Le devoir, 28 mars 1945, mercredi 28 mars 1945
"1* Ckntda Mt un* ncklon »ouv«retne «t n* rout *vec docilité «coepter d* la Orande-Breta-Krie.du de» Etata-Unts.ou d* qui que ce soit d'autre, l'attitude qu'il lui faut prendre envera le monde.Le premier devoir de loyalUme d'un Canadien n'eat paa envera le Commonwealth britannique de* nations, mala envers le Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.'* "She Is a sovereign nation and cannot take her attitude to the world docilely from Britain or from the United State* or from anybody else.A Canadian's first loyalty Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada’s klntc and those who deny this are dclnx, to my mind, a great disservice to the Commonwealth." ll-X-37) fl-X-37) Lord Tweedsmuir LE DEVOIR Oiractwr t Caorg** MLLITIIR .1 Montreal, mercredi 28 man i945 VOLUME XXXVI - Ho 72 ^ .r RIDACTION IT ADMINISTRATION \ ’ 430 1ST.NOTRI-DAME, MONTREAL TELEPHONE I REIalr «61* SOIRS.DIMANCHES BT PETES AdmlnistraHra I SEUir 3361 RédacfiM 1 RBUIr 2984 Gérant t REIalr 3361 m Les Allies continuent d’avancer sur tout le front de l’ouest De Québec et de Téhéran à San-Francisco [Le Canada et les diverses conférences internationales — tes raisons qui commandent une politique de présence — Vers l'avenir : l'indépendance complète L‘un des faits intéressants de la guerre, c'est l’abstraction complète qu’on a paru faire du Canada, quand il s’agissait de décider des grandes lignes de la politique corn-mandée par l’effroyable conflit et qui pouvait en modifier le cours.Il y a eu conférence sur conférence, un peu sur tous les continents.On nous a même fait l’honneur de venir admirer nos paysages, boire notre scotch et vérifier la qualité de notre champagne; mais, alors même que les délégués siégeaient au Château Frontenac, on n'a pas jugé à propos, ne fût-ce que pour sauver les apparences, de nous inviter.Suivant une formule assez cruelle, mais qui contient une trop forte part de vérité, on n’a laissé au chef du gouvernement canadien que le soin de tenir compagnie aux dames, tandis que MM.Churchill, Roosevelt et leurs compagnons s’occupaient, portes closes, de choses sérieuses.On nous concédait par-dessus le marché, comme il convient à des hôtes bien nés, le droit de solder la note.— Il est vrai que l’un de nos hauts fonctionnaires n’attendait même point que nos visiteurs eussent quitté notre sol pour faire savoir au pays — et au monde — ce que coûtait quotidiennement au Canada l’honneur de les recevoir.Et ainsi, de part et d'autre, entre gens de même race d’ailleurs, usait-on d’un assez étrange sans-gêne.* * * Mais la conduite de nos grands associés finit pat tomber sur les nerfs de quelques-uns de nos députés.Aussi bien, au commencement de février 1944, il y a un an à peine, M.Sasseville Roy, député de Gaspé, proposait-il un amendement à l’adresse en réponse au discours du Trône, où l’on priait les Communes d’exprimer au représentant du Roi le regret que ses ministres n'aient pas trement considérable que celle de la plupart des autres nations-unics.Les avantages de la présence sont aussi évidents qu’ils pouvaient l'être quant aux autres conférences.Les inconvénients paraissent moins graves.Car il n’est pas simplement stipulé, dans le texte de la motion que l’on débat ptésentement, qu'il s’agit d’une oeuvre de paix, mais encore que les décisions de San-Francisco devront être ratifiées par notre Parlement Un Parlement qui, pour le noter en passant, peut être fort différent de celui d’aujourd’hui.* * * Ce qui se passera à San-Francisco dépendra forcément, dans une large mesure, de la qualité de nos délégués.Pour la première fois depuis longtemps, sinon depuis toujours, le Canada dans une occasion pareille sera représenté, non point exclusivement par des membres de son gouvernement, mais par des hommes de tous les groupes.Il importe, tout le monde en conviendra, que ces hom mes soient choisis avec grand soin, de façon à ce que le Canada tire de leur présence là-bas le plus d’honneur et de profit possible.Rien n’exige, du reste, que ces hommes appartiennent à la Chambre actuelle.Quand se réunira la conférence, nous aurons bien encore un gouvernement et un Sénat, nous n’aurons plus de Chambre des Communes.Les députés d’aujourd’hui ne seront plus que d’anciens et.peut-être, de futurs députés, sans autre statut juridique que leurs adversaires et vainqueurs possibles de demain.M.King reste donc libre de prendre où il voudra les représentants du Canada.Nous espérons qu’il saura, laissant de côté toute question secondaire, opérer le meilleur jugé à propos.d’exiger la participation du Canada aux chojx p0Sjjblc, — ct qu’il n'hésitera point à donner à la conférences alliées à cause de son statut d’indépendance et de la part importante qu’il prend à la guerre.Les deux motifs étaient de taille.Le premier, celui qui vise le statut du Canada, sa condition de pays indépendant, n’a sûrement rien perdu de sa force.Aujourd’hui comme