Le devoir, 6 novembre 1970, vendredi 6 novembre 1970
dans ce numéro ¦ Un éditorial de Jean-Claude Leclerc: le "précédent" international du gouvernement Bourassa.(page 4) ¦ Durement secoué et divisé, le FRAP se penche sur son orientation politique.(page 3) ¦ Un comité d'experts participera à la réforme de la carte électorale québécoise.(page 3) ¦ la météo Généralement nuageux.Plus frais.Maximum d’environ 45.Office férial LE DEVOIR Fais ce que dois VOL.LXI - NO 258 Montréal, vendredi 6 novembre 1970 10 CENTS Chicoutimi.Saguenay, Bas-du-Fleuve.Rive-Nord, Québec-région.Ontario (Ottawa exclu): 15 CENTS Vallières, Gagnon, Lemieux, Chartrandet Larue-Langlois Accusés de conspiration séditieuse par Normand Lépine Michel Chartrand.Pierre Vallières.Jacques Larue-Langlois, Charles Gagnon et l’avocat Robert Lemieux ont été accusés, hier, de conspirations séditieuses et d’être ou de s’être déclarés membres de l’Association illégale définie par la loi sur les mesures de guerre, à savoir le Front de libération du Québec.En tout 24 personnes, dont trois femmes, détenues en vertu de la loi d’ur- gence proclamée le 16 octobre, ont comparu devant le juge Ignace Deslauriers pour répondre de diverses accusations.Elles sont toutes accusées d’être ou de s’être déclaré membres du FLQ en violation de l’article 4 du règlement adopté en vertu de la loi d’urgence.Cinq autres détenus, Robert Langevin.Gilles et Raymond Cormier Jean Bois-joli et Côme Leblanc, sont accusés d’ê- tre partie à une conspiration séditieuse et d’être membres du FLQ.Boisjoli et Leblanc sont de plus, accusés de possession illégale d’arme, alors que Langevin est accusé d’avoir publié un écrit séditieux.Un plaidoyer de non-culpabilité a été enregistré par la cour dans tous les cas.Est présumé avoir une intention séditieuse, dit le Code criminel, quiconque enseigne, préconise, ou publie un écrit qui préconise l’usage, sans l’autorité des lois, de la force comme moyen d’opérer un changement de gouvernement au Canada Les autres personnes accusées d’être ou d’avoir déclaré être membres du FLQ sont: Pierre Beauchamps.J.F.Bros-sin.Pierre Carrier.Gérard Lachance.André Lavoie.Jean-Luc Arenne.Gilles Lespérance.Clément Roy.Luc Samson.Normand Turgeon.Frederick Vickerson Le drame de Pointe-aux-Trembles: plusieurs ministères font enquête par André Charbonneau Même si cette tragédie semble purement accidentelle à première vue, une enquête sera effectuée par le commissariat des incendies.Tel est le commentaire que le premier ministre et le ministre de la santé ont fait à la presse à la suite de la mort de 17 personnes dans l’incendie d’un foyer à Pointe-aux-Trembles, hier matin.M.Bourassa a dit que cette deuxième tragédie en un an forcera le gouvernement à exercer un contrôle plus serré, et met en relief la recommandation récente de la commission d’enquête sur la santé de cesser de subventionner les établissements à but lucratif dans le domaine de la santé et du bien-être.Aucune décision n’a toutefois encore été prise à ce sujet.Le premier ministre a dit qu’une inspection avait été faite en août dernier.Elle révélait que l’immeuble était en bon état et que les normes étaient respectées.sauf qu’il y avait à ce moment 37 pensionnaires au lieu des 34 permis.L’immeuble était classé “A” par les L'Italie reconnaît la Chine ROME (AFP-Reuter) - L’Italie annoncera officiellement aujourd'hui l’établissement de relations diplomatiques avec la Chine à l’issue d’une réunion spéciale du cabinet, a déclaré hier soir un porte-parole du gouvernement.Cette décision est l’aboutissement de pourparlers qui débutèrent officiellement en 1969.mais dont l’intention, en ce qui concerne le gouvernement de Rome, remonte à 1964.Comme dans le cas du Canada, la pierre d’achoppement était le fait que l’Italie reconnaissait le gouvernement de For-mose.Finalement, la formule adoptée est celle-là même utilisée pour l’établissement des relations diplomatiques entre Ottawa et Pékin.Le porte-parole du gouvernement a en effet précisé que deux documents viendront consacrer les nouveaux rapports Voir page 6: L’Italie inspecteurs du ministère du travail, et l’incendie semble purement accidentel, a indiqué M.Bourassa.‘Nous allons tirer les conclusions de l’enquête qui nous sera fournie, mais c’est clair qu’il faut exercer un contrôle plus serré”, a déclaré M.Bourassa, qui ne saurait dire toutefois si les normes ont été resserrées à la suite de l’incendie de Notre-Dame-du-Lac.il y a onze mois.De son côté, M.Claude Castonguay a dit ce qui suit: “Toutes les informations disponibles indiquent que le Foyer Bernadette répondait adéquatement aux exigences de sécurité du ministère du travail, la dernière inspection ne remontant qu'au 25 août dernier.Même si cette tragédie semble purement accidentelle à première vue, une enquête sera effectuée.” Entre-temps, les ministères de la justice.du travail, de la santé, de la famille et du bien-être social, ainsi que la Sûreté du Québec et celle de Pointe-aux-Trembles poursuivaient hier leur enquête respective à la suite de cet incendie.Selon toute vraisemblance, l’enquête du coroner en cours devrait confirmer que les victimes sont mortes’ d’asphyxie.Quant aux autres aspects de ce drame, on s’accorde jusqu'à maintenant pour exonérer le propriétaire et son aide-infirmière de tout blâme.L’icendie, dont on ignore encore l’origine exacte a pris naissance, un peu avant quatre heures hier matin, au sous-sol de la maison de convalescence pour personnes âgées, un édifice en ciment formé de deux duplex semi-détachés à revêtement de pierres et de briques.On n’écarte pas la possibilité que le feu ait pris naissance autour d’un radiateur pour se communiquer ensuite à un sofa adjacent.Il n’y eut aucune explosion et on n'a décelé aucun indice permettant de croire qu’il y eut fuite de pétrole.De même on écarte T hypothèse d un incendie criminel.Trente-quatre vieillards (15 femmes et 19 hommes) dormaient alors dans l’établissement que surveillait garde Hélène Provencher.Après le déclenchement du système d’alarme, le propriétaire de l’hospice, M.Lucien Paradis qui habite la maison située derrière l’hospice, s’est immédiatement porté au secours des vieillards dont la plupart, invalides étaient rivés à leur lit.Après avoir secouru quatre personnes, déjà brûlé à la figure, il ne put retourner à l'intérieur à cause de la chaleur Voir page 2: Le drame Si le feu a causé divers dommages, hier, au Foyer Bernadette de Pointeaux-Trembles, la fumée a exercé une action autrement plus dévastatrice en causant la mort de 17 personnes.Le coroner et le commissaire sur les incendies enquêtent sur les causes du sinistre, (Photo Le Devoir par Claude Léger) Le rapport de la commission Bossé Le taxi relèvera de la régie des transports QUEBEC (Par Gilles Lesage) - Des amendements seront apportés à la loi, cet automne ou au début de l’an prochain, pour que la réglementation relative à l’industrie du taxi au Québec relève de la régie des transports.De plus, le permis de voiture-taxi sera émis sur une base métropolitaine et sous l'autorité des communautés urbaines.Ces décisions découlent du rapport sur les problèmes du taxi dans la ré- gion de Montréal; il a été préparé par M.Alfred Bossé, député de Dorion, et remis au premier ministre.M.Bourassa.il y a cinq semaines.Rendu public, hier, il a été commenté par MM.Bourassa et Bossé au cours d'une conférence de presse.Le rapport formule quatorze recommandations.La première, qui est fondamentale, recommande que, pour toute municipalité de 25,000 habitants et Rome met un frein à la réforme liturgique La réforme de la messe est maintenant achevée.La troisième instruction pour l'application de la constitution conciliaire sur la liturgie, rendue publique hier à Rome, clôture la réforme décrétée par Vatican II et propose une halte dans la réforme liturgique.L’instruction est publiée à l’occasion de la parution officielle du nouveau missel romain, dont la traduction française est déjà en vigueur au Canada, depuis l’Avent 1969.Le document porte surtout sur la messe et il rappelle les diverses directives émanant de Rome depuis près de deux ans.La Congrégation romaine préposée au culte divin invite pasteurs et fidèles à faire le point.Aux chrétiens essoufflés par les changements, elle demande une meilleure compréhension des sensibilités nouvelles et un plus grand désir de participation.Aux impatients qui battent la marche sans souci des frères lambins, la congrégation propose de ralentir le pas pour favoriser l’harmonie à l’intérieur de la communauté chrétienne.Le document contient plusieurs considérations disciplinaires concernant les textes bibliques et leur traduction, les chants et la musique liturgiques, le lieu de la célébration et les accessoires utilisés.le rôle des femmes dans la liturgie.etc.• avec l’autorisation préalable de l’évêque, la messe pourra être célébrée en dehors de l’église mais on ne célébrera pas.si possible, dans les salles à manger ni sur une table destinée aux repas.Voir page 2: La liturgie plus, la limite pour l’émission des permis de voitures-taxis soit fixée à un permis pour 800 personnes.En ce moment, dans la région de Montréal, il y a un permis par 383 personnes.Le rapport de M.Bossé propose en outre que la régie des transports du Québec détermine les conditions d’émission de permis, tandis que les communautés urbaines se verraient confier la responsabilité de l’émission de ces permis.M.Bossé propose également des solutions à trois problèmes épineux: les concessions, la location des voitures et la participation des intéressés à la bonne marche de l’industrie du taxi.Le premier ministre a noté que l'application des recommandations de ce rapport implique certains amendements a la législation, amendements qui seront apportés “très prochainement” Dans l’intervalle, M.Bourassa invite les autorités municipales à ne pas émettre de nouveaux permis de taxi et à retirer tout permis pour lequel il n’y a pas de voiture en circulation.L’étude visait en premier lieu à trouver des solutions au problème causé par le monopole détenu par Murray Hill pour desservir l’aérogare de Dorval.Effectivement, ce monopole n’existe plus et.a noté M.Bourassa, il sera encore touché par l’application de certaines recommandations du rapport Bossé.Il reste notamment un problème à régler: celui de la sollicitation à l’intérieur de l’aérogare et des grands hôtels de Montréal.“Des representations sont faites, a dit M.Bossé à ce sujet, et nous nous attendons à ce qu’on règle le problème d'une façon définitive.” Il a dit que si Murray Hill agit ainsi, c'est de la “fausse représentation”.Le rapport propose de mettre fin au système de louage des voitures, système qui ne respecte pas les conditions Voir page 2: Le taxi Lise Balcer.Lise Rose et Andrée Feretti.La comparution des inculpés a eu lieu au 6ème étage de l’édifice du quartier-général de la Sûreté du Québec, rue Par-thenais.Normalement, les comparutions ont lieu devant un juge de la Cour des sessions de la paix, au Palais de Justice de la rue Notre-Dame.Il faut voir dans le changement de décor d’hier, une procédure inhabituelle.Les procureurs de la Couronne sont Mes Jacques Ducros, Fred Kaufman.Yves Fortier.Jean-Guy Boilard.Une douzaine d’avocats étaient présents en cour hier pour représenter les accusés, dont Mes Bernard S.Mergler.Robert Burns.Gaétan Robert.Jacques Bellema-re.Serge Ménard et deux avocats de l’assistance judiciaire.Les cinq premiers inculpés, MM.Vallières, Larue-Langlois, Gagnon, Lemieux et Chartrand.ont refusé de plaider et leur refus a été considéré comme un plaidoyer de non-culpabilité.En instance, ils ont fait valoir au juge Deslauriers que les accusations portées contre eux sont vagues et ont demandé leur rejet.En ce qui concerne la conspiration séditieuse, l’acte d’accusation porte que ces cinq personnes ont commis ce crime entre le 1er janvier 1968 et le 16 octobre 1970.Il s’agit d’une période très longue, ont expliqué les inculpés, et il nest pas possible de savoir de quoi, au juste, ils sont accusés Des requêtes pour le rejet des accusations ont aussi été soumises par les avocats de la défense dans tous les autres cas.Le juge Deslauriers a soutenu que ces requêtes pourront être faites plus tard.Les avocats de la défense ont aussi fait valoir que dans le cas de 13 accusés, le crime qu’on leur reproche, à savoir être ou avoir déclaré être membres du FLQ.aurait été commis alors qu’ils étaient en prison.Cautionnement Aucun cautionnement n’a été accordé aux accusés.Les procureurs de la Couronne ont déclaré au juge que le Voir page 2: Conspiration Lesaccusés récusent le tribunal et le régime par Guy Deshaies Me Robert Demers, celui qui avait été nommé par le premier ministre Bourassa pour négocier avec le FLQ au nom du gouvernement provincial après les enlèvements de MM.Pierre Laporte et James Cross, aurait déclaré, à cette date, au représentant du FLQ.Me Robert Lemieux.que le gouvernement n’avait pas et n’avait jamais eu l’intention de négocier avec les terroristes.C'est ce que Me Robert Lemieux a déclaré hier alors qu'il comparaissait devant le juge Ignace Deslauriers sous les accusations d’avoir été partie à une conspiration séditieuse et d'avoir été ou s'être déclaré membre de “l’association illégale” aux termes de la loi sur les mesures de guerre." Le juge Deslauriers, qui s’attendait manifestement à des esclandres de la part du bouillant avocat détenu depuis le 16 octobre, a permis à ce dernier, tout comme à ses compagnons Pierre Vallières.Charles Gagnon.Jacque Larue-Langlois et Michel Chartrand.de faire tous les commentaires qu’ils voulaient sur la situation.Les nombreux journalistes et policiers, seuls admis à la cour du coroner, rue Parthenais.pour assister à la comparution des détenus, ont donc eu droit aux discours impétueux des cinq détenus, tous accusés de conspiration séditieuse et d’affiliation au FLQ.Me Lemieux, chevelure ébouriffée, survolté.vêtu d’une chemisette, jaune Voir page 6 : Le tribunal Pierre Vallières Charles Gagnon 'J Robert Lemieux Michel Chartrand Jacques Larue-Langlois Cessez-le-feu mais non la paix L'impasse demeure totale quant à la reprise de la mission Jarring d’après l'Agence France-Presse C’est sans aucun des espoirs et des illusions qui avaient marqué l’entrée en vigueur, le 7 août dernier, du premier cessez-le-feu que les pays impliqués dans le conflit du Moyên-Orient ont entrepris, hier, la nouvelle trêve de trois mois dont l’annonce a suivi l’adoption de la résolution afro-asiatique à l’Assemblée générale des Nations unies mercredi.Satisfaites de la prolongation du cessez-le-feu, les autorités israéliennes sont inquiètes par ailleurs quant aux conséquences politiques du vote de TON U, jugé pro-arabe.Elles craignent notamment que la position de Washington s’en trouve modifiée et qu Israël soit pressé de reprendre les pourparlers avec l’ambassadeur Jarring sans avoir obtenu auparavant les rectifications souhaitées dans la zone du canal de Suez.Une “minorité" de membres de l’ONU vient de créer avec cette résolution “de nouveaux obstacles sur la voie des négociations et de la paix" a déclaré hier a Londres Mme Golda Meir qui s’est dit attristée, d’autre part, par la position britannique sur le tracé des frontières dans un Moyen-Orient éventuellement pacifié.Le cabinet israélien se réunira donc, dimanche prochain, afin d’examiner la situation à la lumière de la résolution adoptée par l’ONU qui met en question, selon Tel-Aviv, et sa participation à la mission Jarring et la résolution 242 du Conseil de securité sur laquelle elle était fondée.Déjà, selon des sources israéliennes.M Jarring a rendu visite hier à M Abba Eban.ministre israélien des Affaires étrangères, à son bureau de New York.Il a tenté, sans succès, de Tenouer ses contacts avec Israël.Voir paga 6: Miaaion Jarring I < ?* Le Devoir, vendredi 6 novembre 1970 suites de la première page LE TAXI de travail minimales pour les chauffeurs et qui favorise l’évasion fiscale.M Bossé suggère aussi que, comme dans d'autres régions ou pays, les voitures ne puissent ''travailler " plus qu'un certain nombre d'heures par jour, ce qui mettrait fin au "doublage ", Voici, par ailleurs, la conclusion en quatorze points, du rapport Bossé, qui recommande: 1 - que, pour toute municipalité de 25.000 habitants et plus la limite pour l’émission des permis de voitures-taxis soit fixée à un (Il permis par huit cents (800i personnes.2- qu’à cause de la portée provinciale du problème, cette limite soit inscrite dans la loi de la Régie des transports du Québec.3- l'annulation immédiate de tous les permis pour lesquels aucune voiture n'est en circulation et ceci sans compensation au détenteur.4- le décret immédiat de la non-transférabilité des permis et la mise au point des mécanismes de Contrôle de cette non-transférabilité.5 - le retrait automatique et définitif de tout permis dont le détenteur a) fait l’objet d une condamnation en vertu du code criminel.b) n’a pas comme occupation principale l'industrie du taxi ; c I abandonne le commerce du taxi ; d) décède.6- que nous invitions avec insistance les propriétaires de flottes de plus de vingt (20) voitures à se départir volontairement du plus grand nombre possible de leurs permis excédentaires.7- l'imposition, à l’avenir, d une limite de vingt (20) permis par flotte.8 - l'interdiction du doublage dans l'utilisation des voitures-taxis 9 - que les conditions de l'émission d'un permis soient déterminées par la Régie des transports du Québec.10- que le permis de voiture-taxi soit émis sur une base métropolitaine et que la responsabilité de cette émission soit confiée aux communautés urbaines.11- que, à l’émission d'un permis, soit rattachée une restriction à l'effet que le détenteur du permis ne doit pas être partie à une entente qui résulte en l'octroi d'une exclusivité, communément appelée "concessions'' sans en avoir obtenu, au préalable, l'autorisation de la Régie des transports du Québec.12 - qu il soit établi, de façon non équivoque.dans la loi de la Régie des Transports du Québec, que le système de location de voitures-taxis tel qu'on le connaît soit formellement interdit et que toute dérogation à cette interdiction entraîne une perte automatique du permis.13- que soit créée, au sein des communautés urbaines, une commission métropolitaine d’émission des permis qui aurait, de plus, pour fonction, la mise en application et la surveillance de la r^lementation et de la législation placées sous la juridiction de la Régie des transports du Québec.14- que soit mis sur pied un comité consultatif du taxi composé de - deux représentants des autorités de la communauté urbaine : - deux représentants des chauffeurs de taxis choisis et délégués par ces derniers : - deux représentants des propriétaires- artisans: - deux représentants des propriétaires de flottes.CONSPIRATION procureur général s'opposait à l'octroi d'un cautionnement.On sait, en effet, qu'en vertu de la loi d’urgence, le procureur général du Québec peut s'opposer à la libération sous caution d'une personne inculpée en vertu de cette loi.Le juge Deslauriers a fixé au 7 janvier prochain la date où les 24 accusés devront revenir devant la cour pour que la date de leur procès soit choisie.D'autre part, Pierre Vallières est accusé d'avoir tenu des propos séditieux lors d’une assemblée publique, le 15 octobre; il est aussi accusé, avec Jacques-Larue-Langlois.de voies de fait simples sur la personne d’un journaliste britannique.M.Ron Golden, le 14 octobre.Clément Rov.