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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 16 décembre 1978
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1978-12-16, Collections de BAnQ.

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1 Oél«nt«ur d'un ptrml» du Québec ¦oa 1460 avenue Union Montreal H3A-2B8 Qué 845-8221 TEMPÉRATURE Au Québac -2 — Si vous étiez à la Barbade 29 ( Vol.LXIX - No 292 Neige passagère.Maximum 0.Montréal, samedi 16 décembre 1978 Férié 25 CENTS CULTURE FT MLm M- SOCIÉTÉ Nicole Brossard Nicole Brossard, avec quelques autres, a renouvelé la poésie québécoise, dans les années 1966-70.Voici aujourd’hui que ses poèmes écrits de 1965 à 1975 viennent d’étre réunis en un fort volume de plus de 400 pages aux éditions de l’Hexagone.Pour souligner cet événement, Jean Royer a rencontré l’écrivain et Claude Beausoleil a relu l’oeuvre.— page 25 Viola Léger Viola Léger s’apprête à jouer le personnage de la vieille Anne, la raconteuse d’Emmanuel à Joseph à David, le roman qu’Antonine Maillet vient de transposer à la scène pour le Rideau-Vert.Seule en scène, comme La Sagouine, Anne racontera l'histoire d’un Noël acadien.Mais aujourd’hui, c’est la comédienne, Viola Léger, qui se raconte à Adrien Gruslin.— page 25 w * Le premier tome de la Correspondance de Zola — page 29 Des suggestions de cadeaux pour les fêtes — pages 31, 32 et 33 René Viau a visité le Salon des métiers d’art — page 44 ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ Les États-Unis reconnaissent la Chine WASHINGTON (d’après Reuter et AFP) — La Chine et les Etats-Unis ont accepté d’établir des relations diplomatiques le premier janvier, a annoncé hier soir le président Carter.Un communiqué publié simultanément à Washington et Pékin déclare que les Etats-Unis reconnaissent que le gouvernement de la république populaire de Chine est le seul gouvernement légal de la Chine.Il ajoute que les Etats-Unis, qui ont actuellement des relations diplomatiques avec Taiwan, maintiendront des relations culturelles, commerciales et autres avec Taiwan, à partir du premier janvier.Les Etats-Unis et la Chine échangeront des ambassadeurs le premier mars prochain.Les relations entre les deux pays sont à présent assurées par des bureaux de liaison.Une déclaration annexe de la Maison-Blanche annonce que le premier janvier, les Etats-Unis informeront Taiwan qu'ils mettent fin aux relations diplomatiques et au traité mutuel de défense.En outre, les Etats-Unis retireront leur personnel militaire encore à Taiwan dans les quatre mois.La déclaration ajoute que les Etats-Unis ont foi dans l’avenir pacifique et prospère de la population de Taiwan.Le président Carter a annoncé qu’il recevrait à la fin janvier à Washington le vice-premier ministre chinois, ML Teng Hsiao-ping.L’accord sino-américain a été acquis il y a vingt-quatre heures, a dit M.Carter.C’est le premier ministre M.Hua Kuo-feng qui, lors d'une conférence de presse au Palais du peuple à Pékin, a annoncé l’établissement des relations diplomatiques avec les Etats-Unis.Le premier ministre était assisté par une interprète d’anglais Nancy Tang.La conférence de presse était télévisée en direct.Le président Hua Kuo-feng a déclaré que « l’établissement des relations diplomatiques entre la république de Chine et les Etats-Unis est un événement historique qui ouvrira une nouvelle ère dans la Voir page 6: États-Unis Un arbitrage fixerait le prix de l’Asbestos par Jean-Claude Picard QUEBEC — Ce n’est pas le gouvernement mais bien un conseil d’arbitrage qui déterminera le prix à payer pour les actions de la société Asbestos dans l’hypothèse où le Québec et General Dynamics ne peuvent en arriver à une entente négociée.Voilà l’aspect inédit du projet de loi déposé hier à l’Assemblée nationale et prévoyant l’expropriation des actifs de la so- ciété Asbestos s’il devient impossible d’en arriver à une entente négociée.Ce projet de loi, qui a été adopté hier en première lecture par l’Assemblée nationale, en dépit de l'opposition farouche des libéraux et des unionistes, prévoit en effet que le gouvernement confiera à une tierce partie le soin de fixer le prix des actifs de la société Asbestos si les négociateurs du gouvernement et de General Dynamics ne peuvent s'entendre.Ce prix, prévoit la législation, « sera Les Amérindiens repartent déçus par Paule des Rivières QUEBEC — Les communautés autochtones ont trouvé à Québec une porte entrebâillée qui donnait malheureusement sur d’épaisses ténèbres rendant difficile l’instauration d’une confiance mutuelle.Ces propos, tenus hier par Aurélien Gill, chef de la bande montagnaise de Pointe-Bleue, à la clôture des séances de travail de la rencontre « historique » Québec-Amérindiens, traduisent assez bien la déception qu’ont dit éprouver les chefs des 41 bandes, quel- 3ues heures à peine avant leur départ e la Vieille Capitale.C’est un échange sur les droits des Amérindiens à l’extérieur des réserves qui est venu consacrer un froid entre les membres du gouvernement et les 135 participants invités par l’Etat québécois à renouer un dialogue officielle- ment inexistant depuis 1701, et dont la reprise est fragile.Le langage tenu hier par le vice-premier ministre et ministre de l’Education, M.Jacques-Yvan Morin, tendait à séparer de façon non équivoque les droits des Amérindiens à l’intérieur de la réserve de ceux à l’extérieur; nous voulons reconnaître vos droits surtout sur vos réserves, a dit M.Morin, et nous sommes disposés à discuter avec vous pour le reste en tant que citoyens avec des droits et des devoirs.Cette apparente fermeté du vice-premier ministre Morin, qui présidait nier l’atelier sur les dossiers social et culturel, a par ailleurs fait clairement ressortir l'importance capitale du statut de l'Amérindien à l’extérieur de la réserve, que les concernés n’acceptent pas de voir soumis à la lettre au prin-Voir page 6: Lee Amérindien* calculé selon la juste valeur marchande des biens expropriés établie en fonction de leur exploitation continue au moment où la Société nationale de l’amiante en est devenue le propriétaire ».Le conseil sera formé d’un membre désigné par cette société de l’amiante, d’un autre désigné par General Dynamics et d’un troisième nommé par le gouvernement sur recommandation des deux parties et choisi par les juges de la Cour provinciale qui siègent au Tribunal d'expropriation.La décision du conseil, dans l'hypothèse où on en arrive là, sera exécutoire et le cabinet devra's’y conformer sans autre forme de procès.Cette disposition est nouvelle puisqu’au moment de la nationalisation de l’électricité, par exemple, c'est le cabinet libéral de lepoque qui avait fixé le prix définitif à payer.Pour l’instant cependant, tout cela n’est que conjoncture puisque le projet de loi déposé hier, à la suite de la declaration ministérielle faite jeudi soir par M.Jacques Parizeau, ne sera discuté, et éventuellement adopté, que lors de la reprise des travaux sessionnels en mars prochain.En fait, et comme l’a longuement expliqué hier le premier ministre, M.René Lévesque, cette législation ne fait que marquer la volonté politique de son gouvernement de procéder à l’achat des actifs de la société Asbestos et entrer de plain pied dans un secteur où le Québec est le premier producteur du monde libre.Dans les faits cependant, Québec préférerait en arriver a une entente négociée avec General Dynamics, qui détient 54% des actions d’Asbestos Corporation.Aussi, le gouvernement québécois n’exclut-il pas la possibilité de parvenir à pareille entente au cours des prochains mois même si, pour l’instant, l’écart de prix apparaît irréconciliable, Québec fixant autour de $40 la valeur de chaque action alors que General Dynamics semble en demander $100.A ce sujet, M, Lévesque a reconnu hier Voir pag* 6: Asbestos - - K :.M.Robert de Coster, président de la Régie de l'assu-rance-automobile du Québec.(Photo Jacques Nadeau) mars 1976, 41 des réclamations reçues par la Régie québécoise sont en provenance de l'Ontario, a fait savoir M.de Coster.Une trentaine d’autres demandes d'indemnisation proviennent d’accidentés non-résidents du Québec, dont une du Japon, une de France et une de Jamaïque.Une percée dans les pays de l’Est La Roumanie achète quatre réacteurs Candu du Canada OTTAWA (PC) - Des représentants du Canada et de la Roumanie ont signé hier un (par Bernard Morrier) — Ernest CYépeault, ex-maire de Ville d'Anjou, a reçu hier une peine additionnelle de 18 mois de prison, devant le juge en chef Yves Mayrand, de la Cour des sessions, après avoir reconnu sa culpabilité dans une affaire de corruption et d'abus de confiance concernant l ex-golf Maple Golf & Country Club.A ce châtiment s’ajoute également une amende de $10,000.Par ailleurs, purgeant de- accord de $1 milliard pour la vente à la Roumanie de quatre réacteurs nucléaires Candu de puis deux mois une autre sentence de 18 mois, imposée cette fois par le juge Paul Papineau, également pour des accusations de corruption relatives à la modification de règlements de zonage pour permettre l’érection d une station-service, Crépeault voit sa deuxième peine s’ajouter à la première mais elle devra être purgée concurrement.Si bien que l'ex-magistrat aura un total de 20 mois à purger.Dans sa première cause, Crépeault avait reçu $40,000 600 mégawatts.Le prêt est le plus important consenti par la Société d’ex- en pots-de-vin, tandis que pour le deuxième cas, c?est une somme de $27,000 qu’il avait reçue.Enfin, le juge Mayrand, tout en disant tenir compte de l’état de santé déficient de l’ex-maire, a expliqué que s’il lui imposait une sentence de 18 mois, c’est qu’il s’en référait à une décision de la Cour suprême qui, dans le cas de l'ex-urbaniste Campeau, avait réduit de quatre ans à 18 mois la peine originale.pansion des exportations, agence fédérale pour la vente de biens et services canadiens.R s'agit aussi de la première vente de réacteurs nucléaires canadiens à un pays communiste et elle a été approuvée par le cabinet.Un groupe de banques dirigé par la Banque de Montreal appuie ce prêt; sa part est de $320 millions, le solde provenant de la SEE.Dans un communiqué, la SEE dit que cette vente assurera 33,600 années-travail d'emploi et aidera 15 grands fournisseurs du pays.La Roumanie entend se pourvoir de 16 stations nucléaires en 20 ans pour remplacer des usines d énergie pétrolière et charbonnière.18 mois de plus à Crépeault MUSÉES DU MONDE Ces élégants volumes reliés en simili-cuir sont protégés par une couverture plastifiée, en quadrichromie.Papier couché.Format 22,5 x 30 cm.$21.20 le volume La collection des plus grands musées du monde publiée par ATLAS est le guide précieux, indispensable, qui vous fera découvrir ou redécouvrir ces immenses trésors d’art.Riche de plusieurs centaines de photos couleurs, rédigé par des critiques d’histoire de l’art dans un grand souci de clarté, cette collection sera pour vous une source de joies, un moyen de développer en vous, à l’égal des créateurs, une sensibilité esthétique toujours plus menacée par la vie moderne.LE LOUVRE, Paris (2 volumes) LES OFFICES, Florence NATIONAL GALLERY, Washington ANCIENNE PINACOTHEQUE, Munich LE PRADO, Madrid (2 volumes) LE MUSÉE NATIONAL, Athènes NATIONAL GALLERY, Londres KUNSTHISTORISCHES MUSEUM, Vienne RIJKSMUSEUM.Amsterdam LE JEU DE PAUME, Paris LES MUSÉES DU VATICAN en vente chez tous tes libraires ou directement aux encyclopédies populaires inc.6596 bout.St-Laurent, Montréal, H2S 3C6 — Tél.: 270-4347, Le» Encyclopédies Populaires Inc 6596 boul.St-Laurent, Montréal, Qué.— H2S 3C6 NOM ADRESSE VILLE: CODE POSTAL:.TÉL Ci-joint la somme de Vous pouvsz les recevoir chez vous! Remplissez seulement ce coupon et retournez-le à ?NATIONAL GALLERY ?KUNSTHISTORISCHES MUSEUM ?RIJKSMUSEUM ?LE JEU DE PAUME ?LES MUSÉES DU VATICAN D LE LOUVRE ?LES OFFICES ?NATIONAL GALLERY ?ANCIENNE PINACOTHEQUE ?LE PRADO ?LE MUSEE NATIONAL Les pourparlers à la SAQ: Noël ne s’annonce pas sec.par François Barbeau Les 300 magasins de la Société des alcools du Québec (SAQ) dont la plupart étaient fermés hier par suite d’un arrêt de travail de 24 heures des employés, rouvriront leurs portes aujourd’hui aux heures habituelles et le service ne devrait plus être perturbé d’ici Noël.C’est du moins ce qu’a affirmé hier le président du Syndicat des employés de magasins et de bureaux de la SAQ, M.Ronald Asselin, après une assemblée générale des membres du syndicat dans un hôtel de Montréal où les cotisants ont été informés de la marche des négociations.Ces dernières, entamées depuis le 28 avril de cette année, n’ont absolument rien donné jusqu’à maintenant, d’expliquer M.Asselin.« Avec Lo-ranger là, on avance pas pantoute », a lancé le président aux syndiqués.A la SAQ, M.Fernand N.-Pépin, vice-président exécutif, a précisé hier que les magasins de la Société avaient d'abord été ouverts en début de journée, mais qu’après l’assemblée des syndiqués, ces derniers avaient entrepris de visiter les succursales qui étaient ouvertes et où s’affairaient les gérants de magasins, pour les fermer.Nous avons recommandé à notre personnel de n’opposer aucune résistance à ces fermetures, a poursuivi M.Pépin, mais dans certains magasins, des gérants ont été expulsés par la force.Le président du syndicat, M.Asselin, a déclaré en fin de journée que tous les magasins avaient été fermés hier, ou presque, mais que le personnel devait rentrer au travail aujourd'hui et qu’il n’envisageait pas d’autre fermeture d’ici Noël.« A moins qu’il y ait lock-out », a-t-il ajouté, répétant que cette formule semblait être la favorite du principal négociateur patronal, Me André Loranger.Ce dernier, de poursuivre M.Asselin, veut qu’on fasse la grève avec rien pour qu’on rentre avec rien.Deux conciliateurs ont été nommés par le gouvernement depuis le 15 septembre.Le premier, M.Pierre Valois, a demandé qu’on lui retire le dossier apres plusieurs semaines.Le second, M.Bernard Boulanger, vient de se mettre à l’oeuvre.Les négociations achoppent sur trois points surtout: les heures de travail, les salaires et le statut des employés temporaires.Les employés des magasins ont actuellement la semaine de 40 heures, du lundi au vendredi, mais doivent travailler au moins une soirée par semaine.La SAQ veut revenir à l’ancien régime de 40 heures dans six jours, et quatre soirs de travail par semaine.Valence par Bernard Morrier Tout en émettant le voeu que le procès de Claude Valence, accusé dans l’affaire Charles Marion, puisse se terminer avant la fin de l'année, le juge Marc Beauregard a note hier que la défense pourrait terminer son travail dès lundi, que les journées de mardi et mercredi pourraient être consacrées aux plaidoiries, tandis que c’est jeudi que les jurés entreprendraient leurs délibérations.Le magistrat a ajouté que, selon son expérience, le verdict serait ainsi connu avant Noël.La onzième semaine de ce procès s’est achevée hier avec le contre-interrogatoire du caporal Yvon Fauchon, de la Sûreté du Québec, celui-là même qui avait recueilli la déclaration de l’accusé.Une fois de plus, le policier a soutenu n'avoir employé aucune force pour obtenir cette déclaration, laquelle, a-t-il souligné, était libre et volontaire.Il a de plus reconnu que la première déclaration de Valence avait été déchirée par celui-ci mais il a dit en ignorer la raison.Répondant aux questions de Me Jean-Pierre Rancourt, le caporal de la SQ a avoué que Valence avait été détenu du- Les syndiqués réclament d'autre part une hausse de salaire de 21% environ, ce qui est comparable aux meilleurs salaires de l'industrie de l'alimentation.Enfin, ils demandent un statut amélioré pour les employés temporaires, au nombre de 800, qui à cause de leur statut ne réussissent à accumuler aucune ancienneté et dont le salaire est de $174 par semaine.Ces derniers sont souvent appelés à travailler 60 heures ou plus dans la même semaine, et ne touchent aucune rémunération à temps et demi après 45 heures comme le stipule le Code du travail.La partie patronale explique de son côte qu’elle s'oppose bientôt rant plus de 24 heures sans apparaître devant un juge ae paix et que ce n’est qu'au bout du deuxième jour que le prévenu se serait informé de sa femme qu'il savait aussi appréhendée.Le policier a ajouté que Valence, tout en ayant manifesté son intention de reconnaître fermement à la semaine de travail de 40 heures en cinq jours parce que le syndicat demande en d’autres mots que les magasins soient fermés le samedi.Autant fermer boutique tout de suite, de dire M.Pépin.Les demandes du syndicat au chapitre des salaires sont de l'ordre de 28%, poursuit-il, tandis que l'offre de la SAQ est de li%.M Pépin s'étonne d'autre part de ce que depuis le début des négociations, après que six clauses eurent été paraphées, le syndicat soit demeure ferme sur toutes ses autres demandes, sans les modifier d'un iota.latin?sa culpabilité, avait demande ue son procès se déroule en ehors de Sherbrooke, comme à Gaspé par exemple.11 se serait en plus enquis de ce qu’il pouvait recevoir comme sentence en agissant ainsi.Le policier ne put lui répondre, di-, sant que cela relevait d’un juge.Pensez aussi à la Santé de votre corps Offrez-vous des vacances NUS et LIBRES Au soleil de la Guadeloupe, avec la FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DE NATURISME Il reste encore quelques places du 1er au 15 janvier 1978 $598.transport et séjour compris Pour renseignements: Voyages Daniel enrg.658-0654 Vendez en confiance.La plupart des gens qui possèdent une maison songent de temps à autre à la vendre.Quelles que soient les raisons qui puissent motiver cette vente.changements dans la famille.