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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 11 juin 1969
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1969-06-11, Collections de BAnQ.

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/ r Le premier ministre de la Nouvelle Ecosse M G I Smith, a assisté hier à Ottawa â la conférence sur les disparités régionales, qui sera suivie aujourd'hui de la conférence fédérale provinciale sur la constitution Aujourd'hui comme hier, la conférence se déroulera é huis clos (Téléphoto PC) La conférence constitutionnelle s'ouvre aujourd'hui Quelle délégation sera la première à briser le huis dos ?OTTAWA (DNC) Les premiers ministres des provinces se reunissent ce matin pour reprendre les discussions constitutionnelles qu ils ont amorcées depuis plus d'un an et qui se poursuivent de mots en mois entre fonctionnaires des gouvernements Mais a quelques heures de l'ouverture des travaux, les journalistes s tnteressaient moins à ce qu'en serait l'Issue qu'à la question de savoir quelle délégation briserait la première le huis clos et pour quels motifs politiques Tous les indices portent à croire que le gouvernement fédéral entend de son coté respecter à la lettre le caractère confident ici des discussions mais que certaines provinces ou certains hommes politiques pourraient tirer profit de fuites calculées, a condition de ne pas être identifies comme les sources de ces indiscrétions La conference durera trois jours, réunira des delegations beaucoup moins importantes que dans le cas des conferences publiques et se déroulera au siège du secrétariat de la conférence constitutionnelle permanente, dans l'ancienne gare d'Ottawa, à deux pas du château Laurier et des edifices du parlement L'ordre du jour comprend une discussion des pouvoirs de taxer et de dépenser du gouvernement fédéral, une brève étude des rapports provisoires des comités de la conference qui étudient les questions des langues officielles.des droits fondamentaux, des institutions du fédéralisme et des aspects constitutionnels des disparités régionales.Et hier, en forme de préambule de la conférence.M.Jean Marchand avait reuni au même endroit, pour une journée entière de discussions, les hommes politiques et les fonctionnaires de chaque province qui ont mission de s’occuper des problèmes des disparités régionales La délégation du Quebec à cette reunion comprenait les ministres Marcel Masse et Robert Lussier ainsi que MM.Arthur Tremblay.Guy Cou-lombes.Yvon Tremblay Tous ces gens auraient aborde l'etude des disparités régionales par le biais d une analyse du projet de loi sur les subventions aux régions défa-vonsees qui a subi en Cham- Les entretiens sino-canadiens progressent -Sharp à Oslo OSLO (CP PA) Le ministre canadien des affaires extérieures.M Sharp, qui se trouvait hier à Oslo, a laisse entendre que les entretiens sino-canadiens -uir la reconnaissance de la Chine communiste par le Canada progressaient et qu'il était prêt a se rendre a Stockholm pour y participer."Je ne me rendrai pas dans la capitale suédoise dans ce seul but a-t-il dit, mars si les représentants de la Chine po- Voit pua* 2 : Entr«ti«n> bre vendredi l’épreuve de la deuxieme lecture et dont on commençait hier soir l’étude en comité On sait que ce projet de loi modifie considérablement les données de l’ancienne loi et le rôle de l'agence de développement régional et qu'il confère au ministre de l’expansion économique régionale des pouvoirs très considérables de décision Le projet de loi lui-mème oblige le ministre à agir en certains domaines seulement après consultation avec les provinces et c'est pour amorcer son action avec la plus large mesure possible d’accord que le ministre avait convié ses homologues à cette discussion M.Marchand a indiqué aux journalistes après la réunion qu'il ne croyait pas que le sujet soit à nouveau abordé au cours de la Conférence d'aujourd’hui si ce n'est dans ses aspects