Le devoir, 10 septembre 1962, lundi 10 septembre 1962
FA 1 S CE QUE DOIS VOL.LIT 1 — NO 211 MONTREAL, LUNDI, 10 SE PTEM BRE 1 962 METtOROi-OG/ï Nuageux et averses Min.: 55 — Max.:70 Maximum hier : 71 FUTE DU lOUR S.Nicolas de Tolentino Gracieuseté de SHURER LUMBER (0.LTD.MONTREAL Let librëirtet F.PILON INC.Papctcric - Dactylographes Accessoires de bureau LESAGE : il faut réaliser une démocratie économique et la formule coopérative offre d’excellents moyens Par Réal Pelletier Il faut réaliser chez nous une vraie democratic économique et, pour y parvenir, la formule coopérative offre des moyens d action particulièrement indiqués, à condition que la population y participe spontanément.Telle est l'essence d'un discours qu'a prononcé hier, le premier ministre de la province, M.|ean Lesage, au banquet de clôture du congrès quadriennal de la Société des Artisans.Après avoir fait l’éloge rie la Société des Artisans, coopérative d'assurance, et de son président.Me René Paré, qui est egalement président du Conseil d'orientation économique, M.Lesage a déclaré que l’entreprise coopérative lui a toujours paru être "la traduction, dans la vie économique, de l'idéal démocratique que, depuis des générations, l’humanité s'efforce d'instaurer dans la vie politique".Selon le premier ministre, dans une démocratie économique comme dans une démocratie politique, le départ est sou- vent difficile, la poursuite de l’action représente un défi constant à des défauts bien humains, mais lorsque le terme est atteint, lorsque le succès s'affirme, l’homme a franchi un pas de plus dans la voie vers une société meilleure.M.Lesage a souligné les avantages de la formule coopérative.indiquant la valeur économico-sociale de ce système, dont les preoccupations dépassent le niveau du profit, comme c'est le cas dans l’entreprise capitaliste, mais reconnaît les objections que soulève 1 application de la formule."Dans un monde, a-t-il dit, ou la recherche du profil demeure la raison d’être de la presque totalité de l'activité économique, un certain nombre de personnes n'ont pas confiance au régime coopératif” qui combine des preoccupations financières et sociales.M.Lesage répond à cela que.tant pour le secteur coopératif que pour le secteur capitaliste traditionnel, les insuccès proviennent beaucoup plus d’un manque de préparation des responsables de l’entreprise ou d'une mauvaise connaissance du marché, que de la non-rentabilité de l'entreprise en elle-même.M.Lesage : il faut.Le drame n’éclatera pas avant 48 heures Les prochaines 48 heures marqueront un temps d'arrêt dans l’imbroglio politique que traverse la province de Québec : le ministre des richesses na turelles, M.René Lévesque, part cet après-midi pour Fort Chimo, dans le nord du Québec, avec quelques-uns de ses conseillers.Il y restera deux jours, peut-être trois.Une chose est donc certaine: le drame qui se joue au sein du cabinet provincial, si drame il y a, ne connaîtra pas son dénouement avaiit deux jours au moins.On attendra vraisemblablement le retour du ministre avant d'étudier plus avant la question d étatisation des services d’électrici té ou d annoncer toute décision.Jusqu'à ce jour, le premier ministre Jean Lesage et tous les autres membres du cabinet sont restés muets.Dans le seul discours qu’il a prononcé au cours de la fin de semaine, devant la Société des artisans, le premier ministre a pris soin de ne pas aborder la question de l’électricité.Les entretiens du lac à l'Epaule cependant ne sont plus entourés du même mystère qu’il y a cinq jours.Le secret commence a s'effriter.A force de déductions et de bribes recueillies ici et là, les journalistes qui suivent de près la situation politique ont fini par reconstituer assez exactement les discussions qui ont eu cours entre les ministres et les dirigeants du parti libéral, relativement au problème d’étatisation des services d’électricité.Les membres du cabinet sont unanimes à reconnaitre la nécessité politique et économique de la nationalisation, mais ils ne sont toujours pas d'accord sur la forme qu’elle doit prendre et sur le moment d'y procéder.M.René Lévesque continue d’insister pour que tous les services d'électricité soient étatisés dès maintenant; les autres, c'est-à-dire le premier ministre, puisque la décision finale repose sur lui, hésitent et continuent de se demander s'il n'est pas plus sage de limiter la nationalisation aux seules entreprises d’électricité de l’Abitibi et de la Gaspésie pour l’instant, ce qui éviterait d’immobiliser des capitaux considérables q u i pourraient être utilisés pour donner un bon départ à la Société générale de financement, jusqu'à maintenant la pierre d'angle de la politique libérale.Ceux qui pouvaient encore douter que tel est bien le dilemme que cherche présentement à résoudre le premier ministre ont pu tirer de nouvelles assurances samedi des declaration faites par M.Maurice Lamontagne, dont on sait qu'il est très près des milieux gouvernementaux, au cours du débat sur l'électricité à l’Institut canadien des affaires publiques.à l’hôtel Estérel."?ne sert plus à rien de se demander si on va ou non nationaliser, a-t-il subitement interjeté dans le débat, il est certain qu’on le fera.L'affaire est déjà réglée.Ce n'est plus qu'une question de forme On se demande s'il ne vaut pas mieux se contenter d éta-tiser le* compagnies de la Gaspésie et de l'Abitibi.” A plusieurs reprises, au cours de sa visite de six jours en Allemagne, le président de Gaulle's'est exprimé en allemand.A Bonn, accompagné du chancelier Adenauer, il a défendu avec chaleur l'unité de l'Europe et l'amitié franco-germanique ( Photo Keystone i Chassé dltaSie Bidault reste introuvable ROME.