évolution de situation financière.ou simple 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débarrassé de Raymond Carneau, le chef du Parti libéral du Québec poursuit la purge des reliquats du regime Bou-rassa.M.Ryan a décidé de jeter le programme du parti à la poubelle pour en refaire un flambant neuf.Cette conclusion s’impose à la lecture du rapport d’étape des travaux de la commission politique.Le document inédit, dont LE DEVOIR a obtenu copie, comporte un calendrier de travail à long terme, un processus raffiné et articulé de réflexion et de ressource-ment, vers un changement radical des orientations politiques fondamentales du parti.Le rapport, soumis à réunion du 7 décembre de l’exécutif du parti, révèle que la version finale du projet de programme ne sera pas connu avant le premier congrès plenier prévu seulement pour novembre 1979.Dans un premier temps, le document identifie quatre grandes missions: économique, affaires sociales, justice et libertés civiles, éducation et culture.Suivant l’échéancier défini par la direction du parti, ces travaux devront conduire à des recommandations préliminaires au printemps, de sorte que le chef du parti recevra au début de l’été un premier brouillon du « programme en pièces détachées ».Les membres de chaque grande commission se sont divises en sous-comités pour amorcer leurs travaux mais ils se regrouperont au printemps en séances plenières pour des sessions intensives oe deux jours.La commission constitutionnelle, par ailleurs suivra sensiblement le même cheminement tout en accélérant la préparation d’un texte préliminaire sur les grands objectifs fondamentaux que les porte-parole du parti seront amenés à défendre pendant la campagne référendaire.Le consensus qui se dégagera de ces réflexions et les orientations retenues feront l’objet d'un examen des représentants de la base à l’occasion de réunions spéciales du conseil général.Selon les auteurs du rapport, cette démarche a pour avantage et objectif de ramener graduellement au PLQ des gens qui sont des chefs de files et des maîtres à penser dans leur domaine et de refaire du parti le forum d’idées et de progrès social qu’il fut dans ses meilleures années.¦ Des petits canapés à l’Indépendance Le Parti québécois vient de publier, à l'intention de ses organisateurs de comté, un « guide des assemblées de cuisine ».Ce document inédit d’une cinquantaine de pages, dont le DEVOIR a obtenu copie, enseigne à ses animateurs locaux qu’il faut recruter les invités à ses réunions, surtout parmi les citoyens qui souhaitent un « fédéralisme renouvelé ».Le stratèges du PQ font valoir que les potentiels partisans du « OUI » se trouvent dans cette clientèle-cible qu’ils dissèquent d’ailleurs en trois catégories: ceux qui « craignent », pour qui la souveraineté-association est un drame; ceux qui « doutent », pour qui les conséquences de la souveraineté-association se présentent avec incertitude; ceux qui « hésitent », pour qui les alternatives ont du bon et du mauvais.Le « guide des assemblées de cuisine » du PQ enseigne en outre la façon de préparer la pause-café, de servir les canapés et de créer un climat de détente.A ce chapitre des techniques de conversion, le guide indique qu'une personne intelligente n’aime pas être violentée dans son cheminement vers un changement d’opinion.¦ La bisbille à Pro-Canada Pro-Canada a soumis aux représentants des 14.organismes fédéralistes qui le composent un projet de structure d’animation et d'organisation.Ce document inédit d'une quarantaine de pages, dont le DEVOIR a obtenu copie, propose de former une structure ui prendrait la responsabilité entière e 1 organisation de la campagne référendaire depuis le niveau provincial jusqu'à la section de vote de chaque comté du Québec.C'est une conception du rôle de Pro-Canada à laquelle le PLQ s est opposé jugeant irréaliste la prétention de former un front commun cohérent et efficace entre adversaires politiques qui se feront bientôt la lutte dans des élections générales fédérales et à l'occasion d elecüons partielles provinciales.M.Ryan est d’avis que Pro-Canada doit se limiter à un rôle de support technique et de coordination régionale pour laisser au Parti libéral du Québec le leadership de la campagne référendaire.A ce jour représentant du PLQ au sein de Pro-Canada, le notaire Claude Desrosiers s’est trouvé en désaccrod avec son chef et lui a remis sa démission pour être aussitôt remplacé par Pierre Bi-beault, le directeur du service d’animation du parti.La chicane autour de la vocation de Pro-Canada a repris de plus belle hier soir à Montréal alors que tout ce beau monde était à nouveau réuni.La discussion s’est poursuivie jusqu’à la nuit.¦ Factice sérénité et début de panique Il n’est pas certain que la conférence de presse du premier ministre, M.Trudeau soit parvenue à dissiper les appréhensions de ses partisans et proches collaborateurs.Il n’est pas davantage acquis que ses déclarations d'intentions et sa ferme détermination de demeurer en poste suffisent à tuer le germe de la contestation.La grangrène de la peur, voire de la panique, est en tram de gagner les plus hauts échelons du parti.Des députés du caucus québécois, sondage Gallup en poche, se consultent quotidiennement sur l'état du moribond et grenouillent tout aussi activement que l’entourage de John Turner.Certains d’entre eux, sans le moindre scrupule, mesurent déjà les chances de réussite d'un mouvement d'éviction du chef.Ils se gagnent chaque jour de nouveaux adhérents.Quelque part au centre du triangle Toronto-Ottawa-Montréal, mijote une stratégie encore mal définie qui s’est manifestée jus-u’ici par des articles plantés ici et là ans des quotidiens de l’Ouest et de TEst du pays.Normalement, Tune des prochaines pourrait consister à convaincre subtilement des associations de comtés à voter des résolutions pour un congrès de leadership.Chose certaine, entre-temps, les stratèges québécois de M.Turner ne cesseront pas de faire la navette entre Montréal et Toronto.¦ Les bilans du PQ Les militants péquistes auront bientôt une nouvelle occasion d’interroger la performance de leur gouvernement.A Tordre du jour de la prochaine réunion du conseil national, qui se tiendra à Québec les 17 et 18 février prochain, figure le bilan législatif de la dernière session parlementaire.Mais, le conseil national du début décembre au cégep Marie-Victorin de Montréal-Nord a fait ressortir les symptômes de sclérose qui minent ce parti dont tous les efforts convergent dans l’opération éteignoir.Animée par Gilbert Paquette, le plus croulant et opportuniste des parlementaires, Taile modérée aura tôt fait d’écraser toute velléité de contestation de la base militante.¦ Lévesque, Ryan et Biron On dit des chefs politiques qu’ils s’arrachent le coeur au travail mais trouvent leur compensation dans les moments d’intense exaltation que leur offre ce métier.Un coup d’oeil sur l’horaire du premier ministre et des deux chefs de l’opposition suffit a comprendre que la réalité est parfois differente.Tous trois se préparent à passer une petite semaine sans histoire et apparemment ennuyeuse.Outre les débats de l’Assemblée nationale et la réunion hebdomadaire de son cabinet, M.Lévesque sera agressé, à l'émission hebdo-dimanche, par Denise Bombardier, à la télévision de Radio-Canada.A ses bureaux de député du comté de Taillon, lundi matin, il remettra une subvention gouvernementale aux représentants d’Oxfam.Pour sa part, M.Ryan participera au cours de la semaine aux travaux de certaines commissions permanentes du parti et aura des rencontres avec des présidents d'associations de comtés.Pour le reste de la semaine, les programmes de MM.Lévesque et Ryan montrant des entretiens « à caractère privé » avec des personnes dont l’identité est gardée secrète.Façon de faire qui mérité d'être soulignée de la part de deux leaders qui ne cessent de nous parler de transparence.Dans le cas du chef de TUN, c'est nettement plus édifiant.M.Biron n’a rien à cacher, on voit à travers.Il sera Torateur-vedette, demain matin à un brunch qui lui donnera l’occasion de faire le bilan de la session qui s’achève.Faites Centraide quelque peut faire chose encore plus centroide A moins d’une volte-face à Québec, les Lavallois paieront 17% de plus par André Tardif Le taux de la taxe foncière des Lavallois augmentera de 17.3% Tan prochain, à moins que le gouvernement du Québec ne reconsidère sa décision de ne plus verser une subvention annuelle et spéciale de $4.5 millions.C’est là l’essence du message que livrait hier le maire de Laval, M.Lucien Paiement, en présentant à la presse le budget de sa ville pour 1979, budget qu’il devait déposer au conseil municipal en soirée.Ainsi, les contribuables lavallois seront appelés à verser 27 cents de plus qu’en 1978 pour chaque $100 d’évaluation, soit $1.83 contre $1.56, malgré un budget s’inscrivant « dans un contexte général de restrictions de dépenses ».«A moins que d’ici le 12 janvier prochain, le gouvernement n’accepte de rétablir la subvention spéciale de $4.5 millions qu’il nous versait depuis 1975 pour compenser les dettes contractées avant la fusion par certaines de nos ex-municipalités, nous devrons approuver ce budget et l’augmentation de la taxe foncière entrera alors en vigueur », a-t-il dit.M.Paiement attribue les trois quarts de la hausse, soit 21 cents, au manque à gagner représenté par la disparition de la subvention.Or, dans son budget, il soutient que si celle-ci est rétablie, l’augmentation ne sera plus que 3‘/2 cents.Il n’a pu toutefois expliquer l’écart de 2's cents dans l’augmentation, sinon que ce montant est attribuable à la taxe sur le transport en commun.Et dans un second souffle, il ajoute que la subvention de Québec ne doit pas servir à éponger ie déficit de la Commission de transport de Laval.C’est donc un budget de $117,856,900, représentant une augmentation de 11.8% sur celui de cette année ( « la plus faible depuis cinq ans », a-t-il dit) que le maire de Laval a présenté.La rémunération du personnel représente 35%, soit $41,856,500, et le service de la dette 30.76% soit $36,256,800 « A propos de la dette, a-t-il ajouté, il faut tenir compte du taux accru de remboursement pour des emprunts faits en francs suisses par l’ancienne administration.Nous devons payer presque trois fois plus aujourd’hui à cause de la dévaluation du dollar canadien.Le franc suisse était à $0.27 au moment de l’emprunt, il est maintenant à $0.76.» Hier, les cotes de la bourse indiquaient ue le franc suisse se situait juste en deçà e $0.70 du dollar canadien, un sommet.Parmi les coupures dans certains services, M.Paiement a fait état avec fierté d’une diminution budgétaire de $408,500 au poste de l’enlèvement des ordures, une baisse de 7.8%.« Nous avons profité d'une guerre des prix entre les compagnies pour signer un contrat avantageux.Ça ne veut pas dire que la ville était exploitée auparavant, et j espère que cela ne se traduira pas par une baisse de la qualité du service.Nous aurons à surveiller.» Voir page 6: Lavallois Le ministre d'Etat du Développement culturel.M.Camille Laurin, met la main à la pâte en compagnie de l'artiste potier Henri Gérardin, à l’occasion de sa visite au Salon des artistes de Québec, dans la Vieille Capitale.(Photo Jacques Nadeau) De 9 h à 22 h, journée charismatique au centre Salvator de la chapelle de la Réparation.à Pointe-aux-Trembles.• De 13 h à 22 h, bazar au profit des handicapés, à la salle paroissiale Notre-Dame-des-Neiges, 5320 Côte-des-Neiges.• De 18 h à 21 h, exposition de sculptures bur bois au Centre culturel de Longueuil, 100 rue St-Laurent.• A 18 h 30, dépouillement de Tarbre de Noël du Club des aveugles de Hull, 135 rue Ste-Marie.Invitée: Mme Jocelyne Ouellette, ministre du Québec aux Travaux publics et aux Approvisionnements • A 19 h, fête de Noël du ministère du Travail et de la Main-d oeuvre, au Centre de formation professionnelle, 5205 rue Parthe-nais.Invite: le ministre Pierre-Marc Johnson.^ A 19 h 30.soirée de danses folkloriques de la société de diffusion folklorique Casse-noisette, à l'école Louis-Hébert, 3000 est Beaubien.Entrée: $2.50.A 19 h 30.projection du film « Le champ de bataille de Taking » par la société Canada-Chine, au 1072 bout St-Laurent.3e étage.A 20 h.présentation de la pièce « Le voleur de bois » de Félix Leclerc, au sous-sol du sanctuaire Marie-Reine-des-Coeurs, 5875 Sherbrooke est.Reprise demain à la même heure.Entrée libre.¦ Jusqu'au 24 décembre, service d'emballage de cadeaux de Noël au profit de l’enfance exceptionnelle, à la Place Bonaven-ture.¦ ' 60e bal de Noël de l’Advertising and Sales Executives Club_ of Montreal en l'hôtel Reine-Elisabeth,‘au profit du camp Lewis pour garçons défavorisés.Demain De 9 h à 21 h, dimanche des alcooliques et leurs amis, au centre Salvator de la chapelle de la Réparation, à Pointe-aux-Trembles.AUTOUR DE "LES FÉES ONT SOIF" Le Syndicat des Professeurs de l’université du Québec à Montréal, par son conseil syndical, proteste contre l’injonction émise lundi le 4 décembre par la Cour Supérieure qui interdit la diffusion du livre “Les fées ont soif’ de Denise Boucher.La censure de cet ouvrage par les autorités judiciaires constitue en outre une atteinte à la libre expression de la parole des femmes, un déni de la liberté de choix du public.L’interdiction qui frappe “Les fées ont soif’ porte atteinte au droit à la dissidence religieuse librement exprimée et plus généralement à la libre circulation des idées.Au Québec en 1978, cette atteinte moyen-nâgeuse et inquisitoriale à la liberté d’expression est carrément intolérable.Syndicat des professeurs de l Université du Québec à Montréal (SPUQ-CSN) SESSION DE FORMATION MÉDECINE TROPICALE Série de 12 rencontres hebdomadaires avec une équipe de médecins ayant tous fail une expérience de travail en zone tropicale Après une introduction générale sur la santé dans le Tiers-Monde, on étudiera différentes pathologies propres aux milieux tropicaux, en tenant compte des aspects pratiques de l'organisation d'activités sanitaires.Destinataires: Toutes personnes ayant déjà une formation médicale (médecins.infirmières,.) et désireuses d'effectuer un séjour de coopération en milieu tropical.Lieux : Montréal Québec 4824 Côte-des-Neiges 615 Calixa-Lavallée H3V 1G4 Tél.: 735-4561 G1S 3G7 Tél : 681-2030 Date chaque mercredi chaque lundi de 19 h 30 à 22 h 00 de 19 h 30 à 22 h 00 Frais du 10 janvier au 28 mars 1979 du 8 janvier au 26 mars 1979 lnscriptien$5.00 Scolarité.$45.00 CWfo' l QmA et il CmjÀûÎjm hhwAttmli Informations et inscriptions: Les adresses ci-haut mentionnées.~N A 10 h.déjeuner-causerie de la Chambre de commerce de Lévis, au motel Tanguay.Invité: M.Jean Garon, député ministre de l'Agriculture.De 10 h 30 à 17 h.journée « fraternisons avec les réfugiés » pour tous les Québécois, au COFI Lévis, 5940 boul Monk.Visite du ministre québécois de l’Immigration, M.Jacques Couture, qui visitera ensuite le COFI Alain-Grandbois, 4273 rue Drolet, à 15 h 30 A 11 h, concert d’orgue par M.Pierre Grandmaison lors d'une messe en l'église Notre-Dame II y aura aussi concert de la .chorale mixte.NB: sujet à vérification avec le presbytère, suite à l’incendie.De 14 h àl9 h, fête de Noël pour les enfants du centre de loisirs Projet 80 du centre-sud, au Chalet de la montagne.A 14 h.fête des malades à l'hôpital Bourget de Pointe-aux-Trembles Invité: M Marcel Léger, député et ministre à l'Environnement.¦ A 14 h 30, conférence de M Moncef Gui-touni, président de la Société de recherche en orientation humaine, en Thôtel Loews La Cité Entrée.$4 ¦ A 15 h, concert de Noël des Petits chanteurs du Mont-Roval.en l’oratoire Saint-Joseph.Les Petits chanteurs participeront également à la messe de 11 h Entrée libre.¦ A 15 h, fête pour enfants du groupe Uni-seul, à l’école Cardinal-Léger, 6951 rue des Ormeaux.Invité M Pierre-Marc Johnson, ministre québécois du Travail.¦ A 20 h, soirée de solidarité du comité pour la libération de Dalila Maschino, au pavillon Latourelle de l'UQUAM, rueCher-rier.PELLETIER et PELLETIER Optométristes 84, NOTRE-DAME OUEST, 4e ÉTAGE • optométrie générale • lunetterie • lentilles de contact Rendez-vous: 845-2987 / ¦Mter-, .'/ir./.y:'/;/' //a,/.'