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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 18 janvier 1965
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1965-01-18, Collections de BAnQ.

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DEVOIR FAIS CI QUI DOIS VOL LVI — NO II MONTRÉAL, LUNDI 18 JANVIER 1965 TÈTÏÏ DV JOUR SAINT PAUL L'IRMITI MÉTÉOROLOGIE N»ig« légèr* Plu* froid relie Vichy CÉLESTINS apporte à l’organleme dee eela minéraux et des oligo-éléments qui contribuent aux dlgea-tions faciles.Prise quotidiennement, Vichy CÉLESTINS constitue une eau de régime très appréciée qui convient à tous, eus adultes comme aux enfante.CÉLESTINS est la seule authentique EAU DE VICHY vendue au Canada.NOUVELLE ADRESSE Noël Beauchamp TAILLEUR S»«0 Park Ave., — Montréal 1S Tél.: 276-1355 Lee meilleurs blftecki grillé* »ur cherbon de bol» à Montré»! 3961, boul.St-Laurent — Permis complet — VI.5-3509 Déjennera pour homme» d'affaires tous les jours.A compte JÆWW'm, I CELESTINS I omptrr de midi ?(ENTRE PROFESSIONNEL DE MONTREAL Luxueux bureaux angle Sherbrooke et St-Hubert • OCCUPATION IMMEDIATE • SITUE A PROXIMITE DE LA STATION DU METRO • AIR CLIMATISE • 15 ETAGES AVEC DEUX GARAGES • SERVICE professionnel GRATUIT DE PLANIFICATION > 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objectifs théorique».l.a pire utilisation que l'on en pourrait faire, ce serait tie les prendre pour des réalité».Comme tous le» document» du genre, le rapport Deutsch est, en effet, éminemment hypothétique.Derrière chaque objectif qu'il suggère, on doit lire une série de "si” qui «ont loin d’être réalisé».Oublions pour l’instant le caractère ‘'global” de» estimés du Conseil économique.A plusieurs endroits, les auteurs du rapport reconnaissent qu'ils n'ont parlé que de "moyennes nationales”, qu'ils n’ont pas eu le temps de faire une étude approfondie des implication» régionales de leur analyse d’ensemble.C’est une carence qui s’explique assez bien dan» un premier rapport.Ne retenons que les “si” qui sont directement reliés au niveau d’analyse choisi par les auteurs.Déjà, à ce seul niveau, les inconnue» sont assez nombreuse» pour nous rappeler que nous en Somme» encore à balbutier les premiers mot» de la planification.A la lecture du rapport Deutsch, une première constatation s’impose à l’observateur.Sauf quelques prévisions reposant sur des données démographique* assez certaines, à peu près tous les calculs du document se fondent sur (tes hypotheses dont on sait à l’avance qu’elle* ne se réaliseront pas toutes, et qui sont presque toujours, dans ce cas-ci, fortement optimistes.la» rapport Deutsch suppose, par exemple, que.d'ici 1970, la conjoncture économique sera plutôt favorable, tant a l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.Il suppose que notre pays connaîtra pendant «ept an» un taux de croissance moyen de 5.5rr, ce qui est généreusement supérieur au résultat de la dernière décennie.Il suppose que les investissements de capital fixe dans le secteur privé connaîtront une augmentation moyenne de 10% par an.11 suppose, dans le rapport entre les exportations et les importations, une amélioration que justifie difficilement l’étude froide des données de l’après-guerre.Il suppose, chez nos deux principaux partenaires commerciaux, les Rtats-l'nis et le Royaume-l’ni, une accélération encore une fois généreuse de leur taux de croissance, dont il escompte des échanges accrus avec le Canada.Il suppose enfin que le Canada sera plus ou moins immunisé — on ne sait trop comment — contre les effets des variations cycliques qui pourront se produire aux Ktats-Cnis, et il mise — last but not least — sur le maintien d’une stabilité relative des prix aux Etats-Unis et dans le monde.T,e Canada se trouve, en somme, dans la position de l'entrepreneur qui commence une année nouvelle sans pouvoir trop compter sur du patronage.Il doit tracer des projets, prévoir des objectifs.Mais rien de tout cela n'est acquis à l'avance.On ne scrute ainsi l’avenir (pie pour mieux mesurer combien l’on est impuissant à en fixer arbitrairement tmis les détails.• L'expérience récente enseigne, toutefois.que.dans la détermination de l’avenir économique, le rôle des hommes, en particulier des gouvernements, est plus considérable qu’on ne l'admettait autrefois.l,e Conseil économique n’avait pas à dicter au pouvoir politique une ligne de conduite précise.11 avait cependant le devoir de faire voir clairement à celui-ci ses responsabilités.Tl n’a pas failli à sa tâche.Les recommandations du Conseil sont, la plupart du temps, discrètes, formulée», elles aussi, au conditionnel.Mais, pour qui sait lire entre les lignes, elles sont là.En voici l’essentiel : 1) L’organisation présente de l’économie internationale nous impose, que nous aimions cela ou non.un climat de rude concurrence.Un pays comme le nôtre doit, s’il veut rester dans la course, maintenir un rapport rationnel entre l’activité économique des gouvernements et celle du secteur privé.Le pourcentage des dépenses gouvernementales par rapport à l’ensemble des dépenses nationales, a connu ces dernières années une ascension