Le devoir, 28 mai 1964, jeudi 28 mai 1964
ÊêJ DEVO MÉTÉOROLOGIE Avert*! en fin de journée — Pouibilité de gel dem Ici régions bettes — Meximum : 60 FETE DU JOUR FETE-DIEU VOL.LV — NO 1 24 FAIS CE QUE DOIS MONTRÉAL, JEUDI 28 MAI 1964 Gracieuseté de SHEARER LUMBER CO.LTD.MONTREAL Let libreiriet F.PILON INC.Paprttrte, - DxrtTlofrxphw Accessoires A* hureee mm .La mort d’un homme de paix LA NOUVELLE-DELHI — La dépouille mortelle de M.Jawaharlal Nehru, mort hier matin des suites d'une crise cardiaque, à l'âge de 77 ans, est recouverte d'un monceau de fleurs déposées pieusement par les milliers de personnes qui viennent, en une procession douloureuse et incessante, rendre un dernier hommage au disparu.Le corps a été déposé, par des officiers des trois armes, sur un lit de roses, dans la véranda de la résidence du premier ministre.Le corps devait être exposé à ciel ouvert, mais une forte tempête souffle actuellement sur la capitale indienne.La dépouille de Jawaharlal Nehru est veillée par la fille du disparu, Mme Indira Gandhi, et ses deux soeurs, Mmes Y'ijayala-Khshmi Pandit et Hutheesingh, une garde d'honneur est assurée par quatre officiers des trpis armes.Une multitude de citoyens défile lentement devant le corps de Jawaharlal Nehru, chacun s'arrête un instant pour déposer une fleur et jeter un dernier regard sur la face sereine de celui qui fut le guide aime de la nation indienne.Des prêtres récitent les prières rituelles."Faites votre devoir pour le devoir et laissez le reste," psalmodient-ils d'une même voix.A l’extérieur de la véranda, des centaines de milliers de personnes attendent dans l'espoir de pouvoir dire un dernier adieu à leur guide.Jawaharlal Nehru était le dernier géant de la lutte pour l'indépendance de l'Inde.Avec lui, disparait cette génération qui fut proche de Gandhi.En 15 ans, l'Inde a perdu Gandhi, le Sardar Patel, Nehru, c'est-à dire ceux qui firent l’Inde telle qu'elle est aujourd'hui.Gandhi fut l’initiateur et le sage, celui qui devint le “père de la nation." Patel fut l'architecte qui réalisa une oeuvre plus considérable que celle de Bismarck ou de Cavour en réussissant à unifier en moins de trois mois les 600 Etats princiers et a faire de l'Inde un pays uni qui allait pouvoir vivre et se développer.Nehru fut le grand politicien qui réussit à faire de l'Inde une puissance internationale, alors qu'elle manque de ressources industrielles et militaires.Il a surtout été celui qui s’est penché sur le sort des humbles, il a voulu élever leur niveau de vie et les faire sortir de la misère et de l’ignorance.Il a été le “chéri” du peuple indien dont il aurait pu être aisément le dictateur incontesté.Tous, ses adversaires politiques compris, l'aimaient et avaient pour lui une indulgence et une tendresse que ne connut aucun autre grand de ce monde.C’est que chacun savait que malgré ses défauts, ses fautes, ses erreurs, il avait de l'Inde et de ce qu’elle pouvait être une vaste et juste vision.Né en 1889 à Allahabad, au sein d'une famille de haute aristocratie, il eut une enfance et une éducation de prince.Il appartenait à une famille de Brahmines du Cachemire, c'est-à-dire à la caste de Brahmines la plus haute et la plus respectee.Toute sa vie il aura pu tout se permettre — même son irréligion et son athéisnfe — car un Brahmine du Cachemire ne peut se tromper et tous les autres lui doivent respect et révérence.Son père était un grand seigneur comme ceux de la grande époque.11 joua un rôle politique éminent dans la vie de l’Inde et voulut dispenser à son fils tout ce que la vie pouvait offrir de précieux.Dans cette atmosphère de grandeur et de dignité, de noblesse, de patriotisme, de goût, de civilisation, Jawaharlal (jawahar signifie joyau), fut entouré de tous les soins qu’un hindou orthodoxe réserve à son fils aîné.L’enfant fut envoyé dans les plus aristocratiques écoles anglaises à Harrow, puis à Cambridge.Il y apprit cc qu’était la grandeur de l'empire, mais attiré par les idées nouvelles, il devint socialiste, c'est-à-dire fabien.Il le demeura jusqu’à sa mort.Laski fut son maître dans ce sens qu’il fut celui qui influença profondément son esprit; c’est un tel socialisme qu’il introduLsit eh Inde.En fait, la pensée de Nehru n'a pas évolué depuis sa jeunesse.Sa pensée politique est exprimée en détail dans sa “découverte de l'Inde”, écrit en 1944 au fond de la prison d’Ahmednagar.Dix ans plus tard l’homme tient le même langage.Il débitera au parlement des tranches de ce livre.Sa conception du socialisme restera toute sa vie celle du mouvement Fabien.Son maître est toujours Laski.Socialisme simple, humanitaire, en fait, mal défini.Ses vues sur le communisme restent encore celles de sa jeunesse lorsqu'il reçut le choc de la révolution russe : quelque chose de semblable a son admiration pour la révolution française Un grand mouvement d'émancipation.A dix ans de distance, on l’a entendu PEARSON : aucun homme n'a mieux marqué son temps OTTAWA — L* premier ministre, M.Lester B.Pearson, a déclaré hier que la perte du premier ministre de l'Inde, M.Jawaharlal Nehru, serait ressentie par tous ceux qui travaillent au progrès pacifique dans le monde et è l'établissement de bonnes relations entre les hommes.Il a dit dans un communiqué: "J'ai eu le grand privilège durant plusieurs années d'être du nombre de ses amis.J'ai appris à apprécier sa sagesse profonde et clairvoyante, sa force et sa modération, son dévouement à la cause de la liberté pour les peuples et les individus.Il avait également un profond respect de la loi et de l'ordre; il avait réduit à néant les idées préjudiciables et maîtrisé ses passions."On le considère avec raison en Inde comme l'architecte de l'indépendance de son pays et il a su avec habileté et acharnement guider l'Inde durant les premières années critiques de son existence indépendante."Aucun homme n'a mieux marqué son temps.Ses compatriotes I e manqueront grandement.Sa disparition sera aussi ressentie par tous ceux qui espèrent une évolution pacifique du monde et l'établissement de relations cordiales entre les hommes de toutes les races, de toutes les couleurs et de toutes les croyances." Pearson propose deux drapeaux : un national, les trois feuilles d’érable, un royal, l’Union Jack par Jean-Pierre FOURNIER OTTAWA._ Trois feuilles d'érables rouges sur fond blanc et battants bleus, tel est le modèle du drapeau qui a été proposé hier è la Chambra des Communes et qui ne deviendra peut-être jamais le drapeau du Canada.Car, en s'efforçant de ménager le chou et la chèvre il est possible que le gouvernement se soit aliéné la majorité qui lui eût permis de pourvoir le pays d'un drapeau distinctif trente-trois ans après l'indépendance et quatre-vingt-seize ans après la constitution des provinces en fédération.Sa faute est d'avoir marié la résolution présentant le drapeau à une déclaration de principe réaffirmant notra allégeance i la couronne britannique et autorisant la déploiement de l'Union Jack è côté de la feuille d'érable.L* texte des deux résolutions, l'une sur le drapeau, l'autre sur l'hymne national, qui ont été inscrites hier dans le cahier des procès verbaux et le seront aujourd'hui dans le feuilleton de la Chambra se lit comme suit ; "Que le gouvernement soit autorisé à prendre les mesures nécessaires pour établir officiellement, à titre de drapeau du Canada, un drapeau incorporant l'emblème proclamé par sa majesté le roi George V le 71 novembre 1921 — trois feuilles d'érables réunies sur une même tige — aux couleurs rouge et blanche alors désignées pour être les couleurs du Canada, les feuilles rouges étant placées sur champ blanc entre deux bandes bleues bordant verticalement le drapeau, et pour décréter que le Royal Union Flag, communément appelé l'Union Jack, peut continuer à être arboré comme symbole de l'adhésion du Canada au Commonwealth des Nations et de notra allégeance è la couronne".Le texte de la résolution sur l'hymne national est similaire : "Que le gouvernement soit autorisé à prendre les mesures nécessaires pour décréter que "l'O Canada" est l'hymne national du Canada et que le "Dieu protège la reine" est reconnu comme hymne royal au Canada".L'opposition, dont une partie était déjà hostile à l’adoption d'un drapeau distinctif, a accueilli la résolution par des sarcasmes.M.John Diefenbaker a cessé de parler "du fanion de Pearson" pour parler "des deux drapeaux" et "des deux hymnes".M.Gilles Grégoire, (RC, La-pointe), qui jusque là était un ardent partisan du projet gouvernemental, a demandé avec ironie au premier ministre s'il comptait adopter prochainement le pavillon des Nations Unies, celui de l'OTAN et le drapeau des Etats-Unis comme signe de notre appartenance à l'ONU, au pacte de l'Atlantiqu* et au NORAD."Est-il vraiment nécessaire d'adopter un* loi pour réaffirmer notre allégeance à la Couronne ?a demandé M.Paul Martineau (PC, Pontiac), mais sa question est demeuré* sans répons*.M.Louis-Joseph Pigeon (PC, Joliette), a accusé le premier ministre de l'avoir trompé quand, par deux fois depuis un* semaine, il lui a affirmé que le gouvernement ne proposerait qu'un drapeau et qu'un hymne national.Hors de la Chambre, M.Réal Caouette, chef du groupe de 13 créditistes qu'on jugeait jusqu* là acquis au projet de M.Pearson, a dit qu'il n'avait jamais rien vu d'aussi ridicule que les deux résolutions gouvernementales."On ns nous demande pas d'adopter un drapeau distinctif, mais deux drapeaux et deux hymnes nationaux, a-t-il dit.Nous reconnaissons que Sa Majesté est la rein* du Canada, mais un seul drapeau et un seul hymne national ne sont-ils pas suffisants ?L'Union Jack est le drapeau de l'Angleterre, non pas celui de la rein*.Sa Majesté possède son propre étendard du C a n a d a".M.Caouette s'est empressé d'ajouter que tous les membres de son parti partageaient son avis et rejetteraient les deux résolutions.Seuls les néo-démocrates n'ont pas participé aux feux de joie de l'opposition durant la période des questions qui a précédé l'appel d* l'ordre du jour.Malgré les sarcasmes, le premier ministre a répondu avec calme et dignité è toutes les questions et tes membres de son parti lui ont témoigné leur appui par des applaudissements nourris.Quand M.Grégoire a prononcé sa tirade, M.Pearson s'est levé pour rétorquer : "Aussi récemment qu'hier, nous avons rendu hommage au drapeau des Nations Unies (à l'occasion de la visite de M.Thant) et j'espère que nous n'hésiterons jamais à le faire derechef.J'espère aussi que nous adopterons dans un proche avenir le drapeau national du Canada, mais nous n'en devrons pas moins allégeance è Sa Majesté la reine du Canada.J'espère, enfin, que, tout en ayant qu'un seul drapeau, nous continuerons d'honorer les symboles de notre allégeance à la Couronne et de notre association au Common-wealth".A M.Diefenbaker qui s'inquiétait de savoir quand commencerait le débat sur les deux résolutions, M.Pearson a répondu qu'il ne saurait le dire avant la semaine prochaine.Il a précisé, d'autre part, Voir è la page 2 : Pearson Wm JM' Alan Beddoe.à qui revient l’honneur d’avoir dessiné le projet de drapeau aujourd'hui devant la Chambre, autographie des copies à l’intention des journalistes de la tribune de la presse du parlement.Le programme des PIQ (Partisans de l’indépendance du Québec) a été rendu public hier au cours de l’enquête de la Commission des incendies Chypre, pourquoi?Une constitution trop de notre envoyé spécial Jean TAINTURIER belle faire exactement le même discours sur l'aviation, rappelant le choc qu'avait produit sur l'adolescent les premiers vols, la traversée de la Manche.Il en est toujours là.La vieillesse ou plutôt le vieillissement ne sont pas de nature à faire changer un homme.Son ’’progressisme” Voir è la page : Nehru NICOSIE — Après trois ans d'indépendance, trois années d’affrontements entre parlementaires grecs et turcs et d’une vie législative semi-végétative, en novembre 1963, le président Makarios présenta treize amendements à l’attention du vice-président Kutchuk.Ces amendements, dont certains étaient peu favorables à la communauté turque, furent communiqués pour information à • Londres, Athènes et Ankara.C’est Ankara qui répondit au nom des Turcs de Tile rejetant les propositions de Mgr Makarios.le 16 décembre.Les incidents sanglants de la Noël rouge devaient suivre de moins d’une semaine.Que voulait Mgr Makarios?A toute fin pratique atténuer le caractère équivoque d* cette constitution “qui fait du fédéralisme sans le savoir”, pour l'orienter dans un sens quelque peu différent, plus proche de la conception que se font les Grecs d’un gouvernement de majorité.Mgr Makarios prenait bien soin cependant de ne pas toucher, bien au contraire, aux droits des minorités dans les domaines religieux, culturel et de l'éducation, ni au statut personnel des Turcs.Cette constitution soigneusement rédigée par un juriste suisse et "arbitrée” par un Allemand puis par le juge Wilson de Toronto, n'a finalement donné que des controverses constitutionnelles fastidieuses, provoquant très vite une exaspération puis un durcissement au sein de la majorité grecque.(Les neutres de la Cour Constitutionnelle, l’Allemand et le Canadien, ont dû d'ailleurs démissionner, le juge Wilson rentrant en juin au Canada quelque peu désabusé).UN DOUBLE VETO La population de Chypre, d’après des chiffres du dernier recensement de 1960, est de 577.600 habitants.La population des Grecs est de 78%; celle des Turc de 18%; celle des Anglais.Juifs et Maronites de 2%.Afin de protéger au maximum les droits de la communauté turque, la constitution prévoit les dispositions importantes suivantes: — droit de veto au président (qui sera un Grec) et au vice-président (qui sera un Turc).Ce droit de veto s'applique sur les questions de politique étrangère, la fiscalité, la défense et la police; — le gouvernement est composé de sept ministres grecs et de trois ministres turcs.