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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 29 janvier 1968
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1968-01-29, Collections de BAnQ.

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VOL.XVIII - NO 23 FAIS CE QUE DOIS MONTRÉAL, LUNDI, 29 JANVIER 1968 MÉTÉOROLOGIE Nuageux.Chutes de neige occasionnelles.Plus doux.Max 25 (//fc \ê^ IUA4 a i earer l uAtatn .ss FÊTE DU JOUR St François de Sales, évêque et docteur F.Pilon inc Fournitures de bureau Pearson livre un dernier message aux libéraux québécois La conférence de février amorcera le processus de réforme de la constitution le point • Malgré une certaine discrétion de l’homme lui-même c’est la personnalité de M.Pierre Rlliott Trudeau qui a dominé tout ce congrès de trois jours des libéraux.Ce fut particulièrement le cas au cours de la journée d’hier qu'on avait consacrée aux options constitutionnelles de l’aile québécoise.Mais, même en de hors de cela, le nom du ministre fut omniprésent, Il revenait dans toutes les conversations depuis l’ouverture du congrès à cause de la coincidence entre sa candidature possible et les événements politiques actuels qui débouchent en quelque sorte sur la conférence constitu lionnelle d’avril.• lies candidats à la succession de M Pearson ont été presque complètement éclipsés par les travaux du congrès.Terrés dans leurs chambres durant trois jours, ils ont reçu un nombre important de délégués mais si l’on en croit les conversations entendues dans les coulisses du congrès ils n’ont pas paru faire de très sérieux progrès auprès de la délégation québécoise.La situation qui prévalait avant le congrès reste à toutes fins pratiques inchangée bien qu’on dise qu’il se peut que MM.Paul Hel-lyer et Paul Martin aient perdu du terrain et que M.Mitchell Sharp en ait gagné quelque peu.M.Kieransest resté stationnaire.• I ,e moratoire exigé par M.Jean Marchand reste très discuté par certains libéraux québécois.et on se demande si la consigne pourra être respectée jusqu après la conlérence constitutionnelle de février.• M.Claude Frenette a été élu à la présidence de la Fédération libérale du Canada, section de Québec, et par une très importante majorité.On avait craint vendredi soir que M.Frenette, le chore de M.Marchand, n’éprouve quelque difficulté contre la candidature de M.Yves Paré suscitée à la dernière minute par un groupe à l’intérieur du parti qui souhaiterait voir diminuer l’influence de certains progressistes.• L’aile québécoise du parti a adopté une résolution portant l’institution d’un régime républicain La résolution n’a pas donné lieu à un trop long débat et elle n’a été marquée d’aucun enthousiasme délirant.Elle a provoqué chez le ministre de la justice cette reaction: Quant a moi, j’ai d’autres priorités, comme par exemple d’aller en ski ou même faire un peu de raquette, M.Marchand a expliqué son abstention en disant qu’il est d’accord avec le principe de la résolution mais qu’elle vient à un mauvais moment M.Gérard Pelletier a voté en faveur de la résolution que M.Maurice Sauvé avait tenté en vain de combattre • les libéraux ont adopté une résolution sur les affaires coastitutionnelles dont le but est de réformer le fédéralisme canadien en assurant l’égalité complète des droits des Canadiens français et des Canadiens anglais selon les lignes du rapport de la Commission Lau-rendeau-Dunton.Il s'agit pour les libéraux d’assurer d’abord cette égalité et de ne discuter que plus tard d'un nouveau partage des pouvoirs, afin que ce partage des pouvoirs soit motivé par un souci d’efficacité plutôt que par des revendications d'ordre culturel.• Dans la résolution qu’ils ont adoptée sur l’assurance-maladie les libéraux insistent pour que le programme entre en vigueur dès le 1er juillet de cette année et qu’une campagne d’opinion soit entreprise pour inciter la province de Québec à participer à la mise en oeuvre du programme.Les libéraux ont biffé de la résolution originale un résolu dont le sens était de trouver quelque accommodement avec le Québec si M.Johnson décidait de ne pas participer au programme.