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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 23 septembre 1967
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1967-09-23, Collections de BAnQ.

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VOL.LVIII - NO 220 FAIS CE QUE DOIS MONTRÉAL, SAMEDI, 23 SEPTEMBRE 1967 MÉTÉOROLOGIE Généralement ensoleillé; Périodes nuageuses.Man.: SS Aperçu pour dimanche: périodes ensoleillées: frais Montréal 9 iUMMà 'tarer Lt/umta s% 748 6161 0 FÊTE OU JOUR Quatre Temps LES EMISSIONS TEMOIGNAGE sur 50 postes du lundi ou samedi H 3®* Impasse totale à la CTM H A moins d'une intervention extérieure, la grève pourrait se prolonger par Gilles Lesage Les arpenteurs-géomètres et les facteurs, ceux dont le métier, c'est marcher, s en plaindront moins que les autres.Mais les autres, justement, les plus nombreux, rechignent déjà, au troisième jour de la grève, tandis que les négociateurs disputent le prix du retour au travail.Des milliers d'employés regagnent leur logis "sur le pouce".Il suffit d'appren dre à marcher à reculons.Ordre du jour imposant Le parlement reprend ses travaux lundi OTTAWA — C’est lundi après-midi que s’ouvre la session d’automne du Parlement fédéral qui avait ajourné ses travaux le 7 juillet.A l’ordre du jour: plusieurs projets de loi dont quelques-uns retiennent l’attention, notamment sur le divorce, la peine capitale, l’avortement et le contrôle des naissances Plus que les lois, ce sont les personnalités qui dominent la session D’abord, celle de Robert Stanfield, nouveau leader du parti conservateur, et qui doit être élu dans la circonscription néo-écossaise de Col chester-Hants.Il n’est pas jus- qu’au climat du Parlement qui ne changera par suite du départ de M.Diefenbaker et de son rem placement par un chef plus jeune, par suite aussi de la démission de M.Pickersgiil, le pittoresque parlementaire chevronné qui vient d’abandonner le portefeuille des transports.Des hommes comme MM.Diefenbaker et Pickers-gill conféraient à la vie parlementaire un relief particulier qu’on ne trouvera plus.La journée de lundi marquera le 44e jour de la présente session qui s’était ouverte le 8 mai.Voir page 8: Parlement C’est l’impasse dans la grève des 6.000 employes de la Commission de transport de Montréal Et à moins d’une intervention extérieure à brève échéance, la paralysie du transport urbain à Montréal et en banlieue pourrait durer un bon bout de temps Jeudi soir, un commissaire de la CTM confiait avec pessimisme que le rejet des dernières offres monétaires de la CTM à trois des cinq syndicats pourrait entraîner la prolongation de la grève jusqu'à.Noël.Hier, le président de la CTM, M.Lucien L’Allier, a déclaré que la Commission s'en tenait résolument à ses offres ’’finales rejetées prestement par les syndicats, et qu elle n’avait aucunement l’intention de discuter des clauses monétaires Les syndicats ne veulent pas retraiter non plus.‘Nos demandes sont raisonnables”, disent-ils Rien n'indique d’autre part que l'administration municipale de Montréal ou le gouvernement provincial s'apprête à prendre la situation en main, bien que des pressions s'exercent en ce sens, et qu elles se feront probablement plus pressantes au cours de la fin de semaine Les deux parties explorent le terrain à cet égard M Marcel Pépin, président de la CSN, qui groupe les cinq syndicats d'employés en grève depuis trois jours, a lui-même dit qu’il était prêt à négocier, "mais sur des bases sérieuses ’ et en maintenant les objectifs ultimes des syndicats II n'a pas écarté la possibilité de nouvelles rencontres avec le président du comité exécutif de Montréal, M Lucien Saulnier.Mais ce dernier oppose un poli et ferme "Pas de commentaires’’ à toutes les questions concernant la grève.Un peu de progrès Par contre, le retour à la même table de négociations des quatre syndicats autres que celui des employés du transport proprement dit constitue une "victoire” aux yeux des syndiqués, et la reconnaissance du cartel ou front commun par lequel tous les syndicats se sont promis de ne pas retourner au travail tint que tous n’auront pas obtenu de contrats satisfaisants.En ce qui concerne ces quatre syndicats, il y a eu des rencontres durant toute la journée d’hier avec la CTM, en présence du conciliateur, M.Yvon Dansereau.Il appert que de nets progrès ont été enregistrés sur le plan des clauses générales ou normatives, ce qui permettra d’accélérer les choses le moment venu d’aborder le noeud du problème: les salaires.Sur ce point, rien de nouveau Sur ce qui est considéré comme une volte-face de la CTM.M.L’Allier a tenu à préciser qu il ne s’opposait pas à ce que les quatre groupes d’employés-clés discutent simultanément de problèmes qui leur sont communs, mais que la CTM ne voulait absolument pas que les “patrons (contremaîtres, inspecteurs et surveillants) soient à la même table que leurs "employés” (chauffeurs, opérateurs, hommes de métier).Objectifs à maintenir M Pepin a déclaré de son côté que la CSN était pleinement consciente des problèmes que cause l'interruption du service de transport en commun, mais que cette décision avait été prise par des milliers de travailleurs désireux d’obtenir des salaires et des conditions de travail qui se comparent avec ceux dont jouissent d'autres employés du secteur public à Montréal, notamment ceux de la ville.Et le directeur de la grève, M Jacques Dupont a déclaré que "ni intimidations, ni injonctions, ni lois ne nous distrairont des objectifs que nous désirons atteindre".De leur côté, le conseil central des syndicats nationaux (CSN) et le Conseil du travail de Montréal (FTQt ont offert leur appui aux grévistes, condamnant la ”mau vaise foi” et ‘Tirresponsabilité” de la CTM.Le conseil central estime que “l'administration municipale et la Voir poge 8: Impasse à la CTM ’earson participerait volontiers i une conférence sur le Vietnam OTTAWA (DNC) Le premier ministre, M Pearson, a déclaré hier qu’il participerait volontiers à une conférence avec les membres de la Commission de contrôle au Vietnam et les présidents de la Conférence de Genève pour mettre fin au conflit en Asie du sud-est Le chef du gouvernement a fait cette déclaration en rappelant aux journalistes qu’il avait reçu il y a quelque temps une lettre du président de la Fédération mondiale des Nations unies l'invitant à participer à une telle conférence.Ottawa n'est en possession d'aucun document secret.OTTAWA (DNC) - Le chef du gouvernement canadien.M.Lester Pearson, a formellement nié hier une nouvelle voulant qu’il soit en possession d’un document secret émanant du gouvernement de Québec et dans lequel M.Daniel Johnson élaborerait un programme quinquennal pour conduire le Québec à l’indépendance.La nouvelle aurait été publiée en manchettes dans le Winnipeg Free Press hier; elle était de Charles Lynch, le chef de l’agence de presse Southam News Services.Le premier ministre a d’autre part refusé de commenter la prise de position de M.René Lévesque au sujet de l’avenir constitutionnel du Canada; il n’a pas voulu faire de commentaires non plus sur l’évolution récente des relations entre la France et le Québec.Il a simplement noté qu’il y avait eu une certaine accélération récemment dans les Voir page 8: Ottawa Les membres de la Commission de contrôle sont la Pologne, l’Inde et le Canada; et c’est la Russie et la Grande-Bretagne qui assumaient les fonctions de la présidence de la Conférence de Genève de 1954 M.Pearson a dit qu’il serait prêt à assister à une telle conférence si le projet suscitait des réactions favorables chez les premiers ministres des quatre autres pays mis en cause.Il a dit qu’il avait répondu en ce sens a la lettre du président de la Fédération mondiale des Nations unies mais qu’à ce jôur seul M.Wilson, de Grande-Bretagne, avait paru s’intéresser au projet.Au cours de sa rencontre avec les journalistes de la tribune parlementaire de la presse.M.Pearson a regretté que les Etats-Unis prennent la décision de construire un système de détection et de destruction des missiles, car cela établit selon lui une nouvelle et regrettable dimension dans les systèmes de défense.Il a déclaré que l’URSS avait pris l’initiative dans, ce domaine, mais il a ajouté que le Canada ne participerait pas à l’initiative américaine, ni géographiquement ni techniquement.ce qui est une façon de nier que notre pays ait accordé la permission aux Etats-Unis d’établir des bases de détection en territoire canadien dans la région des Grands-Lacs.Répondant à des questions sur le dernier rapport du Conseil économique du Canada.M.Pearson a précisé que les dépenses des provinces et des municipalités avaient évolué beaucoup plus rapidement que celles du gouvernement fédéral ces dernières années, et que ces deux niveaux de gouvernement devaient prendre leur part du blâme dont fait état le Conseil économique au sujet des dépenses publiques au Canada Plusieurs autres sujets Le premier ministre a abordé plusieurs autres sujets au cours de sa conférence de presse d’hier.Il a déclaré que M Léo Cadieux n’aurait pas de remplaçant pour l’instant au mi- nistère pourrait bien être appelé à disparaître.Il a annoncé qu’il nommerait en fin de semaine un nouveau ministre de Terre-Neuve.pour compenser la perte de M.Jack Pickersgiil.Il a précisé que la défection de M Budd Oison du parti créditiste n’était pas liée à la promesse d’un poste au cabinet.M.Pearson doit discuter aujourd'hui avec le leader du caucus au sujet de l’admission de M Oison au sein du parti Voir page 8: Pearson 'Une ville à vivre", à I1CAP La guerre aux taudis se fait au détriment de ceux qui y vivent de notre envoyé special, Jules LeBlanc MONT-DABRIEL M.Hans Hlutm-nleld.architecte urbaniste de Toronto, a synthétisé tuer après midi les deux prin cipales conclusions qui se dégagent jusqu'ici de la 14e conférence annuelle de I Institut canadien des affaires publiques, qui a débuté jeudi soir sur le thème de "une ville à vivre".M Blumenfeld a déclaré: • Four loger convenablement tout le monde (au Canada), il faut une révolution tranquille ou bruyante selon les cir constances mais une révolution asseï profonde et radicale.” • l,e problème des taudis n'existe pas comme tel Ce qu'on appelle le problème des taudis, c’est l’aspect logement du problème de la pauvreté (son aspect le plus visible).On n’esi pas parvenu jusqu’à maintenant à loger convenablement tout le monde parce qu’on n’est pas parvenu à abolir la pau vreté." Plusieurs participants, depuis le début des assises, dans des termes plus ou moins violents, ont insiste sur ces deux points D'une part les bulldozers ne régleront rien; d’autre part il faut change! les structures socio-économiques pour obtenir des résultats valables dans le domaine de la révolution sociale M.Blumenfeld a signalé une évidence: tout le monde serait bien logé, bien sûr.si tout le monde en avait les moyens “Néanmoins, il me paraît nécessaire de répéter que si des centaines de milliers de familles au Canada sont mal logées, c’est parce qu’il y a un monde entre le coût d’un logement eon venable et ce que ces familles peuvent ou veulent payer." Plu sieurs participants ont eux aussi insisté sur le tait que ce n'est pas par choix qu’on habite un taudis, mais par nécessité.Combien en coûterait-il aux Canadiens pour aider leurs concitoyens moins fortunés?M.Blumenfeld est d’avis qu’au Canada, dans les années à venir, il faudra dépenser à peu près $300 millions par année C’est beaucoup d’argent, certes, mais c’est moins que 1 p.c.du revenu national et un cinquième du budget de la défense Voir page 8: Guerre au taudis Fin de la grève chez les marins Le ministre fédéral du travail M Nicholson a annoncé hier soir qu’un accord de prin eipe a été conclu en vue de mettre fin à la grève des marins qui dure depuis 36 jours Le syndicat soumettra ce projet d’entente aux 5,400 marins des Grands Lacs d’ici 36 à 48 heures et le ministre s’est dit confiant de voir la flotte sillonner le fleuve dès lundi Le ministre est venu d’Otta wa à Montréal spécialement’ pour annoncer l’accord inter venu entre les négociateurs des deux parties au cours de rencontres secrètes jeudi Personne ne voulait se prononcer publiquement sur le coût du règlement mais selon des sources dignes de foi.il donnerait aux marins une hausse de 30 à 33 pour cent répartie sur trois ans Quant au problème des horaires de travail, et de la semaine de 40 heures, le minis tre a dit qu’une formule a été mise au point afin d’étendre aux marins les avantages du code canadien du travail d’ici le 1er décembre 1968 Le code du travail fixe la semaine à 40 heures.Selon un informateur, le règlement donnera aux marins $80 de plus par mois.Le salaire de base est présentement de $360 par mois Il y avait un air de fête dans les bureaux montréalais du ministère du travail où les représentants de chaque partie s’insultaient joyeusement.Au moins, nous reprenons le travail avec des équipages heureux ”.a lance le président de l’association des armateurs des Grands Lacs, M.John McGiffen Le président du syndicat international des marins du Canada, M Leonard McLaughlin, a fait savoir pour sa part que le règlement sera soumis à un scrutin secret chez les marins Les postiers n’auront pas de transport Les camions postaux de la compagnie Rod Service ne pour ront ce matin transporter les postiers a leur travail En annonçant la nouvelle hier soir M, Di Terlezzi, président du syndicat national des employés de Rod Service, a expliqué que la compagnie a imposé aux chauffeurs des conditions telles que ceux-ci ne pourraient, dans Voir poge 8 Poitiert Rejetant l'appel discret des Etat-Unis OJVIF: l'URSS refuse de jouer les intermédiaires auprès de Hanoï NATIONS UNIES L’Union soviétique a rejeté hier en termes acrimonieux, et avec des invectives répétées, le prudent appel des Etats-Unis qui, tel qu’il s’est exprimé dans le discours de jeudi de M Arthur Goldberg devant l’Assemblée générale des Nations unies, demandait à Moscou d’exercer son influence auprès de Hanoi en faveur de l’ouverture de négociations pour mettre fin à la guerre du Vietnam En même temps, l’Union soviétique maintient entièrement sa position doctrinale sur la nature de la guerre du Vietnam et des moyens d’y mettre fin: Moscou répète que cette guerre résulte d’une intolérable et criminelle agression américaine et ne peut prendre fin que lorsque les Etats-Unis retireront du Vietnam leurs troupes d’invasion Tel est le sens du discours prononcé hier à l’Assemblée générale par le ministre soviétique des affaires étrangères.M Andrei Gromyko Le chef de la diplomatie soviétique est allé jusqu’à dire textuellement que le discours prononcé par M.Goldberg "ne contenait rien de nouveau”.Quant à la fameuse question posée en termes plus ou moins sybillins par le représentant des Etats-Unis aux dirigeants de Hanoi pour leur demander s’ils “concevraient” que la fin des bombardements américains pourrait avoir “d’autres conséquences” que l’amorce de négociations, le mi nistre soviétique la traite véritablement par le mépris Les Américains, dit-il en substance, osent soumettre la cessation de leurs bombardements du territoire de la République démocratique du Vietnam à des conditions “qui ont des aspects d’ultimatum.Eln d’autres termes, M.Gromyko a signifié que l’Union soviétique ne demandera jamais à Hanoi de reconnaître en quelque sorte la légitimité de ces bombardements en acceptant des conditions que les Etats-Unis poseraient pour les arrêter.Mieux encore, M Gromyko répond aux extrêmes réserves que les Etats-Unis ont manifestées vis-à-vis des affirmations que des négociations de paix suivraient, en trois au quatre semaines, une suspension des bombardements en corroborant ces affirmations.Il évoque à cet égard la déclaration du gouvernement de Hanoi du 28 janvier “quant à la volonté de ce dernier d’entrer en pourparlers sur le règlement du problème vietnamien après la cessation par les Etats-Unis des bombardements du territoire de la R.D.V.” La réponse à cette déclaration dit M Gromyko, prit la forme de “bombardements barbares” et d une augmentation des effectifs militaires américains au Vietnam Auparavant, M Grornyko avait déclaré que les dirigeants de Washington pratiquaient le mensonge sur la guerre du Vietnam et sur les dangers qu elle fait courir au monde Les “initiatives de paix” des Etats-Unis à l’ONU et ailleurs, dit-il, sont des “bulles de savon à usage tan tôt interne, tantôt externe” Sans doute le ministre soviétique des affaires étrangères n'a pas annoncé de nouvelles initiatives de son gouver nement dans la guerre du Vietnam Mais, en revanche, il a fait connaître en réponse Voir page 8 Gromyko Johnson: foire un usage résolu de la force pour combattre le castrisme WASHINGTON Le président Johnson a affirmé vendredi que les pays d’Amérique latine doivent, si nécessaire, faire un usage résolu de la force pour lutter contre le terrorisme castriste, et a conseillé aux pays plus directement menaces de s’aider mutuellement pour repousser l’agression Le chef de l’exécutif, a réitéré l’engagement total des Etats-Unis vis-à-vis de l’alliance pour le progrès dans le discours qu’il a prononcé en recevant à déjeuner les ministres des affaires étrangères d’Amérique latine qui assistent à la conférence de 10.E A sur la subversion communiste M Johnson a souligné que l’hémisphère fait actuellement front “à une forme virulente de subversion dirigée depuis I,a Havane” mais que’ cette stratégie ne représente rien de nouveau” Voir page 8 Johnion Face au débat constitutionnel au Québec les libéraux d'Ottawa refusent toute surenchère par Pierre-C.O'Neil OTTAWA - Au fond de l’attitude des libéraux fédéraux du Québec devant l’escalade qui se produit dans la discussion constitutionnelle, il y a le principe essentiel suivant; les libéraux de Québec n’ont de force que dans la mesure où ils ont l’appui du Québec, et ils r.ont l’appui du Québec que s’ils prennent bien garde de ne pas s'opposer publiquement aux revendications nationalistes des Québécois.C’est pourquoi pour l’instant il n’y a pas ici de surenchère et d’autant plus disent les libéraux d’Ottawa, que la surenchère est le plus sûr moyen de briser d’avance toute négociation.C’est aussi pourquoi, quand les libéraux fédéraux de Québec parlent des questions constitutionnelles on a toujours l’impression même lorsqu'ils sont dans la “belle province ”, qu’ils s’adressent au Canada anglais pour l apaiser.