— en plus d'une Chambre communale grecque et d’une Chambre communale turque qui s'occupent des affaires religieuses, scolaires et culturelles ainsi que du statut personnel du citoyen cypriote, les Grecs et les Turcs élisent respectivement à l’Assemblée législative 35 et 15 députés.Les décisions y sont prises à la double majorité.— la constitution prévoit également que les effectifs des forces armées (2.000 hommes environ) seront de 60% de militaires grecs et 40% de militaires turcs; — dans les services administratifs, cette proportion sera de 70% et 30%; — enfin, dans les cinq principales villes de nie, des municipalités séparées sont créées, dans les secteurs turcs et les secteurs grecs.(On comprend facilement les multiples problèmes que n'a pas manqué de susciter cette constitution.PaKiculièiremeTit si on sait que l'élite intellectuelle turque est assez limitée et qu'il s'est vite posé la question cruciale de pourvoir en hommes competents les Îiostes réservés à la communauté turque par a constitution.En 1956, il y avait 70 profes- de Montréal, sur l’incendie qui a ravagé un hangar et l’arrière de la maison de Mme A.Sauve.570 rue Valois, dans la nuit du 13 au 14 mars dernier.La maison de Mme Sauvé est voisine de celle qu'occupait le capitaine-détective Henri-Fran-coeur.de l’escouade anti-terroriste.Trois individus ont comparu devant le commissaire John M.McDougall : André Gagnon, 19 ans : Maurice Walsh, 18 ans et Jacques Laberge, 23 ans.Les trois jeunes sont soupçonnés d'avoir volé quelque 200 bâtons de dynamite sur une ferme de Mont-Laurier Walsh et Gagnon sont de plus soupçonnés d’avoir allumé l'incendie près de la demeure du capitaine Francoeur.A la fin de son enquête qui a duré trois heures, le juge MacDougall a immédiatement, déclaré que Gagnon et Walsh avaient bel et bien mis le feu à la maison et devaient être traduits devant les tribunaux.Mais il réserva son verdict dans le cas de Jacques Laberge, soupçonné de complicité.L'interrogatoire des prévenus a permis de savoir que les PIQ réservaient un certain nombre Voir à la page 2: Les PIQ CERIN-LAjOIE, AU CALA DE LA POESIE t Une réforme s'impose dans l'enseignement du français e drame des Canadiens nelles et de larroareil Le drame des Canadiens français, c'est le drame de l’expression, et l’Etat a le droit, et le gouvernement le devoir de rectifier la langue française au Québec.Selon le ministre de l’éducation M.Génn Lajoie, une réforme s’impose dans l'enseignement du français, non pas le français canadien.ou parisien, mats le français gui se parle aujourd'hui, le français correct.Prononçant une allocution au 29e gala national annuel de la poésie canadienne de langue française, à Montréal, hier soir, M.Lajoie, après s'être demandé si la décadence de notre langue était irrémédiable, a répondu qu’ü ap^ partenait à l'Etat et à l’école de répondre.A l’école il appartient de créer la motivation du français pour les jeunes Québécois en renouvelant ses méthodes d’enseignement, et à l’Etat de doter le Québec “des structures institution- nelles et de l’appareil économique qui conditionneront la motivation psychologique de notre peuple pour sa langue”.Auparavant M.Lajoie a-voit cité des esprits caustiques qui soutiennent qu’a-prés tout on pouvait bien rayer le grec des programmes d’études puisque, selon eux.on en avait déjà rayé le français.Le ministre a vu dans eet énoncé une image-choc, "mais il indique une inquiétude réelle vis-à-vts l’enseignement de la langue française dans nos écoles”.C’est à l’école primaire que doit s'enseigner le français le plus pur, ear c'est là que notre langue sera perdue ou sauve*.Enfin, a dit M.Lajoiet "Remplaçons l’éduc a 11 o n du silence par l’éducation de l'expression; remplaçons la désintégration de la langue et de la pensé* en nourrissant la source du langage la volonté de s’*»-primer'.Talbot va en appel - Québec ne loge pas de contre-appel par Marcel THIVIERGE QUEBEC — Le premier ministre a déclaré, hier, que le département du procureur général avait décidé de ne pas loger un contre appel concernant la sentence imposée par M le juge Thomas Tremblay à M Antonio Talbot, député de l'Union nationale de Chicoutimi.On sait que M Talbot en a appelé, hier, de sa condamnation.Trouvé coupable sous treize chefs d accusation, le député de Chicoutimi s’était vu imposer une sentence de $100 d amende par chef d'accusation.Les PIQ voulaient se débarrasser du Criminal Investigation Bureau Les PIQ voulaient faire sauter chacun des membres de “l’escouade anti-terroriste”; à commencer par le “chef de la RCMP' pour qui on réservait une charge de 60 bâtons de dynamite.L’escouade anti-terroriste, dont le nom officiel est Criminal Investigation Bureau, est ce corps spécial de limiers de la RCMP, de la Sûreté provinciale et de la Sûreté municipale, qu'on a mis sur pied pour neutraliser les individus qui veulent faire l’indépendance du Québec par la violence.Le procès de M.Talbot a fait suite à des irrégularités mises à jour au cours de l'enquête Salvas.d'autres causes sont pendantes devant les tribunaux.H s'agit de celles de M Gérald Martineau, conseiller législatif, de M Jos.-D Begin, ex ministre de la colonisation sous le régime de l’Union Nationale, et de M.Alfred Hardy, ex-directeur du service des achats du gouvernement Plusieurs ont trouvé que la sentence imposée à M.Talbot était minime.Le procureur général aurait pu loger un contre appel.M.Jean Lesage, au cours d’une conférence de presse impromptu, a expliqué que le gouvernement n'avait pas l’intention de persécuter M.Talbot et que la seule condamnation, même sans autre peine, représentait pour le député de Chicoutimi et sa famille une sentence exemplaire.M.Talbot ne peut pas siéger à 1’.Assemblée législative alors que sa cause est en appel.De plus, si le tribunal confirme le jugement du juge Tremblay, M.Talbot ne pourra durant les cinq prochaines années poser sa candidature à aucun poste public.De plus, selon une loi de la Législature, U perdra tout droit à sa pension comme membre de l’Aissemblée législative.Le premier ministre a expliqué que si, dans des circonstances normales.M.Talbot s’était retiré à la fin de la présente session, il aurait eu droit à une rente annuelle de plus de $10,000 et à son décès, sa veuve aurait pu toucher plus de $5,000 par année.Un article d’une loi de la Législature stipule: "Un conseiller législatif ou un député trouvé coupable de trahison ou d’un acte criminel commis pendant la durée de ses fonctions et visé à la partie III ou à la partie VII du code criminel ou de conspiration pour commettre un tel acte, perd tout droit à la pension prévue à la présente loi et n’a droit qu’au remboursement prévu au paragraphe I, déduction faite de tous versements de pension qu’il a pu toucher avant sa condamnation”.Comme la condamnation concerne une accusation portée en vertu de l’article 102 du code criminel et que cet article est compris dans la section 111 de ce code, la disposition de la loi s'applique donc à M.Talbot qui, en consequence, perdra tout droit à sa pension de député La déchéance de M.Talbot prendra effet au moment où le jugement sera déposé au greffe de la Cour supérieure.Dion poignarde le gouverneur de la prison de Québec QUEBEC.— Le gouverneur de la prison de Québec.M.Eugène Ijétourneau, a été poignardé trois fois au cours d’une tentative d’évasion du condamné à mort LéopoM Dion, en fin d’après-midi, hier.L’inspecteur en chef de la Sûreté provinciale pour la division de l’est de la province, M.Jos.-Alphonse Matte, a dé-claré que le bagnard Dion a traîné M.Létourneau hors de la prison sur une distance de 200 pieds environ, jusqu'au monument Wolfe La prison de Québec est située sur les historiques champs de bataile de» Plaines d’Abraham.C'est au pied de ce monument, vers 4 heures 45 de l'après-midi.que Dion s'est rendu à deux policiers de la Sûreté municipale de Québec.Dion a poignardé à l'abdomen, à trois reprises, le gouverneur de la prison et s’est servi de sa victime comme d'un bouclier dans sa fuite, réduisant à l’impuissance les gardiens qui le pourchassaient Les constables municipaux Guy Trudei et Jocelyn Gignac se rendaient à la prison de Québec dans leur voiture de patrouille lorsqu'ils aperçurent Dion et Letourneau.Us se sont précipités sur Dion après avoir tiré un coup de feu avertisseur, et le frappè- Voir è le page 21 Dion J.Meunier réclame l'annexion d'Anjou sionnels grecs!) turcs contre 1,180 professionnels GOI VERNEMENT PARALYSE Il s'agit donc, on le voit, du système de la double majorité — que contestent aujourd'hui avec force les dirigeants grecs et que défendent avec non moins de vigueur les leaders turcs.Ces derniers se considèrent d'ailleurs comme les chefs non pas de la “minorité” mais de la "communauté” turque.Cette situation un peu confuse du double veto a provoqué une paralysie gouvernementale dans les domaines aussi vitaux que celui des tarifs douaniers ou des impôts sur le revenu.Il est à noter que la crise actuelle, en amenan! le boycottage de l'Assemblée législative par les Turcs permet au gouvernement Voir à la peg* 2i Un* constitution trop.QUEBEC (DNC) — Dans une lettre qu'il e fait parvenir, hier, au premier ministre, le député libéral d* Bourget réclame l'ennexion de Ville d'Anjou à Montrée! "afin de sauvegarder les intérêts des contribuables d* cette municipalité de même que ceux des autres municipalités de l'île de Montréal, Voici le texte de la lettre de M.Jean Meunier : Monsieur le premier ministre, Plus souvent qu'à son tour.Ville d'Anjou fait les manchettes des journaux de le métropole; malheureusement, les reportages ne sont pas toujours élogieux è l'égard de l'administration de cette municipalité de banlieue.Ville d'Anjou étant située dans le comté de Bourget, j'ai cru de mon devoir d* vous sou- mettre las considérations suivantes : Attendu que les contribuables de Ville d'Anjou ont, par l'intermédiaire de certaines associations locales, fait de multiples représentations relativement i des irrégularités survenues lors d'élections municipales et scolaires de même que lors de gestes administratifs impopu-laires; Attendu que les contribuables de Ville d'Anjou ont perdu au-delè d'un million de dollars è l'occasion d'un prêt industriel consenti par le Conseil municipal à des intérêts particuliers et attendu que les promoteurs de ce projet (Rec-Stona) sont disparus •t que le maire n* peut expliquer l'useg* qui a été fait d* ces fonds; Attendu que, lors d'un* récent* déclaration, lo maire de Ville d'Anjou, sans raison valable, mettait en doute le situation financière d* la villa de Montréal, risquant ainsi de causer un tort considérable aux multiples projets actuel lament en cours è Montréal.Notons quo d* tels assertions gratuites sont d* nature è nuire è tout* la région métropolitaine; Attendu que les interventions du mairo de Ville d'Anjou, qui s'improvise défenseur des villes de banlieue sans avoir été mandaté à cet effet, constituent un geste antidémocratique et nuisible è l'intérêt général : Je soumets bien respectueusement, Monsieur le premier ministre, que le ces d* Voir è la paga 2 : Meunier DEUX LE DEVOIR.MONTREAL.|EUDI 28 MAI 1964 Nehru.(Suite de La premiere page/ eut donc, en fait, du statisme Mais dans l'Inde arriérée qu'il a trouvée lors de l'indépendance, la chose pouvait sembler révolutionnaire.Mais en Inde aeulement.Patriote ardent, le tempera ment vif et meme coléreux, Nehru s'était lancé à corps perdu dans la lutte pour l’in dépendance et il connut neuf fuis la prison.Ces périodes de détention, relativement douces.lui furent salutaires.Elles lui permirent de mûrir ses pensee» et d’écrire ses livres.Sa personnalité apparaît comme des plus attachantes et des plus difficiles, parce que extrêmement complexe.Si son nom signifie “joyau", ce joyau avait autant de fa celtes qu'un diamant.Aimé de tous comme un héros, il n’avait pas d’amis.Nehru fut tou jours l’homme seul.Jaloux du pouvoir et de la popularité, il ne toléra jamais aucun "dauphin” et n’en forma aucun.C’est du reste le principal grief de ses adversaires et de beaucoup de ses partisans.Par-dessus tout, il était tour mente.On l’a compare à Ham let.C’est peut-être vrai, mais un Hamlet ayant les pieds sur terre un Hamlet politicien avec la responsabilité de -130 millions d’hommes et de fem mes sur scs épaules.Comme il le dit lui-mème ‘ouvent, il avait une person nalité double, "a split personality'' la pensée, son domaine d'élection, empêchait souvent faction.Prendre une décision, meme de peu d’importance, était pour lui une torture.Il remettait toujours l'action, dans le sentiment que le temps arrange les choses.Aussi laissait-il se développer des situations qui le dépassaient et auraient pu être réglées par une décision rapide.Il croyait au temps, au compromis.Son don cardinal — a vrai dire une maniéré de génie — était de retomber en toute occasion, finalement, sur ses puds.Dans le domaine intérieur.comme dan* l'action internationale.il commit, au depart, beaucoup d’erreurs de jugement Mais par une série de modifications légères, il arri-iait à se tirer de tout.Et sur le moment, il était toujours sincere On l'a souvent traité d'hy- rrite En fait, pour ceux qui connaissaient bien, il avait une série de sincérités successive* I n des traits principaux de son caractère, qui le rendaient sympathique et attachant en dépit de tout, c'était son horreur de tout ce qui est vulgaire, l'ne de ses expression* favorites était '"approche civilisée ”.Son premier jugement sur les actes d'un autre pays était toujours "Il a agi d'une maniéré civilisée" ou "non civilisée”.Cela correspondait â sa délicatesse naturelle, a sa formation, a son temperament Ceci explique aussi, partiellement, son hesita- te doyen det restaurants français Le sanctuaire de la traie cuisine française Diners Tables d'affaires d'hôtes SI.50 S3.50 Cartes tl** crédit» Stationnfintnt aicrptérN «ratuif Urrnrif! %tr ctimari»* 2149, rue Mackay, Montreal Ouvert jusqu’* 1 *.m VI.2-9139 (ion à prendre une décision.Certains diplomates qui le virent a Delhi, pendant la fameuse semaine uu se déroula l'affaire de Goa.le trouvèrent "hagard".Et peu après, l’affaire étant alors réglée, un diplomate disait: "Nehru a l’air d’un homme hrisé".Et sans aucun doute, cette decision de recourir a la force fut pour lui une des plus dures et une des plus cruelles de toute sa vie Mais il avait une trop haute idee de l’interèt national pour reculer.Sans dissimuler aucune de ses faiblesses, aucune de ses ma noeuvres parfois son manque dé gencrositf envers un adversaire, le bilan lui est favorable.11 fut pendant quinze ans le seul homme favorable a l’Occident, en Inde, et peut-être même en Asie.Et le monde l'avait bien compris qui lui pardonna toujours toul.Les grandes puissances.mécontentes sur le moment, la presse étrangère, dure pour lui en certaines occasions, revenaient rapidement a de meilleures dispositions On peut distinguer, depuis l'indépendance, trois périodes danr sa vie La première assez breve se situe alors que Gandhi.puis le Sardar Patel, qui mourut lin Hf5I.