Le devoir, 27 août 1962, lundi 27 août 1962
VOL.LI 11 — NO 200 PAIS CE QUE DOIS MONTRÉAL, LUNDI, 27 AOÛT 1962 Les créditistes, libres d’appuyer les eandidals de leur choix Crédit social: pas de parti provincial ‘pour le moment’ De notre envoyé spécial Marcel Thivierge TROIS-RIVIERES.— Après de vives discussions aux comités des résolutions et d’orientation politique et à l'assemblée générale, le congrès créditiste a finalement accepté un compromis au sujet de la participation du parti aux élections provinciales dans le Québec.Avant d'en venir à une entente, les congressistes ont étudié, amendé et sous-amcndé plusieurs résolutions pour aboutir à cette dernière : “Il est entendu que le ralliement des créditistes ou le Crédit social en tant que mouvement ne s'occupe pas de politique provinciale dans le Québec, pour le moment”.Le premier projet présenté au Comité des résolutions était plus nuancé.“Le ralliement des créditistes ne s'occupe que de politique provinciale.Le Crédit social demeure opposé aux vieux partis et au socialisme et il pourra, si les circonstances le permettent et l’exigent, présenter des candidats aux élections provinciales".' VS A V Les à-côtés du congrès Le congrès créditiste s'est ouvert par la récitation du “Notre-Pcrc” et par les invocations “Esprit-Saint, éelaircz-nous” et “Saint Jean Baptiste, patron des Canadiens français, priez pour nous”.La foule venait de terminer cette réponse à la dernière invocation quand un des congressistes s’est écrié : “Elisez-nous” .Le maire J.-A.Mongrain et les échevins de Trois-Rivières ont vainement attendu les dirigeants créditistes, samedi après-midi.Ces derniers avaient demandé aux autorités municipale de les recevoir à 2 h.30; vers 3 h., un messager s'est rendu à rhôtcl de ville pour apprendre au maire que les chefs créditistes étaient dans l'impossibilité d’etre au rendez-vous et qu'ils demandaient d’ètre reçus dimanche après-midi.Le maire a répondu : “Je crois que demain après-midi, je ne pourrai pas les recevoir”.îli # *1* M.Réal Caouctlc a fait son entrée au congrès sous une ovation monstre.11 avait dans la poche de son veston une copie du magazine Maclean’s où il était question de l’affaire Mussolini - Hitler.Voir page 2 : Les à-côtés Un délégué de Chicoutimi, M.Gilles Larouche, a soutenu que les chefs du ralliement ne devraient jamais faire de déclarations catégoriques au sujet de la participation du C.S.à la politique provinciale."Aux journalistes, ils ne devraient jamais répondre:“Oui” ou “non”.Il ne faut pas que les chefs se compromettent.Pour le moment, c’est le fédéral.C'est entendu.je suis contre le socialisme à mort, c'est pourquoi je suis erédi-liste.Si les chefs ne disent pas “non”, on aura peur rie nous dans les milieux politiques.C’est ce qu’il faut.Je propose donc que les chefs créditistes ne fassent aucune déclaration catégorique et compromettante au sujet de la participation du C.S.aux élections provinciales.Et si on décide un jour d’y participer, cette décision devra être soumise à l'approbation de l’assemblée générale des membres actifs du parti”.C’est cette résolution que le comité a finalement adoptée à l’unanimité.Au comité d’orientation politique, une résolution catégorique n'a pas recueilli l'unanimité.On a proposé sèchement que le ralliement du crédit social décide de ne pas se lancer dans la politique provinciale.Quelques participants se sont Voir page 2 : Crédit social UNE OVATION DÉLIRANTE AUX DEUX CHEFS CRÉDITISTES Confiance en Caouette Thompson : le CS n’est pas divisé TROIS-RIVIERES (De notre emoyc spécial) — Il est dix heures trente du soir.Les quelque huit cents délégués créditistes sont en assemblée générale depuis deux heures et demie, après avoir siégé en comités au cours de toute la journée de samedi.La fatigue et l’indiscipline