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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 22 août 1979
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1979-08-22, Collections de BAnQ.

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la météo: Ensoleillé avec passages nuageux.Maximum 25.Aperçu pour jeudi: nuaoeux.( Vol.LXX — No 195 Montréal, mercredi 22 août 1979 Sainte Marie, reine 25 CENTS Loto Canada laisse le champ libre aux provinces par André Préfontaine OTTAWA (PC) — Les ministres fédéral et provinciaux responsables des loteries, réunis à Ottawa depuis deux jours, ont conclu une entente de principe qui consacre la juridiction provinciale sur les loteries et signe ainsi l’arrêt de mort de la société loto Canada.L’annonce de la conclusion de cette entente a été faite par le ministre fédéral responsable des loteries, M.Steve Paproski, au cours d’une conférence de presse qui suivait plusieurs heures de dis- cussions formelles et informelles entre les ministres.Le projet d’entente, dont il reste encore quelques points mineurs à éclaircir, prévoit le retour aux provinces de la juridiction complète sur les loteries et le démantèlement de Loto Canada, une promesse électorale des conservateurs.Le gouvernement fédéral fera donc parvenir une proposition officielle aux provinces au cours des prochains jours avec espoir d’un règlement final de la question dans la première semaine de septembre.Le gouvernement fédéral profitera donc du délai que lui ont accordé les provinces pour finaliser le projet d’entente en poursuivant le dialogue amorcé au cours de cette rencontre fédérale-provinciale.L’aide financière à la construction de patinoires couvertes dont le projet d’agrandissement du Colisée de Québec, le montant des compensations financières que les provinces accorderont au gouvernement central pour le dédommager de la perte de revenus occasionnée par le sabordage de Loto Canada, la méthode de calcul de ce montant et son mode de gestion constituent autant de par Guy Deshaies Le gouvernement fédéral accepte le rapport unanime de la commission Choui-nard-Heald-Sinclair recommandant l’implantation du bilinguisme dans tous les services de communications aériennes au Québec.C’est ce qu’a annoncé hier à Ottawa le ministre des Transports du Canada , M.Don Mazankowski, en précisant que la décision d’accueillir favorablement le rapport avait été prise après réception au rapport tôt la semaine dernière.Aux termes des recommandations de la commission, dont le rapport n’avait pas encore été rendu public nier mais dont les journaux faisaient état, le Québec récupérera tout son espace aérien et le contrôlera dans les deux langues, ce qui en fera le seul territoire au monde où les communications aériennes seront bilingues dans tous les services tant internationaux que régionaux et locaux.A ce chapitre la longue bataille qu’a livrée l’Association des gens de l’air du Québec (AGAQ) pour l’implantation du bilinguisme aérien au Québec s’achève sur une éclatante victoire.L’AGAQ doit du reste livrer ses réactions officiellement aujourd’hui à Québec.On sait cependant aue le gouvernement fédéral n’était pas obligé en principe d’adopter toutes les recommandations et que, en vertu d’une entente conclue entre la Canadian Air Line Pilots Association et la Canadian Air Trafic Contrôle Association (CALPA et CATCA), le ministre des Transport du Canada devra soumettre les recommandations à la Chambre des communes où les députés prendront le vote libre.À ce sujet, M.Roger Demers, président de l’AGAQ, a déclaré au DEVOIR que Pioneer-ll frôlera Saturne,dimanche WASHINGTON (AFP) - Après la lune, Mars, Vénus, Jupiter, c’est Saturne et ses anneaux qui vont être observés en détail à partir de dimanche et pendant treize jours par Pioneer-II.La sonde américaine, rebaptisée pour la circonstance Pioneer Saturne, a toutes les chances de donner un grand frisson aux chercheurs et savants entre le 26 août et le 8 septembre.Elle doit en effet leur fournir grâce à ses appareils de bord, détecteurs et caméras, des indications de première main sur cette planète et ses anneaux, découverts par Galilée.Après l’extraordinaire réussite des deux survols de Jupiter ces derniers mois par les sondes Voyager-1 et 2 et les formidables photos qu elles ont donné des satellites joviens, la NASA démontre, une fois de plus, qu’elle conserve une maîtrise parfaite des vols interplanétaires télécommandés, même six ans et demi après leur départ de la Terre et à des milliards de km de distance.Pour l’agence spatiale américaine, confrontée a de graves difficultés dans la mise au point de sa navette spatiale, ces missions réussies vers les planètes prennent une importance particulière au moment où se préparent les budgets pour les années à venir.Le 1er septembre, une courte période de 80 minutes sur les 13 jours d’observation de Saturne et de ses satellites retient tout particulièrement l’attention des spécialistes: celle pendant laquelle la sonde passera juste sous les anneaux de la planète.La NASA a finalement abandonné l’idée de faire passer Pioneer entre les anneaux et la planète.Cela a été jugée trop dangereux pour la sonde qui devra déjà survivre à sa traversée, en 0,8 secondes et à 10 km seconde, du plan des anneaux de Saturne ou se trouvent peut-être, même très loin de la planète, des morceaux de glace, de rocs, voire de la poussière.Cette dernière est condidérée comme plus dangereuse que le reste par les spécialistes.Ses éléments risquant d’être pour Pioneer de micro-metéorites oui comme autant de micro-météorites qui risquent de mettre en cause son existence même.La sonde volera alors à 114,000 kmh et s’en ap entre Pour sa « rencontre » avec Saturne, Voir page 2: Saturne approchera à une distance variant 2,000 et 10,000 km.¦ Jacques Léonard publie un document qui concilie zonage agricole et aménagement — page 2 ¦ Les principaux d’école se préparent à une rentrée sérieussement perturbée — page 3 ¦ L’épilogue du français dans l’air: un éditorial de Lise Bissonnette — page 4 ¦ Devant les divergences, c’est Mondale qui coordonnera la politique US au Proche-Orient — page / recommandations, quoique •essante ambiguës, sont les plus intéressantes.Les juges Sinclair, Chouinard et Heald s’expriment Voir page 6: La langue du ciel points qui doivent faire l’objet de discussions supplémentaires.Cependant, tous les ministres provinciaux présents ainsi que les représentants du Québec, M.Jean-Marc Lafaille, président de Loto Québec et M.Daniel Faillé, du cabinet du ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, ce dernier étant en vacances, se sont engagés unanimement à recommander à leur gouvernement respectif d’accepter le projet d’entente qui vient mettre un terme à des mois de délibération sur l’avenir de Loto Canada.La satisfaction générale qui se lisait sur les visages des représentants provinciaux à la suite de l’annonce de l’entente constrastait violemment avec le pessimisme qui régnait dans les corridors du Centre des conférences au cours de la matinée.Une nouvelle proposition fédérale présentée vendredi dernier aux provinces, qui demandait cinq pour cent aes profits bruts réalisés par toutes les loteries au pays, pour une somme pouvant varier de $35 millions à $50 millions selon les ventes, venait remplacer la demande initiale de cinq pour cent des profits nets générés par une loterie nationale de $10 ou d’un plancher de $6 millions.Ceci faisait dire au ministre ontarien, M.Reuben Baetz, ou’une « ère glaciale » séparait les deux paliers de gouvernement avant le début de la conférence.Déjà les représentants provinciaux parlaient de ne plus autoriser leurs distributeurs à vendre les billets de Loto Canada si le gouvernement décidait de prolonger son mandat qui se termine à la fin de décembre.Cependant, près de deux heures de discussions à huis clos entre les ministres auront permis d’éliminer les difficultés sus-Voir page 6: Loto Canada La langue du ciel: le ministre est pleinement d’accord son association niait toujours l’opportunité d’en référer à la Chambre sur une question qui « ressort des responsabilités du gouvernement » mais que l’AGÀQ ne craignait aucunement ce vote des Communes tant comme tactique possible pour retarder l’application des recommandations que comme empêchement de mettre en vigueur le rapport par suite d’un vote négatif.Par suite du rapport BILCOM, tous les aéroports du Québec à l’exception de Dor-val et Mirabel sont devenus bilingues pour les atterrissages et les décollages, c’est-à-dire le vol à vue.Présentement donc, les services à vue sont unilingues anglais à Dorval et Mirabel de même surtout que dans tout le contrôle aérien IFR (aux instruments).Au surplus le seul centre de contrôle aérien du Québec se trouve à Montréal avec le sous-centre de Québec qui contrôle un rayon d’environ 40 milles.Tout le territoire à l’est de Rivière-du-Loup est contrôlé par Gander ou Moncton en anglais uniquement de même qu’une partie de l'ouest et du sud-ouest du Québec.Un vaste territoire au nord n’est pas contrôlé.Cela signifie qu’à l’heure actuelle un avion de ligne qui vient d’Europe et entre au-dessus du territoire canadien à la verti-» cale d’Hopedale, par exemple, au Labrador est contrôlé par Gander jusqu’à Sept-Res.Après quoi il est pris en charge par Moncton jusqu’à Québec où le centre auxiliaire de Québec le passe à Montréal.Dans la zone de Mirabel, le centre de contrôle de Montréal le passe à la tour de contrôle des arrivées à Mirabel.Tout ce contrôle jusqu’à l’arrêt complet de l’avion se fait exclusivement en anglais.Mais depuis deux ans le centre auxiliaire de Québec pratique ouvertement le bilinguisme bien que cela soit interdit.Le ministère fédéral des Transports fait le relevé depuis deux ans des « infractions ».En gros on peut dire que 50% environ de ces communications IFR au centre de Québec sont en français et très largement entre des avions qui assurent des vols privés ou des vols intérieurs au Québec.Les contrôleuis de Québec affirment cependant que de plus en plus de pilotes de lignes sur des vols internationaux, en entendant du français dans l’air, communiquent en français et c’est le cas, depuis le début, des Soviétiques de l’Aéroflot, curieusement de plusieurs Britanniques de British Airways, de pilotes de Swissair, d’Air France, d’Alitalia et d’un nombre croissant d’Américains.Le rapport de la commission Chouinard-Held-Sinclair recommande que le contrôle aérien tant par Montreal que Québec soit bilingue et que cette implantation se fasse en même temps pour les tours de contrôle de Mirabel et de Dorval.Cela fera de cet espace le seul au monde où les services soient bilingues partout.Dans la plupart des pays non anglophones seule la langue du pays est disponible dans les aéroports locaux et à l’extérieur des routes aeriennes internationales.Mais c’est au chapitre de la récupération de l’espace aérien québécois que les iaat y*-M mAm mm*- L’écologiste Bruno Pasteris indique sur un plan comment deux anciennes sablières du camp Bouchard seront reliées pour en faire un plan d’eau de 50 acres, centre d’attraction d’un parc de 5,000 acres en voie d’aménagement à Blain- ville.À sa droite.M.Roger Filion, l’un de ses adjoints.Vocation plus pacifique pour le camp Bouchard par André Tardif Les citoyens de Blainville, outre évidemment ceux de la région montréalaise qui y verront une nouvelle extension à leur « terrain de jeux » favori, auront bientôt accès à un parc écologique de 5,000 acres pour y pratiquer diverses activités de plein air.Il s’agit de l’emplacement du camp Bouchard, cette ancienne base militaire inutilisée depuis quelques années déjà, et située immédiatement à l’est de cette petite municipalité en plein essor du Piémont laurentien, à 30 kilomètres à peine au nord de la métropole.Le camp Bouchard a été déclaré propriété excédentaire par le gouvernement fédéral il y a déjà quelque temps.Et il semble que, face à l’indifférence du gouvernement du Québec pour en faire l’acquisition, Environnement Canada ait décidé, du moins pour la partie qui n’a pas été réservée à d’autres fins, de lui redonner une vocation plus pacifique.Car une partie de rex-base a été rete- (Photo Jacques Grenier) nue par Transport Canada qui y a aménagé son nouveau Centre d’essai des véhicules automobiles, avec bâtiments et piste ovale aux courbes convexes.Et enfin, la compagnie CIL a, elle aussi, réservé son espace pour y maintenir un entrepôt d’explosifs, grâce à un bail à long terme.De nombreux bâtiments et maisons qui jalonnaient jadis le camp Bouchard, il ne reste plus qu’un modeste entrepôt de béton auquel une vocation a déjà été prévue par les autorités municipales de Blainville.Car la ville a déjà exprimé son désir d’assurer l’administration et l’entretien du parc ainsi que des équipements une fois l’aménagement complété, vers la mi-février prochain.Une visite du parc permet de découvrir un jeune boisé riche de plusieurs essences, parsemé ici et là d’arbres centenaires.Les nombreuses routes et rues qui jalonnaient jadis le camp sont toujours là, bien que fort rétrécies par la végétation envahissante.Voir page 6: Camp Bouchard L’ayatollah Khomeiny chasse cinq journalistes étrangers TEHERAN (d’après AFP et Reuter) — L’exécution de 13 militants kurdes iraniens, l’interdiction de 26 journaux et publications, en 48 heures, l’expulsion de cinq journalistes étrangers, de nouvelles critiques émises contre les partis de gauche: le mouvement religieux iranien a, plus que jamais, recours a la manière forte, face à une situation délicate.Cinq journalistes occidentaux, un Français, deux Britanniques et deux Allemands de l’ouest déclarés indésirables hier par les autorités iraniennes ont reçu l’ordre de quitter l’Iran dans les plus brefs délais.Ixtoc-Un: la solution est à Québec par Robert Lefebvre QUEBEC (PC) - Une cartouche d’étanchéité descendue en position ouverte dans le conduit du puits et qui devient opérante dès qu’on en referme la valve.« C’est simple, mais il fallait y penser », déclare M.Jules Marois, un inventeur de Québec qui revient du Mexique où il a expliqué son procédé aux dirigeants de la société pétrolière Pemex aux prises avec la pire marée noire de l’histoire.La cartouche d’étanchéité Julro aurait été qualifiée par les ingénieurs de Pemex de « solution la plus simple et la plus logique » pour colmater la brèche et fermer la tête du puits d’où s’échappent plusieurs milliers de litres de pétrole par jour depuis deux mois et demi, dans la Baie de Campeche, au Mexique.Au cours d’une conférence de presse a Québec, hier, M.Marois a expliqué que la société pétrolière mexicaine hésite à appliquer sa méthode de colmatage étant donne qu’elle a obtenu des résultats encourageants avec son procédé qui consiste à injecter des billes d’acier à l’intérieur du puits.