étaient encore vivants.C’est ta période ou le pouvoir et le prestige étaient partagés la deuxieme période vji de ttMi2 a 1956.Nehru, seul maître incontesté de l'Inde.Il aurait pu être dictateur absolu.En fait, il fut, pendant cette période, un veritable dictateur, mais de caractère, peut-un dire, deomcratique.accepte par tous.Personne n’aurait ose discuter ses decisions et vraiment la presse n'osait pas émettre de critique.Non qu'elle fût bâillonnée ou que sa liberté fut jugulée, mais simplement parce que ce que disait et faisait "Pardit Ji".comme les Indiens appellent Nehru avec respect et vénération, était sacré.Un froncement de sourcils du maitre avait plus de force que n'importe quelle coercition.Ce fut la période brillante de l'Inde : Nehru avait réussi a insuffler a la nation entière un incroyable dynamisme, une énorme con fiance en elle-même.Il avait meme réussi a supprimer pra tiquemenl la corruption.Il était alors premier minis tre.maitre du parti du congrès, president de la Commission de l'énergie atomique, president de la Commission du plan, ministre de la défense et surtout ministre des affaires étrangères C’est dire qu’il supportait.seul, tout le poids de l’Inde.Quelqu'un lui ayant fait remarquer, lors d’une conférence de presse, que cette concentrât ion de pouvoirs en une seule main pouvait faire penser a une dictature, Nehru bondissant de son siège dit avec vivacité et une profonde spontanéité, paraphrasant Sha kespeare : “Je ne suis pas de cette matière dont sont faits les dictateurs Cette période est celle ou le premier plan (juinouennal fut lancé et réalise, celle où Nehru engagea officiellement l’Inde sur la voie du socialisme.Certes, il s'agit d'un socialisme un peu tiède et correspondant plus au fahianisme de la fin du XIXème siècle, ou à la tendance modérée du Labour Party britannique qu'à un socialisme avancé et révolutionnaire.Mais, dans ce pays hindouiste, enfermé dans ses traditions millénaires, c’était un pas de géant.C'était passer du moyen âge au monde atomique l.a date qui marque la fin de cette période de toute puisance fut.en 1956.la semaine qui, à Bombay, fut mar- ! AVIS PUBLIC •st par !• présent donné par le soussigné que la prochaine assemblée en ajournement de le Commission scolaire régio-neie de Chambly aura lieu à l'école Gérard Ftlion, 1330 ouest, rue Cure-Poirier, cité de Jecques-Cartier, le S juin é t heures p.m„ heure avancée.Donné à Jacques-Cartier, le 27e jour de mai 1964.André CHARTIER secrétaire-trésorier intérimeire Petites annonces du "Devoir" A LOUER roTK-nKi-NKKi** — éLi-s>! pi*-«•*, t Haul fret.rrfrlaératrur, taini psyées.— Tél.RE.Joli sppartrmrtil dr l* 1» plècn.ré-rrlsaraifwr rt ruWtnlrrr fournil, sas par mol».Rue Horhelas*.Tél i i * m>4.v.i-s-M Es roi va# 1mm».ulée.tre» sranit T pleret.oa».ultra-modern!»» pour pension, foyer, famille, etc.magnifique oecaston personne qualifiée propriétaire HJ-SaM î»-.V-*4 SI-Bruno, maison de I pièces et demie, à prosltnlté de l'egltse et de» arolef, comportant 3 Membre, à coucher, salon avec foyer, salle a dîner et cuisine, fié*, pat mol», foules laies incluses, libre a compter du 1er Juin.Tél.: éSJ-élït ^ ^ vu iy si mu ni l pan von* construire selon vos plans et spe-riflcitlon» tout *enre d'industrie de S miUes a inn milles pieds i-arrès.le tout suivant location arer option de sente.Sou» acceptons de trsnslfer seec de- aaents Pour in-formatlot * téléphoner TÏ1-#71^ ^ A SOUS-LOUER tué.rue Van Home, appartement 1* s seua-louer meuhlè ou non meublé, bail eiplré en septembre, noutean bail disponible J'» pieces.1 scande» chambres é rourber, clair, aéré, moderne, 3e aia»e arec servie* d'élévateur, (arasr.louves ! acltltas.Excellant transport, très Eres drs écoles ét mafaslnt.Vrull-im » - — * "** “ RK.7 A VENDRE Pru*»* mond tel.LAI RIE BENNETT RK %1 TIES lO LTD MAISON i»E C A MP AON R ANTIQUE.154 ans.reputation de manoir hanté.«Ke incomparable.3ft mille* de Québec ouverte a l'année, grand luxe.Tél.: 259-7942 ou écrire à case §42.La Devoir.Montreal.3®-5-§4 quee par de sanglants incidents.La population se refusait à se soumettre à une décision prise par Nehru en ce qui touchait la formation de cet Ltat, décision qu'il avait prise a la suite de la proposition de la commission sur la réforme linguistique des Etats indiens.Maharastriens et Guje-ratis se battirent.On ne con nut jamais le chiffre officiel des victimes de l'emeute de Bombay.Certains parlèrent de 40U morts.Quoi qu'il en soit, pour la première fois depuis l’indépendance, on osait reje ter une décision de Nehru et la presse se permettait de critiquer.Ce fut le commencement de la troisième période.Nehru était encore aimé, et il le restera jusqu'à sa mort, niais son pouvoir, sa puissance étaient entamés, même si son prestige restait intact, ("est au cours de cette troisième période que chacun, en Inde, commença à se poser la question : "Après Nehru, quoi ?” Mais peu a peu cette perte de pouvoir et d’autorité allait se faire sentir.Lentenumt.sans qu'il soit posible de fixer une date, dans une sorte d’usure, tes choses allaient moins bien.L'administration retournait a ses traditions de lenteur et d inefficacité.La corruption renaissait.Et, surtout, le parti du Congrès n'était plus un instrument docile dans les mains de Nehru.Les factions, dans plusieurs Etats, luttaient ouvertement.1-a crise, manifeste, par exemple.dans rUttar Pradesh, le plus peuplé des Etats indiens qui compte plus de soixante millions d'habitants — fut longue et difficile à résoudre et la solution ne parvint qu'à établir un état d’équilibre instable.Le Punjab s’agitait et les Sikhs demandaient la création d’un Etat autonome, les N’agas voulaient leur Etat et l’obtinrent.Les rivalités de dans mettaient le parti en danger.Mêmes consequences dan.» l’ordre économique : les coffres se vidè-ent et l’Inde »e trouva privée de devises.Désormais, ses plans quinquennaux ne pourraient être réalises qu’avec l’aide étrangère.La quatrième période, le de-clin.commença en décembre 1960 avec l’affaire de Goa.Cette période, la plus importante peut-être, puisqu’elle marque un changement complet, va être le calvaire de Nehru, l'ecroulement de sa politique.En décembre 1960.pour répondre, surtout, a de» considérations électorales.Nehru dut se résoudre à prendre une décision pénible : rattacher Goa à l’Inde par la force.Un tel acte fut accueilli dans le monde comme la fin de la politique de non violence, comme la mise a nu de l’hypocrisie de Nehru.En fait, la chose avait été moins simple.Longuement Nehru hésita et Me-non dut donner le coup de pouce final.Au printemps suivant, Nehru tomb» malade.Il se remit en apparence, mais sortit de cette crise dans un vieillissement qui allait s'accentuer rapidement.Nehru se tassait, la tète rentrait dans les épaules.le teint devenait cireux, souvent des poches d’oedème apparaissaient sous les yeux.La demarche se faisait lente et pénible, alors que quelques mois avant l’homme d’Etat montait les escaliers en bondissant de marche en marche.Et en octobre 1%2 le coup vraiment mortel fut porté a Nehru et à sa politique par l’attaque chinoise.Nehru avait passé des années a défendre la Chine et à se faire le champion de son entrée à l’ONU, les cinq principes de la coexistence pacifique avaient été exprimés pour la première fois dans le préambule du traite avec la Chine sur le Tibet.C’était l'ecroulement de la politique de Nehru, la fin du non-alignement, en dépit des affirmatioas répétées et c’était surtout le début du doute dans le pays, Jusqu’ici on avait pardonné à Nehru toutes ses fautes et rien n’était venu démontrer de façon éclatante ses erreurs.Mais fa défaite, l’impréparation de l’armee, l’armement archaïque, le mauvais calcul politique, tout cela était patent, étale, souligné.On n’osait pas encore demander le départ de Nehru, mais il fallait un houe émissaire.Ce fut Krishna Menon.ministre de la défense, dont le départ privait Nehru d’un conseiller intime.Il fallait changer les bases mêmes de la politique traditionnelle, demander des armes à l’étranger supplier les gouvernements pour Remerciements avoir d’eux une aide militaire, introduire un lourd budget de guerre dont les consequences étaient rabaissement d'un niveau de vie déjà très bas.C'était aussi le plan de cinq ans compromis.La proclamation de l’état d’urgence permettait a Nehru de faire taire les critiques et les dissensions intérieures, mais sans parvenir à les supprimer.La pensée de Nehru devenait de plus en plus sclérosée et incapable d évolution.Elle avait peu joué depuis sa jeunesse, elle devenait statique et.automatiquement rétrograde.Homme de paix.Nehru finissait sa vie en homme de guerre.Champion du non-alignement, il demandait une aide militaire étrangère.Quinze ans de politique ainsi étaient effacés.Et maintenant on disait ouvertement que Nehru n'en av ait plus pour longtemps.Pourtant, pendant ses quinze ans de pouvoir, Nehru accomplit de grandes choses.Ce pays parti de rien au point de vue industriel fabrique des locomotives et des avions, des automobiles, possède des reacteurs atomiques.C’est dire que sa modernisation est avan eée.La production agricole a augmente et l’on entend plus parler de ces famines qui, avant l’independance.tuaient des dizaines de milliers de personnes, le x'holera a pratiquement disparu, la malaria est pratiquement supprimée, la tuberculose en sérieuse re gression.Tout cela c'est l’oeuvre de Nehru.En politique étrangère, la politique de Nehru fut géniale.Alors que l’Inde ne possédait ni forces militaires substantielles, ni ressources industrielles importantes, Nehru réussit à donner à son pays une place importante et à le faire considérer comme un des grands pays du monde.Sa politique de neutralité, qui, en fait, était une transposition sur le pian extérieur de ce Su’avait été la non violence ans le domaine intérieur, lui assura l'aide de l’est comme de l’ouest : politique difficile, comprise de peu d’indiens exigeant une maîtrise parfaite, sur une corde raide à la ma nière d'un pendule oscillant tantôt vers Vest tantôt vers l’ouest.Nehru fut le promoteur et le champion des cinq principes de la coexistence pacifique.Un des coups les plus cruels qui lui furent portés, dans le domaine extérieur, fut l’agression chinoise, car c’est dan* le préambule du traité entre Delhi et Pékin sur le Tibet que ces principes avaient été exprimés pour la première fois.Ce fut donc pour le maître de l’Inde une grande désillusion.D’autre part, les relations avec le Pakistan demeurent effroyables.Il est vrai qu’on n’a de difficultés qu'avec ses voisins.En peu de temps, il avait vu disparaître un à un les rares amis politiques en qui il avait confiance.Rafi Ahmed Kidwai, Maulana Azad, le pandit Pan.Et chaque fois, il se retrouvait un peu plus seul.H vécut seul, il mourut seul, comme le géant qu’il était parmi des pygmées.L’histoire, avec son recul, portera seule un jugement définitif et lui assignera la place qu'il mérité dans l'histoire de l’Inde et dans celle du monde.Ce que l’on peut dire actuellement c'est qu’il a rempli quinze ans d'histoire et que.pendant cette période, l'histoire de ITnde se confond avec celle de Nehru.Période cruciale au lendemain de l'indépendance.C’est lui qui permis à son pays de prendre un grand départ.Il l'a gouverné selon ses lumières, malgré ses défauts et ses erreurs, avec amour, car il avait de ce pays une conception haute et noble.11 a fait l'Inde moderne Aujourd'hui des millions d’êtres pleurent avec une douleur non feinte cet homme qui dans quelques heures ne sera plus qu’une poignée de cendres coulant au fil de l’eau d'une rivière sacrée.Meunier.or* fTVWIR'» *¦* * - téléphoner A : RR «n -M53.39-5-94 TAILLEUR CHALIT A VtNDRE rhalét «n Isolx rond n*iur*l.7 plé-r*a ip*u»lé».bord d* l'èau grlxè d* l» pl*d».foyer *t P*ll» e«s grande démocratie “opérante” du i mile.Ce peuple, au départ des Anglais, était analphaliéte.Il était divisé en groupes culturels parlant au moins deux t mts langues différentes.Il possédait r m agriculture rudimentaire.L'industrie n’y était pas développée.Nehru entreprit, malgré ces obstacles.de doter la nouvelle république d’un gouvernement fondé sur le respect des principes fondamentaux de la démocratie occidentale.Esprit subtil et universel, il emprunta aux