Le devoir, 8 septembre 1962, samedi 8 septembre 1962
liE VOL.LIN — NO 210 FAIS CE QUE DOIS MONTREAL, SAMEDI, S SEPTEMBRE 1962 Programme des travaux J'hiver Starr annonce : participation des provinces OTTAWA (ONC) — L« mi-nistr* du travail, M.Michael Starr, annonça qua toutai laa province» ont accepté l'offre du gouvernement de poursuivre le programme d'encouragement de» travaux d'hiver d n* le» municipalité» au cour» de l'hiver prochain, é peu pré» aux mémaa condition» que l'an dernier.Un ben nombre de municipalité» projettent déjà l'exécution de travaux au cours de l'hiver en vertu du programme, dit le miniitre, ajoutant qu'il compte lur la participation de bien d'autre» municipalités dan» un avenir prochain.Le programme e»t mis en oeuvre pour le cinquième hiver de suite et sera en vigueur durant six mois et demi, c'est-é-dire du 1S octobre 1962 au 30 avril 1963.En vertu du programme, le gouvernement fédéral offre de payer la moitié du coût direct, à la municipalité eu è set entrepreneur» ou sous-entrepre-neur».des salaire» versés aux fins d'entreprises approuvées, durant la période d'application du programme.Un bon nombre des provinces ajoutent leur» propres paiements d'encouragement.Le programme a été élargi d'année en année de sorte qu'il englobe maintenant à peu prés toutes les catégories d'entreprises d'immobilisations des municipalités.On exige que la majorité des personnes employées aux entreprises mises é exécution en vertu du programme soient des chômeurs ou des personnes qui auraient été en chômage à défaut du programme.Cette année, une des conditions du programme veut que des matériaux canadiens soient utilisés autant que possible pour faire en sorte que le pro gramme fournisse le maximum d'emplois au Canada.La B.du Canada le taux d’intérêt abaisse à 5*% Relâchement sensible de l'austérité OTTAWA.— La Banque du Canada a baissé, hier, le taux d'intérêt à 51 2fo après l'avoir maintenu à 6°o depuis le 24 juin, pour être dans la note avec les mesures d'urgence du gouvernement visant à protéger le fonds d échange La nouvelle a été annoncée quelques heures après la publication des statistiques officielles indiquant une hausse de $216,200,000, durant le mois d'août, dans les réserves d'or et de dollars américains au Canada.Le gouverneur déjà Banque linsky, La Shawinigan sera étatisée MAIS QUAND?Par Michel Roy En vertu du progrommo do l'hiver dernier, on e accepté un total de 8,269 entreprises soumises par 2,747 municipalités (y compris des bandes indiennes et des agglomérations non organisées).Le progi mme a fourni du travail sur place à un total estimatif de 148,000 hommes pour plus de S,800,000 jours-ouvrier.On estime qu'au moins autant de travailleurs ont obtenu de l'emploi ailleurs que sur las lieux des travaux, par suite du programme au court des mois d'hiver.L’hiver dernier, s déclaré le ministre du travail, 2.747 mu-nicipalités ont participé aux programmes des travaux d'hiver, 147,119 emplois ont été offerts et les jours-ouvrier de travail fourni ont été de 5,848,-713.Les municipalités qui désirent participer è ces programme» doivent remplir des formules de demande qui sont distribuées par les gouvernements provinciaux.Une fois remplies, ces demandes sont retournées aux gouvernements provinciaux.Les demandes approuvées par les provinces sont ensuite transmises au gouvernement fédéral.Voir page 2 ! Starr centrale, M.Louis Rasmtnsk_ a déclaré dans un communiqué que l’amélioration dans les réserves du fonds d’échange et la baisse sur le marché à court lernre, ces dernières semaines, justifient “une réduction modérée dans le taux bancaire, du sommet très élevé de six pour cent”.Le taux de la Banque est l’intérêt minimum de la Ban que centrale sur les prêts peu fréquents consentLs aux banques à charte — mais plus encore, ce taux est considéré comme un indicateur important des taux d’intérêt généra lement exigés à travers le pays.Adoucissement du crédit 7 Ainsi donc, la decision d’hier pourrait signifier un adoucissement des conditions du cré dit, au regard de celles qui existent depuis le 24 juin.Toutefois, la déclaration de la Banque du Canada donne l’avertissement suivant : “Le gouverneur a dit que la réduction du taux d’intérêt ne doit pas être considérée comme un indice que le problème de la balance commerciale du Canada est réglé et il a souligné qu’on a toujours besoin de mesures constructives à long terme pour améliorer notre position fondamentale de paiements internationaux".A la conférence de l’ICAP La loi fédérale sur les monopoles est inefficace Par Mario Cardinal VILLE D ESTEREL.—¦ La législation du gouvernement fédéral sur les monopoles est inefficace, en tout cas.limitée dans sa portée, et conduit même, selon un économiste, à des situations absurdes.Puisque le gouvernement fédéral n’a pas le droit, selon la constitution, de légiférer en vertu du droit civil, il arrive qu'une pratique monopolisatrice jugée aux termes de la loi, criminelle par le gouvernement fédéral, soit à la fois salutaire pour l'économie canadienne.LE CARTEL DU CARTON Fleming se défend OTTAWA, (PNC).— Le ministre de le justice, M.Donald Flsming s’est défendu, hier, d’a-oir fait croire e ¦ tj i .c que les hommes d’affaires sort une menace pour le public et d’avoir publié un document qu’il n’était pas obligé de publier.Le ministre de la justice, dans une longue mise eu point, faisait allusion é divers commentaires parus dans certains journaux relativement aux conclusions contenues d ns le rapport de la Commission d’enquête sur les pratiquas restrictives dans l’industrie des contenants de carton.On e dit, précise M.Fie-nvng, que je me suis servi de mon poste de membre du cabinet pour persuader l’opinion publique que les hommes d’ef-faires constituent une menace pour la nation, que j’ai rendu public un rapport que je n’étais pas tenu de dévoiler, que j’ai rs public ce rapport avant devoir pris cennaissan-ce r’e son contenu.M.Fleming réplique que l’enquête a été conduite selon les prescriptions de la loi sur les pratiques restrictives et que toutes les personnes et entreprises mises en cause ont eu l’opportunité de se défendre.Le ministre de le justice rappelle, en outre, que la section 19, paragraphe 3 de le loi stipule que tout rapport de telle commission doit être rendu public dans les trente jours après ss soumission eu ministère, è moins que le commission ne stipule par écrit, dans se lettre au ministre, qu’elle croit que l'intérêt public serait mieux servi si la rapport n'était pas publié.La Commission sur las pratiques restrictives dans l'industrie des contenants de cartons n'a imposé aucune restriction eu ministre, dit M.Fleming, et "je devais donc publier le rapport dans les trente jours." Il ajoute qu'il n'e fait aucun commentaire sur les recommendations et te mérite du rapport.Telles sont dans l’ensemble les conclusions auxquelles en sont venus les participants a l’un des ateliers de travail de la conference de l'Institut canadien des affaires publiques, portant sur les pratiques restrictives.Deux modes de solutions se présenteraient à cette situation anormale.Le premier prévoit un amendement à la constitution qui accorderait au gouvernement fédéral le droit de légiférer aux termes du droit civil, permettant ainsi a l’Etat central de prendre des dispositions contre certaines tendances monopolistiques sans que pour autant leurs auteurs so ent des "criminels”.Cette solution n’est pas prête d’être adoptée puisque c’est le droit des provinces qui est en cause.L’autre mode.beaucoup plus diversifié, prévoit par exemple un attendrissement de la politique tarifaire de façon à favoriser la concurrence étrangère, un contrôle rigide des prix ou tout au moins, un arbitrage des prix, la création d'entreprises mixtes etc.Le problème constitutionnel Il fut clairement établi par M.Jacques Carignan, membre de la commission des pratiques restrictives de commerce, que le gouvernement fédéral ne peut légiférer en la matière que dans les cadres du code criminel.Tous les participants ont adopté ce postulat à l’unanimité, après quoi ils ont tenté de trouver une solution au problème, autre que l’amendement à la constitution qui n'esl pas une mince affaire à réaliser.Le groupe a écarté au départ la possibilité d'une législation provinciale en ce domaine parce que les industries susceptibles de se livrer à des activités monopolistiques sont nationales et possèdent une charte fédérale D’autre part, la Commission sur les pratiques restrictives ne peut juger de la légalité d'une entente monopolistique entre compagnies et le gouvernement ne peut donner un tel pouvoir à cette commission.sans amender la constitution.Les participants ont néanmoins admis que le gouvernement fédéral pourrait ne pas légiférer du tout en la matière.ce qui créerait une situation plus déplorable que l'actuelle.De bons monopoles M.Roland Parenteau, économiste.a pour sa part — et la plupart se sont ralliés à son point de vue — que la Concurrence n’est pas nécessairement une garantie de protection pour l’intérêt public.“Le monopole peut servir l'intérêt public, a-t-il dit.La multiplicité des unités de production va parfois a l’encon tre du progrès technique qui veut la centralisation .II a cité le cas de l'automobile.Pourtant, même une tendance monopolistique salutaire pour l'économie canadienne est quand même jugée comme criminelle par Ottawa, aux termes de la loi.Les participants onf bien Voir pagt 2 : La loi M.ANDRÉ RAYNAULD A la page 1, d'autres comptes rendus de la conférence de l'ICAP Le communiqué de la Banque vient à la suite de la série suivante d’événements : 1 — Le ministre des finances, M.Nowlan, a laissé entendre à la conférence du ministère du commerce sur l’expansion industrielle, qu’il y aurait un adoucissement dans les conditions du crédit “dans un avenir relativement rapproché”.Fonds d* réserve 2 — La Ga/.efte officielle du Canada a publie des chiffres indiquant une hausse dans le fonds de réserve des devises étrangères à $2,330.600,000, au 31 août, au regard de $1,100.000.000, un niveau inquiétant, lorsque le gouvernement a annoncé ses mesures d’urgence le 24 juin.3— Subséquemment.M.Nowlan a dit à un journaliste qu’il était enchanté par suite de "ce développement très encourageant, durant le mois”.M.Nowlan a dit que le fonds s’est amélioré régulièrement et graduellement mais n’a donné aucun indice que ces gains étaient suffisants pour inciter le gouvernement à éliminer aucune de ses mesures financières, comme les surcharges spéciales et temporaires, sur les importations.Les réserves ont augmente durant deux mois consécutifs, depuis çiue le gouvernement a annoncé son programme d’austérité.D’autre part, la valeur du dollar canadien a l’etranger çst demeuree stable autour de 92 34 cents en argent américain.Le dollar était coté a 92 55-64 cents en argent américain hier à New-York.Il nt sa passait rian hier au Rarlament provincial.Dans Us couloirs de l'hôtel du gouvernement, les rumeurs ont cessé de courir, A le fièvre des hypothèses qui se beusculeient depuis deux jours, succède le silence lourd do l'attente.La plupart des ministres ent quitté la capita le.Officiellement, on ne sait toujours rien des conclusions ot de la nature des discussions do U réunion socrèto du lac è l'Epaule.M.Lesage e tait jurer è chacune des personnes présentes qu’elles ne trahiraient pas le secret.C'est eu premier ministre qu'il appartiendra de faire connaître, en temps opportun, les décisions ettenduos.Pourquoi, dans ces conditions, attend-il ?Perce que les décisions ne sont pas encore prises.Elles seront difficiles et coûteuses.Elles détermineront, dans une large mesure, l'avenir politique, social, économique de l'Etat du Québec.Il ne fait plus aucun doute è présent que tes membres du cabinet et les représentants de la Fédération libérale ont fait l'accord sur un point : il convient de nationaliser la Shawinigan.C'est une mesure sage et rentable é longue échéance pour le Québec.C'est une mesure populaire.Ce n'est pas une mesure qui risque d'entacher la réputation de le province eux yeux de l'étranger.En Ontario, en Italie, en Colombie-Britannique, l'étatisation de l'électricité s'est opérée sans heurts ’’sociaux".Mais, la question qu'on s’est posée dans le vaste salon du chalot du lac à l'Epaule est celle-ci : faut-il agir maintenant eu plus tard ?Cela risque-t-il, é brève échéance, de compromettre l'équilibre financier?Electerelement, cela est-il profitable ?Si l'on doit différer ou abandonner le netionelisetion, les arguments invoqués per M.Lesage dans son discours (désormais célèbre) sur les obstacles à l'émsncipetion économique ne seraient-ils pas contredits, bafoués, oubliés ?Voir page 2 : Le Shawinigan L'API veuf ''une décision aussi vite que possible' LAssonation professionnel le des industriels a pressé hier le gouvernement Lesagf de prendre une decision "aussi vite que possible" relativement a l'étatisation des services d'électricitc s’il possède déjà tous les renseignements necessaires.Le texte de la lettre adressée au premier ministre Jean Lesage n’a pas manque de eau ser une certaine surprise lorsqu’il a été rendu public par M.Jean-Louis Lachance, prévoir pogo 2 : L’API L'exposition universelle pourrait avoir lieu dans les limites mêmes de Montréal Par |ean-Marc Laliberté L'exposition universelle de 1967, si elle » lieu au Canada, pourrait être tenue dans les limites mêmes de la ville de Montréal.C est ce qui ressort du rapport du Comité tripartite soumis aux autorités fédérales et rendu public Hier par le président du Comité exécutif de Montreal, M Lucien Saulnier.alors que des rumeurs émanant d Ottawa voulaient que le gouvernement ait déjà pris la décision de demander au Comité interna tional des expositions universelles que l'expo de 1967 ait lieu dans la métropole canadienne.Beaucoup de spéculations ont été faites quant & remplace ment de l’exposition.Toutefois le rapport du comité tripar-lite.même s’il est confus sur ce point, active encore plus la rumeur voulant que l'administration Saulnier-Drapeau ait trouvé un terrain assez grand dans Montréal même pour ia tenue de l'exposition.La version française du rapport, qui a été rédigé en anglais originalement, dit: “Relativement au choix d'un emplace ment convenable, on peut dire que la cité de Montréal a envisagé plusieurs endroits et qu’elle les considère comme très conformes aux exigences d'une exposition mondiale ”.Et le rapport ajoute: “Les avantages des secteurs considérés par la cité se présentent comme suit: accès facile de toute les parties de la ville, une surface disponible d'au moins 400 acres dans les limites mêmes de l'ile de Montréal; espace de stationnement tout autour du terrain, etc, etc".Or, la version anglaise du rapport dit: "The criteria (or such a site are: easy accès by the different parts of the city; Sévigny annoncerait lundi la décision favorable d'Ottawa OTTAWA, (DNC).