Le devoir, 24 octobre 1978, mardi 24 octobre 1978
IKniuiftx>] ; CE QUE DOIS h:-: EtCaom L petite boit* françaite où I on many* bien.au 2063 rue Victoria (Métro McGill) 844-1624 ( Vol.LXIX - No 246 Passages nuageux.Maximum 8.Montréal, mardi 24 octobre 1978 Fène 25 CENTS Une loi spéciale ordonne la reprise I Deux sièges de majorité de la navigation des Grands Lacs Hatfield réélu de justesse au N.-B.OTTAWA (PC) — Le gouvernement fédéral a déposé hier un projet de loi ordonnant la reprise de la navigation sur les Grands Lacs, pour mettre un terme à la grève des quelques 375 mécaniciens de marine.Le ministre du Travail par intérim, M.André Ouellet, a obtenu le consentement unanime des partis aux Communes pour qu’on entame en soirée les premières étapes du débat sur le projet de loi.C’est la deuxième fois en moins d'une semaine que le gouvernement fédéral intervient par voie de législation pour mettre fin à un conflit de travail; le Parlement canadien a en effet adopté mercredi dernier une loi spéciale ordonnant le retour au travail des 23,000 postiers, qui toutefois n'ont pas encore mis fin à leur débrayage.Le ministre de la Justice, M.Otto Lang, a par ailleurs expiqué qu'en raison du tort que l’interruption ae la navigation marchande sur les Grands Lacs cause à l’économie canadienne, le gouvernement ne pouvait attendr davantage.La décision d’intervenir par voie de loi d’urgenc a été prise après que le gouvernement eût appris que les négociations entre le Syndicat canadien des officiers de marine marchande et l’Association des armateurs des Grands Lacs avaient achoppé, Le projet de loi prévoit la nomination d’un arbitre qui doit faire rapport dans les 60 jours sur les clauses en litige en vue du renouvellement de la convention collective.La procédure de mise à exécution de la loi est quelque peu différente de celle ordonnant le retour au traval des postiers puisqu’elle demande l’émission d'une in- jonction des tribunaux à l’endroit de toute compagnie ou syndicat qui a négligé de se conformer à la loi.Les contrevenants pourraient être par ailleurs cités et condamnés pour outrage au tribunal, tout en bénéficiant d’un droit d’appel en Cour fédérale d’appel, aux termes du projet de loi, quf ne prévoit en outre aucune peine pour les infractions.La semaine dernière, l’Association des armateurs des Grands Lacs en était venue à une entente avec les 400 officiers de pont, qui ont signé un contrat de trois ans.Hier aux Communes, les porte-parole de l’opposition conservatrice ont demandé au gouvernement d’intervenir pour mettre fin à l’interruption de la navigation sur les Grands Lacs, compte tenu qu’il en coûte quelque $10 millions par jour aux produeteursde céréales des Prai- ries, comme Ta souligné le député de Provencer, M.Jake Epp.La grève met aussi en cause le transport du minerai de fer de la Côte Nord vers les aciéries de l’Ontario et des Etats-Unis.Aux Communes, les partis se sont mis d'accord pour aborder en soirée la deuxième lecture et l'étude en commission du projet de loi.Le secrétaire parlementaire du président du Conseil privé.M.Yvon Pinard, a indiqué que le gouvernement est disposé à considérer des amendements, après que le Nouveau Parti démocratique eût annoncé son intention de mettre en cause quelques articles du projet de loi.Ce n'est qu aujourd'hui que le Parlement pourrait adopter le projet de loi, si les parties’au conflit n'en viennent pas entretemps à s'entendre sur lespoints en litige.FREDERICTON (CP) - Le gouvernement conservateur du premier ministre du Nouveau-Brunswick, M.Richard Hatfield, a été reporté au pouvoir hier soir, mais les conservateurs n'ont réussi à obtenir qu’une majorité de deux voix sur les libéraux.Ces derniers ont fait élire 28 députés, les conservateurs 30.Aux élections de 1974, les conservateurs comptaient 33 élus contre 25 pour les libéraux.La lutte a été serrée entre les partis traditionnels, et c’est un ex-candidat libéral, qui se présentait cette fois comme indépendant, qui a, semble-t-il, fait toute la différence entre la victoire et la défaite pour les libéraux.“Je pense avoir compris ce que les électeurs voulaient dire, a déclaré M.Hatfield hier soir en prenant connaissance des résultats.Ils me disaient de faire du meilleur travail.” Le chef du parti libéral, M.Joseph Daigle, a souligné qu'il était encor'1 voir page& Nouveau-Bruniwick Les postiers font fi de l’injonction L'ancien juge Tremblay est nommé médiateur arbitre a>: 'i îi r* * » Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, M Richard Hatfield, a été réélu hier, et a célébré sa victoire avec son petit-neveu et sa petite-nièce.M.Hatfield est célibataire.(Photolaser CP) Sur le “lien” avec le sort des territoires Sadate exige qu’on clarifie le texte du projet de traité par Claude Turcotte OTTAWA — Il appartient maintenant au juge à la retraite M.Lucien Tremblav, ancien juge en chef de la Cour d’appel, de trouver les moyens pour faire reprendre les négociations entre les postiers et leur employeur.Pour ce faire M.Tremblay a reçu du gouvernement fédéral un mandat très large qui lui permet de prendre les initiatives qu'il juge souhaitables indépendamment du fait que les grévistes retournent ou non à leur emploi.Par ailleurs, le ministre de la Justice, M.Otto Lang, a réitéré l’intention du gouvernement de ne pas céder sur les mesu- QUEBEC — “Voilà une véritable révolution ’.Tel a été hier le commentaire spontané du premier ministre, M.René Lévesque, à la présentation du livre vert sur la condition féminine.(Nos informations en page 3).M.Lévesque, qui préside, au Sa- Jlon rouge de l’Assemblée Nationale, la cérémonie officielle de remise du document préparé par le Conseil du statut de la femme, n’a pas caché son étonnement, voire même son admiration, devant un travail “préparé aussi méticuleusement et qui rejoint systématiquement toutes les sphères de l’activité humaine”.Aussi a-t-il pris l’engagement, au nom du gouvernement du Québec, de voir à la mise en oeuvre progressive des quelque 300 recommandations ' res à prendre au cas où les postiers décideraient de défier cette foi de retour au travail plus longtemps.Hier, en fait, une première injonction a été obtenue à Halifax, ainsi qu'une deuxième à Montréal; Toronto.Winnipeg et Vancouver doivent suivre.Toutefois, entre la demande des injonctions et leur examen devant le tribunal, il peut s’écouler quelques jours, de telle sorte que si les postiers reprenaient leurs fonctions normalement d’ici à une journée ou deux, on peut penser que le ministère de la Justice ne pousserait pas outre mesure pour sévir contre ces grévistes repentants.Mais, au delà de ce délai il contenues dans ce livre vert.Toutefois, et à la suite des propos tenus précédemment par la présidente du conseil.Mme Laurette Robillard, le premier ministre a souligné que l'application concrète de ces mesures demandait d'abord et avant tout un changement dans les mentalités et les structures sociales et qu’à ce titre il faudrait faire preuve de patience et de modération dans leur mise en oeuvre.M.Lévesque a cependant signalé ue ce livre vert était déjà à l’etude ans plusieurs ministères et que le gouvernement allait se mettre résolument à la tâche pour réaliser, selon sa propre expression, “des choses qui doivent définitivement être faites”.Le premier ministre a de plus fait Voir page & La détexiaation Voir page & La déaexiaation faudra s’attendre à des poursuites susceptibles d’entraîner des amendes de $100 ar jour aux grévistes et d’au moins 2,500 pour les chefs syndicaux.C’est le juge Maurice’Lagacé de la Cour supérieure qui à Montréal a accordé l’injonction temporaire, interdisant aux grévistes de faire du piquetage aux environs des bureaux de postes de la région métropolitaine.Cette injonction est valide jusqu’au deux novembre.Le juge Lagacé a établi qu’en piquetant les postiers contreviennent à la loi votée parle Parlement le 17 octobre.Sur les lignes de piquetage les premières réactions ont été directes: “Nous ne bougerons jamais, c'est de la provocation pure et simple.” Ailleurs cependant comme à Barrie, des postiers qui ont choisi de respecter la loi ont émis l'opinion suivante: “que la loi soit bonne ou mauvaise importe peu : elle doit être contestée en Cour et non pas sur les lignes de piquetage”.D’autre part, à Montréal comme à Toronto les autorités policières ont indiqué qu’ils n'arrêteraient pas les piqueteurs, en dépit de l’injonction, en expliquant qu’il appartient au gouvernement de prendre des actions judiciaires contre des individus en particulier.La police n’interviendra que s’il y a de la violence sur les lignes de piquetage.Les avocats des postiers ont déclaré de leur côté que l’urgence invoquée par le gouvernement n'est pas réelle puisque la demande d'injonction préparée vendredi n’a été présentée qu’hier en Cour supérieure.A cela les avocats du gouvernement ont répondu qu’ils ont agi le plus vite possible dans les circonstances.Si M.Tremblay ne réussit pas dans*les prochains 90 jours à obtenir des deux parties en cause une solution négociée, il pourra en sa qualité d’arbitre présenter des recommandations qui s’inscriraient immédiatement dans le projet de convention collective.En annonçant le choix du juge Tremblay hier aux Communes, M.André Ouellet, ministre du Travail par intérim.Voir page 6: Les postiers LE CAIRE (d'après AFP et Reuter) — Le président égyptien Anouar Sadate a demandé hier que des "amendements essentiels” soient apportés au projet de traité de paix égypto-israélien.indique le quotidien "Al Ahram” Ces amendement concernent "le lien étroit" à établir entre l'accord égypto-israélien et le règlement global du conflit israélo-arabe, précise le journal égyptien.Après avoir étudié avec son premier ministre, M.Moustapha Khalil, ainsi qu’un spécialiste de droit international, le texte en neuf points ramené de Washington par sa délégation, le chef de l’Etat égyptien a estime hier que "certaines parties du document nécessitaient un examen supplémentaire.” De source autorisée égyptienne, on précise que parmi les points à éclaircir figure la formulation du passage établissant un lien entre le traité et les négociations parallèles concernant l’avenir de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.De source informée, on souligne que l’Egypte est soucieuse d’obtenir, à '.'intention des autres pays arabes, qui se 'Munissent à Bagdad dans quelques jours un signe tangible indiquant qu’elle respecte sa promesse de faire avancer la question palestinienne.Selon le journal "Al Ahram”, l’accord auquel les délégations israélienne et égyptienne sont parvenues à Washington est “lié à la réalisation de progrès v in- Volr psg* 8: Anousr Sadat* u, La désexisation Une véritable révolution, commente René Lévesque L’OTAN sur le qui-vive / 2) La guerre à blanc par Lise Bissonnette Il pleut finement et froidement dans les poises qui surplombent Hameln, petit village ouest-allemand Sur l’étroite route de ceinture, un père de famille à Volvo promène sa progéniture sous les feuillaisons d’automne et freine brusquement pour laisser filer devant son capot cinq fantassins caoutchoutés et masqués, mitraillettes en main, qui plongent dans un fossé boueux et tentent de “descendre” l’ennemi en instance de reprendre les lieux dont il a déguerpi la veille.Sous leur camouflage en branchages synthétiques, un char d'assaut et un FORMIDABLE du nouveau dans Cartierville LE RhtiYS Un restaurant français où le chef est patron Ses spécialités: L'omelette Duchesse Anne Le homard sauce corail Permis complet 5393, bout.Gouin ouest fac* à l'Mpital Sacré-Coeur Réservations 332-1706 camion embraie/,; pour accompagner l’avance de l’infanterie.Croix rouge en brassard, deux jeunes civils à moto accourent pour transporter les blessés.C’est non seulement la guerre, mais l’alerte nucléaire totale.Enfin on y croirait presque.si la famille à Volvo n'était pas demeurée totalement placide en attendant de poursuivre sa route, si le conducteur du char n’était pas en train d’avaler un Pepsi en canette en soulevant un coin de son masque à gaz, et si leur colonel mort la veille n’était pas ressuscité sous nos yeux en train de discuter calmement des mérites du général Haig à la tête des Forces alliées en Europe, La scène n’est qu'un tout petit croquis des manoeuvres d automne de l'Organisation du Traité de l'Atlantique-Nord (OTAN) en Europe, qui simulent la guerre chaque année de la Mer du Nord à la Méditerranée pour mieux savoir la faire si jamais les “méchants” attaquaient vraiment.“Reforger 78” comme cela s'appelait cette année, se déroule avec le sourire.On n’a rien vu d’aussi important depuis l’après-guerre.Les manoeuvres impliquent 323,000 hommes de 12 nations dans 30 exercices différents.13,000 soldats américains avec chasseurs bombardiers et navires ont même traversé l'Atlantique pour renforcer les troupes stationnées en Europe Depuis que les dirigeants politiques ont admis que leurs armements classiques n’équilibraient plus, et de loin, les forces du Pacte de Varsovie, l'équipement neuf remonte de plus en plus le mo- ral des gradés, sinon des troupes elles-mêmes.Mais comme les blindés se déplacent avec la grâce légère des éléphants, que les soldats ne sont pas tous des foudres de guerre, et qu’on ne peut combattre, même à blanc, sans écraser quelques bégonias et parfois égratigner le jardinier en même temps, il y a des revers à cette démonstration spectaculaire: $25 millions de dégâts cette année, près de 200 blessés, et 23 morts.Quand on n’a vu de près un blindé qu’en octobre 1970, et un défilé de camions militaires rarement ailleurs qu'aux par Paule des Rivières L’épiscopat du Québec souhaite que les éducateurs engagés dans l’école catholique fassent en sorte que la confessionna-hté n’apparaisse pas comme un vestige culturel ou une référence juridique sécurisante mais devienne plutôt une réalité dynamique et originale dans le milieu scolaire.Cet appel est contenu dans un message abords de Petawawa ou de Valcartier, on trouve le déploiement un peu démesuré Mais pour le général Alexander Haig.commandant suprême des Forces alliées en Europe, il faut comprendre qu’il commence à peine à être un peu satisfaisant Le "si vispacem, para bellum" n'a pas vieilli ici.U faut profiter des années de paix pour roder les armes air-terre-mer et les armées de diverses nations, pour améliorer leur préparation, leur capacité de renforcement rapide, et rationaliser leur opération en commun.C'est la théorie des trois “R” (readiness, reinforcement, rationalization).de 40 pages rendu public hier.Le document de l'AssembJée des évêques du Québec, qui était en préparation depuis huit mois, veut être une contribution à la consultation sur le Livre vert sur l’enseignement primaire et secondaire au Québec.Les 32 évêques du Québec insistent avant tout sur la nécessité de promouvoir une école “audacieusement chrétienne”.Ils jugent également urgent d’introduire une plus grande diversité dans le système car “differents types d'écoles s'imposent La meilleure façon de le faire, c'est donc de simuler la guerre dans les conditions les plus proches de la réalité, d’où les exercices sur le terrain.Les uns sont relativement limités et impliquent principalement un seul corps d’armée, tel le “Gryphon Galore" de l'armée britannique cette année, qui mobilisait 6,000 hommes et 1,700 véhicules autour d’Ha-meln en Allemagne de l’Ouest.D’autres exercices nationaux, tel le “Red Tornado” des Forces belges en Allemagne font appel aux alliés, bataillons de support américain et allemand, Voir page 2 L'OTAN surtout dans les milieux cosmopolites où un seul modèle scolaire ne parvient pas à satisfaire les attentes de la population”.Ainsi, soulignant que le “pluralisme est devenu une réalité sociologique qu’on ne peut ignorer ", l'Assemblée des évêques estime qu’il faut chercher une application plus souple du principe de l’exemption à renseignement religieux, ce qui permettrait à une école confessionnelle a'accueillir une part de clientèle qui ne parta-Voir pag*& L épiacopat L’épiscopat veut une école qui soit “audacieusement chrétienne” Festival d'automne au G§olmar 'HAUTE CUISINE CLASSIQUE PORTUGAISE et autres artistes portugais 3699.boni Sairn L,„„em nement qratui os en os os os os la grande Librairie du 8955 saint-laurent * Le Devoir, mardi 24 octobre 1978 ¦ 2 L’OTAN sur le qui-vive / Une guerre à blanc Suite de la première page simplement comme renforcement d'une manoeuvre un peu plus importante (14,000 hommes et 4,000 véhicules sur un terrain de 5,000 kilomètres carrés).D'autres enfin sont d’immenses exercices intégrés.Les Néerlandais dirigeaient cette année, toujours en Allemagne de l'Ouest, le "Saxon Drive” (35,000 hommes, 2,300 blindés, 7,000 autres véhicules) qui unissaient sous un même commandement des divisions néerlandaises, américaines et allemandes.Au même moment, à la frontière du Danemark (qui n’accepte pas de troupes étrangères sur son territoire en temps de paix) le lieutenant général Anders Veggar, commandant de l'ensemble des forces alliées dans la région de la mer Baltique (BALTAP) dirigeait le "Bold Syndicat des fonctionnaires de la Province de Québec nMiminv UHUUUII ¦ Dîner au Toumebroche Soirée symphonique à la Place des Arts $18 par personne, pour le dîner et le concert, taxes et pourboires compris.Venez déguster la symphonie gastronomique en quatre mouvements de notre maître queux, un avant-goût des délices musicaux qui vous attendent à la Place des Arts.Passez une soirée de rêve chez nous d’abord er avec l’OSM ensuite.Valable les mardi et mercredi.Vous pouvez faire vos réservations jusqu’à 17h, la journée même de la représentation.878-1688.CP Hotels K Le Château Champlain CP I« sont les marques déposées de Canadien Pacifique Limitée Guard” et ces 65,000 hommes, américains, britanniques, allemands, danois, néerlandais, de l'aviation, de la marine, de l’armée de terre.A la différence des guerres, toutefois, ces exercices sont le résultat de mois de planification, selon une technique cinématographique: scénario, script, réalisateurs.On divise les troupes en deux armées fictives, habituellement colorées: les bleus contre les verts par exemple, agresseurs et agressés.Pour conserver le moral, on dose les victoires et les défaites mais le bon l’emporte toujours sur le méchant.Sur le champ de bataille, les troupes ignorent tout du scénario.Pour qu’elles s’y conforment, on dose les renforcements et les équipements de manière à assurer les forces et les faiblesses.Et sauf le matériel coûteux, tout se passe comme pour les combats entre les Indiens et les Blancs dans les fonds de cour de Montréal.On tire à l’arme blanche, bien sûr, mais on fait aussi "pow, pow t’es mort” pour bien souligner la débandade ennemie.Les blessés portent des bandages teints en rouge, on passe la nuit dans des fossés humides, on -boit du café en lavasse quand la cantine réussit à vaincre l’encerclement ennemi, et on dure ainsi trois semaines.Pour le seul “Bold Guard", 900 contrôleurs et arbitres parcouraient la zone de combats pour évaluer les performances à l’aide d’un critère dit CPI (Combat Power In- dex) et pour surveiller l'évolution du scénario, décider si la division blindée des bleus a bel et bien été décimée par les fusils anti-chars des verts.Et comme ce n’est pas vraiment la guerre, on ne se bat ni dans les villes ni dans les villages à proprement parler, mais a leur oree ou surtout dans la Œne.Dans le jargon de , la "disconglomération” causerait trop d'encombrements et de dommages.Chaque année, en effet, les manoeuvres coûtent des millions aux différentes armées nationales pour les dégâts inévitables malgré les conseils dont on abreuve la troupe.Les chars abîment le revêtement fragile des routes rurales, aplatissent les haies, ravagent les champs même si la moisson est terminée et parfois, peuvent accrocher le mur d’une de ces jolies maisons à colombages à l’âge vénérable et à la restauration coûteuse.Les constats se font maintenant sur l’heure, pour éviter d’avoir à payer toute une clôture pour les deux piquets qui ont faibli.Et les exercices entraînent toujours des morts, même s’ils sont de toute fiction: des civils, parfois, dans une Volkswagen emboutie par un blindé un peu aveugle: des militaires ailleurs, dans un hélicoptère qui tentait de passer sous un fil à haute tension.Pourtant, la patience des populations locales semble intime.Non seulement en ont-ils l’habitude, mais encore se sentent-ils rassurés, affirment les militaires, puisque les manoeuvres se dé- roulent à quelques dizaines de kilomètres des frontières des pays de l’est, derrière lesquels on sait massées les forces du pacte de Varsovie.L’un des plus grands bénéfices des exercices, répète-t-on, est d’améliorer la '‘compatibilité’’ des armées et des équipements, grande obsession de l'OTAN aux prises avec des troupes à la langue, à l'organisation, au materiel différents si non divergents.Le problème va de l’embouchure des tuyaux d’essence qui ne correspond pas aux pompes du pays où a lieu l’exerqice, jusqu’aux communications radio qui exigent la présence d’un officier de liaison interprète en permanence chez l'armée voisine et alliée sur le champ de bataille.Au niveau du commandement, inutile d’ajouter que l’anglais est depuis longtemps la langue internationale de la bonne entente stratégique, même si le français est l’autre langue officielle de l’Alliance atlantique.Le général Haig est particulièrement fier du succès croissant des scénarios intégrés et souligne modestement que les progrès ont été constants au cours des quatre dernières années.Pour qui fait le calcul, cela signifie depuis son accession au commandement suprême en Europe “Nous ne cherchons pas à faire de démonstration de force, dit-il au cours d'une conférence de presse au quartier général de l’exercice Bold Guard.Nous apprenons plutôt ensemble que nous devons devenir plus efficaces encore.Ces ma- Le dragage du Saguenay ne présente aucun danger La santé des Québécois n’est pas menacée par le dragage de sédiments contaminés par le mercure dans le Saguenay, a affirmé hier le ministre canadien de l’Environnement, M.Len Marchand, en réponse aux inquiétudes manifestées le mois dernier par son homologue québécois, M.Marcel Leger.M.Marchand reconnaît pourtant que la section maritime du ministère des Transports éprouve apparemment “d’énormes difficultés” à concilier à la fois sa responsabilité de maintenir en bon état les chenaux navigables et à la fois son devoir de prévoir les conséquences écologiques de ses projets.