Le devoir, 20 août 1970, jeudi 20 août 1970
I dans ce numéro ¦ Un éditorial de Claude Ryan: les questions qu'il faudra poser au parti de M.Drapeau (page 4) ¦ Après la sortie du juge Irénée Lagarde, la Fraternité des policiers envisage des poursuites (page 3) ¦ René Lévesque s'interroge sur sa "rentabilité" comme chef du Parti québécois (page 3) ¦ la météo Quelques «vertes ou oreges.Devenent ensoleillé.Meiimum 80.Saint Bernard LE DEVOIR Fais ce que dois \ VOL.LXI - NO 1 93 Montréal, jeudi 20 août 1 970 10 CENTS Le conflit posta! entre dans sa deuxième année Un second médiateur s'attelle à la tâche OTTAWA (d’après PC) - M.Thomas O’Connor, désigné, hier, comme médiateur, s'attelle dès aujourd’hui à la lourde tâche de trouver une solution au conflit postal qui entre bientôt dans sa deuxième année.La nomination de M.O’Connor, un expert en relations industrielles de Toronto, a été annoncée, hier après-midi, par le président de la Commission des relations de travail dans la fonction publique, M.Jacob Finkelman.C’est M.Finkelman lui-même qui a suggéré aux parties l’intervention de M.O’Connor à une séance de négociations dans l’avant-midi.L’impasse persistant dans les pourparlers, les représentants du gouvernement et des syndicats ont donné leur accord.M.O’Connor est le deuxième médiateur à se mêler du conflit.En juin, le président de l’université de l’Alberta, M.A.W.R.Carrothers, a vainement tenté de concilier les vues des deux par- ties.M.Carrothers a de nouveau été invité à se replonger dans le dossier postal.Cependant, ses occupations universitaires ne lui permettent pas de se consacrer à la solution du conflit.En annonçant la nomination du médiateur.M.Finkelman a souligné sa vaste expérience dans le domaine des relations de travail.Bien que M.O’Connor n’ait pas une réputation nationale, il a réglé un nombre impressionnant de conflits, surtout en Ontario.H a notamment été médiateur ou conciliateur dans des différends à Air Canada, à Radio-Canada, à la Polymer Corporation, à l’Energie atomique du Canada et, plus récemment, dans un conflit qui opposait les propriétaires d’élévateurs a grain de la côte du Pacifique aux travailleurs.M.O’Connor, qui est âgé de 43 ans, ne promet pas une solution rapide au conflit postal mais il reconnaît volontiers ses succès passés comme médiateur.11 aurait participé au règlement d’environ 900 conflits postaux et son pourcentage de réussite serait de 85 p.c.L’intervention de M.O’Connor survient au moment où les parties viennent de changer leurs positions et où elles reconnaissent qu’elles sont prêtes à se donner mutuellement une certaine liberté de manoeuvre.Si la tentative de médiation échoue, il ne fait pratiquement aucun doute que le premier ministre Trudeau convoquera le Parlement soit pour faire adopter une loi d’exception forçant le retour au travail des 27,000 postiers, soit encore pour forcer les parties à recourir à l’arbitrage obligatoire.Une lueur d’espoir était apparue la semaine dernière quand le gouvernement a augmenté son offre salariale, offrant 47 cents par heure pour un contrat de 32 mois.Le syndicat a de son côté diminué Voir page 2: Las postas Israël, par son porte-parole militaire, le colonel Joseph Caleff, est revenu, hier, à la charge quant aux violations du cessez-le-feu par la RAU.Le colonel Caleff indique ici sur une carte remplacement présumé de bat tories de missiles à l'intérieur de la zone de 50 kilomètres (à Test du canal de Suezl comprise dans le gel des opérations militaires, en vertu du plan de paix Rogers.(Téléphoto AP via Londres) Un expert dénonce l'hypocrisie de l'aide au tiers monde Trois actes de piraterie en moins de 24 heures d’après l’AFP La journée d’hier a été fertile en détournements d’avions.De La Havane on rapporte qu’un DC-8 de la Trans-Carri-bean, a été détourné sur Cuba hier matin avec 146 passagers et 8 membres d’équipage à bord.Il s’est déposé à l’aéroport José Marti de Cuba.L’appareil, parti de Newark (New Jersey) se dirigeait vers San Juan de Porto Rico quand trois individus, munis de grenades à main et d’un pistolet de calibre 32, ont obligé le pilote à prendre la route de Cuba.De Tokyo, la police japonaise communique qu’un jeune homme de 24 ans, Sa-chio Inagaki, a détourné un Boeing de la compagnie Ail Nippon Airlines “dans l’intention de se suicider”.Le pirate de l’air a été arrêté àd’aéroport d’Hanama-tou.Le pistolet dont il menaçait le pilote et les passagers était un jouet.Le jeune pirate avait autorisé 51 passagers à descendre, mais il avait gardé les six membres de l’équipage et 17 passagers comme otages, jusqu'à ce qu’on lui apporte le fusil et les cent cartouches qu'il avait demandés en échange de leur libération.Il comptait, une fois en possession de l'arme, libérer les 23 otages et attendre que les policiers ouvrent le feu sur lui, se suicidant ainsi, en quelque sorte, par personnes interposées.Un policier déjoua ses plans en se précipitant sur lui.De Copenhague, on mande qu’un jeune Polonais a contraint un avion de la compagnie de transports aériens LOT à atterrir hier sur l'aéroport danois de Roenne, dans nie de Bornholm, située dans le sud de la Baltique.L’avion, du type Ilyouchine avait quitté Dansk (Dantzig) à destination de Varsovie.Il avait à son bord 25 passagers et membres d'équipage.Dès qu'il se fut assuré qu’il était bien en territoire danois, le pirate de l'air a accepté de remettre à la police de l’aéroport, sans opposer la moindre résistance, la grenade sous la menace de laquelle il avait tenu le pilote pendant le voyage.Il a immédiatement-demandé à bénéficier du droit d’asile politique, en même temps que quatre autres passagers, un couple et deux fiancés.L'avion polonais a été autorisé à décoller de l’aéroport de Roenne et il est immédiatement reparti en direction de la Pologne.Une demi-heure plus tard, environ, un avion privé a atterri sur le même aéroport, amenant le consul de Pologne à Copenhague et un représentant de la compagnie aerienne polonaise.Mais les cinq réfugiés polonais avaient déjà quitté les lieux et avaient été emmenés dans les locaux de la police de nie de Bomholm, pour interrogatoire.par Robert G.Scully Il existe “un appauvrissement continuel du tiers monde” qui est imputable en partie à la “fausseté et à l’hypocrisie sur le plan de l’aide” des pays développés, fausseté que Ton retrouve aussi bien au Canada qu’ailleurs.Telle est la position adoptée par M.André Tremblay, membre du service extérieur de l’organisation “Développement et paix”.De retour d'un voyage au Pérou, où il a participé à une évaluation des besoins de secours d’urgence, le conférencier s’adressait à un auditoire d’environ soixante étudiants et organisateurs, réunis cette semaine au Collège Jean-de-Brébeuf à l’occasion du 9e séminaire bilingue sur les Nations unies, sous les auspices de l’Association canadienne pour les Nations unies.Dans un exposé rendu très concret par la citation d’abondantes statistiques sur T aide canadienne aux pays en voie de développement, M.Tremblay en est venu à la même conclusion qu’un économiste de renom, M.John Pincus: “Notre programme d’aide à l’étranger (pour Tannée 1967) ne nous aura pratiquement rien coûté”.Même le rapport Pearson, selon le conférencier, admet grosso modo ce fait, dans des termes plus voilés.On sait que le rapport Pearson, sous la présidence de Tex-premier ministre canadien, a été préparé par un comité d’experts pour la Banque Mondiale Le rapport déclare: “Le fardeau réel de l'aide a l’étranger.est évidemment bien inférieur à la valeur monétaire des biens distribués".A quel niveau se situent donc la “fausseté" et “Thypocrisie" de nos programmes d’aide au tiers monde?M.Tremblay en a donné les exemples suivants: • Ce qui serait considéré un “bon placement” si on investissait en Europe, devient de ’Taide" au tiers monde.• les “crédits à l'exportation", (l'argent donné par le gouvernement canadien à une compagnie pour payer des biens destinés au tiers monde) constituent une Voir pege 2 : Tier» monda La Gaspésie brûle-t-elle?.un reportage de CLAUDE LEMELIN Tandis qu’à Cabano les citoyens rangeaient temporairement leurs brûlots afin de laisser à un comité le temps de décider qui prendra la relève de la D’Auteuil Lumber pour exploiter les forêts de la région, le ministre québécois des terres et forêts recevait lundi dernier un télégramme de Brid-geville et Barachois le sommant d’aller entendre sur place les griefs de la population, sans quoi celle-ci menaçait de mettre le feu aux forêts.Pourquoi Barachois?Parce que devant les deux villages, deux bancs de sable se referment sur la mer.Pourquoi Bridgeville?tout bêtement parce que le CN a déroulé ses rails sur les bancs et construit un pont métallique sur le goulet qui les sépare.Deux villages jalonnant la route sinueuse qui va de Gaspé à Percé, comme il s'en trouve tant d’autres en Gaspésie.Deux magasins généraux, deux pompes à essence, quelques comptoirs a hot-dogs et trois églises - car la population est à moitié anglophone et {>rotestante.les descendants de ces oyalistes américains qui, pour leur malheur, ont émigré en Gaspésie plutôt qu’en Ontario: les Landry y cassent leur français et les Francis leur anglais.Un peu moins de trois mille âmes, comme disaient les anciens.Et une scierie qui, le printemps dernier, a montré portes closes aux hommes revenus des chantiers forestiers.Jeudi dernier, une centaine de ces hommes réduits au chômage, ont interdit au propriétaire de la scierie, la compagnie Charles H.Nadeau et Fils, l'accès aux boisés de l’arrière-pays.Il s'y trouve environ un million et demi de pieds de bois de coupe que la compagnie voulait acheminer vers sa scierie de Fort-Daniel, sur la Baie des Chaleurs, pour le faire ouvrer.Les citoyens de Bridgeville et de Barachois soutiennent que la famille Nadeau s’est vu concéder l'exploitation des forêts de Bridgeville.au début des années soixante, à Ta condition expresse que le bois soit ouvré à la scierie construite à Barachois.La fermeture de la scierie cette année (ou plutôt sa non-ouverture puisque.règle générale, elle ne fonctionne que sept à huit mois par année, depuis le printemps jusqu'à l’automne) pouvait être imputée jusqu’alors au ralentissement de l’économie et à la stagnation de la demande sur le marché du bois d’oeuvre qui en résulte.La population continuait d’espérer que la scierie rouvre ses portes à l'automne, ou du moins le printemps prochain.C’est ainsi que, depuis toujours, les Gaspésiens vivent des lambeaux d’espoir que leur laissent les événements.Mais dès l'instant où le bois coupé dans les forêts de Bridgeville était transporté vers Port Daniel, l'affaire prenait une autre tournure I) devenait évident que la fermeture de ’.a scierie était quasi définitive, que la jeunesse des deux villages n’avait d’autre choix que de se résigner à l'assistance sociale, comme l'ont fait leurs âinés.ou d’aller chômer ailleurs, à Montréal, par exemple.Accepter que le bois coupé dans la région de Bridgeville alimente l’autre scierie des Nadeau à Port-Daniel, c'était condamner à la mort subite deux villages qui sont déjà à l'agonie.“Ce sont déjà presque des villages fantômes, rappelle Anthony Francis, le maire de La violation du cessez-le-feu Washington n'a pas de preuve concluante d'après l'AFP Rompant un mutisme de huit jours, les Etats-Unis ont annoncé hier qu’ils transmettraient à l’Egypte et à l’URSS les plaintes israéliennes concernant le déplacement, après le cessez-le-feu.de fusées égyptiennes sol-air dans la zone de Suez, mais que leurs propres observations au sujet de la première violation dénoncée par Israël n’étaient pas concluantes.Quant aux autres accusations israéliennes, elles font toujours l’objet d’un examen attentif au Département d’Etat.La prudente réponse américaine, qui vise à accélérer la reprise de la mission Jarring en donnant des assurances à Israël sans endosser toutes ses déclarations, n’a pas entièrement satisfait les dirigeants de Tel-Aviv.Ceux-ci ont décidé d’alerter l’opinion internationale en convoquant hier une conférence de presse au cours de laquelle un officier supérieur a présenté des documents photographiques à l’appui des thèses israéliennes.L’exactitude des dates auxquelles ont été prises les photos, a cependant reconnu le porte-parole, est impossible à prouver.Washington donne donc satisfaction à Israël dans la mesure où elle reconnaît la matérialité des faits, tout au moins d’une partie des faits: les Egyptiens ont effectivement déplacé des batteries de missiles sol-air en direction du canal dans la zone “gelée'’ juste avant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.Pour ce qui est des autres violations du cessez-le-feu présentées par Israël, l’administration américaine ne peut s’en remettre qu'aux preuves fournies par le gouvernement de Tel-Aviv, les Etats-Unis qui, pourtant, exercent pour leur part une surveillance du secteur par des avions U-2 et par le satellite Cosmos, n’en ayant pas obtenu.Cela dit, Washington va faire une démarche auprès du gouvernement soviétique et du gouvernement de la R.A.U.en apportant les preuves de source américaine et les preuves de source israélienne.Le souci principal de l’administration américaine est de ne rien faire qui puisse compromettre les pourparlers qui doivent s'engager sous les auspices de M.Gunnar Jarring.Il lui faut donc ménager toutes les parties intéressées et se réserver d’agir dans le cas où il y aurait une rupture flagrante de l'équilibre des forces au Moyen-Orient, ce qui.souligne la déclaration du Département d’Etat, n'est pas le cas actuellement.Les Etats-Unis n’ont toutefois pas demandé à la République arabe unie de déplacer des missiles anti-aériens dans la zone du canal de Suez, a révélé M.Ashraf Ghorbal, chargé des intérêts égyptiens à Washington.M.Ghorbal, qui s'est entretenu avec M.Joseph Sisco, secrétaire d'Etat adjoint pour les affaires du Moyen-Orient, au moment même où le Département Bridgeville: nous avons déjà près de 400 hommes sur l’assistance sociale.Si ça ne change pas bientôt, s’il ne vient pas de nouvelles industries dans le comté de Gaspé-Sud, nous serons tous obligés de quitter la Gaspésie”.Le président de Nadeau: les temps sont durs Rejoint par Le Devoir à Port-Daniel, le président de la compagnie Nadeau a été d'une réticence exemplaire.Parce que, dit-il, étant directement en cause, il n'est pas dans son intérêt de jeter de l'huile sur le feu.En effet, M.Nadeau souhaite d’autant plus que le million et demi de pieds de bois qui dorment dans les forêts de Bridgeville soient transportés le plus tôt possible à Port- Daniel que, si le bois n'est pas scié cette année, il perdra considérablement de sa valeur.Interrogé sur les raisons qui l'ont incité à fermer la scierie de Barachois, M.Nadeau a fait d'abord état des difficultés qu'éprouve à l'heure actuelle l’in- Voir page 2 : La Oaeptsie d'Etat publiait sa déclaration, a réaffirmé que la RAU n’avait pas violé le cessez-le-feu.Les "preuves” israéliennes Les documents photographiques montrés hier portent sur des batteries situées au nord du lac Amer, entre Ismailia et Suez, à des distances du canal portant entre douze et quinze milles, c’est-à-dire bien en deçà de la zone de trente milles spécifiée par le cessez-le-feu.“Certaines de ces batteries, placées à 12 milles à Touest du canal de Suez peuvent donc atteindre des objectifs situés profondément au-dessus des lignes israéliennes”, a déclaré l'officier supérieur qui donnait la conférence de presse.par Gilles Provost L’Alliance des professeurs de Montréal a dénoncé hier T "idée fixe” du gouvernement qui cherche depuis toujours à imposer sa tutelle sur la Commission des écoles catholiques de Montréal.L’intervention du gouvernement, a affirmé le président de l’Alliance, M.Matthias Rioux, est manifestement contraire à l’esprit et à la lettre de la loi.Fille risque aussi de mettre la “pagaille" à la CECM juste avant la restructuration scolaire de nie de Montréal.“C’est un geste stérile et maladroit”, a-t-il conclu.En effet, le président de l’Alliance a rappelé la paralysie qui a immobilisé la CECM pendant deux ans alors que le gouvernement de l'Union nationale avait nommé M.Pagé vice-président.“Le président en titre était M.Gagnon alors que le président réel était M.Pagé” a dit M.Rioux.Décision stérile, a dit M.Rioux, parce que le gouvernement a choisi de réduire la compétence de la CECM au lieu de l’accroître.“Le gouvernement aurait eu l'embarras entre trois ou même quatre des sept commissaires s’il voulait créer une vacance ”, "Quels que soient le prestige, la compétence et la liberté d'esprit de M.Poirier, a dit M.Rioux, il sera perçu comme une marionnette.Or, pour diriger un organisme comme la CECM dans les jours qui viennent, il faudra un minimum de confiance et de respect".Après avoir loué hautement les mérites et qualités de M.Carignan et de Mme Roux, l'Alliance a encouragé les commissaires à faire preuve de "Togique implacable" et à ne pas se laisser influencer par les pressions dont ils seront l'objet.“J'espère qu’ils vont se tenir debout et donner au gouvernement la gifle qu’il mérite ”, a déclaré M.Rioux.Ces documents photographiques constituent “une preuve irréfutable" de la rupture du cessez-le-feu par la RAU.La supériorité israélienne au-dessus du canal de Suez est mise au défi, a-t-il ajouté.“Il sera désormais très difficile de s'attaquer à des objectifs égyptiens comme par le passé".Satisfaction à TONU Les Etats-Unis ont donné à Israël des satisfactions aussi restreintes que possible et, en tout cas, ont refusé de donner au gouvernement de Madame Golda Meir le moindre prétexte à persister dans ses hésitations profondes à entrer dans le processus de négociations que la mission Jarring doit mettre en marche.Voir pago 6: Washington Enfin, l'Alliance a affirmé sa confiance en Mme Roux comme présidente.L’expérience passée a prouvé sa largeur d’esprit, son efficacité et sa fermeté, dit-on.“Le fait qu'elle soit une femme ne change rien à l'affaire.” Confirmé, mais non annonce.Le gouvernement a à la fois confirmé et refusé d’annoncer officiellement la nomination de M.Gilles Poirier au poste de commissaire de la CECM hier.M.Poirier doit remplacer le président démissionnaire, M.Carignan.que l’on a aussi contraint à abandonner même son siège de commissaire.En effet, la presse avait été avisée que M.Poirier serait nommé lors de la réunion du conseil des ministres et que l'annonce officielle aurait lieu à 17 heures.C'était tellement certain que les postes de radio ont annoncé dans l'après-midi que la nomination était maintenant officielle.Se fiant à ces informations, la CECM a émis un curriculum vitae de M.Poirier en le qualifiant de "nouveau commissaire".A 17h30, coup de théâtre: la décision du gouvernement, apprend-on à Québec, ne sera rendue publique qu’aujourd'hui par M.Bourassa La CECM informe Voir page 2: Confirmé La CECM tiendra tête à Québec (F.Daoust) Les commissaires de la CECM semblent résolus à tenir tête au gouvernement et à ne pas élire au poste de président le nouveau commissaire “parachuté" par le gouvernement.Telle est en tout cas l’opinion du commissaire Fernand Daoust.M.Daoust a en effet déclaré au Devoir hier que ni les téléphones du premier ministre, ni les deux rencontres passées avec M.Bourassa et M.Saint-Pierre ni la rencontre de lundi prochain ne le feront changer d’idée et abandonner les principes qu’il a soutenus.C'est pourquoi M.Daoust a affirmé son intention de faire élire Mme Lavoie-Roux au poste de président si elle ne retire pas sa candidature.Quant à la vice-présidence, il est beaucoup plus flexible, n'ayant pas encore fait de choix définitif.Les commissaires voulaient d'abord élire M.Pierre Carignan à la vice-présidence mais la démission forcée de ce dernier les en a empêchés.Selon M.Daoust, au moins trois commissaires feront la lutte pour la vice-présidence, soit M.Poirier (s'il n'est pas président), M.Jos Pagé et M.André Gagnon.M.Daoust s’est aussi dit confiant que les quatre commissaires qui ont protesté contre l'ingérence du gouvernement seront logiques avec eux-mêmes et inébranlables dans leur décision première.Le but du gouvernement, pense M Daoust, est de modifier l'équilibre des forces à la CECM pour pouvoir réaliser une restructuration scolaire plus favorable aux Voir page 2: U CECM L'Alliance dénonce une "idée fixe" de Québec ILm 1 H «jSIn || m HlVfl ijM 11 É m «A* I* »**Mf*, »**r 2 • Le Devoir, jeudi 20 août 1 970 suites de la première page / LES POSTES ses demandes de 60 à 58 cents pour 24 mois.Les positions se sont toutefois graduellement durcies, et la rencontre d’hier entre les négociateurs n’a fait que consacrer l'impasse des pourparlers.Dans un rapport de conciliation, en mai, le juge René Lippe a recommandé une hausse de 50 cents pour 30 mois.La sécurité d’emploi constitue également un point litigieux.Le gouvernement qualifie ses propositions de très généreuses mais les postiers estiment n’être pas assez protégés Le gouvernement offre, par exemple, un avis de 90 jours dans le cas où un employé serait déplacé.La partie syndicale exige par contre la garantie qu’un postier déplacé sera recyclé et embauché dans un autre service postal.Le gouvernement ne veut pas acquiescer à Ta demande du Conseil postal d'une prime pour longues années de service en raison des incidences qu'une telle offre pourrait avoir sur les 250,000 employés de la fonction publique Entre-temps, la greve tournante et les lock-out, se poursuivent.Hier, plus de 1,500 postiers n’ont pas travaillé, dont ceux de Québec, en grève pour la troisième journée consécutive.TIERS MONDE subvention à notre propre économie en créant des emplois et en subventionnant nos industries, beaucoup plus qu’une aide au développement à l'étranger • plusieurs prêts exigent que le pays “aidé” en dépense la majorité ici.Donc, encore une fois, on subventionne notre économie plus que la leur.De ces prêts, d'autre part, la grande partie nous revient en intérêts accumulés Ainsi, les prêts consentis par le Canada en 1967 valaient nominalement $53 millions.Mais il faut soustraire de cela un remboursement d'intérêts de $18 millions sur des prêts antérieurs; un calcul selon la formule Pearson établit l 'élément don de ce $35 millions à 35%, l'autre 65% étant automatiquement remboursé à l'avenir.On dégringole donc de $53 millions à $12 millions, la “réalité brutale" de nos “dons" à l'étranger Or cette proportion de don.au dire de M.Tremblay est souvent comparable à “l’échantillon qu'un bon vendeur consent pour réussir à ven- dre son produit".Le produit, dans ce cas, serait notre propre économie.