/ 'A.'J.U'Xf: Collège de Montréal Institution privée déclarée d’intérêt public dirigée par les Prêtres de Saint-Sulpice COURS SECONDAIRE COMPLET EXTERNAT POUR GARÇONS EXAMENS D’ADMISSION Pour Secondaire I, les samedis 13 et 20 janvier 1979 Pour Secondaire II, le samedi 27 janvier 1979 8h45 a.m.Durée de l’examen: trois heures (9 à 12h) Apporter le bulletin de l'année en cours et celui de l’année précédente (si ce n’est déjà lait) Après entente, des bourses d’études sont disponibles Renseignements: 933-7397, poste 38 1931 ouest, rue Sherbrooke, Montréal H3H 1E3 (Station de métro Guy) LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Rédacteur en chef Michel Roy Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l'information: Trésorier: Jean Francoeur Pierre Loignon Bernard Larocque Lise Bissonnette Montréal, samedi 16 décembre 1978 ¦ 4 La vérité de Pierre Trudeau En quelques phrases bien frappées, M.Trudeau a dementi les rumeurs, les ragots et les anecdotes qui lui prêtaient l’intention d’abandonner son poste avant l’épreuve électorale.Du même coup, il a réussi a dissiper ce malaise, fait de suspense et d’incertitude, que les spéculations persistantes avaient fait naître depuis les partielles d’octobre et les plus récents Gallup.De sa conférence de presse, plus sereine qu’à l’ordinaire, on ne peut tirer la conclusion que le premier ministre a éliminé le problème de son avenir et du sort de son gouvernement.Mais il a su le poser avec franchise en des termes plus clairs, en même temps qu’il révélait durant ces 45 minutes quelques-unes des qualités remarquables qui font la force de cet homme.¦ Retenons l’essentiel de son propos: élu par le peuple, c’est au verdict du peuple qu’il s'en remettra le temps venu.Il est rassurant d’entendre M.Trudeau revaloriser de la sorte un processus démocratique qui repose sur la volonté populaire.En clair, cela signifie naturellement qu’il n’entend pas confier son destin aux seuls dirigeants du Parti libéral, aux calculs des spécialistes du marketing électoral et aux analystes de sondages.C'est aux Canadiens de toutes les régions qu’il doit des comptes.On devra juger le gouvernement à ses politiques et le chef à ses performances.Il n'envisage pas de se soustraire à la critique et à la sanction de l’électorat.D’aucuns pensent à l’intérieur du gouvernement et du parti libéral que le Canada ne survivrait pas à une défaite électorale du PLC, seul capaole de gouverner :e pays, et qu’il est en conséquence impérieux de changer le chef quand l'impopularité de celui-ci remet en cause la pérennité du régime libéral.M.Trudeau, on l’a constaté jeudi soir, rejette cette hypothèse.Il court des risques, il vit dangereusement.Mais à a raison.Aucune formation ne peut prétendre à la propriété exclusive du pays et à la possession éternelle du pouvoir, un parti pohtique en démocratie n’est pas une marque de savon dont il suffirait de modifier la presentation quand diminuent les ventes.Ce qu on admire ici du premier ministre, c’est le courage de l’homme politique qui veut résolument faire face aux échéances, affronter les électeurs, exposer son programme, expliquer ses choix.Dans l’état actuel du dossier que présente son gouvernement, il s’ex- pose à l’échec sinon au désastre.Mais il ira au combat.Il refuse de céder sa place à un général plus jeune en qui des libéraux, craignant la défaite, saluent bien vite et trop tôt un nouveau sauveur.Et s’il est écrit que le règne des libéraux prendra fin dans quelques mois, si les électeurs le répudient et rejettent ce gouvernement, M.Trudeau assumera jusqu’au bout la responsabilité, celle que lui imposent les règles du jeu: il sera leader de l’Opposition.Certes le premier ministre retient plutôt la meilleure des hypothèses, mais en bonne logique il ne peut ecarter l’autre, celle d’un renversement.Pourquoi et comment a-t-il devant la presse songé à ce moment précis au mot de Sacha Pitoeff dans L’Année dernière d Marienbad, on ne le sait trop, mais c’était la formule de la situation, celle qui s’applique à la carrière politique de M.Truaeau: « Je peux perdre, confie le joueur, mais je ne perds jamais.» Il faut tenir compte d’une autre dimension, essentielle dans la pensée et l’action de l’homme.En 1965, il s'est engagé dans la politi que canadienne pour faire la preuve que le régime fédéral, si tes francophones consentent à y participer pleinement, peut répondre aux besoins et aux attentes d’une société culturellement distincte.11 a indiscutablement réussi à implanter dans la fonction publique et dans le gouvernement central une présence québécoise dont le poids et l’influence, jugés insuffisants à Québec, paraissent excessifs au Canada anglais.Il est presque inconcevable de transformer en 10 ans ce qu’a forgé l’histoire sur plus d’un siècle.Pour atteindre dans la révision en cours l’objectif minimal sans lequel le Québec ne sera jamais heureux au sein du pays, il faut compter encore quelques années.Ce n’est donc pas en 1979 que Pierre Trudeau va se retirer, deux ans après l’accession du Parti québécois au pouvoir et à moins d’un an du référendum.¦ Que Pierre Trudeau veuille résolument conserver son poste, même dans l’adversité, on le comprend sans peine.Qu’il refuse de quitter l’action politique, même après un échec électoral, on l’en admire.Car son parti est usé, son gouvernement fatigué et son régime essoufflé.Hors une victoire improbable, le meilleur sort qu’il puisse espérer, dans la perspective démocratique où il a lui-même situé le problème, serait un séjour de ressourcement dans l’Opposition pour le parti et son chef.Car on ne sait plus où peut et où veut aller cette formation qui, de plus en plus, ressemble à un regroupement d’intérêts disparates et parfois contradictoires.A la faveur d’un courant conservateur, des transfuges ont trouvé place dans l’entourage du premier ministre et jusqu’à la table des ministres; des lambeaux de programmes venant du PC ont été maladroitement greffés au menu législatif des ministériels; des orientations mal établies ou improvisées caractérisent de nouvelles politiques sociales; la politique économique est un ensemble de recettes mensuellement revues et corrigées; les campagnes politiques, les actions de propagande et les efforts documentaires destinés a combattre les objectifs du Parti québécois obéissent à une stratégie irréaliste, inadaptée et mal conçue qui, en dernière analyse, se révèle préjudiciable à la cause du fédéralisme.Ajoutons, pour finir, que l’inaptitude de certains hommes du gouvernement à reconnaître sinon à comprendre certaines réalités culturelles et psychologiques du Québec augure mal de la réforme constitutionnelle.Pour toutes ces raisons, au lieu d’offrir la timonerie à un prince charmant qui ne pourrait que maquiller hâtivement et provisoirement un aussi sombre tableau, les libéraux devront peut-être se résigner à occuper les sièges situés de l’autre côté de la Chambre, ce qui leur permettrait, avec ou sans Pierre Trudeau, de se redéfinir, de revoir leur programme, au besoin de rechercher des appuis ou des alliances parmi les néo-démocrates.Pour se convaincre des avantages d’une telle cure, ils n’ont qu’à apprécier les bienfaits qu’en tire le Parti libéral du Québec, en cours de démocratisation, et qui s’emploie à actualiser, voire à modifier profondément son programme sous la direction de son nouveau chef.Les prochains mois sont cruciaux pour le premier ministre.Depuis la déconvenue de son Parti aux élections partielles, il n’a pas regagné les faveurs du peuple: les conférences des chefs de gouvernements sur la constitution et l’économie se sont révélées médiocres à cet égard; ses compressions budgétaires, sa législation sociale et le dernier budget ne sont pas de nature à susciter l’enthousiasme des foules.L’hiver s’annonce difficile.Pour Pierre Trudeau, le printemps sera la saison de la vérité.Michel ROY Avant de nationaliser l’amiante Le projet de loi annoncé par M.Jacques Parizeau et visant à exproprier éventuellement les intérêts de la General Dynamics dans la compagnie Asbestos ne devrait point nous surprendre.Non seulement le programme de gouvernement du Parti uébécois contient-il en effet l’engagement du PQ 'assurer un « contrôle majoritaire québécois » dans l’amiante.Mais encore, en janvier 1977, en plein Economie Club de New York, M.René Lévesque a-t-il ouvertement prévenu les Américains qu’au besoin son gouvernement nationaliserait cette industrie.Toutefois, le premier ministre en parlait alors comme d’une « ultime solution », à défaut d’autre recours.En sommes-nous rendus là?Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’à l’heure actuelle, dans l’état connu du dossier, et d’après la propre déclaration de M.Parizeau, le ministre des Finances en prend large avec la position connue du gouvernement et de son chef.En effet, il se propose d’en venir à cet ultime recours avant même de constater l’échec de ses pourparlers avec l’entreprise américaine qui contrôle Asbestos.Davantage, il entend faire de cette menace, concrétisée cette fois dans un projet de loi.le moyen non pas de nationaliser l’amiante mais de « faire des affaires » avec les propriétaires américains.N'a-t-on pas brûlé une étape importante?La compagnie prétendait avanUuer qu’il n’y a pas eu d’offre ferme ou offieieusAi meme de négociations, alors que le gouvernement prétend que les positions des parties sont fort éloignées et que les « contacts », pris au plus haut niveau, n’ont rien donné.Aussi longtemps que la firme américaine continuera de refuser publiquement le principe même d’un transfert de contrôle, et que M.Maurice E.Taschereau, le présisent d’Asoestos, emboîtera le pas en prétendant que la nationalisation ne créera pas d’emplois mais fera grimper les taxes des Québécois, ce n’est pas de ce côté qu’on apprendra la vérité ni l’intérêt du Québec.Le ministre des Finances, par contre, aurait dû normalement faire une offre d'achat ferme, fondée sur les études de ses experts, et être en mesure aujourd'hui de rendre sa position publique en l’appuyant de toutes ces données essentielles.Dès le point de départ, le gouvernement et la compagnie américaine se sont engagés dans un processus comme celui qui prévaut dans une expropriation: chaque partie a retenu les services d’un évaluateur comme si un éventuel tribunal devait arbitrer entre l’offre et la demande.Il ne faudra pas hésiter à en venir là, même si les propriétaires majoritaires d’Asbestos refusent de se rendre à l’évidence.Mais les contribuables qui devront payer la note ont droit de savoir, autant que le prix qui sera finalement payé, les évaluations sur lesquelles le ministre des Finances s’est appuyé dans ses négociations ou dans ce qui en a tenu lieu.Les actionnaires d’Asbestos et de General Dynamics ont le droit de savoir que le Québec n’entend pas les léser; les contribuables québécois devraient aussi avoir le privilège de s'assurer que la « nationalisation » ne masque pas un marche de dupe ou des erreurs de gestion de la part du gouvernement.Depuis que le cabinet Lévesque a fait part en effet de son intention d’acquérir les intérêts de General Dynamics dans Asbestos, les actions de la compagnie d’amiante ont connu une hausse fort appréciable.Des dividendes très généreux ont été versés.Comme par hasard la compagnie s’est trouvé de nouvelles « réserves prouvées » de minerai.Ainsi, elle ne veut pas vendre, mais elle se prépare à faire grimper le prix si haut que Québec doive renoncer à l'acquisition ou acquérir en perdant le bénéfice qu’il compte retirer pour l’avenir.La prise de contrôle aura heu tôt ou tard.Les grandes manoeuvres de M.Parizeau et de General Dynamics sont commencées.L’objet véritable du débat et l’enjeu restent le prix à payer.Les dirigeants de la multinationale peuvent bien dire ce qu'ils veulent à leurs actionnaires.Le ministre des Finances n’est pas dans la même position.Nul ne lui demande d étaler sa stratégie de négociation en commission parlementaire.Mais les contribuables et les députés ont droit à un minimum d'information.Puisque M.Parizeau en est rendu à l’étape d’un projet de nationalisation, il devrait être également rendu à l’étape d’un rapport détaillé de ses études et de ses évaluations.Le Québec est acquis au principe de l’acquisition du contrôle de l’amiante.Après tant d’annees d’incurie libérale, nous n’avons plus de temps à perdre avec ceux qui, à l’Assemblée nationale ou ailleurs, veulent encore exporter les profits de l’amiante aux Etats-Unis et les emplois de sa transformation en.Allemagne! Toutefois l’opération à laquelle s’emploie M.Parizeau reste éminemment d’intérêt pubhc.Comme dans le cas des négociations avec les employés de l’Etat, les données essentielles doivent être divulguées à la population.Jean-Claude LECLERC Egypte: compassion ou diffamation ?par Raouf Antoun Canadien d'origine égyptienne, médecin spécialiste et protessmut adjoint de clinique à l'UniverÆà de Montréal, l’auteur répond dans ce texte aux articles que Paul Warren a consacrés à l'Égypte les 5.6, 7, 8 et 12 décembre dans LE DEVOIR.m Vos articles sur l’Egypte tiennent beaucoup plus de la supercherie tragi-comique que de l'analyse sociologique.Dans un style pseudo-littéraire vous prétendez lancer un appel à la compassion envers le peuple égyptien mais vous vous complaisez, volontairement ou non.à faire de la diffamation.Il serait trop long de commenter vos prétendues découvertes sur l'Egypte, mais il est curieux de vous voir affir- mer que l’âme égyptienne est insaisissable, puis vous voir inventer des scénarios à moitié vraisemblables pour étaler vos bourdes psychanalytiques.Placée au carrefour de trois (3) continents, l’Egypte a été pendant les derniers 2,000 ans la proie des colonisateurs les plus divers.A travers ces siècles, l'âme égyptienne a survécu en s’adaptant sans jamais se conformer, et en 1952, elle s’est déployée au grand jour avec la révolution égyptienne, renversant le roi Farouk et se débarrassant une fois pour toutes des derniers de la série de colonisateurs, les Britanniques.L’Egypte fut un des tout premiers pays a réaliser la vague de décolonisation mondiale d’après guerre, et elle a par la suite amorcé son programme de réformes sociales et encouragé ses voisins africains et arabes à faire de même.Je trouve curieux de votre part de ne pas souffler mot de ces événements essentiels dans l’histoire du peuple et prétendre par la suite que les Egyptiens évitent de s'affronter, et nroder toute une seudo-poésie autour des danses au âton dans lesquelles ceux-ci ne doivent jamais se toucher! et affirmer ue « la colère égyptienne est profon-ément anti-révolutionnaire », et j’en passe.Comment qualifier cette attitude?aveuglement, stupidité ou malhonnêteté?Je l’ignore mais en vous regardant dans le miroir vous pourrez en trouver plus que deux.Vous nous servez la salade habituelle dans un nouvel emballage.En effet, vous nous dites que le peuple égyptien est écrasé sous le poids de la tradition et de l'islam anachronique.Voilà, le chat est sorti du sac.Après dix ans, vous ne vous êtes pas déhar-rassé de votre carapace occidentale et vous avez été incapable de vous laisser vraiment pénétrer de l'âme égyptienne.Car pour un occidental, il faut que la religion et la tradition fassent place « au progrès » basé sur la consommation, l’enrichissement et l’appropriation de biens Tout ce qui reste de la religion et de la tradition n’est le plus souvent que des reüques plutôt symboliques Devant ce vide et cette aliénation, la criminalité et le taux de suicide augmentent, les voyants de toutes sortes font fortune, et les sectes religieuses les plus diverses se multiplient.Voilà 1 Amérique du Nord un geu trop'simplifiée et cari-catiüale.TWais le principe c’est qu’un mode de vie doit évincer l’autre Ils n’existent pas ensemble, ils se supplantent; tout comme les partis politiques qui se succèdent au pou- voir.Or l’oriental, et en particulier l’Egyptien, ne voit pas les choses ainsi.R les amalgame et les harmonise.La religion, la tradition et la « vie moderne » s’inter-pénètrent, et le vécu quotidien est une synthèse de tous ces éléments.D’ailleurs, les Juifs en Israël, incluant ceux qui sont venus de l’Occident, en font de même.Ce dernier exemple est plus facile à comprendre parce qu’il est beaucoup plus publicise.Certes, l’Egyptien moyen ou pauvre désire améliorer son sort économique et il sait que le poids qui l’écrase est celui de trente années de guerre précédées de 2,000 ans de colonisation.Et c’est pourquoi il est patient, mais en attendant il demeure toujours d’une hospitalité sans pareil, d’une vivacité extrême et d’un humour singulier (pour emprunter quelques-unes de vos expressions), même si les « nukat » ont un effet catharsisant.Les histoires de « goha » ne ressemblent-elles pas aux histoires de « Marius »?Après son indépendance, l’Egypte a été un éclaireur dans les domaines artistiques, culturels et scientifiques pour tous les peuples de la région.S’il s’est produit un ralentissement de ces activités, et un certain « flottement social », c’est que l’Egypte n’a pas encore pansé ses blessures de guerre, et se trouve à l’étroit pour loger et nourrir ses 40 millions de fils et de filles.J’espère, mon cher monsieur, que vous aurez plus de succès en littérature qu’en sociologie ou en psychologie.Il n’y a que les semi-ignorants ou les semi-nonnètes qui disent des semi-vérités mais de toute façon c’est sans importance car vous devez connaître le proverbe égyptien qui dit « la caravane passe même si les chiens aboient ».minai L’obsession du complot Il paraît