« Mais si ce procédé devait s’avérer moins efficace que prévu ou s’il devait survenir quelque pépin, je peux affirmer que notre système est le premier sur la liste des prépositions soumises », assure M.Marois, en répétant que son invention avait suscité beaucoup d’intérêt auprès des autorités mexicaines.La méthode de M.Marois consiste à introduire dans le conduit du puits un tube de diamètre légèrement inférieur et muni d’une valve à son extrémité.Ce nouveau conduit doit être descendu en dessous de la brèche et sera maintenu en place par un système de vérins hydrauliques qui, de l’intérieur, forceront les pa- rois du tube pour les « souder » à celles du conduit principal.Ces vérins, de même que le contrepoids constitué d’une tige d’acier pour permettre la descente du tube dans le conduit en dépit de la forte pression, n’offrent qu’une très faible obstruction à l’écoulement du pétrole.La brèche se trouve colmatée dès la mise en place du tube et la sortie du pétrole à la tête du puits sera arrêtée par la fermeture de la valve coiffant le tube.La construction même de ce tube ou cartouche pourrait se faire en dedans de 24 heures et sa mise en place dans la conduit du puits est réalisable dans deux ou trois semaines, estiment M.Marois et l’ingénieur Guy Dion, son consultant.M.Marois, qui est âgé de 46 ans et qui se qualifie de technicien en moteurs d’avion, s’est déjà taillé une réputation mondiale grâce à une invention précédente: un mur d’eau breveté constituant le seul système ignifuge reconnu.Au cours de ses entretiens avec la compagnie Femes, il aurait été question d’uti-lier ce système pour protéger du feu la filate-forme de forage et les réservoirs de a société mexicaine.Cependant, les espoirs de M.Marois portent d’abord et avant tout sur l’utilisation de sa cartouche d’étanchéité.N’étant pas encore brevetée, il a dû prendre mille et une précautions pour en conserver la paternité.A l’ambassade canadienne à Mexico, il a fait enregistrer officiellement son procédé en presence du vice-consul et d’un représentant de Petro-leos Mexicanos (Pemex).« Si on utilise sa cartouche, il est assuré que M.Marois touchera beaucoup d’argent », confie M.Dion.Suivant une entente avec Pemex, ses droits d’auteur seront négociables avant l’application de son invention.La purge de la presse étrangère a été déclenchée durant le weed-end par l’ayatollah Khomeiny qui avait reproché au gouvernement et aux gardes révolutionnaires un certain manque de zèle révolutionnaire.La réponse du ministère de l’Orientation ne s’est pas faite attendre et M.Ali Behzadnia, responsable de la presse étrangère a convoqué séparément MM.Jérôme Dumoulin, envoyé spécial de l’hebdomadaire français L’Express, M.Towyn Mason de la BBC britannique et M.Andrew Whitley du quotidien economique londonien Financial Times pour leur signifier leur expulsion.Dans les trois cas, les motifs du ministre de l’Orientation sont des plus vagues.M.Behzadnia a indiqué à M.Mason que le gouvernement n’appréciait pas le ton adopté par la BBC au sujet de l’Iran, et à M.Dumoulin, arrivé à Téhéran il y a seulement 48 heures, qu’un article de L’Express sur la vie quotidienne en Iran après la révolution avait déplu.Aucune explication n’a été donnée à M.Whitley qui représentait le Financial Times à Téhéran depuis deux ans.Quant aux deux journalistes ouest-allemands il leur est, semble-t-il, reproché de s’être rendus au Kurdistan sans autorisation officielle.Durant la journée, les autorités iraniennes ont également poursuivi leur entreprise de mise au pas de l’opposition politique, ordonnant la fermeture du siège du parti Toudeh (communiste prosoviétique).La radio nationale a en outre repris de larges extraits d’un discours de l’ayatollah Azeri Qomi qui a accusé l’opposition politique d’avoir abusé de la liberté accordée depuis la révolution de février.Précisant ses attaques, l’ayatollah Qomi a reproché aux fedayine du peuple et au Front national démocratique (centriste) d’avoir refusé de participer à l’élection du conseil constitutionnel.R a en outre rejeté sur le FND la.responsabilité des émeutes qui avaient fait plus de trois cents blessés à Téhéran à la suite de manifestations contre la restriction de la liberté de la presse.L’ayatollah Qomi, procureur des tribunaux islamiques de Téhéran, a confirmé également, que 26 journaux et publications iraniens avaient été interdits ces dernières 48 heures.R a accusé ces journaux de « provocations contre la république islamique ».Tous les journaux de partis de gauche, notamment le Mardom, quotidien du Parti communiste Toudeh, ainsi que la quasi-totalité des publications représentant le courant libéral font partie des journaux interdits.Depuis quelques jours, les partis de Voir page 2: Ayatollah Rôtisserie S»0,* S»’ V* prcî» de Saint"-Denis » j 1 * f 2*1-0 Devoir, mercredi 22 août 1979 Jacques Léonard publie un document qui concilie zonage agricole et aménagement par Bernard Descôteaux QUEBEC — Fidèle à l'imagé de la discrétion qu’il s’est créée, le ministre d’Etat à l’Aménagement a pubüe hier en catimini un important document sur l’harmonisation des lois 90 et 125 que réclamaient depuis longtemps les municipalités appuyées en cela par l’opposition à l’Assemblée.C’est à l’issue des travaux de la commission parlementaire des Affaires municipales qui venait de terminer l’adoption article par article de la loi 125 que M.Léonard a déposé ce document nie midi.hier apres- En dépit du fait que les députés de l’opposition aient signalé la semaine dernière leur désir d’obtenir du ministre des informations relativement à l’harmonisation des lois sur le zonage agricole et sur l’a- ménagement du territoire, le ministre a attendu que la commission parlementaire ait terminé ses travaux pour indiquer que le document était disponible.Ce document n’est pas sans intérêt jpur les municipalités qui, lors du débat sur la loi 90 sur la protection des terres agricoles, avaient réclamé le droit de pouvoir jouer un plus grand rôle dans [’administration de la loi que celui prévu initialement.En déposant en décembre dernier son projet de loi sur l’aménagement du territoire et l’urbanisme (125), M.Léonard avait donné un certain nombre d’indications aux municipalités quant au rôle qu elles pourraient jouer à cet égard.Pour cela il leur fallait cependant attendre que soient créées les nouvelles municipalités régionales dont le projet 125 proposait la mise sur pied pour s’occuper d’aménagement.Les propositions générales de M.Léonard devaient au cours du printemps être retravaillées et soumises au conseil des ministres.D’aucuns pensaient qu’elles seraient rendues publiques tout au moins à l’occasion de l'étude article par article du projet de loi 125 en raison de la lumière qu'elles auraient pu jeter sur ce débat.Selon le document déposé hier, il sera possible aux municipalités régionales de comté de s’impliquer directement dans la gestion de la loi sur la protection agricole.Ainsi on propose aux municipalités régionales de se substituer aux municipalités locales pour négocier avec la Commission de protection ou territoire agricole l’aire de protection du territoire agricole.Elles auront alors à préparer le règlement de zonage quitte à le négocier avec les muni- cipalités locales concernées et la commission de protection.Une municipalité régionale non touchée par la loi 90 pourra par contre demander a se prévaloir des dispositions de cette loi et négocier avec la commission un règlement de zonage.Enfin ce sont les municipalités régionales qui verraient tous la surveillance de la commission à administrer les règlements de zonage et émettre les permis prévus par la loi 90.Si la commission parlementaire n’a pu discuter cette semaine de ceÇte proposition d’harmonisation, les députes pourront néanmoins se reprendre en partie lors de la reprise de la session à l’automne puisque le projet de loi 125 devra revenir devant l’Assemblée nationale pour son adoption en troisième lecture avec les amendements qui y ont été apportés cet été.Ayatollah Montréal entend protéger la facade des vieux immeubles du plateau Mont-Royal par Alain Duhamel Le conseil municipal de Montréal étudiera en seconde lecture, lundi prochain, un projet d’amendement du règlement de zonage du plateau Mont-Royal dans le but d’assurer une protecMon aux façades des immeubles anciens.Les amendements proposés consistent à étendre au nord de la rue Sherbrooke certaines dispositions et l’esprit du règlement de zonage municipal du quartier latin, au sud de la rue Snerbrooke.« Le règlement de zonage du plateau Mont-Royal contrôle les densités et les occupations existantes, mais certaines dispositions ne sont pas adaptées aux caractéristiques physiques des bâtiments du quartier et aucune prescription règlementaire ne protège l’intégrité architecturale des ensembles intéressants.Certains articles empêchent même la restauration fidèle des bâtiments et de l’image du quartier », peut-on lire dans les notes explicatives jointes au projet d’amendement.Le nord de la rue Sherbrooke, particulièrement dans le voisinage du carré Saint-Louis, sur la rue Saint-Denis ou encore sur la rue Cherrier, a tout autant d’intérêt, sur le plan architectural, que la zone comprise au sud de la rue Sherbrooke, protégée elle par un règle- ment restrictif.Les amendements proposés au règle-it-Ro-1 —* - ment du plateau Mont-Royal protégeraient les façades à la fois dans leur intégrité architecturale et dans leur alignement.Dans un premier temps, il serait désormais permis d’aménager sous le rez-de-chaussée un accès extérieur à un établissement commercial si l’immeuble possède déjà une cour anglaise ou si le rez-de-chaussée est à plus de cinq pieds au-dessus du trottoir.Dans le cas d’un immeuble neuf s’intégrant dans un alignement d’immeubles anciens, il serait permis d’élever le rez-de-chaussée à la hauteur des rez-de-chaussée des maisons voisines.La construction d’escaliers extérieurs, permise dans l’actuel règlement, serait désormais interdite au-dessus du rez-de-chaussée à moins que 75 pour cent des immeubles de la rue en soient déjà pourvus.Dans ces cas, le propriétaire aurait non seulement le droit de conserver son escalier, mais il pourrait aussi le reconstruire.L’administration municipale exigera désormais que les nouvelles ouvertures dans les façades respectent les proportions des anciennes.Les travaux de refection des façades en brique ou en pierre devront utiliser des matériaux de même type que ceux utilisés au moment de la construction de l’immeuble.De plus, pour les corniches et les balcons, le reglement amendé obligera les propriétaires à les entretenir, à les réparer et à les reconstruire s’ils sont démolis.Enfin, le projet d’amendement revise les exigences d’alignement des constructions nouvelles.Un nouveau bâtiment ou un bâtiment reconstruit pourrait s’aligner sur les bâtiments voisins même si ces derniers ne correspondent plus aux exigences actuelles d’alignement.Ces amendements s’inspirent des démarches entreprises depuis quelques années en vue d'assurer au plateau Mont-Royal une protection semblable à celle dont est pourvu le quartier-latin.« Il serait donc opportun, estime le Service d’urbanisme, que les deux territoires adjacents, de part et d’autre de la rue Sherbrooke, comprennent des dispositions semblables et la demande d’un ;roupe de citoyens du plateau Mont-oyal est tout à fait logique et réaliste ».Accident mortel sur un chantier » de la Baie-James Un accident de travail a coûté la vie lundi à Roland Sinclair, sur le chantier LG-3 de la Baie-James.Le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (CPQMC), par la voie de son secrétaire général, M.Maurice Pouliot, qui a communiqué aux journaux la nouvelle de cet accident, a réaffirmé que la sécurité était une chose mal connue sur les chantiers de construction de la Société d’énergie de la Baie-James, et déploré l’attitude de la SEBJ qui empêche « le libre accès aux représentants syndicaux contrairement à ce qui est prévu dans les lois et règlements ».Le Conseil provincial des métiers de la construction cherche à obtenir, par l’entremise de son coordona-teur à la Baie-James, plus de détails sur la mort de M.Sinclair, et reproche à la SEBJ et aux employeurs de chercher à camoufler l’accident.Un Canadien est arrêté en Haïti Un citoyen canadien a té arrêté lundi en Haïti par es autorités de Port-au-Prince u moment où il se préparai \ revenir au pays en compagi de son épouse.Il s’agit de Iw.Bernier Pierre, père de deux enfants, domicilié à Granby.La nouvelle de l’arrestation a été confirmée par son épouse, à Miami, après que celle-ci eut pu quitter Haïti à bord d uo vol de la compagnie Aerocondor.M.Bernier Pierre, qui réside au Canada depuis plus de 10 ans et qui a perdu la nationalité haïtienne en prenant la nationalité canadienne, était allé visiter des proches au village de Port-Salut, en Haïti.M.Bernier, qui est âgé de 42 ans, avait laissé la garde de ses enfants à des parents au Québec.Il a été mis sous arrêt au moment où il se préparait à monter à bord de l’avion, après que la police haïtienne ait tenté en vain de l’arrêter à Port-Salut.Le ministère canadien des Affaires extérieures, qui a été informé de l’incident, étudie le cas.:auche sont sur la sellette.Les forces de ordre occupent les locaux des « fedayine E Khalq » (marxistes-léninistes), à Téhéran.Ce parti n’a pas été officiellement interdit, mais l’ayatollah Khomeiny l’a vivement dénoncé, la semaine dernière.Le parti démocrate du Kurdistan (PDKI, socialisant) a lui, été interdit dimanche dernier, et ses responsables sont poursuivis.L’animateur du Front démocratique et national (laïc, socialisant), M.Martin-Daftari, est sous le coup d’un mandat d’arrêt, et aurait, selon l’ayatollah Qomi, pris la fuite.Jusqu’à présent, un seul parti de gauche n’a pas été inquiété, sans doute du fait de son caractère religieux et de ses liens avec l’ayatollah Taleghani: les « Modjahedine El Khalq ».D’autre part, alors que la région du Kurdistan ne semblait plus être, hier, le théâtre de troubles importants, 13 militants kurdes ont été exécutés à Paveh, la petite ville où ont récemment eu lieu de violents affrontements.Dépêché sur place par Khomeiny, I’ayatollah Sadegh Khalkhali, un des religieux les plus intégristes, a présidé, selon la presse, le tribunal islamique qui a rendu les sentences.Les 13 suppliciés ont été reconnus coupables de « corruption sur la Terre et guerre contre Dieu et le peuple ».En trois jours, 24 Kurdes ont été exécutés, à la suite des incidents de Paveh.Ces exécutions ne contribueront sans doute pas à détendre la situation au Kurdistan, estiment les observateurs.La situation au Kurdistan a été au centre de l’entretien qu’ont eu, lundi, à Qom (à 120 km au sud de Téhéran) le premier ministre, M.Mehdi Baargan, et l’ayatollah Khomeiny.À l’issue de cet entretien, M.Bazargan, cité par l’agence officielle « Pars », a confirme le renforcement de la présence militaire au Kurdistan.Il a précisé que le commandant en chef des forces terrestres, le général Vali Fallahi surpervisait ce déploiement.De sourde kurde, on indique que des combats ont opposés autonomistes et gardes révolutionnaires dans la ville de Ma-habab, près de Mianboab à quelques kilomètres au nord.Au cours de ce dernier accrochage, les troupes gouvernementales iraniennes ont utifisé artillerie et chars d’assaut.Un porte-parole kurde par ailleurs, a précise que les autonomistes contrôlaient les hauteurs qui dominent la principale route d’accès à Mahabad et s’efforceraient d’empêcher l’arrivée de renforts gouvernementaux.+ Saturne Pioneer s’approchera au maximum à 21,400 km de la partie supérieure de la couche de nuages qui l’entoure et qui est considérée comme la « surface » de Saturne par les experts.À cette distance et à cette vitesse, il n’est pas question de pouvoir photographier les éléments constitutifs de ces anneaux.La caméra de bord ne permet de distinguer que des détails de 95 km de diamètre.On ne distinguera donc pas sur les quelque 120 à 150 photos qui devraient parvenir à terre si des rochers, restes d’un satellite saturnien, détruit ou encore en cours de formation, forment l’essentiel de ses anneaux, qui ne sont plus les seuls dans le système solaire.Le lendemain, poursuivant son voyage interplanétaire vers les autres galaxies, en s’éloignant du Soleil, Pioneer jettera un oeil sur le plus gros des dix satellites de Saturne, Titan, presque aussi gros que notre terre.Deux photos de ce satellite prises à 356,000 km de distance doivent etre transmises à la Terre.Elles seront bien moins importantes que toutes les mesures faites sur la composition, la densité, la température de son atmosphère sur ses faces éclairées et dans l’ombre.Titan apparaît en effet aux yeux des spécialistes comme le dernier endroit du système solaire où les biologistes peuvent espérer trouver une trace de vie extraterrestre.D’où l’importance de ce que l’on apprendra grâce à Pioneer Saturne.1.La mise au jeu.