• Dans leurs résolutions sur la culture et la place du Canada dans le monde, les libéraux Insistent sur la nécessité pour le Canada ~ et jusqu’à un certain point pour le Québec - d’établir des relations étroites avec la francophonie.S'il s'agit d'accorder plus de droits aux Canadiens français.Trudeau se déclare prêt à une alliance avec Johnson par Michel Roy A une semaine de la conference fédérale-provinciale sur la constitution, M Pierre Elliott Trudeau pose le problème dans les termes suivants: La partie qui va se jouer à Ottawa ces jours prochains est capitale: nous allons assister à la renégociation de la Confédération, et la grande question qu'on doit se poser est la suivante: que s'agit-il de protéger?Quelles sont nos priorités9 S'agit-il d'accorder plus de droits aux Canadiens français ou plus de pouvoirs au gouvernement du Québec?S’il s'agit de donner plus de pouvoirs aux Canadiens français dans le pays, alors le gouvernement du Québec trouvera en nous un allié convaincu à la conférence fédérale-provinciale sur la Constitution au-delà des idéologies et des partis, car ce que nous voulons adopter pour le Canada, c’est le rapport Laurendeau-Dunton In page 4, Claude Ryan et Vincent Prince commentent le congrès des libéraux fédéraux du Québec aui s'est tenu à Montréal en fin de semaine.qui protège les droits des Canadieas français.Et nous ferons une alliance avec M.Johnson pour obtenir les droits de la langue française au Canada.Voilà le fondement du fédéralisme renouvelé dont M Trudeau a exposé les grandes lignes hier au congrès de la section québécoise de la F«ié-ration libérale du Canada.Il s'agit, pour l'essentiel, de réaliser l égalité véritable de deux communautés linguistiques au Canada, de telle sorte que nul ne puisse parler exclusivement au nom des Canadiens français.En effet, a-t-il dit, dès lors que la communauté canadienne française Pierre Elliott Trudeau obtient des droits égaux, il n'y a plus un seul Etat qui puisse parler en son nom: tous les gouvernements provinciaux peuvent parler alors au nom des Canadiens français.En Ontario.M Robarts peut parler au nom des Canadiens français qui habitent cette province.ainsi en est-il pour M Robichaud au Nouveau-Brunswick et M.Thatcher en Saskatchewan.Nul ne pourra plus dire: j’ai besoin de pouvoirs additionnels car mon gouvernement est celui du foyer des Canadiens français, est le point d'appui d’une nation.Si, au-delà de cette égalité des deux communautés, les provinces et, en particulier, le Québec, veulent plus de pouvoirs, a dit le ministre, nous ne sommes pas opposés à ces demandes.Nous demandons à voir Nous sommes prêts à donner plus de pouvoirs aux provinces, mais pour des raisons qui relèvent de l’efficacité, parce qu'il serait plus fonctionnel de confier ces pouvoirs aux gouvernements provinciaux.Ayons les esprits clairs dans cette joute, a encore dit M.Trudeau, ne confondons pas les droits des Canadiens français avec le désir d’un gouvernement provincial de se bâtir un petit empire! Car.s'il faut parler de ‘ nation canadienne-française" (formule que n'affectionne pas M.Trudeau pour des raisons qui tiennent à la science politique), cette nation s’étend de Maillardville (Colombie britannique) à Richmond (Nouvelle-Ecosse).Dans la première partie de son exposé, le ministre de la justice avait reconnu que le Québec souverain et indépendant est une formule qui protège pleinement la vie des Canadieas français comme groupe ethnique.Ainsi en est-il, à des degres moindres, de la formule des Etats associés, de la formule de René Lévesque, des divers statuts particuliers.Il a reconnu aussi qu'il y a peut-être un risque d’assimilation pour les Canadiens français dans un fédéralisme Voir page 14 : Trudeau par Pierre-C.O'Neil "Nous ne bâtirons pas la nouvelle Jérusalem en trois jours de février, mais nous pouvons jeter les bases d une confédération canadienne meilleure, plus forte et davantage vraiment canadienne.“Je prie le Ciel que nous réussissions car ce pourrait être notre dernière chance." Tel est le message plutôt solennel le dernier sans doute qu'il adresse aux libéraux québécois en sa qualité de chef de parti que le premier ministre Pearson a livré hier soir à l'aile québécoise à la veille des importants travaux constitutionnels qui commenceront à Ottawa au début de février.