que Monsieur Trudeau a failli monter d bord de l'avion qui ramène la famille Cossette-Trudel d Montréal.Imaginons que l’impair se fût produit.On aurait eu beau invoquer l’inadvertance de l'entourage du premier ministre ou la méprise de la compagnie d'aviation, il se serait trouvé un folliculaire de la presse jaune pour lancer un bobard dans le public friand de scandales.L’occasion était en or.N'est-ce pas juste avant de s’embarquer d Paris que le premier ministre a été mis au courant des résultats du dernier sondage du Toronto Star qui disent son impopularité grandissante?Je vois tout de suite la manchette du canard « Monsieur Trudeau et les Cossette-Trudel préparent-ils l'enléve-ment de M John Turner?» Albert BRIE r Mage ou berger par Jean Martucci Sur le chemin qui mène à Bethléem marchent côte à côte les bergers et les ma-es.Ils s'habillent de peaux ou vont en bel abit.Ils marchent pieds nus ou portent sandales dorées.Ils dorment à la belle étoile ou connaissent le confort d’une maison qui les accueille.Mais les uns et les autres ne marcheraient pas côte à côte sur le chemin de Bethléem s’ils n’étaient à chercher quelque chose qui leur manque.Les bergers étaient méprisés parce que leur métier de garder les bêtes les éloignait du Temple.Les mages étaient considérés fiarce que leur profession d’observer les étoi-es les rapprochait du sacré.Mais, sur le chemin de Bethléem, les mages eux-mêmes se sentaient infiniment petits de n'avoir pas encore compris Tinfiniment grand.Les bergers étaient pauvres et n’avaient rien à offrir.Les mages étaient riches puisqu’ils pouvaient faire des cadeaux.Mais, sur le chemin de Bethléem, les mages eux-mémes se sentaient démunis parce qu'ils savaient avoir besoin d’un guide.Les berger n’avaient ni pouvoir ni savoir.Les mages possédaient l'un et l'autre.Mais, sur le cnemin de Bethléem, les mages eux-mêmes ressentaient un grand besoin d’obéir et d’apprendre.Qu'ils soient mages ou bergers, les êtres qui cherchent côte à côte sur le chemin de Bethléem.Il y a là ceux que les autres méprisent.et ceux qu’on estime alors qu’ils se savent bien peu de chose.Il y a là les pauvres.et ceux qu'on croit comblés de tout alors qu'ils ressentent un grand vide au-dedans.Il y a là les laissés pour compte de toutes les sociétés.et ceux qu'on croit au-dessus de tout alors qu'ils regardent au-dessus d'eux-mêmes.Les bergers furent tout à coup enveloppés de clarté.Les mages virent au ciel un astre se lever.Mage ou berger, chaque homme dans sa nuit verra la lumière s’il marche devant lui.mm ¦ Les Fées vues d’un autre angle Je veux expliquer pourquoi je n’ai pas aimé les Fées ont soif et pourquoi, malgré les apparences, la pièce de Denise Boucher ne fait guère avancer la cause de la condition féminine.Le débat s’étant exacerbé pour les raisons que l’on sait, il devenait inévitable que l’on parle finalement très peu de la pièce en tant que telle, de son texte, de sa forme, de sa structure dramatique.Or, à cet égard, et malgré quelques heureuses trouvailles, dont celle de cette Sainte Vierge qui cherche à sortir de sa statue, les Fées ont soif est décevant.Que de facilités, que de clichés qui appartiennent depuis longtemps au répertoire du discours féministe, comme la putain qui en a assez de n’ètre qu’un objet sexuel ou la femme qui se fait battre par son mari ivrogne.Langages éculés, que seul racheté à l’occasion le discours déluré de la Sainte Vierge.Mais il y a plus grave: sauf pour une courte période, autour de la scène du viol, la pièce n’offre aucune tension dramatique, aucun véritable dialogue.Cette carence va beaucoup plus loin que le simple aspect esthétique: par là Denise Boucher (ses bonnes intentions ne sont pas en cause) met en scène un discours monolithique, sans complexité, sans mouvement dialectique, un texte par là condamné à être une complainte sur le sort piteux de la femme et une dénonciation unilatérale des hommes.Il faudrait se demander si nous en sommes au stade où ce type de discours à encore un dynamisme, d’autant plus qull s’adresse ici à des gens déjà « conscientisés », comme aime le dire le langage à la mode.Il y a des choses qu’on ne répétera jamais assez, me dira-t-on.Hélas, une telle position reproduit inconsciemment les bonnes vieilles techniques du marketing capitaliste, où la répétition du même message est une façon d'anesthésier la capacité de penser.Je n’accuse évidemment pas Denise Boucher de cela: mais la structure de sa pièce, ses simplifications, son monolithisme, font qu'elle prend un certain aspect démagogique: même pour les hommes, qui sont plutôt bien disposés à battre leur coulpe par les temps qui courent.Je pense qu’une production artistique, théâtrale ou autre, ne doit pas refléter, mais plutôt faire avancer la conscience.Essentiellement polémique ou critique, un discours ne peut déboucher que sur des stéréotypes: la femme victime, masochiste, hystérique, l’homme obsédé sexuel, violeur, exploiteur.La réalité et l’imaginaire sont plus complexes que cela.A la fin de la pièce, les trois femmes se ¦ Avertissement Nous voulons par la présente lettre inciter (par notre humble malencontreuse expérience) les gens à user d’une extrême prudence s’ils se sentent attirés par une alléchante occasion de passer des vacances sur une ferme, formulée par la Fédération des Agrico-tours du Québec.Nous voulons aussi, encore basée sur notre expérience en la matière, inciter les consommateurs qui, comme nous auraient été victimes de l’insouciance de la Fédération des Agricotours du Québec de faire appel à la cour des petites créances pour faire valoir leurs droits, droits qu’ils doivent faire respecter.Pour rétablir les faits, soulignons qu’au mois d’août l’an dernier nous avons comme beaucoup de personnes sans doute, répondu à l’offre d’Agricotours d'aller passer deux semaines en Gaspésie sur une ferme pour bénéficier de plusieurs avantages et participer à des expériences intéressantes de vie à la campagne.Une fois le contrat signé avec la Fédération et la période des vacances arrivées, nous nous rendîmes à la dite (Lettre adressée d Francine Déry au sujet de la soif des fées.) Ma pauvre Francine, J’ai lu votre lettre parue dans LE DEVOIR du 6 décembre et adressée à Monseigneur Grégoire.Vous et votre Denise, comme vous devez souffrir.Et quels beaux clichés vous nous offrez! La femme pétrifiée, le dévouement, la souffrance, la férule de l'homme, la soif d'indépendance.La hâte de vivre (prononcez « jouir »).Pourtant.vous écrivez bien.Pardonnez cependant à un homme comme moi de projeter une idée différente de la vôtre.Moi.j'ai eu la joie, le bonheur.d avoir une mère merveilleuse, féminine, ardente, douce et dévouée aussi.Je lui dois à tout jamais, mon goût de la poésie, et mon élan vers ferme, à Shigawake où nous nous aperçûmes bien vite que notre contrat n’avait pas été respecté.La maison secondaire que nous avions louée était dans un état de malpropreté inconcevable et de plus tous les services et avantages indiqués dans la fiche descriptive de la maison secondaire et des environs étaient pour la plupart inexistants ou dérisoires.Ainsi, pour ne citer qu’un exemple, sur la fiche descriptive il était indiqué noir sur blanc, que la baignade sur la ferme était possible.Dans les faits, il y avait bien un lac naturel situe à un mille environ de la maison secondaire, mais on ne pouvait s'y baigner.Entouré (Tun terrain boisé où il fallait se frayer un chemin à la hache pour s’y rendre, le lac est vaseux et tapissé d’arbres morts.D’ailleurs le fermier duquel nous avions loué la maison secondaire (par l’entremise d’Agri-cotours) nous a indiqué à plusieurs reprises, et -ans toutefois expliciter, qu’il préférait que nous nous baignions à la mer.Cette dernière était ce- la beauté.J’ai eu des soeurs qui m’ont appris, par leurs eclats de rire et leur vitalité, à faire la Connaissance avec la turbulence de la vie et la gaieté.J’ai eu le bonheur d’avoir épousé la femme la plus intelligente (lisez libérée) qui soit et qui m'a merveilleusement complété et à qui j’ai donné et je donne le meilleur de mon être.Enfin je possède deux filles qui elles, m’ont montré la lumière, la vraie, qui ne peut jaillir que de coeurs purs.Alors n’est-ce pas, excusez-moi mais nous ne parlons pas le même langage, complaisez-vous dans vos complexes, réanimez vos hargnes et vos regrets historiques.Hélas! vous écrivez pourtant si bien.Marcel SABELLA Montréal.le 6 décembre 1978 mettent à imaginer un monde meilleur: on voudrait que cet appel à l’imagination ne paraisse pas si artificiel, une sorte de renversement in extremis.De nombreux textes féministes ont commencé à mettre l’imagination vraiment au pouvoir: je pense en particulier à Retailles, que Denise Boucher écrivait il y a deux ans avec Madeleine Gagnon.Oui certes, j’imagine une société où les femmes et les hommes auront enfin les mêmes chances, où leurs forces créatrices pourront partout s’unir pour mettre fin au règne de l’exploitation, de l’anesthésie mentale, du mépris sous toutes ses formes.Si l’on tient absolument à parler en termes d’efficacite immédiate, je ne pense pas que les Fées ont soif aide beaucoup à cet avènement.Nous avons besoin d’oeuvres plus exigeantes, plus dialectiques, moins figées dans des stéréotypes, mâles ou femelles.Ce qui n’empêche pas, je le concède, ue la pièce de Denise oucher ait eu l’immense mérite de susciter un débat public, passionnant et stimulant.C’est un aspect des choses à considérer, mais ce n’est pas le seul.Pierre NEPVEU écrivain et professeur.Montréal, le 9 décembre 1978 pendant inaccessible puisqu'il fallait franchir pour s y rendre des précipices.De plus, la maison secondaire elle-même était dans un état propice à attirer la vermine, nous avons même vu un vers de literie se promener dans l’un des lits.A la suite de cette malheureuse expérience, nous avons logé une plainte formelle à la Fédération des Agricotours du Québec.fait parvenir un dossier étoffé à plusieurs ministres québécois et des lettres ouvertes dans plusieurs journaux.En septembre dernier, à la suite d’une demande en bonne et due forme, nous paraissions devant le juge à la cour des petites creances, de Saint-Jérôme.Compte tenu de la pertinence de nos arguments et sans doute de leur véracité, nous avons gagné notre cause contre la Fédération des Agricotours du Québec, une Corporation subventionnée en partie par le ministère de l’Agriculture du Québec, qui nous a remboursé un montant fixé par le juge.Nous espérons par ce résumé de notre expérience aider d’autres consommateurs, à être vigileants face à la Fédération des Agricotours du Québec et à ne pas hésiter à prendre les moyens à leur portée pour faire valoir leurs droits lorsqu’ils sont lésés.Liette BEDARD Suzanne CHENIER Saint-Jérôme, le 12 décembre 1978.LE DEVOIR est publié par rimpn-merie Popula-re société à responsabilité limitée dont le 9ège social est situé au numéro 211 rue du Saint-Sacrement Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprimé par rimprimene Dumont incorporée dont les ateliers sont situés â 9130 rue Boivm.Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et â diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne $60 par année six mois $33 trois mois $21 À ( étranger $65 par année, six mois $36.trois mois $24 Éditions du samedi $19 par année Edition Quotidienne livrée â domicile par porteur $1 50 par semaine Tarif de I a-bonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légai Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupéesl V___________________________J ¦ Sur une longueur d’onde différente Le Devoir, samedi 16 décembre 1978 ¦ 5 «kWi DESIDEES DESEVENEMENTS DES HOMMES LA TROISIÈME JEUNESSE par Jacques Dufresne J’ai déjà parlé ici de la jeunesse archaï-sante.La deuxième jeunesse, celle qui est en lutte contre le système n'a pas besoin de porte-parole.Elle est forte et elle le sait.Un de ses leaders disait récemment à un directeur de CEGEP: « Croyez-Vous 3ue vous pouvez nous empêcher de tenir es réunions tous les jours jusqu'à ce que nous obtenions la note que nous voulons?» Il existe une troisième jeunesse, engagée elle aussi, mais dans le système.Elle est silencieuse, bien qu’ellç soit numériquement la plus importante.Il n'est pas certain toutefois qu'elle soit composée de moutons destines à se laisser manipuler éternellement par des révolutionnai- res ayant le monopole des qualités du lion.Elle a des valeurs, même si elle ne sait pas toujours comment introduire ce mot dans ses conversations.J’enseigne actuellement la philosophie à une trentaine d’étudiants en électrotechnique appartenant tous à cette troisième jeunesse.Je leur ai demandé récemment de choisir un sage parmi leurs connaissances et dire en quelques mots pourquoi ils le trouvaient sage.Ils devaient ensuite faire le même exercice à propos d’un grand philosophe.voici une réponse typique: « D’après moi, mon grand-père est sage à cause qu’il a passé à travers plusieurs problèmes, et qu’il était un père de famille remarquable.Il avait une philosophie de la vie etonnante, il ne se laissait jamais abattre.Il est décédé à 92 ans.D’après moi en mourant il emporta toute une génération avec lui.» Après les grands parents, l’exemple qui revient le plus souvent est celui de l’infirme ou du handicapé qui, à force de courage et de résignation, a pu non seulement mener une vie digne et responsable, mais se montrer généreux et dévoué.Deux étudiants citent même l’exemple d’un jeune sage qui les a aidés à sortir de la délinquance.Ce jeune sage est lui-même un orphelin qui a réussi à faire des études de médecine: « il a acquis sa sagesse à force de se faire rejeter de ses familles adoptives successives qui n’étaient pas toutes des familles très respectables; c’est vraiment un bon ami de perdre son temps pour nous autres.» Les valeurs qui ressortent le plus nettement de l’ensemble des travaux sont la responsabilité et la liberté au sens le plus métaphysique du terme: chacun est maître de son destin; même la pire adversité peut contribuer au bonheur et à la perfection de l’individu.A certains moments, je croyais relire ce passage de la République de Platon où, à propos du choix des destinées, il est dit que chacun est maître de son destin, la divinité étant hors de cause.« Mon grand-père, dit un autre étudiant, se rappelait quelques pensées pour se donner un second courage.Aristote, ajoute-t-il, a fait des oeuvres reconnues dans le monde, Albert dit seulement des petites pensées que d'autres ont trouvées, et quelques-unes de lui mais c’est seulement pour amuser et encourager ceux de sa famille.» Cette philosophie est en tous points opposée à celle que véhicule l’intelligentsia québécoise depuis bientôt 20 ans.Après trois siècles de tradition catholique et aristotélicienne, nous avons découvert un jour avec ravissement que l’homme n’é- tait pas libre.Nous nous sommes alors jetés dans le réductionnisme avec d’autant plus d’enthousiasme que nous avions beaucoup de temps à rattraper.Nos meilleures ressources intellectuelles ont été affectées à cette tâche.Munis de grilles de lecture de plus en plus savantes, nous sommes entrés dans l’ere de la revendication et de l’excuse.C’était la faute du clergé, du système capitaliste, des chro-mosones, de l’inconscient ou de l’environnement.Tant et si bien que nous avons plus de systèmes explicatifs que nous n’avons d’aliénations à expliquer et que, pour faire un choix entre tous ces systèmes globaux, et donc incompatibles, nous sommes obligés de réinventer la liberté.Le reste du monde occidental a connu une évolution semblable à la nôtre, quoique moins contrastée.Le résultat c’est qu’on assiste aujourd’hui à une réaffirmation énergique et parfois outrée de la liberté et de la responsabilité.Le mouvement libertarien en est un bel exemple.Cette nouvelle avant-garde fera un jour sa jonction avec la nouvelle droite, c’est-à-dire avec ceux qui, comme'mes étudiants, peuvent être definis comme les conservateurs de l’essentiel.La force qui en résultera aura sans doute une influence déterminante.A peu près toutes nos grandes politi- ques reposent sur l’idée qu’il faut non seulement excuser les fautes et les crimes mais encore qu’il faut, par des faveurs spéciales, compenser pour les circonstances extérieures qui peuvent être considérées comme la cause du mal.Les représentants de la troisième jeunesse penchent vers l’autre extrême.Ayant eu comme modèle une grand’mère qui a élevé quinze enfants avec le sourire, ils ne voient pas pourquoi il faudrait être tendre avec les criminels qui, tout compte fait, ont moins d’excuse que bien des gens normaux.Si leurs vues devaient un jour s’imposer, voici quelques mesures auxquelles il faudrait s’attendre: 1) Rétablissement de la peine de mort, réduction substantielle du per capita des prisonniers, lesquels seraient punis d’une façon telle qu’ils n’auraient plus le goût de recommencer.2) En éducation, refonte du système des bourses telle que les étudiants qui n’étudient pas ne puissent plus être bénéficiaires.3) Contre la drogue, ne rien faire, laisser ceux qui veulent se suicider libres de le faire à leur guise.On dira que c est là le type même de la pensée pré-critique, et donc aliénée.Soit! Mais ce débat est vain.L’important est de savoir de quel côté se trouve la vérité, du côté de ceux qui font de nécessité vertu ou du côté de ceux qui font de nécessité excuse.Spinoza avait devancé tous les réductionnistes contemporains.Nous appelons libre, disait-il, l’acte dont nous ignorons ’es causes.Il ajoutait cependant que la li-oerté consiste à connaître la nécessité, à l’accepter et à composer avec elle.Il fabriquait lui-même des lentilles pour les microscopes qu’on venait d’inventer, beau métier pour apprendre à practiser avec le réel.Les etudiants d’électro-technique et leurs grands-parents sont plus près de cette synthèse que leurs professeurs et leurs confrères engagés.A force de se complaire dans l’excuse de soi et dans l’accusation d’autrui, ces derniers se condamnent à accomplir sans joie un métier qui, tôt ou tard, leur sera imposé, même si leur cause devait triompher bientôt.A voir la façon dont les libérateurs du peuple se moquent de la sagesse populaire, de ses raisons de vivre numbles et essentielles, on croirait que le malheur a été définitivement banni de cette planète ou le sera bientôt.Si on ne croit ni en Dieu, ni dans cet esprit qui ne se « laisse jamais abattre », quel recours reste-t-il devant la misère, la maladie et la mort?L’Etat?L’Hydro-Québec rapporte aux Québécois par Lucien Sauinier président du Conseil d’administration Le thème de la campagne d’information en cours de l’Hydro-Québec est « Pour vivre le Québec ensemble ».Cette campagne a pour but de sensibiliser la population à un aspect souvent négligé des choix en matière énergétique, a savoir que chaque individu peut contribuer plus ou moins à favoriser l’activité économi-ue du Québec en optant pour une forme ’énergie ou l’autre.Un message publicitaire publié dans les journaux et intitulé « Lllydro-Québec rapporte aux Québécois », a fait l’objet d’une lettre ouverte de Mme Hélène La-jambe, publiée dans LE DEVOIR (page 5) du mardi 12 décembre, texte qui laisse croire que certains points peuvent prêter à confusion.Les quelques lignes qui suivent ont donc pour but d’approfondir les sujets abordés dans les différents paragraphes de ce message.Premier paragraphe — •< Quand un Québécois paie sa facture d’électricité, 75 cents sur chaque dollar qu’il débourse demeurent au Québec; quand il paie son huile à chauffage, c’est seulement 20 cents qui sont injectés dans notre économie.