“Les fonctionnaires régionaux d'Environnement Ca- Parler une autre langue?Une affaire de semaines.Le programme d’immersion Totale* de Berlitz* vous permettra de vous familiariser avec une langue étrangère en deçà de six semaines Et durant tout ce temps on ne vous permettra jamais de parler une autre langue.Même seul.Prenez rendez-vous dés aujourd hui.Vous verrez que vous pouvez maîtriser une langue étrangère bien plus vite que vous ne le croyiez.nada et de Transports Canada s'efforcent depuis quelques mois de trouver des modalités qui permettront à Transports Canada de poursuivre l’exécution de son mandat tout en mettant au point des mesures qui atténueraient ou corrigeraient les effets négatifs sur l’environnement”, dit M Marchand.Effectivement, le gouvernement fédéral possède depuis quelques jours à peine les résultats de douze analyses de sédiments indiquant que les sédiments déplacés sont beaucoup moins contaminés par le mercure que ne le craignait M.Léger.Ces travaux sont maintenant terminés dans une proportion supérieure à 80%.Us avaient débuté en août.Un fonctionnaire d’Environ-nement Canada a expliqué hier au DEVOIR que son ministère avait décide de ne pas s’objecter aux travaux sur la foi de deux analyses effectuées en août.Ces résultats préliminaires ont été confirmés par les douze échantillons prélevés avant et, pendant le dragage, a-t-il dit.Aucun des échantillons recueillis ne dépassait 0.15 parties par million de mercure alors que Ton considère comme tout à fait acceptable des teneurs qui vont jusqu’à 0.30 ppm, a-t-il dit.La manipulation de sédiments contaminés par le mercure devient vraiment dangereuse lorsqu'on atteint des teneurs en mercure d’environ une partie par million, a-t-il précisé.Pour sa part, M.Len Marchand se dit convaincu que "le ministère des Transports est aussi préoccupé que nous le sommes quant aux risques possibles du dragage de sédiments où pourrait se trouver du mercure".Un drague canadienne au Cameroun BERUTZ r"\ Depuis 1878 Montr*al-P*.l (514) 2»»-3111 Sh.rbrook.(619)569-9179 Winnipeg (204)942-1149 MontiMl-Cr.mail* (514)367-2566 Ttol» RIvl.tM (619)176-2611 Ottawa (613)212-5343 Qu.b.c (461)529-6161 Toronto (416)924-7771 Vancouvor (604)665-9331 Calgary (401)265-3650 Edmonton (403)426-0831 Leçons particulières et en petits groupes • Services de traduction et d'interprétation Les trais de tous les programmes sont deductibles de l’impôt.Berlitz et immersion Totale' sont des marques déposées des Ecoles Berlitz langues vivantes du Canada Ltee Permis de culture personnelle no 749585 Ministère de ( Education du Québec V YAOUNDE (Reuter) — Le ministre camérounais des Transports, M.John Monie Nkengong.a réceptionné vendredi à Douala une drague destinée aux travaux d’extension du port de Douala.Ce navire, d'une valeur de 2 milliards 200 millions de francs CFA, a été entièrement financé par le gouvernement canadien à la suite d’un protocole d’accord signé par le Cameroun et le Canada.Ce protocole prévoit la mise à la disposition du Cameroun d'un prêt de $29 millions canadiens pour l'acquisition de cette drague, la supervision des travaux d’extension du Le système électronique Watchdog ADT la solution aux problèmes de sécuritié pour toutes les entreprises.(Y compris les supermarches, epiceries et dépanneurs) Appelez sans frais à: 800-261-4888, poste 630.ADT, 125 rue Gagnon, Saint-Laurent, Québec H4N IT1.Au Canada Dam.- on Electric Protection Co • Redly Lock D'csion» BC District Telegraph Co.ltd • Alberta Alarm Division * Closed Circuit Television Corporation * La Compagnie de TeteviS'On en Circuit fermé »CCTC iOntario' Ltd Assemblée Nationale du Québec Sureau du fcu;;c:„,ant des partis politiques Loi régissant le financement des partis politiques (article 112).Rapport sommaire des dépenses électorales effectuées par .agent officiel de.SCOWEN REED.candidat PARTI LIBÉRAL DU QUÉBEC dans le district électoral N®TPjj"PA^^"PÉ"ÇPAÇ^ pour i élection du.5 JUILLET 1978 S 8518.58 3858.60 4358.68 1146.50 Nil Nil 1.Publicité.2.Services.3.Articles fournis.4.Location de locaux 5.Frais de voyage.6 Dépenses personnelles du candidat.Sous-total.SI 7.881.76 7.Créances contestées.H11 TOTAL DES DÉPENSES ÉLECTORALES.$17,881,76 PATRICIA GARDINER agent officiel Tout électeur peut examiner le rapport de dépenses du candidat ainsi que les pièces justificatives corresponsantes.et en prendre des extraits ou copies, d ici le 1er avril 1979.à l'adresse suivante 24, 7ième Avenue ViÜe St-Pierre, Qué.GÉRARD J.MICHAUD Président d'élection noeuvres ne se sont jamais voulues une provocation et y renoncer serait s’infliger soi-même d'avance la défaite”.Ce que le général Haig prévenait dans son discours, ce sont les critiques de moins en moins timides, à l’ouest, à l'égard de sa conception des manoeuvres.Certains craignent une escalade, même si les pays du pacte de Varsovie exercent leurs armées plus régulièrement mais en déplacements plus limités.Les immenses déploiements de l’OTAN, près des frontières et parfois même très près des côtes soviétiques quand la marine y participe, peuvent de toute evidence être perçus comme agressifs et vilipendés comme tels chez ‘T'adversai-re”.Ainsi naît une sorte de vraie guerre dans la fausse.Même si tes accords d’Helsinki sur la coopération et la sécurité en Europe, conclus en 1975, donnent droit à chaque clan d’avoir des observateurs aux manoeuvres de l'autre, les pays de Test ignorent les invitations officielles, donc se sentent moins obligés de les rendre, et c’est le bon vieil espionnage qui règne à haute échelle dans les deux camps.Cette année, c’est le ministre de la Défense de l’Allemagne de l’ouest, Hans Apel, qui a fait écho aux critiques en invitant les dirigeants oe l’Alliance à évaluer d’un peu plus près “l'effet politique” de l’ampleur des exercices annuels de l’OTAN.Même mesurés, les mots évoquent d’autre analyses de plus en plus courantes, selon lesquelles l’importance des manoeuvres pourrait nuire à la détente est-ouest, ternir l’image de l’Alliance auprès des pays du Tiers-monde.Ténue encore, on voit se dessiner là aussi une inquiétude de certaines autorités po-litioues à l'égard du type de leadership qu'exerce le général Haig au sein de l’Alliance.Homme fort du “réarmement” de l'OTAN, puisque c'est lui surtout qui a su convaincre les gouvernements occidentaux de sa nécessité au cours des dernières années, de plus en plus populaire auprès des troupes de ce fait, le commandant suprême des forces alliées en Europe n’hésite guère à flirter lui aussi avec la politique.Ses propres thèses sur la conduite des relations internationales, dont il ne fait pas mystère ou si peu, s’opposent parfois à ceux de gouvernants membres de l’Alliance, LA OU VOUS PROCURER CARTES TOPOGRAPHIQUES LIVRES ET PUBLICATIONS DES GOUVERNEMENTS la librairie a frequente -t-m-TÆf.rtîBS] dont les Etats-Unis eux-mêmes et le Canada.Demain: Le Canada, une colombe à contre-courant.aiiiimmimimmimic î le Saint [ 1 Suaire” j m Cet insigne et mystérieux S S portrait de Notre-Seigneur ™ “ Jésus-Christ attire actuel- “ 2 lement l'attention du mon- S S de entier.Des millions veu- S S lent le voir.Il est cause S SS d'un renouveau de foi dans 5 5 l'Église.5 Si vous ne pouvez vous 2 5 rendre à Turin, procurez- S S vous le petit livret intitulé 3 3 "Le Saint Suaire du Cruel- 3 3 tié" ($3.50).Il vous rensel- S 2 gnera et vous émerveillera, g g Un diaporama: "Le Saint g g Suaire", impressionne 3 g énormément.La sainte fa- 3 3 ce de Jésus est merveilleu- “ 3 sement majestueuse (36 g 3 diap.avec cassette & gui- g - de: 36 X 24 mm = $32.50; g g 24X 18 mm -$21.50).En 3 g vente chez plusieurs librai- 3 S resou g Les Films Don Bosco, 3 g Séminaire Salésien, 3 g 135, rue Don Bosco, g 3 Sherbrooke, Qué.3 J1L1E5 .port- de Douala, la réalisation des superstructures du port de pêche, l’acquisition d’un dock flottant de 500 tonnes et la formation du recyclage du personnel de l’office du port de Douala.M.Monie Nkengong a par ailleurs indiqué que le gouvernement canadien est en train de mettre au point un prêt complémentaire de $6 millions destiné à couvrir le coût supplémentaire de l’opération dragage.Le gouvernement canadien était représenté à la cérémonie par son chargé d'affaire au Cameroun, M.Coyle.La Rolls-Royce I 7 ' j Camargue La décapotable Corniche, carrosserie de Mulliner, Park Ward.La berline Corniche à deux portes, carrosserie de Mulliner, Park Ward.Silver Wraith II Silver Shadow II tus appellations Rolls-Royce', "Silver Shadow" et "Silver Wraith", ainsi que la mascotte, l'insigne et la calandre Rolls-Royce sont des marques déposées de Rolls-Royce.ROLLS TFl\ ROLLS-ROYCE MOTOR CARS LIMITÉE 3870 rue Griffith, St-Laurent, Qué.H4T 1A7 ROYCE Tél.(514)342-4332 Les Menus Plaisirs du Deauville: piquer le boeuf, pincer le homard.i Québec, il y a un restaurant oii piquer le boeuf et pincer le homard sont deux plaisirs de gourmet: Le Deauville.Vous serez séduil par le boeuf tant il se fera tendre et savoureux sous votre dent.Vous vous laisserez chatouiller l’odorat par les habitants de la mer.Vous vous abandonnerez aux plaisirs de la bonne chère.Vous connaîtrez enfin un restaurant dont le décor, l’ambiance et le service reflètent bien l’hospitalité québécoise.Le Deauville vous invite à la salle à Bifteck pour vous en “payer une bonne tranche" et à la marée Haute pour “nager dans une savoureuse félicité”.Alors la prochaine fois que vous irez à Québec, n’oubliez pas d’emmener avec vous la carte American Express.l.e Deauville en 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Conseil du statut de la femme, Mme Laurette Robillard-Champigny, au premier ministre René Lévesque en presence du ministre responsable de l'organisme, Mme Lise Payette.Au cours d’une conférence de presse quelle donnait plus tôt dans la journée à Montréal, Mme Robillard a annoncé que Mme Payette déposera à la mi-novembre un mémoire tecnnique et politique dans lequel les priorités seront hiérarchisées.Chacun des cabinets des 15 ministères impliqués dans cette politique d’ensemble a été rencontré pour voir, après évaluation des coûts, comment ces recommandations peuvent s'insérer dans leurs programmes, ce qui a permis d’établir un ordre de priorité pour le prochain exercise fiscal.Porteur d une analyse féministe cherchant à comprendre la nature des rapports entre hommes et femmes, le rapport commandé il y a un an au Conseil par les autorités gouvernementales, a pour titre: Pour les Québécoises: égalité et iu-(lépen dance.De l'avis du Conseil, ce n'est que par un nouveau partage des tâches rémunérées et non rémunérées dans la famille et dans la vie professionnelle qu'on pourra arriver à une égalité réelle entre les hommes et les femmes: égalité des droits, des responsabilités, égalité dans la participa- tion au pouvoir.Quant a l independance, cet objectif d'autonomie ne sera possible que par une indépendance économique.Parce que les femmes sont dépendantes, les interventions de l’Etat devront favoriser leur propre prise en charge.Ces interventions, souligne le rapport, devront être de trois ordres: ¦ des politiques devront être mises, en oeuvre pour favoriser une transformation des mentalités; ¦ des mesures devront être prises pour modifier et réaménager les institutions et l'organisation sociale; ¦ des moyens devront être pris afin d’assurer aux femmes la participation à divers types de décisions Les mesures recommandées par le Conseil du statut de la femme forme un tout dont les parties sont interdépendantes et indissociables, a affirmé au cours de la conférence de presse Mme Robillard qui s’est refusée a hiérarchiser les recom- mandations du rapport en priorité d’importance, de temps, de conjoncture.“Il ne nous appartient pas de le faire, affirme-t-elle, mais au gouvernement.Dans sa volonté d’agir, celui-ci devra retenir cette approche d’ensemble et l’intégrer aux priorités de chacun des ministères concernés.” En dépit du fait que ces recommandations sont à grande portée et qu’il est difficile de les présenter de façon sectorielle, en voici quelques-unes qui apparaissent comme fondamentales: ¦ que le gouvernement du Québec établisse comme priorité l’élimination du sexisme chez tous les agents d’éducation et de socialisation auprès desquels il intervient; ¦ que le ministère des Affaires sociales, par le biais des centres locaux de services sociaux initient des programmes d’animation et d’information sur la santé des femmes tout en encourageant une approche multidisciplinaire et préventive des problèmes de santé physique et mentale des femmes; ¦ que des infirmières spécialisées en obstétrique soient formées afin de pratiquer des accouchements même en milieu nos-pitalier; ¦ que le ministère du Travail et de la Main-d’oeuvre mette sur pied un bureau de la main-d oeuvre féminine qui aurait la responsabilité de développer des programmes de formation et de perfectionnement permettant aux femmes un retour sur le marché du travail tout en assurant une désexisation d«s emplois dans tous les secteurs; ¦ que l'on établisse des maisons d’hébergement pour les femmes violentées en assurant la formation de personnes capables de les aider; ¦ que le viol soit placé sur le même pied que tous les autres crimes contre la personne et que les victimes ne soient dorénavant plus traitées comme des accusées soumises aux pressions et aux jugements de valeur de leur entourage et de toute la société; ¦ que le ministère des Affaires culturelles non seulement augmente le nombre de femmes aux postes décisionnels et dans l’enseignement de diverses disciplines, mais initie des programmes d’aide à la création.Voici, d’autre part, un résumé des principales mesures proposées en vue de répondre aux objectifs d'égalité et d'autonomie des femmes dans la famille: ¦ égalité des conjoints dans les droits et devoirs pendant le mariage, sous tous les régimes matrimoniaux; ¦ mesures pour inciter à la copropriété de la résidence familiale: information et clause dans un contrat-type de séparation de biens et de société d'acquêts; ¦ protection de la résidence familiale et des meubles-meublants sous tous les régimes matrimoniaux; pour les propriétaires et les locataires, c'est-à-dire nécessité du consentement du con- Le fruit d’une réflexion collective La présidente du Conseil du statut de la femme.Mme Laurette Champigny-Robillard est optimiste quant aux retombées du rapport sur la politique d'ensemble de la condition féminine au Québec dévoilé hier dans toutes les régions de la province au cours de neuf lancements simultanés afin que le plus grand nombre de Québécoises participent à cette fête.“C'est un programme d’action réaliste que le document propose au gouvernement du Québec, dit-elle.Il nous semble impossible que le rapport aille mourir sur les tablettes.Trop de personnes s'y sont impliquées et plusieurs minisères ont déjà commencé à s'engager.Depuis que Mme Fayette est responsable du Conseil du statut de la femme, nous avons eu la possibilité de développer et de coordonner une stratégie politique, ce qui est essentiel''.Ce rapport est le fruit d'une réflexion collective: 575 personnes y ont travaillé — agents de recherche et membres du Conseil, délégués des 15 ministères impliqués et organismes, etc.Les recommandations issues des consultations avec les Québécoises dans toutes les régions du Québec en avril et mai convergent, dans l’ensemble avec les ob- jectifs du rapport, note la présidente du CSF.En présentant le document à la presse, Mme Robillard a précisé qu'il ne s agit ni d'un livre blanc ni d'un livre vert, encore ¦moins d’un “monument” pour l’avenir.Tl est bien possible que clans cinq ans, nos recommandations soient périmées.Ce que nous proposons, dit-elle, est beaucoup plus concret que ça.C’est un programme d'action, ce sont les devis pour bâtir la maison.La programmation que Ton a développé au Conseil pour les prochains 18 mois en sont les fondations”.Le ton du document est serein.On l’au- rait voulu, dans certains groupes, plus agressif.“C'est voulu ainsi, précise Mme Robillard.Il nous a semblé plus important que,les données soient solides, irru-futables, que notre crédibilité ne puisse être attaquée.On s'appuie avant tout sur des statistiques.c'est ce que les hommes veulent et nous devons les convaincre du bien-fondé de nos revendications.Notre mandat n’était pas de présenter un manifeste.Nous laissons ce rôle à d'autres, ce qui ne veut pas dire que nous ne pourrons les appuyer’.Le Conseil du statut de la femme compte d'ailleurs sur la solidarité des Québécoises pour que la politique d'ensemble de la condition féminine devienne une priorité pour le gouvernement.Les membres du Conseil estiment en effet qu'il est grand temps que nos gouvernements réalisent que les femmes constituent 52% de l’électorat québécois et qu elles ne doivent plus être considérées comme “quantité négligeable" quand elles demandent à l'Etat de répondre à leurs besoins."Pour les femmes du Québec, affirme Mme Robillard, c’est maintenant ou jamais.A cause du contexte politique actuel, elles ont beau jeu.elles doivent se servir de leur pouvoir.” Le Conseil,de son côté, compte intensifier ses interventions à la fois auprès des ministères québécois et auprès des groupes de femmes.11 entend mettre sur pied des services de consultation prêts à répondre aux demandes d’avis des ministères engagés dans la mise en oeuvre des différents aspects de la politique d'ensemble et intensifier sa présence auprès des Québécoise; de toutes les régions.Pour cela, le Conseil a besoin d 'un budget accru et de plus de personnel II a fait une demande d’augmentation de $400,000 pour le prochain exercise.Le présent budget du Conseil est de $1,200.000.joint pour tout acte relatif à la résidence; ¦ part réservataire de 50% en propriétés des biens du conjoint décédé, ¦ droit au partage des biens, sous tous les régimes matrimoniaux; ¦ mécanisme de perception des pensions alimentaires; ¦ non-imposition de la partie dé la pen sion alimentaire destinée aux enfants; ¦ elimination graduelle de l'exemption de personne mariée; ¦ versement u une allocation de disponibilité aux familles ayant des enfants de la naissance à 12 ans; cette allocation sera versée au conjoint au foyer ou, si les deux conjoints travaillent à l’extérieur, à celui qui a le revenu le plus bas; ¦ imposition de l'allocation de disponibilité et des allocations familiales dans les mains de celui qui les reçoit; ¦ abolition de la déduction pour frais de garde (cette abolition sera compensée par l'allocation de disponibilité); ¦ abolition des exemptions pour enfants à charge et hausse correspondante des allocations familiales; ¦ hausse des allocations familiales; ¦ crédit d'impôt remboursable aux familles monoparentales; ¦ augmentation des prestations de l'aide sociale pour les familles monoparentales; ¦ recommandations visant à ce que les revenus d'autres sources (travail pension alimentaire, bourse d'études) ne réduisent pas d'autant les prestations d'aide sociale, de façon à garantir un revenu plus élevé aux families.Ces recommandations et mesures s'ajoutent à celles déjà connues concernant les garderies, les congés de maternité, les cliniques de planification familiale préconisées par le Conseil du statut de la femme et qui ont fait l’objet de beaucoup de publicité dans les médias d'information et ailleurs.Les thèmes de santé physique, santé mentale ainsi que le loisir, la création artistique et le pouvoir, thèmes jusqu'ici peu explores, apportent à ce rapport des dimensions nouvelles et très significatives qui devront être approfondies.McDonald entend .Higgitt OTTAWA (PC) — L'ancien commissaire de la Gendarmerie royale du Canada, M.William Leonard Higgitt doit être aujourd’hui, le témoin vedete à la reprise des audices publiques de la commission McDonald, à Ottawa.M.Higgitt était le grand patron des 20,000 agents de la GRC entre le mois d'octobre 1969 et le 31 décembre 1973, c'est-à-dire pendant la pérode où eurent lieu la plupart des activités répréhensibles du service de sécurité à Montréal.Les révélations de la GRC et du gouvernement fédéral ont déjà permis d’apprendre l'existence de la perquisition illégale aux locaux de l'Agence de presse libre du Québec en octobre 1972, le vol des listes de membres du Parti québécois en janvier 1973, le vol de bâtons de dynamites en avril 1972, l'incendie dé la grange de la ferme du Petit Québec libre a Ste-Anne de la Rochelle en mai 1972 ainsi qu'une série de tentatives de recrutement d’indicateurs de police où les menaces et la force physique ont été utilisées.La commission McDonald, créée le 6 juillet 1977, par le gouvernement fédéral, a promis de faire toute la lumière sur ces activités et d'enquêter tant sur les activités des membres que celle des dirigeants de la GRC.Le juge David McDonald, de la Cour suprême de l’Alberta, a aussi promis d’enquêter sur le rôle qu’ont pu jouer certains membres du cabinet, y compris les anciens solliciteurs généraux, MM.Jean-Pierre Goyer, Warren Allmand et Francis Fox, sans oublier Jean-Jacques Blais qui occupe aujourd'hui ce poste.Lorsqu’il a témoigné devant la commission Keable en février 1976, M Higgitt a raconté qu'il était improbable qu'il ait tenu dans l’ignorance M.Jean-Pierre Goyer au sujet de l'opération Bricole Pourtant M.Goyer, aujourd'hui ministre de l'Approvisionnement et des services, a affirmé en juin 77, qu'il ignorait tout de ce cambriolae aux locaux de l’A-gece de presse libre du Québec.L'ancien commissaire a aussi laissé entendre que le gouvernement pouvait connaître la nature des opérations -% 21 et 22 novembre 78, 20h.30 Aller au bout de soi wllli M# Ce jeune taureau racé reçoit de petits soins d’un manucure, en l’occurence son propriétaire, en vue d un concours bovin dans le cadre du Salon international de l'agriculture et de l'alimentation, qui a lieu cette semaine au Stade olympique (Photo Jacques Grenier) Cathédrale (ouverture illégale du courier) ou PUMA (copier ou photographier des documents à l insu du propriétaire).Par ailleurs, toujours devant la commision Keable, l'ancien solliciteur général, M Warren Alliqand.