Le devoir, 11 avril 1979, mercredi 11 avril 1979
t mmm m FAIS CE QUE DOIS Un mode depargne supérieur.Nos certificats de dépôt garanti.l/4% Intérêt annuel.Période de 3 ans ?TRUST GENERAL DU CANADA Vol.LXX - No 85 Ensoleillé.Maximum 9.Montréal, mercredi 11 avril 1979 Mercredi saint 25 CENTS r Parrot coupable d’avoir défié la loi de retour au travail OTTAWA (PC) — Le président du Syndicat canadien des postiers, M.Jean-Claude Parrot, a été reconnu coupable hier d’avoir défié une loi du Parlement ordonnant le retour au travail des employés des postes.La date a laquelle le syndicaliste connaîtra le sort que lui réserve le tribunal devait être annoncée aujourd'hui.M.Parrot a semblé ébranlé lorsque les jurés se sont levés un par un pour annoncer le verdict de culpabilité.La peine maximale pour une telle offense est de deux ans d’incarcération.Le leader syndical a pu reprendre sa liberté jusqu’au prononcé de la sentence.Président du Syndicat canadien des postiers, M.Jean-Claude Parrot était accusé d’avoir défié une loi du Parlement en omettant volontairement d’ordonner la fin de la grève nationale déclenchée en octobre dernier par les postiers du Canada.Au cours de sa plaidoirie, l’avocat de la défense, Me Leonard Shore, avait soutenu que son client avait obéi à l’ordre de retour au travail édicté par le gouvernement l’automne dernier, mais « il n’a pas demandé grâce assez vite pour le gouvernement ».Le tribunal a pu apprendre que la grève avait commence légalement le 16 octobre, qu’une loi forçant le retour au travail était entrée en vigueur le 19 octobre et que M.Parrot avait ordonné le retour au travail le 25 octobre., Le procureur du ministère public, Me Douglas Rutheford, a déclaré aux jurés que l’accusé avait « incité 23,000 citoyens de ce pays à défier ouvertement la loi ».« Il n’avait pas à décider si la loi était stupide.C’était la loi », a dit le procureur.Selon lui, M.Jean-Claude Parrot n’est pas au-dessus des lois et du Parlement.Si des individus peuvent décider se- Voir page & Parrot ;s :• .>-! V ;.¦P.0?v Trudeau favorise le projet d’oléoduc de la Foothills CALGARY (PC) — Un projet de la société Foothills Pipelines pour construire un nouvel oléoduc depuis Skagway en Alaska jusqu’aux Etats du nord américain, a reçu hier l’assentiment du premier ministre Trudeau.Le chef libéral qui s’adressait alors aux 400 convives du Petroleum Club, a aussi promis, s’il est élu, la reconduction des concessions fiscales pour un quatrième ¦ Même le contrôleur ne contrôlait rien au chantier olympique — page 3 ¦ Un refus injustifié: un éditorial de Jean-Claude Leclerc — page 4 ¦ Le rapport Cégir déposé à l’Assemblée nationale — page 7 ¦ L’assaut final est lancé contre Kampala — page 13 ¦ Le panier à provisions — page 15 Hausse du nombre de chômeurs dans l’Est par Michel Vastel OTTAWA — Le chômage a baissé dans les quatre provinces de l’Ouest tandis qu’il augmentait, dans une proportion identique, dans l’est du pays ainsi qu’en Ontario et au Québec.Au plan national, le taux de chômage désaisonnalisé s’est donc maintenu à 7,9% comme en février.La situation était exactement inverse le mois précédent alors que, cette fois, le chômage augmentait en Colombie-Britannique et en Alberta mais qu’il baissait au Québec, en Ontario et en Nouvelle-Écosse.En mars au Canada l’emploi a augmenté de 38,000 mais la population active augmentait pour sa part de 42,000 ce qui entraînait une légère hausse de 4,000 du nombre de chômeurs.Les changements les plus importants à intervenir sont au Québec où te nombre de chômeurs augmente cette fois de Voir pag«6:CMmmir« projet d’exploitation des sables bitumineux du nord albertain.La décision canadienne de favoriser le projet Foothills émance de négociations discrètes qui se sont poursuivies le mois dernier entre les deux gouvernements.Quatre projets d’implantation étaient alors en cause.À Washington cependant, le secrétaire d’Etat à l’Énergie M.James Schlessinger a précisé hier que son gouvernement étudiait toujours les diverses options pour relier les États du nord américain aux champs pétrolifères de l’Alaskan North Slope.Le tracé que favorise M.Trudeau serait qui s’y trouvent.Le président Carter doit prendre une décision définitive d’ici à la fin de Tannée.Mais le premier ministre Trudeau n’a pas divulgué, comme ses adjoints l’avaient laissé entendre, un ?rain de projets énergétiques évalués à quelque $4 milliards.On croit savoir que le ministre à l’Énergie, M.Allistair Gillespie, en fera état plus tard à Ottawa.Quant au projet de Foothills Pipelines, un porte-parole de son ministère a souligné que celui-ci doit d’abord obtenir l’approbation de l’Office national de l’énergie.L’autorisation ne saurait être accordée, d’autre part, avant la tenue d’audiences publiques pour déterminer l’impact du projet sur l’environnement, et ses conséquences « sociales ».On estime que le Canada pourrait bénéficier de 75% des retombées économiques du projet en assurant la fabrication et l’approvisionnement des conduites en acier.La mise en chantier pourrait débuter en 1981, et le pétrole serait alors acheminé dès 198".Pour les autorités américaines, le transport du pétrole de l’Alaska jusqu’aux États intérieurs du nord des USA constitue une priorité.On se contente à l’heure actuelle de le transporter par navire-citerne depuis Valdez en longeant la côte du Pacifique.On se souviendra que le gouvernement canadien a déjà fait échec à un projet pour construire un oléoduc depuis Kiti-mat, en Colombie-Britannique, jusqu’à Edmonton, dans la province voisine, afin d’assurer le transport du pétrole de TA-ska jusqu’aux états du nord américain.M.Trudeau qui courtise hardiment les suffrages dans l’Ouest conservateur avait déjà annoncé une hausse du prix du gaz naturel.C’est donc son deuxième engagement d’importance.En faisant état par ailleurs de concessions fiscales pour les sables bitumineux du nord albertain, le chef libéral a exigé, en retour, que la structures de redevances, du gouvernement de cette province puisse encourager non seulement l’exploitation des sables mais aussi des réserves de pétrole lourd qui gisent à proximité de la frontière de la Saskatchewan.Le cabinet albertain examine actuellement le dernier-né des quatre projets d'exploitation des sables, le projet Al-sands.M.Trudeau s’est dit dispose, pour sa part, à offrir aux constructeurs de l’usine d’extraction des prix mondiaux pour leur pétrole, un amortissement de 30% du coût de l’usine, ou l’amortissement total des coûts d’implantation.D’autre part, l’office national de l’énergie a finalement approuvé l’échange de 350,000 barils de petrole brut avec les Etats-Unis afin d’atténuer la pénurie d’or noir importé qui touche Test canadien.Texaco Canada Ltd de Toronto et Texaco Inc.de White Plains, N.Y., ont déjà Voir page 6: Otéoduc Après avoir été le défenseur de la monnaie des Jeux de 1976, le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, s’est fait le propagandiste de celle des Jeux de Moscou hier, à l’occasion du tirage au sort du tournoi international d’échecs de Terre des Hommes.On voit ici M.Drapeau en compagnie du champion du monde, Anatoly Karpov.Le tournoi entreprend son marathon de 18 jours au-jourd hui.(Photo Jacques Grenier) Le comité Clyne sur les télécommunications L’absence d’une structure rationnelle est une menace à la souveraineté par Claude Turcotte OTTAWA — Dans son rapport d’une centaine de pages, le comité Clyne sur les télécommunications présente 26 recommandations chapeautées par une « exhortation », qui est un véritable SOS lancé aux gouvernements fédéral et provinciaux.« Avec toute la vigueur dont nous disposons », disent les membres du comité, « nous exhortons le gouvernement du Canada à prendre immédiatement des mesures pour alerter les Canadiens aux périls que la télématique fait courir à la souveraineté de leur pays ».Le comité invite ensuite les gouvernements à prendre des dispositions immédiates pour mettre en place « une structure rationelle de la télécommunication ».Pour le comité Clyne, les télécommunications apparaissent en effet comme Tun des éléments fondamentaux de « la souveraineté de la population d’un pays », ce qui implique une disparité des besoins et des priorités des Canadiens dans les différentes régions.« Mais il revient », précise-t-on, « au gouvernement du Canada de faire preuve de leadership, d’assurer la planification à long terme et de défendre la souveraineté de tous les Canadiens, quelles que soient leur origine et leur langue d’usage ».La bataille d’Argenteuil M.Claude Ryan M.André Robert M.Charles Roy 1) L’enjeu principal ’nouvelles capsules pour^ UN BEAU TAN" en capsules ^LRLCO V* ENPMAMfUOES par Rodolphe Morissette Les citoyens de la circonscription provinciale d’Argenteuil en ont ras le bol de former un comté oublié par le gouvernement du Québec.Aussi sont-ils à évaluer, de M.Claude Ryan, candidat libéral à l’élection partielle du 30 avril, et du Dr Charles Roy, candidat pérpiiste, lequel formera la mise la plus sûre a court terme quant au développement économique de la région.Elire M.Claude Ryan comme député dans l’espoir qu’avec les libéraux il prenne le pouvoir à Québec au prochain scrutin provincial, ou élire un péquiste afin de forcer la générosité du gouvernement Lévesque à l’endroit du comté?La lutte est chaude et, même si les libéraux paraissent en avance, ceux-ci sont loin de prendre le comté pour acquis.L’enjeu principal de l’élection en fournit une pre- mière raison.La répartition des votes en est une autre.Il semble que ce sera le parti — libéral ou péquiste —, qui offrira des projets concrets, sinon des solutions immédiates aux problèmes de sous-développement du comté ayant Lachute pour chef-lieu, qui fera élire son candidat.L’économie est stagnante, en effet, dans Argenteuil, comte situé sur la rive nord-est de la rivière Outaouais, face à l’Ontario.Le chômage y atteint 25%.La population de la ville de Lachute, à 12,000 âmes aujourd’hui, baisse régulièrement chaque année depuis quelque temps.Les agriculteurs y vivent plutôt bien.Le premier ministre du Canada dirait sans doute, en y passant, qu’ils sont un peu « grognons », malgré les réformes préconisées par le ministère de l’Agriculture du Québec.Mais les péquistes soulignent que le ministre, M.Jean Garon, est passé dans le comté plutôt comme un coup de vent: les agriculteurs restent mal informés.Dotée de ressources enviables au point de vue touristique, la région reste mal exploitée à cet egard, malgré quelques essais récents et timides.Oublié par les gouvernements qui se sont succédé à Québec depuis au moins dix ans (les fonctionnaires n’osent pas, rapporte-t-on, « investir dans Argen-teuil », car cela profiterait à l’Ontario.), le comté tente désespérément de se servir de l’élection partielle du 30 avril pour attirer l’attention des leaders politiques et de tenter de se resituer dans le réseau industriel de la métropole.Lachute est à une heure de Montréal en voiture.Si Tau-toroute 13 (Montréal-Mirabel) s’y rendait, Lachute ne serait plus qu’à 30 minutes du centre-ville.Le point chaud, qui est essentiellement une question préalable, est le prolonge- ment de Tautbroute depuis Mirabel, où travaillent aujourd'hui 457 personnes de Lachute (une dizaine de milles), à Lachute, puis, via le tronçon de l'autoroute 50 qui existe déjà comme cactus dans un désert de routes carrossables, jusqu'à Hull.L'absence de bonnes routes dans la région est un handicap pour l’expansion de l'agriculture, du tourisme et de l’industrie.qui s’affrontent pour l’heure (libéral?péquiste et unioniste), s’accordent sur l’impératif de prolonger l’autoroute de Mirabel, préalable indispensable à l’implantation de nouvelles industries dans la région.Mais le gouvernement péquiste a décrété qu’« on avait assez d’autoroutes », tandis que les $30 millions du gouvernement fédéral qui flottaient dans le ciel du comté à cette fin sont offerts Voir pago •: ArgontauH Dans ses recommandations spécifiques, le comité touche évidemment a plusieurs aspects des télécommunications: le service postal, le téléphone, Radio-Canada, les satellites, les droits d’auteur, l’informatique ou la télématique, etc.En fait, les fuites d'information qui ont paru dans quelques médias de Toronto la semaine dernière, ne donnaient pas une image tout à fait précise du contenu du rapport, qui est rendu officiellement public aujourd’hui.Ainsi, s’il est bien vrai que le comité affirme que Radio-Canada doit disposer des moyens nécessaires pour raffermir sa fonction nationale, il précise sa pensée d'une manière très explicite à la recommandation suivante.En effet, le comité propose la création d’un groupe d’étude par le gouvernement pour etuoier les politiques de gestion, de a animation et de financement de >-Canada, et tout particulièrement les aspects suivants: la qualité et la diversité de la programmation, la politique du « faire ou faire faire » en matière ae production d’émissions, la proportion du budget d'exploitation consacrée à la réalisation d'émissions, etc.Puis, le comité passe aux stations ou réseaux des Etats provinciaux en soutenant que le moment est venu d'abandonner « la fiction » qui entoure la radiodiffusion éducative.Il propose que le CRTC devrait être autorisé à délivrer des licences à des sociétés indépendantes créées par les gouvernements provinciaux pour exploiter des installations de radiodiffusion et diffuser des émissions d'un caractère général.Non seulement le comité suggère-t-il de mettre les provinces à peu près sur le même pied que le gouvernement fédéral en matière de radiodiffusion, mais il favorise une collaboration beaucoup plus étroite.