Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 31 octobre 1964
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1964-10-31, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
T ¦K* nirimTi» M4JC1 AJJCiWI^aJK VOL.LV — NO 257 FAIS CE QUE DOIS MONTRÉAL, SAMEDI 31 OCTOBRE 1964 MÉTÉOROLOGIE Entoltilli tt doux Min.: 32 — Mox.: SO Dimoncho s •ntoltillé Gracieuseté de SHEARER LUMBER CO.LTD.MONTREAL fc ’ • FÊTE DU JOUR SAINT QUENTIN LES ÉMISSIONS TEMOIGNAGE tur SO postes du lundi au samedi | w~ Pm ?|jgagsj»p$ .¦¦ ¦ Hamel à la Cour, Wagner à la Justice par Marcel THIVIERGE QUEBEC - M.R «né Hamel devient juge, M.Claude Wagner, procureur général et M.Paul Gérin-Lajoie, premier ministre intérimaire.Tel a été, hier après-midi, é trois heures trente minutes, l'a-boutissement de trois journées fiévreuses marquées de cinq séances du cabinet.Depuis trois jours, on attendait un appel téléphonique de M.Guy Favreau, ministre fédéral de la justice, pour confir- mer la nomination de M.Hamel comme juge de la Cour supérieure, district de Saint-Maurice.Cet appel n'est parvenu à Québec qu'è deux heures et S minutes, hier après-midi.En matinée, le cabinet devait se réunir A onze heures.Quelques ministres seulement se sont rendus en la salle du conseil exécutif pour apprendre que c'était une fausse alerte.Le gouverneur général n'avait pas encore, parait-il, approuvé officiellement la nomination du nouveau juge.Ce fut donc partie remise è trois heures de l'après-midi.La seance du .cabinet ne dura que quelques minutes, le temps de lire le texte de la nomination et d'un télégramme de félicitations du premier ministre, M.Jean Lesage, au nouveau magistrat.Vers trois heures et quinze minutes.Me Hamel sortit de la salle de l'exécutif accompagné de scs collègues, pour annoncer: "J’ai démissionné commo membre de l'Assemblée légis- lative et comme procureur général." Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase que ses collègues le félicitaient."Je tiens, a-t-il repris, à remercier la presse de la collaboration que j'ai eue d'elle depuis bientôt douze ans à Québec.Je m'excuse auprès des journalistes si je leur ai donné trop de nouvelles sensationnelles,.Ils n'ont fait que leur devoir." Il a annoncé alors que le cabinet venait d'accepter la no- mination de M.Paul Gerin-La-joie comme premier ministre intérimaire.M.Gérin-Lajoie a rendu hommage au démissionnaire."Depuis mO, a-t-il dit, M.Hamel n'a pas ménaqé son énergie tour à tour comme ministre du travail et des affaires municipales et ensuite, depuis plus d'un an, comme procureur général.La population québécoise, tout autant que sas collègues du gouvernement, se souviendront de lui comme d'un homme public courageux, éner- gique et dévoué à son travail, qui savait mettre son talent au service de la province et de ses concitoyens.Sa carrière publique est déjà fort bien remplie pour un homme encore jeune; elle est loin d'être terminée.En effet il ne quitte pas te service public, il ne fait qu'entreprendre une nouvelle étape dans une vie extrêmement active." Tandis que M.Hamel demeurait, en compagnie de quelques journalistes, dans l'antichambre du conseil exécutif, M.Claude Wagner se rendait evee ses collègues auprès du lieutenant-gouverneur pour offrir sa démission comme solliciteur général et prêter serment comme procureur général.Il devait donner une conférence de presse; mais son départ pour Montréal ou, en soirée, il s'est adressé à la Chambre de commerce des jeunes, l'a obligé à remettre à lundi son piemier contact officiel avec les courriéristes parlementaires, Voir page 19 : Hamel Drapeau: la fièvre entourant Wagner: il ne faut pas confondre séparatisme et extrémisme le nouveau projet est tombée ¦ j.¦ »„„„ v mais du cri de race a la bombe destructrice il n’y a qu’un pas! “Il ne faut pas confondre séparatisme et extrémisme 1 Mais du cri de race que des chefs irresponsables tirent de la gorge d adolescents influençables à la torche incendiaire ou à la bombe destructrice, il n'y a qu'un pas : il faudrait que les chef* séparatistes s'en souviennent !" par Jean-Pierre FOURNIER OTTAWA — La fièvre entourant la publication du rapport du comité spécial sur le drapeau s'est soudainement dissipée, emportant avec eile le pessimisme auquel s'étaient abandonnés la plupart des observateurs de la scène fédérale.Encore qu'il soit hasardeux d'ausculter les intentions des tories avant la réunion des chefs de part', que le premier ministre a convoquée pour lundi, il apparait aujourd'hui vraisemblable que la recommandation du comité — en faveur d’un drapeau à une seule feuille d'érable, sur fond blanc, bordé de bandes verticales rouges — franchisse en douce la Chambre des communes.Durant la journée d'hier, les conservateurs se sont gardés de faire allusion à la question du drapeau.Ks auraient pu l'aborder durant l’examen des crédits provisoires qui se poursuivait pour la sixième journée consécutive, mais ils ont préféré traiter d'un sujet beaucoup plus distant des préoccupations de la Chambre : la formule d'amende ment de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique sur laquelle les premiers ministres des provinces se sont en tendus au début d'octobre.On y voit un indice que les ron-sénateurs vont relâcher leur opposition au projet de drapeau.Qu arrivera-t-il de la recommandation du comité ?1,'une ou l'autre des quatre hypothèses suivantes : 11 les conservateurs pourraient retenir l'adoption des crédiLs provisoires au-delà du 11 novembre (date à laquelle le gouvernement doit acquitter ses comptes ordinaires et les traitements des fonction naires) et Rircer le gouverne ment à convoquer des élections générales; 2) le gouvernement pourrait opter pour un référendum.ce que réclame depuis toujours les conservateur' et même quelques députés liberaux; 3) le gouvernement pourrait procéder dès maintenant à l'adoption de la recommandation du comité et recourir à la procédure de clôture si les conservateurs tentent d'y faire obstruction; 4) enfin, le gouvernement pourrait différer une semaine ou deux l'étude de la recommandation du comité jusqu'à ce que les conservateurs aient épuisé tous leurs arguments contre le plus récent modèle de drapeau.I.a dernière hypothèse est la plus plausible.On aurait cru que les conservateurs feraient obstruction à l'adoption des crédits provisoires dans l'espoir de forcer le gouvernement à convoquer une élection ou à mettre au rancart la recommandation du comité, mais il semble qu'ils aient changé d'avis.I.a prise de position des dix députés conservateurs québécois, dont faisait état jeudi la déclaration de M.Léon Balcer (PO.Trois-Rivières), ne serait pas étrangère à ce changement subit d'attitude.M.Diefenbaker, dit-on, ne peut plus compter sur l'appui indéfectible des 95 conservateurs.Non seulement ceux du Québec, mais aussi ceux des Maritimes et quelques députés de l'Ontario lui retireraient leur appui, l'obligeant à ne pas poursuivre son obstruction sur la question du drapeau.Si le gouvernement niellait dès maintenant la question aux voix, il est probable qu'il recueillerait les suffra ges des deux tiers de la Chambre.comptant tous les crcdi listes, les néo-démocrates et au moins dix conservateurs.M.Pearson, de son côté, préférerait qu'on vide la question sans recourir à la procédure de clôture ou à une élec lion.Si tel en est le prix, il consentirait à différer l'étude de la recommandation du comité du drapeau jusqu'à ce que les esprits se calment a la Chambre.NOUVEAU LEADER LIBERAL Mcllrailh succède à Favreau OTTAWA (DNC) — M.(iuy Favreau a enfin été relevé de ses fonctions de leader ministériel à la Chambre des communes, comme il le réclamait depuis plusieurs mois, l e président du Conseil pri vé, M George Mcllraith, le remplacera Le premier ministre Lester Pearson a rappelé hier que le ministre de la justice l’avait prié de lui désigner un remplaçant dès apres les vacances d'été.Avec une pointe d'humour, M.Pearson a fait observer qu'il n'y aurait sans doute pas de vacances d'été et que, par conséquent, il valait mieux accéder dès main-tenant à la demande de M.Favreau.Aciérie: la première réunion du conseil d'administration de la Sidbec a eu lieu hier La " du SOLEIL impose le silence à ses journalistes La direction des quotidiens québécois LE SOLEIL et L'EVENEMENT vient d'imposer à ses journalistes un régime de silence à l'égard de toute information mettant en cause l'autorité établie, sauf si elle émane de "personnes en autorité".Cette directive a été communiquée d'abord aux cadres de la rédaction le 22 octobre par le chef de la rédaction, M.jean-Charles de La Durantaye, puis transmise par écrit à tous les journalistes de la maison.Ceux qui ne ('accepteraient pat ont été priés de démissionner sur-le-champ.M.de la Durantaye a fait savoir au DEVOIR hier soir que la nouvelle consigne est en vigueur depuis une semaine.Aucune démission n'a été signalée.Lts cinq premiers directeurs du conseil d'edminlstretion de le Sidbec, le complexe sidérurgique dont le premier ministre e ennoncé le créetion, eu ceùt de $225.000,000, se sont réunis hier pour le première fois.Ces cinq directeurs sont, comme LE DEVOIR l'indi-queit : MM.René Peré, Gérerd Fillon, Gérerd Plourde, Pierre Gendren et Peter Thomson.Ht ont étudié lot projets de "lettres potentes" de ceHe aciérie, qui sera vraisemblablement installée è Bécencourt, et ont demandé è leur conseiller juridique, Me Maurice Godbout, d'effectuer les ultimes démarches d’incorporation, dès lo début do le semaine prochaine è Québec.Le prochaine réunion de ce conseil d'administration dont les membres pourront éven- tuellement passer à neuf, è la suite des opérations do financement, aura lieu vendredi prochain.Une des fiches qui attend maintenant ces cinq personnalités est de choisir lo directeur général de le Sidbec.Il est possible que le choix soit fait dans un mois environ et il est permis de penser que ce puisse être un Canadien français encore, que le conseil est fermement décidé è aller chercher le "meilleur homme disponible".Une demi-douzaine de noms sont actuellement è l'étude.Ce sera è cet homme qu'il incombera par le suite, en collaboration evtc le conseil d'administration, de choisir lo procédé le plus rentable compte tenu des nombreux rapports rédigés per diverses sociétés d'ingénieurs depuis deux ans è la demande de le SGF.Toutefois, le syndicat des journalistes de Quebec a de clare qu'il est en désaccord avec cette directive et qu'il avise aux mesures à prendre.L'administrateur - gerant des deux quotidiens est M.A.-K.Mereier.Voici le texte intégral de la directive; Aux chefs de pupitres et leurs adjoints et aux responsables des pages: Mademoiselle.Messieurs.Je vous demande d'accorder votre meilleure altention à ce que je vais vous dire.Les remarques que je vais vous faire sont extrêmement sérieuses et il est impératif, je le dis dès maintenant, que chacun de nous les accepte ou donne immédiatement sa démission.Ceux qui sont réuni* ici assument lu responsabilité de tout ce qui est publié dans les pages de nouvelles du "Soleil" et de “l'Kvénement”.Kn d'autres termes, a titre de chefs de pages, d'adjoints au pupitre ou de chefs de pupitre, vous êtes tenus responsables des textes, des titres et des mises en page: les chefs de pages ayant la responsabilité de soumettre les cas difficiles aux adjoints et les adjoints aux chefs de pupitre, comme le chef de pupitre a la responsabilité de soumettre les cas douteux au gérant de la rédaction.C'est à ces titres divers que nous sommes ici et ce parce que vous ave* cette responsabilité que je vous dis: nous n'avons pas à être fiers des journaux que nous avons faits à l'occasion de la visite de la reine.Chaque fois que nous avons mis en vedette les mesures de sécurité extraordinaires prises par la police, chaque fois que nous avons donné les honneurs de la première page ou des titres ronflants aux declarations des indépendantistes, aé paratistes, ou individus et groupement cherchant à créer un climat de mécontentement au sein de la population, nous avons contribué à ce qui s'est produit.Nous devons encaisser les reproches qui ont été faits à la presse en général par les autorités et nous considérer coupables; nous devons considérer que nous avons fait du jaunisme et du sensationnalis-me en cette circonstance.Je précise que, quand nous donnons à Guy l’ouliot les honneurs de la page trois, sur deux colonnes (lundi 12 octobre), alors que les discours de la reine e! de lisage sont relégués à l'intérieur, nous ne respectons pas l'échelle des valeurs et nous faisons du jau-nisme et du sensationnalisme.Quand nous donnons un trois colonnes a l'ierre Rnurgault (Soleil du 19 octobre) qui dv nunce le rapport Wagner avant niénie qu i! suit publié, nous ne faisons pas un journal sérieux ; quand l'un de nos juur- Quelques heures à peine après avoir assumé les fonctions de procureur généra! du Québec, M.Claude Wagner a lancé hier aux jeunes un appel à la maturité et au réalisme, mais il a aussi prévenu les leaders séparatistes qu'ils devront pousser leurs idées dans les cadres de la légalité et selon les rouages de la démocratie."Dans le régime démocratique où nous vivons, a dit M.Wagner qui s'adressait aux membres de la Chambre de commerce des jeunes de Montréal, personne n'a le droit d'empè-eher son voisin d'exposer sans crainte ses vues, quelque désagréables qu’elles puissent lui paraître.C'est la régie démocratique.la règle de justice qui est nôtre "Il y a malheureusement chez nous certains partisans de la haine et de la violence qui ne veulent pas respecter ces règles fondamentales et qui.soit dans l'impatience de l'exaltation, soit dans la folie de la subversion, veulent, par des actes d'un terrorisme insensé, ériger un mur de haine et empêcher le dialogue d'aboutir.A ceux-là.je dis qu'à titre de procureur général de la province, chargé de l'administration de la justice, j’emploierai tous le» pouvoirs que me confère U loi pour faire respecter la démocratie.C'est la mon devoir.Kt je le remplirai sans crainte.Et je sais que c'est là cé que vous attendez !" M.Wagner a exprimé l'avis que ces "égarés" ne «ont qu'une poignée et ne disposent d aucun point d'appui.LE SEPARATISME ' Après quatre années de doléances, de dissertations philosophiques cl pseudo-intellecluelles, on sc demande encore ou -sont les realisations positives de la pensce séparatiste, a poursuivi le procureur général.Kn revanche, les dégâts causes par l'extremisme sont encore présents à la mémoire de tous.“A quel moment un séparatiste devient-il un extrémiste ?s'est-il demandé.A quel moment un fils de bonne famille, qui manifeste bruyamment et illégalement, dans les rues de Montréal on de Québec, devient-il une menace pour la paix publique ?“Elle est bien grave, a dit M.Wagner, la responsabilité morale des desaxes desunis qui voudraient bien diriger une faible fraction de cette jeunesse instable, mal orientée, deçue par ses pères, et entraînée maintenant dans un courant heureusement réversible de haine et de violence.“Pour ma part, a-t-il ajouté, non seulement je réprouve l'extremisme et le terrorisme, mais je regrette le séparatisme lui-même parce que je ne crois pas qu’on puisse en attendre une solution véritablement constructive aux problèmes actuels du Québec et du Canada.” “Si les tenants du séparatisme veulent prêcher leur évangile.qu'ils le fassent dans le cadre de nos institutions démocratiques et conformément à nos lois, a dit le nouveau ministre préposé à la justice, qui a poursuivi ."Aux indépendantistes sincères et sérieux, je dis : Forme* des cadres, faites valoir vos idées sur les tribunes publiques, préparez-vous aux prochains scrutins et allez au peuple démocratiquement pour savoir ce qu il pense de vous et de vos idées.Mais aux tenants du séparatisme, générateur d'illégalités, de sédition et de violence, je dus Vous respecterez la loi, vous respecterez les règlements municipaux des villes où vous militez.Si vous ne le faites pas, vous serez traités comme le sont tous les violateurs des lois penales du Canada, tous les violateurs des règlements provinciaux ou municipaux.Il n’y aura pas.pour vous, de législations ou de réglementations pai*iculières." Voir page 19: Wsgntr ot l'oxlrémismo ,.Voir pago 19 : La Solail Honoré par l’Écote de sciences politiques d'Athènes Lesage exalte la grandeur de la démocratie ATHENES — Dans l allocu-lion d'acceptation qu'il a prononcée hier à l'Ecole des iciences politiques Pantios d'Athènes où il recevait un doctorat honorifique, le pre mier ministre du Québec, M.Lesji.c, a exalte les mentes de la democratic, “cet ideal vers lequel il faut tendre le plus possible", et vanté ceux de la culture française qui a permis aux Canadiens français de survivre comme peuple dls-tinrl.malgré les lois 1rs plus irrévocables de l'histoire.M tessge.qui y recevait un doctorat en sciences politi- ques.s précisé qu'il l'acceptait.non à titre personnel, mais comme représentant du Québec et de ses citoyen*.La démocratla "On doit à la Grèce plusieurs de nos valeurs fondamentales le respect de la di gmte de l'homme et son écho politique la democratic, a t-il dit.N'oublions pas cependant que l'espèce humaine en est encore à faire l'apprentissage de la démocratie.Ixirsque l'on considère l'histoire de rhums nite, en lcrmes de millénaire, 1 nn est bien obligé de ron dur» qu», relativement, elle vient à peine de sortir de l'époque du despotisme, de l'autoritarisme, de l’arbitraire.Ce qui est plus grave, c'est que des nations entières n'en sont pas encore libérées.Au Ueu de prétendre, comme eei tains le (ont trop souvent, que l'expérience démocratique n a pas réussi, il convient plutôt de s'efforcer de vivre d abord cotle expérience.Le souci du bien de la communauté, le respect de l'opinion des autres et des droits de ses sembla blés «ont des réactions rets tivement nouvelles de l'èlre humain."D'aucuns diront que la n» Lire humaine est telle que ja mais la démocratie réelle ne pourra être intégralement vé eue, a-t-il ajouté.Cela est bien possible, mais ce n'est pas une raison pour croire qu'on ne peut se rapprocher de cet ideal ” M la-sage a dit que toutes les nations du monde, dans leur constitution, dans les déclarations solennelles de leurs dirigeants ou tout simplement parmi les objectifs qu'elle* considèrent essentiels, font du respect de l'homme et de l'i deal demorrstiqii» les pierre» d'assise de leur progrès social et économique.L* Canada français Le premier ministre a souligne que “tout cela, nous le devons à la Grèce qui.si elle n'a pas généré spontanément tous ees idéaux, en a tait une oeu vre de synthèse et de créa tion” "J'insiste peut-être indûment sur l'aspect synthc.se qui caractérise d'après moi toute l’évolution de la pensée humaine, a dit l'homme d'Etat quéhé foi».Je vous avouerai que ret Voir page 191 Lesage JOHNSON A MENE AVEC UN ART CONSOMME SA CAMPAGNE par Jean LAGRANGE de l'Agence-france-Preste CHICAGO — "Votre aide m'est précieuse : je l'avais implorée en ce jour sombre de novembre dernier lorsque notre bien-aimé président était tombé sous les balles d un assassin Je fais encore appel à votre soutien." (“est en substance la phrase finale de Inus les discours clceloraux de Lyndon Johnson, l’homme qui, dans 4 jours, sera probablement porté à la présidence des Etats-Unis par la plus forte majorité jamais renieillie par un candidal a I» fonction suprême lorsqu'il l a prononcée, la foule applaudit, frenetiquement que ce soit a Boise dans ITdaho, a Louis-ville dans le Kentucky, à Bn» ton, a San Francisco, à Chicago.à New York et partout ou il s'arrête.Mais le répertoire du candidat démocrate pendant cette campagne qui prend fin, a été particulièrement riche en formules colorée» et imagées II a su se présenter à ses auditoires comme le protecteur paternel qui pourra maintenir la paix ci accroilre le bien-être, le politicien en quête de votes, le prédicateur en croisade qui lait le bilan du passé et pro-met de poursuivre la lancée contre l'extrémiste hideux, le chef de psrii qui prend sous son aile Ions ceux qui le dès) rent, le ehef de gnuvernement qui veut être le président de tous les Américains et l’homme d'Etat qui saura traiter avec le monde communiste pour amener la paix, une paix durable.Ce melange incroyable de personnalités s'est retrouvé chez Lyndon Johnson-candidat tout au long de cette campagne épuisante dont il semble maintenant être le seul, au sein de sa rsravane électorale, à y trouver encore du plaisir.Il y a chez lui un melange de Franklin RonsevtlL le politician habile et rusé, du révérend Billy Graham qui électrise les foules, et du comédien dont les gestes et mimiques passent facilement la rampe Suivre la campagne de Lyndon Johnson a constitue, pour tous ceux qui l'on fait, une rude épreuve d'endurance.Mais lut.qui, il y a dix ans avait été victime d'une crise cardiaque, il fait mener à tou» un véritable train d'enfer.Et, pourtant, rares sont le» mn ment.» nu la fatigue marque ses traits.M.Laberge président de la FTQ La Fédération des travail* leurs du Québec s’est donné, hier, un nouveau président, en remplacement de M.Roger Provost, décédé lo 20 octobre dernier.Il s'agit de M.Louie Laberge, qui était déjà vice-président de la FTQ at directeur provincial de l'organisation au syndicat international des Travailleurs unis d» l'tute* mobile.La vice-présidence laissée va* cente par l'accession de M.Laberge è la présidence, a été confiée è M.Fernand Deoust, vice-président de la FTQ pour 10 secteur de l'industrie menu* fecturière et représentent du Syndicat international des travailleurs des industries pétro* lière, chimique et atomique.Il y e eu contestation aux deux postes, M.Laberge ayant défait M.Deoust è le prési* dence, par une voix de majo* rité, et M.Deoust ayant défait M.Adrien Villeneuve è la deuxième vice présidence delà FTQ, mais le Conseil exécutif de la centrale a décidé, per voie de résolution, do se rel* lier t le majorité at d'en faire des choix unanimes.Les autres membres de l'ex* écutif de la FTQ demeurent MM.Jean Gérin-Lajoie, 1er vice-président, André Thlbau* desu, secrétaire, et Rané Ron* dou, trésorier.M.Louis Labergo ast né à Sta-Mertina.le 18 février 1924.11 ast marié è Thérèse Veillan-court ot pèro de trois anfsntsi Mirhel, épe de 19 en», Pierre et Jean.1$ en».Il a fait se» étudas secondaire» è l'écele su* périeure Seint-Stanisles.Mécanicien en aéronautique de son métier, II est entré dans lo mouvomont syndical en 1944, alors qu'il était à l'emploi de la société Cenadair, de Car* tierville, dont le personnel ast représenté per l'Association internationale des machinistes (FTQ-CTC).A l'intérieur de la loge 712, de l'AIM, M.Laberge a été suc* cassivamant élu délégué d'ata* lier (194é), membre du comité das griefs (1947) et agent d'affaires (1948).En 1961, Il de* venait représentant international d» son syndicat, peste qu'il Voir page 19 M.Laberge 0085 DEUX LE DEVOIR, MONTRÉAL, SAMEDI 31 OCTOBRI 1964 À travers la province — à travers la province — à travers la province — à travers la province — Enfants sourds-muets M Charles Caouett», psychologue au aervice de la Commission des croies calho liques de Montréal, vient de soutenir avec grand succès sa these de doctoral en psychologie a ('université de Montreal.l-e sujet de sa rerher-rhe.menée auprès d'enfani» sourds-muets, avait pour hut la verification expérimentale de la théorie génétique de l’iaget, selon laquelle, le langage e-t un facteur nécessaire du de xeloppeinent mental normal et de l'acquisition de la Indique, l.es résultats de cette etude, menee auprès de 10 enfants sourds-muets de fl ans compares a 30 enfants entendants de même ige chronologique, montrant que les enfants prives de langage ont un développement mental Inférlaur a relui des enfants pourvus de langage et qu'ils sont mcapa Ides d'acréder a une pensee AVIS A»U 9%i, p«i lr« puturnle», Hnnn* Sur.Ir It nnt*r»Hrt IM4, « I hr** r raprtM-mirft.