 1978.L’administrateur et la planification fiscale Les 1,2,3 février 1978.Pour tous les propriétaires, directeurs généraux de petites et moyennes entreprises et administrateurs.Sujets traités: incidences fiscales des principales sources de revenus de l'administrateur (revenu d’entreprise, de biens et d’emploi), planification fiscale (différents moyens de réduire et de différer Timpôt, les transferts de biens et de revenus).Date limite d'inscription: 25 janvier 1978.Principes actuariels dans le cadre des avantages sociaux Les 25, 26, 27 janvier 1978.Pour toutes les personnes oeuvrant dans le domaine de prévoyance collective.Sujets traités: la responsabilité de l’actuaire et les objectifs d’une évaluation, principes fondamentaux de mathématiques d’assurance, leur application aux assurances collectives et aux régimes de rentes, les aspects démographiques et actuariels de la sécurité sociale.Date limite d’inscription: 20 janvier 1978.Le syndicat et l’entreprise Les 13,14,15 février 1978.Pour toute personne tant du côté patronal que syndical, qui désire mieux comprendre le domaine des relations patronales-ouvrières.Sujets traités: présence d’un syndicat dans l’entreprise (organisation, mécanismes de fonctionnement interne d’un syndicat, procédure d’accréditation.), la négociation collective, la convention collective.Date limite d’inscription: 20 janvier 1978.Renseignements: (514) 343-4497 École des Hautes Études Commerciales Centre de formation et de perfectionnement en administration Programmes de développement des gestionnaires 5255, avenue Decelles Montréal H3T 1V6 ' v Informations Internationales Le Devoir, mardi 17 janvier 1978 * 13 Soares hésite à prendre un nouveau “virage à droite” LISBONNE (d'après AFP et Reuter) — La réunion que la commission nationale du parti socialiste va tenir aujourd'hui à Lisbonne suscite la plus grande expectative dans les milieux politiques.Le parti socialiste portugais se trouve en effet i la croisée des chemins et le choix décisif qu'il va devoir faire ne manquera pas, quel qu'il soit, de provoquer des remous entre les diverses "sensibilités" du parti.La rupture du dialogue avec le parti communiste et le succès de ses négociations avec le Centre démocratique et social placent le parti de M.Mario Soares devant le dilemme suivant: renoncer à former le gouvernement, ce qui équivaudrait à abandonner le rôle national de premier plan qu'il a joué jusqu'à prisent, ou faire une alliance de aouverne-ment avec le Centre démocratique et social, reléguant du même coup le Pc dans le ghetto, ce qui ne manquerait d'être interprêté comme un "nouveau virage à droite" et une entorse aux directives du dernier congrès.Lors de son congrès d’octobre 1976, le parti socialiste avait réaffirmé en effet l'engagement qu'il avait pris devant son électorat de ne faire aucune alliance gouvernementale que ce soit sur sa droite ou sur sa gauche.Toutefois, après la chute du gouvernement Soares, en décembre dernier, le parti socialiste reconnaissait que sa formule de gouvernement minoritaire monocolore n’était plus viable et admettait l'idée d'alliance gouvernementale à condition qu'une telle alliance ne soit pas unilatérale.En définitive, le PS se proposait de faire une alliance à droite qui serait assortie d'un accord politique avec le parti communiste.En fin de compte, M.Mario Soares n’a pas réussi à concilier l'inconciliable.Le Centre démocratique et social ayant eu connaissance du projet d'accord ' PS/PCP, l’a jugé "Inacceptable".Quant au parti communiste, il n'entend pas céder sur Giscard appelle à ’unité sa majorité certains points qu'il Juge fondamentaux (réforme agraire, nationalisations, contrôle