« Les gouvernements fédéral et provinciaux », dit-il, « devraient prendre d’urgence des mesures propres a favoriser par Voir pago 6: Souvorainoté EMIMi'MwIm Le Devoir, mercredi 11 avril 1979 LES ÉLECTIONS DU 22 MAI C’est pour fuir le moindre petit lapsus que Clark escamote le thème de r«unité» par Jean- V.Dufresne Pour les conservateurs, au Québec, les jeux sont déjà faits, en quelque sorte: ce n’est pas ici, mais en Ontario surtout, et en Colombie-Britannique, que se « jouera » le 22 mai.Après bientôt trois semaines de campagne, en effet, on chercherait en vain au Québec l’indice d’un renouveau conservateur — ou créditiste — susceptible de ravir à M.Trudeau la majorité qu’il convoite aux Communes.Au contraire, les premiers sondages sont désolants pour eux.Si donc M.Trudeau devait rater la cible, le 22 mai, ce ne serait pas à cause des électeurs québécois.Même les pé-quistes, pour plus du tiers, lui assureront leurs suffrages.D’ailleurs, jusqu’à ce jour en tous cas, le chef libéral a sciemment évité de les attaquer de front.Au Québec, c'est même devenu une consigne.C’est un des paradoxes de la campagne conservatrice: parce que les enjeux sont ailleurs, précisément, le Québec revêt aux yeux des stratèges de M.ClaHc une importance capitale Pour eux, le Québec est une imprévisible caisse de résonnance, capable de toutes les distorsions, et si le chef conservateur devait commettre une erreur fatale d’ici le 22 mai, le risque de la commettre est plus grand pour lui au Québec que partout ailleurs au pays.Et c’est pour l’éviter à tout prix, au risque même de faire aussi mauvaise figure encore au Québec qu’en 1974 (21.2% des voix), que les conservateurs ont froidement abandonné corps et biens aux libéraux, le thème de « l’unité nationale ».L’expression même est tabou depuis 1968.Il faut remonter à cette époque, en effet, pour compendre la frayeur panique qu’elle engendre aujourd'hui encore dans les officines du parti, à telle enseigne que les back-room boys qui télécommandent la campagne nationale depuis Tpronto, ne dormiront tranquilles qu’après avoir minu- tieusement décodé le dernier discours en français que leur chef aura prononcé en terre québécoise.Bref, lorsqu’il sera rentré chez lui, sain et sauf enfin, ayant survécu au plus petit lapsus d’une flatterie nationaliste qui, amplifiée Le NPD devra «comptabiliser» toute l’aide reçue du CTC par Michel Vastel OTTAWA — Pour satisfaire aux exigences de la loi électorale du Canada le NPD et le Congrès du travail intégreront leurs campagnes parallèles au point que toute intervention de la centrale syndicale devra être approuvée au préalable par l’agent officiel du parti, soit au niveau national, soit au niveau local.L’organisateur en chef des néo-democrates, M.Robin Sears, et le directeur du département d’éducation politique du CTC, M.Pat Kerwin, ont tous deux rencontré le directeur du financement des élections et ont clarifié les « zones grises » de la loi.L’interprétation de la loi est d’ailleurs simple: toute contribu- tion du CTC, en espèces sonnantes ou en « services », sera comptabilisée par le NPD comme contribution.Pour l’instant au NPD on se refuse à avancer un chiffre mais on prévoit qu’il s’agira de « plusieurs centaines de milliers de dollars », sur un budget national de $1.2 à $1.5 million.Lorsqu’on inclut les organisations locales, le NPD pourrait dépenser, théoriquement, jusque $4.7 millions.Historiquement, le parti néo-aémocrate n’a jamais été aussi gourmand mais on peut compter quand même qu’avec les services rendus par le CTC au plan local, la contribution du monde syndical dépassera le million de dollars.Jeudi prochain, le 12 avril, le président du CTC, M.Den- nis McDermott terminera un vaste tour du pays, entrepris le 8 mars.McDermott aura ainsi visité toutes les organisations régionales et les plus grands syndicats membres du CTC.Après ce premier périple, la participation du président du CTC n’est pas déterminée.L’organisation serait d’ailleurs partagée à ce sujet: certains voulant que M.McDermott continue à être très visible, d’autres préférant que le CTC travaille dans l’ombre.Toutes les activités du CTC sont coordonnées à Ottawa Ear la section d’éducation po-tique de la centrale où une dizaine de personnes travaillent « quasiment à temps complet » sur la campagne en faveur du NPD.On estime Ed Broadbent promet des millions à la Sisco SYDNEY, N.-E.(PC) - Le chef néo-démocrate, M.Ld.Broadbent, a dépassé hier une promesse libérale en faveur de l’industrie de l’acier dans le marasme en s'engageant à dépenser $150 millions pour moderniser la Sydney Steel Co.(Sysco) et à créer 1,500 emplois.Après une tournée de l’usine qui appartient à la province, il a déclaré que si on l’agrandissait elle pourrait produire des rails pour améliorer le système ferroviaire des Prairies et des wagons pour les expéditions de céréales.Il a décrit la promesse libérale de $50 millions pour l’usine comme une tentative cynique « d’acheter des votes dans l’immédiat ».L’usine désuète, qui emploie 3,000 personnes, a besoin d’au moins $150 millions de réparations pour devenir concurrentielle avec l'étranger, dit-il.M.Broadbent était accompagné de sa femme, Lucille.Les néo-démocrates espèrent que leur candidat, le professeur Ed Murphy, recueillera assez de votes conservateurs pour remporter, le 22 mai, le siège de Cap Breton-The Sydneys, que détenait le conservateur Robert Muir nommé au Sénat.Les néo-démocrates sont arrivés au troisième rang aux élections de 1974 mais considèrent que leur principal adversaire est le libéral Russell MacLellan.Ils ont confiante de conserver le siège voisin de Cape Breton-East Richmond, qu’ils ont remporté en 1974 avec un prêtre H catholique, M.Andy ogan.C’était leur première pre victoire en Nouvelle-Écosse mais ils y détiennent trois sièges de Cap-Breton à l’Assemblée législative.M.Broadbent a reproché aux libéraux « 11 ans de laisser-faire » au Cap-Breton où le taux de chômage en mars atteignait 21 pour cent contre 18.3 le mois précédent, alors que le taux national est de 7.9 pour cent.Toutefois, Sysco obtenait récemment un contrat de 10 ans pour fournir de l’acier à une entreprise de Richmond, C.-B., et recommence à embaucher des hommes.M Broadbent trouve la promesse de $50 millions à Sysco aussi cynique que l’offre des libéraux, l’an dernier, de $265 millions à l’industrie du charbon.Cette offre, dit-il, fut faite à un moment où l’on parlait d’élections générales, mais on n’en entend plus parler' depuis.M.Broadbent a aussi visité mardi la mine de charbon de Glace Bay où 12 hommes sont morts en février dernier lors d’une explosion.Un mineur, M.Vince Cameron, a dit que les travailleurs étaient menacés de licenciement s’ils parlaient de sécurité.M.Cameron s’est indigné du refus d’enquêter sur un incendie en 1975, mais lui et ses camarades de la mine No.26 de la Cape Breton Development Corporation, propriété fédérale-provinciale, répugnent à affirmer que l’explo- Nixon et Ford coûtent cher WASHINGTON (AFP) -Les anciens présidents Richard Nixon et Gérald Ford coûtent chaque année $800,000 au contribuable américain estime la revue US News and World Report.Pour M.Nixon, les frais pris en charge par le gouvernement des Etats-Unis comprennent, entre autres, le coût de cinq appareils de télévision en couleur et les réparations de son caddie électrique de golf.En outre, la retraite que touche M.Nixon en tant qu’ancien président, s’élève à 85,000 dollars par an et sa retraite de congressiste à oit des retrai-le 106,000 dol- 119 000 dollars M.Ford pero tes d’un total a lars par an.Les deux anciens présidents bénéficient également de la protection des services de sécurité jusqu’à la fin de leurs jours, de franchise postale et de soins médicaux gratuits dans des hôpitaux militaires et d’élégantes résidences à Washington, mises à leur disposition par le gouvernement.Avec la montée générale des pris, leur budget s'élève cha- Sue année et tous les deux ont emandé des augmentations pour 1980 sion d’il, y a deux mois fut attribuable à la négligence.Toutefois l’un d’eux a dit, confidentiellement, qu’il le croyait.Une enquête provinciale est en cours.Le député sortant, M.Andy Hogan, a déclaré qu’il recommanderait que toute la collectivité soit responsable des questions de sécurité.M.Broadbent a causé avec la veuve d’une victime de l’explosion et un mineur lui a demandé de « faire quelque chose » à propos de sa facture d’électricité qui a passé de $68 à $176 en un mois.M.Broadbent a dit que l’électricité relève des provinces mais que le gouvernement fédéral aurait pu protéger davantage les citoyens des Maritimes contre la hausse des coûts de l’énergie.Il aurait pu, par exemple, exploiter davantage les ressources de charbon pour moins dépendre du très coûteux pétrole importé.Un parti libertarien OTTAWA (PC) - Le Libertarian Party of Canada, groupement de Toronto qui veut réduire l’importance du gouvernement en faveur de Pentreprise privée, s’est qualifié comme parti politique officiel dont le nom peut paraître sur les bulletins de vote aux élections générales du 22 mai.Il lui fallait pour cela présenter plus de 50 candidats.Il doit en avoir 45 en Ontario, dont 22 à Toronto, cinq au Québec et un en Colombie-Britannique.Au quartier général, le nouveau parti a fait savoir qu’il en présentera probablement d’autres.Son porte-parole a dit qu’il favorisait la libre entreprise et les libertés civiques et que le rôle du gouvernement devrait se limiter à la police, a l’administration de la justice et de l’armée.Les régimes de sécurité sociale devraient être éventuellement abolis parce que « nous croyons que l’entreprise privée peut faire mieux beaucoup de choses que le gouvernement fait actuellement ».qu’à travers le pays, environ une centaine de permanents du CTC travailleront à temps complet pour le NPD tandis qu’environ deux milliers de militants syndicaux travailleront « bénévolement » pour des candidats néo-démocrates.Le matériel préparé par le CTC a été envoyé depuis plus d’une semaine aux divers locaux de la centrale.Il s’agit d’abord d’un immense « poster » où on rappelle au permanent syndical tout ce qu’il doit faire, où on lui présente un message de M.Broadbent et un autre du président McDermott, et enfin le poster fournit une série de mémos détachables sur diverses questions 3ue le CTC veut soulever pen-ant la campagne: l’impact de l’inflation sur la feuille de paie, la transformation des ressources naturelles, les em- Rlois, l’importance d’un vote IPD, etc.La centrale syndicale fournira également une série de « notes politiques » sur la situation dans les différentes provinces et sur les principaux secteurs industriels.D’ores et déjà, on considère que tout ce matériel imprime entrera dans les dépenses électorales du NPD.Incidemment, la FTQ aura sa propre campagne, différente de celle du CTC, parce qu’elle était planifiée bien avant le déclenchement des élections.Elle se fera cependant, comme pour le reste du pays, en coordination avec les organisateurs NPD de la province et utilisera la version française du slogan du CTC: « The perfect Union — L’Union fait la force.» Mais c’est surtout sur des milliers de volontaires que le CTC et le NPD comptent pour renverser le vote des 63 comtés où le parti de M.Broadbent compte déjà sur un pourcentage de 30 à 33% des électeurs.Si la grosse machine syndicale de l’Ontario était acquise au NPD dans le sud de l’Ontario, l’enthousiasme a surpris les leaders syndicaux à Terre-Neuve par exemple, ou en Saskatchewan, où il a fallu enrôler les volontaires à temps partiel seulement tant le nombre était important.Assez curieusement, c’est alors que le CTC s’embarque officiellement, et pour la première fois, dans une lutte a finir contre les deux grands partis, que ses relations avec le gouvernement et l'opposition officielle sont les meilleures.On se rappelle qu’au moment du déclenchement du programme anti-inflation, le CTC a rompu tout lien avec le gouvernement.Depuis cependant, notamment à la faveur des travaux de 23 comités sectoriels regroupant des représentants du patronat et des divers syndicats affiliés au CTC, les contacts ont été renoués, au point que, même actuellement, selon M.Robert An-dras, « le dialogue continue toujours ».Quant aux conservateurs, les contacts avec le CTC ont été en quelque sorte institutionnalises alors qu'on associait le mouvement syndical aux grandes consultations nationales de Montebello et Sherbrooke Ainsi, quelle que soit l'issue de la campagne électorale, et malgré les coups qui seront portés, il apparaît désormais certain que le CTC a définitivement réintégré le giron du processus gouvernemental.autonatiquement par les médias.prendrait à l’extérieur de la province des proportions catastrophiques.Car M.Trudeau n’attend que cela.Un exemple, à faire dresser les cheveux sur la tête des stratèges du PC: deux jours avant le discours de M.Clark au Château Frontenac, en début de campagne, la radio focale répète d’heure en heure que M.Clark va prononcer un discours sur « l’unité nationale ».À Toronto, c’est l’hystérie, les organisateurs québécois du parti sont interpellés.On charge l’un d’eux de s’assurer personnellement que le texte de M.Clark est bien celui qu’il devait lire, et pas un autre.On n’a jamais su d’où venait la rumeur.On se souviendra longtemps de 1968.Pour s’attirer les faveurs de l’électorat québécois — c’était l’époque ou on prêtait toutes les vertus aux « candidats de prestige » pour renflouer le parti — le prédécesseur de M.Clark, Robert Stanfield, avait gauchement misé sur un constitutionnaliste canadien-français de renom, mais impensable politicien, Me Marcel Faribeault, dont il avait fait son « bras droit ».