— Il semble maintenant assuré que te Canada fera une demande officielle pour obtenir qua l’exposition universelle de 1967 ait lieu à Montréal.La nouvelle serait annoncée officiellement lundi prochain par le seul membre du cabinet fédéral représentant la région de Montréal, le lieutenant-celonel Pierre Sévigny, ministre associé de le défense.Au début de la semaine, le maire de Montréal, Ma Jean Drapeau, a conféré avec le premier ministre, M.John Diefenbaker, au sujet de l’exposition universelle.Bien qu’aucune déclaration officielle n’ait été fait* à cette occasion, tout indiquait que le cabinet fédéral se rendrait à la requête de la métropole.Avant son départ pour Londres, la premier ministre aurait confié à M.Sévigny le soin d’annoncer la nouvelle que le Canada soumettra une demande officielle au Bureau international des expositions, è Peris, la 13 novembre.De plus le gouvernement voterait la» $20,000,000 requis représentant la quote-part du gouvernement fédérel dans la misa de fonds de $40,000,000 requise par la Bureau international des expositions.La province de Québec versera $15,000,000 et Montréal $5,000,000.On rapporta aussi qu’en fin de semaine une réunion aura lieu pour la mise au point de précisiona techniques.nu intrawiiro- area of at least 400 acres: adequate parking lots arounl the site, etc, etc".On se demande à l’hôtel de ville si les rédacleurs du rap port, quand ils nnt utilisé l'expression 'intra-muros voulaient dire à l'intérieur des limites de la ville de Montréal nu à ! inte rieur des limites de l’ile de Montréal.Dans les deux versions on parle toujours du choix de la ville de Montreal Si l’on jette un coup d'oeil sur la carte de Montreal on constate que les endroits vacants de 400 acres nu plus sont peu nombreux.Il y a le parc.Maisonneuve t Jardin Botanique et.golf municipal) avec, ses 552 acres, et le parc du mont Royal.494 acres.Le Domaine Saint-Sulpice.tl ne peut plus en être question car il est en bonne partie occupé ou en voie de ! être On imagine mal la montagne du mont Royal convertie en centre d’exposition, mais dans le cas du parc Maisonneuve, il en va autrement car ce parc, bien qu’occupé en petite partie par, le Jardin Botanique, pourrait bien être converti en centre d exposition pour quelques mois.Il s’y prête fort bien A Bruxelles.l'exposition de 1958 a bien eu lieu dans un jardin public où l'on a trouvé moyen de conserver tous les arbres Ces terrains offrent l'avantage d'appartenir a la cite et de pouvoir être mis à la disposition de l'exposition a très bon compte.Il reste cependant d’autres secteurs industriels non encore développés dans l’est et le nord-ouest de Montréal.Autour, plusieurs municipalités de banlieue peuvent aussi offrir de vastes terrains Comme le disait le maire Jean Drapeau récemment, c est Je “comité des sites" de l'exposition qui choisira remplacement Mais on peut s'attendre à ce que Montréal, qui investira une somme de $5,000.000 dans cette entreprise, aura son mot a dire.Le comité, tripartite, dans son rapport affirme que l'anror 1967 serait une année éminemment favorable a l'amenagement d'une exposition mondiale au Canada, car celle-ci donnerait un éclat particulier aux fêtes du centenaire de la Confédération Le comité affirme qu'une grande fête nationale célébrée sous les regards du monde entier renforcerait 1 unité et la maturité du peuple canadien.Le comité invoque plusieurs autres raisons d ordre national et économique pour que cette exposition ait itou au ( anada Quant a Montréal comme emplacement, le comité soutient que la situation géographique de la métropole est tout aussi favorable a la tenue d une exposition mondiale que l'était celle de Bruxelles.Ce comité, compose de MM.Jean Miquelon, sous-secretaire d'Etat.C.len Hannerman.directeur de la commission fédérale des expositions, et Claude Charland.du ministère du commer- Voir è Is page 2: L’EXPOSITION UNIVERSELLE Its industriels : Réduction d'impôt et protection tarifaire Par Fernand Beurrât OTTAWA — Le porte-parole des industriels, du commerce de gros et de détail ont réclamé hier des réductions d'impôt et de* accords tarifaires protecteurs afin d'augmenter la production industrielle et de la placer sur un niveau de concurrence avec les autres pays, C est la réponse des industriels et des commerçants à l appel de M Hees qui avait convoqué hier au Château Laurier plus de 400 industriels et détaillants à une conférence pour l'expansion industrielle du Canada Tous les industriels qui ont adressé la parole au cours de l’avant-midi ont été d’accord pour réclamer des allégements d'impôLs sous une forme ou sous une autre, allant des réductions simples d’impôt sur les bénéfices des sociétés aux allégements pour dépréciation sur l’équipement en passant par des baisses d’impôts sur le revenu des particuliers qui sont surtout frappés par I* taux croissant des impôts.Un seul conférencier, le président de la compagnie lmp» rial Oil.M TwaiL» n * pas pr» sente de demande spécifique au gouvernement.Cependant, le représentant de 1 Association des manufacturiers canadiens.M.Pollock a réclamé des réductions de toutes sortes, allant jusqu'à dire que ces abattements ne devaient pas attendre les recommandations de l'enquête royale sur le régime fiscal, mais être accordes immédiatement.Il a également demandé aux travailleurs de se serrer la ceinture et de ne pas réclamer des hausses de salaire qui porteraient un dur coup aux entreprises canadiennes aux prises avec la concurrence étrangère.Pour sa part, le premier vice-président de la maison T Eaton.M.Jenkins, a declare qu'il fallait que les détaillants s» rendent aux désirs de leur clientèle et il a demandé aux gouvernements à tous les echelons d» ne pss entraver la liberté d» commerce relativement aux heures d» fermeture et aux produit* que le* consommateurs réclament.En conséquence, dit-il, le gouvernement ne doit pas punir par des taxes d'entree trop élevees, les consommateurs qui désirent des produits d’importation.Le ministre du commerce.M.Hees.dans l'allocution qu il a prononcée au déjeuner a fait allusion aux mesures qu'entend faire adopter le gouvernement au cours de la prochaine session afin de stimuler la production, d'augmenter nos exportations et da créer de nouveaux emplois.Dn trouvera a la page 14 le résumé des principales allocutions prononcées au cour* de cette journée.PREMIER - MONTREAL Un gouvernement sent autorité el sam mandai précis Par André Laurendeau (Lire en page quatre) L’ENTRÉE DE LA GRANDE BRETAGNE DANS LA CEE M."D" oarle d'alternative LONDRES.— D'* s'> arriv e à LoMts pour la conférence de» premier» ministres du Commonwca Ut.M.Bicfcnb-’.cr a parlé d'alternative possible a I adhesion de la Grande-Bretagne au Marché co-imun européen.pressé d’inviter ses collègue* australien et néo-zélandais à prendre le lunch en sa compagnie pour discuter de probiè- “Cottr alternative ne paraîtra peut-être pas dramatique, a dit le premier ministre du Canada lors d'une conference de presse à sa descente d'avion niais elle fournira au moins ‘y# RAYNAULD : la nationalisation, pari! intégrante d'un régime concurrentiel Par Julei LeBlane rïMUM ilBWMlMillil WWHiHIâ VILLE D’ESTEREL.— La nationalisation d’entreprises privées, effectuée sur une base individuelle, fait partie intégrante du regime économique de la libre concurrence.C’est ce qu’a déclaré à la conférence de l’Institut canadien des affaires publiques, M.André Raynauld.directeur du département d’économie politique de l’université de Montréal.M.Raynauld qui remplaçait à pied levé M.Jacques Saint-Laurent, a commenté la conférence prononcée quelques instants auparavant par M.Henry Mhun devant les participants à la conférence de 1TCAP.“On a réduit à l’état de caricature le modèle concurrentiel ou libéral, a-t-il dit.Si on définit le caractère essen- tiel du régime libéral à partir de critères économiques plutôt que philosophiques, ce n’est pas la propriété privée ou publique des moyens de production qui importe, c’est le respect des décisions d’un consommateur et d’un producteur indépendant.C’est la liberté de consommer, de produire, de travailler et d’investir”."A cet égard, a-t-il ajouté, il n’existe pas une variété de systèmes, il en existe deux : l’un où les choix sont prives, l’autre où les choix sont collectifs.C’est la rupture soviétique.c’est le seul véritable changement de nature depuis Adams S’mith".(En URSS, les particuliers ne sont pas libres d’investir ou ils veulent Ils ne peuvent qu'acheter des obligations gou- vernementales et l’Elat.lut.investit l’argent ainsi recueilli où il juge à propos de le faire.Le choix, ici.est donc collectif).L'économiste a précisé que lorsque l'Etat impose des politiques globales dont les effets sont soi-disant neutres pour les différentes industries ou régions du pays, cette intervention de l'Etat, — même lorsqu’elle n’est pas neutre en réalité, — appartient au modelé libéral aussi longtemps qu’on donne la priorité aux décisions d’investir qu’ont prises les individus.M.Raynauld a souligné que la règlementation de l’Elat et la propriété publique ne conduisent que rarement, dans nos sociétés, à la réalisation Veir pag* 2 ¦ Rsynauld une occasion d'expansion pour les échanges commerciaux du Commonwealth jusru'à un niveau jamais atteint anterieure -lent.” M.Dicfcnb: ! er a aussi lais-s entendre qu'il insistera pour que soient reconsidérées certaines ententes provisoires r ocices à Bruxelles entre la C rnde-Brctagne et les six p.s du Marché commun.Cette première déclaration de M.Diefenbaker semble venir en conflit avec l'attitude adoptée nar le gouvernement britannique.On doute aussi que le gou vernement anglais partage l'optimisme de M.Dtefcnba ko:' au sujet de l'expansion piKsibie des échanges commerciaux du Commonwealth.“Je crois qu’il y a une solution de rechange a l'adhé sion de la Grande-Bretagne au Marché commun européen", a déclaré M.Diefenbaker au cours de sa conférence de presse.Il a toutefois refusé de fournir des précisions au sujet des plans canadiens, se contentant de dire que la solution de rechange qui sera étudiée en détails à la conférence “n'a rien de radical”.“Mais elle fournirait l'occasion d’intensifier les échangés commerciaux à l’intérieur du Commonwealth à tin degré jamais atteint au-pa ¦l’vant”.M.Diefenbaker s'est em- mes communs concernant 1 exportation des produits agricoles advenant que la Grande-Bretagne adhère au Marché commun européen.********************** e * * « -Si « -« * * -e tète ou loue Nativité de la T.Sta Vierga RADIO - SACRE - COEUR Emission sur 38 pastas Du lundi eu samedi MÈTEOROLOOIM Ensoleillé Meximum : 75 Gracieuseté de * SHEARfR LUMBER £0.LTD.* MONTREAL e e e e* e-e e-ee-tMMM* DEUX LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI, 8 SEPTEMBRE 1962 A lo 9ème tonférence de l'Institut tanodien des affaires publiques Kennedy demande le mobiliser 150,000 Limiter sociétés les de pouvoirs des la Couronne VILLE D ESTEREL (De notre envoyé spécial! — 1) Il y aurait lieu de songer à établir, à Ottawa, un comité parlementaire qui serait spécialement chargé d'étudier les affaires de toutes les sociétés de la Couronne, 2) Il est opportun de limiter autant que possible à la simple fonction de gestion les pouvoirs de ces sociétés et de leur retirer leurs fonctions de contrôle et leurs pouvoirs concernant la détermination d'une politique administrative 31 La loi devrait reconnaître expressément au ministre désigné le droit de donner des directives à ces organismes.4) La loi devrait en outre contraindre toutes ces sociétés d'Etat à présenter chaque année au Parle-ment un rapport de leurs activités et de leur situation financière Telle» lont le» quatre principales propositions qu'a formulées hier Mc Guy Favrrau, fin cabinet Howard et associé», devant l'Institut canadien de» affaires publique», l/avocat montréalais présentait alors une magistrale causerie »ur “le contrôle, le» pouvoir» et le» fonctions des associé» de la ronronne'’, à l'occasion de la Se conférence annuelle de 1T.C.AP qui ee déroulé a 1 hôtel Eatérel.A propos du contrôle de ce» organisme» publics, Me Fa-vreau a tout d'abord souligné; "Si la nature même et la raieon d'ètre des sociétés de la Couronne exigent, dans la plupart de» cas, le maintien de la plu» grande mesure pos «ible d’autonomie, il convient cependant que leur contrôle soit suffisant et efficace.Le système ne doit permettre à aucune de ces sociétés de se considérer ou d'agir comme si elle était détachée de l’orbite gouvernementale.Créa 11 o n * de» gouvernement» et du par-lenient, ces organisme» ne doivent pa* servir de prétexté à un refus des hommes public» d'accepter l'entière res ponsabilité pour la façon dont, sous leur regime, est administré le bien commun.'' Bxljar un rapport annuel Le conférencier considère ensuite le» mécanisme» de contrôle des actes de» société» d'Etat sous quatre aspects: statutaire, ministeriel, parlementaire et judiciaire.