Le devoir, 4 juillet 1978, mardi 4 juillet 1978
FAIS CE QUE DOIS EtCaom 4t pi'tHv OM / OH HltlHÿi* P II'H.au 2063 rue Victoria (Métro McGill) 844-1624 f Vol.LXIX - No 152 ' ¦¦ ¦¦ Ensoleillé.Maximum 28 Montréal, mardi 4 juillet 1978 Fene 25 CENTS Les francophones d’Amérique fêtent le “retour aux sources” par Bernard Descôteaux QUÉBEC — Après les 125,000 personnes qui, dimanche soir au Bois-de-Coulonge, saluèrent Champlain et Québec, c’était hier au tour des notables et dignitaires, premier ministre du Québec en tète, de faire le salut au fondateur de la Vieille capitale et d’inaugurer les fêtes du 370e anniversaire de Quebec sous le signe du "retour aux sources”.C'est au pied de la statue à Champlain, qui domine le fleuve Saint-Laurent près de la place d’Armes.que M.René Lévesque donna le coup d’envoi à cette fête en compagnie d’invités de marque, dont le maire de Brouages où naquit Champlain, le gouverneur du Vermont, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, le maire de Québec, et le ministre français de la Culture et de la Communication, M.Jean-Philippe Lecat Dans la foulée de ia fête nationale du 24 juin et des fêtes du patrimoine, le gouvernement québécois avait proposé aux autorités de la Ville de Québec de prolonger la série de fêtes par cet anniversaire qui, pendant queloues jours, réunit dans la Vieille capitale des francophones des quatre coins de l'Amérique, sans compter quelques vieux amis français, dont ceux de Brouages.Cet anniversaire permettait de mieux concurrencer les organisateurs des fêtes du Canada et d’ainsi avoir le dernier mot.Il s'agissait aussi d’appuyer une campagne publicitaire du Québec aux Etats-Unis, et aussi bien sûr d'exploiter le filon nationaliste de cet événement dans le contexte politique actuel Cette fête du ""retour aux sources” avait en fait commencé dimanche soir par un grand spectacle au Rois de Coulonge qui a réuni, dit-on, au moins 100.000 personnes, sinon 125000, dans les jardins de ce magnifique parc.“Salut Champlain, bonne fête Quebec” disait cette foule avec Diane Dufresne, Edith Butler, Zacharie Richard et Yvon Deschamps.Cette foule immense qui a manifesté sa joie très calmement contrastait, quant au nombre, avec cette autre foule plus modeste qui, hier matin dès 10 heures, s’était réunie au pied du monument au fonda- par Pierre O'Neill Dominée par la question linguistique, la campagne électorale qui prend fin dans le comté de Notre-Dame-ae-Grâce, risque de profiter davantage au candidat du libre choix, le Dr David DeJong, représentant de la droite radicale anglophone.A l’élection partielle qui se tiendra demain 5 juillet, quelque 37,000 électeurs auront le choix entre cinq candidats: Albert Brulotte, avocat.39 ans, (Union nationale); Michel Gelinas, hommes d’affaires et impresario, 41 ans, (Parti québécois!; David DeJong, médecin, 53 ans.(Comité du libre choix); Gérard Lachanche, enseignant, (Parti des travailleurs du Québec); Reed Scowen, 42 ans.administrateur (Parti libéral du Québec).C’est le candidat du Parti liberal qui leur de Quebec.Il y avait environ 1,000 personnes assemblées pour admirer la Compagnie Franche de la Marine qui tout au long de la matinée allait faire les frais du spectacle.Au pied de ce monument qui fut dévoilé en 1898 par le Gouverneur général Aberdeen, le premier ministre, M.Léves- Voir page 6: Les francophones avait remporté le comté aux élections générales de novembre 1976, mais avec une majorité réduite à 4.429 voix.Bryce Mac-kasey, (PLQ) 13,161 voix; Francis Donald-son, (UN), 8,732; Pierre Mailloux (PQ).4,100; Robert Keaton (alliance démocratique), 3,497 voix.L’électorat du comté NDG est essentiellement composé d’anglophones et de néo-Québécois.et de seulement 25% d’électeurs francophones.Il s'agit d'un comté indéfectiblement libéral, et aussi loin que l’on remonte dans le temps et quelle que soit la conjon-ture politique, le Parti libéral n'a jamais manqué d’écraser ses adversaires.Les limites territoriales du comté englobent presque entièrement le vieux quartier résidentiel bourgeois et majoritairement anglophone (54%) de Voir page 6: DeJong a donné Dans Notre-Dame-de-Grâce DeJong a donné le ton à la campagne ' M.Gilles Lamontagne, ministre des Postes du Canada, et ex-maire de Québec, se prête de bonne grâce à une blague du premier ministre Lévesque, alors que tous deux assistaient hier à la consécration de la goélette Marie-Clarisse comme monument national, dans le port de Québec.Cette cérémonie s’est déroulée dans le cadre des têtes du 370ème anniversaire de la fondation de Québec.(Photolaser CP) Le Soleil pourrait paraître samedi par François Barbeau Après plus de 10 mois de grève, le Soleil de Québec pourrait paraître à nouveau dès samedi, si les journalistes ont accepté hier soir le protocole de retour au travail que leur executif leur recommandait fortement d'entériner.Les journalistes ont déjà accepté depuis près d'un mois le nouveau contrat de travail, qui viendra à expiration en avril 1981, et les employés de soutien ont fait de même il y a une dizaine de jours.Les deux groupes de syndiqués, journalistes et employés de soutien, se réunissaient hier en soirée séparément pour etu-dier le protocole de retour au travail.Le syndicat des journalistes du Soleil, a obtenu une lettre de l’éditeur adjoint et rédacteur en chef du quotidien.M.Claude Beauchamp, dans laquelle ce dernier s’engage à ne pas publier dans le journal un bilan du conflit, comme l avait fait M Roger Lemelin à la reprise de la publication de La Presse.Le comité exécutif du syndicat recommandait hier soir à ses membres d'accepter et le protocole de retour au travail et la lettre de M.Beauchamp, en précisant que les syndiqués pourraient avoir recours à un arrêt de travail de 24 heures si cet engagement de la direction n’était pas respecté.La direction du journal s’engage d’autre part à ne pas intenter de poursuites judiciaires aux membres du syndicat des journalistes et des employés de soutien.à verser pleine rétroactivité aux syndiqués depuis la date d’expiration du dernier contrat de travail, le 14 décembre 1976, jusqu’à la date du débrayage, le 29 août 1977.Voir page 6; Le Soleil pourrait ¦ Boucherville invite les opposants au projet d’emprunt à s’expliquer ¦ Lachine se prononce sur le projet d’achat de l'usine British Rubber — page 3 ¦ Construction et discrimination: un éditorial de Michel Roy ¦ Les hôpitaux passés au peigne fin: un commentaire de Marie Laurier — page 4 ¦ La chronique des ondes: une fête à rendre heureux — page 7 ¦ Les deux tiers des crédits des programmes OSE encore disponibles — page 9 ¦ La Chine coupe toute aide au Vietnam _page76 Mondale relance les pourparlers de paix entre Israël et l’Egypte ALEXANDRIE, Egypte (d'après Reuter et AFP) — Le voyage au Proche-Orient du vice-président américain.M Walter Mondale, aura finalement permis de relancer le dialogue israélo-égyptien, dans 1 impasse depuis le début de l’année Après s’être entretenu hier à Alexandrie avec le président égyptien Anouar Sadate.M.Mondale a annoncé aux journalistes que celui-ci était d’accord pour une réunion des ministres des Affaires étrangères égyptien et israélien à la mi-juillet à Londres en présence de M.Cyrus Vance, secrétaire d Etat américain.’ Le vice-président a eu ensuite un deuxième entretien avec M.Sadate avant de repartir pour les Etats-Unis.En Israël, d’où il était arrivé dans la matinée, M.Mondale avait annoncé que M.Moshe Dayan participerait à une telle rencontre, mais le ministre israélien des Affaires étrangères avait précise qu'il n était prêt à rencontrer son homologue égyptien, M.Ibrahim Kamel, que si l'Egypte ne posait pas de conditions préalables.M.Mondale n’a pas fait état de conditions égyptiennes, bien que M Kamel ait déclare récemment que l'Egypte attendrait la réponse à ses propositions de paix avant de se prononcer sur l’opportunité de reprenare le dialogue avec Israël.A l’origine, le plan de paix égyptien était fondé sur la restitution, dans un premier temps, de la bande de Gaza et de la Cisjordanie à l’Egypte et à la Jordanie, respectivement L’avenir de ces deux territoires, souvent considérés comme la base d'un futur État palestinien, serait décidé, dans un second temps, dans un “cadre arabe” Le gouvernement israélien a immédiatement affirmé son hostilité à un tel plan.Bien que M.Mondale ait.lui aussi, insisté en Israël sur la nécessité d'un retrait israélien, le premier ministre Menachem Begin a répété que, à ses yeux, une telle solution mettrait en péril ia sécurité de l'Etat juif.M.Begin en a profité pour réaffirmer que sa proposition d'autonomie limitée pour ces territoires était une bonne base pour établir la paix.De source autorisée égyptienne, on indiquait hier que l'Égypte avait finalement modifié ses propositions.Elle suggérerait maintenant que les États-Unis ou les Nations unies participent à l’administration de la Cisjordanie et de Gaza.Elle serait prête à "toute autre mesure qui pourrait satisfaire les besoins d'Israël en matière de sécurité ".Le président Sadate, qui s'est adressé aux journalistes en même temps que le vice-président Mondale, s’est refusé sur ce point à toute précision." Je préférerais, vraiment, demeurer discret jusqu’à ce que M.Carter prenne connaissance de ces propositions et les transmette à Israël", a-t-il dit.À Jérusalem, on déclare de source autorisée qu'un membre de l'entourage du vice-president Mondale devait revenir en Israël dans les prochaines heures pour informer les dirigeants israéliens du résultat des entretiens du vice-président à Alexandrie.M.Mondale a souligné que la perspective de la réunion de Londres marque une “évolution importante” de la situation Le président Carter avait laissé entendre pour sa part que l’échec des efforts pour renouer le dialogue israélo-égyptien pourrait remettre la conférence de Genève au goût du jour Dans une interview que publie le magazine “Time", le chef de la Maison- 1) Vers un virage à droite par Jacques Grand’Maison Écrivain et essayiste, Jacques Grand’Maison est professeur à ia Faculté de théologie de l’Université de Montréal.Directeur du Cenxre socio-pastoral du diocèse de Saint-Jérôme, il a milité dans des organismes syndicaux et des mouvements populaires.Il a publié une quinzaine d’ouvrages dont les thèmes dominants sont ies pouvoirs politiques et l’évolution de la société québécoise.Né a Saint-Jérôme en 1931, il a été ordonné prêtre en 1956.Sous le titre général “Bilan et avenir de la gauche", l’auteur fait pour LE DEVOIFI une analyse dont voici la première tranche.n’y a pas tellement longtemps, plu-r?leaders de tendances politiques dif-ntes s'affirmaient socio-démocrates, ant ce langage piégé plusieurs ont j, soit en revenant au libéralisme er.soit en radicalisant leurs pers-ives de gauche.ais beaucoup dâutres prétendent s'en ¦ au centre, à la modération en chant à la fois plus de stabilité et un rès dit réaliste.Evidemment, nous n’en sommes pas encore à débattre des projets de société.Les discours en ce sens tombent vite à plat.Reasons à certaines tentatives de M.Trudeau autour du thème: la société juste.A l’autre extrême, on parle du système à abattre sans véritable projet de rechange.Voilà des affrontements idéologiques assez loin des pratiques quotidiennes gouvernementales, patronales, syndicales ou autres.Face au chômage et a l'inflation, le débat se porte davantage sur les programmes d’urgence.Certes la question constitutionnelle occupe beaucoup de place, mais voyez-la soumise aux combats de l'heure, telle la taxe de vente.Une seule exception au tableau, ce livre blanc sur la culture qui, par delà ses visées particulières, esquisse un projet de société.J’y reviendrai.Je voudrais d'abord m’attarder à certains grands courants de conscience collective qui jouent un rôle trop méconnu et pourtant si important dans notre société.On peut dire en gros que l’idée de progrès avait conquis les uns et les autres au cours des dernières décennies.Le grave problème de l’inflation est venu rappeler la fragilité de cette foi aveugle au progrès matériel indéfini et à ses retombées sociales bénéfiques.Devant l’échec, certains veulent retourner aux sources du capitalisme qui misait presque exclusivement sur l'initiative privée, sur le “dynamisme des riches”.D’autres y voient là condamnation du système capitaliste lui-même Allons-nous vers une polarisation plus claire de la droite et de la gauche?C’est possible.Mais il y a d’autres aspects mal perçus.Pour le moment, les discours et les attitudes sont piégés.Une profonde insécurité largement diffusée amène à poser les problèmes en noir et blanc sans dé- boucher sur des positions politiques cohérentes en matière de capitalisme ou de socialisme.de fédéralisme ou de souverai-nisme.Le jeu idéologique quotidien reste très primaire, tantôt à la piece (départ de la Sun Life) tantôt globalisant (le système à défendre ou à combattre) Dans ce scénario de Western, il y a peu déplacé pour l'autocritique, l'examen objectif des situations, l'investigation d’autres solutions possibles, la mise en marche de nouveaux chantiers collectifs.Vous vous devez d'être inconditionnel, sinon vous risquez d'être accusé de reniement.Inconditionnel pour tout ce que fait votre parti, votre centrale syndicale ou votre monde patronal Dans la crise récente des médias de communication, toutes les parties évoquaient la menace delà liberté d'information, mais aucune ne s'interrogeait sur son propre fond dogmatisant On l'a vu dans le débat post-grève à la Presse Un exemple, entre cent, de certains problèmes communs aux divers groupes idéologiques québécois.Je crois qu’un certain dogmatisme idéologique est en train de reculer.Ses emprunts cléricaux sont devenus trop évidents.Mais il est un autre dogmatisme plus invisible, plus difficile à déraciner II s'exprime particulièrement dans certaines pratiques, tel l’exercice du pouvoir.Voir page 2: Bilan et avenir Blanche indique que les Etats-Unis n’ont pas l'intention de proposer d'autres initiatives.Mais dans un message qu'il lui a adressé à l'occasion de la fête nationale américaine, le président Sadate l’encourage à poursuivre son rôle de "pionnier'' d’une “solution juste et durable à la crise du Proche-Orient”."Je voudrais vous dire que la phase importante et délicate que nous traversons demande de vous, mon cher ami, une contribution positive pour faire avancer la cause de la paix ”, ajoute le chef de l’Etat égyptien Si, de sourc égyptienne, on déclarait hier que le président Sadate rencontrerait la semaine prochaine le président Carter en Europe, le chef de l’Etat égyptien a précisé aux journalistes qu'aucun arrangement pour une telle rencontre n'avait été fait Cette entrevue pourrait éventuellement avoir lieu à Bonn, où est attendu le chef de la Maison Blanche à l’occasion du sommet économique occidental, ou a Vienne, où le président égyptien va se rendre prochainement en visite officielle A Bonn comme a Vienne, on déclare toutefois ne pas être au courant d'un tel projet Aux ambassades d'Egypte et des Etats-Unis à Vienne, on déclare pareillement n’en rien savoir Mais à Bonn, un porte-parole du Parti social démocrate a indiqué que le président Sadate rencontrerait à Vienne au cours du week-end prochain l’ancien chancelier Willy Brandt, président du PSPD.attendu dans la capitale autrichienne dans le cadre des travaux de la commission pour une relance du dialogue Nord-Sud, qu'il dirige Pendant sa visite en Autriche, le président Sadate va par ailleurs rencontrer M.Shimon Peres, chef de l'opposition travailliste israélienne D'autre part, la presse israélienne rapporte que le ministre égyptien de la Guerre, le général Mohamed Abdel Ghani Gamassi, a répondu à son homologue israélien, le général Ezer Weizman.qui l’avait invite la semaine Voir page 6: Mondale relance l’apéro de l'étê québécois midi.5 heures l'heure du No.213i t \ Le Devoir, mardi 4 juillet 1978 ¦ 2 : COINS par la Presse Canadienne ¦ 30 projets de loi en plan En ajournant la session parlementaire jusqu’au 10 octobre, le gouvernement a laissé en plan une trentaine de projets de loi, dont plusieurs l'ont été intentionnellement.C'est le cas des propositions constitutionnelles, du projet de loi sur le viol et l'obscénité.Un comité mixte du Sénat et des Communes se mettra dès la semaine prochaine à l'étude de la réforme constitutionnelle.Les modifications à la loi des banques seront également étudiées pendant l’été.D'autres projets de loi qui demeurent en suspens concernent le code d'éthique des députés, la permission à la GRC d'ouvrir le courrier, le référendum, l'hymne national et quelques autres.En attendant, les députés sont partis dans leur comté pour se reposer ou préparer des élections.¦ Maureen McTeer se prépare l'épouse du chef conservateur ne laisse rien au hasard.aichement diplômée et travaillant dans un bureau d'avocats d'Ottawa, Maureen McTeer a déjà prévu deux mois de congé pour faire campagne en faveur de son mari, qui, lui, attend des élections générales à l’automne, en octobre probablement.Il compte sur son épouse pour faire campagne dans les régions électoralement importantes, et elle passera environ Ta moitié du temps à ses côtés.M.Joe Clark a declare sur la côte ouest au cours du week-end que son parti arrive deuxième dans les sondages et mie son parti doit travailler plus fort particulièrement en Ontario et en Colombie-Britannique.¦ Un ex-malre ontarien qui n’alme pas M.Lévesque Ne reculant devant rien, l'ex-maire de Barrie, M.Bob Bentley, a repris à des agents de la GRC une pétition de :i,000 noms réclamant la destitution du premier ministre René Lévesque.Selon M.Bentlev, M.Lévesque a manqué à son serment d'allégeance et il devrait être destitue de son poste de premier ministre du Québec par la Cour supreme Les policiers ont promis de remettre la pétition au premier ministre Trudeau.¦ Un chef indien content Des Canadiens de diverses origines ethniques se sont réunis samedi pour de joyeuses festivités, ce qui a fait dire au chef indien Eugène Steinhauer qu'il s'agissait du premier échange culturel important dans l'histoire des relations entre Indiens et non Indiens dans cette province.Environ 800 personnes ont participé à un défile et à un powwow, pendant que 3,500 spectateurs contemplaient la fête des Indiens, des Ukréniens, des Arabes et plusieurs autres Le colloque sur la francophonie fait ressortir l’urgence d’établir des liens par Ginette Stanton collaboration spéciale QUEBEC — "L'Amérique francophone parle aux Québécois”.tel est le thème principal du colloque inscrit au programme de la Rencontre des francophones d'Amérique qui se tient à Québec.Réunis à l'Auberge des Gouverneurs, place Hauteville.près de 300 francophones de Québec et de l’extérieur se rencontrent dans le but de connaître les diverses expériences de groupes minoritaires isolés en Amérique du Nord Hier, les participants franco-canadiens et franco-américains ont donc amorcé le dialogue avec leurs hôtes par le biais du premier atelier, intitulé: "Comment vivre en français en Amérique".Parmi les trois communications à l'ordre de cette matinée.le portrait de la jeunesse francophone hors Québec, — tel que décrit par Jacques La-pointe, directeur général de la Fédération des jeunes Canadiens français — a ému près de 200 auditeurs attentifs qui se sont montrés, par la suite, des participants engagés."L'assimilation ronge nos rangs d'une façon effarante", a déclaré le conférencier à ses auditeurs qu'il a entretenus de la tragique situation de ces jeunes francophones, des efforts de conscientisation et de politisation de cette même jeunesse et puis du rôle de la Fédération.Soulignant que ces jeunes vivent dans un univers où tout se passe en anglais, Jacques Lapointe a précisé "qu'ils n'avaient pas connaissance de leur histoire canadienne-française.pas d’enseignement de littérature à laquelle ils pourraient s'identifier, peu de professeurs pouvant servir de modèles ou inculquer le goût de lutter pour leur langue et leur culture.Donc, aucune'ou peu de conscience d'appartenance à la culture française.' Deux constantes se sont donc manifestées à l'intérieur des recommandations des participants de l'atelier.® l'urgence d'établir des liens solides d'amitié entre les francophones hors-Que bec et le Québec: • que ces liens soient concrétisés dans F?.ension du Conseil de la langue française qui devra posséder des sièges ailleurs que dans le Québec.Les modalités de ceci restent à étudier Par contre, le peu de moyens d'entendre des sons francophones ou d'établir des ententes avec les postes francophones de radio et de télévision, ont été les principales lamentations entendues à l'issue de la conférence de Madeleine Giguère — sociologue, de l'U-niversity of Southern Maine — traitant des conséquences éco-nomiques et sociales qu'entraîne l'isolement des franco-américains.Les francophones ont en effet souhaité la mise sur pied de réseaux de communication leur permettant de communiquer entre eux.Le rapport sur les arts dans la vie franco-ontarienne présenté au Conseil des Arts de l'Ontario et intitule: "Cultiver sa différence”, a fait l’objet du troisième volet de l'atelier.C’est M.Pierre Savard de l’Université d'Ottawa — directeur du Centre de recherche en civilisation canadienne française et auteur du rapport — qui en a fait la lecture.Par la suite, on a tenté de définir ce qu'est la culture pour en arriver à tomber dans un do- Le maire interdit à la SNQ de commémorer les émeutes de 1918 Le maire ,de Québec M Jean Pelletier a interdit à la Société nationale des Québécois d'apposer sur la Caisse populaire Saint-Sauveur, rue Saint-Vallier à Québec, une plaque commémorant les émeutes de 1918 au cours des-quelles quatre anti-conscriptionnistes, MM.Honoré Bergeron, Alexandre Bussières.Georges Demeule.et Edouard Tremblay avaient été tués par la police militaire.