À peine choisi candidat dans Gamelin, le néophyte saborda instantanément toute la campagne conservatrice, d'un océan à l’autre, et en deux mots, littéralement: « statut particulier ».Le reste est une lamentable histoire de replâtrage: comment convaincre le Canada anglais que Me Faribeault, déjà réputé confidant du premier ministre Daniel Johnson, et propagandiste avoué de la théorie des « deux nations » par-dessus le marché, n Savait jamais, mais jamais prononce les deux mots fatidiques?Résultat: le 25 juin, les libéraux assurés de 154 sièges sont réélus aux Communes a la majorité, pour la première fois en dix ans.Me Faribeault venait de mettre fin à la décennie Diefenbaker.Fait à signaler, M.Trudeau avait choisi en 1968 le thème de l’unité nationale pour faire campagne, et les conservateurs, eux, entendaient au départ — n’eût été la « caisse de résonnance » — miser sur la situation économique.Exactement les thèmes d’aujourd’hui.Curieusement, on était plus hanté à l’époque par la montée de l'indépendantisme, alors qu’un gouvernement qui prône la « séparation » du Québec siège aujourd’hui à l’Assemblée nationale.Comme si la réalité d’un pouvoir indépendantiste avait exorcisé le spectre de l’indépendance.Les conservateurs, en tous cas, ont appris leur leçon: séduire le Québec en leur chantant « C’est à ton tour.» peut être tentant, mais ce n’est pas nécessaire.À vrai dire, c est suicidaire.Le piège d’ailleurs guette M.Clark partout.C’est même de Toronto qu’est tombée la plus grosse tuile, quelques semaines avant la campagne, lorsque le député conservateur David Crombie eut l’honnêteté de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas: dans l’éventualité d’un « oui » au référendum, un gouvernement conservateur devrait négocier avec René Lévesque.Imaginez la réaction, si le candidat conservateur André Payette, dans Sainte-Marie, ou Roch LaSalle, dans Jo-liette, avaient commis une sottise électorale pareille.Pour M.Clarke, donc, ignorer « l’unité nationale », ce n’est pas ignorer la « situation nationale ».C’est, par calcul, la reporter au lendemain du 22 mai, mais victoire en poche.L’alternative, c’est un beau discours, et une défaite.Et les conservateurs veulent gagner.On laissera donc M.Trudeau jouer sur son air favori, qui sied d’ailleurs à un homme qui veut projeter l’image d’un leadership axé sur la vigueur incontestable de sa personnalité.M.Clark, à défaut d’un style plus cristallisant, mise au contraire sur l’équipe, et à cet égard il lui sied davantage de dénoncer le bilan économique des dix dernières années, marqué au coin de l’inflation, du chômage, et de l’effondrement du dollar canadien.Dans cette perspective, jamais campagne électorale n’aura été plus « nationale ».La télévision, plus accessible qu’en 1974, grace notamment aux nouvelles dispositions de la loi; impose plus que jamais le dénominateur commun à tous les partis et, chose à laquelle les Canadiens ne sont pas habitués, tous les leaders à quelques nuances près, tiennent le même langage d’une la campagne des chefs HIER Avant de quitter hier l'Alberta pour le sud ontarien, le premier ministre Pierre Trudeau a proposé devant le Petroleum Club de Calgary, la construction d’un nouvel oléoduc entre Skagway, en Alaska, et les États du sud, un projet de $1.2 milliard — dont II a déjà recommandé la construction aux autorités américaines.Mais alors que ses adjoints laissaient entendre qu'il divulguerait des projets énergétiques estimés à $4 milliards, M.Trudeau s'en est abstenu.Mais il a promis, s’il est élu, de reconduire les exemptions fiscales pour un quatrième projet dans les sables bitumineux du nord albertain.suivait sa tournée dans le sud-ouest de l’Ontario, pou Tofitant ,P' d’une escale à Niagara Falls pour affirmer que rabsence de toute politique d’emploi chez l’actuel gouvernement n’est rien moins que « criminelle ».Le chef néo-démocrate, lui, M.Ed Broadbent, visitait les chantiers sidérurgiques de Sydney, N.-E., en promettant s'il est élu de tripler, à $150 millions, une subvention déjà promise par les libéraux pour relan-ceMe chantier et augmenter son embauche de 1,500 travailleurs.Le débouché: des rails et des wagons pour l'Ouest canadien.AUJOURD’HUI De Regina, M.Trudeau se rend aujourd'hui à Windsor.Un discours est prévu à l’école Amherstburg.Suit ensuite une assemblée de candidatures à Leamington et une allocution à l'auditorium municipal, avant son départ pour Toronto.Il y passera la nuit.Pour son adversaire néo-démocrate, M.Ed Braod-bent, une deuxième visite montréalaise.Il rencontre d’abord au restaurant Sambo le conseil d’administration de l’Association des distributioeurs indépendants de pétrole, pour se rendre ensuite au quotidien LE DEVOIR, rue Saint-Sacrement, où il accordera une entrevue.Il se dirige ensuite sur Ottawa.Quant au chef conservateur Joe Clark, il met un terme à sa tournée ontarienne en s'arrêtant à Stoney Creek, puis Hamilton où il déjeune aujourd’hui en compagnie de militants.On le retrouve à Toronto en soirée, au Cedarbrae Collegiate de Scarborough.Il passe la nuit dans la capitale ontarienne.Rien n’est prévu aujourd’hui au calendrier du leader créditiste Fabien Roy qui comme hier s'emploie à organiser sa campagne à Québec.extrémité à l’autre du Canada.Dans un pays qu’on prétend pourtant dechirepar les régionalismes — M.Trudeau le signale dans chacun de ses discours — on dirait soudain que les régions n’existent plus.Pour le chef libéral qui est le seul à appeler les provinces par leur nom propre, celles-ci ne constituent cependant à ses yeux qu’un bloc monolithique résolument hostile à la notion d'un « gouvernement fort ».Il fustige avec un souci peu commun de distribuer également la bastonnade, tout autant les cultivateurs de Sainte-Anne-de-la-Pérade, que les' chômeurs acadiens, les postiers de Victoria ou les jeunes fainéants blonds de Vancouver.Quant à M.Clark, ses discours sont interchangeables, et pour ses stratèges, un « bon discours québécois », c’est précisément le genre de discours qu’il pourrait prononcer sans se faire chahuter dans Bar-naby, dans Brandon, dans Beauce ou Bonavista.Pour l’heure, l’unité du parti passe avant l’unité du pays.CHAMBLY MANOIR DENIS DE LA SEIGNEURIE DE CHAMBLY INC.VOILA ENFIN LE MANOIR TANT ATTENDU.m ^ .J M m K.Chambly aura son MANOIR pour personnes retraitées.Chambly, situé au coeur de la Rive-Sud, aura son Manoir dans un coin enchanteur.Chambly aura son Manoir avec une magnifique vue sur les bassins majestueux.Chambly aura son Manoir pouvant accueillir deux cente (200) personnes autonomes et Chambly aura son Manoir pouvant donner un service additionnel d’hospitalité pour les pensionnaires qui, en bonne santé, viennent à requérir plus de soins.Chambly aura son Manoir capable de soulager lesdits pensionnaires ainsi privés de leur santé originale avec un cent (100) lits additionnels.L’ouverture prévisible se fera en avril 1980.LES PERSONNES AINSI ATTIREES PAR CE BEAU MANOIR VOUDRONT BIEN COMPLETER LE COUPON CI-BAS ET LE RETOURNER LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE.IL EST IMPORTANT DE NOTER QUE LES LETTRES SONT NUMEROTEES A LEUR ARRIVEE ET Ci-joint $15.00 comme frais d'inscription payable Manoir Denis de la Seigneurie de Chambly Inc.I I Nom: _____ I I Adresse: Ville __________ Code Postal_____ Date naissance Téléphone ______ _No ass.-soclale Je désire [1] pièce [l1^] pièce [2] pièces LE CHOIX OU LA SELECTION SERA FAITE A PARTIR DE CETTE METHODE DE PRESEANCE.LES LOYERS VARIERONT ENTRE $250.00 ET $325.00 PAR MOIS SELON LE CHOIX.DES SERVICES SPECIAUX DEMANDES LORS DE LA SIGNATURE DU BAIL SERONT AUX FRAIS DU LOCATEUR.Nous vous offrons les services bancaires, professionnels, coiffeur hommes et femmes, dépanneur, etc.Nous aurons également les services religieux catholiques et oecuméniques.Nous vous offrirons également une piscine, un bain sauna, un bain tourbillon, etc., avec un directeur de la récréation qui saura occuper vos loisirs.POUR DE PLUS AMPLES EXPLICATIONS DEMANDEZ NOTRE DEPLIANT EN ECRIVANT A: MANOIR DENIS DE LA SEIGNEURIE DE CHAMBLY INC C P 53, CHAMBLY, P.Q., J3I 4B1.DEMANDE D’EMPLOI Je, soussigné, désire un emploia comme Cadre [ 1 ) A l'administration [2] Département du nursing[3] Entretien ménager et services techniques (4] Cuisine [5] Temps partiel (6] Bénévole [7] Nom: _________________________________________ Adresse_______________________________;_______ Ville ____________________________ Code Postal_____ No ass.-sociale .Téléphone________ .Date de naissance.Une photo récente doit accompagner la “demande d'emploi".Faire parvenir à: Manoir Denis de la Seigneurie de Chambly Inc., C.P.53, Chambly, J3L 4B1.I LE DEVOIR Montréal, mercredi 11 avril 1979 & m Chantier olympique:même le contrôleur ne contrôlait rien H/' ïMi * ém m a- w ;i i « .r., > r ! M ¦W* « * Ce printemps qui se fait tirer l'oreille est timidement sorti de quer cette scène remplie de belles promesses.ombre hier, et notre photographe en a profité pour cro- (Photo Jacques Grenier) par Françoy Roberge Le mandataire coordonnateur engagé par la ville de Montréal pour contrôler les coûts au chantier olympique ne contrôlait absolument rien.Il se contentait de suivre l’évolution des dépenses, dans la plus complète impuissance.C’est ce qu’a affirmé hier, devant la Commission d’enquête sur les coûts de la XXIe olympiade, la commission Malouf, M.Jacques Lamarre qui représentait la firme Lalonde, ^Valois, Lamarre comme gérant du projet olympique.Après le CCJO (Comité de contrôle des jeux), le COJO (Comité organisateur des jeux), la direction du P,arc olympique de la ville de Montréal et le service des travaux publics de la Ville, c’est l’ingénieur spécifiquement engagé pour contrôler les coûts qui a révélé nier n’avoir pu exercer son mandat.Quand le procureur de la commission, Me Jacques Dagenais, lui a demandé: « mais est-ce que vous contrôlier les coûts?», M.Lamarre a répondu: « Contrôler les coûts?Non, on parvenait tout juste à faire le suivi des dépenses.Pour contrôler les coûts, il faut absolument pouvoir changer un projet en cours de route, dire non quand les coûts dépassent les prévisions et trouver des solutions nouvelles ».« Au chantier olympique, on ne pouvait rien changer, » a enchaîné M.Lamarre.« Quand nos proposions de monter certaines structures en acier pour gagner des semaines et de fabriquer les consoles par groupes de quelques-unes, identiques, pour jouir des avantages de la préfabrication, l’architecte refusait que l’on touche au projet, même si ça aurait permis d’économiser, à coup sûr, des millions ».« Si on disait que ça allait coûter trop cher, qu’il fallait simplifier les travaux, que l’on courait au devant de problèmes, M.Taillibert avait l’habitude de nous répéter que nous avions le complexe de la complexité ».« Je crois qu’il ne le faisait pas de mauvaise foi, mais qu’il ne voyait pas les travaux de façon réaliste.» « Le Stade olympique, a aussi commenté M.Lamarre, était en fait très différent du Parc des Princes, on a toujours comparé le stade avec le Parc des Princes.On a trop pris pour acquis que c’était une reproduction exacte.Mais c’était très différent.» Au Parc des Princes, il n’y avait pas de bas fléau, cette partie arrière des doigts de béton du stade.Toute la post-tension pouvait donc se faire de l’extérieur du stade, pendant que des grues posaient des voussoirs à l’intérieur.Cela, a expliqué M.Lamarre, a éliminé tout le complexe équilibrage des pièces de béton de plusieurs tonnes et la multiplication des grues.Cela a-enfin éliminé une partie des problèmes de coulage d’époxy dans les gaines, bref au moins 50% de la difficulté Accident d’autocar en Espagne Près de 50 enfants perdent la vie MADRID (AFP) — Quarante-neuf personnes, des enfants dans la très grande majorité, ont trouvé la mort dans un accident autocar survenu hier près de Zamora, dans le nord-ouest de l’Espagne.Parmi ces 49 personnes, 46 pourraient être des enfants âgés de 12 à 14 ans, précisait-on de source non confirmée.L’autocar transportait 54 enfants, deux professeurs et un militaire, que l’autocar avait pris en, auto-stop peu de temps avant l’accident.En début de soirée, neuf enfants et le militaire étaient hospitalisés à Vigo.Leur état n’inspirait aucune inquiétude, indiquait-on à l’hôpital.Le chauffeur du véhicule a mal pris un virage en épingle à cheveux et l’autocar, dans lequel se trouvaient 54 enfants, a quitté la route qui surplombait le fleuve Orbigo, profond à cet endroit de plusieurs mètres.Selon le récit d’un témoin, l’autocar a immédiatement coulé.Une dizaine d’en- fants, selon ce témoin, six selon d’autres, ont réussi à s’échapper du car, et se sont très vite trouvés en difficulté dans le courant du fleuve.« Nous leur avons lancé des chambres à air de voiture, des cordes, tout ce que nous avons trouvé pour qu’ils puissent s’accrocher », a raconté un témoin.Three Mile Island: qui sont les coupables?WASHINGTON (AFP) - La sous-commission de réglementation nucléaire du Sénat américain a entrepris hier de rechercher les responsabilités, à tous les échelons, dans raccident de la centrale nucléaire de Three Mile Island, en Pennsylvanie.