< h- lïrt RIS ou* i.houl /ion hrai#r.MnntrA«l.qu* I immeuhlr Mrs vrn^U par *n«ân puhlir 4u plu» h*ui *» drr-nitr enrh*rlM*ur coMfnrmRmcni ju )ii8rm*nt r»*ndu pjr l'hortorahlr Men* I>ur4nl*«u un Hea Jiirm d* U Cour ftup#rt*ur*.Ir îî orinbr* 1964 a lavoir un *nipla< rmtttt atanf frnrii %ur U ru* 4t*i;rhaln, Montréal, «ompn*^ (m d* U parti* nord oü**I du lot numéro d*u» d* 1* r*kuhdiv ivton du loi r*nt qua ' forr* du |f»t orlflnalr* irol* r*nt quaranio-troi*.mrsurani doux* l»i**ds *f vi* pour*» rt* largrur aur «lualr* vinflv pl*d* d* prrifontfnir, horn* *n from par Sl-trbain, rn arrl#r* par I* loi !M1 ét*ir*-f réierier.3*0433 Notre-Dame *»t Arr.3*0605 9415-lT Notr*-Dame eat 383648 5914-24 Hochelaga 383649 5926-36 Hochelaga 383650 5946 Hochelega 2490 Bossuet 883764 Hochelaga p390 391814 6560-62 40 Choumard 396943 8471 D* Gros bois 397 404 404 397 407 26 26 26 pll7, pll8, pll9, p 120.pl21, pl22.pl23.pl24, P125.pl26.pl27, p364 p457, 458 1450 1448 10-60.10 59 561, 862 911 94* p 1338 p37.p38 p08 plS 12 PU 458 pim, i 1172 BnusqueJ Construction Inc Mme Léon Rivard Alberto Pellegrino Paul-Emile Duval Bousquet Const.Inc Rouen Street Realties Reg d Par.Longue Point* Mme Henri Courteau Par langue Pointe Le* Développements I St Tropey Ltée.Par Longue Pointe Les Développement» Sl-Tropey Liée.Par.Longue Pointe Julien Vincent Par.Longue Pointe René Paiul Par.Longue Pointe Léo Landry Par.Longue Pointe Gustave Morel Par Longue Pointa Par Longue Pointe Par Longue Point* Mme Yven Brunet 682419 7630 avenu* Chateaubriand 683094 616-618 Jarry est 2629 683118 601 Jarry est 2629 ; 685459 7914 De 486 Lanaudièr* 691671 7415 SI Laurent 642 _ 694388 Durham Avenue 269 4,354 81 .695547 9777 Olympia 224 1.300 81 695625 9765 Christophe- 224 „„ „„ Colomb 92.67 7J5077 M20 St-Laurent 342 471.72 ______ 718148 322 Port Royal 345 5,393.20 ouest.14.984 54 peso Jeanne- Mance.718222 10115-19 Avenue 126 Larose : 724555 10930 Péloquin 228 731154 10595 97 Waverly 268 268 43374 511.37 Guillaume-Henri Gadbois Mme Pierre Colinot 731401 10615 Avenue de L'Eaplenade._ „ 734745 2495-97 Fleury est 133 502 71 735555 810 Henri 228 .Bourassa est 366.53 735597 955 Henri 228 Bourasaa est 837 88 736526 2555-59 Avenue 128 49342 Charland .740967 12173 Letcllier 291 393 29 741638 11400 Bois de 301 ____ Boulogne 18 09 744879 Boul St-Germain 26 747336 Boul Gouin ouest p289 1620 P360-2 1505- 2, 1506- 1.84.85-A 108 3086 P602, 605-8, p602.605 6.262-6, p258.150-B 203.202 2 637 p642 83 187-1 301-1, 300-2.639 474 158, 139, 160 P1182 983 20-A P169, 170 Pl71.227.228 Antonio Moquin Charles Saad Swiss Development Corp.Donald Pilon James A.Pratt Swisa Development Corp.Mme Raymond Beauchemin Gaston Desy et al 80891 837.78 78?té 8.51280 1,690 78 1.27787 Mlle Béatrice Bidal Vil.Côte Visitation Maurice Beauregard Vil.Côte Visitation Stanley Prchulaitis Vil.Côle Visitation René Legris rf al Vil.Côte Visitation Vil.Côte Visitation Vil.Côte Viaitation Vincent Prévost Antonio Allan Fernandez Wilson Antonio Alfan Fernandez Wilson Vil.Côte Visitation Antonio Alfan Fernandez Wilson Par.Slt-au-Récollet Mme Exelaphat Arteau Par.Slt-au-Récollet Alain Girard Par.St-Laurent Arthur Sénécal Par.St-Laurent Armand Dagenaii Par.Slt-au-Récollet Edgard Saint-Georges Par.St-Laurent Swiss Development Corp.Psr.St-Laurent Roland Kcan Par.Slt-au-Récollet Mlle l.éa Proulx Par.Slt-au-Récollet Mme J-A.-David Néron Par.St-Laurent Dominique Luc* et al Par St-Laurent Arie Slolovitx Par.Slt-au-Récollet Pasquala Pent* Par.Slt-au-Récollet Spiro Vrionis Par.Slt-au-Récollet Bernard Cardinal 859.97 11,700 20 1.299 11 473.63 0.795.31 991 36 1,431 79 597.71 187 37 988 10 491 20 373 00 74 40 74 40 71.49 80.24 738.88 481.14 1,56541 453.99 7,06937 230.32 289.86 317 34 2.571.70 2.080 97 1.053 06 848 40 67155 Par.Slt-au-Récollet Philippe Depocaa 1,169.36 pl45.146 1>*r Slt-au-Récollet Nicola Dimena 353.354 Par.Slt-au-Récollet Swiss Development Corp.0672.p673 Par.Slt-au-RécolIct Swiss Development ''674, p675 Corp.Sll-au Récollet Ubald Levert 7P4 p3 215 Par.Par.Sll-au Rérntlei Henri Vézinas, Jr.Par Sll-au Recollet Edmond Bishara Par Longue Pointe Guy-Emile I Sauvageau Par, Longue Pointe Guy-Emile Sauvageau Par.Longue Pointe .Guy-Emile Sauvageau Par.Longue Pointe Mme Bruno Ney Par.Longue Pointe Mme Basileios Manuel Cotsos Par l.ongue Pointe Mme Philippe Baron «79 62 747370 Salaberry 311 1.312 42 7483H Plac* de Chazel 8 1,403 06 749151 Poneet 301 3,410 33 749569 12076-80 Jamea 321 .Morrice 2*5 52 749858 Joaeph Cuavant 331 648.55 ' 305 41 p89 p22S 109 ; 139 Par St-Laurent Par.Sll-au Récollet Par Slt-au-Récollet Par.St-Laurent Par.SH-au-Rôcollet Par.Slt-au-Récollet Par.Slt-au-Récollet I Edouard Régimbald Greater Montreal Land Inveatment Co.Ltd.Lubor Conatrurtion Inc Meteor Century Builders Inc.Mme Aldéric Laurendeau André Fu|ère A and M Construction Ltd.1.030.60 7.930.23 7.391 12 143 05 197 37 260 35 6215 37 55 408 88 4818 807 20 82470 221.81 738 25 Ligne homologuée a\ec toutea les servitudes actives et passive y attachée» 401849 2385 Jolicoeur 3912 375 Par.Montréal 'Germain Angrignon 403143 5438 44 York 3407 I Lane I Conformément i l'article 896 de la charte de la ville d» Montréal, (401, plie; 1 Geo.VI, c.103.a.62), un dépôt correspondant è 10% d* l'évaluation municipale inscrite au rôle rn vigueur lor* de cette vente, aéra exigible du plu* haut enchcrisaeur avant l’adjudication finale.P229 .Par.Montréal Dominique Régi* 775.88 273.94 Bureau du Shérif, | Montréal.Le Shérif, L P.CAISSE.C R.•030-41 1 17 Drapeau et Saulnier donnen annexionnistes de St-Michel t leur appui aux partis et Pointe-aux-Trembles par Jean-Marc LAUBERTf ' I oup do Ihoâtrp hier matin dan» les rampasnrs élpctora-le* municipales de Saint Michel et de Pnintc-aux Trembles.Tes chefs rie l'administration municipale de Montréal ont donne la main aux candidats annexionnistes qui hritfuent les suffra Ses dans ces deux municipalités.Jusqu'à ce moment, nombreux étaient les citoyens de ces deux villes qui doutaient de la "sincérité annexionniste ' de ces candidats.Mais maintenant plus d'hésitation ! Ce sont de vrais annexionnistes I A 8h hier avant midi, le tondateur du parti annexionniste de St-Michel.M.Charles Lafontaine, qui ne brigue pas lui-même les suffrages, s'est amené à l’hotel de ville de Montreal en compagnie de tous les candidats de son groupe, dont M, Joseph Henri Tremblay, candidat à la mairie.I.'entrevue, très cordiale, qui s'est déroulée dans le bureau du maire a duré une quinzaine de minutes.Immédiatement après.MM Jean Drapeau et Lucien Saul-nirr ont accueilli les candidats du parti annexionniste de Pninteaux-Trembles dirigé par M Raymond Monette, candidat à la mairie.Les deux chefs annexionnistes ont promis que dès la première séance du conseil municipal, après l'élection du 2 novembre, un règlement d'annexion à Montréal sera soumis.«i les annexionnistes sont élus Le maire de Montréal a rhaleiireusemenl félicité ers ct-tnyens qui ne veulent pas se servir de l'annexion à des fins purement politiques."Nous vous recevons dit-il, parce que nous avons vu en votre attitude la manifestation de votre conviction annexionniste Vous n'avez pas voulu vous servir de re slogan pour des fins purement politiques.mais vous avez compris que l unitc sociologique et economique de Montreal ne pouvait se réaliser que dans l'unité de territoire".M.Drapeau a ajouté: "Votre geste est une proclamât ion de foi en l'annexion et le signe que la predication que nous avons entreprise il y a trois ans porte des fruits ".II a donne l'assurance que les citoyens de St-Michel et de Pointe aux Trembles bémTicieront.en s annexant a Montreal.de la même qualité de travaux cl de services municipaux que les autres citoyens de la métropole.M.le maire, à qui un journaliste a demandé s’il appuyait ouvertement les partis annexionnistes dans les deux municipalités de banlieue1, a répondu : "Nous ne pouvons que souhaiter que l'idee de l'annexion fasse du progrès lundi.Nous supportons l'annexion.nous ta prêchons et nous ne pouvons que souhaiter à ceux qui la préconisent d'avoir du succès." M.Charles Lafontaine, fondateur du groupe annexionniste de St-Michel, dont l'organisateur en chef est M Boh l.ortie, a présenté ses candidats au maire et à M Saul-mer.Il a souligné le désintéressement de ces hommes qui savent très bien “qu'ils ne resteront pas longtemps à l'hntel de ville de St-Michel.” 11 a ajouté que les citoyens de St-Michel sont prêts à >e libérer, à enrayer la haus.->e vertigineuse des taxes locales et qu’ils désirent “des tas de choses dont ils ne bénéficieront qu'avec Montréal." M.Raymond Monette, chef du groupe de Pointeaux-Trembles, a declare au cours rie l'entrevue qui a eu lieu après le dépari du groupe de St-Michel, que lui el scs candidats "nous nous sommes impose un sacrifice sachant qu’au lenderrrain de l’élection c'est entre vos mains que nous remettrons la gouverne des affaire* de Pointe aux Trem-hlea " M.Monette a dit qu'il était convaincu que "la majorité sera absolue et qu'il n'v aura plus d'équivoque".S'adressant à M.Drapeau.M.Monette a dit: "Il y va de votre prestige que Pointe-aux-Trembles vote en faveur de l'annexion, parce que s'il fallait par malheur que l'annexion soil renversée, on n'en entendrait plus parler pour longtemps".M.Drapeau a redit aux candidat» de Pninteaux-Trembles sensiblement re qu'il avait dit à reux de St Michel.M s ce pendant note que le maire I.» P Saint-Pierre "a fini par tomber apres avoir patiné longtemps".'La v cilié M Sa tnt Pierre s'esi prononrr carré ment rentre l'annexion et a m-rité ses rnncitoyens a v oter non au référendum- M.le maire Drapeau a déclaré que contrairement a ce que l'on a prétendu en certains milieux "nous n'intervenons pas dans les élection.» municipales.Il arrive qu'à Pointe aux trem hles la Commission municipale a ordonné la tenue d'un réfé- rendum et nous croyons de notre devoir de faire connaître a la population de cette municipalité les avantages qu'elle aurait à se prononcer en faveur de fannexion".M.Bernard Benoit De plus, un autre candidat à la mairie, dans cotte mtiniripa lité, a demande aux clecteurs de voter non au referendum, 11 s'agit de M Bernard Benoit, échevin sortant de charge, qui a déclaré hier après-midi que les années d'insécurité et de tutelle sont maintenant choses du passé “et les sauveteurs intéressés au moment même ou notre cite s'engage dans la voie de la prospérité, dit-il, recevront un refus catégori que de la part d'une population éclairée et intelligente ".M.Benoit a dit que la decision de la Commision municipale d'accorder le referendum réclamé par Montréal a profondément bouleverse les électeurs "qui réprouveront ce geste en votant non au référendum".Parlant du référendum du S septembre nù les électeurs proprietaire» ont voté en majn rilé en faveur de l'annexion, M Renml affirme qu a re mn ment ils n'avaient pa» I» choix et que c'est leur dépit envers l'administration St Pierre qu il» ont exprime II a ajouté que le* raisons qui ont motivé le geste du R septembre n’existent plu» ear le» contri hiiahlrs nnt maintenant l op portunité de se choisir une oquipr offrant toutes les garanties de competence, de sérieux et de dévouement au bien général.M.Lucien Saulnier Le président du comité exé cutif.M Lucien Saulnier.a confirmé hier qu'il a expédié une lettre aux propriétaires de Pointe-aux-Tremble* dans laquelle il réaffirme les en gagoment» pris le 28 juillet par la ville de Montréal en ver» Pointe aux Trembles par son règlement d'annexion M.Saulnier a exprime aux Journalisle».sa rnntianre que le» propriétaires de cette mu mcipalite vont confirmer la dérision qu'ils ont déjà prise le R septembre dernier, de rat tacher le territoire de leur ville à celui de Montréal "("est une bonne chose que le référendum se soit dérou lé en même temps que Télee tien municipale, dit-il, puis que c» va favoriser un vote plus nombreux, connue en fait f.X'mte à la page 19) PSYCHOLOGUES Luc JOLICOEUR, Dipt.Ps.Lydia LANDRY TRUDEL.L.P*.Claud* LAVALLEE.L P».Piarrp Merlu.L.P».Claud* TRUDEL, L.P».Con.rtilfqttee.» f enfants, adolescents, adultes) Orientation sentant et profetstonnelle tntrerues psyrkologiquei Consuttattnn n'flfrjwiont/jt* tut RENDU VOUS SEULEMENT Tel.: 273-2283 Élections, demain, à St-Léonard Pour I* premièr* foil, domain, lot oloctours do St-Loo-nard iront aus urnot un dimanche pour so choisir un* nouv*ll* admini»tr*tion municipal*.D*us groupes «ont *n pi*.i*nc* ot to «ont tait» un* lutta tr*, calm*.L* mair* sortant d* charg*.M.Paul Emit* Patlt, dirig* las forçat du Parti d* l'unité ci-viqua.Il n' a dans tas rangs qu'un échavin sortant d* charge, M.Jean LacUrc.Sa« autres candidats sont MM Wal ter P.Banas, Raal Cité, Ar mand Auger.Roger Prud'homme at Jacquet Marciar.L* parti adversaire, la Rat.liament des citoyens, est diri-g* par M.J.André Poupart, achavin sortant d* charg* Sas candidats é l'achavinag* sont MM René Poirier Paul-Emil* Robidat, Piarr* Tardif, Paul Laurier, Rodrigue Allard *t Mario Barono, ochovin sortant do charge.La campagne dans St Leonard a particuliérement porta sur la promotion industrielle ot l'organisation do« loisirs.Las 4.S00 électeurs pourront asorcer leur droit do veto dans 22 bureaus d* scrutin ainsi répartit : 13 an t'écal* L* Reyar, 5415 ru* Jaan-Talen ; 4 an l’écol* Wilfrid Bastian.4125 ru* Collarette #t 5 an racola Pia-Xlt, S450 ru* Lavaitiar.Las bureaus tarent ouverts de 9b.de l'avant-midi é éh.p.m.LE DEVOIR MONTRÉAL.SAMEDI 31 OCTOBRE 19(4 Après avoir dénoncé le séparatisme à Hamilhn le juge Ouimet craint maintenant pour sa \ie HAMILTON - Le juge Roger Ouimet, qui vient de donner une conference devant les membres du Cana dian Club de Hamilton, craint maintenant qu‘on attente a sa vie, i son retour à Montréal II a dit dans me interview que les propos qu'il a tenus contre le nouve-ment sepaiatixte pourraient amener les terroristes à user de représailles à son endroit.A Roxboro, on parle aussi d'annexion.A Rnxbnro, bien qu'il n'y ait pas de parti annaainmst* rrconnii nn part# aussi hrau-foup d annexion I# "(Jrnupement mique'’ qui a rhmsi un* equip* da einq candidat», dont ,* eandi dat à la main» rat ! *rh>-v n anrtant d* rharg* W G Roll, areiise I equip* adverse, que dirige M Marc Mayrand éga lement eehevin sortant de charge, de vouloir ennlmiier la campagne annexionniste Dan: une déclaration émise hier, le "Urcuprmrnl civique" declare que "malheumike-ment, il cat maintenant evident que de» mfliirlH-rs extérieures ont Joue un rhle dans la rampagne actuelle ' Il af firme que la "dérision de certains individu» de rerherrhrr à se faire elire dans cette election a erre une altuatinn intivleiable pour le» cilnvens de Rnxhnrn , que ce» individu» étaient clairement assnnes aver la philosophie annexion nisle du maire sortant, M R l.aBrll*.et qu ils pâlttcipent de nouveaii à une nouvelle tentative détournée pour sa per l'autonomie de Rnxbnro '.T# chef du groupe adverse M Mayrand a répondu a retie attaque en dérlarant que tnuf le monde sail à Rnxhnrn que lui même a'est rallié au désir rlatrement exprimé par le» électeur» lor* du referendum du 3 aeptrmbre."On brandit l’epouvantall de l aiincxiun, dit II.parve qu'on n’a pas d autre* *h»»c» à me reprut her et durant ce temps on ne pnmis-t nrn de runerd aux contribuables " M Mayrand a note l'illngi» me de ses adversaire* en faisant valoir que l'un de ses candidats.M Don Kwing a tniiiours et* 1 un des plus fa murhrs autonomiste» de Rnx bnr« "Je ne ttiil pas tf*» bien, dtMl.comment cet hnm me qui a mmbaitu ouvert* mem rnrtr* 1 son»«ion aurait aerepie d* s'illier » eration de jeunes gens en col >rtr qui sont incroyants, agnost ques et même athées Ils sont -ompie-tement amoraux Ils ai endent tout de l’Ktat.l’our ei x, une soutane est le tvn.boit de ij kervitude cl ils rejet ent la religion, la loi el l ore re Ce groupe tend à detruir toute forme dàutonté légitti le." la Juge Ouimet a ti t qu'à aon avt».il y avait de membres de l'elite queher.1 qui finançaient le mntiven >nt se paratislc.116 années de ter vice chex Beauchemin — La maiaort Bcau'hrm.* t •.».fcsee 4BM employees qui rest contacte un total de 116 années au «rf*nr • lé.t.oos Mil.Ai bertine Berard.au centre, eat à l'emploi de Beauchemm 4rpu novembre su 3 décembre la .Seventh dav \dv*«-iKt (mirih v.y :vki, 1 Ouvre d*» Etitunt-; oubli*», t.S.rtnn d, J.5 novembre au 8 décembre la Grace Dari Hospital.S'I.ROon q-| aa^vtfhf* au 12 décembre la Old Brewery Mission Im, i < Mm i Meir-J if» r*»f«* as psg»» é« ••'»*•»*• ACTUELLIMtNÎ TOUT m VENDU A L'AVANCf INCKOVAlil R.\k*#**« #*s ma.x»sn»»-s» s#» -n* < < • .•4 brnefi«#c« 4# I tu» N-» 4 N-aw» tijan Di Wimilll NMRt| ia ¦ *• FORMIDABLE ! EXCEPTIONNEL ! EXCLUSIF ! Vivez que dioble ., à 20 minuUi du centre de Montréal ACHETEZ dès maintenant VOTRE TERRAIN au prestigieux lotissement “.TRINITÉ" sur le MONT-BRUNO BUREAU OUVERT: samedi et dimanche après-midi delh.30 à 6 h.Nttftef let timHciim inr )• rowfe t (Trt«i«>C’AfiAtfft> te «Me tel.•In «n Chili 4e felf Ment Uni* «4» •• An funneatére 4ee petee fHntta4m« Alhtudi jutqu'à 920* INCOMPARABLES 35‘ 45^ '*a^réd Trrmrn fucilr* : 20"o com/ilnnt, btilunc • à 5 ans INFORMATIONS at DEPLIANTS i Tél.i 387-2700 SOMMFT rKiNira SIMM (MPIMt SI N» «ülo» NOUI YurtVFV'ég v a f- ' ^ UL Tf* ADLJ4b| tu»-»' bfRICTIOn LsàlJtJI ^ LE DEVOIR, MONTRÉAL, SAMEDI lt OCTOBRE 1964 EDITORIAL La nouvelle impasse du drapeau Après six semaines de travail, le Comité parlementaire du drapeau vient de produire un rapport qui ramène la question au point où elle en était à la mi-eeptembre.L'opinion majoritaire a recueilli 70 p.c.des suffrages du Comité, mais le bloc conservateur est resté intact, du moins clans sa partie anglophone.On se trouve ainsi devant le même problème qu’il y a deux mois.S’il faut en croire les votes parlementaires, le Canada français est solidement derrière le projet de drapeau distinctif.Mais le Canada anglais se partage en deux courants qui paraissent être d'égale force.Un Canada français unanime plus une solide moitié du Canada anglais, cela fait une majorité assez confortable au Parlement.Mais une grave question se pose: comment et quand cette opinion majoritaire doit-elle se faire entendre avec le minimum de risque de scission irréparable?• Un premier point doit etre tranché.T.a question du drapeau doit-elle être vidée au Parlement, ou s’il ne serait pas préférable de la faire résoudre par le peuple?Nous nous sommes laissé séduire un moment par l'idée d’un recours au référendum.Après avoir relu tout ce qui s'est dit à ce sujet depuis six mois, nous devons conclure qu’un référendum, dans le contexte actuel, n’apporterait rien de neuf et ne serait qu’une nouvelle mesure dilatoire.L’opinion s'est amplement exprimée depuis juin.Tous les arguments imaginables ont été ressassés de mille manières.Il ne faut pas reprendre, autour du drapeau, l'expérience malheureuse du plébiscite sur la conscription, qui eut un effet désastreux sur la conscience canadienne.L’idée d’une élection consacrée au choix d’un drapeau est encore plus saugrenue.Une élection conduite autour de ce thème dégénérerait en querelles raciales.Elle soulèverait certaines parties du pays contre d'autres.Elle ferait surtout oublier au corps électoral nombre de questions beaucoup plus importantes que celle du drapeau.La question du drapeau a été engagée au Parlement.Les députés ont consacré, à débattre ce sujet, l’équivalent d’un mois complet de travail, ils ont formé, pour mener à bien la tâche entreprise, un comité spécial qui a travaillé à son tour pendant six semaines.Ce serait, pour le Parlement, se mépriser lui-mème que de refuser de conclure, après des débats d'une si longue et coûteuse durée.Une ombre redoutable plane au-dessus du Parlement: que faudra-t-il faire si Ut.Diefenbaker donne suite à ses projets a peine voilés d’obstruction?Faudra-t-il laisser le débat continuer indéfiniment ou recourir à la clôture?Si M.Diefenbaker était raisonnable, il accepterait loyalement une limite de temps pour le débat sur le rapport du comité.On pourrait lui concéder, en retour, que tout vote de la Chambre sur la question du drapeau distinctif devrait, pour être valide, recueillir l’adhésion d’au moins les deux tiers des députés.Lui concéder davantage, consentir à la quasi-unanimité dont il a parlé, serait impensable: car on consacrerait ainsi en principe le droit de veto d’une petite minorité.A supposer le pire — c'est aussi, hélas, le plus probable — à savoir un entêtement absolu de M.Diefenbaker, faudra-t-il recourir à la clôture?Nous ne le croyons pas.S’il s’agissait d’une question de vie ou de mort, d’un problème engageant des valeurs tout à fait fondamentales comme l’était, au Sénat américain, le bill affirmant les droits civiques des Noirs, il ne faudrait pas reculer devant la clôture: la justice ne doit jamais être rendue impossible par l’usage abusif de certains droits parlementaires.Mais la question du drapeau n’est pas de cet ordre.Elle reste contingente, relative, teintée de nuances humaines difficiles à hiérarchiser.Elle n’offre aucune urgence mathématique.Elle peut, à la rigueur, souffrir quelque retard.A causé de tout cela, le gouvernement Pearson aurait profit a ne pas jouer, pour l’instant, toutes ses cartes sur la question du drapeau.Il pourrait annoncer, par exemple, qu’on passera pour le moment à l'étude de problèmes plus urgents et qu’on reprendra dans quelque temps la question du drapeau.Il pourrait également suivre une suggestion de M.Knowles et planifier plus rigoureusement le travail parlementaire en décidant que le débat sur le drapeau se poursuivra jusqu'au bout mais sans jamais mobiliser plus du tiers ou de la moitié du temps régulier de la Chambre.Ce serait moins spectaculaire, mais plus sage.