“pour l’empêcher de se crisper" comme le disait cette semaine un libéral éminent.C’est donc autour de ce principe fondamental que s’organise la réaction aux événements qui se sont déroulés cette semaine dans Québec; déclarations de MM.Re- né Lévesque, Jean Lesage, Denis Bousquet, Yves Mi-chaud, Jean-Noël Tremblay et Paul Dozois.Cette réaction s’attache moins à leurs propos qu'à la signification et aux conséquences de l'espèce d'escalade verbale qu’ils constituent Ancrée sur une profonde inquiétude cette réaction varie selon l»« individus entre le découragement et une certaine sérénité, le premier sentiment étant plus partagé que le s^ond.Pour certains libéraux de Québec le grand drame c’est que non seulement les partis politiques provinciaux ne sont plus représentatifs de la population québécoise, mais encore qu'ils ont ; oupé tous les liais avec les partis fédéraux Ces fédéraux rêvent du temps où leur message pouvait être porté sur la scène provinciale par le parti libéral québécois.Ils estiment que la séparation entre les libéraux provinciaux et ceux d'Ottawa est totale, que le dialogue ne saurait reprendre et qu’aucune collaboration n'est désormais possible entre les libéraux fédéraux de Québec et le parti de M Lesage.Ainsi selon eux non seulement y a-t-il un vacuum politique dans Québec mais il est accentué par le fait qu’aucun grand parti québécois n’entretient des relations avec les partis fédéraux.Du point de vue de l’organisation politique ils estiment donc qu'il existe un séparatisme de fait.Cette première réaction est tempérée par les propos d'autres libéraux fédéraux qui précisent que sur le plan individuel il existe des hens aussi nombreux qu’étroits entre eux et les partisans et les députés de M Jean Lesage.Ceux-là estiment qu’il est encore possible de dialoguer avec les libéraux de Québec mais qu’il est inutile de le faire maintenant.Faisant abstraction des joumahstes et des professeurs d’université ils considèrent la discussion actuelle comme un débat à l’intérieur des différents partis provinciaux dont ils ne sauraient se mêler sans courir des risques très sérieux D'autres libéraux fédéraux disent carrément à qui veut l'entendre que le salut ne vient pas d’Ottawa mais de Québec.Ils sont d'accord en cela avec les éditorialistes des grands journaux canadiens qui exhortaient cet- Voir pog» B: Libéraux d’Ottawa 2 • LE DEVOIR.SAMEDI, 23 SEPTEMBRE 1967 La fermeture des mines, problème implacable du nord-ouest québécois de notre envoyée spéciale, Evelyn Dumas-Gagnon NORMKTAL De tous les problèmes qu'affrontent les mineurs québécois, le plus impitoyable et le plus implacable c'est la fermeture des mines La carte minière de la région du nord-ouest québécois révèle une pléthore de gisements exploités puis abandonnés, parfois pour être exploités à nouveau quand le marché des minerais devient plus prometteur, parfois pour être délaissés à jamais.Les gisements sont epuisables et de 1949 à 1964 , 24 mines d’or ont dû cesser leurs activités.Depuis 1964, sept entreprises minières ont fermé dans la seule région de Val d'Or-Ma-lartic.Après l’or, le cuivre est menacé, la mine yuémont à Rouyn-Noranda en a jusqu ’en 1971 et Normétal même risque de ne durer que sept ans Il n’y a qu’à causer avec les mineurs des divers centres pour constater qu’une certaine proportion de ces travailleurs sont de la race des nomades; le mot ’djômper” (quitter un emploi) est fréquent dans leur vocabulaire.Certains le font par tempérament, d’autres le font dans l’espoir de trouver ailleurs des conditions meilleures, les plus défavorisés le font par nécessité, parce que leur employeur du moment ferme ses portes.A la mine Poirier, à Joutel, une entreprise ouverte il y a à peine trois ans par les intérêts Rio Algom dans la toundra qui sépare Matagami d’Amos, les mineurs plus âgés sont souvent de cette dernière catégo-ne.L'un d'entre eux se demandait s’il était possible de tenir compte dans les contrats collectifs non seulement de l’ancienneté dans la mine, mais de la compétence II expliquait qu’il est mineur depuis très longtemps et qu’il doit sans cesse recommencer au bas de l’échelle, avec un salaire à l’avenant.Le directeur du syndicat, M Gérin-Lajoie, lui a expliqué le projet de fonds minier que les Métallos ont soumis au gouvernement provincial Inspiré du régime en vigueur dans la Communauté européen be du charbon et de l’acier, ce fonds serait créé à même une contribution de cinq cents l’heure recueilli auprès de toutes les entreprises minières du Québec 11 reconnaîtrait le fait que le mineur passe sa vie au service d’une industrie, non pas d'une entreprise particulière.Le mineur de Joutel avait au moins la chance de s’être trouvé un nouvel emploi D’autres ont moins de bonheur que lui Depuis quelques années, le syndicat des Métallos a réussi à quelques reprises (après l’expérience pilote lancée conjointement par le ministre du temps, M René Lévesque, et le président de la CSN, M.Marchand, dans les mines d’amiante à Thetford) à inscrire aux contrats collectifs des mesures financées par l'entreprise, le syndicat et le gouvernement pour amortir le choc d’une fermeture de mine Mais rien ne force une entreprise à accepter de telles mesures.Aussi quand la mine Peel-Elder.près de Rouyn-Noranda.a fermé brusquement ses portes l’an dernier par suite d’une chute spectaculaire dans le prix du silice, les mineurs n’ont eu aucune compensation Les prières du syndicat et des fonctionnaires provinciaux ont été sans effet L’entreprise a réinvesti tous ses capitaux dans l’immeuble à Toronto et a refusé le moindre cent à ses employés On raconte le cas déchirant d’un mineur de 65 ans qui avait une fille de 16 aux études, et une maison qu’il aurait fini de payer en deux ans.Les larmes aux yeux, ce mineur avouait qu’il lui faudrait retirer sa fille de l’école et laisser aller sa maison, car après Peel-Eldor il n’aurait plus d’emploi.La société n'avait rien prévu pour lui Un fonds minier aurait pu garantir la sécurité de sa vieillesse Les tragédies individuelles deviennent parfois des tragédies collectives, quand la fermeture d’une mine transforme toute une communauté en ville fantôme: les maisons perdent leur valeur, les commerces disparaissent, les investissements sociaux dans les écoles, églises et autres, sont perdus.Les mineurs de Normétal craignent ce sort Aussi le projet de fonds minier des métallos prévoit des subsides non seulement au reclassement, au déménagement ou à la retraite des mineurs eux-mêmes, mais aussi un dédommagement pour la communauté étouffée par la fermeture d'une mine Normétal n’est pas condamné sans recours à devenir une ville fantôme.On parle déjà de la possibilité de nouveaux gisements, à proximité des anciens, qui donneraient un second souffle a la locaüté.Les problèmes des mineurs n’en sont pas effacés pour autant En effet la législation ouvrière actuelle ne permet à un syndicat d être reconnu que pour une seule entreprise.Ottawa et Québec étudient ensemble les problèmes de formation de main-d'oeuvre QUEBEC Le ministre d’Etat à l’éducation, M Marcel Masse, et le ministre de la main-d’œuvre et de l’immigration, M.Jean Marchand, annoncent la constitution d’un comité mixte fédéral-provin-cial sur la formation professionnelle des adultes Ce comité, qui est créé en vertu de la loi de la formation professionnelle des adultes, a pour mandat d’évaluer les besoins en main-d’œuvre auxquels devront répondre les programmes québécois de formation professionnelle qui font l'objet de cette loi.La première réunion de ce comité a eu lieu à Québec mercredi La délégation québécoise était présidée par le sous-ministre de l'éducation, M Arthur Ttemblay, et comprenait MM.Louis Bernard et Marcel Gilbert, du ministère des affaires inter-gouvernementales, Pierre Allard et Rémy Lair, du ministère du travail, Yves Martin et Fernand Jolieoeur, du ministère de l’éducation, et Jean-Paul Labelle, du ministère de la famille et du bien-être social.De son côté, le directeur régional de la division de la main-d’œuvre (région de Québec) au ministère de la main-d'œuvre et de l'immigration, M.Gabriel Beaudry présidait la délégation fédérale ; il était accompagné de cinq de ses collaborateurs: MM.L E.Duquette, D.Toupin, G.A, Duey, G R Deslauriers et M Landry.Au cours de cette première réunion, il fut convenu que la présidence du comité serait assumée par le président de la délégation du Québec, M.Arthur Tremblay.Ont été nommés deux secrétaires conjoints, MM.Damase Toupin, sous-directeur régional de la division de la main-d'œuvre et de l’immigration, et Pierre Allard, directeur général de la main-d’œuvre au ministère du Travail du Québec II a été décidé que le secrétariat du comité se trouvera à Québec et qu’il s'adjoindra le personnel technique chargé de recueillir Ainsi (et bien qu’on ne puisse aucunement affirmer que le groupe Noranda procédera de cette façon dans le cas de Normétal) une société minière peut creuser un nouveau puits a quelques milliers de pieds du premier, établir une compagnie distincte pour l’exploiter, et les mineurs sont forcés de reprendre à zéro l’édification de leur syndicat, sans garder aucun de leurs droits acquis Ce phénomène s'est produit l'an dernier a Solbec.dans les Cantons de l'Est, et donne lieu à un débat qui est encore devant les tribunaux Pour corriger une situation qui joue univoquement contre les mineurs, le directeur des métallos.M Gérin-Lajoie, prône depuis plusieurs années des modifications au code du travail qui permettent la reconnaissance du syndicat et la né- les renseignements nécessaires aux travaux du comité Le comité tiendra une session de deux jours au milieu d’octobre afin d'établir de façon plus précise l’orientation de ses travaux de même que le programme de son activité, Décès du sculpteur Médard Bourgault ST-J EAN-PORT-JOLI Mé- dard Bourgault, un des plus grands artistes canadiens de la sculpture, est décédé jeudi à l’âge de 7(1 ans à l’hôpital de St-Jean-Port-Joli, dans le comté de ITsIet.C’est à compter de lüZb que Bourgault commença à travailler à l'atelier paternel, à St-Jean Port-Joli, comme menuisier.Vers 1928, il s'adonna définitivement à la sculpture, puis quelques années plus tard, l'artiste et son frère Jean-Julien fondèrent l'école de sculpture de St-Jean-Port-Joli.Bourgault avant de se consacrer à son art, a navigué un peu partout de par l'univers.Le danger des investissements Les investissements américains menacent sérieusement la souveraineté politique et économique du Canada car '‘l’excès d'ingérence par une nation étrangère dans nos affaires économiques conduirait fatalement à une perte correspondante de notre liberté économique et politique".Telle est l'opinion de M.H E, Gray, président du comité parlementaire des finances, du commerce et des questions économiques, qui s’adressait à Montréal à un groupe de jeunes libéraux.M.Gray estime que le gouvernement doit réagir vigoureusement par l'adoption d’une politique, non pas anti-américaine.mais pro-canadienne.SECRÉTAIRE DEMANDÉE Possédant 2 années d'espénence dans la comptabilité Agée de 19 ô 25 ans.Bonne présentation Pour renseignements appeler: 271-1817 COMPTABLE Bilingue, expérimenté, bonne instruction générale, 20 à 30 ans.Pour service comptabilité générale.Bonnes conditions de travail, avantages sociaux usuels (fonds de pension, assurance-groupe, et congés-maladie).Candidature strictement confidentielle AUTOMOBILES RENAULT CANADA LIMITÉE 1 305 Bout.Marie-Victorin, St-Bruno, Tél.653-3661 gociation collective à l’échelle d’une industrie plutôt que des entreprises individuelles Cette question est à l’ordre du jour du prochain congrès de la Fédération des travailleurs du Québec Le syndicat a donc fait l’effort de proposer une solution de rechange au désordre économique et social qui marque l’industrie minière En 1965, l’engagement pns par le ministre du travail du temps M Carrier Fortin, de créer le fonds minier proposé par les travailleurs, a permis d’éviter une grève à Quémont et Normétal Les discussions se sont poursuivies depuis et en février de cette année, les Métallos soumettaient un mémoire exhaustif au nouveau ministre du travail.M.Maurice Bellemare.Depuis les compagnies minières ont fait valoir leurs points de vue et REPRESENTANT: Une compagnie d'assurance vie bien établie recherche un repré sentant pour la région de Mont réal et le comté de l'Assomption Un salaire initial allant jusqu'à $6,000.00 sera payé pendant 2 ans Des bonis intéressants vien nent s'ajouter au salaire.Plusieurs de nos représentants gagnent $10,000.00 et plus.Si vous êtes âge de 25 à 40 ans, si votre travail ne vous paie pas ce que vous valez, si le travail et l'effort ne vous font pas peur et si vous songez parfois a vous lancer dans une carrière ou vous serez un jour à votre propre compte et ou votre revenu depen dra de votre initiative et de votre ambition, nous croyons que cette situation est la vôtre Pour des informations détaillées, veuillez écrire a l'adresse suivante AM V 2125 est, rue Jean-Talon Suite 4 Montréal.ou téléphoner à: 725-3691 ELECTRIQUE SERVICES REGIONAUX REPRESENTANT FACILITE EN FRANÇAIS ET EN ANGLAIS EST NECESSAIRE Notre Compagnie est une importante productrice internationale de systèmes électroni ques, automatiques et ana lytiques, dans le domaine de la médiane, santé publique, polution de l'air et de l'eau, développements industriels et le contrôle de qualité; elle se trouve dans le domaine des services nationaux et est une organisation reconnue Nous recherchons une personne expérimentée et entraînée dans les systèmes purement techniques.Elle doit être diplômée d'École Secondaire en plus d'un entrainement spécialisé en électronique et trois années d'experience dans l'entretien des systèmes et dans l'equipement nécessaire.Une connaissance de la chimie et du mécanisme analytique serait avantageux.C'est une occasion de carrière qui s'ouvre dans votre région local avec voyages occasionnels.Excellent salaire, voiture fournie, exoansion avantages.Trois mois d'en traînement aux quartiers généraux à New-York, incluant salaire et dépenses.Benefices sociaux avantageux et nom breuses occasions de carrière avec une compagnie progrès sive dans un nouveau domaine de plus en plus grandissant.Des entrevues locales seront prises après étude de votre "curriculum vitae".S V P écrire à: C.S GRAEBE Directeur de Services Régionaux Technicon Corp.Ardsley, New-York 10502 (8 milles ou nord de New-York) "Une occasion égale pour l'employeur' LA COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE HONORi-MERCIIR demande UN PROFESSEUR pour enseigner la catéchèse ( 10e) UN PROFESSEUR pour enseigner la physique {sec.V) Adressez (es offres de service à: M.Jean Langelier, Directeur général des écoles, 69 Bout.St-Joseph St-Jean, P.Q.Tél.348-4951 il semble que les sociétés qui exploitent les gisements du nord-ouest québécois n’ont pas fait d’objections majeures au projet Les négociations dans les mines du nord-ouest approchent à grands pas A Québec, le sous-ministre du travail a fait savoir la semaine dernière aux Métallos que le gouvernement provincial étudiait "les implications économiques et sociales" du projet de fonds minier On pense malgré soi aux propos tenus mardi par M Réal Caouette à l’assemblée du "comité de la onzième province" où le chef créditiste, après avoir déploré l’infinie lenteur des mécanismes gouvernementaux québécois quand il s'agit de l’Abitibi, a commenté: "C’est toujours à l’étude Ca pour étudier ils étudient en étoile par exemple.’’ ¦ ' - tes trains de "La Balade" se substituent depuis jeudi aux autobus pour transporter les visiteurs du parc-autos Victoria a la Place d'Accueil de l'Expo.Malgré la grève du transport, l'Expo a surpassé hier le record d’assistance atteint à I Exposition mondiale de Bruxelles ou il y a eu 42,073,561 visiteurs Depuis le 29 avril jusqu'à hier midi, la terre des Hommes en a accueilli 42,091,761.La grève semble quand même avoir eu des effets, puisqu'on prévoyait hier 149,090 visiteurs et qu'on n'en a reçu que 129,445.Mercredi il y avait eu presque 100,000 visiteurs de plus que prévu.L UNIVERSITE McGILL demande UNE SECRÉTAIRE BILINGUE pour seconder le directeur du département de français, et diriger secrétariat.Bonne éducation, expérience et maturité indispensables.* 1 Conditions de travail exceptionnellement avantageuses.Écrire ou appeler à: Service du Personnel Bureau d’Administration Université McGill, Montréal Tel.: 844-6311 poste 1702 Une Commission Scolaire locale polarisante d'une moyenne envergure recherche les services d'un SECRÉTAIRE-TRÉSORIER.Les candidats sont priés d'écrire en soumettant leur curriculum vitae - leur expérience dans le domaine de l'administration, de préférence dans l'administration scolaire -le salaire désiré.Écrire à: Case Postale 671, a/s du Journal Le Devoir, Montréal.INGÉNIEUR EN MÉCANIQUE Demande par entreprise québécoise de production et de transformation dans le domaine de la pèche.Sera responsable de l'entretien des immeubles, des cédules, d'entretien et de réparation de l'équipement, de l'achat du matériel nécessaire à ces fins etc .Devra avoir de 2 à 5 ans d'expérience dans un domaine semblable.Toute demande sera gardée confidentielle et doit être adressée à: • CURZI, DAGNEAU, LAR0UCHE, RICHE & ASS.5450 Côte-des-Neiges, Suite 120.Montréal.UN DEFI POUR LES FEMMES D'AFFAIRES.Croyez-vous sincèrement qu'une femme peut se tailler une carrière sur cette terre des hommes ?Le nouveau est-il un défi pour vous ?Pouvez-vous entraîner et diriger un personnel féminin dans la vente ?Si vous sentez que définitivement vous pouvez affronter ce défi et investir un petit montant, une nouvelle occasion de carrière vous permettra de vous associer avec une compagnie québécoise connue.Croyez-vous posséder ces qualifications requises?Si oui .écrivez à: BEAU GESTE LIMITEE 41 rue Gauthier Ste-Thérèse, P.Q.Tel.435-2497.Une Municipalité de 5,000 âmes située dans les environs de Montréal demande SECRÉTAIRE-TRÉSORIER pour prendre charge d’administration générale, de la comptabilité et du personnel.Faire parvenir "curriculum vitae" et salaire demandé à: CASE POSTALE 275 PLACE D ARMES MONTREAL INGÉNIEUR EN CONSTRUCTION 10 ans d'expérience minimum.Organisateur (Planification et coordination pour la construction d'un hôpital évalué à 13 millions).Bilingue.Dynamique.Salaire minimum $12,000 par année.Part aux bénéfices.Toutes offres d'emploi traitées confidentiellement.Ecrire à: A N.BAILCIELTEE 2197 est, rue Sherbrooke, Montréal.a/s M.G.Bouthillier.BIBLIOTHÉCAIRE Fonctions : sélectionner, classifier, conserver et rendre accessible aux intéressés la documentation d'une bibliothèque spécialisée Qualifications: etre âge de 25 à 35 ans connaître suffisamment l'anglais détenir un baccalauréat en bibliothéconomie.Traitement traitement initial de $7,000 à $8,500 selon la compétence.Poste a Québec dans un organisme public Faire parvenir curriculum vitae à : Case 674 Le Devoir CHAMPION CARRIERE D’AVENIR POUR VENDEUR DANS LE DOMAINE AUTOMOBILE." Une excellente occasion s’offre à un jeune vendeur énergique et ambitieux de faire carrière au sein d’une entreprise dynamique.QUALIFICATIONS: Bilingue, âgé de moins de 30 ans, études secondaires préférées, capable de prouver ses aptitudes à la vente.Connaissances générales de la mécanique automobile.AVANT AGES: Salaire intéressant.Voiture fournie.Grandes possibilités d’avenir liées au développement des ventes dans la province de Québec.Nombreux avantages sociaux.Toute demande sera traitée confidentiellement et doit être faite par écrit au Directeur des ventes: M.John K.Robinson.LA COMPAGNIE DES BOUGIES CHAMPION DU CANADA, LIMITÉE WINDSOR, ONTARIO REPRÉSENTANT DE L’ÉDUCATION ET DE L'INFORMATION Un Organisme national et privé voué à la recherche sociale et à l'éducation demande Une personne pour occuper un poste nouvellement créé a Ottawa.La personne aura la responsabilité de l'établissement et du maintien d'un service national de renseignements techniques et éducatifs, de même que l'exécution de travaux biliographi-ques nécessaires à ces fonctions.Le candidat (e) choisi (e) devra pouvoir se familiariser avec de nombreux et vastes champs d'action liés à celui de la famille, avec diverses sources de renseignements et être en mesure de présenter des communiqués de façon efficace.Ce poste demande un candidat (e) possédant un sens créateur, des idées et de l'initiative.Devra être bilingue et avoir intérêts, expérience et formation appropriés.Salaire à discuter.Toutes demandes de renseignements demeurent confidentielles; Adressez à: CASE 673 LE DEVOIR SURINTENDANT D'AGENCE (Assurance-Vie) Pour la province de Quebec.Compagnie canadienne-française.Le bureau du surintendant sera situé à Montréal.FONCTIONS : Surveillance générale des agences de la Compagnie au Québec,- travail conjoint avec gérant d'agences; ouverture de nouvelles gérances, etc.Relèvera directement du Directeur des Agences de la Compagnie.LE CANDIDAT : Doit avoir au moins 5 ans d'expérience comme gérant d'agence et bon record de succès ou doit avoir occupé des fonctions de surintendant d'agence dans un siège social.C.L.U.désirable.Ne pas être âgé de plus de 45 ans.Désirons homme dynamique et ambitieux qui ne craint pas les difficultés et qui est prêt à travailler ferme en vue de l'expansion de la Compagnie au Québec.Doit être prêt à voyager.REVENU: Position salariée.Une commission pourra être ajoutée au salaire, dépendant du volume d'affaires des gérances.Le salaire est à discuter avec le candidat.Les réponses seront gardées strictement confidentielles.Adressez curriculum vitae à : Case 667 Le Devoir P.S.Nos gérants et agents ont été avisés de cette annonce LE DEVOIR SAMEDI, 23 SEPTEMBRE 1967 de visiteurs atten- • Nombre dus: 298,175.• PLACE DES NATIONS: Spectacle international de IT'ni-eef, de 13 h.à 18 h.A 21 h 30, ta discothèque "la* paradoxe".• FESTIVAL MONDIAL: A 20 h., salle Wilfrid Pelletier, le choeur et l’orchestre Baeh de Munich.• PAVILLON DE LA JEU- NESSE: à 12 h.30.trois courts métrages au cinéma-midi: "Va-joejyrin” de Dirk Van Den Ey-den (Belgique), "A la rencontre de Ronsard " de Pierre Guimard (France) et Ouadro Movimen-to” de Paulo Camps Gimener (Brésil) A 13 h.et 15 h .les “Nomades" interpréteront des danses folkloriques suisses, is- raéliennes et canadiennes, à l’Agora.A 14 h.30 et 15 h 30, au cinéma-théâtre.Richard I-acroix dirigera deux représentations des Mécaniques.A 20 h., le trio Pierre la^duc et son jazz.A 21 h.30, les Saltimbanques joue- ront "Equation pour un homme actuel" de Pierre Moretti.au cinéma-théâtre.• AUDITORIUM DUPONT: à compter de 10 h., projection de six films scientifiques: "Of men and minds"; "Return from space”, "Hyperbaric Medecine”, “Regenerative process”, "Phy-siologv on Mount Everest” et "Physiology on a polar expedition" • PAVILLON DE LA FRANCE: A 11 h.15.15 h 15 et 18 h.45, deux longs métrages: "Paris vu par.” (en collaboration) et “Le diable au corps" (Claude Autant-laira).DIMANCHE • VISITEURS ATTENDUS: 277,440 personnes.• FESTIVAL MONDIAL: A 2» h.30, "The Pearl Bailey Show” à !’Expo-Théâtre.Jusqu’au 30 septembre inclusivement.• PAVILLON DE LA JEUNESSE: A 12 h 30, le cinéma de midi projettera en première trois courts métrages réalisés cet été sous «es auspices du pavillon de la jeunesse.A 13 h.et 20 h., danses lolkloriques par les "nomades”, à l’Agora.A 17 h., à l’atelier libre de théà tre du dimanche, on lira une pièce de Roger Iluard."Pile".Au cinéma de minuit: “A blonde in love”, de Milos Forman.A 20 h., les "Collégiennes de la chanson" en récital au café-dansant.• AUDITORIUM DUPONT: A l’affiche, 8 films scientifiques, à compter de 14 h.Syndicat en confiil avec ses employés TORONTO Le plus grand syndicat du Canada vient de s’inscrire sur la liste des employeurs qui sont en conflit avec les représentants de leur personnel.la Canadian Union of Public Employees, qui compte 110,000 membres, et une organisation groupant les 40 membres de son personnel en sont en effet venus à une impasse dans la discussion d’une nouvelle convention collective.l/architecte-urbaniste Robert Auzelle: Il faut d'abord se soucier d'aménager le centre-ville de notre envoyé spécial, iules LeBlanc MONT-GABRIEL (par Jules LeBlanc) Définissant la ville comme un "lieu d’échanges ", échanges matériels et échanges intellectuels, M Robert Auzelle, architecte-urbaniste de Paris, a soutenu hier souque ce qui émerge en définitive comme l'essentiel de la ville telle que nous la connaissons, c’est le centre.Au cours de la conférence annuelle de l’Institut canadien des affaires publiques, dont le thème est "une ville à vivre", tl a donc particulièrement insisté sur la nécessité d’aménager rationnellement le centre-ville.La ville, a-t-il dit, a une valeur formative considérable, mais qui ne se manifeste que pour la zone centrale qui constitue en fait un espace nettement privilégié: il est le seul à former ce creuser où viennent se fondre tous les particularismes, il est le lieu par excellence des relations humaines, il "résume toutes les fonctions de la ville”.Toutefois, cet espace n'est privilégié que dans la mesure où il appartient à tous: "Il faut donc des commodités d’accès, des transports en commun, une infrastructure routière assurant une circulation fluide, et des possibilités de stationnement: enfin, nulle ségrégation raciale ou économique ne doit venir contrarier ce libre accès." M.Auzelle parte pour la permanence d'une certaine forme des lieux de rencontre.Par suite de l'élévation du niveau de vie et de l'accroissement des loisirs, les travailleurs s’apparentent aux citoyens d’Athènes flânant sur l’Agora tandis que leurs esclaves travaillent Inventer l’Agora moderne Cependant, "les lieux de nos rencontres sont trop divers pour qu’il suffise de reconstituer l'Agora des Anciens II nous faut inventer l’Agora moderne qui.dans des espaces nouveaux, répondra aux besoins de nos contemporains, quel que soit leur âge et quelle que soit la diversité de leurs liens".Il faut aussi créer un nouvel art de l’environnement qui permette de développer un nouveau sens de l’espace humain Car, "en fait, l’espace humain est à réinventer Or.que fait-on pour qu'il favorise l’épanouissement de l’homme contemporain sans gêner les générations futures?Peu de choses semble-t-il! Entre les espaces médiévaux et renaissants de la vieille Europe et les espaces indifférenciés des villes quadrillées des Amérique, ex-iste-il un effort vraiment original pour élaborer des espaces susceptibles d’exprimer notre époque"?Masse: la deuxième université française sur le site de l'Expo QUEBEC L’emplacement de l’Exposition universelle de Montréal deviendra celui de la deuxième université de langue française de Montréal, s’il n’en tient qu’au ministre d’Etat à l'Education du Québec, M.Marcel Masse.En effet, M Masse a déclaré hier, au cours d’une entrevue, que la deuxième université de langue française de Montréal "trouverait avantage" à être édifiée sur la "Terre des hommes ”, Nous avons un nouveau NUMÉRO À partir du lundi, 25 septembre, signalez 873-2525 pour atteindre par téléphone le centre général de renseignements du Ministère de la Famille et du Bien-être social du Québec.Notre centre de renseignements est au service des assistés sociaux qui reçoivent des allocations du Québec; il n’intéresse en rien les assistés sociaux du Bien-être de Montréal ni ceux qui retirent des allocations fédérales.Pour faire reviser vos demandes, fixer une entrevue, obtenir de l’aide en cas d’urgence, communiquez avec le secrétariat de la Famille et du Bien-être social A partir du lundi, 25 septembre signalez: 873-2525 MINISTERE DE LA FAMILLE ET DU BIEN-ÊTRE SOCIAL DU QUÉBEC $ Quant à l'université dont le ministre suggère la construction sur les îles de l’Expo, elle pourrait s'appeler "l'université d’Iberville", a-t-il dit.Pressé de donner les avantages qui militent en faveur de sa suggestion, le ministre les a livrées dans l’ordre suivant.1.Il est possible de réaliser sur l’emplacement de l’Expo un plan étabh sur plusieurs années, étant donné l'espace dont on y disposerait pour la construction d’un complexe universitaire.2.Il est possible de s’y rendre de plusieurs façons: métro, automobiles, autobus, piétons.3.Enfin, la construction d'un ensemble "aussi prestigieux" qu’une université s’inscrirait admirablement selon lui dans les paysages des lies et correspondrait manifestement à l’intérêt public."J'estime, a déclaré M.Masse, qu’un projet aussi positif recevrait sûrement l’adhésion de la population, car il serait à l’avantage non seulement des Montréalais, mais également de tous les Québécois".M.Masse a rappelé enfin qu’il ne fait aucun doute qu’une deuxième université de langue française sera établie à Montréal sous peu.comme l'a affirmé M.Jean-Jacques Bertrand au mois de juin, au cours des débats du comité des crédits sur l'éducation.Evitez les dégâts causés par ta pluie Faites installer les GOUTTIERES "PRIMEAU" Golvanué • Cuivra • Aluminium Estimation gratuite • MONTREAL 322-4160 ’ QUEBEC 872-9244 PRIMEAU METAL INC.SERVICES CULTURELS DU COLLÈGE SAINTE-MARIE SESSION D'AUTOMNE 1967 Début des cours.* 2, 3, 4 et 5 octobre Demandez le prospectus à l'adresse suivante: COLLÈGE SAINTE-MARIE SERVICES CULTURELS 1 1 80, rue Bleury, Montréal 2 866-3611 c 0 U R S D U S 0 I R ADMINISTRATION ANIMATION CULTURELLE 3EAUX-ARTS DROIT ÉCONOMIE GÉOGRAPHIE HISTOIRE LANGUES MODERNES LECTURE RAPIDE LINGUISTIQUE ET STYLISTIQUE LITTÉRATURE PHILOSOPHIE PSYCHOLOGIE SCIENCES SCIENCE POLITIQUE SCIENCES RELIGIEUSES SECRÉTARIAT LÉGAL SECRÉTARIAT MÉDICAL SOCIOLOGIE Il faut en outre "contribuer à l’avènement d un homme différent de celui que nous connaissons Encore enlisé dans un mode de vie campagnard et pas encore adapté et vraisemblablement inadaptable au genre de vie particulièrement inhumain que nous lui proposons.l'homme doit se renouveler L'homme futur sera peut-être celui qui résoudra la qualité ancestrale de l'homme de la campagne et de l’homme de la ville: proche de la nature par son habitat, il ne cesserait d’être, par son emploi et ses relations humaines, lié à un devenir social.Dans une conception nouvelle de l’occupation de l'espace, il devient possible à l'homme d’être à la fois d'un pays, comme le fut toujours le paysan, et d’un temps, d une époque, comme l est citadin ¦ Ainsi s’accomplirait la pleine citoyenneté de l’homme citoyen du monde naturel et citoyen de la cité humaine".Trop attendre, c’est se tromper Au début de sa conférence, M Auzelle a mis en relief une difficulté majeure de la rénovation urbaine “L’incohérence qu'engendre l’urbanisation décourage toute tentative de remise en ordre et de restructuration.D’une part, il est difficile de financer des travaux d’équipement sur de vastes territoires dont la densité est trop faible Et, d’autre part, en raison de la valeur spéculative des terrains i! est impossible de créer, dans des zones à trop forte densité.l’équipement indispensable.On est donc condamné à aborder ce problème avec beaucoup de parcimonie et à une échelle telle que les résultats sont toujours dérisoires."Le temps de choisir dans la multitude des besoins celui qu'on pourrait satisfaire, le temps d’attendre le financement, lequel impose souvent le fractionnement en tranches opératoires, puis enfin, les délais d'exécution, et l’amélioration prévue n’est déjà plus rien par rapport à l’ampleur nouvelle des besoins qui n'ont cessé de croître.Il est regrettable de se tromper: il est plus regrettable encore d’attendre trop longtemps pour éviter de se tromper; car, attendre ainsi, c'est ce tromper à coup sûr., les techniciens sont condamnés à n’exécuter que des projets périmés." La solution qui préserve l’avenir Dés lors, U faut "entreprendre une action méthodique qui, tout en rapportant des résultats à court terme, n’entrave pas l’évolution que réclameront les besoins futurs."De toutes façons, un desserrement raisonné, une occupation très différente de l’espace, une structure urbaine adaptée aux réalités à venir et qui consiste à assurer la permanence des centres-villes par rénovation ou création et à disperser les populations dans des espaces organisés méthodiquement, c'est là.sans doute, la solution qui préserve le mieux l'avenir" Ce choix exige cependant un double pari: "Premièrement que, quelle que soit l’évolution des hommes et de leurs sociétés, la permanence des lieux de rencontre constituera toujours un besoin fondamental: deuxièmement que.quel que soit le triomphe des mécaniques, l'homme n'ira pas se démunir de ses Suite à la page 8 Soyez dans le vent, buvez le scotch if LeG®:R* ImçMtrlr d'FcoMc DUlrfeviftirg ImponalNMi4 Durand 842-S47 1 les Unions de familles: S'il ne s'agit pas de gros sous, que les radiologistes nous en fassent la preuve Le maire de la ville de Saskatoon, Ad.Sydney Buckwald, signe le livre d'or de Laval, au cours des cérémonies qui ont marqué hier le jumelage des deux villes.A ses côtés, le maire de Laval, Ad, Jacques Tetreault.