Le devoir, 21 février 1945, mercredi 21 février 1945
"I* Ouuta Mb un» nation «ouwatne »t na o»ut aT»c docilité accepter de ta ctrande-Breta-•ne.ou d»e Ïtata-Unl».ou de out que ce »olt d'autre l'attitude qu'il lui faut prendre covers l» monde.Le premier devoir de lovalUme d'un Canadien n'eat oaa envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci rendent, à morî.^ »la’ un 4,48 m*uva!e servies au Commonwealth." "She la a sovereign nation and cannot taka •w attitude to the world docilely from Critaln or from the United States or from anybody elaé.A Canadian's ftrat loyaltv Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada a king and those who deny thta are dolnk.to my mind, a great disservice to the Commonwealth " n-X-37) Lord Twaedsmuir LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS Diroctoar : Georges PELLETIIR Ridacfaur ou chef : Orner HEROUX Montréal, mtrerodi 21 févrior 1945 VOLUME XXXVI — No 42 REDACTION ET ADMINISTRATION 410 EST, NOTRE-DAME, MONTREAL TELEPHONE i BEIeii ÎJ6I* SOIRS.DIMANCHES ST PETES Adminletrefiea I BEIsir )16l RcdacHe» i BEIair 2984 Gérant I BEIair 3361 armée canadienne a pris la forteresse de Goch “Vous demeurez maîtres de vos destinées” .Aucun édit impérial ne devait ni ne pouvait venir de Londres pour s'immiscer dans votre décision et vous obliger à la lutte" Ainsi parle à Québec le haut-commissaire de la Grande-Bretagne, ancien ministre britannique, M.Malcolm MacDonald Le haut commissaire du Royaume-Uni au Canada, M.Malcolm MacDonald, a prononcé hier, au Cercle des femmes canadiennes de Québec, une fort intéressante conférence.M.MacDonald, ancien ministre du Royaume-Uni et haut fonctionnaire britannique, parlait du Commonwealth et de l’Empire.Tout en confessant certaines erreurs de la Grande-Bretagne, il a naturellement fait l’apologie des institutions britanniques et protesté contre les attaques dont certains couvrent ce qu’ils appellent l’impérialisme anglais.Nous pourrions lier contestation avec M.MacDonald sur un certain nombre de points; mais cela nous paraît beaucoup moins important que de souligner et de mettre en un juste relief certaines de ses maîtresses déclarations, en ce qui concerne les Dominions en général et notre pays en particulier.¥ » 4» Voici donc en quels termes M.MacDonald parle des Dominions (cette traduction nous est fournie par le Bureau d’information du Royaume-Uni, d’Ottawa) : Le Canada est le premier de ces Dominions.Les autres sont l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud et cette partie de l’Irlande appelée Eire, Ces pays jouissent tous du même statut politique que le j Royaume anglais lui-même sous la Couronne britan- ; nique.Chacun de ces Dominions possède les droits et I les pouvoirs d'un Etat souverain, administre ses allai- i res intérieures par l’intermédiaire de son propre Parlement.Il décide et conduit sa politique étrangère, délègue ses propres représentants aux conférences internationales, nomme ses propres diplomates dans les capitales étrangères et négocie ses propres traités avec les gouvernements étrangers.M.MacDonald ajoute: Les divers gouvernements du Commonwealth se consultent sur tous les aspects importants des affaires internationales.Mais CHACUN EST ABSOLUMENT MAITRE DE SES PROPRES DECISIONS LORS DES GRANDES CRISES QUE PEUVENT SUBIR LES NATIONS.Il met les points sur les i: Cette liberté des Dominions ne pouvait être plus évidente quelle ne l'a été lors de l'ouverture du présent conflit.A cette heure suprême où VAngleterre luttait pour sa vie.CHACUN DES DOMINIONS DEMEURAIT LIBRE DE DECIDER EN FAVEUR DE LA PARTICIPATION OU DE LA NEUTRALITE.Et nous avons trouvé chez nous des gens pour s’imagi- ner que nous n’avions pas le droit de rester neutres; pour le croire en dépit du fait que nous l’avons effectivement été pendant plusieurs