• par le même raisonnement, les dons de surplus de denrées, par exemple le blé que le gouvernement rembourse aux fermiers surproducteurs de l’Ouest, puisque le consommateur canadien ne pouvait en bénéficier de toute façon, constituent "un simple virement de fonds souscrits par le contribuable canadien en faveur de l'économie rurale".11 ne faudrait pas oublier certains bénéfices marginaux et non déclarés que nous rapporte notre aide.Toujours pour Tannée-exemple 1967.on calcule que nos programmes, ayant créé 30.000 emplois, "en plus de procurer à des milliers de Canadiens un emploi décent, ont réduit les déboursés de prestations d'assuran-ce^chômage de quelque $30 millions, augmentant d'autant le fonds de réserve de cet organisme".Ceci s'ajoute à certaines considérations théoriques, à savoir, l’aide technique militaire est-elle une aide?etc.Se fondant sur les statistiques établies par l'OCDE pour Tannée 1967, qui chiffrent le montant total de notre aide théorique à $254 millions, M.Tremblay soustrait, pour ses auditeurs, toutes les rubriques mentionnées plus haut, (crédits à l'exportation et investissements privés à profit, dons de surplus alimentaire inutilisable ici, remboursements de prêts) et obtient le chiffre de 115 millions.soit 45% du premier montant officiel! D'ailleurs, il avait intitulé sa conférence; “Le coût réel de Taide".Le conférencier, dont l’organisme s'est donné comme tâche de renseigner les Canadiens sur les problèmes du monde sous-développé, a ensuite expliqué aux étudiants l'attitude idéale face à cette situation, soulignant cependant qu'il ne s’agit pas "d’une tâche spéciale pour la jeunesse, mais pour tous".“Il faut faire oeuvre de démythification.L'Amérique latine a reçu Tan passé un montant global de 3 1/2 milliards du monde développe.en fonds et ressources.Nous lui avons repris 11 1/2 milliards.N'est-il pas évident que ce que nous donnons d'une main, nous le reprenons à deux mains?".Dans son projet de solution, M.Tremblay se fonde, a priori, sur trois prémisses.Premièrement, une formule d'échanges justes n'existera que si Ton transforme nos systèmes économiques de manière "à favoriser ceux qui produisent là-bas.et non ceux qui consomment ici.Les vrais travailleurs du développement ont été eux et pas nous”, ajoute-t-il.Deuxièmement, la planification économique ne sera possible dans ces pays que si nous savons planifier notre propre économie.Selon le spécialiste, notre système de consommation effrénée gêne plus qu’on ne le croit le climat économique du tiers monde.Enfin, une pression suffisante sur l’opinion publique ne pourra être exercée que si le public peut acquérir certaines connaissances economiques qui sont présentement la chasse gardée d'économistes professionnels.Tant que nous monterons en tabou la science économique, nous serons à la merci de tous nos planifica- teurs, ou non-planificateurs, de conclure M.Tremblay.Il qualifie en outre cette situation d’une “aliénation des gens qui savent de ceux qui veulent apprendre".Développement et Paix, organisation subventionnée par les évêques du Canada et par les Rallyes du tiers monde, cherche précisément à combattre cette ignorance du sous-développement ici.Toutefois, des onze permanents qui parcourent le pays pour informer le grand public, trois voyagent fréquemment et évaluent l’état des besoins à travers le monde.M.Tremblay, spécialiste de l'Amérique latine, est de ceux-ci.Il repart pour l'hémisphère sud dès l'automne.Le séminaire bilingue sur les Nations unies se poursuit jusqu'au samedi 22 août.LA GASPÉSIE dustrie du bois dans son ensemble.(Faut-il évoquer la récession économique provoquée par les mesures d'austérité du gouvernement Trudeau?Faut-il même effleurer du bout de la pensée la taxe de il pour cent sur les matériaux de construction?) Mais ce n est là que la toile de fond.Plus immédiatement, la scierie de Ba-rachois n'est tout simplement pas rentable - “pour diverses raisons”, ajou-te-t-il.sans préciser d'abord lesquelles.A Bndgeville, on avance le chiffre de quinze a vingt mille dollars, sans ue Ton ait pu établir s'il s'agissait du éficit d’exploitation à combler ou des frais qu’occasionnerait la remise en marche de la scierie.Mais une fois parti.Il se pourrait, glisse sournoisement M.Nadeau, que la productivité de la main-d'œuvre soit plus élevée à Port-Daniel qu'à Bridgeville et Barachois, où l'aptitude au travail de la population aurait subi Térosion de l’assistance sociale, si bien que les hommes ne seraient pas intéressés plus qu’il ne le faudrait à trimer dur pour $1.50 l'heure et parfois moins.Et puis, il se pourrait que les gouvernements soient également en cause, d’insinuer M.Nadeau plus qu’il ne ledit.“Nous le voyons venir, réplique-t-on au ministère des terres et forêts.Sans doute fait-il allusion au droit de coupe, dont la réduction (de $2.25 à $1.50 la corde, par exemple), améliorerait incontestablement la rentabilité de la scierie.Mais ce serait là un précédent dangereux, puisqu’il nous rendrait vulnérable au chantage de toutes les scieries marginales de la région".Quoi qu’il advienne, il n’est pas question pour M.Nadeau que la scierie de Barachois rouvre cette année.Il n’ose toutefois se prononcer pour Tan prochain et se déclare prêt à céder son bien à qui voudra l’exploiter; mais il doute qu'après les événements de la semaine dernière, il se trouve beaucoup de capitalistes pour s'installer à Barachois.A Québec, les événements de Bridge-ville et Barachois ont suscité une vive Pots-de-vin • Dix fonctionnaires du ministère des transports seront congédiés par Pierre l.O'Neill QUEBEC e gouvernement congédiera une .aine de fonctionnaires du ministère des transports, impliqués dans un système organisé de pots-de-vin.C’est le premier ministre, M.Robert Bourassa lui-même, qui annoncera aujourd’hui au cours de sa conférence de presse .hebdomadaire, la décision prise hier par le conseil des ministres.Les résultats d’une enquête débutée sous le régime de l’Union nationale, révèlent que des employés du bureau d émission des permis de conduire de la rue Crémazie à Montréal, exigeaient d’une certaine catégorie de candidats, de fortes sommes en échange des permis accordés.La semaine dernière, M.Philipp Edmonston.président de l’Associa- tion pour la protection des automobilistes.avait dénoncé le “racket" qui aurait rapporté à certains fonctionnaires et autres intéressés, jusqu’à $1.000 par jour.Mais le gouvernement connaissait depuis plusieurs mois, la situation qui prévalait au bureau de Montréal et l’ancien ministre de la justice, M.Rémi Paul, lors de Tétude des crédits de ce ministère, avait soulevé la question auprès du nouveau titulaire, Me Jérôme Choquette.Le système fonctionnait surtout aux dépens des immigrants, qui ont grand besoin d'un permis de chauffeur pour obtenir un emploi et qui, par l'entremise d’écoles de conduite automobile italiennes, grecques ou autres, devaient fournir un pot-de-vin aux examinateurs, pour obtenir leur permis.inquiétude.Le ministre des terres et forêts, M.Kevin Drummond, craindrait que Cabano ne fasse tache d’huile et que les Gaspésiens ne s’insurgent désormais chaque fois qu'ils se sentiront lésés par une décision de l’entreprise locale, ou par quelque décision administrative, quand ce ne serait tout simplement par l'inaction mille fois vérifiée des gouvernements après les promesses de mille campagnes électorales.Il faut dire que les motifs de mécontentement surabondent: les Gaspésiens ne sont pas loin de considérer le plan de développement, cette “réalisation Canada-Québec", comme le proclament très politiquement les affiches qui jalonnent la Gaspésie.un autre de ces leurres dont on appâte le poisson en période électorale; en tout cas, ils en cherchent encore les premiers résultats sonnants au fond de leurs goussets.Le premier ministre Bourassa, plus que tout autre, partagerait les inquiétudes de M.Drummond.On n'en voudra pour preuve que l'empressement qu'il a mis à donner satisfaction aux citoyens en mal de relocalisation du comté de Ma-tane, laissés pour compte par leur député, Jean Bienvenue.Le gouvernement Bourassa se trouverait certes dans une fort mauvaise politique si vraiment les Gaspésiens arrivaient au bout de leur patience avant qu’il n ait pu mettre en oeuvre les mesures de relèvement économique promises par lui lors de la dernière campagne électorale.Plus que toute autre région - et pour cause - la Gaspésie a été séduite par les 100.000 emplois de M.Bourassa.Survenant après dix années d'animation sociale, au cours de laquelle les équipes du Bureau d’aménagement de Test du Québec et des organismes qui lui ont succédé ont tenté par tous les moyens de secouer la léthargie de la population, les slogans économiques des libéraux pourraient fort bien être la goutte qui aura fait déborder le calice des récriminations gaspésiennes."Nous avons donné une grosse majorité au docteur Fortier, le député de Gaspé-Sud", de rappeler le maire de Bridge-ville; “c’est maintenant à lui de se grouiller pour nous donner quelques-uns des 100,000 emplois qu’on nous a promis.Comme c’est là, on a moins d'emplois que jamais." On comprend donc que M.Drummond n’ait guère prisé le télégramme de menaces à peine voilées qui lui est parvenu de Bridgeville.Le ministre des terres et forêts est conscient qu’en intervenant aussi rapidement et aussi efficacement à Cabano, le gouvernement a attisé les braises péninsulaires.Aussi prévoit-on qu’il réagira avec moins d'empressement aux incidents de Bridgeville et Bara -chois.Rien n’est moins certain, par exemple, qu’il accepte de se rendre sur place, comme le souhaite la population des deux villages."Le ministre ne peut tout de même pas tout laisser tomber chaque fois qu’une usine ferme dans un village", rappelait-on hier dans l’entourage du ministre.“Il est évident que nous ne souhaitons pas avoir dix, vingt, trente Cabano sur les bras.Après tout, nous sommes jusqu'à nouvel ordre en régime capitaliste.et il faut bien respecter les exigences de l’entreprise privée”.Que voilà des paroles empreintes de sagesse.Car au rythme où vont les choses, la colère des Gaspésiens pourrait entraîner le gouvernement Bourassa dans une escalade interventionniste qui pourrait aller fort loin.La Gaspésie brûle-t-elle?Suite au prochain numéro.En fin d’après-midi peut-être, ou demain matin, après avoir reçu le rapport du chef de district de son ministère sur les droits et obligations de la compagnie Charles H.Nadeau et Fils en ce qui a trait aux forêts de Bridgeville.M.Kevin Drummond doit faire une déclaration.Suite au prochain numéro.LA CECM anglophones sans risquer d'opposition.Comme beaucoup d’autres.M.Daoust a aussi reconnu la grande compétence de M.Gilles Poirier.Il s’est cependant dit étonné que ce dernier ait accepté le poste qu’on lui offrait étant donné les circonstances.Les réticences des commissaires étaient connues depuis un certain temps, semble-t-il, dans la maison.Que penser du tandem Poirier (président) - Roux (vice-président)?M.Daoust ne peut dire si Mme Roux l'accepterait et pour sa part, il est opposé à plier devant le gouverne- ment.Toutefois, “si cela n’avait pas été fait de cette façon", cela aurait été tout autre chose, admet-il.D’ailleurs, tout en prônant son attachement indéfectible aux principes, M.Daoust a précisé que celg ne voulait pas être de l'entêtement et qu’il faudra étudier froidement la situation et la réaction du milieu.L'appui du comité conjoint des parents de Montréal, de l'Association des principaux et de l’Alliance des professeurs de Montréal n’affaiblit certainement pas sa position, conclut-il CONFIRMÉ alors les média d’information que son communiqué n'est aucunement une annonce officielle.Au même moment, cependant, tous les commissaires de la CECM recevaient un télégramme qui les informait officiellement de la nomination de M.Poirier Cette nomination, leur précisait-on devait être rendue publique à 17h.Expédié à 13h de Québec, le télégramme précisait aussi que M.Poirier serait nommé par le conseil des ministres.Le même télégramme informait aussi les commissaires que le ministre de Téducation voulait les rencontrer lundi prochain au siège social de la CECM à 17h.Cette rencontre ne devrait cependant pas avoir pour but de forcer la main des commissaires puisque M.Bourassa a clairement affirmé leur entière liberté.Décès du juge J.-P.Charbonneau L’honorable Jean-Pierre Charbonneau.juge de la Cour supérieure de 1952 jusqu'à sa retraite en 1969 Né à Pointe-Claire le 13 octobre 1893, il était le fils de feu le juge Napoléon Charbonneau.également juge de la Cour supérieure.Il fit ses études aux colleges de Montréal et Ste-Maire.puis ses études de droit à l'université McGill II fut reçu au barreau du Québec en 1916 II fut d abord membre de Tétude Greenshields et Languedoc de 1916 à 1918, et fit successivement partie des études Lamothe.Gadbois.Nantel et Charbonneau.puis Lamothe et Charbonneau.et Charbonneau.Charbonneau et Charlebois.Recorder de la ville de Ste-Rose durant 21 ans.il fut nommé par acclamation bâtonnier du barreau de Montréal en 1952 Il fut Tun des derniers avocats canadiens à plaider privé de Londres.Amateur de bateaux à voiles, il fut membre du Pointe Claire Yacht Club et le commodore de ce club en 1951 II était membre du Royal St Lawrence Yacht Club Il laisse dans le deuil outre son épouse, née Amanda LaBadie.ses enfants Mme Claude-Panet-Beau-bien (Jeanine:.M.Jean-Paul Charbonneau.de Québec, et Mme M Bienvenu (Mireille); une soeur, Julienne Charbonneau.et un frère le Dr Jules-Henri Charbonneau.Directeur médical de CHôpital Pasteur 11 laisse dans la peine douze petits-enfants.Le défunt est exposé à sa résidence privée; les funérailles auront lieu le samedi, 22 août à onze heures, en Céglise St-Léon de Westmount.Décès de la mère au Conseil de Gérard Turcotte les MOTS CROISÉS du Devoir 12 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 10 11 12 EziB H S EE.1 1 lir EEil HH Horizontalement 1- Epoque où paraissent les feuilles.2- Où l'on peut loger commodément.- Indubitable.3- Fait de répéter machinalement les paroles entendues.au lieu d'y répondre.-A lui.4- Verset qui se chante avant et après un psaume.5- Patrie d'Einstein.- Au Moyen Age.armée.- Vague 6- Marque l'alternative.-Former l'esprit de quelqu’un par des leçons, des connaissances 7- Ouvrier qui fabrique des selles.- Qui a les qualités du feu.8- Personne sotte.- Prononce en criant.9- Chercher en tâtant.- Belle-fille.10- lrlande - Sorte d'oignon.11 — Molybdène.— Pièce du ieu de dames.— Ancien bouclier.12-Pièce métallique qui reçoit le bout libre du loquet et maintient la porte fermée.-Charpente du corps humain.Verticalement 1 - Etat de ce qui est flexueux.2-Masse de pierre dure.— Parcourue des yeux - Sert à attaquer ou à se défendre.3- La plus ancienne écriture celtique connue.- Action de répandre un liquide sur une partie du corps.4- Gaz rare de l'atmosphère.- L'un des trois éléments de l'os iliaque.5- Qui est affecté de daltonisme - Fleuve de France.6- Pâte amincie par le rouleau à pâtisserie.- Très petit.7- Qui ne sait ni lire ni écrire.- Pronom indéfini.8- Poitrme d'une femme.-Tète.9 -Fuir de quelque lieu (s').10- Notre-Seigneur - Qui peut être élu.11- Usages - Parer.- Cobalt.12- Petite feuille située près d une fleur.- Nom donné parfois à l'aurochs.Solution d’hier I 3 3 4 5 6 7 8 *10 II IJ Mme Albert Turcotte (Ftose-Anna Beaudette), mère de M Gérard Turcotte, secrétaire exécutif de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, ancien président de la Fédération des SSJB du Québec et ancien secrétaire des Amis du Devoir, est décédée hier à l’âge de 78 ans, à l'hôpital St-Joseph de Trois-Rivières.La défunte laisse dans le deuil son époux M Albert Turcotte, de Gentilly.Cté de Nîcolet.ses enfants: Marie-Ftose.religieuse chez les Soeurs de l'Assomption, de Nicole!.Benoît, de Gentilly.Gérard, de St-Hyacinthe.Georges, de Gentilly.André, de Grand-Mère.Vincent (Père Gentil Turcotte, o.f.m.i.curé à Châteauguay, François.de Gentilly.Madeleine, de Gentilly.et Suzanne (Mme Bernard Arsenault I.de St-Georges de Champlain Die laisse également 5 brus, plusieurs frères et soeurs et de nombreux petits-enfants.La dépouille mortelle est exposée au salon funéraire Gaston Gaudet.de Gentilly.Les funérailles auront lieu le samedi 22 août, à 15 heures, en l'église paroissiale de Gentilly.P.Jasienica meurt à Varsovie VARSOVIE (AFP) - L’historien polonais Pawel Jasienica est mort hier à Varsovie à Tâge de 61 ans après une longue maladie.Il était l’auteur d'œuvres très populaires telles que “La Pologne des Piasts" et “La Pologne des Jagellons".Considéré comme Tun des instigateurs, avec l’écrivain Kisielewski, des troubles estudiantins de mars 1968, il avait été violemment attaqué à 1 époque par la presse polonaise.M.Wladislaw Gomulka avait longuement dénoncé son action dans un discours devant les activistes du parti.Depuis lors, Pawel Jasienica n’avait plus été autorisé à publier ses œuvres et il en avait été profondément affecté.Le Liban ouvre un Consulat généra! à Montréal Le consulat général du Liban à Montréal vient d'emménager au 40, Chemin de la Côte Ste-Catherine.Il n’existait à ce jour à Montréal qu’un consul honoraire du Liban mais le Dr P.Ziadé est le titulaire de ce nouveau poste dont la création a été décidée récemment par le gouvernement libanais.Les services de légalisation, de visas et autres documents fonctionnent à compter d'aujourd'hui (tél: 276-2638 et 276-2639).Tous les Libanais résidant à Montréal et au Québec sont invités à s’enregistrer auprès du consulat général et à lui communiquer immédiatement leur adresse et numéros de téléphone T % m Vv Bell Canada h il txyuij ümii W m ü# W füHv i.w» Web.W mfâi % JÉ % wt m m n i m m m f mr* m * CONSULTEZ L'ANNUAIRE ii win iift ' t .