à qui on reproche d’être membre du KLQ, est aussi accusé d’avoir préconisé les actes, desseins, principes et lignes de conduite de l’association illégale et d’avoir préconisé l'emploi de la force ou la perpétration de crimes pour réaliser un changement de gouvernement au Canada.Isolement et brutalité Me Bernard Mergler.avocat de la défense, a dit au juge Deslauriers que deux des accusés auraient subi un traitement exceptionnel pendant leur détention au quartier général de la SQ.Jean-Luc Arenne aurait été détenu dans l’isolement le plus complet, plus précisément dans une cellule sans fenêtre depuis son arrestation, le 17 octobre.Me Mergler s’est élevé contre cette façon d’agir qui.a-t-il dit.entraîne parfois le suicide d’un prisonnier.Normand Turgeon.d'autre part, aurait été battu par les policiers au moment de son interrogatoire.Le Code criminel prévoit une peine maximum de 14 ans de prison dans le cas d une conspiration séditieuse.Le règlement adopté en vertu de la loi sur les mesures de guerre, d'autre part, prévoit une peine maximum de 5 ans de prison pour la violation d une de ses dispositions, dont celle d'être ou d'avoir déclaré être membre du FLQ.A Québec Deux jeunes gens, dont un Américain résidant au Québec, ont été accusés hier en Cour des sessions de la paix de Québec, d'avoir enfreint la loi d’urgence au sujet du FLQ.Richard Hudson.24 ans.né en Alabama.mais domicilié à Tlslet-sur-mer.a été accusé d’avoir illégalement préconisé ou favorisé des actes, desseins.principes ou lignes de conduite du FLQ.Il a plaidé non-coupable et son enquête préliminaire aura lieu le 13 courant.La cour lui a refusé un cautionnement.Renald Noël.21 ans.de Québec, a comparu sous deux chefs d’accusation.En premier lieu, d’avoir préconisé les desseins du FLQ.puis de s'être déclaré membre de l’association illégale.Enfin.Denis Roy.26 ans.a été accusé de possession illégale d’arme.Il a été arrêté après la proclamation de la loi d'urgence.Son enquête préliminaire aura lieu le 13 courant et il a pu reprendre sa liberté sous un cautionnement.LA LITURGIE • le pain employé dans la célébration eucharistique devra apparaître comme un véritable aliment, et.avec la permission de l’évêque, des laies pourront être appelés à en faire la distribution aux participants.La communion au calice est.en principe, admise chaque fois que cela est pratiquement possible.• l’instruction n'autorise pas de lecture non biblique dans la célébration de la messe et elle rappelle que l'homélie ne peut être remplacée par un dialogue avec les fidèles.• en ce qui concerne la musique, le document se borne à demander qu’elle soit en harmonie avec le caractère sacré du lieu du culte et que les instruments ne soient pas trop bruyants.• les femmes ne peuvent pas servir à l’autel mais elles se voient appelées à divers offices: proclamation des lectures à l'exception de l’évangile, direction du chant, accueil des fidèles aux portes de l'église, collecte des offrandes.etc.Selon M.Guy Poisson, directeur des relations publiques à la CGC, l'instruction marque une halte dans la réforme liturgique.Il ajoute cependant que le document romain ne veut pas fermer la porte à toute évolution ultérieure: "Les évêques pourront étudier certaines expériences avec des groupes préparés et pour des périodes de courte durée, les conclusions de ces expériences devant être proposées à Rome.'' M.Clément Farly.directeur de l’office national de liturgie, ne considère par l’instruction comme une halte mais plutôt comme une invitation aux pasteurs à utiliser toutes les possibilités du nouveau missel.Il admet que le ton ferme de l'instruction demande que tout soit fait dans l'ordre mais, selon moi cela ne ferme pas la porte aux adaptations requises dans chaque milieu.M.Farly est d'avis que c’est à l’épiscopat et aux organismes liturgiques de prendre leur responsabilité et d'assurer le leadership nécessaire à la continuation de la réforme liturgique.LE DRAME et surtout de la fumée, Presque immédiatement, les pompiers arrivèrent sur les lieux.Ils étaient trente-six.Ils disposaient de trois pompes, d’une échelle et de cinq jets d’eau.Le feu vite maîtrisé et confiné au sous-sol ne se fit jamais vraiment menaçant.La fumée par contre, épaisse et suffocante, avait déjà envahi toute la maison.de la cave à l’étage supérieur, en empruntant notamment le puits du monte-charge situé à priximité du foyer d’incendie.A cause d’elle, c’est à tâton que les secouristes durent chercher les pensionnaires prisonniers de leur lit.Leurs masques en effet s'embuaient en passant de l’extérieur glacial à l’intérieur surchauffé.Malgré leurs efforts, les secouristes n ont pu sortir à temps tous les vieillards.Huit de ces derniers succombèrent sur place à l’asphyxie tandis que neuf autres, dont une mère et sa fille, moururent avant de parvenir à l’hôpital Le Gardeur à Repentigny.A cet endroit, on eut tôt fait de mettre sur pied un service d’urgence et de faire appel à des renforts médicaux qui ne se firent point attendre.C’est là que 11 des dix-sept survivants reposaient hier.Les autres avaient été dépêchés à l’hôpital Maisonneuve.Tous s’accordent pour louer le travail des pompiers, des policiers et des nombreux bénévoles qui se sont rendus sur les lieux.Les voisins ont notamment collaboré, assurant l'hébergement, le vêtement, la nourriture et le breuvage.Plusieurs ont en outre participé au sauvetage sans toujours échapper à certains inconvénients dus à la chaleur ou à la fumée.Les deux femmes et les cinq hommes qui ont péri dans leur lit étaient âgés en moyenne de 78 ans.Aucun cependant ne fut touché par les flammes.Ces victimes occupaient principalement la partie est de l'édifice.Quant à ceux qui moururent en route vers l’hôpital ou peu après leur arrivée, ils ont sans doute résisté plus longtemps à l’asphyxie à cause de leur plus jeune âge.Ils avaient en moyenne 63 ans.Il s'agit de quatre femmes et de cinq hommes.Les dix-sept survivants (huit hommes et neuf femmes) ont entre 52 et 94 ans.Deux pompiers ont subi des blessures: L'un fut asphyxié et conduit à l’hôpital, l’autre fut blessé au front en faisant éclater un panneau vitré.Le directeur Pierre Gariepy a nié qu’il ait eu panique à l’intérieur de l’édifice.Certains criaient certes, admet-il, mais contrairement à ce qui se produit habituellement en pareille situation, les vieillards ne se sont pas réfugiés sous les lits ou dans les placards.M.Gariepy fit également remarquer que les pièces étaient suffisamment dégagées pour permettre aux secouristes d’opérer à l’aise.La fumée seule, dit-il, a causé ce désastre.Selon lui.le propriétaire M.Lucien Paradis n’a pas à être blâmé.Non seulement, il a fait preuve d’hérdisme dans les circonstances mais en outre depuis l’incendie de Notre-Dame du Lac il avait redoublé de prudence, apportant à son établissement de nombreuses améliorations.Certaines d’entre elles auraient même nui à ses efforts de sauvetage.Après le sinistre, M.Paradis a, en effet, expliqué qu’il avait par exemple remplacé les portes de son établissement pour adopter un système doté d'une barre transversale facile à pousser de l'intérieur.Cependant ces nouvelles portes ne s’ouvraient pas de l'extérieur ce qui a grandement nuit à M.Paradis Pour enrayer la montée du chômage Bourassa accélérera certains projets par Gilles Lesage QUEBEC - Inquiet de la montée du chômage au Québec - le principal fléau à l’heure actuelle - le premier ministre a dit hier qu’il tentait de mettre au point un programme d’urgence, un "crash program’' qui fait appel au secteur public et privé et qui comporte l’accélération de projets prévus pour l’an prochain.Se refusant à confirmer ou à nier des projets précis, M.Robert Bourassa a indiqué au cours de sa conférence de presse hebdomadaire que la hausse du chômage s’explique par plusieurs raisons, dont la principale est la conjoncture nord-américaine.Il a dit qu'il menait des négociations sur plusieurs fronts à la fois pour faire avancer la mise en chantier de certains projets et pour en lancer de nouveaux à brève échéance.“Il y a plusieurs projets d'investissements que j'espère pouvoir débloquer très prochainement.” Il y a également des plans pour lesquels le gouvernement fédéral va avoir un rôle à jouer, notamment des mesures de rechange à la caisse d'aide conjoncturelle que M.Bourassa aurait souhaité pour cette année, prévoyant la recrudescence du chômage au cours de l’hiver qui vient.Il ne souhaite pas la reprise de la formule des travaux d'hiver, qui ne donnait pas de résultats efficaces à son avis, préférant d’autres solutions comme la construction de logements à loyer modique ou la rénovation urbaine.Quant à l’utilisation des fonds des régimes de retraite - mise de l’avant la semaine dernière par le Parti québécois - M.Bourassa a dit qu’il y était favorable; mais cette mesure ne lui appa-rait pas collée à la réalité immédiate.étant donné que seuls les nouveaux fonds pourraient être utilisés par l'Etat, les autres étant déjà investis dans divers secteurs.Session Au sujet du programme de la session qui reprend mardi prochain, le chef du gouvernement a indiqué que la première mesure sera probablement celle qui a trait à la protection des consommateurs et à la création d’un Office à cet égard.M.Bourassa espère également pouvoir présenter avant les Fêtes un projet de loi concernant le regroupement scolaire à travers le Québec, y compris sur nie de Montréal.Il n'a pas donné de détails, se contentant d'indiquer que le projet vise à réduire sensiblement le nombre des commissions scolaires, dans un souci de plus grande efficacité.L’Assemblée nationale procédera aussi, par la fusion des ministères de la santé, de la famille et du bien-être social, à la création du ministère des affaires sociales, qui sera dirigé par M.Castonguay.Le chef du parti libéral rejette, d'autre part, la suggestion faite par M.Marcel Masse pour que le minis- tre du travail, M.Coumoyer, soit candidat indépendant dans Chambly.“Je pense que M.Cournoyer, en acceptant d’être ministre du travail, accepte la politique du parti libéral.Donc, je ne vois pas pourquoi il se présenterait indépendant.étant donné qu’il a accepté le programme (libéral) et qu’il va travailler dans un gouvernement.” Convaincu que la solidarité de son parti est sortie intacte de la crise suscitée par les enlèvements de MM.Cross et Laporte, M.Bourassa a dit, à l’instar de M.Choquette, que “les discussions ont été longues, mais elles ont été très franches et toutes les décisions ont été unanimes”.Interrogé à nouveau sur le présumé projet de gouvernement provisoire.le premier ministre n’a rien ajouté à ses propos antérieurs, sauf pour dire qu'il n’y avait rien d’anormal à ce que, dans l’exercice de leurs fonctions respectives, il consulte ou plutôt discute avec des personnalités de l'extérieur du gouvernement, tel M.Claude Ryan.Autrement dit, il n’y a pas là, pour M.Bourassa, de quoi fouetter un chat! Le premier ministre est d’avis, d’autre part, que sa décision de faire appel aux services de M.Jean Cour-noyer a été “largement acceptée” par les députés, les militants et la population.Les conversations qu'il a eues et le courrier qu'il a reçu prouveraient cette assertion! M.Bourassa n’a rien dit de nouveau concernant le FLQ et les recherches policières, si ce n’est que quatre personnes ont été appréhendées en rapport avec les activités de la cellule “communication” du FLQ.Réforme administrative Enfin, le premier ministre a annoncé qu'un comité de direction sur la réforme administrative a été mis sur pied par arrêté ministériel.Le mandat de ce comité sera le suivant: • préparer et soumettre au conseil exécutif un plan d'ensemble de la réforme administrative qui comprendra l’identification des secteurs prioritaires: • coordonner et surveiller la mise en oeuvre immédiate des réformes administratives approuvées par le conseil des ministres; • faire rapport d’ici trois mois sur toutes les études administratives complétées et au sujet desquelles aucune action n’a été prise à ce jour: • faire une évaluation et soumettre un rapport du mandat des consultants en voie d’exécution: • conseiller le gouvernement sur tout projet de réforme administrative.Ce comité sera dirigé par M.Raymond Garneau.ministre des finances.Il comprend six hauts fonctionnaires.à savoir: MM.Julien Choui-nard.qui agira comme président.Guy Langlois.Roch Bolduc.Arthur Tremblay.Michel Bélanger et Paul M.Tellier.qui agira comme secrétaire.lorsqu'il chercha à pénétrer dans son établissement pour porter secours aux sinistrés.Le propriétaire s'est également déclaré très déçu d’une autre amélioration apportée à son hospice, ainsi qu’aux deux autres qu'il administre à Pointeaux-Trembles.Conscient que l’éclairage peut jouer un grand rôle lors d'un incendie nocturne, il avait doublé les veilleuses de sûreté.Mais cette précaution s’avéra semble-t-il inutile, la fumée tamisant la lumière au point de la rendre inopérante.M.Paul Archambault, le directeur général adjoint de la section des personnes âgées du ministère de la famille et du bien-être social a d’ailleurs reconnu au début de l’année la préoccupation de M.Paradis pour ses pensionnaires: “Monsieur Paradis, écrivait-il, s’est toujours préoccupé de satisfaire à toutes nos normes et exigences”.Le ministère avait d'ailleurs visité les lieux il y a deux semaines à peine et les avait trouvé conformes à ses exigences.Il y a trois mois, l’établissement était coté “A” au chapitre de la protection contre l'incendie.Le service local des incendies avait pour sa part porté un jugement semblable lors de l’inspection qu'il fit de l’étabissement, U y a deux mois.Récemment le nombre de pensionnaires avait été ramené à 34 ce qui correspondait aux normes.Il était également normal qu’une seule aide-infirmière soit de service la nuit.Mlle Provencher, après avoir averti les pompiers a fait dit-on également ce qu’elle a pu.Elle fut elle-même hospitalisée souffrant partiellement d'asphyxie.Le maire de Pointe-aux-Trembles, M.Bernard Benoit, qui s’est rendu sur les lieux au cours de la matinée a également affirmé que personne ne devait être blâmé pour cette tragédie.Il a rappelé que l’établissement rencontrait toutes les normes du ministère de la Santé et du Service de protection contre les incendies.Il a ajouté qu’aucune des victimes n’a été calcinée mais que toutes ont succombé à l’asphyxie.Le maire a précisé que le Foyer Bernadette était considéré comme l’un des établissements les mieux tenus à Pointe-aux-Trembles qui en compte 22.L'incendie d’hier a rappelé aux citoyens de Pointe-aux-Trembles un autre sinistre survenu en 1957 alors que 15 personnes avaient perdu la vie dans un autre foyer pour personnes âgées.Le propriétaire de cet établissement avait été par la suite condamné à une amende de $1.000 pour avoir tenu un hôpital privé sans permis.Le fait qu’il s’agissait dans les deux cas d’un hospice et que les incendies ont tous deux causé la mort d’au moins quinze personnes semblent toutefois les seuls rapprochements que l’on puisse faire entre les deux sinistres.On note en particulier toute la différence qui existe entre l’établissement moderne de M.Paradis et le vieil édifice deux fois centenaire qui avait brûlé, il y a treize ans.Dans un télégramme adressé hier aux media d’information.M.Jean-Paul Des-lières.l’administrateur de l’Association des directeurs et des établissements privés de santé et de bien-être, a pour sa part déclaré que le Foyer Bernadette, communément appelé Foyer Paradis, était “un des établissements les mieux tenus”.Après être allée s'enquérir sur place, l’association affirme qu’il s'agit “d’un accident malheureux et nullement imputable au propriétaire”, que l’établissement qui opérait depuis plus de dix ans était “aménagé totalement selon les exigences formulées dès l'origine par la ville et le gouvernement" et que “toutes les normes de personnel et de sécurité ont été respectées et plus encore".L'Association a fait en outre remarquer que les décès avaient été causés par la fumée "comme la chose peut se présenter dans n’importe quel établissement à l'épreuve du feu.qu'il soit privé ou oublie, familial ou corporatif".De son côté le député péquiste de Lafontaine.M Marcel Léger a fait parvenir un télégramme dans lequel il adresse ses condoléances aux familles éprouvées.Il a félicité également les sapeurs et les voisins qui ont prêté leurs concours et leur aide sous toutes les formes, hébergement, vêtements, breuvages, etc.“C'est dans des moments critioues, dit-il.que se révèlent les véritables valeurs de notre population.Par un vote de 152 contre un La loi des pouvoirs d'urgence est adoptée en deuxième lecture OTTAWA (PC) - Les Communes ont adopté, hier soir, par un vote de 152-1.en deuxième lecture, la “loi de 1970 sur l’ordre public”, destinée à contrer la crise québécoise.Tous les députés présents en Chambre.à l’exception du conservateur David Macdonald (Egmont) se sont prononcés en faveur de ce projet de loi.introduit par le ministre de la Justice.M.Turner.M.Macdonald avait plus tôt.au cours du débat, annoncé qu’il voterait contre l’adoption du bill, précisant que rien dans ce que les ministres avaient déclaré jusqu’ici à l’appui de cette législation la justifiait.H avait dit qu’il avait appuyé l’adoption de la loi sur les mesures de guerre, le 1er octobre, mais que depuis il l’avait regretté.Ce projet de loi qui a été présenté aux Communes, lundi, maintient dans l’illégalité le Front de Libération du Québec, ou toute autre association du genre, mais permet à toute personne arrêtée de recourir sans délai à ses avocats et d’être libérée dans les trois jours, si aucune accusation n'a été portée contre elle.Cette loi restera en vigueur jusqu’au 31 avril 1971.Son application pourra , toutefois être levée ou prolongée, avant ou après cette date, sur le consentement des Communes et du Sénat.Cette législation avait été promise par le gouvernement Trudeau, le 19 octobre, peu de temps avant que les Communes n'entérinent, par un vote de 190-16, la décision du cabinet de recourir à la “Loi sur les mesures de guerre” pour contrer la crise québécoise engendrée par les terroristes du FLQ qui ont enlevé le diplomate britannique James Cross ainsi que le ministre québécois Pierre Laporte, retrouvé assassiné le 17 octobre.Les Communes étudieront aujourd'hui, en troisième lecture, cette législation provisoire qui lèvera l’application de la loi sur les mesures de guerre, une fois adoptée et sanctionnée.Hier, au cours du débat, le secrétaire d’Etat du Canada.M.Gérard Pelletier, a précisé que le gouvernement avait longuement considéré les révélations de l’ex-président du Conseil exécutif de Montréal.M.Lucien Saulnier, en mars 1969.au sujet de l’existence d’un vaste complot visant à renverser l’ordre établi au Québec.Toutefois, a ajouté M.Pelletier, après avoir étudié tous les faits révélés par M.Saulnier.le gouvernement a conclu qu’il ne possédait pas de preuves suffisantes pour engager des poursuites contre les présumés auteurs de cette opération.Le secrétaire d’Etat a aussi dénoncé rigoureusement l’attitude du chef du Ralliement créditiste.M.Caouette.vis-à-vis les membres du FLQ.Ce dernier a réclamé à plusieurs reprises que les ravisseurs de MM.Cross et Laporte soient capturés et fusillés.Il a accusé le chef créditiste de tenir un langage irresponsable et indigne des nations civilisées.“Il préconise les mêmes méthodes monstrueuses que celles du FLQ et s’abaisse au même niveau que ces gens”, a commenté le secrétaire d’Etat.De son côté, l’ancien premier ministre conservateur John Diefenbaker a blâmé le chef du gouvernement canadien.M.Trudeau de laisser entrer au pays des révolutionnaires comme l’est, selon lui.Raymond Hewitt, qui s’identifie comme le ministre de l’éducation du groupe des Black Panthers des Etats-Unis.Ce dernier vient d’obtenir des autorités canadiennes la permission de s’adresser aux étudiants de l’U niversité de Winnipeg.M.Diefenbaker a soutenu que des personnes de son calibre ne devraient pas pouvoir venir prêcher la révolution au Canada notamment par ce temps de crise.Pour sa part M.David Lewis (NPD -York-Sud) a dénoncé les abus de pouvoir perpétrés, selon lui.par les forces de l’ordre depuis la proclamation de la loi sur les mesures de guerre, le 16 octobre dernier, à la demande du gouvernement Bourassa et du maire Jean Drapeau qui appréhendaient une insurrection Il a soutenu que les membres de son parti avaient raison de douter de l’efficacité de la loi sur les mesures de guerre.