— Les autorités italiennes gardent le plus grand secret sur le lieu vers lequel s'est dirigé Georges Bidault, adversaire acharné de la politique algérienne du général de Gaulle, et que la police Italienne a accompagné à la frontière de son choix vendredi dernier."Il Tempo", journal de droite de la capitale italienne, s'est feit l'écho de rapports voulant que Bidault, leader du Conseil national de la résistance (nouvelle appellation de l'OAS), ait pris l'express pour Munich après avoir été conduit à la frontière autrichienne.Entre temps, on rapporte que l'ancien premier ministre français, qui a été expulsé comme "indésirable", s'était rendu en Italie en vue de participer à une réunion des chefs du mouvement extrémiste qui s'est donné pour mission de renverser le président de Gaulle.Des informateurs dignes de foi affirment que l'expulsion de Bidault, qui est recherché en France "pour complot contre l'Etat", a empêché la tenue de cette réunion.A Paris, le "Journal de Dimanche", citant des sources autorisées, rapporte que Bidault a demandé è te rendre è la frontière autrichienne.MUTISME D'autrq part, les autorités italiennas at françaises ont refusé de donner la moindre information et lai gardes-frontières ainsi que la police autrichienne se sont déclarés incapables de déclarer si Bidault avait franchi U frontière de leur pays.A Madrid, un porta-para-la du geuvernement espagnol a déclaré qu'à sa connaissance Bidault n'avait pas tenté d'entrer an Espagne.Bidault, an exil depuis la printemps dernier, avait été retrouvé è villa Bonaparte, près da Civitanova sur la cita eriantala da l'Italie.Cette résidence est la propriété d'un rauertla-tant Italien dent la femme ait françaiia.Un porte-parole du ministère da l'intérieur a déclaré que Bidault était accompagné d'un compatrieta ayant nom Gabriel-Louis Duval, qui a également quitté l'Italie.Fin de la visite triomphale de De GauiSe en Allemagne STUTTGART.— C’est dans une véritable ovation populaire que le président de Gaulle a terminé hier sa visite officielle de six jours en Allemagne occidentale.M.Lesage est las.M.Lesaqe est un homme fatigue.En dehors de ses discours, qui demeurent empreints de sa verve coutumière, ses sourires se font plus rares et sa physionomie trahit l'inquiétude.Il doit faire face è un problème de taille ; la question de la nationalisation des compagnies privées d'électricité, un problème dont les aspects et les prolongements sont nombreux.La question a pris des proportions telles qu'elle met aujourd'hui en cause l'avenir même du gouvernement et fait appel aux notions d'entreprise privée, de socialisation et de socialisme.C'est dans ce -onlexte que M.Jean Lesage parle aujourd'hui de sa santé en termes de "stress" et d'insomnie, que sa femme insiste sur la nécessité pour lui de se détendre, que son secrétaire souligne le "besoin de vacances" que ressent le premier ministre.M.Lesage avoue lui-même qu'il est actuellement très fatigué.Bien qu'il se couche tôt, il se réveille fré-tuem-ment à troi'- h-ures du matin, et a’ers, "tout revient d'un coup" à son esprit.Lorsqu'il dit "tout", on comprend facilement ce dont il s'agit.Les gens autour de lui évitent de lui parler de ce "tout".Quand on lui en parle, il esquisse un demi-sourire et plaisante.Le premier ministre • peu d'occasions de se détendre.Quelques brefs séjours à son chalet du Lac Beauport, un court voyage de pêche oc casionnel no lui permottent pas de récupérer les éner gies dont il a besoin pour af fronter It dilemmt dans laque! Il est plongé.Sa femme s'inquiète A sa suggestion, le premier mi-Veir page 2 : Santé Le cardinal Paul-Emile Léger el M, |ean Lesage, au grand banquet de clôture du congrès quadriennal de la Société des Artisans.(Photo L* Devoir) LE CARDINAL LÉGER AUX ARTISANS Ce qui n est est d e nos pas TÉglise responsable faiblesses La situation précaire ries Canadiens français dans le dn-maine temporel au pays est attribuable à des faits liistori ques réels, comme les conséquences de la Conquête, plu tnt qu'à l’influence des diets rie l'Eglise canadienne.C’est ce qui se dégage d'un passage de l'allocution qu'a prononcée hier le cardinal Paul-Emile Lé gcr.devant les congressistes de la Société des Artisans, à l'eglise Notre-Dame de Montréal.I.e cardinal a même précisé quels étaient, selon lui, ces “faits réels” de l'histoire, soit; 1 ) l'exclusion systématique des nôtres de toute entreprise financière, au lendemain de 1760; 2) la pauvreté de nos pères à la suite d'une guerre ruineuse et prolongée; 3) la dévaluation chez nous de la monnaie française après la capitulation.Quant a ceux qui ernient que les cheis de l'Eglise canadienne sont responsables de "la situation précaire ries nôtres rians (e riomaine temporel au pays", le cardinal "veut croire" que "ces esprits sont plus inspirés par un idéalisme déçu que par la volonté de fausser l'histoire”.Il ajoute toutefois que l'accumulation de leurs "fausses insinuations au sujet du développement des Canadiens français reioint les hostilités et la malveillance de ceux qui n’acceptaient pas que la ConquèU Voir page 2 : L’Eglise A Stuttgart, dernière étape de son voyage outre Rhin.le.chef de l’Etat français s'est adressé à plus de 10.000 jeunes Allemands rassemblés dans la cour d'un château du XVllIe siècle, leur disant qu’ils étaient les "enfants d’un grand peuple", même si "au cours de l’histoire” l'Allemagne a commis “de grandes erreurs".Mais tout cela “devait être condamné et a été condamné", l’Allemagne a “enrichi le patrimoine universel” par son travail ses réalisations et ses inventions.Puis le chef du gouvernement français a souligné que “l'estime, la confiance et l’amitié réciproque des peuples allemand et français” sont les bases mêmes de l'unité européenne.Se rendant de Munich — ou il avait assisté à la messe — à Stuttgart, le général de Gaulle a été arreté par la foule qui avait rompu les barrages de police pour l’acclamer, et lui serrer la main.Les milliers de jeunes gens qui l’attendaient à Stuttgart Voir page 2 : De Gaulle OFFENSIVE GENERALE CONTRE CENTREE DU R.-U.A LA C.E.E.La conférence du Commonwealth débute aujourd'hui LONDRES.