hier, suivant la parole fameuse de lord Tweedsmuir que l’on peut relire chaque jour en tête du Devoir, le Canada est une nation souveraine et qui ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d'autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Et l'on ne compte plus les Anglais d’Angleterre qui ont plus ou moins explicitement depuis confirmé la déclaration de notre ancien vice-roi.Quant au motif de circonstance, si l'on peut dire, quant à la part que le Canada prend à la guerre, il n'a fait, avec le temps, que croître en importance.Chaque jour augmente le prix et le poids, en sang et en or, de notre participation.La motion de M.Roy n'avait recueilli que les suffrages de ses intimes, notamment de M.Dorion.de M.d'Anjou et des membres du Bloc populaire, M.Raymond en tête.Mais cela n'enlevait rien à sa valeur, ni à la puissance des motifs sur lesquels elle s’appuyait.Ÿ * * Cette année, la situation est changée.Pour une fois, on nous invite.Il est vrai qu’officiellcment.ce n'est pas pour une oeuvre de guerre, mais bien pour une oeuvre de paix, pout rédiger, dit la résolution King, la chatte d’un organisme général international pour le maintien de la paix et de la sécurité internationales.De prime abord, on ne voit pas bien pourquoi notre gouvernement aurait refusé d'accepter cette invitation.Comme l'an dernier, nous sommes un pays indépendant: comme l'an dernier, nous avons pris à l’effort militaire commun une part très considérable, — une part au-.4________________________________________________ i population française du pays sa juste représentation.Tout le lui commande: l’intérê’t de son parti tout autant que celui du pays.Il doit connaître assez notre groupe pour savoir que ce ne sont pas les sujets compétents qui lui manqueraient.* * * Le seul fait de la présence à San-Francisco, en face des délégués d’une quarantaine et plus de nations étrangères, des représentants du Canada, pays indépendant, quoique associé au Commonwealth des nations britanniques, de représentants qui, nous l’espérons, ne prendront leur mot d’ordre ni de la Grande-Bretagne, ni des Etats-Unis, ni de quelque autre que ce soit, sera déjà pour notre pays une haute et bienfaisante réclame.Il aidera à fixer sur la carte du globe notre image de nation souveraine.Nos délégués pourront d’ailleurs tenir là un rôle de premier plan.Le seul discours que prononçait hier soit M.Maxime Raymond laisse voir ce que pourraient faire à San-Francisco des hommes intelligents et renseignés, qui s'inspireraient des intérêts supérieurs, non seulement de leur pays, mais de l'humanité.* # * Les conséquences de San-Ftaneisco dépendront d’abord, comme beaucoup d’autres, de l’état d’esprit qui dominera en notre pays.Partout, à l’avenir, nous verrons s'affronter, avec leuts séries de conséquences logiques, les conceptions diverses que l’on peut se faire de l’avenir du Canada, Pour nous, on le sait, notre choix est fait.Nous voulons l’indépendance, non seulement théorique ct verbale, mais pratique et effective, du pays qui est notre seule pa- Nous aurons sûrement plus d’une fois encore 1 occasion de justifier ce choix.Nous n’y manquerons pas.2a-nr-45 °m.r ««DUX Li LA SESSION PROVINCIALE trésorier provincial présente un budget de $99,854,805 „ .¦¦ ¦¦¦ ^ 3our la prochaine année financière — Déclaration de M.Onésime Gagnon- Long débat sur le projet de loi relatif aux coopératives d'électricité Par Louis ROBILLARD Québec, 28-IIT-45 — Le trésorier rovinciaj a fait connaître à la hambre ses prévisions budgétai-es pour la prochaine année finan-ière; le total se chiffre par un eu plus de $90 millions.On en ouvera quelques détails plus bas.L’intérêt de la journée parlemen-lire d’hier a aussi porté sur le bill uiplessis desliné “à favoriser l’é-•ctrification rurale par l’entremise e coopératives d'électricité”.A la n des six heures de débat à ce suit, le président du comité plénier “rapporté progrès" suivant le ter-te consacré.Le progrès est pour» tnt très lent, puisque la discus-on n’a pas dépassé le stage de article troisième du bill 14 et il en ,'ste soixante.Neuf orateurs ont formulé leur pinion.Trois de la droite (MM.uplcssis.Barré et Alfred Dubé), t six de la gauche (MM.Fran-jeur, Dumoulin, Godbout.Cha->ult.Honoré Mercier et Wilfrid amel).M.René Chaloult déclare e nouveau que le bill Duplessis institue le meilleur projet d'élcc-ification rurale qu'on ait encore résinié devant la Législature.Les orateurs libéraux soutiennent our leur part que la mesure Du-tessis est inutile, inopérante, im- praticable, qu’elle favorisera plutôt les grosses compagnies et permettra au trust hydro-électrique de s’emparer des chutes d’eau qui nous restent, par l’entremise des coopératives que i’on veut former.M.Wilfrid Hamel, ancien minis-Ire des terres et forêts et parrain du bill de l’Hydro-Québec, affirme même que l'on trouve dans le bill Duplessis l'esprit et l’inspiration des trusts.Il affirme que M.Duplessis n’est pas le véritable auteur de la loi.Cette allégation fait bondir M.Duplessis qui offre à M.Hamel de mettre leurs sièges en jeu si M.Hamel peut prouver qu’une compagnie a inspiré le bill 14.M.Duplessis allègue que M.Hamel a reçu les conseils de M.P.