Économie d'essence Gagnante de la première épreuve, couronnée par le Guide sur la consommation de carburant publié par Transports Canada (Edition 2): la Renault 5 TL.Pour rouler pendant 100 km, la Renault 5 TL n’a bu que 5.9 litres d’essence.Chevette et Honda ont bu 7 litres, Rabbit a bu 7.5 litres et Dodge Omni, 8.4 litres.(Cote comparative basée sur des tests en laboratoire).2.C'est un K.O! Pneus Au 2e round, la Renault 5 TL a rapidement éliminé ses 4 adversaires, étant la seule munie de pneus radiaux Michelin ceinturés d’acier en équipement standard.Une deuxième conférence sur la paix et les droits CAMPOBELLO, N.-B.(PC) — Deux lauréats du prix Nobel de la paix seront au nombre des quelque 50 délégués et 25 observateurs attendus à la deuxième conférence Armand Hammer sur la paix et les droits humains au Parc international de la paix, ici en fin de semaine.La conférence aura lieu sous les auspices de l’Institut international des droits humains et sera présidée par M.Edgar Faure, ancien président de l’Assemblée nationale de France et membre de l’Académie française M.Sean McBride, juriste irlandais et ancien ministre qui reçut le prix Nobel de la Paix en 1974 et le Prix International Lénine de la Paix en 1977, de même que Lord Philip Noel-Baker, lauréat du Nobel en 1959, seront au nombre des conférenciers.M.McBride est un des fondateurs d’Amnesty International et un ancien secrétaire- général adjoint Unie des Nations Jnies.Lors Noel-Baker a joué un rôle important dans la fondation de l’ancienne société des Nations et des Nations Unies.Parmi les autres conférenciers, on mentionne M.Franklin Roosevelt Fils, le premier ministre du Nouveau-Brunswick et le Lieutenant-Gouverneur de cette province, MM.Richard Hatfield et Hé-rard Robichaud.Le lieu de la conférence est l’ancienne résidence d’été de l’ancien président des Etats-Unis, feu Franklin Roosevelt.La propriété est maintenant administrée conjointement par le Canada et les Etats-Unis depuis 1964.Elle a été donné aux deux pays par M.Armand Hammer, president du conseil et administrateur en chef d’Occiden-tal Petroleum Co.La conférence de trois jours commence vendredi.fer; v 3.Le smash! Suspension La Renault 5 TL vient d’effectuer un smash qui a dérouté ses adversaires.Elle est munie d’une suspension indépendante aux 4 roues avec barres de torsion et barres anti-roulis.Chevette: essieu rigide à l’arrière.Rabbit et Dodge Omni: suspension semi-indépendante à l’arrière.Honda: flp' suspension à ressorts.4.Le sprint.Traction avant Au départ, la Chevette est éliminée, n’étant pas pourvue de la traction avant.Quant aux autres tractions avant qui demeurent dans la course, elles s’apercevront que la Renault 5 TL bénéficie des 18 années d’expérience Renault dans le domaine La Renault 5 TL ne craint ni la neige, ni la pluie et les chemins boueux.«MW Le défi est lancé! Renault 5 TL VS Honda Civic Hatchback, Chevette, Rabbit, Podge Omni (024).5.Un touché! Confort Depuis longtemps la Renault 5 TL jouit d’unel grande réputation de confort grâce à ses sièges orthopédiques, sa suspension et son espace intérieur.De plus, son empattement, plus long que celui de la Rabbit et de la Honda Civic, lui accorde une conduite plus douce.i 8.Et c'est le but! Présence du réseau Suite à l’accord entre Renault et American Motors, le réseau Renault solidifie et accentue sa présence au Canada et aux Etats-Unis.Cette présence vous assure un super service et contribue à augmenter, jour après jour, la valeur de revente de la Renault 5.Avec une Renault 5, on est toujours gagnant.9.Les éliminatoires.Choix de L'APA La Renault 5 TL et la Rabbit sont les deux seules voitures de cette catégorie citées par l’APA (Association pour la protection des automobilistes) dans ses recommandations.6.Le tour du chapeau! Loqeabilité Bien que toutes les concurrentes de ce match soient des modèles "hatchback", seule la Renault 5 TL n’est pas handicapée par un seuil de chargement.Autre point: elle gagne presque a moitié plus d’espace de chargement que la Honda Civic Hatchback, sièges arriérés rabattus.7.Un trou d'un coup1 Garantie La Renault 5 TL est la parmi les participantes du match, à offrir, sans supplément, une garantie de 2 ans/40,000 km.sur le moteur et la boîte de vitesses.Garantie soumise aux termes du guide de garantie Renault.\ Permettez-nous de déclarer la Renault 5 TL gagnante de ce match.et si vous avez des doutes, venez faire l’essai de la Renault 5 TL, vous en deviendrez son plus fidèle partisan.D’autant plus que le prix de cette championne est très abordable! La victoire, ça se fête! Venez célébrer avec nous; nos concessionnaires disposent encore d’un bon choix de Renault 5 TL (avec ou sans toit ouvrant) qu’ils vous feront découvrir à bon prix.P S.Méfiez-vous des imitations, seule la Cinq peut vous faire attraper le”chnac”.Les concessionnaires Renault présents partout au Québec.Alma, Brome, Chicoutimi, Drummondville.Grand'Mère, Greenfield Park, Joliette, Lachme.Laval, Montréal, Normandin, Omerville, Pierrefonds, Portneuf, Québec, Repentigny, Rigaud Rimouski Rivière-du-Loup, Rouyn, Sept-lles, Sherbrooke, Sorel, Ste-Agathe, St-Antome des Laurentides St-David, St-François, St-Jean, Ste-Méthode, St-Nicolas, Ste-Thérèse.St-Rémi Tracy Trois-Rivières Valleyfield, Victoriaville.RENAULT 5 Le "Chirac" ça s'attrape! •Les données de ce match ont été puisees dans des documents publics.\ LE DEVOIR ¦»: Montréal, mercredi 22 août 1979 Les principaux d’école se préparent à une rentrée sérieusement perturbée par Pauie des Rivières Les débrayages des fonctionnaires provinciaux entraînent des retards dans la préparation des horaires scolaires qui ris- 3uent fort de perturber la rentrée, surtout ans les grosses polyvalentes.C’est ce qu’affirme le président de la Fédération des principaux du Québec, M.Réal de Cuire, qui va jusqu’à dire qu’il re-commendera aux commissions scolaires de ne pas laisser ouvertes les institutions scolaires qui seraient aux prises avec de sérieux problèmes d’organisation.M.de Cuire, élu récemment à la tête de la fédération des 3,852 principaux, estime que quelque 200 écoles pourraient se ressentir des grèves des fonctionnaires, lesquelles affectent le service d’informatique du ministère de l’Education.Les fonctionnaires protestent contre la lenteur des négociations contractuelles avec le gouvernement.Ainsi, à moins que les fonctionnaires ne mettent un terme à leurs moyens de pression — qu’ils avaient au contraire intensifiés hier — les écoles auront à choisir entre l’attente ou la préparation manuelle des horaires des élèves, opération qui peut, selon M.de Cuire, prendre de trois a quatre semaines, compte tenu du fait que c’est en février passé que l’ordinateur a commencé de recevoir des données sur les choix des étudiants.Seule la Commission des écoles catholiques de Montréal possède son propre ordinateur et n’a pas à dépendre du minsi-tère de l’Education.Ce dernier est jusqu’à présent demeuré coi à ce sujet.Le nouveau président de la Fédération des principaux du Québec, qui a résumé hier la position de ses confrères sur divers sujets reliés à l’éducation, est également d’avis qu’il faudrait fermer les écoles ad-venant « un mouvement d’attaques sauvages » de la part des enseignants.Il rejoint en cela l’avis du président de la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec, M.Claude Paquette, qui a l’intention de recourir au lock-out rapidement si des débrayages surgissent à l’automne.Par contre, le président de la Fédération des principaux croit qu’à ce stade-ci Les pompiers de Halifax rentrent HALIFAX (PC) — Les pompiers de Halifax sont retournés à leurs casernes hier, à la suite d’un vote fortement majoritaire en faveur des dernières offres municipales.Ce vote a ainsi mis fin à un arrêt de travail de cinq jours, le premier déclenché par les pompiers dans l’histoire de la ville.Aucun incendie majeur n’a éclaté et Corruption à la SAQ: l’ex-chef de cabinet de Garneau acquitté par Bernard Merrier Jean-Jacques Guay, ex-chef de cabinet de l’ex-mimstre québécois des Finances, M.Raymond Garneau, a été acquitté hier d’une accusation d’avoir corrompu un fonctionnaire.Guay, qui fut candidat libéral défait dans Frontenac, lors des élections de 1970, était notamment accusé d’avoir tenté de corrompre Jacques Leblond de Brumath, qui, à titre d’adjoint vice-président à la planification et au développement de la Société des alcools du Québec, choisissait les produits mis en marché par la SAQ.Au meme moment, Guay était officier principal à Melquat, y détenant 98% des actions de cette entreprise spécialisée dans la représentation au Québec de certains fabricants de boissons alcooliques.La preuve a démontré qu'entre le 6 sep- tembre et le 10 novembre 1974, de Brumath avait bénéficié d’un voyage au Bahamas, en compagnie de son épouse, et que les frais de transport avaient été assumés par Guay.De Brumath qui, en février 1979, avait été congédié de la SAQ, pour être finalement reengagé, avait d’ailleurs reconnu sa culpabilité dans cette affaire de corruption.Mais il appert qu’en octobre 1974, moment où fut offert le voyage à De Brumath, celui-ci n’occupait plus ses hautes fonctions à la SAQ, ayant été rétrogradé.Aussi, le juge Denis Lanctôt, de la Cour des sessions, n’a-t-il pas eu d’autre choix que d’acquitter Guay hier, la preuve n’ayant pas démontré que le voyage offert était en relation avec le travail accompli par le fonctionnaire.Pour le magistrat, il y a non-lieu et l’accusé est acquitté.des négociations, à une période où tout semble calme entre les parties syndicale et patronale en négociation, les déclarations des commissions scolaires s’apparentent davantage à la provocation qu’au bon sens, En bref, M.de Guire n’a pas trouvé les propos que M.Paquette a tenus en fin de semaines très pertinents.« Il n’y a pas d’annonce de débrayage en masse, alors pour moi des déclarations de ce type-là peuvent aussi être de la provocation », personne n’a été blessé durant l’absence des 271 hommes.Le nouveau contrat est d’une durée de trois ans.Il accorde une augmentation d’environ 27 pour cent.Le contrat négocié lundi soir par les représentants syndicaux a reçu l’approbation d’environ 97% des grévistes.'tm Une ceinture anti-explosive La compagnie Coca-Cola a imaginé de placer une espèce de ceinture de matière plastique autour de ses bouteilles de 1.5 litre pour éviter que ces dernières n’explosent lorsque renversées.Le gouvernement vient d’interdire la vente de ces bouteilles de 1.5 litre, qui ont été déclarées dangereuses, et Coca-Cola souhaite de cette façon pouvoir contourner cette interdiction.(Photolaser CP) déclare M.de Guire.Il n’en a pas moins l’intention de « se tenir debout » si des débrayages surviennent à l’automne.Par ailleurs, dans un texte qu’il a remis hier aux journalistes, M.de Guire a commenté quelques-uns des changements que le ministre de l’Education, M.Jacques-Yvan Morin, s’est engagé à apporter.On y retrouve une mise en garde contre l’intégration trop rapide de « certaines clienteles en difficulté d’apprentissage » dans les classes régulières.U faut s’assurer que les spécialistes sont en place et que les élèves des classes régulières ne se trouvent pas lésés par l’arrivée de nouveaux petits compagnons, croit M.de Guire.Un autre domaine qui suscite des interrogations chez les principaux est celui de l’enseignement professionnel.D’abord, M.de Guire croit qu’une meilleure information sur les cours professionnels doit parvenir aux parents et étudiants « afin d’éviter qu’ils se leurrent sur le genre de formation que l’école leur offre ».Le président de la Fédération des principaux a exigé d’être consulté là-dessus par le groupe de travail gouvernemental qui se penche actuellement sur toute la question du secteur professionnel où les « jeunes sont parfois l’objet d’un marketing des professeurs d’ateliers qui, en toute bonne foi, ne montrent qu’un côté de la médaille ».L’alcool et la culture feront-ils bon ménage?par Alain Duhamel En autorisant en mars dernier le Musée des Beaux-Arts de Montréal à vendre, pour consommation sur place, des boissons alcooliques, l’administration municipale a ouvert la porte à plusieurs demandes similaires dans des salles de théâtre et dans des centres culturels.A sa prochaine assemblée, lundi, le conseil municipal sera saisi d’une modification au reglement de zonage des quartiers Notre-Dame-de-Grâce et Mont-Royal afin de permettre au centre culturel Saidye Bronfman de vendre des boissons alcooliques.Dans les secteurs ou les cinémas, les théâtres et les salles de spectacles sont habituellement autorisés, le Service d’urbanisme de Montréal ne croit pas que l’émission d’un permis de bar poserait un problème.Il en va tout autrement dans les endroits ou des centres culturels ou des salles de théâtre poursuivent leur activité par droits acquis ou par permission extraordinaire.« En ce qui a trait aux salles de théâtre qui peuvent exister dans les centres culturels, le Service de l’urbanisme rappelle que de tels centres sont habituellement permis par autorisa- tion spéciale et que, pour cette raison, ils se situent souvent en zone domiciliaire où il serait souvent très difficile d’être en accord avec la vente d’alcool, au point de vue zonage », affirme-t-on dans les notes explicatives jointes au projet d’amendement.Si les requêtes pour la vente de boissons alcooliques devaient se multiplier dans les lieux dits culturels, le Service d’urbanisme estime que l’administration municipale devra adopter un règlement d ordre général.Les normes d’émission d’un permis pourraient s'appuyer sur le nombre de sièges de l'établissement et limiter la consommation aux seuls soirs de spectacle.Dans tous les cas, les établissements seraient tenus de réserver le service des boissons alcooliques aux seuls spectateurs et aucune affiche, à l’extérieur, ne ferait la promotion de la vente des boissons alcooliques.Dans le cas du centre culturel Saidye Bronfman, assujetti au règlement municipal sur les musées, la permission de vendre des boissons alcooliques lui serait accordée à la condition que la vente ait lieu dans des locaux distincts, attenant à la salle de théâtre.Les jeunes handicapés transportés dans des conditions “inadmissibles” par Marie Laurier Des parents d’enfants handicapés de l’Achigan, Saint-Lin et l’Epiphanie sont résolus à faire toutes les pressions qui s’imposent pour procurer à leurs enfants un transport scolaire plus adéquat.Dix écoliers âgés de 4 à 14 ans doivent en effet voyager en moyenne trois heures et demie chaque jour pour se rendre à leurs écoles spécialisées, Victor-Doré de Montréal et Saint-Paul de Chomedey, Laval.Leurs parents, jugeant ce regime inadmissible ont pris la peine de venir rencontrer hier les journalistes dans la métropole même, pour expliquer ce problème crucial, « inadmissible, disent-ils, en cette Année internationale de l’enfant! » Mme Ginette Poirier, porte-parole du groupe, a dévoilé la teneur d’une lettre ouverte envoyée aux ministres des Affaires sociales, M.Denis Lazure, des Transports, M.Lucien Lessard, et de l’Education, M.Jacques-Yvan Morin, pour demander leur aide, affirmant être défavorisés dans cette région rurale située en périphérie de Montréal.Les parents réclament un autobus supplémentaire, puisqu’un seul véhicule transporte les jeunes dont huit sont atteints de déficience auditive profonde et deux sont des handicapés physiques.De plus, ils demandent la présence d’un moniteur dans les autobus, car ces enfants sont livrés à eux-mêmés tout le long du trajet d’environ 50 kilomètres et ont des difficultés de communication.