Le devoir, 25 avril 1970, samedi 25 avril 1970
L'Union nationale, victime de ses oscillations?par PETER REGENTREIF Le politicologue Peter Regenstreif a effectué du 13 au 18 avril un sondage auprès des électeurs du Québec en prévision du scrutin du 29.Voici le deuxième d'une série de quatre articles résumant les constatations de ce sondage.Le sondage a été réalisé sous la responsabilité du TORONTO STAR en collaboration avec certains journaux canadiens dont LE DEVOIR.Celui-ci a réservé les droits exclusifs de reproduction du sondage pour le secteur francophone de la presse.N.D.L.R.Suivant une tradition solidement établie, l’Union nationale et le parti libéral ont longtemps manifesté une certaine ambivalence sur des questions comme l’indépendance politique et économique du Québec et l’unilinguisme.Au cours des dernières années, en particulier depuis 19tt6.cette technique est devènue.sous le règne de l’Union nationale, un art pratiqué avec beaucoup de finesse.L’Union nationale a souvent menacé de faire l’indépendance Mais invariablement, elle a toujours reculé lorsque venait le moment d’agir Depuis l’automne dernier, les libé- raux ont adopté une position non équivoque en faveur du maintien du lien canadien.Les créditistes.qui en sont à leur première contestation électorale sur le plan québécois, se proclament aussi fédéralistes.De l’autre côté, le Parti québécois s est engagé à faire l’indépendance politique mais il entend maintenir en même temps des liens économiques avec le reste du Canada.Or.la position ferme que les libéraux ont adoptée en faveur du fédéralisme et la position carrément nationaliste du Parti québécois semblent devoir aider ces deux partis au détriment de l’Union nationale En adoptant une attitude clairement favorable au fédéralisme, Robert Bouras-sa prenait un risque considérable.En fait, il invitait les électeurs à faire leur choix sur la base de cette question fondamentale Lorsqu'un gouvernement se voit poser un défi comme celui que lui apportait le parti libéral, sa tendance normale est de se rapprocher de la position de l'adversaire.C’est ce que tenta de faire l’Union nationale.Dans des circonstances normales, ce parti aurait pu s'attendre à attirer dans ses rangs des libéraux plus ou moins tièdes à l’endroit du fédéralisme.Mais la technique a joué, cette fois, contre l'Union nationale, parce que celle-ci s'est vu doublée, de l'autre côté, par un parti encore plus nationaliste que l’UN, c’est-à-dire le Parti québécois.Lorsque l'Union nationale fit mine de se rapprocher de la position des libé raux.elle perdit un certain nombre de ses éléments nationalistes au profit du Parti québécois Voyant ce qui se passait.l'ÛN chercha à se rapprocher de la position du PQ.mais cette fois, elle devait perdre certains de ses appuis profédéraux au profit des liberaux et des créditistes.Cette situation inconfortable de l'Union nationale ressort clairement des réponses qu'ont apportées les 820 Québécois interrogés au cours de notre enquête à des questions portant sur le séparatisme.la politique linguistique dans le domaine scolaire et les relations d'Ottawa avec Québec.Une première question demandait: le Québec devrait-il se séparer politiquement et économiquement du reste du Canada?Pour l'ensemble de la province.14% des répondants (cette proportion est demeurée constante depuis 1963) se sont déclarés favorables à la.séparation politique et économique.76% se sont déclarés opposés à une tel- le séparation et 10% se sont déclarés incertains.Seulement 2% des répondants anglophones de Montréal favorisaient la séparation.tandis que 18% des Montréalais francophones et 14% des francophones du reste de la province se déclaraient favorables.Parmi les répondants qui se proposent de voter en faveur du parti libéral, seulement 6'.favorisent la séparation totale du Québec d'avec le reste du Canada, tandis que cette option obtient la faveur de 10% des adhérents de l'Union nationa- Voir page 3 : L'Union nationale ¦ la météo Généialimsnt ensoleil lé et un peu moins frais 40 et 60 UE DEVOIR Fais ce que dois ¦ Le Devoir et les élections du 29 avril: le meilleur choix - un éditorial de Claude Ryan (page 4) ¦ Paul Sauriol réfute le bilan invraisemblable établi par la Fédération libérale du Canada (page 4) René Lévesque Ottawa insulte les Québécois par Jean Luc Duguay Le president du Parti québécois.M René Lévesquj a qualifié hier "d'insulte à l'intelligence des Québécois" le document qu'a commencé à faire circuler dans la province, à quelques jours des élections, le Parti libéral du Canada.section québécoise Le document de deux pages, intitulé "Quoi de neuf’", veut démontrer les avantages économiques du fédéralisme pour les Québécois qui recevraient Le cadeau d'Ottawa : $545 millions?Le fédéralisme signifie pour le Québec un cadeau annuel de plus d'un demi-milliard de dollars, soit exactement de $545.700.000, voire même bien davantage C'est ce que soutient un dépliant publié hier même par la section québécoise du parti libéral du Canada.Ce dépliant se veut évidemment une réponse à ceux qui prétendent que les Québécois donnent bien davantage à Ottawa qu'ils n’en reçoivent Le dépliant en arrive à la conclusion citée plus haut en comparant justement des impôts recueillis par Ottawa dans le Québec avec le montant des dépenses que ce même gouvernement fédéral effectue dans cette province ou à l'avantage de ses citoyens.Les statistiques qui ont servi à cette comparaison sont celles de l’année 1968-69 D'après ces statistiques, les Québécois auraient payé en taxes et impôts fédéraux la somme globale de $2.345,-600.000.mais auraient reçu d’Ottawa, pour la même période, des services divers pouvant s’évaluer à $2,891,300.-000 D’où la différence ou le cadeau de l'ordre de $545.700.000 Selon la section québécoise du Parti libéral du Canada, 'il n'y a aucun doute que ce sont les citoyens des provinces les plus riches, ceux de l’Ontario, de la Colombie-Britannique et de I AI-berta, qui contribuent plus en taxes et impôts à Ottawa qu'ils n en reçoivent en dépenses fédérales, et que ce sont les citoyens des Maritimes et du Québec qui, entre autres, profitent le plus du fédéralisme '.Taxes et impôts perçus au Québec Le dépliant dit qu'on peut déterminer de façon précise la part des principaux impôts que les Québécois paient au fédéral (revenus des particuliers, profits des corporations et successions) et qu'on peut, dans le cas des autres types d'impôts (taxe de vente, droit de douane, taxes et droits d’accise et impôts sur les revenus des non-résidents> en arriver à une evaluation passablement réaliste.Il s'agit, dans ce dernier cas.d'attribuer aux Québécois le quart des montants perçus à travers le pays Cette façon de procéder doit être pas sablement juste puisqu'elle équivaut exactement à la proportion des impôts identifiables que paient les Québécois On a alors le tableau suivant : Impôt sur le revenu des particuliers: Voir pag* 2 : la cadaau près de 4 milliards d’Ottawa annuellement alors qu'ils ne verseraient que $2.345.600.000 sous forme de taxes et impôts.Au cours d'une conférence de presse à laquelle participait également l'économiste Jacques Parizeau.M.Lévesque a précisé que le document était distribué aux assemblées de “l'aile provinciale" du Parti libéral fédéral et qu'il semblait avoir été imprimé à quelques centaines de milliers d'exemplaires."Us viennent de faire au tout dernier mille leur effort suprême, un effort à la fois triste et ridicule", a dit M.Lévesque.Il n’est pas possible de déformer à ce point la vérité, a enchaîné le chef péquiste.qui a dit du pamphlet fédéral qu il était "un mensonge public".Cest ce que s’est employé à démontrer pour sa part M.Jacques Parizeau.économiste et candidat du PQ dans Ahuntsic.M Parizeau n’a pas mis en doute que les Québécois, comme l'indique le document, ont versé $2.345.600,000 en 1968-69 au fédéral, mais il a noté que ce montant, selon le récent discours du budget du ministre des finances M.Benson, augmenterait de 30% au cours de la présente année fiscale.M.Parizeau a ensuite donné deux exemples “patents" de la "malhonnêteté" du pamphlet.Il a noté que l'assurance-chômage n'apparaît que dans les dépenses du fédéral i$151.5 millions versés’annuellement au Québec) et qu’il n'était pas fait mention des cotisations versées à ce chapitre par les Québécois à Ottawa: Il a en outre fait remarquer que le document faisait état de $261 millions payés par Ottawa au titre des salaires aux employés des sociétés de la Couronne au Quebec, mais sans mentionner les recettes de ces mêmes sociétés.Le document signale en outre qu'en 1968-69 Ottawa a versé $441.1 millions à la province au chapitre de la santé et du bien-être M.Parizeau a noté que les Québécois paient au Québec pour une partie de T assurance-santé et qu'en fait le montant versé par Ottawa était de $196 millions.L'économiste a signalé que les prêts du gouvernement central au Québec étaient inscrits comme dépenses dans le pamphlet fédéral C'est ainsi que le gouvernement central considère corn- Voir page 2 Ottawa insulta Inversions Il est de plus en plus fréquent de rencontrer à Paris ou à Londres des hommes qui.selon une nouvelle mode, ont remplacé le classique complet-veston par une robe Celle nouveauté vestimentaire est peut être une réaction contre le tail que beaucoup de femmes ont opté pour le port du pantalon, signe longtemps incontesté de la suprématie masculine Jusqu'ici, dans nos sociétés occidentales, en dehors de traditions folkloriques qui permettent le kilt aux Ecossais et la fustanelle aux evr.ones.le vêtement flottant n'était guère de mise pour les messieurs.Il semble que nous entrons dans une ère où le travestisme ne relève plus de tendances umhigués et que la nouvelle tradition qui veut que les femmes portent des cheveux plus courts que «eux des hommes ne soit plus perçue comme un signe de dégénérescence de la civilisation.Louis Marlin TARI) '?«.«Spy* %jMfS ' ¦ V K”- % ¦ ' î* - i %.$34-600.000; Prêt Hydro-Québec (Centrale nucléaireGentilly», $22,900.000; accordés de financement avec divers pays pour achat de produits canadiens (part approximative du Québec), $25.000.000 Ce grand total de $2.891.300.000 ne comprend pas.par exemple, les déboursés que représentent les nombreuses activités des ministères fédéraux au Québec, les dépenses faites à ( étranger pour l’ensemble du pays ni les frais d'administration centrale dont les Québécois bénéficient dans une large mesure Une comptabilité précise de toutes ces autres dépenses ajouterait au moins un autre milliard au montant très conservateur de $2,891.300.000 SAINT-HENRI obstétrique, pouponnière, gynécologie, pédiatrie, physiothérapie, physchia-trie".En outre, les deux hôpitaux devaient comprendre “des lits pour malades chroniques, un bloc de sendees élabore et moderne pour dessen ir les spécialités, comprenant les services de laboratoire et de radiologie nécessaires.des cliniques externes d’urgence bien équipées et des bureaux de médecins" ‘‘Le coût estimatif de chacun des projets doit s’élever à $6.000.000 et les deux hôpitaux seront rattachés à l'hôpital Christ-Roi de Verdun et feront usage des services de spécialités de cette institution, précisait en outre le communique .On ne peut pas d’autre part dire à ce moment-ci quelle allure aura le premier hôpital St-Henri icelui de Ville-Emard) et s’il sera "réduit" comme son ” frère jumeau" Ce nouvel "élément" dans Taffaire ne pourra toutefois que relancer les polémiques et les affrontements entre les divers comités de citoyens de Saint-Henri et les responsables" gouvernementaux, polémiques qui ne s'étaient pas d'ailleurs éteintes tout à fait avec les "promesses" du ministre Cloutier faites le 17 mars dernier Voir page 9 Publié pour le compt* de Mme Th«a Barker, 17055 Maher Pic refond; agent officiel de William P, Show LE PARTI QUEBECOIS Voir page 7 Publié pour le compte de Rryneld Brieton, agent officiel du Peru Québécoii.5675.rue Chrittophe-Colomb.Montréol A quatre jours de la votation.les observateurs s’attendent à ce que M Jean-Jacques Bertrand, chef de TUnion nationale et premier ministre du Québec, lance les gros coups de canon de sa campagne électorale samedi dans la région de Trois-Rivières et lundi à Québec Pour M Bertrand, la troisième semaine de la campagne électorale s est mieux déroulée que la deuxième et il n’a pas eu à faire face à des manifestations péquistes comme cela avait été le cas à Jonquière et â Hauterive.Tout au long de la semaine.les nombreuses réunions publiques ont attiré passablement de personnes M Bertrand qui avait été piqué au vif par la publication des sondages en fin de semaine dernière plaçant TUnion nationale en troisième place derrière les libéraux et les péquistes.en a profité pour mettre les citoyens en garde contre les chiffres publiés par les journaux M Bertrand qui avait tenté de prendre un nouveau style de rencontres avec ses partisans au cours de la OTTAWA INSULTE me des dépenses des prêts de $323.7 millions qu'il a faits en 1969 à la Société centrale d'hypothèques et de logement.Dans le document, ces "prêts-dépenses" comptent pour $429 8 millions M Parizeau a dit qu’il n’avait pas eu le temps nécessaire pour vérifier en détail tout le document.Mais, a-t-il ajouté, ces quelques exemples suffisent à démontrer "l'énormité" des mensonges en question Il a de nouveau pressé le gouvernement provincial de rendre public le dossier qu'il possède relativement aux montants que les Québécois versent à Ottawa et en reçoivent.Le document, a-t-il ajouté, est celui du parti qui forme le gouvernement et qui "tripote son propre budget" Il s agit, a-t-il poursuivi d'un document “déshonorant" qui laisse (Toire que les libéraux fédéraux prennent les gens pour des imbéciles.Un homme d'affaires de Toronto, M.Jack Grant, de passage â Montréal a tenu à dire aux journalistes présents que les états financiers tels que présentés dans le document étaient faussés ("Crooked "i.Il a dit craindre également qu'une publication comme celle-là n'accroisse le ressentiment des Canadiens des autres provinces à l'égard des Québécois qu’ils ont déjà, selon lui.l'impression d'entretenir D’autre part.Tenthousiasme des foules péquistes a salué hier soir le début de la dernière tournée de M Lévesque avant la fin de la campagne électorale.Environ 6,500 personnes ont entendu hier le chef du PQ dans les trois villes où il s’est rendu Au début de la soirée 3.000 sympathisants au comble de Tenthousiasme l'attendaient à Ta-réna de Vaileufield dans le comté de Beauharnois.Lévesque a ensuite fait un saut a Ville Lemoyne dans le comté de Chambly où il a été applaudi par 500 personnes A SainKJean.où le candidat pétjuiste est M.Jérôme Proubt.ancien député de TUnion nationale, plus de 3.000 personnes étaient massées dans Taréna de l'endroit.Dans toutes ces villes, M.Lévesque a réitéré les accusations de "menteurs publics" qu’il avait lancées dans Ta-près-midi à Montréal contre les libéraux fédéraux et le document “déshonorant" qu'ils (ont circuler dans la pro-vinee"au méprisées Québécois".Réélection de Walter Reuther ATLANTIC CITY (AFP) M.Walter Reuther a été réélu jeudi président de TUnited Auto Workers, syndicat américain de l'automobile à la tète duquel i) se trouve depuis 24 ans Parmi les sept vice-présidents qui ont été élus en même temps que M Reuther par les 3.170 délégués de la convention biennale de TU A W figure M Dennis McDermott qui représente les affiliés canadiens du syndicat Avant l'élection du nouveau bureau, les délégués avaient adopté le cahier de revendications qui sera présenté l'automne prochain aux compa gnies automobiles lors de la négociation de la nouvelle convention collective deuxième semaine en est revenu aux assemblées traditionnelles cette semaine.Test ainsi que les notables de l'endroit visité prennent place sur l'estrade d'honneur avec le premier ministre.Au cours de la réunion, une gentille demoiselle apporte des roses à Mme Bertrand et le chef de TU N s'empresse de la remercier en T embrassant.tâche qu il a Tair d'apprécier au plus haut point M Bertrand parle des réalisations de son gouvernement comme un administrateur qui donne le bilan de son mandat aux actionnaires d une compagnie et fidèle à son image, il tente rarement de soulever Tenthousiasme.Au cours de la semaine.M Bertrand a beaucoup insisté dans ses discours sur la nécessité d'avoir un gouvernement fort et autoritaire au Québec, en cette période de troubles sociaux et de contestations.A ce sujet, le chef de TUnion nationale souligne que son gouvernement n'a pas hésité à prendre, quand cela était nécessaire, des mesures parfois impopulaires pour régler des conflits, comme la récente grève des policiers montréalais Un gouvernement fort de TUnion nationale représente, la sécurité pour tous les Québécois.affirme M.Bertrand et il prétend être le seul à avoir une équipe dynamique pour diriger les destinées de la province.A plusieurs reprises.M Bertrand souligne le manque d'expérience du chef libéral Robert Bourassa: il qualifie les chefs créditlstes de "menteurs publics" et il dit que le régime proposé par René Lévesque mène directement à la dictature M.Bertrand demande aussi un mandat clair et précis de la part de T électorat afin de lui donner une force de négociation avec le gouvernement central Le chef de TU N prétend que M Trudeau veut mater le Québec et seul son gouvernement pourra lui tenir tète afin de revendiquer, par exemple.une meilleure répartition des impôts M Bertrand qualifie la poli- tique de M Trudeau de centralisatrice et c'est surtout sur ce domaine que le chef UN entend mener la lutte à ce gouvernement afin d'obtenir une décentralisation des différent^ pouvoirs Enfin.M Bertrand parle souvent des réalisations économiques de son administration et les mécanismes qu i! a mis en place provoqueront une véritable révolution économique "Nous avons créé 60,000 nouveaux emplois Tan dernier et nous continuerons à travailler dans ce sens", dit M.Bertrand en réponse à la promesse de Robert Bourassa de créer 100,000 nouveaux emplois d'ici 1971 s’il est porté au pouvoir En plus des réunions pubh ques tenues par M Bertrand dans les différentes regions de la province, des émissions de 30 minutes de télévision payées par le parti, sont diffusées afin de rejoindre les électeurs indifférents qui ne se donnent pas la peine d'aller assister aux assemblées électorales.Le partage de la taxe de vente L es chefs de parti semblent favorables à un changement SAINT-BRUNO Le Comité d'action des villes et municipalités défavorisées dit avoir obtenu des cinq chefs de parti qu ils se prononcent sur la question d'un partage plus équitable du produit de la taxe de vente provinciale.Selon le comité, les cinq partis ont réagi de la façon suivante: L’Union nationale: M.Jean-Jacques Bertrand, a endossé officiellement la déclaration du Dr Robert Lussier, ministre des Affaires municipales à T effet que le parti de TUnion nationale abolira ou modifiera la loi actuelle mais attendait le Livre blanc sur la fiscalité et les finances que doit présenter M Mario Beaulieu en juin prochain.- Le Parti libéral: M Robert Bourassa.a accusé réception du mémoire par télégramme et a inscrit la révision du partage de la taxe de vente comme mesure prioritaire dans le programme de son parti.- Le NPD: M Roland Morin, a accusé réception du mémoire et a déclaré que.si au pouvoir, son parti éliminerait graduellement la taxe de vente et que.dans T alternative, il favoriserait plutôt une redistribution sur une base per capita.la?Ralliement des Créditistes: M.Camil Samson, a fait connaître sa position dans un discours électoral à Thet- Paul Chamberland I démissionne de TU.de Montréal Dans une lettre qu'il vient d'adresser au directeur du département d'études françaises de i université de Montréal, le poète Paul Chamberland vient d'annoncer sa décision de quitter le département où il était professeur Je n ai pas pris une telle décision à la légère, dit-il dans cette lettre de cinq pages, l'adhésion au monde nouveau m a dicté mon geste Je n’éprouve plus le moindre sentiment d'appartenance à l'institution qu est le Département d'études françaises " ford-Mines et a déclaré que si son parti était porté au pouvoir, il abolirait progressivement la taxe de vente.— la1 l’arti Québécois: M.René Lévesque, a déclaré verbalement à un membre du comité d’action que les villes semblaient avoir raison dans leurs revendications.qu'il ne faisait aucune promesse électorale, que ses conseillers financiers devaient encore étudier le mémoire et qu il appporterait son appui personnel dans toute solution envisagée.Le comité d'action des villes défavorisées estime donc avoir atteint ses objectifs et se dit prêt à collaborer avec le prochain gouvernement dans ses efforts en vue de régler définitivement la question.AVANT OE RENOVER faites installer les GOUTTIERES Ho Do* en métaux émaillés cuits.Aussi vérification gratuite de votre toiture.ESTIMÉS GRATUITS Montreal 322-4160 Quebec: 872-9244 PRIMEAU METAL INC.ÉLECTIONS PROVINCIALES AVIS À TOUS LES ÉLECTEURS LES BUREAUX SPECIAUX DE SCRUTIN SERONT OUVERTS DE 2 HRES P.M.À 10 HRES P.M.LES SAMEDI ET LUNDI 25 ET 27 AVRIL Les Présidents d’élection de tous les districts électoraux délivreront les attestations requises pour voter aux bureaux spéciaux de scrutin.Ces attestations seront délivrées entre 1 hre p.m.et 10 hres p.m.les 25 et 27 avril aux électeurs qui en feront la demande et qui auront le droit de voter à ces bureaux spéciaux de scrutin conformément à l’article 283 de la loi électorale de Québec.’’Sont seuls admis à voter dans un bureau spécial de scrutin les employés de chemin de fer, des postes et de messageries, les navigateurs, prêtres-missionnaires, voyageurs de commerce et toutes autres personnes que leurs occupations habituelles contraignent à s'absenter du lieu de leur domicile et qui ont raison de croire que leurs occupations ordinaires les obligeront, le jour fixé pour le scrutin général, à s'absenter de la municipalité où ils ont leur domicile et les empêcheront de voter à l'élection en cours”.