« La Commission fédérale de réglementation nucléaire (NRC) est jugée sur la manière dont elle a réagi à l’accident de Three Mlle Island.Mais le Congrès est aussi jugé.Les faits qui seront révélés ici et au cours des auditions qui suivront détermineront largement la portée de notre confiance dans l’énergie nucléaire au cours du 21e siècle », a déclaré le président de la sous-commission, le sénateur Gary Hart (Démocrate, Colorado).Pour le sénateur, adversaire modéré de l’énergie nucléaire, la NRC a réagi trop lentement face à l’accident.Il a regretté qu’il ait fallu trois jours à ses ingénieurs et spécialistes pour gagner le lieu de l’accident et prendre le contrôle des opérations.M.Hart a aussi proposé la création d’une force spéciale d’ingénieurs et de spécialistes de la NRC chargés de se rendre dans toute centrale victime d’un accident ou d’un mauvais fonctionnement, S effectuer les enquêtes et pour en e le contrôle.Il déposera un projet de loi requérant de la NnC une surveillance constante de toutes les centrales, soit par l’installation sur place d’un inspecteur fédéral, soit par le biais d’un système de surveillance automatique à distance.En fait, il est apparu depuis l’accident que les responsables de Three Mile Island ne disposaient pas de toutes les indications techniques nécessaires et précises sur ce qui se passait dans le réacteur au moment de la panne.Ceci les avait sans doute conduits à intervenir de façon erronée et au mauvais moment en arrêtant le fonctionnement de certains appareils déclenchés automatiquement.Dès lyndi, la NRC a ordonné l’installation d’appareils de contrôle supplémentaires dans 43 des 72 centrales nucléaires opérationnelles.Elle s’apprête à décréter de nouveaux règlements en matière de surveillance du fonctionnement des réacteurs.PARIS (Reuter) — « La France n’a pas le choix.Ou bien nous réussissons à substituer certaines formes d’énergie, ou bien $4,793.96 pour demeurer célibataire.nous prenons des mesures de rationnement, des mesures de réduction d’activité économique, et donc de l’emploi », a déclaré M.Raymond Barre, premier ministre français, en inaugurant hier l’usine d’enrichissement d’uranium dans le Tris-catin, au sud de la France.M.Barre a indiqué que face à l’augmentation du prix du pétrole, la France n’avait pas d’alternative au nucléaire si elle souhaitait rester indépendante dans les domaines atomique et industriel.D’un coût total de $4 millions, l’usine de Triscatin a été construite avec la coopération de l’Espagne, de ITtalie et de la Belgique, La Suède, partie prenante du projet à l’origine, a renoncé à sa participation en 1975.Le chah d’Iran avait également des intérêts dans le projet.Le nouveau régime iranien n’a pas encore exprimé sa position à ce sujet.technique du stade de Montréal.Tout en contrôlant officiellement les coûts, LVLV a dû se plier aux exigences de la ville.Après avoir évalué le complexe stade-mat-piscines à $382 millions, a l’automne 1974, LVLV a réduit son estimation à $320 millions.Pour ne pas déplaire à son employeur, la ville de Montreal, LVLV a réduit son estimation de plus de $60 millions en vue de la commission parlementaire de 1975.Pourtant,, une grève de deux mois venait de compromettre l’avancement des travaux, et l’inflation atteignait de nouveaux sommets.Mais LVLV, qui prévoyait à l’automne de 1974 une hausse de 20% pour inflation et contingences, et un supplement de 25% pour les imprévus, ramena ce total de 45% de contingences ajoutées à un modeste 12.5%, en novembre 1974.À la commssion parlementaire, après des discussions serrées avec la ville et l’architecte Taillibert, on ramena même tous ces imprévus à 5% et on refusa tout simplement de tenir compte de l’inflation.M.Jacques Lamarre affirme que c’est à reculons que LVLVL se prêta à ces contorsions et le mandataire se contenta de faire un trait sur ses propres chiffres et d’inscrire en haut ceux que la ville lui dictait, afin de pouvoir un jour se défendre.M.Lamarre a aussi expliqué à la commission qu’il y a eu jusqu’à J27 grues sur le chantier, que seulement 18 étaient louées sous contrat permanent, les autres étant louées sous autorisation de travail, c’est-à-dire pour des périodes d’une journée, répétées des centaines de fois dans certains cas.On paya même, dans certains cas, en frais de location l’équivalent — ou un peu plus — du prix de la grue elle-même.« Nous étions convaincus que la ville y gagnait tout de même à ne pas acheter tout l’équipement que, de jour en jour, nous espérions pouvoir renvoyer, a dit l’ingénieur.» Plus tard dans la journée d’hier, un exassocié de M.Régis Trudeau est venu témoigner une fois de plus du « mépris » qu’affichait à son endroit M.Taillinert M.Maurice D’Arcy, un ingénieur hautement spécialisé, s’etait fait expulser du bureau de M.Taillibert qui n’aimait pas ses manières.Selon lui, les responsables du dossier à la ville de Montréal MM.Claude Phaneuf, André Daoust et autres, n’étaient que des « marionnettes actionnées par Taillibert ».M.D’Arcy a produit des plans préliminaires indiquant, selon lui, que le stationnement Pie IX devait être chauffé selon les plans de l’architecte Taillibert.Celui-ci lui aurait même parlé, lors d’une réunion, d’aérer les stationnements par de Tair vicié recyclé, provenant du stade lui-meme.À 19 h 30, soirée d’information sur l’énergie et la technologie nucléaires, au Cégep du Vieux-Montréal, 255 rue Ontario est.A 20 h, conférence d’introduction à la parapsychologie appliquée au contrôle du stress, à l’Institut du tourisme de Montréal, 3535 rue Saint-Denis.¦ A 16 h, conférence de M.Alain Asselin sur les problèmes récents en virologie végétale, au pavillon Êdouard-Asselin de l’Institut Armand-Frappier, 531 boul.des Prairies, à Laval.¦ À 12 h, au salon Westmount de l’hôtel Bona-venture, M.Michel Nadeau, journaliste au DEVOIR, est le conférehcier devant la Société des fellows de l’Institut d’assurance du Canada, secteur de Montréal.¦ À 20 h, le mouvement Les Angéliques se réunit au 1003 rue Mont-Royal est, pour y discuter de la Bible, du Coran et autres livres sacrés.¦ À 19 h 30.soirée d’information sur la situation actuelle du logement à Montréal, au local de l’Association des jeunes travailleurs de Montréal, 4800 rue des Erables.¦ A 19 h, assemblée mensuelle du conseil d’administration du CLSC Centre-sud, au 1400 boul de Maisonneuve est, à Montréal.;ereau pr conférence sur l’écologie à la bibliothèque municipale de Saint-Léonard, 8420 boul.Lacor-daire ¦ À 20 h, le Père Georges-Emile Giguère parle de la famille Giguère à la Société généalogique canadienne-française, au Centre des loisirs Saint-Edouard, 6515 rue Saint-Denis.¦ À 20 h, à l’église Sainte-Madeleine d’Outre-mont, le choeur M.R.C.exécute les « Sept paroles du Christ ».¦ À 20 h, à l’église de la Visitation, 1847 boul.Gouin est, le Théâtre en Douce et les Petits chanteurs du Mont-Royal présentent le Chemin de la Croix.¦ A compter de 8 h 30, colloque sur la réforme des services de santé et des services sociaux entreprise au Québec en 1970; organisé par le Dé- partement d’administration de la santé de l’Université de Montréal, à l’hôtel Méridien du complexe Desjardins ¦ À 14 h, dans le cadre du Symposium pour 1’-humanite.poésie sur la symbolique de l’alphabet, au local de La Source, angle Duluth et Saint-André, à Montréal.¦ Collecte itinérante de la Société de la Croix-Rouge au 30e étage du siège social de la Banque Canadienne Nationale, 500 Place d’Armes entre 9 h 30 et 17 h ACKVL de14h à15h N: l’abbé Jean-Paul Bourret sera l’invité de Solange Harvey à son programme (Micro-confidences) Cet après-midi de 14 h à 15 h Soyez à l’écoute CA l'QjüJi et ii CoopmtiM iMhmUmh 4824 CHEMIN CÔTE-DES-NEIGES, MONTRÉAL, QUÉ.H3V1G4-TEL.: 735-4561 Le Centre d’Étude et de Coopération internationale offre au public intéressé, les services de sa bibliothèque spécialisée en DOCUMENTATION SUR LE TIERS-MONDE ET U VIE INTERNATIONALE Heures d'ouverture: du lundi au vendredi DE: 9h00 à 17h00 AU: 4824 Chemin Côte-des-Neiges, Montréal TÉL.: 735-4561 Plus de 25,000 volumes et 300 périodiques sur les pays du Tiers-Monde et sur les nouvelles internationales vous y attendent.La consultation sur place est gratuite.Nous publions en quantité limitée une liste de nouveautés disponibles sur demande, et nous mettrons sous peu un lecteur-imprimeur de microfilms à la disposition de nos usagers.par Bernard Morrier Un jeune instituteur de Chomedey devra verser une indemnité de $4,793.96 à son ex-fiancée, par suite de l'annulation de son mariage à cinq jours de la date prévue, soit le 23 juin 1974.' Ainsi en a décidé le juge Ignace-J.Deslauriers, de la Cour supérieure, après avoir étudié une réclamation de la jeune fianciée frustrée.En vue du mariage projeté, le jeune couple avait passé un contrat de mariage devant notaire, le 14 mai 1974, et, dans le cadre de leur union éventuelle, des réceptions ont eu lieu en l'honneur de la future mariée, dont deux particulièrement avaient été organisées par la mère de celle-ci.Des comptes de banque conjoints ont été ouverts par le jeune couple, dans lesquels ont été versés différentes sommes provenant de cadeaux ou contributions faites par le jeune homme et sa fiancée pour l’organisation de leur foyer: achat d’ameublement, location d’un appartement et autres dépenses.Il y eut ensuite l'achat de la robe de mariée, la location d’une salle de réception, l’engagement de musiciens et les services d un traiteur, ce qui entraina certains déboursés.Toutefois, un mois environ avant le jour du mariage, la fiancée, qui travaillait comme commis chez Simpson, fut congédiée.Et dans la semaine, précédant son mariage, elle reçut de cette compagnie un chèque de $500, représentant ses vacances et ses commissions.Et, le 18 juin, le futur mari insistait auprès de celle-ci pour qu’elle lui remettre le chèque.Celle-ci s’y objecta.Si bien que le jeune homme s’est offensé de l’attitude de sa promise, qu’il a exprimé son mécontentement, qu’il a quitté la maison.pour ne plusy revenir.Quant à l’appartement gu’ife avaient loué, l’amoureux vexé en fit changer les serru.es.Puis, il se rendit retirer l’argent des compte de banque conjoints et, par la "e, il fit] suite, pétition i du même coup, annonçait que toufétait contremandé, fit part de son absence à une « ré-» de la cérémonie du mariage et, Le père de la jeune fille eut beau faire toutes les pressions exigées par les circonstances, la réponse du jeune instituteur fut simple: « Je n’aime pas votre fille.Je ne'l’ai jamais aimée.Et si je l’épouse dimanche, je la divorcerai lundi.» Embarras et honte furent le lot de l’ex-fiancée en larmes.Compte tenu des dépenses encourues pour le grand jour qui ne vint jamais, celle-ci décida donc de confier ses problèmes au tribunal.Après étude, le juge Deslauriers estime que le jeune instituteur devra verser à son ex-fiancée $4,793.90, soit $240 venant de compte de banque, $400 qu’il avait reçus pour l’achat d’ameublement de cuisine, $65 pour le loyer de l’appartement, $755.46 pour les cadeaux reçu lors d’un « shower », $400 pour la location d’une salle de réception, $300 pour de la nourriture non consommée, $420 pour le contrat des musiciens annulé, $38.50 pour des serviettes, $120 pour l’achat de la robe de mariée, $55 pour des rideaux achetés et installés dans l'appartement et.$2,000 pour l’humiliation et l’embarras imposés a la jeune fiancée éplorée.Les plus belles armoires de cuisine Dirtclemtnl 6e nihe usine i litre ciisiite sans intermédiaires •—Sommet de I’etegonee olliée à une techniquev parfaite doublée d'un service incomparable.| Venez visiter notre salle de montre en toute confiance ou téléphonez à Ouvtrt samedi at dimanche de lOh.am à 4h.pm.Jobil Limitée 353-7441 0 4 ¦ Le Devoir, mercredi 11 avril 1979 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Rédacteur en chef: Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l'information: Trésorier: Michel Roy Jean Francoeur Pierre Loignon Bernard Larocque Lise Bissonnette Un refus injustifié ON reproche souvent à la Commission des libérations conditionnelles de remettre prématurément en liberté des détenus qui présentent encore des risques pour la sécurité publique ou qui ne sont pas encore personnellement préparés à réintégrer la « société ».En toute justice pour les commissaires, il faut reconnaître et rappeler que les cas malheureux de récidives en cours de libération sont plus spectaculaires que nombreux et que le dossier aes libérations, pour oui veut l’examiner sans préjugé, reste généralement excellent.Le régime des libérations serait du reste bien meilleur encore si moins de condamnés étaient incarcérés, et surtout si les conditions internes de détention n’étaient pas si mauvaises.Le libéralisme de la Commission des libérations ne devrait donc pas être un sujet de contestation ou de blâme, mais au contraire un objet d’éloges dans la communauté.C’est bien pourquoi l’on s’étonne du quatrième refus que vient d’opposer à M.Pierre-Paul Geoffroy l’un des comités de la Commission.Il n’est que d’examiner en effet le cheminement de ce dossier et les décisions dont il a fait l’objet, tant durant le procès qu’au cours des demandes de libération, pour estimer que ce jeune détenu, condamné à peipétuité 124 fois par le juge Fabien, aurait dû depuis quelques années déjà être remis en liberté complète.Non seulement les motifs de le garder en prison ne sont-ils pas valables, mais encore le traitement particulièrement sévère dont il fait l’objet soulève des questions sur l’impartialité même des décisions rendues à son endroit.