— C'est aujourd'hui, à Marlborough House, que s'ouvre officiellement la conférence des premiers ministres du Commonwealth sur le sujet épineux de l'entrée éventuelle de le Grande Bretagne au sein du Marché commun.Les principaux adversaires au projet de M.Macmillan, ou tre une partie de l'opinion britannique elle-même, seront les premiers ministres du Commonwealth blanc, MM.Diefenba ker, Menzies (Australie) et Holyoake (Nouvelle-Zélande).MM.Macmillan et Heath prendront les premiers la paro le pour expliquer les intentions du Royaume-Uni et exposer l'état des pourparlers avec la Communauté économique eu- ropéenne.Ils auront contre eux le fait que l'état de ces discussions est loin d’être très explicite et rien dans les entretiens de Bruxelles ne permet encore de dire avec exactitude quel sera l'avenir du Commonwealth advenant l'adhésion de Londres è la CEE.En tant que premier ministre du territoire senior du Commonwealth, John Diefenbaker sera le premier è donner la réplique.Il le fera sans doute mardi.Ce dernier, récor'orté semble-t-il par les derniers développements qui ont précédé la conférence, paraissait d'ex-Voir page 2 : Le Commonwealth .Les partis politiques doivent offrir une possibilité de choix La conférence de l’ICAP fut VILLE D'ESTEREL.-— En démocratie, la tâche majeure des partis politiques est de présenter un choix aux électeurs, de leur permettre de se prononcer sur les questions fondamentales que la société doit résoudre.Et le choix véritable entre les partis n'existe que là où il y a tension entre les classes de la société.De plus, il faut que cette tension sociale engendre une divergence idéologique, une divergence d'option fondamentale sur la nature de la société.Voilà ff qu'a affirmé samedi soir, à l'holel Estérel, le professeur Charles Taylor, de l'université McGill, alors qu'il présentait une causerie sur le rôle des partis politiques dans notre régime démocratique.M.Taylor a également affirmé; “Gouverner, c’est plus que concilier, c’est aussi décider du destin d’une société.Il s’ensuit que le rôle premier des partis en démocratie c'est d'être les interprètes de ce destin, c'est d'être l’intermédiaire par lequel les électeurs peuvent intervenir dans l’activité du gouvernement et trancher les grandes questions de l'heure." Dans la première partie de sa remarquable causerie.M.Taylor expose une conception du rôle des partis en démocratie.conception qui est très répandue en Amérique du Nord et qui semble correspondre assez bien à la résilié politique telle que nous la vivons.Las partit-ceurtiar» "The Market Theory of Politic* ou la "théorie économique" considère moins le parti politique comme “une association de personnes qui ont une conception commune sur le bien general du pays", que comme “une association ayant pour but de pcrmetlre à ses membres de s'emparer, en tant que groupe, du pouvoir et rie a’y maintenir".C’est que, selon cette théo- rie.la société consiste en un nombre presque illimité de groupements qui ont chacun leur intérêt à poursuivre Pour éviter le désordre et l'anarchie.les differents groupes doivent donc en venir à un accord ; à cette fin, ils doivent avoir recours à des courtiers.Ces courtiers du marché politique, ce sont les partis.En tant que détenteurs potentiels du pouvoir, les partis sont chargés de trouver un moyen de concilier les multiples intérêts des groupements.La condition essentielle de leur réussite est de trouver une solution qui satisfasse aux exigences d'au moins une majorité des groupements dont I* société est composée.Voir page 2 : Lai partit Lévesque n y était pas.Par Mario Cardinal M.René Lévesque ne s'est pas rendu é la conférence de rtCAP.Son absence e été remarquée et soulignée.C’est la première fois, disait-on.qu’il manquait un* conférence d* l'Institut.Pourtant, il devait y êtra.La nouvelle publiée dans "Le Devoir" de jeudi matin au sujet d'un débat en perspective entre M.Lévesque et le Shawinigen n'était pat fausse.EH* a d'ailleurs été confirmé* officieusement, le jour même, per un organisateur du congrès.Msit le conférence a prit une tournure que nul n* prévoyait, en fout cas pas les simples participants.Les discussions, let con fértncei, les exposés qui ont marqué l'ensemble d* la conférence ont démontré un souci évident d* généré- lité et une préoccupation constante d* n* pas plonger le débat dans le contex-te québécois.Pourtant, tout l'y prépa rait ; le sujet d'abord, "Les fonctions de l'Etet dans la société moderne", l'ecuité du problème de le nationa lisation d* l'électricité au Québec, les opinions déjà avouées d* nombreux participants.H y avait è la conférence un ou deux fonctionnaires du ministère des richesses naturelles.H est possible qu'è le suite d'informations reçues d'eux et de la lecture des journaux, M.Lévesque ait décidé de s'abstenir.,, pour n* pas forcer le débat sur un problème bien particulier, celui d* la Sh*.winigan.Voir paq* 2 l Lévesque plus que satisfaisante Par Jules LcBlanc VILLE D'ESTEREL — A tout prendre, la Çe conférence annuelle de l'Institut canadien des affaires publiques a été plus que satisfaisante pour les quelques centaines de personnes qui viennent d'y participer.D une part, en effet, l'organisation matérielle de ces assises, le travail accompli dans les ateliers et la séance vraiment exceptionnelle de samedi soir, ont été un gros succès Par contre, dans l'ensemble, les séances plénières du soir, au cours desquelles des conférenciers réputés ont présenté leurs exposés, ont ete un échec relatif.La réunion de cinq jours, qui a pris fin hier, s'est déroulée dans un cadre magnifique, à l’hôtel Estérel, près de Ste Marguerite.Elle avait comme thème general: "Los fonctions de l’Etat dans la société moderne".S\ir le plan de l'organisation matérielle, tnui a marché rondement.rl c'est là un fail plutôt exceptionnel pour ITCAP.Le lieu des assises, le respect La nationalisation de l’électricité, bonne ‘, est politiquement nécessaire Par Jean-Pierre Fournier VILLE D'ESTEREL, — L’étatisation des services d’électri cité de la province, étant économiquement bonne, est une mesure politiquement nécessaire et le gouvernement doit y pro céder sans plus tarder, a conclu samedi un atelier de travail de l’Institut canadien des affaire* publiques.C’est M.l’abbé Louis O’Neill, professeur de philosn phie sociale à l'académie de Québec, qui a le plus clairement exprimé cette opinion au terme du rtéhal d'une heure et demi* auquel ont participe trois fois plus de personnes que prevu.