(Photo Le Devoir, par Keystone) Un groupe de mouvements d’action sociale, parmi lesquels la Fédération des unions de familles et le Conseil du bien-être du Québec, expriment le voeu que le règlement du conflit des radiologistes ne mette pas en péril le programme d assurance-maladie.Dans une conférence de presse, hier après-midi, la Fédération des unions de familles.le Service social aux familles, le Conseil du bien-être du Québec, la Corporation des travailleurs sociaux, l’Association féminine d’éducation et d’action sociales, et le Service de preparation au mariage, ont rappelé leur adhésion aux grands principes de l'assurance-maladie, et exprime la crainte que le règlement qui oppose les radiologistes et le ministère de la Les libéraux ne prendraient pas en octobre d'option définitive sur la question constitutionnelle QUEBEC (DNC) Un diri géant du parti a déclaré hier que la fédération du Québec ne prendra pas de décision définitive sur la question constitutionnelle au cours de son congrès de la mi-octobre Le president de la fédération des jeunes libéraux du Québec, M Guy Morin, a expliqué qu’en vertu d’une résolution adoptée le 15 août dernier par la commission politique de la FLQ le parti ne prendra pas de décisions finales sur cette question avant le milieu de 1968.Cette résolution avait été présentée par le chef du parti M Lesage.M.Morin a précisé que les libéraux provinciaux ont adopté le processus suivant; le congrès de Québec, les 13, 14 et 15 octobre, procédera à un travail de déblaiement sur la question.Ainsi, les multiples résolutions qui seront présentées, notamment celle de M René Lévesque, seront regroupées en cinq ou six options valables, l’indépendance et le statu quo étant exclus a priori Puis, deuxième étape, à la fin de l’automne et au début de l’hiver, le parti tiendra une série de colloques régionaux pour permettre à tous ses membres la FLQ en compte 150,000 environ d’exprimer leur opinion Ces colloques seront suivis, probablement au printemps, de journées d’études auxquelles participeront des experts 11 s’agira en quelque sorte d’assises comparables à la conférence des penseurs du parti conversateur tenu à la Maison Montmorency en août, Puis, troisième et dernière étape, on convoquera un congrès spécial sur la question, congrès qui aura lieu avant ta fin de juin 1968 M Morin a également souligné que les libéraux ne peuvent prendre de décisions finales avant de connaître les résultats des délibérations des états généraux du Canada français qui tiendront une deuxième session à Montréal en novembre et les recommandations de la commission Laurendeau-Dunton dont on attend la publication du rapport à la fin de l’année.M.Morin a déclaré: "Il faudrait être bien malhonnête ou fourbe pour prétendre que la fédération peut se prononcer définitivement sur cette question à son congrès d’octobre Tout ce que nous pouvons faire alors c’est de déblayer le ter rain, d’éliminer les résolu lions les plus farfelues et de garder les plus sérieuses en les regroupant en quatre, cinq ou six grandes options que nous approfondirons par la suite lors de colloques régionaux et nos journées d’études puis d’un congrès spécial qui sera tenu avant la fin de juin 1968’ Quelques instants plus tard il a ajouté: "Ce serait naif ou malhonnête de penser que notre parti puisse prendre les décisions finales qui engageraient l’avenir du Canada et du Qué bec avant de connaître les résultats des travaux des états généraux du Canada français et le rapport de la commission Laurendeau-Dunton" Le président des jeunes li béraux a prédit également que les journalistes et les adver saires politiques qui souhaitent que le congrès d’octobre donne lieu à des lutte per sonnettes au sein du parti seraient bien déçus.Il s i's! dit convaincu que M René Lévesque respectera le processus prévu par la commission politique et qu’il n’in sistera pas pour que sa résolution soit adoptée au prochain congrès II croit aussi que le député de Laurier participera a la discussion au sein du parti jusqu'à la décision finale vers le milieu de l'an prochain.D’autre pan, les propose lions de M Lévesque et Marc Brière, seront étudiées, au jourd’hui et demain au congrès de la fédération des jeunes h béraux qui sera tenu au l^u* Delage près de Québec Cinq autres comités siégeraient également M Pierre Laporte, qui devait assister à ce congrès, sera absent toutefois.M Morin a dit hier qu’il était parti en vacances.VIENT DE PARAITRE LES CAHIERS DE L I.C.E.A.(nos 4-5) Quelques principes et expériences pour faire le point sur; L'ANIMATION Numéro double: S3.OO Un abonnement aux CAHIERS: SS.00 (4 numéros fn vente dans les librairies ou au: SECRÉTAIRE DE L I.C.E.A.506 est, rue Sainte-Catherine - suite 800.Montréal 24 - Tél.: 842-2766 Les grévistes de Centilly retournent au chantier lundi La grève dans le chantier nucléaire de Gentilly a pris fin vendredi après-midi Les ouvriers rentrent au travail lundi matin Les employés du syndicat international des employés de bureau, affilié à la Fédération des travailleurs du Québec, ont obtenu, après trois jours de négociations successifs, de mardi à jeudi, une hausse globale variant de $32 à $40 par semaine, étalée sur une convention collective de deux ans La hausse monétaire varie de $27 à $35, le reliquat étant constitué de "bénéfices marginaux”.Lorsqu’il fut soumis à l’as- semblée générale par les négociateurs du syndicat jeudi, le projet de convention collective fut d’abord rejeté à l unanimité.On acceptait bien l’offre patronale, mais l’on exigeait que l’Hydro-Qué-bec, propriétaire du chantier, retire une injonction qui pesait contre le représentant syndical.M.MarcBoulard "L’Hydro ayant refusé, explique ce dernier, nous avons convaincu les ouvriers de rentrer quand même”.La grève durait depuis le 31 août Gentilly est située sur la rive sud du Saint-Laurent, non loin de Sorel.On y construit la toute première centrale nucléaire du Québec.VENTE DES MARCHANDISES DE DOUANES NON RÉCLAMÉES Le soussigné o reçu instruction de M.P.-H.L'Heureux, percepteur de la taxe d'accise et des droits de douane au Ministère du Revenu national, pour le port de Montréal, de vendre par ENCAN PUBLIC A L'ENTREPOT D'EXAMEN 105, rue McGill, Montréal, P.Q.MERCREDI le 27 septembre 1967, et les jours suivants si nécessaire, les biens ci-dessous tels qu'énumérés au catalogue.Marchandise de chemin de fer non réclamée Marchandise de messageries non réclamée Marchandise saisie Marchandise gardée à l'entrepôt depuis plus de 2 ans Conditions: ARGENT COMPTANT - Un dépôt de 25% est exigible au moment ou le lot est adjugé.Heures de la vente: de 10 a.m.à 12.30 p.m, et dès 1.30 p.m, BISSELL & BISSELL LTD.KNCANTEURS DE LA REINE On peut se procurer les catalogues des marchandises en vente à ('ENTREPOT D'EXAMEN, 105, rue McGill, Montréal.santé n'en compromette la mise en application La Fédération des unions de familles, pour sa part, a publie un communiqué que les autres mouvements présents hier n’ont pas juge opportun d'endosser Quand les radiologistes crient au spectre de la médecine étatisée, il faudrait peut-être se demander si le public partage la même crainte ou si, au contraire, la médecine socialisée ne lui apparaît pas comme un remède à des abus de toutes sortes”, dit le document "Les médecins spécialistes ne doivent pas oublier que lorsqu’ils se présentent devant le public, ils sont déjà chargés d'un lourd dossier”.La disproportion flagrante entre leurs revenus et ceux de gens qui rendent des servlet's comparables a la population pèse déjà contre eux" "A tort ou a raison, la population croit que ceux qui se présentent aujourd'hui de vant l’opinion publique le (ont pour protéger des privileges acquis, qu’ii n’est pas néces sairenient dans l’intérêt public de maintenir" "On demande beaucoup a la population du Québec, mande la fédération, depuis quelques années Elle sait maintenant qu'il faut payer le prix du progrès Elle ne veut pas plus d'une médecine a rabais que d’une education à rabais Mais elle voudrait que les spécialistes expliquent honnête ment 1a situation Si le public a tort de penser que le con flit est une question de gros sous, qu’on le lui fasse savoir d'une façon irréfutable, avec des chiffres à l’appui ”, ajoute enfin le communiqué AUJOURD’HUI AU PAVILLON DU CANADA Le Katimavik : une immense pyramide reposant sur sa pointe, magnifique vue d’ensemble de l’Expo Des centaines d’éléments d’exposition intéressants ressources et énergie.communications et transports; temps nouveaux Ciné-carrousel : films dramatiques sur la croissance du Canada, présentés dans cinq cinémas tournants Grimpe* dans l’Arbre des Canadiens .La galerie des arts, peintures, dessins et gravures, métiers d’art.Le Centre d'activité créatrice, pour enfants de 3 à 11 ans, permet aux petits de se divertir sous la surveillance de personnes expérimentées.Musique, art dramatique, arts, école maternel -le, terrain de jeu .tout est gratuit De 10H a m.à 6h p m Restaurant, cafétéria, casse-croûte THÉÂTRE midi Claude Lavoie, organiste de Québec 2 h 30 p.m John Boyden, baryton montréalais bien connu 3h 45 et 5 b p m.Les Feux Follets relâche le lundi 6 h.15 p.m Katimavik-Revue.une réalisa bon de Cratien Gélinas et de Wayne 6i Shuster mise en scène de Alan Lund - relâche le lundi.A NOTER Toutes les représentations au théâtre sont GRATUITES mais il faut se procurer des billets.Les billets pour les deux représen tâtions (guichet face en théâtre) â partir de 2 h.45 de l'après midi.Les billets pour ’’Katimavik-Revue" seront distribués le jour même de la représentation (guichet face au théâtre) à partir de 5 h.15 de l'après-midi Il est interdit de photographier et d'enregistrer les spectacles.KIOSQUE A MUSIQUE 2 h, 30 p.m.et 5 h.p.m.musiqu* du pavillon sous la direction de AAichel Perrault 3 h 45 p.m.Bobby Curtola, chanteur bien connu 1 4 • LE DEVOIR.SAMEDI, 23 SEPTEMBRE 1967 EDITORIAL Le fédéralisme, voie préférentielle de Si l'on veut être honnête, dans le débat qui s'engage entre partisans de l'indépendance du Québec et partisans du fédéralisme canadien, il faut admettre, de part et d'autre, l'élévation et la sincérité des vues des avocats de chaque option Prêter aux partisans de l'indépendance des sentiments isolationnistes, laisser croire qu'ils veulent couper le Québec d'avec le reste du monde, c’est faire oeuvre déloyale De même, accuser un partisan du fédéralisme de ne pas souhaiter la plus grande mesure de liberté pour son peuple, c’est verser dans un phari-salsme de la liberté qui n'annonce rien de bon pour la liberté elle-même.D'un côté comme de l'autre ce qu'on vise, c’est un Québec plus heureux et plus libre, plus épanoui et plus ouvert II appartient aux tenants de chaque option de montrer que leur choix serait le meilleur, et de le montrer par des arguments de raison, non par des cris ou des bombes Nous options naguère pour la voie du fédéralisme (11.Nous le faisons de nouveau au lendemain de la prise de position de M ^lené Lévesque.Et si nous le faisons, c’est parce que nous sommes convaincu que la est la voie qui offre au Québec, pour l'avenir prévisible, le plus de chance de liberté réelle et de collaboration heureuse avec ses voisins et le reste du monde.• Au point de vue de la liberté qui est de beaucoup le plus important les partisans de l'indépendance jouissent, au départ, d’un avantage apparent Prônant la liberté sans restriction, la liberté totale et absolue du Québec, ils paraissent, a première vue, plus audacieux, plus vigoureux que leurs adversaires.Ce n’est toutefois là qu'une illusion d’optique.Si l'on veut parler de liberté pour un peuple, il faut parler de liberté au sens le plus concret, le plus large et le plus polyvalent du terme.Dans la perspective d une liberté ainsi entendue, le fédéralisme offre au Québec tous les avantages d’une liberté raisonnable et lui épargne les risques d une in dépendance choisie sans étude et sans maturation suffisante On peut critiquer le fédéralisme, On doit cependant convenir qu'il nous a donné, au Québec.Iusage plénier de ces libertés fondamentales qui sont la pierre d'assise de toute démocratie véritable Liberté de parole, liberté de déplacement, liberté de croyance, liberté de réu nion: quel pays au monde peut se vanter de posséder, à cet égard plus d'avantages, plus de réalisations positives, que le Canada?La conquête de ces libertés est le fruit d’une longue et patiente évolution Nous doutons que l’option indépendantiste puisse apporter quelque amélioration à ce point de vue.Les risques seraient plutôt en sens contraire.Au plan économique, M.Lévesque reconnaît lui-même qu'une coopération très étroite serait nécessaire advenant l'indépendance du Québec, avec le Canada an glais.A cela nous répondons qu’on pourra difficilement trouver un mode de coopération économique plus efficace que celui que rend possible un fédéralisme souple et intelligent.Une coopération économique, pour être complètement efficace, pour n’être pas qu'une couverture derrière laquelle se cachent les intrigues des grandes puissances financières, doit s'accompagner d’une mise en commun, d’un partage correspondant de pouvoirs de décision proprement politiques S'imaginer que la coopération économique ira loin si l'on n'est pas disposé a mettre en commun des éléments importants de la souveraineté de chacun, c’est un leurre On remarque d'ailleurs que c’est au plan économique que les justifications de la position indépendantiste sont le plus minces et le plus discrètes.Nous devons encore, à ce sujet, nous contenter d'études tout à fait fragmentaires: aucune étude vraiment importante n a encore été publiée sur la nature des liens qui rattachent l’économie du Québec à celle du reste du Canada.N’est-ee pas là une partie absolument essentielle du dossier qu'il faut posséder avant de prendre une décision radicale’’ Autre observation capitale: à peu près tout ce qui compte chez nous d'hommes compétents dans le domaine économique, a peu près tous nos financiers, hommes d’affaires, et administrateurs d'envergure, se montrent extrêmement réservés en ce qui touche i'option indépendantiste.La même observation vaut aussi pour les chefs syndicaux, les leaders du milieu rural, les responsables du mouvement coopératif.Ces personnes savent qu’on ne construit pas une économie vigoureuse avec des mots et des slogans, mais avec des actes concrets et aussi, il faut le dire, avec des dollars.Se pour-rait-il que tout ce monde soit victime en même temps d une étrange maladie coloniale et que soient seuls exempts de ce mal ceux qui ne se sont jamais mis les pieds daas ce secteur de l'activité9 Reste un autre aspect capital: la liberté culturelle.A ce sujet, le Québec possède déjà en grande partie les pouvoirs dont il a besoin pour s'affinner et il pourrait, par une négociation et des initiatives intelligentes, ajouter à ces pouvoirs déjà acquis ceux dont il aura besoin pour faire face à ses tâches accrues.De plus, le fédéralisme peut également, sans diminuer en rien la liberté du Québec, assurer une protection équitable aux Canadiens français qui vivent dans le reste du pays Le climat est même meilleur que jamais, en 1967 pour réaliser à cet égard des réformes devenues nécessaires Serait-il sage de rejeter maintenant ces signes de progrès sans chercher d’abord à définir par le dialogue les termes d'un fédéralisme renouvelé?Il y a une tendance, chez les partisans de l’indépendance, à mépriser l’idée de fédéralisme, à la rejeter avec dédain comme si elle n’offrait qu’un succédané de la liberté.Au contraire, le principe fédéral procède de l'idée même de liberté et est même le plus apte à bien servir la liberté dans une société pluraliste C’est parce que nous croyons à la liberté que nous adhérons au fédéralisme C'est parce que nous croyons à la liberté pour tous, non seulement pour nous-même, que nous voyons, dans le fédéralisme, la formule la plus susceptible de servir de clé de voûte au gouvernement "d'une société de minorités" Le fédéralisme suppose évidemment que la liberté soit partagée entre éléments divers plutôt que possédée jalousement par un seul.C'est là une condition qui deviendra de plus en plus indispensable au bon gouvernement des peuples.Ce que les peuples individuels y perdent en possibilité d’affirmation illimitée et absolue d’eux-mêmes, ils le gagnent en discipline et en respect des droits des autres.Si l’histoire des deux derniers siècles doit servir à quelque chose, ce doit être de nous MHMMiMi Projet de médiation extraordinaire pour régler le problème du transport à Montréal La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a réclamé.hier, la nomination d'un médiateur extraordinaire en vue •de régler, si possible, le différend qui l’oppose à la