marquée.Il ne saurait augmenter indéfiniment sans affecter la position concurrentielle de nos produits.2) L’augmentation des dépenses gouvernementales semble devoir se produire davantage, au cours des prochaines années, dans des secteurs qui relèvent de la juridiction des provinces.Il faudra, en conséquence, pousser plus loin l'ajustement des revenus entre Ottawa et les provinces.11 faudra aussi exiger de chaque gouvernement qu’il répartisse sur des périodes plus longues que par le passe ses dépenses d’investissement.11 faudra établir, entre les divers ordres de gouvernement, des consultations économiques plus efficaces que par le passé.3) Ce qu’on exigera des pouvoirs public* devra aussi s'appliquer, dans une large mesure, aux autres agents de la vie économique.Le secteur privé, en particulier, devra mettre à la disposition des gouvernements des renseignements plus complets.Il devra également s’habituer à échelonner ses propres projets sur des périodes de temps plus longues.11 devra penser davantage a l’ensemble.J) Il incombera au gouvernement fédéral, dans les secteurs qui tombent sous son autorité, de mettre en oeuvre des politiques aptes à favoriser la croissance de l’économie.La politique monétaire devra soutenir et stimuler, non freiner, l’expansion.Les dépenses affectées au bien-être social devront tenir compte des limites imposées par la croissance plus ou moins rapide de la production.La politique commerciale devra être nettement libérale : le protectionnisme du bon vieux temps, qui servit souvent a engraisser les parasites, devra faire place à plus d’audace.La politique fiscale devra viser à accroitre la demande globale plutôt qu'à punir.11 faudra enfin, et surtout, mettre en oeuvre une vigoureuse politique de mobilité de la main-d’oeuvre : étroitement relié à l’éducation et à la vie économique locale et régionale, ce dernier objectif ne sera atteint que grâce à une coopération poussée entre Ottawa et les provinces.• Le rapport Deutsch contient plus de questions que de réponses.Mais il n’est pas, pour cela, un simple exercice de l'esprit.Les questions que soulève ce document sont réelles.Elles sont bien posées.C'est déjà beaucoup.Les réponses devront venir, c’est normal, des agents de la vie économique et des hommes politiques.Mais les uns et les autres auront été, s'ils savent lire sans préjugé, mis assez clairement en face des options qui s’offrent à eux.Claude R\ AN Elections dans Terrebonne et St-Maurice Il ne tait aucun doute que la victoire est acquise aux deux candidats ministeriels qui briguent aujourd’hui les suttrages dans les circonscriptions de Saint-Maurice et de Terrebonne.L’Union nationale s’etant désistée en invoquant le singulier prétexte que l’on sait — retus de participer à une campagne électorale qui "politiserait l’esprit des têtes" — les électeurs sont convaincus que leurs voix ne changeront rien aux choix des conventions liberales des deux comtes.Aussi, comme le souhaitait étrangement M Johnson, ces élections partielles sont elles complètement dépolitisées.P esl probable qu’un Ire* grand nombre d’électeurs s'abstiendront.Us auront tort, comme M.Johnson avait tort de salvstenir.donnant ainsi l'exemple d une indifférence inquiétante au moment ou l'opposition, déjà faible et di Visée, doit retrouver sa force et sa vigueur face à un gouvernement qu'indisposent de plus en plus les critiques et les accusations Mais que peuvent faire tes électeurs mécontents de SaintMaurice et de Terrebonne'' Deux choses ¦ ou bien voter pour l'un des candidats indépendants si l'un d'eux offre des qualités qui leur paraissent satisfaisantes, ou bien annuler leurs bulletins, marquant ainsi leur opposition au regime ou, plus simplement, leur refus d'entériner automatiquement te choix du parti libéral, c’est-à-dire de prendre part à une es père de referendum.Car.de la double victoire qui sera annoncée ce soir dans ce-s comtes, le gouvernement ne pourra naturellement pas tirer la conclusion que les électeurs souscrivent nécessairement à toutes ses politique!.Justice et liberté Notre confrère Vincent l’nn ce énumère dans "La Presse" de samedi tes mesures et les initiatives reventes annoncées par M Wagner et qui sont de nature, dit-il, à rassurer quant aux "intentions véritables" et a ta "bonne volonté” du ministre.11 porte ainsi a son credit l'arrêté ministériel visant à accélérer les procédures aux assise» dans les diverses regions ; la presence d'un spécialiste en criminologie a Bordeaux.le souci de "la sauvegarde des libertés démocratiques" ; la volonté, non seulement d'administrer, mais aus si d'améliorer tes lois ; la mise en garde aux arms du regime qui ne doivent s'attendre à aucun regime de faveur : la constitution prochaine du conseil supérieur de 1a justice.V Prince a raison d'approuver ces mesures dont quelques-unes, notons-le sans déconsidérer celui qui les inspire.sont moins des réformes que des mises au point utiles.Ni la bonne volonté, ni ta pureté des intentions du procureur général n'ont ete mises •n doute.e m ¦ Nous n'avons jamais eu un ministre aussi passionnément engagé dans la lâche immense de l'administration