de gestion).Devant la rupture du dialogue PC/PS, le parti social-démocrate (PSD) rentrait dans la course pour le pouvoir et relançait dimanche l'idée d'une entente tripartite avec les socialistes et les centristes, Mais cela ne change rien au dilemme du PS qui va devoir annoncer demain sa décision définitive au président de la république.Le PSD a annoncé son changement d'attitude à l'issue d'une réunion de son conseil national qui s’est tenue ce weekend à Lisbonne.Depuis la chute du gouvernement minoritaire socialiste mis en échec au Parlement le 8 décembre dernier sur sa politique écono- (extrême-gauche) et six non-inscrits.Le gouvernement aurait le soutien des 102 députés socialistes, des 73 PSD et des 41 CDS.Un communiqué publié par le parti démocrate et social propose que les trois forma- tions, avec l'aide du président Eanes, entament des négociations sur la formation d'un nouveau gouvernement dès qu'ils seront tombés d’accord sur l'exclusion des communistes.Le problème est que M.Soares a clairement indiqué, lors de ses entretiens avec le président Eanes, que les sévères mesures d'austérité qui doivent être prises pour rétablir l'équilibre financier du pays nécessitent à ses yeux la coopération, sous une forme ou sous une autre, des communistes.Le PCP contrôle en effet 80 pour cent des travailleurs syndiqués et M, Soares estime que le soutien des syndicats à sa politique sera essentiel pour empêcher toute agitation sociale, lorsque les mesures d'austérité commenceront à faire sentir leurs effets.Conseil de guerre occidental pour la phase finale de la CSCE PARIS (d’après AFP et Reuter) — Le président Valéry Giscard d'Estaing, après une semaine de silence, est intervenu hier dans les querelles qui secouent la majorité, en exhortant ses chefs à aplanir leurs différends et à présenter "une image d'unité et de progrès" face à l’union de la gauche dans les élections législatives cruciales et serrées du 12 mars prochain.Devant tous les responsables politiques des formations de la majorité qu’il recevait à déjeuner au palais de l’Élysée, le président a affirmé que leur affrontement électoral serait "suicidaire”: c'est-à-dire qu’il amènerait au pouvoir pour la première fois depuis 20 ans l'union de la gauche: le parti communiste, le parti socialiste et le mouvement des radicaux de gauche.M.Giscard d’Estaing, qui a souligné volontairement qu'il entendait rester, au-dessus de la mêlée, à l’écart des “problèmes des partis politiques” a mis en garde les États-majors de la majorité, d'une part contre la multiplication des candidatures, qui, a-t-il dit, effraierait les Français, et d'autre part contre “toute tentative de coalition" et contre "toute attaque personnelle".En lançant ces mises en garde pressantes, le président Giscard d'Estaing invitait ainsi les responsables politiques de la majorité à mettre fin à une bataille des investitures et des candidatures, qui s'est brutalement aggravée la semaine dernière et a porté les partis au bord de la crise.Dans une première phase, les quatre partis majoritaires: le Rassemblement (gaulliste) pour la république (RPR) de Jacquas Chirac, le Parti républicain (PR) du président, les démocrates-sociaux (CDS) de Jean Lecanuet et les radicaux centristes avaient conclu un pacte en vue du premier tour de scrutin (en France, le scrutin est majoritaire, uninominal à deux tours — les 12 et 19 mars).L'accord prévoyait une candidature unique dans 130 circonscriptions sur 470 et des "primaires” dans les autres.Devant le poids du Rassemblement gaulliste — de loin le plus important de la majorité — les 3 autres partis cherchèrent à lui opposer un seul candidat.Le Rassemblement gaulliste dénonça alors “la coalition" et menaça lundi dernier de présenter partout ses propres candidats.