« Les normes du ministère de l’Education ne prévoient pas l’affectation d’un surveillant pour des enfants sourds, a rappelé Mme Poirier, mais cela nous apparaît tout à fait anormal.Car la notion de discipline et de danger dans un véhicule est fort difficile à expliquer à des mal entendants.Plusieurs parents qui se sont regroupes en association étaient d’ailleurs accompagnés de leurs enfants à cette conférence de presse et les journalistes ont été à même de constater « ces difficultés de communication ».« Il est inimaginable que le transport scolaire soit négligé à ce point pour nos enfants qui vont justement à l’école pour devenir des citoyens capables plus tard de gagner leur vie et de ne pas être au crochet de l’Etat.Aussi, la politique des gouvernements actuel et antécédent à l’égard des handicapés est loin d’être cohérente puisque nous prouvons qu’elle ne touche pas au coeur du problème ».Mme Poirier a également fait remarquer que le transport des enfants relevant des commissions scolaires Cascades-l’Achigan et Lanaudière occasionne un fardeau financier pour le contribuable, puisque c’est une dépense considérée par le ministère de l’Education comme « i-nadmissible ».Cela favorise donc l’inéga- lité des services offerts aux enfants handicapés et le milieu rural est le plus affecté par ces disparités, a-t-on fait valoir.Le groupe de parents se dit prêt à aller jusqu'au bout pour obtenir gain de cause, « jusqu’à Québec », s’il le faut.Plusieurs organismes dont ta Société opur les enfants infirmes, le Conseil quebécois pour l’enfance exceptionnelle, la Ligue des droits de la personne, l’Institut Nazareth, l’Association du Québec pour enfants ayant des problèmes auditifs et plusieurs autres ont donné officiellement leur appui à la campagne des parents de l’Achi-gan.Ces groupements étaient tous représentés à la rencontre d’hier.L’Office de protection des droits des handicapés crée par la Loi 9 et qui devait ouvrir à Drummondville le 1er juillet — il le sera maintenant à la mi-septembre — a été saisi de ce problème.La présidente, Mme Laurette Robillard, bien que sensible aux revendications des parents, s’est dit incapable de venir en aide pour l’instant aux parents et aux enfants, en raison d’un manque de personnel.Mme Ginette Poirier a lancé un appel à tous les parents d’écoliers handicapés qui connaissent ces mêmes lacunes dans le transport scolaire pour établir une concertation dans les moyens de pression, de façon à défendre les droits de leurs enfants.On rejoint Mme Poirier en téléphonant à 588-2280.La Commission de police a trop de pouvoirs, estime la Ligue des droits par Bernard Descôteaux QUEBEC — La Commission de police ayant déjà pour mandat d’encadrer les corps policiers du Québec, elle ne peut avoir l'objectivité et l’impartialité necessaire pour juger du comportement des policiers.Les pouvoirs d’enquête qu’elle détient à cet egard devraient être confiés à un organisme indépendant ou encore à la Commission des droits et libertés de la personne.Voilà la recommandation qu’a présentée la Ligue des droits et libertés à la commission parlementaire de la Justice qui recevait nier les mémoires de divers organismes sur le projet de loi 48 modifiant l’actuelle Loi de la police au Québec.Déposé à l’Assemblée nationale à la fin du mois de juin, ce projet de loi vise notamment à renforcer les pouvoirs de la Commission de police sur le plan de la surveillance de la conduite des policiers et des sanctions en cas de faute.Il revoit également un certain nombre de dispositions relativement aux procédures suivies par la Commission d’enquête sur le crime organisé (CECO).Il définit enfin de nouvelles normes pour la constitution de corps de police municipaux tout en accordant à la Commission de police divers fiouvoirs d’inspection sur les corps de po-ice.Un naufrage qui n’a rien de criminel CHANDLER, Québec (PC) - Ce fut vraisemblablement un accident.Il n’y a aucune raison de croire à un acte criminel.Telle est la conclusion à laquelle est arrivée la Sûreté du Québec à Tissue de son enquête sur la disparition de la luxueuse maison flottante Jaguar V au large de Gaspé le mois dernier.L’inspecteur Jean-Pierre Desgagné a indique que des expertises sur des débris semblant provenir de l’embarcation lon-ue de 14 mètres et évaluée à $90,000 ont émontré qu’il n’y avait pas eu d’explosion mais que la maison-bâteau s’etait plutôt brisée sous le choc d’une mer tumultueuse.On n’a pas retracé le bâteau ni les corps de trois des cinq personnes qui devaient se trouver à bord.Le corps de Mme Diane Despard, 28 ans, a été trouvé près de l'île Bonaven-ture, le 26 juillet, avec $3,600 glissé sous son chic maillot de bain et une bague de diamants de grand prix au doigt.La Ligue des droits et libertés, autrefois connue sous le nom de la Ligue des droits de l’homme, est l’un des organismes n’ayant pas un intérêt direct dans la gestion des corps policiers â avoir présenté à la commission parlementaire un mémoire.Dans le mémoire, la Ligue analyse d’abord le comportement de la police en général au Québec, pour proposer en conclusion divers changements aux pouvoirs de la Commission de police.L’analyse que fait la Ligue du comportement policier l’amène à conclure qaily a une érosion grandissante des droits démocratiques, mais que malheureusement ni la Commission de police telle qu’elle fonctionne actuellement, ni le ministère de la Justice par les amendements contenus au projet de loi 48, ne semblent disposés à mettre un frein.La Commission de police, conçue comme le grand maître d’oeuvre des forces policières au Québec, est dans une situation de conflits d'intérêts, affirme la Ligue, qui rappelle que la Commission détient à la fois des pouvoirs administratifs et de réglementation à l'endroit des corps de police et des policiers et en même temps des pouvoirs d’enquête.La Commission se retrouve non seulement juge et partie, mais par le passé elle s’est révélée dans son fonctionnement quotidien un organisme lourd, lent et affichant un parti prix favorable aux policiers, ajoute-t-on.Ce qui étonne les porte-parole de la Ligue, c est que le gouvernement ait décidé d’accroître en dépit de tout les pouvoirs de la Commission.Ce projet de loi aurait été l’occasion, notamment, de retirer à la Commission son pouvoir d’enquête sur la conduite de tout policier que ce soit à la suite d’une plainte d’un citoyen, d’un organisme ou à la demande du lieutenant-gouverneur.Ce pouvoir, propose la Ligue, devrait être confié à un organisme indépendant ou encore à la Commission des droits et libertés de la personne car les plaintes constituent règle générale des atteintes à des droits et libertés reconnus par la Charte des droits et libertés.La Ligue, qui s’est souvent opposée par le passe au maintien de la Commission d’enquête sur le crime organisé, est revenue sur ce sujet dans son mémoire.La Commission drenquête temporaire est devenue un tribunal d’exception permanent, selon la Ligue, la CECO rend caduques par son existence les lois normales régissant notre système judiciaire notamment au chapitre de la protection des droits des témoins.Le crime organisé, le terrorisme, la subversion sont déjà visés par le code cri- minel canadien qui reconnaît aux accusés des droits que la CECO refuse à ses témoins, affirme la Ligue, qui soutient que les policiers disposent déjà de suffisamment de pouvoirs et de ressources pour mener les enquêtes nécessaires et porter les accusations qui s’imposent sans être obligés de recourir à des commissions d’enquête.Pour ces raisons, tout pouvoir d’enquête sur le crime organisé, le terrorisme et la subversion devrait être retiré à la Commission de police, propose la Ligue, qui propose des amendements en ce sens a la loi.La Ligue des droits et libertés a présenté par ailleurs à la commission parlementaire une série de recommandations qui la plupart visent à garantir aux citoyens le respect le plus total de leurs droits.Parmi ces recommandations, notons le désarmement progressif des policiers, la poursuite des enquêtes sur la police secrete, l’adoption du droit à l’objection de conscience pour les policiers.On recommande enfin que la Gendarmerie royale du Canada soit aussi comme les 197 autres corps de police dénombrés au Québec soumis au contrôle de la Commission de police.Les autres organismes témoignant hier devant la commission parlementaire ont apporté aux députés un point de vue généralement différent de celui de la Ligue des droits et libertés.Les étudiants du cégep de Saint-Laurent sont invités à venir chercher leur horaire aujourd'hui de 10 h à 19 h au grand gymnase du cégep.¦ Le congrès annuel de la « Society for the Study of Reproduction » se poursuit à l’Université Laval.Les délégués se penchent sur l’étude de la reproduction animale et humaine.¦ Kino-Québec pourra procéder aujourd'hui, de 12 h à 18 h, sur l'île Sainte-Hélène, entre la plaine des jeux et la piscine, à l'évaluation de la condition physique de 2,400 personnes.C’est gratuit, et ça prendra une trentaine de minutes.¦ Le député de Berthier, M.Jean-Guy Mercier, procédera à 16 h au nord de la rue Arpin à la levée de la première pelletée de terre mar-uant les débuts des travaux du futur centre 'accueil Alphonse-Rondeau, à Lanoraie.¦ A 19 h 30, soirée d'information du Regroupement pour la surveillance du nucléaire, à la chambre 937 de l'édifice Hall de l’Université Concordia, 1455 boulevard de Maisonneuve.Ainsi le Syndicat professionnel des chefs de police et pompiers aurait souhaité que dans une révision complète du système d’enquête sur un corps ae police et la conduite de ses membres, le législateur s’inspire du Code des professions.Avant d’aboutir à une enquête publique, la conduite de chefs de police aurait été soumis à un comité de discipline, lequel aurait recommandé à la Commission de police de procéder ou non à une enquête publique.Mais avant tout, ce qui a semblé intéresser les autres intervenants, ce sont les pourvoies de gestion et d’encadrement conférés à la Commission de police ainsi que les normes touchant la creation dans les municipalités de corps de police.Soulignons à cet égard que l’Union des muni-ciplités est venu faire remarquer que le projet de loi n'apporte pas d?éclaircisse-ment sur le contrôle que peuvent exercer les municipalités sur leurs corps de police.On rappelle que la Loi des cités et villes donne aux gérants municipaux un pouvoir de contrôle de tous les employés municipaux, tandis que la Loi de police semble soustraire les policiers de ce contrôle.L’Union des conseils de comté a pour sa part demandé le retrait de l’obligation qui est faite aux municipalités de 5,000 habitants et plus de se doter d’un corps de police.A 19 h 30, soirée d'information sur les cours collégial de sciences humaines qui seront offerts par le collège Marie-Victorin.La soirée se déroulera à l’église Sainte-Famille, au 560 boulevard Marie-Victorin, à Boucherville.À 20 h 30, dans la basilique de l'oratoire Saint-Joseph, l'organiste John Grew de Montréal donnera un récital.Au programme, des oeuvres de Sweelinck, Buxtehude, Couperin et Reubke.Entrée $3.¦ Six jeunes artistes québécois exposent leurs oeuvres à partir d’aujourd'hui et jusqu'au 16 septembre au Centre d’art du Mont-Royal.Il s'agit de Jean-Yves Bastarache, François Bé-land, Jehane-d'Arc Borchu, Françoise Lavoie, André Martin et Pierre Bellemare.¦ Les cliniques de la Croix-Rouge sont ouvertes boulevard Dorchester ouest de 8 h 30 à 16 h et rue Sherbrooke est de 13 h à 20 h 30.Il y a aussi collectes de sang aujourd'hui au pavillon Radio-Canada de l’île Sainte-Hélène, de 14 h à 20 h au gymnase de l'hôpital Notre-Dame, rue Sherbrooke est, de 10 h à 16 h 30.La panne était due à un câble défectueux Une partie de l’île de Montréal a été plongée dans l’obscurité hier après-midi par une panne d’électricite qui est survenue à 14 h 51.Le courant a été rétabli pour quelque 135,000 abonnés environ 40 minutes plus tard quand les techniciens de l’Hydro-Québec ont trouvé un câble souterrain défectueux.Une partie du centre-ville, de même que les quartiers résidentiels de Mont-Royal, de Notre-Dame-de-Grâce, de Hampstead, de Côte-des-Neiges, de Saint-Laurent et de Côte-de-Liesse ont été privés de courant.Collège André-Grasset COLLÈGE PRIVÉ RECONNU D’INTÉRÊT PUBLIC ÉDUCATION PERMANENTE COURS DU SOIR SESSION: AUTOMNE 1979 ARTS 510-110 Recherche sur phénomènes visuels mardi et jeudi 510-901 Organisation picturale lundi 520-901 Hist, de l’architecture mercredi LETTRES 604-301 ANGLAIS mercredi 607-101 ESPAGNOL élémentaire! lundi 607-201 ESPAGNOL élémentaire II mardi 607-301 ESPAGNOL intermédiaire I mercredi 601-902 FRANÇAIS: éléments de linguistique mercredi 601-202 FRANÇAIS: Théâtre mardi 601-302 FRANÇAIS: Roman lundi 601-402 FRANÇAIS: Essai mercredi 601-946 FRANÇAIS: Conte, légende, chanson folklorique au Québec jeudi SCIENCES HUMAINES 381-911 ANTHROPOLOGIE du Tiers Monde mardi 320-311 GÉOGRAPHIE: Le Québec jeudi 330-951 HISTOIRE du Québec (1867-nos jours) mercredi 340-101 PHILOSOPHIE et connaissance lundi 340-201 PHILOSOPHIE: l’homme et l'univers lundi 340-301 PHILOSOPHIE: l’homme et la société mercredi 340-401 PHILOSOPHIE: Valeurs et idéologies mardi 385-946 POLITIQUE: les régimes du Tiers Monde lundi 350-901 PSYCHOLOGIE: Développement de la personne lundi 387-962 SOCIOLOGIE: Intr.â la société jeudi Début des cours: Semaine du 10 septembre Renseignements, prospectus, Inscriptions: Secrétariat de l'Education permanente Collège André-Grasset 1001 est, boul.Crémazle Montréal, Qué.H2M 1M3 Tél.: 381-4293 4 U Montréal, mercredi 22 août 1979 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa Rédacteur en chef: Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l’information: Trésorier: le 10 janvier 1910 Michel Roy Jean Francoeur Pierre Loignon Bernard Larocque Lise Bissonnette L’épilogue du français dans l’air TANT prévu, tant attendu, l’irréversible feu vert que vient de recevoir le « français dans l’air » du Québec est une simple victoire de l’équité.Elle a été trop coûteuse et trop amère pour que s’efface d’un seul coup, quel que soit l’empressement qu’on met aujourd’hui à accepter les conclusions de la Commission Chouinard-Heald-Sinclair, le souvenir de l’incroyable coup de force qu’ont tenté en 1976 les chefs de nie des pilotes et contrôleurs aériens anglophones de ce pays contre leurs collègues francophones.Si on ne peut que se réjouir du juste redressement des torts, trois ans plus tard, cet épisode humiliant de l’histoire linguistique du Canada rappellera toujours que les droits d’une des deux langues officielles, pour être reconnus, ont dû établir leur crédit pouce à pouce, être d’abord niés, puis rétablis sous condition d’une avalanche de preuves.Il ne faudra donc pas prendre cette victoire de la raison et de la justice pour un témoignage de la qualité de la coexistence entre les deux communautéj; les francophones sauront qu’elle a été acquise à bout de bras, envers et contre des résistants qui n’ont reculé devant rien.Autrement dit, pour démontrer qu’il est vivable, le Canada ne s’en tirera pas en s’inclinant, serait-ce gracieusement, devant le rapport de la Commission d’enquête.