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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 10 novembre 1970
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1970-11-10, Collections de BAnQ.

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I Un éditorial de Paul Sauriol: l'identification des citoyens dans une société démocratique (page 4) ¦ Ce sont les pressions du maire Drapeau qui ont entraîné le retrait de "Quiet Days" (page 3) B La ville de Montréal versera 0.63% de plus aux caisses de retraite de ses employés (page 3) ¦ la météo Devenant nuageux avec quelques averses dans la soirée.Max.: SO.LE DEVOIR Fais ce que dois Chicoutimi, Saguenay, Bas du-Fleuve.Rive Nord, Québec-région, Ontario (Ottawa exclu) 15 CENTS Besoin d#une mitraillette?par Normand Lépine Rien de plus facile !.A Montréal, où il est interdit de voir le film “Quiet days in Clichy”.un enfant de 16 ans peut acheter dans une quincaillerie.une “pawn shop" ou un magasin de “surplus de guerre", des carabines semi-automatiques “M-l" à la douzaine et des munitions tant qu'il en désire Il n'y a rien d'illégal dans cette acquisition.Il suffit que le vendeur en ait “en stock " et que l'acheteur paie la note.Au cours des derniers jours, en effet, la population s'inquiète de la facilité avec laquelle un quidam peut se procurer des armes à feu.A Ottawa.M Warren Allmand.député libéral de NDG.a demandé hier au ministre de la justice s'il envisageait une nouvelle législation sur la vente d’armes à feu M.Allmand a rappelé la preuve soumise au coroner, samedi, qui montre que les ravisseurs de Pierre Laporte ont pu se procurer des carabines semi-automatiques quelques heures avant le rapt.M.John Turner a répondu qu'il examinera la question, étant donné qu'il ignore si le problème résulte de la loi actuelle elle-même ou de son application Un journaliste du “Montreal Star”.M.Paul Dubois, a raconté hier avec quelle facilité il a pu acheter, pour $95.35.une très puissante carabine.Le journaliste, accompagné d'un photographe.s est rendu au magasin Baron Sport Centre Ltd ', au 932.ouest.Notre-Dame.Cest à ce magasin que Paul Rose aurait acheté les armes utilisées lors de l'enlèvement de M.Laporte.Quinze minutes plus tard, le journaliste sortait du magasin avec un Mauser semi-automatique.8 mm.et un chargeur contenant 10 balles.Aucun permis n'a été requis, ni aucune pièce d'identité.M.Dubois a demandé au vendeur une arme “puissante, mortelle et rapide " et on lui a immédiatement suggéré un Mauser.8mm “Ce fusil est capable de scier un arbre'.a précisé le vendeur Le lieutenant Lapointe, de la Sûreté du Québec, a bien voulu expliquer au DEVOIR les règles actuelles concernant les armes à feu.La règle générale, a-t-il précisé, est qu'aucune restriction ne frappe les fusils ou carabines “habituellement utibsés pour la chasse au Canada si ce n'est que l’acheteur doit être âgé de 16 ans.Ainsi, a dit l'expert de la SQ.un Mauser semi-automatique n'est soumis à aucune restriction puisque c'est un fusil de chasse.Par contre, les mitraillettes sont des armes interdites.Seuls les corps de police peuvent en acheter.Si un individu demande à la SQ l’autorisation d'acheter une mitraillette, sa demande sera automatiquement refusée, a précisé le lieutenant Lapointe Les “switch knifes” et les silencieux sont aussi des armes interdites.Cependant, il est facile pour quelqu’un “qui conn ait un peu ça” de transformer une car.>ine de chasse comme un M-l en mitraillette, a ajouté l'expert de la SQ.En réalité, n'importe quelle arme permise peut subir une telle transformation Mais “il est parfaitement légal d’acheter un M-l.un “308'’ ou un “300”.a expliqué le lieutenant “Ce sont des fusils de chasse.” Bien sûr.si un individu est pris en possession d'une carabine de chasse transformée en mitraillette, il sera ac- Voir page 6: Mitraillette A Montréal, il est aussi facile d'acheter une carabine semi-automatique et des munitions qu'une caméra.Le journaliste Paul Dubois, du Montreal Star, montre ici la Mauser, 8 mm., semi-automatique, qu'il a achetée hier dans un magasin de la rue Notre-Dame avec une facilité déconcertante.L'URSS libère les deux généraux US B.L ortie aurait fait d'autres révélations par Guy Deshaies La rumeur voulant que Bernard Lortie ait fait à la police des révélations qu’il n'a pas faites au cours de son témoignage.samedi, se faisait de plus en plus persistante hier.De toute manière, les sources officielles de la police ne signalaient rien de nouveau hier, laissant le champ libre à toutes les hypothèses concernant M.James Cross, disparu depuis le 5 octobre dernier, ainsi que les circonstances de l'arrestation du jeune Lortie, La police s'est contentée de faire savoir qu'il y avait encore 61 personnes détenues eh vertu de la loi sur les mesures de guerre, dont 48 à Montréal.Depuis la mise en vigueur de la loi.il y a eu 439arrestations et 378 libérations.Il y aura vraisemblablement des comparutions de personnes détenues cette semaine et possiblement demain au quartier général de la SQ.rue Parthenais.Quant à Bernard Lortie.il est toujours impossible de savoir comment la police a pu savoir à quel endroit il s'était réfugié.c'est-à-dire chez Colette et Richard Therrien et Francine Delisle, rue Queen Mary où il a été arrêté vendredi soir Les personnes susmentionnées ont été arrêtées également et l’on croit savoir qu'elles sont détenues.En vertu de la loi d’urgence comme d’ailleurs du code pénal, le fait de donner asile à un criminel recherché est un délit.La police n’a pas voulu dire.hier, si ces trois personnes étaient au nombre des 61 détenus actuels.L’arrestation de Bernard Lortie s’est faite quatre jours après que le gouvernement du Québec et celui du Canada eurent décidé d’offiir $150.000 à quiconque donnerait des renseignements pertinents sur les allées et venues des ravisseurs de MM.Laporte et Cross.Hier, le ministre de la justice du Québec.M.Jérôme Choquette, a dit que le gouvernement n’avait encore déboursé aucune somme en récompense.Mais le fait que Lortie ait été arrêté quelques heures après que le ministre eut nommé un coroner spécial et que ce dernier eut annoncé la date et l’heure de son enquête encourage ceux qui sont portés à penser que Lortie était entré en rapport avec la police depuis un certain temps déjà.A l’enquête du coroner, samedi, le seul témoin nouveau susceptible d'apporter de nouvelles lumières sur la mort de M.Laporte était Lortie.Les autres témoins étant le Dr Valcourt, Mme Rose, quelques policiers, l’enquête aurait pu se tenir bien plus tôt avec ces témoins.Enfin, l’attitude de Bernard Lortie ne laisse pas d’étonner.Il ne désire ni avo- Voir page 6: Bernard Lortie WASHINGTON (AFP) - L’ambassadeur d’URSS à Washington.M.Anatoli Dobrynine.a annoncé hier après-midi au secrétaire d’Etat William Rogers que les deux généraux américains détenus en URSS “seront libérés et autorisés à quitter le territoire de l'Union soviétique”.a révélé dans la soirée le porte-parole du département d'Etat.(On avait annoncé officiellement Quelques heures plus tôt à Ankara que le colonel Cevat Deneli.officier de liaison turc qui se trouvait à bord de l’U-8 américain ayant atterri en Arménie soviétique avec les deux généraux le 21 octobre venait d’être rapatrié.On précisait qu’il avait été remis par les autorités soviétiques aux autorités civiles et militaires turques à Kizikcakcak, à la frontière turco-soviétique près de Kars.) Le porte-parole du département d'Etat n'a pas exclu la possibilité que les deux généraux aient déjà quitté l'URSS, comme l’avait annoncé au cours de l'après-midi le représentant démocrate de l’Illinois, M.Kenneth Gray, qui affirmait tenir ses informations de plusieurs hauts fonctionnaires du département d'Etat.Les deux officiers supérieurs américains sont le général Edward Scherrer, qui dirige la mission d’aide militaire en Turquie et le général Claude McQuarrie.Le porte-parole du département d’Etat a précisé n'avoir reçu aucune indication concernant le sort du pilote de l’avion, le commandant James Russell, mais on suppose qu’il sera également autorisé à quitter l’URSS, vraisemblablement aux commandes de l'U-8 dont Washington avait demandé la restitution.Jérôme Choquette Le Québec ne peut utiliser la loi d'urgence contre la pègre par Pierre-L.O'Neill QUEBEC Le ministre de la justice.Me Jérôme Choquette, a exprimé l’avis, hier, au cours d’une conférence de presse.qu’il serait injuste à l’égard de la pègre, d’utiliser à d’autres fins les pouvoirs spéciaux conférés en vertu de la loi des mesures de guerre.Très sérieusement, le ministre de la justice a expliqué que ces pouvoirs ont été donnés en rapport avec les activités d’une association révolutionnaire appelée FLQ et ne doivent pas être utilisés contre des citoyens auxquels on peut reprocher leur mode d’existence.“Cela risquerait de pervertir l’esprit de la loi.” a-t-il dit.Mais pourquoi alors ne pas déclarer la pègre “illégale”?a demandé un journaliste.C’est une question que vous pourriez poser à M.John Turner, a répondu Me Choquette.Une commission d’étude sur le crime organisé concluait, il n’y a pas si longtemps.que la police connaissait le nom et l’adresse des principaux membres de la pègre.On expliquait cependant qu’il était impossible d’agir contre eux.sans sacrifier les libertés démocratiques.Puis, on soulignait notamment l’obligation pour la police d’être munie de mandats de perquisition et d’arrestation.C’est ce qui a amené un journaliste à demander au ministre de la justice du Québec pourquoi le gouvernement ne profitait pas des pouvoirs spéciaux qui lui sont accordés, pour lutter efficace- OTTAWA (PC) Le ministre de la justice.M.John Turner, a précisé, hier, aux Communes, aue le gouvernement fédéral n’étudiait pas l’institution d’une carte d’identité obligatoire pour les Canadiens.M.Turner répondait à une question de M.David Lewis (NPD York-Sud).Ce dernier lui demandait si le gouvernement québécois lui avait fait part de ses intentions sur cette question.M.Turner a répondu qu’il ne l’avait pas fait.En fin de semaine, le ministre de la justice du Québec.M.Jérôme Choquette.a annoncé qu’une telle carte d’iden- ment contre la pègre.Visiblement agacé.Me choquette a encore précisé que la loi et les règlements actuels sont restreints à un certain nombre d’activités et qu’il n’a nas le droit Voir page 6: La pègre tité était à l’étude et qu’il se pouvait qu’il présente un projet de loi la rendant obligatoire au Québec.D’autre part.M.Turner a dit qu’il examinait actuellement l’aspect constitutionnel d’un tel projet.La carte que M.Choquette aimerait rendre obligatoire porterait les nom.adresse, photographie et empreintes digitales du détenteur.Selon lui, cette carte permettrait à la police de lutter plus efficacement contre le terrorisme, le crime organisé.etc.Voir page 6: Carta d'identité La carte d'identité: Ottawa étudie le projet L'armée restera 30 jours de plus QUEBEC (par Pierre-L.O’Neill) - Le gouvernement Bourassa demandera à Ottawa de prolonger la présence des forces armées au Québec, pour une période additionnelle de 30 jours et renouvellera.pour une période similaire, le mandat de M.Maurice St-Pierre, à la direction des forces policières du Québec.C’est le ministre de la justice du Québec.Me Jérôme Choquette, qui a annoncé.au cours d une conférence de presse, hier à Québec, les deux décisions prises après consultations auprès du premier ministre Bourassa et qui feront l’objet de deux arrêtés ministériels dès la prochaine réunion du Cabinet.Sans vouloir préciser davantage.M.Choquette a expliqué que la situation exige la prolongation de la présence de l’armée et que les prochains 30 jours permettront au gouvernement d’observer l’évolution des événements et de modifier son attitude, s’il y a lieu.Par ailleurs, le ministère de la justice n’entend pas prendre de procédures judiciaires à l’encontre du quotidien anglophone de Montréal qui.la semaine dernière, avait pris la liberté de publier un communiqué du FLQ Des avocats indépendants du ministère ont été consultés pour savoir si le journal, ce faisant.avait contrevenu à la loi sur les mesures de guerre.Ils ont convenu que "TheGazette” était dans la légalité.Me Choquette s’est dit convaincu que les forces policières ne pratiquent pas de favoritisme envers la presse anglo- Voir page 6: L'armée L'Assemblée reprend ses travaux L'opposition ne manquera pas de réclamer un débat d'urgence par Gilles Lesage QUEBEC - La crise qui sévit au Québec depuis le début d'octobre et un sentiment accru d'urgence marqueront profondément les travaux de l’Assemblée nationale qui reprennent cet après-midi.Pour les députés des trois partis d'opposition.ce sera l’occasion rêvée et ils ne la manqueront pas - d'interroger lonpaement le premier ministre et le ministre de la justice sur tous les faits relevant des enlèvements de MM.Cross et Laporte, et sur les diverses mesures qui ont été prises par les gouvernements et les corps policiers depuis le 5 octobre.Un peu comme à Ottawa depuis un mois, l'habituelle période de questions, au début de chaque séance, permettra aux députés de revenir à la charge, de demander des commentaires ou des explications qui.dans plusieurs cas.ne les satisferont pas.MM.Bourassa et Choquette s'y attendent d'ailleurs.Aux journalistes qui l'interrogeaient, la semaine dernière, le premier ministre a dit: “Allez-y.ça va me faire une répétition pour la semaine prochaine." ' Il est a prévoir que dès aujourd'hui ou demain, le premier ministre fera une déclaration générale sur l'ensemble des faits, portant notamment sur les enlèvements, l'appel à l’armée et les mesures de guerre, les recherches policières.les négociations avec le FLQ.le rôle des trois gouvernements impliqués.Québec.Ottawa et Montréal, l’assassinat deM.Pierre Laporte.L on peut également prévoir que l'opposition voudra soulever un débat d’urgence sur toute l'affaire.Les règlements de la Chambre lui permettent d’ailleurs de renouveler cette demande sous diverses formes, en plus de disposer d une période de questions d’une demi-heure chaque jour.Par l’entremise de ces questions et débats, la population pourra se faire une idée plus précise des positions respectives du gouvernement et des trois partis d’opposition.Les positions gouvernementales sont déjà connues, bien sûr.mais il reste plusieurs inconnues, et c’est là-dessus que devraient porter les interrogations les plus percutantes.Quant à l’opposition, on pourrait résumer ses vues en disant que l’Union nationale est prête à appuyer les décisions prises, à la condition que l'on réponde de façon satisfaisante à certaines questions précises, tandis que le Parti québécois n’est pas satisfait du tout et juge que.en gros, l’on est allé trop loin dans plusieurs décisions, et que les Créditistes.eux.appuient le gouvernement mais estiment qu'il n’est pas assez, vigoureux et draconien.Cela promet des débats acerbes et acrimonieux dont on ne sait ce qu'il sortira au juste.Chose certaine: si la crise a paralysé en quelque sorte la machine gouvernementale depuis cinq semaines, elle constituera également un frein pour les travaux législatifs, à un moment critique où tout le monde est pris par un sentiment d’urgence.Tous, d’ailleurs, y sont allés de leurs suggestions.Programme d’urgence Le premier ministre a lui-même dit qu’il mettait au point un programme d'urgence comportant l’accélération de certains investissements publics et privés visant à relancer l’économie, à rétablir un climat de confiance et à résorber le chômage au Québec I! a même demandé à ses députés de lui faire part de leurs propres priorités, après avoir consulté leurs concitoyens.Un grand nombre des mesures envisagées, telle la construction de logements à lover modi-ue.ne nécessiteront pas l’intervention es députés ou de l’Assemblée nationale.Pris par des tâches urgentes, le gouvernement n’a pas eu le temps qu’il lui aurait fallu pour présenter un train de mesures originales et qui lui soient pro- J eux de cartes M.Jérôme Choquette, ministre de la justice, promet pour bientôt la carte d'identité obligatoire.Ainsi passerons-nous de l’état militaire à l’état civil.On peut penser qu'avec l’émergence de l’électronique, les cartes qui nous seront distribuées seront sans doute des cartes perforées que des ordinateurs pourront analyser à grande vitesse.Les citoyens seront classifiés, triés, repérés, mis en mémoire magnétique.Nous perdrons peu à peu notre quiddité pour être réduits à l’état de numéros sur des registres matricules transistorés.Et finalement nous ne nous désignerons plus entre nous que par une série de chiffres.Qui portait le nom de Joseph Lafleur ne sera plus que le no 374-682312.Seuls quelques amoureux s'appelleront peut-être par leur petit nombre.Louis-Martin TARD OTTAWA - Le député conservateur de Prince-Albert.M.John Diefenbaker, a accusé, hier aux Communes, sans les nommer, quatre commentateurs de Radio-Canada d’être des "traîtres et criminels cherchant à saper l'autorité de l'Etat".L'ancien premier ministre canadien est entré dans une violente colère, au cours de l'étude en comité du bill C-181 portant sur l'ordre public au Canada.contre “ces quadruplés de la haute trahison D a blâmé, du même coup, le secrétaire d'Etat.M.Gérard Pelletier, responsable de cette société d'Etat, de ne pas donner de réponses satisfaisantes aux questions relatives à certains employés de Radio-Canada et de ne pas etre suffisamment informé à ce sujet.M.Diefenbaker a dit espérer que le ministre de la justice.M.John Turner.donnera suite à la motion d'amendement de M.Eldon Woolliams (PC-Calgary-Nord) de former une commission de révision sur les personnes arrêtées depuis le 16 octobre "et permettre ainsi de suivre les pérégrinations de gens de Radio-Canada considérés comme de dangereux crimi- pres.Ce sera pour la prochaine session.D’ici à la fin de sa première session, c'est-à-dire jusqu'à Noël, il soumettra des projets de loi dont plusieurs ont été préparés par le précédent gouvernement de l'Union nationale.qu’U a retouchés.bien sûr.mais qui sont prêts quand même depuis des mois Ainsi, l'un des plus importants “bills” qui seront soumis aux députés sera celui qui traite de la protection des consommateurs et de la création d’un Office ad hoe.sous l’autorité du ministre des institutions financières.Ce projet de loi était inscrit au feuilleton dès le 24 février dernier par M.Armand Maltais, qui était alors le titulaire de ce ministère.Le projet a été revu et remanié, mais il reste sensiblement le même que celui que “Le Devoir” a dévoilé en juin dernier.Un autre projet de loi de l’ancien gouvernement pourrait bien refaire surface: celui de M.Jean-Paul Cloutier concernant la pollution de l’air.Ce pourrait être là le premier secteur où le ministre d'Etat, le Dr Victor C.Goldbloom.chargé récemment de ces questions, aura à oeuvrer.Il est trop tôt.croit-on.pour qu'il puisse procéder aux regroupements necessaires en vue de mener une lutte efficace à la pollution de l’air, de l'eau et du sol.De même, la loi concernant l’admission des étrangers à certaines professions est prête depuis un certain temps et devrait être présentée d’ici les Fêtes.Quant au projet de loi 62 relatif à la restructuration scolaire sur nie de Voir page 6: L'Assemblée nels par un ministre de la Couronne." Le député de Prince-Albert a soutenu que ces quatre commentateurs de Radio-Canada.qu’il n’a jamais nommés, ont aidé les terroristes au plus fort de la crise Cross-Laporte en leur faisant parvenir des renseignements et en commentant les événements.M Turner a interrompu l’intervention de M Diefenbaker pour lui faire remarquer qu’il ne faisait qu’énoncer une sérié d'hypothèses et l'avertir de faire attention a ce qu'il disait M Diefenbaker a poursuivi son attaque contre ces gens de Radio-Canada, en reprenant des propos maintes fois exprimés par le chef du Ralliement crédi-tiste.M.Réal Caouette.D a rappelé que le quatuor dont il a fait mention a été arrêté déjà, en vertu de la loi sur les mesures de guerre.Le député a dit que “ce sont des traî- Voir page 6: Diefenbaker L* (iuinguftlr lont la meilleure protection.Émaillé, galvanisé, cuivre.Estimation gratuite Meelréel et Banlieue 322-4160 Québec et BanHeue 872-9244 Hull et Banlieue 776-2549 Ottawa et Banlieue 822-2549 Cornwall et Banlieue 933-2549 La Ville augmentera de 0.63 p.c.sa contribution aux caisses de retraites par Jean-Luc Duguay La ville de Montréal haussera de 0.63 p.c.sa contribution aux caisses de retraite de ses employés jusqu’à remboursement des $20 millions qu’elle a été dispensée de verser d'avril 1968 à avril 1970.Cette entente a été approuvée hi er par les membres de l’Association de bienfaisance et de retraite des policiers de Montréal (4.900 membres), lors d'une assemblée générale.Les trois autres groupes impliqués (les pompiers, les cols blancs et les manuels) n’ont pas encore ratifié l’accord 3ui met fin à un long conflit remontant à écembre 1968.Le directeur de l’ARBPM.M Roger Lasnier.a déclaré, au cours d’une conférence de presse, que l'entente, conclue le 29 octobre, n’était pas tout à fait satisfaisante mais que, dans les circonstances.elle était la meilleure possible.M.Lasnier a dit que l'ARBPM aurait préféré un remboursement complet avec intérêts mais qu'après consultation avec des actuaires, elle avait décidé d'accepter les termes de l’accord qui lui a été proposé.Le directeur de l’ARBPM n’a pas voulu dire combien d'années il faudrait avant que l'Association ait récupéré les $6 millions qui lui reviennent.Il a expliqué que tout dépendait de l’augmentation de salaire des policiers au cours des années à venir Mais il est peu probable que l'ABR-FM aura recouvré les $6 millions avant une quinzaine d'années au moins.La ville versera dorénavant 11.63 p.c.aux caisses de retraite plutôt que 11 p.c Le conflit des caisses de retraite a éclaté en décembre 1968 à la suite de l'adoption du bill 295 qui libérait la ville de Montréal de l'obligalion de contribuer aux fonds de ses empldriss pendant les exercices financiers dé 1968-1969 et 1969-1970 Les employés municipaux avaient alors décidé de faire front commun, menaçant même, dans le cas des cols blancs et des manuels, de faire la grève si l’hôtel de ville se prévalait de la nouvelle loi.Une entente était intervenue le 24 janvier 1969 par laquelle la ville donnait aux syndicats impliqués la promesse écrite de verser les $20 millions sous forme d'obligations M.Lasnier a déclaré hier que cette entente n'avait aucun caractère juridique et qu elle n’avait pas été appliquée.Il a expliqué que les parties n’avaient Suite à la page 6 FIANCÉS, MARIÉS, SÉXOLOCUÉS, ÉDUCATEURS Le vrai visage de la sexualité Dr Raymond Genest et Prof.Brigitte Ouellette TRAITÉ DE SEXOLOGIE 1 O Fascicules détachés Prix $3.00 chacun • 1 Histoire des coutumes sexuelles de l'humanité.• 2 et 3 Anatomie et physiologie du système reproducteur humain.• 4 La relation sexuelle.• 5 La contraception.• 6 La ménopause et l'andropause.• 7 et 8 L'éducation sexuelle des enfants et des adolescents.• 9 Psychologie comparée de l'homme et de la femme.• 10 Propos d'un conseiller matrimonial.LES ÉDITIONS RAYMOND GENEST INC.3535, McCarthy, St-Laurent, Montréal 388.334-6971 ou 581-1776 - ~C ' parses • PERFORMANCES • SA SÉCURITÉ • SON ÉLÉGANCE • SON CONFORT • 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diverses fins.On l’a surtout réclamée ces dernières années comme moyen d’empêcher les fraudes électorales et notamment les suppositions de personnes.A Montréal, lors de la réforme du régime d’administration municipale après 1960, le Parti civique avait décidé de consulter les électeurs; aux élections de 1962.un référendum invitait les Montréalais à se prononcer.et 75 pour cent des voteurs ont approuvé la carte obligatoire.• En 1967, le bill de Montréal demandait à la législature d’insérer dans la charte de la métropole un article prévoyant l’imposition de la carte d'identité, avec photographie, pour les élections montréalaises.Cependant, devant le comité des bills privés, le maire Drapeau expliqua que les contribuables anglophones et néo-canadiens étaient en général opposés à ce changement, et que si on adoptait cette forme d’identification, beaucoup de gens s’abstiendraient de voter.Le comité parlementaire raya donc l’article du bill, mais la charte fut tout de même amendée pour rendre l’identification obligatoire lors du vote, au moyen d’autres documents.comme le passeport canadien, le certificat de citoyenneté, la carte d’assurance sociale ou le permis de conduire.• Si l’on en croit M.Choquette, les documents qu’on a jugés acceptables comme pièces d’identité pour les élections municipales ne le sont pas pour les besoins de l’action policière et judiciaire.Le ministre a rappelé que dans la région de la Communauté urbaine de Montréal, selon un rapport du conseil de sécurité de la CUM.une faible proportion des criminals sont condamnés par les tribunaux; la proportion serait de 10 pour cent pour les crimes contre la propriété, et de 20 pour cent pour les crimes contre les personnes.Cette situation déplorable, le ministre de la justice l’attribue à l’insuffisance de notre équipement et de nos méthodes pour lutter contre le crime.Or.l’avènement d’un nouveau type de criminalité, le terrorisme, accentue encore ces déficiences.M.Choquette a dit qu’à son avis l’appareil policier n’est pas suffisamment renseigné sur la présence des individus dans les différents quartiers de Montréal, et dans la province en général.La solution des crimes et la capture des criminels sont évidemment nécessaires à l’ordre social, et la police doit avoir les instruments voulus pour faire son travail.Ce but est tout aussi important que l’intégrité du vote aux élections.Mais beaucoup de gens qui déplorent l’impunité des criminels.comme ils dénoncent les fraudes électorales.ne sont pas prêts à accepter un instrument de contrôle comme la carte d’identité obligatoire, parce qu’ils craignent que ce soit une source d’ennuis pour les gens honnêtes, et même une menace à la liberté des citoyens.• Lors du débat à Québec en 1967.au sujet de l’établissement de la carte d’identité obligatoire pour les élections montréalaises, le premier ministre Johnson avait déclaré qu’une telle pièce d’identification obligatoire pourrait être opportune afin de contrôler l’âge de ceux qui entrent dans les débits de boissons alcooliques, on pourrait en dire autant pour l’entrée dans les cinémas lorsque les films à l’affiche sont interdits aux moins de dix-huit ans.D’ailleurs, ceux qui conduisent une automobile doivent avoir leur permis de conduire et sont tenus de le produire à la demande d’un policier.L’obligation de s’identifier est donc déjà entrée dans nos moeurs.L’on doit admettre qu'avec l’augmentation de la criminalité et la recrudescence du terrorisme qui est apparu chez nous depuis quelques années déjà, le travail efficace de la police peut exiger que tous les citoyens soient tenus de s’identifier et de porter avec eux constamment des pièces d’identification satisfaisantes.• Il s’agit de savoir jusqu’où l’on doit aller dans cette voie.M.Choquette voudrait une carte portant photographie et empreintes digitales.La photographie permet un contrôle facile, à condition que les cartes soient renouvelées de temps à autres, car les physionomies changent avec l’âge; d’autres changements peuvent modifier l’apparence: barbe, moustache, postiches.De même si l’on veut un dossier à jour, il faudrait que les citoyens obtiennent de nouvelles cartes chaque fois qu’ils changent d’adresse, ce qui est fréquent à Montréal.Inclure dans une telle pièce d’identification les empreintes digitales parait à première vue exagéré.Il est vrai que c’est un moyen d’identification qu’on ne peut pas fausser, et que les autorités ont raison de tenir un fichier des empreintes digitales des criminels.Toutefois, la vérification est plus compliquée que celle d’une photographie.Ce n’est pas seulement en voyant une carte où apparaissent une ou des empreintes qu’on peut vérifier l’identité d’une personne.De plus, l’enregistrement des empreintes digitales comporte une sorte de stigmate qui répugne aux gens parce que ce procédé d’identification est lié au crime.