“Toute tentative de coali; tion de partis de la majorité dirigée contre d'autres, toute attaque personnelle, a dit hier le président Giscard d’Estaing, seraient nuisibles.Quiconque veut gagner.doit rechercher le sentiment profond du pays: il est aujourd’hui l'appel à l'unité”.En invitant sa majorité à l'unité, le président Giscard d'Estaing a d'autre part clairement marqué son désir que cette cohérence majoritaire contraste, le 12 mars prochain, avec la division de l'union de la gauche.Le .parti communiste, qui reproche au parti socialiste de François Mitterrand de ne pas vouloir “un changement réel”, a même déclaré que son désistement éventuel pour le second tour dépendrait du poids électoral que lui donnera le 1er tour.M.Giscard d'Estaing, qui pour lancer son avertissement avait convié à sa table les états-majors au grand complet, soit 80 personnalités y compris le président du RPR Jacques Chirac, a ensuite conféré en petit comité avec les seuls dirigeants des partis de la majorité, sans que l'on en ait su les conclusions et les résultats de ces conversations.Au cours de cette réunion à huis clos des propos assez vifs auraient été échangés, notamment entre M.Jean;Pierre Soisson, secrétaire général du parti républicain, et Jacques Chirac, président du RPR.Déjà au cours du déjeuner, M.Chirac, qui n’était séparé Attentat contre la Cour suprême de Berne revendiqué BERNE (AFP) - L’attentat commis vendredi contre les locaux de la Cour suprême du canton de Berne a été revendiqué par un “commando Benno Ohnesorg", ou nom de l'étudiant Berlinois tué en 1967 par la police lors de la visite du chah à Berlin-Ouest, rapporte le journal la Suisse.Les auteurs de l’attentat, qui n’a fait aucune victime, précisent dans une lettre qu’ils ont voulu ainsi manifester leur opposition à l’éventuelle extradition de deux extrémistes ouest-allemands, Gabriele Kroecher-Tiedemann et Christian Moeller, arrêtés le 20 décembre en Suisse, près de la Pssst.Nos vêtements de croisière sont arrivés Qu'on se le dise • 388 o.Ste-C atfceriM • Le Carrcfoar La*al • Les Galeries 8'Aajoa • Fairriew, Pte-Clalre #960 o.Ste-Catfceriae frontière française, après avoir blessé deux douaniers.Cette lettre a été postée une heure avant l’explosion de la grenade dans le bureau du procureur chargé de l’affaire Moeller/Kroecher Tiedemann.Elle était adressée au domicile d’un journaliste du quotidien Blick de Zurich, M.Rudolf Widmer, L’agence télégraphique suisse avait déjà annoncé dimanche avoir reçu une lettre des auteurs de l’attentat.Les auteurs de l’attentat menacent d’en commettre d'autres, plus graves, si la Suisse extrade les deux extrémistes.Les autorités suisses avaient annoncé vendredi soir qu’elles s'attendaient à ce que la RFA leur demande l'extradition de Gabrièle Kroecher-Tiedemann, mais elles avaient annoncé qu'elle serait aupava-vant jugée en Suisse.Gabriele Kroecher-Tiedemann, 26 ans, est considérée par la police ouest-allemande comme un membre important des groupes extrémistes berlinois les plus anciens, ce qui justifierait la référence à Benno Ohnesorg.Elle avait été emprisonnée en 1973 pour avoir tiré sur un policier lors d'un hold-up.Libérée en février 1975 en échangé du politicien chrétien-démocrate berlinois Peter Lorenz.elle est soupçonnée d'avoir tué un policier autrichien et un garde libyen lors de la prise en otages des ministres du Pétrole dans les locaux de l'OPEP le 21 décembre 1975.Christian Moeller, dont la RFA ne semble pas avoir réclamé l’extradition, est age de 28 ans, et recherché pour deux hold-up commis les 30 mars et 21 avril