( ontraircmcnt à ce qui se passe dans le ca.s des société» de la Couronne créée» par des «tatut» particuliers, les compagnies publique» constituées par lettres-patentes en vertu de la première partie de la Loi de» compagnie», ne sont pa* obligées par la loi qui le» régit de préparer des rapport» annuels que le ministre devra transmettre au parlement."l-c chiffre d'affaire» an nuel de certaine» de ce* com pagme» est considérable et leur* gains et revenu» appar tiennent exclusivement au publie canadien.Pour cette raison.elles devraient, elles au»-»i être légalement contrainte* à faire rapport chaque année, au parlement, de leur» activité* financière» et autre», par l'entremise d'un ministre." Limiter leur» pouvoir» Abordant l'aspect ministériel, Me Favrrau souligne que la aociété de la couronne ne semble pas être juridiquement anus le contrôle d'un ministre: celui-ci est un intermediaire entre elle et le parle ment.Ainsi, c'est la compagnie qui rend compte aux Chambres.Dès lors, un ministre pourrait, à la rigueur, faire état de ce rapport entre la «oeléte d'Etat et le parlement en vue de décliner toute responsabilité pour des actes que cet organisme a pose» meme lorsque ces acte» sont conformes a une politioue qu'il aurait lui-méme établie.Du même coup, le reste du cabinet proclamerait sa propre responsabilité dégagée.Il serait donc opportun d enlever a quelques société» de» pouvoirs de règlementation et de contrôle qui dépendent beaucoup plus de la politique administrative que de la .simple gestion directe, et de limiter autant que possible a la seule fonction de gestion les pouvoirs des sociétés de la Couronne Ces fonction» de contrôle et ces pouvoirs qui ont trait a la détermination d'une politique administrative ne devraient être délégués a une société d'E lat que dans deux cas : 1) si le ministère ne peut manifestement pas être organise de façon a ce que ces fonctions soient exercees par les fonctionnaires.sous la direction et, l'entière responsabilité du ministre et du cabinet; 2) si ces fonctions ne peuvent être .'aj(e-ment conférer.» a un organisme quasi judiciaire indepen dant.En plus de restreindre ainsi les pouvoirs des organisme» publics, il faudrait reconnaître au ministre, dans chaque cas, le droit de contrôler et d'orienter la politique administrative d'une société publique, le droit de lui donner des directives.Ce droit du ministre n’est pas toujours reconnu expressément dans la loi et il devrait l'ètre.Par contre, la responsabilité du ministre, lorsqu'il décide de se prévaloir de ce droit, devrait être clairement engagée.A cette fin, il serait bon d imposer aux sociétés de la Couronne le devoir de rendre publiques, chaque année, les normes imposées par le ministre.Un comité «pécifiquo F.n ce qui concerne le.contrôle parlementaire, Me F* vreau signale que r'e»t surtout dans le» comité» de la Chambre de» commune» que le» député» fédéraux ont l'occasion de s'enquérir vraiment de» activités des société» de la Cou ronne, tant sou* leur aspect financier que son» l'aspect des politique» dont elles « inspirent.Chaque innée, le» rapports et les états financier» de quel-, PROFESSEURS DEMANDES Pour court secondaire (garçons) 8e et 9e année, brevet A de preference.Peur court primaire (garçont) 6e et 7e année.Preleneur tcience, 10e lie 12e (lillet).Prelesteur mathématique!, lie annee (lillet).la Cemmittlon Scolaire de la (Ile de Sl-Jean tel.Fl.6-4427 - Soir Fl.6-6625 185, rue Mercier.St-|ean, Québec.MONITEURS Location : Labrador City, Terre-Neuve.(240 milia» au nord da Sapt-llo», P.Q.) 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Mc Favreau réclame que !» Législature mette un terme à cette pratique.premier* page) frécisé que c'était la tendance créer des monopoles plutôt que le monopole de fait, qui «tait criminelle.Ainsi, les monopoles naturels ne sont pas des délits criminels.Une compagnie qui est la acule à produire de l'amiante dan» un pays n'est pas criminelle du fait qu’elle est la seule, une compagnie qui se trouve seule productrice d'un bien de consommation du fait que ses concurrentes ont fait faillite se trouve dans le même cas .La sugiastian Raynauld M.André Raynauld.professeur de sciences economiques a l'université de Montréal, a de son côté suggère que le gouvernement tienne des enquêtes, ordonne des études et des recherches sur certaines industries afin que ces compagnies soient indirectement averties des dispositions qui pourraient être prises contre elles, évitant ainsi des procédures au criminel auxquelles le gouvernement ne se resoud pas toujours sans hésitation."Ce genre d'enquête aurait un effet préventif du fait que les compagnies se rendraient compte qu'elles embrassent une vole qui n’est pas dans l’intérêt du bien public" a-t-il dit.M.Raynauld a ajouté qu'on obtiendrait ainsi des résultats concrets, alors que dans l'état actuel des choses, même si la loi est assez large pour permettre une action corrective de la part de la commission et du ministère de la justice, rien ne se fait et aucun résultat concret.n'est obtenu.Les participants à l'atelier ont rcconu que les tribunaux ne tiennent pas compte, et ne peuvent pas tenir compte de.l'esprit de la loi telle que presentee au parlement par son parrain, M.King, qui distinguait entre les bons et les mauvais cartels.La loi est ainsi faite que pour les tribunaux, il ne peut exister de bon monopole et que l’intérêt public est lésé, chaque fois qu’une compagnie accapare le contrôle d’une industrie.C'est pourquoi M.Raynauld a recommandé que la loi soit amendée de façon à ce qu'une commision spéciale soit créée, dotée de pouvoirs quasi-judi-ciaires.autorisée à soupeser des arguments de raison icls que l'équilibre économique et )il ' * pouvoir de réservistes la stabilité des prix .Ve, es tribunaux de faire.travail nature Au Québec, un ministère de l'éducation qui serait aidé d'un conseil consultatif! VILLE D’ESTEREL * De notre envoyé spécial) — L etablissement d'un ministère de l'éducation s'impose dans la province de Québec.Les participants à un des ateliers de travail de la 9ième conférence annuelle de l’Institut canadien des affaires publiques Font reconnu unanimement, hier, et sans aucune discussion.Mais ce ministère doit-il être assisté ou non par un Conseil consultatif 7 Telle est la principale question à laquelle ont renté de répondre les participants de cet atelier qui ctudiaient les structures administratives supérieures de l'éducation.WASHINGTON.— Le président.Kennedy, face a une situation internationale que la Maison Blanche a qualifiée de critique, a demandé au Congre» le pouvoir discrétionnaire d'appeler 150,000 réservistes sous les armes.x- La Shawinigan.(Suit* de la première page) On le sait, René Lévesque réclame la nationalisation dès maintenant.Non pa* par de* moyens détournés ou à la suite d'un délai au cours duquel une commission d'enquéle apprendrait ce que l'on sait déjà, mais tout de suite.A ses yeux, le temps est venu pour i'equipe actuelle d'assumer courageusement et pleinement scs responsabilités en matière économique, politique et sociale.Le temps des compromis et des tergiversations ne saurait se prolonger.11 a fait connaître scs positions qui engagent, non seulement la question immédiate et limitée de la nationalisation, mais l’ensemble de la politique du gouvernement dont il est, a ce jour encore, solidaire.Va l il attendre encore longtemps?Il s'esi sans doute expliqué à ee sujet avec M.Lesage et ses autres collègues.Pour le ministre des richesses naturelles, si le gouvernement recule devant la question précise de la nationalisation, il ne sera pas en mesure plus tard d'affronter d'autres problèmes: caisse électorale, ‘ patronage", etc Or, M.Lévesque se heurte présentement, non pas seulement à un problème concret et unique (la nationalisation), mais au climat el à l'esprit qui font précisément, à ses yeux, que le gouvernement hésite a franchir le pas de l'étatisation.En conséquence, il songe h son avenir politique.Et, de confidences en confidences, dans divers milieux informés, il apparaît que le ministre prépare son départ estimant que les concessions qu’on s'apprête à lui faire ne sont pas de nature à modifier profondément la polilique générale et l'esprit de l'équipe "du tonnerre”.Il se confirme, par exemple, que M.Lévesque a eu des entretiens avec certains leaders du NPD cl d'autres hommes politiques.La rumeur veut a Ottawa que M.Douglas lui ait donné certaines assurances pour le cas où naîtrait dans Québec une formation nouvelle, sans liens avec le NPD fédéral.Qu'attend, en somme.René Bien que quelques personnes se soient prononcées ouvertement en faveur de l'éta blissement d'un ministère qui agirait seul et serait seul responsable de tout le système, il semble que la majorité des participants préconisent plu lot un ministère assisté d'un conseil consultatif.On a commence par signaler que la population québécoise a encore peur de ce que pour rail devenir l'Etat.Cette suspicion ou méfiance pourrai! disparaître si les hauts fonctionnaires de l'éducation étaient compétents, intègres et bien rémunérés, a déclaré M.Henry Mhun.L'économiste - conseil, appuyé par le professeur René Rémond.» indique que.si jamais Un Etat totalitaire s'ins-lallo dans la province, il va modifier les lois existantes.Dès lors, toute clause écrite ne garantira rien.De toule façon, le risque est minime.Le president du congrès, M.Pierre Dansereau, a déclaré pour sa pari que la résistance au ministère de l'éducation vient des laïcs beaucoup plus que des clercs.Les laïcs, en effet, craignent de voir l'Eglise perdre le contrôle qu'elle exerce actuellement en éducation."Les principaux adversaires de la promotion des laïcs, a t-il précisé, ce sont les laies eux-mêmes”.Quoiqu'il en soit, une valeur première à sauvegarder, c'est la liberté académique.Quatre formula» \u cours de la discussion, les participants ont étudié quatre formule : 1> Un conseil de l'éducation ayant pleine autorité sur toutr les-questions d'éducation, tan» financières et administratives que pedagogiques.Cette formule a été rejetee immediate ment et à l'unanimité.Elle est déjà dépassé par les faits, elle constitue un recul ; elle use à dépolitiser le domaine de l'éducation mais l'expérience a montté que dans les faits, elle n'y parvient pas 2) Un conseil ayant pleine autorité sur toutes les questions d'ordre pédagogique, d une part, et d'autre part, un ministre ayant pleine autorité sur toutes les questions de caractère administratif ou financier Cette formule a été écartée assez rapidement, mais pas à l'unanimité.On a paru, dans l'ensemble, se rallier à l'opinion énrise par M.Dansereau.Le conservateur du Jardin botanique de New-York a déclare : "On ne peut pas séparer les deux fonctions (pédagogique et administrative) : c’est un départ faux.Si on veut planifier l’éducation et lui donner une unité d'orientation, il faut qu'un même organisme prenne les décisions sur les deux plans ".De plus, suivant cette formule, des décisions administratives pourront toujours contrecarrer des decisions pédago giques, et vice versa.1) Un ministère de réduration ayant pleine autorité sur toutes les questions d’éducation et assisté, sur le plan academique, par un conseil consultatif.La consultation devrait rire obligatoire, a t on souligne, mais r est le ministre qui prendrait toujours les décisions finales."H est tout à fait sain que de tels conseils existent et associent les corps intermédiaires à la tâche d'un ministère.surtout en éducation, a déclaré M.l'abbé Louis O’Neil.Ceci ne diminue en rien la responsabilité politique absolue qui est entre les mains du ministre ".En ce qui concerne la composition de ce conseil consultatif, on a principalement insisté sur le danger de nommer des membres qui représentent une association ; au lieu d’exprimer leurs opinion* personnelles, ces gens présenteraient celles rie leurs groupements.Ceci constituerait un re'our a une certaine forme de rorpo ratisme 4i Un ministère rie l'educa tion muni de tous le* pouvoir* et agissant seul.Si le gouvernement est responsable, a t on fait remarquer, pourquoi mor reler ses responsabilités sous prétexte que le ministre n'est peut-être pas compétent dans tel ou tel domaine ?C’est la responsabilité du gouvernement de confier le poste à une personne compétente.Pendant les dernières minutes de la discussion, les participants se sont demandés sur Quelle base devrait d'abord se iviser le système.Tout ceux qui ont pris la parole ont réclamé une division selon la langue plutôt qu'une division selon la cnnfessionnalité.On a soutenu que "la langue est un clément de base en education".Il est probable que les Chambres se rendront sans larder a sa requête, mais rien n'indique au Pentagone une mobilisation immédiate Les membres des deux partis se font chaque jour plus ex-pansils sur la question des mesures à prendre pour contrebalancer les préparatifs militaires de Cuba.La Maison Blanche n'a pas restreint la portée de sa demande au problème cubain, mais l'applique a la "situation |>a|)| internationale en général".L flKl • • ¦ Dans une lettre accompagnant le projet de loi adressé au Congrès, M Kennedy declare ce qui suil; "A mon avis, celle autorisation nouvelle est nécessaire pour permettre une prompte et effective réplique, si nécessai-re, aux défis qui pourraient pire lancés dans quelque partie que ce soit du monde libre et j'espere que le Congres donnera un prompt appui à relie au; torisation.comme il l'a fait.si ctfectivcmcm il y a un an.Starr.(Suite de la première page) L( programme da l?62-63 des travaux d'hiver englobe foutes les entreprises d'immo bilisitions d'une municipalité, sauf las travaux aux écoles et terrains des écoles, aux hôpitaux et terrains des hôpitaux, aux réseaux souterrains da transport ot aux immeubles devant servir aux fins d'industries ou d'tntroprise» common claies exploitées par des parti cullers.Le programme englobe également les entreprises autorisées dans les agglomérations non organisées.Las travaux da routas, rues, trottoirs, pont», services d'a-oueduc, d'egout, de drainage, de parcs et terrains de ieux et immeubles municipaux.A noter que dans le cas de nouveaux immeubles, la contribution fédéral# est limité* è $50,000.Lévesque de scs collègues et de son chef Quelles sont les conditions qu'il pose” Il veut, d'abord, c'est entendu, que la Shawinigan soit nationalisée, dans les meilleurs délais.Mais il veut surtout que cette décision ne soit pas seulement une “concession" (au peuple qui la réclame et à lui-meme).Il voudrait que le gouvernement repense ses positions politiques, renforce son équipe (ce qui suppose sans doute un remaniement ministériel), s’atta- Sue sans peur au "patronage ", ont la renaissance ne fait plus aucun doute, encore qu'il ne soit pas facile d'en faire la preuve, démocratise une bonne fois pour toutes le mode de financement de la caisse électorale.Lui donnera-t-on raison?Dans son entourage, on en doute.C’est pourquoi un homme bien informé confiait hier soir à des amis: "Dans quinze jours, nous aurons un nouveau chef politique dans le Québec!” f.Suite de la première page) sident général de TAPI, du fail qu’il révèle une attitude nettement diflércntc des positions affichées par la plupart des groupements parallèles.La veille justement, le Board of Trade de Montréal avait adressé au premier ministre un télégramme l'informant de son opposition au projet de nationalisation et réclamant l’institution d'une commission royale d’enquête pour faire la lumière sur la question L’Association professionnelle des industriels estime cependant qu’il n'est pas nécessaire de procéder à une enquête royale si le gouvernement a déjà en main tous les éléments requis pour prendre une décision."Si le gouvernement a en main tous les éléments requis pour prendre une décision en tous points conforme au bien général, qu'il la prenne aussi vite que possible, dans les circonstances, dit l'API dans sa lettre au chef du gouverne ment; sinon qu'il confie à une commission publique le soin d'entendre toutes les parties concernées en v ue d'en arriver le plus tôt possible à une déci- • • • (.Suite de la premiere png,) d'un ideal nu d'un desaein roi.lectif.Radio-Canada eat un* réussite spectaculaire, mais les cas semblables sont peu nombreux au Canada.Car, meme si le» entreprise* sont nationalisées, il n'est pa» certain qu'elles serviront l'in-térèi public: certaines, en ef.fet no parviennent pas à définir.par des politique» concrètes.quel est l’intérêt publie quelles doivent chercher à réaliser dans leur domain* propre.Selon le président de l'I.c.