¦ Ce n’est que huit jours après l’avoir officiellement reçu que le ministre des Transports du Canada, M.Don Mazankowski, a rendu public 'le texte final des recommandations de la Commission d’enquête sur le bilinguisme dans les services de contrôle de la circulation aérienne au Québec.Embarras ou dernière hésitation, on ne sait.Il faut se rappeler que le Parti progressiste-conservateur, lors des événements de 1976, était resté prudemment en position mal définie.Opposition officielle, il n’avait pas osé critiquer la lamentable faiblesse du ministre des Transports du gouvernement Trudeau, M.Otto Lang, qui avait cédé totalement aux contrôleurs anglophones non seulement en signant l’entente qui allait conduire à cette commission d’enquete sur l’usage du français et la sécurité aérienne, mais egalement en interdisant par ordonnance formelle tout usage du français dans les communications aériennes.Si le PC n’avait pas ouvertement pris fait et cause pour l’association des contrôleurs, la CATCA, il avait laissé certains de ses députés d’arrière-plan flirter avec le terrorisme intellectuel que pratiquait celle-ci en criant à la catastrophe si jamais le français devait avoir droit de cité dans les tours de contrôle, même au Québec.Fort heureusement, M.Mazankowski affirme que le gouvernement conservateur qu’il représente aujourd’hui accepte les recommandations unanimes des commissaires.Il n’avait guère le choix, d’autant plus que la moindre résistance, devant la qualité et l’importance de ce rapport qui n’a pas d’équivalent dans l’histoire de l’aviation mondiale, aurait pu créer au Québec un tollé semblable à celui de 1976.Mais c’est dans les mois qui viendront, quand le ministre devra superviser la mise en oeuvre des propositions du rapport, qu’on jugera vraiment de la conviction du gouvernement lors de l’un des plus importants tests que la politique officielle de bilinguisme aura à subir.Car les recommandations des trois juges ne sont pas minces.Toutes les communications aériennes déjà contrôlées au Québec, pour les vols à vue comme pour les vols aux instruments, devront pouvoir se dérouler en français ou en anglais.À Dorval, Mirabel, Québec, les controleurs bilingues sont déjà certifiés, l’implantation technique déjà en marche depuis plusieurs mois et on s’attend à ce que la transition s’opère sans heurts.Mais les juges donnent suite à l’un des voeux les plus importants des contrôleurs aériens du Québec, celui d’étendre la région contrôlée de Montréal pour qu’elle englobe bientôt les parties de la province qui relèvent de centres de contrôle situés à l’extérieur de ses frontières, comme ceux de Moncton ou de Gander.Ce « rapatriement » de l’espace aérien, comme on a pris l’habitude de l'appeler, heurte vivement les intérêts des controleurs aériens anglophones, qui s’y sont opposés.Car les postes de contrôleurs bilingues créés à Montréal font disparaître, en théorie au moins, des postes de contrôleurs unilingues anglophones à Moncton.Or derrière le prétexte de la « sécurité », comme on le sait, c’est la conservation de la chasse gardée d’un confortable secteur d’emploi qui a motivé en grande partie les luttes de la CATCA, et à un moindre degré celles de l’association des pilotes, la CALPA.Toujours apaisant pour ces messieurs de la CATCA, l’ex-ministre des Transports, M.Lang, leur avait promis qu’il protégerait les emplois du centre de Moncton, même s’il réduisait son rayon de contrôle.Le gouvernement Clark devra retenir son couperet de postes dans le fonction publique s’il veut éviter des remous à la CATCA.Mais c’est sa réaction aux réactions de celle-ci, qui s’est acharnée jusqu’à la fin de l’enquête contre l’utilisation du français, qui parlera le mieux de la colonne vertébrale du nouveau gouvernement dont il serait ironique qu’elle soit plus ferme en cette affaire que ne l’a été celle du gouvernement Trudeau.Pour affirmer mieux encore sa conviction, M.Clark devra saisir le Parlement du rapport Chouinard-Heald-Sinclair dès la rentrée des Communes.Le « vote libre » des députés, procédure d’exception que la CATCA avait également obtenue de M.Lang, reste toujours un odieux détour, qui nie la responsabilité ministérielle dans les décisions Je réglementation en matière de transports.Mais trois ans les relations de travail et surtout sur les efforts déployés dans la formation du personnel.Une des responsabilités sociales d’une entreprise est d’assurer la formation de personnel cadre autochtone.En cela, la filiale de United Technologies s’est comportée comme une multinationale d’un autre âge en négligeant complètement la préparation de cadres techniques québécois de haut niveau.Pratt and Whitney n’aurait pas à invoquer aujourd’hui de prétendus problèmes de recrutement si elle avait mieux assumé sa responsabilité élémentaire face à la communauté qui l’entoure.Il faut espérer que le ministère fédéral des Services et Approvisionnements rappellera cette réalité fondamentale à la direction de cette entreprise qui profite de l’argent des contribuables canadiens et québécois.En rétorquant à des propos que la majorité des Québécois ont l’intelligence de rejeter, le ministre d’Etat au Développement social n’aura fait plaisir qu’aux amateurs de fanfaronnades.Qu’est-ce que cette déclaration ajoute au débat?Tout comme certains de ses collègues au cabinet, M.Marois affectionne les belles tournures oratoires.Il aime ciseler ces expressions scintillantes qui passent bien la rampe du spectacle politique.Mais ce genre de propos ne combleront certainement pas le fossé important qui sépare le gouvernement actuel — après trois ans de pouvoir — et les milieux d’affaires.après le fait, devant un rapport qui donne raison totalement à ceux qui ont toujours préconisé l’usage du français dans les communications aériennes, ce vote prend un autre sens.Parce qu’il rappellera aux députés, dont il serait étonnant qu’un seul ose s’opposer encore à l’évidence, comment le Parlement canadien s’est laissé bafouer par des intérêts privés en 1976, il sera la conclusion formelle, publique, de cette affaire.Faut-il parler d’amende honorable?Presque.Le Parlement dira à l’Association des gens de l’air du Québec, à tous ceux qui l’ont appuyée dans sa détermination à donner au français son droit de cité, qu’il s’est trompé à l’époque.D le dira aussi a M.Jean Marchand, dont le passage au ministère des Transports du CanaJa a été la première victoire du français dans l’air, et dont la démission du cabinet fédéral à la suite de l’entente Lang-CATCA fut le seul geste conforme aux principes que prétendait défendre le gouvernement Trudeau.¦ La longue, remarquable, convaincante enquête qu’ont menée les juges Chouinard, Heald et Sinclair, malgré les scepticismes des uns et la mauvaise foi des autres, n’aura-t-elle que retardé de trois ans l’usage du français dans les communications aériennes au Quebec?On le dit trop facilement.Même l’Association des gens de 1 air, qui trouvait ces travaux inutiles, peut aujourd’hui s’appuyer sur une superbe et irréfutable démonstration des faits, qui n’avait pas d’équivalent en 1976.Ce sont des études exhaustives sur les usages internationaux, des rapports d’experts de toutes sortes, et des résultats d’exercices de simulation du bilinguisme qui ont démontré hors de tout doute Futilité et la sécurité du bilinguisme dans les communications aériennes.Ce travail gigantesque garantit l’avancement du français dans l’air contre l’arbitraire ministériel, dont les événements de 1976 ont démontré le danger.Tout recul dans la mise en oeuvre des communications dans les deux langues prendra, après ce rapport, un relief qu’il n’aurait jamais eu sans lui.Malgré cette victoire, la page n’est pas tout à fait tournée.Le Canada anglais a encore à réagir à l’épilogue.Les Gens de l’air du Québec et avec eux les francophones de ce pays ont appris, durant des contestations devant les tribunaux, que la loi de 1969 sur les langues officielles est un rempart bien fragile pour leurs droits, et que son application est souvent soumise à la mesure « du possible » comme l’a souligné la Cour d’appel fédérale il y a un an.La Commission Chouinard-Heald-Sinclair vient de démontrer que le possible n’a guère de limites en ces matières.Encore faut-il qu’un pays le veuille, et c’est ce qui reste tout à fait a voir.Use BISSONNETTE Reprise par les agences de presse, cette déclaration n’aidera en rien le travail des conseillers commerciaux du Québec à l’étranger.Parmi les Québécois, cette réplique ne convaincra personne à l’approche du référendum.Les propos du ministre auraient été beaucoup plus utiles s’ils étaient fondés sur une analyse sérieuse du comportement et de gestes précis posés par la compagnie.¦ Pareils commentaires polluent le climat politique et économique au Québec.Ils noircissent complètement une réalité qui a quand même des aspects encourageants.Cet échange d’injures aura relégué très loin une nouvelle publiée hier et qui n’est pas sans importance.Pour la première fois dans l’histoire du Québec, une compagnie à direction francophone, Culinar, a pris le contrôle d’une entreprise manufacturière aux Etats-Unis.Ainsi la firme de Ste-Marie de Beauce se joint à Provigo, La Laurentienne, Ivaco, Québécor, Bombardier et les autres entreprises québécoises qui font des affaires ici et ailleurs, au lieu de chercher des manchettes.Ces enflures verbo-économiques font oublier le travail de ceux qui réduisent notre dépendance devant les Pratt and Whitney en allant acheter des sièges sociaux chez les Américains.C’est plutôt dans des voies comme celle-là que les Québécois atteindront leur maturité économique.Michel NADEAU Des propos stériles Les récents propos du président de Pratt and Whitney et ceux du ministre d’Etat au Développement social ne passeront pas à l’histoire pour leur justesse et leur profondeur.Les déclarations de MM.Donald C.Lowe et Pierre Marois sont exactement le genre de réflexions dont les Québécois pourraient aisément se passer dans la période actuelle.¦ Au Québec depuis 51 ans, la direction de Pratt and Whitney sait fort bien que lancer en l’air des menaces de déménagement ne fait qu’envenimer la situation Ces commentaires incendiaires rappellent la fiche peu reluisante de cette compagnie qui, en tant que citoyen corporatif, n’est pas au-dessus de tout soupçon de terrorisme politico-industriel.Ces formes de chantage n’ont jamais convaincu la population québécoise! Tout le monde se rappelle la fameuse promesse-menace de la construction d’un grand magasin à rayons à Sept-Iles.Plus récemment un homme d’affaires menaçait de repartir avec son club de baseball si le résultat de l’élection ne lui convenait pas.Dans quelle ville américaine irait-il aujourd’hui faire des millions de dollars avec des foules de 50,000 personnes dans un stade qui ne coûte presque rien au club?Initile de s’étenare sur les malheurs actuels de la Sun Life.La direction de Pratt and Whitney pourrait réfléchir tout haut sur la qualité de sa gestion dans wsmnmnm Tenir ou ne pas tenir promesse par Robert Décary Le président du Parti progressiste-conservateur du Canada, M.Robert Coates, a tenu, en fin de semaine, des propos dont le moins qu'on puisse dire est qu’ils sont désarmants.Affirmant que le gouvernement de M.Clark devrait renoncer à son intention de vendre Pétro-Canada si l’opinion publique souhaitait le maintien de cette société, il ajoutait qu'il « se- rait dépourvu de sens de tenir une promesse.qui ne réponde pas aux désirs du public en général.» Les hommes politiques ne nous ont guère habitués a ce genre de candeur, et on ne sait trop si l’on doit s’offusquer devant les propos de M.Coates, ou l’en féliciter.Car, s’il y a, dans cette philosophie de faire ce que les gens veulent et de ne pas faire ce dont ils ne veulent pas, un souci réel de démocratie, il y a aussi, surtout peut-être, une forme d’asservissement à cette même volonté populaire, qui remet en question le role de leader que doit jouer un gouvernement dans la formation de l’opinion publique.s’il fallait qu’un gouvernement ne fît systématiquement que ce qui plait à la population, la peine de mort aurait été rétablie depuis longtemps, et ce pays ne parlerait plus français qu’au Québec, et encore! Aussi, « les désirs du public en général », pour reprendre les mots de M Coates, ne sont pas forcément ce qui fait progresser un pays sur l’échelle de la civilisation, et il faut souhaitei4 que M.Coates n'entendait pas nous annoncer ce que plusieurs craignent déjà, que le gouvernement Clark soit esclave de l’opinion publique.Par contre, outre ces domaines, tels les droits individuels et collectifs, dans lesquels l’Etat doit assumer un leadership et faire fi des préjugés inhérents a la nature humaine, il n’est pas mauvais que l’Etat soit plus attentif aux désirs de sa population et qu’un gouvernement ait honnêteté de remettre en question ce qu’il a promis, s'il sent que la majorité de la population a raison de vouloir le délier de sa promesse.Mais la difficulté réside moins dans la décision de ne pas tenir une promesse, que dans l’iJentifica-tion de ces promesses qui ne valent pas d’être respectées.A quel moment, en effet, peut-on dire qu’une promesse ne répond pas aux désirs du public en général?Quel est l’échantillonnage requis?La promesse de déménager l’ambassade canadienne en Israël de Tel Aviv à Jérusalem constitue une illustration éloquente du fait que l’opinion d’une minorité puisse avoir plus de poids que le « public en général », en ce sens que cette opinion minoritaire a, jusqu’ici, contre tout bon sens, empêché le gouvernement Clark de remer officiellement sa promesse.A quel moment, aussi, peut-on dire qu’une promesse est de celles qui ont porté un parti au pouvoir, et que ce serait faire violence aux résultats d’une élection et fausser en quelque sorte tout le processus électoral, que d’y renoncer?Jusqu’à quel point le parti qui prend le pouvoir peut-il abandonner une promesse, même au motif qu’elle fut faite à l’aveuglette, si cette promesse joua un role décisif dans son élection?Nombreux sont ceux qui n’ont jamais pardonné à M.Trudeau d’établir un contrôle sur les prix et les salaires, moins parce qu’ils s’opposaient à ce contrôle que parce que M.Trudeau s’était fait elire en promettant de n’en point établir.Combien ne pardonneraient pas à M.Clark de maintenir Pétro-Canada, quand il promettait à tous vents de l’abolir?Et quand bien même il serait établi que ces promesses ne sont pas fondamentales, qu’elles ne font pas violence aux résultats de l’élection, que leur abandon est souhaité par le public en général, un gouvernement aevrait se méfier de renoncer à trop de promesses à la fois.Car à douter du mérite d’une promesse, on finit par douter de la valeur de celui qui ra faite.Et à écarter du programme d’un parti la majorité des promesses qui y étaient contenues, on finit par se demander s’il reste vraiment un programme.S’il est parfois dépourvu de sens de tenir une promesse, comme le dit si bien M.Coates, il est aussi parfois dépourvu de sens de faire beaucoup de promesses et d’en tenir peu.ralliai A vau-l’eau Si les Américains sont disposés d donner leur T-Shirt pour avoir un bidon d’essence, bien des Québécois troqueraient volontiers une caisse de bière contre une barrique d'eau potable.On a peine à croire que nous puissions en être réduits d craindre une disette d’eau dans un pays oïl le réseau hydrographique est l’un des plus abondants du globe.La faute en est d l’instiffi-sance de nos aqueducs et de nos canaux d’irrigation.Nos gouvernements ont toujours fait confiance au caractère pluvieux de notre climat et, d son défaut, d l'efficacité des prières, advenant la séche- resse.Mais les temps ont changé.Dans notre imprévoyance, nous n’avons pas tenu compte de la montée fulgurante de la culture des gazons et des jardins d’ornement, pas plus que de la prolifération des piscines et des bassins artificiels.Le ministère de l’Environnement prie donc les Québécois de ménager ce qui leur manque le moins.Quelle absurdité! C’est comme s'il les invitait d mettre du vin dans leur eau.Quant d ceux qui n’ont pas les moyens d’un tel luxe, ils peuvent toujours aller se noyer: les lacs ne nous manquent pas.Albert BRIE / ?