pays occidentaux les lignes mai-tresses de leur système politique: élec-t’ons au suffrage universel, liberté des t rtis, gouvernement parlementaire.Mai» il emprunta en même temps aux démocraties populaires leurs techniques de planification économique et sociale, y aioutant cependant une dimension essentielle: le concours libre, à chaque étape de îa réalisation du plan, des populations locales.Après quinze ans, Nehru était encore loin de l’objectif de justice économique qu'il s’était fixé.I,a réforme agraire était loin d’être complétée.Les inégalités économiques entre le?diverses couches de la population demeuraient renversantes.Mais des progrès très réels avaient été accomplis dans le domaine de l’éducation et dans le secteur industriel, Au plan politique, de» malaises croissants se manifestaient.L’équipe gouvernementale et le parti du Congrès révélaient des signes dangereux d’usure.Les sacrifices “gandhiens” que Nehru exigea, l’automne dernier, de plusieurs de -'>« collaborateurs sont peut-être venus trop tard.Mais tout compte fait, l’expérience indienne demeurait la plus séduisante de toutes celles qui suivirent le processus de décolonisation amorce au lendemain du deuxième conflit mondial.Elle était celle où les valeurs de liberté et de raison s'épanouissaient le mieux.Contrairement à d'autres leaders comme N’Krumah, Nehru ne sc laissa pas emporter, dans son action internationale.par ses mauvais souvenirs de l’époque coloniale.Il adopta dès le début une attitude positive et originale.Sa politique de "non-alignement”, fut d'abord incomprise.On finit par y découvrir une inspiration profondément engagée.Nehru croyait que “le bien et le mat sont mêlés dans ce monde”, que "les nations ne peuvent pas être divisées en brebis et en moutons noirs”, que “le non-alignement n’est pas indifférence devant les situations qui se présentent, mais volonté de les juger en parfaite liberté, sans parti pris”.Etrange paradoxe: au moment où les rapports entre le bloc occidental et le bloc soviétique évoluaient enfin dans le sens souhaité par Nehru, la Chine et le Pakistan se durcissaient dans leur attitude à l’endroit de l’Inde.Nehru se vit obligé de renoncer à sa politique fondée sur la seule force d^ l'influence morale.II dut congédier un Menon trop complaisant et augmenter considérablement le budget de défense de son pays.Malgré ce grave retour des événements, l'Inde passera à l’histoire comme le pays qui a montré aux peuples asservis la voie de la libération démocratique et pacifique.Si l'on excepte la regrettable parenthèse de Goa, l'Inde s'est affirmée.sous Nehru, comme le champion de la décolonisation, sans jamais verser cependant dans l’exaltation fanatique du nationalisme et sans se lier à aucun bloc de puissances.• Certain?hommes, après avoir longtemps cherché leur voie, finissent par se fixer dan?des traits qui les définissent pour toujours.Nehru, au contraire, sura conservé jusqu'à la fin le?contradictions apparentes qui le rendaient à la fois déroutant et sympathique.Attaché à son pays, il était en même temps très international.Nourri de la philosophie politique de TOocident.il n’hèsitait pas à se définir comme un "socialiste”.Demeuré serein dans la possession du pouvoir, i! avait peine à déléguer des responsabilités.Ami du monde entier, il était brouillé avec ses voisins immédiats.Ces paradoxes dépeignent l’homme qui sut conserver jusqu’à la fin l’inquiétude et l’esprit de recherche qui caracté-risent les êtres libres.Mais ils pèseront lourd dans la.succession périlleuse qu’ouvr» »on départ.Claude R Y AN Le mémoira de Montréal *ur la fiscalité Le mémoire présenté lundi per la ville de Montreal à la Commission Belanger recommande plusieurs chan-eements majeurs dans notre fiscalité municipale, mais la plupart avaient déjà été proposes durant les dernières années.Ce qui distingue ce document, ce n est donc pas tant la nouveauté des changements préconises, mais sa presentation, son abondante documentation, un expose cloquent des besoins financiers de la métropole.Les principale* roeomman suggère cette reforme: la taxe dation* de la ville, que M.Saulnier a soutenues devant la commission, sont au nonthre de cinq et d'importance inégalé La première a déjà Fait l’objet d’une enquête par un comité d'experts: il s'agit d'une réforme portant sur la base de la taxe foncière: au lieu de la valeur réelle des immeubles, la taxe serait fondée sur le revenu de ces propriétés.Le problème avait été soulevé par la hausse notable de la valeur des terrains dans les quartiers neufs, ce qui a majoré sensiblement la taxe de petits propriétaires sans que le* revenus ou les service* qu'ils retirent de leurs maisons en soient augmentés En prenant le revenu corn-n'e base de la taxe, on corrigerait cette anomalie injuste.I.es experts qui ont déjà étudié le projet se sont dlvtaés et ont présente deux rapports divergents.L’n membre de la commission.M.Goldenberg.a émia des doutes sur la valeur de cette formule nouvelle qu'on ne trouve nulle part en Amérique du Nord, sauf a Saint-Jean.Terre-Veuve; mais il a dit lui-mème que le cas de Montréal est exceptionnel en ce que c'est une ville de locataires.Ce changement aurait peut ftre pour effet d'augmenter certains loyers, est-ce une objection majeure si ta répartition devient plus équitable ’ Aujourd’hui les petit* propriétaires portent un fardeau exagéré alors que les pmprtétai-rea de grand* immeubles d ap parlements sont favorises de façon qu'on peut juger Injus te.Le proposition soulève des difficultés d'ordre technique mais on pourrait trouver un compromis, et tout au moins accentuer la part de revenu dans l'établissement de l éva-laatioa.La taxe foncière scolaire Quelle que soit la base de la taxe foncière.les autorité* municipales jugent que ce fardeau imposé aux propriétaires est excessif, et pour l’atténuer, on recommande un change ment à l'impôt foncier scolaire.M.Saulnier avait delà foncière continuerait de pour voir aux dépenses pour les écoles, en fait de construction et d'entretien, tandis que les dépenses relatives à l'enseï gnement proprement dit seraient à la charge du trésor provincial.( est évident que la taxe foncière est plus directement liée aux services urbains qu'à l’enseignement, et que s’il y a saturation de cette source de revenu c’est logique de l'affecter aux fins municipales.Tout cela dépend neanmoins de l'ensemble de la fiscalité et des charges que doit assumer l'Etat provincial.La ville invoque le principe de la gratuite scolaire; c'est discutable, car cette gratuité est conçu* par rapport aux élève?et à leurs familles, mats non pour les contribuables qui devront, de toutes façons, payer l’enseignement, non seulement sur le plsn provincial mais aussi par des contributions locales Si la propriété foncière est vraiment trop taxée, il faudrait peut-être envisager une autre taxe locale atteignant tous les contribuables, par exemple sous forme de taxe scolaire locative.ce qui favoriserait la formation du sens civique de la population quant à ses responsabilités financières dans l'éducation Quebec et la taxe de vente Lee trois autres propositions de la ville *e rapportent à la taxe de vente, a la taxe d'affaires, et aux emprunt* par obligations.M.Saulnier a rappelé les griefs ancien* de Montréal quant a la répartition de ta taxe de vente dans la région métropolitaine.Or 1# gouvernement provincial vient de centraliser cette taxe qui était devenue un élément important dans le budget montréalais I.a ville juge inquiétant que cette taxe aoit ainsi remplacée par une subvention de l'Etat provincial comme on t‘a fait dans 1* passé pour l'impôt municipal aur le revenu et craint que ce revenu disparais** éventuellement.v< , AT V w 7 \y *r "Xy-c-v) *7 L INDE EN SUSPENS — Il — Indiens, mais non hindous par André FONTAINE "Interdit aux non-hindous.Cet écriteau, quo nous voyons pour la première fois dans un petit temple de Madras, nous allons le retrouver partout, à ( entree du saint des saints, dans les pagodes du Sud.Ce n'est pas seulement aux étrangers qu’il s'adresse, mais à tous ceux des Indiens qui ne pratiquent pas l'hindouisme : un bon quart de la population.vérité, ayant tendance à considérer de haut ceux qui se refusaient à l’admettre, fis prirent l'habitude de transcrire l’hindi en caractères arabes, créant ainsi une nouvelle lan gue.l'ourdou, vite enrichie de mots arabes et fârsi.La dé composition de l'empire mon gol, en conduisant à la constitution d’une poussière d'Etats sous des dynasties les unes hindouistes, les autres musulmanes.souligna le divorce.Les Anglais se gardèrent bien de remettre en cause un systè me aussi conforme à la vieille règle du divide ut imperes Une cinquantaine de millions de musulmans vivent aujourd'hui sur le territoire de l’Union, qui leur reconnaît exactement les mêmes droits qu'aux autres Indiens.L’un d’eux est vice-président de la République; plusieurs sont membres du gouvernement; d'autres sont généraux, ambassadeurs, chefs d'industrie, artistes célèbres.Le passé pèse neanmoins sur les rapport?de deux communautés qui n'ont cessé au cours des siècles de .?« heurter.Des organisations d« fanatiques hindous lancent contre les musulmans des cam-agnes de violence et de haine encore des BLOCS NOTES Cette taxe de vente au détail, comme la taxe foncière, sert à plusieurs fins ; l'unifor-nmation était necessaire notamment pour éviter les évasions ; mais si l’Etat provin-vial veut en faire une forme de péréquation pour aider le* villes pauvres, alora cela se fera au détriment des grands centres et surtout de Montreal .la subvention actuelle prolonge du reste l'effet de la péréquation régionale dont Montréal se plaignait.I,a taxe d'affaires actuelle est fondée sur la valeur locative des établissements.La ville voudrait qu'elle soit fondée sur les revenus des entreprise*.La relation d'une telle taxe avec les services municipaux rendu* à ces contribuables serait sujette à discussion En tout cas.la formule proposée de prendre comme base ‘‘le revenu brut des en trepnaes", est contestable, car le revenu brut est une notion élastique, souvent asset differente du revenu réel.Obligations non imposables Quant à 1a demande que les obligations municipales ne «oient pas imposables, c'est une idée étrangère à la fiscalité canadienne.Cela permettrait à tous les niveaux de gouvernements d'obtenir des emprunts à un taux plus favorable.mais le principe d'une telle exemption, sans limite, est-il compatible avec notre impôt sur le revenu, dont le taux augmente avec le revenu imposable* On peut répondre que la diminution du taux d'intérêt sur les obligations tiendrait lieu d'impôt.Cela exige rait évidemment un* entent* federale-provinciale.Ce mémoire montréalais ap porte une contribution importante à l'enquête aur la fiscalité.Il souligne les besoins Impérieux de la grande ville : quel que soit le sort des proposition* formulées, il est bien évident que la fiscalité provinciale doit faire une place à part à la métropole, et lui as surer des revenus à la mesure de son rôle exceptionnel et unique f.S.Las Sikhs Des tribu* de l’arrière-pays, attardée* dans le fétichisme ou l'animisme, on parle rarement : cela fait tout de même 25 millions d'individus, dont le rôle dans la vie nationale est évidemment faible.Il en va autrement des autres minorités religieuses, dont l'existen ce ne saurait passer inaperçue.Si le pilote de votre Caravelle porte sous ses écouteur» un turban de couleur tendre, ce n'est pas affaire d'uniforme ou de goût, maie de culte ( est un Sikh, et comme tel il n'a le droit de couper ni les cheveux qu’il enserre dans cet exotique couvre-chef ni la barbe qui lui dévore le visage.On rencontre nombre de ses pareils dans l’armee.dans l'administration et plus encore au volant d'un taxi ou d’un autobus.Le fondateur de cette communauté.Nanak, vivait U y a quatre siècle*.Il entreprit de donner à Thindouisme.pour mieux résister à l'islam, une structure théocratique et militaire inopirée de celui-ci.Ses disciples, qui sont quelque fl millions, professent aujourd’hui un atrict monothéisme et méditent sur leur livre saint.Ua te sont copieusement battus dans le passé contra puis pour le* Anglais.Solidement groupés autour de leur Gourou, ils cherchèrent au moment de l’indépendance de ITnde à constituer un Etat séparé; certains n’y ont pas renonce.Mais leur dynamisme, asser rare sous ces climats, leurs aptitudes, la nette conscience de leur supériorité, leur assurent une place fort enviable.La* pârsii at lat jalnistaa Cette jeune femme au français chantant et très acceptable qui vient de nous montrer dans les flancs de l’île d'Elephanta le Mahéçamourti, saisissante effigie d'un Civa tricéphale à la fois créateur, conservateur et destructeur, cl qui raconte ses voyages en Europe, en Amérique, ses études très poussées de irmsique occidentale et indienne jette un coup d’oeil familier sur les vautours qui décrivent des cercles au-dessus des kapoks et des flamboyants."Ils me mangeront un jour.” nous dit elle le plus tranquillement du monde.C'est une parsie, en effet, comme M.Tata, le Schneider indien, et comme cent mille autres privilégiés de la culture et de la fortune.Leurs ancêtres, adorateurs du feu et disciples de Zoroastre, furent expulsés de Perse jadis au moment de la conquête musulmane.Au lieu de porter en terre leurs morts, ils les disposent sur des claies, les abandonnent aux rapaces dan.?les “tours du silence" de Bombay.A la réflexion, cette per* pectiv* n'est pas plu* effrayante que celle d'être de vore par les vers.Elle n'affecte pas en tout cas l'humeur enjouée de ces hommes d'af faires et de ce* intellectuels vifs et raffinés qui habitent d'élégantes villas à l’écart des soucis de l’Indien moyen.Ls adorateurs de