• Le gouvernement doit éviter par-dessus tout de tomber tète baissée dans le piège que lui tend le vieux renard de Prince-Albert.Celui-ci désire une lutte féroce, il aimerait, au fond, se faire bâillonner pour pouvoir ensuite crier au martyr.Il serait prêt — il l’a dit le 21 août aux Communes — à faire une élection sur la question du drapeau.Il y a des obstacles qu’on doit savoir vaincre sans donner à l’adversaire la moindre chance de dire qu’il a été opprimé.Telle est la voie que doit suivre le Parlement s’il veut résoudre sans drame inutile la difficile question du drapeau.Claude R Y AN .SI Ou “respect de l’autorité établie” au mépris de la dignité du citoyen Le Devoir publie aujourd'hui un des textes les plus pénibles qu’il air jamais été donné à un journal cana-dien-français de publier à propos de le liberté de la presse et.davantage, de la liberté tout court et de la dignité' I.» nouvelle “orientation" tear il s'agit bien d'une orien-fation) de l'information dcci dee par la direction du Soleil et tes directives qui ont été eonsequemment données aux journalistes sont l'une des manifestations les plus odieuses d'une presse servile.Personne n'a jamais contesté à u h journal quelconque le droit de prendre, en page éditoriale ou ailleurs, la position qu'il juge conforme soit à ses intérêts, soit à ses options religieuses, politiques ou philosophiques.Msii dans le même temps chacun, ou presque, convient en Occident aujourd'hui que le premier droit du lecteur est le droit à une information honnête, r'eot-à dire véridique, com piété, objective.C'est ce qu prime en une formule lapi daire le vieux slogan .le corn mentaire est libre, mala les faits sont sacrés.Mesure -1 • on suffisamment la gravité de cette affaire surtout dans le contexte sctuel du Québec ?Jamais, même au temps du dupleuMsnie.i> ne s'était trouvé un journal pour affirmer aussi claire ment, voire pour exalter.!• droit de 1* direction à choisir dans rinformstion ce qui lui parait conforme A “l’intérêt public" fc'estèdire I l'ordre établi et sux Intérêts de cer taines classes1 1» droit d o nenter ! Information test un texte qui.venant de pays totalitaires.nous ferait bondir et on y verrait un signe de plus de l'irrespect de ces regimes pour le citoyen et de son mépris pour l'esprit.Or, cela arrive au Québec en 1964.an 4 de la “révolution silencieuse” fs'il n'en tient qu'au Soleil, elle sera en effet étrangement silencieuse).La con jonction de ces effarantes directives avec les accusations folichonnes de communisme proférées depuis quelque temps laissent croira à une contre-offensive impitoyable d'un conformisme résolu à tout.C’est un texte dont il faudra saisir la Fédération internationale des journalistes et rinsfltut international de la presse Si nous avions un en de de la presse, pareilles di rcctives seraient meoneevs blés.Mais ne se trouve-t-il pas chez nous un mouvement d'opinion assez puissant pour empêcher ce triomphe de l’obscurantisme et d’une insidieuse tyrannie ?• Quand certains ‘bien-pensants" perdent la tête Depuis "l’homme • su - cou tesu - entre les - dents" de* années 20.1» plupart des psys nceldentsuT ont traversé un* phase plua «u moms longue e' plus ou moins virulente (félon le degré de îérieux et d* LE DEVOIR roNDt p** irsisni buikassa Lt te jANTi** jeie Claude RT AN And»* LAURENDEAU Directeur Rédacteur en chef Rédacteur en chef adjoint I Paul HAURIOL Directeur de l'Information : Michel ROT Tréiorler l Arthur I.EFEBVRK "Le Derolr" e«t Imprimé an no 414 est, ru« Notra-Dam», k Montréal, par rtmprtmrrlr Populaire, compainlr A re«pon«ablllt4 limitée nul en e.t l'éditrice Seule la Prejse Canadienne e«» à pmplnfer A rtlfftisi't iBforinitiofU piinilM» rlanv, 'Ta O^vnlr” \Ro\ NFMKNTK : fdition quotidienne.M?r»Mon pmr port ear.Moiitrfal.Québec l.é\is et banlieue S?Ü.Ailleurs »u Canada: \ l’etranger: Fdftion du samedi: $5.Ce ministère des postes » autorisé Paffranchlbsement.en numéraire et l’fETOl comme «•blet de 2e danse de la présente publication.TELEPHONE : Victor 4.J3A1 BLOCS NOTES discernement des dirigeants ou de la population) d’anticommunisme maladif.On se rappelle surtout celle qu’ont connue les Etats-Unis à l’époque de feu le sénateur Mc L'arthy.qui a d'ailleurs laisse son nom à une forme exaltee et dangereuse d’anticommu-nisnft primaire.Y aurait-il chez nous des hommes désireux de partager ce douteux honneur?On est enclin à le croire depuis quelques semaines et particulièrement depuis quelques jours.Nous avons déjà connu, il est vrai, une période où quiconque n'était pas conformiste était aisément taxé de communisme ou de crypto-communisme par les dirigeants politiques d'alors #t par U presse à leur service Nous avions eu la faiblesse de croire que ces temps étaient révolus êt qu'un certain progrès de l'éducation et de la maturité politique réduisait les chasseurs de sorcières à la dimension d'un mauvais Souvenir.Or.voici que la maladie réapparait chez nous, soudaine, violente, à la manière d’une éruption De petits McCarthy surgis sent avec les traits caractéristiques de l'espèce : le ton de Cas&andre.une étonnante ap titude à la confusion, l'infan tilisme.l’agressivité, l’sbsen ce totsle de nuances, le tout enrobé dan* une «nnerenle bonne feu eu d*ns un# dét*r rn*p'* lincérite .Mêler tou* ce* ingredients piacez-les tu-dessus d'une machine * ècn re ou devant un micro et cela donne lea ainguliers propos qui ont fait cea jour* dernier* la manchette des journaux.Et si le* trait* sont familiers, les arme* ne le «ont.pas moins : la dénonciation, aussi virulente que vague, l’équation entre “communis me" et tout ce qui n’est pas soumis au pouvoir établi ou conforme aux idée* reçues, l’ahsenc» de références pr» et**», l'aeeuaetien “en gros," I mm On veut RI N savoir.LE DIALOGUE CANADIEN Où sont les porte-parole authentiques de chaque groupe?Par Ramsay COOK Professeur d'histoire à l'université de Toronto Depuis quelque temps, un nombre croissant de Canadiens de langue anglaise te sont montrés disposés à entrer dans le débat sur nos problèmes constitutionnels.Certaines des voix qui se sont fait entendre furent modérées, ouvertes, raisonnables; d’autres se sont bornéoe à défendre le statu quo.Le silence est toutefois rompu.Mais il faut comprendre tout de suite que ce changement, en soi.ne résoudra aucun problème.Même, il est probable quo pour un temps les problèmes en seront rendus plus compliqués, vu qu’il y aura plusieurs voix à parler au nom du Canada anglais, comme c'est d’ailleurs le cas au Canada français.La multiplicité des voix en provenance du Canada français a été l’un des facteurs qui ont inspiré le silence embar-rasé du Canada anglais jusqu'à ces temps derniers : il est important que nous ayons conscience de ce fait.A l’épo que de M.Duplessis, les Canadiens de langue anglaise en vinrent à croire que Québec ne parlait qu’avec deux voix.Il y avait d’abord les membres francophones du Parlement fédéral, et particulièremnt les ministres du Cabinet à Ottawa.Des hommes comme Ernest Lapointe et Louis Saint-Laurent fet Jean lisage) .parlaient au nom du Canada français et la plupart du temps, leurs vues recevaient l'appui du Canada anglais.De cette manière, il y avait peu de friction.peu de matière à débat.Il y avait aussi une seconde voix qui parlait pour le Canada français : celle du premier ministre Duplessis.Les Canadiens de langue anglaise trouvaient ses vues moins intéressantes.Mais on disposait des opinions de M.Duplessis de façon relativement simple en se disant que sa méthode était négative et que.au moins aux yeux des Anglo-Canadiens d’esprit progressiste, les politiques qu’il préconisait étaient réac- l’appel à la croisade.Yal-1 us ion à la fuite des investissements étrangers, enfin le choix des intellectuel*, de l'université et des moyen* d'information comme cible* préférées.Nous avon* ainsi vu à Voeu vre ces jours derniers un membre du gouvernement du Québec, le rédacteur en chef d’un quotidien de Québec et un approximatif professeur de collège, aussi vain que prolixe et bruyant.Ecartons le dernier qui en est encore aux incartades de collégien.Le cas des deux autres est plut préoccupant en raison des postes qu’ils occupent.Voici deux hommes placé* l’un et Vautre dans des situations où ils sont, en mesure d’influencer une partie de l'opinion moim par leur ver tu propre que par la caution qu'apportent naturellement * 1 un le titre de membre du gouvernement, à l’autre la direction idéologique d'un important quotidien.Le moins que l’on puisse exiger d’eux, c’est avec le sens élémentaire des nuances, le souci de la justice, le souri de la vérité et le respect de* citoyens.L'un, ministre, affirme froidement que “un Québec libre serait un Que bec communiste" et dénonce l'infiltration du communisme à Radio-Canada, dans las jour n»ux et même à 1* fédération liberals du Québec.L’autre, rèdfcteur en chef, partant du ton e* des positions d une re-• ne politique et littéraire «perçoit déjà monter le Grand Soir, supplie notre bourgeoisie de se réveiller et de réagir et va jusqu'à écrire : “la scène est prête pour la violence, son draina est déjà commencé.” Et la preuve de la gravité de l’Infiltration du communisme, c'est — von* ne l'auriez pas deviné — que .les étudiants peuvent acheter la revue Parti-Pris dans les kiosques "de nos catholique* universités." Or.la journaliste qui écrit cell *e d* »*rn* t lul-mêm* de» brevet* tionnaires.On comprenait difti vilement au Canada anglais que le Québec réélise l’Union nationale mais au moins on se consolait à la pensée (pie cette province déléguait à Ottawa des hommes plus raisonnables et plus progressistes.Ainsi, pendant plusieurs années.cette action parallèle des deux voix parlant au nom du Québec ne créa aucun remous sérieux dans la vie placide de la nation, du moins en surface.Et en fait, on considérait que toute friction survenant entre Ottawa et Québec était une matière que devaient trancher les Canadiens français eux-mè-mes.Ce fut le cas notamment de la fameuse dispute sur le dédoublement de.impôts qui fut finalement résolue à la suite d'une rencontre entre MM.Saint-Laurent et Duplessis.L* changement d* 19*0 Mais après 1960, tout a change sans que le Canada anglais, ni même le Canada français, s'en rende compte.D’abord, en dépit du grand nombre de conservateurs qui furent élus par le Québec en 1938, aucun Canadien français ne semblait exercer beaucoup d’influence au sein du Cabinet Diefenbaker D'autre part, un gouvernement neuf et dynamique prit le pon- de modération, ne cease de déplorer “l’état de fièvre” qui règne dan* le Québec, presse lei hommes politiques d'être prudents dans leurs de clarations publiques, va repe tant que l’immense majorité des nôtres est opposée “à toutes lea forme» d'extrémismes." Comment cet homme peut-il du même souffle nous laisser entendre que le danger est grand d’une conquête du Québec par le communisme et ainsi rejoindre par des propos aussi échevelés les milieux même qu'il condamne au nom de sa "modération" " Comment M.Arsenault et M.Paré peuvent-ils décemment pourfendre "l'extrémisme" en pratiquant eux-mémes la pire forme d'extrémisme, l’extre tnisme dan* la dénonciation, dans l'accusation vague, dan* l'interprétation fallacieuse d e lèncments mineurs" S 11 est vrai que dans le Québec on a pu entendre ces dernières années des propos aberrants, ceux de MM.Arsenault et Paré entrent avec éclat dans cette catégorie.Même le Star, souvent si prompt à s’effrayer devant les événements du Québec, a cru bon hier, dans sa page éditoriale, de rappeler a plus de mesure ceux qui parlent du danger du communisme dans le Québec MM.Arsenault.Par* et con sorts ont évidemment le droit de rester »n marge du rmi i'*nf de renoii'eau oui •* infeste heureusement su Québec, ils nnt le drdit de bouder la montée d une société nouvelle (dont lédification entraîne naturellement parfois des excès de langage, mais eat-ce là-dessus qu'on juge une pareille entreprise ?) .ils n’ont assurément pas celui de tromper l’opinion intérieure et l'opinion étrangère et de nous replonger dans un climat dont on devine quels effets en résulteraient pour une liberté difficilement re-conqulse.J M.L voir à Québec.La faible representation du Canada français à Ottawa, combinée avec la vigueur du nouveau gouvernement provincial du Québec créa un déséquilibre dont on ne se rendit pas compte tout de suite la plupart des Canadiens anglais étaient si heureux de la défaite de l’Union nationale qu'ils ne comprirent pas tout de suite que le nouveau gouvernement Lesage défendrait lui aussi l’autonomie provinciale.Apres tout, M.Lesage était connu au Canada anglais com me un ancien membre d'un gouvernement qui fut l'un des plus populaires de notre histoire On ne s’attendait de sa part à aucune difficulté.Ce n’est qu'après le retour des libéraux au pouvoir a Ottawa que plusieurs Canadiens anglais devinrent conscients du mécontentement du Québec au sujet dé la façon dont font -tionne la Confédération.Plusieurs espérèrent pendant un temps que la vieille équation "rouge à Ottawa et rouge a ¦Québec" résoudrait tous les problèmes qui avaient soudain surgi depuis I960.On reconnait aujourd'hui que les choses ne peuvent plus se passer ainsi M.Lesage entretient sans doute Avec M.Pearson des relations meilleures que celles qu'il avait avec M.Diefenbaker, mais ce n’est pas parce que tous deux sont libéraux.C’est plutôt parce que Québec a renforcé sa représentation à Ottawé et que les délégués du Québec au sein de l'équipe fédérale exer cent de nouveau une influence réelle.De la sorte, le gouverne ment est plus conscient des pro blêmes et des désirs du Que bec.Mais ce seul facteur, comme le constatent la plupart des Canadiens anglais a l'heure actuelle.ne pouvait suffire à effacer toutes les différences de vues qui existent entre Québec et le reste du Canada Pluralism* Un autre facteur a contribué a «veiller le Canada anglais aux changements qui se sont produits depuis quelques années.Les ministres fédéraux de langue française, de même que des ministres provinciaux, ont souligné avec insistance que.en vue d'assurer la survie de la Confédération, il est néces saire d'claborcr unr nouvelle conception des rapports mire Canadien* de langue Irançaise et Canadiens de langue an glaise MM.Lamontagne et San vé.du gouvernement fédéral, ont parlé avec autant de force sur ce point que MM.Lesage et Lévesque.De plus, un bon nombre de Canadiens anglais qui voyaient autrefois, dans l’autonomie provinciale telle que défendue par M.Duplessis, un manteau qui servait à cacher ses politiques réactionnaires, comprennent maintenant qu’au lemomie et réforme peuvent ati' si aller de pair.Cela les a obli gés a regarder avec un oeil nouveau le fonrlionncinenl de noire systètiie fédéral.On trou ve un reflet de cette attitude nouvelle dans le programme du parti libéra) et du Nouveau parti démocratique Mai* d exist* encore un élément oui continue d Intriguer * Canada anglais Quebe'' sein blait autrefois n avoir que deuv • oix Aujourd'hui, Québec sefiv ble posséder plusieurs voix D'un côté.Il y a les differentes nuances de la pensée séparatiste : de l’autre côté, il y a les avocats de la théorie des Etals associés ; et enfin, il y a aussi le gouvernement Lesage qui, en matière conslildtionnelle semble avoir trois ou quatre voix qui paraissent être en rivalité l'une avec l’auli'r.Dans l'ensemble.ce pluralisme nouveau est un aspect très attrayant du v isage nouveau du Québec ; il rsl l'expression d'une société qui veul faire l'essai et l'épreuve de «* liberté Mai* 1* dis-cii*Mon puhliqii# dp* prob'èm*» Revue de presse I Voici un choix d éditoriaux sur I actualité traduits de journaux de langue anglaise du Canada Lesage à Paris Le Free Pres*.Winnipeg Dans ses efforts pour hausser le statut de sa province au delà de celui des autres pro vinces.le premier ministre du Québec.M.Jean Lesage, dé passe parfois les bornes.Quand il s’est rendu en France, en 1963.M.Lesage a ete accueilli par le président de Gaulle comme s’il s'était agi d’un chef d'Etat.Des accords ont été conclus pour intensifier les échanges scientifiques et culturels entre le Quebec et la France.Mais voila que M.Lesage est reparti pour l’Europe dans l'Intention cette fois, selon les rumeurs d'obtenir pour le Québec une reconnaissance internationale pour la Délégation du Québec à Paris Si le président de Gaulle, dans un excès de fraternité gal-lique devait accéder aux voeux de M.Lesage, il n’y a pas grand chose que le Canada puisse faire a ce sujet si ce n'est de protester vigoureusement.Il se peut que cela flatte la v anité de certains Québécois de constater que leur province est traitée par certains gouvernements étrangers comme s'il s'agissait d'un Etat souverain il n'en demeure pas moins vrai que ce n'est pas plus un Etat souverain que le Manitoba ou l'Ile-du-Prince-Edouard.Elle ne doit donc pas être traitée différemment.Le pays ne peut posséder tl gouvernements différents se mêlant des affaires extérieures, un secteur exclusif à l'autorité fédérale en vertu de la constitution.Le projet du Québec vient en contradiction directe avec l'Acte de l'Amérique du Nord Britannique et il doit donc être rejeté avec fer pieté par le gouvernement central.— Le 22 octobre Les journaux Le News.Medicine Hat Avant de partir pour l'Europe, le premier ministre Jean Le sage affirmait que “le plus grand danger pour le Québec comme partout ailleurs dans tous les pays, c'est le journalisme jaune".Personne ne se portera à la défense du jeunisme, mais qu'est-ce que M.Lesage avait au juste en tête?Sa déclaration sur le journalisme jaune a été faite lors d’une conférence de presse au cours de laquelle il avait dit que les journaux avaient préparé le terrain pour les incidents survenus lors de la visite royale à Québec.Il a semblé mettre dans le même sac “la presse" et le "journalisme jaune" pour en faire son bouc émissaire .- Les journaux sont inununi- ses contre cette sorte de traitement.La tragédie est précisément que le premier ministre Lesage, en face de signe* de tempêtes continuelles, de-montre qu'il imitera l'autruche.- Le 22 octobre.Terrorisme Le Herald.Calgary — C est révoltant de penser que même dans notre pays, des tentatives peuvent être faites pour intimider des personnes qui ont osé s’élever contre le banditisme.Quand un membre du parlement est menacé, la situation devient monstrueuse.Mais, c'est apparemment ce qui s'est produit dans le cas de M.Léon Baker, ancien ministre fédéral et leader de l'aile québécoise du parti conservateur.L'automobile de M.Baker a été incendiée dan* son entrée de cour, à son domicile de Trois-Rivières.D a, par la suite, reçu un appel téléphonique anonyme pour lui annoncer qu’on lui avait réservé ce sort parce qu'il avait déclaré dans un discours que seulement des gangsters oseraient blesser la reine.Même si le nombre de terroristes capables de »e livrer à ces infamies se limite à l'heure actuelle à un nombre relativement restreint, le fait qu'ils soient présents et actif* dans un pays civilisé comme le Canada doit nous inciter a réfléchir,.Les forces policières tant fédérales que provinciales devraient s'employer sans tarder a éliminer entièrement et immédiatement ces terroristes.Une erreur Le Courrier — Kelowna.(’.— La question de savoir si la visite de la reine a ete un succès ou un échec est plu* ou moins discutable dépendant du point de vue où on se place.Mais, ce qui est plus discutable encore, c'est de savoir si oui ou non cette visite était nécessaire.Les conseillers d* la reine avaient-ils raison d'abord d'organiser ce voyage puis de s’en tenir à leur* plans initiaux alors que tout indiquait que les troubles ne manqueraient pas L'erreur a consisté a sous-estimer la force et la détermination des séparatistes.La reine n’aurait pas dû être invitée dans un Québec qui était en proie à un climat d'agitation.Une fois que l’erreur avait été commise, il n’était pas question de revenir en arrière.La visite devait avoir lieu tel que prévue et nous pouvons êtr* reconnaissants qu'elle se soit si bien déroulée.— Le 21 octobre.emimmmmmmmmtmmtm Une république canadienne Votre éditorial du mardi.13 octobre.1964.m'intéresse.Vous y écrivez : "Je uc suis pas séparatiste.Je ne suis pus non plus royaliste.Je serais beaucoup plus spontanément un Canadien républicain." Moi aussi, et cela depuis de nom breuses années — depuis Oli-var Asselin et bien avant le voyage du roi Georges NT et de son épouse en 1939: avec beaucoup d'autres Canadiens du temps, j'ai refusé d'aller voir ces visiteurs.Une république canadienne était mon reve aussi bien que celui de nombreux jeunes Canadiens français et anglais.Maintenant.je me demande s'il se rail realisable dans la dualité de langue et de culture.Les jeunes canadiens-français ne sont pan aussi résignés que nous l’étions à parler l'anglais pour accommoder les unilingues avec qui ils travaillent.Nous avions contre nous la Le député Blouin A propos de l’article du mercredi 23 septembre 1964 : "Selon un député fédéral, pour les Esquimaux.je m’étonne que M Gustave Blouin, député fédéra] de Saguenay, élu en partie grâce aux votes de» Esquimaux du Nord Québécois, puisse être si peu au courant de la question esquimaude; comment peut-il avoir la naïveté (l'affirmer que "l'on s'expose a îles Inuilrvri'scmeiUn cho/ Ic-I'.squini.'uiN du Nord Québécois si l’on s'avise de changer leur mode de \ic.' M Rlouiii croit il qu’un changement d'administration va changer le mode de vie des Esquimaux Le changement de mode de rie est déjà fait et ce n'esl pas parce qu'un administrateur du Gouvernement Provincial remplacera un administrateur du Gouvernement Fédéral que le mode de vie va changer •le crois parler couranvinenl la langue Esquimaude ci ai rencontré tous les Esquimaux du Nord Québécois sans en avoir entendu un seul nommei contrainte financière amenee par la crise économique.Les progrès techniques d* communication apportés par les satellites de relai vont, parait-il.taire disparaitre beaucoup de langues et de dialectes.mais les quelques langue* fortes qui vont demeurer sont l'anglais, le français, l’esna-gnoL l’italien, le russe et l’allemand.Donc, il semble que nos difficultés ethniques demeureront.U serait quand même souhaitable de faire l’essai de cette république canadienne avant d’en abandonner complètement l'idée en faveur d* deux nations complètement séparées.Cette dernière solution est cependant, à l’échelle de la dignité humaine, celle qui donnerait aux Canadien* français la plus grande chanea de contentement bien mérite.J.Papineau.Saint-Jean et lea Esquimaux Arthur Laing le "grand chef" et René Levesque le "petit chef.’ Je me demande d’ou M.Blouin reçoit de tels rapports fantasques ?Plus je lis les discours «t affirmations de certains députés plus je deviens convaincu qu’il.* ratent de belles occasions de se taire.Pourrait-on suggérer aux Communes un cours intitulé : •'Comment penser «vaut de purler " Les Esquimaux du Nord Qué-ijecui* n’ont pas lieu d'étre tien* de leur représentant au Federal.Ici à Povungmtuk nous mettons les Esquimaux au courant de toutes les stupidités politiques dont ils sont les victimes.Nous souhaitons que certains politiciens se rendent compte qu’ils se couvrent de ridicule aux yeux des Esquimaux qui sont peut-être des primitif* maistqui ne manquent pas de bon sens.A.P.Steimnann.o.nvi Missionnaire chez le* Esquimaux depuis 2H ans A Saint-Léonard Bia'" a Samt-Lennard qui ’eut se proclame! officieUemen, "premiere rille française *ur 1 lie de Montreal ".Enfin de* citoyen* oui ne craignent pa; d interet commun én est rendue plus compliquée, car les Canadiens anglais se demandent ; oui parle vraiment au nom du Québec ?De la même façon, naturellement, les Canadien* français ont le droit de demander ; qui parle au nom du Canada anglais ?Il est possible, je crois, d’apporter une réponse a chacune de ces deux questions.Mais la première étape dans l’établissement d'une discussion compréhensive et raisonnable c'cal la reconnaissance du fait qu'aucun de* deux côlé* n>«! monolithique.d'afficher publiquement leur velouté de vivre en français En effet, noire bilinguisme * leur unique joue contré nou» en dégradant la v aleur et l'uü-üté de notrê propre langue Pour 'redorer le blason” du français, il faut lui créer un# demande sur le marché de la langue.Et puisque aujourd’hui en finance, en commerce et en Industrie, la minorité dominant* pratique ouvertement, ce principe pour leur langue, pourquoi nous, la majorité, ne le ferions-nous pas.en politique municipale, là où nous avons la démocratie V Souhaitons que la fierté d* Saint-Léonard soit contagieuse et se propage, de proche en proche.