à Cassel (Allemagne fédérale).de M.Giscard d’Estaing que par M.Edgar Faure, président de l'Assemblée nationale, a longuement parlé au chef de l'État.Aux dires des autres convives, le président de la république l’a écouté sans lui répondre et tout en étant attentif donnait des signes d’agacement.mique, le parti social et démocrate refusait toute entente avec le premier ministre sortant en soutenant que son rôle était dans l’opposition.La volte-face du PSD, deuxième parti portugais après le PS, pourrait bien avoir pour explication l'attitude de son rival conservateur, le centre-démocrate et social (CDS), qui lui s’est déjà dit prêt à coopérer avec M.Soares.Si le PSD se joignait au PS et au CDS, l'opposition au Parlement se trouverait réduite aux seuls communistes (40 députés) auxquels il faut ajouter un députe de l’Union démocratique populaire BELGRADE, Reuter — Les chefs des délégations occidentales à la conference sur la sécurité et la coopération européennes se sont réuhis à huis clos, hier à Belgrade, pour mettre au point leur stratégie en vue de la phase finale de la conférence.Une crise risque d'éclater entre l’Est et l’Ouest, à propos de la question délicate des droits de l'homme.Les États-Unis et d’autres pays occidentaux ont indiqué avec la plus grande netteté que la conférence devait se terminer par l'adoption d'un acte final précisant la manière dont les pays de l’Est ont appliqué les décisions de la conférence précédente d’Helsinki (1975), relatives aux libertés humaines et d'expression la "troisième corbeille” de l’accord.M.Per Fisher, délégué de l’Allemagne fédérale, qui a joué un rôle influent lors de la principale phase de la CSCE l’automne aernier, a déclaré à la presse: “Nous sommes prêts à une dure négociation pour obtenir la mise au point d’un texte de conclusion de la conférence, substantiel et acceptable à tous," Les 35 États participants, après d'acrimonieuses discussions et de récriminations mutuelles pntre pays de l'Est et de l'Ouest, ont décidé la création de deux commissions principales, chargées de rédiger l’acte final de Belgrade.Ces commissions devraient en principe avoir terminer leur tâche d'ici au 10 février.Mais beaucoup pensent à Belgrade que ce sera impossible.La conférence risque donc de s'éterniser.Le règlement de la conférence prévoit qu’elle ne pourra prendre fin qu’avec l’adoption d’un document final et la fixation du lieu et de la date de la prochaine conférence chargée du bilan de l’application de l’acte final d’Helsinki.La seule ville candidate pour organiser cette prochaine conférence, jusqu'à présent, est Madrid, candidature appuyée par les Occidentaux l'Autriche, estimant que le groupe soviétique n’acceptera pas Madrid, est prête à proposer Vienne comme candidature de compromis, et à préconiser que la prochaine conférence se déroule au niveau des ministres des Affaires étrangères.Si cela était accepté, la prochaine conférence conduirait à un nouveau sommet, semblable à celui d'Helsinki.Avant l'interruption pour les fêtes, 106 propositions avaient été soumises à la conférence, portant sur divers sujets.La plupart ne semblent avoir aucune chance d'être incorporées dans le document final du fait de l’exigence du consensus.Les pays de l'Est s’opposeront vraisemblablement avec vigueur à toutes les propositions occidentales cherchant à protéger de la persécution les individus et les poupes qui veillent à l'application de l'acte final d'Helsinki et à faciliter la réunion des familles, l'émigration, etc.De l’avis de nombreux diplomates, la phase finale de la conférence de Belgrade sera la plus difficile.La Floride.On y va.beaucoup phis! DEPART DE MONTRÉAL ARRIVEE DETAILS DESTINATION bastbrn fa J C Di % Ngr+eîT î ' n?