¦ 38S S •ÿ'vi; V.VVV, Ai * -X-X çÿfcxÿ; If mFwm 111 Maxi Le mini se porte bien.Il recrute de plus en plus d’adeptes parmi les fervents usagers du téléphone.Leur préférence va, avant tout, au mini-annuaire: le Carnet Personnel! Il se porte bien .dans la poche du veston ou dans le sac à main.Cette année, vous le recevrez avec votre maxi-annuaire téléphonique.Tous deux sont pratiques.Et c’est facile de retrouver dans le mini les numéros et adresses qu’on a pris soin d’y inscrire.Mini ¦Mil CONSULTEZ L'ANNUAIRE *r» V LE DEVOIR Page Montréal, jeudi 20 août 1 970 Après la violente sortie du juge Lagarde La Fraternité des policiers envisage des poursuites par Guy Deshaies Les policiers de Montréal, par l’entremise de leur syndicat, (la Fraternité des policiers de Montréal) ont mandé leurs avocats et conseillers juridiques pour voir s'il n’y a pas lieu d’intenter des poursuites judiciaires au juge Iré-née Lagarde qui aurait tenu des propos très peu élogieux à leur égard en cour lundi.Le juge Lagarde.qui n’a pas la réputation d'être très sympathique aux policiers, aurait déclaré, avant de donner sa sentence à trois ex-employés de G.Lapalme accusés d'avoir commis des actes de vandalisme, que les policiers de Montréal avaient posé des gestes “absolument criminels’’ lors de leur grève le 7 octobre 69 mais qu’aucun d’entre eux n'avait été poursuivi en justice.Le président de la Fraternité des policiers, M.Guy Marcil, présentement à Kitchener, a fait savoir, par le vice-président, M.André Guillotte, qu’il n'avait aucun commentaire à faire pour le moment sur les propos de l’auteur du code pénal “Lagarde”.En revanche, M.Guillotte a dit que la Fraternité avait remis entre les mains de ses procureurs cette affaire pour voir si l’immunité du juge est totale et s’il n’y a pas matière à poursuite.M.Guillotte a dit néanmoins que selon lui les propos du juge Lagarde visaient beaucoup plus loin que la police de Montréal” et n’a pas caché sa déception face à cette déclaration qui, a-t-il dit, s’ajoute à toutes les autres qui cherchent à discréditer la police de Montréal”.Du côté de l'administration de la police de Montréal, le directeur Marcel Saint-Aubin a fait tenir pour sa part un communiqué pour qualifier “d'inconséquents et malheureux” les propos du juge Lagarde.M.Saint-Aubin fait allusion de plus au fait que le juge, sur le Banc, a émis un jugement de valeur sur les policiers en référant à la grève du 7 octobre demier alors qu’il y a présentement enquête sur les circonstances de cette grève et les multiples crimes qui ont été commis à sa faveur.En somme la question qui pourrait se poser serait celle du sub judice, c’est-à-dire l’obligation de ne pas condamner ou acquitter quiconque tant que l’enquête ou le procès n’est pas terminé.Or un juge sur le Banc est-il au-dessus de ces règles?Mais comme le juge Lagarde n’a à juger d’aucune façon les policiers en procès il ne peut être question de bref de prohibition ou de “mistrial”.Outre ces dispositions reste à savoir en définitive de quoi un juge sur le Banc peut-il être coupable et quelle serait précisément l’offense dans ce cas.M.Saint-Aubin conclut en tout cas: "La hargne qu’affiche le juge Lagarde à l'endroit des policiers de Montréal ne réduira en rien, j’en suis sûr, et ce malgré les événements malheureux du 7 octobre dernier, le prestige dont jouit la police de Montréal auprès du public en général qui reconnaît la tâche exceptionnellement ingrate et difficile qui lui incombe ".Lévesque s'interroge sur la 'rentabilité' comme chef de parti René Lévesque, chef du Parti québécois, ne serait pas encore fixé au sujet de son avenir politique et envisagerait même de laisser sa place à un autre.Dans une interview accordée à la Presse canadienne, M.Lévesque affirme qu’il se demande si le moment n’est pas venu pour lui de "songer à autre chose” et pose même la question: “Je me demande si je suis encore rentable”.Le chef du Parti québécois se donne toutefois jusqu’à la fin de l'année pour prendre une décision définitive.Pour le moment M.Lévesque demeure le chef élu de sa formation politique dont le congrès devrait avoir lieu vers le début de 1971.M.Lévesque a déclaré que ses réflexions au sujet de la direction du parti sont naturelles pour un homme qui a passé dix années ardues en politique.Il est d’avis que la dure campagne électorale du printemps demier, à la suite de laquelle son parti a pu faire élire sept députés à l’Assemblée nationale qui compte 108 sièges, mais qui a vu la défaite de son chef et de ses principales personnalités, l’a laissé épuisé.Il a précisé que c'était là la principale de ses présentes réflexions au sujet de sa position et de son parti, bien que sa décision ne sera pas prise vraisemblablement avant la fin de l'année.Assurance-chômage OTTAWA (CP) - Le gouvernement a versé en mai $74.4 millions au titre de l’assurance-chômage comparativement à $52.8 millions en mai 1969, a révélé le Bureau fédéral de la statistique.En mai, la moyenne des prestations hebdomadaires se chiffrait par $35.13, comparativement à $31.20 en mai 1969.Une moyenne de 529,600 individus par semaine ont reçu les prestations d’assurance-chômage, soit 25 p.c.de plus qu’un an auparavant.“Après dix ans dans ce genre de métier et après avoir travaillé aussi fort que je le pouvais pendant trois ans à l’option Québec, je me demande si je suis encore rentable et si je ne ferais pas mieux de faire autre chose et de laisser la place à d’autres.” “J’attends de voir si les batteries vont se recharger.Le deuxième aspect, cette période d’absence me permet de me poser des questions bien normales, comme celle de savoir si je dois continuer de la même façon ou si ce n’est pas le moment de commencer à penser à autre chose.” ÿ; : i : Contestation dans cinq comtés Le PQ réclame que les témoins puissent être visités chez eux par Guy Deshaies Le Parti québécois désire contester le résultat du scrutin du 29 avril demier dans cinq comtés montréalais mais sans qu’il soit nécessaire d'assigner les milliers de témoins qui, selon le PQ, auraient voté sans avoir la citoyenneté canadienne.Les comtés visés sont Fabre.Ahunt-sic, Mercier, Laurier et Bourassa.Hier Me Pothier Ferland, procureur d’une électrice de Fabre, Mlle Aline Ha-melin, a présenté au juge Jacques Cas-grain de la cour provinciale (division de pratique) une requête pour modifier la René Lévesque Les enseignants du Nouveau-Québec Massé nie les accusations de la CEO QUEBEC (Par G.L.) - La direction générale du Nouveau-Québec (ministère des richesses naturelles) continuera d’assurer l'enseignement dans les écoles qu’elle a fondées en attendant que la commission scolaire du Nouveau-Québec puisse en prendre charge, soit le premier juillet 1971.C’est de cette façon que le ministre des richesses naturelles, M.Gilles Massé, a répondu hier à la demande de la Corporation des enseignants.Par la voix de son président.M.Raymond Laliberté, le CEQ a demandé lundi que la nouvelle commission scolaire prenne charge de l’enseignement dès septembre prochain, de telle sorte que l’engagement des enseignants se fasse par les voies normales prévues par la loi de l’instruction publique.Le CEQ a soulevé ce problème à l'occasion du non-réengagement de M.et de Mme Claude Fortin, qui enseignaient l’an demier à Fort-Chimo.Dans des communiqués transmis hier à la presse, le ministre rappelle que les enseignants à l’emploi de la direction générale du Nouveau-Québec sont, depuis 1964, engagés en vertu d’un contrat, renouvelable mais limité à douze mois.M.Massé ajoute qu’un nouvel examen des dossiers de M.et de Mme Fortin indique que leur contrat n’a pas été renouvelé "pour des raisons qui ne touchent, ni de près ni de loin, a leur activité syndicale au Nouveau-Québec”.Il ne dit pas lesquelles.M.et Mme Fortin, dit-il, n’appartenaient en fait à aucune unité syndicale accréditée.“Mais rien ne s'oppose à ce qu’ils aient recours, à titre de travailleurs salariés, aux dispositions du code du travail pour faire réexaminer leur dossier s’ils croient vraiment avoir été lésés dans leurs droits et privilèges.” M.Fortin était président de l’Association des enseignants du Nouveau-Québec Cette association, fondée il y a un an.a aussitôt demandé son accréditation à la commission des relations de travail, elle retira toutefois sa requête en juin demier.Les enseignants ne sont donc pas syndiqués à l’heure actuelle au Nouveau-Québec.Au cours des mois à venir, indique M.Massé, la commission scolaire du Nouveau-Québec, dont l'unique administrateur nommé en avril demier est M.Jean Durand, devra se préoccuper activement de la question du statut des enseignants qui seront placés sous sa juridiction à l’été de 1971.La réforme constitutionnelle Les villes réclament voix au chapitre WINNIPEG (PC) - Les autorités municipales devraient avoir voix au chapitre dans les pourparlers fédéraux-provinciaux sur la réforme constitutionnelle, a affirmé, hier, la Fédération canadienne des Maires et Municipalités.Dans un mémoire soumis aux ministres provinciaux des affaires municipales.ia‘ Fédération réclame aussi, pour les gouvernements municipaux, le droit à des négociations en direct avec les autorités fédérales et ce.sur tout un éventail de problèmes.Les municipalités soutiennent d’autre part qu’il faudra qu'on en vienne à adop- ter l’une des deux solutions en matière d’éducation, soit leur retirer ce lourd fardeau financier, soit leur donner des pouvoirs de taxation plus étendus pour parvenir à en assumer les charges.La veille, le ministre des affaires municipales du Québec, Me Maurice Tessier, avait rappelé devant ses collègues que le gouvernement Bourassa entend créer onze nouvelles communautés urbaines au cours de l’année qui vient et que l'Assemblée nationale sera saisie, à la rentrée, d'un bill donnant au cabinet le pouvoir de décréter la création de tels gouvernements régionaux.Il a fallu, pour faire naître les trois communautés urbaines qui existent actuellement dans la province, celles de Montréal, Québec et Hull, que l'Assemblée nationale adopte une loi spécifique La législation envisagée devrait permettre d'accélérer la mise en place des communautés urbaines.Sans préciser exactement quelles seraient les onze communautés.Me Tessier a réitéré que la Rive Sud de la région métropolitaine de même que la région de Sherbrooke auraient sans doute priorité.Le ministre a par contre affirmé que la Colombie-Britannique était incon- Les prisonniers politiques Une "journée de solidarité" dénonce la répression dans une quinzaine de pays Plus d’une centaine de Montréalais ont participé hier à une Journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques, Journée qui se tint aussi simultanément dans une quinzaine de villes américaines.aujourd'hui A UhOO.au grand salon du centre social de l’université de Montréal, conférence de presse de l’Union des étudiants universitaires ukrainiens, à l’occasion du congrès mondial de l’Union centrale des étudiants ukrainiens.• A 12hl5, à la salle Sheraton de l’hôtel Mont-Royal, déjeuner du Lions Club de Montréal.M.Mike Stephens prononcera une causerie intitulée: “The Mouth tells the Talé’.A 13h00.Jean Manoleseo et le père Marcel-Marie Desmarais, o.p.sont invités à l’émission “Le point du jour” àCKAC.• A 19h00, à la maison Montmorency, à Beauport.le ministre des richesses naturelles.M.Gilles Massé, prononcera une allo-cuUon devant les enseignants du service de l’éducation de la direction générale du Nouveau-Québec.• L’Association canadienne d’éducation de langue française (Aeelf) tient sa 23e assemblée générale annuelle à Moncton.N.-B., aujourd'hui et demain.Expression de solidarité avec les victimes de la répression dans une quinzaine de pays, cette Journée prit la forme, à Montréal, d’une suite d’exposés faits par des représentants de divers pays et relatant la situation répressive qui y règne et de plusieurs films dont “Taire des Hommes”, film québécois sur la “Saint-Jean 1968” qui fut marquée par de violents affrontements entre manifestants et policiers.Le projet d’une telle Journée de solidarité prit naissance dans la communauté mexicano-américaine dont plusieurs leaders sont aux prises avec les appareils judiciaire et policier des cinq Etats du sud-ouest américain.Il fut repris à Montréal par des militants de quelques mouvements québécois (FLP.comité ouvrier de Saint-Henri, comité Valières-Gagnon) et par des représentants, demeurant à Montréal, de plusieurs pays ou groupes: Palestine, Vietnam, Grèce.Portugal, Mexique.Brésil, Haiti, Iran, Inde, communauté noire de Montréal, Mexicains-Américains, Afro-Américains.Un participant a raconté un événement qui rappelle “la quotidienneté de cette répression”.“Deux femmes, faisant partie du comité d'organisation, qui se rendirent mardi à Platsburg, N.-Y., chercher quatre films produits par Newsreel et devant être projetés hier, furent arrêtées à leur rentrée au Canada par des agents de la RCMP, retenues pendant deux heures et demi au poste de la gendarmerie à St-Bemard de Lacolle.Les agents saisirent les quatre films et obligèrent les deux femmes à débourser $96.00.” Ce fait quoique reconnu comme “significatif” par les participants, semblait bien anodin hier quand on le comparaît aux tortures infligées aux prisonniers politiques dans plusieurs pays et aux conditions sous-humaines imposées à des communautés entières.“La lutte révolutionnaire du peuple québécois” et la situation des prisonniers politiques d'ici, occupèrent une place importante dans l'assemblée d'hier.La Journée se termina par un exposé de Pierre Valières, ex-leader du Front de Libération du Québec, dont les démêlés avec la justice sont maintenant connus de tous.Un manifeste du FLQ dans lequel il explique son action et élabore des perspectives sur la lutte révolutionnaire au Québec, fut distribué au début de la journée.On y propose, en autres choses, de créer un front commun de toutes les forces progressistes au Québec en vue d’orienter l'action, la coordonner et mobiliser.Au terme de la journée, les organisateurs soumirent aux participants une résolution par laquelle ils exigeaient la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et affirmaient leur détermination à continuer la lutte contre la répression et le fascisme dans la solidarité active de tous les militants révolutionnaires du monde.testablement la province la plus avancée dans le domaine des communautés urbaines.Pour sa part, la Fédération rappelle que l’Acte de l'Amérique britannique du Nord fut rédigé, il y a cent ans, pour répondre aux conditions qui existaient à cette époque et qui prévoyaient que les municipalités seraient créées par les gouvernements provinciaux.Depuis lors, de nouveaux problèmes ont surgi qui doivent être résolus à travers un effort conjoint des trois juridictions gouvernementales.Or, selon le mémoire, la situation aux Etats-Unis, qui est à peu près la même qu'au Canada, a atteint dans bien des domaines l’état de crise, alors que des dédoublements et des recoupements de juridiction compliquent toute action destinée à résoudre les problèmes.La FCMM rappelle que les municipalités doivent compter surtout sur les impôts fonciers, les taxes sur les entreprises commerciales et les impôts personnels, de sorte que leurs revenus n’augmentent pas en proportion de la croissance économique.Politiquement, leurs pouvoirs de taxation ont atteint la limite pratique du possible, laissant les municipalités de plus en plus à la merci des octrois provinciaux.Les municipalités sont d avis qu'elles {jouiraient obtenir des revenus additionnels en taxant plus lourdement les véhicules divers, plusieurs considérant qu’ils ne sont pas suffisamment taxés.Par contre, les domaines de l’impôt sur le revenu des individus ou des sociétés et de la taxe de vente ont été, dans l’ensemble, envahis par les gouvernements fédéral et provinciaux qui se montrent peu enclins à partager ces sources de revenus avec les municipalités.La Fédération précise que, dans bien des villes, 40 pour cent du revenu municipal total est consacré à l’éducation, un domaine qui, selon l’organisme, devrait être pris en main par les paliers supérieurs de gouvernement.Les municipalités affirment également que les roles de conseillers ou d’observateurs qui ont été accordés à certaines associations municipales par les gouvernements provinciaux lors des conférences constitutionnelles ne sauraient suffire.Selon la FCMM, les pouvoirs constitutionnels devraient être répartis sur trois paliers et donner ainsi aux gouvernements municipaux une position clairement définie sur le plan constitutionnel.procédure ordinaire prévue par la loi de la contestation des élections provinciales (bill 49) afin que les témoins soient interrogés hors cour et que toute la procédure soit ainsi simplifiée et surtout plus rapide.Selon Me Pothier, si le juge Casgrain accepte la requête qui est refusée par les avocats de la partie adverse (en l’occurrence les députés élus dans ces comtés) il est possible que la contestation dans les cinq comtés connaisse son dénouement d’ici la fin de l’année.Normalement trois juges devraient être nommés dans chacune des causes et devraient entendre tous les témoins selon les règles ordinaires de la preuve en matière civile.Or.puisqu'il y a contestation des résultats, les demandeurs doivent assigner comme témoins au moins un nombre de personnes égal aux majorités obtenues dans chacun des comtés.Ce qui signifie plusieurs milliers.Le PQ a déjà fourni une liste de 20,000 noms d’électeurs qui ne seraient pas habilités à voter en raison, dans la plupart des cas, de leur citoyenneté.Me Pothier Ferland a tenté de démontrer à la cour que l’article 404 du Code de procédure civile s'applique pour la loi des élections contestées.Eài vertu de cet article “les parties peuvent convenir ou le tribunal peut permettre, s’il le juge à propos, qu’un témoin soit entendu hors de cour devant une personne autorisée à recevoir le serment, toutes parties présentes ou dûment appelées”.La suggestion de Me Ferland.étant donné que les parties n'ont pu s’entendre à ce sujet, est que le juge désigne parmi des personnes choisies de part et d'autre par les deux parties un certain nombre de vérificateurs qui iraient frapper aux adresses des témoins du F’Q pour vérifier l’authenticité de leur domicile, pour établir surtout leur citoyenneté et pour vérifier s’ils ne sont pas des électeurs fictifs frauduleusement inscrits sur les listes électorales.A l'appui de son argumentation Me Ferland a insisté auprès du tribunal pour dire que le législateur avait certes voulu que l’intérêt public soit préservé avant toute chose et les demandeurs font valoir que l’intérêt public est menacé si certaines personnes usurpent des sièges au parlement.Les procureurs de M.Gilles Houde, député libéral de Fabre, ont d’abord demandé à la cour une remise de la cause, ce qui a tout de suite été refusé par le juge Casgrain puis ont tenté de démontrer que l'article 404 ne s'appliquait pas.D’après le bill 49 (loi de la contestation d’élections) les règles de la preuve sont celles du droit anglais en vigueur le 1er juillet 1867 (L'ordonnance de Carleton) Or, selon Me Pothier, cette précision est une sorte de fantaisie du législateur puisque l'ordonnance définit exactement les procédures du droit civil et que 404 s’applique.Le juge Casgrain décidera d'ici vendredi s’il accorde la requête.Dans chacun des comtés contestés les demandeurs sont soit le président ou le vice-président de l'Association péquiste du comté, le parti estimant que ces personnes sont plus représentatives que les candidats.Quelle que soit la décision du juge Casgrain et par conséquent quelle que soit la procédure suivie (audition des témoins devant trois juges, ou vérificateurs assermentés travaillant hors cour) s’il était avéré que dans tel ou tel comté le nombre de faux électeurs a été plus grand que la majorité obtenue par le député élu cela signifierait une nouvelle élection.Pour que le candidat péquiste soit porté automatiquement au pouvoir il faudrait qu'il prouve que son adversaire s’est rendu coupable de fraude et a usurpé illégalement et volontairement le siè- ge ce qui pourrait le rendre inéligible pour une période de cinq ans.Or les demandeurs n’ont aucune preuve à présenter contre M.Robert Bourassa (député de Mercier), Georges Tremblay (député de Bourassa), Gilles Houde (député de Fabre), FYançois Cloutier (député d'Ahunt-sic) et André Marchand (député de Laurier).Tous ces députés ont remporté leur comté sous l'étiquette libérale avec des majorités variant de 91 (Fabre) à 4.300 (Laurier).Il s'agit plus simplement pour les demandeurs de prouver leur prétention à savoir que des électeurs fictifs ou n'étant pas citoyens canadiens ont voté illégalement le 29 avril dernier dans ces comtes.Mario Beaulieu L 'Ul\l a plus besoin d'une doctrine que d'un chef M.Mario Beaulieu, ancien ministre des finances dans le cabinet Bertrand, dit ne pas avoir encore décidé s'il se portera candidat au prochain congrès à la direction de l'Union nationale.Personnellement porté vers le thème de l'association du Québec aux Etats-Unis, M.Beaulieu est d'avis que “l’Union nationale se cherche une doctrine bien plus qu'un chef” et espère que le Conseil national du parti, qui doit se réunir à la fin de septembre ou au début d’octobre, examinera toutes les options constitutionnelles.M.Beaulieu, qui participait, hier, à l'émission “Le point du jour” à CKAC.souligne qu'il y a des hommes “d’une très grande valeur” dans TU N et qu’il serait prématuré de dire s'il briguera la succession de M.Jean-Jacques Bertrand.Le chef actuel de l'UN a déjà annoncé qu'il ne dirigerait plus son parti en 1974, date prévue des prochaines élections législatives La date d'un congrès à la direction n'a pas encore été fixée.M.Beaulieu estime que la thèse de l'association avec les Etats-Unis qu’il a lancée sur “le marché politique” la semaine dernière a le mérite de tenir compte des perspectives de l'an 2000, celles de gouvernements par continent ou par bloc.Les Etats-Unis, dit-il, sont et seront encore la première nation du monde, que l'on aime ça ou non, et dans un sens les Québécois sont des francophones américains.M Beaulieu souligne qu'il est intéressé par une association négociée et non par une annexion pure et simple au géant américain.Dans son esprit, les Québécois jouiraient d'un “statut très particulier de francophones”.Cette association, remarque-t-il.pourrait se faire très rapidement parce qu elle est dans l’intérêt des Américains 3ui cherchent depuis un certain temps éjà à créer des “zones culturelles” à l’intérieur de leur pays, afin de devenir “internationaux'.M Beaulieu a le "sentiment profond" que les Américains sont plus ouverts à toutes les nationalités que les anglophones du Canada et rappelle que plus de 7 millions de nos voisins du sud parlent français.L Évangéline Nouveau nom et nouvelle presse devoir mériter.