(Article 283).PUBLIÉ PAR LE PRÉSIDENT GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS François Drouin, C.R., 45 Place Jean-Talon, Ville de Québec, Québec.i / LE DEVOIR Page 3 Montréal, samedi 25 avril 1970 L'UNION NATIONALE Victime de ses oscillations?Suite de la première page le.de 39' - des adhérents du l’Q et de 6% des électeurs pro-créditistes.En d autres termes.l'Union nationale se tient à mi-chemin entre les libéraux, qui sont fortement enclins à favoriser Id fédéralisme, et le Parti québécois, qui est fortement nationaliste mais qui ne favorise pas une séparation totale.Il est intéressant d’observer que 50% de ceux qui entendent voter pour le PQ le 29 avril déclarent aussi qu'ils s opposent à la séparation totale i économique et politique! d'avec le Canada.Si l'on scrute l'attitude des électeurs qui accordèrent leur appui à l’Union nationale en 1960 mais se proposent, cette fois-ci.de changer d'allégeance, on obtient des indications ires éclairantes sur l'impasse dans laquelle semble plongée l’Union nationale.Chez les anciens partisans de l'Union nationale qui se proposent de voter cette lois-ci pour le parti libéral ces électeurs représentent, selon notre sondage.20 ; des voix obtenues pour l'Union natio nale en 1966 on constate qu'aucun de ces unionistes convertis au parti libéral ne se déclare séparatiste.Au contraire.40% de ceux qui quittent l’Union nationale en faveur du Parti québécois veulent une rupture complète des liens entre Québec et le Canada! Ces électeurs représentent 15% de ceux qui votèrent pour l’Union nationale en 1966 Quant aux anciens partisans de l’Union nationale qui accorderont cette fois-ci leur appui aux oréditistes - ceux-là représentent environ 9% du vote total obtenu en 1966 par l’Union nationale - seulement 3% d'entre eux se déclarent séparatistes.S il existe une différence entre les anciens partisans de l'Union nationale qui accorderont cette fois leur allégeance aux libéraux et aux oréditistes.elle se situe au niveau de la classe sociale et de la région.Ceux qui sont passés au parti libéral se retrouvent parmi les citoyens qui ont un degré de scolarité plus avancé et une formation professionnelle précise, on les retrouve surtout dans la région de Montréal et des environs Les anciens partisans de l’UN qui ont gagné le camp créditiste ont tendance, par contre, a se recruter parmi les citoyens ayant une scolarité moins pous-sée et une formation professionnelle TABLEAU 3 LES IMMIGRANTS DEVRAIENT-ILS AVOIR LE CHOIX DE LA LANGUE D'INSTRUCTION A L’ECOLE?Ecole française Ecole française Incertain seulement ou anglaise au choix A) Réponses suivant les régions Montréal francophone Montréal anglophone Quebec, sauf région de Montréal Tout le Québec.Montréal compris B) Réponses suivant l’intention de \ote Libéral UN RQ Ralliement Indécis O Réponses chez les électeurs UN (68i qui changeront cette fois d'allégeance Libéral PQ Ralliement 29% 68% 3% 5% 95% 27% 70% 3% 26% 72% 2% 16% 82% 2% 26% 73% 1% 47% 51% 2% 19% 78% 3% 17% i 78% 5% 10% 87% 3% 51% 46% 3% 23% 74% 3% TABLEAU 4 DEPUIS QUEM TRUDEAU EST DEVENU PREMIER MINISTRE DU CANADA.L ATTITUDE D'OTTAWA ENVERS LE QUEBEC A-T-ELLE CHANGE?Ottawa est Ottawa Pas devenu favorise de anti-Québec le Québec changement Ai Réponses suivant les régions Montréal francophone Montréal anglophone Québec, sauf région de Montréal Tout Québec.Montréal compris B) Réponses suis ant l'intention de vote 21% 17% 26% 23% 12% 24% 18% 16% 57% 57% 44% 50% incertain 10% 2% 12% 11% Libéral 10% 25% 53%: 13% UN 37% 14% 38% 10% RQ 39%.9% 46% 6% Ralliement 15% 17% 60% 9% Indécis 16%: 14% 55% 15% Réponses chez les élei-teursl N (66) qui changeront cette fois d’allégeance Libéral 5%- 23% 68% 4% RQ 35% 11%: 54 % Ralliement 11%.6% 80% 3% PEUGEOT 504 elle vous séduira • Nouvelle ligne sportive dessinée par l’inmfarina • 4 freins a disque assistés Jurdimensionncs • Suspension indépendante, avec ressort hélicoïdal et amortisseur télescopique sur chaque roue • l’ncus radiaux Michelin XAS grande vitesse • Barre anti-roulis'« l'avant et a l'arrière • 4 vitesses synchronisées ou nouvelle transmission automatique • Sièges "baquet" anatomiques il appuie-tétc incorporés, formant couchette • Toit ouvrant • Chauffage dégivrage contrôlé par rhéostat • Protection antirouille par H.l( IROPHORTSI • Pare-chocs et enjoliveurs en acier inoxydable.Ven/e et livraison oufre-oier.roger automobiles Itée 4269 ouest, Ste-Catherine (stationnement en face) 932-2925 le dttaillanl Peugeot le plus progressif au Canada.ouvert jusqu’à 9 p m samedi 5 p.m.moins complète; ils se retrouvent surtout dans les petites villes et les régions rurales Cette tendance se dégage également des réponses apportées aux autres questions.Nous avons demandé aux personnes interrogées si elles seraient favorables à ce que le Québec se sépare politiquement du Canada mais maintienne une union économique avec le Canada Trente-cinq pour cent des répondants se sont déclarés favorables à cette option Dix-sept pour cent de ceux qui voteront en faveur du parti libéral sont favorables à cette option.41% de ceux qui voteront pour l'Union nationale et 70’ • des électeurs qui voteront pour le Parti québécois le favorisent Chez les créditistes, seulement 26%.des électeurs gagnés à la cause de ce parti sont favorables à cette option.Le choix de la langue d’enseignement pour les enfants des immigrants qui viennent s'installer au Québec a été l'une des questions les plus brûlantes de l’actualité politique québécoise depuis quelques années.Nous avons demandé aux personnes interrogées leur opinion à ce sujet.Invités à dire s'ils favorisent l'école française obligatoire ou la liberté d’option pour les enfants des immigrants en matière linguistique.26% des répondants ont déclaré qu'à leur avis, les immigrants devraient être obligés de faire instruire leurs enfants dans des écoles françaises; 72% ont déclaré, par contre, qu’on devrait laisser aux immigrants la liberté de choix entre le français et l'anglais comme langue d'enseignement.Seulement 16%: des électeurs qui voteront pour le parti libéral et 19% de ceux qui voteront pour le Ralliement créditiste veulent que les enfants d'immigrants soient tenus de fréquenter l'école française, alors que la proportion des partisans de l'école française obligatoire pour les immigrants passe a 26% chez les répondants favorables à l’Union nationale et à 47% chez ceux qui favorisent le Parti québécois Si l’on examine a cet égard l'attitude des anciens partisans de l’Union natio nale qui accordent cette fols leur appui à un autre parti, on obtient une constatation intéressante.Seulement 10% de ceux qui passeront dans le camp libéral favorisent l'école française obligatoire pour les immigrants, tandis que 51% de ceux qui passeront dans le camp du Par- ti québécois favorisent l’ecole française obligatoire pour les immigrants.Nous avons enfin demandé aux personnes interrogées si elles avaient le sentiment que depuis l'avènement de Pierre Elliott Trudeau comme premier ministre du Canada, l'attitude d'Ottawa était devenue plus hostile ou plus favorable au Québec.Dans l’ensemble.23% des répondants trouvent que l’attitude d'Ottawa est devenue plus hostile.16% considèrent qu Ottawa favorise le Québec sousM Trudeau.50% ne perçoivent aucun changement dans l'attitude d Ottawa depuis l'avènement deM Trudeau.Encore ici, les attitudes varient suivant que les répondants favorisent l'un ou l'autre des partis en présence.Les partisans de l’Union nationale se tiennent à mi-chemin entre les libéraux et les péquistes.Quant à ceux qui désertent le camp de l’Union nationale, ceux parmi eux qui s'orientent vers les libéraux et les créditistes donnent une réponse plutôt favorable au gouvernement fédéral, tandis que ceux qui sont passés dans le camp péquiste donnent une réponse plus carrément nationaliste.En temps normal, le thème du nationalisme intéresse davantage les citoyens plus instruits que le grand public.'Il serait exagéré de soutenir que les électeurs qui abandonneront cette année l'Union nationale le feront à cause de la position ambiguë de ce parti sur la question du nationalisme.Ce qui est évident, c’est que le Québec est en proie à un certain désarroi.Aucun des partis en lice ne semble avoir réussi à convaincre le public qu il est capable de résoudre les problèmes du Québec En fait, il semble que l’on soit en train de s'habituer à la permanence d’une mesure plus ou moins élevée de chômage, de taxes coûteuses et de désordre social.Et cela semble être vrai non seulement pour le Québec mats aussi pour plusieurs autres régions du monde.Mais les électeurs mécontents semblent se caractériser par une certaine volonté de punir un parti qui a exercé le pouvoir Pour ce faire, il ne leur suffit pas d'abandonner ce parti; il faut qu'ils puissent se jeter dans les bras d’un autre parti.Dans le Québec de 1970.c’est du côté du parti libéral et du Parti québécois que logeront les électeurs qui sont à la recherche d’une solution de rechange L'édifice Gosford mis en chantier en juillet Répondant hier matin aux questions des journalistes, le président du comité exécutif de la ville de Montréal.M.Lucien Saulnier.a précisé que l’édifice Gosford.un projet de $14,000,000 qui doit regrouper plusieurs services administratifs de la ville, sera mis en chantier fin juin début de juillet.Il s'agira d un édifice de huit étages, sis au coin des rues Notre-Dame et Gosford, donc voisin de l’hôte! de ville actuel auquel il sera d'ailleurs relié par un tunnel M.Saulnier a précisé en outre que même si l'édifice aura huit étages, sa hauteur ne devrait guère dépasser celle de l'édifice voisin.Le président du comité exécultf a aus- si expliqué que cet investissement devrait marquer le départ d'une relance économique en ce qui a trait au domaine de la construction soulignant que l’actuelle stagnation causait évidemment aux administrateurs une réelle inquiétude D'autre part, à un journaliste qui lut faisait part du manque de participation des conseillers aux assemblées du conseil et qui lut demandait si la cause de ceci ne résidait pas en une trop grande force du comité exécutif.M.Saulnier a répondu que la chose était tout à fait normale "Cest que.a-t-il dit.nous proposons de bonnes mesures Si le conseil est satisfait il n’a pas besoin de s'opposer”.Les métallos de Contrecoeur rejettent les offres de Dosco Les métallos de la comnagnie Dosco-Sidbec de Contrecoeur ont rejeté hier par 290 voix à 55 les dernières offres patronales et ont décidé de maintenir leurs lignes de piquetage qui avaient été dressées la semaine dernière Mercredi, les 1.050 métallos des usines montréalaises de la Dosco avaient accepté ces offres patronales et étaient retournés au travail le lendemain matin A Contrecoeur, c'est principalement la question des vacances qui a amené les syndiqués à rejeter les offres patronales.A ce chapitre, la compagnie offre un régime de trois semaines de vacances après neuf ans d'emploi à la signature de la convention, trois semaines après huit ans d'emploi en 1971 et trois semaines après sept ans d'emploi en 1972.Les employés désirent trois semaines de vacances après cinq ans d'emploi dès la signature de la convention collective.Un porte-parole syndical a déclaré qu'à l'usine de Montréal, la plupart des employés comptent plusieurs années de service alors qu’à Contrecoeur les employés sont plus jeunes et n'ont pas encore beaucoup d’ancienneté, l’usine n'étant en exploitation que depuis 1965.D'autre part, c’est en fin do semaine que doivent se prononcer sur les mêmes offres patronales les 250 employés de l usine Dosco d'Etobicoke, en Ontario, en grève depuis une dizaine de jours.aujourd'hui De 08hl5 à 16h30.à l'hôtel Reine Eliza-aeth.séminaire organisé par rAssociation nationale des secrétaires sur "Le monde de la finance A 09h00.à l'auditotium du Westmount High School.4350 ouest Ste-Catherine.- Stokeley Carmichael parlera de la situation à la Trinité et de Panafricanisme.A 14h00 une manifestation se déroulera depuis le Union Ballroom de Mrtîill jusqu'au consulat américain.Ces deux événements sont sous les auspices du Comité noir de Montréal • A 19h30.à l'école normale de musique de l'Institut Marguerite-Bourgeoys, 4873 avenue Westmount concert de l'École des jeunes violonistes dirigée par Claude Letourneau, • A 20h30.au sous-sol de l'église St-Paul-de-la-Croix.10217 rue Georges-Baril, danse avec l’orchestre des Red Stars.Renseignements: 388-6013, r Que toéco'S aM's Voir page 9 Publie pour le compte de Mme Thea Barker, 17055 Maher, Pierrefondv agent officiel de William F Sha* Voir page 7 J fuW* Kv» Ht «• •ttuoA.oR .Ov P».».*tt»75 n.o CKwv.rih* Cotomb M géographie comparée des U.S.A et de l'U.R.S.S.HISTOIRE: du monde occidental de 1914 à nos jours - de relations internationales de 1914 à nos jours - du Canada, de 1840 à nos jours - du Québec, de 1867 à nos jours.PHILOSOPHIE: logique - philosophie de la nature - morale - métaphysique.SCIENCES RELIGIEUSES: histoire des religions - étude comparée des religions.SCIENCES SOCIALES: institutions et problèmes économiques I et II - initiation à la sociologie I et II.MB.I» 15 juin débutera une autre lestton intensive le soir 2 luillet une session intensive le jour PROSPECTUS SUR DEMANDE CEGEP de Soint lourent.Education permanente.625 Boulevard Ste-Crois, Montreal 379 Tel 747-2444 poste 5" ou 58 et le J d’une proposition générale et il reste encore à déterminer, dans chaque secteur d'activité, d’abord si l'intervention de l’Etat est opportune et deuxièmement.si elle s'effectue selon des modalités appropriées, compte tenu des circonstances et des milieax particuliers.Il y a donc heu d'examiner chacun des secteurs comme l’a fait M.Raynauld lui-même.L’information M.Raynauld déplore le fait que le programme du P.Q propose de régir les organes d'information "dans le but d'un effort de redressement national et pour que ceux-ci servent d'instrument d'éducation permanente et populaire et aussi de moyens de dif fusion dans la population de l'esprit de responsabilité collective”.11 serait peut-être bon de rappeler que M Trudeau a menacé de mettre la clé à la porte de Radio-Canada si cette institution ne respectait pas les "impératifs nationaux" et qu'il existe aux Etats-Unis, en Ontario et en bien d’autres endroits dans le monde des chaînes éducatives d'où ne se dégage pas à ma connaissance un enseignement de contestation systématique de la société, de dénigrement du progrès social et de la responsabilité sociale.M.Raynauld s en prend ensuite au contrôle des effets néfastes (moralement et culturellement) de la pubücité.Il feint d'ignorer que ces contrôles existent déjà et que la censure de la télévision et du cinéma la plus connue est sans doute celle qui se pratique aux Suit» è la pag« 11 INTER CONTINENTAL Tours et Voyages 2118 est, rue Jean-Talon 729-5264 Si ¦ \ Espagne & Portugal DEUX SEMAINES à partir de $370.00 Départ toutes les semaines Comprenant: 1) avion aller-retour en jet 2) Hôtel et petits déjeuners 3) Transfert 4) Visites VOS AGENTS Di VOYAGES Ol CONFIANCE Alfred mondial Gn£liurdi /\VIOM.\N 6400 OUI SUN! DfNIS 445 0 ROI ItlhîilOh 271 6900 274 7S9> 6 • Le Devoir, samedi 25 avril 1970 4, fW» les élections du 29 avril auAcc ?Quoi de neuf?Ottawa dans la campagne Le fédéral vient de se lancer officiellement et sérieusement dans la présente campagne électorale, pour appuyer l'équipe de Robert Bourassa et permettre à ia Confédération de parler pour elle-même.L'intervention se fait par l en-tremise d'une livraison spéciales du bulletin mensuel des libéraux fédéraux "Quoi de beuf?" La première edition du bulletin circulaire.tire à 250.000 exemplaires, s'efforce de démontrer que la province bénéficie de plus de l milliard de dollars par année, en demeurant dans la Confédération'' Le bulletin explique que la majorité des données quil publie.ne font pas été précédemment, parce que les ministères fédéraux hésitaient à le faire.Quoi de neuf’" doit être distribué "immédiatement ' par l'entremise des députés fédéraux et des services du Parti libéral dans toutes les circonscriptions électorales de la province Les libéraux fédéraux soutiennent que les contributions d'Ottawa au gouvernement du Québec et aux institutions provinciales et municipales dans la province.se chiffreront par $1.350.000.000 en 1970-71.soit une hausse de 147 p.c.depuis cmo ans Le NPD contre RC et CRTC en Cour Suprême du Canada Le chef de l aide québécoise du Nouveau parti démocratique.M Roland Morin, a déclaré que son parti logera peut-être un appel auprès de la Cour suprême du Canada, relativement à une décision de la société Radio-Canada et du Conseil de la radio-télévision canadienne CRTC.Selon M Morin.Radio-Canada et le CRTC ont refusé d'accorder à son parti des périodes gratuites sur les ondes du réseau national, durant la campagne électorale."Nous sommes inquiets, a dit M Morin, du fait que les autres partis en lice ont eu des périodes gratuites tandis que la chose nous a été refusée Nous croyons que c'est là un véritable viol de la liberté d'expression".Le chef québécois du NPD a également dénoncé, au cours d'une conférence de presse tenue hier à Montréal, la participation des députés libéraux fédéraux à la présente campagne provinciale II a précisé qu'il y a d'autres questions que le séparatisme en jeu.et que les Québécois sont capables de se brancher eux-mêmes Pour sa part.M.Gérard Marotte, le vice-président du parti, a fustigé la prise de position des quotidiens The Star et The Gazette en faveur du Parti libéral Selon M.Marotte, en s'abstenant de donner le NPD comme un choix possible.les quotidiens anglophones ont confirmé qu'ils ne comprennent rien de ce qui se passe actuellement au Québec Pour revenir à M.Morin, qui n'en est pas au bout d?ses peines, il a une dernière préoccupation: il a déclaré aux journalistes qu'il craint de faire une très mauvaise saison de golf cette année après les élections du 29 avril.Opérations "piasse à Lévesque" en fin de semaine à Montréal Les stratèges libéraux entendent porter le coup de grâce aux péquistes en fin de semaine à Montréal, c'est ainsi que des tonnes de fausse monnaie, seront déversées dans tous les coins de Pile de Montréal Cette fausse monnaie.c'est "la piasse à Lévesque" dont nous tenons une copie, et qui est à peu près identique au dollar canadien, sauf que la tête de sa gracieuse majesté Elisabeth II a été remplacée par la caricature du président du Parti québécois.Une partie du dollar est déchirée1 pour laisser voir l'inscription: "le prix de la séparation".Les membres de l'équipe Bourassa ont ainsi voulu illustrer l'affirmation de M Pierre Laporte, selon qui.dans un Québec souverain, le dollar canadien ne vaudrait plus nue 65 cents.L'évolution de la femme Selon Mme Gabrielle Bertrand, épouse du premier ministre.l'époque est révolue où la femme votait comme son man "Le vote des femmes, dit-elle.ne se modèle pas nécessairement sur celui de leur mari, comme ce fut le cas dans les années passées" Puis Mme Bertrand ajoute: parce quelles sont mieux informées les Québécoise, influenceront plutôt le vote de leur époux, cela même dans les comtés ruraux' Confiante en la victoire, elle a invité le peuple du Québec à se donner dans un gouvernement majoritaire Sur la trace des chefs Avec cette fin de semaine, nous entrons dans la phase finale de la présente campagne électorale Après quatre semaines d'assemblées publiques dans toutes les régions du Québec, les chefs des partis politiques accélèrent aujourd'hui et demain le tempo et survoleront tout le Québec, d'un travers à l'autre, les uns en avion les autres empruntant l'hélicoptère.• M.JEAN-JACQUES BERTRAND, chef de l'Union nationale, passe la journée de samedi, dans la région de la Mauri-cie.Il prononcera des allocutions, à 12 heures, è Shawinigan; à 14hl5.à l'hôtel de ville de Grand-Mere dans le comté de Laviolette; à 19h .au Cap-de-la-Madeleine dans le comté de Chain-plain.à 20b30.à Trois-Rivières, au pavillon Mgr St-Arnaud, rue du parc Pie Demain dimanche.M.Bertrand tiendra trois assemblées majeures: 14h30.à l'école Marie-Charlotte, à Joliette: a 20 heures, à l'école polyvalente de St-Jérôme dans le comte de Terrebonne-, à 21h30.au centre civique, de St-Eustache.230 boul.Arthur Sauvé.• M ROBERT BOURASSA.chef du Parti libéral, quitte Sept-lles ce matin en avion pour se rendre à Rouyn.Il prononcera des allocutions à 13 heures a La Sarre: à 19 heures, a East Angus: a 20h.a Weedon; à 21h30, au centre Mgr Bonin à Lac Mégantic.Dimanche M Bourassa tiendra des assemblées à 12h30.a Pierreville dans le comté de Yamaska.à 15h30.au centre d'achat de ville Jacques-Cartier en banlieue de Montréal: à 17 h., à Joliette: a 18h45 a Dorion dans le comté de Vau-dreuil-Soulanges: à 20h .a cite des Deux-Montagnes et a 21h30, a l'école St-Jean dans le comté de Fabre.• M.RENE LEVESQUE, président du Parti québécois, quitte Montreal ce ma tin pour se rendre participer a une première assemblée, à l'aéroport de Bonaventure.dans le comté de Bona-venture.Il revient cet après-midi dans la région de Montréal pour tenir une assemblée publique a 16h30.a l'école polyvalente de St-Jerôme: puis à 17h-30 a i'aréna de St-Eustache: a 20 h., à l'aéroport de Trois-Rivières: à 21h., a l'aéroport de Drummondville.à 21h-30.à Sherbrooke.Dimanche, le président du Parti québécois tiendra des assemblées publiques.a l'école St-Joseph de Richelieu, dans le comté de Rouville: a ( arena de St-Hyacinthe; à I'aréna de Donnacona dans le comté de Portneuf; a Lac £t-chemin.dansl le ccmlé de Dorchester,-a Baie-St-Paul, dans le comté de Charlevoix: puis à Chicoutimi.Caouette accuse Grégoire Jutras accuse Caouette Le chef national du Ralliement des cré-ditistes.M.Réal Caouette.a accusé son ancien bras droit devenu péquiste.M.Gilles Grégoire, d être un irresponsable et d'avoir divisé les créditistes du Sa-guenay-Lac St-Jean II a profité de son passage dans le comté de Jonquière.où M.Grégoire est candidat du PQ pour l’accuser de tous les maux D'autre part, le Dr René Jutras.chef adjoint de l'ancien Ralliement national RN.a accusé M.Caouette d'avoir été Pou) HAMEL S J.invite choque |our.à l’émission Témoignage du 27 ovril ou 2 moi 1970 LUNDI Imri* L*90uH Quand on » mot 6 fécou** dti i#un#s MAitOt ioon #09*7 AAo port»sm ca^ohau* on pWi* rira# MffcCYEDt Imd* Logauh ‘torlf -Vug* d« qui n o pas J CU DI M et Mm* G*'• la sobdorA» »ntr* Wt p*upf*s A Montréal CJSO Sorti (1320) 8K AO syntonMer CKBS Saint-Hyoonth# ( 1240! 1 Ah 05 Invitation au voyage: Terre Sainte.Turquie.Grèce.Italie.France.6 au 27 septembre avec Paul Hamel.S.J.25 ouest, rue Jarry.Montréal.387-2541 ^ délégué par Pierre Elliott Trudeau, d è-tre la torpille du premier ministre canadien.dont le navire visé est le Parti québécois M Gilles grégoire.invité à commen ter les propos de M.Caouette a déclaré "s'il faut faire des choses semblables pour gagner des élections, je préfère simplement les perdre Je ne relèverai pas les accusations de M.Caouette.je ne suis pas en politique pour insulter les autres 11 me désappointe plus qu'il ne m'insulte" Des émissaires de Trudeau sondent le comté de Jonquière 11 appert que plus que tout autre péquiste.la candidature de M.Gilles Grégoire inquiète le premier ministre Trudeau C'est DarâU-il.à sa demande personnelle.que six employés du gouvernement fédéral ont parcouru le comté de Jonquière au cours des derniers jours pour s'enquérir des chances du candidat libéral Gérald Harvey, principal adversaire de M Grégoire.Le sondage effectué auprès de 1.000 familles du comté aurait donné des résultats favorables au candidat Harvey.Un nouveau thème électoral; le dépistage de la tuberculose Rappelant que la tuberculose est encore.au Québec une maladie à combattre énergiquement, et cela même en campagne Rectorale, le ministère de la santé vient d'annoncer que plus de 300.-000 Québécois passeront à compter de lundi, une radiographie pulmonaire.Six unités de radio-photographie sont déjà en route vers les diverses régions du Quebec.TE-t M Bertrand a certainement eu son mot à dire dans cette louable initiative, qui s’effectue en collaboration avec le comité du timbre de Noël inc.Un candidat "swing" Le candidat de IT'nion nationale dans le comté de Montmorency.M Eugène Houde.a rencontré un groupe d'étudiants de son comté à l'académie St-Louis de Beauport Le service d'information du parti précise que les jeunes lui ont posé des questions sur la constitution et l’éducation et ont trouvé le candidat "épatant Mais ce n est pas tout; le candidat Eugène Houde vient d'inaugurer dans son comté, trois discothèques qu'il a baptisées "A la Eugène".Si après cela Eugène ne réussit pas à se gagner la jeunesse, il aura fait l'effort.Bonne chance à Eugène.La SSJB décerne le prix de musique Calixa-Lavallée à Clermont Pepin La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal vient de décerner.pour Tannee 1970, son grand prix de musique Calixa-Lavallée à Monsieur Clermont Pepin, compositeur, pianiste, directeur du Conservatoire de musique de Montréal et président national des Jeunesses Musicales du Canada Fonde en 1959.le prix Calixa-Lavallée reconnaît annuellement les mérites d'un compatriote dont la compétence et le rayonnement dans le domaine musical ont servi (ou servent i les intérêts de la nation canadienne-française tant au Québec qu'à F etranger.Ce grand Prix a été deceme successivement au couple Simoneau-Alarie (19591, à Jacques Beaudry (I960), à Françoise Aubut-Pratte (1961).à Jean Papineau-Couture (1962), à Gilles Lefebvre (1963).aux duettistes Morisset-Bouchard (1964).à Louis Quilico (1965), à Gilles Vigneault il966), à Joseph Rouleau ( 1967i, à Gilles Tremblav ( 1968), et à Roeer Matton (1969i.Clermont Pépin devient, donc, le douzième lauréat de ce prix, qui comporte une bourse de cinq cents dollars et la remise de la médaille "bene merenti de pa-tria".Le jury qui a recommandé au Conseil général de la SSJB de Montréal le lauréat de 1970 était sous la présiden ce du Docteur J -Ab ide Martel, ancien président et directeur général de la Société.Les autres membres étaient M.Clément Morin P.S.S., professeur à la Faculté de musique de l'Université de Montréal, le Docteur Eugène Lapiorre.organiste et professeur, M.Jean Deslauriers, chef d'orchestre.et Mme Françoise Aubut-Pratte.organiste et profes seur.La remise officielle du prix aura lieu le mardi 12 mai.