¦> Ce paragraphe était destiné à informer le public qye le contenu québécois de l’électricité est de l’ordre de 75% et qu’il est supérieur à celui des autres formes d’énergie actuellement disponibles.Il est bon de préciser ce que nous entendons par contenu québécois.Le contenu québécois d’un produit représente les montants qui, lors de la fabrication du produit, sont versés sous forme de salaires à des travailleurs québécois et pour des achats auprès des entreprises québécoises.U est a noter, toutefois, que dans le cas des achats auprès des entreprises québécoises, il y a lieu de retrancher les cléments éventuellement importés qui entrent dans la composition de leurs produits finis.Ainsi, un produit en aluminium livré à Hydro-Quebec par un manufacturier québécois n’est pas considéré entièrement québécois car ce manufacturier a dû importer de la bauxite pour fabriquer l'aluminium.Le contenu québécois de l’électricité se retrouve donc dans la partie versée au Québec des salaires et des achats nécessaires, d’une part, à la construction des installations de l'Hydro-Québec et, d’autre part, à l'exploitation de ces mêmes installations.Ce contenu est supérieur à 75% et on peut donc affirmer que « quand un Québécois paie sa facture a’é-leetricité », il acquitte des déboursés de l’entreprise qui ont été effectués au Québec dans la proportion d’au moins « 75 cents sur chaque dollar », L’importance du contenu québécois de l’électricité est mise en doute en procédant à une analyse de la destination (au Québec par rapport à ce qui sort du Québec) des revenus et des dépenses d’exploitation de l’année 1977.A juste titre, {’importance (environ 50% des revenus) des paiements d’intérêts (nets) et des versements aux réserves de l'Hydro-Québec est soulignée.En poursuivant la même analyse, et en dissociant des intérêts, dépenses, etc., versés au Québec, ceux qui sont versés hors du Québec, on peut établir que la part des revenus qui est demeurée au Québec en 1977 varie entre 62% et 82% selon les hypothèses retenues.Cette analyse de la destination des revenus ne permet cependant pas d’évaluer le contenu québécois de l’électricité.Les intérêts payés à l’étranger (sortie de fonds) ne font que compenser les emprunts antérieurs (entrée de fonds) et n’interviennent pas dans le calcul du contenu québécois.De plus, une telle analyse ignore l'origine des oiens et services acne-tes pour réaliser la construction des installations d’Hydro-Québec puisque ces données n’interviennent pas au niveau des revenus et des dépenses de l’année en cours.Ainsi, d’après cette méthode, le seul fait pour l’Hydro-Québec d'emprunter le plus possible au Québec aurait pour résultat d’augmenter le « contenu québécois » de l’électricité.En revanche, ce contenu ne changerait pas si elle décidait d'acheter en dehors du Québec tous les biens et services pour la construction de ses installations.Or, il est bien évident ue c’est en poursuivant sa politique ’achat au Quebec, que l'Hydro-Québec contribue le plus au développement économique.Deuxième et troisième paragraphes — « Le Québécois profite des centaines de millions de dollars que l’Hydro-Québec consacre chaque année à des grands travaux comme ceux de la Baie James.En fait, $8,7 milliards seront investis au cours des trois prochaines années.» « Ce même Québécois qui bénéficie des coûts d’électricité parmi les plus bas en Am’rique du Nord, profite aussi des milliers d’emplois que crée l’Hydro-Québec et des retombées économiques de l’achat au Québec de près de 75% de tous les biens et services dont elle a besoin.» L’impact sur l’économie québécoise des activités de construction et d’exploitation de l’Hydro-Québec est considérable.Ainsi, pour la seule année 1978, les effectifs de construction, d’ingénierie et de gérance rattachés au complexe de la Baie James représentent environ 13,000 hommes-année et une masse salariale approximative de 450 millions de dollars (avantages sociaux compris).En fait, les Les cent jours de Pierre Trudeau par André Portas Médecin et conseiller en développement économique, l’auteur milite dans la fédération libérale du Canada.section Québec.S’il est vrai que l’infortune est la sage-femme du génie, il faudra alors au premier ministre du Canada mettre en oeuvre toutes les ressources intellectuelles dont il dispose pour que sa vision du pays recueille les adhésions indispensables à sa survie.Napoléon, après sa défaite de 1814, avait espéré retourner la situation en sa faveur au cours des fameux cent jours au cours desquels il faillit retarder le cours de l’histoire.R avait compté sans la lassitude des peuples, la trahison des fidèles et le nouvel ordre politique européen que le Congrès de Vienne contribuait déjà à sceller au cours d'interminables pourparlers.La différence cependant entre P.E.Trudeau et Napoléon est que ce dernier avait déjà épousé le capital de confiance dont il jouissait auprès de la population française.A l’opposé, Pierre Trudeau semble avoir évite jusqu’ici le jour où il demanderait enfin a tous les Canadiens, de l’Atlantique au Pacifique, leur opinion sur le genre de pays et le type de société qu’ils voulaient.Et tout cela il devra le faire avant mars prochain soit au cours des cent prochains jours.Le premier ministre devra faire face à trois échéances d’importance inégale.Celle de son leadership d'abord, ensuite la bataille référendaire qu’il devra livrer au pays sur le problème des droits fondamentaux des citoyens, celle enfin qui aura SESSION D’HIVER de la & POTERIE BONSECOURS CENTRE DE CÉRAMIQUE Tournage-Façonnage Émaillage-Cuissons-BatiK Peinture sursoie - Dessin Sessions de 12 semaines 15 janvier au 2 avril Inscription et renseignements à la POTERIE BONSECOURS 433, rue Notre-Dame est, Vieux-Montréal 844-6165 ou 844-6253 Permis Culture Personnelle no 749583 trait aux problèmes de l’économie.Au plan de son leadership, il existe au Parti libéral du Canada, et au Québec, des gens qui croient au fameux backlash antifrançais.Ce faisant cependant, ils escamotent les vrais problèmes en s’abritant derrière une paranoïa qui a pour résultat d’enfermer les citoyens dans le dilemme des appartenances ethniques ou culturelles.Si cela peut faire l’affaire du Parti conservateur a l’Ouest, et du Parti libéral au Québec, il est douteux que l’on contribue à clarifier ainsi les enjeux à un moment historique de la vie du Pays.Parce qu’il est temps que les masques tombent, et que la grande explication historique ait beu entre anglophone et francophones, l’éventualité d'une sortie élégante du premier ministre ne peut être envisagée en ce moment.Il ne peut se dérober ni moralement ni politiquement au plus grand défi de sa carrière, celui qui avait décidé de son entrée dans l’arène fédérale.Il doit savoir si les Canadiens croient possible de vivre ensemble, de partager les mêmes richesses, et singulièrement les mêmes espérances, en dépit des barrières érigées par la langue, la culture, les croyances ou l’origine ethnique.C’est le débat du siècle, dont les retombées risquent d’avoir des répercussions au-delà des frontières du Canada, parce que cela intéresse le monde entier a une période où la défense des droits du citoyen a tendance à supplanter ceux du groupe ou de la nation.Ce deuxième défi, le bbertaire mondia-liste qu’est Pierre Trudeau devra pour une fois descendre dans l’arène pour l'affronter.Ce défi touche en ce qui nous concerne, ici au Canada, à l’essentiel.Il n'existe pas de légimité du pouvoir en dehors de celle que donne librement la population dans son ensemble, même si, ici et là, des messies aux vocations divines « LIBÉRONS DALI LA MASCHINO » Soirée d’information le dimanche 17 décembre, 8 hres P.M.Pavillon Latourelle (840 est Cherrier, coin St-André) Groupes de musiciennes québécoises et immigrantes Venez appuyer notre demanda d'enquête publique s’acharnent chaque jour à parler de « leur peuple » comme si notre système démocratique pouvait tolérer l’imposture d’un possessif aussi régalien.Le temps est donc venu pour Pierre Trudeau d’affronter ces « prédicateurs de fierté et ces prophètes de mission providentielle » sur leur propre terrain.Il doit demander à la population canadienne dans son ensemble de dire où se situe pour elle ce qui est fondamental, ce qui fait la raison d’être de cet immense pays.Ce serait faire injure au bon sens de la population que de croire qu’elle ne saurait pas faire en temps opportun le choix clair et sans bavure qu'on lui soumettrait.On a peine à croire que la population al-bertaine pourra tolérer de ses dirigeants qu’ils puissent thésauriser par goût du pouvoir des richesses incroyables, alors que d’autres Canadiens dans les Maritimes vivent dans des conditions pénibles parce que Ton n’a pas su organiser plus efficacement des stratégies de développement.De même, il serait illusoire de penser que le citoyen du Québec ou de l’Ontario refuserait d’inscrire dans la Loi fondamentale du Pays un préambule garantissant les droits individuels.Les minorités agissantes ont voulu diviser le pays et les gens, en jouant sur les mesquineries des uns et les frayeurs des autres, car c’est à travers ces divisions qu elles espèrent recueillir le fruit de leurs efforts, soit le pouvoir.Pour y parvenir, de part et d’autre d’ailleurs, chacun des groupes poussé par ce goût morbide du nihilisme politique, qui habite ceux que le sort a trop gâtés, s'est adjoint son cortège de « cheer leaders », en l’occurrence les mass media.Il appartiendra à Pierre Trudeau, là encore, de justifier l’opinion qu'il en avait alors qu'il écrivait que les « journaux sont toujours à la remorque de leur clientèle, c est-à-dire en retard sur la réalité ».Ce combat pour la survie du pays ne peut être engagé sans beaucoup d’humilité et un langage que comprend la popu- ¦ «Salons.les métiers d’art!» Je n’ai encore jamais tant réalisé la dégringolade du dollar qu’à ma visite du Salon des métiers d’art.— L’admission est gratuite.C’est tout.Une immense affiche nous invite à: « passer au salon ».sans doute pour évoquer la formule hos-pitabère de nos anciens, mais à la sortie, après avoir fureté par deux fois dans ce « salon », je me disais qu’on aurait été lation.C’est une opération à coeur ouvert, et nul ne peut prédire par avance ce qui en sortira.Le résultat dépendra de la sincérité du leader, plus que des combines de Bay Street et, en oernier ressort, de la crédibilité que les Canadiens accorderont à leur système de gouvernement.Ce système leur a permis de faire des acquisitions enviables.Pourtant les dirigeants politiques, et singubèrement ceux du Parti libéral, ont omis de faire savoir aux Canadiens que, depuis la fin de la Guerre de 1939-45, leur gouvernement avait peu de prise sur l’économie nationale.Alors que les sociétés multinationales ont depuis longtemps déjà organisé leurs activités au plan planétaire en transcendant les frontières, il existe encore des hommes politiques qui feignent de croire que Ton peut avoir des politiques nationales dans un marché déjà intégré à toutes fins utiles en Occident.Une mesure fiscale prise aux Etats-Unis peut avoir des effets dévastateurs au pays, quel que soit par ailleurs le budget fédéral.Dès lors, il faudra expliquer au citoyen canadien pourquoi c’est à Bruxelles, Dusseldorf, Washington ou Tokyo que les stratégies économiques s’échafaudent désormais.Cela lui permettra de comprendre que le corollaire d’un tel état de fait est l’élargissement des pouvoirs des gouvernements locaux, plus aptes à redistribuer les enveloppes budgétaires suivant les besoins régionaux.11 ne fait pas de doute qu’un tel aveu exigera beaucoup de courage; il est certain que Ton ne pourra plus attribuer non plus de points de mérite ou de démérite aux gouvernements, dès lors que Ton aura reconnu la réalité de leurs moyens limités.C’est dire que ces Cents Jours peuvent être l’occasion d’une opération vérité qui pourrait bien se terminer par un Waterloo pour Pierre Trudeau.Mais qui ne risque rien n’a rien, et on pourrait rappeler en guise de prologue cette phrase de Théodora à Justinien, empereur de Byzance, face à une conjuration: « Le pourpre est un beau linceul ».plus honnête à nous inviter à passer — « au saloir ».— Parfois, je me croyais sur Regent Street à Londres, ou sur Fifth avenue, ou chez Cardin, chez Dali ou chez Rouault! La moindre planche à pain sortie des mains de ces « artistes » .c’est $25.00 ou $40.00.Il y a un artisan qui nous offre un « quartier de bûche », orné de son coup de pinceau.$350.00 — C’est d’là fobe.