“Dès que les économistes me disent que la nationalisation de l'électricité est une mesure économiquement intelligente, a-t-il dit, je prétends que, politiquement, il faut le faire immédiatement".Prié d'expliciter les motifs politiques de la nationalisation, l'abbé O’Neill a déclaré qu'elle était devenue un symbole auquel >e raccroche toute la population dans sa soif d'une action émancipatrice.M.Gérard Pelletier, rédacteur en chef du journal "La Près ae", a enehainé, disant que ta nationalisation des services d'elec Voir peg* 2i La nationalisation d* l’électricité , de l'horaire prévu, et les millo autres petits détails qui rendent un congrès à la fois agréable et propice au travail, tout cela était organisé minutieusement, Et on ne signale aucune anicroche sérieuse.I.cs ateliers de travail, qui élaicnl une innovation, ont *1* particulièrement bien prepares et, dans l'ensemble, c es* là la plus grande réussite d* res assises.Saul quelques exceptions.le travail y a été ar-rempli avec sérieux et la participation dos congressistes, variée.Les sujets d'étude, à es niveau, contenaient plus d'implications concrètes: c'est sans doute là un des principaux facteurs de la réussite de« ateliers.Les séances du soir En ce qui a trait aux grandes séances du soir, elles n'ont pas donné tout ce qu’on en attendait.En particulier, les deux séances de jeudi et de vendredi soir, où Ton a présente deux causeries, suivies rie deux commentaires Ce qui plus est.les textes présentes Voir peg* 2 t L* conférence 3999999 / DEUX LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI.10 SEPTEMBRE 1962 : Lévesque.(i'uite de la prevvrre paye) Une etmoiphère Pourtant, l'atmosphere dp la conference était empreinte du mystère du lac à l'Épaule On on discutait privément.dans les conversations individuelles, dans les chambres, autour dos tables de consommation Les allées et venues mystérieuses de Pierre Elliott Trudeau, les brèves apparitions de Michael Oliver, l'activité febrile de Marc Brière, Roland Chauvin, Guy Favreau.trois membres de la commission politique de la Fédération libérale qui presenters une résolution sur la nationalisation de l'électricité au congrès de la Fédération, en novembre, les allusions cachées derrière nombre d'interventions en plénière enfin tout respirait la tension poli-lique que connait présentement le Québec et la cause de cette tension ; la Shawinigan.Il est néanmoins heureux que les débats officiels aient ete maintenus au niveau des principes et des idéologies, le contraire aurait été une déviation du thème même du congrès.C'est ce qu’aurait compris M.Lévesque.Santé.(Suite de la premiere page) nistrs pratiqua depuis quelque temps le yoga, à l'aide de disques.Il estime que cela lui fait beaucoup de bien.mais ne règle pas les problèmes.L'homme est un démocrate S'il ne parle pas d'électricité, il écoute ceux qui en parlent.Il donne l'impression d'un homme qui cherche encore et qui veut rassembler le plus grand nombre de voix possibles avant de parler.On croit discerner néanmoins l'attitude d'un homme tourmenté, tiraillé par des Influences contradictoires.Mais telle impression est furtive.Le problème fonda mental qui le ronqc est celui c’e concilier des points de vue différents.Et do prendre une décision capitale.Dans ces conditions, l'homme qui est aussi premier ministre, suscite une grande sympathie.rï£ -ja.cat JLaigé.i .SPECIAL BUFFET FROID et chaud tous les jours au lunch et les dimanches soir.LE RENDEZVOUS DES FERVENTS DE LA "HAUTE CUISINE FRANÇAISE'' SOUPER cl DANSE tous les soirs En vedelle : LEO HUMMENY cl l’ensemble a cordes IE PAVILLON.ele/ MR ( \\M>\ .Ill s rapports ont été présentés par des membres d'un centre f de recherche urbaine d'Allemagne occidentale, et l'un de ces spécialistes a dit que le chiffre de 700,000 Urnes peut être trop élevé, et qu'tl faut étudier le cas particulier pour juger si une telle concentra-i tion d'industries et d'ouvriers n exige pas trop de circulation.f Ces vues peuvent paraître étranges ou peu pratiques, mata tes experts disent que dans les grandes villes U population s'est habituée aux in convênients de la circulation et au fardeau que cela lui Impose, et que dans l'intérét du publie il faudrait réduire le* ennuis de la rongestion.D'après ces recherches il ' sembla que dans l'avenir les villes seront construites dans des endroits où les gens auront de l'agrément à vivre plutôt qu'en fonction des besoins des industries.Autrefois, l'emplacement de la ville était impose surtout par la proximité des matières premières, des mojens de communication ou des sources d'énergie.Aujourd'hui, tous ces éléments peuvent être apportés aux villes nouvelles établies dans des sites choisis parce qu'ils offrent de bonnes conditions de logement et un décor agréable pour la vie des citadins.Tout cela peut sembler utopique car les villes continuent de grandir.Evidemment, il ne suffit pas de maintenir ou d'imposer des divisions administratives pour limiter les danger» de la grande ville, car la présence des villes satellites tout autour de Montréal et qui y sont maintenant soudées sans aucun Intervalle n'atténue sûrement pas tes problèmes de la circulation ; c'est plutôt un obstacle à des solutions énergiques.Diversité de production D'autre part, on ne peut pas pousser la decentralisation trop loin, car la ville a besoin d'une diversité de production qui la protège contre des perturbations industrielles.La grande crise économique de* années 1930 en a donne des preuves tragiques.Les villes qui vivaient d'un petit nombre d'activités furent plus durement frappées que d'autres.Ainsi, en Angleterre, la ville de Newcastle, qui vivait alors presque exclusivement du charbon, des aciéries et des chantiers maritimes, a vu ces trois industries paralysées, et le chômage atteignit 87% ; dans ces conditions, tous les revenus s'arrêtent y compris ceux des nvir-chands et des professionnels, et même les taxes municipales.Ce n eat donc pas souhaita hle qu'une grande industrie prospère s'installe dans un domaine à part et construise une vtllr pour ses employés ; car advenant une crise de cette industrie, le ville est paralysée Tlsn* le» ville» nouvelles d'Angleterre qui ont été sména- > LE KATANCA DANS LE NAUFRAGE CONGOLAIS — Ill — Un abcès difficile à crever Par ERIC ROULEAU ELISABETHVILLE, août.