Le devoir, 9 mars 1964, lundi 9 mars 1964
* VOL.LV — NO 56 FAIS CE QUE DOIS MONTRÉAL.LUNDI 9 MARS 1964 météorologie N»ig# it plui* varglacantp Ma ximum : 35 Gracieuseté de SHEARER LUMBER (0.LTD MONTREAL TÊTE DU JOUR St« François* Romoino Lot libralriot F.PILON INC.Pap^trnrt - Dactylographes Accr»M>ires de bureau Yvon Dupuis se fait l’avocat du “rouge à Québec, rouge à Ottawa” "Les amis de M.Fisher sont aussi les amis de M.Lévesque par Evelyn GAGHON Le ministre fédéral Yvon Dupuis, commentant hier le récent débat entre MM Rene Levesque et Douglas Fisher, a déclaré que lorsqu il voit ces deux hommes se chicaner , ça ne I impressionne pas, parce que M Fisher c'est le NPD, et les amis de M Fisher sont aussi les amis de M Lévesque”.Dans une violente sortie contre ceux qui veulent séparer le parti libéral provincial de (organisation fédérale, M Dupuis sen est pris tour à tour et en même temps au ministre des richesses naturelles, M Lévesque, et aux membres du nouveau parti démocratique.Le NPD, ça ne me plait pas, a déclaré M.Dupuis |e n’aime pas ceux qui sont dans le parti libéral et qui ont des tendances NPD.S'ils ne sont pas heureux dans le parti libéral, qu’ils s’en aillent.” Et quant à M.Lévesque, le ministre a affirmé que s’il ne croit pas à l’unité libérale, c’est parce qu’il n'a pas connu ce que c'était de combattre l’Union nationale pendant 20 ans.“Q u a n d les libéraux étaient, en Chambre, à dix pieds de Duplessis, et j’y étais, M.Lévesque n’était pas la." a lancé M Dupuis, précisant que les libéraux étaient heureux d’accueillir M.Levesque dans leurs rangs dans la mesure ou il veut travailler avec eux.mais que si le ministre des richesses naturelles n’est pas d’accord avec le parti, il n’a qu’à le quitter.Le ministre a également attaqué ceux qui, dans les éditoriaux des grands journaux de Montréal, ont fait un appel à la population en faveur du nouveau parti démocratique lors des dernières élections fédérales et qui "maintenant veulent être la conscience du parti libéral".Ces gens, selon M.Dupuis.se sont aperçus qu’ils ne ’’pouvaient pas vendre leur savon" et essaient maintenant d’infiltrer le parti libéral, en prétendant qu'on peut être libéral à Québec et NPD à Ottawa.Mais l’expérience frouvg, a-t-il poursuivi, que unité entre le parti provin fiai et le parti fédéral eut essentielle pour obtenir la victoire.Il a souligné qu’en Colombie-Britannique, en Saskatchewan et au Manitoba, où l’organisation libérale provinciale est en désaccord avec l’organisation nationale, les libéraux ne réussissent pas à prendre le pouvoir au niveau provincial.alors que le contraire existe au Québec, à Terre-Neuve et au Nouveau-Brunswick.M.Dupuis prenait la parole hier au cercle libéral cana-dien-italien de Montréal.C’est un journaliste du journal montréalais en langue italienne."Il Cittadino Canadese", qui en posant une question à M.Dupuis sur la question de l’unité ou de la séparation à l’intérieur du parti libéral, a engagé le debat.M.Nicola Cia-marra a fait remarquer que le débat qui s’est poursuivi vendredi soir entre MM.Fisher et M.Lévesque a fait ressortir deux tendances.“M.Fisher, a-t-il dit, représentait le canadianisme .” Mais il n’a pu poursuivre plus loin sa pensée.M.Dupuis l’a tout de suite interrompu pour affirmer que M.Fisher ne représentait pas le canadianisme, mais le NPD, qui justement "n’a jamais pu se faire une politique nationale.et qui est divisé dans le Québec Le seul parti qui a une pensée vraiment nationale, c’est le parti libéra! ” Auparavant.M Dupuis avait fait une apologie plus geoé raie du parti libéra! C’est le seul parti qui ait jamais fait adopter des lois sociales g Ottawa.a-t-il dit.C’est le seul parti qui, depuis la Confédération, a toujours tenu compte de l’existence des deux principaux groupes ethniques.A l’appui de sa thèse, il a affirmé que des 17 chefs conservateurs qui se sont succédé à la tête de ce parti depuis 18fi7, aucun n’a été un Canadien français, alors que les liberaux, sur cinq chefs, en ont eu deux qui étaient Canadiens français “et rien ne vous dit, a-t-il ajouté, que Voir page 2 t Let ami* Avant cTentreprendre son voyage à Québec La reine attend lavis d'Ottawa LONDRES — La raina Elizabeth, qui doit s* rendre en octobre prochein au Canada, suivra les conseils des autorités canadiennes en ce qui concerne l'opposition des Canadiens français à sa visita à la ville de Québec, a déclaré hier un porte-parole du palais de Buckingham.Selon celui-ci, c'est le gouvernement canadien qui décidera si la reine doit répondre ou non au télégramme qui lui • été adressé per les séparatistes français pour la mettre en garde."Dans cette affaire, a dit le porte-parole la raina doit prandra conseil auprès d« ses ministres canadiens, puisqu'elle est reine du Canada." La porta-parola du palais royal a conclut "Ceci n'est pas une affaire du ressort du gouvernement britannique ni du pelais de Londres." Le télégramme, dont le porte-parole du pelait da Buckingham a fait état a été adratsé i la raina Elizabath par M.Guy Pouliot, présidant du Rassemblemant pour l'indépendanca nationale du Québec.Le texte de ce télégramme met en garde la souveraine contre "des incidents malheureux mais inévitables" qui pourraient se produire si celle-ci maintenait se décision de visiter le ville de Québec lors du Centenaire des élections qui amenèrent la formation de la Confédération canadienne.Le chef du groupe des séparatistes québécois y déclare encore : "Nous seront hm-reux d» reconsidérer l'utilité d'une telle vj.site lorsque le Québec aura acquis son in-dépandance." L'anvoi du télégramma de M, Pouliot fait suita à uns campagne des Canadiens français contra la visite royale, qui e commencé il y a environ un mois.Cette déclaration, rmanant d'un portr-parole autorisé du palais de Buckingham'.indique clairement que la souveraine est disposée à tenir compte des circonstances présentes pour, au besoin, ajourner son voyage ou en modifier l’itinéraire.Le caractère a la fois protocolaire et diplomatique de cet'e mise au point n'echappcra sûrement par, auj- an'ontés canari ennes.La reine invite en rfir1 le gou eme r d Ottawa à lui faire avoir si re'at d e prit qui régné actuellement chez les Canot et français justifie une révision du projet de voyage.On peut supposer que la souveraine consentirait a remettre sa visite ou.tout au moins a écarter l’étape de Québec, si le gouvernement lui en faisait la suggestion.