• M.Choquette a commandé une étude aux conseillers de son ministère dans le but de soutenir sa proposition au conseil des ministres.Cette étude est donc orientée d’avance.Ne conviendrait-il pas d’associer à cette étude des citoyens impartiaux indépendants du gouvernement?La carte avec l’adresse est peut-être nécessaire: un tel répertoire permettrait l’établissement et la tenue à jour d’une liste électorale permanente, pourvu que les gens soient tenus de signaler leurs changements d’adresse: cette liste permanente utilisable à toutes les élections aux divers niveaux de gouvernement atténuerait le coût de la carte obligatoire.D’autre part, il est possible que les cartes déjà en cours, comme le numéro d’assurance sociale ou la carte du régime d’assurance-maladie soient suffisantes comme pièces d’identité.Sur ce point, on peut reprocher au gouvernement du Québec d’avoir adopté les numéros déjà émis par le gouvernement fédéral.La compétence constitutionnelle du Québec en matière d’assurance-maladie est un peu moins évidente que si les numéros d’inscription étaient distincts de ceux de l’assurance sociale fédérale.• L’on doit se demander si la période de crise actuelle, avec le traumatisme social causé par les enlèvements, est un moment approprié pour l’adoption d’une législation de cette importance.Le gouvernement peut profiter de l’émoi de la population pour imposer la mesure que propose M.Choquette, mais si on va trop loin et si la réaction du public est négative devant l’universalisation des dossiers avec empreinte digitale, l’efficacité même de cette méthode d’identification peut être compromise.Au lieu d’agir avec trop de hâte, le gouvernement ferait mieux d’étudier la question à loisir.Un examen de quelques mois n’aurait rien de désastreux car il ne s’agit pas d’une réforme tellement urgente.L’on peut admettre sans difficulté le principe que les gens soient obligés de s’identifier à la demande d’un policier.Mais quant à l’imposition de tel ou tel moyen d’identification, c’est autre chose et il y a matière à discussion.Il faudrait d’abord savoir si l’adresse complète et exacte est vraiment nécessaire, et ensuite s’il faut aussi la photographie.Quant aux empreintes digitales, cela parait vraiment excessif pour les vérifications courantes d’identité.Paul SAURIOL bloc-notes La présence des forces armées au Québec La résistance suscitée dans plusieurs milieux par la proclamation de la loi des mesures de guerre a pu donner l’impression que certains objecteurs en avaient contre l’idée même d’une participation des forces armées à la solution de la crise déclenchée par l’enlèvement de MM.Cross et Laporte Telle ne fut jamais notre position.Nous fûmes dès le début contre le recours à la loi des mesures de guerre, car nous estimions qu’il s’agissait là d’une réponse malproportionnée à la nature du mal et que les autorités créaient ainsi un précédent très dangereux.Nous appuyâmes cependant sans réserve, dès le 16 octobre dans un article écrit avant que ne soit proclamée la loi des mesures de fuerre l’idée d’une participation imitée des forces armées au travail d’une force policière visiblement débordée et exténuée de fatigue.Pareil concours, sollicité par Québec en vertu de la loi de la défense nationale, nous paraissait alors utile et nécessaire.Il le sera encore pendant un certain temps, c’est-à-dire aussi longtemps que ne seront pas revenues des conditions permettant à la police d’accomplir normalement son travail.La présence des forces armées sera d’autant plus facilement acceptée que.dans l’ensemble, les militaires qui assurent depuis quelques semaines la protection des chefs politiques et des édifices et lieux publics ont généralement eu un com- ¦ propos d'actualité “Le développement du commerce des produits agricoles est dû en partie à des baisses de la production de certains produits dans les pays importateurs.alors que.pour certains produits, la demande à la consommation s est accrue proportionnellement davantage que la production.Les prix et la valeur des exportations de quelques produits se sont également améliorés par suite de la mise en oeuvre d’accords ou d’arrangements internationaux." FAO: K apport et perspectives sur les produits.1969-70 portement qui leur fait honneur.En plus de nos observations personnelles.nous avons recueilli à ce sujet d’autres nombreux témoignages.Tous s’accordent à reconnaître que les militaires qui sont présentement en service au Québec ont fait preuve d’une discipline, d’une correction, voire d’une cordialité de bon aloi.qui leur ont gagné la sympathie des citoyens.Ces constatations ne changent rien au problème politique soulevé par la proclamation des mesures de guerre.Elles n’effacent aucunement le désir que nous éprouvons de voir notre société reprendre le plus tôt possible son existence normale.Le mandat extraordinaire confié aux militaires ces dernières semaines aura néanmoins été pour tous l’occasion de mesurer de près l’excellente formation qui est donnée, dans ce pays, aux membres des forces armées.On aura également remarqué que, pendant toute cette longue crise, aucun chef mélitaire n’a laissé échapper la moindre déclaration qui eut pu contribuer à envenimer les choses.Les responsables des forces armées ont.au contraire.observé une discrétion si exemplaire qu’on a pratiquement oublié qu’ils devaient être présents quelque part.On retiendra, de ce séjour extraordinaire des militaires parmi nous, qu’une tâche délicate et explosive fut accomplie par eux avec tact et efficacité et que leurs chefs ne furent sûrement pas étrangers à cette performance.Claude R YAN Les caisses municipales M.Lucien Saulnier a déjà souligné dans le passé qu’il était inconcevable, en bonne administration.de traiter des dépenses courantes comme des dépenses d’immobilisation et de payer à plus long terme des obligations qui doivent être réglées à même les revenus courants.La seule dérogation qu’il avait semblé tolérer consistait à arrondir les revenus de la ville en vendant chaque année des terrains.méthode de financement exceptionnelle.à son avis, et tout compte fait de moins en moins profitable avec les années.Une brèche importante vient d’être faite dans cette politique.La ville est prête à payer, sur une période de plusieurs années, des contributions de retraite de l’ordre de $20 millions, dont le gouvernement de Québec l’avait dispensée, mais que MM.Jean Drapeau et Lucien Saulnier s’étaient engagé à payer quand même aux employés municipaux, sous forme d’obligations.Cette dernière formule, qui avait à l’époque été tenue secrète, n’a finalement pas été retenue mais l’administration municipale a trouvé un autre mode de paiemement acceptable aux employés.Si Montréal avait alors versé ces contributions, comme la -loi l’y obligeait, il aurait fallu augmenter les taxes La ville a préféré demander à l’Assemblée nationale d’en être dispensée, ce qui donna lieu au bill 295 Finalement, la ville paiera quand même, sauf que le poids de cette obligation financière sera reporté sur les années à venir et donc sur les prochaines administrations.Cette décision devait être prise sans tambour ni trompette.C’est néanmoins une somme de $20 millions que les contribuables devront payer.Une municipalité de banlieue s’est déjà fait vitupérer pour avoir tenu une cloison peu étanche entre ses dépenses courantes et ses dépenses d’immobilisation.L’administration de Montréal est à l’abri de ces excès, les contribuables ne seront pas à l’abri de la facture.Le rapport R aynauId Entre-temps, on attend toujours la publication du rapport Raynauld sur ce même problème des caisses de retraite.L’entente intervenue entre la ville et ses employés peut en effet être remise en question par ce rapport.L’administration Drapeau-Saulnier voulait qu’à l’avenir la ville n’ait pas à verser de contributions annuelles aux caisses mais soit simplement tenue de payer ce qui chaque année serait nécessaire au versement des pensions.Les syndicats des policiers, des pompiers, des employés manuels et des fonctionnaires s’opposent à cette formule.On ignore quelles seront les recommandations du comité Raynauld.S’il conclut au maintien du statu quo, Montréal devra payer comme avant; s’il accepte la formule proposée par la ville, ce sera alors a Québec d’en décider.Dans le premier cas, le fardeau fiscal ne pourra être soulagé; dans le second, c’est le fardeau syndical et politique que Québec devra soupeser, J.-C.LECLERC Le prix des médicaments Dans une étude qu’il a faite pour le compte de la Commission Nep- veu-Castonguay.le professeur François-D.Laçasse vient de rappeler aux Québécois qu’ils paient trop cher pour les médicaments et les prothèses.Et il en attribue par-ticulièrement la cause à la réglementation des professions.Nous n’entendons pas commenter ici cette étude du professeur Laçasse.On nous permettra, cependant, de souligner à notre tour lur-gence qu’il y a de résoudre ce problème.Surtout, au moment où nous nous engageons dans un régime d’assurance-maladie universel.L’Etat qui.à plus ou moins brève échéance, sera amené à inclure les médicaments dans le régime d’assurance.doit songer dès maintenant à régulariser la situation.L’extension de l’assurance à ce secteur doit se faire le plus économiquement possible.La mesure sociale devra profiter avant tout à la population et non aux producteurs ou distributeurs de médicaments.A cet effet, il faudrait commencer sans tarder les discussions avec les médecins et les pharmaciens pour établir des équivalences entre produits et prévoir des prescriptions de remèdes sous des noms génériques.du moins dans la mesure du possible.On a mis une politique du genre en application dans la province ontarienne sur une base volontaire et on espère ainsi économiser des millions de dollars.Au Québec même, comme nous l’avons déjà souligné, une société privée d’assurance a déjà conclu un accord à peu près semblable avec la presque totalité des pharmaciens de la province.Il faudrait également noter que l’Association des hôpitaux de la province de Québec applique déjà, depuis quelques mois, une politique de regroupement des achats qui vise à diminuer le coût des fournitures hospitalières.C’est particulièrement le cas dans les régions du Bas du Fleuve, du Nord-Ouest, de Québec, des Cantons de l’Est et de la Mauricie.En négociant ainsi les prix sur une base plus large on estime avoir réalisé déjà une économie de quelques centaines de milliers de dollars.Cette opération de regroupement des achats est destinée à prendre encore plus d’ampleur dans les mois à venir et les économies réalisées ne seront plus de l’ordre de milliers mais de millions de dollars.Les expériences du secteur privé de l’assurance et de l’Association des hôpitaux du Québec devraient comporter d’utiles leçons pour le gouvernement.Ce dernier serait bien avisé de consulter ceux qui les ont réalisées avant d’arrêter lui-même sa propre politique.Vincent PRINCE Je ne suis pas le journaliste Pelletier Un cas intéressant: la DOSCO Le bilinguisme dans l’entreprise par ROGER R.MARTIN, vice-président au personnel de la DOSCO M.Martin présentait vendredi dernier une communication devant l’Association des professeurs de français (langue seconde) de Montréal.Il a traité à cette occasion des rapports entre l’enseignement des langues et la politique linguistique des entreprises.On lira ci-dessous le texte de cette communication.On notera, entre autres, que contrairement à une impression qui aurait pu se dégager d’un compte-rendu (Le Devoir, 7 novembre) résumant des propos qui faisaient suite à la lecture du texte, le conférencier n’a en aucune manière voulu cautionner, directement ou autrement, le recours à la violence comme moyen de promotion du français ou du bilinguisme.Les sous-titres sont du Devoir.J’ai l’intention de faire mon exposé en posant tout d’abord quelques principes constituant une ébauche de politique linguistique pour l’entreprise au Québec: 1) le bilinguisme dans l’entreprise.c’est la possibilité pour chacun de travailler dans sa propre langue, ce sont tous les textes et documents officiels bilingues; 2) le principe du français langue de travail, c’est la possibilité pour les francophones de travailler dans leur langue: 3) le degré de bilinguisme en milieu de travail doit être fonction du degré de scolarité des salariés et de leurs responsabilités: 4) en règle générale.T unilinguisme ne devrait se retrouver qu’au niveau des fonctions d’exécution, et il devrait, sauf exception, interdire l’accès aux fonctions de maîtrise et de cadres: 5) les communications internes se font dans la langue choisie par le signataire; les communications externes, dans celle du client.L’expérience de la Dosco Il s’agit d’amener l’entreprise à être vraiment bilingue.Il est évident que l’on travaillera principalement en français ou en anglais selon la composition linguistique du personnel et du milieu ambiant.C’est ainsi qu’à la Dosco, pour ce qui est de l’avenir prévisible, on peut dire que notre personnel travaillera surtout en français à notre complexe de Contrecoeur, en anglais à notre usine d’Etobicoke, en Ontario.dans les deux langues, mais avec progrès accéléré, à nos bureaux administratifs de Montréal, à notre complexe de Montréal et à l’usine Truscon.de Ville LaSalle.A long terme, cependant, il est à prévoir que l’on en arrivera à travailler surtout en français au Québec, et en anglais, en Ontario.Au moment de l’acquisition de la DOSCO par la SIDBEC à la fin de 1968.nous nous trouvions, sauf pour notre lamine-rie de Contrecoeur, en présence d’une entreprise nettement anglophone.On y comptait en effet 1.303 unilingues, pour la plupart de langue anglaise, contre 1.117 bilingues, pour la plupart des francophones contraints de travailler le plus souvent en anglais.Les proportions étaient sensiblement les mêmes au nivèau des cadres que pour l’ensemble de notre effectif.En avril 1970, donc en moins de deux ans.renversement de la situation: nous comptions alors 1,348 bilingues contre 1,190 unilingues, tandis qu’au niveau des cadres le rapport était de 376 bilingues contre 283 unilingues.Ce changement, nous l’avons obtenu à la fois au moyen de cours de langue seconde.destinés principalement aux anglophones et par une politique de recrutement accordant nettement la préférence aux candidatures bilingues.On dit que la solution même d’un problème en crée souvent d’autres.C’est précisément ce que nous avons décelé chez-nous avec notre programme linguistique.En effet, nous nous rendons compte qu’au fur et à mesure que les unilingues anglophones apprennent correctement la terminologie du métier et de la technique de la métallurgie, un grand nombre de francophones se trouvent abandonnés par notre caravane linguistique, avec le franglais ou même le jouai.Nous avons donc renforcé nos services français de rédaction technique et de traduction, de manière à répandre dans notre entreprise l’usage d’une langue de la sidérurgie qui soit en même temps conforme au génie de la langue française et à la technologie nord-américaine Il faut bien admettre que l’anglais parlé et écrit au sein de l’entreprise est généralement de meilleure qualité que le français.Cela tient à la fois, d’une part, aux difficultés et à la rigueur inhérentes à la langue française, et.d’autre part, à l’extrême souplesse de l’anglais, ou plus précisément de l’américain.C’est tout à la fois un drame et un défi que d’avoir à exploiter une entreprise en français international au sein d’un océan anglophone.Avec quelque cinq ou six millions de parlant-français qui ont déjà pour un grand nombre de graves problèmes d’expression, nous ne pouvons nous payer le luxe de créer, ou de perpétuer, un dialecte qui nous couperait de la francophonie et nous Isolerait davantage face à nos puissants voisins d’Amérique du Nord.Le rôle des professeurs de français Voilà pourquoi, à mon avis, il n’appartient pas aux professeurs de français d’enseigner présentement une langue qui convienne à l’entreprise ou qui reflète le milieu québécois.Respectueux de leur discipline, ils doivent enseigner le français universel, sous réserve des adaptations que peuvent imposer la technologie et le contexte nord-américains.C’est bien plutôt à l’entreprise qu’il revient, en collaboration avec le monde de l’enseignement et les organismes compétents, de se mettre à l’heure de la francophonie, dont le coeur demeu- re toujours, sauf erreur, le Paris intellectuel.Qu’on me comprenne bien, cependant: il ne s’agit pas dans mon esprit d’une question d’accent.mais bien plutôt du respect du génie d’une langue.Il ne s’agit pas de penser en anglais avec l’accent du Parigot.Et nous ne voudrions surtout pas que vous nous envoyiez, en usine comme au bureau, de jeunes bilingues prétentieux qui viendraient nous casser les pieds et les oreilles avec des intonations étrangères au milieu.Nous avons trop connu de ces bilingues du “bonjour-bon-soir” qui affectent de mépriser l’accent des Canadiens-français pour n’avoir pas à parler leur langue.J’ajouterai que les anglophones bilingues qui n’ont pas de dons de polyglotte, devront apprendre l’humûité qui a toujours été le lot exclusif des francophones bilingues, c’est-à-dire renoncer pour la plupart d’entre eux à la perfection dans l’expression.Tout ce que l’entreprise peut exiger d’eux, c’est une bonne compréhension de la langue seconde, car.à mon avis, le bilinguisme, c’est, à la limite, la possibilité pour chacun de s’exprimer dans sa propre langue et d’être compris de ses interlocuteurs.Cette conception du bilinguisme a au moins le mérite de faire tomber bien des inhibitions et de permettre l’acquisition d’une langue seconde d’une manière, comme on dit au jourd’ hu i.“ décontractée’ ’.Les experts nous disent que la motivation est un élément essentiel de réussite dans l’apprentissage d’une langue seconde.Je pense que les anglophones ne devraient pas plus se voir forcés d’apprendre le français par la menace des bombes ou d’un plafonnement de leur carrière, que les francophones l’ont toujours été pour pouvoir comprendre les directives de leur “boss” et gagner leur vie.Le drame québécois, c’est que des générations de travailleurs qui n’avaient même pas le minimum de scolarité nécessaire pour vivre convenablement leur culture, ont dû consentir à l’abâtardissement de leur langue pour des raisons d’ordre purement économique.alors que leurs employeurs.mieux instruits, à qui l’apprentissage d’une langue seconde gurait permis de participer à une deuxième culture sans risque pour leur langue maternelle, ont refusé systématiquement de consentir ce petit effort intellectuel qui leur aurait valu des avantages d’ordre non seulement pratique, mais aussi éminemment culturel.C’est ainsi que les uns s’amputaient involontairement sur le plan linguistique, tandis que les autres s’amputaient volontairement sur le plan culturel.Ce qui m’inquiète, c’est que cette erreur de notre histoire semble en train de se répéter, mais à l’inverse.En effet, au moment où les cadres anglophones se précipitent sur les écoles de langues, trop de francophones boudent de plus en plus l’apprentissage et l’usage de la langue seconde.Et le plus paradoxal, c’est que ceci se produise à une époque Suit* à la paga 6 LE DEVOIR Fondé par H«nri Bouroiio le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier: Arthur Lefebvre LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est au no 434 est, rue Notre-Dame, Montréal.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont Inc., à 9130 rue Boivin, Ville LaSalle.Seule la Presse canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans "Le Devoir''.ABONNEMENTS: édition quotidienne, Canada: 12 mois: $28.00; 6 mois: $15.00; 3 mois: $8.00.À l'étranger: 12 mois: $40.00; 6 mois: $22.00; 3 mois: $12.00.Édition du samedi: 12 mois: $10.00.Courrier de la deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal - Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844 3361 Le Devoir, mardi 10 novembre 1 970 • 5 hommes événements Le livre du professeur Tremblay Le Canada: un marché par CLAUDE LEMELIN commun contre nature?On a fait des gorges chaudes lorsque l'ancien ministre des finances.Me Mario Beaulieu, a proposé que le Québec, après avoir accédé à l'indépendance, forme un marché commun avec les États-Unis.L'idée a paru si énorme, si saugrenue, qu'à peu près personne n’a songé à en faire sérieusement l'examen, ni môme à l'ajouter aux deux options politiques qui se disputent l'adhésion des Québécois.Mais voilà qu’un économiste, au surplus professeur à l’université de Montréal.prétend fournir à la thèse de Me Beaulieu ses lettres de créances académiques.Dans un essai qu’il vient de publier aux Editions du Jour (1).Rodrigue Tremblay soutient que “le retrait du Québec du marché commun canadien pour adhérer au marché commun Québec-Etats-Unis.loin d’affaiblir l’économie québécoise et d’abaisser le niveau de vie de ses habitants, se solderait par un gain économique net.’’ De plus, “seul un gouvernement québécois muni de tous les pouvoirs d’un Etat moderne normal pourra exercer sur les entreprises qui opèrent au Québec, qu’elles soient francophones.anglo-canadiennes ou américaines.l’influence déterminante pour qu’elles placent les intérêts de la majorité du pays au premier plan.” Aucun doute ne subsiste donc plus dans l’esprit du professeur Tremblay: c’est Mario Beaulieu, et non René Lévesque ou Robert Bourassa.qui tient “la solution globale” des problèmes du Québec.“Toute personne qui perçoit et comprend le pourquoi d’une telle situation (celle faite aux francophones), nous apprend-on en gros caractères, ne peut honnêtement favoriser le maintien du statu quo.” L'indépendance, dans un marché commun avec les Etats-Unis, est donc “le défi à relever”.Et l’auteur - “un des économistes nord-américains les plus brillants.” nous assure sans fausse modestie la page couverture - aurait m anqué “ à son devoir d’homme de science à la recherche de la vérité et de citoyen québécois” s’il avait eu la prudence de ne pas publier Indépendance et Marché Commun Québec-Etats-Unis, ainsi que certains collègues le lui auraient conseillé, U n pamphlet Voilà qui en dit long sur le ton ron-flard.teinté de boy-scoutisme, qui marque ce pamphlet - car malgré les prétentions de son auteur, il s’agit bien davantage d’un pamphlet que d’une analyse scientifique.Le professeur Tremblay nous présente comme un “diagnostic global” une analyse sommaire de l’impact de la politique commerciale du Canada sur les industries manufacturières du Québec.Puis, il reprend à son compte certaines constatations de la commission Laurendeau-Dunton sur la discrimination économique dont sont victimes les Québécois francophones.De ces deux éléments de la situation objective du Québec, qu’il considère comme fondamentaux, l’économiste tire des conclusions fort audacieuses, qu’il reprend ad nauseam de chapitre en chapitre (la plupart comptent d’ailleurs une dizaine de pages à peine).Ces répétitions sont agaçantes: à force de trop vou-loir persuader, le professeur Tremblay rend sceptique.On relit donc ce qui précède.Certaines conjectures paraissent alors fragiles ou incertaines, des raisonnements trop courts, quand il ne s’agit pas de non-séquiturs.Sans doute une analyse plus complète et plus rigoureuse pourrait-elle renforcer nombre d’arguments.Mais telle qu’elle nous est présentée, la thèse du professeur Tremblay, bien que séduisante, n’est pas obvie.Un constat difficile à réfuter Dans tout cela, néanmoins, il y a un constat que les fédéralistes de tout acabit auront bien du mal à réfuter.C’est que la participation du Québec au marché commun canadien, tel qu’il fonctionne à l’heure actuelle, est un pis-aller: elle dessert les intérêts économiques des Québécois, tout en favorisant à leurs dépens ceux des Ontariens.Nombreux sont ceux qui l’avaient pressenti; le profes- seur Tremblay commence à le démontrer.en examinant la tarification douanière du Canada et en reliant celle-ci à la structure de la production manufacturière en Ontario et au Québec.Cest l’aspect le plus original de l’ouvrage: c’est également celui dont les implications politiques sont les plus percutantes.L’analyse est fondée sur une étude entreprise au département de science économique de l’université de Montréal.On a calculé d’abord le tarif “réel” de la douane canadienne s’appliquant aux diverses catégories de produits manufacturiers.Ce concept, inventé par l’économiste canadien Clarence Barber, ajoute au tarif “apparent”, qui frappe directement le produit et est spécifié par la loi.le plus ou le moins de protection contre la concurrence étrangère provenant des tarifs qui frappent les matières premières, l’outillage, ou les biens semi-finis entrant dans la fabrication de ce produit.Cette analyse a d’abord permis de constater que la moyenne des tarifs réels (30.6%) est beaucoup plus élevée au Canada que la moyenne des tarifs apparents (16.0%).Puis, on a comparé le taux de protection douanière dont bénéficient les 53 industries les plus protégées au Canada au taux de concentration de chaque production au Québec et en Ontario.Le résultat de cette comparaison est capital; tout le reste en dépend : “L’Ontario possède un nombre disproportionné d’industries pour lesquelles la protection tarifaire réelle est très élevée à l’intérieur de l’union canadienne.”.“Sur 53 groupes de produits jouissant d’une protection tarifaire réelle égale ou supérieure à la moyenne.l’Ontario était fortement représenté (c’est-à-dire avait une production dans ces secteurs qui dépassait celle du Québec) dans 36 groupes, alors que le Québec ne possédait que 13 groupes.Quatre groupes de produits fortement protégés au Canada étaient à peu près également répartis dans les deux provinces.” “Fait intéressant, dans huit des 36 industries fortement protégées localisées en Ontario, il n’y avait pas de contrepartie digne de mention au Québec.” “En résumé, donc.l’Ontario peut compter sur 68% des industries les plus hautement protégées au Canada, le Québec sur 24%.alors que 9% sont également réparties dans les deux provinces.” f- Cheveux.Chevelure.Nous aimerions savoir Pourquoi parler pour ne rien dire.avant un examen approfondi?Il est certes normal que des personnes doutent et soient sceptiques en ce qui concerne la repousse des cheveux.Le Centre Capillaire Pierre le conçoit, l'admet et se range de votre avis.Et nous alors?Depuis 15 ans au service du public, nous sommes en permanente contestation avec nous-mêmes.Le Centre Capillaire Pierre utilise des chercheurs du Québec d'abord, du Moyen-Orient, d'Amérique du Nord et d'Europe.Le tout est réétudié et mis en valeur par les Laboratoires Accurate de Montréal.Que faire?Une consultation initiale de 90 minutes ou plus déterminera la ou les causes du non remplacement de votre chevelure d'après le taux de leur chute, les soins à suivre, la durée de vos traitements, la discipline librement consentie, qui soient affirmatifs, serviront à démontrer que vous êtes traitable et que cela en vaut la peine.Scepticisme Cela fait certes bien, de paraître ou d'être sceptique, néanmoins il faut faire la juste part des choses et ne pas confondre le scepticisme avec l'entête- ment et l'ignorance héréditaire.Admettons en toute objectivité que la science et la biologie ne cessent de progresser.Que la calvitie peut et doit être prévenue, si prise à temps par vous et par nous.Ne pas l'admettre serait réfuter tout progrès.C'est aujourd'hui une réalité; il faut combattre cet effet destructeur d'une apparence physique amoindrie qui vieillit prématurément, et l'ignorer serait absurde.SI vous demeurez sceptique, grand bien vous fasse, mais cessez donc de glaner des avis professionnels à gauche et à droite qui sont habituellement donnés par des gens non qualifiés.Les "Guérit Tout” tels que moëlle de boeuf, graisse d'ours, vaseline, shampooing spéciaux et autres divagations collectives ont causé plus de calvities accélérées que si rien n'avait été fait du tout.Dans ce cas-là les regrets sont pour longtemps.Soyez surtout logique avec vous-même et pour vous-même, prenez conscience de votre réalité, soyez votre propre juge.Les consultations sont privées et sur rendez-vous seulement.TRICHOLOOUK (entre Capillaire Pierre EDIFICE PLACE CANADIENNE 450 est, rue SHERBROOKE, angle Berrl SUITE 1W — sortit co Métro Shorb'ooso 388-3823 - 288-7378 HEURES : «• il h.