Le devoir, 21 novembre 1970, samedi 21 novembre 1970
MINI-LOTO / ¦auébec^ TIRAGE 20 NOV.1970 13094 W j\) 1 3094 gagne $5,000.3094 gagne $500.094 gagne $100.¦ la météo Généralement nuageux et venteux.Averses.40 et 45.Présentation de la Ste Vierge LE Fais ce que dois VOL.LXI - NO 271 DEVOIR Montréal, samedi 2 1 novembre 1 970 15 CENTS M.Trudeau au congrès libéral d'Ottawa: C'est par une démocratie plus vivante et plus humaine qu'on relèvera le défi du terrorisme de notre envoyé spécial Michel Roy OTTAWA - Le terrorisme, s'il faisait tache d'huile, pourrait forcer les institutions sociales et démocratiques du pays à demeurer sur la défensive, a déclaré hier soir le premier ministre qui a ajouté: “Mais il n'en est pas question.Cela ne se produira pas parce que le gouvernement ne le permet- tra pas, parce que le Parlement ne le permettra pas.parce que les Canadiens ne le permettront pas." M.Trudeau, qui s'adressait aux militants libéraux réunis en congrès, a consacré plus du tiers de son discours aux problèmes et aux conséquences du terrorisme.Mais, pour combattre ceux qu’il appelle des ''anarchistes" et des “déchets de l’histoire", il ne propose aucune des mesures draconiennes auxquelles plusieurs parlementaires québécois suggèrent de recourir depuis le début de la crise.Il fait plutôt appel aux ressources démocratiques de “l’homme libéral" qui.pour être fidèle à son idéal, dit-il.ne doit pas craindre de défendre, comme la vie elle-même, “les seules modalités du changement qui respectent la personne" Les hommes libéraux, et c'est la position du gouvernement, doivent savoir.malgré leurs “intenses répugnan- ces".se durcir momentanément, “et tout le temps voulu”, pour sauvegarder les institutions démocratiques et défendre ainsi la position de l'humanité à la pointe actuelle de son évolution.“Cette façon de concevoir notre responsabilité envers la personne et la société correspond à l’idée que se faisait de l’Etat et de son rôle Emmanuel Mounier.un penseur qui a eu sur tant d'hommes de ma génération une influence profonde et déterminante".EtM.Trudeau de citerMounier: “Le rôle de l'Etat, a-t-il écrit, se ümite d une part à garantir le sta- Voir page 2: Trudeau M.Trudeau réitère son opposition à la carte d'identité obligatoire Trudeau a déclaré hier soir, en réponse à la question d'un militant libéral de la région montréalaise, qu’il est opposé à la carte d’identité obligatoire dont l’institution est proposée par le ministre de la justice du Québec, M.Choquette.Cette réponse a suscité l’approbation générale des quelque 2,000 libéraux réunis en congrès et devant lesquels le chef du gouvernement venait de rendre compte de son mandat depuis son accession au pouvoir.M.Trudeau a rappelé qu’il s’était souvent prononcé contre la carte d’identité obligatoire dans le passé, notamment dans la revue Cité Libre.Il a dit qu’il n’avait pas changé d’idée, mais qu'il s’était abstenu de le rappeler pour ne pas chercher querelle au gouvernement du Québec.Si le Québec, a-t-il précisé, parvenait à instituer cette mesure dans le cadre de ses compétences - ce qui n’est pas encore démontré - le gouvernement fédéral ne saurait s'y opposer.Toutefois, malgré les raisons qui mo- A Paris Québec regroupe ses services rue Pergolèse QUEBEC (par P.O’N) - Tous les services de la délégation générale à Paris seront regroupés dans l’immeuble réaménagé que le Québec possède déjà, rue Pergolèse.dans le XVIème arrondissement, quartier huppé de la métropole française.En annonçant la nouvelle hier à Québec le premier ministre Bourassa a précisé qu’il s’agissait là d’organiser plus efficacement les services du gouvernement québécois et de rationaliser davantage l’action du Québec en France.L’immeuble de la rue Barbet-de-Jouy, dont le gouvernement Lesage s’était porté acquéreur en 1961, sera mis en vente dans les plus brefs délais.Le premier ministre a par ailleurs annoncé qu'une délégation de fonctionnaires québécois participera à la lOème réunion de la commission permanente de coopération franco-québécoise qui aura lieu à Paris du 30 novembre au 4 dé-rpmhrp Voir page 2: Québec Pour éviter la guerre OCEANSIDE, Calif.(AP) Deux jeunes fusiliers-marins américains qui devaient partir pour le Vietnam avaient décidé d’échapper à cette obligation en se blessant mutuellement à coups de feu.Leur projet, malheureusement.a mal tourné et l'un d’eux en est mort.Les deux soldats sont: Eldridge C.Chappell.20 ans.de New York, et Jerome Quinn.23 ans, de Los Angeles.L'accident s'est produit en un lieu désert à la ümite de la ville d’Ocean-side, en Caüfornie.non loin de la base des marines de Pendleton.Chappell, armé d’un pistolet 22.a tiré deux coups dans les jambes de Quinn, puis lui a passé l'arme.Quinn également a tiré deux coups, dont l'un alla se loger dans la poitrine de Chappell qui tomba raide mort.Quinn a été arrêté et une enquête a été ouverte par la section des homicides, sous la direction du üeut.Robert Raidie.EN VENTE PARTOUT ANN tivent son opposition à une telle initiative, M.Trudeau a reconnu que nous entrons dans une ère de violence telle qu’il pourrait devenir nécessaire d’envisager le recours à des moyens comme celui-là, des moyens, a-t-il tenu à souligner, qui porteraient atteinte à la notion de überté comme nous la concevons au Canada.“Je ne crois pas, a dit M.Trudeau, que la carte d’identité obligatoire, soit une mesure efficace parce qu elle obligerait l’Etat et la police à remettre constamment leurs fiches à jour, parce qu’elle entraînerait toute une série de vérifications policières qui sont étrangères à notre mode de vie, parce qu elle assujettirait le citoyen à un régime de contrôle plus rigoureux, l’exposant ainsi aux abus qui pourraient en découler " D’autre part, l’assemblée générale du congrès a voté avec enthousiasme la confiance au premier ministre en sa qualité de chef du parti, aucune motion réclamant un congrès de leadership n'ayant été soumise.Une seule réserve dans ce concert de louanges: un libéral, qui n'était pas délégué, à reproché à M.Trudeau, non pas le recours aux mesures de guerre, mais l’insuffisance d’informations communiquées au public pour les justifier.Répondant à cette intervention, une déléguée de la Colombie-Britannique a chaleureusement félicité M.Trudeau, au nom de l’assemblée, de sa conduite durant la crise.Elle a été longuement applaudie.En réponse à diverses questions de l’auditoire, M.Trudeau a été amené à faire les déclarations suivantes: • Il est vrai que le Canada anglais a mis presque un siècle à reconnaître les injustices dont le Québec était victime dans la Confédération, mais rien dans l’histoire du pays ou dans les conditions qui prévalent au Québec aujourd’hui, ne pouvait justifier la violence et la terreur, quelle que soit la valeur de la cause en jeu.Le Canada anglais n’a donc pas à se sentir coupable des événements tragiques qui sont survenus au Québec.• Sans y être absolument opposé, M.Voir page 2 : Carte hier, la salle de bal du Château (Téléphoto CP) Quelque 2,500 délégués au congrès national du parti libéral du Canada ont envahi Laurier à Ottawa.Le thème des assises, qui se termineront demain, est: Forum 70.À l'enquête du coroner sur la mort de Laporte Trois témoins racontent la vie quotidienne des supposés ravisseurs par Normand Lépine Trois témoins ont fait le récit détaillé du séjour clandestin de Paul et Jacques Rose, Francis Simard et Bernard Lortie à l’appartement du 3720, chemin de la Reine-Marie, hier, devant le coroner Jacques Trahan.C’était la troisième séance de l’enquête sur les circonstances de la mort de Pierre Laporte, dont le corps a été découvert le soir du 17 octobre, dans la malle d’une automobile abandonnée à St-Hubert.Les trois témoins sont des personnes qui ont vécu intimement avec les quatre supposés ravisseurs de l’ancien ministre, en les hébergeant du 17 octobre au 6 novembre, jour où les policiers ont fait irruption dans l’appartement pour y appréhender, notamment, Bernard Lortie.Il s'agit de François Bélisle, 19 ans.Pékin obtient la majorité simple mais demeure en dehors de TON U d’après l’AFP NATIONS UNIES.N.Y.- L’Assemblée générale a fermé une fois encore, hier, la porte de l’ONU à la République Populaire de Chine et à ses 800,-000,000 d'habitants.La résolution albano-algérienne demandant l’admission immediate de Pékin et l’exclusion de Formose a cependant obtenu pour la première fois la majorité simple: 51 voix contre 49 et 25 abstentions.La majorité des deux tiers était requise pour l'adoption de la résolution.En effet, l’Assemblée générale, dans une décision prise par 66 voix contre 52 et 7 abstentions, avait préalablement réaffirmé que tout changement de la représentation actuelle constituait une “question importante" et faisait en conséquence jouer la règle des deux tiers.C’était exclure par avance l’entrée de Pékin à l’ONU et maintenir la délégation de Formose au siège de la Chine.Des applaudissements frénétiques ont salué l’annonce des résultats du vote.L'an dernier, le vote avait été de 48 voix pour l'admission de Pékin, 56 contre 21 abstentions.Le Canada, qui vient de reconnaître Pékin, a voté pour la première fois en faveur de l’admission de la Chine continentale, mais il avait auparavant voté en faveur de la résolution exigeant une majorité des deux tiers.Voici le détail du vote de l'Assemblée sur l'admission de Pékin et l'exclusion simultanée de Formose : Ont voté pour: Afghanistan.Albanie.Algérie, Autriche.Bulgarie, Birmanie, Burundi, Biélorussie.Canada.Ceylan, Chili, Cuba, Tchécoslovaquie, Danemark, Guinée équatoriale, Ethiopie.Finlande, France, Ghana, Grande-Bretagne, Guinée, Hongrie, Inde, Irak, Italie, Kenya, Libye, Mali, Mauritanie, Mongolie, Maroc, Népal, Niger, Norvège, Pakistan, Répubüque populaire du Congo, Pologne, Roumanie, Somalie.Yémen du Sud, Soudan.Suède, Syrie, Uganda, Ukraine.URSS, RAU, Tanzanie, Yémen, Yougoslavie et Zambie.Ont voté contre : Argentine, Australie, Barbade.Brésil.Cambodge.Tchad, Chine nationaliste, Colombie.Etats-Unis.République démocratique du Congo, Dahomey, République Dominicaine, Salvador, Gabon, Gambie, Grèce, Guatemala, Haiti, Honduras, Israël, Côte d’ivoire, Japon, Jordanie, Lésotho, Libéria, Madagascar, Malawi, Malte, Maurice, Mexique, Nouvelle-Zélande, Nicaragua, Niger, Panama.Paraguay, Philippines, Rwanda, Arabie séoudite, Sierra Leone, Afrique du Sud, Espagne, Swaziland, Thaïlande, Togo, Turquie, Haute-Volta, Uruguay, Venezuela.Abstentions: Belgique, Bolivie, Botswana, Cameroun, République Centrafricaine, Chy- Ëre, Equateur, Fiji, Guyane, Islande, •an, Irlande, Jamàique, Kuweit, Liban, Luxembourg, Malaisie.Pays-Bas, Voir page 2: Pékin menuisier; Francine Bélisle, infirmière à l’hôpital Ste-Justine.soeur de François ; et Colette Therrien, étudiante en administration à l’université du Québec à Montréal.L’interrogatoire a été menée durant toute la journée, par Me Jean-Guy Bollard.assisté de Me Jacques Ducros.Tous trois ont demandé la protection de la cour et un avocat a pu les rencontrer avant leur témoignage.Francine Bélisle et Colette Therrien ont été arrêtées le 6 novembre au même moment que Bernard Lortie.Les poüciers avaient failli arrêter, ce soir-là, Paul et Jacques Rose, ainsi que Francis Simard, qui s'étaient cachés dans le placard secret qu’ils avaient bricolé eux-mêmes.François Bélisle a été arrêté à Victoriaville, où habitent ses parents.La chronologie des événements du séjour clandestin, telle que relatée par les témoins, comporte les dates importantes suivantes: • Le 5 octobre, F’rançois Bélisle se rend au 3720, chemin de la Reine-Marie, pour y retrouver sa soeur, Francine, ainsi que Colette et Richard Therrien.Il arrivait de VictoriavUle pour travailler, comme menuisier, chez un oncle.Il n'avait jamais rencontré l’un ou l'autre des supposés ravisseurs.• Le 16 octobre, Paul Rose vient habiter à l'appartement.• Le 17 octobre, F'raneis Simard et Jacques Rose viennent rejoindre le groupe, chemin de la Reine-Ma s’y réfugier.• Le 19 octobre, à la demande de Jacques Rose, Colette Therrien loue un coffret de sûreté à la BCN, angle Lacombe et Côte des Neiges.• Le 20 octobre, Jacques Rose demande à François Bélisle d’aller ache- Voir page 2: Trois témoins larie.pour Chômage d'hiver M.Bertrand: un manque de prévoyance QUEBEC (PC) Le chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale, M.Jean-Jacques Bertrand, a blâmé hier le gouvernement Bourassa pour son manque de prévoyance au sujet du chômage d'hiver.‘Le Québec est au courant que le problème du chômage existe depuis des mois.Or, un gouvernement prévoyant n’attend pas au mois de novembre pour commencer des travaux,” a ajouté M.Bertrand.Le chef de l’Union nationale a, par ailleurs, ajouté que les travaux de voirie destinés à combattre le chômage d’hiver annoncés par M.Bourassa ne commenceront, en fait, qu'au mois de mars, donc au printemps.M.Bertrand a fait cette intervention après que le chef du gouvernement eut annoncé à l’Assemblée nationale un investissement de $300 millions, d’ici décembre 1971, dans l’habitation et la rénovation urbaine, M.Bertrand a, d'autre part, ajouté que le gouvernement aurait dû prévoir les travaux de voirie beaucoup plus tôt afin de combattre réellement le chômage d’hiver.Tl y avait des plans préparés et on a attendu novembre avant d'annoncer leur réalisation.La meilleure preuve, c’est que tous les travaux de voirie qui vont être faits, le seront à la suite de l’excellente planification préparée par le gouvernement précédent”, a dit M.Bertrand.M.Bourassa a répondu que les affirmations de M.Bertrand étaient fausses.Voir page 2: Bertrand Dans 11 pays Comité international d'urgence universitaire NEW YORK i AF"?) Une centaine de professeurs d’université, dont six prix Nobel, représentant dut pays, ont formé un comité dans le but de rendre aux institutions d’enseignement supérieur leur mission primordiale qui est “de faire progresser et de transmettre les connaissances humaines." La formation du “comité international d’urgence universitaire” (International Committee on the University Emergency) a été annoncée simultanément à New York, à Berlin et à Rome au cours de conférences de presse reliées par téléphone.“Les préoccupations académiques fondamentales sont maintenant sacrifiées à des considérations étrangères à la mission centrale qui est de faire progresser et de transmettre les connaissances humaines” affirme le manifeste du comité international qui déplore que des pressions politiques de droite et de gauche détournent l’Université de cette mission.Les Fltats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la République Fédérale d’Allemagne, l'Italie, l’Australie, la Suisse, la Belgique, le Japon et l’Australie sont représentés au sein du comité.Établissements de santé La disparition du secteur privé n 'est pas un objectif du gouvernement La disparition du secteur privé dans le domaine des établissements de santé et de bien-être ne constitue pas en soi un objectif que le gouvernement entend poursuivre, a affirmé hier M.Claude Castonguay.Le ministre de la santé, de la famille et du bien-être social tient également à souügner que la tranche du rapport de la Commission d'enquête portant sur “les étabüssements à but lucratif', ne üe en rien le gouvernement du Québec pour l'instant.“La définition de la place qui doit revenir aux étabüssements privés de santé et de bien-être devra nécessairement tenir compte de l'ensemble des poüti-ques qui seront élaborées en matière de santé et de services sociaux au Québec et s'y intégrer harmonieusement", a ajouté le ministre devant l'Association des directeurs et des étabüssements privés de bien-être et de santé, réunie en congrès à Montréal.Toutefois.M.Castonguay a précisé qu'il ne faut pas oubüer que l'améüora-tion de l’état de santé et du niveau de bien-être de la population constitue l’une des priorités majeures du gouvernement.Dans cet esprit, il a dit que les changements profonds de notre société sur les plans sociaux, économiques et culturels exigent une réévaluation du fonctionnement des étabüssements privés dans les domaines de la santé et des services sociaux et.très probablement, des transformations importantes dans les modes d’organisation, de financement, de gestion et de contrôle de ces étabüssements.Selon lui, nul ne saurait nier en effet qu’il existe dans ce secteur certaines réaütés qu’on ne peut plus méconnaître et qui doivent cesser d’exister.“Je pense particuüèrement à l'absence de normes uniformes de financement, d'opération et de gestion ainsi qu’au besoin impérieux de contrôles satisfaisants.Je pense également à l'absence de critères précis nous permettant de quaüfier un étabüssement de “véritable étabüssement privé", a-t-il signalé.D ne s’ensuit pas pour autant qu'on doive nécessairement songer à la transformation complète des étabüssements dits “privés" en étabüssements sans but lucratif.Une telle transformation ne paraît pas être une panacée suscepti- ble de résoudre tous ces problèmes, d'ajouter M Castonguay.Selon le ministre, on a qu'à songer au fait que, de façon générale les grands établissements sans but lucratif ont négligé le domaine des services qui font généralement l'objet des établissements à but lucratif, de telle sorte que ces derniers ont constitué une présence indispensable dans la société québécoise.Des solutions plus nuancées doivent être envisagées.Pour illustrer sa pensée, M.Castonguay a expliqué: “On peut concevoir dans l’avenu- la transformation de certains établissements privés - ceux qui sont financés à 100% par l’Etat ou encore ceux qui ne peuvent survivre de façon competitive avec un financement partiel de l’Etat -en établissements sans but lucratif ou encore en établissements dont seul fonctionnement sera sans but lucral et le maintien et même le développemt d'autres établissements sur une bs privée vraiment compétitive, jouisss d'un financement partiel de l'Etat" Il est certain, devait-il ajouter, q les transformations requises dans futur entraîneront, pendant une pério transitoire nécessaire des ajustemer psychologiques et matériels importants On n'a qu'à songer à la récente cc vention collective signée pour une dur de trois ans dans le secteur des hôi taux privés.Il est certain qu’elle se touchée, du moins indirectement n les transformations dont je viens faire état et que, de façon générale u réallocation du personnel oeuvrant da Voir pag* 2: La disparition I.» 2 * Le Devoir, samedi 21 novembre 1970 suites de la première page TRUDEAU tut fondamental de la personne, de l’autre à ne point mettre d’entraves à la libre concurrence des communautés spirituelles L'Etat n'en doit pas moins garantir ce statut fondamental, qui est un statut personnel.Ce service justifie l’emploi de la contrainte dans des circonstances définies", conclut le philosophe français.La liberté et la démocratie ne pourront survivre, affirme encore le premier ministre, si elles ne peuvent de quelque façon se défendre contre ceux qui veulent les détruire.Les menaces qu elles subissent ne sont pas toujours extérieures, loin de là.Si le criminel en est une, les riches peuvent en être une autre, de même que l'intransigeance bureaucratique ou la finasserie des politiciens.Il arrive parfois que la démocratie et la liberté, précise M.Trudeau, aient à affronter l'hystérie d’une foule et, en d'autres temps, les agissements d’une poignée de conspirateurs; elles sont d'ailleurs constamment en butte au parti-pris des esprits sectaires et des imbéciles et, à l’occasion, il faut les protéger contre le zèle excessif des pharisiens et des chauvins.” Dans ce dernier passage, beaucoup d’observateurs ont vu une mise en garde contre tout excès dans la lutte contre le terrorisme, excès qui risquerait de porter atteinte à la démocratie qu’il s’agit de protéger.En somme c’est par une démocratie plus vivante et plus humaine que les pouvoirs publics peuvent relever le mieux le défi du terrorisme; telle semble être la conclusion des analystes de ce discours du chef libéral fédéral.Défié le mois dernier par les terroristes, a poursuivi le premier ministre, le gouvernement ne s’est laissé arrêter ni par l’indécision ni par la répugnance que lui inspiraient les mesures à prendre: “Nous devons, évidemment, demeurer vigilants et attentifs; mais la situation étant maîtrisée, le gouvernement peut de nouveau, et graduellement, consacrer toutes ses énergies à faire du Canada un pays toujours plus humain.“Après le choc des événements de ces dernières semaines, nous avons constaté que le Canada n’a pas changé, que la vie y reprendra sans doute son cours normal, mais ce que nous avons aussi découvert, c’est que, habitués que nous étions à vivre dans la raison et la modération, nous n'avions pas suffisamment prêté attention à l’émergence d'une nouvelle faune de fanatiques et de barbares.” Les terroristes du FLQ ne sont, a dit M.Trudeau, ni des réformateurs ni des révolutionnaires puisqu'ils ne proposent aucune nouvelle forme de gouvernement.Ce sont plutôt, dit-il, des “anarchistes" qui sont prêts à faire fi de tous les bienfaits de la civilisation et qui n'ont rien à offrir en échange.La deuxième partie du discours de M.Trudeau porte sur les réalisations de son administration depuis deux ans.c'est-à-dire depuis l’accession de M.Trudeau à la direction du gouvernement.PÉKIN Pérou, Portugal.Sénégal, Singapour.Trinidad et Tobago, Tunisie, l’Indonésie n’a pas participé au vote et le représentant des Maldives était absent.L’heure de la diplomatie tranquille L’Assemblée générale s’est trouvée hier soir sous le choc politique et psychologique de la majorité qui pour la première fois en vingt ans de débats et de manoeuvres, s’est portée sur le rétablissement des droits de la République populaire de Chine aux Nations unies.Ce choc est évidemment tenu pour prémonitoire en ce qui concerne l’arrivée d’une délégation chinoise authentique à New York, c’est-à-dire d’une délégation représentant le gouvernement de Pékin.Il provoque un torrent de commentaires qui sont autant de bulletins de victoire de la part de ceux qui, depuis de longues années, ou filus récemment militent en faveur de a dévolution au gouvernement de Pékin du siège que la Chine détient aux Nations unies avec, comme corrolaire d’une implacable logique, l’expulsion de ceux qui, depuis Taiwan et Taipeh.prétendent représenter la Chine.Tant d’euphorie, pourtant, risque d'estomper les réalités politiques des Nations unies, dans une certaine mesure au moins.En fait, ceux des diplomates de l’ONU qui, au delà des félicitations distribuées de toutes parts pour cette majorité enfin trouvée, s'attachent à l’étude des positions énoncées dans les débats et aux feuilles de dépouillement des scrutins déclarent que l'heure de la diplomatie tranquille sur la question chinoise a sonné.Ils soulignent en effet que si l’obtention d’une majorité en faveur de l’entrée de Pékin à T ONU est sans contes- Me Lemieux pourra contester la constitutionnalité de la loi sur les mesures de guerre Me Robert Lemieux, détenu en vertu de la loi sur les mesures de guerre depuis le 16 octobre, a été autorisé, hier, a plaider l’inconstitutionnalité de cette loi Le jeune avocat de 29 ans offrira ses arguments à la Cour supérieure jeudi prochain.Cest le juge Kenneth Mackay qui a accordé à Me Lemieux cette permission, mais il a refusé d'entendre immédiatement ses arguments, car, a-t-il expliqué, un représentant du procureur général du Canada doit être présent devant le tribunal.Me Lemieux, a été accusé, le 5 novembre, d’appartenance au FLQ et de conspiration séditieuse avec MM Michel Chartrand, Pierre Vallières, Jacques-lame-Langlois et Charles Gagnon te, une étape décisive dans l’évolution du rôle de la Chine dans les affaires mondiales, il n’en reste pas moins que les tenants de la théorie des deux Chine ont réussi à maintenir leurs positions.Ils ont certainement perdu du terrain mais, s’étant groupés ouvertement ou tacitement, autour du barrage américain qu'a constitué la résolution stipulant une majorité des deux tiers pour toute décision portant sur la représentation de la Chine, ils occupent des positions qui.numériquement et politiquement, paraissent à l’heure actuelle inexpugnables.Parmi les voix qui se sont portées en faveur de la résolution stipulant la nécessité d une majorité des deux tiers figuraient en bon nombre, celles de pays qui, un quart d’heure après, ont voté en faveur de la Chine de Pékin et pour l’expulsion de la délégation de Taiwan.Pour ces pays, tels que le Canada, 1T-talie, la Grande-Bretagne et d'autres, c’était une façon, non seulement de faire preuve de loyalisme dans leurs liens avec les Etats-Unis, mais aussi d’empêcher que se produise une relation de cause à effet entre l’entrée de Pékin à l’ONU et l'expulsion de cette même ONU des représentants de la Chine nationaliste de Formose.TROIS TEMOINS ter du bois et du “gyproc".Au cours des jours précédents, on avait formé le projet de construire le fameux placard secret.Le lendemain, le bois est livré chez la mère de Colette Therrien, rue Dandurand.François Bélisle, muni d’outils achetés le jour même, le scie suivant les instructions de Jacques Rose et le transporte à l'appartement du chemin de la Reine-Marie dans T auto du père de Mlle Therrien.