à la lumière des recents développements de la politique intérieure canadienne.Est-il besoin de souligner le caractère inhabituel de la démarche discrete de Buckingham qui devrait faciliter un nouvel e.n-men de la question par les autorités cou cernées, tant fédérales que municipales et provinciales.Ainsi, s'il arrivait qu'Otlawa, devant les réticences croissantes de In pn pnlatton du Quebec, décidât de deronse’l-1er ce voyage ofUctel n la souveraine a re moment-ci, Londres n’y verrait m un affront a fa Couronne — consciente du c! mat politique qui agite le Quebec — nt un accroc au protocole.IFP fil ppy Paul Hellyer: amender la consfitufion BELLEVILLE.— La Constitution canadienne ne répond plus aux besoins de l’heure et il faut l’amender, a dit le ministre de la défense.Il a parlé à l’assemblée annuelle rie l’Association régionale li berale des environs de Belle-ville.Nous avons besoin de modifirstiois à la constitution qui la rendent plu* ron forme aux circonstances dans lesquelles nous vivons.Il s’agit d’un anachronisme que nous devions demander à Londres d’amender notre constitution.soutient-il Sans doute les provinces n'ont-elles pu s'entendre sur la façon de procéder, mais les Canadiens sont de plus en plus d'accord pour que la Confédération soit véritablement canadienne et bien adaptée à nos besoins.M.Hellyer a également mis en garde contre les mésententes qui pourraient constituer une menace à l'unité nationale “Le Canada représente plus que chacune de ses régions”, a dit M.Hellyer.i-*: v>> Dupuis: que Radio-Canada cesse d'aider le séparatisme RENFREW, Ontario — M.Yvon Dupuis, ministrt d’Etat dans le ministère Pearson a exprimé l'espoir samedi que Radio-Canada "cesse d'aider la cause des séparatistes”.H trouve "révoltant” que la société d’Etat, qui a été créée en 1932 en vue de promouvoir l’unité nationale donne la vedette à un petit groupe de séparatistes et d’extrémistes."La société Radio-Canada a été établie en vue de favoriser l'unité nationale et non pas en vue de diviser le pays”, a-t-il déclaré lors d’un dîner organisé par l'Association libérale de Kenfrew-Siid.La très grande majorité des Canadiens français est fortement opposée au séparatisme, mais le chef séparatiste Marcel Chaput et d’autres "extrémistes" ont libre accès aux émissions de commentaires et de nouvelles transmises par Radio-Canada cependant que les re- Îirésentants élus du peuple sont gnorés.M.Dupuis a également reproché à la presse de faire la place trop grande à l'activité des séparatistes et aux actes de terrorisme qui sont commis dans le Québec."Malheureusement, les faits suscitant un intérêt véritable ne font jamais les manchettes”.Il a lancé un appel afin que I e s véhicules d'information s'emploient à promouvoir la cause de l'unité nationale.Voir F«g* 2i Dupuit Douglas Fisher et René Lévesque ont exploré les deux solitudes Au cour* d'un débat — "dont l'ampleur a dépassé mat prévisions", devait dira Rané Lévasqua — la ministre des richesse* naturelles et M.Douglas Fisher, député néo-démocrate da Port Arthur, ont fait la point de* revendication* du Canada français at de* réactions qu'tliat suscitent dan* las autres provinces.Avec modération et sérénité, las deux hommes ont oxposé calme-mont durant plus de trois heures des point* d* vu* qui devaient amener un journaliste torontois à conclure: plus que jameis, nous prenons conscience des deux solitudes.M.Lévesque a exigé, avant de prendre la parole, que soient retirés les micros dos postes de rodio, de crainte que les découpages de rubans sonores n* trahissent sa pansé*.Les Canadians sont nationalistes, d'un nationalism* mal défini.Ils s* nomment sans trait d'union st refusent la perspective d'un Canada compartimenté (blocked).Ils considérant Ottawa comme ta gouvernement pouvant I* mieux assurer leur croissance.Hors de cette province, ils sont inconscients du phénomèns québécois.Quand Ils I* sont, ils t* trouvant dans l'impossibilité d* trouver un porto-parois uniquo du Québec.Pour sa part, M.Lévasqua a défendu lo point d* vue que voici: Li poids da 200 ans d* domination joua dans la fai-bless* du Québsc et détermine dans la mime mesure sa volonté do sa donner, à partir do l'Etat du Québec, les structures qui lui conviennent.Or, Il n'appartisnt pas aux francophones d'en-seignar l'histoire aux anglophones, mais è ces derniers de l'apprendre par eux-mê-mas, lucidement, dégagés des manchettes ds leurs joumaux.On trouvera à la page » un compta rendu du débat.Sauvé: ce nJest pas par une législation que nous sauverons runité du pays WINNIPEG — L’unité canadienne peut être sauvegardée, mais pas par une pièce de législation, a déclaré M Maurice Sau vé, ministre des forêts dans le cabinet Pearson.Le ministre s’adressait aux participants du septième congrès de l’Associa tion des anciens de l'université du Manitoba Selon M Sauvé “rie dangereuses tensions nouvelles ” au Canada ne peuvent être sans solution, mais elle doit venir tout naturellement: nous ne pouvons davantage légiférer sur l'unité, que sur la liberté et la vertu.Si les administrations fédérale et provinciales travaillaient à l’unisson, l’équilibre économique dans toutes les parties du pays serait réalisé.M.Sauvé se montre optimiste, parce que la majorité des Canadiens s'emploient à des buts communs de mieux-étre.Alors 3ue de vagues menaces pouvaient maintenir l’unité nationale, il evient maintenant nécessaire d'instituer des initiatives gouvernementales dans les sphères économique .sociale et culturelle.La disparité de revenus et d’occasions d’emploi dans diverses régions du pays devient une pierre d’achoppement de l’uni-te nationale.Un minimum de sécurité sociale est indispensable et il faut pour cela des mesures gouvernementales Ottawa consacre $35,000.000 à la construction de centres