à 17 h 30.au cours d'une réception dans les salons de la SSJB.au Monument National Le choc des idées.M.ROLAND MORIN, chef du Nouveau parti démocratique et candidat dans Margue-rite-Bourgeoys : "La méthode utilisée vainement par les vieux partis pour lutter contre 1 inflation à créer délibérément un chômage massif.En jetant les travailleurs sur le pavé, en réduisant du même coup le pouvoir d'achat, ils croient pouvoir faire baisser les prix Résultat le chômage prend les proportions d’une crise et les prix continuent à monter" M YVES MICHAUD, candidat libéral dans Goum Les plus échevelés des fanatiques du Parti québécois qui ont constamment le mot liberté à la bouche, devraient avoir la décence de comprendre que la liberté de contestation et de contradiction dont ils font un usage torrentiel, ce ne sont pas eux qui Font gagnée, mais ceux qui avant eux ont combattu la dictature et l'oppression duplessistes." • M.ARMAND MALTAIS.candidat unioniste dans Li-moilou "Eln 1954, l'Union nationale avait fixé les taux d'exemptions, pour fins de calcul de I impôt sur le revenu, à $3,000 pour les gens mariés et à $1.500 pour les célibataires.Ce sont les libéraux qui.en décembre 1960.quelques mois après leur arrivée au pouvoir, ont baissé ces niveaux d'exemptions à $2.000 et à $1.000" * M.GERARD LANGLOIS, candidat péquiste dans Montmorency: Nous nous battons pour un Québec libre et indépendant.mais dans la nouvelle société québécoise qui sera pluraliste, comme elle l'est déjà d'ailleurs il y aura encore de la place pour les prêtres et les religieuses qui voudront nous aider à bâtir un pays neuf pour les nouvelles générations" • M NOEL ST-GERMAIN, candidat libéral dans Jacques-Cartier: "La société d habitation du Québec sera appelée à jouer un rôle capital au cours des prochaines années, afin d'améliorer les conditions d'habitation au Québec en donnant la grande priorité à la construction de logements à prix modiques".M.JEAN-NOEL THEM BLAY, candidat unioniste dans Chicoutimi Le Parti libéral et le Parti créditiste sont des créations d'Ottawa Le Parti libéral c'est le par ti de Trudeau.La majorité de ses candidats lui ont été imposés par Trudeau Pour le Parti libéral, qui est un parti fédéraliste.l'option constitutionnelle ne se pose pas.il s'agit de soumettre la population du Québec aux exigences de la majorité du Canada" • M.BERNARD LANDRY, candidat péquiste dans Joliette."Le Parti québécois vous propose un chef.René Lévesque.l'incorruptible de la politique québécoise: une équipe.composée de 108 candidats choisis pour leur valeur humaine et leurs connaissances: un choix, un gouvernement à nous, responsable et libre d'agir pour les Québécois”.• M PAUL BKRTHIAUME, candidat libéral dans Napier-ville-Laprairie "C'est par l'inventaire de la main-doeu-vre disponible et des perspec- tives d'emploi sur une base régionale, qu'il nous sera permis d établir un plan de développement de la main-d'œuvre au Québec.Cette recherche nous fera connaître les besoins en main-d’œuvre dans chaque région et les moyens d'assurer la mobilité de cette main-d'œuvre d une région à une autre".DRUMMOND Suite de la page 7 la victoire au libéral.Dans Drummond comme dans certains autres comtés on sent que les unionistes souhaitent intérieurement que le PQ prenne le plus de voix possibles aux libéraux afin de contrebalancer ia trouée créditiste dans leurs partisans à eux.Pour le moment M.Pinard parait en avance mais M.René Blanchard, le péquiste le talonne de très prés Le chef du PQ sera probablement à Drummondville dimanche, en visite eclair à un grand spectacle organisé par le PQ avec Pauline Julien et autres artistes connus Les organisateurs de M Blanchard sont optimistes mais n'ont d'yeux que pour les libéraux qui eux placent le PQ deuxième LE PARTI QUE Qoi Publié pour le compte de fleynald Br.sson.agent officiel du Part» Québécois, 5675.rue Christophe-Colomb.Montréal Venez vous la couler douce à B elle rive ! i y./ Appartements spacieux, tout équipés, situés dans un parc paysager superbe, en bordure de la Riviére-des-Prairies.Plus de 20 modèles, plus ou moins grands, dont l'un conviendra sûrement a votre geme de vie et 6 votre budget.Passez nous voir dès aujourd'hui.Bellerive est d'accès facile: l'ensemble 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Claude Wagner, 3 décembre 1969 (Le Preste) avec UNION NATIONALE c'est la liberté et la sécurité Publié pour compte de Jean louis Marinier, 9231 Chôttoubriand, Montréal, agent officiel de léonard Rosen Le Devoir, samedi 25 avril 1970 • 7 MATANE Le morcellement de l'opposition favoriserait le candidat libéral DRUMMOND Chez les libéraux, une inquiétude: le PQ par Michel Roy MATANE Pour tenter de deloger I avocat québécois Jean Bienvenue, solidement ancré dans Matane malgré une faible majorité de 300 voix en 1966.l'Union nationale a reçu les services d'un candidat très fort.M Roger Dion, maire de la ville de Matane Mais tout indique que le parti libéral conservera le comté, grâce peut-cire au morcellement des forces de l'opposition En effet, le candidat du Parti québécois, le professeur Nestor Turcotte.serait en mesure de réunir jusqu'à 5,000 voix, principalement parmi les partisans de l'UN.tandis que le représentant du Ralliement créditiste.I hôtelier Eudore Alllard obtiendra quelques centaines de suffrages des mécontents qui auraient pu voter en faveur du maire Dion L'esprit de clocher règne toujours dans cette région.Ici.les quelque 4.000 inscrits de Mont-Joli, ordinairement fidèles a l'Union nationale sont enclins a voter cette année pour M Bienvenue afin d'éviter que Matane.généralement libérale, ne prenne la vedette du comté en élisant son maire à l'Assemblée nationale Etranger à ces querelles de village.M.Bienvenue est donc considéré comme l'homme qui peut faire l'unité.La campagne dans ce comté est avant tout un concours de personnalité.Or.à ce jeu-la.l'avocat de Sillon dispose d'un avantage certain: roublard et charmeur, il est d'un commerce agréable et sait parler a ses électeurs comme s'ils étaient ses amis d'enfance Bien qu il fût dans l'oppostion, il n'a pas négligé son comté depuis quatre ans.venant souvent à MontJoli et à Matane ou il a établi un bureau Tous ceux qui se sont adressés au député pour •obtenir son concours ont été bien reçus et n'ont pas eu à se plaindre.M.Bienvenue accorde sa campagne à son style il fait du porte à porte, s'entretient familièrement avec les électeurs, prononce des causeries à la télévision et se garde bien d'attaquer ses adversaires.11 insiste moins sur le programme du parti que sur les avantages qu'offre sa personnalité A tous il donne 1 assurance qu'il fera partie du prochain cabinet libéral, ce qui dispensera sans doute M Bourassa de lui annoncer lui-même la nouvelle, le cas échéant.M Dion, pour sa part, semble miser sur la popularité que lui vaut la mairie de Matane.comme si le fait d'être connu l'empêchait de faire valoir ses qualités et ses réalisations.La confiance est débordante chez les pé-quistes qui se surprennent à penser que leur candidat pourrait, tout compte fait, se classer deuxième, tout juste derrière M Bienvenue.Les résultats d'un sondage réalisé la semaine dernière par l'hebdomadaire régional La Voix Gaspésienne " tendent à leur donner raison.Sur 280 personnes interrogées dans les zones rurales et urbaines du comté, le PQ vient en tête avec 20 2‘'; des voix, suivi du Parti libéral avec 16fv.de l'Union nationale avec 14.5' et du Ralliement avec l'I.Mais le nombre des indécis atteint 36 9'; tandis que 7.7'; des personnes interrogées refusent de répondre et que 3.7e;; indiquent qu elles ne voteront pas.Le propriétaire du journal, de tendance libérale.a tenu à publier les résultats de ce sondage malgré des pressions qui ont pu s exercer sur lui pour l'en détourner.Mais il a pris la précaution d'attirer l'attention des lecteurs sur le grand nombre des indécis et le caractère non scientifique.Matane.est-il besoin de le rappeler, est aux prises avec le problème du sous-développement, comme les circonscriptions voisines.Le taux du chômage varie de 20 à 23% et les fruits du Plan d’aménagement ne sont pas encore mûrs par Guy Deshaies Drummondville Dans le comté de Drummond les libéraux, dont le candidat est le député actuel.M Bernard Pinard.ne s'attaquent pratiquement qu'au Parti québécois et profitent en silence de la présence des créditistes.Ici comme dans certains autres comtés des Cantons de l'Est les créditistes sont ce monstre invisible que dort au fond d'une mer que seuls les poissons péquistes.libéraux et unionistes agitent mais qui risque fort de dévorer le poisson unioniste le 29 avril, laissant le champ libre aux libéraux qui n'ont qu'une inquiétude le PQ Les libéraux sont actifs.La piastre de Hndépendance iqui vaut 75 ci est imprimée et circule partout Une carte dénonçant le parti de René Lévesque ifin de la liberté, début de terrorisme, etc.) est distribuée.La publicité libérale s'appuie sur celle du PQ mais pour dire le contraire, c’est-à-dire 'Oui à Bernard Pinard ' A sa visite dans le comté M Bourassa.le chef libéral, a prononcé un discours exclusivement sur le Parti québécois En somme pour les li- béraux de Drummond l adver-saireest le PQ Mais ils ont aussi quelques petites difficultés L'aéroport de Sainte-Scholastique est un sujet de mécontentement parmi la population qui avait espéré avoir cet aéroport près de Drummondville II y a aussi que M Pinard habite Québec Il y a en plus ce reportage du Québec-Presse qui a abondamment circulé à Drummondville et qui dénonçait un monopole liberal " dans cette ville, nommément M Sigouin.organisateur libéral et propriétaire de la station CH RD et les frères Veilleux.imprimeurs et propriétaires du journal La Parole.Les péquistes, dont le candidat est I industriel René Blanchard.ne manquent pas.bien entendu, toutes ces occasions de tourner le fer dans la plaie et se font fort de la déclaration de M Lévesque au sujet de l'aéroport international que le chef péquiste préférerait voir près de Drummondville ‘pour compléter Taxe économique Montréal-Sherbrooke-Québee".Toutefois les liberaux sont optimistes mais admettent qu'ils doivent mener leur lutte jusqu à la fin Et puis ils sont inquiets au sujet des jeunes Lorsque M.Bourassa vint parler à Drummondville la semaine dernieres une période de questions était prévue à la fin de son discours mais voyant la présence des jeunes jens dans l’auditoire.It's adjoints de M Bourassa annulèrent séance tenante la période de questions.Afin.M.Pinard est reçu, semble-t-il, avec assez d'hostilité par les étudiants dans les maisons d'enseignement au point que l'organisateur déclare que les visites chez les étudiants seront peut-être annulées.Mais M.Pinard est respecté dans sa région Député depuis 1952 il n'a été battu qu'en 1956 par le candidat unioniste et a repris le comté en 1960 pour le garder depuis ce temps.En 1966 sa majorité était de 360 voix seulement.•C'est la fin des vieux partis dans Drummond" affirme un hôtelier, natif du comté."Les créditistes affaiblissent assez l'Union nationale dit-il.que M.Joyal (candidat unioniste) va perdre son dépôt.Les péquistes, explique cet homme, prennent beaucoup de voix chez les libéraux mais aussi chez les unionistes et un certain nombre chez les créditistes fédéraux".Pour lui.et cette opinion est quand même partagée par beaucoup de personnes interrogées au hasard, la lutte va se faire entre le Ralliement des créditistes et le Parti québécois et l un des deux va l’emporter Pas moyen de rencontrer un organisateur créditiste Encore là.le Ralliement occupe un petit local minable, vide, et fermé à dé C'est ce qui inquiète.Où sont-ils'’ Ils sont là.solides, répond le pompiste d'une station d'essence" Les libéraux en général ne parlent pas trop des créditistes.Ils savent que ces derniers les aident et ils se contentent d'ignorer plus ou moins ce parti qu'ils ne dénoncent pas mais qu'ils se gardent bien d'apprécier ouvertement.Chose curieuse, quoique normale dans ces comtés où les créditistes sont forts, il s établit une sorte de sympathie discrète, tacite entre le Parti québécois et l'Union nationale Les deux ne se combattent pas.L un s'acharne sur les libéraux, l'autre s'arrache les cheveux de voir ou plutôt de sentir cette présence créditiste.Mais comme le f*Q perd aux dépens des créditistes une partie du vote de mécontentement qui lui serait profitable il partage avec LUN une même inquiétude.Au comité de l’UN.l'organisateur, prudent, sympathique hausse calmement les épaules.Sa campagne est propre.discrète et on sent l'efficacité typique de l’Union nationale qui mène ses 108 petites campagnes.L organisateur a un mot pour les adversaires ‘‘Pas moyen d'essayer de convaincre les cré-ditistes fanatiques, dit-il, désabusé.C'est une religion.Ce que nous faisons, nous visons nos fidèles électeurs, c'est sur eux que nous comptons.'’ Au comité du candidat unioniste, le notaire Marc-André Joyal.on admet que les créditistes peuvent assurer Suite à le paye 6 BAGOT Un seul ennui: le "péril vert rr par Guy Deshaies Le ministre de l'éducation, M.Jean-Guy Cardinal, parcourt depuis le 13 avril le ‘‘beau et grand comté de Ba-got ' laissé libre par la mort subite de M.Daniel Johnson qui détenait ce comté depuis 1940 Beau temps, mauvais temps, sous la pluie triste et froide comme hier.M Cardinal sillonne le comté avec sa roulotte.Une seule chose l'ennuie: le "péril vert" %e'est-a-dire le spectre du crédit social incarné par la personne d'un barbier d'Acton Vale.M, Jean-Pierre Jette, Car le bruit court que les créditistes sont forts dans Bagot.M.Cardinal, qui est son propre organisateur (parce que je ne voulais pas me faire jouer de tour, explique-t-il) lève les bras au ciel et place bien malgré lui les créditistes en seconde position dans son comté.Cette fois cependant les libéraux qui comptent sur un appui d’environ 4.5 voix dans Acton Vale surtout, la seule ville du comté, sont beaucoup moins discrets II semble même que le candidat créditiste bénéficie secrètement d'un solide appui des libéraux Le ministre de l'éducation est au courant de cette espèce de complot mais préfère n'en pas parler.Il est clair cependant que la présence créditiste l'énerve et l'agace au plus haut point même s'il ne se sent aucunement en danger."Si les créditistes prennent plus de dix comtés au Québec, affirme l’adjoint de M Cardinal, moi je quitte le pays, ça ne vaut plus la peine Mais dans Bagot.ajoute-t-il.sur le ton mi-comique, mi-tragique.dans le comté du ministre de l'éducation, la présence créditiste est aberrante".Dans Bagot cependant les créditistes sè manifestent beaucoup plus que dans Drummond ou Sherbrooke.Il se pourrait que ce soit là un signe de leur faiblesse: il se pourrait aussi qu'il y ait des malins, qui seulement pour mettre en boule les nerfs de M.Cardinal, se déclarent ouvertement créditistes On reproche au ministre de l'éducation d'avoir été absent du comté mais ce dernier réplique qu'il a d'abord été élu dans Bagot lors une élection partielle en 1968 (majorité de olus de 2,000 voix) et que depuis ce temps lui ou son secrétaire ont tenu un bureau ouvert tous les lundis M.Cardinal a loué depuis cette élection la maison de feu M.Johnson à Saint-Pie et il répond à ses électeurs que sa responsabilité de ministre de Féducation l’oblige à s'absenter du comté.Un avocat de Drummondville et organisateur libéral, a déclaré au Devoir: "Nous avons organisé la mise en nomination de M.Jetté.candidat créditiste dans Bagot ’’ Cet informateur a révélé que plusieurs libéraux dams le comté de M Cardinal faisaient croire à leurs concitoyens qu'ils avaient changé d'allégeance politique et passaient au Ralliement des créditistes.Nous sommes plusieurs libéraux, dit-il.qui allons aux assemblées des créditistes dans Bagot avec nos affiches et nos boutons créditistes.Ce que nous voulons, ajoute-t-il.c'est battre Cardinal.Il se peut que le libéral passe entre Cardinal et le créditiste mais si ce dernier est élu nous le battrons facilement aux prochaines élections." M Cardinal a eu des assemblées publiques très populaires dont une de plus de 3,000 personnes à Saint-Liboire la semaine dernière.En somme, il serait tout à fait étonnant et surprenant que M Cardinal soit battu même s'il faut admettre qu'il y a bel et bien des créditistes vrais et faux dans ce comté de 13.792 électeurs dont la moyenne d âge est élevée, dont plusieurs vivent d'assistance sociale M.Cardinal a voulu defendre l'image du député moderne", il a réalisé des améliorations notables du réseau routier depuis son élection de 1968.il a en outre pro- Terre des hommes La principale scène de la Place des Nations - qui mesure 20 pieds par 60 - sera rehaussée de six pieds par rapport au sol.offrant ainsi au public une visibilité améliorée De nouveaux haut-parleurs, d'une puissance allant jusqu'à 1.000 watts, permettront à n importe quel spectateur d une foule de 40,000 personnes d'entendre distincte-menl l’artiste en scène.mis deux foyers pour vieillards et une école polyvalente à Acton Vale.Le candidat libéral est M.René Lemay.un industriel d Acton Vale 11 y a aussi un candidat "artiste qui se présente indépendant et dont le slogan est "Je veux avoir la paix" 11 aurait déclaré qu'il ne votait pas pour lui mais pour M.Cardinal II s'agit de M.Serge Lemoyne.un farfelu sympathique Il y a aussi bien entendu le candidat du Parti québécois, M.Denis Proulx, qui accapare le rare vote jeune et "intellectuel" du "beau et grand comté de Bagot" Ses adversaires s'accordent néanmoins à dire qu’il pourrait récolter au moins 1.000 votes.“PAYABLE A I PAYABLE TO s2.00 or multiple g; s2.POUR GAGNER VtUHUZ iNOlQUffl US MtmîANÎS VIS A VIS DIS MOIS 01 vom CHOIX "UASl fill TM{ AMOUNTS OPPOS'H THl MONTHS Of TOUR CMQiCf ËJ AOUT MAR', W A P T.H ôô] 01 MO 4* loto québec PO 8oi 9999.MONTRÉAL 101.Què.Canada NUM NAME CH! OUI CMfQUf À* G /NUE ARP HO STNEM APT MANDAT MONfv ÛA0IR VIIU ZONE POSTAI I c»ty POSTAI coot PAOV1NCI PAYS Tf i STATE jCOWNTftt C 2-26 NUMSt « 0» MONTHS TOTAL AMOUNT 'ÎJÎÎuJ:! + k goriixNxx U PARTI QUEBECOIS Qdui CITROËN A LOCATION et VENTE POUR L’EUROPE CONSULTEZ VOTRE AGENT CITROËN OU VOTRE AGENT DE VOYAGES.foule documentafiôn voui iwf» envoyée on npus e*ûftdia«t cette annonce ^V5 * LE PARTI QUEBECOIS LE PROGRÈS ÉCONOMIQUE NE TOMBERA PAS DU CIEL! Le progrès est fait par l’homme.Le bon sens nous le dit, A force d’être colonisés et diminues dans la vieille cage provinciale, nous l'avions presque oublié.Le progrès est fait par l'homme responsable.Il sait que les autres ne lui en feront pas cadeau.Compétent, muni de ses outils de développement et de son pouvoir de décision, c’est lui le seul vrai moteur de la prospérité.Le progrès du Québec souverain sera fait par un peuple d'hommes responsables.Coopérant d'égal à égal entre voisins, ce sont souvent de petits pays qui sont à l'avant-garde.Avec moins de ressources que nous, ils réussissent et nous mangent une tarte sur la tête.Nous allons en faire autant.— Avec un Etat à nous, un coffre à outils complet, capable d'appliquer efficacement des politiques industrielles, commerciales, agricoles, régionales — présentement impensables avec les deux tronçons ridicules qui se marchent sur les pieds à nos dépens en conservant nos sinistres championnats: chômage, langueur industrielle, stagnation régionale.— Avec la masse de plus de six milliards de dollars de nos impôts — présentement émiettés et stérilisés dans la confusion et les conflits d’une maison de fous politique: l’ingouvernable baraque fédérale-provinciale.— Avec un circuit financier canalisant chez-nous le flot annuel de nos épargnes présentement siphonées au dehors par des banques, sociétés d'assurances, et autres institutions à charte fédérale.Le progrès économique, OUI.Faisons-le nous-mêmes! RENÉ LÉVESQUE P.: i.p “GoverningUrban America".McGraw Hill -1961 Bertrand J.Jacques ?Bourassa Levesque Samson Camil DIMANCHE SOIR A 19h.15 Jean Lévesque pose questions aux CHEFS DE PARTIS ligner que nous attendons ; Ta creation d’une seule Pour la première fois au Quebec: Grande assemblée de Robert Bourassa avec les candidats libéraux de votre région! Rendez-vous devant votre téléviseur: leudi le 23: 5:00 p.m.CKTM-TV Trois-Rivières Vendredi le 24: 7:00 p.m.CHAU-TV Carleton Samedi le 25: 1:00 p.m.CKRT-TV Rivière du Loup 1:00 p.m.CKRN-TV Rouyn-Noranda 5:00 p.m.CJBR-TV Rimouski Dimanche le 26: 11:30 a.m.CHLT-TV Sherbrooke Midi CJPM-TV Chicoutimi Midi CKRS-TV Jonquière Midi CKBL-TV Matane Midi CFTM-TV Montréal 9:30 p.m.CFCM-TV /V Québec tique de de l’Etat aynauld le rôle Nous observons que SOYEZ DES NOTRES! QUEBEC: AU TRAVAIL! H] VOTONS LIBERAL! Public par Robert D»m«n.372 8oul D«qu.r«, Montréal 380 afl»"! o))tc:«l du Port, itwrol du Qu»b«t 354 12 • Le Devoir, samedi 25 avril 1 970 Face à une poignée d'anarchistes Pau! V! se présente comme avocat des pauvres Paul VI reçoit les acclamations de la foule alors qu'il tient dans ses bras un agneau que vient de lui offrir un berger sarde, après la messe célébrée à Sainte Marie de Bonaria à Cagliari.Sardaigne (Tèléphoto AP) Un nouveau Grand Maison Nationalisme et religion par Jean-Pierre Proulx •Si la politique tend à fédérer toutes les composantes historiques de l'homme en situation.si elle veut l'amener toujours au bout de lui-même, sa croyance religieuse devra s'inscrire dans ce lieu privilégié sous peine de devenir résiduelle, sans importance, sans signification, sans dynamisme " - Jacques Grand -Maison Nous avions écrit en février 69 à propos d’un article de M Jacques Grand Maison paru dans la revue Maintenant du même mois que ce théologien et sociologue bien connu était hanté par les rapports entre l'expérience politique et l'expérience chrétienne ou ecclésiale "Nous comptons à ce propos sur une réflexion et une praxis chrétienne, écrivait-il à ce moment, aussi pauvres qu'abstraites”.Jacques GrandMaison a donc décidé de faire sa part de réflexion en publiant cette semaine chez Beauchemm un ouvrage considérable de plus de 425 pages%consacré à ces problèmes et intitulé "Nationalisme et religion " L'ouvrage se divise en deux tomes Le premier s'intitule "Nationalisme et révolution culturelle" et sert en quelque sorte d'assise pour la réflexion du deuxième qui porte le titre "Religion et idéologies politiques".C'est un essai que nous propose Jacques GrandMaison "Le lecteur, comme il nous en avertit, trouvera dans ce travail ni thèse, ni synthèse, mais des points de repères qui le renverront à son propre jugement"."Si nous abordons aujourd'hui ce problème du nationalisme.éent-il en introduction, c'est qu'il nous apparaît être un pôle très important de référence dans l'humanité actuelle.dans notre contexte politique immédiat et dans notre propre itinéraire II en est de même de la question religieuse qui.elle aussi, se pose en termes d'identité.Elle n'a pas perdu de son actualité malgré tous les procès et tous les affaissements des dernières décennies " Il s'agissait donc de faire une critique lucide de ces deux réalités et surtout une critique de leur rapport.Dans le premier tome, fauteur se demande d'abord si le néo-nationalisme est une force déterminante dans le monde.Puis il étudie successivement les rapports entre le nationalisme et la révolution culturelle, le nationalisme et les "leçons de l'histoire", les droits de l’homme, le socialisme.le fédéralisme II dé bouche sur le projet de souveraineté qu'il critique et se demande si à la suite d'"un nouveau consentiment collectif au Québec ", nous ne sommes pas à la veille d'un engagement historique décisif?" Le deuxième tome est consacré au rapport du nationalisme avec la religion."Le nationalisme.