¦ Certes, pas plus aujourd’hui qu’hier il ne saurait être question de fermer les yeux sur des attentats à la bombe sous prétexte qu’ils sont commis au nom de la patrie ou de la libération des travailleurs.Mais une fois pris, les felquistes ou autres « terroristes » ont droit d’être traités et jugés suivant nos règles de droit qui peuvent a l’occasion être sevères, mais protègent en même temps l’accusé contre les fièvres politiques ou sociales du moment.Dans le cas de Pierre-Paul Geoffroy et de ses compagnons, il est vrai que les attentats dont ils se sont rendus coupables à l’époque avaient été particulièrement éprouvants pour la communauté montréalaise.L’émotion était forte à l’époque, et certains hommes politiques ne se gênaient pas pour passer jugement avant même que les prévenus soient traduits devant les tribunaux.Le devoir des magistrats n’en était que plus grand de garder en équilibre la balance ae la justice.Dans le cas de Pierre-Paul Geoffroy, cet équilibre a malheureusement été rompu dès le procès, d’abord par l’accusé lui-même qui s’est reconnu coupable d’à peu près tout ce que les felquistes avaient pu commettre cette année-là, puis par le tribunal qui avait donné sans sourciller dans semblable parodie.En raison de la gravité des offenses et de la durée des peines que leur auteur, réel ou présumé, pouvait subir, le tribunal n’aurait jamais du accepter pareil plaidoyer de culpabilité.Une fois cette double erreur commise, la justice québécoise s’est trouvée emprisonnée elle-même dans une incroyable sentence qu’aucun juge ne donnerait aujourd’hui, pour les mêmes faits, si jamais le procès devait en être instruit ces années-ci.La disparité des sentences dans cette affaire et dans les autres non moins sérieuses impliquant des felquistes aurait dû, depuis plusieurs années, sauter aux yeux des membres de la Commission des libérations et celle-ci aurait dû, usant sagement de sa discrétion, corriger sur le plan administratif un emprisonnement abusif qu’il n’était plus possible de corriger sur le plan judiciaire.Or, bien au contraire, des membres de la Commission colportent encore aujourd’hui au sujet de ce détenu des interprétations grossièrement exagérées de son dossier.Si Pierre-Paul Geoffroy doit rester encore en dedans, après avoir déjà purgé dix ans de sa sentence, et que ce sort est mérité, alon il faut conclure que la justice québécoise a été totalement irresponsable à l'égard d’un bon nombre d’autres cas de cette nature.Certes, si l’intéressé avait manifesté derrière les barreaux un endurcissement dans la voie de l’action violente, avait donné des signes qu’il reste un danger pour la société, et se présentait comme un leader n’attendant qu’une occasion de reprendre la folle équipée du Front de libération du Québec, ces circonstances pourraient inciter les commissaires à le garder à l’ombre, même si au soleil à l’extérieur les conditions qui prévalent présentement ont bien peu de choses en commun avec celles de l’époque d’avant la crise d’octobre.Bien au contraire, Pierre-Paul Geoffroy ne présentait plus de danger à l’intérieur même des institutions carcérales et a bénéficié de rapports favorables de la part des fonctionnaires du Service des pénitenciers.L’ex-étudiant de Berthier réunit donc toutes les conditions favorables, tant internes qu’externes, pour être remis en liberté.En reportant à plus tard, d’une fois à l’autre, et nous en sommes à la quatrième fois, la possibilité d’une libération complète, en laissant au surplus entrevoir pour l’an prochain une libération partielle, le représentant de la Commission, l’ex-chef Jean-Paul Gilbert, place les commissaires dans une contradicüon inquiétante.Ou bien le détenu est aussi dangereux qu’on le prétend, et alors il faut cesser de faire semblant qu’il pourra être relâché! Ou bien il ne mérite pas les soupçons dont on l’accable, et alors c’est pour une autre raison qu’on lui refuse sa liberté.¦ Ce dossier devra être tiré au clair.La Commission des libérations n’a pas les moyens d’établir par dle-même si Pierre-Paul Geoffroy représente encore un danger pour la société.Elle doit fonder son étude et sa décision sur des renseignements des services de sécurité, tant fédéraux que provinciaux.Quelles recommandations, quelles observations, quelles informations ces services ont-ils transmis à la Commission?Si ces services n’ont rien à dire de sérieux, la Commission aurait-elle alors décidé de trancher à l’oeil?Ou suivant les préjugés que certains commissaires ont pu conserver du temps où, tel l’ex-chef Gilbert, ils ont eu du fil à retordre avec le FLQ?Il ne faudrait pas que la Commission donne raison aux juristes, et il en est d’éminents, qui voient en elle un organisme despotique.Encore moins voudrions-nous y voir un intérêt malsain à garder vivace une certaine image du FLQ.Un autre groupe de commissaires doit reprendre à l’etude de ce dossier.Jean-Claude LECLERC nitiftirMUia L’université coûte-t-elle trop cher?par Paul Lacoste Recteur de l’Université de Montréal, l'auteur a prononcé le 28 mars au Club Saint-Laurent-Kiwanis une allocution dont nous reproduisons ici un extrait.m Notre enseignement supérieur coûte-t-il trop cher?On le dit souvent et l’on va jusqu’à parler d’opulence des universités, d’économies faciles à faire, etc.À ce sujet, j’aime rappeler un mot du célèbre journaliste américain Ann Landers: « Si vous pensez que l’éducation coûte trop cher, essayez donc l’ignorance ».C’est sans doute un peu simple, mais peut-être plus profond qu’il n’y paraît.La question est fort complexe, car à vrai aire elle soulève une difficulté fondamentale.Comment en effet évaluer une chose qui semble échapper à la mesure, comme l’enseignement?Peut-on vraiment parler du rendement d’un système d’éducation?La question a été fort discutée et il faut renoncer à parler d’un coût optimal.On peut du moins faire des comparaisons, avec d’autres systèmes d’enseignement supérieur par exemple, ou encore, jusqu’à un certain point, avec d’autres niveaux d’enseignement.De telles comparaisons prêtent forcément à discussion, car les systèmes sont rarement tout à fait comparables et l’on peut le plus souvent contester le choix de tel ou tel point de comparaison, de tel ou tel indicateur.C’est pourquoi les résultats d’études comparatives doivent généralement être présentés avec beaucoup de prudence.Ces réserves étant faites, elles ont une certaine utilité.À la suite des compressions de l’an dernier dans les subventions aux universités, la Conférence des recteurs et des principaux du Québec a entrepris, en liaison avec le gouvernement, des études sur les coûts de l’enseignement universitaire au Québec.Elle a pris surtout comme point de comparaison le système ontarien car c’est le plus souvent à l’Ontario que l’on compare le Québec lorsqu'il s’agit d’évaluer les coûts de telle ou telle partie du secteur public ou parapublic.Bien entendu, on a dû tenir compte de certaines différences de structures et les résultats obtenus doivent être présentés avec précautions, mais ces études sont déjà reconnues comme une contribution très valable à l’examen de la question des coûts.Elles offrent un point de départ intéressant pour cette large discussion que nous souhaitons.Voici, trop sommairement présentées, quelques conclusions du travail de la Conference des recteurs.Si l’on considère les dépenses de fonctionnement pour l'enseignement, le coût moyen par étudiant était en 1976-1977 de $4,659 au Québec et de $4,997 en Ontario.Le coût moyen au Québec était donc inférieur de $338.Si nous prenons un autre indicateur, soit le nombre des professeurs par rapport à celui des étudiants, on trouve qu'il était en 1977-1978 de 1 à 13 en Ontario et de 1 à 15 au Québec.C’est dire que relativement à la population étudiante, les professeurs d’université sont moins nombreux au Québec qu’en Ontario.Il est remarquable que renseignement supérieur soit le seul niveau qui présente une telle situation.À tous les autres niveaux d’enseignement, on constate le contraire.Si l’on compare par ailleurs les niveaux d’enseignements à l’intérieur du Québec, on fait une constatation pour le moins étonnante.Selon des données reconnues, le coût moyen par étudiant est moindre à l'université qu’au cégep.Je ne conclus pas de là que l’enseignement collégial coûte trop cher, mais j’y vois à tout le moins un indice qui devrait nous rassurer un fieu en ce qui concerne les coûts de enseignement supérieur.Ou peut-être cette anomalie devrait-elle plutôt nous amener à nous demander si nous consacrons assez de ressources aux universités.En ce qui concerne les comparaisons avec l’Ontario, certains airont qu’elles sont injustes pour le Québec, puisque la province voisine est plus riche que la nôtre.Nos experts ont étudié cette question et ont conclu que l’effort financier du Québec dans le domaine de l’enseignement supérieur est, depuis quelques années, à peu près comparable a celui de l’Ontario.C’est dire que les universités ne sont pas un fardeau plus lourd ici que chez nos voisins, même en tenant compte de la différence des richesses.Il faut noter cependant une différence dans la répartition de l’effort financier des deux provinces entre le gouvernement et les étudiants ou leurs parents.Les frais de scolarité sont moins élevés au Québec qu’en Ontario, de sorte que la contribution du gouvernement du Québec y est relativement plus grande que celle du gouvernement de l’Ontario.C’est là une question de politique sociale fort importante, mais elle est étrangère à celle des coûts de l’enseignement.le 22 mai__________ Les Béliers vaincront par Lise Bissonnette LE Toronto Star publie l'information la plus explosive de la campagne électorale fédérale, sans que ses éoiteurs en mesurent les implications.Le riche journal de la métropole ontarienne, ayant décidé de confier à des astrologues plutôt qu'à des sondeurs traditionnels le soin de prédire les résultats du 22 mai, a eu en mains, sans savoir les lire, tous les signes célestes de la surprise politique du siècle au Canada : l’élection d’un gouvernement minoritaire néodémocrate.M.Gerald Baron, professeur d’astrologie dans deux collèges ontariens, et M.Wayne Fenner, formé par la Société théosophique d’Angleterre, ont dressé la carte du ciel du Canada (un Cancer typique) et celle des trois principaux chefs de parti, MM.Pierre Elliott Trudeau (Balance), Joseph Clark (Gémeaux) et Edward Broadbent (Bélier).Ils ont minutieusement étudié le mouvement des planètes pour les prochaines six semaines, et plus particulièrement pour le jour du scrutin.Mais comme les sondeurs qui avaient la preuve par avance de la victoire du Parti québécois en novembre 1976 et qui ne s’en ouvraient qu'à leurs intimes de crainte de la risée publique, les astrologues ont refusé de regarder en face la lumière des astres.Leurs périphrases ésotériques suffisent toutefois à guider notre interpretation.Ils ne voient guère que difficultés pour les campagnes libérale et conservatrice.M.Trudeau continuera à se battre contre tous les moulins et à enrichir notre vocabulaire d'insultes; qui pis est, sous l’influence de Mercure et de Mars au début mai, il s’enfoncera dans une bataille rangée contre syndicats et médias.Tout ira bien pour M.Clark jusqu’à la pleine lune du 11 mai qui tournera ou sa propre tete ou celle d’un de ses collaborateurs, provoquant une déclaration de nature économique « qui sidérera l’opinion et arrêtera la montée des tories ».Quant a M.Broadbent, il gagnera sans cesse plus de popularité, et même, vers la fin d’avril, des adherents tout à fait « surprenants ».D’aucuns croient qu’il s'agit tout ensemble du Conseil du patronat, de l’Association canadienne des manufacturiers, et de M.Jimmy Carter, mais les astrologues n’osent préciser.L'humeur du Canada est toute simple à décrypter.Partagé entre Mars et Jupiter, il voudra élire des gens alliant l'efficacité a la plus haute moralité, une description on ne peut plus précise du caractère fascinant des natifs du Bélier.Saturne et Pluton feront toutefois hésiter le pays entre conservatisme et progrès, mais l’impulsivité balaiera tout excès de prudence durant les trois jours précédant le scrutin, les Gémeaux versatiles vaincront les Taureaux prudents, et les Canadiens préféreront « d’éclatantes promesses nouvelles aux bilans des réussites passées des partis ».Les indécis, ajoutent MM.Baron et Penner, se décideront à la toute dernière minute et « étonneront les sondeurs ».Pas besoin d’être grand astrologue pour deviner ce que les muses sont en train de souffler là.Mais ces messieurs y vont de surcroît d’une analyse décisive du destin des trois leaders le jour même du vote.On y apprend que la victoire échappera à M.Clark aux dernières heures du 22 mai (le décalage horaire fait alors voter la Colombie-Britannique déjà fort tentée par les néodémocrates); les conservateurs devraient ga- gner des sièges mais perdre les élections.Quant a M.Trudeau, on lui annonçait quelque succès, mais une collision entre Lune et Soleil amènera les Canadiens « à douter de ses qualités de leader ».Tout est dans l’horoscope d’Edward Broadbent.« Plusieurs planètes en transition passeront par sa première maison, lui conférant beaucoup de prestige.De même, Saturne rencontrera ensemble Vénus et la Lune, ce qui met en lumière la perception réaliste et sobre que le public aura de lui.L’influence sérieuse et responsable de Saturne sur la carte du ciel de M.Broadbent permet de croire qu’il jouera un rôle-charnière après l’élection.» Puisque ni Pierre Trudeau, ni Joseph Clark ne seront en bonnes lunes, les astrologues laissent entendre que les libéraux formeront un gouvernement minoritaire, qu’ils ressentiraient comme un échec; le Nouveau parti démocratique détiendrait la balance du pouvoir.Mais ils hésitent si visiblement à l’affirmer, donnent tant d’indices d’une belle unanimité des astres à accompagner le NPD, qu’il faut avoir l'audace des électeurs et annoncer un gouvernement néodémocrate.Saturne, Vénus, Mercure, Pluton, Mars et la lune ne suffiront pas à faire élire M.Broadbent au Québec, disent les incrédules.Qu'à cela ne tienne.Les astrologues torontois, s’ils avaient étudié la carte de Fabien Roy, auraient découvert un autre Bélier, donc un autre bénéficiaire d’une heureuse conjoncture.Ce sera un gouvernement néo-démocrate minoritaire, maintenu au pouvoir avec l'appui du Crédit social.Ainsi parlent les nébuleuses d’un printemps qui porterait son nom.&axnoi&/ A 4UAMF U \iw% pr l'cm&iü.?wo mu mm* ¦ ¦ Levons nos verres!.Pour Pierre O’Neill on a l’impression que tout se déroule au sein du Parti québécois comme dans le scenario d’un mauvais film western.En quelques mois, j’aurai passé du rôle de méchante (méprisable, pseudo-réformiste) à celui d’héroïne (innoncente victime de « tor-dage » de bras).Cette mutation imaginaire, dois-je le dire, n’est que le fruit du remarquable esprit fantaisiste de votre journaliste, ce qui, dorénavant, devra être qualifié de syndrome d’O’Neill.J’ai affirmé, lors du congrès de 1977, qui m’a élue au Conseil exécutif national du parti, que je n’appartenais à aucun clan.Cet état d’âme n’a pas changé et ne changera pas.