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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 12 novembre 1979
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1979-11-12, Collections de BAnQ.

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FAIS CE QUE DOIS (Vol.LXX — No 264 Quelques flocons de neige.Maximum 3.Montréal, lundi 12 novembre 1979 Saint Josaphat Jiolk) dans sa poche mais qu'on garde dans sa bibliothèque 25 CENTS week-end sportif Une finale Riders- Alouettes Pour la sixième fois en sept ans.les Rough Riders d'Ottawa se mesureront aux Alouettes de Montréal en finale de la section Est de la Ligue canadienne de football, samedi prochain, au Stade olympique.Les Riders ont en effet disposé en demi-finale hier des Tiger-Cats de Hamilton.29-26.grâce au cinquième placement du match de Gerry Organ Dans l'Ouest, les Stampeders de Calgary ont ridiculisé les Lions de la Colombie-Britannique.37-2.samedi, et ils ont ainsi mérité le droit d'affronter les Eskimos d'Edmonton en finale de section dimanche prochain.— page 16 m ^ gt mk .fipp Le Canadien est surpris par les Blues Le Canadien de Montréal pourtant remis des secousses de l’incident Ruel-Lafleur.a été surpris par les Blues de St-Louis.qui l’ont emporté 5-3.samedi soir au Forum.L’entraîneur Bernard Geoffrion est déçu certes, mais il ne désespère pas de voir ses joueurs retrouver leur aplomb.Ceux-ci auront d’ailleurs l’occasion de se refaire une santé alors que débute demain à St-Louis un voyage de quatre parties à l’étranger.— page 17 ¦ Claude Ryan presse Québec d’interdire la grève au moins dans les hôpitaux — page 3 U Washington devant la provocation: un éditorial de Michel Roy — page 4 ¦ Le fédéralisme renouvelé est aussi populaire dans l’Ouest qu’au Québec — page 7 ¦ L’Ontario ne veut faire aucun compromis sur le prix du pétrole — page 10 L’Assemblée est convoquée pour adopter une loi spéciale par Paule des Rivières QUEBEC — L’Assemblée nationale tiendra une séance extraordinaire ce matin à 10 heures afin de débattre un projet de loi spéciale visant à ordonner le retour au travail des, fonctionnaires en greve et, possiblement, à empêcher la grève générale du Front commun prévue pour ce soir à minuit.La convocation d'urgence des parlementaires a été annoncée d’urgence hier soir vers 22 heures au beau milieu d’une longue réunion du Conseil des ministres.laquelle avait été précédée d’une autre réunion, celle-là impliquant les députés.La possibilité d’un recours à une loi sépciale à l'endroit des syndiqués en greve de la fonction publique avait été abordée la semaine dernière, mais aucun consensus n’avait pu rallier les élus Québécois.Vendredi, le gouvernement donnait un premier indice de ses intentions en allant chercher sa première injonction contre un groupe de ses employés fonctionnaires.L’annonce de la session de ce matin a été faite moins de 10 heures après le dé- pôt gouvernemental de nouvelles offres salariales et moins de quatre heures après le rejet sundical de ces propositions En effet, le porte-parofe du Front commun des 190,000 syndiqués, M.Marcel Gilbert, a déclaré que les offres ne correspondaient pas aux « objectifs de base » des syndicats, mais que Ton se réservait encore la possibilité d’annuler la grève si jamais « des garanties suffisantes » devaient être offertes aujourd’hui.Les dirigeants syndicaux ont indiqué hier soir que la protection du pouvoir d’achat qu’assure le gouvernement ne saurait à elle seule combler les désirs des syndiqués puisque plusieurs autres demandes demeurent insatisfaites.En bref, le Front commun des trois centrales CSN-CEQ-FTQ insiste toujours sur un enrichissement collectif de $12.50 par semaine qui vienne s’ajouter aux majorations qui ne font que protéger les salaires contre la hausse du coût de la vie.Il revendique aussi le relèvement du salaire minimum.Les offres salariales que le président du conseil du trésor et ministre responsable des négociations, M.Jacques Parizeau, a déposées hier à midi, situeraient le salaire minimum aux alentours de $197 pour 1979, à l’exception de deux groupes de préposés pour lesquels il ne serait que de $192, au lieu de $190 actuellement.Le gouvernement offre en moyenne 2% de plus qu'au printemps dernier et, selon les groupes, il propose des hausses de 4.5%, 6,4%, 7.0%j.8.9% ou 9.5%.Ces chiffres ne sont complets que lorsqu’on y ajoute ou non l’indexation, or la formule retenue par le gouvernement pour protéger le pouvoir d’achat est Voir page 6: Loi spéciale Parizeau dévoile ses offres salariales ¦ $690 millions de plus pour le Front commun ¦ Une des patientes de l'Hôpital Général de Mississauga est escortée par un des employés de cet établissement lors de l’évacuation des 240.000 résidants de la région de Mississauga, hier (Photolaser CP) Tout Mississauga fuit devant un nuage toxique par Paule des Rivières QUEBEC — Le gouvernement du Québec a ouvert ses coffres hier et offert un montant additionnel de $687,9 millions aux 190,000 syndiqués du Front commun.Il porte le salaire minimum à un peu moins de $200 par semaine et ne modifie pas sa politique d’austérité sur l’indexation des salaires.Ce geste, posé en catastrophe moins de 36 heures avant le déclenchement de la grève générale illimitée, a été effectué conformément à la tradition des négociations dans les secteurs public et para-public et le suspense aura duré jusqu’à la fin.Les offres contiennent des hausses salariales qui sont, dans bon nombre de cas, plus élevées que celles initialement déposées le 19 mars dernier, dont tout le monde savait quelles n’étaient qu’un début.Dans l’ensemble, les offres augmentent les hausses du printemps de 2%.Pour l’année 1979, les hausses déposées hier varient de 9.5% à 6.4%, indexation comprise.Au chapitre de l’indexation des salaires, le gouvernement est demeuré ferme; les positions d’hier contiennent des précisions voire de légères modifications mais ne reconduisent pas, et de loin, le principe d’indexation préventive et intégrée aux échelles de salaires obtenues en 1976.Le président du Conseil du trésor et ministre responsable de la négociation, M.Jacques Parizeau, retient la formule du montant forfaitaire versé en bloc pour compenser la perte du pouvoir d’achat pour les, haut salariés.Il parle d’un montant minimum de $350 équivalent à environ 2,5% du traitement.Il maintient également une autre formule dont il a souvent parlé lors des négociations avec d’autres groupes du secteur public et offre un taux de redressement représentant la différence entre la hausse de l'indice des prix à la consommation — donnée prévisible mais dont certains éléments restent inconnus — et 8,5% pour 1980.Ce pourcentage devient 7% en 1981.M.Parizeau a déclaré hier que « l’effort ultime » consenti hier rencontrait « au moins partiellement » l’une des revendications des syndicats du Front commun, à savoir le relèvement des bas salaires.Pour le reste, des écarts importants demeurent.On se souvient que le Front commun demandait initialement $265 par semaine, comme « salaire minimum décent » et bien que tout indique qu’il serait prêt à alléger cette exigence, l’offre d’hier est loin de ce montant.Le Front commun revendiquait également l’enrichissement collectif généralisé.Là-dessus, le gouvernement a jeté du lest pour les haut salariés, ceux qui sont bien au-dessus du secteur privé, en ralentissant leur « stabilisation » avec ce secteur.Ce qui ne l’empèche pas de baser sa politique salariale sur la comparaison public-privé.Le gouvernement peut dire que personne ne verra son pouvoir d’achat érodé mais il est à des années-lumière de l’enrichissement collectif revendiqué par les syndiqués.Les offres échelonnées sur trois ans sont les suivantes: pour 1979, un groupe d'ouvriers se voit offrir 9,5%; ils sont les seuls à bénéficier d’un rattrapage pur.Les autres ouvriers « au taux de base » se voient offrir 8,9%.les enseignants 6.4% à l'instar de tous les autres dont les salaires dépassent par plus de 3%.ceux du secteur privé.L'indexation est comprise dans ces taux.Pour l’année débutant au premier juillet 1980, tous les ouvriers se voient offrir, 8.5% et tous les autres 6%i.Pour la troisième année, les hausses sont de 7% pour les ouvriers et de 4,5% pour les autres groupes (techniciens, personnel de bureau, professionnels par exemple).Si on ajoute l’indexation à ces hausses, il appert que pour 1980, par exemple, l'ouvrier — dont l’augmentation consentie est égale au pourcentage de 7% guidant l’indexation — voit son salaire indexé intégralement; il appert également que celui qui reçoit une hausse de 4,5% reçoit une indexation traditionnelle partielle et reçoit la différence en montant forfaitaire, dont les sommes sont cumulatives au cours des trois années de la convention.Il recevrait donc environ 900 en 1981.Les offres déposées hier s’appliquent visiblement non seulement aux 190,000 du Front commun mais à tous les autres groupes en négociation avec le gouvernement, dont les conventions collectives sont échues depuis plus d'un an — et non pas depuis juin dernier comme dans le cas du Front commun.D'ailleurs, hier, les représentants des 23,000 techniciens et infirmières du Cartel des organismes professionnels de la santé avaient eux aussi reçu de nouvelles Voir page 6: Offres salariales TEHERAN (AFP) — L’espoir d’une solution rapide de l’affaire des otages américains de Téhéran s’est dissipé: l’intense campagne diplomatique internationale’ des dernières 48 heures en faveur de leur libération ne semble pas avoir entamé l’inébranlable volonté de l'Iran d'obtenir l’extradition du chah avant toute forme de négociation.Après avoir apparemment fait la sourde oreille à la nemande unanime du Conseil de sécurité de TONU que la cen- MISSISAUGA (d’après CP) — Les 240.000 résidants de cette localité de la banlieue ouest de Toronto ainsi que des milliers d'autres de la région avoisinante ont reçu l’ordre hier de quitter leur domicile, à la suite du déraillement d’un convoi ferroviaire dont sept wagons-citernes