¦ .11 IAC “ 4WH17% .17% \7Va + %- Norcen B - ITLInd 800 365 365 365 NorcnlSO IU Intl 2700 $12Va 12% 12%-% NordairA IWC Com 500 1 79 1 73 1 75 + 4 NC Oils ImascoA 350 $29 28% 28'%-% NorCt785p ImpGen 350 $9'/a 9>/a 9Va + Va NorTel 1 550 $15% 15% 15% 3300 S®Vr r/i •% 150 $20 fO 20 2000 5 S 3000 % Precamb 22300 219 170 171 -44 Précâblé 350 $93/a 9% 93/a Preston 4450 $15'/a 15'/a 15'/a - % Price Co 300 $10% 10% 10% ProvBCan 400 $12% 12% 12% - Va 98 97 — 4 QBrdcast 800 $8 Va 8'% 8’% (23* T 223/a + Va QasarPet 3100 $12'% 12% 12'% + Va 29 27 — 2 Que Man z 200 23 23 23 $17% 16% 17 + % QueSturg Que Te 173/a 10700 153 145 147 - 2 $20% 20% 20% 100 $18% 18 Ve 18% + Ve $27 26'% 27 + % Ram 5600 $123/4 12'% 12% + Ve $9% 93/a 93/a Ve Ranger 3450 $27 26% 26% - % $83/4 8'% 8% — Ve RankOrg 1100 $5% 5% 5% - Ve $25 Va 2 5 Va 25Va — Ve Rayrock 2500 115 112 115 $26 Va 26 26 — % Redpath A 300 $16% 16% 16% + Ve UnivrGas 2200 UppCan VSServA Versatile Versatil A Vespar z50 $16% 16% 16% 3735 $10% 10 10 200 $37 37 37 850 $24Va 24% 24% 3846 $15 143/a 15 + Va 100 $12 12 12 + Va 4830 $10% 10% 10% - Va 100 $10% 10Va 10% + '/a 600 275 275 275 1000 $8% 8% 8% + '/a 2000 21 21 21 +1 1100 $7 Va 7% 7% + '/a $8'% 8% 8% + % 2100 275 270 274 - 1 300 $53/a 5% S3/» 100 $10% 10% 10% - Va 200 $10Va 10% 10% - Va 1500 34 34 34 -1 100 $10% 10% 10% - '/a montréal Baisse des cours Les cours étaient généralement à la baisse à l'issue d’un marché modéré hier à la Bourse de Montréal, et 314,648 actions ont changé de mains.L’indice composé a perdu 0.71 à 172.59, les industrielles 0.43 a 166.16, les services publics 0.89 à 159.76 et les bancaires 2.10 à 228.05.Les papetières montent de 0.06 et atteignent 91.91.Sur 167 titres différents traités, 43 terminent en hausse.82 en baisse et 42 sont demeurés stationnaires.Norcen Energy Resources a été la valeur industrielles la plus active, en hausse de 1-8 à $17 dans un volume d’échanges de 18,710 actions.Nocana venait en tête des minières, en perte de 2 cents à $1.26 dans un échange de 13,000 actions.Pancanadian Petroleum a reculé de 1-4 à $32, Shell de 1-8 à 16, Imperial Oil A de 1-8 à 19 34 et Pacific Petroleums de 3-8 à 38 1-2.Bell tombe de 1-2 à $52 7-8, Interprovincial Pipe Line A de 1-8 a 13 3-4 et Walker A de 1-8 à 28 5-8.Stelco A monte de 1-8 à $23 1-8, Carling O'keefe de 5 cents à $3.10 et Canada Permanent Mortgage de 1-8 à 17 1-2.Dans ies titres de spéculation, Queenston Gold Mines perd 1 cent à 54 cents dans un brassage de 11,500 actions.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE 1 PL a 9620 $13% 13% 13% - Ve Ivaco a 100 $6% 6% 6% + % Kaiser Re 650 $13 Ve 13 Ve 13 Ve - Ve Kept B 1300 $9 9 9 - % Koffler a 3200 $8 8 8 La Veren 450 $8 Ve 8 8 - Va La Vrdy a 400 $8 8 8 MB Ltd 300 $17 16% 16% Maislin 100 340 340 340 +5 Maritime 118 $21% 21% 213/a + Ve Mass Fer 3905 $15% 15 15 - Va Molson A 5610 $15% 15 15Ve Molson B 2100 $14 14 14 - Va Monenco A 825 $8 Va 8 Va 8 Va - 3/, Moore 705 $29% 29% 29% - Ve Nat Trust 1000 $153/4 153/a 153/a NB Tel ?n0 $20 19% 19% + % Nfl cl a 100 $15% 15'% 15’% - Ve NfId pr d 100 $9 Va 9 Va 9 Va + % Nfld pr f 100 $11 Va 11 Va 11 Va Normick 500 330 : 330 330 -10 Noran a 3600 $23 223/a 23 + % Nordair a 1505 $9% 93/a 93/a - Ve Norcen 18710 $17% 16% 17 + Ve NCG pr e 300 $25Va 2 5 Va 2 5 Va + Va Nor Tel 9000 $26 Va 26 26 Nor T w 900 $8% 8 8 Ogil 7pr 355 $20% 20'% 20’% Pac Pete 200 $38% 38'% 38’% - % Pancan 8400 $32 Va 32 32 - Va Petrofina 400 $21% 21% 21 Ve - Ve Popular 500 225 225 225 Pow C a 10400 $10 Va 10 Ve 10 Va Pow C d 600 $11'% 11% 11’% Pnor G 125 $73/4 73/a 73/a Price Com 188 $10% 10% 10% Provigo 220 $14Va 14 14 Qebcor 200 $83/4 03/4 83/a + Va Qt 73-4 1700 $18% 18 Ve 18 Ve - % Reed S a 300 $9 Va 9 Va 9 Va Royal Bank 504 $25% 25% 25% - Ve Ry Trt a 2200 $16 Va 16 Ve 16 Va + Ve Seaqram c 12500 $223/4 22'% 22'% - % Shell Can 2000 $16% 16 16 - Ve new york Moins quatre points Nouveau glissement des cours hier à Wall Street où l’indice des industrielles a perdu près de quatre points, clôturant à 771.75 sur un marché relativement peu actif, 18.7 millions de titres seulement ayant changé de mains.