— L’une des tâches les plus ardues d'un journaliste de passage dans la capitale katangaise est d'avoir un entretien avec les officiers supérieurs de la force internationale.Non que ceux-ci soient, en principe, hostiles à des contacts avec la presse, mais le temps dont ils disposent pour de telles activités est singulièrement limité.La première partie de l'après-midi est généralement consacrée à la sieste, la seconde à une partie de golf.Un “five-o'clock tea" prolongé est suivi d'un match de criquet ou de football.Le "whisky and soda" précède le “dîner en ville".11 y a aussi, bien sûr, dans la matinée, l'expédition des affaires courantes, ies inspections, et surtout les palabres interminables avec les représentants de l'armée katangaise.Il serait sans doute inutile de préciser que le haut commandement des forces de l'O.N.U.au Katanga est constitué d'officiers indiens, sortis tout droit des “Carnets du major Thomson".Militaires d’élite, commandant, de l'avis général, dos troupes de première qualité, ils se sentent frustrés de la victoire militaire remportée par les ‘ casques bleus" en décembre dernier et sont persuadés qu’ils n'ont plus aucun rôle actif a jouer, tout au moins dans l’avenir prévisible.L'officier d'état-major qui nous reçoit, grâce à l’intervention d’un ami commun, est un homme solide d'une cinquantaine d'années, les tempes grisonnantes, la mâchoire énergique.Il nous expose pourquoi, selon lui, un ‘troisième round’ mené cette fois-ci à son terme logique, "détruirait pour toujours la sécession katangaise".les “casques bleus" prêts à triompher “Nous avons beaucoup ap pris des combats rie septembre et rie décembre derniers, nous dit-il en guise d'introduction, et tout a été prévu pour une opération-éclair.Les “casques bleus" ont reçu des renforts, d'importantes réserves d’armes et de munitions ont été constituées, des escadrilles de bombardiers et de chasseurs sont prêles à prendre l’air à tout moment, et notre système logistique a été largement amélioré.” Les milliards dissipés Sur le plan opérationnel, également, des mesures ont été prises pour parer à toute résistance éventuelle.La force internationale contrôle, depuis le début de cette année, les accès d'Klisabethviile, où la gendarmerie katangaise n'est plus autorisée à stationner.En cas de conflit, ta capitale serait isolée en quelques heures du reste du pays, .Tadot-ville et Kolwezi, importantes bases katangaises — des “power points", comme les qualifie notre interlocuteur — seraient aussitôt investies et paralysées par les parachutistes indiens.La “route du cuivre" serait coupée par l'occupation de points stratégiques sur les lignes ferroviaires reliant le Katanga à l’Angola et à la Rhodésie.Sir Roy Welensky ne pourra pas voler au secours de son allié, M.Tschombé, sans provoquer, aux dépens de la métropole — la Grande-Bretagne — une sérieuse crise internationale.Mais comment six mille cinq cents “casques bleus" — la totalité des effectifs de la force internationale au Katanga — pourront-ils venir à bout de la résistance de plus de vingt mille soldats katangais, appuyés par une partie au moins de la population?La question provoque un grand éclat de rire de l'officier d'élat major.“Croyez-vous à la propagande katangaise nous demande-t-il.Savez-vous que les militaires katangais qui se sont vraiment battus constituent une poignée d'hommes?Que sur les cinq cents «wnnwminmciiHnimiiiiiiiiiiimiiiisium gées après la guerre, surtout pour décongestionner la région de Londres, et dont une quinzaine progressent dans le moment, on a tenu à assurer celle diversilé.Néanmoins, ces villes dont la population fut dès le départ d'environ 10,000 âmes, et qui on ont aujourd'hui environ 40,000 à 50,000, ne doivent pas dépasser les 80.000 âmes, ou au maximum le chiffre de 100,000 pour deux ou trois cas.Les métropoles Même si la ville idéale de l'avenir devait être maintenue entre les limites extrêmes de 50.000 à 700.000 habitan's, il n’est pas assuré que ces théories prévaudront ; pour le moment, et malgré les dangers de la guerre nucléaire qui guettent les grande» métropoles, ees dernières continuent de «’étendre.Le» statistiques officielles peuvent parfois masquer ce phénomène ; c'est ainsi que certaines grandes villes cessent d'augmenter parce qu'elles ont atteint un point de saturation, tandis que les villes satellites à leur périphérie se développent â un rythme rapide.Mais c'est évidemment la même réalité urbaine qui grandit et sc déploie sur un t< rri-toire toujours plus vaste à cause de l’automobile.Les urbaniste' «r demandent même si les métropoles n'èvo-luent pa* ver» un» fusion avec des villes plu» ou moins élol- officiers de l'armée katangaise, moins d'une cinquantaine ont reçu une formation militaire?Que la population s’est tenue prudemment à l’écart des combats, laissant aux mercenaires et aux têtes brûlées parmi les colons européens le soin d'organiser la résistance?” Un* population pacifiqu» Il est certain que la plupart des soldats katangais n'étaient pas à la hauteur de la tâche que leurs officiers européens exigeaient d’eux, mais il est non moins vrai gue certains se sont battus héroïquement, de l'avis de témoins oculaires.La population, pour sa part* comme celle du reste du Congo, est de nature profondément pacifique.J’ai été témoin, à ce propos, d'un incident significatif: le 11 juillet au soir, des rumeurs avaient circulé sur l'imminence d'un nouveau conflit entre le Katanga et l'O.N.U.Le lendemain, la ville était à moitié paralysée, de nombreux autochtones ne s’étant pas présentés à leur travail.Ce jour-là, la ville a manqué de pain frais: pour ma part, j’ai dû faire le tour de la ville pour acheter de l’essence, mais en vain, car les “pompistes” avaient disparu comme par enchantement.En tout cas, l’armée katangaise est aujourd’hui beaucoup moins un corps combattant qu’une masse exigeante de privilégiés — les soldes sont quatre à cinq fois plus élevées qu’à l’independance — agissant en groupe de pression politique.On devine dans quel .sens s'exerce son influence quand on songe au sort qui lui sera réservé le jour où une reconciliation s'effectuera entre Elisabethville et Leopoldville.Car c'est à un rapprochement entre les deux capitales et non à une nouvelle opération militaire que l'on tente actuellement d’aboutir.L’opposition de certaines puissances occidentales à toute violence, la campagne orchestrée contre les “atrocités” de l’O.N.U.