contenant des produits chimiques ont explosé et pris feu, recouvrant la ville d’un épais nuage toxique.Des policiers faisaient du porte à porte dans un secteur de 40 kilomètres carrés, taine d'otages, dont 60 sont Américains, de 1 ambassade des Etats-Unis a Téhéran soient immédiatement libérés, l’ayatollah Khomeiny a rejeté samedi l'intervention du pape Jean-Paul II.Recevant le nonce apoltolique, Mgr Annibale Bugnini, l’imam a regretté que le pape, « si préoccupé aujourd'hui, n'ait pas une seule fois, « au cours des trente-sept ans de gaspillage d'un peuple démuni il, élevé la voix pour soutenir « ses enfants opprimés ».ordonnant aux occupants de déguerpir.Plus tôt dans la journée, 10,000 personnes habitant la région immédiate du sinistre avaient également été évacuées en des endroits éloignés d’au moins 15 km du sinistre.En annonçant conjointement la nouvelle de l’évacuation massive, le procureur général de l'Ontario, M.Rov McMurtry.et le chef de police de la region de Peel, M.Doug Urrows, expliquaient que les flammes risquaient de A la suite de cet entretien, l'ayatollah faisait savoir qu’il ne recevrait plus désormais d'autorités étrangères pour tenter toute négociation sur le sort des otages, qui en sont à leur huitième jour de sé-uestration à l’ambassade par des « étu-iants islamiques » iraniens.Le nonce apostolique a cependant pu visiter dimanche les otages qu’il a trouvés, « moralement fatigués ».Trois ou quatre d’entre eux ont assuré ne pas avoir été contraints vendredi à signer une péti- faire exploser un wagon-citerne rempli de chlore Le déraillement, survenu peu après minuit samedi soir, serait imputable à une collision entre un véhicule automobile et le train, qui transportait de Sarnia vers Toronto des produits tels que du styrène, du propane, du butane ainsi que de l’huile à chauffage.Dans son communique.M.McMurtry a précise que les risques d’explosion du Voir page 6: Nuage toxique tion demandant à la « nation » américaine que le chah soit livré au gouvernement iranien, condition de leur liberté.Mgr Bugnini a déclaré, comme l'avaient fait samedi quatre diplomates après leur visite à l'ambassade, que les otages qu’il avait pu voir étaient en bonne santé apparente.Le ministre des Affaires étrangères d’Iran, M.Abdolhassan Banisada, a confirmé, au cours de déclarations faites sur Voir page 6: L’Iran Khomeiny refuse l’intervention du pape L’Iran rejette tous les compromis GROS LOT s100 000 Minimum vendredi NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L’ORDRE 14 | 22 1 27 | 28 6 SUR 6 NOMBRE DE GAGNANTS 1 PRIX 150 99000 5 SUR 6 67 2 02820 4 SUR 6 3711 10170 5 SUR 6 + 2 45 29700 31 1 32 |-^ 1&4 ^ TIRAGE 932 ^ ^ VENDREDI 9/11/79 NO COMPLEMENTAIRE S APPLIQUANT SEULEMENT AU 5 SUR 6 ?( .11 VENTES TOTALES 1 572813 NUMERO COMPLET NUMf.RO POSSIBILITE DE 310208 3 GAGNANTS DE *50,000.10208 30 GAGNANTS DE *5,000.0208 297 GAGNANTS DE *250.208 2970 GAGNANTS DE *50.08 29700 GAGNANTS DE *5.Tous les billets gagnants de $250.et $50.de la Mini sont encaissables à toute succursale de la BCN « 2 ¦ Le Devoir, lundi 12 novembre 1979 ia TRIMOINE Le moulin de Cap Saint-Ignace E N revenant de la péninsule gaspésienne par l’autoroute 20, les automobilistes remarquent, après la sortie de l'Islet, un bâtiment barricadé et abandonné dont l'architecture, pourtant, ne manque pas d'intérêt.Avec son toit, ses lucarnes et surtout son campanille, le moulin à eau de Cap- Saint-Ignace, dit moulin Ouellet, constitue un bâtiment de ¦notre patrimoine, un rappel, .le • long de cette autoroute droite et ennuyante, du caractère rural de cette région.On .s'étonne qu'il soit en si piteux état.On reste étonné lorsqu’on qpprend l'histoire récente de .ce bâtiment.Non classé, mais .propriété du ministère des Affaires culturelles, le moulin Ouellet est la victime d une époque où les planificateurs des grandes infrastructures ne se souciaient guère ni du patrimoine, ni de l’environnement, .et ceux qui eussent dû s*en S.oucier n’avaient ni les moyens, ni la volonté d’intervenir.Le moulin de Cap Saint-Ignace.construit à partir de 1823 sous l’initiative .d'Antoine-Gabriel Chenet et de Lucie Riverin, coseigneurs, de Vincelotte, a tourné jusqu’en 1951 lorsque ,1a crue printannière de la rivière du Bras Saint-Nicolas a brisé l'écluse.Le meunier Auguste Ouellet était décédé un an auparavant.En 1969, le gouvernement du Québec entreprend les procédures d'expropriation dans le but de construire la transcanadienne.Deux ans plus tard, le ministère des Transports, nouveau propriétaire, démolit la grange, le moulin à scie et un autre bâtiment.L’autoroute coupe le chemin Fraser reliant autrefois le rang des Folles amours au rang no 3.Dès lors, le moulin se trouve isolé et tombe peu à peu dans l’oubli.Le ministère des Transports se débarrasse de ce bâtiment en le confiant au ministère des Affaires culturelles.De 1972 à 1974, le bâtiment et ses dépendances demeurent abandonnés, victimes du vandalisme et du pillage.L’Association des familles Ouellet fait pression auprès du ministère des Affaires culturelles lequel décide de détruire toutes les autres dépendances, ne laissant que le bâtiment de pierre barricadé sous une surveillance minimale.Depuis un un environ, le Comité culturel du Petit Cap et le Conseil des monuments et sites du Québec ont entrepris une opération de sauvetage dans le but de réhabiliter le bâtiment et de lui trouver dé nouvelles fonctions.« Ce moulin à eau du meunier Ouellet possède encore une bonne partie de ses mouvements ce qui lui confère un rôle significatif comme instrument didactique de notre histoire.Certains prétendront que sa localisation ne favorise guère sa restauration, mais ils oublient que des solutions à son accès sont possibles.Le moulin Ouellet placé à proximité d’une route à forte fréquentation peut être considéré comme un des moulins les plus visibles du Québec.Cet atout majeur pourrait donc être exploité au maximum comme source de connaissances exceptionnelles sur ces industries artisanales mues par la force hydraulique et comme point d'information sur les autres moulins de la région », peut-on lire dans le dossier du Conseil des monuments et sites.Le projet de mise en valeur renonçait à remettre en marche le moulin et favorisait plutôt une utilisation touristique et communautaire.On souhaitait transformer le bâtiment en restaurant québécois, en lieu d’interprétation des moulins, en kiosque d’information touristique et en lieu d’exposition.Cette utilisation lui convenait d’autant plus que l'on proposait de déplacer une halte routière du ministère des Transports contruite à deux kilomètres de là.« Le moulin à eau de la seigneurie de Vincelotte qui a survécu au passage de l’autoroute, à l’inopportune opération de curetage et aux années d’abandon attend toujours, seul dans son coin, de recevoir une nouvelle vocation au service de la population locale et régionale (.) La reconversion de cet élément historique dépasse de beaucoup le projet sentimental soupçonne par quelques personnes mal informées.Il s’inscrit carrément dans les objectifs de développement régional et de décentralisation de l’État québécois.Il répond aux désirs énoncés par le ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche de refaire notre image touristique aux relets de notre culture spécifique.De plus, il constitue un plan de réanimation d’un batiment patrimonial conforme aux vues du ministère des Affaires culturelles de financer la restauration de monuments valables et susceptibles d’être L’Un, des mutants: pour un futur inédit DAKAR (AFP) - L'ile de Corée est une balise de l’histoire.Hier, témoin de rembarquement pour les Amériques de millions d’esclaves noirs, cette masse de granit au large de Dakar est aujourd'hui le premier siège d’une université qui appelle les hommes « à inventer un avenir inédit ».Cette université s'appelle l’« Université des mutants », c'est-à-dire, de ceux qui portent en eux un projet d’ordre économique, social et culturel nouveau.Le nouvel étudiant de l’Université des mutants débarque de la chaloupe à Corée avec nombreuses certitudes.Comme la plupart des hauts responsables des pays du tiers-monde.il croit en la suprématie de la technique occidentale, au modèle de croissance occidental, et, pour lui.il suffit de les transposer en les adaptant quelque peu, pour développer le pays le plus pauvre Qu’il soit de niveau universitaire ou pas, sa conviction est faite: il faut imiter l’Occident.Remettre en cause les certitudes de cet étudiant et l’amener et l’inciter à participer à la création d’un futur inédit sont les principaux buts de l’Université des mutants.Cette université d’un genre nouveau est née de la rencontre des idées du philosophe français Rober Garaudy et du poète Léopold Sedar Senghor, président de la République du Sénégal.Ils soutiennent tous deux que la culture est au début et à la fin du développement, que les finalités de ce développement ne peuvent être repensées que par un dialogue des cultures, et que le développement doit être lié aux valeurs propres de chaque société, à sa culture et à ses structures.Dans une déclaration exclusive à l’AFP, M.Senghor Assises pour la paix PARIS (AFP) — Des « Assises pour la paix » vont s’ouvrir lundi après-midi à l’IInesco.Elles rassembleront un grand nombre de personnalités de renommée mondiale qui toute la semaine débattront sur ie thème de la paix.M.Amadou Mathar M’Bow.secrétaire général de l’Unesco, prononcera un discours de bienvenue.Parmi les personnalités qui participeront à ce colloque, quatre prix Nobel de la paix: MM.Alfred Kastler, Isidore Isaac Rabi, Scan MacBride et Philip Noel-Baker.ainsi que MM Luis Echeverria, ancien président du Mexique, Hans Peter Tschudi, ancien président de la Confédération helvétique.Emelianov, membre de l’Académie des sciences de l’URSS, Lazar Mojzov, ancien président yougoslave de l’Assemblée générale des Nations unies, Aurelio Peccei, président du Club de Rome, Costa-Gravas, cinéaste, et Peter Us- tinov, comédien et écrivain