“Jamais la Bourse n’a eu un aussi mauvais départ en début d'année, depuis 80 ans qu’on la suit” s’est exclamé un analyste d'une grande firme d'investissements.Les observateurs ont noté que la persistance des inquiétudes sur le dollar et la hausse des taux d intérêt, de même qu’une crainte d’agir avant le message du président Carter sur l’état de l'Union, ont contribué à cette nouvelle baisse des cours.En clôture, le nombre de baisses l’emportede très loin sur celui des hausses: 947 contre 464 et 454 titres inchangés.La plupart des compartiments terminent sur une note irrégulière ou en légère baisse, à l'exception des ordinateurs qui résistent bien.IBM gagne 1.5 à 267 1-2, Burroughs progresse de 11-4 à 68.Prmi les valeurs les plus actives, ia firme Venez Corp.fait un bond de 10 3-4 à 23 3-8.L’indice Dow Jones des industrielles termine en perte de 3.99 a 771.74, son point le plus bas depuis le 9 avril 1975.Parmi les titres ca- __»: a i l _ r»__J _ M „ -I.OnMvnWnll D nsi T ril#A n mnn+Â WestMine W suppls Westfair Westmill Weston Keijecot 14 1855 25% 24'% 25Va+ % Kerr M 9 144 45% 45% 45%- Va KraftCO 8 1 39 44'% 43% 433/a + Va Kroehlr .10 9% 9% 9%- Va Lear S 5 196 14% 13% 13%- % Litton 10 143 143/a 14% 14%+ '% Lockhd 4 71 133/a 13% 133/a+ '% Loews 4 1 183 33% 33'% 33Va.MCA Inc 8 112 35 34% 34%- Va Mallory 10 5 31% 31% 31%- % Marat M 6 79 14%dl33/A 14 - Va MaratnO 7 272 44 43% 43% Mrsh Mc 15 101 58% 58% 58%+ '% MrshF 14 254 29% 29Va 29'%+ Va Mart Ma 5 88 23% 22% 22%- % ______ Masco 10 32 183/a 18% 18'%.Wrlwid Mass Fer 11 125 13% 13'% 13%-'% Mas Cp 10 16'% 16Va 16'%+'% Maytag 11 35 28% 28'% 28%+ '% McDnld 15 403 48'% 47% 48'%+ Va McDn D 8 125 25'% 25 25 McGrH 9 174 17% 17% 17%- Va Mclntyr 7 z820 21'% 21 21 McKee 6 169 16'/a 16 16'%+ '% Merck 14 387 55Va 54'% 54'%- Va Merr Lyn 8 167 14Va 14’% 14'%- % MGM 11 55 26'% 26% 26%- '% Midi Ros 7 19 31'% 31 31 - '% Min MM 14 569 46% 46Va 46%- % Mobil 7 448 60 59% 59%- '% Mobil H 87 2% 2Va 2%+ '% Mohas 9 18 13 13 13 Monsant 6 160 52 51% 51%+ Va Motrola 11 131 35'% 35'/a 35Va- '% NCR Cp 8 495 37'% 36% 37Va- % NL Ind 8 198 16% 16% 16% NatDist 6 111 20% 20'% 20'%+ '% Nat Gyp 7 161 14'% 13% 13%- '% Norflk W 7 96 27'% 27'% 27'% NorTel 8 5 24 23% 23% Voyager P 3100 $12% 12 12'%-'% Vulcan Ind 700 $9 83/a 9 + % WainocoO z2 $13% 133/a 133/a Wajax A 6600 $10 9% 10 + Va Walk GW A 710 $28% 28'% 28% + % Wardair 35070 $5% 495 495 Wrintn z25 150 150 150 Wstborne 5116 $19% 19'% 19'% + '% WcoastPt 5801 $11 11 11 - '% W Pet Ap 100 $22 22 22 + Va WcoastT 8120 $33 323/a 33 WcostS'/ap 260 $54'% 54'% 54'% Wcoastw 5600 $6 6 6 Westeel 250 $13'% 13'% 13'% 600 330 315 330 + 5 100 $14% 14% 14% - '% 125 $25'% 25'% 25'% -l'% 100 115 115 115 +15 20605 $14% 14Va 14Va Abitibi May $12'% 10 78 15 $10'/a Abitibi Aug $10 5 51 130 $ 1 O'/a Alcan Feb $25 4 31 $2% $26'% Alcan Feb $30 19 128 20 $26% Alcan Feb $27'% 4 134 75 $26'% Alcan Aug 522'% 3 7 $6% $26'% Asama Jan $10 1 64 25 $9% Bell Can Aug $55 2 66 95 $52% Brscn fi 1 Feb $15 24 437 20 S14'/a Brscn fi 1 May $12'% 2 119 $2 Va $14Va Bk Mtl May $17Va.3 776 85 $17'% Bk Mtl Aug $17'% 2 165 100 517'% CP Ltd Feb $17'% 2 346 20 $16% D Pete Apr $45 16 217 Sll’% $543/4 D Pete Apr $50 14 201 $7'% $543/a