(aujourd'hui à la Consmmation et aux Corporations) a indi- qué qu'il avait souvent demandé à la GRC si la police interceptait le courrier et que celle-ci l’avait toujours nié.Selofi l'ancien ministre des Postes, aujourd'hui solliciteur général, M.Jean-Jacques Blais, la GRC intercepte illégalement le courrier depuis les années trente.A ! hotel Richelieu à Montréal, colloque "Comment auve-garder la condition non syndiquée de i entreprise '.organisé par le Bureau d'études du chef d'entreprises c Au Château Frontenac a Quebec, congrès annuel île I Association des commissaires industriels du Québec Thème: l,e commissaire industriel face a une société en mutation " ¦ A l'Auberge des Gouverneurs a Trois-Rivières.congrès rie TAssociation des administrateurs des services hospitaliers de la province de Québec.Thème: Trie politique québécoise en matière de nutrition" ¦ A midi a l'hotel Windsor.M.Pierre-Marc Johnson, ministre du Travail et de la Mam-d oeuvre, est conférencier au déjeuner de la Chambre de commerce de Montréal.¦ A midi à l'hotel Loews La Cité, M, Jean Ga-ron.ministre de I Agriculture, est conférencier au déjeuner de clôture du colloque sur la qualité des aliments ¦ A 17 h au Centre des congres a Quebec.M Jacques Parizeau, ministre des Finances, est conférencier devant les membres du groupe "Prêt et Revenu"' ¦ A 18 h 30 a la Rôtisserie Saint-Hubert à Laval, M Jean Coailier, est conférencier au diner de la Société d'hijtoire de File Jésus.¦ A 19 h 30 au 1187.rue Bleury.rencontre “Vivre gai(e).ça vous regarde".' Invité: M.André Jacques, psychologue ¦ A 20 h a l'auditorium du Gésu, rue Bleury.conférence du Dr Henri Laborit, sur le thème "L'environnement et l'environné" ¦ A 20 h à la salle E-0325 du pavillon Lionel-(iroulx de l'Université de Montréal, conférence de M Jean-François Lyotard, de l'Université de Paris, intitulée “Imagination et paradoxe" ¦ A 20 h au Centre hospitalier Côte-des-Neiges.conférence ayant pour titre "Voyagez avec votre dialyseur portatif ".organisée par la Fondation canadienne des maladies du rein ¦ Cliniques de la Croix-Rouge, à Sherbrooke, au manège militaire, de 13 h 30 à 21 h; a Montréal, à l'hôpital Santa Cabrini.de 10 h à 11 h 30 et de 13 h à 16 h: au Cégep Ahuntsic, de 9 h 30 a 16 h Marion raconte l’emploi de son temps après sa libération Le contre-interrogatoire de M.Charles Marion, qui témoignait hier pour la cinquième journée au procès de Jeanne et Claude Valance, a surtout servi à préciser l’emploi de son temps depuis sa libération, à l’issue de ses 82 jours de séquestration dans sa cache souterraine de Gould, près de Sherbrooke.Il y eut, bien sûr, sa longue convalescence à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, à Sherbrooke, où on l’avait tout d'abord conduit dans un état de malpropreté indescriptible, qui avait nécessité qu’on change l’eau de sa baignoire à sept ou huit reprises.Dans les jours qui ont suivi, alors qu’il se sentait épuisé, perdu, découragé, démoralisé, M Marion a eu droit à plusieurs visites de policiers, en plus d'avoir eu à rencontrer un journaliste de Québécor pour l’éventuelle publication de son livre racontant l’histoire de son enlèvement et de sa séquestration.Un soir, de connivence avec son gardien de la Sûreté du Québec, l’agent Guy Lessard, il emprunta l’auto de celui-ci et.avec son fils Pierre, partit rencontrer son ami Fouquet.On se rendit à Stockes pour y prendre quelques consommations et regagner l'hàpital à la fin de la soirée A sa sortie de l'hôpital, M.Marion suivit les conseils de son médecin de se changer quelque peu les idées en changeant de paysages et, à cet effet hier, il a expliqué ses déplacements dans différents domiciles et aux Etats-Unis Plus tard, quand son livre fut publié.M.Marion donna une conférence de presse à Sherbrooke, fit certaines apparitions publiques dans des magasins et centres commerciaux, puis participa a des lignes ouvertes à la radio.A une autre question précise des procureurs du couple Valance, accusé dans cette affaire d’enlèvement, de séquestration et d’extorsion dont M Marion fut victime, on devait apprendre de celui-ci qu'il avait certes fait plusieurs declarations à la police sur son aventure mais que le document écrit de 70 pages qu'il avait signé n'avait pas été rédigé pur lui-même mais bien pqr les policiers Il a affirmé que cette signature avait été apposée en août ou septembre de l'année dernière mais, après un ajournement au cours duquel il a reconnu s'être entretenu avec son fils, il a plutôt souligné que cet événement avait eu lieu en mai ou juin.Le procès a ensuite été ajourné à ce matin Moi un pollueur?JAMAIS! AQTE LA CHAMBRE DE COMMERCE DE MONTRÉAL Début de la saison 1978-1979 des déjeuners-causeries hebdomadaires LE MARDI.24 OCTOBRE 1978 M.PIERRE-MARC JOHNSON Ministre du Travail et de la Main-d'oeuvre Hôtel Windsor 12H30 Le public est admis Billets à rentrée SI 0.Des carnets d'abonnement sont également disponibles à l’entrée S90.(membres de la Chambre) $100, (non-membres) Renseignements: 866-2861 Certificats de dépôts garantis de 5 ans Intérêts payables annuellement Dépôt minimum: $1,000.Autres dépôts disponibles à taux variés Pour de plus amples renseignements appelez votre courtier ou— tue Montréal — ï P'ace Ville Marie, Suite 1440 1-514-878-38* Toronto — -Mo De.'Minion Bank Tower Suite 3 710, f oronto Dominion Centre 1 -416-863-9860 Calgary — Shell Centre, Suite 3130 400 — 4th Avenue.S W 1-403-266-6252 Membre de la Société d Ataurance-Dépôla du Canada Institution Inscrite à la Régie de l'Assurance-Dépôts du Québec LA COMPAGNIE DE • » HL-lù • au service des Canadiens depuis 1916 (((CCŒ* GROS LOT $100,000 MINIMUM DIMANCHE VENTES TOTALES $1,354,857.3 | 4 7 12 | 29 31 6 SUR 6 1 PRIX $252.956.00 NO COMPLEMENTAIRE; S APPLIQUANT SEULEMENT AU S SUR 6 ?S' ' 5 SUR 6 127 921.70 4 SUR 6 5046 64.40 5 SUR 6 + 9 8.671.00 ( 9 ) w] Fonde par Henri Bourassa 1 le 10 janvier 1910 Rédacteur en chef: Michel Roy Directeurs de l’information: Jean Francoeur Trésorier: Bernard Larocque Montréal, mardi 24 octobre 1978 ¦ 4 L Pierre Loignon Un dossier pour M.Bédard LE conflit de la Commonwealth Plywood est entré la semaine dernière dans une phase nouvelle et, peut-être, décisive.Après les révélations percutantes faites à Québéc devant la commission parlementaire.en effet, l’imbroglio juridique encore pendant devant les tribunaux et d’autres procédures sont, à certains égards, devenus anachroniques.On se demande comment juges et commissaires inteiwenant au dossier à un titre ou à un autre réussiront à rendre des décisions comme s’il n’était pas maintenant connu qu’une collusion est survenue entre des représentants de la compagnie et des représentants du syndicat de boutique suscite ou ressuscité dans la tristement célèbre usine de Sainte-Thérèse.Aux yeux du public, par des manoeuvres secrètes et totalement inacceptables, certains intérêts qu'il reste à identifier plus complètement ont peut-être tenté de mettre en échec non seulement un syndicat légitime de la CSN, mais le code du travail et tout le processus régulier entourant les négociations au Québec.Une affaire de cette importance n'appartient plus au seul ministre du Travail ou à une commission parlementaire.Elle intéresse désormais au plus haut point le ministre de la Justice, Me Marc-André Bédard.¦ Un porte-parole de la Confédération des syndicats nationaux laissait entrevoir hier un compromis auquel la CSN serait prête à souscrire.Le syndicat légitime fermerait les yeux sur les présumés actes irréguliers ou illégaux dont il a pu être victime, et se bornerait a signer, avec la Commonwealth Plywood ramenée à son point de départ, une convention collective en bonne et due forme.Le paradoxe ne manque pas de piquant.Le plus souvent, en pareils cas, ce sont les fautes présumées du syndicat ou de ses membres qui font l’objet, dans le protocole de retour au travail, d’une généreuse absolution patronale.Cette fois, au contraire, c'est la CSN qui passerait l'éponge sur le passé, accordant une amnistie générale à la compagnie et à ses douteux partenaires du syndicat de boutique.En somme, même si elle a failli y laisser sa peau, la CSN mettrait honorablement fin à ce douloureux et épineux conflit sans chercher à “casser le système” apparemment mis en place à Sainte-Thérèse par un certain nombre de représentants patronaux et “syndicaux”.On comprend que la CSN songe d’abord et avant tout à donner aux employés de la Commonwealth Plywood la protection syndicale véritable et les conditions de travail décentes auxquelles ils ont droit en vertu de la loi.On comprend aussi que cette centrale ne veuille point accréditer la thèse suivant laquelle ses militants de Sainte-Thérèse cherchaient d'abord un affrontement idéologique avec la compagnie et que des “communistes”, comme les appelle le président de la Commonwealth Plywood, usaient du syndicat pour ruiner l’entreprise et fomenter des troubles sociaux dans la région.La prudence de la CSN n’est pas un vain luxe: à voir certains incidents violents que n’a pas manqué d’exploiter la compagnie, on peut se demander si un prétendu “radicalisme” n’a pas fait le jeu du syndicat de boutique créé aux dépens de la CSN et sous son nom! Au reste, il n'est que de lire l’ancienne convention collective et la nouvelle, tristes documents moyenâgeux qui jugent ceux qui les ont signés, pour trouver qu’il importe plus que jamais de sortir les employés de la Commonwealth Plywood des conditions de travail déplorables qui sont les leurs.Ik Mais l’intérêt public, n’en déplaise à la CSN, ne saurait se confondre totalement avec les intérêts des parties en cause, d’autant moins que ce conflit n’est pas un conflit ordinaire.Au Québec, que des grévistes cassent des vitres, que des scabs foncent en autos dans des lignes de piquetage, voilà des excès répréhensibles sur lesquels néanmoins tout le monde souvent passe l'éponge, un peu comme s'il fallait tolérer une certaine rudesse sur la glace des relations de travail.Tel ne parait malheureusement pas être le cas à la Commonwealth Plywood.Plusieurs observateurs se sont demandés et sont plus que jamais enclins à se demander si ce conflit n’a pas été un laboratoire, un terrain d'essai pour la mise au point de tactiques et de techniques juridiques visant à contourner sinon à saper les lois et notre régime de relations de travail.Certes, il n’est jamais interdit à un syndicat ou à un employeur de faire preuve d’imagination et d’astuce dans les négociations et les relations de travail.Mais quand la police, les tribunaux, le ministère du Travail, voire le gouvernement, sont utilisés et entraînés dans un imbroglio comme celui qui s’est développé à la Commonwealth Plywood, l’affaire en vient à dépasser les bornes du ministère du Travail.Le ministère de la Justice, gardien de l’intégrité et du fonctionnement de nos institutions policières et juridiciaires, doit intervenir, scruter tous les faits connus, et prendre au besoin les moyens à sa disposition pour faire un exemple.Autrement, les conflits pourris vont se multiplier.En somme, si des amateurs de déstabilisation sont à l’oeuvre, le temps est venu de les ramener à l’ordre.Me Marc André Bédard devrait en particulier tirer certaines choses au clair.Quelle part dans toute cette affaire revient à la compagnie et à son président, M.William Caine, et aux dirigeants locaux de la CNS?Quelle part est attribuable à certains procureurs, notamment dans le versement de sommes d’argent au nom du syndicat de boutique?La Commonwealth Plywood avait-elle donné mandat à ses procureurs de payer ce genre de “frais”?Ou de savants juristes ont-ils pris sur eux de se lancer dans ce genre d’initiatives?La CSN ne demandera sans doute pas au Barreau de tirer ces choses au clair.Le ministre de la Justice, cependant, a le devoir de faire toute la lumière.¦ Les citoyens du Québec sont en droit d’attendre que la Sûreté, les tribunaux et les fonctionnaires qui sont impliqués dans les conflits de travail ne soient pas mobilisisés de mauvaise foi.Les contribuables sont en droit d’exiger que les fonds publics ne soient pas gaspillés dans des guérillas et des impasses multipliées à plaisir sinon fabriquées de toutes pièces.La violence est repréhensible d’où qu’elle vienne, mais la subversion du code du travail ne serait pas moins grave.Que Québec vide cette affaire.Jean-Claude LECLERC M, Carter et la bombe à neutrons La décision de M.Carter, annoncée mercredi 18 octobre par la Maison Blanche, de faire produire les éléments essentiels de la bombe à neutrons relève plus de l’affrontement psychologique que d'un nouveau virage du president américain.En revenant sur son intention de renoncer à la bombe à neutrons, M.Carter avait en effet clairement laissé entendre le 7 avril dernier ipie la production de cette nouvelle arme n otait plus qu'ajournée.11 ne se renie pas aujourd'hui, l'ajournement n'impliquant pas l'abandon des travaux de recherche et de mise au point Pourquoi soulever publiquement cette épineuse question a la veille du départ du secrétaire d'Etat, M.Cyrus Vance, et du chef en sursis de la délégation américaine aux SALT, M VVarnke.pour Moscou, où ils doivent reprendre, les 22 et 23 octobre, avec M.Gromyko les négociations sur la limitation des armes stratégiques offensives" La coïncidence apparaît pour le moins curieuse.Sans doute, les armes nucléaires tactiques, dont fait partie la bombe à neutrons, ne figurent-elles pas à l'ordre du jour des conversations de Moscou.Les deux sujets n’en sont pas moins voisins, et l'on sait la vigueur avec laquelle l'URSS, pour des raisons qui tiennent autant à la propagande qu'à des considérations proprement militaires, a dénoncé la bombe à neutrons.En ajournant la production de ce dernier engin, M.Carter avait indiqué qu'une décision finale serait prise en fonction du degré de "moderation" dont l'URSS ferait preuve dans ses programmes d'armement.En annonçant un nouveau pas dans l’option en faveur de la bombe à neutrons, il confirme de manière spectaculaire que cette modération ne s'est pas manifestée.Et.de fait, aucun progrès n'a été enregistré au cours des six derniers mois dans la négociation de Vienne sur la réduction des forces en Europe (MBFR).Ce serait plutôt un mauvais présage pour les négociations SALT, domaine dans lequel Moscou aurait pourtant fait de réelles concessions.Tout en admettant qu'il existe une continuité entre les décisions du 18 octobre et du 7 avril, il faut constater que la marche vers la production de la bombe à neutrons est maintenant à peu près irréversible.Ce n’était pas le cas, loin de là, jusqu'au printemps dernier, lorsque le president freina ses élans “pacifistes” devant l’émotion des milieux militaires, du Congrès et de certains alliés européens, de plus en plus inquiets par le renforcement de la supériorité des forces conventionnelles du traité de Varsovie.La bombe à neutrons, appelée plus précisément “arme à effet de radiation renforcé”, vise en effet à neutraliser les attaques de chars ennemis en tuant leurs équipages par des émissions de neutrons plutôt que par l’effet, beaucoup plus dévastateur, de souffle et de chareur.La méthode per- met d’utiliser des charges de moindre importance que s’il s’agissait d’armes à fission "normales", donc de réduire les dommages collatéraux sur les objectifs civils.Les adversaires de la bombe mettent en doute ces “qualités" de l'arme, affirmant notamment que son effet sur les équipages des chars est trop lent pour avoir une conséquence décisive sur la suite des opérations.Ils font valoir en outre que, en abaissant le “seuil” nucléaire, la bombe à neutrons n'en rend que plus “tentant”, donc plus plausible, le recours aux armes atomiques.Tout autre est l'avis des experts militaires américains et de nombreux américains et de nombreux dirigeants européens, rejoints maintenant par M.Carter, pour qui on ne saurait concéder aux Soviétiques l’abandon définitif de cette arme sans obtenir d'eux une réduction du nombre de leurs blindés en Europe.(Le Monde) MXMitmnm Aurons-nous Taxe Lévesque-Bourassa?par Robert Décary Au rythme où vont les choses, le Parti québécois aura du mal à célébrer.le 15 novembre prochain, le deuxième anniversaire de sa prise du pouvoir.Après les partisans de la première heure, les "indépendantistes”, les “séparatistes", c'est au tour des "souverainistes" de s'inquiéter du courant “associationniste" qui détourne le premier ministre Lévesque de l’objectif premier de son parti.A voir s’allonger la liste des compétences qu’un Québec souverain serait forcé de partager avec son associé canadien, à voir se préciser la question d'un référendum etapiste qui pourrait être aussi bien parrainé par monsieur Ryan ou par monsieur Biron, il de- vient évident que le gouvernement québécois a décidé de rester au pouvoir, quitte, ce faisant, à sacrifier chaque jour un peu plus le programme original du parti et à reconnaître que la conservation du pouvoir est davantage compatible avec l'association qu'avec la souveraineté.Le pouvoir, lentement mais sûrement, rend M.Lévesque plus réaliste et plus prudent que certains des militants de son parti, lesquels croient encore qu'une économie peut vivre avec de l'argent de “monopoly” et qu’un gouvernement peut, à lui seul, contrôler le jeu des alliances.Il est amusant, dans ce contexte, d'entendre l'ancien premier ministre Bourassa prôner une formule d’association consistant en une souveraineté culturelle assortie d'une union monétaire avec le Canada et d’un Parlement commun.Cette formule est très voisine, c’est le moins qu’on puisse dire, de celle que préconise à mots couverts M.Levesque, et les deux hommes se retrouveront peut-être sous peu, après une divergence de vues qui aura duré une dizaine d’années, sur la même longueur d’onde.M.Bourassa, qui a vécu l’expérience du pouvoir avant d’avoir pu compléter sa réflexion politique, et M.Lévesque, qui croyait avoir complété sa réflexion politique avant d'avoir vécu l'expérience du pouvoir, en seraient-ils arrivés à une vision identique de la réalité québécoise?Il serait ironique que la “troisième voie" fut celle que proposeraient conjointement les deux grands adversai- res de novembre 1976.Cela n'est pourtant pas impossible.Considérant les difficultés croissantes que connaîtra M.Lévesque au sein d'un parti qui a besoin, plus que jamais, de son leadership mais qui se méfie de plus en plus de ses compromis idéologiques, il n'est pas interdit de croire en la formation éventuelle d'un front commun groupant les péquistes les plus modérés et les libéraux, unionistes et crédi-tistes les plus nationalistes.M.Bourassa, qui n'a jamais écarté l’idée d'un retour en politique, serait en ce moment autant mal à Taise dans un Parti québécois qui va encore trop loin à ses yeux, que dans un Parti liberal qui, après réflexion, ne va pas assez loin.Peut-être, s’il attend encore quelques années, n'aura-t-il pas à choisir entre les deux.llàrAltiMüKW* Lettre ouverte au Vatican par Louis-Paul Béguin C’est avec une grande humilité que je m'adresse au Secrétaire d'Etat du Vatican en le suppliant de s'assurer que le nom du Saint-Père en français comporte bien le trait d'union d’usage On reconnaîtra, j'en suis certain, ie Lien-fondé de ma requête qui, n'étant que linguistique affecte pourtant tous les fidèles dt langue française et, a J premier plan, tous ceux pour qui la langue française est un patrimoine à soigner puisqu'elle est si apte à faire connaître et à exprimer la pensée de Thomme dans toute sa signification, scion un code établi tout au long des siècles passés où elle a tant rayonné.Comme fille aînée de l'Eglise, la France a porté l'enseignement de celle-ci.fait de paix et d’amour, jusque dans les pays les plus éloignés.L'Eglise a pris racine en Amérique du Nord et a répandu au Canada et au Québec surtout, son message d'espoir en se servant de la langue française.C’est dans la langue de Bossuet et de Pascal que furent enseignés les Evangiles au Quebec C'est par cette langue et grâce à elle que l'Eglise a empêché que ne se modifiât l'identité profondé-mènt marquée de catholicisme de ses enfants désormais seuls sur des rivages hostiles.Les fidèles du Nouveau Monde ont survécu grâce à l'Eglise catholique et romaine, en se rassemblant autour d'Elle et en gardant avec le langage dé leurs ancêtres, le flambeau de leur foi Cette langue française, nous aimons encore qu elle soit nôtre.On connaît trop Linevitable destin d'un peuple privé de sa langue et les difficultés qu'il éprouve dans ce cas-là pour conserver sa religion.Cela explique pourquoi les Québécois ont toujours eu l'amour de leur langue et le respect de leur religion.C’est la raison pour laquelle ils veillent à ce que leur langue reste empreinte des qualités qui l'ont fait préférer par tant de peuples, qualités quelle tient du latin et du grec dont elle est l'héritière.Le nom de Saint-Père a été par erreur diffusé par la presse francophone sous une forme étrangère, Jean Paul II; ce qui étonne un francophone habitué à lire tout prénom composé unifié en quelque sorte par une marque bien particulière à notre langue: le trait d'union.Au XVIIe siècle, les noms composés ne prenaient pas le trait d'union.