jours.Tant il est difficile de vider de son funeste contenu un cerveau infecté de colonialisme] ¥ ¥ ¥ On dirait même que M.MacDonald a pris un malin plaisir à souligner notre droit.Il a dit en effet: Prenez le cas du Canada, votre propre pays.Quand l’Angleterre déclara la guerre, le Canada n’était pas automatiquement impliqué.En effet, après l’expiration du délai fixé dans notre ultimatum au gouvernement nazi, tandis que débutaient les hostilités entre VAngleterre et l’Allemagne, que les premiers contingents de notre force expéditionnaire s’embarquaient pour combattre l’ennemi sur le continent, et que la première alerte sonnait à Londres, le Canada restait neutre.La participation dépendait uniquement — COMME CELA DOIT ETRE—du peuple canadien, de son Parlement et de son gouvernement.Une semaine après Ventrée en guerre de la Grande-Bretagne, le Canada était encore en paix.Il ne déclara ta guerre à l’Allemagne qu’aptès la réunion du Parlement qui étudia la question et se prononça en faveur de ta participation.En Angleterre, nobs aurions considéré une décision contraire de Votre part comme une erreur, comme une faute.MAIS AUCUN EDIT IMPERIAL NE DEVAIT NI NE POUVAIT VENIR DE LONDRES POUR S’IMMISCER DANS VOTRE DECISION ET VOUS OBLIGER A LA LUTTE.VOUS DEMEUREZ MAITRES DE VOS DESTINEES.Est-ce assez clair?Etait-il possible d’être plus net?Et l’on sait que lord Halifax a parlé dans le même sens, qu’il a même pris la peine de souligner le fait que nous n’étions pas liés par le traité où la Grande-Bretagne garantissait les droits de la Pologne., ¥ * * Nous étions donc juridiquement libres, absolument libres d’intervenir ou de ne pas intervenir.Cette vérité, on ne saurait trop s’acharner à l’enfoncer dans la tête de nos gens.Peut-être finira-t-elle par les inciter à vouloir toujours agir du point de vue des intérêts supérieurs de leur pays.Ce qui est la règle de toutes les nations suffisamment évoluées.¥ ¥ ¥ En attendant, on ne saurait trop remercier M.Malcolm MacDonald de la leçon de haute politique qu’il vient de nous donner.2,.TI.4S Omar HEROUX LA SESSION PROVINCIALE Montréal aura une Cour de magistrat Cinq juges à nommer— Le bill Duplessis sur les allocations familiales adopté par une majorité de 17 — Trente millions pour la voirie-Un amendement de M.Laurendeau — Une mise aux voix sur une décision de l'orateur donne une majorité de 8 aux ministériels Par Louis ROBILLARD Québec, 21-11-45.— L’Assemblée législative a donné son agrément — non unanime, il va sans dire — à quatre hills ministériels au cours de la journée d’hier; de 3 h.à 11 h.Les débats ont donné lieu à trois mises aux voix; la plus grosse majorité du gouvernement fut de 17 et la moins forte 8.La Chambre a agréé le bill Duplessis sur les allocations fnmilia-es, elle a autorisé la création d’une Cour de magistrat à Montréal; elle a donné son assentiment à des travaux de voirie au montant de $30 millions et permis de porter à sept tonnes le poids du véhicule de for-ne susceptible de jouir d’un tarif !c faveur.Allocations familiales Le bill Duplessis sur les ailoca-ions familiales a donné lieu hier près-midi au troisième vote enre-stré depuis l’ouverture de la scs-on.Cette fois, le gouvernement a demi une majorité de 17 voix, soit le de moins que lors de la premiè-• mise aux voix, à la séance du ardi 13 février.Le scrutin d’hier a donné le reliât suivant; 51 en faveur du bill et 34 contre.Tous je s ministé-els, il va sans dire, ont donné leur ote pour la mesure du premier linistre; les trois députés du Bloc opulairc.MM.André Laurendeau, \lbert Lemieux et Ovtla Bergeron e sont aussi ralliés h la proposi-ion ministerielle de même que M.loué CJhaloutt.Mais M.David Côté (LC.F.' s'est opposé au bill tel que résenté.l.e débat «d .cr sur le projet Du-'^sis a été court.Les onposTmi-•istes libéraux