¦ La mission de M.Charbonneau Yvon Charbonneau prouve encore qu’il n'a pas le sens du ridicule.Heureusement, les enseignants et enseignantes de la C.E.Q.lui ont signifié son congé; il était temps! Il n’a pas su comprendre de lui-même, n’ayant pas le sens de la mesure, qu’il n’était absolument pas représentatif du corps enseignant du Québec.Mais ce grand homme est un hyperactif.Il a une mission sacree au Québec; il se veut le grand fanal pour apporter la lumière aux pauvres Québécois sous-informés.Il a donc accepté de présider le Mouvement Québécois pour combattre le racisme.Ce Mouvement est encore bien petit et il le restera longtemps.Sa démarche maladroite est à sens unique.Son objectif principal est en réalité de combattre le Sionisme, de discréditer Israël.t En effet, à chaque manifestation qu’il réussit à organiser, des anti-sionistes et des anti- sémites reconnus vomissent à plein micro une propagande lourde, maladroite et nauséabonde.Heureusement, les salles se vident à mesure qu’ils parlent; seuls quelques benêts a gogauche et les arabes de service restent.Et Charbonneau, l’air ahuri, n’y comprend rien.Mais pourquoi, bon Dieu (doit-il se dire) les Québécois sont-ils si obtus?Pourquoi ne-rejoignent-ils pas les rangs de Québec-Palestine?Pourquoi ne se portent-ils pas volontaires pour aller défendre, aux côtés des Lybiens de Khadafi, le bon gros ldi Amin Dada?Pourquoi les femmes québécoises ne vont-elles pas en délégation féliciter l’Ayatolla d’Iran pour sa façon de relever la condition féminine dans son pays?Yvon Charbonneau n’y comprend rien et n’y comprendra jamais rien.Il a signe un pacte de complicité avec les agents de l’OLP qui le supportent.Il est devenu le Permettez-moi d’ajouter, qu’à ma connaissance, personne au Parti québécois n’affectionne l’utilisation ou Tin-gurgitation de Kool-Aid.Quant à moi, les circofistances que vous connaissez, m’incitent à boire dp lait.Denise LEBLANC, m a n.député des Iles-de-la-Madeleine Québec, le 9 avril 1979 champion de la cause palestinienne et rien ne l’arrêtera, sinon sa propre bêtise.Grâce à la complicité de camarades néo-communistes et révolutionnaires de salles de professeurs, il organise des colloques et des conférences où Ton dira enfin toute la vérité sur la mafia sioniste.Ca parait dangereux, mais les étudiants et étudiantes des CEGEPS ne sont pas si bêtes, Dieu merci.Ils sauront reconnaître l’âne sous la peau du lion et Charbonneau en sera quitte pour ses frais de déplacement.Il convaincra des convaincus et après quelques tentatives maladroites, ses complices lui conseilleront de cesser de braire ses âneries et de garder contact avec la réalité.Le temps des épouvantails est terminé; les cegepiens ne prendront pas la vessie d’Yvon pour une lanterne.J.-Antoine GAGNON Montréal, 6 avril.¦ Bonne réélection, monsieur Trudeau! Les plus récents sondages placent le PC au Québec loin derrière les libéraux.Faut-il vraiment s’en surprendre?Les téléspectateurs attentifs au contenu de l’édition nationale du téléjoumal du mercredi 4 avril, eux, ont tout compris.Après un premier reportage minutieusement et égalitaire-ment chronométré sur la journée des chefs, nous avons eu droit à un reportage sur la convention pour le choix du candidat liberal dans Dollard, suivi d’un reportage sur le choix du candidat libéral dans Sainte-Marie, suivi d’un reportage sur les offres de service du candidat libéral d’Hochelaga-Maisonneuve.En guise de dessert, le correspondant de Radio-Canada à Vancouver n’a pas manqué de rappeler une vieille prise de position raciste et anticanadienne française du Parti conservateur provincial de Colombie-Britannique, sans dire « bien sûr » : ¦ La liberté n’est jamais gratuite L’appel émouvant de la Fédération canado-arabe (annonce du 30 mars) a dû déchirer le coeur de tous nos défenseurs des droits de l’homme.Il a crispé le mien.Nos médias sérieux on fait, en général, un travail honnête.Grâce à eux, nous connaissons le sort des Palestiniens, mais nous savons aussi qui « annonce de nouveaux conflits », qui fait sonner « l’heure de la confrontation », qui refuse le dialogue.Il serait opportun cependant qu’on sache un peu mieux qui sont les « forces progressistes arabes » si désireuses de profiter de notre tolérance pour nous vendre, avec leur » bonnes relations économiques », la violence et la haine.Il faudra peut-être contraster plus souvent leur notion de progrès avec le nôtre, progrès lents et douloureux mais qui ont rendu possibles nos précieux droits.En tant qu’immigrante, je demanderais à la Fédération canado-arabe de ne pas oublier que les droits si durement acquis ici impliquent aussi, pour les « citoyens à part entière », certains devoirs.Accepter, par exemple, que le concept de progrès pour la majorité ici, c’est la paix, non la confrontation; c’est le dialogue honnête, non de la démagogie.Mais, enfin, doit-on blâmer les groupes et individus de tout acabit qui réclament si hautement leurs « droits »?Nos défenseurs professionnels des « droits de la personne », ont-ils jamais parlé des devoirs des citoyens?Il sera peut-être temps de songer à élaborer une « charte des responsabilités de la personne ».La liberté, la vraie, n’est jamais gratuite.Vesta W.JOBIDON Québec, le 2 avril.a) que ce parti est une force politique insignifiante dans cette province, la lutte se faisant entre le NPD et les crédi-tistes; b) que ce groupuscule n’a aucun lien avec le PC fédéral.Quelques jours plus tôt, Radio-Canada boudait le lancement de la campagne du PC dans l’est de Montréal (1er avril), comme elle avait boudé les conventions du PC dans Bourassa (25 mars), Laval des Rapides (30 mars), Mercier (1er avril), Chicoutimi (4 avril).Non, le disque n’est pas égratigné, c’est de faits qu’il s^git.Bonne ré-élection monsieur Trudeau! Dormez en paix! Robert DETENDRE Montréal le 4 avril.LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le aège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement.Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont Incorporée dont les ateliers sont situés à 9130.rue Boivin; Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT: Édition quotidienne: $65.par année; six mois: $36; trois mois: $24.A l'étranger: $70.per année; six mois: $38; trois mois: $27.Éditions du samedi: $19 par année Edition quotidienne, livrée é domicile par porteur $1 50 par semaine.Tarit de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées) V________________________________> Le Devoir, mercredi 11 avril 1979 ¦ 5 EPUIS quelques années, notre milieu a vu s affaisser d’immenses ^^pans de son expérience spirituelle historique.Les grandes spiritualités, rattachées à une expérience religieuse originale (Benoît, François d’Assise, Ignace de Loyola, etc.) ou à un mouvement récent comme l’Action Catholique, ont perdu, en peu de temps, la plupart de leurs encadrements habituels et parviennent difficilement à reprendre souffle et assurance dans une société qui n’a plus le même visage, pour ne rien dire de sa colonne vertébrale.La montée vertigineuse de certains mouvements axés sur la prière et la méditatjon, un certain retour du sacré et du religieux populaire et l’intérêt pour le merveilleux, le supramental, voire l’occultisme et l’ésotérisme, conduisent plusieurs citoyens à interpréter la situation récente comme une reprise du spirituel dans notre société québécoise et nord-américaine.En omettant volontiers une impossible synthèse des faits et des interpretations courantes sur cette reprise du spirituel, je propose quelques traits de l expérience spirituelle actuelle, puis je suggère quelques questions très partielles et, enfin j’esquisse une piste critique urgente.1.Visages de l’expérience spirituelle La société et l’Église du milieu québécois, dans leurs diversités et leurs contradictions même, font place à un certain nombre d’expériences spirituelles types où il est malaisé de déterminer la zone du profane et celle du religieux.Cette indétermination; n’empêche pas les participants et les observateurs du vouloir vivre, personnel et collectif, de dégager des traits dominants de « ce qui est en train de se passer profondément ».Ce sont des traits de ce visage que j’aimerais dégaeer., a) L’expérience la plus déterminante de notre milieu c’est la quête d'un pays et la mobilisation des meilleurs énergies dans des engagements socio-politiques différents et souvent opposés.C’est la lutte pour un nouveau modèle d’homme et de société qui exprime, sans doute, le type d’homme majoritaire de notre milieu.Il ne s’agit pas toujours là d’un choix, plusieurs y sont poussés par lei circonstances et les événements et se voient obligés de défendre des intérêts et de promouvoir une idéologie ou une cause.Cet homme puise le sens de sa vie dans l’action transformatrice d’une société complexe avec le poids inévitable de ces contraintes historiques et internationales.Il est évident que cet homme est « politique » et n’entend pas puiser au ciel les motifs de son engagement et, encore moins, y, conduire Tes masses.L’insistance répétée qu’il met à tout socialiser et politiser amène un déplacement radical du besoin et de la pratique d’intériorité si liée, jusqu’ici, au statut d’un individu conscient pour être libre et demeurer actif.Les idéologies et les pratiques politiques sont de nouvelles orthodoxies qui jugent de tout et de fort haut; c’est fréquemment en fonction d’elles que d’autres univers de l’expérience humaine doivent justifier et légitimer leur existence alors que l’inverse faisait loi, il y a à peine quelques années.Ainsi, tout mouvement dit spirituel et tout groupe méditatif ou croyant devront montrer patte blanche et faire la preuve qu’ils ne sont pas un lieu de démobilisation mais utiles socialement.Certains militants sont sourcilleux et pratiquent le soupçon surtout à l’égard des ombres mystiques et des moindres signes de l’émergence d’une intériorité taxée, trop facilement, de personnaliste ou d’intimiste! b) Un autre lieu primordial de l’expérience spirituelle d’aujourd’hui c’est l’éclatement de l’expérience amoureuse, d’une passion qui touche du même coup la mort et la naissance, c’est-à-dire les origines et la fin de toute personne humaine.Soumis, jadis, à des normes religieuses, morales et sociales extrêmement Le supermarché spirituel du Québec par Gilles Bourdeau, o.f.m.Théologien, l’auteur est professeur à l’Institut de pastorale des Dominicains.rigides et sévères, l’univers de l’amour a éclaté sous la pression de valeurs nouvelles et d’une remise en question radicale: l’amour est un vaste chantier où tout et rien sont permis, essayés et impossibles.Les hens les plus orainaires et les plus quotidiens sont éphémères et marqués par la fragilité; la sexualité, tout en se dégageant d’une morale pointilleuse, se libère dans l’amour et de l’amour pour sombrer, occasionnellement, dans les extrêmes vite industriahsés par des commerçants de pornographie et d’excitants.Le gratuit et la liberté s’estompent derrière la commercialisation des rapports affectifs et la montée effarante des nouveaux conformismes.Pour plusieurs, l’émancipation affective n’a fait que déplacer le heu des aliénations et rendre plus angoissante la recherche du bonheur.La crise de l’amour renvoie à deux autres défis majeurs: naître et mourir.La vie et la mort accompagnent toujours de prés les moindres signes de l’amour; pas étonnant, alors, que ces lieux inévitables de l’existence humaine soient aussi pratiqués et interprétés différemment par une société en mutation.La mort, l’amour et la naissance sont, dans notre expérience collective, les lieux les plus marqués par le bouleversement et la perplexité; ce sont là où les valeurs et les comportements sont les plus transformés ou en voie de l’être.Quand les générations façonnent les défis élémentaires du vivre (mourir, aimer et naître) c’est qu’elles proposent un style d’existence et sont en passe soit de croître, soit de croupir et sombrer dans la décadence.Qui saurait dire, sous les débats et les nouvelles pratiques entourant la mort, l’amour et la naissance, ce qui surgit de vraiment neuf ou ce qui chute impitoyablement?c) La résurgence de l’intériorité et de la prière, la permanence et le renouvellement du religieux, les métarmorphoses du sacré sont d’autres traits de l’expérience spirituelle actuelle.Certains les rassemblent et les coordonnent peut-être trop rapidement sous le vocable “fait mystique’’.Ces phénomènes, survenant pendant les chutes vertigineuses de la pratique rehgieuse et les importations idéologiques de la sécularisation, ont atteint des groupes nombreux et importants de la société et les ont conduits a re- enser toute leur vie, à critiquer et quit-;er certaines formes existantes de la société et de l’Eglise pour miser sur la contre-culture ou s’engouffrer dans les mouvements et les disciplines les plus contradictoires (sectes, cultes, gnoses, techniques, etc).Que ce soit par des apports d’un certain Orient ou par des renouveaux spirituels indigènes, les quêtes de sens et la recherche de Dieu pour lui-même, gratuitement, sans que cela rapporte quelque chose ou soit utihsé immédiatement pour transformer quoi que ce soit, ont changé l'inclinaison des théories et des pratiques spirituelles.Les « spirituels » participent, bon gré mal gré, à une critique de la société ambiante; seules varient la justification et l’intensité de margina-lite des spirituels par rapport à la société.d) Un dernier trait caractéristique de l’expérience spirituelle commune c’est l’errance, vécue, parfois, comme divagation et non-lieu par excellence.Ceux qui trouvent un point de repère et « se » retrouvent dans des lieux d’expérience comme le socio-politique, l’amour et Dieu même, ont une sécurité inévitable; ils ont suffisamment -exploré ces lieux d'expérience pour les connaître, les identifier, les nommer et les organiser en systèmes et en modes de vie, fussent-ils tâ- P( te ItÛÜIMIl! La politique de l’autruche par Michel Solomon « Pour plaire aux pays arabes exportateurs de pétrole, on piétiné les lois de la République votées par l’Assemblée Nationale et on transige avec la conscience nationale », s’est écrié l’an dernier un député de la majorité, à Paris.Cette protestation s’est élevée au cours d’une séance agitée au Palais Bourbon suite au décret présidentiel qui rendait caduque la loi contre le boycottage arabe dirigé contre l’État d’Israël pour des raisons supérieures de l'Etat.Malgré les avances faites par la France aux pays arabes, le prix du gallon d’essence à Paris est aujourd’hui de $2,40 et les difficultés d’approvisionnement restent les mêmes qu’auparavant.Pour ce qui est des « promesses » faites par les pays arabes d’acheter ‘français’, elles ne sont que des promesses car les statistiques montrent des résultats bien décevants.Pire encore, des pays, comme l’Irak, qui ont signé, avec l’ex-premier ministre M.Chirac, des accords commerciaux pour une somme globale de plus de 4 milliards de dollars, ont réduit a quelques centaines de millions de dollars leurs commandes effectives en réorientant leurs besoins d’importations vers les Etats-Unis, l’Allemagne occidentale, la Grande-Bretagne et fltalie.L’amertume ressentie en France par le manque d'enthousiasme des pays arabes de promouvoir les relations commerciales avec la France est profonde quand on sait que la France est le porte-parole des thèses arabes au sein de la Communauté européenne.Dans le cas du Canada, comme l’a très bien remarqué M.Jean-Claude Leclerc, dans un article intitulé « Pour quelques votes de plus », on ne peut pas parler d’une pohtique officielle vis-à-vis du boycottage arabe.