“L’Evangéline veut être limage du dynamisme de ses lecteurs, l'image du progrès, ce EYogrès dont nous avons choisi de faire notre image de marque sans renier pour autant, dans notre titre, l’héritage si riche de sens et de traditions que nous a légué à jamais l’Evangéline.” MONCTON (PC) - Le quotidien français des Maritimes, L'Fîvangélme, est publié depuis quelques jours dans de nouveaux ateliers, avec une nouvelle presse et un nouveau nom: Le Progrès l’EVangéline.Le directeur de la rédaction, M.Pierre Roy, a déclaré, hier, que le changement de nom reflète l’amélioration qui a été apportée au journal.Celle-ci a été rendue possible grâce à un nouvel équipement offset, aménagé avec l'aide financière du gouvernement français.La presse rotative offset a été fabriquée en France.Dans une note à ses lecteurs à l’occasion de la publication de la première édition imprimée à l’offset, la direction du journal souligne: “Ce numéro représente un acte de foi en l’avenir.Nous souhaitons qu’il rencontre auprès de chacun l’accueil indulgent et favorable qu'il nous semble Beaubien sera fermée A compter de demain 9h 30.la rue Beaubien sera fermée à la circulation entre la 14e avenue et le boulevard St-Lau-rent, pour une période approximative de deux mois.Le service de la circulation de la ville de Montréal prie les automobilistec d’emprunter, durant ce temps, les rues St-Zotique (en direction ouest) et Belle-chasse (en direction est).** xv* -rt ^ I -J#./*.**•** *•' ¦Hjyg'W n -» .xr» -i i î» ^î-vH ; M » '•i()il ¦ ' i(il s’est efforcée d’éclairer ce complexe de questions.Elle n'est pas parvenue à des formules univoques, acceptables par tous.La recherche d’une révolution sans violence (au moins sans violence préméditée) a été illustrée par le pasteur Martin Luther King; cette même recherche, c’est aussi celle que préconise avec le même courage l'archevêque de Recife, dom Helder Camara.Mais les exemples personnels, si grands soient-ils.ne font pas disparaître les problèmes éthiques et théologiques.On pourrait citer un grand nombre de publications, tant catholiques que protestantes, qui attestent l’inquiétude persistante de la présente génération.Relevons, à titre d’échantillon, du côté protestant, le livre de H.Gollwitzer, J.M.Lochmann, R.Shaull, Ch.West.Une théologie de la révolution?(1), et du côté catholique (avec une contribution protestante d'André Dumas), l’ouvrage: A la recherche d’une théologie de la violence (2).Aucune de ces publications ne prétend d’ailleurs apporter la solution.Toutes suscitent des remous.violents.Peut-être le théologien doit-il se garder plus que jamais des formules abruptes et absolues.Le regretté André Philip, qui a été l’un des leaders de la conférence “Eglise et Société ", soulignait, avec toute la force de sa conviction et de sa grande compétence d'économiste et de sociologie, que le développement technologique et économique de l’Europe marquait pour celle-ci “la fin de l’esprit révolutionnaire", mais il n’excluait pas pour certains pays sous-développés la nécessité de passer par une période révolutionnaire.au sens ancien de ce mot.Le théologien ne devrait-il pas être attentif à des analyses de situation aussi nuancées?Mais son premier devoir est sans doute de reprendre avec bonne foi l’étude des données scripturaires.Les chrétiens qui se veulent, en tant que chrétiens, révolutionnaires n'ont-ils pas l’obligation inéluctable de se demander quel a été, dans un tout autre contexte, c’est vrai, mais face à des mouvements de résistance violente, l’attitude du Christ.O.Cullmann.dont les travaux exégétiques sont connus dans le monde entier, a pensé que c’était là la première démarche à accomplir et il nous livre, dans un petit ouvrage clair et net, Jésus et les Révolutionnâmes de son temps (3), le résultat de ses recherches.La minceur du volume ne doit pas faire illusion.Le problème a été vu dans toute son ampleur et l’auteur n’a point voilé les interprétations divergentes qui s’affrontent avec une vigueur nouvelle depuis la découverte des textes de Qumran.Les révolutionnaires du temps de Jésus, qui sont-ils?Ce sont les zélotes, parti qui visait d'abord à une réforme radicale du Temple et du sacerdoce, mais dont une branche, les “sicarii" (ceux que nos traductions de l’Evangile qualifient de brigands), tendait à l'expulsion des Romains et à l’établissement d’un puissant royaume d’Israël.Les deux tendances se recouvraient pratiquement.Elles aboutirent au déclenchement des guerres juives.Or il y a dans l’enseignement et la vie de Jésus des traits qui le rapprochent des zélotes et des traits qui l’opposent fortement à eux.Parmi les premiers on peut citer: la purification du Temple, l’entrée à Jérusalem, le fait que certains disciples étaient armés et surtout la condamnation de Jésus par l’autorité juridique romaine pour rébellion politique.Parmi les seconds: le refus de Jésus du recours à la violence, sa réserve à l’égard du titre ambigu de Messie, les Béatitudes, etc.Il était naturel que les divers exégètes s’emparent de l'une ou l'autre de ces séries de faits, déclarent les uns authentiques et attribuent les autres à la communauté primitive.L’originalité de Cullmann c’est d’admettre l’ensemble de ces faits.A ses yeux l’attitude de Jésus n’a pas été simple.Toutes ses paroles et tous ses actes doivent être considérés à la lumière de son espérance eschatologique.Comme Albert Schweitzer l’avait bien souligné, on ne peut comprendre la pensée et l’oeuvre de Jésus que si l’on se souvient qu’il attendait la venue imminente du royaume de Dieu.Dans cette perspective les événements de l’histoire.la politique, les institutions, sont relativisés: ils appartiennent à la forme de ce monde qui est en train de passer et qui sera détruit (y compris le Temple).Mais en même temps, parce que ce royaume qui vient est un royaume de justice, le Christ ne peut pas ne pas dénoncer l’injustice des politiques, l'orgueil insensé des riches, la souillure mercantile du Temple.Selon Cullmann l'éthique de Jésus peut se résumer de la façon suivante : critique énergique des institutions humaines, refus de la resistance violente qui trahit le royaume et l’amour.Chaque fois que Jésus peut accomplir sans violence extreme (épisode des vendeurs chassés du Temple) un acte de purification.il l'accomplit, mais c’est là un geste symbolique qui signifie, comme une sorte de parabole, l’imminence du royaume, ce n’est pas un acte de réformateur religieux et social.Cette thèse.O.Cullmann la démontre en examinant successivement tous les textes qui ont trait à la question cultuelle, à la question sociale, au problème politique.Nous ne saurions ici suivre son exégèse dans tous ses détails.Certains points sont délicats.Au témoignage de Luc, il est arrivé à Jésus de conseiller à ses disciples d’acheter une épée.N'est-ce pas là un acte de zélotisme caractérisé?Non, car une analyse du contexte montre bien qu'il ne s'agit pas pour Jésus de préparer ses disciples à la résistance armée, mais de les avertir que ce n’est pas dans un climat de paix qu’ils auront à prêcher l’Evangile.La conclusion du récit (Luc 22/38) est, selon Cullmann.significative: les disciples ayant présenté à Jésus deux épées, celui-ci leur déclare: “C’est assez” Or il est évident que ce n’était pas assez pour résister à une cohorte romaine.Jésus veut tout simplement couper court à l’enthousiasme zélote de ses disciples qui n ont pas compris la pointe de son enseignement.• Cullmann n'a pas la prétention de régler le problème de l’engagement des chrétiens actuels dans les actions révolutionnaires.Il ne veut faire autre chose qu’oeuvre d’historien, mais il sait bien que personne ne peut éviter de résoudre pour lui-même les problèmes que lui pose son époque.Cullmann est loin de recommander une imitation automatique (à supposer qu’elle soit en notre pouvoir) du Christ.Le fait que le chrétien d'aujourd'hui ne puisse plus compter, comme Jésus, avec l’imminence temporelle de la venue du royaume de Dieu modifie singulièrement les données de l’action.Il nous faut attacher une très grande importance à la conquête du pouvoir.Cullmann ne se prononce pas: ce n’est pas son affaire d’exégète.Mais il adresse aux chrétiens qui se veulent engagés un avertissement qu'on ne saurait refuser d’entendre et qu’on peut résumer ainsi: si vous vous voulez chrétiens, vous ne pouvez pas oublier que l’enseignement évangélique a pour caractéristique fondamentale l’exigence de conversion individuelle.Elle ne saurait être épongée ni par l’ardeur révolutionnaire ni par le souci réformiste.Et elle impose forcément certaines limites à la collaboration avec les groupes révolutionnaires.Militant, le chrétien ne sera jamais un partisan sans réticences.(1) Genève, Labor et Fides.1968 (2) Paris.Editions du Cerf.1969 (3) Neuchâtel, Delachaux et Niestlé, 1970.¦ lettres au DEVOIR Un parti qui dénigre les chefs syndicaux Nombreux sont les ouvriers de la construction qui ont voté pour le Ralliement créditiste lors des dernières élections provinciales.Le vote aurait été plus fort encore, mais les candidats du Ralliement créditiste ont ignoré les travailleurs, pendant que Robert Bourassa leur promettait 100.000 emplois.La sortie de Camil Samson, à l'Assemblée nationale, contre les chefs ouvriers, notamment ceux de la CSN, a permis aux ouvriers de voir clair et de se raviser Comment les ouvriers pourront-ils voter à l'avenir pour un parti qui se plaît à descendre leurs chefs élus démocratiquement par eux, les ouvriers?Voilà en deux paragraphes le visage que présente maintenant le Ralliement Créditiste: nous serions en présence d'un autre parti politique près du peuple en temps d’élection seulement.Maurice DUSSAULT Québec.10-8-70 M.Paré, pourquoi $25 au MU ARC ?On m'informe que la Société des Artisans, coopérative d’as-surance-vie, n’aurait versé que la misérable somme de $25.00 au Mouvement international de la jeunesse agricole et rurale catholique en vue de financer la Vile Assemblée mondiale de ce mouvement qui se tiendra chez nous du 15 septembre au 15 octobre prochain Je suis devenu sociétaire de la Société des Artisans parce qu'on m'avait assuré que cette société d’assurance-vie était une institution coopérative et désintéressée, une entreprise différente des compagnies d'assurance purement capitalistes, une société où les membres (regroupés en sections) se préoccupaient des problèmes sociaux.Aujourd'hui, je suis doublement déçu et je me rends compte que votre publicité m'a trompé Jamais je ne fus invité à l'une ou l’autre des activités de vos sections, à aucun moment on ne m'a permis de participer à la gestion de “ma" coopérative.La Société des Artisans avait la possibilité de participer au financement d'une activité qui contribuera.à long terme, à favoriser le développement des pays moins favorisés du Tiers monde: les jeunes qui se rassembleront ici à l’occation de la Vile Assemblée mondiale du MUA RC sont ceux qui demain, dans leurs pays respectifs, formeront les cadres des ligues et des syndicats paysans, les leaders qui organiseront les coopératives agricoles dont ont besoin ces communautés Leur envoyer une contribution de $25.00, c’est mépriser les apports de ceux qui luttent pour édifier une société humaine et fraternelle, une société d'où l’exploitation de l’homme par l’homme sera bannie.C’est aussi mépriser vos nombreux sociétaires qui proviennent du milieu rural du Québec II y a lieu de vous interroger sur les attitudes et les orientations d'une institution de notre mouvement coopératif quand on constate de tels faits.Quand on sait que le récent congrès des Caisses populaires Desjardins a coûté plus de $200,000 00, en moins de cinq jours, les citoyens moins favorisés du Québec, qu’ils habitent Montréal ou la province, se convainquent facilement qu'entre caisses populaires et banques la différence est bien petite, et les mentalités de leurs administrateurs, fort semblables Claude LARIVIERE Montréal, 12-8-70 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Claude Ryan Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier: Arthur Lefebvre TÉLÉPHONE 844 3361 LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est au no 434 est, rue Notre-Dame, Montréal.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont Inc., à 9130 rue Boivin, Ville LaSalle.Seule la Presse canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans "Le Devoir”.ABONNEMENTS: édition quotidienne, Canada: 12 mois: $28.00; 6 mois: $15.00; 3 mois: $8.00.À l'étranger: 12 mois: $40.00; 6 mois: $22.00; 3 mois: $12.00.Édition du samedi: 12 mois: $10.00.Courrier de la deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal - Bibliothèque nationale du Quebec.// étm s.' WÊÊmm i & Le Devoir, jeudi 2Ü août 1 970 • 5 des événements des hommes LETTRE DE BEYROUTH Le plan Rogers fait éclater les divergences arabes par ÉDOUARD SAAB Tout a commencé par une équivoque.C'était au lendemain de la guerre des Six Jours.Dans un mouvement d'exaspération, gouvernements, armées et peuples arabes croyaient pouvoir identifier leur sort à celui des guérilleros palestiniens, estimant que la revanche ne pouvait être "digne" de la défaite que si elle en revêtait la même allure, le même caractère, percutant, écrasant, humiliant.Cela signifiait, dans leur esprit, "la destruction des structures sionistes de l'Etat hébreu" et non plus seulement, comme l’entendait d'ores et déjà le président Nasser, la récupération des territoires occupés et l'invocation des résolutions onusiennes pour rendre justice au peuple palestinien.La persistance d'Israël en tant qu'Etat raciste, sectaire et expansionniste, ne pouvait que constituer une menace permanente pour la sauvegarde et l'intégrité territoriale des autres pays arabes.Autant dès lors, ajoutaient les exégëtes de la défaite, enrayer le mal par la racine et engager la lutte jusqu'au bout, "les Arabes n'ayant désormais plus grand-chose à perdre et tout à gagner" Politique revancharde On puisa dans le richissisme vocabulaire arabe des formules pour illustrer cette politique revancharde.C'est ainsi qu'il a été question d'une nouvelle guerre de 100 ans.d'une nouvelle croisade, et qu'on évoqua les exemples dans l'Histoire de la région où jamais les Arabes n’ont accepté de signer un seul traité de paix.Ce fut ensuite le “Sommet'' de Khartoum en août 1967.le premier après la défaite.qui décréta dans son communiqué de clôture “ni paix", "ni négociations", “ni reconnaissance d'Israël", et tous les pays arabes de s’atteler à la tâche qui, pour affronter par les armes "l'ennemi de Dieu", qui pour envoyer des contingents de troupes sur les lignes de feu, - divisions et unités irakiennes et séoudites en Jordanie, algériennes, libyennes et soudanaises sur le front de canal de Suez — et qui pour financer cet effort de guerre avec des subventions annuelles de l’ordre de 100 millions de sterling accordées aux gouvernements égyptien et jordanien par la Libye, le Koweit et l'Arabie Séoudite.De tous les fronts arabes, celui de la RAU était de loin le plus animé et surtout le plus meurtrier.De tous les peuples arabes, les Egyptiens étaient de loin ceux qui payaient le plus cher 1" après-guerre" ou la préparation à la nouvelle guerre ou.pour reprendre l’expression du président Nasser, la "guerre d usure".Alors que sur le front du Canal, l'armée égyptienne réorganisée et rééduquée, avec des cadres rajeunis, opposait un barrage de feu à toutes tentatives de débarquement israélien sur la rive africaine de la voie d'eau, son aviation demeurait incapable de faire face aux raids en profondeur des Phantom et des Mirage qui.en même temps qu’ils détruisaient les dépôts d'armes et les installations militaires, semaient la mort dans les agglomérations urbaines.Janvier 1970: Le Caire et Alexandrie sont à la merci des bombardiers israéliens.La DCA égyptienne est atteinte de cécité, tous les postes de radar dans les régions du Delta, du Canal et LIBRE OPINION de la Mer Rouge ayant été neutralisés.La millénaire Égypte, qui remue sous sa carapace, ne s'est jamais sentie aussi menacée dans son existence “J'étais en droit d'attendre le salut de mes frères les plus proches, de ceux-là à qui la RAU avait tout fait pour leur venir en aide, pour les dégager de l'emprise israélienne ", devait déclarer alors le président Nasser à un ambassadeur arabe qui essayait de se renseigner sur les dessous du voyage secret du Rais à Odessa les 2 et 3 février dernier.Et Nasser d’ajouter: "J'étais en droit d'attendre.J'ai attendu.Mais en vain." L’autre face de l’arabisme Ce jour-là.l'Egypte nassériste découvrait enfin l'autre face de l'arabisme.Elle se retrouvait en instance de divorce avec ses frères arabes, ceux du Nord et du Nord-Est, incapables d'ouvrir un front de diversion, ou même d'unifier leur commandement.Les deux BAAS qui régnent, l'un à Bagdad et l’autre à Damas, "se chamaillaient à longueur d'année, comme deux belles-mères", selon le propre terme de Hassanein Haykal, et trouvaient moyen de reprocher à la Jordanie de Hussein "de manquer de combativité’’.Les baassistes vont même jusqu'à accabler l'Egypte pour ses scrupules petit bourgeois: “Ils en font une société militariste qui va à pas feutrés vers le socialisme.comme si elle en avait honte, qui doit tout à l'URSS mais à qui il répugne de prôner les principes d'un authentique marxisme-léninisme.' -“Quel rapport toutes ces théories avec la guerre, la guerre qui nous prend à la gorge, qui frappe tous les jours à nos portes et à laquelle il faut savoir répondre autrement que par des mots”, réplique Ahmad Bahaaddine.chef de file de la nouvelle élite égyptienne qui, au congrès des intellectuels de gauche de Khartoum, osera dénoncer, avec une admirable lucidité, “la littérature creuse et vide des gauchistes", surnommés par lui les “gens de la par-lotte” (ahl el kalamologiai.Un vent de révolte souffle alors sur la bureaucratie égyptienne, celle issue notamment de l’Union socialiste arabe qui s’est emparée des commandes occultes du pouvoir."Que signifie l'arabisme?'', “A quoi sert l'arabisme?”, “Quel grand et riche pays serait devenu l'Egypte n'étaient les tentations de l'arabisme", autant de questions que vont se poser et les intellectuels et l’homme de la rue.Ils répètent l'un et l’autre le vieux proverbe arabe: “Après l’ivresse, la réflexion.” Et pendant qu’ils réfléchissaient, les Egyptiens eurent à répondre à une offensive diplomatique d'envergure, à laquelle prenaient part conjointement cette fois et les Américains et les Soviétiques.Moscou accepte volontiers de renforcer le dispositif de sécurité de la RAU par des fusées Sam 2 et Sam 3, mais cette nouvelle aide soviétique n est consentie que si la RAU, en position de force, accepte de négocier une solution pacifique au conflit arabo-israélien.