de la -justice, aussi admirablement disposé a moderniser l'appareil judiciaire, à l'adapter aux besoins de l'heure.Cet homme s'est donne totalement a son nouveau role et il est certain que d'autres reformes, attendues depuis longtemps et necessaire», seront grâce a lui réalisées a plus ou moins bre ve échéance.M.Wagner disait récemment qu'un critique honnête devait >e garder de porter un jugement sur une partie seulement de l'oeuvre d'un homme public, qu'il devait s'efforcer de considérer l'ensemble de cette oeuvre.C'est pourquoi, le tableau que présenté notre confrere de “La Presse", s'il est exact, reste incomplet.Ce que I on a surtout reproche à M.Wagner, ce n est pas l'insuffisance du rèle, Tindiffé ronce ou l’incurie Ce qu’on lui a surtout reproché, c'est plutôt la conception qu'il se fait de la justice, la philosophie sociale qui anime ses démarches et ses de clarations.c'est une propension a oublier qu'un ministre de la justice n'est ni un chef de police, ni un censeur de la moralité publique, ni un directeur de conscience poli- /* SOCIALISME ET ISLAM — Il — En interrogeant le Coran par Jean-François KAHN Au Tadjikistan plusieurs mosquées considérées comme fermées sont en fait utilisées sans autorisation pour célébrer des offices.On continue à faire des pèlerinages aux Lieux saints fermés qui continuent à fonctionner sous l’apparence de musées.On peut trouver des mosquées sous le couvert de restaurants.Illitchev, Rapport du comité central du P C.U S.Pendant longtemps apres la naissance de l’Islam il fut possible d’interpréter" le Coran, de le commenter avec l'aide et la bénédiction des plus hautes autorités.Ce fut la période de r"ijtihad ”.qui correspondit à une ardente et profonde vie intellectuelle, à une avance incontestable de la philosophie arabe sur la philosophie occidentale.Depuis lors, la "porte de 1 ijtihad' a été fermer au profit de r'acceptation," le ta-alid, et le but des réformistes du siècle dernier fut en quelque sorte de la faire “rouvrir.’ Cependant, avec ou sans interprétation, le musulman le plus croyant doit admettre qu’il y a tout en germe dans le Coran ,ee qui a donné lieu à des exercices d’adaptation assez extraordinaires.Le réformiste syrien Al Kawakibi a fait l’exégèse scientifique du Coran, et en octobre 1957.lors d’une reunion tenue au Caire, un cheikh a explique que le livre révélé avait prévu les voyages interplanétaires, ta bombe H et les satellites arti ficiels On a démontre au>M que le Coran n'ignorait rien de l'existentialisme, que les djinns n'étaient autres qce les microbes, etc.Dans la même foulée, pourquoi ne pas soutenir que Marx n'a rien inven té qui ne îflt déjà contenu dans le Coran ?Nous avons affaire ici à deux démarches : les uns partent de l’Islam et cherchent, à travers un certain social'.' me.une armure plus forte, un remède plus moderne pour résister à la montée envahis santé de la libre pensée et du doute.Les autres partent du socialisme et cherchent en l'Islam une justification, une possibilité nouvelle d'emprise sur le peuple.Un socialisme "fiscal” Les premiers, tel le conférencier algérien déjà cite, se laisseraient facilement aller à déclarer que le Coran est te premier et le plus parfait des manifestes socialistes.Un socialisme spécifique dont le moteur est la "zakat.' l'au-mône ou la dime, dont l’Islam a fait l'un de ses cinq commandements fondamentaux.Cette Idée est très souvent exprimée en Algérie.On la trou vait également, il y a quelques années, dans les écrits nassé-riens.Sur ce thème, on brode un peu : le socialisme Islami- tique.C'est pourquoi le rapport de M Wagner sur le "samedi de la matraque" a stupéfié tous ceux qui.dans cette province, avaient connu jadis un procureur général tout en semble administrateur de la justice, juge, policier et parfois exécuteur.C'est pourquoi les déclarations de M.Wagner sur le procès de Marcotte (durant lequel il fut procureur de la Couronne) et sur la peine de mort ont éclipse aux yeux des critiques d'autres réalisations d'ordre administratif, réalisation» importantes certes.mais dont on pourrait a la rigueur se dispenser si.de l'autre main, le ministre de la justice pourfend les adversaires de la peine de mort et annonce qu'il devient inutile d'en appeler d'une sentence dès lors que celle-ci ne conduira pas lé condamne à l’échafaud.Cela.Gerard Pelletier l'a dit dans “Cité Libre”.Il est vrai que le rédacteur en chef de "La Presse" n'a pas.dans son étude, consacré beaucoup d'espace à exalter les bonnes realisations de M.Wagner.M.Prince, lui.glisse bien rapidement sur les ombres d'un tableau qui, heureusement, est inachevé.Michel ROY que est contre la thésaurisation dénoncée par le prophète, contre les grands domaines, mais cependant pour la propriété privée .L'ancien ministre algérien des habous.M.El Madam, cherche à faire la synthèse.