-H.Bouffard, avocat des trusts pour son bill de l’année dernière sur l’hydro provinciale.Le bill Duplessis, dit M.Wilfrid Hamel, constitue la cinquième roue d’un carrosse, il crée un deuxième organisme inu-hle et dangereux, alors que la com-i mission de l'Hydro existe et est | formée de compétences; il met un fardeau trop lourd sur les épaules des cultivateurs; il offre aux cultivateurs une entreprise peu payan- te, tandis qu'il laisse la partie rémunératrice aux compagnies.C’est une loi essentiellement et purement de patronage, affirme pour sa part M.Godbout.De plus, elle est oiseuse puisque la loi Hamel qu'on ne supprime pas place tout un organisme à la disposition des cultivateurs et à des conditions plus faciles, poursuit le chef de l’opposition libérale.La présente loi répond à un besoin urgent, répond M.Duplessis.Elle facilitera le travail des cultivateurs; elle contribuera à garder les agriculteurs sur leurs terres en leur assurant un plus grand confort; elle fournira de l’ouvrage aux ouvriers au cours de la période d’a-près-guerre; elle met en lumière la nécessité de la solidarité nationale.(suite à la dernière page) Choses d’hier et d’aujourd’hui Il ne nous arrive guère de nous demander à nous-mêmes ce que nous sommes réellement; mais nous nous demandons sans cesse ce qu’on croit que nous sommes.MASSILLON Les communications constituent la principale difficulté L’actualité Les corneilles Les corneilles sont arrivées, toutes jui/euses et reluisantes dans leur toilette noire.Comme d'habitude elles nous annoncent te printemps par le seul cri qu’elles connaissent: Can, can, can.Si ce langage n’apporte pas beaucoup de musique dans notre vie, il nous annonce au moins l’espoir de beaux jours ensoleillés et vivants.Quand donc apparaîtra dans le ciel de notre paps la colombe portant la branche d'olivier?C’est Pâques bientôt.L’Eglise souhaitera la paix n tous les peuples de la terre.Partout dans le monde des alleluias s’élèveront d'ici-bas jusqu'au ciel.Nous chanterons pour exalter la paix de notre âme, mais la paix dans l’univers, quand donc l’exalterons-nous?La colombe, portant dans son bec le rameau d’olivier aux feuilles couleur d'espérance, quand donc passera-t-elle au-dessus des pags en guerre?Depuis des années déjà, elle n’a pris aucune envolée.Dans quelle arche se cache cette porteuse de paix et de bonheur?La terre est-elle si bouleversée qu’elle ne trouve où poser le pied?Nous avons hâte que s’éteigne la grande voix des canons.Nous avons hâte de voir reverdir l'herbe sur les champs de bataille et de voir les nations ennemies se tendre de nouveau la main.Nous soupirons après le jour heureux qui apportera encore la paix sur la terre mais regardant le ciel on ne voit pas la colombe.Mais toujours les noirs corbeaux qui tournoient au-dessus des immenses charniers d’où montent les cris de haine et de désespérance d’un monde qui agonise.EVE 28-111-45 Bloc - notes (p«r Emit* Btnoit») Le cas de la Pologne Doux députés libéraux à la Chambre des communes, le.Dr J.J.McCann, de Renfrew, et M.Arthur Roebuck, de Toronto, qui ne peuvent être suspectés, ni l’un ni l’autre, de nationalisme outrancier, qui ont toujours et entièrement appuyé le gouvernement de M.Mackenzie King dans sa politique de guerre; ont cru nécessaire d’élever la voix en faveur de la Pologne, pour le droit et l’intégrité territoriale de laquelle nous sommes, depuis cinq ans, plongés dans une guerre assez coûteuse en hommes et en argent.Ni l’un ni i’autre ne peut comprendre que nous abandonnions aussi complètement et aussi facilement la Pologne au sort que lui veut faire le gouvernement de Moscou.“L’homme ordinaire, l’homme de la rue, dit le Dr McCann, ne peut comprendre pourquoi l’Empire s’est lancé dans une guerre pour sauver la Pologne, si la Pologne ne doit pas être invitée à une conférence qui est maintenant convoquée (celle de San-Francisco) pour aiscuter des mesures qui doivent (Suite à la page 2) aÇe carnet du grincheux Les journaux citent le cas du juge Ulîerback, de Kansas City, qui siège depuis six mois, au salaire mensuel de $700, mais à ne rien faire du tout, parce qu'on lui refuse du travail.Le fait n’a rien d’extraordinaire.Nous en avons bien une cinquantaine qui sont à Ottawa, pendant six mois, à $4,000 qui pourraient faire quelque chose et qui ne le veulent pas! ¥ ¥ * On a donné samedi, à Calgary, ur.banquet en l’honneur d’une vache.Il ne faut pas s’en étonner, car depuis quelques années c’a été d'une occurrence plus fréquente qu’on ne l'imagine, notamment dans notre vie politique fédérale.* # Ÿ Les agents du gouvernement Übé-tal d’Ottawa ramassent les conscrits en rupture de camp.Ses députés j doivent songer avec nostalgie nu temps béni où les agents bleus de Meigben et de Borden faisaient la besogne, et aux belles majorités rouges que ça rapportait.