gagnent les rangs.On bavarde alors que le président multiplie les rappels à l'ordre.Soudain, quelques cris s’élèvent du fond de la salle.Le président annonce: "Voici notre chef national, M.Robert Thompson".M.Thompson devait prononcer le discours d’ouverture à l’assemblée du matin.U n’y était pas.Viendra-t-il, ne viendra-t-il pas?Serait-ce donc vrai que l’affaire Caouette-Mus-soloni-Hitler l’aurait mis en furie.On dit qu’il est à Toronto.Et c’est précisément les journaux de la capitale ontarienne qui se sont attaqués le plus vigoureusement a M.Caouette.On parle de scission du parti.Peu à peu, inquiets des réactions de la presse, le doute envahit les délégués.S’il fallait que ce soit vrai — on ne sait jamais — les journalistes imaginent déjà des titres flamboyants: “M.Thompson ignore le congrès créditiste”, “M.Thompson abandonne les créditistes québécois”, etc.Les cris s’élèvent mainte- nant de toute part se transforment en ovation.M.Thompson atteint l’estrade.M.Réal Caouette lui tend la main.Puis tous deux, dans leur geste favori, deux mains unies au bout de deux bras levés vers la foule, sourient.Les congressistes, soulagés d’un lourd fardeau, redoublent leurs cris et leurs applaudissements.Ils chantent: “Il a gagné ses épaulettes”.Le crédit social n’est donc pas divisé.Les journalistes ravalent leurs pronostics.Les congressistes jubilent.* Quelques minutes plus tard, les délégués confirmeront leur entière confiance en M.Caouette en le réélisant à I’unanimitc chef provincial du mouvement.Puis M.Thompson s'adressera aux congressistes.Après quelques phrases en L’AFFAIRE HITLER - MUSSOLINI Caouette s'explique et gagne Examen au ministère fédéral de l'agriculture Un seul Canadien français en lice Un groupe de candidats, dont un Canadien français, se présentera aujourd’hui pour la deuxième fois devant les “examinateurs” du ministère fédéral de l’agriculture, afin d’obtenir le poste de directeur de la division des animaux vivants, production et marché.Ce poste, vacant depuis la retraite de M.H.J.Maybce, il y a plusieurs mois, est considéré comme très important au sein du ministère de l’agriculture.Un premier concours a eu lieu en mai dernier.Malgré la valeur non discutée et l’expérience du seul Canadien français en lice, M.J.-H.Tremblay, c’est à un Canadien anglais, M.R.K.Bennett.que le poste a été confié.Non seulement M.Tremblay mais la majorité des candidats ont protesté contre ce choix de sorte que le ministère a jugé bon d’annuler le premier examen et d’en tenir un autre aujourd'hui.M.Tremblay, qui est âgé d’environ 60 ans, est de Québec.Colonel dans l'armée.agronome, il fut attaché agricole à l’ambassade canadienne à Paris.Il est détenteur de la médaille du mérite agricole et joua un rôle important dans la lutte à la fièvre aphteuse, il y a quelques années.De nombreux observateurs proches du ministère reconnaissent que M.Tremblay est hautement qualifié pour remplir le poste.En outre, on sait combien peu nombreux sont les Canadiens français au sein du ministère de M.Alvin Hamilton.TROIS-RIVIERES.(Par M.T.) — Dans son discours d'ouverture du congrès créditiste, M.Real Caouette n'a pas tardé à aborder l’épineuse affaire Hitler-Mussolini.“On tire, a-t-il dit, les interprétations fausses d’un texte écrit par une charmante demoiselle.En général, l’article est correct; mais l’auteur a mal situé et même modifié certaines de mes déclarations.A un moment, l’interview a porté sur la crise économique qui a débuté en 1929, au moment où je suis devenu créditiste.J’ai dit qu’alors qu'au Canada, il y avait 600,000 chômeurs, Mussolini et Hitler donnaient du travail à leur peuple.Je n'ai jamais déclaré que ccs deux hommes étaient mes héros.Si Hitler et Mussolini sont devenus fous en 1939, ce n'est pas la faute à Réal Caouette.Mussolini