écrit-il en avant-propos, a été chez nous au centre de la plupart des débats des dernières années •Qu'advient-il de l'Eglise qui a longtemps servi d'axe d'intégration de la collectivité québécoise et de son idéologie dominante, qui a été longtemps l'agent principal de la continuation historique de la communauté francophone par-delà la conquête"?"Au moment où la société québécoise connaît peut-être un tournant décisif, l'institution ecclésiale, les communautés chrétiennes, les croyants eux-mêmes, comme tels vont-ils participer à cette redéfinition de notre destin collectif?” On connaît déjà la réponse.Nous l'avons cité en préambule de cet article.Il la reprend sous une autre forme: il constate que des chrétiens clercs et laies contestent actuellement une certaine "privatisation" de l’Eglise.Pour qui connaît Jacques Grand'Maison.il fait partie de ces contestataires.Or pour ces gens "le test de vérité décisif de la foi et de l'évangile se trouverait en premier lieu au coeur des engagements profanes jusque dans leur dimension poli- LIMONADE EMBELLIT par rtclat Pu taint POUR BIEN DIGERER UNE EAU DE SAWTÏ AICAÜNE # PenwUflE QUI FACILITÉ,LE TRAJET DIGESTIF ET LEUMlNADOII l AX ATIVE-FURG ATI VE Service d une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 *»onr» •conomiav*» a* 1S fair* il 0int«s d t«M médicin»* CM VIMTC DANS TOUTiS CCS NHACMACICS Vwr page 7 pou» h comp** d» Rev t* Agent u A dv P*r% Ovéfcéctx*.MH rut C YEUX IRRITÉS OFTREX nation, soulage al rifraldilt las yeur fatigués ou irritas par la lecture, un travail ap pliqué, la conduite de l'auto la nuit, las rhumes, la vent, la neige, la poussière, le soleil, la luméa de tabac, etc.Aussi (ON Pt EUE! OPTIEI POU» LES TEUI Ch«« voir» pharmacien OpTrex tique L'institution ecclésiale elle-même ne saurait être absente des choix et des alternatives historiques de ces communautés politiques où se joue l'avenir des hommes concrets”.Mais par quelles voies-’ L'auteur ne le sait pas encore d une façon définitive.Il s’agissait "d'abord de dégager un contexte critique susceptible d'apporter des points de repère dans l'articulation d'un discernement spirituel et d'un jugement politique cohérent CAGLIARI (AFP) - Les anarchistes qui ont lancé des pierres hier après-midi dans le quartier pauvre de Sant’Elia contre le cortège du pape gvaient collé dans les rues de la ville des affiches dont le texte protestait "contre les richesses du Vatican, insulte à la misère populaire, et contre ses spéculations immobilières" Or.peu avant que n'éclate l'incident, le Saint-Père dans son allocution à la population du quartier, s'était offert comme “l'avocat des pauvres" et de leurs droits "a la participation au bien-être commun' "Oui le pape doit donner l'exemple, avait-il déclaré, mais le pape n'est pas riche comme tant de personnes le disent Nous avons de la difficulté à supporter les charges du St-Siège.c'est-à-dire les services nécessaires à la direction centrale de toute l'Eglise".En outre, il y a les missions “nous ne pouvons faire que peu de chose malheureusement.mais nous essayons de donner partout une marque de notre bonne volonté.Ici aussi, nous laisserons une marque, une petite marque." Auparavant, le pape avait déclaré: "Nous lisons dans vos yeux une demande: et maintenant qu'est-ce que le pape vient faire parmi nous?Une visite de curiosité?Une visite de publicité?Que nous importe une visite de quelques minutes où l'on dit quelques mots seulement'’" "Notre tâche immense et terrible" est de représenter “ce Jésus de l'Evangile, qui s'attribuait les paroles du prophète Isàie; Dieu m'a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres".“Cest pour cela, a poursuivi Paul VI.que nous sommes venu pour vous rendre bon- CARRIÈRES ET PROFESSIONS AGENTS PE DÉVELOPPEMENT Pour travailler dans les communautés autochtones du Nouveau-Québec.FONCTION Travailler, dans un village esquimau ou indien de l'Arctique québécois, a amorcer un processus de développement socio-economique axé sur la participation active et l'initiative propre de la communauté, en fonction des besoins et des ressources tels que définis par le milieu local QUALIFICATIONS Formation universitaire dans les sciences de l'homme et du comportement, de préférence au niveau de la maîtrise, ou l'équivalent.Être bilingue; avoir la volonté d'apprendre l'esquimau TRAITEMENT De $7,406 6 $13,707 selon la compétence et l'expérience.Une prime nordique est versée en plus du traitement.Frais de déplacement 6 la charge de l'employeur.S’adresser avant te 5 moi à: Service du développement communautaire Direction générale du Nouveau-Québec 1530 boulevard de l'Entente, Os.1 3 Québec Tél : 418- 693-5293 QUEBEC ?GOUVERNEMENT DU QUÉBEC LA COMMISSION DE LA FONCTION PUBLIQUE ANNONCE LE POSTE DIRECTEUR Direction de l'Office du film du Québec Ministère des Affaires culturelles Traitement: $16,500.00 et plus, selon la compétence.ATTRIBUTIONS Sous l’autorité du directeur général des Arts, des lettres et du Cinéma, le titulaire est responsable de l'élaboration des politiques de l'Office du film du Québec; a cette fin il doit être; -coordonnateur de la production des films pour le compte des différents ministères et des agences gouvernementales -responsable de la diffusion et de la distribution des films -responsable du fonctionnement de la cinémathèque -administrateur.QUALITÉS REQUISES: Plusieurs années cfexperience dans le domaine de l'administration.Diplômes universitaires ou équivalence Bonnes connaissances du milieu et de l'industrie cinématographiques INSCRIPTIONS - Formule 70S - 1422 les personnes qui désirent prendre part 6 ce concours doivent s'inscrire directement auprès de la Commission de la fonction publique du Québec, en remplissant le auestionnoirt (Offre de services), qu'on peut se procurer au bureau de la Commission de la fonction publique du Qué 710, Place d'Youville, suite 700, Québec 4 255 est, boul.Crémone, Montréal 354, Montréal Bureaux locaux des ministères don» choque région.ÉCHÉANCE DE l INSCRIPTION le 15 moi 1970 Prière de mentionner /# numéro du concours 70S ¦ 1422."le bien-être de* yeux" CM* IMG ?U H \ I-RM-MI-IN ix oihbec: -xut.neur, pour réclamer la place digne qui vous revient dans l’Eglise et aussi dans la société civile, pour élever vos besoins (et combien en avez-vous) au rang des droits: droits à une maison suffisamment grande et décente, au pain et au travail, à l’école et à l'assistance sanitaire, à la participation à un bien-être commun, pour vous-mêmes et pour vos enfants".Tout cela n'est pas que des mots, a souligné le pape “Le fait de prononcer ici.les paroles que vous attendez, n'est-ce pas quelque chose de positif’ Nous sommes ici.comme partout où nous allons, l'avocat des pauvres: vous Uéplàît-il que nous soyons votre défenseur'’ Et que nous demandions à ceux qui peuvent et doivent vous aider de faire quelque chose pour vous, de faire davantage, de faire bien, de faire vite?".Nous voulons aussi infuser l'amour "chez les riches", "les responsables du bien public.les frères et les ministres de l’Eglise: si tout ce monde se laisse pénétrer de l'amour chrétien, votre sort ne sera-t-il pas plus facilement et plus rapidement amélioré’’ Et sans haine, sans égoisme, sans révolution, sans retard'1’’.Avant de visiter le quartier Sant’Elia.le Saint-Père, dans une allocution aux membres avait "contesté la contestation", qui cherche, avait-il dit.“à ébranler les esprits, surtout ceux des jeunes", par ses critiques envers l'Eglise.“Certes, avait déclaré le pape, chacun doit apporter sa contribution à la renovation nécessaire de l'Eglise, mais il faut “qu'il commence par lui-même l'oeuvre de réforme (.) avant d’exiger que les autres le fassent Autrement dit qu'il se conteste lui-même avant de contester les autres.Ainsi ont agi les vrais réformateurs de l'Eglise les saints".Si ces derniers ont dénoncé les maux de l'Eglise, ce ne fut pas “par des critiques amères contre leurs frères, par la révolte contre la hiérarchie mais en se lançant eux-mêmes, les premiers, sur la voie de la sainteté (.) tel est le véritable renouveau dont l'Eglise a aujourd'hui un besoin urgent" avait conclu le Saint-Père.Des incidents d’une certaine gravité ont perturbé la journée que le pape a passé à Cagliari.Un groupe d'anarchistes a lapidé les voitures du cortège officiel, au moment où celui-ci quittait le borgo Sant-Elia.le quartier le plus pauvre de Cagliari, où Paul VI avait reçu, une nouvelle fois, l’hommage d une foule fervente et recueillie Les contestataires, au nombre d une quinzaine selon les témoins, ont fait pleuvoir des cailloux sur les voitures, prenant principalement pour cibles les véhiculés de la police, dont ils ont fait voler les parebrlse en éclats Les habitants du borgo et les membres du service d’ordre se sont alors lancés à la poursuite des anarchistes, réussissant, selon les renseignements communiqués par la préfecture de Cagliari, à les bloquer après une chasse à l’homme sur les terrains vagues.rocailleux, autour des- quels se dressent les maisons rectangulaires, toutes identiques.de Sant-Elia.Des corps à corps ont opposé les contestataires aux forces de Tordre qui finalement ont eu le dessus MaLs aucun coup de feu n'a été tiré.Sous les huées de la foule en colère, les énergumènes ont été conduits dans le centre de Cagliari.la police désirant visiblement les mettre à l’abri des réactions des habitants de Sant Elia "Ce sont des voyous, qu’at-tend-on nour tous les arrêter”, criaient les gens, furieux, protestant contre ces actes de violence venus jeter le discrédit sur leur quartier.Voir page 7 PuW>* POW t« comp* (* R€V„,K1 »0,'' P,,., .j.»;, ., ;f, V .Monsieur et Madame Jurgen Bartels dont le mariage a été célébré samedi le 18 avril en l'Eglise Immacplée Conception de Ste-Âdèle Madame Bartels, née Rachel Villemaire.est la fille du docteur et de Madame Bernard Villemaire de Ste Adèle Monsieur Bartels est le tiis de Monsieur Herbert Bargels décédé et de Madame Lilli Bartels de Hanovre Allemagne Après une réception intime à la résidence des parents de la mariée les nouveaux époux sont partis pour un voyage d un mois en France.Suisse et Allemagne (Photo Jo«nn« Salmon) Voici ce que notre équipe veut faire pour vous dans le Montréal Métropolitain: ¦ Objectif prioritaire: création de 100,000 nouveaux emplois en 1971 ¦ Réduction de la taxe scolaire ¦ Echelle de la taxe de vente visant à exempter les biens de consommation ¦ Loi permettant l’annulation de contrats passés sous pression ¦ Diminution de l’impôt sur le revenu du petit salarié ¦ Abolition de la loi permettant aux municipalités de taxer les locataires ¦ Construction de logements à prix modiques ¦ Augmentation des pensions aux veuves et aux invalides ¦ Création de centres communautaires pour la famille ¦ Instauration du congé-maternité et établissement de garderies d'enfants Voilà quelques extraits seulement de notre programme.Lisez-le et votez pour les candidats libéraux officiels dans tous les comtés du Montréal métropolitain.Ainsi, la métropole connaîtra a nouveau la prospérité! QUÉBEC: AU TRAVAIL! [x] VOTONS LIBÉRAL! Publié por Kevin Downs, 356-90eme Avgrtue.Ville LoSolle.agent officiel de Marie-Claire Kirldand-Cosgrain, candidate libérale dans Marguerite Bourgeoy» AR-1 /3> ¦r, {XÆà'toSmf mmm H.mm ^ s Z'Mim 'K Æ >A>S' \Wmit mm L*.h\ .m.Mi POURQUOI EN EFFET ST-DENIS?Les films québécois se suivent et ne se ressemblent pas.C'est le moins qu'on puisse dire en ce mois d'avril 1970, alors qu'une autre saison cinématographique est sur le point de s'achever.Une ‘saison pas comme les autres pour le cinéma québécois, car.non seulement ces derniers mois ont vu déferler sur les écrans de nos grandes salles populaires un nombre record de films québécois, mais chacun deux s'est révélé être — à des degrés divers, naturellement - un succès commercial.Aujourd'hui on peut finalement vous dire: Messieurs les spectateurs, faites votre choix " Une petite phrase anodine qui sonne réellement neuf dans le contexte du cinéma québécois.Alors, donc, que “L'Initiation”, "Red" et "Q-Bec my Love” attirent toujours la foule des spectateurs, et en attendant que le dernier long métrage de Gilles Groulx prenne l’affiche à l'Arlequin, voilà qu'on vous propose, au cinéma Rivoli.“St-Denis, dans le temps.'' de Marcel Carrière.Que "St-Denis, dans le temps." soit lancé en pleine campagne électorale.c’est là nous rappeler que le hasard, comme on a pu le remarquer ces derniers temps, fait souvent bien les choses Aussi pourrait-on aborder ce film avec une légère suspicion, qui va grandissante lorsqu'on vous annonce que c est là peut-être le premier vrai film historioue de toute l’histoire du cinéma".K lorsqu'on vous apprend que ce "vrai film historique s'attache à la première et unique victoire des “Fils de la liberté ’ à St-Denis, cette hésitation tourne inévitablement à la panique Comment, en effet, toucher à l'événement de 1837, me diriez-vous, sans tomber dans un sentimentalisme qu'on récuse de plus en plus aujourd'hui" F,t bien, justement, en empruntant la route que vient d'ouvrir Marcel Carrière.Car il faut bien l'avouer, la première impression que vous laisse "St-Denis, dans le temps.” est faite avant tout d'étonnement.Le réalisateur aurait-il trouvé ce ton juste, qu'on cherche un peu désespérément lorsqu'il s'agit de parler de notre histoire canadienne-française" Peut-être Mais un certain malaise demeure néanmoins, particulièrement perceptible dans les discus- sions que le film n a pas manqué de susciter après chaque visionnement Une fusion du passé et du présent C’est que Marcel Carrière a choisi de mêler ces deux niveaux de réalité que sont le passé et le présent Le décor, c’est le village d'aujourd’hui; les acteurs, les gens de St-Denis qui revivent devant la caméra en une sorte de socioorame.ce passé dont ils sont tout imprégnés.Seuls, les Anglais seront affublés d’un uniforme d'époque rappelant.à qui l'aurait oublié, le caractère historique de l'événement.Et c’est ainsi que, sur le mode du reportage radio-télédiffusé (CKBS est sur les lieuxi.nous suivrons d'heure en heure la marche des événements.On ne peut donc parler ici de reconstitution historique.Aussi le film échappe-t-il à la critique historique proprement dite, et Marcel Carrière en est très conscient.Dans un long entretien qu’il nous accordait dans le courant de la semaine, il a tenu à insister sur le fait qu'il n'avait jamais essayé d'en faire 'une reconstitution historique"."Je ne suis pas un historien.nous fait-il remarquer, et l'histoire ne m'intéresse que dans la mesure où elle recoupe le présent et le prolonge.Ce qui explique d’ailleurs le sous-titre que j'ai donné au film, "dans le temps' voulant dire dans le passé, dans le prissent, et peut-être dans l'avenir.Car le film est fait avant tout pour apporter des éléments de clarification à la situation historique ainsi qu'à celle que nous sommes en train de vivre." La genèse du film n'a d’ailleurs pas été chose aisée Comme nous l'explique Marcel Carrière, à l'origine, il s'agissait tout simplement d’envoyer deux étudiants avec un magnétoscope, faire une enquête dans le village Puis le projet a évolué, et s'est finalement fixe sur Marie-Claire Nolin, une jeune comédienne, dont l'un des ancêtres.Joseph Duquette, fut le premier Patriote à être pendu à la suite des troubles de 1837-38.Ce n'est donc plus comme un enquêteur, mais avec toute la nostalgie de son passé à elle, et de l'histoire qu'on nous a apprise, qu elle se rendra a St-Denis.Elle y va pour voir, pour revivre, pour comprendre aussi, cette épisode qu’elle sent d'une brûlante actualité.Et c'est ainsi que, le présent et le passé s'imbriquant l'un dans l'autre, on verra converger vers ce lieu privilégié qu’est St-Denis, les Anglais sous le commandement du colonel Gore.Marie-Claire et son ami Gilles, et les gens qui viennent commémorer l anniversai-re de la bataille.Lieu privilégié, avons-nous dit au sujet de St-Denis Pourquoi, en effet St-Denis?- Le film, tient tout d abord à préciser Marcel Carrière, a été tourné il y a un an et demi II existait déjà un fort sentiment nationaliste, et on se cherchait des héros à nous, des situations héroïques.Et puis, il y a eu cette émission de télévision réalisée dans le cadre du "Sel de la semaine expérimental", qui.après une expèce de sondage.avait arrêté son choix du héros sur le docteur Wolfred Nelson, chef patriote de St-Denis Ce qui recoupait, en fait, mes propres recherches.Car.il ne faut pas oublier que c'est la seule victoire par les armes des Canadiens français.Or.cette période nous est fort mal connue, puisque toute une partie de 1 opinion publique et en particulier l'Eglise, la rejette plus ou moins On a ainsi vécu le plus souvent avec un mythe au gros relent de sentimentalisme -“J’ai donc voulu, en premier lieu, vider l’événement de tout ce sentimentalisme qui était venu s'y greffer.J'ai essayé de voir l'histoire dune manière objective Mais en même temps, il me fallait l'interroger à partir du contexte présent, et non comme une histoire passée.morte et poussiéreuse.Je dis ceci.parce qu'il faut bien comprendre que ce n est pas un film politique que j'ai voulu faire.Aussi ma position de cinéaste consiste-t-elle d'être en retrait par rapport aux opinions contradictoires que les différents personnages expriment dans mon film Je ne prends parti à aucun moment." -"D'ailleurs, ajoute-t-il, le film est construit comme une conversation, une conversation qui ne saurait s’arrêter quand le mot fin apparaît sur l'écran.Ç'est là un film, me semble-t-il.qui.non seulement suscite la discussion, mais l'exige.C’est pourquoi j'ai refusé le côté reconstitution historique qui aurait fait du film, avant tout, un beau spectable, et qui, de plus, aurait été nécessairement fausse puisque les historiens n'arrivent pas à s’accorder là-dessus.Lorsque je fais pourtant remarquer à Carrière que son refus d'engagement, son choix de St-Denis restait un choix politique, il m'avoue qu au départ il y en avait un.mais que ce choix s'était fait surtout en fonction d'une clarification.“Il y avait un événement, une situation que je voulais clarifier par rapport au présent.Je ne sens d'ailleurs pas l'engagement à ce niveau-là; je le sens plus dans des actes.Si j'avais voulu m’engager politiquement, j'aurais oeuvré tout simplement dans la politique Pour moi.cinéaste, l'engagement se situe au niveau de la réaction des gens par rapport au film." Pourtant, et c'est peut-être là où le malaise est né.en intégrant de la sorte passé et présent, le film donne l impres-sion d'appeler à la résistance.Et puis, suivant en cela, peut-être inconsciemment, l'attitude des chefs patriotes qui furent exilés aux Bermudes, laissant leurs hommes payer pour eux.le cinéaste nous laisse lui aussi "ben en panne", suivant l'expression de Marie-Claire, avec cette fin qui n'en est pas vraiment une.Comme elle, nous ne savons plus trop où aller.Mais jastement, quel est le rôle des deux principaux interprètes.Marie-Claire et Gilles, ce dernier servant surtout à donner la réplique à sa compagne" "Je ne les ai jamais considérés comme devant représenter la masse des jeunes On n'avait d'ailleurs pas de dialogue préparé à l 'avance.Nous avions un synopsis, un cadre bien défini, et à partir de ces thèmes nous improvisions C'est ainsi que le rôle de Gilles sera justement de provoquer Marie-Claire, de l'acculer au doute.Comme celui de Marie-Claire sera de faire parler le vicaire de St-Denis, ou M.Henri Pha-neuf.Mais je crois qu'on pourrait voir dans ce que dit Marie-Claire, dans ses discussions avec Gilles en particulier, la synthèse de ce qui se disait dans le monde étudiant à ce moment-là " -"Il y a maintenant, enchaîne-t-il.le problème de cette fin qui laisse un peu le lecteur en suspens Si j'avais don- né une conclusion claire et précise, j'aurais alors réalisé un film politique, ce que je me refusais justement de faire Cette fin, c'est au spectateur de l'apporter lui-même, car si Marie-Claire reste là, en panne, alors qu’on croyait qu elle s’en allait aux Bermudes, c'est qu elle ne veut pas finir comme les chefs des Patriotes Mais, en même temps, elle n est pas prête à refaire ce que les patriotes ont fait, c'est-à-dire à accepter jusqu'au bout les conséquences de ses actes.Elle est écœurée, mais, comme la plupart d'entre nous, elle reste quand même.Un peu d’humour.Je demande alors à Marcel Carrière pourquoi il a donné à son film cette coloration nettement sentimentale?- C'est qudn a toujours pris l'histoire à ce niveau-là.Mais aussi, pour bien souligner l'itinéraire que va suivre Marie-Claire qui se trouve justement toute désemparée à l'instant même où elle se débarrasse de tout ce çôté sentimental de l'histoire.- Le folklore, lui non plus, n'est pas absent du film Ce folklore n est jamais gratuit, me dit-il.La séquence des gardes paroissiaux qui prêtent serment, se rattache directement à l'événement de 37 puisque leur devise première est de continuer l'action des patriotes.Je pense que cette réaction de vouloir constamment cacher notre folklore est néfaste.Je me rappelle d'ailleurs encore de la réaction de certains face à mon film sur les Zouaves."Avec Tambours et Trompettes" Les gens fortement nationalistes et politisés ne voulaient pas qu'on sorte le film en prétendant que ce serait, par là, inviter à un retour en arrière Ce qu'on veut en réalité, c'est présenter une image pure du Québec.El pourtant.si ce folklore devait mourir, c'est par son action qu'il disparaîtrait, et non en le cachant.Car, il ne faut pas se faire d'illusions: les gens s'y attachent comme le cultivateur à sa terre.Essayez-vous alors de critiquer une mentalité désuète" - Non.Ce que je voudrais, c'est que les gens qui pourraient contester mon film réalisent qu'il faut aller plus loin, que la réalité est beaucoup plus complexe.Car pour se comprendre, il ne faut pas craindre de retourner aux sources Or.trop souvent, on a tendance à rester enfermé dans son milieu, à se couper du reste de la population Allez donc à St-Denis, et vous verrez qu’il existe énormément de méfiance, que les gens se livrent difficilement Et même, s’ils ne le manifestent pas ouvertement, il existe chez eux un fort sentiment de frustration.En fait, on s'aperçoit vite, lorsqu'on sort de son petit monde, que les gens s'ils sont nationalistes, ne le sont jamais pour la même chose.Il pourrait paraître étonnant que dans un film qui semble soulever autant de problèmes, l'humour ait une place aussi grande?- Je ne le pense pas Car il faut se rappeler que la victoire de St-Denis est justement à la mesure des Canadiens français.Le tout a été fait avec la plus grande improvisation.Et.jusqu’à dernièrement.cela a été un peu.notre façon d'agir.Aussi bien au niveau des idées, que de l'action, on a toujours essayé de rafistoler à la dernière minute, en espérant que cela passerait,” Mais comme ce film fut conçu, puis réalisé il y a plus d'un an et demi, il me restait à demander au réalisateur de "St-Denis, dans le temps." si, aujourd'hui, il aurait pu faire ce même film': Je ne sais pas.me dit-il après un moment de réflexion.C'est que ce film s'attaque finalement à des mythes, à des tabous qui sont vus différemment suivant les personnes.Et c'est très difficile, pour ne pas dire exténuant, pour un cinéaste, d'arriver à trouver le juste milieu.Et puis, mon film ser-vira-t-il à quelque chose" La question, je me la pose avec angoisse.Comment aussi savoir si les images ne sont pas trop belles, et ne présentent pas finalement une barrière à cette communication que le film cherche justement à établir avet le spectateur Autant de questions que je me pose à la veille de la sortie commerciale ae mon film." A vous de répondre.Car si le film s'était présenté comme un rêve, c'est bien sur la réalité qu'il débouche.'â,m .r * mBÊÊMi ' W .mm 14 • Le Devoir, samedi 25 avril 1970 catalogue et magazine gratuits mv/u/z/rA’?