britannique.Parmi les personnalités françaises, figurent, au côté de M.Kastler, Mmes Françoise Giroud et Gisèle Halimi, MM Edgar Faure, Jean Daniel, Leon Schwarzen-berg et Jean d’Ormesson, de l’Académie française.C’est ce dernier qui, en tant que secrétaire général du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines, a pris l’initiative de ce grand colloque international sur la paix.Les thèmes principaux porteront sur: la répression des crimes de guerre, la recherche des conditions nécessaires à la solution des conflits armés, l’instauration d’un nouvel ordre économique international.le respect des droits de l’homme comme condition de la paix et la part de l’éducation et des mass média dans la prise de conscience des conditions de la paix par l’opinion publique.SEUL?SEULE?Ensemble, vous pourriez former un couple heureux.Ne laissez pas la solitude empoisonner votre vie.AGISSEZI \tms ilriLV, une agence sérieuse et efficace vous accueillera avec compréhension et discrétion.Pour un rendez-vous sans obligation: 861-0488 Agence de rencontres Aou.v ilrit.x hu\ 1440, rue Sainte-Catherine o., bureau 512.Du lundi au vendredi, de 13h à 21h Un e.a.est un évaluateur agréé, un professionnel de l'évaluation reconnu par l’Office des professions.JEAN-GUY PAQUETTE, a.a.La Cie d Evaluation Métropolitaine Ltée 200, rue St-Jacques Bureau 800 Montréal.H2Y 1M1 844-1026 réutilisés pleinement par la communauté », affirme-t-on dans le dossier du Conseil des monuments et sites.Saisi du dossier, le ministère des Transports, devenu un promoteur du patrimoine apres en avoir été l’un des plus efficaces destructeurs, a étudié les hypothèses d’accès au moulin à partir de l’autoroute et a fait des contre-propositions.S’il ne lui apparaît pas possible de déplacer la halte routière, il propose plutôt d'aménager une nouvelle route par l’ancien chemin Fraser et d’annoncer convenablement le moulin.Cette voie d'accès inviterait à la fois les visiteurs et la population locale à se rendre au moulin.Le ministère du Tourisme a lui aussi manifesté de l’intérêt pour ce projet.Tous les deux attendent que le ministère des Affaires culturelles exprime clairement ses intentions.A la Direction générale du patrimoine, le dossier est à l’étude.Dans ce genre d’affaire, la Direction générale recherche habituellement la participation de l’administration municipale en association avec un organisme local.Au Cap Saint-Ignace, l’activité du Comité culturel et du Conseil des monuments et sites constitue déjà une amorce d’animation.Cette activité doit se poursuivre par la distribution d’une brochure explicative dans tous les foyers.L’Administration municipale, selon les propos qu’a tenus récemment le maire, M.André de Ladurantaye serait disposée à étudier sérieusement un projet de mise en valeur du moulin Ouellet.Il revient au propriétaire de prendre l’initiative de réunir les intervenants.igl igi ! - • .Wm mÊS ilÉillli nwRwk Le moulin le plus visible du Québec et sans doute l'un des plus négligés, l'autoroute 20.à Cap Saint-Ignace.s'agit du moulin Ouellet.en bordure de Une bêtise — La ville de Montréal a fait démolir récemment l’académie Sainte-Anne, sise au 220-222 de la Montagne.Il s’agissait d'un bâtiment ancien de deux étages en pierre grise avec toit mansard et lucarnes qu’elle avait acquis en février 1976 à des fins de réserve foncière.Pourquoi?« Cette bâtisse vacante n’est d’acune utilité pour les besoins municipaux.En conséquence nous recommandons la démolition », peut-on lire dans un rapport du Service des immeubles en juillet 1979.Il n’y a pas de motif plus bête.Le rapport transmis au comité exécutif de la ville ne comporte aucune autre expli- cation, aucune note historique.pas même une tentative de recherche pour un éventuel recyclage de cet immeuble encore en bon état.¦ Pointe-du-Lac — La Corporation du moulin seigneurial de Pointe-du-Lac.grace à un virement de fonds de l’Office de planification et de développement du Québec (OPDQ), recevra une somme de $215,000 pour compléter les travaux de restauration du moulin de Tonnancour.Construit à partir de 1721 par le seigneur René Godefroy de Tonnancour.le moulin, un vaste bâtiment en pierre, a été classé monument historique depuis 1976.Le moulin.propriété les chrétii des Frères des écoles chrétiennes, doit devenir un lieu d’interprétation et d’animation culturelle.Ile d'Orléans — Le ministère des Affaires culturelles vient de publier le numéro 40 des dossiers du patrimoine.Il s'agit d’un ouvrage consacré aux dépendances agricoles de l’ile d’Orléans.Cet inventaire, distribué à tous les propriétaires agricoles de l'ile, a permis de hiérarchiser les bâtiments secondaires selon leur importance historique, architecturale ou physique.Il constitue aussi une banque de connaissances indispensables à l’examen de ces structures secondaires om- niprésentes dans tous les paysages ruraux du Québec.Les dossiers du patrimoine diffusent les travaux de recherches de la Direction générale du patrimoine et s'adressent à un public averti.¦ Létourneau — En mai 1980, les familles Létourneau se réuniront à Saint-Joseph de Beauce pour souligner le 240ième anniversaire de l’arrivée en Nouvelle-France de Guillaume Létourneau dit Paulette, de Saint-Georges, île d’Orléans, en France.Les descendants de ce personnage peuvent participer à la fête en communiquant avec M.André Lessard.596 avenue Renaud, à BeauceVille.GOS 1A0.explique: « En créant l’Université des mutants, nous travaillons à bâtir la civilisation de l'universel.Cette université est organisée en stages de trois mois.Pendant les trois mois, on apprend aux étudiants les traits caractéristiques de chaque civilisation différente.On leur apprend surtout qu’en cette fin du vingtième siècle, nous nous dirigeons vers la civilisation de l’universel, qui sera la symbiose des vertus complémentaires des civilisations différentes.» L’étudiant de l’Université des mutants, dans sa retraite paisible de Corée, se penche aussi sur les formes de développement en étudiant des cas précis, selon une méthode qui privilégie l’échange et la réflexion.Il écoute d’abord un animateur, le plus souvent un économiste, un homme de culture ou de sciences, lui présenter un exposé distribué à l’avance, avec une courte bibliographie pour permettre aux étudiants de se familiariser avec le sujet.Un débat s'instaure après l’exposé, et l’étudiant est tenu de présenter des hypothèses de travail, des critiques et des suggestions.Les échanges peuvent durer une semaine sur un thème.Des animateurs célèbres sont prévus cette armée pour le deuxième stage des « mutants ».qui vient de commencer avec trente stagiaires venant de 18 pays africains.Dom Helder Ca'mara.archevêque de Recife, Aimé Césaire, écrivain martiniquais, Ki Zerbo, historien voltaique, Ivan Illich, Roger Garaudy, etc., sont attendus.Les nouveaux stagiaires sont pour la plupart des responsables d’entreprises, de la planification ou de secteurs socio-éducatifs dans leur pays.Aucun diplôme n’a été exigé pour leur recrutement.Pour l’Université des mutants, l’essentiel est que l’étudiant soit prêt à remettre en cause ses certitudes, et puisse dire comme M.Iba Der Thiam, agrégé d’histoire et directeur de l’Université: « Je comprends mieux l’autre homme différent de moi par sa culture.J’ai plus de foi encore en l’Afrique et suis convaincu que oéveloppement sans culture n’est que ruine de lame.» L’embarras du choix Si vous vous adressez à nous lors de l’achat d’une maison, vous aurez l’embarras du choix.En définitive, vous choisirez en tenant compte de l’architecture, du nombre de pièces, du quartier, du prix.Quelle que soit l’importance que vous accordiez à ces divers éléments, il est fort probable que nous vous dénicherons la propriété qui vous plaira.Chez nous, le service personnalisé ainsi que de solides recommandations de financement viennent se gretfer au vaste choix.M # Voilà comment nous nous sommes assuré la confiance des gens qui désirent acheter ou vendre.•v Vous pouvez compter sur l’agent des Services immobiliers du Trust Royal.Il vous assistera et ensemble vous trouverez la maison qui fera votre bonheur.L’embarras du choix, nous en faisons notre affaire car nous sommes bel et bien à votre service.IMMEUBLE Trust Royal L’ENSEIGNE QUI FAIT VENDRE ; .s » ij.r m Montréal, lundi 12 novembre 1979 LE DEVOIR Pas de piquetage devant les écoles QUEBEC — La Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ) a assuré hier qu'il n y aurait pas de lignes de piquetage mercredi devant les ecoles transformées en bureaux de scrutin, dans les comtés de Maisonneuve, Beauce-sud et Prévost.« Nous avons donné une directive très ffrm^ a dit le président Robert Gaulin, et la CEQ exercera une vigilance de tous les instants pour qu’il n’y ait pas la moindre interférence de ses moyens d’action dans le processus électoral.» Les six syndicats d’enseignants qui recouvrent les circonscriptions électorales de ces trois comtés n’ont d'ailleurs pas tous des mandats de grève.Ceux de Saint-Jerome (Prévost) et de la Chaudière (Beauce-sud) ne s’étaient pas encore ralliés hier et à moins d’un changement le problème ne se pose pas pour eux.Quant aux autres, ils ont reçu des directive et la CEQ « n’a pas à exercer des pressions sur des citoyens qui iront exercer un droit démocratique ».Le même consigne sera transmise aux syndiqués de ces mêmes écoles représentés nar la CSN ou la FTQ.M.Gaulin a insisté hier sur le fait que sa centrale se dissociait d’avance de tout groupe qui perturberait mercredi le déroulement du scrutin.Allusion à peine voilée au Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec (SFFQ) qui a commencé la semaine dernière à paralyser tous les services gouvernementaux des comtés de Beauce-Sud et Prévost.Pour le CEQ, ces pressions reliées au processus électoral seraient placées « au mauvais endroit.» Et, autre précaution, la CEQ fait fi à l'avance de tout blâme qui pourrait lui être porté par l’un ou l’autre des partis politiques défaits mercredi.lüi ¦ Une «calamité sans nom» Ryan presse Québec d’interdire la grève Affichant fièrement ses médailles, cet ancien combattant, accoutré de façon à se protéger du froid, a participé, hier à Ottawa, au traditionnel défilé soulignant l’Armistice de 1918.Il a arraché des sourires à plusieurs dignitaires militaires ainsi qu’à Mme Maureen McTeer (à droite), épouse du premier ministre Joe Clark.