étant donné que la grande majorité des personnes arrêtées ont été relâchées.n’étant pas coupables d’activités terroristes.En soirée, peu de temps avant que ne soit mise aux voix la deuxième lecture du bill.M.PaulGervais (L - Sherbrooke) a reproché aux députés anglophones de l’opposition de ne pas comprendre ce qui se passe actuellement au Québec.R a soutenu que la grande majorité des Québécois acceptaient les inconvénients des mesures de guerre, étant donné qu’elle se sentait menacée par les terroristes."Aujourd’hui, c’est le FLQ.mais demain.ce pourra être le FLCB ou le FLO.Front de Libération de la Colombie-Britannique et Front de Libération de l’Ontario”, a-t-il lancé en guise d’avertissement .Chargements ferroviaires Au cours de la semaine terminée le 14 octobre, le nombre de wagons chargés de fret payant au Canada s'est accru de 12.3% pour atteindre 77,080 contre 68,647 durant la période correspondante de 1969.Cette aumen-tation est due entièrement aux chargements effectués dans l'Ouest, où le nombre des wagons a augmenté de 34.0% pour se chiffrer à 33, 527, tandis qu’à l’est de la Tête des lacs il a diminué de 0.2% pour tomber à 43,553.Le nombre de wagons chargés depuis janvier a augmenté de 6.67t> pour se chiffrer à 3,032,368 contre 2,844.009 durant la période correspondante de 1969.Dans l’Ouest, 1,179,503 (+9.0%) et dans l’Est, 1,852,865 (+ 5.2%).(BFS) Laissez-vous griser par ce quatuor allemand: Liebfraumilch vin du Rhin No 537C $3.00 Bernkasteler vin de la Moselle No 537A $3.00 Moselle mousseux "SEKT" No 588D $4.95 Niersteiner vin du Rhin No 538G $2.75 Maintenant sous nouvelle administration André Lelarge, directeur vous convie comme par le passé à visiter: Déjeuners d'Hommes d'affaires et dîners tous les soirs à partir de $1.95 jïTCCïSFv Pub Irlandais L'Initiation Disco-Club Réservations: 866-6492 Hôtel La Salle 1240 rue Drummond Montréal Stationnement GRATl t LE DEVOIR Page Montréal, vendredi 6 novembre 1970 -"Face à l’Assurance- ' Maladie d’État" / fiez-vous au \~if'ecrélanal fyYleJical CDoslaler y Reconnu et retpec*e par la _ Profettion Médicale du Québec ^ • Quiconque se rendait, hier, au 12.355 rue Parent, à Pointe-aux-Trembles.avait peine à soupçonner qu’un grave incendie venait d’y causer la mort de 17 personnes.Pour éviter tout acte de vandalisme.la Sûreté de l’endroit avait fait placarder, en matinée, les fenêtres privées de leurs panneaux vitrés depuis que les pompiers les avaient fait voler en eclats pour permettre à la fumée de sortir.On aperçoit ci-contre l’arrière de l’édifice, formé de deux duplex semi-détachés revêtus en briques.C’est de ce coté que les secouristes ont fait évacuer la maison.C’est également à quelques pas vers la gauche que se trouve la résidence du propriétaire.U.Lucien Paradis, qui a été parmi les premiers à intervenir.En bas.on aperçoit une des chambres de l’hospice Il appert que la fumée, bien plus que le feu confiné au sous-sol a causé des doi nmages dans ce sinistre.(Photo Le Devoir par Claude Léger) ¦H Ü 1 mm wâmm ¦ ¦ co LU 3 organisée par La Société Saint-Jean-Baptiste DE MONTRÉAL le samedi 7 novembre 1970 de 9 hres 30 à 1 7 heures Collège Marie-Anne 100 est, rue Sauvé Montréal Renseignements: 866-1761 Invitation à tous les Québécois qui veulent la reforme du système électoral.AUCUN FRAIS D'INSCRIPTION VIENT DE PARAÎTRE.AUX ÉDITIONS DE JOUR > INDÉPENDANCE ET MARCHE COMMUN QUÉBEC — ÉTATS-UNIS par RODRIGUE TREMBLAY .• Un ouvrage provocateur qui illustre les pertes substantielles que le Quebec subit a I intérieur du marche commun canadien: • Une solution séduisante pour accroitre le niveau de vie québécois.' .•, Un livre important.Jr En venté partout à $2.50 - Distribué par le Service des Messageries des Éditions du Jour, 1651, Saint-Denis, Montréal 129 - Tel.: 849-8328.(si la ligne est occupée: 849-2228) EDITIONS DU ?r oxnr.Président et directeur général Jacques Hébert Lettre au directeur du Devoir 4 • Le Devoir, vendredi 6 novembre 1970 éditorial /.e "précédent" international du gouvernement Bourassa S’il faut en croire le ministre québécois des institutions financières.M.William Tetley.le gouvernement Bourassa aurait créé un précédent international en refusant de négocier avec le Front de libération du Québec alors que la vie d’un membre du cabinet était en danger.Ce gouvernement, si peu maître de son territoire qu’il a dû en confier la garde aux forces armées fédérales, aurait de lui-même tracé la voie et donné l’exemple aux divers Etats du monde! Ces propos incroyables tiendraient de l’opérette, s’ils ne faisaient si tragiquement peu de cas du diplomate James Cross, dont la vie dépend encore du FLQ.Une analyse sommaire des enlèvements politiques depuis le rapt célèbre de l’ambassadeur américain Elbrick à Rio de Janeiro, révèle que ce n'est pas un "principe”, fut-il celui de la résistance au “chantage”, mais des intérêts politiques sinon des considérations humanitaires qui ont dicté aux gouvernements les décisions dramatiques qu’ils durent prendre.Non seulement le gouvernement Bourassa.avec son “précédent Laporte”, n'impressionnera-t-il pas plus les gouvernements étrangers que les Québécois, mais on peut s’attendre que d'autres jalons juridiques et politiques, bien différents, seront posés dans l’avenir par les divers gouvernements aux prises avec des choix aussi déchirants.Le député libéral de Notre-Dame-de-Grace ne doute pas que le Québec sera fier de son gouvernement, du premier ministre Bourassa et du ministre de la justice Jérôme Choquette.“Nous avons été un des premiers gouvernements du monde à dire "NON" aux terroristes et nous l’avons fait alors que la vie de l’un des nôtres que nous connaissions si bien était en danger, déclare-t-il.Dès maintenant, lorsque les gouvernements seront soumis au chantage, ils auront un précédent pour se guider.” L'histoire récente des enlèvements politiques enseigne au contraire que d’autres précédents ont été posés, contradictoires, dont un impliquant justement un ministre.Dans les autres cas d’enlèvements qui hélas ne manqueront pas de survenir dans les prochaines années, bien diverses seront vraisemblablement les attitudes des gouvernements.Ainsi le gouvernement du président Montenegro au Guatemala, en pleine guerre avec les “Forces armées rebelles", a accepté de libérer le guérillero Jose Vincente Giron Calvilho pour sauver la vie de son ministre des affaires étrangères Alberto Fuentes Mohr.Ce gouvernement n’avait pas la réputation d’être “mou”: on lui impute au contraire des exécutions massives de paysans, y compris au napalm, qu’on suspectait de sympathie à l’endroit des révolutionnaires.Le même gouvernement n’a pas craint de s’effondrer en acceptant de libérer trois ou quatre “prisonniers politiques" en échange de la libération de l’attaché américain Sein Michael Holly.Le refus du président élu du Guatemala, le colonel Carlos Arana Osorio, de négocier la libération de 24 prisonniers contre la vie de l’ambassadeur ouest-allemand Karl von Spreti.exécuté par les rebelles le 5 avril dernier, n’a pas mis fin aux enlèvements en Amérique latine.Le gouvernement de Bonn, qui était prêt à payer la rançon, créait à cette occasion un précédent chez lui.pour le cas où il serait sommé de libérer des détenus en échange d'otages.Le gouvernement du Brésil n’a rien à envier à la férir .>té du gouvernement Bourassa: seul Ottawa semble au contraire ignorer jusqu’à quelles tortures ses services de sécurité recourent pour y préserver la démocratie.Pourtant.Brasilia a libéré 15 prisonniers pour sauver la vie de l’ambassadeur américain Charles Burke Elbrick.puis cinq autres pour éviter la mort du consul japonais Nobuo Okuchi.et finalement 40 détenus contre la vie de l’ambassadeur ouest-allemand Ehrenfried von Holleben.L’Argentine au contraire a dit non aux terroristes.Le consul paraguayen.Walde-mar Sanchez, que le dictateur Alfredo Stroessner avait abandonné à son sort, refusant même par écrit de verser un sous de rançon, a été libéré sain et sauf, même si ses ravisseurs n’ont pas obtenu la libération de deux "prisonniers politiques”.Cette fermeté n’a pas empêché que, peu de jours plus tard, on tente d’enlever l’attaché commercial soviétique Pivovorov.Elle n'a pas non plus empêché le pays voisin de connaître plusieurs enlèvements: après avoir relâché un ami personnel du président de l’Uruguay, les Tupamaros.devant son refus de négocier, n’ont pas hésiter à tuer le policier américain DanMitrione.• Ni le refus de négocier ni l’acceptation de conditions “terroristes” ne semblent donc avoir d’influence décisive sur le développement de la guérilla, urbaine ou rurale, ou sur le recours à des méthodes comme l’enlèvement politique.Le premier ministre du Canada n’a pas condamné d’ailleurs d’une façon absolue l’emploi de telles méthodes.“Il y a peut-être des lieux dans le monde où la loi est si inflexible et si impitoyable qu’on peut songer à de tels recours”.disait-il dans sa déclaration télévisée du 16 octobre.Or.les cas récents d’enlèvement enseignent que même les régimes “durs” n’ont pas tous la même attitude dans de si cruels dilemmes: les uns acceptent de négocier.d’autres non.Pourquoi faudrait-il que ce soit des régimes “civilisés”, où la prospérité et la liberté sont supposé freiner la multiplication du terrorisme, qui se targuent de créer les précédents juridiques et politiques de l'inflexibilité?Aurait-il abso- lument fallu que Pierre Laporte soit ministre dans le cabinet brésilien ou guatémaltèque pour ne pas être sacrifié au refus du chantage politique?On peut espérer au contraire que les Etats ne se laisseront pas tous enfermer dans une telle politique.Si impitoyables que leurs conflits aient pu être, les Etats depuis longtemps ont appris à échanger des prisonniers.Plus récemment, ils ont accepté d’échanger des “espions”.Pourquoi faudrait-il qu’aucune forme de droit ne soit acceptable dans la “guerre de guérilla” ou ses manifestations mineures comme le terrorisme?Un pays comme Israël accepte déjà de libérer des fedayine pour ramener chez lui ne serait-ce qu’un seul citoyen.Au reste, même si tous les gouvernements du monde refusaient de négocier avec des groupes terroristes, ils n’auraient vraisemblablement pas davantage assuré leur sécurité ni celle des diplomates étrangers à qui ils doivent une assistance spéciale.Si les enlèvements deviennent “non rentables”.vont-ils cesser pour autant?Y aura-t-il moins d’exécutions?Ne recourera-t-on pas à des coups encore plus spectaculaires sinon plus sanglants?• Aussi longremps qu’il y aura des "‘prisonniers politiques”, que cette expression plaise ou non.tant que les Etats les traiteront comme des criminels de droit commun, il risque d’y avoir des enlèvements ou d’autres drames semblables.Les vieilles catégories royales du code criminel, comme le crime de trahison, ne peuvent rendre compte des phénomènes modernes de dissidence.Combien de Soviétiques, de Hongrois ou de Tchécoslovaques ne donnent plus leur allégeance à des régimes étrangers?Toutes les polices du monde n’y feront rien.Pourquoi ne pas forger un droit à la mesure de ces problèmes?Au Canada, le gouvernement tient le FLQ pour un groupe de bandits et d’assassins.Ces dissidents se réclament au contraire d’une lutte politique.Dans cette perspective.la libération de James Cross, même sans contrepartie gouvernementale, ne serait pas un précédent international, mais n’en aurait pas moins un grand retentissement local et mondial.D’autres vies humaines en dépendront à travers le monde, vie de révolutionnaires prisonniers, vie de diplomates ou d’hommes d’Etat épargnées.Qui ne voit qu’il y a là une importante relation humanitaire à sauvegarder?Jean-Claude LECLERC bloc-notes Un précédent pour tout rOntario français i- » La Commission scolaire d'Ottawa, à forte majorité anglophone, vient d'accepter, par un vote de 10 à 6 -avec Une abstention le principe de l'école homogène française pour les étudiants francophones du niveau secondaire de son territoire.Cette décision signifie que.chaque fois que les statistiques démographiques justifieront la création d’une école pour les élèves francophone^ de la neuvième à la treizième année, cette école devra non seulement être accordée mais réservée uniquement à l'enseignement en français Dans l’immédiat, on règle ainsi la controverse qui s’était élevée à propos de la nouvelle école secondaire que les francophones désirent obtenir dans le sud-est d’Ottawa.Cette école devra éventuellement être accordée.Le conseil consultatif francophone l’a demandée pour septembre 1972, alors que la population étudiante française de niveau secondaire atteindra les 1.300.Mais, c’est à plus long terme que cette décision prend toute son importance Il ne sera plus question, en effet, de reprendre les sempiternels débats sur les droits scolaires de la minorité dans la capitale canadienne.On pourra encore discuter d'emplacements d'écoles, de calendriers de construction ou d’aménagement de locaux, mais, au moins, les francophones seront sur le même pied que les anglophones à cet égard On devrait cesser de parler d’écoles bilingues ou de cohabitation d’élèves anglophones et francophones sous un même toit.On peut même dire de ce geste de la commission scolaire d’Ottawa qu'il constitue un précédent pour tout l’Ontario français.En effet, on a donné au fameux bill 141 une interprétation qui devrait faire jurisprudence.On devrait dorénavant accepter un peu partout, à travers la province.que les commissions scolaires n'ont pas le choix d’accorder ou de ne pas accorder une école française quand le nombre d'étudiants francophones le justifie.En d’autres termes, à l’avenir, les critères pour l'octroi d’une école française homogène devraient être exactement les mêmes que ceux déjà acceptés pour la création d'une école anglaise.De toute façon, on peut espérer que le ministre ontarien de l’éduca- tion sera amené à clarifier au besoin sa loi scolaire pour assurer une ligne de conduite uniforme dans tout l’Ontario.On réalisera, sans doute, qu’il est préférable d’avoir les situations bien claires et de ne pas trop laisser à la discrétion locale lorsqu’il est question de protéger des droits aussi importants que ceux du choix de la langue d’enseignement.Le courage des conseillers scolaires Autrement, on exige vraiment trop de courage des commissaires d’écoles.au moins dans certaines régions.Les contribuables sont faciles à ameuter contre l’octroi d’une école française, surtout quand on peut dresser devant eux le spectre d’une hausse de leurs taxes scolaires.En réalité, il a fallu une bonne dose de courage aux commissaires anglophones d’Ottawa pour en arriver à la décision qu’ils viennent de prendre.Et il convient de le mentionner, car c’est tout à leur honneur.Ces commissaires ont été l’objet de pressions très considérables d'un grand nombre de leurs compatriotes.Le débat a été.par moments, très passionné.Un référendum dans la population aurait probablement été négatif et quelques-uns des commissaires favorables à la résolution pourraient fort bien ne pas être réélus lors du prochain scrutin.C’est d’ailleurs pourquoi, même s’il y a lieu d’espérer que l’initiative des commissaires d’Ottawa fera jurisprudence pour tout l’Ontario, nous répétons qu’il serait probablement préférable qu’on clarifie la législation.Des débats chargés d’émotivité comme ceux dont on vient d’être témoin à Ottawa ne sauraient contribuer à accroître l’harmonie entre les deux communautés ethniques.Il faut chercher à les éviter autant que possible.Grands progrès à Ottawa Pour en revenir à Ottawa, il faut souligner que c’est la deuxième victoire majeure en autant d’années pour la minorité francophone au niveau scolaire.L'Ecole secondaire Champlain, dans l'ouest de la capitale.est en train d’être transformée d’institution anglaise en institution française.Cette transformation progresse même plus rapidement qu’on l'avait espéré au départ puisqu’on y compte déjà cinq cents francophones sur une population de onze cents étudiants.Il est possible que cette école devienne entièrement française dès 1971 ou.au plus tard, dès 1972.Dans la région sud-est de la capitale.qui a été à l'origine de la décision dont nous parlons dans cet article.on ne sait pas encore si l'on attribuera aux francophones une des quatre écoles secondaires actuellement aux mains des anglophones ou si l’on construira un nouvel édifice.La première solution serait la plus économique, d'autant plus qu’on pourrait regrouper tous les anglophones dans trois des quatre écoles existantes.On a surtout envisagé jusqu’ici justement de convertir une de ces quatre écoles en école française, soit l’école Hillcrest.Cette école serait de dimension idéale pour répondre au groupe d'étudiants francophones qu’on veut accommoder.Malheureusement.les parents des étudiants anglophones qui fréquentent présentement l’institution n’entendent point la céder pour aucune considération.C’est le débat qu’on avait connu pour l’école Champlain, dans l’ouest, qui reprend.Il ne nous appartient pas de suggérer de solution concrète aux commissaires d’écoles.Devant le courage qu’ils ont manifesté lors de l’adoption de leur résolution de lundi soir, nous sommes naturellement porté à leur faire pleine et entière confiance.Le président de l’organisme.M.Ken Boucher (un anglophone).a demandé aux francophones de ne pas se montrer trop impatients.Il est bien sûr qu’il faut éviter.dans toute la mesure du possible.de détériorer un climat déjà fort tendu.Mais puisque l'on a reconnu un droit à la minorité française.il est également important de prendre les mesures qui s'imposent pour y donner suite dans le concret le plus tôt possible.On devrait avoir amplement le temps de fournir cette école française pour la date indiquée de septembre 1972.Vincent PRINCE L’hécatombe de Pointe-aux-Trembles L’incendie qui a fait dix-sept victimes au Fover Sainte-Bernadette dans la nuit de mercredi à jeudi démontre que les autorités doivent prendre des mesures de sécurité exceptionnelles pour les hospices de vieillards.Lors de certains désastres antérieurs, on a constaté que les règlements de sécurité établis par le ministère de la famille et du biep-être social n’étaient pas observés.mais tel ne semble pas avoir été le cas au foyer de Pointe-aux-Trembles.Après le sinistre survenu à Notre-Dame-du-Lac.où 38 personnes avaient péri, l’an dernier, le ministère responsable de la surveillance de ces établissements avait adopté des normes plus sévères.Selon les renseignements publiés hier, le Foyer Sainte-Bernadette avait fait l’objet d’inspections durant les der- niers mois, et les recommandations formulées par les inspecteurs avaient été suivies à la satisfaction des autorités concernées.L’institution classée “A” était donc considérée comme excellente sur le plan de la sécurité contre l’incendie.Ces précautions n’ont pas empêché l’hécatombe.Il semble aussi que les secours sont arrivés rapidement, et que c’est le dévouement des secouristes qui a permis de sauver plusieurs vieillards.Cet incendie est survenu peu après la publication du cinquième rapport de la Commission Castonguay-Nepveu qui a souligné l’insécurité des établissements privés dans le domaine du bien-être.Sur le plan de la sécurité, un bon nombre d’hospices pour vieillards dans la province comportent probablement plus de dangers que n’en comoortait le Foyer Sainte-Bernadette.L'es autorités devront donc adopter des règlements plus sévères.Quels que soient les moyens de sécurité observés, soit quant à la construction et à l’aménagement des lieux, ou encore au sujet du système de chauffage, il faut tenir compte du fait que dans un asile de vieillards le moindre incendie est dangereux, car les pensionnaires sont en partie des impotents qui ne peuvent sortir par leurs propres moyens et qui risquent d’être asphyxiés.La surveillance Dans ces conditions, il faudrait que le personnel de surveillance soit suffisant non seulement pour répondre aux besoins normaux, mais aussi pour faire face aux cas d’urgence, notamment durant la nuit.Au Foyer Sainte-Bernadette, il n’y avait qu’une surveillante durant la nuit, et cela répondait aux exigences du ministère La preuve est faite que c’est insuffisant.Avec l’augmentation du nombre des vieillards que l’on prévoit durant les prochaines décennies.l’Etat