• Le 21 octobre, l'aménagement du placard secret est pratiquement terminé.Tous ont mis la main à la pâte.• Le 22 octobre, trop nerveuse, Francine Bélisle décide de partir.Elle trouve une chambre, rue du Parc Lafontaine.• Le 27 octobre, Colette Therrien va porter un communiqué préparé par Paul Rose dans une poubelle à l'angle des rues Sherbrooke et McTavish.Ce communiqué était accompagné du passeport de Paul Rose.• Le 28 octobre, elle va porter un autre communiqué à l'université de Montréal, où se tenait, ce soir-là, une conférence sur les libertés civiles.Elle était accompagnée de François Bélisle.• Le 29 octobre, Paul Rose lui demande de livrer un autre communiqué mais elle ne réussit pas à le faire.Au retour de ses cours à l’université du Québec, le soir, il lui demande de livrer trois autres communiqués.Elle en est incapable, mais elle les met à la poste le lendemain.• Le 30 octobre.Colette Therrien reçoit un appel téléphonique d'un certain “Lucien" qui désirait parler à Paul Rose.Plus tard, un certain “Pierre" vient à l'appartement, mais aucun des trois témoins ne peut raconter cette visite.• Le 2 novembre, Bernard Lortie se joint au groupe.• Le 6 novembre, la police arrive sur les lieux, arrête Bernard Lortie, dissimulé dans la garde-robe (il n’a pas eu le temps de rejoindre les trois autres dans le placard secret), ainsi que Colette et Richard Therrien et Francine Bélisle.François Bélisle Dans son témoignage.François Bélisle raconte que chaque fin de semaine, du 5 octobre au début de novembre, il se rendait à Victoriaville chez ses parents.Lorsqu'il est revenu d’une de ces visites, soit le 12, il a rencontré Francis Simard à l’appartement.Ce n'est que le dimanche suivant, le 18, qu’il a rencontré les frères Rose.Vers le 19 octobre, à la demande des frères Rose, il se rend, en compagnie de Colette Therrien, sur la Rive-Sud, près du pont Jacques Cartier, pour chercher un "permis" dans une voiture garée quelque part.Le document se trouvait sur le plancher avant d une Chevrolet 65, blanche, et ressemblait à un permis de conduire.Il raconte, comme l’ont fait les deux autres témoins, qu’il y avait un code pour pénétrer dans l’appartement sans ameuter les occupants: 6 coups de sonnette.Paul Rose a écrit un communiqué qu’il est allé porter près de la gare des autobus, rue de Montigny, mais le message n'a pas été trouvé.C’est alors que Paul Rose en a rédigé un autre, accompagné de son passeport.Francine Bélisle Quant à Francine Bélisle, elle raconte qu’elle habitait avec les Therrien depuis le mois d’août et qu’elle était liée d’amitié avec Francis Simard depuis assez longtemps.Elle n’a su que le 18 octobre que Paul Rose était recherché par la police.Elle précise qu’elle a quitté l’appartement du chemin de la Reine-Marie, le 22, quand elle a appris que Jacques Rose et Francis Simard étaient également recherchés.Cependant, elle est revenue le 4 novembre.Elle n’était pas là quand on a construit le placard secret, mais elle connaissait son existence.Lorsqu’elle est revenue, elle a rencontré Bernard Lortie.Lorsque la police s’est présentée à l’appartement, le soir du 6 novembre, elle était couchée et elle raconte qu’elle ignorait si les frères Rose et Francis Simard avaient réussi à se cacher dans le placard secret ou s’ils avaient pris la fuite.Elle précise qu elle n’a pas dévoilé à la police l’existence de la cachette.Francine Bélisle a rencontré Paul Rose, pour la première fois, à la Maison du Pêcheur, à Percé, durant l'été 1969.Après l'annonce de la mort de Pierre Laporte, raconte-t-elle, "on voulait qu’ils s’en aillent, mais ils ne voulaient pas, ils avaient peur”.Puis elle déclare: "on ne voulait pas se faire descendre, Paul Rose avait dit: les délateurs, on s’en souvient, on les reconnaît”.D’autre part, elle affirme qu’on n'a pas discuté des événements en sa présence.Colette Therrien Colette Therrien, pour sa part, la voix tremblante et visiblement nerveuse, raconte qu’elle était liée d’amitié avec Jacques Rose et qu'elle était heureuse de le revoir à son retour d'un voyage aux Etats-Unis.D’ailleurs, précise-t-elle, pendant qu’ils étaient aux Etats-Unis, Jacques Rose lui a fait parvenir des cartes postales et Francis Simard en a aussi envoyées à Francine Bélisle Paul Rose préparait lui-même, à la main, les communiqués, ajoute-t-elle.Le dimanche, lendemain de la mort de Pierre Laporte, “j’étais ébranlée” par cette nouvelle, dit-elle."Après cela, on a soupçonné que les trois étaient mêlés à l’affaire.” Elle précise qu elle ne voulait pas que son fère Richard, étudiant en droit à l’université de Montréal, soit mêlé à l’affaire.Colette Therrien n'a pas vu d'armes dans l'appartement, mais elle savait qu’il y en avait parce que Jacques Rose était venu en porter, dans des boîtes, vers la fin de septembre.C'est elle qui raconte que le 6 novembre, lors de la visite des policiers, elle est demeurée jusqu’à 6 heures du matin en compagnie de 5 ou 6 détectives dans l’appartement, sachant que les frères Rose et Francis Simard étaient à deux pas, dans le placard secret.Elle précise que quand les policiers ont frappé à la porte, elle leur a demandé d’attendre une minute pour permettre au quatuor de se cacher.Puis elle a elle-même fermé la porte de la garde-robe, ignorant que Bernard Lortie n'avait pu rejoindre les autres dans la cachette.L'enquête du coroner reprend lundi matin.D’autres témoins seront appelés à la barre.LA DISPARITION les établissements de santé et de bien-être sera nécessaire.Le gouvernement entend prendre toutes ses responsabilités à cet égard", a-t-il affirmé.Par ailleurs, quelles que soient les transformations des établissements privés de santé et de bien-être que l'on puisse concevoir dans l’avenir, il demeurera nécessaire que des améliorations soient apportées aux lois existantes et qu'une législation générale sur les établissements de santé et de bien-être soit adoptée, qui rende beaucoup plus sévères les conditions d’émission des permis d’opération et les modalités de la surveillance de ces établissements, a précisé le ministre.En terminant, M.Castonguay a tenu à rappeler que quelque péri ictionnées que soient les normes d'émission des permis d'opération des établissements et les mécanismes de surveillance de leurs activités, ils ne remplaceront jamais l'effet bénéfique que peut avoir en ce domaine le contrôle direct de la population."Trop souvent cette dernière a-t-elle eu une attitude de désintéressement vis-à vis des problèmes posés par l'hébergement ou le placement collectif et a-t-elle eu tendance à oublier le sort réservé aux gens qui utilisent ces services.Pourtant, l’ensemble de la population a une lourde responsabilité à cet égard”, a conclu M.Castonguay.QUÉBEC Cette commission créée en 1965 veille à la bonne marche des échanges franco-québécois et se réunit deux fois par an.alternativement à Québec et à Paris.Ces assises sont présidées par M.Yves Michaud, commissaire-général à la coopération avec l’extérieur au ministère des affaires intergouvemementales.M.Bourassa a exprimé l’avis que la coopération franco-québécoise reflétera de plus en plus les priorités gouvernementales québécoises, à savoir la création d’emplois et la promotion du français comme langue de travail.Depuis 1965, a-t-il affirmé, les échanges franco-québécois ont pris une ampleur croissante, car ils correspondent a des besoins techniques et culturels qui se manifestent tant du côté québécois que français.Pour l’année 1971-72, il prévoit que les crédits consacrés à la coopération franco-québécoise seront légèrement supérieurs à ceux votés pour T année en cours.Selon le chef du gouvernement, cette coopération est essentielle au Québec pour des raisons évidentes qui tiennent à la langue et à la culture de la majorité de la population, ainsi qu’à la situation géographique et démographique du Québec.BERTRAND puisque les travaux débuteront, selon lui, au début de janvier.Cependant, le ministre de la voirie.M.Bernard Pinard, au cours d’une conférence de presse, jeudi, a mentionné que le gros du travail commencera effectivement à la fin de février ou au début de mars.Par ailleurs, M.Guy Joron (F’Q-Gouin) a accusé l’administration Bourassa d’être passée maîtresse dans l’art de s’approprier des projets déjà négociés et signés par l’ancien gouvernement.M.Joron a noté que son parti attendait avec impatience le moment où le premier ministre annoncera des engagements qu’il a négociés pour l’exercice 70-71.Pour sa part, le chef du Ralliement créditiste, M.Camil Samson, a mentionné qu’il aimerait entendre sous peu combien de millions de dollars seront dépensés à l’extérieur de la région métropolitaine de Montréal et de Québec pour combattre le chômage.CARTE Trudeau ne favorise pas un système qui permettrait toute délégation de pouvoir entre le gouvernement central et les provinces, et inversement.Il craint qu’un tel régime n’entraîne en faveur d'une province (il pensait au Québec) l’établissement graduel d'un statut particulier.• Depuis quelques années, le premier ministre constate que le nationalisme économique se manifeste de plus en plus au Canada et même parmi les militants de son parti.Il rappelle à ce sujet que son gouvernement cherche à contrôler, non pas toute l’économie (ce qui serait illusoire), mais les secteurs clés de l’activité canadienne.• Le revenu annuel garanti est un objectif qui pourrait être un jour atteint, mais le gouvernement indiquera, dans le livre blanc sur la sécurité sociale, qui doit bientôt paraître, les raisons pour lesquelles cet objectif n’est pas réalisable de façon générale dans un avenir prévisible.• Dans l’établissement de ses priorités, le gouvernement veille constamment à ne pas créer d’écarts trop grands entre les besoins du peuple et leur satisfaction.Mais, les ressources de l’Etat étant limitées, “on ne peut donner plus à tous en même temps”.CARDINAL Suite de le page 3 en principe, et sous réserve de l'autorisation du ministre de la justice du Québec et à la condition de connaître tous Suggestion d'un ministre d'État: Droit pour le Québec d'édicter des lois pour le maintien de l'ordre public QUEBEC (ParGilles Lesage) - Un ministre d’Etat, Me Roy Fournier, a suggéré hier que le Québec ait le droit d’édicter lui-même des lois ayant pour but le maintien de l’ordre public sur son territoire.Participant au débat d’urgence à l’Assemblée nationale, le député de Gatineau a suggéré que cette question fasse l'objet des négociations constitutionnelles en cours, de telle sorte que les provinces aient une juridiction particulière lorsque les institutions sont mises en jeu.A l’heure actuelle, seul le gouvernement central a le pouvoir d’édicter des lois et règlements portant sur l’ordre public, d'où la nécessité pour le Québec de recourir à Ottawa, le 13 octobre, pour l’imposition de la loi sur les mesures de guerre; d’où, également, la nouvelle loi sur Tordre public actuellement en discussion à la Chambre des communes.En faisant sa suggestion, le ministre ne met nullement en doute la nécessité d’un droit criminel unique dans un pays à régime fédéral.“Cependant, demande M.Fournier, l’assaut porté contre des institutions essentielles comme le gouvernement, les tribunaux et la législature, ne dépasse-t-il pas le droit criminel ordinaire?N’y a-t-il pas à la base de notre constitution des principes fondamentaux qui veulent qu'une province puisse protéger ses ins- les détails de la journée du dimanche, 22 novembre, accepté de participer à quelque cérémonie que ce soit, ni à faire quelque déclaration que ce soit.“Le nom d’un député de l'Assemblée Nationale a été utilisé sans son autorisation et les déclarations qu'on lui attribue sont pures inventions.“Ce n’est pas le temps de provoquer la population dans la crise actuelle.“De plus, le Patriote Joseph Narcisse Cardinal n’est pas mon ascendant direct, comme Ta écrit un journal de Québec.“Je tenais à rétablir tous ces faits et j'ajoute que je n’ai donné encore aucune réponse définitive à M.de Noncourt.Cette décision m'appartient à moi seul et je crois qu’on a utilisé le nom d’un membre de l’Assemblée Nationale de façon indélicate, c’est le moins que je puisse déclarer.“Je regrette personnellement cette forme de pression au moment où la population sent le besoin de se rassurer, de connaître la vérité et d’éviter toute forme de provocation.Il est de mon devoir de rétablir tous ces faits, même si je passe sous silence bien des incidents a ce sujet qui se sont produits, au cours des derniers jours.” MALGRÉ Suite de la page 3 che Tan prochain.Mais les organisateurs n’ont pas caché qu’ils avaient sérieusement pensé démissionner en bloc à la suite de T incident des ‘ ‘ sectaires’ ’.Pour sa part, le journaliste Gilles Proulx, directeur de l'information pour le comité des fêtes des Patriotes, a annoncé qu’il ne participerait pas Tan prochain à l’organisation de la manifestation.Dans des notes préparées pour la conférence de presse d’hier, M.Proulx écrit: “J’annonce ma démission en affirmant qu'il ne sert à rien d’organiser quoi que ce soit au Québec sans subir les ingérences des complexés.” BLOC-NOTES Suite de le page 4 sition qui nous est apparue assez égôiste.Les polyvalentes doivent bien être bâties quelque part, au risque de troubler la quiétude des citoyens d’une rue ou d’un quartier donnés.Mais, encore une fois, il y avait également des francophones parmi ceux qui rejetaient l’emplacement choisi en septembre.Il faut espérer que le dernier projet mis au point par la Commission scolaire et approuvé par le ministère de l’éducation (agrandissement de l’école actuelle dans une autre direction) pourra rallier l’assentiment de tout le monde.On ne devrait pas s’y opposer, notamment, par crainte d’une hausse des taxes scolaires à Ville Mont-Royal.La restructuration scolaire de Hie de Montréal ne saurait, en effet, tarder.Or, cette restructuration amènera nécessairement un taux uniforme des taxes à travers le territoire.Vincent PRINCE titutions?N’y a-t-il pas à la base un principe non écrit qui découlerait directement des droits et responsabilités assumés par les gouvernements provinciaux?” Le ministre d’Etat suggère donc que Ton accorde aux provinces plus que les droits d’administrer la justice prévus à l’article 92 de TAANB et qu’elles aient le droit d’édicter des lois ayant pour but le maintien de Tordre public, droit qu’il distingue du droit criminel ordinaire.Les mesures d’Ottawa ne devraient-elles pas, en fait, être des mesures complémentaires à celles adoptées par une province en cas de crise, et ce, pour garantir l’efficacité des lois provinciales?s’est demandé le député libéral de Gatineau.Plutôt que de crier à la dictature ou à la manipulation par Ottawa, le Parti québécois devrait plutôt suggérer des correctifs semblables à celui qu'il propose lui-même, a conclu M.Fournier.M.Guy Joron Pour sa part, le député de Gouin et critique financier du Parti québécois, M.Guy Joron, a formulé de sévères critiques au programme de voirie du gouvernement destiné à résorber le chômage qui risque d'atteindre, cet hiver au Québec, un niveau sans précédent.M.Joron a souligné que construire des routes et des métros contribue certes à créer des emplois mais ne résout pas T un des principaux problèmes sociaux OTTAWA - L’aile québécoise du Parti libéral du Canada s'opposera vraisemblablement à deux résolutions présentées hier au congrès national du parti, l’une demandant qu’aucune peine rétroac tive ne soit insérée dans la loi sur Tordre public, l’autre demandant la création d’une commission indépendante de révision relative à la loi sur l’ordre public.C’est ce qui ressort d’un caucus des libéraux fédéraux du Québec tenu hier soir après que les deux résolutions, contraires au projet de loi de M.Turner, eurent été soumises en assemblée plénière.Plusieurs députés fédéraux du Québec ont demandé aux délégués québécois de voter contre ces résolutions de manière à ne pas donner raison aux néodémocrates et aux péquistes en particulier, qui.on le sait, s'opposent vivement à la peine rétroactive prévue par le projet de loi sur l’ordre public.Les jeunes libéraux du Québec cependant ont fait valoir, tout comme les jeunes libéraux des autres provinces, que ces résolutions constituaient une garantie indispensable aux privilèges démocratiques des citoyens.Le caucus était présidé par M.Jean-Paul Lefebvre, directeur-général de Taile québécoise des libéraux fédéraux.On a appris que les deux résolutions avaient été ajoutées hier au cours des ateliers de travail qui ont précédé l’assemblée plénière.Au nombre des résolutions qu'elle doit néanmoins présenter au cours du congrès, Taile québécoise du parti a ajouté quelques résolutions concernant l'indépendance économique du Canada mais visant à attirer plutôt qu’à bloquer les investissements étrangers.Pour ce faire, les libéraux fédéraux du Québec proposent un système de “contrôle des investissements étrangers dans le cadre d une politique sélective visant à protéger d une façon spéciale certains secteurs de l’économie dont le contrôle est essentiel à l’autonomie économique et culturelle du Canada." Pour le reste, Taile québécoise du Parti libéral du Canada ne s’est pas manifestée particulièrement comme plusieurs le pensaient au cours de cette première journée du congrès national du parti.La résolution sur la violence préparée par les libéraux fédéraux du Québec et appuyant, entre autres, l’attitude du gouvernement face à la crise et dénonçant les critiques “démagogiques" adressées aux gouvernements pendant cette période ne figurait pas parmi les 124 résolutions soumises à l’assemblée plénière.auxquels est confronté le Québec, celui du logement.Rappelant le programme d'urgence mis de T avant par le Parti québécois, le député de Gouin a affirmé qu’il serait possible, avec un programme de 162 millions, tel qu'annoncé par le gouvernement, de créer non pas seulement 12 mille emplois mais plus de 25 mille, si ces sommes étaient affectées à la rénovation urbaine et à la construction domiciliaire dans tout le Québec, au lieu d’être dépensées pour des travaux de voirie dans T ouest de Montréal.Quant au financement de ces travaux, le critique financier du Parti québécois a suggéré au gouvernement Bourassa de prendre des mesures pour canaliser une partie de l’épargne des Québécois et d’exiger du gouvernement central une contribution maximale à ces projets destinées à résoudre le problème du chômage, problème qui a d'ailleurs été considérablement aggravé par la politique anti-inflationniste d’Ottawa.M.Joron a conclu en proposant des transformations profondes des structures de l’économie québécoise, transformations visant à permettre à la collectivité d’exercer un véritable contrôle sur l’ensemble de l’activité économique.Si les solutions peuvent sembler radicales, a tenu à préciser le député de Gouin, c’est que la situation est elle-même “radicale” et que nous n’avons plus le choix des moyens.La résolution demandant que la peine rétroactive telle que prévue dans la loi sur Tordre public de 1970 ne soit insérée dans aucune mesure législative a donné lieu à des interventions défavorables de la part notamment d'un délégué de Verdun et aussi du député Norman Cafik (Ontario), mais plusieurs délégués de l’extérieur du Québec, des jeunes surtout, ont manifesté sans réserve leur appui à cette résolution aux termes de laquelle le fait d'avoir été membre du FLQ avant la proclamation de la loi ne constitue pas un crime.Les quelque 2,000 délégués étaient divisés en quatre groupes principaux, subdivisés à leur tour en ateliers, pour formuler leurs résolutions qui, une fois présentées, ne peuvent être amendées par l'assemblée plénière.Les quatre grandes divisions sont l'Individu, l’Economie, le Citoyen et T Environnement.Rien de sensationnel ou de très neuf n’a été proposé à ces chapitres mais on peut dénoter certaines grandes tendances: raffermir l'indépendance économique du Canada, se préoccuper des problèmes d’environnement (les villes, la pollution, etc.), moderniser la loi pénale en mettant l’accent sur les libertés individuelles, (marijuana, avortement, conditions de détention, etc.) et favoriser le développement régional.Dans l’ensemble, on remarque que dans le domaine relativement nouveau, et notamment au chapitre des problèmes urbains, les libéraux ont tendance à vouloir centraliser le pouvoir et donner au gouvernement fédéral plus de liberté d'action.D’autre part, en ce qui concerne la lutte contre la pauvreté, et par conséquent le développement régional, les résolutions expriment plutôt un souci de décentralisation.Le congrès national du parti, qui se tient au Château Laurier, s’est ouvert dans le calme, le sérieux, voire l’austérité.Il s’agit d’un congrès d'orientation politique axé sur les politiques qui paraissent souhaitables aux libéraux pour la prochaine décennie.On sait que les délégués doivent présenter plus de 300 résolutions au cours de ce congrès.La journée d’aujourd’hui est du reste consacrée aux ateliers de travail et à une autre assemblée plénière.Les délégués seront appelés à se prononcer, non plus par un oui ou par un non sur ces résolutions, mais selon un barème allant de “très favorable" à “très opposé”.Tout ces résultats seront par la suite soumis au cabinet de M.Trudeau qui s’en inspirera, selon le voeu des délégués, pour orienter sa politique d’avenir.L'aile québécoise veut enlever le caractère rétroactif de la loi des mesures d'urgence provisoires de notre envoyé spécial Guy Deshaies APPUI À Suite de la page 4 préférons, par cette mise au point, réitérer à messieurs Boyer et Hunter notre confiance.Pour dissiper toute équivoque, mentionnons que M.Boyer n’a publié aucun article en page éditoriale depuis deux semaines.parce qu'il est en voyage d’études en Europe, l'invité du gouvernement de la Suède.Nos remerciements vont à ceux de nos lecteurs qui nous ont adressé des lettres durant cette période difficile; quant à nous, notre intention n’est pas de poursuivre une polémique qui nous paraît inutile.Le président et gérant général Gabriel Gilbert LE FILM Suite de la page 17 de fonctionnement assez particulier du film didactique.” “Ce qui m'apparaît beaucoup plus intéressant, c'est la place que devrait prendre le film éducatif dans l’enseignement collégial et universitaire, puisqu'il nous faut nous restreindre à ces deux niveaux." " I*e film éducatif peut être décrit, d'une façon générale, à partir des idées de base qui sont incluses dans le projet pédagogique de Rossellini.Projet général dont il parle depuis quelques années, et auquel il travaille par la réalisation de films pour la télévision, comme “La prise du pouvoir par Louis XIV”, “Socrate", et "Les Actes des Apôtres”.” “On peut dire, à partir du concept rossellinien, que les films éducatifs, destinés avant tout aux milieux d’enseignement, doivent être principalement, et à la fois, des véhicules d’information et de spectacle.C’est-à-dire que pour qu'un film soit valable en tant que film destiné à l’enseignement, il faut qu'il soit doublement fidèle à la réalité et au monde qu’il entend transmettre, en même temps qu'à ce qui dans l’être humain peut-être défini comme ses capacités d’extase et d’émerveillement.Et c’est à ce moment-là que le film non-didactique, c’est-à-dire le film éducatif, devient un outil pédagogique extraordinaire." “Que doit-on demander de plus à ces films?Qu’ils soient des films libres, des films ouverts, c’est-à-dire des films qui ne soient pas la copie ou la propagande d’un système trop fermé.Je pense ici à l’expression “film engagé", dans la mesure naturellement où Ton leut entendre que des films sont engagés vis-à-vis de toute la réalité, y compris la réalité politique.Je ne parle pas ci de films militantistes.