Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 17 décembre 1979
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1979-12-17, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
'ligp CE QUE DOIS PRIX FEMINA Pierre Moinot LE GUETTEUR D'OMBRE Gallimard — $19,95 C Vol.LXX — No 294 Ciel variable.Froid, Maximum -13.Montréal, lundi 17 décembre 1979 Férié 25 CENTS L’IQOP donne une large avance à Claude Ryan C’est NON à 45.8%, peu importe la question Si les élections provinciales se déroulaient demain au Québec, les libéraux obtiendraient 55,9% des voix, le Parti québécois 35,4%, l’Union nationale 5,5% et les Démocrates 1,9%.Et si demain était plutôt journée de référendum, 20,3% des Québécois répondraient OUI à la question, sans même savoir de Quelle façon elle pourrait être posée tandis que 45,8% Québécois diraient NON et que 25,6% conditionneraient leur réponse à la question.Tels sont les résultats d’un sondage mené par l’Institut québécois de l’opinipn publique (IQOP) du 5 au 12 décembre et dont les résultats faisaient la manchette du Dimanche-Matin.Non seulement l’intention de vote est-elle en faveur des libéraux mais 50,4% des répondants se disent insatisfaits ou très insatisfaits de l’actuel gouvernement pé-quiste tandis que 45,4% de ces répondants en sont satisfaits.Enfin, la popularité de M.Lévesque est légèrement en baisse tandis que celle de M.Ryan monte de presque cinq points.La question posée aux 803 répondants qui ont été retenus de l’échantillonage initial de 1,200 noms était: « Si des élections provinciales avaient lieu demain au Québec, pour quel parti voteriez-vous?» Le Parti libéral du Québec est plus po-nlaire que le PQ, dans la région de lontréal comme dans la région de Québec et dans tout le reste de la province.Pour la première fois depuis 1976, les répondants dans toutes les catégories puyeraient maintenant le Parti libéral en sl’oria Iaiii* or\rvni slanc> urtA r\lnc Jni nrrr 1____J._____I.—— J — pu Mi d’age accordent leur appui dans une plus grande proportion aux libéraux qu’aux pé-quistes.Le sondage relève également que les francophones accordent maintenant leur faveur au PLQ en plus grand nombre qu’au Parti québécois, un revirement par rapport à la popularité des partis au Québec chez les francophones telle qu’en faisait état un sondage réalisé en avril.Un peu plus de 46% des répondants ap- comparaison de 31,2% lors du sondage de 1TQOP en avril.Le PQ a la faveur de 37,4% des répondants dans les résultats d’hier, tandis qu’en avril 38,8% des répondants avaient opté pour lui.Cette hausse de popularité du Parti libéral se remarque surtout chez les hommes.En avril de cette année, seulement 11,6% des répondants masculins à un sondage de 1TQOP favorisaient les libéraux.Cette proportion est passée à 47,8% dans popularité est passée de :nez les répondants mascu- le sondage que vient de réaliser 1TQOP tandis que la p 39,6% à 35,3% ch lins.Depuis les élections de 1976, le Parti québécois a connu ses heures de gloire et des déboires dans les divers sondages, mais jamais depuis le 15 novembre sa popularité n’a été si faible, à 35,4%, que dans ce sondage alors qu’inversement l’étoile du PLQ n’a jamais été si brillante Voir page 6: L’IQOP MNNBNMMMMBi week-end sportif Le C anadien poursuit sa glissade Le retour de Claude Ruel derrière le banc du Canadien de Montréal n’a pas encore solutionné les problèmes de l’équipe, qui a perdu 6-2 devant les Jets de Winnipeg, samedi.Le Tricolore, sous Ruel, a maintenant subi deux revers en autant de parties, ayant également perdu 5-3 contre les Oilers d’Edmonton.Willi Lindstrom a marqué trois buts dans la victoire des Jets qui ont bombardé le gardien Richard Sévigny de 48 lancers, dont 22 en deuxième période.$ Les Buccaneers sont champions Les Buccaneers de Tampa Bay ont remporté leur premier championnat en quatre ans d’histoire seulement en défaisant les Chiefs de Kansas City 3-0, hier, lors du dernier weekend de la Ligue Nationale de football.Ils terminent la saison avec une fiche de 10 victoires et six revers, ex-eaquo au sommet avec les Bears de Chicago qui doivent cependant s’incliner en raison de leur fiche moins reluisante contre les clubs de la section centrale.mi»»: tWi! ¦ Le traumatisme du OUI sera de courte durée, croit Jacques Parizeau — page 3 ¦ Le Québec et les élections: un éditorial de Lise Bissonnette — page 4 m Le Front patriotique refuse toujours de signer à Londres — page 8 Le leadership libéral: le suspense persiste par Claude Turcotte OTTAWA — À la suite d’un long suspens entouré de mystère qui dure depuis samedi après-midi, M.Pierre Elliott Trudeau donnera vraisemblablement aujourd’hui ou demain sa réponse aux libéraux qui le prient de les diriger à nouveau dans une cinquième campagne électorale.M.Trudeau lui-même est devenu pratiquement invisible depuis vendredi matin, alors qu’il a fait savoir au caucus libéral qu’il consentirait à redevenir un chef permanent si les instances du parti manifestaient à son endroit un désir pas nécessai- rement unanime mais très certainement massif et non équivoque.Cette condition a été remplie au cours du week-end.D’abord le caucus national, qui a siégé pendant plus de dix heures vendredi et qui en est venu éventuellement à un consensus et à l’unanimité sur M.Trudeau.Le lendemain, l’exécutif national du parti, réunissant 36 membres, dont les présidents des fédérations provinciales, en est arrivé à une décision unanime beaucoup plus rapidement.Trois heures après le début du meeting on faitsait savoir que l’exécutif national à l’unanimité acceptait la motion du caucus et priait M.Trudeau d’accepter la tâche de diriger les troupes libérales pendant la prochaine campagne.Les libéraux ont tout au cours du weekend misé à tel point sur une réponse affirmative de l’ex-premier ministre qu’ils n’ont aucunement considéré l’hypothèse d’un refus, ce qui entraînerait pour sûr la tenue d’un congrès de leadership vers la mi-janvier.Selon ce qu’en ont rapporté des députés, le consensus qui a pris forme au caucus contenait les éléments suivants: « Que M.Trudeau se batte avec vigueur comme en 1974, qu’il gagne et qu’il gouverne.» Évidemment cela implique que les députés ne veulent pas d’un chef qui démissionnerait après un an ou deux.Advenant la prise du pouvoir on s’attendrait alors que M.Trudeau demeure en poste jusqu’à la fin de son mandat.Par ailleurs, le caucus a pris la décision de ne pas se lancer en campagne électorale sans avoir un programme écrit, contrairement à la situation du printemps dernier.On ne sait pas exactement qui serait Voir page 6: Leadership Le sén Al Graham L’Opep fixera son prix à au moi ns $24 CARACAS (d’après AFP et Reuter) — A quelques heures de l’ouverture officielle aujourd’hui de la conférence de TOPEP, la Libye a annoncé le relèvement de son prix du pétrole à 30 dollars par baril et l’Iran et l’Algérie ont précise qu’un rajustement de leurs tarifs serait nécessaire.Ces décisions font suite à l’augmentation des prix annoncée jeudi par l’Arabie Saoudite et qui porte le niveau du pétrole de référence (marker crude) à 24 dollars.Comme l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis appliquent cette augmentation rétroactivement au 1er novembre.Le Qatar a également relevé son prix de six dollars et le Venezuela atteint également le niveau de 24 dollars avec un mouvement de quatre dollars.Ces quatre pays, représentent au total 45 pour cent des livraisons de l’organisation, pour un baril de 159 litres de petrole à 24 dollars.Le ministre Saoudien du pétrole, le cheikh Zaki Yamani, a répété nier que son pays, le premier producteur de l’OPEP, n’avait nullement l’intention de relever une nouvelle fois les prix qu’il pratique pour une production atteignant 9,5 millions de barils/jour sur une production totale de 31 millions pour les 13 pays de l’OPEP.D’autres pays de l’organisation, comme le Koweït et l’Irak, devraient, selon des sources bien informées, annoncer de façon imminente une augmentation de leurs prix d’environ 2 dollars par baril, soit quelque 10 pour cent.Dans la délégation irakienne, on indiquait que le niveau de 24 dollars atteint après ce mouvement pourraiet être considéré comme « raisonnable ».Le ministre algérien du pétrole, M.Belkhacen Nabi, a rappelé que le pétrole algérien était traditionnellement vendu 5,50 dollars au-dessus du « marker crude ».Comme un joumahste lui demandait si désormais l’Algérie considérait comme le prix normal 29,50 dollars, M.Nabi a simplement répondu: « Vous calculez bien », mais en refusant d’indiquer si une décision avait été déjà prise.La Libye, qui produit du petrole de qualité analogue à celui de l’Algérie et dont les tarfis sont voisins, a pris la décision de relever immédiatement son prix de 26 à 30 dollars, a indiqué le ministre libyen, M.Ezzedinne Mabrouk.Cette mesure constitue un « simple ajustement technique », a-t-il précisé après l’annonce de l’augmentation des Saoudiens.Le ministre iranien, M.Ali Moinfar, a estimé qu’il fallait rétablir l’écart entre le pétrole saoudien et le pétrole iranien existant avant la récente décision saoudienne.M.Moinfar a indiqué que cette différence était de quatre dollars par baril, mais le niveau réel pour l’acheteur de pétrole atteignait 5,50 dollars.Selon ce calcul, le prix iranien se situerait entre 28 et 29,50 dollars.L’Iran n’a pas encore arrêté sa position sur les prix, mais M.Moinfar a indiqué que l’OPEP devait aller pour 1980 au-delà au niveau de base de 24 dollars par baril, et se rapprocher du « véritable prix » du pétrole qu’il a établi au minimum à 35 dollars.En fait, les discussions porteront sur le montant des marges destinées à refléter, par rapport au pnx de référence, la qualité du pétrole et la proximité des marchés, affirment les délégués.Ainsi, au cours d’une conférence de presse, M.Moinfar a fait valoir hier que le pétrole iranien devait bénéficier d’une surcharge de deux dollars au-dessus du prix de réference, venant s’ajouter à une autre surcharge équivalente autorisée par l’OPEP en mars dernier pour permettre à ses membres de profiter de l’accroissement de la demande.Voir page 6: L'Opep \\ L’ex-chah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi.et sa femme, l’ex-impératrice Farah Diba, ont retrouvé le sourire dans leur nouvel asile: nie de Contadora, au large des Côtes de Panama.(Photolaser AP) Le chah s’installe à Panama Les Iraniens pourraient relâcher certai ns otages avant Noël TEHERAN (d’après Reuter et AFP) -Vingt-quatre heures après le départ des Etats-Unis de l’ex-chah pour Panama, la tension entre Washington et Téhéran semble avoir baissé d’un cran.M.Sadegh Ghotbzadeh, ministre iranien des Affaires étrangères, a laissé entendre que les otages, detenus depuis le 4 novembre dans rambassade des Etats-Unis à Téhéran, pourraient ne pas être jugés.Certains pourraient même être libérés avant Noël, a-t-il précisé dans une interview en direct dimanche à la Chaîne de télévision américaine ABC.Il a affirmé d’autre part que tous les otages recevraient la visite d’observateurs internationaux et de prêtres catholiques ¦et protestants dans les prochains jours, avant Noël.Le ministre a donné l’assurance à toutes les familles américaines des otages retenus que ceux-ci étaient en très bon état de santé, qu’ils n’avaient pas été maltraités et qu’il prendrait toutes les mesures pour qu’ils passent Noël « aussi joyeusement que possible ».M.Ghotozadeh a qualifié le départ de l’ancien monarque de « victoire pour l’Iran ».Il a en outre rejeté comme « ridicule » le jugement de la Cour internationale de justice de La Haye demandant la libération immédiate de tous les otages.La décision de la cour a été prise à Punani-mité de ses juges.En lisant le jugement, le président de la cour, sir Humphrey Waldock, de Grande-Bretagne, a également ordonné la restitution de l’ambassade aux Américains.« Il n’y a pas d’exigence plus fondamentale que l'inviolabilité des envoyés diplomatiques.Ce sont des principes profondément enracinés dans le droit international et il ne faut pas qu’un seul Etat les ignore ».« Le maintien de la situation actuelle expose ces personnes à des privations, à des épreuves, à l’angoisse et même à des dangers pour leur vie et leur santé », a ajouté le président.Pour sa part, le président Carter a réagi prudemment aux propos du ministre iranien des Affaires étrangères, au sujet d’une éventuelle libération de certains otages pour Noël.Le président américain a dit ne « pas être mécontent » du contenu de cette interview mais il a estimé que « les actes étaient préférables aux paroles.» ¦ Carter a tenu à répéter que la position de Washington n’avait pas changé, à savoir que la libération des otages détenus est la condition préalable à toute négociation entre les Etats-Unis et l’Iran au sujet du rôle de Washington sous le régime du chah.Il a dit espérer que le départ de l’ancien monarque pour le Panama permettrait d’accélérer la solution de la crise américano-iranienne.En revanche, un porte-parole des étudiants islamiques qui détiennent les 50 otages depuis le 4 novembre a indiqué que les préparatifs pour leur procès se poursuivaient: « Aucun otage ne sera libéré avant le procès.Il est nors de question de libérer quiconque avant Noël ou à l’occasion de Noël.Nous n’avons pas modifié notre position d’un pouce », a-t-il dit.M.Ghotbzadeh, quant à lui a affirmé qu’« à l’heure actuelle aucun procès n’est Erévu mais un grand jury international ».e ministre avait lui-même annoncé le dimanche 9 décembre, que les otages comparaîtraient devant une juridiction de ce type qui, a-t-il précisé devant les caméras d’ABC, sera composé de gens respec-Voir page 6: Les Iraniens (((CŒ3 GROS LOT $100,000.minimum vendredi NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L’ORDRE I 15 I 20 1 26 1 36 6 SUR 6 NOMBRE DE GAGNANTS 2 PRIX $472,651.00 5 SUR 6 286 $780.90 4 SUR 6 9511 $65.20 5 SUR 6 + 26 $5,726.40 M Y TIRAGE 937 ^ ^ VENDREDI 14/12/79 NUMERO NO COMPLEMENTAIRE S APPLIQUANT SEULEMENT AU 5 SUR 6 ?31 ) VENTES TOTALES $2,584,857.NUMERO COMPLET 765822 CHIFFRES 65822 CHIFFRES 5822 CHIFFRES 822 CHIFFRES 22 POSSIBILITE DE 3 GAGNANTS DE $50,000.27 GAGNANTS DE $5.000.270 GAGNANTS DE *250.2700 GAGNANTS DE *50.27000 GAGNANTS DE *5.Tous les billets gagnants de $250.et $50.de la Mini sont encaissables à toute succursale de la BCN T I r 2 B Le Devoir, lundi 17 décembre 1979 JRIMOINE L’ émie Saint-Denis L’ËTAT d’abandon dans lequel se trouve l’ancien immeuble de l'académie Saint-Denis et de la Jeunesse ouvrière catholique, au numéro 1037 de la rue Saint-Denis, pose à nouveau le problème des mesures de protection des bâtiments en attendant leur restauration.L’immeuble de l’académie Saint-Denis, construit à partir de 1865 par les dames de la Congrégation Notre-Dame, pour l’instruction des jeunes filles du quartier Saint-Jacques, demeure, aux yeux de l’administration municipale, un bâtiment récupérable et recyclable à des fins résidentielles ou à une occupation mixte de commerce et d'habitation même si un incendie l’a abîmé au cours de l’été 1979.De 1865 à 1936, l’immeuble à la façade de pierre relativement dépouillée a servi à l'enseignement avant de devenir le quartier général de la Jeunesse ouvrière catholique.Ces dernières années, il a servi à un projet d’auberge de jeunesse, puis abandonné.Depuis lusieurs mois, la pluie et ientôt la neige et le gel rendent problématique la conservation de cet immeuble dans un état recyclable.A l’arrière, une dépendance construite avant 1875 n'est guère en meilleure état.Les difficultés pour retracer le propriétaire de l'immeuble et la possibilité d une mutation prochaine de propriété ont en quelque sorte retenu une intervention prompte des services municipaux.Après un incendie, la ville de Montréal, peut, au nom de la sécurité publique, intervenir et faire barricader un bâtiment ou ordonner sa démolition Dans les amendements qu’elle propose à sa charte, l'administration municipale pourrait même, éventuellement, imposer la présence d’un gardien.En vertu de son code du logement, l’administration municipale peut aussi obliger un propriétaire à restaurer ou à renouer son bâtiment plutôt oue de la laisser barricadé indéfiniment, jusqu’à les intempéries et le vandalisme viennent à bout de la structure.Toutefois, l’exercice de ce pouvoir est assujettie à la merci de longues procédures administratives et à des recours auprès d’une commission d’arbitrage qui peuvent retarder une intervention pressante de protection du bâtiment, d’autant plus pressante que l’hiver peut rendre prohibitive toute tentative de restauration tellement il attaque les structures d'un bâtiment non chauffé, laissé sans entretien et ouvert à tous les vents.L'ancienne académie Saint-Denis se trouve dans un territoire couvert par le règlement de zonage dit du quartier latin et est assujettie de plus au règlement municipal sur la protection du patrimoine résidentiel.Les maisons barricadées de la rue Saint-Hubert aussi, mais, depuis plus d’un an, les procédures en vue de les rendre conformes au code du logement traînent en longueur.La ville de Montréal dispose des pouvoirs lui permettant de prendre elle-même l’initiative de travaux de protection et de restauration des immeubles ayant une fonction résidentielle ou ayant eu une fonction résidentielle autrefois.Encore faut-il qu elle épuise les procédures et qu’elle ait la volonté de le faire en temps utile.¦ Ville Saint-Laurent — À la suite des interventions de la Un premier jalon.MÊME si le salaire de la femme collaboratrice du mari dans une entreprise non constituée en société est enfin reconnu, le dossier est loin d’être fermé, affirment les porte-parole de l’Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFEAS).Il restera ouvert tant et aussi longtemps que ces Québécoises qui travaillent avec leur mari dans des entreprises à but lucratif ne pourront bénéficier des avantages sociaux et fiscaux leur assurant autonomie et sécurité financière.« La mesure fiscale annoncée lors du dépôt du budget par le ministre des Finances, M.John Crosbie, permettant la déduction du salaire versé au conjoint dans une entreprise non constituée en société est un premier pas, non le dernier.Cette mesure nous réjouit, mais il ne faut surtout pas que cela s’arrête là.Cette reconnaissance du salaire de la femme collaboratrice est l’aboutissement d'un long travail d’information et de sensibilisation entrepris auprès du public et des femmes collaboratrices elles-mêmes depuis cinq ans.Une recherche réalisée par l'Association, en 1975, démontrait en effet qu’environ 30,000 Québécoises travaillent en collaboration avec leur mari dans de nombreux types d’entreprises: femmes d’agriculteurs, de petits commerçants, de professionnels, etc.Cette étude avait démontré que ces femmes travaillent en moyenne 30 heures par semaine dans l'entreprise qui appartient à leur mari dans 84% des cas; 85% d’entre elles ne reçoivent aucun salaire.N’étant pas des travailleuses rémunérées, elles ne peuvent bénéficier des avantages sociaux comme l’assurance-chômage, les congés de maternité et autre.Notons en outre que l'expérience accumulée par la femme collaboratrice n’est pas reconnue par la société ou par un employeur éventuel, c’est-à-dire que si elle se présente pour un même type d’emploi (travail de secretariat, de comptabilité, réceptionniste) dans une autre entreprise, son employeur ne tiendra pas compte de son expérience, faute ae diplômes ou d'une attestation d’emploi.De même que la femme sur le marché du travail, la femme collaboratrice doit consacrer du temps supplémentaire à l'entretien de sa famille et de son foyer.Comparativement à la femme sur le marché du travail, la femme collaboratrice se doit d'être plus impliquée quant à l'avenir de l’entreprise car sa sécurité d’emploi et sa sécurité financière dépendent directement de celui-ci.En cas de faillite, vente ou décès, en cas de séparation ou de divorce, la femme collaboratrice, selon son régime matrimonial, peut se retrouver sans travail, sans sécurité financière et dans certains cas, sans biens communs, ceux-ci étant saisis ou vendus.L’AFEAS a mis de l’avant onze recommandations qui touchent la fiscalité, le droit successoral, les régimes publics comme l’assurance-chômage et le régime des rentes.Ces modifications qui relèvent du fédéral et du provincial devront être apportés, dit l’Association, afin d'assurer la sécurité financière de ces femmes.Une Association de femmes collaboratrices est en voie de formation et le congrès de fondation est prévu pour la fin de l’hiver, vraisemblablement en mars.Un comité provisoire travaille présentement à en élaborer les bases.Les Groupes de ressources techniques pour l’Association des femmes collaboratrices — nés d’un projet de crétation d’emploi — tentent par divers moyens, depuis plusieurs mois déjà, de rejoindre ces femmes pour les informer de leurs droits.Ces groupes sont actuellement présents à Montréal, Québec, Sherbrooke et Rimouski.Réunies en assemblée à Montréal, au début de décembre, les directrices de ces groupes n’ont pas caché que la mobilisation aes femmes collaboratrices, particulièrement dans les grands centres, est difficile.« On rejoint assez facilement les femmes collaboratrices, note Christiane Gagné, de Rimouski, mais il est beaucoup plus difficile de les mobiliser ».Mme Gagné souligne que le groupe avait réussi à rejoindre dans la région de Rimouski 350 femmes les invitant à une rencontre.Toutes ont reçu au moins trois appels téléphoniques, le dernier pour confirmer la date, l’heure et l’endroit de la rencontre.Seulement 68 femmes se sont présentées, 10 avec leur mari.Toutes avaient été invitées accompagnées.Celles qui ne sont pas venues à la rencontre ont été rejointes le lendemain pour savoir pourquoi elles n’étaient pas au rendez-vous: « Si les femmes sont réticentes, note Christiane Gagné, c’est qu’elle ont peur de s'engager dans une telle démarche dont elles ne connaissent pas l'issu: elles ont peur que leur sécurité affective soit menacée, elles ne veulent pas mettre en péril leur couple ».Il est évidemment beaucoup plus facile d'expliquer le sens même des revendications et les objectifs du regroupement lorsque mari et femme assistent à la rencontre.Pour un grand nombre de ces femmes qui acceptent de participer à une rencontre d’information, c’est une révélation.Elles ne s’étaient pas rendu compte jusque là de leur statut au sein de l’entreprise, ignorant tout des aspects administratifs et juridiques des lois et règlements.Se rendant compte de la dif-ficulté des femmes a comprendre les termes juridiques concernant les régimes matrimoniaux, les droits successoraux et autres documents légaux, le Groupe de ressources techniques pour la région de Québec a fait un annuaire de définitions de termes juridiques en collaboration avec un notaire et un avocat.La clinique juridique de l’Université Laval en a fait la revision.Le groupe a fait une demande de subvention auprès du Conseil du statut de la femme pour en faire une brochure qui serait alors mise gratuitement à la disposition de toutes les femmes du Québec qui en feraient la demande, explique la directrice du groupe, Mme Rita Dufour-Villeneuve.Dans la région de Montréal le GRTAFC a préparé un document d’information sur le crédit tandis que le groupe de Sherbrooke a élaboré un document comparatif entre la situation de la femme sur le marché du travail et celle de la femme collaboratrice.Les anciens membres du comité fondateur du Centre de renseignements et de documentation de la Fédération des femmes du Québec — Claire Robitaille, Berthe Bel-lemare, Fernande Juneau, Gabrielle Labbé et Alma Le page — organisaient récemment une réception en témoignage d’estime et d’amitié pour Mme Yvette Rousseau, nommée le printemps dernier membre du Sénat du Canada.Avant d’être nommée sé-natrice, Mme Rousseau avait été présidente et vice-présidente du Conseil consultatif canadien sur la situation de la femme.Mme Rousseau est arrivée au Conseil dès la création de cet organisme, en 1973, avec une riche expérience de vie syndicale, et en particulier de tous les problèmes se rattachant à la condition féminine.Rappelons qu Yvette Rousseau a été présidente de la Fédération des femmes du Québec au début des années 1970.Tous ceux et celles qui lui ont rendu hommage l’autre soir se sont accordes pour mettre en relief le courage, le dynamysme, la détermination L’école Pierre-Laporte: Morin demande un sursis Le ministre de l’Education, M.Jacques-Yvan Morin, a demandé à la Commission scolaire de Sainte-Croix de surseoir à sa décision de faire venir des étudiants anglophones à la polyvalente française Pierre-Laporte de Ville-Mont-Rqyal.Son ministère est aussi intervenu auprès du Bureau des écoles protestantes du Grand Montréal (BEPGM) et lui a soumis un projet de transfert de ses étudiants protestants francophones à Pierre-Laporte.Le ministre Morin est d'avis que la décision prise par les commissaires de Sainte-Croix est précipitée et, quant à lui, il informe le BEPGM que des changements le touchant ne prendraient pas effet, s’il acceptait, avant septembre., À Sainte-Croix c’est dès janvier que les commissaires projettent d’élever le taux d'occupation de leur grosse et coûteuse polyvalente, en y instaurant la cohabitation unguisti-que.En effet, cette Commission entend placer quelque 260 étudiants d une école secondaire anglophone catholique, trop peUte et de construction moins récente, dans les classes inutilisées de Pierre-Laporte.Dans une lettre qu'il a fait fiarvenir il y a quelques jours à a présidente de la Commission scolaire de Sainte-Croix, Mme Jeanne Lanthier, le ministre prend parti en faveur des parents en reprenant leur argument: « J’estime qu’il est préférable qu’une école soit fréquentée par des élèves qui reçoivent leur enseignement dans une seule et meme langue.» Les motifs d’ordre financier ont été d'un poids certain dans la décision de la commission de Sainte-Croix, les coûts d’entretien, de chauffage et d’administration.de cette femme qui, a plus d’a-vojr élevé huit enfants dans des conditions difficiles — se retrouvant soutien de famille avec un mari malade pendant de nombreuses années — a trouvé le temps de s'occuper activement de syndicalisme dans le secteur du textile.En 1965, elle était élue vice-présidente de la Fédération canadienne des travailleurs du textile; elle fut aussi vice-présidente de la CSN.Le Conseil consultatif canadien sur la situation de la femme, par la voix de sa vice-présidente pour le Québec, Mme Lucie Pépin, a profité de cette occasion pour lui rendre aussi hommage à la sénatrice Rousseau.¦ Une quatrième femme sera assermentée, aujourd’hui, juge à la Cour de la citoyenneté à Montréal.Il s’agit de Mme Diana Drew-Togneri ; le juge Kenneth E.Mackay présidera à l’assermentation.Les autres juges sont Mmes Françoise Laporte, Mignonne Legault-Tessier et Hélène Baillargeon-Côté.Mme Maria Marelli agit comme juge suppléant.¦ Le 28 septembre 1979, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) annonçait qu’il avait mis sur pied, a la demande du ministre des Communications, un groupe de travail chargé d’établir des lignes de conduite dans le but de favoriser l’élimination des stéréotypes sexistes dans les médias de radiodiffusion.Etant donné que le problème des stéréotypes sexistes a fait l’objet de plusieurs recherches, le groupe de travail a décidé de concentrer ses efforts à y trouver des solutions.Par conséquent, ce groupe invite le public à lui présenter des exposés écrits comportant dans la mesure du possible des recommandations précises sur les lignes de conduite à adopter.Un exemplaire des exposés devra être adressé, avant le 31 janvier 1980 au Groupe de travail sur les stéréotyes sexistes, Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, Ottawa (Ontario) K1A 0N2 Le groupe s’attend à compléter son analyse et à rendre publique ses lignes de conduite d’ici la fin du second trimestre de 1980.