ont lais-c pu sec i les résolutions et les deux premières lectures du bill sans élever la voix.Mais sur la troisième lecture, comme la gauche de M.Godbout exprimait son dissentiment, M.Duplessis a demandé l’appel des noms afin d’en inscrire le résultat aux procès verbaux.Les attitudes Voici les altitudes prises par les chefs de partis, hier après-midi, sur le bill Duplessis relatif aux allocations familiales.M.Godbout dit que l’opposition libérale est en faveur du principe du projet de loi.Il souligne que lors des débats antérieurs on s’était atlaché à démontrer l’imprudence d’accorder deux blancs-seings au gouvernement.Il exprime son désir de voir le gouvernement conclure avec le pouvoir fédéral des ententes qui permettront à la population du Québec de retirer des allocations familiales et que des ententes sauvegarderont et garantiront les droits et les prérogatives de la province.M.Laurendeau croit que le fait d’accorder deux blancs-seigns au gouvernement comporte des dangers.Nous aurions voulu savoir, dit-il, quel genre d’entente le gouvernement de la province a l’intention de conclure et si ces ententes auront pour résultat de rendre constitutionnelle une loi que l’on prétend incottstitiitionnelie.Nous avons, ajoute le chef du Bloc populaire canadien, voulu montrer les dangers d’avoir l’air d’authentiquer par îles ententes des empiétements du pouvoir central dans le domaine de l’éducation et de la famille.“Ou a suggéré, ajoute encore M.Laurendeau, que la négociation d’entente et la loi actuelle pourraient avoir pour résultat de retarder le paiement des allocations familiales.Nous 'tenons à bien préciser que nous sommes favorables au principe des allocations familiales et que nous ne voulons pas qu’il y ait de retard dans leur paiement.C’est pour cette raison que nous voterons en faveur du bill no 2.M.René Chaloult dit qu’il a voulu montrer que la loi fédérale est dirigée contre les familles nombreuses et qu’elle constitue un attentat contre l’autonomie provinciale.Il approuve le bill et volera avec les ministériels.M.David Côté (C.C.F.), soutient de nouveau qu’il existe des moyens légaux de faire déclarer «i la loi est constitutionnelle ou non; cela ne veut pas dire cependant que je sois contre les allocations familiales, dit-il.Au contraire, mon parti a éjé le premier à les insérer dans son programme.M.Côté présente un amendement au bill Duplessis mais il est déclaré irrégulier par le président de la Chambre.Finalement, le député de Rouyn-Noranda retire son amendement.M.Duplessis résume succincte-menf'Tattitudc de son gouvernement relativement aux allocations familiales.La loi est claire, dit-il, elle affirme la volonté de la province de Québec de conserver nos droits et de collaborer avec le fédéral pour rétablisscrm'nt d’un système d’allocations familiales juste et efficace.Nous n’avons pas le dernier mot au sujet dp la loi fédérale, ajoute le premier ministre; c’est le pouvoir central qui le possède.Nous avons cependant le dernier uuile A U dkiuicre page) La Charte de l’Atlantique et l’accord de Yalta Bill«% du soir Pronostics (par Edouard Biron) Le temps qu'il fera : Partiellement Incertain en quelque* réglons, variable en d’autre».Ailleurs, température moyennement ordinaire.C’est pour s’être affranchi de ces formules èvasiveu, mais commodes, que noire camarade Louis R.faillit un jour compromettre gravement sa réputation d'informateur infaillible.(Il est vrai que le dispensateur de renseignements s’i-tait claustré dans l’anonymat).C’était une après-midi d’été.Le timbre de l’appareil téléphonique retentit.“Quel temps fera-t-il demain, s.v.p.?” demanda une voix féminine extrêmement douce.Un peu désemparé par cette question (suite à la dernière page) Bloc - notes ans l’ensemble.le concert) Une des propriétés négatives les | d'hier soir a conserve une tenue très plus importantes de la pénicilline.