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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 8 juin 1963
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1963-06-08, Collections de BAnQ.

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VOL.LIV ~ NO H4 MONTREAL.F A I I CE QUI DOIS SAMEDI.8 JUIN 1963 MÊTÉOROLOGli ¦n*»UHI4, w*v* «Mué DlmtncK* : w£r t V H La CSH et la FTQ l'iutesif.Iwt buM t* it ’“nmir** T*n* itinr'nswtmmst n«r etuu « a faunui '»r »a*au ¦rn#?** «»#?% jUTWn liHl’ UHlM : Uili.¦*' lilllH m r4* mlrnittr 3017^ HjmtHsx!* ¦n«t»iw Ian» A.?» fii.»*r, nu» *r.iiti?Ti»*TTiit .4 aertjftflw unW—fw tafl« .a ,nrii—grng .^-.nmiViit ' tn tenwtr «1—nua lapie iu 7taiiH ,rL^ 3i«r .iaia* rir.unn iiit «fi» 1 1st nam larw t* leraer CMSVtnu 1 ati»?jMiic* mxna ar»ai^ taiifi « nansrai n*r »aaf.a ' mgraMB tAts mm-¦!*»3 ‘‘jnau^ ansaa tu japei MH iwt^ îüftîül iJUt tXM jni?* 9 A ii* v^r'Ti »ii tsi un* i* m TuiMm ir in wam&mrr ir.^f-’ani 9 : inwrarvj?imme **r.'nmwmvQ ten# pouts* immamtecim mari ne ti Ovam 4»tr i** 4112 i y’if «vir 4ÜOW»- î^* ^ ,*n ü •• * Iüh.^” -km* ** j^nificara l« t«i?ta fai Jiituwnr 1* mmi# l tt» \ >;v:if*.;' 4 * *'f ^>Wf t#-' .ir.* irt.*i à.*» i initM .151* ««nrafirartJisit itv?mr**r~ ijkît trur.> (•¦-¦an* i s '-'.it ' ii* 5^M.V f èr!'n;iî-, ;î < 4 * mn t«m» 1».: •ra.-.ir.ta « tux-tm * ¦> -nr:a 4*mmn vi.-»« >' w*-i» ?•«¦ » jrr.'vr u» •'""•VrVli vV: .i ; 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célébrait pour f* uni té du troupeau du Cbmt, depui» *e» iejativ/et toute» marqtaee» de bien veilla nce et de retpect, dan» W» par» de i'Ortitodmtie.jttvqu'a ce» pathétique» ap-p-li a fumte dont nom avrm» recueilli l’écho et juaqu’a et jrrtf.et rr.* g nArurruti en faveur de î’unité qu a po*e* le »»«ua f^ontilef «î» autre* fuwnoai# qr» ar*'€c w.«»''Otî d'i tfWfyr.t.' r tou* î empire de la Loi .-vnufîert1 le* pvaôdkhsirt eti Premier jour.nue 1 eri'i>j>e oa se/jecî/ü» e foi* dt e et; un ventât.,* cour* de bruit ;# n avau pit;.» neu * relation* huma me» de for dite I^ant un mJ:*u t^ïaK ma non de c hdl* et de per i Hé il* mal * 1 ai** et ^e ren- auamfi par la parole *1**.» lei aatre» mal a ï iive f est un cours sérieux, di J àt *\ot% decKte d* ausvr# ngr par de* profe*«eur» «pe i# et#uf» d* perlecUoime ment rial.«e» qui con«ider»nt !eur !» 1 ln«t(tut de Perv.r.ru.lte pr»»fe*a»on comme une vota ( e fut merveilleux* J* me non < -4 par Le fait 4 «voir voivl re r 1* d* 5,000 gradue» di«tii) èèijr» COfl*^ *TtJ* e me •} i e-uf gué* r)U adrene *euiem«-nt aux mt- Soyez de» nétre» venet a»- truitx, eux timi'fei «ux jeu «rater a une demonatraticm ne» et aux nthe».voua vom gratuite lundi le 10 juin ou trompez mercredi le 12 juin é K h.è I) aide tout# per *0/1 ne 1 Inititut de penonnalité, au de IX i'alai» du Commerce.»uite a 7.') an* La xeuie Cttnditifm 222 (entrer par 1W.*0 ru* reritiiw ?•'f d avoir 1 ambi Hern et prerier ! a»crn«eiir! lion Me a améliorer Sana te Pour obtenir >e nouveau de e pour reutour «oujour, (Je pliant gratuit appeler a me (j y e/> mieux VI, 2 81M «Il ft D*»i»nn««lfc Rehtle e ’JM de ÜJ JOS?; M Pearson * rappelé que son per., svsit aion nre-nent entique '.» -lec-.t.on du gouvernement Dîefen&aker d engager i« Canada dsn» cette dirertioe.tant a 1 intérieur de l’OTAN «j« » l'intenear de NORAD Si/r !a va’idité d un roie nu éieair* pour le Csnada.te premier mmutre i précise tja’ii croyait toujours que !'sn cien go iverner-ent »vs • eu tort de vouloir acquérir de* arroass nucléaires **A l'époque ou il fie gou veruemetît biefenb-sirer a pru CBtt« dè •CièïOR.t dis Vf Pear »OX C* é Uft U&ft erreur Le Canada tarait ej j n llrar rôle i ; }o*j* r a î épreiue et i] ext pro! t>aW« qa' u ait tnet/re aujourd’ bui et d *Rà i 4 remr un mei' km rék * >OU«T “J eapete qa ea réexj.T3 fatBHf notre pohtaqae de déf Ctl44, noua dé rotrmrom une m étho- de piua efficace de coi.a borer a fat d* feme du monde libre que c*:! e qu’a» a; t rhouie ï*n 1* m .' **t.î'.iir ta auetiMde la-ia .ir ?eau* jm de» «uiçeitta « jrv f te pour .aeeaBor p*r narâBi*- le (omeii des.S v* ie -t >tf;e > P ¦î'iff pnfsffsisff^w *e* neeibereite* eü i«* ,7a-*aio: t-t «GSfîat M.T~.üre 7iei.Orsiiaat- VUie Jéusi R-v/ai — Rwir uenri troupes de theatre de Paru et de province Ontario Joan Patenaode 1ÎM rue Vfeîcalfe.Ottaea — eîiantea-ae.Pour poarHuvre ici etudei a Sfontreai avec Bernard D.a-mant et Cfaat.es Re set Me Trudeau.Cïüïte de la première pave) code penal au anver* un témoin .cligna tn vertu d'une loi provinciale de caractère edminiitretrl.Comment, déni la cat eu> nout préoccupé la pelice au-raitelle pu agir autrement ?Lorvqu tl n> a pat de cevM contra euetgu’un répond Me Trudeau, on ne t'arrêta pat Il y a tcrHitamment de poli cart dent cette villa pour prendre let tuipoctt en filature jutqu eu momen* ou, la ceuta étant raitonnable et probable, on puitee fair# une prouva contra aux.Quant a l'tiabaai corput — dent M, Levage fait état dent te dacleretien — Me Trudeau s'étonne qu'un détenu puiste invoquer ce droit quand il ne lui ait pat permit de voir un avocat II rappelle en outra que cette procédure, ettentiel-lemenl rapide, seuffre ici de long, datais.rien guuvnrnf'neni VéiàftmofiM.le gouvernement Prareon * apprête a sceOer let.tagi ge menti erronés d* 1 ancien gouvqrnemén’ par on acrord politique avac ashing ton Puiaqué vous eroyet qu il n est pas sage pour le Canada 4 adopter un r»»?*?!• r*ê»vtiK»a»?i RXTSSMU&fKf l"ûe a»u» w?le -b^»; ürwtt-vnv BJL4RM» De*We frs-adwnuv — im*?& fefcsite».Becmrieit ESf^rvue*.rrj*«-«rKh WeîLfff Rrïa iilia Graepe: KUTROTIN Oa» «* Ipptunaaxu W*iéf»«vt*; ffTUihai»Cre»v».Or*xi» Fr» s va; TCflühflKOffKT fjMphmea x» 4 FiOttK^w' — H S'ttphiAAje «n» * -Italiea TCRLtlXOTSKT C*»pncn# Iialie» — tu* Reawnei Hrt-ivt*»! v*;;i;Aja T*îi et aatre* eauttairj — Per’e» BfclTHOVIV Cewcert* 4e Deax ReeBAJitei^ An»; lAateaVt/her ROZUfT CeaetfTté* 4* rbumett* Retiitenr 4- e*»-naett* — tw.RBrRaeH BCRMOZ fr»ip*»alr rxr M;»# — 4e«el Prr>» BR 4 H MA Cf>#e*n« 4e puae «h* ?— G §***•>« e-p» aOCCRZmi>X RATON et TTT ALDI Concerto 4e rto-t»aTRtl54 La taHm de VBmperotK •* eatrot ealaM » Eduard Strasu f !**»# »L PPE Oatertare 4e cA^aJer*# •» •Mt*m t» i feu» — ftobe 9 25* M MLa*rhei améneailaee S : signifie disponible en stereo DISQUES FRANÇAIS CALVE - AZNAVOUR - FERRE LECLERC - VIGNEAULT - BREL LEVEILLE - BLANCHETTE BRASSENS - P.JULIEN C.GAUTHIER, etc., etc.$2-99 REC.$4.20 VOX ALBUMS DE 3 DISQUES »t stus !• IS) lignifie ditpombl.«u ttér.o ALBUMS 12" HI-FI $ly99 mm par Rpr ALBUM VIVALDI.Ta StravafansA.Complet# \l\\I.DI.liment» del Harmonu VFV \l DI.Finie ConcMrio».Complet# Mu^toue allemande baroque à l'or fur < ORI LI I.Sonata» la Trk*.Opu» 3 et 4 Complet» CORELLI; Trxi Sonata^ — opu» ) et t CORELLI Concert» Grossi, opu» 5 CORILLI Concerto Grossi, opu» 4 YBX-44-» LOCATELI! .Art »f the Violon, complete.>ol.1 VBX-4I-* LOC % TEL LI trt of the Tiolon.complete.Vol.Tl VBX-43~s BEETHOf EN Strmf Quartet», complète.\ol.Il VB.V-44-» Les Quatuor» de Beethoten.Complète.Vol.TU VB.X-4* DVORCK Le» quatuors de Dvorak par Kohon BEETHOVEN.Symphonies Nos 1.2.4.$.7 et E VoL II TCHAIKOVSKI Symphonies No» 4.5 et f BEETHOVEN; Piano Concertos, Complète (Wuhrer) MOZART.Symphonies No* JS.34.3«.35.44 et 41 MOZART; Piano Concertos, VoL I.Nos 22, 23.24, 34.VB\-ll VBX-J2 VBX-IÎ rsx- • VB\-5$ VBX-Ï7 VBX-3* V8Y->» YBX-101 VBX- K \ E\ YRX>ltt VBX 12* VRX-S MOZART Stria* Quintets, Compiete VBX-4 4CHI BERT Strtaf Quartet.Complete.Vol I VB.X-i BCHI BERT.StrtBd Quartets, Complète.Vol.H VBX*4 SCHUBERT Strfa« Quartets, Complète.Vol.Ill et Quintets VBX-î-s B %CH : Ma»i tn B Minor VBX>I BEETHOVEN; Motk for teila and piaao.Complet# VBX-A SCHUBERT; Piano Sonatas.Complete.VoL I VBX - î* SCHUBERT: Pianos Sonata».Complete, VoL II VBX -11 St HL BERT Piano» Sonata».C omplete Vol III \H\-I2 MOZ t RT Mrtnf Quartet».Complete.Vol l \ BX *13 MfTZtRT Str*»f Quartets.Complete.V»t.H \B\-I4 M02URT.“trin; Quartets Complete.Vo5 Til VBX-1 $ Rtf H Cello Solo Suite Complete VBX-IS-» BEET HOW.s String Quartet* C omp*e*e.W! I VBX-H-» BEETHOVEN YtoHh Sonata».Complète.Vol I VBX-14-* BEETHOVEN.Vtoiin »—lf«t Complète vol II VBX-IS BIRTOK Strtaf Quartets.Complete VBX-2* VIVALDI LT*tro Armonieo.Empiète VBX-2I MONTEVERD! Ortro Complete VBX-2?HSENDEI Concerts Grossi, complet» Op * \B.\-n H \l.NDEL.Organ Concertos.Complète.VoL I VBX*24 HAENDEL; Organ Concerto».Complete VoL II VBX-24 BACH Brandenbourg Concertos.Complète VBX-27 BUXTEHLDE.Organ Mu*»c.Vol I VBX*29 BUXTEHUDE; Organ Music.Vol.II VBX-2* Bl XTEHLDE; firgan Music, Vol III VBX-3* VIVALDI, La Cetro, Complète MONTROSE 3168 EST, BELANGER — RA.9-2833 Ouvert jeudi et vendredi tétr jujqe a 10 b.p.m.24 et 27 MOZART .?• et 21 MOZART 14 et 15 VBX-m-S MAHLER VBX-114-5 MAHLER VBX-111 ABX'-ll* Piano Concertos.A’ol.II.Nos IS.IT.IA 1*.Piano Concertos.Vol 111.Nos 9.Il, it.Da* L*ed »on der Erde et Sym.no 2 Sym.no 1, Kmdertotenlieder et 8vm no 9 VBX-117-s BRUCKNER; Symphonies Nos 4 et 7 VBX-2** BACH.Pa»'ion according to St.Matthew.Complete VBX-2*1-s B*< H : Chrifttaubs Or»iorio.romplète VBX-2B2 Bit H: Pa»\»on accord**»; to St.John.Complete VBX-2*1-» St HOI NB* RG : Gurrcliedcr VBX-23* BEFTHOAIN Fideflo.t»pera, ( omplete SBX-1J1-s Gilbert et SuJlrtan Mikado.Gondoliers.Pirate» «f Pcnrance ?Ht BRU R ttuqir for piano.Complet# CHOPIN P*ano Worbv Complete, toi * CHOPIN.PUno Mork».( orepletr Vol 11 RW*Ef , Complete Horbs tor Piano including the I Concerto» MENDELSSOHN Musique de piano Complété BEETHOVEN; Complete Variations for Piano.loi I B\RTOK Mikrn*ko»mos.Complète Complete Piano Musts.Vol 11 Plano Mu»ic, complete.Vol.1 VBX-431 BRAHMS Piano Music, complète.Vol II VBX-432 DEBl SSY Piano MucL complete.Vol.1 VBX-412 MENDELSSOHN Complete Plano Music.VoL D VBX-417 BEETHOVEN : Piano Music.Vol.II COMMANDES POSTALES 50f‘ par 3 disques pour frais de poste et d'emballage.Taxe en plus.YB\ VBX-441 VBX-4*7 VBX-414 VBA-411 VBX-414 \B\-42S VBX-42A-» BARTOK VBX-43* BRAHMS 4 4 LE DEVOIR MONTREAL.SAMEDI.8 |UIN 1963 PLUS PE 900 INVITÉS ATTENDUS : BERTRAND.CONFÉRENCIER La Fédération des HJB a inauguré son congrès annuel hier dans la métropole Le congrès annuel de la Fédération des sociétés Saint |ean Baptiste du Quebec s'est ouvert officiellement hier soir, à l'hôtel Reine-Elisabeth, dans la métropole Le congrès se terminera dimanche midi par un banquet à l'issue duquel M Jean-Jacques Bertrand, député de Missisquot à l'Assemblée legislative, prononcera une causerie sur le thème du congrès : "Le rôle de l'Etat dans un Quebec fort".L* pro-mairt Paul-Emile Robert a proclamé l'ouverture officielle de la Campagne de sécurité nautique.De gauche à droite on remarque M.Robert, M.Gérald Lévesque, président de la Fédération des clubs nautiques du Québec, signant le livre d'or à l'hôtel de ville, et Mlle Danyelle Jacob, "Miss sécurité nautique 1962".La proclamation fut lue à la suite d'un défilé de 25 yachts è travers la ville.Le thème de cette année apporte une suite logique au congres de 1962 où la fédération avait lance sa campagne ‘‘Vers un Quebec fort" \^e congrès de Lan dernier avait cherché les moyens d'édifier un Quebec fort en rapport avec les cinq grands ordres de la question nationale: l'économique et le politique, le social, le culturel et le religieux MM.Paul-Emile Robert.Marcel Frenette et Mme Paul Tellier, respectivement président de la SS.IB de Montréal, président de la fédération provinciale et présidente du co- DANS LE SECTEUR PUBLIC COMME DANS LE SECTEUR PRIVÉ Les facultés des arts régir tout le cours devraient collégial La Fédération de* collège* classique* réclame l'établissement dans le secteur public comme dans le secteur privé, d'un cour* collégial de quatre en* qui serait régi, •ur 1e plan académique, par le* facultés de* art* des universités.Elle réclame en outre l'établissement, dans les deux secteurs, d'un cours secondaire de cinq ans qui comprendrait trois voies: un cours général, un cours pre-collégial et une voie mitoyenne qui se situerait entre ces deux cours Ainsi, la section scientifique serait supprimée.Au sujet du cour* pré-collégial, la Fédération precise que le secteur indépendant relèverait des facultés des arts tandis que le secteur public serait régi par un organisme provincial établi à cette fin.C'est ce que révèle un communiqué que la Fédération des MMB Le Québec pourrait se retirer d'ici 5 ans de la Confédération si la folie du séparatisme n'est pas bien établie LONDON, Ont.— L* Dr Guy Marcoux • déclaré hl*r qu* I* Québec pourrait se retirer de le Confédèretion d'ici cinq «ns.Le député créditiste Indépendant de Québec-Montmorency eux Communes a précité: "Le mouvement séparatiste peut amener le Québec à se seperer du reste du Canada d'ici cinq ans si rien ne survient pour démontrer que le séparatisme eereit dans le pratique folie et tragédie.Les Canadiens français "eyen* été mit eu rang de citoyens de deuxième classe", tout Canadien français du Québec e "un sentiment séparatiste".Le docteur Mer-coux a dit qu'il nq sortira rien dt bon pour le Quebec et pour le Canada s'ils se «éparent.Le docteur Marcoux, qui e abandonné le parti du Crédit social, e déclaré que plusieurs candidats erédi-tistet avaient délibérément trompé l'électorat au court des deux dernières élections fédérales.Le conférence de presse qu'e tenue •• Mereoux •veit été organisée per l'Institut canadien de le presse, et 20 journalistes représentent eutent de parties du Canada y ont prit part.SELON UN SPÉCIALISTE DE LONDRES, La tuberculose ne prédispose pas au cancer des poumons Rien ne permet de croire que les formes les plus ordinaires des maladies pulmonaires, telles la pneumonie et la tuberculose, prédisposent au cancer du poumon, a affirmé un spécialiste londonien, le Dr G -Z.Brett.Il a prononcé une conférence sur le cancer du poumon, en rapport avec une maladie anterieure de» voie! respiratoires, au 63e congrès annuel d.e l'Association canadienne antituberculose, à l’hôtel Windsor.Grâce è un registre central, fl a été possible d'établir chez des groupes d'hommes de 40 ans et plus qui avaient subi une radiographie du poumon entre 1952 et 1956.le nombre de ceux qui ont succombé au cancer.L’exposé du Dr Brett conclut que le taux de mortalité attribuable au cancer du poumon n'est pas plus considérable chez les personnes guéries d une tuberculose ou de troubles bronchiques que chez les autres victimes du cancer du poumon.Au cours des délibérations du congrès annuel de la Société canadienne de thoraco-logie qui ont eu lieu en même temps que le congrès de l'Association canadienne antituberculeuse, les specialisf.es des maladies des votes respiratoires ont attaché beaucoup d'un portance à la prévention et à la cure du cancer du poumon.Mais, les perspectives ne sont pas des plus optimistes, comme l'indique le titre dune communication: "Le cancer du poumon, maladie mortelle”, par le Dr Herbert J.Sullivan, chirurgien au Hamilton General Hospital.Selon le Dr Michael Arono-vitch, de l’hôpital Queen Mary, le traitement aux rayons-X, en même temps que l’usage de divers remèdes, a permis de noter une amélioration de l’état du malade atteint de cancer du poumon, mais sa vie n'en a pas ete prolongée de beaucoup U s'est tout de même produit une extension de la moyenne de survie des malades du cancer du poumon.Cett* mefenne éktt d* qua- tre à cinq mois; le trailement aux rayons-X La prolongée a un an.Pour sa part, le Dr Herbert J Sullins, de Hamilton, a sou ligné que le contrôle de cette maladie mortelle réside da vantage dans la prévention que dans Lusage des rayons-X et de remèdes.Chei le» Esquimaux l’ne récente épidémie de tuberculose dans une agglomération d'Esqmmaux n’est qu'un exemple du sort qui nous attend, si nous relâchons nos moyens de défense contre la tuberculose, a noté le Dr P E Moore, directeur des services médicaux du ministère de la santé nationale et du bien-être social.Au cours du congrès qui se terminait hier, le Dr Adélard Groulx, directeur du service de santé de la Cité de Montréal, a fait le bilan de la lutte à la tuberculose.à Montréal, depuis 25 ans.Une grande offensive était lancée en 1938, lors de la formation du comité provincial de défense contre la tuberculose Le taux de la mortalité attribuable à la tuberculose, de 214 5 par 100,000, de 1910 à 1914, descendait a 78 7 de 1935 à 1939 et.à 71 5, de 1940 à 1944 Les mesures d'hygiène publique ont surtout entraîné ces progrès, avant que les remèdes fassent leur apparition Puis, de cinq ans en cinq ans, depuis lors, le taux de la mortalité a baisse et atteint 7 par 100.000 de population, pour 1980-82 Le vaccin BCG.administré depuis 1952 aux écoliers, avec la coopération de l’Institut de microbiologie et d’hygiène de Luniversite de Montréal, a marqué une autre étape importante de la lutte à la tuberculose Mais déjà, le BOG était utilisé ici depuis 1926.Les service* sociaux apportent depuis plusieurs années, un précieux concours.Le Dr Hugh Burke, de Montréal.a accédé hier à la présidence de l'Association canadienne antituberculeuse Le Dr Eric Found, de Charlottetown a été choi* comme président désigné Le prochain congrès animal sur* Han à Saint-Jean, au collèges classiques vient de remettre aux journaux.Notant que plus de 20 p.c des étudiants sont trop "forts" pour le cours général et trop "faibles” pour le cours pré-collégial.la F.C.C.recommande l'organisation, au niveau secondaire, de classes et de programmes spéciaux de culture générale a l'intention de ces jeunes l.a suppression du cours scientifique — qui deviendrai! un véritable cours pré-collégial — rend nécessaire l'organisation d'une voie mitoyenne Cette nouvelle voie resterait très proche.*ur le plan de la durée et de la qualité de l’enseignement, du cours secondaire pré-collégial.Elle s'ouvrirait aux jeunes qui peuvent aspirer a des postes de techniciens hautement qualifiés et d'administrateurs subalternes, mais qui n'ont pas les aptitudes voulues pour s'orienter vers les carrières le» plus exigeantes.Au sujet du cours secondaire général.le communiqué indique que ses deux premières années constitueraient un cycle d'observation Il ajoute que les élève» doués, qui se destinent aux études universitaires, suivraient un cours secondaire pré-collégial.Ce cours comprendrait deux cycles: l’un de deux ans, de type commun; Lautre de trois ans.caractérisé par l'introduction de quatre différents types de cour» d’humanités: gréen - latines, scientifiques, moderne»* et artistiques.Les institution* publiques qui dispensent l'enseignement secondaire pré-collégial devraient être multiplées et devraient relever d'un “Comité de l’enseignement secondaire pré-collégial public" qui serait créé au sein d'un éventuel Conseil provincial des écoles secondaires.Une "Commission (provinciale) de coordination de l’enseignement secondaire pré-collégial” assurerait la coordination entre les secteurs public et indépendant Le cours secondaire (de cinq ans) ferait suite il un cours élémentaire de six ans (Suit* 6 la pape 8) mué féminin provincial, ont adressé le mot de bienvenue hier soir à l’ouverture officielle du congrès.Ont suivi, la lecture du procès-verbal du congrès 1962.celle du rapport d'activité de la fédération pour l’année 1962 1963 et la présentation du rapport de vérification pour l'exercice 1962-1963 Aujourd'hui, après tig exposé de Me Albert Leblanc, exprésident de la fédération, sur le thème du congrès, il y aura formation de six comités qui étudieront divers aspects du thème M.Richard Dai-gneault étudiera la question de la santé politique de la société québécoise et M.Jean-Marie Couet abordera le sujet; ‘‘Les associations para politiques”.La question des institutions politiques québécoises sera traitée par M.Vincent Lemieux, tandis que le Dr Rosario Cousineau parlera des hommes publics I-a fondation publique fera les frais d une causerie de M.André Rousseau et finalement, M François-Albert Angers traitera le problème suivant : "L’Etat québécois et la constitution." Ce soir, les séances des commissions porteront sur la regie interne de la fédération, apres quoi il y aura soirée sociale avec la participation artistique de Pauline Julien.l-es rapports des commissions d elude du thème seront présentés dimanche matin, a 9 h Les élections suivront cette pie mère et le tout doit se terminer par un banquet au cours duquel M Bertrand prononcera sa conférence.Nouvelle réduction des prix du sucre Deux importantes raffine ries de tucre de Montréal ont fait part, vendredi, d'une reduction dans le prix de gro» du tucre raffiné.Canada and Dominion Sugar Co.Ltd., a haussé de 35 cents le prix d'un sac de 100 livres, qui se vend maintenant SIS.* 75.Atlantic Sugar Refineries Co.Ltd.a effectué une réduction de 30 cents et son prix s'établit à 515.00 Il s'agit de la sixième réduction depuis le 23 mai, date a laquelle le prix était de 517.65 pour un soc de 100 livres.Les prix ont changé 41 fois depuisr le 1er janvier.Il y eut 35 majorations et 6 réductions.La réduction actuelle est directement attribuable à une baisse des prix du sucre brut sur le marché do Londres.Pointe-aux-Trembles songe à s'annexer à la C.E.C.M.Un avocat de Pointe aux-Trembles a décidé d« poser sa candidature au poste de commissaire d écoles uniquement en vue d assurer le triomphe d une idée à savoir l'annexion de la commission scolaire de Pointeaux Trembles par la Commission des écoles catholiques de Montreal C est, du moins, ce qu'il affirme depuis le début de sa campagne Octroi de $200.000 aux Festivals de Montréal OTTAWA.— La Conseil des arts du Canada annonce 1 ne troi d'une subvention de $200.000 à la Sociéle des Festivals de Montréal pour aon programme de Leté 1963 La Société, qui en est à sa 28e saison, a inscrit cette année à son programme aix representations de l'opéra Werther, de Jules Massenet, dix représentations de la eomedie Turcaret, d’Alain-René Lesage, au Théâthe-Club.cinq représentations de La Ronde, de Schnitzler, qui aéra jouee en anglais au Mountain Playhouse, et la Mease de Schubert, de même que plusietira concerts et manifestations musicales dont Lune mettra en vedette» les finaliste» du concourt de chant de* Jeunesse* muaica les du Canada.La célébration va durer trois de la Saint-Jean jours à Montréal La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a rendu public le programme des fêtes de trois jours à l’occasion de la fête de saint Jean-Baptiste, le 24 juin.La célébration durera trois jours et sera couronnée, comme par les années passées, par un défilé, rue Sherbrooke, qui aura lieu le soir cette année.Les fêtes débuteront samedi, le 22 juin, par un banquet national au Chalet de la Montagne.au cours duquel M Gerard Filion, président de la Le gaz naturel en Cour suprême La municipalité de Mont réal demandera le 17 juin a la Cour suprême du Canada l’autorisation d'en appeler d’une décision prise l'été dernier par la Régie du gaz et de Lelectricité du Québec et qui permet des augmentations des tarifs du gaz naturel dans la région montréalais*.Montréal a fait savoir hier qu elle dira que la régie ne peut légalement tenir d'auditions ni prendre de décisions parce qu'elle n’est composée que de trois commissaires depuis quatre ans, alors que la loi en prévoit quatre.Les appels de Montréal contre cette décision ont été rejetés par la Cour supérieure et par la Cour d'Ap-pel du Québec.La Régie du gaz et de l’électricité a approuvé le 26 juin dernier les augmen tâtions de tarifs qui étaient demandées par la Commis sion du gaz naturel.Société général* d* financement, prononcera une confé rence A 9 heures, le même soir aura lieu la “fête sous les étoiles", au théâtre de verdure du parc Lafontaine II s'agit d'un spectacle folklorique Dimanche, les célébration» commenceront par une messe solennelle à l’Eglise Notre-Dame.Un concert populaire aura lieu à 8 hre« le soir au parc Jeanne-Mance, avec la participation de l'Harmonie Métropole, dirigée par le maire Paul Pratt de Longueuil: il s'agit d'un br.nmage de la succession C Campbell.C'est au même enuroit que se tiendra, à 9 h l’es 30, le feu de bûcher d* la Saint Jean suivi d'un jeu d artifice projeté du haut du mont Royal et offert par les magasins Dionne Cet éve nement aura lieu à 10 hres 30.Lundi enfin, le 24 juin, l'a pres-midi sera consacré à un f:a)a national, au Forum, ga-a qui comprendra de» chants, de la musique, etc.soue le» auspices de la SSJB et du poste ('.IMS Durant la soirée, i compter de 9 hres, se tiendra le défilé traditionnel, rue Sherbrooke, à partir du Centre commer ciai Maisonneuve jusqu'à la rue Chomedey.Il se composera de 21 chars allégoriques représentant autant de themes.Me Jean-Paul Vincent cnn sidéré qu'il n'\ a pas eu d élec tion scolaire aussi vitale pour l'avenir de la population de Pointe-aux-Trembles que celle qui aura lieu lundi.Par l'annexion a la C E C M , ce sont des millions de dollars qui demeureront dans nos goussets, affirme-t-il.Depuis un an.le taux de la taxe scolaire a Pointe-aux-Trembles a éle porté de 80 cents à $1.25 du cent dollars dévaluation, l.a C.E.C.M augmentera proba blement le taux de sa taxe scolaire d'ici peu.ajoutet-ii, mais le nouveau taux ne sera pas aussi élevé que celui qui est en vigueur présentement à Pointe-aux-Trembles ‘ En prônant l’annexion de notre commission scolaire a la C E CM .poursuit M Vincent, je ne son^e pas uniquement a la diminution des taxes .le pense avant tout à l'améliora lion de l'enseignement que nous offrons " L'annexion apportera de multiples avantages sur ee plan, préclse-t il fondation d une ecole secondaire avec tous les degrés prevus au programme; fondation de classes maternelles; installation de classes de travaux manuels; engagement de professeur» spécialises, etc S'engageant a assurer la protection des professeurs actuels lors de l'annexion.Me Vincent a déclaré que les professeur* de Pointe-aux-Tremnle» «eront mieux protégés s’il» *ont à l'emploi de la C RC M.’’H y a Là un comité de griefs qui protege les intérêts des instituteurs et institutrices, et qui ne laisse pas ces derniers a la merci de la commission scolaire'.Au sujet du personnel en seignant, Me Vincent a déc!» ré que les professeurs de Montreal ont autant dexpé rience et sont aussi dévoués que ceux de Pointe-aux Trem hles Cependant, en plus de ces qualités, ils ont des bre vets d enseignement qui sont supérieurs à ceux de Pointe atix-Trembles "Sécurité pour nos enfant», sécurité pour la population entière.sécurité pour no* pro- L'ABBE LOUIS O'NEILL: La liberté du catholique, une oeuvre de Jean XXIII QUEBEC — L'Eglis# nou-vella don* Jean XXIII a voulu nou» fair* entravoir Limage, c'est une Eglise ou I» liberté se sent ehex elle, e dit, jeudi soir, l'abbé Louis O'Neil Le grande oeuvre du pape défunt est sens contredit l'institution du Concile Vatican II, qui e été une occasion de manifestation d» liberté.San» le Concile, nous n'aurions peut-ôtro pas eu le liberté de parler de "déviation de la piété, des abus du Saint-Office, de la désuétude de l'index, de le lourdeur de l'appareil romain, du jurisme, du cléricalisme, du triomphalisme.Et cela sans perdre sa réputation de "chrétien normel".Ce qui importe, a poursuivi l'abbé O'Noil, c'est le pré- occupation immédiat# de bon nombre de chrétiens non pas de faire canoniser Jean XXIII, mais de travailler à ce que, grice a ton successeur, cette heureuse étape de vte ecclésiale te continu».Il serait présomptueux de penser qu'au Québec nous sommes libérés du juridisme, du cléricalisme et du triomphalisme et qu» tes trois dialogues proposés par le Concile de l'Eglise avec set enfants, avec les chrétiens séparés, avec le monde ne trouvent chet nous que des adeptes enthousiastes.Si Jean XXIII était venu parmi nous, s'il avait eu l'occasion de lire certaines de (Suit* A la pape 8) L'urbanisation pose aux problèmes de santé et de vieillards des bien-être social Par Hart Henri (ÔTÉ Lurbanisatton est le phénomène social qui entrain* les problèmes de santé et de bien être des vieillaids.dont le nombre atteindra bientôt 1,450,000 sur une population rie 19.000.