* *.* C’est le temps où il y aurait crà-nerie pour les libéraux québécois à repi'endre ce beau cri de ralliement: “Rouges à Québec, rouges à Ottawa”.* * * Lors de la guerre de 1917, feu M.Arthur Sauvé, chef conservateur provincial,' avait répudié les bleus d'Ottawa.Aujourd’hui, c’est M.Godbout qui répudie les rouges d’Ottawa, et pour la même raison et sur la même question politique.âê Suivra-t-il les traces de son précurseur, en restant autant d’années que lui dans les joies de l’opposition?L» Grincheux M-W.4I Le général Eisenhower dit’ que, malgré les grands succès remportés, la guerre n'est pas finie et que les Allemands ne songent pas à capituler — L'offensive russe vers l'Autriche La 1ère armée etatsunicnne continue d'avancer vers l'est; ses avant-gardes sont aujourd'hui dans la région de Giessen, à environ 60 milles du Rhin et à moins de 225 milles de Berlin.Les unités blindées du général Hodges ont dépassé Wetzlar au cours de la nuit; l'infanterie motorisée suit de près et dispose des unités allemandes isolées par l'avance des chars.Les opérations de cette armée et de la Be sont l'objet d'une censure sévère, de sorte qu'il est difficile de se rendre compte de leurs progrès.Elles sont sur le point de faire leur liaison et d'établir un front continue au delà du Rhin, car une colonne de la 1ère armée se dirige vers Francfort-sur-le-Main où les troupes du général Patton combattent et ont déjà pris l'aérodrome, le deuxième d'Allemagne en importance.La 1ère armée est aussi ù moins de cinq miiles de Wiesbaden, près du Rhin, où la jonction avec la 3e armée va fermer un piège de 45 milles de longueur près du fleuve.La radio allemande rapporte que la 3e armée est rendue à Gemünden, sur le Main, et à environ 150 milles de la frontière de Tchécoslovaquie.Selon Berlin, des colonnes de cette armée menacent les grandes villes de Nuremberg, de Wurzbourg et de Fulda, ce qui indiquerait que certaines ont dépassé Gemünden.Si ces craintes de Berlin sont fondées, la situation est donc extrêmement confuse, et l'on peut s'attendre à ce que la 7e armée étatsunienne, qui a passé le Rhiif près de Carlsruhe, tente avec l'aile droite de la 3e, un mouvement tournant derrière le secteur sud du front allemand en face de l'Alsace-Lorraine.Une dépêche du front signale que les 1ère, 3e et 7e armées ont établi leur jonction au delà du Rhin.La 7e armée est à dix milles à l'est du Rhin et occupe un front de 19 milles; elle assiège Mannheim et a pris une banlieue de cette grande ville: Ludwigshafen; elle a coupé la route Francfort-Mannheim.Selon la radio de Paris, des chars étatsuniens ont franchi le M6in à Aschaffenburg, ont dépassé la ville bavaroise de Wurzbourg et ne sont qu'à 30 milles de Nuremberg.Dons la région de la Ruhr, la 9e armée étatsunienne est à 14 milles à l'est du Rhin et à moins de deux milles de Dorsten; die a pris la ville de Hulton, ainsi que Wehofen, banlieue nord de Duisbourg.Plus au nord, la 2e armée britannique a avancé de sept milles vers l'est.Une colonne se dirige vers la capitale de la Westphalie, Münster, et n'est qu'à 32 milles de cette ville.Une autre colonne est à trois milles de Borken et à 23 milles à l'est du Rhin, et une autre, qui se dirige vers la forteresse de Sbienen, prise par les Canadiens, s'est emparée d'Erle et d'Altchembek.Les Canadiens, qui occupent le secteur nord du front, ont pris Vrasselt, sur le Rhin, à deux milles et demi d'Emmerich.C'est dans cette partie nord du front que les Allemands résistent le plus énergiquement, devant le 2e groupe d'armées formé par ia 1ère armée canadienne, la 2e armée britannique et la 9e armée étatsunienne.L'OPINION D'EISENHOWER Le généralissime allié au front de l'ouest a tenu une conférence de presse hier à Paris à son retour du front.Il a dit que l'armée allemande au front de l'ouest est une armée battue et que l'avance des forces alliées au delà du Rhin est limitée surtout par le problème du ravitaillement.Il a ajouté cependant que les succès considérables de ses armées n'empêchent pas l'ennemi d'organiser un front à un point où les lignes de communication alliées sont tendues à l'extrême limite.Il ne considère pas que la guerre est terminée, car, dit-il, nul ne sait ce que les Allemands feront dans leur propre pays, et ils font un grand effort.Quant à la fin de la guerre, le général Eisenhower ne croit pas qu'il se produise une reddition sans conditions après négociations, mais qu'il y aura une reddition sans conditions imposée.Les Alliés au front de l'ouest et les Russes au front de l'est avanceront de façon à occuper chacun leur part de l'Allemagne; alors que les Allemands, le sachent ou non, les Alliés sauront qu'ils auront atteint leur objectif de reddition sans conditions.Au sujet du ravitaillement des armées à l'est du Rhin, le général a dit que le défaut de lignes ferroviaires limite l'offensive pour le