(Photolaser CP) par Rodolphe Morissette A défaut d’une entente négociée d’ici mardi au sujet des conditions de travail des employes des secteurs publics et para-publics, le gouvernement Lévesque a le devoir de recourir à une loi spéciale visant à interdire au moins les débrayages dans les hôpitaux, a soutenu hier le chef du Parti libéral du Québec, M.Claude Ryan.Le chef de l’opposition officielle à Québec s’adressait a Quelque 500 membres et sympathisants de la formation libérale du comté de Maisonneuve.A quelques jours de l’élection partielle de mercredi dans ce comté, la menace de grève générale à compter de demain chez les travailleurs des secteurs publics et pa-rapublics apparaît comme un facteur déterminant sur le vote des électeurs.Si la grève a lieu ainsi que prévu, elle risque d’accroître le vote en faveur du candidat libéral, M.Georges Lalande, au détriment de son rival du Parti québécois, M.Jacques Desmarais.Si, en revanche, le gouvernement adopte en dernière minute une loi spéciale interdisant la grève générale, une démarche pareille risque d’envenimer les rapports entre le gouvernement péquiste et les sympathies qui lui sont acquises en milieu syndical.M.Ryan a certes dénoncé hier la grève déjà annoncée comme « une calamité sans nom » et une démarche « disproportionnée, abusive et exagérée ».Il estime cependant qu'« on peut empêcher cette greve » et s'il a fustigé « les petits potentats » du milieu syndical, il a demandé au ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, de « lâcher ses moyennes générales (en matière de négociation sur les salaires) et de considérer les différentes catégories de travailleurs qu’il a devant lui ».Au sujet des employés d’hôpitaux, dont sait qu’il a renvoyé sa carte du Parti qu bécois à ce dernier le 21 septembre de À 12 h 20.déjeuner-causerie du Canadian Club of Montreal, en l’hôtel Windsor.Invité: M.Al Johnson, président de la CBC.¦ À 12 h 30.conférence à l'Ecole polytechnique.sections génie géologique et génie minier, en la salle A-4I6.dans le cadre d'une semaine d’information minérale.¦ À 16 h.causerie sur le rôle des anglophones dans un Québec nouveau, par Dominique Clift et Sheila McLeod Arnopoulos, au salon de l’université Concordia.2149 rue Mackay.¦ A 20 h.conférence-réception inaugurale de la Bibliothèque publique juive, au 5151 chemin de la Côte-Sainte-Catherine.Invité: le Dr Lucien Israël, de l'Université de Strasbourg.¦ À 20 h.rencontre de réflexion biblique, au sous-sol du presbytère Saint-Jean-Berchmans, 5933 rue Cartier.' ¦ À 20 h 30, conférence-concert du Club musical et littéraire de Montréal, à la Bibliothèque nationale.1700 rue Saint-Denis Invités: Jean-Pierre Duquette et le Trio de Montréal.¦ Début d’un cours intensif de cinq jours, par le centre de bioéthique de l’Institut de recherches cliniques de Montréal, au 110 ave des Pins ouest.¦ Journée initiale de la lie Conférence nationale sur la santé et la sécurité au travail, organisée par le Congrès du travail du Canada, en l’hôtel Beauséjour de Moncton.¦ Colloque de ITlluminating Engineering Society of North America, section montréalaise, sur la conception moderne de l’éclairage, au Château Champlain ¦ Une équipe de l’Institut de cardiologie de' Montréal participe à la 52e réunion scientifique de I American Heart Association, qui commence à Anaheim (Californie).¦ En ce Jour du souvenir, aucune clinique de collecte de sang n’est prévue par la Croix-Rouge Le PQ-Maisonneuve redoute surtout une grève du transport par Gilles Provost S’ils craignent les effets d'une grève générale du Front commun intersyndical mercredi prochain, les militants péquis-tes du comté de Maisonneuve avaient surtout peur.hier, que les chauffeurs d'autobus de la CTCUM ne provoquent une nouvelle paralysie des transports en commun.« Ca, ce serait le bout », a lancé un militant.« Tu aurais dû voir l'humeur des gens que nous rencontrions dans leur cui- sine pendant la dernière grève Tu sais, un gars ne se perd pas dans les subtilités quand il doit payer $15 par jour pour voyager à cause des grévistes de la CTCUM qui gagnent déjà plus d’argent que lui.Tout ce qu'il demande, c’est que le gouvernement remette les autobus en marche.Et s’il ne le fait pas, ce n’est pas un bon gouvernement.» L’autre grande inquiétude était l’éventuelle grève du Front commun, d’autant plus que certains porte-parole syndicaux ont menacé de paralyser la machine pé- quiste le jour même du scrutin.Quant à l’effet sur les électeurs, personne ne le jugeait favorable.Mais on ne voyait pas de solution.Certains avaient entendu à la radio que le caucus des députés péquistes et même le conseil des ministres étudiaient l’opportunité de présenter en soirée une loi spéciale pour contrer la grève du Front commun.A cet égard, les commentaires étaient très réservés, plusieurs semblant même Voir page 6: Maisonneuve Nez à nez dans Maisonneuve?Suivant un sondage pratiqué il y a une dizaine de jours par l’Institut québécois d’opinion publique dans les trois comtés où se tiennent des élections partielles mercredi, le Parti libéral l'emporterait aisément dans Beauce-Sud et dans Prévost.cependant que les deux candidats libéral et péquiste seraient « nez à nez » dans la circonscription montréalaise de Maisonneuve.Dans les trois comtés, on a demandé d’abord quel candidat, sans tenir comte du parti auquel il appartient, « semble le mieux qualifié pour devenir votre prochain député; » puis une question distincte portait sur le parti même que serait porté a appuyer l’électeur.Dans les trois comtés, les deux partis, libéral et péquiste, sont chaque fois plus populaires que leurs candidats respectifs.Dans Prévost, Mme Solange Chapüt-Rolland, libérale, obtient 36% des intentions de vote, contre 23.3% pour son rival du Parti québécois, M.Pierre Harvey (36.5% des personnes interrogées restent ou discrètes ou indécises).À l’échelle des partis favorisés, les libéraux viennent en tête avec 42%.suivis du Parti québécois, à 31% (22%< de discrets ou indécis).L'écart est similaire entre les deux partis principaux dans Beauce-Sud.Le candidat libéral, M.Hermann Mathieu, obtient 41.5% des intentions de vote, contre 27.6% pour M.Raymond Boisvert, Avec l’aide du gouvernement du Québec, créer une garderie, maintenant c’est plus facile Téléphonez ou écrivez-nous.Non seulement nous vous expliquerons les étapes pour former une nouvelle garderie, mais nous Vous aiderons à réaliser -rapidement votre projet.Ministère des Affaires sociales Service des garderies 1075, chemin Sainte-Foy 6161, rue Saint-Denis Québec Montréal G1S2M1 Tel : 643-1827 H2S 2H5 Tel : 873-8151 uiste (28.57c d’indécis et de discrets), uand aux partis, le libéral devance le péquiste par 46.8% à 34.2%> (16.2% d’indécis et de discrets).Dans Maisonneuve, enfin, le Parti québécois et son candidat ne jouteraient que d'une très mince avance.M.Jacques Desmarais, péquiste, obtient 22.6% des inte-tions de vote; M.Georges Lalande, libéral, suit avec 19.7%-.Les indécis et discrets restent ici nombreux (respectivement 42.5%r et 8.5% ).De même, le Parti libéral, à 34% des intentions de vote, n’est devancé que par 2.3 points de pourcentage par le Parti québécois (25.3% d’indécis et de discrets).le débrayage eventuel apparaît intolerable au chef libéral, ce dernier a précisé qu'il n’était pas question de leur enlever le droit de grève tout d’un coup.Il a suggéré plutôt de le remplacer graduellement par un autre mécanisme.Grève(s) ou pas, le chef libéral prend pour acquis que les électeurs de Maisonneuve éliront un député libéral mercredi.« L’avance prise par M.Georges Lalande sur son adversaire péquiste est quasi insurmontable », a-t-il noté.M.Ryan a raillé les résultats du sondage de l’Institut québécois d'opinion publique parus dans Dimanche-Matin hier.Ceux-ci donnent, pour Maisonneuve, une avance de deux points de pourcentage au Parti québécois sur le Parti libéral et une avance de trois points du candidat (sans tenir compte du parti auquel il appartient) péquiste sur le représentant libéral.Il a rappelé en effet qu’à quatre jours de l’élection partielle du 30 avril dernier dans le comté de Jean-Talon.la même maison de sondage avait prédit une avance de deux points du candidat péquiste sur le libéral, alors que se dernier l’a emporté par 58%- des voix contre 35%.« Cette fois-ci encore, nous allons gagner par une marge importante ».a-t-il prédit.Plusieurs journaux faisaient état ce week-end du fait que le candidat libéral de Maisonneuve avait acquis une carte de membre du Parti québécois, pour trois ans.le 19 août 1977.Les autorités du parti ont précisé que trois mois plus tard, M.Lalande avait pris une carte de membre du Parti libéral (fin novembre 1977).On qué- septembre dernier, au moment d’annoncer sa candidature libérale.Tous ces faits étaient connus du chef libéral dès le mois de septembre, a déclaré celui-ci.Après avoir « recueilli un ensemble de témoignages concordants à ce sujet », M.Ryan en avait conclu que M.Lalande ferait un excellent candidat libéral: « Notre parti est assez large pour accueillir toutes sortes de gens et.de toute manière, je n'entends aucunement me livrer à la chasse aux sorcières ou à de l’inquisition sur l’évolution intellectuelle de nos hommes », a-t-il conclu.Dès que le chef libéral a abordé toute cette affaire, une dame d’expression anglaise l’a interrompu pour demander d’une voix inquiète: « He’s been a PQ member?» Finalement, les propos du chef l’ont rassuré, a-t-elle admis.Autre sujet de préoccupation, le fait que l’un des frères du candidat libéral, soit M.Claude Lalande, un organisateur du Parti québécois dans le comté de Papineau.soit venu faire campagne auprès de M.Jacques Desmarais la semaine dernière.En guise de réplique, le candidat libéral de Maisonneuve a réussi à amener son frère aîné.Jacques, à assister à l'assemblée d’hier.M.Jacques Lalande, un organisateur du Parti québécois dans Terrebonne, a confié qu’il se donnait une L’urgence neige n’a pas eu lieu L'état d'urgence, invoqué vendredi dernier par le gouvernement du Québec pour justifier une injonction interlocutoire provisoire contre les préposés à l’entretien des routes, ne se sera finalement pas matérialisé.Les automobilistes québécois auront pu.au cours du week-end, circuler en sécurité relative sur toutes les routes de la province, en partie grâce à la coopération des membres du Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec frappés par l'injonction, en partie aussi grâce à la collaboration des cléments.