Commission de transport de Montreal «TM) et qui prive les Montréalais de leurs autobus et de leur métro.Elle a même suggéré le nom du sous-ministre du Travail, Me Donat Quimper.Il s'agit là d une proposition raisonnable à laquelle devrait agréer la (TM Surtout, si comme il y a lieu de le croire, le travail du conciliateur, M.Yvon Dansereau.pouvait aboutir incessamment à une entente entre les deux parties sur à fieu près toutes les clauses mécaniques II pourrait alors être possible à un médiateur de s'attaquer immédiatement et résolument au coeur même du problème, soit les clauses salariales.La Commission de transport a qualifié, à ce propos, ses offres de jeudi d ' offres finales ", Ce fut peut-être un gros mot trop vite lâché.L'arrivée d’un médiateur extraordinaire aurait peut-être des chances de modifier le climat qui n'est d'ailleurs sûrement pas gâté de façon irréparable L’offre patronale pouvait être finale, par exemple, pour un contrat d'un an 11 n’est pas impossible qu'un médiateur, en proposant un contrat d une plus longue durée, disons de 18 ou 20 mois, puisse amener ia (TM à formuler une nouvelle proposition qui aurait plus de chance d’être acceptée 11 serait sûrement dans l'ordre, en tout cas, de tenter l'expérience pour que personne ne puisse dire que toutes les avenues n’ont pas été explorées Il devrait être entendu, au départ, toutefois, que la médiation ne saurait se prolonger plus d'un ou deux jours, le gouvernement, entre-temps, se tenant prêt à convoquer les Chambres d’urgence au cas d'échec Nous sommes ici en plein secteur public.Aucun règlement ne saurait être soumis exclusivement à une épreuve de force de durée illimitée La seule autre solution possible résiderait dans le recours à un arbitrage dont les conclusions lieraient les deux parties A ce stade-ci, alors qu'il faudrait mettre fin à une grève commencée, la proposition apparaît peu réaliste.' • Journalisme et discrétion 11 y a quelques jours, les membres de la tribune parlementaire à Ottawa offraient un dîner à l'ancien chef conservateur, M John Diefenbaker.Us voulaient rendre hommage à un homme qui leur avait fourni de la bonne copie, comme on dit dans le jargon du métier, depuis de nombreuses années.Mais, détail important, il avait été convenu que tout ce qui se ferait et se dirait à cette occasion serait absolument confidentiel, que rien n'en transpirerait dans les media d'information Il s'agit là d une pratique courante et dont le but est évident permettre aux hommes politiques de parler à coeur ouvert, de dire vraiment ce qu'ils pensent, voire de blaguer sans avoir à surveiller chacune de leurs paroles ou chacun de leurs gestes.De telles réunions permettent aux hommes publics et aux journalistes de se mieux connaître et souvent de se nûeux apprécier Il n'y est pas question de collusion d’aucune sorte, car tous les journalistes y sont invités peu importe leurs sympathies politiques.Or, à la suite de ce dîner en l'honneur de M.Diefenbaker, deux journalistes ont cru bon.-LE DEVOIR- FONDf PAR Ml SKI HO» R ASS \ I l lOJASVIf R |Q|() Claude RYAN André LAURENDtAU Directeur Rédacteur en chef Rédacteur en chef adjoint Paul SAURIOl Trésorier Arthur LEFEBVRE LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société 6 responsabilité limitée, dont le siege social est au no.434 est, rue Notre-Dame, Montreal.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont Inc., a 9130 rue botvin.Ville LaSalle Seule la Presse canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans "Le Devoir".ABONNEMENTS: édition quotidienne, Montréal, Quebec, Lévis et bdnlieues: 12 mois $25.00, 6 mois $13 00, 3 mois $7 00.Ailleurs au Canada: 12 mois $20.00.6 mois $1 1.00, 3 mois $6.00.A l'étranger; 12 mois $35.00, 6 mois $18.00.Edition du samedi* 12 mois $6 00.Le ministère des postes a autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de 2e classe de la présente publication TtLlPHONE: 844-3361 malgré T entente que tout demeurerait secret, de révéler quelques-uns des propos tenus par leur hôte.Le bureau de direction de la Tribune parlementaire a décidé de sévir contre eux.Ce sera à l'assemblée générale de tous les membres de décider, mais la recommandation qui leur sera faite de suspendre les deux “coupables” pour une période de trois semaines devrait, à mon avis, être acceptée sans hésitation.Il s’agit là.en effet, d'un bris de confiance inexcusable.L'un des deux journalistes incriminés a prétendu qu i! n'avait violé aucun principe sacré, qu’au contraire il avait exécuté fidèlement son métier qui est de rapporter la nouvel le, non de la taire.L’autre s’est défendu en disant qu'il n'appartenait pas à la tribune parlementaire de limiter l'accès à la nouvelle.Ce sont deux arguments qui ne tiennent pas.Le métier de journaliste a été évidemment conçu pour donner et non taire la nouvelle Mais, dans ce cas, il n'y avait pas de nouvelle, car.en vertu de l’entente, c'était comme si M Diefenbaker n'avait pas parlé.En d'autre termes, il n'aurait jamais proféré les propos qui ont fait la nouvelle si on lui avait dit qu’on s'apprêtait à le citer.La tribune parlementaire n’était pas obligée de prendre cet engagement, mais une fois qu elle l avait pris elle se devait de le respecter.Les journalistes qui n'approuvaient pas cette décision n’avaient qu’à s’abstenir du diner.Quant à celui qui prétend que la tribune doit faciliter l'accès à la nouvelle, non l’en empêcher, il a raison en un sens, mais le principe en question ne s’applique nullement ici.Tous les journalistes demeuraient libres à la suite de cette réunion, soit le lendemain de rencontrer à nouveau M Diefenbaker pour lui faire dire “officiellement” ce qu'il avait dit “confidentiellement'' la veille.La tribune parlementaire n'a nullement empêché qui que ce soit de faire son travail normal Le même journaliste a ajouté: “Comme journaliste, rien de ce que j’apprends n'est tenu confidentiel " Voilà un principe discutable mais qui n'a pas plus d'application que le premier dans le cas qui nous occupe.L'ancien chef conservateur ne s'adressait pas à des “journalistes” mais a des “amis”.Quand des reporters consentent à ce qu'une réunion soit confidentielle c'est qu ils acceptent de lais ser à la porte leur livrée de journalistes.Cet incident, qui n'est ma lheureusement pas le premier en son genre a se produire, n’en est pas moins regrettable Aucun journaliste ne se gran dit en manquant à la parole qu'il a donnée, qu'il l’ait fait personnellement ou par l'entremise de ses porte-parole officiels.Ce n’est pas ainsi que la presse, écrite ou parlée, démontrera qu elle mérite la confiance de la population et des hommes publics Cette confiance lui est pourtant essentielle.y n • Le problème du manuel scolaire Sur 196 manuels scolaires actuellement utilisés ou dont l'usage est autorisé dans l'ensemble du niveau élémentaire et secondaire (premier et deuxième cycles) québécois, pour les mathématiques, la physique, la chimie, la biologie, 106 nous dit-on sont en français et les 90 autres sont soit en anglais (40), soit traduits de l'anglais (50) Parmi les manuels récemment approuvés ou “à T essai”, le rapport serait de 45 à 23.Ces statistiques ne tiennent pas compte de l'enseignement technique où la situation serait plus grave encore Souvent évoqué, cet état de choses loin d’être corrigé, tendrait ainsi à s’aggraver Et chaque année, s'élargit l'éventail des disciplines dans lesquelles un manuel américain ou traduit de l'anglais est introduit et chaque manuel en appelle un autre, puisque le plus souvent il fait partie d'une série.Si la présente tendance se maintient, le jour n’est pas loin (cinq ans peut-être, avant dix ans certainement) où la très grande majorité de tous manuels mis entre les mains des écoliers et collégiens franco-québécois seront américains, en langue originale ou en traduction.On enseigne déjà, en certains milieux, le latin à partir de manuels américains; il faudra peu de temps pour qu'on enseigne le français de la même façon! Soumettez à ce régime des jeunes Québécois pendant leurs dix.douze, quinze années d’études.faites-le pendant un quart de siècle: c'est la meilleure façon à la fois d’accélérer chez eux la détérioration de la langue et de leur faire perdre le sens même de leur culture.Le processus sera d'autant plus rapide que le français est déjà menacé de mille façons et que l’influence américaine, la présence américaine s’affirment déjà mas- la liberté et de la collaboration rappeler que la liberté des nations, si elle n’est pas complétée et tempérée par des éléments de fédéralisme de plus en plus prononcés à l'échelle internationale, conduira inévitablement l'humanité à de nouvelles guerres.• M Lévesque explique très bien, dans son document, que l'interdépendance est un corollaire indispensable de l'indépendance.Loin de chercher refuge dans l'indépendance pour fuir la collaboration avec le Canada anglais, il voit plutôt, dans l'indépendance d'abord acquise, la condition essentielle d une coopération dynamique du Québec avec le Canada anglais et le reste du monde.On voudrait souscrire à ces espoirs généreux Mais on ne peut s'empêcher de songer qu'on prendrait ainsi un détour long et compliqué pour arriver à des résultats qui.au mieux, seraient assez voisins de ce qu'on pourrait atteindre dans la voie du fédéralisme et qui.au pire, risqueraient d’être bien en deçà des attentes de M.Lévesque.M.Lévesque serait prêt, du moins il l’écrit, à envisager une “union canadienne” qui aurait charge, sous le contrôle d’organismes paritaires, de domaines aussi importants que la politique monétaire, la défense et la politique extérieure, les services postaux, etc Tout cela risque d’être de la chimère, du moins pour l'immédiat Un Québec souverain ne sera pas porté à mettre en commun avec le Canada anglais, avant un temps très long, sa politique de défense et sa politique extérieure Quant a la politique monétaire, il ne saurait être question de la mettre en commun à moins qu'on ne soit également disposé à mettre largement en commun les politiques fiscales et les politiques de développement économique.Il serait impensable que ces domaines très importants aient été utilisés comme arguments-clés dans la justification de l’indépendance, et qu'on songe tout de suite, une fois franchi le seuil de l’indépendance, à les mettre en commun avec le Canada anglais D'ailleurs, une coopération poussée dans des secteurs aussi vitaux conduit inévitablement à rechercher un perfectionnement de la collaboration dans la voie du fédéralisme.M, Lévesque sait très bien il l a assez prêché dans le passé que le pouvoir politique doit être a la mesure du pouvoir économique, sinon il risque d'être dépassé et dévoré par celui-ci.Comment peut-il sérieusement préconiser une large communauté économique s'il n'est pas prêt à la subordonner à un pouvoir politique réel et substantiel?Or.un pouvoir politique, pour être réel, doit être enraciné dans la volonté du peuple, non dans une quelconque et trop souvent capricieuse et éphémère délégation d'autorité L’originalité du fédéralisme, c’est qu'il ne craint pas de limiter les souverainetés particulières pour instituer une souveraineté politique complémentaire, et plus large, qui soit à la mesure des problèmes qu’on veut résoudre.M Lévesque verse, à cet égard, daas un curieux irréalisme.Il s’imagine qu’on pourrait, par des comités paritaires et autres organismes du genre, créer une mesure d'autorité suffisante à un niveau confédéral ou associé.Cet espoir est contredit par l’histoire.Les pouvoirs qui ne reposent que sur des délégations indirectes ne sont pas des pouvoirs.Ils ne sont que des mécanismes fragiles et instables.M Lévesque suppose enfin que le Canada anglais serait enclin, une fois réduit à néant le principe fédéral, à négocier de bonne grâce avec le Québec de nouveaux arrangements.Cette perspective ne doit sans doute pas être exclue.Mais il faut avoir assez de réalisme pour présumer que rien ne serait acquis au départ.Il faudrait, sur chaque point précis, ouvrir des négociations longues et laborieuses.On peut prévoir tout de suite que ces négociations seraient plus difficiles - et conduiraient probablement à moins de résultats - que celles qui sont présentement possibles à 1 intérieur du fédéralisme et à propos desquels M.Lévesque se dit dégoûté et épuisé.Le Québec est beaucoup mieux placé, a 1 intérieur du fédéralisme canadien, pour négocier avec le Canada anglais, et même avec les Etats-Unis, des arrangements qui tiennent compte de son bien véritable, de ses intérêts réels dans tous les domaines.Il a réalisé, à cet égard, des gains considérables depuis quelques années.Il peut réaliser de nouveaux et de très importants -au cours des années à venu- Serait-il sage de renoncer à ces perspectives positives pour se précipiter dans un choix qui nous plongerait en pleine incertitude?Si le choix ne devait engager qu'un individu, on lui souhaiterait volontiers bonne chance.Mais comme c’est un choix qui engage tout un peuple - un peuple dont 1 existence resterait, même dans l'hypothèse de 1 indépendance, très précaire en raison du contexte géographique -il faut absolument exiger un examen minutieux du dossier avant de se laisser entraîner • Ni du point de vue de la liberté bien comprise des Canadiens français, ni du point de vue de la nécessaire collaboration avec les autres peuples nord-américains, M.René Lévesque et les partisans de 1 indépendance n'ont réussi à nous convaincre de la validité de leur position.Le fédéralisme nous apparaît, pour l’instant, comme la voie préférentielle de la liberté et de la collaboration pour le Québec Le Québec commettrait une erreur grave en jetant au panier ce mode de gouvernement pour se précipiter sans autre examen dans une expérience qui satisferait théoriquement son désir profond et légi-tùne de ia liberté mais qui risquerait de mettre en danger sérieux tous les progrès qu il a accomplis jusqu a maintenant, et qu'il peut accomplir demain, en choisissant la voie du fédéralisme La liberté est indivisible.Nous ne voulons pas d'une liberté nationale qui nous enlèverait nos libertés individuelles, sociales, économiques et politiques.La liberté est aussi, hélas, relative Nous nous méfions par tempérament de ceux qui nous promettent la liberté absolue Quand on a déjà l’avantage d'être un peu plus libre que la grande majorité des peuples de la terre, on ne sacrifie pas allègrement ce qu'on a.sur lautel d’une liberté théorique qui, d’absolue, risquerait de devenir vite terriblement limitée.Telle est notre option.Mais nous nous empressons d’ajouter qu elle n'est pas inconditionnelle.Nous préciserons ces jours prochains à quelles conditions elle peut revêtir un sens.Claude RYAN (1) Voir articles publies dans Le Devoir des 18 et 19 septembre 1964 mmmmmz .Dis-moi c'qui s'passe à Montréal Dans les rues sales et transversales ." (La Manie) Regards sur l'Algérie 1967 2-Les Russes arrivent.sivement dans une foule de secteurs de la vie quotidienne.Non seulement, l'école ne fait rien, pour restaurer la langue française au Québec, mais voici qu'on semble en voie de l’équiper, progressivement.pour qu elle devienne un instrument de “défrancisa-tion” en profondeur et d'américanisation.Personne ne contestera que le problème du manuel scolaire est extrêmement complexe et qu’il faille consentir pour un temps limité, dans quelques matières, à recourir à des manuels anglo-américains à la condition naturellement que la traduction en soit faite avec un soin extrême et qu'en vérité, ce soit plutôt une adaptation Et que, pendant ce temps, tous les efforts soient tentés pour découvrir les manuels en français répondant aux besoins ou pour assurer la rédaction de ces manuels si aucun des ouvrages existant, pour telle discipline et tel niveau, dans le monde francophone, ne correspond aux normes et au programme du ministère de l'Education Les explications classiques sur l'absence ou l’insuffisance de manuels en français ou sur le fait qu'ils ne répondraient pas “à notre mentalité” sont bien connues et demanderaient, d'ailleurs, à être revues de plus près.Au reste, il serait bon de savoir si les programmes sont faits en fonction des manuels américains ou si le chox des manuels est fait à partir de programmes rigoureux, longuement et soigneusement préparés, conçus pour de jeunes Nord-Américains certes, mais qui sont aussi de jeunes francophones.Ce qu'il faut savoir, c’est la politique précise que suit et qu’entend suivre désormais le ministère de l’Education II est certainement préoccupe au plus haut point par cette situation et il entend assurément y remédier le plus tôt possible.Peut-être n'a-t-il point les moyens, les crédits et le personnel indispensables9 II a.en tout cas, la volonté d'agir efficacement: il serait aberrant qu'au Québec, en 1967, l'état et l'avenir de la langue française ne soient point l'un des plus hauts soucis du ministère de l'Education.Et le salut de la langue tient non seulement à l'enseignement du français, mais à l'enseignement en français, ce qui au