“Il y a autre chose que le Proche-Orient, de beaucoup plus important, qui nous préoccupe par-dessus tout, Américains et Soviétiques, et qui nous obligera, tôt ou tard, à trouver une formule d’entente relative au conflit arabo-is- raélien”, devait confier aux Nations-Unies le délégué permanent des Etats-Unis.M.Charles Yost, à un diplomate sans que celui-ci ait pu savoir ce qu’était cette "autre chose".Washington et Moscou Le fait est qu’aujourd'hui Washington et Moscou paraissent décidés à tout mettre en oeuvre pour forcer un règlement politique, sur la base du plan Rogers et de la résolution du Conseil de Sécurité du 22 novembre 1967.Voilà que les querelles interarabes viennent se greffer sur l'ensemble de ce conflit qui oppose, au départ.Arabes et Israéliens.On revient à l’équivoque originaire, celle des objectifs stratégiques de chacune des parties arabes directement concernées.Le plan Rogers fait éclater au grand jour, et pour la première fois, les divergences qui ont de tout temps existé entre les Palestiniens et la plupart des pays arabes, mais qui ont toujours été ignorées et par les uns et par les autres, dont les relations obéissent à une certaine courtoisie qui tient plus du mensonge que d'une authentique solidarité interarabe.Par rapport au président Nasser, l'objectif a toujours été essentiellement le retrait des territoires occupés et la création d'un Etat palestinien arabe aux côtés d'Israël.Il n’est pas venu à l'esprit du Rais égyptien de détruire l'Etat hébreu ou de l'effacer de la carte, même s'il lui est arrivé dans certains de ses discours, de faire montre d'incontinence verbale en usant de quelques expressions qui lui ont fait prêter des intentions qu'il n'a pas.Non que Nasser ne souhaite pas.dans son for intérieur, la dispartion d'Israël, mais il a toujours admis qu'il n est pas dans ses moyens de le faire.Autre chose est cependant un Israël imposé par les grandes puissances et toléré par les Arabes, comme le voudrait le Ràis.et autre chose un Etat belliqueux, militairement tout-puissant et qui essaye de dominer l'ensemble de la région.Alors que pour les Palestiniens, la désionisation et la déracisation d'Israël est un “minimum vital".Nul ne veut s en prendre aux Juifs en tant que citoyens à part entière, mais à condition qu'ils soient intégrés dans le contexte de l’Etat démocratique et làic palestinien.D'où le dialogue de sourd qui s est institué ces dernières semaines entre Le Caire et les Organisations de guérilleros palestiniens, s'il faut excepter les deux groupuscules solidaires du président Nasser.Le Ràis déclare: “Il n’y aura pas de solution qui tienne, tant que les Israéliens n’auront pas évacué tous les territoires occupés en juin 1967.le Golan syrien avant le Sinài, et Jérusalem avant Charm el Cheikh.et qu'ils n'auront pas reconnu les droits du peuple palestinien”.A quoi M Arafat répond: “Nous refuson toute solution qui ne ramènerait pas la Palestine à ses frontières naturelles d'avant 1948: au Nord Nakoura (la frontière libano-israéliennel, au Sud Akaba et le Sinài.à l’Est la Méditerranée et à l’Ouest le Jourdain.P b: Contrôler les guérilleros Et quand les guérilleros contesteront à la RAU le droit de disposer du peuple palestinien en son lieu et place, une mise au point dans le Ahram admet volontier le principe mais rappelle en même temps aux guérilleros qu'ils n'ont pas, eux non plus, le droit de disposer, en son lieu et place, du peuple égyptien.Il est dès lors facile de déduire qu'en cas de solution politique, quelles que soient les formules retenues, il n’y aurait pas de terrain d’entente possible entre la RAU et les Palestiniens.L antagomisme est tel que tout accord futur, entre les deux parties, ne serait viable qu'en période de guerre.Cest la raison pour laquelle le président Nasser compte par-dessus tout sur le roi Hussein et son armée.pour qu'ils mettent les guérilleros hors d'état de nuire, au moment où se préciserait une solution du conflit arabo-israélien relativement favorable aux Arabes.Quant à la Syrie et à l'Irak, l'affaire les intéresse dans la mesure où elle doit se répercuter sur la position intérieure du régime instauré sur les rives du Tigre et de l'Euphrate.Bagdad a beau jeu parce que.n'ayant pas de frontière commune avec Israël, les Irakiens peuvent renchérir à leur guise en misant sur la réaction d'un groupe d'officiers syriens hostiles par principe à toute solution pacifique qui réluderait à une reconnaissance "de jure" de l'Etat hé-reu.Ce serait alors pour les Baassistes demeurés fidèles au commandement interarabe du Parti, au pouvoir à Bagdad.l'occasion ou jamais de supplanter les “régionalistes" de Damas.Les Baassistes syriens, qui ne manquent pas de flair, ont aussitôt déjoué la manoeuvre, en désavouant le plan Rogers sans s'attaquer toutefois au Ràis égyptien, de peur que celui-ci ne dénonce leur attitude plus qu'équivoque pendant la guerre des Six Jours.Le choix des peuples Mais ni les Syriens, ni les Irakiens, en tant que dirigeants.ne pèseraient lourd dans l’équilibre des forces en présence, tant que les Soviétiques seraient décidés à les amadouer, "et pourraient seuls le faire, puisqu'ils en ont tous les moyens", comme l’assurent certains milieux diplomatiques à Amman et à Beyrouth.Or il s'agit ici des gouvernements et non des peuples.Et c'est là où réside le paradoxe.Les masses demeurent nasséristes jusqu'à la moelle et elles viennent de le montrer.Mais elles le sont dans la mesure où.à leurs yeux.Nasser plus que quiconque, incarne cette force capable de réaliser leurs aspirations profondes qui.par rapport à Israël, se trouvent être celles de la guérilla palestinienne.Autrement dit.si le choix des peuples arabes s est porté sur le Ràis égyptien et non sur les guérilleros, c'est parce qu’ils comptent sur le premier pour atteindre les objectifs prônés par les seconds.Quant à la solution politique, ils refusent de l'envisager, convaincus du fait, qu'une fois unis, les Arabes pourraient toujours, militairement, venir à bout des “bandes sionistes".Le PQ doit faire battre Trudeau d'abord par CLAUDE RICHARD, étudiant en histoire Il est une chose qui, semble-t-il.a été peu étudiée dans l'histoire politique au Canada.c'est l’influence d'un ordre de gouvernement sur l’autre, c'est-à-dire du pouvoir fédéral sur le pouvoir des Etats et vice-versa.Une telle influence existe sans nul doute: on n'a qu'à penser au succès avec lequel Duplessis se servait de la présence de libéraux à Ottawa pour faire valoir la nécessité de sa réélection à Québec.Cependant, cette stratégie de Duplessis n’est pas valable universellement et l'influence d'un niveau de gouvernement sur l’autre ne s’exerce pas toujours dans un sens “d'exclusion" mais aussi dans un sens “d’attirance”.L'usure de Trudeau Laissons tomber tout ce qui s’est passé avant 1960 et limitons-nous aux influences respectives des équipes en place à Ottawa et à Québec depuis cette date.Qu'observons-nous?Essentiellement une satellisation du pouvoir fai- ble par le pouvoir fort en même temps qu'une usure très rapide des pouvoirs forts.Ce dernier phénomène ne relève pas d'abord des inter-influences des niveaux de gouvernement mais s’inscrit lui-même à l'intérieur de celles-ci.En langage concret, Lesage appelait Pearson et Trudeau appelait Bourassa.Diefenbaker s’est usé en suc ans.Lesage de même et Trudeau est en train de s’user.Quelle devrait être la ligne de conduite d'un parti comme le Parti québécois dans ce contexte?Que le PQ présente des candidats ou pas en 1972.il est probable que le parti de Trudeau subira un recul marqué.Cela principalement à cause de sa propre incurie mais également du fait de l’humeur très changeante des corps électoraux, qui se manifeste un peu partout dans le monde et qui laisse aux gouvernements en place une marge de manoeuvre plus réduite qu’autrefois.Dans un temps où le statisme des corps électoraux serait la règle, il serait pure folie pour le Parti québécois de se lancer dans la lutte électorale au niveau fédéral.Mais telle n’est pas la situation.D'une certaine façon, on peut dire que la chance est à l’adversaire présentement.Faire perdre la majorité Encore faut-il qu'il y ait adversaire.Hors du Québec, le NPD devrait en 1972.fort d’un nouveau chef, fort d’assisses provinciales plus solides, enregistrer des gains notables aux dépens du gouvernement sortant.Les conservateurs amélioreront leurs positions selon toute vraisemblance.Mais au Québec, l’opposition traditionnelle aux libéraux manque à ce point de consistance (sauf dans l’aire très circonscrite du caouettisme) qu’il parait difficile d’accorder moins de cinquante sièges aux libéraux, leurs adversaires restant ce qu’ils ont été depuis dix ans.Ainsi, en supposant que seuls les partis en lice en 1968 seront engagés dans la lutte électorale de 1972, le Québec permettrait probablement à l'équipe Trudeau de se maintenir au pouvoir de justesse.Une présence PQ (ou indépendantiste! en 1972 enlèverait aux libéraux juste assez de sièges pour leur faire perdre la majorité à la grandeur de la fédération.Comme il est exclu en principe que les élus péquistes participent à un gouvernement de coalition, il est fort possible que les conservateurs forment un cabinet minoritaire ou l'élément québécois serait absent (à moins que les caouettistes acceptent de faire alliance avec les conservateurs).Une autre hypothèse consisterait en la formation d’un gouvernement de coalition libéral-néo-démocrate.Quelles que soient les suites d'une lutte électorale à laquelle participerait le PQ.il semble assuré que le pou-voir actuellement “fort.d'Ottawa ne survivrait pas.Les conservateurs seraient mi- I ettres au DEVOIR Air Canada: un bilinguisme ma! conçu et mal appliqué Le 30 juillet dernier, je me présente à l'aéroport de Rouyn afin de prendre l’avion qui devait me conduire à Hull via Ottawa.Disons tout d’abord que l'aérogare de Rouyn est une réalisation toute récente et, de ce fait, on devrait y retrouver les conceptions linguistiques nouvelles du gouvernement Trudeau.Or.il n’en est rien.Les indications placées sur les murs et sur les portes sont bilingues mais la priorité est accordée a l’anglais On se croirait dans une aérogare franco-ontarienne Suspendues au plafond, les annonces publicitaires d'Air Canada présentent un visage strictement anglais.Pas un mot français pour ces malheureux Québécois qui voudraient visiter l’Europe.Vous présentez votre billet au comptoir Un drôle de billet.Le contrat de vol est rédigé dans les deux langues, mais cette partie du billet qui donne les indications précises et immédiates du départ est strictement rédigée en anglais Vous devez bien connaître le “date", le “time”, le “status” et tout le reste, sinon vous pouvez rester sur place avec votre dictionnaire.D'où l’utilité de savoir l'anglais au Québec.Il est temps de monter à bord et de prendre place Les indications à l'intérieur de l’appareil sont bilingues mais, encore là, la meilleure place est accordée à l’anglais.(N’oublions pas que nous sommes à Rouyn, une ville presque totalement française).On n’a pas réussi à trouver d’équivalents linguistiques à “emergency rope" et à certains “exit”.Les moteurs grondent.L'hôtesse s'adresse aux passagers, mais elle le fait d'abord en anglais.(N’oublions pas que nous sommes toujours au Québec, province soi-disant d’expression française).Durant le trajet, le commandant de bord nous fait ses commentaires exclusivement anglais.Il y a quelques années, sur la même ligne, le commandant remettait ses messages à l’hôtesse qui les traduisait.Arrivée à Ottawa.Pour se rendre à Hull, il faut prendre évidemment un taxi anglais.Voilà donc pour un beau voyage en pays bilingue, ce pays dont M.Trudeau nous dit souvent que chaque citoyen devrait s'y sentir à l'aise, d’une mer à l’autre.Ce n’est là qu'un incident, me direz-vous.L’ANGLAIS chez LP.S.COURS DE CONVERSATION, JOUR OU SOIR Chez L.P.S.vous bénéficiez des méthodes les plus modernes, des techniques les plus efficaces et des systèmes les plus perfectionnés.Faites, sans engagement, un essai gratuit.cfào Tous les cours L.P.S.sont déductibles de l'impôt.De 9 heures à 21 heures LANGUAGE POWER SYSTEMS MONTRÉAL: Place Bonaventure 878-2821 QUÉBEC: 500 Grande Allée 529-0331 Un incident, peut-être, mais qui pour moi suscite les commentaires suivants.Quel est-il ce pays qu'on dit bilingue?Quel est-il ce pays dont on dit qu'il est juste et démocratique?Quel est ce pays où il faut toujours se battre, protester, écrire pour obtenir des choses qui en d'autres contrées sont si simples et si naturelles?Pourquoi toujours ces efforts pénibles et lassants pour des choses qui devraient aller de soi?Tout le monde, sem-ble-t-il.souhaite le dialogue entre nos deux communautés Mais le dialogue demande un minimum de compréhension et de respect.Il est malheureux de constater que les anglophones ne lâchent pas prise facilement et s’attachent encore à des privilèges douteux.Nous, nous avons fait notre démarche Nous avons obéi, nous avons cédé, nous avons appris la langue de l'autre Nous ne pouvons aller plus loin dans le domaine des concessions linguistiques.Qu'on cesse de croire que les véritables séparatistes vivent tous au Québec Il est un état d'esprit et une mentalité anglophones qui menacent l'existence du Canada dans ses fondements même.Il est malheureux qu'une société nationale comme Air Canada ne fasse pas plus pour changer cet état de chose.Jusqu'à quand attendrons-nous?Jusqu'où irons-nous?Messieurs les Anglais, il vous reste peut-être trop peu de temps pour faire ce que vous avez à faire.Jacques MICHAUD Hull 7-8-70 noritaires et sans appui au Québec, tandis qu'un cabinet libéral-néo-démocrate n'aurait aucune homogénéité.Dans T un ou l'autre cas.T influence très grande qu'exerce actuellement l'équipe Trudeau sur la politique québécoise disparaîtrait.D’où le champ libre pour l'élection d'un gouvernement PQ à Québec en 1974.Faiblesse congénitale On objectera que.selon la fameuse loi de continuité de la politique québécoise, il se pourrait bien que le gouvernement Bourassa ne se laisse pas subordonner par le gouvernement Trudeau et que, de toute façon, si ce dernier est appelé à faiblir sinon à tomber en 1972, il y a des chances pour que Bourassa prenne de l'ascendant à partir de ce moment.A cela, je répondrai que les trois premiers mois d'exercice du pouvoir par Bourassa ont pratiquement marqué la fin de cette loi de continuité (satisfaction béate de n’avoir rien obtenu à Winnipeg, accord sur l’enseignement de la langue seconde, oui à l'aménagement du parc Forillon par Ottawa, tournant en matière de politique municipale, absence de volonté de récupérer d'Ottawa les $230 millions dus au titre de T assurance-maladie) et qu'un gouvernement faible congénitalement ne devient pas fort du fait de l’affaiblissement d’un vis-à-vis (la défaite de Lesage en 1966 n'a pas rçndu le gouvernement Pearson plus fort).Cette analyse et cet essai de projection peuvent très bien se trouver dépassés du jour au lendemain par suite d’un événement subit (décès, retraite, et pourquoi pas.étal d'urgence ou émeute).Cependant, un parti politique n'établit pas sa stratégie d'après ce qu'on ne peut prévoir mais selon ce qu'indique une lecture attentive du passé proche et du présent Or une telle lecture indique que le Parti québécois aurait avantage à se préparer à entrer en campagne en 1972.Dans une bonne mesure, 1974 dépend de 1972.La priorité des priorités pour le PQ dans l'ordre de la stratégie est de détruire le pouvoir de rayonnement de Trudeau qui annihile toute émergence d’un contre-pou-voir a Québec.Pour cela, il faut que le PQ saisisse la chance que constitue pour lui une conjoncture politique extrêmement fluide, jointe à une inaptitude flagrante à gouverner du cabinet Trudeau lui-même.RÉPOND À TOUS VOS BESOINS SCOLAIRES Vêtements, accessoires, meubles etc.qui répondent aux besoins des étudiants de tous les âges.Prix grandement avantageux faisant d'ACTIVITÉ CAMPUS une opportunité pré-école à ne pas manquer ! 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Rosemary’s Baby le très grand film de Roman Polanski d'après le célèbre roman d'Ira Levjn en français et en couleurs un film Paramount CINÉMA D’ÉTÉ À LA COMEDIE CANADIENNE 84 ouest, rue Ste-Catherine 861-3338 En attendant l'Opéra de Montréal, LE VAISSEAU D’OR s'honore de présenter, pendant le dîner VENDREDI SAMEDI DIMANCHE 21 août 22 août 23 août GINETTE DUPLESSIS soprano et JACQUES LAREAULT baryton en reprise MARDI 25 août MERCREDI 26 août JEUDI 27 août * ANDRÉ SÉBASTIEN SAVOIE pianiste de concert de grande réputation Prière de réserver immédiatement - TÉL: 861-1868.Cuisine française.Dîner de sept services - un seul prix.- $10.Orchestre de concert tous les soirs (sauf le lundi).Entrée: 1100, rue Cyprès (sous-sol.Hôtel Windsor), Montréal.Quittez la ville le midi A l’heure du déjeuner, oubliez complètement le bruit de la ville.Montez à l’Escapade.On vous offre un splendide buffet pour seulement $4.00.Les consommations habituelles ne coûtent que $1.00 servies avec le repas.Et la vue que vous avez au 36e étage est magnifique.Vous profitez aussi du stationnement gratuit pendant le déjeuner (du dimanche au vendredi) si vous remettez votre ticket au garçon.Faites l’Escapade.LE CHATEAU CHAMPLAIN Hotels 'fms&tsn *r" jp7' I Le Devoir, jeudi 20 août 1 970 • 11 BOURSE DE TORONTO ¦ BOURSE DE NEW YOR ! 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20 123 333» 33'.33'» Cdn Br 40a 28 7 7 7 Kellogg 1 70 8 39*- 39 .39 » CPR 3 20 15 551 - 55 55 + Kennec 2 60 130 40', 39’» 39 » CatTr 1 20 231 32‘.31 ’8 31 + — 1 ' 1 Kraftco 1 70 58 38 .37’» 38 : + ’» Celanese 2 21 603» 60 60'n + ' ’» Kresge 44 187 39 ; 38 » 39 + 1 , Cencoln 30 104 27 3- 26 27 + + 1 '» Kroehl 20p 2 15 14'- 15 + 'a ChesOh 4 55 43'a 40 ' a 42 a + 2 Leasco X ’ 8’» 8'.8 + + '» Chryslr 60 383 18'» 18’a 18 » — 1 ' » LibbMcN 30 5', 5'» 5'» — '* CitiesSv 2 20 716 48'- 47 48 ' • + 1 1 a Litton 1 12< 336 16'» 15 , 15’» — 1 a ClarkE 1 40 37 26'- 26’» 26’.Lock A 97 8 7'a 7’» — 1 » ClarkO 40 23 18'a 17’» 18 a + ’» Loews 13 82 20 ' a 20'» 201 a + '4 CocaCol 1 44 178 68'- 67 .68 .+ 1 MadS Gar 43 3'» 31- 3*» — ' » CBS 1 40b 224 24'- 23 ;8 24'» — *8 Mgnvx 1 20 50 30'» 30 30 .+ '» Com Sat 46 37 ' a 363» 36 a -1 Malry 1 80 6 34 'a 34 34 ’ , Con Ed 1 80 123 23'» 22- 22- + 1 1 8 Marathn 1 60 245 29'» 28 29 + 1 ContCanv 40 206 62'a 62 62 , — : 1 a MarMid 1 70 53 37 3- 36'» 37'- + ’» CopwlSt 1 20 5 153- 153- 15'- MarshF 1 10 8 22 ‘ a 22‘.22- — 1 g CPClntl 1 70 304 27 'a 26'- 27 a + ‘ a MartM 1 10 91 14'- 14 14'» — 18 Crane 1 60b 6 32’» 32'- 32', — MascoCp 24 11 35’» 35 1 a 35’» + ' » Cr Zell 160 39 28 'a 28 28', + 1 8 MassF 1 234 9'» 87.9'» + '» Curtiss Wr 1 38 13’» 13'- 13' , — '» McDonCp 150 311 a 31 31', + 3 4 Dartl 30b 86 29 28 + 28 + — 1 a McDnD 40 53 15’» 153.15 a + '4 Deere 2 24 29'» 28 « 28 + — '» McGrH 60a 176 14 + 143» 14'a DennMf 60 29 16'- 15’» 15’» — 1 8 McIntyre 2 .zl90 150‘a 150'a 150'a — 1 ; DetStl 1 14'- 14'- 14 3- McKee 1 50 5 19 ‘ a 19'- 19- + ‘4 Dexter 24 19 17 16'- 16*- + ’» Mrck 2a 140 793- 77'a 77 3- — 3 4 Dome M 80 3 56’» 56 1 a 56 a + *» MGM 9 13‘ a 13‘.13'- DowC 2 60 185 67'» 66 ' a 67 + ' - MidldR 1 40 30 163 4 16'a 163- + '8 duPon 3.75e xl57 120'- 119'- 120 a + 1 7» MMM 1 75 200 80'» 79- 80'» + 1 EastK la 683 60'» 59'- 60*» + Mobil 2 40 567 51 50 50 + + 1 '• EatnYa 1 40 26 26’» 26'» 26 a Mohasc 1 10 2 19’» 193.19’» + 3» EG G 10 65 12 11'» ll3- — Msant 1 80 125 34 + 341» 34>- + 3» EIPasNG 1 82 153- 15'- 15 1 a Motrla 60 71 39'- 39 39 a — ' 4 Eltra 1 20 12 203- 20 1 a 20 1 a — 1 - N Cash 72 476 317» 31 '» 3P» + ‘4 ESB 1 ?0 15 17‘» 163- 17 - NDist 90 114 14'- 14 : 14 34 + 3 S BOURSE CANADIENNE Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vent*» Haut Bo» Industrielles Amer M Ent 400 100 Belgium 1275 $25 Blue Bon 2500 240 Can Secur A 300 205 Cantol D 500 265 Cap Dyn 300 200 C Holding 1300 450 Comodore 510 300 Domco Ltd 175 $6 f urlong 100 225 Lemtex 500 50 Lochaber 1000 400 Prodec 400 275 Proflex 800 160 Resort D 1000 280 Select -F 200 400 Spartan 6200 91 Un ican S 250 225 Val Mar 800 200 Visa Bella 300 250 Mines et huiles 700 3500 9375 2000 18000 6000 95 100 + 5 - 25 25' s +1 235 235 205 205 -15 250 250 -20 200 200 -10 440 445 -10 300 300 6 6 225 225 50 50 400 400 -100 275 275 -15 Venta» 5100 1000 Haut Bat Farm.Ck.160 280 400 90 215 185 250 160 280 400 91 215 200 250 -5 -15 -50 fl +5 f 15 3000 2000 18000 23500 2 37 .37 , + » OutbMar 1 52 16'.15’» 15 » RoyD 1 03e 497 45 43 » 44 .+ + StdNJ 2 70e 1540 66 64 65 .+ 2 UAirc 1 80 479 31 + 30 .30 » -F .Pac Pet 25g 114 25’» 24 n 25 '.