Kâli se maculent, dans leurs transes, du sang des chèvres qu'il* immolent à leur sinistre déesse Mais le» jaïnistes.qui sont fl millions, poussent le respect de la non-violence jusqu'à se mettre parfois un mouchoir devant la bouche de peur de croquer quelque moucheron.11?font bon ménage avec les Hindous, leurs dieux étant cousin* de ceux du panthéon brahmanlste.Quant aux bond-dhiatea.en dépit de conversion* récente* d'intouchable?, il* ne sont pas plu* de 200.000 sur cette terre qui vit naître Çakya-Mouni, 1* premier Boud dha Le* chrétien* .A l'aérodrome de Tnchi nopoli une animation insolite règne à l'arrivée de l'avion quotidien de Madurai, le grand lieu de pèlerinage de l'Inde méridionale, ou les quatre tour*, ou gopurahs, du temple de la déesse Minachi dressent dans le ciel aux quatre points cardinaux un incroyable amoncellement de dieux, d'humains et d'animaux fraîche ment barbouillés de toute» les couleur* du spectre.Une centaine de fillette* aont là.vêtues de robes blan- che* à l'européenne.Au milieu d’elles, deux bonnes soeurs toutes noires, hautes comme trois pommes.L’Eglise romaine a plus d'unité que certains ne veulent bien le dire.Ces nonnettes indiennes, qui n'ont jamais été plus loin que Ma (iras, jacassent et s'excitent pour raconter dan* leur anglais sautillant la dernière visite de Monseigneur exactement comme le feraient de petites religieuses de chez nous Elles animent une des écoles catholiques de la région Aujourd'hui.c'est jour d'excursion.comme a Romorantin ou à Confolens.Ces gamines au ront fait environ 5 kilomètres à pied sur la latérite en feu pour aller voir se poser un pe tit avion et deux ou trois personnages officiels en descendre.la traditionnelle guirlande de fleurs orange autour du cour, les mains jointes, pour saluer à hauteur du visage.Des écoles catholiques, il y en a à profusion dans le Sud depuis saint François-Xavier-el c'est en grande partie grâce a elles que l'Etat voisin du Kérala a la plus forte proportion d'alphaoétiséa de toute l'Inde : 40%.Ce qui explique par parenthèse que 1# communisme ait trouvé là sa plui large audience.Appartenant à des familles converties depuis des siècle» et bien souvent intouchables, les catholiques, qui sont 4 ou 3 millions, ont leurs propres quartiers d’habitation.En dépit de l'extrême modestie de leurs conditions de vie, ils sont volontiers assez condescendants à l’egard des hindous.Ce n'est pas ainsi que le syncrétisme brahmanlste serait dispo- se à faire sa place au christianisme.II voudrait pouvoir choisir parmi ses enseigne- ments.comme le faisait Gandhi.tel ou tel qui lui convienne particulièrement.Aussi l’acti- vité des missionnaires étran gers est-elle ouvertement freinée.Les Anglais, durant 1a période de leur domination, n'ont guere cherché à convertir les Indiens à leur religion.Les églises anglicanes, presbytériennes ou méthodistes que l’on voit un peu partout, copie exacte de celles qui se dressent dans n’imporle quelle bourgade du Royaume-Uni.ont été surtout construites pour les ressortissants de Sa Majesté.Environ 3 millions de citoyens de la République, dont beaucoup appartiennent à des tribus telles que les No-gas.qui ont toujours résisté à l'hindouisme, les fréquentent aujourd'hui.On trouve aussi parmi eux 200.000 ou 300.000 Anglo-Indiens, métis dont la condition, dan* cette société étroitement cloisonnée, n'est pas particulièrement enviable.Le* musulmans Mais l’Islam à lui seul soulève plus de problèmes que toutes les autres religions non hindoues réunie*.Pendant trois siècles il a régné sur cette terre, la couvrant des monuments de sa gloire et de sa foi.Dans un pays qui disperse aux quatre vents les cendres de se?morts il a multiplié les tombeaux et les mausolées, dont ce Taj Mahal qui symbolise sur les affiches touristiques la splendeur de ITnde.Il a bâti sur les hauteurs d'immenses fort* de grès rouge, fastueux assemblage au-dessus de?fossés où se déroulaient jadis les combats d'éléphant*, de palais, de cours et de mns quées de marbre aux mosaïques enchâssées de pierre* pré cieuses, oeuvre» ae maîtres italiens et persans qui ont fait assaut de raffinement avec l aide d'une main-d'oeuvre anonyme et inépuisable Beaucoup d'indiens se con vertirent à la religion de l'envahisseur; le* uns parce qu'ils y furent forcé*, les autre*.Bien plus nombreux, parce qu’ils y voyaient un moyen d'échapper à leur condition d'intouchables ou d’accéder à des postes importants.Des régions, de* professions entière», passèrent à l’islam En dépit des efforts de synthèse de l’empereur Akbar, en dépit de la présence de la fleur de lotus hindoue sur bien des édifice* mahométans, le fossé *e creusa rapidement entre le* deux grandes confessions na tionale*.les disciples du Prophète, conscient» de détenir la Le massacre .Monsieur le Rédacteur, Je dois avouer que j‘ai été quelque peu étonné du ton de Larticie “massacre”, de M.Antoine Bernard dans "Le Devoir” du 22 mai.concer nam mon reportage sur le* Acadiens, publié le tf mai dan* la •‘Gazette.'’ Mon reportage avait pour but de révéler au public les positions et l'attitude générale des Acadiens d aujourd'hui; ce n etait pas une élude hislo, rique.Je ne me pose pas en historien.J’ai essayé de ré ?umer.d'après plusieurs publications et en quelques centaines de mots, le passé des Acadiens, y compris le grand dérangement, simplement pour suggérer un contexte aux modalités de la pensee acadienne de nos jours.M.Bernard parle avec une telle autorité du ‘massacre ' de Grand-Pré qu'à le lire, j'ai eu l'impression qu'il avait vu l'événement.Je concède que je n'ai pas "couvert" le combat ou l'affaire de Grand-Pré, comme il préfère l'appeler.En fait, et M.Bernard m'a cité textuellement, je n'ai écrit que ces trois lignes ; "A massacre of 150 British soldiers in the Acadian village of Grand-Pré heightened feeling ajjainst them (the Acadian»).’ C'est tout.Je n'ai pas dit que les Acadiens avaient été responsables du massacre.J'ai écrit en quelques mots ce que mes recherches m'autorisaient à déclarer.M.Bernard élabore une longue explication pour détruire cette citation.C'est son droit et je ne le lui reproche pas.Cependant, lorsque M.Bernard se permet d'utiliser ce fait” pour montrer que je fais partie d'une prétendue conspiration des anglophones qui viserait à minimiser l ex-pulsion des Acadiens, il se pêend des libertés qui sont non seulement injustes, mai* purement et simplement bigo- de Grànd-Vré tes.Assurément, toute personne equitable verrait que j ai’jj envlsâgé ce reportage dune'’ façon parfaitement sympathique à l’égard des Acadiens.é * Je citerai seulement deux -faits à l'appui de mon affir^m malion ; premièrement.,.uv ; .seances (le la Commission^» royale sur le biculturalisme .et le bilinguisme à Monctonju.la Presse Canadienne" a:' ecrii - el “Le Devoir" et • La Presse." cuire autres, ont.reproduit tel article - "il.semble que le reportage de.,.Bill Bantey.publie samedi dans la "Gazette" de Mont- ,, real «t portant sur le?Acadiens .ait eu un accueil chaleureux chez certains membres de la commission qui en ont pris connaissance : et, deuxièmement, je cite une lettre d'un personnage très haut placé dans U- gouvernement du .Nouveau Brunswick, dont ' je tais le nom parce que sa lettre m’était adressée personnellement ; "J ai lu avec beaucoup d’intérêt votre ex-ccileni reportage sur le fait français au Nouveau-Bruns- '' wick et je tiens à vous féliciter pour l’objectivité de votre reportage Je n’y trouve rien à redire il est complet et présente bien l'effort qui se lait ici,” etc.Mon reportage prenait 12 colonnes du journal et, contrairement à M.Bernard, je ne prétends pas posséder le don d'infaillibilité.L'une de* erreurs que je reconnais volontiers est celle de la date de la déportation : par une faute de frappe, j’ai inscrit 1775 au lieu de 1755.Je regrette cet incident et je m'en excuse.Mais M.Bernard n’acceptera probablement pas cette explication à moins que je ne me promène en robe de bure pour faire amende honorable Dan?son esprit, apparemment, il vaut mieux assumer ipso facto, que l'on a dea intentions malveillantes.Bill BANTBY Madagascar vous parle £} - Tout récemment émeutes sanglante» se sont produites non seulement à Calcutta, métropole mondiale de la misère, mais à Jamshedpur, capitale de l’empire industriel des Tata, qui s'enorgueillit à juste titre de payer à ses ouvriers les plus hauts salaires de ITnde et de leur assurer des conditions d'existence relativement décentes.Que les Britanniques y aient vu un moyen de maintenir leur influence après lesir départ, comme on le dit volontiers à New-Delhi, ou qu'elle ait eu pour but d'empêcher une guer re civile généralisée, la partition de l’ancien empire des In des en ÜM7 devait fatalement entretenir l'instabilité.Des flots de propagande hostile sont déversés par le?deux Etats successeurs, et il est fatal que.sur le territoire de chacun d'eux, les minorité?— il y a 10 mil lions d'Hindous au Pakistan — soient attirées vers l'autre comme vers une terre promise.Le gouvernement de New-Delhi a expulsé nombre de musulmans affirmant, ce que le Pakistan conteste, qu il s'agissait d' “infiltrés" clandestins, tandis que du Pakistan arrivaient des milliers de malheureux.Inutile de dire qu’ils ne trouvent ni travail ni logement et qu'ils ne font que grossir la masse des ilotes entassés aux portes des grandes villes.Dans une Inde unique les musulmans auraient peut-être trouvé pki?facilement leur place Aujourd'hui ils ne se sentent pas toujours à l'aise entre une majorité qui ne s'ouvre guère et un Etat voisin, incarnation de l’Inde islamique, tout prêt à traiter de Quislings ceux qui acceptent de se mettre au service de ITnde laïque On veut espérer qu'entre ces deux pays, entre lesquels des familles entières sont écartelées, interviendra un jour un règlement plus satisfaisant que celui qui maintient un état de guerre froide, interpose entre les deux mor ceaux du Pakistan l’immense territoire de l'Union indienne, rejette à l'est du Pakistan-Oriental un morceau de ITnde ¦ l'Assam du thé et du pétrole, où l'on ne peut accéder que par un étroit couloir le long de l’Himalaya, et laisse enfin subsister entre eux la pomme de discorde du Cachemire, problème no 1 de la politique étrangère indienne (Le Monde) Prochain artiela ; LES MAL-AIMES Mes bien chers amis.Le 26 avril dernier, la mission trinitaire canadienne à Madagascar a vécu des jours heureux et bénis de Dieu.En effet, après huit mois dé travail acharné, on fit l'inauguration et la bénédiction de leur nouvelle église.Cette mission est confiée aux pères trinitaires canadiens depuis trois ans et demi, et grâce aux généreux bienfaiteurs, pa rents et amis, elle a pu se de velopper et progresser.Après avoir construit une maison résidence pour les pères, un agrandissement d'école pour les Malgaches, cette année, les chrétiens venant de plu?en plus nombreux, on sollicita l'aide des bienfaiteurs ca nadiens pour construire ce temple dédié à Notre-Dame de l'Assomption.Nombreuses lurent les réponses, et combien les missionnaires de Maintirano remercient ees généreux donateurs qui leur ont permis de réaliser ce nouveau temple de style moderne, tropical, adapté, aéré, tenant compte de la grande chaleur de la côte-ouest de Madagascar où habitent les pères trinitaires.Ce poste missionnaire devient maintenant un grand centre, avec une préfecture civile, un grand hôpital, deux médecins, et la mission catholique qui prend de l avant pour le progrès intellectuel, moral et so cial des gens.Au point de vue conversions, il y a encore beaucoup à faire 26,600 âmes sur une superficie de 5 mille milles carrés, et les chrétiens sont à des distances comme Montréal-Sherbrooke, pour un seul poste missionnaire Actuellement, on compte à peu près 1,800 baptisés, et le reste est encore païen.En développant le centre où résident les peres, la mission catholique a implanté solidement la religion, par une école de garçons qui augmente chaque année et qui atteint même le cours supérieur, ce qui est très rare pour toute fa région; une école de filles avec (les religieuses trinitaires, qui prépare aux premiers examens officiels de l'administration, et cette année, en plus, un cour?ménager pour préparer les jeunes filles à fonder un foyer avec un bagage suffi sant de connaissances pratique.?, en art culinaire, en couture, en puériculture, etc.Et aussi un cour?supérieur pour garçons, afin d'éïcver le plus possible le niveau intellectuel de la race sakalave confiée aux pères trinitaires.Ce développement atteint presque son apogée cette année, avec la construction très originale de l'église.Grâce aux bienfaiteurs, qui trouve ront ici dans ce rapport, UN REMERCIEMENT BIEN S1N ( ERE.et UNE MARQUE DE RECONNAISSANCE VERITA-B1JC pour la compréhension qu’ils ont manifestée à l'occasion de cette construction d'église en brousse missionnaire.I^ur aide a été bien LE DEVOIR roHDR PAR RKNRI BOI RA*» % LC 1* JAXY1KK ÇUud* RT AN »nrtré LA rît FIND FW Directeur Rédacteur en chef Rédacteur en rhef adjoint : Paul SALRIOL Directeur de l'information t Michel ROY Trésorier : Arthur I.EFEBVRK 4le f- Le syndicat des journalistes de la ville de Québec s^lève centre certaines accusations j.«**« iournillite» d« la villa de Québec > elève, dent une déclaration publiée hier, contre de* affirmation» faite* au cour» du colloque de l'ICEA tur l information, affirmation* relative* è la prétendu* tendon qui existerait entre journalittet et employeurs.Dan* cette declaration le* journalistes de Québec n'identifient pa* l'auteur des affirmation* contre lesquelle* il* s'élèvent avec vi- aiS1* d*,5 A f ' M»rci»r, gérant général de.quo tidien* quebeco t "Le Soleil" et "L'Evénement-Journal", qui Sîlt.'C''ï,a,,rs*U “!lo1qu?•‘.