(Je possède l'original d un mandement de l'Evêque d'Amiens, daté du 8 février 1735 et signé Louis François Gabriel).Mais de nos jours tous les prénoms composés prennent le trait d'union.Est-ce trop demander que de souhaiter que le nom du Saint-Père s'in-gègre dans le courant même de la langue française, à l'instar de celui de Simon qui fut appelé Pierre par Jésus, et qu'on retrouve dans la Bible sous le nom de Simon-Pierre9 Jean-Baptiste, le Précurseur, a aussi un nom composé, pour marquer son rôle; et en français, depuis longtemps son nom demande le trait d'union.Le mot grec “petros”, d’où vint Pierre, ne servit jamais de nom d'homme avant que Jésus eût ainsi surnommé Simon, qui devint Simon-Pierre, puis saint Pierre.De nos jours, toutes les bibles du monde francophone moderne écrivent Simon-Pierre et Jean-Baptiste avec des traits d'union Les pressions, la vitesse de la vie à notre époque n ont point permis que ceux-là qui annoncèrent la nouvelle de l'élection de Jean-Paul 1er, prissent le temps de réfléchir au manque de continuité qu'ils signifiaient, pour l’Eglise de langue française, en traduisant littéralement la phrase latine que prononça.Monseigneur Felici: "Carolum (Karol).qui sibi nomen impqsuit loannem Paulum II;" D'où les journalistes tirèrent: Jean Paul IL II est vrai qu'en italien le nom du Saint-Père est Giovanni Paolo et non l'autre façon de dire, Gianpolo, façon agglutinée que le français emploie peu.Système bien spécifique, le français n'a pas à se conformer à une autre langue pour former le nom du pape (la première partie du nom de Sa Sainteté sera, selon les diverses langues: Jan, John, Jean.Johann.) Le nom choisi par le Saint-Père souligne la continuité, commencée avec Simon-Pierre et poursuivie jusqu'à Paul VI, Jean XXIII et Jean-Paul 1er Le numéro d'ordre (II) qui marque cette continuité est aussi l'évidence d'un nom nouveau, inspiré de ceux qui furent le bien-aimé disciple du Christ et l'Apôtre des Gentils.Le deuxième pape ae ce nom est bien Jean-Paul, en français, pour tous ceux qui comme nous ont récité le Notre-Père et lu les Evangiles dans la langue française.Ecrit à la manière française, le nom du Saint-Père est Jean-Paul II, qui symbolise totalement et directement là position de Sa Sainteté à la tète de l'Eglise de langue française partout dans le monde.an ¦ Le théâtre subventionné (Réponse d M.Jean-Paul L’Allier) Pour un ex-ministre des Affaires culturelles, il me paraît bien clair que vous favorisez, avec un certain illogisme, les troupes de théâtre et les auteurs au détriment de la qualité littéraire et sociale de-spectacles que les citoyens sont en droit d’attendre des premiers.Vous manquez de logique quand vous dites: “Il serait préférable que Laide financière que vous (M.Vadebon-coeur) gérez soit accordée à des organismes pour Ten-semble de leurs activités, moyennant certaines conditions monétaires de nombre de créations, de personnes et de prestations culturelles antérieures.” Vous ajoutez: “En subventionnant les sociétés et les troupes de théâtre et non pas leurs productions individuelles, vous respectez le droit du public de choisir et de porter jugement en même temps que l'autonomie dont ont absolument besoin les artisans du développement culturel.” Et c’est ici qu’il me paraît que vous êtes illogique et sophiste.Vous parlez de liberté de choix.Mais comment voulez-vous que moi, du public, j’évite un navet quand, sous la garantie de l’approbation du Conseil pour la subvention, j’aurais acheté un billet et que je serais déjà dans la salle en train d’ingurgiter malgré moi un navet que le Conseil m’aurait dispensé de subir?L’auteur, le directeur et sa troupe se ficheraient pas mal du public une fois qu’ils auraient la subvention du Conseil et le prix de nos billets dans leur poche.Nous nous serions fait avoir de la belle façon.Le public veut avoir d’abord, non après coup, une certaine garantie par la subvention accordée à la pièce, que ses deniers ont été utilisés à bon escient et que la pièce a une vraie valeur, avant de faire la dépense personnelle supplémentaire de 3, 5 ou 7 dollars.Vous dites que ce sont les contribuables, ceux qui paient “qui doivent juger et, pour juger, ils doivent voir”.C’est vrai à tel point qu’ils ne veulent pas voir de navets, afin de pouvoir porter leur jugement sur des oeuvres valables et non sur des navets.Et ils comptent sur le Conseil des Arts pour éliminer les navets.Votre suggestion de subventionner directement les sociétés et les troupes de théâtre et non pas leur production, ouvre la porte a l’arbitraire absolu des directeurs et des auteurs.Pour justifier votre opinion, vous faites appel constamment au respect des droits des créateurs.Ici, une distinction s'impose entre la composition d'une pièce par un auteur et la diffusion dans les théâtres par le directeur et sa troupe.Autre chose, en effet, est le droit de l’auteur au respect de sa liberté d’écrivain dans la composition de son oeuvre, autre chose le fait pour une pièce d'être admise au droit de subvention par l’Etat pour l’exécution de cette oeuvre par une troupe, fût-ce le TNM.Gilbert CABANA Pointe-aux-Trembles, 2 octobre 1978 ¦ La paix de Sadate Depuis la signature des “Accords du Camp David” le 17 septembre 1978, diverses réactions ont été enregistrées.Généralement Topimon publique occidentale leur est favorable.Pourtant si on examine ces accords, Ton s'aperçoit et sans surprise aucune, qu’ils n’auront d’autres résultats qu'un traité séparé entre l’Egypte et Israël et que la paix au Moyen-Orient n'est pas pour demain.Car, tant et aussi longtemps ue le problème fondamental e la crise n’a pas été réglé, tous les accords et toutes les résolutions sont voués à l'échec.J’estime qu'aucun accord ne peut mener à une véritable paix au Moyen-Orient quand il continue à ignorer les points suivants: 1) La reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien 2) La reconnaissance de l'OLP comme unique représentant de tous les palestiniens, reconnu comme tel par tous les pays arabes à Rabat en 1974.3) La participation de l’OLP à toutes les négociations et toutes les conférences relati- ves à l’avenir du peuple palestinien.4) Le retrait d’Israël de tous les territoires arabes occupés par la guerre en 1967.Les "Accords du Camp David" ont une approche tout à fait contraires à ces principes et ressemblent étrangement à un traité séparé entre TE-gypte et Israël.En effet, l'intransigeance d’Israël et son refus de reconnaître les droits nationaux du peuple palestinien n'ont pas permis d’aboutir à un règlement global du problème.La position de Begin est demeurée la même, fidèle à son plan d’autonomie pour la Cisjordanie pour régler la question palestinienne.Ce plan, jadis rejeté par l’Egypte et tous les Arabes, ne fait que perpétuer l'occupation arabe.Les accords du Camp David sont venus confirmer ce plan tout en passant sous silence les hauteurs du Golan occupées par Israël.A Camp David il y eut des concessions.Mais c'est bien Sadate qui a cédé.Car si Israël accepte de se retirer du Sinaï, l'Egypte ne retrouve pas pour autant son entière souverai- neté sur Tétendue de son territoire national du fait des immenses zones démilitarisées et de la limitation de ses manoeuvres.Par contre Begin gagne un traité qui lie les bras de l’Egypte, en.plus des retombées économiques attendues par Israël.Begin (comme Sadate d’ailleurs) espère par là obliger les pays arabes à capituler après le retrait de l'Egypte du Front et à accepter lès conditions dictées par Israël et bénites par Sadate.Calculer ainsi c’est mal connaître le peuple arabe qui, lui aussi, aspire a la paix mais pas à n’importe quelle condition.Depuis plus de trente ans de guerre et d'immenses sacrifices, il n’a jamais renoncé à sa souveraineté nationale sur son territoire.Ce n’est pas maintenant qu’il va le faire, car Sadate n a pas été mandaté pour négocier à sa place à Camp David.Les ententes conclues là ne concernent que l’Egypte.C'est pour cela que je vois les accords de Camp David comme un traité séparé entre Begin et Sadate.Jihad FARHAT Montréal, le 4 octobre 1978 ¦ Sur le régime des rentes de l’État En 1908, le gouvernement Laurier a voté une loi autorisant l'émission de rentes sur TEtat en vue de la retraite.En 1960, j'ai dû adhérer à un contrat de rente, en vertu du plan de retraite de mon employeur.On ne m a pas demande mons avis là-dessus.On ne m’a pas demandé mon consentement.Le taux d'intérêt de ces contrats a été de Vk% de 1952 à 1957.de 4% de 1957 à 1964, et de 5% pour les nouveaux contrats depuis 1964.Depuis avril 1975, le taux d'intérêt est de 7%.Je crois que ces taux ont toujours été inférieurs à ceux offerts par les banques et les compagnies de fiducie pour les certificats d’épargne, par exemple.Même les régimes d'épargne-retraite et les plans de pension privés rapportent plus d'intérêt.Le gouvernement fédéral prépare actuellement une grosse campagne publicitaire en vue d écouler des obliga- tions d’épargne de $7.5 milliards, avec un taux d’intérêt annuel de 9% après la première année.Ce même gouvernement en 1975, a voté la loi sur l’augmentation du rendement des rentes sur TEtat fixant le taux d’intérêt annuel des contrats de rente à 1%.Le gouverneur en conseil peut quand même modifier ce taux d’intérêt.Je cherche présentement à confirmer Tintention du gouvernement de porter immédiatement ce taux à 8.9% ou à 9.5%.La loi de 1975 a cessé la vente de nouveaux contrats de rente.Ce secteur gouvernemental doit effectivement diminuer en importance.Et pourtant on prévoit, pour l'automne de 1979, le transfert de 100 employés de cette division à Bathurst au Nouveau-Brunswick, dans des locaux toujours à construire.Je propose que la loi sur le régime des rentes de TEtat soit modifiée pour donner à tout détenteur d'un contrat de rente, et à tout rentier, la possibilité de: a) continuer son adhésion au régime b) demander, par écrit, que le total des versements, plus les intérêts accumulés, soient transférés à la caisse de retraite de son employeur, ou au régime d'épargne-retraite de son choix.Un rentier pourrait demander une évaluation de la valeur réelle de son contrat, pour établir éventuellement un nouveau contrat de rentes avec un organisme privé.A mon avis, le gouvernement fédéral s’enrichit aux dépens de ses rentiers actuels et futurs 1) en maintenant au taux d’intérêt de 7% 2) en transférant inutilement cette division 3) en prolongeant la vie du régime des rentes sur TEtat.Malcolm GULLEN Ottawa, le 3 octobre 1978.¦ L’hermétisme pédagogique Au cours d'une visite chez des amis, mon attention fut attirée par l’expression exceptionnellement sérieuse de Jean Claude, leur fils, qui était en train de faire ses devoirs.Penché sur uh bouquin mais les yeux dirigés dans le vide, il murmurait: Qu’est-ce que c'est?Mais c'est du chinois! Je n’y comprends rien! Je m'approchai.Il était en train d’étudier sa “Mathématique 13” du niveau élémentaire et destinée aux enfants de onze ans.Avec le désir de le dépanner je lui dis: — Voyons ce qui t’embête.Il s’agissait en fait, de trouver la base d'un système de numération dans lequel le nombre 52 s'exprimerait par 103.Ne voulant pas lui donner la solution toute prête je lui suggérai: — Feuillette donc ton manuel tu y trouvera bien des définitions, l’exposé de la méthode à utiliser, des exemples gradués bien dosés.un manuel de classe est fait pour ça! — C’est ce que je suis en train de faire mais je me sens complètement mêlé! Linda (c’est son institutrice) m a bien expliqué comment faire et il m'a semblé que j’avais compris, pourtant, je ne m'y retrouve plus! Je pris le bouquirç et l'examinai avec attention.Au bout de quelques minutes, je me suis rendu compte pourquoi Jean Claude, pourtant considéré comme un garçon intelligent et studieux, avait été “mêlé".Le texte, quoiqu’en-jolivé d'images et de dessins de toutes sortes — afin de pa-râître facile et attrayant, — ne recourait, en fait, qu’à des complications multiples et utilisait un jargon qu’on pourrait qualifier d'hermétique.Il n’est pas étonnant que son père, ingénieur, n’y comprenait pas grand-chose, ni son frère, finissant au secondaire V.Et que dire alors de pauvres petits gars ou petites tilles de onze ans! L'hermétisme serait-il à la base d une nouvelle approche pédagogique à l’élémentaire?Une chose est certaine: une telle approche ne ferait que dégoûter une fois pour toutes des mathématiques, la plupart des enfants.D'ailleurs il est écoeurant de les voir passer des soirées entières a convertir les nombres du système décimal au système à base 2.3,4.et vice-versa.On pourrait difficilement imaginer dans Ten-seignement des mathématiques à ce niveau, une gymnastique plus futile et plus dépourvue de toute utilité.René Thorn, un savant bien connu par ses recherches de pointe dans les mathémati- ques contemporaines, prétend qu'un enseignement défectueux de la mathématique est susceptible d’affecter l’équilibre intellectuel des enfants.J’ose espérer cependant, ue certaines innovations pé-agogiques farfelues de la dernière decennie, on dû développer chez nos enfants une immunité suffisante pour les protéger d'un hébétement autrement inévitable.Victor SOULINE prof, de math, à l’Université du Québec à Trois-Rivières Trois-Rivières Ouest, le 29 septembre 1978 ~ > LE DEVOIR est publié par Tlmpn-mene Populaire société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211 rue du Saint-Sacrement.Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprimé par l’Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130.rue Boivm, Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne $60 par année six mois $33; trois mois $21 A l’étranger $65 par année, six mois $36.trois mois $24 Éditions du samedi $19 par année Édition quotidienne livrée è domicile par porteur $1 50 par semaine Tarif de Ta-bonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées) - A l’assaut d’une dictature: le Nicaragua Le Devoir, mardi 24 octobre 1978 ¦ 5 SWtWi DESIDEES DES EVENEMENTS DES HOMMES 2) Une opposition sans visage par Claude H.Morin Les Somoza n’en sont pas à leurs premières confrontations avec l’opposition.Kn mai 1959, des adversaires effectuent un débarquement pendant qu’à Managua une grève est déclenchée; on réclame la démission de Luis Somoza ; les rebelles se rendent au bout de deux semaines.Des escarmouches se produiront presque chaque année.Un affrontement aura lieu en janvier 1967, vers la fin de la campagne électorale; les combats de rue feront des dizaines de morts et le gouvernement fermera le principal journal d'opposition.Des manifestations éclateront sporadi-ouement par la suite, surtout à l'approche d’élections.Les adversaires appartiennent généralement au parti conservateur.A partir de 1970, la lutte déborde pour de bon le terrain des affrontements partisans.En réponse à des assassinats, les étudiants organisent des protestations, des églises sont occupées; le clergé retire progressivement son appui au regime.Entre-temps, le Front Sandiniste de Libération Nationale est devenu le fer de lance de l'opposition.Si par sa naissance en 1961 ce mouvement se révèle d’inspiration guévariste.il se nourrit aussi de l'exemple d Auguste César Sandino, tour à tour journalier agricole, mécanicien, mineur, puis chef de l’Armée de Défense de la Souveraineté Nationale, forte de 3,000 combattants, dont plusieurs volontaires de pays voisins; cette lutte d'abord antiimpérialiste, mais aussi anti-oligarchique compta des sympathisants au-delà même de l’Amérique latine, De tous les mouvements de guérilla, le FSLN est le plus ancien.Il a connu des revers (en 1963, en 1967), qui l’ont forcé à redéfinir sa stratégie.Que de fois Somoza a annoncé l’anéantissement du FSLN! Des embuscades en montagne, des détournements d’avion ou des enlèvements, des attaques contre des casernes venaient rappeler le caractère permanent de la lutte armée.Les combats se déroulaient surtout dans les montagnes du nord.Pin octobre dernier, l’offensive sandiniste prend un tournant ; elle se porte vers les petites villes et inflige de lourdes pertes à la Garde nationale.Ses succès militaires lui valent des adhésions ainsi ou'un appui majoritaire.Un groupe politique se constitue rassemblant des intellectuels, des prêtres, des professionnels et des chefs d’entreprise: les “Douze" réclament la fin de la dynastie des Somoza.Ce groupe a la confiance du FSLN qui le considère comme sa direction politique.De son côté l’Union démocratique de Libération qui regroupe sept partis et deux centrales syndicales se prononce pour un dialogue incluant les sandinistes et axé sur l’instauration d’une démocratie.Son fondateur jouit d’un immense prestige.Membre cTûne vieille famille liee au parti conservateur, Pedro Joaquin Chamorro a été de tous les combats contre les Somoza; il a même participé à l’invasion de 1959; à titre de directeur de La Prensa, il a dirigé des attaques de plus en plus vives et précises contre le caractère répressif et corrompu du régime, ce qui lui a valu des arrestations et la saisie de son journal, le seul organe à défier ouvertement Somoza.Bien vu de congressistes américains, ce progressiste modéré représentait la solution de rechange démocratique au somocisme.Son assassinat en janvier dernier a privé l'opposition de sa figure de proue.Il a déclenché la plus vaste mobilisation populaire de l'histoire centre-américaine; la grève décrétée par l'UDEL et soutenue par une partie du patronat a paralysé le pays pendant 15 jours.Les sandinistes reprennent l’offensive en dépit d’une intense répression qu'appuient des bombardements aériens.Somoza comptait sur les élections municipales du 5 février pour afficher un soutien populaire, les candidats de son parti étant les seuls en lice: le niveau d'abstention atteignit 80' !.Cherchant à calmer l’opposition et à leurrer les Américains, il soumet le 5 mars un projet autorisant tous les partis, y compris les communistes, à élire leurs candidats aux élections présidentielles de 1981.La manoeuvre écnoue.puisqu'elle n’annonce ni le départ du dictateur.ni la réforme de la Garde nationale.L'opposition fait tache d'huile et s’organise.Le Mouvement du Peuple Uni prend corps autour de 22 associations syndicales, professionnelles, étudiantes et féminines.Un dialogue s'établit entre l’UDEL, le MPU et le Front Elargi d’Op-position auquel collabore surtout la bourgeoisie anti-somociste.L’accueil triomphal fait aux "Douze" à leur retour d'exil, après une amnistie, révèle la popu- En guise de réponse à M.Louis Martin Le rôle des médias par Vasco de Castro Politicologue, naguère professeur de science politique au niveau collégial, l'auteur achève la rédaction d'une thèse.Il commente dans ce texte (que nous avons dû amputer à cause de sa longueur démesurée) la récente communication de notre confrère Louis Martin, reproduite dans LE DEVOIR du 22septembre.L'article de M.Louis Martin (discours présenté au congrès de l’Institut d'administration publique du Canada) sur la liberté et les pouvoirs de la presse en général développe un thème fort délicat d'autant plus qu'il est une des figures les plus en vue dans notre société Son approche, ses analyses, ses explications sont parfois obscures, parfois contradictoires, jamais très claires.Le jeu de la nuance et de l’ironie nous empêche de saisir concrètement le fond de sa pensée ou nous induit à l'interpréter d'une façon que l’auteur lui-mème peut considérer insidieuse.Est-ce/à dessein?Quoiqu'il en soit, la thèse que ce journaliste défend paraît être: 1.— La presse, "les médias jouent, de l'avis des gens distingués, un rôle déterminant dans nos sociétés politiques non tant dans la mesure où ils sont indépendants des pouvoirs", (le sont-ils.oui ou non?) "mais dans la mesure même où ils participent à l’exercice de ces pouvoirs.” 2.— “Les médias peuvent témoigner des failles dans le consensus social” (c’est peu clair)" en faisant état des crises, des tensions, à condition qu'ils se fassent en même temps les apôtres de ce consensus".Veut-il dire que les médias se trouvent ainsi à divulguer et à canaliser les opinions d’une majorité qu'ils ne sauraient en aucun cas contester de peur de se voir isolés, mal compris?Ou, peut-on en conclure, que les médias doivent tenir compte de l’interaction qui existe entre le droit de libre opinion de la presse et le poids financier de ceux qui la font vivre (tirage, annonceurs, etc.)