+ '» Rubrmd i 04 6 44 44 .44 + *» StudeW 1 20 44 + 44 » 44 + + '» UnitCp 1 05e 41 8 + 8 ; 8 ; - + PanA 371 11 10’.10'» + '» SaFel 1 60 178 17 » 17'.17'- + + SunOil 1b 16 43 + 43 + 43 — + USFrt 1 40 54 19 + 19 + 19 .-F + ParkeD 60 73 18 18 18 , _ 'g Schenl 1 40 9 20 » 20 ; 20 » + Swift 60 60 25 + 25 25 - + + USGyps 3a 51 50'.- 50 50 .• -F .PenCn 284 5 + 5’.5 » + ' « Scherg 80 161 47 •¦» 46 - 46 : — Teledn 1 09i 191 14 + 14 » 14 + + + USStl 2 40 287 29 + 29 + 29 .59 45'- 44 45 • Scient it 150 2'; 2 2'.Z + -g Tenco 1 32 205 18 18 + 18 ; + '« Vanan As 136 10 + 10 + 10 » Perkm El 31 20 19 » 20 + *4 SCM 60b 45 123- 12 - 12+ + *• Txco 1 60 1099 31 30 30 + + WalkH 1 20a 21 40 + 39 .39 .- + Ptizer 60 134 30 29 .29 .— • , Scott Pap 1 157 24 + 23', 23', + TexGS 60 176 14 » 13 + 13 + + + WarnL 1 20 150 57 + 56 .> 57 » -f ', PhelD 2 10 281 38 36 .37 + + 1 , - SrsR 1 20a 187 61 .60 .61 , + + Texlnst 80 148 65 + 64 » 65 + 1 Weathrd 37e 8 7 6 » 6+ - + Ph.lMr 1 359 38 + 37 » 38 .+ ’ , ShellO 2 40 785 45 44 » 45 + 1 'g Texte 90 20 19 * 19 19 .— + Wwth 1 20 54 31 30 + 30 PitneyB 68 53 27*» 26 + 27'» + r» Singer 2 40 55 57'» 56’ 57 + Thiok 40 12 7 + 7 + 7 1, Xerox 60 523 69 + 68 » 69'» +1 + Polroid 32 226 59’, 58 .59 - '» SouPac 1 80 60 27'; 27 .27’.+ + T ime 1 90a 71 33'- 32 - 33 » + + Zenith 1 40 85 32 + 31 + 32 -F .Un centre d'information provincial recherche - BIBLIOTHÉCAIRE BILINGUE pour le service audio-visuel, possédant baccalauréat ou maîtrise en bibliothéconomie.- BIBLIOTECHNICIEN BILINGUE diplômé en bibliotechnique des Cegep.Adresser curriculum vitoe à: Case 1 360, Le Devoir Secrétaire du Directeur général requise immédiatement Situation d’avenir pour une secrétaire expérimentée dans une entre prise en plein essor.La candidate idéale possède une personnalité agréable et l’initiative nécessaire pour recevoir les visiteurs et s'occuper de messages im portants.Agée d’environ 25 à 35 ans.elle est bonne sténographe et maîtrise bien son français, tout en étant bilingue.Une expérience de secrétaire dans une firme d'ingénieurs ou d architectes serait appréciée.Salaire et bénéfices marginaux attrayants.S'adresser à: La Corporation Immobilière Desjardins, a/s La Sauvegarde Compagnie d’Assurance sur la Vie.152 est, rue Notre Dame, Montréal 127.861-2651 PILOTES D'HÉLICOPTÈRE $12,200- $13,660 Le ministère des Transports a besoin, à Ottawa, de pilotes d'hélicoptère qui assureront le service d'hélicoptere à bord des navires de la Garde côtière et aux bases des agences maritimes.Conditions de candidature: permis valable de pilote de ligne avec qualification de pilote d'hélicoptère, expérience à titre de pilote-commandant à bord d'aeronefs à ailes fixes, et environ 1,000 heures d'expérience comme pilote d'hélicoptère, du type Bell-47, de préférence.Expérience souhaitable: comme pilote d'hydravion, pilote de brousse, vols en campagne.École de langues recherche PROFESSEURS DE FRANÇAIS 2ème langue L.F.I.et Mauger.Âge connaissant méthodes maximum 30 ans.Adresser curriculum vitae détaillé à: Case 1359, Le Devoir Travailleur social professionnel demandé par l’Hôtel-Dieu de Montréal Tout(e) candidat(e) intéressé(e) au travail d'équipe dans un service de neuro-psychiatrie est invité(e) a poser sa candidature.S'adresser à: Mme Guérette Service du Personnel 3840 rue St-Urbain Tél.: 844-0161 poste 218 Fonction publique du Canada Pour obtenir des details, écrivez à l'adresse suivante: CIDRES DES SCIENCES 1PPU QUEES.COMMISSION DE EX FONCTION PU BlIQUE OU CANADA.OTTAWA 4 (ONTARIO).Rétérence a rappeler: concours No 10 2360.La Commission scolaire régionale Deux-Montagnes ^ recherche les services d'un psychologue scolaire ayant de l'expérience au niveau de Tenfance inadaptée.Qualifications: Licence ou maîtrise en psychologie Conditions de travail: A discuter.Faire parvenir votre offre de services o- M.Benoit Cassette.Directeur du Personnel.Commission scolaire régionale Deux-Montagnes, v C.P.298.Deux-Montagnes, P.Q.ria La Commission scolaire régionale Deux-Montagnes recherche les services pour l'enseignement professionnel de: Professeur: électricité montage et contrôle secondaire IV et V Professeurs: mécanique automobile Secondaire IV et V Professeurs: carrosserie Secondaire V Professeur de menuiserie construction Secondaire IV Professeur de mécanique de machines de bureau Secondaire IV Professeurs de dactylo sténo Gregg: Secondaire IV et V Qualifications: Brevet d'enseignement ou Permis d'enseignement 1970-71 Minimum 13 ans de scolarité Expérience pertinente Expérience au Québec Conditions de travail: Selon la Convention Provinciale Faire parvenir votre offre de services à: M.Benoit Cassette.Directeur du Personnel.Commission scolaire régionale Deux Montagnes.C.P.298, Cité des Deux.Montagnes.P.Q.La Commission scolaire régionale Deux-Montagnes recherche les services de: A) Professeur d'arts plastiques - niveau secondaire Professeur d'arts plastiques - niveau élémentaire à temps partiel B) Deux professeurs de mathématiques - deuxième cycle du secondaire C) Professeur de musique - niveau secondaire D) Professeur d'anglais - niveau secondaire E) Professeurs féminins d'éducation physique - niveaux secon daire et élémentaire.Qualifications: Brevet d'enseignement ou Permis d'enseignement 1970-71 Expérience pertinente Expérience au Québec Conditions de travail: Selon la Convention Provinciale.F) Deux professeurs en récupération (6e et 7e) Formation psychologique et orthopédagogique Minimum de 16 ans de scolarité Brevet d’enseignement ou Permis d’enseignement 70/71 Expérience au Québec G) Un spécialiste masculin en troubles d'apprentissage Formation orthopédagogique nécessaire Minimum de 16 ans de scolarité Brevet d’enseignement ou Permis d’enseignement 70 71 Expérience au Québec H) Un spécialiste masculin pour odolosconts somi-éducables Formation au niveau de l’enfance inadaptée Minimum de )6 ans de scolarité Brevet d’enseignement ou permis d’enseignement 70 71 Expérience au Québec Faire parvenir votre offre de services à: M.Benoit Cossette.Directeur du Personnel Commission scolaire régionale Deux Montagnes.C.P.298.cité des Deux Montagnes.P.Q.Commission Scolaire Régionale de Missisquoi recherche les services D'UN COORDONNATEUR REGIONAL POUR L'ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS.- d'un professeur de sciences (I.S.R.) - d’un professeur d'informatique - d'un professeur de mécanique auto - d’un professeur de matières commerciales - d'un professeur de musique pour Telementaire -de deux (2) professeurs d'anglais pour les classes du secondaire (I, II, III et IV).Bilinguisme requis.Exigences: - Brevet officiel d'enseignement - Spécialisation dans la discipline enseignee - Expérience pertinente Conditions de travail et de salaire: - Coordonnateur de l'enseignement du français: a négocier - Autres disciplines: selon les conventions collectives en usage.Adresser toute offre d'emploi a: Donald Proteau, Directeur Général des Écoles, 1 1 2, rue John, Cowansville, Qué.Tél.: (514) 263-1800.è AM quAec SOCIÉTÉ D'AMÉNAGEMENT DE L'OUTAOUAIS Direction de l'équipement DEMANDE Un technicien en arts graphiques FONCTIONS: sous l’autorité du directeur de l’équipement le titulaire du poste devra: 1.monter et classifier un système d’inventaire complet des cartes, plans et photos aériennes couvrant le territoire de l’Outaouais: 2.faire les tracés, croquis et dessins planimétriques et topographiques, calculer les surfaces et volumes afférents pour les besoins de l’équipement et de la planification: 3.a l’occasion assister les professionnels de la Société en effectuant des relevés divers sur le terrain.CONNAISSANCES REQUISES: 1.usage des instruments et technique de dessin traditionnels; 2.connaissance élémentaire des différents systèmes d’impression, des papiers et films i dessin habituels; 3.connaissance de base des différentes échelles de photogrammétrie et de cartographie en vigueur au Québec et au Canada; 4.la connaissance des instruments et techniques d’arpentage n’est pas essentielle mais désirable; 5.le candidat doit parler et écrire le français parfaitement et avoir une connaissance suffisante de l’anglais parlé et écrit.SALAIRE: selon qualifications et expérience.Les postulants devront adresser leur candidature par écrit, à la main.en mentionnant leurs qualifications, expérience et dossier académique au: Directeur de l'administration, Société d'aménagement de l'Outaouais, Case postale 666, Hull, Québec.Dote limite de mise à la poste des inscriptions-.31 août 1970.mm ! .-*1 12 • Le Devoir, jeudi 20 août 1 970 LA VILLE DE MONTRÉAL-EST VEND $1,500,000 D'OBLIGATIONS À 9%, ÉCHÉANT EN SÉRIES potins financiers La Bourse de Toronto a continué d'avancer modéremment hier dans bien des secteurs.Le redressement des cours avant-hier sur la Bourse de N-Y s'est continué hier et l'indice des industriels de DJ clôturait, hier, 6.37 points plus haut à 723.03.au regard d'une avance de 7.60 points la veille à 716.66.L’irrégularité de la veille sur la Bourse de Paris avait lait place, hier, a une tendance plutôt terme.Il y avait quelques écarts à la hausse sur la Bourse de Londres hier.La Bourse de Montréal montait pour la 2e séance conséc utive hier.• Un ancien premier ministre du Québec serait nommé administrateur d une eie d’assurance générale.qui s'occuperait, sous peu.aussi d'assurance sur la vie.• Comme Washington ne permettra pas un changement d'équilibre des forces militaires au Moyen-Orient, il ne faudrait pas s'en faire avec la violation récente du cessez-le-feu par l'Kgvpte.• Comme Nixon a rencontré, avant-hier, le rédacteur du Daily News, le journal ayant le plus gros tirage aux E-U et un supporteur de Nixon dans sa campagne au Vietnam, c'est à se demander s’il ne sortira pas de cette rencontre une bonne nouvelle, de nature à stimuler les élections de novembre aux E-U.Une victoire républicaine serait bien interprétée par W ail Street.• Maints opérateurs professionnels à la Bourse, en l'absence de nouvelles incitations à la spéculation, demeuraient encore hier dans l'expectative.• Selon un récent bulletin de Mead & Co.Limited, membres de ITDA et des 3 Bourses canadiennes.l'International Nickel émettrait sa 1ère émission de $7S.U00.U0Ü d'obliga- tions sur le marché canadien sous peu, en vue de son programme d'expansion et de modernisation au pays de $1,1*10.000.000.1)0.Cette émission n'est pas sans influer sur les cours des obligations actuellement, en affermissant certains et en empêchant d'autres de coter à primes.• L'enthousiasme régnait, hier sur le marché des grains de Winnipeg et sur le marché du blé de Chicago, les cours du mais montaient de nouveau de 8 cts le boisseau, soit la limite permise, puis rencontraient des prises de profits.• Le comportement tardif des stocks américains et canadiens serait de bon augure pour ce matin.• L'Australie va réduire le taux de l'impôt personnel de 4.4'i à 10';, selon les revenus de ses citoyens.A quand une aussi bonne nouvelle de la part d'Ottawa?• Les actions des entreprises suivantes se vendront aujourd'hui ex-dividende.Canada Cernent Lafarge Ltd.privilégiée - 32'i cents l'action.International Nickel Company of Canada Ltd.ordinaire - 30 cents l’action (U.S > • La Bourse de Montréal a été avisée de l'adjudication d une option additionnelle sur les actions de M.Loeb Limited, le 26 juin 1970.à un de ses employés, lui permettant d'acquérir un total de 7.500 actions de Loeb.selon les clauses du plan d'option sur les actions de M.Loeb Limited, à un prix de $3.75 l'action.Cette option est susceptible d’être exercée dans les 5 ans.• Home OU Co vient d'abandonner un second puits en Alaska, qu'elle forait conjointement avec Panar-tic OU Co.commentaires sur X-j’-A.CTTJ ^A-I_iITE FIJST^ISrOIERHî Le pire serait passé selon la revue du marché de Molson, Rousseau & Cie Limitée La dernière revue du marché, publiée par Molson.Rousseau & Cie Limitée renferme maintes intéressantes données Nous les ferons ressortir au fur et à mesure Ainsi, dans celles traitant de la Bourse, il est mentionné que: Normalement, la bourse constitue l'un des principaux indicateurs de reprise économique; c'est pourquoi la hausse de 10 pourcent qu'a enregistrée le cours moyen des valeurs industrielles à la bourse de Toronto par rapport au creux de 141.en mai dernier, peut vouloir dire que le pire est passé Le relèvement sera lent toutefois parce qu’il faut rétablir la confiance, chose difficile quand les profits sont en diminution et que les réductions de dividendes se généralisent.Cest le rythme à prévoir lorsque la trop grande vigueur de notre dollar a des répercussions évidentes sur les profits des ventes d'exportation; par ailleurs, un rapport plus normal avec le dollar américain pourrait se produire avant la fin de l'année Les heures de travail perdues à cause des grèves, l'augmentation du coût de la main-d'œuvre sans hausse correspondante de la productivité.la cherté de l'argent contribuent aussi à l atitude pessimiste des milieux financiers Ces facteurs expliquent que les institutions financières.qui représentent la moitié du pouvoir d'achat du marché, se sont tournées vers les valeurs à revenu fixe Les compagnies de produits alimentaires, qu elles les manufacturent ou qu elles en fassent la distribution, sont relativement h l'abri de ces influences; quelques-uns de ces titres peuvent s'acheter à un rapport de dix ou onze fois les profits pour rapporter cinq pour-cent ou plus.La ville de Ste-Agathe-des-Monts vend une émission de $200,000 d’obligations La ville de Ste-Agathe-des-Monts.comté de Terrebonne, a vendu.récemment à un syndicat formé de La Banque Provinciale du Canada.Durocher.Rodrigue & Cie Liée.J E Laflamme Liée.René-T.Leclerc Inc.une émission de $200.000 d'obligations à 9‘'2%.en deux tranches, dont l'une de $144.000 en séries 10 ans et l'autre de $56.000 à terme 20 ans.à un prix de 98 59 A ce compte, la municipalité obtient son argent à un loyer moyen net de 9 7649'7 La tranche de $144 -000 en séries comporte un solde de $86.000 à renouveler en 1975 pour un terme additionnel de 12 ans et couvrant les amortissements prévus pour les années 1981 à 1987 inclusivement.Datées du 1er août 1970.les nouvelles obligations échoiens comme suit: $144.000 en séries du 1er août 1971 au 1er août 1980 inclusivement.et $56.000 à terme 20 ans échoient le 1er août 1990.Les obligations er.séries ne sont pas rachetables par anticipation; cependant celles émises à terme 20 ans échéant le 1er août 1990 seront rachetables par anticipation, au pair, mais seulement pour le montant du versement annuel requis pour les fins de l'amortissement desdites obligations commençant le 1er août 1988 conformément au tableau d amortissement.L évaluation imposable de la ville pour 1969 s'élevait à $24.993.362 Le 31 décembre 1969.la dette consolidée nette de la corporation se chiffrait à $2.220.187 En 1969.la ville comptait 16.100 âmes dont 10.000 saisonnières.Greyhound Computer of Canada Ltd a vu son gain augmenter de 77% durant le 1er semestre de 1970.Greyhound Computer of Canada Ltd vient de faire parvenir à ses actionnaires son rapport couvrant ses activités durant le premier semestre de 1970 Dans son message bilingue aux actionnaires M.Gordon B.Clarke, président leur déclare en partie ce qui suit: Les revenus de la compagnie pour les six premiers mois de 1970 furent de $2.523.547 comparativement à $1.425.448 pour la même période en 1969.soit une augmentation de 77%.Le bénéfice avant impôts sur le revenu a augmenté de 50%.de $217.630.à $327.030.Le bénéfice net après déduction de la provision pour impôts sur le revenu différés a augmenté de 22%, de $128,180 à $156.974 Par contre, le changement dans la valeur du dollar canadien a contribué à l'amélioration des bénéfices.Nous avons fait mention, dans le rapport précédent, de négociations relatives à la vente de la division des systèmes à temps partagé II nous fait plaisir de vous annoncer que cette vente est maintenant complétée Le personnel de cette division de même que ses clients ont été transférés dans le cadre de la vente à Computer Software Systems.Inc., de Stamford.Connecticut CSS continue d'offrir des systèmes à temps partagé au Canada et votre compagnie conserve un intérêt financier dans ses opérations.Le marché de la location d'équipement électronique est stable et l'on prévoit que la situation économique actuelle continuera de favoriser un marché important de re-location.Au cours des six premiers mois de cette année, deux de nos contrats initiaux de location d'ordinateurs sont venus à échéance et les deux systèmes ainsi libérés sont maintenant utilisés par de nouveaux clients.D'ici la fin de l'année, deux autres systèmes redeviendront probablement disponibles et nous négocions présentement leur re-location avec de nouveaux clients.IBM annonçait récemment la mise en marché de deux nouveaux modèles d'ordinateurs Ces modèles étant très considérables, nous ne croyons pas qu'ils affecteront sensiblement le marché de notre stock actuel d'équipement surtout composé de modèles plus petits Nous anticipons une amélioration maintenue de nos bénéfices au cours de la seconde moitié de l'année.Silknit Ltd a vu ses ventes augmenter durant le premier semestre de cette année Les recettes nettes non vérifiées de Silknit Ltd durant les 6 mois terminés le 30 juin 1970 furent de $104.615.contre $192.005 durant la même période l'an dernier, soit donc l'équivalent de 49 cts l’action, à rapprocher de 90 cts, au dire de son président.M.H B Epstein Durant le 2ième trimestre, les recettes nettes figurent â $62.746.contre $41.869 durant les 3 mois terminés le 30 juin 1969.soit donc l'équivalent de 30 cts l'action vs 19 cts.Sans la continuation de la pression, exercée par les augmentations du coût de la production et sans la vive concurrence étrangère, les perspectives seraient des plus favorables, vu que les ventes ont augmenté de 17 pour cent à $6.334.136.00 durant les 6 premiers mois de cette année, line analyse de son actif révèle un capital net d'exploitation de $3.887.622 au 30 juin 1970.contre $3.881,370 au 31 décembre 1969 et au regard de $3.891.311 au 30 juin 1969 II a été dépensé $179.199 en additions nouvelles et les dividendes ont exigé un montant de $85.393 00 pour les premiers 6 mois de cette année; ce qui n'a pas empêché Silknit Ltd de se maintenir en bonne position financière Marcel CLEMENT 4 soumissionnaires La ville de Montréal-Est, comté de Lafontaine, a vendu récemment à un syndicat formé de A.E.Ames & Co.Ltd, Banque Provinciale du Canada.Molson, Rousseau Ltée, Durocher, Rodrigue & Cie Ltée.une émission de $1,500.000.d'obligations à 9%, à un prix de 96.87 L'émission comprend: $1,387,000 de titres a 9%, 1971-80 et $113,000.à 9% 1990.A ce compte, la municipalité obtient son argent à un loyer moyen net de 9.7328%.L’emprunt comporte un solde de $1,295.000.a renouveler en 1975 pour un terme additionnel de 34 ans et couvrant les amortissements prévus pour les années 1981 a 2009 inclusivement et un solde de $113.000.à renouveler en 1990 pour un terme additionnel de 20 ans et couvrant l’amortissement prévu pour l’année 2010.Datées du 1er août 1970.les nouvelles obligations échoient comme suit: $1,387,-000.en séries du 1er août 1971 au 1er août 1980 inclusivement et $113,000.échoient le 1er août 1990.Elles ne sont pas rachetables par anticipation.Le capital et l’intérêt semi-annuel (1er février et 1er août) sont payables à toutes les succursales d'une banque à charte dans la Province de Québec, et au bureau principal de la même banque a Toronto.Autorisé par le règlement no 351, l'emprunt est contracté pour des travaux d’égouts et d'aqueduc.L'évaluation imposable de la ville, pour 1969, s’élevait à $117,334,280 Le 31 décembre 1969.la dette consolidée nette de la corporation se chiffrait à $4.270,486.En 1969.la ville comptait 5.719 âmes.Bourse de Montréal la plaça locala.plus larme al plus achalandia, hier Pour la deuxième journée consécutive.les prix ont gagné du terrain, hier, à la Bourse de Montréal.A l’indice, les papeteries ont gagné 1 88 à 85.82.les banques 1.56 à 167.97.les services publics .44 à 129.53 et les industrielles 09 à 157.68.L'indice combiné a grimpé de .30 à 153.79.Un total de 744.600 actions ont été échangées, comparativement à 669,200, mardi.Canron Ltd., a gagné 1 à 12.Velcro Industries 7-8 à 20.Aquitaine 7-8 à 22 1-8.MacMillan-Bloedel 3-4 à 25 1-4.Hudson s Bav Mining and Smelting 5-8 à 29 7-8.QSP Ltd.1-2 à 14 1-2 et Husky Oil 1-2 à 10 Pacific Petroleum a repris 3-8 à 25 7-8.Abitibi 3-8 à 7 5-8.Toronto-Dominion 3-8 à 18 1-8.Banque canadienne nationale 3-8 à 12 1-2 et Banque du commerce 3-8 à 19 3-8.Shell Canada a progressé de 1-4 à 28 1-4.Canadien Pacifique 1-4 à 56 1-4.Banque de Nouvelle-Ecosse 1-8 à 18 3-4 et Domtar 1-8 à 12 7-8.Par ailleurs.Canadian International Power a perdu 5-8 à 25 1-8.Dominion Stores 1-4 à 1! 