culturels dans les dix provinces, à l’occasion du centenaire de la Confédéra tion.Que ces buts nous guident, a dit M.Sauvé Leur réalisation unira le pays.Ne mettons pas l'accent sur ce qui nous divise : deux nations ou dix .concentrons nos efforts autour d’un seul et même Canada.La première conférence fédérale-provinciale sur le fravaii depuis 18 ans s'ouvre ce malin à Ottawa OTTAWA, 1 DNC ! — Les ministres et sous minis* très du travail des 10 provinces du Canada participeront aujourd’hui et demain à la premiere conférence fédérale-provinciale sur le travail depuis 1946.Quand ils se ions réunis la derntere fois, ils étaient préoccupés par le» perspectives de l’après-guerre.Cette fois, le cadre de leurs discussions sera beaucoup plus vaste, les respon* sabilités des ministères du travail dans chaque province s’étant accrues considérablement.L’ordre du jour de la conférence comprendra, entre autres choses, l’apprentissage et l’entrainement dans l’industrie les normes ouvrières et le service consultatif de la main-d’oeuvre que le ministère fé riéral est à mettre sur pied afin d’aider employeurs et Ira vailleurs à trouver les moyens d’assurer la sécurité de leur emploi a travers les progrès technologiques.La discussion de la deuxie me journée portera sur la coopération ouvrière patronale, les conventions internationales du travail et la planification de la main-d’oeuvre d’urgence.La conférence sera présidée par le ministre fédéral du tra vail, M.Allan MacEachen, et son sous-ministre, M.George Haythorne.Les ministres présents seront : MM.R.Reierson (Alberta); L.R.Peterson (C.-B.i; Obie Baizlev (Manitoba); K.1.Webber (N.-B.); C.H Ballam (Terre-Neuve); N.L Ferguson (Nlle-Ecosse); H.L Rowntree ( Ontario): Henry W’e d g a (I.-P E ); Carrier Fortin (Québec); et C.C.Williams (Saskatchewan).Caouette: je ne suis pas séparatisfe, j'ai confiance dans la Confédération QUEBEC — Réal Caeuetta a déclaré hier qu’il n’est pas séparatiste et qu’il conserve ta confiance au pacte confédératif en autant et aussi longtemps qu’il sera respecté.Le chef du Ralliement des créditâtes a précité qu’il entend par là voir les deux grandes nations dont est composé le Canada être traitées sur le même pied.M.Caouette s fait cette déclaration à la première d’une série d’assemblee politiques à travers la province en vue du congrès provincial du parti qui aura lieu à l’automne de cette année.Les É.-U.sont disposés à signer un accord commercial à long terme avec la Russie WASHINGTON.— Le président Lyndon Johnson a affirmé samedi que les Etats-Unis seraient “très heureux d’explorer la Possibilité” de conclure un accord commercial à long terme avec Union soviétique, ainsi que d’examiner l’éventualite d’une vente de blé aupplémentaire à l’URSS en cas de besoin.D’une manière plus générale, M.Johnson a déclaré que ses communications avec le premier ministre soviétique, M.Nikita Khrouchtchev, lui paraissaient "adéquates" et qu’il ne voyait pas l'utilité d'une rencontre avec M.Khrouchtchev pour l’instant.“Je serai* très heureux de voir le président (Khrouchtchev) quand nous aurons une indication que nous pouvons explorer quelque chose d'une façon utile.Je ne vois pour l'instant aucune raison d’organiser une telle entrevue.” Interrogé sur la perspective de vente de blé supplémentaire à l'URSS ainsi que sur celle d'un accord commercial à long terme entre les Etats-Unis et l'Union soviétique, le président a répondu : t "Nous serions très heureux d’explorer cette possibililé avec eux.Nous avons déjà conclu une vente de ble avec eux, et s'ils ont besoin de blé supplémentaire ou de toute autre chose, nous serions heureux de discuter cela avec les responsables qualifiés au moment opportun."Je connais peu de choses dont l'Union soviétique dispose et dont nous ayons besoin, c'est là néanmoins une question que nous serions heureux de poursuivre." Le président s, néanmoins, répondu par un “non" net et clair à un journaliste qui lui demandait s’il voulait indiquer par cette déclaration la possibilité d'un accord commercial entre l'Union soviétique et les Etats-Unis similaire aux accords commerciaux existant déjà entre l'URSS et certains pays occiden-tsux.M.Johnson s egalement répondu "non” à un journalisle qui lui demandait s'il préconisait de* échanges commerciaux entre l’Union soviétique et les Etats-Unis sur la base d'échanges de produits individuels.Cette déclaration de M.Caouette, au tout début d'une campagne qui devrait en toute logique aboutir à !a fondation d'un paru soparatijste, est de nature à surprendre les observateurs.On s'attendait, hier, à voir le chef crédiluste partir en guerre contre le gouvernement Lesage.Il n'en fut rien.M.Caouette a profère réaffirmer sa fm en la Confédération, na-geanl ainsi à contre-courant dans un parti politique qui a déjà pris position à deux reprises en faveur d’une action provinciale fortement autonomiste.sinon séparatiste Le chef du Ralliement reste donc fidèle aux positions qu'il a depuis longtemps défendues, en dépit d une fnrle tendance anti-fédéraliste au sein de son parti.On se souvient qu'au congrès provincial du Ralliement des créditistes, il y a quelques semaines, un ultimatum a été adressé au gouvernement fédéral; les conditions posées sont à toute fin prati que irréalisables 'autonomie complète dans le domaine fiscal.monétaire .etc.) et ricià le* observateur* s’attendaient à voir M Caouette entreprendre une eampagne at^i-Lesage en vue des prochaines élections provinciales La politique du Ralliement reste donc confuse.Et s'il fatii en croire l’avis de convocation adressé aux militants créditistes de la région de Québec en vue de l’assemblée d’hier, il reste encore quelque 195 assemblées publiques avant le congrès provincial.Ankara: le médiateur à Chypre doit dire si les deux groupes cohabiteront ANKARA — "L# médiateur qui tara envoy* à Chypre pour • saminer It statu* futur d* l'iio, aura pour tâch* d'é ablir si l*s deux communautés pourront vi.vr* côte à côte", a declare en fin de semaine M.Kemal Satir, vice-president du conseil tura et président du comité intermi* nistériel charge