“E’ilm engagé, donc, puisque pour qu’un film ait vraiment sa place dans l’enseignement, il doit être engagé vis-à-vis de la réalité.Mais aussi film libre, parce qu’il ne doit pas être l’image ou le reflet de la propagande d'un système clos, que ce soit un système de consommation d'idées ou de produits quelconques.” “Sur un plan strictement audiovisuel, enfin, il faudra, pour que ces films éducatifs soient valables dans l'enseignement, qu’ils apportent quelque chose de neuf à l’expression audio-visuelle.Car je pense qu'il .est impossible, a priori, qu’un film soit un bon véhicule d’information et de Spectacle, sans être en même temps une contribution à Tex-pressibn Taudio-visuelie.Le cinéma doit être présent, me semble-t-il, non seulement par l’information, c’est-à-dire les données qu’il véhicule, mais aussi comme mode pression audio-visuelle.Le d'expression audio - visuelle communiquer cette information d'une manière différente que le ferait un document écrit.” “C’est donc dans la mesure même où les films arriveront à respecter ces critères qu'ils pourront s'inclure dans l'enseignement.Et parmi ces films je verrai, s’il faut à tout prix donner des exemples, les films de Rossellini, ceux de la période dite néo-réaliste.les films des jeunes cinémas, et en premier lieu le cinéma québécois.” CONTRE Suite de la page 17 Nord, le coup de téléphone en direct du téléspectateur est une pratique courante), le cinéma est le type du moyen de "communication” à sens unique (on ne peut tout de même pas considérer comme une forme de communication le fait pour le spectateur d'acheter son billet à la caisse et, dans les pays sous-développés où cette espèce existe encore, celui de, donner un pourboire à l'ouvreuse!).Et un mot, il est sans doute intéressant (tout peut être intéressant), dans le cadre d'un Département de Télécommunications ou de Communications sociales, de comparer un film à une locomotive électrique ou à un message téléphonique, mais on ne voit pas bien en quoi cela nous expliquera le sens du geste de la main de Claudia vers Sandro à la fin de l’Awentura, le rôle métaphorique du montage dans La Grève d'tüsenstein.l'importance socio-existentielle de la parole dans les films de Pierre Perrault ou l'enjeu politique des derniers films de Jean-Luc Godard.< * LE DEVOIR Page Montréal, samedi 21 novembre 1970 ¦ aujourd'hui L* Parti Québécois poursuit aujourd’hui et demain ses congrès régionaux.Trois régions reçoivent la visite des dirigeants du PQ: celles de la Rive-Sud, de Rouyn et de Sherbrooke.La Chambre de commerce de la province de Québec tient à Trois-Rivières, au Châ-teau-de-Blois, une assemblée générale spéciale de ses membres en vue de mettre au point le texte définitif des mémoires présentés récemment à son congrès annuel.Le ministre des finances, M Raymond Carneau, prendra la parole.• Le comité de secours aux enfants polonais tient cet après-midi et demain après-midi sa 17èmc kermesse annuelle à l’école D’Arcy McGee.220 ave.des Pins ouest.• L’Association des professeurs de français (langue seconde) du Québec tient sa Êremière assemblée plénière au collège awson à partir de lOh.• A 12hl5, à l’oratoire Saint-Joseph, une messe est célébrée à la mémoire du Dr Jean-Olivier Chénier à l’occasion de la fête des Patriotes.C’est la Société nationale populaire qui fait chanter cette messe.• A.14 heures, au 1275 Papineau, l’amicale de l’académie Sainte-Brigide convoque toutes ses anciennes à son assemblée annuelle.A 15 heures, au 5450, 4ème avenue, Rosemont, l’Association roumaine du Canada tient une assemblée générale.• A 17 heures, le ministre de l’agriculture, M.Normand Toupin, assiste au cocktail offert par l’Association des entrepreneurs de travaux mécanisés, à l’Auberge des gouverneurs, à Sainte-Foy.• A 17 heures, le sous-ministre adjoint du travail, M.Jean-Paul Savard, remet des diplômes à des employés de la compagnie de trempe des métaux de Montréal au 8300, Sème avenue, à Ville d’Anjou.• A 18 heures, le ministre des communications, M.Jean-Paul L’Allier, prend part au souper canadien de Saint-Eustache.• A 19h30, au 244 Sherbrooke est, a lieu le souper-bénéfice des anciens élèves des Frères des écoles chrétiennes de la région de Montréal • A 20h30, au Centre Paul Sauvé, la section Crémazie de l’Association professionnelle des voyageurs de commerce du Canada offre une dégustation de vins et fromages.$10 le couple.• A 20 heures, au sous-sol de l’église Pie-X, à Chomedey, a lieu une partie de cartes au profit de la fabrique.• A 20h30, au centre sportif de l’université de Montréal, a lieu une soirée expérimentale de spectacle-danse.Prix d’entrée: $2.• A 20h30, au sous-sol de l’église Marie-Reine-des-Coeurs, 5905 Turenne, a lieu un bal musette au profit des scouts et louveteaux.DIMANCHE A 12h30, départ du ralliement automobile en hommage aux patriotes de 1837.Le cortège partira de la Place Longueuil et se rendra jusqu’à Saint-Denis-sur-Richelieu.Ceux qui n’ont pas d’auto pourront se rendre à la station de métro Longueuil d’où ils seront conduits au lieu du ralliement.• A 13 heures, le ministre du tourisme, de la chasse et de la pêche, Mme Claire Kirk-land-Casgrain, donne une conférence au banquet de clôture du congrès de la Fédération québécoise de la faune, au motel Le Baron, à Trois-Rivières.• A 14h30, le ministre des institutions financières, M.William Tetley, est conférencier devant les membres du Women’s Club de Westmount.• A 15 heures, le ministre du travail, M.Jean Cournoyer, participe à l’émission de télévision Au fond des choses, au canal 1C.• A 22 heures, le ministre de la justice, M.Jérôme Choquette, participe à l’émission radiophonique Encounter, au poste CJ AD.Nouvelle ligne d'autobus sur le bout.LangeUer A partir de cette semaine, le parc industriel du boul.Langelier, dans l’est de Saint-Léonard, est desservi par une nouvelle ligne d’autobus, 192-Langelier, qui fonctionne durant toute la journée du lundi au samedi et en soirée pendant les heures d’ouverture des commerces.Par contre, la ligne 141-Jean-Talon, qui desservait le secteur décrit plus haut aux heures d’affluence, est prolongée vers l’est sur la rue Jean-Talon jusqu’aux Galeries d’Anjou.La ligne 192-Langelier assure la correspondance avec les lignes 193-Jarry, 141-Jean-Talon, 95 Belanger et 32-Lacordaire.La ligne 141-Jean-Talon, pour sa part, établit une correspondance avec la ligne 195-boul.-Les-G aleries-d’ Anjou.Philatélie folklorique OTTAWA (PC) - Le ministre responsable des postes, M.Jean-Pierre Côté, a annoncé que la mise en circulation d’un album complet de timbres dans le but d’intéresser les jeunes collectionneurs est à l’étude.Il a précisé que cet album serait préparé en vue d’intéresser les jeunes philatélistes à l’histoire du Canada et au folklore.Protéger sa maison est une économie LES GOUTTIÈRES HO-DO sam joint imtallte txclusivtmtnf par PRIMEAU MÉTAL sont la meilleure protection.Emaillé, galvanisé, cuivre.Estimation gratuite Montréal et Banlieue 322-4 160 Québec et Banlieue 872-9244 Hull et Banlieue 776-2549 Ottawa et Banlieue 822-2549 Cornwall et Banlieue 933-2549 L' "hommage aux Patriotes" Jean-Guy Cardinal proteste contre l'utilisation Indélicate''de son nom QUEBEC (Par G.L.) - M.Jean-Guy Cardinal, député unioniste de Bagot à l’Assemblée nationale, a protesté hier contre l’utilisation “indélicate ” que l’on a faite de son nom, qualifiant de ’’pures inventions’’ les propos qu’on lui a prêtés cette semaine dans des communi- qués relatifs à la cérémonie commémorative de la fête des Patriotes de 1837.qui a lieu demain à Saint-Denis-sur-Richelieu.Selon ces communiqués, l ex-ministre de l’éducation devait participer à cette cérémonie et même y dévoiler la teneur de ses entretiens avec de Gaulle, en janvier 1969.lors d’une visite officielle en F'rance.M.Cardinal a fait une longue mise en point à l’Assemblée nationale, relatant tous les échanges entre lui et l’organisateur, M.Louis de Noncourt.Le ministre de la justice.M.Jérôme Choquette, a dit ensuite qu’il n’avait pas reçu de lettre des organisateurs de la manifestation patriotique.Il a toutefois fait dire à l'un d’eux, au téléphone, qu’il n'avait ni à autoriser, ni à défendre cette cérémonie, mais que “la Sûreté du Québec sera là ”.Voici la conclusion de la mise au point de M.Cardinal.“Je n’ai jamais, sauf Suite à la page 2 Malgré les "sectaires" la victoire de St-Denis sera commémorée demain Mme Janette Bertrand et le président de Bell Canada.M.Robert C.Scrivener, ont voulu exprimer les besoins de la Société du timbre de Noël en démontrant, lors du lancement de la campagne, qu’il faut entreprendre grand puisque les besoins sont immenses.Mme Bertrand est présidente de la campagne et M.Scrivener est vice-président de la Société du timbre de Noël du Québec Inc.et président de la section du timbre de Noël.Un homme marié et père de 8 entants accède au diaconat NICOLET (PC) - Aujourd’hui, en la cathédrale de Nicolet, M.Louis Lévesque, marié et père de huit enfants, sera ordonné diacre.C’est un fait sans précédent dans l’histoire religieuse du Canada.M.Lévesque, qui est âgé de 45 ans et qui est directeur-adjoint de l’Institut de police de la province de Québec, pourra garder son emploi et ne sera nullement obligé d'abandonner sa fem- Opération Pakistan La section de Montréal de l’organisation “Développement et Paix”, à la suite de nombreux appels, a décidé de lancer une “opération Pakistan” en vue de venir en aide aux sinistrés.Un fonds de secours a été créé et toute personne souhaitant y contribuer peut faire parvenir ses dons à: Opération Pakistan, 1452 Drummond, app.204, ou téléphoner au 845-7141.Les fonds ainsi recueillis seront transmis immédiatement aux sinistrés par l’intermédiaire de “Caritas International is”.me et ses enfants en devenant diacre de l’Eglise catholique.C’est Mgr Albertus Martin qui doit célébrer la cérémonie d’ordination, autorisée depuis le concile Vatican II.Selon les directives établies, le diacre doit remplir des tâches spéciales, comme prêcher la parole de Dieu, enseigner la catéchèse et exercer certaines fonctions comme assister l’évêque ou le prêtre durant les cérémonies liturgiques, administrer le baptême aux enfants et aux adultes, distribuer l’Eucharistie, porter le viatiaque aux mourants et donner la bénédiction eucharistique avec le ciboire.Dans les cas où il y a absence d’un prêtre, le diacre peut bénir un mariage, administrer les sacrements, présider les funérailles et diriger les célébrations de la parole de Dieu.Le diaconat permanent a été accordé au Canada par Paul VI en janvier 1969, après une demande en ce sens faite en septembre 1968 par les évêques canadiens.Après son ordination au diaconat, M.Lévesque fera partie du clergé diocésain de Nicolet, mais il ne pourra pas accéder au sacerdoce presbytéral.réservé aux seuls célibataires.Visiblement déçus, les organisateurs du défilé patriotique de Saint-Denis ont attribué hier à “une poignée de sectaires” l’absence de M.Jean-Guy Cardinal à la manifestation de demain.“Les organisateurs se dissocient sans réserve des déclarations et attitudes d’une poignée de sectaires qui tenteraient de profiter de l’occasion pour faire de la politicaillerie à l’endroit de M.Cardinal ou de qui que ce soit”, a déclaré le directeur du comité des fêtes des patriotes, M.Louis de Nomcourt.Au cours d’une conférence de presse, en fin d’après-midi, M.de Nomcourt a révélé que le défilé aura lieu même en l’absence de M.Cardinal mais qu’il ne sera pas suivi d’une assemblée publique.Les manifestants se rendront de Longueuil à Saint-Denis où une gerbe de fleurs sera déposée au pied du monument des patriotes de 1837.Ils observeront une minute de silence et le leader parlementaire du Parti québécois, M.Camille Laurin, adressera quelques mots, de même que les organisateurs du défilé.M.de Nomcourt a déclaré qu’il demeurait “en très bons termes” avec M.Cardinal qui lui a d’ailleurs envoyé un télégramme où il “regrette sincèrement de ne pouvoir accepter” l’invitation qui lui avait été faite de prendre la parole M.de Nomcourt s’est dit convaincu que les invectives adressées à M.Cardinal par un groupe d’une trentaine de personnes, à la tête duquel on retrouve un dénommé Rolland Dumais, avaient finalement poussé le député unioniste à ignorer le défilé.Faisant état de la correspondance entre le comité des fêtes et M.Cardinal, M.de Nomcourt a dit que ce dernier “semblait très enthousiaste” à l’idée de participer à cette manifestation.Mais, a-t-il ajouté, les pressions exercées par les “extrémistes” ont fait en sorte que la cérémonie, qui se voulait une simple commémoration de la victoi- re de Saint-Denis, risquait de tourner au débat politique.Dans un “télégramme téléphoné” à M.Cardinal, le dénommé Dumais affirme queM.Cardinal esf’indigne” de parler à Saint-Denis à moins qu’il ne condamne publiquement la loi 63, adoptée par le gouvernement de l’Union nationale.Sinon, avertit Dumais.“nous dénoncerons Cardinal, patriote vendu”.Les organisateurs se sont dits d’autant plus déçus de la tournure des événements qu’ils voulaient cette année faire de cette manifestation la fête nationale des Québécois.C’est pourquoi, ont-ils expliqué, nous avons invité un membre d’un “vieux parti”, espérant aussi que la présence de M.Cardinal servirait à sensibiliser la population et à “abattre les frontières politiques.M.de Nomcourt s’est excusé auprès de M.Cardinal “si, par mégarde, des interprétations inexactes de conversations privées, soit avec M.Cardinal, soit avec d’autres personnes, ont pu survenir’ '.“Nous les regrettons très vivement et nous prions respectueusement la ou les personnes impliquées de les ignorer”, a-t-il ajouté.M.de Nomcourt, un comptable qui s’occupe des fêtes patriotiques depuis huit ans, a révélé qu’il poursuivrait sa tâ- Suite à la page 2 QUEBEC (Par G.L.) - Un enquêteur nommé par le ministre de l’éducation vient de recommander l’annexion de la commission scolaire Notre-Dame du Sacré-Cœur à une commission voisine, de préférence celle de Brossard.Me Bernard Tellier recommande en outre la mise en tutelle sans délai de cette commission, s’il n’y a pas d’annexion immédaite.Le rapport a été rendu public hier par le ministre de l’éducation, M.Guy Saint-Pierre.Affirmant que plusieurs irrégularités administratives ont été commises dans cette commission de la banlieue sud de Montréal, entre mai 1969 et septembre de cette année, l’enquêteur juge opportune l’intervention du ministre, le 17 septembre.A cette date, le ministre a ordonné l’annulation du mandat des commissaires de Notre-Dame du Sacré-Cœur, a demandé à la commission scolaire de Brossard de prendre en charge la direction pédagogique et a ordonné la tenue d’une enquête et d’une élection scolaire.Cette élection aura lieu le 30 novembre, et c'est dans le but d’informer le public que le rapport de Me Tellier a été rendu public dès sa réception.L’enquêteur dit que certaines irrégularités peuvent être attribuables à l'ignorance des dispositions de la loi, et que d'autres résultent d’une insouciance plus ou moins volontaire des règles fondamentales que tout administrateur de biens publics devrait se soucier d'observer scrupuleusement.Au nombre des irrégularités commises à la commission scolaire, l’enquêteur souligne notamment des irrégularités dans l’assermentation des com- Hydro-Québec: Réorganisation administrative La Commission hydroélectrique de Québec a adopté une résolution en vue de la réorganisation administrative de la région Saint-Laurent.Celle-ci comprend les municipalités de l'Ile de Montréal, 1T-le Bizard et Terre des Hommes, et dessert quelque 630 000 abonnés, soit plus que n’importe quelle autre région administrative de l’Hydro-Québec.Les nouvelles structures font que le territoire de la région Saint-Laurent sera divisé en quatre secteurs (nord, sud, est.ouest), avant chacun son chef-lieu.Un service de la clientèle sera également institué, dont le rôle sera de coordonner le travail des autres fonctions en’ vue d’assurer un meilleur service aux abonnés de toutes catégories.La décentralisation administrative de la région Saint-Laurent affectera une partie importante des quelque 1650 employés que compte la region.Chacun des secteurs desservira un territoire habité par 150 000 à 200 000 abonnés.On prévoit que tous les changements seront complétés pour le début de 1972.missaires, certains ayant été assermentés par des membres de leur famille: l’émission de procès-verbaux non-signés; l’absence ou l’insuffisance d’avis de convocations pour les réunions de la commission scolaire; l’absence d’élection après 1’expiration du mandat de certains commissaires; la non complétion du rôle d’évaluation et de perception de taxes scolaires.Quant à la situation financière de la commission scolaire, elle est, selon Me Tellier, satisfaisante.Congrès de médecins à Beyrouth en 1971 OTTAWA (Le Devoir) - Le 38ème congrès français de médecine se tiendra à Beyrouth (Liban), du 13 au 16 septembre 1971, fait savoir le conseiller scientifique auprès de l’ambassade de France au Canada.Les médecins canadiens et québécois désireux d’obtenir des renseignements sur les conditions de participation à ce congrès sont priés de s’adresser à: Conseiller scientifique.Ambassade de France.42.rue Sussex (Ottawa.Ont.).Tél.613-232-1795.Le comité d’organisation du congrès est dirigé par le Dr G.Brouet, de Paris, et le Dr Mérab, de Beyrouth.Parmi les sujets discutés à ce congrès, l’on note: les bronchites chroniques; la maladie de Parkinson; les anémies hémolytiques et les maladies thérapeutiques.g- : t ç * f iipikj's a ,( pmi °* Poursuivi pour excès de vitesse, un automobiliste éteignit les phares de sa voiture tout juste avant de quitter l'autoroute.Les deux conducteurs de voitures-patrouilles, médusés, constatèrent le manège un peu trop tard et il y eut collision entre les deux voitures de police; les deux policiers ont dû être hospitalisés jeudi soir au Toronto General Hospital.(Téléphoto CP) Création de la Coopérative de production des cinéastes indépendants de Montréal par Jean-Pierre Tadros Un enquêteur demande l'annexion de la commission scolaire de ND du Sacré-Coeur à celle de Brossard C'est maintenant chose faite; les jeunes cinéastes indépendants de Montréal ont décidé de s'unir (c'est-à-dire de partager avant tout leurs difficultés) en créant leur propre coopérative de production.En fait, il aura presque suffi de réunjr autour d'une table une quinzaine d'entre eux pour qu’ils s’aperçoivent bien vite que le seul remède possible à tous leurs maux était, précisément, de se joindre en un groupe de production qui leur appartiendrait.Car.si tous se trouvaient passablement écoeurés d'avoir à faire continuellement du porte à porte, pour trouver un producteur, pour trouver un distributeur, pour trouver de l'argent, et, en désespoir de cause, pour trouver tout simplement un quelconque travail dans l’industrie cinématographique, ils sentaient bien qu’il ne leur restait plus qu'à serrer les coudes.Mettre en commun leurs ressources et essayer de battre l’industrie privée sur son propre terrain; c’est là un peu ce qu’on aimerait faire.L'enregistrement officiel de la “Coopérative de production des cinéastes indépendants” va se faire à Québec, ce lundi.Elle regroupe déjà une trentaine de jeunes cinéastes, et un conseil d'administration temporaire, avec un mandat de six mois, a été élu au début de cette semaine.Ce conseil se compose comme suit: président, Pierre Harel.vice-président.Marc Daigle; secrétaire-trésorier, Yves Bauchemin; directeurs, Mireille Dansereau.Daniel Gagné, Jean Chabot, Martial Fillion, Pierre Bédard.Si le coup d’envoi a bien été donné, il faut bien dire que le plus gros reste à faire.Et dans l’immédiat cela veut dire, tout d’abord, la rédaction d'une charte et ils se sont donné six mois pour la rédiger.Après quoi, il y aura de nouvelles élections, qui devront avoir lieu d'ailleurs tous les ans.Comme devait le faire remarquer Pierre Harel “si le pouvoir corrompt, il faut bien qu'on se donne les moyens de ne pas être corrompus”.Mais c’est aussi la recherche de fonds, de subventions.Il y a bien ces $50,000.dont nous parlions samedi dernier.et qui ont été "offerts" par voie de concours par la SDICC aux jeunes cinéastes canadiens “from coast to coast”.Mais ceux-ci ont bien décidé de refuser qu'une somme aussi minime soit partagée entre la centaine de jeunes cinéastes qui se trouvent en lice.Dans un mémoire qu'ils comptent présenter prochainement à la SDICC, ils entendent donc demander à ce que ce montant soit partagé en deux parts égales.L’une d'elles devant servir à subventionner un organisme de cinéma sans but lucratif (type Coopérative).On estime, en effet, que la SDICC devrait prévoir un programme d’aide précis à ce genre d'organismes de production.On entend également profiter, dans l’immédiat, de toutes les possibilités qu'offre la Société de développement comme obtenir des prêts, ce qui permettrait à la Coopérative de démarrer.Et les projets ne manquent pas.La première production réalisée par la Coopérative sera, très vraisemblablement.“Bulldozer” (que doit donc cacher un titre pareil!) de Pierre Harel.‘“Tous les profits de cette production, tient d'ailleurs à préciser le jeune réalisateur.iront à la Coopérative, afin de pouvoir lancer d'autres projets.” Et puis, on n'entend pas s’empêtrer dans les vieilles querelles.“A la dernière réunion que nous avons tenue, me dira Harel.on a vu resurgir ce vieil esprit qui prédomine dans la province depuis 50 ans.C’est ainsi que certains ont voulu orienter la discussion sur des questions de principe.Or.ce qu’il faut actuellement, c'est se donner des moyens de production.” Quant à savoir si la Coopérative essayera de regrouper tous les cinéastes indépendants du Québec, on nous fera remarquer que cela n'est ni possible, ni souhaitable.“Ce qui va arriver, nous dira-t-on.c’est qu'on va encourager d'autres cinéastes indépendants à créer des coopératives à l’échelle de la province.On formera alors une Association des coopératives de production.” Mais c'est là une autre histoire.Longueuil aura la carte d'identité La ville de Longueuil se propose d’émettre à tous ses citoyens de plus de 21 ans, dès l’an prochain des cartes d'identité pour fins électorales, a annoncé hier le maire Marcel Robidas.Le maire de la quatrième ville du Québec a précisé que les fonctionnaires municipaux s'attaqueraient en janvier à l'établissement d'une Uste électorale permanente pour Longueuil et procéderaient en même temps à la distribution des cartes d'identite que les citoyens seraient tenus de présenter pour voter aux élections municipales et pour se prononcer sur des règlements municipaux.WEEK-END MARATHON Groupe expérienciel didactique Ouvert aux professionnels de la Santé Mentale et de l’Éducation, désireux d’utiliser le groupe comme instrument de travail.Dates: 5 et 6 décembre 1970 Renseignements: Tél.: 522-1518 Institut des Relations Humaines, 2120 est, rue Sherbrooke, Montréal, Qué.Pour VENDUE "PROPRIETE" ou ACHETER J.«Mi* md m tCoiuultM) M.Goulot (IMMEUBLES) GOULET REALTIES INC.) 3130 est, nie SHERBROOKE Tél.: 526-6655 4 • Le Devoir, samedi 21 novembre 1970 éditorial Les enseignants deviendront-ils à leur tour des boucs émissaires de la crise?A l’Assemblée nationale, jeudi, le ministre de l’éducation, M.Guy Saint-Pierre, a fait part de quatre mesures qu’il vient de prendre à la suite de plaintes nombreuses concernant le comportement de certains enseignants dans la crise que vit présentement le Québec.On regrette que le ministre n'ait pas jugé opportun de distinguer davantage entre les divers niveaux du système d'enseignement et qu’il n’ait pas conçu pour chaque niveau une intervention collant de plus près à la réalité.On regrette aussi que, survenant à ce moment-ci, l’intervention du ministre ait l’air de s’insérer dans une chasse générale à la dissidence.Nous sommes entrés dans une atmosphère d'intolérance dangereuse, où le “crois ou meurs’’, le “Etes-vous pour moi ou contre moi?” menacent d’imprégner toutes les sphères d'activité.Dans ce contexte, toute mesure d’apparence punitive ou répressive ne peut que servir d’incitation à ceux qui n’ont jamais accepté l’avènement d'un pluralisme nécessaire et qui rêvent de revenir à l'âge d’or de la bonne vieille unanimité d’antan.Abstraction faite du climat immédiat, le problème soulevé par M.Saint-Pierre est réel.Les autorités ont eu tort de s’en désintéresser aussi longtemps.Essayons d’abord d'en saisir les données essentielles.Il sera plus facile d’apprécier ensuite la valeur des mesures annoncées par le ministre de l’éducation.• Commençons par un fait précis.Lors de la dernière campagne électorale, un enseignant, dans une école secondaire de la région montréalaise, demande à ses élèves dont les parents voteront pour tel parti de lever la main.A l’intention de ceux-là.il ajoute: “Dites à vos parents qu'ils sont intelligents”.Oublions le contexte dans lequel ont pu être tenus de tels propos, et qui en atténue peut-être la portée.Il reste qu’en soi, une intervention comme celle-là enfreint de manière évidente les normes les plus élémentaires de l’objectivité.On ne saurait s’attendre à ce que, dans son climat et dans son enseignement, l’école soit rigidement neutre.L’école n’a pas seulement pour but la transmission des connaissances intellectuelles.Elle contribue aussi à la formation des citoyens de demain, au développement de la conscience civique, sociale et nationale.Elle est un rouage essentiel d’une société vivante: à ce titre, elle ne peut être aseptique.Dès qu’il est question de transmission d’une culture, de formation de la conscience nationale, comment exiger de l'enseignement une neutralité absolue?De l’enseignant chargé du français, on s’attend à ce qu il aime la langue nationale de ses élèves, a ce qu’il souffre avec eux quand celle-ci est mutilée et méprisée, à ce qu’il vibre quand elle lutte pour s'épanouir.De l’enseignant chargé de l’histoire, on s'attend à ce qu'il communie à l’héritage essentiel reçu des générations antérieures, à ce qu’il le transmette avec ferveur aux générations nouvelles.Ajoutez à cela l’accent de plus en plus prononcé qu’on met aujourd’hui sur les méthodes actives, sur la participation, sur la jonction entre l’enseignement et la vie de tous les jours: vous verrez vite qu’à moins de rêver d’une école totalement coupée des grands courants de l’éducation contemporaine, vous devez non seulement accepter mais souhaiter que les éducateurs fassent écho, en classe, aux problèmes de la vie réelle.Le refuseriez-vous que vous seriez contredit, dans votre propre foyer, par les émissions de radio et de télévision, les journaux et les revues auxquels vos enfants ont accès tous les jours.Entre l’école repliée sur elle-même et l’école ouverte à la vie, le Québec a choisi depuis quelques années la seconde.Ce choix était le meilleur.Il serait stupide de le récuser aujourd'hui.