“Nous considérons, nous dit-il.l'Islam comme une défense permanente contre tous les aspects de l’esclaaage et île l'oppression economique et sociale.Il justifie tes natioiiah gâtions, en particulier (voir le droit musulman) les nationalisations du sous-sol et celles îles grandes propriétés, il combat VaccumtlXaiton débit'ns et l’usure, mais (i se différencie radicalement du marxisme sur quatre points: il est hostile à la lutte des classes.U respecte la petite propriété privée, il respecte l’héritage et implique, bien sur.la croyance en Dieu." A l’appui de cette thèse, il est possible de citer des sourates du Coran.Par exemple, celle-ci : "Ceu.r qui thésaurisent l’or ou l’argent .annonce-leur un supplice douloureux.'’ Cependant, l'idée d'un socialisme par la "zakat" res semble fort à un socialisme "fiscal” dans la meilleure tradition de la social-démocratie Scandinave ou du réformisme cio type travailliste.Lors du colloque islamique de décembre 1957.le Dr Khalifa Abdel Hakim, directeur de l’Institut islamique de Lahore, devait d'ailleurs declarer: “Le systé me socialiste du Labour l'arty n'est-il pas plus proche de l'esprit de l'Islam que «importe quel système actuellement en rigueur dans un pays musulman ?" Dans l’histoire de l'Islam, certains mystiques, tel Sidi Bel Abbas, de Marrakech, exploitèrent cette idée de "za kat" pour préconiser une véritable redistribution des richesses.L'autre démarche est toute différente.Cette fois, c’est le socialisme qui devient la fin.et l’Islam qui constitue le moyen, le véhicule de l'idéologie.Au début de la révolution bolchevique, un communiste tatar.Sultan Galiev, entrevit cette possibilité, mais fut victime ('es premières pur ges.malgré l'indulgence de Staline à son égard.M.Amar Ouzegane.ministre du gouverr.nient Ben Bella.a tenté, dans son livre le Meilleur Combat, de définir cette tendance.Aux communistes algériens orthodoxes et aux rationalistes occidentaux, il reproche de ne rien comprendre a la psychologie du peuple, profondément erovant.Mais à ce sujet le sociologue français Maxime Rodinson a fait remarquer qu'a aucun moment M.Ouzegane.qui fut lui-tm-me avant d'en être exclu secretaire du PC.algérien, ne se demande si Allah est vraiment le Dieu unique, si Mahomet est son prophète, et si réellement il est monte au ciel sur une jument à tete de femme.L’esprit de I» religion Os tenants d’un socialisme radical-mais Islamique entendent prouver que la lutte des classes n'est pas contraire à l'esprit de la religion, et que celle-ci ne suppose pas nécessairement le respect de la propriété.Le Coran dit bien : “Nous avons créé les hommes avec une différence de degré.’’ Justification de la division en classes ?Absolument pas.répliquent-ils.il s’agit d’une différence de mérites.Et là encore, on se réfère aux premiers khalifes et à Abou Dharr Al Ghifari.A propos du re-pect de la propriété, ils notent encore qu’aucun verset du Coran ne le recommande clairement et expressément.Au ronlraire.la véritable propriété est celle de Dieu et l'homme n’en a que l'usufruit.D'ailleurs, soulignent les tenants de cette doctrine en un habile subterfuge, il ne s'agit pas d'abolir la pro priétc.mais au contraire, de la restituer à T'unima".la communauté des croyants.l-es communistes se tiennent en marge de ce débat, bien qu'ils témoignent un in térêt de plus en plus vif pour ces problèmes.Ainsi, pour la première fois, un dirigeant communiste.M.Bacbir Hadj Ali.le chef de l'cx-parti corn muniste algérien, a-t-il publié dans la revue internationale des P C.soviétiques une étude qui justifie et avalise en partie ces recherches.M.Sekou Touré.socialiste et musulman, que nous avons interrogé sur cette question, nie le dilemme et le ramène au problème général du rapport entre la religion, refuge de l'individualisme et la politique.domaine du collectif.Il ne saurait donc y avoir osmose.A ce stade.l'Islam devient simplement une éthique et le socialisme un mode d'action.C'est un peu cette idée qu’exprimait M.Ben Bella (1) devant un congrès de lycéens : on peut croire en Dieu sur le plan philosophique et à la definition marxiste de la plus-value dans le domaine économique.Ce qui est vrai sans doute au regard d’un certain rationalisme occidental, mais certainement pas d'un islam bien compris nui a toujour' intimement mêle le spirituel et le temporel.*11 El que Daruigc ru.sai M.Mo-dlbo Kelta.(Le Monde) Prochain article : LES "REVOLUTIONNAIRES” MUSULMANS EN QUETE DE PRECURSEURS La Bible vous parle Toi.Seigneur.Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère, plein d'amour et de fidelité, tourne loi vers moi, pitié pour moi.(Ps 8fi.15 16) Textes choisis oar 1* Société Cathc-uque de la Bible —UE DEVOIR— FONDF PAR HENRI BOL RAMA 1-K JANVIER 191» Claude K^ AN Andr# LAI RENPEAL Directeur Rédacteur en chef Rédacteur en chef adjoint : Peul SALRIOL Directeur de rinformation : Michel ROY Trésorier : Arthur LEFEBVRE “Le Devoir** est imprimé au no 434 est, rue Notre-Dame, à Montreal.pat l'Imprimerie Populaire, cnmpacnie à responsabilité limitée qui en est 1 éditrice Seule la Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser le* informations publiées dans “Le Devoir*’.f IBONNEME\TS : edition 'quotidienne, livraison par porteur, Montréal.Québec, I.