— à l’exclusion de toute allusion à celles des mercenaires et des troupes katangaises—rendent à l'heure actuelle impossible le recours délibéré à la force, fût-ce en application des résolutions votées antérieurement par le Conseil de sécurité.l'Occident divisé Les puissances occidentales sont d'accord pour exercer des “pressions pacifiques" afin d accélérer un accord entre les frères ennemis, mais divergent sur le sens à donner au mot “pacifiqueJ.Les Américains prévoiotH," sous ce vocable, toute une gamme de sanctions allant jusqu'au blocus du Katanga.Les Anglais et les Belges, partisans de pressions diplomatiques sur les deux protagonistes du conflit et non pas uniquement sur M.Tschombé, s’opposent aux sanctions économiques en soutenant que celles-ci provoqueraient la ruine du Katanga.La Franco, tout en observant une altitude de prudente expectative, ne s’est pas ralliée au point de vue américain de crainte que le blocus ne suscite une réaction violente des forces katangaises.En réalité un éventuel boycottage économique du Katanga et, partant, du cuivre de l’Union minière — puisqu'il s'agit bien de cela essentiellement — ne coûterait pas grand-chose aux Etats-Unis.L’industrie américaine est largement pourvue du métal rouge fourni par les mines nationales et par celles du ChiU, qui seront les premières à bénéficier de l'arrêt des exportations d'Elisabethvüle.E'n revanche, les usines belges et françaises, largement tributaires du cuivre katangais.subiraient de sérieuses perturbations si cet- gnées qu’elles finiront par rejoindre et englober d'ici cinquante ans.Ainsi on parle d'une agglomération new-yorkaise qui s'étend virtuellement de Boston à Washington et qui groupe 38 millions d'habitants.De même on prédit que Montréal s'étendra de Trois Rivières à Ottawa à la fin du siècle.Si l'on veut que la vie urbaine ne devienne pas complètement inhumaine, il faut que la planification tienne compte des dangers de la circulation, afin de ne pas les aggraver sous prétexte de progrès.Les moyens de transport permettent à un grand nombre de citadins de fuir te centre des villes et de vivre au grand air.Mais l'automobile risque aussi de paralyser le coeur des villes.La solution n'est donc pas dans la multiplication des autoroutes qui feront affluer ies voitures particulières vers le centre et qui exigeront des parcs de stationnement ruineux et toujours insuffisants à mesure qu'on les augmentera.Les avantages maximum de l'automobile s o nt possibles dans la ville plafonnée à 700.000 âmes.Les villes plus populeuses, comme Montréal avec ses 2,059 000 âmes (région métropolitaine en 1961), doivent compter plutôt sur le transport en commun, et notamment le métro, pour échapper â l'asphyxie.R.S.au DEVOIR La faiblesse du pouvoir politique, racine de nos hésitations Etatiser, cela veut dire : rendre commune la propriété privée.11 y a étatisation lorsque la majorité, par la voix de ses représentants, s'arroge l’exploitation d’une richesse économique ayant appartenu à l'entreprise privée, sous prétexte de la mieux faire servir au bien commun de l'ensemble.La question est de savoir si l’Etat, qui reconnaît le principe de la propriété privée, peut déroger a ce principe et faire prévaloir sur lui le principe de la propriété commune.On a cru.un temps, que ce principe de la propriété privée était absolu et qu’on n’y pouvait déroger.Tel n’est plus le cas aujourd'hui.Les régimes socialistes aussi bien que les régimes libéraux reconnaissent la primauté du bien commun sur le bien d'un particulier, donc primauté aussi de la propriété commune sur la propriété privée.Le droit à l'étatisation est donc parfaitement reconnu en droit et bien établi en fait.Ce droit ne fait te source d'approvisionnement venait à tarir.Mais là n'est pas le fond du problème.En dernière analyse deux conceptions s’affrontent au sein du camp occidental, tant sur l'avenir politique du Katanga que sur le rôle des Nations Unies dans le "tiers monde”.Les gouvernements anglais et belge ne sont pas visiblement hostiles à la “très large autonomie” que revendique M.Tschombé.Tout en se rendant certainement compte des impératifs économiques qui militent en faveur d'un lien organique entre le Katanga et le reste du Congo, ils penchent beaucoup plus pour une sorte de “Marché commun congolais” où l’essentiel du pouvoir politique ne serait pas investi dans le gouvernement central.Lon-dres et Bruxelles voudraient en effet entourer leurs intérêts au Katanga de certaines garanties dans le cas où une équipé nationaliste et dirigiste accéderait au pouvoir à Léopoldville.Pour les Anglais, les risques sont doubles puisque l’élimination de M.Tschombé ne manquerait pas de donner une nouvelle impulsion au nationalisme africain dans la Rhodésie voisine où se trouvent concentrées les fabuleuses ressources de la “ceinture du cuivre”.De même, on s’inquiète en Angleterre de D'activisme” des Nations Unies au Katanga en pensant sans doute au rôle qu’elles pourraient prétendre jouer en Rhodésie du Sud où la Grande-Bretagne entend résoudre seule le problème colonial qui s'y pose.Bref, pour les Anglais, la question katangaise uoit être résolue pacifiquement, de telle manière qu’il n’y ait "ni vainqueurs ni vaincus".Pour la Belgique le problème ne sc pose pas dans des termes identiques puisque la tâche de M.Spaak est de défendre les intérêts et les citoyens de son pays non seulement au Katanga, mais dans tout le Congo.D’où l’attitude hésitante, sinon équivoque, de Bruxelles à l’égard des affaires congolaises.La diplomatie gaulliste, enfin, toujours méfiante à l’égard de l’O.N.U., tient à ce que la crise soit absorbée par une action d'ensemble.