• Le passage d’une conception de l’éducation à l’autre s'est cependant effectué si rapidement qu'il a donné lieu, en bien des institutions, à des glissements regrettables.Au nom de la vie, au nom d’un culte discutable de l’action, des enseignants ont parfois utilisé la salle de cours pour se faire propagandistes passionnés de telle conception particulière, de telle option historique ou politique, à l’exclusion des autres.C’était passer d’un monolithisme inacceptable à un autre qui l’était tout autant.C’était perpétuer sous d’autres formes une intolérance dont on prétendait libérer le Québec.Quelle a été l’ampleur des abus?Quelle peut être actuellement l’étendue du mal?Il serait vain et dangereux, dans le contexte actuel, d’ouvrir à ce sujet une interminable chasse aux sorcières.Il a pu se produire des manquements graves: pour ces cas.l'autorité dispose déjà, en vertu des conventions collectives en vigueur, de mécanismes d’intervention appropriés.Il n’était pas nécessaire que le ministre décide, de son propre chef, de nommer un commissaire-enquêteur.Le ministre dit avoir reçu des centaines de plaintes: il aurait dû référer ces plaintes aux autorités compétentes, dans chaque commission scolaire et dans chaque établissement.La procédure que M.Saint-Pierre a choisie risque d’accentuer le climat de terrorisme psychologique qui est en train de s'installer au Québec.Quant à l’ensemble, les autorités ont tout intérêt à penser à l’avenir plutôt qu’au passé.M.Saint-Pierre a demandé au Conseil supérieur de l’éducation un avis sur la meilleure façon d’éviter que les enseignants ne profitent de leurs contacts professionnels avec les étudiants pour se livrer à la pro- pagande ou à l’endoctrinement.Cette initiative du ministre est valable.Mais le caractère négatif de la requête n’est guère rassurant.Le ministre, au lieu d’écrire comme un homme qui ne pense qu'aux abus possibles, aurait dû solliciter l'avis du Conseil sur les objectifs et les méthodes de l’éducation civique, sociale, nationale et politique dans les écoles.Cela eût élargi le débat à sa vraie dimension.Les cas d’abus auraient été, par le fait même, ramenés à leur juste perspective.La même remarque vaut pour le code d’éthique que M.Saint-Pierre veut élaborer avec le concours des enseignants et des commissions scolaires.Chaque fois qu'un problème surgit, il se trouve quelqu'un pour proclamer qu’on pourra le régler en élaborant un code d'éthique.Pourtant, si on veut me permettre une comparaison avec le journalisme, je dirai - si paradoxal que cela soit - que j’attache plus d’importance, pour le respect actif de normes éthiques exigeantes, à la qualité professionnelle des intéressés, à leur formation intellectuelle, à leur attachement commun à des objectifs élevés, qu’à un quelconque code qui pourrait émaner d’un conseil où siégeraient des mandataires, des journalistes et des exploitants d’entreprises de presse.Le code d’éthique est utile et nécessaire.Mieux vaut en avoir un que de n’en point avoir.Le vrai problème n’est toutefois pas là.Il est dans la définition d’objectifs exigeants qui auront été élaborés en commun et qui seront acceptés et servis en commun, dans un climat de liberté et de responsabilité.Il s’agit, en somme, pour notre système d’enseignement à tous les niveaux, de se doter progressivement d’une tradition de liberté et de respect qui est encore, dans maints secteurs, à construire.Il serait tragique que, sous prétexte d’éliminer des abus, on étouffe une tradition de liberté encore bien fragile.• Enfin, le problème de la liberté de l’enseignant se pose dans des termes tout à fait différents selon que celui-ci évolue au niveau élémentaire, secondaire, collégial ou universitaire.Au niveau élémentaire, la conscience de l’enfant doit être l'objet d’un respect scrupuleux: tout abus est ici sacrilège.A compter du secondaire, il faut qu’existe une liberté beaucoup plus grande pour nos enseignants.Au collégial et à l’universitaire, cette liberté ne doit connaître d’autre frontière que celle de l'honnêteté.Chaque fois qu’on étouffe sans raison la liberté d’un homme, c’est ma propre liberté et celle de mes concitoyens qui sont impliquées.Et je ne saurais, n’en déplaise à toutes les chapelles et à tous les pouvoirs qu'on voudra, le souffrir en silence.ClaudeRYAN bloc-notes L'abécédaire de la réaction Me Jean Bienvenue met beaucoup plus de zèle à pourchasser les contestataires jusqu’en leurs derniers retranchements qu'à faire valoir voire entendre seulement les doléances de ses commettants.Quand il s’agit de trouver quelque solution à la déchéance des paroisses marginales de la Gaspésie.le député honoraire de Matane est introuvable.Il est vrai que Pierre de Bané, le député fédéral, veille au grain - autre argument en faveur du fédéralisme; et puis, la fréquentation des salons québécois est tellement plus agréable que celle des masures de Matane! Mais quand il s'agit plutôt de restreindre le plus possible l'aire de la liberté au Québec, la coqueluche de la Grande-Allée est le tout premier sur les brisées.Sitôt que son rival, Jérôme Choquette, eut embouché timidement la trompette de la réaction, Me Bienvenue s’est empressé de faire le chorus.Mardi dernier, à l’Assemblée nationale, il a brandi, au nom de la “virilité" démocratique, tous les symboles phalliques de la répression tranquille.Sanguinaire, l’élu de Matane veut rétablir la peine de mort “pour certains crimes spécifiques" entendez les actes de terrorisme; mais il ne précise pas quelle morale lui prescrit de verser le sang des fel-quistes tout en épargnant celui des assassins de droit commun.Arbitraire, l’ex-procureur veut instituer une nouvelle catégorie de prisonniers politiques: ceux à l’endroit desquels la commission des libérations conditionnelles serait tenue d’appliquer une “ligne dure".Autoritaire, ce militant de la réaction veut circonscrire le plus possible l’exercice du droit de s'assembler et de manifester contre les idées, les principes et les intérêts qu’il défend.Plagiaire (car le ministre de la justice en a déjà fait son cheval de bataille), ce libéral bon teint veut permettre à l’Etat, par le biais d’une carte d'identite obligatoire, d’inventorier, de numéroter et de cataloguer chaque citoyen.Atrabilaire, l’aspirant-ministre veut “purger” et "assainir” la presse écrite et électronique des humeurs contradictoires qui empêchent encore la population d’avaler sans haut-le-coeur les inepties de la députail-le.Littéraire, cet homme de salon appelle à grand cri une censure “virile” des publications et divertissements populaires.Quels seraient donc les critères de cette "virilité"?Au cinéma, passe encore: on trouvera facilement quelque sein qui terrorise, quelque cuisse qui incite à la violence.Mais les livres?les revues?Sans doute faudrait-il proscrire les ouvrages sur le cubisme jst autres écrits subversifs.Débonnaire, cette fine intelligente veut "épurer" et “restaurer l’autorité" dans les universités et collèges, afin qu’on y enseigne désormais ce que les Bienvenue, les Lacroix, les Coiteux voudraient bien qu’on y enseignât.Militaire enfin, ce surhomme de la politique veut enrégimenter tous les jeunes Québécois, pour s’assurer que tous seront initiés au maniement des armes; de quoi en faire de bons policiers.ou de bons terroristes! Jérôme Choquette a raison d’être inquiet: le député honoraire de Matane vient de faire claauer une semelle déjà entendue au ministre de la justice; et le premier ministre s’est mus d’applaudir.Il est vrai que .Bourassa voudrait réglementer l’usage de la liberté; qui donc, mieux que Me Bienvenue, pourrait accomplir cette tâche exaltante?Claude LEMELIN Noyons le bon chien Parlant mercredi devant un groupe de juristes torontois.M.Robert Stanfield a réclamé l’institution d'une commission d'enquête, présidée par un juge de la Cour suprême, sur les faits qui ont amené la proclamation des mesures de guerre, et sur l’inefficacité relative de la police même après le recours à ces pouvoirs extraordinaires.Avant que le Parlement ne soit saisi d'un projet de loi permanente contre le terrorisme, le chef conservateur voudrait que les citoyens sachent ce qu’il en a été vraiment de la "crise du FLQ".Le gcuvernement Trudeau a déjà prétendu posséder des renseignements secrets en cette matière.Il a ensuite soutenu n’avoir agi que sous l’empire de faits connus de tous.Il est donc peu probable qu’il retienne la suggestion de M.Stanfield.Et c’est dommage, car il serait peut-être le premier et principal bénéficiaire d’une telle enquête Quelle était, en effet, la valeur des informations sur le FLQ fournies respectivement par la RCMP, la SQ et la police de Montréal?Comment les listes de suspects ont-elles été dressées?Pourquoi a-t-on inculpé si peu de personnes, si un vas- te complot de sédition et une menace d'insurrection ont vraiment existé?Pourquoi en a-t-on relâché autant sans accusation, si on avait des motifs sérieux de les arrêter?Est-ce l’effet du hasard si on a compté au nombre des détenus relâchés sans accusations des candidats aux élections municipales de Montréal?Si une enquête sérieuse révélait qu'il y avait vraiment lieu de craindre une insurrection ou un renversement de l’Etat, le Parlement, au lieu de voter en aveugle comme il le fait avec le bill Turner, serait à même d'apprécier quelle législation sera à l’avenir efficace et adéquate à la situation.Si au contraire on devait conclure que la vaste menace d’insurrection et de renversement de l'Etat avait autant de substance que le complot de “gouvernement provisoire ", de loufoque mémoire, les parlementaires pourraient alors y regarder à deux fois avant de réduire les libertés au pays.Avant de noyer le chien démocratique.assurons-nous si c’est vrai- ment lui qui a la gale, ou certains policiers et pohticiens qui ne peuvent le voir Ubre.j.C.LECLERC Les optométristes ont signé Les optométristes ont imité le geste des médecins omnipraticiens en signant, à leur tour, une entente avec le ministre de la Santé dans le cadre de l’assurance-maladie.Et eux aussi semblent satisfaits de l’accord qu’ils ont paraphé.Cette satisfaction nous apparaît justifiée.Comme dans le cas des omnipraticiens, la convention comporte à peu près toutes les garanties contre l’arbitraire de l’Etat.On a mis en place des mécanismes précis de consultation, de griefs et d’arbitrage.Les optométristes continueront de pratiquer librement leur profession.Ce ne sera plus une pratique libérale caractérisée par la négociation individuelle entre le patient et l’optométriste, mais une pratique conventionnée, c’est-à-dire une pratique où les conditions d’exercice sont négociées collectivement par le syndicat des optométristes, d'une part, représentant sçs membres, et le gouvernement, d'autre part, re- Erésentant l’ensemble des patients.es deux parties ont librement accepté les compromis nécessaires à la conclusion de l’accord.La délimitation des actes qui relèvent des optométristes constitue pour ces derniers un des points im- portants de la convention.Les optométristes ne seront plus à la merci d’autres professionnels qui pourraient chercher à réduire leur champ d'action.De plus, il y a dans cette convention, comme dans celle des omnipraticiens, une clause prévoyant que les optométristes pourront bénéficier de tout gain qui serait accordé ultérieurement à d’autres groupes de professionnels de la santé.On se dirige probablement ainsi vers une harmonisation de toutes les conventions dans le secteur des soins de la santé.Il n’est donc pas impossible qu'on en vienne, un jour, à réduire toutes ces conventions collectives à une seule, avec de simples sections spéciales pour tenir compte des caractéristiques particulières de chacun des groupes de professionnels de la santé.C’est peut-être, en tout cas, un idéal vers lequel il faut tendre, même si pour y arriver, il devait être nécessaire de procéder à un réaménagement des structures syndicales.Polyvalente française à Mont-Royal La Commission scolaire catholique de Ville Mont-Royal semble enfin avoir réglé le problème de l’emplacement de sa future polyvalente française pour filles.Ce n’est pas trop tôt, puisque le débat dure déjà depuis environ cinq ans.Nous avons déjà fait allusion ici même à une phase particulière de ce débat, soit celle où la commission scolaire dut retirer son projet d’agrandissement de son école secondaire Rockland vers l’arrière, avec expropriation de maisons sur les rues Dobie et Woodlea et fermeture de la rue Netherton entre ces deux artères.C était en septembre dernier.Nous avions alors regretté aue l’opposition de certains anglophones ait fait avorter toute l’affaire.Ce commentaire n’était pas tout à fait juste.L'opposition n'était pas venue que de certains anglophones.Des francophones s'opposaient également, et avec autant d’énergie, à l’agrandissement de l’école actuelle dans cette direction.Le groupe des contestataires se recrutait chez les propriétaires du voisinage des maisons expropriées qui craignaient la dévaluation de leurs immeubles advenant la réalisation du projet scolaire.Nous continuons d'avoir quelque difficulté à comprendre cette oppo- Suite à la page 2 GIP- j^pour le I maintien de I ordre ârticle / A vez-vous pactisé avec le diable, le ou vers le 16 octobre ?En route vers l'Etat policier par Louis O'NEILL L'abbé Louis O'Neill a pris position dans un article publié par l'Action de Québec mercredi, sur le "bill Turner” et spécialement l’article 8 qui ouvre la porte à la rétroactivité en matière pénale.Voici le texte intégral de cet article intitulé "en route vers l'Etat policier”.Les sous-titres sont du Devoir.“Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui.au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d’après le droit national ou international".- Déclaration universelle des droits de l’homme, article 11, para.2.La nouvelle loi fédérale qui remplacera bientôt la désormais célèbre Loi sur les mesures de guerre renferme quelques articles dont l’esprit et la formulation devraient inquiéter les citoyens qui prennent au sérieux la défense des libertés civiles.C’est l’article 8, leurs d’une disposition légale | particulièrement dangereuse, qui révèle peut-être le mieux le nouvel esprit qu'on semble vouloir introduire dans nos moeurs juridiques.Cet article énonce que toute personne qui, “AVANT ou APRES l’entrée en vigueur de la présente loi” a participé à des réunions d'une association illégale, a parlé publiquement en sa faveur ou communiqué des renseignements en son nom, est présumée membre de la dite association, aussi longtemps quelle n’a pas fait la preuve du contraire.Rétroactivité La description des délits laisse place à une interprétation qui ouvre la porte à des abus.Mais ce qui est plus grave, c'est le caractère rétroactif de la loi.On sait que la rétroactivité pénale es* contraire à l’équité la pms élémentaire; elle s’oppose à la Déclaration universelle des droits de l’homme et contredit l’ensemble de la tradition juridique occidentale.On doit s’étonner en fait que peu de nos juristes aient jugé oppor- tun de mettre en garde la population contre les dangers contenus dans l’article 8 de la présente loi.La loi est rétroactive parce qu elle déclare délictueux des actes qui ne l’étaient pas avant sa promulgation, qui tout au moins ne l’étaient pas avant le 16 octobre.En effet, ce qu’on décrit ici explicitement, ce ne sont pas des actes subversifs déjà condamnés par le Code criminel (v.g.poser des bombes, procéder à un enlèvement, etc.), mais des gestes qui de leur nature ne sont pas délictueux et qui ne le deviennent que par suite d’une disposition légale non existante antérieurement.Culpabilité présumée De plus, la loi présume coupable, à moins de preuve du contraire, celui qui aura posé l’un ou l’autre des gestes décrits à l’article 8; coupable, c’est-à-dire présumé membre d’une association illégale.Cette disposition nous semble contredire, au moins dans son esprit, un autre article de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui se lit ainsi: “Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’ à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées”.(Article 11, para.1).Ce n'est pas seulement son caractère rétroactif qui rend l'article 8 dangereux, c’est son esprit.Ce qu’on y prône, c’est la théorie du délit par association, qui fut très en vogue aux Etats-Unis au temps du maccarthysme et qui a causé d’immenses dégâts, détruisant des réputations, compromettant la carrière d’hommes politiques, de savants.d’universitaires renommés.etc.Grâce à l’article 8.il sera possible soit d’arrêter, soit de soumettre au chantage des personnes qui, par suite de leurs activités.leur engagement social ou leurs options politiques, se seront retrouvées occasionnellement en voisinage étroit avec des militants felquistes.avoués ou inconnus.Ainsi, on pourra menacer des foudres de la loi tel chef syndicaliste qui.à l’oc- casion d’une grève, a reçu l'appui public du FLQ.tel leader étudiant qui a fait équipe avec des felquistes pour organiser une démonstration publique (v.g.le projet de loi 63).tel journaliste qui a fait un reportage sur une réunion du FLQ, tel ami qui a contribué financièrement au fonds de défense Val-lières-Gagnon.telle association qui approuve les objectifs contenus dans le manifeste du FLQ.etc.Et pourquoi pas?On me dira: “Vous savez bien qu'ils ne feront pas cela".Et pourquoi pas, si cela leur plaît?La nouvelle loi le leur permet.Je connais leurs bonnes intentions, qui sont celles d’hommes emportés par la panique mais je connais aussi le texte de loi: il est dangereux.Confié à l’interprétation de quelque juge pas trop versé dans les nuances (il en existel.il risque de donner lieu à des abus graves.Les inventeurs de l'article 8 devraient aller voir le film Z.Ils découvriront ainsi, par anticipation, de quoi ils auront l'air, dans quelques mois ou quelques années, si au lieu de s'occuper de retrouver leur sérénité perdue et un minimum d’intelligence politique.ils se livrent à la chasse aux sorcières.Nous assistons à un triste revirement de l'histoire: parmi ceux qui ont parrainé l'article 8 et qui.depuis un mois, posent des gestes générateurs de panique et encouragent un durcissement du pouvoir, il s’en trouve qui.il y a peu d'années.déploraient “la grande noirceur" qui.disaient-ils.régnait au Québec.alors qu'un premier ministre s’était permis de fabriquer une mini-loi rétroactive.assez bénigne si on la compare à la législation actuelle.Si le climat démocratique continue de se détériorer au Québec et que des hommes pohtiques qui se voulaient les gardiens de la démocratie deviennent les partisans avoués des méthodes fortes, il pourra arriver que la “grande noirceur" de jadis nous apparaisse comme une douce pénombre en regard de ce que l'avenir nous réserve.Appui à MM.Boyer et Hunter Le 24 octobre, le Devoir publiait la lettre d’une quarantaine de journalistes du quotidien Le Soleil de Québec, dans laquelle ceux-ci se désolidarisaient de la position éditoriale de leur journal sur la crise suscitée par les enlèvements de MM.Cross et Laporte, particulièrement des éditoriaux de M.Gilles Boyer et des caricatures de M.Raoul Hunter.Par la suite, 203 employés du Soleil déploraient cette attitude des quarante journalistes et disaient plutôt leur solidarité avec MM.Boyer et Hunter.Enfin, le 7 novembre, le président et gérant général du Soleil, M.Gabriel Gilbert, prenait la peine d’écrire un éditorial pour réitérer la confiance de la direction envers l’éditorialiste et le caricaturiste.Voici le texte de cet éditorial de M.Gilbert: Quelque 40 journalistes de notre journal ont réprouve, il y a deux semaines, l'opinion éditoriale de notre rédacteur en chef adjoint, monsieur Gilles Boyer, à l’occasion de la crise extrêmement grave que nous venons de vivre.Ils ont expressément relevé son article du lundi 19 octobre, intitulé “La Folie devenue furieuse”, ainsi que les caricatures de notre caricaturiste Hunter, précisément celles des 14,20 et 21 octobre; article et caricatures dits inconvenants dans les circonstances parce que “à leur manière, autant d’incitations à la violence”.Ils ont aussi porté jugement “non seulement à titre de citoyens, mais également à celui de journalistes", précisant que “la liberté d’informer est une responsabilité autant qu'un droit”.Sans vouloir en aucune façon entretenir la controverse.nous nous permettons de leur dire que nous différons d’opinion avec eux; puisque l’article en question trouve, dans notre opinion, ample justification dans les faits que l’on connaît; de plus, les caricatures mentionnées sont une charge, comme il est de coutume pour une caricature, mais loin de cette exagération à laquelle ils prétendent.Ajoutons que des centaines de gens, à l’occasion de rencontres, de téléphones, ont appuyé la pensée éditoriale du Soleil à l’occasion de ces événements; aussi que plus de 200 de nos employés, aux ateliers, à l’administration, nous ont remis le témoignage écrit de leur accord.Nous aurions pu, référant à la convention de travail, loger un grief contre les signataires de cette déclaration.Nous Suite à la page 2 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier: Arthur Lefebvre LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est au no 434 est, rue Notre-Dame, Montréal.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont Inc., à 9130 rue Boivin, Ville LaSalle.Seule la Presse canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans "Le Devoir".ABONNEMENTS: édition quotidienne, Canada: 12 mois: $28.00; 6 mois: $15.00; 3 mois: $8.00.À l'étranger: 12 mois: $40.00; 6 mois: $22.00; 3 mois: $12.00.Édition du samedi: 12 mois: $10.00.Courrier de la deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal - Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE : 844 3361 des idées des hommes Le Devoir, samedi 21 novembre 1 970 • 5 Libre opinion De la mystique québécoise au terrorisme par MAURICE CHAMPAGNE, professeur et ceux qui ne l'ont pas La partisarerie.l'intolérance, la sélection des conscien ces.le légalisme, le pharisaisme.la fidélité a la loi du talion, sont les facteurs de violence les plus profonds, les plus collectivisés, les plus difficiles à vaincre qui soient.De l’autoritarisme à la contestation négative Poursuivant une réflexion sur l'opportunité de situer le terrorisme, sous ses diverses formes, comme un produit de notre évolution psycho-sociale, des toutes dernières années surtout, je voudrais montrer comment le terrorisme.dans certaines de ses dimensions.peut être le fait d une croissance mystique brusquement frustrée.Nul ne saurait nier que l'un des traits majeurs de notre comportement psychosocial a toujours été l'idéalisme.Je n'entends pas par idéaüsme.une vague sentimentalité ou une faiblesse émotive.mais une ressource foncièrement positive et créatrice que nous avons développée entre Québécois d’expression française, pour survivre, pour être nous-mêmes, pour répondre existentiellement au pragmatisme anglo-saxon et au pouvoir de LAVOIR, qui s'est imposé avec la société de consommation et la mystification du confort à l'américaine.Dans le contexte de survie où nous avons été placés, où nous continuons de nous débattre, et relativement à l'emprise religieuse qui s'est exercée sur nous jusqu'à orienter l'ensemble de notre comportement et à le structurer de l'intérieur, il n est pas exagéré de constater que notre idéalisme tient de la mystique.Des héros et des missionnaires aux doctrinaires De nos origines françaises et catholique.nous avons particulièrement gardé la passion des grandes causes.Nous avons entretenu un besoin d'ETRE à la mesure de l'espace canadien, de la nature qui nous environne.(Nous avons été aussi colonisés par l'espace et le climat que par les hommes.) Ce goût des au-delà, des mots et des gestes d'éclat, des héros qu'on a mystifiés, de Dollard à Saint-Jean-Baptiste, ont nourri notre idéaüsme.