¦ Protestations contre les lois sur la mari Au moins neuf personnes ont été arrêtées dimanche quand 2.000 manifestants se sont massés en face du Parlement albertain pour protester contre les lois canadiennes régissant l'usage de la marijuana.Plusieurs ont voulu fumer Une jeune fille qui fumait la pipe fut arrêtée; d'autres ont voulu s'objecter à son arrestation, de telle sorte que pour quelques-uns le "smoke-in" s'est terminé en prison.Bilan et avenir de la gauche Suite de la première page Ma petite experience m'a appris que la pratique " en ce domaine chez nous ne diffère pas tellement dans le monde gouvernemental, patronal, syndical et populaire, même dans des structures officiellement démocratiques.Le syndicalisme n'y échappe pas encore .Ce que nous avons fait vis-à-vis (incertains pouvoirs autocratiques religieux, politiques, économiques, nous devrons le faire devant tout nouveau pouvoir, surtout quand celui-ci exigera line foi aveugle en sa virginité démocratique.Sinon, les adhésions absolues et inconditionnelles ne feront que se déplacer.Certains radicaux, au nom d'un schéma de guerre et de la cause sacrée, pratiquent à leur tour un certain terrorisme vis-à-vis de toute forme de dissidence et de critique interne.Je crains cette conjugaison du comportement militaire et du vieux fond clérical, qui empêche la gauche de bien analyser la portée réelle de ses combats et surtout ses propres erreurs et contradictions.Bien sur, il y a un virage à droite, comme nous allons le voir Mais dans quelle mesure Tavons-nous provoqué0 Certains pensent que cette stratégie bénéficiera aux forces progressistes à long terme.L'histoire du totalitarisme de droite et de gauche, en plein XXe siècle dit démocratique, nous prouve le contraire.L'évocation de la peur du communisme en Amérique et au Québec est un expédient trop facile pour stigmatiser les attitudes actuelles de bien des citoyens exaspérés par un jeu quasi permanent de mise en echec des principaux services essentiels de la société.Cette fatigue psychologique cumulative conunence à déclencher des réflexes politiques aussi primaires qu'autoritaires, aux antipodes d'une maturation démocratique si nécessaire dans les conjonctures historiques que nous vivons.Pensons aux grandes décisions que nous aurons à prendre bientôt.L'insecurité actuelle est un phénomène complexe qui s'accompagne de comportements parfois contradictoires: • tantôt peur du pouvoir, tantôt magie du pouvoir qui devrait tout résoudre; • rejet de l'Etat et recours à lui en tout; • repli sur les modèles d'hier ou fuite dans l'utopie; • poursuite effrénee de ses intérêts immédiats et critique des autres au nom de 1 Tnterèt général.Une certaine droite parle de liberté d'une façon autoritaire et ses opposants clament un nouvel ordre économique collectif tout en maintenant des pratiques quotidiennes libertaines où chacun des groupes revendicatifs se fait justice à lui-mème sans aucune autre considération.Redisons-le.nos pratiques piègent nos discours Ne pas le reconnaître au départ, c'ést fausser tout le reste de sa propre démarche politique.*-En invitant le syndicalisme public à une sérieuse autocritique, j'ai dû m’interroger sur l'ambiguïté inévitable de mon geste, sur mes insécurités, mes interets inavoués, mes vieux réflexes.J'ai fait le pari que le syndicalisme y gagnerait à long terme, s'il acceptait dé s'avouer plus clairement certaines de ses contradictions.Mais en même temps, je savais le danger de renforcer la réaction de la droite.Mon pari reste donc ouvert à une révision plus ou moins radicale.Je m en vais donc d'abord essayer d évaluer ce virage vers la droite, mais toujours dans la perspective de jauger principalement la situation et l'avenir de la gauche chez nous.Le virage à droite qui s'amorce n'est pas étranger à cette absence de sens politique dans l'escalade récente d'une certaine gauche qui a pris toute la place sur l'échiquier des forces progressistes Et quelle place! Voyons les signes avant-coureurs de ce virage.• Un retour au vieux libéralisme légi-timé par l'indéniable hyper-bureaucratisation de la société.Voir les discours récents des politiciens libéraux, des congrès au leadership.Écho anticipe de Californie et d'Outremont0 • Multiplication des sendees privés, y compris l'ecole.La détérioration des institutions publiques permet de justifier ces solutions au profit des groupes les mieux pourvois.• La passivité de la population devant les scandales de la GRC et les appuis du gouvernement fédéral.Pourtant, il s'agit d'une menace grave en matière de démocratie.de liberté civile.• Les dernières élections de la commission scolaire de Montreal et leurs suites dans les politiques récentes de cette même commission semblent être un autre avertissement.• Les audiences publiques autour du livre vert, en diverses régions du Québec, marquaient souvent un joli coup de barre à droite.• L'intérêt suscite par la suite télévisée Duplessis.• Le RCM qui regroupe moins de citoyens dans ses assemblées Aux États-Unis, au Canada anglais et chez nous se multiplient les indices d'un virage à droite.De plus en plus de citoyens veulent que les gouvernements, la magistrature, la police jouent dur.fût-ce d'une façon violente.On l'a vu récemment lorsqu'il a été question de mesures de guerre et de sécurité nationale Encore ici.la gauche refuse de s'interroger elle-même Dans quelle mesure son langage et ses stratégies à la casse sans politique de rechange sont compris par la population0 Les classes populaires, plus durement touchées, risquent de s'enfoncer dans une accumulation d'insécurités qui ne portent aucun élan politique dynamique.Les militants permanents", avec salaire assure, s'ingénient à éterniser certains conflits artificiels, mises à part les vraies injustices comme à la Commonwealth Plywood.Cette sécurité des professionnels de la grève devient de plus en plus scandaleuse quand elle est mise en rapport avec les risques et les sacrifices demandés aux travailleurs dans leur lutte.En combien de cas ceux-ci sont placés dans des situations où les conflits d'intè-réts et de besoins les plus visibles et évidents se situent entre les travailleurs usagers de piètres sendees publics et les travailleurs en grève consioérés à juste titre comme des privilégiés en matière de sécurité.d'heures de travail, de bénéfices marginaux inconnus dans le secteur privé Quant aux effets d'entrainement, ils n ont rien d'évident surtout dans le cadre d u ne inflation galopante.De telle sorte que les classes populaires tout autant que les classes moyennes, en majorité, chercheront à retrouver une sécurité minimale dans une politique de droite autoritaire, capable d'imposer les sendees vitaux, fût-ce pour acheminer les chèques des divers programmes de securité sociale À moins qu'on ne se tourne vers la solution californienne' Ce genre de problèmes et de questions est tabou dans notre pseudo-gauche, partie pour la gloire dans une utopie de nulle part, jamais traduite en politique identifiable.par delà le refrain, "il n y a rien à faire dans le système actuel" Comment la majorité des travailleurs peuvent troquer leur gagne-pain actuel pour une politique de î'echec.du refus et du vide, proclamée par des leaders qui gagnent de 30.000 à 40,000 dollars par année0 C'est là une mystification incroyable.une contradiction crypto-capitaliste ., un simulacre de socialisme La plupart des hommes de gauche n ont pas le style de vie qui devrait, correspondre à leur idéologie et à leur politique Nous devons l'avouer et commencer à nous changer sur ce terrain bien concret qui est le premier test de vérité et de pertinence de nos discours.La fausse conscience idéologique dont parle Marx, ne vaut pas seulement pour les autres.Slides Québécois vivent dans la pauvreté.Il faut à la fois une plus juste redistribution et une création collective plus dynamique.Or, oû vont nos ressources0 Uniquement dans les poches des gros capitalistes0 Est-ce que le syndicalisme de classes moyennes ne draine pas plus que sa part des biens et services publics, renforçant ainsi la structure de classes?Un homme de gauche devrait ressentir encore plus vivement une telle contradiction par rapport au mouvement ouvrier historique Tous ces travers et contradictions ont d'énormes conséquences sur la crédibilité politique, particulièrement dans les milieux populaires qui regardent le vécu plus que les idées.La prochaine étape va nous amener encore plus loin dans cette tentative d'autocritique.Prenons comme exemple les tractations actuelles pour redéfinir les négociations dans le secteur public.On tente présentement de redéfinir les modes de négociation dans le secteur public.Un peu comme si on avait compris que c'était là le lieu test de notre évolution socio-politique.Le gouvernement québécois a assumé en grande partie le rapport de la commission Martin-Bouchard, tout en poursuivant sa consultation auprès des instances patronales et syndicales.On peut espérer un progrès, si on en juge par la réaction un peu positive des parties en présence.Mais que de chemin à faire! L'enjeu est de taille, puisqu'il s'agit de 50‘T du budget de l'État et de 300.000 salariés Pour le moment l'affrontement principal porte sur les services essentiels.Il est très, très révélateur.Encore une fois, on a l'impression que les citoyens eux-mèmes ne font pas vraiment partie de l'enjeu dans cette bataille de pouvoirs entre états-majors empêtrés dans des processus de négociation toujours plus complexes, plus lourds, plus coûteux et moins efficaces, sans parler d'une situation courante où la gestion publique devient inopérante de jour en jour.Mais restons-en aux services essentiels.Les centrales refusent même la tentative d'assurer une information objective au public par un comité neutre.Comment les citoyens vont-ils interpréter une telle attitude0 Ne disent-ils pas déjà que les états-majors syndicaux veulent substituer leur pouvoir à celui du gouvernement élu.En termes de crédibilité politique et d’esprit démocratique, un tel refus des centrales marque une fois de plus la gaucherie de la gauche.Mais plus grave encore m apparait l'absence d'investissement syndical pour formuler de nouveaux projets de négociation démocratique où enfin le public ne sera plus une partie totalement impuissante dans ce jeu de pouvoir qui se loge de plus en plus au sommet de la pyramide du gouvernement et des corporations patronales et syndicales.Je dis corporations dans les deux cas, car c'est hélas! la situation, particulièrement dans le secteur public où s'est développé un corporatisme syndical aussi capitaliste que ses dits ennemis.Le langage idéologique de gauche va masquer de moins en moins plusieurs pratiques revendicatives contraires à l'intérêt de l'ensemble des travailleurs payeurs de taxes.H faut à tout prix surmonter pareilles contradictions.L’avenir du syndicalisme et de la gauche, à long terme, est en cause ici On ne peut remettre a plus tard une auto-évaluation courageuse et lucide en ce domaine.Voyez ces fonctionnaires bien payés, surproteges, qui mettent en échec même le Parlement, non pas au nom des chômeurs québécois, mais au nom de leurs interets maximaux avec une idéologie dite prolétarienne (à suivre) Selon M.Pelletier, "si une erreur a été commise à cette occasion et qu'il y ait eu des victimes, je ne crois pas qu'il y ait lieu de souligner a la postérité".La SNQ a décidé de contester cette décision et en a saisi le minitres des Affaires culturelles, M.Denis Vaugeois.qui devait s'entretenir à ce sujet avec le maire de Québec.Elle a néanmoins procède dimanche dans le cadre de cérémonies nombreuses qui se sont déroulées à Québec au dévoilement de la plaque commémorative.C'est le ministre des Communications.M.Louis O'Neill, qui a prononcé le discours d'usage lors de la cérémonie.Quant à la plaque, elle pourrait être en montre à la Caisse même, et est ainsi libellée "Près d'ici tombèrent sous les balles des troupes fédérales du Canada, le 1er avril 1918.Honoré Bergeron.(49 ans», Alexandre Bussières (25 ans).Georges Demeule.(15 ans).Edouard Tremblay (23 ans).Les Québécois n'oublient pas".La mort des quatre dissi- dents survint en 1918 à la suite d'une première conscription décrétée’ par le parlement canadien.Dès émeutes violentes eurent lieu en mars et avril à Québec durant cinq jours.C'est au cours d'une de ces émeutes que furent abattus les quatre hommes.Ces événements ont été repris par l'historien Jean Provencner et ont fait l'objet d'une pièce de théâtre."Qué-béc.printemps 1918 ", présentée au Trident de Québec en 1973.et qui connut son heure de gloire.La SNQ.déclare vouloir simplement "tirer de l'oubli le nom de citoyens à qui jamais justice ne fut rendue" Un bon conseil Ne fumez pas LA FONDATION DU QUEBEC DES MALADIES DU COEUR maine cher aux francophones vivant hors Québec, l'éducation et ses domaines connus c'est-à-dire: l'animation, la diffusion artistiques.Sur ce point, le quatrième chapitre du rapport “Culture, sa différence: reconnaît que les écoles ont beaucoup à faire et que leur rôle ne peut se borner à enseigner la langue française.Elles ont une fonction essentielle dans la transmission de la culture canadienne-française, fonction dont elles s'acquittent fort inégalement à l'heure qu'il est".Après un déjeuner offert par THydro-Québec dans le Salon des Gouverneurs, les activités se sont poursuivies par la reprise des ateliers: "La langue entre la maison et l'école.Les participants se sont penchés sur différents programmes permettant aux enfants d'âge pré-scolaire de pratiquer leur français afin de pouvoir fre quenter l'école française sans difficulté, ainsi que sur le programme d'enseignement du français en Nouvelle-Angleterre.Pour sa part, M James Domengaux.président de CODOFIL, a entretenu son auditoire du programme de développement du français en Louisiane où il existe à l'heure actuelle: "unréel engouement de cette langue" ^Institut Luhnaire-, (-Henri -j '^Bernard CLASSEURS USAGÉS SURPLUS DU GOUVERNEMENT 2 et 4 tiroirs - Grandeur légale * OUVERT SAMEDI JUSQU'A MIDI * distributeurs M Ê ÊÊÈJÊÊ D AMEUBLEMENT DE ¦ BUREAU FUTURIC 1401 ouest, rue Legendre.Montréal.P O.Tel : 381-8861 "\ enseignement de culture personnelle POUR RECEVOIR LE PROSPECTUS 78/79 du cours de base de fine cuisine familiale donne par henri bernard composez 843-6481 2015 de la montagne #610 Mti Songez-vous à vendre votre maison?La plupart des gens qui possèdent une maison songent de temps à autre à la vendre.Quelles que soient les raisons qui puissent motiver cette vente.changements dans la famille.évolution de situation financière.ou simple caprice.nous vous recommandons d'inscrire votre propriété chez nous.Un détail important: les services immobiliers du Trust Royal ontpignonsur rue dans 33 bureaux du Grand Montréal.Chaque bureau met à !a disposition des acheteurs en perspective tous les renseignements utiles concernant votre maison.Sans compter, bien entendu, le service individualisé, pierre angulaire de notre entreprise.Le Trust Royal vous offre un éventail complet de services immobiliers qui nont plus à faire leurs preuves.Voilà pourquoi, lorsque vous songez à vendre votre maison, il y va de votre intérêt de penser à nous.IMMEUBLE «I IMMEUBLE Trust Royal LENSEIGNE QUI FAIT al SERVICES IMMOBILIERS LE DEVOIR Montréal, mardi 4 juillet 1978 'à* Restaurant Français Une raison de plus d’aimer Montréal ! 1216, rue Bishop, Mil Rés; 861-6733 Le Mas des OLIVIERS! PIERRE GODARD JACQUES MILLER r Danièle Martel, hôtesse à bord du Grand express, verse le café avec élégance “agrémentent" l’autoroute Montréal-Québec.LE GRAND EXPRESS Un salon roulant entre Montréal et Québec , en dépit des ventres-de-boeuf qui (Photo Jacques Grenier) par Marie Laurier "Bonjour Michel Roy, je serai à la réunion du Comité de l'information, comme prévu".“Mais où êtes-vous donc’’ J’entends de drôles de bruits autour de vous"."Je suis à bord du Grand express Québec-Montréal et nous venons de passer Drummondville".Vous m'appelez d'un autobus?" Comme vous dites, Monsieur le directeur.Voilà un des luxes de ce géant de la route qui nous permet de communiquer par téléphone avec l'extérieur.Et ce n'est pas le seul: pour $12 — quelque $9 de plus que par autobus Voyageur ordinaire — le trajet ne se fait hélas pas plus rapidement sur ce circuit monotone, mais l’ambiance crée le sentiment que tout se passe plus vite car.comme dans un avion, “on s’occupe de nous ”.Une hôtesse est aux petits soins autour des 23 passagers et pourvoir à notre bien-être tout au long des deux heures et demie du parcours.Ce matin-là, Danièle Martel était de service et M.Fernand Champagne, au volant de ce véhicule tout confort À peine avions-nous pris possession dr nos fauteuils aux chauds colo’.s citrouille et marron que la sarabarae a commencé, comme dans la meilleure tradition aérienne.D’une voix douce et modulée, Danielle souhaite la bienvenue au micro, présente le chauffeur r.t annonce qu'un repas chaud ser.servi dans quelques minutes La p'jpart des passagers ont déjà le nez plongé dans les journaux du matin, non sans avoir pris soin'd’installer les écouteurs pour entendre de la musique ou les informations.Il n'y a pas d’erreur possible: cet autocar dé type "Mirage", manufacturé par' la Société Prévost à Sainte-Claire de Dorchester au coût de $130,000 a été fait sur mesures pour ces femmes et ces hommes pressés.Mais quiconque voyage pour la première fois à bord du Grand express, et qui a de surcroît responsabilité d’écrire un texte au retour, ne peut manquer d’observer l'élégance avec laquelle l'hôtesse évolue dans ce salon roulant.Danièle est vêtue d'un tailleur d'étamine et d'un chemisier beige et l'on comprend qu elle ait été choisie parmi des centaines de candidates qui convoitaient ce genre de travail original où l’intelligence doit se doubler de courtoisie.À peine avons-nous eu le temps de nous familiariser avec les commodités du lieu que Danièle circule dans l'allée en nous présentant le plateau de fromage et les jus de fruits.Une table rétractable enfouie dans le siège avant reçoit ces victuailles qui seront suivies du plat de résistance.Au menu ce jour-là: rôti de veau, pommes de terre Destination: Montréal-Québec, Québec-Montréal.Coût: aller simple, $2 aller-retour.$42: ces prix incluent le repas servi a bord, de même que les journaux et les magazines; cartes de crédit acceptées.Particularités: téléphone, fauteuil large et confortable, décoration intérieure agréable.Réservations: Montréal: (514) 849-6311.Quebec: 1 (800) 361-7690 (sans frais).Horaire: quatre départs par jour dans chaque direction: 7h.11 h, 16 h 30, et 20 h 30; arrêts terminus Berri-de-Montigny et hôtel Hyatt.Regency à Montréal ; Auberge des Gouverneurs (centre-ville), terminus Sainte-Foy et Gare centrale à Québec.Aux deux terminus, des salles d'attente Spéciales sont réservées aux usagers du Grand express.rissolées, macédoine et salade, tartelette au caramel.Certes, on ne peut pas parler de gastronomie, mais c’est honnête et sans souvenir.De toute façon, manger en roulant sur le macadam comporte certains risques d'équilibre, encore plus que dans un avion.Dans cette perspective, on imagine mal que l’on puisse songer à servir de l'alcool à bord de cet autocar, comme le réclame une clientèle déjà trop gâtée.D'abord, c’est interdit par le Code de la route et surtout cela ajouterait aux cauchemars de l'hôtesse qui a assez de mal à servir les boissons chaudes.Par précaution, elle remplit les tasses à motié pour éviter que les ventres-de-boeuf trop nombreux sur cette autoroute ne les fassent basculer.Le Grand express relie les deux centres-villes dans trois points différents, ce qui constitue un avantage non négligeable pour les hommes d'affaires et les fonctionnaires qui doivent comprimer leur horaire de la journée.De plus, il tient compte des heures habituelles des rendez-vous de cette clientèle privilégiée qui voyage généralement aux frais du gouvernement ou de son employeur.Depuis son entrée en service, le 10 avril, le Grand express a accueilli 5,000 passagers; et.détail pertinent, il vaut mieux réserver, car il est toujours rempli, du lundi au vendredi.Notons qu'il ne circule pas en fin de semaine et les jours fériés.Pour Danièle Martel, ce métier d'hôtesse déroute concilie à la fois son attrait pour le tourisme et son goût des contacts humains.Certes, viendra un jour où il lui faudra changer de circuit, pour éviter la monotonie.Mais elle s'encourage à l’idée que l'on parle de lancer d'autres grands express pour avaler plus confortablement les kilomètres qui séparent Montréal d'Ottawa et de Chicoutimi.Référendum ou abandon d’un projet de $5 millions Le conseil de Boucherville invite les protestataires à s’expliquer semblée publique qui se tiendra à la Poly-de Mortag par Rodolphe Morissette Le conseil municipal de Boucherville, devant l'opposition de 1,606 de ses quelque 6,300 propriétaires à son projet de construction d’une nouvelle bibliothèque et d’un centre culturel, tentera lundi prochain d'amener les protestataires à s'expliquer plus amplement lors d'une as-nblée put" valente de Mortagne.Il fallait un minimum de 500 signatures au registre de la ville les 21 et 22 juin pour que le conseil soit obligé de tenir un référendum sur ce règlement d’emprunt, qui représente un investissement ae $5 millions, dont $3.5 millions pour la construction de la bibliothèque municipale et $1.5 million pour celle d une deuxième patinoire intérieure.Pratiquement le quart des proprietaires de Boucherville ont exprimé leur opposition au projet.Et malgré que les protestataires ont tous signe leur nom, le conseil parle toujours d’un “comité de citoyens anonyme" qui dirige l'opération.Le conseil a désormais le choix: il peut renoncer à son projet de construction ou tenir un