doit prendre des dispositions pour l’aménagement d’un nombre suffisant de maisons de retraite dont la sécurité réponde pleinement aux besoins particuliers des vieillards.Il faudra que ces établissements soient construits à l’épreuve du feu.ce qui suppose des règlements de construction plus sévères que ceux d’aujourd’hui, et il faudra aussi que le personnel soit suffisant, même durant la nuit, pour faire face à toutes les urgences.Le rapport Castonguay-Nepveu recommande que le gouvernement provincial cesse graduellement de subventionner les établissements hospitaliers et de bien-être à but lucratif, mais ne voit pas d’objection à ce que des entrepreneurs privés aient le droit d'héberger des personnes âgées Suite à la page 6 Le testament politique de Pierre Laporte Les auteurs de cette lettre sont des amis et des collaborateurs de Pierre Laporte.Quelques-uns de ceux-là dont il s’entourait immédiatement dans son travail et sa vie d’homme politique.Nous n’avons pas la prétention de représenter tous les amis de Pierre Laporte.Mais nous sommes parmi ceux qui étaient le plus près de l’homme depuis plusieurs mois ou années.C’est à ce titre et à ce titre uniquement que nous vous livrons le présent témoignage.Nous nous adressons au “Devoir” car personne n’ignore les liens qui rattachaient Pierre Laporte à ce journal et cela, comme vous le rap-peliez vous-même récemment, malgré votre position ouverte en faveur de Monsieur Robert Bourassa au congrès libéral de janvier.Deuxièmement, et ce qui est plus important, votre journal est une des rares publications canadiennes, sinon la seule, qui ait visiblement travaillé d'arrache-pied à conserver une certaine lucidité à l'heure actuelle, malgré les événements qui invitent à des réactions moins sereines pour ou contre les autorités.S’il est vrai que “Le Devoir" avait perdu une certaine audience ces dernières années, à nos yeux il a maintenant fait la preuve de sa bonne foi de façon péremptoire.Nous avons perdu un chef et un ami dans les circonstances que l’on sait.Durant la semaine qui s’est écoulée entre son enlèvement et sa mort, les jours et les nuits se confondaient.Les maigres moyens dont notre petit groupe disposait réuni dans une chambre d’hôtel, ont tous été mis en oeuvre pour tenter de le sauver.Pour nous qui étions ses proches, qui pouvions mieux que quiconque déchiffrer le • Tandis que le Québec émerge avec peine de la crise des dernières semaines.nous recevons d’un groupe d’hommes qui furent très proches de Pierre Laporte une lettre inspirée, entre autres.de conversations que certains d’entre eux eurent avec le ministre assassiné.quelques jours avant son enlèvement.Cette lettre, datée du 30 octobre, a été signée par MM.Pierre L.Lapointe.René Gagnon.Michel Lemoine et Luc Beauregard au nom d’un groupe "d’amis de Pierre Laporte".langage de ses lettres et en saisir l’urgence, il n’y avait pas d’alternative: à ce stade, il n’y avait qu’une solution et ce n’était pas celle qui flattait l'orgueuil de l’Etat Nous avions peut-être tort.Mais le risque d’avoir raison en valait la peine.Nous, qui passions des nuits entières à prévoir les lendemains qu’annonçaient diverses interventions sibyllines.ne parvenions pas à croire l’effroyable destin que de jour en jour et d’heure en heure on était en train de tracer.D’où notre double intervention publique au cours de cette fameuse semaine.D’abord, un message à Pierre lui-même, dans lequel nous l'assurions que le groupe était là et qu’il faisait pression.Si ce dernier était informé de ce qui se passait.il pouvait tirer ses propres conclusions.Puis, une douzaine d’heures plus tard, dans la nuit de mercredi à jeudi, nous élargissions notre cercle pour lancer un appel au nom des Amis de Pierre Laporte.Nous avions peut-être tort dans notre refus de l’alternative.nous avions peut-être raison.Notre propos n’est pas de distribuer les blâmes.Nous avons tous encore le nez trop collé sur les événements pour définir les jugements qu’on voudrait voir retenus par l’histoire à l’endroit de nos gouvernements, des ministres et députés libéraux collègues de Pierre Laporte.Les héros de ce drame resteront peut-être encore longtemps partagés en plusieurs équipes.A ce stade cependant, nous croyons de notre devoir d’hommes de réitérer notre position exprimée au cours de notre conférence de presse nocturne d’il y a deux semaines.D’une part, il faut saisir cette occasion pour faire face carrément à l'urgence d’un redressement social.A cet égard, le Livre blanc de Pierre Laporte.qui avait valu à l’aspirant à la chefferie les commentaires les plus élogieux du “Devoir”.pourrait constituer le document idoine pour jeter les bases de la réforme.Désormais.c’est le sens que prendra l’action de certains d’entre nous au sein de notre parti.D’autre part, il y a toujours la vie d’un homme en jeu et nous renouvelons pour lui l’appel que nous lancions à la fois pour Pierre Laporte et pour lui il y a deux semaines.Certains d’entre nous ont identifié le cadavre de Pierre Laporte à la morgue dans la nuit du 18 octobre.Nous aurions tout pour être revanchards.Mais le serions-nous qu il y aurait toujours le temps pour cela.Ce qui compte pour l’instant, c’est toujours la vie d’un dénommé Cross que nous ne connaissons pas et c’est celle du Québec que nous connaissons.¦ lettres au DEVOIR A la suite de l’éclatante victoire de M.Drapeau, il sera intéressant de surveiller le pouls de la politique montréalaise au cours des prochains mois.La campagne électorale nous a, en effet, laissé à la bouche, un goût amer qui pourrait désillusionner ceux qui croient encore à la démocratie.Au cours de sa campagne, M.Drapeau s’est souvent présenté comme le "Sauveur ” de l'ordre et de la démocratie dans une ville assiégée par la terreur et l’anarchie.Il est toutefois regrettable que ses gestes n'aient pas été à la hauteur de sa philosophie.Car M.Drapeau nous a révélé, lors des derniers jours, un aspect bien profond de sa personnalité qu’il avait su difficilement, jusque-là, maîtriser au fond de lui-même: ses tendances nettement dictatoriales qui l’amenèrent à poser des gestes déplorables mais sans équivoque.Ce fut d’abord le limogeage des conseillers qui avaient osé s opposer aux vues de Monsieur le Maire; puis les déclarations intempestives autant qu’inopportunes au sujet du FRAP et de certains complots que tramaient les anti-démocrates Quels sont les motifs qui ont pu inciter M.Drapeau à utiliser ces méthodes si peu héroïques et di- Un coup bas au FR A P gnes du gouvernement fédéral?Est-ce vraiment l’absolue nécessité d’un gouvernement municipal fort qui saurait maîtriser les éléments gauchistes et même révolutionnaires de la population métropolitaine?Est-ce effectivement un désir du maire de mener son peuple sur la voie de la prospérité et du salut qu'il semble être le seul à connaître et à posséder?Ou est-ce plutôt l’incertitude des autorités en place face à la réaction des 82% de Montréalais locataires qui participaient pour la première fois à l’élection de leurs magistrats?Nous croyons plus volontiers à cette dernière hypothèse Depuis dix ans.M.Drapeau a toujours été élu par une minorité de propriétaires qui, étant nécessairement dans une meilleure situation financière que l’ouvrier de Saint-Henri, pouvait se permettre le luxe d'une exposition universelle et de jeux olympiques.Dans cette politique de prestige, le pauvre, qui pouvait en être la victime et même s’y opposer, n'avait qu’à se taire et payer la note.Cette année, la situation était différente.Pour la première fois, le peuple accédait à la démocratie et avait véritablement droit de cité.M.Drapeau semble avoir trouvé le poids de cette justice trop lourd pour ses épaules.Non seulement a-t-il dû asséner un "coup bas" au FRAP mais il a.en nlus brandi la menace du terrorisme et de l’anarchie se posant comme la solution à tous les maux Appuyé tacitement dans ce terrorisme moral par son grand fère du gouvernement fédéral et le puîné du gouvernement provincial, M.Drapeau a facilement atteint son but, le pouvoir Il est dangereux pour une société qui se veut démocratique d utiliser les moyens mis en oeuvre par M.Drapeau à Montréal lors de la dernière élection En plus de révéler de graves malaises internes, cette démagogie qui empêche le citoyen de se prononcer ludicement sur une alternative qui en fait n’en est plus une, peut, dans une situation différente, se retourner contre ceux qui la manient si bien.M.Drapeau s'est souvent manifesté comme un fin psychologue de la masse; il sait très bien que celle-ci n’a pas d’opinion mais que des émotions.Il a su exploiter à fond la situation pour atteindre le pouvoir.Et vie la démocratie.du moins aussi longtemps qu elle nous maintient au sommet! Jean-Pierre PROULX Ottawa.27-10-70 La reconnaissance de la Chine rouge: une erreur d'Ottawa "Le Canada vient d’établir des relations diplomatiques avec la Chine communiste”.Voilà en quels termes la radio du monde rapportait ce dernier développement dans l’histoire diplomatique (!) du Canada.Le lendemain, l'ambassadeur de la République quittait le Canada non sans avoir protesté énergiquement, mais assurant le peuple canadien que son pays demeurait l’ami des Canadiens.A mon tour, comme ami de la Chine et comme Canadien, je viens contester le bien-fondé d’un tel geste de la part du Canada Votre gouvernement établit maintenant des relations diplomatiques avec les usurpateurs du pouvoir, faisant fi des avertissements répétés du gouvernement officiel de Chine, celui de Taipei.L’exemple des pays qui ont reconnu un tel régime n’aura pas servi: le Canada veut faire l’expérience de l’Angleterre et de la France, un peu comme l’adolescent en crise de personnalité.C’est une gaffe diplomatique qui certainement ne servira guère votre pays.Plusieurs Canadiens renseignés, les services de sécurité nationale et bien d'autres organisations anticommunistes ont averti votre gouvernement à plusieurs reprises L’Ambassade de la Chine rouge au Canada de- (.) Si solidaires que nous soyons avec tous les témoignages de sympathie présentés aux membres de la famille Laporte, si justifiés que soient notre indignation devant la violence et notre refus d'en admettre la légitimité dans notre contexte politique, nous n'avons pas le droit d’oublier que, dans une société, les gestes de violence sont très souvent les symptômes alarmants d'un organisme social malade et les contre-coups aveugles à des formes plus subtiles de violence morale viendra un nid d’espions d’où partira une propagande subversive bien orchestrée.(.) Cest par pitié pour les 770 millions de Chinois qui n’ont pas voix dans les affaires internationales.dit-on, qu’on a reconnu le régime Mais ces 770 millions ravant: les quelques centaines d'opportunistes qui contrôlent le pays décideront de tout sans consulter personne Et gare à ceux qui voudraient “contester”! L’argument tiendrait si le peuple chinois avait librement choisi le communisme comme “sa” forme de gouvernement.Mais ce n’est pas je cas.Si les Chinois avaient choisi le communisme j’aurais admis le geste du Canada.Je suis en cela disciple de Jefferson.Et c’est pourquoi je proteste si énergiquement.L’esclavage d’un peuple n'est pas pour moi.Dieu merci! Et le peuple de Chine communiste est esclave d’une poignée d’anciens brigands, pour ceux qui connaissent un peu l’histoire de Chine.Le gouvernement canadien a été dupe.Oui.il a été dupé par les “sinologues de salon", ces gens qui ont peut-être étudié l’histoire de la Chine et sa civilisation, ces gens qui ont vécu quelques heures ou quelques semaines en Chine et s’accaparent du titre de spé- Nuancer ses réactions et d’injustice sociale.Mais pour le reconnaître et ne pas céder aux tentations de l’indignation pharisàique.il fallait a un journaliste beaucoup de lucidité afin de toujours faire le partage entre les gestes inadmissibles de certains terroristes et les légitimes aspirations du peuple québécois, un immense courage pour ne pas céder au climat de panique générale trop sovent encouragé par des affirmations démagogiques, un sens aigu de la dignité numaine et du respect de soi pour ne pas cialistes.Il a été dupé aussi par la propagande intelligente de Pékin Tout ceci tient du dilettantisme et de la fumisterie.Ceux qui ont vécu en Chine territoriale avant l’esclavage en connaissaient davantage que n’importe lequel des diplomates ou sinologues de salon.On ne les a pas entendus.Comme d’ailleurs ont fait la sourde oreille à ceux qui résident aujourd’hui à Formose.dans la République de Chine, après avoir vécu ou non sous le régime communiste en Chine.Que peuvent-ils bien connaître ces gens, ces missionnaires qui ont passé leur vie auprès des Chinois qu’ils aiment?On s’en fiche éperdument.Ce que l’on veut c’est vendre son blé, "faire le grand”, penser en adulte.(.) Le geste étant posé, le Canada ne peut revenir sur sa décision.Souhaitons seulement qu’il ne le regrette pas trop.Mais je me permets d’en douter.Je le souhaiterais même pour que le peuple canadien ouvre les yeux sur la justesse de sa représentation dans le gouvernement.Pierre LEBRUN, c.a.v.Taichung Taiwan République de la Chine libre, 25-10-70.renoncer, en dépit des circonstances tragiques, aux perceptions réfléchies des situations d’injustice réelle.Il faut être reconnaissant à un des maîtres à penser de notre littérature journalistique.M.Claude Ryan, d’avoir su lever l’ambiguité de ia situation dans les éditoriaux historiques qu’il nous a livrés en ces jours sombres.Jacques LALONDE montréal.21-10-70 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier: Arthur Lefebvre LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est au no 434 est, rue Notre-Dame, Montréal.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont Inc., à 9130 rue Boivin, Ville LaSalle.Seule la Presse canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans "Le Devoir''.ABONNEMENTS: édition quotidienne, Canada: 12 mois: $28.00; 6 mois: $15.00; 3 mois: $8.00.À l'étranger: 12 mois: $40.00; 6 mois: $22.00; 3 mois: $12.00.Édition du samedi: 12 mois: $10.00.Courrier de la deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal - Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844 3381 des idées des événements des hommes Le Devoir, vendredi 6 novembre 1970 • 5 Le gouvernement et les négociations La rémunération des médecins pose un problème sérieux par RAYMOND GARNEAU, ministre des finances Le ministre québécois des finances, M.Raymond Garneau, a exposé lundi le 26 octobre devant la Chambre de commerce de Sainte-Foy, la position du gouvernement de Québec dans ses négociations avec les professionnels de la santé.Après avoir précisé que c'est à titre de ministre de la fonction publique qu'il avait contribué à préparer les offres de Québec, M.Garneau a expliqué la proposition monétaire du gouvernement.Voici les extraits principaux de cette allocution.Les sous-titres sont du Devoir.La rémunération des professionnels de la santé constitue un problème sérieux et complexe, d'abord en raison des millions de dollars que cela représente, mais aussi en termes de modes ou systèmes de rémunération.Suivant l'évaluation que nous avons faite, la rémunération annuelle des quelque 5,300 médecins dits “de pratique libérale'' totalisera $265.7 millions pour le Régime de l'as-surance-maladie.La rémunération des quelque 1,200 autres médecins, travaillant dans les hôpitaux, représente plus de $30 millions.Il s’agit donc d'une masse monétaire importante qui s'ajoute au milliard et demi de dollars que représentent les traitements des quelque 280,000 membres des secteurs public et para-public.L’évolution de l'ampleur de ces deux masses monétaires ne peut être séparée, car la rémunération des médecins proviendra aussi des fonds publics sous forme d'une taxe spéciale imposée aux salariés et aux employeurs et versée à la Régie de l'assurance-mala-die du Québec pour les fins de l’assurance-santé.Mise en garde Je m'empresse de mettre en garde ceux qui pourraient avoir l'intention d’assimiler la R.A.M.Q.à une entreprise d'assurance qui, prévoyant un surplus d'opération, s’aviserait d'augmenter la rémunération de son personnel en conséquence, sans tenir compte d'aucune autre considération.Dans le cas qui nous concerne, je dois signaler qu’un surplus hypothétique pourrait fort bien résulter d'entrées de cotisation ou de demandes de services différentes des prévisions.Et, s’il y avait déficit, que ferait-on en se basant sur ce critère?Quant à nous, nous croyons que, s’il y avait un surplus de revenus par rapport aux dépenses, on pourrait alors, soit accroître la couverture des soins, soit réduire cet impôt spécial.Quant à la rémunération des médecins, comme celle des autres personnes qui émargent au budget des secteurs public et para-public, elle doit être définie en fonction des ressources globales de l’économie en faisant l’hypothèse, dans ce cas particulier, que les entrées de la taxe spéciale suffiront à couvrir lesf frais.Modes de rémunération De quelle façon rémunère-t-on les médecins au Québec?Présentement, et en vertu aussi des propositions gouvernementales, les quelque 5,300 médecins de pratique libérale sont et seront rémunérés à l’acte medical et nous n avons pas jugé opportun de changer ce mode de rémunération.Quant aux quelque 1,500 autres médecins de laboratoire d’hôpitaux et du gouvernement, ils sont présentement rétribués soit à l’acte (radiologiste), à la vacation (1) (pneumologues), ou sur une base salariale (psychiatres, médecins du gouvernement).Dans ses négociations avec les membres de la profession médicale, et, compte tenu des circonstances, habitudes et objectifs, le gouvernement a proposé l’un ou l'autre de ces trois modes de rémunération.Le paiement à l’acte a été retenu pour les médecins de pratique libérale et nous croyons que dans les circonstances présentes ce mode de rémunération est de beaucoup préférable au salariat à cause du type de relation qui existe entre le patient et le professionnel de la santé qui pratique librement.Le gouvernement n’a jamais mis en doute cette question et depuis le début il a toujours considéré qu'il fallait maintenir la rémunération des médecins à l’acte médical, en s’appuyant sur la liberté professionnelle et sur la liberté qu'ont les patients de consulter le médecin de leur choix.Quant aux pathologistes et à certains autres médecins de laboratoire, le gouvernement leur offre un choix entre la rémunération à l’acte médical ou à la vacation.De leur côté, les psychiatres et les médecins du gouvernement et de certains organismes sont plutôt régis par un système de rémunération à salaire.Le gouvernement est donc souple à ce titre.Cependant, comme toutes ces personnes sont des médecins, bien que pratiquant leur profession selon des habitudes et des traditions différentes, il fallait nécessairement qu’il existe des équivalences entre les divers systèmes de rémunération pour une même période d’effort ou de travail.L’expression “équivalence” implique qu’il faut tenir compte, pour chacun des groupes de médecins, de l’ensemble des éléments composant la rémunération de même que des frais ou dépenses reliés à la pratique de la médecine.Ainsi, lorsque l’on envisage la rémunération d’un médecin de pratique dite libérale, il faut reconnaître que.par rapport à un médecin de laboratoire, il doit entretenir un bureau et faire face à certains frais additionnels et.que, par rapport à un médecin salarié, il ne bénéficie pas d’avantages marginaux reliés soit à la maladie, aux vacances ou à la pension.Aussi, faut il tenir compte de tous ces facteurs lorsque l'on compare la rémunération de ces différents types de médecins et de pratique.Cest en tenant compte de tous ces facteurs, et en toute équité pour les différents groupes de médecins et les autres classes de la société, que le gouvernement, à partir d’études et d’analyses, a défini des propositions monétaires applicables aux médecins dans le cadre du R.A.M.Q.Signification des propositions En pratique, quelle sera la rémunération des médecins spécialistes, membres de la F.M.S.Q.et des médecins