^ _ marabout 226 Est, Christophe Colomb • Québec 2 Poésie L'OEIL SUR LES LIVRES as’/st'fcj 1111 ü,llll.lliA'l-llJIiiZS& mai^bout université LES LIVRES DU TOUT SAVOIR A LA PORTEE DE TOUS^ Gilles Marcotte et Guy Robert par Pané Lacôta Nous publions ci-dessous un article que le critique français.René Lacôte.vient de consacrer à Gilles Mar cotte (pour "Le Temps de la poésie' .chez HMH) et à Guy Robert ( "Québec se meurt") dans l'hebdoma daire parisien "Les Lettres françaises Rappelons que René Lacôte est l'un des meilleurs commentateurs français de la poésie qué bécoise.avec Edith Mora dont on déplore le décès, survenu ces derniers jours après une longue maladie Le prix de la ville de Montréal.d'un montant de 3.000 dollars, vient d'être attribué à Gilles Marcotte pour Le Temps des poètes, qui parut il y a trois mois chez H .M H à Montréal: c'est une nouvelle que nos lecteurs trouvaient il y a quinze jours dans notre rubrique d'information Avant que s outre à Paris le Centre de diffusion du livre canadien français qui rend accessible à tous cette littérature.J'annonce de ce prix aurait eu, dans notre presse littéraire, une importance diplomatique Il en va désormais autrement En France aussi le nouveau livre de Marcotte devrait avoir une large audience Il répond, par son sujet, à un besoin nouveau II répond à ceux de mes lecteurs qui ne cessaient de me demander où trouver une bonne étude d'ensemble sur la poésie québécoise Il > répond admirablement J'ajouterai que.d'ailleurs.c'est de Gilles Marcotte qu'on espérait générale-' ment cette première synthèse Cet auteur commence seulement à être connu en France pour deux romans qu'il a publiés chez Flammarion: Le Poids de Dieu ' en 1962 et Retour à Coolbrook " en 1965 On ignore eRçoie le critique qui occupa dans son pays une •place de premier plan II a 'longtemps été le critique littéraire du Devoir où sa culture et son ouverture d 'esprit ont eu une influence profonde et durable en contribuant largement à répandre une littérature nouvelle qui constitue l une des plus stupéfiantes éclosions d'après guerre dans le monde Une littérature qui se fait tel était le titre du premier recueil d'essais critiques sur la littérature canadienne-fran-çaise qu'il publia chez H M H en 1962 let qui se trouve maintenant à Parisi Depuis 1962.le public français a appris à connaître Saint-Denys Garneau.Alain Grandbois.Rina Lasnier et Anne Hébert, que je cite selon la chronologie de nos "Poètes d'aujourd'hui' Il ne connaît pas encore Roland Giguère I! ignore à peu près tout des précurseurs.Octave Crémazie et Emile .N’elligan (auxquels Marcotte n'a pas joint Louis Fréchette i.Il est peu probable qu’il sente, à la seule lecture.l'importance historique d Alfred Desrochers Une littérature qui se fait' garde donc pour nous toute sa valeur d'information.toute la valeur qu'il eut au Québec en 1962 pour l'analyse de ce mouvement et là situation de ses oeuvres marquantes toute sa valeur critique enfin, car la clairvoyance de Gilles Marcotte n'a reçu de l'évolution que des confirmations Le Temps des poètes se présente comme une description critique de la poésie actuelle du Canada français.Il s entraîne donc directement sur une littérature qui se fait pour nous conduire jusqu'aux tendances actuelles et jusqu aux EATON FOYER DES ARTS 9e ÉTAGE EN VILLE Jusqu’au samedi 16 mai exposition-vente des peintures de l'artiste canadien réputé LÉO AYOTTE au Foyer des arts EATON neuvième etage en ville EATON FOYER DES ARTS 9e ÉTAGE EN VILLE SAIDVE MOMFMAN CCNTM or TMC YMYWHA 5170, CM DE l* COTE SAINTE-CATHERINE TEL.737-6551 DESSINS EN COULEURS par ANNIE NEUMANN de Maimonides Hospital and Home for the Aged et LIVRE D'ILLUSTRATIONS par LES ENFANTS D'ISRAËL 26 avril - 24 mai 1970 Dimanche - jeudi Vendredi 10 a.m.- 10 p.m.lOo.m.- 4 p.m.plus jeunes poètes Mais s'ils sont complémentaires, les deux ouvrages sont différemment conçus Une littérature qui se fait est un recueil d essais.Le Temps des poètes est une étude qui tend à la synthèse Mais c'est encore l'exactitude des deux titres qui caractérisé à la fois la différence des conceptions et ce qui justifie historiquement cette différence Et ce nouveau titre."Le Temps des poètes", caractérise une situation nouvelle qui ne se retrouve probablement nulle part ailleurs et qui s'est concrétisé d'abord, dans le groupement de l'hexagone.par des noms et des oeuvres dont il a souvent été question dans cette chronique, mais dont l'influence et le rayonnement au Québec dépassent considérablement ce que nous commençons seulement à imaginer ici Nous sommes quelques-uns, dans la critique parisienne, avec Alain Bosquet et Edith Mora particulièrement à nous être efforces de suivre attentivement tout ce qui.depuis l'affirmation des poètes de l'hexagone.apparaissait de nouveau dans cette poésie où les générations se relèvent en moyenne tous les cinq ans On ne peut dire que notre attention ait pu suffire à donner sur le phénomène québécois toute l'information qui serait souhaitable et qui demanderait à elle seule une chronique régulière C'est en quoi le livre de Gilles Marcotte va devenir indispensable.Il est une mise au point critique précise et serrée sur un mouvement et sur des oeuvres dont nous avions dé jà la révélation, il nous ouvre aussi à des perspectives nouvelles que nous n'étions pas toujours assurés de bien percevoir dans les plus récentes publications des nouveaux venus Qu'on n'aille pas imaginer, toutefois.devant cette évolution précitée, une décourageante discontinuité dans les révolutions successives qui feraient de nous quand les livres nous parviennent.les lecteurs d une littérature déjà dépassée II existe.au Québec comme ici.des opposition et des querelles des générations dans lesquelles il nous faut savoir découvrir simplement le nécessaire et permanent besoin de renouvellement.Nous percevons surtout, parce quelle est très vive, une réaction contre l’importance accordée comme déterminante à 1 oeuvre de Saint-Denys Garneau.Il est d'autres réactions, mais celle-ci est la plus significative, et aussi la plus justifiée, en ce que renseignement de Saint-Denys Garneau devenait paralysant, Cela ne signifie pas du tout que l’on veuille reléguer ce poète dans les zones de désuétude où se trouvent les anciens poètes, imitateurs de nos romantiques Nous assistons à une réévaluation des situations historiques dans laquelle Saint-Denys Garneau.qui ne peut plus être un maître pour les jeunes restera le grand précurseur et le premier classique de cette littérature dont le sens est apparu très tôt et très nettement.Il est significatif que le précédent ouvrage de Gilles Marcotte ait gardé toute son actualité.que je tenais à souligner.pour nous aider à com- ' prendre une aventure qui.dans ses plus récentes manifestations.nous aurait peut-être semblé déconcertante II n est pas moins significatif que pour nous conduire aux perspectives découvertes par les plus novatrices des publications de jeunes."Le Temps des poètes" s’achève sur une citation d'Anne Hébert, le plus grand des poètes nouveaux, mais aussi un poète déjà considéré comme un classique: O me' Irères tes plus noirs, toutes fêtes grasées en secret; poitrines humaines, calebasses musiciennes où s'exaspèrent des voix captives.Que celui qui a reçu Jonction de la parole xous prenne en charge comme un coeur ténébreux de sur-croit, et n'ait de cesse que soient justifies les visants et les morts en un seul chant parmi l'aube ef les herbes.Il n'est donc pas de meilleur guide que "Le Temps des poètes" pour saisir le plus vif mouvement de poésie qui existe actuellement en langue française Je n'ai cessé, quant à moi.depuis Une littérature qui se fait, de me référer à Gilles Marcotte que je tiens pour l'un des grands critiques de ce temps, mais un critique qui reste a découvrir pour le public français II est de ceux à qui je suis le plus redevable dans ma découverte de la littérature de son pays.La situation qui autorise ce titre.Le Temps des poètes, ne doit pas, toutefois, nous inciter à des conclusions enthousiastes Mon ami Gaston Miron, grand poète et grand militant québécois, envisageait un jour pour son pays l’éventualité de ne laisser trace dans Thistoire que par un ensemble de grands poèmes du vingtième siècle II ne faut pas croire que Gaston Miron soit si pessimiste, mais il mettait ainsi l’accent sur le caractère décisif des efforts et des luttes actuelles.Dans Retour à Coolbrook, le héros du roman envisage comme une certitude la disparition de la spécificité québécoise, mais on ne peut faire de ce personnage le porte-parole de Gilles Marcotte Le plus pessimiste des Québécois est peut-être Guy Robert qui intitule Québec se meurt le nouveau livre qu’il publie dans la collection Poésie du Québec aux éditions du Songe à Montréal.Guy Robert, qui a déjà publié en dix aas une quinzaine d’ouvrages, est connu dans son pays comme poète, critique littéraire et critique d’art.Il est Fauteur de la première étude qui ait paru en librairie sur la poésie d'Anne Hébert, La Poétique du songe iuniversité de Montréal.1962i.étude aujourd'hui introuvable qui témoigne en tout cas d une orientation bien antérieure à Québec se meurt qui ia confirme Quand elle reçut à Montréal en 1958 le prix Duvernay.Anne Hébert prononça une allocution.reproduite par la suite dans ses poèmes sous le titre Poésie, solitude rompue, qui fut reçue par les poètes comme un appel qui donnait forme à leurs aspirations: Notre pais est a l'âge des premiers jours du monde.La vie ici est à découvrir el a nommer, ee visage à découvrir et a nommer: ce visage obscur que nou- avons, ce coeur silencieux qui est le nôtre.tous ces passages d'avant l'homme.qui attendent detre habités et possédés par nous, et celte parole contuse qui s'ébauche dans la nuit, tout cela appelle le jour et la lumière.Le Recours au Pays, de Jean-Guy Pilon allait être peu après la plus directe et encore aujourd'hui la meilleure illustration du courant nouveau qui allait naître en ce sens et dont la conception diffère d'ailleurs sensiblement de celle qu'Anne Hébert a de sa propre poésie, Québec se meurt, qui recueille en quatre séries quatre-vingt pages de poèmes est un nouvel exemple éclatant d'une poésie enracinée dans le pays, et doublement enracinée avec un sens précis des réalités, car la terre de Guy Robert est canadienne et son sentiment national est québécois, mais il y a Canada et Canada, ou il h’y en a qu'un en vérité et celui de Guy Robert n'est pas celui du vainqueur pavvage négligent dont il laul recréer le passe' fouiller dans les sables de l’hibou-gamo remuer les cendres froides de Vancouver et refaire les visages aux monuments trop tôt oubliés riche pays dilapidé déjà souries polluées des désirs d'au tomne ouvriers-fils déchus des défricheurs manoeuvres désoeuvrés sur les rives de l'Outaouais à la petite semaine à la dérive où sont les canols et les cognées Manicouagan ie pleure de rage le sang pourri blasphèmes de l'espoir pendant que les yeux du passage agonisent des anl les hommes impuissants cris inavoués d’un goéland blessé Cest un poème de la pre- [ mière partie, où le poète prend possession du paysage et déjà nous y percevons l'angoisse qui va crever dans les dernières pages désespérées sur lesquelles il convient aujourd'hui de s’arrêter, non qu'elles débouchent sur la seule perspective actuelle, mais parce qu'il est bon que par-delà les élans lyriques d'exaltation ce cri d'alarme soit entendu et puis après tout c'est une mort douce presque psychédélique sans bayonnettes ni four crématoire une extinction de voix et de rare dans les réserves de la misère douce et bien discrète en admirable diplomatie c’est l’Histoire qui nous écrit rai-des-morts et nous ne connaîtrons plus la sloehe en parlant américain une fleur de lys des gaules sur la tombe du Québec Débuts d'une revue culturelle indienne "Tawour .mot indien cri signifiant bienvenue .est une nouvelle revue trimestrielle réalisée par le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien et qui ae cueillera dans ses colonnes des écrivains et des poètes indiens Cette revue, imprimée sur papier glacé, est une publication culturelle de prestige qui sera vendue dans les librairies de ITmprimeur de la Reine au prix de SI le numéro En annonçant la parution du premier numéro de Taxvow.M Jean Chrétien, ministre des Affaires indiennes, a déclaré que les Indiens devaient avoir la possibilité de s’exprimer et que la création | de Taxvow leur offrait précisément cette occasion Très peu de ces premiers habitants du pays sont reconnus comme de véritables auteurs, et il est grandement nécessaire de donner à ces gens un moyen grâce auquel ils puissent traduire leurs idées et partager leur héritage culturel avec leurs concitoyens canadiens", a-t-il ajouté Cette publication devrait permettre de découvrir les oeuvres de nombreux autochtones de talent de les mettre en lumière, et de donner en même temps aux autres Canadiens un aperçu de la culture indienne d'hier et d'aujourd'hui la- premier numéro contient des articles intéressant les Indiennes et d'autres écrits par des artistes de renom et par plusieurs jeunes Les articles sont très variés et portent sur des sujets aussi divers que l'origine des noms de lieux indiens du Cap-Breton, les tapis Tahahsheena du pays sioux.une troupe de danseurs de Paris et les jeunes Indiens de l'Ontario Il y a lieu de mentionner aussi un article dîntérèt général l’“Ur-bamsation indienne”, par Andrew Bear Robe, ancien directeur du.Centre d'amitié indien de Calgary un article illustré sur la fabrication des mocassins dans les forêts septentrionales, l'histoire de l'ancienne cérémonie de la pipe, et un article sur Norval Morrisseau, artiste ojibway du nord de l'Ontario Tous les textes seront publiés dans la langue utilisée par leurs auteurs Ce n'est que dans certains cas déterminés par la rédaction qu'ils paraîtront dans d'autres langues Le plus grand soin a été ap porté à ce que la publication jouisse de l'accueil le plus chaleureux et de la collaboration la plus large possible U.Quand Lucar "freak" sur la poésie par Jean Basile Quand on habite le carré St-Louis, on "freak’’ énormément.Mais qu'est-ce que ça veut dire "freaker" Je ne m avancerai pas sur la voie difficile de l'équivalence entre l'américain et le néo-joual Je me contenterai de donner un exemple: Bertrand "freak" sur Lévesque qui freak" sur Bourassa qui "freak" sur Bertrand Ainsi le poète de "Rut" qui est celui de "Or le cycle du sang dure donc" a "frea-ke ' dernièrement sur la poésie pour devenir le porte-parole officiel d'un groupe nommé ITnfonie Luor yaugud (Raoul Du-guay pour les "straight") vient donc de publier son “trip" sous le titre de "Manifeste de ITnfonie" Ü>.Pour les "turned-on" il n y a là rien de bien nouveau Le "trip" est.au contraire ce qu'il y a de plus commun puisque TOUT est un "trip" qu'il soit végétal ou biochimique Plus étonnant déjà qu'on le publie et c'est là.sans doute, la différence entre le "trip du commun et le "trip" du poète; le premier n’a pas d'éditeur, le second en a un D'ailleurs, je ne crois pas que l’on puisse VRAIMENT dire que le “Manifeste de ITnfonie" soit un “trip C’est plutôt une "cosmologie" Il est de bon ton.au carré St-Louis d'avoir SA "cosmologie" Pour les "heads' .fussent-ils inscrits au Parti québécois, la cosmologie reste une partie importante de la vie Ça comprend, outre les broutilles de la situation de l'être humain dans le grand tout de l’Univers, des règles de conduite, une morale, la lecture de McLuhan.la musique dans son entier, l’a-politisme, etc.On comprendra pourquoi, il est si difficile de parler calmement de la cosmologie de Raoul Duguay.porte-parole de ITnfonie Parce que pour bien la comprendre, il faut être dedans, ta vivre, l'aimer.Ainsi l'on aimera la série des symboles qui vont de la cuisine à la grande robe des Infoniaques.Ainsi l'on sera heureux de savoir que les danses-chorégraphies-ballets des Infonia-ques sont "antiques, pyrrhiques.gymnopé-diques.dionysiaques, alleluliaques.spin-tuaques.angéliques, acrobatiques, x'oltigi-ques”.Voulez-vous quelques idées de menus0 Il y a "La soupe Pizzicato à l’aquarium symphonique ".Le Concerto pour saveurs estivales".“Le Relevé de papilles aux odeurs chantantes et "Le Dessert de la Schloupinette”.Dans le fond.“Le Manifeste de ITnfonie''.c'est globalement une maniéré de voir le monde sous ses grands et petits cotes Un art de vivre, si l’on préfère d'où l’humour n’est pas absent et où l’on retrouve la faconde verbale de Raoul Duguay que ne saurait tempérer nulle pensée Au demeurant le poète n'est pas seul Ses amis Infoniaques Font accompagné et participent de dessins, de portées de musique.de sketches., On aurait tort de prendre cela au sérieux.On aurait tort de ne pas prendre cela au sérieux.La littérature est certainement la forme d'art la moins propice aux “trips" et aux cosmologies Cest la limite de ce "Manifeste " qui vaut bien un programme politique avec dette saveur particulière de n'insulter personne, de ne vouloir séduire personne, de n'attendre rien qu'un peu d'attention et encore.Je recommande tout particulièrement le poème intitulé "Beurre" qui se termine ainsi : "tribu de brutes! titube’ glisse’ grille! plisse! cuis1 supplie’ Beurre! structure de tumulus’ tuf pur! tumulte plu’ Beurre! Turpitude’ susurre riquiqui’ lumière bue! Oui1 BEURRE- BEURRE! BEURRE’ PAIN-PAIN! PAIN! il) Le Manilesle de ITnfonie ’ par Raoul Du guax - 12* pages, abondamment illustrée» Editions du Jour De véritables reportages sur les vedettes de l’Histoire Des albums exceptionnels vus par les journalistes et les phptographes LES GRANDS DE TOUS LES TEMPS L'originalité de la série ’TES GRANDS DE TOUS LES TEMPS" réside dans la richesse extraordinaire de ses illustrations.Pas une page qui ne comporte au moins une gravure reproduite avec une minutieuse fidélité.Chaque volume de 76 pages est entièrement imprimé en couleurs, sur papier de luxe, au format 11.5 x 9.Cette oeuvre magistrale est signée par les meilleurs spécialistes de la presse et de l'édition: journalistes, historiens, écrivains, photographes, techniciens de l'imprimerie et de la reproduction.TITRES PARUS ET DISPONIBLES; BEETHOVEN.RICHELIEU, LONCOINST FRANÇOIS, VICTOR HUGO, NAPOLÉON, WASHINGTON, CÉSAR LÉONARD DE VINCI, MAHOMET, ELISABETH lere., PIERRE-LE-GRAND.EN VENTE PARTOUT PRIX: $3.25 Vient de paraître LIBRAIRIE DUSSAULT 89SS BOUL ST-LAURENT MONTRÉAL, TÉL 384-8760 métro crémazie autobus S3 jusqu a beauharnois iTATIOHMlMlMT CKATUIT A LA iTATION flKVICt SHfU IM lACI 01 L tOlfKI .aux Éditions du Jour MANIFESTE DE L’INFONIE par LUOR RAOUL DUGUAY YAUGUD C ' , y U • Le Manifeste de ITnfonie ou le Tout Art Bel marque un po«nt de refleuon qu» tente d enqlober toute» le» manifestation» de Tort • Le» 333 commandement» de iTnfome accompagne» de dessins d enluminure» de partition» de musique et de poemes • Le prolongement du Manifeste de Borduos a qu* on rend hommage } » - V • ‘ • 'I .' .x f .• y ’ .' > ' • « - t : ;• • .y.vV.En vente partout à $2.50 - Distribue par le Service des Messageries des Editions du Jaur, I6SI Saint-Denis, Montreal 129 - Tel.: 849-8328 ÉDITIONS DU «XOTJH, .Président et directeur général Jacques Hébert LES GRANDS Ut tous ISS rcMPS LES GRANDS ut rows i f S ÎTMPS LES GRANDS tou» i es n.NAPOLEON ¦ VICTOR HUGO Le Devoir, samedi 25 avril 1970 • 15 TEXTE INTÉGRAL if C A T AlOGiJf—¦ GARNIER FLAMMARION F SJ -GKAI UlThVtNT DISPONlBlE*^iJti>tMANPt- ''.FLAMMARION-QUEBEC 475, boul Pete lelievte Ouebe< g, P.Q.L'OEIL SUR LES LIVRES TOUS LES AUTEURS CLASSIQUES FRANÇAIS et ETRANGERS En vente, à prix populaires, dans toutes les librairies.TEXTE INTÉGRAL GARNIER FLAMMARION La chronique de Jean-Charles Bonenfant Deux brillants ouvrages d Une des plus belles collections créées, ces dernières années, par les éditeurs cana-diens-français est celle de Fi-des qui porte le nom de "Fleur de lys" et qui a été fondée ' en vue d'assurer la diffusion de travaux historiques d'un caractère scientifique".Elle débute.en 1955.avec l.a Guerre de la Conquête de Guy Fré-gault qui en fut au début le co-directeur, en compagnie de Marcel Trudel.et qu'a remplacé maintenant le R.P Lucien Campeau Elle contient plus d'une douzaine d'ouvrages dont au moins quatre du chanoine Lionel Groulx.Elle s'est enrichie en 1969 de deux études d’un caractère différent mais •aux qualités communes, Claude-Thomas Dupuy, Intendant de la Nouvelle-France 167X-17:18, je Jean-Claude Dubé, et I,es Canadiens après la Conquête.1759-1775, de Michel Brunei, ouvrage qui vient de .valoir à son auteur les honneurs d'un des prix du Gouverneur général L’intendant Dupuy Fonctionnaires importants •de l’administration de la Nou-'velle-F rance, les quelque quinze intendants ne sont guère connus que par le premier qui vint à Québec, Jean Talon, et le dernier.François Bigot, qui l un et l'autre ont été l’objet de bonnes biographies, le premier, celle de Thomas Chapais, et le second, celle de Guy Fré-gault.La plupart des autres ne sont que des noms qu'on mémorisait péniblement à l’école primaire Toutefois, quelques passionnés d'histoire se rap-pelient Claude-Thomas Dupuy «pour la part qu'il prit à la co-'médie des funérailles de Mgr de Saint-Vallier au début de janvier 1728 l!n jeuve historien.Jean-Claude Dubé.l a fait revivre deux fois: dans une biographie du volume II du Dictionnaire biographique du Canada 11701-17401 et surtout dans une thèse soutenue, le 17 juin 1966.pour l'obtention du doctorat d’université à l’Université de Paris et qu'a publiée la collection Fleur de lys G).Dans son introduction, l’auteur souligne d'abord l’intérêt de l'étude qu'il a entreprise en écrivant "qu il serait injuste de ne juger Dupuy que sur les incidents de 1728.quelque graves et spectaculaires qu'ils aient été et de continuer à répéter les jugements parfois simplistes de ses ennemis de l'époque.Grâce à des recherches très poussées, M.Dubé a réussi à renouveler le portrait de l'intendant 11 a démêlé avec précision ses origines françaises: il a suivi sa carrière de magistrat parisien jusqu’aux trois années de son intendance canadienne de 1725 à 1728 Tout est alors examiné en détail, police, finances, administration de la justice, mais le lecteur curieux s'arrête volontiers au chapitre intitulé ‘La crise de 1728 ' Rappelons brièvement que Mgr de Saint-Vallier étant mort, dans la nuit du 26 décembre 1727, après avoir choisi l’intendant Dupuy comme exécuteur testamentaire.ce dernier prit son rôle au sérieux, si bien qu'il se trouva en lutte avec les chanoines du diocèse.Ayant cru que ceux-ci voulaient s’emparer du cadavre du défunt pour l'inhumer à la cathédrale, contrairement à ses dernières volontés, il fit procéder sans délai à des funérailles à l'hôpital général où T évêque était décédé.La bataille continua; le gouverneur Beauharnois y fut mêlé et se trouva en querelle avec l’intendant; au printemps.Versailles en fut averti et finalement l'intendant fut rappelé Portant un jugement général, le biographe écrit: "Nous pouvons donc considérer la querelle Dupuy-Beauharnois comme un épisode - un épisode brutal - de cette lutte sournoise entre magistrats et militaires qui dura tout l'ancien régime".Nous suivons ensuite Dupuy en France où il vécut jusqu'en 1738.Devenu pauvre, il commença une nouvelle carrière scientifique et il construisit des machines hydrauliques dont on parla à l'époque Pour avoir du personnage une vision honnête, on peut accepter le jugement par lequel le biographe termine les longues années de recherche et de rédaction qu'il lui a consacrées: "L'histoire des sciences, écrit-il.n'a pas retenu son nom : il fit partie de cette armée innombrable de chercheurs inconnus, qui par leurs modestes réalisations, leurs échecs répétés, ont préparé la voie à d'autres, plus savants, plus chanceux, mais qui ont droit tout de même à notre respect et à notre admiration L’historien du régime français n'a pas le droit de l'ignorer, et, s'il doit juger sévèrement celui qui eut une conduite si étrange dans le gouvernement de la colonie, il doit en même temps rendre hommage à ce que l'intendant recélait dans sa personnalité de positif et d"attachant".Le biographe, surtout lorsqu'il est au début d une carrière.court le risque de ne voir que sdn personnage et de ne pas réussir à le situer dans l'arrière-plan du pays et de l’époque M Dubé a évité ce danger et ù a bien reconstitué les milieux de la bourgeoisie judiciaire en France au début du dix-hui-tièrne siècle et surtout il a placé les trois années canadiennes de son personnage à l'intérieur d'un vaste tableau de la colonie à cette époque.N'ayant de la période française de notre histoire que des connaissances d ' honnè-te homme ”, je laisse aux revues spécialisées le soin de discuter les faits que raconte {’historien et les jugements qu'il porte niais comme lecteur ayant assez bien suivi la production historique canadienne de ces dernières an- nées.il y a longtemps qu'un ouvrage sur la Nouvelle-France ne m 'avait autant intéressé.Les Canadiens après la Conquête Dans l'avant-propos de son dernier ouvrage (2).le professeur Michel Brunet de l'Université de Montréal, raconte qu alors qu'il préparait en collaboration avec MM.Guy Frégault et Marcel Trudel.la première édition de l'Histoire du Canada par les textes (1952), qu'ont bien connues des générations d'étudiants, il avait "senti le besoin urgent d'une étude sur l'évolution de la pensée politique canadienne-françalse ' et qu’il avait songé alors à écrire un volume d une douzaine de Chapitres, deux par génération, qui décriraient les principales étapes de la pensée politique au Canada français depuis la Conquête.Il devait s'apercevoir rapidement comment il est difficile de réaliser les rêves présomptueux d'une jeunesse même studieuse.Il n’en témoigna pas moins d'une grande activité intellectuelle Pris par son enseignement auquel vinrent parfois s'ajouter les tâches administratives nécessaires, il publia tout de même des études