référendum.Il aurait dû en être question à l'assemblée du conseil qui était prévue la semaine dernière, mais, comme par hasard, il n’y avait pas quorum.Le eoaseil devrait donc en traiter au cours de son assemblée régulière de demain soir.s’il y a quorum.Mais si l’assemblée de demain a lieu, il est douteux que le conseil prenne une décision, puisqu'il a convoqué une rencontre publique pour le 10 juillet dans le but de forcer l’opposition à se manifester.La semaine dernière, le conseil a consulté tous les organismes de loisir de la municipalité afin de vérifier la solidité de ses appuis, du moins de ce côté-là.Rencontres fort consolantes, au total, pour le conseil.D'autre part, il était difficile de savoir, au moment de la signature du registre de la ville il y a une dizaine de jours, qui s’opposait exactement à quoi.En effet, le projet de construction du centre socio-culturel, de la bibliothèque et de la patinoire intérieure font partie d’un programme triennal de dépenses en immobilisation de l'ordre de $25 millions.Ce dernier, qui fut déposé au conseil de ville le 16 mai, comprenait en outre des sommes à consacrer à l'aménagement de six nouveaux parcs et de plusieurs courts de tennis.Maints citoyens s’opposent à l'ensemble du programme triennal, d’autres s'opposent plus spécifiquement au projet du centre socioculturel et, enfin, quelque 875 propriétaires s’opposent à l'aménagement des courts de tennis supplémentaires.Enfin, le conseil se débat avec un autre projet qui n’a pas encore été adopté.Il s'agit de la restauration de l’antique maison Louis-Hippolyte Lafontaine et de l’aménagement du parc de la Seigneurie, sur lequel elle est située.L’ensemble de ce dernier projet avait été estimé, en mai, à environ $500,000.Un protocole d'entente entre la ville et le ministère québécois des Affaires culturelles assurait cependant la première d'une subvention gouvèrnementale de $400,000 pour ces travaux.La part de la ville devait etre consacrée à l'aménagement de deux autres vieilles maisons que des mécènes avaient transportées dans le parc en 1964.Ces deux maisons, qu'on présumait d’abord n'avoir pas de valeur historique, la ville prévoyait affecter quelque $100,000 pour les remettre en état.Mais lors de l’assemblée du conseil du 12 juin dernier, il s'avérait qu'il en coûterait $250,000 à la ville pour le faire! Le projet de règlement d'emprunt fut donc temporairement retiré.Or, la semaine dernière, précisément au moment où le conseil devait tenir l'assemblée publique à laquelle il n'y avait pas quorum, les conseillers étaient occupés, ailleurs, à se faire expliquer que l'une des deux maisons en question du parc la Seigneurie était elle aussi une antiquité remontant à l'an 1756, ce qui expliquait l'importance inattendue des coûts de restauration.Le conseil se propose donc de revenir devant les autorités du ministère des Affaires culturelles afin d’obtenir une subvention supplémentaire au titre de la restauration et de la préservation du patrimoine.Lachine se prononce sur le projet d’achat de l’usine British Rubber (Par Rodolphe Morissette) — Les contribuables de Lachine se prononceront demain, par voie de référenuum, sur l’opportunité pour la municipalité d’acquérir l’usine de la British Rubber en vue de la convertir en ateliers et garages municipaux.Le conseil municipal de Lachine a adopté, le 28 avril dernier, un règlement d’achat de l’usine de la British Rubber.Au cours de l’hiver, cette firme avait offert à la ville de lui vendre ses immeubles, qui couvrent une surface de 285,000 pieds carrés sur un terrain de 400,000 pieds; carrés, au prix de $1,940,000.La ville lui a fait une contre-offre de l’ordre d’un million et demi de dollars et les parties ont fini par s'entendre pour régler à $1,700,000.Les 23 et 24 mai, quelque 560 citoyens signaient le registre de la ville afin de demander un référendum sur la question.Pour en obtenir un.il fallait un minimum de 500 signatures.A la mi-juin, le conseil de ville décida de poursuivre le projet et d'instituer un référendum afin de consulter l’ensemble de la population.La con- sultation aura lieu demain.Le maire, M.Guy Descary, estime en effet que les signataires du registres ne forment qu'une toute petite minorité, très peu representative de la population de Lachine.A la tête des protestataires on retrouve encore une fois l’ex-maire de Lachine, défait par M.Descary en 1973 et en 1977, M.Jean-Guy Chartier, entrepreneur en construction.Au mois de mai, M.Chartier encourageait ses concitoyens à signifier leur opposition au règlement d’achat de la British Rubber, essentiellement pour deux raisons: d’abord, la ville payait beaucoup trop cher, à son gré, la vieille usine; de plus, Lachine pourrait utiliser, pour relocaliser ses ateliers et garages municipaux, un certain nombre d’immeubles qu’elle a déjà acquis.Le maire, M.Descary, répliquait que le prix offert par la ville se situait tout de même à $500,000 en deçà de l'évaluation faite par la Communauté urbaine de Montréal et que, d’autre part, il n'était pas question de disperser les ateliers municipaux ici et là dans la ville .M.Chartier revient à la charge en prétendant que la ville devrait se contenter de payer 32'J seulement de l’évaluation de la propriété de British Rubber, soit $688,000.Il suggère en outre qu’il en coûterait moins cher à la ville de démolir les immeubles désuets sis actuellement sur le terrain de la cour municipale et de bâtir en neuf qu’acheter, puis à réaménager l’usine de la British Rubber.Mais il ne fournit guère d’estimés à cet égard De son côté, l’administration municipale estime qu'il en coûterait $5 millions pour construire un immeuble neuf, d’autant plus que l’usine de la British Rubber offre une structure de bonne qualité.On fait également valoir les sommes déboursées par la ville de Victoriaville ($6 millions) et que déboursera Ville Saint-Laurent ($10 millions) pour construire le même genre d'immeuble.Quoi qu'il en soit, le conseil municipal est convaincu de la pertinence de sa proposition et compte remporter le référendum.Munro accusé de parrainer un syndicat de “scabs” Les centrales font front commun dans le conflit de Radio-Mutuel par André Tardif En refusant d’intervenir dans le conflit à Radiomutuel, le ministre fédéral du Travail, M.John Munro, cautionne non seulement la mort probable de deux syndicats, mais il contredit tout le personnel politique qui l’entoure et il parraine la naissance du premier syndicat de “scabs" Dalila Maschino n’aurait pas encore été forcée à se remarier en Algérie épousé le 22 juin, M.algérien de 31 ans, (AFP) — Dalila Maschino, cette étudiante algérienne arrachée en avril dernier par son frère ainé, M.Messaoud Zeghar, à son mari français vivant à Montréal, n’aurait pas encore été remariée de force à un compatriote de confession musulmane.Contrairement à ce que laisse entendre lundi le quotidien français “L’aurore", ce n'est pas Dalila Maschino mais une de ses nièces, Mlle Nassera Zhegar (fille cadette de M.Messaoud Zhegar) qui aurait Djammel Driss, un étudiant à l’Université dé San Francisco et membre d’une grande famille de notables algériens fixée a Annaba (ancienne Bone).M.Driss était fiancé avec Nassera Zhegar et vivait avec elle depuis le début de l’année à Washington dans l'un des deux luxueux appartements dont son beau-père dispose sur la rue Cathedral, dans le quartier des am-bassades C’est dans le lobby de ce riche immeuble que le cousin de M.Noredine Zeghar (Ms ainé de M.Messaoud Zeghar), M.Mensouri, a confirmé au cours du week-end à l’AFP que M.Driss a bien épousé sa cousine Nassera et non Dalila.“Les personnes qui vivent habituellement ici à Washington, a-t-il indiqué (M.Samir et Mme Nadia Hakimi, gendre et fille de M.Zeghar, et M.Noredine et Mme Karina Zeghar, fils et bru de M.Zeghar), sont rentrés en Algérie depuis le 3 mai pour assister à l’événement ”.M.Djammel Driss, a précisé M.Mensouri.était ‘boursier de la compagnie pétrolière Sonotrach (il avait signé un contrat de sept ans avec cette société na- tionale algérienne).Dans sa famille, on pensait même que son futur beau-père ( M.Messaoud Zeghar) pourrait lui racheter son contrat, c’est-à-uire rembourser la compagnie du montant de la bourse qui après ce mariage devait s’élever à 12,000 dollars par an, afin de le dégager de ses obligations envers la Sonotrach.Tout cela montre que ce mariage n'a pas été improvisé, souligne M.Mensouri.M.Driss, dont le père est directeur d’un grand hôtel d'Annaba, devait prochaine- ment recevoir un diplôme de gestionnaire à San Francisco.“La coutume, fait encore remarquer M.Mensouri, veut que les fêtes de mariage se déroulent dans un second temps dans la maison du marié donc à Annaba.Permis spéciaux aux travailleurs des autres provinces Construction: un règlement litigieux entre en vigueur Le règlement controversé destiné à mettre de l’ordre dans l’industrie québécoise de la construction est entré en vigueur hier, obligeant les travailleurs de la province à obtenir des certificats prouvant que la construction constitue leur occupation à plein temps.Pour le moment, les opinions demeurent partagées sur l’effet que ce règlement pourrait avoir sur les travailleurs du Québec et des autres provinces.Certains milieux y voient une déclaration de guerre entré les travailleurs de la construction du Québec et de l’Ontario.D'autres affirment que la situation restera normale et que les nouvelles directives n'auront que peu d’effets à long terme, Un représentant de l’Office de la construction affirme que le règlement prévoit la délivrance de permis spéciaux — dans certains cas — aux travailleurs de la construction des autres provinces.Directeur de l'office pour la région de Hull, M.Georges L’Abbé a déclaré au cours d'une récente entrevue que les travailleurs de l'extérieur de la province n’auront que très peu de difficulté à obtenir les nouveaux certificats qui sont essentiellement les mêmes que ceux destinés aux travailleurs québécois, Les règlements stipulent que les certificats seront émis aux travailleurs en mesure de prouver qu'ils ont été employés pendant au moins 1,000 heures dans l’industrie de la construction l’an dernier.La province de Québec est divisée en 13 régions et les contracteurs doivent désormais donner la priorité aux travailleurs locaux, lorsqu’ils engagent de la main-d’œuvre.Aussitôt que le quota local est comblé, il leur est possible de rechercher de la main-d'œuvre dans les autres régions.• Même si M.L’Abbé et d’autres personnes affirment que les travailleurs ontariens pourront obtenir des certificats québécois, le nünistre québécois du Travail, M, Pierre-Marc Johnson, et le premier ministre.M René Lévesque, ont admis que plusieurs ouvriers de la construction pourraient se trouver dans l’impossibilité de traverser la frontière.au Canada.C’est la mise en garde que lui servaient hier les dirigeants des trois grandes centrales syndicales du Québec, la CSN, la FTQ et la CEQ.Ils demandent officiellement à M.Munro d’arrêter le vote d’allégeance syndicale décrété par le Conseil canadien des relations de travail à CJMS-Montréal, et d'appliquer immédiatement la loi C-8 pour une première convention collective aux travailleurs de CJRP-Québec.Au cours d'une conférence de presse qu’il présidait en compagnie de MM.Fernand Daoust, vice-président de la FTQ, et Robert Gaulin, le nouveau président delà CEQ, M.Norbert Rodrigue, président de la CSN à laquelle sont affiliés les grévistes de CJMS.a expliqué comment ces derniers.ainsi que ceux de CJRP (FTQ), sont menacés d’extinction.“Le vote des briseurs de grève à CJMS créerait un précédent fatal au droit d’as-sociation et au droit de grève, sous juridiction fédérale, au Canada, prétend M.Rodrigue.En n’intervenant pas, M.Munro indiquerait à tous les employeurs que, pour écraser un syndicat, ils n'auraient qu’à faire durer une grève, embaucher des scabs et créer une association qui évincera le syndicat reconnu.’’ Les grévistes de CJMS ont refusé la semaine dernière de participer à ce vote à moins d’enquête préalable et si la liste des voleurs n’est pas établie auparavant.Ils réclament un scrutin démocratique se déroulant en toute équité et justice, auquel les individus embauchés après le début de la grève ne pourraient participer.“La décision du CCRT de décréter un vote parmi tous les employés de CJMS, grévistes ou pas, est révoltante.D’autant plus que parmi les 97 personnes habilitées à voter — le Conseil se réservant par après le droit de décider des votes valables — on retrouverait des cadres, des gardiens de sécurité d’une agence et des anciens employés”.Les trois centrales demandent à M.Munro que, par une décision administrative (comme il l'a fait déjà en décidant de retarder l'application du nouveau code fédéral du travail (loi C-8) face aux pressions des radiodiffuseurs et des banquiers), il ordonne au CCRT de retarder le vote jusqu’au 29 juillet au lieu de le tenir les 7-8 juillet.Ce délai permettrait au Conseil de faire enquête sur la demande en accréditation présentée par une nouvelle association d’employés.“Il est évident que cette association de scabs n'est qu'une créature de Donat Ba-zinet, président du réseau Radiomutuel, a dit M.Rodrigue.Et une enquête le moindrement sérieuse et approfondie sur sa fondation le démontrera clairement".À CJRP-Québec, le CCRT n’a pas encore jugé bon d'appliquer une clause de la loi 08 permettant l’imposition d’une première convention collective par un conseil d’arbitrage.Pour protester, quelques travailleurs ont alors entrepris, il y a neuf jours, une grève de la faim à laquelle se sont joints quelques grévistes des autres stations, dont Marc Gilbert, président du syndicat accrédité de CJMS.Le président de la CSN demande enfin à M.Munro de s’en remettre à la compétence de son entourage immédiat, soit MM, Jacques Olivier, son adjoint parlementaire et député de Longueuil, Guy de Merlis, chef du service de conciliation de son ministère, François Bastien, son chef de cabinet, et le directeur du CCRT, qui ont tous laissé entendre, à un moment ou l'autre, que les syndicats reconnus n’avaient rien à craindre pour leur survie à Radiomutuel.“A ce propos, a-t-il ajouté, je comprends mal M Olivier quand, d’une part, il déclare qu’il ne participerait pas lui-même à un scrutin ou la liste des vo- Voir page 6: Lee centrale* Le Marie-Clarisse 11, l’ancien navire-école des cadets de la marine, hisse le pavillon de l'hospitalité aujourd’hui et jusqu’à vendredi et permet au public de le visiter de la cale au grand mat.• À 11 h, devant l'hôpital Sainte-Justine, marche de Libanais contre la guerre • À 20 h.dans ses locaux du 1415 est, rue Jarry, réunion spéciale du conseil scolaire de file de Montréal • À 20 h, au 1330 ouest, bout Curé-Poirier, à Longueuil, réunion du conseil des commissaires de la Commission scolaire régionale de Chambly • Cliniques de la Croix-Rouge: à Montréal, à I Alliance Cie mutuelle d assurance-vie et Téléglobe Canada, de 9 h à 12 h.et de 13 h 30 à 16 h; à Pierrefonds; au CLSC, 15,700, ooul.Pier-refonds, de 14 h 30 à 17 h, et de 18 h 30 à 21 h; à Cowansville, salle de la Legion canadienne, 120, bout d'Avignon, de 13 h à 20 h 30 l Fonde par Henri Bourassa Directeur intérimaire et 1e 10 janvier 1910 rédacteur en chef: Rédacteur en chef adjoint Directeurs de l’information: Jean Francoeur Trésorier: Bernard Larocque Montréal, mardi 4 juillet 1978 Michel Roy Georges Vigny Pierre Loignon Construction et discrimination LJ Office de la construction du Québec met en oeuvre cette semaine un règlement , qui vise à protéger les véritables travailleurs du bâtiment contre les intrusions de plus en plus fréquentes d'ouvriers non qualifies venant d'autres secteurs.Excellente en soi, cette disposition nouvelle porte atteinte toutefois à la mobilité de la main-d’oeuvre entre l’Ontario et le Québec.Cest pourquoi, par mesure de rétorsion, le gouvernement de M.William Davis s’apprête a déposer un projet de loi intersidant aux ouvriers québécois de la construction de travailler en Ontario.Les autorités fédérales sont d'autant plus attentives au différend Toronto-Québec que le projet de loi sur la réforme constitutionnelle proclame le droit de gagner sa vie dans toute autre province que la sienne II n’est cependant pas certain, comme devait lui-même le reconnaître M.Trudeau vendredi en conférence de presse, que le règlement de l'OCQ, objet de longues et laborieuses négociations entre les deux provinces, soit contraire à la liberté du citoyen de se déplacer et de travailler n’importe où au Canada, cette liberté ou’Ottawa veut inscrire explicitement dans la charte constitutionnelle.Aussi, a-t-il plutôt invité MM.Davis et Lévesque à régler le contentieux par la discussion au lieu de s’adresser aux tribunaux.• L’affaire a pris en Ontario un relief inattendu dès que fut connu cet hiver le contenu du règlement.Depuis le 16 mars, de nombreuses rencontres ont eu lieu à l’échelon des hauts fonctionnaires et des hommes pohti-ques.A Toronto, le 23 mai, les deux premiers ministres ont examiné la question sans réussir à la régler.Plus récemment, M.Réal Mi-reault, président de l’OCQ, a exposé tous les aspects du problème au ministre du Travail de l’Ontario, Mme Betty Stephenson.Le 22 juin, le ministre du Travail du Québec, M.Pierre-Marc Johnson, adressait une longue lettre à Mme Stephenson en vue de la rassurer et de la dissuader de recourir à une législation de représailles.Le règlement relatif au contrôle du placement des salariés dans l’industrie de la construction est en vigueur depuis le 1er juillet; aux dernières nouvelles, le gouvernement ontarien n’avait pas encore fait connaître les modalités de sa riposte législative.Mais, selon des indications recueillies au ministère du Travail du Québec, il se peut que les négociations reprennent entre les deux provinces et qu’une formule de compromis soit définie prochainement qui limiterait les effets négatifs du règlement de l’OCQ sur la main-d’œuvre ontarienne.Il faut rappeler les raisons qui ont amené le Québec à réglementer de la sorte.Signalons d’abord oue l’OCQ dénombre plus de 250,000 ouvriers au bâtiment dans ses dossiers; depuis cinq ans, quelque 140,000 salariés passent chaque année dans l’industrie de la construction.Or.durant les meilleurs mois des meilleures années, on ne comptait guère plus que de 100,000 salariés au travail dans ce secteur au Québec.Transposée en termes d'heures, cette activité représente une moyenne de 1,000 heures pour chaque salarié, c'est-à-dire six mois de travail à temps complet.L'étude de l’OCQ révèle, à la lumière de ces chiffres, qu’un travailleur de la construction ne peut gagner sa vie s’il exerce seulement son métier.Comme devait le rappeler M.Johnson à Mme Stephenson dans sa lettre du 22 juin, la Commission Cliche a suffisamment démontré que l’instabilité dans l’emploi a entraîné diverses pratiques douteuses qui hypothèquent encore cette industrie et ses syndicats: trafic d'influences, favoritisme, prêt usuraire, exactions et sévices corporels.En adoptant le règlement qui vise à offrir aux ouvriers de la construction le plus grand nombre d’heures possible chaque année, donc un emploi stable et un revenu convenable, l’OCQ a ainsi voulu corriger la situation que l’on déplorait dans l’industrie.Une distinction est désormais établie entre le véritable travailleur du bâtiment et celui qui ne cherche qu’un revenu temporaire, distinction que confirment des certificats de classification délivrés par l’OCQ et qui remplacent les permis de travail détenus à ce jour par les ouvrirers de ce secteur.Ceux qui ont travaillé plus de 1,000 heures au cours de l’année précédente ou plus de 1,500 heures au cours des deux années passées reçoivent le certificat "A”.Ceux qui n’auront accumulé que 500 heures au cours de l’année écoulée obtiendront le certificat “B”.L’OCQ.une fois reconnu le statut du travailleur de la construction, a introduit un régime de préférence régionale, le Québec étant divisé en 13 grandes régions où la préférence sera accordée aux détenteurs du certificat “A” domiciliés dans la région où l’emploi est offert.En deuxième lieu, viendront les travailleurs de certificat “A” d’autres régions, puis les ouvriers de certificat "B" de la même région.Il est evident que l’application de ce règlement suscite de sérieuses difficultés pour les travailleurs du bâtiment venant de l’Ontario.La statistique de l’OCQ établit à 2,244 le nombre de salaries de la construction venant de l'extérieur du Québec: de ce nombre 1,950 étaient domiciliés en Ontario.On le constate sans peine, c’est avec cette dernière province que se pose le problème découlant de l’application du règlement.On ne doit pas en conclure que tous les Ontariens travaillant présentement sur des chantiers québécois sont contraints de rentrer sans délai dans leur province: un régime d’exception est prévu en faveur de ceux’qui ont déjà un emploi ici jusqu’à l’expiration de leur contrat.Une deuxième exception prévoit qu’un entrepreneur d’une autre province, lorsqu’il obtient un contrat au Québec, peut y amener sa main-d’œuvre régulière.On notera toutefois que cette pratique est plutôt rare, l'entrepreneur ayant intérêt à retenir de préférence les services des travailleurs locaux pour lesquels il n’aura pas à débourser de frais de logement et de déplacement.Quels que soient les avantages de ce règlement de l’OCQ pour la stabilité de l’emploi dans l’industrie de la construction, on ne peut nier que son application privera de travail plusieurs centaines d’ouvriers ontariens du bâtiment.C’est ce caractère discriminatoire de la décision que conteste et dénonce le gouvernement de M.Davis.Et il s’agit précisément d’un domaine de l'activité industrielle où la mobilité de la main-d’oeuvre est une caractéristique permanente.Beaucoup de Québécois travaillent sur des chantiers ontariens et al-hertains.En seront-ils bientôt chassés?