«.m.a I h.pm.i«mcdl : il h.p.nv è 4 n.p.m J I lettres au Devoir Montréal, drôle de ville Le résultat de l’élection municipale du 25 octobre à Montréal, réjouit les uns parce que.disent-ils.voilà enfin un gouvernement municipal “fort dans l’unité” qui nous assurera la stabilité et la sécurité.Les autres, et j’en suis, demeurent plutôt perplexes devant un tel résultat, et se demandent sérieusement si la démocratie n est pas définitivement en péril dans notre ville.Expliquons-nous: Montréal, une ville, un maire, un conseil municipal à l’école de l’unanimité, aucune opposition en son sein! La belle affaire! Lors de l’élection du 29 avril dernier au Québec, la parodie de démocratie qui s’est alors déroulée à notre insu nous a fait craindre une escalade de violence sans précédent L’opposition étant quasi inexistante à l’Assemblée Nationale (72 députés gouvernementaux.36 seulement dans l’opposition).nous craignions donc qu elle ne descende dans la rue et prenne, dans certains cas.la voie de la clandestinité.Nous n’avons rien d’un Gazon ou d’unManolesco.mais nous savons ce qui est arrivé: l’affaire Cross-Laporte, l’assassinat de ce dernier, l’occupation militaire des rues de Montreal, la mise en vigueur de la loi des mesures de guerre, le règne de la terreur, de la panique, de la peur.Et dans un tel climat malsain, s’est déroulée l’élection municipale de Montréal.L’histoire du 29 avril s’est répétée: la fumisterie de la Brink’s, l’affaire de Lafferty et Harwood, le feuillet “Quoi de neuf, la piastre à $0.65.toute cette démagogie (et cette semence de peur) s’est transposée à travers l’armée dans nos rues: application de la loi des mesures de guerre, déclarations pour le moins intempestives de Jean Marchand, escalade verbale qui a suivi de la part de Jean Drapeau.Résultat?La peur a triomphé: 50% d’abstention au scrutin, dont un grand nombre de jeunes désabusés à la suite de l’élection illusoire du 29 avril, aucune opposition à l’hôtel de ville, environ 18% de mécontents (ceux qui ont voté pour le FR AP et d’autres parmi les abstentionnistes) d’où beaucoup d’insatisfaction malgré une apparente et fragile unanimité.Malheureusement, il nous semble lointain le jour où le soleil brillera enfin sur Montréal, malgré l’optimisme débordant de M.Lucien Saulnier dans ce sens.Car tout esprit démocratique sait per-tinement qu’un gouvernement fort et efficace, quelles que soient ses idéologies, ne peut se passer d’une opposition saine et valable.Et à Montréal, l’opposition en est maintenant réduite à rester dans la rue.à se confiner derrrière le paravent des discussions privées et, pour certaines personnes trop impatientes.à prendre le dangereux chemin de la clandestinité, ce qui nous fait craindre d’autres heures sombres pour notre ville.Décidément, l’optimisme n’est pas de mise dans les circonstances.car Montréal est devenue une drôle de ville, mais non une ville drôle.Loin de là! Le chômage continue d’augmenter et approche du pourcentage effarant de 10%, le nombre d’assistés sociaux ne diminue pas.au contraire! Les logements insalubres pullulent dans notre ville, mais on cherche désespérément les nouvelles H.L.M.Notre service de la voirie manque nettement de planification et.à l’approche de l’hiver, plusieurs de nos rues sont, toutes en même temps, de vastes trous de boue.Les détours ne se comptent plus, mettant à rude épreuve la patience et la courtoisie de nos automobilistes.On comprend alors qu’en prenant le métro ou l’autobus, on prend la vie du bon côté! Oui, l’niver s'annonce très long, à Montréal.M.Drapeau, vous avez beaucoup de pain sur la planche.Alors.bon appétit! Et gare aux indigestions! Jacques POIRIER, a s.Le français et les immigrants Sans insister sur le ton généralement chauvin du dernier congrès de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, on peut déplorer les positions discriminatoires adoptées en ce oui a trait à la langue qu'on voudrait imposer aux Immigrants.La SSJB neadevrait pas oublier que les Immigrants qui viennent s'établir ici n'ont pas choisi spécifiquement le Québec mais le Canada.Si.en fin de compte, ils décident de rester dans cette province et postulent la citoyenneté, ils deviennent Canadiens et non pas uniquement Québécois Il serait bon de savoir aussi que ces gens quittent le plus souvent leur pays dans le seul but de se refaire une vie plus libre et plus engageante En pleine connaissance de cause, ils fuient certaines contraintes politiques ou économiques, parce qu’ils les ont trouvées par trop dégradantes chez eux.dans leur pays d’origine, et ils ne s’attendent nullement à se voir imposer des contraintes tout aussi mesquines dans leur pays d’adoption.Il suffit d'analyser les annales de l’histoire pour constater qu’il fut un temps, très récent d'ailleurs.où la soi-disant race des maîtres a essayé d'imposer sa langue impitoyablement aux pays soit annexés, soit conquis.Le monde civilisé s'est élevé contre cette politique Inflexible et parmi ceux qui.alors, ont protesté le plus, se trouvaient justement les Français.Sages en effet étaient ceux, qui alors ont élevé la voix, surtout ceux qui ont protesté sincèrement, par conviction, sans arrière-pensée quelconque, car eux ils savaient pertlnement que ce n'est que par respect et par amour qu'on arrive vraiment à s'identifier à une langue autre que la sienne.U va sans dire qu'il n’est guère possible de respecter et d'aimer ce qui vous est imposé.De ce fait, il devient vain de vouloir légiférer afin de contraindre, car cela va à l’encontre du but même qu'on tente d’atteindre, Si nous tenons à ce que ces immigrants deviennent des Canadiens à part entière, alors il nous faut leur accorder cette même liberté de choix dont disposent les autres membres de cette société canadienne dans laquelle nous vivons, une société qui, heureusement, est encore pleinement démocratique et non point outrageusement autocratique.M.R.FOX Pierrefonds 2-11-70 De ces faits, qui lui paraissent découler inéluctablement de la formation d’un marché commun “contre nature”, puisque celui-ci vise à substituer un mouvement d’est en ouest à des courants commerciaux qui s’orientent naturellement du nord au sud.le professeur Tremblav conclut ensuite: • que la politique douanière du Canada (qu’il tient implicitement responsable des tarifs imposés par Washington sur les produits québécois) restreint les industries du Québec à l’étroit marché canadien, ce qui les oblige à produire en série courte une gamme trop large de produits: d’où faible productivité et bas salaires; • que cette politique contraint les Québécois à acheter les produits manufacturés en Ontario, à des prix d’autant plus élevés que ces produits sont plus fortement protégés; ils subventionnent ainsi le niveau de vie des Ontariens, car leurs salaires sont plus élevés, bien qu’ ils doivent payer les mêmes prix que les Québécois pour leurs propres produits et ceux de ces derniers ; • que leur participation au marché commun canadien, en conséquence, coûte aux Québécois un minimum de deux milliards de dollars par année, “soit un minimum de $335 pour chaque homme, femme et enfant du Québec”.Cette analyse, tout entière contenue dans les chapitres deux et trois, enrichit notablement le dossier économique de l’indépendance du Québec.Car si les définisseurs de situation avaient longuement disserté jusqu’ici sur les finances publiques, la fiscalité, le partage des compétences économiques, ils avaient quelque peu négligé la politique commerciale.Bien plus: la plupart des hommes politiques et des économistes s’inclinaient devant la présumée nécessité pour le Québec, de préserver ses liens commerciaux avec le reste du Canada - et cela, même lorsqu’ils étaient indépendantistes.Les fédéralistes avaient alors beau jeu de prédire la pire des catastrophes économiques, advenant l’indépendance du Québec.C’est pourquoi René Lévesque, lorsqu’ il a fondé le mouvement qui devint bientôt le Parti québécois, a cru nécessaire d’assortir son option souverainiste d’une quelconque association économique avec le reste du Canada.Les fédéralistes ont répliqué que les autres provinces se refuseraient à pareille association: et le Parti québécois, prisonnier de sa double option, ne pouvait que rétorquer que le reste du pays n’aurait pas le choix.De prime abord, l’analyse du professeur Tremblay donne raison au Parti québécois; mais en même temps, elle rend fort aléatoires les avantages qu'un Québec indépendant retirerait du maintien de ses liens commerciaux avec le reste du Canada.U n continentalisme québécois Mais c’est aller un peu vite en affaires que de préconiser, en conséquence de ce qui précède, la formation d’un marché commun entre le Québec et les Etats-Unis.Cest pourtant ce que fait le professeur Tremblay en reprenant à son compte, mais à l’échelle du Québec seu- RODRIGUE TREMBLAY INDÉPENDANCE ET MARCHÉ COMMUN QUÉBEC - ÉTATS-UNIS 3 COLLECTION/LES IDEES DU JOUR lement.l’argumentation des continenta-listes canadiens.Selon l’économiste, les industries d'exportation - papier, métaux primaires - n’en souffriraient pas.puisqu’elles écoulent déjà la plus grande partie de leur production à l’extérieur du Canada.Par contre, les industries qui dépendent à l'heure actuelle du marché canadien et dont plusieurs sont en déclin reprendraient rapidement du poil de la bête si elles pouvaient écouler leur production aux Etats-Unis, en particulier dans cet immense marché compris dans le triangle Chicago-Boston-Washington: “Même sans aucune rationalisation des procédés de production dans les industries québécoises du textile, du vêtement, du caoutchouc et des matières plastiques, de même que l’industrie des produits du cuir, les coûts de production et de transport favorisent le Québec, alors même que les tarifs américains offrent en général une plus grande protection que les tarifs canadiens.” Tout cela est fort plausible - encore que l’on puisse se demander s’il est sage de compter sur les industries du textile et du cuir pour assurer le plein emploi et des salaires convenables aux travailleurs québécois.Car même l’industrie américaine du textile est en crise, ne pouvant affronter sans accroissement des tarifs douaniers la concurrence des nouveaux pays producteurs, le plus souvent des pays sous-développés.Et ce n’est guère une industrie de pointe: les salaires qu’elle verse à sa main-d’œuvre sont parmi les plus bas - comme au Québec.Un marché commun Québec-Etats-Unis changerait-il tout cela’’ D’autres possibilités Mais plus fondamentalement, pour réduire le handicap que représente pour le Québec la politique commerciale du Canada.d’autres aménagements sont concevables.D'abord, on pourrait la changer, cette politique.Qu'arriverait-il si le Canada formait lui-même un marché commun avec les Etats-Unis?Tout en conservant leurs marchés canadiens, les entreprises québécoises auraient alors accès au grand marché américain.Ne serait-ce pas là une “solution” préférable à celle préconisée par le professeur Tremblay?Sans aller jusque là.on pourrait modifier la structure des tarifs douaniers et lui adjoindre une planification des investissements manufacturiers qui tiendrait compte davantage des intérêts du Québec - comme d’ailleurs de ceux des provinces des Prairies et de l’Atlantique.Car le Québec n’est pas la seule région à se plaindre de la situation privilégiée faite à l’Ontario.Ensuite, un Québec indépendant -comme d'ailleurs l’ensemble du Canada -pourrait opter pour une politique de libre-échange: abolir progressivement, et unilatéralement s’il le faut, ses tarifs douaniers sur les importations venant de tous pavs.Cette politique réduirait considérablement le coût de la vie au Québec, puisque ses consommateurs s'approvisionneraient sur le marché mondial, au plus bas prix.Mais pour assurer le plein emploi, il faudrait alors planifier rigoureusement la production manufacturière.se spécialiser dans un petit nombre de produits capable de soutenir la concurrence internationale.A bien des égards, ces diverses solutions au “problème économique” du Québec seraient plus avantageuses que celle du professeur Tremblay.Les deux dernières.par exemple, permettraient au Québec de réduire l’emprise du capital étranger sur son économie et d’élargir sa marge de manoeuvre en ce qui a trait à l’aménagement de celle-ci.Ce qui nous amène à souligner la principale faiblesse de l’argumentation présentée dans Indépendance et Marché Commun Québec-Etats-Unis: la vision étriquée du phénomène économique qui l’a inspirée.En effet, la thèse du professeur Tremblay repose entièrement sur l’examen d’un seul des trois grands secteurs de l’économie québécoise: l’industrie manufacturière.Or, depuis plusieurs années, ce sont les industries de services qui sont les plus importantes et les plus dynamiques.De plus, l'économiste examine deux seulement des facteurs qui déterminent l’expansion des industries manufacturières: la politique commerciale et la dimension des marchés.Nul part fait-on allusion à l’impact de ce marché commun - entre un éléphant et une puce dirait-on - sur la capacité d’entreprise, la propension à innover la structure industrielle.la répartition de la propriété et du contrôle des entreprises, la liberté de manœuvre du gouvernement au Québec.Peut-on blâmer ceux qui craignent que la puce québécoise ne soit écrasée par l’éléphant américain?Même après l’expérience vécue par la souris canadienne?La formation d'un marché commun Québec-Etats-Unis, tel que nous le présente le professeur Tremblay, entraînerait nécessairement le maintien des politiques de laisser-investir du gouvernement canadien.Elle perpétuerait l’emprise du capital étranger sur l’économie québécoise et l’incapacité de ses gouvernements à T aménager conformément à la volonté des Québécois.Elle accélérerait la pénétration chez nous de l’éthique et des schèmes socio-culturels qui prédominent aux Etats-Unis.Est-ce bien là ce que souhaitent les Québécois?Il est permis d'en douter.(1) Indépendance et Marché Commun Québec-Etats-Unis, par Rodrigue Tremblav.125 pages.Editions du Jour.1970 % LES SUPER SPORT IDE VOTRE hiver! A.Ordinairement: 35 OO ANORAK DE SKI "initructeur glissière de nylon.Gris argenté (Rayon 610) B.Ordinairement: 30.00 PANTALON DE SKI extensible en fibranne de Helcnco* et Lycra Marine,noir, vert, brun foncé.Stature ordinaire 28 a 44, courte 28 o 42 élancée 3C û 42.(Rayon 610) 24.00 chacun C.COSTUME DE NEIGE en 100% nylon Du Pont* et traité "Silicone Imperméable.Veste à col chemisier, ceinture, 2 poches à glissière pantalon élastique au dos, glissière aux jambes.Marine, vert, brun.8 ô 18.garçon Pour skier ou foire de la motoneige.(Rayon 660) 26.98 ( ensemble Marque déposée en 100% Fortrel*.Poches avec marine, vert, brun, tan.P.M.G.TG 24.00 chacun COMPOSEZ 842-6171 DUPUIS • Rayon 610 au rez-de-chaussée, rayon 660 à rentrée Bout, de Maisonneuve 6 • Le Devoir, mardi 1 O novembre 1 970 suites de la première page ?L'ASSEMBLÉE Montréal, il a été remis sur le chantier; mais il n’est pas exclu que le ministre de l’éducation présente un projet de loi pour faciliter le regroupement scolaire au Québec, y compris sur nie de Montréal.Ce projet serait de nature incitative pour l’instant et n’aborderait pas les délicates questions linguistiques et confessionnelles au'affrontait le "bill” deM.Cardinal.Toujours au chapitre des projets préparés par l’ancien gouvernement, il en est d’autres dont l’on ne sait ce qu’il en advient au juste, notamment les suivants: qualification professionnelle des entrepreneurs en construction, légalisation et règlementation de la chiropraxie, réaménagement de la Société générale de financement et création de la Société de développement industriel du Québec Mais chose certaine, le projet de loi sur les référendums qui avait été déposé par l’ex-premier ministre.M.Bertrand, a été mis de côté et ne compte pas dans les préoccupations actuelles du gouvernement de M.Bourassa.Une autre question, par contre, préoccupe le gouvernement au plus haut chef: la réforme électorale.Une commission parlementaire a entrepris l’étude de ce problème, mais elle s’est heurtée dès le début à la fameuse question des comtés protégés.Les députés libéraux concernés.soit 10 sur 17.sont loin d’être d’accord pour accepter que les frontières de leurs circonscriptions soient chambardées.Aussi, le gouvernement a imaginé la solution élégante de soumettre le litige à un groupe d’experts, indépendants de la Chambre, à qui ils seraient tenus de faire rapport dans un délai déterminé.Le premier ministre l’annoncera probablement dès cette semaine.Quoique intéressante, cette initiative serait loin de satisfaire l’opposition, en particulier le Parti québécois, qui craindrait que cette étude ne mette en veilleuse pour l’instant les questions primordiales du système électoral lui-même et du mode de scrutin.M.Bertrand avait soumis en mars dernier des amendements à la loi.concernant notamment le remboursement des dépenses électorales d’un parti qui obtient vingt pour cent des suffrages.Ce projet de loi sera-t-il revu, modifié et présenté aux députés au cours des prochaines semaines?On ne saurait le dire pour l'instant.Quoi qu’il en soit, le gouvernement est déterminé à démontrer sa bonne foi dans cette affaire.Une autre question qui requerra l’at- tention des députés est celle du litige dans l’industrie de la construction.La commission parlementaire n’a pas encore terminé son étude, consécutive à l’adoption du “bill” 38 au mois d’août dernier, et elle doit siéger à nouveau dans une semaine.S’il peut participer aux débats en commission, le nouveau ministre du travail.M.Jean Cournoyer.ne sera pas à l’Assemblée nationale, n’ayant pas encore été élu député.Et c’est le premier ministre ou un collègue qui devra faire les "commissions” des députés pour le ministre, et inversement.Enumérons quelques autres projets que le gouvernement, à moins d’empêchements majeurs, présentera à la Chambre au cours des sut prochaines semaines: • fusion des ministères de la santé, de la famille et du bien-être social en un seul, celui des affaires sociales: • élargissement possible, en faveur des indigents et des personnes âgées, des soins couverts par l’assurance-maladie: • loi-cadre des communautés urbaines et régionales: • loi-cadre sur l’urbanisme: • loi relative aux droits de surface dans le nord-ouest du Québec; • refonte du code de la route; • loi mettant plus de fonds à la disposition de la Société d’habitation du Québec.• budget supplémentaire pour permettre aux ministères de la voirie et des travaux publics - qui deviendront peut-être à brève échéance le ministère de l’équipement - d'entreprendre des travaux publics d’urgence.Signalons d'autre part que la commission des bills privés, inactive depuis plus d’un an.siégera d'ici Noël, et que plusieurs projets lui seront soumis.Ce travail relèvera en particulier d’un ministre d'Etat.M.Roy Fournier, député de Gatineau.MITRAILLETTE cusé d’un délit.D’ici là.il peut circuler librement! Aucun permis spécial n’est requis pour acheter un fusil de chasse ou pour en vendre.On peut aussi acheter, légalement, des menottes, des sabres, des bàionnettes etc., même si ces “armes” ne sont pas “habituellement utilisées pour la chasse au Canada.” Les magasins dits de “surplus de guerre” (sic) en exhibent dans leurs vitrines comme on le fait pour des pâtisseries.Le lieutenant Lapointe a.d’autre part, laissé entendre que ceux qui font le commerce de “surplus de guerre” sont peu intéressés par l’allure ou les buts de l’acheteur.Ce qui les intéresse (qui en douterait?), c’est la piastre.DIEFENBAKER très camouflés sous le couvert de Radio-Canada.qui tentant de saper l’autorité de l’Etat en aidant le Front de libération du Québec à remporter la victoire”.Puis, l’ancien chef conservateur a posé une série de questions relativement à ces quatre employés de Radio-Canada."Que sont-ils devenus, ces commentateurs qui font de la haute trahison tout en étant payés avec les deniers de l’Etat?Ont-ils repris leur poste?Ont-ils été libérés7 Sont-ils de retour à Radio-Canada?S oui.les Canadiens pourront conclure à bien des choses", a poursuivi M.Diefenbaker.Il a déclaré qu’ils n’avaient pas été arrêtés par erreur, comme certains l'ont laissé entendre.“Es sont coupables de haute trahison et ils représentent une grande menace pour l’Etat”, a continué M.Diefenbaker, en se référant à des propos déjà tenus par le ministre de l'expansion économique régionale.M.Jean Marchand.“Ces gens qui suent la traîtrise à pleines gouttes sont-ils protégés par un ministre de la Couronne”, a demandé encore le député de Prince-Albert.M.Turner avait dit.plus tôt.qu’il fallait être prudent envers ceux qui.même s’ils font l’objet de soupçons semblables, peuvent ne pas être coupables.M Diefenbaker a dit que si le gouvernement acceptait la suggestion de mettre sur pied un comité de révision formé de députés fédéraux, on pourrait alors étudier les cas des personnes arrêtées et juger si elles l’ont été à tort ou non.BERNARD LORTIE cat.ni protection de la Cour; il déclare avoir été interrogé durant deux heures seulement: il lit une déclaration écrite avec assurance.Personne n’insiste lorsque Lortie déclare ne pas vouloir révéler le nom et l’adresse des personnes qui l’ont hébergé après la mort de M.Laporte: personne ne lui pose des questions sur la journée du samedi, celle où.selon le Dr Valcourt.M.Laporte a été étranglé avec la chaînette qu’il portait au cou.Pour Lortie.l’enlèvement auquel il a pris part se termine le vendredi, tout de suite après la tentative d’évasion de l’infortuné Pierre Laporte de la petite maison du 5630.rue Armstrong, où il était séquestré depuis une semaine.Les policiers, lors de l’enquête du coroner, sont venus identifier les rideaux.oreiller, couvre-pied.couverture.botillons qu’ils ont trouvés au 5630.me Armstrong mais personne ne dit où ont été trouvés les deux fusils-mitrailleurs M-l que Lortie identifie sans peine.Et puis, il y a cette phrase surprenante de Mme Rose, la mère de Paul et de Jacques, qui relate une visite des policiers chez elle, il y a une dizaine de jours.“Oui.je m’en souviens, dit-elle, c’est quand ils ont fait sortir mon garçon.” A-telle voulu dire “mon mari”?Toutes ces questions viennent à l’esprit avec un certain à-propos mais les informations dignes de foi sont trop rares encore pour soupeser, déduire, spéculer et conclure.D’ailleurs, le juge Jacques Trahan, coroner spécial dans cette affaire, a invité les journalistes à se contenter des faits allégués devant eux et à ne pas laisser courir toutes les hypothèses que.seule, pour le mo- Les Antipropos de Jean Lévesque .*sæ m Montréal: un creuset anglophone assimilateur Avec la reprise des travaux a l'Assemblee nationale cette semaine a Quebec, la question de la langue va reprendre la manchette dans'la Province.L ex-ministre de l'Éducation, M.Cardinal, disait a CKAC la semaine derniere que.pour lui, si les bills 62 et 63 n avaient pas été adoptés ensemble l'un et l'autre, le premier devant completer le second, cela avait été contre son propre désir.Il est clair qu'adopter les protections accordées a l'anglais au Québec, sans adopter en même temps des protections pour le français, était indigne d'un gouvernement qui prétendait servir les intérêts de la majorité québécoise.Aussi, le gouvernement qui se fit responsable de tels agissements, reçut-il la leçon qu il méritait en avril dernier.Aujourd hui cependant, un autre gouvernement s'apprête a presenter une version modifiée du bill 62 Déjà, la Gazette de Montreal annonce qu'un porte-parole du Ministère québécois de l'éducation a assuré ce journal que la version nouvelle du bill 62 allait garantir un "soulagement considerable a la minorité anglophone du Quebec".Qu est-ce qui se cache derrière ces mots?Une plus grande habileté de l'administration Bourassa a protéger le français au niveau scolaire sans heurter les privileges des anglophones?Cette administration serait-elle soudain capable de miracle?Ou ces mots publiés par la Gazette de Montreal cacheraient-ils un autre bon jeu de mots pour endormir la majorité francophone québécoise, tout en protégeant les privileges de notre minorité anglaise?Les semaines à suivre vont nous éclairer la-dessus: il faut veiller.En attendant, le 106e congres de l'association des enseignants anglo-protestants du Quebec a eu lieu, et on y a dit des choses fort intéressantes sur l'enseignement du français dans notre province Si I on se fie aux interventions qui y ont été faites; on a eu la confirmation de bien des craintes manifestées au sujet de la place du français au Quebec.Pour les enseignants du français aux anglophones québécois (entendre en même temps la plupart des néos) le renouvellement des méthodes d'enseignement du français, langue seconde, ser'a inutile tant que le français ne sera pas NÉCESSAIRE pour travailler au Quebec C'est enfantin de la dire, tout le monde avec une tête sur les épaules l'a déjà compris, mais ce n'est pas tout le monde qui semble l’avoir compris, dans nos "hautes spheres'' administratives.Ces enseignants de français, langue seconde, ont tous déclare ensuite que le français ne sera véritablement enseigné aux enfants anglophones que le jour ou ceux-ci devront apprendre plusieurs matières en français -Est-ce besoin de commissions d'enquêtes pour apprendre des choses qui tombent ainsi sous le sens?A ce même congres on a convenu qu il faudrait ici enseigner a tous les Québécois, quels qu'ils soient, un français international et non pas un idiome local, et qu'il faudrait en même temps que la langue française inculquée aux "non-Canadiens français" devrait l'être par des gens qui connaissent la culture québécoise, y connaissent nos néologismes de bon aloi en un mot que la langue ne soit pas, ni coupée du milieu québécois, ni plagiée sur le "français de Paris".Lequel, soit dit en passant, n'est pas le meilleur ni en France ni au monde.Derniere réflexion qui nous apparaît des plus importante, et qui a été faite a ce congres.Celle d'un anglophone qui, élevé au Saguenay, y avait appris sans problème le fronçais.Une fois déménagé a Montréal, cet anglophone y perdit vite son fronçais.Cette derniere constatation a plus d'importance qu'il n'en parait à prime abord.Il en ressort que le milieu montréalais est actuellement très assimilateur, et qu'il assimile a l'anglais.Il en ressort également que la province est divisée en deux secteurs distincts: le premier, la province qui, essentiellement, demeure française et demeure assimilatrice au français; le second, la région de Montréal, de moins en moins cosmopolite au sens vrai du terme, et de plus en plus "anglifiante" Or, il appert que c'est la seconde region, celle de Montreal, qui prospère davantage et donne davantage le ton à la première.Nous avons eu une administration, unioniste, qui n a pas été honnête à l'égard de la majorité francophone avec sa manière de légiférer sur la langue française.Que va faire maintenant celle de M.Bourassa?On peut ditaiter avec l'auteur en téléphonant à l'émission le Point du Jour que M.Lévesque anime du lundi ou vendredi à 1 3 heures sur les ondes de CKAC.Radio-Canada congédie deux dirigeants: le SGC Tporte la cause à l'arbitrage Dans un communiqué émis en soirée.Radio-Canada “réprouve totalement cette double démarche de M.Bourdon -prise de position dans une matière politique hautement controversée et procès de l’information à Radio-Canada -, démarche qui contrevient à toutes les normes d’éthique professionnelle.de loyauté, d’impartialité, de crédibilité, susceptibles de guider un journaliste dans l’exercice de ses fonctions, surtout si ce journaliste est au service d’une institution de caractère public comme l’est la société”.Radio-Canada affirme également: “Aucun employé, qu’il soit ou non représentant syndical, ne peut faire montre de telles prétentions ni adopter pareil comportement.D’autant plus qu’il est admis explicitement par la convention entre Radio-Canada et le S.G.C.T.que l’établissement des principes et des normes régissant l’exploitation de la Société est de son ressort exclusif.Radio-Canada n’a donc pas l’intention, en dépit des prétentions de MM.Bourdon et Vincent, d’abdiquer entre leurs mains la responsabilité exclusive que détient sa Direction d’évaluer l’orientation et le rendement de l’information qu’elle dispense au public et d’en rendre compte à son Conseil d’administration.