?Voulez-vous dire que le public, se voyant contredit, dépite, incompris, a tendance à se tourner vers les médias dont l'opinion serait plus conforme à la sienne?Encore là, on ne saurait pas très bien comprendre si M.Louis Martin considère cette “masse" trop conformiste (comment le détermine-t-il?).ou si le consensus auquel il se réfère est ou non contraire à la recherche de la vérité.Tout en sachant que le journalisme est parfois l’art de dire sans dire, du jugement “sans préjugés", je m’étonne que M.Martin veuille nous faire croire que les médias ne sont pas “un pouvoir".Les reportages de M.Pierre Nadeau sont, à ce titre, plus qu'éloquents: la composition, le découpage, le montage qu’il fait ou fait faire de façon à présenter un sujet tel qu’il le voit (souvent sans le connaître) ou comme il veut que les téléspectateurs le voient, ce sont des atouts d’un pouvoir que, quiconque connaît le pouvoir de l’image et de la parole, n’oserait contester.Dernièrement, cet animateur présentait, en première partie de son programme, une analyse de la situation politique et économique du Canada.En deuxième partie, à titre de conclusion, il interrogeait le premier ministre Trudeau sans l’avertir au préalable que cet interview s’insérait dans un reportage global qui lui était très défavorable.Le fait d avoir avisé les téléspectateurs que le premier ministre n’avait eu connaissance de ce montage n'annulait en rien le but recherché.M.Trudeau n’avait pas le droit de réponse.Est-ce là une preuve d'indépendance et de pouvoir?Aux sots d’y répondre.La sélection des nouvelles, la façon de les présenter est.convenons-le, entièrement du seul ressort du journaliste et du réalisateur.On n'est pas si dupe pour croire qu’on accorderait le même espace écrit dans la même page, le même temps d'antenne au bon moment, aux opinions HH ¦ Georges Coulombe à la PdA Le 4 octobre, à 17 h 30.à la salle-Port-Royal.le ténor bien connu Georges Coulombe inaugurait la série de récitals ’'Intermezzo" commanditée par la Banque Provinciale.Ce fut à la fois une triste comédie et un véritable fiasco.Et pourtant, l’an dernier, ce chanteur du bel canto avait donné un très beau récital.Dès la première pièce, on se rendit compte — et lui aussi d’ailleurs — qu’il n’était pas en forme.Ayant de la difficulté à “placer" sa voix et après plusieurs fausses notes surtout dans l’aigu, il arriva de justesse à la fin de l’oeuvre dans un soupir de soulagement Un mouvement de malaise parcourut l'auditoire Puis, nous eûmes à subir des blancs de mémoire, des reprises, des explications saugrenues, des sorties en coulisse inusitées où l auditoire pouvait entendre ses elans de désespoir.L'excellente accompagnatrice Jeannine Lachance garda son .calme jusqu'à le fin.L’artiste était visiblement malheureux, se battant la coulpe, hochant la tète de gauche à droite, se pliant en deux de confusion tout en s’agrippant les genoux à pleines mains comme si l'effort vainement déployé lui avait déplacé la rotule! L’auditoire était mal à l’aise; plusieurs sortirent avant la fin.Le manège dura plus d’une heure, increvable et inexcusable A Faris.à Londres ou à New York.Georges Coulombe aurait été tout simplement hué.Le public canadien est bon enfant et lorsqu'il aime un artiste, il le lui fait sentir.Georges Coulombe a été continuellement applaudi Georges Coulombe possède une très belle voix.A lui de la bien soigner et de se rappeler qu'un artiste n'est rien sans public.Claire BEAUDRY Montréal, le 10 octobre 1978 larité des sandinistes.Si tous s'accordent sur le départ de So-rnoza, des divergences apparaissent sur la formation du gouvernement.Certains secteurs de l’opposition bourgeoise avancent une formule qui exclurait à la fois les somocistes et les sandinistes.L’offensive récente du FSLN visait à bloquer cette voie.C'est en effet l'unique formule acceptable pour Somoza qui devra recevoir l’assurance que ses biens ne seront pas expropriés.Or les sandinistes et leurs alliés font de cette question l’article de base de leur programme de démocratisation et réclament la création d’une armée nationale au service des intérêts populaires.En revanche, le Front élargi ne propose pas l’expropriation et parle vague ment d'une armee nationale.L'appel à la grève générale visait à appuyer une solution sans Somoza ni le FSLN’ Deux autres formules sont possibles: l’une prévoit la formation d’un gouvernement provisoire dans lequel le FSLN serait représenté par des membres du groupe des Douze; dans la formule préconisée par le FSLN ce gouvernement serait présidé par l’un des Douze.Cette voie confère une position dominante aux Sandinistes; elle n’était viable qu'advenant une déroute militaire de la dictature.La solution intermédiaire rallie de bons appuis à l’intérieur, y compris parmi la bourgeoisie, et à Texte-rieur, notamment au Venezuela.Les contradictions internes de l'opposition ont donné à Somoza un champ de manoeuvre non négligeable.Le clan Somoza (qui inclut une cinquantaine de chefs d'entreprise) contrôle sans doute les secteurs les plus lucratifs et les contrats publics, au grand dam des fractions bourgeoises exclues, mais le FSLN ne veut-il pas en finir “avec le capitalisme"?L'opposition bourgeoise a cherché jusqu’ici a exploiter à son profit la foice militaire du FSLN, tout en redoutant que l’escalade ne débouche sur l'insurrection générale contraire à ses intérêts de classe Les “coups de boutoir" combinés à la' grève civique devaient suffire à abattre Somoza et permettre à la bourgeoisie de stabiliser un processus de démocratisation souhaitable en autant quelle ne risquait pas d’étre débordée sur la gauche.Parallèlement elle a tenté d’infléchir la ligne politique du FSLN en favorisant la tendance la plus modérée, mais aussi la plus aventunste.On peut reconnaître en effet trois tendances, reflet des origines sociales des membres et des diverses stratégies adoptées depuis 1961 Le courant dit de la guerre populaire prolongée" défend l’efficacité d'une guérilla rurale qui par sa durée faciliterait la conscientisation de la classe paysanne et ouvrière.La tendance “prolétaire ”, nettement minoritaire et sans consistance militaire, préconise la création d'un parti ouvrier comme vecteur de la lutte révolutionnaire; ou le prolétariat industriel ne représente que 12% de la force de travail.La tendance majoritaire, le "tiers", comprend beaucoup de jeunes bourgeois dégoûtés par les compromissions de leurs aînés.Son programme ne se réclame pas du socialisme et elle dit accueillir toutes les classes.Ses commandos de choc excellent dans les coups de force.La décision d’affronter la Garde nationale dans des batailles rangées relève d'un aventurisme; elle a exposé le FSLN à perdre sa position clé.C'était faire le jeu oe l'opposition bourgeoise On comptait bien sûr sur l’extension de la rebellion; or les armes et les munitions ont fait cruellement défaut aux "rebelles spontanés ".On espérait surtout par l’étendue et l'intensité de l'insurrection provoquer une vague de défections au sein de la Garde; il y en eut.mais pas assez pour inverser la puissance de tir.En dépit de très lourdes pertes, la Garde nationale a préservé son unité.Elle est de fait une garde personnelle dévouée aux Somoza et dirigée par eux; en luttant contre les sandinistes elle défend son statut privilégié, car ceux-ci réclament sa liquidation.Elle se compose de 220 officiers et de quelque 5.000 hommes, dont la majorité sont des diplômés des écoles américaines.Somoza a embauché des instructeurs américains, brésiliens, sud-vietnamiens; un ex-nazi conseille la police.Des mercenaires guatémaltèques et salvadoriens sont venus récemment prêter main forte aux troupes nicaraguayennes.Les dépenses militaires atteignent 40 millions et sont quatre fois supérieures au budget de la santé.L'achat en Israël de 14 avions STOL a accru la mobilité de la Garde.A une armée équipée d'armes lourdes, de blindés, bien aguerrie et appuyée par une aviation, quelques centaines de guérilleros sandinistes n'ont pu opposer que des "muchachos" passés au combat avec un armement de fortune, telles ces “bombes de contact" constituées d'un pot de nour- riture pour bébés rempli d'un mélange détonant.Sandino aussi comptait sur des adolescents, les palmazones, et sur des munitions artisanales: c’était il y a cinquante ans! L’opposition civile a beaucoup attendu de Washington.The Nation considérait le Nicaragua comme l'épreuve décisive pour l'administration Carter de la sincérité de sa politique des droits de l’homme.Somoza s’est, beaucoup plus préoccupé de Tattiture américaine que de l'évolution de la situation intérieure, sauf peut-être durant la dernière offensive sandiniste.Conscient des pressions qui s'exercent sur les congressistes, il a même retenu les services d une grande agence publicitaire qui lui fabriquerait une image sympathique au public américain.Somoza a toujours manoeuvré pour éviter de s'isoler derrière une formule acceptable aux Etats-Unis.La disparition de Chamorro, par exemple, a placé Washington devant une issue trop risquée pour qu’on lâche Somoza.Lors de la grève de février, le patronat, d’abord gagné à l'idée, aurait retiré son appui à l’instigation de l'ambassadeur américain préoccupé par la probabilité d’un dérapage.Le Nicaragua est en effet une pièce maîtresse sur l’échiquier centre-américain.Traditionnellement “terre de passage", ce pays offre la possibilité de construire à coûts raisonnables un canal interocéanique sans écluses Par le traité Bryan-Chamorro, les Etats-Unis acquéraient en 1916 un droit exclusif sur cette voie.L'abrogation du traité en 1971.si elle a élimine une vive source de contestation.n'a pas signifié la mort du projet, d’autant moins que sa viabilité constitue un bon moyen de chantage contre les menées de Panama.A cette considération stratégique s’ajoute un versant militaire.Le Nicaragua sert de pilier au système de défense centre-américain sous égide du Pentagone.Son armée compte le plus fort contingent de diplômés de l'Ecole des Amériques à Fort Gulick.ce symbole de la lutte anti-révolutionnaire.La stabilité de la région repose sur un gouvernement nicaraguayen aligné sur Washington.Les Etats-Unis n’endosseront aucune formule qui puisse conduire à Tavènement d'un régime révolutionnaire.La formule acceptable suppose-t-elle la démission de Somoza?Le dictateur a ses appuis au Pentagone et au Congrès.dans le processus politique Ne réussissait-il pas en juin 1977 à faire annuler la suspension de l’aide miiitaire pour 1978 en achetant des congressistes (Kort.Granier, Frazer et consortsU II y a aussi ses longs états de services à la cause américaine.Le Nicaragua a seivi de base d'agression contre le Guatemala d’Ar-benz en 1954 et contre Cuba en 1961.une cinquantaine d’officiers ont combattu au Sud-Vietnam.Il abrite encore beaucoup de Cubains anti-castristes que Somoza embauche pour de sales besognes et qui dirigent son commerce de plasma sanguin D’autre part, les présidents du Guatemala et du Salvador s’opposent a une démission de Somoza qui remettrait à Tordre du jour, dans des contextes nationaux déjà fort tendus, l’illégitimité de leur mandat acquis au moyen de vastes fraudes électorales.Un Nicaragua démocratique pourrai! fournir une base de repli et d’attaque des adversaires de ces régimes.Quant au Venezuela, à Panama et au Costa Rica, s'ils réclament le départ de Somoza.ce n’est pas par sympathie pour les sandinistes qu'ils prétendent appuyer.c'est que l’obstination meurtrière du dictateur pousse à la radicalisation de la crise et peut frayer la voie à une solution anti-capitaliste A court terme, il semble qu’on puisse s'acheminer vers une démission de Somoza.En Cassant l'offensive sandiniste, Tachito a du même coup écarté l’obstacle qui empêchait une entente avec une opposition bourgeoise affaiblie par le recul momentané de la pression sandiniste (UDEL) et une autre qui a toujours considéré cette force comme une menace à ses intérêts.Le Front Elargi acceptait déjà au début du mois de ménager les biens de la dynastie somociste.La solution temporaire de la crise gravite en effet autour de cette question.Somoza sait par ailleurs qu'il a remporté une victoire à la Pyrrhus, car les sandinistes vont renouer avec leurs tactiques de harcèlement et leur stratégie d'une guerre d'usure.La sauvage répression en cours attisera la haine du peuple contre cette “brute sanguinaire" Il lui faut donc se ménager une sortie alors qu’il détient un espace de manoeuvre On peut envisager une variante d'un scénario "à la dominicaine'.Après l'assassinat du dictateur Trujillo en 1961, la présidence échut a l'un de ses ministres.Joaquin Balaguer, et la famille fut autorisée a emporter les centaines de millions résultant de la vente de la plus grande partie d un immense patrimoine constitué a même le pillage et la corruption.Sauf que la situation tourna à la guerre civile en 1965 et qu'il fallut une intervention des mannes pour rouvrir la voie à Balaguer qui conservera la présidence pendant douze ans.Dans ce cas.Somoza démissionnerait au profit d'un homme jouissant de son entière confiance, tel son contraires à celles du journaliste et du journal.Certes, on en publie quelques-unes, juste pour ses professionnels.En effet, le droit de repondre aux journaux, stations de radio et de télévision dépend entièrement du bon vouloir des rédacteurs, réalisateurs et journalistes.Quant à la télévision, il n'existe même pas ou à peu près pas.J ai moi-mème envoyé deux libres opinions aux journaux, La Presse et LE DEVOIR,qui n’ont jamais été publiées parce quelles mettaient en doute la crédibilité du journaliste et la compétence du journal.Ces exemples, peut-être trop personnels, prouvent néanmoins Tindependance de la presse sinon son mépris pour cet idéal démocratique qui est, selon vous, son étandard.Qu'il s'agisse des nouvelles lues ou des programmes comme le vôtre, le seul pouvoir de poser des questions, d’orienter les débats, de minuter les réponses ou de carrément les couper quand elles ne conviennent pas (je pense a la fameuse interview du prof Léon Dion par Pierre Nadeau) est en soi un pouvoir aux conséquences illimitées.Rappelons donc votre exemple sur les Cronkite, Peter Kent et Bernard Derome Il me semble que votre argument est trop faible pour pouvoir constituer un appui a votre thèse.Ce n’est pas, en effet, en ju géant de Tair attristé de ces journalistes face aux réprimandes des politiciens qu’on peut conclure à l’inexistence de leur pouvoir réel.M.Spiro Agnew ou M Trudeau (voyez-vous comment on peut dénigrer quelqu'un par des comparaisons peu flatteuses) n’apparaissent pas aussi souvent devant les téléspectateurs et n’ont pas, par conséquence autant d’occasions que ces journalistes de faire valoir, directement ou indirectement, leur point de vue.Attristés, comme vous le dites, étaient les politiciens, hommes d'affaires et autres personaiités qui devaient subir les farces grassouillantes de Mme Payette.On la craignait.Quoiqu'il en soit, le journaliste, animateur, vedette qui se fait passer pour défenseur des opprimés, accusateur des oppresseurs, en somme, croisé de la justice réco approbation et un prestige qui lui profitent d’abord.Et cette dame devient ministre.Discutons, maintenant, le rôle éducateur qu'avec justesse vous attribuez à la presse.Or, lorsqu’on reconnaît aux médias ce rôle pédagogique, on leur reconnaît logiquement, le pouvoir non seulement d informer mais encore de former Vous l’affirmez d’ailleurs.Je vous cite “Peut-être les médias sont-ils autant déterminés que déterminants" (voilà une proposition dont les compléments s'annulent) “lorsqu'il s'agit de l’orientation d'une société politique.Mais, idéalement, c’est moins par l’influence que les médias veulent avoir (quelle blague!) que par l'influence qu'ils permettent aux citoyens d'exercer sur le processus politique qu'on les tient essentielles au fonctionnement d’une démocratie".Le rôle des médias est, en effet, nécessaire à l’existence des démocraties.Qu'on ne m’accuse donc pas d’étre contre la liberté de la presse Cependant, comme on ne vit pas des situations idéales, ni à peu près, il convient d’établir la différence entre être et paraître.Ainsi, reconnaître que les citoyens peuvent exercer une influence quelcon- que à travers les médias, c’est implicitement attribuer à ces médias une influence certaine, quelle soit ou non utilisée au profit d'autrui.Il est très rare de voir un politicien devenir journaliste (à moins d'en avoir déjà été uni, mais combien de journalistes deviennent politiciens.M.Keith Spicer Ta très bien compris et M.Ryan aussi.Remarquez, je n'ai rien contre le prestige que l’excellence et la droiture procurent à ces professionnels.Dans une société comme la nôtre, les médias jouent un rôle si important, surtout les médias audio-visuels, si influent, si fréquent, si formateur qu’ils sont devenus un pouvoir.Et, au même titre que les autres pouvoirs et pour les mêmes raisons, ils doivent être surveillés, scrutés, évalués.Le cas échéant, ils deviendront dévastateurs.Une enquête approfondie sur la façon dont Radio-Canada rapportait les conflits de travail du temps de M.Bourassa et la façon, le temps et la couverture qu’elle leur accorde aujourd’hui pourraient peut-être démontrer le bien-fondé des critiques qui l’accusent d’être partiale.Le seul fait de décider de commenter une nouvelle plutôt qu’une autre, de braquer les caméras sur un événement, pour peu important qu’il soit, peut tout de suite soit gonfler, soit déformer son importance.Si.par exemple, les journalistes et ou les réalisateurs jugent que telle grève ne mérite que quelques lignes du téléjournal, intercalées au milieu de nouvelles d'autre teneur, la grève en question passera inaperçue.Si, par contre, le temps qu’on lui accorde comprend lecture de la nouvelle et reportage audiovisuel sur le vif (interviews aux grévistes, opinions des chefs syndicaux), alors la grève dont on parle deviendra un événement majeur Je pense, en Toccurence, à la manière disparate dont la télévision -R.C.- a traité les conflits de travail de la United Aircraft et celui, actuel, de la Commonwealth Plywoods.Ou aux derniers conflits chez la Presse.Non, M.Martin, le consensus dont vous parlez n’a jamais été vraimen* une procé-du,’< ou une regie du journau-me.Et ce, paru que les journaliste- .-.vum que la "nouvelle-nouvelle" happe plus que la nouvelle-développement.Connaissez-vous ce fameux exemple qu'on donne dans les écoles de journalisme — si un chien mord un homme c'est un fait divers; si un homme mord un chien c'est la une —?Quand vous prétendez, je vous cite, que "même LE DEVOIR se montrera beaucoup plus préoccupé de rassembler, de favoriser l'émergence d'un consensus, que d'affirmer des convictions et.plus loin, que la tentation de convaincre est plus grande que la tentation d'informer" vous nous offrez deux propositions contradictoires très significatives.En même temps, vous négligez de penser à l’attitude du DEVOIR lors de la crise d’octobre de 1970.Je ne la critique pas.Je la constate Votre intelligence, votre probité.votre compétence ne sont pas en cause.Ce qui est en cause, ici.c’est la question de savoir ou pas, de comprendre ou non les véritables dimensions d’un pouvoir, le pouvoir des médias, dont les communications sont presque toujours à sens unique.Ou peut-etre le comprennez-vous trop bien; ce qui vous oblige à choi- sir la nuance pour mieux manier ia litote.L'association (voir votre assertion sur l'exercice concurrent du pouvoir des médias des autres pouvoirs) ou la dépendance du pouvoir des médias aux autres pouvoirs est très circonstantielle.L’indépendance n’est jamais formelle pour aucun de ces pouvoirs dans une société démocratique.Je sais, tout le monde le sait, que les propriétaires de ces médias peuvent exercer des influences indues.Que les pouvoirs économique et politique essayent aussi, de leur côté, de contrôler l’information ou de lui donner la couleur de ses raisons.C’est une la palissade Par contre, les journalistes ont aussi un grand pouvoir: pouvoir de stimuler les mouvements d'opinion, pouvoir de créer la discussion, de la provoquer, pouvoir d’attirer vers leurs causes l’attention et la solidarité du public.En un mot, le pouvoir et l'indépendance des différents pouvoirs peuvent mutuellement s’annuler, sauf pour les cas d'atteinte à Tordre public.Nous l'avons vu dans les cas du Watergate.des papiers du Pentagone, du cartel canadien de Turanium, de la crise d'octobre, des élections de 1976, des enquêtes des multinationales, des procès de personnalités politiques, etc.L’institution Radio-Canada avec ses cadres, ses positions protégées, ses amitiés particulières, ses parentés, ses familles influentes, est le meilleur exemple d'un pouvoir très indépendant, très prestigieux et très privilégié.Vouloir faire passer les journaliste pour des purs, c’est comme vouloir faire croire que le plus vieux métier du monde est symbole de luxure et de vertu.Comme de raison, Tenquète du C R.T.C.n’a mené à rien.En revanche, à toutes les enquêtes que la presse, avec raison, réclame ouvertes aux yeux et aux oreilles du public, celle du C R T C, a été faite dans la plus grande discrétion cousin Luis Pallais Debayle.Mais les modalités de son retrait risquent de se révéler boiteuses pour l'opposition, puisque la solution s'annonce sous la forme d'un ravalement de façade.Il se pourrait enfin qu’il se contente, après avoir soumis le pays à un bain de sang, d’une libéralisation partielle de son régime: la formule a été maintes fois essayée dans le passé: elle n'a.leurré que la’galerie internatio- A nos membres et futurs membres CERTIFICATS DE DÉPÔTS GARANTIS DE % Dépôt minimum $500.00 La Caisse d’Entraide Économique de Rouville 491 Ste-Marie, Marieville, P Q tel.: 464-4411 Institution inscrite à la Régie de l’Assurance dépôts du Québec iqstilut canadien de la retraite Un colloque d’une journée, organisé par l’Institut Canadien de la Retraite, sur "Cofirentes et les régimes supplémentaires de rentes" sera tenu à l’Hôtel Bonaventure, à Montréal, le 6 novembre 1978 à partir de 8:30 h.Réserver avant le 31 octobre en téléphonant à: Mademoiselle Lise Roussin 842-9772.Fête annuelle des anciens du COLLÈGE MARIE-VICTORIN 1er novembre Tous les anciens, étudiants et membres du persom - sont invités à la soirée des anciens, qui aura lieu au C • -mptet de 20h.Entrée libre.Pour renseignements: 325-0150, poste 281. Le Devoir, mardi 24 octobre 1978 ¦ 6 r Y55" RAFALES Prévision p.p Ïlv/X Port Horriion t Çq.noda NEIGE PLUIE yancouve $aint-J«an rawo h «il vom Groot Foin Wrj ih inyton Froncitco CharUit pricipitationi haut* prouion ban* prtnion Nouvoll* ma»* d'air Iran Orliani ma»* d'air tboudj A midi, aulourd'hul Abitibi, Pontiac-Témiscamingue: ensoleillé avec passages nuageux en matinée puis ennuagement graduel et vents modérés en après-midi.Maximum 6.Aperçu pour mercredi: averses, ¦ Chibougamau, Haute Mauricie, Nord des Laurentides, Saguenay-Lac Saint-Jean: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum 5.Aperçu pour mercredi: ennuagement.Sud des Laurentides, Outaouais, Montréal, Cantons de l'Est, Québec, Trois-Rivières: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum 6 à 8.Aperçu pour mercredi: ennuagement et moins troid.Baie Comeau.Sept Iles, Rimouski.Gaspésie: dégagement graduel.Maximum 4.Aperçu pour mercredi: ennuagement.