D Pete Apr $55 3 240 $5 $543/4 D Pete Apr $60 4 143 $23/4 $543/4 D Pete Jul $50 7 124 S10'% $543a D Pete Jul $55 17 149 $7 $54% Gulf C Feb $30 1 60 65 $28% Ho OA Apr $40 6 18 $4 Vs $39'% Ho OA Jul $50 6 185 $2'% $39% Husky Husky Husky Husky Husky Wstn4'%p Whithorse Willroy Win-Eld Woodreef Woodwd A Y&R Prop YukonC Zellers Z40 S50Va 493/a 493/a 940 180 180 180 9666 258 5000 7 254 7 258 7 + 1 18000 73 70 70 - 1 350 $17 163/a 163/a + Ve 1000 $5 5 5 500 $11 11 11 9000 95 88 88 - 2 3900 224 220 224 + 2 BBC Run BBC Rwt BM-Rtun BM-RTwt C Perm un C Realtyu C Realty w z267 1 TD Realty 1645 $25 16590 $63/a 6'% 6% + Va Trust Units 4605 $15'% 15% 15% - '% 840 335 330 335 6575 $14% 14% 14% 532 220 215 215 - 5 500 $8% 8% 8% + '% 520 $73/a 73/a 73/a - '% - 1 1 24% 24% les devises Jan $25 Jan $27'% Apr $30 Apr $27'% Jul $27'% lOil ÀMay $20 ID il AMay $22'% IPipe AMay $15 I Pipe A Aug $12'% MB Ltd Feb $22'% MB Ltd May $20 MB Ltd May $17'% Moore Feb $32’% Mas F Feb $15 Mas F Feb $20 Mas F Feb $17'% Mas F May $20 Mas F May $17'% Mas F Aug $153 Mas F Aug $17'% INCO A Feb $20 INCO A Feb $17'% INCO AFeb $22'% INCO AMay $17'% INCO AMay $22'% INCO AAug $20 NorcnFeb $15 NorcnFeb $17'% NorcnMay $15 NorcnMay $20 NorcnMay $12'% NorcnMay $17'% NorcnAug $15 NorcnAug $20 NorcnAug $12'% NorcnAug $17'% Noran A Feb $20 Noran A Feb $22'% Noran A May $22'% Noran A May $27'% Noran A Aug $20 Nor TelApr $30 Nor TelApr $27'% Pac P Feb $30 Pac P Feb $40 Pac P May $40 4 133 60 $25% 1 262 1 15 141 55 5 235 110 5 196 145 11 400 175 10 741 85 10 132 35 4 9 $2 229 5 6 202 50 6 222 140 $25% $25% $25% $25% $193/4 $19% $133/4 $133/4 $167/b $16% $16% 5 96 20 $29Va $15 $15 $15 $15 $15 Vantas Haut Baa Farm.Ch.Induatriallaa Abitibi 890 $10Va 10'/a 10Va CPLtd Alta Gas T 1362 $15% \SVa 15% + Va CP A p Alcan 1005 $26% 26% 26’% .Carl Ok Afgoma St 300 $14'% 14'% 14’% Cèlanese Aquitaine 1600 $16% 16'% 16% - '% Cent Dyn Bank Mtl 6648 $173/i» 17'% 17'%-'% Con Bath Bank NS 750 $18% 18% 18% - Va Con Gas BanqCN 1480 $143/a 14% U3/.Con Glass Bq Deprg 110 $17% 17% 173/a + '% Dalmy a Banque Pro 1966 $13 127% 12% Dalmy c Bell Canad 13299 $53Va 52% 52%-'% ~ Bell F pr 500 $22 22 22 + Va BM RT U 600 $14% 14% 14% + '% BP Can 300 $16'/a 16Va 16Va + Va Brcana 559 $14% 14Va 14Va Brcan Pr d 100 $26'% 26’% 26'% - Va CAE A 175 $113/a 113/a 113/a + Va Cal P a 403 $36Va 36 36 - Va CCemLa 517 $9% 9% 9% + Va Can Devlp 60 $104'% 104'% 104'% + '% C Pack c 1500 $183/a 183/a 183/a Can Perm 7100 $17'% 17'% 17'% + '% CSouth 100 $40 40 40 C Cel 100 $5Va 5Va 5'/a - % C Im 2750 $23% 23% 23%-'% incoa CUtil 1100 $15’% 15'% 15'% - Va IU Int Vantaa Haut Baa Farm.Ch.734 455 450 450 -5 5968 $23'% 23 23'% + '% 200 $17 Va 17 Va 17 Va - '% 200 $20'/a 20Va 20Va - '% 600 $12 12 12 + '% Simpsons Stelco a Steinbg A Texasgulf Thom A 2860 $16'% 16% 16%-’% TD Rit un 1210 $25 24% 25 300 $9% 9% 9%+'% Trd a 225 $17% 17% 17%+% 5925 315 310 310 +5 Tr Can PL 3800 $14% 14% 14% + '% 175 273 273 273 -7 Trans C PI 100 $37'% 37'% 37'% iti 1000 40 38 40 +10 Trans Mt a 400 $8% 83/a 8% + '% asa i td 300 $22 22 22 + '% Treco 1650 475 475 4 7 5 + 50 Addrsso Tr G C 335 $18'% 18'% 18'% - '% a Iran •- 700 $10 10 10 J fea_nCD 300 $10 m to ?!!eY'-p.nadiens cotes à la Bourse de New York, Campbell Red Lake a monté de 3-8 à $37 1-4 et Dome Mines de 1-4 à 69 1-4.1-4.Bell recule de 3-8 à 48 , _ w Voici les taux des devises tel Northrp ° 90 zî’/j 20v’ 20+’- +1 qu'ils sont fournis par la Banque de eaw*4.0 Nor sim s 431 isï'e i8'/i i8'/b- v» Montréal.Les cotes sont en mon- 7 1436 20Vls 19+i 20 .6 37 19% 19 19 - % Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Occ Pet Dut Mar PPG In Pac Pet PanAm Penney Penzoil PepsiCo naie