premier chef veut dire le manuel scolaire.Une politique du manuel scolaire s’inscrit dans une politique de revalorisation du français à l'école et par l’école: il serait heureux que le Ministère révèle les grandes orientations de sa politique dans ces deux domaines, les mesures concrètes qu’il a prises et l’action, assurément massive et énergique, qu’il s'apprête à déclencher dans le cours, disons, d’un plan décennal de salut du français au Québec.J.M.L.t par louis Wiznitzer “Les Russes sont arrivés” C’est le cri cent fois répété que j’entendis l'autre jour à Alger Après la déroute égyptienne, les Soviétiques décidèrent de reconstituer en partie la force aérienne de ce pays mais de placer les Migs en lieu sûr; loin des Mystères et Mirages Israéliens, à trente mille kilomètres du Negev à Alger Même ainsi, les aviateurs égyptiens doivent montrer patte blanche avant de pouvoir emmener ces appareils.Des techniciens militaires soviétiques les soumettent aux examens les plus sévères Tout indique que les Russes hésitent à fournir leur matériel de guerre a des combattants prenant la poudre d'escampette à la première escarmouche.La visite à Alger du vice-ministre de la Défense soviétique, le général Pavloski, avait sans doute trait à des desseins plus larges que la seule formation technique des pilotes égyptiens On parle, à ce propos, de la concession de bases aériennes à Colomb Bechar, dans le Sahara, à l'U R.S.S., dans une région depuis peu abandonnée par les Français qui s'en étaient servis pour leurs essais ballistiques.Si ces bruits si confirmaient, les forces aériennes soviétiques prendraient Gibraltar de flanc et se trouveraient sur les arrières, pratiquement, du système défensif de l'OTAN La récente fermeture’., douze heures durant, de l'aéroport d’Alger, à toute na-vigatiort commerciale, se rapporterait, dit-on, à ces accords secrets avec l'Union Soviétique et non à quelque déplacement ultra-secret de Môise Thsom-bé D’ores et déjà, la flotte soviétique mouille à Alexandrie et à Port Said Le départ des Français de Mers-el-Kebir va-t-il lui fournir un point d'appui en Méditerranée occidentale par delà Malte et Naples?A vrai dire, le départ des Français croit-on savoir de source généralement bien informée, n'aurait guère enthousiasmé les Soviétiques de même, que le départ des Britanniques d'Aden ne les enchante guère.Ils n’ont cessé de prévenir leurs amis arabes, Nasser, Boumedtenne.que le départ des Anglo-Français créait des vides que les Améri-cams risquaient de remplir ou qui, si les Soviétiques eux-mêmes le comblaient, risquaient de les mener à une confronta- tion directe avec les Américains.Peu populaires mais nécessaires Les Russes n'ont jamais été populaires en Algérie.Durant les premiers jours de la guerre israélo-arabe, ils furent applaudis frénétiquement, leur intervention étant espérée.Lorsqu'il devint évident que l'URSS n'avait pas la moindre intention de risquer un conflit avec les Etats-Unis, des étudiants algériens défilèrent aux cris de lâches Egyptiens” et “traîtres Soviétiques”.De son côté le gouvernement algérien ordonna le retour immédiat de« quelques centaines d’élèves of-.iciers algériens qui étudiaient dans diverses académies militâmes soviétiques.Un diplomate algérien me confirma, par omission, cet état d'esprit, lorsqu’il me confia: “A la différence de nos frères Egyptiens et Syriens, nous pourrons toujours compter en cas de détresse,sur des pays voisins comme la France et l’Espagne”.Ce rappro-chement avec l’Espagne est d’ailleurs un phénomène nouveau, ma LE DEVOIR.SAMEDI.23 SEPTEMBRE 1967 • 5 DESJDEES , DES EVENEM€NïsTeT DES HOMMES Les relations Québec-Canada 1 - Les tâches d'un État moderne dans une société d'abondance par M.le sénateur Maurice Lamontagne L'abondance constitue sans doute le plus vieux rêve de 1 humanité.Nous pensions qu elle réglerait tous les problèmes Nous devons maintenant apprendre ce que le riche a toujours su que l argent ne fait pas le bonheur.Dans la société d abondance, le pauvre se sent plus miséreux L'homme moyen, devenu aisé, constate que des besoins se multiplient; ses lotsirs augmentent mais il s'ennuie.Il est comme un parvenu frustré vivant dans une société qui n'est pas faite pour lui Quant aux élites, elles mènent une vie professionnelle et sociale de plus en plus endiablée, ce qui engendre des déséquilibres personnels et familiaux Avec nos efforts pour parvenir à l'abondance, nous détruisons le milieu naturel de l'homme.L'eau et l’air deviennent de plus en plus pollués.Nos villes ont été construites sans être planifiées Le paradoxe de la misère au sein de l'abondance prend un sens plus clair et plus urgent.Le consommateur a un plus grand choix mais il a plus de difficulté à l'exercer Les maladies traditionnelles de l'époque de pénurie disparaissent mais les maladies de civilisation.surtout celles de l'âme, se répandent.La famille aisée perd ses racines et son existence même est menacée.Les loisirs demandent à être remplis.Voilà quelques-uns des problèmes que la société d’abondance intensifie ou qu elle fait naître.L’ajustement individuel et collectif aux conditions de l’abondance exigera de nouvelles attitudes, de nouvelles politiques et de nouvelles institutions.Toutefois, cette adaptation ne serait pas trop difficile si elle pouvait se faire dans un contexte familier et statique.Malheureusement, tel ne sera pas le cas Au moment où nous parvenons à l'abondance, une troisième révolution technologique majeure commence, Nous arrivons à l'âge atomique, à l’âge spatial et.ce qui sera encore plus important pour l'homme, à l'âge de la cybernation, c’est-à-dire à l'emploi conjugué de Tautomation et des calculatrices.Au siècle dernier, la machine à vapeur était venue se substituer à l’énergie physique de l'homme ou de l’animal.Aujourd’hui, nous inventons d'autres machines qui peuvent remplacer les organes du corps humain et répéter leurs gestes les plus compliqués avec plus de précision et de rapidité que l’homme lui-même Bien plus, nous produisons maintenant des machines à penser qui deviennent d’étonnan-tes extensions de notre esprit Elles peuvent apprendre, elles peuvent découvrir et corriger leurs propres erreurs.Elles sont capables d’une pensée aussi originale que celle de l'homme de qualification moyenne.On peut prédire dès maintenant que les enfants qui naissent aujourd’hui vivront dans un monde cybernatisé lorsqu’ils se présenteront sur le marché du travail.Même si le processus des découvertes scientifiques devait s’arrêter à son stade actuel, la nouvelle révolution technologique aurait des répercussions spectaculaires sur tous les aspects de la vie humaine.Et pourtant, le progrès scientifique, loin de s'arrêter, ira en s'accélérant.Il y a environ 1,500,000 chercheurs dans le monde présentement, ce qui représente plus de 90 pour cent de tous ceux qui ont vécu depuis de début de l’humanité Aux Etats-Unis seulement, environ $25 milliards sont consacrés annuellement à la recherche.Celle-ci cesse donc d'être un phénomène rare et isalé.Le progrès scientifique cesse d ètre lent et irrégulier Les découvertes deviennent un processus régulier dont le rythme est déterminé par le niveau des dépenses consacrées à la recherche Pour la première On sail que le groupe parlementaire canadien.Irancais du parti libéral tédéral tenait voi-ei une huitaine un colloque en banlieue de Québec afin de faire le point de ses positions sur divers grands ordres de problèmes.le- constitutionnel au premier chef.A cette occasion, l'un des exposés les plus remarqués et les plus abondamment commentés aura été celui de M, le sénateur Maurice bamontagne.Aussi, nous est-il apparu utile d’en publier aujourd'hui de larges extraits, à la fois comme contribution au grand débat ouvert et comme élément de réflexion sur les tâches maîtresses de l’Etat contemporain.On retiendra, à cet égard, l'intérêt évident des considérations de M.Lamontagne, qui valent pour tous les Etats modernes et pourraient appeler d'heureuses applications tant dans le Québec qu'au Canada.fois dans son histoire, l’humanité parvient à Tère de la révolution scientifique permanente.La Bible nous rapporte que Dieu créa l’homme à son image et à sa ressemblance.C’est à cause de cela sans doute que l’homme à son tour est en voie de créer la machine à son image et à sa ressemblance.Il avait d'abord fabriqué des engins qui étaient des prolongements et des extensions de son corps.Avec la révolution scientifique permanente et les machines à penser, il parvient en quelque sorte à insuffler une âme à sa créature.Et celle-ci, même si l’oeuvre de création est encore bien loin d’être terminée.est déjà dans bien des cas plus puissante et plus parfaite que son créateur.C’est ainsi que le Deus ex machina prend un sens nouveau et inattendu Mais il ne s’agit pas uniquement d’une révolution scientifique gigantesque et permanente On se rend compte aussi, avec le rapprochement des différents secteurs de la recherche, que les délais qui sépa- rent l'application de la recherche.l'innovation industrielle de ta découverte scientifique deviennent de plus en plus courts.Ce phénomène est illustré de façon dramatique par l'immense progrès que la conquête de l’espace a accompli au cours de la dernière décennie Ainsi, la corrélation plus étroite, même dans le temps, qui existe entre le progrès scientifique et le progrès technique.annonce à son tour une révolution technologique permanente.Enfin, on peut prévoir que les innovatioas vont se généraliser beaucoup plus rapidement qu'auparavant dans le circuit économique Plusieurs facteurs concourent à ce résultat; de meilleurs renseignements techniques, un accès plus facile à ces renseignements, le nombre croissant de scientifiques au sein de l'entreprise, une gestion plus alerte et dynamique, l’élimination des frontières géographiques entre les marchés et une concurrence internationale plus poussée On peut donc entrevoir une révolution industrielle pennanente.Ainsi, l'humanité se trouve projetée en orbite sous l'impulsion de ses propres réussites scientifiques et elle restera indéfiniment en mouvement perpétuel.Le monde, surtout le monde industrialisé, est condamné à changer radicalement.rapidement et constamment.Jusqu'à présent, parce que nous étions soumis à une evolution relativement lente, nous pouvioas laisser le passé déterminer le présent C'est ainsi que Renan a pu penser que les gouvernements devaient être recrutés panni les historiens.Dorénavant, c’est en regardant l’avenir que nous devrons décider le présent Autrement, nous serons toujours et de plus en plus en retard et nous tenterons de résoudre des problèmes qui ne sont plus là.Le Canada a connu sa période pré-industrielle jusqu'à vers 1900 Du début du vingtième siècle jusqu'à nos jours, ce fut Tère industrielle et la transition entre l’économie de rareté et l’économie d’abondance.Nous parvenons maintenant au stade post-industriel et au moment où nous devons nous adapter à l'abondance, nous devons relever un autre défi beaucoup plus troublant; celui d’une révolution industrielle rapide et permanente.Notre régime politique n’est pas prêt à faire face à l'ère nouvelle.Pour qu'il le soit, il faut lui donner de nouveaux objectifs que nous tentons de définir au cours de ces journées d'étude 1.Et d’abord, nous devons stimuler le changement, le provoquer en quelque sorte.En effet, si nous voulons protéger et accroître notre affluence, nous ne pouvons pas échapper à la révolution industrielle permanente.Le progrès scientifique et technologique devient la source principale de la croissance économique.Et pourtant nous ne consacrons qu’environ 1 pour cent de notre produit national brut à la recherche alors que la plupart des autres pays industrialisés dépensent plus de 2 pour cent à cette fin.De plus, notre effort manque d'efficacité; il a besoin d'une meilleure direction centrale afin d'éviter les vides et les dédoublements.En somme.nous devons participer beaucoup plus activement et efficacement à la course scientifique internationale si nous voulons stimuler notre croissance sans devenir une colonie intellectuelle C’est au gouvernement fédéral qu’il revient d'assumer le rôle principal en matière de politique scientifique.A cette fin.il doit doubler son effort au cours des prochaines années et transformer radicalement ses structures administratives.Comme l’ont déjà fait plusieurs autres pays, il faut créer un Ministère fédéral des affaires scientifiques groupant trois instituts qui se chargeraient respectivement des sciences physiques, des sciences de la vie et des sciences humaines et auxquelles s’ajouteraient le Conseil scientifique du Canada et le Secrétariat scientifique.Un tel ministère centraliserait l’effort que font présentement plusieurs services fédéraux et, en particulier, rendrait inutile le Ministère de l'Energie, des Mines et des Ressources, tel que constitué aujourd’hui Le résidu de celui-ci pourrait constituer un nouveau Ministère des Ressources avec ce qui subsisterait du Ministère des Forêts, en y ajoutant le Ministère des Affaires indiennes et du Développement du Nord, après avoir remis aux provinces l'administration des affaires des Indiens et des Esquimaux.De plus, l'importance moins grande qu'auraient le Ministère de l’Agriculture AVIS IMPORTANT CONCERNANT LA GRÈVE DES EMPLOYÉS DE LA COMMISSION DE TRANSPORT DE MONTRÉAL De la part des compagnies d’assurance qui sont membres de l’Association Canadienne des Assureurs et la Conférence des Assureurs Indépen-dents.Il se peut que votre police d'assurance automobile ne comporte pas de protection lorsque votre automobile est utilisée pour transporter des voyageurs moyennant rétribution ou prix de location, à moins qu'elle n'étende spécifiquement de garantie à cette fin.Pour la durée de la grève, les compagnies d'assurance qui font partie de l'Association et de la Conférence ont convenu que les polices qui comportent l'assurance d* Responsabilité civile sur les automobiles de promenade privées utilisées par leurs assurés au cours de la grève pour transporter des voyageurs moyennant rétribution, étendent automatiquement leur garantie *ani prime supplémentaire, pourvu que cette rétribution ne dépasse pas un montant raisonnable destiné à couvrir les frais de l'Assuré et POURVU que ce transport se limite à un voyage par jour aller et retour lorsque l'Assuré se rend à son travail et en revient.ASSOCIATION CANADIENNE DES ASSUREURS CONFÉRENCE DES ASSUREURS INDÉPENDANTS et celui des Pêcheries justifierait de les réunir Ainsi, trois ministères nouveaux, celui des Affaires scientifiques, des Ressources.de l’Agriculture et des Pêcheries en remplaceraient quatre qui existent présentement.2.Nous devons aussi organiser le changement; en d’autres termes, nous devons planifier.Nous ne pouvons pas nous contenter de provoquer le changement, car la révolution permanente, laissée à elle-même.ne peut qu'engendrer l’anarchie et le chaos.Dans le contexte nouveau, la planification cesse d'être un dogme socialiste; elle devient un instrument essentiel qui sauvera l'homme du matérialisme dialectique de Marx Tous les gouvernements et le secteur privé doivent planifier leurs activités en tenant compte de la conjoncture et de notre potentiel à long terme.Par contre, ils ne peuvent pas élaborer leurs plans dans l'isolement.car notre vie économique devient de plus en plus indivisible.Cette interdépendance pose des problèmes particuliers à un regime fédéral, car les plans des différents secteurs doivent éventuellement s'intégrer à un plan d'ensemble.Quoi qu'il en soit, on ne saurait interdire au gouvernement central de planifier lui aussi dans les limites de sa jundic-tion, il faudrait donc créer, au niveau fédéral, un Ministère du Plan qui remplacerait celui de la Trésorerie.Quant au Conseil économique du Canada, il devrait éviter de devenir une Commission royale permanente sur les problèmes économiques et être réformé afin d'être mieux en mesure de définir les indicatifs que devrait suivre le secteur privé.3 Nous devons en plus nous adapter au changement Avec 1ère de la cybernation et de la révolution perpétuelle, l'éducation cesse d être une préférence culturelle et le privilège de ceux qui ont la capacité de payer Elle devient une nécessité économique, une condition essentielle d'adaptation au monde nouveau C'est pourquoi l'éducation doit être gratuite à tous les niveaux et permanente à cause du mouvement technologique perpétuel De plus, les politiques deducation et d'emploi deviennent indivisibles Elles doivent l'une et l'autre, à des degrés divers mais inévitablement être soumises aux exigences variables d'un marché du travail sans cesse mobile.Il est entendu que l'éducation à tous ses niveaux, doit continuer à relever exclusivement des provinces.Toutefois, au-delà de l'éducation entendue dans son sens strict et traditionnel formal’' diraient les Anglais le gouvernement fédéral ne peut pas se désintéresser des différents aspects de la politique de main-d'oeuvre.en vertu même de ses responsabilités en