(Comment mesurer l'impact du célèbre mot de De Gaulle à l'hôtel de ville de Montréal et la destruction symboüque de la statue de Saint-Jean-Baptiste, sur la crise actuelle?) Combien de missionnaires n'avons-nous pas donnés au monde entier, qui sont allés bâtir, défricher, coloniser à leur tour et apporter la Bonne nouvelle.Le geste suprême du Cardinal Léger dans cette ügnée était typiquement québécois.Et sans vouloir faire de person-naütés.en se représentant plusieurs de leurs carrières qui ont précédé leur La crise d'octobre action poütique.comment ne pas penser que la passion des grandes causes a pu pousser à Ottawa, et ailleurs, nos chefs québécois devenus doctrinaires.Que Lun ou Lautre d'entre eux ait changé de cause en changeant de carrière est en soi secondaire.Duplessis luttait aussi pour une grande cause, à ses yeux et aux yeux de tous ceux qui l'ont suivi.C'était un doctrinaire.Nous avons produit beaucoup de doctrinaires.Nous en produisons encore, de tout acabit, et qui veulent tous se partager le peuple.De la doctrine et du mysticisme au terrorisme sous telle ou telle forme, il n'y a qu'un pas.Les saints et les assassins ont souvent une structure mentale semblable et c'est beaucoup la cause qu'ils ont choisie qui les oriente différemment.(Pendant la seconde guerre mondiale, les Allemands ont fait maintes expériences de conversions d'individus modèles (souvent des reügieux) en sadiques, et inversement.Cela leur permettait de sélectionner les individus d'élite, capables d'une énergie vitale sans couleur, devenant aussi insensibles au mal qu'au bien.) L'orientation d une vie dans un sens ou dans un autre dépend autant des circonstances que des dispositions personnelles, de l'emploi qui est proposé à un individu ou à un groupe.Or il me semble que notre formation un peu mystique traverse depuis trois ou quatre ans une crise aiguë d’emploi Les dangers d’une religion désincarnée Pendant des siècles on nous a fait collectivement rêver de paradis, de salut, d'au-delà, au plan reügieux pour tous, au plan culturel pour les privilégiés qui ont pu faire leur cours classique.La mère patrie était dans tous les sens un au-delà dans lequel étaient plongés ceux qui pouvaient s'instruire.Mais quel choc permanent que d'avoir en classe des modèles genre Racine et Proust, et dans la rue.dans la famille.des modèles de jouai (qui n'est pas une langue folklorique malgré les prétentions de ceux qui veulent à tout prix voir dans ce jargon bâtard l'expression de notre authenticité linguistique).Quel choc permanent de penser français et vivre aux antipodes de la manière française.Quel choc permanent que d'être promis à une religion d'amour et d’être formés à la loi.à la lettre plutôt qu'à l'esprit, à l'imagerie plutôt qu'au symbole, à la reü-giosité plutôt qu'à là vie intérieure, à une étroitesse telle qu'il n'y avait place ni pour le prochain ni pour Dieu même dans notre reügion.C’est à Lé-cole cathoüque que j'ai appris que les Anglais étaient méchants parce que "protestants'.Quel choc permanent que d'avoir été promis à une reügion d’amour et d'avoir été conditionnés à repousser toute démarche affective, parce que l'affectif était perçu comme une manifestation déguisée des forces obscures de la sexualité mauvaise.Ce choc d'une formation reügieuse en contradiction avec elle-même, pour laquelle nous avons été üttéralement programmés, mécanisés, nous avons pu le supporter aussi longtemps que l'Egüse a gardé son emprise sociale, que la reügion a maintenue son prestige.Mais depuis que nous nous sommes “laïcisés'', comme on dit.depuis que le Curé a cessé d'être celui qui pense pour la paroisse, pour les poüticiens.depuis que nous avons été brutalement livrés à une conscience collective désemparée, ce choc nous a fait progressivement éclater socialement.Le plus grave, dans cette transformation radicale, est que nous demeurons à la merci du premier vendeur qui se substitue au “modèle" psycho-social qu'était devenu le prêtre.Le plus petit pseudo marxiste-léniniste.béret blanc, astrologue, commis voyageur d une compagnie de finance, s'il sait s'y prendre un peu.deviendra un curé, un prophète même, pouvant nous convaincre de n'importe quoi La télévision, l’information en général.qu elle vienne des journaüstes ou des députés, ont exercé une influence énorme sur nous parce que nous sommes essentiellement perméables à tout "message ".On comprend alors que la crise actuelle se cristalüse dans une lutte à finir entre le pouvoir poütique et administratif, d une part, et le pouvoir d’information, d'autre part.L’idéalisme québécois en chômage En somme.Lidéaüsme qui nous a fait vivre pendant des siècles se trouve brutalement mis en chômage, nos structures mystiques internes et sociales sont maintenant sans emploi.Il faut noter ici l'impact énorme de la défaite übérale de 1966.La révolution tranquille lancée 2- Un gain marqué pour le fédéralisme par GILLES LALANDE Si l'on accepte, comme je l'écrivais hier, que la vague séparatiste des années 60 est venue se briser sur les récents excès du F.L.Q , force nous est de reconnaître que le fédéralisme sort singuüèrement renforcé de la crise d'octobre 1970.C'est là.me semble-t-il.un corollaire qui tient de l’évidence même, et c'est en tout cas la deuxième conclusion principale que je tire personnellement sur le plan poü-tique des récents événements.Prise de conscience fédéraliste Mise à part la question controversée de savoir qui du gouvernement fédéral ou du gouvernement provincial a eu la responsabilité première des décisions prises en octobre, le fait est que la population de cette province a pu ressentir à l'occasion de cette crise, de la façon la plus concrète qui soit, ce que constitue en pratique le fédéralisme.Point il y a eu besoin dans les circonstances de lui parler explicitement de fédéralisme.Point il a été nécessaire de faire appel pour elle au "fédéralisme rentable" de Robert Bourassa ou au "fédéraüsme coopératif" de Maurice Lamontagne.Les faits eux-mêmes se sont chargés de révéler aux Québécois la vertu essentielle de tout fédéraüsme authentique, à savoir la garantie que donne l’existence de deux niveaux de gouvernement.Car peu importe à Limmense majorité des citoyens du Québec qu'on prétende en certains milieux que le déploiement des forces armées canadiennes au Québec (et à Ottawa) ait pris “l'allure d'une occupation militaire", si cette population s est sentie effectivement protégée par les mesures auxquelles les gouvernements ont eu recours.Et peu lui importe qu'on lui parle, comme René Lévesque La fait le 16 octobre dernier au plus vif de la crise, "des conditions dictées par le gouvernement d’Ottawa et transmises par celui de Québec", si cette population a le sentiment que ces conditions étaient les plus appropriées dans les circonstances.Ce qui ne veut pas dire que le citoyen du Québec ne pouvait pas à l'occasion de cette crise, comme en beaucoup d'autres, avoir des réserves sur telle ou telle décision gouvernementale.voire sur l'ensemble de la stratégie adoptée par les deux niveaux de gouvernement.Qu'il ne pouvait pas a posteriori examiner d'un oeil critique les gestes posés par les autorités qu'il a légitimement élues.Cela signifie tout simplement que le citoyen ordinaire du Québec n'a pas pu rester insensible à la sécurité que lui ont assurée en ces moments difficiles les moyens concertés de deux ordres de gouvernement qui se sont portés à la défense d'intérêts communs.Trêve à la simplification Il n est que trop vrai que peu de formules ont été aussi décriées au Québec depuis quelques années que celle du fédéraüsme.Peu ont été aussi travesties qu elle par ses adversaires.Peu ont été aussi obstinément frappées d'ostracisme par la partie agissante de Léüte québécoise.D'aucuns 1 ont fait passer pour un dogme, pour une doctrine.pour une idéologie, alors qu'il est système, mode ou méthode de gouvernement.D'autres, tout en le reconnaissant comme tel.l'ont déformé abondamment comme La fait si souvent René Lévesque en le présentant dans des images qui évoquent un monde qui n'est pas nécessairement celui de la poütique: ainsi la "maison de fous poütique" et “Lin-gouvernable baraque fédérale-provinciale"; ainsi la “même bouteille dans laquelle deux insectes venimeux s'empoisonnent" et "les deux tronçons ridicules qui se marchent sur les pieds"; ainsi le “labyrinthe byzantin" et le “maquis fédéral-provincial".Si encore de telles simpüfications avaient le mérite de quelque originalité, on les porterait vite au compte d une imagination furibonde, mais elles ne font qu écho aux assertions du professeur d'histoire, Maurice Séguin qui.à propos de 1840 et de 1867.a écrit que “les Canadiens français subsistent comme peuple chambreur dans une des pièces les plus importantes de la maison construite et possédée par une autre nation' D'autres, au nom de la raison cartésienne ou de la dialectique marxiste, ont systématiquement sapé la légitimité du fédéraüsme en laissant croire qu'il équivalait à une grossière inefficacité ou à une machination visant à protéger un quelconque Estabüshment.D'autres Lont identifié délibérément à certains personnages poütiques dont le style peut parfois déplaire.Encore moins scrupuleux en période électorale, d'autres enfin Lont rendu responsable de la perpétuation de l'état d'infériorité des Canadiens français du Québec en leur annonçant “Nous sommes sur la voie de la guérLson.La souveraineté va chasser nos peurs.”.On ose à peine croire que des gens intelügents tiennent en 1970 de tels propos sur la place pubüque alors qu'ils savent pertinemment que le fédéraüsme est le seul choix qui s'offre pour assurer, selon la raison, le progrès des Canadiens français.Défi du réalisme Le premier mérite du fédéraüsme au Canada est d'exister et par conséquent d'englober toute la réaüté québécoise.Ce n’est pas une idéologie comme le séparatisme ou une vue de l'esprit comme la thèse souveraineté-association.Ce n'est pas non plus une démission ou une fuite en avant comme “la" solution globale.Le fédéraüsme n'est donc pas une panacée.C'est peut-être même la plus exigeante des formes de gouvernement.Or n'est-ce pas là ce qui fait peur à plusieurs membres de Léüte canadienne-française du Québec?Leur aversion pour le fédéraüsme.est-on porté à se demander, ne tient-elle pas à ce “qu'il s'efforce de susciter le compromis comme l’instrument habituel de gouvernement”?On comprendrait alors qu’il soit rejeté par ceux qui se sentent incapables de réconci-Uer les principes de l'autonomie et de la soüdarité.Le fédéralisme, il est vrai, n’admet pas le dogmatisme de ceux dont "la conviction raisonnée et inébranlable" leur assure que “seule l'indépendance poütique pourra jamais nous donner les conditions du renouveau social et de la pros- pai l'équipe Lesage a su canaüser nos énergies dans de nouvelles voies, employer notre personnaüté à de nouveaux idéaux et surtout à les réaüser Mais le gouvernement de l'Union nationale jamais ce parti n'aura si mal porté son nom - n'a pas pu et n’a pas su poursuivre l'élan (compte tenu des circonstances extrêmement difficiles qu'il a dû affronter).Alors nous sommes retombés du plus haut que nous avions jamais été.Et cette retombée est aussi imputable au fait que la révolution tranquille übérale a été par certains aspects démesurée.presque mégalomane par rapport aux conditionnements du passé.De plus, c'est dans cette période de revers économique.de stagnation du progrès social.que nous avons été inondés des retombées de la violence internationale, en particuüer des retombées américaines et françaises.Et.pour comble d’irréflexion.on a minimisé la contestation des jeunes, habitués que nous sommes à ne considérer comme sérieux que ce qui est adulte (et mâle).Comment s’étonner alors de la crise actuelle! D'autant plus que le résultat des élections du 29 avril a été interprété si unilatéralement, que la réaüté s’en est trouvée une fois de plus masquée.Il me paraît évident que la défaite cuisante de l’Union nationale est imputable principalement aux facteurs psycho-sociaux que j’ai tenté de situer dans ce qui précède.Pourra-t-elle se relever un jour de cette défaite?Et combien d’entre nous n'ont-ils pas commencé à se poser semblable question devant l'attitude du gouvernement Bourassa dans la crise actuelle?Alors, sans devenir du jour au lendemain des péquistes farouches par frustration, il serait sage que plusieurs Québécois mettent un terme à leur diffamation contre le PQ.soit contre le parti qui de toute évidence a adopté les positions les plus saines et les plus constructives dans le drame que nous continuons de vivre.N'allons pas une fois de plus nous auto-détruire en cédant à la peur et au chantage.Un terrain choisi pour le terrorisme Ce fond psycho-social d'élan collectif frustré, de dynamique inemployée ou mal employée, d'idéal à vide, entretenu et refoulé pendant des générations, est un terrain choisi pour de nouveaux curés de la poütique.de l'information, de la pubücité, de toute doctrine.J’y discernerais un second élément fécondé par notre mystique désincarnée et pouvant servir à n'importe quelle cause l'habitude au sacrifice pour le sacrifice, au détachement subüme.Nous avons été structurés mentalement par l'esprit de sacrifice, conçu comme seule valeur de rachat d'une culpabilité originelle Quan- tité d'individus en ont heureusement fait leur profit et celui de la société en même temps.Si nous n'avions pas dans tous les secteurs d'activités des individus habitués à payer de leur personne, capables d'engagements quasi inconditionnels.que deviendrions-nous?Par ailleurs d'autres individus peuvent employer cette formation au sacrifice au détriment de la société et même, pour leur propre destruction.Il y a une mys-< tique terroriste aveugle qui a besoin pour se développer de guerriers à l'état pur.de candidats entraînés à risquer leur vie.(Qu'on reüse seulement les grands romans de Malraux pour le comprendre.) Le terrorisme est une doctrine qui a besoin de sacrifiés pour agir, comme elle a besoin de prédicateurs pour préparer son action (Cf.le sermon-manifeste du FLQ ).Il serait extrêmement intéressant de savoir combien d'individus dans le FLQ sont des produits de la mystique du sacrifice.Dans tous les pays du monde, dans quantité de révolutions.on a souvent vu d’ex-reügieux devenir les révolutionnaires les plus acharnés, parce qu'ayant été formés dans les miüeux les plus autoritaristes et les plus sacrifiés qui soient.Bien avant “l'Affaire Cross-Laporte”, j'ai souvent entendu parler d'ex-religieux.d ex-reügieuses.comme membres ou très sympathisants du FLQ.La question mérite d'être sérieusement considérée, quand on sait l’importance de la réaction anti-reügieuse qui s est manifestée au Québec ces dernières années.Les chrétiens qu'on a promis à l'Amour mais qu'on a conditionnés à ne pas aimer le monde, l’homme, la vie sous toutes ses formes, peuvent devenir des êtres spécialement frustrés et agressifs.Quand on est habitué à rêver d'au-delà et d angéüsme.on peut finir par ne plus supporter la banaüté quotidienne et la relativité des moyens de perfection, céder à l'impatience et à la révolte, puis devenir bête.Ce sont les “mangeux de balustres" les plus faibles qui un jour se mettent à démo-Ur les autels et à pendre les prêtres.De la morale primitive à la vengeance Si Lon considère maintenant la réaction de la collectivité dans “l'affaire Cross-Laporte ", comment ne pas être frappé du caractère terrorisant des attitudes de vengeance qui dominent cette réaction.Allons-nous nous satisfaire de remplacer un terrorisme par un autre?Ce serait malheureusement subir une fois de plus les conséquences d'une formation centrée sur une morale primitive.Nous avons été habitués à tout juger en partageant le monde entre bons et méchants, entre ceux qui ont la vérité Plusieurs grands prêtres de la chose pubüque et poütique déplorent que la critique de la société ne se fasse pas de manière constructive.On fait aux adultes qui remettent en question le plus positivement possible ce qui est contesté par la très grande majorité, un reproche analogue à celui qu'on adresse régu-üèrement aux jeunes dont on déplore qu'ils contestent la société sans jamais rien construire.A ces grands prêtres, je demande seulement: “Mais qui donc nous aurait appris à construire, à créer?" Et je les renvoie à notre système d'enseignement à notre tradition d'éducation, où l'essentiel a toujours été décidé à l'avance, par autorité et au nom de l'efficacité administrative.Malgré l'importance des réformes introduites dans l'enseignement, il y reste encore bien peu de place pour la création, l'initiative personnelle, l'engagement existentiel, l'évolution affective.Il faudrait changer radicalement nos méthodes d'enseignement et d'éducation et toute l'organisation scolaire pour former une collectivité qui soit capable de créer et de réfléchir positivement.La contestation négative est la rançon de nos méthodes d’éducation Et que dire alors de l’organisation du travail, en général .Où peut-on vraiment apprendre à construire, à créer, à participer à l’édification d une société dynamique?Continuer vers l'anarchie ou transformer l'administration de la société Cette question devrait orienter les programmes et l'action des partis politiques.du gouvernement, de LEgüse.des syndicats et des corps intermédiaires.et entraîner une réforme complète de l'administration de la société.Autrement nous continuerons d'aller à "grands pas vers l'anarchie.L'image de l'anarchie, elle devient chaque jour plus précise, au Québec comme dans d'autres nations: c'est l'Etat où chacun veut devenir LEtat, parce qu'on ne croit plus à LEtat.parce qu'on ne croit plus au principe de la représentation d’une collectivité par quelques individus, dont le trop grand nombre finissent toujours par sacrifier le bien des autres à la passion du pouvoir et à l’efficacité administrative.La société se morcelle rigoureusement, elle s'organise par groupes d'intérêts régionaux et culturels.qui veulent chacun s'autogérer.Ces groupes vont constituer des “clans" pour remplacer LEtat.trop lointain, trop immense, trop impuissant, trop étranger au peuple.Nous évoluons mé-diévalement vers les guerres de duchés.Ceux qui sont encore au pouvoir le comprendront-ils avant que les guerres civiles n'aient fait leurs ravages?périté économique”.Le fédéralisme s'accomode mal par ailleurs de ceux qui perdent constamment leur sang-froid, et qui, pour ne pas engager le dialogue, recourent à l’inflation verbale, à l’invective et à la démagogie.Le fédéraüsme ou l’esprit fédéraliste, puisque c’est bien ce dont il s'agit, est ouvert par définition.Rien ne le rébute dans les limites que lui trace le bon sens.Le fédéralisme, est-il besoin de le souligner encore avec force, n'élimine aucune remise en question.Que ce soit le statut poütique et constitutionnel du Québec, que ce soit la philosophie du système socio-économique qui nous régit, que ce soit à la limite le fédéralisme lui-même, tout peut être discuté loyalement et renégocié dans le cadre du fédéralisme.Et par surcroit, le fédéraüsme par sa technique administrative elle-même permet de créer les institutions adéquates correspondant à tous les problèmes qui se posent dans une société.Or si Limmense majorité de la population du Québec a pu saisir à l'occasion de la crie d'octobre 70.autour d une question aussi vitale pour elle que celle de sa propre sécurité, l'inestimable prix de l'interaction féconde de deux niveaux de gouvernement (le gouvernement municipal étant une émanation juridique du gouvernement provincial), on peut certes affirmer que le fédéraüsme sort renforcé de cette crise.On peut même raisonnablement s'attendre à ce que cette même population exige de ses gouvernants, dans la solution des innombrables problèmes qui confrontent présentement la société Québécoise, banolication de ce même esprit fédé-raüste.Car le test du fédéraüsme au Québec ne se fera pas dans les officines nationalistes, ni à partir de schèmes d'expücation qui ne collent plus à la réalité québécoise mais au contact de la réaüté concrète Or ni l'aveuglement des uns.ni le sectarisme des autres ne changeront le fait que toute solution réelle aux difficultés socio-économiques du Québec doit être à court terme fédéraliste.En effet, toute action efficace contre le chômage, contre le manque de logements à prix modique, contre Lexploitatior du consommateur, contre la pollution, contre le mainmise étrangère sur des secteurs clé de notre économie, de même que toute action soutenue contre le désordre public, exige la concertation des autorités provinciales et des autorités fédérales.Au manifeste du F.L.Q., les fédéralistes préféreront toujours s’inspirer de l’élévation de pensée et du sens de l'action positive qu'on trouve dans la lettre émise par les évêques catholiques du Canada à l'occasion de la dernière Fête du travail.Quant au reste, il appartiendra à tous ceux qui ont le souci d'aller au fond des problèmes plutôt que de faire obstruction aux solutions qui ne répondent pas à leur idéologie, d’insuffler une vie nouvelle aux institutions démocratiques du Québec.Les fédéralistes authentiques devront par ailleurs continuer à faire autant échec au séparatisme simplificateur qu’au centralisme unificateur.Ainsi par leurs efforts, ils auront fait la preuve que le fédéralisme est sain, et comme il a déjà été écrit, “qu’en dehors du fédéralisme, il n'existe pas de véritable respect du droit des populations à disposer librement de leurs destins.” Un album mémorable POUR LA PREMIÈRE FOIS, TOUT LE Vieux Montréal en peinture Faites à vos amis et parents, cadeau de ce magnifique album en couleurs: TABLEAUX DE GILLES GINGRAS COMMENTAIRES-POÈMES DE BERNARD LA RIVIÈRE ÎAVï x 11 $9.00 En vente dans toutes les librairies Distribution: MESSAGERIES DU LIVRE 1108, rue BLEURY 861-6321 VIENT DE PARAÎTRE.ÉDITIONS DU JOUR 80 menus pratiques -160 recette* faciles $ (KMAmm du four E CUISINE TOUTE SIMPLE par SUZANNE MONANGE et SOLANGE CHAPUT ROLLAND • 160 recettes faciles • 80 menus pratiques divisés en trois catégories: Abordable, économique, coûteux • Un livre-objet d'une présentation tout a fait originale • Un cadeau gentil pour Noel in vente partout a $3.00 - Distribué par le Service des Messageries des Editions du Jour, 1651, Saint-Denis, Montréal 129 - Tél.: 849-8328.