-A.P., si I on veut tirer des ressources disponibles le rendement maximal, — ce qui est l'un des objectifs premier» que la société poursuit, — "il faut éviter non seulement la dilapidation des fonds public», ee dont tout le monde se préoccupe, mais aussi la dilapidation des fonds privé»”.Résumant la question du rôle de l'Etat dans un system* liberal, le professeur Raynauld a signale que l'Etat n* doit pas élre simplement I* "repair man" de l'économie."Nous voulons plus que rata aujourd’hui, a-t-il ajouté.Nous voulons que l’Etat, aussi bien fédéral que provincial, projette une image, quelque grossière qu'elle soit, sur l'avenir, une image pas trop repoussante de l’économie, un* image pas trop décevante d» la nation de demain." Sans ce modèle, le leadership de l’Etat dans le domain» économique est inconcevable.Et ce leadership est une action dont la nécessité est indiscutable.sion répondant au même critère." Le Board of Trade, de son côté, dit que l'expropriation de» services d'électricité pourrait effrayer le capital étranger necessaire au développs-ment futur de la province.L'exposition universelle.(Suite de la première page) ce.représentants du fédéral; de MM Robert Plante, soos-mi-nistre adjoint du ministère de l'industrie et du commerce, et Patrick Hyndman.directeur de l'expansion industrielle au mêin» ministère, représentants du provincial, et de MM.Lucien Hetu, directeur des services municipaux, et Valmore Gratton, directeur de l'Office d'initiative économique, représentants de Montreal.est unanime à recommander au gouvernement federal de demander que l'exposition universelle de 1967 ait lieu au Canada et à Montréal en particulier.UJ.UPCRBOn:.CO.lTQa iBcaffaeagai^Ui-, "Chez PERRON tout est Bon” Choix complet de conifères vivaces pour l’embRllisJèmanf nsi abords de votre habitation.Visites notre pépinière V,V ^ et choisissez sur place les variétés de votre * fhou, ou demandez notre Guide du Jardinier ^ (9*» pages remplies d’illustrations), prix 50e.W.H.PERRON 8 Cle Liée GRAINETIERS * PÉPINIÉRISTES smouLimuc, chomedey,p.q.m.mü.ittt» 90% des travaux de recherche de toute l’industrie pétrolière au Canada sont faits par (’Imperial Oil Dans les laboratoires de l’impérial Oil à Sarnia, Ontario, plus de 200 hommes de science et techniciens s'appliquent â perfectionner les produits pétroliers actuels et â mettre au point des produits nouveaux.Leurs recherches portent sur de nombreux domaines.depuis les gazolines jusqu'aux détersifs ménagers.A Calgary, dans JiboTîteNM sîîihïîJhîT! -Y .u,jllsei> 29i'?,I «‘«mr sont mis ni point aujouiOul.Dans II m>d'rn,es d! 1 Oil à Sarma Un* «guipa «’hommes ( îanî oeflMVi'ï.rïïm ?'TJÏ.t cî ?ue Hilisées «an-, les voilures ()'iu|ourd hui-i aînées se^Iemem i n I ! * m'lllfur, '«"demenl possible.Au cours des sis dermèri iîimYàw SY’ÜVY l,7l>e'l>1 Oïl a consacré plus dn MO millions i Mtirles instillations «ut II permettent de vous otlor des «anilines de le plus haut» gualiU.’ les laboratoires de 1 Imperial Oil, 130 autres savants et technicien cherchent des moyens de découvrir et d’extraire plus d pétrole brut et de gaz naturel.L lmperial Oil effectue plus d travaux de recherche que toutes les autres entreprises pétrolière canadiennes réunies.QUI S’Y CONNAÎT EXIGE IMPERIAL Esso, r.D-B Tiragt certifié par l'Audit Bureau of Circulation» Membre de la Presse Canadienne et de la Canadian Daily Newspaper Association La LAC se dit encouragée par la réaction .1 ".à l'idée de municipaliser Le candidat de la Ligue d'action civique h la mairie, le colonel Paul Lambert, a déclare hier que la réaction det citoyens de Montréal au programme de municipalisation préconisé qu'encourageante.M.Lambert a dit que la ligue est à faire faire, par des économistes, des études et recherches précises et que dans un avenir rapproché il sera g même de donner réponse à certaines questions precises et de faire connaître le montant des profits réalisés par ces divers services publics, profits qui doivent servir à diminuer le coût de ces mêmes services pour les usagers tout en assurant une amélioration réelle.On se rappelle que la Ligue d'action civique a inscrit en tête de son programme électoral la municipalisation des services de distribution de l’électricité et du gaz, le port de Montréal et la Commission de transport de Montréal.“Certains esprits moins clairvoyants s'objectent à une telle municipalisation”, dit M.Lambert et il ajoute: “11 ne fau- Prêts fédéraux pour Tépuration des eaux-vannes OTTAWA, (DNC).— M.E.Davie Pulton, ministre fédéral de qui relève l'activité de la Société centrale d'hpothèque* et de logement, l'organisme fédéral du logement, a annoncé hier que le gouvernement fédéral avait approuvé un prêt de $140,000 au village Desché-nés, Québec, afin d'aider à réaliser un projet d'épuration des eaux-vannes.Ce prêt, qui est fait en vertu de la partie Vl-B de la loi nationale sur l'habitation, a été consenti pour une période de S0 ans, au taux d'intérêt de 5Ve% par an.Son montant a été calculé d'après le coût estimatif du projet, fixé à $210,-000.La village de Deschênes est situé sur la rive nord de la rivière Outaouais, à environ six millet è l'ouest de la cité de Hull.Il n'y existe aucun égout sanitaire; aussi, les fosses septiques et les installations è l'extérieur sont la cause de la pollution du sol et d'un ruisseau qui coulo è proximité et qui so déversa dans la rivière Outaouais, Si les travaux sont terminés au plus tard le 31 mars 1963, la SCHL peut renoncer au 2S% du principal du prêt LNH et à 25% de l'intérêt couru ou payé en rapport avec le prêt, à la date de parachèvement du projet.Le ministre des travaux publies a aussi annoncé l'aide fédérale è trois autres projets d'épuration des eaux-vannes.Le gouvernement fédéral a approuvé un prêt de $132,948 à la municipalité de Sudbury, un prêt de $17,333 au village de Buchanan, en Saskatchewan ou n'existe présentement aucun service canalisé et un prêt de $20,000 à la ville de Duck Lake, en Saskatchewan, afin d'aider à des projets d'épuration des eaux-vannes.Dans ce dernier endroit, l'évacuation des eaux-vannes ne se fait que par des fosses septiques, ce qui cause la pollution du sol.per la LAC ‘‘a été plut rirait pourtant pas que, pour servir leurs fins, ils parviennent à laisser croire que la LAC veut, dans son programme, lout municipaliser.Tel n’est pas le cas car la LAC sait le rôle que doit jouer l'Etat, municipal, provincial ou fédéral.L'Etat municipal doit être orienté exclusivement vers le bien commun et, ce faisant, il ne doit pas prendre la place de l'individu ou encore de l’entreprise privée”.M.Lambert note que tous les services que la ville veut municipaliser sont déjà, en tout ou en partie, mis sous la tutelle d'autorités gouvernementales.Emile Boudreau est nommé directeur des Métallurgistes M.Emile Boudreau vient d'etre nommé directeur adjoint des Métallurgistes-unis d'Amérique (CTC) pour la province de Québec.Il continuera cependant de cumuler ses présentes fonctions de directeur des services d’éducation et de relations extérieures jusqu'à ce qu'un successeur lui soit désigné.Militant syndicaliste depuis 1944, M.Boudreau était autrefois président d’un syndicat de mineurs de Normetal, en Abitibi.Il devint permanent au service des métallos en décembre 1951.Ex-président provincial du Parti social-dé-mocratique, il fait aujourd'hui partie du conseil provisoire du Nouveau Parti démocratique du Québec.Filiale de Laval à Edmonton ?EDMONTON.— Le ministre de l'éducation de l’Alberta.M.A.A.Aalborg, annonce qu'une commission a été instituée pour étudier le problème de la création d une filiale de l’université Laval à Edmonton.Il espère qu’un accord interviendra grâce auquel on pourra établir une extension de Laval au collège St-Jean d'Edmonton, avant l'automne de 1963.UNE COLLECTION PRESTIGIEUSE : “LES IDÉES DU JOUR” D-l I E61ISE ET LE QUEBEC (en collaboration) “Une question cruciale discutée franchemeni par des clercs et des laïcs”.D-2 IA CRISE DE L'ENSEIGNEMENT AU CANADA FRANÇAIS “Le problème de l'heure vu par d'éminents professeurs de l'université de Montreal".D-3 JUSTICE ET PAIX SCOLAIRE (en collaboration) “Clercs et laïcs discutent l'école laïque".D-4 LE RENOUVEAU DU THÉÂTRE AU CANADA FRANÇAIS “Une étude sérieuse et dynamique de Jean Hamelin”.D 5 LES ROBES NOIRES DANS L'ECOLE “Le Frère H.-A.Parenteau défend le point de vue des religieux enseignants".D-6 L'EGLISE ET LES LAÏCS MARIÉS “Des couples catholiques s’interrogent sur le sens de leur vocation”.D-7 LE SCANDALE EST NÉCESSAIRE “Ce livre de Pierre Baillargcon est un des plus significatifs et des mieux écrits de notre littérature”.Qui veut coin prendre ce qui se passe aujourd'hui dans le Québec doit lire chacun de ces ouvrages.En vent» partout a “CHEZ JACQUES HÉBERT’’ 3411, Saint-Denis, Montréal VI.9-2228 LE DEVOIR MONTREAL, SAMEDI, 8 SEPTEMBRE 1962 Pour teléphoner au DEVOIR U loir ; Rédaction .Victor 4-3361 Sport .Victor 4-3362 Tirôge .Victor 4-3364 Expédition .Victor 4-3365 Composition .Victor 4-3366 DENHEZ Ouverture du congrès général de la Société des Artisans —WO———a—¦Il II I I I ¦ Il ——————OOMO^——O——OO———I—O— René Paré : la vie économique doit prendre ses racines dans le peuple Nouveau service de santé pour les étudiants à PU.de M.Avec la rentrée des classes, l’université de Montréal inaugure un nouveau service de santé complet à la disposition de ses étudiants.L'université, en posant ce geste, répond ainsi à un voeu formulé par l'Association générale des étudiants et veut tenir compte des exigences croissantes que dicte le nombre sans cesse grandissant de sa population étudiante.Depuis 1945, l'Association générale des étudiants mettait un service médical à la disposition de ses membres.Confié à l'AGEUM par la Commission des études, ce service comprenait l'examen médical obligatoire au moment de l'admission à l'université, un service de consultation médicale disponible trois fois la semaine et, depuis quelques mois, la consultation psychiatrique.Efficace à ses débuts, ce service devait par la suite devenir très onéreux, en raison de la complexité administrative qu'il comportait, de moins en m'oins utile, à cause du manque de moyens de contrôle dont disposait l’organisation étudiante, et de plus en plus exigeant à mesure que la population augmentait à l'université.De part et d'autre, l'université et l'AGEUM mirent sur pied des comités d'étude devant aborder le problème et formuler des recommandations.La creation du nouveau service de santé est l’aboutissement de ces travaux d'étude.Le service a été confié à la direction du Dr Julien Denhez, spécialiste en hygiène publique et chargé de cours à l’Ecole d'hygiène, et s'adressera aux étudiants de toutes les facultés et écoles de l'université, y compris l’Ecole polytechnique, l’Ecole d'optométrie et l'Ecole normale secondaire.Evolution de la Société des Artisans L* président de I* Socié té de» Artisans, Me René Paré, » donné hier, un bref •perçu de l'évolution financière de cette société, depuis son dernier congrès tenu en 1958.En 1957, les encours d'assurance de la société s'élevaient à $207.5 millions, tandis qu'en 1961, ils atteignaient $310.7 millions, ce qui représente une augmentation de l'ordre de 50 pour cent.Cet accroissement des ventes d'assurance a été rendu possible grâce à l'initiative qu'a prise la société, en 1958, de vendre de l'assurance collective, M.Paré signale, en effet, que les “résultats obtenus, de 1957 à 1961, en assurance ordinaire, sont presque stationnaires, ou, en tout cas n'avancent pas comme nous pourrions l'espérer".Il ajoute que, sans freiner "le bel allant que nous avons pris en assurance collective, il faut maintenant accentuer l'auqinentation annuelle de nos affaires", principalement en matière d'assurance individuelle.La Société des Artisans, coopérative d'assurance, existe depuis 85 ans.Ses 200,000 assurés constituent les co-propriétaires de l'en-treprise et maintiennent avec elle det rapports étroits, influencent son ad ministration et la maîtrisent grâce aux 190 "locales" et aux 17 conseils régionaux où ils se réunissent régulièrement en assemblée pour des motifs d'information et d'étude.Le congrès quadriennal est précédé d'une de ces assemblées è laquelle le» sociétaires élisent un délégué qui se fera leur porte-parole au congrès.C'est au congres que sont ensuito prises les grandes décisions relatives è l'orientation do la société.Par Réal PelleHer A l'instar de nos institutions politiques, nos institutions économiques doivent avoir leurs racines dans le peuple si elles entendent servir la nation dans laquelle elles s'intégrent.Telle est l'opinion formulée hier par Me René Paré, président général de la Société des Artisans, qui tient présentement son congrès quadriennal à Montréal.Dans son message présidentiel aux 76 délégués des 17 régions de la Société des artisans.au Québec, en Ontario, en Acadie et en Nouvelle Angleterre.Me Paré a déclaré que.de ce temps-ei, dans le Québec particulièrement, on entend dire que la politique et les politiques ont besoin d’être près du peuple, (“est vrai, a-t-il dit, et nous savons que nos hommes politiques l'oublient trop souvent.