matière de croissance économique, d’adaptation aux changements technologiques et de chômage.C’est pourquoi le Ministère fédéral de la Main-d'oeuvre et de l'Immigration se doit de continuer ses efforts en vue d’éliminer ce que les économistes appellent les ' frictions’' qui se manifestent sur le marche du travail et de favoriser au plus haut degré la mobilité de la main-d oeuvre.4.Nous devons tous être en mesure de bénéficier le plus possible du changement et de l'affluence Avec l'abondance, le problème de la distribution prend de nouveaux aspects Au moment où la pauvreté était la règle générale, il était désirable que les mesures de sécurité sociale s'étendent au plus grand nombre de citoyens Aujourd'hui, cet objectif n est plus aussi impérieux Le temps est venu de simplifier et de restreindre notre système de sécurité sociale en aidant davantage ceux qui en ont le plus besoin.Un régime généreux de revenu annuel garanti est une condition indispensable à la solution du problème de la par-vreté Nos regions défavorisées exigent un programme ordonné et audacieux de développement économique Nos villes.où résidera bientôt 70 pour cent de notre population, ont un urgent besoin d'une politique d'urbanisme destinée surtout à éliminer les taudis, l'encombrement et la pollution Enfin, le consommateur tend à deve nir la victime de l'économie d’abondance, il doit être protégé contre l'exploitation des monopoles, les conilits entre les agents de production et les abus de la publicité.C'est dans ce secteur général que la réforme de structure du gouvernement central semble le plus nécessaire.I*resentement, plusieurs ministères s'y intéressent ceux de la Santé et du Bien-être, du Registraire Général, du Travail.de ITndustne.des Forêts et du Développement Rural Le premier de ces nunistères deviendra beaucoup moins important lorsque cessera la participation du gouvernement fédéral aux programma conjoints touchant la santé et la sécurité sociale Ces cinq ministères pourraient alors se ramener à deux Un Ministère du Bien-être et du Travail devrait grouper ceux de li Santé et du Bien-être.du Registraire Général et du Travail 11 aurait comme responsabilités d’administrer les mesures purement fédérales de sécurité sociale, d'assurer la protection des consommateurs et la solution des conflits ouvriers de juridiction centrale et, enfin, d’exercer le rôle fédéral en matière d'urbanisme.Bar ailleurs, un Ministère du Développement Re gional devrait remplacer celui du Développement Bural.coordonner la lutte fédérale à la pauvreté au niveau régional et prendre charge de l’Agence de réhabilitation régionale qui relève présentement du Ministère de l’Industrie Quant à celui-ci.il devrait disparaître et les responsabilités qui lui resteraient à la suite de la création des Ministères du Développement Régional et des Affaires Scientifiques, pourraient être confiées au Ministère du Commerce.5.Nous devons avoir de multiples occasions de nous évader du changement.Avec la révolution perpétuelle, nous découvrons que l'homme doit subir des métamorphoses de plus en plus rapides, que ses efforts d’adaptation affectent tout son comportement, qu'il a besoin d'éléments compensateurs pour lui éviter de se décrocher de la trajectoire où l'engage la société nouvelle L'homme, pour compenser le rythme endiablé et souvent déshumanisé de sa vie de travail, doit avoir des activités correspondant à des rythmes plus lents et à d'autres aspirations.Le combat pour le bonheur de l'humanité sera perdu si la société ne réussit pas à ennoblir l'homme dans ses loisirs, après l avoir abruti dans son travail Nous devons donc nous hâter d’édifier la société des loisirs non seulement en fonction des aspirations cultu relies des élites, mais aussi à la mesure de l’homme moyen, de ses besoins et de ses aptitudes.Le gouvernement central, étant donné ses responsabilités constitutionnelles, se doit d’avoir une politique culturelle et d'y attacher une plus grande importance à 1ère de l’affluence.Déjà depuis 1964, les différentes institutions culturel Suite à la page 8 OFFRE FINALE ET RÉALISTE La Commission de transport de Montréal offre les meilleurs salaires dans l’industrie du transport au Canada, grâce à une convention collective d’un an, à ses employés, membres des syndicats suivants.- Syndicat des employés du transport de Montréal, Syndicat du service de la sécurité de la CTM, Syndicat des employés de bureau de la CTM, avec les augmentations décrites ci-dessous qui coûteront environ $4,000,000 la première année: Chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro (2 ans de service et plus): $3.02, soit 9% d’augmentation, plus $1.22 en primes et avantages sociaux (coût: $4.24).Employés de bureau et de la sécurité: un montant forfaitaire de 6% du salaire compris entre le 12 juillet 1966 et la date de la signature de la convention, minimum de $300 pour un an, et une augmentation de 8% à compter de la signature de la convention.Employés des services d'entretien-, augmentation allant de 6% à 21.8%, en moyenne 10.5%.Nouvelle échelle de salaires: Groupe No 1: $2.47 Q4 en primes et avantages sociaux coût: $3.31 Préposées au nettoyage des bureaux du siège social; préposées au nettoyage des bureaux et de la salle de toilette; préposées au nettoyage des bureaux du terminus Craig; préposés aux ascenseurs du siège social.Groupe No 2: $2.58 Q~1 en primes et ° 7 avantages sociaux coût: $3.45 Aides-magasiniers; nettoyeurs laveurs; nettoyeurs au siège social; concierges (1); nettoyeurs-extérieur; nettoyeurs du métro (1); nettoyeurs relève du métro; manoeuvres.Groupe No 3: $2.69 en primes et avantages sociaux coût: $3.59 Entretien des véhicules: aide*; entretien des propriétés: homme de service* et conducteur de camion*, aide*, aide-mécanicien*, aide-briqueteur*; section électricité: aide-électricien*, aide*; métro: aide-cantonnier.Groupe No 4: $2.80 en primes et avantages sociaux coût: $3.73 Service du transport: préposé aux renseignements (moins de 2 ans), changeurs; achats et magasins: magasinier*, conducteur de camion de livraison; entretien des véhicules: démarreur* et gareur*, réparateur de pneus*, magasinier*, conducteur de camion de livraison; section des lignes aériennes: terrassier, conducteur de camion*; métro: cantonnier de 2e classe*.(1) Prime de nuit.*Aprèx un an.Groupe No 5: $2.91 n|i|o OC en primes et |jiuo •JU avantages sociaux coût: $3.87 Groupe No 8: $3.24 plus 1.05 en primes et avantages sociaux coût: $4.29 Achats et magasins: magasinier - Youville; entretien des véhicules: "Improver - 1ère année; section électricité: réparateur d’équipement de chaufferie - 3e classe; section des lignes aériennes: inspecteur de canalisation souterraine; métro: cantonnier - 1ère classe*.Groupe No 6: $3.02 plus .99 coût: $4.01 en primes et avantages sociaux Service du transport préposé aux renseignements (2 ans et plus); entretien des véhicules: "Improver"-2e année; section de l'électricité: mécanicien temporaire de machines fixes - 3e classe.Entretien des véhicules réparateur de moteurs 1ère classe*, machiniste - 2e classe*, réparateur de car rosseries 1ère classe*, peintre - 1ère classe*, rembourreur 1ère classe*, réparateur électricien 1ère classe*, soudeur-1ère classe*, reconstructeur de pneus-1ère classe*, travailleur de métal en feuille -1ère classe*, préposé aux fosses de réparation 1ère classe*, monteur-visiteur du métro 1ère classe*, réparateur d'unités 1ère classe*, réparateur de châssis - 1ère classe*, appareilleur du métro 1ère classe*,- Entretien des propriétés: machiniste - 2e classe*, mécanicien - 1ère classe*, forgeron - 1ère classe*, soudeur - 1ère classe*, électricien - 2e classe*, peintre- 1ère classe*, peintre au fusil 1ère classe*; Section de l’électricité: réparateur d’équipement de chaufferie - 1ère classe, électricien 2e classe*, réparateur d’unités 1ère classe*, mécanicien de machines fixes - 2e classe.Groupe No 7: $3.13 plus 1.02 en primes et avantages sociaux coût: $4.15 Groupe No 9: $3.35 plus 1.08 en primes et avantages sociaux coût: $4.43 Entretien des véhicules: réparateur de moteurs-2e classe*, réparateur d’unités-2e classe*, réparateur de batteries*, réparateur de châssis-2e classe*, réparateur de carrosserie - 2e classe*, peintre-2e classe*, travailleur de métal en feuille - 2e classe*, réparateur électricien - 2e classe*, soudeur - 2e classe*, reconstructeur de pneus-2e classe*,"Improver" - 3e année, appareilleur du métro - 2e classe*, monteur-visiteur du métro - 2e classe*; Entretien des propriétés - 2e classe: mécaniciens, forgerons*, soudeurs*, travailleurs de métal en feuille*, briqueteurs*, menuisiers*, peintres*, plombiers*, peintres au fusil*; Entretien des propriétés: travailleur de métal en feuille - 1ère classe*, ajusteur de tuyaux à vapeur, bri-queteur-lère classe*, menuisier - 1ère classe*, plombier - 1ère classe*, lettreur*; électro mécanique: inspecteur des compteurs; section des lignes aériennes: sous-contremaitre*.Groupe No 10: $3.46 en primes èt avantages sociaux coût: $4.58 Entretien des propriétés électro mécanique: opérateur-remplaçant; section de l’électricité: réparateur d’unités-2e classe*, mécanicien de machines fixes-3e classe, mécanicien temporaire de machines fixes - 2e classe; section des lignes aériennes: monteur de lignes*.Entretien des véhicules: réparateur d'outils et de machines, dépanneur du métro, machiniste 1ère classe*; entretien des propriétés: machiniste - 1ère classe*, électricien - 1ère classe*; section de l’électricité: réparateur d'outils et d'équipement, électricien - 1ère classe*.En dehors de ces groupes, les augmentations sont comme suit: Pointeurs: augmentation de 6% Caissiers: augmentation de 9% Chef d’équipe: prime de 10 cents l’heure plus le salaire prévu pour la fonction remplie Remplaçant du contremaître: prime de 30 cents l’heure plus le salaire prévu pour la fonction remplie.Avec les avantages et primes, ces augmentations portent les salaires de la CTM à un niveau qui se compare avantageusement au niveau général des salaires dans la région de.COMMISSION Di TRANSPORT Di MONTRÉAL 08 H 6 • LE DEVOIR.SAMEDI, 23 SEPTEMBRE 1967 DUNOCUH mmm Hommage rendu à M.Raymond OTTAWA Le personnel de la Chambre des communes a rendu hommage à M Léon J Raymond, ex-greffier de la Chambre et ancien député Le nouveau greffier, M Alistair Fraser, a fait don à M Raymond d'un document gravé sur lequel apparaît, en date du 7 juillet dernier, la resolution qui fait de lui un membre honoraire du personnel des Communes en reconnaissance des services rendus à la Chambre.Cette résolution, proposée par M Pearson, avait été appuyée par M Diefenbaker, Laval aura son centre hospitalier universitaire Le rôle de la publicité au pays Le gouvernement fédéral se propose d'analyser l’incidence de la publicité sur l’économie et la consommation et, par la suite, de renforcer les lois fédérales qui la régissent, a déclaré le registraire général, M John Turner au cours de la réunion annuelle de ITnstitute of Canadian Advertising II incombe à la publicité commer- ciale, a dit le ministre, de favoriser autre chose que les seuls intérêts commerciaux.M Turner est d'avis que la publicité doit être conforme au contexte de la vie canadienne.Plus encore, elle a un rôle a jouer dans la quête des grands objectifs nationaux et de l’unité canadienne.Hausse sensible des épargnes OTTAWA Les dépôts des épargnants et le rendement des obligations fédérales ont atteint des sommets sans précédent, constate la Banque du Canada dont le bulletin statistique précise que la somme totale des devises en circulation et des dépôts des épargnants atteignait, au 13 sep tembre, $23,120,000, soit une augmentation de $86 mil lions au regard de la période correspondante l'an dernier, et de $2,908,000,000 au regard de l'exercice terminé le 14 septembre 1966 Les dépôts du gouvernement central atteignent 531 millions, soit un mil- lion de moins, mais 53 millions de plus au regard de l'année précédente Les dépôts des épargnants dans les banques à chartre représentaient au 13 septembre $11,502,000,000, soit une augmentation de $1,204.000,000 sur 1966.Sur le marché de I argent, le taux d'intérêt moyen à l’égard de sept séries d obligations du gouvernement (échéance: 10 ans) a atteint 6.1 pc., au regard de 5.98 p.c la semaine précédente, de 5.94 il y a deux semaines A la fin de l ’été 1966, le taux avait presque atteint 6 p.c., mais sans jamais le dépasser M.Manning s'en prend à M.Oison EDMONTON Le premier ministre de l'Alberta.M.Manning, qualifie de '’complètement ridicule ’’ l'une des raisons invoquées par M.Oison pour quitter le Crédit social et adhérer au parti libéral "Je regrette et la défection de M Oison qui me déçoit, mais sa tentative d'attribuer sa décision à mon livre est complètement ridicule." En démissionnant, il y a quelques jours.M.Oison a déclaré que le premier ministre de l'Alber ta et d’autres leaders cré-ditistes albertains cherchaient des aménagements avec le parti conservateur.M Manning, dont l’ouvrage Political Realignment” vient de paraître, a dit qu'il n'avait jamais préconisé un tel rapprochement avec les conservateurs Les avantages du Kennedy Round HALIFAX Les perspectives ouvertes par le Kennedy Round avantageront les provinces de l'Atlantique plus que toute autre région du Canada.a déclaré le ministre du commerce, M Winters, qui a précisé que ces avantages seront réels dans la mesure où les producteurs et les manufacturiers se donneront la peine de solliciter des marchés étrangers Le Kennedy Round, à lui seul, n'offre pas des garanties de succès, a dit le mi- nistre qui voit plutôt dans cet accord un signal de départ C’est une change offerte au Canada, mais encore faut-il savoir en profiter.Rappelons qu'aux termes des accords du Kennedy Round, signés à Genève le 30 juin, plusieurs tarifs sont éliminés et un grand nombre sont réduits jusqu’à 50 pour cent à l'égard des quatre cinquièmes du commerce mondial dans une cinquantaine de pays.QUEBEC la- conseil de l'université Laval vient d’adopter une des principales recommandations du rapport Bonneau qui veut que l'institution québécoise se dole dans les plus brefs délais d’un centre hospitalier universitaire.Ce comité, présidé par le vice-recteur de Laval, M.Louis-Philippe Bonneau, avait pour tâche d'étudier les relations entre l’université, sa faculté de médecine et les hôpitaux qui dispensent renseignement clinique de la médecine.Il s'agit d'un comité interne mais, d’ores et déjà, l’étude qu'il a faite depuis juillet 1966 intéresse au plus haut point les trois au très universités québécoises qui ont une faculté de médecine et sur tout le ministère québécois de la santé.la- 1er juin dernier, interrogé par les députés de l’opposition au cours de l’étude des prévisions budgétaires de son ministère, le ministre de la santé, M.Jean-Paul Cloutier, avait révélé que le gouvernement attendait les con elusions du rapport Bonneau avant d'établir une politique dans de romaine, à savoir si Québec doit subventionner les universités pour construire des centres hospitaliers sur les campus ou s’il doit plutôt favoriser l’enseignement de la médecine clinique dans les seuls hôpitaux environnants C’est là, en effet, une question qui est à l'étude depuis plusieurs décennies, La construction d'un hôpital universitaire est aussi remise depuis des décennies à l’université de Montréal.A laval, un premier comité avait déjà étudié la question de 1962 à 1966 et se proconçait en faveur de la construction d’un centre hospitalier universitaire.la?1er juin également, l'ancien ministre de la santé, M.Eric Kierans, laissait entendre au parlement que l'actuel sous-ministre de la santé, le Dr Jacques Géii-nas, est un adversaire avoué de la construction de tels hôpitaux.D'ailleurs, un débat est en cours parmi les spécialistes de la question, depuis le début du siècle.Qu’il suffise de signaler que l'enseignement clinique de la médecine dans des centres hospitaliers universitaires semble faire de plus en plus l'unanimité pour des raisons d’excellence.D'autre part, le rapport Bon neau ne veut pas, bien entendu, restreindre l’enseignement clinique de la médecine au seul centre hospitalier universitaire.Il préconise, au contraire, des relations plus étroites entre les hôpitaux environnants qui dispensent renseignement clinique aux internes.Une des 31 recommandations du rapport veut que ces institutions détiennent un contrat d’affiliation avec l’université.Le document préconise aussi la superspécialisation de certains hôpitaux dans des secteurs de pointe.Ainsi, pour la région de Québec, il semble que l’institut de cardiologie est appelé à vivre dans le cadre de l'hôpital laval en compagnie du centre de réadaptation et des services rattachés à la pneumophtisiologie.Les sciences neurologiques et la trau malologie se développent beaucoup à l'hôpital de L’Enfant-Jésus.La cancérologie se structure et prend forme à l'Hôtel-Dieu de Québec.L'hôpital Saint-François d'Assisc, de son côté, lait de grands efforts dans les domaines de la gynécologie, de l’obstétrique et des soins périnataux tandis Écoles privées: Québec diffère l'application de ses règlements QUEBEC Le ministère ae l’éducation vient de différer jusqu’au 31 mars prochain l'application de nouveaux règlements astreignant les institutions privées d "enseignement à se soumettre à certaines conditions pour bénéficier des subventions prévues au bill 39 Le ministère avait annoncé le 4 août une série de dispositions définissant les conditions d’application de la loi des subventions aux institutions privées, parmi ces conditions, il exigeait que les institutions privées se dotent d'une incorporation sans but lucratif; il exigeait que les écoles privées comptent au moins 50 étudiants Nous avons un nouveau NUMÉRO À partir du lundi, 25 septembre, signalez 873-2525 pour atteindre par téléphone le centre général de renseignements du Ministère de la Famille et du Bien-être social du Québec.Notre centre de renseignements est au service des assistés sociaux qui reçoivent des allocations du Québec: il n’intéresse en rien les assistés sociaux du Bien-être de Montréal ni ceux qui retirent des allocations fédérales, Pour faire reviser vos demandes, fixer une entrevue, obtenir de l’aide en cas d’urgence, communiquez avec le secrétariat de la Famille et du Bien-être social.