à travers Tile de Montréal.Real C LOUAS, Viïl* Slt-Mirh#L LI DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI 31 OCTOBRE 1964 CINQ QUATRE EXPERTS PREPARERONT LE DOSSIER FISCAL DU QUEBEC Ql'fcÆEC (DNC) — Quatre experts auront la tâche de préparer le dossier que le souvernement provincial pre sentera dans un an au comité fedéral-provincial du rrsi-me fiscal.Ce sont MM.Claude Morin sous-ministre des Affaires fédérales - provinciales.Marcel Bélanger, président de la Commission royale d'enquête sur la fiscalité.Roland Pareil teau, directeur du Conseil d’orientation économique, et Jacques Parizeau, professeur à l'Ecole des hautes études commerciales de Montréal.On sait que la decision de créer le comité du regime fiscal date de la conférence fé-dcrale-provinciale de Québec, en mars-avril dernier.("est au cours de la conté rence fcdérale-provinciale des 14 et 15 octobre qu'on a précisé le mandat de cet important comité qui devra présen ter son rapport au début de 1906.Son mandat précis est le suivant : 1 ) Les tendances a prévoir pendant la période 1967-1972 dans les dépenses publiques du gouvernement fédéral, des provinces et des municipalités.compte tenu des grandes priorités qui seront vraisemblablement accordées par les gouvernements aux dépenses à affecter aux programmes importants qui se disputeront les fonds disponibles; 21 Les problèmes poses par le financement de ces dépen ses et leur rapport avec tes circonstances économiques a prévoir, le niveau probable des frais nécessités par les services et installations pu blics ei le niveau éventuel des dettes gouvernementales; 3' La politique générale a suivre en matière de programmes conjoints pendant la p node 1967 1972: 4 i Les domaines fiscaux qui devraient être utilisés exclu sivement par le gouvernement fédéral et par les provinces et les municipalités, ei les do maines où l'occupât ion con jointe est souhaitable; 5) Les arrangements a pieu dre a l'égard des domaines fiscaux occupés conjointement: 6) Les rapports des subventions de péréquation aux exigences fiscales et aux capacités fiscales des provinces, et les meilleurs arrangements possibles de péréquation pour la période 1967-1972: 7> La liaison future entre les gouvernements relative ment aux questions fiscales et économiques ; 8t Autres questions connexes." Le groupe québécois, travaillant sous la responsabilité du sous-ministre des Affaires fédérales - provinciales, s'adjoindra d'autres hauts tone tionnaires et pourra faire appel à d'autres experts de l'ex teneur.M.Morin a précisé, hier, qu'il s'agissait-là d’un travail très important qui.partant de la réalité économique, pourra avoir des répercussions sur la constitution et guider les gou vernements durant de nombreuses années à venir."Il est essentiel, a-t-il a.iuu te.que le Québec présente, a cette occasion, son point de vue d'une façon très sérieuse et très documentée.Ce sera la tache que le groupe d'experts devra accomplir d'ici un an.'1 Conférence de Me Etienne Gilion de l'Academie française "Saint Thomas et nous" i l'auditorium de l'Université de Montréal, le lundi, 16 novembre 1964 à 8 heures du soir.On peut se procurer des billets en écrivant à : FONDATION SAINT-THOMAS D'AQUIN DU CANADA 271S Chemin de la Côte Ste-Catherine, Montréal 26.ou en téléphonant à : MLLE IRENE AUGER 733-0692 (mume Tcjul DWOCEAN A l AUTRE Un groupe britannique en visite au Canada OTTAWA.- Un groMpe britannique de constructeurs de maisons a quitté le Canada favorablement impressionne par les matériaux et les réali salions domiciliaires cana diens, après une tournee tic deux semaines dans notre pays La mission, qui a visité Vancouver.Calgary, Toronto et Ottawa, est la seconde phase d'un projet en trois étapes du ministère fédéral du commerce pour introduire en Grande-Bretagne les méthodes de construction utilisées au Canada.Le but est d'accroître l'exportation de bois et d'au très matériaux de construction Drame de l'automatisation CALGARY.— Joseph Nur ris, vice-président du Congrès du travail du Canada, a déclaré que la grève de 800 employés des trois quotidiens de Toronto symbolise le drame d'une société industrielle et de l'automatisation.Il a ajouté que l'automatisation, source de ce conflit qui dure depuis le 9 juillet, est un signe de progrès à la condition qu elle rende la vie plus riche et plus remplie.Mais si cette grève est un indice de la façon dont l'automatisation sera introduite dans nos industries, il s'agit alors d'une situation fort sérieuse, a-t-il ajouté Piquet et obstruction TOKOXTO — Cinq typographes ont etc condamnes a STâ d'amende chacun apres avoir plaidé coupables d'avoir enfreint la paix publique en lui •sant du piquet devant une entreprise de publication, le 3 octobre.Ils sont membres de l'union internationale des typographes (CTO en grève depuis le » juillet dernier contre le Globe and Mail, The Star et The Telegram.Contre l'émigration d'Algériens au Canada ORILLIA — L union des fermiers de l'Ontario s'oppose au projet du gouvernement fédéral de faciliter l'établissement d'Algériens au Canada.Le gouvernement français a offert de verser S6.000 pour chaque Algérien qui serait accepté au Canada.La résolution de l'union traite les Algériens "d'extrémistes" L’union estime qu'il ne serait pas a propos de faire venir des émigrants sur des terres avant que les cultivateurs canadiens ne soient assurés eux-mêmes d'un bon niveau de vie Le major Turcot est favorable au bilinguisme HALIFAX — Le major-general J.-A.Turcot, qui vient d'é-tre nommé commandant du secteur de l’Est, a déclaré qu'il est entièrement favorable au bilinguisme dans l'armée.Agé de 46 ans et natif de Québec, il a commandé le Royal 22e régiment au cours du dernier conflit mondial.Il était en charge de l’entrainement militaire avant d'accéder à son nouveau poste, qui couvre les quatre provinces de l'Atlantique Pour la légalisation des pilules de contrôle TORONTO.— Les dirigeants de plusieurs Eglises du pavs se montrent favorables à la léga Usation de l'emploi de pilules pour le contrôle dos naissait ces.Ils ont fait connaître leur avis à la suite d'une déclara lion du ministre de la justice.M.Favreau.à l'effet que le gouvernement étudie le code criminel et la possibilité d'en faire disparaître les articles qui bannissent la vente de pi Iules de contrôle des naissan ces et autres contraceptifs, de même que la publicité a leur sujet.Le ministre a toutefois signalé que ce sont les provinces qui doivent mettre ces lois en vigueur Un pays de minorités TORONTO.— Le Canada de vrait accepter et garantir le principe de l'association des différents groupes raciaux qui le composent, a déclaré le sénateur Paul Yuzyk.Le sénateur conservateur du Manitoba rejette le principe du biculturalisme et soutient que le Canada est constitué essentiellement de trois groupes de base qui représentent plusieurs cul lures differentes.C’est un “pays de minorités", a-t-il ajouté.Soulignant que les di vers groupes devraient pouvoir conserver leur langue en plus d’accepter les deux langues of ficielles du pays, le sénateur a dit qu'un citoyen devait d'a bord sa loyauté au Canada et non à son groupe ethnique d'origine Reconnaissance de l’ONU OTTAWA — La réunion d'échange d’information technique sur les opérations de l'ONU en faveur du maintien de la paix, qui sc tiendra à Ottawa, la semaine prochaine, sous les auspices du gouvernement canadien, a reçu la reconnaissance officielle des NU.qui délégueront un observateur à la réunion.Plus de 20 pays ont répondu a l'invitation du Canada.Le Canada “balkanisé" par les libéraux REGINA — Deux orateurs portant la parole devant le parti progressiste conserva leur de la Saskatchewan oui déclaré que le Canada est en train de se faire ‘‘balkaniser'1 par le gouvernement libéral fédéral.Le chef de l'opposition fédérale.M.John Diefenbaker, et l'ancien ministre de l'Agriculture.M.Alvin Ha milton, tous les deux des députés conservateurs de la Sas katchewan.parlaient lors de la convention annuelle du parti provincial.Selon M.Ha milton.les libéraux fédéraux passeront à l'histoire comme les “pères de la dé-confédération" s'ils continuent dans la route qu'ils poursuivent, actuellement.Enseignement de la médecine TORONTO — Le gou ( erne ment de l'Ontario a annonce qu’il consacrera S50 millions à un programme destiné à construire de nouveaux batiments pour l'enseignement de la médecine dans quatre universités de la province Par respect en mémoire de Mme Georges Alepins les magasins Georges Alepins Ltée seront fermés, lundi, 2 novembre - - ' - ‘ ,,V « ¦HH '**' ‘ : PPlpr- sSSdfc*.: .„ .w t fauyrt tu I ipyun yr menue Dieu l‘:n *mont de* Ile» choisies comme site de L EAi U IlE HIO^UE IflCll • • • l'Kxpo, la construction de la plus longue eetacade jamais construite au Canada eat en bonne voie de réalisation.Cet ouvrage servira A contenir le* amoncellements de glace susceptibles d’endommager les Iles lors de la débâcle du printemps.La firme Dufresne Engineering T.imitée à qui l'on a confié ces travaux, se sert du système de coffrage Korm-Lok conçu et fabriqué à Montréal par Canadian Formwork Limitée.Canadian PORMWORK Limité» • Ingéaiaura da l’antrapranaur ttryh* wtAtaHw* a—W taigc'MMtod Le Québec s'achemine rapidement vers une lutte de classes Trahi par elles, le peuple ira pas de considération pour ses élites La population canadienne française u'a aucune conaldc ration pour scs élites, qu'il s'a gisse des élites politiques, financières.religieuses ou uni versltalres Les jeunes ne croient plus en rien et sont anarchistes; les cultivateurs eux-mèmes deviennent de plus en plus anarchistes Au rythme actuel, le Canada français s'achemine rapidement vers la catastrophe, vers une lutte de classes.La bourgeoisie devra se mettre rapidement à s'occuper des masses si elle, ne veut pas que.dans une génération, on lui coupe la tète Tels sont les points qui -e dégagent le plus nette uen; du colloque que la revue “Mainte nant” a organisé jeudi soir sur te thème “Nos élites nous Ira hissent-elles ?” Deux des par ticipants.en termes à peine voilés, ont souligne l'urgenee qu'il y a a résoudre les problèmes sociaux du Que ber s; on veut éviter cette lutte de classes il s'agit de Me Robert Cliche et de Me Jaeques-Yvan Morin.De sou côte, traitant des élites religieuses.M.Clan de Blain.pans, a insisté sur la nécessité pour les chrétiens de prendre nettement conscience du problème de la foi au Québec cl de s'atteler à le résoudre ‘‘avant qu'il soit trop 1 tard".Pour sa part.M.Gérard Fillon, a préconisé l'érect'on progressive d'une puissance ft-nancière au Québec; mais il a etc durement pris à partie par MM.(Tiche et Morin Au cours du débat.M Filiott a déclaré.ce qui (ait qu'au homme d’affaires trahit ou non c'est l'usage qu'il fait de la richesse.11 ne doit pas l'utiliser à des fins personnelles,, mais la réinvestir constamment.au fur et à mesure, et créer ainsi de la richesse et.en conséquence, de nouveaux emplois Me Cliche a réplique ceci ne vaut que dans un système capitalisé à outrance et ia mas se n'esl pas intéressée à avoir Conventum à Saint-Laurent L« conventum annuel de» ancien» du collège do Soint-Lau-rent aura lieu domain toir, à 6h.30, sou» la présidence do M.Yvon Comiré.Tou* le* anciens élèves sont invités è prendre part à cette réunion.des millionnaires canadien» français "Ce dont le peuple a be»om.a répondu M.Fillon, c'est de gagner sa vie et qu'on éliminé les zones de pauvreté 1 est essentiel a eot égard que l'Etat intervienne c’est le plus ;ru» capitaliste que nous avons par ee qu'il contrôle le» richesses naturelles, Il y a 20 fonuu es possibles pour oiver de» > 'plois et de la richesse la >,» eiété générale de finaneement n'en est qu'une Me Morin a affirme que ce n'est pas vraiment là une solo tion et a déploré que le Que bee ne soit pas capable pi csett tement de se dégager do ses structures capitalistes, un pre conise des solutions a longs termes mais, dans une génération.le Canada français sera peut-être trop assimile pour pouvoir survivra.Dan.» rave nlr.il faudra que l'Etat intervienne de plu.» en plus, non pa» eu tant qu'Elut capitaliste ( donc autoritaire 1 mais en tant qu’Etat démocratique Un s'imagine que ereor des capitaux autochtones \a tout régler, a continué Mc Morin Ça va tout régler pour les bourgeois, mais pas pour le» masses t' est là un petit pro ULTRAOUPLEX A aT.I_ AU 1=1 E rXJT CONSTRUIT SELON VOS CAPRICIEUSES.SPECIFICATIONS cle sETla-Joei'i'y blême parmi bien d'autres: ee lui d'une classe assise au soin met.Mais elle ne sait pat aur quoi elle est assise et elle risque bientôt d'clre assise sur un proletariat dénationalise, sans culture, sans personnalité La bourgeoisie devra s'occuper rapidement des ma»»es: s'il o \ a pas une réaction dans ce sens, le Quebec connaîtra une lotte de classes avant long temps La solution au problème, v est une les elites respectent les travailleurs el se donnent tout entières a la masse Alors le» travailleurs respecteront les élites.De son cote.M Blain a al tir me il faut plu.» qu'une charité qui va servir de cataplasme.d tant trouver le.» causes du paupérisme et les éliminer; il taut une chante tournee vers les masses et non une "charité marginale" du type d« celle que pratiquait saint Vin-vent de Paul.Quant à \1 Cliche, il a affirme que les dirigeants politique.» du Canada français ont trahi la population en n'orga-uisant pas un système de seen» nie sociale qui réponde à son attente et en se contentant d« mettre des mesures sociales a la petite semaine comme les allocations familiales, etc Elites religieuses C’gat M Claude Blain qui a ouvert le feu en parlant des elites religieuses.Le sulpieii n (Situe à la page 191 a * & Ÿ\ '"O %,// Barrie Corporation Lavages d'automobile — Aussi souvent que dés, Létour-neau, Pierre Calvé.O spectacle, en tout cas, c'est un immense travail : le tour de chant, et tout ce qu'il y a à faire autour.Je pense que ça peut plaire.Parce qu’il y a une unité dans le programme : “Les Cailloux”, les imitations canadiennes de Jean-Guy Moreau.” Et aussi parce qu’il y a Pauline Julien ! Son goût, sa personnalité et son prestige.Facétieux, mais courtois, le petit chat noir, lui aussi, nous raccompagne.Un inédit de.Rina LASNIER La poésie éclaire la fart, r’est mettre, le temps que nous sommes vivants, la mort au service de la vie.La mort doit nous donner le goût de faire des expériences et de grandir.Pierre Trottler (Mon babel) Le niveau moyen d'une civilisation s'inscrit presque toujours entre les deux pôles de la mort et de l’amour ; on habite sa peur ou sa jouissance avant de les dépasser par l’art et la mystique.L’amour supprime les distances, celles des siècles comme colles des esprits ; la mort ouvre les distances incertaines de In durée ou provoque le vertige de l'anéantissement.Ainsi tendu entre les deux pôles de l’existence, l'un répulsif, celui de la finitude.l'autre attractif, celui de l’infinitude, l'homme est comme un lis.su sans cesse déchiré et retissé par le temps.C'est de cette profondeur contrariée que lu poésie prend son tirant et c’est là qu’elle creuse les remous de ses combats, ramenant du sang de bête ou des kicurs de déitc.Le nihilisme moderne a comme interdit à la poésie toute référence à l’éternité, ce retour aux sources vives de la beauté, et voilà pourquoi elle semble prise d’hystérie, peuplée de cauchemars, et voila pourquoi aussi die tend vers l'auto-destruction.Quand l'amour n’est plus qu’un égarement, et la mort, une cruauté de plus, l’art n'ayant plus de centre de gravitation se pulvérise ou se révolte.Mois la fragmentation et le désespoir peuvent encore, en un sens, porter la poésie à une incandescence, si sombre soit-elle, car la fragmentation défie la cohérence, et le désespoir, les limites de l’existence.C’est quand même une mutilation de la conscience et de la liberté.La véritable mort de ia poésie serait le scepticisme nu la sagesse des apparcacca, aagaa- ' > se de Montaigne contre laquelle Pascal s’élève avec véhémence car dit-il : “Pour faire voir .seulement que les apparences étant égales de part et d’autre, on ne sait où asseoir sa créance”.Ces apparences de vérité, en effet, sans les nier, ignorent les abîmes, tout ce qui est caché et tout ce qui est révélé.En langage moderne, c’est le confort de l’esprit, assez près d’une certaine vulgarité et facilité.Or la facilité refuse justement la tension, c’est-à-dire tout ce qui est inconnu et étranger et que la poésie doit expérimenter et redécouvrir à chaque fois.Nous avons été d’une race où la mort donnait à la vie un sens tragique, et à l’amour, un sens maternel et grave.De cette douloureuse fécondité retenons au moins la générosité.11 appartient maintenant à la poésie de mettre fin à cette trop longue agonie d’un peuple problématique et de traduire enfin l’émerveillement de grandir.Par négligence, par vanité, nous avons dégradé la mort en la livrant au cirque commercial de nos maisons funéraires.Nous masquons l’humiliation de la putréfaction par la soie et les fleurs.Nous nous attachons donc à ta part négative de la mort.Ainsi fait la poésie de Fagus, hypnotisée par l’horreur réservée à la chair, et elle rejoint le réalisme de l'odieuse poupée de Lénine, bien cirée d’immortalité.Laquelle ?Dès le 111e siècle, saint Cyprien (est-ce dans son opuscule sur les idoles?) s'élevait contre les "pompes funèbres", le noir du deuil, et ce qu’il appelait "le folklore des funérailles”.Pompe, mascarade ôtant à l’esprit le saut profitable dans le mystère.Je fus une fois témoin de la grandeur de la mort, et cela chez des pauvres, trop pauvres pour recourir aux soins d’un embaumeur.Le pore de famille ayant, vu mourir son enfant, — un nourrisson — sa retira dans mort son établi, tailla un coffre blanc de cette même main qui avait, façonné le ber, ajustant ainsi la mort à son sens sacré ; une naissance à l'immortalité.Entouré de ses autres enfants seulement, il alla déposer à l’église cette chair de sa chair, désormais inutile, et à ce moment, il retrouvait le lien amer et doux de scs relations personnelles avec un Dieu paternel et ayant, lui aussi, abandonné son Fils sur un cerceuil très étroit.Ainsi, le jeune mort augmentait la mort, mais la mettait, au service de Fame et de la beauté.Il faut, apprendre Ja mort, disait Platon, afin que l'aventure terrestre ait un sens.Cet apprentissage a tenu l'Egypte rivée à ses tombeaux, non dans l'épouvante mais, grâce à l'art, dans une dignité, une sérénité irradiant sans cesse une poésie ; celle de la chair dominée et surélevée par l’esprit.On raconte qu'une princesse dissolue exigeait de chacun de ses amants, comme rançon à leurs plaisirs, une pierre taillée et polie, et ces pierres formaient, une à une, les assises de sa future chambre mortuaire.L’amour charnel faisait le lit des dieux car la mort est accueil de divin.Jusque dans la mort.l'Eglise n'a pas reculé devant la grandeur.la beauté de l'amour de* saints entre eux.Avec hardiesse et respect, Elle s déposé la corps de Jeanne de Chantal près de 'Tévèque de son âme”, François de Sales.La poésie, mémoire heureuse de tout ce qui, de forme en forme, de désir en désir, tend à l’incorruptibilité.C’est la vie qui est un sommeil, la poésie en est le songe intuitif, et la mort, la nouvelle incandescence.Rlna LASNIER, de l’Académie canariienne-française.Refusant le prix Nobel de littérature Sartre a-t-il raison ou pas?"Tout écrivain qui reçoit un prix littéraire est déshonoré”.On reconnait là le style de Paul Léautaud.Mais combien sont-ils à l’ètr* depuis que la littérature existe ?Encouragement, honneur, argent, toutes les raisons sont bonnes pour ceux qui les acceptent et paradoxalement aussi bonnes pour ceux qui les refusent.D’un côté ou de l’autre, c'est le "jeu” littéraire.Pour paraphraser un homme célèbre, nous pensons que si les prix littéraires n’existaient pas il faudrait les inventer.jean-Paul Sartre, indiscutablement un des écrivains parmi les plu» importants de notre temps, vient de refuser le Nobel et fait couler, par la même occasion, beaucoup d'encre.) Que pensent les écrivains canadiens de ce refus-?Nous leur avons demandé sans pousser la malice jusqu’à ne solliciter leur avis qu’à des anciens Prix.Mais il est à prévoir que ceux qui ne le sont pas encore, le seront à coup sûr un jour.Voilà qui remet tout le monde dans le même panier.Jean Basile j Gilles MARCOTTE En cts temps où la foi et la morale courent de si grands dangers, il n'est pae désagréable de voir un monsieur refuser les quelque cinquante mille dollars du Prix Nobel.Ce refus, on aurait pu le prévoir : en effet, pour Jean-Paul Sartre, l'écrivain est_ un homme seul ,un franc-tireur, toujours prêt à rompre, même les plus riches amitiés.Mais les prétextes politiques auxquels il s'accroche me paraissent confus, et assez peu convaincants.On ne s'inféode pas au bloc capitaliste en acceptant le Prix Nobel.A ce compte, pourquoi laisser publier ses livres par de très capitalistes maison* d'édition, en France, aux Etats-Unis et ailleurs?Je crois plutôt é un voeu profond de solitude.Et peut-être aussi pourrait-on déceler chez Sartre un# certaine honto d'être écrivain.Le Prix Nobel ne couronne pas un homme d'action, mais un praticien de la littératura, Il vise l'auteur des "Mots", plutôt que celui de tel manifeste politique.Relisez "Les Mots", ce livre étrange, fascinant, où les dons littéraires de Sartre se manifestent de manière plus éclatante que jamais; mais où, tout aussi bien, la vocation littéraire est présentée comme une détestable fatalité.Refuser le Prix Nobel, pour Jean-Paul Sartre, c'est peut-être refuser d'être enfermé dans la définition traditionnelle de l'écrivain.Cilles Marcotte Jean-Paul PINSONNEAULT J’ai lu la déclaration de Sartre.Il invoque d exeellrnles raisons de refuser comme d’autres ont invoqué d’exeellenlcs raisons d’accepter.Il me semble cependant qu’il pouvait accepter tout en restant tout à fait libre, et ses explications tout, excellentes qu’elles soirnl ne me satisfont pas tout à fait.A mon avis et pour me résumer, Sartre s’est déjà dégagé de plusieurs attaches bien plus solides que ce prix pour craindre vraiment que te Nobel aecepé le lie définitivement.