“Mais je suis encore plus convaincu, poursuit Me Paré, de la nécessite, chaque jour plus accrue, d’institutions économiques qui ont leurs racines dans le peuple, que le peuple peut inspirer et orienter et qui.en conséquence, s'intè grent presqu'à la perfection dans la nation qu’elles entendent servir”.Le président général ries Artisans estime que nous aurons de plus en plus besoin d’institutions econonviques a caractère démocratique.Eloq* H« la formulo coopérative Faisant l'éloge de la formule coopérative, Me Paré a précisé qu'elle nous "assure de garder canadienne-trançai.sc une société que nous avons fondée ou contribué à développer".Une coopérative, a-t-il ajouté, "ça ne se vend pas la-vilement ; il y a trop de monde intéressé à ce que ça garde son caractère.Personne d'entre nous, pas même le président général, ne serait capable, même si les offres étaient alléchantes, de vendre les intérêts majoritaires de la Société des artisans.Une coopérative.c'est intégré a jamais dans la nation.Au surplus, une coopérative, c'est, par la force des choses, prés de ses sociétaires : ils en sont les co-pro-priétaires".Me Paré continue: “Or.comme les gouvernements, les sociétés économiques ont besoin de sentir le poulx du peuple, Poste confié à M.John Doran QUEBEC — Un comptable agréé de Montréal, M John Doran, 32 ans.vient d'être nommé membre de la Commission des valeurs mobilières du Québec.M.Doran remplacera M.J.S.Bolton, démissionnaire.Sa nomination est entrée en vigueur le 1er septembre dernier.Originaire de Toronto; M.Doran vit à Montréal depuis 20 ans.Avant sa nomination, il était examinateur à la Bourse de Montréal et à la Bourse Canadienne.Son travail consistait à vérifier la situation financière des membres des Bourses et à voir à ce qu'ils observent les règlements.M, GUY POLIQUIN DÉCLARE À MONTRÉAL Les autoroutes, essentielles au développement économique Le président de l'Office provincial des autoroutes, M.Guy Poliquin, a déclaré hier à Montréal que la construction d’autoroutes est essentielle à l essor économique de la province."S'il n'est pas facile d'évaluer d'une manière précise l’incidence économique de ces autoroutes, on sait en tout cas qu'ils apportent une grande contribution à notre prospérité, et cela de plusieurs manières”, a-t-il dit devant le cercle Ki-wanis.M.Poliquin a cité comme exemples de leur contribution à notre prospérité la réduction du coût du transport en dépit du péage, la réduction du taux d'accidents dans un rapport de 3 à 1, l’ouverture de nouvelles régions à la construction domiciliaire, la venue de nouvelles industries, ce qui augmente le revenu des taxes, et l’augmentation du revenu de la taxe sur l’essence parce que les gens voyagent davantage.Sherbrooke • Montréal M.Poliquin a parlé également de la construction de l'autoroute devant relier Montréal à Sherbrooke et qui devrait être en service en juillet 1965.Cette entreprise ajoutera 120 milles d'autoroutes dans notre province et causera une révolution dans les domaines de l’activité économique et de.l’emploi.APRÈS DEUX ANS DE NÉGOCIATION La Shawinigan conclut une entente avec l’UCC Au bout de deux longuet années de negoriafion, la Shawinigan Water and Power a finalement consenti à une entente avec le service d'expertise agricole de la Fédération de l'UCC pour mettre fin à un différend apposant la compagnie aux cultivateurs d'Alma, de Saint-Nasaire, de Saint-Bruno et d'Hébertville.Les cultivateurs réclamaient un dédommagement pour l'installation sur leurs terres de tours de transmission qui cause toujours une perte considérable de terre cultivable.Les cultivateurs toucheront $200 pour chaque tour installée sur un sol en culture, $50 pour celles installées sur un boisé de ferme et $150 par arpent carré de terrain parcouru par des fils électriques.Entente avec la Consolidated Paper Une convention collective de travail couvrant les travailleurs forestiers du district rie Nikauha est intervenue entre la Fédération de l’UCC du Sa- guenay et la Consolidated Paper Corporation.Environ 450 travailleur* sont touchés par la nouvelle contention.Syndicat de ivèOüéûMique agricole Un groupe de cultivateurs de SainlyJérôme, Lac Saint-Jean, vient1 de demander au secrétariat de la province l'incorporation du premier syndicat de mécanique agricole de la région.MM.Maurice Martin, Armand Dufour.Alphonse Bouchard, Réal Potvin et Odina Bellny ont été élus au bureau de direction du ayndicat.de connaitre ses besoins”.Si elles ne le font pas — et Ton sait que le système du libéralisme économique a permis qu'il y en ait plusieurs qui ne le font pas — ces sociétés économiques ne sont plus là que pour enrichir des individus ou pour satistaire des avare qui accumulent des millions pour le plaisir de palper des chiffres représentant "de la belle argent".Me Paré conclut que la Société coopérative esl toujours beaucoup plus sensible aux besoins de la population et qu'elle entretient des visées beaucoup plus hautes.Il soutient que si une société coopérative comme celle des Artisans veut être riche et forte, c'est pour pouvoir, encore plus que par le passé, eon-tribuer à l'organisation économique des Canadiens français et à l'essor des oeuvres qui nous sont essentielles et que nous avons à coeur.Le congrès quadriennal de la société a débuté en l'hôtel liei-ne Elisabeth hier el se terminera dimanche par un discours du premier ministre de la province.dans lequel M.Lesage évoquerait un projet de loi concernant les coopératives.Les représentants de Son Eminence le cardinal Paul-Emile Léger et du maire Jean Drapeau étaient présents hier à l'ouverture du congrès.Le représentant du cardinal, Mgr Paul Grégoire, évêque auxiliaire de Montréal, a fait valoir l'importance actuellement au Québec de parler de prospérité économique.Il a ajouté que l'aisance matérielle complète la dignité de l'homme et sauvegarde la stabilité des familles."C’est un phénomène social bien connu, a-t-il déclaré, que la misère est souvent une source de révolte et de découragement pour les individus comme pour les groupes.” M.Roland Bourret représentait M.Jean Drapeau M.René Paré des racines dans le peuple .(Photo l.w Devoir) René Duranleau est nommé juge de la Cour supérieure OTTAWA, (DNC).- Le ministre de la justice, M Donald Fleming, annonce la nomination de M.René Duranleau, c.r., tic Montréal, comme juge de la Cour supérieure de Quebec pour le district de Montréal Cette nomination a rempli la vacance créée par la mort du juge Wilfrid Lazure.Fils de Alfred Duranleau et de Laure Monty, le juge Duranleau est né le 28 avril 1908, à Montréal.11 reçut son education primaire au collège St-Laurent, et au collège Notre-Dame à Montréal.11 obtint son baccalauréat ès arts apres avoir étudié au collège Ste Marie en 1928.et reçut avec distinction, sa licence en droit à l'université de Montréal en 1931.Le juge Duranleau fut admis au Barreau de la province de Québec en 1931.Dès son admission au Barreau, il s'engagea à la pratique générale du droit, tout en se spécialisant dans ia pratique du droit des compagnies et du droit civil.11 est présentement associe avec l’étude Duranleau, Dupré.Duranleau, Loti* et Cousineau.11 fut nommé conseiller en loi du roi (c.r.) en 1945.Plus de 4,000 personnes y trouveront un emploi sans compter les centaines qui seront employées par les diverses firmes d'ingénieurs.Les constructeurs mettront au travail une machinerie évaluée à 25 millions de dollars qui utilisera six millions de gallons d'essence.D'autre part, à Granby, plus de 150 personnes, représentant les municipalités et organismes publics ou privés des comtés de Brome et Missisquoi.se sont réunies ici pour prendre con naissance du tracé officiel de l'autoroute des Cantons de l’Est, dans leur région, et dres ser certaines recommandations aux invités d’honneur, MM.Aimé Laurion.commissaire de l’Office des autoroutes du Québec et Roger Trudeau, ingénieur en chef.Il ressort rie celle rencontre que plusieurs citoyens réclament que le Iracé de l'anln-roule soit déplacé de cinq à dix milles vers le sud, afin de favoriser également les muni cipalités de Cowansville, Dun ham, Frelisburg.etc.A l'issue du dîner, le commissaire Laurion a déclaré: “Pour construire des autoroutes, il faut immobiliser des sommes importantes et celles-ci proviennent des kiosques de perception.C’est pourquoi nous ne nous aventurons que dans des projets dont les revenus.dans un laps de temps donné, pourront nous permet-ttre de faire face à nos obligations.” _____ 1er congrès de renseignement spécialisé à Trois-Rivières L'Association des professeurs de l'enseignement spécialisé, qui groupe les 1,400 professeurs des instituts de •echnologie et des écoles de métiers du ministère de la jeunesse, tiendra son premier congrès annuel è Trois-Rivières les 6 et 7 octobre.Le thème du congrès sera "Le professeur de l'enseignement spécialisé".Les quatre conférenciers invités au congrès seront MM.Arthur Trem-bley, directeur des recherches et de le planification au ministère de la jeunesse ; Gaston Francoour, directeur de l'Insti- UNE RHIGIEUSE AU CONGRES DIS HOPITAUX CATHOLIQUES DU QUEBEC La réduction du personnel hospitalier par le gouvernement : mesure arbitraire QUEBEC.— La R.S.Thérèse Trottier, supérieure de l’Hôtel-Dieu de Montréal, a dé ploré le fait que le gouvernement, par suite de la mise en vigueur du programme d’assu-rance-hospitalisation.ait jugé opportun de réduire le nombre ries employés d'hôpitaux qui retiraient des salaires jugés trop élevés.“Cette mesure nous semble arbitraire", a déclaré la religieuse devant les délégués au congrès annuel de l'Association des hôpitaux catholiques du Québec.Elle a fait remarquer qu’à l'instauration du régime de l'assura nce-hosrçitalisat ion, les syndicats ouvriers ont lancé une grande offensive.Ils ont obtenu des hausses de salaires.11 ne restait donc qu'une issue pour abaisser les Crédits prevus pour les salaires.“Le gouvernement ne diminua pas le salaire rattaché à chaque catégorie mais il diminua le nombre d'employés auxquels s’appliquaient des salaires jugés trop élevés”.La religieuse a souligné que l'assurance - hospitalisation est une machine merveilleuse mais 181 nouveaux comptables agréés dans la province Un Montréalais, Stephen Ivor Cnplan, s'est vu attribuer la médaille d'or de l'Institut des comptables agréés rie Québec ainsi que le prix du Souvenir, s’étant classé premier de la province à l'examen final de comptabililé Etudiant de l'université McGill, M.Coplan s'est placé en tête des 181 candidats de la province de Québec qui ont réussi à l'examen final.Soixante el un autres candidats ont, obtenu le droit de reprise.M | Coplan se voit également dé ! cerner le prix des Fondateurs j de l'Institut canadien pour s'ê tre classé troisième parmi les .1174 candidats de tout le pays.Lyon D.Cohen, qui a suivi 1rs cours du soir de l'univer-1 site McGill, a obtenu le riciixiè me rang pour la province el reçoit la médaille d'argent du lieutenant-gouverneur ainsi que le prix de l’Institut de Québec.Des prix de l'Association des étudiants ont été attribués à Henry Barrie Curtis pour avoir obtenu, à l’examen final, le meilleur classement en comptabilité et à Réal Bertrand pour s'être classé le premier de la province en vérification.Serge Saucier occupe, à l’examen intermédiaire, la première place dans la province et gagne le prix et la médaille d'argenl de l'Institut ainsi qu'un prix de l'A.ssociatinn ries étudiants pour avoir ohie nu le premier rang en vérification à l'examen intermédiaire.En seconde place, à l'examen intermédiaire, Yvon Lali-berté obtient la médaille de bronze du lieutenant-gouverneur ainsi qu’un prix de Fins titut de Québec.tous ses rouages ne sont pa» au point.Le Dr Jacques Gélinas, directeur du programme d'assurance-hospitalisation, mis en vigueur en janvier 1961, a noté.pour sa part .que, depuis deux ans.le coût d'exploitation des hôpitaux a augmenté de 44 pour cent.Il est très important de signaler, a-t-il ajouté, que 89 pour cent des budgets demandés par les hôpitaux de la province pour 1962 ont été acceptés par l'assurance-hospitalisa-tion.:(((((ASMYNALo^L> ASTHME soulagé avec ASMYNAL ASMYNAl (ei«rt ri* ptr$onn«* souffrant H'nppr*»*ion, »ufFor«» ?ion, d>touff»m«nf, d« dn# foint.df* d* vi#ill«* bron» chifet •mplottnt ASMYNAL too* !•* ioun avec succès.0 § On trouv* maintrnont ASMY» N AL «n COMPRIMES — outti • fficacvt d'un «mplof plut commode _____ Chez tout lot phormocien$ asmY^ALU) tut d# papeterie de Trois-Rivières; Raymond Robic, directeur de la maison Marion, Marion, Robic et Bastien; et Jean Marchand, président de le Confédération des syndicats natio* naux.ITTTTTHI LE SEUL GARAGE PRÉFABRIQUÉ approuvé par la ville de Montréal poucntiA fournir dnnblr entrepôt a Pri* sur dnm.4 iiflf pour toulrs dimrnslnns 24 à 36 mois pour payer PRODUCTS MFG CO.|LTD.Après 6h.:642-2930 645-1621 ••DIRF.rTFIVfF.NT PU MANUKACTI RIPH AU CMF-NT*’ 15,701 est, rue SHERBROOKE 03 Li DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI.8 SEPTEMBRE 1962 EDITORIAL Un gouvernement sans autorité et sans mandat précis Nous serons représentés à la conférence du Commonwealth par un gouvernement minoritaire.Au surplus, ce gouvernement a évité de poser le problè-jne devant le corps électoral: il remettait jpréciaément la question à la rencontre de •lundi prochain.Etrange situation, au moment où se négocie l’entrée de la Gran-Îfle-Bretagne au Marché commun euro-Ipéen.et où se pose au Canada l’un des problèmes les plus graves de son histoire.• Le dossier de M.Diefenbaker, sur ce Ithème, apparaît lamentable.En 1958, »lors que le succès de l’Europe des Six ne s’était pas affirmé, et au moment où nous commencions à nous effrayer devant l’ampleur de nos relations économiques avec les Etats-Unis, le parti conservateur promettait de diriger vers la Grande-Bretagne une tranche supplémentaire (15 p.c.) de notre commerce extérieur.Les Britanniques prirent cette promesse au sérieux.Mais quand 11 fut question de proposer des mesures qui auraient pu rendre ce but accessible, le gouvernement canadien fit machine arrière.Les Britanniques en éprouvèrent une certaine amertume.Plus tard, l’expérience européenne se révéla triomphale.Elle sert chacun de ses participants, dont le rythme de croissance dans l’ordre économique, dépasse nettement celui de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.La Grande-Bretagne continue de faire avec les pays du Commonwealth une grande partie de ses échanges commerciaux; mais ses exportations en Europe se multiplient déjà bien plus rapidement que ses exportations aux pays du Commonwealth.Bref, après l’avoir boudé et combattu, elle estime nécessaire d’engager des pourparlers avec le Marché commun.Jamais la Grande-Bretagne, solidaire de son empire, n’avait voulu s’intégrer nu continent européen.Elle faisait bande à part.C’était une constante de sa politique.Mais les temps sont changés.I/empire est devenu le Commonwealth, et inversement, l’Europe s’unifie.La nouvelle attitude britannique est une révolution.Longtemps le gouvernement canadien a refusé d’y croire.Quand il s’est trouvé devant un fait accompli, il a prodigué les protestations et les lamentations.C’est un coup dont il ne s’est jamais remis.Il continue, au fond, semble-t-il, d’ètre le partisan d’un impossible *tatn quo.• Marquera-t-il dos points à Londres?Plusieurs membres du Commonwealth ont des motifs particuliers de craindre 1 adhésion de la Grande-Bretagne au Marché commun.L’opinion anglaise MHHMMMMIMIHIMIHIHIMNISilllHIIMnMMIIMHRNIHMIM est loin d’étre unanime: comme le souli- Ïnait récemment le chef du NPD, M.