fragmentaires où le récit des faits s'accompagnait d'interprétations catégoriques se prolongeant â notre époque.Le titre d’un de ses livres en 1954.Canadians et Canadiens s'inscrivit dans le langage du pays.Comme l'ont constaté les lecteurs du Devoir, U fut mêlé à bien des polémiques contemporaines L'historien survivait toujours même si parfois il se transformait en politicologue.Il dut cependant réduire en grande partie ses ambitions aux années de la fin du dix-huitième siècle qui suivirent la Conquête et attendre les 'histoire loisirs dune année sabbatique pour mettre la dernière main à la rédaction d'un volume qui porte sur les années 1759 à 1775 et qui sera un jour complété par un autre couvrant les années 1775 à 1796 L'auteur dit qu'il a cherché "comment un historien de la seconde moitié du XXe siècle, à l'heure de la décolonisation et de la démocratie sociale, soucieux de tirer profit des recherches contemporaines en sciences des sociétés ipeuti interpréter cette époque de notre histoire'.Cela a donné un ouvrage brillant, bien documenté.d'une grande vigueur dialectique et souvent polémique.En effet, c'est une synthèse de l'interprétation qu'on identifie comme étant celle du département d'histoire de 1 Université de Montréal.inspirée par le professeur Maurice Seguin, "pour moi celle qu impose le bon sens", écrit péremptoirement l'auteur.On sait que pour cette école, la Conquête a été une brisure fondamentale alors que pour ses adversaires, dont M.Brunet regarde l’historien Fernand Ouellet comme étant "le principal porte-parole contemporain ", elle n'a été qu'un événement “marginal".Dans un chapitre de conclusion.qu'il qualifie de "bilan provisoire ", parce que le livre sera suivi d'un second qui couvrira les années 1775-1796 et parce que des recherches en cours élargiront sa connaissance de la période, M.Brunet montre que les Anglo-Américains avaient compris que leur sécurité et leur prospérité exigeaient l'élimination de la France en Amérique du Nord et qu'une fols maîtres de la vallee du Saint-Laurent, ils n’y venaient pas pour assurer la liberté des Canadiens Normalement.ces derniers auraient dû devenir complètement britanniques et fondre au sein d une nouvelle population.mais les immigrants attendus ne vinrent pas en assez grand nombre et assez rapidement.Pour toutes sortes de raisons, les Canadiens français purent alors survivre comme groupe mais leurs institutions politiques économiques et ecclésiastiques durent se modifier pour s'adapter â la nouvelle conjoncture.On peut ne pas partager les idées et les jugements de M Brunet et je crois bien que les deux écoles d'historiens continueront longtemps à s'opposer, mais on lit avec intérêt Les Canadiens après la Conquête et on ne peut s'empêcher d'admirer la dialectique brutale de l'auteur.Il faut surtout souligner que contrairement à certains de ses prédécesseurs, M.Brunet ne nous apporte pas une explication manichéenne de Thistoire.Il n'y a pas pour lui.d'un côté de bons Français et de l'autre de méchants Anglais mais il y a des déterminismes auxquels les hommes sont soumis."des forces sociales et économiques qui les poussent à l’action".Malheur aux historiens qui ne l'ont pas compris: ils sont fustigés dans des réflexions parfois cruelles qui ornent le texte ou les bas de page, témoin une note longue et moyenne consacrée à l'abbé Arthur Maheux "qui se voulut un propagandiste de la bonne entente et s’improvisa historien à cette fin".Je pense que même les adversaires de M.Brunet admettront que le jury du Prix du Gouverneur général a fait un bon choix en couronnant un ouvrage d'histoire qu 'on lit sans ennui.Jean-Charles Bonenfant.t Jean-Claude Dube, "Claude-Thomas [hipu\.Intendant de la Nouvelle-France 1678-17:S8." Fides, 1969.395 p.,$10.2 - Michel Brunet.“Les Canadiens après la Conquête 1759-1775: de la révolution canadienne a la révolution américaine,” Fides, 1969, 313 p., $8 L opinion tie nos lecteurs 'Littératude" et l'établissement littéraire par Marcel Chouinard Nous recevons cette lettre de Marcel Chouinard.l'un des responsables du numé ro spécial que la revue Liberté vient de publier sous le titre "Écriture et littéra-tude".Cette opinion a été adressée à Jean Basile, suite à une chronique publiée dans ces pages, le 11 avril dernier Je ne minimise pas le risque de ne voir ce texte jamais publié, l.a parole olficiellc des mass media réservée à qui l’on sait, ne s'en prévaut pas qui veut.Ceci dit.je le rédige malgré tout, sachant qu'il sera tout au moins lu par son principal destinataire.Voire article du samedi 11 avril, intitulé “Quand les jeunes font les "vieilles" revues”, n'a fait que confirmer, à mes yeux, ce que je soupçonnais déjà fortement durant la eonlérenee de presse du jeudi 9 avril: vous n'avci rien compris au débat.Mon camarade Gaétan St-Pierre vous l'avail pourtant lait savoir de façon peu équivoque à ce moment, mais votre réflexe pa lernaliste eut bientôt tait d'asepti- ser son assertion en la prenant pour un simple svmptôme "d'agressivité de Jeunesse Dois-je vous dire, M.Basile, que cette tactique d invalidalion des arguments ne tient plus depuis fort longtemps, que le fait de dire "Ils sont encore jeune" ne sanctionne en rien notre faiblesse mais bien plutôt la vôtre, qu'elle indique le plafonnement de votre argumentation, qu’elle signifie votre retrait "en douce" d'un débat où vous étiez manifestement démuni?i?argument d'autorité (sous sa forme drastique ou sympathisante» est te meilleur indice de ceux qui, n'en ayanl jamais eu, l'ont usurpée avec les moyens du bord, c'est-à-dire avec les clichés les plus éeulés de “la vraie culture".la "connaissance véritable”.la “maturité" Je n'insis terai pas davantage sur ees vieillo-teries: il y a des impératifs plus actuels.Én T occurence: votre article dans la» Devoir.A signaler d'abord, une erreur tvpngraphique: le numéro 67 de liberté s'intitule Ecriture et l ittératude (3 fois sic) et non pas Ecriture et Littérature Au sujet du "dogmatisme" Après avoir pris bien soin dè mentionner au début dé votre ar DESIRONS ACHETER: PEINTURES SCULPTURES CANADIENNES LIVRES PERIODIQUE ANCIENS ET MODERNES R.Deslauriers 625 1 rue d'Iberville Mtl, 331 727-7390 COURS TISSAGE ET TAPISSERIE avec L,ucicn DesMarais BIJOUTERIE avec Michel Lacombe à la GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ART 2025 rue Peel, Montréal Tél.: 849-2379 a compter du 4 mai, 1970.tiéle que nous sommes "jeunes, en effet”, vous affirmez péremptoirement: “Ils sont des dogmatiques".(Ce qui.au demeurant, constitue une exeellente illustration du dogmatisme J Si affirmer nettement une proposition au terme d'un raisonnement logique est taire preuve de dogmatisme, alors je n'ai aucune objection à l'étre Une conclusion découlant de prémisses exactes et d’un raisonnement logique rigoureux n'est pas à moitié vraie ou a moitié fausse; elle est nécessairement vraie.Ce qui permet de l'affirmer sans restriction.Vous y gagneriez.M.Basile, à ne pas écouter que les conclusions et à relire quelques pages sur la logique des propositions; à moins que vous ne prêteriez entretenir la confusion dans votre esprit et dans celui de vos lecteurs.Il faudrait voir de quel roté au juste se situe te dogmatisme; s’il se trouve du côté de la science ou du côté de cette pensée lu-meuse et prétendument supra-scientifique qu'on appelle le sens commun Dans ce dernier cas.le dogmatisme a l’avantage d'être mieux vu, tout simplement parce qu'il est institutionnalisé, parce que ses interminables réalfirma-tions des banalités d usage por tent la caution de la majorité bien-pensante La technique de l’omission Pour étayer votre accusation de dogmatisme, vous employez, ta technique des citations hors-contexte (tactique d’ailleurs très en vogue dans le journalisme déma-gogiquei.Déclarer ex cathedra que "les écrivains, ça n'existe pas” ne constitue pas seulement un aphorisme douteux mais bien une grossière et insignifiante banalité.Que des impératifs d'économie d’espace vous incitent à produire des articles concis, je n’y vois pas matière à objection, mais lorsque cette concision se réalise au prix d une réduction et d une déformation caricaturales des paroles que vous nous attribuez, vous me permettrez de ne plus être tout à fait d’accord.11 y a des blancs dans votre texte.M.Basile, et ce n’est pas l'efiet du hasard.Vous n’avons jamais dit que les écrivains n’existaient pas: nous avons seulement affirme que dans un travail d'élaboration d’une science du texte les anecdotes biographiques n'ont aucune pertinence au niveau de l'analyse.Au cas où vous auriez oublié ce truisme.je vous rappellerais que ce n'est pas la biographie qui fait l’écrivain, c'est le fait qu'il écrive des textes, et seulement ce tait.Les écrivains, ça n’existe pas si ça n'écrit pas.L'art de ne pas uoir des relations évidentes Vous nous placez avec bienveillance sous le patronage spirituel de la revue Tel Quel après avoir parlé d'un retard caractéristique du Québec par rapport à la France, retard auquel, selon vos dires, nous participons activement en reprenant des themes déjà connus.Une fois de plus, vous n'avez pas compris que e’est précisément à cause de ce retard que nous avons produit ce numéro, pour souligner ce retard inadmissible.Fendant que le radotage de la critique se perpétue dans les journaux, dans les universités et les CEGEP, des groupes de chercheurs, dont l'unique défaut est d'être européens, travaillent à constituer une véritable “science de la littérature".Si nous avons eu recours à Tel Quel et à ses épigones, c’est strictement parce qu'ils étaient les seuls à pouvoir nous fournir les matériaux nécessaires à alimenter notre réflexion.J’ignore au nom de quel esprit chauvin et borné nous aurions dù nous en abstenir.Nous ne doutons pas qu'il se fasse au Québec des recherches dans le même sens, mais elles demeurent marginales ivoire clandestines) par rapport à l’activité de l'establishment littéraire dont vous êtes l'un des plus illustres représentants.Ceci dit.ne vous imaginez pas que je veuille taire tri l'apologie de notre publication.Les textes, rédigés et remis à Liberté en novembre, n’ont été publiés que la semaine dernière.Ce numéro ne peut pas rendre compte de l’état actuel de nos recherches.On pour ra m’adresser à propos de mes articles toutes les critiques que l’on voudra; j'abonderai probablement dans leur sens.I.’attaehe- Suite à son entretien avec Jean Basile Miron et l'engagement politique Nous recevons cette mise au point de Gaston Miron, suite à l'entretien qu'il a accordé à Jean Basile et que nous avons publié dans le Devoir de samedi dernier Four commencer, je veux dire la fidélité, l’honnêteté et l'exactitude avec lesquelles Jean Basile a rendu compte de notre entretien paru dans Le Devoir du 18-4-70 dernier II y a un point que je voudrais éclaircir II m'est advenu de m'être exprimé incomplètement, du moins pas clairement.au chapitre de l'engagement, Cela dans le passage suivant JB Mats vous êtes actif politiquement On vous a vu à toutes sortes d endroits où la politique règne GM.Je ne m'inscrirais ja mais à aucun parti politique.Cela ne veut pas dire que je ne les aide pits dans la mesure de mes possibilités Voilà ce qui m'arrive souvent dans la bousculade des mots et des idées, dans la reprise et les détours de la pensée, le sous-entendu, le va-de-soi.le tour elliptique, me jouent des mauvais tours dans ce genre de propos discursifs Ma réponse à ta question ci-haut a dérouté certains camarades.n'est pas conforme tout à fait à mon action présente.et a prêté à des interprétations erronées dont je suis responsable.Je précise Je crois ne m è-tre jamais dérobé aux refus et aux choix par lesquels un homme se définit concrètement Bien sùr, dans le passé, j’ai milité dans des partis politiques correspondant à ma perspective idéologique.(Et avec carte! et je me suis même porté candidat à deux reprises).Ce que j'ai voulu dire, c'est ceci dans la conjoncture des partis en 1970, je ne suis inscris dans aucun En l'occurrence.nous n'avons pas le choix à l'intérieur du choix, c'est-à-dire qu'il n'y a aucun parti de gauche en lice qui promou-voie l'indépendance du Québec: il n'y a qu'un choix indifférencié, total Cette absence de la gauche dans l'enjeu actuel (la libération nationale) ne saurait cependant me servir de prétexte à ne pas prendre parti.A mes yeux, il faut appuyer, stratégiquement, le seul parti en lice qui promouvoie l'indépendance J en suis pour cet appui sans être officiellement de ce parti, parce que j'estime devoir exercer un droit de critique à son endroit, et faire dans le même temps que la gauche putsse constituer une alternative dans ce processus de libération Pas question non plus, comme pourrait le laisser entendre ma réponse telle quelle, d'appuyer tous les partis Ce serait tirer son épingle du jeu.essayer de contenter tout l'mon-de et son père, renvoyer les adversaires dos-à-dos.etc.Trop facile.Ce serait se situer au-dessus de la mêlée, luxe des intellectuels bourgeois.Comme dit Machado, au sujet de Romain Rolland, “il vaut mieux être à la hauteur des circonstances qu au-dessus de la mêlée".Tout ce qui précède a toujours affaire avec la littérature dans la mesure où une littérature québécoise ne peut exister sans le projet collectif québécois Eu égard au masochisme dont nous parlions dans notre entretien, je ne suis plus intéressé à écrire pour des morts culturels en sursis.Il en va donc de ma pratique de poète puisqu'il en va de mon matériau, la langue, par voie de conséquence.Gaston Miron ment sentimental à mes écrits antérieurs est une obsesstor qui m'est étrangère.Cependant, une critiqué qui se résume au délire xerbal d'un littérateur décontenancé par leur "froideur" ou leur “sécheresse” m'est tout aussi étrangère.De la bienheureuse simplicité Me prévaudrais-je, en ees quelques Ugnes.d une licence à la concision du discours pour vous signaler, par quelqu’abusive adjonction de symboles à la graphie de préférence réduite, pour vous signaler, dis-je, qu’il ne me chaut guère que vous taxassiez implicitement de pédanterie notre opuscule, l'accusant de faire preuve “d'un manque évident de simplicité"?Je le crois.Je sais bien.M.Basile, que la simplicité est une noble vertu.Mais je sais aussi combien il est iaeile, en contre partie, d'invoquer l'obseurité du discours des autres pour masquer les limites de son propre aveuglement.Il ne s’agit pas ici de faire l'éloge de l’ésotérisme.des langages hermétiques, mais bien de souligner que le retour à la dite simplicité n'est la plupart du temps que le retour au connu, aux variations élégantes et infinies sur le déjà-dit.Aucun physicien.que je sache, n'a jamais délaissé les thèses d'Einstein pour revenir à celle d'Heraclite, sous prétexte que ce dernier avait élabore un discours d'un»' exquise simplicité.En dernier lieu, pour ce qui est de vos flatteuses extrapolations sur la "brillante carrière universitaire" à laquelle je sem-blerais promis, permettez-moi de vous dire que je m’en fiche eper dûment.I.université dans sa forme actuelle, loin d'être un instrument apte à favoriser la recherche.est un obstacle de plus à sur monter.Mais cela, c'est déjà un tout autre problème.Je veux seulement vous signaler que tout ce que vous pouvez penser à mon sujet me laisse absolument indifférent, t e qu'il y a de gênant cependant, i est que vous pensez à haute voix pour des milliers de lecteurs et que l'intormation à grand tirage vous soit exclusivement réservée.C'e qu'il y a de gênant, c'est que la polémique, une fois de plus, se déroute à chances inégales et à sens unique _______ MARCEL CHOUINARD P.S.: Je revendique et assume la responsabilité exclusive de re texte et ne prétend d'aucune façon parler au nom de mes camarades et collaborateurs.CARON UBRAiet - BOOKMAN lo Souveroifiei«» et ( Économie $2 OO la Solution $ 1 00 Bourassa Quebec $1 00 Commandes postales acceptées COURS D'ÉTÉ Sessions intensives de 2 semaines dons la céramique, pour dèbu fonts et avances Excellente nourriture et accommodement Pour dépitant ttrirt POTERIE ROZYNSKA Way’i Mills.Quebec Michel Brunet et l'histoire lauréat d'un Prix du Gouverneur général, il nous a paru opportun de demander à Michel Brunet ce qu’est SA conception de 1 histoire.U a bien voulu nous faire parvenir cette note.Que représente pour moi rhistoire'’ Quelle est ma conception du métier d'historien?Pour répondre à ces questions qu'il me soit permis de citer deux textes que j'ai écrits à deux étapes de ma carrière.Fji 1953, au moment où ma première eonlérenee publique avait intrigué, scandalisé meme, ceux qui se jugeaient "en possession tranquille de la vérité", je rappelais aux membres d un club social de la métropole : Les hommes ont toujours eu besoin de l'histoire, l’elle-ei est.en quelque sorte, la mémoire de l'humanité.Elle met a la disposition de ceux qui l'étudient l'expérience acquise au cours des siècles.Quiconque ignore le passé sc prive d une source unique de connaissances utiles De tous temps, les nouvelles générations ont cherché à connaître les actions, les pensées, les ambitions, les habitudes de vie, les réalisations, tes succès.les échecs des générations qui les onl précédées.La Providence a refusé aux humains les moyens de pénétrer tous les mystères de l'avenir.C’est une mesure pleine de sagesse.Ils ont.cependant, le privilège d'éclairer leur action présente et tuture en interrogeant le passé.(.! 1.historien, interprète du pas sé.n’est ni un jpge, ni un prédicateur.ni un prophète Il se limite à décrire aussi exactement que possible ce qui s’est réellement passé.Sans préoccupations apologétiques ou patriotiques.Il n'a pas la mission d'accuser, de condamner, d'excuser ou de louer.Il n a que celle d'expliquer en remoniant aux causes, sachant très bien que celles-ci ne seront toujours que les causes secondes.Les desseins prov identiels n 'appartiennent pas à son domaine ( .t L'Historien se considéré comme un voyageur, un observateur délégué par ses contemporains dans un monde qui n'existe plus mais que ceux-ci veulent connaître.Il répond a leurs exigences en leur fournissant du passé une description qu’ils comprendront (Dans mon livre "Canadians et Canadiens" (Montréal Fides.I95H, 32-33, 36-37.37.» Quinze ans plus tard, j'écrivais dans l'avant-propos du volume qui vient de me mériter le Prix littéraire du Gouverneur général (.'histoire écrite, celle que les hommes retiennent et qui les éclaire sur eux-mêmes.demeure avant tout une oeuvre de synthèse.Celle-ci suppose, naturellement, un long travail d analyse, mais l'accumulation contuse d'une série de faits ne peut pas se substituer à une connaissance.a la fois rationnelle et intuitive du passé.Cette science historique, la seule qui compte vraiment, se transmet par une image que chaque génération, en réponse aux questions qu elle pose aux documents, est appelée à préciser.De nos jours, plusieurs historiens en concurrence avec les spécialistes des sciences dites exactes, qu’imitent de nombreux lecteurs qui se veulent "dans le vent ", fascinés par les prétentions de l'histoire quantitative.oublient trop souvent que les grandes découvertes sont bine plus le fruit d'une observation patiente de quelques faits dominants que le résultat d'un amoncellement de données hétéroclites et indigestes Des colonnes de chiffres, des graphiques à trois volets et des tableaux en plusieurs couleurs peuvent utilement compléter un livre d'histoire Ils ne remplacent jamais l'historien qui doit tenir compte de toutes les dimensions de l'agir collectif, premier objet de ses études, et qui a la responsabilité d'approcher avec sympathie les générations antérieures afin de les comprendre et de les expliquer à ses contemporains.Sa tâche primordiale est de saisir tes lignes de forces, d'identitier les défis réels, de déceler les déterminismes qui ont influencé l'époque qui retient son attention II lui faut parallèlement décrire comment les hommes qu'il rencontre dans sa démarche y ont fait lace.Pour comulé-ter son témoignage sur ce moment de l'évolution historique qu'il analyse.U appartient à l'historien d évaluer les constantes qui s'en dégagent et qui continuent d'exercer une pression sur les générations subséquentes.C’est alors que le passé se soude au présent et vient exposer aux hommes d'aujourd'hui ( héritage dont iis prolitent et les fardeaux qu'ils traînent.(Dans "Les Canadiens après la Conquête", 1759-1775 (Montréal: Fides.19691.13.) Ai-je atteint l'idéal que j'ai toujours poursuivi?Je n'ai pas la présomption de le croire mais je sais que je lui suis demeuré fidèle.Michel BRUNET VIENT DE PARAITRE mm vamsomcoeuk U DERNIERE HEDRE ET LA PREMIERE La Dernière Heure et La Première de Pierre VADEBONCOEUR • Une réflextion brûlante sur l'avenir du Québec EN VENTE PARTOUT S2.00 L'HEXAGONi - PARTI PRIS St/O, CH.DE IA COTE SAINTE CAtMERINE T Et.REPRODUCTIONS TCHÉCOSLOVAQUES Courtoisie de LA GALERIE NATIONALE 12 avril - 26 avril 1970 dimanche - jeudi 10 am - 10 pm vendredi 10 am - 4 pm Admission gratuite I î > 16 • Le Devoir, samedi 25 avril 1 970 L'OEIL SUR L'ÉCRAN Étiez-vous à Woodstock?Moi j'y étais.pat Jean Basile Si l’on peut se réjouir du succès de “Woodstock”, actuellement à F affiche au cinéma York, on peut déplorer, une fois de plus, un peu d'inconscience dans l'organisation de la journée qui marqua, jeudi, la première de ce film à Montréal Annoncé largement sur les ondes d'un poste de radio “underground" offert gratuitement aux auditeurs, il était évident que le "beautiful People" de Montréal serait nombreux à vouloir venir saluer le Beautiful People" de Woodstock sous l'invocation de la Paix, de l'Herbe, de Abbie et des groupes Rock.Ainsi la foule occupait un peu indûment les trottoirs et la police, un peu indûment, se livra à sa charge habituelle Comme toujours, on ne sait pas trop qui est responsable de quoi Si j'en juge par le récent spectacle des Lcd Zeppelin au Forum, il semble possible de contrôler la foule sans l'aide trop apparente de la police II est vrai que le cinéma York était nettement trop petit par rapport à la diffusion de l'invitation lancée.Le bilan, grâce au ciel, n'a rien de consternant, maigre quelques blessés Les dégâts matériels ne sont pas encore évalués.Chose à signaler, on ne signale pas d'acte de vandalisme délibéré ou généralisé.Je n ai guère de solution définitive à apporter quant aux possibilités de prévoir, puis de maintenir dans les limites permises, de telles manifestations dans le cadre d une ville comme Montréal Le bon sens suggère, déjà, que l'on évite des cinémas situés dans le plein centre, comme le York.L'expérience montre, d autre part, que la présence de policiers en uniforme, plus encore les motocyclistes, énerve la foule plus qu elle ne l'impressionne II parait en- Horaire des théâtres I ENTAI R THEATRE 433 rw St F ran cois Xavier Vteu* Momreai Luther de John Osborne En anglais Jusqu au 26 avnl.excepte le lundi 20h 30 Samedi Jeux représentations à 19 00 heure< et 22 00 heures Teèeobor* 28M355 QL'ATSŒS - Aux Yeux des hommes 20h 30 relâche lundi Samedi ?30 • 1030 R IDEAL' VERT Quarante < arat> du mardi au samedi â 20h 30 dimanche a I9h 30 Relâche iund: T NM au Centre iu théâtre d aujourd hur St Aurore m'était contee deux feus 2Wi » LA POt DR 1ER E Luv ê 30 sam 6 30 9 30 relâche dimanche et lundi PLACE DES ARTS THEATRE \41LFR1D-PEI LET1ER En semble foiklonque d Israel samedi a 20h ».» dimanche a Hh 30 et I9h 30 THEATRE MAISONNEUVE - Mane Lifo r^t - samedi et dimanche a 20h 30 Horaire des cinémas EN LANGUE FRANÇAISE plaisir* I.'Au ver- 10 00 Avant ARLEQUIN Un succès commercial Q-Bec my lovd' 5 42 00 3 15 6 25 9 55 et L Angleterre Ni> l 35 4 56 - 0.15 FRANÇAIS Voir Château JEAN TALON Madame Bovary 6 25 9 55 Dim 12 00 3 15 6 25 9 55 et L Angleterre Nue 115 dim 135 Ate 8 15 MAISONNEE VF Madame Bovary 8 W dim 1» • 4 4© 8 00 et L Angleterre Nue 6 20 • 940 dim 12 00 - 3 15 6 25 955 MIDI MINUIT Un amour à tro» et Les Cocrtes de Grunm p w grandes personnes PLAZA Voar Canadien PinNtAU- CWH* et JArluig P 4RISIEN Tirmiatwn -10 00 11 30 I 25 • 3 25 - 5 30 9 35 samedi dernier vpectadea 11 30p m P1GAU.E Voir Canadien KIVOU Sti>ents dans le temps et Pié- ST DENIS Bruno I enfant du dimanche et Des Garçons et des filles VENDOME -Z 12 45 3 00 5 15 7 30 9 45 VILLERAV Fleur de Cactu» et Avant que vienne I hiver Airport' 1200 • Easy Rider l 10 The Vnens 1 45 - 3 45 ATWATER 1 450-7 15-9 40 ATWATER 2 -3 25 - 7 25 - 9 25 BONAVENTURE 3 45 7 45 - 9 45 (TN EMA 1 COTE-DES-NHGES Bastard a King I 15 3 25 5 30 950 CINEMA 2 COTE DES NEIGES Gantes! 