(ean-Paul Pinionneault Jacques GODBOUT On a très bien dit la place de Sartre dans le pensée contemporaine et encore tout récemment votre collaborateur, Jean Ethier-Blais, lui consacrait ici une courte et juste étude.Mais plutôt que d'écrire sur Sartre, c'est de notre conception dos honneurs qu'il faudrait sûrement discuter, et de l'idée que nous nous faisons de le réussite, de l'argent.le Prix Nobel, disons-le, c'est toute l'enfance de Sartre, et c'est cette enfance qu'il tue chaque jour, et l'on s'étonnerait qua — comma Bernard Shaw — il refusit la consécration ?Le scandale, evouons-le entre nous du moins, eût été qu'il l'ecceptlt.(1) La Sartre que je connaissais et que j'aime encore n'a pas grand chose à voir avec L'ETRE ET LE NEANT : c'est plutôt l'écrivain, l'homme d'action, le polémiste et le journaliste qui m'ont influencé.C'est chose normale ; on prend ce qu'on peut et les limites de mon intelligence m'ont toujours fermé la porte du théâtre, par exemple, celui de Sartre y compris.Mais Sartre, c'est plus que tout cela, c'est une admirable machine humaine à penser, è créer at A souffrir.C'est, par-dessus tout, une lucidité et une honnêteté A toute épreuve.Sartre pour moi, c'est LES MOTS, c'est-è-dire un homme d'abord, un écrivain ensuite.Et sans lui nous serions plusieurs à ne savoir comment vivre, ou penser."C'est un peu notre saint laïque", disent des chrétiens en souriant.Eh oui, c'est un pau un saint laïque mais pourquoi en souriant?Jacquet Godbout j (1) Replacez las termes: Il y a daùx ans Jacques Perron, féroce comme toujours, acceptait la prix du Gouvarnaur général da sa Majesté.Ça ne vous a rien fait ?Claire MARTIN En préambule, je dirai que je suis entièrement d’accord avec Jean Paul Sartre.On lui donne un prix qu’il n’a pas sollicité, il refuse, parfait.Puis je dirai que j’ai été scandalisée de voir combien les gens se sont appliqués à trouver à Sartre des mobiles bas.On a dit, par exemple, que ce refus lui ferait vendre plus de livres qua n’aurait jamais fait le Nobel.Cette manie de rabaisser me révolte.Je pense enfin que Sartre est un honnête homme et que les raisons qu’il a invoquées pour repousser le prix sont honnêtes.D’une façon plus générale, je pense que les Prix littéraires sont nécessaires littérairement parlant, quand, par exemple, ils servent à lancer ou à faire mieux connaitre un auteur.Mais si ce prix comporte un engagement extra-littéraire, je suis résolument contre.Claire Martin Jacques PERRON Le refus qu'oppose Serlre eu Prix Nobel est admirable de logique.Mei» eele reste un ces très particulier : Sartre Nobel.En effet, petite cause, grand effet, lui décerner le Nobel après Mauriac et Camus a quelque chose d'aberren*.Mais quand Gracq, par exemple, refuse le Concourt, jo ne suis plus d'accord; tout le monde n* peut pas refuser un prix.Et plut, les prix littéraires font partie du jeu; de tout** façons, c'est le postérité qui juge.Puis-je signaler que certain prix arrive à point.Prenez Chemberland : quatre mille dollars au moment où il perd sa situation.Jacquet Perron Paul Chamberland Sartre refuse, comme il le dit dans sa déclaration, ‘de se laisser transformer en institution": il décline le prix Nobel.Commotion, scandale, bavardage.' Avait-il raison?A-t-il succombé à une saute d'humeur?.Ce qu'il faut bien voir, c'est que.dans toute cette affaire, Sartre ne pouvait qu'avoir raison; l'attitude inverse de celle qu'il a prise aurait pu lire aussi vrai».Nous n'en savons rien.Seulement, il appartenait a Sartre d'imposer le sens et la vérité d'une altitude qui engageât toute si personne En tout ras, nulle décision absolue ne s'imposait à l’écrivain, et seule une erreur de perspertive peut nous taira prendre pour une nécessité, a priori ce qui ne doit résulter que d'un choix strictement personnel.On dira: à sa place, j'aurais accepté, puisque j'aurais pu ainsi verser le» 250.000 couronnes à une association, qui en aurait avantageusement disposé.Mai» Sartre en a conclu qu’il aurait alors sacrifié des principes qui fondent scs agissements et l'unissent à des camarades de combat.On pourra rétorquer qu’il n’y avait pas là contradiction.Mais justement la décision n'était pas soufflée d’avance par un* sorte d’impératif catégorique : il n’y a ici qu’une liberté qui décide d'elle-mème.Sartre a choisi de demeurer fidèle à ses engagements, il a choisi de juger incompatibles l'acceptation du Nobel et la confirmation à scs principes, il a refusé une "consécration" qui aurait signifié, à ses yeu, compromission et reniement.Personne ne peut lui donner tort ou raison, parce qu'il appartient à chacun d'inventer les raisons et de poser les actes qui lui paraissent être exigés par sa condition d’être libre et responsable.Devant les autres, le jugement qui seul importe est celui qui nous compare à nous-mêmes.Paul CHAMBIRLAND On trouvera à l'intérieur de ce supplément un article de Jean Ethier-Blais consacré è l'écrivain et philosophe français.4 » 13i : 11 ni il h .t!!!!.!.*!!'.I .• , -.îmi'ii»!.:• _j j 1 .( J «i»4- •IN Li DOUZE LE DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI SI OCTOBRE 1964 a, ptiïpopuâu/zeL marabout •e+t (tente paàïbtoü LES LIVRES TauA potûi oui - marabout p&uSL ~touA SôetuW-atA JuM/ Laurent LAMY "LA TERRE ET LE FEU", rue Matkay ; STANLEY LEWIS, à la Galerie Libre ; PIERRE ROLAND DINEL, à l'Art français.EXPOSITION PLASKETT PEINTURES RECENTES gai«ri«s addington gallerlsa 1456 O.Sherbrooke Victor 4-5455 "LA TERRE ET LE FEU" A l'opposé de nos grands magasins froids at impersonnels, naissent entra la rue Sherbrooke et Sainte-Catherine, des boutiques minuscules et accueillantes qui se soucient d'originalité, de fantaisie et d'insolite.La dernière-née : "LA TERRE ET LE FEU", au 11M, rua Mackay.Dans une atmosphère simple et sympathique, Gaé-tant Beaudin qui en est le directeur ou plutôt l'animateur, nous y présente exclusivement de la poterie canadienne et japonaise.Surtout ne croyez pas que ce soit monotone, mime si sans aucune ostentation, le décor n'est lè que pour mettre les pièces en valeur.Murs blancs, étagères en pin naturel, photo murale, plafond en bambou, relèvent du mime dépouillement raffiné qw les pièces choisies par Beaudin.Les poteries décoratives et utilitaires répondent è un seul critère : la qualité.Les Canadiens, Beaudin, Rosalie Namer, Louise Doucet; Dean Mullavoy, Vour tout votre matériel d’artiste consultez nos experts OitierDeSerres 1406 St-Denis — Centre d’achats Rockland 6955, rue St-Hubert AV.8-0251 | Barbeau | | Goulet | Mollnarl | .I 1 Bush Roüefieur Exposition GUIDO MOLINARI Jusqu’au 8 novembre galerie TaylorHudeo^Renaud 3 du siècle Sullivan Ewan Toualgnant | saaa < •ai.ne iiaak, rua ahanUreake EXPOSITION RENE DU 4 AU 18 NOVEMBRE PEINTURES RECENTES Galerie Waiter Klinkhoff 1300 ouest, rue Sherbrooke AV.I-73M Maintenant en montre! > â-Tfl .P», f\- 2e Exposition Annuelle D’Art des enfants jusqu’au 30 novembre Pierre Legault, et trois Japonais que Beaudin a connus lors de son séjour au Japon, s'attachent è la matière noble et riche et è la forma rigoureuse et fonctionnelle.Rien de douteux par conséquent dans cette boutique où l'on a onvio do regarder, do toucher, do fouiller.On peut manier et caresser en toute quiétude les pièces uniques eu fabriquées en série.Gaétan Beaudin veut que l'on se sente è l'aise chez lui."La tarre et le feu", c'est plus qu'une boutique, c'est aussi une galerie dont Boaudin entend faire le centre de la poterie è Montréal.En nous offrant des objets de qualité, il nous donna uno leçon de goût et nous invite è un retour au naturel et è la simplicité.Pour présenter la galerie, Gilles Derome a écrit un texte chaleureux sur cet art millénaire qua ces potiers prolongent sans déchoir.STANLEY LEWIS Les trente gravures et les six sculptures de LEWIS composent une exposition très lisible et très claire, sans surprisa et sans mystère.Les aquarelles, jolies de couleurs, mais vides et insipides, n'ajeutent rien è son oeuvre et mime l'amenuisent.Pourtant Lewis connaît son métier.Peut-être en use-t-il avec trop d'habiloté et de calcul.Il y a du maniérisme dans ses "Dix Commandements", en particulier dans la raideur qu'il donne aux contours de ses personnages.Le meilleur de l'exposition, on le trouvera sûrement dans "Pilgrins" et "Lovers" pour l'invention des formes et dans la sculptura "Through tha sands" qui, par son rythme, rappelle un groupe de person-nas marchant dans la vent.L'exposition a n t é r i eurt de Lewis était plus homogène et plus convaincante qua celle-ci.PIERRE.ROLAND DINEL Remise è neuf, la galerla l'Art français s'ast agrandia da nouvelles salles bien éclairées et bien aménagées au deuxième étage.On y trouve des oouvras d'artistes canadiens, comma Suzor-Cété, M.-Aurèle Fortin, Bauchard, etc .Au rez-de-chaussée réservé aux expositions, PIERRE-RO- LAND DINEL présanto sas sculptures jusqu'au S novembre.Façonnées avec sein, les scuptures portent presque toutes les marques du travail à la gouge.La pror'dé n'ast pas mauvais an soi, mais daviant ennuyeux è force de le voir répété.Dinel connaît la bois, sos qualités et sas ressourças.Il travailla avec goût, raffinement même.Sas scuptures n'ont plus aucuns mollesse, mais an dépit da leurs formes géométriques et anguleuses, allas manquent peut-être d'élan et da força.Toutefois, son travail soutenu témoigna da sa sincérité et son application rond compto do l'at-tachomont profond qu'il porto è la matière : le bois.Jacques Poliéri: sur le théâtre d'aujourd'hui Monsieur Jacques Poliéri, directeur du Centre expérimental du spectacle à Paris, prononcera à l’Ecole d’architecture de l’Université de Montréal, 3450 rue St-Urbain, lundi soir 2 novombro è • h.1S, une conférence illustrée de projections, intitulée : "Thème* scénographiques modarnas".Animateur, metteur en scène et auteur de théories personnelles sur le spectacle, M.Po-lieri a fondé et dirigé, en 1956, les Festivals de l’Art d’avant-garde à Marseille et, plus tard, a Nantes, à Berlin dans la Cité Radieuse de Le Corbusier, et à Paris où il a construit, en 1960, un théâtre mobile où les spectateurs installés sur une plateforme k action réversible, sont encerclés par une scène à 360".Membre du jury pour le concours de construction du Conservatoire du Québec, M.Poliéri, professeur Invité aux universités de Pittsburgh et de Princeton (E.U.), agit comme conseiller scénographique auprès de Le Corbusier pour la construction du Palais des congrès européens à Strasbourg.El GALERIE CAMILLE HÉBERT PeipturM JAMES GUITET Jusqu ru 11 noTeuibre GALERIE L’ART VIVANT 2020, RUB CRESCENT EXPOSITION JAGU SURREALISME FANTASTIQUE JUSQU'AU 11 NOVEMBRE Une fascinante collection de peinture» et.deiiin» exécuté» par des enfants de fi à 14 ans, démontrant l'imagination et l'habileté dont ces enfant» sont capables.Assurez-vous de la voir lorsque vous magasinerez ! OUVERT, JEUDI ET VENDREDI, JUSQU'A 9H.30 P.H.De L’Acadie au boulevard Métropolitain Ville Mont-Royal CErsiTF^E D’/\OHH/X“rt3 T^rlToTcTi^iJaTtvW EXPOSITION — SCULPTURES Pitrre Roland DINEL — jusqu'au S novembre G A L E KIF ”l/\rl français 170 ouest, rue Laurier — 277-217* Notes de Lectures Traduits de.La vie en société "U fie aigre" — par ludane Bianciardi — traduit de l'italien par Jacqueline Brunei.Dans une petite ville de Toscane, une mine explose et des hommes tombent.Simple accident?Oui, mais qui est la conséquence de la negligence des règles de sécurité.Car le Trust qui possède cette mine se préoccupe moins de la vie des ouvriers que de rendement et d’efficience.Le héros de ce roman se rend au siège de la grande société à Milan, décide de le faire sauter.En attendant, il doit manger à sa faim, chercher un logement pour abriter sa femme et son amour.Et c’est la découverte de la vie triste de ce grand centre urbain où l’individu cherche vainement la chaleur humaine et la communion avec son prochain.Le narrateur sait fort bien que m vie n’a rien d’exceptionnel.— "Une histoire banale et médiocre, que, tout compte fait, le ne suis pas plus à plaindre que beaucoup d’autres qui encaissent et n’ouvrent pas la bouche.Pourtant, et justement parce qu’elle est médiocre, il me semble què cette histoire valait la peine d’étre racontée.Bianciardi parle de Milan mais il aurait pu situer son roman dans n’importe quelle •grande métropole industrielle.C’est, le arame de l’aliénation de l’individu dans les cités industrielles, drame tant et tant de fois décrit par les romanciers américains.Il n’est donc pas surprenant que l’auteur souligne sa filiation â quelques grands écrivains des Etats-Unis et qu’il cite Miller, Faulkner et Kerouac.Les romanciers italiens se heurtent à un problème de langue.S’ils entendent saisir la réalité, ils sont obligés de mettre dans la bouche des personnages leurs authentiques dialectes.Bianciardi joue avec les divers dialectes de son pays tout en citant les écrivains classiques.Vittorini et Pavcse ont cheminé dans cette voie.Mais Bianciardi, sous l’influence des beatniks américains, tente de donner libre cours au flc>t intérieur de mots et de sentiments sans recourir à un procédé et sans que le lecteur sente l’effort concerté et l’intervention de l’auteur derrière cette source verbale ininterrompue.Sa redécouverte du spécifique n’est pas sans rappeler le courant dominant de la littérature américaine actuelle où le particularisme ethnique définit le groupe.En Italie c’est le dialecte qui joue ce rôle.Dans les deux cas, la quête de la variété humaine est la conséquence de l’uniformité oppressante de la vie urbaine.Si le roman de Bianciardi n’est pas tout i fait convaincant, il n’en démontre pas moins la grande vitalité de la littérature italienne actuelle.(Julliard.i Nairn KATTAN des reflets de notre propre existence et nous les fabriquons à notre gré .Les mots jetés vite, les phrases brisées nous essouflent et projettent notre impuissance à vivre pleinement.Avec Eric et Antoine et Monique (ou Julie), nous avons froid, nous avons peur, nous doutons.Et quand la femme s’abandonne à Antoine nous ne sommes pas très sûrs d’y croire.Sa paix, cette paix qu’elle a cherchée toute la nuit est trop simple.Si Monique est la femme vraie et torturée du livre, on sait qu’elle s’interrogera encore, "mais il ne lui faut plus comprendre, il ne lui faut plus apprendre ou regarder ou écouter, il lui faut être”.Anne SOREL •chez Calminn-Lévy, 204 pages Histoire Un vigoureux plaidoyer Romans Il faut tenter de vivre "Malgré la nul!" de Chantal Dauga Dans ‘‘Malgré la nuit”, Chantal Dauge nous entraîne, par petites phrases saccadées a la recherche de la raison de notre existence.Le style donne In ton à l’oeuvre.Les personnage* et l’action ne sont que "La décelonliallon da l’Eurepe” par Jacques GAGLIARDI La décolonisation de l’Europe, de Jacques Gagliardi, et.Querelle des continents, qui lui fait suite dans le même volume mais sous la plume de Jean Pascal, constitue en réalité le plus vigoureux plaidoyer qu’il nous ait été donné de lire sur l’Europe en devenir, ces derniers mois.On ne peut pourtant s'empêcher de regretter que l’européanisme de Jacques Gagliardi soit surtout.antiamc-ricain.Non point tant que l’on veuille justifier, voire «implement admettre, l’indiscutable proprension des Amé- ricains i faire partager aux autres leur fameux “American Way of Live” (dont Gagliardi fait avec esprit l’Ameri-can Way of Death’’).Mais on se demande si le “message” de cet Européen de Franco n’aurait pas été mieux entendu s’il avait été plus serein.Plus serein et peut-être plus Européen car chez l’auteur, on sent le maître dont on sait que s’il pense à l’Europe, c'est surtout en fonction do la France.Elle a certes, plus que quiconque, un rôle important à jouer dans ce devenir mais il est agaçant de se l’entendre dire de la sorte par un inconditionnel qui s’ignore, à moins qu’il ne veuille simplement nous le faire ignorer.* ¥ ÿ L'auteur de la deuxième partie de ce livre à lire, Jean Pascal, est infiniment plus détaché.Il réussit en tout cas à nous en donner l’impression.Son étude est moins exhaustive, bien sûr, mais elle est moins truffée, aussi, de lieux communs, de conclusions faciles, d’interprétations gratuites.Pascal y traite notamment un aspect particulièrement intéressant du “dégagement” de l’Europe par rapport à l’Amérique: le coût du leadership, n est évident qu» le prestige (?) américain coûte cher aux sujets de M.Johnson.Jean Pascal nous explique les moyens qui s’offrent aux Américains pour faire partager à leurs alliés naturels, une partie des frais de., leur suzeraineté.Cela semble aberrant mais réel.Et Pascal met là le doigt sur le bobo, en tout cas sur un bobo.Il est autre chose agréable, dans la thèse de Jean Pascal.C’est sa façon plus large, en réalité plus logique, de concevoir l’Europe.'Il se garde bien, sauf erreur, d’employer cette expression galvaudée de “l’Europe de l’Atlantique à l’Oural”, mais il est nettement plus ouvert que bien des Hexagonaux.Y.M, (t) Ch** Plon, un »olum» broché •ou» couverture tltcée, 180 pp.Le feuilleton littéraire de .Jean ETHIER-BLAIS Aspects de J.- P.Sartre L’oeuvre de Jean-Paul Sartre est intimement liée aux affres de notre temps.Elles y sont en évidence partout, dans l’angoisse où se meuvent ses personnages et parfois.d’une façon infantile, dans l’armature psychanalytique.Ainsi, le jeune héros des Mains sales, Hugo, cherche à la fois à retrouver et à ou-blieir son enfance.Il pousse des cris, personne ne le comprend, toute sa vie est à refaire.Bien sûr.il parle de lui-même en des termes sévères, qui donnent des titres de noblesse littéraire à la superficialité de ses sentiments; U n’en reste pas moins qu’il est un personnage sans ombres.Goetz est du même sang.C’est-à-dire que les faux problèmes abondent chez Sartre, comme ils puHuUent dans notre vie.Dans un remarquable article, M.Jean-Louis Major écrivait récemment que Sartre n’a pas créé dee personnages; plutôt/ il a situé de* existences.C’est précisément là son grand défaut.L’homme s’insère dans la situation.C’est ce que Ton appelait autrefois le roman à thèse.Le* idée* viennent, d’abord; lee Bersonnages vivent ensuite s sont utiles, mai* ce sont des marionnettes.La prédilection de Sartre pour les situations explique lea contradictions du Mathieu des Chemins de la liberté, qui est à la merci de l’événement et Îul, dès qu’il cherche à s’en loigner, devient faux psychologiquement.En dehors de l’événementiel, les hommes et les femmes de Sartre n’ont pas de raison d’ètre.Ils ne seront éternels que dans la mesure où lee problèmes de fs En face du Musée des Beaux Arts de Montréal — Une des plus renommées galeries du Canada présente RENOIR COROT LAWREN HARRIS JACK CRAY BEAMENT la Galerie /?oyale Nous sommes obligés de disposer de notre ancien stock de tableaux européens.Cette collection vous offre une grande variété de sujets, formats et genres.Les prix sont établis pour permettre de récupérer notre capital initial, et.représentent à votre avantage des valeurs exceptionnelles.— Ne manquez pas cette offre unique.Heures d'ouvertum tous les jours de t.OO a.m, i t.OO p.m, (t*s sotrs sur rendefvous seulement) notre temps participeront de l’éternité.I] y aura toujours J’angoisse.Mais entre l’angoisse de Kierkegaard et celle de Sartre, il y a un monde, celui qui sépare la métaphysique de l’historique.La condition humaine ne se résout las dans un choix mais dan* e dépassement.Ce que je reproche à Sartre, écrivain, c’est qu’il soit possible, l’ayant lu, de vivre toute une vie hors de son oeuvre; c’est sans doute l’absence de ce que Kierkegaard appelait, ‘’cette puissance énigmatique, le pathos”.Il me parait (mai* mon jugement est ici éminemment subjectif) que Sartre, dramaturge et romancier, est un écrivain de fabrication.Toutes les idées sont là, et les personnages qui les expriment, mais il manque la vie.Absents, souffle et palpitation.Son oeuvre est retentissante, mais comme les cymbales.Si on entend les mots, ils ne pénètrent ni ne, transforment.Sans doute cela vient-il de ce que Sartre rejette le* valeurs éternelles.Il ne fait aucune part à la apiritualité.Je ne pense pas nécessairement à la spiritualité chrétienne, mai* à cet appel de l’Ime et de l’esprit vers “autre phose" qui nous dépiste et qui ait une réalité vivante de l’individu.Nous ne pouvons vivra sans elle: malgré nous, aile est là qui tire et nous force à prendre position.Quelle que aolt la vie que l’on mène, quelles que soient nos préoccupations, que dis-ja?nos certitudes, cette voix tt fait entendrs su fond de nous-mêmes.Il n’est pat question d’y répondre toujours ; nous sommes des êtres libres.Mais le fait est que cette présence est là.Sartre l’ignore, il fait exprès de la rejeter.Son oeuvre est construite tout entière sur ce rejet.Entre Mauriac et lui, c’est Mauriac qui, sur le plan de la paychologia humaine, a raison.Le monde de la surnature, Sartre l'appellera celui des salauds.Nous nous leurrons sciemment, arbitrairement, pour noua donner bonne conicien-ca, pour refuser d'accepter l’univer* tel qu’il est; nous existons dîna la mauvaise foi.C’est au prix da cette politi-iue de l'autruche (la tète en-ouie dans 1* sable) que nous achetons la paix.Sartre et ses amis, eux, sa veulent lucides.La via eat ca qu'elle est et l’homme devra forcément, un jour, devant alla, choisir.Il devra l'engager, prendre position dan» le comost, se définir lui-mime par aea actes.Hélaal lea personnage» de Sartre se definiaaent trop souvent par le meurtre : Goetz, Mathieu, Hugo, Orest* ne sont libres qu’à partir du moment où ils supprimant un l autre être, ou tentent de le faire.Il semble que, chez Sartre, on ne se libère jamais fiar la générosité.Il y a chez-ui comme un besoin de l’horrible, de la tragédie à la grecque, mais sans la poésie et sans la force du destin.On n'y trouve jamais le pathos kierkegaardien.C’est le triomphe de la liberté dans la laideur.Les prises de position de Sartre sont essentiellement historiques.Toute sa philosophie cherche à s'insérer dans l’élan vital de l'humanité.Là aussi, il a fait un choix.Il a choisi le marxisme, qui lui parait donner du cours de l’histoire passée, et de celle à venir, l’interprétation la plu* fidèle.Envers et contre l’évolution du marxisme, 3ui n’est plus entre les mains e certaines grandes puissances, qu’un instrument d’impérialisme, Sartre s’obstine à croire au bien-fondé des dogmes totalitaires.U cherchera noise aux partis communistes, mais sa foi n’est pas atteinte.Il est dans la position d’un catholique qui se refuse à accepter certaines modalités, ou certaines mises en application d’une doctrine, mais qui n’en reste pas moins pour cela fidèle au dogme dans son ensemble.Quoiqu'il en dise, et bien qu'il "rationalise" son comportement, Sartre répond à un besoin de l'homme.Il croit, il voit, il n'est pourtant pas désabusé.L'appel, mais un ap-¦)el froid et transitoire, se ait entendre.Il faut bien dire, au riaque de déplaire à tous ceux qui n'aiment pas la langue française, que Sartre n'est pas un fxand écrivain, au sens où on 'entendait autrefois, où on l’entend aujourd'hui et où on l’entendra demain.Il s’est fait le prophète du germanisme.Ce qu’il écrit (sauf Les mots) a toujours l'air d’ètre traduit de l’allemand par un émigré de fraîche date.La Sensibillé littéraire