élaborée et appliquée en commun par les puissances occidentales.Barrtr la route aux Seviats Dans le camp “adverse", les Etats-Unis, bien qu'ayant a-bandonné leur projet initial "d'abattre M.Tschombé", veulent amener celui-ci à sc soumettre, politiquement du moins, aux autorités centrales du Congo.Le gouvernement de M.Adoula demeure pour eux la seule source du pouvoir légitime.Il est souvent dit dans les milieux européens d'Elisa-hethville que les Américains n'avant aucun intérêt matériel à défendre au Congo, sinon de "supplanter leurs alliés”, ont beau jeu de se poser en champions de “l'anticolonialisme”.Mais quiconque a tant soit peu voyagé en Afrique comprendra aisément les mobiles politiques de Washington.Il suffirait en effet d'inier-roger au hasard le premier nationaliste venu à Lusaka, Salisbury, Nairobi ou Usumbura pour se rendre compte à quel point l'opinion africaine est unanime pour condamner M.Tschombé."Toute la question.nous a dit à ce propos un diplomate américain, est de savoir si l'Occident sutura une politique qui lui aliénera les gouvernements et les mouvements nationalistes d'un bout à l'antre de l’Afrique, ouvrant ainsi la voie à l'influence soviétique, ou bien s'il aidera résolument le gouvernement central congolais à rider un abcès qui ne cesse de pourrir au coeur même de l'Afrique noire." Ce même diplomate nous a laissé entendre que les tentatives actuellement entrepri-ses pour faire aboutir un règlement entre Elisabethville et Léopoldville constituaient la "dernière chance" de M.Tschombé, que le prestige des Nations Unies serait gravement compromis si une so-1 ii t i o n “n’interi'enatt pas arant la fin de cette année”.Qui l'emportera dans cette nouvelle phase de la crise congolaise' Un observateur d'EHsabethville répond non sans logique: “M.Tschombé n’a jamais été à la fois aussi éloiâne et aussi proche du but qu'il s’est fixé: éloigné, parce que ses adversaires ont dé ridé d'engaper contre lui la bataille décisive; proche, car un échec de ceux-ci consacrerait vraisemblablement le succès de la sécession katangaise'’.fTou* droits réservé* pour Le Devoir et L» Monde).nullement l'objet de controverse; aussi, n'avons-nous pas à le discuter : l'évidence n implique pas la raison.Si, donc, on reconnaît a l’Etat du Québec le droit d e-tatiser nos richesses hydroélectriques.quel est le sujet réel de la controverse actuellement en cours?C’est qu'il y a un pas à faire entre renoncé d'un principe et sa mise en application.L'Etat doit, non seulement faire des lois, mais, de plus, veiller à leur application.Une loi n’a pas pour seule raison d'etre le fait quelle soit bonne ou juste, mais, aussi, doit-elle être promulguée et mise en application.Le gouvernement Lesage n'est que partiellement justifié de faire une loi dite de l'étatisation de l'électricité.Nous lui reconnaissons le droit d'étatiser, mais nous doutons qu'il puisse légiférer dans ce sens parce qu’il n'a pas les pouvoirs d'appliquer une telle loi.Telle est la difficulté à laquelle doit faire face notre gouvernement.Le pouvoir politique inhérent à l'Etat du Quebec parviendra-t-il â faire taire l'opinion publique, à imposer ses vues aux capitalistes étrangers, à promouvoir une entreprise aussi complexe qu'un réseau national de l'électricité.Triste gouvernement que ce* lui dont Te pouvoir est si mal établi qu’il ne puisse pas lui ermettre de promouvoir le ien commun de la société pour laquelle il existe ! On le voit bien, ce n’est pas la bonne administration du gouvernement Lesage qui est ici mise en cause : on ne doute pas de sa bonne volonté ni de sa capacité d'administrer, mais bien plutôt des moyens mis à sa disposition.L'effort du gouvernement libéral, sa.légitime ambition de promouvoir le bien de la province ne font que rendre plus évidentes les lacunes de notre système politique.Doit-on reprocher au parti libéral d’avoir tenté l’impossible?d'avoir enthousiasmé l'opinion publique avec l'idée dune entreprise non moins légitime que nécessaire et urgente ?Nous ne sommes pas déçus de notre gouvernement.mais nous sommes déçus avec lut de la faiblesse de nos institutions politiques et de l'absence de pouvoir politique réel au Québec.Nous vouions bien nous unir pour sortir de notre marasme économique, mais nous unir autour de quoi ?Autour d'un Etat fantôme qui n'a que les apparences d'une réalité politique ?Martin BELIVEAU Vingt-six mille membres Montréal, le 6 sept.1962 Monsieur le directeur Le Devoir Montréal Cher monsieur.Après l’opposition du membre de la Chambre de Commerce de Lévis à la décision prise par le Conseil de la Chambre de Commerce de la Province de Québec, au sujet de l’étatisation de l'industrie hydro électrique.veuillez ajouter celle d'un membre de la Chambre de Commerce de Montréal.Peut-on présumer que les 3.500 membres de cette Chambre endossent le point de vue (celui de faire une enquête) du Conseil de Montréal?Pour- moins deux quoi ce Conseil, avant de se prononcer, n'a-t-il pas consulté les membres sous forme de questionnaire ?Il avait tout le temps nécessaire puisque le sujet débattu remonte assez loin.En d’autres mots, la suggestion faite par le Conseil de la Chambre de Commerce du District de Montréal n’est l'opinion que d’un 1res petit groupe de membres et n'engage pas nécessairement l'opinion des 3.500 personnes qui font partie de ce groupement.Un membre, Charles-Edouard Thtvierge, Montréal.; Réponse aux inquiétudes de M.Adrien Plourde Réal Caouette donne des inquiétudes aux chefs ouvriers.Le chef adjoint du C.S.serait-il le seul sujet d'inquiétudes des chefs syndicaux ?Tant mieux.Cela résume les problèmes des humains qui sont demeurés sur notre planète.Caouette est peut-être un nouveau Moïse.Le Pharaon du temps commence à s’inquiéter quand, à la demande répétée de Moïse, les dix plaies s'abattirent sur son peuple.Le danger de