a libéré le pape, rendu fertiles des marais du sud de l’Italie, permis l’enseignement de la religion dans les écoles.Mais il y a eu la guerre.Nous ne voulons pas de tueries internationales; nous voulons la paix et la prospérité.Nous nous opposons au fascisme.Nous voulons la liberté pour tous.” “La haute finance tentera par tous les moyens de diviser le Crédit social.On ne réussira jamais à diviser Thompson et Caouette.” “On m'a traité de fasciste.M.Diefenbaker, à la suite de l’envolée dans l’espace des deux cosmonautes soviétiques, a envoyé un télégramme de félicitations à M.Khrouchtchev.Est-ce que pour cela, on le traite de communiste?M.Pearson a reçu le prix Nobel d’un organisme entre les mains d’organisations communistes internationales.On n’a pas dit pour cela que M.Pearson était communiste.” Parlant des élections provinciales, le chef national adjoint a dit que le C.S.devait d’abord s’occuper du fédéral où la réforme monétaire est possible.“Quand nous serons au pouvoir à Ottawa, a-t-il ajouté, rien ne nous empêchera de venir donner, si nécessaire, une bonne leçon à quelques politiciens du Québec”.Le discours de M.Caouctlc a été précédé, entrecoupé et couronné par de vifs applaudissements.Les délégués avaient accueilli M.Caouette au chant de “Il n’y en a pas comme lui.” Thompson arrive et la république s'en va.TROIS-RIVIERES — (Par M.T.) — Quelques secondes de plus et un gouvernement créditiste à Ottawa aurait été dates l’obligation de proclamer la république du Canada.Le président de l’assemblée générale des créditistes vernit de lire la resolution suivante: "Il est résolu que le crédit social réclame un Canada indépendant et se prononce en faveur de la république du Catiada".Un délégué: "Mais avant il faudrait rapatrier la constitution’’.Le président : Qu'est-ce que vous faites du statut de Westminster de 1931?" Un délégué: "Il serait préférable de procéder par étape.Je propose un amendement: la république du Canada, très bien, mais par étape ,.A ce moment, il y a un remous au fond de la salle.C’est le chef national M.Robert Thompson, qui fait son entrée.Applaudissements, cris, ovation, chants.M.Thompson prend un siège et le président s’approche du micro pour declarer: “Si je comprends bien, la salle vient de rejeter la résolution .” C’crt ainsi qu'est morte-née.ilans un vaste éclat de rire, la république canadienne .Æ Le cardinal dénonce "ceux qui croient être les seuls à posséder la vérité" Par Jules LcBlanc Le cardinal Paul-Emile Léger a affirmé hier que “l’intransigeance de ceux qui croient être les seuls à posséder la vérité" constitue un “obstacle qui empêche beaucoup d’hommes de trouver Dieu dans l’Eglise".L’archevêque de Montréal a fait cette déclaration lors du banquet qui a clôturé la 38e session des Semaines sociales du Canada.Plus de 300 personnes se sont inscrites à ces assises de quatra jours qui se sont déroulées à l’université de Montréal sous le thème de : “L’éducation.problème social", (On trouvera d'autres informations sur ces assises aux pages 6 et 12).“Le catholique, à force d’entendre parler de vérité et d'infaillibilité, peut devenir énervant à force d'être sur devant ceux qui ne le sont pas, a souligné le cardinal.Ccs pharisiens impénitents existent hélas! Et au lieu de se tourner vers leurs frères dans un geste d'accueil, ils forment plutôt un rempart devant la porte de celle que tous les vrais catholiques appellent “notre Mère, la sainte Eglise".Notant que l'incroyance est un “refus plus nu moins global de toutes ccs vérités que l'homme peut ignorer à cause de sa faiblesse", le prélat a invité ses auditeurs à faire leur propre examen de conscience.Rappelant que c’est par la foi qu’on entre dans l’Eglise, il a souligné: “Or cette foi, elle est un don de Dieu dont nous ne devons pas