£ semaine de réflexion, au terme de laquelle il décidera s’il restera, ou non, membre du Parti québécois: celui-ci a été déloyal, juge-t-il, en réquisitionnant l’un de ses frères pour faire la lutte à un autre.M.Ryan a répété que les partielles sont un test pour la question référendaire du gouvernement Levesque: « Le Parti québécois a pris un extraordinaire pari en publiant son livre blanc sur la souveraineté-association à 13 jours des lartielles.Si vous êtes en faveur du livre lanc, votez pour M.Desmarais mercredi, sinon, votez pour Georges Lalande.« Du document gouvernemental M.Ryan a dit que c’était « l’avortement numéro un de l’année, un non starter », en ce sens qu’il ébouillante d’avance toute négociation avec le Canada anglais.« Quand on veut conclure une entente avec quelqu'un, on commence par aller lui parler.Quand on veut acheter la maison de son voisin, on ne commence pas jar mettre une annonce en ce sens dans es journaux, dit M.Ryan.Plutôt, on lui dit qu’il a une belle pelouse, que sa maison a peut-être besoin de réparations.Il a précisé que les contre-propositions constitutionnelles de son parti seront dé-poséses entre le 8 et le 15 décembre; que quelques jours auparavant et quelques jours après, il se rendra en discuter avec tous les chefs des gouvernements provinciaux du Canada.P' le Association québécoise de.successorale DÎNER-CAUSERIE: Hôtel Reine-Élizabeth Salon St-Laurent MERCREDI LE 14 NOVEMBRE 1979 à 18:00 heures JM CONFÉRENCIER: Monsieur Jean C barest, C.l.U.Président de Polyservices Liée.TITRE DE LA CONFÉRENCE Erreurs à éviter en planification si j’étais comptable, avocat ou notaire PRIX: Membre $14.00 Non-membre: $18.00 Information: 843-8410 C Fiducie du Québec dépôts garantis 'h 1 an 2 ans 3, 4 et 5 ans rlduCi du Québec Les Dépôts Garantis • dépôt initial minimum $1,000; • intérêts versés annuellement.Institution inscrite à la Regie de l'Assurance depot du Québec La Fiducie du Québec.pour un choix de modes d'épargne La Fiducie du Québec a préparé à votre intention un dépliant sur les Dépôts Garantis.Pour obtenir ce dépliant, venez ou téléphonez-nous.Fiducie du Québec Service à la clientèle, Modes d'épargne Montréal: 1, Complexe Desjardins (514)281-8840 De l'extérieur, composez sans frais 1-800-361-6840 (demandez le poste 8840) Nouvelle succursale de Laval: Place Val des Arbres, Tour A 1600 est, boulevard Saint-Martin (514)668-5223 De l’extérieur, composez sans frais 1-800-361-3905 ’u desjardins 7941^5 Montréal, lundi 12 novembre 1979 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Rédacteur en chef Michel Roy Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l’information: Trésorier: Jean Francoeur Pierre Loignon Bernard Larocque Lise Bissonnette Washington devant la provocation L AFFAIRE des otages américains de Téhéran, déjà fort préoccupante depuis une semaine, s’est encore aggravée samedi et dimanche.Tout se passe comme si 1 ayatollah Khomeiny souhaitait que l’épreuve de force avec les Etats-Unis tourne à la tragédie.C’est ainsi qu’il rejette brutalement Tes appels a la clémence, d’où qu’ils viennent, et p s tentatives de médiation, même quand 1 OLP en assume la responsabilité.Pendant ce temps, la fièvre de la colère et de l’indignation gagne l’Amérique au point que le président Carter est contraint d’inciter le peuple au calme et les hommes politiques de son pays à la prudence verbale.Pour sauver les détenus de l’ambassade sans effusion de sang et sans infliger d’humiliation à l’une ou l’autre des parties en présence, un seul espoir subsiste a présent: c’est que l’effet cumulatif des efforts de la communauté internationale et des initiatives discrètes ou secrètes entreprises par des gouvernements et des groupes entame finalement la résistance de l’intraitable chef religieux.Car il .est évidemment impensable que Washington donne suite à la requête d’extradition du chah, hospitalisé à New York et dont on disait hier soir qu’il agonisait.L’ancien souverain aurait-il décidé librement de quitter le territoire américain et même de regagner Téhéran qu il en serait, du moins dans son état actuel, physiquement incapable.Jamais la Maison Blanche ne pourrait accepter un marché aussi odieux qui serait la honte de la démocratie des Etats-Unis.Si l'on ne s’étonne plus des redoutables ex-c£s engendrés par la révolution iranienne, on s'inquiète à l'idée que le super-grand, inévitablement blessé dans son orgueil national, ne soit poussé à manifester sa colère par le recours aux moyens naguère classiques, aujourd'hui interdits: l’intervention armée.Certes, de forts courants travaillent l’opinion publique et divers incidents ce week-end indiquent que l’exaspération succède à l’impatience.Malgré les pressions, le président Car- ter et ses conseillers continuent heureusement d’exclure toute option militaire pour sortir de l’impasse.Mais l'envoi des « marines » sur le terrain, jugé aujourd’hui dangeureux, irréaliste et condamnable dans les cercles officiels, serait-il totalement exclu s’il arrivait malheur aux otages dont on apprend, par de prestigieux émissaires, qu’ils résistent toujours au sort pénible qui leur est fait.En cas de massacre, plus rien n’est exclu.On ose espérer que l’iman Khomeiny en est conscient.Il faut en effet apprécier l’extrême gravité du précédent créé à Téhéran par les étudiants musulmans dont l’action, on le sait, a aussitôt été cautionnée par le chef religieux.Plutôt que d’expulser des représentants diplomatiques des Etats-Unis s’il estimait devoir le faire pour appuyer sa demande d’extradition, l'ayatollah n’hésite pas à bafouer ouvertement le droit international à l’immunité diplomatique.Dans toutes les capitales du monde, le caractère anarchique et aberrant de cette action est une source de vive inquiétude.On y verra encore une preuve additionnelle que toutes les règles du jeu de la communauté internationale et de la société civilisée sont précaires et vulnérables.¦ Aussi faut-il s’interroger sur les motivations profondes de l’ayatollah dans cette affaire.On sait que celui-ci, dès qu’il fut prévenu du coup de main des étudiants musulmans à l’ambassade des États-Unis, a aussitôt approuvé l’initiative, faisant de celle-ci une action officielle de son pays.Le Conseil de la révolution, qui assure l’intérim depuis la démission du gouvernement Bazargan, s’était déclaré prêt a recevoir des émissaires étrangers désireux d’engager des négociations, en particulier M.Ramsay Clark, jugé « acceptable » par les auteurs de la révolution puisqu’il fut l’une des rares personnalités américaines à dénoncer les abus du régime précédent et à appuyer les efforts de transformation.Mais l’ayatollah devait s’interposer et interdire formellement aux membres du Conseil de la révolution de recevoir des visiteurs et d’amorcer des pourparlers, seul le patriarche ayant qualité pour le faire.Cette intransigeance est ensuite devenue celle de tous les représentants du régime.On peut donc penser c^ue le chef religieux, aux prises avec des problèmes intérieurs, conteste par une fraction des révolutionnaires plus laïcs, éprouvant quelques difficultés à contrôler ses troupes, gêné par le problème des Kurdes, déplorant que la révolution ne s’oriente pas toujours dans le sens voulu, a suivi l’exemple de bien des chefs d’État avant lui: il a exploité le sentiment très répandu de l’anti-américanisme en Iran pour tenter, à la faveur de l’épreuve, de créer plus d’unité, de raffermir son autorité, d’accroître ses pouvoirs.Il s’en prend publiquement aussi à l’Angleterre qu’il accuse d’accorder l’asile à M.Bakhtiar, ancien premier ministre sous le régime du chah, bien qu’il soit notoire que M.Bakhtiar vit à Paris, non à Londres.L’iman Khomeiny ménage ainsi la France (qui l’avait hébergé lors de son exil) mais lui lance de la sorte un avertissement subtil.Pour les besoins de la révolution iranienne, tantôt culturelle, tantôt sociale, l’ayatollah est conduit à prendre des décisions et à cautionner des excès qui confèrent à cette immense entreprise son caractère déraisonnable, imprévisible, fanatique.Tel est donc le redoutable défi la véritable provocation qu’affrontent les États-Unis.Personne à Washington ne pense que le chah, sur son lit de mort, soit innocent des crimes dont l'accuse le peuple iranien.Mais les exigences de Téhéran sont clairement inacceptables, notamment pour les raisons humanitaires qui ont justifie son hospitalisation à New York.L’impasse semble complète.La seule voie qui s’offre à Washington, exigeante et tortueuse, est celle de la diplomatie discrète et ferme.C’est la voie que le président Carter a retenue avec sagesse mais que la colère d’un peuple humilié rend chaque jour plus étroite.Michel ROY Ottawa aurait pu faire plus pour moi par Marie-Andrée Leclerc Marie-Andrée Leclerc, détenue dans une prison de la Nouvelle-Delhi en attente de passer en procès, a écrit une première lettre ouverte publiée dans LE DEVOIR du 30 août, lettre dans laquelle la jeune femme se plaignait du peu d’empressement du Haut Commissariat canadien à son égard Le 15 septembre.le directeur général du Bareau des services consulaires.M, Houde.répondait ici même à la lettre de Mlle Leclerc, énumérant les diverses dispositions prises par notre ambassade pour aider la détenue Cette dernière a reçu LE DEVOIR dans sa prison et répond maintenant à la lettre de M.Houde C’est avec tristesse que je prends connaissance de la communication de M.F.