moment.Un pont militaire s'installe en dix heures; mais pour construire un pont ferroviaire il faut beaucoup plus de temps.Ce qui limite actuellement l'avance alliée, c'est la longueur maximum des lignes d'approvisionnement par camion au delà du point ultime où se rendent les chemins de fer.Cependant, il n'a.pas voulu révéler cette distance maximum parce que cela pourrait aider l'ennemi.C'est une distance plus considérable que le public pourrait le penser; mais cela ne permettrait pas aux armées de l'ouest de se rendre jusqu'au front russe actuel.Le général estime que les Allemands ont subi une défaite grave, mais i! n'a pas vu de signe de leur capitulation.Il a mis les correspondants en garde contre un optimisme exagéré au sujet de la fin de la guerre.Il considère qu'il y a encore de durs combats à l'horizon.On a demandé au générai s'il se peut que les Allemands portent leurs forces à l'ouest et laissent entrer les Russes à l'est.Il a répondu: Je ne sais pas qui les Allemands considèrent comme leur pire ennemi.LES PROJETS DE HITLER Une dépêche de l'Agence de presse allemande libre, venant de Stockholm, rapporte que Heinrkh Himmler a ordonné l'évacuation de Nuremberg, et a réquisitionné des voitures pour le transport à Berchtesgaden des archives du parti et du congrès naziste qui sont dans cette ville.D'autre part l'agence D.N.B.annonce que Berlin »era évacué et qu'on en fera sortir toutes les personnes dont la présence n'est pas nécessaire dans la capitale; cette nouvelle est venue en même temps que l'annonce d'un nouveau bombardement de jour sur Berlin par les bombardiers étatsuniens, à la suite du bombardement de la nuit dernière par les aviateurs britanniques.Les mesures prises à Berlin et à Nuremberg indiquent que l'enremi ne songe pas à capituler; le déménagement des archives nozistes ne signifie pas nécessairement que les chefs de l'Allemagne vont se retirer dans la forteresse de Berchtesgaden.Comme Nuremberg est menacé il est normal qu'on transporte ces documents ailleurs.Si les Allemands songent sérieusement à une résistance clandestine après la défaite militaire, il est possible que les chefs du pays se réfugient à l'étranger.Un correspondant de l'"Associated Press" à Moscou rapporte aujourd'hui que, selon un diplomate roumain, qui revient de Tokyo dans son pays, les Japonais s'attendent à l'arrivée imminente chez eux de Hitler, Himmler et Mussolini.Ce diplomate, M.Victor Gutxulesco, a ajouté que les Japonais attendent ces trois personnages depuis quelque temps déjà et qu'ils ne sont pas du tout enchantés de les recevoir, car ils craignent que cela aggrave encore leur situation.M.Gutxulesco rapporte que les Japonais se sentent battus et que ceux qu'il a rencontrés ne croient pas à la propagande officielle de leur pays.Mais le diplomate estime que les Japonais ne capituleront pas et vont résister aussi longtemps qu'ils le pourront.EN HONGRIE Le front de l'est, dans sa partie allemande, demeure stationnaire, et il se peut que les Russes n'entreprennent pas de grandes opérations d'ici quelque temps à cause des difficultés de communications c travers la Pologne pendant le dégel.Si le front de l'ouest était complètement enfoncé et que toute la résistance croulât, l'armée rouge reprendrait peut-être quand même l'offensive, mais les choses n'en sont pas encore là.Cela ne veut pas dire que le front Oder-Neisse soit calme, car la radio allemande dit que les troupes soviétiques ont franchi l'Oder à un nouvel endroit au nord-ouest de Küstrin, et que ce qui reste de ia garnison allemande de cette forteresse continue une résistance acharnée.Mais le communiqué de Moscou parle surtout des opérations qui se déroulent en Hongrie et qui peuvent avoir pour la durée de la guerre une importance aussi grande que la prise de Berlin.Avant l'offensive soviétique sur la Vistule, les Russes avaient avancé au nord du Danube jusque devant Komarom, sur la route de Bratislava et de Vienne.Mais en décembre, en même temps que leur offensive des Ardennes, les Allemands avaient attaqué en Hongrie, avec des forces assez considérables.Ils n'onf pas réussi à dégager la garnnon de Budapest, mats au cours du mois de janvier ils ont repoussé les Russes jusqu'au Danube.Ces opérations ont été suivies par une période d'orrêt; puis il y a deux semaines les Allemands ont de nouveau attaqué les Russes au nord et à l'est du lac Balaton.Mais il ne s'agissait vraisemblablement que d'une manoeuvre pour permettre la retraite de 13 divisions allemandes qui ont retraité graduellement de Yougoslavie vers le nOrd.Les Russes ont ces jours derniers repris l'initiative et sont rendus aujourd'hui tout près de l'Autriche.La radio de Moscou dit que les Allemands reculent dons la plaine hongroise, entre le Danube et le lac Balaton.La 3e armée ukrainienne du maréchal Tolboukhine o pris hier la ville de Tet, et est rendue à 23 milles de la frontière autrichienne; Vienne est à 38 milles au delà de cette frontière.Cette