omnipraticiens.membres de la F.M.O.Q.Tel que l’a fait connaître publiquement, en août dernier, mon collègue M.Claude Castonguay.et sur la base d’une utilisation annuelle probable des services médicaux à raison de 35 millions d’actes de nature variée, il en résultera, pour une population d’environ 5.300 médecins, une rémunération moyenne de $52.000 par année dans le cas du médecin spécialiste et de $48.400 par année pour l’omnipraticien: la semaine de travail du médecin spécialiste se situe autour de 48 heures par semaine et celle de l’omnipraticien, de 58 heures par semaine, avec une période moyenne de vacances de quatre (4) semaines par année.Il est bien entendu qu’il s’agit d une rémunération moyenne et que cette dernière variera d’un médecin à l’autre et d’une spécialité à l’autre.De même, cette rémunération augmentera si le nombre d'actes excède les 35 millions d'actes établis à partir d’études statistiques des comportements québécois et canadien.L’inverse, bien que peu probable, est également vrai mais il exigera moins d'efforts de la part des médecins.Déjà au sommet La première constatation que l’on peut faire, c’est que les médecins, comme groupe, se situent, au niveau des rémunérations québécoises, bien au-delà de tous les autres professionnels exerçant leur occupation, soit au gouvernement.soit dans les universités, soit dans les entreprises.Par ses propositions, le gouvernement accepte qu’il en soit ainsi; cependant, il est difficile d'imaginer d’aller plus loin dans cette direction puisqu'il les place déjà au sommet.A ce point, je me dois de répondre à deux objections courantes au sujet de la carrière du médecin, c'est-à-dire, la longueur des études et la courte durée de vie active.Au Québec, le médecin qui se spécialise reçoit, pendant ses années de résidence, un traitement comparable à celui des jeunes professionnels (ingénieurs, économistes, statisticiens) à l’emploi du gouvernement ou d’autres entreprises, soit actuellement, de $6.700 à $9.800 par année, et l’an prochain.de $7.400 à $10.750.D’un autre côté, lorsque le médecin a atteint un certain âge.et après un bon nombre d’années actives, il lui est possible d’avoir accès à une carrière réduite et d’obtenir un emploi à fort salaire, soit dans l’industrie, au gouvernement ou ailleurs.A cela doit s’ajouter le fait que le médecin de pratique privée effectue annuellement un nombre d’heures de travail substantiellement plus élevé que la normale lui permettant ainsi de gagner, pendant une période relativement courte, une rémunération équivalente sinon supérieure à celle résultant d’une carrière régulière.Il est aussi à noter que l'entrée en vigueur du régime d’assurance-maladie mettra un terme aux créances plus ou moins mauvaises; le médecin n’aura plus de comptes en souffrance ni de déboursés dits de collection.En conséquence, il sera payé pour tous les actes qu'il posera.La loi encore ré- cente de l'assurance médicale avait déjà substantiellement corrigé cette situation et le R.A.M.Q réglera définitivement le problème.De plus, l’assurance-santé au Québec provoquera une plus grande demande de services de la part de la population.d’où une possibilité de rémunération accrue pour les professionnels de la santé.i a situation ontarienne On a.du côté des médecins spécialistes surtout, maintes fois invoqué la situation ontarienne.Avant même d’établir les faits, je tiens à vous faire part de certaines considérations quant aux comparaisons avec cette province.D’un côté, on le sait.l’Ontario est une province plus prospère que le Québec: en 1968.le revenu personnel par habitant se situait au Québec à $2,406 et celui de l’Ontario à $3.065, c’est-à-dire 78% de celui de l’Ontario.D’un autre côté, les traitements et rémunérations du secteur public de la province voisine ne sont pas déterminés de la même façon qu ici, c’est-à-dire centralisée, coordonnée et négociée globalement.La normalisation des conditions de travail, telle que nous la connaissons ici depuis quelques années, n’existe pas encore en Ontario.Le contexte global n’est donc pas le même et les effets d'entraînement non plus.De plus, et pour éviter toute méprise, je rappelle que l’Ontario, pour nous du Québec, constitue surtout, quant aux conditions de travail, un guide pour situer les emplois les uns par rapport aux autres, de même qu’un objectif quant au niveau général de l’ensemble des rémunérations.Dans le domaine de la rémunération, comme dans bien d’autres, le Québec a et peut avoir des objectifs et des priorités qui lui sont propres et nous ne voyons pas pourquoi il faudrait qu’il en soit autrement.A titre d'exemple, je mentionne que l’écart entre les traitements les plus bas et les plus hauts des salariés du secteur public est plus large ou aéré en Ontario qu’au Québec.De même, les salaires des cadres sont substantiellement plus élevés là-bas.Dans le domaine de la santé, une certaine revalorisation de l’omnipraticien ne peut-elle pas devenir une priorité particulière au Québec compte tenu de nos besoins?De plus, et c’est là un fait de toute première importance.l'Ontario compte, par rapport aux omnipraticiens, une proportion moins grande de spécialistes que le Québec: le rapport se situe autour de 1 en Ontario et de 1.3 au Québec.En conséquence, l’Ontario peut se permettre, indépendamment de tout autre encadrement, une structure de tarifs différente et favoriser, à moindre coût qu’ici.les spécialistes.Ces considérations faites, voici, à titre d’information, ce que peuvent donner les comparaisons avec l’Ontario et la Saskatchewan sur la base des tarifs que les gouvernements en question consentent à payer, à l’exclusion des dépassements d'honoraires possibles.Si l’on prend la Saskatchewan, une province au revenu personnel équivalent à celui du Québec, on constate que le Québec offre en moyenne 98.2% de leurs tarifs.Par rapport à ce que le gouvernement ontarien verse, en vertu du régime d’assurance-maladie, le Québec paiera en moyenne 84% des tarifs de cette province.Dans le cas des spécialistes, ce pourcentage est de 79.6% et celui des omnipraticiens est de 91.3%.Augmentation pour certains actes La conclusion principale qui se dégage de ces réflexions, c’est qu’à mon avis les propositions gouvernementales procurent un traitement très équitable à ce groupe de professionnels en les situant dans les plus hautes sphères de la hiérarchie des traitements payés au Québec.Néanmoins, à partir des propositions que nous avons faites, il a été clairement indiqué par le gouvernement que la négociation se faisait sur un tarif d’honoraires et non sur une masse monétaire globale.Evidemment, nous avons fait des projections pour connaître le coût de l’ensemble du projet de l’assurance-maladie.Les négociations présentes portent sur la structure des tarifs proposés dans le but de corriger toute inégalité qui pourrait s’être glissée à l'égard d’une catégorie particulière de médecins.Cette négociation pourra nécessiter des augmentations de tarifs pour certains actes spécifiques.Le gouvernement a convenu d'accepter de telles augmentations qui pourront s'avérer justes en autant que leur effet sur le coût global du régime n’excède pas un montant limité qu’il a déjà déterminé.Toutefois, le gouvernement ne peut divulguer publiquement pour le moment ce montant, étant donné que.comme je l'ai mentionné, la négociation porte sur un tarif d'honoraire et non sur une masse monétaire globale.Effets d’entraînement Je ne vois aucun motif qui pourrait justifier une démarche ayant pour effet un changement substantiel autre qu'un réaménagement des présentes propositions gouvernementales.Il s'agit, selon moi.d'une question d’équité pour tous les autres participants de notre société de même qu'une question financière importante en raison des effets d’entraînement qu'une telle démarche pourrait amener.Pour vous permettre d'évaluer le sens des proportions dans cette affaire, je vous invite à réfléchir sur le calcul suivant: un accroissement de l’offre pour les spécialistes de l’ordre de $19 millions - un chiffre qui circulait il y a quelque temps dans les journaux et corridors - correspond à une addition de revenu de quelque $6.000 par médecin spécialiste, c’est-à-dire, environ $1.000 de plus que le salaire moyen annuel des quelque 280.000 employés des secteurs public et para-public.L'exemple, s'il était étendu à l’ensemble du Québec.donnerait des résultats encore plus ahurissants.Le sens social des nantis Cet exemple, à lui seul, pourrait démontrer jusqu'à quel point la marge de mouvement dont dispose le gouvernement dans cette affaire est mince, surtout si on l'insère à l'intérieur des difficultés que connaît le Québec actuellement.Les mouvements de contestation, en dehors de ceux provoqués par des terroristes qui ont des objectifs bien précis à réaliser.ces mouvements de contestation que l’on connaît tirent leur origine bien souvent de certains groupes défavorisés de notre population.L'évolution nécessaire que doit subir le Québec pour éliminer le plus possible les inégalités sociales exige de la part des classes les mieux nanties un sens social aiguisé, voire même des sacrifices qui.au demeurant, paraissent bien minimes, si on les compare à ces milliers de personnes qui se sentent privées de conditions de vie ou d'opportunités de chance égales aux autres classes de la société.Je comprends que le régime de l’assurance-santé constitue pour nos médecins un changement social très profond.Mais, quelle classe sociale n'aura pas à se plier à une évolution profonde au cours des prochaines années.?Ces mutations, elles seront imposées, non pas par un gouvernement qui veut imposer sa volonté envers et contre tous, mais bien plutôt par une opinion publique alerte, et surtout, par la jeunesse qui est de plus en plus imbue d’équité et d’égalité sociales et qui commandera le changement.Je pense que tous les Québécois doivent se donner la Blettresau DEVOIR On engage des ratés comme professeurs ?M.Robert Bourassa.Je viens de prendre connaissance des récentes déclarations de votre whip en chef et président du caucus des députés libéraux.M Louis-Philippe Lacroix.Ce que j’ai personnellement retenu des déclaration de M.Lacroix, c’est Y ait firmation suivante: c “Des gars qui ont manqué leur droit, leur médecine, leur notariat ou leurs sciences, on en fait deux choses: des professeurs ou des journalistes’’ Ademettons.si vous voulez bien, que M.Lacroix, comme membre éminent et renseigné de votre parti, sache très bien ce qu’il dit et qu'il ne se soit pas trompé.Je ne peux m’empêcher alors de souligner le caractère très grave des affirmations de M.Lacroix Car il s’agit bel et bien, si M.Lacroix a raison, du plus retentissant constat d'échec qu'un membre d’un gouvernement ait jamais fait en ce qui concerne la formation des maîtres.Cette formation est bien, si je ne me trompe, de votre ressort.Dire par conséquent, qu’on engage des ratés pour professeurs équivaut, pour je gouvernement, à s'accuser lui-même d'une faute que je pourrais qualifier de tragique puisqu’elle concerne l’activité primordiale d’un gouvernement: l'Education.Je ne veux pas pousser la naïveté jusqu'à considérer que le corps enseignant du Québec est le lieu béni où ne se rencontrent que les lumières les plus majestueuses de la province.Tout ce que je sais, c'est que.là comme ailleurs, nous n’avons pas inventé la perfection.Jésus et les terroristes Le Devoir du 22 octobre publie un article d'un jésuite professeur à l'Université du Québec, et on ne laisse pas d'être étonné de la déconcertante fragilité de l'argumentation de départ Quand on veut juger la valeur d un enseignement ou même d une hypothèse, il est élémentaire de vérifier les faits sur lesquels il se fonde.Or, que lisons-nous’’ Trois suppositions non prouvées (et ne pouvant l'être): 1.Certains spécialistes pensent que Judas aurait été un zélote"; 2 Pierre pourrait bien être aussi un homme qui aurait aimé tirer l'épée" ; 3."Quant à Jacques et à Jean, ce devait être des jeunes gens prêts à faire éclater des bombes ".Un enseignement qui se base aussi candidement sur des conditionnels invérifiables ne se compromet-il pas au départ?On devient encore plu?hésitant Comme le gouvernement connaît ces choses aussi bien et même mieux que moi.ce que je lui demande c'est de m'aider et d'aider tous les Québécois à se donner un système d'éducation -et de professeurs - encore meilleurs qu'ils ne le sont en ce moment.Je suis personnellement prêt à faire ma part et je connais beaucoup d'étudiants, prêts, eux aussi, à faire quelque chose pour l'Education au Québec.Je me demande, dans ces circonstances, à quoi peuvent rimer les déclarations de M Lacroix.Je voudrais savoir si le gouvernement avoue effectivement à la population et aux étudiants qui s’apprêtent à devenir professeurs que tout ce qu’il a réussi à faire jusqu’ici a été d'engager des ratés pour former ses citoyens Avant de me considérer moi-même comme un raté, je demande à votre gouvernement de préciser sa position face à la formation des professeurs.Les récentes déclarations de M.Lacroix sont assez graves pour amener le premier ministre et le ministre de l'éducation à se situer eux-mêmes face à la position de leur confrère.Je ne peux manquer, en terminant.d'éprouver une certaine amertume à cause de cette dé claration d’un membre du gouvernement.Je veux croire que ce n est pas ainsi que le gouvernement se juge pui-même et juge ceux qui veulent participer à l’Education du Québec.Pierre MARCHAND Montréal.29-10-70 quand on voit l'autrur poser allègrement.à partir de ces suppositions, une conclusion absolue: "Jésus a donc été entouré de terroristes".C'est là une étonnante faiblesse de logique! Au moins il faudrait conclure: "Jésus pourrait." On pardonnerait facilement cela à un cégépien avide de trouver en Jésus le premier des yogis, des hippies ou des anarchistes: on le pardonne beaucoup moins à un pro- fesseur d'université, même si on doit reconnaître des éléments intéressants dans sa pensée, particulièrement la clarté avec laquelle il montre que Jésus a résisté aux attentes temporelles de ses disciples et leur a révélé le vrai sens de sa mission.Paul-André GIGUERE, prêtre CentreBiblique de Montréal 22-10-70 main pour opérer ces mutations dans l'ordre, à l’intérieur de notre système démocratique, et compte tenu de nos possibilités financières.Cest dans cet esprit que nous, du gouvernement.nous avons abordé la question de l'assurance-santé et grâce à l'appui que nous avons reçu de la population et d'une grande partie des professionnels de la santé, une mesure sociale importante est entrée en vigueur le 1er novembre.L'assurance-santé sera bénéfique pour le Québec et elle contribuera à éliminer une bonne partie des inégalités sociales en plaçant tous les citoyens sur un pied d’égalité face à l’accès aux soins médicaux.(1) Rémunération forfaitaire pour chaque période de 3’z heures de présence et de travail en milieu hospitalier r VOTRE CHEVELI RE LE CEI R CHEVELU ET NOTRE CONTESTATION.Il est certes normal que des personnes doutent et soient sceptiques en ce qui concerne la repousse des cheveux.LE CENTRE CAPILLAIRE PIERRE le conçoit, l'admet et se range de votre avis.ET NOUS ALORS?Depuis 15 ans au service du public, nous sommes en permanente contestation avec nous-mêmes, cela veut dire que nous ne nous asseyons pas sur nos lauriers cueillis.Cela explique que de brillants chimistes travaillent votre réussite et la nôtre, car le Centre sans vous n'est rien.Le Centre Capillaire Pierre utilise des chercheurs du Québec d'abord, du Moyen-Orient, d'Amérique du Nord et d'Europe.Le tout réétudié et mis en valeur par les Laboratoires "Accurate" de Montréal, qui selon notre politique de programmation des soins individuels les compilent d'après les cas appropriés.À savoir, une consultation initiale de 90 minutes ou plus, qui déterminera la ou les causes du non remplacement de votre chevelure au taux de leurs chutes.Les soins à livrer la durée de vos traitements.SCEPTICISME?Cela fait certes bien de paraître ou d'être sceptique, néanmoins, il faut faire la juste part des choses et ne pas confondre scepticisme avec entêtement et l'ignorance héréditaire.Admettons en toute objectivité que la science et la biologie ne cessent de progresser.Disons donc que l'arrêt de la chute anormale des cheveux peut être enrayéé et rééquilibrée.Que la calvitie peut et doit être prévenue, si prise à temps par vous et par nous.Ne pas l'admettre serait réfuter tout progrès.Un homme doté d'une chevelure normale ne se complexe pas à ce sujet, la majorité des autres en voie de calvitie en font un.Le niez-vous?C'est aujourd'hui une réalité, combattez cet effet destructeur d'une apparence physique amoindrie qui vieillit prématurément.L'ignorer serait absurde.Si vous demeurez sceptique grand bien vous fasse, mais cessez donc de glaner des avis professionnels a gauche et 6 droite habituellement auprès des gens non qualifiés à vous en donner.Les ''Guérit-Tout” tels que Moelle de Boeuf, Graisse d'Ours, vaseline, Shampooing spéciaux et autres divagations collectives ont causé plus de calvities accélérées que si rien n'avait été fait.Soyez surtout logique avec vous-même et pour vous-même, prenez conscience de votre réalité, soyez votre propre juge en matière de cuir chevelu et chevelure.Sommes-nous bien d'accord?Les consultations sont privées et sur rendez-vous seulement.TRICHOLOGUE CENTRE CAPILLAIRE PIERRE ÉDIFICE PLACE CANADIENNE 450 est, SHERBROOKE, angle Berri Suite 390 -Tél.: 288-3823 - 288-7378 Sortie du métro Sherbrooke - Berri Heures: 1 h a.m.à 8 h p.m.• Le Samedi: 10 h a.m.a 4 h p.m.VIENT DE PARAÎTRE.AUX ÉDITIONS ICI RADIO-CANADA ET AUX EDITIONS DU JOUR TUNISIE par Eugènç Cloutier • Voyageur, Eugene Cloutier reste écrivain et, avec une intuition et un humour assez rares dans'notre littérature, il nous apprend a aimer un pays qu'il aime.Grâce à Eugene Cloutier, la Tunisie vivra toujours dans l’esprit de quiconque aura lu ce livre.¦ En vente partout à $3.00 - Distribué par le Service des Messageries des Editions du Jour,.1651, Saint-Denis, Montréal 129 - Tél.: 849-8328.(si la ligne est occupée: 849-2228) 9 6 • Le Devoir, vendredi 6 novembre 1 970 suites de la première du P.S.I., a déclaré pour sa part: “L’établissement de relations diplomatiques mettra un terme à une authentique absurdité historique et juridique, et sera utile au développement des rapports entre les deux pays sur le plan économique et dans le domaine politique.11 constituera une importante contribution pour soustraire la Chine à son isolement.fait essentiel tendant à associer ce grand pays à la responsabilité de sauvegarder la paix dans le monde et à confirmer l’amitié entre tous les peuples quels que soient leurs régimes politiques et sociaux.” L'ITALIE entre les deux pays.L un sera une déclaration conjointe sur l’établissement de relations diplomatiques comportant, de la part de Pékin, l’affirmation que Formose est partie inaliénable du territoire de la République populaire de Chine.Dans le deuxième document, unilatéral cette fois.l’Italie prendra acte de cette position du gouvernement chinois, ajoutant qu'il ne lui appartient pas de porter jugement sur l'attitude de Pékin à ce sujet.Les relations commerciales entre la Chine et l’Italie sont appelées à se développer à la suite de l’établissement d’ambassades dans l'un et l’autre pays.Les importations italiennes en provenance de Chine se sont élevées, en 1969.