“Elle n’a guère non plus dans ces conditions à répndre aux accusations de censure ou d’irresponsabilité qui lui sont infligées par des membres de son personnel prétendant pouvoir s’abriter derrière l’immunité et l’impunité que leur conférerait leur statut de syndicaliste.D’ailleurs pareil dossier à sens unique sur l’incompétence d’une direction de service est trop facile à fabriquer.Radio-Canada, pour sa part, s’est toujours gardée de procéder au procès public de son personnel ou de ses’’ services.Aucune entreprise ne pourrait survivre longtemps à des opérations destructives comme celles-là: c’est pour les prévenu que les conventions collectives sont négociées régulièrement et prévoient des mécanismes auxquels recourir.“Radio-Canada ne peut que condamner l’action menée par MM.Bourdon et Vincent qui ont décidé de déboucher sur la place publique avec leur dossier de griefs et de doléances; ils auraient dû prendre le soin de recourir aux mécanismes usuels prévus dans la convention qui lie leur syndicat à la Société ou de se prévaloir des formes de recours internes que permet la structure même de Radio-Canada.” La section Radio-Canada du Syndicat général du cinéma et de la télévision (SOCT-CSN) portera à l’arbitrage le congédiement de son président Denis Vincent et de son secrétaire Michel Bourdon.Les deux journalistes ont été congédiés hier matin à cause, a dit un représentant de la direction, de leur “insubordination radicale et intolérable” à l’endroit de la société d’Etat.M.Bourdon, qui est aussi l’un des vice-présidents du Conseil central des syndicats nationaux de Montréal, est accusé d’avoir porté atteinte à l’intégrité de Radio-Canada par ses déclarations.Lors d’un teach-in récent sur les mesures de guerre, M.Bourdon avait vivement reproché au service des nouvelles de Radio-Canada d’avoir censuré l’information depuis le début de l’affaire Cross-Laporte.Quant à M.Vincent, il a été congédié parce qu’il a publiquement endossé, lors d’une conférence de presse la semaine dernière, les propos deM.Bourdon.Le syndicat estime que ces congédiements sont injustes et arbitraires, les deux journalistes ayant été congédiés uniquement à cause de leur activité syndicale “puisqu’ils ont dénoncé, en tant que porte-parole syndicaux, des mesures de censure prises par Radio-Canada.” Aux Communes, hier, le secrétaire d’Etat, M.Gérard Pelletier, a refusé de commenter les congédiements parce que la cause a été soumise à l’arbitrage.“Il n’est pas habituel de répondre à une question qui doit faire bientôt l’objet d’une protestation devant un tribunal", a ditM.Pelletier.Les journalistes de Radio-Canada ont de leur côté tenu une assemblée au début de l’après-midi.Il a été décidé que le SGCT tiendrait une réunion de tous ses membres vendredi, à 22 heures.ment 1 imagination permet de formu Au cours de ,a décennie L’enquête reprend jeudi.L'aviation civile affrontera de graves problèmes de financement (Binaghi) L'ARMÉE phone aux dépens des journaux francophones.Sans vouloir préciser sa pensée.le ministre a de nouveau fait appel à la collaboration des moyens d’information.afin qu’ils ne se fassent pas les propagandistes du Front de libération du Québec.Pour éviter que des rumeurs ne courent, le ministre a fait savoir que tous les jours, à l’issue de la période des questions en Chambre, il donnera une conférence de presse.M.Choquette a voulu préciser qu’il n’était pas.en principe, favorable à la censure de l’information.“Je suis dans l’expectative, a-t-il ajouté, et je suis convaincu que les média d’information donneront leur collaboration".LA PÈGRE d’en dépasser le cadre en procédant à des arrestations et perquisitions.“Je dois me soumettre aux lois telles quelles sont”, a-t-il dit.Néanmoins, si le gouvernement fédéral veut donner au gouvernement du Québec des moyens d’action plus étendus pour lutter contre le crime organisé.Me Choquette les acceptera “avec plaisir”.Voulant justifier l’attitude du gouvernement Bourassa.Me Choquette a rappelé comment, depuis qu’il est ministre, il avait démontré sa volonté de prendre tous les moyens nécessaires pour combattre le crime organisé: "J’ai commencé au niveau de la Régie des alcools, puis j’ai envisagé une nomination assez impressionnante au niveau de la Régie des loteries et des courses.J’ai même sollicité et obtenu la nomination de M.Steven Cuddihy.comme coordinateur de la justice pour la région de Montréal.” Amené à commenter la déclaration de M.Gilles Grégoire, selon qui le gouvernement protège la pègre parce que ses membres fournissent à la caisse du Parti libéral, le ministre de la justice a plutôt mal réagi: “Il ne faut quand même pas que des éléments aussi réactionnaires que M.Grégoire viennent nous reprocher de ne pas lutter contre la pègre, a-t-il dit.” Puis Me Choquette a cru bon de faire une mise au point: “Il faut quand même rectifier les faits.En autant que je suis concerné, je n’ai jamais fait de compromis avec la pègre, à aucun titre que ce soit et je n’ai pas l’intention d’en faire.J’ai pris un certain nombre de mesures et j’avais l’intention de les poursuivre.Si à un moment donné, il m’était apparu qu’il fallait obtenir des changements sur le plan législatif, j’aurais fait des représentations auprès du ministre fédéral M.John Turner”.Et le ministre de conclure: “Le Front de libération du Québec nous empêche de consacrer plus d’énergies à une autre lutte.Il faut quand même situer les problèmes où ils sont.” CARTE D'IDENTITÉ Dans un autre ordre d’idées.M.Turner a précisé qu’à 11 heures 30, hier.439 personnes avaient été arrêtées en vertu de la loi sur les mesures de guerre.M.Turner a souligné que 62 de ces personnes étaient encore détenues et que 40 avaient déjà été accusées.Il a ajouté que la majorité des accusations avait été portée en vertu des dispositions de la loi sur les mesures de guerre.DES ASSISTÉS Suit* d* la paga 3 selon M.De Boies, qu’elle se heurte à un monde de sollicitation continuelle par les mass-media.Et.souligne le président du Comité des assistes sociaux du Québec, cette situation est consacrée par les pouvoirs publics et peu à peu par l’opinion publique.Pour lutter efficacement contre la pauvreté et le chômage.M.De Boies souligne qu’il faut d’abord reconnaître le droit au travail et le droit au revenu minimum garanti.Selon lui.le travail n’est pas seulement un moyen de s’assurer un revenu permettant de vivre décemment.mais aussi une condition essentielle au statut d’homme libre, M.De Boies termine son mémoire en notant les germes de révolte et de violence que comporte le fossé qui sépare les non-nantis des nantis.“La pauvreté de notre peuple, le chômage, les 600.000 assistés sociaux démontrent que nous devenons un peuple de mendiants.Il n’y a rien de plus révoltant pour un pauvre que de voir un riche qui vit dans le plus grand confort et dans un luxe inoui, lorsqu'il ne demande qu’égalité des chances?par François Barbeau En dépit d’une augmentation constante du nombre des passagers et du volume du fret, les compagnies d’aviation civile feront face au cours de cette décennie à de graves problèmes de financement qui pourraient freiner leur rythme de développement.Telle est l’opinion du président du Conseil de l’Organisation de l’aviation civile internationale.M.Walter Binaghi.qui s’adressait hier aux délégués au congrès annuel du Conseil international des directeurs d’aéroport (Airport Operators Council International).M.Binaghi.notant que le développement des transports aériens nécessitait chaque année une hausse de mises de fonds de 10 à 15%.a souhaité que les sociétés nationales et internationales accordent la priorité aux placements dans l’industrie des transports aériens.Il ne faut pas oublier, a-t-il fait remarquer, que si une compagnie doit majorer ses tarifs, elle se rend par le fait même plus difficile la tâche d’emprunter sur le marché.Individuellement, les compagnies font face à des problèmes de financement encore plus importants.Par exemple, les compagnies du monde entier devront investir.d’ici quatre ans.près de 30 milliards de dollars.M.Binaghi pressent aussi une pénurie de personnel qualifié, surtout dans les pays en voie de développement, pénurie qu’il attribue au manque d’institutions spécialisées dans l’enseignement des matières touchant l’aviation et l’industrie des transports aériens.Cette pénurie inquiète aussi le président de la compagnie aérienne allemande Lufthansa.M.Hans Sussenguth, qui a Conclusion de l'ACPU L’Association canadienne des professeurs d’université, après avoir fait enquête pendant trois mois sur les cas des 21 professeurs non réengagés cette année à l’université du Québec à Montréal.a conclu que la liberté universitaire a été mise en danger à T UQAM.Le comité de l’ACPU dit aussi avoir acquis la conviction que ni l’esprit ni la lettre des usages établis en milieu universitaire canadien n’ont été suivis dans l’engagement et le non-engagement de professeurs à l’UQAM.LA VILLE Suite de la page 3 pas bougé parce qu elles attendaient le rapport d’une commission qui avait été formée entre-temps pour examiner les formules de financement des caisses de retraite des municipalités.La commission Raynault avait d’abord six mois pour remettre son rapport.Mais son mandat a été prolongé successivement et le rapport n’a toujours pas été rendu public.M.Lasnier a déclaré hier que.quelles que soient les conclusions de ce rapport, l’entente signée avec l’hôtel de ville resterait valide.C'EST DRAPEAU Suite de la page 3 “I a woman”, projeté dans un cinéma anglophone pendant plusieurs mois puis saisi par la police de Montréal lorsqu’il a été présenté dans un cinéma francophone.Rejoint au téléphone, hier, le secrétaire du maire Drapeau.M.Charles Roy.a dit tout ignorer de la représentation du premier magistrat de la métropole.suggéré aux délégués la formation d’institutions spécialisées dans l’enseignement des techniques du transport aérien.M.Sussenguth a proposé aussi une décentralisation des opérations des compagnies de transport aérien, un fractionnements de leurs systèmes individuels d’exploitation en faveur d’une fusion de certains services, comme celui de la manutention du fret.Une seule et unique compagnie de manutention de fret aérien, selon M.Sussenguth.pourrait prévenir la paralysie des systèmes individuels de manutention, paralysie que l’on prévoit à plus ou moins longue échéance en raison de la croissance très rapide de ce secteur du transport aérien.L’aviation civile internationale, a fait remarquer M.Sussenguth.est Tune des plus grandes industries du monde.Elle dépend, paradoxalement, d’une étroi te coopération internationale à laquelle se prêtent des compagnies marquées par T individualisme.Deux autres conférenciers se sont adressés aux délégués du congrès du l’OACI.qui doit prendre fin jeudi.Le sous-secrétaire du département de-transports des Etats-Unis.M.James M.Beggs.a tracé un bref tableau des problèmes de l’aviation civile, notant qu’ils découlaient tous de la croissance phé-1 noménale de cette industrie.Il s’est attardé surtout aux questions du bruit, de la pollution par les avions et de l’utilisation rationnelle des terrains voisinant les aéroports.Enfin, le directeur de l’aéroport de San Antonio, au Texas, a fait remarquer que tant que les avions seraient bruyants ¦* on s’opposerait à la construction d’aéroports dans des régions peuplées.L'ACPU mentionne aussi le rôle' équivoque joué par le président de l’As-t, sociation des professeurs de l’Université du Québec dans cette affaire.L AC-PU signale notamment que le prési-; dent de l’APUQ a lui-meme proposé i la mise en tutelle du département de philosophie à la discrétion du rectorat et qu’il a proposé un amendement qui brimait encore plus les professeurs impliqués que ne le faisait la proposition initiale.Enfin, albrs qu’il y avait conflit entre le module de philosophie et le> département qui regroupe les professeurs.le président du syndicat a pro-, posé la création d’un comité de tutelle dont les membres seraient nommés perle module et où le département n’aurait aucun représentant.Sans se prononcer sur la compétence des enseignants non réengagés.l’ACPUf signale l'insuffisance des mesures destinées à leur assurer une protection efficace: “ Nous en avons contre le fait que leurs accusateurs au niveau du conseil de module aient déterminé la forme de leur procès et aient ensuite agi comme feurs juges pour voir enfin leur jugement ratifié sans examen et sans appel".L’ACPU rappelle aussi que les enseignants ont été remerciés sans que cause justiciable soit démontrée, sans que leur ; période d'enseignement soit suffisante', pour qu’on puisse apprécier équitable-, ment leur enseignement, sans qu'on leur ait donné de préavis raisonnable et sans , qu’il existe de procédures d’appel appropriées .C’est pourquoi l’ACPU recommande leur réengagement immédiat et rétroactif ainsi que la mise sur pied à l’UQAM de mécanismes adéquats et correspondant aux normes de l’ACPU pour l’engagement du personnel enseignant.L’UQAM devrait aussi, selon les recommendations.établir des critères et des procédures pour régler les conflits qui surgissent entre les départements et les modules.La liberté universitaire a été mise en danger à TU QU AM REPRISE Suit* d* la pag* 7 la chauve-souris de la fable: oiseau ou souris selon l’opportunité de la situation.Pékin qui connaît à merveille le jeu soviétique reprochait, hier, à Khrouchtchev de beaucoup parler pour n'agir point, mais dénonce aujourd’hui ses successeurs pour moins parler mais agir davantage.Les preuves de cette action viennent d’ailleurs de nous être données par deux fois, en quelques mois: en avril-mai avec l’apparition, sous couvert des manoeuvres navales “Okean”.sur toutes les mers du monde de la puissance navale soviétique et, en octobre, les spectaculaires manoeuvres "Fraternité d’armes", manifestation de la puissance aéro-terrestre.Et ce, en République démocratique allemande même (pilier le plus important de l’empire soviétique) dont le saillant de Thuringe est seulement à 150 km de Strasbourg.Maintenir la vigilance Un accord sur les armes stratégiques est impossible car jamais l’URSS n’acceptera un contrôle international de ses bases de • missiles.De plus.Ton voit mal l’URSS “geler” au niveau actuel ses ICBM alors que Pékin ne cesse d”en fabriquer et que Tokyo vient de décider de réarmer activement: le Livre Blanc sur la défense rendu public le 20 octobre ne laisse subsister aucun doute.Il s’agit donc pour l’Europe occidentale de savoir regarder le monde et les faits tels qu’ils sont et non pas comme l’on voudrait qu’ils .lussent.Or, si l’on ne veut.pas répéter le passé, il est temps d’en tirer une leçon: l’unité de l'Europe est la condition d'une veritable diminution des points de tension.Les dangers que recèlent les démonstrations tangibles du potentiel aéroterrestre et naval de l’URSS et son utilisation délibérée (par exemple en Tchécoslovaquie en 1968) sont patents.Sans doute est-il peu probable que le Kremlin applique son plan d’ensemble avec un calendrier rigide ( les Soviétiques agissent dans la durée et non en fonction de péripéties.) il utilisera plutôt des coups de sonde ( à la faveur d’une montée de fièvre politique), des opérations expérimentales où chaque succès sera exploité tandis que les é-checs et les aventures comptant trop de risques resteront sans lendemain.Mais nous ne devons jamais oublier que Brejnev qui ne parle jamais à la légère.a été catégorique en rappelant à diverses reprises la volonté de l’URSS d’avoir sur les USA la supériorité au plan militaire.Tout porte à croire que les USA ne consentiront jamais à une supériorité soviétique.Les deux super-puissances en sont aussi condamnées à une course ascendante en spirale puisque, selon le processus dialectique que rappelait encore récemment le maréchal Talensky, tout système défensif approprié engendre un moyen offensif nouveau.En attendant, et pour l’immédiat.l’URSS est maîtresse du jeu.Et comme vient de le souligner dans sa déposition devant la Commission mixte du Sénat et de la Chambre des représentants de l’Energie atomique au Congrès américain, l’amiral Rickover.“père” des sous-marins atomiques américains (et oui sait donc de quoi il parle) :"L'Union Soviétique peut déclencher demain la plus grande guerre de l’histoire et franchement je ne suis pas certain que Tissue d’un tel conflit serait en notre faveur".LE BILINGUISME Suita da la paga 4 de scolarisation sans précédent.où le bilinguisme, le tri-linguisme même, devrait aller de soi.D n’y a rien de plus triste que de voir, à l’heure de l’instruction universelle et des communications instantanées, deux des cultures les plus riches du monde, condamnées à cohabiter par l’histoire, l’économie et la géographie, n’avoir pu après tant d’années s’intégrer davantage.Car.autant le bilinguisme peut constituer un appauvrissement culturel pour des gens peu scolarisés, autant il devrait constituer un enrichissement pour ces personnes bien instruites que seront les enfants confiés à vos soins.En effet, ce que l’entreprise attend des éducateurs n’est pas différent de ce que la société tout entière en attend: c’est qu’ils forment des citoyens qui soient non seulement compétents dans leur discipline, mais également cultivés et civilisés.En ces temps de fanatisme.de violence et de terreur, le rôle des éducateurs est de produire des hommes et des femmes qui soient capables de percevoir le monde avec les yeux de deux cultures, de manière à voir la réalité dans sa perspective.Il ne m’appartient sûrement pas d'apprendre à des professeurs comment enseigner le français à leurs élèves anglophones.Mais, c’est leur mission de le faire de la manière la plus efficace possible, dans une perspective à tout le moins tout autant culturelle et humaniste.qu’économique et utilitaire.Car, l'entreprise a besoin de bons travailleurs qui soient aussi de bons citoyens. Le Devoir, mardi 10 novembre 1970 * 7 regards sur le monde Le dynamisme économique européen par PIERRE VELLAS.collaboration spéciale au Devoir M.Vellas est professeur a la faculté de droit et des sciences économiques de l’université de Toulouse, et directeur de l'Institut d'études internationales et des pays en voie de développement.A l'automne 1970.il analyse dans cette collaboration spéciale au Devoir le dynamisme économique européen à la lumière de quatre faits représentatifs, à son avis, de l’évolution des choses.Les sous-titres sont du Devoir.TOULOUSE - La Communauté économique européenne fait preuve d'un vigoureux dynamisme économique depuis la conférence de relance européenne des 1er et 2 décembre 1969.De façon d’autant plus frappante que les Etats-Unis subissent de leur côté des difficultés politiques et économiques aggravées par le ralentissement de leur croissance économique et l’augmentation du déficit de leur balance des paiements.Quatre faits essentiels sont particulièrement représentatifs du dynamisme européen en cet automne 1970.Ce sont d'abord les initiatives importantes prises par la ŒE pour élargir sa zone économique et plus particulièrement commerciale.Plusieurs moyens sont utilisés dans ce but.• Les accords d’adhésion destinés à intégrer à la Communauté de nouveaux Etats membres tels ceux qui sont en cours de négociation avec le Royaume-Uni.l'Irlande, le Danemark et la Norvège.• Les accords d’associations avec des pays d’Afrique noire tels la Convention de Yaoundé avec les Etats francophones.la Convention d'Arusha avec les Etats anglophones d'Afrique orientale ou l’ancien accord avec le Nigeria.• Les accords d’association avec des Etats européens qui en raison de leurs structures économiques particulières, ne peuvent pas adhérer à la CEE.mais lui sont associés: la Grèce, la Turquie.Malte.• Des accords préférentiels destinés à préparer une future association tels les accords conclus avec l’Espagne, le Maroc, le Pakistan.très différents les uns des autres - ou négociés actuellement avec l’Egvpte.le Liban, la Tunisie.l’Algérie.• Des accords commerciaux conclus avec l’Iran, ou en cours de négociation avec le Japon, l’Argentine.l’Uruguay.Israël.• Enfin des négociations en vue de conclure des accords dont l’objet et la nature restent à déterminer mais dont le principe est acquis avec l’Autriche, la Suède et la Suisse.Avec le Canada Par ailleurs, les transactions Canada-Communauté avant augmenté de 40% ces derniers mois, provoquent là encore des ouvertures diplomatiques et commerciales d’un intérêt majeur avec notamment la mission récente à Bruxelles dans les premiers jours d’octobre de M.Jean-Luc Pépin, ministre du commerce.Il est compréhensible que ce dynamisme puisse inquiéter les Etats-Unis d'autant plus qu'en se fondant sur un critère commercial, la puissance relative de l'économie américaine a tendance à diminuer puisque la part des Etats-Unis dans le commerce mondial est passée ces dernières années de 23.7% à 20%.tandis que les importations de produits étrangers aux Etats-Unis ont triplé en dix ans.Le deuxième fait est constitué par l'adoption du rapport Werner le 20 octobre 1970 en vue de doter l’Europe d’ici à 1980 d'une monnaie commune par différentes mesures acceptées par les gouvernements des Etats membres.Elles vont se traduire d'abord par “une convertibilité réciproque, totale et irréversible, sans fluctuation des cours et avec des parités immuables des monnaies européennes ".Ainsi que par la création d’un système monétaire des banques centrales comparables au système fédéral américain des réserves.La Communauté européenne sera alors le second grand pôle monétaire du monde avec le dollar.Les accords monétaires et les conditions de fonctionnement du système monétaire international en seront modifiés d'autant plus que les balances en dollars des banques nationales européennes sont considérables (9 milliards de dollars pour la seule Banque fédérale d'Allemagnel.Déjà le Fonds monétaire international a tenu compte de cette situation par une modification des quota dont il résulte que les pays de la CEE avec la Grande-Bretagne représentent un total supérieur au quota américain: 8.25 milliards de dollars contre 6.7 milliards de dollars.Ce quota total au FMI (avec la Grande-Bretagne) pouvant être considéré globalement puisque les Etats de la Communauté ont convenu de s'entendre prochainement sur une représentation commune au FM I.Les pays de l’Est Le troisième fait est constitué par l'augmentation considérable des transactions commerciales de la Communauté avec les pays de l’Est.Les exportations des pays membres vers les Etats communistes ont dépassé 3.3 milliards de dollars en 1969.Et la Communauté, en accord avec les gouvernements membres, a décidé de renforcer son aide financière aux pays de l'Est pour leur permettre d'importer davantage Aide soils forme notamment d'augmentation et d'allongement de la durée des crédits consentis (de 5 à 8 ans), d'abaissement du taux d'intérêt (par une bonification d’intérêt prise en charge par certains Etats européens), de garantie donnée aux exportateurs.Ce courant commercial, outre qu'il contribue à développer considérablement les échanges extérieurs et la production de la Communauté est lourd de conséquences sur le développement de la coexistence pacifique en Europe.Enfin, les années 1969 et 1970 ont été marquées par le dynamisme des grandes entreprises industrielles et commerciales européennes II apparaît notamment dans l'augmentation moyenne de leurs bénéfices, très supérieure à l'évolution des bénéfices des entreprises américaines.En effet, en 1969.les estimations globales font apparaître - à titre d'exemple - que dans l'automobile les bénéfices européens ont augmenté de 19.4%>.tandis qu'ils ont baissé de 11% aux U.S.A.Ils ont augmenté dans l'industrie chimique européenne, très compétitive, de 11.3% contre 1% pour l’industrie chimique américaine Certes, les entreprises américaines tendent encore à dominer, par leur dimension et leur potentiel, la vie économique internationale.Mais, pour la première fois, cette domination est marquée par un coup d'arrêt, parfois par une certaine régression Ce qui.joint aux autres facteurs qui viennent d'être considérés est annonciateur de nouveaux rapports de forces économiques riches de développements dans l’avenir.JORDANIE Le choix du roi Hussein par ÉDOUARD SAAB HELSINKI Reprise du dialogue sur le SALT par JEAN-PIERRE BRULÉ BEYROUTH - M.Wasfi Tall est parmi les nombreuses cartes que peut étaler à tout moment le Roi Hussein pour contrer ses détracteurs.Ceux-ci ne voulaient plus d'un militaire; ils ont eu un civil.Et comme M.Ahmad Toukan se révélait incapable de neutraliser les officiers ultras de son cabinet, le souverain fait appel' à une politique chevronnée et forte pour imposer à l’armée la stricte application des accords du Caie et d’Amman relatifs à l'étendue et aux limites de l’action de la guérilla palestinienne sur l’ensemble du Royaume.Choix d'autant plus judicieux qu’il se porte sur un exprésident du Conseil passé à l’opposition depuis 1967 et qui misait lui-même sur les fe-dayin pour venir à bout de son rusé rival.M.Bahjat Talhouni.Alors que ce dernier s’alignait aveuglément sur les positions, devenues modérées, du président Nasser et prônait la solution politique, son concurrent à Amman optait pour le “ jusqu’auboutisme” du Fath et soutenait dans les salons du Jordan Hôtel, que l’armée haché-mite perdrait sa raison d’être dès l’instant où elle cesserait de servir de bouclier et de fer de lance à la Résistance palestinienne C’était.bien sûr.des propos de salon “exempts de taxes douanières".selon le célèbre adage libanais, mais qui ne pouvaient pas ne pas porter dans les milieux de la guérilla tant que leur auteur se prévalait avec raison d’avoir un jour mérité de la Palestine.Ne s'était-il pas détaché de la Légion arabe pour rallier à titre de volontaire.l’Armée de libération de Fawzé Kaoukji?Pour la Palestine.il avait exposé sa vie et pour elle, il a été blessé à l'épaule.Son passé politique?Rien qui le rend indésirable pour les Palestiniens.Quatre fois premier ministre il avait lutté contre les régimes et les partis progressistes, nassériens.baassistes.communistes.Mais jamais, il ne s’est battu de front contre les Palestiniens.Il est vrai que les circonstances y ont été pour beaucoup et que son flair ou sa chance l’ont constamment éloigné du pouvoir chaque fois que le pouvoir s'est trouvé en bute à des révoltes intérieures mettant aux prises les légionnaires du roi et la population palestinienne duRovaume.Avant la guerre civile de septembre, on s’était fait à l’idée à Amman, que Wasfi Tall pouvait devenir le candidat de la Résistance pour succéder à MM.Talhouni ou Rifai.Mais quelques jours plus tard, on verra l ex-major de l'armée britannique troquer le complet veston pour l'uniforme militaire et élire domicile dans la demeure rovale pour servir de garde du corps à sa Majesté.B reste que l'homme a toujours eu le courage de ses opinions.L'opposition qu’il a pratiquée quand il s’est vu écarter du pouvoir n'a jamais visé le souverain hachémite à qui il voue une fidélité et une affection à toute épreuve.Dès l’instant où la guérilla s'était fixé comme objectif le renversement du trône, il se considérait tenu de prendre nettement position pour Hussein.Mais il ne continuera pas moins à prêcher la cohabitation jordano-palestinienne estimant celle-ci désormais indispensable à l'équilibre intérieur et à la sécurité du royaume.Ce sont les convictions politiques du premier ministre jordanien, qui ont l’avantage d’être connues dans leur brutale franchise qui ont déterminé le Comité central de la résistance à lui faire confiance pour régler et normaliser les relations entre l’armée et la guérilla.Sa tâche cependant se trouve notablement facilitée par une double convention qui engage officiellement et les protagonistes et la communauté interarabe.Quant à l’interprétation de ces textes déjà controversés, il serait difficile à Tall de retenir la ou les versions hostiles aux intérêts de la couronne.Il aurait été cependant assuré, au départ.de la détermination du Fath.qui contrôle à présent tous les mouvements de résistance, de s’abstenir de toute activité dans les villes pour concentrer l’action de la guérilla en Palestine occupée.C’est dans ce modus vivendi que résiderait le véritable enjeu de l’affrontement armé qui aurait ainsi profité et à Hussein en restaurant son autorité dans les villes, et au Fath qui pourra entamer enfin l'unification de la Résistance palestinienne.les groupuscules gauchistes s'étant mis sous la protection de M.Arafat pour échapper à la répression des bédouins du Roi.Mais au-delà de ces contradictions qui se situent dans le contexte strictement jordanien.les réticences de la RAU à l'égard de M.Tall pourraient curieusement renverser les rôles.Alors que le Caire s'interposait jusqu'ici entre le pouvoir hachémite et la guérilla.nous risquons de voir celle-ci intervenir elle-même cette fois pour réconcilier le chef de l'executif jordanien avec les maîtres de l'Egypte.Il est vrai qu'entre frères arabes, nous ne serions pas à un paradoxe près.VOUS , parierez! M.La seule assurance de Berlitz.Votre professeur d'anglais ne vous a laissé aucun espoir?Alors reprenez confiance.BKRLITZ vous fera parler anglais en quelques semaines.Sans peine, sans devoirs, sans livres.Berlitz vous fera parler anglais en vous le faisant parler sans cesse jusqu'à ce que vous vous surpreniez "suddenly" à le parler couramment, tout comme votre professeur Berlitz.Cette facilité et cette efficacité vous étonnent?Alors, pour vous en convaincre, venez prendre une leçon d’essai gratuite Chez BERLITZ.Prenez rendez-vous "immediately" en appelant: Berlitz Cours de langues vivantes Montréal, 2055 rue Peel, Tél.: 288-3111 Montréal.50, Place Crémazie, Tél.387-2566 St-Jean, 207, Richelieu.Tél.: 346-6100 HELSINKI - L’essentiel n’est pas ce que les hommes disent, mais ce qu’ils font.Or, tandis que nous entendons le président Nixon appeler par exemple dans son discours le vingt-cinquième anniversaire de la fondation de l’ONU, (qui d’ailleurs l’accueillit fraîchement) l’URSS à une coopération privilégiée dans le monde.le secrétaire américain à l’armée de terre.Stanley Resor, proclamait: “Les Soviétiques n’ayant maintenant guère peur des représailles nucléaires, nous pouvons nous attendre à ce qu’ils mettront à l'épreuve notre volonté à des niveaux inférieurs de conflit".Aussi, les crédits militaires pour le programme d’armements stratégiques qui avaient diminué ces trois dernières années, vont, pour les exercices budgétaires à venir.