-000 au Canada.Nous devons relever le défi qu'offre I extension de la moyenne de vie, de 25 ans de plus; il faut faire en sorte que ce soit 25 ans de vie en bonne santé, a déclare M.le juge Emmett M.Hall.d’Ottawa, juge de la Cour suprême et président de la Commission royale d'enquête sur les services médicaux.Il était le conférencier hier soir au banquet du 20e congrès annuel de American Geriatrics Society, à l'hôtel Reine Elisabeth.Il n'y a plus de place dans les logis de nos villes pour les vieillards, voilà le noeud du problème, selon le juge Hall Bien que les personnes de 65 ans et plus puissent être encore très utiles, notre société axée surtout sur la jeunesse, a moins recours à la sagesse et aux connaissances des vieillards Les problèmes qu'il faut envisager sont à la fois sociaux et médicaux.M le juge Hall en a cité quelques-uns la longévité plus accentuée cher la femme, le logement, le* moyens d'apporter aux vieillards ce dont ils ont besoin Le conférencier a fait remarquer que la moyenne de vie quoique accrue de beaucoup chez tes moins de 50 ans.n a pas tellement augmenté après la cinquantaine, de 1931 à 1956.la moyenne à 50 ans s'accroissait de seulement un an Au cours de la même période, l'accroissement de la moyenne de vie des nouveaux nés augmentait de neuf ans Au début de sa conference M le juge Hall, natif de ?a(nt-Colnmhan.au nord de Montreal, a prononcé quelques mots en français dans lesquels il a souligné au bénéfice de ses au diteurs américains l’effort de coopération qui tend à créer au Canada une entité distincte, alors que deux grandes cultures grandissent et prospèrent côte à côte sans volonté de domination ou d'assimilation.M.le juge Hall a conclu sa conférence en remarquant qu'il appartient aux gérontologistes, aux travailleurs sociaux, aux experts en réhabilitation d'apporter la aolution aux problèmes multiples qui gênent le vieil âge.Des communications les plu» lntére«santei qui ont été prononcée» à ce congrès, aoulignoni en résumé les principaux éléments.l,e Dr Donald K Grant, de Toronto, directeur des services médicaux de LHydro-Ontarto.a vanté les qualités du travail âgé; il est d'ordinaire ponctuel; il possède un excellent jugement; il n'est pas plus susceptible que d'autres aux accidents Au colloque sur les maladies cardiovasculaires du vieil âge, ont pris part les Dr» Jacques Genest, directeur du département de recherche clinioue à LHÔtel-Dieu; Paul David directeur d* l’Institut de cardiologie; H.N.Segall et A.N.YTne-kerf.Le colloque a porté surtout sur les moi en» de prévention des maladies coronariennes et sur la valeur relative des antiroa gulants et des moyens opératoires Le Dr Vineberg.professeur a McGill, a décrit les résultats de techniques opératoires qui permettent une meilleure irrigation sanguine du coeur Le Dr Harold R Griffith, professeur d'anesthésie à McGill, déplore la multiplicité des remèdes.“Leffarante polypharmaco pée”.Il a exprimé l’espoir qu’un jour on en reviendra au bon sens et que l'on diminuera le nombre et la variété des drogues et remèdes.11 a traité des dangers des techniques de Lanes thésie chez les vieillards.Selon le Dr Griffith, en prenant les précautions essentielles, il n’y a pas lieu de s'alarmer de ees dangers.Il a décrit Lusage des diverses techniques et il a exprimé ses préférences.Cet anesthésiste se refuse à employer les drogues anesthésiantes à base d’acide barbiturique 11 leur substitue les gaz, tel le cyclopropane, que le poumon élimine assez facilement, alors que la toxicité des barbituriques est grande Le Dr Griffith a formulé une mise en garde contre les effets secondaires de divers remedes et il a rappel* la respon sabilité des médecins à ret égard II ajoutait qu'il vaut mieux laisser mourir un malade dans un confort relatif et d un* ma mère digne plutôt que de poursuivre l'administration de rfr mèdes et de drogues qui ne peuvent plus influer *ur son état Selon le Dr Leopold A Long, directeur du département d'hematologie à LHÔtel-Dieu e' professeur associé de médecine a l’université de Montreal, la moyenne de longévité des Canadiens aura atteint 70 an*-, en 1975 Ce médecin a indiqué la thérapeutique des maladies du sang chez les personnes âgées, notamment celle de l’anémie pernicieuse »t de la leucémie lymphatique L’etat de la peau et les anomalies qu'on y décèle servent de moyens de diagnostic, surtout dans le cas des vieillards, a signalé le Dr Georges Leclerc, chef du service de dermatologie, à Notre-Dame, et professeur de dermatologie à l’université de Montréal.Les verrues, les mélanomes qui apparaissent sur la peau sont souvent une indication de la présence du cancer Le neurologue en chef de l’Institut de neurologie, profe* aeur de neurologie à McGill, le Dr Francis L.McNaughton, a expliqué comment des lésions, une torsion d* la colonne vertébrale que le traitement chirurgical peut corriger, affectent plu sieurs vieillards Le Dr E.David Sherman, de Montréal, a été élu président de American Geriatrics Society; il succède au Dr Richard Krae mer.de Warwick.R I.Le Dr Sherman est le premier Cana dien à qui eet honneur échoit.Le président désigné est 1* Dr Brock E Brush, de Détroit, les Dr* William Hammond d» Scar» dale, New York, vice-président; Edward B Allen.Whit# Plains.N -Y., aecrédatr*.et Edward J Loregtae, 4a Whtt* Ptom*.XaV, V_ V-.- - - M Fusillade à Sept-lles SEPT-ILES — lu homme a été atteint d'une balle dans le ventre et un autre a ete capturé au cours d'une tentative de vol dans un restaurant, hier, a Sept-lles La police s'est rendue à l'établissement concerne apres avoir reçu un appel anonyme lui annonçant qu'un vol y serait perpètre Deux hommes ont pris la fuite à l'arrivée des limiers qui se sont lancés aux trousses des fuyards La chasse a l'homme a pris fin quand Lun des ban dits a été abattu d'une balle dan» le ventre 11 s agit de .lac que» Grenier, âge de 30 ans.qui est présentement à l'hôpital Son complice Marcel Arsenault, age de 32 ans, s est rendu a la police Le nombre des élèves a doublé à Saint-Bruno Au cours des quatre dernières années, le nombre de classes et le nombre d’élèves ont plus que double a la commission scolaire de St Bruno, entre 19.38-59 et 1962-63.le nombre de classes est passe de 20 a 44, tandis que le nom bre d’élèves est passe de 626 à 1,345 C'est ee que revele un communiqué du president de l'organisme.M L P.Fournier M Fournier est Lun des candidats au siège No 1 lors des , elections scolaires qui auront lieu lundi a St Bruno Un autre commissaire sortant de charge M.René (.baillé, est de non veau candidal au siège no 2 Le coût par élève, précise M.Fournier, est passé de $138.95 a $234 20 au cours de cette période.Il signale qu'en 1960-61.soit deux ans plus tôt, ce coût était beaucoup plus eleve dans les commissions scolaires avoisinantes.Il était de $436 a Jacques Cartier, de $320 à Laflèche et à St-Hubert.de $33 a Saint Lambert, elc.fesseurs.voilà ce que nou» apporte l'annexion, a-t-il conclu.En annexant notre commission scolaire a celle de Montréal, noua diminuons le» taxes et nous élevons la qualité de notre enseignement".Election scolaire: 5 candidats en lice à Longueuil Cinq candidats tenteront d'accaparer les deux poste» vacants à la Commission scolaire de Longueuil lors des elections annuelles qui auront lieu lundi Dans le quartier no deux, MM Jean-Pau! Brtssette et Roland Gary se font la lutte, tandis que dans le quartier n» quatre.MM Jean-Marie Ayot-te.Claude Archambault et Arnold Hannaught sont en lice.Les prix de journalisme Quatre nouvelles société* font partie de la liste prestigieuse des commanditaire» de* prix de joumaliame de l’Union canadienne des journalist*!» da langue française et » ajoutent ainsi à celles qui ont choisi d» contribuer à l'avancement da cette profession au Canada français.Un fabricant de produits alimentaires — La maison Grenache (1963i Inc — une puissante sidérurgie — La Steel Company of Canada et deux syndicats ouvriers — La Confédération des Syndicat» nationaux et La Fédération de* Travailleurs du Québec, commanditant respectivement les concours de l'information re-ligeuse de l'information sur Leducation et de l’information sj ndicale Tou» le» journalistes professionnels peuvent participer à ce concours Treize calégori » sont ouvertes touchant la plupart des douzaine» de leur activité l e concours actuel sa ferme le 1er juillet 1963 et porte sur les activité» d* 1962.Trois cents dollars seront attribués à chacun des gagnant* et un grand prix de trois mille dollars viendra couronner le journaliste qui a le plus contribue au journalisme cana-dien-français au cours de Lan-nce 1962.Ce grand prix est rendu possible par une contribution additionnelle des treize commanditaires et représente, sans contredit, le prix de journalisme le plus important au monde Les treize catégorie» et leur* commanditaires se lisent comme suit: Correspondant» et chroniqueurs politiques La Compagnie de papier Rolland Limite* Editoriaux: Canadian International Paper; Grands reportage- ou enquêtes Sélection du Readers Digest; Information de caractère économique: Aluminium Company of Canada: Information d'intérêt féminin A Bélanger.Limitée, Montmagny; Information religieuse: Grenache (1963) Inc; Information sportive La Brasserie Molson du Quebec Limite*; Information sur l'éducation Steel Company of Canada; Information syndicale- La Confédération des Syndicat* Nationaux; La Fédération de* Travailleurs du Québec; Meilleure presentation du journal: La Société Ford-Canada Limiter.Nouvelles d actualité écrites pour publication dans le* vingt-quatre heures Le Mouvement Desiardin» (Lév-i*) Deux autres eommsnditairei restent » trouver pour tes catégories 5 rts et lettres et Photographia ALLIANCE Nouvel emploi an GENIE INDUSTRIEL Au nom d une importante rompagn.'e esr.K dtenn» nous cherchons un ingénieur industriel d'usine qui sera charge de la direction du genie industriel d uo* grand» usine actuellement en construction près de Montreal, f e poste comportera d'importantes responsabilités et exige de préférence un diplôme d université, une experience solide en geni* industriel et une habileté éprouvée dans l’organisation et la mise au point de Lad-mmistration d'un vaste programme de fente industriel.Afe : 28 i 40 ans Saisir* tout à fait à la hauteur On p#ut s'informer sn toute eonfl&nre à JOHN HOIT ITÏHEH AND COMPANY ITD.ConsHMers #n prraonnrl edmlnlatrstif Edifice de la Banque Canadienne Impériale de Commerce Mfti eveef, fceul.DoreKoefer HeMréef I LI DfVOIR.MONTtlAL.IAMIDI.t (VJIN IMS EDITORIAL ".Mais la loi demeure” I»es terroristes s« livrent clandestine rmt a une activité qui mer en dange’-1 ordre public et qui non* fait horreur, t omme c'est leur devoir, le* divers rorps polie r* partent en cha>“e.( hemin fa .-¦ant.ils commettent des maladresses et de* irrégularités: signe qu’ils ne sont pas complètement équipe* pour ce genre de lutte.Du reste, c'est le reproche qu’on formule a travers le paya contre la Gendarmerie royale, dont la valeur professionnelle e*t d'autre part reconnue: la mi«e a pied d'un jeune marin, sous prétexte que l’un de .ses oncles s'était un jour présenté comme candidat communiste, a «iiilevé l’indignation générale, d’autant plus qu'il y avait erreur sur la personne.Cette situation, il faut la constater, et i! n’entre là-dedans aucun mépris pour le* corps policiers.Mais ceux-ci.dressés a rechercher de- faits, sont mal a leur a.-e devant des idéologie.» Or.le terrorisme consiste en une mixture de faits criminels et d’idéologie Rom sûr, l'individu qui depose une bombe dans une boite aux lettres pose un fait »t devient par hypothèse objet des recherches et interrogatoire* de a police.Mais *e* motifs d'agir, se- façons d'être, ses relation* personnelles, son caractère ne ressemblent pas a ceux du criminel de droit commun.( "est ici que le policier devient incompétent.Il ne cesse de confondre opinions radicales et sédition.Pour lui.tout ce qui sort du conformisme risque d'apparaitre comme révolutionnaire.I! manie une sorte d’hommes qu’l) ne tornprend pa*.Mais il y a plus grave.1^ Globe and Mail le soulignait de» mercredi: des droits humains fondamentaux ont été violés dans l’enquête en cours *ur le FLQ.“Déshonorés par de* atten tat* absurde», écrivait Gérard Pelletier le lendemain dans la Presse, les citoyens rie rette ville n’ont aucun goût pour l’être maintenant par une police abusive”.Me Pierre Elliott Trudeau déclare au Devoir nu’une loi provinciale a été dénaturée et détournée de ses fins Retenons ces trois témoignages portés par des adversaires du séparatisme en général et du FLQ en pa rticulier.Mais si l'on veut »e debarrasser du terrorisme, pourquoi reprocher aux poli-i iers d'employer contre les terroristes des méthodes dites efficaces' le journal de Toronto répond fort bien : l e h'LQ ru sein pus parmi nous, mai* la l"i dnnetn r.Elle constitue la seule protection dis ( nn/ultens rostre Varrestatw* clandestine, con- tre !’emprisonne ment arbitrates.«o« tre l'obtentirin de preuves au merym d* la contrainte, < 9 qu’on a pratiqué contre dea terre ristes presumes contre qui ne posent mê me pas encore d’accusations précises, qui sont retenu» comme “témoins essentiels” : ce traitement arbitraire, on pourrait un jour l’infliger pour d’autres motif» a n’importe quel autre citoyen canadien Il y a donc un principe en jeu.Voici que.d’après deux témoignage», les interrogatoires auraient en outre donné lieu a des sévices physiques.L’un des témoins, relâché jeudi, aurait été la victime d’un véritable passage à tabac.Ainsi le terrorisme commencerait déjà a provoquer ici les abus qu’il a déclenché* ailleurs: d’abord ses propres violences, puis des brutalités policières.On voit !a torture se profiler a l’horizon si le terrorisme s’accentue et «i l’opinion ne reagit pas.• •le m'étonne que le,* journalistes presque seuls manifestent leur indignation devant des faits pareils.Je m'étonne en particulier du silence du Barreau.Qu'est le Barreau?Une corporation ou sont groupés tous les hommes de loi de la province.Le Barreau surveille le» intérêts de se* membres.Mais à moin* de sombrer dans l’égoisme et la complaisance, il doit en même temps voir aux intérêts généraux de la justice.La loi lui donne le pouvoir de faire des règlements "pour le maintien de l'honneur et de la dignité du barreau .’’ Mais l’honneur et la dignité de la justice n’entrent-ils pas dans la dignité et l'honneur de l’ordre?Quand on a privé des “témoins essentiels” du recours a leurs avocats, on a attaqué des droits que possèdent les mem bres du Barreau; et plu» gravement, on s nie a des citoyens un droit fondamental dont le Barreau devrait se regarder comme le premier gardien.Comment, devant un pareil déni de justice, peut-il garder officiellement cet air d'indifférence'’ Hier, devant :es abu« signalés dans quelques hôpitaux, nous avons vu des francs-tireurs et des journalistes se porter en première ligne.Ils l’ont fait parce que le Collège des médecins se taisait.1 > n'était pas normal.La» silence du Barreau, quand la loi est détournée et la justice violée ne serait pas plus admissible.\ndi é LAI RENDRA C I m NNN I Le* problème* du travail a I ordre du jour M, Renc Hamel toumeMait.ee» four* dernier*, a I Assemble» legislative U premiere tranche du nouveau Code du travail, Nous n avons pat lu le teste integral du teste adopte en premier» lecture par I» Chambre.Nous n« connaissons pa* encore, au moment ou cet ligne* •ont écrite*, let reaction* de* corps ouvrier* et patronaux.On comprendra donc que nous abordions ces questions avec une relative prudence et que nous ne tou chions aujourd'hui qu'à certains aspect* particulier* du projet de loi.NOTES l'on retrouve dan* U réalité tor.Kjue le Cornue des rela bon* industrielles de la Chain tve aura commence l'etude de taille* du projet de loi.il >e r* poeeibl* de procéder * un» eritique plua roniplcle Man deie certaine» obser'atiom Viennent pour ainsi dire d e’ Uemamet * I ••prit bénis | la retenue syndicale L* protêt rennne.sit !e dnnit à U retenu# volontaire et rs vocable de la cotisation eyndi e*l# pour un# association ou vrlère officiellement reconnu# par U Commission des rel» lions ouvrières Cet article voudrait dir# qu'un syndicat reconnu par 1» t RO aurait automatiquement droit moyennant le consente ment explicite de «e# mem bres a la retenue à la sourr# dr I* cotisation syndicale par ! employeur r * serait la fin du rerm» qm ennfer# * dti nveur* mji d"-po>ct c S’ euè'ea per leurs prejuve* (me soft» de droit d# veto quant a t» re»en,]e eyndicalc Po,|r que i» retenue » •» ?ounce *e ré*!i«e il faut pr» eentement qu'un accord «xpli eite à cette fin »ott contenu dans la convention collective Tl n en sera plus ainsi dans l'a venir, du moina on Vesoere Seuls, quelques employeurs rétrogrades auront à •• platn dre de r* changement Déjà immense majorité de* *sr> ployeurt qui transigent **»« oee syndicat* «en reconnu ee Ml dan* de» eewatne* de eor recrioes» eoflert-ive».I* Idjptt “tté et IOqrCM** de >* «"vèss*!* tji ,.««mrc* yrrboa .# *.**.t«4 V'vt t '* mb’’:!# d*£ *'t* • •r-»» v'Tdtcau?«• aider* à fsrre sc—eprer de plu» en ol’ts eqe dernier* comme pe**’» t» s*gr*p»# de reœïreprl** Kle liserel* twrtmrt tncbeir lee ayn-dteat» à aeneUser vein un* a* •ion éducative tnrrue le* énergies qsi’fla dépensaient souvent.dent le passé, à perce voir les cotisation» suivant un mode désuet et souvent ineffi rare ^e cas de* foisctionnaircs 'I Hamel'’ Ceux-ci trosiveront dane le lexte soumis par VI Hamel une reconnaiseanr# nr tiiiee ci a vrai dire, insaiisfai •ante de loiira droils fi suffit de eomparer le» clause» relative» aux fonction «aires dan» le proiet du mint» Ire du traveil et lee revendtca rien» formulée» avant hier p#r '» Conseil consultatif de I» fonction publique, pour conets ter que de» divergence# sérlett »es aeparent le gosp-ernement et le* groupement* de fonctionnaires l e gouvernement reconnaît aux fonctionnaire* le droit de «e grouper en syndicat, “à con dition que cette association ne *e compose que de fonction natres et qu elle ne soit sfft ho# * sttcttne sutr# orgsntss lion C est tet tout le prohie me du droit d afftlistion qui »»t mi# en eatise le Conse l d# la fonction pitbltqna eattrna nue t# droit d afftb»tt«n r# rts naît ai ne le droit d associa ?ton.qu il en est un eoeoîlair# normal T e gouvernement n# !>ntend pa* sinst Tl noue «embl# à preimiére mie qu* 1* gouvernement f*it preuve d'une timidité excessive et qu'tl devrait laisser *u* fonctionnaire* euxmfme» !» «om de décider d* cette que.» tion Formuler un* tell# Inter diction, c’est au.sal laisser sup poser que le* grandes centra le» evndtca'ee Jouissent d'une p-rvwaise* dsetatoHal* ear !»• orgenteme# qui î»»*» ton» eft' Ile* (V.t*l n est ne# te cm ** V’Igrnv 9won dtvectett» de# •scherehts» et; çv»ngré* év trs -»f»i 4*t ^ «4 n •«*,-svmva | 1 'V “ t* ’i** y*»** 4*» 1** ^ ï'ü# ^ tv## rjn Si.*** !t.«é 'e* n-ndtcati» affiliés sont eutonomes, et Us tiennent eu»-et fermiebernent à leur iutono-mie que le gouvernement du Quètiec 1 rautommite provin-iiale’ l e congrès à cet égard, ressemble à la Couronne bri-tannk|in‘ iî a Ip fi roi 1 dp cm' spiîlrr d pnc'ouiHL'Pr pi tVnM '-tir! l.r uouvprnpmpnt spmhlr «Uflhopr ou phrnpiorn» dp î *ff»i » ijn» rontraîr *\ n $ Sj lettrés au DEVOIR Point de tue d'un Anglo-CanadUm sur le fait français difficilement Je ts ai jamais autorisa l« ministère des postes a oblitérer mes timbres TURQUIE, AN QUARANTE — Il — Les, nouveaux agitas Par Amber BOUSOCLOU Il n y a pat longtemps encore les aghas étaient exclusivement proprietaires foncier», seigneur» absolus dont dépendait la vie des villageois et leur subsistance.Toutes les terres leur appartenaient, et ils constituaient l’unique liaison avec le monde extérieur et le pouvoir.Ils étaient aussi incultes que les paysans.s I e projet d» loi interdit un plieitement aux fonctionnaires le droit de grève en établissant le recours obligatoire, en ra* de différend dan* le* services publiée a de.» tribunaux d'arbitrage forme* d* Juge* d# dis tmet.Ton» Ica membre* de ce» tribunaux «evsient nnmmo# p»r le gcmerneriseot tXeinr pçmt» ta lavent l«M k dneirnr Fstoit nncor* Justifié.»» 19fU, d'appliquer inconsidéré ment t tous lee membre» de la fonction publique i'interdic-tion du droit de grève' N'y gagnerait-on pa» à distinguer plutôt, comme le auggère le < onseil de la fonction publique.entre "»ervice public" et ‘fonction publique"' I.’infer diction du droit de ir»' * devrait.scion cett» distinction » appiiqurr a tou» les travail leurs qu’lia soient dan# le •ecteur prive ou dans 1# soc *eiir gouverne menta! don* 1# travail #*l considéré somma un rem'fce jrihlte S re romp i« beaucoup de fnnebonnitre» pourraient •« voit épargner rtnterdiction du droit de gré ve.vu qu’un# Interruption d# leur travail ne conetituerait aucunement un danger pour la sécurité publique On devrait penser, dan* une question d# cett# Importance, à dépasser les clichés traditionnel* et à .«# nourrir plutôt de distinction# inspirée* d» la r-éalUé eontem porafn# t et lr#»un*»»x d'afdstxirsge peé»m» d**ss le nrnte» de io« poijr U nfglqmen» des *#• de diftérendr danj !ae wvr-ie»^ nai ¦!§ w\r*nm^e P** 1*W%iG** A •« t*».ras d* dtstrica la procédure prérm# non# «emble trop wnt latéral* B ne faut pas oublier qfu'en ca» d# différend, le gots-vemement devient partie au litige B aérait arbitraire de réserver au seul gouvernement la nomination de tou# le» membre» du tribunal d'arbür i «e.Ou iiiuinv c'evj l imun'-«¦on prcuiière que i.iioc » l'e» prit impartial la lecti|‘e de , cl article du piolet de ioi lia *e août modernisés, leur» fils sont ailes a l'école.Ils ont appris les usages et pris le pli de ia vie citadine D'ou une nouvelle génération et une nouvelle espece d’aghas.Cer tains «ont maintenant banquiers ou industriels D'au tree se sont lance# dans la vie politique Mais les pay sans de leurs fiefs n'y ont rien gagne Paradoxalement le suffrage universel a renforcé leur pouvoir.surtout durant les dix années du règne d'Adnan Menderèa.lui même propne taire terrien I,e leader démocrate avait assis sa popularité, par le truchement habile des aghas.aussi bien par la de magogie de sa politique écono mique qu’eu faisant appel à la tradition religieuse et à ceux qm veillent à son observance pour maintenir a Unit prix parmi le peuple des campagnes l’obscurantisme et la sujétion de l’Islam.Cette influence re-te tenace II est aignificatif qu’aucun paysan pauvre ou moyen ne siège au Parlement ou se soit jamais présenté à la deputation Dans le* vtlies, toute une hiérarchie d aghas s'est créée, qui va de relui qui peut pro rurer du travail a celui qui peut financer l'entreprise qui fournit ee travail pour aboutir à celui qui aidera a vendre le produit de ce travail.Ainsi a est constituée une solidarité de privilégié* La médiocrité relative de leurs moyens constitue une calamité supplémentaire pour l’économie du pays, 'ils s emploient à paralyser .a peur de perdre détruit chez eux le goût du risque.Ils ne disposent pas des moyens fi nanciers suffisants pour créer de grande* entreprise* F,t re doutent par-dessu» tout qu il ne s en crée et qu il n# puisse être touché au médiocre ttaru qwo qui est lemr suprême sauvegarde I.ea intnist.ree du culte »p portent endemnfent aux agba» une aide qu’on ne peut qualt fier d'eclairée Sur aoivaut# m'Me bodies et imam* pre» d» 90% n ont reçu aucune tu* truetjnn Tes futur* prêtre# se mnt plus cultive» puisque 1* faculté de théologie compte maintenant prèa de cinq mille «lève* Naître eu ne pea naftre Toutefois les femmes présentés à ce thé de dames ou j avais été conviée, de la plu» leune a la moins jeune, sont "engagées'- Elles consacrent leur temps à l'amélioration du sort de leurs concitoyens, que ce soit par 1» travail politique ou social.Mais quand je posai la que» tion “Que penser vous du con trôle des naissances'", une gè ne réprobatrice se peignit, sur tou* le* visage* "Nou* aimon* frop le* enfants" me r»pnn dit ll"e femme mari crin Ctr en quarante an» .» population H# i* T'inqipe a p!ii« que don blé De tx#"# mitlmp* en.19X1 elle atteint cette année êrent* nrHÜnna Sprèj un# régre* •ion passagère qui suivit 1» guerre, le taux d'accmi#*# ment annuel a» maintient à 3% fil.Et dans chacune de* prochaines années, le pays comptera un nouveau million de bouches supplémentaire* à nourrir “St no* amis d* f'étrqtqjer nous viennent en aide, nous pourrons rétablir la situation e, onomufu* Et tl n’y aura plu* de orob’eme".proclama '» militante " Pourtant è «i no-npopue femme* font dèsevperf» t ^e layrt m/rtemwfé* aore#**» n**" »elev» !e nsvebsatr*.au1 avant» Tous mer remarque crie cbet nous.ij'ianA tins *n natif# ?s promène 'r pi-s —-‘‘‘e âetnnt »?Aerru»»» lu; s* *»»-,—# Aett» en.fgntt actrochit d tet busqué* un rrmsté—» Ai”.» les bras et.«« i !/«!*”è*"« prit à vemr au monde’ "le contrôle des natseances transformerait la structure des familles et pourrai» diminuer le sens moral Et puis il y a la rshyion ', répliqua l’ancien ne infirmière, uiainteiunt chef de séniie dans un office guu vernemental Elle a os*- scie ver par le travail, nidi* non > affranchir des lien- d’un ma nage impose qui lui est odieux “Les ie:umf e nuit Ile,I pauVlOHt par tir prffhffUPx flhoTtft't,* (T'orp- dnpi * nu a *t \4iff .M \u ministère de la santé pi, biique on declare souhaiter stabiliser la population entre 35 et 40 millions ’’afin de pon rotr as tirer son bien-e’re mais on estime que les bail, tants du pa>* s'opposeront pour des motifs religieux a la planification des families.Or te chiffre officiel des chu meurs est déjà de quatre millions huit cent mille pour une population dont la moitié a moin* de vingt ans Vinqt million* d'analphabète» Il y a quarante ans a peine un peu plus d'un million de Turcs savaient lire et écrire, aujourd’hui près rie vingt mil lions encore sont analphabète* l'enseignement primaire est théoriquement obligatoire, mais chaque année au moins un million d'enfant* n'ont pas la possibilité de suivre les classe», ü n’y a pas d'ecoles pour les accueillir Et chaque année le nombre d'enfants d a ge scolaire a'accroit d'un de mi million On ne peut évaluer le taux nCp! de fréquentation scolaire dan.* les villes, faute d etat ci vil et faute de statistiques se rieuses autre' qu'officielles ei trop optimistes De plu*, les parent* déclarent souvent leurs enfants avec quelques années de retard pour leur éviter le plus longtemps possible te service militaire.Mais on peut dire que ceux qui veulent faire apprendre à lire ou a écrire à leurs enfanta le peuvent dans lea centres urbain# Dans les campagnes il n'y a eouvent pas d’ecole du tout D'ailleurs, le désir d’instruc tion y est moins vif encore "Des inconnus ont attaqu* 1 école primaire d’Ortakoy.a >3 kilometres de la capitale, brisé le buste d’Atatürk et sac rape le logement de !’instituteur " Cette information, publie» en juin dernier par la presse sous le titre "Les rear tion noire < on) recommencé leurs agressions contre 4 te turk*, ne constitue pas un ra* isolé Au fur et a mesure qu# ton » eloign# d Ankara, r# n ont plus seulement t# loge ment ou 1 école qm «ont sac cagés, mai» l’iiustituteur qui est ro&sf Le plus souvent à Tins tigation de l'imam local, in quiet des innovations que le maître d'école pourrait appor ter dans son fief Quant aux écoles secondai rem, elle# sont trop peu nombreuses.Les classes sont souvent .surchargées avec quatre-vingts ou quatre-vingt-dix élè ves D n'est donc guère étonnant de lire que.l'an dernier un cinquième d'entre eux seu Ientent ont réussi le* examen* de passage d une rla."e a l'au tre ./r .eroi mécanicien nunnd étntvrk rc’tendra C’est mon pire gm me l’a promts' D enta"' avait abandonne **« chèvres #t était acs » »r# notre voiture immobilise# ?ur une route isoiee de Capp» dore Dieu «ait pourquoi No tre chauffeur fijT#.lui ne Te aavait pa« Mai* l'enfant haussant Ion épaulés, le oer «ou» le capot, avait tout de suite diagnostique: “Yok su.yok benzin", ni eau ni eesen ce Le chauffeur imprévoyant alla en quérir à quelques trente kilomètres de là Des ga mins dépenaillé* avaient surgi de toutes les cahute* de tor rhis du voisinage acceptant avec dignité les bonbons solfia de no* poche*, les croquant avec appétit, et écoutant avec admiration le technicien an herbe d# 1» Turquie d« d» main mi d’ar"é*-de.r»a'" Ai 1er 'nstifuta d* mlTif» •Tift»r»n Ttsti,» drnjb» e#*Brie» pn-ir "1 a Ofi ntr #1 î * Metriela jouer le Pilate dan* celle tragédie Tous, nous sommes responsables des activités des terroristes.Nous sommes solidaires.Canadiens et Canadians.dans cette affaire Chacun nous avons mu* la main à la pète Pour certains, il s »• gissait de collaborer à ! épanouissement de la collectivît# canadicnne.francai.se Pou' d autres, i! « agissait de refuser son appui ou d y offrir up» opposition réelle Les brimades, les revers *• les frustration* qui jalonnent le long acheminement de la nation canadienne-française vers l'independance ou si vou» préférez, une plus large autonomie.devaient aboutir au terrorisme.L'abcès devait crever un jour T! fallait s'y attendre Il est puéril de blâmer qui que ce «oit et de prétendre avoir les mains propres.Nous y somme* ions pour quelque chose I n deuxième point Comma il fut annonce la Canadian \rmy aide dan* la ebass» * l’homme qui se déroulé sur 1* territoire du Quebec Malheureusement cette même ran*-dian Army rrpré«ente d’un* façon spectaculaire lea brimade* auxquelles notre tseupl* don faire face depuis toujmir* I » Quebec paie en Impôt* environ $500 millions l'an pour la défense dite nationale.No* impôts servent ni à l'épanouissement de notre collectivité, ni à .«a protection.Au contraire, par le truchement des Armed Forces and Cadets, nos Impôt* contribuent à l'anglicisation et a l'assimilation de millier» d* nos jeune*.Le tout devient ridicui* à extrême lorsque de jeune* nmiveaux-Canadian.s reviennent dan* leur pays pourchasser des compatriotes révolte» par rette situation Le rm n*-gre vendait .«es sujet» dan* Ve v 1 a v a g # L anglicisation n e‘t pas 1 esela'-age entendu, mai* le* consequences en inn* neanmoins le» m#me«- UH peu p’e qui se riéch're.qui s’affa’ Mit et « effrite sans relleKe ** sans gêne Veuillez ajouter ee grief â U liste toujours croissante d* no* "Cahiers de doléance»’’ André-L.LeBLANf, professeur, »" ’ ¦ • ¦•’¦' •¦y''*iiiiUiiP!ii»n»ii| La Bible vous parle \e vo.s pas un patient do*.