25-330-5 30-7 fi-9 35 C1N EMA W fcSTMOINT SQL A RE t .00 3 00 - 5 00 • 7 00 - 9 06 CINERAMA THEATRE IMPER! VL Space Odyssey 8 30 Mer sam 2 00 p-4 30 ELYSEE - Salle Resnais More • 7 30 • 9 45 - Sam et dim 130 - 3 30 5 30 7 30-9 45 GUY Festival du printemps • un film par jour» KENT Cactus Flower"’ MO - 310 -5 15 - 7 20 - 9 30 LOEWS - The Adventurers 10 30 150 5 10-830 MONKLAND Midnight Cowboy et Alice s Rest aurant PALACE Bloody Mama 10 45 12 55 • 300-5 10- 7 5 • 9 00 PLACE DU CANADA - Butch Cassidy and » he Sundance Kid 5 30 7 30 9 35 Sam dim 12 45 - 2 50 - 5 00 7 00 9 IS PLACE VILLE MARIE Grande Salle The Boys in the Band 12 45 - 2 50 4 55 - 7 00 9 05 Petite salle Moni- que 1 15 3 15-515-7 15-9 15 PUSSYCAT Tonight for Sure' i 15 4 00 6 50 100 00 et The Touchables 2 30 5 15 8 20 SEVILLE - Anne of a Thousand Days i 05 F45 -8 25 9 05 SNOW DON Cherry Harry and Raquel.1 15 3 00 4 45 -8 30 8 15 10 15 V AN HORNE \Rua* Mever s Vixen ! 15 - 3 00 4 45 «30 • 10 9» VERDI - Sam Dim seul Can Hierony-mes Mer k it WEITMOtVr Heilo Dolly - 8 30 ma *>néessam dim et mer ^ YORK Woodstock” 1 * 5 00 8 30 • •‘am dim 12 00 3 15 - 8 30 9 45 ET AUTRES LANGUES fin évident que les bruits allant.dans ce milieu, particulièrement viles, il n est guère besoin de “chauffer" l'atmosphère par une opération de radio Au demeurant, des événements comme la sortie de "Woodstock" sont, malgré tout, assez rares.Espérons qu'à la lumière de cette expérience (qui eût pu se terminer en véritable désastre», on y pense par deux fois et dans l'organisation et dans la canalisation L’intérieur Pendant ce temps, à l'intérieur.tout était calme.Les sièges étant tous occupés, on avait autorisé ceux qui n'en avaient pas à s'asseoir dans les allées Un annonceur, annonçant la présence de la RCMP, invita la foule à ne pas fumer: la consigne sembla généralement respectée On croit, peut-être que ce sont les jeunes canadiens anglais qui vont à ce genre de spectacle Si j'en juge par la scène que je vais raconter, il n'en est rien Ainsi, avant même la présentations du film, on projette, au York, une bande sur la musique du " O Canada''.tandis que défilent sur l'écran les écussons de toutes les Provinces.Un énorme applau- dissement salua l'écusson de Quebec de gros "Hou" saluèrent celui de l'Ontario; les autres défilèrent dans T indifférence sauf celui de la Colom-bie-britanmque qui recueillit, lui aussi, quelques ovations., sans doute en hommage à la côte ouest.La projection du film lui-même fut ponctuée de manifestations spontanées.Oublions les battements de mains pour scander la musique.Il reste les cris d'approbation ou LA SEA SYMPHONY de Ralph Vaugham Williams // Chant du Destin de Johannes Brams Gloria de Harry Somers LA CHORALE ELGAR OE MONTRÉAL ET ORCHESTRE Graham Knott, Dirigeant Solistes: Marian Siminski, soprano; Denis Whyte, baryton SALLE CLAUDE CHAMPAGNE 200 ch.Bellingham, Outremont 8:30 p.m., lundi, le 11 mai, 1970 Billets: $3 00 Étudiants: S1.00 Billets en vente chez ' Téléreserve Centre Place Ville Marie; au International Music Store, 1334 Ste-Catherine O., chez Archambault Inc., 500 Ste-Catherine E.Billets d'étudiants 6 SI .00 à carte d'identification.l'entrée sur présentation de CINÉMAS GRIMCO AMUSEMENT «HHnidePIER PAOLO PASOLINI ^PORCHERIE Aussi: "The pointer and his mode!" 19701 l'œuvre de daptée librement pour l’écran SEMAINE Ml I JI DIMANCHE i )8 J 39 S 38 7 18 J 38 CTCOTIWA I 1206.E.STE CATHERINE lUd I I VAL 525 8600 E«f COUIEttRS GMadamè Bovary.LAngleterru * "nue JEAN-TALON nwo» MAISONNEUVE s»: FLEUR DE LYS - ' 15 E SEMAINE 35 MILTON 842-6053 “WUX JEUMU 60U.SI KAUX.» MJ8S.OUI SAVENT FAftf l'AMOUS.oui amoî if sou& n oui si &nwtm.m u opogup EN LANGUE ANGLAISE ALOUCTTK Pattor.- win 8 30 Metuws* mer ïam dim el fêtes 2 3Ü 4R7 Prologue 7 00 9 0©- Il 0© IuIitr ft.-t aitflatt CINEMA V Odd Lovers 7 30 9 » dim 1 30 3 30 5 30 ?30 9 3© C1VHA DF.P4RJS I «m Cunom Blue I ISO JJ0-S»-T3#-»30 SAIXf.HKKMfS I am Cunou» Blw 7 30 KM» dim I* 310 S10 7» 910 CINEMATHEQUE 1 50 AVENUE - They Shoot Horses Dont The* 12 35 2 45 4 5© 7 00 9 15 ‘CINEMATHEQUE CANADIENNE A la Bibliothèque Natmale> 1700 rue Si Derm r eiàrtie sain dim lun LE PARTI QUEBECOIS Voir poge 7 FuWt* P*.' H «• H'ï’ tM Bt«*un 0**1* Du èw* OmN>4m«i U7% Ch-8« jeM CohnNi.MirtUéa» BABMT SC HI OIDIK t.V » < » HSt »A*A*I# buAUS OtUNMvV SALLE RESNAIS aa**au.sous mais #«amçai» ''toujours plus " SAUI HMMtTBN DERNIERE SEMAINE Un compositeur découvre que sa création, sa vie lui échappent ¦(jours ameursi ^Jarjrnlarmltz .m Nu.VI, C.nu.d'ocholi Laval «I H.éorrol: Aul.du Coupon 176 Sl-l,nlo,6.COMMAMOtS OOSTALIS a CCA undomont av.c i?uqu, no chora*.ou mandat .* .nv.iopp.folou, afffanclwo Réttnrotion» à CCA: 932-217f cfb SALLE WILFRID-PELIETIER PLACE DF S ARTS, Montréal 129 (Qur-bet) 5151 Le Devoir, samedi 25 avril 1970 • 17 L'OEIL sur les formes Claude Girard expose à New York ( laudr (iirard avait driidr d’exposer à New York.Depuis longtemps l>éjà en lÜfiH, Jét'u par les conditions de Iras ail et de dittusion de la peinture au Québec, il envisageait d'aller s’installer dans la métropole américaine Vlais son isolement de créateur.son refus d'appartenir à aucun dan et quelques difficultés financières r avaient contraint à devenir professeur d'art Aujourd'hui il songe moins à s'expatrier qu'à établir son nom et sa réputation "Il laut exposer à New-York.dit-il.parce que c'est là que les choses se passent.J’avais déjà exposé, il v a quelques années, dans des petites galeries du village, plus ou moins expérimentales.très honnêtes et très sincères mais pas dans le courant des grandes galeries connues et qui ont une réputation internationale Ca n'avait donc rien donné." "New York est le grand rentre d'art le plus proche de nous, ajoute Claude Girard.New York est notre vraie métropole, en tout ras en ce qui concerne les Arts Plastiques; je m'y sens aussi cher moi.et puis New-York est un "challenge", j’aimais ce risque-là; ce qui m'a séduit aussi c'est la formule coopérative Claude Girard expose avec deux autres artistes à la Capricorn Gallery qui se trouve dans le "coin" des galeries à New York.Sème avenue et S6ème rue Cest une COMM à-dire qucwc appartient à des artistes.Ceux-ci en sont membres actionnaires.ils participent aux bénéfices et ils sont solidairement responsables des pertes Cette formule présente de nombreux avantages évidents pour les artistes et Claude Girard voudrait la voir s'implanter à Montreal, mais le tout étant à la charge des artistes membres, elle suppose une administration serieuse et une organisation complete Aussi.quand la formule semble obtenir un certain succès à New York, cela ne va-i-U pas sans problèmes.Ce qui fait que Girard a du s’occuper de tout lui-rné-me: transport des toiles, liste d'invitations, accrochage, préparation du coquetel.s'occuper enfin de ce qui est le plus difficile pour un créateur.ses propres relations publiques.Pourtant il l'a fait, il a tout organisé, point par point, seul et sans aucune aide des Conseils des Arts ou des Ministères.Il n'a rien négligé pour que cette exposition soit un succès Kite en a été un.semble-t-il.Un coup de téléphone à New York, le lendemain du vernissage, men a assuré.Un énorme public et des gens du milieu artistique, peintres et designers, sont venus, curieux et enthousiastes; des directeurs de galeries connues, comme celui de la East Hampton qui a déjà Molinari.et un directeur de Musée, tous ceux qui connaissent l’art canadien, se sont dérangés.Ses efforts semblent avoir été récompensés; il avait misé sur le potentiel new-vorkais (argent, intérêt, public), il semble qu'il va gagner.Les réactions devant sa peinture ont été enthousiastes.On l’a trouvée intime, humaine.et surtout originale, parce que personne, en ce moment à New York, ne travaille la couleur blanche comme lui.Il présentait une dizaine de toiles dont surtout le grand-format "Retour au Cercle No 10” qui a été exposé pendant les mois de Février et Mars au Musée d'Art Contemporain, pour l’exposition “Grands Formats d'artistes de Montréal" .New York est donc un événement dans la carrière de peintre de Claude Girard.une grande aventure aussi.et j’espère qu’elle sonne l'heure de sa promotion personnelle Aura-t-on senti à New York ce qu’il y a de profondément humain et lyrique dans cette peinture, aura-t-on deviné l’appréhension des nouveaux problèmes Ipereeption.communication) qui se posent au peintre?Les critiques sont venus, parait-il, Arts-Magazine a aimé.Je souhaite à Claude Girard que la fête continue, comme je souhaite à l’art canadien en général cette confrontation à l'art international, qui me parait être sa seule chance d’expansion.La chronique de Christian A Hegre L'art "en situation", oui mais comment?J’ai lu avec intérêt l’éditorial de Mme Andrée Paradis dans le numéro de printemps de “Vie des Arts’’ qui vient de paraître.Presque entièrement consacré à un inventaire des richesses de la Galerie Nationale du Canada, ce numéro est le premier d une série de quatre qui se propose d’étudier la situation et les potentialités, dans une deuxième phase, des Musées du Québec (Musée des Beaux Arts de Montréal.Musée d'Art contemporain, Musée de Québec), dans une troisième phase, les deux Musées de Toronto et celui de Vancouver, pour se terminer avec un numéro-synthèse.à paraître au Printemps ou à l’automne 1971, qui réunira les conclusions des trois autres numéros, richesses, potentialités, problèmes et perspectives des Musées au Canada et qui devrait servir à redéfinir leurs rôle, place et action exacts dans la société canadienne, proposer des solutions à leurs problèmes, envisager l'avenir, l’ensemble vu sous l’angle des rapports entre l’art et le public.On peut regretter que cette étude doive s'étendre sur une période de temps aussi longue, ce qui va immanquablement lui faire perdre une partie de son intérêt et de sa portée éventuelles, et la noyer dans la masse ennuyeuse de tous ces rapports sérieux et documentés qui tombent si vite dans l’oubli, mais, d’une part, “Vie des Arts’’ ne peut financièrement paraître que quatre fois par an.d’autre part, il était impossible tech-niouement de rassembler rapidement le volumineux cahier de renseignements qu elle requiert, auquel cas on aurait risqué de ne faire qu effleurer les problèmes.Ceci dit, je souhaite sincèrement me tromper quant à l’efficacité de ces travaux, car l’initiative répond a une nécessité réelle Nul ne peut plus ignorer, comme le dit Andrée Paradis que "le Musée.considéré jusqu'ici comme un moyen de conservation, se voit attribuer bon nombre de fonctions nouvelles.".Si le Musée doit rester un instrument de documentation et de recherches, dit-elle encore, ne doit-il pas s'ouvrir et s’adapter aux masses?Doit-il AW0UR0_HUI_et DEMAINseuj.k Wm boroqu* te* y into*te r«ofc»é por ANTHONY NfWlfY HIERONYMUS MERKIN' ov*< Joan CoNtns «t Conn** Kr*ski (playmate de t année PLAYSOY 69) 1:30 3:30 5:30 î 30 et 9:30 Des lundi: JüllETTf des ESPRITS' Bientôt: UN SOIR UN TRAIN' Avenir: BONNIE et CLYDE CINEMA Dt RtPfRTOISt * verdi LE PARTI QUEBECOIS Qdui Voir page 7 pour autant devenir une espèce d'école?Pour ne pas rester cet instrument aux seules mains de l’élite culturelle, pour être utile à tous les membres de la société, ne suppose-t-il pas une éducation artistique préalable du public?Les questions qui se posent Le problème semble être beaucoup moins de faire venir de plus en plus de gens dans les Musées (à cela on parviendra toujours à grands renforts de publicité ou par le simple fait de la compétition entre Musées), que celui de les y préparer, c'est-à-dire de leur fournir au moins une base de formation esthétique, de leur apprendre à "voir ”, à exercer leur oeil, afin d’enrayer cette cécité, cette ankylosé dont parlait Jean-Jacqués I-ebel.qu’on peut observer dans n’importe quel Musée ou galerie où des visiteurs défilent, impassibles et sceptiques à l’avance dans leur très grande majorité, l’oeil morne et fixe, devant des centaines d’oeuvres d’art, sans accuser le moindre choc esthétique, sans montrer la plus petite émotion, témoignant ainsi de leur incompréhension, ayant vraisemblablement oublié leur sensibilité à la maison.Le problème, je tiens à le souligner, n’est pas un phénomène de classe; c’est un phénomène éminemment social.Je n’en veux pour preuve que mes expériences personnelles au» Musée des Beaux Arts, par exemple, où, les soirs de vernissage, le public déambule élégamment, complets sombres et robes de coquetel, devant les merveilles de Rodin ou de Dubuffet sans en voir aucune, bien plus soucieux de se raconter des histoires de yacht ou de réceptions mondaines que de se poser de graves questions sur l’importance de l’art dans le monde moderne.Cest la lutte de l’art (theatre du $ rideau vert .Ou MARDI AU SAMEDI o 20 h 10 de vivre contre l’art tout court, et c’est toujours le même qui gagne Combien de personnes apprécient l’art sincèrement, fors les artistes?A combien d’entre elles ap-porte-t-il quelque chose de patent.de tangible?cinq, peut-être dix à Montréal, sur une population de trois millions d^ habitants, ce serait un fameux euphémisme de dire que c’est peu, disons que c’est dramatique.Et nous nous étonnons tous de voir l’art tenu dans un tel isolement! Est-ce la faute aux artistes, trop hermétiques, est-ce la faute au public qui manque de formation au niveau de la perception et aux responsables de cette formation’’ Toutes ces erreurs reposent, à ce qu’il me semble, sur une fausse conception de l’art héritée du XIXème siècle J’aimerais démontrer comment la Culture de la civilisation industrielle a défiguré l’art, en essayant par tous les moyens de le conceptualiser, de le rationaliser, en le reléguant dans un petit coin de .la vie, alors qu’il en est regression la plus vibrante; en j imposant les limites du ! comprehensible immédiat, de j l’imaginable, alors qu’il est | l’expression de Tinsconscient.du psychique, de l’imaginaire, et qu’il est magie; en élevant des barrières à son action qui est sociale avant tout et animatrice de la vie.Tout ceci repose aussi sur l’idée d’un art rétréci dans sa signification par la concurrence entre artistes, la course aux idées neuves, la vitesse et la publicité.Un certain nombre de créateurs contemporains, pour briser ces barrières entre l’oeuvre et le spectateur, ont inventé l'art de participation, les environnements et les happenings.Leur moindre résultat.quand ils réussissent, n’est certes pas d’obtenir de lui des réactions vraies, des émotions authentiques.L’art se fait alors événement, jeu.et devient considérablement moi as ennuyeux que le monologue sempiternel de la peinture et de la sculpture traditionnelles Mais est-ce encore de l’art?et est-ce si important que ce soit de l’art, au sens traditionnel, lorsque des groupes d’hommes et de femmes peuvent un instant, ensemble.en trop petit nombre encore, hélas!, devenir des créateurs ou, au moins, s’émerveiller un peu et retrouver de vieux rêves?Est-ce bien aux artistes qu appartient ce rôle d’animateur, ou même social, que je viens de décrire?Mais qui.mieux qu’eux, pourrait l’assumer?N" est-ce pas aussi et surtout aux Gouvernements de prendre en charge l’éducation artistique de la population, de décider des changements qu’elle implique dans le présent système d’éducation?Ne leur incombe-t-il pas.au lieu d’y opposer répression et coercition.de favoriser l’épanouissement collectif et la liberté d’expression de ses membres?Une autre question qui entre dans le cadre d’une étude sur les rapports entre l’art et le public est celle de la présence d’oeuvres d’art dans des lieux non spécialisés.Des groupes d’artistes décident d’exposer dans des galeries de boutiques, dans des locaux commerciaux, dans des centres scolaires ou en pleine rue.espérant atteindre un nouveau public.Ce public très varié, passionnant mais en général peu cultivé ou peu intéressé.l’atteignent-ils vrai-ment'' Le travail de ces artistes.si bon soit-il, exerce-t-il une réelle attirance sur lui?Le force-t-il à s’arrêter pour regarder0 Lui apporte-t-il quelque chose?Ne préfère-t-il pas.art pour art, aller se repaître.au Cinéma, des images violentes et colorées, captivantes qui nous viennent de Californie0 Le théâtre du Nouveau Monde envisage de montrer régulièrement des peintures, des sculptures dans le hall du Port-Royal Est-ce dans un but social de diffusion ou tout simplement pour rompre la tristesse du hall?Suite à la page 2 3 pr< lui SOCIETE DE MUSIQUE CONTEMPORAINE DU QUEBEC y.JEAN-PAUL BELMONDO CATHERINE DENEUVE ^ m SIRÈNE DU MISSISSIPI « DCS 12 43 h - 9 30 COULEURS COMEDIE àt BARILLET & GREDY 1 2e SEM AM MANÇAII Suf écran »up*r-géant SEM.DE FRANÇOIS TRUFFAUT le DAUPHIN HtCS Otat«VUM 721 **0*0 HORAIRE 8 h 20 TOUS LIS JOURS MER SAM 2 h DIM 2 h - 7 h 30 C lil LR ajtah2001 DANS ^ESPACE t’63 *28'} *t couleur FAUTEUILS RÉSERVES EN VENTE par poste ou au théâtre MORGAN (C*ntr* d Achats Boulevo'd et Dorval) NUCKLE PHARMACIE (C*»ttre d Achats IU-Perrôt et Laval) PINEAULT LIBRAIRE GERARD MASSON *»«' ' GEORGE CRUMB • ALBAN BERG pour pitiM.rielon et 13 tnitrunenfi MARY MORRISON, soprano GILLES MANNY, pianiste OTTO ARMIN, violoniste Direction ; SERGE GARANT LE GROUPE INSTRUMENTAL de MONTREAL Jeudi, 30 avril, 20 h.30 Bill*t* : $3 00Etudient* et JMC $1 50 wr préMntetton de U cfta THÉÂTRE MAISONNEUVE 1*1 ALI DISARIS Monlrc.il I .>‘1 {tl*ur»«t Î77414J MEILLEUR FILM ETRANGER MARIONNETTES 14 HEURES ENTRÉE St 00 IA BAGUÉ MAGIQUI rapprentissage de la sexualité THÉ ATRf ISS 20 ENTRÉE S I OO “FABY EN AFRIQUE' tors tor sw de Potrrcfc MotnesHe M**c ets scerte A»»d»e Montmorency Faroun présenté Cinéma pour les jeunes 1 4664 rue ST-DENIS ,M(TSO IXURXS Réservation ; 844-17$3 CHANUt DfiNIEUÉ RENAUD OUIMET COULEU t?4S .3 O r 30.9 4 asmcuH ujou m : ucQVfs mifmus Y u TO fl DERNIERES 1)8 FIUI18 couunts DC KRIS hiioui HORAIRES: 10.00.11 30.1 25 3 25, 5 20.7 30.9.35 p.m EGALEMENT AUX CINES RIO - Sorel CAPITOL - Beauharnois CINEMA DEMAIN À 1 00 ET 3.00 P M DANIEl PILON Cinéma CHATEAU ; )i li >m CE SOIR A 7h.45 LE DIMANCHE A 2h.OO (Pas de courses le jeudi) 6956 Si.Denis Tel.271-4400 Cilles Carlt COUIIUSS |HB/ue Bonnets DU 30 AVRIL AU 31 MAI GALA BEETHOVEN production ai i O'bet du Film du couleurs 5e SEMAINE Horaires: 10 00 1150.1 3 30, 5 20.7 25, 9 15 p Il ISh d Arthur Miller adaptée par Thierry Maulnier SAMEDI 25 DIM.26 avril ) - or e oo , • MONTAND est ifune drôlerie etourdlsssnls I./ 11.( IIKISI U MOM DES Ol.l\ IKRS avec Claude Dauphin Jacques Godin Monique Miller Gérard Poirier 484-4691 THEATRE DE OUAT'SOUS 100, est AVENUE DES PINS dUMeB 8*rU«MM Billets en vente dès maintenant Réservations: 849-937 'aux yeux des hommes" PHILIPPE OE BROCA Ch«t d orchestre ALEXANDER BROTT Solistes CLARICE CARSON, soprano JOHN McCOllUM ténor KENNETH ASCH bosse Orchestre symphonique choeur de 200 voix FHFAIRE PORT-ROYA! «I PLACF DFS ART! U MunMéalTJ'» 1,.| H1.> C FORTUNE AND MEN’S EYES) de JOHN HERBERT adoptee par RENÉ DIONb/Ê ‘l MISE ENSèENL ANDRE BRASSARD Auditorium Brébeuf 5625 Ave Decellei DIM SOIR 3 MAI 8 45 p m CATHEDRALE MARIE-REINE-DU-MONDE Billets $4 00 disponibles a 1085 rue Cathédrale International Music Store 1334 Ste Catherine ouest AVEC Jf an LECLERC.ANDRE BERNIER.(FAN DENIS LEDUC.HUBERT GAGNON, ROGER GARAND •ms tMiiHil - tail tu" J WÛRT ius tntn CkIIk • t«m t«*l CP» Horoè.I OJ - 3 JJ 6,45 - • 05 DECORS MOUSSEAU RÉSERVATIONS : 845-7277 Rr»%etfnei"cnt% 6S* 0404 Cl CONCI8T 1ST SOUS L! PATRON AGI DI UNlCO FOODS ARLEQUIN J66 7643 18 • Le Devoir, samedi 25 avril 1970 ÉTABLISSEMENT EN ONTARIO D'UN SERVICE DES OPÉRATIONS BANCAIRES INTERNATIONALES Par la B de M potins financiers La Banque de Montréal annonça récemment l'établissement d'un service des Opérations bancaires internationales.Ontario, le nouvel organisme offrira en Ontario la gamme complète des services commerciaux et financiers internationaux que la Banque propose déjà à sa clientèle à son siège social de Montréal M.Peter R Shaddick.vice-président à la direction.Opérations bancaires internationales, à Montréal, a déclaré que cette décision résultait de l'extension de plus en plus rapide de l'activ ité internationale de la Banque."L'Ontario, qui produit plus de 40 .des exportations du pays, offre des débouchés croissants qui justifient l'implantation sur place de services compétents, particulièrement en ce qui concerne les échanges commerciaux et les investissements de l'étranger et à l'étranger, déclare M Shaddick "Le nouvel organisme est destine à servir de trait d'union entre les entreprises commerciales et industrielles ontariennes.et notre réseau bancaire international dont l'activité s'étend rapidement à travers les Amériques.l'Europe et le Pacifique "Nous sommes en mesure d’aider les exportateurs à financer leurs transactions, à obtenir des prêts à l'etranger, à déceler de nouveaux débouchés internationaux et à profiter des services officiels d'assurance et de garantie tels que ceux offerts par la Société pour LExpansion des Exportations, et nous leur fournissons une gamme complète de services financiers dans le domaine des transactions avec l'étranger Notre objectif essentiel est de collaborer d une façon constructive avec l'industrie pour l'aider à accroître ses exportations".Les Operations bancaires internationales.Ontario, ouvriront leurs portes le 11 mai leurs bureaux seront situés au Toronto Board of Trade Building.M R.Leonard W.Softley.qui occupait antérieurement le poste de directeur régional du Crédit à la division de l'Ontario, a été nommé directeur principal du nouvel organisme M Raymond S.Gammon, jusqu'ici directeur de la division des Services d'exportation de la Banque à Montréal, prendra la direction du service Commercial et Financier: celle de l'Extension internationale sera confiée à Monsieur H B Francis, qui s'occupe activement d'affairés bancaires internationales depuis neuf ans.à titre de représentant résidant a Chicago Depuis un an.la Banque de Montréal étend son activité internationale, particulièrement dans les pays du Pacifique qui lui semblent offrir la promesse d'un développement important au cours de la prochaine décennie.Il y a un an.la Banque ouvrait une succursale à Hong-Kong et cette annee, elle s'est associée avec une banque australienne et deux banques américaines pour fonder l'Australian International Finance Corporation.Enfin, elle est actionnaire de la Private Investment Company for Asia.Au début du mois, la Banque a fondé aux Bermudes une nouvelle société de fiducie, la Montfield Trust, en association avec la Bank of N T Butterfield and Son.Ltd .des Bermudes.La Bourse de N Y dont l'indice des industriels de DJ avait accusé la veille le plus gros recul vu depuis 9 mois, soil 13.82 points accusait, hier, sur ce meme mar che encore une tendance lourde el l'indice clôturai! 3.1$ points plus bas à 747 43.\pres avoir réagi forlemenl la veille, la Bourse de Toronto s'est comportée, hier, plutôt lavorablement et l'on pouvait en dire autant de la Bourse de Montreal les actions de la Ban que d'Indochine laihlissaienl hier, sur la Bourse de Paris, qui avail en général, une allure indécise le soutien av ait le caractère sé-leclit hier sur la Bourse de lam dres • le rendement moyen des billets du Trésor à 3 mois émis cette semaine par la Banque du Canada lui de 6 74‘< vs 6S3 f.l a semaine précédente.• Comme la Bourse de N-Y n'a cessé de baisser depuis 16 séantes consécutives, rien d'étonnanl quelle ail affiché, hier, certaine résistance, au début mais en 1er melure.elle clôturait à la baisse pour la I7ième séance eonsécu live.• Boval Securities el Wood (lundv Valeurs Umitée sont à la tète du syndicat qui oftrirait sous peu uni-émission de Slô.INMI IKHI d'ohli galions en euro-dollars de la Province de la Nouvelle-Ecosse.Elles seraient ensuite inscrites le à mai sur la Bourse du Luxembourg • Sherritt a gagné 59 rts l'action durant le 1er trimestre vs 11 rts durant les mêmes 3 mois en 1969.d'où la résistance de ses actions.• La tentative d'assassinat à N-Y du vice-premier ministre de la Chine hier, n'est pas de nature à rétablissement de meilleures relations entre le monde communiste et capitaliste; ce qui constitue un tacteur défavorable pour Wall Street • Hudson Bay Mining and Smelting clôtura hier à la hausse à la suite de la nouvelle d'une découverte de cuivre à Flin Flon.