armée a pris Kisber et menace ainsi d'encercler Komarom et Gyor, deux forteresses essentielles à la défense de Vienne.Komarom est au confluent de la rivière Vah et du Danube, et Gyor au confluent de la Raab avec le même fleuve; la Vah est un affluent de la rive nord qui va jusqu'en Slovaquie et la Raab s'étend au sud dans la plaine hongroise jusqu'à la frontière yougoslave.Après l'enfoncement du front du Danube l'automne dernier, les Allemands avaient établi leur front sur le lac Balaton et les collines Bakony; cette ligne est maintenant entamée et l'ennemi va probablement tenter de tenir sur un front formé au nord par la Vah et ses tributaires et par le Danube, et au sud par la Raab et ses tributaires qui partent des Alpes.Cette région est solidement fortifiée et les Allemands vont la défendre avec énergie s'il est vrai que les chefs nazistes veulent faire de l'Autriche et du sud de l'Allemagne leur bastion de résistance ultime.A cause de cela ces opérations de Hongrie prennent une grande importance tout comme la pénétration de la 3e armée étatsunienne à l'extrémité ouest de cette zone.Mais on peut se demander si le front allemand de Hongrie ne sera pas débordé par le nord.Car en Silésie, la 4e armée ukrainienne du maréchal Petrov, et la 1ère armée ukrainienne du maréchal Konev se sont soudées et continuent l'offensive commencée la semaine dernière au nord de la Bohême et de la Moro-vie, sur un front de 80 milles.Cet assaut porte contre les Sudètes, mais l'aile gauche de ces troupes se dirige vers la Porte morave, qui donne sur le couloir de Moravie, région de pleine entre les montagnes de Bohême et les Carpothes de Slovaquie.C'est donc une nouvelle menace contre Vienne.— Paul SAURIOL M-nt-45 EN PAGE 2: — M.Maxime Raymond estime que le Canada doit être représenté à San-Francisco (chronique parlementaire), par M.Pierre Vigeant.4 l IS DEVOIR, MONTREAL MERCREDI 28 MARS 1945 VOLUME XXXVI — Nd n l iLci session ^ed^role #i^ ^ ^ , M.Maxime Raymond estime que le Canada doit être représenté à San-Francisco i|| repousse la thèse des "Indépendants" — ^ La délégation doit représenter un Canada libre et indépendant — Le fossé qui se creuse entre le Bloc populaire et le groupe des Indépendants r Ottawa.28-III-45 — M.Maxime Raymond, le chef du Bloc populaire, a remporté ce soir, aux toutes dernières heures du débat sur la politique étrangère, un vif succès personnel.Il a mis en pièces dans un vigoureux discours la thèse abstentionniste échafaudée par M.Fre-lidéric Dorion et les “Indépendants et heureusement défini la politique !que devrait suivre à la conference de San-Francisco la délégation qui représenterait un Canada libre et indépendant., , .Le fossé qui s était creuse a la session extraordinaire de l’autom-ne dernier entre le Bloc et les “In-dépendants” s’est élargi au point de devenir presque infranchissable.M.P.-J.-A.Cardin, l’ancien ministre des Travaux publics, que la rumeur désignait depuis longtemps comme le futur chef des “Indépendants”, s’est abstenu de participer au débat.En exposant la fausse manoeuvre à laquelle les "Indépendants s’étaient laissé entraîner, M.Raymond a vraisemblablement porte un rude coup au prestige du mouvement et de son chef parlementaire, M.Frédéric Dorion.A la fin de la session extraordinaire, M.Raymond s’était vu rejete sur la défensive par les “Indepen- nalismc de la part des “Indépendants”, il s’est résolument lancé à l’attaque ce .soir et il parait bien avoir finalement disposé de l’attaque adverse.Après avoir clairement défini le sens et la portée de la résolution du premier ministre, M.Raymond a mis les “Indépendants” en contradiction flagrante avec eux-mêmes.U a rappelé la résolution présentée par M.Roy, le 8 février t!)44 pour dénoncer le fait que le Canada n’avait pas participé aux conférences interalliées.Il a rappelé que les députés du Bloc ont appuyé cet amendement de MM.Roy et Dorion et qu’ils demeurent fidèles à leurs réclamations d’il y a un an en approuvant la participation du Canada à la conférence de San-Francisco.Si le Vatican n’a pas été invité à la conférence, dit-il, si l’on croit que les grandes puissances dominent la conférence, c’est une raison de plus d’y aller afin d’augmenter le nombre des petites et moyennes puissances et de faire échec aux desseins égoïstes des grandes puissances.C’est une drôle de logique que de réclamer une réforme internationale et de se dérober quand on est convoqué pour en discuter.Le Pape Pie XII a dants” qui l’accusaient d’avoir ap- en mseuter.i.e rape ne ai a rouvé la conscription en votant d ailleurs donne des directives ciai-pn faveur du sous-amendement res sur 1 organisme a creer pour as- en faveur du -., , , lean et d’avoir approuve la parti- surer la paix dans le monde, cipation en 1939.Iæ chef du )31oc _ Sur le fond de la question, M.populaire a pris ce soir, une écla- .ante revanche.Un peu décontenance en novembre par cette concurrence imprévue, par cette surenchère de natio- Âvis de décès GOSSELIN.