(kiosque 1-4).Je ne veux pas généraliser.on a pas le droit et ce serait malhonnête - il y a beaucoup de choses valables, encore faudrait-il les dénicher dans cette salaison.Dommage qu’on en ait perdu l'esprit.Jacques LAURENDEAU Saint-Laurent, le 10 décembre 1978 effectifs moyens d'Hydro-Québec et de la SEBJ à la construction et l'exploitation s’établissent cette année à environ 30,000 employés sans compter les emplois indirects ailleurs dans l'économie.De plus, pour le seul complexe de la Baie James, on estime à environ 11,000 personnes les effectifs qui, ailleurs dans l'économie uébécoise, travaillent à la fabrication es équipements ou à la fourniture des services requis par le projet.Les affirmations qui figurent dans les paragraphes 2 et 3 du message publicitaire ne sont donc pas exagérées.Par ailleurs, il est affirmé que 57% de l’industrie électrique canadienne est entre des mains étrangères.Cette estimation, faite pour l’industrie électrique dans son ensemble, ne peut être directement utilisée pour caractériser le degré de contrôle étranger sur les fournisseurs de THydro-Québec.En effet, l'industrie électrique canadienne est très diversifiée: elle comprend aussi bien les fabricants d'appareils électroménagers que les fournisseurs des gros équipements destinés, par exemple, a la construction de centrales hydroélectriques.De plus, l’importance’des équipements fournis par cette industrie ne représente qu’environ 15% des déboursés totaux requis pour les ouvrages de la Baie James.De toute façon, le calcul des retombées économiques n’est pas un instrument de mesure du degré de contrôle étranger sur l’industrie québécoise, mais un moyen d évaluer l’activité économique suscitée au Québec par nos déboursés d'investissement et d’exploitation.Pertinence des investissements électriques — Quand à savoir si « les millions investis par l’Hydro-Québec seraient mieux employés ailleurs », il s’agit là d’une question complexe.D’une part, THydro-Québec réussit à financer ses grands ouvrages parce qu’il existe une demande pour le produit, Té-lectricité, qui en résultera.Or, si cette demande ne pouvait plus être satisfaite, cela pourrait entraîner des conséquences sérieuses pour la croissance économique du Québec.On peut considérer que la ais-ponibihté d’énergie et d’électricité en quantité suffisante constitue, en quelque sorte, un préalable à toute expansion économique.Ainsi, un transfert de ces fonds vers d’autres secteurs de l’économie compromettrait cette disponibilité et, par voie de conséquence, la croissance économique même que ce transfert était censé permettre.D’autre part, il est loin d’être évident qu’une abstention d'investir de la part de THydro-Québec, à supposer que ce soit possible, entraînerait un déplacement des sommes non empruntées, en particulier à l'étranger, vers d'autres secteurs économiques du Québec.En fait, on pourrait soutenir que la demande croissante de biens et services provoquée par le programme d’équipement de THydro-Quebec conduit sans doute à l'expansion des capacités de production des fournisseurs québécois et contribue ainsi au dynamisme de l’industrie manufacturière québécoise et à la création ou au maintien de nombreux emplois Ainsi, même si les activités de THydro-Québec créent peu d’emploi d l'exploitation au regard de ses investissements, Teffet d’entraînement que produisent ses activités de construction sur l’emploi et les autres secteurs de l’économie est à maints égard déterminant.Quatrième paragraphe — « Enfin, la disponibilité accrue d’énergie électrique pourra permettre éventuellement au Québec de remplacer le pétrole importé qui se fait de plus en plus cher et plus rare par une énergie renouvelable produite au Québec.» Cette phrase peut être interprétée par un lecteur non averti comme voulant signifier le remplacement de tout le petrole importé.Or, il n’est pas dans l’esprit de l’entreprise de lui donner un sens aussi large.C’est à la lumière des interventions de THydro-Québec (comme son mémoire présenté à la Commission parlementaire sur l’énergie tenue en février 1977) et du Livre blanc sur l’énergie, publié par le gouvernement du Québec, que le lecteur doit comprendre cette préoccupation et ce souhait.L’objectif visé, et que Ton retrouve dans le Livre blanc, est de faire occuper à l’électricité une part grandissante du bilan énergétique québécois au détriment du pétrole.Mais il sera clair au lecteur avisé qu’un déplacement de l’ensemble du pétrole par l’électricité est irréalisable et non souhaitable.Ainsi, par exemple, le secteur des transports et plusieurs procédés industriels aemeureront encore lontemps des marchés où l’électricité n’aura que peu d’emprise.Grande ou petite bouteille la grandeur y est toujours Chaque bouteille rie Grand Marnier, grande ou I)Clite, contient la superbe liqueur française à base rie cognac.La demi-bouteille est maintenant en vente dans les magasins rie la SAQ (code 212H). I Le Devoir, samedi 16 décembre 1978 ¦ 8 Sièges sociaux: des départs certes mais pas d’exode par Bernard Descôteaux QUEBEC — Si au cours des dernières années il y a eu départs de sièges sociaux du Québec — sept en fait au cours de 1977 et de 1978 — on ne peut parler d’exode, loin de là.Au contraire ont peut même parler d’un maintien relatif du volume de l'emploi dans les sièges sociaux: Voilà la principale conclusion qui se dégage d'une étuae menée par l’ôffice de planification et de développement du Québec, un organisme gouvernemental qui ajoute du même souffle que s’il y a une lacune à déplorer en ce domaine c est l’absence d’une politique de mise en valeur du potentiel qu’offre Montréal.C’est en 1977 que le ministre d’Etat au développement economique, M.Bernard Landry, avait commande à l’Office une étude sur les sièges sociaux.Dès le lendemain de l’arrivée du Parti québécois au pouvoir, cela devenait l’un des thèmes favoris de l’opposition au nouveau gouvernement.Régulièrement on brandissait le spectre de la fuite des sièges sociaux et le gouvernement n’avait qu’un seul élément de réponse en faisant valoir que ce n’était Abitibi-Témiscamingue, Réservoirs Cabonga et Gouin: nuageux avec neige passagère, accumulation totale de 2 à 4 cm.Maximum -4.Aperçu pour dimanche: dégagement.¦ Pontiac-Gatineau, Laurentides: nuageux avec neige passagère surtout en après-midi, accumulation d'au moins 5 cm.Maximum -2 à -4.Aperçu pour dimanche: nuageux et neige.¦ Outaouais, Montréal: nuageux avec neige passagère surtout en après-midi, accumulation d'au moins 5 cm.Maximum zéro.Aperçu pour dimanche: nuageux et neige.là un phénomène guère nouveau qui datait de la fin de la Deuxième Guerre mondiale ou presque.L’étude de l’office n’est pas terminée, mais un rapport d’étape était néanmoins prêt il y a quelques semaines.C’est ce rapport d’étape que rendait public hier M.Landry en meme temps qu’un autre document portant sur la rénumération des cadres et le désavantage que constitue pour le Québec un taux d’imposition plus élevé qu’en Ontario.Très peu d’études ont été faites sur les sièges sociaux au Canada.Le mandat qui avait été donné aux chercheurs consistait à essayer de tracer le « pattern » d’établissement des sièges sociaux au Canada et au Québec, et à analyser leur impact sur l’économie québécoise.Dans un premier temps on a limité l’étude aux entreprises dont les sièges sociaux sont au Québec et possédant au moins un établissement à l’extérieur du Québec.On dénombrait 929 entreprises ayant cette caractéristique.Celles-ci emploient 55,220 personnes, ce qui représente 2,21 pour cent de l’emploi total au Québec.Parmi ces 929 entreprises, 111 avaient une taille d’emploi supérieure à 1,000 tra- vailleurs.Celles-ci comptaient 38,593 emplois dans leurs sièges sociaux, ce qui équivaut à 70 pour cent de l’emploi dans l'ensemble des sièges sociaux retenus.Ce sont ces dernières entreprises qui ont fait l’objet d’une attention spéciale de la part de l’équipe de chercheurs parce que seules ces grandes entreprises possèdent un siège social complet avec toutes les composantes d’un siège social.Egalement ce sont ces grandes entreprises qui sont le plus mobiles parce que la plus grande partie de leurs employés se trouvent à rextérieur du Québec.Eu égard au débat politique sur les sièges sociaux, l’aspect le plus neuf de l’étude de l’office est de démontrer qu’entre le début de 1977 et novembre 1978 le bilan de l’évolution des sièges sociaux au Québec est négatif.S’il est négatif, ce bilan ne confirme pas les opinions alarmistes pour autant car les pertes brutes de sieges sociaux de grandes entreprises se limitent à sept.Cela correspond dans un cas à une fermeture d’entreprise, et dans les six autres cas à des déménagements en Ontario dont quatre à Toronto! Le départ de six sièges sociaux a causé une perte de 744 emplois au cours des 22 derniers mois, soit l’équivalent de 1,9 pour cent des 38,593 employés des 111 grands sièges sociaux.Ce bilan tient compte du cas de la Sun Life.Sur la foi d’informations récentes, l’office estime à environ 30 le nombre d’emplois touchés, jusqu’en octobre 1978, par le déménagement partiel du siège social de cette entreprise.Parmi d’autres conclusions, les auteurs de l’étude soulignent qu’il y a un maintien relatif du volume de remploi dans les sièges sociaux au cours des 22 derniers i sieges sc ois.Si l’c mois.Si l’on avait tenu compte de l’ensemble des sièges sociaux, sans égard à leur dimension ni à la présence d’etablissements à l’extérieur au Québec, l’office fait l’hypothèse que le bilan de l’emploi serait positif.On signale à cet égard qu’il y a une croissance naturelle de l’emploi dans les sièges sociaux, ainsi que l'installation de nouveaux services.L’office attire l’attention par ailleurs sur les transferts partiels de fonctions de sièges sociaux, alors que des services sont transférés à Toronto et le siège social maintenu à Montréal.Cela représente une perte d’emploi que pour l’instant on n’a pu estimer parce qu’il aurait fallu dresser une liste exhaustive des entrepri- ses.Mais parce qu’il s’agit d'un phénomène jouant dans les deux sens, on pense que les pertes pourraient se révéler peu significatives ou tout simplement il pourrait s’agir de gains.Une autre conclusion importante faite faite par l'office, est celle qui a trait à,une politique de développement des sièges sociaux.On note dans l’étude que ce secteur, même s’il a un niveau d'emploi peu important, a de fortes retombées économiques et qu’en conséquence le Québec aurait intérêt à insuffler un nouveau dynamisme à ce secteur d’activités, ainsi qu’au tertiaire complexe qui le dessert.Selon l’office, certains facteurs géopolitiques et historiques ne favorisent pas présentement le Québec, comme le déplacement à l’échelle nord-américaine des pôles de croissance économique.Cependant le Québec a trop d’atouts économiques pour se contenter de la présente situation.A cet égard, l’analyse de ce potentiel sera analysé par les chercheurs de l’office.Il s’agit là d’une conclusion qui est d'ores et déjà entérimée par le ministre d’Etat au développement économique.Hier commentant cette étude, il disait son intention de définir une stratégie sec- torielle pour Montréal.Déjà il aurait obtenu des premiers intéressés, soit les autorités de la Communauté urbaine de Montréal ainsi qu’un comité formé de représentants de sièges sociaux, qu’ils participent à l’élaboration d’une action concertée.Du côté du gouvernement, ce qu’on recherche c’est une harmonisation des politiques québécoises avec les politiques ontariennes pour maintenir les avantages que peut avoir Montréal sur Toronto.En cette matière, M.Landry souligne que dans un proche avenir le gouvernement devra revoir sa politique fiscale à l’égard des hauts revenus.Les hauts revenus, c’est-à-dire les cadres, sont imposés plus lourdement au Québec qu’en Ontario.Cela est connu et dénoncé a chaque année.Le second document rendu public hier par l’office le démontre une autre fois.Cependant si on pondère ce désavantage par un autre élément soit celui du coût de la vie, il appert qu’au bout de la ligne Montréal est avantagé.On note toutefois que cet avantage décline depuis 1977, et qu’en 1980 la situation sera renversée et qu’en 1982, Montréal aura un désavantage comparatif significatif par rapport à Toronto.L Trois-Rivières, Drummondvilie, Estrie-Beauce, Québec: nuageux avec neige passagère surtout en fin de jour- ^ Intervention n'y a actuellement au Québec que trois sociétés dans ce groupe, soit la société d’hypothèque du Trust Royal, la société d'hypothèques Roymor et le Crédit foncier franco-canadien.Dans chacun de ces cas, la législation, que le gouvernement veut voir adopter d’ici l’ajournement des Fêtes et qui est rétroactive au 6 décembre dernier, donne au ministre le pouvoir d’interdire toute vente d’actifs « qui ne respecterait pas les intérêts du Québec ».Concrètement, ce projet de loi bloque pour l'instant la vente du Crédit foncier au Central and Eastern Trust, des Maritimes, dont les dirigeants avaient récemment manifesté l'intention d’en acquérir les actifs, actuellement détenus par des intérêts français.Mme Payette a refusé hier d’expliciter clairement quels seraient les critères qui lui permettront d’asseoir sa décision, dans un cas comme dans l’autre.Elle s'est contentée de dire qu’un peu à l’instar des procédures en usage dans l’application de la loi fédérale sur le tamisage des investissements étrangers, ces critères seraient établis à l'usage.On peut cependant prédire dès à présent, a partir des réponses du ministre, que ces critères tiendront compte notamment du déplacement ou non du centre de décisions de l’institution concernée, de la protection des droits des actionnaires minoritaires, ainsi que des intentions générales de la société acheteuse.Pour le ministre, ce pouvoir d’interven- née, accumulation d’au moins 4 cm.Maximum de zéro à -2.Aperçu pour dimanche: nuageux et neige.¦ Lac Saint-Jean, Mauricie, Parc des Laurentides, Saguenay: nuageux avec neige passagère, accumulation totale de 3 à 5 cm.Maximum -5.Aperçu pour dimanche: neige passagère.¦ Rivière-du-Loup, La Malbaie, Ri-mouski, Matapéaia, Sainte-Anne-des-Monts, Parc de la Gaspésie, Gaspé: neige passagère, accumulation totale de 3 à 5 cm.Maximum -3.Aperçu pour dimanche: neige passagère.¦ Baie-Comeau, Sept-Iles, Basse-Côte-Nord, Anticosti: neige avec accumulation d'environ 5 cm.Maximum -5.Aperçu pour dimanche: nuageux et neige.tion est loin d’être exorbitant.Elle le considère au contraire comme tout à fait normal et se surprend que les gouvernements antérieurs n’y aient pas songé.Mme Payette a d’ailleurs précise à ce sujet que la loi québécoise ne constituait pas un précédent et a notamment signalé que l’Alberta possède une législation semblable depuis plusieurs années, soit le Trust Company Act.Selon elle, il n’est en effet que normal que le gouvernement québécois songe à protéger les intérêts du Québec et de ses citoyens au moment de transactions qui impliquent directement l’épargne des gens.Dans le cas présent cependant, Mme Payette a bien indiqué hier que ce projet de loi n’empêchait pas formellement la vente du Crédit foncier au Central and Eastern Trust mais obligeait formellement par contre cette dernière compagnie à expliquer ses intentions auprès de son ministère.Jusqu’ici, a précisé le ministre, les dirigeants de cette firme n’ont pas cru bon d’entrer en communications avec le ministère des Institutions financières.Par contre, deux autres compagnies dont la Banque d'épargne de la cité et du district de Montréal, lui ont signifié leur intention de présenter une offre d’achat aux dirigeants du Crédit foncier.Mme Payette a refusé hier d’identifier l’autre compagnie intéressée aux actifs du Crédit foncier, se contentant de dire qu’il s’agissait d’une compagnie à charte québécoise.Ce projet de loi sera maintenant débattu au cours de la semaine prochaine.On s’attend à ce que l’opposition critique vivement le caractère discrétionnaire des pouvoirs que cette législation confiera au ministre.?États-Unis compréhension et les relations amicales entre les deux peuples ».« Le monde entier sera content d’apprendre cette nouvelle », a déclaré le président Hua en réponse à une question après avoir fait un bref historique de la normalisation entamée entre les deux pays par les présidents Mao et premier Le gouvernement du Québec a proposé un montant de $42 l'action à la compagnie titres a; ans General Dynamics pour ses Asbestos Corp.C'est ce qu’a déclaré hier le vice-président exécutif de la firme de St.Louis au Missouri, M.Guy Fiske, qui a ajouté que cette proposition était parvenue sous la forme a'un télégramme.« Nous avons parlé par la suite à M.Parizeau qui nous a informé du projet d’expropriation.Nous lui avons suggéré de le retirer mais il a décidé d’aller de l'avant.» M.Fiske a contredit ainsi une information publiée jeudi dans un communiqué de (îeneral Dynamics où la multinationale américaine affirmait n’avoir jamais reçu d'offre formelle du gouvernement québécois.L’homme d'affaires américain a mentionné également que le gouvernement du Québec ne pourrait nationaliser Asbestos car cette entreprise détient une charte fédérale.« Tout ce qu’ils pourront avoir, c est une couple de mines.C’est tout.Je ne sais pas ce qu'ils en feront.Ils auront alors leurs problèmes », a poursuivi le vice-président.Les principaux actifs de Asbestos consistent en deux centres de production minière, l'un situé dans les Cantons de l’Est et l’autre, dans l’Ungava.Mis à part les ministre Chou En-lai et Richard Nixon, puis les présidents Ford et Carter.Dans leur communiqué commun, la Chine et les Etats-Unis déclarent qu’ils tiennent à mettre en relief cinq points fondés sur le communiqué de Shanghai, signé par le président Nixon et le défunt Chou En-lai.Ces points sont les suivants: — Les deux pays tiennent à réduire le danger de confut militaire international.—Aucun d’entre eux ne recherchera à imposer son hégémonie dans la région Asie-Pacifique, ou dans toute autre région du monde, et chacun d’eux est opposé aux efforts de tout autre pays ou groupe de pays visant à établir une telle hégémonie; —Aucun d’entre eux n’est prêt à négocier avec l’autre au nom d’un tiers, quel qu’il soit, on contracter des accords ou des ententes avec l’autre qui soient dirigés contre d’autres Etats; — Les Etats-Unis prennent note de la position chinoise comme quoi il n’y a qu’une Chine, et que Taiwan fait partie de la Chine.— Les deux pays estiment que la normalisation des relations sino-américaines n’est pas seulement dans l’intérêt des peuples chinois et américain, mais contribue également à la cause de la paix en Asie et dans le monde.Dans les milieux de l’administration, on considère que M.James Shlesinger, actuel secrétaire à l’Energie, qui vient de se rendre en Chine, serait le premier ambassadeur des Etats-Unis à Pékin.L’ambassadeur soviétique aux Etats-Unis, M.Anatoly Dobrynine a été reçu dans l’après-midi à la Maison-Blanche par M.Zbignien Brzezinski, conseiller de M.Carter pour les affaires de sécurité nationale, qui l’a mis au courant des intentions américaines.Les observateurs à Washington s’étonnent cependant du moment qu’a choisi l’administration américaine pour ré-ondre aux gestes de bonne volonté de ’ékin à son egard, qui se sont multipliés ces derniers mois.Les relations entre les Etats-Unis et l’URSS sont excellentes en ce moment et l’on prévoit généralement-qu’une ultime rencontre entre le secrétaire d’Etat Cyrus Vance et le ministre soviétique des Affaires étrangères Andrei Gromyko à Genève le 21 décembre mettra la dernière main à l’accord de limitation des armements stratégiques (SALT-2), ouvrant la voie à un sommet Carter-Brejnev en janvier 1979.Pékin a toujours mis trois conditions à la normalisation des relations: 1.