n'est pas son fort.Je ne pense pas qu'aux ouvrages philosophiques (dont j'admets volontiers que je n’ai jamais eu le courage physique de les lire autrement qu'en diagonale) mais bien auasi aux romans et au théltre, surtout aux assail da Sartre.C'est le triompha de ce que les Allemands appellent le "sits-fleisch".Un* vie en écriture, en pensée; non pas une vie en art.Lea phrases se suivent les unei les autrai, lourdes et tranchantes comme le glaive de Qog.Ellea sont ternes, ne vibrent jamais, linon lorsque Sartre cède à la haine ou au mépris.Tout eat concept, rien n'est nature; aeulea les femmes sartrienne* sont des êtres humains pour qui il est possible d’éprouver da la ten-dresse.Le resta est da glace.Hugo lut-méma, qui dans sa ïs faiblesse et son mépris de eo qu’il est, restera le plus humain des personnages sortis du cerveau (et non du coeur) de Sartre, repousse.Il manqua à cet univers la vérité psychologique.qui nait de la mesure, même dans la démesure la plus tragique.Au fond, ces hommes et.ces femmes n'intéressent pas.Ce sont des raseurs qua l'on fuirait dans la vie.La langue de Sartre ne les aide pas à surmonter les contradictions qu'ils suscitent dans l’esprit du lecteur.Ils parlent tous de la même façon, sans qu'il soit possible de démêler l'écheveau personnel de leurs propos.Il y a là comme une sorte de fascination; on ne peut ne pas lira plus avant, une telle accumulation de détails effraie et d’una curieuse façon, séduit à la fois.Et puis, peut-on ne pas avoir lu Sartre en entier ?Mais c'est un auteur que l’on ne relit pas.11 n'est, et ne saurait être, ni un mailre ni un ami.Et sans doute ne souhaite-t-il être ni l’un ni l’autre.Tout simplement.il est Issu de son époque et la remplit du grand bruit da son drame intellectuel.11 y a quelque chose que j'aime profondément chez Sertre.C’est son combat pour la justice.Il méprise les hommes, son oeuvre est fondée aur ce mépris.Et pourtant, il ne permet pas que l’on touche à un innocent, sans cesse il «’élèvera contre le mal.Le* pauvres et les faibles, ceux que l'on persécute parce qu'ila veulent manger, ou plus simplement encore, vivre, il les défend avec passion.11 attaque les puissants.où qu’ils se trouvent.Et à cet égard, Sartre s’insère dans une longue tradition intellectuelle française.Gide et Malraux sont allés vers Hitler, s'élever contre la condamnation de Dimitrov.Romain Rolland, pendant la guerre, a tenu à se situer, au nom de la paix et de la justice.au-dessus delà mêlée.La guerre d’Algérie a suscité de nombreuses protestations.Ces écrivains, ces intellectuels défendent la dignité de l’esprit.Sartre est l'un d'eux.A tort ou à raison, il représente aujourd'hui la France A mon goût, il la représente un peu trop à l'allemande, mata c’eat une autre affaire.Et les épaules de Sartre sont rccouvertei du manteau du prophète qui hurle contre Ica abus.La conscience intellectuelle du monde occidental, il *'en fait la voix.On dira peut-être qu'il ne défend que lea causes qui relèvent de «on orthodoxie.Peu importe; ce qui compte c'est qu’il prenne parti pour la Justice quf c*t la sienne.La justice tout entière en est grandie.S’il y a mépris chez-lui, U y • «usai compas-«ion.Jusqu où eett* compas-«Ion na ta mènera-t-il pu ?A9A LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 31 OCTOBRE 1964 TREIZE théâtre m u s i cinéma r i é t é s horaires des spectacles THÉÂTRE PLACE DES ARTS — Emile Gilels.8.30 — Dim.Amicale Mariate — 8.30.COMEDIE CANADIENNE — “Gilbert Bécaud", 8 h.30.THEATRE ANJOU — “Motna une" — 9.00.Dim.8.30.THEATRE DE LA PLACE — “LE Quadrillé”.9.00 THEATRE DE LA POUDRIERE — “La main passe” — 8.40 — Relâche, dim.et lundi.THEATRE DU RIDEAU-VERT — “Un mois à la campagne” — 8.30.Dim.2.30 - 7.30.LES SALTIMBANQUES — “Haute Surveillance” — Jeu.ven.sam.8.30 — Dim.7.00 THEATRE NATIONAL — “Le P’tit Bonheur” — 9 h.Dim.2.30 - 9.00 Relâche lundi.LES APPRENTIS SORCIERS — "La visite de 1* vieille dame” — Jeu., ven., sam.8.30.Dimanche 7.30.THEATRE DE L’ECHANGE — “Renaud et Armide”.Sam.8.30 — “Don Juan”.Dim.8.30.THEATRE ORPHEUM — “Les Fan-tasticks”.Du mardi au vendredi.8 h.30; samedi.7 h.30.9 h.45; dimanche, 7 h.30; relâche lundi.THEATRE DE L’EGREGORE — “Tchln-Tchin” — 8.30 — Dim.7.30 — Relâche lundi.CINÉMA CINEMATHEQUE CANADIENNE, J60 McGill — Relâche ALOUETTE — “Oklahoma” _ 10.45 1.15 - 3.45 - 0.20 - 8.50.AVENUE — “Girl with green Eye»” 1.30 - 3.30 - 5.30 - 7.30 - 9.30.EMOU — "Maclste en enfer” — 12.05 - 3.31 - 6.37 10.03 — "Tou- che* pas aux blondes” — 1.34 - 5.00 - 8.26.CANADIEN — “Barbara” - 12.00 - 3.15 - fi.15 - 9.40.“Comme s’il en pleuvait” - t.30 - 4.40 - 7.55 CAPITOL — “Fate Is the Hunter" 10.15 - 12.30 - 2.45 - 5.00 - 7.15 -9.30.CHAMPLAIN et.CREMA7.IE — "La “La Bonne Soupe” — 2.42 - «.21 - 10.00 — “Le Scandale” — 12.45 -4.24 - 8.03.CHATEAU — “Lee Gladiateurs" — 2.45 - 6.15 - 9.40 — “Crime de aani froid" — 1.00 - 4.25 - 7.55.RADIO SAMEDI 31 octobr* C B F • A 10 heures du matin, VUnlver-aitâ Radiophonique Internationale.A midi, Découvertes de la litléra-ture avec le professeur Henri OuUlemln.Aujourd’hui : Claudel •t Le Partage de midi.• A L’Heure de l'opéra, à 2 heu- res, Ariane à Naxos, de Richard Strauss, avec Christa Ludwig et l’Orchestre philharmonique de Vienne., • Au Concert International, a 4h.30, la 2e Symphonie, rte Mahler, aoua la direction rte Willem van Otterloo.• En récital, â 7 heures.Renée Morlsset et Victor Bouchard, planistes, Jouent Schubert.• A 3 h.30.la Soirée du hockey.• A 11 heures.Visite aux rhan-•onnleri voua conduira au Festival rte Sopot, en Pologne, avec Pauline .lullen CJMA—FM • De 12.00 & 1.00 p.m.Extraits rte Ballets — Tchaikovsky : "l,a Belle au Rota Dormant" — Igor Stravinsky : "Le Sacre du Printemps”.• De 1.00 â 3.00 n m.— Opéretlrs et exlrails d'opéras — Audran : “La Mascotte” — Franx Lehar : “Paganini” — Michel Dens : Atra d’Opéras • Vera 9.00 p.m.— Lei Grands Classiques — "Oeuvre Principale” — Giacomo Puccini : "Tosco".• De 12.00 à 1.00 p.m.— Musique d’Avant-Garde — Le Quatuor de Dave Brtibeck.La Quatuor de Ja/.x Moderne.DIMANCHE l«r novembrt c b F • A L’Heure du concerto, â 8 h.30, CINEMA FESTIVAL — “La femme des dunes” (sur semaine) 7.30 -î>.30 (dimanche seul.) 1.29 - 3.30 - 5.30 7 7.30 - 9.30 CINE-WEEK-END — “Stowaway in the Sky” — 1.00 - 3.00 - 8.00 — Dim.“Le voyage en ballon" — 1.00 - 3.00 - 8.00 CINERAMA THEATRE IMPERIAL — “Its a mad, mad.mad, mad worid” — 8 h.30 tous les soirs.2 h.mere, et sam.— Dim.1.00 -4.45 - 8.30 — Enfants 10 ans et plus admis mere, et sam.2 h.dim.1 h.ELYSEE — Resnais : “La femme-insecte”, lundi au ven.7.30 - 9.30 _ Sam.5.30 - 7.30 - 10.00.Dim.: 1.30 - 3.30 - 5.30 - 7.30 - 9.30.Eisenstein : "La peau douce” : Même horaire.FRANÇAIS — “Le Voleur de Da-n7,as” 11.25 - 2.50 - «.10 - 9.30 -“Le trésor des SS" — 10.05 - 1.15 4.40 - 8.00.GRANADA — “Les gladiateurs” — 2.40 - 6 10 - 940 — “Crime df sang froid” — 12.55 - 4.25 - 7.55.KENT — “Fail Safe” — 1.10 - 3.35 -fi.00 - 8.30 LOEWS — “Mamie” — in.no — 12.15 — 2.30 — 4.45 — 7.00 — 9.15 LAVAI.— “La bride sur le ron" — 12 20 - 3.30 - 6.10 - 9.50 —-“L’in-rrevahle Jerry” 2.00 - 5.10 - 8.20 LA SCALA — “La dénonciation” — 1.25 — 4.50 — 8.19 — “Voulez-vous danser avec mol” — 3.10 — 6.50 — 10.00 OUTREMONT ET MONKLAND — “Lillies of the Field” — 12.45 - 4.10 - 7.40 - “Dr No” — 2.20 - • 5.50 - 9.20.PAPINEAU — “Les Gladiatrices” — 12.55 - 4.25 - 7.55 — “Crime de sang froid” — 2.30 - 6 00 - 9.30.PALACE — “Robin and the Seven Hoods” — 10.05 - 12.15 - 2.30 - 4.45 7.00 - 9.20.% ^ PARISIEN — “La terre à boire 10.10 - 12.00 - 2.05 - 4.05 - 6 00 - 7.55 - 10.00.PASSE-TEMPS — “Le rock du ba-gne" — 12.00 — 4.5S5 — 9.50 — “Samson contre Hercule” — 3.15 — 8.10 — “Scotland Yard contre X“ — 1.33 — «.30.PLACE VILLE MARIE — (Petite salle) — “Yesterday, today, tomorrow” — 12.15 - i.30 - 4.50 -7.00 - 9.30 — (Grande sail»*) “Seduced and Abandoned” — 12.20 -2.35 - 4.50 - 7.10 - 9,25.PLAZA — “Barbara” — 12.00 - 3.15 6.15 - 9.40 — “Comme s*U en pleuvait” — 1.30 - 4.40 - 7.55.RIALTO et SAVOY — “Fail Safe” — 1.40 - 4.10 - 6.40 - 9.10 “Lonely Boy” 1.05 - 3.35 - 6.05 - 8.35 RIVOLI — "Le voleur de Damas” — 2.50 - 6.10 - 9.30.— “Le trésor des SS“ — 1.20 - 4.40 - 8 00 ST-DF.Nis — Touchez pas aux blondes” 12.00 - 3 26 - 6.32 -9 58 — “Maclste en enfer” — 1.37 5.03 - 8.29.SEVILLE — “Mediterranean Holiday 8.15.— Sam.10.00 — 2.15 — 8.15 — Merc.2.15 — 8.15 — Dim.: 2.15 — 7.45 SNOWDON — “Behond a Pale Horse" — 12.40 - 2.45 - 4.50 - 6.55 -9.00.STRAND — “Fail Safe” 10.45 - 1.25 - 4.05 - 6.45 - 9.25 “Lonely Boy” 19.05 - 12.45 - 3.25 - 6.05 - 8.40 WESTMOUNT — “A shot in the Dark” — 1.05 - 3 05 - 5.10 - 7.13 9.15.COTE MORALE DES FILMS Service de l’Office catholique national des techniques de diffusion “Tchin Tchin” au théâtre de l’Égrégore par Jean BASILE i[lS Cour» unlvirtilolroo Cylogemttmut 10.00 Court univ,r»ll«lr,o Le Roman lonodlen-franiols du XXo node 10.41 Court unlvorodolro» Ht.Intte do I’ • r t rovdllrn II 16 L, Jour du '.loueur 11.» Le orolottour Oull- limin 1 61 *v«nl»rtl vir.uo, 1 W Lot trowoux tl loi lour 1.66 OolblM LN V Loul" et New York 4.16 ïr.hn» du >06ri 1 (16 L’Heuro du toncMl Ivor I# o4rr Lonll M.*6611 - de *6m6 I.HI l’Heure de, OUllUI 6 16 Comoro 44 T.00 *0016 dot boit MO Lot IntrOpldo, 0.10 Lot In,ounce, d’udt comOro 0.00 L'Iwure du concert I e New York City Ballet • 00 ConlOronco do pretto de rt.iul GOnn-Laioio 10.10 loltiournal 10.4, Supplement régional lu.,.Nouvelle, du tpurl II.M film Uesu Ipliun d'un combat C FT MTV © 11.» Cour, lOIOvItO, la phyelnur générale 11,1» Cour, leievttd — ad-mmitlrallon da l’an-Ireprlte 11,06 Pian IHnnlaut 11.4.1 MamBotto - ont an h 1.» Lo rnln du dltnuo i 06 Pllm Le cnnto do Moult CrlMd n egooueii 166 eilm — le Mc' de I.» Le, R’iHi twooem-me, du dlmtorB» 4.16 Le, leunai talent, CotoHI.1.66 Pilm La recolla de, dieux rouqee t.» Oui dit vrai 0 0.06 Ptrrv Maton 16.60 ton voyoqe 16.» Toute la villa on parlo 16.41 tn promlOro pauo 10.11 La couleur du lamp, 11.66 La rende de, tporl» 11.16 Bave I lace ^YCOÙHTRÿ tonrro 1660 061 666)4 ¥ alaltlr C B M T O l.tt Te»t Pallorn and Mu- l.rr Tndev 06 ÇBMT 0.» Uni v or.Il y Crédit in 66 la)’, Talk mutie 16.16 The CkrUtnnhar, Il 66 rbiirob tervlra ti.tt ÎW666 ?») If 16 TBO *1)101 IBM) 1.66 Minuta 1.11 Country Calendar I.uo-Foolball I N St Lun), • N.York 4 » Spur it miernelional 4.11 CBC New, s.oo snow on snow, I.10 Time ul Vuur Ulo o.oo Sino Hay a.J0 Candid Camara J.OO Pally Duka Mt Flatnbeck 1.00 Ed Sullivan 0.00 Bononio II.01 Thi, Hour Ha, Sovon Day, II.66 CBC TV New, II.60 Pinal Krill'»* 11.10 '"idly Ipnrl, Jig-taw 11.10 Tho tnund a* Twelve It 41 Modiiti'an — Now,-ream i| il no The Liberal Aria Il M (n Pranco 1.00 F arum I.N Tho Doctor 1.41 Tho Law 1.00 SSaolc Tom', Tolonl Hum I N Hockey mineur — Verdun v, Lakokhoio 1.30 Family Thaalar — I here'.Magic In Mu»lc 1.00 Aller Pour 1.10 Telopoll t oo Flipper a JO Wall Oltney Pro,anil MO Mr.Novak I.» Tha Mwn Prom U.N.- C.L.K.- e.M Tha Dick Van Dyka Show 18 (10 Tha Haurtlat, n on National Naw, 11.11 PlllM it M Tha Plaire teiiea thaw II.66 New,ream It — Me- iltatiM 12e SEMAINE "OR HIM KAOETtMOUVARr 14« •• BwDif "Il VRAI CIEf-MnUP **••••*•* Prix spécial du jury Jr iü; FESTIVAL 1 i DE CANNES S ARA1GNFK BLANl’HB D K F 1 K SCOTLAND YARD, L’: cote provisoire: Adultes.BARBARA; L’intrigue est centré# eur un personnage qui fait fi de la morale.L’ensemble comporte en plu* des scènes nettement suggestives et la présentation tendancieuse d’un pasteur.A déconseiller.RF.HOLD A FAI.F.HORSF.: 1* film présente avec respect et sympathie un personnage de prêtre.Une certaine Idéalisation du héros révolutionnaire et quelques passages délicats font réserver l'ensemble aux adultes.Adultes.BONNE SOUPE, LA: L’Immoralité des personnages et la vulgarité de ton de l’ensemble motivent une cote sévère.A déconseiller.chambre aux tortures, la: Le fait de centrer l’intrigue autour de l’Infidélité conjugale et l’atmosphère assez morbide de l'ensemble font réserver le film aux adulte».Adultes.CLEOPATRA: En tentant de donner vie à des personnages historique' dont 11 montre la grandeur et les faiblesses, le film est une Illustration de la ruine apportée par les excès de la passion et de l’ambition.L’Insistance qu’on y met a présenter des scènes nettement suggestives motive une cote sévère.A déconseiller.COMME S’IL EN PLEUVAIT: De nombreuses brutalités et les libertés d’allure du héros font réserver ce film aux adultes.Adultes.DR.NO: L'amour libre présenté comme une chose normale et des images suggestives motivent des réserves.Adultes, des réserves.FAIL SAFE: Ce film attire l’attention sur le danger des armes nucléaires.Adultes et adolescents.FEMME DES DUNES.LA: Ce film ne manque pas de résonances humaines et sociales.Il est regrettable qu’il comporte des scènes sensuelles très poussées, ce qui oblige , à le déconseiller.A déconseiller.! GIRL WITH THF, GREEN EYES: Ce film ambigu Invite à la réflexion par certains de ses aspects.I.’lndulqence manifestée pour la liaison adultère de l’héroïne mo- j tlve de nettes réserves.Adultes, dos réserves.GLADIATRICES.LES: cote provisoire: A déconseiller.INSECT WOMAN, THE: Le film se complaît dans la description d u- I ne.situation sordide.t,es détails j* scabreux abondent et les person- t nages sont d'une Immoralité tota- ,1 le.A proscrire.j IT’S A MAD.MAD, MAD.MAD i WORLD : Quelques légèretés sont I noyées dans un ensemble anodin.| Adultes et adolescents.LILIES OF THE FIELD : Ce film Imbu d'esprit évangélique, porte I un message de fraternité humai- | ne et de générosité, tout en signalant avec humour certains exces dans le service de Dieu.Tous.LOOKING FOR LOVE: Des plaisanteries d'un goût douteux font réserver l'ensemble aux adultes.Adultes.MACISTE EN ENFER: cote provl- ! soire: Adultes.NEW INTERN'D.THE: La* Jeunna médaclna font preuva da conacim-on profpRsInnnrllc.Un rilalouup aa-arv, cru ot.doa teénM oaopa font i-a.iprvpr rp film aux apul» nrtultpa.i Adultp*.PEAU lini'CE, I.A : O film, qui I montrp |p« rnnsPqurnrr« funpstr» | d'un amour adullnrp.pnurr» faire i r*fl6rhlr un public d'adultpa.i Artiiltpa.REVANCHE DU RICIMEN.LA: U prPspntatlon plutôt tdanlisdo d'un tueur ot un climat dp vlolenro oxceaalvp mnt.lveni do notre* rt- ; aorvea.Adultex, do* rPaervo*.ROIS nu BOLEIL, LES: C* film d'aventurpa peut àtre vu par un largo public.Adulte* et adolea-centa.sEnucKn ANn abandoned: Le ton dp uoniodle atténue In porter -1 de* plénum la répréheualblra.la: j aujet et certain* de ae.s dcvelop-} peinent* foui réserver l'euaetlible aux peuls adulte* Adulte*.SHOT IN THE DARK.A: Certaines nmlHee* dan* le dialogue el loa altUHtt.mx mullveiil de* reserve».Adultes, de* rPaerves TOUCHEE PAD AUX BLONDES: cote provllolre: A deroneelller.TRESOR DES DS, LE: Bleu que l’aepect policier do l'aventura retienne aiirtnut l'atlentlon.une «cPne déplaces fall, rPaprvpr le film aux adulte* Adulte*.VIE CONJUGALE.LA: ente pro-vl*nire: Adulte* de* rP*prve«.VOI,EUR ni: HAMAS.LE: t.e film rnntleni quelque» erene* de violence cnutuinierr» «u genre Adultes ei adolescent* VOYAGE EN BALLON.LE: Suivant l'heureuse expression du Jury de t'O.C LC, es film "Sieve l'esprit vfra le* beauté* de la creation, continuant ainsi une neuTre tna-plrée par un amour pur d* l en-fance et de la nature." Tone.YEBTERBAV, TODAY AND TOMORROW: Une certaine vulgarité de ton domine l'enaemble rt se manifeste aurtout dans le dernier sketch ifu elle s'accompagne d'i-innKe* iietteiueiu aticgcallvra et d'Iuelrteiiee» Ironique.- pour des aapret* religieux.A «leeonaetllei L* théâtre de t'Egrégore rouvre tes portes avec une pièce de François Billetdoux, "Tchin Tehin".On pourrait ajouter en ioui-titre: "Tchin Tchin" ou comment devenir robineux.L'histoire est simple: un homme et une femme, trompés tous deux par ta personne qu'ils aiment, essaient de trouver une consolation dans l'alcool.Chacun d'entra eux réagira, c'est-à-dire acceptera ou se révoltera, selon son caractère propre.Lui italien, elle anglaise — l'une froide, l'autre explosif.— Au bout da la route, la solitude sera la même.La publicité nous dit da "Tchin Tchin" que c'est une "Amusante comédie".Il est vrai que l'on n'y rit mais le fond en est tragique et d'un pessimisme qui n'est pas sans rappeler, à la fin fout du moins, Samuel Racket.Je trouve au taxta de François Billetdoux des qualités dramatiques certaines.Sa langue est belle, il sait ménager des surprises, l'évolution de ses personnages est menée avec simplicité et vigueur.J'aime moins une certaine vulgarité et une manière de "bien penser" un peu niaise tel que le couplet sur la joia de l'enfantement; je trouve aussi qua le texte est un peu long, particulièrement les dernières scènes qui, même si elles apportent quelques élments nouveaux, restent superflues.Edward Gilbert a fait la mise en scène de cette pièce.C'est de l'excellent travail au niveau du mouvament.Il ne m'a pas semblé avoir, par contre, une poigne asset forte pour diriger ses comédiens.S'il a marqué avec facilité les contrastes entre les deux principaux personnages, il ne les a pas poussés jusqu'au bout.Il avait pourtant avec Marcel Sabourin (Cesario) et Kim Yaroshevskaia (Pamela) deux comédiens capables de le suivre lé où il voulait aller.Mar- cel Sabourin part trop fort et trop vite par exemple, ce sensible qui doit sentir l'ail, sent trop l'ail et n'est pas asset sensible.Kim Yaroshevskaia plus subtile s'en sort mieux.Mais la fini n'y ast pas.Un exampla?Saoula, elle doit donner un coup de téléphone; elle va jusqu'à l'appareil en titubant un peu, mais sa main qui compose le numéro est ferme et n'hésite pas é choisir les sept trous qu'il faut.Un détail?Oui.Mais important.C'est fini, ce lustre qui distingue un bon travail d‘un travail excel- lent.Ces réserves faites, leg deux comédiens ont de la classe et c'est de tout leur coeur qu'ils servent un texte proli* fique.Le jeune Gilles Robinson, dont le visage sensible et un peu veule est dans l'emploi, s'incarne sans difficulté et sans trop d'intériorité dans Bobby, le fils de Paména.On note avec "Tchin Tchin" une nette reprise au théâtre de l'Egrégore.Ce spectacle est un bon spectacle qui, an outre, s'inscrit avec une exactitude étonnante dans la monde canadien.V Un film prestigieux et provoquant CINEMA FESTIVAL MM I 7JC, Ml léMMJMJMJIMr RENEE CLAUDE Mi PLATEAU 3710 Callxa-Lavellée SAMEDI, lé 7 Novembre A 9 heures p.m.Billets : 31.50 en vente: Chez.Archembiult .KKI Sle-Catherinp est 2140 de la Montaiine ('licit Beaulieu 790 Beaubien od! Jules .laenb Inc.«fl«5 St-Huhert Réoervotlonoi 272-9378 THEATRE LA BOULANGERIE ¦M46 1*K LANAliniKRE "l \ TOI U DE FORCE" _ JEAN ll'SIIE LA VISITE DE LA VIEILLE DAME FRIEDR1CHT nil R EN MATT — C» anlr 8 h.30 RESERVATIONS : 10 JOURS A 1, AVANCE - LA S-34M Les Anglais ont leur “Tom (ones” .Nous .notre “Marie-Paule"! ANNIE GIRARPOT MARIE BELL Horaire : zaBomf Soup** aussi : "Le Scandale" à 12.45 - 4.24 - 8.03 CHAMPIAIN’CRCMAZIE St*-('atherine et Papineau St-Donis et C rémarie Tel.721-5107 Papineau et Beaubien LA SCALA AUJOURD'HUI FRANÇOISE BRION DÉNONCIATION Réalisateur: Doniol Valeroze U GRAND FILM: Hrigilte Bardot en rntiletir* “Voilier.-vous danser «ver mol ?' L’EVENEMENT CINEMATOGRAPHIQUE la vie conjugale/'vue par la vu» par la mari.„ ______________2 films d’ANPRE CAYATTE préfnté» ___ ALTERNATIVEMENT une Journée chacun RETENU A LA DEMANDE POPULAIRE ?FESTIVAL * INGMAR BERGMAN CE SOIR et DIMANCHE ?"L'OEIL DU DIABLE'' à 8h.lS.En plus, "A TRAVERS LE MIROIR" A 6h,30 et 9h,45 Dimanche spectacle A partir de lh.00 JEAN-MARC FRANÇOISE Vf NO, 101 DIMANCH, MAtOI - UUOt Mini JOII MAI Peur Informations : Tel.274-4521 2 films pour le prix d'un seul I Ml rxrtllslvllé k 1’ EMPIRE CINF.MA de RKPF.RTOIRE 151 avenue Ogilvy (coin Durorher) I.’AFFirHR ^-“TT : n Billets au guichet ou par la poste ! r * i%ur: xarar pflfHOMY WOTWHW MfflMMn vcrMwiii HWJttlfRNfR-JACKIWMNni KOŒM ifOMOur am manr/i nm Mme m * t.r (Ulrtlrl »rew"* LTTTTÏIn/ est ouvert de 10 a A 9 D.m.Malinér.i â 2 h.p.m.— Merrredi $'MHi samedi, dimanche el fêtes $2.50 — Soirées : à K h.|».m.lundi â jcmli $;t.00 vendredi, samedi, dimanche et fêle* 3>:t.5U Pour fciNVOI POSTAL, veuille/, inclure une cnvelu|>pe fcüresség et affranchie, incluant les «luleâ et votre numéro de téléphone.Pour groupe.".veuille/ télènhunf! a T.ML1ATKAULT 9.72-15111 t> soir, sou* les auspice* de* Chevalier» de Pylhla*; Koval Albert no Iü el Disraeli Bel* '’••rsovH' nu 20.cmë-weQi^énâ.3860 rue st-urbain,montreal,tél.:274-7534 IN GRANDE PRIMEUR A MONTREAL .ALBERT LAMOR1SSE REALISATEUR DE "BALLON ROUGE" PRESENTE avec des ehansons, des halser* el de fabuleux mtislea Invités unit \INKS 10 55 - 1.10 - 3.70 5.30 - 7.10 9.50 CAPITOL Ils sauvant des vt*t av*c passion •t aiment avec abandon.and their new loves ! A I AKM( lié W 0 Wé m \mimion ALFRED HITCHCOCK S SUSPENSE.MYSTERE.'MJtRNIXr •TIPPI HEDREN-SEAN CONNERY «v DIANE BAKER man un cash TECHNICOLOR* L’AI è II lié.1841(1 Allié.IU (Ml IM3 L'ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE VARSOVIE Stanielas Wislocki, au pupitre soliste: Wanda Wilkomirtka, violoniste où fsiK TSh frhr,V D Y * ’* '*•* Aft,; Canadian Conrrrts, |g*'> Cathfrinï .h, .ISO ^°“»-.on; hd.Archambault Tnc., m est.Str-OnVln nù0, “f * Montagne; Atlantic Pacific Travel.4850.R,d;: ïJ*** Charlfbols, Î115 est.Jean-Talon »t «MO bt-Denis.Librairie Ilucharme, 41* ouest.Notre-name.RESKltVATlONS : Canadian Concerts SEtT.EME.Vf 91.-.Ill — S32-3723 de 9h.a.m.à 8K.p.m.stéréophonique pour ecrsn géant, "My Pair Lady".N'était Audrey Hepburn, en y trouverait paut-atr* la temps long : trois heures, dent le première, où l'héroïne n'est encore qu'une grosière petite marchande de fleurs, charrie poncifs et grisaille avec la volonté trop arrêtée de trancher sur les deux autres, où ta transformation d'Audrey coïncide avec le déclenchement momentané d'un hauraux arc-en-ciel de rythme et de gaieté.Des séquences comme celles des élégantes è la course d* chevaux, d* la corrida mimé* eu du bal chat le prince représentant, le genre admis, de grandes réussites, et Çukor était bien le seul à pouvoir opérer cette synthèse d'humeur et de fadaises, de revue acintlllante et de plaisante philosophie.Pour l'esprit, il reste pourtant peu de chose d'un sujet merveilleux et fort peu destiné è ce grandiose et è ce tintamarre.Peur les yeux et peur les oreilles, il reste Audrey Hepburn et certain raffinement dans la somptuosité.CAYATTE "La Vie conjugale un Cayatt* moins ", c'est moins brûlant, thèse" aussi, que Nous Sommes tous des assassins".C'est le dossier d'un couple qui, après le diverce, analyse de part et d autre ce que fut sa vi®, de la rencontre à la rupture.L'histoire de ces deux ieu-nes héros, Françoise et Marc, est "humaine et précisément racontée, encore que sa facture ne témoigne d'aucune recherche cinématographique .Elle abonde en épisodes vrais, naturels, émouvants, que l'a-vocet Cayatte tire habilement de ses archives.C'est du cinéma de recherche judiciaire, comme c'est, chei Rouch, de la recherche d'enthnologue.La version du mari s'expose pourtant dans le premier fnm, "Jean-Marc", avec cette sobriété ferme et sans bavures qui est le propre de Cayatte.On y croit d'autant mieux que les interprètes, Marie-José Nat et Jacques Charrier sont excellents.Peut-être aurait-il fallu cependant — on le ressent en écoutant le second film, c'est-à-dire le son de cloche de Françoise — soit concentrer torts, soit à ce point diver- + gents que, sur des faits eon-, * erets, on n# puisse plus le- ?giquement la superposer è + celle du mari.Technique- * ment, le tour de force était J de changer totalement les ^ points de vue en conservant -a la mémo expérience.La vrai-semblance en souffre quelquefois.Isolément, les deux épisodes sont donc plus valables £ .vu ariV'C 'ensemble et è la suite.La % "MULNh L1>L * : * * à 8 h.30 LE THEATRB ANJOU présent* lu derniere creation d'Yves de Châtelain qu 4t -k t * qualité de l'entreprise reste, le plus souvent, incontestable."Mamie", le dernier-né d'Alfred Hitchcock, commence au Loew's sa carrière mont-1 J réalaise.Nous vous en parle- -a rons lundi.