‘•on» propo* ont été résumés dan* Le Devoir de lundi.Voici les principaux extraits de Québec ¦*,,°n dU *ynd'e,t d*‘ i«urnali*tes de Sa ville de "1“ syndicat des journalistes de Québec Inc., par l'intermédiaire de son bureau de direction, tient à rectifier certaines affirmations faites lors du colloque de l'ICEA tenu au Mont-Gabriel en fin de semaine derniere et portant sur l’information.Le S.J.Q.s'élève en particulier contre l'affirmation suivant laquelle “l'état de tension qui existe entre les journalistes eux-mémes et entre les journalistes et leurs employeurs ne permet pas au propriétaire, éditeur ou directeur d'un journal de réaliser son objectif, qui est de veiller à ce que le public soit bien informé et que le journaliste .acquitte de sa tache dans cette optique.” "En ce qui a trait aux tensions entre les journalistes eux-mémes.cela tient beaucoup plus de la fiction que de 1a réalité.Six syndicats de journalistes viennent de se lier et de former l'alliance canadienne des syndicats de journalistes (ACSJ).Si tension il y a, c’est plutôt vers quelque chose que contre quelque chose."En ce qui a trait aux tensions entre les journalistes syndiqués et les journalistes des cadres, disons que celles-ci sont presque fatales étant donné que les seconds sont trop souvent obligés d’exécuter des ordres que professionnellement ils réprouvent.Il n’y a à vrai dire aucune scission entre les journalistes.Tout au plus y a-t-il des divergences d’opinions.El les journalistes ont toujours eu la décence et le bon goût de s'expliquer en public et de laver leur linge sale dévant leurs pairs, d’autant plus que les propriétaires de journaux et les journalistes à leur emploi n ont jamais eu l’occasion de s'entendre sur une philosophie commune de la profession.“Quant aux tensions entre les journalistes et leurs employeurs, la personne qui a fait certaines déclarations au Mont-Gabriel était tout particulièrement bien placée pour en parler.La personne en question a toujours considéré le syndicalisme chez les journalistes comme un mal nécessaire qu'il faut supporter sinon avec patience du moins avec résignation.La plupart des revendications du SJQ ont été considérées par lui comme des atteintes au principe sacré de l’autorité .FORMATION PROFESSIONNELLE “D’autre part, il est aisé de se plaindre de la formation professionnelle des journalistes quand on fait peu pour l'aider.Concevoir d’ailleurs la formation professionnelle comme une responsabilité unilatérale constitue une erreur d'optique préjudiciable aussi bien aux journaux qu'aux journalistes.Qu’il suffise de souligner ici le cas d’un journaliste, dont les patrons n’ont pas voulu reconnaître comme année d'expérience, celle qu’il avait passée dans une école française de journalisme.Rappelons ici certains faits qui peuvent éclairer la question et la faire appréhender sous un jour nouveau.D’une part, les syndicats ne sont pas consultés lors de l’engagement du personnel des salles de rédaction des journaux.Ceci est vrai tout particulièrement pour le SJQ de sorte que le syndicat lui-même ne peut juger de la culture des candidats non plus que de leur formation proprement professionnelle.D'autre part, les salaires offerts aux débutants dans certaines salles de rédaction en écartent automatiquement les diplômés d'universités, peu intéressés à recevoir $45.00, $55.00 ou $65.00 par semaine.Les journalistes eux-mémes sont les premiers à reconnaître leurs déficiences.Il suffit d'avoir assisté aux deux derniers congrès de l’UCJLF et à la rencontre organisée par l’ACSJ pour s'en rendre compte.Avant que de pratiquer l'hétérocritique, ils se livrent à leur autocritique.Le colloque du Mont-Gabriel est une nouvelle preuve.Mais la solution de ce problème ne pourra se faire sans la collaboration de tous les intéressés, i.e.propriétaires de journaux, syndicats de journalistes ACSJ et UCJLF.Ce n'est qu’à cette condition que l’on pourra essayer de régler adéquatement le problème.Il ne sert à rien de blâmer uniquement les journalistes et de les accabler de tous les péchés de l’information.Si un propriétaire de journal croit que les tensions entre journalistes et employeurs l’empêchent de remplir son rôle d’informateur, les journalistes eux-mémes peuvent tout simplement répondre que ces tensions proviennent surtout du côté patronal, d’une méconnaissance fondamentale des exigences du métier de journaliste.Il faut en dernier ressort que dans une salle de rédaction quelqu’un décide de la politique à suivre.Mais on doit s'attendre également à ce que ces décisions tiennent compte des impératifs de la profession et non simplement des besoins administratifs ou commerciaux.Le journaliste est autre chose qu’un robot ou une machine Dans la mesure où il pratique son métier dans des conditions humaines de travail, dans la même mesure il se dévouera sans compter pour l’entreprise qui l’emploie.CONSEIL DE PRESSE Le Syndicat des journalistes de Québec voit d’un bon oeil la création d’une agence de nouvelles proprement cana-dienne-française afin de remplacer le service français de la Presse canadienne, à la condition que tous les informateurs, qu'il s'agisse de radio, de télévision, de journaux, y participent.En outre, le SJQ n’a aucune objection à la création d’un conseil de la presse pourvu que ce conseil ait une fonction et des prérogatives bien déterminées.Peut-être ce conseil pourait-il finalement devenir un pont entre les journalistes et les propriétaires de journaux et poser les jalons d'une collaboration efficace et intelligente.LE SYNDICAT DES JOURNALISTES DE QUEBEC INC.M® im Complets sur mesures Si vous avez le souci de mettre votre personnalité en valeur nous vous recommandons un complet taillé et fabriqué tout exprès pour vous par le* experts de Society Brand.Leur style et leur coupe possèdent cette touche magique qui confère un cachet de distinction unique.Voyez dès maintenant notre assortiment de tissus exclusifs.H.PREVOST Liée Louis Robichaud: le moment est venu pour le Québec d’assumer ses responsabilités vis-à-vis des minorités Radio-Canada mobilisera pour les fêtes du centenaire en '67 CHARLOTTETOWN.— Le président de la Société Radio-Canada.M.Alphonse Ouimet, a déclaré hier que la radio d’Etat se propose de fournir au point de vue programmation le plus grand effort de son histoire en prévision des fêtes du centenaire de 1967.“Cet effort sans précédent fera appel à tous nos moyens, à tout notre personnel et à tous nos talents créatifs”, a dit M.Ouimet, qui a pris la parole devant le comité du centenaire de la Confédération.D’ici 1967, Radio-Canada se propose une série de programmes spéciaux tant à la radio qu’à la télévision sur une variété de sujets comme par exemple les grands fleuves canadiens, les guerres, les Pères de la Confédération, chacune des dix provinces, les coureurs des bois et les explorateurs et le rôle des Canadiens dans les affaires internationales.Au cours de l’année du centenaire elle-même, il y aura une “activité considérable” en ce qui a trait au reportage des événements qui se dérouleront à travers tout le pays.Bonne entente On s'efforcera tout au cours de ces programmes de favoriser un rapprochement entre Canadiens d'ex- pression anglaise et ceux de langue française afin que les deux groupes ethniques se connaissent mieux mutuellement.“C'est mon opinion personnelle que le grand degré d'intercommunications et d’échanges interculturels entre les Canadiens fran-çais et les Canadiens anglais engendrés par les fêtes du centenaire à l’heure actuelle et tout au cours des trois prochaines années peuvent être le début d’un procédé qui pourrait rétrécir de façon ^substantielle le fossé qui sépare actuellement les deux groupes ethniques”, a dit le président de la société de la couronne.“Au fur et à mesure que nous apprendrons à nous mieux connaître, nous nous mettrons peut-être à réfléchir et à agir davantage comme des Canadiens, que nous vivions au delà des montagnes Rocheuses, en Colombie - Britannique, ou dans la province de Terre-Neuve aux côtes rocailleuses.ou dans n’importe quelle région entre ces deux extrémités.“A mesure qu’ils apprendront à se mieux connaître.je crois que Jean et John réaliseront que leurs soupçons sont mal fondés, que leurs craintes se sont dissipées, que leurs préju-jés sont injustifiables”.SAINT-JEAN, N.-B.— Le premier ministre Louis J.Robichaud du Nouveau-Brunswick a déclaré mardi soir qu’:i n’etait pas toujours d’accord avec les revendications du Québec mais que chacune des victoires du gouvernement québécois sur la question de l’autonomie "était une victoire pour chacune des autres provinces canadiennes”.“Le Québec, a dit M.Robichaud.a mis au point des systèmes éducationnel, culture! et politique tels qu’il a repris confiance en lui-même et peut, jusqu’à un certain point, se suffire à lui-même."Cette nouvelle vitalité a donné au Québec un nouveau rôle.Le temps est maintenant venu pour lui, plus que jamais, d’assumer ses responsabilités de protecteur bienveillant à l’endroit des minorités francophones dans les autres provinces." M.Robichaud a déclaré que le respect mutuel et la confiance basée sur la compréhension doivent remplacer la crainte et l’ignorance qui existent entre les deux grandes cultures du Canada si l’on veut soulager la tension qui pèse sur la Confédération.Qette nouvelle attitude envers l’autre grande culture “doit provenir d’un désir des deux parties de se comprendre mieux mutuellement sans nécessairement faire surgir le spectre de l’assimilation”.Lors du souper annuel de la Société d’histoire du Nouveau-Brunswick.le premier ministre a déclaré qu’il préférait le terme "harmonie” plutôt que celui d”'unité” dans les discussions sur les deux cultures, parce que le mot unité “sentait l’assimilation et.avait été interprété dans ce sens par les Canadiens français”.Le bilinguisme et le biculturalisme sont deux termes peu compris, qui peuvent constituer la pierre d’aeboppement sur la voie qui conduit à l’association nationale.’’Quelques-uns voient dans ces mots une menace.que chacun sera forcé d apprendre le français ou l’anglais, suivant le cas Ces mots signifient l’avancement des deux cultures, une plus grande facilité de communication entre les deux partenaires.“Nous avons vécu dans un isolement complet, nous occupant de nos affaires et nous ignorant généralement, l’un et l’autre, chaque fois qu il était possible de le faire, une autre manifestation de la crainte provenant de l’ignorance profonde que noua avons l’un de l’autre.” Heureusement que des modérés montrent un peu partout leur volonté d apprendre, a continué le premier ministre Plusieurs analysent leurs problèmes devant la Commission rovale d enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme., “Cette expérience nationale aura ses effets, meme si c« n'est d'avoir donné à tous les citoyens l'occasion de se faire entendre.Problème ne se confine pas au Québec, a-t-il affirmé.¦Les Canadiens de langue française, qu’ils soient de Québec du Nouveau-Brunswick, de l’Ontario, du Manitoba ou d'autre* parties du Canada, demandent simplement à être traités comma des partenaires égaux.” “Il n’y a pas de doute que 1a survivance du Canada français, le maintien de ses traditions, le développement de sa culture soient liés à la survivance du Canada entier ” Robichaud nie qu’il soit bientôt nommé à la Cour suprême du Nouveau - Brunswick FREDERICTON.— Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, M.Louis-J.Robichaud, a nié catégoriquement une information publiée par Le Devoir, voulant qu’il soit bientôt nommé à la Cour suprême de sa province.M.Robichaud a qualifié de “sans fondement” l’article du Devoir dans lequel on déclarait aussi que le juge Enoil Michaud serait le prochain lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick.Signalant d'autres inexactitudes du même article, le premier ministre a signalé que la nomination à la Cour suprême ne relève pas du ministre de la justice, M Guy Favreau, mais du premier ministre du Canada; il a remporté la vic- toire aux élections générale.* du 27 juin 1960 et non le 12 juillet; M.Robichaud est âgé de 38 ans et non de 39 comme le dit Le Devoir.L'article en question a paru dans Le Devon, dans sa livraison du jeudi 21 mai.Nouvelles de la Législature par Marcel THIVIERGE QUEBEC.— Lors de l'étude des crédits du procureur général.à l'Assemblée législative, M Daniel Johnson, chel de l’opposition, a préconisé pour le Québec une réforme complète de l’administration de la justice axée sur les quatre points suivants : 1— En coopération avec le barreau, institution dans tous les districts d’un système d’assistance judiciaire, de façon que tous les citoyens, pauvres comme riches, soient vraiment égaux devant la loi et la justice.Le barreau, de sa propre initiative, a déjà institué un début d’assistance judiciaire dans certains districts, com-m>.Québec, Montréal et ailleurs.Ce système devrait être complété à l’aide de subventions statutaires et étendu à toute la province.2— Nomination d’un procureur général choisi hors des rangs de la politique, qui n’aurait donc pas besoin d’être élu député, qui serait responsable de la nomination des procureurs de la couronne et qui surveillerait la marche de l’appareil judiciaire.3— Choix des juges, non plus à titre de récompense pour services rendus à un parti, mais à cause de leur compétence et de préférence parmi les greffiers, les protonotaires.les régistrateurs, les adjoints, les procureurs de la couronne et autres diplômés ayant fait carrière dans le fonctionnarisme judiciaire après s’être préparés spécialement pour ces tâches.4— Nomination d’un protecteur du peuple, ou ombudsman.qui, avec ses adjoints, aurait pour tâche de recevoir les plaintes des citoyens qui ont des raisons de se croire lésés par l’administration de la justice ou par les actes de l'Eltat ou de l’une quelconque de ses innombrables commissions ou régies, de faire enquête dans chaque cas et d’intenter au besoin des poursuites, même contre les membres du gouvernement, pour faire droit aux griefs légitimes.