nous servir pour mépriser l’incroyant.Ce que Dieu nous a donné, 11 peut nous le retirer.Et nuis, que d'incrédulité dans nos vies de chrétiens! Nous disons avoir la foi.Quelle témérité! Des montagnes d'injustice et rie haine nous séparent toujours des autres."Non.les chrétiens ne doivent pas se considérer pharisaïquement comme le peuple ries purs, séparés des incroyants.Il y a toujours une partie nocturne de notre âme qui vit dans l’incrédulité.Nous portons donc, nous aussi, d’une certaine façon, le péché de l’incroyance.” “Notre conception trop négative du christianisme a peut-être arrêté nos frères sur la route où ils désiraient tant s’engager pour atteindre la vérité.De notre foi, n’avons-nous pas fait un retranchement, c'est-à-dire un rempart derrière lequel nous nous sommes réfugiés, alors que Dieu et l'Eglise elle-même nous invitaient à changer le monde en y faisant entrer plus de justice et plus d'amour?” français soulignant l'importance du congrès et la joie qu’il éprouve à y participer, le diet Voir page 2 : Confiance L'Eglise, un écran?Auparavant, Son Eminence avait signalé: “Beaucoup croient que l’Eglise n’est pas nécessaire pour rejoindre Dieu.Ils osent meme affirmer que l’Eglise peut devenir un écran qui empêche l'homme de rejoindre Dieu et de jouir de Son intimité.“Cet idéalisme, qui cache souvent la peur de l'effort dans une recherche humble et sincère de la vérité, induit des chrétiens de bonne volonté en tentation.L'Eglise est devenue pour eux “la politique du Vatican", “l'inefficacité de l'institution ecclésiale", "une super structure sociale" qui les gêne et dont ils exigeront parfois la disparition.” Le cardinal Léger a alors déploré l'ignorance grossière et quasi universelle vis-à-vis du vrai catholicisme et des problèmes de l’Eglise.Même chez les chrétiens et chez les meilleurs catholiques, il y a une connaissance bien confuse au sujet de l’Eglise: on ne sait pas se situer vraiment dans l’Eglise et y découvrir sa propre dimension ecclésiale, c'est-à-dire la place qu’on y occupe; on réduit toute la vie de l'Eglise à “un système de judicature et d'organisation cléricale" au lieu de la concevoir comme “le signe sensible de l'action de la Providence dans les affaires humaines”.“Si l'on croit voir un conflit entre l’idée qu'on se fait du salut et le gouvernement intérieur ou extérieur de l’Eglise, c'est qu'on a mal compris et mat regardé”, a continué le prélat.Voir page 2 : Le cardinal SANS LA MODIFIER Le Concile va approfondir la Révélation L* cardinal Paul-Emile Là> ger a déclaré hier que le prochain concile oecuménique ne mettra pas à jour une doctrine nouvelle mais permettra d'approfondir davantage encore la Révélation.Devant les participants à la 38e session des Semaines sociales du Canada, Son Eminence a souligné, au sujet du concile: “Le Saint-Esprit ne révélera pas, par les évêques, une doctrine nouvelle, mais, les assistant dans leurs recherches, Il leur permettra d'approfondir encore davantage la Révélation, qui est complète depuis la mort du dernier Apôtre, et II leur inspirera, selon les dispositions dans lesquelles ils agiront, les moyens à prendre pour mieux annoncer le message que le Fils donna aux hommes, il y a vingt siècles." .Yves Prévost: l’enseignement à tous les niveaux devrait être sous la juridiction du C.I.P.Mc Yves Prévost a déclaré hier que le futur Conseil de l’instruction publique devrait avoir juridiction sur tous les paliers de l’enseignement dans la province.En ce qui concerne les niveaux élémentaire et secondaire — les seuls sur lesquels il a autorité présentement — le Conseil devrait avoir une fonction de direction; en ce qui concerne l'enseignement universitaire, il devrait avoir une fonction de coordination.Algérie: Benbella fuirait vers Oran «,.'V%Viners* Club, farta Blanche et American F.xpres* (Suite de la premiere pape) A l'ouverture du congrès, les participants ont brusquement tàté leur porte-monnaie quand M.Laurent I^egault leur a annoncé au micro que deux créditistes venaient "de se faire voler leur porte-monnaie et que plusieurs autres ont passe proche".