des affaires da Chypre.Selon M.Safir, il no sera pas possible à ce médiateur de prendre une decision favorable aux cypriotes grecs.Perlant ensuite de la fore* internationale chargee d'assurer la securi é dans l'îl», M, Satir a rappelé que la Turquie conserve son droit d'intervention, conformement aux accords de Londres.Lire les atilr-s nouvelles sur la crise cypriola à la pagelB1.Evoquant les p-oblèmts dt politiques intérieure, M.Satir a affirme qu'à la rentré* du Parlement et en tout cas avant ta fin du mois de mars, les projets de réforme fiscal* et agraire, devront êïra votes, sinon, *-t-i| déclaré, te gouvernement se retirera comme l'a dit récemment le président du conseil, M.Ismet Inonu.SELON LE QUOTIDIEN ‘DAILY NEWS” Le supersonique américain aurait survolé l'URSS pendant deux ans NEW YORK — L’avion américain ultra-secret A-ll dont l existcnce a été révélée la semaine dermere par le président Johnson aurait déjà effectué pendant 2 ans des vols de reconnaissance au-dessus de territoires communistes, vraisemblablement de l’Union soviétique, annonce ce matin le quotidien new-yorkais “Daily News” Citant la revue spécialisée "Aviation Week and Space Technology", le "Daily News" précise que l’A-ll qui peut atteindre la vitesse de 3.800 kilomètres (2.400 milles) à l’heure, et voler à 30.000 mètres (100000 pieds), a effectué ces vol* sans que "les défenses antiaériennes les plus modernes actuellement en opération puissent l'atteindre" Bien que l'article de la revue "Aviation Week" ne precise pas qu'il çagit d« la défense antiaérienne soviétique, le "Daily News" en déduit qu’il est clair que e» nouvel appareil a survolé “le* meilleurs armes antiaériennes usses".I DEUX LE DEVOIR.MONTREAL.LUNDI 9 MARS 1964 Humphrey : décider de il apparlient au Congrès de la guerre au Nord-Vietnam Croissance soutenue de l'économie canadienne Selon le dernier rapport de le Banque de N.-E K VSHl.NtjTOS -1* seiuleiir Hjlv'rl Humphrey leader ad .iiBn de la majorité au Sénat a déclaré dimanche que toute décUioo.usant a potier la guer e au Nord-Vietnam devrait r’rt soumise au préalable a r approbation du C’onjjrèe de1-htets-l nt- f.e sénateur < soum ssions o » %» l ad j d entaire rt'use da s'engager p c*ntret, la to»‘t an r.onfor-r*‘*t du document d' o-sel de • » mi !-n.Au moment de l'ad- i*i#,:ceti'*,i du centrât, «e chèque t t rcmii eu soumissionnaire, à rs eu'il ne soit r«:djudics* t re.ü n* ce dern'ar ces, le r cp-t e t eonservé jusqu'à ce « e Is contrat 'ot è I ti j î.f f.ct on de la Ccm P en.1 » i (’ f 'v min^r d \ f" aul l irm d s de soiinu * .¦ u au iMii’c-îu dp rinaéniêur en chef Division des projats techniques HYDRO QUEBEC 13e étage, suite 1300 75 ouest, boulevard Dorchester Montréal, Québac ei en obtenir copie contre un d- put île $100, sou» forme fie cheque certifié ou de mandat d in vent payable a I Hydro Ouêbec.Ce montant sera rem bourse a \ sounvssionna’res t: u auro t pr senté une «mi M' -mom en .bonne et due forme » qui i « tourneront lea ! allons samedi soir, mais n'avait pas s:é e pendant la nuit.Il lui a fallu six heuie» el cinquante-trois minute» pour parvenir a une décision.Le jury était composé de neuf hommes et trois femme» et le procès a dure un mois.Keenan, rep v entant de commerce a accueilli sans bron cher la décision du jury.Amsler.pécheur de coqu.l-la ;cs a également fait preuve d'un grand calme ci s’est contenté de jeter un re.a-d a sa femme Beete.qui e»t à ce de vingt ans et at.end un enfant.Celle-ci s'est écroulée en larmes.Le juge William East, qui a présidé les délibérations du |r bunnl a déclaré au jury "Ayant appris votre décision e a-an entendu les emes témoignage» que vous, je puis dire que vous êtes parvenu.» au même verdict que moi Déclaration A Tissue du procès.Frank S'natra a publié une rD’clar» tion dans laquelle il affirme : "Le jury a rendu un ver diet ju.»te* et nous sommes heureux que les jurés et la Cour ne se soient i>r.» laissés influencer par les fausses de derations et les insinuations faites pendant le procès et d'in! la presse s’est xaM I ho Je veux remercier personnel lement le FBI ain i que le mi nistre de la justice adjoint.M '’’bornas Siiedan.pour ia manière digne el diligente Le Soudan expulse les m-ssicnnaires s» >!¦ OTTAWA — Le ministre des transports M.l’ickersgill, a déclaré en Chambre que le Canada fera toutes les pressions possibles en vin- d'obtenir des routes aériennes s-ip nlémentaires au-dessus ri » Etats-Unis, a l'occasion de» m çoeiation.» qui s’ouvriront ee printemps au sujet de l'entente canado-américaine sur les tran-' ports aériens II a tait cette déclaration en réponse a un de puté de la Nouvelle-Ecosse qui s'enquêtait de la possibilité d établir de» vols directs depuis Halifax jusqu'aux Caraïbes CITE DU VATICAN — Ce qui était héla», ce que l'on craignait, tout en »e refusant a v croire, est malheureusement en train de s'accomplir au Soudan.' a declare la radio du Vatican a propo.» de l'expui-sion de 210 missionnaires ca thoiiques.dont 197 Italiens.Le commentateur a indiqué que le prefet apostolique de Mnpoi avait été emmené san» avoir pu emporter le moindre objet personnel et que les au tori tés n'avaient permis a au cun missionnaire de reste: dans le pays.23 mi»»ioiinaii'e» ont déjà regagne Rome 130 autre» arriveront lundi a bord d'un avion spécial mis a leur disposition par la compagnie nationale italienne de naviga lion aerienne Apres avoir souligne que le gouvernement soudanais a de mande aux pa?s limitrophe» de ne pas permettre aux mis sionnaires expulses de conli nuer leur activité sur leur ter ritoire, le commentateur a con clu: "H est triste de constater tant d'incompre h e n s i o n el d'ho.»tilité envers des person nés oui ont tout aban-'on" ¦ poussées uniquement par le désir d'annoncer l’evau:;.» a ceux qui ne le connaissent pus en core.Il est triste de voir ex puiser, comme indésirables, presque comme de» criminel» des prêtre», des religieux en vers qui le» (Kipulations du Soudan manifestaient tant d ai fection et de reconnaissance pour le bien qu'ils leur ont fait et pour le bien qu elles en at tendaient encore dont I