être substantiellement augmentés.Déjà, les crédits pour les nouveaux et stupéfiants sous-marins ULMS (Underwater Longrange Missile System) et qui étaient cette année de 44 millions de dollars passent à 130 millions de dollars pour 1971.Ces super sous-marins sont devenus nécessaires, affirmait encore le Pentagone le 22 octobre, pour faire face à la menace balistique croissante et à l'expansion navale de l’URSS Un arsenal constamment renforcé Cependant que les USA bloquaient leurs programmes de fusées balistiques intercontinentales ICBM (Intercontinental Ballistic Missiles) et leurs fusées embarquées à bord de sous-marins afin de donner au Kremlin une preuve tangible de leur bonne volonté.pour l'ouverture des SALT (Strategie Arms Limitation Talks: conversations en vue de la limitation des armements stratégiques) - Helsinki: 17 novembre.27 décembre 1969 et Vienne: 16 avril - 1! août 1970 - Moscou redoublait d’efforts dans la mise au point de nouvelles armes et dans la multiplication de ses armements existants.Ainsi.l’URSS qui détenait à la fin de l'année dernière 1.350 fusées ICBM et 200 fusées embarquées à bord de sous-marins nucléaires, possède aujourd’hui 1.500 ICBM et 500 fusées embarquées - et en outre 240 SS-9 opérationnels; bombe orbitale contre laquelle la parade n’a pas encore été découverte (un seul SS-9 est capable de détruire dans ses silos toute la force de frappe française avant même qu’un seul engin ait pu sortir pour “dissuader " l’URSS) -alors que les USA en sont restés à 1,056 ICBM et à 656 fu- Découvrez une nouvelle cuisine italienne authentique Restaurant 1/10- Italien S41 2 Côte-des-Neiges, Montréal (entre Lacombe et Edouard-Montpetity Tél.: 735-3623 sées embarquées.Appelé à contre-balancer le SS-9.le Poseidon américain en est seulement à ses premiers essais.Pour ce qui concerne l’Europe.peut-être n’est-il pas superflu de rappeler que le 21 octobre, le commandant suprême de l’OTAN, le général Goodpaster déclarait à Bonn que le Pacte de Varsovie disposait de deux fois plus de divisions que l’OTAN, de trois fois plus de blindés et de 50% de plus d’avions.Et là.Washington attend pour le mois de décembre des propositions quant au financement des frais de stationnement de ses 300.-OOC soldats en Europe.Mais déjà il ne fait aucun doute que sans que l’URSS ait fait la moindre concession, le desserrement des liens militaires entre les USA et l’Europe risque fort d’être décidé par le président Nixon.Ne gardons.à ce sujet, aucune illusion.Les nuages précèdent l’orage En mai dernier, lors de sa conférence de presse, le prési- dent Nixon prédisait un accord imminent sur les SALT.Trois mois plus tard, les faits venaient démentir les prédictions présidentielles: lors de l’arrêt des négociations SALT à Vienne, le 11 août, les Soviétiques non seulement n’ont pas répondu à la proposition américaine de limitation du stade actuel du nombre d’ICBM mais, qui plus est.les négociateurs du Kremlin ont rejeté la proposition de rédaction d’un communiqué commun américano-soviétique indiquant que les deux par- ties se séparaient sur un accord de principe proposé par le délégué américain, l’ambassadeur Smith.Les dirigeants américains (à croire qu’ils ne lisent pas les discours sans équivoque prononcés cet été par Brejnev à Bakou et à Alma-Ata) se demandent aujourd’hui s’ils n'ont pas été bernés sur toute la ligne: les sourires dissimulant la longueur des dents! Le Kremlin, il est vrai, est expert dans l’art de jouer à Suite à la page 6 Avez-vous acheté vos Obligations d’Épargne du Canada ?Communiquez immédiatement avec M.Richard Gagnon.I él.: 28X-9111 TASSÉ & ASSOCIÉS, LTÉE, Courtiers en Valeurs.360 St-Jucques.Montréal V! d d d 8 • Le Devoir, mardi 1 O novembre 1 970 DI Dès le retrait britannique L'Iran serait prêt à intervenir par les armes dans le golfe Persique Washington songe à modifier son attitude à l'égard de la Chine TEHERAN (AFP! - On se refuse pour le moment à confirmer ou à démentir.au ministère iranien des affaires étrangères, une information en provenance de Beyrouth, selon laquelle “le gouvernement iranien aurait averti discrètement la Grande-Bretagne que lorsque les forces britanniques se seraient retirées du golfe Persique.l’Iran serait prêt à user de la force pour occuper les ilôts stratégiques d’Abou Moussa et de la grande et petite Tumb.à l’entrée du détroit d’Hormoz”.Abou Moussa, sur lequel vivent une vingtaine de familles de pêcheurs, est considéré par la Grande-Bretagne comme appartenant à l’émirat de Charjeh.La grande Tumb (environ 300 habitants), et la petite Tumb.qui est inhabitée, sont rattachées à l’émirat de Ras el-Khay-mah.Ces trois Ilots, souligne-t-on.dans les milieux officiels de la capitale iranienne.ont fait partie, jusqu'au début de l’ère coloniale, du territoire iranien, et c'est en violation des droits de l’Iran que la Grande-Bretagne, en établissant son protectorat sur les émirats de la péninsule arabique, les a inclus dans les territoires de Charjeh et de Ras el-Khaymah.On souligne à Téhéran que Abou Moussa et les deux Tumb présentent un intérêt stratégique évident pour la défense du golfe Persique.le maintien de la paix et de la stabilité dans cette région étant, d’autre part, pour l’Iran “d’une importance vitale”.Alors qu’Abou Moussa, souligne-t-on également, est situé à peu près sur la ligne médiane du golfe, la grande Tumb et la petite Tumb sont nettement plus près de l’Iran que de la côte de Ras el-Khaymah.E ne fait enfin aucun doute pour les observateurs de la capitale iranienne que les manoeuvres aéro-navales spectaculaires auxquelles le chah d'Iran vient d'assister jeudi et vendredi derniers dans le golfe Persique revêtent le caractère d'une “répétition générale”, en prévision d’un débarquement sur des "îles du golfe.Au cours de ces manoeuvres, auxquelles ont participé les unités les plus récentes de la flotte de guerre de l’Iran, ainsi que des escadrilles de chasseurs bombardiers, des hélicoptères, et des engins de débarquement sur coussin d’air, des commandos de la marine et des détachements de parachutistes ont “occupé” deux Ilots du détroit d’Hormoz.Bani Farou et Sirri.Ces deux Ilots sont sous la souveraineté de l’Iran, et il n’existe à leur sujet aucune contestation territoriale.L’ampleur des moyens déployés au cours de ces manoeuvres, estime-t-on à Téhéran, permet de penser que cette “répétition générale” prend une valeur d'avertissement en ce qui concerne Abou Moussa et les deux Tumb.L’Ostpolitik et l'OTAN M.Helmut Schmidt fait une profession de foi atlantique LA HA YE (AFP) - Le ministre ouest-allemand de la défense.M.Helmut Schmidt, a fait une véritable profession de foi atlantique deva nt les parlementaires des pays de l’OTAN en exposant hier après-midi les conditions et les objectifs de la politique d’ouverture à l’est du gouvernement Brandt.A plusieurs reprises au cours de son discours devant l’assemblée de l’Atlantique nord M.Schmidt s’est efforcé de détruire les soupçons émis par certains quant à l’évolution de l’Ostpolitik.Il a souligné que les efforts du gouvernement allemand “seraient vains” sans l’appui des alliés.“L’OTAN, a-t-il dit.demeure la condition sine qua non de tout effort en faveur d’une coopération politique plus grande par delà les barrières qui divisent l’Europe” L’équilibre “stratégique et politique” entre l’Est et l’Ouest ne peut être préservé sans la présence en Europe des Etats-Unis ni sans la Republique fédérale allemande Mon pays est fermement lié à l’Occident et il le demeurera’’.“Le traité germano-soviétique, a-t-il ajouté, ne nous sépare pas de nos alüés de l’OTAN, et il ne nous gêne pas pour progresser vers l’unité de l’Europe occidentale.’’ D’autre part l’assemblée a approuvé à l’unanimité (moins trois abstentions de parlementaires danois et norvégien) une résolution demandant au conseil de l’Alliance d’envisager la création d’une force navale permanente en Méditerranée et de mettre en oeuvre une politique commune à l’égard du Proche Orient et de la Méditerranée.Le sénateur Jacob Javits (républicain New York) qui préside la commission politique, avait souligné qu’il considérait comme anormal que la sécurité de l’Alliance en Méditerranée repose autant sur la sixième flotte alors que cinquante pour cent de l’énergie consommée en Europe vient du Proche Orient.Le chef de la délégation française M.Marcel Boscher - UDR.Essonne -qui a été élu vice-président de la commission politique - a souligné au contraire que la paix n’aurait sans doute rien a gagner de prises de position "en bloc” des pays de l’OTAN sur le problème du Proche Orient.par Francis Lara, de l'AFP WASHINGTON - Au moment où l’Assemblée générale des Nations unies entame (jeudi) le débat annuel sur l’admission de la Chine populaire, le gouvernement Nixon envisage très sérieusement de modifier son attitude traditionnellement hositle à l’entrée de Pékin au grand organisme international.En effet, pour la première fois depuis 21 ans.l’intransigeance de Washington menace de l’isoler sur le plan diplomatique.Alors que la récente reconnaissance de la Chine par le Canada et l’Italie risque de déclencher une réaction en chaîne, la Maison Blanche et le département d’Etat son aujourd hui a la recherche d’une solution médiane qui permettrait à l’administration Nixon de sauvegarder son prestige sans trahir pour autant son amitié avec le maréchal Tchiang Kai-Check.L’année dernière, les efforts déployés par l’Albanie et l’Algérie pour ouvrir la porte du palais de verre de Manhattan à la Chine populaire avaient échoué, mais de peu.Cette année, pense-t-on à Washington, le vote à la majorité des deux tiers sera probablement négatif mais la marge sera si faible qu'il ouvrira la voie à l'acquisition d'une majorité simple en 1971.Déjà sept pays de l’alliance Atlantique ont reconnu la Chine, plaçant ainsi la moitié des principaux alliés des Etats-Unis en opposition avec leur politique chinoise.Ce sont la France, la Grande-Bretagne.le Canada, les Pays-Bas.le Danemark, la Norvège et l’Italie.fl est vraisemblable, estime-t-on au département d’Etat, que huit autres pays vont suivre cet exemple dans les mois à venir: l'Autriche, la Belgique, le Luxembourg, la Malaysia, le Chili, le Pérou.l’Equateur et la Bolivie, sans compter les ouvertures à Pékin que pourrait effectuer le pape Paul VI lorsqu’il se rendra à Hong Kong le mois prochain.De nombreux ministres des affaires étrangères qui ont eu l’occasion de converser ces dernières semaines, à New York comme à Washington, avec leur homologue américain, ont tait valoir a M.William Rogers qu’ils allaient voter en faveur de la résolution albanaise qui lie l’admission de Pékin à l’expulsion de Taipeh.Le chef de la diplomatie américaine.qui est l’inspirateur de la politique de rapprochement “à petits pas” entre les Etats-Unis et la Chine après vingt ans de brouille, a été vivement impressionné par les arguments qu’il a entendus.Ses interlocuteurs lui ont fait valoir en effet que s’ils étaient opposés en principe à l’expulsion de la Chine nationaliste, aucune autre solution acceptable n’a été formulée jusqu'à ce jour.Pour cette raison, les Etats-Unis, après s’y être systématiquement opposés, commencent à pencher en faveur de cette solution bancale qui s'appelle “les deux Chine”.A Washington, on reconnaît que cette formule n’est guère réaliste puisqu’elle sera certainement rejetée par Formose et très probablement écartée par la Chine de Mao.De toute évidence, les Etats-Unis ne peuvent en aucun cas reconnaître la souveraineté de Pékin sur Taiwan, ni se contenter à l’instar du Canada, de prendre simplement “note” des revendications de Pékin sur la grande lie qui échappe à son contrôle.En revanche, le gouvernement Nixon, suggère-t-on dans les milieux compétents, pourrait affirmer qu’à son avis, l’affaire de Formose constitue après tout un problème chinois.Il doit par conséquent se régler entre communistes et nationalistes.Ce transfert “sur la pointe des pieds" d’une politique d'engagement à une politique de neutrah té pourrait se traduire, cette année ou en 1971.par l’abstention des Etats-Unis lorsque la question chinoise passera au vote.Le discours à l’ONU que prononcera en principe le sénateur répu-blicain Jacob Javits de l’Etat de New York apportera peut-être quelques éclaircissements discrets et prudents sur le futur “new look" de la politique chinoise du président Nixon.Un avion iranien est détourné vers Bagdad TEHERAN (Reuter.AP.CP) - Un DC-3 des lignes aériennes iraniennes qui effectuait un vol réguüer de Dubai (émirat d’Oman) à Téhéran, a été détourné hier vers Bagdad par six prisonniers gardés qu'il ramenait en Iran L'avion a regagné Téhéran dans la soirée avec huit personnes à son bord, y compris les membres de l'équipage: les autorités irakiennes ont en effet retenu neuf passagers, dont les six prisonniers et deux policiers.Les six auteurs du détournement, a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, devaient subir leur procès pour fraude et départ Elégal du pays.L'agence irakienne d’information, de son côté, précise que les neuf hommes demeurés a Bagdad, âgés de 17 à 25 ans.se sont présentés d'eux-mêmes à la police irakienne et ont réclamé l’asile politique.La grève des mineurs inquiète le gouvernement britannique LONDRES (AFP) - La grève s'étend de plus en plus dans les charbonnages britanniques: le nombre des mineurs ayant cessé le travail à ce jour est évalué à environ 130.000 sur les quelque 292.000 travailleurs de ce secteur.Pour la première fois depuis la grève générale qui paralysa l’ensemble de l’industrie charbonnière de Grande-Bretagne en 1926.tous les puits du sud du pays de Galles sont fermés, leurs 38-000 mineurs ayant débrayé.Les autres bassins affectés sont ceux d'Ecosse et ceux du Yorkshire.Les grévistes réclament un salaire minimum garanti hebdomadaire de 20 livres ($48.80) pour les travailleurs de surface, et de 22 livres pour les mineurs de fonds.L'évolution de la situation ne laisse pas d’inquiéter le gouvernement, et le fait que 557e.seulement des “gueules notes” aient voté, il y a une quinzaine de jours, en faveur d’une grève générale immédiate.n'a rien de rassurant Que faire lorsque l’envie vous prend de manger des flocons de morue salée cuits avec crème sure, oignons et pommes de terre émincées?Vite ! au restaurant THE BLUENOSE réputé pour ses fruits de mer.Attenant au Carrefour.Place Ville-Marie.Réservations: 861-3511 Administré par le Reine Elizabeth bien que.selon les statuts de leur syndicat, ce chiffre soit insuffisant pour autoriser ce dernier à déclencher un débrayage général qui doit être approuvé par une majorité des deux tiers.L’inflation qui ronge l’économie britannique serait d’autant plus difficile à conjurer qu’une nouvelle partie du secteur public bénéficierait d'une substantielle augmentation.La position du gouvernement de M.Edward Heath sur le front social rappelle fâcheusement le destin de Sisyphe: les mineurs succèdent aux employés municipaux qui ont repris le travail, la semaine dernière, après s'être vu accorder une augmentation de 16 pour cent à propos de laquelle certains n’hésitent pas à parler de capitulation des pouvoirs publics.Et déjà, des difficultés se dessinent du côté des 250.000 employés des services de santé.Nombreux sont ceux qui.venus de tous les horizons politiques, reprochent au gouvernement son apparente impuissance à endiguer l’épidémie de revendications salariales.M.Ernest Marples, ancien ministre conservateur, et M.Ray Gunter, qui détint, un temps, dans l’administration travailliste le porte- feuille du travail, se rejoignent pour recommander une thérapeutique à laquelle l’équipe de M.Heath se refuse toujours, en principe, tout au moins, à recourir: celle du blocage, fut-il provisoire seulement, des salaires.Essayez notre délicieux diner d'hommes d'affaires à partir d« 1 1 h 30 o.m.it MaAnUH 2 heures de stationnement gratuit Choix de fruits de mer le vendredi 368 est, rue Mont Royal coin St>D*ni« IN VINO VE/j»/ ¦Jfltrv nàtc ifuxJ/tej- r m.Entre-Deux Mers Saint-Estephe A & R.Barrière Bordeaux Rouge RAO 386 C 26 oz.$2.60 A.S R.Barrière Bordeaux Blanc iAQ-409 C RAO 409 D.160 oz Côte de Beaune ''Villages" Ropiteau Bourgogne Rouge RAO 431 E 26 oz.$3 45 Katzensprung Reisling • Blanc sec Autriche RAO-531 C 26 oz.$2.80 frf •e&r » .» > •>.m •¦ww.ecus»: «OUWÜSUk* SX -"ÎUM.'*¦"•• ¦r~-x -izr.'! , W* .ou *»«« 1.15 Télétournal CFTM (D CFCF (B 7.30 M ire-M us ique 7 00 Montreal bulletin board 7.25 Horaire-Bienvenue 7.30 University of the air c 7.30 Les p'tits bonshommes 8.00 Miss Helen .c 7.45 Mini-an nonces c 8.15 The Sandbox c 8.00 Bonjour c 900 Wild whirl of fashion c 8.45 36-24-36 c 9 30 Hercules 900 Madame est servie c 10.00 Magic Tom c 10 00 Riur vour mesdames 10.30 Pevton P lace c ' Psychologie pour vous" c 11 00 John Manolesco .c 11.30 L épée de Florence 11.30 McGowan and Co c 12 00 Le 10 vous informe c 12.00 The Flintstones c 12.15 Ciné-Mrdi Romance à Rio" 12.30 Matinee with Joe Van ( comédie-Américain i .c ' Everv Dav s a Holiday" 'comédie 2.00 Cré-mardi Trois Filles sur 1938i une île icomédie-Danoisi c 2 36 Famous jurv trials c 3.30 A vous de jouer c 3 60 Another world c 4 00 Le cirque du capitaine .c 3.30 Trouble with Tracv c 5.00 Café-terrasse c 4.00 Beat the Clock c 600 Studio 10 .c 4 30 Lassie 700 Le 10 vous informe c 5 00 Truth or consequences c 7 25 La-s commentaires de 5 30 The Fherre Berton Show ,c Me Auguse Choquette c 600 Pulse c 7 30 Hawài 5-0 c 7 00 The couruhlo ol Edde i lather c 8.00 Svmphorien .c 7 30 The Mod Squad c 900 Manmx 8.30 Room 222 c "Qui creusera les tombes c 900 The Johnnv Cash Show c 1000 Cherchez le magot c 10 00 The Barbara McNair Show c 10J0 Le 10 vous Informe c 11 00 The national news c 11.00 La couleur du temps c 11.18 Pulse c Il 05 Di pantoufles "Un.deux, trois" 11.45 Tuesday night feature movie leomédie-Américami " The prince otfeif" i drame 19S6i 12 35 Dernière édition o 1.48 U niversltv of the au- 12.4(1 F ermeture 2.15 Montreal bulletin board chambre depuis 22 ans déjà, se les posent aussi.Or.il ne faut pas attendre de présenter des artistes devant des salles vides pour passer à l’action.Pour vivre et bien vivre.Pro Musica doit prendre des décisions - sans pour autant recourir à des boufonneries du genre de l’encan ”extravaganza” de l’OSM pour se faire remarquer.La solution à tous ces maux, elle se trouve dans l’esprit de tous ceux qui aiment la musique de chambre et qui ne se sentent pas attirés par ces manifestations du dimanche après-midi.Il faut savoir pourquoi ils se montrent réticents et que ces derniers fassent connaître leurs points de vue.J’ai déjà dit ce que je pensais de Pro Musica au seuil de cette présente saison: je n’y reviens pas parce que c’est aux mélomanes de sauter maintenant dans l’arène et de dire bien haut ce qu’ils ont à dire.Pour compléter ce tableau de la situation, j’aurai l’occasion de faire connaître sous peu le point de vue de la directrice de Pro Musica à ce sujet.En attendant, passons à la musique.Le Quatuor Guarneri avait inscrit à son programme des pages de Mozart.Berg et Do-hananyi.Et.si l’on est prêt à passer par-dessus le caractère un peu pompier du ‘Quatuor en la mineur Op.33” d’Ernst von Dohnanyi (vous savez, l’auteur des “Variations sur une chanson de garderie”!).on doit se rendre à l’évidence que cet ensemble ne manque pas de ressources.Il a joué chacun de ces ouvra- ges avec une minutie toute naturelle, en utilisant un langage qui respirait le désir de logique et de suite dans les idées.Cest ainsi que le "Quatuor en ré majeur K.575” de Mozart défila sans duretés, chacun des instrumentistes s’étant manifestement préoccupé de faire res-sortir la courbe d’ensemble de l’oeuvre.On ne pouvait espérer une pâte sonore plus mozartienne: on se disait aussi que cette performance tenait un peu du travail d’orfèvrerie.Cette précision n’était pas moins apparente dans le "Quatuor Op.3” d’Alban Berg, une oeuvre composée sous la férule de Schoenberg en 1910 et qui échappe déjà au monde de la tonalité (on indiquait à tort “Quatuor No.3” dans le programme): il est fondé sur rutUisation fonctionnelle de l’intervalle dans ses deux mouvements uniques et le demi-ton.notamment, y détermine les figures dominantes.Le Quatuor Guarneri a donné une lecture très claire de l’oéu-vre.aussi complexe soit-elle.Il s’est joué presque naturellement des incroyables difficultés.au point de les faire oublier; il a réussi de plus à ménager de place en place des moments méditatifs et poétiques qui mettent mieux en valeur les autres caractères de ce “Quatuor Op.3”.Un seul événement est venu troubler ce passage à Montréal du Quatuor Guarneri: le second violon a brisé une corde vers la fin du deuxième mouvement de l’ouvrage de Donnanyi, et j’ai eu peur De Paris Un prix de critique est décerné à Michel Mohrt PARIS - Le prix de la critique littéraire 1970 a été décerné.lundi, à Michel Mohrt pour son ouvrage “L’air du large” paru chezGaillimard.Ce livre, couronné par un jury comprenant notamment MM.Pierre-Henri Simon, de l’Académie française, et André Billy, de l’académie Concourt.Sherlock Holmes est toujours bien vivant.Un sondage d’opinion publique mené par une firme spécialisée à Londres, auprès de deux mille personnes, a démontré que 800 parmi ces gens interrogés, sont convaincus que Sherlock Holmes est bien portant et habite toujours au 221 Baker Street.L’enquête coïncidait avec la sortie du film “The Private Life or Sherlock Holmes", sorte de biographie de ce personnages fictif illustré comme fameux détective, qui a été présenté récemment en première à New York.Le résultat du sondage appuie toutefois sur un fait.Cest que chaque année, quelque 250 lettres parviennent à l’adresse de Sherlock Holmes même si le détective, en admettant qu i) eut existé, serait maintenant âgé de 115 ans Dans ces lettres, on demande des conseils ou l’aide de Holmes, ou encore on le questionne sur ses remarquables déductions dans des affaires policiêresj LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR “ÜRUDE IHHBROL EST EH PIEIHE FORIHE !» tous réunit plusieurs essais consacrés à des écrivains étrangers, notamment les romanciers américains Faulkner.Kerouac et Saul Bellow Michel Mohrt, 56 ans, est un grand spécialiste du domaine anglo-saxon et collabore à plusieurs revues et journaux littéraires.Le Syndicat des critiques a d’autre part décerné à l’unanimité son prix de l’édition critique à Pascal Pia pour son édition des oeuvres complètes de Lafforgue parue au Livre de Poche.C’est la première fois que les Editions du livre de poche se voient décerner un prix littéraire.Sa((e "WcAaieM .!( AN-PA\JL BELMONDO ANNIE GIRARDOT un homme qui me plaît CLAUDE LELOUCH qu’on se sente obligé de reprendre ce quatuor au tout début - comme cela arrive parfois.Deux heures après Deux heures plus tard, le chef Alexander Brott faisait son entrée sur la scène de la salle Claude-Champagne et attaqua le concert avec “An-tiche danze ed arie per liuto” de Respighi.L’Orchestre de chambre McGill ne comportait pas plus qu’une quinzaine d’instrumentistes, soit l’effectif à peu près nécessaire à la traduction de toutes les pages au programme.Mais, c’est le guitariste anglais John Williams qui était sans doute le plus attendu.Il se produisait pour la première fois à Montréal et il faut d’abord féliciter le directeur de l’orchestre pour son flair, car ce jeune instrumentiste s’est avéré pourvu d’un tem-péramment d’artiste certain.Ajoutons à cela une sensibilité communicative qui est presque arrivée à nous faire oublier que la guitare est un instrument malheureusement limité.Mais, ce n’est pas au sein du “Concerto en ré majeur” de Vivaldi qu’il nous a été possible de constater vraiment ses possibilités: bien que très agréable et non moins vivante, cette oeuvre offre peu de difficultés techniques et une palette sonore assez réduite.Là où John William a prouvé qu’il était un musicien intéressant (et c’est beaucoup dire en ce domaine).c’est dans deux pages pour guitare solo d’Albeniz.