“C'cla se passe a la porte ", a-t-il précisé.On a beau préconiser la réforme monétaire, ce n'est pas une raison pour souffrir sans mol dire les méfaits de tire-laine.Les représentants du Toronto Telegram et du Toronto Star ont assisté au congrès.Le représentant de ce dernier journal avait la mission d’en-quêter auprès des députés créditistes pour savoir s’ils ont participé activement à la dernière guerre mondiale.Les deux journalistes torontois ont dit que la population de l’Ontario était actuellement avide de nouvelles concernant les créditistes québécois.On a remarque au congrès la présence de M.Jacques Fineault, conseiller spécial du chef de l'Union nationale.11 a vainement tenté de faire d're à un congressiste du Lac Saint-Jean qu'il voterait Johnson aux élections i ivinciales.Le créditisle lui a répondu • "Johnson, c'est un pourri de la vieille "gang".Moi, je suis en faveur de .Jean-Jacques Bertrand".Aux élections qui ont eu lieu hier après-midi, M.Laurent Legault a été élu président du Ralliement des créditistes de la province.Le nom de M.René Lévesque a été copieusement hué par les congressistes.De plus, au comité d’orientation politique, des congressistes ont déclaré qu'ils feraient tout en leur pouvoir pour faire battre le ministre dos richesses naturelles aux prochaines élections provinciales.On ne pardonne pas à M Lévesque son inter vent ion à la TV contre les créditistes vers la fin de la campagne électorale fédérale.gi gi g: Le premier ministre Ben nett.de la Colombie-Britannique n'a pu se rendre au congrès."à cause d'une importante réunion".Dans un télégramme, il a souhaité "bonne chance" aux congressistes.Ç: Çi Ç: M Laurent Legault.brgani-sateur provincial au cours de la dernière campagne, a révélé un des secrets de la victoire creditiste."Les candidats créditistes, a-t-il dit, ont été victorieux dans tous les comtés où il y avait deux membres actifs par bureau de scrutin".Parlant de la difficulté de recruter les Néo-Canadiens, un représentant d’un comté de Montreal a déclare: "Au cours INCOMPARABLES DEUX NOBLES LIQUEURS Ce dm bon fuepas.de la dernière campagne, j'ai roimu personnellement des Allemands qui ont voté pour Diefenbaker parce que le premier ministre était d'origine allemande.I,e séparatisme planait comme une ombre sur le congrès.Dans les discussions, on tenait compte de cette option comme nue hypothèse et non pas comme une fumisterie.est Décès du frère Auguste, f.i.c.Vendredi, le 24 août, décédé à Montréal frère Auguste ne Philippe L'Ecuyer, de la Congrégation des frères de l'instruction chrétienne.Fils de Hubert L’Ecuyer et de Virginie Palin le défunt est né à Saint-Philippe, comté de La Prairie.Le frère Auguste entra au juvénat des frères de l'Instruction chrétienne à La Prairie le 31 décembre 1907, prit l'habit religieux le 2 février 1910 et fit profession perpé luelle le 4 août 1920.Il débuta dans l'enseignement en 1912 à Grand-Mère.Dans la suite, il enseigna aussi à Montréal, àShawinigan et à Saint-Anne-de-Bellevue.A partir de 1940 Il fut tour à tour correcteur au Bureau des études de La Prairie, directeur de la revue “L'Abeille” et compositeur de manuels classiques.Les funérailles auront lieu à la Maison provinciale de.s frères de l’instruction chrétienne à La Prairie, lundi le 27 à 10 heures.En resume, la dévaluation du dollar canadien, la veille de l'clection, a été le coup le plus dur porté au parti.Après l'élection, le gouvernement a annoncé son programme d'austérité et cette décision est