(si la ligne est occupée: 849-2228) EDITIONS DU jroxrit,.Président et directeur général Jacques Hébert 6 • Le Devoir, samedi 21 novembre 1970 Fin du débat d'urgence à l'Assemblée nationale: La tendance dominante est aux mesures radicales par Gilles Lesage QUEBEC - Le débat d’urgence sur la crise suscitée au Québec par les enlèvements de MM.Cross et Laporte a pris fin hier à l’Assemblée nationale, au terme d’une multitude d’invertenvions dont il se dégage en gros, que: • un fort groupe de députés ministériels est en faveur des mesures radicales, allant de la carte d’identité obligatoire au service militaire obligatoire; • les mêmes députés, et ceux du Ralliement créditiste, ont dénoncé à l’emporte-pièce le Parti québécois, les chefs syndicaux, les organes d’information, les enseignants et le reste ; • le Parti québécois; nullement satisfait des explications fournies par le gouvernement, estime que le gouvernement québécois a cédé devant celui d’Ottawa et le “fascisme’’ ; • l’Union nationale, adoptant une position circonspecte, appuie le gouvernement mais aurait souhaité qu’ils spit plus explicite.De tous ces discours, une trentaine en sept jours de débats et de palabres parfois loufoques, se détachent quelques interventions: celles des ministres Castonguay, Cloutier et Choquette, et celles de MM.Laurin, Bertrand, Bienvenue, Claude Charron et Jean-Noël Tremblay.Du doté des créditistes, l’on appuie sans réserve les décisions prises par les deux gouvernements depuis le 5 octobre et l’on demande avec insistance un solide coup de barre vers la fermeté et l’ordre, dont le député libéral de Matane, Me Jean Bienvenue, du côté ministériel, s’est fait le héraut.A l’issue de la séance d’hier, les reporters ont vainement tenté de savoir du premier ministre ses impressions générales, ses propres conclusions du débat et ce qu’il retenait des suggestions, certaines font draconiennes, soumises par ses propres députés.M.Bourassa.qui a acquis fort rapidement “l’habileté’ de répondre aux questions sans rien dire, a dit que chacun avait pu s’exprimer librement, selon ses convictions et son expérience, et que le gouvernement ferait son profit du flot de paroles qui a déferlé sur l’Assemblée depuis le 11 novembre.Pour le reste, il sourit.D ne saurait même dire s’il déplore le fait que c’est à Ottawa que se prennent les décisions concernant "l’ordre public”, ou encore s’il approuve la suggestion de l’un de ses ministres.Me Roy Fournier, voulant que les provinces aient leur mot à dire dans ce domaine.Que voulez-vous, répond-il, le code criminel est de juridiction fédérale, et il ne peut y en avoir qu’un dans un tel régime.Quant à l’examen sur l’usage de la liberté, dont il a parlé la semaine dernière, M.Bourassa ne dit rien, sauf qu’il faut faire un tel examen! Une réponse plus précise quant aux "initiatives” annoncées jeudi soir par le ministre de l’éducation: c’est une décision personnelle de M.Guy Saint- Pour Chartrand, libération ou procès C’est là l’essentiel d’une résolution adoptée hier à l’unanimité par le comité exécutif du Conseil central des syndicats nationaux de Montréal (CCSNM) dont les membres ont élu à la présidence le détenu Michel Chartrand, qui est accusé de “conspiration séditieuse”.Voici au texte la résolution, tel que contenu dans un communiqué du CCSNM: I - Attendu que Michel Chartrand est présumé innocent des offenses qu’on lui reproche.2- Attendu que les accusations qui sont portées contre lui sont cautionna-bles.3 - Attendu que Michel Chartrand est président du Conseil central des syndicats nationaux de Montréal (CSNi qui groupe 67,000 syndiqués.4- Attendu que Michel Chartrand est une personnalité politique du Québec qui a toujours demeuré et a travaillé pour la cause de la démocratie au Québec.5- Attendu qu’il ne fait aucun doute que Michel Chartrand sera présent à son procès.6 - Attendu que Michel Chartrand est marié et père de famille.II est résolu, que le CCSNM demande la libération immédiate et un cautionnement pour Michel Chartrand en attendant son procès ou un procès dès maintenant.Cette résolution a été adoptée à l’unanimité.De son côté le comité québécois pour la défense des libertés a tenu une assemblée générale à laquelle étaient présents.notamment des professeurs et des etudiants d’université et de CEGEP, des délégués de mouvements tel: le Conseil central de Montréal (CSN), la FTQ, l’Alliance des professeurs de Montréal, la ENEQ.le MDPPQ, le SPUQ.la SLQ et Pierre, mais le premier ministre a été consulté, et il est d’accord.Le rétablissement de la peine de mort?La question mérite d’être posée.De meilleurs moyens pour combattre également la pègre?Il faut en discuter.Le service militaire?Il n’en a pas encore été question au conseil des ministres.Indemnisera-t-on les personnes arrêtées.détenues et relâchées sans qu’aucune accusation ait été portée contre elles?C’est à l’étude.Et ainsi de suite, jusqu’à ce que M.Bourassa demande, avec un large sourire: d’autres questions?Non, répond une voix, parce qu’il n’y a pas de réponse.NI.Claude Charron Le député péquiste de Saint-Jacques, M.Claude Charron, a soutenu qu’il avait encore l’impression, après sept jours de débats, que le Québec avait en cours de route perdu son gouvernement propre.Il a posé plusieurs questions, dont les suivantes: le premier ministre croit-il encore que le Québec, à l’heure actuelle, est en danger d’insurrection?La population du Québec est-elle mieux informée sur la faiblesse de son gouvernement au cours de la crise?Faisant fi des interruptions de libéraux l’invitant à s’en aller à Cuba, le benjamin de l’Assemblée a dit: “Les premières victimes du FLQ, bien avant peut-être qu’il passe à l’assassinat, étaient les gars du FLQ eux-mêmes.Ils sont coupés maintenant, d’une façon radicale, d’une population qui n’acceptera jamais le meurtre comme moyen d’action politique.S’ils avaient une cause, ils l’ont tuée en même temps qu’ils ont tué Pierre Laporte.” M.Charron dit avoir aussi découvert que M.Trudeau a manifesté une “haine hargneuse" envers le Québec, faisant le même raisonnement, mais à l’inverse, que le FLQ: “Si on ne peut pas garder le Québec démocratiquement, on le gardera par la violence, dans la Confédération.Même sectarisme, même logique totalitaire, même assassinat aussi." Le jeune député du PQ n’est pas plus tendre envers le gouvernement Bourassa.qu’il accuse d’avoir manqué de fermeté devant celui d’Ottawa."Quand un gouvernement cède à un autre gouvernement étranger, quand un gouvernement cède au fascisme, quand un gouvernement est prêt à laisser passer la vie humaine pour une fameuse raison d’Etat dont on n’a jamais eu encore d’explication, alors qu’il n’est permis à aucun parti d’opposition de laisser passer ça.” M.Jean-Noël Tremblay Quant au député UN de Chicoutimi, il aurait souhaité que le gouvernement fût le Quartier latin et des représentants des milieux politiques, populaires et artistiques.Ces derniers ont élu un exécutif de cinq membres qui représentera le comité: il s'agit de : Yves Vaillan-court, étudiant, Jean-Yves Vézina, syndicaliste (CSN), Robert Bureau, professeur à l’université de Montréal, Paul Un-tergerg.Parti québécois et Victor Lévis-Beaulieu.écrivain.Le comité réitère les objectifs qu’il poursuit depus le 16 octobre, date d’entrée en vigueur de la loi des mesures de guerre au Québec: 1 ) Abrogation de la loi sur les mesures de guerre 2) Retrait de l’armée canadienne du territoire du Québec.3) Arrêt de l’offensive de répression militaire et policière.4) Libération des prisonniers de guerre.5) Prise de conscience des véritables problèmes sociaux, économiques et politiques.Le comité s’inquiète notamment du sort fait aux prisonniers et de la censure des “Mass media”.Femmes-médecins au monastère TEL AVIV (AFP) - Pour la première fois dans l’histoire millénaire du monastère de Sainte-Catherine, sur le mont Sinài, les moines non seulement y accueilleront des femmes, mais seront aussi soignés par elles.L’archimandrite Neophytos Maroudas, supérieur de ce monastère, est en effet rentré de Grèce où il se trouvait en traitement médical accompagné de deux jeunes médecins, toutes deux des femmes qui exerceront au monastère.plus explicite et "dissipât les ombres épaisses qui masquent encore les raisons de ses attitudes et de ses gestes, qu’il nous rassurât sur l’autonomie de ses initiatives et sur les distances qu’il devait garder vis-à-vis du gouvernement central”.Pour M.Jean-Noél Tremblay, la crise que traverse le Québec n'est que l'épiphénomène d’une crise sociale et politique encore plus profonde dans ses causes et ses effets, une crise qui trouve sa source dans le nationalisme "frustré” des Québécois.M.Tremblay s’est expliqué ainsi: "Le gouvernement actuel a voulu renverser la vapeur, apaiser l’effervescence du nationalisme québécois en lui substituant l’impératif de la prospérité économique.S'agit-il vraiment que de cela, de bien-être matériel, de richesses, de plein emploi, de gros salaires et d’investissements?A supposer qu’on atteigne ces objectifs valables et essentiels, aura-t-on raison de la soif de liberté et de la volonté d’affranchissement qui nous hantent depuis toujours?Je ne le crois pas.Du reste, pour atteindre les objectifs concrets du redressement de l’économie québécoise et de ses conséquences sur le niveau de vie des nôtres, ne nous faut-il pas passer chaque jour sous les Fourches Caudines d’un gouvernement central qui s’efforce de mettre en veilleuse les aspirations légitimes de la nation cana-dienne-française, de tempérer ses ardeurs et d’acheter son silence et son calme par de l'argent?"Le premier ministre en fait tous les jours l’aveu lorsqu’il nous informe des pourparlers qu'il a engagés ou des démarches qu’il va entreprendre pour obtenir d’Ottawa les sommes d’argent dont il a besoin pour relancer l’économie et pour mettre au point le programme de lutte contre le chômage, dont il a commen cé de nous révéler timidement les premiers éléments.” L'ex-ministre des affaires culturelles a ajouté qu’il existe "un nationalisme sain et générateur de grandes oeuvres et que ce nationalisme est contrarié par la résistance de tous ceux qui n'ont pas accepté de voir la nation canadienne-française prendre son élan à l’intérieur d’un cadre constitutionnel qui rende l'air respirable et favorise l’épanouissement libre et pacifique des citoyens qui ont.une fois pour toutes, dit non à toute forme de servage, de réduction et d’assimilation ”, M.Tremblay a dit que la lenteur de la révision constitutionnelle et l’offensive du gouvernement central sur tous les fronts exaspère le nationalisme ea-nadien-français.“C’est cette attitude protectionniste qui cristallise le mécontentement et fournit aux exploiteurs du nationalisme leurs armes les plus dangereuses." M.Charles Tremblay Quant au député péquiste de Sainte-Marie, M.Charles Tremblay, il a rappelé que si l'on parle tant de démocratie chez les députés, il faudrait peut-être qu’ils commencent à la respecter à l’Assemblée nationale.Il a souligné que l’on a à l’envi relevé les propos durs de M.René Lévesque à l’endroit des gouvernants, mais que plusieurs députés ont systématiquement passé sous silence ses dénonciations extrêmement sévères du FLQ, préférant associer, par allusions, le terrorisme et le parti souverainiste qui a choisi les voies démocratiques et électorales pour parvenir à ses fins.Au sujet de la représentativité des leaders syndicaux, mise en cause par plusieurs députés libéraux et créditistes, M.Tremblay a rappelé que de la façon dont les élections et certains congrès politiques se font au Québec, les députés n’ont pas de leçon de démocratie à donner au mouvement syndical.NI.Léo Pearson Le député libéral de Saint-Laurent s’est dit pleinement d’accord avec les vues du ministre Castonguay, insistant sur la réforme constitutionnelle et sur le fait que “Les Canadiens français se cherchent encore une patrie ou un pays ”.Et plutôt que de tomber à bras raccourcis sur les enseignants, M.Léo Pearson a suggéré qu'il y ait des cours d'informations et de discussions sur l’actualité politique, de sorte que les jeunes puissent dialoguer vraiment.Les créditistes Quant aux créditistes, ils ont blâmé généreusement les gouvernements antérieurs pour tous les maux du Québec: chômage, perte du sens du devoir et de la famille, mauvaise littérature, libertinage, drogue, et le reste.M.Aurè-le Audet, d’Abitibi-ouest, a même accusé “les gouvernements traditionnels de haute trahison envers la civilisation chrétienne”.M.Fabien Roy, de la Beauce, a dit qu’à moins d’un coup de barre, le Québec s’en va vers la dictature communiste, avec l’encouragement du "fainéantisme de Claude Ryan et les méthodes hitlériennes de René Lévesque".L e Conseil centra! réclame un procès ou un cautionnement pour son président.Chartrand En partie élaboré par l'UN Programme de $300millions annoncé par Bourassa QUEBEC (par P.O N) - La Société d’habitation du Québec prévoit, d’ici 1971, des investissements de l’ordre de $300 millions, a annoncé hier à Québec, le premier ministre Bourassa.Exprimant sa confiance quant à la relance de l’économie québécoise, M.Bou-rassa a prétendu que ces investissements considérables susciteront la création de 30,000 nouveaux emplois.Il a néammoins admis qu’une partie de ce programme d’investissements avait été élaborée par l’ancien gouvernement de l’Union nationale.Le programme porte d’une part sur l’habitation, d’autre part sur la rénovation urbaine et, enfin, sur les investissements prévus en vertu de la loi de l’habitation familiale.La réalisation du programme s’inscrit dans le cadre d’une collaboration entre le gouvernement du Québec (par la Société d’habitation du Québec) et le gouvernement fédéral (par la Société centrale d’hypothèques et de logement).En ce qui concerne l’habitation, le programme prévoit, d’ici décembre 1971, le financement de projets au coût d’environ $180 millions.Ce programme comprend des projets municipaux (construction d’habitations à loyer modique), des projets coopératifs ainsi que des projets élaborés par d’autres organismes sans but lucratif, des projets de logement et d’hébergement pour personnes âgées, pour l’enfance inadaptée et des projets de résidences d’étudiants.Au chapitre de la rénovation urbaine, le programme annoncé par M.Bourassa prévoit des dépenses de l’ordre de $38 millioas en 1971.Compte tenu de la capacité financière des municipalités et des disponibilités de subventions gouvernementales, ces travaux doivent etre réalisés sur une période de cinq ans.Le chef du gouvernement estime que ces dépenses de $38 millions auront des effets d’entrainement évalués à un minimum de $114 millions.Enfin, depuis le 15 octobre 1970, en vertu de la Iqi de l’habitation familiale, la Société d’habitation du Québec a approuvé 30 projets de construction totalisant 1,190 maisons unifamiliales, jumelées ou en rang.De la part des différentes institutions prêteuses qui oeuvrent en vertu de la loi de l’habitation familiale, ces 30 projets représentent des investissements de $14 millions.Le président de l'Alliance fustige St-Pierre ainsi que "l'enquêteur" par André Charbonneau Revigoré par l’appui reçu la veille de la part de l’assemblée générale de l’Alliance des professeurs de Montréal, M.Matthias Rioux a fustigé hier de façon cinglante la décision du ministre Saint-Pierre de nommer un commissaire-enquêteur chargé de recevoir les plaintes des parents et des administrateurs scolaires à l’égard des enseignants.“Le ministre Saint-Pierre, a-t-il dit.a cédé à la panique comme l’a fait ces derniers temps le gouvernement.Il a décidé de substituer aux perquisitions physiques, les perquisitions intellectuelles et morales.Il a pris des dispositions sans commune mesure avec les objectifs avoués car il n’est pas nécessaire de constituer un comité de délation publique pour éclaircir les cas soulevés par les quelque 800 plaintes reçues.” Notant que ce chiffre ne représentait que 1% du corps professoral, M.Rioux a rappelé que les commissions scolaires avaient tous les pouvoirs pour faire enquête sur les cas en litige et qu’elle pouvaient même procéder éventuellement a des congédiements.Dans cette procédure normale, le syndicat a cependant un droit de réplique que la procédure du ministre Saint-Pierre vient de suspendre, a-t-il noté.Selon le président de l’Alliance, la décision de nommer un commissaire-enquêteur constitue une intrusion du pouvoir politique sur la scène administrative.Sous couvert de régler des cas particuliers, elle aura pour effet de discréditer davantage dans l’opinion publique la fonction d’enseignant.En suspendant les droits acquis par les syndicats, elle constitue selon M.Rioux donc un retour aux méthodes discrétionnaires du département de l’instruction publique dont on croyait être débarrassés.En somme, M.Rioux estime que la décision de M.Saint-Pierre ne s'explique que dans le contexte des mesures répressives mises au point récemment par les gouvernements.Selon lui, on ne pardonne pas aux enseignants d’avoir abandonné leur rôle de missionnai-re-à-la-petite-semaine et d’avoir acquis par le syndicalisme un véritable statut professionnel.Depuis, on cherche à présenter l’enseignant comme un “rouspéteur enragé ”.C’est pourquoi, le président de l’Alliance ne se dit pas prêt à collaborer à la rédaction d’un code d’éthique professionnel destiné aux enseignants.Dans le contexte actuel, il craint qu’il s'agisse là d'une manoeuvre destinée à réduire les enseignants au silence permanent.Le président de l’Alliance rappelle que lors de leur dernier congrès, les professeurs ont rayé la rédaction d’un code d'éthique de leurs préoccupations précisément parce qu’ils ont compris la nécessité de mettre de côté quoique douloureusement - le corporatisme pour pouvoir se consacrer à l'activité syndicale de façon efficace.Cette volonté de s'en tenir à Faction syndicale n’exclut pas les préoccupations socio-politiques.C’est pourquoi, la veille M.Matthias Rioux avait défendu devant l’assemblée générale de l’Alliance ses prises de position depuis l’enlèvement de M.Cross.“Si le leadership a encore un sens, avait-il dit, et que les mandats socio-politiques qui nous ont été confiés restent des objectifs pour l'Alliance, vous admettrez qu’il était normal que nous agissions ainsi.Si ce n’est plus vrai, si vous n’y croyez plus j’aimerais que vous me disiez franchement et clairement votre opinion”.Or, mercredi, à l'assemblée des délé- gués 90% des quelque 150 professeurs présents au moment du vote ont adopté une résolution contre les mesures de guerre, appuyant du même coup “la position prise par le président et le conseil d’administration de l’Alliance pendant la crise qui a secoué (et secoue encore) le Québec au cours des dernières semaines”.Une bonne proportion des délégués qui ont participé au débat ont indiqué qu’ils agissaient comme porte-parole des professeurs de leur ecole, avec en mains un mandat précis.Plusieurs ont cependant dénoncé le fait que les membres n’aient pas été consultés avant que des déclarations soient rendues publiques sur des questions aussi importantes.Une fois la réunion officiellement levée, une centaine de délégués sont restés sur place et, à l’unanimité, se sont prononcés contre les mesures d’urgence provisoires que le gouvernement fédéral entend mettre en oeuvre, en remplacement de la loi des mesures de guerre.Les délégués se sont particulièrement élevés contre les dispositions rétroactives du projet de loi.Le lendemain, l'assemblée générale a ratifié ces décisions en déclarant : que toute prise de position, en ce qui concerne les questions d'importance nationale, faite en vertu du mandat socio-politique, soit précédée d’une consultation de tous les membres.Nous laissons au conseil d’administration le choix des modalités ; que l’assemblée générale se prononce contre les mesures de guerre et les mesures d'urgence provisoires (ou Bill C181); que l’assemblée générale confirme le mandat socio-politique de l’actuel conseil d'administration, donné aux élections de juin 1969.” La CEO.souligne le risque d'une inquisition par Pierre Richard Tout en reconnaissant partager les préoccupations du ministre de l’éducation en rapport avec la crise actuelle, la Corporation des Enseignants du Québec a souligné, hier, le risque qu’une enquête sur les agissements de certains enseignants ne serve de prétexte à une "perquisition intellectuelle, morale et disciplinaire" parmi les enseignants.Réagissant aux propos que le ministre Saint-Pierre avait tenus, jeudi, à l'Assemblée nationale et à l’annonce de la nomination imminente d'un commissaire-enquêteur chargé de recevoir et de vérifier les plaintes contre les enseignants qui se livreraient à une propagande politique auprès de leurs élèves, le président de la CEQ.M.Yvon Charbonneau, a admis que la loi permettait au ministre d’utiliser son pouvoir d’enquête sur réception de plaintes faites sous serment mais a dit s'interroger sur les motifs réels du gouvernement.M.Charbonneau a souligné que la nomination d’un commissaire-enquêteur de même que l’envoi d’une lettre aux administrateurs locaux, le recours au Conseil supérieur de l’éducation et l’intention de former un comité pour élaborer un code d’éthique, ont fait suite aux interventions des extrémistes de droite du Parti libéral, à savoir MM.Lacroix, Coiteux et Bienvenue, “les propos réactionnaires de ce dernier ayant même été applaudis par le premier ministre Bourassa.” "Tout cela n’est pas le fruit du hasard, a aussi noté M.Charbonneau, et les enseignants réagiront fortement contre toute tentative, si subtile soit-elle, de la part des ministériels, pour faire dévier le débat sur le dos des enseignants et utiliser ce subterfuge pour masquer un vide politique par trop évident".Lorsque le ministre parle dans une lettre aux administrateurs scolaires."d’abus aussi subtils que flagrants”, la CEQ espère qu’il ne vise pas seulement ceux qui auraient pu être commis par une infime minorité d’enseignants mais aussi les mesures répressives très réelles mises en place par certains CEGEP et régionales, comme l’interdiction de traiter aux régionales de Gaspé et de Sainte-Anne-des-Monts, tout sujet relié à l’actualité ou encore les directives dans quelques CEGEP pour retirer certaines parties de cours portant sur les problèmes québécois.Quant à l’invitation faite à la CEQ par le ministre de participer à un comité conjoint qui élaborerait un code d’éthique sur les rapports entre enseignants et étudiants.M.Charbonneau a déclaré qu’il attendait de connaître les objectifs et pouvoirs de ce comité avant de se prononcer.Il rencontrera, à ce sujet, le ministre Saint-Pierre, mardi; et, en fin de semaine prochaine, le conseil provincial de la CEQ se prononcera sur une éventuelle participation à ce comité.TORONTO (PC) - En jetant ses eaux vannes directement dans le Saint-Laurent.Montréal est une honte pour le Canada tout entier, a affirmé mardi le maire William Dennison devant le conseil du Toronto métropolitain.Le maire cherchait alors des arguments en faveur du renouvellement de la participation torontoise à la Fédération canadienne des maires et municipalités, à un coût de $20.000.Il en avait coûté $5,000 de moins au Grand Toronto l’an dernier pour être membre de la fédération.Le maire Dennison a rappelé qu’il y a plusieurs années Montréal avait quitté la fédération, qui se fait un devoir Le président de la CEQ a ajouté, à ce sujet, que son organisme n’avait pas l’intention d’élaborer un code d’éthique ni ne reconnaissait le droit au gouvernement ou aux commissions scolaires de le faire.Il a souligné qu’il existait déjà plusieurs dispositifs de contrôle comme le Code scolaire, la convention collective, le contrat d’engagement, les règlements et directives du ministère, des commissions scolaires et des directions d’écoles.D’autre part, la CEQ serait intéressée à discuter des finalités du système d’éducation, à débroussailler l’enchevêtrement de règles régissant le travail de l’enseignant et à voir comment enrayer les abus répressifs de certaines commissions scolaires.Enfin, la CEQ se déclare heureuse que M.Saint-Pierre ne ferme pas les yeux devant les problèmes actuels et reconnaisse l’enseignant comme agent de changement; elle espère qu’il recevra l’appui de la “majorité éclairée’’ de l’Assemblée nationale.d’effectuer des recherches dans le traitement des eaux-vannes.S’il y a une ville qui devrait appartenir à la fédération, a-t-il souligné, c’est bien Montréal.“Cette ville est coupable de jeter ses détritus dans les eaux fraîches du Saint-Laurent.C’est une disgrâce pour le Canada tout entier que d’accepter que sa plus grande ville ne possède pas de système de traitement des eaux-vannes." “Elle ouvre tout simplement les vannes et laisse tout se déverser dans le Saint-Laurent.” Le conseil a décidé de demeurer au sein de la fédération.Blâme à l'endroit de Montréal Le manifeste des curés: du chantage, dit Tessier RIMOUSKI (PC) - Le ministre des affaires municipales du Québec, M.Maurice Tessier, a jugé “déplorable” le manifeste que les 19 curés des comtés de Matane et Matapédia ont fait parvenir au gouvernement la semaine dernière.“Ce n’est pas en faisant des menaces et du chantage que l’on va régler les problèmes”, a-t-il dit, au cours de sa conférence de presse hebdomadaire à Ri-mouski.Ce manifeste soulevait les problèmes auxquels fait face la région de l’Est du Québec: chômage et marasme économique.Il proposait un relèvement sans délai de cette région.M.Tessier a qualifié le .manifeste de “plus négatif que positif" et il s’est montré très sévère sur les commentaires qu’en a fait le curé de Sainte-Paula, porte-parole des curés, sur la caution morale apportée au manifeste du Front de libération du Québec."Le curé Banville est venu me voir à mon bureau de Ri-mouski, avant de rendre public ce manifeste et il m’a tenu un langage entièrement différent de celui qu’il a tenu à la galerie de la presse à Québec”, a soutenu M.Tessier.Par ailleurs, le ministre a révélé qu’il remettrait au premier ministre son projet de réorganisation de l’OD-EQ et que si celui-ci l’approuvait, il le soumettrait au cabinet sans délai.MEILLEUR Laetitia.A Montréal, le 20 novembre 1970 à l’âge de 72 ans, est décédée Mlle Laetitia Meilleur, pensionnée de la Compagnie Bell Téléphone, fille de feu Charles Meilleur et de feu Eldéa Lapalme.demeurant au 10, 617 Jeanne-Mance Les funérailles auront lieu le 23 novembre 1970.Le convoi funèbre partira à 9 heures 45.pour se rendre à l’église St-André-Apôtre où le service sera célébré a 10.00 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Nei-ges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.FEU MME JOHN BETHUNE La Société Généalogique Ca-nadienne-française.de Montréal.invite ses membres à assister à la messe qui sera dite pour le repos de l'âme de Madame John Bethune, née Claire Dufour, dimanche le 22 novembre à 4 hres de l’après-midi dans la Chapelle des Pères Franciscains, 2010 ouest, boulevard Dorchester Madame Bethune, décédée le 31 octobre dernier après quelques semaines de maladie, était bien connue des membres de la Société pour avoir fait partie du conseil pendant plusieurs années avant d’être élue trésorière en 1961.Le Conseil de la Société espère que nombreux seront les > membres qui viendront se joindre à eux à cette occasion.Paul HAMEL.S.J.invite chaque jour, des témoins du monde chrétien.