“Asturias” et “Cordoba”, puis, moment suprême d’éloquence.dans le "Concerto en la majeur Op.30 de Giuliani.Cette dernière page, malgré quelques longueurs, est imprégnée du sens de la fantaisie du compositeur dont il vaut de brosser un rapide portrait, Guitariste de réputation et chanteur italien, il a passé une partie de sa vie (1781-1828) a Vienne où il se lia d’amitié avec Beethoven: il a écrit plus de trois cents oeuvres pour la guitare et il fut si populaire a Londres qu’on lança une revue consacrée à cet instrument qui s’appelait, en son honneur, "Tne Glulia-nlad”.Du concerto que nous avons entendu et dont certains moments rappellent Rossini, je dirais qu’il ne laisse pas indifférent, mais il fallait sans doute un artiste de la classe de Williams pour lui JANIS JOPLIN JIMI HENDRIX OTIS REDDING M0NTER?Y POP tous les SOIRS à 7:30 et 9:30 faire passer la rampe avec tant de brio.Le jeu de l’Orchestre de chambre McGill, lui.m’a laissé perplexe.D’un côté, il a donné une exécution absolument claire du "Divertissement” de Pierre Mercure: de l’autre, il nous a laissé sous l’impression que l’ouvrage de Respighi n’avait pas été suffisamment préparée, certaines attaques avant manquées de conviction et certaines envolées ayant été en-dessous de la précision souhaitée.Cela est arrivé aussi dans les concertos pour guitare.mais pas d’une manière si flagrante que dans cet “Antiche danze ed arie per liuto.De ce fait, je préfère terminer sur l’exécution de l’oeuvre canadienne inscrite au programme.soit ce “Divertissement” pour quatuor à cordes et orchestre à cordes que le regretté Pierre Mercure écrivit en 1957 pour l’Orchestre de chambre McGill lui-même.L’oeuvre est en trois mouvements et ne parait plus aussi audacieuse qu’elle aura pu le paraître au moment de sa création, mais elle est d’une rigueur formelle qui accroche instantanément l’auditeur, dès l’attaque de son premier mouvement à la coupe d’un concerto grosso, jusqu’au rondo final endiablé qui nous fait assister à un dialogue entre les solistes et les membres de l’orchestre.Après treize ans.U était opportun de la réinscrire dans le cadre d’un programme, mais il est triste aussi de constater que nos compositeurs en soient réduits à cette situation.Une solution peut-être?L’enregistrement.Mais, peur faire connaître toutes les oeuvres importantes de notre littérature musicale qui ont été jusqu’ici négligées, on devrait mobiliser toute une armée de techniciens et d’artistes durant au moins quelques années.Et cela, nous n'en avons pas les moyens pour l’instant - à moins qu'on demanded nos militaires d’apprendre à se servir d’un autre instrument que l'arme à feu! THEATRE DE QUAT’SOUS 100 «M AVENUE DES PINS Ct loir 20 h 30 N'ECRIVEZ JAMAIS AU FACTEUR" at "LE DIABLE EN ÉTÉ" de MICHEL FAURE mise en scene PAUL BUISSONNEAU avec JEAN DUCEPPE Amulette Gsrneau Yvon Lerou RESERVATIONS 84b WW ___________Tl • 5380 SMaurent verdi 277-4145 9,10,11 novembre, 20 h 30 À LA SALLE DU GESU 1 200, Bleury, Montréal Le Club Horizons du Monde et les Services Socio-Économiques de l'U.Q.A.M.présentent SPLENDEUR ET CRÉPUSCULE DES MAHARAJAHS »» : FILM EN COULEURS REALISE ET PRESENTE SUR SCENE PAR VITOLD deGOLISH Les sensationnels “Steiner Brothers" En vedette jusqu’au 21 nov.Nick Martin et son orchestre Danse continuelle Réservations: 861-3511 Du lundi au vendredi, aucun frais de couvert.Le samedi, $4.00 seulement.Mené de main de Maître MICHEL DUCHAUSSOY CAPOLIHE CELLIER JEAN VANNE un film d* CLAUDE CHABROL 8e SEM.COULEUR» WR QUE LR BETE ¦ ¦» » t» su ' » SM Tll »T«.1«»t QBtZHUHüZGl É3 ^ LE CINEMA DE LA PLACE VICTORIA , ce soir A 7h.45 LE DIMANCHE A 2h.00 (Pas da courses Is jeudi) j~Blue Bonnets Sam Dim - 7 30 - 9 30 leDAUPHIN BIAUBItN PUIS O IBIDVIIII 7216060 LE SEUL EUROPEEN AYANT LE TITRE DE RADJAH AdulUs: $2 50 - Etudiants: SI.50 Réservations: 876-5626.876-S6SS La Salle Bonaventure du Reine Elizabeth Ê Avec la collaboration de CKAC.Guy Latraverse présente en première partie L'INFONIE Jean-Pierre FERLAND accompagné d'un orchestra de 12 musiciens sous la direction de FRANK DERVIEUX.et de» Petits Chanteurs du Mont-Royal 27-28 Nov.3-4-S-6 Déc.samedis 2 spectacles 7.00 et 10.00 p.m.Billets an semaine $2.00 à $5.00 — samedis $2.50 à $5.50 et Sauvé Frères 6554 St-Hubert et Galeries d’Anjou n SALLE WILFRID-PELLETIER PLACE.DES ARTS, Montréal 129 (Québec) Tél: 842-2112 Le prix du Cercle du livre de France n 'est pas attribué Personne ne s'est mérité le prix du Cercle du livre de France cette année.Les membres du juty ont été amenés à prendre cette décision, après avoir longuement discuté les manuscrits de huit finalistes qui aspiraient à cet honneur.En vingt-deux ans, c’est la première fois que ce prix n'est pas attribué et cette décision rendue publique, hier après-midi, au cours d’uneréception.Un ouvrage de l’écrivain montréalais Jacques Lamarche était en lice.Rencontré à cette occasion, il a voulu nous faire savoir son inquiétude face à la situation, mais il a aussi déclaré qu’il n’était pas pour autant attristé.- Je pense qu’on était tout simplement pas de calibre à recevoir le prix.Je n'ai pas su convaincre des vieux bonzes qui.cependant, sont très ouverts à la littérature québécoise actuelle.Je respecte leurs opinions et demain je retourne m’installer devant ma dactylo (.) En tant qu’écrivain.je me retrouve devant un défi encore plus difficile à relever et je suis prêt plus que jamais à combattre.Jacques Lamarche, qui a publié neuf ouvrages à ce jour, affirma également qu’il était “difficile d’être écrivain dans les circonstances actuelles.” Il dit encore: Enfin, le Québec commence à vivre et n’admet plus que le rôle de l’écrivain soit strictement littéraire.On devient aussi plus exigeant pour son travail et c’est assez sain.L’écrivain québécois ne peut qu’en tirer une leçon: travailler encore plus fort.” Pour sa part, M.Pierre Tisseyre ne semblait pas non plus malheureux, mais on pouvait lire dans ses yeux que ce n’était que partie remise et que l’avenir n’était pas plus sombre pour autant.DERNIERE SEMAINE POUR :nous LE PIST0NNI HORAIRE i 1.30.3.30-S.30 7 30.9 30 COULEUR CINEMA DE PARIS Ubl ?()«)E> FLEUR DE LYS 28» 8303 MARLEAU RIBERDLLES '^T,5 Comment vivront-ils.unuain MC l« piMicipition U» mit H 4« ouït 0A DENIS INCOUUUM HÊR0UX fUpréuntâtion eomplét* à IOiOOi IIiSOi 3i30i 8i30 7i40 »t 9:50 p.m.U e2ez3m RARlSlEN ©J irl m.l 4110 « A I HI MINI '>11 Un Irès beau film «t qui semble lalre chez les spec laleurs une unanimité sans précéUP05.louib chauvit - il nette I SALLE RESNAIS EASTMANCOIOR \ ROMY SCHNEIDER/MICHEL PICCOLI \ dans un film de pi Aline QAMTCT uL-''''"' CLAUDE SAUTE! V.O.•oui-tlffti ongloll SALLE EISENSTEIN c?i THEATRE MAISONNEUVE PL AG 1)1 VARlSMonlrr.il I .’9 (Québec ) Tri 842-2112 Le Devoir, mardi 10 novembre 1970 • 15 Les marchés boursiers Les cours sont soutenus à N.Y.où le Dow Jones gagne 5 points La Bourse de Montréal était à la baisse, hier, dans tous les secteurs, excepté aux services, et le volume s'établissait à un million d’actions transi-gées.Les industrielles et l’indice composé étaient en baisse d’une fraction et les banques ont perdu plus d’un point après avoir réalisé des gains plus tôt dans la journée.Les déclins ont surpassé les gains par 128 à 76 et 85 valeurs n’ont pas varié.Aux industrielles.Weston, le plus actif sur un volume de 29,550 actions, a perdu 7-8 à $19 3-8; Distillers Seagrams 1-2 à $9 1-2; Consolidated Textiles 1-2 à $12 1-2; Domi- nion Stores 1-2 à $9 1-2 et Bombardier Ltd.3-8 à $14 1-2.Southam Press a réalisé un gain de $1 à $52, Crédit Foncier de 7-8 à $43.Belgium Standard Ltd.de 7-8 à $34 7-8 et Cummings Properties de 1-2 à $12.Aux mines et pétroles.Fal-conbridge a perdu $1 1-2 à $140 1-2.Shell Canada 1-2 à $31 3-4 et Texaco Canada 1-4 à $26.Trans-Canada Pipe-à $26.Trans-Canada Pipe Lines a gagné 7-8 à $31 3-4.International Nickel 3-8 à $47 1-4 et Petrofina Canada 3-8 à $16 3-8.¦ les indices MONTREAL 65 13 7 85 8 Industr.Serv.publ.Banq.Comb.Papiers Changement -0.06 + 0.72 — 1.14 -0.01 -0.99 Fermeture 167.15 138.99 169.18 162.51 82.72 Sem.dernière 165.70 136.95 171.10 161.26 82.74 Mois dernier Action de grâce 1970 haut 195.96 144.30 193.63 183.63 125.35 1970 bas 144.35 115.35 148.29 129.22 81.00 1949 haut 207.15 159.30 206.12 197.97 136.47 1969 bas 167.75 137.14 156.73 162.14 103.98 TORONTO Industrielles Aurifères Métaux Pétroles Changement + 0.18 - 0.46 + 0.06 + 0.61 Fermeture 163.79 178.19 92.61 183.03 Sem.dernière 162.14 178.29 94.01 179.89 Mois dernier 169.17 172.99 99.25 189.88 1970 haut 187 18 195.76 118.18 226.50 1970 bas 141.43 138.77 81.66 108.14 1969 haut 198.77 276.96 122.54 310.73 1969 bas 164.25 141.02 97.85 181.54 DOW JONES Ouv.Haut Bas Ferm.Chang.Industrielles 772.86 782.78 769.85 777.66 -5.69 Transport 148.52 150.43 147.71 149.05 -0.13 Services publics 108.38 110.78 108.90 110.24 -0.83 Ensemble 246.26 249.34 245.06 247.69 -1.42 Volume: Industrielles 924.800 ; Transport 218.000 ; Services publics 304.400 : Ensemble 1.447.200 ; Ottawa a fait un déficit budgétaire en septembre OTTAWA (PC) Le gouvernement fédéral a enregistré un déficit budgétaire de $67 millions au mois de septembre.au regard d’un surplus de $30 millions pour le même mois l'année dernière, a révélé le ministère des Finances.Pour les six premiers mois de l’année, a-t-on précisé, le gouvernement a inscrit un surplus budgétaire de $529 millions, comparé a un surplus de $774 millions pour le premier semestre de 1969, Les revenus budgétaires pour le premier semestre de cette année se sont élevés è $6.296 milliards tandis que les dépenses se sont établies h $5.767 milliards.Pour la même époque l’année dernière, les revenus se sont chiffrés à $5.945 milliards et les dépenses è $5.171 milliards.Pour retenir une chambre en cinq sec à un hôtel CN, composez 877-4032f Saint-Jean, T.-N.—Hôtel Newfoundland Halifax—Hôtel Nova Scotia Montréal—*Le Reine Elizabeth Ottawa—Château Laurier Winnipeg—Hôtel Fort Garry Saskatoon—Hôtel Bessborough Edmonton—Hôtel Macdonald Jasper—Le Jasper Park Lodge Vancouver—‘Hôtel Vancouver •administré par Hilton tAppels de Montréal seulement.Pour appeler sans frais de Québec: Zenith 0-0070.-/ 7AUs'r SJKMfcûhl, (jztâînîL&Çj l ¦/ Le "PHILIPS 85" .UN ENREGISTREUR qui se glisse dans la poche résout les problèmes de dictée et écriture des notes • Manoeuvre facile par commande du bout du doigt • Enregistrement et lecture instantanés • La mini-cassette se met en place automatiquement.• Bande magnétique réutilisable • Réglage automatique de la puissance sonore et du niveau POUR INFORMATIONS: 861-9401 Viiitex notre salle d’exposition de 9 a.m.à 5 p.m.IL COMPAGNIE CANADIENNE ÉQUIPEMENT DE BUREAU LIÉE, Office Equipment Company of Canada Limited BEAVER HALL/ LACAUCHETEÊRE, MONTRÉAL 861-9401 Aux services.Bell Canada a monté de 1-4 à $44 1-4.Le volume composé de la Bourse de Montréal et de la Bourse canadienne a été de 1.04 millions d’actions.Toronto Les prix ont légèrement bougé avec une tendance à la hausse au cours d’une session peu active à la Bourse de Toronto, hier, mettant fin à deux sessions consécutives de pertes.Le volume des transactions a été de 1.70 millions d’actions.un gain sur les 1.48 million de vendredi.Les déclins ont dépassé les gains, 213 à 198 et 246 valeurs n’ont pas varié.Les secteurs les plus fermes furent les services et les aciers.B.C.Telephone a gagné 1 à $60, Calgary Power 3-4 à $24 1-4.International Utilities 1-2 à $32.Consolidated Bathurst a perdu 1-4 à $9 1-2.La compagnie a rapporté des bénéfices de 22 cents l’action, pour neuf mois, une chute des 97 cents pour la période correspondante en 1969.Autres valeurs en baisse: Shell Canada 7-8 à $31 3-4, Hudson’s Bay Oil and Gas 3-4 à $36 1-2.BP OU and Gas 10 cents à $5.10.New York La tendance a été soutenue, hier, au New York Stock Exchange.La perspective d’un règlement rapide de la grève à la General Motors, ainsi qu’une enquête effectuée par les directions du Stock Exchange montrant qu’une majorité d’économistes s’attend à une reprise lente, ont été les principaux facteurs à l’origine de la hausse des cours.La cote a progressé dès l’ouverture, pour se stabiliser à partir de la mi-séance et évoluer irrégulièrement ensuite.Les affaires ont été peu actives.La hausse n’a pas été générale.Les aérospatiales se sont effritées Les matériaux de construction, les alimentaires, malgré une avance de Quaker Oasts, les cinémas, où Walt Disney Productions a été très ferme, les pétrolières, les ordinateurs et les mécaniques ont été irréguliers.Ailleurs les hausses l’ont emporté.On note notamment des progrès de Du Pont de Nemours aux produits chimiques, de Syntex et Abbott Laboratories aux pharmaceutiques.de Macy’s aux magasins.Motorola a été lourd aux radio-télévisions et General Motors s’est effrité aux automobiles.Les gains ont dépassé les déclins, 817 à 524, parmi les 1.525 valeurs échangées à la Bourse de New York, alors que le volume a grimpé à 10.89 millions d’actions, en comparaison aux 9.97 millions de vendredi.A la Bourse américaine, le volume est descendu de 1.7 million d’actions, par rapport aux 2.05 millions de vendredi.Parmi les valeurs canadiennes, à la Bourse de New York, McIntyre Porcupine a gagné 1 1-4 à $155.Granbv Mining 5-8 à $22.Alcan 1-4 à $20 7-8 et International Nickel 1-4 à $46 1-4.Distillers Seagrams a perdu 7-8 à $48 Canadian Javelin a réalisé 1-2 à $10 3-4.I les dividendes Phillips Cables Ltd., 10 cents l’action ordinaire plus quatre cents supplémentaires, le 1er janvier, inscription le 18 décembre.St.Lawrence Corp.Ltd., 15 cents l’action ordinaire, le 1er février, inscription le 4 janvier; $1.25 l’action privilégiée de série A à cinq pour cent, le 25 janvier, inscription le 24 décembre.Selkirk Holdings Ltd., 7 1-2 cents l’action de classe A.le 31 décembre, inscription le 14 décembre.Sullivan Mining Group Ltd., 12 1-2 cents, le 21 décembre, inscription le 1er décembre banque prouincialQ Avis d’assemblée générale annuelle L’ASSEMBLÉE générale annuelle des actionnaires de La Banque Provinciale du Canada se tiendra en l’hôtel Reine-Elizabeth (Grand solr-n), 900 cues* rue Dorchester, Montréal, Canada, le mardi 8 décembre 1970, à quinze heures trente, aux fins d’élire les administrateurs et de délibérer sur toutes autres questions du ressort de l’assemblée.Pour le Conseil d’administration, Le vice-président et directeur général, RAYMOND PRIMEAU Montréal, le 7 octobre 1970.¦ au comptoir Ces cours ont été tournis par la Chambre de compensation des bourses de Montréal et Canadienne Volume Haut Bas AGF Spécial 1500 220 220 Bald Min 500 03 03 Brosnan Cdn 500 03 03 C P I Common 200 1050 10 50 Ch ibex Mng 4000 145 100 Clearwater 14000 28 25 Cons Durham 2000 205 200 Dejour Mns 1000 14 14 D L P Div 38000 230 210 Dorn Jubilee 1500 78 72 El Coco 15000 20 18 Elect Assoc 100 3 25 325 Grav Ind 750 2 00 200 Grav Ind 1000 1 875 1875 Hughes Ind 800 2 50 1 75 Initiative 200 3 50 3 50 ht Svstcoms 24200 1 05 1 00 Invicta 3000 30 .30 Janus Expl 1000 07 07 Maclan 2000 1 05 105 Medipak 4300 1 25 1 20 New Assoc 7000 13 12 Newbaska 4500 15 13 N B U ran 6400 600 3 80 North Que Exp 18750 90 80 Nouvelle Mng 11200 62 60 N Q N Mns 3000 41 40 Parr Mns 2000 40 40 Radio Hül 2000 05 05 Revenue Prop 1500 83 70 Santa Maria 1500 83 70 Sklar 500 120 120 Tara Expl 1200 2 50 2.50 Terrex Mng 1000 .07 07 Uni McFie 1000 .19 19 Victoria Alg 2000 08 08 Wnght Bar 1200 1.40 1 30 Yellowknife 6000 .10 09 cours des changes Cours des changes entre banques fournis par la Banque Canadienne Nationale Afrique du Sud Hand 1 4232 Allemagne Deutsche Ma rk 2815 Angleterre Livre 2 4426 Argentine Peso 2573 Australie Dollar 1 1399 Autriche Schilling 0395 Belgique Franc 0206 Brésil Cruzeiro Novo 2187 Danemark Couronne 1362 Espagne Peseta 0148 France Franc 1851 Hollande Florin 2842 Italie Lire 001643 Japon Yen 002856 Mexique Peso .088 Etats-Unis Dollar 1 02 5/32 Norvège Nouvelle Zélande Couronne 1429 Dollar 1 1440 Suède Couronne 1971 Suisse Franc 2363 ¦ cours du dollar • NEW YORK - Le dollar canadien a baissé de 3-64.hier en devise américaine, à 97 29-32 La livre sterling a perdu 7-64 à $2.393-32 MONTREAL - Le dollar américain en devise canadienne a pris 1-32 à $1.02 1-8.hier.La livre sterling reste inchangée à $2.44 3-16, Ex-dividende aujourd'hui Les actions suivantes se transigent aujourd'hui ex-dividendes : Bridge & Tank Co.of Canada.$2,90 priv.(72,5 cts): Bruck Mills, class “ A ” (30 cts); Canadian Tire Corp., classe "A” (5 cts) et ordinaire (5 cts); Combined Engineered Products $1.10 priv, (27,5 cts); Consumera Glass Co,, ordinaire (9 cts): Maclaren Power & Paper classe “A” (30 cts) et classe ‘’B’’ (30 cts); MacMillan Bloe-del, ordinaire (25 cts): Massey-Ferguson.ordinaire (25 cts): Monenco.ordinaire (10 cts); Newfoundland Light & Power, ordinaire.(15 cts): Oshawa Wholesale, classe “A” (6.5 cts); Scott Lasalle, ordinaire (5 cts); Simpsons, ordinaire (10 cts); George Weston.4Vs% priv.($1.125) et6% priv.($1.50).Perspective dun règlement Hausse des prix des rapide de la grève chez GM produits alimentaires DETROIT (PA) - Les négociateurs de la partie patronale et ceux de la partie syndicale.dans le conflit qui oppose depuis huit semaines la société General Motors à ses ouvriers, sont revenus hier à la table des négociations dans le but semble-t-il de siéger sans arrêt afin d’arriver à un règlement d’ici mardi soir.Barclays prend le contrôle d’une banque suisse LONDRES (CNW) - Barclays Bank Limited et Barclays Bank D.C.O.feront bientôt l’acquisition d’une participation de 51 pour cent dans la Société Bancaire de Genève.La société bancaire a été fondée à Genève en 1935 et elle s’occupe surtout de placements de fonds et de gestion de valeurs.Les principaux actionnaires conserveront une participation importante dans la Société Bancaire et le conseil d’administration demeurera le même sauf qu'on ajoutera quelques représentants de Barclays.Ôn tiendra prochainement une assemblée des actionnaires de la société au cours de laquelle on mettra au point les formalités d’usage.On a également l’intention de porter le capital-actions de quatre millions de francs suisses à 20 millions de francs suisses, par une transaction au comptant.Au 31 décembre les réserves s’établissaient à 14 millions de francs suisses.A la suite de l’accord ta Société Bancaire de Genève deviendra la société bancaire Barclays (Suisse) S.A.Barclays, le plus important groupe bancaire au monde à rextérieur des Etats-Unis, grâce à ses 5.000 succursales dans 50 pays, a l’intention de conserver son bureau de Zurich.Cette date-limite serait nécessaire à la GM.si les usines doivent avoir repris le travail au 1er décembre.Les résultats seraient ensuite soumis, mercredi, à l'approbation du conseil qui réunit 350 représentants de la General Motors et des Travailleurs unis de l’automobile.Puis, ce sera au tour des travailleurs de la GM d’en ratifier la teneur.La décision des négociateurs de siéger jour et nuit pour hâter le règlement a été communiquée par une source généralement digne de foi et haut placée.D'une autre source, on apprend que le syndicat a convoqué.pour mardi, à Detroit, les 25 membres de son comité exécutif international.Bien que les négociations soient entourées du plus grand secret, on signale que des progrès ont été réalisés au cours des trois derniers jours.Samedi et dimanche, les négociateurs étaient réunis pendant plus de 10 heures par iour.WASHINGTON (AFP) -L’augmentation des prix des produits alimentaires aux Etats-Unis en 1970 sera de 5.5 pour cent, a annoncé hier le Département de l’Agriculture.Ce taux d’augmentation est supérieur à celui de 5.2 pour cent connu par les prix alimentaires en 1969 et dément les prévisions optimistes anté- GASPE COPPER MINES, LIMITED AVIS DE DIVIDENDE AVISestdonné par la présente qu'un dividende intérimaire de soixante-dix cents (70c) par action et un dividende supplémentaire de trente cents (30c) par action ont été déclarés payables le 15e jourde décembre 1970 aux actionnaires inscrits aux livres le 23 novembre 1970.Par ordre du Conseil R.C.ASHENHURST, Secrétaire.Toronto, Ontario le 4 novembre 1970 rieures du Département de l’Agriculture qui avaient fait état d’une hausse de 3,5 à 4 pour cent pour 1970.Les américains auront dépensé cette année un total de 114 milliards de dollars pour leur alimentation, soit 8 pour cent de plus qu’en 1969.THE OSHAWA WHOLESALE LIMITED AVIS DE DIVIDENDE DIVIDENDE NUMERO35 Le Conseil d'administration de THE OSHAWA WHOLESALE LIMITED.lors d'une assemblée qui eut lieu le 1er jour d'avril 1970, a déclaré un dividende trimestriel de six et un quart cents (6V4C) par action pour les actions ordinaires de classe "A" de la compagnie en circulation, payable le 15e jour de décembre 1970 aux actionnaires inscrits au registre avant la fermeture des affaires le 13e jour de novembre 1970 PAR ORDRE DU CONSEIL Léonard Wolfe, Secrétaire.Le 4 novembre 1970.La magie d'une réputation V C; ;.- i Laissez-vous griser parce quatuor allemand; Llebfraumllch vin du Rhin No 537C $3,00 Bernkasteler vin de le Moselle No 537A $3,00 Moselle mousseux SEKT" No 588D S4.95 Niersteiner vin du Rhin No 5380 $2.75 L’élégance traditionnelle et la facilité de la conduite, deux attributi réputé» d’une limouiine Roll»-Royce, »ont d’autant plus manifestes dans la limousine standard quatre portes Silver Shadow, Les parures distinctives, le fini parfait de l’extérieur, la garniture intérieure de cuir le plus fin, le luisant des ornements de bois ne sont que quelques preuves de l’excellence des artisans de Rolls-Royce.Mais le vrai plaisir c’est de découvrir la facilité extraordinaire avec laquelle une limousine Rolls-Royce se conduit — en ville ou sur la grand’route.Vous êtes invités 6 venir voir la Silver Shadow à notre salle d’exposition.fj| ROLLS-ROYCE MOTOR CARS LIMITED Ssssl 1 1355 chemin de la C6te de Liesse, Dorval.Pour rendez-vous téléphoner à Bernard J.Hayes — 636-4410 SWEEPSTAKE DU CENTENAIRE DU MANITOBA ,989 95 D'après le Championnat de Football Canadien 1970 TIRAGE ROUGE TIRAGE BLANC TIRAGE BLEU TIRAGE OR Champion $3,500 Champion $7,000 Champion $10,000 Champion $70,000 Fermé 12 août/tirage 27 août Ferme 16 sept/tirage 29 sept.Fermé 14 oct./ tirage 27 oct.Fermé 12 nov/tirage 25 «ov.ÉQUIPE NOM ADRESSE NOM ADRESSE NOM ADRESSE NOM ADRESSE BLUE BOMBERS S.Kawaguchi Toronto B.Fatouros Winnipeg A Boiteau Creighton Vous ?Votre «dresse B.C.LIONS A.W.Rychlink Kansas M.Sennerogler Winnipeg B.Spina Burnaby Vous ?Votre adresse ALOUETTES J.Veal Dauphin A.Kovalik Winnipeg D.Hammonds Toronto Vous ?Votre adresse 0.R0UGHRIDERS B.Bedder Winnipeg C.Goerwell Winnipeg C.Robotti Harriston Vous ?Votre adresse ESKIMOS 0.K.Snider Roseisle H.Margnyshyn Sioux Lookout D.Guigueno St.Vital Vous ?Votre adresse STAMPEDERS P.Berger Winnipeg C C Robinson Vancouver L.Elmhurst Winnipeg Vous ?Votre adresse TIGER CATS Sharon Motoch Winnipeg J.W.Nazare Winnipeg R.G.Flemine Oshawa Vous ?Votre adresse S.R0UGHRIDERS D.H.Heichert Winnipeg W J.Dickinson Vancouver L.Eagan Chilliwack Vous ?Votre adresse ARGONAUTS B.Krydesen Mississauga H.Koshul Hamilton S.Vernon Bradford Vous ?Votre adresse TIRAGE FINAL A VENIR TIRAGE OR • 25 NOVEMBRE .$70,000.$27,000.3e .$17,000.4e .S 7,000.5 gagnants recevront chacun $1,000 70 autres gagnants se sépareront $14,490.($207.chacun) Date de fermeture 12 novembre % ’ettbX MANITOBA CENTENNIAL CITIZEN S CAMPAIGN L ' CP 1970, Winnipeg, Mamtobe Envoyez-moi.Envoyei-moi.Mon chèque ?Nom.Adresse Ville.billet (s) è $2 50 chaque billet .liviets de 12 pour $25 par livret Mandat poste ?inclus S .Province B23-MLD 16 • Le Devoir, mardi 1Q novembre 1970 toronto Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Ventes Haut Bat Farm.Ch Industrielles Abilibl 1805 S7>/4 7V« 714 Acklands p z50 $22 22 22 Acres Ltd 2106 S6'/4 5?s y/» — H Acres A pr 590 $31 30% 30% — % Acres wt 330 140 135 135 —10 Agra Ind 837 $6V* 6*4 à'/i + Va Aimco Ind 1000 $10«4 10 lOVa + Va Alta Gas T 2375 $47'/s 46'^ 46'/2 — V» Alfa G D p z7 $129’/^ 127Va 127,/j Alla Nat 200 $23'/2 23Va 23Va Alcan 3097 $22V2 21 Va 21 Va + Va Alcan pr 200 $26Va 26’a 26Va H- Va A go Cent 100 $8% 8% 8% — Ve Algma 84180 $12Va 12'/4 12Va Algonq pr 100 195 195 195 — 5 Allarco Dv 100 470 470 470 Anglo-cn 100 460 460 460 +10 Aquitaine 1135 $24Va 24 24Va + Va Argus z70 $13'/i 13'/i 13Va Args 250 P z20 $30Ve 30% 30% Argus C pr 3840 $8 7% 7% Asbestos 40 $26% 26% 26% — V4 Atco Ind 100 $9% 9% 9% + Va a! eSu®ar 650 s7Vj ~ ’/• At Sug A z40 $13% 13Va 13Va Atl Sug w 600 235 230 2 35 + 5 Auto El 600 $5Va 5Va 5Va +30 Bahama 3800 25 24 25 +1 Bank Mtl 4338 $14% 14% 14% — Ve Bank N S 6450 $19 18% 19 + % Barclona 1000 25 25 25 +5 Barfaco 9500 $8% 7% 8% 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d’équipement.Hunter Douglas Canada Limité - Le groupe Hunter Douglas a annoncé que les travaux de construction d’un centre mécanisé de finition et de distribution de ses produits viennent d’être entrepris à Ou-denbosch.ville située dans la province de Brabant-Septen-trional aux Pays-Bas.Cette usine s’étendra sur un terrain de 75 acres sur les bords du fleuve Mark et sera inaugurée vers la saison d’automne 1971.dépôts garantis 3 4 % On estime à $2.5 millions le coût de la phase initiale de construction de ce centre qui facilitera les communications de la compagnie avec ses marchés européens.IBM CANADA: .On a annoncé au Canada et aux Etats-Unis la mise en marché d’une nouvelle perforatrice IBM dotée de mémoire intermédiaire.La nouvelle machine, que l’on appelle Enregistreuse de données sur cartes IBM 129 représentera une part importante du programme de fabrication d’IBM Canada Ltée.L'usine Traitement des données de Toronto répondra aux besoins des marchés canadien et américain pour ce produit.Récemment.la compagnie lançait un petit ordinateur de bureau puissant mais facile d'emploi.Le nouvel Ordinateur IBM 3 modèle 6 est conçu pour les entreprises qui ont dû.jusqu’à maintenant, se servir de machines à calculer et de machines comptables pour leurs travaux routiniers de comptabilité.Il peut également traiter les fiches de grand livre que plusieurs petites entreprises emploient couramment.• INDUSTRIES BOUCHARD: M.J.Edgar Blais, directeur général adjoint des Industries Bouchard, fabricants des motos-neige Moto-Ski.annonce la nomination de M.Bernard Boivin au poste de directeur de course pour la compagnie.M Boivin.qui possède une expérience de six ans dans l’industrie de la moto-neige, fut concessionnaire de ces appareils, avant de se joindre aux Industries Bouchard.Depuis cinq ans.il s’occupe activement de courses de motos-neige.• Carling: La bière Heidelberg, une nouvelle bière de type Ale.brassée avec de l’eau de source pure, sera mise en vente dans la province de Québec le 19 novembre 1970 par Les Brasseries Carling Limitée.L’eau employée pour la production de la bière Heidelberg vient d’une source pure jaillissante située sur un plateau dans la paroisse de Saint-Joseph-des-Cèdres.La bière Heidelberg sera mise en vente en bouteilles de type les bénéfices John Inglis Co.Pour les neuf mois prenant fin le 30 septembre.1970: $243.000 de pertes: 1969: $1,000 de pertes.MacMillan Bloedel Ltd.Pour les neuf mois prenant fin le 30 septembre.1970: $14.200.000.soit 58 cents par action.1969: $33,800.000.soit $1.62 par action.North Canadian Oils Ltd.Pour les neuf mois prenant fin le 30 septembre.1970: $1.161.-000; 1969: $1.080.000.Scott Paper Ltd.Pour les neuf mois prenant fin le 30 septembre.1970: $1.246.274, soit $1.56 par action; 1969: $1,235.167, soit $1.54 Volcan Containers Canada Ltd.Pour les neuf mois prenant fin le 30 septembre.1970: $357,421.soit 81.1 cents par action; 1969: $231.104 soit 56.8 cents.International Nickel Co of Canada Ltd.Pour les neuf mois prenant fin le 30 septembre.1970: $160,662,000.soit $2 16 par action; 1969: $104,- 911.000.soit $1.41.Great Lakes Paper Co., >ur les neuf mois terminés Je 30 septembre 1970: $2,- 849.000.soit l’équivalent de 79 cents l'action, au regard de $3.225,000 et 90 cents l’action en 1969.