| convenable, en dépit de certains dè-j - c'est une extrême labitité sous let- | fuuts passagers.On pourrait en direj Manille ’'l rx P t __ Pour déîo- ï’honneurde M^è^D^Alexan- j fet tle I'acidi,é- d'' }a chaleur et sur-, autant de tou^ ceux que dirige IV- -,.r les xippon(s Jes forteresses de iint Piprrcd nn^ipn ‘ou* eB présence d une enxyme, ap- ! fauw, car, qu on aime ou non ses in-j Manille on a recours aux vieilles ! pelée penicillinase, seeretee par cer- terprt tationv il taut admettre qn il tactiques du moven âge Les pertes tains microbes et capable de detnu- j obtient ce qu il veut de ses must-1 pour la semaine dernière, en un rien de temps, des quan-.eiens.j re s'élèvent à 24,000.tités formidables de pénicilline.Le ! 11 n'y a guère à reprendre a l'ou- médecin doit se défier de l'action j verture de Don Gioranni.par la-j Les canons et les mortiers, pla- nuisible de ce ferment quelle s’ouvrait le programme.De-'cés à 40 pieds des murs, essaient .fauve peut ne pas être un morartien i d'ouvrir un passage aux tanks et Comité d'étude sur la pemculine j accorapii, i! n’en est pas moins un | à l’infanterie afin d'éliminer ce qui excellent interprète de musique ¦ reste de la garnison nippone et li- Informé de certaines reactions dramatique, ce qu’est l'ouverture en J bérer presque 7,000 civils survenues à la suite de 1 inoculation , question.Quant à la symphonie! On essaie de briser, à l'aide de canons et de mortiers, des murs d'une épaisseur de 40 pieds à leurs bases — Des combats acharnés se poursuivent — Selon McArthur, la bataille en cours est l'une des plus coûteuses de la guerre du Pacifique J La pénicilline Les sulfamidés et la pénicilline ont ranimé la thérapeutique étiologique antiinfectieuse.Les maladies infectieuses composent environ 45 pour cent du total des maladies.Les découvertes de la chimiothérapie et de l’antibiothérapie ont chassé le pessimisme thérapeutique de l’esprit du médecin.L’antibiothérapie est la prévention ou le traitement des maladies infectieuses par des substances extraites des microorganismes, ou des milieux où ils ont végété, et dont ont ne connaît pas encore la composition chimique ou dont on n'a pas encore effectué la synthèse.Après avoir fait un historique rapide de la découverte des anti-ibi des.en particulier de la pénicilline.de la tyrothricine et de la vi-yiçitline, le Dr Frappier décrit les méthodes de culture en surface et en profondeur permettant d’obtenir la pénicilline brute à partir ¦de la moisissure pénicillium nota-turn.L’avenir est à la méthode des cultures en profondeur dans des réservoirs, aérés sous pression.Avis de décès BISSONNETTE.— A Beauhar-nois, le 19 courant, à l’âge de 87 ans.au presbytère de son fils, curé de l'endroit, est décédé M.Arcade Bissonnette, autrefois des Cèdres T n premier service sera chanté à Beauharnois, à 10 heures, mercredi, et un service aux Cèdres, également à 10 heures, vendredi.de la pénicilline chez les patients, j jp^énanr, il l'a fait chanter, et c’est général MacArthur déclare le Dr Frappier se demande si en ne l’important.Ce n'est pas une oeuvre aujourd'hui dans son communique t • » _______i : *._ .4.i*.' / .r .' rit*** irvt i-* a i «Ant devrait pas constituer des comités beaux d’étude de la pénicilline, chargés de recueillir les observations et de renseigner les médecins.Il faut que le médecin éloigne toute possibilité de réactions pyrogéniques dues au matériel employé pour l’injection de la pénicilline.On s'ingénie à l'heure actuelle à trouver des moyens pour prolonger la rétention de la pénicilline dans l’organisme après injection, ingestion ou après application locale.Un handicap au i profonde ni une parfaite svmpho-1 ^ 'cs ‘roup
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