• Pour atténuer, voire éliminer l'effet discriminatoire du règlement, le Québec pourrait étendre au territoire ontarien certaines des 13 régions qu’il a découpées.Par exemple, les chiffres de l’OCQ montrent que des 1,950 ouvriers ontariens venus travailler au Québec en 1977, près de 1,500 étaient domiciliés dans la région d’Ottawa.Il suffirait donc de créer la région Ottawa-Hull afin d’étendre à ces travailleurs de la construction ontariens les avantages du règlement québécois.En retour, les ouvriers de la région de Hull seraient assurés de trouver des emplois en Ontario.D’autres aménagements de cette nature élimineraient les conséquences discriminatoires d’un règlement dont le but général demeure excellent.Michel ROY Les hôpitaux passés au peigne fin Traumatisés par cette réputation de “mauvais gestionnaires” que leur avait faite l’ancien ministre des Affaires sociales, M.Claude Forget, un certain jour de novembre 1975, les administrateurs d hôpitaux commencent à se relever de cette rebuffade.Ce coup de fouet aura tout de même eu l’avantage de les faire réagir et de les rendre plus agressifs dans leurs échanges avec le gouvernement pour en arriver à identifier des solutions durables aux problèmes qui les confrontent, et cela sans compromettre la qualité et le volume des services auxquels la population a droit.Ce travail de réflexion de l'Association des hôpitaux de la province de Québec (AHPQ), contenu dans son mémoire de 1976, et celui qu'il soumettait en avril dernier viennent d'avoir des répercussions intéressantes.C'est ainsi que le ministre des Affaires sociales, M Denis Lazure, révélait ces jours derniers à La Malbaie son projet de redressement budgétaire qui, pour nébuleux qu'il soit à certains égards, est de nature à rallier l'adhésion des administrateurs, pour peu que l'on ne les accuse pas de tous les péchés du monde si ce projet, valable sur papier, ne reflétait pas la réalité du quotidien une fois mis en application ne façon formelle Les 203 hôpitaux concernés par ces mesures ont un délai de deux ans pour équilibrer eux-mêmes leur situation financière qui accuse un déficit global de $86 millions.Cette confiance que la ministre donne aux gestionnaires, pour ainsi dire "réhabilités’', a fait l'objet de longues discussions avec le ministre des Finances et.de surcroît, a été entériné par le Conseil des ministres.L'action à entreprendre devient donc sérieuse et impérieuse.Mais peut-être plus facile à concevoir qu'a exécuter.Car.pour en arriver à résorber ces déficits, qui ne seront comblés que moyennant certaines conditions d’incapacité, les hôpitaux devront compter sur la formule des départs naturels des employés, ce qui suppose une mobilité des effectifs et, bien sûr, une réorganisation complète du travail.Cette disposition peut faire économiser des millions de dollars sur la masse salariale qui est de l'ordre de plus de 75?; dans le budget des établissements hospitaliers.Selon les savants calculs du ministre, 3, 000 postes pourraient être supprimés d'ici deux ans pendant que 6,300 autres seront créés dans tout le réseau des affaires sociales, ce qui est de nature à éviter les mises à pied, le chômage et surtout la levée de bouclier des syndiqués.Là-dessus, rien n'est moins sûr et c'est se bercer d'illusions que de croire que le problème d'équilibre budgé- taire sera résolu au détriment du personnel hospitalier, dans certains cas surchargé par le fardeau des tâches.À preuve le processus amorcé suscite déjà de vives réactions chez les syndiqués qui ne manquent pas d'alerter l’opinion publique chaque fois que des employés partent et ne sont pas remplacés bu que des postes sont abolis.Ce principe de "Lattrition'' n est pas mauvais en soi.On ne saurait reprocher à l'État de veiller à ce que les fonds publics ne soient pas dépensés inutilement Mais on ne pourrait l'ériger en système universel sans considération des besoins d'un milieu donné et des ressources dont il dispose.Comment, en effet, ne pas remplacer une infirmière dont la présence est essentielle dans une équipe déjà restreinte?Cette situation se présentera sûrement et elle n est qu'un exemple parmi bien d'autres.Il est vrai que, dans certains hôpitaux, les effectifs sont trop nombreux et le fait de ne pas remplacer les employés qui partent ne bouscule en rien leur fonctionnement Cest dans ces endroits que les dents du peigne pourraient encore être plus fines.Mais, dans d'autres établissements, notamment ceux des petites villes et des régions éloignées qui ont déjà un personnel réduit à un strict minimum, cette formule risque fort d'entraver la bonne marche et ne saurait s'appliquer au nom d une économie de salaire Sans compter que cette attitude rigide pourrait créer de l'anarchie dans l’hôpital et entraîner une réduction des services dispensés à la population A moins que les “autres mesures" dont parlait le ministre et qu'il n’a pas assez précisées visent dès maintenant ces objectifs, ce qui apparaît inimaginable Cette réserve a d'ailleurs été faite dès le lendemain du congrès de La Malbaie par l'AHPQ qui fait valoir que “le taux de roulement du personnel — évalué à 8?v par le MAS — eut varier considérablement d'un ôpital à un autre, d’une région à une autre et d'un secteur d'activité à un autre", si bien que la formule d'attri-tion ne vaut pas en même temps pour tout le monde mais qu elle doit être étudiée cas par cas L'AHPQ se dit aussi convaincue que.dans certaines circonstances, le “remplacement du personnel est requis ".Il reste donc à appliquer cette formule avec intelligence et logique, dans son esprit plutôt qu'à la lettre Car.à moins qu elle ne soit appliquée sélectivement.elle peut avoir de douloureuses répercussions et provoquer un déséquilibre total Marie LAURIER ittmiiMaiiaB Le français dans l’air: jugement décevant par Robert Décary Avant d'analyser la dimension linguistioue de la décision rendue par la Cour d'appel fédérale dans l'affaire des Gens de l'Air, il sera utile de s'attarder quelque peu sur les autres motifs qu'a retenus la Cour et qui, quoique moins spectaculaires, sont d’importance.Les faits se résument en peu de mots et sont d'histoire récente, même si on a parfois l'impression que cette affaire dure depuis des siècles Le 27 août 1976, le ministre des Transports du Canada, M Otto Lang, cédant aux pressions de la CATCA et de la CALPA (associations représentant respectivement les contrôleurs et les pilotes canadiens), édictait l'Ordonnance sur les normes et méthodes des communications aéronautitjues.Cette Ordonnance autorisait 1 usage du français dans certaines communications aéronautiques et imposait l’usage exclusif de l'anglais dans toutes les autres L'Association des Gens de l'Air du Québec, et tout le Québec avec elle, soutinrent que l'Ordonnance était nulle Kn janvier 1977, M.le juge Marceau, de la Cour fédérale, rejetait les prétentions des Gens de l'Air Le 27 juin dernier, ce jugement était confirmé par la Cour d'appel fédérale, dont le banc était composé de messieurs les juges Pratte, Le Dain et Hyde Seuls les juges Pratte et Le Dain ont énoncé des motifs, le juge Hyde se ralliant à ceux du juge Le Dain Outre la dimension linguistique, au sujet de laquelle il y a discordance, voire contradiction, entre les motifs des juges Pratte et Le Dain, et sur laquelle nous reviendrons, la Cour a été unanime dans son rejet des arguments “secondaires” soulevés par les Gens de l'Air La Cour étudie d'abord l'argument en vertu duquel la langue ne serait pas une “méthode de communications” au sens du Règlement de l'Air.L’article 104 dudit Règlement permet au ministre des Transports de réglementer “la normalisation des équipements, systèmes et méthodes de communications employés en navigation aérienne”.Il va de soi, souligne le juge Pratte, que les langues ne sont ni des équipements ni des systèmes de communications, et pour lui le seul problème est celui de savoir si la langue est une “méthode” de communications 11 conclut que oui l’expression “méthodes de communications” étant générale, et les Gens de l’Air admettant que la parole et le vocabulaire soient des "méthodes”, il s'ensuit qu’il en est de même pour la langue Le juge Le Dain, de son côté, conclut que cette expression se rapporte à la manière dont se font les communications, et que ceci comprend nécessairement la ou les langues employées dans les communications verbales.Avec tout le respect dû à l'opinion de ces deux magistrats, leur raisonnement n’est pas du tout convaincant.Peut-être ont-ils raison, mais ils ont sauté si rapidement à leur conclusion qu’il est difficile d’en être juridiquement satisfait, surtout lorsque l’expression “méthodes de communications” est la traduction de l’expression, encore plus restreinte, “communications procédures”.Il est difficile d’accepter, sans motifs vraiment définis, que la langue soit réduite au niveau de simple procédure Comme cette conclusion est la pierre angulaire de l'Ordonnance — car le ministre ne saurait prescrire l'usage d une langue si celle-ci n'était pas une "méthode de communications” — on ne peut que regretter que la Cour n ait pas davantage motivé, sur ce point, sa décision.La Cour décide aussi que le ministre Lang ne s’est pas rendu coupable de détournement de pouvoir en çédant “aux pressions qu’exerçaient la CATCA et la CALPA”.Le juge Pratte.en concluant qu’“il arrive chaque jour que des autorités investies de pouvoirs réglementaires obéissent, dans l’exercice de leurs pouvoirs, aux pressions de l’opinion publique.Les actes qu elles posent alors n'en sont pas moins valides encore qu'il soit permis, souvent avec raison, d'en critiquer la sagesse et l’opportunité”, entrouvre, par une phrase lapidaire qu’il n'apnuie d’aucune autorité ni d’aucune réflexion sur sa portée sociale et politique, la porte de l'abus administratif: un gouvernement qui céderait à des pressions de 1 opinion publique fondées, par exemple, sur du racisme pur et simple, pourrait être systématiquement exonéré de toute responsabilité envers les victimes de ce racisme.Si ce raisonnement avait été poussé à sa limite dans l’affaire Ron-carelli, M Duplessis aurait été porté en triomphe par les juges de la Cour suprême! Le principe énoncé par le juge Pratte est fort dangereux et tant les administrateurs que les administrés devraient en surveiller avec vigilance la moindre application.Le jour où l’opinion publique pourra excuser tous les actes d’un gouvernement n’est certes pas encore venu au Canada, mais c’est en entrouvrant la porte de cette façon, sans nuances, qu’on rendra ce jour possible La Cour décide enfin que l'Ordonnance n'est pas discriminatoire et ne contrevient pas à la Déclaration canadienne des droits.Le juge Pratte soutient que le principe de l égalité devant la loi assure l égalité des personnes, non celle des langues, et qu'en l'espèce “l'Ordonnance traite de même façon francophones et anglophones: les uns et les autres sont autorisés, dans les cas que l’Ordonnance détermine, à parler français et la prescription suivant laquelle, hors ces cas, 1 anglais est la seule langue autorisée, s'adresse aux uns comme aux autres.“C’est là une distinction dont la subtilité juridique échappera à bien des gens: puisque même les anglophones n’ont pas le droit de parler français, il n'y a pas discrimination ! Il eût été plus prudent de dire que la Déclaration canadienne des droits ne prohibe pas la discrimination fondée sur la langue, que de laisser entendre que la discrimination fondée sur la langue n’est pas une discrimination.Il est des moments où les tribunaux doivent aller au-delà de Voir page 6: Le français M ¦ Le2 juillet à Toronto.Toronto Yonge Street, dimanche après-midi ensoleillée du 2 juillet, le "Canada Day” s’est déroulé et c’est pour y célébrer l’événement avec mes amis “Canadians" que j’ai fait le voyage depuis Montréal, la Via National Québécois, je le suis, Canadien, sauf erreur tactique du gouvernement à Québec ou cataclysme inopportun de nos voisins les USA, je ne le serai vraiment jamais, a moins que .Comme bien d’autres d'ailleurs, le fait de partager ce titre avec mes concitoyens et amis du Canada hors Québec, m'a souvent indisposé.La semaine dernière, j'ai célébré en assez grande pompe, la fête nationale des Québécois.Entre amis, en famille et dans la foule endiablée de la rue Prince-Arthur à Montréal.Ici, L'hon Edouard Rinfret Juge en chef de la Cour d Appel La Ligue des droits de l'homme se permet de vous faire part de ses inquiétudes du fait qu'en 1978, dans deux .ppels soulevant des questions d'ordre constitutionnel et de droits fondamentaux, savoir le droit à l'information et la liberté d’opinion, la Cour d'appel du Québec n'a siégé qu'à trois juges — moins d'un cinquième des 16 juges qui la composent Il s'agissait premièrement de l'affaire de la Commission Keable, maintenant devant la Cour suprême du Canada, que beaucoup considèrent comme étant une des plus importantes causes constitutionnelles des dernieres années En plus de toucher la question des compétences fédérale et provinciale cette affaire traite de la notion de la sécurité nationale’, qui n'a pas encore fait l'objet de beaucoup d'in- ¦ SOS à la SHQ C’est à titre de conseiller municipal de Loretteville que je lance ce pressant appel aux responsables des décisions de la Société d'habitation du Québec et aux personnes qui sont capables d'infléchir les décisions de ces derniers.L’hiver dernier, par les moyens dont je disposais, j'ai tenté, mais en vain, d’atteindre le coeur et la raison des hôtes de cette fameuse tour d’ivoire La Société d’habitation du Québec a toujours refusé et refuse encore de reconsidérer le choix du terrain qu elle impose pour la construction d'un immeuble de 60 logements pour personnes âgées.Ce terrain est situé dans le secteur ouest de la rue Saint-Louis.Des terrains qui existent à Lorretteville, elle a choisi le pire et maintient sa décision malheureuse et discutable.Le colloque du Parti québécois, tenu a Montréal pendant la fin de semaine du 10 juin, me fournit l’occasion de revenir sur le sujet, m’en tenant au seul point de vue de la qualité de vie qu’on doit assurer aux personnes âgées En théorie, c’est édifiant de voir à quel point on aime les personnes â-gées et leur veut du bien, pendant un tel colloque.Les dorloter le plus possible devient un devoir social, une dette de reconnaissance nationale pour les nombreux et insignes services qu'elles ont rendus à la Patrie.Fort bien .! Le calm,e la quiétude, la sécurité, un environnement qui soit le plus beau et le plus humain possible, n’est-ce pas ce dont rêve chaque être nu main au seuil de la vieillesse’’ Ministres, députés.penseur et membres du hier à Toronto, il y avait bien des drapeaux unifoliés en masse et aussi, oh surprise, une quantité impressionnate de ce bon vieil “Union Jack" pendus aux mats.Il y avait bien aussi l’“0 Canada” chanté par un bambin, dans les deux langues officielles.au pavillon Terre-Neuve, à l’occasion d une quinzaine de festivités nationales appelées Caravan.Mais ici, au Canada anglais, on respecte toujours ce Québec.On tolère moins de fréquentes sautes d'humeur fortuites, cependant.“What does Quebec want?”, on ne le saisira peut-être jamais outre l'Outaouais.C’est à mon avis en cela que réside l’échec de M Trudeau et de son rêve utopique de biculturalisme, d'avoir songé à amener plus de 20 millions de ses terprétation judiciaire.L'autre appel constitutionnel entendu en 78 par trois juges seulement était La Commission des droits de la personne e/ Le Procureur général du Canada &/ Vermette (CA M 09 000427 773) concernant entre autres les dispositions de l'a 41 de la Loi sur la Cour fédérale, ayant reçu peu d'interprétation des tribunaux supérieurs Ne serait-il pas davantage dans l'intérét public que la Cour d'appel du Québec, à l’instar de la Cour suprême du Canada, ait un quorum formé de la moitié de ses membres, voire même un banc complet (full bench) — toujours à 1 instar de la Cour suprême — uand il s'agit de statuer sur es problèmes de la plus grande envergure comme le droit de la Commission Keable de poursuivre ses travaux.Dans l'affaire Vermette le jugement d’un cinquième seu- P.Q.ne connaissent-ils pas que ce sont là des droits fondamentaux des personnes du troisième âge’’ Mais quand on passe de la théorie à la pratique, on constate que ça cloche dangereusement.! Ainsi, messieurs de la SHQ.avez-vous réfléhi cinq minutes sur la mauvaise qualité de vie et d’environnement que connaîtront les personnes âgées qui seront forcées d’habiter votre immeuble de 60 logements?Ignorez-vous encore que le terrain, que vous avez arbitrairement choisi, ne représente qu’une faible partie d’un immense champ en friche.lequel sera ensuite développé au fur et à mesure des besoins ou des caprices des entreprises de construction?Ce qui signifie que, une fois terminé et habité, votre immeuble va se trouver, pendant plusieurs années à venir, au milieu de chantiers de construction, avec tous les inconvénients majeurs qui les accompagnent: bruit, poussière, sa-îete, boue, transport de matériaux et déchets, accroissement dangereux de la circulation, etc.Pendant les dernières années qu’il leur reste à vivre, nombreuses seront les personnes âgées qui n’auront connu que cet environnement infect, inhumain Même la prison d'Orsainville est construite au milieu d’un environnement infiniment supérieur à celui qu'on impose aux personnes âgées.Messieurs de la SHQ, ie vous invite donc à un effort de réflexion D serait heureux pour tous que vous réfléchis- concitoyens a croire en cette tentative.Le songe était noble.Mon humble côtoiement avec le Canada anglais m’a conduit à cette réflexion et à la vivre à des dizaines d'exemplaires.à bien des niveaux aussf II y a dans le songe, Toronto, là capitale' véritablement nationale, mais il y a également Frédéricton, Moose Jaw, Brandon.Red Deer, Halifax ou Nanaimo dans ce pays.Il y a aussi Joe Clark et Claude Ryan.On apprendra de ce côté, un jour, comme Trudeau est en train de l’apprendre, qu’on unit pas des bananes et des gousses d'ail dans une même potion sans en tirer une sauce au goût fade, non plus que d'un simple coup de rameau.Yves RO MP R ES Montréal-Toronto.2 juillet.quiets.Quand les parents n’auront plus de pouvoir et de droit de regard direct sur l'école et ceux qui la dirigent, les “maîtres à penser" qui veulent manipuler l'école pour forcer les changements sociaux, auront beau jeu.Voilà le véritable enjeu M.le maire, avant de forcer le gouvernement à enlever aux commissions scolaires tout pouvoir de taxation, nous vous demandons de mesurer sérieusement l'impact social d'un tel geste.Malgré notre profonde inquiétude, nous continuons à espérer que les élus municipaux interviendront de façon à sauvegarder cette institution démocratique, la Commission scolaire, que bien des pays nous envient.Le Président du Conseil des Commissaires, ¦ de Nord Joli Fernand HOULE St-Fé!ix-de-Valois, le 19 juin 1978 lement des juges de la Cour d'appel décide que malgré la Déclaration canadienne des Droits, le gouvernement fédéral peut valablement se réclamer des dispositions de l'a.41 de la Loi sur la Cour fédérale (que l’hon juge Owen a qualifié de “rétrograde”) et empêcher la Commission des droits de la personne d'obtenir du tribunal qu’il force la GRC à produire un dossier touchant la discrimination politique pratiquée par le COJO La Ligue des droits de l’homme vous demande donc respectueusement de faire siéger un nombre adéquat de juges ou même un banc complet lorsque la Cour d'appel entend des appels d’ordre constitutionnel et ( ou ) soulevant des droits fondamentaux Normand CARON Président.La ligue des droits de l’homme Montréal, le 5 juin 1978 siez un peu avant d’édifier finalement l’irréparable, au milieu d’un environnement inhospitalier.Pourquoi ne pas commencer aujourd’hui à réaliser les voeux du colloque du Parti québécois?A moins que, pour vous, ces voeux ne soient, à toute fin pratique, ue de la poudre aux yeux et e la bouillie pour les chats et que vous vous en fichiez comme de l’an quarante.A vous donc la réflexion et à nous l’espérance d’une vieillesse heureuse dans un environnement vivable, annonçant les portes du ciel et non celles de l’enfer.Le conseiller municipal du quartier No 2, Lorretteville, Louis TARDIVEL Loretteville, 18 juin 1978 LE DEVOIR est publié par l’Impri-mene Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement Montréal H2Y 1X1 il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés d 9130 rue Boivin, Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée â employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Édition quoti-dienne $60 par année six mois $33; trois mois $21 A (étranger $65 par année, six mois $36.trois mois $24 Éditions du samedi $19 par année Édition quotidienne livrée â domicile par porteur $1 50 par semaine Tarif de l a-bonnement servi par la posie aé rienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3381 (lignes groupées) L-J ¦ A propos du débat fiscal M.le Maire, de St-Félix-de-Valois, Tout récemment les Commissaires d'écoles avaient l’occasion d'échanger avec les Maires des municipalités du territoire couvert par la Commission scolaire Nord-Joli.Vous avez sans doute perçu l'inquiétude et l'incertitude que le monde de l’éducation vit présentement.Alors que nous convenons que les élus municipaux doivent obtenir plus de latitude financière et plus d'autonomie de fonctionnement, nous hésitons à consentir.de plein gré, à la réduction de notre propre autonomie financière.Sans un pouvoir de taxation, quelque minime soit-il, les élus scolaires perdent tout pouvoir de représentation efficace.Ce qui équivaut à passer aux mains de l'État et de ses fonctionnaires, la responsabilité directe de l'éducation de nos enfants, dans chacun de nos milieux.