¦ Le gouvernement américain est décidé à mettre un terme aux discriminations sexuelles dans la pratique du sport à l’école et à l universite Le ministère de la Santé et de l’Education, dont le domaine s’étend aux sports, adoptait, mardi dernier, une série de directives destinées à empêcher le sexisme dans les sports scolaires et universitaires Ces dispositions obligent notamment les directeurs d’écoles et de collèges à répartir les fonds destines aux activités spoHives au prorata exact du nombre de ceux qui pratiquent des sports.Ainsi, si 40% des athlètes d’un collège sont des femmes, elles devront bénéficier de 40% des crédit.Cela viendra-t-il un jour au Québec?NETTOVEUR P.M.Service d une heure ou comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 Société d’histoire de Saint-Laurent, l’administration municipale a résolu d’entreprendre l’étude complète de son inventaire bâtiments anciens afin de déterminer les meilleurs moyens de les sauvegarder et de les mettre en valeur.Deux maisons anciennes en particulier, le 2920 et le 825 chemin de la Côte Vertu, retiennent l’attention.La première aurait été construite entre 1750 et 1760 tandis que la seconde s’y trouvait bien avant 1828.Elles sont toutes les deux inoccupées et barricadées, construites en pierre dans le style des maisons rurales traditionnelles du Québec.Dans le cas du 2920 chemin de la Côte Vertu, pour lequel l’administration municipale a déjà émis un permis de démolition, le ministère des Affaires culturelles serait disposé à la protéger par l’émission d’un avis d’intention de classer.Valide pour une période maximale d’un an, l’avis donnerait le temps à tous les intervenants de repenser le développement de ce secteur de Ta ville en tenant compte de sa valeur patrimoniale indubitable.Dans le cas du 825 chemin de la Côte Vertu, qui n’est pas menacée par une requête en démolition, l’administration municipale a été informée de quelques projets de recyclage lesquels, à première vue, pourraient mettre en valeur son caractère patrimonial.L’administration muni-ciaple possède un relevé de ses bâtiments anciens parmi lesquels elle avait identifié le 2920 chemin de la Côte Vertu.Ce relevé comprenait une dizaine de bâtiments mais n’avait pas identifié le 825 chemin de la Côte Vertu.Sur la base de ce relevé, l’administration municipale devrait compléter son inventaire et amorcer une véritable politique municiaple du patrimoine de Saint-Laurent.Pour ce faire, elle pourrait compter sur le concours de la Direction générale du patrimoine et de la Société d’histoire de Saint-Laurent.¦ Collection Birks — La famille Birks a résolu d’offrir son importante collection de pièces d’orfèvrerie aux musées nationaux du Canada en dépit des efforts de dernière heure d’une institution québécoise, le musée des Beaux-arts de Montréal, pour la rapatrier au Québec.Celle collection, comprenant environ 12,000 pièces provenant pour une bonne moitié du patrimoine québécois, se trouvait autrefois à Montréal.En 1977, sans crier gare, la famille Birks déménageait cette collection à Toronto où, affirmait-elle, les possibilités de diffusion, de recherches et d’enseignement, plus importantes, en justifiaient la présence.La collection ne sera ni à Toronto, ni à Montréal, mais à la Galerie nationale d’Ottawa.Le ministère des Affaires culturelles, facilement apaisé par un projet d’exposition itinérante au Québec, n’avait pas jugé bon, en février 1978, de prendre d’autres moyens pour la rapatrier, ni même d’inviter le propriétaire à l’informer et à lui offrir le premier choix ad-venant le cas où il souhaiterait s’en départir.Pour les musées québécois, tout comme pour l’inventaire national des oeuvres d’art, la propriété de cette collection est bel et bien perdue.Tout au plus, pourront-ils l’accueillir temporairement si la Galerie nationale consent à la leur prêter en tout ou en partie.¦ Charte de Montreal — Dans de nouveaux amende-mants à la charte de la ville de Montréal, l’administration municipale de soustraire les biens culturels et les immeubles se trouvant en tout ou en partie dans une aire de protection aux exigences générales de superficie d’occupation.Un plan d’aménagement ou de construction dans ce contexte peut aussi déroger à tout autre règlement municipal, en étant plus permissfif ou plus sévère, si le Conseil municipal l’approuve.L’administration municipale a également apporté une nécessaire précision à un amendement, que le Conseil municipal a approuvé récemment, qui l’autorisait à former une corporation sans but Seuls les membres de la Corporation professionnelle des évaluateurs agréés du Québec peuvent porter le titre d’évaluateur agréé (e.a.) ANDRÉ POISSON, e.a.J.Arthur Maroi* (1970) Inc.200.rue Sl-Jacquea Bureau 801 Montréal.H2Y 1M1 844-4431 M .>* v.HH HB V \ Pllgi ï:-> O - .- ' L'immeuble de l’ancienne académie Saint-Denis, ouvert à tous les vents.(Photo Jacques Grenier) La restauration du moulin à vent de /7/e Perrot et l’aménagement du parc historique ont été primés par Heritage Canada et l’Ordre des architectes du Québec.(Photo Inventaire des biens culturels).lucratif pour le développement et la revalorisation de l’arrondissement historique.Dans la première version, l’amendement à la charte n’indiquait pas explicitement que l’éventuelle Société immobilière du Vieux-Montréal pourrait contribuer au recyclage à des fins résidentielles des immeubles de l’arrondissement.La précision permettra à cette société immobilière d’intervenir dans tous les aspects de la mise en valeur du vieux bâti de l’arrondissement.¦ Classement — La maison Gore, sise au 8, rue des Cascades à Beauport, fait désormais partie de l'inventaire des monuments historiques classés du Québec.Cette maison en pierre, la mieux conservée de son genre à Beauport, aurait été construite entre 1790 et 1822.Elle se caractérise par un gabarit imposant, des murs pignons surmontés d’une cheminée et érigés en coupe-feu, le nombre et l’ordonnance de ses ouvertures et, à l’intérieur, par les dimensions des pièces et le soin de la mouluration.¦ Ile Perrot — La fondation Héritage Canada a décerné le prix d’honneur national au parc historique de la Pointe-du-moulin à l’île Perrot.Le parc historique, ouvert au public l’été dernier,' comprend un moulin à vent construit entre 1705 et 1708 par Joseph Trottier Des Ruisseaux, une maison de meunier et un centre culturel aménagé dans un domaine de verdure d’une trentaine d’acres.La firme d’architecte Blouin, Blouin et Associés, de Montreal, avait déjà mérite, le printemps dernier, le prix d’excellence de l’Ordre des architectes du Québec pour ce projet d’intégration de structures anciennes et de structures modernes dans un environnement commun.¦ Maquette Duberger — -Dans une communication récente aux musées nationaux du Canada, la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec réclame a nouveau le rapatriement de la maquette Duberger à Québec.La Société rappelle que cette maquette en relief de la ville de Québec, offerte au Canada en 1908, devait, par un arrêté en conseil, être exposée dans un musée militaire de Québec.Une brochure publiée récemment par les musées nationaux aurait omis de mentionner l’existance de cet arrêté en conseil et d’autres détails qui démontrent, aux yeux de la Société Saint-Jean-Baptiste, qu’elle doit retourner à Québec.Elle pourrait se loger dans le parc oe l’Artillerie mis en valeur par Parcs Canada.Une simple entente entre les musées nationaux et Parc Canada suffirait, selon la Société Saint-Jean-Baptiste, pour en assurer l’exposition permanente à Québec.La maquette demeurerait toujours la propriété du gouvernement canadien et serait exposée dans un immeuble du gouvernement canadien.¦ Le vitrail — Jusqu’au 6 janvier 1980, le musée régional de Rimouski présente une exposition sur l'art du vitrail que le Musée du Québec a mis au point.Il s’agit d’une exposition à caractère didactique qui, avec la participation de maîtres verriers, tente d’initier le visiteur à la fabrication SEULE?Ensemble, vous pourriez former un couple heureux.Ne laissez pas la solitude empoisonner votre vie.AGISSEZ! \tms tli-u t , une agence sérieuse et efficace vous accueillera avec compréhension et discrétion.Pour un rendez-vous sans obligation: 861-0488 Agence de rencontres XtHus üt-iLr liu\ 1440, rue Sainte-Catherine o., bureau 512.Du lundi au vendredi, de I3h à 21 h.d’un vitrail, à la composition du verre, à sa coloration et à sa décoration.Le musée est ouvert au public du mercredi au dimanche, de 13 h à 21 h 30.Publications — Les éditions Boréal Express viennent de publier « la Capitale » de M.André Duval.Cet ouvrage constitue en quelque sorte la suite du « Québec romantique » publié par le même auteur l’an dernier.L’un et l’autre ouvrage présente des facettes variées de la vie d’autrefois dans la ville de Québec.« La Capitale » rappelle le rôle politique qu'a joué cette ville depuis les origines du pays et son rayonnement culturel en tant que foyer de l’Amérique franco-politique.Cet ouvrage de 320 pages, abondamment illustré, est en vente dans les librairies au prix de $14.75.Le Centre documentaire en civilisation traditionnelle de l’université du Québec aux Trois-Rivières a publié récemment le numéro 9 de sa revue d’ethnologie du Québec.Publié avec le concours des éditions Leméac, la revue, dirigée par M.Robert-Lionel Séguin, comprend des articles sur la crecelle, les artisans horlogers des régimes français et anglais, la mentalité populaire au Québec d’antan, le diable gris de Benjamin Suite et sur la guérison, la radiesthésie et la communication corporelle.Le numéro se vend $4.95 et l’abonnement annuel (deux numéros) $9.00.BRUNET DE COTE-DES-NEIGES EST LE NOM QUI DOMINE DANS LA CRÉATION DES MONUMENTS AUCUN AGENT ECONOMISEZ U COMMISSION AVANT D'ACHETER CONSULTEZ LA PLUS VIEILLE MAISON DU QUÉBEC Inscriptions Reporotions et nettoyoges J.BRUNET Ltée 48 24 Chemin Cote dei Neiges Tel.738 8686 Fondée en 1877 1 r i f LE DEVOIR g: 3 Montréal, lundi 17 décembre 1979 '—¦ Pierre Trudeau a toujours la confiance de 83% des Québécois A trois jours de l’annonce de la te- semblaient favoriser à la succession de nue d’élections fédérales, les résultats M.Trudeau.C’est M.John Turner oue d’un premier sondage sur lapopularité 31% des répondants trouvent le plus de MM.Joe Clark, Pierre Elliott Tru- qualifié plus M.Donald MacDonald deau et sur celles des candiats à sa suc- vers lequel 18.2% des répondants ont cession indiquaient l’excellente cote penché.Viennent ensuite MM.Jean de M.Trudeau auprès des Québécois, Chrétien (12,4%) et Jean-Luc Pépin en contraste avec la terne image de M.(4,6%), 3,6% pour les autres candidats Clark.et 22,4% sans opinion tandis que 7,8% Quatre-vingt-trois pour cent des ré- des répondants ne favorisaient ni l'un pondants à un sondage de 1TQOP corn- ni l’autre des candidats nommés dans mandité çar Dimanche-Matin ont la question.fait connaître leur très favorable ou fa- n faut noter que ce sondage a été vorable opinion de M.Trudeau alors réalisé avant la lecture du discours du que 65% de répondants ont opinion dé- budget et le renversement du gouver- favorable, voire même très défavo- nement, et qu’il ne peut tenir compte rable, de M.Clark.non plus de la décision de M.Turner L’Institut québécois d’opinion publi-.de ne pas poser sa candidature au lea-que (IQOP) fait état d’une marge d’er- dership lioéral, cette décision ayant reur statistique absolue de plus ou été annoncée deux jours avant la fin moins 3,5% pour ce sondage, mené du sondage.par téléphone du 5 au 12 décembre Chez les francophones, 28% des ré-auprès de 1123 personnes dont 803, ou pondants sont très favorables ou favo- 71,5% ont accepté de répondre à un râbles à M.Joe Clark, tandis que seu- questionnaire de cinq minutes.lement 21% des répondants chez les LTQOP voulait aussi savoir quels non-francophones sont défavorables personnages politiques les répondants ou très défavorables de M.Clark tan- dis que les non-francophones indi- cophones tandis que MM.Pépin et quent à 60% environ leur défaveur à Chrétien recueillaient en grande partie l’endroit du premier ministre conser- leurs appuis chez les francophones, valeur.On compte huit pour cent d’in- Les répondants péquistes préfèrent, décis chez les francophones, 18,5% comme les libéraux, M.Turner à M.chez les non-francophones.Macdonald, puis M.Chrétien et enfin Pour M.Trudeau et ses successeurs, M.Jean-Luc Pépin.1TQOP a tenté de déterminer d’où, de LTQOP explique dans Dimanche-chez les péquistes et les libéraux pro- Matin qu’un sondage « donne une vinciaux, venaient les appuis.Un peu sorte de photographie la plus juste plus de 76% des répondants péquistes possible sur la force actuelle des cousent très favorables ou favorables à M.rants d’idées, des chefs politiques et Trudeau, alors que 89,7% des répon- de leurs partis.Il accorde à la popula- dants libéraux provinciaux favorisent tion le droit de se regarder dans un mi- M.Trudeau.roir ».Cette perception favorable à M.Tru- Conscients qu’il sera appelé à réali-deau est manifeste dans tous les grou- ser plusieurs sondages dans les mois à pes d’âge, tant chez les hommes que venir, et que leurs résultats avantage- les femmes, chez les francophones ront ou désavantageront des hommes comme chez les non-francophones.politiques, selon le cas, 1TQOP cite en-M.John Turner semblait, avant le fin une phrase du spécialiste des son- 10 décembre du moins, représenter dages, M.George Gallup: « Le-sonda- l’enfant chéri des francophones et des ges constituent un service public, ce non-francophones à la succession de qui veut dire qu’ils doivent servir le M.Trudeau.M.Macdonald, lui, avait processus de la décision démocratique 23% de sa cote d’amour chez les non- et non pas avoir la prétention de la do- francophones, 17,2% chez les fran- miner.» en bref.par la Presse Canadienne Le premier ministre, Joe Clark, lancera ce soir sa campagne électorale à Montréal, où il s'adressera à une assemblée composée de militants et de l’exécutif conservateur du Québec.Au cours des cinq prochains jours, le DC-9 nolisé pour l’occasion transportera l’équipe de M.Clark dans une tournée nationale aussi intense que brève, à Toronto, dans l’ouest de l’Ontario, en Alberta, à Vancouver et à Winnipeg, avant de retourner à Ottawa vendredi.M.Clark passera les fêtes à Ottawa, avant de repartir au cours de la première semaine de janvier.Cette campagne est la première à se dérouler en hiver depuis 1921.Claude Ryan Le chef du Parti libéral du Québec, Claude Ryan, a annoncé qu’il déposerait comme prévu les propositions constitutionnelles de son parti autour du 10 janvier.Cette décision a été prise à la suite d’une consultation auprès des dirigeants de la formation, qui s’ëst tenue samedi à Montréal.Le congrès libéral qui doit étudier ces propositions se déroulera du 29 février au 3 mars 1980.William Davis Les chefs des deux partis d’opposition en Ontario estiment que le premier ministre de cette province, William Davis, court à sa perte en appuyant le Parti conservateur dans la présente campagne électorale fédérale.Le chef libéral, Stuart Smith, a déclaré qu’il ne comprenait pas l’attitude de M.Davis, affirmant que les Conservateurs fédéraux ne se gêneront pas pour s’opposer aux réclamations de f’Ontano, s’ils sont réélus.Quant au leader néo-démocrate, Michael Cassidy, il estime qu’en donnant un tel appui, M.Davis devra par la suite défendre les politiques de M.Clark lors des prochaines élections provinciales, ce qui pourrait bien mettre un terme à 36 ans de pouvoir conservateur en Ontario.Remisé sans moteur dans un garage de la région de Toronto depuis la dernière campagne électorale, l'autobus de M.Joe Clark sera rafistolé et rafraîchi avant d’affronter les difficiles chemins d’hiver d’ici les élections du 18 février.(Photolaser CP) OUI ou NON au référendum: l’UN décidera vendredi Jeanne Sauvé Le député libéral de Ahuntsic aux Communes, Jeanne Sauvé, estime que si M.Trudeau accepte de diriger les Libéraux en vue des élections du 18 février, il est possible que le parti n’augmente pas oeaucoup le nombre de ses députés dans l’Ouest canadien.Interviewée dans le cadre de l’émission Noir sur blanc sur les ondes de Radio-Canada, Mme Sauvé s’est toutefois déclarée confiante que les Libéraux obtiennent plusieurs nouveaux députés en Ontario et dans les Maritimes, en raison de la politique énergétique des conservateurs.Elle estime par ailleurs que la campagne électorale ne devrait pas particulièrement s’attaquer au référendum au Québec, mais plutôt aux points précis qui ont causé la chute du gouvernement Clark.L’Union nationale va préciser vendredi, dès que sera connu le libellé de la question du référendum, sa stratégie quant à la souveraineté-association.C’est ce qu’a déclaré hier en conférence de presse M.Rodrigue Biron, chef de l’UN.Samedi, le quotidien LE DEVOIR affirmait que son parti allait peut-être appuyer le OUI au référendum ou bien recommander l'abstention.À la question de savoir quels seraient les effets d’une telle position sur les rapports de l’UN avec le parti du premier ministre canadien Joe Clark, M.Biron a répondu, sibyllin: « Vous me permettrez de sourire ».L’UN a-t-elle écarté la possibilité d’ap- puyer le OUI au référendum.Encore mie fois, M.Biron a répondu que sa position serait connue vendredi, lors du dépôt de la question par le premier ministre René Lévesque, à l’Assemblée nationale.Le chef de TUN a ajouté que cette stratégie serait dévoilée « petit à petit » et qu’il y avait encore six mois avant le référendum.Quant aux élections fédérales du 18 février prochain, le député de Nicolet-Yamaska, M.Serge Fontaine, a précisé que des responsables de l’UN avaient rencontré M.Marcel Danis, nouveau président de l’Association progressiste-conservatrice du Québec, la branche pro- Des jouets qui pensent La Pravda « Le Canada se trouve à nouveau en face d’une crise gouvernementale », constate, samedi, la Pravda, commentant la chute du cabinet canadien.Le vote, par le parlement, d’une motion de censure à propos du budget de 1980 a provoqué la « défaite » du gouvernement conservateur, qui prévoyait de « transférer le poids des difficultés économiques du pays sur les épaules des travailleurs canadiens », écrit l’organe du PCUS.« Il n’aura pas fallu six mois — depuis les élections générales du 22 mai dernier — aux électeurs canadiens pour prendre conscience de l’incapacité du Parti conservateur à venir à bout des problèmes économiques et sociaux grandissants qu’ils ont hérités du Parti libéral, demeuré 16 ans au pouvoir », souligne la Pravda.Selon le quotidien soviétique, les conservateurs n'avaient même pas l’intention de remplir leurs promesses électorales, puisque leur budget prévoyait « un accroissement du chômage de 8.3 pour cent et de l’inflation de Tordre de 11.4 pour cent.C’est pourquoi ils n’ont pas été soutenus par les libéraux, ni même par le parti bourgeois de droite qu’est le Crédit social », explique le journal.WASHINGTON (AFP) - Tan dernier, les jouets américains bougeaient souvent, parlaient parfois.Cette année, ils pensent.L’offensive timide du jouet électronique, commencée il y a trois ans, s’est transformée pour noél 1979 en écrasante victoire.Rares seront les parents qui ne déposeront pas au pied de l'arbre un jouet récelant dans sa carcasse de plastique un micro-ordinateur grand comme Tongle du pouce, devenu presque intelligent grâce à son coeur de silicone à 5 dollars.En vedette, Simon, épuisé depuis déjà un mois.Il se présente sous la forme d’une soucoupe divisée en quatre zones de couleurs vives et défie son « partenaire » humain de répéter les séquences de couleurs et de sons variables à l’infini qu’il émet sur simple pression.A Simon, une association de consommateurs préfère le Jeu de baseball électronique, qui tient au creux de la main et figure sur un écran minuscule les différents péripéties de ce jeu typiquement américain.Mais l'électronique envahit aussi les jeux de toujours, comme le Scrabble, où les lettres-jetons sont aujourd'hui remplacées par des touches qui permettent d’afficher le mot découvert sur un écran à cristaux liquides.Le caractère intellectuel de ces jeux et leur prix élevé — plusieurs dizaines de dollars — semblent les destiner en priorité aux parents, plus fascinés encore que leurs enfants.Les bambins leurs préféreront sans doute les robots devenus paradoxalement presque vivants grâce a Té-lectronique.Rom, un inquétant chevalier de l’espace de 30 centimètres de haut, est capable de respirer puissamment, tandis que ses yeux jettent des éclairs et qu'il emet des bruits bizarres.Les voitures téléguidées sont désormais supplantées par des véhicules dotées d’une série de touches qui permettent de programmer leur itinéraire à l’avance autour des pieds de la table de la salle à manger.Le boitier de commande est devenu d'autant plus inutile que certaines autos miniatures obéissent directement à la voix de leur propriétaire.Sans parler de ce tank, qui émet des « bip-bip » désespérés lorsqu'il reste abandonne trop longtemps sans avoir été débranché.Non content de distraire, les jouets électroniques se font aussi éducateurs.Le robot électronique 2-XL peut, grâce à ses 36 cassettes, faire des plaisanteries, jouer de la musique, chanter des chansons et poser des questions à son jeune interlocuteur humain.« Speak and Spell » est un véritable professeur d’anglais qui propose à Ten-îant d’épeler un mot en appuyant sur des touches, le réprimandé d'une voix grave s’il se trompe et le félicite s’il a écrit correctement.Quelques jouets pourtant résistent contre vents et marées à l’invasion électronique, grâce à l’imagination de leur créateur.Il suffit de tirer sur une ficelle pour animer « My Bottle Baby » — Mon bébé au biberon — une beauté blonde qui dodeline du chef et tète bruyamment un biberon inépuisable.A PELLETIER et PELLETIER Optométristes 84, NOTRE-DAME QUEST, 4e ÉTAGE • optométrie générale • lunetterie • lentilles de contact Rendez-vous: 845-2987 / , /U,< /r / //////ttr .'êrj.xyef vinciale du parti conservateur canadien, afin de fixer une stratégie commune.M.Biron a affirmé que, malgré la polarisation faite au profit du PQ et du Parti libéral du Québec, révélée par des sondages récents, les conservateurs avaient des chances de gagner « entre 10,12 15 et jusqu’à 30 comtés » au Québec au scrutin de février.« J’interviendrai dans mon comté de Lotbinière en faveur de mon député conservateur, M.(Richard) Janelle », a ajouté M.Biron.Elu sous la bannière du Crédit social le 22 mai dernier, M.Janelle est ensuite passé dans le camp de M.Clark pour devenir le troisième tory québécois aux Communes.Rappelant que les militants de TUN étaient « en grande partie des militants conservateurs », le chef de TUN a affirmé que les candidats de M.Clark auraient de meilleurs chances cette fois, « avec peut-être un meilleur encadrement ».Il a ajouté que M.Clark semble « prendre Ta-vance » dans la campagne électorale canadienne.M.Biron soutient par ailleurs que la polarisation entre le PQ et le PLQ sera nettement moins marquée après le référendum sur la souveraineté-association, le tout à l’avantage de l’Union nationale et des « forces de droite au Québec ».raiiMiiawisf Le Comité Logement Saint-Louis organise une assemblée de soutien aux locataires du quartier à 19 h 30, au 5550 avenue du Parc.¦ Une marche aux flambeaux débutant devant les bureaux du consulat d’Union soviétique aura lieu ce soir à 19 h 30, au 3655 Ave.du Musée.Cette marche est organisée par le Groupe des 35, qui soutient les juifs d'union soviétique.¦ La première d’une série de cinq soirées de réflexion chrétienne aura lieu ce soir à 19 h 30, à l'Oratoire de Saint-Joseph.Une messe suivra la discussion.¦ ( Les disciples de Sri Chinmoy organisent une soirée de méditation et de poésie, à 20 h au 1690 rue Langevin à Saint-Hubert.¦ Le Conseil scolaire de Tîle de Montréal tient une réunion publique ce soir à 20 h et y discutera de l’utilisation de ses immeubles, au 1415 est Jarry.¦ La Société canadienne de la Croix-Rouge organise des collectes de sang à Bell Canada, tour Jean-Talon, 600 est rue Jean-Talon, de 9 h à 16 h et à Catelli Limitée, au 6890 est rue Notre-Dame, de 10 h à 12 h et de 13 h 30 à 16 h 30.¦ Le Mouvement étudiant pour le OUI brûlera l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, en guise de protestation au jugement sur la loi 101.A 12 h à Tangle des rues Dorchester et Peel à Montréal.Jacques Parizeau Le traumatisme d’un OUI au PQ sera vite guéri Selon le ministre des Finances du Québec, Jacques Parizeau, une victoire du OUI au référendum sur la souveraineté-association, le printemps prochain, « provoquera de 15 jours à trois semaines d’énervement dans les milieux financiers.Ca va chuchoter et ça va se calmer », a-t-il ajouté en comparant cette éventuelle reaction à celle qui a suivi la victoire électorale du Parti québécois, il y a trois ans.Prenant la parole pendant près de trois heures luer à Montréal-Est, devant quelque 200 auditeurs, M.Parizeau a ensuite répondu à un intervenant inquiet, déjà arrêté en octobre 1970 et battu par la police selon lui, qui avait déclaré: « Ils ne nous laisseront pas faire.» M.Parizeau a affirmé qu’il n’y avait pas à s’inquiéter d’une intervention de 1 armée.« Les soldats se promèneraient en rangs par trois sur la rue Sainte-Catherine en criant: Votre vote n’est pas bon, votre vote n’est pas bon.Et après?» a lancé le député de l’Assomption.Selon lui, une situation de violence a marqué octobre 1970, avec des enlèvements et le meurtre d’un ministre provincial, ce qui ne sera pas le cas à la suite du référendum.Rappelant qu’il était président de l’exécutif du PQ a l’époque, M.Parizeau a ajouté que ces événements étaient « une tache sur le gouvernement fédéral, sur le Parti libéral du Canada et sur Pierre Elliott Trudeau ».Cet intervenant a ensuite précisé qu’il avait alors été détenu pendant deux semaines et qu’aucune accusation n’avâit été portée contre lui, comme la grande majorité des quelque 400 personnes arrêtées à cette occasion d’ailleurs.Il militait un peu au PQ et peut-être a-t-il « parlé trop fort » à son travail, dans une discothèque, à l’époque.Peut-être a-t-il été arrêté pour cela, mais il n’a jamais su exactement pourquoi il était sur les listes, a-t-il ajouté.M.Parizeau, toujours lors de la période de questions qui a suivi son allocution, a été interpellé plusieurs fois par un représentant d’un « Comité-Information-Debat Québec » qui reprochait au PQ de s’allier à la « bourgeoisie » et de contribuer à l’oppression nationale des Québécois.Le ministre des finances lui a répondu, en citant l’exemple de M.Antoine Tur-mel, président de la chaîne Provigo, et de la compagnie de métallurgie Canam-Manac, dans la Beauce, que « chaque fois qu’un des nôtres mène une entreprise au succès on ne va pas lui tirer dessus, lui reprocher d’avoir réussi, en le traitant d’agent du capitalisme international ».Quant à la taxe supplémentaire de $0.18, pour le moment annulée, imposée sur chaque gallon d’essence par son homologue fédéral John Crosbie, elle « vient siphonner $600 millions dans nos poches et défaire ce que nous avions réalisé en deux ans d’efforts ».M.Parizeau a expliqué qu’en deux ans « on a coupé, on a rase et on a pu sauver $900 millions en taxes et impôts aux contribuables québécois.Mais en une nuit, la taxe Crosbie vient anéantir tout notre travail ».M.Parizeau admet que le Québec, depuis la hausse du pétrole en 1974 et jusqu’à maintenant, a reçu un peu plus d Ottawa qu’il n’a versé mais, avec cette taxe, « nous redevenons déficitaires ».Disant citer les meilleurs chiffres disponibles à Ottawa, le ministre péquiste a affirmé que, en faisant le bilan des contributions des Québécois et des versements fédéraux, ce que le Québec avait retiré depuis 17 ans de la Confédération équivalait à « 12 petites bouteilles de bière par citoyen par année ».Disant ne pas vouloir « s’enferrer dans des batailles de chiffres sans nom », M.Parizeau a ajouté que le référendum allait être un moment ou les Québécois devront choisir entre la peur et la fierté.« Si le référendum avait lieu tard un samedi soir, le OUI gagnerait haut la main.Mais c’est le lundi matin que les gens recommencent à se poser des questions », a-t-il dit en faisant allusion au travail de chacun.Le Canada ne détient pas tant d’autonomie financière qu’on le pense par rapport aux USA, selon M.Parizeau.« Quand les taux d’intérêt montent à New York, ils suivent ici trois ou quatre jours après.La marge de manoeuvre financière du Canada par rapport aux États-Unis est à peu près la largeur d’un poil de grenouille ».L’Ontario et le Québec ont tellement investi dans le marché Tun de l’autre, ajoute-t-il, qu’il y aurait « des pertes for- midables si on cassait cela » et que, quel que soit le statut politique du Québec, les échangés économiques devront continuer.