— Au Sault au Récollet, le 27 mars 1945, à l’âge de 22 ans, est décédée Irène Gosselin, fille bien-aimée de J.-N.Gosselin et d’Albertine Gadoury.Les funérailles auront lieu vendredi.Le convoi funèbre partira des salons mortuaires Lorenzo Lebeau, 479 boni.Crémazie est, pour se rendre à l’église de la Visitation du Sault au Recollet, où un libéra sera chanté à 2 heures.Le service funèbre sera chanté le 3 avril à 9 heures, et de là au cimetière du même nom.Parents et amis sont priés d y assister sans autre invitation.I Nécrologie BERGERON.— A Montrèat, le 27, A 62 ans, Georges-Emile Bergeron.BOURDON.— A Montréal, le 26.à 11 ans, RI ta, fUle de M.et Mme Lorenzo Bourdon.PORTIER — A Montréal, le 26.à 44 ans, Mme Allred Fortier, née Roy.Clara GAUTHIER.— A Montréal, le 26, a 90 ans, Malvina Gauthier.BAUDRY.— A Montréal, le 26, Mme veuve Louis Baudry.née Mélançon, ExUda.GIROUX.— A Montréal, le 27, à 50 ams, Maria MoKenven, épouse d'Hector Gl- °OOUDREAU.— A Montréal, le 26, A 24 ans, Roger Goudreau.Ills d'Albert Gou ¦ d recul.JOliltf.— A Montréal, le 26, à 68 ans, Fridolln Joiin, époux de feu Emilie Mar- tlILAMARCHE.— A Montréal, le 26 à 62 ans, Joseph Lamarche, époux de Puriasl-ma Paré.LAROSE.— A Montréal, le 26, A 31 ans, Mme Isidore Laroee.née Lacroix, Malvina.LIMOGES — A Longueull, le 26, A 39 ans, Gertrude Bessette, épouse de Willy Limoges., „„ , LONGFRE.— A Charlemagne, le 26, A 69 ans, Louis-PhUlppe Longpré, époux de Blanche Beauchamps.MELANÇON.— A Montréal, le 26.A 34 ans Mme Théo.Mélançon, née Dufresne, Rolande.PRIMEAU.— A Saint-Anlcet, le 28.A 81 ans, Michel Pruneau, époux de Marte-Loulee Saulnler.RAYMOND.— A Montréal, le 26.A 63 ans, Mme veuve Pierre Raymond, née St-Georges.Marie.ROBERT.— A Montréal, le 26.A 78 ans.Mme J.-P.Robert, née Lolanne, Rose de Lima.____ ROUSSEAU — A Ormstown, le 26, A 75 ans.Aristide Rousseau, époux de Fablola Boulanger.A L'ETRANGER A Providence, R.-ï., John Rhodes Dennis, manufacturier du textile.A New-York.Isaac Guzy, vice-président et fondateur des magasins Mangel Stores A Londres, le R.Père Henri Le Cleacq, prêtre bénédictin.Pendant quarante ans 11 fouUla les vieux manuscrits du British Museum afin de compiler de l’archéologie chrétienne.A Niagara Falls.N.-Y.Harry-D.Suitor, membre républicain du Congrès.Imprimés de deuil WiMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimis om gravi* Prb» Pt tpdclmpns sur demand* L'Imprimerie Popplaire.Limité* 430, Netre-Dam* est, Montréal \ Téi.BEIair 3361 CALENDRIER 3e mois MARS 31 lours Demain: MERCREDI 2* MARS 1945 Demain: JEUDI 29 MARS 1945 JEUDI SAINT Lever dn soleil.5 h.47.Courber du soleil.6 h.24.Lever de la lune.7 h.21.Coucher de la lune, 6 h.41.Nouvelle Lune, le 13.à 10 h.51m.du soir.Premier Quartier, le 20, à 2 h.11m du soir Pleine Lune, le 28.à » h.44m.du soir.MARS 1945 Dim.Lun Mar.Mer Jeu.Ven G DO.6 • \L li » l’O20 ® F- J1 1 2 4 5 6 7 8 9 ill 12 13 14 15 16 118 19 20 21 22 23 25 26 ! ! « 28 29 30 Sam 10 17 24 31 Raymond a rappelé qu’il avait défi ni l’attitude du Bloc Populaire dans une déclaration donnée au Mac-Lean’s Magazine et préconisé la participation du Canada, proportionnée à son importance et à ses intérêts, à une institution internationale qui aurait les caractères d’une véritable société des nations.Il a déploré l’absence du Vatican, d’Etats neutres comme la Suisse, la Suède, le Portugal et l’Irlande et surtout de la Pologne à la conférence de San-Francisco en disant que le premier ministre du Canada devra faire les réprésentaations qui s’imposent.H a demandé que le conseil de sécurité prévu par les propositions de Dumbarton Oaks soit plus représentatif et que l’on retire aux grandes puissances le droit de veto sur ses décisions.Il a dénoncé les accords de Yalta et réclamé l’interdiction de l’exportation des armements.Il a enfin insisté sur le fait que les problèmes d’après-guerre seront surtout d’ordre sotial et économique en précisant que la paix véritable ne peut exister que si l’on satisfait à tous les besoins dans l’ordre et la justice.L’attaque de M.Raymond a semblé dérouter les “Indépendants”.M.Dorion est demeuré derrière les rideaux pendant la plus grande partie de soq discours, à conférer avec ses lieutenants et ce fut un va-et-vient continuel parmi les chefs et députés du groupe.Les députés libéraux québécois prenaient évidemment un malin plaisir à souligner de leurs applaudissements les meilleurs passages du discours de M.Raymond pour ajouter au désagrément des “Indépendants”.Ce fut M.Sasseville Roy, le député de (laspé, le seul du groupe qui restait libre d’intervenir parce qu’il n’avait pas encore participé au débat, qui s’est efforcé ne répondre au chef du Bloc, après un répit que lui offrait le député crédi-istj Hnnsell, qui le suivait sur la liste des orateurs.On a rapporté que M.Dorion voulait profiter de l’amendement que M.Hansell devait proposer au nom de son parti pour prononcer un second discours et répondre à 