— abrogation du traité de défense mutuelle entre Taiwan et les Etats-Unis; 2— retrait de l’ambassade américaine de Taiwan et, 3.— retrait des troupes américaines de Taiwan.Dans une interview télévisée jeudi soir, M.Carter avait souligné qu’il n’avait pas l’intention de se rendre en Chine avant que les dirigeants chinois effectuent une visite aux Etats-Unis.Deux présidents américains, MM.Richard Nixon et Gerald Ford se sont déjà rendus à Pékin.« Quand les Chinois seront prêts à faire un pas (vers l’établissement de relations diplomatiques normales), nous le serons également », a déclaré M.Carter dans cet interview en précisant que les Etats-Unis respecteraient à la lettre le « communique de Shanghai » signé à l’issue de la visite en Chine de M.Nixon en 1972.Pt Pi Québec a offert $42 à la General Dynamics bureaux de vente à New York, la compagnie ne possède à l’extérieur du Québec qu'une petite usine en Allemagne de l’Ouest qui transforme le minerai québécois.• « Nous sommes prêts à aller le plus tôt possible devant un tribunal », a dit également M.Fiske.C'est précisément sur « cette couple de mines » que la firme américaine assoit son argumentation pour réclamer $100 l’action estimant que les réserves enfouies dans le sous-sol justifient ce prix.Québec avance la thèse de la valeur boursière et des bénéfices anticipés pour fonder son évaluation.A Montréal, le président de Asbestos, M.Maurice E.Taschereau, a qualifié de « folle aventure » l’initiative au gouvernement du Québec dans le secteur de l'amiante Selon M.Taschereau, la décision d'exproprier Asbestos « ne fera qu’augmenter les taxes des Québécois ».Le montant offert par Québec ne serait « qu'un prix ridiculement bas ».Aussi M.Taschereau soutient que le projet d’établir une industrie de transformation de l’amiante « n'est basé que sur des voeux pieux ».Enfin, le president de la filiale américaine a ajouté qu’il ferait d'autres déclarations « aussitôt qu'une étude détaillée du projet de loi aura été effectuée ».Pendant ses 14 premiers mois, l’administration Carter n’avait pas accordé de riorité à ses relations avec la Chine, ais le séjour en mai dernier à Pékin de M.Zbignien Brzezinski avait été suivi par des déclarations à Washington sur « les soucis stratégiques identiques » des Etats-Unis et de la Chine.Cette convergence d’opinions et d’intérêts avait été renforcée avant l’activisme de Moscou en Afrique.Depuis, M.Teng Hsiao-ping, vice-premier ministre, a adopté une attitude de conciliation à l'égard du problème de Taiwan, principal obstacle bloquant la normalisation des relations entre Washington et Pékin.Les Etats-Unis ont par ailleurs poursuivi leur désengagement militaire de Taiwan où seul un millier de soldats américains sont encore stationnés.Washington a récemment refusé de livrer un lot de chasseurs F-50 au régime de Taipen qui conserve aux Etats-Unis — en particulier au sein du Congrès — de puissants soutiens.Cette « seconde lune de miel » entre Washington et Pékin s'était déjà traduite par un développement des relations commerciales et une multiplication des échanges scientifiques et culturelles entre les deux pays.Le secrétaire à l'Energie, M.James Schlesinger, dont la personnalité est tr»>s appréciée des Chinois a séjourné une nouvelle fois à Pékin du 24 octobre au 4 novembre dernier.L'actuel chef du bureau de liaison américain à Pékin est M.Leonard Woodcock Ancien dirigeant du syndicat des travailleurs de l'automobile, il fut la personnalité du monde du travail à prendre parti pour M.Carter lors de sa campagne présidentielle de 1976.La Maison-Blanche a infligé hier aux journalistes un véritable supplice.Pendant vingt-quatre heures on leur a fait miroiter une « annonce importante » sans vouloir lever le voile d’un secret dont personne n’a plus l’habitude à Washington.Deux heures avant le début de l'allocution du président Carter le suspense se poursuivait sur le véritable contenu du message du président, bien qu’il fût désormais acquis que le thème en serait les relations sino-américaines.Pour éviter les fuites, les dirigeants du Congrès appelés à la Maison-Blanche pour être informés, se sont vus retenus dans la demeure présidentielle jusqu’à la fin de la diffusion du discours de M.Carter.Le secrétaire d’Etat Cyrus Vance a été chargé dans l’intervalle de leur faire la conversation.Après des heures et des heures de questions, vérifications et enquêtes, il n’était possible d’obtenir pour toute réponse d’un conseiller de la Maison-Blanche que de vagues signes de la tête difficilement interprétables: « Je ne peux pas parler », étant les seules paroles ponctuant ces « échanges ».?Asbestos qu’il n’y avait pas eu de véritables négociations entre les deux parties mais a ajouté que cet écart de prix, vérifié au cours de plusieurs rencontres entre les représentants des deux parties, empêchait toute discussion sérieuse.En fait, le premier ministre semble prêt à discuter mais demande au préalable aux dirigeants de la compagnie d’accepter le chiffre de $40 comme base de négociation, ce que ces derniers ne semblent manifestement pas prêts à faire.De son côté, l’opposition libérale et unioniste ont accepte hier que le gouvernement dépose le projet de loi en première lecture mais se sont empressés de voter contre, expliquant pour l’essentiel que l’achat d’Asbestos Corp.était un geste inutile.En fait, l’opposition reprend les arguments qu’elle avait fait valoir au moment de la création de la Société nationale de l’amiante et estime particulièrement qu’il n’est pas nécessaire de dépenser une centaine de millions de dollars dans l’achat d’une compagnie productrice si l’objectif final est d'augmenter le pourcentage de transformation de la fibre.En somme, l’opposition, qui mènera une lutte à finir contre l’adoption de ce projet de loi, estime que le gouvernement ferait mieux d’investir cet argent dans la transformation de la fibre, là où on peut créer des emplois, plutôt que de le divertir dans un achat qui emplira les poches de General Dynamics sans nécessairement profiter aux Québécois.?Les Amérindiens cipe de territorialité sur lequel s’est appuyé hier M.Morin.Les membres du gouvernement n’en ont pas moins insisté sur l’urgente nécessité de définir clairement ce qu’on entend par le statut d’Amé-rinaien.Pour le ministre d’Etat au Développement culturel, M.Camille Laurin, la première étape vers une solution du contentieux autochtone réside certainement dans la clarification de ce statut.Le gouvernement s’est dit prêt à recevoir toutes les suggestions des Amérindiens qui ont été invités à faire des propositions concrètes sur tous les aspects qui leur tiennent à coeur.Le Secrétariat des activités gouvernementales en milieu amérindien et inuit (SAGMAD que dirige M.Eric Gourdeau, se chargera de coordonner les dossiers.Les communautés amérindiennes n’ont pas écarté les contacts futurs plus suivis mais ils n’ont certainement pris aucun engagement dans ce sens.Le gouvernement pour sa part semble préconiser un dialogue continu dans l’avenir, non pas par le biais de rencontre telle celle qui a pris fin hier mais par celui d’approches plus sectorielles.Car les deux parties s'entendent pour dire que tout reste à faire.En ce qui a trait au SAGMAI, créé en janvier dernier et ayant entraîné la disparition de la direction générale des Affaires du Nord, M.Gourdeau a dû préciser que son organisme n’était pas en voie de devenir une version québécoise du ministère des Affaires Indiennes à Ottawa, pas plus qu’il n’avait la prétention de représenter les communautés amérindiennes.Le SAGMAI est avant tout un organisme de coordination qui recevra Tes points de vue des Amérindiens et Inuit, a-t-il dit.Plusieurs préoccupations ont été apportées sur le tapis hier dont celles touchant la loi 101, les permis de chasse et pêche, les problèmes d’accréditation des programmes scolaires et le transfert prochain du budget fédéral relié aux affaires sociales au provincial.Le ministre des Affaires sociales, M.Denis Lazure.a en effet précisé que des négociations devaient s’ouvrir bientôt, en vue de permettre le transfert du fédéral au provincial d’une somme de $7 millions destinée aux services de santé, services sociaux et assistance sociale en milieu indien.M.Lazure devait répondre à un intervenant souhaitant le transfert aux communautés indiennes plutôt qu’au gouvernement provincial en invitant les représentants amérindiens à participer à ces négociations.Ces pourparlers s’échelonneront sans doute sur un ou deux ans, a-t-il ajouté.Enfin soulignons qu’une question fut laissée sans réponse, qui visait à savoir ce qu’il advenait d’une demande de réouverture de l’enquête concernant les noyades de deux Montagnais survenues en juin 1977 sur la rivière Moisie.Avant de quitter leurs hôtes, les Indiens ont émis l’opinion qu’il serait peut-être intéressant de tenir une prochaine rencontre non pas dans un luxueux hôtel urbain mais sur une réserve.Cela permettrait peut-être un rapprochement que les seules paroles ne sauraient assurer.Si la grande majorité des bandes amérindiennes étaient représentées ainsi que quelques associations provinciales, d'autres étaient par contre absents dont la Confédération des Iroquois, l’Association des femmes autochtones du Québec, et l’Alliance lau-rentienne des Métis et Indiens sans statut, ce dernier groupe étant aussi nombreux que les 30,000 Amérindiens officiellement définis comme tel.?Israël rité dans le Sinai au terme de cinq ans; — la lettre « interprétative » de l’article 6 qui en invalide la signification; — la fixation d’une « date-objectif » portant sur l’instauration de l’autonomie en Cisjordanie et à Gaza.Au Caire, on indique de source autorisée que l’Egypte va s'efforcer de relancer les négociations en dépit du refus israélien.M.Pierre Boutros-Ghali, ministre des Affaires étrangères par intérim, présentera aujourd’hui à la commission des relations étrangères du Parlement, les prochaines initiatives envisagées par l’E-gypte.Dans l’avion qui ramenait M.Vance du Proche-Orient, un haut-fonctionnaire a violemment critiqué la déclaration israélienne, la jugeant inexacte et trompeuse.Il a déclaré à la presse que M.Vance était attristé par cette déclaration écrite en un language plus violent que celui employé lors des conversations israélo-américaines de Jérusalem.Cette déclaration ne fait pas avancer les négociations et ne rapproche pas les deux parties de la paix, a-t-il dit, ajoutant qu’Israël trompait le monde en se disant prêt à signer le projet de traité de paix élaboré en novembre.La lettre annexe traitant du problème palestinien, à laquelle Israël s’est toujours opposée, était partie intégrante du projet ae traité présenté aux deux gouvernements le 11 novembre et fait toujours partie de cet ensemble, a-t-il expliqué.Le haut-fonctionnaire a ajouté qu’il était inexact de soutenir, comme le fait Israël, que la lettre annexe expliquant l’article six du traité, nie le contenu de cet article.Cette clause traite de la primauté du traité de paix sur les engagements déjà contractés par l’Egypte envers ses partenaires arabes.?Lavallois Suite de la pege 3 Le maire avait enfin quelques louanges à l’endroit du ministre des Affaires municipales, M.Guy Tardif, avec qui il a croisé le fer la semaine dernière à Québec en commission parlementaire.M.Paiement soumettait alors un projet de loi prévoyant, entre autres, qu'il deviendrait le maire le mieux rémunéré au Canada.« Le ministre a déployé par la suite des efforts de compréhension et de souplesse, et dans les circonstances, j’ai de grands espoirs que le gouvernement va modifier sa décision et que nous pourrons éviter cette augmentation de taxe.» Il faisait allusion au comité ad hoc formé de quatre personnes, deux du gouvernement et deux de Laval, qui étudie présentement la situation financière de la deuxième ville en importance au Québec.Ce comité doit déposer son ranport avant le 25 décembre, après quoi M.Paiement doit négocier avec M.Tardif et son collègue des Finances, M.Jacques Parizeau.[PATRIARCHE! La tradition du bon vin depuis 1780 fftHKA 'W 1TRIAR mu I JEAN-BAH^’ mecTiciKKi eue i* mbo****»*' ; ^®*iw** PA* PAT*iA*CHS «5S* «r t * ïii - mi FRANCE Et aussi à la Maison des Vins: • 854-H Charmes Chamberlin 1970 • 854-1 Clos de Vougeot 1970 • 855 Bonnes Mares 1967 DE TRÈS GRANDS VINS Le Devoir, samedi 16 décembre 1978 ¦ 7 La police de la CUM est moins «rentable» que celle de Toronto par Alain Duhamel Les progrès réalisés par le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) sur le plan administratif ne se manifestent guère sur le plan de l’effic?cité dans la lutte contre le crime.« C’est choquant, a commenté le conseillé Nick Auf Der Maur, du Groupe d’action municipale.Le taux de solution des crimes baisse aussi ».S'appuyant sur des chiffres compilés par Statistique Canada pour les années 1972 a 1976, le conseiller Auf Der Maur a indiqué que le taux de solution à Montréal était de 21%, en diminution depuis 1972, alors que celui de Toronto, 43%, était en hausse.Avec plus de policiers, 5,393, la capitale de l’Ontario paie moins cher son service de police et obtient de meilleurs résultats.Les habitants de l’île de Montréal paient chacun $99.58 pour le service de police tandis que les To- rontois paient $77.45.Le directeur aux opérations au SPCUM, M.André De Luca, estime qu’en 1978 les policiers augmenteront le taux de solution des crises d’environ 8.5%, grâce notamment à la décentralisation et à la revalorisation des équipes de travail auquelles a grandement contribue un nouvel horaire de travail.Sur la base de calcul de Toronto, selon M.De Luca, le taux de solution des crimes à Montréal devrait grimper à 26 ou 27%, bien en deçà encore de la capitale de l’Ontario.Dans le cadre de la réorganisation du SPCUM, la direction de la police a du muter 1,500 personnes, réduire les effectifs de certaines escouades spécialisées et, sur ordre du Conseil de sécurité puolique, maintenir le service des ambulances et l'aide aux brigades scolaires.« Il n’est pas question de démanteler les sections spécialisées, a indiqué M.De Luca.Il est question de réorienter leur activité.» Les équipes de travail dans les districts étant revalorisées, les escouades spécialisées ont désormais pour tâche de soutenir les policiers dans les postes.Bien que l’un des crimes les plus commis dans la région ae Montréal soit le vol avec effraction, le SPCUM n’a aucune escouade spécialisée pour ce genre de crime, ce qui explique peut-être un taux de solution de seulement 10%.Les policiers de la CUM négligent aussi les règlements municipaux.« Nos policiers n’y accordent Êas l’importance qu’ils devraient, a admis M.De uca.Nous ne sommes pas arrivés à les motiver là-dessus.» En 1979, le SPCUM a un budget de $192,636,174, en hausse de 7.9%.L’effectif policier ne pourra dépasser 4,893 personnes et le nombre d’employés civils, 873.Le parc automobile sera maintenu a 1,017 véhicules.Demandes d’indemnisation à la CAT Le diagnostic pourrait être sans appel par Gilles Provost La loi sur la santé au travail qui sera présentée au début de la prochaine session parlementaire pourrait bien retirer aux employeurs le pouvoir de contester la valeur des dossiers médicaux soumis par les travailleurs qui demandent compensation pour un accident ou une maladie du travail, si l’on en croit ce qu’a déclaré hier le responsable de cette réforme, M.Pierre Ma-rois, devant les représentants d’environ 20,000 travailleurs des industries lourdes de l’est de Montréal.Pendant cette assemblée extrêmement houleuse où le syndicaliste Michel Chartrand a volé la vedette, M.Marois a reconnu que le sort des ouvriers malades ou victimes d’accidents est souvent soumis à un « balottage inacceptable » dans le système actuel, un sujet que le Livre blanc évitait pudiquement.