considérée comme un autre revers pour le parti ministériel déjà durement touché.Mais denuis lors, la popularité du parti est à la hausse, selon ces mêmes organisateurs.Le sénateur G.S.Thoràvald-son, de Winnipeg, président national du parti, a dit aux journalistes que la réunion avait connu un vif succès et que le parti était loin d'être affaibli.L'optimisme règne "Nous sommes remplis d'optimisme", a-t-il dit."Chacun croit que même si nous avons perdu beaucoup de sièges, nous serons prêts pour une autre élection à n’importe quel moment — immédiatement ou plus tard".Le premier ministre Diefenbaker a prononcé une allocution de 45 minutes à un déjeuner privé.Son discours a été ponctué d’applaudissements et lorsque les membres du comité sont partis, ils Font félicité "pour son magnifique discours”.Toutefois, M.Diefenbaker a dit qu’il ne s'agissait que d une petile causerie à un déjeuner.Il a déclaré aux journalistes que l’atmosphère de la réunion "était aussi magnifique qu'en 1957”."Ils ont eu amplement l'occasion de jeter un regard en arrière sur les deux derniers mois.Ils ont reconnu que le parti libéral en 1958 avait atteint le fond du précipice, lorsqu'il n'a recueilli que 34 pour cent du vote.Cette fois, il a obtenu 37 pour cent.C'est le plus loin qu’il soit allé de- prit magnifique parmi les conservateurs." Québec, clef da l'avenir A l’échelon national, les conservateurs considèrent le Québec comme la clef de l’avenir.L'appui traditionnel de la province envers les libéraux a été brisé en 1958 et partage en trois cette année lorsque l'aile québécoise du Crédit social a obtenu 26 des 75 sièges.Selon l'analyse du résultat de l’élection, les conservateurs sont demeurés forts parmi les ouvriers non syndiqués, les cultivateurs, les fonctionnaires, les commis, ainsi que chez les professionnels.Par groupe de population, les conservateurs estiment avoir obtenu la faveur populaire dans toutes les municipalités de plus de 50,000 âmes — sauf dans les deux plus grandes villes, Montréal et Toronto — et ils prétendent être arrivés sur un pied d’égalité avec les autres partis dans les municipalités de 10,000 à 30,-000 âmes.Ils ont été forts dans les régions rurales.Les dirigeants du conseil national du parti — 133 chefs des groupements fédéraux et jeunesse e t universitaires, comme de l'organisme national — se réuniront de nouveau aujourd'hui et les 116 dé-putes conservateurs dans le nouveau Parlement tiendront leur premier caucus cet après-midi.Le professeur Lwoff, de Paris, président des microbiologues Le nouveau président de l'Association internationale des sociétés de microbiologie, dont le congrès international vient de se terminer à Montréal.est le professeur André Lwoff.de l'Institut Pasteur de Paris.Il succède au professeur Stuart de la Pennsylvanie.L A ISM a donné son assentiment, sous réserve de confirmation, à la requête de la délégation russe qui souhaiterait que le congrès international de 1966 se tienne à Moscou.INSTITUTEURS DEMANDES 2 professeurs requis pour 10e et 11» année, court taeondaira.1 professeur d’anglais et mathématiques, cours secondaira.S'adresser à : COMMISSION SCOLAIRE ACTON VALE, BAGOT.M.Robert Fagnan, sae.-trés.Tel.S46-2424 m I0UL IRIS Entra Géants “Parade de Couleurs’’ VivacM partout.Coloris d« eouUurt «t nuance* «an* pareil.Plantation juillet a sept., 12*15" do distance.Hauteur 2-3'.Fleurissent en mai-juin.Collection EllteW.H .P.1 plant de ch.rie 10 variétés, premier choix, $6.50, f.à.b.magasin, ou *7.50 port payé.< prov.Qué ).W.H.PERRON & Cie Llee LAiELLE, CHOMEOEY.F Q.(L'ABORD » PLOiiFfEi TEL MU.1-1115 mm Wa, l'Ouest.— Les autorités de l'Eglise catholique ont commencé les procédures canoniques, hier, en vue de la canonisation d'Edith Stein, une re ligieuse née dans la foi juive, qui a été assassinée par les nazis dans le camp de concentra lion d’Auschwitz.Le cardinal Joseph Frings.archevêque de Cologne, a demandé aux catholiques de lui soumettre de.