À sa sortie du Centre civique de Montréal-Est, M.Parizeau a affirmé que la position de M.Claude Ryan, chef du Parti libéral du Québec, sur le critère d’admissibilité à l’école anglaise au Québec était « un retour au bill 22 et aux examens avec des enfants de cinq ans ».Il y a deux semaines, M.Ryan avait affirmé qu’une « brève conversation » entre un élève et la direction d’une école, en présence des parents, devrait permette de déterminer si l’enfant est bien de langue maternelle anglaise et ainsi admissible à l’école anglaise.La CEQ avait reagi à cette prise de position, quelques jours plus tard, en affir-Voir page 6: Parizeau Le syndicat de I’Hydro; Québec n’a pas dit non La direction syndicale des employés de THydro-Québec a soutenu tout au long de la fin de semaine que le gouvernement provincial n’a pas « dit non officiellement » à la convocation d’une commission parlementaire destinés à permettre aux deux parties d’expliquer leurs positions respectives.C’est ce qu’a soutenu hier le porte-parole du syndicat, M.Claude Morisseau.Selon ce dernier, le gouvernement a demandé aux trois syndicats de voter par scrutin secret sur les propositions de médiation, ce qui a été refusé par la direction syndicale sous prétexte que les propositions des médiateurs ne reflètent pas suffisamment les demandes syndicales.« La porte n’a pas été définitivement fermée.Personne ne nous a averti officiellement qu’il n’y aurait pas de commission parlementaire.Quant à nous, nous sommes toujours prêts à rappeler le mot d’ordre de grève si cette commission parlementaire est convoquée.Nous cherchons essentiellement une tribunè pour faire valoir nos revendications.Nous pourrions même éventuellement soumettre à nos membres les conclusions de cette commission parlementaire.Cela reste à être défini », a dit M.Lorisseau.Ce dernier ne veut pas penser àce qui se passerait si le gouvernement fermait définitivement la porte à cette commission.« Je ne sais pas alors qui resterait vraiment la patte en Tair, a-t-il dit.Si la grève ne s’arrête pas, y a pas que nous qui allons rester la patte en Tair.Le gouvernement aussi, qui veut mettre fin à cette grève », a-t-il dit.Pendant ce temps, le nombre de pannes diminuait de samedi à dimanche ou demeurait stable selon les régions du Québec.Dans la région de Montréal, THydro a demandé à la population de réduire sa consommation entre 17 et 19 heures.La société d’État a demandé notamment d’utiliser moins d’eau chaude et de diminuer l'éclairage extérieur, notamment dans l’est de la ville.Quelque 65 pannes affectaient hier soir 1,021 abonnés à Montréal et deux de ces pannes touchaient plus de cent abonnés, soit à Outremont ou 223 abonnés étaient sans électricité depuis plus de 24 heures, et sur les rues Chapleau et Hochelaga, où 126 abonnés n’avaient plus d’électricité depuis samedi midi.Les retards apportés aux réparations s’expliquaient par le fait que seulement quatre équipes de réparation étaient disponibles.À Montréal, THydro a précisé que les abonnés compris entre les rues Masson et Mont-Royal, sur les rues Cartier, Chabot et Bordeaux avaient triplé hier après-midi leur consommation d’électricité et qu’ils devraient faire preuve d’une plus grande économie.Dans les Laurentides, il n’y a pas eu de nouvelles pannes dimanche mais une partie du Centre industriel et du Centre commercial étaient sans électricité depuis lundi dernier.O Fiducie du Québec Connaissez-vous la Rente à versements invariables?Il s’agit d’un contrat qui vous permet d’étaler sur un certain nombre d’années vos revenus exceptionnels et d en différer l'impôt.Votre argent vous revient en versements égaux et réguliers.Seuls certains types de revenus sont admissibles à un contrat de rente à versements invariables, comme les gains de capital im posables, la récupération d'une déduction pour amortissement suite à la vente d'un bien, les paiements uniques reçus au moment de la cessation d'un emploi, les revenus irréguliers provenant d'activités artistiques ou sportives, etc.La Rente à versements invariables de la Fiducie du Québec constitue un placement intéressant, qui rapporte un intérêt élevé et garanti pour la durée du contrat.Pour en savoir plus long sur la Rente à versements invariables, venez nous rencontrer ou téléphonez-nous.Montréal: Complexe Desjardins: (5141281-8834 De l'extérieur, sans frais: 1-800-361-6840, poste 8834.Nouvelle succursale de Laval: Place Val des Arbres: (514)668-5223 De l'extérieur, sans frais: 1-800-361-3905 La Fiducie du Québec.pour un choix de modes d'épargne (*>' desjardins 4 U Montréal, lundi 17 décembre 1979 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteurs en chef arljoints: Directeur de l'information: Trésorier: Jean Francoeur Pierre Loignon Bernard Larocque Lise Bissonnette Le Québec et les élections S’IL est un fléau dont le Québec n’avait pas besoin cet hiver, c’est bien celui des elections fédérales.A moins d’un immense accident de parcours, le résultat du 18 février est déjà joue, prévu, et les Québécois auront deux fois payé leur place pour un même spectacle.Sans trop se fatiguer, dans le gel comme sous le soleil de mai dernier, chaque député libéral ira chercher son plébiscite.L’aile québécoise du Parti conservateur traîne encore au sol et n’aura pas eu le temps, en sept mois d’exercice du pouvoir, de se vitami-ner assez.Un sondage publié hier dans l’hebdomadaire Dimanche-Matin donnait 63% des Québécois carrément défavorables à M.Joseph Clark.On voit mal ce qu’il leur a tant fait d’inacceptable, mais les vieux réflexes jouent toujours: M.Trudeau rallie 83% des sondés.On comprend pourquoi les députés du Québec, majoritaires au sein de l’opposition officielle à Ottawa, ont tordu le bras de leurs collègues des autres provinces pour demander à l’ex-premier ministre de continuer à les diriger.Il est leur assurance tous risques au Québec, et ils auront poussé jusque-la le refus de se renouveler.Hier, c’était le congrès de leur section québécoise qui préférait acclamer M.Trudeau plutôt que de s’attaquer à refaire son programme en tirant les leçons de la défaite du 22 mai.Aujourd’hui, c’est le 22 mai en entier qu’on veut tenter d’effacer en le répétant.Cet entêtement permet de croire que les libéraux ont gardé également leur vieux rêve stratégique, celui de conserver le pouvoir à Ottawa en jouant sur la proximité du référendum québécois.Certes, ce calcul stratégique a échoué aux dernières élections générales.Mais la conjoncture n’est plus la même.Le premier ministre du Québec a annoncé qu’il ne modifierait pas son échéancier et qu’il ferait connaître « la question » cette semaine.En mai dernier, l’é- Îuipe libérale fédérale invitait le Canada à ire non au projet souverainiste un an à l’avance, et sans formulation précise de la « menace » de sécession.Maintenant, elle peut à la fois se servir du livre blanc québécois sur la souveraineté-association, et du texte de la question, pour réclamer un mandat concret.On voit très mal comment la même équipe, vacillante et n’ayant rien à proposer que ses politiques d’avant la dernière guerre électorale, hésiterait à pousser M.Clark dans cette zone dangereuse pour lui.S’il renonce à sa stratégie pacifiante envers le Québec pour se lancer dans une surenchère du « non a la né- fociation », comme au printemps dernier, on accusera d’inconstance.S’il ne renonce pas, on l’accusera d’inconscience devant le danger péquiste.Samedi soir, à la télévision de Radio-Canada, Mme Jeanne Sauvé affirmait ue le thème du référendum serait absent du ébat.La veille, M.Chrétien promettait joyeusement le contraire.Les réalités de la vie politique et les attitudes brutales et butées qui ont mené à cette élection portent à croire le moins élégant des deux ex-ministres du cabinet libéral.Mais il y a plus grave que les heurs ou malheurs que tireront les partis fédéraux d’un pareil thème pour leur campagne, et c’est la façon dont le débat pourrait mêler les cartes du référendum québécois lui-même.Jusqu’ici, la route semblait dégagée jusqu’à la décision de mai ou juin prochain.Le débat, comme la majorité des Québécois le souhaitent, allait se concentrer entre forces fédéralistes et souverainistes de la province d’abord et avant tout.Le Canada anglais avait réagi négativement au livre blanc sur fa souveraineté-association mais ses leaders politiques paraissaient vouloir éviter la confrontation directe avant de connaître les résultats du référendum; le leader libéral provincial avait même réussi (non sans les faire grincer des dents) à faire comprendre à ses collègues du Earti fédéral qu’ils devaient le laisser maître à ord du camp fédéraliste.Un déferlement de déclarations électorales autour du thème référendaire risque tout simplement de réduire à rien le minimum de sérénité que les adversaires avaient réussi à conserver.» ¦ :i ¦ Il eut été infiniment préférable, dans ces conditions, que MM.Lévesque et Ryan, d’un commun accord, acceptent de remettre la publication de leurs munitions au 19 février, pour en éviter le détournement sur la scène fédérale.Mais tous les deux ont fait savoir qu’ils allaient de l’avant, que rien ne les ferait plus déroger à leur échéancier.En quelque sorte, ils acceptent eux-mêmes le risque ae fournir aux élections fédérales une plate-forme qui n’a guère à voir avec ce qui a fait chuter le gouvernement le 13 décembre.Ce faisant, le Parti québécois tente peut-être de jouer le tout pour le tout à la veille d’une campagne référendaire qui s’annonce mal pour lui.A en croire le sondage de l’Institut québécois d’opinion publique publié hier, seuls 20% des Québécois sont déjà décidés à dire « oui » quelle que soit la question référendaire, contre 45% de partisans déjà inconditionnels du « non ».Cela laisse peu d’indécis à séduire et les règles des probabilités sont de mauvais augure pour le projet péquiste.Mais une campagne électorale fédérale qui, se déroulerait enjeu de massacre à l’encontre de la souverainete-association risque de produire non seulement de l’agacement mais une réaction de solidarité envers leur gouvernement provincial chez les Québécois.M.Ryan, pour sa part, affirme que la publication de ses propositions constitutionnelles durant les élections fédérales lui permettra de recueillir déjà des réactions intéressantes du Canada anglais.Il a raison, mais le jeu demeure dangereux.M.Trudeau, s’il reste en selle, aura de la difficulté à souscrire aux « détails du renouveau » sur lesquels il recommandait à M.Ryan la « discrétion » lors de l’entrevue qu’il accordait au DEVOIR à la fin de novembre.D’autres chefs fédéraux pourront juger des chances de concrétisation du « fédéralisme renouvelé » avant même le début de la campagne référendaire.Ce sera peut-être, pour le Québec, le seul intérêt de ce ridicule exercice électoral.Le référendum, la « plate-forme en or » selon M.Chrétien, sera glissante.Lise BISSONNETTE ICICniMiaiBia I i Un redressement plutôt qu’un gain La Fédération des francophones hors Québec, qui regroupe l’ensemble des associations provinciales représentant les francophones au Canada anglais, a émis la réaction suivante aux deux jugements de la Cour suprême sur les droits linguistiques au Québec et au Manitoba.Si les jugements rendus le 13 décembre par la Cour suprême du Canada représentent un pas vers la reconnaissance des droits revendiqués Kar la Fédération des francophones ors Québec dans ses propositions de réforme constitutionnelle, du moins pour l’une des provinces que nous représentons, il reste neanmoins 3u’il ne s’agit que du redressement 'une injustice qui a sévi durement au Manitoba durant 90 ans, donnant libre cours aux pressions assimilatrices.Au Manitoba, George Forest peut se réjouir de l’aboutissement victorieux de sa longue démarche.Mais, la FFHQ invite la population à ne pas prendre le succès confirmé hier pour une concession qui va modifier sérieusement l’état de la société franco-manitobaine, encore beaucoup moins celui des collectivités francophones des autres provinces anglaises.Tout d’abord, il ne s’agit nullement d’un gain, mais bel et bien du redressement d’une décision législative illégale qui a eu force de loi pendant 90 ans.D’autre part, la FFHQ est d’accord avec le premier ministre du Québec qui soulignait, avec raison, l’apparence d'un « deux Îioids, deux mesures » en rappelant e peu de temps qu’il aura fallu pour rectifier la prétendue injustice dont se plaignait la communauté anglo-québécoise.Aussi, le fait de rendre au français son état de langue officielle au Manitoba ne change en rien la perte de contrôle des Franco-Manitobains sur leur éducation, leur économie et l’ensemble des institutions de leur collectivité.La FFHQ demeure convaincue que seules une constitution et des institutions politiques entièrement repensées en fonction de la reconnaissance des deux peuples fondateurs et de leur droit a contrôler leur existence peut maintenir la langue et la culture françaises en état viable au Canada.Que des constitutions provinciales soient adoptées avec l’esprit incarné dans le jugement de la Cour suprême et peut-être alors pourrons-nous croire à la bonne volonté de nos gouvernements.Dans l’immédiat, la Fédération des francophones hors Québec réclame des gouvernements provinciaux, à travers le pays, qu’ils légifèrent maintenant pour réparer les injustices les plus flagrantes, notamment pour rétablir le droit à l’éducation en français.Avec la défaite du gouvernement conservateur, la FFHQ réclame des partis politiques, qu’ils réévaluent leurs priorités en fonction de l’égalité à laquelle doivent accéder Tes deux peuples fondateurs au Canada.ll&TMIIHIIIâB Des droits à définir par Robert Décary Le jugement de la Cour suprême sur la loi 101 devrait permetrre, une fois pour toutes, de clarifier la question des droits linguistiques au Québec.La Constitution actuelle est dépassée, à cet égard comme à bien d’autres égards.Tout le monde ou presque le savait, y compris le premier ministre Lévesque, et il ne sert à rien de jouer à la vierge offensée, de se plaindre de l’injusuce d’un document qui n'avait pas été concu en fonction des années 1980, et de se scandaliser d'un texte dont chacun sait qu’il ne peut plus être, qu’il ne sera jamais plus le même, quel que soit le choix des Québécois lors du référendum.Le passé est le passé, et il serait vain, quand on parle de former un nouveau pays ou de reconstruire le pays actuel, de perdre son temps à regarder en arriére ou de chercher à se faire du capital politique avec une décision qui vient confirmer à quel point le statu quo n’est plus acceptable, s’il le fut jamais.Les préoccupations linguistiques de 1867 ne sont pas celles de 1980.Les solutions ne seront pas les mêmes, non plus.Ce qu’il importe de définir, à ce stade-ci, c'est ce que seront ces solutions, dans l'une et l’autre des options qui seront proposées sous peu aux Québécois.Le livre blanc du Parti québécois sur la nouvelle entente Québec-Canada est clair, en principe.Le français sera la seule langue officielle, et le gouvernement assurera « à la minorité anglophone du Québec qu’elle continuera à jouir des droits qui lui sont actuellement accordés par la loi, et aux autres communautés du Québec que l’Etat leur fournira les moyens necessaires à la mise en valeur de leurs richesses culturelles » (p.61).Si la minorité anglophone peut se réjouir d’être reconnue comme une minorité privilégiée, elle doit cependant être consciente qu’en référant aux droits « actuellement accordés par la loi », le gouvernement québécois ne vise pas ceux actuellement accordés par la Constitution, même s’il ne le dit pas expressément.Par ailleurs, le livre blanc ne dit pas de quelle manière ces droits seraient reconnus.Par une loi ordinaire, qui peut être amendée à volonté?Par la constitution de l’Etat du Québec?Par une loi, telle la Charte des droits et libertés de la personne, qui aurait priorité sur toute autre loi?La question est pourtant importante.A compter du moment ou un groupe, qui était un égal, devient, officiellement, une minorité, il a besoin d’être rassuré sur la nature de la protection dont il jouit et il ne veut pas avoir à se battre quotidiennement pour faire respecter ses droits les plus élémentaires.L’expérience tragique vécue par les francophones des autres provinces invite à la plus grande prudence: mieux vaut, dès le départ, garantir par écrit tout ce qu’il est possible de garantir, ne serait-ce que pour éviter que les droits linguistiques ne soient rabaissés, comme à la page 117 du livre blanc, au rang « d’entreprises et de services », tels « les postes, les chemins de fer, les liaisons aériennes internationales, la réciprocité pour les minorités ».Aussi, le Parti québécois devrait-il s'engager à respecter de façon plus formelle les droits de la minorité anglophone, et définir ce qu’il entend par « ces droits actuellement accordés par la loi ».M.Ryan, de sen coté, aura fort à faire: non seulement devra-t-il énumérer ces droits que son parti entend reconnaître à la minorité anglophone, mais devra-t-il préciser, clairement, s’il entend faire du français, langue de la majorité, la seule langue officielle du Québec, et si les droits qu’il reconnaîtra à la population anglophone le seront à titre de minorité ou à titre de groupe égal.En s’opposant à certaines dispositions de la loi 101, telles celles, justement, jugées inconstitutionnelles par la Cour suprême, M.Ryan adopte une position des plus ambiguës.C’est une chose, par exemple, que de vouloir que les lois soient disponibles en anglais, c'est autre autre chose que de vouloir qu’elles soient aussi adoptées en anglais.Dans un cas, il s’agit d’un droit, légitime, qu’une majorité reconnaît à une minorité.Dans l’autre cas, la majorité permet à la minorité d’être son égale dans le domaine on ne peut plus officiel de la législation, et on peut dès lors difficilement prétendre que le français est la seule langue officielle.La différence, en pratique, est mince.Au niveau des principes, elle est majeure.C’est ce genre d’ambiguïté que M.Ryan devra s’efforcer de dissiper au cours des prochaines semaines.Il freinerait l’évolution québécoise s’il n’acceptait pas, franchement, clairement, de faire du français la seule langue officielle du Québec.La tentation pourrait être grande, s’inspirant de sondages qui lui sont favorables, de chercher, comme ses prédécesseurs, à s’asseoir entre deux chaises et à courtiser la minorité anglophone en lui donnant l’impression a’un statut d’égalité que la population, si fédéraliste soit-elle, n'est pas prête à lui reconnaître.La question linguistique a renversé bien des sondages et bien des gouvernements, ces dernières années, au Québec, la population ne permettant plus à ses chefs de chercher à revenir en arrière ou à préserver le statu quo.¦ Propos d’actualité Le ressassement continuel du mot « bilinguisme », tant au niveau conceptuel des études de la Commission (Laurendeau-Dunton) qu’à celui des mesures ultérieurement prises par le gouvernement pour y donner corps, n'a pas peu contribué à susciter méprises et opposition, dans des milieux aussi divers que nombreux.On ne fera pas démordre certains anglophones de la certitude que le gouvernement met tout, tout, tout en oeuvre pour leur imposer un français dont ils ne veulent pas entendre parler.Et au Québec, certains porte-parole ne voient rien d'autre dans le bilinguisme qu’un ingénieux artifice destiné à assurer partout la domination de l'anglais.A mon avis, c’est un terme nouveau, « l’équilinguisme », qui conviendrait le mieux a rendre la pensée de la Commission, le sens des principales mesures fédérales et la signification de ce qu'ont entrepris divers gouvernements provinciaux.(Davidson Danton, excoprésident de la Commission d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, dans un texte pour la revue « Langage et société » du Bureau du commissaire aux langues officielles du Canada, numéro un, automne 1979.) laiiiai Les trompettes de la publicité vont tenter d'ébranler les ¦ murs de Jéricho du sexisme.Oyez! Oyez! La même publicité qui pendant tant d’années a tendu d la femme un miroir .déformant - ou déridant — en lui intimant de récurer, d'être belle et de se taire lui dit maintenant, aussi péremptoirement: récupère, sois rebelle et aboie.Le message du nouveau commanditaire sera entendu, la docilité, ça nous connatt.Il s'agira désormais, mesdames, d'appliquer notre proverbiale docilité d la révolution.Impossible n'est pas féminin.Finie la femme accessoire accessible.Ophélie refuse de se noyer dans les miroirs-étangs de sa déconvenue pour mieux rejoindre Narcisse.Et David n'a plus Sexisme ou séisme?qu’à retourner sa fronde contre lui-même.La publicité — notre mattre d dépenser — dresse de grandes affiches auto-collantes pour dénoncer le mot « sexisme » dont la lettre X a été démesurément agrandie comme pour le biffer vigoureusement.Sans le X, le mot à proscrire, sexisme, se transforme en celui menaçant de séisme.(Cela fait penser d ces panneaux publicitaires érigés dans les pays oti sévissent, d l'état endémi- ]ue, l’analphabétisme et la nez d lire » Comble, il famine: « Apprenez d lire » proclament-ils.faut l'avouer, de l'analphabê-tise!) Il y a du ménage (encore!) d faire dans ce domaine.Et nous sommes, comme toujours, mesdames, de la cor- vée.Pourvu que cçla ne nous abîme pas trop les mains ou le teint.Dans La presse (20 novembre) un cahier de suggestions de cadeaux proposait des jumelles içi peu particulières.Le texte se lisait comme suit: « A offrir au fervent de la nature: des jumelles munies d'un zoom, pour observer les petits oiseaux, le lièvre dans son habitat et peut-être.la petite voisine d'en face.» Oyez, oyez voyeurs et voyeuses: il y a des oiseaux sur la branche et du boulot sur la planche! En attendant la fin du sexisme et le séisme appréhendé, la petite voisine d'en face est sommée d'aller se rhabiller.Même si c'est le roi qui est nu.Rideau.Rolande ALLARD-LACERTE Page de journal par Albert Brie Jeudi, le 13 décembre, 11 h.Je réponds au téléphone: « Laisse-moi y réfléchir, Paul.A onze heures, je serai fixé.Tu seras à ton bureau?» — Bien sûr! Je compte que ce sera oui.Je suis ponctuel, c'est ma faiblesse.Je respecte l’heure donnée.Ceux qui me connaissent le savent en en profitent.Je consulte mon agenda: « Téléphoner à Gilles Ménard.Sujet: paiement recension livres.» — Monsieur Ménard est en vacances à sa maison de campagne.Il sera de retour le 7 janvier.— Il n’a pas laissé un chèque pour moi?— Je ne peux pas vous dire.Je remplace sa secrétaire malade.Elle a dû quitter le «party », hier.Savez ce que c’est, hein?Je réponds seulement aux appels.On frappe à la porte de mon bureau.Ma femme: « Regarde ma robe neuve achetée hier.Tâchée.J’appelle tout de suite au magasin.Il m’en faut une pour Noël et je.» Je n’écoute pas le reste.J’allume ma radio.Au FM de Radio-Canada, un commentateur n’en finit pas de zozoter sur « Le Chant des oiseaux » de Jannequin.« Voilà bien Radio-Canada: plus de radotage que de musique.» J’eteins le poste.Depuis trente minutes, je me fouaille les méninges pour tourner un billet humoristique sur les fêtes.Tête pleine d’interférences: « Le renversement du PC et le jugement de la Cour Suprême sur le chapitre III de la loi 101.» « Ne pas oublier d’appeler le garage.» J’explique au mécanicien que ma bagnole, quand il fait humide, démarre mal et qu’une fois que le moteur tourne, il s’éteint si je lâche la pédale.— Je peux passer au garage?— Ben.eun.Pas avant trois heures.On est « full ».— Pas possible.J’ai à sortir.Oubliez-moi.De nouveau, sonnerie de téléphone.Ma femme décroche.Je rallume la radio.Je reconnais « La Symphonie des jouets ».Quelle musique irritante! Lui préférerais le disco.J’éteins l’appareil.La voix de ma femme qui enguirlande une vendeuse: « Votre carte, vous savez ce que j’en fais?Je la déchire.» « Ding-dong! » C’est la porte.Me lève.Vais ouvrir.Devant moi, moins un homme qu’un sourire.— Je suis l’agent de service d’Electro- Truc.J’allais dire « besoin de rien ».Me ravise.Peut-être que ma femme qui.— Elle est au téléphone.Si vous voulez attendre.— Qu’est-ce-que c’est?lance ma femme de son fourneau.— Le représentant d’Electro-Truc.—Pas de temps à perdre.Dis-le lui.Inutile.Il a replie son sourire, m’a tourné le dos.Mousse — c’est notre petite chienne — lui file entre les deux jambes.La rappelle, menaçant.Elle se fout de moi.L’Electro-Truc-Man se retourne.Il a retrouvé le sourire.Il est vengé.Claque la porte et grogne.« Toi, je te réserve un chien de ma chienne.» Ma femme: — On ne peut pas reprendre la robe aux Promenades.Faudrait que je retourne à Montréal.— Je n’ai pas le temps aujourd’hui.Du travail jusque-là.—Je ne t’ai rien demandé.T’es bien nerveux! —Mousse est partie dans la nature.— Et après?— Suite et fin.Que le diable l’emporte! Je m’apaise.Grande respiration.Rentre dans mon bureau.Sonnerie.Le téléphone?Non! Encore la porte.C’est le jeune camelot.Me remet une carte de bons voeux.Il reste planté là.Je comprends.— La porte! On chauffe pas le dehors, au prix où est l’huile, dixit ma femme.Tire mon porte-feuille de ma poche, en extrais un billet de deux.Hésitant, le camelot le prend et dit: « .ci «.Pas assez, j'imagine.On va tout de même pas indexer les gratifications de fin d’année au coût de Ta vie.— C’était qui?— Le camelot.Je lui ai donné deux dollars.— Deux!.L’an dernier, il a eu cinq.— C’était trop.— Tu avais bu.Pense à une chose.Retourne dans mon bureau.Donner un coup de fil à Claude Bordeleau.L'ai néglige.Aurait pu me donner du travail.Je compose — Monsieur Bordeleau, Mademoiselle?— Qui le demande?— Albert Brie.Brie comme le fromage.— Monsieur Bordeleau est en meeting.— D pourrait m’appeler après?— Sais pas.Il a sa réception des cadres.— A la bonne sienne! Raccroche et redécroche aussitôt.Onze heures.Mon coup de fil à Paul Lambert, tel que promis.Dire que c’est d’accord.Je fais le numéro.—Ici le bureau de Paul Lambert.Monsieur Lambert est absent pour la journée.Veuillez laisser vos nom et numéro de téléphone dès que vous entendrez le signal « bip-bip ».Il n’y a pas eu de « bip-bip ».Alors j’ai lancé, détachant les syllabes: « Man-gez-tous-de-la-m.» Le téléphoné n’a plus jamais sonné après.Appeler Bell.¦ Des abus d’interprétation J’avais, le 26 octobre, dans un article intitulé « Un retour aux sources » mis en doute le portrait que Raphaël Pirro voulait brosser de la femme juive, réduite au rang ou rôle d’une chose ou d’un objet.Raphaël Pirro, en réplique, me fait l'honneur de m’appeler « rabbin », c’est-à-dire, d’après l’étymologie, « mon maître ».C’est plutôt flatteur.Relisons son premier article.Il y affirmait, en toute candeur, que dans le judaïsme, la femme peut être assimilée à une chose.J’ai contesté ce point de vue fallacieux.Je suis allé plus loin, en mettant quiconque au défi de prouver de pareils dires, qui sont interprétation abusive, une tromperie.Je constate, à nouveau, sans être étonné cependant, que ce défi n’a pas été relevé.Pour une simple raison, l’affirmation n’a pas de fondements.M.Pirro abandonne son idée première de la pseudo femme-chose ou femme-objet dont se rendrait coupable le judaïsme, pour référer en long et en large à un dictionnaire qui serait d'autant plus sérieux qu’il complet ait, parmi ses collaborateurs, des professeurs de l’Université hébraïque de Jérusalem et tutti quanti.Il ne suffit pas d’ouvrir le sommaire d’un ouvrage et d’examiner la liste des collaborateurs, pour prétendre au sérieux de tel ou tel article qui n’engage que son auteur.D’autre part, ce qui pour M.Pirro constitue une autorité pour interpréter le judaïsme, ne l’est pas nécessairement, et loin de là, pour les spécialistes.M.Pirro cite nommément trois auteurs américains.J’in- '-\ Les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l’auteur.