-X.Houde, directeur général du Bureau des services consulaires au ministère des Affaires extérieures du Canada, publiée dans LE DEVOIR du 15 septembre 1979.Je me trouve dans l’obligation d’y répondre, y trouvant trop de points faux.Peut-être M.Houde a-t-il l’excuse d’avoir été mal informé par ses services.Je suis en prison depuis trois ans mais ce n’est que dernièrement que je me suis permise de me plaindre personnellement de l'aide insuffisante de mon gouvernement; ce n’est pas que j’étais satisfaite de l aide des services consulaires, loin de Là.mais j’espérais d’un jour à l’autre que l’attitude du gouvernement à mon égard changerait; ce ne fut qu’une attente futile de trois années.Cependant, depuis trois ans, plusieurs Canadiens m’ayant visitée a la prison de Delhi, sans me connaître auparavant, se sont ensuite plaints au gouvernement de l’aide insuffisante que m’apportait le Haut Commissariat du Canada à la Nouvelle-Delhi.Durant cette incarcération, si ma situation s’est parfois quelque peu améliorée, dans le domaine de la nourriture ou ailleurs, ce ne fut certainement pas grâce à l’intervention de mon gouvernement.Comment interpréter le fait que les co-accusés avaient commencé à bénéficier d’une amélioration de la nourriture avant moi en 1976?Qu’ils dormaient déjà dans les lits alors que je dormais par terre?Ce fut sur l’intervention de l’avocat d'un co-accusé qui avait réussi à obtenir du juge un ordre pour que je reçoive une meilleure nourriture et un lit pour dormir.mais non sur l’intervention de mon avocat, M.S.N.Chowdhurry.qui avait été recommandé par le Haut Commissariat.Ce M.S.N.Chowdhurry s’est d’ailleurs approprié 8000 roupies ($1000 américains).somme qui lui fut remise par le Haut Commissariat, mais qui était destinée à un autre avocat, Me Frank Anthony.Pourquoi le Haut Commissariat n’a-t-il absolument rien fait ensuite pour récupérer cette somme de Me Chowdhurry?J’ai soumis une plainte contre Me Chowdhurry à cet effet au Barreau des avocats il y a plus de deux ans.Dans un pays aussi profondément religieux que l’Inde, on autorise à chaque Noël les détenus étrangers à recevoir des visites.Je ne suis donc pas la seule à avoir ce privilège à Noël, tous les étrangers l'ont.Bien que l'Inde soit avant tout Hindoue, lorsque c’est la fête des musulmans par exemple, tous les musulmans de la prison sont autorisés ce jour-là à recevoir des visites.Le jour de Noël 1976, alors que tous les étrangers de la prison, y inclus les co-accusés, ont eu droit à une visite de trois heures, je fus le seul détenu étranger à qui l’on interdit une visite ce jour-là.Soeur Turcot, du Couvent de Mater Dei de New-Delhi, fit.pourtant tout en son pouvoir pour me voir ce Noël-là.M.Houde prétend qu’à un certain moment je pouvais sortir de prison mais que j’avais choisi d’y demeu- rer.Ne suis-je donc plus saine d'esprit pour vouloir, volontairement, continuer à vivre au milieu des moustiques, des punaises la nuit, des mouches, des cafards, des insectes le jour, sans compter les rats qui prennent ma cellule pour un champ de course' Le cas de Karwar, que M.Houde prétend récent, est en fait un cas de 1976; le mandat d’arrêt avait été émis contre moi par le juge de Karwar le 20 août 1976 et envoyé au directeur de la prison de Delhi.Je puis mettre une copie de ce mandat d'arrêt à la disposition de M.House s’il le désire.Puis-je aussi rappeler que des cautions de 100,000 roupies ($12,500 américains) et 40,000 roupies ($5,000 américains) ont déjà été déposées pour mes cas de Benares et d'Agra depuis de longs mois.Quant au cas de Karwar pour lequel je n'ai pas encore réussi a obtenir la liberté provisoire sous caution, j’ai déjà dépensé plus de 10,000 roupies ($1,200 américains) en frais d’avocat.En octobre 1978, un prêtre canadien, l’abbé Grenier; est venu me visiter et a rencontré M.Rogers, le Haut Commissaire, se plaignant de l’aide insuffisante.De retour au Canada, l’abbé Grenier a soumis un rapport à M.Rogers le 6 novembre 1978.rapport dans lequel il demandait que l’agent consulaire s'occupant de moi soit remplacé par un agent consulaire francophone, espérant que je recevrais ainsi une meilleure aide.Le 13 novembre 1978, je recevais pour la première fois la visite d’un nouvel agent consulaire, M.Carrier.Il est absolument faux d’affirmer que le Haut Commissariat me fournit des articles de toilette (savon, dentifrice, serviettes hygiéniques, etc.).Quant à la nourriture reçues « périodiquement » comme le prétend M.Houde, je me demande où elle est.Depuis trois ans, en tout et pour tout, je n'ai reçu en six occasions que quelques boîtes de conserve de l'agent consulaire (M.Church me fit des envois les 24 et 31 décembre 1977 et le 15 avril 1978 et M.Carrier, les 1er juin 1979, 16 juillet et 18 septembre 1979).Et en trois ans, je n’ai reçu que quelques revues et cinq livres du Haut Commissariat.Il faut noter de plus que les trois fois où M.Carrier m’apporta de la nourriture.il le fit à son compte et non à celui du Haut Commissariat.Quant à l'affirmation de M.Houde alléguant que les autorités indiennes ne fournissent même pas aux détenus indiens certains articles élémentaires.elle est complètement fausse.Les détenus de categorie « B Class ».dont je suis, reçoivent chaque semaine du savon, du dentifrice, etc.Peut-être les Indiens s’imaginent-ils que les étrangers ne se lavent pas! L'Article 576B du Punjab Jail Manual oblige les autorités pénitentiaires à fournir ces objets.Le fait que je ne les reçoive pas n'est-il pas significatif de I'« efficacité des démarches » du Haut Commissariat?Je comprends que mon gouvernement ne puisse intervenir dans la procédure judiciaire indienne et d’ailleurs, je ne lui en ai jamais fait la requête, mais je crois que le Haut Commissariat aurait pu faire quelques démarches pour rendre ma situation conforme aux normes des droits humains et internationaux et de la Charte des Nations Unies dont l’Inde est l'un des membres relativement au droit des prisonniers et accusés.Ma lettre du 16 août 1979.publiée dans LE DEVOIR sous le titre « Mon gouvernement n'intervient pas.» n'était pas un appel à l'aide — car j’ai perdu tout espoir d'une aide de mon gouvernement — mais plutôt une mise au point à l’intention des Canadiens afin qu’ils se rendent compte du soi-disant soutien qu’apporte le gouvernement aux Canadiens qui ont des problèmes à l’etranger.Je termine en ajoutant que durant les onze années pendant lesquelles j'ai travaillé pour le même employeur, j’ai toujours régulièrement payé mes impôts au gouvernement.Le judaïsme n’est pas antiféministe par Elle Feuerwerker • ; Dans LE DEVOIR du premier novembre, Lise Noël réplique au texte "que je publiais dans LE DEVOIR du 3e octobre, intitulé « Un retour aux ¦sources ».La critique doit s'appuyer sur des faits authentiques et des données exactes.Dans mon exposé, j’ai fait remarquer que le rôle de la femme juive ne se résume pas à être une femme-objet ou femme-chosç.J’ai souligné que rien dans la tradition juive ne permet d'affirmer que le statut de la femme se résumait à être une pièce de collection.Je remarque, et pour cause, que ce point de vue n’a pas 'été contesté.En effet la religion juive est basée sur la vie et le respect de la vie.Les lois, aussi rigoureuses qu elles peuvent être, doivent céder le pas lorsque la vie est en jeu.Une ïelle tradition ne peut qu’amener à respecter les individus, qu'ils soient hommes ou femmes.Parler d’un courant fondamentalement antiféministe du judaïsme, c’est interpréter l'histoire à sa manière.L'histoire juive montre que les femmes, ont, à plusieurs reprises, non seulement pris leur destin en main, mais qu'elles ont fait bénéficier la société de leurs initiatives.Elles ne se sont pas limitées à un rôle passif, mais ont contribué à faire Lhistoire tout court.’ L’expression d’égalité de l’homme èt de la femme tirée de La Genèse aurait cédé le pas au récit de la création de la femme, d’après Lise Noël.Mais la tradition juive ne saurait donner de préséance à un récit par rapport à un autre.Eve serait un être faible et dangeureusement séducteur.Ne serait-ce pas Adam, plutôt, qui manque de conviction.La clitorotomie, reconnaît Lise Noël, n’apparaît pas dans le judaïsme.En effet, contrairement à ce qui sc pratique, encore de nos jours, à une grande échelle en Afrique et en Orient, en particulier, cet acte n’a pas de sens ni d’existence, dans le judaïsme Quant au sang de la menstruation et de l’accouchement, Lise Noël compare son caractère avec celui, noble et généreux, que verse le guerrier.Le rapprochement se veut péremptoire mais le rapport de cause à effet est absent.Comme je l'ai souligné dans mon texte, la femme juive n’est pas seule soumise aux lois de pureté.C’est une loi générale.qui prend des formes particulières.L'homme n’y échappe pas.Tant que cette perspective d'ensemble sera omise du raisonnement, le tableau que l’on pourra brosser de la société juive demeurera biaisé, et en conséquence, erronné.Lise Noël dit avec justesse que des raisons d’hygiène ne peuvent seules expliquer les'lois de pureté et d'impureté.Qui a dit le contraire?Oui.reconnaît ensuite Lise Noël, les femmes juives sont soumises aux prescriptions de la Loi, mais seule- ment à celles qui formulent des défenses (« Tu ne dois pas ») et non à celles qui stipulent des obligations (« Tu dois » ).Erreur.Et les exemples du contraire seraient nombreux.Prenons en seulement un.celui du Sabbat: «Tu te souviendras du jour du Sabbat, etc."), qui est une obligation positive.Puisque la question de la polygamie a été soulevée, parlons-en il y a plus de 1,000 ans, que Rabbénou Guershom.ratifiant une situation de fait, a décrété son abolition.En ce qui a trait au divorce, pour être valide il nécessite le sonsentement des deux époux Puisque Lise Noël, cite, avec à propos, la majorité religieuse du jeune garçon juif, à l'âge de 13 ans, la « Bar Mitzvah », elle devrait, pour rester objective, mentionner, en parallèle, celle de la jeune fille juive, dès l’âge de 12 ans, la « Bath Mitzvah ».Dans les deux cas, la majorité religieuse signifie la pleine responsabilité de ses actes.Dire que la naissance du premier-né n'entraîne de réjouissances que s'il s’agit d'un garçon, est une aberration Lors de la naissance d’une fille l’occasion est aussi solennelle, lorsque un nom lui est attribué.Plus on se rapproche du texte original, plus on retourne vers « les sources ».Ainsi, Lise Noël caractérise le peuple juif, comme un peuple élu.Si elle se penchait sur l’expression hébraïque, elle comprendrait que la traduction authentique de « Am Segouloh » (Exode.19.5.) est celle d’un peuple séparé, puisque peuple de prêtres (Exode, 19.6 ).