(.) Les parents.depuis près de 140 ans, ont élu leurs représentants, les Commissaires d'écoles, pour veiller à l'éducation de leurs enfants.Ce qui fonde, en pratique, le pouvoir de représentation c'est le pouvoir de taxation Ce principe démocratique est aussi vrai pour le député, le conseiller municipal, que pour le Commissaire d’école.La perte de tout pouvoir de taxation enlève aux commissaires et aux parents, tout pouvoir et tout droit de regard direct sur l'éducation de nos enfants.- Alors que certains esprits, imbus d'idées marxistes-léninistes; alors que ces mêmes indidivus plus syndicalistes politisés que véritables éducateurs, utilisent l'estrade des grandes centrales syndicales pour prôner “lécole de masse", “l'école du travailleur ", “Uécole non-confessionnelle", etc.nous avons vraiment lieu d'ètre in- ¦ Le quorum de la Cour d’Appel A Le Devoir, mardi 4 juillet 1978 ¦ S •\Wi De la langue maternelle à la langue d’usage par Charles Castonguay L'auteur, qui écrit fréquemment sur des questions touchant la démographie, est mathématicien à la Faculté des sciences et de génie de l'Université d’Ottawa.Le gouvernement canadien s’interroge présentement sur les modifications à apporter à la loi fédérale des langues officielles.Au moins une s'impose, celle d’y remplacer dans les plus brefs délais le concept de ‘ langue maternelle” par celui de “langue d’usage".Lors de la formulation de la loi des langues officielles en 1969.on ne disposait pas d'autres statistiques que celles sur la langue maternelle.Il semble d'ailleurs que les législateurs n étaient pas adéquatement renseignés sur le sens précis de ce concept, puisque dans le texte de loi on fait systématiquement usage de la locution “langue maternelle parlée ", Or un individu peut très bien ne plus parler sa langue maternelle, telle que définie aux recensements: “première langue apprise et encore comprise”.Ainsi, par exemple, au recensement de 1971 près de deux millions de Canadiens ont déclaré qu’ils employaient principalement au foyer une langue d'usage différente de leur langue maternelle.En particulier, quelque cent mille Canadiens de langue maternelle française s'y sont déclarés unilingues anglais (Journal des débats, 26 nov.1975, p.9467).Les statistiques sur la “langue maternelle” tout court témoignent donc très mal de la “langue maternelle parlée” par les Canadiens.Elles délimitent de façon encore moins acceptable la notion de francophone ", qui veut dire “parlant français”.En effet, on peut parfaitement bien être francophone sans être de langue maternelle française, et le même est vrai, mutatis mutandis, des concepts “anglophone” ou “allophone”.Par exemple, au recensement de 1971 on comptait 800,000 Québécois de langue ma-1 ternelle anglaise, mais 900,000 Québécois anglophones, de langue d’usage anglaise.Il est d’ailleurs remarquable que les Charles Taylor qui ont immédiatement taxé de “nativiste” h clause-Québec de la Loi 101, n’aient pas encore relevé le nativisme.voire le biologisme dans lequel patauge depuis bientôt duc ans la loi fédérale.qui distingue entre les citoyens canadiens selon leur langue maternelle.Une loi fondée sur une extension aussi peu libérale, qui refuse de comptabiliser les groupes linguistiques selon les choix linguistiques librement convsentis dans l’intimité des foyers canadiens, s’accorde mal avec le libéralisme, la fameuse liberté de choix, dont le premier ministre Trudeau prétend s’inspirer en matière de politique linguistique et culturelle.L’entêtement de M.Trudeau à envisager la situation linguistique uniquement en termes de langue maternelle provient en bonne partie de son ambition de créer, sur la base de chiffres "25 ans en retard sur la réalité” selon la Commission Laurendeau-Dunton.de nombreux districts bilingues à l’extérieur du Québec, du Cap Breton jusqu’aux Les critères d’admission au cégep par Jacques Gaudreau Coordonnateur du service régional des admissions dans les cégeps de la région de Québec, l’auteur s'inscrit en faux contre un texte publié ici le 13 juin sous la signature de Raymond Gaudreau pour qui la démarche de l'étudiant qui sollicite une place dans un cégep s'apparente plutôt à une "aventure" Je ne peux rester insensible à tout ce que véhicule ce témoignage qui décril comme une “aventure” la démarche d’admission au cégep Je suis à la fois peiné et pressé de réagir même si je constate que les effets néfastes de tels propos ne peuvent être qu’atténués C’est probablement là ce qu'il y a de plus déplorable dans cette situation Je veux croire que l’auteur du texte du 13 juin agit de bonne foi dans le seul but de venir en aide à celui qu’il qualifie de “pauvre étudiant” En éliminant le mot “pauvre ”, c’est à peu de choses près, la seule préoccupation que je retrouve dans son texte avec lequel je suis fondamentalement d'accord Ce même texte est par ailleurs parsemé d’observations erronées et d’interprétations abusives.En prétextant la nécessité d’une démystification du processus de l’admission au cégep, il contribue à le faire paraître plus complexe et injuste qu’il ne l’est Le futur candidat aux études collégiales, loin d’être rassuré, verra ainsi s’accroitre son auxiété face à une éventuelle admission au cégep.C’est cette fausse impression que je veux dissiper en rétablissant certains faits.Je m'emploierai donc à dégager les préoccupations des collèges de la région de Québec (l’auteur fait fréquemment référence aux cégeps de sa région) face à l’admission.Par la même occasion, je veux préciser pour ces mêmes collèges les différentes étapes du processus d’admission.Les six collèges publics de la région de Québec (j’inclus ici ceux de La Pocatière et de Thetford-Mines) participent à une structure régionale d’admission L'objectif d’une telle structure consiste à “favoriser l’accessibilité aux études collégiales”.À l’automne 1977, les collèges de la région ont fait face à un accroissement des demandes de l'ordre de 20% en raison du phénomène de la double promotion.Malgré cela, de nouveaux aménagements, la location de locaux à l'extérieur et le dépassement des capacités d'accueil des collèges (selon les normes de construction) ont permis de maintenir le taux d'admission au même niveau que les années précédentes.Cette année, malgré une sur-utilisation des installations, les collèges sont parvenus à augmenter de 6.9% le taux d’admission au premier tour Le premier problème qui se pose au moment d’élaborer une politique d’admission consiste à identifier les candidats admissibles, Comme la majorité des candidats poursuivent des études au secondaire au moment de formuler leur demande et présentent sur le plan académique des bulletins partiels, il importe donc à ce moment d’assurer la plus grande cohérence possible entre les conditions officielles d’admission et les mécanismes qui nous permettent d'évaluer les dossiers des candidats au moment où ils formulent leur demande.Les conditions officielles d’admission sont celles fixéea par le ministère de l’Éducation et s’expriment en termes d’obtention du certificat d études secondaires (CES) et de réussite des matières préalables (en mathématique, en physique et en chimie) dans les programmes qui en comportent.Au moment de déterminer l’admissibilité des candidats et justement parce qu'ils sont loin de prendre pour acquis que la note sommaire du 2e bulletin révèle la force réelle du candidat, les collèges poursuivent depuis plusieurs années des recherches sur la valeur prédictive des critères académiques utilisés au moment de la première analyse des dossiers en mars.Les plus récentes modifications apportées à nos critères remontent a janvier 1978 Les corrections tenaient .compte des recherches effectuées, des pondérations appliquées par le ministère de l’Education aux résultats transmis par les régionales ainsi que des modérations dont font l’objet les résultats aux examens ministériels Les nouveaux critères furent communiqués intégralement aux professionnels du secondaire.Lors de cette première phase d’analyse des dossiers, ces critères sont vérifiés par ordinateur.Les dossiers qui n’y répondent pas sont tous soumis à un comité de révision formé de professionnels du secondaire La révision vise à corriger les erreurs reliées à la mécanisation en plus de tenir compte de la situation particulière de certains candidats et de l’expérimentation pédagogique dans certaines régionales Les candidats qui présentent des dossiers pour lesquels le rejet est confirme par le comité de révision reçoivent une lettre de refus au premier tour.Cette lettre spécifie le motif du refus et invite le candidat à formuler un second choix en tenant compte des disponibilités des collèges Le même scénario se répète aux tours subséquents Par ailleurs, tout candidat qui interrompt son cheminement à l'un ou 1 autre des tours sans avoir reçu d ’offre d’admission pourra demander que son dossier soit révisé à l’été à la lumière de ses résultats définitifs.Donc, à cette étape-ci du processus, on a identifié parmi les demandes reçues, la clientèle admissible L’opération suivante consiste à sélectionner s’il y a lieu.La sélection s'effectue parmi la clientèle admissible dans les collèges et les programmes où elle s'avère nécessaire.C’est ici qu'intervient la question du contingentement et des critères de sélection C’est la deuxième phase du processus d’analyse.Certains contingentements peuvent donner lieu à des critiques.Les collèges eux-mèmes font de nombreuses représentations afin d’éliminer ou de modifier le contingentement dans certains programmes.Il faut cependant reconnaître que la situation de l'emploi dans certains secteurs justifie les restrictions imposées dans plusieurs programmes professionnels et que la distribution des demandes d’admission par collège et par programme impose certaines limites aux institutions Dans les collèges et les programmes où la clientèle admissible dépasse les capacités d'accueil, il devient nécessaire de sélectionner Le contingentement entraîne pour les collèges la fastidieuse (car il en est bien ainsi) responsabilité de définir et d’administrer des critères de sélection.Dans son texte du 13 juin, je comprends qu'une contestation de la notion même du contingentement puisse conduire l'auteur à rejeter tous les critères habituels: lieu géographique, tests, entrevues, excellence, hasard La réalité cependant est différente.Le contingentement existe et.faute d’autres moyens, chaque institution, selon ses politiques internes, doit procéder à partir des critères existants, ce qui ne l’empêche pas d'en saisir les limites.Je conviens qu’à ce niveau, l'information fournie aux candidats est moins précise et pour cause.Le processus de décision relatif au contingentement et aux critères à utiliser est souvent long et complexe dans les collèges.Certains ou- tils (c’est particulièrement le cas des tests et des entrevues) ne sont disponibles dans leur forme définitive qu’à quelques jours de leur utilisation Quant a l’excellence, son application fait effectivement appel à un classement obtenu par l’application de pondérations reliées a des facteurs tels que la voie de l’étudiant, le niveau du cours, l'écart à la moyenne .On aura d'ailleurs remarqué que l’auteur de l’article possède de nombreuses données à ce sujet.Il nous apparaît que ce dernier abuse de notre bonne foi puisque c'est dans cet esprit que nous avons communi- ué aux personnes intéressées les onnées permettant de lever le mystère sur cette procédure de classement.Il aura sans doute oublié que nous précisions que les listes de classement constituent un outil et que leur utilisation visait à effectuer un premier déblayage au niveau des candidats admissibles.Je n hésite pas à affirmer que.compte tenu des difficultés qui entourent la question du contingentement et de la sélection.nous avons l’impression d’agir de bonne foi envers les candidats.Nous sommes particulièrement sensibles aux commentaires susceptibles de nous permettre d’identifier les cas particuliers qui seraient victimes d’abus et d'arriver à une meilleure application des critères.Nous ne retrouvons pas dans le témoignage publié le 13 juin les éléments rationnels nécessaires à une telle démarche.Depuis sa création en 1971, le Service régional des admissions de la région de Québec s’est développé et a opéré en étroite collaboration avec les principaux intéressés à la question de l'admission au secondaire Ces derniers participent à l’élaboration comme à l’application des politiques d’admission et d’information du Service.Nous ne craignons pas les évaluations objectives et nous reconnaissons qu’il y a place à l'amélioration au niveau de certains dossiers.Nous reconnaissons également que certains contingentements sont contestables et que les critères de sélection constituent des outils imparfaits dont il faut saisir les limites èt pondérer l’application Toutefois, nous refusons obstinément d'être associés à quelque type d’organisation secrète que ce soit, nous contestons énergiquement plusieurs des affirmations publiées dans LE DEVOIR du 13 juin et enfin nous espérons ardemment que le futur candidat aux études collégiales ne se laissera pas duper par un tel témoignage.¦ Propos d’actualité Personnellement, jê considère comme absolument stupide de prétendre que Dieu soit vraiment intéressé à ce qu’il y ait deux pays ou dix pays sur l’actuelle étendue territoriale du Canada.Je pense qu’il continuerait à bien s’arranger avec nous même si nous nous divisions en principautés aussi petites que celle de Monaco.J’ai toujours été quelque peu stupéfait, sinon amusé, par la tendance des êtres humains à croire vraiment que les options.qu'elles soient économiques ou politiques, sans parler de leurs options guerrières, sont également partagées par Dieu.Gérald Emmett Carter archevêque de Toronto le 28 juin 1978.COURS DE LECTURE RAPIDE Rappel: Été - intensif - 4 semaines 2 soirs/sem.Près de l’université PRIX ÉTUDIANT Garantie—Certificat Efficacité Montréal: 681-4545 Centre de lecture rapide Permis cul.pers.MEQ 389 525 lll»Ha(tiül*|[«ai Le Québec en chute libre Rocheuses.Les francophones hors Québec, les vrais, se sont cependant dissociés de ce genre de fumisterie, en invitant eux-mèmes le gouvernement Trudeau a s'inspirer egalement des statistiques sur la langue d'usage étalées avec courage et lucidité dans leurs rapports.Le gouvernement fédéral parait maintenant avoir abandonné définitivement son rêve de districts bilingues, et dans son application de la loi ne vise plus simplement qu'à garantir les services fédéraux dans les deux langues officielles “là où il y a demande suffisante” Il convient alors que Statistique Canada relève de recensement en recensement des statistiques linguistiques susceptibles d’informer le plus efficacement possible le gouvernement sur la demande probable de services dans les langues minoritaires Dans cette perspective, la supériorité du concept de langue d’usage sur celui de langue maternelle va de soi.Lorsqu'elle a proposé que la question sur la langue d'usage soit ajoutée aux recensements, la Commission Laurendeau-Dunton a précisé: “Quand on obtiendra ce renseignement, c’est sur lui surtout qu’on devra s’appuyer par la suite” (Rapport, livre I.p 18)! La Commission Fox sur les districts bilingues a confirmé cette évaluation.“Nous nous approcherions davantage de la réalité si nous tenions compte de la taille de la minorité déterminée par la langue d'usage plutôt que par la langue maternelle ” (Rapport, p 29).Les experts réunis en colloque par le Groupe consultatif sur l’individu, la langue et la société du Conseil des Arts du Canada ont encore convenu que la “meilleure” question sur la langue, et celle qui doit être retenue aux prochains recensements, est celle sur la langue d usage (The Individual.Language and Sociéty in Canada, Conseil des Arts du Canada, 1977.p 52).Qu’on libère donc la loi fédérale de cette assise “nationaleuse ” et médiévale, de ce douteux “droit de naissance” que conférerait à certains le hasard de naître d'un couple qui parle l’une ou l’autre des deux langues officielles Du même coup.Statistique Canada inclura de rigueur la question sur la langue d'usage aux recensements futurs Ainsi sera éliminée une source de frustration pour de plus en plus de chercheurs et de simples citoyens, dont un certain nombre ont même refusé de répondre au questionnaire du recensement de 1976 parce qu’il ne demandait que leur langue maternelle et sont, pour cette raison, actuellement poursuivis en justice par le gouvernement fédéral pour le refus de se conformer à la loi de la statistique.La loi parait en vérité injuste, lorsque Statistique Canada ne pose pas la question sur la langue d’usage parce que la loi des langues officielles ne repose que sur le concept de langue maternelle, alors qu'à son tour le gouvernement fédéral prétend devoir ne recourir qu’aux données sur la langue maternelle parce que Statistique Canada n’en recueille pas sur la langue d'usage' 11 y a une mauvaise foi évidente dans ce cercle vicieux Il serait souhaitable qu’à l’instar d'un Andre Laurendeau, la page éditoriale du DEVOIR s'intéresse de près à cette ouestion.car le contenu du questionnaire de 1981 se décide en ce moment II sera plus important que jamais, au début des années quatre-vingt, que les Canadiens soient adéquatement renseignés sur la situation linguistique réelle de la fédération.Et dans le contexte préréférendaire actuel, au moins peut-on espérer que les pouvoirs en place soient sensibles à la critique cohérente et constructive.par Paul-Émile Tremblay L’auteur est notaire à La Malbaie, dans le comté de Charlevoix, depuis de nombreuses années.Ceux qui ont connu le Québec d’hier ne reconaissent plus le Québec d’aujourd’hui.Les frontières demeurent les mêmes, c’est vrai, le corps semble entier mais son intérieur rapidement se désagrège Les termites sont à l’oeuvre et les résultats à ce jour sont désastreux, voire catastrophiques.Pour les observateurs avertis, les premiers symptômes du malaise se sont manifestes depuis le début des années 60 Petit à petit, le climat s’est détérioré, l’escalade s’est accentuée et aujourd'hui on s'interroge avec angoisse sur la possibilité de survie de notre petit peuple: Nos agents destructeurs toutefois n’ont rien inventé: Il y a 2,500 ans.le grand Empire grec qui dominait l’Occident s'est effondré Les historiens se sont penchés sur les causes de cette rapide décadence et les résultats de leur enquête intriguent et inquiètent avec raison les Québécois bien pensants Nos gens réalisent que les techniques de subversion à 2,500 ans de distance sont hélas toujours les mêmes et que pour détruire un pays, la formule magique remonte a l'antiquité En premier lieu les Grecs se sont attaqués à la famille, cellule mère de la société.On a assisté d'abord à la crise du mariage et au règne des courtisanes Epicure et ses disciples triomphent et cela malgré les objections rationnelles d’Aristote et de Platon.Chez nous, les divorces se multiplient et les “acotés” ne se comptent plus.Après cinq ans de vie commune, la femme est considérée comme épouse de droit commun Ce soir j’écoute à la télévision ce qu’on pourrait considérer comme un hommage à la prostitution J ai lu qu'au Ille siècle avant Jésus-Christ, l’égoïsme des individus fit de tels ravages qu'il en résultat une véritable désorganisation de la famille.Les gens qui n’avaient pas d’enfants, au lieu de céder leurs biens à leurs neveux, les cédaient à leurs amis en propriété commune Chez nous, nous ayons aussi créé les communes.Mais là où nous avons double les Grecs, c'est dans la reconnaissance officielle des couples d'homosexuels.Pour ma part, je ne croirai jamais queces 'mariages’’ soient de nature à renforcer une nation, si brillante soit-elle Les enfants ne seront sûrement pas nombreux En second lieu, nos maîtres en destruction dans l’Antiquité se sont braqués contre la natalité.