constitutionnels la météo Ensoleillé Vents légers Minimum la nuit dernière et maximum aujourd'hui 56 et 80 Fête du jour : saint Barnabe LE DEVOIR Fais ce que dois VOL LX - NO 135 Montréal, mercredi, 11,juin 1969 lO CENTS Important développement au Vietnam Le FNL met sur pied un gouvernement 'provisoire' La Banque du Canada relève son taux d'escompte OTTAWA iDNO La Banque du Canada a annoncé hier soir qu elle majorait de T", à 7 VI son taux d’escompte, à compter d'aujourd'hui.La banque a précise que cette majoration tenait compte de la récente progression des taux d mtérèt à court terme à l'étranger et de la forte demande de crédit au Canada Cette majoration vise à faciliter a la banque la poursuite de sa politique contre l'inflation Les banques de New York ont majoré leur taux d'escompte lundid'un pour cent à8V Vendredi, la banque Toron-to-Dommion avait hausse son taux d'escompte à 7V7.mais les autres banques avaient alors préféré demeurer au taux de?VT.Aux Communes hier après-midi, le ministre des finances M.Benson, avait admis que les banques canadiennes seraient inévitablement forcées d'élever le taux d'intérêt pour leurs clients privilégiés par suite des hausses annoncées récemment sur le marché américain Selon lui, c'est la seule façon d’éviter une course des sociétés américaines sur nos marches de capitaux qui entraînerait un bouleversement de nos réserves de change et des difficultés quant a la stabilité du dollar canadien Ort sait que les banques américaines ont accru récemment de 7.5% à 8.5% les taux d'in-lérêt exigés de leurs clients privilégiés.Le ministre a reconnu que ce genre de mouvement s étend très rapidement et s'il doit y avoir une période d'ajustement du taux des banques canadiennes.M.Benson leur a demandé de donner priorité aux emprunteurs canadiens afin d’atténuer l’impact que pourraient avoir Voir page 2: Taux d'ascompto PARIS (AFP) L annonce de la formation d’un “gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Sud-Vietnam hier a fait l’effet d’une bombe et semble avoir pris au dépourvu les délégations américaine et sud-vietnamienne De l'avis des observateurs c'est un fait nouveau qui pourrait bouleverser toutes les données de base de 1 ^.conférence de Paris Au moment où le communiqué de Midway rejette la formule d’un gouvernement de coalition qui serait imposé" a la population et non issu d’élections libres, on apprend qu’un tel gouvernement est déjà! formé.On ne peut dire, eqpéndant.que la nouvelle soit lout a fait imprévue et tous les observateurs rappellent à son sujet que le porte-parole de la délégation du FNL M Tran Hoai Nam.avait annonce, à sa dernière conférence de presse jeudi dernier que les premiers contacts étaient pris, tant au Vietnam qu'à Paris, où séjournent de nombreuses personnalités politiques vietnamiennes en vue de la formation d'un gouvernement de coalition provisoire On ne saurait dire, non plus, que l'annonce faite hier par les organes de presse du FNL constitue une réponse au communiqué de Midway, puisque le "congres national du Sud-Vietnam" dont est issu le gouvernement révolutionnaire s'est tenu du 6 au 8 juin, c'est-à-dire avant la rencontre des présidents Nixon et Nguyen Van Tlueu Il est à prévoir que la formation du nouveau gouverne ment révolutionnaire aura pour premier effet de durcir les positions à la conference de Paris Alors que les Américain'.et Sud-Vietnamiens avançaient pas à pas selon l’expression du chef de la délégation du FNL.M Tran Buu Kiem vers des formules de compromis, leur premier souci maintenant sera indubitablement d'affirmer avec plus de force que jamais le caractère légitime et représentatif de l’administration actuelle de Saigon De l’autre côté il n’est guère douteux que le FNL revendiquera pour le gouvernement provisoire le pouvoir d’organiser la consultation populaire qui concrétisera l'exercice du droit d'autodétermination du peuple sud-vietnamien.11 suffit de se rapporter au programme en 10 points du