* * * QUEBEC — Le gouvernement fédéral n’a pas consulté le Québec au sujet du projet de drapeau canadien et de l’hymne national.A une question du chef de l’opposition, M.Jean Lesage a expliqué, hier, qu'il avait eu une conversation confidentielle avec un haut fonctionnaire du bureau du premier ministre Pearson sur un des projets de drapeau.“Il s'agissait d'une conversation personnelle et confidentielle” a-t-il ajouté.M.Johnson : “Il n’y a pas eu de consultations officielles ?Evidemment, ce sont celles-là qui m’intéressent et qui intéressent la Chambre”.M.Lesage : "Non.pas plus que je ne crois que M Diefenbaker ait consulté le chef de l'opposition sur l’attitude qu'il a l’intention de prendre à ce sujet".M.Johnson : “A l’ère du fédéralisme coopératif on pouvait s'attendre à des consultations préalables et non pas après, comme malheureusement on nous a habitués depuis trop longtemps”.M.Lesage : “J’ai dit tout ce que j’avais à dire sur ie sujet et je suis satisfait de la conversation personnelle et confidentielle que j'ai eue".QUEBEC — “Si un complexe sidérurgique n’est pas mis en branle d'ici quelques mois dans le Québec, vous avez devant vous un homme qui aura perdu ; je ne sais combien de centaines ! et peut-être de milliers d’heu- j res à l’étude du problème et à i sa solution”.C’est la réponse qu'a faite, ! hier, le premier ministre à l'op- ; position qui le harcelait de questions concernant l’établis- ; sement éventuel d'une aciérie dans la province.Le député de Trois-Rivières a tenté de faire préciser par M.i Lesage si ie complexe sidérur- I gique s’établira à Bécancour ou ailleurs.Le premier ministre a répété ce qu'il avait dit, la veille, en déclarant que le cabinet n'avait pris aucune décision définitive à ce sujet "Il serait contre l'intérêt public, a-t-il ajouté, que je dise quoi que ce soit sur le sujet à ce moment-ci, parce que cela pourrait causer dans divers domaines une poussée de spéculation”.406 est, Ste-Catherlne — angle St-Denis 288-6153 L’ETIQL’ETTE IDENTIFIE t,E PRODUIT AUTHENTIQUE ASSURANCE AUTOMOBILE Nou» représentons 21 compagnies \ TAUX DE FLOTTE POUR } ) ETUDIANTS UNIVERS!-) TAIRES \ L-M.DÉS IL ETS ASSURANCES Montréal ¦ UN.1-539S St-Hilair* t FO.7-5636 Québec: LA.4-7533 *110?AL-KOUSSIUO# Le Trombion d'Argent • 2 représentations chaque soir sauf !• dimanch* GAETANE LETOURNEAU DINER D'AFFAIRES à partir d* $1.50 STATIONNEMENT FACILE en arrière de l'hôtel dans la rue PROVIDENCE ENTRE BERRI ET ST-HI'BERT par D& Montijtny ou | Ontario.16 10 ST-NUBERT An nord de De Monttgny prèe du terminus de 1 a Provincial Transport.RÉSERVATIONS: 849-3214 LE MAGASIN DE MUSIQUE LE PLUS COMPLET AU CANADA MALGRE LES TRAVAUX DU METRO COIN STE-CATHERINE ET BERRI “Je vais.” Je cours”.“J'achèterai” chez ARCHAMBAULT ! OÙ L'ON OFFRE, D'ICI LE 30 MAI, 20% D’ESCOMPTE SUR TOUS LES DISQUES EN STOCK maTgp ë tout 1 Malgrp A SUR DISQUES "PASTORALE ET MUSIQUE" PM 30007—LE PAUVRE SOUS L’tSCA-LIER.Henri Ghéon, Troupe du T.N.P.Direct.Georges Wilson PM 30105—VINCENT DE PAUL.De la Sainteté à la Charité, avec la Comédie Française .PM 25052—SAINTE LUMIERE, de Robert Joseph.L'eau vive coulera — Je chante — Je chanterai pour Dieu — Seigneur ayez pitié de nous, etc.PM 25044—CHANTS ET DANSES DE FINLANDE.PM 25043—CHANTS ET DANSES DE LA HONGRIE.PM 25030-31—ECOLE CHRETIENNE ET UNITE DE L’HOMME Conference par le R.P.Ader, a.j.(2 disques) .Reg.SPECIAL 55.95 $4.76 $5.95 S4.76 54.95 S3.96 $4.95 S3.96 $4.95 S3.96 $9.90 S7.92 SUR DISQUES "JERICHO" JER-50—LE CHRIST DANS LA CHANSON POPULAIRE.Denise Benoit, soprano — J.C.Benoit, baryton — Jean Cussac, basse .JER-20—L’AVENIR DE L EGUSE Conférence des Intellectuels catholiques, R.P.Yves Congar.JER 18—L’ATHEISME.R.P.Pierre-André Liegé, o.p.— Tentation du monde — Réveil du chrétien.JER-16—LE CONCILE.Printemps de l’Eglise.S.E.le Cardinal Feltin — JER-15—L'EGLISE.UNE, SAINTE, CATHOLIQUE, APOSTOLIQUE A L’HEURE DU CONCILE, R.P.Reg, SPECIAL *5.95 S4.76 $5.95 S4.76 S5.95 S4.78 $5.95 S4.78 $5.95 S4.76 il Plano "HAMIL10N" Construit de matériaux choisis pour leur durabilité, voici le piano idéal pour les institutions d'enseignement, les conservatoires et les studios d'enregistrement.Le style, quoique sobre, a son élégance.Cet instrument possède la sonorité de tous les pianos Baldwin puisqu’il est de fabrication Baldwin.GARANTIE DE 10 ANS.Fini noyer.(Autres finis disponibles: ébène, acajou et chêne pâle ou foncé).Prix régulier j $1,450.00 SPECIAL; H100 00 (Banc en plus) LIVRAISON SUR PAIEMENT DE LA TAXE DE VENTE — JUSQU'A 36 MOIS POUR PAYER LE SOLDE Stationne m«nf municipal an faca rua Sta-Catharina at ê côté rua Barri r/#Cà La maison da conftanca établia an lia* S00 EST, STE-CATHERINE • 049-6201 • 2140 DE LA MONTAGNE • 145-6202 Magasin* ouvert* le* jeudi* et vendredi* loin jutqu’é 9 heure* S tati «marnant fratuit au "Piyaen Mole Parking", 144S da la Montagna LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI 28 MAI 1964 théâtre musique cinéma variétés L'annâe de l'Orchestre symphonique de Montréal sera très remplie et colorée Les dirigeants de l’Orchea tre symphonique de Montreal viennent de dévoiler le programme de la sérié de con certs d'abonnement organisés pour la saison prochaine et qui auront tous lieu dans la tirande Salle de la Place des Arts.A l'intention des abonnés, le nombre des concerts est porte de douze concerts simples l’an dernier à quatorze concerts doubles cette année.Trois mille abonnés nouveaux pourront ainsi entendre le mercredi, niais à i échelle d'une salle immense, le concert du mardi.Comme d'autres series de concerts sont également prevues, l'OSM devient ainsi eete année une véritable institution permanente fonctionnant a plein temps cl a plein rendement, A titre de directeur artisti que de l orchestre.Zubin Mehta dirigera sept des quatorze concerts doubles dont les premier et dernier de la sai son.Renforcé de choeurs et de solistes prestigieux, dont les Canadiens Pierrete Alarie.Maureen Forester Leopold Simoneau et ce qui pourrait bien etre la révélation da Tannée, le jeune mezzo Hu-guette Tourangeau, Torches tre inaugurera la saison avec la Neuvième de Beethoven et la terminera sur une oeuvre grandiose comme seul Gustav Maiher sait en concevoir, sa deuxième symphonie en ut mineur.Kntre ces deux monuments, Mehta nous reserve des oeuvres aussi diverses que le "Za-rathustra ' de Strauss, le "Sacre du Printemps’’ de Stravinski.la septième de Brock ner le concerto opus 42 de Schoenberg, avec le pianiste Alfred Brendel.et nombre de pages plus traditionnelles, tel le concerto en r# de Haydn avec le même pianiste.Parmi la galerie habituelle de grand» solistes internationaux, on relève les noms du violoniste russe Léonid Kogan, que quelques-uns mettent au-dessus d'Oistrak lui même, Robert Casadesus.Nathan VUIstein.et le violon'îUiste français Maurice G^ndron, he ritier spirituel de Casais, qui jouera le concerto en si mi neur de Dvorak avec Charles Munch au pupitre.C'est Chariss Munch encore, dont on cognait la predilec tion pour Montréal, qui re viendra diriger un concert de musique française au cours duquel le soprano américain Marilyn Horne chantera les “Nuits d'Kté" de Berlioz, sur des poemes de Théophile Gau tier, ainsi que le ''Gloria" de Poulenc, Relevons encore les noms de Daniel Barenboim, jeune pianiste israélien, du violoncelliste cingalais liohan de Saram, de même que ceux de deux grands chefs européens assez mal connus chez nous, le Belge André Vandernoot et le Viennois Hans Swarowsky.le propre maître de Zubtn Mehta et de Seiji Ozawa Voici le programme coin plet: 22 et 23 septembre — Chef d'orchestre : Zubin Mehta So listes Umpold Simoneau, Sa ra Endich.Huguette Tourangeau et John McCurdy, dan» ia Se Symphonie de Beethoven; « et 7 octobre — Chef d'orchestre ; Zubin Mehta.Soliste Leonid Kogan, violoniste.Concerto no X, en ré majeur i Paganini) et “Also sprach Zara-thustra" (Richard Strauss); 20 et 21 octobre — Chef d'orchestre Zubin Mehta.Soliste Daniel Barenboim, pianiste."Le Sacre du printemps" (Stravinsky) et Concerto no 2.en si bémol (Brahms): 3 et 4 novembre — Chef d'orchestre ; Seiji Ozawa.Soliste : Rohan de Saram.violoncelliste Symphonie no 3 (Ri-vier).Concerto en mi mineur ( FJgar'' et Symphonie no 2, en ré majeur (Brahms'; 17 et 18 novembre — Chef d'orchestre: Han* Svarowsky.Soliste Robert Casadesus.Symphonie “Mathis der Maler" (Hindemith.Concerto en re majeur K 337 1 Mozart > et Symphonie no 3 ("Héroïque ') (Beethoven) ; 1er et 2 décembre — Chef d’orchestre Vaclav Stnelacek."Ma Vlast ’ (Smetana); 19 et 20 janvier — Chef d'orchestre Zubin Metha.Soliste: Calvin Sieb, violoniste.Con certo (Walton), "Danses slaves" (Dvorak', (ter vol.) *t oeuvre canadienne: 2 et 3 février — Chef d'orchestre Zubin Metha.Soliste: Alfred Brendel, pianiste.Con- certo en re majeur (Haydn).Concerto op.42 i Schoenberg ), "La Mer" ( Debussy ) et oeuvre canadienne; 16 et 17 février — Chef d'orchestre .Zubin Mehta.Soliste: Nathan MUstein, violoniste.Concerto en ré majeur (Tchai-kowsky i et Symphonie no 7 ( Bruckner); 2 et 3 mars — Chef d'orchestre : André Valdernoot.Serenade no l (Brahms), suite du "Mandarin miraculeux" (Bartok et oeuvre canadienne: 16 et 17 mars — Chef d’orchestre Charles Munch.Soliste Maurice Gendron, violoncelliste.Suite de "Pelleas et Molisa'ide" (Fauré), Concerto en -i mineur (Dvorak) et Symphonie en si bémol (Chausson i; 30 et 31 mars — Chef d'orchestre Charles Munch.So.liste Marilyn Horne, soprano."Printemps" (Debussy), “Nuits d'etè" (Berlioz) et “Gloria" (Poulenc); 13 et *14 avril — Chef d'orchestre a être annoncé.Soliste : Andre Watts, pianiste.Concerto no 2 , en sol mineur (S’aint-Saëns); 27 et 28 avril — Chef d'orchestre : Zubin Mehta.Solistes Pierrette Alarie.soprano, et Maureen Forrester, contrai to.Symphonie no 2, en do mineur.avec soprano, contralto et choeur ("Resurrection”) (Mahler i.Omission C'est « notre collaborateur Gilles Potvin qu'il faut «ttribuer la critique intitulé "Deux concerts, trois ox-collonts interprètes", que nous publiions dans la livraison du "Devoir" d'hier.Henri-Bouresta et Lajeunesse — Tel.: 381-5329 Air climatisé — Stationnemant gratuit CINA LOILOBRICIOA "LA BEAUTE D'HIPPOLYTE " la mtilleure eomédia du nouvaau cinéma italien au marne programma : "LES MALFAITEURS" de Francisco Rovira-Bolota ("Los Toronto»”) DERNIER JOUR ; Maure Bolognini present* : “L Heritage de la chair" et "Le Bel Antonio a! I I I O ~fcrc Charcoal Çteah Cnty.Le petit Rt*tMirant de grande clanee" Présente SA DEGUSTATION DE VINS ET FROMAGES Vendredi la 29 mai à 8 hrs F M $6.00 du couvert Billets limites.Reservez maintenant Conférencier : DANIEL FARESE da la raakMB CIAHRIJX BOUSSION HKMBRE DES CLUBS GASTRONOMIQUES Les amis d'excoffier et le* Fines Fourchettes 1612 EST, FLEURY - TIL : Î87-0177 Vs'., | m v t "Vacances portugaises film du réalisateur bien connu.Pierre Kast, est à l'affiche de la salle Eisenstein de l'Elysée.Les vedettes de ce film sont Michèle Cirardon et Jacques Domol-Valcroze que nous apercevons sur notre photographie.orciire spectacle THÉÂTRE T éléséledion • Lung metray*, $ U heures.le Manteau, film d'Alberto Lattuada d'après Gogol, avec Renato Rascel.• Long métrage, a 1 heure.'es Malheurs de Sophie, avec Madeleine Roussel, Michel Au-clair et Marguerite Moreno • Aux Chefs-d'oeuvre de la musique, a la radio, a 3 heures.le (Quatuor no 8 en si be mol majeur, de Schubert, et le Quatuor pour guitare, violon.alton et violoncelle.d« Haynd • A Votre enfant.Madame, à 3h.30 Mme Marie Bourret parlera de la création artistique chez Tentant et le texte de Robert Hollier portera eur Berthe Morisot • A 8h.30.le jeu questionnai re Tous pour un sur le jazz, avec Henri Girard.• A la radio, a 8h 30, l'Orchestre des Petites Symphonies jouera la Symphonie no 91 en mi bémol, de Haydn.• \ 9 heures a la télévision.Rendez-vous Côte d'Azur avec Charles Aznavour.• A la radio, a 9h.30.recital d'orgue de l'abbé Antoine Bouchard en l'église de La Tuque.• \ 10 heures.Sur la corde raide, les aventures d'un agent secret, avec Mike Connors.