“Tous les moyens sont bons pour restreindre la natalité ou se débarrasser des nouveaux-nés.” Chez nous c’est l’avortement pratiquement légalisé.L’enfant mort-né a quelque stage que ce soit, et quelles qu'en soit les causes, ca semble devenir un accident de parcours.Le résultat brutal d’une pareille politique dans l'antiquité a été percutant.Dans l’espace de cent ans.l'orgueilleuse Athènes est passée de 8.000 guerriers à 800 c'était leur façon à eux d évaluer leur population.Chez nous c’est sans commentaire car notre taux de natalité, est paraît-il un des plus bas au monde.Et pourtant, l'importance de développer au maximum l'immensité de notre territoire réclame une ribambelle d’enfants: je me demande vraiment qui nous procurera cette relève que notre société se refuse à nous offrir En troisième lieu, nos amis les Grecs ont vidé les milieux ruraux “C'était surtout la campagne qui se dépeuplait.La ville exerçait une puissante attraction ” Ceux qui ont vécu chez nous I exode impitoyable de nos jeunes en direction de nos villes, comprennent fort bien la tragédie qu'a pu vivre la Grèce Antique.Ceux qui volontairement ou non ont voulu la mor t de la Grèce ont oublié de faire jouer un facteur important dans la vie d'un peuple, c’est de tenter de déboulonner les gloires nationales.Par contre, chez nous, nos artistes en demolition sont a roeuvre et je suis convaincu qu'ils ne travaillent pas en vain.Tout le monde sait que les idoles c’est essentiel car elles incitent le peuple, par l'image qu elles projettent a aller toujours plus haut et plus loin Uni' certaine ecole a présenté Dollard IX's Ormeaux comme un vulgaire voleur de fourrures Les Relations des Jésuites présentent toutefois une tout autre histoireoù Dollard Des Ormeaux apparait sous son vrai visage et ce visage-là, je serais fier de le voir dans l'un de mes enfants Le début de l'année 1978 a été marqué par les attaques irraisonnées perpétrées contre Mgr Félix-Antoine Savant.l'un de nos plus grands écrivains québécois, et contre le chanoine Lionel Groulx.une de nos authentiques gloires nationales qu un jeune historien a allègrement accusé d'avoir cré-tinisé notre jeunesse pour le qualifier ensuite de nain medieval Devant cet état de chose qui met en danger la vie de notre nation, notre |h'-lit peuple se tourne instinctivement vers l'Assemblée nationale, espérant trouver la le Défenseur.Le réveil est brutal.Les banquettes ministérielles sont vides: nos supposés intellectuels sont tous au plafond.Si ce local somptueux n'avait pas de dôme, nous aurions vu tous ces rêveurs, gonflés à bloc, prendre leur envol vers la stratosphère et de là.en regardant la terre, ils auraient réalisé comme les astronautes américains l’ont fait, que cette grosse boule c'était chez nous et que de là-haut, il n'y avait plus de frontières Un retour dans notre atmosphère des meilleurs éléments prouverait peut-être qu'il est possible d’être humain et en même temps canadien Tous ces faits mis ensemble sont terriblement troublants et comme dirait le vieil ami de Menaud.Josime, “ca me dit à moi que c'est un avertissement La chute du Québec à la verticale a-t-elle atteint le point de non re-toiir'’ solde soleil solde sans pareil solde accessible solde irrésistible solde de juillet Les Galeries 1 Westmount Square LY\YV |:|ï|:|:| * / à ¦ Le Devoir, mardi 4 juillet 1978 ¦ 6 IttlMâliW \Whitehor i Previsions Ç poneroent Canada B s, se Bay S' vy Harrison -^Cht^cn Edmonton «Saskatoo ancouver T# Cal* '' 1 I Sainf.Jean! ^WMormeur-r- AVERSES ;.Woshiaoion'^^ Thunde Keaino .'2.1 'Créai Fol I Salt Lake City 'X°\ Francisco orages' ( précipitations ansgs City arlesto / haute pression g basse pression masse d'air Irais masse d'air chaud S neans Miami Abitibi et Chibougamau: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum, 24 à 27.Mercredi: beau.Pontiac-Témiscamingue, Laurenti-des.Outaouais et Montréal: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum, 25 À midi, aujourd'hui à 28.Mercredi: beau.• Haute Mauricie, Cantons de l’Est, Québec, Trois-Rivières, Saguenay-Lac Saint-Jean, Baie-Comeau.Sept-Iles, Rimouski et Gaspésie: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum 24 à 26.Mercredi: beau.+ Mandate relance der nière à renouer la négociation au niveau militaire entre les deux pays, interrompue par l’Egypte en janvier.Le général Gamassi se declare prêt à condition que le général Weizman soit porteur de propositions nouvelles.Fin outre, il suggéré d'attendre l’issue des efforts actuels pour réunir leurs collègues des Affaires étrangères à Londres.Par ailleurs, Israël a créé, dans les 12 derniers mois.35 nouveaux points de peuplement en Israël et dans les territoires, dont 13 en Cisjordanie, a précisé le ministre israélien de l'Agriculture, M.Ariel Sharon, président de la Commision de l’implantation.Ces villages, a-t-il souligné, ont tous été créés pour répondre aux besoins de la sécuritéet, partant, pour amener la paix "."Fin fait, a ajouté le ministre, T’implan-tation en Firetz-Israël (La terre d’Israël biblique, c'est-à-dire Israël et la Cisjordanie) est un processus continu depuis cent ans, et nous ne faisons que le poursuivre." M Sharon a réaffirmé que les points de peuplement fondés dans les territoires ont tous pour site des régions dépourvues totalement ou presque de population arabe.?Les francophones Sue.et ses invités déposèrent des gerbes e fleurs.Payèrent aussi des tributs floraux.le premier ministre du Nouveau-Brunswick, M.Richard Hatfield, au nom du Conseil des premiers ministre du Canada, le gouverneur du Vermont, M.Richard Snelling.le représentant du gouvernement français, M.Jean-Philippe Le-cat, le maire de Québec, M.Jean Pelletier.et le ministre canadien des Postes, M.Gilles Lamontagne.Dans de brefs discours, le maire de Québec et le premier ministre rendirent hommage à Champlain.M.Lévesque exploitant surtout ce thème du “retour aux sources" et de la francophonie en terre d'Amérique ainsi revenue à son point de départ.Cette rencontre montre bien combien c’était semé solide, cette francophonie, a souligné M.Lévesque, qui pense que Champlain aujourd'hui doit être fier du résultat.Néanmoins il devait inviter les francophones non-québécois à puiser stimulation à la vue du Québec qui se prend en main.Aux curieux qui s’interrogeaient devoir ainsi fêté un 370e anniversaire, le premier ministre lança qu’il y a quelques jours à peine il y eut encore plus curieux alors qu’on célébra un 111e anniversaire, celui de la Confédération.Tout en saluant le ministre des postes d'un autre gouvernement.M.Gilles Lamontagne, il souligna que, depuis 370 ans, ce vieux Québec en avait vu passer des régimes, ce qui prouvait bien que les changements de regime ne sont pas la fin du monde.Après cette courte cérémonie, la fête se déplaça à la Place royale.Les invités du premier ministre fiirent accueillis à l’église Notre-Dame-des-Victoires par le cardinal Maurice Roy.À cet endroit, l’archevêque de Québec les invita au recueillement avec le curé de la paroisse ainsi que le curé de Brouages, un ardent admirateur de Samuel de Champlain.Ce dernier prit tout le monde par surprise, y compris le protocole par un vibrant discours où se mêlaient les accents traditionalistes et nationalistes.Par la suite, ce fut une autre cérémonie à La batterie royale où le ministre français de la Culture et de la Communication remettait au Québec des pièces d’artillerie pour armer ce lieu appelé batterie royale, récemment restauré.Ces pièces, dix canons de calibres différents, furent coulées tout récemment se-lon des plans de l’époque, et en principe sqnt en état de marche.Après des recherches vaines pour retrouver des pièces d’époque, la France décida ainsi de faire couler ces canons pour les offrir au Québec.Les affûts sur lesquels sont montés les canoas ont été construits au Québec Cette cérémonie fut l’occasion de jeux ite mots sur le retard de la F'rance à litter «ts aimes.Le ministre québécois des Affair's culturelles, M.Denis Vaugeois, ci-*ant Voiture qui, à la signature du Traité de Paris, avait dit préférer la paix au Canada et souligné que la France pouvait être heureuse sans Québec, proposa à son homologue français de faire mentir Voltaire.Après la visite de la batterie royale, les dignitaires se rendirent visiter le comptoir de généalogie ouvert au public à l’occasion de cette fête du retour aux sources.Puis ce fut une visite à la Marie-Clarisse II.une goélette de bois à deux mâts récemment restaurée et qui recevait son titre de bien culturel.Pendant cette visite, la flotte aérienne québécoise, soit quatre CL-125, faisait étalage de sa force de bombardement au-dessus du fleuve, une démonstration qui tenait plus du “commercial" pour ces avions qui servent à com-battres les incendies de forêts qu’à un spectacle aérien.Cette fête à Champlain s’est poursuivie toute la journée par divers spectacles folkloriques en divers endroits de Québec.En soirée, l'Orchestre symphonique de Québec et un choeur dé 50 personnes créaient une oeuvre de Claude Léveillée.intitulée "Concerto pour Hélène", en l’honneur de Hélène de Champlain.Pendant que se déroulaient ces diverses manifestations, le Conseil de la langue française tenait pour sa part un colloque sur la francophonie d'Amérique, qui réunissait des francophones des Etats-Unis, du Québec et des provinces anglophones du Canada.Ce colloque se poursuit aujourd’hui et demain.?DeJonq a donné Notre-Dame-de-Grâce, la banlieue économiquement prospère et anglophone (84%) de Montréal-Ouest et la ville ouvrière, économiquement défavorisée et francophone (79%) de Ville Saint-Pierre.De par son style et les thèmes qu’elle a générés, cette campagne électorale a pris une allure particulière.Outre quelques assemblées publiques, dont deux contradictoires avec la participation des cinq candidats, c’est la pratique du porte-à-porte et des réunions de cuisine qui a servi d’instrument de sollicitation auprès des électeurs de Notre-Dame-de-Grâce.Dès le départ, le candidat du libre choix, David DeJong, a choisi le thème unique de la campagne et placé ses adversaires sur la défensive en déclarant la guerre à la loi 101, à la Charte du français du Dr Laurin ainsi qu'aux politiques linguistiques proposées par les liberaux de Claude Rvan.En voulant donner la réplique, le libéral Reed Scowen s'est efforcé d’expliquer que les deux cultures, française et anglaise, étaient aussi importantes l'une que l’autre et qu’il fallait permettre aux gens ,de vivre dans les deux langues.Des propos qui lui ont mérité des huees en assemblées publiques de partisans libéraux et des accusations de traîtrise au cours de réunions de cuisine.A mesure que le radical anglophone DeJong attisait le ressentiment de sa communauté envers les prétentions culturelles des francophones, le libéral Scowen se montrait moins confiant et semblait retraiter, tandis que le péquiste et l’unioniste se faisaient de plus en plus marginaux dans la course.Pendant que Michel Gélinas parlait des problèmes locaux et demandait au gens de “voter du bon bord”, Albert Brulotte reprenait le thème favori de Rodrigue Biron: rétablir le climat politique pour relancer l'économie.Beaucoup plus qu’un simple thème électoral, la question linguistique est devenue une obsession au cours des dernières semaines de campagne dans Notre-Dame-de-Grâce.Dans un climat aussi émotif, les considérations socio-politiques n’ont pas autant de prise.C’est sans doute ce que le nouveau chef libéral.Claude Ryan, a compris, lorsqu'il a décidé de lancer une dizaine de ses députés dans la mêlée.Dans ce contexte, cependant, il n’est pas certain que la présence de Raymond Garneau dans le comté a éjé rentable.Lui qui rappelait, plus que d’autres exministres.aux électeurs anglophones, le régime de Robert Bourassa et son illustre loi 22.Quoi qu’il en soit, les sondages du Parti libéral ont continué jusqu'à la fin à indiquer les redoutables progrès du radical Dr DeJong.pendant que le péquiste et plus encore l'unioniste Brulotte se révélaient quantités négligeables dans l’opinion des électeurs de NDG.Voyons maintenant les multiples enjeux de l’élection partielle de demain.Le gouvernement n'a pas autant à perdre que le laissent croire certains observateurs politiques et l'opposition libérale.D'abord, parce que tout le monde s'attend à une cuisante défaite du candidat péquiste.Aussi, parce que cette élection se tient dans les plus infectes conditions et circonstances.Les électeurs de NDG iront aux umes deux jours après la mise en vigueur de règlements découlant delà loi 101 et chauffes à blanc depuis des semaines par un habile et fanatique porte-parole de la droite anglophone Il ne faut pas non plus perdre de vue la V conjoncture socio-économique particulièrement défavorable qui entoure la tenue de ce scrutin: chômage, inflation, fermetures d'usines, déménagements de sièges sociaux, accrochages avec le fédéral et l’Ontario.Tout ça pendant que se poursuit le débat linguistique et qu’un nouveau chef redonne un elan de popularité au Parti libéral du Québec.L'enjeu pour le PQ.c’est strictement de maintenir sa majorité chez les électeurs francophones de Ville Saint-Pierre.Dans le cas du Parti libéral, c’est plus exigeant.Il ne peut se permettre de recul, encore moins une défaite.Il lui faut prouver à l’ensemble des Québécois que le sondage de Radio-Canada avaient vu juste en prédisant que la popularité du nouveau chef, Claude Ryan, conduirait le parti dans une offensive dévastatrice et se traduirait par la défaite éventuelle du gouvernement Lévesque.Il est acquis que l’Union nationale perdra l’appui de l'électorat anglophone de Montréal-Ouest et du quartier NDG.Reste à savoir si c’est le candidat libéral.Reed Scowen ou l'indépendant DeJong qui recueillera ces voix anglophones qui avaient voulu protester contre le bill 22 de Robert Bourassa en novembre 1976.Pour ce qui est des candidats qui s'affrontent, le libéral Scowen et l’indépendant DeJong sont de beaucoup supérieurs à leurs adversaires.Après avoir étudié à l’université Harvard et au London School of Economies, Reed Scowen a été conseiller économique auprès du gouvernement libéral de Robert Bourassa.Il est devenu plus tard directeur-général de la Commission de lutte contre l’inflation, puis directeur exécutif de la Commission Pépin-Robarts sur Tunité canadienne.Pour sapait, le Dr DeJong est non seulement médecin, mais c’est même une sommité delà profession médicale.lia publié plusieurs ouvrages scientifiques et s’est signalé avec grande distinction dans ses recherches sur la maladie de Parkinson.Enfin, il étudie depuis plusieurs années les problèmes du biculturalisme et des minorités.La princesse Caroline de Monaco et son époux, Philippe Junot, ont été chaleureusement accueillis à Papeete, capitale de Tahiti où ils entreprenaient hier leur voyage de noces.A leur gauche, on aperçoit Mme Gaston Flosse, épouse du député des îles polynésiennes françaises à l'Assemblée nationale.(Photolaser Ap) * ?Le soleil pourrait Récente décision de l’IA TA à Montréal Tous les privilèges découlant de l’ancienneté des syndiqués seront respectés, et ces derniers toucheront en plus l’équivalent de cinq-sixièmes de leurs vacances pour la période de grève.Le contrat de travail proprement dit prévoit un mécanisme de “grief ouvert", qui permettra de mettre en marche la procedure de grief sur toute condition de travail, même celles non prévues à la convention.La procédure de griefs est d'autre part accélérée et régie par des délais très rigoureux.Au chapitre du statu quo ante, les jou-nalistes ont réalisé des gains partiels sur ce qui touche les mesures disciplinaires et les mutations de personnel à l’extérieur de la région de la capitale.Toute entente particulière dérogatoire à la convention collective est interdite dans le nouveau contrat de travail.Quant aux ententes particulières non dérogatoires, elles seront permises, à condition que le syndicat en soit informé et les accepte.Le syndicat se réserve le droit de grief cependant dans ces cas.Les journalistes ont obtenu de l’employeur qu’il ne cède pas de textes d’information à d'autres quotidiens.Cet article ne s'applique cependant pas aux chroniques régulières.Cette disposition de la convention vise à interdire au propriétaire du journal, M Jacques Fran-coeur.de disposer des textes d’information des journalistes du Soleil dans le Quotidien du Saguenay, comme c'est déjà arrivé dans le passé.Un gain partiel a été inscrit au chapitre du plancher des effectifs, l’employeur ayant accepte d enumerer les secteurs d’information et d’y affecter des journalistes attitrés, les autres étant versés à l’information générale Au déclenchement de la grève, en août dernier, le syndicat des journalistes du Soleil comptait 108 membres, dont six correcteurs.Dans l’ensemble, note-t-on.les journalistes n'ont pas réalisé de gains globaux, mais des gains substantiels dans certains secteurs, et n’ont pas surtout perdu de droits acquis comme semblaient vouloir l’indiquer certaines propositions patronales qui ont été abandonnées en cours de route.Ils ont.au chapitre des salaires, obtenu la parité avec leurs collègues de La liesse, parité qui ne se manifestera cependant pas avant la dernière année de la convention, alors que le sommet de l’échelle pour un journaliste d’expérience sera de $500 par semaine, À l’expiration de la dernière convention collective, en décembre 1976.le sommet 4 juillet par l’AP 1977 — Le maréchal ldi Amin Dada, chef d’Etat ougandais, annonce la découverte d'un complot d'inspiration occidentale visant à son assassinat et à celui d'autres dirigeants africains; 1976 — Un commando israélien débarque sur l'aérodrome d'Entebbe (Ouganda i et libère 103 otages retenus a bord d'un avion d’Air-France détourné par des pirates de l'air"; 1975 — Bombe à Jerusalem: 13 Israéliens sont tués.72 autres blessés; 1974 — L'empereur Haïlé Sélassié accepte un contrôle militaire de son gouvernement et la mise en oeuvre rapide de réformes démocratiques ; 1972 — Séoul et Pyon Yang se mettent d'accord sur une’ renonciation à la force et les principes d'une réunification pacifique de la Corée, sans ingérence extérieure; 1957 — Molotov, Chepilov et Malenkov sont exclus du présidium du Comité centrai du Parti communiste soviétique.1946 — Naissance de la République des Philippines, après 47 années d'administration américaine; 1866 — Napoléon III annonce la cession de la Venétie par l'Autriche; 1798 — Bonparte occupe Alexandrie; 1779 — l^s Français s'emparent de Grenade, aux Antilles; 1776 — Le congrès américain vote la Déclaration d'iiïaependance.ILs sont nés un 4 juillet: l’écrivain américain Nathaniel Hawthorne (1804-1882i: Giuseppe Garibaldi, homme politique italien (1807-1882); le président américain Calvin Coolidge (1872-1933); l ex-sénateur et acteur américain George Murphy — 1902.l'actrice américaine Eva Maria Saint — 1924 La guerre des tarifs aériens fera accroître les liaisons PARIS (AFP) — La multiplication des liaisons Europe-États-Unis à bas tarifs — telles que Londres-New York et retour à 1,200 francs (sans les consommations) déjà en service: c'est ce que peuvent attendre pour bientôt les passagers des lignes aériennes normales, après l’assemblée de l'IATA — Association du transport aérien international — qui vient de se réunir à Montréal.Cet organisme, qui regroupe 106 compagnies aériennes mondiales, a décidé en principe de laisser ses membres libres de fixer eux-mèmes leurs tarifs — avec l'accord, toujours indispensable, de leurs gouvernements respectifs.Une telle mesure.qui sera applicable à la fin de cette année, constitue pour TIATA une véritable révolution; la première depuis sa création, en 1945.Un double rôle lui est assigné: d’une part, elle fixe les normes techniques et de sécurité qui s'imposent pour assurer le trafic aérien international, elle assume de nombreuses tâches administratives et financières, comme les compensations en devises permettant de voyager avec un seul billet sur des avions de plusieurs compagnies.Et d’autre part, elle fixe les tarifs aériens, par des accords multilatéraux entre ses membres.C’est ce deuxième rôle qui est remis en cause par la décision de Montréal, prise sous la pression des Américains qui ont une position dominante en matière de transports aériens, comme dans le domaine de la construction aéronautique.Mais en réalité, cette "révolution" se borne à entériner une situation de fait, caractérisée ejepuis quelques années par une "guerre des tarifs" que se livraient les compagnies aériennes, principalement sur les lignes de l’Atlantique-Nord.où s’effectue près d'un quart du total du trafic international dans l'Occident, et où la concurrence est par conséquent la plus vive.Déjà en 1976.entre l'Europe et l’Amérique du Nord, sur les quelque 14 millions de passagers qui ont été transportés dans les deux sens.21% seulement ont payé les tarifs normaux fixés par TIATA, 52.5% ont bénéficié des "tarifs promotionnels" accordés sous différentes formes par les compagnies régulières; 12% ont voyagé à bora de charters (à tarifs réduits) affrétés par ces compagnies et 24,5% ont pris des charters de sociétés indépendantes (aux tarifs les plus bas).Cette évolution, qui s'est poursuivie et accélérée par la suite, est due, soulignent les spécialistes, au développement des transports aériens de masse, qui a donné naissance aux compagnies de charters, lesquelles, pour abaisser les tarifs, mettent l'accent sur le coefficient de remplissage, tout en sacrifiant le confort et les services à bord.La concurrence des charters s’est accrue après la guerre du Vietnam, lorsque les sociétés qui assuraient les liaisons avec les troupes américaines en campagne se sont rabattues sur d’autres lignes.Mais un nouveau coup a été frappe en septembre dernier, lorsque la compagnie "Laker Airways" a obtenu l'autorisation de lancer son “train du ciel” sur l’Atlantique Nord, à des tarifs particulièrement bas: 59 livres sterling (moins de $100) pour aller de Londres à New York A ce propos, le président de cette compagnie, sir F'reddie Laker, estime dans le journal du soir "Le Monde" que les tarifs élevés en Europe sont dus au fait que les compagnies aériennes sont “nationalisées et réglementées" Sir F’reddie Laker ajoute que “les compagnies appartenant a des contribuables et non à des actionnaires sont fondamentalement non rentables.Filles ont de faibles taux d’utilisation du matériel, des coûts en personnel très élevés et une faible productivité” Fit il préconise Ta totale liberté des cieux".Il est bien évident que cette étape vers la libre concurrence des transporteurs aériens, conforme aux voeux exprimés depuis longtemps par les dirigeants américains, et le président Carter lui-mème.avantagera les compagnies puissantes — donc les compagnies américaines dont la plupart disposent d’un énorme marché national — au détriment des plus faibles.Quant aux passagers, ils ne pourront que bénéficier de cette “guerre des tarifs" Mais elle ne sévira que sur T Atlantique-Nord Rien ne sera changé pour les lignes intérieures, ni pour celles d’Afrique, où les tarifs sont strictement réglementés, en accord avec les gouvernements.de l’échelle au Soleil était de $362.La convention acceptée au début de juin prévoit un maximum de $395 qui a été atteint en décembre 1977.puis de $420 pour décembre 1978.En juin 1979.ce sommet passera à $425, à $450 en janvier 1980 et à $480 en juillet de la même année pour enfin atteindre $500 en décembre 1980.La précédente convention prévoyait quatre semaines de vacances après sept ans de travail; l'actuelle prévoit quatre semaines après quatre ans, cinq semaines après 20 ans et six semaines après 25 ans.