« é prier» et ne.négligé pas d* 'mre ’aumône (Tcell T JA* ’'•»¦•# .«/>!«!» n*j u Oori.m* •**b-.'i*':» *• i* x«(*5s DEVOIR T an et que dot% rojrn*T*tr» zrexni Bonus** a* t*axi«i t»ttw ennuie «s direction Vnrtrr Laurendeau, rédacteur en eti#f; ranl Sanrlol rédacteur en chef adjoint; Claada Bras.TRESORIER : SRTRT'R LEFEBVRE •Te Oe*olr" e«t Imprime an do 414 ut, rue.Notre Dam* S Mont-tc»i i»,i l lniprlmcrie VnpuUirr compagnie à >evponuMllt* tt-muec.qui en c«I l'éditrice la Canadian Pies» est aenle autortiSe a rinpliitei fl i iillfii'ft If.information' nnltllees dan» “Le lu roir I fi droit' df reprodiirtlno dr* dfpSrhr» rtcln'lrel an Devoir** sont rrvDrves Tarif ahonnenkfnrs Ftfilion qiiotitftmnr (un »n UtraisoT» % Hiiniicilr b .o Monterai n hattheiir Qoébf< n l.fvix * mi \il«*Mirs au Canaria M* » tra«urr.iV* Trillion rit» xamcdi *«•«• »H|»t 4« »* la prtygAwta pitM«r«tir»i» u—m.Rr.4^ kfj ¦ «à* * *» Il DCVOI*.MONTH!AL SAMIDI.* JUIN Ml CINQ Paris • New-York en moins de 3 heures PAJU& L» Concorde, mi m à ! etude depui» deux en» d« part et d'autre de la Man ehe.est conçue pour roler à Mach 2.2.Oaru sa version long-coumer.à laquelle se sont particulièrement attaches tes Britanniques, l'avion peut joindre Paris ou Londres a New-York avec une charge marchande de l'ordre de neuf tonnes, soit environ cent pas «agers avec leurs bagages La vitesse de 2.400 kilometres à I heure permettrait de réduire la traversée à une durée qui se situerait entre deux heures trente ou trois heures, c'est-à dire la moitié du temps de parcours des actuels transports a réaction Boeing 707 et DC-8 I n vol Paris-Sydney ne serait guère plus long que la traverse* de l'Atlantique avec un Superconetellation à hélices Long d’une cinquantaine de metres, la Concorde sera pour vue.comme le montrent les maquettes présentées au Salon de l’aéronautique, d'une aile en delta d une faible envergu re : 23 m.50 Les hublots se rom maintenus, alors que les premières études avaient ame né à penser qu’il serait neces sa ire de lea supprimer En vol supersonique une visière des rendra devant le pare-brise et réduira la trainee aerodynami que.Elle sera relevée en vol subsonique, c'est-à-dire au de-collage et lors de l’approche des aérodromes.L’équipage disposera donc à ces moments délicats d une visibilité nor male.* vitesse de Mach 2 2 rete nu* par le bureau d'études Les Etats-Unis sont en voie de perdre leur monopole dans la construction aéronautique (Sérvkft "U Hindi") Annoncé* trou jour* avant l'inauguration du XXV* Salon international do l'aéronautiqu* d* Paris la commanda d* si* lonp-courrior* suporsoniqut» Concord* par ta Pan Amorican Airways ost un éclatant prélude a l'Exposition du Bourgot.En engageant un* mis* évalué* d* 300 é 4S0 millions d* francs, M.Juan Trippo, president d* la P.A.A., provoquera vraisemblablement é la fois un* vive réaction dos construe tours américains et un resserramant des liens techniques *t économiques franco-britanniques.Pour los Américains, la décision d* la P.A.A.risqua en effet d'avoir do graves conséquences Ils s* sont longuement interrogés pour savoir s'ils s* contenteraient d* construira un appareil qui volerait é Mach 2,2, comma la Concorda, eu s'il s* lanceraient dans la réalisation d'un avion volant é une vitesse égala à trois fois cell* du son.Las débats n'étaient pas encor* terminés lorsqu* la décision de la P.A.A.a été pris*.EH* entraîner* vraisemblablement la choix de la deuxième solution, qui permettra au moins aux Américains de sa mettra sur les rangs après la Concord*.Encore faut-il qu* l'administration fédéral* consent* $ aider largement los constructeurs d'outre-Atlantique, incapables de supporter seuls les frais d’étude et de fabrication d'un appareil qui doit franchir la ''mur de le chaleur".Cette eide gouvernemental* estimé* par I* Congrat a una trantaina d* millions da dollars, était attendue pour I* debut du printemps.Eli* feit l'objet d'un rapport qui sera soumis •u président Kennedy.Il est probable que la "coup d* semonce" de le P.A.A.accélérera la procédure.Il n'en demeure pas moins que les tergiversations américaines risquent d* dépouiller au moins temporairement l'industrie aéronautique des Etats-Unis de son quasi-monopole mondial dans le domain* des long-courriers.Le commande des six Concord* aura pour effet en Europe, d* donner un essor nouveau » un* entreprise fort discuté*.Les compagnies aériennes, dont l'enthousiasme était au départ mitigé.manifastent un brusqua intérêt pour la Concorde.La décision da la Panamerican va resserrer dans una com-muna et très lourd# entreprise les liens economiques et techniques entra le Franc* et le Grande-Bretagne, dont les gouverne ment financent chacun pour moitié le projet.L» situation, compta tenu des rapports politiques actuels entra les deux pays, parait assez paradoxale.En fait, dans la domaine aéronautique, lot industries sont condamnées a travailler ensemble si elle* ne veulent pas disparaître.On oubli* souvent que I* Cerevelle, si elle n'eveit pas été acquis* par les Britanniques, n'en était pas moins équipé* jus-qu'è ses dernières versions, d* réacteurs anglais.Et ce n'est pet uniquement de pert et d'autre de ta Mench# que le traveil en commun s'est impose.L'industrie frençeise, pour se pert, est lié* par cinquante-neuf accords commerciaux nu techniques è des sociétés étrangères, qu'il s'agisse d'études, do licences, d'assistance ou de vente.Parmi las avions auropé • s exposes eu Bourget il en est tree peu qui soient d* conception et même de febricetion strictement nationales.L* coopération n'ast plus seulement una politique: c'est une méluctabl* nécessité.AUX QUATRE COINS OU MONDE ANGOLA LISBONNE - gouverne nient du FHtrtugai * propose aux pays africains, et en par tieuher à ceux qui «ont limi Le "Balzac": |e à la verticale PARIS — L* nouTPl avion français à décollage vertical, la “Balxac", a évolué hier de vant la président de Gaulle qui inaugurait 1# 25e salon de I aviation, au Bourget, pré* de Parla Dota de huit moteurs à re actions "Rolls Royce’ et d'un moteur a reaction "Bristol' aur le fuselage, le "Balzac • est eleve à la verticale.pui« « survolé à grande vitesse rt i haw* altitude 1* terrain H a \ lahon, L'apparetl * o»t eneiuta im mobilisé.» 'ire sur 1m-méme ¦’nmme sur un pivot, puw » relé sur la côté et même en amère Le gouvernement francan * 4 sijtre part annonce une aub vention * près de 100 million* da francs fenviron $200.000 000') a llnduatrie aéronautique française, a-t-on appris de source officielle, afin d'éviter le chômage dans cette impor tante industrie pendant le* deux années qui viennent liophea ries possessions poilu gaises.d'ouvrir un dialogue franc et utile" Cette proposition a été fai te hier par le ministre des al faire» étrangères du Pnrtuga! \f Alberto Franco Negueira au cours d’une conference de presse M Nogueira.évoquant 1* conférence des chefs d'Etst africain* * Addis Abeba.« ajouté que les mesures de boy cottage prises contre son psy* seraient “injustifiées" et "san» effet” puisque le commerce Portugal» aveo l'Afrique est très faibl* TABAC - CANCER NEW YORK — L'industrie du tabac »»t aux prise* avec un» autre batailla dans la centro vara# caneor v» cigarette».Un arrêt d'un tribunal de Floride, selon lequel les fabricants da eigarettas pouvant être reeon nus responsables en cas da mort du* au fait d* fumer, a provoque uno baissa des valeurs tabagiques è I# Boursa de New York.L» Cour ostima qu* le» fabricant» d* eigarotte» et au Iras produit» tabaoique» pouvant étra atténues an domm» ges-intérét» dan» le cas de prejudice corporel port* ay fv maur, EHo a rendu son arrêt è titro eonnubetif, * la raquète d'une Cour fédéral» devant la quelle la veuv# d'un habitant da Miami réclama MSO.OOO è |'"Amarlcon Tobacco Company" parce que, afflrm*-t-*ll#, son mari avait contracté un cancer du poumon pour avoir fumé des cigarettes.tient compte d* facteur* à la foi* economique* et technique* En effet jusqu’à Mach 2.2 les techniques d’usinage et les matériaux utilisés pour réali ser la Concorde n om pas à être fondamentalement dtffé rents de ceux qui sont fliis en neutre dans les avions actuels Au delà de Mach 2.2 les struc tures en alliage d’aluminium se seraient rapidement déte riorees et il aurait été néee» saire d’utiliser de nouveaux métaux impliquant des études très onéreuses Le prototype, d’après Sud Aviation, effectuera son pre mier vol pendant l’été de 1966.le premier avion de série soi tira "environ deux années plus tard”.Quant au prix unitaire de la Concorde, aucune indication of firielle n'est donnée Certaines estimations le situent entre 10 et 15 millions de dollars (50 et 75 millions de francs), mais des c hiffres plus élevés encore sont cites.Rappelons qu’un long courrier à réaction coûte aujourd’hui environ 35 millions Ce ne fut qu’aprés de Ion sue* négociations que le 29 novembre 1962.MM Ainery.ministre britannique de l’avia tion, et Geoffroy de Courcel.ambassadeur de France a Lon rires, signèrent a Lancaster House un accord pour la cons tmction d’un avion de tran* port supersonique Les gouvernements suivaient ainsi la voie que leur a valent tracée les constructeurs français — Sud-Aviation — et anglais — British Aircraft Cor poration — qui avaient prépa re un programme d'étude et ébauche un plan rie réalisa tion Aux terme- de l'accord il était prévu que les frai» dètii-des s'élèveraient a 1.850 million» de francs Le finance ment est assuré pour moitié par les budgets français et britannique La part de Sud-Aviation dans 1 étude et la fabrication des cellules serait de 60 p.c et 40 p.c, pour la British Aircraft: en ce qui concerne le» réacteurs — quatre Bristol Olympus à poslcombustion la proportion serait inversée 60 p.c.pour Bristol, et 40 p.c pour la SNECMA française.La France portant son inté rêt sur le moyen-courrier el la Grande-Bretagne sur le long-courrier les deux proto types qui voleront en 1966 re présenteront une formule intermédiaire entre les deux vereions: structure du moyen courrier et système complet de combustion du long-courrier Trois comité» de travail ont été créé» et sont presides al ternativement par un Fran çais et un Anglais: un comité ‘cellule’, un comité "mo leur” et un comité d'experts economiques et financiers La conclusion de l'accord axait rencontre de scrieux obstacles du cote britannique La compagnie nationale BOAC qui supporte un lourd déficit avait souligné avec force qu'elle n acheterait de Concorde que si l'avion se montrait par faitement rentable On savait d'autre part, que les constructeurs américains etudieraient de leur côté un avion long-courner volant à Mach.3.qui coûterait environ 750 millions de dollars (3.750 millions de francs) et qu'ils s efforceraient de prendre rie vitesse le projet franco-britannique Ils essaient notamment de Ürer une version j commerciale du bombardier: RS 70 Walkyrie Mai*, d’une part ils rencontrent d’énrvr j mes difficultés techniques, qui | sont loin d'être résolues avec le RS 70 pour lequel le serre taire a 1» défense.M McNams ra éprouvé peu de aympathie.et d'autre part 1« besoin d une ; aide financière considérable du gouvernement fédéral se fait sentir.Lea négociateur» de Lon dres craignaient que cette aide ne soit rapidement accordée File ne l’est toujour* pas.Et 1 il n'est pas sûr qu’à partir ; d'un certain seuil, un accrois- ' sement de la vitesse des a viens présente tin très grand intérêt pour le» passagers et, par conséquent, pour les eom pagniex On estimait en novembre dernier que le marché pour rait absorber cent cinquante » deux cents «non» de transport supersonique* Plus les axions vont vite plus leur exploita tion unitaire est importante — j une Concorde remplit la mè me tâche que deux ou trou Boeing 707 — et moins on en vend Les constructeur* fran Kennedy accepte de faire escale en Angleterre LONDRES — L* président Kennedy a fini per accepter de M rendre è Londres, co mois-ci, au cours du voyage qu'il s* prépare è effectuer on Europe.Plusieurs observateurs voien* dans co geste d* la Maison Blanche l'intention do venir an eide au gouverne-nxent Macmillan ébranlé par les récentes élection» partielles ou municipales et compromis encore davantage dent l'électorat britannique par la Scandale Profumo MM.Kennedy et Mcmil-lan se rencontreront près de Londres, les 29 et 30 juin.Ce sera U septième fois que les doux hommes d'Etat discuteront ensemble.La précédente réunion avait eu lieu il y o six mois, è Nassau.Depuis plusieurs semaines dot pressions étaient exercées sur la président Kennedy pour qu'il effectue un* escolo on Grande-Bretagne durant son voyage an Europe.L* communiqué anglais émis par le bureau du premier ministre Macmillan a annoncé cette visite en cet termes: "Etant donne que six mois sa sont maintenant écoulés depuis leur dernière rencontre, et qu'il y * un certain nombre de problèmes qui peuvent être utilement discutés, le président Kennedy ot le premier ministre ont estimé qu'il serait utile de profiter d* l'occasion de la visite du président en Europe pour avoir ensemble des entretiens".Lemnitzer rTesl pas d'accord avec la formule actuelle de la "multilatérale" PARIS - Dan* sa premier» déclaration publique depui» qu il exerce le* fonction» de commandant auprème des force» alliée» en Europe, le général Lemmtxer a fait remarquer que a il était, en principe, favorable è une force mutilaterale il le Neuf arrestations après les troubles de Lexington LEXINGTON Sept jeu nés Noirs et deux Blanc* ont été arrêtes hier à Lexington, en Caroline du Nord, à la suite des émeutes qui se sont de roulées dans la nuit de jeudi à vendredi et au cours des quelles un Blanc a été tué et un autre, photographe de presse, légèrement blesse a la suite d’une fusillade.Ces trou blés sanglants sont les premier* à intervenir depuis le» événements survenus à l’uni versité du Mississippi, en octobre dernier, lor* rie 1 insertp tion de James Meredith Deux mille Blancs s'étalent massés à la limite du quartier noir de la ville, jeudi soir quand un groupe de quelques centaine» de Noir* manifes laient contre la segrégation dan* le* edifice* publics Bientôt les deux groupe* commencèrent a se bombarder de pierres, de bouteilles vide* et de barres de fer.A un certain moment des coups de feu retentirent, tires semble-t-il, du quartier noir, entraînant la mort d'un Blanc de 24 ans.Fred Link, atteint d'une balle en pleine tête.Le photographe Art Richardson était touche d'une balle dans le dos.Son état n’inspirait au cune crainte hier soir.l^s deux Blancs arrêtes sonl accuses d'avoir frappe une jeune Noire à coups de poing l.e maire de Lexington s'est entretenu hier avec les chef* des corps policiers alors que le calme était revenu dan» le quartier ries affaires limitro phe du quartier noir Une guerre cPatrocités au Vietnam W ASHINGTON Le philo »ophe britannique Bertrand Russell accuse les Etats-Unis dans une lettre au "Washing ton Post”, de mener "une guerre d'atrocités" contre les révolutionnaires communi s t e du Sud Vietnam DENUCLEARISATION K revient à la charge.MOSCOU — Le premier mi nistre, M.Nikita Khrouchl chev.a réitéré sa proposition de faire de la Méditerranée une zone denticlearisee.rap porte l'agence Tass.Répondant aux questions de rieux journaux- italiens.M Khrouchtchev a précisé que si la zone méditerranéenne rie vait etre dénucléarisee l'Union soviétique serait alors disposée à garantir que.dans le cas d’un conflit armé, la Méditerranée serait exclue des sphères d'action de l'arme ment nucléaire, à condition toutefois que los pays occi dentaux qui possèdent des ar mes nucléaires souscrivent a la même garantie “L’avantage principal que les peuples riverains de la Mc diterranée pourront retirer rie la mise en application de la proposition soviétique sera de voir écarter pour eux la me nace des fusees nucléaires tan dis que la Méditerranée ne risquera pas de devenir une autre région entraînée par les puissances de l'OTAN dans l'orbite de la course aux armements nucléaires", a souli gné M.Khrouchtchev.fl a poursuivi: "Considérée dans son ensemble, la sphere des preparations à la guerre nucléaire en serait plus redui te ce qui ne manquerait pas d'avoir des répercussions sur la situation mondiale dans son ensemble.Cela contribuerait a atténuer l’étal de tension internationale et à renforcer la paix dans le monde”.PROFUMO WASHINGTON — "J'**»i» et je suis un ami d* Jack et Valerio Profumo.c'est un* tragédie qui n'aurait jamais dû or-rivar," a déclare M.leain Mac Lead, president du parti conservateur britannique, repon-dan» a des questions qui étaient pose»» au cours d'un dejaùner au "National Prass Club", d# Washington.Commantant la de mission du secretaire d'Etat a la Guerre britannique, M.John Profumo, le président du parti conservateur a exprime sa surprise au sujet d* la rétraction de M.Profumo concernant sas relations, avec Christino Keel-or."J'avais cru, a-t-il ajouté, dans son intégralité et dans sas details ce qu'il avait dit è l'ori-qin# lorsqu'il a démenti avoir de» relations incorrect#» avec Miss Kealar." Lord Russell ajoute que le* «ccusations lancées par la "Croix-Rouge de liberation sud vietnamienne el .-.elon le» quelles les Américains au raient fait usage de napalm de pétrole et autres produit* chimiques au Vietnam de vraient faire l’objet d un* en quête internationale "Je considère que 1 utilisa tion de produits chimiques au Vietnam, et l’aneantissement de plus de 1.400 villages, ainsi que l a rapporte le "New York Times” contribuent à faire de la guprre au Vietnam une guerre d’atrocités, écrit Bertrand Russell ‘ fl faut reconnaître, admet louteloi* le philosophe britannique.que la "Croix-Rouge de libération sud - vietnamienne p-t favorable aux ennemis du régime Diem que soutiennent les Etats-Cnis mais ses con elusions ne peuvent être écar tées puisque cette organisation a recommandé l’o u v e r t u r e d une enquête internationale " naît cependant a emettr* piusieur* reserves aur le* projet* envisages actuellement.Parlant devant l’assemblée de l’Union d» l'Europe occidentale.le general a ajoute qu'il serait "désastreux militairement" qu* cette force nucléaire multilatérale ne soit pas placée sous scs ordres.11 £'est oppose egalement a ce qu'elle soit uniquement composée de navires de surface à equipages mixtes.Tout en soulignant qu'aucune decision définitive n as ait été prise pour l'instant a cet egard, le commandant suprême en Europe des forces de l'OTAN s'est prononcé pour une force composite comprenant aussi bien des navires de surface que de* »ous-marins et des engins terrestres.Il estime en effet qu# chacun de ces systèmes comportant des avantages et des inconvénients un melange équilibrerait les deux et diminuerait le» chances, pour l'ennemi, de neutraliser avec succès cette force Le general a encore dit “L'idee essentielle est de creer une force nucléaire équipée de missiles balistiques modernes qui seraient la propriété de plusieurs pays et dépendraient en mémo temps entièrement de l'Alliance atlantique”.11 a insiste sur la nécessité de maintenir la torce nucléaire de l'OTAN quelle que soit la forme qu’elle prenne, sous la commandement du SHAPE plutôt que d'en faire une entite distincte.ce qui aflaiblirait sensiblement sa force represaille*.F.n terminant, le general lemnitzer a affirme que les avion» a pilotage humain n'etaient nullement périmé», que le bloc communiste mettait au point un système efficace de defense antiaérienne alors que l'OTAN ne fait rien en ce sens alors qu elle a tout pour en faire autant L assemblée de l'Union européenne occidentale, qui groupe sept nations la Grande-Bretagne et les six pays du Marche commun.a par ailleurs ajourne plus tôt que prévu une session qui a duré quatre jours, le quorum n'ajant pa« été atteint lorsqu’il *>>t agi pour les délégués de se prononcer sur de» resolution* concernant la défense.Les parlementaire» qui étaient tenus en grand nombre, pour entendre le discours du general Lyman lemnitzer.ne s» sont pas présentes en nombre suffisant au moment du vote Après une période d'une vingtaine de minutes au cours desquelles les parlementaires ne sont pas parvenus a se mettro d'accord sur la procedure.M.Carlo Schmid, d .Allemagne d» l'Ouest, président de rassemblée a annonce l'ajournement fl a eu recours a ses prérogatives présidentielles pour clore la session.prochaine n aura pas lieu avant décembre.Le président a precise que seulement 35 délégués se sont présentes pour !# vote alors que le quorum'necessaire est de 45 Ingénieur - Service des Ventes rtqutt pour to District Sit do to DtVtStON D§ LA MECANIQUE* U roâjPuro port.» du travail •'•fftctuonf dont !• Ouoboc Los candidats doivent posséder ou moins trou è cinq annoos d'txptrienct dons la développement et ou le vont# de machinerie lourde, être bilingues et membre» de ta Corporation des Ingénieur» Professionnels Ecrive» donnent datait» complet» de vos qualificetion» A Dominion Bridge Company Limited, Directeur du Personnel, C.P 280 Montreal ! essayez-donc la peinture Sien m -c'est si différent! REPARATIONS te fflMtet »f hljaw r xétvi'êêi p-** • plumât, ferlet-eA* lfqvq>0>» vttteOê.-»«*•**• parient qua '/ou?at*«ndte! e Pour eutr»* r4per§tKm» da montrée a* b*faw u ••rvHw • i ** tevrt • Commandas po»t»lo* rampüaa evec sein OMPOBBOÏÏÜ 256 **t St#-C»tKorî»a - «nc.- 861-9293 # II* A fl* 4 RD prop w w I s I root blanc Tabla do 9C~ d* large rc extensible pour 8 convive» Dessus de formica, atructura d'aluminium di* simulée dans le plastique moulé.4 haises avec coussin» de couleur! dif trrente» valiquette liée, 842-8811 GATHER çaî* M anglai* estimaient que leur entreprise était rentable a’tla vendaient cent trente appareils.La commande américaine leur donne de sérieux espoir* J P (Service Le Monde) i SIX * IE DEVOIR.MONTREAL SAMEDI.S JUIN 1963 Les exigences essentielles de la structure du Fonds Monétaire International potins financiers La dernièra itanc* d« la aamatna fur la Boun# dt tondra» a été témoin d'un# tan-danca indécis* A Wall Straat, las court étaient plutôt irré-guiiert.Sur lat Bourses da Montréal at da Toronto, lat pria parurant hésitants.0- II aa pourrait fort bien qu'au cours da cat été #t au début da cat automne, las pria d* b ian des bonnes valeurs soient plus attrayants que présentement.Ca ne serait que pour un temps, toutefois et.an dépit da b>en des opinion» favorables ,il ne faut pas p*r dre de vue que certain courtier laissa entendra qu'an fin d'année une correction temporaire porterait las cours des valeurs boursières pratiquement aux niveaux actuels.• O La manière dont la place locale s'est comportée hier augurerait mal pour la début da la semaine prochaine.O- L'équité an arrière des actions ordinaires de Power Cor poration of Canada serait de $14.65, suivant le rapport rendu publie hier.-O- L'activité a paru plus fébrile cette semaine sur le marché de l'or de Paris.Les pièces d'or étaient particulièrement en demande et le Souverain a monté de 50 points.Le lingot d'or fluctuait entre 6545 et 5550 -O Lee résultats sur la propriété de Porcupine de Quebec Manitou Mine» ne justifieraient pas d'autres travaux de développement, rapporte-t-on.McLeod, Young, Weir A Co, en qualité d'agents fiscaux pour Traders Finance Corp.Ltd rapporte une augmenta tion dans les taux d'intérêt pour les billets a courts terme», soit 3H°'e pour ceux de 30 a 89 jours; 3Va#/o pour ceux de 90 a 179 jours; 3V«% pour ceux de 180 è 269 jours et 3T/s% pour ceux de 270 a 365 jours.-O - McWatters Gold Mme» demeure en forte position financière, au dire de son président, qui rapporte que le» disponibilités sont d* $165,335 sans tenir compte de placement» s'élevant a $482,628, è rapprocher d'un passif exigible de $1,763.seulement.-O - Quebec Metallurgical Industries Ltd a reçu ses lettres patentes supplémentaire», changeant sa raison sociale en celle de Q.M.I.Minerals Ltd et consolidant son capital de 5,060,100 action» en 1,012,020 actions nouvelels; ce qui signifie donc un fractionnement a raison de 1 action nouvelle pour 5 ancienne» détenue».O 5,000,000 d'actions ordinaires de Stair Exlporation A Mining Company Limited seront négociables sur la Bourse Canadienne à son ouverture le 10 juin 1963.Sur le total de» actions y inscrites, 1,900,000 sont émises et en circulation.Leur symbole sur le téléscripteur sera "SEM".-O - Nous annoncerons lundi le lancement d'une importante émission par une compagnie de prêts hypothécaires.commentaires sur - • ', ¦ : L’ACTUALITE EI2STA3SrCIEE,E La C.S.de St Just* a effectué %» premier* ftnanc* l/M rommluMlr»» d fcolrr pour la municipalité rtc Si Ju'ic du-Lac, comté de Témiscouata, ont adjuxe.récemment, au prix de 9BS8.une émiasion (le $106,000 d'obligation* remboursables en tftrie» en dix an», à un syndicat compose de la Corporation de prêt* de Québec, Oscar Dubé & Cie Inc , Garneau, Boulanger UN», Grenier, Ruel * Cie Inc , et J E Uflamme Uée I/émi*sinn comprend $75,000 de titre* k 5% l(M>4(Mi et $31,000 à 5l4 % 1067 73 Ain*i le rnût moyen de la finance revient a 5 7217%.I,emprunt comporte un solde de $22.000 A renouveler en 1873 pour un terme additionnel de dix ans Le gouvernement provin cial a accordé, pour cette émission, un octroi de $61.000 Cette corporation vient *ur le marché de* obligations pour la premiere (ou Datées du 1er juillet 1063.les obligations échoient en série* du 1er juillet 1864 au 1er juillet 1973 inclusivement Elles ne sont pas rachelablc* par anticipation L'emprunt est contracté pour l agrandissoment de l'école élémentaire du village L'octroi de $81.000, applicable au service de l'émission, est payable en trois versements annuels et consécutifs de $27,000, de 1964 k 1866 Inclusivement L'évaluation imposable de la corporation scolaire, pour 1961-62, s'élevait k $436,361, y compris $134,783 pour le* compagnies le 30 juin 1862.la dette nette à long terme de la corporation *e chiffrait par $15,037 50.Con$frucfion d'un* nouvelle fabrique à Sf*-Th«ré** d* Blainville la compagnie de produits chimique» Roichhnld Chemicals (Canada) Limited a annoncé ce* jours-ci »on projet de construc-tron Immédiate d'une fabrique de formaldéhyde de grande capacité k leur usine de Ste Thérèse de Blainville, près de Montréal On v produira au dire de M O.Jay Myers, président, des millions de livres de formaldéhyde concentrée, suivant un procédé nouveau et unique, découvert et développé par leur cnmpaanie mère aux Etals Unia.Reichhold Chemicals.Inc.(a procédé ¦ donné *e* preuves dans plusieurs installations majeure».tant aux Etats lints qu’A I étranger.On maintiendra le* dépenses capitales de ce projet au minimum, grâce aux facilités de Ste-Thérese On compte démarrer celle production au début de l'automne 1963 Iji formaldéhyde est la matière première de base dont la compagnie se sert dans la fabrication de résines synthétiques pour les contreplaqués, le* panneaux agglomère» (particle board) et les laminées à surface dure.t.a formaldéhyde trouve aussi son application dans les industries du textile, de la photographie et de la pharmacie Cette formaldéhyde aura «on propre marché inlerne.en fournissant le matériel brut pour les résines produils par Reichhold (Canada), lesquelles sont vendues à travers le Canada Reichhold réalisera ainsi d impur tantes économies de produits de base.La compagnie Reichhold Chemicals (Canada) Limited a déjà annonce de nouveaux gains pour le premier quart de 1863 De plus récents rapports non encore vérifiés indiquent des résultats plus impressionnants.Iæ pourcentage de profit, A peine plu* élevé que !