enquête et le procès ont été menés.Je crois que Ton »e rendra compte dé»ormais que si quiconque a tenté d'obtenir de ta publicité en se servant de ces événements tragiques, c'cst la d sense.Nous espe-rons que cet incident, qui c i t;tqe -un épisode pénible de nos vies, est désormais v i o» _____________ Violent incendb eu coeur du Vieux Montréal Un violent incendie * r ecne qu'il est ‘fed up” (exasperel par toute “cette affaire de biculturalisme et de bilinguisme” car.a cette cadence, dit-il.nou* avons le sentiment de reculer au lieu d'avancer, il réclame aeulement la fin des illusions, c'est-à-dire la recher ch# dériaoire d'ua accord qui BLOCS NOTES ne tient pas compte de* realites en presence.Et M.Fisher partage ce sentiment lorsqu'il met en doute l'importance du travail que tente d'accomplir la Comurission Dunton Lauren de.iu L'un et l’autre croient qu'une solution s'inscrit non pas dan* une enquête d'envergure fédérale mais plutôt dans une négociation entre le Quebec et le reste du pays De plus en plus, l'oeuvra que ehetx’he à réaliser la Commission d enquête sur i# biculturalisme est déconsidérée par ceux-li mémos dont la concours devrait iui être indispensable.Cette situation, qui risque de s’aggraver au cours des mois à venir, tient, semble-t-il.à la conception quo l'on se fait du mandat de la Commission Celle-ci est char gee d'examiner par tous les moyens les conditions qui pro valent au Canada, puis de faire rapport en indiquant celles des solutions qui lui paraissent réalistes, compte tenu de?données du problème Ainsi, l'hypothese de reeom mandation* tendant a modifier la constitution n est elle paa écart ce Mais, à entendre des hommes comme MM.Fisher et Levesque.on peut penser qu'à leur avis, la Commission Dun ton - Laurendeau est uniquement investie de la mission de sauver la Coniédération à tout prix quoi qu'il arrive, da gre ou de force.SI cette interpretation devait effective ment l'emporter, il est certain que ce "B and B Business" ae- ra^,absurd* L« Québec change : Où va-t-il ?ydr ceU)C-ia par GfcRAbD PlUON VM par Ceux-ci, pa» Ici autres par un ascjuimaU par J«m LESAGE, JeanÜRAPeW, (A CAMPAGNE ÉlECTORALE AUX ÉTATS-UNIS — Il — Une femme, deux figures connues et un nouveau venu lettres au DEVOIR Le financement des universités du Québec Dernièrement, a l'Assemblee legislative, l'honorable (Terin Lajoie adopta le ton d'un non veau Salomon en declarant solennellement: "Quant a non -nous avons la satisfaction de savoir que l'argent du public le* fonds publics, sont distri bues équitablement entre les diverses universités de la province, sans aucune discrimina non quant à la langue ou quant au caractère de l'une ou 1 autre des universités." 'LE DE VOIR.2» février 1964 Telle fut la repense du ma gnanime ministre au diet de l'opposition qui lui demandait des explications au sujet des chiffres révélateurs publiés dans une récente étude de M Michel Brunet sur le financement de l'enseignement univer sitaire au Québec.Dans l'étude en question, le professeur Brunet explique et ilixnénèrà posttivemesit le pave état de sous-développement qui paralyse nos institutions d'enseignement supérieur et il en conclut à l'urgence de repenser toute la politique de financement universitaire pour corriger la situation anormale d'un groupe majoritaire défavorise en regard d'une minorité privilègiée par le mode actuel de distribution des deniers publics Or.c’est précisément en voulant appliquer a la lettre le jugement de Salomon cpie notre futur ministre de l'éducation risque d'aggraver cette situation au lieu de la ebrriger L histoire raconte que le fils de David ayant ordonne de couper en deux l'enfant que réclamaient deux femmes, la veri- talile mere preiera renonce! à >on fils que de le voir immoler au nom de la justice.Est-ce !a le sacrifice que notre vertueux ministre entend imposer a la majorité au nom d'un partage »ans discrimination'' S'il en était ainsi, i! ferait la preuve de cette maxime Summum jus, summa injuria l'excès de justice est l'excès d'iniquité Dois-je rappeler a un juriste de la compétence de niait re Gerin-Lajoie qu'il existe une autre forme de justice qui e.*l la ju'tice distributive reposant sur le principe de la proportionalité Quelles sont, en fait, les taxes les plus justes celles qui frappent egalement mais impitoyablement tous tes individus 'sans discrimination ou celles qui sont proportionnelles a l'avoir de chacun, les plus fortunés devant payer davantage que les économiquement faibles ’ N'existe-t-il pas au Canada une formule de péréquation conçue justement pour venir en aide aux provinces les moins favorisées, et qui est basee sur leurs besoins respectif»?De la même façon, c'est en tenant compte des besoins re*.pectifs des diverses universités du Québec qu'il sera pas* b • d'en arriver, finalement, grain a un vaste programme de planification.a un financement qui soit rationnel, et par la.vraiment juste et équitable.En définitive, si la minorité anglo-saxonne du Québec demande la justice d'un Salomon, ia majorité canadienne-françai-se.pour sa part, réclame la sagesse d un Solon Pierre TOUSIGNANT Cherchant un homme les re publicains auraient-ils trouvé une temme T Sénateur du Maine depuis 1948.Mine Margaret Chase Smith n'avait pas réussi, en 1952.à se faire désigner comme second de liste de M Elsenhower Cette fois-ci pile vise plus haut: grâce a elle, pour la première fois dans l'histoire des Etats-Unis, une fem me pose sa candidature a la présidence Pour J.