FNL qui prévoyait un processus analogue a celui qui vient de se tenir pour mettre sur pied le gouvernement de coalition chargé d’organiser les élections.Le "congrès-national dont est issu le gouvernement révolutionnaire provisoire réunissait, en effet, selon le communiqué de radio-libération et de l’agence Gia Phong (l’agence de la presse du FNLi “toutes les forces de résistance" autrement dit toutes les nuances valable- de l’opinion sud-vietnamienne Il reste à savoir qui tait partie du nouveau gouvernement Il reste surtout a savoir si le FNL entend exiger sa par-tk'ipation h la conférence de Paris Les précisions sur les sujets de ce genre seront données mercredi par M Tran Buu Kiem au cours de sa conférence de presse.Une chose apparaît cependant déjà dans le texte même de l'annonce suite hier c’est que la réunification du Vietnam n'est pas pour demain.Pour la première fois, en effet, apparaît le vocable "République du Sud-Vietnam et avec lui une entité étatique nouvelle, qui coexistera nécessairement pour un temps indéterminé avec la "République démocratique du Vietnam ' c'est-à-dire le régime d'ttool 11 est à noter que le regime de Saigon s'intitule, pour sa part, la République du Vietnam et a donc, comme celui d’Hanoi une vocation unitaire que n a pas l’Etat nouveau créé entre le 6 et le 8 juin.Le gouvernement provisoire révolutionnaire qui a été constitue au Sud-Vietnam, avec la participation du Front national de libération et de l’Alliance • pour ta démocratie et la paix, cherchera à s'adjoindre d’autres personnalités désireuses, comme les membres de ce gouvernement, d’aboutir à la paix, l'indépendance et la neutralité du Sud-Vietnam, m- Voir page 2: Le FNL ;î mmm .Après le discours qu’il a prononcé devant TOIT à Genève, hier, le pape Paul VI s est prêté obligeamment au "shake-hands'' à l'americaine Plusieurs employées qui se trouvaient aux abords du Palais des nations ont ainsi pu saluer l'hôte exceptionnel de la ville de la Réforme (Téléphoto AP) Pour l'Eglise catholique La question de l'entrée au Conseil oecuménique n 'est pas mûre - Pau! V! GENEVE (AFP) En toute franchise fraternelle nous ne considérons pas que la question de la participation de l’Eglise catholique au Conseil oecuménique soit mûre au point que l’on puisse ou doive donner une réponse positive La question reste encore dans le domaine de l’hypothèse.C’est la réponse claire que le pape Paul VI a donnée, hier en fin d’après-midi, a cette question oue beaucouo de chrétiens se posent en s'adressant a Geneve aux membres du Conseil oecuménique des Eglises L adhésion de l’Eglise catholique comporte de graves implications theologiques et pastorales Elle exige par con- séquent des études approfondies et engage dans un cheminement dont l’honnêteté oblige a reconnaître qu'il pourrait être long et difficile Mais cela ne nous empêche pas de vous assurer que nous regardons vers vous avec un grand respect et une profonde affection La volonté qui nous anime et le principe qui nous dirige seront toujours la poursuite pleine d'espérance et de réalisme pastoral de l’unité voulue par le Christ Précédemment, le pasteur Carson Blake secrétaire général du COE avait notamment déclaré Voir page 2: Le Conseil oecuméntque Jean Lesage somme LUN de déclencher des élections QUEBEC (DNC) Déplorant l'absence de toute politique de développement économique de la pan du gouvernement, le chef de l’opposition liberale a somme hier F UN de déclencher des élections atîn de rendre compte de son mandat M.Lesage a notamment souligne le fait que les prévisions d’investissements pour 1969 indiquent que le Québec- piét ine sur place Bien plus, a dit M Jean Lesage dans sa réplique au discours du budget de M.Dozens ces prévisions révèlent que les retards du Québec sur l'Ontario s’aggravent et que Toronto gagnera du terrain sur Montréal "Dans le fond, a lancé le leader liberal, nous pouvons remercier la province de toujours faire partie de la fédération