+ Les postiers a insisté sur les qualités de ce médiateur, dont personne ne met en doute le sérieux et la compétence.M.Tremblay, ex-juge en chef de la Cour d’appel du Québec, est maintenant âgé de 86 ans.Si le manaat donné à M.Tremblay semble très vaste, il ne fait pas de doute cependant oue le gouvernement désire ardemment le retour au travail des postiers et que la partie patronale se montrera sans doute plus rigide tant que les postiers seront dans la rue.M.André Ouellet disait hier matin entre autres que "les chefs syndicaux doivent comprendre que pour avoir une convention collective ils doivent gagner leurs membres à obéir à la loi ", Cne réunion entre le ministre et les représentants syn- DÉCÈS Notez s.v.p.que les avis de décès doivent nous parvenir avant 4:00 p.m.peur publication du lendemain.Le dimanche: 2 à 4:30 p.m.CARLOS, Estelle.— A Montréal, le 21 octobre 1978 à l àge de 81 ans.est décédée.Mme veuve Gaston i arlos.née Kstolle Montcalm.Klle laisse dans le deuil ses enfants: K rance.Serge.Michel (époux de Lise Lemarbre) et Yvon Les funérailles auront lieu jeudi le 26 octobre Le convoi funèbre partira du Salon Alfred Dallaire Inc No 4240 rue St Denis à 10 heures 45, pour se rendre à l'église St-Denis ou le service sera célébré à 11:00 heures, et de la au cimetière de la Cote-des-Neiges lieu de la sépulture Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.DOFNY, Denyse.— Jean Marc.Michèle.Yves, Catherine.Véronique et Jacques ont la grande tristesse de faire part à leurs amis du décès de Denyse Dofny, née a Provins.France et décédée à Burlington.Vermont, le 13 octobre 1978.DE RUZÉ, d'Effiat.- A Montréal, le 23 octobre 1978, est décédée Adrienne Hoy Vilandré.artiste lyrique.chevalier de l'Ordre de St-Jean de Jerusalem, épouse en première noce du Dr J D Vilandré, décédé File laisse dans le deuil son mari, le marquis de Ruzé d'Effiat, ses enfants Rolande Vilandré, épouse du Dr Robert Pager.Michèle Vi-landré.Adrien Vilandré.époux de Irène Laplante.Gilles vilandré, époux de Françoise Gagnon, ses soeurs Mme Arsene Morin et Mme James Terreau ses petits enfants et de nombreux neveux et nièces' La dépouille mortelle sera exposée à sa residence de Redpath Crescent, le mardi 24 et le mercredi 25 octobre de 19 hres à 22 hres.Les funérailles auront lieu à la cathédrale Marie-Heine du Monde le jeudi.26 octobre a 11 lires Inhumation au cimetière Côte-des-Neiges.MOREL, Philippe.— A sa residence de Boucherville, le 23 octobre 1978 a l'âge de 80 ans.est décédé.M Philippe Morel, chef fondateur des Eclaireurs Catholiques Canadiens-Français (Scouts', membre de l'Ordre des Chevaliers du St-Sépulcre.ex-membre du Groupe Pie X de LAC.J C .ancien principal de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal et de Longueuil il laisse dans le deuil sa soeur Cécile, son frère Guido (époux de Gertrude Martini.Les funérailles auront lieu jeudi le 26 octobre Le convoi funèbre partira du Salon Jean-Paul Marchand.No 4228 rue Papineau, pour se rendre à l’église de l'immaculee-Conception où le service sera célébré à 10:00 heures, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges lieu de la sépulture Parents et amis sont pries d'y assister sans autre invitation Salon fermé de 17 à 19 heures dicaux n'a duré que quelques minutes hier matin.Apparemment le syndicat voulait tout simplement reprendre les pourparlers directement avec M.Ouellet.mais ce dernier a répondu qu’il n'en était aucunement question.Aux Communes, les conservateurs ont cherche surtout à faire dire au ministre de façon très précise si les négociations pourraient reprendre en présence d'un médiateur avant même ( abandon des lignes de piquetage.M.Ouellet s'est montré très prudent dans ses réponses en indiquant tout de même que l'initiative appartenait désormais au médiateur spécial.Le député Otto Jolinek, conservateur ontarien, a sommé le gouvernement d'arrêter de jouer au chat et à la souris et de faire queloue chose pour retourner les postiers à leur travail.M.Ouellet et M.Lang tout en donnant l'assurance que des procédures judiciaires seront prises ont formulé l'espoir que les postiers allaient reprendre leur emploi volontairement.¦ A Montréal répondant a une requête du procureur général du Canada, le juge Maurice Lagacé, de la Cour supérieure, a ordonné hier au Syndicat des postiers du Canada et à tous ses membres de cesser immédiatement leur piquetage aux abords de tout établissement du ministère des Postes, situé dans le district judiciaire de Montréal, et ce.dans un rayon d'un mille desdits établissements.Cette injonction provisoire est valide jusqu'au 2 novembre prochain, alors que le tribunal sera appelé à étudier une requête pour une injonction permanente.La décision du juge Lagacé empêche également d'inciter, encourager, favoriser ou autoriser, de quelque manière que ce soit, toute personne à poser les actes maintenant interdits aux postiers.Mes Réjean Paul, Jacques Ouellet et Gaspard Côté, qui représentaient Ig procureur général du Canada, ont soutenu que le piquetage aux abords des édifices du ministère des Postes était "agressif", en ce sens que pour entrer ou sortir de ces mêmes edifices, des gens non impliqués dans le conflit devaient avoir souvent recours à la police On a également cité certains cas de jurisprudence pour démontrer comment le piquetage, à l'appui d'une grève illégale, comme c'est maintenant le cas aux Postes par suite de la loi votée la semaine dernière, a été déclaré lui-mème illégal.Invoquant ensuite l'urgence de leur requête, les procureurs du gouvernement ont fait valoir que si le parlement a décidé de voter une telle loi.c'est qu'il a jugé que le service des Postes en était un essentiel et que la population y avait droit puisque c'est elle qui le paie.De leur côté, les procureurs des postiers, Mes Paul Lesage et Louis-Claude Trudel, tout en faisant remarquer que la requête leur avait été signifiée moins de deux heures avant leur présence en Cour supérieure et qu'ils n’avaient donc pas eu tout le temps nécessaire pour se preparer à la débattre, ont également eu recours à la jurisprudence pour soutenir qu'une ligne de piquetage n'était pas nécessairement illégale parce qu’une grève l’était et que le piquetage était un droit différent de celui de faire la grève Ils ont également dit voir une certaine contradiction dans la requête des procureurs adeerses quand ceux-ci prônent l'urgence de rétablir le service postal sans cependant demander le retour au travail.Mes Lesage et Trudel ont enfin affirmé que le procureur général du Canada voulait cacner tout l’odieux de sa requête en ne demandant pas qu'on interdise carrément le piquetage mais qu’on limite plutôt celui-ci à un mille des établissements postaux.Pensant tout haut, les deux procureurs ont signalé que, dans l'esprit des autorités, on était loin d'ètre convaincu que le piquetage était illégal.Enfin, en accordant l'injonction provisoire.le juge Lagacé a rappelé que normalement une grève légale donne le droit du piquetage."Mais pour moi, a-t-il dit.la loi du 17 octobre du parlement fédéral fait qu'il n'y a plus de grève légale.Et si c'était urgent pour le législateur de passer cette loi.a-t-il conclu, je pense qu'il y a aussi urgence d'empêcher le piquetage," ?Anouar Sadate gibles en Cisjordanie et à Gaza".Cet aspect de l'accord a suscité des inquiétudes en Israël, bien que le chef de la délégation israélienne, M.Dayan, ait souligne que le lien en question était de nature politique et non juridique.La commission de la defense de la Knesset exige que le gouvernement lui fasse un rapport avant de renvoyer sa délégation à Washington.Au sein du parti même de M.Menachem Begin, des voix réclament le rejet du projet d'accord et certaines personnalités du Parti national religieux, membre de la coalition gouvernementale, s’inquiètent.C’est parce qu'il s’attendait à ces difficultés que le président du conseil a demandé à M.Dayan et au ministre de la Défense, le général Ezer Weizman, de revenir en Israël convaincre les hésitants au sein du gouvernement, supposent les observateurs.A Tissue de sa réunion entamée hier soir, et qui se poursuivra aujourd'hui, le gouvernement israélien pourrait donc etre amené à son tour à réclamer un examen supplémentaire de projet de traité mis au point par les négociateurs.M.Dayan n a d’ailleurs pas exclu cette hypothèse en indiquant que que le gouvernement, à défaut d’accepter d’emblée le projet, pouvait en remettre en cause certains points sur lesquels un accord avait été obtenu.On s’achemine donc vers une nouvelle phase de tractions au retour des négociateurs à Washington, en milieu cfe semaine.A Washington, hier, les négociateurs égyptiens, israéliens et américains, qui mettent au point le traite de paix israélo-égyptien, ont examiné hier les “éclaircissements” demandés par le président égyptien.Selon M.Sherman, porte-parole des trois délégations, la demande du président Sadate n’a pas surpris les négociateurs.Il s’agit, selon lui, d'une démarche normale dans le processus de la mise au point du texte.La demande d’éclaircissement du président Sadate, a-t-il souligné, ne constitue pas un refus.En attendant l'approbation finale par le Caire et Jérusalem du préambule, des neuf articles et trois annexes du traité de paix déjà rédigés, l'attention est centrée à Washington sur la cérémonie de signature qui.sauf imprévu, devrait sceller le 19 novembre la première paix formelle entre TEtat hébreu et une nation arabe.L'optimisme affiché du côté américain, même lorsque les pourparlers de paix ont traversé une période delicate, la semaine dernière, persiste à Washington, où Ton ne semble guère noter la retenue observée en Israël comme en Egypte.Une chose est désormais certaine: le président Carter, dont le rôle semble une nouvelle fois avoir été déterminant pour surmonter les embûches, se rendra au Proche-Orient pour la signature du traité, lors du premier anniversaire du voyage historique de M.Sadate à Jérusalem.?L’épiscopat gérait pas nécessairement la foi professée.L’Assemblée des évêques souscrit à la mise sur pied de quelques écoles neutres — idée jusqu'à maintenant assez favorable au ministre de l'Education — puisqu’elle estime que "là où le réclame la population, il faudrait sans doute songer à implanter une école autre que catholique ou protestante”.Elle espère que cette question, qui touche les droits fondamentaux, correspondra à une volonté politique clairement exprimée, dans laquelle se trouveront "les moyens réalistes" de répondre aux attentes des citoyens.Ce ne sont cependant pas ces considérations qui retiennent la plus large part de l'attention de TAssemblée des évêques: elle souhaite d'abord que les chrétiens d’ici parviennent à une nouvelle cohérence, entre l'Evangile et la culture québécoise "en pleine effervescence”.Il est temps que les valeurs que recèle la foi chrétienne soient mises à contribution dans les projets scolaire et social, dit-elle.Elle rappelle en outre que l'originalité de l'école catholique consiste à favoriser à travers les activités d'enseignement ou autres, l'éducation aux valeurs fondamentales proposées par TEvangile.L’Assemblée des évêques du Québec demande aussi une meilleure concertation des forces éducatives, c’est-à-dire de Té-cole, la famille et la paroisse; elle souhaite l'élaboration d'un projet d’éducation permanente de la foi et enfin elle relève de graves lacunes dans le domaine de la formation et du perfectionnement des maîtres.A ce chapitre, les évêques estiment que l’Université et TEtat doivent définir, de concert avec les diverses instances éducatives, les objectifs de formation initiale et de perfectionnement des maîtres, et analyser et élaborer des programmes vrai-liient appropriés aux attentes de la population.Elle parle ici d'une formation adéquate des maîtres "y compris ceux de 1 enseignement religieux catholique”.L’Assemblée se prononce par ailleurs en faveur d'un accroissement des pouvoirs des commissions scolaires lesquelles demeurent selon elle un instrument favorisant la participation des parents, souhaitée.Le message des évêques insiste en effet sur le droit de regard et de parole des parents concernant les orientations pédagogiqes de Técole et il affirme leur droit à Tecole de leur choix On y parle aussi de la valeur de Técole privée qui jouit “d'un certain droit à l'existence”.Au sujet de la confessionnalité des écoles, TAssemblée des évêques estime qu'il 24 octobre par la PC et l'AP Il y a 36 ans aujourd'hui, le 24 octobre 1942, les soldats britanniques lançaient une attaque contre les allemands, a El Alamein, en Egypte, Après un tir de barrage sur un front large de six milles, une brèche était pratiquée à travers les champs de mines et les pièges à tanks, i a route de la Tunisie était ouverte, prélude a la liberation de 1 Afrique du Nord de la presence allemande.1976 — Le cessez-le-feu au Liban est brisé par des combats au sud entre chrétiens armés par les Israéliens et les musulmans libanais; 1975 — L'ambassadeur de Turquie en France est assassiné à Paris; 1969 — Six morts au Liban lors d'affrontements entre l'armée et des manifestants favorables a la guérilla contre Israël; 1967 — Les installations pétrolières égyptiennes de Suez sont détruites par l'artillerie israélienne; 1964 — La Hhodésie du Nord devient une république indépendante, sous le nom de Zambie; 1962 - Les Etats-Unis font le blocus de Cuba.1934 — Le mahatma Gandhi se retire du Congrès indien.1929 — Effrondrement à la Bourse de New York; 1795 — Partage de la Pologne entre la L Prusse, I Autriche et la Russie.Résultats des élections au Nouveau-Brunswick 23 octobre 1978 ?des partis "faudrait bien éviter que le débat, déjà passablement passionne, ne se crystallise en attitudes militantistes, et tourne finalement en querelles stériles”.?La désexisation un long éloge du travail de l’ensemble des membres ou CSF et en particulier de sa présidente, Mme Robillard, qui, incidemment, doit quitter son poste à la fin du mois.M.Lévesque a particulièrement souligné le fait que Mme Robillard avait su, au fil des ans, donner une bonne crédibilité au Conseil de même qu’à l'ensemble des revendications féminines et a souhaité qu’elle demeure, dans d’autres fonctions, au service de la collectivité.A cet égard, la rumeur veut que la présidente du CSF ait accepté la présidence d’un autre organisme gouvernemental.De son co:té, Mme Robillard, qui avait déjà donné une conférence de presse le matin même à Montréal, a fait une courte présentation du livre vert en signalant que les femmes ne réclamaient rien de moins que l’égalité sociale et une participation égale à celle des hommes dans toutes les sphères de l’activité humaine.Elle a signalé que ce livre vert impliquait une politique interventionniste au côté du gouvernement et a dit que les femmes attendaient, tant du ministre responsable, Mme Lise Payette, que de l’ensemble du cabinet, une réponse ferme et positive en faveur de 1 essentiel de leurs revendications.Signalons que cette cérémonie, qui a été retardée d’environ 45 minutes à cause de l’absence du premier ministre, s’est déroulée en présence de nombreux ministres et représentants d’associations féminines.+ Nouveau-Brunswick trop tôt pour analyser sa défaite mais il estime que c'est la candidature d'un indépendant dans Shippegan-les-Iles qui a fait la différence.Ce candidat, un ex-libéral, a recueilli plus de 1,000 voix et les conservateurs ont de ce fait réussi à battre les libéraux dans cette circonscription pour la première fois depuis 60 ans.M.Daigle est aussi d’avis que le ressentiment anti-libéral de la population canadienne ne Ta probablement pas aidé.Les tiers-partis, qui n’avaient jamais réussi à faire élire un membre à Tas-semblée législative de Fredericton, ont fourni une vive opposition dans certaines circonscriptions et ont globalement connu des gains substantiels.Le Parti acadien, qui prône la création d’une province acadienne indépendante, a notamment donné la frousse aux libéraux dans Restigouche ouest où le père Armand Plourde, curé de la paroisse de Kedgwick et candidat du PA.est venu à un cheveu de battre le député libéral sortant.M.Alfred Roussel.Aux élections de 1974, le Parti aca- dien avait recueilli à 1.5% des voix.Hier, la compilation partielle des suffrages exprimés indiquait que le PA avait eu 4.3% des voix exprimées.Le NPD, de son côté, a obtenu près de 7% des voix, en comparaison de 2.9% en 1974.Les conservateurs ont perdu deux de leurs cinq ministres acadiens: MM.Orner Léger et Roland Boudreau, titulaires respectivement de la Pêche et des Ressources naturelles.Ils ont par contre remporté la victoire sur les libéraux dans Shippegan-les-Iles et au moins dans une circonscription de Saint-Jean.De leur côté, les libéraux ont enfin battu les conservateurs dans le comté de Charlotte au sud, de même que Queens sud et Dalhousie dans le nord de la province.Plusieurs des victoires d'hier Tont été par des majorités de moins de 100 voix.Le leader du Parti acadien, M.Jean-Pierre Lanteigne, a été défait par un libéral dans Nogadoo-Chaleur, M.Pierre Godin, qui avait également comme adversaire le ministre des Ressources naturelles, M.Boudreau.C’est ce dernier qui avait arraché la circonscription aux libéraux en 1974.Le chef de la faction du NPD au Nouveau-Brunswick, M.John Labos-sière, a aussi été battu dans Kent Centre.Les premiers résultats de l’élection indiquaient que M.Hatfield serait reporte au pouvoir avec une majorité accrue.Une heure et demie après la fermeture des bureaux de scrutin, la Presse Canadienne annonçait la réélection du gouvernement conservateur.C’est la première fois dans l'histoire du Nouveau-Brunswick qu'un gouvernement conservateur est reconduit pour un troisième mandat.Le leader national du parti conservateur, M.Joe Clark, a manifesté sa satisfaction en apprenant la victoire de M.Hatfield.