-Toutefois, l’adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.LE DEVOIR ne peut s'engager d publier toutes les lettres et, en raison des contraintes d'espace, se réserve le droit de les abréger Les correspondants sont invités d dactylographier leurs textes d double interligne.s___________________________ vite les lecteurs à les lire, pour réaliser l’usage, pour ne pas dire l’abus, qu’on peut en faire.Rivkah Harris n’aborde pas le statut de la femme juive.Rien de particulièrement éclairant dans l’article de Robin Scroggs, puisque il ne traite pas à vrai dire, de la femme juive.Raphaël Pirro utilise une façon d’argumenter que j’ap-pelerai pseudo-scientifique.Il noie le poisson et espère convaincre.Déjà, dans sa première intervention, il mettait dans la bouche d’auteurs, dont il ne fait que citer les noms, ses propres paroles.L extrait principal cité par M.Pirro et repris de Phyllis Trible est éloquent.Les contre-vérités s’y accumulent.La femme juive n’échappe pas aux commandements qui la concernent, en tant que femme, et à ceux qui la concernent, au même titre que l’homme.Sa responsabilité légale ne fait pas de doute, il y a leine et entière responsabi-té des actes.Elle est à ce point la propriété de l’homme que, dans les actes juridiques, rhomme ne peut s’opposer à sa volonté, c’est-à-dire son libre-choix.Seuls les hommes seraient tenus à observer les fêtes religieuses.Quelle méconnaissance du judaïsme! Qualifier la prêtrise de profession est un point de vue contestable.C’est peut-être plutôt un était, une vocation.Dans le cas du judaïsme, la qualifier de profession est un non-sens.D’autre part, la prêtrise, comme je l’ai rappelé dans mes deux articles (26 octobre et 12 novembre) dans le judaïsme se situe à deux niveaux.Celui qui officiait dans le Temple de Jérusalem et l’autre plus large, et tout aussi essentiel, où tous les membres de la Communauté, sans exception, sont considérés comme prêtres.D’où la nécessité d’une vie véritablement consacrée à un idéal.Le schéma dominant-dominé s’appliquant au rapport homme-femme est ici artificiel.La révolte des Maccabés, pour citer un cas historique, contre l’oppresseur grec est née dans l'esprit féminin.A-ton déjà vu des « dominés » suggérer à leur « dominants » de partir en guerre?M.Pirro ne voudrait pas, affirme-t-il, laisser croire que tous les Juifs de nos jours, peuvent avoir une attitude antiféministe.Voilà une pensée charitable mais qui laisse entendre qu’une minorité seule ne serait pas antiféministe.M.Pirro, un peu de sérieux.Que vient faire ici la question d’antisémitisme, dont vous voulez, par avance, vous blanchir?Le retour aux sources authentiques est l’unique solution.Elie FEUERWERKER Montréal, 5 décembre ¦ La réponse qu’impose le patriotisme L’histoire de mon Québec me passionne autant qu’elle m'engage à la défendre.J’aime ses origines, ses pionniers, mes aïeux, leur attachement, leurs combats, leur héroïsme; j’aime mon sol natal, ma campagne, mes montagnes, mes rivières, mes lacs, mon beau fleuve, mes vallons, la fertilité des terres, ses ressources multiples développées par la main des hommes.J’aime surtout ma langue, la culture québécoise, mon folklore, mes traditions, mon drapeau et mes convictions religieuses.Que n’ai-je le talent d une Antonine Maillet pour valoriser mon peuple! Cette attachement au patrimoine fait partie de tout Québécois, il me semble.Comment expliquer l’indifférence, le désintéressement de certains citoyens vis-à-vis l’authenticité de notre histoire?— Ne connaissent-ils pas nos déboires, nos soumissions forcées, notre complexe d’infériorité entretenu depuis des décennies dans notre province où nous constituons la majorité?Ce n'est pas une vengeance que de réclamer nos droits toujours comprimés et d’essayer de s’affirmer « chez nous » pour reprendre notre place dans la société; c'est tout simplement la revendication juste de nos droits.Quel que soit le gouvernement au pouvoir, peu importe le référendum, ce n’est pas du choix d’un candidat, ni d’un parti dont il s'agit ici, mais uniquement de la décision de notre peuple à s'affirmer.À chacun de réfléchir sur les pages de notre histoire.Si le latriotisme, n’est pas un vice, 1 impose un « OUI ».P.JOANNIS éal, 10 décembre LE DEVOIR est publié par l Imprimerie Populaire société â responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprimé par l’Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés A 9130.rue Boivin; Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée A employer et A diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT: Édition quotidienne $65 par année; six mois: $36; trois mois: $24 A l'étranger: $70.pe année; six mois: $38; trois mois »27 Éditions du samedi $19 par année Edition quotidienne, livrée A domicile par porteur $1 50 par semaine Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLËPHONE: «44-3361 (lignes groupées) i V La femme et la pauvreté Un rapport du Conseil national du bien-être social A la rentrée de janvier, si les enseignants canadiens voulaient offrir à leurs étudiants un cadeau utile, ils consacreraient deux ou trois heures à leur expliquer un rapport publié en octobre par le Conseil national du bien-être et intitulé La Femme et la Pauvreté (1).L’étude de ce rapport vaudrait bien des savantes théories economiques et sociologiques, et certains y trouveraient même la preuve flagrante d’un écart considérable entre les classes au Canada — les femmes constituant une classe qui se situe au bas de la pyramide économique.D’autres y découvriraient de quoi démontrer à la face du pays, qu’a l’aube .d’une nouvelle décennie, le partage équitable de la richesse collective n’est riens de moins que de la foutaise.Qui sont les femmes pauvres?Pourquoi le sont-elles?Comment pourraient-elles cesser de l’être?C’est à ces trois questions que répond le rapport du Conseil national du bien-être dans une écriture accessible au commun des mortels.Ce rapport est sans doute le document le plus important de l’année en matière de condition féminine.QUI SONT-ELLES?Le Conseil national du bien-être social définit comme pauvre une personne « dont le revenu personnel (si elle vit seule) ou le revenu familial (si elle vit avec un conjoint ou des parents) est inférieur au seuil des faibles revenus établi par Statistique Canada pour son lieu de résidence ».Les familles qui dépensent 62% de leurs revenus pour se nourrir, se loger et se vêtir vivent en deçà du seuil de pauvreté ou dans la gêne.Pour le Conseil national du bien-être, cette définition exclut plusieurs femmes pauvres, en particulier les épouses auxquelles les maris ne procurent pas le nécessaire alors qu’ils le peuvent, et les grand-mères et les tantes obligées de vivre chez de?parents plus fortunées qu’elles.Seize pour cent de toutes les Canadiennes adultes, soit une femme sur six ou 1,212,000, vivent dans la pauvreté.Dix-sept pour cent d'entre elles font partie de familles monoparentales (sans nécessairement en être chefs); 39% vivent dans des familles à deux conjoints (ce chiffre comprend outre les épousés, les filles adultes, les parentes); 40% vivent seules ou avec des etrangers (en pension).On remarque que le nombre de femmes pauvres dans des familles à deux conjoints équivaut à celui des femmes pauvres qui vivent seules ou avec des etrangers.Le Conseil souligne, toutefois, par Micheline Carrier que les femmes seules risquent cinq fois plus que les autres de devenir pauvres, car en nombre absolu il y a cinq fois plus de Canadiennes qui vivent dans des familles à deux conjoints, donc la proportion de ces femmes qui sont pauvres est moindre que celle des femmes seules.En examinant la proportion de femmes pauvres pour chaque type de situation familiale, on constate que les veuves et autres femmes seules déjà mariées sont les plus exposées à la pauvreté: 54% d’entre elles ont des revenus inférieurs au seuil de pauvreté, pour 44% chez les femmes chefs de familles et 34% des céliba-raires qui vivent seules.Seulement 9% des femmes mariées qui vivent encore avec leur conjoint connaissent une situation économique précaire.La situation économique des femmes est donc fonction de leur situation familiale.Plus de deux femmes à l’aise sur trois vivent avec un mari ou leur père, alors qu’il en va ainsi pour moins d’une femme pauvre sur cinq.Autremept dit, la sécurité économique des femmes est fonction de leur dépendance par rapport à un homme.Fort réjouissant pour celles qui se croient sur la voie de l’autonomie! POURQUOI ELLES SONT PAUVRES?Le Conseil du bien-être social passe en revue tous les facteurs qui favorisent la pauvreté chez les femmes.En prenant des raccourcis, on pourrait dire que les femmes sont pauvres parce que, du berceau à la sortie de l’école, on ne les prépare qu’au mariage dans lequel elles s’engagent trop tôt et avec l’illusion qu’elles fileront le parfait bonheur jusqu’à la fin de leurs jours.Dès la naissance,,les chances sont inégales entre filles et garçons, dit le Conseil national, l’apprentissage familial et scolaire est foncièrement sexiste et prépare les garçons au marché du travail et les filles aux tâches du foyer.Qu’y a-t-il donc de changer depuis Maria Chapdelaine ou, si vous préférez, depuis la glorieuse époque de celle qui aurait peut-etre dit oui?Plus de 90 adolescentes sur 100 se marieront et 80 d’entre elles auront des enfants.Le mariage est loin de procurer aux femmes la sécurité, dit le rapport du Conseil national, car le mari doit fournir nourriture, logement et vêtements à son épouse (ce qu’elle gagne bien par son travail), mais il n’est pas tenu de lui donner de l’argent personnel, sauf au Manitoba.Depuis l’an dernier, une loi manitobaine prévoit qu’un conjoint peut « exiger périodiquement des sommes d’argent raisonnables pour des vêtements et d’autres effets personnels et peut dépenser ces sommes à sa guise sans que l’autre conjoint puisse intervenir ».Ailleurs au Canada, la sécurité économique des épouses dépend essentiellement de la générosité des maris, et c’est le Conseil national du bien-être social qui le dit.Il apporte aussi des preuves qui démentent les allégations selon lesquelles les femmes travailleraient, non par nécessité économique, mais pour se payer du luxe.Le nombre de familles pauvres à deux conjoints s’accroîtraient de 51% si les épouses ne travaillaient pas à l'extérieur du foyer.Le Conseil note que 67% des épouses âgées de moins de 45 ans, dans des familles dont le revenu total (salaire du mari, allocations diverses, mais à l’exclusion de la contribution de l’épouse) est inférieur à $5,000 travaillent hors du foyer.Ce pourcentage baisse à 57% chez celles dont le revenu familial toujours en excluant la contribution de l’épouse) se situe entre $15,000 et $20,000 et il atteint 46% quand le revenu dépasse $25,000.Les femmes de moins de 45 ans travaillent d’abord pour assurer la sécurité économique de la famille, non par caprice, ni même pour assurer leur propre autonomie.L’inégalité sur le marché du travail est un autre facteur responsable de la pauvreté des femmes.Peu préparée à exercer des fonctions hors du foyer, plusieurs femmes sont enfermées dans des ghettos d’emplois mal-rémunérés.Le Conseil national trouve ridicules et peu utiles les lois qui préconisent l égalité de salaire pour des emplois identiques, car peu d’hommes exercent les metiers de sténographes, de réceptionnistes, de couturières ou autres métiers traditionnellement conçus comme des métiers « féminins » et, pour cette raison, mal rémunérés.Lé Conseil souligne à son tour que les femmes sont doublement pénalisées car elles assument seules les tâches familiales; leur travail hors du foyer est jugé secondaire, donc on les paie moins, et ce sont elles qui s’absentent quand les enfants sont malades, ce qui entraîne pour les femmes des pertes de revenus et de bénéfices marginaux que la majorité des hommes ne connaissent pas.Le Conseil national du bien-être cite une étude selon laquelle « les responsabilités familiales des femmes et les efforts des employeurs pour conserver une main-d’oeuvre docile et à bon marché empêchent les femmes d’accéder à de meilleurs emplois » (P.Armstrong & H.Armstrong, The Double Ghetto: Canadian Women and Their Segregated Work, McClelland and Stewart, 1978, pp.141 à 158).Les mêmes motifs servent à justifier les écarts considérables entre les salaires ver- sés pour des emplois équivalents.Le Conseil national du bien-être social démontre également que, peu préparées au marché du travail, les femmes sont très vulnérables sur le plan économique lors de la dissolution d’un mariage.Il est insensé de ne préparer les filles que pour demeurer au foyer quand on sait que trois femmes sur quatre finiront seules leurs jours.Mais comment convaincre de cette réalité, et de la nécessité de s'y adapter, celles qui forment les enfants et les adolescentes d’aujourd’hui, les femmes mêmes?Sur 100 femmes, 94 se marient, 26 d’entre elles passeront probablement toute leur vie avec leur conjoint, 53 deviendront veuves, 15 se sépareront ou divorceront.« La dure réalité du divorce, de la séparation ou du veuvage, entraînant souvent la nécessité de subvenir aux besoins d’un certain nombre d’enfants, ressemble bien peu aux images que les jeunes filles romanesques se rent du mariage, déclare le Conseil national du bien-être.Au lieu de vivre de longues années au sein d’une famille à l’aise, comme en rêvent encore la majorité des jeunes femmes, la plupart des 68 épouses qui se retrouveront sans mari passeront le reste de leurs jours dans la pauvreté ».Plusieurs femmes séparées ou divorcées se sont mariées très jeunes et elles éprouvent de la difficulté à trouver un emploi rémunéré à cause d’une formation incomplète ou faute d’expérience pertinente.Le Conseil national rappelle une réalité: l’exemple typique de la femme chef de famille, ce n’est pas la jeune femme qui a à charge plusieurs enfants en bas âge, mais la femme dé 40 à 45 ans, séparée ou divorcée, dont lés enfants sort des adolescents.Ces femmes ne reçoivent pas toujours une part équitable des biens du mariage, selon le Conseil, ni une pension alimentaire suffisante.Le rapport déplore que les modalités de perception des pensions obligent certaines femmes « à se présenter tous les mois devant les tribunaux pour faire valoir le même droit ».Quant à l’aide so'ciale, même ajoutée à d'autres prestations, elle demeure inférieure au seuil de la pauvreté.Ce sont le Québec et le Nouveau-Brunswick qui ont les plus bas barèmes, le montant des prestations atteignant à peine 60% du seuil de la pauvreté dans ces deux provinces.Le Conseil national du bien-être souligne que ces prestations de bien-être, d'assistance ou d’aide, quel que soit le nom qu’on leur donne,* sont humiliantes pour les bénéficiaires perçus négativement par la population en général.« Les femmes qui reçoivent des prestations ont beat répéter qu’elles sont pareilles aux milliers d’autres ménagères, dit le Conseil, à la Manitoba-Québec, le parallèle factice L ARTICLE 23 de l’Acte du Manitoba (1870) reprenait mot pour mot l’article 133 de l’Acte de l'Amérique du Nord britannique (1867) qui garantissait l’usage de l’anglais et du français devant les cours et la législature de la province de Québec.En proclamant unilatéralement l’anglais ou le français comme langues législatives exclusives, les deux provinces auraient outrepassé leur compétence constitutionnelle et ni le Manitoba, ni le Québec n’avaient le pouvoir de modifier leur statut linguistique respectif.Tel est, nominalement, le contentieux sur lequel vient de statuer la Cour suprême du Canada.Préalablement, le Manitoba et le Québec avaient mutuellement décidé, selon la plus extérieure des apparences, de faire cause commune et de plaider leur droit par Jean Morisset M.Morisset est professeur au département de géographie de l’Université du Québec à Montréal.d’amender leur constitution en matière linguistique.Ce parallélisme juridique déforme entièrement le contexte historico-politique dans lequel les deux dossiers viennent s’inscrire.Le problème est que le Québec exprime un point de vue essentiellement national et non pas provincial, alors que le Manitoba a précisément voulu abroger non pas une langue, mais la nation franco-métisse dont il était issu.L’extinction du français dans l’Ouest servit donc d’instrument à une politique de génocide linguistique.Et on voit mal poindre le jour où le Manitoba exprimera a nouveau une conscience nationale fondée sur une assiette géo-territoriale.Il s’agit donc d’un processus entièrement factice que cette mise en parallèle des des conséquences d’un fait accompli depuis bientôt un siècle (l’assimilation La conversion au métrique et les architectes Le premier janvier 1980 marque le deuxième anniversaire de l’introduction officielle du Système international de mesures dans l’industrie de la construction.J’aimerais profiter de l’occasion pour improviser une sorte de petit bilan sommaire de la conversion des architectes au système métrique, et faire une proposition.Force nous est de constater que ça ne va pas du tout: nous ne nous convertissons pas! Certes, on ne peut pas dire qu’il ne se fait rien de métrique dans les bureaux d’architectes.De fait, plusieurs d'entre nous pourraient « citer des cas » de projets métriques qu’ils ont faits.Quelques bureaux ont peut-être même déjà opté à peu près totalement pour le métrique.Mais aans l’ensemble ce sont là des exceptions: comme d'habitude, ils confirment la règle, qui est que l’industrie de la construction est encore essentiellement « impériale ».Loin de vouloir blâmer les architectes pour cet état de choses, j’aimerais précisément dire que ce n’est pas à eux d’être le moteur de la conversion.D’abord, « les architectes », dans les circonstances cela n’existe pas.Ce qui existe, ce sont des architectes individuels faisant des projets pour des clients individuels.Passer au métrique, pour ces architectes, ce serait imposer a ces clients réels et immédiats des hausses de coût, de même qu’une réalisation aléatoire; or, aucun client n’est intéressé à ce que la conversion se fasse sur son dos.Et aucun architecte ne pourrait à son tour assumer l'odieux d’une telle situation, à moins d'avoir le goût du martyre.Les entrepreneurs ne sont pas dans le débat: ils construisent avec les plans des architectes, en utilisant les matériaux qui existent.Il reste les matériaux de construction.Je crois bien que c'est là effectivement que se trouve la solution.Certes ne parlons pas du béton pré-mélangé, ou de la chaux en sac: ces matériaux pourraient se vendre au boisseau comme au temps de Mathusalem que ça ne changerait rien! Par contre, pensons à des matériaux di-mensionnellement critiques comme le placoplâtre, le contreplaqué, la brique, le bloc de béton; le jour ou ces matériaux existeront seulement en métrique, la victoire sera acquise.À l'opposé, tant qu'ils existeront aussi aux dimensions impériales, la tendance naturelle et parfaitement justifiée des architectes et entrepreneurs sera de les employer.Que faire pour amorcer le processus?J’aurais tendance personnellement à préconiser la manière forte.Une législation ou une réglementation devrait peut-être intervenir pour imposer aux fabricants de matériaux critiques une date limite après laquelle l’essentiel, sinon la totalité, de leur production serait métrique.Autrement je crains que nous n’en sortions jamais, et nos arrière-neveux nous devrons cet ombrage.Ne nous bouchons pas les yeux: la morosité à l’égard du métrique est actuellement énorme: même les chercheurs, même les administrations continuent sur la vieille lancée du pied-pouce et de l'acre, à l'exception du gouvernement fédéral, dont la vaillance a quelque chose d’héroïque dans les circonstances.En terminant, je dirai que personnellement je suis déjà fatigue de mener de front deux systèmes.Devrai-je me confier à saint Jude, patron des causes désespérées?Gilbert PARÉ Montréal, 6 décembre des Franco-Canadiens) contre les dommages présumés d’un fait non accompli (l’assimilation des Anglo-Québécois).Et derrière cette bataille juridique, il n’est pas Permis de douter que se profile toute histoire du Canada confédératif.Il y a bien sûr un absent notoire: l'Ontario.Pourquoi le territoire qui, sur un plan géographique, relie le Québec au Manitoba a-t-il été exempté des clauses de l’article 133 de l’AANB?Pourquoi la Constitution a-t-elle imposé au Bas-Canada (le Québec) ce qu’elle n’imposait pas au Haut-Canada (l’Ontario)?voilà une question hors-constitution sur laquelle la Cour suprême n’aura donc jamais à se prononcer, et voilà qui donne un air faussement démocratique à ses délibérés Mais pourquoi le Manitoba appuyait-il aussi inconditionnellement le Québec et la loi 101?Puisque le Québec ne pourra jamais changer l’histoire post-confédérative qui aura anglicisé les Prairies (le mot est demeuré intraduisible en anglais) après un siècle et demi de pénétration et de présence francophones, le Manitoba pouvait bien prendre une chance sur ravenir, surtout quand ce dernier n’est pas prévisible.Dans ce rapport inégal, le Manitoba s’autorisait allègrement un faux abandon: celui de laisser à leur triste sort les anglophones hors-Canada (i.e.les « Anglais du Québec), estimant qu’ils jouissaient de la protection requise à l’échelle nord-américaine.Ce faisant, le Québec se retrouvait, d’un point de vue fédéraliste, dans cette situation odieuse où on l'accuserait sans cesse de sacrifier à ses intérêts chauvins (sic) les francophones hors Québec — ces dead-ducks du Dominion.Pour légitimer son pronunciamento linguistique du XIXe siècle, le procureur du Manitoba a soutenu en octobre dernier que l’inclusion de l’article 23 dans la cnarte constitutive de sa province avait pour but de protéger le droit des Assini-boiens au français (la colonie prémanito-baine d'Assiniboia avait officialisé le français depuis 1849),.non pas comme peuple minoritaire, mais comme peuple égalitaire.« Si les ressortissants francophones et anglophones étaient restés en nombre égal, a-t-u textuellement, l'usage des deux langues serait resté égal .On aimerait que le procureur de l’ex-pays de Riel poursuive jusqu'au bout sa logique analytique et se prononce sur les droits linguistiques que pouvaient avoir les Anglais minoritaires du Québec-Bas-Canada en 1867.Ce qui l’amènerait évidemment à se prononcer, sur les droits linguistiques des Anglais du (!) en 1763.Mais il est une autre question fondamentale qu'on laisse profondément enfouie sous les dépôts du devenir pancanadien, à savoir, quels ont été les effets cumulatifs de l’extinction du français au Manitoba sur l’évolution socio-politique de l’ensemble du Nord-Ouest'1 Ramener la question du français au seul périmètre manitobain de la fin du XIXe siecle est un anachronisme géographique manifeste; et partant réduire le français au territoire couvert par le Manitoba contemporain est un artifice juridique qui fausse entièrement l’histoire de la formation territoriale de l’Ouest.P1 le En fait, les droits linguistiques conférés par l’Acte du Manitoba valaient ipso facto, dans l’esprit de la Confédération, pour tous les Territoires du Nord-Ouest.La Colombie dite britannique existait depuis 1866 et constitue un cas spécifique, Bien que ses premiers habitants eurogènes permanents aient été des Canadiens (i.e.des francophones).Dès lors, la décision d’abolir le français au Manitoba en 1890 (décision qui évidemment aurait pu être contestée par le gouvernement du Canada à l’époque), créait un précédent anticonstitutionnel: celui de ne pas avoir à faire du français une langue officielle lors de la formation de provinces subséquentes.Il faut donc forcément reconsidérer les actes constitutifs de la Saskatchewan et de l’Alberta (provinces créées en 1905), puisqu’ils ont été établis dans ce climat linguistique anticonstitutionnel qu’entretenait la province limitrophe du Manitoba.Par ailleurs, c’est le gouvernement du Canada qui a négocié et cautionné les compétences et les attributions linguistiques de ces provinces.Si la Cour suprême vient de prononcer l’an-ticonstitutionnalité de facto des Actes des provinces qui, dans l’Ouest, auront été établi sans tenir compte de l’article 23 de l’Acte du Manitoba, il convient en fin de compte de se demander si le Canada avait le droit de conférer ces Actes Enfin, rappelons que l’un des mouvements de protestation les plus véhéments et les mieux publicisés contre la Loi sur les langues officielles du Québec fut ï’« Affaire de Fort Chimo ».La Loi 101 fut alors présentée comme une menace directe à l’intégrité des autochotones de l’ex-district d’Ungava, et nombre de témoignages étaient venus de l’Ontario Pour protéger les Esquimaux contre « l’impérialisme » linguistique québécois.Comment l’anglais au Xlxe et au XXe siècle s’est-il présenté dans l’Ouest eu égard aux Autochtones et aux Métis dont la langue d’échange ou, selon les cas, la langue vernaculaire était le français?Voilà la question corollaire que suscite l’affaire de Fort Chimo et sur laquelle tous sont restés muets jusqu’à maintenant.Les autochtones et la question linguistique, voilà donc un chapitre qu’a ouvert le Québec et sur lequel la Cour suprême ne risque guère dte se commettre puisqu’il est hors-constitution.En pratique, le Manitoba et le Québec doivent maintenant s’exécuter.Le Manitoba, pour sa part, est condamné à ne plus faire dàns le futur ce qu’il a toujours fait dans le passé, maintenant que rien de cette prériode ne peut plus être refait.Mais pourquoi donc l’article 23 avait-il été invalide précisément en l’année 1890?1890, c’était cinq ans après l’exécution de Riel et après la mise en oeuvre de la voie ferrée « transcontinentale ».Désormais, tout le canevas pour la Conquête de l’Ouest était tramé, et cette conquête devait être double: celle des autochtones et celles des « francos ».Instances ethniques dont on se servirait pour aménager le territoire tout en les assimilant.Quant au Québec, il est juridiquement condamné à ne pas faire dans l’avenir ce qu’il n’a jamais fait dans le passé.différence qu elles n’ont pas d’homme pour subvenir à leurs besoins, on n’en continue pas moins de les soupçonner d’être des fainéantes ou des inaptes qu’il faut réadapter ».Quant aux veuves, la plupart d’entre elles sont pauvres.En 1975, 45% des veuves de 55 à 64 et 66% des veuves de 65 ans et plus vivaient dans la pauvreté.« Belle récompense, dit le Conseil national du bien- ’ être social, que la pauvreté pour ces nombreuses femmes qui ont passé cinquante ans et plus de leur vie au service non rémunéré des autres ».Scandale révoltant pour un pays riche qui aime se donner en exemple, mais qui ne trouve même pas les moyens (ou ne veut tout simplement pas les mettre en oeuvre) d’assurer une vie décente à ces milliers de personnes qui ont sacrifié leur sécurité economique personnelle pour élever des générations de citoyens.POURRAIENT-ELLES CESSER D'ÊTRE PAUVRES?Le rapport du Conseil national du bien-être propose des moyens d’améhorer la condition économique des femmes et s’inspire de trois principes: l’égalité dans l’apprentissage, l’égalité sur le marché du travail et l’égalité dans le mariage.Si l’État ne peut intervenir et dicter aux arents une façon non-sexiste d’éduquer eurs enfants, il peut jouer un rôle de premier plan pour changer les attitudes et les stéréotypes sexuels transmis par l’école et les médias.Suivant les recommandations du Conseil du statut de la femme (Québec) en ce domaine, le rapport suggère qu’on sensibilise les enseignants et les professionnels en orientation scolaire, aux diverses formes de sexisme, et qu’on décloisonne les cours de manière à ce que les travaux manuels et les travaux ménagers s’adressent autant aux garçons qu’aux filles.Le Conseil national du bien-etre presse le gouvernement fédéral d’agir, comme il en a manifesté l’intention, pour éliminer le sexisme et les stéréotypes sexuels dans les médias électroniques.On sait que le gouvernement québécois, par son Conseil du statut de la femme, a entrepris une importante campagne de sensibilisation contre le sexisme.Des chances égales dans l’apprentissage doivent correspondre à des chances égales sur le marché du travail, souligne le rapport, et le gouvernement doit adopter des lois pour assurer dans les faits la parité de salaire des hommes et des femmes Sui exercent des fonctions équivalentes.n jjourrait aussi créer des programmes d’action positive afin d’éliminer les ghettos d’emploi et on exigera que les autres employeurs en fassent autant.Le gouvernement fédéral devrait même refuser des contrats ou des subventions aux entreprises qui ne respecteraient pas les lois destinées à éliminer toute forme de discrimination en emploi.Le Conseil national du bien-être s'inquiète de l’intention exprimée par Ottawa d’abolir les programmes Canada au travail et d’inciter plutôt les entreprises privées à créer des emplois en leur offrant des programmes d’aide.« Les résultats pourraient s’avérer désastreux pour les femmes, lit-on dans le rapport, si ces {irogrammes ne sont conçus de manière à eur garantir une proportion des nouveaux emplois au moins égale à la proportion des femmes chez les chômeurs ».L'inquiétude du Conseil national se justifie quand on sait qu’en 1975-76, 41% des participants aux programmes d’initiatives locales (PIL) étaient des femmes et que cette proportion tombait à 27% pour les programmes Canada au travail en 1977-78.Cette même année, les femmes comptaient pour 3% des stagiaires inscrits en apprentissage d’un métier.Pour clore ce chapitre sur l’égalité au travail, le rapport demande aux gouvernements de subventionner davantage les services de garde, d’accorder un congé sans solde à l’un ou l’autre parent pour l'année qui suit la naissance et des congés payés aux parents 3ui s’absentent du travail afin de soigner es enfants malades.Abordant le principe de l égalité dans le mariage, le rapport conseille aux provinces de changer leurs régimes matrimoniaux afin que les conjoints deviennent des partenaires égaux sur le plan économique.Il faudrait d’abord adopter la copropriété et la co-gestion de tous les biens (excepté les cadeaux et les héritages) acquis par l’un et l’autre époux au cours de la vie commune.Lors d'une séparation ou d’un divorce, on partagerait ces biens (y compris les crédits de pension) en parts égales.