canadienne.Ce qui va le plus aider prochainement la région métropolitaine de Montréal à soutenir la concurrence de Toronto, ça va être l'aero-port pour avions supersoniques.Si nous étions séparés, tout ce que nous aurions eu.C'aurait été une piste pour autos-neige, et encore.Il est clair que l’aéroport pour avions supersoniques aurait été à Toronto ou pas loin.Il aurait ete ailleurs mais pas au Québec" M Lesage a a jouté que l'emplacement de l’aéroport à proximité de Montreal "esi un des facteurs essentiels si nous voulons que Montreal continue d’être la métropole du Canada.Autrement, nous serons vile dépassés par Toronto, et les chiffres de croissance prévus pour 1969 sont là pour nous éveiller à la brutale réalité’’ Selon le chef libéral, le peu de sens des responsabilités du gouvernement a signe une "substitution de localisation" des investissements du Quebec vers l’Ontario: il ne s’agit pas tellement d’une fuite de capitaux que d’un "manque à ga- gner" du Québec au moment ou ce dernier doit créer des emplois par milliers.M.Lesage a souligne qu'il ne s'agit pas de créer de nouvelles structures comme celle qua proposée récemment le ministre de l’éducation mais d’établir une saine administration des finances de l'Etat, de réduire les dépenses non essentielles, d'éliminer le gaspillage, de définir les priorités et de faire en sorte que l'Etat assume pleinement son rôle de leader" de l'activité économique.Le chef liberal a accusé le gouvernement de démission devant les problèmes économi- ques du Québec et de tentative de camouflage.De son côté, le député d'Ou-tremont.M Jérôme Choquette, a soutenu que ' le gouvernement du Québec est au bord du desastre financier à moins d'un redressement spectaculaire qui ne peut provenir que de la volonté gouvernementale de mettre de l'ordre dans la maison 11 a soumis que le gouvernement a complètement failli à la tâche, qui lui avait été implicitement confiée par la population.en 1966, et qui était d'assurer la "consolidation des réformes amorcées entre 1960 et 1966 M Choquette a dit que l'objectif de toute politique dans l’état actuel des choses, c'est de rendre le Canada français concurrent tel".c’est-à-dire de l'adapter aux impératifs d'efficacité et de productivité de la civilisation nord-amen-came L'Etat doit donner l'exemple en ce sens et montrer la voie vers les réformes nécessaires M Choquette a suggéré la création d'une commission d’enquête sur l'organisation du gouvernement du Quebec, similaire à la commission Glassco Robert Stanfield Benson compte sur l'inflation pour équilibrer son budget OTTAWA (CP) Le leader de l’opposition aux Communes.M.Robert Stanfield, a qualifie hier d’inadéquates les mesures annoncées dans le budget de la semaine dernière et a accuse le ministre des finances.M.Benson, de compter sur l’inflation pour équilibrer son prochain budget M Stanfield qui prenait la parole durant la deuxième journée du débat sur le discours de M.Benson, a prédit que les mesures préconisées par le ministre des Finances ne feraient que ralentir la croissance des régions défavorisées.Ce budget du printemps, a ajouté le chef conservateur, montre le peu d’efficacité du budget d’octobre."M.Benson l’a admis lui-mème.le taux d'inflation ne semble pas fléchir, tout com- me durant les quatre dernières années Et nous sommes aux prises avec le c hômage" "Depuis 1965, a-t-il ajouté, le gouvernement liberal brandit la menace de la réduction des dépenses pour combattre l'inflation.et nous attendons toujours des gestes concrets".M.Stanfield a proposé la mise sur pied immediate d'un organisme qui serait charge de planifier l'économie des prochaines années et qui pourrait aider le Canada à sortir du cercle vicieux dams lequel l'a placé le gouvernement liberal.Poursuivant sa sortie.M.Stanfield a fait remarquer que le gouvernement n'avait même pas tenu compte des recommandations de son livre blanc sur l’économie, déposé en décembre.On y suggérait la création d’une