•ouglas, la droite du parti conservateur et la gauche du parti travailliste manifestent leur opposition à la politique du gouvernement MacMillan.I^es négociations de Bruxelles ont donné des résultats décevants.M.Diefenbaker estime sans doute que ce sont là autant de circonstances favorables.Il reprend à Londres — sans toutefois s'engager dans des pourcentages — son attitude claironnante de 1958.Dès sa première entrevue, il prétend qu’il existe une alternative à l’adhésion britannique au Marché commun; et, sans définir quelle serait cette alternative, il assure que celle-ci permettrait de multiplier les échanges commerciaux au sein du Commonwealth.S’agit-il en vérité d’un désir, ou d’une politique réaliste à quoi pourraient consentir les membres du Commonwealth?On l’apprendra ces jours prochains.Mais au premier temps, on demeure sceptique.Chat échaudé craint l’eau froide.M.Diefenbaker a trop souvent abusé des formules éclatantes et vagues pour que celle-ci suffise à rassurer.Beaucoup d'observateurs croient au déclin inévitable du Commonwealth.Qui consentira de nouveaux sacrifices pour retarder l’agonie d’une communauté peut-être périmée?Quelle formule magique imaginera-t-on pour ressusciter sa grandeur?M.Diefenbaker parait avoir tort dans son obstination.Il veut maintenir ce qui décline, il boude les forces qui montent.Il défend un statu quo évanescent.11 le fait sans autorité, puisque deux partis canadiens, le parti libérai et le NPD ont demandé aux Canadiens et reçu d’une moitié d'entre eux un mandat qui va exactement en sens inverse.Malgré d’inévitables tiraillements internes, l’Europe affirme sa solidité.Elle est en train de redevenir le plus important des marchés du monde.Sa puissance industrielle s’accroît.Elle pourra faire équilibre au marché américain.De ce côté est, semble-t-il, une partie importante de l’avenir canadien.Cet avenir n’est pas tracé à l’avance: il faut l’ouvrir.Les spécialistes disent avec une énergie croissante que nous devons planifier notre économie — d’abord parce qu’une mise en ordre s’impose pour des motifs intérieurs, mais aussi parce qu’elle doit être préalshle aux risques qu’il va falloir consentir.La politique de M.Diefenbaker apparaît donc comme trop uniquement défensive, trop attachée à sauver un passé irrécupérable.Il ne conduit pas une ar-mée, il tente de galvaniser une arrière-garde.Il n’est pas étonnant qu’il ait suscité jusqu’ici peu d’enthousiasme, et obtenu peu de résultats.André LAURENDEAU milMIMiIMMMIIIIIIIM Parmi les problèmes “particuliers”, celui du bilinguisme .Nous commenteront lundi let points tailljnti du rapport d« la Commission Clastco sur l’organisation de l'administration fédérale.Mais nous voulons retenir tout de suite un thème qui a donné lieu k une courageuse et lucide divergence de la part du membre de langue française de la commission.Me F.-Eugcne Therrien, de Montréal.Le mandat de la Commission Glasaco indiquait que cette dernière devait se limiter à l'étude des problèmes d'organisation et de techniques administratives à l'intérieur du gouvernement fédéral.La commission estime qu’elle ne pouvait, sans recevoir un nouveau mandat explicite k cet égard — mandat qu'elle n'a pas jugé opportun de solliciter — aborder le fond du problème du bilinguisme dans l'administration fédérale.Pour la commission, ce problème ne pouvait guère être évoqué que comme "un aspect particulier", et qu'elle a considéré d'ailleurs avec une réelle sympathie.Comment pmrvait-il en être autrement, si l'on se rappelle que cette commission fut mise sur pied pour étudier les problèmes d'une administration où la plupart des hauts fonctionnaires, de l'aveu même de la commission, ne savent que l'anglais et où l'atmosphère générale ne peut par conséquent qu'inciter l'observateur à regarder le bilinguisme comme "un problème particulier”?La dissidence de M.Therrien M.Therrien a eu le courage et le bon sens de s'inscrire en faux contre cette manière de voir typique du Canadien moyen de langue anglaise.Nous sommes, pour ce dernier, un cas particulier ; il veut bien l'étudier comme tel et chercher à nous donner satisfaction, mais pourquoi, se demande-t-il, élargir inutilement la portée du problème ?"Je suis d'opinion, écrit M.Therrien, que le mandat de la commission n'est pas limitatif quant à cet aspect de l'administration fédérale." Et il fonde sa dissidence “sur des motifs d’ordre constitutionnel, Juridique et réel”.Pour M.Therrien.on se trompe gravement en ramenant le problème du bilinguisme à une seule question de traduction.Le fond du problème, c'est la coexistence dynamique et viable de deux cultures et deux langues.Admettre ce fondement, c’est reconnaître que.dans un paya bilingue comme le Canada, le bilinguisme de l’administration publique est une condition essentielle — et non un simple aspect particulier — de l'efficacité de cette administration.C'est ce qu’a soutenu M.Therrien.Du point de vue des attributions techniques de la Commission Glasses, il a peut-être eu tort.Du point de vue plus profondément juridique, il * eu raison.BLOCS NOTES Un dossier bref mais écrasant Kn quelques pages fort concises, M.Therrien présente un dossier qui en dit d'ailleurs plus long que tous les raisonnements abstraits.Ce dossier eût été plus complet s’il avait été possible d'obtenir des statistiques précises sur le nombre de Canadiens français dans le fonctionnarisme et sur le nombre de fonctionnaires bilingues.Mais “il est pratiquement impossible d'obtenir des statistiques précises." Pourquoi cette impossibilité, à l'intérieur d’une administration qui peut pourtant nous renseigner avec une rare précision sur tant d'aspects beaucoup moins importants de notre vie nationale ?Tel quel, le dossier compilé par M.Therrien en dit cependant assez pour mettre à nu une situation profondément injuste.En voici quelques échantillons : a) sur un total de S,000 fonctionnaires qui reçoivent un traitement annuel supérieur à $8,000.00, il y s moins de 600 Canadiens français (12%) ; b) plusieurs ministères-clé ne comptent pss un seul haut fonctionnaire de langue française ; e) dans trop de ministère» et organismes fédéraux, la langue de communication est l'anglais, même dans les bureaux régionaux de la province de Québec ; d) le* rapport» annuels, bulletin» d’information et autre! rapporta des ministères sont presque toujours rédigés en anglais.L'édition française parait généralement avec plusieurs semaines (ou mois) de retard : e) I.es examens d’entrée des candidats aux postea de fonctionnaires de l'administration fédérale ne sont pss conformes à leur système d'éducation.ni formules en français —UE DEVOIR—= Fais ce que dois Fondateur: Henri Hounusa Directeur: Gtrird Fillon le lt Janvier Ui# Trttorter; Arthur Lefehrre RAderteur en chef: Rédacteur en chef adlolnt: André Laurendeau Peul taurlol Secrétaire de U rédaction : Directeur adjoint de Hnfonnatlon: Michel Roy Mario Cardinal Deeolr*’ est Imprimé au no 434 oet.me Notre-Dame, à Mont- ri*r 1 «mprlmerie Populaire, compagnie à responaaMltté limitée, qui en eat l'éditrice La Canadian Preaa aat eeule autorisée à employer «t à diffuser les Information* publiées dan» "La .droit* de reproduction dea dépêches exclusive» au ••Deroir*' eont réeanéa Tarif dea abonnements million quotidienne (un an): Urraleon à domlcllt 420 Montréal et banlieue: |20 Québec et Lévia: *30.Atlleura au Canada «lé Etranger: $33 Edition du earned!, earrle par l abonnement (un an» $5.La ministère de* postee a autorisé l'affranchissement en numéraire et renvoi comme objet de 3e classe de la présente publication.CpOJvd» CAUCUS Ü/Jheko-Ü.sssxm-r Contre la nationalisation de l’électricité Depuis quelques mois et surtout depuis quelques jours, on entend parler de la nationalisation de l'électricité.Journaux.radio, télévision, conférences, tout semble en branle pour hâter un événement, même précipiter les choses pour forcer le gouvernement provincial à prendre une décision hâtive, qui, à mon humble avis serait prématurée.D’ailleurs je ne crois pas que la population du Québec ait été mise au courant et de façon objective de la situation actuelle.On semble assister â une campagne de presse et d’information qu’on pourrait appeler "bourrage de crâne systématique" dirigée par un petit groupe d’individus, ayant un groupe de journalistes à leur solde, qui tentent de nous faire croire par tous les moyens possibles que l’étatisation signifiera notre libération économique, notre survivance nationale, et qu’il nous sera possible de corriger tous nos maux économiques, et qu’entre les mains de l’Etat provincial cela constituerait un puissant levier économique, mais on oublie de nous dire que ce serait aussi "un puissant levier politique”.En réalité ce petit groupe travaille pour hâter l’avènement du socialisme d’Etat chez nous, peu en importe le prix, car croyez-moi, après l’électricité, ce sera le téléphone, lea chemins de fer, les cies d'aviation, les cies d'autobus, les cies de transport, les industries de base,' les industries secondaires, et toutes les industries, et pour finir l'étatisation des moyens de distribution des produits de consommation.Pour en revenir à l’électricité, on nous assure que la F.T.Q., la C.S.N., l'U.C.C., les S.S.J.B., se sont toutes prononcées en faveur de l'étatisation, c’est une sinistre comédie qu'on pourrait qualifier de monumentale supercherie, car pa's un de ces organismes n’a passé u- référendum libra pour que chacun des membres ait l’opportunité de se prononcer librement pour ou contre.Je fais partie moi-mème de quelques organisation» et nous n'avons jamais été consultés.Ce sont toujours les mêmes qui mènent le bal: Provost, Marchand, Mathieu, Picard et quelques chefs d’organisation ui déclarent parler au nom 'un groupe, mais en réalité défendent leurs opinion» personnelles.Avant de terminer, j'aurais quelques questions à poser sd-venant l'étatisation ; Dans quelle mesura notre libération économique sera-t-elle favorisée si au lieu da payer $20,000,000.00 an profit aux actionnaires actuels nous devons payer $24,000,000.00 en intérêt aux prêteurs d'argent.Quelles garanties avons-nous, que l’administration coûtera moins cher avec le gouvernement qu’avec les compagnies (je songe au C.N.R et à Radio-Canada).Quelles garanties avons-nous que le patronage politique ne s'infiltrera pas là-dedans, (je songe à M.X.qui a dû voir M.Z.pour avoir du travail à l’Hydro à Baie-Comeau).Quelles garanties avons-nous que notre taux d'électricité ne sera pas augmenté et ceci en vue de la “planification”?Dans quelle mesure notre survivance nationale sera-t-elle assurée si au lieu de payer $13.00 pour deux mois à la Shawinigan, nous devons payer $15.00 au gouvernement.La transaction aera-t-elle rentable pour la province et 1a population?Je pente au profit net de l’Hydro députa le 1er avril 1944.(On ne nous en a pas parlé).Tant et aussi longtemps que toutes ces questions ne seront pas étudiées, analysées, et considérées et que la population ne sera pas informée de façon objective, je serai.Contre l’étatisation, FABIEN ROY, St-Prosper, P.Qué.Lettre ouverte au président de la Chambre de commerce de Montréal M.Charles De Lotbiniére Harwood.president de la Chambre, Chambre de commerce de Montréal, 14 est, rue Saint-Jacques, Montréal, Québec.Monsieur, Dans les Journaux et dan» le “Commerce-Montréal” nous avons pris connaissance, non sans consternation, de la résolution du conseil d’administration de la Chambre de commerce du district de Montréal.aux noms des membres de cette chambre, priant le premier ministre de la province de Québec de reporter à plus tard toute décision au sujet des sociétés d’électricité du Québec, et recommandant l'institution d'une Commission royale pour étudier cette question vitale à l'économie de la province de Québec.Mon impression première est que le conseil s'oppose à l’action immédiate du gouvernement et veut par le truchement d’une Commission royale renvoyer aux calendes grecques la nationalisation de l'électricité.Il est vrai que le Conseil d'administration a un pouvoir exécutif et peut agir sans l'assentiment de tous ses membres.De même que les directeurs d'une compagnie, qui ont le pouvoir d'agir, demandent l'assentiment de tous les actionnaires dans les questions importantes, ainsi sur la question de l’électricité il y aurait lieu, à mon avis, de faire un référendum de tous les membres afin d'avoir leur opinion, qui serait peut-être, contraire à la résolution passée par le Conseil d'administration.Vous m’obligeriez en faisant part de ma lettre au Conseil d'administration ainsi qu'au Comité du conseil général qui doit étudier l’étatisation de l'électricité dans la province.Guy-L.Moreau, prés.Mechanical Contractors Ltd.Membre de la Chambre de commerce.Réponse à M.Serge Tremblay "Je”, mais jamais NOUS!!! M.Serge Tremblay, C'est très bien de demander aux politiciens de ne pas mêler religion et politique, soit pour les discours, soit aux bénédictions de ponts ou autres constructions effectuées avec les piastres du peuple.Mais, pourquoi profiter da l'occasion pour affirmer que NOUS (à la place de "je”), ne pouvons plus supporter les Curés qui font de la politique dans leurs sermons?Les temps sont déjà assez difficiles, avec notre jeunesse, pour ne pas manger du Curé, même accidentellement, en GENERALISANT ainsi, publiquement, le coup de griffe; toujours malfaisant, puisque adressé à ce qui nous reste de mieux éduqué, de plus utile et surtout RESPECTABLE! J.E.Bélanger Québec Lettre ouverte d’un anglophone au président de la Banque Royale du Canada Dear Sir, I wish to make a few comments regarding your policy on the use of Canada's two official languages in your new par des Canadiens français de la compétence requise.En somme, conclut M.Ther-rien, "la situation du bilinguisme dans l'administration fédérale est denreurée floue ; le problème n’a jamais été abordé de front.On a’est contenté parfois et depuis toujours de demi-mesures résultant d’un effort de sympathie ; on ne dirige paa les événements, on lea suit.” Dm vues personnelles ?NON ! A la fin de son plaidoyer, M.Therrien conclut, modestement : "Lea opinions exprimées ci-dessus, je le répété, sont mes vues personnelles ".Vues personnelles par rapport à celles de ses collègues de la Commission Glasaco, peut-être.Mais certainement pas pour nous.M.Therrien a exprimé au contraire les vues de la très grande majorité des Canadiens français.Le fait qu'il ait été en désaccord avec ses confrères sur l'interprétation du mandat de la commission