À défaut ou en attendant un régime des biens matrimoniaux suivre l’exemple du Manitoba et d’accorder aux épouses au foyer le droit d'exiger de leur conjoint une allocation en argent comptant dont elles disposeront à leur guise.Le Conseil national se plaint que le gouvernement fédéral n’ait pas encore donné suite à trois recommandations de la Commission de réforme du droit au Canada : l’abolition de la notion de faute dans la loi sur le divorce; la création de tribunaux différents pour les séparations, les divorces, le refus de pouvoir, autres); enfin, le recours automatique des tribunaux, non des épouses, à des procedûres d'ordonnance.La Commission de réforme avait démontré que « la caractéristique du système traditionnel de mise en exécution des ordonnances de soutien partout au Canada, c'est l’échec.Le fardeau de cette plaie sociale est et a toujours été supporté par les femmes, et par des femmes dont la plupart appartiennent aux couches sociales les moins économiquement influentes au Canada ».Le rapport La Femme et la Pauvreté suggère des réaménagement fiscaux de nature à réjouir le Conseil québécois du statut de la femme et les groupes féminins.D'abord, les gouvernements fédéral et provinciaux doivent abolir l'exemption pour épouse à charge, car cette exemption ne profite qu'aux hommes et a ceux qui sont les plus fortunés.« En accordant ainsi des prestations au mari plutôt qu’à l’épouse, dit le rapport, on laisse entendre, a tort, que l'epouse au foyer représente un fardeau financier dont le coût dépasse la valeur du travail qu'elle fournit ».Cette exemption décourage aussi l'épouse à occuper un emploi hors du foyer, surtout un emploi à temps par-tiel.Le Conseil croit qu’il serait plus juste de faire participer les femmes à des regimes de pensions et de rentes quand elles quittent le marché du travail pour s'occuper des enfants et du foyer.Rappelant une recommandation contenue dans son rapport de 1978, le Conseil national du bien-être social demande qu’on remplace l’exemption pour enfants à charge par un crédit d'impôt remboursable.(Un crédit d’impôt réduit le montant de l’impôt à payer au lieu de diminuer le revenu imposable.Par conséquent, un crédit accorde le même avantage à tous ceux qui ont suffisamment d'impôts à payer, quel que soit leur revenu.Un crédit remboursable prévoit le remboursement à ceux qui n'ont pas suffisamment d’impôts à payer pour bénéficier du plein montant de crédit.) L’ancien gouvernement a mis partiellement en oeuvre cette suggestion en accordant un crédit remboursable de $200 par enfant aux parents à faibles et moyens revenus.Le Conseil national du bien-etre demande à l’actuel gouvernement d’abolir l'exemption pour enfant à charge, ce qui lui permettra de hausser le credit d’impôt remboursable à $360 par enfant sans qu'il lui en coûte un sou de plus.C'est pour rendre justice aux femmes que le Conseil se prononce contre l'abandon du principe de l’universalité qui régit le régime actuel d’allocations familiales.Il faut tenir compte que les femmes sont loin d’être les égales de leurs maris dans le mariage, dit le Conseil du bien-être, avant d’enlever à 50% d’entre elles les seuls revenus qu’elles possèdent en propre.« Tant et aussi longtemps que les lois canadiennes ne reconnaîtront pas aux femmes mariées le droit à une part équitable des ressources financières de la famille, il ne peut être question de les priver du droit acquis que représentent pour elles les allocations familiales, sous prétexte que le revenu du mari est aussi le leur.Lorsque les lois sur les biens matrimoniaux reconnaîtront les mêmes droits aux deux conjoints, toutefois, rien n’empêchera plus d’interrompre le versement des allocations familiales aux familles à revenu élevé ».Il est plus urgent, selon le rapport, de s’attaquer aux exemptions fiscales.Il est tout de même peu flatteur pour une société de se cacher derrière des allocations familiales, qui ne servent pas d’abord aux besoins des mères, pour maintenir l’inégalité et l’injustice dans le mariage.Le Conseil national du bien-être social propose aussi d’accorder un crédit d’impôt remboursable aux parents seuls dont le revenu est inférieur à la moyenne, en abolissant l’exemption d'équivalent de personne mariée qui n’aide pas les plus démunis.Les petits salariés devraient pouvoir compter aussi sur des programmes de suppléments de revenus et les prestations d’aide sociale devraient être augmentées pour atteindre au moins le seuil de la pauvreté.Le rapport propose aussi que les dossiers et les chèques soient faits aux noms des deux conjoints.Cela coûterait peu et a une importance pour les femmes.Enfin, c’est à l’examen de la situation des personnes âgées que l’injustice sociale devient plus visible.Le supplément de revenu garanti pour les personnes à faibles revenus âgées de 65 ans et plus est très important pour les femmes âgées, selon le Conseil, mais même ajouté a la pension de sécurité de vieillesse, il ne procure Eas un revenu égal au seuil de pauvreté.e gouvernement doit hausser le supplément pour qu’il atteigne le seuil de pauvreté établi pour les régions urbaines.Le gouvernement fédéral a aussi créé un programme d'allocation au conjoint à faible revenu, de 60 à 65 ans, dont le mari ou l’épouse bénéficie de la pension de vieillesse et du supplément, mais quand le plus âgé décédait, l’autre cessait de recevoir les allocations six mois plus tard.Le gouvernement fédéral vient de modifier le programme de manière à ce que les conjoints survivants continuent de toucher l’allocation spéciale: à cause de leur vie plus longue que celle des hommes, les femmes composent la majeure partie des conjoints survivants.Mais qu’en est-il des femmes pauvres, âgées de 60 à 65, et qui n’ont jamais eu un conjoint pour leur conférer un statut, donc le droit a une allocation spéciale?L’Etat ne se contente pas de faire de toutes les femmes une classe socio-économique inférieure, il établit des sous-classes chez les femmes mêmes.Le Conseil national du bien-être juge cette situation inacceptaole et souhaite qu'on accorde à toutes les personnes pauvres de 60 à 65 un montant égal à la pension de vieillesse et au supplément.On se croirait au Moyen-Age, à voir un organisme obligé de rappeler à l'Etat, année après année, une notion de justice aussi élémentaire.Comme il l’avait fait en abordant le chapitre des allocations familiales, le Conseil national du bien-être social préconise de conserver le principe de l’universalité dans la distribution des pensions de sécurité de vieillesse.Selon le rapport, abandonner ce principe serait préjudiciable pour les femmes: « Il serait non seulement illogique, mais aussi cruel, de retirer cette pension aux épouses âgées sous prétexte que les conjoints partagent leurs ressources financières quand nous savons que certaines de ces femmes vivront dans la gêne à la mort de leur mari ».Il serait plus équitable, souligne le rapport, de priver de la pension la personne âgée dont le revenu personnel (par opposition au revenu familial) est élevé.Comme seulement 5% des personnes âgées ont un revenu supérieur au salaire moyen, le Conseil national du bien-être social estime qu’adopter une telle mesure ne vaut pas la peine et créerait une inutile insécurité chez les personnes âgées.La conclusion du rapport « La femme et la pauvreté » ne nous dore pas la pilule: la plupart des femmes canadiennes sont confrontées à la pauvreté, à un moment ou l'autre de leur vie, et cette situation est la conséquence logique du rôle qu’on leur fait jouer dans la société.Quoi qu’on en pense, la situation socio-economique des femmes ne s'est pas améliorée au cours des dernières années.; Si les gouvernements n'interviennent pas de façon énergique, « rien ne nous permet ae croire que les prochaines générations de femmes au Canada seront moins vulnérables à la pauvreté ».t Note (1) Pour obtenir le rapport: Conseil national du bien-être social.Immeuble Brooke Claxton, Ottawa K1A OK9.t 6 B Le Devoir, lundi 17 décembre 1979 IKlMilMÎM Prévisions Yellowknife XV oose Pori Harrison B Churchill PLUIE P^tyilifaç Saint-Jean skatbo Vancou 6 ¦ 7 «/Montre —•Ottawa LWmnip Great oronto ondon Chicago Francisco ansos City 5 harleston*; precipitation s haute pression g basse pression masse d'air frais masse d'air chaud Nouvene O r I é a n î A midi aujourd'hui Abiti-Témiscamingue, Réservoirs Cabonga et Gouin, Pontiac-Gatineau, Rivière du Lièvre, Laurentides: ensoleillé avec quelques passages nuageux.Maximum près de moins 15.Aperçu pour mardi: ensoleillé et froid.¦ Outaouais: ensoleillé avec passages nuageux.Vents modérés et froid.Maximum près de moins 13.Aperçu pour mardi: peu de changement ¦ Montréal, Trois-Rivières, Drum-mondville, Québec: ciel variable.Vents modérés et froid.Maximum près de moins 13.Aperçu pour mardi: venteux et froid.¦ Région montagneuse de l’Estrie, Beauce, Rivière-ou-Loup, La Malbaie: nuageux avec faible neige passagère.Vents modérés causant de la poudrerie par endroits.Maximum près de moins 12.Aperçu pour mardi: venteux et froid.¦ Lac-Saint-Jean, Saguenay, Mauricie, Parc des Laurentides: ensoleillé avec passages nuageux.Vents modérés par moments.Maximum de moins 15 à moins 12.Aperçu pour mardi : venteux et froid.¦ Rimouski-Matapédia, Baie Comeau, Sept-îles: faible neige.Vents modérés causant de la poudrerie par endroits.Maximum près de moins 12.Aperçu pour mardi: venteux et très froid.¦ Sainte-Anne-des-Monts, Parc de la Gaspésie, Gaspé, Basse-Côte-Nord-Anticostie: faible neige.Poudrerie.Maximum près de moins 6.Aperçu pour mardi: venteux et froid.?L’Opep De leur côté, les producteurs africains — Algérie, Nigeria et Libye — qui produisent un pétrole de qualité nettement supérieure, vont tenter d’obtenir une surcharge de cinq dollars par baril au-dessus du prix de référence, a déclaré un délégué africain.De ce fait, ces trois États vendraient le baril au minimum à 29 dollars alors que leurs prix actuel est d’environ 27 dollars.L’Arabie Saoudite conteste cette surcharge, estimant qu’elle ne devrait pas dépasser 1,50 dollars.Dans ce climat, certains délégués se demandent déjà si finalement les 13 pays de l’OPEP ne vont pas tomber d'accord à Caracas pour laisser chacun continuer à déterminer librement son prix.En attendant la détente sur le marché pétrolier, cette solution éviterait les affrontements au sein de l'organisation et permettrait de consacrer l’essentiel des débats à des thèmes sur lesquels une majorité d'idées se dégage, comme l’aide aux pays en développement et la stratégie a long terme d’une organisation qui fetera ses vingt ans en 1980.La conférence devrait également étudier une nouvelle fois la question d’un changement de monnaie pour le paiement du petrole.Le dollar est traditionnellement utilisé pour la fixation des prix mais l’Iran souhaiterait voir la monnaie américaine remplacée par un panier de devises.Avant oue cette question ne soit soulevée par l'Iran, elle avait déjà préoccupé les membres de l’OPEP qui ont vu leurs revenus affectés ces dernières années du fait de la baisse du dollar sur le marché des devises étrangères.Mais, selon plusieurs délégués, aucune décision ne sera sans doute prise sur ce problème lors de la conférence de Caracas.Par ailleurs, l’Algérie et le Vénézuela ont annoncé qu’ils allaient proposer la création d’un fonds destiné à financer des projets de développement dans le tiers monde.Si ce projet reçoit l'aval des autres membres de l’OPEP ce fonds fournira environ 20 milliards de dollars, prélevés sur les bénéfices réalisés par les producteurs, aux pays en voie de développement, a expliqué M.Belkacem Nabi.lin autre objectif de ce fonds sera de promouvoir les échanges commerciaux entre pays en développement, en évitant d’avoir recours aux intermediaires du monde industrialisé, a expliqué M.Nabi L’OPEP dispose déjà aun fonds de 2,4 milliards de dollars approvisionné par des contributions des États membres et fournissant des prêts aux pays en développement.« Un nouveau fonds est nécessaire car -> f 7 décembre par la PC et l'AP 1978 — L'OPEP annonce une augmentation de 14,5 du prix du pétrole, qui sera appliquée en plusieurs étapes au cours de 1979.1973 — Un commando arabe atta- 3ue un avion américain sur l'aérodrome e Rome: 31 personnes sont tuées 1971 — Fin de la guerre indopakistanaise.les Indiens contrôlent le Pakistan oriental.1939 — Le cuirassé allemand Graf Spee se saborde au large de l'Uruguay, pour ne pas tomber aux mains de la Royal Navy.1922 — Les derniers soldats britanniques quittent l'État libre d'Irlande.1903 — Les frères américians Or-ville et Wllbur Wright effectuent, au-dessus de dunes de sables, près de Kitty Hawk, Caroline du Nord, le premier vol mécanique.1807 — Le pape Paul II excommunie le roi d'Angleterre Henri VIII.1531 — Début de l'Inquisition, à Lisbonne.Ils ont nés un 17 décembre: le compositeur italien Domenico Clmarosa ( 1749-l 1801); le compositeur allemand Ludwig von Beethoven (1770-1827); l'homme d'État canadien William Mackenzie King (1874-1950).celui-ci n’est ni structuré ni organisé correctement et il ne répond pas aux problèmes des pays en voie de développement tels qu’ils se posent en 1979 », a ajouté M.Nabi.+ Les Iraniens tables de divers pays, des Asiatiques comme des Africains, quelques Iraniens et même un Américain.Il a dit espérer parvenir à une solution dans la prise d’otages d’ici quelques semaines mais a mis en garde les Etats-Unis contre toute action hostile à l'égard de l’Iran.Dans ce cas, « la crise durera encore des mois ».De son côté, le Conseil de la révolution a réagi au départ de l’ex-chah, assimilé à une retraite politique de la part des Américains.Dans une déclaration radiotélévisée, première réaction officielle depuis l’arrivée du chah au Panama, le Conseil a déclaré que c’est la résistance de la nationa iranienne face à l’impérialisme américain qui a forcé le gouvernement des États-Unis a faire un pas en arrière.Le Conseil a lancé un appel au gouvernement du Panama pour qu'il extrade Reza Pahlevi.En refusant d’extrader l’ex-chah, le président Carter a montré qu’il avait peur des révélations qu’auraient fait éclater au grand jour un procès de l'ancien souverain, a déclare l’Ayatollah Khomeiny.Carter « a peur que le peuple américain se rende compte de tout ce que les présidents des États-Unis ont tait à notre peuple », a déclaré l’Imam, dans un discours prononcé à Qom devant les gardes révolutionnaires et diffusé par Radio-Téhéran.« Carter a été vaincu politiquement » et « je suis convaincu qu’il ne sera pas réélu », a poursuivi le patriarche de Qom.« Carter et les super-puissances sont terrorisés par l'Islam et craignent d’ètre vaincus par la vague de l’Islam », a-t-il dit.L’Iran n’a pas peur des États-Unis, a ajouté l'Imam.« Nous enterrerons vos soldats.Nous ne craignons pas votre intervention militaire.Nous espérons que toute la nation iranienne a des fusils et de bons combattants », a-t-il dit.A Panama, on précise dans les milieux autorisés que la décision d’autoriser l’ancien souverain à s’installer sur l’île de Contadora était destinée avant tout à améliorer les relations avec les États-Unis.Cette décision, qui a été prise il y a une semaine, a reçu l'appui des dirigeants politiques et des milieux d'affaires de la république, ajoute-t-on.Pour ces derniers, tes avantages d'une amélioration des relations avec Washington l’emportaient sur les réactions négatives que cet accueil ne manquerait pas de provoquer dans le monde arabe.Quant à l’ancien monarque, il semble apprécier les charmes de son nouveau domaine, une île qualifiée de « paradis des touristes », et située à environ 75 km au sud de Panama.Un peu après son départ des États-Unis, il avait fait publier un communiqué dans lequel il demande au peuple iranien qu'il « exige » la libération des otages.L'Iran doit se donner un gouvernement civil stable, car il ne peut occuper la place qui lui revient dans la communauté internationale en étant dirigé par un fanatique religieux, déclare-t-il.A Téhéran, l'agitation politique se pounuit.Environ 5.000 manifestants ont défilé dimanche dans la capitale, à l'appel du parti républicain islamique, formation pro-khomeiniste, contre les agences de presse « sionistes et à la solde de l’impérialisme ».Par ailleurs, dans le cadre de la campagne contre le Parti républicain du peuple musulman — PRPM — qui se réclame de l’Ayatollah Kazem Chariat-Madari, les boutiques du bazar, bastion khomeiniste, sont restées fermées.Le PRPM avait annoncé la veille qu'il fermait tous ses bureaux pour entrer dans la clandestinité.?L’IQOP depuis la défaite de M.Robert Bourassa.L'Union nationale, quant à elle, va en déclinant depuis trois ans.C'est dans la région de Montréal que l'on retrouve la plus grande proportion de répondants insatisfaits du gouvernement du PQ.À partir de 35 ans, on «vnmence à dénombrer un plus grand nombre d'insatisfaits de l'actuel gouvernement tandis qu'environ 16% des non-francophones sont satisfaits ou très satisfaits du gouvernement en comparaison de 51,7% des répondants francophones.Un peu plus de 27% des répondants libéraux sont satisfaits du gouvernement tandis que 14.4% des péquistes en sont insatisfaits.Sans même connaître la question référendaire qui pourrait leur être posée, 20,3% des répondants au sondage ont affirmé qu’ils y répondraient OUI.La proportion de ceux qui répondraient NON sans même connaître la question est de 45,8% tandis que le quart des répondants conditionnerait sa réponse à la question et que 8,3% n’ont pas d’exprime d’opinion.Plus de la moitié (51,6%) des répondants d’allégeance péquiste ont indiqué qu’ils répondraient OUI, peu importe la question, tandis que 14,8% d’entre eux répondront NON et que 25,3% attendront de connaître la question et que 8% sont sans opinion.Chez les libéraux, les résultats du sondage indiquent que 5% seulement répondraient OUI, 66% NON, 25% attendraient de connaître la question avant de se prononcer et 3,8%) sont sans opinion.Dans l’Union nationale, on retrouve 9,3% de OUI, 61,5% de NON, 27% qui préféreront attendre la question et 2,2% sans opinion.Ce sont les jeunes qui en plus grand nombre répondraient par l’affirmative sans connaître la question.Vingt-sept pour cent des répondants de la catégorie des 18 à 34 ans répondraient OUI à la question, 43,4%> NON et 21,6% attendraient de connaître la réponse.Chez les 35 à 54 ans, 14% sont des inconditionnels du OUI, proportion qui passe à 15,6%) pour les 55 ans et plus.De 35 à 54 ans, près de 50% diraient non à toute question, 8,7%) aimeraient savoir ce qu’on leur demande avant de se prononcer et 7.5%) sont sans opinion.Si la popularité de M.René Lévesque demeure a peu près inchangée à 36.7% depuis le sondage du mois d’avril, celle de M.Claude Ryan a progressé de prés de cinq points, passant de 36,8%) au printemps à 39,1%) ce mois-ci.M.Ryan est plus populaire chez les anglophones (61,9%)) et chez les femmes (41,8%>) que M.Lévesque qui ne recueille que 6%> d’appuis chez les anglophones et 31,3%) chez les femmes.Chez les francophones, la part des appuis à M.Lévesque est de 43,2% et de 34,3% pour M.Ryan que 42, 4%p des hommes donnent leur appui au chef du PQ en raison de 41,8% au chef du PLQ.Le chef de î’UN, M.Biron, a 3,7% de popularité chez les Québécois, en grand partie chez les francophones, et chez les femmes.M.Camil Samson est aussi plus populaire auprès des femmes que des nommes.+ Leadership chargé de rédiger ce programme mais les députés ont fait savoir qu’ils veulent être consultés.* Le caucus et l’exécutif national ont parlé enfin de stratégie et de divers aspects techniques reliés à la mise en marche de leur campagne électorale.Pendant ce temps, M.Trudeau s’est réfugié, semble-t-il, à Montréal, d’où il aurait consulté de nombreux libéraux en personne ou par téléphone.Hier après-midi, des personnes proches de lui ne pouvaient pas ou ne voulaient pas dire ou se trouvait exactement celui dont tout le monde attendait une réponse.Peut-être à Montréal, peut-être à Ottawa, peut-être en route, disait-on.Vers 18 heures cependant, un attaché de presse a fait savoir que M.Trudeau venait tout juste d’arriver de Montréal et qu’il allait avoir des entretiens à Stornoway, sa résidence officielle, avec le président du parti, le sénateur Al Graham.Ce n’est qu’à partir de ce moment que l’on a commence à laissé entendre que la réponse de M.Trudeau pourrait être faite mardi au lieu de dimanche ou lundi.Ce son peut-être là quelques indices tendant à montrer que M.Trudeau n’est pas très pressé de remettre le pied dans la galère électorale ou alors la décision de revenir est bel et bien prise et les libéraux en haut lieu s'affairent à mettre au point les principes d'un programme que l’on pourrait divulguer en même que la réponse affirmative de celui qui a remis sa démission il y a moins d’un mois.Pendant ce temps, les conservateurs et les néo-démocrates préparent leur tournée des chefs.M.Clark sera ce soir même à Montréal, puis en Ontario mardi, à Edmonton mercredi, à Vancouver jeudi et à Winnipeg vendredi.M.Broadbent fera lui aussi une tournée rapide à compter de mardi.?Parizeau Suite de la page 3 mant que M.Ryan faisait preuve d’ignorance crasse et qu’il devrait demander, avant de modifier la loi 101 à ce chapitre, l’avis des membres de l’ancien gouvernement libéral qui avaient conçu le système de tests pour connaître la « connaissance suffisante » de l’anglais et déterminer l’admissibilité des enfants à l’école anglaise.Le député de l'Assomption a affirmé que la souveraineté « c’est toutes nos taxes, toutes nos lois, seulement que ca mais tout ça », « Personne ne passera ae loi qui s’applique à nous, sauf nous », a-t-il également déclaré pour illustrer l'idée de souveraineté.Il a aussi précisé que le gouvernement québécois ne pouvait pas actuellement taxer « les raffineries ici à côté, parce que ce sont des taxes indirectes », en vertu de la constitution, et que Québec doit se rabattre sur les taxes à la consommation.Apprenant qu'Ottawa aiderait peut-être financièrement le Manitoba à traduire ses lois adoptées depuis 1890, pour se conformer au récent jugement de la Cour suprême, et que cette aide viendrait donc en partie du Québec, M.Parizeau a affirmé que c’était là « la fin du monde ».Il a dénoncé les « manoeuvres odieuses » de ceux qui font craindre aux personnes âgées la perte ou la réduction de leur pension en cas de victoire du Oui.Se demandant tout haut qui allait payer les caisses de retraite dans ce cas, il a répondu: «Nous frayerons.Indexées?Bien oui.» La souveraÿieté-assoeiation, a-t-il affirmé, n’est pas possible seulement depuis trois ans.« MM.Lesage ou Bourassa auraient tout lussi bien pu la réaliser.» « C'est aussi une question d’émotion, il s’agit de savoir où les Québécois ont leurs tripes, a-t-il dit.Il ne faut pas considérer la fierté nationale comme quelque chose de quétaine.Quand je pense qu’il y en a qui trouvent que c’est une forme de racisme.Il n'y a rien de mal dans la fierté nationale.» M.Parizeau a ajouté que les Québécois devaient « se parler calmement » et ne pas être « stridents et gueulards » lors de la campagne référendaire.A la question d'un auditeur inquiet de la durée de la grève à l’Hydro-Québec, le ministre des Finances a répondu que le gouvernement cherchait toujours à protéger le portefeuille des contribuables et que c’était là une chose très délicate dans La chute de Clark vue de Paris PARIS (AFP) — La chute du gouvernement canadien n’est pas passée inaperçue des éditorialistes parisiens, samedi matin.Tous s’accordent pour convenir que la chute du parti au pouvoir ne fait pas forcément le bonheur de ses adversaires, en l’occurence le Parti libéral.C’est l’opinion notamment de libération (extreme-gauche): « Pierre Elliott Trudeau, écarté des affaires publiques depuis plusieurs mois et qui annonçait officiellement le 21 novembre qu’il abandonnait définitivement toute activité politique pour se remettre de ses avatars sentimentaux et s’occuper de ses enfants, est-il à nouveau relancé sur les chemins dupou-voir?(.) Le Parti libéral de Pierre Elliot Trudeau (.) est à la fois satisfait et embarrassé.« Satisfait parce que la route du pouvoir lui est a nouveau ouverte.Embarrassé car il risque de se trouver sans prétendant d’envergure nationale si Pierre Elliot Trudeau confirmait son retrait de la scène politique.» C’est le meme point de vue qui s’exprime dans l’Humanité (communiste): « Depuis mardi soir, la défaite de M.Clark était dans l'air.Les milieux économiques (c’est-à-dire capitalistes) avaient juge « courageuse » la loi de finances présentée par le ministre.«Mais les députés d’une opposition dite libérale et neo-democrate et qui doit compter plus attentivement que les milieux financiers le poids des électeurs avaient qualifié ces mêmes propositions budgétaires de « téméraires, austères et sévères ».« Trois adjectifs pour dire non.Le Parti libéral, qui vit pourtant dans la crise ouverte par la démission de son leader, M.Pierre Elliot Trudeau, n’a pas hésité à provoquer des élections anticipées.Il lui reste à trouver un autre dirigeant ou à remettre en selle M.Trudeau.» Le matin (g our dénouer b uche socialiste) ne voit crise que le recours à El ncien chef du gouvernement, M.Trudeau: « Depuis trois semaines, le Parti libéral se cherche un chef.Plusieurs sont possibles mais aucun, sauf peut-être John Turner, ancien ministre des Finances, ne pèse autant que P.E.Trudeau, et, depuis mardi soir, John Turner a renoncé à ten- ter de conquérir la direction du parti.Dès lors, Pierre Elliott Trudeau apparaît comme le recours, l’homme proviaentiel, un personnage qu’il ne refusera peut-être pas de jouer, malgré ses ennuis familiaux, son désir de s’occuper de ses enfants et sa lassitude politique.L’ovation réservée par ses amis, jeudi soir, était déjà un plébiscite.» L’accueil aux immigrants en plein essor à la CECM Le secteur de l’accueil aux immigrants à la CECM est en plein essor et la commission devrait s’équiper pour être davantage en mesure de guider les enfants à leur sortie des classes d'accueil, une fois qu’ils ont acquis une connaissance du français.Voilà deux faits qui ressortent d’un rapport soumis cette semaine aux commissaires montréalais par le directeur de l’accueil à la CECM, M.Robert Attar et celui du service de l'adaptation, M.Jean-Guy Paquet.La CECM a accueilli 2,806 enfants dans ses classes d’accueil depuis septembre et les responsables du service sont à même de constater aujourd’hui que si la formule est au point dans son ensemble le suivi doit être approfondi.« Tant à l’elémentaire qu’au secondaire, il nous faut découvrir de nouvelles avenues de services dans tout ce qui concerne le post-accueil.On nous signale à juste titre qu’après un passage dans les classes d’accueil se manifestent des problèmes sérieux d'adaptation et d’apprentissage pour lesquels nous n’avons présentement pas de solution d’ensemble », expliquait cette semaine M.Paquet.La réunion de Lomé a pris fin sans solution LOMÉ, Togo (Reuter) — La sixième assemblée générale de l’agence de coopération culturelle et technique des pays partiellement et entièrement de langue française s’est achevée samedi à Lomé, sans qu’une solution ait pu être trouvée aux questions qui risquent de paralyser le secretariat général de l'organisation.Ces quçstions, les plus importantes de l’ordre du jour de cette assemblée générale qui a débuté mercredi dernier, ont, de l’avis des participants, fait l’objet d’une lutte d’influence entre le Canada et la France, deux des pays les plus grands bailleurs de fonds de rorganisation.Cette opposition n’a donc pu permettre à la conference de reviser les textes fondamentaux de l’Agence comme elle se le proposait.les négociations du secteur public.Il a dit regretter que l’atmosphère incite les citoyens à se dire « Il y a des grèves partout », même si une grève ne fait que menacer et n’a pas effectivement débuté.Il trouve toutefois justifié que les citoyens disent qu’ils en ont assez.M.Parizeau estime par ailleurs que ces négociations durent trop longtemps et que beaucoup de négociateurs syndicaux semblent s’y complaire, « quand on sait que ça se passe dans des hôtels, et pas les plus minables ».