à l'émission Témoignage du 23 ou 28 novembre 1 970 LUNDI J -P La belle SJ les jeunes sont-ils capables d omitie MARDI P -E St-Laurent: les personnes ogees et la vie montante MERCREDI E.Robichaud: la peur des adultes engendre lo rruoute des adolescents JÉUDI: Gaston Gauthier: les parents et l'éducation sexuelle hors-foyer VENDREDI: L.Poirier.O.F.M.: les promesses de I Avent sont-elles des illusions?SAMEDI: Gilles I Heureux: Vaudou et liturgie haïtienne À 50 postes au Canada À Montréal syntoniser: CFLV Valley field 1370 13 h 45 CiSOSorel 1320 8 h 40 CKBS Saint-Hyacinthe 1 240 14 h 05 ÉDUCATION PERMANENTE COLLÈGE DE ROSEMONT SESSION D'HIVER 71 du 1er février 1971 au 25 mai 1971 COURS OFFERTS BIOLOGIE 301 921 CHIMIE 002 101 201 202 FRANÇAIS 302 331 402 502 924 MATHÉMATIQUES 153 101 103 111 203 PHILOSOPHIE 101 201 225 301 PSYCHOLOGIE 900 901 903 911 SCIENCES SOCIALES 920 941 TECHNIQUES ADMINISTRATIVES: Comptabilité 101 ÉDUCATION PHYSIQUE: Tir à l'arc, Yoga * GRATUITE possible pour les adultes * BOURSES D ÉTUDES offertes par le Collège aux étudiants inscrits à temps partiel DATE LIMITE D'INSCRIPTION 27 janvier 1971 Pour de plus amples renseignements: ÉDUCATION PERMANENTE, Collège de Rosemont, 6400, lôième Avenue, Montréal (408e), Tél.: 376-1620 poste 63 V Le Devoir, samedi 21 novembre 1970 • 7 internationales Le traité Bonn-Varsovie Les deux capitales publient le texte BONN (AFP) - Comme il avait été convenu, les gouvernements de Bonn et de Varsovie ont publié simultanément hier le texte du traité de normalisation paraphé mercredi dernier par les ministres des Affaires étrangères des deux pays, MM.Walter Scheel et Stefan Jedrychowski, et que signeront, début décembre, les chefs des gouvernements parties au traité.Voici le texte intégral de ce document historique.- Préambule - : La République fédérale d'Allemagne et la République populaire de Pologne, • considérant que plus de 25 années se sont écoulées de- Brandt puis la fin de la deuxième guerre mondiale, dont la Pologne fut la première victime et qui a causé de grands maux aux peuples d'Europe.• conscientes du fait que dans les deux pays a grandi entre-temps une génération à laquelle un avenir pacifique doit être assuré, • souhaitant créer des bases durables pour une coexistence pacifique et le développement de relations normales et bonnes entre elles, • recherchant la consolidation de la paix et de la sécurité en Europe, • conscientes que l'inviolabilité des frontières et le respect de l'intégrité territoriale comme de la souverai- neté de tous les Etats en Europe dans leurs frontières actuelles représentent une con-dition essentielle pour la paix, sont convenues de ce qui suit: Article 1 - La République fédérale d'Allemagne et la République populaire de Pologne sont d’accord pour constater que la ligne frontière existante dont le tracé fixé au chapitre neuf des accords de la conférence de Potsdam du 2 août 1945, forme la frontière d'Etat occidentale de la République de Pologne.(Le tracé part de la Baltique à l'ouest de Swinemuende, suit l’Oder jusqu’au confluent de la Lausitzer Neisse, puis le cours de cette dernière jusqu’à la frontière tchécoslovaque).La R.F.A.et la Pologne confirment l'inviolabilité de leurs frontières existantes pour le présent et l'avenir et s'engagent réciproquement au respect sans restriction de leur intégrité territoriale.Elles déclarent n’avoir T une envers l’autre aucune prétention territoriale et qu’elles nen élèveront pas à l’avenir.- Articles Deux - La R.F.A.et la République populaire de Pologne s'inspireront dans leurs relations mutuelles comme dans les questions relatives à la sauvegarde de la sécurité en Europe et dans le monde, des objectifs et des principes inscrits dans la charte des Nations unies.En conséquence, et conformément aux articles 1 et 2 de la charte des Nations unies, elles régleront leurs différends exclusivement par des moyens pacifiques et s'abstiendront de recourir à la menace de la force ou à l'emploi de la force dans les questions touchant à la sécurité européenne et internationale, ainsi que dans leurs relations mutuelles.- Article Trois — La R.P’.A.et la République populaire de Pologne entreprendront d'autres démarches pour la complète normalisation de leurs relations récirpoques, dont le fondement est fourni par ce traité.Elles conviennent qu’un élargissement de leur coopération dans le domaine des relations économiques, scientifiques, scientifico-techniques, culturelles et autres est de leur intérêt réciproque.- Article Quatre - Ce traité n'affecte pas les traités et les arrangements bilatéraux ou multilatéraux conclus précédemment par les deux parties contractantes.- Article Cinq - Ce traité est soumis à ratification et entre en vigueur le jour de l’échange des instruments de ratification, qui doit avoir lieu à Bonn.Fait à Varsovie, le .en deux exemplaires, chacun en langue allemande et polonaise, les deux textes faisant également foi.Un "document émouvant" BONN (AFP) Le traité entre la R F A.et la Pologne “doit clore un chapitre sombre de l'histoire européenne” a notamment déclaré hier le chancelier Willy Brandt à toutes les radios et chaînes de télévision allemandes."Plus de trente ans se sont écoulés depuis que la deuxième guerre mondiale a éclaté par l’agression allemande.Le peuple polonais a dû en subir des souffrances indicibles.La guerre et ses suites ont provoqué au sein des deux peuples beaucoup de victimes.Maintenant, il en va d'un avenir pacifique entre les deux pays et peuples,” a ajouté le chef du gouvernement ouest-allemand.Qualifiant ce traité de “document émouvant”, M.Brandt a affirmé qu'il apportait au peuple polonais “la certitude qu’il peut vivre dans des frontières sûres”.La loi protectionniste votée jeudi ne pourra obtenir l'appui du Sénat aux 4 coins du monde Chienspas de médaille WASHINGTON (AFP) “Pour leur mérite lors d'opérations contre l'ennemi " deux chiens ont failli recevoir une décoration.L'armée de terre a reconnu hier, non sans quelque embarras, que "Griffon M.Canin ', et “Smokey M.Griffon” faisaient partie des vingt-et-un membres de la 25ème division d'infanterie autorisés en octobre à recevoir T'étoile de bronze ", mais qu'il s'agissait de chiens.Mais, par la suite, un journal de St.Louis dans le Missouri avait en effet transmis aux autorités militaires la lettre d'un soldat décoré, actuellement au Vietnam déplorant qu'une telle médaille puisse être remise au meilleur ami de l'homme.Tokyo n 'est pas Rome TOKYO (AFP) M.Eisaku Sato.premier ministre japonais.a souligné hier que le Japon ne pouvait avoir à l'égard de la Chine populaire la même position que ITtalie qui vient de reconnaître le gouvernement de Pékin.M.Sato s'adressait à M.Aldo Moro, ministre italien des Affaires étrangères, actuellement en visite à Tokyo.Le Japon, a rappelé M.Sato.a des relations spéciales avec la Chine nationaliste.C’est en effet avec le gouvernement de M.Tchang Kai-chek que Tokyo a conclu le traité de paix.Voler coûte plus cher WASHINGTON (AFP) - L'administration américaine a donné son accord hier à une série d'augmentations des tarifs aériens intérieurs qui devrait rapporter environ 80 millions de dollars supplémentaires par an aux compagnies.Un billet de première classe coûtera désormais 30 pour cent de plus qu'un billet de classe économique au lieu de 25 pour cent.Les réductions touristiques de 20 pour cent ne seront plus applicables qu'aux circuits de plus de 1.500 milles et la réduction pour les étudiants ne sera plus que de 33.3 pour cent au lieu de 50 pour cent.Ces relèvements des tarifs sont toutefois, bien inférieurs à ceux qu'avaient proposés les compagnies aériennes.WASHINGTON (AFP) La loi commerciale protectionniste votée jeudi soir par la Chambre des représentants pourrait très bien mourir devant le Sénat sans même y faire l’objet d'un vote, esti-me-t-on dans les milieux parlementaires.La loi.qui contingente les importations de textiles artificiels, de textiles de laine, de produits pétroliers et de chaussures, a déjà provoqué des protestations et des menaces de représailles de certains partenaires commerciaux des Etats-Unis.Les dirigeants du Sénat, apprend-on, n’ont pas l’intention d’ouvrir le débat sur la loi avant le début du mois de décembre, soit deux semaines seulement avant la fin de la session parlementaire.C’est peu.Or ce n’est plus le même Congrès qui se réunira en janvier prochain après les vacances de Noël.Le 92ème Congrès issu des élections du mois dernier remplacera le 9ième qui tient actuellement une session post-électorale pour la première fois depuis 20 ans parce qu’il avait trop de travail inachevé.La règle parlementaire américaine veut qu'un projet de loi meure s’il n’a pas été définitivement approuvé dans une version identique par les deux Assemblées avant que le Congrès ne se sépare.Le Congrès suivant doit reprendre le travail à zéro si le même projet est à nouveau déposé devant lui.Les chances de survie de la loi commerciale n'apparaissent pas très grandes.Contrairement à ce qui s'est passé à la Chambre, le Sénat, quand il s’en saisira le mois prochain, pourra y apporter tous les amendements qu’il voudra.Certains de ses membres chercheront à le rendre encore plus protectionniste en proposant d’autres restrictions aux importations.D'autres chercheront à le rendre plus libéral en éliminant certaines des restrictions adoptées par la Chambre.Le camp des libre-échangis-tes convaincus ne compte qu' u-ne vingtaine de sénateurs sur 100.Mais ils se sont déjà déclarés prêts à faire durer le débat le plus longtemps possible afin de diminuer les chances de passage de la loi.Même si le Sénat vote, ce sera sur un projet forcément différent de celui qui a été approuvé jeudi par la Chambre.Il faudra alors une “conférence" de compromis entre des délégations des deux assemblées pour mettre au point une version identique qui devra être à nouveau approuvée par la Chambre et le Sénat.C’est beaucoup de travail pour quinze jours et peu de parlementaires, même parmi les plus chauds partisans de la loi, sont prêts à parier qu elle ne mourra pas de sa bielle mort.EN BREF Au 31 décembre 1969.la longueur totale des pipes-lines de gaz naturel était de 56,623.4 milles, soit 4.224.1 milles de plus qu'en décembre 1968 (Don nées du B.F.S.) Journalisme subversif MOSCOU (AFP) - Un hebdomadaire politique soviétique a accusé hier les directions de quatre organes de presse occidentaux d’envoyer à Moscou des correspondants dont le but final est la subversion.Revenant dans son dernier numéro sur l’expulsion du correspondant de “Newsweek”, John Dornberg, l’hebdomadaire “Temps nouveau " (Novoe Vrémia) écrit en effet: "Dans le rôle de héros des affaires à scandale, on retrouve les réprésentants de quelques organes de presse (occi- dentaux).toujours les mêmes, et principalement des Américains.Ce sont les correspondants de l’hebdomadaire (américain), ’Time”, de la C.B.S.du journal “Washington Post” et de la revue “Neewsweek ".“Selon toute vraisemblance, ces organes de presse et de radio sélectionnent spécialement et dirigent sur Moscou des gens dont le but n’est pas le journalisme, mais des occupations incompatibles avec le journalisme (et sanctionnées par la loi soviétique) ’'.Vague terroriste au Portugal: 3 bombes explosent à Lisbonne LISBONNE (AFP) Le terrorisme s'installe-t-il au Portugal?Les observateurs ne peuvent s'empêcher de se poser la question à la suite des trois attentats à la bombe qui ont eu lieu hier matin dans la capitale portugaise, l’un contre un bâtiment de la police de sûreté, ex- “Pide ", un autre à la bibliothèque de l’ambassade des Etats-Unis, le dernier enfin au quai de Santa Apolonia.Le bilan de deux de ces attentats est de un mort, l’auteur d'un des attentats, croit-on et quatre blessés.Le terrorisme gagne Phnom-Penh PHNOM-PENH (AP) A la suite du nombre croissant d’attentats dans la capitale cambodgienne, le gouvernement Lon Nol en vient à reconnaître, bien qu’avec réticence, que le terrorisme est une forme de la guerre dans ce pays.Jusqu’à maintenant, en effet, la thèse officielle voulait que le régime repose sur un appui massif de la population cambodgienne et que la plupart des “ennemis” soient vietnamiens.Le gouvernement se refusait donc à classer comme “actes terroristes” les explosions qui survenaient à Phnom-Penh, ce qui l’aurait entraîné à avouer que des Cambodgiens prenaient les armes contre lui.Les observateurs sont naturellement enclins à rapprocher ces attentats d'autres incidents très récents, d’autant plus que le mutisme de la police et des autorités encourage rumeurs et spéculations.Le 26 octobre, une bombe éclatait dans le bateau “Cunene” qui avait servi au transport de troupes et était ancré dans le port de Lisbonne.Dès le lendemain.un groupement qui s’intitule “Action révolutionnaire armée” revendiquait cet attentat, précisant qu'il s’agissait d'une protestation contre la “guerre coloniale”.Le trente octobre, une explosion se produisait à bord du bateau "Vera Cruz” ayant également servi au transport de troupes et les autorités annoncèrent alors qu’il s’agissait de l’explosion accidentelle d'une grenade, qui avait dû être laissée par un soldat.A cela s’ajoute la “panne” de courant qui.dans la nuit du 16 au 17 novembre, plongea la capitale et ses environs dans l'obscunte pendant des heures.Beaucoup voient dans cette panne un acte de sabotage, malgré l’explication officielle selon laquelle il se serait agi d'un court-circuit.Enfin, on rapproche de tout cela les incendies de forêts qui cette année ont été beaucoup plus nombreux que de coutume.Certains affirment que nombre de ces incendies n’étaient pas accidentels.Li CONSEILLER COMMERCIAL DE BULGARIE ET INDUSTRIALIMPORT invitent les grossistes et les détaillants à visiter une Exposition Commerciale Bulgare • Manteaux de cuir, gants • Sacs à main, serviettes en cuir • Articles de sport en cuir • Chaussures • Vêtements de laine et de coton • Tricots et lainages • Porcelaine domestique • Verrerie domestique au SALON SHERATON HÔTEL SHERATON-MOUNT-ROYAL Ouvert le samedi 21 novembre de 1 5 h.à 19 h.et tous les jours de 10 h.à 19 h.jusqu'au 29 novembre RENSEIGNEMENTS: 935-7494 L’épreuve d’endurance de la Ski Whiz dans les Rocheuses » »*, m '**> « ***** iX***^’ llhli màmâ ^VSTUV L’Institut National d’Essais pour le Consommateur a fait passer la Ski Whiz par plus de 2,000 milles de chemins pénibles en 10 jours—jusqu’ à 12,000 pieds dans les Rocheuses.Nous avions prêté à l’Institut National d’Essais pour le Consommateur quatre de nos modèles de série, des Ski Whiz 400-SST sortant de la chaîne de montage, en demandant à cette société indépendante de leur faire faire l’essai de durée le plus sévère possible.L'Institut n’y a pas manqué.Nos Ski Whiz ont été conduites jusqu’à un endroit très accidenté à 12,000 pieds au-dessus du niveau de la mer dans les Rocheuses.A la ligne de partage des eaux.Là où l’air est si rare qu’à notre avis nos moteurs “lâcheraient” en moins de rien.L’Institut nous a affirmé que 500 milles de cette route, dans les conditions choisies pour l’épreuve, seraient l’équivalent de toute une saison normale de promenades sur motoneige.Ils appellent ça “un essai accéléré”.Nous, nous dirions plutôt “une torture”.L’idée de cette épreuve était de découvrir jusqu’à quel point la Ski Whiz pouvait encaisser les chocs sans exiger de réparations importantes.C’est-à-dire, des réparations assez grosses que le conducteur ne pouvait les effectuer au campement (à 9,000 pieds d’altitude) avec des pièces courantes et un manuel d’instructions.Après sept jours et 1,509 milles, le premier moteur de Ski Whiz a flanché.Une vérification révéla que le moteur avait besoin d’un réglage.Alors, nous l’avons retiré de la course.Après dix jours et 2,065 milles, la dernière Ski Whiz fut “disqualifiée” parce qu’elle demandait de plus grosses réparations.Selon les standards établis par l’Institut National d’Essais, et prenant en considération toutes les conditions du programme d’essais accélérés, la distance parcourue équivalait à quatre saisons complètes de promenades sur motoneige.Non seulement la durabilité de la Ski Whiz, mais aussi sa stabilité exceptionnelle, son siège si confortable et sa remarquable facilité de conduite ont impressionné les / conducteurs de l'épreuve.L’épreuve d’endurance a prouvé par des Plus de 600 vendeurs autorisés au Canada, avec services de pièces en quantité et mécaniciens compétents pour vous donner entière satisfaction.La motoneige—c’est tout un plaisir, quand elle est signée Massey-Ferguson.faits ce que l’on dit couramment de la solidité de la Ski Whiz.En d'autres mojts, la Ski Whiz est la machine sur laquelle vous pouvez compter: Elle vous ramènera de tout endroit où vous l’aurez conduite.Vous avez le choix de quatre modèles ultra-solides, deconstruction Massey-Ferguson, la compagnie qui possède plus de 120 ans d’expérience dans le domaine de la mécanique.Massey- Ferguson Ski-Whiz ’71 Nous avons prouvé notre sûreté de fonctionnement par l’épreuve Massey-Ferguson Industries Limited, Toronto La Cie Longtin Ltee 10 rue Montée St-Stonirlot de Kostko Cté Beauharnois.Québec (514) 373 0717 Clément Lahaie Enrg.3187.bout.St-Chorles lachenaie.Quebec (514) B62 8425 ^ Sun Electric Inc.10634, rue Pigeon Montréal Nord.Québec (bM) 321 281?Éthier& Frères Enrg.St-Bloise Cté St lean, Québec (514) 346 3122 Marcel Blondin C.P.114, rue Tour du Lac Ste-Aqathe-des-Monts Cté Terrebonne.Québec (819)326 2934 E.Colpron & Fils Ltée 199 rue St.Pierre, St.Constant Cté laprairle.Québec (514) 632 8880 09351^ 8 • Le Devoir, samedi 21 novembre 1970 rinformation sportive ' 'N DERRIÈRE LE VOLANT La meilleure saison de Trans-Am Selon les statistiques publiées par le “Sports Car Club oi America”, la Série du Championnat Trans-Am 1Ü70 a établi de nouveaux records en ce qui a trait à l’assistance, les prix et la participation des conducteurs.On a remarqué une augmentation de 30% en comparaison de la saison 1969.Cette augmentation touche le nombre des voitures ainsi que le montant des bourses garanties.L’assistance, au cours des 11 épreuves, a atteint quelque 210,000 spectateurs, représentant une augmentation continue au cours des cinq dernières années.Ce chiffre prouve également que la Série "Pony Cars” jouit d’une popularité toujours croissante.487 voitures ont pris le départ en 1970 (moins de 2 litres) à comparer à 380 en 1909.Une controverse Les manufacturiers d’automobiles de Détroit sont pris à la goige par l’augmentation continue des taux d’assurance sur les voitures à haute performance.Bob Cahil, directeur du programme d’accélération chez Chrysler, n’y va pas de main-morte lorsqu’il déclare qu’il ne voit aucune issue possible tant que les compagnies d’assurance continueront de classer ces modèles selon le poids et la puissance affichés (chiffres qui sont d’ailleurs inexacts).Jacque Passino (Ford), a vertement critiqué les compagnies d’assurance et fait remarquer que ces dernières ont obtenu une augmentation astronomique des taux aux dépens des véhicules à haute performance, qu’ils tiennent responsables des accidents.On semble croire que la section des voitures à haute performance subira une légère baisse; toutefois elle sera toujours une source de vente importante aussi longtemps que ces voitures s’avéreront agréables à conduire.Abandon de BMW L’annonce que BMW se retirait de la compétition de peur de la mauvaise publicité advenant le cas où une de ses voitures soit impliquée dans un accident fatal semble ne pas être exacte.On croit qu’il s'agisse plutôt d’un manque de ressources pécuniaires.Au moment de la déclaration lors d’une épreuve de Formule 2, aucune raison officielle n’avait été donnée.Toutefois, c’est un fait connu de tous, qu’une somme considérable avait été engloutie durant les trois dernières années.Fait intéressant à noter, l’usine n’a pas de projets en ce qui a trait à la vente de la machinerie.Cette dernière sera reconstruite et utilisée comme pièce d’exposition.Nouvelles en bref Selon l’hebdomadaire américain “Autoweek”, Peter Bry ant aurait reçu son congé de la Titanium parce que le conseil était dans l’impossibilité “de lui laisser l’entière liberté de faire ce qu’il veut”.“Automotive Industries” (magazine) a nommé la Corvette 1971 "voiture la plus spacieuse de l’industrie”.Rolls-Royce a conclu un marché qui lui permettra de distribuer les Aston Martin aux Etats-Unis en 1971.Les permis de tous les circuits de courses en Tchécoslovaquie ont été retirés par l’organisme qui régit le sport automobile dans ce pays en attendant qu’ils se conforment aux règlements de la FIA en ce qui a trait à la sécurité.Peter Schetty, le pilote suisse des usines Ferrari, a accepté le poste d’adjoint (courses et technique) à l’ingénieur en chef Mauro Forghieri.11 sera responsable des voitures d’essai et des relations de travail avec les conducteurs.______________________________________________________J INSCRITS À B.B.CE SOIR PREMIERE COURSE: Trot a réclamer H.500 BOURSE $1,400 0 Bethel Mar Mic C Pelletier 3-1 2 Uniform Joe W Bourgon 7-2 4 Rapid Scott 4-1 8 Diller Day Y Fillon 9-2 1 Burgundy J P Gauthier 5-1 5 Sharp Hoot Y Gamache 6-1 3 Steamin Mir 8-1 7 Impnmis A Hanna 8-1 DEUXIEME COURSE .Amble N G de $3,000 BOURSE $1.300 5 Royal Jersey M Lefebvre 5-2 3 Los King 3-1 4 Liberate Hanover G Lachance 4-1 7 Petula Lobell C Savignac 7-2 1 Bye Yall 5-1 2 Freight Comet G Gendron 6-1 6 Scotch Genessee F Robillard 8-1 8 Select Yankee M Ricard 10-1 9 Leader Lobell Y Poirier 15-1 AE Peak Pick S Grise TROISIEME COURSE Amble a réclamer $5 000 BOURSE $1.400 3 Queens Lafayette A Boucher 3-1 5 Pepper Mir S Grise 7-2 2 Collingwood Boy JG Brosseau 4 1 1 Mountain Lusty Y Filion 9-2 4 Duke Cram J J Martineau 5-1 8 Pec D Nomiandin 6-1 6 Landsweep Y Gamache 8-1 7 Good Goods M Turcotte 12-1 AE üghtning Dream D White Amana Hanover M Giguere QUATRIEME COURSE; Trot a réclamer $3 000 BOURSE $1200 9 Dangerous Luck L St Jacques 5-2 3 Barlin Mars S Gnse 3-1 5 Queen Jersey J Hebert 7-2 2 Valiant Newport G Filion 4-1 6 Queen Valley E White 4-1 1 Observer A Hanna 5-1 7 Carole Kay C Roc he la u 6-1 8 Carol Mir W Bourgon 8-1 4 Early Return P Robillard 10-1 CINQUIEME COURSE Amble a réclamer $2.500 BOURSE $1.200 4 Trotwood Waldo M Turcotte 3-1 1 Richard Belle Y Gamache 7-2 8 Mars N A Hanna 4-1 7 Adios Kim P Cote 9-2 3 Roys Queen R Michelin 5-1 2 Birddog A Déguisé 6-1 6 The Gogetter J G Lareau 8-1 5 Noel Richelieu G Lachance 10-1 Worthy Lucia G Filion SIXIEME COURSE .Amble (A réclamer $3 000) BOURSE $1.200 2 Zeno M Turcotte 5-2 1 Rum Runner9 B Côté 3-1 7 Meadow Elite L.Desrosiers 7-2 8 Wonder Boy G Filion 4-1 5 Master Brown A Bédard 5-1 3 Hi Lo s Kerry J.C Martineau 6-1 6 Chatham Chip Dr John Findley .8-1 4 PG Demon Pas nommé io-1 AE Theda Sue J.G.Lareau Dill A Hanna SEPTIEME COURSE N G de $6 000 BOURSE $1.500 2 Thriller Hanover R Cossette 3-1 1 Mr Spnngbrook Dr M Ricard 7-2 4 Seki R Y Desjardins 4-1 8 Rush Street Kid C Pelletier 9-2 7 Matthew Hanover P Robillard 5-1 6 Gina Romy A Boucher 6-1 3 Gold Kat Y.Catellier 8-1 5 Yankee Smoke G Filion 10-1 HUITIEME COURSE N G de $4 500 BOURSE $1.500 1 Abe Senator Y Gamache 5-2 7 Dagwood Mir J Hébert 3-1 5 Paysan Fleurie J Germain 7-2 6 Direct Stepper C Savignac 4-1 2 Rosita Lobell B Côté 5-1 3 Duane .Again Y Catellier 6-1 4 Mr Ego A Bédard 8-1 8 Saucy Swinger Dr J Findlev 10-1 AE Varsity Bill Y Fibon Windsor Gold A Hanna NEUVIEME COURSE N G de $15.000 BOURSE $2.900 6 Hasty K L St-Jacques 3-1 1 Swing Easy B Côté 7-2 5 Lullis R White 4-1 3 Demonstration Dr M Ricard 9-2 7 Mr Champ B G Fibon 5-1 4 Early, akes John E.lake 6-1 2 Cloverland Away C.Pelletier 8-1 DIXIEME COURSE IM G de $7 500 BOURSE $1,900 1 Vanguard Mir * J Hébert 5-2 7 Prosper Dares Dune MacTavish 3-1 6 Chico Herbert S Brisson 7-2 3 Star Brook A Déguisé 4-1 2 Byrd Time Y Desjardins 5-1 9 Howard Mir P Robillard 6-1 4 Victory Creed J MacGregor 8-1 5 Canadian Killean Earl lake 7-1 8 Don's Bow G Fibon 10-1 DEMAIN APRES-MIDI PREMIERE COURSE Trot N G de $4.000 BOURSE $1.400 4 Tasha Lind B Desjardns 5-2 9 Davey Bars N Bouvrette 3-1 2 Confused Mir A Deguise 7-2 1 Harl.m Marv I) MacTavtsh 4-1 3 Little (Xto Pas nommé 5-1 5 Mighty Hoot G Lachance 6-1 7 Emperor Mu B Côté 8-1 8 Lucky Friday M Bouvrette 10-1 6 Newport Gem P Aranyi 12-1 AE Ridge view A Hanna Ruth Ann Sky Pas nommé DEUXHMECOUK*: Amble a réclamer $2.000 BOURSE $1,100 3 Katrinka Wann R Body 3-1 2 Dell Cash A Deguise 7-2 7 Pesky D Pas nommé 4-1 9 Armbro Explorer G Sansoucy 9-2 8 Hobo Urn M Turcotte 5-1 4 Ad Da Card S Grisé 6-1 1 Coppersmith Y (iamache 8-1 6 A Little Scotch G.Gendron 10-1 5 Scbtch Jeff J Foley 12-1 AE Indian Volo R Bouthillier Dart Mu G Lachance TROISIEME COUK*: Gagnants de plus de $10,000 BOURSE $3.500 1 Easy Pick A.Deguise 2-1 2 Boot Hill R White 5-2 3 H.M Pace G Gendron 3-1 4 Betty Sye Hanover M Dostie 4-1 6 John Craig B Côté 9-2 5 Glamor Boy J Hébert 6-1 QUATKIhME COUKS£ Trot N.G de $8.500 BOURSE $2.000 9 Shamokin Hanover R White 5-2 6 Voltare Haiover J Hébert 