% pour la période de janvier A avril 1962, étaient plus que 4% en avril 1963, avec une moyenne pour lés quatre mois rie 1963 de près de 3% l,e» ventes plus élevées dans le» premier* quatre mois de 1963 ont plus que doublé les profita nets d'environ $30,000 pour la même période en 1962 Cette amélioration dans les vente* et le* profils « est maintenue durant le mois de mai et paraîtra dans le rapport aemi-annuel qui sera publié en juillet.Adjudication par la C.S.P.d* Châtcauguay d'un* émiasion d* $470.000.00 Les commissaire* d’ecoles protestantes, pour la municipalité de ChAleauguay, comte de Chàleauguay, ont vendu, ce* jnur*-ci, au prix de 97 01, une emission de $470,000 d obligation* rem boursable* en *èrir« en dix ans.A un syndicat composé de Dominion Securities Corp Ltd., Belanger Inc., La Maison Bienvenue Liée, Morgan, Ostiguy & Uudon Ltoe, Nesbitt, Thomson A Co Ltd , et Banque Royale du Canada L’émission comprend $239.500 de titres A 5% 1964-68 et $230.500 A 51i% 1969 73 Ainsi le coût moyen de la finance revient A 5.9644% [.'emprunt comporte un solde da $174.500 A renouveler en 1973 pour un terme additionnel de dix ans.le gouvernement provincial a accordé, pour celle émission, un octroi de $235,000.Datées du 1er juillet 1963, les nouvelles obligations échoient en séries du 1er juillet 1964 au 1er juillet 1973 inclusivement.Elles ne sont nas rachetahles par anticipation L'emprunt est contracte pour la construction d une annexe de dix classes A l'ecole secondaire L'octroi de $235.000, applicable au service de l’émission, est payable en cinq versements annuels et consécutif de $47,000, de 1964 A 1968 inclusivement L'évaluation imposable de la corporation scolaire, pour 1962-63.s’élève A $20,000,000.y compris $3.500.000 pour les compagnies le 30 juin 1962.la dette consolidée nette de la corporation se chiffrait par $1.594,000 et un actroi total de $728,031 20 s'y appliquait.Earl Corporation établit un «ervice d’hélicoptères entr* Montreal, Dorval et l'Estérel, etc.Earl Corporation vient d ètr* incorporée aux fins d'établir un service d helicopleres du carre Chaboiller A Dorval II s agit d un projet de $12.000,000 et sa realisation sera une bonne affaire pour une grande ville comme Montréal, car celà permettra aux hommes d'affaires de sauver du temps, évitant ainsi tout trafic, la- service d'hélicoptère débutera en octobre de cette année.On projette la construction dun edifice d une dizaine d'étages près du carre l'haboillex d'ici deux ans et.en attendant, il y aura entente temporaire avec le proprietaire d un certain édifice des alentours, le» hélicoptères en service auront quatre places et feront constamment la navette Earl Corporation a A sa tète M Edward Earl ayant de l'expérienc* dans le domaine du transport aérien civil.Cette nouvelle entreprise compte cinq de» nôtres dans son conseil d'administration, dont entre autres M.Edgar Tremblay, vice-président et M.Jean Labonté administrateur Comme on sait, ce dernier fait partie des conseils d'administration de Simard A Frères et de l'Estérel, et la nouvelle société Earl projette non seulement de desservir Dorval, mai*, encore, l’tle Ste-Helène, lors de l'Exposition universelle et prochainement l'hôtel I'Esterel dan» le* Lauren-tide».dont la popularité va grandissant* et pour cauae, n est il pu un endroit enchanteur.Mareei Cl tMINT f-W'0 M.Ernest-J.PAPILLON, in-dustriel de St-Basile et préti-dent de CIMENT QUEBEC* Inc, a été élu maire de »a municipalité lor» da l'élection ayant été tenu# récemment.M Papillon succède a M.Aurèle Piché, qui e démissionné depuis déjà quelque temps; celui-ci te retire âpre» un fructueux règne de plut de quinze années au service de sa municipalité, dont douze a la mairie.Doué d'une vaste expérience dans le monde de» affaire» et de la finance, diplômé en science» sociale», en philosophie économique et en économie politique, Monsieur Papillon est responsable d'importantes réalisations dans Portneuf.Toutes nos félicitetions et nos meilleurs voeux eu nouvel élu I Bourse de New-York Allura arratlqua A Wall $tr**t durant la darnièr* léanc* d* la semain* NEW YORK.- La Boursa de New-York a bais*é de fa çon irrégulière hier, et le* moteur» ont dominé les transactions.Le volume des échanges a été actif.Chrysler a perdu 2 78, A 68 7 8, tandia que Ford a pro gressé d'un point, A 55 1-2 Sperry Rand a monté d’un point, A 15 12, Studebaker e*t restée inchangée, A 6 3-4, et American Motors a progressé de 18 A 20 12 General Motors a perdu 5 8, A 71 1 4 La tendance était généralement A la baisse parmi les a-ciers.les tabacs, les produit* chimiques, les matériaux de construction et les produits pharmaceutiques.Les valeur* intéressant le sucre, le domaine aérospatial et les service» public» étaient mixte» Polaroid a monté de 10 points, A 168.Parmi les valeur* canadienne», Aluminium et Dome Mi ne* ont perdu 18 Canadian Pacific a abandonné 1-4.Distiller* Seagrams 5-8, Granby Mining 7 8, International Nickel 12.et Walker Gonderham, 3-8 McIntyre Porcupine a monté de 3-8 A l'American Stock Exchan ge, Brazilian Traction et Jupiter Corp.ont perdu chacune 1 8 Cours des changes Afrique du Sud, Rand 151'» Allemagne.D Mark .2709 Angleterre.Livre 3 02 Argentine, Peso 0081 Australie, T.ivre Aust.2 4S4 Autriche, Schilling 0419 Belgique.Franc .0216'« Brésil, Cruzeiro .0019 Chili, Escudo .3003 Danemark.Couronne .1564 Espagne, Peseta .0181 France.Franc 2202 Hollande.Florin 3009 Italie.Lire .001735 Japon, Yen 0030 Mexique.Peso .0870 New York.Dollar 1 07’» Norvège.Couronne .1511 Pérou, Sol .0404 Suède, Couronne .2081 Suisse, Franc 2497 Tchécoslovaquie, Couronne .1511 Venezuela, Bolivar 2382 X A noter.B C, Soqsr Reflne.y LM procédera au rachat de 200,000 action» privilégiée*.S'» cumulatif.Cette opération finan-cira n* fera le S septembre 1963 au prix de $20 Paction, plus un dividende couru de 10 cent» l'action.-0- Sou» réserva d'enrégistre-ment avec la Commission de» valeurs mobilière» de Québec d'un accord en date du 29 mai, Davidson A Company, au nom d'un client, a souscrit ferme 200,000 actions d'Agni-co Mine» Limited è SS et» chacune, payables sur-le-champ et elle s'est vue consentir des options sur un total de 600,000 actions A da» prix variant entre SS et» et $100.susceptible* H être exercées dan* le» 12 mol*.Le produit servir* A l'exploitation minière actuelle.A 1 usinage et A des opéra, tion* d'exploration dan» la région de Cobalt, selon un evi» donné k le Bourse Canadienne.• O - Canadian Breweries Ltd a donné avis A la Bourse de Montréal qu'alla a fait un* offr* d'acheter toutes les action» ordinaires en circulation d* la Brassari* Dow Ltéo, au prix d* $60.00 l'action.Les administrateurs de Dow recommandent aux actionnaires de l'accepter.• O • Les droits de Trans Canada Freexars Limited te vendent au comptant fur la Beurs* Canndienn* depuis son ouverture le 7 juin et il» seront ray6s de la liste é midi, mardi le 11 |v4” )**$.Armes économiques MONTEBELLO (P Q > — M Jacques J Polak, directeur du service des recherches du Fonds monétaire international, vient de déclarer que c’est seulement lorsque les nations auront adopte des h gnes de conduite générales visant au plein emploi.A la stabilité des prix et a Léquilibre des paiements qu'elles pourront mettre de côté cer tames des armes traditionnel les qui leur permettent de se défendre (ou de passer A l'offensive) dans le domaine de l'économie internationale Parlant des exigences essentielles de la structure du Fonds monétaire international, lors de la 70ème assemblée annuelle de la Canadian Life Insurance Officers Association.M.Cours des grains CHICAGO—I-es prix des contrats a terme de céréales avaient généralement subi peu de changements hier, après avoir eu des moments de fermeté et de détente à la Bourse des céréales de Chicago Sauf pour le blé de mars et de mai, qui a enregistré des gams d’environ un cent, tous contrats n'ont subi en définitive que des modifications fractionnaires par rapport aux seances precedences Tous les contrat» intéressant le blé et l’avoine ont subi des hausses les autres céréales étaient mixtes Anglo-Canadian Telephone Co gagne davantage le r • v a n u d'exploitation consolidé de la société Anglo-Canadian Telephone Company et de ses filiales, pour les trois mois de 1963, a été rie $19.3 millions, ce qui représente une augmentation de 8% sur l’année dernière.le revenu net.pour sa part, est passé de $577.541 à $888, 018 le rapport intérimaire révéla que l'expansion de la compagnie, mesurée surtout par le nombre des nouveaux abonnes.a été plus grande au cours du premier trimestre de cet te année que pendant la même période de 1962.Fruits et légumes Voici telle que publiée par le service de l’horticulture du ministère provinciale de l’agriculture, la liste des prix payés aujourd’hui aux cultivateurs et aux grossistes en fruits et légumes au marché central de Montréal: Pommes McIntosh et Cortland $2-$2 75; A cuire $1 $1 25.Betteraves: $125 la douz.Choux fleur*: $3.50 la douz.I.aitue: frisée, en feuilles, 85 $1 les deux douzaines; Ice herg, $2.75-$3: Boston $2 $2 50 le cageot de 12 ou de 18, suivant la grosseur; Romaine.$1-75-$2 le cageot.Asperges: .2122 la Ih.Epinards: premiers arriva gee $1.50-$t,75 ie minot ou $2 les 12 cellos de 10 onces.Navets: no 1.$5 50-$6, no 2 $2 $2 25 les 50 !hs Oignon*: petit» oignons du rmtemps.35; oignonnets 45 50 la douz de pqt* Poireaux .75 90.petit*.50 la douz.Pomme* de terre $1 50-$l 60 le* 75 Ibs; $1 10-$1 15 les 50 !b* Radis: .35- 45 la douz de pa quels.Rhubarbe: .35- 40: grosse, .75 la douz.Plants de fleurs: 90 $1 la boite.Polak a déclaré que le* armes economiques qu on pourrait ainsi mettre au rancart se divisent en trois categories: 1.Les restrictions aux paiements internationaux et i'in-convertibilité des monnaies; 2.Les fluctuations des taux de change, dans des limites très restreintes d'environ un pour cent en plus ou en moins de la valeur au pair; 3.Les restrictions imposées au commerce et les fluctuations subites des droits de douane.11 a souligné que ces mesures "pourraient etre réservées aux circonstances exceptionnelles et que même alors elles devraient être soumises à un contrôle interne efficace, en tenant strictement compte des conséquences que l'application de telles mesures par un pays peut avoir pour l’économie d'autres pays.” M Polak a déclaré que l'harmonie qu'on a établie depuis quelques années entre les politiques nationales de divers pays "avait été facilitée, et en grande partie rendue possible, par l'autorité et la position du Fonds monétaire international au centre du système monétaire." "Dans ce domaine, il cnn vient de souligner deux élé ments importants du rôle joué par le Fonds monétaire international; “Premièrement, cet organisme incite les pays a adopter de* lignes de conduite propres A donner au système monétaire international une saine atructure; deuxièmement, il est en mesura de fournir A ses membres — pour une période n'excédant pas troi* A cinq ans — une aide financière qui leur permette, même lorsque la balance de leurs paiements leur cause des ennuis, d'éviter le recours A des mesures restrictives indésirables et de maintenir une politique orien tée vers le monde extérieur".Denrées alimentaires MONTREAL (PC) - Cours des denrées transmis A Mont réal aujourd'hui par le mi nistère fédéral de l'Agriculture Oeufs : prix de gros aux centrales de campagne, ea geots de bois extra-gros : 45-46; A gros : 44: A moyens : 40 41; A-petits : 27 28; B: 35; C: 31.Beurre: arrivages eourantx, admissible: 50 3 4; non admissible: 50 1-4 Fromage: livré A Montréal, ciré, arrivages courants, en gros, québécois blanc: 35 3-4; coloré ,34 Pommes de terre: Québec, $1.50 à $1 60 les 75 ibs; $1.10-$1 15 les 50 lbs; N.-Brunswick, $2 20 $2 25 les 75 Ibs; $1.35-$1.40 les 50 Ibs; 32 à 34 les 10 Ibs; lie du Prince-Edouard, $2.40 $2.50 les 75 Ibs; $1.60-$1.75 les 50 lbs; 38 .40 les 10 lbs; Idaho: $5.75-$6 les 100 Ibs; Floride; nouvelles blanches, $4 50 $4 75 les 100 Ibs; Maine: $1.25-$1.40 les 50 Ibs.Californie: $5.25 les 100 Ibs.Dividendes (-1*1 Les dividendes suivants ont été déclarés au cours d’une réunion du conseil d'administration de la Canadian Industries Ltd., tenue à Montréal le 31 mai 1963: Actions privilégiées: 1 7 8 p.e en fonds canadiens payable le 15 juillet 1963 aux actionnaires inscrits le 14 juin 1963.Actions ordinaires: un dividende de 15 cts par action en fonds canadiens payable le 31 juillet 1963 aux actionnaires inscrits le 28 juin 1963.Marché des oeufs et des volcü'es Prix cotés, mardi la 4 juin 1963 Prix da* oeufs h A A 4 4 n C Et-frf Gr Mojr Petit* Pee-Wee kVX PRODl’CTEl R8 8t Félix de Valola M » 31 0 25 77 Trola-Rtvtére* yê 35 30 SI — 28 ?4 Vtctorlavllle 37 35 31 23 12 29 25 Al'X DETAILLANTE Montréal 4E* V5 il 32 — — — 4P 47 43 34 — — — ACX COVtlOMMATFt R* Montréal 57 5S 51 31 Sul Ike HO 175 gamey ÎP » N Al K Dv# V 9#M Vttmont I « ftatt» C## » 14 N««1 Met ié 4 i Conformément aux dtsposlt l’article 157l-d du code cirl est par le* présentes donné cession-transport et le Iran a toute* créances de livre et créance* recevables, présentes tures, de LA CIE DE PLOW ET CHAUFFAGE CONCORDE dont U principale place d’i dans la Province de Québec ei le district Judiciaire de Mon la Banque Provinciale du Cal titre de garantie, faits et e le 2Sème tour du mois d avr ont été enregistrés au Bureai division d’enregistrement de Qué., le ifieme Jour du mol* INI «ou* le numéro 1H7R74 Daté k Montréal, e# ZftAme J moi* de mai if*) ^ I ¦y BQUZiSE DE TOFION^TO Valeort Ab«con AbitlW Ackind Acktnd pr Atta Di»t Alta Dis vr Alta Dti w Alta Gas Ait Gas Bpr Alta Gas «I Alta Nat Atg Can Algoma Alum ini Alum 1 pr Alum 2 pr An^ftes A Argus Arg B pr Arg C P pr Arg 260 pr Ash Tamp if Atian Act Ati Sugarxtf Atl Sug Axd A’itotab B Bank V.ont Bank NS Bath P Bath P A Bali Phone Bow Valley Bowater pr Bow 5’^ pr Bow W pr Bowater Brazil Br Tnk Br Tank pr Bright Court fournit par la PRESSE CANADIENNE Cgm Ventes Haut Bas Par.Nat éOl 1» 1AS 150 1129 t45H 45H 4èH 100 375 374 375 300 $25 25 .25 7240 290 270 290 t30 7800 260 245 360 +15 2600 82 76 80 -2 4370 $31% 31U 31», 2C $10# 108 108 2587 950 930 945 rl5 200 $18% 18-*.* 18% 260 $22 22 22 1010 $57* 57 S7‘.2280 $29% 29', é 29'.* — -4 ZSO $22 22 22 BA Oil 8C Forest BC Pack B BC Pow BC Sugar BC Phone BCPh 5»Apf BrockWIle Bruck A Burns Cabol Cçi Pow r an Bread Can Bread A 380 $52 Can Cam 8 866 $39 O Sug Cl Fndry Cl F 4=-Can Malt Can Perm C Safe 4 pr CSL Can Wirt B CA6 C Brew C Brew pr Z15 $49^4 49^4 49^ • 475 17* 17- 4- '¦» 1141 $12’j 12»s 12'1 + •$ 180 $i25« 52a4 52*4 620 $9H 9' ^ 9H4- U 125 W3 52 s 52* -4 150 $16 16 16 4-1 200 $20' > 20’ 2 20’ 4 — 'a 525 S17H 171» 17H— ’4 125 $28'4 28*4 2BU~ 2600 SO 48 49 _1 1127 $68:4 68 68’4+ ^ 315 $74' ; 74 74' ; + 4« Z50 $2CKLi 20^ 2(Kf ’00 $55 55 55 — A- 2218 $57>.« 56A4 56^e 100 S'% 5'/S-W 105 $51W 51 51 -Li 79 $53 S3 53 ZIO $5Vj 51'j 5V2 1230 $53.4 54» 5H - ’a 3706 360 350 355 -5 SOO 250 25C 250 Z30 $22'• 22'• 22'• Z5 $90 90 306 $26 425 $23*1 23 Z2C $90 90 115 $88' ; 253 $78'2 50 $96 175 $55*4 250 $14 100 $5 5 5 - 5: 52 38% 38% -f 4 26% 26'.23% 90 877# 88'.• 78% 78’2 - '4 96 96 4- 7» 55 14%-.% 10’4 4- % 11% 53'4~ % 53 53 625 240 24C 240 200 230 230 230 -5 350 $13% I3*v4 13% + % 400 $64% 64*4 64% '• 28 $36''4 38-< 38'4 % Î861} SIO'* IC% 10% '4 3750 435 420 425 -5 1733 $10 9-, 10 92 9?a 5- 4 S-*4 - ’ 4 54 54 15 33 )8'« 18% - .4 UM $67% 66% 667.- ’•« 660 $9'.95v 914 150 $15% iS't 15% — % 100 450 45-' 4W «404 $32%.32 32 - *8 $11% n*.4 11-4.-, 50 136' • 36 « 36’ fi ‘i 408 $2?7« 26^4 27% T '• 200 $19% mt 197/1— ’4 l50 $17' , 17- : 17’.Z50 $21^ 21Ait 21% 55 14% 10 7490 $11% 11'f> 170 $538e A Home B H B OH G $00 4% 4 ^ 4% Z65 $21% 21% 21% 19% 19’2-136 136 - Long Point 19500 14' 286?305 140 33 1085 18 500 202 1000 31 1800 20 1000 140 $6$0 440 1833 445 440 440 4 100 140 140 140# 4 •90 410 405 410 3000 102 100 too 100 90 90 90 70 34 34 34 5017 #00 790 790 - 300 ISO 150 150 H 500 9»/j 9» I 9»2- 200 445 445 445# 333 200 .200 200 500 44 64 44 - 400 $13% 13% 13% •300 8’t I 8 530 20 20 20 3300 234 230 230 - 150 $12’Î 13% 12' ISOS 35 35 35 .210 $12% 12’4 12'«.700 $12% 12’4 12’*-1424 $15% 15% 15%.14 14 .299 299 - 33 33 1500 2100 23'-j + ‘V 58 -1 150 $27% 27’4 27% 4 • Pow Rou 1000 52 49 49 -3 Preston 114 920 920 920 -5 ros Air 4700 82# 80 10 —3 Pufdex 58750 15 13 14 —1 Que Chib 3000 20»^a 19 19 —1 Que Lith 310 275 275 275 +5 Que Man Que Min Qunston Que mont Radiore Raglan Rexspar Rio Algom Rix Athab Rowan Con Ryanor Salem San Ant Sand Riv Sheep Cr Sherritf Sigma Silvmaq $11 Miller SH Stand Siscoe StarraH Steep R Sturgeon Sud Cont Sunburst Teck-H Territory Tomblll Torbrlt Tribag Trm Chib U Asbestos Un Buffad Un Keno Un Fort Upp Can Vandoo Vauze Vespar Violam W Malar West Mines W Beaver Wiilrov Wiitvev vv Harp YL+eno Zenmac Zuisra A' me AP Cons Almlne* Asamera Bailey S A Bailey S pr Bait 5% pr Banff 3100 9»-3 91-Î 9Vi4»i 300 130 130 130 —15 3000 15 14'] 14’*] 500 $11% 11 11%— % 2000 47 46 47 -1 17200 71 67 71 —2 16000 13 21 23 •i'2 2571 $14% 14% 14% i- % 6500 25 2S 25 4 5» ; 51 13 13 13 36 35 35 32 32 32 4’-/ 4'- 4' 110# 1)0 295 298 2125 SOO 2661 500 6500 1050 112 4950 298 100 480 4500 22 7076 23 3500 37 4620 176 27500 9‘ / 2654 505 3000 28 3000 9 3000 13 1900 182 840 700 2000 -1 Medal Midcon Mill City Nat Patt N Cont N Davies Northcal NC Oils NCO wts Northid Pamoil Permo Peruv OH Petrol Place rovo Gas Quonto Ranger Sarcae Secur Frae South U Spooner Trans Can Triad OH Unisphar U Canao vt 2550 145 Un OHs 1900 140 Un Reef P 500 17 W Oecalt# 13U 126 Yan Can 2300 6’] 282300 90435 49 47 200 152 IS?Z25 29 29 2000 13'13'.1000 46 46 700 28 28 560 70 70 550 61 61 7500 55 55 %71 160 158 37000 24 22 100 128 128 3500 114 112 1080 780# 775 91540 16'-i 15' 3850 11 10»': 1067 83 83 325 IS?15?10560 39 38 TOTAL DES VENTES : ?,495,« 13»'T 13'.a 67 67 39 39 27100 109 101 16300 36# 34 3140 355 340 680 75 75 3950 580 560 5500 14>2 14 3000 142 140 3100 4 4 500 75 75 3160 16 16 2250 196 191 17000 6’.5' 5000 450 425 1000 14 14 700 152 15?52250 15 r400 innn iS'e sooo LES VALEURS LES PLUS ACTIVES INDUSTRIE! S Snell 9719 $1; • 17 .17% •• CPR 8404 $32% 32 32 - » Cdn Brew 7490 $11-» 11»» lle 48’4 87 IS»^ IS% 87 71’» 10»4« .in» 10 11»» .13’i 9»- 17 16% 16% 17»a 14% 16»» 16 16 18% 16 25% .25% 25»4 7»- 7»4i 7W 8% 1' .8% 9 7W 9'- 9 9 9»-.7*4 19» 4 19 19% 19% 16 23 23 tf'a 24 — — 24' t 20 MB 6 PR Maritime Tal Mass-F Mass-F S>» Pr Met Stores Miron 6 pc Pr Mitch R A Molson A Molson B Mont Loco Mont Trst Moore Corp Nat Containarx Nat Drug Noranda NS LP Ogilvie Ont S tee I Pac Pete Page-Hers Penmans Pow Corp Price Br ON Gas ON Gas Pr Que PHone Qua PH 51 Pr Que PH 61 Pr Que Power Reed.A E Rtitman Reltman Rio Algom Rolland A Rolland B Rothmans Royal Bk Royallte Pr Russel # Sons StL Cem A StL Corp Salada-F Scot LaS Shall Invast Ptd Shell Oil Shaw Shawin Rts Sher-W Sicard Sieard 6 Pr Simpsons Sogaminas Southam $S Staei Staaf Can Steinbg A Texeco Cen Tor-Dom T Fin A Tr C Corp Tr Can PL Tr Mt Pipt Line Turnbull Union OH Vendometic Viau Walk OW WCoast Tr WCoast rr Vtc Waston A Wstn A Wts Weston B Wstn 4 - Pr Zellar's Zeller Pr — CETTE SEMAINE— ANNEE Vantas Haut Bas Prm.Haut Bai 9620 25'a 24'» ?4^'a 26'» 18% 22*4 22» » 22'a 23 20’a 140’« 11% 9% 30 29’'4 29»6 29»» 21 »4 16% 14>m 13ao«t X2 août 27 eoût *7 *o8 3 3 Hasty Principe US 8 1 l Ad v Beverley Krohn 108 8 4 8t.Clair O Nedctfcu US 8 8 Sum CertalB Joli neon 110 8 3 Our Nome F A Smith 113 10 1 Running Trance, Bovine 108 12 DRt'XIBMR COURS* fl.îM — RcHamer — 4 «ni et plui S1* Fl RLONGS T Bvawhleker A Oov 111 f 2 Rèvi Arrow R Wifete 118 4 3 Snow Bear A Naah 111 S - .1 Dav From DelU*.Rtniaa 118 8 1 Gr»»« * Boy C^tlapette 111 * 8 sovran Gift Orimbv m 8 4 Cold Whtlïy CardeUa 111 10 TItniftIF.MB COI R SR • 1.208 — RerUmer — 4 ans et plua • i* FURLONGS 8 Spwlal Oilok.«Tohniion 118 I 2 Heavy Men Bovina ill 4 4 Blendnoe L.Struaa 108 8 3 Sourdough nilott 118 | 3 Katie K A Coy ill 8 1 Alrolo n Cl Nedeau 118 10 QUATMEMB COURSE $1,180 — Réclamer — 4 ans et plus «W FURLONGS J Brtown Krohn :îl f-l 1 Mo Daddy R Venae :» 3 4 Tijrht Crédit Phiîîipa 120 « 3 Short Straw Bovine 111 8 5 Mow de Lawn.Johneon ill 8 « Hv Hier tor JL Coy 111 I CINQUIEME COURSE gl.toc — RérUmrr — .1 ans et ph»* 8'ÿ Fl RLONGS 3 Doborough A Coy 104 3 2 1 Taqomee T Bovine UT 3 3 Prertv Jewel J Rlel 100 4 2 Puffu* Çl Nedeau 111 8 T Moon Brep F A Smith : 17 • Le Handicap Laureniien suscite un fort intérêt Treize pur-sang de grande classe seront à l’oeuvre ce soir à Blue Bonnets ou se dispute le Handicap Laurentien de $10,000 Dans deux divisions de $5.000 chacune, on pourra voir des chevaux d'un très fort calibre, peut-être du plus fort calibré vu a Blue Bonnets depuis trois ans.Des 23 chevaux nommés, 13 prendront le départ.Le vainqueur de chacune dos deux divisions recevra $3.250 La creme des pur-sang de Blue Bonnets et de Greenwood prendront le départ.Chispil, un cheval hongre, élevé en Amérique du Sud.sera probablement le choix des parieurs dans la première division A! Coy sera le pilote de ce marchand de vitesse qui appartient à J A.Luro.Payola, k .1 J Tomlinson, fournira a Chispil une vive opposition: âge de 4 ans, il a rapporté a son propriétaire la somme de $22,947 en 1962.Costly Andy, a Jean-Louis Lévesque, vainqueur du handicap Élue Bonnets de samedi dernier, et King Swing, vainqueur de sept courses en 20 départs l'an dernier, participeront a la première division, de même que Relic Town et Double Rail.s'élait classé premier mais avait été disqualifié par les commissaires É y a quelques jour», Billy Reay a sauté sur sa chance de devenir l'instructeur des Black Hawks de Chicago de la Ligue nationale de Hockey.On se demande pourquoi.Chicago, tous les experts du hockey vous le diront, est le cimetière des instructeurs de la LNH Reay devient le 22e instructeur dans les 36 années d’histoire de ce club et ce ren seignement satistique devrait être suffisant pour effrayer n importe qui.Même les instreteurs qui ont du succès sc voient mon trer la porte.Et probablement que lé cas le plus frappant est le congédiement de Bill Stewart, en 1939.D.Harvey ei Bill Durnan seront eu parc îrenholm un pur-sang qui ébr Puss N’Boots, a acquis une certaine célébrité en plongeant dans l’étang de la piste de Fort Erié, en 1961, est inscrit dans la deuxième division, de même que Battling Way.un cheval très bien coté qui est venu à Montréal, l’an Stakes de $10.000.Battling Way dernier, participer au Quebec Un groupe d’étoiles d’hier et d’aujourd’hui se disputera une partie de “fastball” entre vétérans du sport.Cette joute aura lieu à 7:30 p.m., lundi soir prochain, 10 juin au Parc Trenhol-me et a pour but de permettre a un plus grand nombre d'en-fanls arriérés d’aller au camp Kee-Su-Ca Ce dernier a été conçu spécialement pour répon- Le Conseil Provincial du Tourisme pris entre deux feux : clubs privés ou lieux publics, là est la question On pourrait presque parler puisque ce cheval est le Laurentien disputé c* ici d'un sourire vainqueur grand favori du handicap soir è Blue Bonnets.• Turf 9tud*n4 4 Soft lAflY D Elliott US 18 Rrr.hn 109 11 tlXlRMF COURSE fS.AOO— 3 «nu M phi* •S furlongs Idiur^ntMn Handtrap iFr^miOrr dtyiston> 3 Chitpil D Kl Ilot t.U2 J 1 Doubla Rail V Bovina tli 4 \ King Swing O Nadeau 110 8 3 Pavoia a Coy 111 a 1 Coati?And?Phillip* 110 a 8 Rollc Town Bmlth 108 I • FPTTRMF COURSE •YM* — j «ns rt piua FURLONGS Laurrntlan Handing (Drutltm* division) 1 Battling Wav A Co?112 3 2 Buc p>v*r F A Smith 114 4 7 Hygard C W Krohn 114 3 4 Pua* N Boots Waikar 118 8 6 New Mamb«r.Phillips 115 8 3 Hill Q Oobbina 113 10 1 Ttig Donn*l Bovins 100 12 HUITIEME COURSE •1.408 — Ktclamrr — 4 *ns *t plu* UN MII.IÆ *t l'N SF.IZIF.MK 8 Nirgo R Venq* 113 t 4 La Grand Rougf, Nodrau 114 3 1 lAdv Oangattr.Griffiths 101 4 3 Bannrr Lou Johnson 100 S 8 Bill?* BMt Oard*lla HP 8 3 Bright Dar* Kl lott 119 10 7 Llttl* Bno R Whrt* 113 10 I B*am Ban Chiap^tta 118 i* Ellsworth couronné ! CINCINNATI — Dick Elis worth, le lanceur gaucher qui a joué un râle d’importance vitale dans la montée des Cubs de Chicago ver* la première position du classement de la figue Nationale, a été nommé joueur du mois, vendredi.Ellsworth a reçu 14 votes, contre 12 pour Sandy Koufax, dee Dodgers de Los Angèles.Cal McLish des Phillies s'est classé troisième, avec 10 ppiots, auivi du recevoir Ed Bailey des Giants de San Francisco, avec 6 votes.Ellsworth a gagné quatre joutes sur cinq durant le mois de mai et a accumulé une moyenne de points mérités de 129 en 42 manches R n’a permis que 28 coups sftra et six pointa mérité».La pèche publique est-elle dans l’intérêt public?Le Conseil provincial du tourisme, qui tient actuellement des audiences publiques, pour recevoir les plaintes et les sug gestions au sujet des lois qui touchent aux sports de la pèche et de la chasse, a entendu deux sons de cloche hier.Une associatio nrecréative de Hull s’est plainte que les clubs privés de chasse et de- pèche aient loue tellement de territoires que l'individu moyen n’a plus aucun endroit où aller pé cher.Deux clubs privés ont pris la défense du système de location et ont dit que si l'on ouvrait lea forêts au grand public, il y aurait un plus grand nombre de feux de forêts et que le gibier disparaîtrait.Tout le monde a convenu, toutefois, qu’on devrait faire subir un examen quelconque aux chasseurs éventuels, avant que des permis ne soient émis.L’examen devrait comprendre des examens pour la vue, le daltonisme et des épreuves sur la connaissance des lois de la chasse et de la pêche.Un* demi-vérité L'Association récréatrv* de Gatineau, à Hull, a dit dans son mémoire au Conseil que la grande majorité des territoires accessibles pour la chasse et la pèche, ont été accaparés par les ’’outfitters" et les clubs Drivés, de sorte que la personne de classe moyenne ne peut guère se livrer à la pêche, de temps à autre.Bien que seulement 25.000 des 600.000 milles carres du Québec soient accordés en location, le territoire non loué est surtout accessible par la voie des airs.Répondant aux arguments des clubs prives que le fait de permettre le libre accès du public sur les territoires publics ne ferait que nuire à la chasse et à la pêche, l'Association soutient qu'il n’y a ià qu'une demi-vérité.Les lacs rendus au public ont été rapidement vides parce qu'ils n’étaient pas suffisamment nombreux.Si un plus grand nombre étaient accessibles au public, la pression serait moins forte sur chacun d'eux.Le mémoire recommande que les chibs aient la permission de conserver leurs facilités de club et les services à leurs membres, mai» que le territoire loué soit ouvert au public.Dans plusieurs elubs.la majorité des membres sont des gens des Etats-Unis et de l’Ontario, oui viennent profiter des richesses naturelles du Québec.Le» clubs privés Le club de pèche et de chasse Tourilly, à St-Renaud.et le club Bourbonnais Kamika, se sont portés à la défense du système de location.Us onl affirmé que les clubs privés possèdent un excellent dossier au chapitre de la prevention des feux de forêts et de la conservation M.John Pick, de Sherbrooke, qui a soumis le mémoire du club Tourilly.a dit qu'il serait d'un coût prohibitif de rendre la pêche publique et d'assurer un nombre suffisant de gardes-chasse et de gardes-pêche pour s'occuper de la conservation.Ce serait alors demander à ceux qui ne s'adonnent pas à la pêche de payer pour le sport des autres.Il a dit que la chasse et la pèche sont des richesses natu relies, comme les forêts et les mines, mais le gouvernement ne permet pas à n’importe qui de couper des arbres ou d'ouvrir des mtnes, sans discernement V dre aux besoins des handicapés mentaux.En effet, les activités sont à la fois éducatives et récréatives car la période du camp fait suite au travail déjà commence dans les institutions de l'Association de Montréal pour les enfants arriérés.L Association pourvoit actuellement a l’éducation spèciale et a la formation industrielle de quelque 375 arriérés.Comme la liste d’attente pour ses institutions est de 400.l’Association de Montréal est toujours très heureuse des initiatives qui permettent à plus d’enlants de profiter de ses services.Grâce aux recettes de cette partie un plus grand nombre d'enfants arriérés onurront profiter du bon air de la campagne et continuer sous cette forme agréable de développer leur personnalité.Le public est cordialement invité a aider l'oeuvre tout en s'amusant.Cette partie annuelle “tout-étoiles" réunit deux équipes, les "Saints” et les “Grocers” socialement formées pour la circonstance des plus grands joueurs de la ligue majeure Snowdon.On y voit les noms de “Doug" Harvey.”Moe" Saucier.Gerry Snyder, Fleming MacKell.etc.De nombreux prix de présence seront tirés au soil l,e parc Trenholme est situé au 6300 ouest, rue Sherbrooke En cas de pluie la partie sera .jotiee le lendemain, 11 juin En 1938.alors qu’il y aval* deux divisions dan» la LNH.les Hawks constitutaient un* équipe boiteuse et Utonneuse.Elle avait terminé en troisième place dans la division américaine avec seulement quatorze victoires et neuf joute* nulle* durant une saison de 48 parties.Les Hawks étaient 30 points en arrière des Bruina de Boston, les champions de la division.Rien comme le succès A tout événement, le* Hawks réussirent à jouer en finale contre les Leafs de Toronto et, ce qui est presque incroyable, ils remportèrent la coupe Stanley.Stewart a appris rapidement qu’il n’y a rien comme le succès.Il fut congédié la saison suivante.Le cas le plus célèbre de congédiement fut ensuite es* lui de Rudy Pilous à la fin de la dernière saison et après que les Hawks eurent perdu leu s chances de passer en finale pour la coupe Stanley en se faisant battre par l'es Red Wings de Détroit dans les semi-finales.Pilous passa aux Hawks le 4 janvier.1958.alors que l’équipe était en dernière position.Il réussit à terminer en cinquième position cette année-là et à jouer dans les éliminatoires les années suivantes pour en arriver à remporter la coupe Stanley, en 1961, après une série -liminatoirn de sept joutes contre lea Wings.On n'a donné aucune raison pour le congédiement de Pilous et ce sympathique instructeur a rompu le silence, l'autre jour, lorsqu'il a dit au chroniqueur sportif du “Montreal Star", Elmer Ferguson, qu’il avait été la victime d'un ' coup de stylet” du gérant-général Tommy Ivan.Pa» nouveau pour Reay d t Reay connaît ce que c'est que d’être congédié d’un club d'une ligue majeure.En 1958, le 28 novembre, Punch Imlach le mit à la porte.Imyach lui donna quatre parties pouf améliorer les tx-afs.Ces derniers firent deux parties nul-les et en perdirent deux et Imlach signifia à Reay que c'était la fin pour lui, Imlarh déclara dans lu temps qu’il agissait ainsi dan» le meilleur intérêt du club Transmissions automatiques Nou» réperoni ou remplaçons votre TRANSMISSION Treveil fai» per du experts Jusqu'à 24 MOIS pour payer Estimation et remorquage gratuite SERVICE DE TELEPHONE 24 HEURES PAR JOUR TRANSMISSION SPECIALTY Ltd.S27-3641 transmis ffCTBKrhin GARANTIE 100% — A L’OttESI 6320, Chemin Upper Itchlne Montréal ’9 â L'RRF 5529, nie Peplneia Mnnu-eni r q FTPTr1 A Montréal pour diriger le "Sacre du printemps" PIERRE BOULEZ: i W: "JAMAIS UN COUP DE DÉ N'ABOLIRA LE HASARD” OU L'ESSENCE DE SON ESTHÉTISME une entrevue de Gilles POTVIN Lorsque le Compagnie Madeleine Renaud-Jean-Louis Barrault vint à Montréal pour la première fois à l’automne de 1952, présentant avec un succès considérable Les Fausses Confidences, La Répétition ou L’Amour puni, un inoubliable Hamlet, Amphitryon et Les Fourberies de Scapin.on pouvait lire au bat du programme: "Pierre Boulex, directeur de la musique”.Bien peu d’entre nous con naissaient alors ce jeune compositeur français âgé de 26 ans.Pierre Boules était de nouveau à Montréal cette semaine, à l’invitation de la Société Radio-Canada, afin de réaliser un enregistrement magnétoscopique que les téléspectateurs verront la saison pro chaîne.Il faut dire que le nom de Pierre Boulez se place aujourd'hui à l’avant-garde de la musique, non seulement en France mais dans le monde entier.Il vient d’ailleurs de séjourner plusieurs semaines aux Etats-Unis, où il a surtout donné des conférences.Sans contredit l’un des musiciens les plus audacieux et les plus authentiquement originaux de notre époque, il est aussi un chef d'orchestre dont la renommée grandit de jour en jour.Mais la carrière de Boulez, chef d’orchestre, n'est pas exclusivement au service de Boulez compositeur.Il aborde des oeuvres majeures de notre siècle, principalement de Debussy Stravinsky, Schoenberg, Berg, etc.» • Le programme qu'il présentera à Montréal est d'ailleurs composé de l'un des monuments de la musique du 20ième siècle, principalement de Debussy, Stravinsky ainsi qu'une oeuvre de Debussy, Danses sacrée et profane pour harpe et orchestre i cordes, ainsi que son Improvisation No 2, sur Mallarmé, pour voix de soprano, piano, célesta, vibraphone, harpe, et une imposante percussion, divisée en quatre groupes.Le Sacre du Printemps est joué afin de marquer le cinquantenaire de la tumultueuse et historique création de l’ouvrage, au Théâtre des Champs-Elysées de Paris, le 29 mai 1913, sous la direction de Pierre Monteux.A l'exemple de son ainé, Pierre Boulez est un chef d’une extraordinaire lucidité et d'une precision remarquable."Parmi les oeuvres que j'aime diriger”, nous dit Pierre Boulez, “il y a le Sacre évidemment et aussi jeux, partition de Debussy malheureusement trop peu connue.Il y a aussi les Cinq Pièces.Op.16 de Schoenberg, les fragments de Wozzeck de Berg, le monodrame Erwar-tung de Shoenberg, cette dernière oeuvre pour soprano et grand orchestre et destince à la scène lyrique.Personnellement, je trouve que son exécution au concert est aussi valable qu'au théâtre”.