-F.Kennedy, elle était une formidable figure politique contre laquelle, disait-il, il préférerait ne pas avoir a faire campagne Mais M.Khrouchtchev s'est montré encore plus (lutteur.Mme Smith, a-t-il dit, "est le diable déguisé en femme''.Il la même trailee d ''amazone belliqueuse cachée derrière une rose”.Mais celle aimable dame de soixante-six ans aux cheveux grisonnants va allègrement de l avant en invoquant Jeanne d'.Arc, Victoria et la Grande Catherine Fille de barbier, ancienne, vendeuse, puis standardiste et journaliste, elle se fit élire en 1940 à la Chambre des représentants au siège que laissait vacant la mort de son mari Après avoir passé huit ans à la Chambre, elle se fit trois fois de suite envoyer au Sénat.Et là elle se distingua, en particulier.par une attaque virulente contre le sénateur McCarthy : “J* n* veux pas, dit-elle, voir I* parti républicain marcher à la victoir* sur Its quotr* chavaux da la calomnia : I* pour, rignoranca, la fanatisme et la diffamation”.Espère-t-elle vraiment être chargée de conduire les troupes républicaines à l'assaut de !a Maison Blanche T Son intention est au moins, dit-elle, de "détruira las préjugés centra les femmes".A quoi T ex-président Truman répond : "Pourquoi pas ?Elias dirigent déjà presque taut dans c* pays." Mme Smith, en tout cas.se dit en mesure de tenir tète a M.Khrouchtchev dans une éventuelle conférence “au sommet et cela avec plus de succès que M.Richard Nixon lorsque, pour l'inauguration de l’exposition américaine de Moscou, en 1959.il se trouva engage avec le maître du Kremlin dans un débat sur.l'équipement dos cuisines.M.Nixon da la défaite au sacrifice Mais pour l'instant, c'est un autre genre d* "cuisine" qui Aussi faut-il retenir les conclusion* qui se dégagent du débat de vendredi.La* conclusions difficiles M.Levesque estime que l'on a déjà consacre beaucoup d énergie* à établir te* posi lions du Quebec à la faveur de discours qui.loin de faciliter le reglement des différends, contribuent au contraire à le* aggraver.Aussi, dit-il aux C’a nadiens anglais : faites donc l'effort de comprendre et.en suite, tirer vos conclusions : 1ère des discours explicatifs est révolue.La ministre des richesse* naturelles ajoute Nous vou Ion* bien demeurer dans la fédération canadienne pour autant que la federation cana dienne sera compatible avec les structure* politiques, culturelles et économique* dont nou* avons entrepris de pour voir 1* Québae.A no* yeUx.dit-il encor*, il ne fait aucun doute que la partie est plu* vitale que la tout et que 1« Québec passe avant le Canada M.Fisher, quant à lui.veut abolir le "trait d'union" : nous voulons tous être CANADIENS.C'est ainsi, dit-il, qua pensent mes commettant* de Port Arthur: c'est cela que rioairent les habitants du Manitoba et de la Saskatchewan et d* l'Alberta et de la Colombia • Britannique et de* par Claude )ULIEN préoccupe l'ancien vice-président Rendu prudent par son e-jhec de 1960 devant J.-F.Kennedy.il espérait redorer son biasôn en se taisant éiire en 1962 gouverneur de Californie.A la tête du plus peuplé des Etals, du plus dynamique aussi.il aurait pu a cinquante et un ans prendre la revanche de ses ambitions nationales, que usqu'a present il ne put satis-aire que dans le sillage de "Ike ".Mais il fut battu par le démocrate catholique Pal Brown.Cette succession de de faites l'oblige à se montrer discret.Il a dit et redit qu'il n'était pas candidat, et cette insistance aux Etats-Unis est une manière de ne pas se faire oublier, de suggérer que, éventuellement .la?seul espoir de M.Nixon est que les autres aspirants a l’investiture républicaine ne parviennent pas a s'imposer avec une autorité suffisante, et que la "convention" du parti, au mois de juillet, ne réussisse pas a les départager.C'est pourquoi il affirme "La parti républicain doit désigner son maillaur candidat, at ja suis prit à tous las sacrifices pour m'assurer qu'il an sera bien ainsi".Mais son audience dans le pays reste assez médiocre.Seuls quelques "patrons" de la ‘'machine" électorale envisageraient de recourir à lui.Faute de mieux.M.H.Cabot Lodge eu le difficile retour de l'émigré Non seulement l'ancien vice-président risque de rester dans l'oubli, mais encore le G.O P.pourrait faire appel à celui qui, en 1960, fut son second de liste: M.Henry Cabot Lodge, ancien délégué permanent aux Nations Unies, ambassadeur au Vietnam du sud Son nom a été lancé par plusieurs dirigeants républicains.dont M.Eisenhower, mais sans provoquer de grand écho dans le pays, fl a contre lui d'avoir été battu par J.-F.Kennedy.en 1952.alors qu’il faisait campagne pour "Ike .Ce siège de sénateur du Massachusetts, il l'avait conquis de haute lutte, républicain de trente-quatre ans alors que.dans le sillage de F -D.Roosevelt, en 1936.le* démocrates remportaient une e.-latante victoire dans tout le pays.Paradoxalement, il le perdit seize ans plus tard alors que sous ta conduite du général Eisenhower, les républicains re-v enaient triomphalement au pouvoir.provinces atlantiques Vous n'ètes pas d'accord et nous le déplorons.Mais, si l'on ex cepte les anglophones de Montréal, les Canadiens des autres provinces ne savent pa* encore ce que vous réclamez.Ils ne comprennent pas vo* revendication.*.Ils ne mesurent même pas les changements in tervenus dans le Québec rie puis quatre an* M Fisher ajoute puisque les choses en sont la et que vous réclamez un regime particulier.alors négocions.Mais avec qui?Avec M.Levesque?Avec M.Lesage" Avec les séparatistes’ Avec les députés canadienstrançais à Ottawa" Ou sont vos porte - parole ’ Avez-vous seulement tait l'ac cord parmi vous " Avec qui négocier?Comment n* pas donner raison a M Fisher qusnd il évoqué le* reactions des Canadiens anglais de* autres provinces a l'egard de* remous du Quebec" On ne peut répondre que ceci : dans un an.dans deux ans peut-être, quand le* "états généraux" auront statué, quand le comité parlementaire de la constitution aura terminé son rapport, quand les députés du Québec à Ottawa, dégagés de toute servitude électorale, pourront exprimer librement leur point de vue.alors seulement le Quehee pourra-t-il offri iç *i- Feu le sénateur Vanderberg ne parlait guère de lui qu'eu l'appelant "i* futur présidant".Dès son plus jeune âge.il fut nourri de politique.Il compte six sénateurs parmi ses ancêtres Son père, un poète aujourd'hui oublié dans lequel Theodore Roosevelt voyait pourtant un "génie", mourut lorsque son fils avait sept ans.La grand-pere qui siegea trente et un ans au Sénat, se chargea de son éducation Et lorsque le president Eisenhower nomma M Henry Cabot Lodge à la tète de la délégation américaine aux Nations Unies, on rappela que son grand-père présidait la commission des affaires étrangères lorsque le Sénat, en 1920, refusa de ratifier le traité de Versailles et la Charte de la Société des Nation.