À Sherbrooke, le conflit qui paralysait le quotidien La Tribune, s’est egalement réglé ces jours-ci et les journalistes doivent rentrer au travail dès aujourd'hui pour préparer le journal de mercredi.Les pressiers du Montreal Star, pour leur part, sont toujours en grève.Ils ont débrayé le 14 juin pour protester contre des changements technologiques qui se traduiraient par des mises à pied.La partie patronale a répliqué à ce débrayage en mettant à pied 470 employés de la rédaction du service du tirage et ses employés de bureau, tous membres de la Guilde.Les pressiers, membres du Syndicat international des employés d'imprimerie et des communications graphiques, et les 220 membres de Tatelier de composition, qui appartient à l'Union internationale des typographes, laissent entendre que la partie patronale s’est engagée dans une lutte à finir contre eux, ce que l’éditeur du Star.M.W.A.Goodson.nie catégoriquement en soulignant qu'il n’est pas de son intention d'éliminer des emplois dans ces corps de métier au Star.?Les centrales Suit* de la page 3 teurs n’est pas connue, et d'autre part, prie les grévistes de voter quand même cette semaine, Je sais que c'est son rôle de défendre les positions du gouvernement, mais c'est une contradiction qui demande des explications." La grève à Radiomutuel, qui en est a son 18e mois, affecte également, outre CJMS et CJRP.les stations CJRT-Trois-Rivières et CJRS-Sherbrooke.Mais parce que les quatre syndicats n'étaient pas encore accrédités âu moment du débrayage, la direction a réussi à maintenir ses émissions en engageant un nouveau personnel.?Le français Suite de la page 4 solutions, ou tout au moins de formulations petitement juridiques.Quel francophone, au Canada, ne se sentira pas giflé en se faisant dire, par un tribunal, d'appel et fédéral par surcroît.que Tinterdiction de parler français n'est pas discriminatoire puisqu’elle vise tout aussi bien celui qui parle français que celui qui ne le parle pas9 II y a là quelque chose d'extrêmement choquant, qui fouette en plein coeur et qui risque de saper l’autorité de la loi et des tribunaux tant il ap-parait extraordinaire que telle puisse etre la portée d'une loi ou son interprétation.Les tribunaux devraient se méfier de semblables affirmations, même si elles se défendent sur le plan strictement juridique, surtout dans des affaires dont les répercussions politiques sont considérables: elles L'Association des étudiants de TUQAM s’est élevée cette semaine contre la décision du gouvernement du Québec de hausser à $1,500 les frais de scolarité exigés des étudiants étrangers dans les collèges et universités du Québec Les frais exigés étaient jusqu'à maintenant de $750 au niveau collégial et de $500 au niveau universitaire.Selon les étudiants, il s'agit d’une mesure discriminatoire qui va à l'encontre de la conception d’un Québec ouvert et accueillant.En outre, cette mesure n'éliminera que les étudiants venant de pays plus pauvres et sera dommageable aux réfugiés politiques pour lesquels le Quenec aime se proclamer une "terre d’asile" Ivn effet, affirme l'Association, («la n'empèchera pas les étudiants américains peuvent en effet être source de révolte autant sinon plus que les lois qui les ont rendues possibles et parfois inévitables La Cour d’appel fédérale a choisi de régler en quelques mots, sans effort de réflexion philosophique, sociale, politique ou même juridique et avec un certain manque de tact, le sort d’arguments qui méritaient pourtant, même s’ils devaient être éventuellement rejetés, quelle s’y attardât davantage.Fin ce sens, la Cour d’appel fédérale a raté une excellente occasion de chasser l'image de tribunal administratif que lui confère sa juridiction relativement spécialisée dans les affaires de l’Etat fédéral.La chance était pourtant belle de sortir, quelle que soit sa décision, des sentiers battus.Demain: le français dans l’air: victoire ou défaite?d’affluer, puisque $1,500 c'est encore seulement le tiers de ce qu’ils doivent débourser pour s'inscrire dans une bonne université américaine.Mais pour des étudiants de pays en voie de développement, c'est trop.I>es étudiants contestent en outre le chiffre de $40 millions avancé par le MEQ comme étant le coût réel des subventions indirectement versées aux étudiants étrangers.Ce chiffre, selon eux, est très loin de la réalité et ne sert qu’à nourrir dos réactions racistes dans la population.Rappelant que beaucoup d’etudianLs québécois sont inscrits gratuitement dans les universités européennes, T AGE UQAM décrit la politique du Québec comme une politique “mesquine" et raciste et la compare à la récente politique fédérale de l’immigration.Scolarité des étudiants étrangers au Québec Les étudiants de rilQAM contre la hausse de frais i f Le Devoir, mardi 4 juillet 1978 ¦ 7 Il reste encore 18 mois aux commerçants pour changer les enseignes unilingues anglaises et se donner des raisons sociales françaises.** rm Entrée en vigueur des règlements hier L’affichage publicitaire est désormais en français par Françoy Roberge Depuis hier, tout l'affichage publicitaire dans les établissements commerciaux, à l'exclusion des enseignes et des raisons sociales, doit être libellé exclusivement en français.L'affichage comprend toute annonce apposée par les commerçants et transmettant des messages divers à la clientèle, notamment l'annonce de spéciaux et la promotion de certains produits.Quant aux enseignes proprement dites, dans la plupart des cas, les commerçants ont jusqu'au 1er décembre 1980 pour les modifier.La loi prévoit en outre, aux articles 53 et 58, que tout l'étiquetage doit être fait d'abord en français, de façon visible, et que les menus et catalogues doivent être bilingues ou rédigés en français seulement.Dans le cas des menus, la traduction dans une ou plusieurs langues est légale dans la mesure où le document comprend avant tout une rédaction complète en langue française.Dans le cas des catalogues, s'ils sont distribues dans des endroits publics, ils doivent comporter une version uniquement française mais rien n'interdit la présence de versions uniquement en anglais.Pour ce qui est des catalogues transmis par la poste, comme ils sont distribués dans des endroits privés, ils peuvent être rédigés dans les deux langues à la fois.Enfin, certaines entreprises qui s'étaient conformées aux dispositions de la loi 22 avant la promulgation de la loi 101 auront jusqu'à 1981 pour franciser leur raison sociale et modifier en conséquence leur papeterie et leurs enseignes.La loi prévoit des amendes allant de $1,000 pour des individus à $5,000 pour les entreprises ou sociétés qui ne respecteraient pas les règlements en vigueur Il semble par ailleurs que le gouvernement s apprête a modifier substantiellement certaines parties des règlements s'appliquant aux commerces et places d'affaires.Un projet d'amendement serait d'ailleurs déjà entre les mains du Conseil de la langue ou d'instances de niveau ministériel et viendrait nuancer certains règlements au cours des prochains mois.On sait par ailleurs que le gouvernement étudie également des changements à la section de la loi qui concerne les sièges sociaux.A la suite d une rencontre avec un groupe d’hommes d'affaires organisée par la Chambre de commerce de la province, il y a quelques semaines, deux ministres.MM.Camille Laurin et Bernard Lrndry.ont promis d'étudier soigneusement la réglementation portant sur les sièges sociaux, afin de la rendre si possible plus acceptable aux entreprises supranationales dont les sièges sont installés au Québec.Interrogé sur l'attitude de la Chambre de commerce, le vice-président exécutif de l'organisme, M.Jean-Paul Lé-tourneau a rappelé que la chambre exhortait ses membres à respecter intégra- lement la loi.“Nous avons tenu 14 sessions d’études d'une journée avec des hommes d’affaires, surtout des PME, depuis deux mois sur la loi 101.Nous constatons que dans plusieurs cas, les changements sont beaucoup moins difficiles et coûteux que les gens le croient, ajoute M.Létourneau.“Le principal secteur ou nous conservons des réserves, ajoute le porte-parole de la Chambre, c'est le secteur touristique.Les conunerçants qui s'adressent principalement aux touristes de l'extérieur du Québec voient de sérieux inconvénients à un affichage entièrement unilingue.“En outre, plusieurs de nos membres se demandent pourquoi le gouvernement se réserve seul le droit d'afficher dans les deux langues pour des motifs de sécurité.Plusieurs commerçants du secteur des services déplorent ces réserves." Interrogé également sur cette question, le second vice-président de la Chambre de Commerce de Montréal, et vice-président de Molson, M.Dan Pleshoyano s'est dit peu inquiet des répercussions de la loi 101 quant à l'affichage et l'étiquetage."Il y a plusieurs années, précisé M.Pleshoyano, que nous avons accentué le caractère francophone de nos enseignes, de notre af fichage et de nos étiquettes.” "Nous sommes surpris de voir que plusieurs de nos membres francophones ne sont pas sensibilisés à la loi 101, a-t-il commenté, bien que cette loi touche les pratiques de plusieurs d'entre eux qui utilisent couramment la langue anglaise.Un incendie fait deux victimes BELLEVILLE (PC) - Le bureau du commissaire ontarien aux incendies fait enquête sur un incendie survenu tôt hier matin dans un camp d eté de l'Armée du Salut a Roblin Lake et qui a fait deux victimes, un enfant et une dame d'un certain âge.La police a déclaré'que Cher Lynn Derbyshire, âgee de 5 ans et originaire de Madock, a péri dans Tes flammes.Le nom de la deuxième victime, une employée du camp, n’a pas été dévoilé La police a révélé que les corps avaient été trouves dans une chambre à l'étage du bâtiment principal vers huit heures du matin, soit trois heures après que le feu se soit déclaré dans la partie de l'édifice servant au personnel d'entretien et à l'administration.Cinq personnes ont pu s'enfuir saines et sauves du brasier, Environ 90 jeunes estivants et une vingtaine d'employés qui dormaient dans des cabines tout près n'ont pas été affectés par le sinistre.FlWEIX CENTRE DES CIRES DE S A % TE CURE ANTI-STRESS- •BIO-ÉNERGÉTIQUE ¦BIO RADIONIQUE RECONDITIONNEMENT PHYSIQUE - EMOTIONNEL - MENTAL Supervision médicale s'il y a lieu Il n'y a pas de miracle dans fauto-guérison sinon celui de l'harmonie reconstituée avec toutes les énergies.Cure de 5 jours.Pointe-du-lac, (près Trois-Rivières) Renseignements: 1-819-377-2264 (de 2h à 6h p.m.) LaCitiére MiviODi il»’ villi» .woe vuo sut u* Mc ou ru bord du lac Trois Pt quatre rhamlunn A « ouchnr fnypr g.iraqi» 0**40,800 è*49,800 * r»wt t.'hamplaln, tortlt T«*ch#»«»u ou»»l.|u»qu à Balmoral (Pro|at "laClUéra*) la Compagnla da Construction GOLDOR INC UIMM Al I ni I II VIII I At 1111 Ml If I (M4IIIAO OQO*.0,*; ,’ft*.• I A l'MAIMII Québec: une fête à rendre heureux par Gilles Constantineau •Je me suis laissé captiver dès la premiere seconde par l’efflorescente blondure ae Christiane Suzor, je n'ai qu'un petit moment d'hésitation à voir s’assembler l’invraisemblable trio Butler-Dufresne-Richard, mais tout a été vite emporté par un rythme fou que rien n’a ralenti, sauf, hélas! Yvon Deschamps, le seul qui ait raté son coup dans cet immense spectacle, mais s’en est acquitté avec beaucoup d’application.Pour le reste j’ai fait ce qu’il m’a semblé que faisait chacune des 125,000 personnes que le prétexte de l’anniversaire de Québec avait rassemblées dimanche soir sur les Plaines d’Abraham: j’ai ouvert grand les yeux et les oreilles, et je me suis abandonné, corps etâme.auxima-ges, la plupart du temps captivantes, souvent prodigieuses, grâce à l'abondance de gros plans ou de plans américains, et au son: pas toujours du plus parfait équiübre, parfois très gros, mais peu importait; pendant deux heures, sans défaillance, il a soutenu ardemment l’image, l'attention, le rythme, presque trépidant, même (et probablement surtout) pour le téléspectateur: à tel point qu’à un certain moment, pris par la frénésie extraordinaire du show, je me suis surpris à me lever spontanément de mon fauteuil pour applaudir.( Je me suis trouvé drôlement con, et je me suis empressé de me rasseoir.) Technique, donc, indéfectible, dans ses limites.Il faut ne pas oublier que tout était en direct, et remercier tous les ingénieurs, tous les techniciens, aussi bien les pigistes dont Kébec-Spec, le producteur, avait retenu les services, que ceux de Radio-Canada, spécialement les cameramen; pour la Société, une quarantaine de personnes; pour les autres, je ne sais combien.Les remercier du fait qu’en aucun moment ils n'ont laissé tomber la tension qu'on ressentait devant l’écran-teasion que malheureusement n'ont pu tous partager les spectateurs présents sur les lieux mêmes, malgré les haut-parleurs et le grand écran extérieur Tension heureuse, entretenue en premier lieu par l’accord naturel qui s’est effectué entre les trois vedettes, ce que personne ne voulait croire possible, même dans le milieu; et en second lieu par le jeu particulièrement spectaculaire de deux d'entre elles, Zacharie Richard et Diane Dufresne, on l’aura compris.(La remarquable Edith Butler, qui au long du show a consenti à se mettre au rythme de l'ensemble, a failli cependant tout rater, et tout faire rater.Quelle que soit la valeur idéologique accordée aux messages du genre, les spectacles semblables, à grand déploiement, ne sont pas l'endroit des leçons d’histoire ni des déclarations de principe.On ne comprendra jamais ça ni à Toronto ni à Ottawa.Et il s’en est fallu de peu qu’on ne le saisisse pas à Moncton.Mais en fin de compte le rythme t'a emporté, et le spectacle est devenu feu roulant).T'eu roulant.Je ne sais quelle autre expression utiliser pour décrire ce phénomène qui porte le nom de Zacharie Richard, et qui à lui seul a entretenu l'effervescence du spectacle, par une sorte de suite de bondissements successifs sous forme de mille pas de danse ininterrompus.On était loin des débuts de l'extraordinaire Loui-sianais, mais on retrouvait chez Jui, poussées au maximum, les mêmes saccades intérieures qui voici deux ou trois ans à peine imprimaient à sa démarche un certain dandinement, et qui sont devenues déroulement rythmique.Feu roulant.L’expression est faible, quand on pense à cette immease pièce de spectacle, qu'on ne saurait pas appeler chanson fion plus, au cours de laquelle Diane Dufresne engage un bruyant et trépidant dialogue avec chacun des instruments de l’orchestre — et particulièrement à cette séquence où elle cause avec un synthétiseur: âmes yeux le nec plus ultra du spectaculaire, manifestement improvisé en partie malgré toutes les répétitions, et pourtant mené en toute splendeur pendant de longues minutes ineffables; 1 expression est indigente, quand on se rappelle la dernière chanson de Dufresne, cette invocation pour que soit conservée la beauté du monde, belle, admirablement belle sous touts rapports, d'une beauté poétique que paradoxalement décuplait le spectaculaire.A elles seules, ces deux pièces valaient un show complet.Grâces soient rendues à la chanteuse elle-meme, pour ce qu elle a consenti d'autre part à reprendre une voix normale, abandonnant le genre artificiellement chuintant, et à s’exprimer dans un français lui aussi normal, ou du moins beaucoup plus naturellement populaire, ce qui en facilite l'écoute et l’intelligence et lui permet également de faire valoir l'extraordinaire registre qui est le sien, ainsi que la beauté naturelle de sa voix (et de son expression, au moment même où elle chante — de ses traits, veux-je dire).Je m'étais tapé, il faut que je l'avoue, les deux “grands" spectacles antérieurs.Celui de UrSaint-Jean, très officiellement compassé, reposant sur des talents ambigus, celui de Jean-Pierre Ferland entre autres, le Jacques Duval, de la chanson, qui en plus du reste semble vouloir éventuellement se prouver, à lui-méme sinon à la population, qu'on peut faire du showbiz en chaise roulante.Et le sinistre spectacle du 1er juillet, dont je n ai pas raté une minute; ce qui veut dire que je me suis payé tous les "mon grand épeis de Laurier Lapierre, toutes les foutues danses folkloriques du répertoire de Walt Disney, le fini en moins: tous les décernements de certificats de citoyenneté, dont le public se contrefout ; tous les défilés de gentils jumeaux à bannières et zozotements.pour les tartempions de la nation; toutes les Diane Juster, annonciatrices de vacuum; et pour la vacuité parfaite, absolue, pour • cette raison goûtée profondément par les Toron-tois, l'inconscient pantin nommé René Simard.Après "Lautre'’ spectacle, celui de Québec, dimanche soir, je me suis senti heureux.Heureux d'être Québécois, et de voir que les gens de mon pays savaient non seulement faire un show de grande envergure, ce dont on ignore encore le secret à l’ouest de l'Outaouais; mais qu'en plus ils s'enthousiasmaient à faire déferler ce même spectacle dans tous les foyers du territoire, le privilégiant même par la qualité de l'image.Le réalisateur télé.M Réjean Chayer, était tout détendu, tout souriant, quand j'ai communiqué avec lui hier matin, vers 10 h 30, bien qu'il ne fût rentré qu'à 2 h du matin (certains membres de l’équipe radio-canadienne n’ont abandonné les lieux qu'a 4 h).Aucun problème, m'a-t-il déclaré, durant cet extraordinaire spectacle.Le côté production relevait de 1a maison Kébec-Spec (qui avait retenu les services du grand de la realisation spectaculaire, Jeap Bissonnette, dont le nom explique en partie le succès de l'ensemble), mais Radio-Canada avait longuement négocié, pendant un mois, tous les accords techniques qu'exigeait la présence de la télé.Le seul élément de risque a été fourni par deux averses tombées quelques minutes avant que ne commence le spectacle.On avait un peu craint le froid — la veille, les techniciens en répétition c avaient dû revêtir des costumes d'hiver, le thermomètre étant tombé à 6 degrés.Mais le ciel a été tout entier favorable, finalement, aux héritiers de Champlain.Pour Réjean Chayer, cependant, la fête ne s’arrêtait pas là.Il procédait hier soir aux répétitions du spectacle du Festival d'été de Québec, et en entreprend, aujourd'hui ou demain, l'enregistrement Trois heures de télé, qu’il mettra deux jours à monter L'heure qui en résultera passera ce dimanche — eh oui! aux Beaux dimanches.7JUILLET ün chiffre chanceux pour le tirage spécial de Loto Canada _ ^ # mm 7 Ijdg-J7 Mfji 68 prix surprises de $7 000 136 prix de $5 000 680 prix de $500 $ y*' Le 7.chiffse chanceux par excellence! Le 7 juillet.date du tirage spécial de Loto Canada.Une date chanceuse à laquelle vous pourriez gagner l'un des 884 prix offerts.Les numéros des billets gagnants du tirage spécial du 7 juillet 1978 seront désignés par le hasard.Parmi chacune des 68 séries émises, un prix de $7 000, deux prix de $5 000 et dix prix de $500 seront offerts.L e tirage du 7 juillet est un tiiage spécial.M'oubliez pas que tous les billets demeurent valides pour le grand tirage des 12 millions le 4 août.¦r>- A Loto Canada La loterie nationale -AV Le Devoir, mardi 4 juillet 1978 ¦ 8 Un tiers des étudiants inscrits en administration sont Québécois par Michel Nadeau Le Québec arrive en tête au Canada en ce qui concerne la fréquentation des écoles d'administration et les Québécois comptent maintenant pour le tiers des étudiants inscrits dans ce secteur au Canada.C'est ce que révèle une étude récente de Statistique Canada effectuée à partir des Inscriptions pour la dernière année académique (1977-1978) dans les 39 ‘Business Schools" au Québec et au Canada ; En septembre dernier, il y avait pas moins de 13,600 étudiants à temps plein (ou l'é-ouivalent) dans les dix centres d’enseignement universitaire au Québec.Pour le Canada, le chiffre correspondant était de 41,500.(Aux fins de ce calcul un étudiant à temps partiel équivaut à 2/5 d'étudiant à temps complet).Avec 2,719 étudiants a temps complet et 2,969 étudiants à temps partiel, l'université Concordia de Montréal possède la plus importante clientèle scolaire au pays.L'université du Québec et ses K Pavillon de l’atlantique BAR-SALON MOBY DICK FRUITS DE MER FRAIS chowders, soupes, étouffés de homards et sandwiches Repas complet tous lesiours Bière, grogs et autres boissons À LA SALLl À MANGIR SABRE ET ANCRE T able d'hôte complète Lunch et dîner tous les jours Nous offrons un des plus gros choix de fruits de mer et poissons trais au Canada ^Le Pavillon de l’atlantique 1454A, rue REEL 285-1636 quatre constituantes suit de près avec un total de 2,597 étudiants a temps complet et 2,381 étudiants à temps partiel En ne tenant compte que des universités ontariennes et du nombre d'étudiants à temps complet, Windsor et McMaster occupent les premières place talonnées par Ottawa et Wilfrid-Laurier.Le collège Ryerson de Toronto se situe cependant au tout premier rang avec 1.800 étudiants au niveau du baccalauréat.L'étude des effectifs du niveau de la maîtrise et du doctorat montre cependant que les Québécois et les francophones en particulier n'ont pas encore comblé le retard.Les douze centre universitaires ontariens comptent le double du nombre d’etudiants inscrits au niveau supérieur post-baccalauréat.Western compte 437 étudiants à plein temps au niveau de la maîtrise ou du doctorat; à York, ily en a 308.214 à Toronto et 2Ô7 à McMaster.Au Québec, le numéro 1 est McGill (181) suivi de Sherbrooke (142), Concordia (142), Laval (122) et les HEC (99).Il importe de noter qu envi-ron 20' / des étudiants inscrits aux deux universités anglophones du Québec ont le français comme langue maternelle.En commentant ces chiffres, le nouveau doyen de la Faculté de commerce et de ( administration de Concordia, M.Pierre Simon estime que la popularité de Concordia s'explique par l'esprit de créativité et d'initiative qui existe dans cette institution.Concordia a été créé en 1973 par la fusion des universités Sir George Williams et du collège Loyola.De 20 à 25% des étudiants sont francophones à la faculté de commerce de Concordia, selon M Simon.De ce nombre, la moitié environ sont Québécois alors que les autres viennent de d'autres pays francophones.Toutefois 10%, seulement du personnel enseignant à plein temps à Concordia est Québécois francophone."Concordia veut être plus sensible à la réalité francophone" de dire M.Simon qui était auparavant à l'Université du Québec à Montréal.Concordia participe à un programme d'études doctorales bilingues avec les trois autres universités montréalaises.Une cinquantaine d’étudiants suivent les cours de ce programme qui sont donnés dans les quatre institutions universitaires.