« Il y en a qui ont transformé ces périodes de négociations en Woodstock, c’est-à-dire que plus ça dure plus c’est le fun.D y en a qui ont eu un beau party au Hilton (de Quebec) cette année.» Le service de l’accueil à la commission des écoles catholiques de Montréal existe depuis 1970.Il permet aux jeunes arrivants d’apprendre le français avant d’être plonger dans la réalité d’ici.Le directeur de ce service à la commission indique dans son rapport que l’importance du continent européen en tant que source d’immigration décroît régulièrement puisquül apportait au Québec 58%) de ses immigrants en 1969 et que ce chiffre est tombé en 1978-79 à 34%>.C’est le continent asiatique qui se place cette année au deuxième rang avec 30% des nouveaux arrivants.A ce sujet, le rapport de M.Attar indique que les réfugiés arrivent dans des conditions physiques déplorables et que, traumatisés par les évènements qu’ils ont traversés ils prennent un temps considérable avant d'emboîter le pas a notre système scolaire.Le conflit à Bell Un commissaire conciliateur du ministère fédéral du Travail déposera aujourd’hui son rapport concernant les clauses en litige dans les négociations entre Bell Canada et le Syndicat des travailleurs en communication du Canada.Advenant un rejet des.recommandations de ce rapport, les 7,400 téléphonistes et employés de cafétéria à l’emploi de la société Bell pourront débrayer ment dans la nuit de Noël.légale- La France, a-t-on appris de bonne source, aurait appuyé la formule d’un secrétariat général fort, secondé par un seul secrétaire général adjoint.Le Canada, partisan d’un secrétariat général aux attributions collégiales, se serait finalement rallié à la proposition française.Mais il a exigé que le poste de secretaire général adjoint lui revienne de droit.M.Dankoulodo Dan Dicko (Niger) secrétaire général en poste, se serait, dit-on, opposé à ce point de vue du Canada.M.Dan Dicko aurait exprimé sa crainte de voir Ottawa défendre ses vues si ce poste revenait à un Canadien.Une conférence générale extraordinaire est prévue pour mars prochain à Paris pour débattre de cette question.De source informée on a appris que le budget de l’Agence pour 1980 a été arrêté à 70 millions de francs français, ne dépassant que très légèrement le budget précédent pour tenir compte des effets de l’inflation auxquels sont confrontes les pays membres.! Deux nouveaux pays, la Dominique et les Nouvelles Hébrides, ont été acceptés au sein de l’Agence portant ainsi le nombre des États membres à trente, la Guinée-Bissau s’est vu conférée le statut d’État associé.Le ministre togolais de l’Éducation nationale a été élu président de la conférence générale pour la période 1980-1981.Il sera assisté de cinq vice-présidents (Liban, Sénégal, Djibouti, Vietnam et Belgique) et d’un rapporteur, poste qui est revenu au Canada et au gouvernement participant du Québec.Les négociations achoppent principalement sur les disparités salariales entre les différentes régions du Québec et de l’Ontario.DÉCÈS Notez s.v.p.que le* ovl» d« décès doivent nous parvenir avant 4:30 p.m.pour publication du lendemain.Le dimanche i 2 A 4:30 p.m.DESROCHES, Léo.— A Montréal, le 16 décembre 1979 à l’âge de 68 ans, est décédé, M.Léo Desroches retraité de la banque d’E-pargne et District de Montréal, époux de An-nette Gagnon, outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants Jacques époux de Marthe Gosselin, Lise épouse ue Jean-Claude Bourque, Claudette épouse de Yvon Valcourt, Suzanne épouse de Gérard Valcourt, Monique épouse de Jean-Paul Chainay, Francine épouse de Jean-François Roch, Pierre époux de Francine Barnabé ainsi que plusieurs petits enfants.Les funérailles auront lieu mercredi le 19 décembre.Le convoi funèbre partira du Salon Urgel Bourgie Liée No 400 rue Henri-Bourassa est, pour se rendre à l’église St-André Apôtre où le service sera célébré à 2 h 00 heures et de là au cimetière Côtes-des-Neiges lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Fermé de 5 à 7, pas de fleurs, des dons à la fondation de rechercnes de l’Hôtel Dieu de Montréal, 110 ouest Av.des Pins seraient grandement appréciés.CAMBODGE CICR UNE QUESTION DE SURVIE.La faim.la mort.l’extinction.Des mots pénibles à entendre pour nous, mais l’avenir qui se dessine pour ces enfants et un million d’autres jeunes Cambodgiens.Environ 2 millions et demi de personnes sont menacées par la famine au Cambodge.À ceux que la faim a déjà affaiblis, la malaria, la dysenterie et d’autres maladies intestinales laissent peu d’espoir de survivre.L’Unicef et la Croix-Rouge ont lancé un programme de secours massifs au peuple cambodgien, et il nous faut votre appui.Envoyez un don à l’Unicef Canada ou à la Société canadienne de la Croix-Rouge en précisant «Secours au Cambodge».SECOURS AU PEUPLE CAMBODGIEN Prévision des secours à fournir par la communauté mondiale au cours des six prochains mois: • Vivres ($58 millions) • Secours médicaux ($16 millions) • Transport et distribution ($25 millions) • Matériel spécialisé, personnel et programme de restructuration ($11 millions) Unicef Québec 353, rue Saint-Nicolas Vieux-Montréal.Québec H2Y 2P1 (514) 288-1305 © I nicef Canada La Société canadienne de la Croix-Rouge, Division du Québec 2170, O.bout.Dorchester „ D Montréal, Québec H3H1R6 Croix-Rouge cdnsdienne (514) 937*7761 i ) r i Le Devoir, lundi 17 décembre 1979 le débat référendaire Les conditions du débat VENDREDI nous connaîtrons le libellé de la question référendaire.Ceux qui ont déjà figé leur réponse dans le béton négatif invoqueront l'hypocrisie de la formule, la mauvaise foi des gouvernants actuels du Québec bref, ils remettront en marche la grande machine de l'indignation publicitaire.Ceux qui ont avalé leur vigilance critique le 15 novembre 1976 se féliciteront devant le succès d’une démarche progressive et se comporteront comme des membres corporatifs d'un parti ébranlé, doublure trop étroite d’un gouvernement qui se cherche une société.Nous avons droit a un autre refrain que ce chantage réciproque qui depuis au moins deux ans, affaiblit, appauvrit et use la société québécoise; l'enjeu du débat politique actuel méritait mieux que cette pollution de réflexes prévisibles, ce « crois ou meurs » servi aux membres des partis et aux citoyens de plus en plus méfiants devant ce déguisement redoutable du pouvoir.Cependant tant que persistera, conséquence d’une réalité constitutionnelle désaccordée par rappor' au réel, cet état schizoïde divisant notre société entre des discours politiques formels et des mobilisations de « clans », nous serons condamnés (du fait même que notre avenir politique et socioéconomique atteint un seuil par Jean-Louis Roy ' critique d'auto-analyse à partir duquel il doit se métamorphoser ou s'enliser dans les blocages tragiques) à un niveau de division de plus en plus exaspérée, de plus en plus intériorisée.Il faut réanimer la distinction essentielle entre la Nation et les détenteurs du pouvoir oui l'encadrent ou qui attendent l'heure de leur pouvoir.En définitive toute cette bataille, ces changements qu’on nous propose, ces échafaudages constitutionnels qu’on nous sollicite à plébisciter, n ont pas en eux-mêmes de mérite intrinsèque.Si la souveraineté n'allait signifier rien d'autre que la soumission à un centre de contrôle plutôt qu a un autre, l’assujettissement à une bureaucratie plutôt qu’à une autre, la substitution à un système pyramidal autochtone où chacun est irresponsable à son niveau, où la proximité des « décideurs » ne change absolument rien quant à l'éloignement des décisions, vaudrait-il la peine alors de la soutenir comme la forme désirable de notre avenir?Si le fédéralisme renouvelé nous conduisait à une nouvelle conférence de Victoria pour 1985, s'il allait maintenir le Québec au rang d’une province comme les autres, épuisant une partie de ses ressources intellectuelles et politiques.épuisant ses projets politiques les plus légitimes dans d'innombrables affrontements, s'il allait consacrer des structures politiques où nous sommes irrémédiablement voués à être de plus en plus minoritaire.S'il allait maintenir un régime ou les dédoublements de services, de recherches, de politiques sont devenus généralisés et extrêmement coûteux pour les citoyens, vaudrait-il la peine alors de le soutenir comme la forme désirable de notre avenir?Le fédéralisme ou la souveraineté ne sont ni des brevets ni des sacrements.Ce qui importe désormais c'est de nous assurer que dans l’avenir immédiat personne ne s'arroge, au sujet de ces deux questions, le pouvoir de manipuler les libertés et les volontés des citoyens, des groupes sociaux, des régions et de la nation.À ces différents niveaux qui recoupent les partis politiques, il est urgent que les citoyens se réapproprient leur pleine mesure d’initiative.Dans un débat d’une telle importance, il importe que les citoyens, les groupes sociaux, les régions soumettent rigoureusement à la question les hommes politiques.Il serait désastreux et probablement stérile à moyen terme, que les hommes politiques se contentent de collectionner les applaudissements d'auditoires captifs et d'épingler les résultats des sondages qui leur sont favorables.La stratégie actuelle des partis politiques doit être décapée par les citoyens.LE PQ: AN TROIS DU POUVOIR Le Partie québécois, de 1 a-veu même du chef, est « déconnecté » des citoyens, les dissidents sont invités publiquement à quitter le parti, les candidats locaux sont numiliés par un appareil lointain, les adversaires sont injuriés.Les solidarités pourtant construites à grands frais sont déçues par des attitudes et interventions autoritaires.Cest la vieille légende qui renaît: le juge ne voit pas que l'accusé c'est lui-même.Et pourtant c'est à bout de bras, d’investissements d'argent et de temps que des milliers de femmes et d'hommes ont mis au pouvoir les Laurin, Parizeau, Lévesque, Morin et les autres.Ils constituent même le premier gouvernement élu par le dynamisme et les intérêts et espérances exclusifs des québécois.Nul ne contestera le droit, voire même l'obligation pour la direction d’un parti (qui de surcroît forme le gouvernement) de maintenir avec les membres, les associations, un vigoureux dialogue, de faire apparaître les contraintes reelles du pouvoir mais justement ce pouvoir doit rester égal au moins aux espérances qu'il a fait naître, aux contraintes non moins pesantes que vivent les citoyens, les faut dire «oui» par Maurice Champagne-Gilbert^ CETTE prise de position a pour objet de résumer les principales significations de Pacte référendaire et du oui que les Québécois devraient massivement répondre.J’ai choisi précisément de faire cette intervention, avant de connaître la question.Ce qui est en cause, c’est le droit de tous les Québécois, indépendamment de toute partisanerie.De plus, le gouvernement Lévesque a pris dans son livre blanc des engagements qui fixent la portée de la question.La première signification concerne Pacte référendaire comme tel.Il nous permet d’abord d’exercer notre droit fondamental à l’autodétermination, et ceci, sans préjuger du choix du statut politioue qui résultera par la suite au pouvoir de négociation que nous aurons donné à nos chefs politiques en disant oui.Cette signification repose sur une distinction qui délimite ce qui relève du domaine des droits et ce qui dépend du pouvoir et de l’histoire politique: le droit à l’autodétermination est le droit du peuple que nous sommes, il ne saurait être celui d’une simple province; c’est « l’affirmation du droit de choisir » un statut politique, ce n’est pas le choix de ce statut, quel qu’il soit, ce choix relevant de l’exercice ultérieur d’un pouvoir politique.C’est pourquoi il ne faut surtout pas confondre « droit à l’autodétermination » et « exercice de la souveraineté ».La distinction est d’autant plus réelle et fondée dans notre cas que le livre blanc est très clair, quand il explicite notre association.« C’est ainsi que le référendum, en faisant intervenir directement les citoyens dans un débat qui fut toujours la chasse gardée des hommes politiques, ajoutera au contentieux Québec-Ottawa un élément bien plus lourd de conséquences et bien plus décisif que tous les dossiers et les représentations, toutes les rencontres et les déclarations AFRIQUE DU NORD COMPAGNIE NATIONALE ALGÉRIENNE DE NAVIGATION DONC NlOULltm Vint L AFMIOUl OU NOM) ESCALES: Algérie, Alger, Oran, Annaba et Sklkda Tunisie; Tunis,SfaxetSousse.UN NAVIRE SAINT JOHN 20 jan.Escales dans d'autres ports sur demande suffisante AGENT AU CANADA march shipping limited MONTREAL (514)842-8841 SAINT JOHN (506)693 1227 TORONTO (416) 366 2586 publiques qui, jusqu’ici sont restées sans résultat; il y ajoutera la manifestation meme de la volonté, démocratiquement exprimée, des Québécois et des Québécoises.Tel est le but premier du référendum.» (Livre blanc, p.76) Cet exercice du droit à l’autodétermination est en effet décisif et lourd de conséquences sous au moins cinq aspects majeurs.Résumons-les.- Il est l’affirmation du peuple et non pas d’un parti politique, dans le sens de la citation qui précède.- Il est l’affirmation du peuple qui se reconnaît lui-même comme peuple et non pas comme province.- Il est l’affirmation de fait de notre égalité de droit avec le reste du Canada.Dire oui au référendum, c’est dire à l’autre peuple que forme le Canada anglais, que nous sommes son égal à égal, un peuple face à un autre peuple, et non plus une province face à neuf autres provinces et à un gouvernement central.En ce sens le oui au référendum est une déclaration d’égalité et non d'indépendance.Nous sommes devant une vérité première, que la commission Laurendeau-Dunton a reconnue il y a près de quinze ans, dans un rapport auquel M.Pierre Elliott Trudeau n'a pas choisi de mettre la reconnaissance du droit du Québec entre parenthèses.— L’exercice de ce droit et l’affirmation de cette égalité fiar le Québec, comporte pour 'autre partie en cause qu’est le reste du Canada l'obligation de négocier en conséquence avec nous, si Ton se place sur Le choix du libraire / Disons-lu tout de go.l'ouvrage est un événement Il répond a une attente, sinon à un besoin mam-l'esle à l'université, au collège, à la maison, au chalet.i tou iMtnondv, Le Devoir Une histoire nuancée, adulte et cohérente.(.) C'est à très peu de chose prés, un bilan convaincant.mesuré, logique iMurenl /.n/W«M t e.Le Soleil I.INTEAI -Dl ROCHER-ROBERT HISTOIRE DU QUÉBEC CONTEMPORAIN de la Confédération à la crise Volume illustré, 664 pages, 519.95 Fn vente dans toutes les librairies Aux éditions du.(BORÉAL EXPRESS) Diffusion Dimédia.539 l.eheau, V.Saint-I aurent M4N IS2 groupes, les régions.Sa fonction est d’effectuer les synthèses entre ces deux ordres de contraintes.La justesse de ces synthèses entre ces deux ordres de contraintes.La justesse de ces synthèses n’est pas seulement dans le choix politique visible, elle est dans les personnes qui les expriment et dans l’appareil politique qui les particularise.Il est d'autant plus injuste que tant de citoyens aient le sentiment de ne pas être actuellement gouvernés qu’en général les synthèses sectorielles effectuées par ce gouvernement constituent des acquis d'importance pour la nation; on pense en particulier au dossier linguistique, à la protection et la sécurité des travailleurs, à l’assurance automobile, à la réforme de la fiscalité municipale, à l’attention efficace portée au domaine agricole, aux travaux fructueux et sans précédent du gouvernement dans le secteur plein d’écueils de la concertation économique nationale et sectorielle.Ces réussites ne sauraient cependant nous faire oublier l'échec sinon l'affront que constitua la rencontre des représentants des peuples Inuit et du gouvernement.Quant à l’option constitutionnelle du gouvernement, on reste étonné qu'après trois années d'exercice du pouvoir, elle ne se soit que très marginalement enricnie.On doijt le le strict plan du droit.Dans les faits, l’autre partie pourrait répondre à notre déclaration d’égalité en prenant l’initiative de rompre tout lien avec nous et de se séparer, ou de recourir à la force pour nier notre égalité et notre droit.Mais dans les faits (ce qu’on se garde bien de nous dire), on ne se séparerait pas, car le reste du Canada a autant intérêt que nous à rester associé avec nous.Quant au recours à la force, l’autre partie a déjà fait savoir qu’il n’en était pas question et c’est d’ailleurs parce que nous connaissons le degré de civilisation du .Canada anglais que nous savons qu’il n’y aura pas un tel recours, mais négociation.— En conséquence, en raison des fondements du droit à l’autodétermination, et du contenu du livre blanc qui représente un engagement que la question au référendum doit respecter, cette question ne devrait porter que sur le droit du peuple du Québec à affirmer cette égalité solennellement et à confier en même temps à ses chefs politiques le mandat de renégocier notre association avec le reste du Canada.Il m’apparaît donc primordial de clarifier ainsi que l’acte référendaire est fondé sur le droit à l’autodétermination, et qu'un oui, qui ne doit clairement pas être un oui à l’indépendance, suppose une question qui soit egalement fondée sur un mandat de renégocier notre association avec le reste du Canada.Ces deux points fondent la logique du livre blanc qui, d’une part, dit non à une fédération qui a finalement substitué le régime des provinces à la réalité des peuples en présence, et d’autre part, dit oui à une réassociation des peuples en fonction du droit naturel et des liens historiques établis bien avant 1867.Dans ce contexte, dire oui au référendum, serait donner un pouvoir réel de négociation à nos chefs politiques face au reste du Canada.Un pouvoir fondé sur la volonté collective.Dire non, serait nous refuser à nous-mêmes de nous reconnaître et de nous affirmer comme peuple égal en droit au Canada anglais, renoncer à exercer notre droit à l’autodétermination, et finalement, priver aussi bien Ryan que Lévesque d’un pouvoir unique de négociation avec le Canada anglais.Ce n’est pas un parti politique, quelle que soit sa force et sa crédibilité, qui amènera le Canada anglais à reconnaître le Québec comme peuple et comme un partenaire égal en droit.C’est un oui collectif au référendum.Une autre signification du oui, non moins importante celle-la, serait de forcer les tenants d'un fédéralisme renouvelé à ne plus confondre « l’autonomie provinciale », que peuvent réclamer d’autres provinces dans leur relation au fédéral, et « l’autodétermination » qui est un droit que seul le Québec peut affirmer en regard des autres provinces.Cette confusion trahit l’équivoque d’un fédéralisme renouvelé, qui veut bien évoluer, mais a la condition de ne pas être remis en cause au point de reconnaître que le statut de peuple pour le Québec prime sur le statut de province.Même ceux à qui on voudrait prêter les meilleures intentions quant à leur respect de l'identité québécoise demeurent souvent prisonniers de cette équivoque.Ainsi un John Robarts, commentant le livre blanc récemment, assimilait-il les changements nécessaires pour répondre aux besoins du Québec aux changements réclamés par les autres provinces.Les tergiversations de Monsieur Ryan sur un « statut particulier » pour le Québec sont du meme ordre.Le document constitutionnel tant attendu du PLQ, et reporté une nouvelle fois, dissipera-t-il au moins cette équivoque?Un oui enfin aurait l'avantage, extraordinaire dans l’histoire des peuples, de modifier un rapport de forces de façon pacifique.C’est là la chance que nous nous sommes donnée le 15 novembre 1976 en portant au pouvoir un parti sécessionniste: le livre blanc, il me semble, malgré ses faiblesses, reconfirme cet aspect.Note • M.Champagne-Gilbert est exprésident de la Ligue des droits de l'homme, et ex-vice-président de la Commission des droits de la personne du Québec.MONTRÉAL EUROPE NAVIGATION LIMITÉE TRANSPORT RAPIDE DE CONTENEURS entre Montréal et l Europe.Livre et expedie aux États-Unis.Vers le Canada Départ Arrivée Bristol Rotterdam Hambourg! Montreal M.V.Vestland 4 déc 6 déc L 8 déc 19 déc MV Gomt» Cliallengt jedéo^ ^Odéj i-J 23 déc.Vers 1 Europe Fermeture Depart r Arrivée Toronto Montreal Bristol Rotterdam Hambourq M V vi'Ml i-Ml 17 déc 23 déc ï jan." 4 jan 6 |an M V Gomba Challenge 27 déc.4 jan.14 jan.17 jan.19 jan.regretter d’autant plus que l'accès aux dossiers administratifs, l’expérience de la négociation inter-canadienne, la représentation de nombreux dossiers législatifs de bonne qualité aurait dû permettre au gouvernement de connecter sa tuyauterie constitutionnelle tant sur les contraintes que sur les possibilités du pouvoir réel actuel et du pouvoir agrandi qui viendrait avec la Souveraineté.A ce point de vue le recours excessif au dossier historique de la querelle Québec-Ottawa donne l’impression que si l’on sait précisément ce que l’on ne veut pas, on ignore encore largement ce qu’on veut.La démonstration des carences actuelles du système politique canadien n’est plus à faire.Même Pierre Elliott Trudeau dans le Temps d'agir les reconnaissait.L’illusion dont se berce un certain establishment du gouvernement et du Parti québécois est de croire à ‘l'irréversibilité de l’histoire, de croire qu’ils expriment le peuple, voire même le devenir de la nation toute entière.On sait que, dans les régimes dic-taroriaux, les citoyens développent toute une panoplie de detours pour déjouer les dictais des colonels insignifiants.En serait-il de même en démocratie?Le peuple, pour déjouer ses « porte-parole » qu’il n’a jamais tant investis, ruse avec eux, joue avec leurs illusions, leur habileté et leurs systèmes.En temps opportun « ce peuple » reprend son pouvoir et renvoie les grands prêtres à la sacristie.La force du Parti québécois dans ce domaine des affaires constitutionnelles fut en un premier temps d’y associer les citoyens, de démonter le système ancien, d’en faire apparaître les conséquences jugées désastreuses sur l’avenir de la nation et son développement.En un second temps, il aurait fallu, il faudrait dessiner le système à venir, en faire apparaître les conséquences jugées désirables sur l’avenir de la nation et son développement.Pour le Parti québécois, s’agit-il seulement de libérer un territoire ou de construire une société?Il importe que le gouvernement s’astreigne à dégager ce consensus possible pour l’avenir en relaçant une vaste opération de mise à jour de son programme, informé désormais par l’exercice du pouvoir.Ici encore il est superflu d’ajouter que la vérité, toute la vérité ne doit pas sortir exclusivement de la tête de ceux qui gouvernent.A cet égard le contenu du livre blanc est un contenant, comme la souveraineté d’ailleurs.LE PLQ: LA GOURMANDISE AU POUVOIR Le Parti libéral du Québec connaît, phénomène rare pour un parti d’opposition, des neu-res euphoriques de gloire.Il collectionne les comités ouverts, collecte des millions, s’annexe l’ardeur de nouveaux militants, la générosité d’intention de tous ceux qui transforment leur obligation de LE DEVOIR publiera épisodiquement pendant la durée du débat référendaire une deuxième page documentaire où paraîtront des articles d’opinions et d’analyse sur les enjeux de la consultation prévue pour le printemps.Outre les textes signés par des personnalités de divers milieux et de toutes tendances, cette page accueillera des lettres et des témoignages des lecteurs, ainsi que des documents officiels sur le référendum.Les articles courts et les lettres brèves auront toujours la priorité.réfléchir en recherche d’une sécurité qui les délivre de leurs tourments.Depuis son élection à la tête du parti, Claude Ryan annonçait qu’un renouveau, tant au plan de l'organisation qu'à celui de la réflexion, transformerait le parti.On est forcés de reconnaître aujourd’hui que tel était le cas.L’échéance référendaire transforme le Parti libéral en une coalition circonstantielle.Pour un parti politique, cette situation qui le gonfle momentanément comporte cependant des périls considérables.S’il ne sait distinguer son existence propre de sa fonction circonstantielle, il risque, tant au niveau de son programme qu’à celui des personnes qui ranimeront au plan local et régional, de se retrouver ébranlé, divisé en lui-même.Les consensus par extension risquent de transformer les exaltations actuelles en désillusions coûteuses.La rigueur politique ne saurait être oubliée même en ces temps publicitaires.Quant à l’option constitutionnelle du Parti libéral du Québec, nous sommes encore condamnés à l’attente.Les circonstances historiques sont telles que ce document, préparé par une commission du parti et revu par le chef, devra faire l’objet d'une analyse critique exigeante.La réforme du fédéralisme canadien ne doit pas avoir l’usine comme unique horizon.Les thèses fonctionalistes qui, seloh certains, devraient présider à un nouveau partage des pouvoirs et des ressources ne sauraient jamais reconnaître les réalités nationales et régionales qui forment ce pays.La réforme du fédéralisme que nous proposera le Parti libéral du Québec: nouveau partage des pouvoirs et des ressources, réformes des institutions fédérales devra s’accompagner des mécanismes et des calendriers de cette réforme.Depuis 1960, en raison des demandes des gouvernements québécois, le Canada a recherché sans succès les conditions de la réformes de son système politique.Tout au long de cette recherche coûteuse, les objectifs du Canada et ceux du Québec ne coincidèrent pas d'où les échecs successifs de cette entreprise.Tout projet nouveau de réforme du fédéralisme est taxé à l'avance par cette histoire récente.Tout projet nouveau de réforme du fédéralisme constituerait une offense à l'intelligence des citoyens et à l'avenir de la nation s'il se contentait de reprendre les contenus déjà usés et les méthodes qui ont conduit toutes les entre- prises dans ce domaine à la faillite.Il faut éviter d'engager le Québec dans une nouvelle impasse constitutionnelle en lui proposant un royaume dans le vent.L'AVENIR D’UN PEUPLE Au niveau de la vie quotidienne, les citoyens continuent à vaguer à leurs affaires, à s'inquiéter des taux d’inflation, du régime du travail, de la crise de l'énergie, de la récession économique appréhendée.Ils élaborent des projets personnels, participent aux travaux des groupes, animent des actions au niveau de leur école, de leur travail, de leur quartier.Ils cherchent des espaces et du temps.Ils s’inquiètent des cadences qu’on leur impose, de la qualité de l’environnement physique et social.Certains d entre eux ressentent un profond désarroi, incapable de démêler les éléments d’une crise qui pénètre leur vie et leurs comportements.La société recrée a sa base des liens organiques, des solidarités indispensables et gratuites.De ces activités et échanges naissent la conscience et l’acuité des besoins et la perception des intérêts divergents.La nation est heureusement plus riche, plus large, plus inventive et « plus connaissante » que les détenteurs de pouvoir qui l’encadrent.C’est son avenir qui est mis en jeu par le présent débat politique.Elle doit dans les semaines et les mois qui viennent reprendre la parole et son pouvoir d’initiative.Il importe que les groupes sociaux, les regroupements régionaux, les associations nationales s'organisent, fassent témoigner les représentants des partis politiques, analysent leur projet politique à la lumière de leur propre expérience et connaissance avant de se commettre face à telle ou telle option.Cette proposition aurait pour effet de concrétiser le débat référendaire, de dégonfler la réthorique politique, d’éviter que les hommes politiques gardent l'initiative de toutes les questions et de toutes les réponses.Dans un débat d’une telle importance, il est peut-être sage de les aider à interpréter leur mandat.Alors, le débat et la décision référendaires prendront leur véritable signification soit l'expression de la volonté d'un peuple au sujet de son avenir.Note • Auteur d’un ouvrage qui a retenu l’attention l’an dernier, Le Choix d'uri pays, publié chez Leméac, M.Jean-Louis Roy est attaché au Centre d’études canadiennes-françaises de l’Université McGill 30 Agent-général en Amériaue du' Nord ’ march shipping limitée 360 SI Jacques.Montréal.PO H2Y1P5 • Tél (514) 842 8841*5 159 Bay SI .Toronto.Ont M5J 1J7 • Tel (416) 366 2586 ttoics en toute occasion n 435t 375 ml 04350 750 ml D 9921 maqmim D 440F 37.6 ml n 440E 750 ml LICHETTE Mie en bouteille» en France, naturellement! Société Commerciale Clément Inc.