“Je suis très encouragé par la réélection de M.Hatfield à un moment où la nation a besoin d’un homme de son talent et de son expérience pour nous aider à résoudre les problèmes nationaux”, a-t-il déclaré.M.Joseph Daigle, qui est à la tête du parti libéral depuis quelques mois seulement, a choisi hier soir de ne pas commenter sa défaite tant qu’il n'aura pas pu en analyser les causes.Selon lui, la prolifération des candidats dans les circonscriptions n'a sûrement pas aidé les libéraux.Une fois les résultats connus avec plus de détails, les libéraux et les conservateurs se sont retrouvés avec presque exactement le même nombre de voix.Une compilation de 99.2% des suffrages exprimés donnait 145,341 voix aux conservateurs et 145,220 aux libéraux, avec chacun 44.5% du vote populaire.Le NPD avait 6% du vote populaire, le PA 4%, les candidats indépen-dans 1% seulement.A la disolution de Tassemblée législative, les conservateurs avaient 30 sièges, les libéraux 24 et quatre autres étaient vacants.Les libéraux ont réussi à prendre six sièges aux conservateurs, ces derniers en ont pris trois aux libéraux et 49 autres sièges n'ont pas été affectés par le scrutin d'hier.M.Daigle, le chef libéral, a été le premier candidat dont la victoire a été annoncée hier tandis que M.Hatfield a dû attendre plusieurs heures dans sa circonscription de Carleton-Centre avant d’être certain de sa victoie personnelle.M.Hatfield a obtenu, 2,043 voix hier en comparaison de 2,033 en 1974.Fiducie du Québec Le Fonds Desjardins Hypothèques.un mode d'épargne sûr, rentable, flexible et polyvalent 1% Fiducie W du Québec Le Fonds Desjardins Hypothèques La Fiducie du Québec, une institution du Mouvement Desjardins, a mis au point un vaste choix de modes d épargne, parmi lesquels le Fonds Desjardins Hypothèques Un mode d'épargne sûr Les sommes investies dans le Fonds Desiardms Hypothèques sont mises à la disposition de gens désireux d'emprunter pour construire ou acheter une maison Le placement en première hypothèque, c est une valeur sûre Votre argent est en sécurité Un mode d’épargne rentable Le taux d intérêts des placements hypothécaires est toujours des plus élevés Depuis 1976 le revenu net du Fonds Desjardins Hypothèques a été supérieur à 9% et il n y a pas de frais d'adhésion ni de retrait Un mode d’épargne flexible Le dépôt initial est de $500 et vous pouvez déposer quand vous le voulez des montants additionnels (minimum $50 ) Les intérêts sont payés ou ré-investis tous les trois mois Enfin, vous pouvez effectuer mensuellement des retraits et ceci sans frais Un mode d’épargne polyvalent Le Fonds Desjardins Hypothèques est la formule toute indiquée pour les grands projets, voyages, meubles, chalet ou tout simplement pour épargner.Il peut égale-mént être utilisé comme véhicule de placement dans le cadre d'un plan enregistré d épargne-retraite ou logement La Fiducie du Québec a préparé à votre intention un dépliant sur le Fonds Desjardins Hypothèques.Pour obtenir ce dépliant ainsi que le Prospectus par l'entremise duquel nous pouvons vous offrir le Fonds Desjardins Hypothèques, venez, écrivez ou téléphonez-nous Fiducie du Québec Service à la clientèle, Modes d'épargne 1, Complexe Desjardins C P 34, Succursale Desjardins Montréal, Québec H5B 1E4 (514) 281-8840 A l’extérieur de cette région, composez sans frais 1-800-361-6840 et demandez le poste 8840 Vous pouvez également vous procurer nos guides et dépliants dans tous nos bureaux de courtage immobilier La Fiducie du Québec.pour un choix de modes d'épargne ÿ desjardins V m Le Devoir, mardi 24 octobre 1978 ¦ Centraide: collaboration des banques Le président de la campagne Centraide-Montréal a déclaré hier que le conflit aux postes ralentit considérablement les rentrées de fonds.Aussi l'organisme a-t-il obtenu la collaboration des banques à charte, de même que celle des Caisses populaires.Les citoyens sont invités à déposer leurs dons à ces endroits.M.Côté encourage également les salariés à souscrire par le biais des dons déduits à la source de leur salaire, une formule qui devrait être en mesure d'assurer d’ici quelques années la survie de Centraide.La campagne se termine dans une semaine et hier midi le total des souscriptions s’élevait à $8.520,000 sur un objectif de $11,6 millions, ¦ Manifeste des retraités Des membres de différentes associations de groupes de personnes âgées qui participent au mouvement du Manifeste des retraités ont jeté les bases d’un comité provincial de coordination de la lutte pour la transformation des conditions de vie des retraités au Québec.Ce nouvel organisme a reçu le mandat de diffuser et produire les manifestes qu’il publie.Un premier manifeste sur la situation économique des retraités a été publié en novembre 1977, un deuxieme portera sur le logement et les services aux personnes retraitées.De plus, le comité est mandaté pour préparer les assises d’une organisation de défense et de promotion des droits des retraités, organisation autonome et représentative du troisième âge dans chacune des régions du Québec.Enfin, le comité s'occupera de faire circuler l'information relative aux manifestes entre les régions et de recruter de nouveaux groupes de retraités dans toute la province.¦ Résidence des jeunes de Sorel compromise A moins d’une intervention rapide du ministère des Affaires sociales, la Résidence des jeunes de Sorel ne sera plus en mesure d’assurer des services en réadaptation à une cinquantaine de personnes handicapées et cela à compter de janvier 1979.La récente subvention accordée par le MAS.de l’ordre de $35,000.ne suffira pas à maintenir les activités.Les responsables réclament donc, dans un mémoire soumis au ministère, le statut d’atelier protégé ou de centre de jour permanent pour les jeunes.On fait aussi valoir que l’atelier protégé le plus près est celui de Flèche de Fer à Saint-Hubert et qui est situé à 50 milles de Sorel.Fondée en 1964.la corporation de la Résidence des jeunes de Sorel a constamment orienté ses efforts vers un même objectif, soit celui d'assurer le mieux-être des handicapés de la région.¦ Campagne du coquelicot La campagne du coquelicot organisée chaque année par la Légion royale canadienne du 1er au 15 novembre, “traverse une période extrêmement difficile".C’est du moins le message transmis par le nouveau président.M.Robert J.Lang qui rappelle que les locaux ont été incendiés à la fin de l’année dernière causant la perte de la plupart des dossiers et des listes de donateurs.A cet effet.M.Lang, de même que Mgr Charles Beaudry, président des noms spéciaux, invitent les citoyens à souscrire personnellement en se rendant au 3530, avenue Atwater, bureau 225.Advenant la reprise du service postal, les souscriptions peuvent être adressées à la Campagne du coquelicot.C.P, 6667, succursale "A", Montréal.H3C 3L4.Les fonds recueillis viennent en aide aux anciens combattants.¦ La ville et les marginaux Le journal Feux Verts vient de publier un numéro spécial sur la perception de la ville pour les marginaux.Les articles soulignent entre autres que la ville n’accorde pas de place aux enfants, aux femmes, aux handicapés, aux immigrants, aux personnes âgées et l'espace urbain est pourtant aussi vital pour ces catégories de citoyens que pour tout autre.On peut s’abonner à Feux Verts, à raison de $3 par année (six numéros) en téléphonant à 389-1455.¦ Besoin de bénévoles Le Service bénévole de Montréal, membre de Centraide.dont la fonction est de placer les bénévoles dans les organismes qui lui en font la demande, fait un appel pressant à toutes les bonnes volontés.Tous ceux qui peuvent consacrer quelques heures par semaine à rendre service à leurs semblables moins favorisés, sont invités à communiquer avec le service, à 866-3351.A titre d e-xemples, voici quelques-unes des demandes les plus récentes: commis de bureau pour aider des non-voyants, traducteur de procès-verbaux, d'assemblées, de dépliants pour un organisme ayant une portée internationale.des visiteurs pour des personnes souffrant de handicaps physiques.une “grande soeur" pour s'occuper d’une fillette vivant en foyer nourricier, etc.On peut également offrir ses services en téléphonant à 254-5341.— Marie Laurier Jean-Paul II, pape de la détente internationale CITE DU VATICAN (d'après AFP) — Contrairement aux pronostics pessimistes, Jean-Paul II entend être le pape de la détente internationale.Dans les couloirs de la curie romaine, on citait, lundi soir, Mgr Agostino Casaroli, père de ‘TOstpolitik ” vaticane, comme un des deux candidats envisagés pour la seerétairerie d’Etat.S'adressant à 121 missions officielles étrangères, le premier pape polonais de l’Eglise a confirmé son désir d étendre son réseau diplomatique, dans toute la mesure où il sera accepté.L’Eglise peut contribuer à l'unité du monde “et c’est aussi pour cela que le Saint-Siège établit des relations avec chacun de vos gouvernements", a-t-il dit en français.Cinq délégations représentaient les pays socialistes sans relations officielles avec le Saint-Siège.Pologne (représentée par le chef de l’Etat), URSS (ambassadeur en Italie), Hongrie et RDA (vice-présidents du conseil), Tchécoslovaquie (ambassadeur).Le Vatican a déjà des rapports diplomatiques avec Cuba et la Yougoslavie.Dimanche, Jean-Paul II avait presque crié, du parvis de Saint-Pierre: "nayez pas peur: ouvrez toutes grandes les portes au Christ, ouvrez les frontières des états, les systèmes économiques et politiques.”.Cette phrase fait la manchette de "l’Osservatore Romano” de lundi soir.Déjà, vendredi, s’adressant au corps diplomatique accrédité au Vatican, il disait en français: les relations diplomatiques “ne manifestent, de notre part, non pas nécessairement l’approbation de tel ou tel régime", mais “une volonté de dialogue avec tous ceux qui sont légitimement chargés du bien commun de la société”.En d’autres termes, le pontife dit aux états: “Je vous tends la main”.A eux maintenant de jouer.S’il réussit, il aura prouvé que le “pape venu de l’Est” aura mieux que connu que n’importe qui la façon de traiter avec l’Est.A ce jour deux réponses assez encourageantes sont parvenues.A Moscou, l’agence “Novosti" a souligné que le pape "peut contribuer à la solution de nombreux problèmes internationaux" A Varsovie, "Zycie Warsawy" remarque que l'autorité morale de l’Eglise catholique “devrait être mise au service de la paix, le plus grand bien de l’humanité" D’autre part, Jean-Paul II a secoué le protocole en invitant à déjeuner tous les évêques polonais présents à Rome, et plusieurs pèlerins de son pavs, a l'auberge du Vatican.“T’tfô- tellerie de Sainte-Marthe”.Habituellement, un pape n’invite pas ses hôtes au restaurant.Mais Jean-Paul II a préféré ce cadre pour déjeuner avec une soixantaine de Polonais venus à Rome pour la cérémonie d inauguration de son pontificat.Parmi les invités, figurait le cardinal Stephan Wyszynski.Satellites: Mme Sauvé souligne l’importance de la collaboration industrie-État La clef de la réussite du programme spatial canadien réside dans l’étroite collaboration entre le gouvernement canadien et l’industrie a affirmé hier le ministre fédéral des Communications, Mme Jeanne Sauvé devant plus de 400 experts du monde entier réunis à Montréal pour le 4ème colloque international sur les télécommunications numériques par satellite.Mme Sauvé, qui parlait à l’ouverture de ce colloque de trois jours, à Montréal, a affirmé que le Canada, qui s'inscrit à l’avant-garde de l’ère spatiale, se trouve également à la fine pointe de la technique de transmission numérique par satellite, technologie relativement nouvelle qui laisse entrevoir d’intéressantes diminutions de coûts, une plus grande souplesse ainsi qu'une meilleure qualité des services offerts au public."Les possibilités du secteur spatial au cours des deux prochaines décennies engendreront.selon toutes prévisions.des revenus de l'ordre de plusieurs milliards de dollars", a dit Mme Sauvé, qui a cependant ajouté que la commercialisation des systèmes devra faire face à une farouche concurrence, surtout au cours des prochaines années.C’est pourquoi, elle estime.qu’il sera de plus en plus important que les gouvernements et l’industrie travaillent de concert à la planification de la politique et de la stratégie industrielles.Mme Sauvé a dit que la récente injection d'une somme de $20 millions pour aider à l’expansion du Laboratoire David Florida dans la région d’Ottawa, visait à assurer au Canada un centre national d’essai et d'assemblage final de satellites de télécommunication et de sous système spatiaux.Ainsi donc, le Canada sera en mesure de développer ses capacités d’entrepreneur principal et de créer quelque 1,500 nouveaux emplois surtout pour les jeunes, qui ont acquis une formation dans les techniques de la télécommunication.Ce programme devrait permettre de plus de doubler au cours des trois prochaines années le nombre d’emplois dans ce secteur de l’industrie spatiale canadienne.“Nous recherchons avant tout à renforcer le secteur de la recherche et du développement, à stimuler l’industrie et nous vous recommandons l’achat des OBLIGATIONS D’ÉPARGNE DU CAN ADA ÉMISSION 1978/1979 ENCAISSABLES EN TOUT TEMPS .250 INTÉRÊT RÉGULIER OU COMPOSÉ (limite $30,000.00) MOLSON, ROUSSEAU & CIE LIMITÉE MONTRÉAL 866-1551 Maurice Dupont QUÉBEC 683-2965 Georges Lamothe nplc dans les domaines de technologie très spécialisées, dit Mme Sauvé.Le ministre des Communications ajoute: “Nous sommes aussi d’avis qu’il est nécessaire de transférer à l’industrie les techniques mises au point par les chercheurs du ministère des Communications.Nous sommes fiers, à juste titre, des 40 sociétés et plus qui participent d’une manière ou d’une autre, à la fabrication de systèmes spatiaux".Le Canada a été l’un des premiers pays au monde a utiliser la nouvelle technique de la transmission numérique avec ses sociétés téléphoniques au début des années 60.De plus Télésat, la société canadienne qui exploite le système national de télécommunication par satellite, s'engage résolument dans cette voie.En effet, en 1980 avec le premier des satellites ANIK-C, Télésat assurera l’acheminement de télécommunications verbales par voies numériques entre dix des plus grandes villes du Canada.Ce colloque international comportera 51 exposés faits par autant d’experts de réputation mondiale.Onze pays sont représentés, dont les Etats-Unis, le Japon, la France, la République fédérale d’Allemagne, d Italie, la Grande-Bretagne ainsi que l’Agence spatiale européenne.On traitera des techniques numériques de transmission par satellite de la voix, de l’image et des données qui devraient permettre d'améliorer la qualité des services nationaux et internationaux de téléphone, de télédiffusion et de téléinformatique, M cneil ,.c antha 210 rue St-Jacques Montréal, H2Y 1L9 845-8201 FONDÉE EN 1930 VOUS OFFRE Les Obligations d’épargne du Canada 25°/c d’intérêt simple ou composé 845-8201 CPAIR VA AU BOUT DU MONDE POURVOUS Jte'&r Tl , ê , Dorvd-Toronto à 7h30 le matin Toronto-Vancouver sans escale en 747.A Vancouver, correspondance 747 sans escale vers Tokyo, les mardi, mercredi, vendredi et dimanche.A Tokyo, profitez des correspondances d'autres lignes aériennes vers Séoul, Manille, 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V / ^ V w \ «n Ces deux superbes montres n'ont pas que l'élégance, la grâce et la simplicité de leur style moderne.Leur beauté dissimule un quartz Birks de qualité, c'est-à-dire la promesse d'un fonctionnement sûr et d'une précision inégalée.Leur prix raisonnable les rend encore plus intéressantes.Bracelet, boîtier et cadran sont de ton or.À gauche, $175.À droite (également en ton argent) $180.Durée Approximative de la pile 2 ans.RKS Le syndicat veut remettre en marche l’agence Tourbec par Alain Duhamel Les employés de l’agence de voyages Tourbec, en chômage depuis la faillite de l’entreprise, le 13 octobre, ne désespèrent pas de remettre en marche un instrument de développement du tourisme qu’ils jugent des plus valables et des plus efficaces.Le syndicat des 31 employés, affilié à la CSN, a demandé à deux ministres du gouvernement québécois, M.Bernard Landry, au Dévelop- Eement économique, et Mme ise Payette, à la Consommation, aux Coopératives et aux Institutions financières, de le recevoir afin de reprendre l’analyse du dossier.Les employés reprochent au gouvernement comme aux administrateurs de Tourbec, d’avoir conclu beaucoup trop rapidement à l’échec d une expérience originale dans laquelle ils s’étaient eux aussi engagés.“C'est mettre trop vite de côté Tourbec”, déclare M.Norbert Rodrigue, président de la CSN.“Avec près de $6 millions de chiffre d’affaires, cela mérite qu’on regarde d’un peu plus près”.Les employes de Tourbec ont entrepris leur propre analyse de l’évolution de 1 agence, et songent à des hypothèses de relance en maintenant un régime de propriété collective.Avant sa faillite, Tourbec appartenait à une Quarantaine d’organismes sans but lucratif parmi lesquels se trouvaient les centrales syndicales.Pour l'heure, indique M.Rodrigue, les employés ne songent pas à une entreprise autogérée comme Tricofil.“Le syndicat n’a jamais soutenu que le gouvernement devait subventionner dans les mêmes conditions ou que Tourbec devait devenir une entreprise autogérée”.Les administrateurs de Tourbec ont déclaré la faillite de l’entreprise après des dé: marches infructueuses auprès du gouvernement québécois dans le but d’obtenir une garantie d’emprunt devant couvrir un déficit d’exploitation d’environ $300,000 et fournir un fonds de relance d’environ $150,000.Les employés croient que les experts en analyse financière envoyés par le gouvernement québécois ont évalué ra- fiidement, en une journée seu-ement.semble-t-il, les difficultés de Tourbec.Le syndicat, tout comme les administrateurs de Tourbec, refuse de concevoir l’entreprise comme une simple agence de voyages semblable à toutes les autres."De par sa conception sociale du tourisme, Tourbec envisageait le voyage comme un instrument de découverte et de connaissance, un moyen d’épanouissement individuel et collectif Dans ce sens, l'existence de Tourbec est nécessaire et primordiale au Québec”, affirme-t-il dans un communiqué Toutefois le syndicat ne partage plus l'opinion des administrateurs lorsque ceux-ci attribuent l’échec à la conjoncture économique défavorable et à une crise de croissance."C’est aussi à toute une série de mauvaises décisions administratives prises au cours des deux dernières années qu'une telle faillite est attribuable”.Le syndicat, dont l'un des membres siégeait au conseil d’administration, s’était opposé à l'embauche “massive" en 1977 d’employés permanents.Le syndicat convient que l’administration de Tourbec n’aurait pas souffert d'amélio- rations importantes mais n'est pas prêt a admettre que les frais administratifs pouvaient s'élever jusqu'à 35%.Le president de la CSN a lancé un avertissement aux anciens administrateurs de Tourbec, s’il en est qui songent à repartir une agence de voyages sur d’autres bases, sans syndicat et sans condition de travail.“La CSN ne laissera pas passer cela.” a dit M.Rodrigue.La faillite de Tourbec ne contribue pas seulement au chômage, aux yeux du syndicat, elle crée aussi un vide dans le tourisme au Québec que l’entreprise privée ne pourra combler.“Le syndicat considère que l’entreprise privée n’est pas à même de prendre la relève dans le domaine du tourisme, tel que le pratiquait Tourbec et tel que le gouvernement le définissait lui-même dans son récent livre vert sur le loisir”.Le vide devrait se faire sentir particulièrement dans la fonction d’accueil.Tourbec, producteur et grossiste de voyages, favorisait des petits centres en région (bases de plein air, fermes, bateau d’excursion, etc.) que les circuits ordinaires défavorisaient.Assemblée Nationale du Québec Loi régissant le financement Beruii du financement des partis politiques des partis politiques (article 112) Rapport sommaire des dépenses électorales effectuées par agent officiel .candidat DEN NEYiR PIETER de DE JONC DAVID INDEPENDANT dans le district electoral ^P.^^^^-DE-CRÂCI pour l’élection du.^ 1978 $ 1.Publicité.13,342.63 2.Services.1.611.63 3.Articles fournis.109.09 4.Location de locaux.NU 5.Frais de voyage.1,125.00 6.Dépenses personnelles du candidat.1,948,49 Sous total 18,136.84 7.Créances contestées.Nil TOTAL DES DÉPENSES ÉLECTORALES.18,136.84 DENHEYER PIETER agent officiel Tout électeur peut examiner le rapport de dépenses du candidat ainsi que les pièces justificatives corresponsantes, et en prendre des extraits ou copies, d ici le 1er avril 1979.à l'adresse suivante 24, 7ième Avenue ViÜe St-Pierre, Oué.GÉRARD J.MICHAUD Président d'élection f m 0H SE UT L’ASSURANCE ROYALE SIMPLIFIE LE LANGAGE DES ASSURANCES DES HABITATIONS Le défi était de taille et commandait même une certaine hardiesse puisqu’il impliquait l’abandon du langage juridique et technique utilisé depuis toujours dans la rédaction des polices d’assurance.L'Assurance Royale est donc fière, et à juste titre, d'offrir en primeur au public la première police d’assurance rédigée en langage simplifié et facile à comprendre.Grâce à cette innovation majeure, la Royale marque le pas une fois de plus dans le domaine des 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général des Nations unies, au premier ministre du Canada et au ministre québécois de l’Immigration, protestant contre le bombaraement de camps de réfugiés par les forces rnodésiennes, le 19 octobre en Zambie Ces organismes demandent l'intervention des autorités canadiennes pour que cessent ces bombardements et souhaitent une généreuse contribution canadienne au fonds d'urgence pour les victimes de ces raids.Lors d’une conférence de presse convoquée hier par le CISO (Centre international de solidarité ouvrière), à Montréal, l’on s’est élevé contre les versions de ces raids parues dans les médias québécois et canadiens.Les cibles des bombardements rhodésiens en Zambie n’étaient aucunement des “camps de terroristes’’ mais plutôt des camps de transit où jeunes gens et jeunes filles de Zimbabwe lex-Rhodésie) apprennent un métier, s'initient à des activités qui leur seront utiles dans un Zimbabwe indépendant Telle est la version du comité Québec Afrique du CISO, étayée par des télex reçus de l’a part de volontaires du CUSO (contrepartie anglophone du Service Universitaire Canadien Outre mer) et d’Oxfam en Zambie et par des communicaions avec le bureau new-yorkais du “Front-patriotique, seul organisme reconnu par l’Organisation de l’Unité africaine pour parler au nom des nationalistes du Zimbabwe.Le communiqué émis hier par CISO affirme que le camp bombardé le 19 octobre était un “objectif civil’’, un camp pour jeunes réfugiés de 5 à 18 ans.à 20 km de la capitale de la Zambie, Lusaka.Le raid sur ce camp accueillant près de 3.000 jeunes a provoqué des blessures à 629 jeunes et en a tué 26 Avaient contribué à mettre sur pied ce camp: des organismes comme Développement et Paix, Oxfam-Canada, SUCO CUSO.On visait, par une porcherie, des poulailler, des jardins et un élevage de lapins à atteindre à l’autosuffisance à ces Zimbab-wéens exilés de force en raison de la répression en Rhodé- sie.Au Mozambique, au Botswana et en Zambie se retrouvent près de 150,000 réfugiés du Zimbabwe et CISO estime que, peut-être, le régime Smith tente de renforcer le moral de certains Blancs avant de mettre à exécution L’AECQ élabore une proposition de compromis % Assemblée Nationale du Québec Burtnu du finjncemant dis partis politiquis Loi régissant le tinancement des partis politiques (article 112) Rapport sommaire des dépenses électorales effectuées par agent officiel de GOHIER MAURICE LACHANCE GÉRARD candidat PARTI DES TRAVAILLEURS DU QUÉBEC dans le district electoral J!