“Je suis sûr que cette conférence réussira, a dit M Pearson.La conférence ne produira pas de nouvelle constitution il a fallu trois ans à nos ancêtres pour le faire.Elle ne modifiera pas la constitution actuelle, car nous n’avons pas encore trouvé de moyen satisfaisant pour le faire.Elle peut cependant accomplir deux choses importantes au moins ", • Nous pouvons examiner et.je l’espère, accepter le principe que Légalité culturelle et linguistique des éléments francophones et anglophones devrait être à la base de notre nouveau fédéralisme" • Mais “il se peut, a ajouté M.Pearson, que la décision la plus importante que nous prenions à notre première réunion sera d'amorcer le processus de transformation de notre fédéralisme et de ¦nous assurer que ce processus se poursuivra jusqu'à ce que la tâche soit terminée' C’est ainsi que M Pearson a clos hier soir le congrès des libéraux du Québec.Avant de prendre la parole, le chef du gouvernement avait été l’objet d'un grand éloge de la part de M.Jean Marchand, et les délégués au congrès avaient manifesté sans équivoque leur attachement à sa personne Evoquant les grandes discussions actuelles sur l’avenir du pays le chef du gouvernement a dit ceci : “Un destin qui sépare le Québec du Canada signifie purement et simplement la fin du Canada; la fin du rêve que nous caressons d une grande fédération humaine s'étendant d'un océan à l'autre, mettant en valeur pour le bien commun des ressources inégalées dans tout autre pays , montrant au monde comment un Etat formé de plusieurs provinces, de deux groupes linguistiques principaux et d'un grand nombre de races et de cultures, peut allier ses efforts, les talents et les idéaux de tous ses citoyens pour faire du Canada Voir poge 14 : Peor*on tes unités d’artillerie nord-vietnamiennes ont poursuivi durant la fin de semaine leurs tirs de harcèlement contre la base de Khe Sanh occupée par 4,000 mannes américains.Des informations en provenance de cette base, hier soir, indiquaient que quatre Américains avaient été tués et 43 autres blessés au cours des dernières 24 heures.La photo montre un groupe de soldats américains courant aux abris alors qu explosent non loin d eux des roquettes et des obus nord-vietnamiens.(Téléphoto AP) Hanoï maintient son offre de négocier HONG-KONG (AFPi Le Nord-Vietnam a réaffirmé hier sa conviction que l'arrêt des bombardements américains sur son territoire mènerait à des négociations de paix, ce qui parait aux yeux des observateurs être un nou veau pas dans son offensive de paix Le refus des Américains de cesser ces bombardements est la cause directe de la prolongation du conflit, écrit le quotidien officiel d'Hanoi "Nhan Dan" dans un éditorial signé du Commentateur '.pseudonyme souvent employé par d importantes personnalités nord-vietnamiennes, et cite par l’agence nord-vietnamienne de presse, captée à Hong-Kong.Cette affirmation du journal fait suite a l’annonce samedi de la Ubération des trois pilotes américains par le Nord-Vietnam à l'occasion de la fè- Voir page 1 4 : Hanoi Alors que la crise paraissait se désamorcer à TONU Durcissement de la Corée du Nord (D après l’AFP) Alors qu on avait le sentiment samedi aux Nations unies que la crise du Pueblo" entrait dans une phase moins aiguë à la suite notamment de la déclaration, à la Nouvelle Delhi.du premier ministre Kossy-guine qui considère l’incident comme “une affaire de routine qui doit être réglée comme telle le vice-président de l'Assemblée suprême populaire de la Corée du nord, de passage à Damas, dimanche, annonçait que son gouvernement entendait prendre des “mesures rigoureuses contre l'équipage du Pueblo".A Pékin, entre-temps, le gouvernement de la Chine populaire accordait son total appui à la Corée.A Washington on apprenait de sources sûres que les Etats-Unis renforçaient leur dispositif militaire dans le Sud-Est asiatique.Au Conseil de sécurité enfin, la discussion doit reprendre cet après-midi “La Corée démocratique envisage de prendre des sanc lions rigoureuses à l’encontre des membres de l’équipage du bateau américain d'espionnage 'Pueblo" et rejette tout débat sur cette affaire au Conseil de sécurité".Cette déclaration a été faite par M.Cang Ryng Que, vice-président de l'Assemblée suprême populate de la Corée démocratique, qui, se rendant en visite officielle en Irak à la tête d'une délégation officielle nord-coréenne, a fait escale hier en fin d'après-midi à l'aéroport de Damas, rapporte la radio syrienne.M Que a ajouté en substan- ce: nous estunons que rentrée du navire américain dans nos eaux territoriales constitue un acte de provocation ayant pour objet de déclencher une nouvelle guerre en Corée.Le recours des Etats-Unis au Conseil de sécurité n’est qu’un acte destiné à camoufler son espionnage contre notre pays et son comportement barbare.Les déclarations officielles américaines concernant la capture du navire “Pueblo" sont “un tissu de mensonges ', a affirmé pour sa part le consul général de Corée du nord à Rangoon, au cours d'une conférence de presse.M.Joo Chang Joon, pour qui le bâtiment américain se livrait.avant la saisie, a des operations d'espionnage, à l'intérieur des eaux territoriales Un deuxième sous-marin disparait dans les eaux de la Méditerranée TOULON (Al 1*1 Des ladies de mazout, repérées à l’endroit approvimatif de la disparition du sous-marin français “Minerve", étaient, dimanche soir, le seul indice que I on possède sur le sort de ce submersible.Indice très frêle car les taches de carbu rant sont fréquentes en Médi terranée et cette découverte ne prouve pas que le lieu du naufrage soit ainsi déterminé avec certitude.Selon la formule de l’amirauté française on reste “sans nouvelle depuis hier soir du sous-marin" disparu avec un équipage de 6 officiers et 4(> officiers mariniers et marins.la- “Minerve" était en exercice à 20 milles au large de Toulon et aurait du regagner sa base samedi à 21 heures.Il participait, depuis deux jours, avec des batiments de l’escadre de la Méditerranée à des manoeuvres auxquelles prenait pari également l'aviation.On ne sait encore exactement a quelle heure le dernier contact radio a été éta- Le sous-marin français "Minerve (Télephoto AP) bli avec le submersible mais celui-ci est resté silencieux dès avant 21 heures et n’a pas regagné sa base à l’heure prescrite.Aussi, un important dispositif de recherches était aussitôt déclenché.Sept escorteurs rapides de la marine de guerre, accompagnés d’avions de reconnaissance et d’hélicoptères entreprenaient les premières recherches qui s'avéraient vaines.Le sous-mann “Minerve" est l'un des onze sous-marins français à haute performance.Il est l’un des sous- marins les plus modernes de la Hotte française, lance en 1%I.il a été mis en service en lOfèt.Plusieurs types de ce sous-marin ont été livrés au Portugal, au Pakistan et à l'Union sud-africaine.D’autre pari, à Tel Aviv, l’espoir de retrouver vivant l'équipage du sous-marin israélien “Dakar ”, avec lequel tout contact est perdu depuis jeudi midi, diminue d’heure en heure.Les réserves d’oxv-gène du sous-marin devaient, en effet, être épuisées hier soir si le “Dakar" n’avait pas fait surface depuis trois jours.nord-coreennes, a ajouté que la propagande des Etats-Unis dénaturait la vérité Le consul général a réitéré les accusations de son gouvernement, selon lesquelles les Américains continuaient à être agresseurs de la Corée: “Le peuple coréen est prêt à toute évantuahté, a-t-il conclu, et s'opposera toujours fermement à ses agresseurs' Dans une déclaration publiée hier à Pékin, le gouvernement de la Chine populaire a "soutenu fermement la juste attitude du gouvernement nord-coréen qui a riposté à la flagrante provocation des impénaüstes américains".Le gouvernement chinois a ajouté que l'incident du "Pueblo" "fait partie des activités criminelles des Etats-Unis qui cherchent à étendre la guerre d’agression menée contre le Vietnam" Affaire de routine LA NOUVELLE DELHI L'affaire du “Pueblo” est une "affaire de routine qui doit être réglée comme telle" avait souligné samedi M Alexis Kossyguine, au cours d'un entretien d une heure et quart qu'il avait eu avec Mme Indira Gandhi, indiquait-on de source proche des délégations soviétique et indienne, à la Nou-velle Delhi.Le président du conseil soviétique aurait également affirmé que la Corée du nord avait la preuve que le navire saisi avait pénétré dans ses eaux territoriales Cependant, ajoute-t-on de même source.M Kossyguine a souligne que les Etats-Unis avaient l'habitude de “violer" les territoires et les eaux territoriales des autres pays 't d'accuser ensuite la "victime .Au cours d'un tour d’horizon de la situation internationale portant principalement sur le Vietnam et la Corée du nord, le présient du Conseil soviétique aurait aussi déclaré que l’URSS désirait Voir page 14 : Corée du nord Pour l'abolition de la monarchie.et l'institution d'un régime républicain • Abolition de la monarchie et institution du régime républicain au Canada.• mise en oeuvre de 1 assurance-maladie dès le Ter juillet et campagne d'opinion pour amener le Québec à y participer; • établissement d'un régime de revenu annuel garanti pour toute la population canadienne, création d'un organisme chargé de préparer pour 1975 le premier plan économique du Canada ; • établissement d'une politique nationale d'agriculture pour les dix prochaines années; mise au point d’une politique d’immigration propre a respecter l'équilibre linguistique du Canada; • application immediate des recommandations du premier livre de la Commission Laurendeau-Dunton ; • accroissement des relations avec les pays francophones; exploitation par Otta-w'a de satellites de communications qui seraient mis à la disposition des provinces; • droit des provinces de signer des ententes avec des pays étrangers au titre