^ Montréal.Qué (514) 526-0404 I I I Le Devoir, lundi 17 décembre 1979 M •fm') • JT fri IT( Le Front patriotique refuse toujours de signer à Londres LONDRES, (d’après Reuter et AFP) — Un accord de cessez-le-feu entre toutes les parties à la conférence constitutionnelle sur la Rhodésie paraît toujours possible.Malgré le refus de signer un accord opposé samedi, lors de la « réunion finale » à Lancaster House, par le Front patriotique, des réunions se déroulent en coulisses et les responsables britanniques espèrent toujours qu’une solution sera trouvée.Les dirigeants du Front, Mm.Robert Mugabe et Joshua Nkomo, sont restés à Londres et poursuivent des discussions avec les Britanniques.Ainsi, Londres a proposé aux maquisards du Front un camp de rassemblement supplémentaire après l’établissement d’un cessez-le-feu en Rhodésie, annonce-t-on de source autorisée.Les négociateurs britanniques espèrent ainsi parvenir aujourd'hui à un accord avec les nationlistes rhodésiens qui ne reconnaissent toujours pas l’autorité de Lord Soames, le gouverneur dépêché par Londres à Salisbury il y a quelques jours, afin d’amener la colonie rebelle à l’indépendance légale.« Nous pensons qu’il y a de bonnes chances de parvenir à un accord lundi », a déclaré un porte-parole britannique.Jusqu’à présent, le Front patriotique avait refusé les propositions britanniques, en faisant valoir que ses forces seraient regroupées après le cessez-le-feu dans quinze camps isolés et vulnérables alors que l’armée régulière rhodésienne serait stationnée dans le secteur central du pays Mm.Joshu Nkomo et Ro- bert Mugabe, acceptent les nouvelles propositions britanniques, la cérémonie de signature de l’accord de paix aura lieu demain, en présence de Lord Carrington, secrétaire au Foreign Office et président de la conférence constitutionnelle de Londres, qui s’est officiellement achevée samedi, après quatorze semaines de travaux.A Salibury, on se déclare confiant, dans les milieux politiques, de l’imminence d’un réglement.« Le Front patriotique ne cherche qu’à gagner du temps.En dernier ressort, il signera un accord », a déclaré un porte-parole du conseil national africain unifie (UANC) de l’évêque Abel Mu-zorewa.Lord Soames a de son côté déclaré qu’il y avait encore « des espoirs de succès ».Mais, avec ou sans le Front patriotique, la Grande- Une mini-guerre civile ravage le Lesotho-nord JOHANNESBOURG (AFP) — La mini-guerre civile qui oppose depuis trois semaines « rebelles » et policiers dans le nord du Lesotho, petit royaume indépendant enclavé en territoire sud-africain, s’est intensifiée au cours des derniers jours.Les informations qui parviennent difficilement de la zone montagneuse de Buthe Buthe (limitrophe de l’État sud-africain d’Orange) interdite à tout visiteur depuis début décembre, ne sont que fragmentaires et de seconde main.Mais il semble que les troubles apparemment sanglants entre policiers et « rebelles » menacent de déboucher sur un affrontement décisif entre le gouvernement autoritaire de M.Leabua Jonathan, installé de facto au pouvoir depuis janvier 1970 et une opposition «déclaré illégale, il y a 10 ans, dirigée à distance par le leader exilé du 38.00 12 mois —>70.00 le tarit aérien est en sus .Code Postal L'ABONNEMENT EST DONNÉ A NOM-.ADRESSE:.CODE POSTAL i 1 4 Le demi O.J.Simpson a fait ses adieux au football hier après une brillante carrière qui lui aura permis de se hisser au deuxième rang des meilleurs porteurs de ballon derrière Jimmy Brown.(Photolaser AP) 10 ¦ Le Devoir, lundi 17 décembre 1979 SPORTS Les descendeurs canadiens mordent encore la poussière VAL GARDENA, Italie (CP) — En dépit de leurs excellents temps en entraînement au cours de la semaine, les skieurs canadiens n’ont pu récolter de médailles hier après-midi lors de la descente de Val Gardena, comptant pour la Coupe du monde de ski.Le Suisse Peter Mueller, qui est le champion défendant en descente, a pris la première position grâce à un temps de 2:03.94.Le meilleur Canadien, Ken Read, de Calgary, a pris la septième position, en vertu d’une prestation de 2:05.96, près de quatre secondes de plus que samedi lorsqu’il a réalisé le meilleur temps en entraînement.Les conditions pour la course n’étaient pas idéales.La piste a en effet été recouverte par un pied de neige vendredi, et par une plus grande quantité samedi, ce qui Moser-Proell gagne son premier slalom spécial en huit ans PIANCAVALLO -L’Autrichienne Annemarie Moser-Proell, spécialiste du slalom géant et de la descente, a remporté samedi le slalom spécial de Piancavallo, en Italie, enregistrant sa première victoire dans un slalom spécial de Coupe du Monde depuis huit ans.Pour la seconde fois depuis le début de la saison, la Française Perrinne Pelen a pris la deuxième place, après avoir réalisé le meilleur temps de la seconde manche.Aucune Canadienne ne participait à cette épreuve, mais elles seront mercredi en Autriche pour la descente.Au classement final, Moser-Proell a terminé en une minute 57 secondes 04, soit 27 centièmes devant Pelen, tan- dis que l’Italienne Claudia Gordiani s’est classée troisième à 41 centièmes de la gagnante, devant Hanni Wenzel, du Liechtenstein.Après ce slalom spécial, Hanni Wenzel cosolide son emprise au premier rang du classement général avec 114 points, sept de plus que l’Autrichienne Moser-Proell et 14 de plus que la Suissesse Marie-Thérèse Nadig.L'Ontarienne Laurie Graham est toujours dixième avec 29 points.Le prochain rendez-vous sera pour les descendeuses, qui se retrouveront donc mercredi à Zell am See, où Moser-Proell a promis à ses partisans une première victoire en descente.Ligue Nationale Samedi Green Bay 18, Detroit 13 Jets NY 27, Miami 24 Hier Chicago 42.St-Louis 6 Cincinnati 16.Cleveland 12 Atlanta 31, San Francisco 21 N.-Angleterre 27, Minnesota 23 Pittsburgh 28, Buffalo 0 Baltimore 31, Giants NY 7 Tampa Bay 3, Kansas City 0 N.-Orléans 29, Los Angeles 14 Dallas 35.Washington 34 Seattle 29, Oakland 24 Philadelphie 26, Houston 20 Aujourd'hui Denver à San Diego (Fin de la saison régulière) Dimanche, le 23 Chicago à Philadelphie Denver ou San Diego à Houston LIGUE NATIONALE Conférence Américaine Sactlon Est Pi 0 P n PP PC moy.X-MIAMI 16 10 6 0 341 257 .625 N-ANGLETERRE 16 9 7 0 411 326 563 BUFFALO 16 7 9 0 268 279 438 NYJfclS .16 8 8 0 268 279 .438 BALTIMORE 16 5 11 0 271 351 .313 Sactlon Centrale y-PlTTSBURGH .16 12 4 0 416 262 .750 y-HOUSTON 16 11 5 0 362 331 688 CLEVELAND .16 9 7 0 359 352 563i CINCINNATI .16 4 12 0 337 421 .250 Sactlon Ouest Z-SAN DIEGO .15 11 4 0 394 239 .733 Z-OENVER 15 10 5 0 22 245 667 OAKLAND 16 9 7 0 365 337 .563' SEATTLE 16 9 7 0 378 372 563' KANSAS CITY 16 7 9 0 238 262 438 * Conférence Nationale Section Et! y-DALLAS .16 11 5 0 371 313 .6881 y-PHILADELPHIE .16 11 5 0 339 282 688' WASHINGTON 16 10 5 0 348 295 .625’ NY GIANTS 16 6 10 0 237 323 .3751 ST-LOUIS 16 5 11 0 307 358 .3131 Section Centrale x-TAMPA BAY.16 10 6 0 273 237 625 y-CHICAGO MINNESOTA .16 .16 10 7 8 9 0 0 306 259 249 337 625 438 GREEN BAY 16 5 11 0 246 316 .313 DETROIT 16 2 14 0 219 365 .125 Section Ouetl x-LOS ANGELES .16 9 7 0 323 309 653 NOUVELLE-ORLÉANS 16 8 8 0 370 360 .500 ATLANTA .16 6 10 0 300 388 .375 SAN FRANCISCO .16 2 14 0 308 416 .125 x—CHAMPION DE DIVISION y—MEILLEUR DEUXIÈME l—PARTICIPENT AUX SÉRIES a ralenti les skieurs.« En ski, un tas de facteurs influencent vos résultats, a dit Read.Aujourd’hui (hier), c’était la température.J’ai fait quelques erreurs mineures, mais rien de bien important.Tous les skieurs qui ont bien fait sont ce ou’on appelle des glisseurs.Ils laissent leurs skis glissé sur la neige ».Read a aussi eu la malchance de partir le premier sur le parcours enneigé, ce qui a constitué un désavantage étant donné les conditions de neige.Grâce à sa victoire, Meller, qui avait enregistré deux deuxiemes places à Val Gardena l’année dernière, a empêché les Autrichiens d'inscrire deux Sains consécutifs.Le skieurs e 22 ans a devancé le vétéran Norvégien Erik Heaker, remportant ainsi sa deuxième voictoire en carrière en Coupe du monde.Quatre Autrichiens, Werner Griss-mann, Uli Spiess, Franz Klammer et Josef Waloher ont pris les quatre positions suivantes.Muller a devancé Heaker par huit centièmes de seconde sur la piste de Val Gardena, longue de 3,615 mètres, et d'une dénivellation de 839 mètres.Grissmann a pris la troisième place grâce à un temps de 2:04.84.Dave Murray, de Abbotsford, Colombie-Britannique, a pour sa part terminé au lie rang grâce à une prestation de 2:06.45 Le seul autre Canadien à faire partie du premier Œ, le Torontois Steve rski, a dû se contenter d’une 45e position en 2:08.69.De son côté, Tim Gilhooly, de Kalowna, Colombie-Britannique, était ravi d’avoir pris la huitième place après etre partie 46e, grâce à son meilleur temps en compétition de la Coupe du monde, 2:06.37.« J’ai enregistré de bons résultats en entraînement, et je savais donc que ie pouvais bien faire, a dit Ginooiy.Cela m'a aidé psychologiquement de savoir que les conditions de la piste seraient encore bonnes lors de ma descente ».Dodge gagne à Aspen ASPEN, Colorado (AP) — L'Américain Peter Dodge, un débutant au circuit professionnel de ski, a remporté samedi le slalom d'Aspen devant le Suisse Walter Tresch, l'Américain Lonny Vanatta et le Norvégien Stein Ivar Halsnes.Dodge a ainsi inscrit sa première victoire et s'est hisse ex aequo au quatrième rang du classement général.L’Autrichien Andre Arnold, le présent meneur et champion sortant qui a remporté le slalom géant de vendredi, est tombé dans la première manche de quart de finale contre Halsnes Arnold a battu le Norvégien dans la seconde manche mais pas suffisamment pour combler son retard.Dodge, 24 ans, a défait Tresch en finale et a empoché le premier prix de $4,500.Arnold compte 200 points contre 140 à son suivant Lonny Vanatta.Le circuit reprend le 12 «nvler à Hunter Mountain, Y.Chicago se faufile dans les éliminatoires Tampa Bay enlève son premier titre g (D’après AP) — Les Buccaneers de Tampa Bay sont devenus hier la premiere équipe à remporter un championnat de section en quatre ans d’existence seulement alors qu'ils ont vaincu les Chiefs de Kansas City 3-0, à Tampa Bay.Par cette victoire, les Buccaneers ont enfin devancé les Bears de Chicago au sommet de leur section, mettant ainsi fin à une séquence de trois revers d’affilée.Les Bears n’ont cependant pas tout perdu, puisqu’en remportant devant les Cards de Saint-Louis 42-6, à Chicago, ils se sont assurés une partici-lation aux éliminatoires de la onférence nationale, la semaine prochaine.La victoire des Bears, combinée à la défaite de 35-34 des Redskins de Washington contre les Cowboys de Dallas, leur permet en effet d’accéder aux éliminatoires parce qu’ils ont un avantage au chapitre des points comptés et accordés sur les Redskins.Les deux clubs terminent la saison avec des fiches identiques de 10-6.Les Bears feront face aux Eagles de Philadelphie, qui ont battu les Oilers de Houston 26-20, à Houston.Par cette victoire, les Eagles finissent avec une fiche de 11-5, le même dossier que Houston, qui recevra la semaine prochaine le perdant du match de ce soir entre San Diego et Denver.A Tampa Bay, c’est un placement de Neil O’Donahue, d'une distance de 19 verges au quatrième quart, qui a fait la différence.Rick Bell a gagné 137 verges en 19 courses.A Chicago, Walter Payton a marqué trois touchés et totalisé des gains au sol de 157 verges pour permettre aux Bears de terminer par une victoire convaincante de 42-6 devant les Cards de St-Louis.Les Bears, qui se devaient de l’emporter par au moins 33 points pour espérer participer aux séries d’après-saison, terminent l’année avec une fiche de 10-6, la même que Tampa Bay, devant lesquels ils doivent néanmoins s’incliner parce qu’ils n'ont pas une aussi bonne fiche contre les clubs de la section Centrale.A Dallas, Roger Staubach a lancé une passe de touché de huit verges à Tony Hill, avec 39 secondes à jouer, pour procurer aux Cowboys une victoire de 35-34 devant les Redskins.Staubach a lancé deux passes de touchés dans les quatre dernières minutes de jeu pour ainsi éliminer les Redskins qui avaient pourtant pris une avance de 17-14 à la mi-temps.A Houston, les Eagles l’ont emporté en dépit du fait que Earl Campbell ait de nouveau gagné plus de 100 verges au sol pour la septième partie consécutive.Campbell a obtenu des gains au sol de 134 verges en 16 courses, portant son total en saison à 1,697 verges en 368 courses, un nouveau record de la LNF.À Pittsburgh, Franco Harris a totalisé des gains au sol de 100 verges en plus de réussir deux majeurs pour aider les Steelers a remporter une victoire de 28-0 face aux Bills de Buffalo et ainsi remporter pour une sixième année consécutive le championnat de leur section.Les Steelers présentent un dossier de 14 victoires et deux revers, n’ayant pas subi la défaite à domicile en saison régulière.Ils ont gagné leurs 14 dernières parties au Three Rivers Stadium.À Oakland, le quart arrière Jim Zorn a lancé deux passes de touché pour mener les Sea-hawks de Seattle à une victoire de 29-24 devant les Raiders, qui sont ainsi écartés des éliminatoires.Par cette défaite, les Raiders concèdent une participation aux éliminatoires aux Chargers de San Diego et aux Broncos de Denver, qui s’affrontent ce soir lors du dernier match de la saison.Le gagnant du match méritera le championnat de la section Ouest de l'Américaine, et le perdant participera aux éliminatoires comme meilleur deuxième.Sam McCullum, des Seahawks, a capté huit passes pour des gains de 173 verges, dont 65 verges à la suite d’une passe de touché au deuxième quart.À Los Angeles, le demi Mike Strachan a compté deux touchés et les Saints ont profité de six revirements résultant d’échappés et d’interceptions pour remporter 29-14 devant les Rams.Par cette défaite, les Rams, qui avaient déjà remporté leur septième championnat de section d’affilée la semaine dernière, ont perdu le droit de présenter leur premier match éliminatoire a domicile, dans deux semaines.Ils joueront plutôt dans l’âtre des champions de la conférence, les Cowboys de Dallas.À Atlanta, Steve Bartkowski a lancé une passe de touché de sept verges à Jim Mitchell au debut du quatrième quart pour procurer une victoire de 31-21 aux Falcons devant les Forty Niners de San Francisco.O.J.Simpson, 32 ans, a joué son dernier match en carrière, obtenant 12 verges en deux courses.En carrière, il aura donc gagné 11,236 verges, derrière Jimmy Brown, du Cleveland, 12,312 verges.Une interception de 39 verges bonne pour un touché par Robert Pennywell, au quatrième quart, a confirmé la victoire des Falcons.A Foxboro, au Massachu-sett, Steve Grogan a dirigé une remontée de 20 points au quatrième quart alors que les Patriots ont vaincu les vikings du Minnesota 27-23.Harold Jackson a capté une passe de 40 verges bonne pour un touché.Les Vikings terminent la saison avec une fiche inférieure à .500 pour la première fois depuis 1967.Le vétéran Jim Marshall a joué son dernier match, portant son record de parties consécutives à 282 parties.A Cincinnati, les Bengals ont surpris les Browns de Cleveland 16-12, grâce notam- ment à une poussée de 70 ver- 5es au deuxième quart.Pete ohnson et Jack Thompson ont marqué les touchés des Bangals, a la suite de courses d’une et cinq verges.Matt Bahr a ajouté un placement avec moins de deux minutes à faire.A East Rutherford, au New Jersey, les Colts de Baltimore ont mis fin à une série de cinq défaites consécutives en défaisant les Giants de New York 31-7, grâce notamment à deux touches du demi Don McCauley.Les Giants terminent la saison avec trois défaites d’affilée et cinq revers à leurs sept derniers matchs.Samedi, à Miami, les Jets de New York ont causé une certaine surprise en disposant des Dolphins 27-24 au cours d’un match axé sur l’offensive.Bruce Harper a marqué l’un des touchés des Jets à la suite d’une passe et course de 72 verges.Le quart Richard Todd a egalement complété une Êasse de 51 verges a la recrue obby Jones lors de la poussée qui a permis aux Jets de marquer le touché victorieux.Todd a complété 12 passes pour des gains de 226 verges.Son rival, Don Strock, qui remplaçait Bob Griese, a totalisé des gains de 332 verges en 26 passes.A Pontiac, au Michigan, les Packers de Green Bay ont profité de quatre placements de Torn Birney—ce qui égalait un record d’équipe—pour l’emporter 18^13 devant les Lions de Detroit.La Coupe Davis aux États-Unis SAN FRANCISCO (d’après AP et l’AFP) — L’Américain John McEnroe a couronné hier la victoire que son pays avait déjà acquise la veille en finale de la Coupe Davis de tennis, l’emportant en trois manches successives, 6-4, 6-3, 6-1, contre l’Italien Antonio Zugarelli.Cette victoire de McEnroe, qui s’est imposé surtout grâce à son puissant service, a procuré une avance de 4-0 aux Etats-Unis dans leur série trois-de-cinq les opposant à 1T-talie.Les Américains s’étaient assurés la victoire.samedi, OAKLAND (AP) - Les propriétaires d’équipe de la Ligue américaine de baseball se réuniront le mois prochain dans le but d’assurer le transfert des As d’Oakland à Denver.C’est ce qu’indique le quotidien The Tribune qui cite le président de la ligue, Lee McPhail, selon lequel le propriétaire des A’s, Charles Finley, en serait venu à une entente avec Marvin Davis, qui projette d’acheter l’équipe.La réunion aura lieu le 3 ou 4 janvier à Chicago.¦ JOHANNESBURG (Reuter) — Le Sud-Africain Gary Player a inscrit une quatrième victoire consécutive au circuit Sunshine en remportant le tournoi Sun City avec un compte de 278, soit 10 sous la normale.Agé de 44 ans, Player estime qu’il n’a jamais aussi bien joué qu’en ce moment.LANDOVER - Trois Joueurs rajppelés par les Capitals de Washington ont été renvoyés à leur filiale de Hers-hey dans la Ligue américaine.lorsque le duo composé de Stan Smith et de Bob Lutz a défait celui de Paolo Bertolucci et Adriano Panatta, 6-4, 12-10, 6-2.Vitas Gerulaitis et McEnroe avaient déjà avant le week-end procuré une avance de 2-0 aux Etats-Unis grâce à leurs gains en simple.Un cinquième et dernier match sans importance a été disputé hier soir.Comme prévu, la Coupe Davis séjournera donc un an de plus aux Etats-Unis, puisque pour la 26e fois depuis la création de l’épreuve en 1900, les noms des joueurs américains Il s’agit des ailiers Errol Hausse et Tony Cassolato et du défenseur Greg Théberge, suite au retour des centres Guy Charron et Rolf Edberg et des défenseurs Pierre Bouchard.Peter Scamurra et Paul MacKinnon.¦ ATLANTA — Les Flames d’Atlanta ont rappelé le défenseur Serge Beaudoin de leur filiale de Birmingham et y ont renvoyé le centre Rick Aduono En 20 matches avec Birmingham.Beaudoin a marqué un but et récolté onze passes.¦ PARIS (AFP) - Deux athlètes, le Britannique Sebastian Coe et l’Allemande de l’est Marita Koch, ont été désignés par le service des sports de l’Agence France Presse comme champions 1979.Sebastian Coe a battu en six semaines les records du monde du 800, du 1,500 m.et du mille et Marita Koch a réalisé l’exploit d’être la première femme à courir le 200 mètres en moins de 22 secondes, après avoir été déjà la plus ra- ont été gravés hier sur le socle massif du « saladier d’argent ».L’équipe des Etats-Unis était effectivement trop forte pour être inquiétée par celle d’Italie, comme le faisait remarquer Panatta, après sa défaite en double, samedi après-midi.Il faut d’ailleurs remonter à 1970, et au succès américain sur l’Allemagne de l’Ouest, pour retrouver un, tel triomphe.Comme Arthur Ashe et Cliff Richey en simples, et déjà Stan Smith et Bob Lutz en double, Vitas Ge- pide sur 400.¦ LE CAMP — La nouvelle Lotus-81 de formule Un a effectué de timides débuts sur la piste du circuit Paul Ricard au Camp, dans le sud de la France, en vue de sa participation prochaine au championnat du monde des conducteurs.C’est l’Américain Mario Andretti qui s’est élancé pour les touts premiers tours de roue de cette voiture.L’ancien champion du monde ne devait boucler que cinq tours à l’allure modérée avant de s’arrêter à cause d’une panne électrique.La Lotus-81 doit assurer la transition entre les Lotus-79 et la future 82, dont la sortie est orévue pour avril p ichain.après l’échec de la 80, cette dernière saison.FROUNZE, Kirguizie (AFP) — La coupe de l’URSS d’haltérophilie s’est terminé hier par une surprise de taille, la défaite du champion du monde Rakhim Rakhmancv dans le concours des super lours (plus de 110 kg) remporté par Osman Enaldiev.rulaitis, John McEnroe et le tanden Smith/Lutz se sont assurés les trois points de la victoire sans perdre un seul set.Les hasards ou tirage au sort et la blessure de Corrado Ba-razzutti ont favorisé les desseins des Américains.Mais de- fmis deux ans, depuis que eurs meilleurs joueurs, à l’image de John McEnroe, répondent à l’appel de la Fédération américaine, les Etats-Unis ont retrouvé une équipe quasiment invincible en Coupe Davis.Cette supériorité reflète bien, au demeurant, le niveau Enaldiev s’est imposé avec un total de 435 kg supérieur de 5 kg à la performance qui avait permis à Rakhmanov de remporter le titre mondial le mois dernier à Salonique.Quant au champion du monde il s’est contenté d’un modeste 367,5 kg et d’une encore plus modeste 7e place.¦ KARL-MARX-STADT, (AFP) — Le patineur artistique est-allemand Jan Hoffmann, 23 ans, étudiant en médecine et champion d’Europe, a remporté son dixième titre national, samedi à Karl-Marx Stadt, après un programme de libres remarquable dont le contenu à amené 4 des 7 Juges à lui décerner la note idéale 6,0.Ces championnats ont vu, d’autre part, la révélation du jeune Falko Kirsten, 15 ans, qui s’est classé 4e derrière Ma-no Liebers et Hermann Shulz.Chez les dames, Anett Poetzsch, vice-championne du monde, s’est imposé une nouvelle fols après avoir reçu plusieurs cotations de 5,9 pour les figures libres.Katarina Witt, 14 ans.a ravi la deuxième place à Carola Weissenberg d’ensemble du tennis américain.Au classement ATP, il y eut toujours cette saison sept ou huit joueurs des Etats-Unis parmi les dix premiers.L’année prochaine, leur domination sera peut-être même encore plus évidente.Tony Trabert, le capitaine non joueur, a en effet annoncé qu’il sélectionnerait en double les champions de Wimbledon et des Etats-Unis 1979, équipe no 1 au classement des doubles, John McEnroe et Peter Fleming.Tracy vainc Martina TOKYO, (AFP) — La jeune américaine Tracy Austin a remporté le tournoi international féminin de tennis de Tokyo en battant très facilement en finale (6/2 et 6/1) l’apatride Martina Navratilova, victorieuse en 1978 et 1979 à Wimbledon.Tracy Austin a obtenu ainsi son deuxième succès face à l’ancienne joueuse tchécoslovaque, qu’elle avait battue, une première fois, en finale de l’open des Etats-Unis.La 3è place de ce tournoi est revenue à l’Américaine Billie Jean King qui a triomphé de l'Australienne Dianne Fromholtz par un double 7/6.Le champion de tennis suédois Bjom Borg a remporté par ailleurs le tournoi quadripartite du Caire en battant en finale le joueur égyptien, Ismail El Chafei, par 6/2 et 6/2.Ce dernier s’est classé deuxième devant les Américains Bill Scanlon et Eliott Teltscher.Enfin l’Australien Kim Warwick a remporté hier à Adelaide l’open sud-australien de tennis en battant en finale le Sud-Africain Bernie Mitton 7/6,6/4.C’est la deuxième victoire de Warwick, 27 ans, dans un tournoi du grand prix.En finale du double messieurs, Colin Dibley et Chris Kachel (Australie) ont battu Ross Case et Geoff Masters 6/7, 7/6, 6/3.La finale du simple clames entre la Roumaine Virginia Kuzici et la Tchécoslovaque Hana Madlikova a été ajournée à aujourd'hui en raison de la pluie.ARCHITECTES DAVID.BOULVA CLEVE ARCMtîf( tfS 1 25 3 ave McGill College Suite 800 MONTRÉAL - 866-8621 les architectes LONGPRÉ MARCHAND Montréal-842-1401 DÉCORATEURS ENSEMBLIERS MADELEINE ARBOUR BERNARD MORISSET DfCOflA TfUHS CNSEMBUERS DESIGNERS D INTERIEURS •71314» JM Ml, Sl-Ptul.Vicui Montréal L'Américain John McEnroe, deuxième joueur mondial, a largement contribué à la victoire des États-Unis porté la finale de la Coupe Davis contre l’Italie.rpj, Les A’s d’Oakland bientôt vendus?# A I Le Devoir, lundi 17 décembre 1979 ¦ 11 Les Jets de Winnipeg l’emportent 6-2 Ruel n’a pas trouvé la solution aux problèmes du Canadien WINNIPEG - Le Canadien est en déroute.Et il est à se demander sérieusement où s’arrêtera sa chute.Défait 5-3 par les Oilers à Edmonton vendredi, le Canadien a perdu 6-2 devant les Jets de Winnipeg, samedi, laissant le jeune Richard Sé-vigny affronter 48 lancers au cours du match.Le Canadien a maintenant subi la défaite à ses quatre derniers matchs, deux sous Bernard Geoffrion et deux sous Claude Ruel, qui ne sait plus que penser.« Il n’y a que huit ou neuf joueurs qui ont fourni le meilleur d’eux-mêmes, a-t-il dit après le revers des siens.Les autres n’ont pas travaillé du début à la fin.» Willy Lindstrom a réussi trois buts, Peter Sullivan un but et Quatre passes, Morris Lukowich un but et deux passes et Ron Wilson un but aans la victoire des Jets qui ont joué comme de vrais cham- Rions de la Coupe Stanley, lark Napier, dès le début du match, et Pjerre Mondou ont répliqué chez le Canadien.« Tous ont travaillé d arrache-pieds.Mes joueurs ont fourni un effort collectif, a dit l’instructeur Torn McVie, d’autant plus fier de ses hommes que le match a été disputé devant une foule de 15,723 personnes, dont au moins 1,000 spectateurs en tenue de gala pour la circonstance.Le match a été précédé d’une cérémonie spéciale au cours de laquelle les Jets avaient invité quelques membres du temple de la renommée du hockey nés à Winnipeg ou dans la province.Les légendaires Andy Bathgate, Brian Hextall, Torn Johnson, Babe Pratt, Kennu Reardon, Chuck Rayner, Black Jack Stewart et Harry Oliver ont donc assisté à l'humiliante défaite du Canadien, pourtant champions de la Coupe Stanley au cours des quatre dernières saisons.Le Canadien, qui n’a pas gagné un seul de ses huit derniers matchs à l’étranger — aucune victoire, six défaites et deux matchs nuis — n’a pas été l’ombre du club que l’on connaît, concédant même 22 Les Izvestia Le Canada débute fort mal le tournoi MOSCOU (CP) — La formation nationale de la Tchécoslovaquie a infligé hier un cinglant revers de 10-1 à l’équipe du Canada en match d’ouverture du tournoi de hockey des Izvestia disputé à Moscou.Les Tchécoslovaques ont compté après seulement 45 secondes de jeu, et ils menaient 5-1 après le premier tiers.Le Canada a limité l’adversaire à un but en deuxième période; mais les Tchèques ont termine en force avec quatre buts en troisième.« Ils sont plus talentueux, a admis l’entraîneur de la formation canadienne, Torn Watt, de Toronto.Ils forment une grande équipe et nous ne pouvons faire jeu égal contre eux.Nous devrons mieux nous préparer à l’avenir pour ce genre de compétition.» L’équipe canadienne, composée de neuf membres de la sélection olympique et de dix professionnels marginaux, est arrivée à Moscou samedi soir après avoir subi deux défaites contre l’équipe « B » de là Finlande.La Canada affronte la Suède aujourd’hui, l’Union soviétique mercredi, et la Finlande vendredi.Watt, l’un des trois entraîneurs de la formation olympique canadienne, a expliqué qu’il n’avait pas modifier la stratégie de l’équipe en deuxième période apres les attaques répétées des Tchèques en première.John Devaney d’Edmonton a marqué l'unique but du Canada.La formation canadienne a tenté d’arrêter l’adversaire avec un échec-avant soutenu, mais les Tchèques ont souvent profité d’échapées à trois contre deux et a deux contre un pour déjouer le gardien Tim Bernhardt de lancers dirigés au-dessus des épaules.Dans l’autre match présenté hier, l’URSS a battu la Suède 5-1.La victoire soviétique a été beaucoup plus difficile et laborieuse que ne l’indique toutefois le pointage.Les champions olympiques et du monde inhabituellement maladroits en défense, ont même été menés à la marque par des Suédois en progrès.D’autre part au Lake Placid hier soir, l’Union soviétique a enregistré trois buts en troisième vingt, dont deux en l’espace de 37 secondes au début de l’engagement, inscrivant ainsi une victoire de 5-1 sur le Canada, lors de l’ouverture du tournoi pré-olympique 1980.Paul MacLean a enfilé le seul but du Canada.ISHHEUN Ligue Nationale Vendredi Edmonton 5, Montréal 3 Atlanta 3, Minnesota 2 Vancouver 5, Colorado 3 Winnipeg 6, Montréal 2 Chicago 2, Boston 1 Toronto 8, Atlanta 1 Washington 5.Rangers NY 4 Pittsburgh 3, Islanders NY 3 Philadelphie 3.Buffalo 2 Québec 4, Detroit 4 Minnesota 3, St-Louis 1 Colorado 6, Hartford 5 Los Angeles 4, Vancouver 3 Québec 4, Pittsburgh 1 Philadelphie 1, Rangers NY 1 Chicago 7, Detroit 3 Boston 5, Buffalo 1 Winnipeg à Edmonton Ce soir Toronto à Minnesota Colorado à Islanders NY Montréal à St-Louls Les pointeurs (Parti** d'hlar non comprit**) b p pis Dionne, LA.25 36 61 Lafleur, Mtl.24 29 53 Simmer, LA 27 22 49 Taylor, LA 20 28 48 Trottler, NYI 19 28 47 Larouche, Mtl .22 19 41 Gretzky, Edm .12 28 40 Real Cloutier, Qué.20 18 38 Nilsson, Atl .15 22 37 Leach, Pha .24 12 36 MacDonald, Edm .19 17 36 Perreault, But.17 19 36 Goring, LA .11 25 36 lancers aux Jets dans le deuxième vingt.Le Canadien perdait 3-1 après la deuxième période et 6-1 à mi-chemin en troisième avant que Mondou ne réduise l’écart d’un but à 11:31.Les chiffres des lancers sont révélateurs.Les Jets ont lancé 13 fois en première, 22 fois en deuxième et 13 fois en troisième.Le Canadien a lancé six fois en première, quatre fois en deuxième et neuf fois en troisième période.