• Les administrateurs d'Atlantic Sugar ont recommandé à leurs actionnaires d'accepter l’offre de Glengair Dominion Foundries a hausse son dividende trimestriel de 20 à 22 1-2 cts l'action • Il est bien evident que bien des spéculateurs canadiens comme américains continuent de se tenir sur la clôture, d'autant plus que la publication de maints rapports trimestriels défavorables conti nuerait d'affecter les Bourses de noire pavset dexE-C.• A une réunion d'actionnaires qui ses! révélée asset mouvementée, environ 2M à 250 détenteurs d'actions de Consolidated Bathurst ont exprime leur vif mécontentement face à l'offre laite par Power Corporation concernant l'achat par cette compagnie montréalaise de leurs titres.Il a été déridé d'essayer de sensibiliser le plus d'actionnaires possible afin de procéder à une assemblée spéciale des actionnaires de la compagnie Ha motion doit être apposée par 2» pour cent du capital-actions).Ceux qui désireraient de plus amples renseignements à ce su|et sont priés de contacter M Rosaire Piotte.B.P 1934.Place d'Armes, Montréal 126 • Au cours de la semaine close le 7 avril le nombre de wagons chargés de marchandises pavantes était de 68,321, soit 6.3r< de plus que les 64.441 wagons chargés pendant la même période un an plus tôt.L'augmentation provient surtout du fait que les chargements dans l'Ouest ont augmenté de 14.ti\ pour atteindre 23.343 wagons: toutefois, les chargements dans l'Est ont aussi augmenté, soit de 2.3^< leur nombre s'élevant à 42.978 wagons A remarquer que le congé de Pâques est survenu pendant cette période Les chargements de la période qui s'est écoulée entre le 1er janvier et le 7 avril ont diminué de 1.9 .tombant a 949.952 wagons de 968.684 en 1969 Pendant la période les chargements dans l'Est 1599.473 wagonsi ont diminué de 5.0rt, mais ceux dans l'Ouest ont augmenté de 3.9‘f pour atteindre 351),479 wagons.Les tableaux ci-après montrent le nombre total de wagons et le tonnage pour le trafic total et le trafic rail-route de la première semaine d’avril et de la période allant du 1er janvier au 7 avril.Les chiffres de 1969 ne figurent que si la comparaison est possible Bourse de I\J-Y Wall Street avança puts s aller missait hier, pour ensuite redevenir lourd (AFPi - L'effritement a continué vendredi à Wall Street où la baisse a toutefois été nettement moins importante qu au cours des journées précédentes L'essentiel du repli a été acquis en début de séance le marché évoluant irrégulièrement par la suite En clôture l’indice des industrielles Dow-Jones avait néanmoins perdu 3.16 points et n'était plus qu'à un point de son niveau du 10 février, le plus bas de 1 année Les affaires ont été peu actives Les fluctuations ont été le plus souvent insignifiantes Les magasins ont été le seul comparument à clôturer en progrès modéré Les ordinateurs, les automobiles les papeteries, les caoutchou-tières.se sont légèrement repliés Les cuprifères les tabacs et les cinémas.,où W'alt Disnev productions s'est alourdi ont été en baisse par endroits, les radio-télévisions.marquées par un sévère repli de Motorola, se sont effritées Les pharmaceutiques ont évolué irrégulièrement.Syntex.en reprise, enregistrant une des rares hausses sensibles de la séance Les compagnies aériennes les matériaux de construction, les électroniques, les mécaniques, les sidérurgiques, les aérospatiales, les produits chimiques les alimentaires et les pétrolières ont fluctué autour de leurs niveaux précédents.« A noter.Genstar Limited tait actuellement une offre aux détenteurs d'actions ordinaires de B.ACM Industries Limited, aux fins d acquérir leurs actions à raison de deux i2i actions ordinaires de Genstar pour chaque action ordinaire de RACM.L'offre expirera à 5.00 p.m heure de Winnipeg, le 19 mai 1978.à moins qu elle soit prolongée L'offre est sujette à la livraison d'au moins 119.000 actions ordinaires de B.AC M et aux termes et conditions spécifiés dans un prospectus en date du 17 avril 1970.L'offre peut être acceptée, en effectuant le dépôt des certificats d’actions entre les mains de la Montreal Trust Company, à ses bureaux de Winnipeg Montréal.Toronto, St-John.Y B., Edmonton et Vancouver ainsi qu'entre les mains de Morgan Guaranty Trust Company de New York.23 Wall Street.New York.• La Banque de Montréal a déclaré un div idende de 18 cents pour le deuxième trimestre de l'exercice en cours à l'issue de l'assemblée des administrateurs.Le dividende reste le même que pour les deux derniers trimestres et à pareille date l'an dernier, il était de 16 cents.Le dividende est payable le 1er juin aux actionnaires inscrits à ta clôture des affaires le 30 avril.• Premier trimestre 1970: Les expéditions aux acheteurs canadiens.des fabricants de feuilles ornementales en matière plastique laminée sous haute pression ont été les suivantes: feuilles de 1,8 de pouce d'épaisseur ou moins, 14.711.000 pieds carrés d'une valeur de S4.401.IH8); feuilles de renfort 2,969,000 pieds carrés ($186.-000c • En février, la production disci age et de traverses des scieries de la Colombie-Britannique a atteint 650.4 millions de pieds planche contre 642.8 millions en février 1969 La production des deux premiers mois de l'année a aussi été plus élevée qu'en 1969; elle a été de 1.274.2 millions de pieds-planche 11.176.6 millions).• le napoléon, ancienne pièce d'or française de 20 francs, cotait 57 30 hier sur le marché libre de l'or français, comparativement a 57.70 jeudi.L'aigle, pièce d'or américaine de $20 valait 161 40 au regard de 166.20 la veille • LONDRES i Reuter) - L’once d'or lin cotait $35.81 LIS hier, sur le marché européen de l'or, comparativement a $36.97 1-2 jeudi Fonds mutuels Cours fournis par Francis I DuPont A Co Fund» Off Dem Allan* 2 18 : N x Affiliated Fund Inc 6 VS 709 AGF Special Fund 2 51 AH Cdn Compound AH Cdn Dividend 6 74 7 37 792 866 All Cdn Venture 368 402 All Cdn ft Int Pfd 50 25 25 25 25 Westfield 100 l 85 1 86 Zodiat A wo 1 00 1 0ft Rapports Financiers Inter-City G as Ltd , pour T ex ercice finissant le 31 décembre 1969 $558.871.soit $1 07 faction au regard de $474.329 et 82 cents en 1968 Maclean - Humer Ltd., pour l'exercice finissant le 31 décembre 1969 $3 335.000, soi! 83 4 cents l'action, au regard de $1,946-000 et 48 7 cents en 1968 Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres 4m «I par le* présente* donné qw un contrat de sente daté du 11 mar* 197t.à Flitter Coniultam* tld.de toute* dette* présentes ou (mare* pa*able* a Select Food Broker* tld.était enregistré au Bureau du Regisiraire de la DMston d'Enreglstrement de Montréal le UNéme jour d'asrtl 1970.sous le numéro 2Î00147 Daté le JOlème jour d avril 1970 Fisher C onsultants Ltd.AMERICAN COIN WASH IV AVIS AVIS est par les présente* donne que AME-RK AN (OIN WASH tm un- .urporation romtUuev en vérin de la 1a» de* Compagnies de Québec et avant son niegr social ét sa prtnnpale place d allairr* dan* les Oté et District de Montréal « adressera au Ministre des Institutions Financières Compagnies et Coopérâmes, de la Prosince de Quehn pour obtenir l'abandon de «a Charte selon le» disposition* de la Loi des Compagnie* de Quebec DATE à Montréal ce îlieme jour d'asrtl iro ( HAIT SALOMON GEIBER (TACHA REÎS A HRONSTEIN Procureur* de ta requérante AVIS LEGAL RE LYDIA FASHIONS IV AVIS est par les présentes donne, contor-même ni a l'Article 24 de la Lot de» pouvoirs spéciaux de certaine* corporations (SU Q 1941.C.24V) que la garantie creée par ce certain Acte de Fidétcommis, comportant bvpothcque et nantissement, exécute par LYDIA FASHIONS INC.devant le Notaire \aiker Mehnert le 21 mai 1949 e! enregistré au bureau de Regtstratrr de la Division d'Enregistrement de Montréal, re S juin 1%9 sou» le no.2I42S73 'laquelle garantie Iran* porte les dettes, droits et réclamations en faveur de ladite LYDIA FASHIONS INC.en outre d'autre* propriétés et artil* de ladite ( ompagnin est devenue en vigueur NORM AND H BEILES.C A F idei< ommissaire en vertu dudit acte de tidetrummis Canada ProvtiHT de Québec District de Montreal COUR SUPERIEURE No 79*792 LUCIEN (L PERM AN.homme d ail aires de Pahs.Frame et résidant a 124 Avenue Victor Hugo.Demandeur -*»- DAME JACQUELINE BOHBOT.coiffeuse autrefois des Cité et District de Montréal, et maintenant de lieux imonnus.Défenderesse PAR ORDRE DK LA COUR l.a défenderesse DAME J AfQUF.LINF-ROHHOÎ.est par les présentes requis de romparahre dans un délai de W itreate» jour* a ¦ ompter de la dernirre publ» ation l ne copie du bref d assignation et de la déclaration a été laissée au Greffe de la Cour Supeneure de Montréal a son intention MONTREAL, ce 24 avril 1979 MARK SD AMOURS.P CSM.Me ( reslohl A Cohen.1014 Ouest.Me Catherine.* 921.Montréal.CANADA PROVINCE RE QCFREC DISIRK'T DE MONTREAL COUR SUPERIEURE NO 7794M INTERCITY FOOD SERVICES IV 16 i 250 513»4 13»« 13 30*4 5's 33 5'» 15 29*5 33 38 16‘* 34 34 10 25'» 11'» 7*4 14 .58 I 205 475 .20 36 15*4 19 4 12*» lO'i 6' » H*» 8 325 .41*4 48 -P4 4.I 30^ 5*4 33 5'» 15 29‘» 33 38 16*4 34 34 10 26 + *, Il 4 - •» 7 '• - >, 14 205 -5 475 + 25 20*1 - ’• 36-3 15*» - » 19‘» + *» 12‘» 10‘» 7 - ir.+ '» 8 325 -10 4?4 -4 48 4 - -4 5 1360 450 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invest CG Sec A C Goidie C Hydro C Hydro pr C lmp Sar^k 8214 520 C ind Gas 6104 59 C ind Cas p 750 520 CIL C tnterufb C intrgrb p C Marcon-CP inve 0' CP ihve w CPR CPP 53 pr CPP UK P Cdn Tire Cdn Tire A C Uin.es C Vickers CWN Gas CWN G 4 or C Westing Canron Cap't Div Cara Carr er jO Castidy i Casidy A p COPH Ltd Chemce») Chrysler CHUM 8 CiauTon Codvi'ie A Columbia Commco C Holiday i C Sav ngs Compute' ComtKh Con Bath Con Bath p Con Bath w C Bath 68 w Con Bldg Con Drftfb Cor^s Gas Con Gas 6 Con Class Control F Corth VÎ Cornet tnd Cofonatn Corpn ?y, Cosrns Couvret P Cram R L Crestbrk Crwn Lite Crush Inf# Cummnjjs Cygnus A CygnuS B Da 550 $7 .7 7 6770 $5 460 •* 360 $17 r 17 a 17 .2»0 $7 6 .6 > 275 $25 .25 25 300 $16 ; 16 16 220 $9 9 9 200 $9 .9 9 .2563 $162 160 161 1050 $10 .ION 10*% - 140 176 175 175 -1 6500 415 386 390 4 1400 $6 .6*% 6'4 + 100 $10'.10*.10'.- 2200 100 100 100 100 $9-» 9 .9 • 4 4)2 $59 .59 59 .50 $52 .52’x 52'» 25 $30 1 30'» 30 .- 650 475 475 476 ; 261 460 450 450 500 $7 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été?Découvrez "le coeur de l’Europe".Passez donc par Prague.A partir du 1er mai les lignes aériennes tchécoslovaques CSA vous offrent, tous les lundis, un service MONTREAL — PRAGUE et en collaboration avec Air Canada via Bruxelles tous les vendredis.Prague c'est non seulement l'Europe Centrale, c'est aussi l’accès à l'Europe de l'Est, l'étape avant le Moyen et l'Extrême Orient.I ATA RENSEIGNEMENTS Montréal: 861-0535/6 1 Place Ville Marie Toronto: 363-3174 401 Bay Street » Le Devoir, samedi 25 avril 1 970 • 23 L'OEIL SUR LES ROUTES ¦ - ' / * i1-':' V, & Prague de $317 Il est de plus en plus facile de se rendre en Tchécoslovaquie A partir du 1er mai.Air Canada s'y rendra une fois par semaine (Montréal Bruxelles-league i et les lignes aériennes tchécoslovaques CSA feront de même (New York-Montréal-Prague) pour aussi peu que $;U7 ou autant que $922 selon la classe, la durée du voyage et la saison Voici les tarifs estivaux annoncés par Air Canada et CSA aller-retour Montréal-Prague excursion de 29 à 45 jours en classe économique pour $217, entre le 1er avril et le 31 mai et entre le 10 août et le 31 octobre Pendant la haute saison touristique, du 1er juin au 9 août.l'aller-retour est de $349 pour un séjour minimum de 29 jours en Europe et un séjour maximum de 45 jours Pour les séjours de 14 à 28 jours, l aller-retour en classe économique est de $408, sujet aux conditions suivantes: voyager les lundis, mardis, mercredis ou jeudis, sauf entre le 1er juin et le 9 août, avec évidemment séjour minimum de 14 jours et maximum de 28 jours Pendant la haute saison, pour un séjour de deux à quatre semaines, compter $482 pour l'aller-retour et $32.50 de plus pour chaque traversée transatlantique en fin de semaine L'aller-retour de $570 en classe économique est valide toute l'année, sauf durant la saison d'été (du 22 mai au 3 août vers l'est et du 17 juillet au 28 septembre vers l'ouest» alors que les tarifs d'été économie sont en vigueur.En cette saison, compter $868 aller-retour, et la validité du billet s'étend du 22 mai au 2 août pour l'aller, du 17 juillet au 28 septembre pour le retour Le tarif de premiere classe est invariable toute l'année durant: $922.Les départs de Montréal pour Prague se feront les lundis soirs (CSA-OK JET IL-62, capacité 148 passagers), avec arrivée dans la capitale tchécoslovaque le mardi matin et les vendredis soirs (Air Canada.DC-8 via Bruxelles) avec arrivée à Prague le samedi matin.Les retours s'effectueront les lundis matins de Prague pour CSA et les samedis matins pour Air Canada, avec escale à Bruxelles.Le visa d'entrée est nécessaire pour la Tchécoslovaquie A Montréal, on peut choisir ce visa au consulat général de la Tchécoslovaquie.1305 ouest avenue des Pins ou par l'intermédiaire d une agence de voyages.Au consulat, on délivre le visa immédiatement sur présentation du passeport, tandis qu'une demande par la poste (il faut au préalable obtenir une formule de demande de visa), on peut compter un délai de 48 heures (ou plus vu la situation des postes à Montréal) Lors d une demande de visa par la poste, il faut inclure passeport, formule dûment remplie, deux photos de type passeport et un mandat de $5 ($3 pour un visa de transit» Il est préférable d envoyer ces documents au consulat par courrier recommandé et d'inclure dans l’envoi une enveloppe de retour adressée et affranchie.On peut se procurer des formules de visa pour la Tchécoslovaquie dans les agences de voyage, qui s’occuperont aussi des formalités de demande En Tchécoslovaquie, il est facile de louer une voiture (Avis et Hertz y ont des bureaux), et les postes d'essence sont nombreux.Si vous désirez utiliser votre propre voiture, il est bon de savoir que la carte verte d'assurance internationale n'est pas valide dans les pays d’Europe de l'est.Il n'y a aucune restrictions aux frontières pour les importations pour besoins personnels (spiritueux, tabacs, films, etc.) mais il est défendu d'importer de la monnaie tchécoslovaque en Tchécoslovaquie On peut échanger des dollars en Tchécoslovaquie et profiter d'un taux de change préférentiel équivalent à 125% de plus que le tarif officiel.Les couronnes tchèques circulent aussi sur le marché noir dans plusieurs capitales européennes, à un taux de change encore plus avantageux.mais il n'est pas recommandé d'en profiter Le cours officiel est de sept couronnes au dollar canadien en Tchécoslovaquie.Les touristes peuvent recevoir jusqu’à 15 couronnes en profitant du taux de change préférentiel, et il vaut mieux taire jusqu'à combien sur le marché noir pour éloigner les tentations.Les agents de voyage du Canada peuvent s’occuper de toutes les réservations en Tchécoslovaquie.Cedok, l'agence officielle de tourisme tchécoslovaque annonçait l'an dernier que ses prix pour 1970 seraient les mêmes que l’année précédente.mais à condition que le voyageur paye d'avance ses frais d'hôtels et de restauration aux bureaux new yorkais de l'agence.10 East 40th Street.New York, CROISIERE à la française Air France offre, cette an-' née.une nouvelle série de croisières dites "Evasion vers le soleil." Il s'agit de croisières a bord du MS Aneerville.un paquebot français de la compagnie Paquet qui.au départ de Marseille, relie trois escales-vedettes aux civilisations contrastées les Canaries.Casablanca et Dakar.Certaines croisières font également escale à Alicante et à Madère, en plus d'offrir partout des excursions, par exemple Marrakech et Rabat à l’escale de Casablanca.Des escales à Paris et à Nice à l'aller et au retour, au total d une semaine, complètent le programme de trois semaines.Des départs de Montréal sont prévus les 24 avril.8 mai.19 juin.3 et 31 juillet.14 et 28 août.12 et 26 septembre, ainsi que les 6 et 20 novembre * # Pour $338 , Clément Sauvé est allé par avion à Paris.L'ART EN SITUATION Suite de ta page 17 De grosses entreprises comme la C-I-L montent une collection d’oeuvres d'art, et la font voyager à travers le Canada Les artistes qui ont vendu leurs toiles y ont trouvé leur compte, mais par cette politique qui allie l'aide aux arts et le prestige commercial, l'art v gagne-t-il ou y perd-il?Et les employés de la C-I-L y prennent-ils conscience d’autre chose que de la richesse de leur employeur?L’excellente et justement célèbre collection Peter Stuy-vesant a pour principal lieu d'exposition les bureaux et les ateliers des diverses compagnies qui forment ce groupe international.Elle tend à ce qu'on est convenu d'appeler 1 intégration socio-esthétique de l’art dans les lieux de travail Mais la présence d’œuvres d’art dans les ateliers ou les usines améliore-t-elle vraiment les conditions de travail de l’ouvrier du XXème siècle?Rompt-elle une di-siècle’’ Rompt-elle la monotonie écrasante de travail de ! ouvrier du XXème siècle0 Rompt-elle la monotonie écrasante.voire abêtissante, de son travail0 Apporte-t-elle une dimension nouvelle à sa vie quotidienne?A-t-il seulement le temps de contempler les peintures qui sont accrochées au-dessus de sa tête et des machines0 A-t-il une chance quelconque de se familiariser avec l’art0 Que l’art moderne soit mis à la portée de tous, c'est bien la moindre des choses, mais doit-on l'y mettre à tout prix et n'importe comment?Aucune de ces interrogations n'a de réponse toute prête, Bien plus, elles en suscitent mille autres.11 me semble essentiel qu'une revue comme "Vie des Arts" les pose, aborde les problèmes et en cherche les éléments de solution VISITEZ L'EUROPE AU VOLANT D'UNE AUTOMOBILE Achetez ou louez une automobile neuve, hors taxes (•rainl choix «t« ftCttAULI N" CITMOft* FUT SIM( K mJGIOT VOLVO MK ROI»! S ETC.Mommagr illimité \s » 9 ip n u enhe E.ÏTEZ ^£ EUT TojMi imi.osié TRACAS 9ERÉFÉ l/A9É8.EEâ£D E“ 'KÊtouBE LA Tl ONS JalMet ]luEtte GNÉ ÎNljJy LE PARTI QUEBECOIS WDUI Voir poqe 7 ^ PwW* pour !• ooMpté dé MeyruM épéni offtet* Ou Péril (vuM* rètés, dont un dirigeant du mouvement jeunesse pero-niste" A la Plata, il y a eu également des heurts entre etudiants et policiers Certains des jeunes gens ont tenté de lancer des bombes, contre le journal "Clarin ' Dix arrestations également ont été opérées.A Buenos Aires, l'arrêt de travail n'a guère été effectif que dans les faubourgs, où se trouvent de grandes usines textiles, métallurgiques, frigorifiques et pétrolières.Dans le centre de la capitale, les magasins, les cafés, les cinémas et les banques ont eu une activité normale.Cette epreuve de force entre la C.G.T.et le gouvernement s'est terminée sans vainqueurs ni vaincus, estiment les observateurs de la capitale.La direction de la C.G.T a publié un communiqué félicitant les grévistes pour leur "conduite exemplaire.ordonnée et pacifique ", En fait, l'arrêt de travail a été pratiquement total dans l'industrie, mais dans les grandes villes, à l'exception de Cordoba, les activités ont été normales.Le mouvement avait été décidé par la direction de la CGT (favorable au gouvernement) pour protester "pacifiquement" contre l'augmentation incessante du coût de la vie la situation affligeante des retraités et le maintien de l'état de siège Les sections ouvrières "dures" affirment que les dirigeants syndicalistes ont ordonné cette grève pour ne pas perdre la confiance des masses De nouvelles arrestations en Colombie BOGOTA i.AFP) "Je suis prisonnier avec ma fille.Contrairement à ce qu'elles affirment.les forces armées ne sont pas là pour me protéger Je n'ai pas besoin de protection.Ma vie est protégée par le peuple ’.Celui qui parle est le général Rojas Pinilla.le vaincu des élections présidentielles de dimanche dernier, qui, dans la nuit de jeudi à hier, a fait diffuser par téléphone depuis son domicile entouré par les forces de l'ordre, le "communiqué no 2” dans lequel il ajoute: "Des rumeurs persistantes circulent au sujet de l'intention du gouvernement de me faire quitter le pays Je déclare au pays qu'il faudra m assassiner pour que je sorte de ma maison " D'autre part, plus de soixante dirigeants de l' Anapo" (Alliance nationale populaire), parti du général Pinilla.ont été arrêtés hier.Ces détenus, parmi lesquels se trouvent plusieurs parlementaires et deux prêtres, sont accusés d'attenter à la paix publique Ils iront rejoindre les quelque mille personnes qui.depuis mardi, ont été incarcérées pour avoir participé à des désordres ou violé le couvre-feu.Selon les milieux officiels le calme régné dans toute la Colombie où l'état de siège et le couvre-feu restent en vigueur Cuba cherche à renouer avec les autres pays d'Amérique latine par Michel Tourgui de l'AFP LA HAVANE - L'actuelle politique étrangère cubaine se fonde sur une étroite solidarité avec I'Union soviétique, et Cuba cherche à vaincre les oppositions à un éventuel retour au sein de la communauté latino-américaine.Tels sont les aspects essentiels qui continuent à retenir l’attention des observateurs ici.deux jours apres l’important discours prononcé par Fidel Castro Le premer ministre cubain a virtuellement pioposé aux autres pays de l’Amérique latine des relations bilatérales, à condition que leurs gouvernements démontrent ce qu'il a appelé une volonté de libération vis-à-vis de l'impérialisme Yankee”.Castro n a pas fait de la révolution la condition essentielle du rétablissement de telles relations et s'est contenté de mentionner une "politique de développement", ce qui revient à dire qu'il accepterait de traiter avec des gouvernants réformistes à un mois seulement des élections syndicales générales.Quant au gouvernement il s'est contenté d'établir un service d'ordre exceptionnel, spé cialement à Cordoba, afin d'é viter la répétition d'incidents sanglants semblables à ceux qui sétaient produits dans cette ville il y a un an.WASHINGTON (AFP) Port-au-Prince a été bombardé hier par trois ou quatre unités appartenant aux garde-côtes haitiens et saisies par des rebelles, a annoncé le département d'Etat Les obus de canon tirés depuis le bord de ces bâtiments étaient dirigés principalement sur le palais présidentiel et Fort Dimanche, précise-t-on de source officielle.L'attaque a commencé peu avant midi, heure locale.Des explosions ont été entendue sporadiquement pendant tout l'après-midi.Le palais présidentiel, ré sidence du president François Duvalier, a été la cible prin- cipale des artilleurs mutins mais, quelque temps apres le début de ce bombardement, on ne signalait encore ni pertes en vies humaines ni dégâts matériels d'importance.Selon l’ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince.les garde-côtes rebelles ne semblaient pas avoir d'alliés dans la ville elle-même, où le calme prévaut Le gouvernement a décrété le couvre-feu et ordonne la fermeture des commerces.D'autre part les unités navales rebelles n’étaient, apparemment.l’objet d’aucune riposte ou contre-attaque de la part des forces demeurées loyales à "Papa Doc PORT OF SPAIN (Reuter-AFP) La crise suscitée par les manifestations des partisans du "pouvoir noir" a La Trinité semblait en voie de se résorber hier grâce notamment à la reddition de 79 soldats mutins.Ils ont été dé sarmés et emprisonnés.Cette reddition fait suite à la démission du commandant en chef de l'armée, le colonel Stanley Johnson qui, estime-on.était hài des simples soldats.La situation à La Trinité, hier, était tendue mais calme Le sort des dirigeants de la mutinerie dans l’armé1, les lieutenants Rex Lasalle et Ra-fiq Shaw.n’est pas connu Dans une interview téléphonique.le lieutenant Lasalle, qui est de race noire, avait délaré que la mutinerie n'avait aucun rapport avec le "pouvoir noir" et que la ré volte d une partie de l'armé avait pour origine principale le mé'ontentement causé par le comportement dû haut commandement Il avait affirmé que 75% des 900 soldats de l'armé de Trinidad le soutenaient Terre des hommes La France a annoncé sa participation à Terre des horn mes, M.Robert Dal Sasso est le commissaire du pavillon français SoVeZà 18 SX'V “movIcec* a&T En °utre eSpe9tmet de cV'°'S't sans 9en .^e de Tenser^- ci vous désUConfortable, S' .-on ultra-000 ., jgcevoir.Cgtéab'e à du coniott.à V-an^ ma,son tecbetcbe* NOVe!so\at'Obtber^'^e La lartt»»®* Novelec “ne r;*u<
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