(' est dire, que le titre de mon article: « Un retour aux sources » ne pouvait mieux se justifier que par l’intervention de Lise Noël.Ce n est effectivement que par un tel retour que l’on pourra éviter les déformations du prisme et aboutir à un portrait juste et équitable.¦ Propos d’actualité La télévision n'est pas.et ne doit pas être, un cours du soir.La télévision est pour le commun des mortels la source première de divertissement bon marché.Elle est ici comme ailleurs, le loisir numéro un Un moyen de polarisation totale.Une vrai drogue.La télévision est plus viscérale que rationnelle.Elle joue sur les émotions, ce qui est potentiellement dangereux.Mais là est pour nous le défi.Pour pouvoir bien informer, il faut capter, plus encore monopoliser l’attention du téléspectateur au risque de verser dans ce que l'on appelle, quelques fois de façon péjorative, l’information spectacle.Pourquoi pas?(Pierre Nadeau, animateur et journaliste.Discours fait le S novembre en recevant le prix Olivar Asselin).Métamorphoses par Albert Brie La parole est une invention de l’homme.Et — entre autres commodités —, elle a celle de le consoler de ne pouvoir agir.¦ Devise du petit politicien: « Je n’ai qu’une parole, celle de ne pas la tenir.» ¦ De ce même petit politicien, on peut dire: « En Chambre, son silence est de loin ce qu’il a de plus profond.» ¦ C’est à pleurer de voir que si peu de gens rient.¦ Le rire du petit enfant est plus sérieux que ses larmes.Il m'arrive même de le trouver plus touchant.douche de froide raison qui a nom: Mariage.¦ « Amour, amour, quand tu nous tiens, « On peut bien dire: « Adieu, la paix! » ¦ L’espoir, c’est du rêve qui a pris un coup de vieux.¦ De l’adolescent, ne nous attendons pas, parents, qu’au sortir de son âge ingrat, il entrera dans l’âge reconnaissant.¦ J'essaie de me mettre à la place du premier homme qui, tout à coup, se rendit compte qu’il pensait.Comme son angoisse dut être grandè! Il me semble l’entendre murmurer: « Suisje le premier fou?» ¦ Un emmédien arrive à jouer naturellement de la même manière qu’un politicien parvient à mentir honnêtement.¦ Il est regrettable que pour juger intéressante une personne attentive à nous écouter, il nous faille courir le risque de passer à ses yeux pour un discoureur assommant.¦ L’esprit est ce qu’il y a de plus bête au monde, quand il nous manque.Le rire est communicatif; les larmes sont contagieuses.¦ Le rire, échappant à notre surveillance, sachons nous y abandonner.L’homme qui ne rit jamais s’interdit ce laisser-aller; il ne veut pas qu'on le surprenne désarmé, nu.Pour lui, le rire est une indécence de l’esprit.Sa pudeur défiante dérobe mal une hypocrisie d’imposteur.¦ Il manque au poltron d’attendre que le danger soit passé avant d’éprouver de la peur, pour se gagner une réputation de bravoure.¦ Quand on a sa peau à sauver, pas d'échappatoire: on est acculé à l'héroïsme.¦ Quand il arrive de nous sentir insupportable à nous-même, la meilleure façon de nous réconcilier avec notre égo consiste à fuir dans le désert des gens du monde.¦ Pour tempérer les feux de l’amour, rien n’est mieux indiqué que cette bonne Il y a un individualisme ouvert, comme il y a un solidarisme fermé.¦ L’homme, dans la société occidentale moderne, est un individu traqué par ceux mêmes qui ont mission de le défendre.A chacun son ghetto.Son abri est aussi son cachot.¦ Le bonheur, ne serait-ce pas du malheur dompté?¦ Je rêve d’une histoire de la nation, dans laquelle l’historien raconterait l’histoire des grands, parallèlement aux légendes du peuple.¦ Le bourgeois, à mon avis, est celui qui passe son temps à se barricader de sécur ités, pour empêcher la vie, c’est-à-dire le combat, l’amour, la conquête, la connaissance et la quête de la vérité, d’arriver, menaçante, jsuqu’à lui.¦ Le génie est un fou, avec cette petite différence: Le fou a perdu la raison; le génie l’a remplacée par une meilleure.¦ Précisions sur le congrès des Clubs coopératifs (Lettre adressée d Mme Renee Rntran.chroniqueur cl la cousant mations).J’ai pris connaissance de l’article qui fait suite, dans l’édition du 23 octobre 1979 du DEVOIR, à votre couverture du congrès des Clubs coopératifs de Consommation qui avait lieu en fin de semaine dernière à Montréal.Vous y mentionnez des faits justes, mais qui.inexpliqués, peuvent laisser libre cours à de fausses interprétations par un public moins informé.S’il est en effet vrai que, comme vous le mentionnez.« alors que plusieurs clubs souhaitent la constitution d’un front commun des clubs autonomes, une seule proposition était inscrite au cahier: que le congrès se prononce sur la formation d’une Fédération des clubs coopératifs de consommation ».il importe toutefois de préciser la façon dont s’est constitué ce cahier, pour comprendre l’absence de la proposition allant dans le sens (l.ettre adressée massif au référendum M Dion estime que le Livre blanc du gouvernement Lévesque.intitulé « Une Nouvelle Entente Québec-Canada » servira alors de base de disrus-sion pour en venir éventuelle ment à une nouvelle confédération Cure de santé anti-stress par la parapsychologie appliquée et la relaxation transcendantale CONFÉRENCE EXPLICATIVE Mardi, 13 novembre, 20h00 Loews Cité, 362S avenue du Parc Rens.: (819) 377-2081 Admission $5.00 Ecole des Hautes Etudes Commerciales AMd.ee a 1 Un.versde de Monuea' UlfEïlU n n cz ü i troisième conférence H.E.C.de la saison 1979-1980 “L’avenir de Montréal, centre de recherche scientifique” Mardi 13 novembre 1979 de 18:00à 19:30 Lionel Boulet Directeur de l'Institut de Recherches l Hydro-Québec (IREQ) rentrée est libre amphithéâtre 3068 de l’École pour tous renseignements, téléphoner ou écrire à: Dominique Ferrand, adjoint au secrétaire général.Relations publiques 5255, avenue Decelles, Montréal, H3T 1V6 tél.: 343-3838 prochaine conférence: le mardi 11 décembre 1979 L’avenir de Montréal, centre des transports nationaux Général Jacques A.Dextraze, CC, CBE, CMM, DSO.CD Président du Conseil d’administration Chemins de fer Nationaux du Canada de l’Enseignement supérieur (1980-1981 ) Un candidat sur trois obtient une bourse* Maîtrise 600 bourses de 4 000$: toutes disciplines y compris les sciences de l’administration (Concours B-1) Doctorat 500 bourses de 6 000$ (Concours B-2) Recherches postdoctorales 20 bourses de 9 000$ (Concours B-3) «Jeunes Administrateurs» L'équivalent de 50 bourses de 8 000$ • maîtrise en administration des affaires ou doctorat^en administration à plein temps, bourse de 8 000$ (Concours A-3); • études à temps partiel: — maitnse: 265$ le crédit; — baccalauréat: 150$ le crédit: (Concours A-6) Transport 5 bourses de maîtrise d'une valeur de 6 000$ (Concours A-4) Date limite d'inscription: Le 31 janvier 1980 pour les nouvelles demandes et le 1er mars 1980 pour les renouvellements.Annonce des résultats des concours: vers le 15 mai 1980.On peut obtenir un formulaire de demande de bourse en s adressant â • Direction générale de renseignement supérieur.Ministère de l'Education, 1035.rue de la Chevrotière.Québec G1R 5A5 Tél (418)643-3862 ou • Service aux etudiants des universités du Quebec • Directions régionales du ministère de l Êducation du Québec • Délégations et bureaux du Quebec à (étranger * Moyenne approximative des deux dernières années Gouvernement du Québec Ministère de l'Education Direction générale de renseignement supérieur Echanges «Québec-Ontario» Pour études au niveau de la maîtrise, du doctorat ou recherches postdoctorales: 10 bourses de 6 000$.8 000$ ou 12 000$ (Concours C-1) 30 bourses d etudes et de perfectionnement d un montant maximum de 6 000$ Ces bourses s adressent aux artistes qui ont terminé leuMormation de base qui ne sont pas considérés comme des professionnels (Concours B-4| 1 •+n~ï ‘'rSïTfïtlîtlII ' • 10 ¦ Le Devoir, lundi 12 novembre 1979 Le prix du pétrole L’Ontario s’opposera à toute hausse de plus de $2 par Michel Vastel .«Dans ce contexte, précise non productrices.« Cette taxe consomme roc.__ j_ par Michel Vastel OTTAWA — L’Ontario n'a aucun compromis à faire sur les prix du pétrole.« Nous ne sommes pas venus pour çà, a lancé hier soir le premier ministre, M.William Davis.Nous allons faire connaître nos objections à toute augmentation supérieure au $2 le baril de brut canadien déjà prévue.Il appartiendra ensuite au gouvernement fédéral de prendre ses responsabilités.Seul ou en accord avec les provinces productrices.» M.William Davis va se poser aujourd'hui, à la conférence des premiers ministres sur l'Énergie, en champion des intérêts des consommateurs.Au nom de toutes les provinces non productrices de pétrole, il s'opposera farouchement à toute augmentation importante du petrole, et pour deux grandes raisons: ¦ Le moment choisi est malvenu.les États-Unis entrent dans une récession importante et les taux d[intérêt au Canada sont trop élevés.Ces deux facteurs négatifs entraîneraient, selon un document déposé hier soir par l'Ontario, une baisse de la croissance de 1.5 à 2.5% en 1980 et contribueraient à une hausse de près de 1% du taux de chômage.Le Canada subirait une réduction de 50 à 75,000 emplois.Une hausse de $4, au lieu de $2 le baril, ajouterait une perte de 60.000 emplois en 1980 et de 137.000 en 1981.Toute augmentation supérieure à $2 du prix du pétrole constituerait ainsi un autre « choc », difficile à encaisser par une économie déjà mal en point.