« Sévigny n’a rien à se reprocher, a dit Ruel.Il a été excellent, sans lui les Jets nous auraient humiliés encore davantage.Ce n’est pas de sa faut si les punitions à Houle et Lambert, en fin de deuxième, ont changé l’allure du match ».Ruel faisait référence à une double mineure pleinement méritée de Réjean Houle à 17:25, et la mineure infligée à Yvon Lambert, à 18:37, deux Punitions qui ont permis aux ets de prendre l’avance 3-1 en fin de deuxième tiers grâce au but de Peter Sullivan, à 17:47, et de porter leur avance à 4-1 en début de troisième tiers grâce au but de Morris Lukowich, à 1:23.Le nouvel instructeur a cependant refusé d’émettre d’autres commentaires, laissant les partisans de l'équipe juger par eux-mêmes des problèmes auquel il est maintenant confronté à son retour derrière le banc du Canadien.Des problèmes défensifs, entre autres, puisqu’on l’absence de Larry Robinson et le jeu décevant des vétérans Serge Savard et Guy Lapointe, la défensive du Canadien ne porte plus que le nom, et encore.Ce ne sont certes pas Rick Chartraw et Gilles Lu-pien qui solutionneront le problème.Quant à Brian Engblom et Rod Langway, ils sont beaucoup trop irréguliers pour que Ruel puisse se fier à eux en toute quiétude.Des problèmes de motivation, aussi puisque depuis le départ de Jacques Lemaire et l'inconsistance de Pierre Mondou, le Canadien ne joue plus avec l’enthousiasme qui le caractérisait sous Scotty Bowman l’an dernier.Les joueurs d’attaque jouent trop souvent de façon mécanique, pour gagner leur salaire, sans plus.Des problèmes de discipline enfin que Geoffrion a clairement identifié en remettant sa démission à Irving Grundman, et que le retour de Ruel n’a pas solutionné.Quelques Canadiens ne sont pas en excellente condition physique de l’avis des observateurs, et ce ne sont certes pas les sorties nocturnes que certains affectionnent qui combleront cette lacune.Ruel, de toute évidence, a du pain sur la planche.Aujourd’hui, lundi, le 17 décembre, le Canadien est quatrième au classement cumulatif, avec 36 points, pour la bonne raison que les North Stars du Minnesota, qui les suivent, n’ont joué que 28 matchs.Et ils sont nombreux, dans la Ligue Nationale, à avoir joué moins de matchs que le Canadien.Ligue Majeure du Québec Vendredi Montréal 5, T.-Rivières 3 Québec 5, Chicoutimi 3 Hier eoir Laval 9, Verdun 6 Sherbrooke 9.Hull 1 Cornwall 12, Montréal 5 Québec à Chicoutimi Trois-Rivières à Shawinigan Ce soir Shawinigan à Laval Mardi Verdun à Trois-Rivières Tournoi pré-olympique de Lake Placid Hier soir Union soviétique 5, Canada 1 Etats-Unis 4, Suède 2 Aujourd'hui Etats-Unis c.Canada Suède c.Tchécoslovaquie LIGUE NATIONALE Pi g P n bp bc 1—PHILADELPHIE .29 20 1 8 131 90 2—BUFFALO .31 20 8 3 118 78 3—BOSTON .30 17 8 5 111 87 4—MONTRÉAL 32 15 11 6 116 101 5 MINNESOTA 28 14 7 7 119 94 6 LOS ANGELES .30 14 11 5 129 120 7—VANCOUVER 8 RANGERS NY .32 13 12 7 107 102 .33 14 14 5 125 123 9—TORONTO .28 14 11 3 106 92 10 PITTSBURGH .29 11 9 9 103 102 11-ATLANTA .30 13 13 4 102 105 12—CHICAGO .31 10 11 10 84 93 13 QUÉBEC 32 12 15 5 101 111 14 ISLANDERS NY .29 10 13 6 105 103 15 DETROIT 29 9 13 7 95 102 16—HARTFORD 8 13 8 98 107 17 WINNIPEG .31 10 17 4 86 120 18—ST-LOUIS .31 9 17 5 85 111 19—EDMONTON 28 7 14 7 96 123 20—COLOR ATO 29 9 17 3 97 112 21—WASHINGTON .31 8 20 5 87 125 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Section Label Pi g P n bp bc CORNWALL 37 20 16 i 198 183 MONTRÉAL 37 18 17 2 181 202 VERDUN 35 13 18 4 195 201 HULL 11 18 7 171 208 LAVAL 7 26 4 149 253 Soctlon Dillo SHERBROOKE 37 24 10 3 222 159 CHICOUTIMI 23 11 2 236 175 TROIS-RIVIÈRES .35 17 14 4 208 165 QUÉBEC 16 16 3 162 173 SHAWINIGAN 35 14 17 4 148 181 Mark Napier a mis fin à une disette de 16 parties lorsqu'il a déjoué le gardien Pierre Hamel après seulement 44 secondes de jeu samedi à Winnipeg.Les Jets sont toutefois revenus de l’arrière pour vaincre le Canadien 6-2.(Photolaser CP) Les Flyers et les Rangers annulent 1-1 Tardif donne la réplique à Demers en récoltant deux buts et une aide QUÉBEC (PC) — Suspendu la veille pour nonchalance par l’entraîneur Jacques Demers, Marc Tardif, qui n’aura finalement manqué qu’un match, a donné la réplique dès son retour dans l'alignement, hier soir, enregistrant deux buts et une passe dans la victoire de 4-1 des Nordiques de Québec sur les Penguins de Pittsburgh.Richard Leduc et Reggie Thomas ont complété le total des vainqueurs tandis que Bob Stewart évitait le zéro aux vaincus.Bob Holland des Penguins, a affronté 41 tirs, en comparaison de 33 pour Michel Dion, des Nordiques.Thomas a ajouté le point d’assurance des Nordiques au début de la 3e période.Thomas en était à son deuxième but en autant de matches depuis son arrivée dans l'organisation du Québec.Québec en était à son 5e triomphe à ses six derniers matches locaux.De plus, les Nordiques en étaient aussi à leur neuvième match dominical sans revers.Les Nordiques ont pris une avance de 3-0 dans la première période avec une marge de 14-8 dans les tirs aux buts.Leduc a ouvert le pointage pendant une punition à Gregg Sheppard.Celui-ci était au banc depuis seulement 25 secondes lorsque Tardif et Réal Cloutier ont permis à Leduc de marquer à 1:51.Tardif y est ensuite allé de deux buts dans Tintervale de 27 secondes pour porter l’avantage à 3-0.Il a d’abord marqué à l'aide d’un tir du revers avec l’aide de Réal Cloutier à 15:32, puis il a récidivé à 15:59 avec l'aide de Rolland Cloutier.Les Penguins ont répliqué à mi-chemin de la deuxième reprise par l’entremise de Stewart avec l’aide de Nick Libett et de George Ferguson.Jouant un solide match autant à l'attaque qu’à la défensive, et ceci au grand plaisir de son entraîneur et de ses parti- sans, Tardif a d’autre part été choisi la première étoile du match.« Je le répète, Marc demeure l’un des meilleurs ailiers gauches de la Ligue Nationale quand il donne la pleine mesure de son talent et ce soir on en a eu encore une démontration », a dit Demers.Visiblement très neureux du dénouement de cet incident, l’entraîneur des Nordiques a ajouté que Tardif a rebondi comme un vrai pro après sa suspension d’un match.il avait été prévu que Tardif jouerait un role de réserviste hier soir mais Jacques Demers s'est ravisé moins d’une neure avant le début du match et il a été réuni à Réal et Roland Cloutier, ce trio étant de loin le meilleur de la soirée.De-mers l'emploiera d'ailleurs de nouveau mercredi contre les Rockies du Colorado au Colisée.Quant à Roland Cloutier, la deuxième étoile de la rencontre, il a délaissé son rôle de réserviste et le fait de jouer en compagnie de deux vedettes lui a permis de donner lui aussi sa pleine mesure et comme il l'a mentionné de reprendre confiance.« Ces gars-là sont toujours en mouvement et ça m'a beaucoup plus de jouer sur la même ligne qu'eux, » a dit l'athlète de Trois-Rivières.Après avoir disputé quatre parties en cinq jours, les joueurs des Nordiques ont congé aujourd'hui mais demain ils retourneront sur la patinoire du Colisée pour se préparer à affronter les Rockies, une équipe qui en surprend plusieurs depuis Quelques temps.Demers a inique que Goran Hogosta gardera les buts de son équipe et qu'il accordera un repos bien mérité à Michel Dion.D’autre part à New York, de brillantes performances des gardiens Pnil Myre et Steve Baker ont été les points saillants d’un verdict nul de 1-1 entre les Flyers de Phila- delphie et les Rangers, portant ainsi à 27 le nombre de matches consécutifs sans défaite disputés par les Flyers Les Fivers pourraient égaler le record de 28 matches consécutifs sans défaite jeudi soir prochain au Spectrum alors qu’ils recevront la visite des Penguins de Pittsburgh.Cette marque appartient au Canadien de Montréal de 1977-1978.La seule défaite des Flyers jusqu'à maintenant cette saison est survenue lors de la deuxième rencontre de la campagne alors qu'ils avaient été rossés 9-2 le 13 octobre dernier par les Flames d'Atlanta Myre a stoppé une demi-douzaine de tirs difficiles dans la seule troisième période après avoir été battu par Steve Vickers au premier tiers.Baker, une recrue, a permis un but à Bill Barber alors que les Flyers jouissaient de {'avantage numérique également en première période fcWkWiHIHaH P«» 48 43 39 36 35 33 33 33 31 31 30 30 29 26 25 24 24 23 21 21 17 ptl 41 38 30 29 18 51 46 38 35 32 Hier Nordiquei 4, Penguin* 1 Première périod* 1— QUÉBEC Leduc (11) Tardif.Réal Cloutier .1:51 2— QUEBEC Tardif (9) Réal Cloutier.Weir 15:32 3— QUEBEC Tardif (10) Roland Cloutier.Hoganson 15 59 Pénalité -Sheppard P 1 26 Dauxlèm* période 4— PITTSBURGH Stewart (2) Libbett 1139 Pénalité—Hart Qué 13 04 Troisième périod* 5— QUÉBEC Thomas (2) Ftorek 3 39 Pénalité -Baxter Qué 14:27 Tirs *u but: PITTSBURGH 8 14 11-33 QUÉBEC 14 13 14-41 Gardiens Holland.Pittsburgh Dion.Québec Assistance 10,279 Flyer* 1, Ranger* 1 Premier* périod* 1- PHILADELPHIE Barber (16) 9:15 2— NY RANGERS Vickers (13) Nilsson Dave Maloney 14 44 Punitions Marois NYR 0 54, Duguay NYR, Holmgren Phi 2 36.Wilson Phi 4 24.Beck NYR double majeure Johnstone NYR.Wilson Phi Barnes Phi majeures.Holmgren Phi mineures.majeure.Marois NYR.Kelly Phi 8 32.Marois NYR 11 31.Hill Phi 13 28 Deuxième période Aucun but Punitions Murdoch NYR 7 44 Dupont Phi 12 32 Esposito NYR Barnes Phi 13 39 Troisième période Aucun but Punitions Dave Maloney NYR 1 20.Dailey Phi 5 57.Dupont Phi.Don Maloney NYR double mineure 8 02 Tirs su but PHILADELPHIE 21 7 10-38 NY RANGERS 13 9 13 35 Gardiens -Myre.Philadelphie.Baker NY Rangers A—17,404 Tirs su but BOSTON 13 3 9-25 BUFFALO 7 15 5-27 Gardiens—Gilbert, Boston.Sauvé, Buffalo A—16.433 ____________.Samedi Jet* 6, Canadien 2 Première période 1— MONTREAL Napier 4 (Gainey, Langway) 0:44 2— WINNIPEG lindstrom 12 (Campbell, Sullivan) 14 48 Pénalités Chartta* Mtl, Campbell Wpg majeures 3 35, lupien Mtl 7:12.Cameron Wpg 9:50.Savard MU 12:37 Deuxième période 3— WINNIPEG Wilson 9 (lukowicb.Marsh) 12 18 4— WINNIPEG Sullivan 16 (Norwich, Lukowich) 18:47 Pénalités Houle Mtl double mineure.Melrose Wpg 17:25, Lambert Mtl 18:37 Troletème période 5— WINNIPEG: Lukowich 12 (Sullivan.Sjoberg) .1:23 6— WINNIPEG Lindstrom 13 (Sullivan, Campbell) 6:31 7— WINNIPEG Lindshom 14 (Sullivan, Campbell) '0:25 8— MONTREAL Mondou 10 (Lalleur.Shutt) 1131 Pénalrlés Lesuk Wpg 2 14, Meltose Wpg Lapointe MU mineure manure.Modal Wpg ma-leure 3 22.Cameron Wpg 7 43.Savard MU 12 41 Tire eu but Montréal 6 4 9-19 Winnipeg 13 22 13 48 Gardiens Sévlngy.Montréal Hamel Winnipeg A—15,723 ________________ Rock!** 6, Whaler* 5 Première période 1-HARTFORD: Rogers (14) (6 Howe, Sims) -CaORADO Vahguelle (12) Bruin* 5, Sabre* 1 Première période 1- BUFFALO Gate (17) Ramsay Van Boxmeet 4 :46 2- BOSTON 0 Reilly (8) McNab Bourque 8 30 Punitions—Songln Bos 3 56.Smith But 11 53 Redmond Bos 14 30.Dudley Bui 19 32 Deuxième période 3- BOSTON 0 Reilly (9) Secotd, Mllbury 16:29 Punitions Secotd Bos mineure majeure Kor ah Bui majeure 0 Reilly Bos Luce Bui 2 11 Millet Bos.Selling Bui majeures 4 31.Songln Bos 7 49.Playlart Bui 14 07.Boston bene (pur gée pai Jonathan) 18 07 4-B0ST0N Râtelle (13) Middleton.Redmond 5 BOSTON Middleton M2) (»l 556 14:30 6-BOSTON Jonathan (5) 0 Rally Bos Playlaii Bui double mineure 1 37 Hait Bui Marlin Bui mauvaise conduite 4 56 Songln Boe 0 Reilly Bos 7 56 0 Reilly Bos Koteb Bui 13 57 McCrlmmon Bos 14 47 Bourque Bos majeure Selling Bui 18 15 (Paiement.Delorme) 3— COLORADO Paiement (81 (Valiquede.Robert) 14 50 Pénalités Hodgson Han 13 56.Turner Col 18 13 Bennett Hart Christie Col mineures me-(eûtes 19 49 Deuxième période 4— COLORADO Paiement (9) (McEwen.Hlckeyl 2 58 5- HARTFORD M Howe (9) (Keon.Robertsl 15 46 6- COLORADO DeBlois (12) (Hickey, Robert) 1749 7- HARTFORD Sloughton (17) (Keon Douglas) 18 12 8— HARTFORD Sloughlon (18) (Keon.Plumb) 18 45 Pénalités Garrett Hart, Pietce Col 2:46.Hodgson Hart 6 37 Bevertey Col 14 27 Trolelèmé période 9— COLORADO Robert (12) (DeBlois Hickey) 5 13 10- OXORADO Paiement (10) (Christie Valiquede) 5 49 11 HARTFORD M Howe (10) (Rottbm) 1100 Pénalité Aucune Tira au bul Hartford.6 11 10—27 Colorado 10 11 14—38 Capital* 5, Rangers 4 Première période 1- RANGERS Vickers (12) (Greschner.Beck) 13:20 2- RANGERS Esposito (15) (Don Maloney Beck) 14:08 Pénalité Picard Wash 13:51 Douxlèmo période 3- RANGERS Dave Maloney (4) (Vadnais.Esposito) .6:13 4- RANGERS Dave Maloney (5) (Nilsson.Vickers) 18 08 Pénalités Svensson Wash 7 33.Dave Ma loney NYR 15 38.Walter Wash 17:31 Trolelèmé période 5- WASHINGTON Green (1) (Gartner) 3:01 6 WASHINGTON Jarvis (5) tlodhouse.Polls) .4:01 7—WASHINGTON Gartner (8) (Picard.Kasryckl) 10 29 6 WASHINGTON Edberg (8) (Guslalsson.Picard) 12 22 9- WASHINGTON Mulvey (5) (Kasryckl.Gartner) 14 46 Pénalité Dave Maloney NYR 10 42 Tire au but Rangers 8 21 7—36 Washington 10 7 9—26 Gardiens Davidson NY Rangers Boutin Nordiques 4, Red Wing* 4 Premlèré période 1- QUEBEC Leduc 10 i Baxter 1 1 $0 2- Québec latlvlére 2 (Baxter.Thomas) 11 26 3- 0UEBEC Goulet 8 (Filcbnet.Plantel it 58 penalties Goulet Qué 7 38.Larson Del 9 35, Lacroix Oué 17 56 Douxlèmo période 4 QUEBEC Thomas 1 (Roland Cloutier) ft jo 5 -DETROIT Bolduc 3 (Huber, Nedomansky) 19 15 Pénalrlés Stewart Oué Folrgno Del milieu tes4 10.longDe!6 04 larlviéteOuée 18 Hu-her Del 7 59.Hart Oué 18 54 Troielème période 6 DETROIT Thompson 12 (Hubei Larson) e 58 2- BUFFALO Gould 7 (Ramsay.Luce) 15:05 Pénalités Korab Bul.Busniuk Phi 7 39 Trolelèmé période 3- BUFFALO: McKegney 7 (Smith.Dunn) ( 31 4— PHILADELPHIE Dailey 3 7 33 5— PHILADELPHIE MacLeish 18 (Hill.Dupont) 9 50 Pénaldé Aucune Tiro ou but Budalo 8 10 9-27 Philadelphie 9 9 12-30 Gardiens Edwards Bultalo.Peelers, Philadelphie A—17.077 Maple Lest* 8, Flame* 1 Premièr* périod* 1— TORONTO Salming 7 (Sittler Hutchison) 2 07 2— TORONTO Salming 8 (Gardner) 9 11 3— TORONTO Williams 13 (McDonald.Turnbull) 17 35 Pénalités Pletl All Turnbull Tor 6 53 Nilsson All 7 19 Pletl All, Williams To» 9 01 Marsh All Maloney Tor 12 25 Boschman Tot 18 46 Deuxlèm* période 4— TORONTO Ellis 9 (McKechme Maloney) 5 26 5— TORONTO Boschman 6 H 46 6— TORONTO Williams 14 Kings 4, Canucks 3 Première period* 1— VANCOUVER Smyl (12) Gillis.Gradin 2— LOS ANGELES Halward (9) St Lauren! Gibbs 3— VANCOUVER Gillis (10) Gradin.Smyl Pénalités -Derlago Vcr 8 44 Kel 15 28 Deuxième périod* 4— LOS ANGELES Dionne (24) Taylor 5— L0S ANGELES Simmer (27) Goring Taylor 6 VANCOUVER Gradin (11) Kearn Smyl 18 33 Pénalités Gillis Vcr.Taylor LA 6 47 Snepsts Vcr 15 26 Troisième période 7 LOS ANGELES D'onne (25) Simmer Taylor 8 42 Tirs su bul VANCOUVER LOS ANGELES Gardiens Hanlon Angeles A 8 784 10 10 8-28 9 9 7-25 ver.Grahame Los CARTES PROFESSIONNELLES ET D'AFFAIRES (Sillier.Hotham) -TO-" (Huber.Larson) .7— DETROIT Nedomansky 20 (Joly Hubert) 744 8— DETROIT Joly 2 (Woods) 18 35 Pénalilés Plante Oué double mineure.Lat son Del 3 31 Huber Del 12 54 Tira au bul Québec to B 2-20 Deboil 9 I 20-37 Gardiens Hogosta Québec.Vacbon Deboit A—15,609 Fly*r* 3, Sabr** 2 Première période Aucun but pénalités MacLeish PM 5 10 Gare Bul Bar nes Phi 9 19 MacLeish PM 11 35.PMIedelphre banc 12 07 Gare But 12 15 Deuxième période 1 -PHILADELPHIE Bridgmén 5 (Kelly) 11 48 TORONTO McKechnre 5 (Maloney Ellis) 19 53 Pénalité Aucune Troielème période 8- TORON T0 Holan 2 (Sillier Turnbull) 1503 9- ATIANTA MacMillan 6 (Vall.Raulakallio) 17 11 Pénalités Pieu AU 0 44, Turnbull Tot 2 20 Salming Tor 12 07 Turnbull Tor 15 37 Nilsson All 16 13 Turnbull double mineute 18 34 Tira eu but Atlanta 10 9 11-30 Toronto 11 16 9-36 Gardiens Lemelln Atlanta Harrison.To ronlo A—16,465 Block Hawks 2, Bruine 1 Première période Aucun bul Pénalilés-Secotd Bos 10 lé.Preston CM 13 10 Deuxième période 1-BOSTON SecordO (McNab.0 Reilly) 0 20 Pénalités Kerr CM.Wensmk Bos 8 09 Ruskowski CM 13 40 Smith Bos 15 57 Red mond Bos 18 06 TroWémé période 2 -CHICAGO Lysiak 7 (0 Connell) 6 26 3-CHICA00 Wilson 3 17 11 Pénalité—Doak Bos 6 01 Tire eu bul Chicago 7 I 7-22 Boston 9 11 7-27 aardiens-Ësgosito Chicago Cheevets.Boston A—11.795 Pierre Duhamel Psychothérapie analytique Thérapie de couple 489-1644 .Société Québécoise do Comultation pour to couple Brevets d'invention MARQUES de COMMERCE Robic, Robic ET ASSOCIÉS 1*14.avenue McOxegor Montréal H3Q 1X5 934-0272 721-9630 INIRIPRINIUR IlICTRKKN JEAN K MALOUF INC.enfrefien induttrirl - commercial rétidantitl Mut do 30 ont d éapénonre Bureau 6303, 3Se Ave*, Rosemont Montréal ANNONCEZ DANS LE DEVOIR.OUELQU UN VOUS LIRA Machine à écrire électronique de TRAITEMENT DE MOTS ( word processing) Recommandée pour exécutifs, avocats, notaires, etc.DÉMONSTRATION SUR DEMANDE CANADA DACTYLOOR A PHI INC 7039 ov.du Porc, MH 270-1141 LUC LACHAPELLE TÉL: 514/866 8334 AVOCAT BARRISTER.SOLICITOR 1253 McGILL COLLEGE.SUITE 218 MONTREAL, CANADA M3B 2Y4 < 12 ¦ Le Devoir, lundi 17 décembre 1979 13.30 13.35 14.30 15.30 16.00 16.30 17.00 18.00 18.30 18.35 19.00 22.30 23.10 23.20 1J20 C B F T Ouverture et horaire En mouvement Les Oraliens Conférence Fédérale: Provinciale sur l'économie Anim : Gérard-Marie Boivin Comm Paul Racine et François Perreault Les coqueluches Inv.Aimé Major.Danielle Dorice, les Chanterelles.Emmanuelle et Yo-land Guérard.Téléjournal Femme d'aujourd'hui ' Don Juan à la mode" Léo Ilial nous parle de ce personnage ambigu et troublant.— Mariella Righini a rencontré à Paris Alain Jouffroy.romancier.poète et critique, qui a publié "Le roman vécu ".— "Chères menteuses Mythe ou réalité en ce qui concerne la femme et le mensonge D'amour et d'eau fraîche Les corsaires Aventures réalisées par Claude Bois-sol.Bobino Sioçnarf La femme bionique Ce soir Les grands titres des nouvelles nationales et internationales suivis de nouvelles régionales Nouvelles du sport Ce soir La petite patrie Téléroman de Claude Jasmin.La fine cuisine D'Henri Bernard Terre-Humaine Téléroman de Mia Riddez-Monsset Télé-sélection "Désiré Lafarge et ce cher Alfred" (Français 1978» Policier réalisé par Jean-Pierre Gallo, avec Raymond Baillet et Julia Dancourt Le Téléjournal Nouvelles du sport Jalna Feuilleton réalisé par John Trent et Richard Gilbert Lucien Leuwen I) après le roman de Stendhal Réal Claude Autant-Lara Interprètes: Bruno Cargin et Nicole Jamet.Téléjournal Q C F T M S.55 Horaire 7.00 Les p'tits bonshommes 7.30 Fanfan Dédé 8.00 Gronigo et Cie 8.30 Le 10 vous informe 8.35 Les matins de Réal 10.00 Votre amie Suzanne "Le 3e âge", "L'Unicef"."Arts et métiers" 11.15 Entre deux nuages 11.30 Les p'tits bonshommes 12.15 Le 10 vous informe 12.30 Ciné-quiz Profession aventuriers" (Français 1973» Film d'aventures réalisé par Claude Mulot, avec Charles South-wood.Nathalie Delon et Curd Jurgens 14.30 Janette veut savoir "Si légalité peut exister dans le couple" 15.30 Les services à la communauté 16.00 Les Satellipopettes 16.30 Ma sorcière bien-aimée 17.00 Au coeur du temps Le 10 vous informe Les Tannants Dominique Casino Musical Ciné-Choix : Poker au colt" (Italien 1967» Western réalisé par Joseph Warren, avec George Eastman.George Hilton.An-nabelle Incontrera Dick Palmer.José Torres et Aimo Albertelli J'ai mon voyage Les nouvelles TVA Sports au 10 La couleur du temps Bonsoir le monde Film-O-Dix : "Faut se les faire" (Américain 1970) Drame réalisé par John Erman, avec Kristoffer Tabori.Joyce Van Patten et Marlyn Mason Demi re edition (D RADIO-QUÉBEC 10.00 Le marché aux images Films documentaires 11.30 Parlez-moi Emission du ministère de l'Education pour l'enseignement du français aux anglophones 13.30 Mon ami Pierrot 13.45 Les 100 tours de Centour 14.00 Passe-partout Une émission éducative divertissante pour les petits de trois à six ans 14.30 Le marché aux images Films documentaires 15.30 La vie parlementaire 16.30 L'été-show "Octobre" 17.30 Contre-jour 18.00 Des drogues et des hommes Aujourd hui.une émission qui nous met en garde contre les méfaits du tabac 18.30 Atchoum 19.00 Science et fiction Un magazine à caractère scientifique traitant d'astronautique, de sciences-fictions et des ovnis 19.30 Nova "A la recherche de la vie".Une série qui fait le point sur les événements survenus dans le milieu scientifique 20.30 Les lundis de Pierre Nadeau Une émission qui traite différents sujets de l'actualité politique tant sur la scène québécoise, canadienne qu’internationale 21.10 La chute des aigles L'histoire des grandes monarchies qui ont dominé l'Europe, depuis le milieu du 19e siècle 22.30 Les débats à l'Assemblée nationale ATWATER II.Plaza Alexis Nihon (931-3313) "And justice for ail" 16 h 45.19 h 00.21 h 10 AVENUE, 1224 Avenue Greene.Westmount (937-2747) — "Coma 19 h 00."Invasion of the body snatchers" 21 h 00 BEAVER.5117 Avenue du Parc (844-1932) — "Little orphan Sammy" 12 h 00.14 h 50.17 h 40.20 h 30 A climax of blue power" 13 h 10.16 h 00.18 h 50.21 h 40 BERRI, 1280 St-Denis (288-2115) - L'etranger, le huitième passager" 13 h 30.17 h 25.21 h 30 "Butch Cassidy et le Kid premier exploit" 15 h 25.19 h 30 BIJOU.5030 Papineau (526-9131) — Intérieur d'un couvent" 12 h 00.15 h 24, 18 h 48.22 h 12 "La trappe aux filles" 13 h 45.17 h 09.20 h 33.BONAVENTURE I.Place Bonaventure (861-2725) "Texas chainsaw massacre" 18 h 30.21 h 30 "Nocturna" 17 h 00.20 h 00 BONAVENTURE II, A man, a woman and a bank" 17 h 00.19 h 00.21 h 00 BROSSARD I.Mail Champlain.6600 boul Taschereau (465-5906) — "L'autre versant de la montagne" 19 h 35 L'autre versant de la montagne (no 2)" 21 h 25 BROSSARD II" "C'est dingue mais on y vas 19 h 30 "Le retour" 21 h 05 BROSSARD III, Butch Cassidy et le Kid.premier exploit 19 h 25 "L'étranger, le huitième passager" 21 h 25 CHAMPLAIN I.1815 est.Ste-Catherine (524 1685» — "L'autre versant de la montagne" 19 h 55 L autre versant de la montagne (no 2) 18 h 10.21 h 45 CHAMPLAIN H, "I.a clef dans la porte" 19 h 20.21 h 20 CHATEAU 1,6956 St-Denis (271-1103) - "Les vautours ne pardonnent pas 12 h 50.16 h 20.19 h 50 "S O S Concorde" 14 h 35.18 h 05.21 h 35 CHATEAU II, Couple du bois de Boulogne" 12 h 50.16 h 10, 19 h 35."Faut trouver le joint" 14 h 30, 17 h 55.21 h 20 CINEMA MASCOUCHE I.3131 boul de Mascouche.Place G P A Mascouche (474-4141» "Sauvez le Neptune" 19 h 15.L'imcroyable Hulk" 21 h 15 CINEMA MASCOUCHE II.Sang dans la rue" 19 h 30 i^s désirs amoureux de Mélodie 21 h 05 CINEMA DE MONTREAL.1584 est.Mont-Royal (521-7870) Le retour 12 h 30, 16 h 05.19 h 40 Les nuits de la violence" 14 h 25.18 h 00.21 h 30 CINEMA 7e ART, 3180 Belanger (722-0302) -"Intérieur d'un couvent" 19 h 30."Au-delà du bien et du mal" 21 h 15 CINEMATHEQUE QUEBECOISE, 1700 St Denis.(844 8734) - Relâche CLAREMONT.5038 ouest.Sherbrooke (486-73951 - "10" 19 h 00.21 h 10 COMMODORE.5780 ouest Gouin (334-8560) - Bande de flics" 19 h 20, "Collège américain" 21 h 25 COMPLEXE DESJARDINS I.Complexe Desjardins (288 3141) - Dracula" 12 h 50.14 h 55.17 h 00.19 h 06.21 h 10 (OMPLEXE DESJARDINS II.Rêves de singe 12 h 45.14 h 55.17 h 05.19 h 15.21 h 25 COMPLEXE DESJARDINS III."Amaxones de Venus 12 h 05.15 h 15.18 h 25.21 h 35.Entre chattes" 13 h 45.16 h 55.20 h 05 mMPLEXE DESJARDINS IV."L innocent" 13 h 15.15 h 45.18 h 15.20 h 45 CONSERVATOIRE DART CINEMATOGRAPHIQUE, 1455 boul de Maisonneuve (879-4349) - "Fremy ' (d Alfred Hitchcock.1972 ) 20 h 00 COTE DES-NEIGES I.6809 Côte^es Neiges 735-5528» "Texas chainsaw massacre" 18 h 25, 21 h 25 Nocturna" 20 h 00 COTE-DES-NEIGES II."A man.a woman and a bank 19 h 20.21 h 20 CREMAZIE, 8610 St-DenU aj>esde I).121 m1.habitat le suffisamment spac ieux pom à personnes, et une lonçrueui hors tout de à.22 mètres seulement.20 pleins par année?Son motem Dois litres,c inq c v lindrcs, est si cl lie ne e qu'il consomme cm iron 2.Ve moins decathurani qu'un motem a essene e de puissance com-patahle, tout en brûlant den\ /ois moins de c ai bur.mt nu ralenti.Ni Imi^icsi ni caibura-leurs.ni vis platinées a ré^lei ou a remplac ci ! Selon I A.A IM .(l'Agence améi h aine de protec lion de renviromiement), cette robuste automobile de deux tonnes pei met d'alieiiiilre lO.li km au litre.Le réservoir ayant une c apacité de 82 litres, son autonomie est tout simplement remarquable: 8:)ti,4 km par plein de réservoir.Donc, si vous faites Iti.()()() km par an, dont la plupart en ville, 20 pleins de réservoir devraient suffire! Performances du turbocompresseur La .‘1(H) SI) I urlxidiesel est une voiture efficace.Mais elle offre bien d'autres avantages.C'est la première voiture diesel à turbocompresseur qui puisse être considérée comme une voiture de directeur ou de président.F.flicacitéel performances vont de pair.L'un n'est pas obtenu au détriment de l’autre.Démarrages rapides, vous atteigne/ 88.55 km/h plus rapidement qu'avec n'importe quelle autre voiture de tourisme diesel.I .a vitesse de c roisière est élevée, et vous bénéficie/, toujours de puissance en réserve pour doubler en c as d'urgence.ferle irma tues musclées.De quoi tenir tète à bien clos voitures à essence! ( le qui n'empêe lie pas que la 500 SD a une souplesse de roulement extrême, à tous les régimes.Silencieuse, elle vous permet de discuter affaires en toute sérénité, ou de vous détendre après une journée de travail chargée.Grande manoeuvrabilité Ses pei iormaiices, peu communes.sont évidemment assn-ciées a une agilité, elle aussi, peu commune.Moins encombrante que les limousines de ivpecourant, la 500 SD I mhn-diesel se l'auhle clans la c ire illation intense.Son rayon de braquage n'est que de I l.ti mètres.Une telle manoeuvra-bilité vous aide a rester c aime et détendu, surtout lorsque vous êtes pressé.Vingt-trois commandes et instruments très pratiques, tous à portée des veux ou de la main du conduc teur.Le coc kpit est aussi lotie tioimcl que celui d'un avion à réaction privé.Volant, lev ier de la Imite automatique 4 rapports et système de freinage étudiés scientifiquement pour apporter une précision extrême.Les passagers sont toujours très à l'aise.Lu fait, ils bénéficient d'un confort suprême: contrôle de- climatisation à 2 niveaux (pcrfee tioimemenl Mercedes-Ben/) glac es commandées électriquement, accoudoirs avant et arrière escamotables, autoradio A M/ LM stéréo—et même, lampes de lecture à l'arrière.Entièrement indépendante depuis 1933 Il ne laut pas confondre la suspension, entièrement indépendante, de- la 5()0 SD avec bien d'autres svstèmes de conc eption similaire.1-Ile est le h uit de 17 années d'expérience et de travaux de rec here lies entiepi is par le s ingénieurs Merc c-des Ben/ —les premiers a équiper une voiture de série d'une suspension entièrement indépendante.l’as étonnant que la l urlMiel icsel affronte les routes défoncées et négoe ie les v irages avec autant d'aplomb! Amortisseurs à ga/.barres avant et arrière amirnulis jantes en alliage legei et direc tion a dé|Mii t nul comptent parmi les autres c arat lét isliques de la 500 SD.l.a sécurité prédomine Que vous soyez directeur de compagnie ou non.Mercedes-Ben/ considère qu'il est primordial que vous sovtv bien protégé.C'est ainsi c|tte la I m Imdicscl c ouipoi u* quelque 120 dispositifs de sécurité import,mis.I e t arac 1ère d'une Mercedes-Benz—sa ligne et son comportement —est basé en grande mesure, sur la sécurité, lèmoins.son excellente tenue de route, son intérieur rem-bourré et le bruit "sourd" de ses portes à leur lermeturc.Le moment de la vérité I a vraie valeur d'une automobile ne devient trop souvent apparente que lorsque vous voulez la revendre ou l’échanger.Avec la I urbo-diesel.et si vous n'avez encore jamais possédé de Mercedes, la surprise pourra être très agréable.Sur une fieriode île 3 uns, les seiluns Men cdes-llcuz ont prouve qu'ils conservaient prés de St PA de leur videur d'origine.Vous avez de meilleures chances—qu'avec n'impnric quel sedan nord-améric ain de- luxe—d'obtenir un excellent prix après trois années d'utilisation de votre-1 m bodicscl.Avantage non négligeable qui dev i ait intéresser votre trésorier.Un choix judicieux l’armi les voitures de gi andc c lasse, la I m bodicsc l est sans cloute la moins arrogante.Son moteur à lurbocompressem et sa technologie de pointe lui coulèrent, indisc iilnhlcmcni.le titre de voilure la plus avant-gai de.!’• isséder une telle automobile procure une certaine satisfit lion.I .e lait que c e soit une voiture elfic at e.démontré combien votre compagnie fait preuve de Immi sens.Construites comme aucune autre voiture au monde l'Oll Met,,.,le» I'mw ,|„ c .hmiU I ni,m.t
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.