* .Son rôle a l’ONU.puis à Saigon a fait emigrer M.Cabot Lodge loin de la politique bue rieure.Et.bien que le destin des Etats-Unis se joue en grande partie au-delà des frontières nationales, c'est d’abord en fonction de problèmes internes que les électeurs font leur choix.Pour que l'ambassadeur leur apparaisse comme un bon candidat.il faudrait qu'un group* dynamique lui bâtisse, en l'espace de quelques mois, une reputation nationale.Rien n'indi que, pour l'instant, que M.Cabot Lodge ait accepté de s# prêter à une telle opération M.William Scranton : un* carrière météorique En revanche, depuis deux ans.un météore monte au firmament politique.Au cours des dernières semaines, la plupart des magazines lui ont consacre de longs reportages photographiques et des commentaires élo-gieux.Les hommes d'affaires libéraux de la côte atlantique paraissent le préférer à M.Nelson Rockefeller.Il bénéficie egalement de la caution de M Eisenhower A quarante-sept ans, il est considéré comme une espèce de "Kannady républicain".Sa famille a fait fortune dans les mines les chemins de fer, la banque, les adductions d'eau, et a donne son nom à une ville industrielle de cent douze mille habitants.En 1959."Ike” en fit un adjoint de M.Christian Herier au départe ment d'Etat, puis il fut affecte à la Maison Blanche, el il se trouv ait à Camp David lors de la visite de M.Khrouchtchev.En I960, l'année de l'élection de JF Kennedy a la Maison IMMMMHMHiMM non un front uni.du moins une voix majoritaire, un dénominateur commun qui deviendra le cahier de références de nos éventuels négociateurs.D'ici là.maigre les" exasperations des indépendantistes pour qui le dialogue est dé sormais inutile, en dépit des mouvements d'impatience des hommes comme René Lévesque qui sont las de repeter toujours les mêmes choses, il va falloir continuer d'expli quer aux Canadiens des autres provinces ce qui se passe ici.car.nous dit Douglas Fisher, pour l'instant ils ne comprennent rien .El Yvon Dupuis Il est au moins une assuran ce que I on peut de* à pre sont donner a M Fiaher: ja mais le porte-parole du Que bec en matière constitution neile et dans toute* les que* lions relatives aux rapporta entre le Canada français et le* autres province*, jamais ce porta-psrol* ne sera M.Yvon Dupuis, l'un des rares députés qui réussissent à dire autant d’inepties, en si peu de temps, à des auditoires aussi nombreux.avec un* atsuranc* que lui confère un coefficient ae cabotinage inversement pny portionnel au ailence qu'il n'observe pa*.Michel ROY Nouvelles M.Paul Saunder».president de Laurentide Financial Corporation, lance une nouvelle banque à charte M.James i'oyne, ex-gouver neur de la Banque du Canada cherche à organiser une nouvelle banque dans les plaines de l'ouest.M.W A.C Bennett premier ministre de la Colombie-Britannique.caresse un projet de même nature et denunderait la formation d'une banque qui accepterait une importante participation de l'Etat.Le chroniqueur de La Pr*ss* qui rapporte ces propos se demande comment le parlement canadien va réagir devant cette nouvelle tendance Je ne sais comment le parlement cana dieu va réagir mais je suggère que le parlement du Québec réagisse de la façon suivante.Le parlement de Québec- ne doit pas laisser a d'autres le champ MMMMNMlttm»*?»* ' ¦ à Blanche, dans une circonscription démocrate peuplee en grande partie de Polonais et de catholiques.U bat son adversaire démocrate, catholique d'origine polonaise, et entre à la Chain bre des représentants.Deux ans plus tard, le G.O.P.le presse de poser sa candidature comme gouverneur II refuse.On le traîne à Gettysburg, où "Ike" lui dit une de ces phrases que l'on n'invente pas "Tout cela *• ramènt, Bill, à un mot d* quatre lattr*» : "duty" < devoir1 C'est ainsi que William Warren Scranton, né à Scranton 'Pennsylvanie', devint gouverneur de Pennsylvanie, apres avoir écrasé le maire de Phila delphie.Celui-ci.M.Richardson Dilworth, était pourtant un ad versaire coriace soutenu par une armée de cinquante mille fonctionnaires qui devaient leur poste à la faveur politique des démocrates.11 invita Bill Scranton à le rencontrer dans un duel télévisé comparable a ceux qu'organisaient MM.Nixon et Kennedy.Le candidat républicain refusa.mais fit irruption dans le studio au moment ou Dick Dill-worth s'apprêtait a partir en guerre contre ce concurrent qui n'osait pas l'affronter en un débat direct.Aimable, souriant, Bill Scranton lui offrit un pre sent.Le démocrate ouvrit le paquet et la caméro en saisit le contenu : une boite d'une célèbre marque de lessive.Le débat s'engagea aussitôt sur le favoritisme et la concussion.Dick Dillworth éclatait de rage en face d'un adversaire dont le calme imperturbable lui fit perdre la face Gouverneur.M.William Scranton donna quelques coups de balai et supprima en particulier trois mille postes de fonctionnaires que seules justifiaient les protections politiques.En revanche, les professeurs, qui étaient sous-payés, reçurent leur remière augmentation depuis uit ans.L'Etat possédait i iin des plus forts taux de chôma ge 'de 9 à 11%>.et il Fa ramené à 6.7% en deux ans Cinquante in.lustries nouvelles, offrant plus de vingt mille eni plois.ont été créées, et la production de l’Etat s'est accrue de 5.2%.Un programme de construction d'autoroutes >262 millions de dollars' a été lancé, le déficit budgétaire éliminé.Un nouveau dynamisme a été in jecté dans l'économie aneiniée d'un Etat qui pèse pourtant très lourd dans la vie nationale Dès l’ouverture de la "convention" républicaine de juillet, les soixante-quatre bulletins de vote de la Pennsylvanie se oor feront sur le nom de M William banques qu'il doit occuper lui-meme il doit lui aussi demander la formation d une banque à charte.Il doit s'inspirer du projet formulé par M.Bennett H doit demander iui aussi une banque a charte avec participation importante au capital actions de cette banque Si le parlement canadien refuse démettre une telle charte il doit émettre lui-mème la charte d'une telle banque Pour ce faire i! n aura qu a utiliser les pouvoirs qui sont reconnus par la constitution et dont il fait usage lors de l'émission d'obligations.Je demeure convaincu que a peuple du Québec réagirait avec enthousiasme en face d'un tel projet de banque Ce serait vraiment le commencement de la libération économique du peuple canadien-français.William PARADIS, avocat.waBamw a.