À qui la faute si le gouvernement d’Ottawa n’a pas encore adopté une pohtique claire et catégorique face au boycottage arabe?Selon les pays arabes, les exportateurs canadiens ou les entreprises canadiennes comme Bell Canada et autres s’o-bhgent solennellement à ne pas commercer avec l’Etat d’Israël, à ne pas avoir du personnel d’origine juive parmi les membres de leurs comités de direction, à ne pas soutenir les institutions sionistes, c’est-à-dire qu’elles se soumettent à toutes les restrictions imposées par l’Office du boycottage arabe avant qu’elles puissent recevoir des commandes et obtenir des contrats de travail de la part des pays arabes.Cette immixion dans les affaires du Canada contredit brutalement les lois, les principes et les traditions du commerce libre dans un pays démocratique comme le Canada.Il suffit de se rappeler les paroles exprimées, à la Chamore des communes, par le premier ministre Trudeau, pour qui « ni le gouvernement du Canada ni le peuple canadien n'accepteront jamais que des méthodes étrangères à la liberté du commerce et aux principes sur lesquels ce pays est fondé soient introduites dans nos relations commerciales avec d’autres pays.» Majorité et opposition se sont ralhés unanimement à ce point de vue, les menaces arabes étant rejetées par les hom- Volr p*g« & La politique tonnants.Cette sécurité n’est pas le lot de tous.Plusieurs ressentent qu’il n’y a pas, pour eux, de lieu d’experience humaine et spirituelle, sinon d’errer en quête de tout et de tous; pour certains, c'est une étape dans leur vie liée à l’âge ou à la volonté de prendre ses distances; pour d’autres, c’est un mode permanent d’existence.Il s’agit là d’un nomadisme radical que des politisés et des mystiques seront d’accord pour refuser; c’est pourtant une expérience réelle pour ceux qui la vivent ainsi.Tout n’est pas aussi clair qu’on semble le laisser entendre: l'action comporte sa vanité, l’amour sa fragihté et Dieu sa ténèbre.Le sens des uns et des autres est éprouvé par l’errant comme un non-sens, un non-heu.L’errant a les pieds partout et il n’est d'aucun heu particulier; son vagabondage et son nomadisme ne sont même pas encore un voyage et, encore moins, un pèlerinage avec un but déterminé et le rendez-vous à un heu saint; il n’y a pas de but, il y a encore moins de heu saint.Il est possible, bien sûr, de dégager d’autres types et d’autres lie.ux d’expérience humaine et spirituelle de notre milieu; il me semble que ce sont, présentement, les plus caractéristiques et parlants.Ils ne sont jamais vécus de façon exclusive et isolée, ils se recoupent et se compénètrent toujours; ils appellent, dans leur coexistence même, une interprétation et une critique conduisant à leur croissance et, parfois, à leur éclatement, sinon leur disparition.2.Essai sur le supermarché spirituel La prohfération récente de faits, dits spirituels et religieux, ne doit pas nous conduire trop vite à des interprétations simphstes ni nous leurrer sur la signification réelle qui s’en dégage.Ce ne sont pas là seulement des signes de l’Esprit, du moins pas dans tous les éléments des faits récents.Tout en acceptant la valeur et la portée durable de plusieurs événements spirituels des dernieres années, je suggérerais une question à leur sujet.Dans cette partie québécoise du continent nord-americain, il me semble qu’une part importante des faits spirituels ne s’explique, selon moi, que par la RICHESSE et l'ABONDANCE.Qu’il s'agisse d’importations orientales nouvelles ou rafraîchies, de mouvements et d’expériences indigènes, une couche importante de notre société est capable de se payer ces expériences où il est difficile, parfois, de déceler l’essentiel du superflu.Le spirituel distrait momentanément une collectivité encline à l’ennui, au piétinement, au désarroi, voire au désespoir.Le monde actuel du spirituel ressemble étrangement au super-marché» de nos grandes villes: tout est offert et des besoins fort artificiels sont créés.Plusieurs circulent de techniques en expériences, d’interprétations en idéologies; les possi-bihtés « spirituelles » dépassent largement les besoins réels et les capacités d’intégration des uns et des autres.Le déluge des possibilités ne voile pas cependant un certain nombre de perplexités: tous ces voyages organisés, trop organisés, ne dissimulent-ils pas l’absence d’un pèlerinage authentique?N’esquivent-ils pas une aventure profonde et plus risquée?Un certain tourisme spirituel assure le va-et-vient et la satisfaction rapide de visiteurs peu enclins aux défis de l'enracinement et de l’aventure par les profondeurs-et les sommets.L’accumulation et la conservation des « biens » spirituels amène inévitablement à interroger l’expérience spirituelle de plusieurs.Ce n’est pas parce qu’un tel a vécu une année de renouveau ou participé à des retraites et à des sessions, circulé dans les salles de méditation, pris patience dans les antichambres des maîtres ou arpenté quelques sentiers d’Asie, que son expérience spirituelle est plus authentique et vraie.Il a acquis un bagage d’information mais ce n’est pas encore l’éveil et la connaissance; il a une culture spirituelle qui le rend participant à une génération d’obésité spirituelle et, souvent, de passivité indécrottable.Il a peut-être accumulé beaucoup d’expérien-ces, mais force nous est de constater, parfois, qu’il n’est pas une personne vraiment éprouvée.Le spirituel a souvent été vécu comme dispersion, diversion, distraction et désennui.L’expérience spirituelle n’est que mots et ponctuation, ou vocabulaire mais pas de phrase; et on cherche en vain un regard d’écoute et de silence.En parcourant le super-marché spirituel et en fréquentant sa clientèle changeante et capricieuse, une question surgit forcément: qu’est-ce que le spirituel?qu’est-ce qu’une expérience spirituelle profonde et authentique?Pour avoir pratiqué telle technique et sillonné les abords des solitudes, plusieurs ont vraiment fait du chemin mais d’autres sont revenus bredouilles, mêlés et plus incohérents que jamais.Les recettes se sont avérées décevantes puisqu’elles ont si peu changé le tissu quotidien, individuel et collectif, et si souvent éloigné du vrai moi.Au heu de simplifier et d’alléger, certaines expériences ont comphque et alourdi l'aventure des chercheurs d'essentiel et d’absolu.À côté des marchands de spirituel offrant, à la fois, l’antique et le folklore pour assouvir les nostalgies des uns et le clinquant plastique pour combler instantanément les besoins impossibles des autres, une civilisation entière, paralysée et opprimée par son abondance, meurt de faim près de ses nourritures spirituelles.La prohfération du spirituel ne doit pas cacher une part de la réahté: une disette épouvantable.La quête spirituelle que plusieurs ont dangereusement transformée en cumul de biens superflus et en exercice de « décoration intérieure » demeure, pour certains, une question de vie et de mort, un acte portant sur le sens quotidien d’une vie quotidienne où demain, imprévu, sera heu de pauvreté et de risque.• 3.Questionner le spirituel et les spirituels En fin de compte, une seule question demeure lancinante et talonne les meilleurs consciences: qu’est-ce qu’une véri- table expérience spirituelle?Le spirituel qui apparaissait à plusieurs comme le heu mystérieux d’une interrogation absolue devient lui-même interrogé et remis en question.Le doute et le soupçon ne laissent guère tranquilles l’homme le plus ordinaire comme le plus authentique saint où héros! Les expériences que j’ai évoquées apparaîtront, sans doute, à plusieurs comme trop humaines et si peu spirituelles, encore moins évangéliques! Peut-être?Les traits de l’expérience spirituelle que j’ai décrits posent moins la question du spirituel comme un en soi (structure, contenu et dynamique) que celle du spirituel dans sa relation à la construction de l’itinéraire humain et collectif: qu’est-ce que devenir humain et le demeurer?Il est sûr qu’en regard de l’achèvement de la terre et de la réahsation de la société, de l’éclosion et de la plénitude de l’amour et du vive quotidien, de la quête de sens et de l’errance, toute expérience vraiment mystique, portant sur la commission à Dieu même, apparaît comme singulière et originale, chargée d’un caractère étrange qui fascine et inquiète à la fois.Les « mystiques » ne perçoivent pas toujours l’énorme fossé qui les sépare d’expériences spirituelles sécularisées.Le spirituel qu’ils proposent ne semble pas toujours coller à la quête fondamentale d’humanité et d'un pays, il distrait et exporte les énergies les plus vitales vers nulle part et non un ailleurs.La plupart des mouvements religieux actuels ont failh à la tâche élémentaire de proposer un projet humain faisable, ce qui a conduit à une remise en question radicale du spirituel et des spirituahtés, si ce n’est pas a l’affirmation pure et simple qu’ils ne méritent plus d’être attendus et d’être entendus.Le spirituel est interrogé aussi à cause de l’abondance de ceux qui le pratiquent.Lorsqu’on a plus que tout, il est facile de sombrer dans l’essentiel, alors que des couches si larges du milieu, du continent et du monde, n’ont pour urgence que le défi du pain.La quete de la substance n’est plus ici celle de la subsistance alors que Jésus n’a jamais dissocié la recherche du sens de celle du pain.Il ne faut jamais oubher que la bouche, qui est le lieu de la nourriture et de l'alimentation, est aussi celui de la parole et du sens; or, pour plusieurs d'entre nous, parler et proclamer un sens s’éloigne sans cesse au fait vital de manger et vivre.L’expérience humaine qui se construit présentement prend ses distances à l'égard d’un certain spirituel et de l’Evangile, au moment même où nous participons à une certaine prolifération du spirituel et du rehgieux.Cela est si vrai que les querelles intestines entre spirituels apparaissent étranges et rétrogrades à ceux qui construisent d’abord l’homme et la société; elles indiffèrent et sont jugées comme un pénible gaspillage alors que l’homme est en jeu et crucialement emiette.L’écart grandissant entre les expériences humaines élémentaires et un spirituel classique devrait nous conduire à reprendre le fonds du projet évangélique.L’expérience de Jésus et son projet offrent un point de repère critique de l’expérience humaine et du spirituel.Ce point de xe-père ne semble plus proche qu'on ne l’estime des aspirations instinctives et spirituelles de la réahsation humaine des personnes et des collectivités que nous connaissons.Cela devrait indiquer, pour les années à venir, l’urgence de repenser la vie en termes plus évangéliques.On ne pourra éviter les affrontements avec des personnes et des groupes se recommandant d’idéologies et de pratiques humaines et spirituelles différentes, chrétiennes ou non.Si l'Évangile n'épargne personne il n’en est pas moins une maison d’hospitalité.S’il faut qualifier cette intervention évangéhque « spirituelle », il me semble qu on devrait tendre à ce qu’elle soit critique (mise à jour des faits et confrontation sur leurs enjeux et leurs valeurs), actualisante (favorisant et réalisant un homme nouveau, personnel et collectif) et libératrice (confrontée sans cesse aux défis de la transformation du non-humain, heu de la Passion même de Jésus et de son témoignage).Cette intervention opte dès le départ et radicalement pour le quotidien et sa pratique; elle incline spontanément vers la sagesse et le dégagement de tout ce qui aide à vivre en profondeur et en solidarité.Il ne s’agit plus seulement de donner un supplément d’âme à notre temps ni à l’homme de devenir lui-même en découvrant son âme, lieu essentiel de son humanité.Le « spirituel » authentique doit faire « lever » le monde et l’humanité: le seul choix c’est encore de se mouiller.C’est à ce seul titre que le spirituel sera buvable, digeste et croyable.Les enfants des normes par Diane Éthier (Lettre adressée d M.Jacques-Yvan Morin, ministre de l’Éducation du Québec.) Je suis une femme ordinaire, intelligence moyenne, revenu moyen, deux enfants; je suis mariée à un nomme ordinaire, intelligence moyenne, revenu moyen, deux enfants (les mêmes) : les parents des normes! Dans le feu de notre jeunesse, nous avons mis au monde ces deux enfants ordinaires, taille moyenne, intelligence moyenne: les enfants des normes! Dès le berceau, toutes les bonnes fées se penchant sur nos filles leur firent mille promesses; l’espoir nous habitait, l’avenir allait de soi, nous aidions à construire demain.Nous bercions tendrement nos petites croyant naïvement que la société nous aiderait, ou, du moins, n’entraverait pas notre marche à la recherche de leur bonheur.Nous nous bercions aussi d’illusions.Le temps a passé.Les enfants ont, un beau jour, pris le chemin de l’école.Un caillou est tombé dans l’eau calme de nos certitudes.Nous rêvions pour elles d’une .formation solide et d’une éducation intelligente jointe à celle que, sans fausse modestie, nous pensions pouvoir leur assurer.Ainsi avaient-elles, au