à soixante-quatre millions de dollars, et les exportations de l'Italie vers la Chine à cinquante-six millions de dollars.L'Italie importe des soieries, des porcelaines.des graines oléagineuses.Elle exporte des fibres synthétiques, des produits finis et des produits de l'industrie mécanique.La négociation, qui a été laborieuse, a été menée à Paris entre les représentants de la république populaire et le conseiller ministre de l'ambassade d’Italie, M.Walter Gardini.A noter que l'établissement de ces relations ne modifie en rien celle existant entre le Saint-Siège, dont le territoire est enclavé dans celui de la république italienne, et la Chine nationaliste.Les premières réactions enregistrées en Italie sont favorables à la décision du gouvernement italien M.Pietro Henni, ex-leader du oarti socialiste et ancien ministre des affaires étrangères, qui en sa qualité de chef de la diplomatie italienne, fut à l’origine de l’ouverture des négociations, s’est déclaré très heureux."Je considère, a-t-il dit.comme positive la formule qui a été trouvée pour résoudre la question de Formose.On peut penser de Formose ce que l'on veut.Ce qu’il y a de sûr, c'est qu'il n’y a pas deux Chine, mais une seule " A propos du problème de l'entrée de la Chine aux Nations Unies, l'ancien leader du P.SI.a dit qu'à son avis 'Lltalie doit voter pour l’assignation du siège au Conseil de sécurité à la Chine populaire ".M.Francesco de Martino, également LE TRIBUNAL vif.vociférant contre les gouvernements actuels et lançant l’anathème aux autorités policières et judiciaires, a déclaré d’abord que le gouvernement du Québec n'avait jamais voulu négocier avec le FLQ JE VEUX SAVOIR Cest alors qu'il a rapporté les affirmations que lui aurait faites Me De-mers à l’époque où il était question de négociations.Puis Me Lemieux s'étonne d’être accusé de conspiration séditieuse “entre le 1er janvier 1968 et le 16 octobre 1970."Je veux savoir, s’est-il écrié avec force, si j'ai conspiré parce que j'ai dit que le juge Turgeon avait émis l’opinion, dans un jugement de la cour d’appel, que mon client Vallières avait pu être condamné pour ses idées plutôt que pour un acte criminel! Je veux avoir si j’ai conspiré parce que j’ai obtenu l'acquittement de mon client Charles Gagnon: Je veux savoir si j'ai conspiré parce que je ne suis élevé contre le fait qu’à Matagami les 25 p.c.d'anglophones reçoivent 50 p.c.de ta répartition des fonds scolaires: Je veux savoir si j'ai conspiré lorsque j’ai dit que Bourassa était un menteur en promettant 100.000 emplois! "Vous devriez tous avoir honte, s’est alors exclamé l’avocat en transes, si vous acceptez de jouer ce jeu éhonté, cette bouffonnerie sans nom.cette farce extraordinaire! Vous le juge, vous les procureurs de la Couronne, vous les journalistes et les policiers, vous devez avoir honte si vous p.êtez votre concours à cette folie!” Me Lemieux laisse alors la parole à Michel Chartrand portant la barbe grise et la longue chevelure blanche, plus satanique que jamais, vêtu d'une chemisette mandarine.Je conspire depuis 1938 Comme tous les autres, M.Chartrand explique qu'il voulait faire une requête pour rejeter l'acte d'accusation.“Vous m'accusez, commença tranquillement le président du Conseil central de Montréal (CSN), d’avoir conspiré depuis 1968.C'est une erreur.Je conspire depuis 1938, à l’époque où j’ai commencé à lutter contre les rouges de Taschereau et les bleus de Duplessis! Cette “erreur” corrigée, Michel Chartrand, haussant progressivement le ton, distribuant allègrement l’invective, l’injure et le blasphème, brosse une sorte de tableau succinct de ses activités depuis 1938.Les grèves de Trois-Rivières, de Murdochville, ses séjours en prison, ses activités syndicales, les personnages qu’il rencontra, dont M.Duplessis à qui il réserve certaines épithètes peu flatteuses, pour finir avec des commentaires sur la famille Trudeau, la famille Simard (M.Bourassai et le ministre de la justice.Me Jérôme Choquette.Le discours de Michel Chartrand réussit tout de même à dérider le paisible juge Deslauriers qui, pour le reste, fait face sans mot dire, sans même sourciller, à un torrent sans précédent d'injures, de cris, d’outrances verbales qui à plusieurs reprises, déclenchèrent l’éclat! de rire des “spectateurs”.L’aventure recommence Pierre Vallières et Charles Gagnon prennent ensuite la parole tour à tour pour dire en gros que “l’aventure” qu’ils ont vécue depuis 1966, date de leur première arrestation, recommence.Vallières dénonce le chômage, le colonialisme anglo-américain, la machine judiciaire et fait remarquer au tribunal qu'on lui impute un crime qui aurait été commis à l’époque où il était en prison.Vallières, plus violent que jamais, révolté par le sort qu’on lui fait, rappelle ses nombreux mois passés derrière les barreaux sans avoir été reconnu coupable de quoi que ce soit, ses nombreux procès, etc.Tout cela, dit-il, est une farce, un “frame-up“, une folie et il accuse le gouvernement de se replier derrière l'armée pour gouverner.Le juge se tourne ensuite vers Gagnon, qui, plus calmement, rappelle ses expériences de procès et de prison et déclare que rien ne le surprend désormais puisque “j’ai déjà été accusé d’avoir incité une bombe à sauter”.Le dernier orateur est M.Jacques La-rue-Langlois, président du Comité d'aide au groupe Vallières-Gagnon.Il affirme que c’est toute la jeunesse du Québec qui.bientôt, jugera ceux qui jugent aujourd'hui et que cela va être terriblement dur M.Larue-Langlois demande aussi si on l’accuse d’avoir conspiré parce qu'il a déjà déclaré que "Bourassa avait volé les élections” ou parce qu'il est président du Comité d'aide au groupe Vallières et Gagnon.Les cinq accusés.Chartrand, Vallières.Gagnon, Larue-Langlois et Robert Lemieux, n'ont jamais eu semblable occasion de dire publiquement, officiellement, et devant un juge de la Cour du Banc de la Reine, tout ce qu’ils ont sur le coeur, et dans le langage non censuré qui est le leur.Il est clair que le juge Deslauriers avait décidé de les laisser parler, surtout dans cette enceinte de la cour du coroner, dans l’édifice même du quartier général de la Sûreté du Québec et où le public n'était pas admis.Des précautions sans précédents Les Antipropos de Jean Lévesque Les Américains, le "show off" et nous Les Américains vont aux urnes tous les deux ans pour participer soit aux "grandes" soit aux ''petites élections".Les grandes élections reviennent tous les quatre ans, au cours desquelles on choisit un college électoral lequel désigne le président et le vice-président.Les États-Unis viennent de connaître leurs petites élections, leurs élec-tions'a mi-temps, ou à mi-course du mandat présidentiel.Habituellement, le président et son vice-président ne s’en mêlent guère, et habituellement, phénomène normal d'érosion des équipes au pouvoir, celles-ci connaissent certains reculs.Cette année, le président Nixon et le vice-président Agnew se sont lancés à corps perdus dans la mêlée des "petites élections" ce qui est inhabituel.Le président Nixon étant un stratège reconnu, on peut penser, ou qu'il voulait se débarrasser du cran d'arrêt de l'opposition qui le ralentit ou le bloque au niveau des Chambres, ou qu'il y mettait toutes ses énergies pour ne pas être humilié, ce qui pourrait avoir pu lui porter préjudice aux élections présidentielles de 1972.Quelles qu'aient été ses raisons de se lancer dans la mêlée avec tant de vigueur, il faut convenir que les résultats ne correspondent pas à l'argent et à l'énergie dépensés par MM.Nixon et Agnew.En fait, les Démocrates conservent le contrôle du Sénat et de la Chambre et s'assurent un gain net de neuf sièges de gouverneurs.Les Républicains peuvent répondre que grâce à leur stratégie, ils n'ont pas subi les reculs habituellement enregistrés à mi-temps par les équipes au pouvoir.Pour nous.Canadiens français, le résultat de ces élections américaines peut et doit revêtir un certain intérêt.La campagne des Républicains de M.Nixon avait été forcenée et conduite dans un seul sens: la lutte contre les criminels, la drogue, la violence, les gauchistes, l'insécurité dans les rues, tous les "méchants” ensemble, dont tous ceux qui n'étaient pas du "bon bord ", à savoir du côté du pouvoir.M.Nixon avait ouvert la lutte contre "les radicaux, les protestataires, les contestataires, les barbus, les hippies, tous ceux qui s'acharnent à détruire l'ordre établi".Pendant plus de deux semaines, les citoyens américains ont entendu sans cesse les mêmes accusations, les mêmes mises en garde, les mêmes rappels au danger de contester l'ordre établi.Résultats: le blitz électoral de droite, d'extrême-droite même, de MM.Agnew et Nixon n'a guère porté.Malgré le Sud droitiste, malgré la crainte des classes majoritaires moyennes de perdre leur tranquillité, malgré l'argent et l'omnipresence des accusations de MM.Agnew et Nxon, malgré les attaques contre les théoriciens de la démocratie, et malgré les scénarios de M.Agnew voulant faire croire qu'en dehors de son gouvernement, le pays était voue à sombrer sous les coups de la violence organisée, les Américains ne sont pas tombés dupes.Le "show off" ne les a pas tellement impressionnés.En fait, les Américains ont montré, malgré les pressions exercées sur eux, et malgré les malaises réels de leur société que sommeillait toujours en eux l'esprit libéral qui remonte à la Déclaration d'indépendance de leur pays.Les Américains sont parfois naïfs mais, globalement, ils ne sont pas prêts 6 gober toutes les romances que peuvent leurs présenter certains dirigeants politiques.Ce n est pas tout le monde qui peut en dire autant.On peut discuter avec l’auteur en téléphonant a rémission le Point du Jour que M Lévesque anime du lundi ou vendredi à 1 3 heures sur les ondée dé CKAC.Les difficultés restent nombreuses dans les polyvalentes de la CECM “Dans notre polyvalente, les professeurs comme les élèves sont victimes du gigantisme de l'école, de structures et de l’horaire rigide”.Cette déclaration d’un professeur de la polyvalente Edouard-Montpetit résume bien l’entrevue accordée par trois d'entre eux au Journal “L'Ecole publique” de la CECM.Au terme d'une expérience d’un an, le verdict de ces trois enseignants est plutôt déterminés par l’absence de vie sociale et de relations interpersonnelles dans une école où l’éloignement des locaux empêche les rencontres, plusieurs professeurs ont dû prendre un repos prolongé l'an dernier.Les professeurs disent aussi n’avoir que très peu de chances de rencontrer les élèves hors des heures de cours.En classe, les étudiants moyens restent anonymes puisque le professeur ne peut connaître que ceux qui se distinguent: les pires et les meilleurs.Il est vrai, souligne cependant un enseignant, que les jeunes d’aujourd'hui, surtout vers la fin du secondaire, ont moins besom d’un “confident’ que les générations précédentes.Ils désirent plutôt un animateur pour l'organisation de leurs activités.Les contacts ne semblent pas meilleurs avec la direction à cause de structures “très belles sur papier” mais qui, à l’usage, se révèlent trop lourdes et compliquées.“Plusieurs professeurs préfèrent laisser tomber .” “Nos contacts les plus fréquents sont avec le chef de division responsable de la matière que nous enseignons, soutient un autre enseignant.Mais là encore, les rencontres ne sont pas assez nombreuses.” Les enseignants questionnés pensent aussi qu’il est difficile d’évaluer la qualité de l'enseignement dans une polyvalente malgré la présence de nombreux spécialistes.Un d’entre eux précise cependant que cela tient davantage à l’ensemble du système scolaire qu’à la polyvalence.Le climat social n’aime pas non plus la loi du moindre effort chez les étudiants, les parents et les professeurs.DE L ÉPICIER AU POSEUR Suite de la page 15 dans le personnage de l'épicier que dans celui du cultivateur, il réussit à donner une image fidèle de l'homme québécois complètement dépassé par la situation et qui ne sait voir que ses intérêts personnels.La vérité à laquelle il atteint réussit même parfois à faire douter de la caricature.Amulette Carneau et Yvon Leroux campent eux aussi des personnages fortement typéfiés et caricaturés; pourtant, encore là leur interprétation ne tombe en aucun moment dans la facilité.La mise en scène de Paul Buissonneau.de même, s’attache à souligner dans les moindres petits détails la grande part de vérité qui découle des textes de Faure.Extrêmement soignée, réaliste à souhait elle structure en quelque sorte les questions posées par le texte en les rendant plus évidentes encore.Meme préoccupation d’ailleurs au niveau du décor et des costumes.Tous ces éléments font de la production du Quat’Sous un autre spectacle à voir absolument.Si.encore aujourd'hui, l’expression “théâtre populaire" peut trouver un sens, des productions comme '’L'effet des rayons Gamma sur les Vieux garçons”, “N’écrivez jamais au facteur” et “Le diable en été” y seront sans doute pour quelque chose.Pour certains ce sera peut-être aussi l’occasion de prendre conscience d'une des données fondamentales de ce que l’on s’est plu à nommer le “problème québécois” : celle de l’exaspération M.Jean-Guy Cardinal, député de Bagot, sera l'invité de Jean Lévesque à l'émission "Le Point du Jour" cet après-midi de 13 à 14 heures, sur les ondes de CKAC.avaient du reste été prises pour assurer l’ordre aux comparutions.“Les journalistes devaient présenter leur carte, étaient tous fouillés et ne pouvaient pas entrer avec leurs appareils photographiques non plus qu'avec des magnetophones.Au debut, les policiers avaient même enlevé aux journalistes de la presse écrite crayons et calepins, mais ils se ravisèrent.Toutes les personnes qui étaient détenues depuis 21 jours ont comparu hier, soit à Montréal, soit en province.D’autres comparutions sont prévues pour la semaine prochaine, mais ni les dates ni les lieux n’ont encore été précisés.MISSION JARRING M.Eban a plutôt profité de la situation pour expliquer au médiateur de l’ONU ce qu’Israël considère comme des obstacles à la reprise de sa mission, c’est-à-dire le refus égyptien “d'éliminer les conséquences” des violations du statu quo militaire et la recommandation adoptée par l’ONU.qualifiée d’“ingérence dans la mission Jarring” telle que définie antérieurement."Le cessez-le-feu constitue un élément important de la politique américaine de cessation des combats et d’ouverture des conversations; l’heure a sonné de revenir à la diplomatie privée ".a déclaré de son côté hier à Washington le porte-parole du département d'Etat.M.R obert M cCloskey.Interrogé sur l'impasse créée par l’affaire des fusées égyptiennes sur le canal de Suez.M.McCloskey a répondu: “nous continuons de croire que la rectification qui créera des conditions dans lesquelles les parties peuvent reprendre les conversations est une question d'intérêt primordial.” Les observateurs s’attendent toutefois à des discussions intensives entre Washington et Tel-Aviv à ce sujet dans les prochaines semaines.Au Caire, la prorogation du cessez-le-feu est accueillie avec satisfaction mais sans enthousiame par la population qui s’y attendait.Aux déclarations intransigeantes qui ont suivi la mort de Nasser avait fait place, en effet un silence significatif.Désirant éviter toute apparence de “capitulation”, les autorités égyptiennes ont présenté la nouvelle discrètement, en insistant d’abord sur la victoire que constitue, pour le monde arabe, l’adoption de la résolution afro-asiatique en dépit de l'opposition déclarée d'Israël et des Etats-Unis.La Jordanie, de' son côté, se félicite de l’approbation de cette résolution.en faveur de laquelle elle a voté avec la RAU et le Liban, mais la position des Etats-Unis qui avec Israël ont voté contre, est jugée sévèrement.Les Américains, affirme-t-on dans les milieux dirigeants jordaniens, sont toujours pour Israël lorsqu’ils doivent se prononcer sur une question intéressant les rapports Israël-Arabes.Ils se rangent du côté du gouvernement jordanien uniquement lorsqu’il s’agit de régler des conflits entre Arabes, in-dique-t-on de même source.La résistance palestinienne, de son côté, n’a pas pris position à la suite de l’adoption de la résolution afro-asiatique.Le journal “Al Fath”.organe du Comité central de la résistance, n a publié hier matin aucun commentaire à ce sujet.La position des Palestiniens reste inchangée: ils se prononcent contre toute résolution des Nations unies qui reconnaît l’existence de l’Etat d'Israël.“Les précédentes résolutions évoquaient le problème des réfugiés”, déclare-t-on au siège de l’Organisation de libération de la Palestine.Il ne s’agit plus d’une question de réfugiés mais du retour des Palestiniens dans leur patrie".Pour les dirigeants de la résistance, la lutte doit continuer jusqu’à la libération de toute la Palestine.LE ERAP Suite de la page 3 cratique et les membres de la base commencent à y participer.Même si on a voulu tenir les média d'information à l'écart, de plus en plus de militants croient nécessaire que le débat se déroule au grand jour.U n des principaux points de divergence est l’attitude que le FR AP doit adopter par rapport aux syndicats, aux syndicalistes et au “deuxième front".Dès sa naissance, le FRAP qui est issu des comités de citoyens et du milieu de l'animation sociale, a opéré un rapprochement avec les syndicalistes du "deuxième front” qui prônaient eux aussi la nécessité d une action politique chez les travailleurs.Même si les centrales syndicales et le FRAP se sont réciproquement tenus à distance, ce dernier a su se rallier les syndicalistes les plus politisés: une bonne partie de ses 31 candidats sont de ce groupe et M.Paul Cliche est permanent au secrétariat d'action politique de la CSN.Alors que l’aile majoritaire croit nécessaire de travailler conjointement avec les éléments les plus actifs du syndicalisme pour parvenir à faire du FRAP un véritable mouvement de travailleurs, l’aile radicale qualifie de réformiste l’approche adoptée par le "deuxième front” et voudrait que le FRAP rompe complètement le mouvement syndical qu’il juge réactionnaire: dans ce sens, les “radicaux” sont déterminés à avoir la tête de Cliche.Dans l’ensemble, il semble que les militants du FRAP évaluent comme positifs les résultats de la campagne électorale.compte tenu du climat dans lequel elle s’est déroulée, et sont déterminés à poursuivre la lutte tout en ne sachant pas encore sur quel terrain.Déjà des assemblées ont eu lieu dans quelques comités de quartier tandis que d’autres sont prévues pour la semaine prochaine.Le Conseil permanent se réunit à nouveau dimanche pour préparer le prochain congrès.MINISTRES Suite de la page 3 nais, selon le Comité, tandis qu’une autre personne recevait des soins psychiatriques à la prison de Bordeaux.De plus, deux femmes étaient détenues à la prison Tanguay, de Montréal.13 personnes à Québec.7 à Rimouski.2 à Sherbrooke, une à Saint-Jérôme et une dernière à Baie-Comeau.Exception faite des détenus du 4ème étage au quartier général de la SQ.“les conditions de détention nous ont paru très bonnes à des degrés divers dans les neuf prisons que nous avons visitées”, a tenu à dire M.Hébert.M.Hébert a ajouté que le Comité d’aide avait rencontré depuis 10 jours plus de 100 détenus à travers le Québec et qu’il devait rencontrer les deux derniers aujourd'hui - à moins naturellement que d’autres arrestations ne soient effectuées entre-temps.LA REFORME Suite de la page 3 mées, M.Garneau a ajouté une nouvelle explication aux raisons déjà connues: “Nous avions des informations valables selon lesquelles des groupes de droite s’organisaient pour entreprendre une réaction violente.” Enfin, le ministre des finances a déclaré qu’un gouvernement qui ne se donne pas d’instruments pour protéger les libertés individuelles s’en va vers l’anarchie: il s'est dit d’accord avec un étudiant qui accusait M.Réal Caouette d’avoir usé de violence verbale: il a exprimé l’avis que les doléances du Parti québécois relativement à l’affaire “Brink’s” étaient le fait d’un slogan imaginé pour tenter d’excuser la défaite; il a affirmé que la question des caisses électorales est un mythe qui fait peur à beaucoup de monde et a dit douter que le PQ se finance strictement à même les cotisations de ses membres: il s’est dit assuré que le Québec parviendra.par l'entremise des programmes spéciaux, à récupérer d’Ottawa les $200 millions de la taxe du progrès social.BLOC-NOTES Suite de le pege 4 moyennant l’obtention d’un permis, et de fournir des services aux personnes disposées à les payer.Si l’Etat hausse ses exigences de sécurité dans les hospices pour vieillards, notamment quant à la surveillance, les dépenses seront plus élevées, non seulement pour les personnes qui peuvent payer ces services.mais aussi pour l'Etat durant la période où il devra maintenir ses subventions aux établissements privés.Comme on ne peut pas transformer du jour au lendemain les fovers d'hébergement des vieillards, l’imposition de normes de surveillance plus élevées paraît l’un des moyens les plus appropriés de pallier aux autres insuffisances de ces foyers sur le plan de la sécurité.Cela parait nécessaire même si le coût est élevé.Paul SAURIOL Les eaux troubles de MM.Choquette et Bourassa Pendant que le premier ministre Trudeau s’arrogeait le droit, à la télévision.de parler au nom du gouvernement du Québec (aurait-il reçu secrètement une procuration de M.Bourassa?) M.Jérôme Choquette entreprenait tranquillement, lui.de faire mentir le chef de son gouvernement.