®^^"DAME-DE-GfêÀCE pour l’élection du.S JUILLET 1978 1.Publicité.2.Services.3.Articles fournis.4.Location de locaux.5.Frais de voyage.6.Dépenses personnelles du candidat.Sous-total.7.Créances contestées.TOTAL DES DEPENSES ELECTORALES S 245.80 123.58 Nil Nil Nil 18.70 S388.08 Nil $388.08 MAURICE GOHIER agent officiel Tout électeur peut examiner le rapport de dépenses du candidat ainsi que les pièces justificatives corresponsantes et en prendre des extraits ou copies, d ici le 1er avril 1979.à ( adresse suivante 24, 7ième Avenue Viile St-Pierre, Qué.GÉRARD I.MICHAUD Président d'élection ____________________d L’Association des entrepreneurs en construction du Québec (AECQ) a accusé hier le ministre du Travail, M.Pierre-Marc Johnson, de “s’ingérer’’ dans les statuts de cette association même s'ils ont été approuvés par ses membres, L’AECQ, qui remplaçait en 1976 les six anciennes associa-tions patronales de la construction, n’entend plus aujourd'hui laisser fragmenter son monopole de représentation par le gouvernement, qui songe à donner voix au chapitre — c'est-à-dire au sein du conseil d’administration de l’AECQ - aux ex-rivales toujours bien portantes.Selon le plan gouvernemental.T AECQ deviendrait ainsi une sorte de confédération patronale au lieu d’être l’association unique, dont la création avait été recommandée par la commission Cliche.Six concerts de Henri Brassard Le pianiste québécois Henri Brassard effectue^ en novembre (du 2 au 24 novembre) une tournée de six concerts dans autant de conservatoires de musique du Québec avant d’entreprendre, le mois suivant, une tournée en Union soviétique.Ces concerts préparatoires à sa tournée européenne auront lieu à Chicoutimi, Rimouski, Trois-Rivières, Hull, Montréal et Val d'Or.L'artiste y interprétera la Sonate en do majeur de Joseph Haydn, Papillons, op.2 de Robert Schumann, la sonate no.3 de Serge Prokofieff, trois sonnets pour piano de Harry Somers et la Sonate en do mineur de Franz Schubert.La direction de l'AÉCQ a rappelé que les entrepreneurs en construction avaient approuvé dans une proportion de 88U les statuts et règlements de leur association patronale, en janvier dernier.Les status en règlements de l’AECQ doivent cependant être approuvés par le cabinet, en vertu des dispositions de la loi 47.Les modifications envisagées par le ministre du Travail, qui les a communquées récemment à l’AECQ, portent cette association à penser que le gouvernement veut affaiblir un partenaire patronal trop fort devant un bloc syndical assez peu homogène, comme les négociations l’ont prouvé la dernière fois.Selon le président de l’AECQ, M.Réal L’Heureux.“On a senti que la nouvelle unité démontrée par les employeurs de la construction devait être un peu ébranlée.Pour ce faire, il a suffi d’utiliser certaines recommandations du comité d’enquête et de révision des lois de l'industrie de la construction (rapport Hébert) et de faire une offre alléchante aux anciennes associations patronales.Plusieurs de ces dernières y ont vu une occasion de prendre le contrô e de l’AECQ et des relations de travail.Il semble donc que le vieux principe de diviser pour mieux régner refasse surface une fois de plus".Refusant les propositions du ministre au nom du mandat donné massivement en janvier par les entrepreneurs, le président de l'AECQ a mis de l avant une proposition de compromis pour tirer cette affaire au clair.L’AECQ propose en effet aux différentes associations patronales, qui lorgnent avec envie les sièges de son conseil Quebec 200.rue Dorchester sud 643-6150 Hull 17, rue Laurier 770-1768 Montréal 3.Complexe Desjardins 873-2611 Jonquièra 50, boulevard Harvey 547-9385 d’administration, de venir expliquer leur position dans les assemblées de l’association patronale unique.De cette façon,"dit l’AECQ.ce sont les entrepreneurs qui prendront la décision finale.Les modifications envisagées par le ministre sont les suivantes.Le conseil d'administration de l'AECQ, actuellement de 12 membres élus par l'assemblée générale des 14,000 entrepreneurs, serait porté à 24 membres.Chacune des six associations patronales existantes nommerait huit candidats et les entrepreneurs en choisiraient quatre pour combler les fauteuils dispon-biles.ses plans d’évacuation, si besoin était.On n’oublie pas non plus qu’en Zambie, le président Kenneth Kaunda est en pleine campagne électorale et que.d’après CISO, Salisbury aurait intérêt à discréditer Kaunda si jamais on accréditait la version d'un "pro-terroriste”.Dans les faits, la Zambie constitue l'un des bastions les plus actifs en faveur de l'autonomie des nationalistes du Zimbabwe et sa défaite affaiblirait ce front, avance-t-on comme othèse.alomon Nkwane et Mike Mhalanga, présents à cette conférence de presse, disent ne pas avoir encore reçu de bilan officiel des installations détruites.Il situent les besoins les plus urgents: nourriture, tentes, brancards, produits pharmaceutiques, mais l'on s'entend pour dire que de l’argent serait la forme la plus utile d’aide, que l’on acheminerait à Amsterdam où s'active un comité déjà très bien organisé.On demande au surplus que cessent les bombardements au napalm dans une région où la solidarité devrait signifier, comme premier gage de sincérité, l’isolement de tous régimes racistes ou faisant le jeu du néo-colonialisme, fait savoir le CISO.Assemblée Nationale du Québec Loi régissant le financement Bonnu du financemtnl des partis politiques dus partis politiques (article 112) Rapport sommaire des dépenses électorales effectuées par JOHN j.GOTUEB agent office.de ALBERT BRULOTTE candidat UNION NATIONALE dans le district électoral ^®^^"®AME-DE-GRÂCE pour l'élection du.1978 S 1.Publicité.4,961.20 2.Services.2,933.64 3.Articles fournis.596.95 4.Location de locaux.644.78 5.Frais de voyage.108.20 6.Dépenses personnelles du candidat.Nil Sous-total.$9,244.77 7.Créances contestées.Nil TOTAL DES DÉPENSES ÉLECTORALES.$9,244.77 JOHN J.GOTLIEB agent officiel Tout électeur peut examiner le rapport de dépenses du candidat ainsi que les pièces justificatives corresponsantes.et en prendre des extraits ou copies, d'ici le 1er avril 1979, à l'adresse suivante.24, 7ième Avenue ViÜe St-Pierre, Qué.GÉRARD J.MICHAUD Président d'élection VEUILLEZ PAYER VOS IMPÔTS ET VOS TAXESl • aux banques • aux bureaux de Revenu Québec • aux bureaux du Gouvernement du Québec Les impôts et les taxes dus au ministère du Revenu doivent être payés dans les délais prescrits par la loi, même durant l’arrêt du service postal.Pendant toute la durée de l'arrêt du service postal, les banques sont autorisées à recevoir vos paiements et vos remises, sans frais supplémentaires Les principaux paiements que vous devez ainsi effectuer incluent: • les remises de déductions à la source (impôt, contributions au Régime de rentes du Québec et contribution d’employeur au Régime d’assurance-maladie du Québec); • les remises de taxes à la consommation (ventes en détail, tabac, repas et hôtellerie, etc.); • les paiements requis des particuliers et des corporations en vertu de la Loi sur les impôts (versements mensuels des corporations, versements trimestriels des particuliers, etc.).IMPORTANT Prenez bien soin d'ajouter à votre paiement la formule de remise appropriée ou, è défaut de formule, un document indiquant le nom et l'adresse du mandataire ou du contribuable, de même-que la nature du paiement.De plus, s'il s'agit de déductions à la source ou de remises de taxes, indiquez le numéro de compte; s’il s'agit de versement» d'impét d'une corporation, indiquez le numéro de compte; et s'il s'agit de versements d'impôt d'un particulier, indiquez le numéro d'assurance sociale.REVENU QUÉBEC Sherbrooka 112, rue Wellington sud 563-3034 Toronto Commerce Court North 868-1754 ORDRE DES COMPTABLES AGRÉÉS DU QUÉBEC Corporation professionnelle d’exercice exclusif régie par le Code des professions 680, rue Sherbrooke ouest, Montréal, Québec H3A 2S3 Téléphone: (514) 288-3256 ARTHUR ANDERSEN & CIE Comptables Agréés, 800 Boul.Dorchester ouest.Montréal, H3B 1X9 Bureaux â Montréal.Ottawa, Toronto, Winnipeg.Calgary.Vancouver, Société affiliée - Gagné.Vaillancourt & Associés AUDET.GOSSELIN, LAPOINTE.MOREAU & ASSOCIÉS Comptables Agréés Romain Audet L S C C A M.cno.H Gosselin M S C C A Robef Moreau M S C C A Carol Laoomte C A 50 ouest.Boul.C remazie, Suite 700 Montreal H2P 2T4 382-3080 BERNIER & BISSON Comptables Agrees Georges Bern er C A Ma'ce' Bisson C A 60.St-Jacques.Suite 601 Montreal - 845-0209 BOUCHARD VIAU DUHAMEL & CIE Comptables Agréés Guy Bouchard c a Paul V au c a Paul Duhamel c a 59 rue St-Jacques.Mtl 284-1117 CLARKSON.GORDON & CIE Comptables Agréés AMOoée-réeidenta Monteal - Québec C C Bismuth C A T R Burpee C A H M Caron C A M G Chamberiand C A M M Domanski C A S R Gagné C A G Gmgras C A R E Lavoie.C A M A Mackenzie CA J D Morrison C A J J Peacock C A W J Smith.C A C W Bissegger C A M Camirand C A L J Carrière C A J P Dehsie C A G Fréchette,CA R Germam.C.A J P Qraveime.C A G L-mogea C A R J Messier C A RK Palmer C A R Peau C A Q S Wens C A Bureaui è: St-Jean J Ni Halifax.Saint-Jean (N.-B K Guébec Montréal Ottawa Scarborough Toronto Mississauga Hamilton Kitchener Lon.don Windsor Thunder Bay Winnipeg Regina Calgary Edmonton Vancouver Victoria CLOUTIER.LACHANCE FONTAINE.ALLARD CROTEAU & ASSOCIÉS Comptables Agrees MONTREAL - LAVAL 1320.Boul.Graham Ville Mont-Royal 341-3660 COGAN.LANDORIS DUBE Comptables Agrees *1 l.mdon-HoMmann.C A •mey M Hopmeyer C A • wm Tobenstem C A wu'ia F WitkowsNi.C A 3901 Jean-Talon ouest suite 214 Montréal.Ou«bec H3R 2QS T#! : (514) 7J1-7I51 26S.avenue Carling, suif# S00 Ottawa.Ontario K1S 2E1 Tai (613) 331-4224 COURTOIS.FREOETTE CHARETTE S CIE Comptables Agrees **.t»-* Vr* +¦ ( * .lea" Pat i Be* t * P*y^iç''»1hr( r A 1, Place Ville-Maoe Suite 2220 (514) 666-991 1 Montreal H3B 3M4 OELOITTE.HASKINS & SELLS Comptables Agréés 1.Place Ville- Marie 861-8512 Montreal.Quebec H3B 2W3 Berea .« au Ca> ada et cabinets associes a travers fe n-o' ce DUNW000Y & COMPAGNIE Comptables Agréés 1440.rue Ste-Catherine ouest SuiteStO— 861-9081 Montreal, Quebec H3G 1R8 Bu'eaux flans ips pr ncpaies v !ps a j Canada et cab nrr’s assoc es a travers le monde ERNST & ERNST Comptables Agréés Sept-Hes.Montreal Ottawa Toronto Hamilton Kitchener London Winnipeg Calgary Edmonton Abbotsford Langley Vancouver.Victoria et dans les principales villes du monde 1200, avenue McGill College Suite 1100 Montréal.Québec.H3B 4G7 871-8901 FINE.BLATT & CIE Comptables Agréés Montréal - Toronto C BLATT, C A J DOLMK C A E Fine CA S TARAN C A 1 310 Ave Greene, eulte S00 Montréel.Québec H3Z 2B2 (514) 932-1152 GAUVIN.PRENOVOST.DUMAIS & ASSOCIÉS Comptables Agrées Roge' Gauvm C A Be»na'd Duma s C A Roger Fprgef C A Claude Boyer C A G'i'es Villeneuve C a J**a" Rea'Charet'e C A M che' DuQuette C a 561 est.boul Cremazie Montreal H2M 1L8 - 384-1430 HAREL.DROUIN & ASSOCIES Comptables agréé* 276 OiiMt.St-Jacques suite 600 Montréal H2V 1N3 845-9253 Bureaux A: Montréal Repentigny lies delà Madeleine LALIBERTÉ.LANCTÔT.MORIN & ASSOCIÉS affilie è COOPERS &LYBRAND 630.bout Dorchester ouest Montréal H3B 1W6 (514) 671-9792 PIERCE GOULD & CIE Comptables Agrées 914.Édifice Sun Lit* Montreal H3B 2V6 514-866-4375 GRIGNON.CAMPBELL & ASSOCIÉS C*«5b*ll.Sharp Comptable* Agrees 715 Carré Victoria - 845-7211 Montréal Ottawa Toronto Onlha Winnipeg Edmonton Caigary Grande Prairie Peace R-ver Keiown» Langley Vancouver New Westminster Pennell Kerr Forsfer A Company MAHEU.N OISEUX S ASSOCIÉS Comptables agréés 2.Complexe Desjardins, Bureau 2600,C .0, 153 Montreal H5B 1E8, Tel : 281-1555 Société nationale Collins Bar'OW avec bureau* a Vancouver Caigary Edmonton Vv '-''ipeg Toronto et Haiifa* A't hatior?Internationale “FOX, JOSOLYNE.FIDES" T MacGILLIVRAY & CIE LLOYD.COUREY, WHALEN & BRUNEAU Comptables Agrees Montreal To-o-to Ham,.'on Brompton St-Cafnames PonCoibome 1 -.mwel Winnipeg Caig-vy Edmonton Vancouver t*'aut'ps q’anfluL , es a’’.ivpr$ ip monde 11550boul.D orchester Montreal.Que.- H3B 3T9 (514) 871-8630 MALLETTE.BENOIT.BOULANGER.RONDEAU & ASSOCIÉS Comptables Agréés 1 Complexe Desjardins Montréal Téléphone 2ÙM850 Bureau* Quebec S' Jérôme Mmtmagny Agathe d»**.Monts Firme nationale: Ward Mallette 6 Co Altihaf on -niernaiiOnaie Binder.Seidman & Co.MERCURE.BELIVEAU & CIE Comptables Agréés 1420.Tour de la Bourse Place Victoria.Montréal.H4Z 1G1 (514) 879-1094 MESSIER.BOURGEOISE QE NADEAU.PAQUET E CIE Comptables Agrees Gj, Mossier t.SC C » JacquesBou'geos L SC C A RoOeri Moode B A C A Guy Ou met c A Jacques Desmara s L S C C A Andre Monîgrj.n L S C C A y von Marso'a s C A G’iies B'0"d ” C A béa' Ma • .•’ C A 50.PlaceCrémazie suite 921 Montreal H2P 2T6i ~ 384-1020 NORMANDIN.SÉGUIN E ASSOCIÉS Comptables agrees 225.rue Notre-Dame ouest Montreal Quebec H2V 1T4 Telephone (514) 844.4445 Bureau* s Montreal Ottawa Mawksshi,»y » C a 4926, ave Verdun.Verdun H4G 1N3 SSA Blainvtlle Est.Ste-Therete J7E 114 769-3871 - 435 4691 ZITTRER.SIBLIN STEIN.LEVINE E CIE Comptables Agréét MONTRÉAL TORONTO Jack E Ziitr* C A Samuel S Stfffl C A Marytr 6 Goiflsmith f, A Arnold J Echentero C A Mn*n S Swctor c A Barry A ’usee hatin' CA Jeffrey L Fiyne C A 6r»hm 0 Levin* C A Lawrence M Chandttf CA Jéc* Aitmei.C A Merhan Ê Sibim C A 9on» G Levme f A Olvd A Siem c A Steven A vaphe C A NArv.nM CA THÉÂTRE MAISONNEUVE PLACE DES ARTS' Montréal (Québec) H2X IZ9 Cuit hots, rlu lundi au ‘samedi m< lüsivpment, de midi à 2 l heures.Pas de reservations téléphoniques « Renseignements: 842-2112 CONCERTS & ARTIS] prêt SUSLIK ES CANADIENS INC.ente THEATRE NATIONAL DE lyilME DU QUEBEC ELIEOREN LUCIE MARTEL Mise en scène: William WEISS Du 1er au 4 novembre 20h30 Billets $6.50 Étudiants $3.50 En vente au Centaur Tél.: 288-1229 453, rue St-François-Xavier Vieux-Montréal Métro Place d'Armes Commandes téléphoniques CARTESCHARGEXET MASTER CHARGE Téléphonez-nous à 935-0678 CENTAUR •* A «o M \ "Une merveilleuse histoire dont le voyage visuel incite constamment A la découverte" JEAN LOUIS TRINTIGNANT CLAUDE BRASSEUR MICHEL SERRAUIT CATHERINE DENEUVE US L’argent des antres 12:30 ^ 2:40 4:50 - 7:00 - 9:10 BASUAIRC I ?M ]MI I Une comédie \ drôlement ^ sympathique la mmerdeusë -Belle .A vjgv SLmr *0G£« COGG'O eUS*B6TM HUPPEffT 1:00 - 3:05 - 5:15 - 7:25 - 9:30 MARIE CHRISTINE BARRAULT JACQUES DLTTRONC CLAUDE BRASSEUR MICHEL PICCOll mm K ETÆTSAUVftGW ¦ zJ un «m de FRANCIS GIROD 12:05 - 2:15 - 4:25 6:40 - 8:55 “ Du grand et du beau cinéma.'* [ ci x v •• Le plus beau Hlm de > ' ' ' Fred Zinneman ¦ "uugranaei Jl» 12:45 - 2:50 - 5:00 7:15 - 9:20 M FONDA VANFSSARFDGRAVF JASON ROBARDS HAL HOLBROOK 711 3141 Mill I H K HI M 1)1 1 AWK ANNIE HALL' VV00CV ALLEN DIANE KEATON m«nrgrre»y 1:00 * 2:40 - 4:25 i» «m st Miiij muhj ti:05 - 7 :55 - 9:40 llliésitrc KMVciiis nfilBèrri 1594.rue St Denis Rcnseiyncnx.'nts 849 4211 Billets en vente au; .THEATRE ST-DENIS 12h.à21h.MAGASINS SIMPSONS .TRUST HELLENIQUE CANADIEN ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL Charles Dutoit directeur artistique SAISON 1978-1979 24, 25 octobre, DE LARR0CHA BEETHOVEN Grands Concerts 31 octobre, 1 er novembre DUTOIT MESSIAEN PERLMAN Grands Concerts Ce concert est commandité par Northern Telecom Charles Dutoit, chef d'orchestre Alicia deLarrocha, pianiste RAVEL: Ma Mère l'Oye, suite BEETHOVEN: Concerto no 1 MOREL: L'Étoile noire SCHUMANN: Symphonie no 4 Ce concert est commandité par la Compagnie Seagram CHARLES DUTOIT.chel d'orchestre ITZHAK PERLMAN, violoniste OLIVIER MESSIAEN invité spécial HAYDN; Symphonie no 73, "La chasse MESSIAEN: Et exspecto resurrectionem mortuorum BRAHMS: Concerto opus 77 17»?l.arroiha Grands Concerts.Concerts Gala, Concerts du Maur er Salie W.lfnd Pelletier mardi et mercredi 20 h 30 Billets $3 25 a $9 75 Si disponibles à 19 heures 100 billets a $2 50 Concerts Esso Salle WilFrid Pelletier, dimanche 14 h 30 Billets $4 50 Participe/ ou* dîners symphoniques du Château Champlam Procure/ vous VARIATIONS", le magazine programme de I OSM, dans les kiosques et au* concerts de l'OSM a la Place des Arts Si elle change de vie à tous les six mois, elle change malheureusement de répertoire à tous les 60 ans.De passage à la salle Wilfrid-Pelletier jusou’au 4 novembre, avec un orcnestre à tout casser, elle donne un tour de chant méticuleusement traditionnel, sans décors, sans gadgets, sans hors-d’oeuvre, sans la plus petite fioriture.Les deux heures sur scène sont entièrement résorbées autour de la voix, de l’interprétation et du personnage plutôt envahissant de la chanteuse.Ginette Reno ne se tient pas simplement debout sur une scène, elle occupe une scène, emplit tous les coins et les fissures, enterre littéralement son orchestre et en impose à tout le monde.Avec elle, vous n’avez pas le choix d’écouter ou de regarder ailleurs; sa voix, aussi bien dire son alter ego vient vous chercher dans votre siège, vous traîne par la main, vous tire par les oreilles et vous encourage à vous taire, or else.Ginette Reno a une bonne voix solide, robuste, une voix à toute épreuve comme un immense mur de béton qui s’élève dans l’air et vous lorgne du haut de son promontoire.C’est une voix explosive qui en a vu et entendu d’autres, qui approche le blues avec toutes les rondeurs et la mollesse que le style exige, qui se promene dans le jazz et le rock avec énormément de swing, assénant des coups de pieds et des coups de poing à n’importe .4 ¦ .Ginette Reno quoi venant entraver son passage.Ginette Reno n’est pas du genre gêné; elle vaque à ses occupations musicales avec les grosses bottes d’un sapeur et chante avec autant d’élégance qu’un tracteur.Ce qui ne lui enlève pas son intensité, ni son énergie, mais qui la rend néanmoins parfois un peu trop entreprenante, pour ne pas dire carrément téméraire.Elle chante passionnément, on l’a dit et redit, mais elle a pris la mauvaise habitude d’afficher sa passion, sa légendaire puissance, son trop-plein de sensibilité, et les cultive avec un peu trop d’ardeur.Elle fait parader ses tripes, son coeur, son ventre comme une équipe de chiens savants et à force de trop vouloir nous en donner, à force de trop vouloir en mettre, elle finit pas nous couper bien des envies.Bientôt on ne discerne plus le triste, du dramatique, on ne reconnaît plus les torchons des serviettes.Ceci dit.quans elle cesse de faire de la gymnastique pour la galerie, elle peut être plutôt convaincante.Les chansons américaines comme You’re no good, Somebody to love, The last blues song, lui vont comme un gant, se prêtent sans difficulté à sa voix rauque, à son sens du rythme et à son incroyable swing.Sa version orgasmique de Moi je mange d’Angele Arsenault nous fait revivre les meilleurs moments de la Grande Bouffe et aborde dans un humôiir gaillard qui sert bien sa personnalité.Dans les chansons françaises, romantiques et maniérées, elle perd une grande partie de son intérêt et sombre dans un méli-mélo souvent hystérique.L’interminable pot-pourri dans lequel elle fait pirouetter une douzaine de chansons qui sonnent non pas comme une douzaine mais comme deux cent, n’allège en rien un spectacle parfois lourd.En dépit des nombreuses éclaircies qui parcourent la scène, Reno n’est pas toujours en contrôle de la situation, aussi bien au niveau de l’interprétation qu’au niveau de l’équilibre général du spectacle.Encore hantée par les paroles résonnantes de Un peu plus haut, un peu plus loin, Ginette Reno n’a pas encore compris 3u’il y a moyen de pousser, aller plus loin, en douceur et sans forcer tout le temps.LE LAC DES CYGNES Au complet - 65 danseurs et orchestre symphonique BALLET ROYAL DE WALLONIE Mardi 24 avril $15.$12.$9.$7 (Théâtre Maisonneuve) i*ü§yyi DANCE THEATER L'ÉVÉNEMENT DELA SAISON'76 77 “À VOIR .GÉNIAL'." Myron Galloway The Montreal Star Lundi 12 février $15.$12.$9.$7 |Th Maisonnnval EDWIGE FEUILLERE GUY TREJAN LE BATEAU POUR UPAIA Comédie de ALEXEI ARBOUZOV 10 MOIS DE SUCCES AU THÉÂTRE DES CHAMPS-ÉLYSÉES À PARIS ! Lundi 19 février $15.$12.$9.$7 |Th MnioanMn) ENSEMBLE TZIGANE DE HONGRIE Rajko LA PASSION ET ^ LE LYRISME DES VIOLONS TZIGANES ! Jeudi 11 janvier $12.$10 $8 $6 {Salla W Pallallarl EN ÉCHANGE CULTUREL AVEC LA BELGIQUE LES INDES LE BALLET ESPAGNOL ANTBN1B ET SON THÉÂTRE FLAMENCO Le retour tant attendu du grand maitre ! Jeudi 24 mai $15.$12 $9.$7 isimw m.m 20.00 5.59 Sign On 16.00 Bobino 20.30 6 (H) 1 niversity of the Air 16.30 Les Kgregores 21.00 L homme de $6.000.000 6.30 Morning F.xorcises 17(H) L heure de pointe 22 00 Tic Tac Toc 7.00 ( anada A M 18.00 Ce soir 23.30 9.00 Romper Room 18.50 Nouvelles du sport 23.00 9.30 What s ( ookmg 19.00 Le monde de Disney 23.10 10 00 F.d Allen Napoléon ot Samantha 23.20 Les incorruptibles 10 30 Definition 20.00 Grand-papa 24.20 II 00 The ( «immunity 20.30 Jamais deux sans toi l'n cadeau pour le patron 11.30 Rocket Kobinhood 21 00 Tolemag Américain I960' ¦ 12.00 The F lintstones 22.00 Vivre sa vie 2.00 Dernière édition 12.30 (iilligan s Island Tarzan ou l'homme coupé de sa natu- 13.00 The Mad Dash O 13,30 McGowan and Co 22.30 Télejournal C B M T 14.00 The Alan Hamel Show 23.10 Nouvelles
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