“tonneau” et en canettes, par caisses de 12 et 24 bouteilles ou 6 et 12 canettes.La nouvelle bière Heidelberg de Carling, de type Ale, sera mise en vente avec l’entière approbation de la Régie des Alcools du Québec, chez tous les dépositaires licenciés, au prix habituel de la bière au Québec.• Williams Creek: Le titre de Williams Creek une compagnie d'exploration et de développement dans le domaine des mines, du gaz naturel et de l’huile opérant présentement dans l’ouest canadien a été inscrit à la fin d’octobre à la Bourse Canadienne.Grant Johnston Ltd a exercé son option sur 200.000 actions versant ainsi au trésor de la compagnie une somme additionnelle de $150.000 en capital d’opération, ceci complète l’entente d’émission et d’option effectuée entre Williams Creek et Grant Johnston le 29 juillet 1970.Williams Creek possède déjà un intérêt important dans quatre (4) puits de gaz naturel dans le secteur de Greenan en Saskatchewan qui font partie de négociations en vue d’un contrat d'approvisionnement d’une durée de 21 ans avec la Saskatchewan Power.Des réserves considérables ont déjà été établies et prouvées.La compagnie a de plus entrepris le forage de deux puits additionnels dans le même secteur.Walk GW Weldwod Wstburne WDur A p Westc'st .W Cdn Seed 1400 275 W Elec E .W Pacific Weston White Pas Woodwd A YR Prop Zellers Accra Agnico Akaltcho Am Larder Ang Ruyn Ang U Dev Armor# Aunor Avoca M Bankeno Bankfield Barex Bary Expl Betlm Black Bay Bl Hawk Bounty Ex Bral Can F Brameda B roui Raaf Brunswk Bunker H Cam Mina Camflo Cam Chlb Camp RL C Tung Cdn Arrow C Jamlesn C Mal art L Lencour Cdn Nlsto Candore Captain Cassiar Cent Pat Chmly Chestrvlla Chlmo Coch Will Coin Lake Columb M Comb Met Conlgo C Calllnan Con Fardy C Mrbr> C Morlsn Con Negus C Rambler c Red Pop Conwest Coprcorp Cop Fields Cralgmt Crowbank D'Aragon D'Elda $8% 8% 395 390 390 +f0 1839 $39 38% 38% — % 2700 $12 12 12 — % 100 $7% 7% 7 Va 335 $27% 27 27% + % 1400 $19% 19% 19%—% .270 275 + 5 1000 260 250 250 -10 1425 480 475 475 — 5 3089 $20% 19% 19% — 1 1549 *17 17 17 Z55 $15% 15V.15% z5 $5% 5% 5% 1100 $11% 11% 11% Mines 2000 10 10 10 + Va 600 241 237 241 + 2 1200 52 52 52 15w0 60 59 59 — 1 700 61 61 61 _ 4 3500 52 50 52 + 3 2500 12% 12% 12% + % 2100 205 200 200 — 1 800 88 88 88 -12 300 435 435 435 + 5 7003 5 4’/a 4% + Va Z400 30 45 il 500 30 — 3 HERVE BELZILE, C.A.Le Conseil d'administration de Gaz Métropplitain.Inc.est heureux d’annoncer la nomination de monsieur Hervé Bel-zile, c.a.comrrffe administrateur de la compagnie.Monsieur Belzile est président de Alliance Compagnie Mutuelle d'Assurance-Vie, administrateur de la Banque Provinciale du Canada et de la Caisse de Dépôt et Placement du Québec.ainsi que de plusieurs autres compagnies.Langis 2000 9% 9 9 + % Leitch 840 180 180 180 — 2 LL Lac 500 220 220 220 Louvi 13500 14% 11 11 — 2 Lytton M 3700 285 285 285 Macassa 230 115 113 113 — 2 Madeline 4541 330 315 325 + 5 Madsen zioo 93 93 93 Malartic 1000 80 80 80 Man Bar 3500 69 66 66 — 4 Match 1000 9 9 9 Mattgml 420 $25% 25% 25% + % Maybrn 11000 21 19 19 —2% M Adam 11300 72 69 70 — 1 Me Intyre Z7C $158% 158% 158% Mentor 4000 56 54 56 + 3 Mt iwright 5417 29 28 28 Multi 11150 62 59 59 — 1 Mymar M Z333 41 41 41 New Ath Z100 14 14 14 New Bid 1000 5% 5% 5% — % New Cal 7500 30 28 30 + 2 Newconx 400 585 580 585 + 5 N Harri 4000 5 5 5 — % N Imperal 225 188 188 188 N Kelore 3500 4% 4% 4% — % Newlund 6500 17 15 15 — 1 N Que Ragl 200 $14% 14% 14% N Senator 500 13 13 13 + % Noble 57750 385 350 380 +25 Norbaska 550 14 14 14 N Canada .1500 50 49 49 — 2 N Coldstm 1600 100 98 100 N Gate 12905 920 890 905 +10 Obrien 9000 55 50 50 — 5 Opemska 1700 $11% 11% 11% + % Orchan 500 355 350 355 + 15 Osisko 1500 34% 34 34% + 1 Pmour 19300 195 185 195 — 5 Patino 1800 $29% 29% 29% — % Pee Expl z50 74 74 74 Pick Crow Z105 25 25 25 Pine Point 1174 $33% 33% 33% + Vi Placer 360 $32 31 31 —1% Prado Exp 200 166 166 166 Preston 1499 720 70S 720 — 5 Pure Silv 2500 220 210 220 + 5 QMattgml 750 43 43 43 — 2 ADMINISTRATEUR DE F.PILON INC.______ 1500 300 300 300 Rio A loom 1085 $14% 14'A 14% Rio Alo c w 200 40 40 _40 Roman ““ ' ““ Ryanor St Fabien Sherr Sigma Sllvrflds SH Miller Sllmq Slsco Stanrck Steep R Sud Cont 2315 700 675 700 1500 10 10 10 7000 12 10 12 15155 $16% 16 z50 100 2000 8 199950 56 50 350 350 15 215 215 8 8 47 + % +25 + 2 — % 3% 7% 13% + % 7% — % 14 45 +1 9% 9% .155 155 4346 285 280 280 -5 500 23% 23% 23% — % 100 480 480 480 java ji 295 286 1 i 2000 9 9 6003 32% 31 2950 295 loo — 350 ^ 5500 205 200 4UOO 30 500 165 5500 25 *“ 15 12 11 7 5 500 1000 4500 1Û00 23! V 31 295 685 f( 200 Jü 165 25 i5 12 + 1 — % + 5 - 1 + 1 10% 10% — 800 2/0 24000 124 5000 '¦ 800 500 2000 5500 500 5500 5000 400 12246 440 500 202 3200 13 5500 84 7000 12 7 $22% 22% 22% + V* 2/u 115 12% 12 140 138 56 16 66 8 12 9 133 2/0 122 12 138 56 16 66 8 + 6 — 1 — 3 + 1 - 2 Delhi Pac Denison Dicknsn D Explor Donal Dynasty East Mal Endako Farwest F Mar Fort Rein Frobex Gnt Masct Goldray Grandroy Granduc Granlsle Green Pnt Gulch Gunnar Headway Holllnger Huds Bay Hydra Ex Int Blbls T Int Halllw Int Mogul Int Obaska Iron Bay T Irish Cop Iso 3000 13 906 $23 100 150 6100 158 32466 26 1675 645 100 150 210 $13% zlO 12 60 112 500 42 670 24 4425 350 2500 95 93 150 25% 25 _5 500 765 765 765 —10 300 $10% 10% 10% 1000 1 3% 13% 13%—% 500 11 11 11 +1 950 127 125 127 + 1 2000 9 9 9 890 $35% 35% 353/4 + % 1605 $19 19 19 .J0 10 12 12—1 22% 22%-150 150 +13 153 155 23 25 +2% 625 635 - 5 150 150 + 5 13% 13% 12 12 110 10 — 1 42 42 24 24 335 335 -10 Sullivan Teck Cor A Texmont Texore Texsol 3100 210 205 205 675 74 74 74 1510 260 255 260 4500 36 1500 1825 .2500 50 34500 36 11200 62 685 680 50 32 59 34% 34% •50 550 680 50 32 60 + 4 + 2 -16 + 5 + % +10 Jomblll .1300 .85 j5 95 25 + 2 +.1 Tontine M U Asbesto Upp Can Vesper West Mint Wllco Win-Eld Wr Harq Yk Bear Yukon C Zenmac Zulapa 1450 1 59 1000 350 2600 1000 2600 390 23026 36 7000 15 350 350 350 206 206 206 19 19 19 + 2 + 2 380 36 14 100 150 150 150 300 490 480 490 600 101 500 10 '?J 'ft - 1 -10 +2% — 1 + 5 — 9 M.GERARD COUSINEAU M.Fernand Pilon, président et directeur général de F.Pilon Inc., a le plaisir d'annoncer l'élection de M.Gérard Cousineau, directeur général adjoint depuis cinq ans, au conseil d’administration de la , compagnie.Après plusieurs années d’expérience au service de diverses entreprises.M.Cousineau se joignit à F.Pilon Inc.à titre de chef comptable en 1962.Il a étudié la comptabilité à l'Université McGill et obtenu un diplôme en sciences comptables de l’Université LaSalle, de Chicago.M.Cousineau est également secrétaire-trésorier des Placements F.Pilon Inc.et administrateur de Du-Gas Inc.; et de la Caisse Populaire St-Alphonse d’Youville, dont il est un ancien président.2000 9% 9% 9% + % Pétrola* at gaz .495 49, 500 20 Z200 10 345 215 23C0 985 1000 45 500 325 2000 10 20 10 210 210 975 975 — 5 45 45 315 315 *' 10 10 10 Alt East G Aimfnax Am Leduc A Quasar P Asamera Ashland O Ashland pr Banff BP Oil Braisa Calvart ________ ._ CS Pet 11500 430 420 425 CS Pete w 800 275 275 27J 200 500 495 495 5ÎÎ sf?3fî 500 161 158 161 4075 $16 15% 16 400 925 910 910 100 $22% 22% 22% 1556 $12% 12 12% 11570 515 505 510 300 325 325 325 1420 16 ** — 5 zl — 4 + Va —15 — % + Va -10 16 16 C Ex Gas C Homestd 1900 715 Cdn Suo O 300 $36 3000 475 460 .- 700 710 1000 400 500 500 7000 106850 12 12 Jelex z200 20 20 20 Cdn Trient 100 60 860 860 8% 8% — % Joliet 7100 22 22 22 + 1 Cent Del 1750 $11 10% 10% 133 133 + 3 Jorex Ltd 1000 109 109 109 — 1 Charter Ol 250 625 625 625 415 430 +10 Joutel 2950 128 126 128 Chleftn 13500 745 685 700 202 202 — 2 Kam Kotla 100 120 120 120 Clark Can 400 265 260 260 13 13 — % Kenn Hold 4500 23 22% 23 + % C East Cr 200 180 180 180 82 82 — 3 Kerr Add 1920 SlOVa 10% 10% — % C West P 100 135 135 135 11% 11% K Anacon 1000 34 34 34 + 4 Dynamic 9385 116 115 116 10% 10% Kid Coper 800 17 17 17 Gr Plains 975 $28% 28 28 39 39 + 1 Kirk Min 1200 10 10 10 + Va Houston O 1540 248 245 245 182 182 — 3 Lab Min 1600 $33'/2 33% 33% Houston w 185 120 120 120 965 975 +10 Lacanex 700 116 116 116 — 4 Int Helium 500 19 19 19 14% 14% L Dufault 1210 $14% 14% 14% + % Mldcon 3000 50 48 48 22% 23 — 1 Lakehead 1000 13 13 13 - 1 Mill City 2800 180 175 175 119 134 +13 L Shore 114 325 325 325 -15 Nat Petea 3200 445 440 440 — 5 + 5 + Va —10 — % -50 —15 — 5 — 1 — 3 + 1 — 1 — 3 N Davies NC Oils N CO pr Northld Numac Oakwood P Permo Peruv Petrol Pinnacle P Place G Prairie OH 2000 4600 Z30 6600 3200 1292 1400 9300 1300 1000 11900 10% 10% 10% + % 610 590 610 +10 $35% 35% 35% 75 75 75 800 770 775 + 5 125 120 125 75 75 75 —2 30 28% 30 - 2 140 135 135 78 78 78 -2 127 123 124 — 3 z75 $12% 12% 12% 4135 $26 ~ - “ Ranger 1430 $13% 13 13% + % Slebens 5400 830 830 830 .Spoon 10000 225 210 212 - 9 Syracuse Total Pet 6250 263 259 263 + 5 450 675 670 670 — 5 Un Bata 11600 425 415 420 U Canso 4270 460 440 440 -10 U Canso w 110 270 270 270 + 4 Un Reef P 2000 19 19 19 + 1 Ulster Pet 6700 238 235 236 - 2 Vandoo 5000 11% 11 11 Voyager P 200 400 395 395 + 5 Wespac 2000 29 29 29 WDecalta 4660 595 565 595 + 20 World Wda 200 235 235 235 Wcoast P 450 900 900 900 +40 Nouvelle émission Datée du 15 novembre 1970 $326,000.VILLE DE DELSON (Comté de Napierville-Laprairie) Échéant du 15 no\embre 1971 à 1980 et le 15 noiembre 1980 Nous offrons S215,000.9cc échéant le 15 novembre 1980 Prix: $100.renseignements et prospectus sur demande tAssé & Associés, ltée 360 rue Saint-Jacques, Montréal 126 — Tél.: 288-9111 Suce.: 71 rue Saint-Pierre, Québec 2 — Tél.: 692-0952 Membres de la Bourse de Montréal et de la Bourse Canadienne Membres-associés des Bourses de Boston et de Philadelphie-Baltimore-Washington Membres de l’Association Canadienne des Courtiers en Valeurs Mobilières £ 3 à 5 ans.81/2% 1 à 3 ans.73A% 270 à 364 jours.7 % 180 à 269 jours.7 % 90 à 179 jours.7 % 60 à 89 jours.634% 30 à 59 jours.SVi1/» FIDUCIE.Prêt et Revenu siège social à Québec l l ' o 50 -n co 2£o 5: m” — ” >« m Z m2 ^ ïiS o 33 ^ (6* Il 1 llr- h 3 INSTITUTION INSCRITE A LA REGIE DE L'ASSURANCE-DÉPÔTS OU QUÉBEC Prêts aux entreprises n’importe où au canada Presque tous les genres d’entreprises peuvent bénéficier des services de la BEI: fabrication .commerce de gros et de détail .tourisme et divertissement.construction .agriculture .transport et entreposage.Si vous avez besoin de financement pour établir, développer ou moderniser votre entreprise n’importe où au Canada, communiquez avec nous.BANQUE D’EXPANSION INDUSTRIELLE HP2 FINANCEMENT A tEKME POUR LES ENTREPRISES CANADIENNES M0NTRÉAL-U0 ouest, bout Crémazie-Tél.: 382-2891 —800, carré Victoria—Tél.: 878-9571 Cette annonce n'est pas une offre de vente ni une sollicitation d'offre (Pachat.L'offre n'est faite que par le prospectus dont copie peut être obtenue des soussignés.NOUVELLE ÉMISSION Trans-Canada Pipe Lines Limited (Incorporée en vertu d’une loi npcciale du parlement canadien) $60,000,000 Débentures à fonds d’amortissement 93/4%, série B (non-garanties) Date d’émission! le 25 novembre 1970 Echéance! le 20 septembre 1990 Prix: 98.00—•rendement à l’échéance 9.98% Burns Bros, and Denton Limited Cochran Murray Limited Nesbitt Thomson, Valeurs Limitée McLeod, Young, Weir & Company Limited A.E.Ames & Co.Dominion Securities Corporation Limited Limited Royal Securities Corporation Limited Gairdner & Company Limited René-T.Leclerc Incorporée Equitable Securities Canada Pemberton Securities Limited Limited J.H.Crang & Co.Doherty Roadhouse & McCuaig Bros.Limited Morgan, Ostiguy & Hudon Bongard, Leslie & Co.Inc.Ltd.Holland, Andrews, Perrier & Co.Ltd.Wood Gundy Valeurs Limitée Midland-Osier Securities Limited Pitfield.Mackay, Ross & Company Richardson Securities of Canada Limited J.R.Timmins & Co.Lévesque, Beaubien Inc Harris & Partners Limited Mills, Spence & Co.Limited Wills, Bickle & Company Limited Geoffrion, Robert & Gélinas Liée.Graham, Armstrong Securities Ltd.Odium Brown & T.B.Read Ltd.MacDougall, MacDougall & MacTier Ltd.Greenshields Incorporated Bell, Gouinlock & Company Limited Bankers Securities of Canada Limited Collier, Norris & Quinlan Limited Houston, Willoughby and Company Limited J.T.Gendron Inc.Société de Placements & Cie.Liée. Le Devoir, mardi 1 O novembre 1 970 • 1 7 ¦ montréal Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Bourse de Montréal 27 r/7 13V; Ventes Haut Bas Farm Ch.Abitibi 1590 $7'/4 7V« 7Ve Alcan 4313 S21V2 21^ 21^8 — V8 Alcan 4'/4 pr 80C S26'/2 26'/4 26V4 — ’ 6 Alqoma Stl 1150 $12V2 12'/4 12V2—Va Ang C Pap 300 470 470 470 Aquitaine 810 S24V4 24 24'8 + Argus C pr 4100 $7?/* Asbestos 1931 $27 Atl Sua 200 $7'2 Atl Suq A 160 $13V4 Atl Suq pr 50 $56V2 5612 Bank Ment 3449 $l4^/s 14^ “ ‘ 6081 $19 3705 $12% 12% 12% 1000 $10 10 10 1500 $9% 9»/2 91/2 — V8 6984 $443/u 437,8 44V4 + V4 47 S50V4 50'/4 50'/4 285 $143/4 l4'/2 14V2- % 1515 520 510 510 —10 2322 $14% l4'/2 14V2— V8 1325 490 490 490 —10 600 450 450 450 +10 1000 $24% 24 24'/4 + 3/4 100 350 ' " Bank NS Bq C Nat Bq Deparq Banq P C Bell Can Bell Pr A Bombrdir BP Oil G Brascan Brinco Cae Indus Cal Pow Campeau 'C Prm Mrt 100 S9'/4 'C Stmship p 160 425 ; CBrewer 750 $7% 73/4 27 • V/7 13'/4 56'/2 14% 18% 18% — % —1% -2V2 — Va ,C lmp Bk .CIL jC Marconi CP Inv pr CP Inv w CPR CPR 300 pr Canron Cent D Rio Central Dyn Chemcell Cockf Brn Col Cellus Cominco Con Bath Cns Text Consum G Crain RL 105 $9% 100 330 325 $213/4 325 460 1625 $62Ve 300 S8'/2 1300 $11 Va 700 $11 100 60 600 440 1000 $5>/2 1000 $6% 3000 $18 2C0 $12 Credit Fonc 175 $43 Crown Z A Crush Cummings .Di st Seag Dofasco 350 350 35 35'% — 1/4 91/4 91/4 — 1/2 26% 26% 425 425 7'/4 7'/4 — Va 35'a 35% — ’/2 19'/4 19'/4 — 1/4 9% 9% 330 330 21% 21% — % 460 460 62 62 8% 8% 11 11 — 1/4 10% 10% 60 60 —! S 440 440 +15 5% 5'/2 + Va 63 b 63 a — Ve 21% 21% — Va 9% 9'/2 — 1/4 121/2 12% — % 17% 18 + % 12 12 — 1/4 43 43 + % 19 19 13% 13% + 1/4 11% 12 + 1/2 375 $12 300 $48% 48% 48% 1132 $1934 ***' Dom Stores 1825 $97/s Dom Text Domtar .Du Pont Dupuis A .Falcon Fam Play Gaz Metro Glenqair Gt Lk Pap reyhnd Cr Gulf Oil C Hawk Sid Hollinqer Home A Hud B MS Hud B Co Hunt D L Husky Oil imp Oil Imo Job Ind Accept I Acc wts Int Nickel Int Util Inter PL I O S Ltd V2 193,4 193/4 + va 91/2 9'/2 — 1/2 13>/2 6 555 $11V2 HV2 IIV2 325 $13 13 13 1200 $131/2 13 400 $6 6 125 $l40'/2 1401/2 140V2 200 $10% lOVa 10Vb 725 $5% 5 5 510 210 210 210 185 $16% 16% 16% 100 125 100 $18% 18Va 18', a 100 180 180 180 325 $3534 35V2 35V2 — % + % —IV2 — Va — % + 25 4385 $22', 1125 $19 21% 22Va 18% 19 15 8V2 1850 $15Va 15 100 $8'/2 8V2 - 1033 $123/8 12Va 12'.2495 $18% 18% 183,4 640 $14Ve 14 14'/a 2028 $153/4 15% 153/4 520 585 580 580 4038 $47% 46% 47% 3225 $32 313/a 32 900 $243,4 24’/2 24V2 550 150 145 145 - $8% 8V2 8V2 - + % + 1/4 + Va — Va - Va + Va + % + 5 + % + % Mol son A Mo I son B ML Worght Moore Cp Nat Sea Pd N B Tel Nfld Light Noranda N Cent G N S L Pow Oshawa A Pac Petrol Petro Can Phillips C Placer Pow Corp Pow Co Pr Price Prov.go O S P Ltd Raoid D Reitman A Rio Alg Rothm B pr 400 Royal Bk 4502 Royal Tr 100 StL Cem A 100 Shell In p 405 Shell In .W 130 Simpsons 11170 Southam Std Str Stl Steel Can Steinbg A Suprior El Texaco C Total P Na Trs C PL TC PI 275 Trs Mt PL Trizec Un Carbide Velcro Ind Walk GW Warn Hersy 250 Wbb Knap 1050 W Coast Tr 130 W Pac Prd 100 Weston 29550 3150 4710 100 2450 300 377 1820 1611 4850 200 400 2500 149 400 200 1540 100 1899 22500 3900 500 105 245 100 200 810 4138 200 225 100 770 1800 700 4100 100 6610 1205 $13V4 12% $12'/2 12 V2 $10V2 101/2 $301/2 29% $?2’/2 12% $9 834 $26 25% $13% Ï3V2 $8% 8V2 $11% ll'/4 $273 k 27V2 $163/8 163 a S9'-2 9’/2 $31'% 31% $5'/2 S3 * $7% 7% $7V2 7% 400 390 $18% I8I/2 2Ï0 245 $183* 183* $14% 141/4 $16% 161/2 $22 21% $26% 26% $23 $32 23 31% $14% 14% $16’/a 16 $52 52 480 480 $23’/2 23 $13’/2 12% 450 450 $26 26 675 675 $31% 311/2 $60 60 $18% 18% 140 140 $13'/8 13 Va $28 26 $39 383,* 375 375 20 18 $193* 193* 475, 475 $20% 193% 13% + 1/2 12’/2 + % IOV2 30% + % e + % 12% 9 + % 25% — Va 13% + % 8% + Va 111/4 273* + % 16% + % 91/2 — Va ?%—IV2 — % • % - % 3 -50 I8V2 250 -5 183,* 14% I6V2 21% — Va 26% + Va • 23 — ’/I 31% — V8 14% — % 16 52 +1 480 23’/2 + % 12%-1 450 26 — % 675 -5 313/4 + % 60 +1 Vj 18% + % 140 lOVa + Va 273/4 +2% 383/4 — % 375 +50 20 +10 193/4 - % 475 -25 193%— % Bourse canadienne Ventes Haut Bas Ferm.Ch.Alliance B 200 225 225 225 Belgium St 6605 $34% 33'/2 34% + % B Bonnets 400 215 215 215 Ahed Mus 1100 183 170 185 + 10 C Security 150 220 220 220 Capital Dyn 200 175 175 175 —15 Com Hold * 1000 490 475 480 Com Bus 100 300 300 300 -20 Crawford 1000 320 305 310 Domco 100 $ 5’/2 5'/2 5'/2 Drmn Die 1200 30 30 30 + 4 Indnd Chem 100 275 275 275 Lemtex 100 34 34 34 —1 Proflex 500 170 170 170 — 10 Old C Inv 600 $41 40 40 Old C wts 600 20 20 20 Old Can A 900 150 145 145 Old Can B 900 30 30 30 + 25 Resi Res 21412 360 355 360 S.M.A.Inc 300 205 205 205 +5 Unican Sec 200 190 190 190 Val Mar A 215 185 185 185 Winco Steak 400 2/0 2/0 Mines et pétroles 2/0 + 3 Abitibi Cop 2700 39 33% 39 Africana 69500 35 32 34 Allied Inv 4050 550 Aiax Min 3000 30 Am Bea B 2000 Labatt 604 $20% 20% 203/8 Amerani 6500 13 Labatt pr 4950 $2P/4 21’/2 211/2 — 1/4 Anthonian 7500 5 Loblaw A 1100 500 495 495 —17 Arno 2000 7 Loblaw B 1400 500 485 485 —40 Baker Talc 1600 471/2 Loeb M 3600 425 405 405 —35 Bateman 2500 10 Macmil 2820 $24'/* 24 24 — V4 Bellechasse 1000 14'/2 Marche Un 400 425 400 400 -25 Burnt Hill 2000 28 Mar Tel 300 $17% 17'/2 17% — Va Cadil Exp 8300 295 Mass-F 1450 $10’% 10 10 Canadex 8000 19 550 30 8 13 5 7 — 1/2 + 2 + »/2 + 1 28 28 +3 225 290 +65 17V2 171/2—1‘/2 REUNIONS MSONTU Sommet du confort chez nous pour vos réunions intimes, sommet de la compétence pour vos grandes assemblées groupant jusqu’à 1200 personnes.ur -% 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+5 Futurity 2000 44 43 44 Ghislau 2000 03 03 03 — 1/2 Glen Lake 2100 40 37 37 —4 Gt West M 1000 46 46 46 —3 Guardian 8400 47’% 47 471/2 —1 Israel Cent 6000 38 34 38 +9 James Bay 500 15 15 15 Jamex 3500 28 27 27 Kiena 1500 85 80 80 —5 Louan Gold 500 6 6 6 —14 Lynx-Can 3800 120 no no Massval 1500 12% 11% 111/2 —IV2 Mar Bos 18500 96 93 95 + 1% Mid-Chib 13500 35 32 35 Midepsa 4000 31 30 30 —1 Miia 1000 53 53 53 Mt Laurier 18000 88 86 85 —1 Mt Jamie 2500 23 23 23 + 1/2 More Mns 1500 29'/2 26 29'/2 +71/2 Miro Min 3000 8 8 8 Mistango Monteagle 5000 1500 17 i35 16 35 16 35 —2 +2 Mt.Pleas 3200 '35 35 35 +2 N Unisph 1000 50 49 49 + «% N Glacier 2000 7 7 7 Newrich 2000 9 9 9 NA Met 11000 23 22 23 —1 N'west C 7000 15 13 14 — 1/2 Pac.Nick 1700 58 58 58 —1 Patricia 500 15 15 15 —20 Phoenix C ICO 605 605 605 Probe M 23500 17V2 17 17 —1% Prime Pot 5000 5 4’% 5 + 1/2 Pronghorn 1000 80 80 80 Que Cobalt 1000 60 60 60 Queenston 4000 19 19 19 —1 Rancheria 6000 10 10 10 Ron Fox 2500 25 25 25 St Law Col 4000 250 245 2«5 St Lucie 5500 39 38 38 —2 Sapawe G 4000 4 4 4 Scandia 2000 24 24 24 —3 Sullivan 600 550 540 540 —10 Tach L*ake Tagami 1000 5 5 5 — % 2500 171/2 171/2 17% + 1/2 Tower Res 1000 50 50 50 —4 Torcan 1000 8’/2 8 8% —1% Triton 3000 380 370 380 —10 Twen-Cent 2400 135 135 135 + 10 Univ-Min 1000 no 105 no +10 West Buff 11500 25 23 24 —1 W Quebec 1000 12 12 12 —1 Wisconsin 2000 21 21 21 —2 Wil Creek 63000 90 84 87 + 5 I les dividendes Dominion Founderies and Steel Ltd.: le 1er janvier, inscription le 10 décembre: $1.19 l’action privilégiée de série A à 4 3-4 pour cent, le 1er fé-virer.inscription le 7 janvier.Preston Mines Ltd.: 14 cents, le 30 décembre, inscription le 8 décembre.Rio Algom Mines Ltd.: 20 cents l’action ordinaire, le 30 décembre, inscription le 8 décembre; $1.45 l’action privilégiée.le 1er janvier, inscription le 11 décembre.North Canadian Oils Ltd.: $1.37 faction privilégiée à 5 1-2 pour cent, le 1er décembre.inscription le 16 novembre.Barber-EIlis of Canada Ltd.: 17 1-2 cents, le 15 décembre.inscription le 30 novembre.Hinde and Dauch Ltd., 45 cents, le 24 décembre, inscription le 30 novembre.General Motors Corp.Ltd., 35 cents, le 10 décembre, inscription le 12 novembre.Laurentide Financial Corp.Ltd.31 3-4 cents faction privilégiée à $1.25: 35 cents faction privilégiée à $1.40: 50 cents faction privilégiée à $2.00; tous le 31 décembre, inscription le 10 décembre.Placer Development Ltd., 30 cents.V- 11 décembre, inscription le 20 novembre.Pourquoi les Ecossais préfèrent-ils Bell’s Extra Special atout autre scotch?Ce n'est pas une question d’argent.En Ecosse et au Canada Bell's Extra Special coûte à peu près le même prix que toutes les autres grandes marques de scotch.Alors, ce doit être son goût exquis qui fait l'unanimité des clans: son lin velouté que seul un coupage bien étudié de vieux whiskies peut procurer.Essayez-lc.Une gorgée vous dira pourquoi les amateurs de scotch les mieux informés du monde —les Ecossais eux-mêmes —préfèrent Bell’s Extra Spécial.k,,iN WHîSKif:; A MO IN SCOTLAND % SCOTLAND ! new york Cours fournis par la PRESSE ASSOCIEE Ventes Haut Bas AbbotL 1.10 43 Addres 1.40 141 Admirl AirRed 80e x80 Alcan 1.20 Alcoa Allege .10e AllegL 2.40 Alld C 1.20 AllisCh AHess .22r AAirlin .80 ABrnd 2.10 AoC 1.20 AmCan 2.20 ACyan 1.25 AmEIP 1.70 446 AHome 1.60 253 AHosp .24 AmMot AmPhot .12 AmStd 1 AT T 2.60 AmZinc 441 118 68 57 745 1 72% 72% 25V2 24% 8% 8% 18 17»/2 20% 20% 543* 54% 9% 9% 26% 26V2 17% 171/2 13>/2 13% 44% 44'/2 iev2 17% 4.8 42 ^ 24% 23% 39% 39', a 30% 301 s 26 25% 653/i 65'/a 30V2 30' 6% 9% 29’/4 6% 9% 28% 45% 44% 9 9 Ferm.Ch.72’/2 +1 Va 24% +l’/2 8% + Va 17% + % 203/* + % 54Va + % 9% .263* + % 17% + 1/4 13V4 — 1/4 44'/2 18 — % 42'i — V* 24'4 + % 39 Va — % 3Q'/2 .25'/2 + Ve 653/4 + 1/2 30 Va — ’A 63/a + Va 9'/4 — ’A 28% — Va 44% 9 >/4 Anacond 1.90 202 21% 20% 21% + ApacheCp .25 8 13% 133/* 13% — Va Arlans .20 144 8 7% 7% — % Armco 1.60 163 20’% 20 20% + % ArmC .80 102 31’/2 301/2 311/2 + 1 ArmRub 1.60 12 33% 32V2 33% + 1% AtIRich 2 330 58 Va 57% 57% — % ATO me 25 8 7% 8 Avco .60e 60 10% 10% 10% + Va Avon 1.10 Xl77 80% 80 80% + Va Babck .5 0 258 19% 19% 19% + % Bathl 93 17% 16% 17% + % Baxter .10 161 231/2 23% 23'/2 Beckmn .50 33 24% 23% 24 — % BeechA .75 21 10% 10% 10% + % BellH .60 X221 32% 311/2 32 + 1/2 Bndix 1.60 44 24% 24% 243/4 + >/2 Ben F 1.60 73 46% 46V* 46% BethSt 1.80 299 211/2 21’% 21’/2 + % BlackD .88 42 52’% 51% 511/8 — 3/4 BlissL 1 20 18% 18 18 Boeing .40 206 143/4 14% 14% — Va Bordn 1.20 82 22V2 213/4 22% + % Borg 1.25 19 23% 23% 23% BristMy 1.20 1 151 60 59% 593/4 + % Brnswk .10 42 17’/2 17% 17'/2 — Va BucyEr 1.20 25 25% 25% 25% + % Budd .45p 16 8% 8% 83/4 — Va Bu 4lizc .6010 19% 19% l9'/2 — Va Burndv .70 4 16 15% 16 H* Va Burr'hs .60 326 nii/2 110% IIOV2 —13/4 CampSp .10 26 29% 29'/a 29% + Va “ 60Va 6OV2 .31% 303/4 13% 13V2 36'/* 35’/2 57 •••• CPR 3.20 Carrier .60 CartW .40a CatTr 1.20 Celanese 2 Cerro Corp CessnaA .60 Cnadbourn ChesOh 4 Choc F N .25r 16 ChrisCft ,30p 211 Chryslr .60 767 CitFn 1.80 26 CitiesSv 2.20 99 Cluett P .90 22 2 60 37 124 221 42 19 282 30 56>/2 183/8 18'/* 13% 13'/2 63/8 6 49’/2 48V4 7’/2 71* 9 8% 26% 26 39 Va 38% 44 43% 18% I8V2 6OV2 — % 311/4 + ’A IS3/* + Va 36'/4 +1 57 +1 18'A — Ve 13'/2 + ’4 6% + 1/2 48% + Va 7’/4 .8% .26% + 34 39 Va + 3/6 43% — % 18% +-'/8 CocaCol 1.44 115 81 80 80% + % ColPal 1.30 71 433/4 42% 43V2 + 3/4 CollAik 1 43 31 30% 303/4 CollinR .20p 94 133/4 13 13% — % CBS 1.40b 104 29% 28% 29% + % ColuGas 1.68 163 33% 32% 33% + % Combustion 179 493/4 49 49% + % ComtEd 2.20 246 32% 32 Va 32% + % COilRef .60 162 16% 16% 16% + Va ConEd 1.80 138 223/4 22’/2 22% — % CFds 1.20 119 38% 38 38% + Va ContCan 1.60 79 38% 373/4 38 + % ConOil 1.50 230 28% 28 28% + % Corning 40 170V2 169% 170 + 3/4 CnrData 136 46% 45V2 46 Coopln 1.40 2 283/4 283/4 28% — % CPCIntl 1.70 138 31% • 30% 31% + % Crane 1.60b 13 303/4 30% 30% Cr Zell 1.60 789 29V2 28% 29V2 + % Culligan .28 5 13V2 13V2 13’/2 — Va CurtWr .60 58 TIV2 11 11% — Va Cyprus 1.60 7 55% 54% 55% + % DanR .25p 35 7% 7 7 Dartl .30b 44 323/4 32 32 — % Deere 2 109 35% 35V2 35% Dexter .24 27 16 15% 15% — 1/4 DiaSh 1 25 18% 18 18 Diversln .36 12 8% 8% 8% — % East Sullivan Mines Ltd., 12 1-2 cents, le 21 décembre, inscription le 1er décembre.Ventes Haut DowC 2.60 71 64V4 Dresln 1.40 88 29V4 ~ duPon 3.75e 229 123 121 DuqLt 1.66 EastAir EastK la Echlin Elect As EIPasNG 1 ESB 1.20 Essex FthylCp .84 ExCel 1.25 Fairch Fed Pac El Firest 1.60 FChart 1.84Î 101 37% Flintkote 1 FlaPw 1.60 Ford 2.40 Frueh 1.70 GAF .40 GenDyn .50p 24 18% GenE e 2.60 384 87% G^n Fire Prf 14 9% GFds 2.60 x108 81% GMC 3.40e 585 74% GPubU 1.60 143 19% GTelEI 1.52 688 27 GTire 1b 76 19 Gillette 1.40 177 42% Goodrh 1.72 109 28 Gdyr .85 Grace 1.50 GrndU .80 __ _.Gt A&P 1.30 34 26% G W Fin 306 20% GreenGt .96 Greyhnd 1 _ 21% 48 13% 408 67% 14 27 7 4% 75 163/4 5 19% 47 31 •/ 203* 19% 2138 lOVa 79 46 12 24V 49 503/4 226 513/4 47 28'/2 55 10 402 29% 230 28% 30 24 Bas Farm Ch.63% 633/4 + % 27% 29 +1% 122% +1% 203/4 21 +’/4 13% 13% - % 67% +1% 27 + ’/4 .434 16% 16% — % 19% 19% — a 30% 31 + % 201/4 20V* — % 18% 19 Va + Va 20% 20% + Va 10% 70% + Va 45 45% + 1/4 36% 37 + Va 24 24'/4 + i/2 50 50% + ’/2 51% + 3/* 66 27 4% 28 Va 28’/4 934 10 18% 18% — 1/4 10 22 207 14% 74 18 584 28% 207 17 24 8% 42 48% 40 35'/2 93 20% GrumAir 1 GuIfO 1.50 GulfWI .50 Gulton Harrisl 1 Heinz 1 Heller ._ _____ HershFd 1.20 49 26% Hewlett Hobart 1.20 Hmstk .40 Hnywl 1.30 HFC 1.20 Howmet .70 HuntChm .12 111 18% llICent 1.14 13 26% INA 1.40 “ IngRand 2 135 26 V4 4 34'/2 54 25 94 77 50 39% 44 19% 136 31'/4 X53 39% 87% + % 9% + 1/4 81’% 81'% — Va 73% 73% — % I9V4 19% 25% 26% +1’% 183% 19 + % 41% 42'/4 27 28 +1 29 291/2 + % 28'% 28% + % 233% 233/4 + Va 25% 26'% + % 201/4 203/4 + 1/4 21% 21% 141/4 14V4 — 1/4 16% 18 + % 27% 273/4 — % 16% 17 +’/2 8'% 8 Va — Va 48% 48% — Va 35 351/2 + Va 20'% 203/4 + Va 253/4 26 + % 25% 253* + Va 341/2 34'% + 1/4 24 Va 24'% —1% 76% 77 + % 383/4 39% + 3* 19 191/2 + ’/J 181/4 18% — % 25% 2 6 Va + V* 311/4 + ’% 86% 9% 303* 383% 39% ¦ InlandStl 2 123 26 25% 25% + % IBM 4.80 392 299 295% 296 +2 IntFF .50b 31 62% 61'/a 61 Va -13/4 IntHar 1 80 77 23% 23% 23% + % Int Indust 164 12% 12% 12 V?+ Va IntMnr 73 12% 123/4 12% IPap 1.50 224 33% 32% 33 Va + 1/4 IntTScT 1.05 362 42% 42 42% + % Ipco .34 28 19% 19% 19% ITEC .60 1/ 23% 23% 23% + Ve Itek 6?31% 30 31% +1 JnMan 1.20 42 35 343/4 34% % JohnJ .32 99 59 58% 583* JoneL ,34p 31 10% 10% 10% + % Joy 1.40 123 48% 4/% 48% + 3/4 KaiserAI 1 52 31% 303/4 31V?+ 3/4 KavsRo .60 30 20% 19% 19% % Kellogg .90 43 20% 20% 20% Va Kendall .60 1 32% 32'/2 32 V?+ % Kennec 2.60 1059 37% 35% 36% % KerrM 1.50 34 102 1003/4 102 +1% KimbC 1.20 43 30% 30% 30'/?— Va Kraftco 1.70 69 38% 38% 38% % Kresge .44 353 54% S3 53% +1 Kroehl ,20p 2 18% 18% 18% — M Leasco 187 12 113.4 113A % LehPC .40 23 12% 12% 12% + % LibbMcN 39 5% 5% 5% LiggM 2.50 267 46% 45% 451/4 % Ling .33p 21 13% 13 13% + '4 Litton 50t 116 23 22 V* 23 + % Lock A 126 9% 9% 9% % Loews 1 381 31% 29% 30% LukensStl 1 6 20 19% 19% + % Macy 11 29% 283/.29 + % Mgnvx 1.20 34 31 30% 30%' + % Manpow .72 2 33 33 33 + % 6*?' 'nnen 33 49% 49% 49V4 — % MartM 1.10 62 14% 14% 14% — % Masc-Cp .28 11 41% 41 41 — % MassF 1 107 10% 10% 10% — % Mr t e 73 38% 37 38V, + % McDnD 40 44 18 V?18% 18% + 1/4 McGEd 1.40 43 30 29V?29% — % Memrx 207 82% 81% 823/4 + 2 MGM 20 15% 14% 15 MMM 1.75 184 90V?89% 90% + % Mob:! 2.40 196 53% 53% 53% + % Msant 1.80 X267 32 V* 31% 31% Motrla .60 130 49 47% 48% — % NatBisc 2.20 61 46 45 45% + % NatCan .45 32 21% 20% 203/4 % Natomas 181 53% 52’/* 53 + 1-»» N Cash .72 261 35% 35 35V?% NDist .90 165 15% 143/4 14% Va Nat Genl .20 41 16% 16% 16% '/8 NGyps 1.05 102 19% 19% 19 V?+ '/8 NLead 1.70 201 20 19 19% '/?NatStl 2.50 25 38% 38 Va 33% + % NatTea .80 17 11% 11% 11% % Newmt 1.04 1124 25V?24% 25% Va NiaMo 1.10 467 15 14% 15 + % NoAmR 1.20 85 18% 18 18% Nthgate .25e 58 10% 9% 10% + % NwstAir .45 65 18 V?18% 18% + Va NortS 1.83t 54 413/4 40% 41V?