¦ « Nous ne sommes pas prêts à discuter maintenant de prix de pétrole, prétend encore l'Ontario, parce que la province veut auparavant régler trois importantes questions: un véritable plan d'autosuffisance qui implique plus de conservation, la substitution du gaz ou de l'électricité au pétrole et la construction d'un système de pipeline qui permette de faire face à toute situation d'urgence; une nouvelle formule de partage des revenus pour toute augmentation supérieure au $2 déjà prévu ; des mesures de protection des consommateurs les plus touchés, notamment les canadiens à revenus fixes comme les retraités.Avec une telle position de l'Ontario, il est douteux que M.Clark réalise son rêve d'an nonrer sa politique énergéti que dès ce soir devant 1; < hambre des communes.Mais, dans un ultime effort, M.Clark aura une série d'entretiens privés, après 16 h .avec les premiers ministres des trois provinces productrices, soit l'Alberta, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique.• Si M.Clark veut éviter une décision unilatérale, il devra convaincre ces trois premiers ministres, et surtout M.Peter Lougheed que le « prix mondial » ou le « prix moyen à Chicago » sont plus des cibles réalistes.« Nous voulons un ii prix canadien », de lancer avec force hier soir M.William Davis Le gouvernement de l'Ontario tentera de faire valoir aujourd'hui qu'on peut très bien attendre pour modifier la politique actuelle des prix.La formule de $2 d'augmentation en deux phases, janvier et juillet 1980, permet déjà à l'Alberta de recevoir $880 millions de plus pour son Fonds du patriotisme « C'est un compromis important que nous faisons là », souligne l'Ontario Dans une longue analyse économique.Queen's Park tente de démontrer que le Canada n'est pas en état d'affronter des hausses plus importantes du prix du pétrole La récession aux États-Unis, prêt end-on à Toronto' est plus importante qu'il n’y parait.Le gouvernement ontarien se croit autorisé à réviser, à la baisse, le taux de croissance général du Canada de près de 1%.La politique monétaire canadienne, avec un taux d in-térèt de base de 14'; et des taux privilégies et hypothécaires de 14 75' ; au moins, coûtera de 38,000 à 44.000 emplois et pourrait souffler l'inflation de 14' ; de plus que prévu la DAVID.BOULVA CLEVE A: Un militant des Panthères noires arabes (à droite) empoigne au collet un membre du Goush Emounim.lors d’un affrontement entre les deux groupes hier, près deBéthéem.' (Photolaser AP) Israël emprisonne un maire de Cisjordanie JERUSALEM (AFP) - Le ouvernement israélien a pris ier deux décisions lourdes de conséquences, en jetant en prison l’une des personnalités les plus en vue en Cisjordanie, M.Bassam Chakaa, maire de Naplouse, puis en adoptant un nouveau programme de colonies de peuplement dans les territoires occupés depuis 1967.Les deux affaires ne sont pas liées, mais elles sont toutes les deux de nature à compromettre davantage le projet d’autonomie actuellement négocié entre l’Egypte et Israël pour les habitants de Cisjordanie et de Gaza.Dans les deux cas, le gouvernement israélien a aussi donné l’impression d’être pris dans une engrenage de radicalisation.L’affaire Chakaa a commencé mardi dernier, quand le général Dany Matt, qui coordonne l’administration militaire dans les territoires occupés par Israël, a convoqué le maire de Naplouse dans le bureau du gouverneur de la ville.La conversation, à laquelle assistaient un comman- dant et un lieutenant colonel, a porté sur le terrorisme et notamment sur l’attentat commis en mars 1968 sur l’autoroute Tel Aviv-Haifa.Cet attentat avait fait 34 morts.La conversation a été rapportée dès le lendemain en des termes très divers, mais toujours très durs, par la presse israélienne.Selon sa propre version, M.Chakaa avait indiqué que de tels actes de feddayin — il n’emploie pas le mot de « terroriste » étaient « le résultat logique de l’occupation israélienne ».Cette justification, bien qu’elle soit partagée de façon notoire par l’ensemble des notables de Cisjordanie et de Gaza, a soulevé l’indignation en Israël et a conduit les autorités israéliennes à ordonner l’expulsion du maire.Mais la publication par les journaux israélien d’une conversation privée a pris rapidement les allures d’une provocation.L’épouse de M.Chakaa, pour qui ces révélations font partie d’une « campagne contre les maires patriotes qui s’opposent au projet d’autonomie », a fait appel devant la Cour suprême israélienne.Celle-ci devrait statuer prochainement sur la validité des motifs d’expulsion.Cela n’empêche que le notable s’est vu notifier hier son expulsion en Jordanie et a été conduit, en attendant, en prison en Israël.Immédiatement, la ville de Naplouse s’est mise en grève totale et le conseil municipal a démissionné en bloc.« Avec cela, les Cisjordanie nous sont plus unis que jamais », a déclaré un maire adjoint, M.Abou Gazaleh.En effet, les cours ont cessé spontanément dans les écoles de plusieurs autres villes.Sur les routes, les jeunes gens ont dressé quelques barrages de pierres.Les maires de Cisjordanie et de Gaza, qui ont tenu des réunions de concertation, envisagent de démissionner collectivement si M.Chakaa est effectivement expulsé.Du côté israélien, M.Shimon Peres, chef de l’opposition travailliste, a expliqué que le gouvernement ne pouvait pas faire autrement que de reagir.Mais une autre formation, le Shelli, a estimé que « cet ordre d’expulsion tourne en dérision le projet d’autonomie pour la Cisjordanie et vide de leur contenu les accords de camp David ».Quant au nouveau programme de colonisation arreté hier, il vise à agrandir les implantations existantes en Cisjordanie, dans la zone de Gaza et sur les hauteurs syriennes du Golan, et à déplacer de quelques kilomètres la colonie d’Zlion Moreh.L’évacuation de cette dernière avait été décrétée le 22 octobre par la cour suprême qui.d’une part, a mis fin aux confiscations de terres privées arabes faites « à la légère », mais qui, d’autre part, a contraint le gouvernement Begin à décider une augmentation des acquisitions de terres non enregistrées au cadastre.Dans l’attente des réactions à l’étranger, il est évident qu’Israël a plongé un peu plus les Etats-Unis et l’Egypte dans l’embarras.Par ailleurs, près de 200 membres des « Panthères noires », israéliennes, représentant les couches défavorisées de la société, ont envahi hier un point de peuplement du , Gouch Emounim en Cisjordanie, et l’un d’eux a été gravement blessé au cours des incidents violents qui ont opposé les deux groupes.Les panthères noires (qui appartiennent généralement aux communautés originaires des pays arabes et d’Orient) sont arrivées à Elazar, point de peuplement proche de Hébron, à bord de trois autobus.Ils entendaient manifester contre « tout l’argent gaspillé pour le Gouch Emounim, alors que rien n’est fait en Israël pour les économiquement faibles ».Les deux groupes en sont venus aux mains.Un membre du Gouch Emounim a tiré un coup de semonce qui, selon les correspondants locaux, a grièvement atteint à la tête un manifestant.Ce dernier a été transporté à l’hôpital par les forces de sécurité, qui sont intervenues pour ramener l’ordre et évacuer les Panthères noires.L’avenir du Cambodge donne lieu à de profondes divisions à l’ONU Répression policière à Pékin PEKIN (AFP) — La répression policière s’est à nouveau abattue sur le « printemps de Pékin » hier avec l’arrestation de trois jeunes Chinois au mur de la démocratie du carrefour Xidan.trois semaines après la condamnation du dissident politique Wei Jingsheng à 15 ans de prison.Les jeunes gens, dont on ne connaît pas l’identité, pourraient appartenir ou être liés au groupe « Tribune du 5 avril » ou au Western réalisé par Norman1 Foster, avec Wayne Maunder et Michael Dante 14.30 Janette veut savoir Le pour et le contre de la contraception chez l’adolecente" 15.30 F,es services à la communauté pour l'enseignement du français aux anglophones Mon ami Pierrot Les 100 tours de (’entour Passe-partout Cne émission éducative divertissante pour les petits de trois à six ans Le marché aux images Films documentaires La vie parlementaire L'été sho Inv : Cassonade Contre-jour Des drogues et des hommes "L'alcoolisme chez la femme".Comment la société perçoit-elle la femme alcoolique.Atehum Science et fiction Cn magazine à caractère scientifique traitant d'astronautique, de science-fiction et des ovnis.Nova "Kinstein le solitaire" Document sur la vie et l'oeuvre du physicien Albert Kinstein nous faisant connaître sa fameuse loi de la relativité ainsi que ses prises de position face à la bombe atomique et au nazisme.Les lundis de Pierre Nadeau Cne émission qui traite différents sujets de l'actualité politique tant sur la scène québécoise, canadienne qu'internationale.La chute des aigles L'histoire des grandes monarchies qui ont dominé l'Rurope.depuis le milieu du 19e siècle.13.30 13.45 14.00 15.30 16.30 17.30 18.00 18.30 19.00 I Q TVFQ (Câble) 9.30 Pour les jeunes 10.15 Feuilleton: Cne suédoise à Paris" 10.30 Société d'aujourd'hui Quatre générations de femmes" 11.30 Midi-Première (Variété*.Artistes invités: Patrick Sébastien et Ringo.ATKLIKK CONTINC.1200 est.laurier La ligue Nationale d’improvisation 21 h 00.fnf 272-2655 CONSKRVATOIRK DK MCSIQCK, 100 est.Notre-Dame (873-4031* Salle Gabriel Cusson Classe de piano de la faculté de musique de l'Université McGill.19 h 00 Programme: Debussy.Chopin.Liszt.Bartok Ginastera Kntrée libre CAFK DK LA P LACK, Place des Arts Les Kmigres" de Slawomir Mrozek avec Jean Gascon et Guy L Kcuyer.Mise en scène Jean Salvy Lun à ven 20 h 30.Sam 17 h 30.21 h 30 CAFK NOOSPHKHK.816 est.Ontario
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