\ \ N \ \ \ \ \ \ \ \ \ \ \ \ \ \ ^éssAie XEItNifZ 4s û MBwwesses: 6 ; s.M ¦ Un silence sélectif L’année de l’enfant avance et bientôt, après quelques ba-lounes publicitaires, elle tombera dans l’oubli.Je n’arrive pas a comprendre le silence de tous ces organismes qui disent être voués a la défense des libertés et droits « sociaux » de la personne.Cette indifférence laisse croire qu’une penonne, pour être respectée et défendue par les censeurs de la société « progressiste », doit être nubile! Notez que je trouve tout aussi symptomatique le silence de la presse et des groupuscules d'ordinaire si ba- vards, à l'égard de ce qui est arrivé à deux adolescents récemment sur ITle Notre-Dame.On ne se pose pas beaucoup de questions sur la façon dont l’autorité qui a permis que Guertin et Pimpare soient en liberté le 3 juillet, s’est acquittée de son mandat, et sur [ opportunité de pareil mandat! Ces ligues et groupes sont à ce point politisés qu’ils ne trpnchent dans le vif que lorsque leur action peut assurer la protection des personnes qui pensent « progressiste » ou qui proposent des solutions di- tes progressistes ou encore marxistes.Mais par contre, resteront sans défense les enfants dans le sein de leur mère, qui pour s’épanouir se font avorter, et les victimes innocentes des as-'sàssins libérés.Il est vrai que les mères ‘qui font tuer leurs enfants et les assassins en liberté eux, sont de la clientèle politique qui va voter alors que les enfants à naître et les victimes innocentes ne peu-, vent plus voter.Et vive la politique.Luc RACICOT avocat Longueuil, 14 août ¦ La région de l’amiante attend (Lettre adressée d M.René Lévesque, premier ministre du Québec).La population en général, et les mineurs de la région de l’amiante en particulier, s’interrogent de plus en plus sur la politique de l’amiante du gouvernement du Québec.En 1975, durant la grève de 7 mois qui a paralyse tout le secteur de l’amiante de la région, les syndicats des travailleurs de l’amiante avaient demandé au gouvernement libéral de M.Robert Bourassa, qu’un meilleur contrôle soit fait dans le secteur de l’amiante spécialement pour la salubrité et les maladies d’amiantose, et avaient demandé que le gouvernement nationalise la compagnie Asbestos de Thetford-Mines.Nous avons eu l’honneur à l’occasion de cette grève, de recevoir votre visite et celle des plus hautes autorités du Parti québécois et de ses députés de l’opposition.Dans une assemblée mémorable d’appui aux mineurs en grève, à Black Lake, nous avoins eu droit, à cette occasion, à un exposé des politiques du Parti québécois dans le domaine de l’amiante, par vous M.Lévesque, et spécialement par l’actuel ministre des Finances du Québec M.Jacques Parizeau, qui pendant une heure, nous expliqua que le Québec ne devait pas nationaliser seulement l’Asbestos Corp.mais toutes les mines d'amiante du Québec.Le bien-fondé de cette argumentation nous avait convaincu.Le 15 novembre 1976, le Parti québécois a pris le pouvoir; deux mois après, soit en janvier 1977, vous alliez à New York, à l’Economie Club, y exposer les politiques du nouveau gouvernement du Québec, et en même temps dire à cette illustre asemblée que le Québec prendrait le contrôle de cette richesse naturelle qu’est l’amiante en négociant de gré à gré l’achat de l’Asbes-tos Corp.de préférance, ou en la nationalisant.Ces grands financiers ont très bien compris le message qui signifiait que l’Asbestos Corp.serait prise « de gré ou de force, » et ont depuis ce temps agi en conséquence.Le 21 octobre 1977, soit il y a près de deux ans déjà, vous veniez nous annoncer ici même à Thetford-Mines, que notre grouvemement prendrait 1’Asbestos Corp.et laisserait toutes les autres mines à l’entreprise privée à la condition qu’elles s’engagent à transformer une plus grande partie de leur production d’amiante au Québec, ce qu’elles n’ont d’ailleurs pas fait encore.C’était déjà un certain recul vis-à-vis les objectifs que vous nous aviez exposé en 1975, mais les travailleurs ont compris que c’était une première étape.De la visite que fit tout le gouvernement avec tout ses députés à Thetford-Mines en septembre 1978, jusqu’au dernier mini-sommet économique tenu en mai 1979 dans notre ville en la présence des ministres Landry, Bérubé et Parizeau, la population a été tenue en haleine dans l’attente de la concrétisation de cette fameuse politique de l’amiante.Je dois vous dire que cette attente a été néfaste, à tout le moins à l’intérieur de l’Asbes- tos Corp.Les autorités compétentes de cette compagnie ont avec raison retardé certains projets d’expansion et de développement, et le moral des 1,800 mineurs, tant au plus haut niveau qu’au plus bas échelon, est parti d’un grand enthousiasme au début, pour tomber actuellement dans le scepticisme.Les mineurs étaient et sont encore prêts à prouver à la population du Québec et à son gouvernement qu’ils sont capable de faire fonctionner une mine leur appartenant, avec toute la compétence et l’efficacité d’une industrie moderne et dynamique.La population de la région de l’amiante a cru fermement à cette politique du gouvernement, et se prend quelquefois à rêver à la fermeté d’une certaine Lise Payette, ou d’un certain René Lévesque du temps de la prise de contrôle de notre électricité.Monsieur le premier ministre, je vous soumets ces observations au nom de mes compagnons de travail et de mes concitoyens.Je suis assuré que vous êtes conscient de l’urgence de la situation et que des actions seront bientôt posées, sinon des explications franches devront être fournies à la population, comme vous l’avez d’ailleurs déjà fait.Un mineur québécois, Ronald GRÉGOIRE, Trésorier et représentant officiel du Parti québécois pour le comté de Frontenac Thetford-Mines, 6 août ¦ Plaisir d’humour Si Rolande Allard-Lacerte existe réellement, qu’elle sache alors que je la salue bien bas.Je ne parle qu’en mon nom d’abord et avant tout mais aussi, j'en suis sûr, au nom de tout le public du DEVOIR qui a compris, avec elle, que le monde a encore bien besoin d’humour.Après sa tirade sur la soif des fées, sur le velours des gants de Roger Lemelin, ses coqs-à-l’âme m’ont confirmé cette vérité avant-dernière: la vie est drôle! Et c’est en me demandant, comment fait-elle?que je me la suis imaginée chez elle, blanche devant sa feuille vierge, telle l’oracle de Delphes préméditant sa transe.Car enfin, quel est son secret, de quels alambics, de quelle boîte de Pandore nous soutire-t-elle la face cachée et ridicule des choses?N’est-ce-pas d’ailleurs sa tante Zubie qui disait dans la Gazette: « Isn’t she a Pythie?» .L’imagination au DEVOIR! Gaétan PERRAS Montréal.9 août LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement.Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130.rue Boivin; Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT: Édition quotidienne: $65.par année; six mois: $36; trois mois: $24.À l'étranger: $70.par année; six mois: $38; trois mois: $27 Éditions du samedi: $19 par année Edition quotidienne, livrée à domicile par porteur $1.50 par semaine Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées) L_______________________________ Le Devoir, mercredi 22 août 1979 ¦ 5 Le Conseil des Arts du Canada IL est indubitable que, depuis 20 ans, le Conseil des arts a permis un remarquable développement de la culture au Canada.Responsable en grande partie de la vitalité et du renouvellement des arts et des activités artistiques, il demeure aujourd’hui encore l'un des principaux points d’appui des travailleurs culturels de la nation.C’est aussi grâce à lui qu’un public de plus en plus large s’intéresse au produit de leur travail et qu’on a pu mettre un frein à la dépossession et au colonialisme culturels.Il y a 20 ans, aucune galerie d’art ne profitait de subventions du Conseil des Arts, tandis que 10 orchestres, cinq théâtres, deux compagnies d’opéra et trois compagnies de danse seulement en recevaient.Aujourd’hui, 18 galeries d’art, 16 orchestres, 125 théâtres, cinq compagnies d’opéra et huit compagnies de danse reçoivent des subventions.Un nombre tout aussi considérable d’organismes bénéficient d’aide pour des activités particulières.L’Office des tournées, un service du cinéma et de la vidéo ont vu le jour, de même que le programme Explorations et l’Aide à l’édition.Le Conseil des arts n’est sûrement pas étranger à cette explosion des arts du Canada depuis le début des années 60.Enfin, le Conseil des arts reste le premier bailleur de fonds de la quasi-totalité des organismes artistiques professionnels du pays, ses subventions composant, en moyenne, 26% de leurs budgets.Les principes de base ont encore aujourd’hui une valeur indéniable; on peut les énoncer ainsi: apporter de l’aide financière aux organismes et aux particuliers; laisser aux créateurs eux-memes le soin de juger le travail d’autres créateurs; diffuser leurs oeuvres; maintenir des normes élevées de qualité; défendre l’autonomie du Conseil des arts contre toute manipulation politique.Il n’en reste pas moins que le Conseil n’a plus la même marge de manoeuvre qu’autrefois.L’intervention croissante du gouvernement fédéral dans les politiques et les affaires du Conseil s’est fait sentir à six niveaux: ¦ Les fonds accordés par le Parlement.En 1965, le Conseil recevait une somme de $10 millions afin de répondre aux demandes grandissantes et de continuer à jouer le rôle qu’on lui avait attritué.On aurait pu procéder tout autrement et, par exemple, exiger 0,1% du budget fédéral, ou à tout le moins, imaginer une formule de financement dans la participation directe du gouvernement, ou toute autre formule ne plaçant pas le Conseil dans un état de dépendance vis-à-vis du gouvernement.Le Conseil des arts a d’abord fait une demande globale et a dû, par la suite, se plier aux formulaires du Conseil du Trésor, formulaires qui « moulent » davantage les demandes.En fait, le Conseil des arts n’est aujourd’hui guère mieux traité que n’importe quel autre secteur du Secrétariat d’Etat.¦ Le cinéma et l’aide à l’édition.Tout d’abord conçu par le Secrétariat d’Etat en collaboration avec des membres du Conseil des arts, l’aide ap cinéma a finalement été remise à ce ivu\ 3464 rue St-Denis Tél.: 282-0359 jAto tyieuxTùkiflmul ’ français Déjeuners d’hommes d’affaires de $3.25 à $6.50 Table d’hôte tous les soirs • groupes acceptés' 361 est.rue St-Paul -861-5337 Gfeez Pierre RESTAURANT FRANÇAIS (fermé le dimanche) cuisine recherchée salons privés 1263, rue Labelle 843 5227 Metro Bern deMontigny, sortie Sainte Catherine I Le Devoir, mercredi 22 août 1979 Après les divergences Strauss-Vance-Brzezinski Mondale coordonnera la politique US au Proche-Orient WASHINGTON (AFP) -Un accord unanime a été réalisé sur l’attitude des Etats-Unis à l’égard du prochain débat aux Nations unies sur le problème palestinien, a déclaré en substance, hier le secrétaire d’Etat, M.Cynis Vance, à l’issue d’une session de travail de deux heures et demie, tenue à la Maison-Blanche sous la présidence du vice-président Walter Mondale.M.Vance s’est refusé à donner de plus amples indications avant d’informer, par téléphone, le président Carter des résultats de cette discussion.Cette dernière avait réuni, outre le vice-président et le secrétaire d’Etat, le « su- per ambassadeur » pour le Moyen-Orient, M.Robert Strauss et le conseiller présidentiel pour les affaires de sécurité, M.Zbigniew Brze-zinski.Auparavant, le président Carter a demandé au vice-président Mondale de coordonner désormais les initiatives diplomatiques américaines concernant le Proche-Orient, a annoncé le porte- Rarole de la Maison-Blanche, I.Jody Powell.« Le président a demandé à M.Mondale d’être responsable pour toutes les questions ou problèmes qui pourraient se poser concernant le Proche-Orient », a dit M.Powell.Cette décision de M.Carter fait suite à l’échec de la mission que M.Strauss vient d'achever au Proche-Orient.En retrant à Washington, M.Strauss a donné l’impression oue la dernière initiative diplomatique américaine au Proche-Orient n’avait pas eu totalement son accord personnel et n’avait pas, en tout cas, été suffisamment coordonnée entre la Maison-Blanche, le département d’Etat, et lui-même.En désignant M.Mondale comme le coordonnateur diplomatique pour le Proche-Orient, M.Carter cherche à éviter la « concurrence » à laquelle ont semblé se livrer récemment le secrétaire d’Etat Vance, M.Strauss et M.Brze- zinski, directeur du conseil national de sécurité, tous trois ayant l’autorité de façonner la diplomatie américaine à l’égard du Proche-Orient.M.Strauss n’a pas caché aux journalistes qui l’ont accompagné ces jours derniers, qu’il n’etait pas d’accord avec MM.Vance et Brzezinski pour défendre auprès du Caire et de Jérusalem une initiative américaine au Conseil de sécurité de l’ONU sur les droits des Palestiniens.Comme M.Strauss le prévoyait, sa mission a échoué.Selon son entourage, il est irrité et entend demander au président Carter si oui ou non, il a « carte blanche » pour mener les négociations comme il l’entend.M.Strauss a notamment peu apprécié, indiquent les memes sources, avoir reçu des instructions scellées — vraisemblablement rédigées par M.Brzezinski — juste avant son départ pour Jérusalem.Il n’était pas d’accord avec leur contenu, mais il n’avait pu demander l’arbitrage du chef de la Maison-Blanche par manque de temps.Au Département d’Etat, on dément bien sûr qu’une brouille existe entre les trois conseillers du président Carter.Il est maintenant difficilement concevable que l’administration Carter, face à l’op-position égyptienne et israélienne, présenté demain au Conseil de sécurité son propre projet de résolution sur les droits palestiniens, qui n’auraient, de toute manière, aucune chance de passer.Le conseil examinera donc un seul texte — celui présenté par le Nigéria qui fait référence au droit des Palestiniens à l’indépendance — et auquel les Etats-Unis ont déjà indiqué qu’ils opposeraient leur veto.Les quelque trois mois de tractations menées entre les Etats-Unis et les pays arabes modérés pour tenter de faire avancer la cause palestinienne et d’entamer un rapprochement entre Washington et l’OLP n’auront donc abouti à rien.