évi* et banlieue: $26.Ailleurs au t'anada : *lfi A l éirancer VTO.Edition du samedi : $5.l e ministère des postes a autorise Tarifant his»eim nt en numéraire et l'envoi comme objet de 2e classe de la présente publication.TELEPHONE : #44-3361 e EV A propos Je "atant-midi” Monsieur le directeur.Je n'aime pas me meler aux querelles des autres, mais tout ce qui touche la langue tran-çaise m'intéresse.Or, dans les ‘‘Lettres au Devoir” du 13 janvier, Monsieur Georges Boulanger et votre collaborateur.Monsieur Jean-Marc Léger, s’opposent à propos de l'ex-pression "avant midi”.Le premier veut l’admettre, sur la foi de Bescherelle.tandis que le second la rejette, parce qu’il ne la trouve dans aucun autre dictionnaire et que •nulle part dans le monde francophone, hors le Québec, on ne dit avant-midi".Pour clore le débat, il suffit d'ouvrir le "Dictionnaire des difficultés grammaticales et lexicologiques”, de Joseph Hanse, à la page 121 "Avant-midi : le silence des dictionnaires et des auteur* français condamne ce nom composé, parallèle au nom bien français ’'après-midi".Il est courant en Belgique et il n'y a pas à en rougir.Si l'on veut être à l'abri de tout reproche.au lieu de : "Je viendrai dans l'avant-midi; Il reçoit tous les avant-midi", on dira ; “le matin, dans la matinée, tous les matins" ou” Je viendrai avant midi”.Bref.Monsieur Jean-Marc ’>ger a manifeste un purisme linguistique qui lui fait honneur.Mais il me semble qu’il y a.dans la langue du Québe-, d'autres monstres a pourchasser.Veuillez agreer.Monsieur, mes meilleurs sentiments.Léopold Migeotte.Professeur Laçai et Montréal Monsieur le directeur.Qu'il me soit permis d'apporter mon point de vue dans la polémique qui s'est éievée récemment dans votre journal au sujet de l'enseignement de la littérature et de la philosophie au cours classique.Une distinction .-'impose au point de depart: il faut s'entendre sur l’origine du programme dont on discute.Si l’on a étudie dans une maison affiliée à l’univer site Laval et qu’on ne connaît que ce programme, on est porté aujourd'hui à faire des jugements sévères, et il y a matière.Et évidemment, les gens ne connaissant que le programme de la faculté des Arts de t'uni versite de Montréal disent que c'est faux, avec raison.Il existe un décalage appréciable entre les deux groupes d'institutions.Je ne sais quel collège a connu M.Forest, mais je me permets de dire que je reconnais fort bien dans ses lignes la description de l'enseignement iiltéraire et philosophique que j’ai moi-même reçu dans une maison atfiliée à Laval, et qui S’Y DISPENSE ENCORE ACTUELLEMENT.En ce qui concerne la littérature.il est exact di dire que le XVile siècle avec son trio: Corneille.Racine.Molière constitue le point de mire^le plat de résistance des classes de Belles-Lettres et de Rhétorique procurer du secrétaire-trc.-:o-r cr.288, boulevard Beacons-f.eld, à rhôtcl de ville, Bea-, ronsfield, Québec, les plans et devis et tous autres documents relatifs aux dits travaux, sur COUR SUPERIEURE No 665837 MARIO Ci.DEMARINO.bar- No 666187 hier, des Cité et District de Montréal, Province de Québec, Demandeur, — VS- CARLO CASARINO.dos Cités et District de Montréal, résidant a 1745, ave Cedar, app.711.Défendeur, — ET — KIPPEN & COMPANY INC., Tierce-Saisie.PAR ORDRE DE LA COUR Il est ordonné au Défendeur, dans un monde pour les jeunes et je crois que nos enfants ont | une vision plus nette du monde que nous, qui, à cause de notre age et de notre expérience, sommes enracinés dans un passé qui : n'est plus de nos jours présent.“Nous sommes freinés par l'expérience que nous avons acquise.Eux, les jeunes, possèdent une force et une capacité de vision que nous n'avons pas.Qui aura à manoeuvrer dans ce monde ?Ce sont eux, les jeunes .Evitons des positions négatives ou rétrogrades qui nous feront encourir, à juste titre, leur mépris." M.Decary aurait pu ajouter qu'il fut un temps où les parents et les éducateurs organisaient les choses pour les jeunes.Samedi, r____ comme il n'a noté, c'était la Fédération des associations générales que et incorporé ayant son des etudiants des collèges classiques qui avait pris en charge siège social et sa principale l'organisation matérielle de ce congrès de parents, place d'affaires dans les Cité_________________________________________________ LA BANql'E PROVINCIALE UL CANADA CANADA PROVINCE DE QUEBEC District de Montréal COUR SUPÉRIEURE Churchill.(Suite de la première page) “Il a perdu du terrain rirais il combat toujours’’, murmurait avec une sorte de fierté un vieil homme en casquette qui après plus de trois heures d'attente, était parvenu à se faufiler au premier rang des journalistes massés devant la porte.La physionomie de la foule, calme et triste, s’est modifiée lentement au cours des longues heures de ce dimanche après-midi.La seule note de couleur a été celle qu'ont jetée les parapluies de toutes nuances ouverts au moment des averses.Peu à peu, le ciel s'éclaircit, et la pleine lune vient s’ajouter a la lumière des projecteurs de la télévision qui éclairaient sans relâche la porte du 28 Hyde Park Gate.D'autre part, en cas d’issue fatale, il est prévu que la Chambre des communes s'ajournera immédiatement.Elle doit rentrer mardi, et un grand nombre de problèmes importants doivent y être traités au cours de cette