£ .^ S ESTETTO D I BOLZANO Hôtel ftiti Carlton dimanche après-midi 1er novembre, 4H.30 quelques billets disponibles Prix : 34.00 (taxe incl.) Etudiants : 32.00 Pro Music* 1270 ouest, rue Sherbrooke Bureau ouvert de Ih.a 41i 'excepté le samedi) la pièce la plus critiquée de l'année VENEZ VOUS DETENDRE.ET RIRE A SATIETE! Mue en acéne Krancois Cartier avec vos comédiens préférés François Cartier.Mia Ridde/.Georges Carrère et la pétulante Françoise Lemieux Réserver vos places i l’avance .»*** * é è* éè *»?*?****¦*[ A l'ORPHEUM COMÉDIE MUSICALE de HARVEY SCHMIDT et TOM JONES MISI CN SCBNB JIAN GASCON AVEC • MARGOT CAMPBELL • VVON DESCHAMPS EDGAR FRUITIER e LEO IUAL • JEAN-P.COMPAIN VICTOR DESY • JACQUES KASMA et GABRIEL GASCON Représentations: Dim.: 7h.30 Sam.: 7.30 t» 9.45 Mardi au vend.: 1.30 Relâche le lundi Chorégraphia Michel toudot Décors Mark Nogim Costumes Lydia Randolph Direction musical* Rogar La Sourd RENS.845-7149 THÉÂTRE LA BOULANGERIE 5 H0 UK I.ANAUDIERE “UN TOUR UE FORCE" — Jean Basilr LA VISITE DE LA VIEILLE DAME Ce soir, 8h.30 FRIKDRtCTI IIL’RENMATT — Domain, 7h.30 — THEATRE POUR ENFANTS Tous les dimanches à 2 b.30 ¦T.es aventures de Bilboquet” LA.3-2454 DE NOUVEAU! chaque dimanche soir de S h.30 à 11 hrts le fameux menu gastronomique au restaurant ANJOU Le Chef-d Oauvre do François Truffaut JULES et JIM avec Jeanne Moreau Aussi: "HISTOIRE D'EAU" de Trullaut-Ceddard avec Jean-Claude Brialy AUDITORIUM de l'Universite de Montreal Samedi, le 7 novembre 1964 è 7h.30 et 9h.30 p.m.Billets: $1.00 En vente cite:.Archambault Inc.* Réservez votre table UN.6-0668 ç.y.j.;.* .>* .> * 7% 7% 1980 *11 10% 10% Maclaren B MB and PR 1 JJ JJJ1' Magnum Mah«r Mit r.ard Ma»i F Mid Pac Mittwe'l Milt Brir» MnKon A 100 $75 200 $31 101 $55 35 25 It 55 M'i 25 11 Cgm Bas Fgi\ Nat 36% 36% 47 47 734 7% 13% 13% — % 14 14 870 870 —10 17 17% + % 56% 56% -f % 143-4 1434 + % 11 12 +1% 5% 6 + % 155 165 +10 11% 11% - % 28 28 —1% 90 110 +45 175 200 +75 2534 2534 18% 18% 49 49% — %’ 23% 23% — % 12 12 - % 22% 22% 8234 82 4 — Va 19% 19% 13% 14 32 32% + Va 9 9 11% 11% 12 12'4 + Va 7V?7% 8'4 83,4 + % 102 102 14% 1434 + % 185 185 —5 45% 46 + Va 11'4 11% 152% 155 + 2 26 26 600 600 350 350 + 20 50% 507* — % 30 30 + % East Sull 4250 545 125 948 420 F'west T 2000 11 11 11 F Mar 13115 370 360 370 +$ Frncoeur 9000 14 13% 14 + 1 Frobex 3075 90 85 88 + 1 Geco Mines 1497 $39% 38% 38% — v?Genex 44600 27 25 26 — % Gnt Masct 5965 174 165 165 Giant YK Z25 $14% 14% 14% Glenn Exp 9600 13 12% 12% + % GF Mining 17900 43 41 41 —IV* Goldray 3667 49 47 49 +4 Grandroy 7000 19 18% 19 —1 Granduc 835 615 610 610 —15 Gulch 3000 7 7 7 + 1 Gulf L 16100 17 15 16 + 2 Gunnar 7342 600 570 580 —20 Har-Min 33000 9 9 9 + % Hastings 56C0 485 475 485 + 15 Headway 2000 16% 16% 16% +% Heath 1000 4% 4V?4% High-Bell 350 750 740 750 Hoilinger 2175 $303.4 30 30 — % Hud Bay 1060 $75% 74% 75% + % Hu-Pam 500 11 11 11 + 1 Int Helium 1500 130 130 130 —1 Int Kenville 1250 29 29 29 Irish Cop 148950 30 24% 26 42 Iso 27950 335 310 335 420 Jacobus 3650 14% 14 14% — % Jaye Expl 500 10 10 10 — V?Jelex 15000 23 V?20% 23 + 1 Bourse de Montréal Bourse de Toronto Etat préliminaire du gain.Bourse de New York Peel Elder Pembina PC J w! pr Pow Corp Premium Price Bros QN Gas QN Gs pr R Yarn A R Little z75 $12% 12% 12% Rolland A 100 $117'* 117'* 117/*—v, Rothman 4830 $24% 23% 24 — % Romfield 400 200 195 195 —10 Royal Bank 779 $78% 78% 78% StL Cem A zio $31V* ‘31% 31% Stl Cem wts 125 $13’/2 13% 13% 41 St Maurice 2100 47 43 47 +5 Salada 11595 $12 11% 12 + % Sayvette 250 350 350 350 Scot M L pr 600 $20% 20% 20% + Va Shell Can 1528 $19% 19’/4 19% Shell I wts 830 725 715 725 Shop Save 117 $16 16 16 Shoper City 275 375 375 375 +J Silverwd a 100 $15 15 15 — '/* Simpsons 963 $27% 27% 27% + % SKD Mfq 100 5% 5% 5% — '* Slater Steel 300 $17% 17% 17% Slater A wts 550 780 755 765 —5 Southam 645 $28% 28% 28% — % St Pav 185 $12’/* 12% 12'/*+ V* Steel Can 9959 $26% 26% 26% + % Steinbg A 200 $34% 34V* 34% — % Suptest ord 150 $22% 22% 22%- Switson Tamblyn Texaco Thd C Gin p 25 $51 51 51 — % Thom Pap 500 $6% 6% 6% — % Tor-Dom Bk 495 $69% 68% 68% - % 910 220 215 220 +5 Z50 $22% 22% 22% 264 $63% 62% 62%—1 Tower T Fin A T Fin 5 300 60 60 60 +10 930 $13% 13% 13% 50 $39% 393 i 39-% Tr C Fund 100 $10% 10** 10% Tr Can PL 8363 $41% 41 41% I % Trans-Mt 14915 $21% 20% 21% + % Trans PPL 1575 $10% 10 10% Turnbull 250 $10% 10 10% + % Un Ae Ri p zlO $51% 51% 51% Un Carbide 4770 $26% 26 26% Un Gas 925 $24% 24% 24% + % U Corp B 680 $11% 1% llVa— % Un Steel 1200 $470 470 470 +5 Versafood 450 350 350 350 Versatile 980 $12 11% 117/*—% Weldwood Well Fin Well Fin te West Ind White Pass Wood Alex Woodwd A Y Knit A Zellers Zenith AH Rox Alminex Banff Cal Ed CS Pete C Delhi Cent Del C Dragon 1120 $15*« 15% 15% - Vb 2720 $36 357/* 36 3913 $14%i 14 V* 14% 100 $7% 7% 7% 1050 $6% 6'/?6% - Va 3350 45 43 45 200 $93/4 9% 93/4 710 300 300 300 440 $26 25% 25V?100 $5% 5% 5% + % 150 $13 13 13 4- V?1425 445 440 440 -10 HUILES 1900 21 20% 20% -2% 4800 420 405 420 + 5 3000 13 13 13 + 1 2 1100 16 16 16 —1 10900 25% 24V?25 — Va Z5 $24' j 24% 24% 180 135 135 135 19’i —5 300 $19% 19 — % 2000 325 320 325 +5 662 895 885 885 -15 5800 152 151 152 —2 Z90 $18 18 18 3900 730 720 720 —S 2500 19 19 19 -3 1285 132 132 132 —1 400 $16^1 16% 16 V* + H 500 20 20 20 +2 1200 292 287 292 +i 500 350 350 350 Joburke Joliet Jonsmith Joutel Jowsey Kerr Add K Anacon Kilembe Kirk Min Kopan Lab Min L Dufault Lakehead Lake Ling L Osu L Shore Lanqis Latin Am Leitch Lencourt Lorado Louvict Lyndhst Macdon Madsen Magnet Maralgo Malartic Marchant Man Bar Matach Martin Maybrun Mattgml McIntyre McKen McMar N Bordu N Coldstrm N Goldcrt N Rank Northcal North Can Northgate North Ex N Beauc Nudul Obaska O'Brien Opemiska Orchan Grenada Oslsko Pamour Paramaq Patino Pax Int Pce Exnl Peerless Permo Pick Çrow Placer Porc Pav Pow Rou Preston Purdex Que Chlb Que Lith Que Sturg Que Man Qunston Quemont.Quonto Radiore Raglan Rayrock Realm Rio Algom Rix Athab Rockwin 15500 10% 9% 9 7500 40 37 40 +2 22600 30 27 27% -1% 3500 110 104 104 —1 21544 47 46 47 + 1 4489 800 780 790 46109 280 252 263 + 12 2600 800 795 800 + 15 2000 15% 15 15% +1 2500 11 10% 10 V?— % Z150 $36% 36% 36% 5205 $11% 11% 11% - % 2000 19% 19% 19% -1 2500 9 9 9 6000 16 16 16 600 230 230 730 +5 9700 38% 38 38 —1 4500 14 14 14 9125 520 500 520 •4 20 12000 6% 6 6 44500 179 160 172 112' 51500 24 21 24 +3 2000 7 7 7 4000 37% 36 16 3900 204 199 204 + 4 11200 7% 7 7% 3125 12 V?12 V?12% 900 68 68 68 7200 160 159 159 - 5 1000 20 20 20 + 1 .1000 9% 9% 9% + V 9200 62 60 62 + 1 17500 16% 15 V* 15 V?—V 13235 $19% 19 19% + V 500 $62% 62 62% — «M 3000 10% 10 V?10 V?3000 7 7 7 - V 500 15 15 15 t 3675 90 82 90 +7 1000 16 V?16% 16% + ’ 161440 31 28 29 V?+2 13100 70 68 70 4800 154 143 150 -3 7082 550 540 550 +5 1000 148 145 148 +8 2200 40 39 39 -2 5000 14 14 14 + Nv 7000 7 6% 7 11800 77 75 4291 880 875 I 14275 720 675 695 +25 500 7 Va 7 Va 7 V?+ % 2800 49 48 48 -2 8000 150 145 150 + 5 5300 13% 12 13% +1% 3002 995 975 975 -20 47729 48 43' ?48 +5 8000 19% 18% 19 110000 19 17 17% - % 1000 32 .12 32 852 5.1 -S3 53 730 $49% 49 49 549 34 34 34 +1 1000 51 51 51 1715 600 590 590 -10 148564 17% 16% 17 1300 15 15 15 525 380 380 380 —5 500 31 31 31 —1 2000 18 17% 18 + 1 1800 13 13 13 850 990 980 990 45010 12 V?12 12 3900 41 39 40 27600 120 109 112 +2 1900 90 90 90 +5 1000 9 9 9 875 985 980 985 -5 Bonn* fin de semaine sur te place locele Le marché a légèrement progressé hier en Place locale sous l’impulsion des services publics.La séance a été peu animée.Les valeurs spéculatives se sont raffermies.Le virement industriel a été de 274.400 actions et celui des mines pétrolières de 848.200.L’indice composé a gagné 0.4 à 156.2 et les gains avaient prédominance sur les pertes dans la proportion de 115 contre 76.Aux services publics : B.O.Telephone est particulièrement en faveur, gagnant 1 1-2 à 66 1-2.CPR d’autre part gagne 1-2 à 52 1-4.Dans le secteur-des industrielles, Asbestos gagne un point à 23.Canada Cement 1-2 à 47 1-2 et Chemcell 3-8 à 17 1-4 cependant que Southam a céré 1-2 à 28 1-2.Les papeteries ont progressé.Cependant Fraser a cédé un point à 32 1-2.Aux banques : Canadienne Nationale et Commerce ont cédé 1-2 chacune à 76 1-2 et 67 1-2.Les métaux non ferreux ont également fait bonne contenance.Hudson Bay Mining a gagné un point à 75.Consoli dated Mining and Smelting 34 à 43 14 ceepndant que Hollin-ger a cédé 1-2 à 30 1-2.Les pétrolières ont légèrement décliné.Texaco a cédé 3-’ à 62 34.D’uare part, Canada Iron Foundry a cédé 34 à 43 14.Dans le compartiment des valeurs spéculatives.Kodiak Pete a gagné 12 cents à $1.40 cependant que White Star Copper et Ghisau ont haussé de six cents chacune à 37 et 43.Consolidated Mogador a gagné 5 1-2 cents à $3.94, Cam-flo cinq cents à 18 et Crown Bridge 3 1-2 cents à 45.Par contre, Alscope a cédé 10 cents à $1.80 et New Imperial deux cents à $1.71 cependant que Mount Costigan, Mount Pleasant et United O balski ont baissé d’un cent chacune k 44, $1.20 et 49 cents.Obligations canadiennes GOUVERNEMENT DU CANADA Tou* le* indice* ont progressé TORONTO.— Le marché a fermé à la hausse hier à l’issue d’une séance passablement animée.Les valeurs spéculatives ont continué leur progression.Dans le secteur des industrielles, les gains se limitaient à des fractions.Moore Corp.et Trahs-Canada Pipe Lines ont gagné 5-8 chacune à 56 5-8 et 41 5-8.D’autre part, Canada Packers B a gagné un point à 74.Par contre.Algoma Steel et Banque Toronto-Dominion ont cédé 1-2 à 73 1-2 et 68 5-8.Dans le secteur des valeurs spéc u 1 a t i v e s, Consolidated Rambler a gagné 14 cents à $1.91, Base Metals 3 1-2 cents à 31, Anglo Rouyn 1 cent à $1.18 et Key Anaeon 12 cents à $2.63 Cominco et Hudson Bav ont gagné 34 à 43 14 et 75 1-4 dans le secteur des métaux non ferreux.Le virement a été de 4,400,-000 actions au regard de 4,-074.000 jeudi.1300 20' i 20'» 20'» '» 11533 41' / 32' .' 41'j + ' 4 Dynamic Fargo Fr Rata pr Gr Plaint 700 $11% 1% 11%+% Rowan Con 5020 8 Va 8% 8' * Ryanor 5500 13 12 12 Salem 500 25 25 25 + 1 San Ant 3020 23 23 23 - 1 Satellite 1562 11 11 11 + % Sherritt 13634 480 460 470 .10 Sigma 505 470 470 470 + 10 Silvmaq 139100 19% 17 19% +2 Sil Miller 7100 16 15% 15 V?Siscoe 600 230 226 230 Starratt 4800 5% 5 5 - M Steep R 5884 640 620 640 +5 Sud Cont 2500 11 10% 11 Sullivan 100 385 385 385 Sunburst 1500 12% 12 12% Temag 4100 130 125 125 -1 Texmont 18500 42 39 41 Tax Ora 2875 47 45 45 Dec 1$ 3% Offra Dem.1964 99% 100 Sept 1 ' 3J4 1965 991/4 yVJ'é Dec 15 4* 1 1966 100 100% Juin 15 2% 1968 94 94% Juin 1 3% 1975 84% 84 4 Sep?.1 4% 1975 95% 95% Ocl.1 S % 1975 102% 103% Sept.1 4' 1 1983 92% 93 Perpétuels 3 76 77 .R.Dec.15 5% 1971 102 103 .R.Avril 1 4% 1967 99% 100 .R.Jan, 1 5J/4 1985 105% 105% C.N.R.Fev.1 C.N.R.Oct.1 1981 87% 87% 1987 87'2 18% OBLIGATIONS PROVINCIALKS Medal 782 490 490 490 Medcon 7000 47 46 47 +1% Mill City 8000 41 40 41 +1 Nat Pete 400 395 395 195 —10 N Davies 42000 26 Va 23 26 +2% NC Oils 600 295 280 295 +25 NCO pr 735 $58 57 58 +1 NCO wts 1320 7 7 7 Numac 4200 153 152 152 —1 Okalta 2800 13 12 13 +2 Pamoil 1000 56 56 56 +1 Pick Crow 852 53 53 53 Place 6300 60 58 58 -t Placer 730 $49% 49 49 Prairie OU 200 500 500 500 +40 Provo Gas 7482 208 201 204 +4 Ranger 600 140 135 140 Weston B 815 $18% 18 18 - H Wstn 4% pr Z5 $98 98 98 W Pacific 1260 $16% 16 16% + Va Tax Sol Thom L Tomblll Tormont Trans Can Trlbag Tundra U Mining Un Buffad UCL Mina Un Kano Un Macfla Utd Pore Un Fort Upp Can Urban Q Vauza Vlolam Wasamac 35600 56 2200 55 56 +4 54 —3 2255 110 108 108 -1 28500 27% 26 27 +1 3000 130 130 130 —2 Alta Mun Fin B.C.Electric B.C.Electric B.C.Electric B.C.Electric B.C.Pow.Sept If Manitoba Jan 15 N.B.Sept 15 N.B.Dec 15 SVt 1986 99% 100% 5% 1988 94 95 3'/4 1967 95 96 3% 1969 93% 94% 5% 1977 101 102 5 1982 93 94 5% 1981 101 102 3% 1965 98% 99% 5% 1986 95 96 83190 214 207 212 +3 Newfound Fev 4 6 1981 101% 102% 1375 93 92 93 +3 N.Scotia Sept 1 N.Scotie Juin 5% 1982 •9% 100% 1000 24% 24% 24% - % 15 3% 98% 99% 8500 68 65 68 -1 Ontario Avril 16 3 1965 99 99% 90600 33 30 33 +1 Ont.Hyd.Nov.11 5% 1983 97% 98% 2270 925 915 915 -5 Ont.Hyd Mal 1 4 1966 98% 99% 600 21 21 21 -3 Ontario Oct 1 5% 1983 97% 98% 9000 17 17 17 — % Que.Juin 15 4% 1977 93 94 5000 10% 10 10% Que.Août 1 5% 1985 95% 96% 1300 140 137 137 -1 Que.Juin 1 5 Va 1980 98% 99% 3741 23 22 22 Quebec Août 1 6 1972 103% 104 12000 82 80 80 Quebec Fev 1 5% 1986 100% 101% 3700 288 280 285 -S Quebec Août 1 6 1982 103 104 250 157 157 157 +4 Que.Hyd.Mars 1 3% 1975 85% 86 Weodon 7000 5% 5 Va 5% Werner 2000 6% 6% 6% W Malar 1000 4% 4% 4% S- sr6 S96 096 CZS «IM V 4*«M WesteM Westfair Weston A Westcoast z50 $10% 10% 10'4 Z10 $39% 39V?39% 1140 $17% 1734 1734 790 $1634 1634 16% West Mines 1675 475 465 470 W Surf I 27000 26 23% 25Va+2% 5250 159 156 159 +3 18500 12 11% 11% + % 15850 41 37% 39 +2 1000 12 12 12 +1 Willroy Wiltsey Windfall Yale Lead Yk Bear Qua.Hyd Nov 1 Shawinigan W&P Shawinigau W&P Shawinigan W&P Sask.Mars 10 5% 1985 98% 99% 3% 1970 91 92 5Va 1972 99% 100% 4% 1976 92% 93% 5% 1982 99 100 6600 137 130 135 +1 Wstn 6 or 25 $108% 108% 108% — 34 Yukeno 9500 8 7% 7’.'?+ % 1 Scurry Rain 1350 $17% 17% 17% + 3 Canadien d’expression française appartient à un peuple possédant une identité propre et des traits qui le distinguent clairement de tous les autres peuples du monde.Le Soleil.(Suite de la première page) nalistes les plus expérimentés écrit aujourd’hui meme (22 octobre) que des témoins auraient entendu des paroles grossières et provocantes de la part des agents municipaux, que des policiers provinciaux ont été scandalisés de la conduite des policiers municipaux, je dis que publier pareil texte serait une erreur grossière parce que nous contribuons ainsi à maintenir le climat d’antipathie contre la police municipale que nous avons contribué à créer, en prenant •pour acquis, ce qu’aucune enquête officielle n’a démontré.Nous avons donc pataugé de royale façon ces dernières semaines en faisant le jeu à 100% du séparatisme, de l’indépendantisme, des extrémistes, des révolutionnaires de salon.Nous nous sommes fouté de la ligne de pensée de la niuison.Quelle est cette ligne de pensée de la maison ?l.a voici, et elle n’est pas différente de ce qu'eTle était hier, de ce qu’elle était avant la visite royale : nos journaux ne sont ni séparatistes, ni indépendantistes, ni révolutionnaires.Ils considèrent que non seulement nous ne devons pas favoriser des mouvements tels que le RIN, le FLQ, et autres de même acabit, mais que nous devons donner de l’importance à ce qui peut les discréditer dans l’opinion publique ; Nos journaux sont partisans de la bonne entente entre les deux principaux groupes ethniques qui composent ce pays, et ils considèrent que tout ce qui peut nuire à cette bonne entente ne doit pas prendre la vedette dans nos pages ; Nos journaux veulent le respect de l’autorité établie et favorisent l’entreprise privée.Ils considèrent que toute attaque contre cette autorité, toute nouvelle susceptible de discréditer cette autorité représentée par un groupe ou un individu, tout ce qui peut servir de propagande aux socialisants, ne peut être publié qu’a-près mûre réflexion; Bref, nos journaux veulent être des journaux sérieux, modérés, voulant rendre service à notre région, à notre province.à notre pays.Nous avions jusqu'à maintenant la réputation de publier des journaux sérieux; nous avons perdu beaucoup de plumes au cours des dernières semaines.Si notre police municipale a perdu la tête et matraqué la foule, nous avons également perdu et matraqué nos journaux.11 faut maintenant se racheter.Je demande à chacun de vous de bien écouter ce qui suit : Toute déclaration des chefs séparatistes, indépendantistes, ou de leurs acolytes, toute déclaration des mouvements nationalistes ou autres, de quelque personne que ce soit prêchant la violence, doivent être bannies de nos journaux; Drapeau.(Suite de la page S) foi l'expérience de Montréal où chaque fois qu’un référendum a été tenu, il l'a été le même jour qu’une élection." Le maire Bergeron “Les candidats annexionnistes se sont rendus voir leur maître ! C'était à prévoir.Quant à nous, nous sommes restés auprès de ceux dans l’intérêt desquels nous avons toujours travaillé et dans l’intérêt desquels nous avons l'intention de continuer à travailler." Voilà ce qu’a déclaré le maire Maurice Bergeron, de Ville Saint-Michel, lorsqu’il a appris que les candidats annexionnistes s'étaient rendus à l’hôtel de ville de Montréal y rencontrer le maire Drapeau.toute protestation contre l’autorité établie, par des individus, des personnes qui ne sont pas en autorité, des groupes qui ne ne sont pas représentatifs de l’intérêt public, ne doit pas trouver place dans nos pages de nouvelles (ex : René Chaloult dénonce l'archevêque de Québec); il faudra user de beaucoup de discernement dans le traitement des protestations venant de certains groupes qui, sans avoir officiellement d’appartenance au mouvement séparatiste, ne peuvent être considérés comme appartenant à l’élément modéré (ex.: l'A-GEL); bref, à moins que les commentaires ne viennent d’organismes qui ont habituellement leur mot à dire dans le règlement des affaires publiques (conseils municipaux, chambres de commerce, ligues des citoyens, etc.), ces commentaires ne doivent faire l’objet que d’une nouvelle d’un paragraphe ou deux à l’intérieur du journal.Voilà la ligne de conduite qu'il faut suivre.Ce qui précède est, il me semble, suffisamment clair, suffisamment précis, pour ne pas donner lieu à des “je ne savais nas” ou des "je n’avais pas compris”.Ces instructions, vous aurez la responsabilité de les faire appliquer.Encore là, il ne doit y avoir d’équivoque.Les chefs de page seront tenus responsables des textes qu’iks auront mis en page, des titres et des mises en nages qu’ils auront faits; les chefs de pupitres et leurs adjoints seront tenus responsables de décisions qu’ils auront prises.Ceux qui ne sont pas capa blés d’assumer cette responsabilité, ceux parmi nous dont la conception du journalisme nu les idéologies n’admetten! pas cette façon de penser, doivent démissionner immédiatement.Ceux qui ne trouvent pas ces propos suffisamment clairs sont priés de venir me voir, individuellement.Jean-Charles de La Durantaye Trahi par.(Suite de la page 5) a affirmé que, dans son ensemble, le clergé canadien-français est encore marqué par un passé qui le gêne plus qu’il ne l’enrichit.Pendant longtemps rigoriste, augustinien et janséniste; il a insisté presque exclusivement sur certaines vertus morales au lieu de prêcher l'amour des hommes et l’engagement que cet amour implique; il s’est nourri à une théologie conservatrice, satisfaite, qui ne doute pas d’elle-même et se méfie du nouveau.maines de façon à constituer un orchestre; mais les députés canadiens-français n’ont jamais nu constituer un orchestre ; ils étaient tous des tambours en peau de vache.De plus, les élites politiques ont toujours donné une mauvaise orientation à nos politiques parce qu’elles partaient de prémisses fausses.AVIS P) ________________ que le 27e jour d'octobre 1964, sous le numéro 1785694, Il a été enregistré au Bureau d'enregistrement pour la rxo,.hAa'itoa* 1* d'enregistrement de Mont- Alourdl par cet nent&ge, le réal un contrat de vente, cession et clergé semble mai comprendre ; transport par trans Atlantic w .« »• • «s» — — ce qui se passe aujourd’hui au Québec et il accepte de mauvaise grâce les réformes qui cherchent à rendre le Québec à lui-même et le clergé à l’Eglise.Dans son ensemble, il est inapte à faire face à la crise religieuse que connaît le Qué bee actuellement.L’heure de vérité a sonné pour le clergé québécois.Chaque jour confirme de nouvelles défections; non plus seulement parmi les universitaires, mais parmi les collégiens et même dans la masse.Celle-ci s’interoge au point de vue religieux: le clergé trahit en ne lui répondant pas.en ne lui donnant pas la parole de Dieu.Elites politiques Pour Me Robert Cliche, il ne fait aucun doute que les élites politiques ont trahi.L’avocat de la Beauce, qui est passé des rangs du parti libéral à ceux du Nouveau parti démocratique il y a quelques années, a d’abord affirmé qu’il n’y a pas encore une intelligentsia politique au Québec, une intelligentsia cohérente dans sa pensée, constante dans ses vues et qui se renouvelle tous les 25 ans.l^es parlements devraient recruter une pléiade de compétences dans différents do- | AVIS PE DÉCÈS COUR SUPÉRIEURE No 659,303 ROBERT TRANSPORT LTEE., corps politique et incorporé.ayant son siège social à Rougemont, district de St-Hyacinthe; demanderesse.-vs- L1NCOLN CANNING COMPANY, corps politique et incorporé, ayant une principale place d’affaires et son siège social à St.Catharines, province d’Ontario; défenderesse.PAR ORDRE DE LA COUR, Il est ordonné à LINCOLN CANNING COMPANY, de conr-paraître d’ici un mois.Montréal, le 28 octobre 1964.WILFRID BRODEUR, DéputéProtouotaire.Adrien R.Paquette, avocat, 132 ouest, rue St-Jacques, Ch.: 411, Montréal, 1, P.Qué.Procureur de la demanderesse.KI.ECTRONICS LTD, i U BANQVE DE NOVA SCOTIA, unf banque canadienne à charte, de l'universalité des créances et cnmptes de livres, actuels ou tuturs du dit Trans Atlantic Electronics Ud.Cet avis est donné conformément aux dispositions de l'article 157t(dl du Code civil de la province de Québec.Ce V octobre 1964.LA BANQUE DK NOVA SCOTIA CANADA PROVINCE de QUEBEC District de Montréal COUR SUPÉRIEURE No 659 584 JAMES FREDERICK STINSON, Homme d'affaires, du 1600 rue Couvrette, Saint-Laurent, district de Montréal.Demandeur, - vs - MARGARET JUNE MOONEY, épouse séparée de biens dudit James Frederick Stinson, ménagère.autrefois du KilK) rue Couvrette, Saint-Laurent.district de Montreal, présentement de lieux inconnus.Défenderesse, PAR ORDRE DE LA COUR 11 est ordonné à la défenderesse.MARGARET JUNE MOO NEY, de comparaître d'ici un mois.Montréal, le 27ième jour d'octobre l!Mi4.ANDRE NOËL, Député-Protonotaire Me MARCEL LAJEUNESSE, C.R.Avocat, 2015 rue Drummond, Ch.!)00, Montréal.P Q Procureur du demandeur.AVIS Avta rat par léi présentri donné que le Ztiémo jour d'octobro lésé, août lo No.1715431, U a été énrulitré au Bureau d'Knrrtfatroment pour la division d’cnrcpistrcmcm de Montréal un contrat de vente, cesalon et transport par INDUSTRIAL TELETYPE ELECTRONICS COUP., à la BANQUE DE NOVA SCOTIA, un* banque canadienne à charte, do l'universalité des créances et comptes de livres, arluels ou tuturs do la dite INDUSTRIAL TELETYPE ELECTRONICS CHRP., Ccl avis est donné conformément aux dispositions de l’article IMl(d) du Code Civil de la Province do Québec.Ce 26iémc Jour d'octobre 19«4.la BANQUE DE NOVA SCOTIA CANADA Province de Québec District de Montréal PROCEDURE SOMMAIRE CANADA PROVINCE DE QUEBEC District de Montréal COUR SUPÉRIEURE No 653811 DAME MARIE-ANNE ESSI-AMBRE DESROCHERS, epou-se commune en biens de PIERRE DESROCHERS, tous deux des Cité et District de Montréal, ce dernier partie aux présentes aux fins d'autoriser son épouse, en autant qu’il en est nécessaire.Demanderesse — vs — REAL LEBRUN, des Cité et District de Montréal, Défendeur PAR ORDRE DE LA COUR Il est ordonné au défendeur REAL LEBRUN de comparaîtra d’ici un mois.Montréal, 27ème jour d’octo* bre 1964.RAYMOND PILON Député-Protonotaire TINKOFF, SEAL A SHAPOSNICK, Avocats, 2015 rue Drummond, Montréal, P.Q.ALEPINS — A Montréal, le J9 octobre 1964 A l'éfe de 78 .ma.est décédée, Mme Oeornêa Aleplna.