« Nous avons l’intention de régler ce problème trop réel, a expliqué M.Marois, et nous hésitons présentement entre deux formules : soit que le rapport médical du médecin ae remployé soit automatiquement accepté (quitte à ce que les corporations professionnelles interviennent s’il y a des cas douteux); soit que l’on réserve un pouvoir de contestation à la seule Commission provinciale de santé au travail qui succédera à la Commission des accidents du travail et qui sera dirigée paritairement par des représentants des travailleurs et du patronat.Si on reconnaissait un droit de contestation à la Commission, a ajouté M.Marois, il n’y aurait alors qu’un seul arbitrage dont le jugement serait final: ce tribunal médical serait alors formé de trois médecins, l’un nommé par le travailleur (son médecin traitant, par exemple) et un autre par la Commission tandis que le troisième serait coopté par les deux parties.LE DEVOIR a aussi appris que ces deux formules ont été soumises pour avis à la Corporation professionnelle des médecins.Cette dernière serait plutôt favorable à une formule d’arbitrage par des médecins nommés par les deux parties.Que l'une ou l’autre formule soit choisie, le travailleur garderait le choix de son médecin pour le diagnostic et le traitement, a souligné M.Marois qui répondait ainsi à une re- vendication formulée souvent par la CSN et reprise à leur compte par les travailleurs de l’industrie lourde de l’est de Montréal.M.Marois est toutefois resté inébranlable dans son refus d'accorder aux syndicats le droit de faire cesser le travail en cas de danger pour la santé ou la sécurité de leurs membres.Ce droit demeurera un droit individuel qui devra être exercé personnellement par chaque travailleur, a-t-il dit, tout en répétant à nouveau que ces travailleurs pourront etre « assistée » par leur représentant syndical, dans les démarches nécessaires.A ceux qui lui reprochaient sa trop grande rigidité, M.Marois a répondu que seulement dix pour cent des conventions collectives actuelles, au maximum, prévoient même un droit individuel de cesser le travail sans sanction en cas de danger grave.Aucune ne reconnaît un tel droit pour le syndicat lui-même, dit-il.« Nous faisons déjà un bout de chemin considérable et on ne peut pas tout faire en un coup, a-t-il dit.Les syndicats militants qui pensent obtenir davantage n’ont qu’à se battre en négociation et se gagner DÉNONCIATION DE LA DIRECTION D0XFAM-QUÉBEC Une toute petite minorité parmi les organismes dits d’aide au Tiers-Monde oeuvre à aider effectivement les peuples de cette partie du monde à mener à bien leurs luttes de libération sociale et nationale.La majorité de ces organismes, par contre, ne s’occupe que de faire semblant de donner une «aide» sous le couvert de laquelle tout est fait en réalité pour s’opposer à cette libération: une telle «aide» renforce les mécanismes d’asservissement et d’exploitation des peuples en question, et les organismes qui la dispensent ne sont, dans le Tiers-Monde, que le Cheval de Troie des forces intéressées au maintien du statu quo mondial.Suite aux derniers événements, déjà connus de l’opinion publique, Oxfam-Québec est devenu un organisme de ce dernier type, un organisme anti-Tiers-Monde.Cela est dû au fait que l’actuelle direction d’Oxfam-Québec est composée d’individus dont la majorité est imprégnée d’une idéologie profondément colonialiste, hostile à toute émancipation réelle du Tiers-Monde: au mieux idéologie partenaliste d’«âmes charitables», au pire idéologie de privilègiés et de profiteurs.Cette direction est parvenue à accaparer le pouvoir au moyen d’une série de manoeuvres anti-démocratiques et anti-syndicales qui étaient de véritables coups de force destinés à éliminer tout débat et toute opposition.Nous dénonçons l’actuelle direction d’Oxfam-Québec comme étant un groupe d’ennemis de la libération sociale et nationale des peuples du Tiers-Monde, et nous nous engageons à donner à cette dénonciation l’écno le plus large à travers le monde et en particulier le Tiers-Monde.SIGNATAIRES: Rosano Anoeldones Jean-Paul Azar.Dona Adolphe Louis-Georges Arsenault Georges Adamcyk Madelame Azar Rèiean Allaire.Alain Ambrosi Raymonde H Allaire Claire Asselm Claude Asselm Mant-Hêlène Bonin Allan Brown.Richard Barolet Jeanne Boisclair Ovide Bastien Pierre Bonin Bierre Benoit.Jean Brodeur Lucille Beaudry.Carole Béliveau Robert Bronsard Francois Beaulieu Colette Beauchamp Lucie Bullick Michéle Benoit Marie-Christine Boité Anthonv Barbier.Michel Brodeur Blaude Beaugrand.Jacques Bernier Dona Ble Simeon Bonme Campbell Roger Charland Nicole Cousineau Bernard Cloutier Gaston Côté Christian Claveau .Jocelyne Corbeil Colette Cousineau Robert Couillard.Marie Guerrier Julia Campofredano Saïustio Cuba Colette Cousineau Roger Charbonneau Graciela Ducatenzeiler Cécile Demers Gisèle V Oesormeaux Marcelin Dugré Nicole Daignault Ann Oeehy Daniel Dos Santos A Dumas Pierre Louis H Delonmier Claire Dionne-Robmeault Nicole Duchène Ex-membre Comité des p (PROFESSION): Etudiant Directeur des ventes .Étudiant Coopérant Professeur design Membre Oxfam-Québec Professeur philosophie Linguiste Ex-assistance service des projets Oxfam Professeur Journaliste Etudiante Diets Oxfam Imprimeur Animatrice Professeur en économie Géographe Professeur géographie Sociologue Professeur sciences politiques Officier des projets Étudiant Ex-administrateur d Oxfam-Québec Ex-administrateur d Oxfam-Québec Etudiante Animatrice culturelle Éducatrice Charcheur Chômeur Cinéaste Membre Oxfam-Québec Étudiant Ex-administrateur d Oxfam-Québec Étudiant Responsable de service .Anthropologue lusicien Ingénieur agricole Ex responsable du financement.Oxfam Secrétaire Professeur sciences juridiques Membre Oxfam-Québec Étudiante Secr Gral Solidarité Pérou Secrétaire Photographe Membre Oxfam-Québec Jardinière d enfants Fermière Animateur Relationmste Professeur Membre Oxfam-Québec Étudiant Aqent de développement Travailleuse sociale Ex-membre Comité des communications.Oxfam Denys Delage Professeur France Dutilly Agent de recrutement Lucia Echecopar Ex-responsable service des projets Oxfam Carlos Ennouez Étudiant Normand Fournier Étudiant Jean-Paul Famel Responsable en éducation Américo Ferreira Étudiant Françoise Faucher Agent d information Evelyne Foy Ex-responsable de l information à Oxfam Pierre Goldoerger Pasteur Gaétane Gascon Officier des projets Madeleine Gagnon Professeur de lettres Jacques Gélmas Sociologue Gilles Garand Musicien Louise de Grosbos Photographe Daniel Gourd En-membre Comité des communications Oxfam Daniel A Holly Professeur Cary Hector Membre Oxfam-Québec Vianney Hébert Membre Oxfam-Québec Yolande Hébert Commercante LizetteJaibert Professeur sociologie Georges Jakimov Professeur C Johnson Professeur Lucia Kowaichuk T ravatiieuse sociale Ginette Laurenceiie Secrétaire Christian Lessard Jacqueline Lamothe Marc Lagana Marion Léopold Gilberte Landry-Boivm Anselme Leoneili Cécile Lemay Micheline Leblanc Solange Lambert Michelle Ladouceur Ginette Laurencele Georges Lebel Gilles Léveillé.Colette Laliberté Lise Langevm .Françoise Limoges Edouard Morin Serge Mongeau Patricia Murphy .Pierre Mackay.Solange Monette Martine Michaud Jean-Paul Ngoua-Emane Robert Nault .Jorge Niosi .SamNoumof Lydia Nguyen Denise Neveu E> Mario Otis Rita Plourde Pierre Paquette Frantz Piard Irma Piard.Claude-Guy Pilon Suzanne Plante Michel Prairie Ricardo Pellearin Anne Hélène Pénault Gisèle Poirier.WillmairePaqum Francine Poirier Hélène Potvm Raymonde Ravix Enrique Ramirez Ginette Rochon Hélène Richard Celia Rojas Margot needy Hélène Robert Pierre Robmeault Dimitri Roussopoulos Mohamed Sfia Rev Bill Smith Carol Saucier Louis-Albert Saint-Laurent Christiane Sibilotte Ghislaine Sullivan Madeleine Saint-Pierre Céline Saint-Pierre Monique Thernen Sirak .eketel Gaétan Tremblay Camille Tardieu Gilbert Tremblay Robert Thibeauft Jean-Guy Vaillancourt Gilles Viger Louise van Dorberq Evelyne Voight Nancy Thede Betty Vlez Marc Venne André Vanasse Pierre Veronneau Pauline Vaillancourt Pierre Vaillancourt Monngo Valère Pauline Vanasse Carmen Vaillancourt Roger Varmer Eric Weiss-Aitaner Wvananne Watts Yoshi Ygarashi Comptable agréé Professeur Professeur histoire Membre Oxfam-Québec Ex-membre Comité des projets Oxfam Prêtre Éducatrice spécialisée .Typographe Membre Oxfam-Québec Membre Oxfam-Québec Secrétaire Professeur sciences jundiqi Journal) ues Journaliste .Animatrice Infirmière .Secrétaire Prêtre, membre Oxfam-Québec Ex-administrateur d Oxfam-Québec Préposée à l accueil Professeur Sciences juridiques Membre Oxfam-Québec Professeur Etudiant Ingénieur „ Membre Oxfam-Québec Professeur Économiste :-membre Comité des Communications Oxfam Professeur philosophie Agent de Relations humaines Enseignant .Etudiant Étudiante Officier des projets Secrétaire Professeur lettres Linguiste Recherchiste .Enseignante Responsable formation Recherchiste Musicienne Secrétaire Agent de recrutement Professeur Design Professeur Membre Oxfam-Québec Secrétaire Réalisatrice Ex-admmistrateur d Oxfam-Québec Professeur Éducateur en développement Sociologue Relations publiques Pharmacienne Infirmière Professeur linguistique Professeur sociologie Ex-préposée aux dons.Oxfam-Québec Etudiant Professeur Étudiante Ingénieur Travailleur Ex-admims rateur d Oxfam-Québec Membre Oxfam-Québec Infirmière Chercheur Anthropologue Travailleuse sociale Professeur mathématiques Professeur lettres Démographe Professeur sciences politiques Agent de développement Etudiant Étudiante Chercheur Dessinateur Professeur Animatrice Secrétaire Cette espace a été retenue etjjayé par les signataires des clauses plus avantageuses.» La même chose vaut aussi, selon lui, pour les divers pouvoirs que certaines centrales syndicales voudraient voir accorder au syndicat lui-même plutôt qu’à un comité paritaire qui ne peut rien faire sans l’accord de l’employeur.M.Marois a en outre entrouvert pour la première fois une porte importante.Il a évoqué en effet la possibilité d’inclure dans la loi sur la santé au travail des dispositions par lesquelles on garantirait une meilleure sécurité d’emploi que ne le fait le Livre blanc, dans les cas où un travailleur reste handicapé à la suite d’un accident ou d’une maladie.Tout en restant fort vague, M.Marois a évoqué la possibilité d’un maintien du salaire et des autres avantages pour certains de ces cas.Il n’a guère été plus précis en réponse aux questions du DEVOIR mais il a souligné que l’on sous-estime trop souvent les possibilités réelles des handicapés.Il a insisté sur la complexité du problème et sur le fait que la reflexion à ce sujet n’est pas encore « mûre ».Son auditoire d’hier regroupait un ensemble assez hétéroclite de militants qui appartenaient à toutes les centrales syndicales et à des syndicats pétroliers indépendants ainsi que plusieurs travailleurs non syndiqués.C’est la première fois qu un groupe de travailleurs aussi disparates unit ses efforts pour présenter une position commune au gouvernement.Le tout ne s’est évidemment pas fait sans tension et ces dernières étaient très visibles hier quand Michel Chartrand s’est fait injurier par d’autres travailleurs parce qu’il interrompait constamment M.Marois ou d’autres ouvriers.Le niveau de langage était assez bas à certains moments, d’autant plus que les sympathisants de la CSN avaient réussi à faire adopter la semaine dernière une résolution par la-uelle les travailleurs des in-ustries lourdes rejetaient totalement le Livre blanc.Pourtant, les porte-parole ont préféré passer cette résolution sous silence, ce qui n’a pas plu à tout le monde, on s en doute.Il y a eu aussi des moments assez émouvants comme lors-u’un employé non syndiqué e chez Fina est venu raconter les conditions d’hygiène qui existent à son lieu de travail et l’inefficacité des démarches entreprises auprès des services d'inspection.« Cela n’a pas de .de bon sens, s’est exclamé M.Marois, c’est justement le genre de cas où il faudrait que vous puissiez cesser de travailler sans avoir à craindre de sanctions, comme le propose le Livre blanc.» Entre-temps, toutefois, M.Marois a reconnu que ces travailleurs n’ont guère de solution disponible.Saindon, «homme de parti» QUEBEC — Le député libéral d’Argenteuil, M.zoël Saindon, a officiellement remis sa démission hier au président de l’Assemblée nationale.M.Saindon était député d’Argenteuil depuis 1966 et avait été réélu en 1970,1973 et 1976.Dans une courte allocution prononcée devant ses collègues de l'Assemblée nationale, M.Saindon a expliqué u’il voulait permettre au cnef u Parti libéral du Québec, M.Claude Ryan, de poser sa candidature dans le comté d’Argenteuil et de s’y faire élire député.« J’ai toujours été un homme de parti, a dit M.Saindon, et c’est une des raisons pour lesquelles j’ai pris l’initiative d'offrir mon siège à notre chef.» Par ailleurs, M.Saindon a déclaré qu’il se considérait honoré d’avoir pu servir à l’Assemblée nationale sous des personnalités aussi remarquables que MM.Jean Lesage, Robert Bourassa et Gérard D.Lévesque.M.Saindon n’a pas manqué de « remercier au fond du coeur ses électeurs d’Argen-teuil qui lui ont fait confiance au cours de toutes ces années ».D a conclu en disant qu’il retournait à la pratique de sa profession, la médecine, et il a affirmé qu’il continuerait d’apporter sa contribution pour promouvoir les meilleurs intérêts de sa province et de son pays, le Canada.La première grande biographie 696 pages $19.95 HERBERT R.LOTTMAN ALBERT CAMUS Le nouveau livre de FREDERICK LER0YER Après «Pour une naissance sans violence» et «Shantala», F.Leboyer propose aux futures mères de rechercher des attitudes de corps et d’esprit pour une meilleure compréhension de ce qu’est la mise au monde.«Pour une naissance sans violence» 155 pages • v -''.'G, ^ V" ' ¦¦ $10.50 du même auteur: «Shantala, un art traditionnel: ' T le massage des entants» ' 151 pages $13.65 EN VENTE EN LIBRAIRIE «Cette lumière d'où vient Tentant» 304 pages -120 illustrations $23.80 AUX EDITIONS HERITAGE INC.DES NOUVEAUTES POUR LA JEUNESSE Nicole Rich Plumet POUTOUUK CHEZ 1Ü yvQUf /•: WW* «5» ^ P0UT0ULIK CHEZ LES INDUIT GRAND FORMAT COULEUR Le récit instructif et divertissant du fils d'un archéologue qui part é la conquête du Nouveau-Québec et des îles de l'Ungava Une histoire évocatrice qui se penche avec un sens peu commun de l'humain sur les valeurs esquimaudes, tout en dessinant intelligemment l'univers de ce peuple dont on connaît mal la grandeur $5.95 ml 64 pages Claude Steben LES COMPTINES DE J0SUÉ Il est reconnu que les plus beaux sons proviennent des enfants.Mais que fait-on pour entendre davantage de ces sons qui semblent divins?L'auteur suggère un livret où ils auront du plaisir à apprendre la musique, puis à en jouer .pour votre plus grande satisfaction.Aujourd'hui, la flûte, demain le piano.16 pages Christiane Duchesne LE SERPENT VERT Personnage conçu à l'intention des tout-petits, le serpent vert est un reptile sans malice.Ce livre, où les illustrations en couleur ont une importance égale au texte, sera le premier livre de chevet des enfants d'environ 6 ans, leur premier contact avec les mots écrits associés aux images, la première étape vers le goût de la lecture.$1.95 e serpent vert 16 pages Émite, h boigodre "f « : : $1.95 Bernadette Renaud ÉMILIE, LA BAIGNOIRE À PATTES Un conte illustré pour les tout-petits qui a remporté deux prix de littérature jeunesse.''Emilie" vous gagnera le coeur dans le temps de le dire et deviendra l'amie chaleureuse de vos enfants.16 p.ALBUM ILLUSTRÉ COULEUR $1.95 LES ÉDITIONS HÉRITAGE INC.300, Arran, Saint-Lambert, Qué.J4R 1K5 (514) 672-6710 Veuillez m'envoyer les exemplaires suivants: .?POUTOULIK CHEZ LES INOUIT $5.95 ?LES COMPTINES DE JOSUÉ $1.95 ?LE SERPENT VERT $1.95 ?ÉMILIE.LA BAIGNOIRE À PATTES $1.95 Ci -joint: ?chèque ?mandat NOM: ADRESSE:.VILLE:.Code postal: va Le Devoir, samedi 16 décembre 1978 ¦ 8 Santé et sécurité: le bill sera modifié QUEBEC (PC) — Le projet de loi sur la santé et la sécurité au travail ne sera pas déposé à l’Assemblée nationale durant la présente session, dont la prorogation est prévue pour le 21 décembre.C’est ce qu’a révélé le ministre d’Etat au Développement social, M.Pierre Ma-rois, précisant que ce projet de loi, qui consacre la réforme annoncée dans le livre blanc, sera révisé avant d’être présenté « en priorité » au début de la prochaine session.Le ministre a expliqué au cours d’une entrevue que l’on avait rencontré de nombreuses difficultés pour transposer dans un cadre juridique les principes énoncés dans le livre blanc, intégrer les modifications réclamées par différents intervenants au cours de la tournée de consultation, qui prenait fin hier, préserver les droits acquis des conventions collectives actuelles et préciser les modalités d’application de la '-A'/l 'ËMm » 'vV M.Pierre Marois réforme sur des aspects peu élaborés dans le livre blanc.« En toute honnêteté, j’ai un projet entre les mains; à mon avis, il n’est pas satisfaisant, il ne m’apparait pas au point.Il y a des problèmes juridiques à régler encore.Il n’est pas possible de le déposer avant Noël », a précisé M.Marois.Le ministre a d’autre part révélé que l’on étudiait actuellement la possibilité d’y intégrer un système de « points de démérite » pour les entreprises délinquantes, principalement dans l’industrie de la construction, qui pourrait éventuellement permettre la suspension ou le retrait du permis d’exploitation.Au chapitre du refus d’effectuer un travail représentant un danger imminent pour la santé ou la sécurité, « personne », ni cadre, ni aucun autre travailleur, ni sous-traitant ne pourra accomplir ce travail « jusqu’à ce que le problème soit réglé », a-t-il souligné.Le ministre a aussi reconnu que la disposition du projet de loi accordant la priorité aux médecins de compagnie * A-» " Si* '0,e”eSd Ô^aveMMS .vous r a,“ Si l.oto O“e0'c «oaa “!U'S env°’S4 ÏÏgagnanls cheques au* y .ai,r ._ oas a ’a « ne'sLOTS $1,000.000 .aeq^au.gaja ie
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