(Suite A Ut page 14) À Radio-Canada, cet été.Des émissions sur l’art, des documents, des films sélectionnés Au cours des prochaines semaines, Radio - Canada mettra à l’horaire de la télévision et de la radio de nouvelles émissions très variées autant par leurs formules que par leur contenu.Pour le bénéfice d'un public toujours curieux de l’actualité artistique, sociale et politique, toujours à l’affût d’un bon film ou d’impressions de voyages à travers le monde, nous proposons ici un choix de ces émissions.A la télévision La télévision belge a préparé à l’intention des téléspectateurs canadiens un montage de ses meilleures émissions telles que la Belgique en histoire (les faits de la petite histoire des Belges), Neuf millions (grands reportages sur l’actualité), Hors-Texte (interviews et reportages sur les beaux-arts et la littérature belges'.Curiosité et anecdotes (les activités étranges ou insolites de certaines gens) et enfin A une voix (une rubrique qui met un texte littéraire au service d eta caméra1.Les meilleurs éléments de ces différentes émissions belges passeront tous les dimanches, à üh 30 de l'après-midi, dans la série A vous, Bruxelles.A compter du 9 juin.Immédiatement après cette émission, Louise Darios commentera les films qu'elle a tournés elle-même en Amérique latine.Avec elle, vous parcourrez le Honduras moderne et le Honduras de la civilisation maya, l’Equa- teur et ses différents (sages'’ dont les trésors artistiques de sa capitale Quito, le Pérou où vous remonterez aux sources du célèbre Amazone, enfin, au Chili ou vous parcourrez cette région encore presque inconnue: la Terre de feu.Ces films don mentaires passeront dans la sérei Découvrons les Amériques, le dimanche soir à fi heures, a compter du 9 juin Le même jour, à 6h.30 et ce.à compter du Ifi juin, nous retrouverons Presence de l'art, dans une formule renouvelée pour le temps des vacances.Les animateurs de cette émission iront voir ce qui se passe dans les différents centres d’art et théâtres d’été, à travers la province Ils nous renseigneront sur les cours qui s’y donnent en littérature, en écriture dramatique, en peinture ou en musique.Ils iront à Stratford, a Percé, au Saguenay, etc Mais ils n'oublieront pas les activités artistiques de Montréal comme "les Festivals" de théâtre.de musique et de cinéma L'émission Actualités politiques es! maintenue à 1 horaire du dimanche soir Fernand Seguin anime toujours cette émission a toh 30 jusqu’au 7 juillet alors qu'a partir de cette date, l’émission passera à 9h.30.Il y aura relâche au mois d'août.La série Documents reprend l’affiche avec ses reportages sur les hommes célèbre» et les grands événements de l'histoire.Le 9 • O Une scène de l'adaptation dramatique d'un conte de Haupassant "Theodule Sabot”.» 0 O • juin, à II heures du soir, vous verrez un reportage exceptionnel sur !• Monde et la télévision.Réalisé par la BBC.ce film vous emmè ne dans neuf pays dont la Rus>ie, la Thaïlande et l'F, gypte .afin de saisir les reactions des divers peuples devant le phénomène-clé du XXe siècle: la télévision.Au cours de la série, vous pourrez voir, entre autres films, l’Amérique insolite et les Marines, de François Rei-chenbach.Description d’un combat (en Israël» et Joli mai, de Chris Marker, le Temps du ghetto, sur les .luifs de Varsovie A la recherche d'Albert Camus, le Mystèr* Picasso et autres.La série Documents est présentée à 11 heures du soir jusqu'au 7 juillet alors qu'elle prendra l'affiche à 10h.3n.Toujours le dimanche, à compter du 7 juillet, a 7h 30 du soir, une nouvelle émission destinée à mieux faire connaître la vie des parlementaires dans la capitale fédérale, prendra l’affiche Vu d'Ottawa se propose d’examiner de plus près le mécanisme de fonctionnement ainsi que les problèmes qui peuvent surgir dans les divers organismes qui ont pour objet d’assurer la bonne marche de la démocratie canadienne.A compter du lundi 15 juillet, à 9 heures du soir, vous assisterez aux adaptations dramatiques des Contes de Maupassant.Le réalisateur de la RTF, Carlo Rim, a mis en scène certains contes tels Théodule Sabot, la Parure, les Deux Amis, les Bijoux.Avis aux amateur» de Maupassant.La série l'Art et les hommes revient à l’affiche le lundi I août à 9h.30 du soir.L'animateur français, Jean-Marie Drot, â l'aide d'ima ges filmées, parlera de l'art français, de eGorges Rouault, de la sculpture contemporaine, de Chagall, de Cézanne, etc.Le jeudi, 1S juin, h Kth 30 du soir, débute une autre saison de Ciné-Club.I,e programme cette année est particulièrement étonnant avec des films comme Un» vi», d'Alexandre Astruc d'après une nouvelle de Maupassant ; Its Enfants terribles, d'après Jean Cocteau; les Bas-Fonds, de Jean Renoir, d'après Gorki.avec Jean Gabin et Louis Jouvet la prier» du soldat, cet admirable film japonais; Senso de Visconti; l'Anne» dernier» à Maricnbad, d’Alain Resnais; I» Diabl» au corps, d’Autant-Lara, d'après Radiguet; l'Edips», d'Antonioni et deux autres films présentés en exclusivité et qui valent le dérangement (si on peut dire!».Chaque semaine.Jean-Paul Nolet lira, en guise de présentation.un texte de Gilles Ste-Marie ou de Robert Dau-delin.b Une Indigène de l'Equateur, à l'émission "Découvrons les Amériques.Enfin, 1* vendredi k 8 heures, et ce à compter du S juillet; il y aura présentation, selon l’actualité, soit de Conférence d» presse, soit de Tribun» libre.A le redi» Une nouvelle série radiophonique le» Famille» dans la monda prend l'affiche le lundi 1er juillet, à 4h.30 de l'après midi.Le sociologue Marc Laplante interroge â New York des fonctionnaires de l'ONU, d'origine ethnique différente, sur les moeurs, les coutumes, les traditions ainsi que sur les changements qui se produisent dans la structure familiale.Vous pourrez entendre des interviews menées auprès de représentants de ITran, de la Norvège, du Japon.des Philippines, du Vie'-nam et de plusieurs autres pays.Le lundi à 8 heures du soir, à compter du 1er juillet.la Revu* des erts et des lettres est remplacée durant la saison estivale par la série Artistes e t écrivains.Chaque semaine, cette ©mis- sion vous offrira de* entre-vues auprès des grands personnages de la littératur©, de la peinture, de la musique, du théâtre, etc.Parmi ceux-ci, nommons Jean Coc-Berger, Pierre Emmanuel, teau, Alberto Moravia, Yvea Minou Drouet, Alain Rohbe-Grillet.André Maurois.Bernard Buffet.Ionesco, Jou-bandeau et autres.Le mercredi soir, â 8 heures, se poursuit la sene sur l'Homme emérieain.AU cours des prochaines semlines.il sera question d« l'homme américain face aux immigrants, de la famille et du mariage, du Canada de 1840, de Cuba.etc.Le jeudi soir, a 9 heures, a compter du 4 juillet, vous entendrez des causeries de Charles Houdret sur l'Art de diriger l'orchestre.Avec quelques illustrations musicales appropriées.Enfin, à compter du vendredi 2fi juillet, a 8 heures, la nouvelle série Arts et sciences vous présentera un bilan de la situation des art» et des sciences en Grande-Bretagne et en France Fernand Benoit O O I La semaine prochaine Cinéma tchécoslovaque à Montréal H y a 4 ans.pour le Montréalais.le cinéma tchécoslovaque, c’était une Terra Incognita d'où ne parvenaient que de vagues relations de voyageurs.Avouons qu'il en était de même pour le cinéma polonais.Seuls des peuples slaves, les Russes nous envoyaient quelques rouleaux de pellicule imprimée "Quand passent les cigognes” présentée sur récran TV alors ue les grévistes nous privaient e la Famille Plouffe, signala, de laçon fracassante, qu'à l'Est il y avait du nouveau fl » aura bientôt 4 an» un grand publie découvrait, inscrit 3 en contrepoint du premier Ees-tival de Montréal, quelques merveilleux courts - métrages tchécoslovaques; ‘‘Le lion et la chanson” de Bretislav Pojar, "Les papillons ne vivent pas ici" de Miro Bernat, "Le temps et le mouvement” de Bohumil Vosahlik "Gouttes et bulles” de Joset Pliva, "Mouvements spontanés des plantes” de Jan Cabalek.“La vie des cristaux” de Vladimir Silhan, “L'homme sous l'eau" de Jiri Brdecks, "L’homme dans l'espace” de Kurt Goldberger et "La Passion" de Jiri Trlnka, oeuvre» de grâce qui prouvaient qu'au delà de* changements de régime, au delà des vicissitudes politiques, persistait l'essentiel d une sensibilité originale.L’an 2 du Festival nous valut "Roméo, Juliette et les Ténèbres" que le réalisateur Jiri Weiss présenta lui-même au public.L’an S, ce bit le “Chant du pigeon gris" de Stanislas Bara-has et l'étonnant "Baron de Crac’ de Karel Zeman.Cette année, peu avant l'ou-verture de la saison des Festivals, le Festival international du film de Montréal organisa (Suite A Ut page 15) Face au livre, face au lecteur (3) FACE À LA LECTURE par Suzanne PARADIS Lorsqu’on accuse le Canadien français de ne pas s'in téresser au livre, je suis déçue que l'on oppose ce genre d’apathie à son amour du sport et des distractions violentes, comme si l’une issuait de l’autre.Je ne comprends pas encore sur quel fondement repose cette affreuse comparaison.L'homme étant force de chair et d’esprit, d’acte et de méditation, je ne pense pas qu'il faille lui inspirer le mépris du sport.Illusion aussi que de croire qu’il suffirait de l’éloigner du sport pour le provoquer à lire' Ce n’est pas en condamnant ses aptitudes au geste physi- 3ue, au travail de muscle et e nerf que nous libérerons ses possibilités intellectuelles normales.C’est plutôt à cause de cette énergie, avec ce déploiement de force et de joie qu'il pourra aborder l’esprit.Que le Canadien français éprouve un certain dégoût pour le livre, blâmons-en sa formation, et non sa vitalité et son enthousiasme pour le jeu.Il y a sans doute eu dans son existence, comme dan» la mienne, ce temps infini des livres défendus, des auteurs censurés, des bibliothèques à l’eau de rose, assommantes d’enfantillages sans enfance, d’analyses pointilleuses d’auteurs que nous étudions à travers le paquet de miettes qu’on appelle: MoiTeaux choisis.Cela n’attire pas vers la lecture (ni ces séances de lecture qu'il fallait malencontreusement occuper à picorer des notes dans un texte auquel on ne laissait pas le loisir de nous entraîner).Je me de mande par quel miracle, de ce naufrage collectif, ont pu sur- gir quelques rescapés, quelques mal-noyés.Aujourd’hui encore, la conscience de l'enseignement res te indécise.On met l’accent sur le sport parce que le jeu est un fait puissant et sûr du développement humain.Chez certains encore, je parierais qu’on le favorise parce qu’il a la réputation d’eloigncr les mauvaises pensées! On doute encore du livre.Tant de clauses restrictives accompagnent son entrée dans les collèges.Personne ne s’insurgera contre un bâton de gouret ou une raquette de tennis, instruments qui ont le charme d’ètre inoffensifs en même temps que nécessaires.Mais le livre.En principe, on admet s* nécessité.Mais le livre char-roie des idées, des sentiments.Les idées peuvent être nocives, tout le monde sail cela, ceux qui en ont mieux que tous les autres.I,e régime de la peur n’a donc pas tout à lait démissionné Pour être susceptible d’ardeur et d'enthousiasme, cet acharnement à présenter la crainte comme le commencement de la sagesse est presque cruel.Le Canadien français manifeste sa vigueur humaine à travers le sport parce que c’est la seule activité qu’on ne lui ait pas présentée comme pernicieuse, ou plus ou moins vaguement, coupable.Détruire un tabou est une entreprise colossale.Le livre en a été (et à maints endroits en demeure) un des plus tenaces.L’enfant, qu’il soit d’ici ou d'ailleurs, ne vient nas «u monde avec des préjuges, surtout pas contre le livre.On le lui present» d’ailleurs avec d» plus en plus de goût, dans un fourmillement et un dynamisme d’images qui enchantent le pet.it écolier, encore illuminé par sa première enfance.Il prend goût au livre, vite et sans résistance.C'est au niveau de l'adolescence que Péducation se fourvoie généralement.Parce que les maîtres n'ont pas suffisamment lu.Ils se sont formé une image absolument arbitraire, indéfendable, de certains livres.de certains auteurs Ils nous les ont interdits au petit bonheur, en commençant par Voltaire, de qui nous aurions sûrement appris un meilleur français, qu'avec les insipides et anonymes auteurs bons-pour-tous qu'on nous servait alors.Un bon lecteur, sain de jugtment, curieux, sûr de lui, cela se forme, cela s’édifie à la façon d'une maison.S'il est bon que la cave soit la salle de jeu des enfants.L’écono mie du matériau et de la lumière peut créer un foyer sans charme, ou l’on ne s'attardera pas parce qu’on n'au ra pas aimé à y vivre.Cette littérature, que l’on aborde dans la joie, au seuil de l'enfance, pourquoi n’est-il pas permis de lui conserver l'enthousiasme émerveillé des débuts, alors que la poésie et le livre offrent enfin la jungle éblouissante des idées a découvrir, des sentiments à pénétrer, des personnages à vivre, au total l’aventure primordiale de l’investigation de l’être humain et de la société Que cela doive se faire par étapes, je le conçois Autant nous acceptons le goût du pe tit enfant oui s'attachera à telle image ne préférence aux autres, pourquoi retirerion»- nous notre confiance k l'ado-lescent qui accède ipar ses propres forces aux images du langage et de l’esprit?Un re» fus elnqué des droits à la lecture.aux exercices librement choisis de l'intelligence, pe t affadir tout esprit de rechc-chc.limiier cruellement le champ de conquête de l’homme jeune.Si l’edueation dispensée e-^t juste et bonne, ce n'est pas a lecture librement choisie, librement aimée, qui corromp a l'homme.Impossible d’espé t r que l’apprenti sportif devienne un champion de tennis si ses élans vers la conquête générale des sports sont entravés par des décisions extérieures à lui.Devenir un lecteur lucide, compétent, exige un dressage qui est beaucoup plu* individuel et personnel qu'on ne le croit.De l'apprentissage de la lecture, ne sortira vrai que le lecteur auquel nn n'aura pas refusé droit de iu-' gement sur le bagage littéraire auquel il a accès.R faut respecter une certaine spontanéité de l’esprit, source de tant de joies et de découvertes.Souvent, en constatant ma propre faillibilité devant notre littérature canadienne-française, je me prends à haïr cette espèce de littérature agrico-patriotique de laquelle il m'a fallu dégager, par amour forcené, par besoin urgent de la poésie, des thèmes me rendant la vie et l'univers accessibles, lumineux, grouillants de l'intense actiU-té charnelle du monde et rie ses races innombrables Depuis, je n'ai pas cessé la lutte.Quand "aurai-je paye ton visage" Poésie?I 1 DOUZI LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 8 JUIN 1963 YVES BERGER romans poésie • livres pour enfants • infoi Le Sud PRIX FEMINA 1962 GRASSET Exclusivité HACHETTE $2 70 Dccoupei ce bon de commande et adressei-le » votre Libraire habituel LIBRAIRIE .ADRESSE .VIENT I>E PARAITRE LIVRES ET AUTEURS CANADIENS 1962 Rewie de> activité* Iittcraire* de t année Roman, thaàtra, poaiia, tuait, littaratora à* launetta i ompies rendu* des ouvrages de 1 annee.prepares par le* meilleurs écrivains et critique* du Canada français Bibliographie template das publications da 1962.dans ïha tuna das sactions.Las maiilturs livres cenediens engleis de 1962 Presentation d Albert Labarga Articles d'intérêt general I ne revue de 108 panes illustrée, dirigée par Adrien Therio, (iuy Robert.Andre Vachon et Odette Leroux.En vente partout au prix de SI.00 ou a l'Agence de Distribution Populaire H30 t»t L« G«uch«tu»r« Monfrtal Tél.: LA 3-1183 psr la Dr Li«nal Gandron Lion»! 0»n«li ssé»ts«vit PSYCHO-SEXüa?15e MILLE en SEMAINES M ait an vanta partout A SI 00 ou A L'AGENCE DE DISTRIBUTION POPULAIRE 1130 est, rue Lagauchetière, Mtl (LA 311821 Cours UNIVERSITl DE HONTRUl Extension de renseignement d'ete bibliothéconomie scolaire L Extension de renseignement en collaboration avec I Ecole de bibliothéconomie et le Service des Bibliothèques scolaires du Departement de I Instruction publique offre du 2 juillet au 2 août 1963 des cours de bibliothéconomie scolaire à l'intention des éducateurs CONDITIONS D ADMISSION Educateurs détenteurs d un Brevet B", ou son equivalent.avant termine avec succès au moins trois années d enseignement ' Pom tous renseignement* s'adresser d : Hile Ahrlne BEUSIE, directrice, Service des Bibliothèques scelaires, Departement de l'Instruction publique.Quebec.UN SERVICE SPECIAL PAR AVION LE DEVOIR offt» A ve» abonnes la possibilité de souscrire a des condition* très avantageuse* ISC'"» de remise »ur le prix normal) un abonnement à la SELECTION HEBDOMADAIRE iTr Ulondc qui donne chaque semaine, sur 12 pages un panorama complet de l actualite internationale et française N nm Adresse .désire être abonne à la SEt.ECTIOS HEBDOMADAIRE./ an (ô2 numéros I.Ci-joint $7.AO Q fi mois (20 numéros ).Ci-joint $3.7A Q LE DEVOIR.434 eit.rue Notre-Dame - MONTREAL Le théâtre de Maurice Boissard de Paul Léautaud Le naturel au galop Prose critique par Jean Ethier-Blais C est un original que ce Leuu laud 11 est nalurel que tout le inonde ne l’aune pas, que I on hausse les épaulés, que I on se dise qu'il s agit d'un vieux fou I! serait le premier a rire copieusement, a >e gausser de iui-meme et de ceux qui se moquent de iui Phenomene ra re Léautaud est un excellent écrivain qui ne se prend pas au serieux.qui n'a jamais écrit que pour le plaisir d écrire, pour celui de dire franchement ei mexhairmient.ce qu’il pen sait.Libre a ses lecteurs de le suivre dans ses haines, ses désenchantements: s'ils rouspètent, tant pis.il continue de plus belle; le bonheur de dire ce qu'il croit être le vrai lui suffit C'est un écrivain d'bu meurs 11 se fie entièrement a son gout IJ aime, il n'aime pas .Sa sensibilité est toujours en eveil c'est elle qui lui dicte son moindre aphorisme, c'est elle encore qui l'éloigne des phrases.Il écrit comme il pense et il pense selon ses caprices C'est pourquoi le lire.Paul Léautaud.c'est ie choisir comme ami ou comme ennemi.On croit ouvrir un livre et on rencontre un homme avec ses defauts et ses qualités, le plaisir qu'il ressent à être méchant, son amour irraisonné des hé tes.sa misanthropie, son coeur tendre.Léautaud tut un contemporain de Regnier, de Rem) de (Jour-mont, de Gide, de Leon Daudet, de Proust.Son pere était soul fleur a la Comédie-Française, gaiant homme; sa mere, une fort jolie femme, encore toute teune lorsque Léautaud.illégitime, naquit, 11 fut élevé par son pere.au milieu des mai-tresses du souffleur, à la va cornme-je-te-pousse, au fond sans amour sauf celui d'une vieille bonne.Toute -a vie.I.eautaod pensera en soupirant a cette vieille Marie, a la chambre d'enfant qu'il partageait avec elle 11 va a l’école coin munale, apprend seul a lire les grands livres, forme instinctivement son jugement littéraire, loin des oukases professoraux.A peine adolescent, il travaille, chez un chapelier, dans l'étude d un administrateur judiciaire; il apprend à connaître ses semblables.a courir dans Paris dont le* plus beaux quartiers ne recèlent aucun secret pour lui.Son amour pour la Ville sera immense et on n'en démolira pas une maison qu'il ne s'attendrisse Son goût littéraire créa leur le porte vers la confession macabre; U débuté dans les lettres par des vers symbolistes 'mauvais' et par une longue nouvelle La parif ami qui est un chef-d'œuvre.Il y raconte son enfance, son adolescence au milieu de ces dames, ses premie- res amities littéraires II y est cruel et raffiné, naturel aussi, ayant dés l'abord compris que le naturel est la première qualité du style.R écrira toujours dans une sorte d’exaltation du naturel, au fil de la plume, les idees s'accrochant d'elles-mè-mes au papier.Ses ouiils sont anciens .une plume d'oie, qu'il aiguise avec an.une bougie.II lui faut le contact immédiat avec le papier et une lumière tamisée Son pere meurt; Leau-taud dans In Msmoriam, relate en détails son agonie.Aucun des secrets paternels qui ne soit passe au crible.Peut-être s'y venge-t-il de la tristesse de ses rapports avec un homme qui ne l'a pas aimé.Le succès de ces deux oeuvres lui procure un petit emploi au Mercure de France; il y sera gratte-papier jusqu'à la fin de sa vie.ignore de presque tout ce qui compte dans la vie littéraire française mais admire par un petit nombre de ses confreres, qui le placent très haut.Pendant quarante ans.il écrira dans son Journal dont Jean Hamelin a parlé plusieurs fois ici' les menus faits de sa vie.ses amours, ses conversations avec les amis du Mercure mille details piquants sur la vie de ses contemporains Ce Journal littéraire est le Tal-lemam des Reaux du vingtième siecle.Une autre grande oeuvre de Léautaud : Le Theatre de Maurke Boissard.il1 C'est par hasard que Léautaud devint critique dramatique.On avait besoin de Quelqu'un au Mercure; il était là: il tint la rubrique.Avec quel succès ; Déguisé en vieux monsieur, il parle de ses contemporains, du monde des planches, de la politique.de la littérature, avec ironie et passion.Les pièces l’intéressent assez peu: souvent il les expédie en quelques mots et passe a autre chose de plus intéressant : Molière, ou son amour pour les bétes.ou des anecdotes succulente* Le théà tre n'est qu'un pretexle a bai-tifoler et.sans en avoir l'air, a dire des choses extrêmement sérieuses Léautaud esl un ennemi du tragique: il n'y a.pour lui.qu’un genre, c'est la comédie de moeurs.Il adorait Mo- lière.dont U savait l'oeuvre par coeur et qui le faisait pleurer.Surtout, cela va sans dire.Le Misanthrope, ou ü se reconnaissait.Le vague à l’âme n'était pas son fort et il faut le voir expédier ad patres les grandes vedettes pseudo-psychologiques de son temps : les Porto-Riche.les Curel, tous les prophètes des bons sentiments.Rien ne lui fait peur, il dit ce qu'il pense.C'est de courage qu'il s'agit, non de témérité.On ne berne pas facilement un Léautaud qui décèle avec la rapidité de l'éclair la moindre faute de goût, le moindre mensonge dans l'ordre de la psychologie.Il taille dan» le vif.Scandale chez les auteurs, mais pour le lecteur, un enchantement.Léautaud lut, par intermittences, critique dramatique, de 1907 a 1941.Ce qu'il est intéressant de constater, c'est a quel point la production dramatique de ce temps est faible.On ne joue presque rien aujourd'hui de ce qui faisait les de lices de cette belle époque.Il n'en reste, a vrai dire, que Claudel.Gide.Tristan Bernard et Sacha Guitry.Les “grands noms" ont disparu et ne demeurent.pour nous, que les expérimentateurs et le» comiques En un mot ceux que Léautaud a soutenus, maigre des reserves Voila ce qu'il écrit : "Le plaisir est rare au theatre.Depuis une cinquantaine d’années, notre théâtre est bien bète.I! ressemble a notre époque.On est toujours bête, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une société, quand on vit dans le culte de ces trois niaiseries ; le progrès, la science et la morale.Quand on songe qu’on a considéré comme un maître du théâtre l'ennuyeux et médiocre Alexandre Dumas fils, le triste et glacé Paul Hervieu, dont la gravite confinait a la sottise, qu'on considéré comme te! aujourd'hui ce bavard ei prétentieux M François de Curel qui met en pieces le» ou vrages de science qvi il a lus la veille, et ce M de Porto-Riche qui raffine encore sur Tartifi ciel.Voila qui donne une riche idee de l'abêtissement dans le quel nous sommes tombés Ce n'est phi* du théâtre, c'est du prêche.Ce n'est plus de Tart.C'est de la pédagogie”.Tout ceci à propos de la Princesse Turandct de Carlo Gozzi.qu'aimait Léautaud et que venait de monter le Vieux-Colombier.Copeau n'a pas eu de soutien plus sûr.dans la critique parisienne, que Léautaud, et dès le début de son entreorise de réforme.Le discernement est une qualité innée.Pour avoir une vue juste de ces temps de théâtre, il f ut lire Léautaud.Mais cela i.est rien si on ne ht pas Léautaud pour lui-méme, pour le portrait qu'il trace de son propre personnage.Le théâtre au service du critique.Belle revanche.Et parfaite, puisque ce théâtre n’existe aujourd'hui qu'en fonction de Léautaud.Qui a lu Porto-Riche?ou Romain Coolus?ou Jules Romains?Ce sont des noms qui se trouvent dans Léautaud.Rien de plus.Et on les connaît encore parce ue Léautaud a parlé abon-amment de lui.Il existe une race d'hommes pour qui rien ne sera jamais plus éleve, dans le domaine des lettres, que l'expression naturelle de soi.qui liront Saint-Simon de preference à La Bruvère.ou à Fénelon, Maxime du Camp de préférence à Flaubert.Gide ou Léautaud de préférence à Claudel; des lecteurs qui situeront plus haut Tart d« parler de soi que celui d’aligner de beaux vers ou da faire vivre des personages, qui diront que l’oeuvra immortelle de Maurice, ca sont les Mémoiras intéritur».C'est a cette race que s'adressa Paul Léautaud.Auditoire restreint.mais fidèle.C'est peur eux que Diderot a écrit, lorsqu'il fut vraiment écrivain.11» *e recrutent parmi les humain» désenchantés qui connaissent, en naissant, tout de la vie.Saint-Simon Diderot, Léan-taud.voilà le sel de leur esprit.Ils ouvrent un livre.