+ % Occidt lb 408 19% 19% 19% + V?OlinCp .88 53 16% 16% 16% OutbMar 1 48 21% 20% 21% V?OwenC .75 11 35% 35% 3534 % PacGEI 1.50 174 28% 28% 28V?+ % PanA 237 12% 11% 11% % ParkeD .60 537 25% 24% 24% % PenCn 234 63/4 6% 6% Va PenneyJC 395 46% 45% 46V?+ % PepsiCo 1 54 48 47V?47'/?— 3/4 PhelD 2.10 87 37 36% 36% + % PhilMr 1 319 443/4 4434 44% + Va PhilP 1.30 196 28% 28% 28% + % PitneyB .68 77 25% 243/, 243* Pitstn .50 353 41% 40% 40% + % Polroid .32 281 68% 66 68% + 2 ProcG 1.40 180 59 57% 59 + 1% Pllmn 2.80 34 39V?39 39% + % Ralst P .70 21 22% 22% 22% + % Raythn .60 42 21'/?20% 21% + % RCA 1 260 23V?23 23'a Reich .2f> 23 8% 8% 8% RepSt 2.50 64 29 28 V?28% + % Revere 1 144 17 16% 16% + Va RexCh 1.50 2 30% 30% 30% RichM 1 14 58 58 58 + V?Ronsn .35r 14 6 5% 6 Ve RCCola .54 12 'T4% 14% 14% + Va RovD 2e 849 44V?43% 44 V?+ % Rynlds M + 42 25% 24V?25g + ' % Safew 1.30 149 313/4 31 31% V?StReg 1.60 15 33% 323/4 33% + % SaFel 1.60 133 19% 18% 19Va + V?Schenl 1.40 5 24% 2434 243/4 + Va Schlbg 1.40 46 83% 82V?823* % Scientif 32 4% 4 4 SCM .45p 63 13% 13 13% + Va ScoUPap 1 122 23 22% 22% + % SrsR 1.20a 163 70% 69% 70 + 1/8 ShellO 2.40 135 44% 44 Va 44% % Simmn 1.40a 17 58% 57% 58% + 1 Singer 2.40 49 64% 63% 63% + % SkiiCp .90 25 15% 15 15% + V?SmltA 1.40 55 42 41% 41V?% Smith KF 2 X51 47 46% 46% % SouPac 1.80 84 313/4 31 Va 31V?SouRv 3 35 563/4 56 56% + % GROUPE MINIER SULLIVAN LTÉE SULLIVAN MINING GROUP LTD.Suite 2500 500 Place d'Armes Montréal 1 26, P.Q.DIVIDENDE NO 6 Avis est par les présentes donné qu'un dividende trimestriel de douze cents et demi ($0.1216) par action a été déclaré, payable le 21 décembre 1970 aux actionnaires inscrits a la fermeture des livres le 1er décembre 1970.Daté a Montréal Par ordre du Conseil Province de Québec Réal J.Lafleur ce 2 novembre 1970 Secretaire-trésorier SpryR .50e Squibb 337 22% 22% 22% + % 237 67% 66% 44% 67% ¦ + % StdBr 1.60 x38 45% 45% StOCal 2.80 238 48% 48 48 — % Stdlnd 2.30 299 49% 48% 49% + 3*.StdNJ 3.75e 500 69% 683/* 6834 — % StdOh 2.70 74 74% 74'/4 743* % SterlDr .75 286 39% 38% 39% + % StewW 1.80 10 26% 26% 26% + Va StudeW 1 31 49'/* 48% 4834 + 12 SunOil 1b 9 45% 45% 45% + % Sunbm .80 9 22% 22% 22% + % SuperOil 1.4C I 19 160 157 160 +2 awift .60 179 28% 27 27 — % Teledn 1.09t 333 20% 19% 19% 213* — 1/4 TelexC 1434 22 203'4 + 134 Tenco 1.32 203 19% 19% 193* + Va Txco 1.60 385 32% 32% 32% + % TexGS .60 X214 15% 15% 15% — % Textr .90 165 19% 19 19% — % Thick .40 42 8% 8% 8'/* + ] e Time 1.90a Timkn 1.80 TWAir Transm .55 Transctl 151 15 3434 29’ '?333* 343, 6% TriC 2.45a 21 25% 25% 25% 4- % TRWInc la 116 36% 36 36% + % TwntC 52 1% 8% 8% + % UAL Inc .75p 256 18% 17% 17% + % UnilNV .68a 1 25% 25% 25% Un Carb 2 219 36 35% 35% f % UOIIC 1.60 230 35% 34% 34% + % UPacif 2 38 38% 37% 38% + % UAIrc 1.80 78 32% 32% 323,* + % UnitCp 1.05e 31 9% 9% 9% + % UnFin Cal 218 7% 7% 7% — % UnNuclr 54 11 10% 10% USGyps 3a 108 54% 53% 53% —1% USSmlt lb 258 26% 23% 24% —2% USStl 2.40 242 31 30V, 303* + % Vorna 204 17% 16% 17% + * WarnL 1.20 139 68% 67% 67% — % WstgEI ’.BO 173 65% 64% 65 — % WheelPitt Stl 1 21 11% 10% 11% + % Weyhaeu^r 232 53% 53% 53V?+ % 57 123* 12% 123/* + % 97 15% 143/4 15% ?% 80 33% 33% 33% + % 812 83% 82% 83% + % 8 15 V, 15 15 — % 83 32’a 32 32 V, + V, /WIS AUX DETENTEURS D'OBLIGATIONS EMISES PAR COLLEGE SAINTE-MARIE PAVILLON EMILE GERARD INC.AVIS est pw les présentes donné qu une assemblée des porteurs d'obligations émises par Collège Sainte-Marie - Paillon Emile Gérard Ine.(ci-après appelée la corporation '1, «oniorroément aux dispositions d'un acte de fiducie intervenu avec Société de Fiducie du Québec cci-après appelé "le fiduciaire") le 1§ août 1M8 et dont copie a été enregistrée au bureau d'enregistrement de Montréal le 21 août 1$C8 sous le numéro 2084812 (ci-après appelé ‘T'acte de fiducie") sera tenue au bureau de fiduciaire à Montréal au numéro 511 Place d'Armes.Montréal, le lOième jour de décembre 1970 à 11.00 heures de l'avant-midi pour les fins suivantes: 1 - prendre connaissance de Facte de vente intervenu entre la corporation et Université du Québec à Montréal (ci-après appelé "l’Université") aux termes duquel la corporation a cédé et transporté à l'Université tous les biens meubles et immeubles affectés et grevés par l'acte de fiducie, sauf le lot 494-1-3 du cadastre officiel de Saint-Laurent, division d'enregistrement de Montréal; en vertu de l'acte de vente, l’Université a assumé, à l’entière décharge de la corporation, le paiement, en capital et intérêts, des obligations émises par la corporation en conformité de l'acte de fiducie: 2- prendre connaissance de l’arrêté en conseil numéro 36W du 23 septembre 1970, tel qu'amendé par l'arrêté en consâl numéro 3696 du 7 octobre 1976, accordant à l’Université une subvention au montant de $2,881 .M7.59.soit le montant nécessaire en capital et intérêts pour payer à échéance, à compter du 1er février 1971 jusqu'en au 1er août 1986.le solde au montant en capital de SI.955.068 .des obligations émises originaireinent par la corporation en vertu de l'acte de fiducie.Cette siAvention du gouvernement de la province de Québec est payable semestriellement le 1er février et le 1er août de chacune des aînées 1971 à 1980 inclusivement à mêmes les deniers votés annuellement par FAssemblée Nationale du Québec pour la mise en application de la Loi des investissements universitaires.L'arrêté en conseil autorise l'Université à céder la subvention au fiduciaire en garantie du remboursement des obligations; 3- autoriser le fiduciaire à sanctionner la vente intervenue entre la corporation et l’Université; à donner mainlevée totale de tous droits réels et personnels grevant les biens meubles et immeubles.présents et futurs, décrits ou auxquels ü est référé dans l'acte de fiducie, comprenant, sans que cette énumération soit restrictive ou Imitative, ('hypothéqué, le gage, le nantissement, la cession et le transport affectant les biens meubles et immeubles, présents et futurs, décrits ou auxquels Us est fait référence dans la cédule deuxième de Facte de fiducie et affectant en outre les droits, titres et piétentions que la corporation détient et/ou peut détenir dans un bail qu'elle a consenti à "la Corporation du Collège Sainte-Marie à Montréal" passé devant Me J-Théo l*-gault, Jr.notaire, le 6 août 1968 et enregistré à la division d'enregistrement de Montréal sous le numéro 2082319; à accepter, aux lieu et place des garanties et charges stipulés dans l'acte de fiducie, la cession et le troisport pour le bénéfice exclusif des détenteurs d'obligations émises par la corporation, de la siAvention accordée à l’Université par le gouvernement de la prov ince de Québec aux termes de l'arrêté en conseil No.3604 du 23 septembre 1970, tel qu'amendé par l’arrêté en conseU Numéro 3696 du 7 octobre 1970, le tout avec la même force, et le même effet que si les obligations avaient originairement été émises sous la seule garantie de la cession et du tr ai sport de cette siiivention au 8duciaire; à libérer la corporation de toute responsabilité quant au paiement, en capital et intérêts, du solde en cours des obligations émises en conformité de l’acte de fiducie; 4 adopter une ou des résolutions extraordinaires aux fins ci-dessus, autoriser le fiduciaire à consentir et signer tous actes de fiducie supplémentaire, quittance, mainlevée, libération, contrat, convention quelconque, et a faire ou consentir à toute chose qui pourrait être nécessaire ou approprié pour donner effet au et mettre en vigueur les dites résolutions extraordinaires; 5- faire toute chose qui pourrait être jugée appropriée dans l'espèce; 6- ajourner l'assemblée Peuvent assister et voter à l’assemblée: a) tout titulaire d'une obligation immatriculée ou son mandataire dûment désigné par écrit; b) tout détenteur d'une obligation au porteur sur production de telle obligation ou d'un certificat de dépôt de telle obligation entre les mains d'une banque à charte ou d'une compagnie de fiducie ou d'une corporation acieptée par le fiduciaire, ou son mandataire dûment désigné par écrit; L'écrit constatant le mandat ou Ir dépôt, fait en la forme prescrite, doit être déposé entre les mains du fiduciaire avait l'heure fixée pour le début de l'assemblée ci-dessus convoquée.Conformément aux dispositions du dit acte de fiducie, le fiduciaire a édicté certains règlements pour faciliter la tenue de l'assemblée et prescrivant entre autres les formules appropriées de procuration et de certificats de dépôt.Ces formules sont à la disposition des détenteurs d'obligations ai bureau du fiduciaire à 511 Place d'Armes, dans la cité de Montréal où l'on peut également consulter une copie authentique de l'acte de fiducie précité, les règlements édictés par le fiduciaire relativement à la tenue de cette assemblée et obtenir toutes autres informations s’y rapportant.MONTREAL, ce 30 octobre 1970 SOCIETE DE FIDUCIE DU QUEBEC Fiduciaire • • »• • • •• ••••• Nous.Comme l’indique notre carte de représentation, Tilden a plus de bureaux au Canada que tout concurrent américain.Nous desservons aussi plus de centre-villes et d’aéroports.Mais nous ne les avons pas seulement par l’importance.Tilden est une compagnie entièrement canadienne.Aussi, les hivers et les printemps canadiens n’ont pas de secrets pour nous.Nous offrons un plus vaste choix de Chevrolet et de Pontiac flambant neuves.Sans oublier camions, familiales, campeuses et voitures-ski.Nos tarifs sont imbattables.Notre service de réservations vous relie instantanément à n’importe lequel de nos 260 bureaux canadiens et de nos représentants de partout à l’étranger.(National Car Rentals aux États-Unis.) Tilden n’est pas seulement une compagnie canadienne, mais elle offre mieux que toute autre.Tilden vous connaît mieux .et à plusieurs points de vue.Siège social du système: 1194, rue Stanley, Montréal 110.TILDEN La seule entreprise canadienne de louage d'autos d'envergure mondiale Pour réservations au Canada ou à l’étranger, composez 878-2771 18 • Le Devoir, mardM 0 novembre 1 970 l'information sportive Au hasard des nouvelles VALERI BRUMEL, tenant du titre mondial de saut en hauteur avec sept pieds, cinq pouces et et champion olympique à Tokyo, n’a pas caché son scepticisme à l'annonce de la performance de 7' 6V4" par le Chinois Ni Chih Ching.dimanche à Changhai.et a déclaré: “Je voudrais le voir pour y croire'.Le champion olympique a également mis en doute la compétence des juges qui assistaient à la performance, et a indiqué qu’il aurait aimé que son homologue chinois eut réalisé ce saut soit à Paris, soit à Los Angeles.Brumel estime qu’il existe une grande différence entre une compétition nationale et une compétition internationale Rappelant qu'il y a quelques années déjà.Ni Chih Ching avait sauté 2m27: mais qu'aux Jeux asiatiques, il n’avait pas été capable de sauter plus de 2m06.il a termine en disant qu’il espérait que son record serait battu à Mexico ou un peut plus tard par l’un de ses compatriotes.Valéri Svotzov ou Valentin Gavrilov LA BAGARRE GENERALE de dimanche soir à Boston aura permis à la ligue Nationale de s’enrichir de $2.800.puisque les 26 joueurs qui quittèrent le banc pour prendre part à la bagarre ont automatiquement été condamnés à $100 d'amende.Les deux gardiens.Rogatien Vachon et Eddie Johnston, ont encouru la même sanction pour avoir quitté leur zone afin d'engager un combat de boxe D’autres amendes pourront être imposées par le président Clarence Campbell quand 11 aura pris connaissance du rapport des arbitres.DAVID MALARTRE, Pierre Bouchard.Roger Truchon.Daniel Picard.Alain Cyr.Pierre Poitras.Alain Brosseau et Marc Gervais ont été choisis, à l’issue d’un tournoi de judo présenté dimanche à Montréal, pour représenter le Québec lors des championnats de l’Est du Canada qui auront lieu le 10 janvier prochain, au centre Maisonneuve à Montréal.LE CANADA a remporté son premier triomphe dans le concours hippique de New York lorsque Barbara Simpson, sur le cheval Australis.a gagné le trophé Knox Celtine.dimanche.au Madison Square Garden.Elle a réussi son exploit en franchissant les huit obstacles, hauts de cinq pieds chacun, en 38 secondes et 4/10 et sans commettre une seule faute Cependant, au classement général, ce sont les cavaliers allemands qui dominent avec un total de 96 points.30 de plus que l’équipe américaine.Les Canadiens se retrouvent au 3ème rang avec 26 points, suivis de l'Irlande avec 12 et du Mexique avec 10.JOE LOUIS et BILLY CONN, deux des plus grands boxeurs de tous les temps, ont été réunis pour la première fois depuis plusieurs années, hier à Détroit, à l’occasion d’un banquet pour les journalistes en vue du combat entre Joe Frazier et Bob Foster, le 18 novembre.Les deux hommes s’étaient affrontés en deux occasions pour le championnat mondial des poids lourds.Par ailleurs, JIMMY ELLIS, après avoir cédé son titre de champion du monde des poids lourds, version W -B.A.à Joe Frazier il y a 10 mois, réapparaît sur la scène pugilistique en rencon- TOUT UN EXPLOIT ! Tom Dempsey (no 19), des Saints de la Nouvelle-Orléans.est porté en triomphe par ses coéquipiers après avoir réussi un botté de placement de 63 verges, deux secondes avant la fin d’un match de la UNE.dimanche, procurant un triomphe de 19-17 sur les Lions de Détroit.L’exploit incroyable de Dempsey, un athlète è qui il manque une main et une partie de pied, éclipse par sept verges l'ancienne marque de 56 verges pour un placement, établie en 1953 par Bert Rechichar, des Colts de Baltimore.(Téléphoto PA) trant ce soir, à l’auditorium de Miami Beach, le Péruvien Robert Davila, dans un combat de 10 rondes.A 30 ans et avec un palmarès de 27 victoires et sue défaites, l’ancien partenaire d’entrainement de Muhammad Ali pense qu’il peut rapidement s’imposer à nouveau comme l’un des premiers prétendants au titre mondial.CLIFF BUCK, président du Comité olympique des Etats-Unis, a déclaré hier matin, à New York, en acceptant la première invitation des Jeux olympiques 1972 des mains de Willie Daume, président du comité d’organisation allemand, que de la façon dont on bat des records du monde un peu partout, il croyait que les J.O.de Munich seront du plus haut niveau et que nous aurons beaucoup plus d’aversité que par le passé.Avery Brun-dage.président du COI assistait en tant qu’invité d’honneur à cette brève cérémonie et reçut du comité allemand une lithogravure d’un cavalier abstrait de l’artiste italien Marino Marini."Je ne suis pas habitué à ce genre d’art mais je suis très touché”, a souligné le président, qui collectionne des objets de la dynastie des Ming.Cependant.Brun-dage a profité de l’occasion pour critiquer la jeunesse mondiale qui.selon lui.poursuit les mêmes objectifs que les J.O., mais en employant des méthodes qui sont contraires à l’esprit démocratique.Les ALOUETTES de MONTREAL sont inondés d’appels téléphoniques de personnes qui désirent obtenir des billets en vue du match de dimanche prochain contre les Chats-Tigres de Hamilton, lors de la première partie d’une série finale de deux au total des points.Selon la direction des Alouettes, les sept lignes téléphoniques ont été complètement bloquées hier, entre 9h et midi.“J’aimerais bien voir ce stade rempli à pleine capacité a déclaré Red O’Quinn le directeur général de l’équipe.Cette saison la plus forte assistance a été d’un peu plus de 27,000 personnes alors que le stade peut en contenir 33.000.Les EQUIPES Masculine et féminine des Etats-Unis de ski alpin, après plusieurs semaines de préparation physique, ont gagné hier leur camp d’entrainement d’Aspen, dans le Colorado.afin de préparer activement leur tournée européenne qui débutera en décembre.Dix-neuf skieurs, sous la direction de Willie Schaeffler.et 14 skieuses, sous la responsabilité d’Hank Tauber, intensifieront progressivement leur entrainement plus particulièrement axé sur la descente et le slalom géant.L’UNIVERSITE D’OTTAWA a connu beaucoup de succès en fin de semaine, grâce à ses équipes de football et de ballon-volant.Le Grenat-et-Gris.sous l'égide de son instructeur Bob O’Billovich.ancien Rough Rider, après avoir décroché le titre de sa section, ajoutait le championnat de la Ligue interuniversitaire Centrale, grâce à une victoire de 32-15 sur l'université Bishop’s de Lennoxville.Les Outaouais affronteront maintenant l'équipe de l’Université du Nouveau-Brunswick, pilotée par Dan Underwood, ancien Castor de Montréal, samedi à Halifax, dans la classique annuelle "Atlantic Bowl".Au ballon-volant, le Grenat-et-Gris est demeuré invaincu en huit matches, à Ottawa dimanche, lors d’un tournoi de l’Association athlétique Ontario-Québec, pour se mériter le droit d’avancer en demi-finale nationale.Les autres participants ont conservé les fiches suivantes: Queen’s (6-2).Université de Montréal (3-5).Laval (2-6) et Car-leton (1-7).QUELQUES-UNS des meilleurs golfeurs au monde sont déjà rendus à Buenos Aires, en Argentine, où commence jeudi le prestigieux tournoi de la Coupe du Monde, impliquant 88 joueurs représentant, à raison d’une équipe de deux par pays.44 nations.Le tournoi de 72 trous se poursuivra jusqu’à dimanche, sur le parcours du Jockey Club.Les Américains.10 fois vainqueurs de cette compétition (autrefois disputée pour la coupe du Canada), sont évidemment favoris.Mais l’un des deux membres de l’équipe.Lee Trevino, se faisait attendre hier, tout comme le Britannique Tony Jacklin et l’Australien Bruce Devlin.Le trio vient à peine de terminer un autre tournoi disputé en Australie.LES SOONERS d'Ottawa, de la Conférence métropolitaine junior l’an dernier et qui comptent encore 19 joueurs d’âge junior dans leurs rangs, ont fait un grand pas vers la conquête du championnat des éliminatoires de l’Union de football senior de l’Ontario, avant-hier dans la Capitale, en prenant la mesure des Indiens du Michigan au compte de 26-1.l’emportant ainsi par 60-1 dans cette série demi-finale de deux parties au total des points.Les Soon-ers.équipe affiliée des Rough Riders, affronteront maintenant en finale les Satellites de Bramalea.le club-école des Argonauts de Toronto.sTsioil :: HË L AVENIR LEUR A GENTIMENT SOURI En avril dernier, par les rues de Montréal, les Expos paradaient joyeusement.C’était à la veille d’une saison qui fut couronnée d’une éclatante réussite.A ce moment précis, Claude Raymond et Cari Morton ne savaient pas ce que 1970 leur réservait.Morton vient d’être choisi la recrue de l’année” chez les lanceurs par la revue "The Sporting News".Lanceur-recrue de l'année, selon "The Sporting News" Grand honneur pour Car! Morton par MARCEL CAU DETTE (collaboration spéciale* Cari Morton, à ses premières armes dans le baseball des ligues majeures, a connu un».saison du tonnerre en 1970.présentant une fiche enviable de 18-11 et une moyenne de 3.60 points mérités.Sa brillante tenue au monticule n’a pas échappé à ses confrères de la ligue Nationale et.hier, dans la revue “The Sporting News ”, nous apprenions que les joueurs, qui forment le circuit “Chub ” Feeney, l’avaient proclamé le lanceur-recrue de l’année.Morton a obtenu 122 des 224 votes, comparativement à 96 pour son plus proche rival.Wayne Simpson, des Reds de Cincinnati qui.malheureusement, a eu une saison écourtée en vertu d’un violent mal de bras.Chez les autres joueurs du circuit.le voltigeur Bernardo Carbo.des Reds de Cincinnati, a récolté 187 des 224 votes.D est entendu que le scrutin, effectué auprès des joueurs de la Nationale, ne confère aucun titre honorifique aux vainqueurs.Cest le vote des scribes qui fait foi de tout.et il sera connu le 24 novembre.Le cas Coco Laboy En remuant l’âtre du passé, on se souviendra que l’an dernier.Coco Laboy avait été élu avec une forte majorité la recrue de l’année par les joueurs de la ligue Nationale.Toutefois, pour le titre officiel de recrue de l’année, c’est Ted Sizemore, des Dodgers de Los Angeles, qui avait amassé les grands honneur pour les Expos, à leurs de saison fracassante.C’est toutefois un très grand honneur pour les Expos, à lurs deux premières saisons dans le baseball, de voir ainsi deux des leurs recevoir la plaque du “The Sporting News’’.Il se peut que.le 24 de ce mois, le titre échoit à Cari Recette de $3’A millions NEW YORK (AFP) - Trois millions et demi de dollars, telle est la recette totale du combat de rentrée de Cassius Clay le 26 octobre dernier à Atlanta, selon les indications de Mike Malitz.président de Sport Action Inc., la compagnie qui a retransmis les trois rondes en circuit fermé dans 205 salles de spectacle aux Etats-Unis et au Canada et par satellite vers tous les continents.“Nous dépasserons les trois millions de dollars et.ajoutés aux $250.000 que rapportera la retransmission outremer et les $200.000 obtenus aux guichets, ça fera le compté’.a-t-il précisé, indiquant que les chiffres définitifs ne seront pas connus avant la semaine prochaine.Morton, mais il semble plus plausible que Bern:’ Carbo succède à Sizemore.En toute justice.Carbo a aussi connu une saison électrisante avec la “grosse machine rouge” de Cincinnati.Il a claqué 21 circuits, a fait compter 63 points et conservé une alléchante moyenne de .310 au bâton.Dans la ligue Américaine, Bert Blyleven.des Twins du Minnesota, et le voltigeur Roy Foster, des Indians de Cleveland.ont été les récipiendaires.Un record pour Wine Par ailleurs, le vétéran arrêt-court Bobby Wine, des Expos de Montréal, a établi un record des ligues majeures en complétant pas moins de 137 double-jeux.L’ancienne marque appartenait à Lou Boudreau qui.en 1944.avec les Indiens de Cleveland, avait participé à pas moins de 134 double-retraits.On sait qu’il y a quelque mois, à Coopers-town, Lou Boudreau était in- tronisé au Temple des Immortels du baseball, ayant sa niche aux côtés des Babe Ruth.Lou Gehrig et compagnie.Il est à noter qu’à titre du joueur par excellence chez les Expos en ‘70.Morton l’a emporté 3-2 dans le scrutin devant Wine, qui a aussi connu une saison exceptionnelle.Morton, on le sait, sera honoré dimanche soir prochain à l’hôtel Bonaventure de Montréal, lors du Banquet annuel des champions.1000 pour J im Gosger D’autre part, le dévoué Larry Chiasson, des Expos, nous a informé que Jim Gosger.des Expos, est l’un des neuf voltigeurs de la ligue Nationale à n avoir commis aucune erreur en ‘70.Gosger a été le plus occupé de ces neuf “attrap-peurs de balles” avec 124 retraits.comparativement à 115 pour Cleo James, des Cubs de Chicago, deuxième au classement des performances à la défensive.HOCKEY CLASSEMENTS LIGUE NATIONALE Est G P N BP BC Pts Boston 8 2 2 54 28 18 Montréal 8 4 1 46 34 17 New York 8 3 1 36 24 17 V ancouver 5 7 2 40 50 12 Détroit 4 8 2 40 47 10 Toronto 3 9 0 36 45 6 Buffalo 2 11 1 19 58 5 Ouest Chicago 7 3 4 43 30 18 St-Louis 6 2 4 29 21 16 Philadelphie 7 4 2 31 26 16 Los Angeles 6 5 0 34 34 12 M innesota 5 5 2 25 28 12 Pittsburgh 3 5 5 32 32 11 Californie 3 7 2 31 39 8 Ce soir Vancouver à Boston Los Angeles à Pittsburgh LIGUE AMERICAINE Est Providence 7 4 1 44 39 15 Springfield 6 6 0 43 43 12 Montréal 5 8 1 45 46 11 Québec 5 7 0 34 43 10 Baltimore Ouest 8 3 0 43 30 16 Cleveland 5 5 1 39 34 11 Hershey 5 7 1 34 39 11 Rochester 5 6 0 31 39 10 Ce soir Springfield à Baltimore Rochester à Providence LIGUE JR DU QUEBEC G P N BP BC Pts Québec 13 1 0 106 42 26 Shawinigan 10 4 0 61 48 20 T -Rivières 9 5 1 72 54 19 Sherbrooke 8 6 1 65 66 17 St-Jérôme 8 6 0 63 66 16 Drummond.6 6 2 66 67 14 Verdun 6 9 0 71 80 12 Rosemont 5 12 0 73 87 10 Sorel 4 12 0 48 73 8 Cornwall 3 12 0 49 84 6 LIGUE JR DE L’ONTARIO Peterbo 11 1 1 69 28 23 Ste-Cathar 9 4 0 72 49 18 Ottawa 6 5 1 49 43 13 Toronto 5 3 2 53 55 12 Hamilton 6 5 0 50 47 12 Canadien Jr 5 4 1 52 50 11 Niagara F.5 9 0 63 81 10 London 4 6 1 37 47 9 K itchener 3 8 1 50 62 7 Oshawa 1 9 3 37 72 5 Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres .— - .ù AVIS AVIS D1 APPLICATION POUR PERMISSION D’ABANDONNER LA CHARTE Ai U est par les présentes donné que NUGENT CORPORATION LTD qui a son bu reau principal dans la cité de Montréal.Proxinee du Québec, demandera la permission d'abandonner sa charte en \ertu de la loi des compagnies de ( anada Montréal, le 6 novembre 1J7# SAMUEL FINEBERG secrétaire.AVIS D APPUCATION POUR PERM ISSION D’ABANDONNER LA CHARTE Avis est par les présentes donné que CLOTHES MASTER METAL PRODUCTS LTD.qid a son bureau principal dans la eité de Montréal.Province du Quebec, demandera la permission d'abandonner sa charte en sertu de la loi des compagnies de Canada.Montréal le S novembre IJ7# EMMANUEL FINEBERG secrétaire Canada Province de Québec Divtrict de Montréal COUR SUPERIEURE No 771 438 COUR PROVINCIALE No 281 400 RICHARD RRILUNGER.demandeur en garantie.-v*- THE NORTHERN ASSURANCE COM P A NV LIMITED, défenderesse en garantie.Il est ordonné à Richard Brillinger de se nommer un nouveau promreur ou de produire un acte de comparution personnellr dans 1rs causes portant k-s numéros de dotsiers 771 438 de la Cour Supérieure et 281 400 de la Cour Provinciale du District de Montréal, dans un délai de trente jours du présent avis.MONETTE FItJON CIERK MICHAUD BARAKETT A LEVESQUE Promreurs de 1a défenderesse en g «an lie AVIS Avis est par les présentes donné que Mme Rachel Epstein, du 7801.Kildare.Côte St-Lac.district de Montréal, s’adressera à la Législature du Québec pendant la prochaine ses «ton poar demander l'adoption d’une loi autorisant le College des Pharmaciens à l'admettre à titre d assiataat-phirmarien DIMES NIL, MAILHOT A DESAULNIERS Procureurs de la requérante AVIS Avis est par les présentes donne que: M.(ieorges Howitt du 2*0.Avenue Jourdan, à Dollard des Ormeaux, district de Montréal, s'adressera à la Législature de Québec pen dant la prochaine session pour demander l'adoption d'une loi autorisant le Collège des Pharmaciens à l’admettre a titre d'assistant pharmacien.DI MESNIL.MAILHOT A DESAILNIEKS Procureurs du requérant CANADA Province de Québec District de Montréal COUR SUPERIEURE No.WW 160 DAME LYNDh Mc MILL ANE, épouv?séparée de biens de M D’Arcy Peter Farrell, résidant et domiciliée au 3ltS Avenue Walk-ley.dans les Cité et District de Montréal.Demanderesse -vs- D’ARCY PETER FARRELL, adresse in connue.Défendeur PAR ORDRE DE U COUR Le défendeur.D’Arcy Peter Farrell est.par les présentes requis de eomparaitrr dans un délai de trente jours à compter de la dernière publication.Une copie du bref d'assignation et de la déclaration a été lais sée au greffe de la Cour Supérieure à son Intrntion.Montréal, le 3 novembre 1878 MARIUS D’ AMOURS Protonotairr adjoint àC.SM.AVIS DE LA DEMANDE D’ABANDON DE CHARTE •ST-JOSEPH (CANADA) LIMITEE' AVIS est par les présentes donné que la compagnie ‘STJOæPH (CANADA) LIMI TEE”.constituée en corporation en vertu des dispositions de la Loi sur les corporations canadiennes.Partie I.et ayant son siège social en la Ville de Montréal, demandera au Ministre de la consommation et des corporations.la permission d'abandonner sa charte en vertu des dispositions de ladite Loi sur les corporations canadennes.DONNE à Montréal, ce 21 septembre 1878.Gahrielie Bastien.Secrétaire Canada Province de Québec District de Montréal COUR PROVINCIALE No 302 928 J.A.DESCARY, gérant de Caisse Populaire, domicilié et résidant au 6970 Pontoise.St-Leonard.District de Montréal demandeur contre JOSEPH TOPUCANEC & MARI J A TOPU CANEC.tous deux domiciliés et résidant au 3633 Clark, en les cité el district de Montréal, et maintenant de lieux taconnus.défendeurs & ANDRE VEZINA.agissant sous la raison sociale de IMMEUBLES ANDRE VEZINA REALTIES ENRG.au 6S71, lOè avenue, Rosemont.District de Montréal.tierre-saisie IL EST ENJOINT à JOSEPH TOPUCANEC & MARUA TOPUCANEC à l'intention des quels une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente
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