*»!» aiMMMIIWIIIMIIBMI^ I Scranton, et il est probable qu'ils seront suivis par les quarante mandats du New-Jersev.Tout le poids des hommes d a'-faire* liberaux viendra soutenir ce candidat qui a !a sympathie des jeunes républicains, mais qui "vaut" 9 millions de dollars, garantie de sérieux pour la ''vieille garde".Son grand-père, lors d'un* grève de mineurs, avait de sa main tué un ouvrier dans une bagarre .il fut acquitté et félicité par !e juge.Sa mère était un monstre d'autorité qui.pendant plus de vingt ans.fut membre du comité national des femmes républicaines.Le gouverneur Tom Dewey disait qu'elle était la seule à pouvoir, couverte de diamants el une orchidée au corsage, descendre dans une mine et se faire acclamer par les mineurs Bill Sci ant un est le businessman de la nouvelle vague.— ni capitaine d'industrie ni paternaliste bé-nisseur.— administrateur a la fois audacieux et rigoureux à l’image de l’Amérique telle qu elle voudrait être.Il n'a pas officiellement fait acte de candidature.mais une imposante machine s’est mise en marche pour organiser sa publicité XXX Les jeux ne sont pa* encore faits.Si différents soient-ils.Mme Chase Smith et MM.Gold-water.Rockefeller.Stassen.Romney.Cabot Lodge et Scranton appartiennent tous à cette étrange famille républicaine qui ne se réunit que tous les quatre ans pour la course a la Maison Blanche.Au pays du two party syitam, les électeurs sont décontenancés par cette abondance de candidats éventuels dont la liste n'est peut-être pas encore close.Ils souhaitent que des éliminations progressive* simplifient le choix qui leur est ulfert.Ils ne disposent que de huit mois pour faire bine, avec un nthousiasme plus ou moins sincere, autour de celui qui sera chargé d'affronter M Lyndon Johnson (L* Mood*' F I N N liiiiWWKii «»» i;*m I La Bible vous parle La venté a disparu parmi les hommes Ils ne font qvA mentir, chacun a sou prochain, lèvres trompeuses, langage d un coeur double fPs 12.2 3) Tfxttg choisi* n*r .a Societ* Oatholiciut it une exposition de poèmes autographies par les auteur.“La poésie tout l camp Vil Ion’’ dit la chanson.Au Bar des Arts.“Ut poésie s'défend.Villon peut-on dire apres ce recital.En tftet, mal gré une musique tonitruante venant d un bar voistu maigre une diction parfois défaillante de Ut part des “diseurs’', certains poèmes s'imposèrent par leur qualité et leur accent Des poèmes de Claude Oau yreau André Major et Gilbert lAtngevin furent de bonne reine.Xormand Gingras et Jacques Renaud, deux jeunes poètes, exprimèrent deux pb les de la poésie, le «ôte ‘ truand" et l'enpaflemeut En somme, sur un mode mineur un récital sympathique 0.4.F.Cleuds Gei.Malt cale n * pae d'importenc*.L* toit* as» bien tervi, ehote essentielle.J» m'eperçois que i« ne »u!« guère louengeur pour une pièce qui m'a fait pluté» rire «t peur un spactacla que j'ai apprécié un peu légèrement sur le marnent.C'es* que décidément la vulgarité, même volontaire, m'est insupportable.Perler du sexe comme d'une citrouille en carnaval, blasphémer pour la simple plaisir da faire une bonne réplique qui fait rire (et* sayei, rien de plut hilarant mécaniquement qu'un blasphème bien placé), démystifier la pureté de l'enfance par un procéda aussi facila qua calui qu'tmploia Obaldia, n* ma parait pat ètrt una avantura plaine de charme.Taut compte» faits, j'tuts* préféré une pièce pleine de raqe et de hargne ou ancore franchement dérisoire que ce satyre qui n'ignore pas las réglas du savoir taira rira théâtral.Las Saltimbanque» ent déjà été plus exigeants.Télésélection • Long métrage, * t] heures, "Les Gaietés d* la carrée- tionnalla", avec Sophia Loren et Peppino de Filippo • Long métrage, à 1 heure, "L* Chassa tragique", film de Giuseppe de Santi».avec Andrea Cecchi.Caria Del Poggio et Massimo Girotti.• Aux Chaf-sd'oauvr* d* la musique, à la radio.* 3 heure».1* Conearto dé piène, d'Yves Nat.sou» la direction de Pierre Den aux • A Miroir d'fves, * 3h.30 !• Danemark • Sur toutes les scènes du mends, à la radio, à 8h.30.Axai, de Vüliers de IT»!* Adam, avec Monique Miller.• A Bras dessus, bras dessous, à 9 heures.Maria Lea.• A 10 heures, la Faim des autrai ; le problème de la sous-alimentation dani le* pays africains d'expression française.• Cinéma, à 11 heures, présente "La Beau Dsnubl* bleu", avec Bernhard Wicki, Hilrle Krahl et Anne-Man* Duringer dit-il, un* chose plus imper tante que les plus belles de couvertes, c'est la connaissance d# la méthode par laquelle on ! les fait." Mais si n’homme s'eit toujours demandé ce qu'il faut penser de l'infinité du temps et d* l’espace, par con : tre.la part qui lui en est | pratiquement dévolue reste ; bien mince.De ce* deux choses mystérieuses, je ne pos ; sède — hic et nunc — que ce qui e«t suffisant pour felici ! ter les etudiants de l’intérêt qu'ils portent à la philosophie et remercier les maîtres emi nents oui sont venus participer à leur* colloques.LUN.MAR.BH.QJC ire* «km* a 5e SEMAINE! LA SCALA TEL.: 1î1-Sl*f A l'affiche L'opéra complet de Giuseppe Verdi LA TRAVIATA avec Nelly Cerradl Gine Matter».Four informations : Signales 721-5107 Horaire S.SS - S.»3 - Ml -1».»S Technicolor 'î II#*»» resarvSt r •* vent# au Théàîr# p#r courrier ou ch#i Faucher ¦l#ctr1#u«\^ 1 WORLD" • veut rlrei 8V.1-710?eu Jé9J MONTMARTRE à MONTREAL AVEC * SOURIS du Cabaret cher Pataehou * JEAN HEBRARD le plue .T de Paria * DADZU Chansonnier et caricaturiste Spectacle permanent de 9.30 à 2 du matin 1451 METCALFS RES.t VI.9-2195 Ni SSFA C IM» ON A ClMRRHA JlIX-ftsIIsC ASSIl^ant «« /ifat Je Jee* *•» I «eif •keeluait #»•# ihet d »•«.*>• i« CONSUL RK 1 Hotéfi A*ol * I Je#w»leui» i#ry Joe* 0*f*«r
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