¦ La gestion touristique L'université du Québec à Montréal offrira à compter de septembre prochain un nouveau programme de “Baccalauréat en gestion et intervention touristiques ”, En annonçant la nouvelle, le vice-doyen de la famille des sciences économiques et administratives, Madame Florence Jonca-Adenot a indiqué que celui-ci se divisera en quatre blocs principaux.Il y aura d'abord neuf cours en tourisme proprement dit afin de former les étudiants aux réalités touristiques dans le cadre de la société postindustrielle.Huit cours de formation fondamentale seront offerts: méthodes quantitatives, informatique, relations humaines.L'étudiant devra choisir dix cours dans une des mineurs suivantes: économie et planification, gestion ou communication.Enfin, le programme se terminera avec un stage de synthèse intégré et contrôlé dans un organisme public ou une entreprise privée dans le secteur du tourisme.Les deux-tiers des étudiants de ce nouveau programme proviendront du marché du travail alors que la part des cé-gépiens sera de 33%.¦ Gestion urbaine Pour sa part, l’Université McGill offrira à compter du prochain trimestre un programme de concentration en gestion urbaine et immobilière menant au titre de bachelier en commerce.Parmi les cours offerts dans le cadre de ce programme, mentionnons Real Estate Finance, Land Law, Real Estate Valuation.Real Estate Investment Analysis, Land Economies.Urban Planning, Intermediate Urban Geography, Local Government et Urban and Regional Economies.Ce programme est accessible à tous les finissants des cégeps ou candidats de plus de 23 ans ayant suivi un cours de trigonométrie.ca Ordre des comptables agréés du Québec André Desrochers, c.a.L'Ordre des comptables agréés du Québec a le plaisir d'annoncer la nomination de M.André Desrochers, C.A.au poste de Directeur administratif.M.Desrochers succède à M.C.Douglas Mellor, C.A., qui a occupé ce poste pendant 24 ans avant d’atteindre l'âge de la retraite.M Desrochers était Directeur administratif adjoint de l'Ordre depuis 16 ans.Au cours de ces années, il a oeuvré pour la profession au sein de nombreux comités, tant â l'échelle nationale que provinciale.M.Desrochers a également été président de la Société des traducteurs du Québec et trésorier du Conseil interprofessionnel du Québec.itiaMâmi» Dow Jones: moins 7 La Bourse de New York a continué à baisser, hier, alors que le volume des transactions était très faible.A une demi-heure de la clôture, l'indice Dow Jones était amputé de près de sept points Les pertes dépassaient les gains dans la proportion de sept contre cinq.Il était difficile de porter des jugements sur l'évolution de la Bourse car celle-ci sera fermée, aujourd'hui, à l'occasion de la Fête de l'Indépendance.L'indice Dow Jones des valeurs industrielles termine la journée en perte de 6.06 et marque 812.89 Parmi les titres canadiens cotés à la Bourse de New York, Dome monte de 1 3-8, à $78 7-8, Campbell Red Lake de 5-8 à 33 3-4 et Massey Ferguson de 1-8 à 10 5-8 Bell recule de 1-2 à $49 3-4.Incode3-8à 16 et Canadian Pacific de 1-4 à 16 1-8 Eric Forest, L.S.C., Adm.A.Le Conseil d'Administration de la Fédération des Caisses d’En-traide Économique du Québec et son Président, monsieur Jacques Gagnon, annoncent la nomination de Monsieur Eric Forest au poste de Directeur Général du mouvement.Monsieur Forest possède une vaste expérience administrative aisi que des connaissances profondes dans le domaine de la coopération.Sincères Félicitations ! PanAm 4 6 835 Penney 8 x272 Penzoil 9 28 Pepsico 13 1435 Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Un nouveau départ pour l’Europe des monnaies?par Paul Loby BRUXELLES (AFP) - La stratégie économique, monétaire et sociale de l'Europe dominera les autres thèmes relations Europe Japon, (politique agricole méditerranéenne et situation au Moyen-orient et en Afrique).discutés par les neuf chefs d'Etat ou de gouvernement de la C E E hier et vendredi à Brème (R.F.A.).Le gouvernement fédéral allemand estime que ce conseil doit marquer le point de départ du processus qui, dans le domaine monétaire, devrait se concrétiser au dernier conseil européen de l’année, à la fin % il Banque Canadienne Nationale DIVIDENDE no 350 Un dividende de 30 cents par action du capital versé de la Banque est déclaré pour le trimestre finissant le 31 juillet 1978.Ce dividende sera payable à compter du 28 juillet 1978.au bureau principal et à toute succursale de la Banque, aux actionnaires inscrits le 28 juin 1978, à la fermeture des guichets.Les actionnaires ayant souscrit des actions de rémission du 14 octobre 1977 participeront à ce dividende au prorata des paiements qu'ils auront effectués au 28 juin.Par ordre du Conseil d'administration, Le vice-président exécutil et directeur général en chef, JACQUES DOUVILLE Montréal, le 27 mai 1978.IEEE B; « aqi « ¦ Ci h i; k iit n ir it > N; iLo ieîle CERTIFICATS DE PLACEMENT GARANTI Inlprplg payables annuellement ou mierPts réinvestis annuellement au mémo taux Intérêts trimestriels Institution inscrite a la Heqie de I assurance dépôts du Quebec et a la Société d assurance dépôts du Canada ‘Taux sujet a changement sans préavis Pour renseignements, écrivez ou téléphonez à (514) 527-9257 FIDUCIE N0RDAMËRIQUE Une compagnie du groupe Prènor • 801 est Sherbrooke Montréal H2L 1K8 de novembre 1978 C'est alors que pourraient officiellement être entérinés les nouveaux mécanismes monétaires (par exemple le fonds monétaire européen) chers au président de la République française et dont la mise sur pied nécessite plus qu'une simple réunion de quelques heures des chefs de l'Europe des "neuf ".L'Allemagne, qui a vigoureusement, et à la surprise de ses autres partenaires sauf de la France, relancé le problème de l'Europe monétaire à Copenhague en avril dernier, compte en effet faire adopter à Brème les grandes lignes d'une politique déplus grande stabilité monétaire en Europe.Elle veillera, en tant que président en exercice de la Communauté européenne, à ce que l'élan donné se maintienne au niveau des comités techniques qui siégeront sans désemparer jusqu'à l'entrée de l'hiver 1978 Un premier examen de passage pour une nouvelle politique monétaire européenne aura lieu le 16 juillet a Bonn, lors du sommet économique occidental.I-es projets arrêtés à Brème seront confrontés au dollar "flottant" mais “fondant" de M Jimmy Carter, et au yen, éclatant de santé, de M.Fukuda, Personne en effet n'envisage de construction monétaire européenne autour de l'actuel "serpent" européen, qui réunit en flottement concerté le d.mark, le franc belge, le florin hollandais et la couronne danoise, sans tenir compte du dollar, qui reste, aussi faible qu'il soit, la monnaie de compte internationale.L'un des objets du conseil européen de Brème n'est-il pas de donner d une manière ou d'une autre un rôle beaucoup plus important à l'unité de compte européenne, qui pourrait notamment servir aux règlements entre banques centrales et devenir l'instrument du fonds monétaire européen?Ce faisant, les Européens ne souhaitent pas porter atteinte au dollar, mais réduire son rôle, donc alléger le fardeau qui pèse sur la devise américaine.La nouvelle politique monétaire européenne de stabilisation des changes, voulue par la France et l'Allemagne, a été rendue possible par l'évolution allemande.Jusqu'à Copenhague l'Allemagne estimait qu'on ne pouvait stabiliser les rapports de changes sans obtenir auparavant une plus grande convergence des économies européennes.Aujourd'hui Bonn a admis le processus inverse.La croissance économique reste encore, en ce qui concerne les délibérations de Brème, un su jet de divergence entre l'Allemagne et ses partenaires des "neuf" Ces derniers.notamà deux pour cent, pour qu elle atteigne en juillet 1979 quatre pour cent Jusqu'à présent Bonn se refuse à "quantifier" les objectifs de croissance, estimant qu'un chiffre, s’il n'est est pas ais der- tenu, ne vaut rien.Ma rière cette réticence, s'il n'est pas tenu, ne vaut rien.Mais derrière cette réticence, les observateurs européens notent que le gouvernement Schmidt accepterait sans doute, au sommet occidental de Bonn, d'échanger une promesse de croissance allemande plus forte contre une promesse améri-aine de réduction du déficit de la balance des paiements des États-Unis par une forte compression des achats de pétrole par les Américains à l'etranger.À côté de ces questions qui mettent en jeu le devenir de six millions de chômeurs en Europe, l'examen en commun de la situation en Afrique et au Proche Orient paraît un exerce de routine ACF In 9 23 34 >* 337* 34F* F- 3* ASA Ltd 76 21F* 207* 21'4 F 3* Addrsso 64 207* 20V* 20’* Alcan 5 71 27 267* Alleg Cp 7 15 17' 2 17'* 17'/4- '4 Allg Lud 8 53 17F* 17'* 1 7’ 4 Allis Ch 6 66 343* 34'a 343 *-F 1 8 Alcoa 7 397 42'4 41V2 41 Va- 3* AMtICI 33 264 33'* 333* 33Va Ambac 13 21 543* 543* 543/4- '4 A Hess 8 29 277* 273/4 277*- Ve AmAir 5 336 11!* 11 Va :i5*- v* A Brnd 8 55 505* 50 50Va- Va Am Can 7 53 42’4 417* 4170— 1 j A Cyan 10 364 29'* 287* 287*— '1 A Home 14 626 283* 28'* 28'*- '* Am Mot 70 84 55* 5 Va 55* F '* A Stand 7 174 41 >'2 403/4 41' *- 5* Am TT 8 1089 60 59V* 59 V*- 1/4 Ampex 11 59 HT* 135* U3*- >* Armco St 6 94 29 Va 29 293* f 'd Armst Ck 10 32 173* 17' 8 173* F- '* Asarco 461 14'* 14 14 - Va Atl Rich 10 235 503* 50 50 - Va Avne! 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également ses experts du Vietnam, la Chine n'a pas voulu uniquement punir un “petit frère” qui, “au mépris des conseils patients du gouvernement chinois", s’est livré "de façon entêtée" à un ostracisme envers des résidents chinois au Vietnam.Fille attendait, semble-t-il.l’adhésion du Vietnam au Co-mecon (marché commun des pays de l'Est et de Cuba).Ce pas" ayant été franchi par le Vietnam, la Chine a franchi l'autre Comme le soulignaient, il y a quelques semaines, certains observateurs, la nationalisation du commerce au Vietnam, tenu en grande partie au Sud.et pour ses plus gros profits, par des ressortissants d'origine chinoise, n'aura été que le détonateur de la crise qui couvait entre les deux capitales depuis la fin de la guerre entre le Vietnam et les États-Unis.Bien qu'ayant jusqu’alors conserve une ligne de stricte neutralité entre Moscou et Pékin, Hanoï a été amené à choisir son partenaire privilégié.À ce propos on souligne volontiers a Hanoï, dans les milieux officieux, que l'aide de Pékin durant la guerre d'indépendance du Vietnam a été égale, "voire supérieure ", à celle de Moscou.Les raisons de la rupture n'appellent de la part des ob-' servateurs que des hypothèses: La première est que l'abcès de la frontière vietnamo-cambodgienne aura pesé lourd dans la balance.Pour Hanoï, Pékin tire toujours les ficelles de ce conflit sanglant.La deuxième est que Pékin, devant le choix de plus en plus pro-soviétique de Hanoï, aurait restreint son aide écono- Horizontalement 1 —De la Belgique.— Bleu.2— Courbé en bec d'aigle.— Le meilleur en son genre.3— Jour de la semaine.— Akène ailé comme chez l'érable.4— Sorte de canard.— Exposer pour la vente.5— Rivière de l'Asie centrale.— Orchidée à racines tuberculeuses.6— Nickel.— Pneumatique.— Prophète hébreu.7— Elargira progressivement, de dehors en dedans, l'ouverture de la baie d une fenêtre.— Compagnie.8— Rongeur.— Usais avec la lime.9— Dialogue de Platon.— Imprime.10— Plante potagère.— Couleur bleue extraite des teuilles de l'indigotier.11— Enlève.— Lui.— Touffe de crins derrière le pied du cheval.12— Elle a les nerfs irritables — Bienheureux.Verticalement 1— Mammifère marin.— Mouche.2— Personne dont le métier est de faire des tours d adresse.Se 3— Jour de la semaine, traîner sur le ventre.4— Ecrivain français (1869-1951) — Repas du chien.5— Choisirons.— Grand lac.6— Vrai.— Matière visqueuse et tenace qui sert surtout à prendre des oiseaux.7— Manque de sécurité.8— Ville de Belgique.— Favorable — Fer 9— Jour qui suit celui où l'on est.— Souci.10— D'Alsace.11— Fait entrer dans un garage.— Deux fois.— Manoeuvre frauduleuse destinée à tromper.12— Lieu planté d'osiers.— Du verbe venir.Solution d’hier 3 3 4 5 6 7 9 10 II 12 V,/) /-LE U (J EMP.A/V 7 \L /VE C.L (jRl ISII ÊW£)¦ ; 4E R OC A B LEMM E R / T EAlHE./mu.Y.E.R Ai TviAN JEMsUR I £ÉM4iiE|pM-R*R ¦rai im üMsr £/;/)¦/-£ £¦ po p'eBdueaBb /) *11 : eXëBTE xBEAÜj À LIQUIDER: 40,000 LIVRES provenant de la BIBLIOTHEQUE ANTONIENNE du Monastère des Pères Franciscains à Québec.Sont disponibles: DES LIVRES ÉPUISÉS de niveau universitaire sur tous les sujets en français, anglais et latin.La plupart de ces livres sont publiés au 19e siècle et un nombre limité de livres publiés AVANT 1800 est disponible.Contacter Jean Caron C.P.372, Sillery, Québec, GIT 2R5 Tél.: (418) 522-1253.Heures d'ouverture: LUNDI au VENDREDI 10:00 a.m à midi et 2:00 p m.à 5 00 p m.Visite sur rendez-vous S V P OUVERT LES SOIRS ET SAMEDIS SUR RENDEZ-VOUS mique, mais dans tes milieux officiels on n'avance à ce propos aucun chiffre Troisième hypothèse: la “politique d'indépendance" qu'entend mener Hanoï — en dehors de toute querelle idéologique — dans cette région de l'Asie doit trouver ses racines chez des alliés éloignés de la Mer de Chine 'URSS, pays européens et.pourquoi pas, les Etats-Unis), la Chine s’étant révélée depuis quatre mille ans, dit-on a Hanoi, un "voisin encombrant".La décision draconienne de la Chine, qui survient seulement cinq jours après l'entrée du Vietnam dans le Comecon, place désormais le Vietnam sous la dépendance totale de l'Union soviétique, estiment les observateurs.Cette décision aggrave en outre d’une façon dramatique les relations entre les deux ex-"frères socialistes" et l'on peut écarter désormais pour longtemps toute chance de rapprochement même une fois définitivement réglé, s'il l'est un jour, le différend à l'origine de cette détérioration: l'affaire des ressortissants chinois du Vietnam.Hanoï a annoncé le 17 juin que Pékin avait annulé 72 projets d’assistance.Dans les milieux diplomatiques, on évaluait cette première rupture à la moitié environ de laide consentie au total.D'autre part on ignore le nombre exact des techniciens qui travaillaient au Vietnam mais il était évalué à deux à trois mille personnes.Quant au nombre des Chinois déjà rentrés du Vietnam en Chine depuis le début de l'exode en mars dernier, il avoisine les 150,000.Ils sont réinstallés dans quatre provinces méridionales, deux frontalières du Vietnam, le Kwangsi et le Yunnan, et, plus au nord, le Canton et le Fukien.Deux bateaux chinois attendent depuis bientôt trois semaines au large des côtes viet namiennes.hors des eaux territoriales.l'autorisation de pénétrer dans les ports de Ho-Chi-Minh-Ville (ex-Saigon) et de Haiphong.La bataille de procédure engagée — sur la nationalité meme des intéressés, les bateaux et le choix des ports notamment est telle que l'on ne voit pas comment les deux pays pourraient sortir de l'impasse où se trouvent les négociations.D'autre part, l'accroissement des dispositifs vietnamiens de défense au nord du Vietnam, l'installation d une base de missiles dirigés contre la Chine à Cam Ranh (Centre-Vietnam).la présence d'une flotte soviétique dans la baie d'Haiphong et l'installation de stations de radars servies par les Soviétiques à la frontière ont ajouté au mécontentement chinois Bien que l’on n'écarte plus totalement, dans les milieux diplomatiques de Pékin, l’idée d'une rupture des relations diplomatiques qui marquerait le sommet de l’escalade sino-vietnamienne.il est plus prévi-sible qu’Hanoï rappelle prochainement son amoassa-deur à Pékin, l'ambassadeur de Chine au Vietnam ayant déjà regagné' son pays pour "raisons de santé" D ores et déjà, les relations de parti à parti sont déjà interrompues: on ne parle plus de "camarades" et les Vietnamiens ne se privent pas de critiquer ouvertement en privé cette théorie maoïste des "trois mondes”, mise actuellement en pratique parla Chine.Une seule chose reste exclue pour le moment, de l avis de tous: l'affrontement armé.Cependant, Radio-Hanoï captee à Hong Kong a affirmé hier que la Chine effectue des manoeuvres militaires le long de la frontière sino-vietnamienne.Selon la radio, ces manoeuvres ont pour but d intimider les habitants des zones frontalières.Le Canada reçoit 49 § réfugiés vietnamiens NAIROBI (Reuter) — Quarante-neuf réfugiés vietnamiens secourus par un cargo grec alors que leur bateau" était en train de couler dans la Mer de Chine, et hébergés depuis La mi-avril près de Mombasa, au Kenya, devaient partir hier soir pour le Canada afin de s'y faire une nouvelle vie Deux autres réfugiés, qui faisaient partie du même groupe, ont reçu l'asile politique en France.Par ailleurs, 23 réfugiés vietnamiens sont arrivés hier à Colombo à bord d'un pétrolier de Hong Kong qui les avait secourus au large du Vietnam, leur moteur en panne, deux jours après leur départ.Ces réfugiés n'ont cependant pas été autorisés à se rendre à terre Us ont reçu la visite du représentant du programme de développement des Nations unies qui devait s'entretenir de leur sort avec le premier ministre.M Ranasi nghe Premadasa.10 tués en Malaisie KUALA LUMPUR (AFP) Dix membres des forces de sécurité malaisiennes ont été tués et sept autres blessés au cours d'au moins cinq accrochages importants avec les insurgés communistes survenus le 20 juin dernier, jour du 30e anniversaire des débuts de l'insurrection communiste, a annoncé à Johore l'inspecteur général adjoint de la police malaisienne.M Tan Sri Mali mood Yunus.Parlant dimanche soir au cours d'une réunion célébrant l'ouverture d'une coopérative de la police, M.Tan Sri Mah-mood a rappelé aux forces de police qu elles devaient rester vigilantes afin de combattre la menace communiste.Fin prévision des élections générales de samedi prochain, la police a été mise en état d'alerte dans tout le pays.Groupe breton démantelé RFINNES(AFP) - Le mouvement séparatiste breton.l'Armée républicaine bretonne (ARBi a été démantelé, ont annoncé hier les services de police de Rennes (Bretagne).Huit personnes, dont les deux auteurs présumés de l'attentat contre le château de Versailles la semaine dernière.ont été présentées hier matin devant la Cour de sûreté de l'État à Paris.précise-t-on.L’armée républicaine bretonne a revendiqué 27 attentats en Bretagne, ainsi que celui contre le relais de l'Office de radio télévision française (ORTF'i de Pré-en-Pail dans le département de la Mayenne (Bretagne.) il y a quelques mois.Selon la police, les huit personnes représentaient à elles seules la totalité de ce mouvement fondé en 1976 et qui constituait une des branches du mouvement clandestin Front de libération de la Bretagne" dissout en 1974.C'est l'arrestation de Patrick Montauzier et Lionel Chenevière.présumés responsables de l’attentat perpétré le 26 juin dernier contre le château de Versailles, et leur audition qui ont permis aux enquêteurs d'effectuer d'autres interpellations chez, des personnes soupçonnées depuis plus d'un an d'appartenir à Iarb.7e tour pour rien en Italie ROM Fl (Reuter) Le 7e tour de scrutin de l'élection présidentielle italienne, tenu nier, n'a donné aucun résultat Un Do tour a lieu ce matin Le candidat du Parti communiste.M Giorgio Amen-dola.a réuni 357 voix, restant loin, en raison des 436 abstentions.de la majorité des 1.011 grands électeurs I .es de mocrat es-chret i ens, qui souhaiteraient faire élire leur secretaire général Be mgno Zacr.ignim.se sont abstenus.rejetant I appel du Parti socialiste qui les invitait à voter pour son candidat.M Sandro Pertim Los socialistes ont voté blanc Selon l une des interpretations des tractations qui ont lieu dans les coulisses de l’élection.les démocrates-chrétiens pourraient accepter, si un accord ne se faisait pas sur le nom de M Zacelagnini.de soutenir le président du Parti républicain.M Hugo La Malta Les communistes ne sciaient pas hostiles à M La Malfa.tout en préférant M Pertini Et si cm prenait l’habitude des produits canadiens! C0W ¦ > r ÉÉilSÉr F 7 De plus ni plus, vous vfiTtM upp-iv.litre* cette étiquette uttcichée aux produits canadiens Recherchez la; elle représente le gage de notre prospérité Hn vous procurant des produits canadiens, vous stimulez de la J.J eilleure façon la création d'emplois f au pays.Vous permettez aussi le développement de notre industrie.| développement essentiel à la crois sance économique de chacune de nos régions.Sur le plan intei national, nos produits deviennent < v d'emblée plus compétitifs ce qui 1 T engendre un essor économique d’un Cl océan à l'autre.^ Evidemment, les bienfaits de celle participation à notre économie profitent à chacun d'entre nous Par de simples gestes quotidiens, vous améliorez ainsi le bien être des ('anadiens.votre bien ét1 Roui cela, il faut tout simplement que b n prenne l'habitude des produits canadien - Gouvernement du Canada Industrie et Commet ce Government of Canada Inciustrv.Trade and Commerce Magasinons à la canadienne Sbop panadian Prenons-en l’habitude.l 07711822
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