-; écrits ou témoignages qui aideraient à la cause.La religieuse, née en 1891, s'est convertie à la religion ca- i thnlique en 1920.aprè^avoir ! étudié la philosophie.Elle avait enseigné durant 10 ans : dans une institution catholique avant d'entrer chez les Carmélites, en 1933.Elle a etc arrêtée par la police secrète nazie, en août 1942.Elle est morte durant le même mois J dans une chambre à gaz du camp d'Auschwitz.évacuées des endroits dangereux.Sept personnes auraient été blessées.Autres informations internationales à la page 6 O//N0UVEAU %0, SÉLECT nouveau 0-C^ SPIRITUEL c sont tus" — 2.90 - 5.19 - V.’*».s| \ || 1.1 -The !M II t i-rlr.mar.jeu.et ven.a Xli.15 mer.et sam., a 2h.et 8b.15 dim., a ih.et.7h.t3 p.m.SNOWDON — "Diabolique, mar., .leu.et sen., a 8h.30 p.m., sam.et mer .a 2h.et 8h.3«, d’in., è 2b-, Sh.et *h.39.p.m.1 Par Cilles Potvin Pelffer et le chenteur de blues Brother John Sellers.Dens le monde du je» contemporain, Miles Davis est ce qu'il est convenu d'eppeler un monstre sacré.S* maîtrise total* de la trompette et surtout Son style qui représente à son meilleur l'école dite "cool" en font un des grands de l’époque.Miles Davis est devenu une sorte de légende.Ses admirateurs s'arrachent ses disques et, en quelques jours, ils ont acheté tous les billets pour son concert de vendredi.Miles Davis n’a pas déçu son public.Il a donné le meilleur de lui-même au cours d'une soirée dont on se souviendra.Il est à peine croyable qu'une trompette soit capable d'une diversité pareille.Penché sur son instrument, Miles Davis fait preuve d'une concentration totale, jouant pour lui plus que pour ses auditeurs.On retrouve le même esprit chei ses excellents collaborateurs, surtout l'admirable tromboniste J.J.Johnson dont le jeu est d'une sobriété toute classique, et le pianiste Wynton Kelly, doué d'une grande délicatesse.Hank Mobley, saxophone-ténor, a été un peu décevant et ne semblait pas en très grande forme.Quant au batteur Jimmy Cobb et au bassiste Paul Chambers, ils sont des jazzmen de premier ordre.Chico Hamilton et son quintette ont incontestablement | remporté un plus grand suc- | cès auprès du public.Ce der-nier est un batteur è la virtuosité incroyable.Il manie la batterie avec une maîtrise complète arrivant à lui conférer un registre de couleur et d'expression qui en font un instrument vraiment mélodique et non simplement rythmique.Il faut l'entendre jouer simultanément des rythmes différents avec une aisance et un contrôle à couper le souf- fle.Chico Hamilton est également entouré de collaborateurs exceptionnels comme Charles Lloyd, qui manie avec une autorité égale la flûta at le saxophone-.’énor, G a b i r Szabo, guitariste remarquable.George Bohana, trombone s U sonorité veloûtée et Albert Stinson, jeune bassiste qui déploie une virtuosité remarquable.Les ensembles canadiens ont fait excellente figure à date.Samedi, Al Baculis et son octuor ont fait surtout entendre des pages écrites par ce dernier pour "L'homme et le sport", production de l'Office national du film.Le groupe se compose d'excellents musiciens montréalais jouant avec précision, malgré une certaine retenue qui contrastait avec le jeu plus extériorisé de leurs confrères américains.Samedi soir, Yvan Landry et son quatuor ont obtenu un vif succès par une exécution bien en place.On admira sa maîtrise du vibraphone et l'imagination dont il fit preuve dans la chanson de Trenet, "Les enfants s'ennuient le dimanche" et dans un exercice de style, à la manière de 1940.Bref la Semaine de jazz a commencé sous d’heureux auspices.De bonnes salles ont écouté avec une attention constante, montrant que cet art a sa place au cours d'un festival surtout voué è la musique classique et au théâtre.A QUÉBEC Ouverture du Salon du Livre, le 22 octobre QUEBEC.