semaine.On attend une déclaration de M.Harold Wilson sur les mesures décidées par le gouvernement pour favoriser les exportations et une déclaration LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA, corps politi dépôt de $50.00 en argent ou CARLO CASARINO.de compa-fous forme de chèque payable ; raitre d’ici un mois, a la Ville de Beaconsfield Montréal, 14e jour de jan- l.a Ville de Beaconsfield se ré- vier 1985 s -ne le droit d accepter loute CLAUDE PAOUETTE, soumission ou de rejeter une Député-Protonotaire.OU toutes les soumissions s'il Eoster.Watt, Legal & Colby, était jugé par elle qu’il en sciait de son intérêt.Pierre LEBEAU, secrétaire-trésorier, Ville de Beaconstield.Hôtel de Ville, iPè.boulevard Beaconsfield, Beaconsfield, Québec.Avocats.Suite 3301, Edifice de la Banque Canadiene Impériale de Commerce.1155 ouest, boul.Dorchester, Montréal 2, Procureurs du Demandeur.PETITES fNNONCES DU "DEVOIS” 844- 33(1 — Telephone* deux jours à l'avance — et District de Montréal.Demanderesse, — VS — ROLAND BENOIT, des Cité et District de Montréal, Défendeur.PAR ORDRE DE LA COUR Il est ordonné au Défendeur, ROLAND BENOIT, de comparaître d’ici un mois.Montréal, 14e jour de janvier 1965.Gauthier & Dorais, Avocats, 221 ouest, rue St-.Iacques, Montréal, Procureurs de la Demanderesse.CLAUDE PAQUETTE, Député-Protonotaire.C A N A D A PROVINCE DE QUEBEC District de Montréal COUR SUPÉRIEURE No 668205 AIDE DOMESTIQUE Àldr méniRcrr demandée, famille HOMMES DEMANDES Architecte et denslnateur.expérten r.inariifnne-francaivr, 2 enfant* 5 et : ce minimum S ans.Les architecte* 3 ans < hamhre ri penalon.salaire (.agnon et Archambault.*44-8606.^ à discuter.I V 5-0421 ,1 N O A LOUER Local commercial pour tout genre de commerce, 4170 t harlero», Montreal-Nord, pré* Pie IX.ln*pection de midi a 9 p m.Tél.: 321-6896.J.N.O.Bl RI \ i \ fU-DenU et Mherbrookr.Professionnel», tou* »rrvlces.418 eut, rue Sherbrooke, Tél.: VI.VI.4-2706.4-5093 et 19-1-65 ESPACE POUR BUREAUX \ SOI S-I.Ol K.R Rex-de-chaussée 2.400 pied* carré* de bureaux plu* 1.000 pied* carrés, pourraient être occupe* pour petite manufacture ou entreposage.emplacement Hutchison et Jean-Talon.Offre alléchante.S’adresser à 274-8284 M.Walker 21-1-65 2215 EST, JEAN-TALON Coin de* Erable*, magnifique local pour bureaux.Superficie de 1,400 pied* carré*.Pour etre *uh-divlsé, pouvant servir pour bureaux commerciaux ou professionnel», architecte» comptabilité, compagnie d'assurance, etc.Prix ralbonnahle.Tél.: 739-5217.25-1-65 THOMAS L.BON, acheteur, des Cité et District de Montréal, en sa qualité de tuteur de son fils mineur, Bernard Bon, Demandeur, — VS — GABRIEL CHAUVIN, des Cité et District de Montréal, - ET — FERNAND LESSARD, de la Cité de St Michel, District de Montréal, Défendeurs conjoints et plusieurs autres.PAR ORDRE DE LA COUR Il est ordonné aux Défendeurs.GABRIEL CHAUVIN et | FERNAND LESSARD, de se i>fisnaiidiir* — «SM.«59«.i ton- présenb devant la Cour à un ment* non chauffé*, lez-de-rhauxsée mois de CPttP date.Montreal, 15e jour de janvier 1965 (SCO) WILFRID BRODEUR, Député-Protonotaire.Mes Grossman & Winston, Avocats, 2045.rue Bishop, Suite 5, Montréal.P.Q.Procureurs du Demandeur.LOGEMENTS ET APPARTEMENTS A LOUER ROYAL TRUST et 1er étage, complètement rénové», occupation Immédiate.980 et |90 MAISONNEUVE Bnurbonnlère.2837, 3e étage.5 pièce*, $65, occupation Immediate.L AC H INK St-Joveph.909, 3 pieces genre cottage 83.YOO.Occupation immediate.18-1-65 SECTION DE LOCATION ET GESTION SERVICE DIS IMMEUBLES 849-4741 — LOCAL 521 29-12-64 Elections.Suite de la première page) Union nationale 30; indépendant un; sièges vacants 2.La sassion C'est cette semaine que s’ouvre la quatrième session de la 27 Législature.Jeudi après-midi.à trois heures, le lieutenant-gouverneur.M.Paul Comtois, prononcera le discours du trône Ce discours annoncera notamment les principaux projets rie législation du gouvernement qui porteront entre autres choses sur la refonte du Code de procedure civile, la refonte de la Loi des mines, et la refonte du Code municipal.Le discours traitera également du projet de caisse de retraite provinciale.L an dernier, la session avait débuté le 14 janvier, et s’était terminée le 31 juillet soit fa plus longue de Thistoire parlementaire du Québec.Le premier ministre, M.Jean Lesage, et le chef de l'opposition, M.Daniel Johnson ont fait savoir toutefois qu'ils feront tout en leur possible pour que les travaux avancent rapidement.Cette année, les députés ne siégeront pas le lundi comme par les années passées.Ils siégeront cependant tous les autres jours jusqu'au vendredi matin et les mardi et jeudi en soirée.Six nouveaux députés seront présents en Chambre durant la nouvelle session.11 s’agit des quatre qui furent élus lors des élections partielles du 5 octobre dernier et de deux autres qui seront élus aujourd'hui dans les comtés de St-Maurice et Terrebonne.La nouvelle session sera la septième du gouvernement Lesage depuis son élection en 1960.HYDRO-QUEBEC AVIS «le DECES A VENDRE Rrntaurant et Boulangerie, Inrluant propriété.Pa* d'agent.S'adresser directement au propriétaire.M.Alfred Taquin.Me-Gertrude.Tél.: 8.ISO.DIVERS logement 4*^, neuf.4170 ( harlerol, Montreal-Nord, près Pie IX, 895.00 par moi», chauffe, ornipation Immediate, 2 moi» gratuits.Inspettion midi k 9 p m .321-6896.J.N.O 2320 est, Jean-Ta Ion, 2 chauffé, eau et élertririté 21-1-95 ____a domicile.Tél.: 722-5175.