• Ctncma.a 11 heures, pre sente le Suspect, avec Charles Laughton et F.lla Raines.THEAtRE ANJOU — •MonUrur M»«ur» ' — Tous las soin s 9 h., dim.Sh.to.THEATRE ITELIER DES SALTIM-BANqt.ES — ••PUr ' — Jeudi.Ten.et sam 1 Sh.JO Dim., th.JS.THEATRE DE LA PLACE — "La quadrillé” — Du m»r an sam., — S.h.J« — dim.7 b.JO — sam., mat.A 3 h.M.Ralat he la lundi.THEATRE Dt RIDE U' VERT (Stella) — “Un Otace” Tou» les soir» à Sh .10 — Dim- ïb.J» — 7b.30.THEATRE INTERNATIONAL DE MONTREAL (La Poudrière) — Le» parent* terribles" mer., jeudi.rend- et sam- à * b.40 t.JS - "La ears sane det esclave»" - 10 1» .1.75 .LM - 8.00.KENT — “Psyché 59” — 1.2» - ÏAS -5.2» - 7 2» - 9.2».LAVAL — “Prisonnier de ton amour” — 12.30 - J.10 - «.50 -10.00 — “Recours en grâce” — 1.55 J.09 - «.20.LOEWS — “The Pink Panther” — 10.25 - 12.1“ - 2.50 - 5.05 - 7.15 -9.25.MONKLAND — “A New Kind of Lo- ve" — 1.45 - 5.25 .9.35 — “Who's PLACE VtLLt been sleeplni in my Bed” — 3.35 - 7.50.ORPHEl W — "Boccaccio W — 30.00 • 12.40 - 3.20 - 0.00 - «.40 — PALACE — “From Russia with Love" — 10.00 .12.10 - 2.25 - 4.40 - 7.00 - 0.20.PARISIEN — “La difficulté d’etre adulte” — lo.oo - 11.55 - 1.50 -3.5» - 5.45 - 7.45 - 9.45.CINÉMA IHLNTS1C — -lahériUf» a professeurs devront organiser leurs services respectifs et participer à des travaux de recherches, en plus de dispenser leur enseignement.QUALITÉS REQUISES : Avoir une formation universitaire ou avoir fait des études jugées équivalentes par le jury responsable du concours ; avoir une expérience profes-sionelle d’au moins cinq ans ; être bilingue ; posséder les qualités personnelles appropriées à la fonction et jouir d'un état physique satisfaisant.S'inscrire au moyen de la formule "demande d emploi ne la Commission du Service Civil, 50 est.rue St Joseph, Québec ou 1454, de la Montagne, Montréal, et joindre à la formule “demande d'emploi" une lettre dans laquelle le candidat expose sa conception personnelle des tâches qu’il aunerad voir l’Ecole normàle lui confier Les inscriptions seront acceptées jusqu'au 5 juin 1964.Mentionner le concours numéro 64 - 769 re au contact des malades des hôpitaux universitaires et des étudiants.La France fait face à la tâche de moderniser ses hôpitaux.après une longue période de guerre et d’après-guerre qui forçait le pays à retarder des travaux même urgents.Il faut également moderniser les facultés.Le cinquième plan quinquennal prévoit que les hôpitaux s’orienteront vers les consultations externes, a l'avantage du malade et des finances du pays.Ainsi, sur un même campus, hôpitaux universitaires, facultés et polycliniques au service de toute la population surgiront dans les banlieues des grandes villes de France.Les laboratoires connaîtront ainsi un meilleur usage à la fois pour la clinique et l’enseignement.Il s'avère désormais impossible d’exercer le métier de mé-decin d’hôpital et de professeur.L’enseignement et la clinique, selon l’orientation nouvelle, accapareront les jeunes assistants, comme les vieux professeurs, dans les hôpitaux universitaires.Ils toucheront deux traitements, de l’Education nationale et de la Santé.Le Centre hospitalier et universitaire, à Créteil, 15 kilomètres de Paris, sera l exemple de la formule nouvelle.Elle prévoit l’enseignement des sciences fondamentales et les études cliniques, en petits groupes d’une dizaine d'étudiants, sous la direction de moniteurs.Les facultés françaises veulent néanmoins demeurer fidèles à l’idéal de la liberté d'entrée aux écoles de médecine, comme en ce moment, de tous ceux qui en manifestent la compétence.Marseille Toulouse et Lyon possèdent déjà des centres hospitaliers universitaires: des 2,-200 professeurs de médecine en France, quelque 400 se livrent entièrement a l’enseignement.Cette disposition s’est déjà généralisée aux Etats-Unis depuis 25 ans, mais la réforme française est surtout retentissante dans le degré d’intégration des hôpitaux et cliniques à l’enseignement universitaire.Le travail d’équipe, sous la direction d’un ainé de qualité, le grand patron, cher à la tradition médicale française, y est à l’honneur.Une certaine internationalisation de la médecine et la conscience de la responsabilité collective du droit à la santé font un devoir à l’Etat de s’en occuper et de faire bénéficier des memes services, les pays moins heureux, a conclu le professeur Debré.Il a prononcé hier une conférence à l’université de Montréal, sur les "streptocoques, porteurs de germes et prophylaxie du rhumatisme articulaire aigu.” Au cours de la séance du matin.Mgr Louis-Albert Va-chon et Me Guy Vanter recevront des doctorats honorifiques de l’université et M.Marcel Vincent, uli doctorat honorifique ès sciences commerciales.La remise de ces doctorats suivra la collation des grades des facultés de théologie, des sciences, de philosophie, de musique, de l'Institut supérieur de sciences religieuses, et des écoles des Hautes études commerciales, de bibliothéconomie, polytechnique et de l’Ecole normale supérieure.Durant l’après-midi, Me Jean Drapeau et M.E.H.Walker recevront des doctorats honorifiques de l’université, tandis que Me Marcel Cadieux recevra un doctorat honorifique en droit.Cette remise fera suite à la collation des grades des facultés de droit, de chirurgie dentaire ,des sciences sociales, économiques et politiques, de pharmacie, des lettres, de médecine, de l’Institut de diététique et de nutrition, et des écoles d’hygiène et d’optométrie.Comme l’an dernier, c’est l’école polytechnique qui compte le plus grand nombre de diplômés, soit 234.Vient ensuite la faculté des sciences avec 98, puis la faculté de médecine.avec 94 et la faculté des lettres avec 84 diplômés.On note cette année une première maîtrise en sciences politiques depuis la réorganisation de la faculté des sciences sociales.M.Pierre Prezeau avait choisi comme thèse "le programme d'annexion à la ville de Montréal”.Toujours à la faculté des sciences sociales, Mme Hélène Sénécal-Da-vid a obtenu sa maîtrise en sociologie avec grande distinction et le prix d’excellence.Elle avait choisi comme sujet de thèse : "Le Conseil des métiers à Montréal”.Pour la première fois, on a décerné à 14 étudiants de l’Ecole normale supérieure un certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement secondaire (CAPES), et un diplôme d'études supérieures à la faculté des lettres.Femmes è l’honneur Deux femmes remportent les honneurs: Sr Marie-Anne, prix d’excellence en études grecques et latines; Mlle Louise Raymond, médaille du lieutenant - gouverneur.Mlle Raymond se distingue particulièrement en remportant une autre médaille du lieutenant-gouverneur à l’Ecole normale supérieure.Egalement pour la première foi», on a accordé à la faculté des sciences des licence» èa sciences d’enseignement, en chimie et en mathématiques.En pharmacie, on compte un Ph.D.pour la première fois depuis la réorganisation.Ce grade remplace le doctorat en Pharmacie (D.Pharm.) qui était décerné jusqu'à cette année.En chirurgie dentaine, un couple exercera vraisemblablement ensemble sa profession.Il s’agit de Mme Micheline Blain qui obtient cette année son doctorat, en même temps que son mari, René Bourcier.Outre Mme Blain- I Bourcier, on remarque encore une femme sur la liste des d.ds.; Evangeline Nicolaides.Le premier doctorat en sociologie de la faculté des sciences sociales depuis la réorganisation de la faculté avec programme de cours du jour (1950) a été décroché par Mme Colette Beaudet-Carisse.A polytechnique, la première femme à obtenir la bourse Athlone au Canada est Mlle Hermine Borduas, qui s’est de plus classée première de la section de génie mécanique en obtenant son diplôme avec grande distinction.En sciences religieuses.Mlle José Valiquette remporte la médaille du lieutenant-gouverneur et le prix d’excellence en écriture sainte.Toujours à polytechnique, deux professeurs.MM.Roger Brais et André Hone, comptent un fils parmi les diplômés.11 s'agit de MM.André Brais et Michel Hone.En pharmacie, on compte cette année 10 femmes qui obtiennent leur baccalauréat.En sciences, 23 femmes reçoivent des diplômes, sur un total de 55 diplômés.Leur apport est particulièrement brillant.En sciences (mathématiques), Mlle Cécile Mayrand, fille de Me Albert Mayrand.professeur titulaire de droit à l’U.de M., se classe 3e avec grande distinction.Elle a rem porté au cours de l’année le prix spécial du concours Put nam.femmes (plus d’un quart du total); l’an dernier, on comptait 959 hommes et 280 fem mes.Le total de l’an dernier comprenait 64 diplômés de l’Institut Pédagogique Saint-Georges.L’université a décerné en plus 1,611 baccalauréats ès arts, dont 1,391 dans les collèges classiques et 220 a des adultes.Parmi les facultés qui accusent une augmentation, on remarque: sciences (98 contre 65 l’an dernier); lettres (84 contre 70); philosophe ((65 contre 37); sciences religieuses (81 contre 62); sciences sociales (55 contre 39); avec 30 étudiants en sociolo-cie contre 21 l’an dernier; bibliothéconomie (29 contre 18).Statistiques On compte cette année 1.363 ! diplômés contre 1.239 l'an dernier, soit 974 hommes et 389 Au temps de notre folle jeunesse L'auteur de ce livre et sa copine étaient de toute» jeunes fille» quand elles partirent à la découverte de l’Europe.Leur voyage mémorable a fait le sujet d’un livre délicieux, condensé dans SÉLECTION du Reader « Digest (ie juin.Lisez les aventures et les mésaventures da ces deux ingénues, lancées en pleine Europe de» années 20; leur folle équipée vous est racontée avec une drôlerie et une verve qui vous captiveront.Achetez Sélection aujourd’hui! SPECIAL SPECIAL SPECIAL SPECIAL SPECIAL SPECIAL u IU I 9- «/> < ü Ui : Q.i/i U < 0 tu (L M TARIF .SPECIAL Cours d'été d'anglais pour enfants et étudiants BERLITZ POUR INFORMATION t M.MATTEI VI.5-1161 UI TJ m n •9 m > r en T» m r> ut ¦v m n u* ¦a m r» SPECIAL SPECIAL SPECIAL SPECIAL SPECIAL SPECIAL Cette conférence a été prononcée sous les auspices de la faculté de médecine, de l’Ecole d’hygiène et de l’Institut de microbiologie et d’hygiène de l’u-niversite de Montreal.Le professeur Debré prononce égale- ; ment des conférences aujourd’hui à l’hôpital Sainte-Justine: "embryopatnies et foetopa-thies” et au Children’s Memo- > rial Hospital: "valeur de* divers BCG.” Le Dr Debré est membre du Conseil supérieur de la recherche scientifique et du progrès i technique et membre du Con- ; seil supérieur de l’éducation nationale de France.Il s'intéresse vivement à la politique française; son fils, M.Michel Debré, est un ex-premier ministre de France.Le Dr Debré a commenté que le peuple français se passionne de j plus en plus pour la politique internationale, maintenant que sont réglés les graves problèmes de la France d’Outre-Mer.M et Mme Debré passeront quelques jours à Québec.I COLLÈGE VILLE-MARIE Ecole secondaire indépendante reconnue par ia Faculté des Arts de l'Université de Montréal et par ie Département de l’Instruction publique Examens d'entrée en Eléments latins (8e classique) GARÇONS ET FILLES Samedi, 30 mai (9 h.a.m.è midi) (Examen réservé aux élèves de 7e année.Chaque élève est prié d’apporter son bulletin de cette année).Inscription en cours pour les autres classes du secondaire (cours général - mathématiques, cours sciences-lettres, cours commercial), 1380, rue Gilford, Mtl 34 - Tél.: 525-2516 Pour vos garçons Pour vos filles LE “COLLÈGE FRANÇAIS” • Au centre géographique de Montréal • Personnel français 8 73 Nw Miller Cp e$pr Cpp 34 36 Nw Inuco Gibson 5 8 Nw Assc Dva Gasoesia 30 «0 Natf Mal CO.Members Canadien Stock Exchange OMr.D*m.O Mr.D»m. 6500 78% 78% 78% • Can Dry CPR Case Jl Cater Tr Celanesc 17% 17 17% 6200 62% 62% 62% 4600 70% 70% 70% Chea Ohio 3400 78 -1 Chrysler Cities Sv Clevife Coca Cola CBS Coml Sofv Con Edtr Container Con Car Cont 0»l Copw Stl Crâne Co Cr Zeli Curtiss Wr 4800 Deere Dist Seag Dome M Douglas 68900 49 .47% 47» 2400 69% 69 69-h 2000 45% 45 45'i 700 128 127% 128 9400 47% 461 ?3500 33% 32% 3600 85 84 ; 700 33*4 33% sooo 51% 50% 2400 71% 70% 2900 50% 49' ï 4860 62% 61% 300 68% 68 550C 52% 51 ’ 2 Mont Ward 9600 36 % 35% 35% - • Nat Aviat 800 26% 26% 26%—% Nat Cash 4500 67% 66% 67% + % Nat Dist 3600 26 % 26% 62% - % Nat Gyps 1300 49% 49% 49%—% NY Cent 8800 36% 36% 36% + • Nor Pac 1400 56 % 55% 55% Outb Mar 4000 15% 15% 15% a Pac Pe'e 7900 13 12% 12% Parke Dé 85900 32% 28 31 +2>« Penn RR 9700 31% 31% 31% 54 54 % .Pepsi Col# 4200 Pfizer Phelps D >000 46 % 45% 46' • - 3500 66 % 65% 6* 117 17% 1500 43 7 43% 43 3 700 52% 52% 52% 1400 27% 27 27% - 2200 24 23% 23% - V* Dow Chem 4300 72 71% 71,'—% du Pont 1000 256% 255' a 256% +1 % 1225 $23% 23 23% f * 305 $14 14 14 2648 $25% 25 U 25% + % 1110 $30% 30% 30% + % 466 80 75 80 375 $59% 59» *a 59 .100 $65’.65 65 500 $12% 12% 12% + % East Kod 4200 135 134% 134', El Stor El Paso Firestn Ford 200 40% 40 40% - 7800 19% 19% 19% 1500 38% 377» 38 - 22700 53% 52% 53 -IV Frueh Tra 10600 30% 30% 30% Gen Dyn 690( Gen Elec 20800 81% Gen Fds 3000 83 % 83 25 25% + % 81% 83 -1 Gen Mills 250) 39% 38% 38% 19% 19% 34% 34% GMC Gen Tire 29200 86% 86% 86% • 6100 22% 22'.22% Ga Pac Cp 4.500 62 % 62 62 GHdden Goodrich Goodyear 1100 48% 47% 47%— 4900 51% 50% 50% — 10700 41% 40% J% — Granby M 2800 223 - 21% 22 Grand Un 8700 24’* 23% 23% + V» V* 100 $8% 8% 8% — % ZlO $50 50 50 9698 $21% 21 21 - % 35 $34 ; 34% 34% U Corp 63 p 150 $30% 30% 30% +»* Vendomat z25 310 310 310 Versatile 1675 $10% 10 10 — % Vie G Tr xd 230 $13% 13% 13’4—% Vulcan 100 420 420 420 + 20 Walk GW 3224 $34% 34% 34'a — % Webb Knp 500 60 60 60 Well Fin 100 $6% 6% 6% Well Fin te 850 $6'2 6% 6'i West Ind A 100 135 135 135 —10 Westcoast 3386 $19% 18% 18% — » 2 Westeel 250 $12% 12% 12% — % Westfair pr 60 $28 28 28 —1 W Pacific 250 $17% 17% 17% + % Weston A 1605 $17% 17% 17% Waston B 5200 $18% 18 18% + % Wstn 4%pr 55 $95'i 95% 95% — '7 Wstn 6 pr 30 $107% 107% 107% + % West A wt» 1905 910 900 905 -S Wood Alex z50 275 275 275 Woodwd A 1935 $25% 25 25% Y Knit A 100 $6% 6% 6% Zeller* 100 $'1% 11% 114fc+to Zenith 100 440 440 440 MINES Accra O000 38 36 38 Agnico 1346 47% 47% 47% +1 Akaitcho 2000 58 57 57 —1 All Pitch 53940 26 23 24 +1% Amal Rer* 500 9 9 9 Anchor 30000 20 17 20 +J> * Ang Rouyit 1000 30 29 30 Mercrdl Mardi S pass.M pass.A.pas.1964 ht 1964 bas 1963 ht 1963 bas In ut 156 01 135.20 156 03 1 36 48 155.71 127 26 150.86 133.25 135.61 133.17 155.99 136.68 137.73 129.30 137.49 149 04 124.49 120.56 bm 64.61 65.33 65.65 65.76 61.06 68.26 58.82 62.33 56.66 huile ind.G 100.80 145.86 98 17 145.84 97.71 145.58 97.73 1 41.31 89.26 128.04 101.09 1 45.86 81.00 128.73 92.43 129.46 77.52 117.80 B OURSE CANADIENNE INDICES à NEW-YORK Valeurs Aiax Aisof Cour* fourni* por U PRESSE CANADIENNE Cgm Ventes Haut Bas Fer.Net 1000 10 10 10 16 16 + % 900 16 Mercredi Mardi Sem.pass.Mois pass.Ann.pass.1964 haut 1964 bas 1963 haut 1963 bas 30tn 432.6 434.0 433.9 431.9 386.1 440.7 406.6 407 1 341.1 ISrt 172.5 172.6 174.0 163.7 147.6 174.0 150.7 152.5 121.8 15ut éOstka 151.4 305.4 151.6 306.1 152.3 307.0 151.6 302.3 146.3 274.9 153.6 307.8 148.9 206 7 151.1 286 8 134.9 242.7 Indices des Obligations à New-York 3142 8% 8% 8% 4.% 5300 201 195 195 —4 10
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.