dictature ?Le Canada est un grand pays avec 18 millions d’habitants.Réal Caouette est chef adjoint d’un parti politique sur quatre reconnus officiellement à ce jour.Y a-t-il de quoi fouetter un chat ?C’est le droit de grève et la retenue syndicale qui causent des insomnies aux leaders ?Vous êtes chanceux de si bien connaître la pensée de Caouette.Pour ma part, je suis créditistc depuis 25 ans et je connais Réal depuis au moins 20 ans.C’est-à-dire depuis la dernière fois que ja l'ai entendu parler en public.Si Réal pense ce que vous lui faites dire, je ne suis pas le seul à différer d’opinion avec lui sur le sujet.Quant à l'incident Hitler-Mussolini, je vous en prie, M.Plourde.soyons sérieux.Le plein emploi par la planification “généralisée”, c’est la formule du NPD.Je suis d'accord avec le NPD jusqu'au mot "généralisée”.Je trouve que ee mol “généralisée” sent la dictature à plein nez.M.Plourde, vous êtes un chef syndical, libre d'adhérer ou pas au NPD.Tout en étant libre, vous n'avez pas négligé rie scruter la formule NPD.Vous êtes tout indiqué pour dissiper mes scrupules.Ja vous pose la question.Que devient la liberté d’association avec la planification “généralisée" ?Eugène FORTIN, m.d.St-Victor, Beauce Des députés mieux payés seraient-ils immunisés contre Monsieur Laurendeau, Vous croyez vraiment qu'un député au salaire de $25,000 par année n'accepterait ni ristournes.ni pot-de-vin.Comment m'expliquer que les députés valant aujourd’hui dans les $300.000.sont plus friands que jamais de ristournes, etc.?les pots-de-vin ?Il est vrai qu'une élection peut coûter beaucoup plus que $100.000.dans un seul comté.Celui qui a l'argent a beaucoup plus de chance de se faire élire que l'autre qui n'en a pas.M.A.Bergeron, Montréal.Les grands oubliés de notre Fête du Travail Monsieur le rédacteur.Nous venons de vivre un autre jour consacré à la glorification du travail.Comme par le passé, les autorités ont exprime les sentiments que leur inspirent le travail et les travailleurs.Tout cela était fort à propos.Cette classe de la société mérite bien d’étre à l'honneur au moins un jour par année.Je veux ici attirer l'attention sur une autre classe qui mériterait bien, elle aussi, d'être à l’honeur ce jour-là.11 s'agit des agriculteurs.Pourquoi n'est-il jamais question d'eux à cette occasion de la Fête du Travail ?Pourquoi n'a-t-il été question que du travail et de la classe prolétarienne ?Pourtant, s'il y a des gens qui méritent la rc connaissance de tous pour leur travail, ce sont bien les agriculteurs.Alors que tous Tes autres humains peuvent jouir aujourd'hui de nombreuses heures de loisirs chaque jour, de semaines de vacances payées, de fins rie semaine dans le nord ou ailleurs, pour les cultivateurs il n'y a que le travail qui entre dans leur vie.Si, encore, le fruit d'un tel labeur pouvait un jour leur apporter 1 aisance, cela pour-rail peut-être compenser pour l'absence de loisirs.Mais ils demeurent toujours dans le même état de fortune.De tout ce que le cultivateur réussit a vendre, ce sont les entremetteurs qui en tirent le plus grand profit et qui s’enrichissent.En attendant que régne la justice dans ce domaine du travail, au moins sachons, à l’occasion de cette fête, manifester notre reconnaissance envers les travailleurs de la terre.Pensons que tout ce qui est mis sur la table pour nos repas de chaque jour, après Dieu c’est à eux que nous le devons.Je n'ai pas à me glorifier de ce plaidoyer en faveur de la classe ignorée.Car, si j'écris ces choses, c'est que, à la veille de cette fête, je dînais chez un cultivateur.Au cours de ce repas, le chef de famille me fit remarquer que, sur le bulletin paroissial de sa paroisse, on apercevait d’immenses cheminées d'usines avec, au bas.une légende louangeuse adressée aux ouvriers.Pourquoi, dit-il, n’est-il jamais question des cultivateurs?Cette question contient peut-être une des grandes raisons de la déplorable désertion des campagnes.Georges BERGERON, Waterviile, Oué.La Bible vous parle Je fc reproche d'avoir laissé tomber ton amour des débuts.Rappcllc-toi don tu es déchu; repens-toi et reprends ton premier élan ait travail (Apoc 2.4-.1) Texte» choisis p»r 1» Société catholique de la Bible.LE DEVOIR Fais ce Fondeteur: ttenrl nouraeea le 10 lantler 1910 Redirtenr en chef: Andre l.eurendean Secretaire de U redaction: Michel Roy que dois Directeur: nerard Fillon Tre«nrler: Arthur Lefebvre Rédacteur en chef adjoint: Paul Saurtol Directeur adjoint de l'Intormatloni Mario Cardinal A .a a _.'-va in w i cnn env BCV1IV VVI lurinre Deîm?" yie« iro\.di,UMr 'V '"formatlona Publiera dan» "U SKSÏÏe- aont^remvea.r*pro P-Moasl (ft-13) Circuit* Minnesota Allison 2 i23> Detroit Brown till Boston 0001 000 OOO l 9 0 New York 001 113 OOx- fl 10 1 Schwitll.Pornleles tfti Flarlev (?*» Kolstad t8) el PapHaronl.Nixon i6».Fold, Coat en (6) et Hei i a CVFord ( 13-7) p.Sohwftll (7-13) Washington :»oo 001 OOO 3 » 2 Ch U-u «o 000 401 !0x 6 10 0 Rudolph.Bumsidr (5) Hannan (7) et Retaer; Wvnn rt CfcrrDon.0- Wynn (7-12.) p-Rudolph i8-fti K » nsa* City 000 200 OOO- ?6 1 Cleveland loo 200 00x- -3 7 i PflAtei YVvait i R t et Sullivan.Hat man e» Pldwards n-Uiitiutn i8-lli P-PfUter (3-13) Circuit Cleveland Francona (13) l.o* Angeles ion mo OOO -7 3 o Baltimore 00(1 010 000-1 11 0 Belinskv.l*e Ri et RodRera Katrada.Stock i9» et Trtandn*.1- au ift) 0 * Belinskv ift-9) P-Extrada (7-13) I.IC.IT.N A 1 ION MT Chicago 00») 001 100 2 13 4 Man KrundiCo (MH) 040 (Mx 7 111 Cardwell.Burdette «5) Oerard ifli hlaton 181 et Tracker; Peirce.Ho!in Houston mxi mm 112 —4 1* ) Hook Da'lault ’7» Huntar M Anderaon 3' e» Coleman Brunet Kemraerer Ri et Campbell smith t A » fVNemmerer I-îi P- Anderaon* (3-17) Circuit Houa'on Smith ill) Deuxieme rnurxr New York v>4 000 010 0 5 *.3 3 Houston 011 001 110 1—0 12 l Ciaig et CannlEitaro, Farrell, Um-hrh'ht dot et «Smith O-Umbricht i2-0* P-Cwug (7-23) Circuit Houston - Farrell (2) St-Units 130 OOO 100—3 7 0 Cincinnati 010 110 001—4 11 1 Jackson, Perrarese (9) et Oliver.Schaffer (7).Jay SUsler
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