* trouvent un homme et s en font un ami Paul Léautaud Le Theatre de Maurice Boissard Gallimard, Pan*.Vient de paraître Une elude sur Simone Well S'il est un esprit, et une aine, dont on doive dire qu’ils ont été entièrement orientes sur la "Recherche de l'Absolu", c'est bien Simone Weil.11 y a, dan» celte carrière si breve, tout eclairee — et brûlée — du besoin de servir'partout et a tout risque, la vérité, la justice, la beauté et Tamour.de quoi élaborer une “légende'' l'intellectuelle aux dons géniaux, la militante révolutionnaire, l'ouvrière de chez Renault, la chrétienne rebelle au baptême, mourant dans la solitude d'un hôpital anglais en 1943, a 33 ans.Mais au-delà de cette imagerie — qui esl vraie — le rayonnement de Simone Weil.sa puissance d'appel et de conlra-diction.que rien n'étouffera, commencent à peine a se dessiner C’est ce que l'auteur de cet ouvrage a voulu marquer dans l'impitoyable abnegation du moi, la présence dame, qui entraine, qui secoue, qui scandalise, qui est un antidote unique contre toutes les misères et illusions de notre temps: Si mone Weil sommo son lecteur de prendre devant elle, devant ce qu elle présente et represen te des responsabilités morales el spirituelles auxquelles elle ne laisse pas d'échappatoires Et ceux qu elle a marques n'ont peut être en commun que ce qu ils lui doivent, c est-a-dire ce qui est devenu le meilleur deux-mêmes; Camus, Maurice Schumann.Thibon et tant d autres, ça el là.dans TUm-versite a Tusine.dans l'Eglise.partout.Simone Well est de notre temps ; elle lui offre, avec un impitoyable et âpre amour ce dont il manque L'admirable étude de V.-H.Debidour dégage enfin le message essentiel que nous livre Simone Weil (Ploni "Cinq jours d automne ‘ par Jean lue Kircher Ce roman esl l'histoire d une crise s Pans, aujourd'hui, dan» le month des affaires «t de la finance pi\ personnages rom piotent.s'agitent four a tour inquiets et satisfaits, satisfaits et inquiets L homme qui subit l'assaut, Jean - Luc Kircher.adopte dan» cette guerre une attitude peu courante Tim-passibilité.Abandonnant la place â ses adversaires, il se retire à la campagne, loin de Pan» Paradoxalement, l immo-bilite et l'absence s'avèrent, entre les mains de cet homme qui refuse la detaite.de 1res redoutables armes En CINQ JOURS D’AUTOMNE Jean-Luc Kircher joue — sans "jouer" — et gagne ta bataille de sa vie Apre- plusieurs années de silence.Michel Bataille rev ient i l'écriture.Et c'est pour nous donner ce roman qui touchera, par plus d’un point, lés homme* de sa génération ‘Robert Laffontl Un litre d’eipltralion C est au château de Talcy que, car une extraordinaire coïncidence.Ronsard aima Cassandre Salviaü.fille du banquier florentin de François 1er, et que, vingt ans plus tard.Agrippa d’Aubigné s'éprit de Diane Sal-viati.propre niece de Cassandre Que le plus grand poete catholique et le plus important poète protestant de la Renaissance.aient, tous deux dans le même «ite, aimé l'un après l'autre deux femmes de la même famille, voilà l’un des plus étonnants “doublés" amoureux de tous les temps.L'ambiance raffinée somptueuse et sensuelle que connut Ronsard en sa jeunesse baigne le premier volet de ce roman — où la réalité historique et la liberté du romancier se mêlent pour recreer une aventure passionnante, en quelque sorte un Autant an am-porte le vent du XVIe siècle — el contraste de façon frappante avec la violence, la cruauté et les passions effrénees qui furent le lot d'Agrippa d'Auoigné.Present! dans ces deux histoires si differentes et cependant si parallèles.Cassandre Salviati nous séduit tout au long de ce roman vivant et tendre, rempli de cris d'amour et d'agonie.ou nous découvrons un Ronsard jeune et ambitieux, très “nouvelie vague” et un Aubigné soudard et combattif.fort dissemblables Tun de l'autre des personnages figes auxquels nos manuels nous ont accoutumés.Il fait bon secouer ia poussière des lauriers pour retrouver intacts sous leur gloire, ces jeunes hommes pleins de feu qui n'etaient pas encore célèbres et qui promenaient sous les ombra ges de Talcy leurs espérances folles ou leur désenchantement, en découvrant que "le bonheur est une femme".< Cast ernian i "Iruu lemmei'' el "nous" de Robert Muul Voici reunis en un seul le» deux volumes de nouvelles de Robert Musil .ublies.le pre mier, NOCES, en 1911.le se cond.TROIS FEMMES, en 1924 NOCES comprend deux re cils dont l'auteur Iqi-tm'me définit comme suit le propos : "En disant : dans l'inclination pour un animal il peut y avoir quelque chose de la dévotion a un prêtre, ou une infidélité peut c* tituer en même temps, dan» une zone plus profonde de l'etre.r|r nouvel les noces, oi a circon'crit d'une part le sinet de Véronique de Vautre relui de Claudine Etrange propos certes, ren du comme naturel a force d a cuite dans Tanalvse Les TROIS FEMMES — Gn-gia ia paysanne, la Portugaise ans eate et Tonka ia midi-nette — ont ceci de commun qu elles représentent une énigme pour Vhomme qui les aime ungenieur des mines, seigneur Ivelliqueux.ou étudiant), énigme renfonce par la jalousie Dans ces nouvelles, encore ou déjà, se manifeste le don du puissant romancier de "L’homme sans qualités" d’ex primer tous les imponderable* du coeur et des sens (Ed.du Seuil) JOURNAL DE BORD D'ALFRED — ALFRED LE DE COUVREUR — ALFRED ET L'ILE DES CINQ — LILI, SOEUR D'ALFRED par Alac Lad oc at Paulina Lamy.Lecture jeunesse En réimpression, aux éditions Fuies, ces quatre volumes de la collection "Alfred , écrits il g a déjà de nombreu ses années, à l’intention des jeunes de 9 à 12 ans.pai (JAf Mmes Alec Leduc et Pauline ” Lamy.Hélene (HARBONNEAU Ces livres, uniquement bases sur la réalité quotidienne, racontent les menus faits et gestes de la vie d’Alfred, pe tit écolier canadien d’une dt zaïne d’années Vie familiale d’abord où les relations parents-enfants.frères ¦ soeurs, étiuliées à l’aide de petits cas concrets, sont surtout prétexte à de nombreuses leçons de morale.Vie sociale, vie scolaire où l'on voit Alfred et sa soeur Lili.en compagnie de copains participer a la fondation de "Clubs" plus ou moins secrets.On sait gré aux auteurs d’a voir mis en scène des enfants simples, droits, dans des situa lions qui n'ont rien d’extraor dmaire.Mais simplicité n'ex clut pas invention; les centres d'intérét ne sont pas assez soutenus, les quelques anecdotes racontées ne suffisent pas a etoffer le récit.D'ailleurs, il n’arrive pas grand’chose des visites au propriétaire d'une petite ile du fleuve, une composition réussie, un rêve, les sempiternelles chamaille ries des enfants entre eux, etc.Le tout est présenté de telle sorte que l’intention moralisa- trice est sans cesse apparente, ce qui, bien sûr.est loin de plaire aux enfants.(Coll.Alfred — Ed.F ides — 9 à 12 ans).LE VILLAGE AUX YEUX FERMES par Monique Payrouton da Ladebat.Admirablement écrite, en un style evocateur, cette nou relie robinsonnade "vingtième siècle" (les "naufragés’’ tombent du ciel) répond à ce besoin profond qu’ont les entants de reconstruire à leur façon le monde où ils vivent.Lydia, petite fille de dix ans, et Franz, jeune garçon d’une douzaine d’années, se retrouvent.en pleine nuit, sans souvenir précis de leur passé respectif, mystérieusement a bandonnés en luiute montagne où seul un village désert offre une protection quelque peu rassurante.Pour les deux ev fonts, "la me commençait à ce moment même".C’est alors l’expérience à la fois terrifian- te et passionnante d une vie libre et rude ou les difficultés sont multiples, l'esprit d'initiative, victorieux.L'auteur ex ploite avec habileté les tendances constructives des enfants, leur goût d’invention, leur sens des responsabilités.Lydia et Franz sauront trouver des solutions fort ingénieuses pour lutter contre la faim, le froid ou la solitude.Des de tails ravissants mettent en évi dence la joie née de l'effort accompli.Et à l’épilogue, lorsque le secours vient, nul lecteur n’est surpris de leur attachement à ce coin de terre où.grâce à leur travail et a leur courage, ils ont connu des jours de grand bonheur.Faut-il reprocher a l'auteur certaines invraisemblances, certains hasards réellement trop providentiels, par exemple cette double amnésie?Peut-être Mais tous ces élé- ments extravagants rebondissent par les sortilèges d’une réalité poétique constamment présente dans tout le récit et dont les enfants — surtout les petites filles — subiront l’en-noûtement.(Coll.Rouge et Or — Souveraine — Ed O P.— 10 à 14 ans).LA RONDE DES ANIMAUX -Ttxte at imagas d'Altca at Martin Provensan Dans cet album particulière-réussi.Alice et Martin Prove* ¦ ¦ en présentent le monde des animaux avec une heureiuc fantaisie.S’ils font appel la plupart du temps à des animaux familiers aux enfants, tels que: renards, ours, lions, animaux de la ferme, ils évoquent avec tant d'originalité et tant d'humour la vie de ces bétes.que les enfants ne manqueront pas de les découvrir sous un nouveau jour.Les benjamins et les mamans a court d'imagination trouveront dans le présent album une grande variété de textes: contes, poèmes, histoires sans paroles.rébus, dictons, courte pièce, etc.Cette formule est excellente.car elle permet, malgré l’unité du sujet, une grande diversité de ton L'illustration abondante el harmonieuse fourmille de trouvailles amusantes.Souvent le texte est une invitation à bien ouvrir 1er yeux, à bien "lire'’ les images (par exemple: "La foire aux animaux"."Camouflage", etc).Donc un magnifique "Grand album d’or" que les enfants reprendront inlassablement.(Coll.Un grand album d’or — Ed.des deux coqs d’or — 4 à 10 ans).jeudi soir, a l atH'er d^s Saltimbanques on lançait un ouvra'" en mevrrje ».les * Histoires pour enfant» snobs -.de Ro-jer Huard Rc7er Huard reoresente presque seul aujourd Hul I ecrivain-artisyn qui non seulement écrit son livre, mais I édite I illustre et le b'a^ue ' Ces « Histoires pouf enfants srebs ne sont pas parait-il à mettre entre toutes les ma ns su'tout des enfants, snobs ou non ! Elles sont destinées il est vrai, à leurs parents qui feront le filtrage nécessaire En retard a son proore lancement, Roger Huard n’a pu causer de son livre aux journalistes On sait déjà que ce teune auteur que I on pourrait classer dans la lointaine parente littéraire d un Jacques Perron a écrit plusieurs pieces en un acte qu il a publiées lui même sous les titres de Erbappee et de • Ouais- Une piece en deux actes dont le titre n est pas encore definitif et qui se d'rpylp dans un abri antiatomique a deta etc acceptée par les Saltimbanques qui la créeront le printemps prochain « Histoires pour enfants snobs » fourmille de facéties, d® calembours de dessins, de commentaires qui en font un livre à part Roger Huard a fait un premier tirage de 500 exemplaires numérotés Voici, semble-t-il.un auteur qu’on discutera tant par ce qu il a a dire que par les voies qu'il prend pour le dire.» LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI.8 JUIN 1963 .V®'» .*» Ttfirt / A o romans • essais • poésie • livres pour enfants • informations littéraires « Le 10e roman de Thériault; onze “Profils littéraires” Au contraire des écrivains qui parlent, Yves Thériault est un écrivain qui écrit.Ce n est pas à lui qu il faut demander de prononcer des conférences et de s interroger sur le roman canadien-français.Son oeuvre, il la donne à son ou à ses éditeurs, avec le résultat qu’il est parmi nos romanciers celui qui est affiché le plus fréquemment à la devanture des libraires Cette oeuvre, elle est abondante et variée, et surtout très inégale.Parfois nous avons de forts romans, solidement charpentés, qui constituent la part la plus achevée de l oeuvre de Thériault: "La Fille laide", qu’il m’arrivait encore de lire récemment, et Agaguk’’, appartiennent à cette catégorie Parfois nous 'avons des livres brillants, comme "Les Vendeurs du temple ”, mais à qui il manque une dimension plus vaste pour emporter sans réticence l’adhésion, Les autres romans de Thériault sont à divers titres estimables et s’il y a là du déchet, je pense que ce romancier peut se compter somme toute satisfait de I ensemble de son oeuvre.Peu parmi nos écrivains ont son souffle et son sens des situations dramatiques.Le dixième roman d Yves Thériault qui s intitule curieusement "Le Grand roman d un petit homme" d ) manifeste de la part de l’écrivain un souci louable de renouvellement tant au chapitre de la construction et de l’édification du récit que de sa formulation.Le romancier, par une ruse qui ne trompe avait il là matière à deux romans, d’une forme et d’une construction absolument differentes5 Néanmoins, ce nouveau Thériault a surtout le mérite d’être le miroir fidèle d’une société que nous connaissons bien et que nous parvenons rarement à cerner d’aussi près.Le village qu’il décrit est pris à un tournant du chemin, écartelé entre les grandes voix du passe et l’appel de l’avenir.C’est l’avenir qu’il choisit, mais avec un peu de nostalgie et de regrets de la part du romancier.Il y a deci delà quelques digressions qui nous éloignent passablement des deux thèmes majeurs du roman, mais Yves Thériault n’est-il pas aussi un peu pamphlétaire5 Car que ce soit Arsène qui parle ou le romancier, c’est Thériault toujours qui a la parole et c’est un homme qui parle fort et haut.Il mérite qu’on l’entende.Une littérature qu’on ne lit plus est-elle encore une littérature5 le me posais la question en lisant quelques-uns des "Profils littéraires’’ qui composent le septième cahier de notre Académie canadienne-française (2).Où est la littérature5 Où sont les littérateurs5 me demandais-je, angoissé, en parcourant certains de ces "profils” consacrés à des hommes qui furent certes des journalistes de talent, voire d’excellents traducteurs, mais à qui l’on hésite à accorder le nom la vie littéraire par Jean Hamelin évidemment personne, passe au deuxième plan.Il laisse la parole à un barbier de village, qui a de l’instruction, même des lettres, et qui se charge du récit proprement dit.Celui-ci a été enregistré sur magnetophone et chaque bobine recueillie par le romancier prend la place des chapitres correspondants.Toutes les bobines sont en outre suivies d’un commentaire du romancier qui harcèle le raconteur, le presse, le gourmande et le prie enfin de conclure.On peut son-er jusqu'à un certain point à "L’Inquisitoire", de obert Pinget, mais la formule de Thériault n’a pas la puissante originalité ni l’ampleur du récit dialogué de cet exceptionnel roman.Aussi curieux que cela puisse paraître, cette technique nouvelle de Thériault n’apporte pas grand-chose à la facture même du récit.Celui-ci aurait pu être raconté de façon traditionnelle que le résultat aurait été le même et peut être meilleur.(Ce qui n’est pas le cas de "L’Inquisitoire" où récit et technique sont indissolubles jusqu'à un point vraiment étonnant).Arsène est barbier de village.Il a choisi ce métier par goût et un peu par dilettantisme.Il a commencé ses études classiques, il a de l’instruction, mais ne se sentant pas de goût pour la terre, il a ouvert en plein coeur d’un petit village de la vallée du Richelieu ce salon qui devient pour lui non seulement un centre d intérêt, mais aussi un merveilleux point d’observation.Le salon est le lieu de rendez-vous de tous les hommes de la paroisse qui y discutent politique, agriculture, finances municipales, et commentent tous les ragots de la paroisse qui circulent le long de la rue principale, fréquentent toutes les boutiques et toutes les "galeries", pour finalement aboutir au salon de barbier d'Arsène.Nous sentons tout ce grouillement de vie d’un village dans "Le Grand roman d’un petit homme", qui à cet égard est une réussite On pourrait détacher de ce roman toute sa partie documentaire, et si tout souvenir sur ce que fut un village canadien-français en 1963 venait à disparaître et qu’il ne restât que ce roman de Thériault, on saurait exactement comment vivait ce village, ce qui le passionnait, ce qui le laissait indifférent.Voici une collectivité entière, bien dépeinte avec une exactitude qu’on ne saurait prendre en défaut Personnellement ce réalisme me gêne un peu car je ne crois pas que ce soit le travail du romancier d'étre si exact dans son compte rendu de la réalité.J'aime toujours que soit réservée la part du rêve et celle du lyrisme, mais ce n’est pas à Yves Thériault qu'il faut demander de transcender la réa lité II est trop engagé dans le roman réaliste pour adopter une ligne déviationniste, et ce n est sans doute pas là sa vocation de romancier.La petite part du rêve, elle est cependant présente, mais en marge, et pour Yves Thériault qui tarde à l’aborder, c'est le sujet même du "Grand roman du petit homme”.Arsène fréquente régulièrement pour des motifs de pitié, puis par des sentiments autres qui ne restent que platoniques, une jeune fille, Imelda, qui vit sous la domination d’une mère autoritaire C’est une bigote de la plus belle eau, qui en remontre à son curé quand son curé ne ratifie pas toutes ses pratiques et qui ne laisse à sa fille aucune liberté Pour Imelda, Arsène c’est l’évasion, c’est la tentation du monde extérieur.On verra comment cette tentation prendra la forme d'un collier oublié par une citadine dans l’église paroissiale et ce qu’il vient à représenter pour Imelda, qui voit enfin sa vraie vie lui échapper, qui s’y résigne et se laisse lentement glisser vers la mort.En fait il y a là deux récits, l’un intéressant une collectivité, l'autre une individualité, Arsène appartenant surtout à la première, Imelda pouvant être identifiée uniquement à la seconde.Peut être y d'écrivain ou de littérateur5 Et que dire d’une oeuvre qui, comme celle de Laure Conan, n'a d’intérêt autre que sociologique ou historique, et n à pas plus à voir avec la littérature que les romans de Claude Jaunière ou de MagaliP II n'est que de lire ce qu’en pensent certains commentateurs pour voir avec quelle allégresse ils déboulonnent leur écrivain : Jean Ethier Blais parlant de Fréchette, ou Roger Duhamel qui.à l’occasion de son portrait de Jules Fournier, se demande avec raison quand nos manuels de littérature cesseront de considérer Joseph Quesnel comme un poète et Michel Bibauld comme un historien! Je suis parfaitement d’accord avec M.Duhamel.Il est grand temps en effet que nous jetions du lest, que nous sacrifions ces amateurs de bonne volonté qui durant le.siècle dernier, particulièrement, se crurent obligés de tenir une plume par vanité, par entêtement ou parce qu’ils n’avaient pas grand-chose à faire?Qui lit les vers de Fréchette aujourd'hui, sinon le spécialiste5 J'aime assez l’épithète d ’orateur en vers” que lui accole Jean Ethier-Blais, qui rappelle à ce propos qu'il faut lire par plaisir et non par devoir patriotique Aussi trouve t on très peu de véritables écrivains dans ces profils: ceux qui ont droit à ce titre ont une oeuvre si mince que l’on en est presque géné.Nonobstant cette réserve, majeure, il est vrai, le septième "Cahier de I Académie-française" est bourré de mérites II est comme toujours très bien présenté, avec goût et avec élégance Mais onze collaborateurs, dont quelques académiciens, ayant été sollicités, il était inévitable que ces profils fussent inégaux.Encore faut il, pour que l’idéal soit réalisé, que le présentateur se rencontre exactement avec le litterateur choisi, et ce point de rencontre miraculeux, je crois que nous l’obtenons lorsque Alain Grandbois parle de Marcel Dugas, l'amitié littéraire rejoignant ici l'amitié tout court.C est un texte de classe, que j’ai admiré pleinement, où Dugas nous est représenté tel que nous le pressentions dans une prose délicate, sensible et d'une belle originalité.Je dois dire aussi que j'admire l’élégance, teintée d'humour, avec laquelle Roger Duhamel nous entretient de Jules Fournier et que la bonne humeur m'habite lorsque Claude Henri Grignon, revêtant son masque de bonhomie, de drôlerie et de pittoresque, nous donne d’Arthur Buies un portrait déjà cent fois tracé.Le profil de Fréchette par Ethier-Blais est une descente en règle, menée à grand train, avec une ironie que son auteur manie à la façon d'une arme ma foi fort dangereuse! Paul Toupin.qui sait parler avec tant de chaleur de Berthelot Brunet, livre également une étude d'où l’homme sort tout entier, reluisant à la fois de ses défauts et de ses qualités.Le Père Angers enfin, s’écartant nettement de la ligne adoptée par ses collègues, oublie Ringuet l'homme pour s’attacher à l'oeuvre dont il donne une solide étude critique.Malheureusement, les portraits de Carneau, de Thomas Chapais et d'OIivar Asselin me paraissent très faibles.Il me semble qu’il y aurait eu beaucoup plus à dire sur Carneau dont l'importance reste entière à la face de tant de pionniers de nos lettres, dont le meilleur service qu’on peut leur rendre est de carrément les oublier.Et pourquoi, en fin de compte, puisque académie il y a, ces cahiers ne seraient ils pas réservés uniquement aux académiciens?A moins qu'il y ait des académiciens qui n’écrivent pas .ou plus! (I) "La Grand roman d'un petH homma", d'Yva* Thériault, 143 p.(Edition» du Jour).(J) "Profil» llttéraira*", »eptièma eahlar d» l'Aeadémta aana- dlanno française, 194 p.D’un libraire a l’autre Le Club du lure du Quebec dirige par Jacques Hebert offre a se.s nombreux abonnes comme selection de mai un grand ouvrage de Mason Wade publié par Fides et intitule ‘ Les Canadiens-Français'.l^a derniere assemblée des éditeurs canadiens a ete plus qu'animée et il a fallu toute la maîtrise et l’autorité du presi dent, M Jacques Hébert, pour diriger les débats.Il s'est dit des choses dures, notamment au sujet de la rédaction et de la présentai ion du mémoire sur l'éducation, au ministre des affaires culturelles.Iæs elections des délégués au Conseil supe rieur du livre ont également provoqué de violente» reactions M.Pierre Tisseyre qui a eu une part prépondérante dans la fondation de cet organisme dont il était le président n’a pas été réélu comme délégué au Conseil supérieur du livre.Un membre de l’association n'a pas hésite a parler alors de “Machina lion machiavéliquequand pour un autre éditeur, il s'agit tout simplement du jeu de la démocratie.L’enquête sur l’édition fait beaucoup parler d'elle, du moins daas les milieux du livre Li braires et éditeurs ont reçu de longs questionnaires.I,es renseignements demandés par la Commission d’enquête permettront sans doute d’y voir un peu filus clair.Toutefois, plusieurs ibraires estiment que le» questionnaires sont parfois incomplets, ils auraient aimé que l'on pose également les questions suivantes : "Avez-vous participé au travail de préparation et a la rédaction du mémoire sur l'édition'’'’ — ‘‘Avez-vous pris connaissance du contenu du mémoire avant sa présentation au ministre des affaires culturelles?” — "Quelle remise accordez-vous aux collectivités sur les manuels scolaires, et les ouvrages de littérature canadiens et européens, sur votre propre édition et sur les autres'’-’.Un autre libraire encore s’est posé des questions au sujet des grossistes : ‘‘Qu'est-ce qu'un grossiste?" S'agit-il d'un gros libraire, avec ou sans succursale ou d’un distributeur qui ne fart que le gros ?Dans ce dernier cas.il ne semble pas en avoir beaucoup, exception faite de Granger Frères et Fomac.Le Centre de psychologie et de pédagogie lancera simultanément en septembre prochain 5 nouveaux albums pour jeunes, illustrés en quatre couleurs.Sur ce nombre, 4 feront partie de la collection “Le Canoë d'argent”, dans laquelle est paru ''Piquette et Piquet”, de Richard Joly.M Perciva! Broomfield, anciennement de la librairie Beau-chemin et maintenant aux éditions Marabout, aurait en préparation un volume intitulé ‘'Catholique à gros grain”.Il s'agit d'un reportage sur le coût d'entretien d une église.M.Rk-hard Joly suent de publier au Centre de psychologie et de pédagogie "Le visage de l'Attente".Lancé la semaine dernière à Sherbrooke, ce roman qui fait partie des rare» ouvrages acceptés par l'assu-rance-éditkm, traite d’un theme encore intouché dans la littérature canadienne: l'esprit humain devant les vérités de la science et la vérité de la foi.M Joly a déjà publié au C P P également "Piquette et Piquet” prix de l'ACER.F.le premier album canadien illustré en quatre couleurs.Jeudi, le 13 ju»i aura lieu à la librairie La Québécoise, rua Beaub'en, le lancement du re-cuefl de poésies de Noël Audet.R * agit d’une édition dia l'Arc, dirigé» par Gillaa Vlgnaault.ayant eorrnn» titra ''Figure» parallèle»'’.M Kdgar L'Espérance, la president des Editions de l'Homme, nou» apprend que le dernier volume du Docteur Lionel Gendron, "Quel est votre quo tient psycho »exuel”, en e»t rendu a ion ISéme mille en 3 semaines.On sait par ailleurs que c’est lundi prochain au Club Canadien, qu’aura lieu le lancement par cette même maison d'édition, du volume de l'ex bagnard condamné a mort, Robert Laplante, et libéré sous condition, "Ti-blanc.mouton noir ", Gérard LAURENDEAU Deal U flltctto» nCê jnur-la", cbtt Robtri Laffont, parait "Alamo” (b mars 1114), • Roger VS HIM — numéro :i et 12 de » > oil action ’Clnenis daujour-d hul - iSeerhera éditeur.Rappelons .es titre* déjà parue viéllee Antonioni Bacxer.Bunuel Reenais.Qrson Welle* TsM Brégeon ïonf.Aetrue COTE MORALE DES FILMS (Berrlre d« l'Office »a»-h«Mqus national m »v»c DENISE PELLETIER JEAN DUCEPPF WDRE CAILLOUX AU VAUDREUIL INN OORION Rou*» î 17 Montre*! ; UN.I 220« Dorion : 234 5441 QuHqunf?>>« fhiloiJ# horriw» p*iif àrr# tl 'ABFT'-* TAYLOR ROCK MME* HUDSON•DEAN MOHAIR* ?4J 1 10 4 35 » 05 À l AFFICHf * 'W'îEORGE F STEVENS' n A 1MI)II!I' Will' MARINA VI.ApY WZ'XZZ' Féminin* *41 •«'ivm _____ ________ un.i 2é*7 MACHA MFPIl JFANMAW B0^ ginftte ietohdai 450 OUEST RUE 8Tt CATHf *'F49 DEUXIEME SEMAINE f 4e mi # A .Nmjv*»a rzfzrd tur ••p* P4 ta radio, a 2 heures, le Rm d’Ys, de Laio.avec Janine Micheau, Henri Legay, les choeur* et l’orchestre de la RTE • I* roman de la aeienca, à I* télévision, à 6 h., sera consacré à Georges Boole, mathématicien • 4 Caméra 63 è 7 h *0 la WOe annwersatrt dt la Croir-Rougt Animateur: Lucien Côte Interview de Léopold Boissier.président intematio na'.de François Pnncet.president de ta Croix Rouge française.et du colonel R-S Fisher.commissaire de.la division du Québec • 4 is radin * B h Rrn ntl très françaises, avec Jean Cas sou.Louis Martin-Chauffier ei Pierre de Grandpré • A la télévision, a * h Je" neste oblige Guy Boucher »_ Nnv/b io on— Metinn* High!'9h«e 10 30—Hobby Club 11 io—J» f i 4f it» f9S* t?oo—ABC New* 17.Jh-Junior rarm Club t oo.N» v» Wrath»' i.3B_Tim* Fpr Fr*r*fh I 0B-Saturday 5po»t» Date V3B—Pratley At Th* Mo y la* 4 is—Ou’door» With le» Clr -n* 4 30—Here Corne The Clown» 7.0B—Tom Kincs Show 1.30—London Calling Canada 10.00— CBC New» 10.30— Chice vailte 11.00— Moxit Whitnay» Orchestra 11.30— Denny Vaughan 12.0B—Sport» Nev.'S 0 Weather 12 00—Round Midnight ?.00—1 heor# o« concerte « 66-Neighbourly New* 11.66—Chi Wren's Fro»ram i.jB-Sunday Morning Raritei 12.36—Rod 0 Cherle# Shaw ' 06-I .Q 110—Sunday Cancer» 1.30—Church D# The AM 4 OB—C EC News «45—Caribbean Mpftda* *.OB—Vanlure *36—Chambar Muat* 7 90—Record* IF vienr 7 S6—Oh TH# Mpva S.6B—The Luck Ot th# • 36—CBC Summar Tfapa • 66-aeeprde M Ravie» • 36-Th* Mattv 44nnde Df f 16.90—< BC News i6 »—Canadian conaqr* He* iv 15—Canadian Concer* HaF it fiB-M-wa, w*gnier Sigit-DN I i I » CWiVC ova « jr^NÎ.f .'2^' |f| i^îlyxvxyv^l Dimanche le 9 juin C B F a 6A- Fedio-ioumei • 05—L# bolt* I n-ltèiO"»/ ¦ 55—M.adftatior • 6A—R édiO-lüHirnel ".iMitrer Vnitech Jas.".?leur e pre senteront a lexposition.A Bruxelles, nous connaîtrons l expenence des municipalités de la Belgique ou les visiteurs des cinq continents ont afflue a loccasion de lExposttion universelle de 1958 .Monsieur Marier a ajoute que les municipalités du Quebec témoigneraient a Bruxelles de leur solidarité, en appuyant.la candidature de la Ville de Montréal au même congrès international des Vil les el Pouvoirs Locaux qui aura lieu en 1967, l’année de l’Exposition.Le ministre des affaires municipales, M.Pierre Laporte, représentera la province de Québec au congrès de Bruxelles Il se rendra en Europe par bateau.La ville de Montreal y aura aussi sa délégation qui partira par avion la semaine prochaine et que dirigera un mem-, bre du comité exécutif, M.le conseiller Fernand Drapeau.Un autre membre du comité exécutif de Montréal.M.Maurice Landes, fera partie de la même délégation.Parmi la delegation de l’Union des Municipalités qui a quitté Dorval hier après-midi en compagnie de MM.Marier et Doucet, citons le maire de Pincourt, en banlieue de Montréal, M.Val d’Ambrosio, et son épousé; le maire de Saint-Vincent-de-Paul.M.Rodolphe Lavoie; M André Pierret, échevin de Val d'Or; M.Gérard Caron, échevin de la Cité de Saint-Michel, et son épouse; deux échevins de la Cité de Drummondville, MM.Jean-Mare Paris et Raymond Luneau et leurs épouses., Mmes Marcel Marier et Jean-Louis Doucet accompagnent également leurs maris en Europe.Plusieurs autres maires et conseillers municipaux du Quebec ont quitté Dorval par avion la semaine dernière sous la conduite de M.P.