3-4.TransCanada PipeLine 1-4 à 28 7-8.Noranda 1-4 à 27 1-4.Cominco 3-8 à 20 7-8.Alcan 1-8 à 20 5-8.Moore Corp.1-8 à 28 7-8 et Rapida Data 25 cents à 2,75 « A noter.Union Gas aurait découvert une importante source nouvelle de gaz naturel à 2 1-2 milles de OU Springs, dans le comté Lambton.en Ontario.Ce fut à une profondeur de 1.650 pieds que l'on aurait découvert du gaz et on s’attendrait à compléter le puits cette semaine.• Dominion Textile a gagné $1.76 l'action durant le dernier exercice terminé le 30 juin 1970 vs $1.93 durant les 12 mois précédents.Nous ferons ressortir davantage ses activités demain.• En juin, les recettes des restaurants se sont accrues de 1.7% par rapport à juin 1969 Elles ont atteint $103.788.000.dont $11.398.-000 pour les restaurants à succursales et $92.390.000 pour les restaurants indépendants.Les restaurants de la Nouvelle-Ecosse ont enregistré la plus forte augmentation des recettes (4.8% l.• M.William D.Quig a été nommé vice-président de Greyhound Lines, dont la base est à Cleveland.• Simpsons-Sears Limited et ses filiales ont eu pour $280.692.900.00 de ventes durant les 6 mois terminés le 8 juillet 1970 va $273,-579,000.00 durant la période de 6 mois terminés le 9 juillet 1969.• La nouvelle récolte de blé dTn-de a touché avant-hier la limite de 8 cts le boisseau sur le marché de Chicago.On croit que cette récolte a subi entre 10 et 50 p.c.de dommages à cause de la sécheresse récente.• "Pour écrire des lettres d'affaires intéressantes", tel est le titre du dernier bulletin mensuel de la Banque Royale du Canada.• Le traité de non-recours à la force germano-soviétique et la conférence sur la sécurité européenne qui durera jeudi et vendredi de cette semaine contribueront au renouveau de confiance chez bien des spéculateurs américains, d'autant plus que les investissements des E-U sur le Vieux Continent excèdent, maintenant les $30.000.000.000.• Les emprunts contre valeurs, contractés par les firmes membres et les corporations membres des Bourses de Montréal et Canadienne figuraient le 31 juillet 1970 à $33.040.239, au regard de $49,528.684 au 30 juin 1970 et comparativement à $44.568.832 au 31 juillet 1969.Comme on le constate, les baissiers sont moins agresssifs.BANQUE DE MONTREAL NOMINATIONS A LA BANQUE DE MONTREAL H.H.Bridger Douglas B.Peters Jean Savard Gilbert A.Rhéaume Charles de Jocas M Maurice A Massé, vice-crésident à la direction (Ooérations bancaires au Canada) de la Banque de Montréal, a annoncé trois nouvelles nominations à la division du Québec, que la Banque a récemment créée pour regrouper les anciennes divisions de Montréal et de Québec.Le siège de la nouvelle division se trouve à Montréal.M.Charles de Jocas.qui était vice-président principal responsable de la division de Québec depuis 1967.a été nommé vice-président principal responsable de la nouvelle division.M.de Jocas.qui est entré à la Banque à Ottawa en 1949 a antérieurement occupé divers postes en Ontario et au Québec.MM.H.H.Bridger et Jean Savard.ont été nommés vice-présidents de la nouvelle division: ils relèveront de M.de Jocas.M.Bridger était antérieurement directeur du district Centre de la division de Montréal, et M Savard occupait jusqu'ici le poste de directeur de la succursale de la Bourse de Montréal.D'autre part.M.Gilbert A.Rhéaume.vice-président de la division de Montréal depuis 1966.a été muté à la division des Affaires bancaires internationales avec le titre de vice-président M.Douglas B.Peters, qui était vice-président princiapl à la division de Montréal depuis 1966.prend sa retraite apres quarante-cinq années de services distingués à la Banque.Forte hausse de notre dollar à 98.385 NEW YORK (AFPl - U dollar canadien a enregistré une forte hausse, mercredi, sur le marché des changes de New York En fin de matinée, il était coté à 98.385 cents U.S.pour un dollar canadien comparé à 97.995 la veille.Il était ainsi à son plus haut niveau depuis la décision d'Ottawa de laisser flotter le dollar.Sur le marché des billets, la devise canadienne était également très ferme et était cotée 98 cents U.S.acheteur.99 cents vendeur, au lieu de 97-98 cents précédemment.La plupart des devises européennes.pour leur part, s'inscrivaient en léger progrès par rapport au dollar américain, â l'exception de la livre sterling qui s’effritait, surtout à terme.Income Disability and Reinsurance Co.gagna davantage Les profits de cette entreprise de Hamilton ont enregistré des gains appréciables durant les six mois de 1970 en progressant à $71.174 ou 29 cents par action alors que le bilan intérimaire de 1969 dévoilait une perte de $58.896 ou de 24 cents par action.L'actif a témoigné d’une hausse de plus de $600.000 pour atteindre $4.356.920 Les revenus des primes a par ailleurs augmenté de 32.6 pour cent à $887,279 tandis que les revenus d'investissements grimpaient de 23.6 pour cent à $121.443.Les coûts d'opération se sont par ailleurs accrus de 9.1 pour cent pour un total de $891 114 Denrées alimentaires Cours des denrées transmis à Montréal par le ministère fédéral de l’Agriculture hier.Beurre: arrivages courants.92.64 ; 93.65.Prix de vente de la Commission canadienne du lait: 65 Fromage: livré à Montréal, arrivages courants, Québécois coloré, 47.8; blanc.471-2.Poudre de lait écrémé: procédé par vaporisation No 1 en sacs: 20 à 22; procédé par rouleau.No 1 en sacs 19 à 20.Pour nourrissage en sacs 17 Poudre de lait de beurre pour nourrissages 15; poudre de lait.3 1-2 à 3 3-4.Pommes de terre: prix de gros: Québec, nouvelles, récolte.$160 à $1.75 les 50 Ibs.Prix des œufs, en cartons d’une douzaine: A-extra-gros.609; A-gros 596: A-moyens 37 5: A-petits29.1.Suspension de firmes de courtage de la Bourse de N-Y La Bourse de New York a invoqué l’article 13.section 2, de sa constitution pour suspendre toute activité boursière de la First Devonshire Corporation et de la société Charles Plohn and Co selon DJ Le Bureau des gouverneurs de la Bourse juge que la situation financière de ces deux sociétés est telle qu'elle n'offre aucune garantie de sécurité pour la Bourse ou pour les créanciers.Selon la Bourse, des dirigeants de la compagnie Charles Plohn ont fait savoir qu'ils continueront à remplir leurs obligations envers les clients sans recourir au fonds de fiducie de la Bourse DISTILLERS CORPORATION— SEAGRAMS LIMITED AVIS DE DIVIDENDE Avis est par la présente donné qu'un dividende de trente cents OOÿ) par action, en argent canadien, a été déclaré sur les actions ordinaires en cours de la Compagnie, payable le 15 septembre 1970, aux actionnaires enregistrés le 25 août 1970, à la fermeture des bureaux.Par ordre du conseil d’administration ALAN A.SHARP secrétaire Montréal, le 11 août 1970 Bourse de Toronto A vancas modi ries sur la marché minier, hier TORONTO (PC) - Les prix ont enregistré une seconde avance consécutive, mercredi à la Bourse de Toronto.A l'indice, les industrielles ont monté de .60 à 156 00.les aurifères de 3.53 à 153.92.les métaux communs de 63 à 93.59 et les pétroles de l'Ouest 3.42 à 159.83.Les gains l'ont emporté sur les pertes par 234 à 131.avec 243 valeurs inchangées.Les pétroles de l’Ouest ont été le secteur le plus en progrès Cette tendance serait due à une hypothèse selon laquelle les Etats-Unis auraient besoin de quantités accrues de pétrole canadien.Parmi les titres en hausse.Dome Pete a avancé de 2 à 53 1-2.Electrohome Ltd.de 1 1-2 à 18 1-2.Aquitaine de 1 à 22 1-4.MacMillan Bloedel de 1 à 25 1-2.Interprovincial.Pipe Lines de 7-8 à 23 1-2.Bow Valley de 3-4 à 13 1-2.Atco Industries de 3-4 à 11 1-2, Home A de 3-4 à 16 1-2 et Hollinger de 1 3-8 à 31 3-8 Denison a gagné 1-2 à 25 1-4, Kerr-Addison de 1-4 à 11 1-4.Hudson Bay mining de 3-4 â 20 1-2 et Dickenson de 10 cents à $1.40.Tremblyn a perdu 1 à 17.New Quebec Raglan 1-2 à 16.Lake Dufault 1-2 à 15 1-2.Sherritt 1-2 à 18 3-4.Northgate 1-8 à 10 3-4 etOpimiska 1-8 à 11 1-2.United Corporation Ltd., a traversé un bon semestre Ce fonds d’investissement a totalise, au terme du premier semestre.des bénéfices nets de $1.252.436 au regard de $1.066.-540 pour la même période l'an dernier Cette société, dont le siège social est à Montréal, a indiqué que les revenus disponibles pour les détenteurs d'actions de classe "B" sont $1.063.259 ou 30 cents par action, comparativement à $876.862 ou 24.9 cents par action en 1969.L'avoir total a cependant régressé de $78.768.892 à $61.616 -923 depuis janvier dernier.Bourse de N-Y Wall Street luisait bonne ligure, hier (AFP) - La tendance a de nouveau été ferme à Wall Street mercredi.La déclaration du Secrétaire au Commerce.M.Maurice Stans, affirmant que l'économie est maintenant prête à la reprise a encouragé l'optimisme manifesté la veille par les investisseurs et les cours ont poursuivi leur progression sur un large front.L'activité a cependant été modérée, le volume des affaires restant inférieur à 10 millions de titres.Aux pétroles qui ont été particulièrement fermes et actifs.Standard Oil of New Jersey et Atlantic Richfield ont gagné deux points tandis que DuPont de Nemours a également bien progn sé aux chimiques Les matériaux de construction, les grands magasins.les mécaniques, les papiers et les télévisions ont suivi la tendance générale et les aérospatiales se sont inscrites en hausse modérée Les électroniques.les tabacs et les alimentaires se sont améliorées par m-droits mais les pharmaceutiques se sont repliées et Walt Disney Productions a cédé quatre points aux cinémas, hésitants.Les ordinateurs et les automobiles ont été hésitants de même que les cuprifères et les caoutchoucs XSOTJRSXS r>E MONTREAL Cours Ventes Hou Abitibi 24717 $7 .Alcan 8500 $20 Alcan 4 r pr 800 $26 Algoma Stl 310 $13 Alum 4!j pr 25 $31 ‘.Ang C Plp pr 330 $13 , Aquitaine 3175 $22% Argus C pr 200 $8 Asbestos 150 $28 Atl Sug 100 $6 % Atl Sug A 100 $13' Bank Mont 3434 $14 Bank NS 1910 $18’ Bq C Nat 24355 $12 Banq Depar 310 $9 Banq PC 5262 $10 Bell Canad 6973 $42 Bell Ca A pr 819 $49 Bomb Ltd 525 $14 BP Oil Gas 7000 440 Brascan 872 $13 Brinco 510 440 Bruck A 100 $13' Can Ce Laf 115 $33 Can Ce L p 3025 $18 Can Brew 100 $7 Can Br 2.20a 200 $29 Can Hydro 104 $13 C lmp Bk C 1409 $19' CIL 233 $9 C I Power 1200 $25 CP Inv pr 4500 $22 CP Inv w CPR fournis par la t Bas Ferm.Ch.PRESSE CANADIENNE Ventes Haut Bas Ferm.Ch.7’8 20^8 26 1 7^8 + 20*8 -26-8 + 127 h 13 31 .31.13'8 13 h 21 ’?22% 200 490 1402 $56 6 *8 131?14 .18 ?‘i: 978 41 » 49 .14 7 425 12’b 435 IS'a 33 ^ s 18 8 7 1 4 291 ?13?19 9 1 4 25 e 21 s 490 56 10 8 -28 ’ > 6 J8 131 ?14 ’h 18»-.12?9 4 10 42 49 141 ?440 1278 440 + 20 13 ’t + 33’e + i 18*8 + I 7 1 a 29 ?- .13?19'e + 9 .+ 25 b - % 22 + 1 490 56 15 Fruits et Légumes Prix payés aux producteurs du Marché central métropolitain pour les produits de première qualité jusqu'à 9 heures hier matin.Ces prix sont fournis par la section de l'inspection, division des producteurs horticoles, ministre de l’Agriculture et de la Colonisation.Fruits Pommes: Close et Transparente.2 1-4.et plus.$1.75 à $2 le boisseau; Melba.$2.25 à $2 50: Duchesses.$1.25 à $1.50 le boisseau.Bleuets: $3.25 à $3.50 pour 12 chop ; $5 pour 11 pintes.Légumes Aubergines: $3.50 à $4 le boisseau.Blé d'Inde: 15 à 20 la doz.Brocoli: $2 50 à $3 la doz.Betteraves: .25 à 35 la 1-2 doz; $1 50 à$2.00 pour 50 Ibs Carottes: 50 à .65 la doz de paquets; $1.50 à $1.75 les 50 Ibs; $2.à $2.25 pour 24 cellos de 2 Ibs.Céleri : $2.75 à $3 pour 24 Chicorée et esearole: $125 à $1.50 la doz.Epinards: $1 75 à $2 le minot: $2 pour 12 cellos de 10 onces Choux de Bruxelles: $4.50 à $5 pour 16.Choux: verts.$1.25 à $1.50 pour 16; rouges.$2 00 à $2 25 pour 12; Savoy, $2 à $2.75 pour 12.Choux chinois: $2.50 pour 12.Choux-fleurs: $2 à $2 50 pour 12.Ciboulette: 90 à $1 la doz.Concombres: 15 à .25 la doz.Gourganes: $2 50 à $3.50 les 20 Ibs Fèves vertes: $1.50 à $2 les 20 Ibs; jaunes.$1 50 à $2 Laitue: frisée, $1 50 à $175 pour 2 doz; Boston.$1 50 à $1 75 pour 15; Iceberg.$2 50 à $3.00 pour 18; Romaine.$1 50 à $1.75 pour 20 Courges marrow: $1 à $1 25 la manne Oignons: $1.00 à $1.25 pour une doz.de paquets; 1 po.3-4 à 3 po $2.à $2.25; jumbo.$3 à $3.50 Iqs 50 Ibs; petits, $1 25 les 50 Ibs.: $2.75 à $3 pour 24 cellos de 2 Ibs Oignonnets: $1.75 à $2 pour 3 doz.Piments: $1.50 à $1 75 la boite; $3 à $3.50 le boisseau Persil: 50 à 60 la doz.Poireaux: 90 à $1.00 la doz.Pommes de terre: Nouvelles: $1 15 à $1.50 les 50 Ibs; lavées.$2.50 à $2 75 le boisseau Radis: 50 à 65 la doz: $2 à $2.25 les 30 cellos de 6 ozs.Rutabaga: $1.50 à $1.75 les 50 Ibs; .40 a .50 paquet de six.$2 le boisseau.Tomates: rouges, .75 à $1 les 20 Ibs; .60 à 80 les 15 Ibs; roses $1 à $1 50 pour 20 Ibs; 75 à $1 les 15 Ibs.Zucchini: $1 à $1.25 les 20 Ibs.André Bardet er /es secrets tie sa cuisine .chez barbet 591 est, boulevard Kenri JJouruBsa enlace du MÉTRO Montreal, Que.RESTAURANT FRANÇAIS Maure Ouat\ Maure du C luh Frasper Moniagne ( oinmandrur du la\m ni ( hexahrr de la Jurade de Sunii-Finihun ( hexaher du .S«< a\m Aiudètnie ( uhnuire de hrutn e 0.T81-1777 Reservation; 381.2X40 Pour les lins gourmets, \uj>er à la chamletle Ferm» le dimanche Canron 12060 $12'h 11 ; 12 + 1 Chart Ind 500 120 120 120 -5 Chemcell 620 450 445 *50 + 5 Cominco 1058 $21 - 20 * 20 * — *8 Con Bath 575 $10'.10 8 10b + 1 h Cram RL 520 $12.' 12'; 12 1 ; + Denison 173 $25’.- 25 '» 25 + *8 Dist Seag 340 $45 45 45 + 'b Dome Pete 150 $54% 54‘8 54'» + 3 » Dom Bridge 125 $15'.15 15 ’.— 1 ; Dom Coal p 275 $24 24 24 — 1 ; Dom Corset 400 $6 - 6 8 6 » + ' » Dofasco 30/ $20 v 20 s 20» — 'a Dom Store 14430 $11 'b IP* 11 '.— 1 i Domtar 13000 $12 H 12!.12 8 + » Du Pont 300 $17 ?17'; 17'; + ' i Fin Coll 1950 $/ 6'.6'.— 1 ; Fraser 200 $22 22 ; 22 ; + ' > French Pet 3010 660 635 650 + 25 Genstar 214 $8'h 8 *8 8'» + l8 Glengair 100 210 210 210 -5 Glengair Un 300 $5 - 5 ; 5'; Gt W Life 2500 $40 40 40 Gulf Oil C bUO $15'.' 15 : 15'.— '( Hollinger 100 $31 31 31 + 1 Home A 2350 $16 1b .1b + • ; Hud Bay MS : 590 $20 - 20 .20’» + '6 Hud Bay C 4350 $14 .14 - 14 .Husky Oil 2100 $10 9 8 10 + ' i Husky D wt 500 420 410 420 + 30 lmp OH 1820 $16 - 16 8 16’.— 1 j lmp Tob 849 $13'; 13 'b 13*8 — * j lmp Tob p 5004 425 425 425 >40 Ind Accept 560 $13'* 13 .13 .Ind Acc wt 200 445 445 445 + 10 Int Nickel 2345 $40 ’b 40 .40 ¦ + '* Int Util 2000 $27 « 27 .27*8 + 'e Inter PL 950 $23 ; 23 23 ; + *» Inter PL wt 100 $10’h 10 '8 10*» + Invest Gr A 500 $6 .6 , 6 .+ 1 a 1 O S Ltd 3250 165 160 165 -5 Ivaco 1050 $/%' 7's 7 ; + ' 8 Kaiser 1250 $11 10'; 10 — *1 Labatt 100 $21 ’h 21 '8 21 '8 Labatt pr 150 $22 = 8 22‘b 221 h Laur Fin 100 455 455 455 + 40 Laur F 200p 100 $20 .20 .20 .+ ; * Loblaw B 100 $6 6 6 MacLar B 3000 $16 .¦ 16 .16 ; — 1 2 MacMillan 1650 $25 % 24 .25 .+ ’ ; Maritime T 1025 $16 15'.15'.— l2 Mass Ferg 4625 $9 9 8 9 .+ ' I Melchers 100 $12 ; 12 ; 12'; + 'i Microsyst 42/ $6’- 6 ’ 8 6 *8 — 11 Molson A 264b $13'.13 ; 13’b + 'e Monenco 100 $6 6 6 Moore Cp 1150 $29 28 8 28 » — 'l NB Tel 349 $11 .¦ 11 ?11 '; Morse R A 300 $9’- 9 .9*8 — 11 Noranda 1840 $2/ .26'.27 .— * j N Ct Gas 5b4 $12 : 12 .12%.+ : i NS LP /b0 $/ • 7 .7'.Oshawa A 3000 $14 - 14 - 14'» + 'l Pac Petrol 1100 $26 25 ’s 2b » + »e Petrof C b30 $15 ' ¦ 15%.15 + ' Popular Ind 300 195 190 190 -5 Pow Corp /90 $6 5 8 6 Pow Cp 4 .40 $2/ .27 : 27 ; + 1 Price 2069 $/'¦ 7’.7*4 Q S P Ltd 500 $14 14 14 .+ 1 ; Rapid D 810 290 275 275 - 25 Read D* 200 450 450 450 -25 Reitman A 228 $16 .16 .16 .+ ».Rio Alg 600 $18 '8 18 ’8 18'» + Royal bk 2381 $21 8 21'b 21*8 Royal Tr 200 $25 .25 ; 25 ; Roy Tr pr 100 $14 - 14 - 14'» + '« Shell Can 3173 $28 28 28 .-f Stcord 6 pr 100 $20 20 20 Simpsons 3/0 $15 14 •« 14 - + 11 Simpsons S 300 $20 20 20 Southam 300 $50 .50'; 50 ; Steel Can 3029 $22 .21 - 21 .+ 1 - Tr Mt PL 900 $17 ‘.17 17 — 'l Stembg A 1455 $15 14 : 14'.— >.Super El 1200 350 325 350 + 10 iTor-Dom 1600 $18 8 17 8 18 1 8 + »i Tr C PL 775 $29 * 28 - 28 '» Untd Cp B 1000 $13'.13’.13*.Velcro Ind 1600 $20 19 - 20 + ’> Walk GW 200 $40 * 40 8 40» — *t Warnock 120 425 425 425 -40 Webb Knp 5700 29 22 29 + 7 WCoast Tr 100 $19 19 19 Wsburne Inc 1 100 $6% b '8 6'» — 1 « Wburne A pr 200 $24 .24 i 24 .Weston 425 $21 ¦ 21'.21 ».+ ' ; Zellers 200 $9 N 9*8 9'» + »t Indices Dow Jones Ouv Haut Bas Ferm Var Inds 718 65 728 92 715 09 723 99 7 33 Trans 128 51 ISO 05 127 68 m 97 1 06 Utils 104 36 105 57 103 91 104 97 087 Stcks 226 10 229 10 224 93 227 51 2 11 Fonds mutuels (.'ours fournis par K l DuPont.G lore For-gan & Co.Abbey North Am Adanat x Affiliated Fund In< A G.F Special Fund All Cdn (Compound All Cdn.Dividend All Cdn.Revenue All Cdn.Venture x American Business Shares American Growth Fund Andreae Kquity Asso Investors Beaubran Corp x.Boston Fund x Bullock Fund Canada Growth Cdn Sec Growth Cdn.Gas & Energy Cdn Inv Fund Cdn Trusteed Income Canafund Canagex Champion of Canada C l Leverage Collective Mutual Commonwealth International x Competitive Capital Corporate Investors Corporate Inv Stock Fund x Dividend Shares Dominion Compound Dominion Equity x Dreyfus Fund Dynamic Fund Exec Fund of Canada Exec Fund Inti.Federated Financial Federated Growth x.Fidelity Trend x.Fidelity Trend First Parti-ipating Fonds Collectif "A Fonds Collectif B Fonds Collectif "C" Fonds Desjardins ”A Fonds Desjardins "B Fraser Fund GIS Compound GIS Income Growth Equity Growth Oil & Gas Industrial Growth Investors Growth Investors Inti Investors Mutual Fund of Cda IOS Inti Ltd IOS Regent IOS Cdn.Venture IOS Pension Keystone Canada Keystone Canada K-2 x Keystone Custodian S-l x Keystone Custodian S-4 x Keystone Polaris x Lexington Research Mass Growth Mass Inv Trust Mutual Accumulating Mutual Rond Mutual Growth Mutual Income Natural Resources Natrusco x Performance Plus Planned Resources Fonds P.E P Prêt et Revenu Canada Prêt et Revenu Américain Principal Growth Putnam Inv Fund Putnam Growth Provident Stock Fund Radisson R I Royfund Spec Fonds Taurus Fund United Accumulative United American United Horizon United Venture Univ.Savings Equity Wellington Fund Xanadu York Fund of Canada x En monnaie américaine 1 02 1 76 6 18 1 97 601 700 5 75 1 92 6 69 6.57 765 5 98 3 05 3 33 2 84 3 07 4 03 4 42 3 62 3 96 4 53 4 60 37 41 40 62 707 7 73 11 27 12 34 4 62 5 08 4 09 4 49 11 60 12 75 3 98 4 36 4 46 4 87 52 93 55 58 8 04 8 38 6 45 7 05 10 75 II 78 4 76 5 23 10 75 11 78 5 38 5 90 4 68 5.11 4 27 4 66 3 12 4 26 557 3 43 4 63 5.8 9 73 10 66 3 28 3 31 5 56 6 09 3.50 3 26 3 58 3 81 4 19 18 64 15 08 18 64 20 37 13 80 15 08 5 55 606 4 81 4 96 723 7 95 3 62 4 28 2 29 700 273 539 1859 4 80 5.27 9 47 10 24 2.50 7 70 3 00 592 547 4 58 4 60 7 16 3 02 507 4 91 3 96 5.9 501 504 7 83 3 30 5 56 5 39 4 33 1501 15 38 3 26 3 57 2 87 3 15 12 05 13 17 9.13 9 98 12 14 13 27 4 26 4 6 8 52 3 51 4 17 642 93 3 86 4 59 7 02 10 77 11 31 2 41 2 63 4 97 2 88 541 809 335 5.54 809 4 58 254 4 57 729 3 84 4 01 1 75 235 3 12 6 12 9% 3 32 4 01 5 46 3 13 595 8 89 3 68 605 8 84 5 01 4 72 7 97 4 22 4 41 1 92 2 58 3 43 669 10 89 3 64 4 36 Indices à New York Cours du dollar NEW YORK (PC) - La valeur de change du dollar canadien a grimpé de 1-8.hier, et cotait à 98 1-2 en devises américaines.La semaine dernière il cotait à 97 31-64 La livre sterling est restée inchangée à $2.38 1-8.MONTREAL (PC) - La valeur de change du dollar américain a cédé 5-32, hier, et cotait à $1 01 11-16 en devises canadiennes.La livre sterling a perdu 1-8 et cotait à $2 42 1-8 30 15 15 60 Ind Rails Util Stks Hier 379 8 1012 1218 238 4 La veille 376 6 1002 121 0 236 4 Sem der 374 0 102.0 1197 2360 Mois der 380 1 107.4 122 1 241 9 An der 437 4 1539 138 4 2936 1970 haut 416 2 1435 141 2 279 8 1970 bas 334 3 958 113 2 221 7 1969 haut 513 5 2177 159 1 3609 1969 bas 392 5 1298 1279 260 8 Indices des obligations à N.Y.Hier La veille Sem der Mois der An der 1970 haut 1970 bas 1969 haut 1969 bas 20 10 10 10 10 Rails Ind Util Frgn L-Y 49 1 75 3 77 2 90 2 49 2 75 1 77 7 90 ; 49 5 75 0 77 8 89 i 50 5 75 2 78 0 60 8 82 6 77 9 91 8 57 2 82 6 78 4 91 4 49 2 74 1 75 2 89 6 64 3 87 0 79 3 92 2 56 3 80 2 75 6 89 1 72.5 730 734 732 770 74 7 71 3 79 6 724 Voir autres nouvelles de finance en page 11 m 800 ouest, Dorchester une adresse de marque au carrefour des affaires ¦ occupation immédiate • dimensionsversatiies(2000pi.ca.) ¦ divisions fonctionnelles ¦ revêtement mur à mur ¦ bail de deux ans ¦ taux de location modique pour renseignements additionnels communiquez avec Mme T.Shtym 866-7652 Le Devoir, jeudi 20 août 1 970 • 13 Forum des affaires Le contenu rédactionnel et publicitaire de cette page a été préparé, au complet, par Les Services de Recherches et de Développement des Communications Limitée, société indépendante qui a acheté cet espace.Mesures préventives contre l'emploi abusif du crédit Le solde global du crédit consenti aux consommateurs au Canada dépasse actuellement les $10 milliards, soit le double et le quadruple d'il y a dix et quinze ans respectivement.Récemment, le cas de particuliers ayant eu des ennuis à cause du crédit a été mis en plus grande évidence.N’empêche que la plupart des hommes d'affaires et des.