“C était une crise sans précédent pour un gouvernement, affirmait M.Bourassa le 29 octobre, et il y a eu une solidarité qui a été manifestée du début à la fin.Trouvez-moi un iota de déclaration de la part d’un seul ministre .je vous défie d’en trouver un qui peut donner foi à ces rumeurs de dissensions.” Les Québécois n’auront pas eu à le chercher longtemps, ce “iota”.Commentant les rumeurs voulant qu’il ait menacé de démissionner si la ligne dure préconisée par lui n’avait pas prévalu au conseil des ministres.M.Choquette déclarait le 3 novembre: “Je crois que je n’aurais pas eu le choix.Parce que.comment auriez-vous voulu que.deux jours après qu’on aurait cédé au chantage, je demande à nos policiers, à nos procureurs, de faire des causes contre ceux qui avaient pratiqué les enlèvements?” Et M.Choquette d’ajouter qu’il était normal, durant ces jours difficiles.qu’il y ait eu différentes façons de voir les choses au conseil des ministres.Et M.Choquette de dissiper les rumeurs d’un complot en évoquant la réflexion - sans dire pourtant qu’elle était tout aussi normale - de gens qui se sont “peut-être senti une mission, au cas où les choses iraient mal” mais qui “n’auraient pas pensé en termes d’une action immédiate pour devenir le gouvernement provisoire.” Cela vient bien tard et cela est bien condescendant, mais la déclaration de M.Choquette à le mérite d’être moins ambiguë que celle faite plus tôt par le premier ministre sur le même sujet.Qui donc parle au nom du gouvernement québécois?Le premier ministre, ou le ministre de la justice?Les journalistes québécois doivent décidément pêcher en eau trouble, depuis quelques temps.Le ministre des affaires culturelles les exhortaient avant-hier à l’autodiscipline, M.Cloutier pourrait avec avantage .exhorter semblablement ses collègues du cabinet.A défaut d’être transparent, le gouvernement Bourassa devrait au moins être cohérent.Claude LEMELIN CINÉMA Suite de la page 15 le du rail, "Gervaise”, et tout récemment, “Paris brûle-t-il?”) est voué à nous surprendre, pour ne pas dire, nous décevoir.“Le passager de la pluie" nous entraîne en effet dans l’une des plus farfelues intrigues policières qu’il se puisse imaginer.En fait, à y bien réfléchir, on s'aperçoit que seules les dix premières minutes sont invraisemblables Mais cela suffit à tout gâcher.Qu'une jeune femme, violée par un inconnu, trouve non seulement le courage et la présence d’esprit de le tuer, mais de le transporter dans sa voiture pour aller le jeter du haut d'une falaise, et ensuite nier désespérément y être pour quelque choses dans ce meurtre (que per- sonne ne regrette d’ailleurs), cela nous parait un peu gros.En tout cas, une fois ces prémisses acceptées, tout prend une autre tournure.Car l’intrigue policière (à la Hitchcock, humour compris) se transforme en un affrontement sans merci entre la victime, Mélancolie, dite aussi Love Love (Marlène J obert) et le policier (Charles Bronson); affrontement qui va chercher dans le freudisme toutes les ficelles possibles.Mais Marlène Jobert joue à merveille la femme-enfant.Charles Bronson, redevient, après "Adieu, l’ami”, le trouble-fête incorrigible et horriblement patient.Et puis, il faut bien le dire.René Gé-ment n’est pas le dernier venu.Le film peut donc être vu.(Au cinéma Capitol) COGNAC OTARD Le seul vieilli sous les voûtes séculaires du Château de Cognac ê Noces d’argent Si vous devez organiser une partie, un meeting, un déjeuner, venez au Reine Elizabeth.Nous nous occupons de tout pour vous jusque dans les moindres détails: salle, repas et rafraîchissements.Adieu soucis! Rappelez-vous: nous avons la réputation d’assurer le succès des plus grosses réceptions.Alors, imaginez un peu ce que nous pouvons faire pour vous, au Reine Elizabeth.Composez 861-3511 et demandez le directeur des banquets.Le Pistonné Avec Claude Berri, point de surprise.Après “Le vieil homme et l’enfant’’ où il nous racontait sa prime jeunesse; après “Mazel Tov” où il nous contait son mariage, voici “Le Pistonné", troisième volet d’une oeuvre résolument autobiographique.“Le pistonné”, c’est l’histoire de son service militaire qu’il espérait faire Place Balard grâce à un piston.II finira néanmoins à Bourg-St-M auricc et de là, au Maroc, alors en pleine guerre pour l’indépendance.Les situations sont d’un comique raffiné; le dialogue est toujours réussi, et Claude Berri arrive à tirer son histoire de tous les lieux communs grâce à son sens de l’humain.La dernière séquence, en particulier, rappelle, à ceux qui l'auraient oublié, que sous le rire se cache un atroce drame.Cela donnera peut-être à réfléchir aux âmes charitables qui préconisent l’instauration du service militaire.(Aux cinémas de Paris et Fleur de Lys) RÉGIE DES ALCOOLS DU QUÉBEC AVIS LES PERSONNES CI-APRÈS MENTIONNÉES ONT DEMANDÉ LE PERMIS SUIVANT: NOM ADRESSE CATÉGORIE PAOUIN, Guy pour le 995, boul.Laurentien 4 S A M bénéfice de: St-Laurent 2 Bars Cabaret Dogwood's (1970) Inc”.Transfert de: BOURGON, Laurent pour le bénéfice de: "Dogwood's (1968) Inc”.ROMANIN, Mme Olga Moras 1970A est, Fleury Montréal Épicerie LAURENZA, Pasquale pour le bénéfice de lui-même.Transfert de: même.6582 Papineau Montréal MARUGGI, Pascal pour Épicerie le bénéfice de lui- LASSELLE, Jacques pour le bénéfice de: lui-même.Transfert de: 4217 Fabre Épicerie Montréal HOMIER, Gérard pour le benefice de lui-méme ROSATO, Rolando 4902, Amiens pour le bénéfice de: Montréal-Nord Ste-Lucie "Santa Lucia” Pizzeria Inc”.Transfert de: pour le bénéfice de lui-même.S.A.M.FABRIZIO, Michéle MAZUREK, Stanislaw 64 est.Prince Arthur Montréal Bar KARAYANNOPOULOS, Eteoklis Québec Délicatessen Inc, 590 est, Jarry Montréal S.A.M.SIROIS, Mme Monique Laplante "Marché Lalonde Inc.” 7322 Baldwin, Anjou Épicerie MADISON, Guy H.5974, De Salaberry, Montréal Épicerie BÉLANGER, Norbert 3542-44, est, Ste-Catherine, Montréal Épicerie Toute objection à ces demandes doit être faite par écrit dûment motivée, dans les 15 jours du présent avis au: GREFFIER DE LA RÉGIE CASE POSTALE 1058, PLACE D’ARMES, MONTRÉAL, P.Q. Le Devoir, vendredi 6 novembre 1970 • 7 ¦ « Les l\loirs ont réussi une percée WASHINGTON (AFP) - Un des résultats marquants des élections législatives de mardi dernier est l’augmentation du nombre de législateurs de race noire à la Chambre des représentants.Il passera en effet de neuf à douze lorsque le Congrès se réunira en janvier prochain.Tous les sept Noirs qui siégeaient à la Chambre pendant la session parlementaire en cours ont été réélus.D’autre part, les sièges de représentants de New York et de l'Illinois qui étaient détenus par les démocrates noirs.M.Adam Clayton Powell et J âmes Dawson ont été remportés par des membres noirs du même parti.Les trois nouveaux Noirs élus mardi dernier à la Chambre des représentants proviennent de Californie, de Maryland et d'Illinois.Aussi marquante que soit l’augmentation du nombre des Noirs à la chambre fédérale, (total: 435 membres) les plus grands succès des candidats noirs ont été remportés à l’échelle des Etats et des municipalités.Cest ainsi que pour la première fois depuis le début du siècle, des Noirs ont été élus à la Chambre du parlement des Etats sudistes de Caroline du Sud et d'A-labama.Dans le premier, quatre candidats noirs s’étaient présentés à l'élection: tous les quatre ont été élus.Jusqu'à mardi dernier, la Chambre de l’Assemblée législative de l'Etat d’Alabama était composée uniquement de Blancs.Un avocat de race noire.Fred Gray, qui s’était présenté sur la liste démocrate et M.Thomas Reed, président de la section locale de 1’“ Association pour le progrès des gens de couleur” qui se présentait sous l’étiquette du "Parti national démocrate", un organisme groupant des Noirs, ont été élus.Dans 1’Alabama le Dr John Cashin.un dentiste de Huntsville (Alabama) fondateur du Parti national démocrate a été vaincu au poste de gouverneur par M George Wallace mais des candidats du parti du Dr Cashin ont été élus à plusieurs postes.C'est ainsi notamment qu'un shériff noir (chef de la police locale) a été élu dans le comté de Lowndes.En Californie, un Noir.M.Wilson Riles.est le premier de sa race à être élu à un poste important du gouvernement de cet Etat.Il a en effet été choisi par les électeurs californiens comme nouvel inspecteur général de l’enseignement de cet Etat, les plus populeux des Etats-Unis.Sombres perspectives pour 1972 Nixon se retrouve aux prises avec les mêmes problèmes économiques par Claude Moisy, de l’AFP a (Claude Moisy) WASHINGTON - Les élections passées, le président Richard Nixon se retrouve aujourd'hui confronté à la même situation économique difficile qui assombrit les perspectives de son parti républicain pour les élections présidentielles de 1972.Il est clair que le chômage croissant, la hausse continue du coût de la vie, le marasme des affaires aggravé par la grève de General Motors et le retour au déficit budgétaire ont empêché les candidats républicains de profiter du mouvement vers le centre que révèlent les résultats des élections de mardi.Dans de nombreux Etats industriels, et notamment dans ceux du Middle-West, la mauvaise situation économique a permis au parti démocrate de retenir à lui une bonne partie des ouvriers et des "petits blancs" qui auraient pu être tentés de rejoindre le camp des partisans de la loi et de l’ordre à l'appel du président Nixon.L’horizon économique risque encore de s'assombrir dans lis jours qui vont venir avec la publication de l'indice du chômage pour le mois d’octobre que l’on s'attend de voir passer de 5.5 à près de 6 pour cent à cause des répercussions du ralentissement de la production automobile.Ce serait son plus haut niveau depuis plus de sept ans.Les stiatèges du parti républicain découvrent aujourd’hui qu'il est impossible de faire de la bonne politique avec de la mauvaise finance.Ils vont sans doute presser maintenant M.Nixon de concentrer ses efforts sur le redressement de l'économie plutôt que sur la recherche d’une “majorité silencieuse" qui pourrait bien ne pas exister.Il y a pourtant peu de choses que le gouvernement Nixon puisse faire - après les élections comme avant - pour ac- Les réactions célérer la stabilisation de l'économie américaine.Compte tenu de la philosophie non-interventionniste du parti républicain.les objectifs jumeaux d'un retour au plein emploi avant 1972 et d’un arrêt de l’inflation apparaissent un peu contradictoires.Il serait politiquement difficile pour M.Nixon d'avoir recours à une augmentation sensible de la fiscalité tant que le chômage demeure élevé et que les affaires restent déprimées.Le seul autre moyen d'éviter que son budget ne retombe dans les déficits inflationnistes de l'administration Johnson serait de comprimer radicalement les dépenses de l'Etat.Mais cela ne contribuera certes pas à relancer l'expansion économique surtout dans l’important secteur des industries de la défense et de l'espace qui a déjà beaucoup souffert des économies anti-inflationnistes.Il est donc probable que pour avoir une économie ranimée avant 1972, les Etats-Unis devront s'accommoder d une bonne dose d’inflation, d'un niveau de chômage élevé et d'un budget en déficit.L’opposition démocrate aurait alors contre le président Nixon les mêmes arguments qui ont fait son succès aux élections de mardi.Sur le plan international, les élections n'ont rien changé aux perspectives de conflit ouvertes par le projet de loi commerciale protectionniste.Le Congres, qui ne s’y attèlera qu’après le 15 novembre, ne sera pas celui qui a été élu mardi mais le Congrès sortant qui se réunira pour une exceptionnelle session post-électorale.Les chances d’adoption des mesures de contingentement, qui ont déjà été critiquées par la Communauté européenne, l'Amérique latine et les autres partenaires commerciaux des Etats-Unis, demeurent ce qu elles étaient, c'est-à-dire à peu près également partagées.Une nation troublée en période de transition RON DELLUMS, élu à la Chambre des représentants dans un district californien à majorité blanche incluant Berkeley et Oakland, après sa victoire.Une nouvelle coalition politique "va changer ce pays", a-t-il déclaré.(Téléphoto AP) Le traité RFA-Pologne pourrait être paraphé la semaine prochaine VARSOVIE (AFP) - La négociation entre l'Allemagne fédérale et la Pologne s est enfin nouée hier.Il a fallu attendre le troisième jour des pourparlers ouverts mardi à Varsovie par les deux ministres des affaires étrangères.MM Walter Scheel et Stefan Jedry-chowski.pour voir se dessiner la con- Le Canada s'impatiente NATIONS UNIES.N.Y.(AFP) - Le représentant du Canada.M.Yvon Beaul-ne.a fait des voeux hier pour le succès des consultations bilatérales entre les Etats-Unis et l'URSS sur la codification des opérations de l'ONU pour le maintien de la paix mais a ajouté que la patience des membres des Nations unies à l’égard du résultat de ces consultations “n'était pas inépuisable.” Il ne semble pas que ces négociations bilatérales aient vraiment avancé, depuis plusieurs années a constaté M.Beaulne.en ajoutant: “Si nous croyons sincèrement que le maintien de la paix est une question d'importance fondamentale pour l’Organisation des Nations unies et pour chacun de ses membres, pouvons-nous attendre indéfiniment que les grandes puissances règlent les choses entre elles?" Le délégué du Canada estime que les éléments d’une entente existent et a sug-gâé à la commission politique spéciale qu’une solution pourrait être trouvée en créant une organe subsidiaire du Conseil de sécurité ou en ayant recours au comité d'état-major de l’ONU.prévu par la charte, mais jamais utilisé encore.elusion du traité sur la normalisation des relations entre les deux pays dont il est question depuis dix mois.“La véritable phase des négociations est maintenant ouverte", a déclaré hier matin M.Ruediger Von Vechmar.porte-parole du gouvernement de Bonn après la première réunion de la commission d’experts.M.Von Wechmar a annoncé officiellement que le ministre fédéral allemand des affaires étrangères avait renoncé à se rendre à Bonn pour le débat européen qui s’ouvre aujourd’hui au Bundestag.Dès hier après-midi, il a retrouvé en tête-à-tête M.Jedrv-chowski.pendant que le groupe d'experts poursuivait ses travaux.M.Scheel s’est déclaré très satisfait de ce troisième tête-à-tête d’une heure et demie.Le ministre fédéral des affaires étrangères.a en effet indiqué que les conversations avaient largement débordé le cadre des actuelles négociations et qu’elles avaient notamment porté sur les problèmes internationaux, conduisant à une meilleure compréhension réciproque.“Cela ne veut pas dire que tous les problèmes sont pour autant réglés entre la Pologne et la RFA.a-t-il ajouté.Cependant, nous nous sommes déjà placés dans la perspective de nos relations après la conclusion d’un traité de normalisation.” M.Scheel visitera Cracovie demain après-midi et l'ancien camp de concentration d’Auschwitz dimanche matin.Les Polonais se montreront certainement sensibles à ce geste.La présence de M.Scheel permettra une bonne avance des travaux.Cependant le ministre allemand se rendra à Bruxelles lundi soir pour l’ouverture des négociations entre les “Six” et les pays neutres.Les Polonais se sont montrés compréhensifs pour les obligations de M.Scheel qui est également président en exercice du conseil des ministres du Marché commun.Il sera de retour à Varsovie dès mercredi matin.sans même repasser par Bonn.On ne peut pas dire pour autant que les négociations se termineront dès jeudi.Le porte-parole allemand a mis en garde contre des spéculations à ce sujet.Mais les calendriers des deux ministres des affaires étrangères seront chargés dans la deuxième quinzaine de novembre et les observateurs estiment que le traité entre les deux pays pourrait être paraphé avant la fin de la semaine prochaine.C’est d'ailleurs ce qu'a indiqué M.Carlo Schmidt, vice-président social-démocrate du Bundestag, venu en observateur à Varsovie avec son collègue libéral.M.Ernst Achenbach NEW YORK (AFP) - Commentant les résultats des élections du 3 novembre le New York Times écrit notamment dans son édition d'hier: “Les résultats paradoxaux des élections de mardi donnent une nouvelle preuve que la nation passe par une profonde période de transition politique.Il est trop tôt pour dire si la conséquence finale de cette transition sera soit un remodelage des républicains et des démocrates en des partis purement conservateur ou libéraux sur le plan idéologique soit si tous deux fragmenteront en quatre ou cinq parties du type européen.Aucun de ces développements est inévitable mais il y a de fortes pressions vers la polarisation et vers la fragmentation".Et le grand journal de New York, rappelant que la candidature de M.Barry Goldwater avait constitué il y a quelques années une menace à la stabilité politique aux Etats-Unis ajoute: "La façon dont MM.Nixon et Agnew ont procédé dans cette campagne constitue une nouvelle menace.Elle n'a pas atteint ses buts cette année.Qu elle y parvienne soit en 1972 soit en 1976 dépend seulement de beaucoup d'impondérables parmi lesquels il faut inclure lé courage de républicains progressistes, la ligne suivie par les démocrates et aussi, et pour le moins, des tensions intérieures et internationales qui assaillent cette nation troublée”.Dans les capitales étrangères, une légère inquiétude se fait jour à Saigon, tandis qu’à Hanoi, le premier commentaire officieux donné par l'agence Incident à la conférence de Paris PARIS (AFP) Un vif incident entre les chefs des délégations nord-vietnamienne et américaine a subitement animé hier la fin de la 9ième séance de la conférence du Vietnam qui avait été jusqu'alors particulièrement terne.M.Xuan Thuy.représentant de Hanoi.a en effet déclaré que le président Nixon avait “menti au peuple américain".faisant allusion aux propos tenus par le chef de la Maison Blanche au cours de la récente campagne électorale.M.David Bruce, chef de la délégation américaine a fort mal pris la chose et a répliqué: “Les termes employés par le chef de la délégation nord-viet- namienne et son attitude au cours de ces dernières minutes à l’égard du président Nixon sont honteux et totalement inadmissibles." Ce que.à son tour.M Xuan Thuy a jugé discourtois, affirmant que les propos qu’il avait tenus étaient “parfaitement fondés".De son côté, le porte-parole nord-vietnamien a rappelé à la presse que sa délégation n'avait cessé de dénoncer le “divorce entre les paroles et les actes de M.Nixon et d'affirmer que celui-ci avait menti"."Aujourd'hui, a-t-il ajouté.en répondant à M.Xuan Thuy.le délégué américain n’a pas su se contrôler et a perdu son sang-froid." nord-vietnamienne d'information constate que “Nixon a échoué”, puisqu’il n'a pu obtenir le contrôle du Congrès, malgré les appels aux électeurs.Après deux jours de réflexions, plusieurs parlementaires sud-vietnamiens s’inquiètent en constatant que la majorité démocrate s'est renforcée.Alors que le gouvernement de Saigon, par la bouche de M.Tran Van Lam.ministre des affaires étrangères, estime que la politique de soutien américaine au Sud-Vietnam ne sera pas modifiée.M.Phan Huu Giao.président de la commission des affaires étrangères de la Chambre des députés, affirme le contraire.Les résultats de ces élections, a-t-il déclaré, peuvent nous inquiéter à juste titre car le président Nixon devant faire face à de difficiles problèmes intérieurs.ne sera pas aussi libre pour aider le peuple vietnamien à lutter contre les communistes.D'autres députés et sénateurs craignent que le Congrès, dominé par les démocrates, ne soit moins désireux de voter des programmes d'aide financière et d’assistance militaire au Sud-Vietnam.L’ancien sénateur Pham Van Sach pense même que le président Nixon pourrait adopter “une attitude plus conciliante vis-à-vis des communistes aux pourparlers de paix de Paris ".La presse saigonnaise fait preuve également d'un certain pessimisme A Moscou, l'agence Tass diffuse un commentaire signé Igor Orlov estimant que “les problèmes aigus restent à l’ordredu jour ".Après avoir souligné l’échec des objectifs républicains et l'absence de "changement fondamental dans l'organe législatif suprême”, le commentateur dénonce "la crise du système politique des Etats-Unis qui donne la possibilité aux principaux partis politiques de se livrer à des accusations réciproques et de s’écarter des problèmes fondamentaux qui agitent le pays".