commission des prix et des revenus pour conseiller le gouvernement dans la lutte contre l’intlation Cette commission a été récemment créée et le Dr John Young, de l’universite de Colombie-Britannique.en a été nommé président.Toutefois, on n'a pas encore nomme les autres membres de cet organ isme M.Stanfield a conclu en résumant ainsi le budget présente au début du mois une attaque inefficace contre l’in-(lation et qui retarde la soiu tion des autres problèmes urgents de l'heure Plus tôt.M.Robert Thompson PC Red River) a soute- nu que différents ordres de gouvernement municipal, provincial et federal percevaient environ 47 pour cent du Voir t>ag« 2 : Stanîènki Pau! VI: un nouvel appel à la paix GENEVE i AFP) C'est un nouvel appel en faveur de la paix qu’a lance hier matin le pape en s'adressant a Genève aux participants de la conférence générale de l'Or ganisation inlernationale du travail Mais cette paix, a dit Paul VI qui a parlé en français ne pourra se faire que dans la justice sociale Après les salutations d'usage el apres avoir rappelé la dignité que le christianisme reconnaît au travail.Pau! VI a évoque le chemin parcouru dans le domaine de la doctrine sociale depuis Léon XIII jusqu'à Populonwi progressio Puis il a évoqué la roneeption chrétienne du rôle central que joue l’homme dans le développement de la société en insistant sur la nécessité de faire progresser la conscience morale de l’humanité II a donc-lancé un appel jiour qu’on lutte courageusement contre les injustices sociales et pour la promotion des peuples en voie de développement et pour qu’on prépare les jeunes à la construction de la société Paul VI est alors revenu -in la conception moderne et , chrétienne du travail.Cette conception, a-t-ü dit.est fondée sur un principe fondamental que le christianisme a singulièrement pour sa part mis en lumière: dans le travail, c’est l’homme qui est premier C’en est donc fini de la priorité du iravail sur le travailleur et de la suprématie des exigences techniques et économiques sur les besoins humains Jamais plus le travail au-dessus du travailleur jamais plus le travail contre le travailleur Le travail au service de l’homme, de tout homme et de tout l'homme" Traitant ensuite du rôle de TOIT.Paul VI a dit que l’instrument "original et organique” utilisé par TOIT pour faire face à cette tâche qu est la defense et la promotion des travailleurs, est de faire ‘conspirer les trois forces qui sont a l’oeuvre dans la dynamique humaine du travail moderne les hommes de gouvernement les employeurs et les travailleurs.Et votre méthode, c'est d hamioniser ces trois forces, de les faire concouru dans une collaboration courageuse et fécondée par un constant dialogue pour l'étude et la solution des problèmes toujours renaissants et sans cesse renouvelés On ne -aurait, a poursuivi le pape, régler les conflits de travail par des dispositions artificiellement imposées qui priveraient la communauté sociale de la premiere prerogative humaine qu'est la liberté, pas plus du reste en des situa-* lions qui résultent du seul et libre jeu comme on dit du déterminisme des facteurs (économiques De tels remedes peuvent bien avoir les apparences de la justice; ils n'en ont point l'humaine réalité" Le pape a ajouté que ce n est que dans une compréhension profonde des causes des conflits et en satisfaisant aux justes revendications des travailleurs qu'on peut penser les régler Mais de toute façon, le social devra prendre le pas sur l’économique pour mieux le régler et le conduire." L'OIT a dit ensuite le pape se doit de lutter contre les injustices sans cesse renouvelée;,.Contraignez les intérêts particuliers à se soumettre à la vision plus large du bien commun, adaptez les anciennes dispositions aux besoins nouveaux, suscitez-en des nouvelles, engagez, les nations a les ratifier et prenez les moyens de les faire respecter “Il vous faut maintenant prendre les moyens d’assurer la participation organique de tous