« L’affaire Young » a certes cristallisé l’opposition Les onze factions tchadiennes signent un nouvel accord à Lagos LAGOS (AFP) — Les onze factions tchadiennes qui participaient à la conférence de « réconciliation » de Lagos, au Nigéria, ont signé un accord, dans la nuit de lundi à mardi, apprend-on dans la capitale nigériane.Aux termes de cet accord, le dirigeant du Frolinat, M.Gou-kouni Dueddei, qui est aussi un des principaux membres de l’actuel gouvernement de transition tchadien, devient président du Tchad.Le commandant des formes armées tchadiennes, Abdelkader Ka-mougué, est nommé vice-président.L’accord en neuf points prévoit en outre l’organisation d’élections « libres »; d’ici à un an et demi, ainsi que le retrait des troupes françaises stationnées au Tchad, après la formation du gouvernement transitoire d’union nationale.L’« accord de Lagos » prévoit aussi la dissolution de toutes les forces armées en présence au Tchad et la création d’une armée nationale intégrée.Les signataires appellent à un cessez-le-feu immédiat au Tchad et prévoient la création d’une zone démilitarisée de cent kilomètres autour de N’djamena.Le cessez-le-feu sera contrôlé par des troupes neutres composées de contingents de plusieurs pays à l’exclusion des riverains du Mohsen: suspect détenu à Genève BERNE (AFP) — La police fédérale suisse a annoncé hier à Berne l’arrestation, lundi à Genève, d’un homme soupçonné d’avoir tué, le 25 juillet à Cannes (France), le chef du departement militaire de l’Organisation de libération de la Palestine, M.Zou-heir Mohsen.L'assassin présumé, Mohsen Garoudi, est un Libanais de 22 ans, originaire de Beyrouth, a précisé la police.On apprend dans les milieux policiers qu’il a nié être l’assassin, n a été écroué dans une prison de Genève en attendant que la France réclame son extradition.Des policiers français des Alpes-Maritimes ont assisté lundi à l’interrogatoire du suspect, et la Suisse attend que le juge français complète son dossier de demande d’extradition et le transmette à Berne.Le porte-parole du département fédéral (ministère) de Justice et police, M.Ulrich Huoacher, a déclaré que l’ordre d’arrestation avait été transmis par Interpol.Il a insisté, dans un communiqué, sur « la collaboration parfaite » des polices françaises et suisse dans cette affaire.Tchad.Une commission de contrôle indépendante sera créée pour assurer l’application du cessez-le-feu et faire respecter la neutralité de la radio nationale jusqu’à la formation du gouvernement transitoire.Cette commission présidée par le secrétaire-général de l’Organisation de runité africaine (OUA) ou par son représentant, sera composée de deux représentants de chaque pays participant ou observateur à la conférence de Lagos et par un délégué de chaque faction tchadienne signataire de l’accord.L’accord prévoit la libération de tous les prisonniers politiques dans un délai de quinze jours après la formation du gouvernement transitoire, et l’amnistie pour tous les exilés politiques.Lors de la clôture de la conférence, la quatrième à se tenir au Nigéria et qui s’était ouverte le 13 août aernier, MM.Oueddei et Kamougué ont tous deux reconnu qu’ils étaient en partie responsables des retards pour un règlement du conflit tchadien.M.Oueddei, le nouveau président du Tchad, a reconnu ses « erreurs » passées et les « décisions contraires au principe de la solidarité africaine » qu'avaient prises les membres du gouvernement tchadien.Il a aussi souligné l’importance du rôle qu’a loué le chef d’Etat nigénan, le général Oluse-gun Obasanjo, pour aboutir à une solution au Tchad.M.Oueddei a estimé qu’un « chaos total » régnait actuellement au Tchad et que le Pékin: desdazibaos attaquent Wang Dongxing PÉKIN (AFP) - « L’affaire Wang Dongxing », le vice-président du Parti communiste chinois accusé publiquement fin juin d’avoir détourné près de 7 millions de yuan (5 millions de dollars environ) afin de se faire construire une luxueuse résidence, a refait surface hier à Pékin.Deux dazibao affichés au « mur de la démocratie » et signés par le « printemps de Pekin », mouvement contestataire à l’origine des premières accusations contre M.Wang Dongxing, donnent des précisions sur les reproches formulés à l’encontre de l’ancien chef de la sécurité de Mao.Ils indiquent que la résidence construite a Zhongnan-hai, le siège des autorités chinoises, s’étend sur 5,387 Le FMI aide Managua WASHINGTON (AFP) — Le Nicaragua va bénéficier, avant la fin du mois d’août, d’une aide inconditionnelle du Fonds monétaire international (FMI) d’un montant de 22 millions de dollars, a-t-on appris hier à Washington de source autorisée.Cette decision a été prise a l’issue de la première phase des négociations entamées il y a deux semaines dans la capitale américaine, entre le FMI et le nouveau gouvernement nicaraguayen.Cette somme provient d’un fonds du FMI, intitulé Facilité de financement compensatoire, réservé aux pays dont la production et les exportations ont souffert à la suite d’événements exceptionnels.La seconde phase des négociations s’ouvrira dès que les autorités nicaraguayennes auront présenté au FMI un programme économique et financier, précisent ces sources.Il s’agira alors d’étudier une aide d’un montant beaucoup plus important, qui sera conditionnée par un accord de stabilisation.Costa Rica: expulsion d’étrangers envisagée SAN JOSE (AFP) — Les autorités du Costa Rica envisagent l’expulsion de quelque 150 « activiste étrangers » résidant dans le pays et considères comme dangereux pour la stabilité des institutions démocratiques, affirmait hier le quotidien La Nation à San José.Le gouvernement a en effet accusé lundi des « agitateurs internationaux » d’être à la racine des émeutes du port de Limon, qui ont fait une centaine de blessés, dont la moitié par balles.Il avait annoncé le même jour l’expulsion de deux diplomates de l’ambassade d’Union soviétique a San José.La nouvelle mesure frapperait notamment des Chiliens, des Argentins, des Cubains, des Salvadoriens et des Brésiliens dont la plupart se trouvent au Costa Rica en qualité d’exilés.Beaucoup sont recherchés dans leur propre pays pour des actes de terrorisme, ajoute le journal.Les principaux étrangers visés seraient les Chiliens, dont la colonie atteint les 7,000 personnes.« La majorité de ces gens sont magnifiques, mais d’autres avaient reçu une préparation pour déstabiliser les régimes », affirme le quotidien citant des « autorités ».mètres carrés, au prix unitaire de 1.286 yuan ($950) le mètre carré, tandis que le « palais du peuple », siège de l’assemblée nationale, est bâti sur un terrain valant 586 yuan ($425) le mètre carré.Le cadre moyen chinois, précisent les affiches, se contente pour sa part d’appartement à 100 yuan ($75) le mètre carré.D’autre part, la luxueuse résidence ne comprendrait pas moins de 11 suites réservées aux enfants de M.Wang Dongxing, un cinéma, une salle de sport, un double toit et des triples vitres.Toujours selon la revue, cette résidence est capable de résister à un tremblement de terre d’intensité 9 sur l’échelle de Mercali (douze degrés), comme le Mausolée construit pour Mao sur la place Tiananmen à Pékin.Le « Printemps de Pékin » a estimé sur un autre dazibao, que des « gens comme Wang Dongxing, qui violent la loi et la discipline et qui pratiquent les privilèges, il y en a des milliers en Chine ».« On parle beaucoup de la lutte contre les privilèges, poursuit l’auteur, mais en réalité on s’attaque aux petits tigres et non aux gros ».Une autre affiche, en petits caractères celle-là, signee du nom de Su Fei, affichée depuis deux jours, accuse M.Wang Dongxing d’avoir « défendu ses propres privilèges sous le prétexte de protéger la sécurité de Mao ».Ces nouvelles dénonciations surviennent alors qu’une campagne contre les privilèges dont jouissent certains cadres, notamment dans leur mode d’habitation, bat son plein dans la presse.M.Wang Dongxing a déjà fait l’objet de nombreuses critiques dans le passé, en particulier sur le « mur de la démocratie » l’hiver dernier.A chaque fois, comme c’est encore le cas actuellement, la sécurité publique, d’ordinaire très vigilante, laisse intactes ces dazibao, malgré les châtiments désormais sévères prévus en matière de diffamation.pays devrait être « complètement reconstruit ».Il a enfin lancé un appel aux exilés tcha-diens pour qu’ils regagnent leur pays.M.Kamougué, le nouveau vice-président, a affirmé qu’il n’y aurait plus de « Tchaa du nord et de Tchad du sud », et que le nouveau gouvernement était favorable à l’unité du pays.S’adressant à M.Oueddei, il a déclaré: « Vous êtes maintenant le président de tout le Tchad, meme si vous ê-tes vous-même originaire de la région nord du pays ».M.Kamougué a enfin déclaré que la conférence de Lagos avait prouvé que « l’Afrique pouvait résoudre ses problèmes sans l’aide de pays non-africains ».TURQUIE] ^Zakho v y— rRezayeh >— OUBMÏA ^pAmadîya": vOBarzan Galâla o-o _ Rawanduz Nawperdan Chaklaoua0 _ .SfJ^ Erbil Saiaheddih faDokari Mossoui Souleymanieh ® Kirkouk^ kilomètres O 50 Kerman Chah^ La partie irakienne du Kurdistan Géographie et histoire du “problème kurde” (par Ali Shoubashy de \FP) — L’ayatollah Kho- (par Ali l’AFP) meiny, tout comme l’ancien chah d’Iran, Moustafa Kemal Atatürk et ses successeurs en Turquie, ainsi que les différents régimes installés à Bagdad, a décidé de recourir à la force pour tenter de « régler » le problème kurde, tel qu’il résulte du démantèlement de l’empire ottoman en 1918.Le Kurdistan, province dépendant de la « Porte sublime », avec un certain degré d’autonomie, acquise de haute lutte, s’étend sur un territoire d’environ 500,000 kilomètres carrés, aujourd’hui « partie intégrante » de l’Irak, de la Turquie, de l’Iran, de la Syrie et de l’URSS.Ce sont particulièrement les gouvernements de Bagdad, d’Ankara et de Téhéran qui ont dû faire figurer au premier plan de leurs préoccupations l’agitation de ces minorités kurdes, qui menaçaient parfois l’intégrité de leurs territoires.De race et de langue indo-européenne, en grande majorité musulmans, les Kurdes, dont le nombre varie, selon les différentes sources, autour de 15 millions (de 5 à 8 millions en Turquie, environ 3 millions en Iran, 2 millions en Irak, 500,000 en Syrie et 300,000 en URSS), sont généralement agriculteurs et pasteurs.Habitant depuis les temps les plus anciens les massifs montagneux qui séparent le plateau d’Arménie des plaines de Mésopotamie et se prolongent en Iran par les monts Zagros, les Kurdes se distinguent par leur esprit d’indépendance et leurs talents guerriers.Cette volonté d’indépendance a failli se concrétiser lors du traité de Sèvres en 1920, qui promettait l’autonomie aux Kurdes.Mais la victoire de Kémal Atatürk sur la Grèce lui a permis d’éluder cette promesse et le traité de Lausanne en 1923 n’a pas repris le projet d’autonomie du Kurdistan.Les révoltes incessantes qui ont alors éclaté pour l’inaé-pendance du Kurdistan Turc, ont été violemment réprimées et ont fait, jusqu’en 1940, près d'un million 500,000 victimes.Les gouvernements successifs d’Ankara ont même interdit aux Kurdes, sous peine de prison, de parler leur langue.Cette repression, qui se poursuit encore aujourd’hui, devait être le prélude à des répressions tout aussi dures, tant en Iran qu’en Irak.Séparés par les frontières, les Kurdes ont aggravé leur situation par l’abscence d’union ou de coordination et parfois même par de graves différents internes, alors que les régimes contre lesquels ils luttaient n’hésitaient pas, le plus souvent à s’entendre pour réprimer leurs mouvements.On peut notamment citer à cet égard le traité de Saada-bad, signé en 1937 entre la Turquie, l’Iran et l’Irak en vue d’empêcher la formation de « bandes armées kurdes », l’accord d’Alger du 6 mars 1975 entre l’Irak et l’Iran contre le mouvement Barzani et l’accord turco-irakien de 1979 sur la coopération contre la guérilla kurde.Car, après la fin des grandes révoltes kurdes de Turquie, c’était au tour des Kurdes irakiens de se révolter contre le régime de Bagdad.Une première révolte dirigée par le moullah Moustafa Barzani a duré de 1943 à 1945, date à laquelle, décimés par les troupes irakiennes, les « peshmergas » (combattants kurdes), ont dû se réfugier en Iran.Chassé de ce aernier pays, Barzani se réfugia en URSS, d’où il ne rentra en Irak qu’en 1958, avec la chute de la monarchie hachémite.De 1958 à 1975, date de l’accord irano-irakien qui a porté un coup fatal au mouvement du général Barzani, les révoltes se sont succédées au Kurdistan irakien, entrecoupées de brèves trêves, coïncidant généralement avec des changements de régimes à Bagdad et sanctionnées, parfois, par des accords, notamment raccord de 1958 avec le général Kassen et celui de 1970, après la reconnaissance en 1968 par le 7ème congrès régional du LESAGE LAMOTHE COSSETTE OPTICIENS D’ORDONNANCES ASSOCIÉS IACQUES LAMOTHE O O D MARC COSSETTE B AOOD PRESCRIPTIONS DE LUNETTES LENTIllESCORNÉENNES SOUPLES OU RIGIDE S LENTILLES PROGRESSIVES MONTRÉAL • 3425 rue St-Denis (Métro Sherbrooke) • POLYCLINIQUE DE MONTRÉAL 12245 rue Grenet(Cartierville) • 5000 Bout St-Laurent (Boul St-Joseph) LAVAL • POLYCLINIQUE MÉDICALE CONCORDE 300 est Bout de la CONCORDE (Duvernay) UN SEUL NUMÉRO DE TÉLÉPHONE 845-4221 AVIS: Juillet et août Nos bureaux resteront ouverts du lundi au vendredi de 9h.am à 6h pm.-< israélienne face à une telle éventualité, mais elle n’a joué qu’un rôle d’appoint comme en témoigne revolution des relations entre Washington et Jérusalem depuis le début de l’été.Tout le problème est maintenant de savoir ce que vont faire les pays arabes modérés après l’écnec de leur tentative.Il n’est pas exclu qu’après avoir vu leurs espoirs voler en éclats, ils ne se résolvent en fin de compte à utiliser l’arme du pétrole pour faire céder les Américains.C’est la grande crainte de Washington.Auparavant, on s’attend qu’ils poursuivent leur offensive diplomatique en portant le débat sur d’autres forums: d’abord au sommet des non-alignés, qui se réunira dans quelques jours à Cuba, et ensuite à l’Assemblée générale Cisjordanie des Nations unies, à la fin septembre.Quant aux Etats-Unis, ils essaieront de faire progresser les négociations sur l’autonomie de la Cisjordanie et de Gaza.Ainsi, M.Ygael Yadin, vice-premier ministre israélien, a déclaré, hier, au cours d’une conférence de presse à Montréal, que si les Etats-Unis maintenaient leur projet de déposer une résolution à l’ONU sur les droits des Palestiniens, « tout le processus de négociation en vue de la paix au Proche-Orient en serait sérieusement affecté ».M.Yadin a souligné qu’Israël et l’Egypte s’en tenaient rigoureusement aux accords de Camp David et que « toute déviation de la ligne d’action arrêtée lors de ce sommet avec le président Carter conduirait sur une voie extrêmement dangereuse ».Les grands rabbins d’un avis opposé parti Baas au pouvoir, de « l'existence de la nation kurde ».En 1972, Barzani s’allie au chah d’Iran, ennemi déclaré du régime irakien, pour reprendre la guérilla.Cette alliance durera jusqu’en 1975, lorsque l’Irak et le chah se réconcilient et que ce dernier met fin à son aide aux Kurdes irakiens.Les Kurdes iraniens n’ont jamais pardonné au général Barzani (décédé cette année aux Etats-Unis) son alliance avec le chah et sa coopération avec la Savak (police politique iranienne) pour réprimer leur propre lutte contre le régime impérial.Cette lutte, qui n’a pratiquement jamais cessé sous le règne gu chah, a connu un important rebondissement en 1967, lors d’un soulèvement d’envergure qui a duré dix-huit mois.Depuis la république démocratique kurde de Mahabad (dans le nord-ouest de l’Iran) de janvier 1946 à décembre 1947 — soutenue indirectement par les Soviétiques et seule véritable expérience d’indépendance vécue par les Kurdes au vingtième siecle — les événements actuels au Kurdistan iranien, constituent apparemment la menace la plus grave à laquelle a eu à faire face le pouvoir central de Téhéran.JERUSALEM (AFP) - Le grand rabbin (ashkénaze) d’Israël Shlomo Goren a vivement condamné le point de vue exprimé lundi soir par son homologue sépharade, qui avait déclaré que « le retrait du peuple d’Israël de territoires de la terre sainte est permis s’il s’agit de sauver des vies humaines ».