canadienne.Shell C Aug $17'% Stlco AFeb $27'% SegrmJan $22'% 1 26 75 31 192 5 59 121 15 26 248 30 20 261 90 8 43 $2'% $15 7 78 135 $15 3 297 20 $17% 2 132 110 $17% 8 177 5 $17% 2 123 175 $17% 20 476 30 $17% 11 127 110 $17% 531112 $2% $17 19 798 90 $17 372047 $3'% $17 1251123 1 15 $17 4 167 $5% $17 691767 $2 $17 119 692 $4 $17 31 720 175 $17 2 58 $5% $17 131145 $23/a $17 4 83 $3'% $22% 5 33 100 $223/4 5 80 $2 $223/4 5 54 40 $22% 20 33 $5'% $223/4 3 70 50 $26 3 36 125 $26 1 52 $9'% $38% 1 122 140 $38% 11 161 $3'% $38% 7 65 $4% $38% 1 67 150 $15% 1 - 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44 IntMng yMortgage su ,embre [977, $25,844.000, $150 par Corn En 9 198 354* 34’9 359+ 9 IntPap action; 1976, $22.711.000.$1.32.Corn,* .,56 3, 309 309+9 StvnJ 5 22 159 V99V4 159+ 9 Stor Tech 9 242 19 189 1844 - 9 stud Wor 4 68 449 44 9 44’/4- 9 Sun OU 5 1 04 40 d399 3944- 9 Suns M 87 23 ,29 1,9 129 TaftBrd 7 11 29+4 299 299- 9 Technlcr 3 255 9 9 9 9V4+ V4 Techcolr 6 47 9 9 9 9 944 Teldyn 516,1 6,9 599 6,9+39 Tenneco 7 660 289 289 289 + 6 591 259 25 259-9 Texaco 8 108, 269 269 269 .10 320 609 599 599-9 Tex inst u 170 709 699 709+ 9 $1.0996 par rapport à la devise cana- 53 79 79 79+ 9 TexGif 14 90 189 189 189- 9 djenne.U livre sterling a baissé de 90 35 34V4 349+ 9 Textron 7 39 25 249 249- 9 n en a loup - 6 1, 239 239 239+ 9 3 50 a $2.1250.9 36 369 369 369- 9 A New York, cette fois par rap-5 ,5?fL ÎL .* port à la devise américaine, le dol-4 371 109 109 ,09- vt iar canadien a piqué de 9-100 à 34 199 19 ,99- 9 $0.9094 et la livre aussi a reculé, de 7 18 23 229 23 + 9 i_4 A et qqoe; 4 90 219 219 219+ 9 , * fl.Wag.7 ,6 149 149 149- 9 5 49 189 ,89 189- 9 9 103 44 439 439 6 1 ISO 399 d389 38+4- 9 231 109 109 109- 9 B 124 229 2,44 2199 8 SCO 309 309 309 6 276 339 33V4 339 + 9 International Business Machines: $2.88; 10 mars, inscr.le 9 fév.GSW Ltd.: 5 pour cent priv.$1.25, 1er fév., inscr.le 10 janv.Hayes-Dana: classe A 6.74 cents; mars.CFCN Communications: 10.49 cents; plus un dividende supplémentaire de 9.15 cents; les deux payables le 30 janv., inscr.le 6 janv.Koffler Stores: 17.5 cents, 15 mars, inscr.le 28 fév.Trizec Corp.: 25 cents, semestriel, 31 janv., inscr.Le 6 janv, B.C.Sugar Refinery: 25 cents; classe A 35 cents, plus un deuxième dividende de 60 cents; classe B 7 137 i!9 ,19 119 8 ,79 169 169 169— 9 7 30 27 9 27 9 279 ,5 ,127 268 2644 2679 + 19 Vsrlbn Tram Canada Gr A SOI xdC Spécial Vanguard Wettern Grth Niagara Structural Steel: tri- con Edit s 355 249 24 249+ 9 Ipco Hsp 17 Itek C 21% 21 ÎIV9+ Vt Walk HA 7 7 26% 26 26 - 't 28% 28% 21»*- V» Wall J 6 561 29% 26 Va 28'»— Va 21% 21% 2,»» Warn L 12 71, 25% 254* 25'»+ V» 39% 39 W - « Wistg El 6 635 17% 17Vt ,7'» 30% 29% 2»»*- % Weyerh» WhltCn 101266 25 W d24Va 24»»- H 7 6% 7 5 102 20Va 20'» 20'»- V» 20'% 19% 20V9- V* Womttc 7 34 ,2»9 ,2»9 ,2»*- H 28% 28% 2*’/» + Vt Wolwth 6 99 1IH ,1 ,1'» 32 31% 31»»+ % Xerox Cp 9 636 45'» 44*9 44,9- Vt 25% 25 25»* + vt Zenith R 17 257 I3H ,3 13'»- Vt 23% 23% 23»»- vt Zurn Ind 9 54 ,5'» !4flC IS’»+ H Cours de l’or Voici les coure de l’once d’or fin, ~ .-, - .hier, à la clôture des principaux 29 75 cents, plus un deuxieme divi-mérirains dende de 51 cents; tous payables le 30 janvier aux actionnaires inscrits le 6 janvier.Royal Trust: classe A 24 cents; classe B 24 cents; les deux payables le 10 fév., inscr.le 26 janv Sonor Investments: 8 pour cent üv.44,.-r v.marchés, en dollars américains: 12 Î55 349 349 349 - 9 Londres — $175.65; Paris — ,, 68 1744 ,79 179- 9 $178.12; Francfort - $174.45; Zu- - 9 Cours de l’argent 1- % 0 ,o u mest're',clo7re,30'"nôvVr"l977, gjtg’* * jjj j‘‘ S».5
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