-Horace Boivin, maire de Granby, pour assister également au congrès de Bruxelles.AVIS demande b ttr faite à U CITI DF MONTRE AL, par M.Lorenzo Bergeron no 82.a-venue Duchesneau.Ste-Foje in.P.Q.pour permission cl étahlir une buanderie à la main sur les lots de subdivision nos 352 et 353 du lot no 7 de la division cadastrale ViUaxe Incorporé de la Cote St-Louis, quartier St-F.douard situé ail no 6306.rue St-Hubert.entre les rues de Bellerhavse et Beaubien.Toute opposition à cette demande doit être communiquée au soussigné dans les quinze Jours.Le greffier dr la Cité, GABRIEL MORIN Hotel de ville, Montréal, le 8 juin l%3.r-c- .CITÉ DE MONTRÉAL Chronique juridique Le livre du juge Bernard Bissonnette Pat Claude-Armand SHEPPARD L’un des événements marquants de l'annee juridique et, per sa portée, de l’ennée politique également, est le parution en janvier de l'ESSAI SUR LA CONSTITUTION DU CANADA de Bernard Bissionnette, juge à la Cour d'appel.L’auteur confronte les thèses centralisatrice et autonomiste qui ont mi» eux prise» les censtitutionalistes depuis le Confédération.Selon la thèse ceptralisatrice qu’ont longtemps favorisé certains milieux ar; a-,axons, le Canada serait la fédération par la pouvoir impérial d'un certain nombre de provinces.Ce serait l'union d'entités politiques et non de deux races.De plus les provinces ne jouiraient que des pouvoirs législatifs que le Parlement britannique leur aurait accordés spécifiquement, le résidu appertenant au Parlement fédéral.A l'opposé, l'on trouve ce que l'on pourrait appeltr la thèse autonomiste qui voit dans la Canada, non pas la fédération d'un groupe de provinces, mais le fruit d'un pacte entre deux races qui conservent tous les pouvoirs législatifs qu’allas n'ont pas spécifiquement confiés aux autorités centralos.L'originalité de l'ouvrage du juge Bissonnette réside en grande partie dans un interpretation des problèmes constitutionnels qui s'éloigne des positions irréconciliables que nous venons de citer.Il repousse, et "le nationalisme eu provincialis me excessif et la centralisation outranciére".Cette attitude l'amène d'ailleurs à condamner le séparatisme vertement corn me una dangereuse utopie.Loin de crier haro sur la loi dt l'Ameriqua du Nord britannique — notre principal text* constitutionnel — la iuga Bissonnette y voit la consécration d'un pacte préexistant entra les deux races.A l'aide d'une analyse historique éloquente, l'euteur cherche è démontrer que le loi constitutionnelle de 1867, loin d'innover, ne faisait que reconnaître implicitement et tecitement le fait français au Canada.Il avance même que toutes nos lois, depuis l'Acte de Québec de 1774 pusqu'à la Loi de l'Amérique du Nord britannique, reconnaissaient l'égalité des deux nationalités: "Plus qu'un simple fait, un impératif juridique, soit la reconnaissance constitutionnelle de l'existence d'une nationalité française: L'Acte de Québec est sa Charte et elle le demeurera".Et plus loin: "C'est précisément ce que nous tentons de démontrer: que le groupe ethnique français avait autant de puissance dans la champ constitutionnel que l'élément anglo-saxon".Conséquemment, la Loi de l'Amérique du Nord britannique n'est ni le statut centralisateur que certains y ont vu, ni l'expression de concessions faites aux Canadiens français: "sous l'aspect purement historique, l'on peut donc affirmer evec certitude que l'adoption de l'Acte de l'Amérique du Nord britan nique était l’homologation et l'entérinement d'un accord entre les deux nationalités".De l'analyse historique de notre Constitution, H découla que le Canada est le produit d'un pacte entre l'élément francophone et anglais du pays.Les deux races "consentaient è te fédérer evec la garantie mutuelle qu'elles n'étaient pas et ne seraient jamais mises dans un état de subordination à l'endroit de l'Etet central fédéral qu'elles venaient de créer de leur seule volonté ot de leur propre autorité".Fait curieux, ce fut la jurisprudence du Conseil privé que beaucoup ont longtemps considéré comme symbole de notre assujettissement colonial, qui écrasa définitivement la thèse centralisatrice et proclama qua l'Acte de l'Amérique du Nord britannique était "l'expression d'un accord, d'une entente ou d'un compromis entre les provinces et les deux nationalités".La signification de cette interprétation du juge Bissonnette est évidente.Si notre Constitution exprime le pacte entre deux races égalés et qu'aujourd'hui une de ces races s'estime bafouee et placée sur un pied d'inegelité, ce n'est pas a cause d'une insuffisance de le Constitution mais à la suite d'une application abusive de ce texte.Le malaise constitutionnel qui grève le pays serait donc avant tout un problème politique largement indépendant de considérations juridiques.Ce n'ost pas tellement la constitution qui aurait trahi le Canada français que tes hommes qui l'appliquèrent.Mais même si l'on accepte le conclusion du luge Bissonnette sur la nature de la Constitution, il est évident que le pacte de 1867 ne satisfait plus le Canada français de 1963.L'auteur lui-mtme ne peut s'empêcher de signaler une lacune évidente, tout au moins du point de vue du Canada français: "Il n'a jamais été et il n'est pas notre intention de prétendre que les droits qui nous paraissent assurés, par tous les actes constitutionnels, è notre nationalité, peuvent être, sur le plan juridique, exigés et réclamés par tout Canadien-français en quelque lieu du pays qu'il vive.Or, il est clair que le nationalisme canadien français d'aujourd'hui a largement dépassé le stade de l'autonomisme provincial et exprime les revendications sociales, culturelles et politiques du Canada français non seulement a l'échelle d'une province mais au niveau de la nation entière.Les Canadiens français réclament le reconnaissance de leur égalité dans toutes les provinces.Cela, les pères de la Confédération n'y avaient certes pas songé.Il est futile de discuter de Constitution comme un simple problème juridique.Comme nous le disions ci-dessus, c'est avant tout un problème politique.Et en réalité peu importent au nationalisme canadien françies d'aujourd'hui les intentions des Pères de la Confédération.Que l'Acte de l'Amérique du Nord britannique soit un pacte ou non, que le thèse centralisatrice ou la thèse autonomiste ait plus de mérites théoriques, ce ne sont pas la les vraies questions de l'heure.Car il est certain que du point de vue nationaliste canadien français, la Constitution est inadéquate.Elle a éclaté sous la pression des événements.Elle est dépassée.Le juge Bissonnette a sans doute raison quand il qualifie notre Constitution de pacte entre deux races.Mais le dilemne n'est pas tant la nature de notre Constitution que la modification de dispositions qui mécontentent à tort ou a raison une importante minorité de Canadiens.Malgré toutes les reserves idéologiques ou juridiques que certains pourraient adresser a l'ESSAI SUR LA CONSTITUTION DU CANADA du tuge Bissonnette, il n en demeure p»« moins que c'est un livre de grande importance nui pous A I tv II »-¦ / A «» N.- f f C tt X Lf C - .- .* _ __ _ .DWjOÇMH A l AUTRE GER Ai.D H GORNITSKY, H C.S VI.2-9192.Montréal, 7 Juin 1963 MAN.H ( S , VI.2-9192.Montréal, ! 7 Juin 1963.CORPORATION, demanderesse, vs PAUL CAOUETTE, defendeur.Le 17 juin 1963, à 10 heures de l'avant-midi au domicile du défendeur au Montréal COUR SUPERIEURE.No Mont réale tOu é bec C OURS U PF - ““V1 ''n U cit^ M di,tr,ct de Mont' 1 En, ta.•- a»n*.« .%.-nontreai et Queoec.voutt m rr.réa, geront vendus par autorité : ÿj-lW “ HARTT 6i ADAIR LIMI- rieURE.No *795 — COMMISSION ÎÎ'U'.?rl?.anî*>‘7SS^' DES ACCIDENTS DU TRAVAIL DI DI BREl IL.defendeur.Le 18e Jour QUEBEC, demanderesse, v* ROY de Juin 1963 a 0 heures de I avant- ylFTXlj WORKS INC., défenderesse, midi au domicile du dit defendeur le 17e )our de jllln 1%3 à 4 heu.au No 2.rue Pacifique a Me-Anne reg dr l'après-midi, à ia place d af ti a.SA.11.m siamtit it »> av d 11 u sv *.» p a 11 t ,,- .de Bellevue, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur saisis en rette rau- faires de la dite défendetesse.au No ttll.rue Hogan, en la cité d* Montréal, seront vendus par auto- de Justice, les biens et effets du défendeur saisis en cette cause, consistant en: meubles de bureau.Conditions: ARGENT COMPTANT.ANDRE LA N DR I AU, H.C.S.UN.J-9873 Montréal, 7 juin 196».**• chmlstjuit en : I téléviseur «le rUé d, ,,ustlce lf, bl,„, „ effc M.inocuvres RIVERS Dp, dptsrhp monts militaires sr flirigpnt Ktuellement vers Rivf-rv au Manitoba.Ce» trnupps pour autvTont rto» manneuvres d>rt-eergiire Tnporatinn Qui Vi 3'' comme foren de frappe de l'Otan lf» premier bataillon du Î7e poyal de Valcartior sera Ira ns-porté au Manitoba par avion au cour» de la fin de aemaine.Sonna volonté OTTAWA l e lieutenant-gouverneur >! Leonard O'Brien du Nouveau Brunswick a consenti a demeure!' en fonctions pour un temps indéterminé a révélé, hier, le premier minis ti e Lester B l’earson Son mandat de cinq ans a pris fin jeudi.Il esl âge de ti” ans.Dons OTTAWA Le haut eomi.s «inat du Pakistan a Ottawa a ouvert un compte de banque dans la capitale dans lequel seront verses les dons que des citoyens canadiens voudraient faire au bénéfice des victimes du cyclone qui s'est abattu il v a quelques jours dans l est du Pakistan En f -u CHARLOTTETOWN - Le pétrolier Seekonk a pris feu.hier matin, dans le port de Charlottetown II a etc remor que vers la baie de Hillsborough par un navire du ministère fédéral des transports Tout le secteur portuaire a ele évacué dès le debut du sinistre à bord du navire de 1.100 t-’-ineaux On ignore la cause de l'incendie.Trois morts V WOOLYER I n porte parole de l'avialion militaire du Canada a rapporte vendre rit que troi< personnes ont perdu la vie dans l'écrase ment d’un petit avion survenu f' ms le eol \llison.situé a 115 milles de Vancouver.t es équipes de secours qui travaillaient à localiser l’avion monomoteur en ont découvert les débris à 100 verges de la route provinciale sud.Avertissement TORONTO • l'n missionnaire de l'Eglise presbytérien no en Inde a deelart- que le communisme avait fait plus en fit) ans que le christianisme en 2.000 ans.Le reterend Rii'-sell Self a dit devant les 235 délégués a la aOo conference annuelle rie 1 Eglise presbytérienne du Canada qu'ils sont actuelle ment à perdre la bataille et que le communisme remporte actuellement les plu» grands pagande communiste dans les pays en voie de développement.Electrocuté BELLEVILLE, Ont.Charles Grosjean, 04 ans.da Col-horne, a été électrocuté, ven dredi, lorsqu'une échelle en aluminium qu’il tenait i glissé el est tombée aur des fila électriques à fort courant.Marcheur» TROIS RIVIERES — Le.» ac eusalion.» portées contre qua tie mareheurs de la paix par la police des Trois-Rivières ont ele retirées, hier, Michel Char-trand.l'ancien chef du Nouveau parti démocratique au Quebec, jour de Juin GISTR AT.FIDELITY COLLECTION l'Wl a 11' hrurrs rtr lavant mlrtl CO, 1 III.Ofmanrtfrrasf.v» r.EOR- an domicile du dit Défendeur au Vn eur de marque Admirai et acc., et meuble* de ménage, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT.MORRIS GOLDBERG, H C.S., VI.2-9192, Montréal.7 juin 1963 Province de Québec.District d© Montréal.COUR SUPERIEURE.No 565-763 — THE MOUNT ROYAL DAIRIES A CO LTD., d» manderes-se vs THE HEIRS OF THE LATE OSCAR BOYER, défendeurs.Le 17 Juin 1963 à 2 heures de l’après-midl à la pla«e d'affaires du dit défendeur au No 5012 rue Paul Pau en U cité de Montréal, seront vendu* par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur saisi* en cette cause, consistant en: 1 congélateur Kelvinator Unit et acr.Conditions: ARGENT COMPTANT.IRVING FRUITMAN.H.C.S., VI.2-9192 Montréal.7 juin 1963.Province de Quebec District d» Montréal.CtHR DE MAGISTRAT., NO 666-538 — R.P ROULEAU (MEDIC CREDIT AGENCY), demandeur, vs ANDRE LA MOI R EUX.défendeur Le 17 juin 1963 à 10 heure* de l'avant-midi an domicile du dit défendeur au No 4666 rue Rover en l.i cité de Montreal, seront vendu* par autorité de Justice, les bien* et effet* du dit défendeur saisis en «elle cause, consistant en: 1 téléviseur Marconi et enienne.meubles de ménage.etc Condition*: ARGENT COMPT ANT.G.H GORNITSKY, H ( S , VI.2-9192.Montréal, 7 juin 1963 Province de Québec, District rie Montréal COUR DF.MAGISTRAT.No 713-767 — HANDY ANDY CO.demanderesse, vs MAURICE JUTE AU.défendeur.Le 17 juin 196.3 à 10 heures de l’avant-mldl au domicile du dit défendeur au No 7559 rue Boyer en la cité de Montréal, seront vendu* par autorité de Justice le* biens et effets du dit défendeur saisis en celle cause, consistant en: 1 téléviseur Fairbank* et acc.meuble* rtc ménage, etc.Conditions: A9RGENT COMPTANT.ROMEO OUIMET.H C.S.VI.2-9192.Montréal.7 juin 1963.Province de Québec.District d» Montréal.COIR SUPERIEURE.No 560-176 — ABRAM WOLKOV, demandeur.vs MIKE KASPARD.défendeur Le 17 juin 1963 à 4 heure* de l’après-midi à la place d’entreposage du gardien au No 266 rue Notre-Dame ouest, rhambre 15 rn I» cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice le* biens et effets dn dit défendeur saisis en cette cause, consistant en: 1 téléviseur Emerson portatif et acc.Conditions: ARGENT COMPTANT.G.H.GORNITSKY H.C S.VI.2-9192.Montréal.7 Juin 1963.Province de Québec.District, d» Montreal.COI H DE MAGISTRAT, Nn 711-4.32 — HANDY ANDY CO., «lemanderesse.vs GVV CARRIERE, defendeur.19 juin 196.3 k 2 heure* de laprès-midt au domicile du dit défendeur au Nn 12711 rue FJi-raheth en la cite St-Laurent.district rte Montréal, seront vendu* par autorité de Justice le* bien* et effet* du dit défendeur saisi* en rette cause, consistant en: meuble* de ménage, ete Condition* ARGENT COMPTANT.MORRIS GOLD- flaSs • v' 2 'M’2 MoP» fso 696-449 - ESPOSITO At BEAU-’ vs SALVATORE CARI FU.defendeur.Le i» iuin 1963 à 1° heure* de l’avant-mld/ au rtomiril» du d t d.fcndeur au V« «,5S rua W avaria» app j an la rit., de Montréal, saront vendu» par au-ioriié de lu.tira lev hlanv et affala du dit defendeur valsiv an rafla rr:.,rn.n,,'\U,nt ,n 1 '«léTüteur f.eneral Klertrlnue at ace.1 ran- Î.7v't Cn3ï i-n'' ,RT f OMP.2V7 fïoirmmo, 1 ”«iS ’ V ' *',m- Monterai, j juin I 4891 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI, t JUIN 1963 DIX-NEUF L'oeuvre oecuménique de Jean XXIII Dans les rapports entre frères, un climat nouveau Pu k pere Gilles LAMGfVIN, s.j., professeur à la faculté de théologie de la Compagnie de Jésus à Montréal L’universalité des regrets que la mort de Jean XXIII a causés dans le monde chrétien atteste et couronne les soucis du pape défunt pour l’unité visible de tous les baptisés.C est de tous les points de l’horizon que sont venus des témoignages analogues à celui de l’ancien archevêque de Canterbury, le Dr Fisher: "II avait réussi à convaincre non seulement sa propre Eglise, mais encore toutes celles qui sont séparées de la sienne que les chrétiens sont tous des frères”.Aussi est-ce un peu le sentiment d’avoir perdu un père qu’on éprouve dans les milieux protestants comme dans le monde de l’orthodoxie.ï£ SOUCI DE L’UNITE CHEZ JEAN XX111 Si l’on considère l’attitude de Jean XXIII en face de la question de l’unité des chrétiens, deux traits, nous semble-t-il, s’imposent à l’attention: l’intensité du souci de cette unité et, d’autre part, le caractère engageant de l’appel qui est adressé à tous les chrétiens.L’acuité de la préoccupation de l’unité, on la perçut dès le lendemain de l’élection de Jean XXflI, quand il dit, dans son premier message au monde: 'Nous ouvrons notre coeur 'et nos bras a tous ceux qui sont séparés de ce Siège apostolique, où Pierre lui-mème vit dans ses successeurs "jusqu’à la consommation des siècles” et obéit au commandement que lui donna le Christ • • • de paitre le troupeau du Seigneur, Nous souhaitons ardemment leur retour dans la maison du Pere commun.C’est pourquoi nous répétons la parole du divin Rédempteur: "Père, maintenez dans votre nom ceux que vous m’avez confiés, pour qu’ils soient une seule chose comme nous le sommes nous-mêmes”.Qu’ils viennent par conséquent tous avec uçe volonté pleine d’amour et que s’effectue bientôt ce retour avec l’inspiration et l’aide de la grâce.Ils n’entreront pas dans une maison étrangère, mais bien dans leur propre maison, celle-là même qu’illustra la doctrine de leurs ancêtres et qu’enrichissent leurs vertus”.On sait avec quelle profondeur et sur quel ton émouvant l’encyclique "Ad Petri cathedram”, du 29 juin liOé, devait parler de cette unité des chrétiens.Apres avoir rappelé le souhait forme par le Christ a la Cène: "Que tous que les temps sont murs, a la vue de ces aspirations nombreuses et multiformes à l’unité qui travaillent l’univers chrétien.Ce pasteur plein d’expérience, qui déchiffrait les signes du temps et y lisait le message de Dieu, voyait que "déjà apparaissent les premiers signes d’une aurore annonciatrice de temps heureux”."Un souffle spirituel véhément, disait-il aux membres du secrétariat pour l’unité, parcourt l’Orient et l’Occident et remplit d’attente et d’espoir ceux qui portent le nom de chrétiens”.UN TON OECUMENIQUE Plus encore qu’à l’acuité du souci de l’unité, l’on a etc sensible au ton qu’a pris Jean XXIII pour convoquer tous les chrétiens auprès de leur mère l’Eglise.Si le message d’unité a été saisi, c’est, croyons-nous, qu’il s’exprimait dans un style empreint de respect pour les personnes, de paternelle tendresse et d’humilité.Parlant de ce "véritable tourment intérieur” qui poursuivait le grand évêque danois Nicolas Sténon à la pensée des nombreuses âmes qui étaient privées de la pleine lumière de la Révélation, le Saint Père disait: "Ce sentiment fut la source d’une activité inlassable marquée des deux traits auxquels on reconnaît les vrais fils de l’Eglise: un attachement inviolable a tous les points de la doctrine révélée, un grand respect et une affectueuse charité à l’égard de ceux qui ne partagent pas nos convictions.C’est par ces méthodes que la sainte Eglise, aujourd’hui comme au temps de Nicolas Sténon, travaille à ramener au bercail de Jésus-Christ toutes les brebis.C’est là, vous le savez, un des principaux soucis de notre pontificat”.C’est vraiment avec les accents d'un pere que Jean XXIII s’adressait, dans l’encyclique "Ad Petri cathedram”, a tous les frères séparés."Laissez-nous, dans un affectueux désir, vous appeler frères et fils; laissez-nous entretenir l’espoir d’un retour si cher à notre coeur de père.Notez, Nous vous en prions, que Notre affectueux appel à l’unité de l’Eglise ne vous invite pas à entrer dans une demeure étrangère, mais dans la maison commune, la maison du Père.Laissez-Nous par conséquent vous exhorter, parce que Nous vous aimons tous tendrement "dans le coeur du Christ Jésus”, a vous souvenir de vos pères, "qui vous ont fait entendre la parole de Dieu, et considérant l’issue de leur carrière, imitez leur foi”.Nous Nous adressons donc comme à des freres a tous le point de depart l’incidence sur le problème de l’umte.la constitution d’un secrétariat pour l’unité en vue de la préparation et du déroulement du concile, l’invitation d’observateurs non catholiques à cette assemblée, un échange sans précédent de visites au Saint Père de dignitaires ecclésiastiques non catholiques et de missions du Vatican auprès des diverses confessions chrétiennes.Il convient d'abord de souligner que la convocation meme du concile avait une portée œcuménique considérable.A des chrétiens qui croyaient que les définitions du premier concile du Vatican sur la primauté du successeur de Pierre et son infaillibilité doctrinale rendaient dorénavant inutile la tenue de conciles, la décision de Jean XXIII montrait que l’Eglise n’a pas oublié la place et l’importance de l’épiscopat, que le Souverain Pontife n'est pas un autocrate dont les définitions de 1870 auraient coupé les liens avec ses frères dans l’épiscopat.Le premier sujet de joie pour les chrétiens séparés de Rome fut, au sujet du concile, qu’il put être convoqué.De plus, dans la pensée du Saint Père, on l’a vu, le concile devait être pour les chrétiens séparés de Pierre "une douce invitation” a se regrouper dans un même bercail.Aussi étonnante que la convocation du concile fut, pour le monde chrétien, l’invitation au concile d'observateurs non catholiques.On exagérerait difficilement la valeur œcuménique et de l’appel qui fut adressé aux diverses confessions chrétiennes et de la réponse qui v fut donnée.Non seulement ces envoves des divers groupes chrétiens pourraient prendre connaissance de tous les textes préparés pour le concile et assister à toutes les délibérations, mais on solliciterait leur avis en dehors des reunions officielles, et l’on prévoyait des le début de quel poids seraient leurs observations et quelle influence ils exerceraient sur les travaux de l’assemblée."C’est un miracle”, disait le cardinal Bea, que cette présence et ces échanges, qui ont sans doute dissipe bien des préjugés de part et d’autre.Au point de depart de cette dernière initiative, comme d’un grand nombre d’autres en matière œcuménique, ces dernières années, il faut voir le secrétariat pour l’unité constitué par Jean XXIII en juin I960."Pour montrer aussi notre amour et notre biens'eillance ens'ers ceux qui (Suite r.Iti pape 2) Au cours des funérailles de Sa Sainteté jean XXIII, le cardinal-archevêque de Montreal n'a pu retenir son emotion.(TELEPHOTO CPI).soient un; comme toi.Père, tu es en moi, et moi en toi, qu’eux aussi soient un en nous”, le pape continue: "Cette prière infuse et confirme en nous la très douce espérance que finalement toutes les brebis qui ne sont pas de ce troupeau souhaiteront y rentrer.Fortement encouragé par cette très douce espérance, nous avons annoncé déjà notre intention de convoquer un concile oecuménique”.Le concile aura sans doute d’abord pour but le renouvellement du monde catholique, mais la vue de "ce spectacle de vérité, d’unité et de charité” sera, "nous en avons confiance”, une douce invitation à rechercher et trouver cette unité pour laquelle Jésus-Christ a adressé à son Père céleste une si ardente prière”.Tout au long des mois de la préparation du concile, !• Saint Père reviendra sur cette étroite connexion du renouvellement de l’Eglise et du "regroupement de tout le troupeau mystique de Notre-Seigneur”."Don spécial fait par le Seigneur a notre époque, on a maintenant plus qu’autrefois le sens de la grandeur de la catholicité de l’Eglise, de son universalité vivante, généreuse, rayonnante .Le concile oecuménique veut atteindre, embrasser sous les ailes déployées de l’Eglise catholique l’héritage entier de Notre-Seigneur Jésus-Christ.Dieu veuille que s’ajoute au travail concernant la condition de l’Eglise et son adaptation aux nouvelles circonstances de la vie, un autre résultat, du fait de l’édification que nous pourrons donner, mais spécialement grâce à la toute-puissance de Dieu: l’acheminement vers le regroupement de tout le troupeau mystique de Notre-Seigneur”.Si elle est née du désir que le Christ lui-meme a de l’unité des siens, la préoccupation de l’unité emprunte, chez Jean XXIII, une part de son intensité au sentiment ceux qui ont séparés de Nous, disant avec saint Augustin: "Qu’ils le veuillent ou non, ils sont nos frères.Ils ne cesseront d’ètre nos frères que s’ils cessent de dire le Notre Père”."Aimons donc le Seigneur notre Dieu, aimons son Eglise: Lui comme un père, elle comme une mère; Lui comme le maitre, elle comme sa servante, puisque nous sommes les fils de cette servante”.La prière du Christ pour l’unité "nous la faisons non seulement poussé par une ardente charité envers tous les hommes, mais aussi en esprit de sincère humilité évangélique.Nous savons en effet le peu que nous sommes, et que Dieu a daigné nous élever au degré suprême du souverain pontificat non en vertu de nos mérites, mias par un dessein mystérieux.C’est pourquoi à tous nos frères et nos fils qui sont séparés de cette chaire de saint Pierre, nous répétons ces paroles: Je suis Joseph, votre frere.Venez, comprenons-nous; nous ne désirons rien, nous ne voulons rien; nous ne demandons rien a Dieu sinon votre salut et votre bonheur éternel”.L’ACTION CONCRETE POUR L’UNITE Un pontife qui voulait être un pasteur encore plus qu'un docteur ne pouvait limiter ses efforts pour l’unité des chrétiens à des déclarations et à des invitations, si engageantes et si pathétiques qu’elles fussent.Des gestes furent posés, des institutions furent établies où cet ardent souci de l’unité voulut s’exprimer.Nous croyons que c’est d’ailleurs sur ce plan des réalisations- concrètes, que l’action de Jean XXIII en vue de l’unité montra le plus d’originalité, c’est-a-dire innova davantage et engagea davantage l’avenir.Toute une série de mesures et de gestes étroitement reliés entre eux s’offrent ici à nous: la convocation d’un concile œcuménique dont on soulignait dès Les médecins ont tenté de cacher au pape la gravité de s?maladie, mais II savait MILAN — “Nous avons tenté de cacher au Pape la gravité de sa maladie, mais il n'avait que trop bien compris ”, declare le médecin particulier de Jean XXin.le Dr Antonio Gasbarri-ni, dans une interview qu’il a accordée au quotidien “Il Giorno”.de Milan.C'est précisément dans le but de lui cacher la vérité sur la gravité de sa maladie que les médecins du Saint-Père n'ont pas publié de bulletins de santé avant qu’il ne tombe dans le coma, a expliqué le Dr Gasbar-rini.Durant la longue maladie du Souverain Pontife, ses médecins ont reçu des médicaments provenant des quatre coins du globe “mais nous ne les avons pas utilisés", a-t-il ajouté."Nous n'avions pas l'intention de faire des expériences.Nous avons eu recours à la thérapeutique ordinaire que nous avons employée avec beaucoup de précaution, antibiotiques, alimentation intraveineuse, vitamines.plasma sanguin, etc."Malheureusement, dans certains cas, il n’y a pas d’autres armes contre cette maladie.’’ Le Dr Gasbarrini n'a pas dit de quelle maladie il s'agissait.Le Saint-Père a succombe lundi dernier à une tumeur d'estomac aggravée par une anémie et une péritonite.Un seul bulletin Le .journaliste a demandé au médecin pourquoi on n'avait pas émis, à intervalles réguliers, des bulletins médicaux sur la santé du pape?Voici sa réponse: "Le pape Pie XII est demeuré dans le coma durant les trois dernier» jours en 1958 et trois bulletins ont été publiés.Le pape Jean XXIII est demeuré conscient 24 heures avant de rendre son dernier soupir.Il lisait les journaux et nous voulions éviter de lui confirmer brutalement ce qu'il savait déjà — la gravité de sa maladie “Ce que les journaux disaient, bien qu'inspirés par nous, demeurait confus.Des bulletins réguliers auraient éliminé cette confusion.L’arme de l’espoir est utilisée pour tout malade.même quand il s’agit d’un pape.“Lorsque Jean XXIII est tombé dans le coma pour la première fois, nous avons signé un premier bulletin qui fut également le dernier.Aussi longtemps que nous avons pu.nous avons tenté de lui mentir avec amour bien que cela fut inutile en raison de sa force de caractère exceptionnelle.“Vous souffrez d'une in flammation gastrique", lui répétions-nous.“Mes bagages sont prêts.Je me soumets à la volonté de Dieu" répon dait-il.Le Pape avait déjà compris.” Dermars momanta Lundi après-midi, les médecins qui se tenaient au chevet du pape ont convoque le secrétaire d'Etat, le cardinal Cicognani, pour lui annoncer que la fin ne saurait tarder.“Le pape était dans le co ma depuis plusieurs heures de la”, a explique le Dr Gasbar rini.“De temps en temps, emer géant de la torpeur qui prece de la mort, il répétait du bout des lèvres les prières que son confesseur lui murmurait.“Nous étions dans la pièce adjacente où nous suivions à la télévision la messe qui était célébrée sur la place Saint-Pierre Puis nous sommes retourné* au chevet de Tagoni-sant Au moment où le célébrant prononçait ITte missa est Jean XXIII a incliné la tête et fermé les yeux avec sérénité.“Quelqu'un dans le pièce a poussé l’interrupteur.La lumière s'est faite.J'ai éclaté en sanglote.” ¥-"m ¦ ,-r?