« Tant qu’il y est, pourquoi ne pas remettre les clefs de Jérusalem aux Arabes?», a déclaré le grand rabbin Goren qui a été interviewé hier matin par la radio israélienne.Les déclarations de son homologue Ovadia Yossef, grand rabbin sépharade (liturgie des Juifs d’Orient) ont, par ailleurs, provoqué de très vives protestations qui ont failli interrompre les débats lundi soir d’un congrès rabbinique à Jérusalem.Formulant son « opinion basée sur la Halakha » (canon religieux juif), le grand rabbin Ovadia avait déclaré que « le principe de la non-remise de territoires de la terre que l'E-ternel a accordé au peuple juif était invalide par un autre principe du judaïsme qui est encore plus sacré: l’inviolabilité de la vie humaine et la nécessité de la préserver ».Il avait estimé que « puisque l’alternative au maintien des troupes israéliennes en Judée et Samarie (Cisjordanie) est la guerre, cause de pertes de vies humaines, il vaut mieux s’en retirer ».Interrogé sur l’autorité qui a le droit de prendre une décision à ce sujet, le grand rabbin sépharade a déclaré que celle-ci a été investie « par le peuple d'Israël à ses dirigeants politiques et militaires ».C’est la première fois que le grand rabbin Yossef, considéré comme « un sage » et un « brillant jurisconsulte en matière de législation religieuse » prend position sur un problème politique.Ces opinions contradictoires, qui s’ajoutent aux disputes incessantes entre les deux hommes, ne feront que renforcer, estiment les observateurs, l'opinion d’une majorité croissante de l’opinion, hostile à l'institution de deux rabbinats, qui perpétue la « différence » entre Juifs ashkénazes et sépharades.Bombardements au sud du Liban SAIDA (AP) — Les forces israéliennes et les milices chrétiennes ont bombardé hier une vaste région de Sud-Liban, atteignant 26 villages.Selon les autorités, il s’agit du bombardement le plus important qu’ait connu le sud du pays depuis deux mois.Un premier bilan établi par les autorités fait état de 11 morts et 20 blessés.De nombreux habitants de la région ont fui vers le nord devant l’intensité des bombardements, qui ont duré toute la journée de mardi, après une première offensive nocturne qui avait provoqué des incendies dans une vingtaine d’agglomérations, selon plusieurs témoignages.Les tirs de la matinée ont détruit une institution chrétienne de Nabatieyh, à 32 km au nord de la frontière israélienne, ont affirmé des témoins.Selon d’autres témoig les forces navales israéli ont participé aux bombardements des abords de Tyr, où se trouve trois camps de réfugiés palestiniens.Plus tard, des vedettes israéliennes ont tenté, de débarquer un commando entre les localités d’Adloun et d’A-bou Assouad, situées à 15 m au nord de Tyr.L’artillerie des forces palestino-progressistes les ont repoussées, rapportent les correspondants en poste au Sud-Liban.TOUR FRANCE - ITALIE - SUISSE 23 septembre —15 octobre Saison idÀale, dans le début d’automne, chaud et ensoleillé.d'Europe: en dehors de la «pointe touristique», les villes reprennent leur vrai visage.Tour idéal pour un premier voyage en Europe.Direction: François NIC Al SE Hôtels, repas, guides de la plus haute qualité.Départ garanti s1,569.Plus le billet d'avion; en vous inscrivant dés les tout prochains jours vous pouvez encore bénéficier du tarif $374.- INSCRIPTIONS URGENTES VOYAGES ANDRÉ MALAVOY 1255, rue Université, suite 1220 IUP Tél.: 861-2485 ,ww, Montréal.Oué.H3B 3W9 Détenteur d*un ptrmlft du Québuc 1978 La maison aux milliers de références I Le Devoir, mercredi 22 août 1979 ‘A 4 H g 3M fcH I Le Festival des films du monde C’est Gina Lollobrigida qui présidera à la remise des prix par Angèle Dagenais Le directeur général du Festival des films du monde, M.Serge Losique, a dévoilé hier à la presse le programme complet des films oui seront présentés au cours de ce troisième événement cinématographique qui débutera à MontréaLle jeudi 30 août pour sp terminer le dimanche 9 septembre.Un total de 89 longs et courts métrages seront présentés provenant de 27 pays; une trentaine d'entre eux se partageront huit trophées dont le Grand Prix des Amériques et le Grand Prix de Montréal.Serge Losique a annoncé que le président du jury serait Sergio Leone parce qu’il « plaît aux critiques et aux masses » et que l’actrice italienne Gina Lollobrigida présiderait la remise des prix du festival, le 9 septembre.Le jury sera donc composé de Sergio Leone, Ted Kotcheff (réalisateur canadien), René Clément (réalisateur français), Gratien Gélinas (comédien et ancien président de la Société de développement de l’industrie canadienne du cinéma), Mordecai Richler (auteur canadien et critique), Arthur Knight (historien et critique de cinéma) et Mme Suso Cecchi d’Amico (scénariste italienne).M.Losique a présenté à la presse le designer qui a conçu les trophées du Festival.Il s’agit de M.François Dallégret, choisi par voie de concours parmi 42 artistes québécois avec la participation du Service d’aide à la création du ministère des Affaires culturelles.Les trophées, tous semblables, sont composés d’une demi-sphère dorée sur laquelle s’insère à la verticale un ruban argenté représentant un morceau de pellicule cinématographique.Le tout est gros et voyant.Le directeur général du festival a tenu à rappeler que le Festival des films du monde constitue un grand rendez-vous apolitique et cinématographique auquel participent les trois paliers ae gouvernement.Le gouvernement du Québec s’est fortement impliqué dans cette manifestation: Affaires culturelles (affiches et trophées); Affaires intergouvemementales (offre la réception de clôture du festival); Communications (coordi- nation générale du dossier); Industrie et Commerce (marché du film); Tourisme (réception d’ouverture du festival) et haut commissariat à la Jeunesse, Loisirs et Sports aamme d’animation cul-î).L’Institut québécois du cinéma a, par ailleurs, firêté son « aide généreuse » à 'organisation du Marché du film.C’est M.Pierre Juneau du secrétariat d’Etat qui a coordonné les budgers du palier fédéral et des Affaires extérieures.La SDICC et l’ONF ont également prêté leur concours au festival.La Ville de Montréal, pour sa part, s’occupe des aécorations florales sur les lieux du festival par le biais des Floralies internationales.Tous les films seront présentés dans les cinq salles du ci- néma Parisien (rue Sainte-Catherine) à l’exception des films d’ouverture et de clôture qui seront projetés à la Place des arts, théâtre Maisonneuve.Le prix d’entrée pour tous les films est fixé à $4 y compris les films d’ouverture et de clôture.Serge Losique a rajouté quelques noms à la liste des vedettes attendues au cours de ce troisième festival: mis à part Gina Lollobrigida, Allan Aida (connu pour sa série télévisée MASH) et l’actrice française Marie-France Pisier assisteront à la projection de leurs nouveaux films, The Seduction of Joe Tynan et French Postcard, respectivement.George Kennedy, Jon Voight, Charles Bronson, Jean-Pierre Cassel, Stéphane Audran, Arthur Miller, Stanley Kramer, Maria Schneider et Bibi Anderson sont aussi attendus.En plus des vedettes, de nombreux producteurs et réalisateurs sont invités à assister à la projection de leurs films de même ceux qui sont Presentment en tournage à lontréal.Les activités sociales du festival seront contre-balancées cette année par des activités culturelles qui se dérouleront au complexe Desjardins.Serge Losique a expliqué qu’il s’agit de spectacles, expositions et projections de films documentaires pour présenter à « nos invités étrangers » la culture du Québec.Ces activités doivent contribuer par surcroît à créer une atmosphère de fête: danses folkloriques et modernes tous les jours à midi, spectacles les jeudis et vendredis soirs, une exposition de photos tirées des films de Claude Jutra — à qui le festival rend hommage cette année — une exposition de peintures d’Ugo di Palma (spécialiste de portraits de vedettes), etc.Un autre volet du festival est celui qui a trait au marché du film ou, annonce-t-on, 200 films pourront être visionnés par les achateurs canadiens et étrangers.Le marché du film se tiendra à l'hôtel Méridien où seront installés une cinquantaine de stands et où les cinémas du complexe Desjardins seront mis à contribution pour les visionnements.LE DEVOIR publiera dans son édition de samedi la liste complète des films du troisième Festival des films du monde.San Francisco, une ville qui a les bleus lie ANDRE TARKOVSKI A L'AFFICHE 12.30, 3.10, 5.50, 8.30 RIVOLI 2 ST DEMIS ET BELANGER 277 312S par Nathalie Petrowski L’été est frais à San Francisco, plus frais que l’hiver.Les touristes qui s’y précipitent au début de juillet et d’août restent souvent saisis et étourdis par les premiers grands coups du vent.Ils reprennent vite leurs esprits cependant.Pluie ou beau temps, tornades ou ouragans, San Francisco continue à exercer son charme certain sur les touristes du monde entier.Les cauchemars successifs des dernières années depuis l’acide terminal de Haight-Ashbury en passant par les tremblements de terre, le koo-laid cosmique de Jim Jones, le meurtre douteux du maire Maloney et les souris que l’on peut parfois apercevoir sur les murs des chics restaurants japonais, n’ont su y faire.Les rumeurs ont beau dire que San Francisco est une ville dangereuse, infestée de robineux, de pouilleux, de gratteux-de-guitare, de mendiants, de chauffeurs de tramway névrotiques, les gens y viennent et y reviennent.Ils n’ont pas encore compris et ne comprendront probablement jamais.San Francisco n’est pas une grande métropole et se laisse facilement connaître et appro-voiser.Pas besoin de fréquentations assidues pour saisir les mécanismes d’une ville qui a l’habitude d’en faire à sa tête, en donnant insidieusement le goût aux autres, d’en faire autant.C’est à San Francisco qu'est née la révolution culturelle psychédélique américaine, c’est à San Francisco que les jeunes ont commencé à halluciner aux premiers éclats et excès du rock.San Francisco nous a donné Janis Joplin, les Jefferson Airplane, les colliers et les fleurs, les premières radio am-fm rock.San Francisco a enfanté les hippies, les yippies, elle a hébergé les anarchistes et les révolutionnaires, artisans des grands courants de contestation blancs, noirs, gais et féministes.Après ces moments de fièvre historique, San Francisco est devenu le supermarché de la culture pop, adoptant n’importe quoi et n’importe quand; le jogging, les salons de massage, la nourriture naturiste, lesbains communautaires jacuzzi, les patins à roulettes, la méditation, la bicyclette.A bien y penser, il y a peu de choses par lesquelles San Francisco n’est pas passée.Aujourd’hui avec ses édifices de 40 étages qui n’arrêtent plus de pousser sous le flot ties investissements canadiens et étrangers, San Francisco a le regard flétri d’une femme qui a beaucoup vécu.Les gens que l'on y rencontre dans la rue ou sur rendez-vous, ont le même regard: un soupçon de regret, de nostalgie, la subite constation que les fondations autour ont pâli.que Quand on a tout fait, reste-t-il encore à faire?Dans son bureau sur la llème, près du quartier général des robineux, Bill Graham entouré de photos de famille, de disques d’or et de plaques honorifiques qui font de lui le plus célèbre producteur de spectacles rock, est au téléphoné.Il s’arrache méthodiquement les cheveux en jetant un coup d’oeil sur sa montre où est indiquée aussi bien l’heure de San Francisco — que celle de New York.Bill Graham trône dans son bureau comme sur une scène.Les quinze années de marchandage et d’engueulades dans la florissante industrie du rock ont à peine laissé quelques marques sur son visage bronzé.Le charme slave du comédien frustré qui en désespoir de cause s’est improvisé producteur de spectacles psychédéliques, opère encore.Sur son mur, la même photo de lui aux côtés de Marion Brando, est accrochée à trois endroits stratégiques.Ailleurs un communique signé par Francis Ford Coppola nous apprend qu’il fait partie de la distribution d’Apocalypse ; qu’-Gra- Les cinémas dits parallèles Le congrès de fondation de l’Association nationale des cinémas dits parallèles du Québec tenu en fin de semaine à Trois-Rivières a permis la formation d’un premier comité exécutif composé de MM.Jacques Labrecque, président (Sherbrooke), Léo Cloutier, vice-président (Trois-Rivières) et Luc Desaulniers, secrétaire-trésorier (Rimous- ki).Les membres du conseil d’administration dêTAssocia-tion comprennent en outre: Guy d’Amours (Québec), Sylvie Choquette (Granby), Guy Bécotte (Québec), Pierrette Morasse (Mauricie), J.-C.Bé-rard (Sherbrooke), Eugène Bilodeau (Alma) et Marcel Lafleur (Sherbrooke).Now, l’ultime consécration pour un gros gageur qui a 48 ans et est moins artiste homme d’affaires.Mais ham prétend qu’il n’aime pas les affaires et qu’au lieu de passer des heures au téléphone avec ses confrères, il voudrait ouvrir un petit restaurant français ou une délica-tessen.Il prétend également qu’il aimerait se retirer en Suisse, avec sa femme, ses enfants et son compte en banque.« Les choses ont bien changé, dit-il d’un air sentimental.Avant, la musique était une façon de vivre, aujourd’hui, c’est une entreprise commerciale.En 69, Woodstock a confirmé au monde entier que le rock n’était pas juste une mode, mais une énorme force collective, une industrie au même titre que les autres, une machine.« À l’époque des « Filmo-re », je concevais les spectacles du début jusqu’à la fin, je mélangeais les artistes, je créais des événements.Aujourd’hui l’artiste et son entreprise décident de tout: de l’eclairage, de la première partie, du buffet après le spectacle.Le producteur n’est là que pour prendre les commandes.Ce n’est pas meilleur ni pire, c’est différent.« Aujourd’hui je produis des spectacles dans de vastes aré-nas, ça ne me plaît pas particulièrement mais je n’ai pas le choix.Le temps des petites salles intimes est révolu.Ce qui s’est passé avec les « Fil-more », qui étaient de véritables églises, ne se reproduira plus.J ai préféré passer à autre chose.Ma vie privée est maintenant plus importante que mon travail.L’expansion de ma compagnie ne m’intéresse pas.A quoi bon! Plus les ATWATKR I, Plaza Alexis Nihon (935-4246) Airport Concorde 79' 17 h 00.19 h 10, 21 h 15.ATWATER II, Plaza Alexis Nihon (931-3313) — Dracula 17 h 10.19 h 00.21 h 05 AVENUE, 1224 Avenue Greene.Westmount (937-2747) — Frisco kid Sem 18 h 50, 21 H 00 BEAVER, 5117 Avenue du Parc (844-1932) — Sensations 12 h 00.14 h 50.17 H 40, 20 h 30 Inside Ursula 13 h 25.16 h 15.19 H 00.21 h 45 BERRI, 1280 St-Denis (288-21 15) -Superman ' 12 h 15.15 h 00.18 h 00.20 h 45 BIJOU.V.0 Papineau (527-9131) 'Enlève ton slip 12 h 20.14 h 40.17 h 00.19 h 35.22 H 05 "Perversions' 13 h 20.15 h 40.18 h 05.20 h 40 BON AVENTURE 1.1 Place Ronaventure (861-2725) - More american graffiti" 17 h 00.19 h 00.21 h 00 BONAVENTURE II — L'express de minuit 17 h 30, 21 h 30 "Les yeux de Laura Mars”: Sam dim 15 h 10.19 h 20 Ven lun à jeu 19 h 20 B RONSARD 1, Mail Champlain.6600 Boul.Taschereau -^ékXjRokAXj Horizontalement 1— Se dit d'un des os du carpe et du tarse.— Conifère.2— Faire perdre la tête.— Luette.3— Terme de tennis.— Sert à porter des blessés.4— Couche pigmentaire de l'iris.— Menu.5— Enduire de talc.— Le roi des animaux.6— Lui.— Emploi d'une chose.— Éclat de voix.7— Zone du globe terrestre entre le nife et le sial.— Celui qui professe des opinions extrêmes.8— Essaie.— Faire entendre des ahans.9— Erbium.— Élargissent une ouverture.10— Propre au cheval.— D’un verbe gai.— Du dialecte provençal.11— Canal qui conduit l’urine hors de la vessie.— Ville de Belgique.12— Affirmation.— Roue à gorge d'une poulie.— Charge d'un âne.Verticalement 1— Qui appartient à l'Armée du salut.— Molybdène.2— Bague.3— Table pour les sacritices.— Manganèse.— Pronom relatif.4— Praséodyme.— Grand cercle de la sphère terrestre dont le plan est perpendiculaire à la ligne des pôles.5— Principale difficulté dune affaire.— Usages.— On y lave la vaisselle.6— Tout ce qui n'a qu'un faux brillant.— Pilier carré saillant sur la façade d'un édifice.7— Couche de glace mince sur le sol.— Coups de baguette.8 —Chaussée empierrée, établie en travers d'un fleuve.— De la nature de l'éther.9—Action de sortir du repos.— Femme d'un rajah.10— Se dit des animaux et des végétaux qui produisent une piqûre analogue à celle de l'ortie.— Quatre saisons.11— Terre entourée d'eau.— Métal précieux.— Enlève.12— Fer.— Obstacle, difficulté qui arrête.Solution d’hier 1 2 3 4 5 6 7 9 10 11 12 3 ni; 14 M Le Devoir, mercredi 22 août 1979 AUDITORIUM MAXWELL CUMMINGS.Musée des Beaux Arts - Pour enfants II était une fois en Neuve-France".spectacle de marionnettes créé par le Théâtre de l Avant-Pays.les 21.22.23 et 24 août a 10 h 00.13 h 00 Fntrée libre CHRIST CHURCH CATHEDRAL.1440 Avenue Union
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