épouse de Oeorgea Aleplna.demeurant au 903 Tait.Les funérailles auront lieu le ?.novembre.Le convoi funèbre partira du aalon .I.R.Dcs-lattrlcra.No 790 boni Bte-Crolx.VlUe Si-Laurent à a h 45.pour ae rendre A l'égllae 8t-Seuveur, Rue St-Denis, coin Vtger.ou le eervlce aéra célébré à » h Et d» la au cimetière de le Côte-dae-Nelgee.Heu de sepulture.Parents et amU sont prié* d'y aaalater aana «utrè Invl.talion.BOUROADLT — A Amoe.arcldentel-lament le 28 octobre 1984 A l’Age de 57 ana.eat décédé lé docteur Edmond Bourgault.Il lalase dans la deuil aa femme Jeannine Leduc, acs enfanta: Loulae.Pierre, LUI, Jean, ailles, Lucie.Lea funérailles auront Heu samedi le 31 courant a la ca-thédralt d'Amos, ou le service sera cétébré A 9 hturri.Et de IA au cl-met 1ère de l'Eal A Montréal, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.CIIAONON - A Montréal, te 50 octobre 1984 à l'Age de 42 ans.est décédee, Mme Jean-Paul Chagnon, née Jacqueline Brune’.752 Oentlllv.8t-Vlncent de Paul.Les funérailles auront lieu mardi.La convoi funèbre partira du aalon T.Sanaregret Liée, no 8440.25e avenue Rosemont, angle Beaubien, pour ae rendre à t‘église 81-Jeen-Baptlate Marié Vlan-ney.Et de IA eu cimetière de l'Est.Heu de sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre Invitation.GASCON — A Montrée!, le 50 octobre 1984 A rage de 7?ans.est décédée Helene Huneeult, épouse en premières noces de feu Joerph McDuff, en deuxièmes noces de feu Phllles Brodeur et de Emile Oeacon.demeurent au 2734 Cadillac.Les funérailles auront Heu lundi le 2 novembre.Le convoi funèbre partlre du salon Bonneville ék Olngraa Liée No 5805 rue Boileau et Lecordalre.à 8 h.45.pour »« rendre à l'église Notre-Dame des Victoires, oil le service sera célébré à 10 b.Et da là au cimetière de l'Est.Heu de sépulture.Parente et amis sont priés d'y assister sens autre Invitation.Prière de ne pae envoyer de fleurs.VILLENEUVE — A Montréal, le 28 octobre 1964 A l'Age de 77 ans.est décédé.M.Ptèrr# Villeneuve, agent de meublea.époux d'Alice Lamou-reux, demeurant à 5289 nie Rlvard.Lea funératllea auront Heu lundi le 2 novembre courant.Le convoi funèbre partira du aalon funéraire Paul fc Fortin, no 831 eat.avenue Laurier, pour se rendre à l'église 8t-Drtits où le service sera célébré à 0 heures.Et de la au cimetière de St-Jesn.Québec, lieu de sepulture.Parent» et amla sont priés d'y tatls-ter sa ns autre Invitation.LUXUEUSE PROPRIETE A VENDRE LONCUEUIL 4 CARIES PROFESSIONNELLES IT D'AFFAIRES BREVRTS D’INVINTION MARQUES de COMMERCE BREVETS D'INVENTION ee lew paye Mirion, Mirlon, Ruble 4 BastioR NM.rue DRUMMOND MONTREAL U Encouragez nos annonceurs PACTVLOORAPHES ATTENTION MllM 4< m tr-A vous y ê •Ofittonntr.è SOIT* 0 XANDRI.PRIS CftAlO dEctylogrApim 8 photocopie-?.tfvpltCAttun Wflifts •• Ttmpt.Mite» •• mftfifr «Mcitwm tff RWiuMit ft furtitt •te., «te.•« ««mmi TOUT FOUR LE BUREAU CANADA DACTYLOGRAPHIE MC.*T * r 1 *'**••' M147PI k ^ Assurance sur U Vie Saubraarbr MONTREAL, Coûte mortalité I — Splandlde aallMavol da 9 pièces plui grand tarraln entièrement peytagé.Cenatructlen de première dette tree toute» lot commodité* imaginable*.A coûté eu-delè de *100,000.00.Prix demandé *80,000.MLS.Doit ètra visitée afin d'ètra appréciée è ta juste valeur.Occupation et condition» è dltcutar.Idéal peur Profettion-nel eu Exécutif.Four intpectlen veuillez communiquer avec i GUY CAMPEAU 671-6111 LES IMMEUBLES BAXTER y 236 Kim, Sf-Lamb«rt Courtiprt licencié» SOUMISSIONS SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS Clïï DE LACHINE On recevra à l’Hôtel de Ville des soumissions pour l’exécution des travaux de construction de trottoirs et pavage sur la 43ème Avenue, du Chemin de la Côte de Liesae à la rue Joseph Dubreuil, dans la Cité.Lea soumissions cachetées, adressées au Directeur des Finances et endossées: "Soumission 43ème Avenue" seront reçues au bureau du soussigné à l'Hôtel de Ville.1800 Boulevard St-Joseph, Lachine, d’ici Lundi, le 9 novembre, 1964, à cinq heures de l’après-midi.Lea aoumissions reçues seront considérées par le Conseil lors d’une assemblée régulière qui aura lieu le 9 novembre, 1964, à Huit heure» du soir.On obtiendra les plans, cahier des charges et formules de soumissions au bureau de l'Ingénieur de la Cité, M.A.J.Deslauriers, 1800 Boulevard St-Joseph, Lachine, moyennant le dépôt de DIX DOLLARS ($10.00).Ce dépôt sers remboursé A ceux qui auront retourné les plans et cahier des charges en bon état, dans les trente jours suivant la date de l'ouverture des soumissions.La Cité de Lachine ne s’engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.RENE LABERGE Directeur des Finances Cité de Lachine Hôtel de Ville, Lachine, le 26 octobre.1984 ! CANADA I PROVINCE DE QUEBEC District de Montréal COUR SUPERIEURE No.659048 INDUSTRIAL ACCEPTANCE CORPORATION LIMITED, corps politique et incorporé, dûment incorporé, ayant un bureau et principale place d'affaires pour la Province de Québec, dans Ville Mont-Royal.District de Montreal, Demanderesse — vs — PETER DENNIS, homme d af fatres, du District de Mont-1 réal.résidant è 294 Oak Ridge Road à Baie d'Urfe, et RICHARD HALLS, homme, d'a/fairec.d u District de Montreal, résidant à 221 Oak Ridge Road à Baie d'Urfe, ’ Défendeurs FAR ORDRE DE LA COUR Il est ordonné è PETER DENNIS de comparaître d'ici un moia.Montréal, 27ème jour d'oc-tobra 1964 CLAUDE PAQUETTE DéptttéProtonatairc OBRIEN.HOME.HALL.NOLAN A SAUNDERS.Avocats, 507 Place d'Armes.chambre 1.100, Montréal, Que Procureurs da la demandefe*»*.CANADA PROVINCE DE QUEBEC District de Montréal COUR SUPÉRIEURE No 656963 LA COMPAGNIE D’INVESTISSEMENT MAUBERT JEAN LIMITEE, corps politique dûment incorporé ayant sa principale place d'affaires dans les cité et district de Montréal, Demanderesse, — vs — ALWYNE HUBERT LYON, f[entilhomme, de la miinicipa-ilé de Greenfield Park, district de Montréal, Défendeur PAR ORDRE DE LA COUR U est ordonné au défendeur, ALWYNE HUBERT LYON, de comparaître d’ici un mois.Montréal le 27ème jour d’octobre 1964.ANDRE NOEL Député-Protonotaire Mes DUSSAULT.PREVOST A MARANDA, Avocats, 612, ouest, rue St-Jacque», Suite 1003, Montréal 3.P.Q Procureurs de la demanHores.se.CANADA PROVINCE DE QUEBEC District de Montréal COUR SUPÉRIEURE No.657226 NIAGARA FINANCE COR PORATION LTD, corps poli tique dûment incorporé, ayant une place d'affaires dans les cite et district de Montréal, Demanderesse CHARLES TRUDEL, de 1a Cité de St-Laurent, district de Montréal, Défendeur PAR ORDRE DE LA COUR 11 est ordonné au défendeur CHARLES TRUDEL de comparaître d'ici un mois.Montréal, le 28icme jour d'octobre 1964.RAOUL CREVIER Dépiité-Protonotaire DROUIN.LAMONTAGNE A DANCHYSHYN, Avocats et procureurs.60 Ouest, rue St-Jacques, Suite 100, Montréal, P.Q.Procureurs de la demanderesse.SOCIETT CENTRALE D'HYPOTHEQUES ET DE LOGEMENT SOUMISSIONS CHAMBRES DE DEPOTS POUR VIDANGES A VILLERAY TERRACE Des aoumissions tcellée» indiquant clairement leur contenu et adressée» au soussigné seront reçues jusqu'à MIDI, JEUDI LE VEMBRE 1964 pour les 12 NOVE travaux de construction de chambres de dépôts pour vidan- 2es au projet Vtllcray Terrace Montréal.l«s devis et les formules de soumissions requis peuvent être obtenus à l'adresse indiquée ci-dessous.Chaque soumission doit être accompagnée d'un cautionnement garantissant la soumission ou d'un dépôt de sécurité ne chiffrant, à lO'T de la cotation.Ce dépôt de sécurité compensera la Société contre toute perte dans l’éventualité ou le soumissionnaire accepté refuserait d’entreprendre te contrat.Un chèque certifié ou dea obligations négociable» du Gouvernement du Canada seront accepté» comme dépôt de sécurité.Tout chèque doit 1ère fait payable à l’ordre de la Société Ccn-toile d’Hypothèqurs et de Logement.La plug bisse ou toute autre soumission ne sera pas nécessairement celle acceptée.La gérant.Société Centrale d'Hypothèques et île Logement 2350 Chemin Manella.Ville Mont-Royal, Montréal 18, Québec.Mll/tf Protégez votre jardin AVEC UNE CLÔTURE FROST La clôture an aciar Frost-la première clôtura à mailla» da chaîne-est tait# pour durer toute le vie.Faitea-en installer una par Frott qui a 66 ana d'expérience dan» la fabrication da clôtura».Il vous suffit da téléphoner pour obtenir una cotation gratuit», sans obligation.»at mitti m MO LA.7-1503 Frost Steal A Wire Co.Quebec Ltd.1605 Dalorimier St.Montreal.Quebec IP ¦ ¦ JH f ' ___* VINGT LE DEVOIR, MONTRÉAL, SAMEDI 31 OCTOBRE 1964 HORIZON& INTERNATIONJMIX Le GATT étudiera s'il n'existe pas de solution de rechange aux mesures protectionnistes adoptées à Londres GENEVE — Le conseil du GATT, composé de plus de cent délégués représentant une cinquantaine de pays, a terminé sa session, hier soir, en consacrant une séance à l’étude du “dossier britannique”.Il a décidé de constituer une commission composée de 18 pays, représentant les principales formations économiques du monde et les pays industrialisés aussi bien que sous dé veloppés.Ce groupement procédera, au plus tard début décembre, à des “consultations” avec le Royaume uni sur les causes, les incidences et la nature de l’augmentation de 15 pour cent de certains droits à l’importation britanniques.Surtout, on examinera s’il cxis te une “solution de rechange corrective”, et on fera rapport au conseil.D’ores et déjà, le conseil a évité de se prononcer sur la “légalité” de la position de la Grande-Bretagne, qui a invoqué l’article 12 de l’accord général tarifaire sur le déséquili-bre des paiements.II souligne, en effet, dans son communiqué, qu’il a agi “compte non tenu du caractère juridique de la question.” En dépit de premières indications optimistes ,il apparaît que la séance a été assez ten- "Le gouvernement britannique, a-t-il poursuivi, a demandé une revision urgente du projet en raison des difficultés économiques du pays et parce qu’il a des doutes quant au projet lui-même.” Le gouvernement britannique a des doutes quant à la rentabilité de cet appareil: ’’Quand le Concorde sera construit, est-ce un appareil que les lignes aériennes voudront utiliser sans subventions”, a-t-il ajouté.M.Jenkins a déclaré qu’il ne s’attendait pas à ce que la France prenne un engagement et en effet, elle ne l’a pas fait.“Je pense que les Français veulent d’abord étudier ce que je leur ai exposé avant de donner une réponse.Nous n’avons pas abouti à une impasse.Nous n’en avons pas fini avec cette affaire,” a-t-il ajouté.Le ministre a déclaré qu’il ne s’était pas rendu à Paris pour annoncer une décision mais pour découvrir ce que les Français en pensaient.“Je pense qu’ils nous feront Bientôt connaître leur réaction,” a-t-il dit.Les conversations de Paris se sont déroulées dans une atmosphère amicale, a poursuivi M-Jegfcins qui a ajouté qu’une autre rencontre aurait.lieu très prochainement, peut-être la semaine prochaine.Quant aux effets de l’annulation éventuelle du projet Concorde M.Jenkins a déclaré: “Nous analyserons tout soigneusement.Si nous étions persuadés que les investissements ou exige le Concorde, du point de vue britannique, devaient finalement faciliter nos problèmes de paiements extérieurs, et, dans une proportion satisfaisante alors naturellement nous irions de l’avant.Actuellement, nous en doutons”.Bolivie: fin des émeutes LA PAZ — Ce n’est qu’après quatre heures de violents combats de rues que le calme a été rétabli à La Paz aux environs de minuit jeudi, déclarent les autorités boliviennes, qui donnent par ailleurs le bilan des émeutes : deux morts, et 28 blessés (les étudiants donnent 3 morts).Mille personnes ont été arrêtées, les autorités ayant rejeté la condition qu’avaient posée les étudiants avant leur reddition d’être laissés en liberté.Les combats à l’université furent rendus plus dramatiques par la présence au rez-de-chaussée du bâtiment de 1,300 otages, détenus par les étudiants, et parmi lesquels se trouvaient plusieurs femmes et enfants.Il fallut l’intervention d’un prélat Mgr Andres Ken- nedy, et d’autres autorités religieuses, qui pénétrèrent dans le bâtiment alors que le combat faisait encore rage, pour qu’intervienne enfin le cessez-le-feu, et la reddition inconditionnelle des ouvriers et étudiants retranchés dans l'université.Peu après, les étudiants sortaient du bâtiment, les mains en l’air, injuriés et même, en certains cas frappés par leurs adversaires, membres des forces de l’ordre ou miliciens du parti pro-gouverne-mental.Un certain nombre d'armes ont été saisies dans le camps des étudiants après la bataille: six pistolets-mitrailleurs, de nombreux fusils, des cartouches de dynamite et des cocktails Molotov.I ¦MMH ' v ! ' I—.'VjL Il I avouez-le.cette maison vaut bien *32,000 pourtant, elle coûte *27,225 Vous paieriez volontiers plus cher pour une maison comme celle-là, où qu’elle soit-et d’autant plus au Parc Laurier! Car ce centre résidentiel vient de remporter la Médaille d’Or de l’Association des constructeurs d’habitations du district de Montréal - pour l’excellence de sa planification et de son aménagement.Mais alors, direz-vous, pourquoi le Louisiana coûte-t-il si peu?Parce que, d’abord, les constructeurs de Maison Seigneurie ne croient pas aux raccourcis: ils ne bâtissent que de la qualité.Ensuite, ils savent d’expérience comment tirer profit du moindre détail.C’est pourquoi vous trouverez dans cette maison 4 chambres, 2V!t salles de bains, salle à manger à part, boudoir familial avec boiseries et foyer en pierre naturelle.Les pièces sont particulièrement grandes aussi.Le prix comprend le terrain de 8,000 pi.car., entièrement gazonné, ainsi que les frais de notaire.Autres extras inclus dans le prix: sous-planchers en bots plié (non en bois brut), cloués a chaque solive; planchers en chêne V?pn., cloués directement aux solives, a travers les sous planchers! plafonds bandés; plâtre ap-liqué sur panneaux de gyproc vissés (non cloués) en place La port» d’entrée principale est en métal, non-déformant et isolé.L’extérieur est entièrement revêtu d’aluminium.Arrivées et retours d’air chaud dans chaque pièce.Tiroirs de cuisine montés sur roulements en nylon.Entrée directe au sous-sol.Et plus encore.Cela vous surprend?C’est pourtant vrai.Venez donc voir dès cette fin de semaine (ou tout autre soir, jusqu’à 8 hres 30).Pour renseignements, appelez S.V.P.659-5493.DIRECTION A SUIVRE: du pont Champlain ou Victoria, prenez la route 9 vers Candiac, à 1 mille à l’ouest de Laprairie.Arrêtez aux panneaux-indicateurs du Parc Laurier.net l* IVMj»#,l« t««ld»fv« rhi, X CXfldl»'- HORIZONS INTERNATIONAUX HORIZONS INTERNATIONAUX HORIZONS INT due, la rigueur des discours contrastant avec leur ton, en apparence modéré.Le communiqué final mentionne “l’inquiétude qui s’est manifestée parmi les parties contractantes, aussi bien pays industrialises que moins-développés” Chacun a insisté sur la nécessité d’abolir dès que possible les nouveaux droits britanniques.Mais nombre d orateurs ont fait des critiques plus precises : I) - Les difficultés que connaissent les Bri-tanmques risquent de s’aggraver si les nouveaux droits a l’importation ne sont pas ra- mterrient remplaces par des mesures d’ordre ‘ 11 précisément regrettable qu’on î*1 pas ïalt, usage de ces mesures d’ordre interne avant de s attaquer, comme on l'a fait, exclusivement aux importations.J) - Il est regrettable que le Royaume Uni n ait pas consulté préalablement ses partenaires commerciaux étrangers.P , ^ -.Enfin, l’exemption de surtaxe en faveur .Produits conduit certains délégués à redouter les discriminations.e Pans l!f.nscmble, les orateurs ont tenu à souligner 1 importance de leur commerce avec le Royaume-Uni et le préjudice qu’il allait su- Londres: aucune décision définitive sur le Concorde nement britannïq^Yvou^^^^ ,e *ouver- Gouvernement de transition au Soudan Après huit jours de violences et de confusion, la crise soudanaise provoquée par le véritable soulèvement populaire contre le régime militaire au pouvoir depuis le coup d’Etat de 1958 parait dénouée.La radio soudanaisé a, en effet, annoncé ce matin la constitution d’un cabinet de transition pour remplacer le conseil supérieur des forces armées et le cabinet qui gouvernaient le pays depuis 1958 et dont le maréchal Ab-boud avait annoncé mardi la dissolution.En outre, des élections générales auront lieu avant mars 1965.Le président Abboud reste chef de l’Etat et conserve le portefeuille de la défense nationale, mais ses pouvoirs sont définis cette fois conformé-m'ent à la constitution provisoire de 1956, abandonnée au moment du coup d’Etat de 1958 et remis en vigueur à la suite d’un accord intervenu mercredi entre les représentants des forces armées et les dirigeants du front national.Le nouveau premier ministre est M.Serre El Khatm Khalifa, ancien sous-sccrétaire d’Etat adjoint à l’enseignement qui passe pour une personnalité indépendante et paraît bénéficier d’un grand prestige dans son entourage et d’une certaine popularité parmi la population de Khartoum.Importants accords commerciaux de cinq ans entre la France et l’URSS PARIS—Un important accord commercial, qui fera de la France le premier partenaire de l’URSS parmi les pays occidentaux, a été signé hier à Paris.Cet accord prévoit une augmentation globale de l’ordre de iO à 70 pour cent des échanges entre les deux pays pendant les cinq prochaines années.Aux termes du traité, l’URSS achètera en France des biens d’équipement, y compris des produits chimiques, des engrais et du caoutchouc synthétique, des fabriques de pâte è papier et des usines pétrochimiques, pour une valeur de trois milliards et demi de francs français au cours des cinq prochaines années.Prenant en considération les crédits accordés par certains autres pays et l’importance des nouveaux achats soviétiques, la France accepte de garantir des crédits de sept ans pour un peu plus de la moitié des commandes de biens d’équipement après leur livraison, soit pour une valeur de 1,780,000,000 de francs français.Le reste des commandes sera fait au comptant ou avec les crédits habituels d’une durée de un à cinq ans.L’entente, la plus Importante du genre qui ait jamais été conclue entre les deux pays, coïncide avec le 4e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et l’URSS.Cet anniversaire a été marqué cette semaine par une véritable "offensive du sourire"’ soviétique en direction de la France, à laquelle le général AUX QUATRE COI H S DU MONDE Le sort du Yémen DJEDDAH — Les conversations entre les délégations royaliste et républicaine du Yémen se sont ouvertes dans la petite localité soudanaise de Erkwit (ISO KM environ de Port-Soudan), apprend-on de source officielle.Erkwit est une station de villégiature dans les montagnes proches de Port-Soudan, complètement isolée du reste du pays.Elle a été choisie pour assurer un secret absolu aux conversations qui s’ouvrent entre la délégation royaliste conduite per le ministre des affaires étrangères de l’Imam, Ahmed Cha-mi, et la délégation républicaine dirigée par l’ancien ministre de l’éducation du Yémen, Mohamed Mahmoud Zoubairi, Force multilatérale “Le gouvernement français respecte le point de vue allemand sur la force atomique multilatérale, bien qu'il refuse d’y participer dans sa forme actuelle”, a affirmé à Bonn, M.Karl Gunther von Hase, porte-parole officiel.Rencontre germano-américaine BONN — M.von Hassel, mi-nistro fédéral allamand da la défonso séjournera du 10 au 18 novembre aux Etats-Unis où il aura des entretiens avec son homologue américain Robert McNamara.Il rendra ainsi la visite effectuée è Bonn, au mois de mai par te secrétaire adjoint è la défense.Terroristes indonésiens KUALA LUMPUR — Les forces malaysiennes de sécurité ont capturé encore 25 “in-filtrateurs” indonésiens faisant partie du groupe qui a débarqué jeudi soir sur la côte malaise occidentale.50 indonésiens ont été capturés au total.“Télescope” de nuit WASHINGTON — L’armée de terre vient de mettre au point un "télescope de nuit" permettant è un tireur d’élite de repérer son objectif è plusieurs milliers de mètres, dans l’obscurité, fait savoir officiellement le Pentagone.Construction aéronautique DUBLIN La première usine de construction aéronautique irlandaise, installée par la firme française Potez.vient de recevoir six commandes de clients allemand, canadien et néo-zélandais.L'usine commencera à construire, dans quatre semaines, des appareils du type Potez 80.Journaux partisans NEW YORK — Une statistique établie par la revue professionnelle "Editor and Publisher" indique qu’à l’heure actuelle 440 quotidiens américains se sont prononcés pour la rélection de M.Lyndon Johnson è la présidence des Etats-Unis tandis que 359 quotidiens ont donné leur appui au sénateur républicain Barry Goldwater.Les journaux pro-Johnston ont un tirage da près da 27 millions d'exemplaires contre 9 millions pour ceux en faveur de Goldwater.Appui h Kennedy NEW YORK.— Un comité dp 245 écrivains, compositeurs et artistes favorables à la candidature de M.Robert Kennedy au Sénat vient de se for-m?r à New York sous la présidence de M.John Steinbeck.Parmi les partisans de l’ancien ministre de la justice, qui se présente à New York contre le sénateur républicain sortant, M.Kenneth Keating, on note: Count Basie Truman Capote.Sydney Chaplin, Mary Hemingway.Otto Preminger, Miles Davis.Interviews de la semaine è TEMOIGNAGE l.l'NHI Jean fXnlol.8.1.qii'v •-I-II dnrU'rr la porta’ (Bra'i MWUII : Marrai Marrnttr.S.J.Coatir a Cnaur.MPRCRKIU : Lucien IlaUta.CH Kp.: c« qii’rat pour mol la Rihla ¦IKt’Ill : Ahtta Rdouard riancourt : Avex-vnua trouva votra Smr-aocur ?VKMIRMII .Iran-Paul Raglmbal, O.SR.T.î Lolalra »t jamiaa délinquants.RAMKIII : Jean Oanrat.8.J.: .launasaa 1»6«.A .Montréal al aux anvlrttnx, éroulaa CK At: 730 a Rh in du aulr : CK118 1240 a 311.4» da l'après-midi.LE CELLIER DE BACCHUS 7,r i rmlrt-vnus intime il Mont i rai nii rèffnr, la gaieté" Dansez et chantez ni'cc notre nouvel accordéoniste DODO Polcse.HOTEL RAMADA (près de l'aérnpnrt de Dervel)
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.