Àt UKTr Cnllrrtlnnnrur tntlrrii* i.o.rmrnt tir 4 nu j plirc».n.pplnture», p»»t.l» ou dr»»tn».p*7»»- prnfjrnnm 977 léé ’08 Simpson's 1979 1 39 Slmoson'g 5 1976 216 -MU T C.Pipe Line 5 989 122 T C Pipe Line 5 Î988 153 Utd Town El 1981 114 Westcoast 5 j x coupon ’988 1C6 10* OBLIGATIONS INDUSTRIELLES Abitibi p&p 6' 4 1977 104 105 Mgoma Sleet 5'a 1978 «7 91 , Alum ot Can 4* 3 1973 94 93 < B A.OH 5't 1977 97 ; 98 > CB Alum v*« 1980 100 101 Can.Cement S' 4 1976 97’ : - 91'* C-l-L 5*4 1977 100 .1 101’'ll Cdn.Vev.#f *• 1983 94 9Î $ Cdn.B'ew ’•86 98 ^ $ Cdn, Cberr'ca* S' « '971 •• 100 C P R $ 081 95 •6 C P.R.3J4 1972 90 91 Credit Foncier 51 î 1974 98's i °9,d Dom Store» 1976 99 Dom.Tar .’•78 97*4 .9*n4 Oom.Textile 4 '966 97' : 93 G .M Accept 1 1969 96 j 9T » Imperial OH 3 1969 92 i 93’ J indust Accept 5*4 1982 99' 1 100’2 t obtaw G roc 6 1977 10?103 Massey F erg 4’ 2 1976 95 •6 Reynolds Alum 5-*d 1978 100 .101 1 Shell Oil 4’ * 1976 92’.i 93’4 Shell Oil 57s 1978 101 102 ?St.Law Corp.1978 95 96 Simpsons 4*4 1973 98 «9 Steinberg * y « 1972 99 100 Trader* Fin 1974 98 99 Weston Geo.1971 95: i 96’ UTILITES Ang.Can Tel PUBLIQUES Ait# Gas Trunk S’ 4 1981 97 • 8 Bel! Telephone 1979 84 85 Bell Te'ephone ’98?100 Bell Telephone 5 '« '«84 ior ; ’02 j Beli Te> 6 .e 1978 104 106 Bowater Powe* •80 83 84 Brazarillan Tract « 4 Ï970 ?5 8 C.Telephone $4* '98s 10’ 10?Calgary Pewe> si* 1987 100 Cen Elec’ 4 1966 94 Cdn W Ne* Gas 198?100 101 1 Consumers Gas 1971 94 Consumer* Gas >084 101 ! iOJ Of cakes Pwr 5H 1977 100 inland Nat Ga- 1977 9ft • 7 1 Lakeland Nat Gas 5 1 •982 9c 101 Maritime Elec: J*4 1983 99 101 Nfld L 8.p 1978 97 Nor Ont Nat uas 5*4 1982 99 101 Northwtrr Util 5*4 1988 10C : '02 Northern Te 5*4 1983 •• Que.Nat Gas 5*4 1985 r* «1 Que Nat Gas 6 1988 99 j 101 Que Tel 5*4 1983 99 5 85 1987 10 ' '02 1977 98' J ’00 IMMEUBLES Brant Coach Rlt.A 197* 94 Eaton * Realty 3 > ’ 966 9.5 *6 Eaten » Realty 5 1978 95 Lob.Lease Pro 5 1 1987 98 too Steinbg * Prop 4 *984 10’ A noter.Belding-Cortleelli Limited a fait savoir è le Bourse Cana dienne que tel administrateurs ont approuvé le fractionnement des actions ordinaires de le compagnie, è raison de 3 actions pour chaque action détenue, sous réserve d’approbation per les actionnaires et de l'émission de lettres patentes supplémentaires.• O ¦ Le capital-actions autorisé de $oca Limitée vient d'étre porte de 1,600,000 actions à 7,000,000 d'actions et leur valeur au pair passa de $3.00 chacune è sans valeur nominale.commentaires sur ._ L-ACTUALITE FIN-A-NCIERE , j.L.Lévesque Cf L.C.Beaubien Ltée ont obtenu l’émission d’Ayersville l,e vilisKc d'Aversvi’.lf comté d'Argenteuil.a vendu, récemment a J1-.l-évexque et 1.G.Beaubien l.tée au prix de !»« ;««>, $240,000.d'obligations remboursable» en série» en 20 ans I.émission comprend $120.000.de titres à .Vt1, HMifi HO et SI20.000.a 5-Vr I0H1 85.A ce compte.la municipalité ubtieiit son argent a un loser moyen net de 3.8405', I.emprunt compor te un solde de $61,000.à renouveler en 1985 pour un terme additionnel de 5 ans Datées du 1er janvier 1965.les nouvelles obligations échoient en senes du 1er janvier 1966 au 1er jan vier 1985 inclusivement Elles ne sont pas raehelahles par anti cipation.le capital et l'intérêt semi annuel (1er janvier ei les juillet) sont pas alites a îoutes les succursales dune banque a charte dans la province de Quebec Autorisé par les règlements nos 52.57 et 85.l'emprunt est contracté pour des tra\su\ d'aqueduc, d’éclairage de rues et pour renouveler un solde non amorti de $222,000.sur un emprunt original de $288,000.autori sc par le reglement 85.pour un terme de 40 ans, mais émis en 1950 pour un terme de 15 ans seulement.I, évaluation imposable du village, pour 1964.s’élevait à M 839.345.v compris $2.372.035 pour les compagnies.I.e 31 décembre 1963.la dette cotiso lidee nette de la corporation se chiffrait par $504.500 entière ment pour les services publies T-.n 1963.la population du village était de 2.932 âmes.M.Joseph Pope, de Pope & Company vient d'être élu membre de la Bourse de Montreal \l Joseph Pope, de Pope 8 Uimpanv dont le siege social se trouve à Toronto, a etc élu ces jours-ci membre de la Hour »e de Montréal.C’est un ancien Montréalais, qui parle fort bien les deux langues officielle» du Canada, ayant été pendant une quinzaine d'annee» au service de la Banque de Montreal dans notre ville, ou il a acquis une grande experience dans le domai ne de la finance: ce qui lui fut d'un précieux secours lor» de son entrée ilan» le commerce de» valeurs mobilière» il v a 3 ans, soit le 19 mars 1962.Sa maison s'intéresse principalement au commerce des obligation» et de» stocks et elle ne vendrait guéri- de Fonds Mutuels II aurait paye son «iège sur la Bourse 3c Montréal $32.000 c'est beaucoup plus économique que le prix d'un dent de Grant.Jnhmtnn A Co.I.td.LE SALON DU PLACEMENT pet