— L* ministre dea Affaires culturelles du Québec présider* l'ouverture officiello du Salon du livre, eu musée provincial, le lundi 27 octobre.M.Georges-Emile Laptlmo remettre lui-même les prix littéraires d* l'année.Cette re* mis* s* fera è la séance d* clôture, le dimanche suivant.Plusieurs lancements d* livres doivent marquer le Sa-Ion.Des journées spéciales ont été réservées aux éditeurs d* Montréal et è ceux d* Québec pour leur permettre d* représenter leurs auteurs respectifs.Outre 35 meisons d'édition du Québec, une soixantaine de françaises, 18 belges et six suisses perticiperont au Salon.Comme par les années passées, tous les sujets seront touchés dans cette exposition du livre: art, science, psychologie, roman, essai, médecine, sociologie, religion, l^térature enfantine, etc., sans oublier la reliure, qui intéresse toujours les bibliophiles.Saison de l'Ensemble McGill L'orchestre d * chambre McGill, que dirige Alexander Brott, présente son programme de concerts pour la prochaine saison, au Redpath Hall.1er octobre: concert Vivaldi, avec Jean-Pierre Rampai, flûtiste: quatre concertl pour flûte; deux concertos grosso».5 novembre: concert Haen-del, avec Power Biggs, orgenis* te; deux concertos pour orgues deux concertos grosses.26 novembre: musique baroque, avec le Trie Baroque.Oeuvre* de Tartini, Hsendel et Tvlemann.21 janvier: musique fran* çoise; soliste, Georges Haas, hautboïste.74 février: concert Bach; so-liste, Lois Marshall, soprano.25 mars: concart Haydn et Mozart, et oeuvre commandé# par la Fondation Lapitsky.Exposition de fin de saison à T'Estérel Pour terminer sa saison estivale, le Centre d’art de TEstc-rel en collaboration avec la Galerie Denyse Delrue présentera une exposition d'oeuvres de nos meilleurs artistes canadien* contemporains.Cette exposition se tiendra à partir du 30 août et se terminera le 15 septembre.Après le succès remporté par nos artistes canadiens en Europe récemment, et tout particulièrement à Spo lète, la Galerie Denyse Delrue s'est fait un plaisir de répondre à l'invitation du Centre d'art de TEstérel pour organiser cette manifestation.À L ÉLYSÊE lun.p.m.p.m.; lun.Sélection d'aujourd' hui A CBFT, à fi h.45, "Les Uya-ans", documentaire de Maurice Faisy sur une mission scientifique chez les Indiens des Hautes-Guyanes (2e partie).Suit à 7 h.l5.le questionnaire "Casse-tête", et à S hres, "L'été des bozos", nous parvenant cette fois de Rivière-du-Loup.A 9 h.30.a "Retuiez-vous arec Michelle".Guy Lavoie, chanteur.un choeur de jeunes chanteurs français dirigé par le R.P.Didier, aussi entretien sur le congrès de radiologie.A CFTM.Muriel Millard est l'invitée de l'émission "Télé-Poker", à 9 lires.A la radio.CBF présente Nairn Kattan à “Arc-en-ciel", à I h.45.Il parlera de .lean Vilar, directeur du T.N.P.Mi-ville Couture est l'invite de "Entracte" à 5 h.45.tandis qu'à S lires."Pur tes temps qui courent" offrira une discussion entre Joseph Folliet, le psychiatre Camille Laurin, et Claude Ryan, éditorialiste au “Devoir”.M.Folliet s’interrogera sur l’existence de la technocratie, c’est-à-dire sur l’envahissement de la technique dans divers domaines de l’activité humaine.Cette émission est réalisée par Bernard Vanasse.4 8 h.30."Concert d’éte” offre jusqu'à 10 lires, un concert pur l'Orchestre à cordes lin Fesiieul de l.nrcrne.¦ In il reetooi de Rudolf iictirn-partner.Solistes Dietrieh F -eher Utrskaii.baryton, et Wolfgang Schneidrrhnv.violoniste.Oeuvres de Haendel, Bach, Tanim et Purcell, salle alain resnaisl LE DOS AU MUR ¦ en français salle eisenslein L'AIR DE PARIS J en fiançai.*» .éàt/y V X > L ; 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