départ, plus de chances de devenir des femmes ordinaires équilibrées, autonomes, armées’ pour affronter la vie, ses grandeurs et ses servitudes.L’école les traiterait comme des ê-tres humains doués d’intelligence et de sensibilité, qui, n’ayant qu’une enfance à vivre, ne pouvaient se permettre de servir continuellement de cobayes dans des vérifications de méthodes pédagogiques aussi savantes que fugaces.Nous avions rêvé! Nous sommes des parents offensés! Les écoles publiques sont pratiquement devenues invivables; c’est bien parce qu’ils ont connu les changements progressivement que directeurs, professeurs et élèves parviennent encore a y survivre; le visiteur de passage en est « sidéré ».Les savants « pédagogues de pointe ;> auront beau se gargariser de spéculations subtiles, ils ne enangeront rien au fait que l’école publique actuelle semble construite pour les troupeaux que leurs bergers ont bien du mal à contenir et qui, le plus souvent, galvaudent leurs bergers.Les doctes préceptes mis de l’avant pour le-plus-grand-bien-de-l’enfant-naturellement sont creux, et, ce n’est pas avec des formules ronflantes qu’on changera la qualité de vie et d’éducation dans les écoles.Paperasse et planification administrative etendent leur emprise sous le couvert de la pédagogie (horaires soumis à des contraintes obscures, hiérarchisation complexe etc.; impossible de s’y retrouver; les professeurs sont presqu’aussi débordés que nous; nous découvrons ensemble 1 étendue de notre ineptie.Nous avons, semble-t-il, un recours: dans des sphères supérieures ou le simple mortel ordinaire est raréfié, évoluent, les théoriciens des sciences éducatives.Leur vue pénétrante de l’avenir (due à l’altitude) leur fait saisir infailliblement le bien de la collectivité.D’un air entendu, ils nous montrent la route à suivre.Ils ont le recul nécessaire car ils n’ont qu’indirecte-ment affaire à l’enfant et ne mettent que très rarement les pieds dans une classe.Ils proposent les plus nobles projets.Dans le feu de l’action, professeurs et parents déficients seront le rempart derrière lequel ils pourront toujours s’abriter.On saura nous récupérer, pour la forme, en nous faisant élire des représentants de bonne foi, mais aussi démunis que nous.Ils siégeront sur des comités et des sous-comités de toute sorte; ils auront l'impression de voter eux-mêmes, en notre nom, des décisions qui leur auront été insidieusement suggérées par de savants bla-bla-bla.La machine est ingénieusement agencée, les rouages sont complexes.Il est de bon ton de n’admettre les évidences qu’après avoir contourné les sophismes les plus périlleux.A défaut de nous convaincre, on nous méduse.Le coeur n’y est plus, le bon sens non plus! C’est le « trip » du vocabulaire! Des mots seront désormais rayés de la phrase moderne et bien-pensante.Ainsi le mot discipline relève d’un concept rétrograde; c’est un méchant mot qui pouvait jadis impliquer respect de soi et des autres mais que guette le fascisme et la répression.On pourrait, avec plus d’espace et de temps, établir un petit lexique du « renouveau ».Pontifions! Théorisons! Parlonzen-donsü! On nous passe des vessies pour des lanternes!!! Nous sommes des parents dupés! Nos pauvres ressources n’y suffisent plus; nous sommes débordés; nous perdons une énergie précieuse à faire semblant d’y croire; nous sapons les bases de la société de demain; nous avons peur d’admettre l’ampleur de notre échec et d’avoir à y remédier.Nous avons peur des mots! Réveillons-nous, et, s’il le faut pour ê-tre écoutés, affrontons l’adversaire sur son propre terrain, sophistiquons notre terminologie.Recyclons-nous dans la Parole! L’écoeurement collectif contient le germe de la réforme; cette vraie révolution se fera sûrement, mais un peu plus lentement: le temps de reprendre confiance en nous-memes, le temps d'apprendre à nous moquer des sarcasmes, le temps de clamer bien haut des convictions basées sur le bon sens et l’amour de nos enfants.et le temps aussi de se tourner la langue sept fois avant de parler! Nous sommes des parents « tannés »! (tanné: expression vulgaire signifiant abruti, accablé, excédé, et bien fatigué).NOUVEAUTÉS GRANGER ÉDITIONS DU LOMBARD ïiAKMSzcRtre 8{I0 ORDSNN CHICK BILL l’arme secrète de KIDORDINN S *595 f 4T !!it!!!l RIC HOCHET! Hallali pour RIC HOCHET Se95 alaie chevallier a» JUGUP ni* 4* U ALAIN CHEVALIER $595 Team de la mort JUGURTHA no 4 ITIe de ( la résurrection ' AUCLAIR & GREG f75 Les naufragés £ £95 d’Arroyoka EN VENTE PARTOUT Distribution exclusive Granger Frères LtQo Montréal 6 ¦ Le Devoir, mercredi 11 avril 1979 iRiMàiita 'h7_2 ^^-^wkn',e NEIGE hufchill RAFALES ¦ dmonlor^ ijjoncouv* PLUIE' ^ Calgary/ Prévitiont Envlronn»m»nt Canada W\ y Pari Hgrruon « J».on NEIGE^^'^^ \ilkl : \: 11:0V IM«* I ?' i : r ±n ».*?«*% %¦ i Régulier $11.98 EN SPÉCIAL S777 c:v I ültlSI'Ot miUli « K- Charme de la Harpe/ Lily Laskine 70932 chacun DANSI'S I I M\ SIO\ I S Mozart/Concerto pour flûte et harpe & clarinette 18011 AUTRES DISQUES ERATO i *777 1.Durufle/Requiem/GPDD 70010.2.Mouret/Lully/Fânfares 70069.3.Haendel/Royal fireworks music/GPDD 70119.4.Mozart/Sonates Flûte et Clavier 70112.5.Symphonies de chasse/J.F.Paillard/GPDD 70234.6.Symphonies de festin royal/GPDD 70316 .7.Messe de De Saint-Hubert 70350.8.Le grand écurie de Versailles 70410.9.Le canon de Pachelbel 70468.10.Rampal/Veyron-Lacroix/Debussy/GPDD 70515.11.Symphonie concertante/Mozart 70516.12.Vivaldi/Conc.4 violons 70641.13 Flûte 7 orgue/J.P.Rampal/M.C.Alain 70649.14.Vivaldi/4 saisons/Scimone 70679.Albiononi/Adaqio 70231 i)i:m sny mill-suiti: C.Debussy/Petite suite pour orchestre 70422 il \\ l’ii i;i;i u wii’\i l’Il Kltl l’il ltl 01 I V i; IMU I Ni li 1)111 i I \l IM! >N1 l\!!)S! Rampal/Pierlot/Scimone 70474 4 Ctos pour mandolines 70684 l’IÜI - ( iinpiA Mozart/Symphonies no 40 et 41 70738 1,11.Y LASKINK Vivaldi/Quatre concertos /Solisti Veneti/Scimone 70818 M ANIMAI INI.S Vivaldi/Ctos viole d'a- mour/Scimone, Vol.2 70827 ! ‘) Vi Kl \l 1 i: lüs Danses et musiques de la Renaissance Italienne/ Piguet 70847 Chopin/Les préludes.Op 28.Op.45/Maria Joao Pires 70969 Vivaldi/Les quatre saisons/F.Jarry/Paillard 18001 Le canon de Pachelbel et huit pages célèbres/Re-del 18005 f s Le présent concours s’adresse également aux hommes et aux femmes Fonctions: Le candidat choisi remplira les fonctions de directeur du département des services sociaux dans un hôpital psychiatrique de 486 lits.Il devra planifier, organiser et administrer les programmes du département et assurer la liaison entre l'hôpital et les services communautaires.Le titulaire devra assurer des services de consultation et offrir des séances de thérapie à des groupes et des individus.De plus, il devra prendre part aux réunions du comité de gestion et du comité des professionnels.Qualités requises: Diplôme universitaire et maîtrise en servicè social y compris une expérience minimale de quatre ans dans un travail connexe.Une bonne connaissance des deux langues officielles est essentielle.Lieu de travail: Centre Hospitalier de Restigouche.Campbellton, Nouveau-Brunswick.Numéro du concours: NB 78-DE-598 Les demandes devront nous parvenir au plus tard le 24 avril 1979.Adresser sa demande à la: COMMISSION DE LA FONCTION PUBLIQUE DU NOUVEAU-BRUNSWICK Pièce G-15, Édifice du Centenaire C.P.6000 Fredericton, Nouveau-Brunswick E3B 5H1 DIRECTEUR DE ^ CENTRE COMMERCIAL Une entreprise canadienne impliquée dans le développement et l’opération immobilière recherche les services d’un(e) directeur pour l’un de ses centres commerciaux situé dans la Ville de Québec.Le candidat(e) doit posséder un minimum d’expérience de trois ans dans la gestion des centres commerciaux.Il/elle doit posséder de fortes connaissances et aptitudes en publicité et marketing et posséder un sens promotionnel très développé.Le candidat(e) est responsable de toute la phase opérationnelle du centre commercial.Le candidat(e) doit être bilingue.Une excellente rémunération est offerte au candidat(e) d’expérience en plus d’un plan complet d’avantages sociaux.S.V.P.adresser votre curriculum vitae à: DOSSIER 3149 Le Devoir -C.P.6033, Montréal H3C 3C9 Toute demande sera traitée confidentiellement.AGENT DE FORMATION ASSURANCE-VIE Nous sommes à la recherche d’une personne dynamique pour assister le Directeur de la Formation au Service du Marketing.Les principales tâches consistent à donner des cours de formation aux représentants, à participer à des réunions d’information et de formation, à accompagner des représentants pour faire des démonstrations de vente, à vérifier et évaluer le développement des recrues.La personne idéale possède quelques années d’expérience dans le domaine, un diplôme du cours CFAAV et un CLU.Elle est capable également de s'adresser à un groupe.Les personnes intéressées sont priées d'envoyer leur curriculum vitae au Directeur du Service des Ressources Humaines & Communications et peuvent être assurées que leur candidature sera traitée confidentiellement.Pour de plus amples informations, vous pouvez communiquer avec le Directeur du Service des Ressources Humaines & Communications ou avec André Lamarche, CLU, Directeur de la Formation.LES COOPER^NrS Compagnie Mutuelle d’Assurance-Vie 1259 Berri Montréal, Qué.H2L 4C7 Tél.: 288-1502 @ Westinghouse Ingénierie électrique, industrielle et mécanique La compagnie: La Division des Produits Industriels de la Compagnie Westinghouse Canada Limitée à Saint-Jean (20 milles de-Mont-réal), avec un personnel de 400 personnes, effectue la conception, le développement, la fabrication et la mise en marché d'appareils servant à la distribution et à la transformation de l'énergie électrique.Notre entreprise en croissance est à la recherche de personnes possédant une solide compétence pour remplir immédiatement les postes suivants: Directeur de l’ingénierie - appareillage de commutation Vous dirigerez une équipe formée d'ingénieurs en électricité, de techniciens et de dessinateurs chargés du développement des produits et de la réalisation des commandes dans les conditions imposées par les devis techniques.Vous serez redevable au directeur des produits techniques de notre division.Directeur des services de fabrication Planifie, organise, dirige et contrôle par l'intermédiaire de superviseurs adjoints, l'achat, la répartition, l’expédition, la réception, le transport des matériaux et produits finis, les inventaires et le service à la clientèle.Superviseur des services d’ingénierie industrielle Organise, surveille et coordonne le groupe de travail responsable de l'étude, de la mise en marche et du développement des méthodes et procédés de fabrication, des norrges de production, du fonctionnement et de l'entretien des machines.IngéniEur - concepteur - barres blindées Diplômé et possédant une expérience en génie mécanique, il est responsable du développement des produits et de la réalisation des commandes dans les conditions imposées par les devis techniques.Ingénieur en organisation et fabrication d’un nouveau produit Ingénieur mécanique responsable du choix de la machinerie et de son agencement spacial, de la mise en marche et de l’essai des méthodes et normes de production visant à fabriquer un nouveau produit de manière à assurer l'emploi efficace, sûr et économique du personnel, des matériaux et de l’équipement.Ingénieur • concepteur - appareillage de commutation Diplômé et possédant une éxpérience en génie électrique, il est responsable du développement des produits et de la réalisation des commandes dans les conditions imposées par les devis techniques.Dessinateur - appareillage de commutation Gradué en électrodynamique et possédant une expérience en dessin industriel, de préférence en appareillage électrique ou possédant expérience équivalente.Dessinateur - barres blindées Gradué en fabrication mécanique ou en électrodynamique avec expérience en dessin de structures rhétalliques.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae au: Directeur du Personnel, Westinghouse Canada Limitée, Division des Produits Industriels, 160 Boulevard Vanier, Saint-Jean, Québec, J3B 3R4 /¦’'rsV \ SPECIALISTE EN RECRUTEMENT SECTEUR MANUFACTURIER \ Une société canadienne dont le chiffre des ventes annuelles consolidées excèdent le milliard ($) et oeuvrant dans un secteur de pointe, recherche pour sa principale usine de Montréal, un cadre spécialisé dans le recrutement et la planification de main d'oeuvre, autant sur le plan professionnel, que sur le plan des employés spécialisés et à l’heure.Son mandat comporte la coordination de tout l’aspect recrutement au niveau professionnel et cadres intermédiaires (ingénieurs, comptables, informaticiens et techniciens), la planification de main d'oeuvre, l’évaluation rationnelle du rendement, l’établissement d’une banque de talents au sein de l’usine, et une participation active aux différents aspects reliés au recrutement, au développement et à la formation du personnel de cadres et à l'heure.Il aura également à s’occuper du recrutement universitaire à l'échelle canadienne, participer à l’oc- casion aux activités concernant les relations de travail et les négociations et à l’établissement des programmes d’évaluation et de promotion du personnel au sein de cette importante usine comptant environ 1600 employés.Nous recherchons un candidat de formation universitaire, ayant acquis quelques années d'expérience pratique au sein de la fonction Personnel, secteur recrutement, de préférence dans l’industrie manufacturière lourde ou primaire.La personne idéale possède l’ambition et les qualités personnelles d’entregent, de leadership et de motivation pour accéder dans un avenir prochain, à un mandat plus important au sein de l’entreprise.Le bilinguisme est essentiel et le salaire sera en fonction de l’expérience des postulants.Le poste est à Montréal.Si intéressé, veuillez communiquer confidentiellement avec G.Maurice Gilbert, vous référant au dossier MG-566.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.