est secondaire ; cela ne fait que donner un relief nouveau à la situation généralisée de dissidence à laquelle les Canadiens de langue française sont trop souvent acculés dsns le fonctionnement actuel de» institutions fédérales et de la via canadienne en général.head office situated Place Ville-Marie.Since Montreal is the largest French-speaking city in the world after Paris.1 was not Il faudra tôt eu tard une nouvelle enquête Si l’on considère l'imntense travail technique qu'elle devait abattre, la Commission Glassco n'a peut-être paa eu tort, du strict point de vue pratique, d’opter pour une interprétation restrictive de son mandat, sur cette question du bilinguisme.Elle présente d'ailleurs, à ce sujet , ne serait-ce que succinctement, quelques recommandations positives auxquelles M.Therrien a été heureux de souscrire.Mais en optant pour cette interprétstion, la Commission Glassco ressuscite, sans peut-être a'en rendre compte, une suggestion formulée il y a plusieurs mois par André Laurendeau et i laquelle M.Diefenbaker oppose dans le temps un "non" retentissant.Elle fait voir Furgence d'une autre enquête qui porterait, celle-là, de manière explicite, sur le bilinguisme dans les institutions fédérales.A la veille des célébrations qui marqueront dans quelques années le centensire de la Confédération canadienne, une enquête sur le bilinguisme pourrait contribuer de manière plua efficace que bien des manifestations folkloriques à consolider les assises de la Confédération C.R.surprised to enter your main branch recently and notice the strictly bilingual signs in the downstairs foyer.Good for you.However, to my great re- f;ret and no doubt to the de-ight of Mr.Chaput, the “service français” ends there.I am sure you have got a Urge number of French • speaking ersonnel and French cheque lanks are probably also available on request, but 1 would be most interested to know the reason why every notice in your main banking hall is in English only.In fact, apart from your handsome brochures.the only evidence of any service in French to the naked eye that I could find was the Ownership Certificates prescribed by the Taxation Divi-sion of the Dept, of National Revenue.Presumably, this is a federal matter.I must confess 1 was a little surprised that so little regard is paid to nearly 70% of the population of this city (not td speak of the province), particularly in the head office of the largest bank in Canada.If the business provided by the French-speaking population is of so little concern.1 would like to know the reason for the extensive advertising of your new quarters in the FTench press.Let me conclude by saying that I am (surprisingly enough) English-speaking, but one who has a considerable amount of sympathy for the French point of view on these matters.I sincerely trust that you will see fit in the very near future to remedy this state of affairs since it is my humble opinion that this lack of foresight, however trivial it may appear in English eyes, is partly responsible for the general malaise in FTench Canada today.J.F.WOOD*, Montréal.LI KATANCA DANS LI NAUFRAGE CONGOLAIS — Il — L'optimisme de M.Tschombe Par ERIC ROULEAU ELISABETHVILLE.»oût.— Fêirt la « tourné* dea grandi dues » jusqu'aux petites heure* d* l'aube en tét* à tét* avae M.Taehombé dan* le* quartiers popu-lalrea de (a capital# a*t uni expérience insolite mail instructive.En répome à una question que je lui posais gur l'étendue da sa popularité, le chet da I Etat ketan* gais m’avait proposé de l'accompagner le soir mémo dans .las bin ot les dsncings d’Elisabethvilla.Croyant tout d'abord k un# facétie, j’ai dû me rendre à l’évidence quand, vert 20 heures, il ma fit chercher par une ordonnance et m'invite à prendre place, i ses côtés, dans un* somptueuse voiture américaine.M.Tschombé est certainement un homme qui sait soigner sa popularité.Son apparition dans les ruelles tortueuses des bas quartiers, mal éclairées mais grouillantes de monde, a provoque un enthousiasme indescriptible parmi une assistance peu habituée à tant d'égards de la part de ses dirigeants.Tandis que les hommes applaudissaient à tout rompre, les femmes poussaient des cris de joie et se prosternaient jusqu’à baiser les pieds de M.Tschombé.Dans chacun des établissements visités, le chef de l'Etat katangais a distribué à la ronde des poignées de main, s’est désaltéré à la bière “Sinba" — boisson préférée du peuple — après avoir dansé le twist, le manbo et autres cha-cha-cha, à la grande joie de la foule qui, autour de la piste, battait la mesure."Vlva Khrouchtehavl'' Le "numéro" se terminait invariablement par une courte allocution dans laquelle M.Tschombé promettait à son auditoire la paix et la sécurité.La foule accompagnait alors le chef de l’Etat katangais jusqu'à sa voiture en scandant les mots: "Vive Khrouchtchev!” Réaction non moins surprenante, M.Tschombé répondait à cette ovation en brandissant un poing fermé .Remarquant mon étonnement, M.Tschombé s'explique à U cantonade: “Dès avant l’indépendance, mes partisans m'avaient surnommé Khrouchtchev, en signe d’admiration et d'affection.Ce nom évoque en effet pour eux la puissance et le courage”.L’épisode méritait d'être rapporté.Il réduit, en tout cas, singulièrement la portée des arguments de ceux qui voient dans le Katanga un "bastion de l'anticommunisme”.De m* randonnée nocturne avec M.Tschombé et de divers autres sondages effectués au cours de mon voyage, j'at eu 1s nette impression que depuis mon dernier passage à Elisabethville, il y a tout juste un an, le leader est parvenu à consolider le "front intérieur” de son régime.Dans les parties méridionales du pays, surtout dans la portion contenue par la ligne Elisabethville-Jadot-ville-Dilolo — où se trouvent les principales exploitations de l’Ùnion minière — l’opposition ne se manifeste plus.Quelque soixante-dix mille Balubas hostiles au régime sc sont réfugiés dans les camps de l'O.N.U.et ont été renvoyés dans leurs villages d'origine, au Kasai et ailleurs.Un nombre vraisemblablement plus considérable ont quitte les fiefs tschombistes par leurs propres moyens.Les "subversifs” tenaces ont été tout simplement privés de leurs emplois.Le départ en masse des.Balubas — surnommés les “juifs du Congo” en raison de leur habileté et de leur capacité au travail — a rempli d’aise les membres des autres tribus (partisans de M.Tschombé) qui ont ainsi pu accéder à des postes jusqu’ici monopolisés par les Balubas.Ces derni?rs étroitement surveillés par les forces de l’O.N.U.dans le nord du pays, n’arrivent plus à s’armer, et la guérilla qu’ils entretenaient l'année dernière s'est virtuellement éteinte.M.Tschombe a toutefois d'autres raisons de se rassurer sur l'avenir de son Etat.Les deux années de répit qu'on lui a accordées lui ont permis de mettre sur pied une nombreuse et.affirme-t-il, puissante armée.Il a pu constituer.dit-on à Elisabethville, un formidable arsenal.Malgré toutes les tentatives de l’O.N.-U.pour les expulser, quelque trois cents mercenaires blancs — qui ont fait leurs preuves lors des combats contre l’O-N.U.en décembre dernier — seraient toujours au Katanga, notamment à Kipushi.Kolwezi, Kamina et Dilolo.“Les fonds sont disponibles, m’a dit une personnalité proche du gouvernement, pour en engager le double ou le triple dès que le besoin s'en fera sentir." En outre, les autorités d'Eli-sabethville ont fait aménager des terrains d'aviation secrets dans le sud du pays, notamment à proximité de Dilolo, près de la frontière angolaise.Elles contrôlent aussi les aérodromes de Kolw’ezi et de Kon-gola.sans compter celui de Ki-pusht auquel elles ont accès.M.Tschombe peut, enfin, compter sur l'appui financier et logistique des Rhodésies de Sir Roy Welensky.Reste l'éventualité d'un blocus économique.Là aussi M.Tschombé affiche un optimisme raisonné.Ni l'Angola portugaise ni la Rhodésie "blanche” ne se prêteraient à une telle opération.Sir Roy nous Ta confirmé au cours d’un entretien à Salisbury.Après avoir vanté avec chaleur les mérites de M.Tschombe.avec qui il entretient d’excellents rapports personnels, le président de la Fédération d'Afri-que centrale nous dit avec un sourire malicieux: “B sera très difficile de noua convaincre de participer au blocus du Katan» ga.D'ailleurs l'expérience passée démontre que le boycottage économique imposé à un Etat échoue invariablement”.Ei si les forces de l'ONU (entaient d'asphyxier le Katanga à la source, en s'emparant par exemple des accès ferroviaires par lesquels est écoulé le cuivre?Sir Roy, comme M.Tschombe, est formel à ce sujet: “Ce sera la guerre.J'avertis l’opinion mondiale que le Katanga sa battra comme un seul homme derrière son chef, Tschombe".La menace, réelle ou non, est à peine voilée, mais elle permet aux alliés de M.Tsehom-be d'agiter l'épouvantail du “bain de sang” pour empêcher toute sanction d’ordre économique contre l'Etat séparatiste.Un commercant et non un "clown" Faut-il dès lors s'étonner da l'intransigeance d’Elisabeth-ville?M.Thant a tort de qualifier M.Tschombe de “clown”.L'inconsistance du leader ka-tangais n'est qu’apparente.11 n'a pas modifié d'un iota le fond de sa politique depuis deux ans.et adapte ses tactiques aux circonstances.Commerçant, fils de commerçant, M.Tschombe n'a fait qu'offrir la même marchandise sous différents emballages.Tandis que Radio-Elisabeth-ville célébrait le “deuxième anniversaire de l’indépendance katangaise", que les murs de la capitale se couvraient d'affiches exaltant la souveraineté du pays, M.Tschombe nous tenait un langage résolument “fédéraliste".Les quiproquos et la palabre congolaise ayant vidé à peu près complètement les mots de leur sens étymologique, nous avons demandé au chef de l’Etat katangais de préciser pour lea lecteurs du Monde les conditions auxquelles il serait disposé à réintégrer l'Etat congolais.“La nouvelle Constitution, nous a dit M.Tschombe, dott garantir la non-ingérence de Leopoldville dans nos affaires intérieures.Aux côtés de forces fédérales, qui auront comme tâche de défendre les frontières de la fédération, nous devons disposer de nos propres troupes pour nous protéger de la soldatesque du gouvernement central.L'économie et les finances du Katanga relèveront de notre autorité, mais nous sommes disposés à verser une partie de nos recettes à Leopoldville.Il serait.en effet, hasardeux de confier aux services, de M.Adoula le soin de percevoir les impôts au Katanga.” M.Tschombe s'est lancé alors dans une violente diatribe contre les dirigeants du gouvernement central qui "s’emplissent les poches d'argent américain”.Et la monnaie?"Nous maintiendrons notre propre monnaie mais, ajoute notre interlocuteur, elle aura cours dans le reste du pays, comme par ailleurs le franc congolais sera également négociable chez nous." Somme toute, la “fédération” que propose M.Tschombe ressemble comme deux gouttes d’eau à une confédération d’Etats souverains, qui aurait une représentation diplomatique unique.Il serait cependant malaisé de porter cette dernière concession au crédit de M.Tschombe puisque.malgré tous ses efforts, il n'a réussi à obtenir de qui que ce soit la reconnaissance internationale de son Etat.En tout cas.le leader katangais ne semblait nullement pressé de reprendre ses négociations avec Léopoldville.Il n'est, pas demandeur, et ce sont ses adversaires qui pâtissent le plus de la balkanisation du pays.Les fonds qui entretiennent la sécession ka-iangaise ne risquent pas da tarir, alors que M.Thant, lui, court le danger'de se voir privé des moyens financiers qui lui sont chichement consentis pour obtenir la réunification du Congo.Et puis, M.Tschombe.dont l'accession au pouvoir a été favorisée par le conflit Est-Ouest à i’epoque lu-mumbiste, se rend bien compte que les nouvelles frictions internationales, cette fois-ci entre puissances occidentales, aboutissent à prolonger le statu quo.Un statu quo, d'ailleurs, qui contribue à ruiner économiquement et politiquement ses adversaires de Léopoldville.Prochain article: UN ABCES DIFFICILE A CREVER.(Tous droits réservés pour LE DEVOIR et LE MONDE) SHillllMH*WIIWIIIIBI*IIIMIIIIIIRIMWIIiWBRWIRâ La Bible vous parle Persévérez dans la dilection fraternelle.N'oubliez pas l’hospitalité.car c’est grâce à elle que quelques-uns, à leur insu, hébergèrent des anges.(Heb 13.12) Text-» ehol»l» par la Société catholique de la Bible. LI DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI, 8 SEPTEMBRE 1962 CINQ HMjmi Aiimr~ Remède néfaste OTTAWA.— Le ministère de la santé vérifie un rapport de la G.-B.selon lequel un médicament en usage depuis plus d'un demi-siècle est peut-etre néfaste lorsqu'il est absorbé par des femmes enceintes, l.e Or A.Morrell, directeur de la Division des aliments et des drogues, a dit que le médicament en question, le podophyllum.est un ingrédient qui entre dans la composition rie plusieurs laxatifs vendus au Canada sans prescription.Dieppe — une accusation TORONTO.— Le lieutenant-col.Douglas Catto, qui commandait le Royal Regiment lors du sanglant raid rie Dieppe en 1942, a qualifie rie "conte de fée” le.s accusations selon lesquelles certains membres de son régiment ont dù être poussés dans le dos sous la menace de revolvers pour débarquer sur les plages.Terence Robertson, auteur du livre La honte et la gloire : Dieppe ", publié cette semaine, relate dans son ouvrage que les commandants des péniches rie débarquements ont déclaré lors d'une enquête faite par la Marine après le raid que des soldats du Royal Regiment avaient refusé de débarquer et qu'il avait fallu leur pousser dans le dos en les menaçant avec des revolvers pour les faire changer d'idée.A TU.d'Ottawa OTTAWA — Un journaliste d'Ottawa.M.Claude Boivin, vient d’ètre nommé rédacteur ries nouvelles françaises au service des relations extérieures de l’université d’Ottawa, annonce-t-on aujourd’hui.M.Boivin obtint son baccalauréat ès arts de l’université de Montréal, au séminaire de St-Hyacinthe.en juin 1959.Il poursuit actuellement ses etudes à l'université d’Ottawa pour l'obtention d’une maitrise en sciences politiques.Lord Beaverbrook NEWCASTLE, N.-B.