sous les euspicet de (‘ASSOCIATION DES CLUBS DE PLACEMENT CANADIENNE 9 i 4 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI IR jANVIER 1965 TREIZE SOMMAIRE DES TRANSACTIONS EFFECTUÉES M O M ADactm ADttl&i Aekind Alt* Gm Alt* Cft$ Dr Alt Gdr Bpr Ait« w Alfa N«t A Ig C^n A!q C«n w Algom* Algonquin Alumini Alum 4 4 pr Alum ipr 4 Alum 2p 4 9 An«log Analog w Anttitt A Antha* C pr Argus Arg i pr Arg C P pr Arg 250 pr Arg 260 or Ash Temoia Ar>g CP Ang C P pr Atian Acc Atian 6 pr Atl Sugar Atl Sug A AfI Sug pr Auto E! BaoR Mont Bank NS Bartaco Bath P Bath P A Bath P pr Bath P W Bay Mills Bay Mills pr BM»ty N Brav Lum Bail Knit Bell Phon# Bicks Blltmora Bow-M pr Bûwatar Bowes Brama « Brazil BA Oil BC Porpst BC Pack A BC Pack ¦ BC Pow BC Sugar BC Sugar pr BC Phooa BCPh 6*4 pr BCPh 55 pr BCPh SAi pr BC Ph 43 4 pr BCPh 434 56 BCPh 4’'i pr BCPh 4H pr BrockvlHo Brown Bruck A Bruck • Bulolo Burns Burrard A Cabol Cal Pow Can Bread Can Cam Can Cam pr CCC Stona CD Sug Can Polls A C Pndrv Cl P 4-4 Can Matt C Pa:k B Can Perm C Sa U P 1680 $14'4 14''• 14'k—H •647 $25 33H 24'1 4 u TOO $7'i 7'4 7’4- aa «75 475 450 475 43519 $61 S9'4 61 4 1H 4946 $U 4 14 U-i 17’* 17'* 4 S4 1315 $56'* 52 4 54 ’«-4'1 125 440 440 440 +5 975 90 15 90 -S 500 $9* 9'* 9'*— U 8828 $19'.* 18'4 18»s '* 100 $22H 22H 23H '* 430 $39»4 39’» 29 * - U 1209 $67 65N 65H 4 au 8124 17 6* 6 a U 1700 355 330 330 20 755 174'» 24H ?4U • U 3698 $10H 10't 10'k—5 » 4990 $23 22H 23'* 4 ’* 1330 $UH U'* UH 4 '* 645 $' 7'i 7'/* H 2'40 $6 6 6 •660 t'H 6*4 7'* 41 2000 $8'* I 8 k 573 410 350 4'0 4 35 15735 $42*4 40»* 41 • l«t 7089 $41-* 40'T 41 i ’4 S59$4 $'4'a 13«* UH ' H 80 $109 lût 109 '00 $7'a 7'* r-, '* 2730 t?!'* 20»i 2Tk ?'i 363 $20 * 20 20’k * »* 2945 $6’* 5’* 6 i » 175 $26'» 26'4 26'k 510 $19 19 19 4- * 1255 150 150 150 4 70 4560 $i4U 14'* UH i H 1500 215 210 210 +5 214 3 485 450 4 75 4 25 980 $19'k 19 19'4 i 4 225 $72 «72+2 $65 $16>4 U 16'k 4- '4 10570 $13'* 12H 17H H 5H 365 62'k 35H 44 » 30 J 45 31'» U .• Il 109 104 ’?'* r.72 '9 21 18 • 6H 475 27 24'* 9 4 \7U 205 Î06 UH lOH 220 175 485 130 30H U 74'* St 17 13 13H 7U 86:3 450 42$ 445 -* 15 490 410 12997 495 460 495 4 20 4®5 405 985 $24 23'k 24 -f *6 24 ) 73 22» 190 175 17$ 2» 130 40 $1» 1» 1» 2 102 90 345 $27 21’* 22 AI 25 16»« 1» $118 116 111 A3’* 125 107 273 $1034 109% 10*4 ' • 12'; 10»% 10677 $33’) 324e 3rs 35 2$'; 79(9 $26’* 25 Aa 26'% -A f/4 24»* 16’’'* 341 $120 119 119 43 126 117 3» $8*a f % S’k " V 15 7'i 745 $12''J 12'1 12’% - 1* 15'i '0»4 19718 $24'« 24 34»; 4.’* 7SU 20 3280 $16*4 16'4 :6*i A ¦% 19-4 ii»% ’» $18 11 18 20 17 i 13r'0 16') 6 6' ') 4 4 6H 495 25 $50') 50) SC* 57 49'* 9146 $16 15'% 16 4 >• 'fi; ;4'4 7570 $24'i 2344 74'% * '* 24'') H*9 22389 $22*4 22'4 22H 4 24» % lé^’e 6» $24 ¦ 24 24 24 * 21 10320 $37 34 37 4 7 * 37 33 1426 $55'* 54»; 54»; *; 60 4 39'a 636 $47 46'4 47 sr* 46'; 776 $12*» 12 4 12’4 w 13 9Te 6» $20 ¦>.9 19' 22 15 2» $48 4T 47 —1 49’* 799* 726 $4397 a 400 420 420 450 2» 315 $;'* r; 7'é >e IT) 6' y 540 $10’> lO’i 10'% 13 •’% ISO 150 150 ISO ?10 335 120 12467 $84'% 83 •3*4 4- ' « 88*4 59 4 4253 $73 22'* 73 * 9% 23’* 18»« 205 $6 i 6 • »% 7 4» 23» 935 225 775 350 140 3995 $8’% 7H l’x 4 %, 9»* 6' t '» $5 5 5 7 5 32» $15'* 15’4 15'% 4 -4 15‘* r'4 16710 75 71 73 i s 94 41 1145 $21 21 21 « 23) 18-4 547 $59*4 584* 58»% 67 53»; 821 $111 172 111 ?t 301 170 110 $561* 56 '-• 56') A 56’) 57 380 $im n*h 11*a ’% IT^fc 9»a 920 $32ia 32 4 32' ' ; 341* 27 a 1390 $5 i 5'* 5’4 - '* 7*4 5 k 1515 $21 19*4 20’J 41 21'* 16'4 950 $11 10’ 10^* 4 ¦* ir; 7‘4 10» sr* 7 7 ’¦« r» 6 5» $5’ 490 5*% • •* 6 470 2» $4> 40' ; 41 44' , 25'4 996 $104'?103'i 103'4 « ]'4 i:9'J 8.T 1» 140 140 140 155 • 4 990 145 140 140 16C 95 2114 $140 10 10 2315 $13 '2’k 12H- 125 $2S 25 25 100 $19’» -9 » 19’* + 950 4S0 435 440 ' 108 129 29 29 300 $11 10*» 'OH 20320 $23>« 30H 23-4 -4183 160 1 70 1 70 4869 $79J4 78 ”; 79'* 600 $)3H 12/4 13'k -160 $37 36 3* - 100 $17'4 V s V's 485 $103U 103*% 103H H 13600 60 53 57 - bfSO $’3 12'» 12*4 •925 335 325 330 350 $11'4 11 535 $55 - $5 55 165 $20' .20' j 20 - 2650 $' 6»4 6>s '00 $19 *9 '9 - 1200 150 ISO 150 • 762 $6 t 8 189«4 $’7’a 16’» 16»» 10112 $19 19 '93, '595 $29'* 28 28 - •536 755 725 745 - 4985 $17*4 '7 17H - MOO 315 300 3'5 - '750 440 430 430 $96 $1$'4 15 15 - 11294 $30 29' » 29»4 930 $5U 35215 $24-4 21325 $:i'4 2050 $34 Its 450 3836 $12» Î2 5 12'» 1677 $13 12'* 12U '» '00 $10’ 10’* 10'* 52'2' $29-4 27H 78-4 fl'* 108 $103'» 103'» 103'» -1H 1535 $40 3r’i 40 *3*4 100 $54'4 54 5 4 '» A>5 $43 41*4 43 fl’k 875 $22'k 2V* 2T’i ’’k 10?410 4’T 410 120 270 270 270 320 $74 24 24 1461 $60'4 58'» 60'4 -»2 4 17 $9?91 92 H 425 $9*4 9J4 9.*.«00 $ 'OU '0^4 10'4 4 4845 $69*4 68*4 69' : t ¦ 100 $'5'- '5'7 15‘* 95 $58 • S7U i7A.'n 600 55 55 55 26935 $'5 *4 » UH ?H 115 $'4'4 U’i U’4 - '» 300 $)o'of N Pouvn N Senator ^ av.Taku Nick Rim NIsto Nor Acm» Nor beau Norgold Noriart'r Nor'tx Norme’a' Nxeax N flnrOw Norm E xp N Co'dsVm K Goldcrt N Rbpv N Rock Northcal North Can Northgte Korsp A w Norva'ie N Beac Nudul Obaska 0 Brian O'Leary OpamHka Orchaf Oren 17046 29 372» 6 T'SfSO 131 4'C- i'O
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