À partir du lundi.25 septembre signalez: 873-2525 MINISTÈRE DE LA FAMILLE ET DU BIEN-ÊTRE SOCIAL DU QUEBEC 4, que l’hématologie est surtout dé veloppée à ( hôpital Saint-Sacrement.la- rapport est favorable également à la régionalisation des hôpitaux d’enseignement.Ainsi, dans la sphere d'influence de l’université laval, l’Hôtel-Dieu Saint-Vallier, de Chicoutimi, et l’hôpital Saint-Joseph, de Trois-fti vières, constituent des centres régionaux de premiere grandeur appelés à devenir un jour des écoles de médecine clinique ca pables d’offrir l’enseignement à des groupes d’étudiants ayant fait un premier cycle d’études médi cales fondamentales.Depuis plusieurs années déjà, de multiples projets d’expansion sont prévus En décembre 1965, le ministre de la santé d’alors, M.Kierans.ne révélait-il pas que de $32 millions qu’ils étaient au départ, les projets d’expansion des hôpitaux du Québec avaient passé a $61 millions; d’où un problème financier crucial.C’est pourquoi le rapport Bonneau recommande la création d’un comité du plan des investissements hospitaliers qui grouperait des représentants de Laval et des hôpitaux d’enseignement.Ce qui permettrait de planifier des de penses dans ce domaine, par exemple, pour qu’il n’y ait pas de doublement et que les ressources financières soient affectées de la façon la plus efficace qui soit.La princesse Margrelhe el le prince Henrik du Danemark ont visité hier le pavillon Scandinave après avoir été accueillis par le commissaire général A4.Dupuy sur la Place des Nations, a l'Exposi- tion.Malgré le vent et la pluie, près de mille personnes ont entendu la jeune princesse rendre hommage aux militaires canadiens qui furent les premiers a entrer dans Copenhague le jour de la li- beration.Les visiteurs examinent, ci-haut, une sculpture métallique composée d elements fabriqués en série.A droite, l'ambassadeur Pierre Dupuy.Une entrevue de Johnson PARIS Sous le titre ‘‘Le Québec à l’heure française” le journal “Combat” publie dans son numéro d'aujourd'hui une interview de M Daniel Johnson, premier ministre du Québec, le journaliste qui a recueilli cette interview rapporte notamment en conclusion que M Johnson lui a dit "combien il attachait d’importance à l’aide de la France, non seulement pour garder à son pays sa véritable personnalité, mais pour lui permettre de la développer” Il ajou- te que le premier ministre "a formulé le souhait que cette aide soit vraiment celle de la nation françalseet qu’elle se poursuive par-delà les querelles politiques" faute de quoi, a-t-il dit, "nous aurions gaspillé beaucoup d’argent et de temps pour rien”."La coopération entre la France et le Québec, constate M Johnson a beaucoup de retard par rapport à celle qui existe entre la Grande-Bretagne et le Canada.Nous n’espérons pas rattraper tout à fait le temps perdu, mais d énormes choses peuvent être faites en matière d'aide culturelle, que ce soit par l’octroi de bourses, par l’envoi de professeurs ou par la formation de cadres dont notre pays a un besoin si pressant.Les investissements et les capitaux français peuvent également nous permettre d'être nous-mêmes dans le vaste contexte anglo-saxon nord-américain ' Le journaliste déclare ensuite que M.Johnson ’refuse de se laisser enfermer dans le dilemme France ou Etats-Unis”, assurant d’ailleurs “que les relations existant entre ceux-ci et le Québec sont en ce moment des meilleures" "Les EtaLs-Unis, indique M.Johnson ne sont aucunement hostile à un accroissement de l’autonomie du Québec, ni au développement de ses rapports avec la France”.“Le chef de l’Union nationale, rapporte encore le journaliste, envisage même de faire de son pays une sorte de lieu de rencontre entre la civilisation et la technique française et la technique américaine, dont la culture québécoise est déjà un peu une synthèse Ce serait l'apport du Québec " M.Johnson pense d'autre part, souligne le journal que la visite du général de Gaulle a bouleversé l'échiquier politique canadien."Dorénavant, dit-il, le problème du statut du Québec ne permettra plus aux formations politiques canadiennes de se distinguer les unes par rapport aux autres Maintenant tous les anglophones, grâce à la visite du général, acceptent d'en discuter".A la question : le Québec se sent-il totalement isolé par rapport aux autres provinces dans l'ensemble du Canada’’ M Johnson a répondu: "A vrai dire pas D’autres Etats, tels que l'Ontario, veulent également obtenir une plus grande autonomie.Ils apporteront de l'eau au moulin du Québec.Par ailleurs, il y a un grand nombre de francophones dans les provinces voisines du Québec qui lui-même compte des anglophones.Des accommodements sont donc possibles.” au 1er décembre de l’année scolaire précédente; il les obligeait en outre à offrir au moins deux degrés du niveau secondaire ou post-secondaire.Ces nouveaux règlements, découlant du bill 39.visent à permettre au ministère dei mieux discerner parmi les quelque 1,600 écoles privées du Québec celles qui méritent de recevoir des subventions Cependant.comme ces règlements n’ont été rendus publics que le 4 août, plusieurs institutions n’ont pas eu le temps ni la possibilité de satisfaire immédiatement aux nouvelles exigences relatives à l'organisation des institutions elles-mêmes Le ministère a en conséquence accordé des délais Pour profiter de ces délais et obtenir la reconnaissance du ministère pour l’année en cours, les institutions devront se conformer aux prescriptions suivantes: 1) L'institution possédant une incorporation à but lucratif devra fournir avant le 30 novembre 1967, la preuve écrite qu elle a soumis au secrétariat de la Province une requête en bonne et due forme d'incorporation sans but lucratif.2) L'institution qui n'offre qu'un seul degré à l’un ou l’autre des deux niveaux secondaire et post-secondaire, devra pour sa part, d’ici le 30 novembre, témoigner de sa décision d’abandonner tout enseignement au terme de l’année scolaire 1967-1968 A compter du 1er avril 1968, seules les institutions qui auront prouvé qu elles répondent à toutes les exigences des nouveaux règlements, se verront habilitées à la reconnaissance officielle aux fins de la loi des subventions aux institutions privées.CRÈVE OU PAS, C'EST LE TEMPS OU JAMAIS VISITER L'EXPO En fait, c'est une occasion sans précédent de visiter les pavillons que vous n'avez pas encore pu voir.et, qui sait, peut-être aussi de manger dans un des restaurants qui ont toujours été bondés.En effet, tout fonctionne à plein rendement à l'Expo, et, d'autre part, la foule est bien moins nombreuse, à cause de la grève.Et les moyens de transport sur l'emplacement - Expo Express, minirails, pedicabs - fonctionnent normalement.ET IL Y A BIEN DES MOYENS D'ALLER À L'EXPO - ET D'EN REVENIR De Montréal, on s'y rend EN VOITURE - stationnez comme d'ordinaire à l'Autoparc Victoria.De là, les petits trains de l'Expo (Les Balades) vous conduiront à la Place d'Accueil.(On demande aux conducteurs d'emprunter l'autoroute Bonaventure, de suivre les flèches "taxis" et "autobus", de laisser leurs passagers à la Place d'Accueil avant de se rendre à l'Autoparc.) EN TRAIN - service spécial: un train quitte la Gare Centrale et se rend au monument irlandais, près de l'Autostade.Départs à chaque heure et à la demie, dans les deux sens.Tarif: 25e.EN AUTOBUS - des autobus de Chambly Transport vont de la Place Youville à l'Autostade à toutes les 15 minutes.Et de l'intersection Papineau-Sainte-Catherine à la Ronde à toutes les 10 minutes.EN TAXI - service vers la Place d'Accueil, comme d'ordinaire.A PIED - si vous vous sentez un peu sportif ! Descendez la rue McGill, tournez à droite sur la rue Mill, suivez-la jusqu'aux moulins Ogilvy, puis tournez à gauche sous l'autoroute jusqu'à l'entrée principale.De la rive sud, on s'y rend EN VOITURE - stationnez à l'Autoparc longueuil, comme d'ordinaire.Des autobus de Chambly Transport vous conduiront au quai du traversier au Village International; puis service de traversier vers la Marina.EN AUTOBUS - des autobus de Chambly Transport quittent la rive sud par le pont Jacques Cartier vers la Ronde, et par le pont Victoria vers l'Autostade.EN HOVERCRAFT - service normal de l'ile Charron à la Marina et à la Cité du Havre.expofiy MONTREAL ¦ CANADA V-/# Th* Uni«*rs*l and International Eihibition ot 1967 Montraal.Canada APRIL.28 - OCTOBER 29,1967 'Copyright, 1963, by Canadian Corporation for th* 1967 World liipotition t LE DEVOIR.SAMEDI.23 SEPTEMBRE 1967 • 7 T} ^ 10»?NOUVELLES expofi?de 1917-1967 expc>67 2^ 50e anniversaire l'Union Soviétique Publie périodiquement a Montréal.Québec, par le Centre d'information du Pavillon Soviétique.Expo 67 Au Pavillon de [VRSS, jn, dimanche le 24 septembre JOURNÉE NATIONALE de l’AZERBAIDIAN SOVIETIQUE I une des quinze républiques de l'Union Soviétique DÉLÉGATION de L'AZERBAÏDJAN Une délégation officielle de T Azerbaïdjan Soviétique est arrivée a Montreal en prévision de la journée de T Azerbaidjan, au pavillon Soviétique, le dimanche 24 septembre.La délégation est dirigée par Monsieur Mamed A.Iskendérov vice-président du Présidium du Soviet Suprême de l'URSS, et président du Présidium du Soviet Suprême de la RSS d'Azerbaïdjan.Monsieur Iskendérov est également docteur ès sciences géologiques.Les autres membres de la délégation sont: Le professeur Mamed A.Iskendérov au cours de son allocution à la conférence de presse, tenue au Pavillon de l'URSS le Î9 septembre dernier.Gambar K.Kiazimov - Depute au Soviet Suprême de la RSS d'Azerbaidjan, agrégé des sciences économiques.Mikail I.Allakhverdov - Vice-président du Conseil des Ministres de la RSS d'Azerbaidjan, president du Comité de planification d'Azerbaidjan et député au Soviet Suprême de la RSS d'Azerbaidjan.Chamama M.Gassanova - President de la ferme collective "Premier Mai” a Fizou-linsky, deux fois Héros du travail socialiste et vice-président du Soviet Suprême de l'URSS.Kara A.Karaev - Président de l'Union des compositeurs d'Azerbaidjan, lauréat du Prix Lénine et du Prix d'Ëtat, Artiste du Peuple de l'URSS, titulaire de la chaire de composition au conservatoire Gadjibékov et député au Soviet Suprême de l'URSS.Olga P Savkina - Chef d'installation de la raffinerie Lénine de Novo-Baku, et Héros du travail socialiste, Azad K.Mirzadjan-Zade - Professeur, docteur ès sciences techniques et membre-correspondant de l'Académie des Sciences de l'Azerbaidjan.Nadyr A.Balakishiev - Membre du Presidium, Soviet Suprême de la RSS d'Azerbaidjan.Elbek M.Rzakouliev - Vice-president de l'Union des artistes peintres d'Azerbaidjan et artiste-peintre émérite de la RSS d'Azerbaidjan.Izzet A.Oroudjéva - Professeur, docteur és sciences techniques, directeur de l'Institut de chimie organique et physique de l'Académie des Sciences d'Azerbaidjan et député au Soviet des travailleurs de la ville de Baku.L'Azerbaidjan, pays millénaire tourné vers l'avenir • LE PAYS DE L'OR NOIR • », -ïï ft ft Mer d'azur et plages blondes, pics enneigés et sombres forêts, monuments anciens et villes nouvelles - voici l'Azerbaidjan Soviéti que.Ce pays de 4,500,000 habitants, une des quinze républiques de l'Union Soviétique, est situe dans le sud-est du Caucase, aux frontières de l'Europe et de l'Asie.Il a pour capitale Baku, ville de 1,200,000 habitants érigée sur les bords de la mer Caspienne CIVILISATION ANCIENNE L'Azerbaidjan est l'un des plus vieux pays du monde.Des archéologues y ont découvert des mines de cuivre datant de quatre mille ans avant Jésus-Christ et même des vestiges de l'âge de pierre.C'est aussi un pays qui a donné de grands hommes à l'humanité, notamment Nizami Ghendjewi, un des poetes les plus chantés dans le monde.Le 28 avril 1920, la révolution socialiste faisait de l'Azerbaidjan une république soviétique indépendante.Deux ans plus tard, soit en 1922, la jeune république adhérait a l'Union Soviétique.UN DEMI-SIECLE DE PROGRES L'Azerbaidjan est aujourd'hui à l'avant-garde de l'industrie, de la science et de la culture.Parce que son sous-sol regorge de pétrole, l'économie du pays est naturellement axée sur les industries pétrolières et pétrochimiques sont établis à Sumga, une cité temps le grand centre pétrolier du pays, tandis que les grands établissements pétrochimiques sont établis à Sumgait, une cité très moderne qui n'a que quinze ans d'existence L'économie de l'Azerbaidjan compte aussi divers autres secteurs industriels tels la sidérurgie, la métallurgie non-ferreuse, la construction de machinerie lourde, l'électrotechnique et la fabrication d'articles de consommation.Le tiers des terres arables de l'Azerbaidjan n'ont pu être mises en valeur que grâce â un immense réseau de canaux d'irrigation.Les principaux produits agricoles du pays sont le coton, le ble, le riz, le tabac, le raisin, le thé et les fruits agrumes.Les montagnes servent de pâturages à de grands troupeaux de moutons.tes plus importants gisements pétrolifères de l'Azerbaïdjan sont situés sous la mer Caspienne.Afin de les exploiter on o construit des villes sur pilotis en pleine mer.La photo ci-dessus nous fait voir la construction d’un nouveau tronçon à Neftianyè Kamni qui compte 120 milles de rues sur pilotis d'acier.Une maquette de cette cite lacustre est en montre au Pavillon de l’URSS à l'Expo.photo d* Y.Rakhil (APN) Quelques faits et statistiques Les ingénieurs et techniciens de l'Azerbaidjan ont participé au développement des terrains pétrolifères de linde, de l'Afganistan, du Brésil, de Cuba, de la Syrie et de la R.A.U.L'Azerbaidjan a produit 21.7 millions de tonnes de pétrole et 6,200,000 mètres cubes de gaz l'an dernier.Plus de la moitié de cette production provenait de gisements sous-marins.• Sous l'impulsion du présent plan quinquennal (1966-1970) l'Azerbaidjan verra son revenu national s’accroître d'environ 50% d'ici 1970.Au cours de la même période, le revenu des travailleurs devrait augmenter d’au moins 20% et celui de la main-d'oeuvre agricole d'environ 35 à 40%.• L'Azerbaidjan exporte 300 différents produits, y compris des installations pétrolières dans 57 pays.Ses célèbres tisserands exportent notamment leurs tapis vers les U.S.A., l'Angleterre, la Belgique, la Hollande et l'Allemagne de l'Est.Au cours des quatre dernieres années les revenus d'exportation ont augmenté de 250%.• Au cours de 1966, l'Azerbaidjan a investi 3.5 fois autant d'argent pour le développement de ( industrie de consommation que durant la période 1961-1965.C'est ainsi que la république a produit un total de 155 millions de verges de coton, 13 millions de verges de soie, 6.5 millions de verges de tissus en laine.8.2 millions paires de chaussures en cuir, 32,000 tonnes de viande, 62,000 tonnes de lait, près de 170 millions de tonnes de nourriture en conserves ainsi que 6.7 millions décalitres de vin.Vue de Baku, capitale de I Azerbaïdjan.Cette cité constitue l'un des plus importants centres industriels et culturels de I Union Soviétique.Photo par V.Patchenko (APN) *'¦•3 Des artistes de I Azerbaïdjan exécutent une danse du folklore de cette république au Pavillon Soviétique * Le Quatuor Gaya La délégation de l'Azerbaidjan Soviétique est accompagnée d’un groupe d'artistes de cette république qui donnent présentement des concerts au pavillon soviétique.Ce groupe est composé de chanteurs, danseurs et musiciens: Zeinab Khanlarova et Mouslim Magomaev, solistes: le quatuor vocal "Gaya” qui remporta le premier prix du Festival de la chanson soviétique, a Moscou, l'an dernier.Un trio de musiciens jouant des instruments folkloriques d'Azerbaidjan, le tar, le kemantcha et t'azizaga; quatre grands danseurs folkloriques Rosa Djalilova, Kyamil Dadaev, Gorkhmaz Kourbanov et Rafik Azizovi.AGE DE 162 ANS u , M A ^A - v ?~
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