“Les problèmes aigus sociaux, économiques et politiques restent à l’ordre du jour", ajoute-t-il.La Maison Blanche admet l'incidence de l’économique sur le vote WASHINGTON (AFP) - Le porte-parole de la Maison Blanche a admis, hier, que la situation actuelle de l'économie américaine a influé de façon décisive sur les résultats des élections de mardi dernier, particulièrement dans l’ouest et en Californie.“Nous continuerons à appliquer les restrictions adoptées préalablement en vue d'assainir l'économie", a affirmé cependant ce porte-parole.M.Ronald Ziegler.Ces restrictions s’appliqueront avant tout aux dépenses de l’Etat, a-t-il précisé en se refusant à exclure une possible injection d'argent dans l’économie afin de contrecarrer le chômage.M.Ziegler n'a pas hésité, une fois de plus à qualifier le résultat des élections du 3 novembre de "succès énorme" pour le président, qui a réussi à modifier à son avantage "la composition idéologique" du Sénat.Le président Nixon a réuni, hier matin son cabinet pour faire le bilan des élections, mais aussi pour relancer l’examen de certaias programmes de politique intérieure, entamer celui des budgets de l'année fiscale 1971-1972.et enfin refaire le point de la situation intrnationale.Ce matin, le président réunira son conseil national de sécurité, avant de quitter Washington une fois de plus, cette fois-ci pour Key Biscayne en Floride, où il se reposera pendant une semaine environ.Le porte-parole de la Maison Blanche a souligné que M.Nixon avait renouvelé son entière confiance dans le vice-président.M.Spiro Agnew.dont il a qualifié les efforts, lors de la campagne électrale.de “extrêmement utiles".r St-Léger un scotch de grande lignée La vente d'armes à Prétoria peut faire éclater le Commonwealth STIL6« BLENDED SORtH WHISKY mi ownio» » **ff> Vitrai-.» «orvAW c’est le scotch de qualité pour ceux qui le préfèrent ainsi.Distillé en écosse par Hill Thomson A Co.Ltd.et distribué par: IMPORTATIONS DURANO LTÉE.LONDRES (AFP) - La Grande-Bretagne pourrait être amenée à se retirer du Commonwealth si elle livrait des armes à l’Afrique du Sud car une telle décision serait sans doute incompatible avec les opinions et les intérêts de ses partenaires, a déclaré hier le Dr Okoi Arikpo, ministre des affaires étangè-res du Nigéria, au cours d’une conférence de presse."Il dépendra alors entièrement de la Grande-Bretagne que le Commonwealth continue ou non d’exister", a-t-il ajouté.Réaffirmant l’opposition catégorique de son pays à la fourniture d’armes à l’Afrique du Sud, le Dr Arikpo a déclaré qut si la Grande-Bretagne donnait suite à son projet, le Nigéria “serait libre de prendre des mesures pour protéger ses intérêts" de telles mesures pourraient affecter les intérêts britanniques dans la fédération nigériane.Le Dr Arikpo a d’autre part affirmé que les fournitures d’armes à l’Afrique du Sud affecteraient la sécurité du Nigéria."Nous possédons des preuves convaincantes que l’Afrique du Sud n'a pas abandonné ses tentatives de démembrer le Nigéria et d’y fomenter la subversion, de concert avec le Portugal ”, a-t-il déclaré.Le Dr Arikpo estime en outre “inacceptable” la proposition de M.Félix Houphouet-Boigny, président de la République de Côte d’ivoire, de régler "par le dialogue et par des contacts" le problème sud-africain.Le chef de la diplomatie nigérianne a d'autre part rejeté l’argument selon lequel la Grande-Bretagne était obligée de livrer des armes à l'Afrique du Sud pour défendre ses intérêts dans l’océan Indien contre une prétendue menace soviétique.* Une nouvelle élite: let lecteurs rapides.* Que vient faire la courbe gaussienne dans ma classe ?Pour en savoir plus sur ces deux sujets et pour lire des informations pédagogiques qui valent leur pesant d’or, abonnez-vous au journal LES ENSEIGNANTS Coût: $3.00 par année (10 numéros) Envoyez votre chèque à: Journal Les ENSEIGNANTS 8350, Dulaus Montréal 457 Minuit?Couronner une soirée au théâtre par un arrêt au Kon-Tiki, par un cocktail et un fin goûter, c’est du savoir-faire! 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% + V» + % — % +i % 15 - % — % + % — V» + % — Ve + % - % — % - % - % + % — % — % PacGEl 1.50 63 28 27% PanA 133 12% 12% ParkeD .60 281 25% 25 Per>Cn 214 6% 6% PenneyJC 271 45% 44 Va Pennzo .80 108 31% 30% PepsiCo 1 37 47% 47% Pfizer .60 171 35% 35% PhelD 2.10 38 36% 35% PhlIMr 1 280 46 45% PhilP 1.30 114 28% 28V» PitneyB .68 341 25% 24 Pitstn .50 1109 40% 38% Polroid .32 184 66% 65% ProcG 1.40 85 58 57 Pllmn 2.80 64 39 38% Raist P .70 40 22% 22 Raythn .60 16 20V» 20% RCA 1 121 23V» 23% Reich .20 11 8% 8% RepSt 2.50 55 28% 28 Revere 1 22 16% 15% RexCh 1.50 4 30% 30% RichM 1 8 57% 57% Ronsn .3Sr 20 6% 6 RCCola .54 23 14% 14% RoyD 2e 6543 45% 44 Safew I.10 250 32% 31% SfReg l.oO 77 32V» 32% SaFel 1.60 86 18 V» 18 Va Schenl 1.40 15 24% 23% Schlbg 1 40 99 83% 82 Scienfif 32 4% 4% SCM .45p 35 13V* 13% Scott Pap 1 187 22% 22% SrsR 1.20a 112 69V» 69% ShellO 2.40 98 45% 44 Va ShelITr .82e 3 37 36% Singer 2.40 36 64% 63% SkilCp .90 SmltA 1.40 3 50 14 V» 42 14% 42 Smith KF 2 50 47 46% SouPac 1.80 37 31V» 30% SouRy 3 120 56% 56 SpryR .50« 354 22V» 22V» StdBr 1.60 195 44 Va 42% StOCat 2.80 301 48V» 47% Stdlnd 2.30 156 48% 48% StdNJ 3.75e 314 70% 69% StdOh 2.70 74 74V» 74% SterlDr .75 137 38V» 38 StewW 1.80 14 26% 26% StudeW 1 49 49% 48% SunOil 1b 8 44 Va 44% Sunbm .80 39 22% 22% SuperOil 1.40 2 158 157 Swift .60 303 26% 26% Teledn 1.09t 84 20% 20V» TelexC 5660 22% 21% Tenco 1.32 134 20'/8 19 V» Txco 1.60 348 32V» 32 Va TexGS .60 53 16 15 V» Textr .90 109 19% 19% Thiok .40 10 8 Va 8% Time 1.90a 12 33V» 33% Timkn 1.80 21 29% 28V» TWAir 106 12 V» 12% Transm .55 254 13 12% Transctl 48 6V» 6% TriC 2.45e 55 25% 25 TRWInc la 195 36% 35% TwntC 62 8% 8% UALInc .75p 161 17% 171/4 UnlINV .68e 8 26% 25% Un Carb 2 164 35% 34V» UOÜC 1.60 134 34% 34 UPacif 2 83 37% 36% UAirc 1.80 57 33% 32% UnitCp 1.05e 3 9% 9% UnFin Cal 7 8% 8 UnNucIr 37 11 10% USGyps 3a 63 55% 54% USSmlt 1b 4 26% 26% USStl 2.40 122 30V» 29V» Vorna 27 16V» 15% WarnL 1.20 85 68 67% WnUnion 1.40 32 34% 34 V» WstgEl 1.80 309 65% 65V» WheelPItt Stl 21 10% 10% WhiteC .40 60 12% 12 V» WhteMt .50p 42 14 Va 14% Wwth 1.20 35 32% 32% Xerox .80 824 85 83 YngstSD 1.20 17 15% 15 Zenith 1.40 36 32V» 32 28 + % 12% — % 25% + % 6% - % 45% + % 31% — % 47% + % 35% + % 36 45% - % 28% .24% —1% 39V4 — % 66% — % 57% + % 39 + % 22% — % 2m — % 23% — % 8% — % 28% + % 16% + % 30% + % 57% + % 6% + % 14% — % 44% —3% 32% + % 32% — % 183/4 — % 23% —1 83 +1 4% - % 13% — % 22% + V» 69% + % 45 .363/4 —1% 63 Va — % 147/» 42 + % 46% .30% — % 56 Va + % 22% — 44% +1% 473/4 — % 48% — % 693/4 — Va 747/b — % 38% + % 26V» — % 48% — % 44% + % 221/4 - % 157 - Va 263/4 + % 20% — V» 22% .20 — % 3234 .16 + % 19% - % 8% .33% — % 29% + % 12% + % 12% — % 6% — Ve 2 5 Va — % 357/e - % 8% .17% .25% - 3/4 35% + % 34% — % 36% .32% - Va 9% .8% 103/4 — % 54% —iv» 26% — Ve 30 + V» 16 + % 67% + Ve 34% - % 653/4 + % 103/4 + % 12% 14% + % 32% + % 83% -2% 15 — % 32% .Guerre des prix déclenchée en Ontario TORONTO (PC) — Une guerre des prix vient d'être déclenchée dans les épiceries de l’Ontario, alors que dans tous les coins de la province on coupe les prix pour suivre l’exemple de la chaîne Dominion Stores, la plus importante de la province.La chaîne Dominion a fermé ses 40 magasins établis dans la province, lundi, afin de réduire les prix de quelque 7,000 articles, dont des centaines ont ensuite été publiés dans les journaux de mardi.Des porte-parole de la compagnie ont indiqué que les ventes, dans certains magasins, ont été de 30 à 50 pour cent plus élevées que la semaine précédente.Des compétiteurs ont ensuite publié des listes de prix inférieurs à ceux de Dominion.mercredi, mais cette dernière a réagi rapidement.Au début de l’après-midi, les gérants des magasins Dominion avaient reçu l’ordre d’établir la parité des prix avec les compétiteurs.Un porte-parole de Dominion a souligné que les prix changeaient d’heure en heure, alors que les différentes entreprises de produits alimentaires tentaient d’accaparer le marché.La durée de la guerre dépendra des ressources des différentes compagnies.Plus ce la moitié des magasins de la chaîne Dominion, qui s’occupe uniquement de la vente au détail, sont établis en Ontario et la compagnie lutte pour conserver sa part du marché ontarien.On ne prévoit toutefois pas que cette guerre des prix •apportera des changements importants dans la part du inarché sur laquelle chaque entreprise compte présentement.Elle aura plutôt comme conséquences de réduire la marge de profit des détaillants et de diminuer le prix aux consommateurs.Les investisseurs ont réagi rapidement, mercredi, en portant la valeur des actions de Dominion à $10, soit 37 cents de plus que le plus bas niveau en 10 ans, qui avait été enregistré la veille.Un total de 2,620 actions ont été échangées.Les actions de classe A de la chaîne Loblaw ont gagné 12 cents à $5.50, tandis que celles de classe B demeuraient à $5.50.Celles de la compagnie-mère.George Weston Ltd, ont cédé 62 cents à $21.50, alors que 13,558 actions ont été échangées.Les actions A de Oshawa Wholesale ont baissé de 87 cents à $11.62 et celles de Steinberg de 25 cents à $13.75.L'Hydro-Ontario émetunemprunt de $75 millions L’Hydro-Ontario a fait hier une émission d’obligations au montant de $75,000,000 portant intérêt à 8.75% et échéant le 30 novembre 1995.Les titres ne sont pas rachetables avant le 30 novembre 1990.L’émission a été accordée à un syndicat dirigé par McLeod, Young, Weir à un prix de $98 -75 et à un rendement de 874%.VOUS comptez rajeunir votre parc de voitures?Les concessionnaires Ford et Mercury peuvent vous vendre ou vous louer des véhicules 1971 de tous genres.C’est le temps de louerou d’achetervos nouvelles Ford ou Mercury.En ce moment, le prix des voitures usagées est intéressant et les concessionnaires Ford et Mercury vous offrent davantage.Des petites voitures: Comet, Maverick, Pinto.Des voitures populaires: Mustang, Galaxie, Meteor.Des voitures de taille intermédiaire: Montego et Torino.Des voitures de luxe: Cougar, Marquis, Thunderbird.Et aussi des camions solides, à partir des camionnettes Pickup et Econoline jusqu’aux robustes poids lourds et aux rapides camions tracteurs.Vous n’avez qu’à préciser le genre et le nombre de véhicules que vous désirez, ainsi que la date de livraison.Si vous pensez acheter ou louer des voitures neuves, c’est le temps d’en parler au concessionnaire Ford ou Mercury.Il est prêt à renouveler votre parc de voitures dès aujourd’hui.HARDTOP 2 PORTES GALAXIE 500 - : PARC FORD-MERCURY T ) 1 f t Le Devoir, vendredi 6 novembre 1970 15 arts et spectacles Cinépix est vendue à une société américaine La société Kaivex Inc.de New York a annoncé mercredi qu'elle avait acheté la compagnie canadienne Cinépix Inc., qui a notamment produit les films "Valérie" et “l'Initiation”.Un porte-parole de Kaivex a précisé que sa compagnie avait acquis un tiers des intérêts de Cinépix en août 1969.et qu’elle avait acheté le reste des intérêts par la suite, pour une somme non divulguée.Cinépix.qui s’occupe également de la distribution de films étrangers, a produit sept films au cours des deux dernières années.Le président de Cinépix.M.John Dunning.a affirmé que l’administration de la compagnie resterait inchangée à la suite de la vente.“Cette transaction, a-t-il dit.a procuré à Cinépix les fonds nécessaires à l’expansion de son réseau de distribution vers les marchés étrangers, et notamment vers le marché important des Etats-Unis.La population du Canada n’est tout simplement pas de taille à financer les producteurs de films canadiens.” “Les producteurs de films canadiens, a-t-il poursuivi, ont besoin d’un réseau de distribution étranger s’ils veulent faire bonne figure devant leurs concurrents lorsqu'ils exploitent un film à l’extérieur du Canada et aux Etats-Unis.” Pour sa part le président de Kaivex.M.Emmanuel Wolfe, a souligné que sa compagnie est décidée à réinvestir les profits de Cinépix dans la production de films canadiens.Au cours des dernières années, selon M.Wolfe, ces films “ont démontré qu’ils sont à même de faire face à la compétition mondiale”.Cinépix.a-t-il ajouté, continuera d’être administrée comme une compagnie canadienne.Horaire des théâtres ŒNTAUR THEAIHE A Touch of the Poet" de Eugene O'Neil 20h30 (relâche le lundi) samedi à 18h.35 et 22h COMEDIE-CANADIENNE: Hair 20h30 CENTRE DU THEATOE D AUJOURDHUI: Mise à mort d’là Miss des Miss" par les Enfants de Chénier 20h 30 NOUVELLE COMPAGNIE THEATRALE: 1200 rue Bleury "Des souris et des hommes" de John Steinbeck Horaire irrégulier.Tél.: 866-1964 THEATOE DE QUATSOUS: ‘N’écrivez jamais au facteur" et Le diable en été" de Michel Faure - 20h 30 THEATOE DU RIDEAU VERT: La Cerisaie" de Tchékov - du mardi au samedi à 20h30; dimanche à 19h.30 PLACE DES ARTS THEATOE WILFRID-PELLETIER - Relâche.THEATOE MAISONNEUVE - Claude Lé-veillée - 20h.30 THEATRE PORT-ROYAL - Le TNM présente Jeux de massacre" de Ionesco 20h.15 (relâchedimanche et lundi) Horaire des cinémas EN LANGUE FRANÇAISE 4KLKQIJN - Hôtel St.-Grégory 12 45 - 4 55 - 9.05 "Détective privé 2.50 - f.00.BKKKI - "Un amour de Coccinelle 1.00 - 4.30 - 8 00 et Le Cheval aux Sabots d oi " 2 40-6.15 -9.50 BIJOU - Voir St-Denis C/ NA DI EN - Par exemple adultère 12 00 -3.20 - 6.35 - 10.10 et Adolphe ou 1 âge tendre 1.30 -4 55 - 8 20 CAPITOL - Spectacle sur scène (Reveen-hypnctismei CHAMPLAIN - Airport (fr.) 11.55 - 5 20 el Le Piment de la vie' 3 25 - 7 55.CHATEAU • Le safari au grand nord et Equipe de choc CINEMA DE PARIS .Le pistonné - 1.30 -3 30-5.30-7 30 -9 30 CKEMAZIE - Airport et La Mariée a du ihien" DAUPHIN - Acte de Coeur 7.30 9.30 Salle McLaren Butch Cassidy le Kid 12.40 - 4 20 - 8 00 ELYSEE - Salle Alain Resnais Le grand cérémonial 7 30 - 9 45 et salle Eisenstein "Z" même horaire FLEUR DE LYS - Voir Cinéma de Paris GRANADA - (voir Château* IMPERIAL- "Hello Dolly 8.30 dim 7.30 m limes: sam.dim mere, à2.00 JEAN - TALON - "Deux jumelles, un amour •3 40 - 7 00 - 10.35 - La piscine 1.30 -4 50-8 25 MAISONNEUVE - Voir Jean Talon MERCIER "Psychose et Une poignée de pli m bs MIDI MINUIT Nue comme un vers" et Le maquereau PAPINEAU - Voir Château PI.AZA - Voir Canadien PARISIEN - L amour humain PIGALLE - Voir Midi-Minuit RIVOLI - Le docteur Jivago 8 00 sam et dim 1 15 - 4 25 - 8 00 ST DENIS - Deux femmes en or et Marie-Christine et L'hiver en froid mineur VENDOME - Que U bète meure - 12 45 2 00 - 5 15 - 7.30 - 9 45 "A Swedish Love Sto- Days in Clichy' 3.30 - - 7 .30 5 30 - tous Télévision Le sigle c marque une émission en couleur Vendredi C B F T O 9.15 En vedette "Les deux pianos" c 9 30 Coeur atout .c 9.10 Aujourd hui àCBFT 10.00 Toute la ville en parle c 9.15 Les Oraliens c 10.30 Le 10 vous informe c 9.30 Les animaux chez eux c 11 00 La couleur du temps c 10.00 Télévision scolaire i 11.05 En pantoufles "Cours d’éducation physique "Le baiser du vampire" 10.15 Télévision scolaire (Horreur britannique) c "Plein air 12.40 En pantoufles 1050 En mouvement "Marie-Soleir (drame sentimen- 10.45 Saturnin c tal Français) 11 00 La Souris verte 2.10 Dernière Edition 11J5 "La Dame de Vittel 2.15 Fn des émisse ns CBMT 0 1.00 Cinéma 2.30 Oui ou non c 8.03 Standbv Six c 3.00 Femme d’aujourd’hui 835 Mr Dressup 400 Bobino c 900 Quebec School Telecast 430 La Ribouldingue c "Français géographie Français’ 5.00 Vovafte au fond des mers 10.30 Friendlv Giant c "L'Ile des dinosaures" .c 10.45 Chez Hélène 600 J OP 90 c 11.00 Sesame Street c 6.30 Téléiournal .0 12 00 El wood glovers luncheon date 6.40 24 heures c (partie 1.2) 6.55 Nouvelles du sport c 1.00 The Dick Van Dvke show 700 Format 30 1 30 55 North Maple c 7.30 (>jé sera sera .c 2 00 Double Exposure 8.00 Donald Lautrec "chaud' .0 2.30 Hazel 830 Les Règles du jeu c 3.00 Take Thirty 1000 Format 60 3.30 The edge of Night .c 11 00 Téléiournal .0 4.00 The Galloping Gourmet c 1120 Nouvelles du sport .c 4.30 Drop-In 11.30 Cfiéma 500 Skippv the Bush Kangaroo c "Comment réussir en a Souvent l'amour ne tient qu’à un doigt! L'or Birks fait éclater sa beauté .et celle toute resplendissante d'une bague à pierre véritable.Voici quelques bonnes idées pour la femme que vous aimez.Améthyste, $85.Péridot et perle, $85.Citrine, $50.Rubis et diamants, $300.Saphirs et diamant, $225.Ces pierres sont montées sur or 14 et 18 carats.BIRKS J O A I L L F E R S Carré Phillips, Dorval, Fairview, Rockland, Place Versailles, Place Longueuil, Place Bonaventure, Place Ville-Marie et les Galeries d'Anjou. Le Devoir, vendredi 6 novembre 1970 • 17 Madame Roy de Montréal vient de recevoir son compte d'électrkité.Coût: $18.40 Consommation: 1200 kilowatt heures Période: 2 mois : JC La même consommation d'électricité lui coûterait (d’après les manuels de tarifs des distributeurs d’électricité concernés) à Halifax $22.60 ¦ à Vancouver $24.60 ¦ à New York $36.15 à Détroit $29.30 = à Los Angeles $21.60 ¦ à Chicago $28.45 L'électricité est moins chère au Québec que dans la plupart des grandes villes d'Amérique du Nord.L'Hydro-Québec aime ça comme ça.Madame Roy aussi. 18* Le Devoir, vendredi 6 novembre 1970 l'information sportive ?/ Z ' r„ LE SPORT CHEZ LES JEUNES par ANDRÉ TARDIF De plusieurs milieux scolaires nous parviennent des commentaires élogieux à l’endroit du “prix canadien de l’excellence physique ”, lancé récemment par le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social.Il s'agit d’un programme de mise en condition qui s'adresse aux jeunes de 7 à 17 ans.Le “prix" fait suite au programme lancé en 1967 et qui s’attira les éloges d’à peu près la majorité de nos éducateurs physiques.11 s’agit d’une série de six exercices auxquels un jeune s’exerce et qui font ensuite l'objet d’un test d’aptitude.On veut ainsi permettre à la jeunesse du Canada d’atteindre une forme physique impeccable, qu elle s'adonne ou non à des disciplines sportives.* * * Agées de 18 ans seulement, Diane Culver, de Montréal, et les Torontoises Judy Crawford et Diana Gibson doivent quand même se sentir “vieilles”, si l’on considère qu’elles sont les aînées de l’équipe féminine de ski alpin du Canada, présentement à l’entraînement en Europe.Le “bébé” du groupe est Kathy Kreiner.13 ans.de Timmins, suivie de Ginny Honeyman.15 ans.de Montréal.Les autres membres de l’équipe sont: Betsy Clifford, 16 ans.championne mondiale du slalom géant: Laurie Kreiner.16 ans.soeur de Kathy; Diane Pratte.de Rouyn-Noranda.et Carolyn Oughton.de Calgary, toutes deux âgées de 17 ans.Le benjamin de l’équipe masculine est Reto Barrington.16 ans.de Cal-gary.* * * L’équipe de football du collège Notre-Dame, invaincue en trois ans de compétition dans la Ligue de football intercollégiale mais battue à ses deux premiers matches cette saison, s’est vite ressaisie.Après sa brillante victoire en demi-finale contre le collège des Eudistes.détenteur du 1er rang en saison régulière, le Notre-Dame devient favori pour décrocher le titre de la section junior du circuit.WM - y ' ^ '/v/;
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