les travailleurs non seulement aux fruits de leur travail.mais encore aux responsabilités économiques et sociales dont dépend leur avenir et celui de leurs entants ’ Voir pana 2: Paul VI m 2 • Le Devoir, mercredi, 1 1 juin 1969 suites de la première page LE FNL dique-t-on dans I entouraep de !a délégation du F N L à la conférence de Pans Le gouvernement provisoire a déjà fait siens les dix points souini' par le F N.L à la conference de Paris nar M Iran Buu Kiem qui a dirigé la délégation du F N L et qui doit regagner le Sud Vietnam où il est appelé à occuper d importantes fonctions C'est Mme Nguyen Thi Binm nommée ministre des affaires étrangères du gouvernement provisoire, qui prend la tête de la délégation à Paris, comme elle le fit au cours de la première phase des conversations.précise-t-on dans l'entourage de la délégation du F N L Le gouvernement provisoire constitue en quelque sorte la concrétisation d'un état de fait 11 représente les groupes révolutionnaires, créés par le F N L partout au Sud-Viet nam.qui mènent le combat pour ! indépendance du Sud Vietnam Le F N L ajoute-t-on dans les mêmes milieux, avait proposé à la conférence de Paris la création d'un cabinet de paix et la constitution d un gouver nement de coalition auxquels se sont opposés les Etats-Unis et les représentants de Saigon Le gouvernement provisoire créé dimanche dernier, au moment où M Ttiieu et le président Nixon se rencontraient a Midway, n'exclut fias, dit-on dans les mêmes milieux la formation de l'un ou de iau-(re Ces propos ont êlê recueillis au cours de la garden-party offerte hier après midi par iambassadeur de IT R S S a Paris et Mme Valerian Zonne dans les jardins ambassade Nouvel appel de Nixon à Hanoi Le président Rithard Nixon a "invité' les dirigeants du Nord Vietnam à avancer avec les Etats-Unis sur le chemin de la paix, au cours d une allocution prononcée dans les jardins de la Maison Blanche, immédiatement après son arrivée dans la capitale fédérale.venant de Midway où il avait rencontré dimanche le président Thieu Devant des détachements des forces armées des représentant du Congrès et du corps diplomatique, de nombreuses personnalités, le chef du gouvernement des Etats-Unis a affirmé que l'un des résultats de la conféren ce de Midway était que le président Thieu approuve et appuie le programme en huit points que le chef de la Maison Blanche avait énoncé au mois de mai dernier pour parvenir à la paix au Vietnam Il n'y a aucun désaccord entre nous ".a déclaré M Nixon qui a précisé que la conférence de Midway avait également démontré U que les forces sud-vietnamien-nes son! maintenant suffisamment entraînées et équipées pour prendre la relève d'une partie des forces américaines dans les combats: 2> qu après cinq ans de guerre, le moment esl maintenant arrive où il est possible de ramener des soldats américains aux Etats-Unis t'ela ne veut pas dire que la guerre soit terminée et les négociations se poursuivent des combats continueront ju-qu'à ce que la paix intervienne' , a poursuivi le président M Nixon a alors ajouté que son discours du mois de mai dernier et la décision de retirer du Vietnam 25.000 soldats américains ouvrent largement la porte vers la paix J invite les du igeants du Nord-Vietnam a franchir cette porte avec nous a-t-il souligné M Nixon a indiqué que le Nord-Vietnam pouvait agir soit en procédant au retrait de certaines de ses forces du Sud-Vietnam soit par son action au sein des négociations de Parts -oit par ces deux méthodes à la fois Le moment d'agir est arrivé Nous avons agi de bonne toi Si les dirigeants d Hanoi ne lont pas Le bâtiment L impasse subsiste Le-s négociations se poursuivent à I hètel Windsor, où depuis dix jours, les représentants de cinq associations patronales de la CSN et de la DÉCÈS Notai ».v.|».quo t« ovto é» déco» doivont nou» porvtndr avant 8 00 p.m.BCUEMARC Gaston A M • .,u»n 1%9 t'st cié( oclé '
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