d’ac-cords-cadres intervenus entre ces derniers et le gouvernement central ; • diverses mesures tendant à confirmer l’indépendance et la souveraineté du Canada, notamment par l’abolition du serment à la reine, la suppression du statut de sujet britannique et la substitution de 1"’0 Canada" au "God Save the Queen" dans le salut officiel au chef de l'Etat; • reconnaissance de la Chine populaire sans conditions; • efforts visant à réduire progressivement le caractère militaire de l’OTAN au profit de sa vocation politique; aide accrue aux pays en voie de développement, en particulier les pays francophones.Telles sont les principales résolutions adoptées samedi soir par l'assemblée générale du congrès de la section québécoise de la Fédération libérale du Canada A 1 excep- tion des résolutions relatives à la monarchie et à l'assurance-maladie, toutes ces mesures étudiées plus tôt en commissions ont été adoptées sans débat et sans modifications.Emanant de la Fédération des étudiants libéraux du Québec, La résolution la plus discutée porte que "les fonctions et les attributions actuellement dévolues au gouverneur général du Canada et' au monarque du Canada le soient désormais à une seule personne, laquelle deviendrait le président de la république du Canada, .et que le dit président soit élu pour une période de cinq ans par une majorité des deux tiers des deux chambres réunies et que le principe de l'alternance linguistique soit respecté".Adoptée par 135 voix contre 33 et deux abstentions (dont celte de M.Jean Marchand), cette résolution a suscité les interventions de M.Maurice Sauvé, de M.Yves Tardif, président des Jeunes libéraux du Canada, et de M.Auguste Choquette, député de Lot-binière aux Communes Pour le ministre des forêts et de l'aménagement rural, "il y a des problèmes plus urgents à discuter que celui de la monarchie" et.au surplus, "il ne serait pas opportun.dans le contexte où nous vivons, que la section québé- coise de la Fédération libérale propose l'abolition de la monarchie ”.Si, dit-il.le congrès vote cette résolution, "la presse du pays va s emparer de cela et ne retiendra que cet aspect-là de notre congrès, jusqu’ici fructueux Le parti libéral, a encore dit le ministre.a besoin de l’appui des électeurs dans les autres parties du Canada ”11 faut penser aux conséquences politiques de notre décision.’’ De son côté, le jeune Yves Tardif a mis l'assemblée en garde contre la peur d'exprimer son opinion II est clair que la majorité des per- Voir pag* 14 : Monarchic 2 • LE DEVOIR.LUNDI.29 JANVIER 1968 Âu congrès des libéraux du Québec Un point d'équilibre à trouver entre le fédéralisme de tutelle et le fédéralisme confédératif Un "manifeste" libéral Pour un fédérulisme l'renouvelé par Pierre-C.O'Neil • Le fédéralisme prend toujours, par-delà ses principes de base et sa définition légale, la forme du pays qui l'adopte, et la forme de ses besoins • Conformément a cette définition le fédéralisme canadien a oscillé selon les besoins du moment entre deux formes extrêmes de fédéralisme de tutelle et le fédéralisme confédératifi mais sans jamais trouver un point de juste équilibre • Au-delà des difficultés politiques causées par ce mouvement pendulaire, il reste que la plus grande realisation de la fédération canadienne a été de permettre la protection et l'épanouissement de la collectivité canadienne-française en Amérique du Nord Telle est en trois chapitres la leçon de science politique qu'ont donnée aux délégués hier MM Paul Tellier.Maurice I.amontagne et Maurice Sauvé qui avaient été chargés d'amorcer la discussion constitutionnelle en faisant en quelque sorte la genèse du fédéralisme canadien et l'histoire de son application depuis cent ans.Les interventions des trois hommes ont finalement débou- XJpi'nlimtë Cocktail* Bieret importe** Vm* *t Champagne ATMOSPHÈRE DE CLUB ALPIN RECOMMANDÉ FAR HELEN ROCHESTER En special pour la semaine du 27 jan.au 3 fév.Restaurant suisse Cocktail Bar DÎNER SOUPER 12 a 3 h.p.m.6 a 9 h.p.m Soupe du jour Soupe du jour Weiner Schnitzel Cordon Bleu Rot.Suisse Rôti Suisse 1 verre de vin rouge importe Gateau ou h omage maison Gateau oui censes Black Forest Cafe Cafe S1 .75 s2.35 Spécialités suisses a la carte Musique turtte tou* Je» wendredt et tamedi de 9 h p.m.a 2 h.a m.LICENCE COMPLÈTE 1279 rue St-Marc (angle Réservations 935-2285 Pourquoi ne pas épargner à tempérament?iF-ôfor plan depargne systématique Le nouveau plan d'épargne systématique de la Banque Royale vous fait économiser "malgré vous" ! 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