— La ville où lord Beaverbrook passa son enfance a rendu hom mage au plus illustre de ses fils en dévoilant hier une plaque de bronze à son effigie.Le pair anglais est maintenant âgé de 83 ans.A sa retraite OTTAWA — Le contre-amiral Edward W.Finch-Noyes, 51 ans, enrôlé dans la marine à titre de simple cadet en 1926 prendra sa retraite à la fin de l’année.Il aura pour successeur le commodore William M.Landymore, 46 ans, de Brantford, Ontario, qui débuta également dans la carrière comme cadet en 1936.Celui-ci prendra alors le titre de contre-amiral.Ambassadeur au Pérou OTTAWA — M.Freeman Massey Tovell.44 ans.Toronto, qui débuta dans la carrière diplomatique comme chargé d’affaires à Lima, Pérou, a été désigné par le département ries affaires extérieures, ambassadeur du Canada au Pérou et en Bolivie.11 était directeur suppléant du bureau rie liaison du département de la défense et secrétaire canadien de la Commission permanente conjointe canado-américaine depuis 1958.Méfaits du strontium-90 RED DEER.Alberta.— Vn médecin poursuivant des recherches sur l’augmentation du nombre des bébés souffrant de malformations congénitales en Alberta, est d’avis que ce phénomène est lié à la hausse de strontium-90 au Canada.Le Dr L.J.le Vann, surintendant médical d'une école provinciale pour arriérés mentaux à Red Decr.en Alberta, a annoncé que ses études indiquent qu'il existe une rola tion certaine entre les malformations congénitales chez les nouveau-nés et l'augmentation des substances radioactives dans l'air et la nourriture.Le médecin a fait observer que le pourcentage de bébés infirmes à la naissance avait augmenté de 5.9 à 14.1 par mille naissances depuis 1959.Menace des marins TORONTO.— Le “Telegram” déclare que les syndicats marins canadiens menacent rie fermer la voie maritime du Saint-Laurent tout entière à tous les navires battant pavillon américain en représailles par suite d’une menace de boycottage des bateaux canadiens dans les ports américains.Si de pari et d'autre menaces et projets sont mis à exécution, les ports principaux situés des deux côtés des Grands lacs seraient paralyses.Le canal Welland aussi s'en ressentirait.Ils attendront en prison TORONTO.— Les deux gamblers notoires Vincent Feeley et Joseph McDermott, qui étaient en liberté provisoire depuis le mois de mars, soit depuis leur condamnation à 18 mois de prison pour avoir conspiré pour obtenir illégalement des informations judiciaires en soudoyant des officiers de police, se sont livrés à la police à la prison Don aujourd’hui.Ils y attendront Tissue de leur cause qu'ils ont portée en appel.La Cour d’appel d'Ontario a été saisie de cette cause aujourd'hui.Feeley et McDermott demeureront en prison jusqu'à ce que le tribunal d'appel rende sa décision au sujet de la condamnation et de la sentence.AUX QUATRE COIMS ou /vro/voE ARGENTINE BUENOS AIRES.— Le pré-tident José Merle Guide e dissout, hier toir, le congrèi er-gentin et ordonné le tenue de nouvellei élection» le 27 octobre 1963.Le congrès est ejour-né depuis le mois de mei dernier, soit deux mois eprès quo Guido eut essumé le succession de M.Arturo Frondisi, chessé du pouvoir per les chefs mili-teires ergentins, è ceuse des succès électoreux remportés par les pertisens de Tencien dictateur Juan Peron.Les élections d’octobre 1963 seront pour les postes do président, de vice-président, de 192 députés et 47 séneteurs.Le régi me Guido cessore d’exister It 30 evril 1964.NÉPAL NOUVELLE-DELHI.— M.Rishikesh Shaba, ministre des affaires étrangères du Népal, a déclaré hier soir qu’il avait fail appel à ITnde pour que ce pays fasse cesser les incursions de bandits népalais qui pillent à partir du territoire indien.Le ministre des affaires étrangères népalais a rencontre M.Nehru.On croit savoir que les deux hommes d’Elal on) discuté des incursions aux frontières et des relations entre le Népal et la Chine M.Shaha a déclaré à une réceplion donnée en son honneur qu’il pense que les in eursions cesseraient si ITnde et le Népal surveillaient de plus près les dirigeants du parti népalais du congrès, opposé au règne du roi.THAÏLANDE BANGKOK.— La ministro de l’intérieur Prapart Charusa-thien a prétendu hier que la prince Souphanavong, vice-premier ministre du Laos, conspire de ce temps-ci avec des exilés thaïlandais en vue d’annexer éventuellement le nord-est de le Thaïlande.Selon le ministre, Souphanavong, chef du Pethet Loo pro-commu-niste, aurait demandé è d’autres membres du gouvernement de coalition laotien d’encourager un mouvement de coopération avec ces groupes d’exilés thaïlandais.Ce mouvement subversif dispose même d’un puisent poste de radio dont les émissions deviennent de plus en plus violentes è l’endroit de le Thaïlande et d’autres pays du sud est asiatique.VIETNAM-SUD SAIGON.— Le gouvernement a rapporté hier qu’une attaque communiste près du delta de la rivière Mékong a fait 42 morts et 29 blessés par mi des membres de la milice nationale et du fonctionnarisme.L’attaque s’est produite à 80 milles au sud-ouest de Saigon, où la milice procédait à des opérations de nettoyage.Les forces du Viet Cong au raient elles-mêmes subi de très lourdes pertes.CONGO LEOPOLDVILLE.— Le premier ministre Cyrille Adoula a donné hier un avertissement eu Portugal au sujet de violations du territoire et de l’espace aérien du Congo par des effectifs portugais cantonnés en Angola.Jusqu'à maintenant, nous avons considéré ces incursions comme accidentelles, a dit M.Adoula, mais elles se répètent trop fréquemment et ne peuvent plus être tolé rées.M.Adoula e réaffirmé la politique de son gouvernement envers le peuple angolais dont il reconnaît les aspirations è l'autonomie.Le Congo, a-t-il ajouté, ne nourrit aucune inimitié è l'égard du peuple portugais.BOLIVIE LA PAZ.— Le gouverne-menl du président Victor Paz Estensoro a révélé hier qu’il avait réprimé une conspiration de soldats,* policiers et politiciens d’opposition pour renverser le régime actuel.Onze personnes tous des chefs militaires.ont été appréhendes, selon le communiqué officiel, mais d'autres sources affirment qu’au moins cent personnes ont été arrêtées.Le communiqué ne disait pas quels étaient les projets politiques des conspirateurs.ni à quel moment ils devaient mettre leurs projets à exécution.AFRIQUE-SUD PRETORIA.— Le gouvernement sud-africain a mis au ban hier le Congrès sud-africain des démocrates, en vertu de la loi ordonnant la suppression du communisme.Le congrès est une organisation multiraciale et anti-ségrégationniste C'est la troisième organisation importante interdite par le gouvernement Verwoerd depuis deux ans.En 1960.le gouvernement avait profité de desordres raciaux pour interdire le Congrès national africain, jadis dirigé par M.Albert Lu-thuli, gagnant du prix Nobel pour la paix.Puis, ce fut au tour du Congrès pan-africain.La plupart des dirigeants de ces deux mouvements ont été exilés ou emprisonnés, mais plusieurs travaillent encore en secret pour combattre la politique raciale du gouvernement.ITALIE ROME.— Les médecins des hôpitaux publics dans toute l’Italie se sont mis en grève de nouveau hier, exigeant des traitements plus élevés et de meilleures conditions de travail.On a demandé è 22,000 médecins environ de quitter leur travail 41 heures jusqu’à minuit semedi.Ils ont déjà fait le grève pendant 24 heures le semaine dernière et menacent de te mettre en grève de nouveeu è revenir s’ils n’obtiennent pet ce qu’ils demandent.Les hôpitaux privés ne sont pas touchés par la grève.Les médecins des hôpitaux publics sont payés environ 60,000 lirts ($100) par mois.VATICAN CITE DU VATICAN.- Le vice-président des Etats-Unis, M.Lyndon Johnson, a eu une longue audience privée avec le Saint-Père hier.Commentant l’entretien qu’il avait eu avec Jean XXIII, M.Johnson a prédit que “d’immenses progrès économiques et sociaux résulteront du prochain concile oecuménique”.Le vice-président, qui en est à sa dernière journée de sa tournée de bonne i entente d’une durée de deux J semaines dans les pays médi | terranéens et du Moyen ! Orient, a passé 41 minutes en téle-à-tete avec le Saint-Père.MARINER PASADENA, Calif.— La vaisseau interplanétaire Meri-ner II, qui poursuit se route ! vert la plenète Vénus, est dé-sormeit tout Tinflutnca de le force d'attraction aolairo.Mais il n'y a pat lieu de s'inquiéter ; puisque les savante avaient : prévu cette situation.A une , distance de 1,600,000 millet de la terre, l'attraction solaire est ' devenue è compter d’hier suffisamment grande pour neutraliser la force de gravité fléchissante que le terre exerçait sur le vaisseau pesant 447 livres.Pour le reste de son existence indéterminée, le Mariner Il sera donc un satellite artificiel du soleil.NAPOLÉON COPENHAGUE.— Napoléon est mort d'une inflammation du péritoine et non de cancer de l’estomac ou d’empoisonnement à l'arsenic, déclare un médecin danois dans 1 un ouvrage publié ici.Le docteur Ove Brinch prétend que les cinq médecins anglais qui ont émis le certificat de décès de l’empereur, à Pile Ste-Hclè-ne.en 1821, ont mal diagnosti que la maladie qui l’a emporté.; Brinch soutient également que res médecins n'auraient jamais dû faire prendre des héméti-ques à Napoléon, car ce traitement était absolument contraire aux maux de Tempcreur.dont la vie aurait probablement pu être épargnée s'il avait bénéficié des connaissances de la médecine moderne.RUSSIE , LONDRES.— L'agence de nouvelles soviétiques TASS e rapporté hier que les militaires russes gardés dans les forces soviétiques à ceuse de la crise de Berlin et malgré l'expiration d» leur période de service militaire seront inces-aemment retournés à le vie civile.Le maréchel Rodion Malinovsky a ordonné la licenciement de tous let citoyena soviétiques dont le période de service dans l'armée, la marina ou l'aviation a été complétés.Soblen est dans le coma LONDRES.— La deettur Robert Seblen était touioura tant connaissant, at è l’arti-cla da la mort, hier soir, sous Taffet de la dose de barbituriques qu'il a absorbé# jaudl pour éviter d'ê>re emprisonné aux Etats-Unis pour asplonnaga, La psychiatre de é2 ans était toujours dans la coma, plus da 30 hauras après sa tantativa da suicida, la sa-conda an quelquas semaines.A l’hôpital Hillingdon, les médecins ont dit que le coeur de Soblen faiblissait constamment, mais on ne désespère pas encore de lui sauver la vie.La femme de Soblen, Mme Dina Soblan, est arrivés hier des Etats-Unis tf a'ast immédiatement rendus au chevet de son mari.L'avocat de Soblen a dit qu'allé n'avait pu vtnir plus tôt, parce que toutes ses économies ont été englouties par la défense de son mari devant les tribunaux.Les médecins ont nourri i Soblen, hier, è l'aide d'un I tube, comme dans la cas de tous les patients ayant absorbé trop de drogues.Pendant ca temps, une douiaine de personnes ont paradé devant las immeubles du gouvernement, hier, avec des pancartes réclamant qu’en laisse Soblen mourir en paix.Las journaux britanniques ont fait écho à ce plaidoyer.D'autre part, le ministère de l'intérieur continuait son enquête afin de déceuvrir comment Soblen a pu se procurer des barbituriques en quantité suffisante peur s'empoisonner.Selon un journal, ils auraient été dissimulés è l'intérieur d'une pêche que Soblen a mangée quelques instants è peine avant son départ de le prison - hôpital de Brixton, à destination de l'aéroport où il devait être placé à bord d'un avion en prrtanCe pour New-York.La conférence du désarmement est ajournée GENEVE.— La conférence de désarmement des 17 nations s’est ajournée hier pour deux mois.Les délégués de l'Est et de l'Ouest sont tombés d’accord, avant de se séparer, sur au moins un point: c'est qu'ils ont accompli bien peu de choses au cours de leurs cinq mois de débat.Le Russe Vasili Kuznetsov n'a pas eu des paroles bien en courageantes dans son message d'adieu: "Nous n'avons pas jeté la moindre planche de salut sur le gouffre des différends." Four TOuest, le délégué américain.M.Dean, a convenu que l'on n'avait pas eu raison de l'impasse, ni ouvert la voie "qui nous aurait acheminés vers la sécurité et la paix".Il se re prend toutefois et nie que la conférence n'ait rien accompli.! "Des deux côtés, dit-il, on a une vue plus précise de Tat titude de l’autre, des terrains où une négociation est possible et des points sur lesquels les divergences sont momentanément irréconciliables.” La conférence plénière reprendra le 12 novembre, mais la sous-commission des expériences nucléaires, qui a décidé de continuer ses délibérations dans l’intervalle, a pour le moment décidé de sc réunir mercredi.On demanda à M.Kuznetsov, à une conférence de presse tenue hier, ce que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Russie pourraient bien avoir à débattre devant la sous-commission, vu le rejet mutuel par l’Est et l’Ouest de leurs propositions respectives.Il répondit: "La délégation soviétique s'inspirera de la pré somption qu’il y a possibilité d’on venir à cet acsord et si les autres partenaires de la sous-commission abordent le problème avec réalisme, alors nous en viendrons à un accord très prochainement.” M.Dean déclara de la conférence qui a déjà débité 1,500.000 mots au cours de scs 82 séances: "Notre tâche est énorme, notre responsabilité suprême, puisqu'il s'agit de sauvegarder l’avenir de la civilisation, précieux héritage que nous ont légué nos ancêtres," M.Kuznetsov, au cours de la conférence, accusa les Etats-Unis et leurs alliés de "faire un pas de plus dans le sens de» préparatifs de guerre, d'intensifier la course aux armements ” Il ajouta que, les efforts accomplis dans le sens d’un accord sur l'interdiction des expériences nucléaires continuaient d'être bloques par l’attitude rigide et irréductible des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne.ru Mtiij TOiiif s895OQ TOUT COMPRIS ROME rl l’ouverture du Concile Oecuménique DÉPART LE 1er OCTOBRE par AIR FRANCE RETOUR LE 17 OCTOBRE PARIS • LOURDES - MARSEILLE NICE - LA COTE D'AZUR - GENES ROME • VENISE - MILAN Renseignsmants at inscriptians VOYAGES HONE 1460, Avenu* UNION, Montréal 2 — VI.S-1221 ACCORDEON - Modèle d'artiste "SETTIMO SOPRANI" (120 Avec 10 leçons gratuites à l'école de musique Archambault pour Roulement *25050 Accordéon.2 ieux d an-e*165 et 3 registres au cia vier.4 jeux d'anches et 2 registres aux basses.Avec étui, courroies .et 10 leçons .une valeur totale de $347.50.Termes faciles si désiré.LE MAGASIN DE MLSIQLE LE PLL'S COMPLET AL' CANADA 500 «st, Ste-Catherina VI.9-6201 IMPOSSIBLE DE PERDRE BA I * ‘A IS «7S J .Vu < An.-nij it VM i «wfrwpwwywst»-.»-.- -«z*.» • V-W f , 10'4-1', Pevelstk pr 200 «20 “ — - 20 8 i âi 3éf + Rottiman 100 $20' a 20'v 20’a — H 150 $45^ 45J a 45^4 Z5 $53H 53 K 53H 410 $13'a 13 13 25 $101,/j 101*2 101* •* — * - ^ %7Î/* n + V% Arg C F pr 3000 $7 6?S 7 Arfl 250 pr 250 $50 49* 2 49'.a Z50 tn 22 100 430 430 roo 370 340 200 $644 6*% ~ '4 465 $5656*,-a 56*t -f K 395 $66 65'a 66 4- «4 600 $16 16 16 -f Vi 25 «50 50 50 — *A .425 «31 30 30 —1 «en Fh rt* 95625 *8 *3 M «owattr pr 65 $4*’a 4*'i 4*’*.«OW-M pr 15 «50'¦ SO'.b 50'é - 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