* Son Exc.Mgr Maurice Choquet, évêque auxiliaire de Cap-Haïtien, chantait jeudi soir une messe pontificale de Requiem à l'Oratoire St-joseph, pour le repos de l ame de jean XXIII.inhumé quelques heures plus tôt dans la crypte de St-Pierre de Rome Mgr Choquet était assisté des RR.PP Roland Gauthier.René Cauvin et Gilles Labelle, tous de la Congrégation de Sainte-Croix.Le R P Marcel Lalonde.CSC., supérieur de l’oratoire, prononça un court eloge funebre du pontife défunt.Respect de la collégialité de Vépiscopat chez Jean XXIII Far le pere Gregory BAUM, o.s.a., prefeueur 4e theelegie au teminaire Saint Basil's de Toronto Lorsque le pape Jean XXIII convoqua le concile oecume nique, les persomlage^ importants du Vatican ne furent pas •ous heureux Plusieurs d entre eux considéraient que puisque l'Eglise possédé un pape infaillible jouissant d une juridiction supreme, il n'était pas réellement necessaire de convoquer une reunion conciliaire de tous les evèques.Le Saint Siege, cnnsi deraient ces ecclésiastiques, pouvait très bien voir par lui-mème à la conduite des affaires de l’Eglise Le pape Jean XXIII, pour sa part, comprenait que la strui ture de l'Eglise est à la fois papale et épiscopale.L'Eglise du Christ est bâtie sur les successeurs des douze apôtres, c’est-a dire sur les evèques; et c'est l'un de ces évêques, l'évêque de Rome, qui occupe la première place dans la communauté calho lique.Alors que les évéques réunis gouvernent l'Eglise, le pape jouit de l'autorité suprême sur le peuple entier de même que sur ses frères, les évéques.Tout comme la papauté, la structure épiscopale est elle aussi un élément permanent dans la vie de l'Eglise.Jean XXIII comprenait prolomicment l'importance de la fonction épiscopale.Voyant que nous avions souvent tendu a considérer les évéques comme des administrateurs de diocèses agissant à ce titre au nom du Saint-Siège, il tenta de rappeler aux catholiques qu'un évêque est véritablement la tête de son Eglise locale.La vie ecclésiastique est devenue si centralisée de nos jours que nous avons tendance a concevoir le diocèse comme une subdivision administrative de l’Eglise universelle alors qu’en fait, un diocèse est une église locale dont l éveque est le centre apostolique et la source de vie pastorale Cette Eglise locale appartient à l’Eglise universelle grâce à la corn munion de son évêque avec les autres évéques cl le Pontife su prème Jean XXIII rappela cette réalité, la dignité et la li berté des évêques lorsque, écrivant ou parlant aux evèques, il évoquait non pas leurs diocèses, mats leurs Eglises.Les journaux nous ont souvent rapporté que lorsque des groupes de pèlerins venus à Rome avec leur évéque se presen taient à une audience auprès du Saint Père, le pape Jean XX1I1 au moment de la bénédiction, empêchait les évéques de s age nouiller avec leurs fidèles et leur demandait plutôt de partager avec lui-mème la distribution de la bénédiction aux fidèles C'était un autre geste par lequel il nous enseignait que les evè que» ne sont pas seulement les fils du pape, mais aussi ses frères.Un concile oecuménique est a bien des égards une période privilégiée de la vie de l’Eglise.Le concile produit au grand jour une manifestation visible de l'authentique structure de l'Eglise.Tous ceux à qui Dieu a donné la responsabilité de servir l’Eglise dans une fonction de commandement se réunis sent ensemble pour exercer leur fonction en commun Le pape, en sa qualité de chef du collège épiscopal, a le pouvoir suprême d’enseigner et de légiférer; de même le concile, formé des éve ques, le pape compris, a un pouvoir similaire Pendant le eon Le testament du pape à sa famille revêt la forme d'une lettre CITE DU VATICAN.— Le testament du pspe Jean XXIII à sa famille, qui e été publié hier, revêt la forme d'une lettre adressée é ten frère einé, Zaverie, qui était âgé alors de 80 ans, et porte la date du 3 décembre 1961.Dans ce testament, le pape écrit que c'est un honneur de vivre et de mourir dans la pauvreté.Le souverain pontife souligne qu'il n'aure plus la possibilité d'écrire aussi souvent à sa famille comme il le faisait auparavant."Vous devrez vous souvenir, ajoute-t-il, que cette lettre sera l'une des rares lettres personnelles que j'aurai écrites à l'un des membres de ma famille durant le* trois premières années de mon pontifie#!." Rappelant les dons qui lui ont été offerts a l'occa sien de son 80e anniversaire, le pape Jean XXIII indique qu'il préfère U vie de Dieu au> recompenses et au« voeux des hommes.Le pape évoque ensuite l'honneur qui • eto fut a le famille Roncalli «près l'accession de l'un des siens • u trône pontifical."Vous devez vous tenir écartés des institutions du monde, ajoute-t-il.Les hommes ne sont attirés que par l'appét du gain, des jouissances de la vie et ne songent qu'a aller de l'evant a tout prix".Ce qui compte, poursuit le pape, c'est d'etre bien préparé è une fin soudaine et d'avoir confianca en Dieu."Notre Giuseppe le cadet de la famille Roncalli, a reison, écrit encore Jean XXIII, lorsqu'il dit à son frère lo pape : "Vous êtes un prisonnier privilégié qui ne peut pas faire faut ce qu'il veut"."Je sait bien, conclut le pape, que vous avez du souffrir d'une corteino mortification de le part de ceux qui estiment, sans aucun jugement, qu'il y a dans votre famille un pape respecte par le monde et que vous continuez è vivre d'une modeste condition.Mais beaucoup de gens savent que le pape, le fils d'une humble mais honorable famille, n'oublie personne et qu'il est toujours généreux è l'égerd d* ceux qui sont restés attach#* étroitement è lui." cile.le pape n agit par.habituellement comme chef suprême d* l'Eglise mais simplement comme president du concile, assurant le progrès des travaux de ce dernier et protégeant la libearic et la responsabilité propre du concile La raison profonde qm pousse les papes a désirer la convocation d'un concile, meme si cette convocation signifie une sorte de réduction dans l'exercice des prerogatives suprêmes du pape lui-mème.c'est la foi dans la promesse venue de Dieu lui meme, que Dieu conduira son Eglise par l’intermediaire de l'ensemble des evèques qui succèdent aux apôtres.La célébration d'un concile ouvre davantage l'Eglise a l'influence de l'Esprit-Saint.Pour un pape, convoquer un concile peut très bien être un acte d'humilité et rie confiance en Dieu.Car deux traits étaient caractéristique» de Jean XXIII.Quel est le terme technique dont use la théologie pour designer le rôle des évéques dans le gouvernement de l'Eglise'' Nous parlons de la collégialité de l'épiscopat.Nous croyons que les évéques de l'Eglise catholique forment une unite, un seul corps, le collège épiscopal, qui comme corps, assure la succession du corps apostolique forme à l'origine par l'union des douze apôtres.C'est ce collège episcopal qui porte la responsabilité de l'Eglise universelle.Cela signifie qu'un évéqus n'est pas seulement le chef de son diocèse mais qu'en même temps, a cause de sa qualité do membre du collège épiscopal, il est coresponsable avec les autres évoqués de la vie de l’Eglise universelle, Cette collégialité de l'éuiseopat est une doctrine catholique très ancienne, même si nous \ avons rarement pcn.sc au cours des derniers siècles.Pour diverses raisons, les structures organisées de l’Eglise sont devenues de plus en plus centralisées.La législation ecc' siastique appliquée dans différentes parties de l’Eglise et les décisions importantes furent toutes conçues à Rome; et le« évêfuics ont eu.tout comme fait, peu de chance d’exercer de manière efficace et vraiment solidaire cette cores* ponsabilité qu'ils partagent dans l'orientation de l'Eglise universelle.Lorsque le pape Jean XX11I convoqua le concile, cette idée de la collégialité épiscopale revint immédiatement à la surface dans la conscience des catholiques.Les evèques dét inrent de nouveau conscients de leur devoir de .servir non seulement un» partie de l'Eglise, mais l'Eglise entière En fait, on considérait d'une manière très générale que l'une des tâches les plus importantes du concile oecuménique devrait consister à définir la fonction des evéqaes dan* l’Eglise Le premier concile du Vatican avait défini la fonction suprême du pape, et comme a cette définition l'on ajouta peu de chose, concernant le rô e des evéques.la définition de Vatican I aboutit a une sorte da sommet dans la centralisation le* affaires spirituelles a l'in-terieur de l'Eglise catholique.En cherchant a définir le rôla des évéques et plus spécialement du collège episcopal, le deuxieme concile du Vatican inaugure un mouvement dans le sens de la décentralisation.Cette décentralisation s'effectuera d'abord dans le domaine de la doctrine et aussi dans le domaine du gouvernement concret.11 y eut plusieurs signes, a la premiere .*e**ion de Vatican 11.d'une reprise de conscience pa-mi les evèques.spécialement parmi les groupes nationaux d’évéques.de leur fonction et de leur puissance dan* l'Egli.*e.Les épiscopats nationaux presents a Rome pour le concile se réunirent a differents intervalles et grâce a l’interactinn de ccs divers groupes d evenues réunis sur une base nat'ona'e.p'u ieurs dçlvd* conciliaire.* purent èt-e abre'és et une tendance majorita' e put *c dégager plus rapidement.Jean XXIII lir même reconnut ce fait et l aoprouva Lors-qu'il formula des directive* pour l'o'-u ntat on du travail ent * les deux sessions du eo-cile.il *¦ ¦ ¦ifia nue les schémas revi-scs devaient ctre adressés aux cvéoue« du monde entier par i'inte médiaire des pre ident de- e»r' •-cn-"s eoLcopales na-tiona’e* Cette procédure était nouve"o Dan* le passé, les doci"”ents o,,ieiels de tinés a tou- ’es evèque» étaient toujour* expédié par l'ip'ermédiai-e du délégué papa! ou du nonce Par ce nouveau rè^'ement.le pape passait par-dessus le* habitudes de procédure de son propre personnel administratif, celui de la Curie romaine, exprimant ainsi son dé*ir d'approuver et d'encourager le mouvement de décentralisation qui se faisait jour dans l’Eglise.Certains catholiques peuvent etre trouble* par cette tendance de Jean XXIII visant à limiter l'exercice de la juridiction *unri ve du n.-or et à accorder p'u- d'imoortance aux évéques en tcin qualité de collaborateur* du pape dans le gouvernement de l'Eglise Si nous ne reus-isson* oa*.pensent ces catholiques.a affirmer fortement notre puissance, cst-oc que l'in-fluence de l'Eglise ne déclinera pas" Et oourlant.i'influenei du pape lean XXIII sur le peuple catholique sur se* evèques, non moins que son action Mtr le* protc.stanl* et les non chrétien.*.fut si extraordinaire et si profondément emouv ante or» nous rnmprenon* plus clairement auiourd'hui que l'influeive chrétienne ne progresse pas nécessairement de pair avec a croissance du pouvoir juridique Jean XXII! nous a montre que les qualités qui font les chefs sur le plan moral reposent sur quelque chose de différent Notre intelligence du sens exact qu'il faut accorder aux fonctions d'autorité dans l'Eglise a été profondément modifiée par le passage de ce pape.A insister sur le pouvoir, sur les lois, sur les droits, on ne produit pas de vie Apporter aux hommes une inspiration véritable, fournir de nouveaux aperçu» sur les problèmes qui préoccupent ces derniers, répondre aux besoins de son époque et encourager les hommes à s'engager positivement dans les nouvelles avenues ouvertes par les développement* modernes voilà des valeurs qui aident à créer u”e influence réelle sur l'esprit des hommes de notre temps.Le pape Jean XXII! a montré que la véritable influence, entendue dans son sens chrétien apparûeni ati-supérieur qui sait être humble, humain et fraternel, et qui porto sa responsabilité ei> vers le bien commun avec la simplicité d'un père de famille. VINGT LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI.8 |UIN 1963 L’enseignement social du pape L’Eglise de Jean XXIII: une Eglise accueillante L m .Par rabbé Gérard DION.directeur du Departement dei relatienj Induslrlellet a t'U.laval Deux encyclique» turont »uffi t Je«n XXIH pour placer ion nom au premier rang de* pape* qui ont exposa la doctrine sociale de l'Eglise dans les temps modernes.C« sont Mater et Magutra publiée en Iflfil pour marquer les anniversaires de Rerum Novarum et Quadragerimo Anna et Paeem t» Terri* dont les écho* retentissent encore et qui nou* est laissée comme son testament social.Deux document», c'est peu, mai* de toutes le* encycliques sociales publiées par les papes, ce sont sûrement les plus importante* et nous croyons quelles le resteront encore longtemps.On a remarqué que Mater et Magistra était l'encyclique contenant le plu» de mot* issus du magistère ecclésiastique C’est vrai, mai* elle ne s'impose pas tant par son volume que par ce qu'elle contient.A la fin du pontificat de Pie XII, on avait parlé de lévenlualilé d'une nouvelle encyclique abordant les problèmes «ociaux.Plusieurs doutaient de la possibilité de préparer un tel texte En somme, croyait-on, du coté de* principes, tout avait déjà été dit.Il y avait bien peu de choses à ajouter.N'est-ce pas Pie XII lui-même qui avait écrit: "Cette doctrine est définitivement fixee et d'une façon univoque quant a ses points fondamentaux.Elle est claire sous tous ses aspects; elle est obligatoire "?Il restait toujours des applications concrète* à de» problèmes particuliers, mais la complexité de* problèmes actuels, leur diversité selon les pays et le.» civilisations les rendaient difficiles à un niveau universel.Car fe souverain pontife parlant pour toute l’Eglise ne pouvait plus dan* les perspectives actuelles se limiter à écrire un document en partant de la situation européenne ou, si l’on veut, même de l'économie des pays occidentaux, comme avaient pu se le permettre, dan* un* certaine mesure.Léon XIII, Pie XI et même Pie XII.Pourtant, cette entreprise Jugée quasi Insurmontable.Jean XXin l'a réussie dan.» Mater et Magtxtra.Tout comme il le fera deux ans plus tard avec Parem in Terri*, le pape Jean sait faire du neuf avec du vieux.Dan* le domaine social, comme partout ailleurs, .lean XXIII a voulu l'aggiornamento, la mise-.1 mur, le rajeunissement.On pourrait facilement reprendre un* a une les orientation* formelles que Jean XXIII a données dans arm discour» d'ouverture au concile et montrer comment Mater et Magistra et Parem tn Terris en sont des illustration* rarfaitos De cette manière, il ne s'est pas contenté d'indiquer l'Eglise ce qu'il fallait faire, mais il a commencé lui-mém* par le mettre en pratique Lt MODE D'EXPRESSION DE JEAN XXIII L enseignement social du pape Jean est à l’image de sa personnalité, de son style et du sens qu’il a voulu donner à tout son pontificat fidelité et continuité dans la doctrine; exposition "suivant les méthodes de recherche et la présentation dont use la pensée moderne"; nette vision des pronlèmes qui préoccupent les homme* de notre temps; sensibilité à tou* les problème.» sans exception, mais insistance *ur c* qui est essentiel et urgent; acceptation de tout ce qui est bon et bien, d’ou qu’il vienne; dévotion envers les valeurs humaines; confiance inébranlable dans les hommes et dans la grSce divine; stimulation à la recherche de la vérité; illustration de l'enseignement de l'Eglise plutôt que condamnations, etc, etc.I a fidélité 1 la doctrine traditionnelle et la continuité avec l'enseignement de ses prédécesseurs se voient dans toute la première partie de Mater et Magistra et par les nombreuses références indiquée* dans Pncem in Tems.Ici et là.il ajoute une précision, une nuance, mais l'essentiel reste le même t e qui change, r est le mode d'expression, le ton avec lequel le pape parle 11 ne s'adresse pas à des professeurs de théologie, a des spécialistes dans le domaine profane, mais à des hommes ordinaires, a tous les hommes de bonne volonté qu'il veut convaincre, eclairer, et dont il cherche à gagner l'assentiment dan* la liberie.Il ne prend pas la peine de s'attaquer à des theories ou des doctrines que l'Eglise a déjà condamnées.(On a remarque que le mot communisme ne se trouve qu'une seule fois dans Mater et Magistra et il ne se trouve pas du tout dans Parem ni Terris.) Mais l'exposé positif qu’il fait de la doctrine do l'Eglise est par lui même assez clair pour que l'on constate immédiatement leur incompatibilité Dans Pnccm in Terris, il nous met en garde contre les raisonnements abstraits, les confusions entre les doctrines qui sont figees dans leurs caractères essentiels et les mouvement* qui, eux, évoluent avec le temps et les circonstances.UNE VOIX QUI REUSSIT A SE FAIRE ENTENDRE DES HOMMES Ce .-oiici du reel, du concret, Jean XXIII nous y ramène constamment.C'est dans Afui*r et Magtstra avec les paragraphes consacres aux changements dans les domaines scientifique, technique, social et politique et les pages fondamentales ou il montre que le phénomène de la socialisation est l'arrière-plan de toute l'activité sociale.Et dan* Pacem m Terris, c’est la section "signes des temps" qui conclut chacune des parties de 1 encyclique L'enseignement social de Jean XX1I1 est vraiment enraciné dans les problèmes, tous les problèmes de notre temps.C ct.nt d ailleurs la première fois que dans un même document pontifical "la question sociale" était co.sidéree comme dépassant les problèmes ouvriers et ceux des institutions du monde du travail pour englober ceux du monde agricole et des rapports entre pay- développés et pays en voie de développement.Pie XII avait pourtant parle admirablement des exigences du bien commun international, mais il semble que sa voix n a pa* été aussi bien entendue que celle de Jean XXIII dans Mater et Magistra et Parem m Terris Est-ce le langage'' ou plutôt, est-ce que la personnalité de Jean XXI11 n'a pas créé un climat et préparé es hommes de l'univers à recevoir cet enseignement?Le pape Jean, le "bon nape Jean”, toujour* optimiste, "n'écoutant pas es prophètes de malheurs" croyant oue "aujourd'hui réponse (I l i hnst préféré user du remède de la miséricorde plutôt que de la sévérité", quand il a écrit ses encycliques sociales ne » est pas adressé à la chrétienté ou à l'humanité mai* aux chrè-t en* et à tous les hommes de bonne volonté.Comment rester insensible à des considerations comme celles-ci que Ton trouve dan* Parem m Terris- "L'homme égaré dan* l’erreur reste toujour* un être humain et conserve sa dignité de personne à laquelle il faut toujours avoir égard Jamais, non plus, l'être m : nu ne perd le pouvoir de se libérer de l’erreur et de s ouvrir vers la vérité.Et pour Vy aider, le secours provider,! ml de Dieu ne lui manque jamais.11 est donc possible que tel homme aujourd'hui privé des clartés de I* foi ou fourvoyé dans l'erreur, se trouve demain, grâce à la lumière divine, capable d adhérer à 1» vérité." Dans l'enseignement socia: du pape Jean, on sent partout ce respect, cette confiance en , homme.Dans Muter et Magistra, il nous dit que 1* socialisation ed "oeuvre des hommes, êtres conscients, libres, portés par nature a agir comme responsables ", il affirme que les travailleurs doivent avoir leur mot à dire dans toutes les choses qui les concernent et à tous les niveaux de l’organisation economique Toute l’encyclique Pacem in Tems est basée sur le» droits des hommes et son espoir d* voir s'établir la paix repose non sur les armes, selon le vieux dicton “Si vis acem para l'ellum", mai* *ur la confiance mutuelle entre lee ommet.RECONNAITRA L« BIEN OU N.!¦ TROUVI , sait voir le bien qui s* rencontre partout et le* âme* d* vérité ’ que recèlent même les doctrines erronee* i n ®f* du'une lumière ou un* initistive ont origlné chez de» gens qui ne partagent point notre foi qu'il faut *« refuser a les accepter Puisque 1a doctrine sociale de l'Eglis* assume tout ce qui est contenu dans le droit naturel, cette vérité, c* bien l'Eglise, *u moins implicitement déjà le* acceptait car ils font partie du patrimoine dont elle * la gante et la mission de faire partager à tous.Cette ouverture, cet accueil il faut bien l'admettre, n’ont pas toujours existe au même degré dans l'Eglise.Question de prudence, il est vrai, ce qui était inopportun ou sterile autrefois peut présenter aujourd mu des avantages réels ou en promettre pour l'avenir.Ainsi, le pape Jean — à la suite de Pie XII — ne se refuse pas de reconnaitre pleinement les droits de l'homme et du citoyen que plusieurs avaient déjà considérés comme "diaboliques parce que mis de l'avant par la révolution français*.Continuant Pie XII, il les explicite davantage, il va au fond des choses et il explore toutes leurs potentialités.De même, ii n hésité pas à considérer comme un bienfait pour toute 1 humanité la declaration des droits de l'homme des Nations I mes et à encourager cet organisme dans son travail.En ce qui regarde la paix, ce n e*t pas parce que les communiste* en parlent qu il pense devoir a'en abstenir.Au contraire établit elr-* J hi Parem tn Terris est la continuation, le complément de Mater et Magistra.Les deux documents font un tout et «ont de même inspiration.On retrouve dans l’un et l’autre les mêmes points de repère, vérité, justice, charité, liberté.C'est comme une espèce de refrain que Jean XXIII ne cesse de répéter, Il nous le laisse comme directive Compétence scientifique, aptitude technique, qualification professionnelle, dit-il, "ces qualités ne suffisent nullement pour imprimer aux rapports de la vie quotidienne un caractère pleinement humain.Celui-ci reclame la vérité comme fondement des relations, la justice comme règle, l'amour mutuel comme moteur et la liberté comme climat.” L'HERITAGE LUMINEUX DE JEAN XXIII II arrive parfois qu'en parlant des souverains pontifes ou des documents pontificaux certains succombent a la tentation de l'inflation verbale.On distribue assez généreusement les épithètes “magistral”, “magnifique”, "immortel" etc.Nous ne voudrions pas tomber dans ce travers.Toutefois, l'enseignement social que nous a laissé le pape Jean XXIII nous apparait comme la meilleure synthèse inspiratrice pour tous les hommes.Mater et Magistra.mère et éducatrice, disait le pape Jean en parlant de l'Eglise Eh bien, lui, comme pontife, responsable vis à-vis de tous les hommes s'est montré un père et un maitre.Il a su se faire aimer de tous.Sa fonction de magistère dans le domaine social, il l'a pleinement comprise et admirablement accomplie II a voulu que la doctrine sociale de l’Eglise appa caisse a tous comme la lumière des peuples et montrer que cette lumière est bénéfique tant pour la vie naturelle que pour la vie surnaturelle.Il aura contribué ainsi à faire comprendre aux catholiques, comme aux non-catholiques, que l'Eglise n'est pas repliée sur elle-même, enfermée dans un "ghetto", impassible devant ce qui se passe dans le monde, mais une Eglise ouverte, accueillante, confiante dans la solidité de sa doctrine, capable d'assumer et de valoriser tout ce que le créateur a mis de ressources dans l'univers.Une émouvante cérémonie a marqué le transfert de la dépouille mortelle de )ean XXIII depuis les appartements privés du troisième étage jusqu'à la Basilique Saint-Pierre Portée sur un brancard recouvert d’un drap rouge, la dépouille mortelle du pape passe au milieu de la foule massée place St-Pierre Elle devait ensuite être placée dam la nef de la Basilique.(Photo Keystone) Jean XXIII vu par un prêtre anglican Par le Peyérend Peler DEVISON, vicaire de la paroisse anglicane Trinity, à Notre Dame de-Grâce L* mort de Jean XXIII est un* occasion de deuil non seulement pour les catholiques romains mais pour tout* la chrétienté.Dans un règne très bref, c* pape s'est gagné l'admiration et lo rospet de tous.Nous garderons le souvenir d'un homme dont la foi était si profond* qu'elle devenait aussi très simple et directe, qu'elle révélait un coeur rempli de la charité divin*, un* àma si occupé* de Dieu qu'allé surpassait cett* spiritualité qui rajett* la monda *t s* tournait vers la monda pour s'occuper des besoins humains.D* plus, cas besoins humains sont ceux d* tout I* monde — des catholiques romains, das autres chrétiens, das non-chrétians.Pour nous, anglicans, la charité d* Jean XXIII se manifestait dans sa volonté d* s* considérer comma "la serviteur des serviteurs d* Dieu", comme le Bon pasteur du troupeau qui lui était confié par un* auforité plus haut* que la tienne.Jean XXIII restait obéissant i ton Seigneur.Il voulait exercer ton autorité taulamont afin d* mener l'Eglise — et l'humanité tout entière — à un* perception plus profonde du mystère de Dieu, qui surpasse toute voie humaine mais qui entra chez nous afin qu* nous soyons ''vraiment'' humains.La plénitude d* la via humain* s* réalisa dana la contexte d'una communauté, dans laquell* nous sommes appelés è réaliser nos virtualités indi viduellet en marne temps qu* nous contribuons è la vie commune.Le principe de cette vie est la charité, produit d* la foi •* d* l'espérance qu* la foi nous donne (première épitr* aux Corinthiens, chapitre XIII).Et c* principe s* réalise dans un* communauté unique — la communauté d* la Bible — l'Israël, la corps mystiquo du Christ.Pour que nous comprenions mieux catt* communauté historique dont nous sommes membres par la vie, la mort et la résurrection d* Notre Seigneur, Jean XXIII encourageait le renouvellement des études bibliques et le mouvement liturgique (car l'Eucharistie est l'acte le plus significatif de la communauté qu'est le corps mystique de Jésus-Christ).Et pour couronner cette oeuvre communautaire, il a convoqué le concile Vatican II.C* concile nous a donné deux leçons principales.Premièrement, Il a transformé, d* l'intérieur mémo do l'Eglis*, l'image de l'Eglis* catholique romain*.De même qu'une paroisse (ou n'importo quel groupe) augmente sa vitalité dans la proportion où chaque membre y prend une part responsable, la concile révélait la vitalité produite par la participation de chaque évêque dans la direction d* l'Eglis*.Pour nous, anglicans, membres d'une communion où tous las évêques diocésains sont égaux, où les archevêques et les métropolitains possèdent pour I» plupart une "primauté d'honneur", la vitalité de I» fonction épiscopale est très important*.Pour nous aussi, bien que nous ayons un* liturgie "populaire" depuis Quatre siècles, nous avons déjà profité du mouvement biblique et liturgique dans l'Eglis* catholique romaine."Pour s'aimer vraiment II faut s* comprendre.'' Ces mots sont inscrits dans un livre que j'ai reçu d'amis catholiques romains.Jean XXIII vivait c* sentiment dans ses actions.Il reçut l'ancien archevêque d* Cantorbery en 1960 dans un* rencontre historique, et après cett* rencontre, il reçut également le "Presiding Bishop" de l’Eglise épiscopale (anglicane) aux Etats-Unia.Depuis l'annonce du concile, où l'Eglise anglicane a délégué un prêtre (la chanoine Pawley) pour s'occuper uniquement des relations avec le Secrétariat pour l'unité chrétienne è Rom*.Au concile, il y avait trois observateurs anglicans.Le dialogue entre nos deux Eglises est bien établi.Il y a d'autres conséquences qui valent aussi d'ëtra notées.Ici, à Montréal, depuis cinq ans, nous avons un "dialogue oecuménique" en fronçais et en anglais, *t des visites entre séminaires et paroisses appartenant à des Eglises différentes.A un moment où la question du biculturalisme revêt dans Québec une importance fondamentale, le dialogue religieux prend une signification social* non moins importante.La rencontra oecuménique nous fournit -ussi l'occasion d* rapprochements cultural».Par-exemple, un* quarantaine de ( membres du clargé anglican suivront un cours d* langue français* à l'univeraité de Montréal è l'automna.Naguère, chaque Eglise pouvait demeurer isolée dans son milieu respectif, s'occuper exclusivement d'une mission local*.Dans la monde d'aujourd'hui, la rencontre des Eglises, des chrétiens et des non-chrétiens, des croyants et des non-croyants est inévitable.Nous sommes en voie de devenir ci- ; toyens du monde.Chaque personne, chaque groupement ethnique ou national, a quelque chose à apporter aux autres et quelque chose à gagner dans le contact avec les autres.Cela est vrai pour l'Eglise; cela est aussi vrai pour les cultures.Il nous faut participer à la création progressive d'une société mondiale, mais en même temps nous cherchons la réalisation de nos aspirations individuelles et locales.Mais, si cette rencontre è l'échelle mondiale est maintenant inévitable, le danger de conflit est encore plus grand.On ne peut pas ignorer son prochain, mais comment vivre en paix avec lui?Jean XXIII a traité de ces questions dans ses deux encycliques Mater et Magistra #t Pacem in Terris.Au moment où il s'occupait de promouvoir l'unité des hom- mes de bonne volonté, c* pap* demeurait réaliste.Il était conscient qu'une société de pécheurs a besoin de plus qu'une simple bonhomie, d'une charité qui accepte la tache de nous guider par les moyens de la Révélation divine.Le dialogue ne demande pas que nous abandonnions les principes de notre foi, mais que nous en faisions usage dans la mission dont nous sommes responsables.Le Bon pasteur n'est pas seulement un gardien.Il doit aussi enseigner, mener vers d* nouveaux pâturages.L'actuel archevêque de Cantorbery a dit que la communion anglicane serait disposée à accorder une "primauté d'honneur" è Rome.Jean XXIII a embelli le papauté i un point tel que tout le monde lui a accordé cette primauté d'honneur.C'est pourquoi nos dra-peaux étaient en berne.Anglicans, nous avons prié pour Jean XXIII pendant sa maladie, et.le jour de son inhumation, nous avons célébré pour lui l'eucharistie "requiem".Mais nos prières continueront — pour les cardinaux en conclave, pour le nouveau pape quand il sera élu, pour tous les catholiques romains, dont nous sommes encore frères.Et si nous sommes frères quoique "frères séparés), c'est largement grêce à Jean XXIII, pape de la paix, évêque, prêtre, homme.RADIO-SACRE-COEUR AUJOURD'HUI, Ip P.Jean-Paul Labelle, SJ.nous parle "Des vacances".LUNDI, causerie de M Roger Brien de l'Académie cana-dienne-française "Gauche ou droite ?" MARDI, Mme Jeanne L'Archevéque-Duguay établit le droit de "L'autorité du père de famille".MERCREDI, JEUDI e* VENDREDI, le P Jean Galot Jésuite berge, prédicateur de la Neuvaine au Sacré-Coeur nous entretiendra du Coeur du Christ : "Connaître le Coeur du Christ" ; "Coeur transpercé" et "Coeur du bon Maître".(Emission sur 38 postes chaque semaine du lundi au samedi) Une initiative de l’Ecole Nouveil* AFIN DE PERMETTRE AUX ELEVES DU (OURS GENERAI D'ETRE CLASSES AU COURS SCIENTIFIQUE Il est maintenant possible, grâce è un* initiative d* l'Ecole Nouvelle de Montréal, do faciliter aux élèves du cours général leur transfart au court scientifique.Das cours spéciaux d* reclassement ou d* rattrapag* ont été organisés à cet effet.Les élèves des instituts familieux
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