économistes considèrent l’essor du crédit comme le résultat d’une prospérité accrue de la société.Ils sont aussi d’accord pour déclarer que la plupart des gens qui ont recours au crédit le font d’une manière constructive et responsable.Le but fondamental du crédit est de mettre à la portée du consommateur une plus grande gamme de biens et de services qu’il n’aurait pu se permettre avec les moyens dont il dispose si, faute de crédit, il devait tout régler "rubis sur l’ongle’’.Comme l’explique M.E.P.Neufeld, économiste canadien éminent et professeur à l’Université de Toronto: "Pour certains, ce n’est pas le fait d’avoir utilisé le crédit à la consommation qui constitue une mauvaise gestion financière, mais bien plutôt de n’avoir pas su en tirer parti." Les compagnies de financement au Canada ne peuvent se défendre du sentiment d’avoir été blâmées plus souvent qu’à leur tour lorsque, comme il arrive parfois, certains particuliers se voient submergés par de lourdes obligations financières M.E.W.Flanagan, président de Trans Canada Credit Corporation, une des plus importantes sociétés de prêts personnels au Canada, a déclaré au cours d’une entrevue que la surcharge de crédit commence à poser de sérieux problèmes; mais, a-t-il ajou- té.l'industrie reconnaît cet état de choses et s'emploie à le résoudre.Trans Canada fait partie de Traders Group Limited, l'importante compagnie canadienne qui s’occupe aussi de financement dans les domaines de la vente au détail, de l’assurance.des biens immobiliers et de la sidérurgie D’après M.Flanagan, le mal découle en grande partie du fait qu’il est de nos jours possible à la personne qui sollicite du crédit de camoufler sa véritable situation financière.“Cela est dû, a-t-il précisé.à la multiplication des sources de crédit au cours de la dernière décennie et à la prolifération des cartes de crédit utilisées maintenant pour régler presque toutes sortes d’achat.” "Plusieurs personnes trompent les diverses entreprises de crédit et se leurrent el les-mêmes en demandant des orêts au-delà de leurs possibilités de remboursement." "Néanmoins, a affirmé M.Flanagan.Trans Canada et d’autres entreprises similaires déclinent plus de la moitié des demandes de crédit qui lepr sont soumises.En effet, la plupart des entreprises de finance évitent scrupuleusement d’avoir affaire aux emprunteurs téméraires invétérés." M.Flanagan a lancé un appel aux banques, syndicats de crédit et compagnies de prêts pour envisager au niveau des associations respectives, la possibilité de la mise sur pied d'un système central national de données sur le crédit.Solution la plus logique selon lui.pour prévenir ce qu il appelle la surcharge involontaire du crédit par les prêteurs."L’industrie du prêt à la consommation a déjà fait quelques pas dans cette voie par la centralisation, puis l'échange, d’informations dans les principales villes du Canada.Ces renseignements sur les prêts consentis sont mis à la disposition des compagnies membres.telles que Trans Canada Credit.De cette façon, on empêche un client d'aller emprunter de plusieurs entreprises à la fois." "Malheureusement, ajoute M.Flanagan, la participation à cet effort commun n'est pas encore totale et le danger de voir un client dissimuler une partie de ses dettes en cours est toujours réel.” “Par exemple, un particulier peut à la fois utiliser ses cartes de crédit et ouvrir des comptes budgétaires dans trois magasins à rayons.Or, s’il ne nous en mentionne par les détails.nous ne sommes pas toujours en mesure de les découvrir." D’après M.Flanagan, un plan de centralisation de données sur le crédit, quel qu'il soit, exige des mesures de précaution tant pour le prêteur que pour l’emprunteur.Si ce dernier a droit à sa vie privée, le premier, de son côté, doit avoir la garantie que les données accumulées ne fourniront pas à la concurrence l’occasion de lui enlever de nouvelles affaires.Bien qu'un système central de données éliminerait en grande partie la surchage involontaire du crédit, il est toutefois impossible de prévenir totalement l’emploi abusif du crédit, a souligné M Flanagan “En effet, a-t-il déclaré, à moins de surveiller les gens 24 heures par jour, il est illusoire de croire qu’il existe un système qui puisse empêcher certaines personnes d'agir de manière irréfléchie ou même de céder à leur envie insatiable d’argent M.Flanagan est d’avis que les compagnies de prêts jouent un rôle “utile et responsable" dans l’économie du pays.Il y aura toujours, ajoute-t-il.ceux qui trouveront le moyen de s'empêtrer dans des situations de crédit impossibles."Toutefois, la plupart des gens seraient en bien piètre posture s’ils n’avaient pas le recours de notre genre d’entreprises ni de notre expérience dans la bonne manière de traiter les emprunteurs invétérés." "Faute d'un meilleur système coopératif et autorégulateur mis sur pied par les compagnies de prêts, nous, principaux intéressés, devons veiller sans relâche à la qualité des services que nous offrons et.en même temps, étudier chaque cas séparément afin d’en éliminer les risques".a conclu le président de Trans Canada Credit Corporation.Centres nerveux de l'industrie pétrolière Les banques à charte assument un rôle fort important dans son essor Onze heures du matin.Branle-bas de combat dans la salle des opérations du Service du pétrole et du gaz naturel de la Banque Canadienne Impériale de Commerce à Calgary.épaulée de cadres de la Banque.Un jour, fiston, tout ceci sera à toi' Dans cette caricature, le tragique le dispute malheureusement au comique.De la ferraille, des cadavres pourris d’animaux, des cimetières d’autos, des tessons de bouteilles, des boites de conserve rouillées! Est-ce cela qu’on veut offrir en héritage aux générations montantes?Bien sûr qu elles en sont épouvantées! Pour les tout jeunes que les mystères de la nature ravissent, que la douceur ou la rigueur des saisons qui se succèdent enchante ou emeut.que pourrait bien signifier le mot conservation?Et pourtant, c’est un mot qu’on entend de plus en plus de nos jours, à mesure que l’homme s’y arrête plus longtemps et parfois s’y intéresse activement.Car on commence à bouger dans ce domaine, comme l’a fait la General Cigar Co.Ltd.de Montréal.Dans un geste qui devrait encourager d’autres entreprises à l’imiter, cette compagnie a institué en 1968 le Prix Conservation White Owl.Ont été invités à faire partie du jury d’attribution de ce Prix pour 1970 plusieurs Canaaiens éminents, notamment des personnalités qui ont manifesté de l’intérêt pour la conservation et la dépollution.Ce jury comprend: M.Gordon Àitken.M.P.; le docteur Donald Chant; Thon.Jean Chrétien; M.Paul Gérin-Lajoie; Thon.Judy LaMarsh; M.Farley Mowat; M.Eric Nicol: M Robert Shaw et M.Charles Templeton.Le premier lauréat de ce prix oui consiste ea un trophée et, plus important, un chèque de $5,000 à être consacrés à la conservation, a été l’Albion Hills Conservation School de Woodbridge, en Ontario.L an dernier, c’était au tour de la Fédération de la faune de la Colombie-Britannique et de M.John Heron, rédacteur du bulletin mensuel d’une banque dans lequel il a souvent été question de conservation, de se partager le prix Conservation White Owl.En ce qui a trait au prix de $5.000 décerné au groupe Albion Hills, il a servi d’embryon au fonds d’établissement d'une école analogue, cette fois près d’Uxbridge.en Ontario.Le président du Conseil du Toronto Métropolitain.M.Albert M.Campbell, rehaussait de sa présence les cérémonies d'inauguration de ce centre d’écologie, dénommé "Claremont Conservation Field Centre" et — -*• »» .qualifié, à juste titre, de "classe a vue panoramique".En effet, dans cette région boisée de 150 acres, s'échelonnent crique, ruisseaux, puits artésiens et lacs.Depuis trois mois déjà, des classes entières y viennent sous la direction de leur professeur et pendant des périodes allant jusqu'à une semaine.pour s'initier à la conservation et à la botanique.“Ces octrois seront versés plus ou moins rapidement selon l'urgence des besoins.Le premier de ces octrois additionnels, d'une valeur de $2,000, a été remis à une équipe d'étudiants de l’U niversité de Toronto qui se penchent, cet été.sur le problème de la pollution de l’eau dans les centres de villégiature".a précisé M.Alexander.En effet, à cette heure-là, les jours ouvrables, une manoeuvre d'un type inédit s’effectue.Les plus récentes nouvelles sur les puits de pétrole et de gaz dans l'Ouest du Canada sont recueillies et affichées au moyen d’épingles de couleur sur une carte murale extrêmement détaillée, de 17 pieds de long sur 8 de large.Cette énorme carte est unique en son genre.On ne trouve en effet nulle part ailleurs au Canada une illustration aussi complète de l'industrie pétrolière de l'Ouest du Canada.Cette carte indique les quelque 55,000 puits forés, désaffectés ou en état de production.ainsi que le réseau d’oléoducs qui les relie.“Cette industrie est devenue hautement complexe et spécialisée”, a déclaré M.C.H.Mun-ro.directeur du service du pétrole et du gaz naturel."Et c'esUpour cela que nous avons fait appel à des experts comme BobGair.” présente une partie dominante de nos activités ”, a déclaré M.Gordon H.Leonard, directeur général de la Banque pour la région de l'Alberta.Ayant travaillé comme géologue pendant 11 ans dans l'une des plus grandes compagnies pétrolières du monde.Robert B.Gair.actuellement âgé de 37 ans.est à l’emploi de la Banque depuis juillet 1969.où il dirige l'équipe du service du pétrole.Sa tâche consiste à évaluer les rapports techniques qui lui parviennent et à financer des projets d’exploration.d’achat de matériel nouveau et de construction de raffineries.Mais ceux qui voulaient investir dans le pétrole, qu’ils soient de Calgary, de Toronto, de Montréal.d’Europe ou des Etats-Unis, ne se suffisant plus de comptes en banque et d'emprunts pour financer leurs nouvelles entreprises, réclamèrent bientôt de plus amples services bancaires.La Banque de Commerce fut la première au Canada à déceler cette tendance.Faisant figure de pionnier dans ce domaine.elle fonda en 1949 son service du pétrole et du gaz naturel.Et pendant dix ans.elle fut la seule banque à disposer d'un spécialiste en la matière.Point de mire de cette salle regorgeant d’informations sur l’industrie pétrolière, cette carte symbolise le rôle particulier des banques à charte dans ce secteur si important de l'économie canadienne.Interrogé sur les raisons qui ont poussé la compagnie à s’intéresser à la conservation et à la préservation de la nature, le président de General Cigar Co.Ltd.M R.B.Alexander, a déclaré: “John Livingston, le célèbre expert canadien en conservation, nous a rappelé, au cours d’une allocution, que l’argent ne pousse pas sur les arbres.Nous espérons que le Prix Conservation White Owl contribuera par contre, à assurer la reproduction de feuilles sur les branches." Tout organisme ou particulier est admissible au Prix Conservation White Owl.Et afin d’encourager les mises en candidature, le jury White Owl remettra la somme de $500 à quiconque aura proposé le nom du lauréat du Prix 1970.Services connexes “Le problème de l’environnement au Canada est d'actualité.Si l'intérêt qu’on y porte persiste, nul doute qu'il engendrera des.résultats bénéfiques”, a conclu le président de General Cigar.Ces banques ont.de ce fait un double rôle à remplir, à savoir, allier leur fonction traditionnelle de financer les grandes entreprises à celle, plus récente, de fournir divers services connexes à l’industrie pétrolière.Grâce à son expérience dans le domaine de l'industrie pétrolière en Amérique du Nord.M.Gair apporte un concours précieux dans d'autres attributions du service en question, à savoir: donner des avis techniques sur une vaste gamme de sujets dans le même domaine.A cet égard, la Banque contribue à canaliser les investissements là où le besoin s'en fait sentir et à aider les compagnies à établir de nouveaux centres d’exploitation dans l'Ouest du Canada.“Notre prix Conservation de $5,000.a-t-il poursuivi, en est à sa troisième année d’existence.En raison de son succès, nous lui avons ajouté une som-fne supplémentaire qui pourra être distribuée, au cours de l'année, en différents prix de conservation." Entre-temps, les mises en candidature parviennent, nombreuses.de partout au Canada.Elles doivent être postées à l'adresse suivante au plus tard le 30 septembre 1970: Jury du Prix Conservation White Owl 550, rue Sherbrooke ouest suite 1501 Montréal 111.Qué.En ce qui concerne la Banque de Commerce, chef de file dans le domaine des services spécialisés fournis à cette industrie, son service du pétrole et de gaz naturel est formé d’une équipe très bien équilibrée dont le sens des affaires bancaires ne le cède en rien à la compétence technique.En 1947, on découvrait le gisement pétrolifère de Leduc près d'Edmonton, qui fut à l'origine de l’essor de l’industrie pétrolière au Canada.A cette époque.Gair n’était alors qu’un étudiant à Fort Garry, au Manitoba.La même année, dans l'Ouest, le total des ventes du pétrole atteignait $21.3 millions.L'an dernier, soit quelque vingt ans plus tard, ce chiffre avait champignon-né pour s’élever à $12.6 milliards.soit 600 fois plus.La venue de Bob Gair a stimulé encore davantage ce service, au moment où l’industrie aborde avec confiance sa troisième décennie depuis la découverte du champ de Leduc M.Gair.solide gaillard de six pieds, a su transformer son goût pour le travail au grand air en une carrière fructueuse au service de l’industrie des richesses naturelles du Canada.Universitaire, il consacrait déjà ses vacances à des travaux de cartographie et de forage pour des compagnies minières dans le nord de la Saskatchewan.du Manitoba et du Yukon.De là à s'intéresser à l'industrie pétrolière, il n’y avait qu’un pas qu’il franchit il y a 12 ans.en travaillant successivement dans des centres de recherches à Houston, des' laboratoires de production à Calgary et des chantiers d'exploitation à Edmonton.Géologue et diplômé en gestion des affaires.Bob Gair dirige une équipe spécialisée qui allie le sens des affaires à la compétence technique.Cet aperçu met en évidence ce que les banques, et notamment la Banque de Commerce, entendent accomplir au service de l’industrie pétrolière et de tous ceux qui s'y intéressent.Documentation “En général, a expliqué M.Gair, il s'agit de personnes qui.désireuses de se documenter à bonne source, s’adressent en premier lieu à la Banque"."Quelques compagnies, en effet, étudient d'abord notre marché avant de s'implanter au Canada: d’autres viennent à Calgary avant de décider quoi que ce soit; d'autres encore s y installent carrément ou préfèrent, de beaucoup, entrer en association avec une compagnie déjà en affaires.” Composée d'un géologue, d’un ingénieur en sciences pétrolières.d’un expert en prêts et d'un gérant de banque, l’équipe en question est aussi "L’industrie pétrolière dans l’Ouest du Canada constitue un secteur dynamique et vital pour l’économie canadienne.Et répondre aux besoins monétaires qu elle engendre re- Dès son entrée au service de la Banque, ce bachelier en géologie et détenteur d'une maîtrise en gestion des affairés, contribuait aussitôt au succès de l’installation d'une grande compagnie pétrolière américaine à Calgary, dans un premier cas.et à l'importation de matériel de forage, dans un autre.“Les opérations de financement garanties par des gisements souterrains constituent notre apport majeur dans ce secteur.De plus, nous nous employons à prodiguer, dans la mesure du possible, nos services et notre concours.Par exemple, l’importante documentation du service des affaires pétrolières pourrait s'avérer fort utile à une nouvelle compagnie canadienne, surtout au stade initial de son exploitation".“Nous ne sommes pas des consultants, mais à toutes ces catégories de compagnies nous pouvons donner une documentation valable sur l'industrie pétrolière au Canada ", a poursuivi M.Gair.C’est ainsi que des dirigeants d’entreprises européennes.des magnats chevronnés de Houston et Dallas, des représentants de maisons de courtage et d’assurance et d’autres particuliers, se rendent à Calgary, capitale pétrolière du Canada, et plus spécialement à la Banque de Commerce, centre nerveux de cette industrie.L'industrie minière et les investissements “Un manque d’intérêt évident de la part du gouvernement et du public à l’égard de l’industrie minière et ses problèmes est en train de saper ce secteur vital de l’economie canadienne", a déclaré l’ancien président de l’Association minière de l’Ontario.M.D.E.G.Schmitt.Dans une allocution prononcée récemment à Toronto au cours de la réunion annuelle de cette Association, M.Schmitt a souligné les points suivants: périté, de l’industrie sont étouffés par le fouillis de discussions compliquées sur la fiscalité et sa réglementation.- Une action politique mal comprise ou mal appliquée peut amoindrir le niveau actuel de production minière et métallurgique ainsi que la valeur de nos minerais.- L’absence de garanties raisonnables favorisant une prospérité continue ne fait que mettre en relief le caractère risqué de l’industrie, poussant jusqu'aux investisseurs spéculateurs à s'en détourner pour diriger leurs regards vers des secteurs plus hospitaliers.- Des signes précoces de l’impossibilité d’attirer et retenir les capitaux ont inhibé le développement des ressources minières.Heureusement cette pierre d’achoppement.de nature politique, peut être contournée.- Le Canada est en train de perdre sa position de principal producteur minier non pas à cause d’un manque de richesses minières, - mais parce que le capital est drainé vers d’autres secteurs plus intéressants et plus concurrentiels.- Au cours des dernières années, on a mis au point une technique qui rend économique l'exploitation de gisements à faible teneur minière, amplifiant de la sorte les ressources du pays.Mais voilà que des mesures fiscales sont envisagées qui feront perdre cet avantage et rendront onéreuse leur exploitation.- Dans certains secteurs comme l'éducation et le transport, il est normal que le gouvernement verse des fonds publics.Mais en ce qui concerne l'industrie minière, les risques inhérents sont par trop élevés pour que quiconque s’y intéresse exceptés les souscripteurs de fonds et les spéculateurs.- On tend de plus en plus à prendre pour acquises nos ri chesses minières et métallifères et à oublier la dette considérable que nous devons aux prospecteurs, mineurs et autres travailleurs des mines.-Les facteurs essentiels à la survivance, voire la pros- - Notre tâche principale est de produire économiquement des matières premières qui serviront à la plupart des industries manufacturières du pays.Ensuite, il nous incombe de fournir aux autres nations ces matières dont nous disposons en abondance et qui dépassent nos besoins présents et futurs.- Nos besoins en capitaux doivent être satisfaits et nous devons garantir une marge raisonnable de bénéfices proportionnels au risque couru.Pour les obtenir, il faudra puiser dans les épargnes privées, faire appel aux actionnaires de compagnies et prélever sur les liquidités d’organisations mi- - Tout aussi importante pour la prospérité de l’industrie minière se trouve être la disponibilité en ressources humaines qualifiées.Les diplômés en sciences géologiques ne sont pas en nombre suffisant et il faut les y amener d’ailleurs.Je suis d’avis que cette pénurie provient en partie du fait que l’on ne reconnaît pas à sa juste valeur l’apport de l’industrie minière dans l'essor de l'économie.-Ironie du sort, le public s’inquiète de nos jours de la mainmise du capital étranger sur les entreprises canadiennes.Il ignore cependant 3ue les universités forment e moins en moins de diplômés capables d’assurer le développement de nos propres richesses naturelles.Celle usine lie nickel est un des aspect! fascinants de l'industrie minière du Canada.
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