3-1 7 j- rug A.Hanna 7-2 2 Keystone Scot Y Pelchat 4-1 3 Tefstar Hanover (J Beauchemin 5-1 4 Dottics Boy S.Grisé 6-1 1 Bairn Cloud M Bouvrette 8-1 8 Kawartha Butch G.Filion 10-1 5 Rodettes Boy P Robillard 12-1 CINQU 11*1 K COUR* Amble à reclamer $4.000 BOURSE $1,300 1 France y O Brien M Bouvrette 2-1 8 Peter Jaco S Orisé 5-2 2 Whata Time J Bmyere 3-1 3 Two Mountains Pass R G randmawon 5-1 4 Turn Signal G Filion 6-1 5 Dante Red J Duford 8-1 7 1-enawee Special R Boilv 8-1 6 ( agney Hanover M Lachance 10-1 AE The Grey Tycoon I) Normandin Fleur Coloniale B Côté SIXIEME COURSE Amble N G de $12,000 BOURSE $2.500 2 Del M mbar Dune MacTavish 2-1 5 Jasco Mir Y Pekha 5-2 1 Milford Roy Her Filion 3-1 3 Bullet Star G Lachance 7-2 7 Gerry Mu M Dostie 4-1 6 Supreme Yankee B Côté 6-1 4 St James Street J G Lareau 8-1 SEPTIEME COURSE Amble A réclamer $6,000 BOURSE $1.5U/ 2 Armbro Imprint K White 5-2 7 Outerail B Côté 3-1 9 Spangler Frost W Bourgon 7-2 1 Su Cnief J.G Lareau 4-1 4 Topaz Duke A Bédard 5-1 5 Gene Mgjesty M Dostie 6-1 3 He Dares Y Gamache 8-1 6 Real Drummond A.Veilleux 10-1 8 Armbro Jimmy M Lachance 12-1 Ah; Sharp Express G Fibon Officer's Attack A Hanna HUITIEME COURSE Amble G de plus de $14,000 en 70 BOURSE $3,000 1 Golden Able Dune MacTavish 5-2 4 King Tar B Côté 3-1 7 Joly Tommy Her Filion 7-2 3 Tiger Paws M Giguère 4-1 2 Gay Parader C.Pelletier 6-1 5 Northwood Garwti G Gendron 8-1 6 Black Sire J.G Lareau 12-1 NEUVIEME COURSE Amble Hancbcap BOURSE $6,500 5 Santa s Fury Hervé Fibon 2-1 4 Canny Choice Dr J.Findley 5-2 3 Peter Way S Brent Davies 3-1 1 Hammenn Hank R Bouthillier 4-1 2 Pop Art R White 6-1 DIXIEME COURSE Amble N.G de $9.000 BOURSE $2,100 4 lonesome Valiev M Picard 5-2 1 Shepherds Delight A Bedard 7-2 2 Drummond Hanover B Côté 3-1 6 Aspen R White 4-1 5 Beaute Coloniale Pas nomme 6-1 3 Car old on Intrepid Y Gamache 8-1 9 Indian Ruler M Turcotte 10-1 7 Hickory Stout Joe Foley 12-1 8 Artie Angus Pas nommé 15-1 AE Steady Nan J MacGregor La femme et !e sport mm 'm uTÊJm** Grâce, entre autres, à la télédiffusion d’événements sportifs depuis près de 20 ans, les femmes s’intéressent aujourd'hui aux sports d’une façon qu’on aurait considérée saugrenue il y a 30 ans.Elles font maintenant beaucoup plus puisqu’on plus de continuer à jouer au tennis, au golf et autres disciplines pas trop brutales, elles participent è des sports aussi violents que le hockey et le football ! Sur notre photo du haut, on voit Laura Watson.13 ans.la gardienne de but et l’adolescente.Elle joue pour une équipe, portant un nom charmant, de la ligue de hockey féminine d'Agincourt.en Ontario.Sur notre photo du bas, c’est Cathy Doholis, 19 ans.qui joue quatre positions, dont celle de quart-arrière, dans une ligue collégiale de football de Toronto.Deux beaux brins de fille à part ça ! (Téléphotos PC) $100,000 en bourses d'études aux universitaires-hockeyeurs par MARCEL GAUDETTE (Collaboration spéciale) Huit équipes canadiennes de calibre universitaire et collégial, triées sur le volet, ont été conviées à participer au tournoi-invitation de hockey intercollégial canadien qui aura lieu, simultanément, à Montréal et Toronto, fin décembre.Dans la portion montréalaise du tournoi.l’Université St-Mary’s de Halifax, l’Université de Sherbrooke, l’Université Laval de Québec et l’Université Loyala se disputeront le trophée Dave Molson.les 26.27 et 28 décembre prochains à l’amphithéâtre de Pointe-Claire et au Forum de Montréal.Pendant ce temps, à Toronto: l’Université de Calgary.l’Université de Toronto.l’Université York de Toronto et l’Université Laurentian de Sudbury convoiteront le trophée Horace McIntyre sur la patinoire du Gardens, domicile des anémiques Maple Leafs.Les gagnants des deux séries respectives s’affronteront dans l’ultirre rencontre du championnat intercollégial canadien à Toronto le 29 décembre et les vainqueurs graveront leurs noms sur le trophée Hockey Canada.C’est au cours d’une conférence de presse, tenue hier après-midi au Forum, que Charles Hay.président du comité Hockey Canada, a annoncé ces compétitions.Un projet-pilote Henry Crochetière.de Sherbrooke.président de l’Association du hockey amateur du Québec, a été mandaté par le groupe Hockey Canada pour présider à la bonne marche du tournoi à Montréal.Floyd Curry, de l’organisation du club de hockey ‘ Les Canadiens”, ainsi que David Draper de l'université Loyola, l’assisteront dans ses fonctions.Reprenant les paroles de M.Hay.Crochetière a révélé qu’il est entendu qu’en limitant à huit le nombre des équipes cela fera des mécontents."Mais il s'agit d’un projet-pilote.Si tout va bien, il n'est pas impossible que, l’an prochain.le nombre d’invitations soient portées à 16 équipes avec le tournoi se disputant simultanément dans quatre villes.Pour cette année, il était logique d'inviter la meilleure équipe des Maritimes, soit celle de l'Université St-Mary's.Les Universités Loyola et Sherbrooke ont terminé respectivement première et deuxième dans leur ligue l’an dernier.Quant a l’Université L^val.elle constitue la plus vieille université au pays et il était tout à fait normal que nous lui rendions l’honneur d’une telle invitation”.a dit Crochetière.Béliveau gouverneur Le groupe Hockey Canada regorge de projets visanf à l'épanouissement du hockey au pays.On sait que, cette année.52 bourses d’études ont été octroyées à des étudiants, à la fois studieux et excellents hockeyeurs.Il appert que des formules ont été distribuées dans toutes les universités et tous les collèges au pays.Pas moins de 243 demandes ont été formulées et il y a eu 52 élus à travers tout le Canada, dont six au Québec."Les bourses s’échelonnent entre $500 et $2.000 pour une somme globale d'environ $60.000”.a souligné M.Hay en ajoutant que le groupe Hockey Canada songeait à porter sa subvention totale à $100.000 Tan prochain.A cet effet, il est de son intention de faire parvenir des formules à tous les intéressés, dès le début de la prochaine année, contrairement à ce qui fut fait en 1970 alors que les formules de demande ont été envoyées en juillet, au moment où les prin- cipaux intéressés savouraient leurs vacances.Pour mieux choisir, et rendre justice à tous, le groupe Hockey Canada a décidé de nommer plusieurs directeurs ou gouverneurs pour l’attribution de telles bourses d’études au Québec.L’un d’entre eux est nul autre que Jean Béliveau, capitaine du club de hockey Canadien et l’un des athlètes qui peut le mieux servir à l’émulation chez les jeunes.Pour vous étudiants, qui réussissez bien dans vos examens et sur les patinoires, pourquoi ne formulez-vous pas votre demande dès maintenant auprès de M.Crochetière en prenant soin d’en garder une copie et d’envoyer votre lettre par livraison recommandée.Vous pouvez aussi demander à votre directeur athlétique de vous recommander auprès du groupe Hockey Canada.Evidemment, cela ne veut pas nécessairement dire que votre demande sera exaucée, mais on n’a rien sans peine et vaut mieux essuyer un refus, avec explications, que de ne pas tenter sa chance.Il est entendu que si vous obtenez une bourse d’études et que, peu après, vous optez pour une carrière dans les rangs professionnels, votre subvention vous sera retirée et c’est tout à fait logique.Le cas s’est produit cette année alors que quelques étudiants ont décidé d’orienter leur vie vers le hockey professionnel où l’argent coule à flots.Et les Russes! Le groupe Hockey Canada, ui s’est mis en évidence l'an emier en tenant tête à Bunny Ahqarne, président de la Fédération internationale de hockey sur glace, vise à organiser des compétitions internationales entre les universités.On songe aussi à la possibilité de rencontres mondiales dans les rangs juniors.Un institut des loisirs QUEBEC (PC) - La Confédération des loisirs du Québec.CLQ, vient de remettre au gouvernement provincial un document préconisant la création d’un Institut des loisirs et des sports au Québec.La mise sur pied de l’Institut des loisirs et des sports, précise la CLQ dans un communiqué remis à la presse hier, apportera une réponse au problème crucial de la formation d’animateurs, d’entraîneurs et de moniteurs pour la multitude d’organismes de loisirs socio-éducatifs, culturels et sportifs du Québec.Le texte soumis à l’Etat souligne notamment que la "réalisation de l’Institut des loisirs et des sports assurerait à la fois la coordination d’une action essentielle au développement des loisirs et des sports au Québec, l’établissement de hautes normes de qualité pour le personnel s’occupant de loisirs et de sports, et une meilleure planification de la formation des moniteurs et instructeurs en loisirs et en sports de même que la décentralisation nécessaire pour rejoindre les gens dans leur milieu et répondre aux besoins particuliers des divers organismes”.Enfin, la CLQ met ses spécialistes à la disposition des autorités pour élaborer sur la structure, l’opération, l’orientation et la pédagogie de l’Institut projeté.Hockey LIGUE NATIONALE Cet après-midi Boston à Philadelphie Ce soir New York àMontréal Oakland à Toronto Détroit à Pittsburgh Buffalo à Minnesota Vancouver à Los Angeles Chicago à St-Louis Demain soir Minnesota à New York Pittsburgh à Boston Détroit à Philadelphie Oakland à Chicago LIGUE NATIONALE Est G P N BP BC Pts Montréal 10 5 3 59 41 23 Boston 10 4 2 71 40 22 N.York 10 4 2 49 34 22 Vancouv.6 10 3 54 70 15 Détroit 5 9 3 50 55 13 Buffalo 4 11 2 32 64 10 Toronto 4 13 0 Ouest 46 67 8 Chicago 10 3 4 56 34 24 St-Louis 9 3 5 38 29 23 Philadel.8 6 2 39 37 18 Minneso.7 6 3 40 43 17 L.Angel.7 7 1 47 47 15 Pittsb.4 7 6 42 42 14 Californie 5 11 2 41 61 12 HOCKEY CANADA En ce qui a trait aux competitions mondiales contre les Russes, les Suédois, les Tchèques et autres hockeyeurs du monde, le groupe Hockey Canada n’a pas changé ses positions.Il est prêt à opposer une équipe nationale à la meilleure équipe européenne, à la condition d’y incorporer neuf hockeyeurs professionnels qui ne font pas partie de la ligue Nationale.Sur ce point, MM.Hay et Crochetière ont bon espoir que la FIH se “mette à table”, sachant fort bien que la compétition internationale, sans le Canada, n’est à peu près pas rentable.LE MONDE DE L'AUTOMOBILE marabout-auto COURSES-TECHNIQUES-RALLYES EN VENTE PARTOUT Au hasard des nouvelles BRAD SELYVOOD, le joueur de detense de 22 ans des Maple Leafs de Toronto, ne semble pas blessé aussi sérieusement qu’on le croyait après avoir donné du dos contre l’un des poteaux de fer du but de son gardien contre le Canadien, avant-hier soir au Forum.Selon le Dr Ted Percy, Selwood s’est fracturé un os dans la région droite du bassin."En fait, ce n’est rien de tellement grave”, a-t-il dit.“Nous appelons cela un déplacement oblique fracturé.Aucun nerf n’a été endommagé Ceci signifie, ni plus, ni moins, qu’un bon mal de dos”! Il a ajouté que Selwood pourrait retourner à Toronto dans une couple de jours et qu’il ne pourra pas patiner durant au moins deux semaines.Selwood avait été choisi "recrue de l’année’ dans la ligue de hockey de l’Ouest, l’hiver dernier, alors qu’il jouait avec les Canucks de Vancouver.LES CANADIENS semblent avoir retrouvé leur talent à l’offensive.Ils ont compté 10 points (5-1 contre Oakland et 5-1 contre Toronto) dans leurs deux dernières parties après n'en avoir réussi que deux dans leurs quatre précédentes.Ils auront certes bàoin de cette nouvelle force à l'attaque, ce soir, contre les Rangers de New York.DOUG JARRETT, joueur de défense du Chicago, a été victime d’une dislocation de l’épaule lors d’une séance d’exercice et serait inactif pendant une dizaine de jours.L’instructeur Billy Reay a dit qu'il sera remplacé par Paul Shmyr ou Ray McKay d’ici son retour M.ROBERT BOURASSA, premier ministre du Québec, a déclaré hier que les documents présentés par MM.Jean-Paul L’Allier et Gilles Houde à propos de la situation des sports et loisirs dans la province représentaient pour le gouvernement "une contribution majeure à l’élaboration d’une politique du spor et des loisirs au Québec”.Devant l’urgence et la complexité du problème, de même que la diversité des solutions administratives proposées, le Conseil des Ministres a décidé de former un comité ministériel qui devra se réunir au cours des prochains jours afin de pouvoir faire rapport sur l’ensemble de cette question à une toute prochaine séance.M.L’Allier présidera ce comité qui comprendra aussi Mme Claire Kir-kland-Casgrain.MM.Guy Saint-Pierre, Maurice Tessier et François Cloutier.Le premier ministre s’est déclaré confiant que son gouvernement pOrra annoncer, à la satisfaction du monde sportif et du monde des loisirs, une politique globale qui tiendra compte des recommandations faites par MM.L’Allier et Houde.DON BLACKBURN, du club Rochester de la ligue de hockey Américaine, a hier été rappelé par New York pour la joute de ce soir contre le Canadien.Il remplacera soit Vid Hadfield, soit Pete Stemkowski.blessés.CLIFF RICHEY a atteint la finale des championnats internationaux omnium de Grande-Bretagne, hier, en triomphant du vétéran Ken Rosewall par 7-5 et 6-2.Il rencontrera le vainqueur du match entre Rod Laver et Cliff Drysdale.Dans le simple féminin et en demi-finale, hier, Ann Jones a vaincu Virginia Wade 6-1, 8-9 et 6-4.En finale du double masculin, Rosewall et Stan Smith ont battu les Roumains Ilie Nastase et Ion Tiriac aux comptes de 6-4,6-3,6-2.BRIT SELBY, des Blues de St-Louis, a épousé Sally Avis, à Toronto, une semaine après avoir été échangé au St-Louis par les Maple Leafs avec lesquels il jouait auparavant.PIERRE VIAU, un ailier gauche du club junior-B de Val-leyfield.a été mis soas contrat par le Canadien de la ligue Ju-nior-A de l’Ontario et fera ses débuts, demain soir, alors que l’équipe montréalaise jouera contre les Marlboros de Toronto.Viau a 18 ans, mesure 6 pieds et 2 pouces et pèse 180 livres.Dans la ligue Junior-A du Québec, on apprend que les Maple Leafs de Verdun ont échangé Yves Brossiot, un joueur de défense, et l’ailier gauche Alain Audet aux Ducs de Trois-Rivières pour les frères Steve et Dave Johnson Ceux-ci feraient leurs débuts avec Verdun, demain soir et à l’amphithéâtre de Verdun, alors que les Leafs recevront la visite des fameux Remparts de Québec.EDMONTON est la dernière ville à demander une franchise dans la ligue de hockey Nationale.Des hommes d’affaires de cette ville de l’Ouest canadien ont présenté une demande à cet effet.Le groupe est représenté par William D.Hunter, président des Rois du Pétrole (Oil Kings) d’Edmonton de la ligue de hockey Ouest-Canada.Il a dit que son groupe espérait obtenir une franchise lors d’une prochaine expansion de la ligue ou, alors, en achetant une franchise déjà existante, comme celle, en difficulté financière, des Pingouins de Pittsburgh.On sait que les citoyens d’Edmonton, mercredi prochain, décideront s’ils permettront à leur Conseil de Ville de construire un nouveau centre sportif et commercial devant coûter $32,500,000.LA SOCIETE FORD a annoncé, hier, qu’elle se retirait de la compétition automobile, exception faite de quelques courses principales, et qu’elle avait décidé de dissoudre ses équipes de pilote par mesure d’économie.Matt McLaughlin, directeur des opérations de performande de la compagnie, a déclaré que les compétitions avaient servi leur but et que, dorénavant, les efforts de promotion seront axés sur les activités des concessionnaires de la société.Les seules épreuves auxquelles Ford participera encore pour l’instant sont les Grands Prix de formule-1 avec des voitures et moteurs produits par Ford-Europe; se poursuivront aussi des épreuves de vitesse pure sur des prototypes financés par Ford-Canada.Le budget de compétition de Ford qui, à son plus haut point, avait atteint $12,000,000 par an, avait déjà été réduit à $2,000,000 pour 1970.La décision de Ford suit de près celle annoncée, la semaine dernière, par Chrysler, qui se retire presque totalement de la compétition, et de celle d’American Motors, qui avait également abandonné les courses à l’exception des épreuves de la série Can-Am.La compagnie General Motors, elle, ne participe pas officiellement à des compétitions.LE GRAND PRIX D’ISRAËL, qui devait être couru aujourd’hui, a été remis à demain à la suite de pressions faites par les autorités religieuses de Tel Aviv protestant contre le fait que l’épreuve serait disputée le jour du Sabbat.PHIL WATSON, 1’ ancien et pittoresque joueur de la ligue de hockey Nationale qui est maintenant instructeur des Blazers de Syracuse de la ligue Eastern, vient de s'attirer les foudres du président Tom Lockhart.Celui-ci a révélé que Watson avait protesté d'une façon un peu trop véhémente contre une décision de l’arbitre lors d’un match remporté au compte de 2-1 par l’équipe de Clinton qui, avant-hier soir, rendait visite au Syracuse.Afin de l’inciter à un peu plus de modération, le président a infligé une amende de $50 au bouillant Watson.Lockhart a aussi révélé qu il y aurait réunion spéciale, lundi, pour discuter du cas du club Nashville dont 14 joueurs ont été suspendus pour avoir refusé de jouer contre Charlotte le 10 novembre dernier.Trois joutes du Nashville ont depuis été remises.Les Alouettes à la Coupe Grey ?Selon les preneurs aux livres, les Chats-Tigres de Hamilton sont favoris par quatre ou cinq points pour triompher des Alouettes de Montréal, cet après-midi à Hamilton.Par conséquent, vue l’avance de 10 points des hommes de Sam Etcheverry, dans cette finale de deux parties au total des points, ces mêmes preneurs aux livres favorisent les Alouettes pour accéder à la finale de la coupe Grey.Si le terrain est boueux, comme prévu, ceci devrait favoriser davantage l’attaque au sol des Alouettes qui comptent sur des jambes et des muscles plus jeunes et plus robustes que leurs grands nvaux qui, il y a un peu moins d'un mois, leur ravissaient le titre de la division Est, dans un match nul de 18-18.Dimanche dernier, dans la première portion de la finale à l’Autostade de Montréal, les Alouettes l’ont emporté 32-22, devant une assistance record, après avoir tiré de l’arrière 14-0.Le cas Lancaster Par ailleurs, c’est demain à Regina, qu’a lieu le troisième et dernier match de la finale de l’Ouest.On sait que chaque équipe a remporté une victoire.Cal-gary a gagné le premier match 28-11 et a perdu le second, de façon dramatique, 11-3.Il est fort peu probable que Eagle Keys, instructeur-chef des Roughriders de la Saskatchewan, puisse compter sur les services du quart-arrière Ron Lancaster.Ce dernier souffre de contusions au dos et aux côtes ainsi que d’une déchirure d’un muscle du dos.MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE.DU PARC 270-1141 HOCKEY LIGUE JUNIOR DE L’ONTARIO Demain à 7:30 heures p.m.PETERBOROUGH VS CANADIENS Billets maintenant en vente au FORUM MARQUES de COMMERCE Marion.Robic & Robic ci-devant Marion & Marion 2100, rue DRUMMOND Montréal.25 288-2152 Encouragez nos annonceurs CARTES PRÛHSSIONNIUES ET D’AFFAIRES Brevets d’invention Le Devoir, samedi 21 novembre 1970 • 9 internationales Les Etats-Unis devront réviser leurpolitique à l'égard de Pékin par Fernand Mou> r, de l'AFP WASHINGTO 4 (AFP) - En se prononçant pour la v emière fois à la majorité simple en faveur de l’admission de la Républk ie populaire de Chine et l’exclusion je la République de Formo-se, l’Assemblée générale des Nations unies va précipiter la révision de la politique des Etats-Unis vis-à-vis du gouvernement de Pékin: telle est l’impression que l’on recueille dans les milieux américains responsables à l’issue de ce vote qui n’a d’ailleurs Washington WASHINGTON (AFP ) Les Etats-Unis se félicitent de voir la Chine nationaliste conserver son siège à 10.N.U.toutefois, le gouvernement américain va examiner en étroite consultation avec ses amis et alliés, la "nouvelle situation" résultant du fait que la majorité simple ¦ propos d'actualité "On s'attendait que le commerce des céréales secondaires se situerait sensiblement au même niveau qu’en 1968/69.car les débouchés à l'exportation étaient limités par l'augmentation des approvisionnements intérieurs dans la plupart des pays importateurs et par l’utilisation accrue de blé dans l’alimentation des animaux en Europe occidentale En conséquence, les recettes d’exportation ont légèrement diminué.La valeur des exportations de riz a considérablement fléchi pour la quatrième année consécutive.par suite d’une baisse de la demande à l’importation ainsi que des prix.Le volume des exportations de produits laitiers a légèrement augmenté par rapport à 1968, principalement par suite de l’accroissement des expéditions de lait condensé et de lait entier en poudre.Toutefois, les recettes d’exportation de beurre ont baissé par suite de la diminution des prix moyens.Les recettes d’exportation de sucre se sont améliorées malgré la diminution du quantum, car en 1969 les prix ont monté grâce à la mise en application de l’Accord international sur le sucre à compter du 1er janvier 1970".FAO: Rapport et perspectives sur les produits 1969-1970 causé aucune surprise.Tout en réaf-' firmant la fidélité des Etats-Unis au gouvernement de Formose, le porte-parole du département d'Etat a reconnu que le vote de l’Assemblée générale créait une 'situation nouvelle’ dont l’administration Nixon aurait à s’entretenir avec les puissances alliées et amies.Que la situation soit changée, il n’y a pas de doute.On constate par exemple que sur 14 des 15 membres de l’Alliance Atlantique qui siègent aux Nations unies se félicite de l’Assemblée générale de l’ONU s'est prononcée pour l’entrée de la Chine communiste dans cet organisme et l'expulsion de la république de Chine.Le porte-parole du département d’Etat, qui a donné lecture de cette déclaration hier, a d’autre part noté que de nombreuses voix se manifestent à TO N.U.en faveur de l’admission de Pékin."Mais a-t-il ajouté, nous ne croyons pat que la majorité se prononce pour l'expulsion de la république chinoise” (Formose).Le représentant du département d’Etat a fait observer aussi qu’il est "regrettable et plutôt ironique de voir qu 'un certain nombre d’Etats qui se prononcent à haute voix pour l'universalité” des Nations unies, ont néanmoins "voté contre une nation qui s’avère membre fidèle et constructif de cet organisme”.Le porte-parole du département d'Etat.M.John King, a alors ajouté: "Nous examinerons toutes les conséquences de cette nouvelle situation en étroite consultation avec nos amis et alliés”.'Pour notre part, nous n’avons pas l’intention de renoncer à notre ferme opposition aux tentatives de radier la république chinoise du nombre des membres del’ONU”.Le porte-parole a réaffirmé ' l’appui des Etats-Unis au principe de l’universalité” parmi les membres de l’organisme mondial, mais l’opposition de Washington à l’entrée de Pékin aux Nations unies au prix de l'expulsion de Taiwan.(l'Allemagne n'y est pas admise), deux seulement - la Grèce et la Turquie -ont voté comme les Etats-Unis contre l’admission de la Chine de Pékin.Quatre pays - Belgique, Luxembourg.Portugal.Pays-Bas - se sont abstenus.Les autres, c’est-à-dire la moitié des membres de l’Alliance Atlantique présents à I ON U.ont voté pour.Dès l’ouverture des débats sur l’admission de la Chine, le représentant des Etats-Unis avait traduit l’orientation nouvelle de la politique américaine en ce sens qu’il avait mis l’accent, pour justifier son opposition à l’entrée de Pékin à l’ONU.moins sur le caractère agressif ou belliqueux de la Chine populaire que sur les vertus de la Chine de Formose.Malgré le “lobby chinois”, toujours puissant mais ayant de moins en moins de prise sur les parlementaires, plus aucune personne qualifiée ne conteste à Washington que la Chine continentale doit faire partie des Nations unies: les conseillers les plus proches du président Nixon sont de ce avis.Mais que faire de Formose: depuis 21 ans, les Etats-Unis accordent leur appui militaire, économique et financier au gouvernement de Chiang Kai-chek.Ils sont la seule puissance à avoir constamment soutenu à bout de bras ce régime.Il est difficile sinon impossible pour une administration américaine, quelle qu’elle soit, de faire un virage diplomatique complet comme certaines puissances, moins engagées, l’ont opéré sans dommage Ce serait provoquer un tollé au Congrès où l’on accepterait difficilement d’avoir voté pour rien pendant plus de 20 ans des crédits se chiffrant par milliards de dollars à File de Formose.Il ne semble pas que Washington ait adopté vis-à-vis de Pékin une politique définitive.Une première étape - vouée à l’échec certain - sera sans doute une tentative de reconnaissance des deux Chine, solution dont ni Pékin ni Formose ne veulent.Mais une fois le processus engagé, et il le sera certainement, une formule permettant de sauver la face de toutes les parties concernées finira parse dégager.NATIONS UNIES LE VOTE TOTAL SB1/,* REQUIS POUR ADMETTRE PÉKIN 66 V3 % I i ¦ * w
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