5!.Raymond.M.Hansell a bien soumis (’amendement prévu, qui visait à sauvegarder la souveraineté du Canada et à dénoncer l’accord monétaire de Bretton-Woods, qui soumet l’économie du pays à un contrôle étranger, mais le président de la Chambre a rejeté l’amendement.M.Sasseville Roy a donc été chargé de répondre à M.Raymond.Il s’est contenté de quelques phrases assez confuses où il a salué l’entrée de MM.Lacombe, Lacroix et d’Anjou chez les Indépendants, comme un gage de victoire à la prochaine élection, où il a manifesté sa surprise de voir M.Raymond chercher une contradiction entre une attitude passé et un discours pas encore prononcé.Dans la partie de son discours qui était préparée à l’avance, M.Roy a battu quelque peu en retraite au nom de son groupe en disant que leur opposition à la participation du Canada à la conférence de San-Francisco n’en est pas une de principe, mais qu’elle se fonde sur les méthodes condamnables auxquelles recourent notre gouvernement et les grande* puissances, sur le fait que la paix n’est pas encore faite et que le Parlement actuel n’a lias de mandat pour engager l’ave?nir du Canada.M.Roy a répondu à l’accusation de séparatisme du ministre des Pêcheries, M.Ernest Bertrand, en rappelant la motion Francoeur qui demandait la séparation du Québec du reste du Canada au temps de l’autre guerre.Il a exprimé l’avis que les députés devraient être fixés sur une foule de points qui demeurent obscurs avant d’être en mesure de sc prononcer sur la participation de notre pays à la conférence de San-Francisco.Personne ne s’est levé pour poursuivre te débat après le discours de M.Boy et plusieurs députés ont réclamé le vote.M.Armand Choquette, député du Bloc populaire de Stanstead, qui ne devait parler que le lendemain a alors prononcé un bref discours dans le même sens que M.Raymond.Quelques députés, dit M.Choquette, ont prétendu au cours du débat que notre participation à la jflBtërtmt Us SaaiEfMsiiM iigsi-,.fierait que nous devrions à 1 avenir participer à toutes les guerres.Je ne vois pas que le fait d’assister à une conférence pour discuter l’établissement d’une organisation internationale pour le maintien de la paix puisse nous engager plus que si nous restons chez nous.J’ai été élu contre la politique de guerre du gouvernement actuel, je reste opposé à la participation de notre pays à ce conflit ruineux, j’ai voté contre la conscription et les cadeaux d’un milliard, mais j’approuve le principe d’un organisme international pour le maintien de la paix et je ne vois aucune objection à ce que le Canada participe à la conférence de San-Francisco comme pays libre et indépendant en tenant compte de nos intérêts.J’estime plus important pour notre pays d’être représenté à San-Francisco que d’assister aux conférences du Commonwealth britannique qui sentent trop l’impérialisme.Je suis d’avis que nous devons toujours avoir les mains libres.Je n’ai pas approuvé les mesures de guerre du gouvernement, mais j’approuve les mesures de paix et celle-ci en est une.Après le discours de M.Choquette, le premier ministre Mackenzie King a ajourné le débat.Cela signifie que le premier ministre répliquera aux arguments de l’opposition pour clore le débat au début de la séance de demain et que le vote se prendra vers le milieu de l’après-midi.On peut prévoir que les cinq députés du groupe des ÜP PB seuls à voter contre la résolution du gouvernement.Les orateurs de la journée ont été MM.R.-B.Hanson, député conservateur de York-Sunbury, Brooke Claxton, ministre de la Santé et du Bien-être, Norman Jaques, député créditiste de Wataskiwin, le Dr IL-A.Bruce, député conservateur de Toronto-Parkdale, M.Vincent-J.Pothier, député libéral de Shelburne-Yarmouth, Maxime Raymond, E.-G.Hansell, député créditiste de MacLeod, J.-W.Burton, député CCF de Humbold, Sasseville Roy et Armand Choquette.M.Potticr, le seul député de langue française de la Nouvelle-Ecosse, a prononcé un bon discours où il a montré que le Canada et les autres dominions pourront probablement occuper par rotation un siège au conseil de sécurité comme au conseil de l’ancienne Société des nations, au lieu d’un seul siège pour le Commonwealth comme le voudraient les conservateurs et où il a dénoncé le danger de l’idéalisme qui dégénère en pacifisme.Il ne faudrait, pas jeroire, dit-il, que les nations vont cesser de se quereller après la conférence de San-Francisco, mais il faut travailler à limiter les dégâts.La séance de l’après-midi a été occupée par un bon débat partisan entre conservateurs et libéraux, ponctué d’interruptions et d’applaudissements.La discussion a surtout roulé sur les propositions de lord Halifax, pour faire du Commonwealth une grande puissance fédérée.M.Hanson a reproché au gouvernement d’avoir^ écarté ces propositions sans même vouloir les étudier.M.Claxton a reproché à M.Hanson de vouloir détruire le travail .accompli par feu sir Robert Borden, qui a eu tant de difficultés à nous obtenir une représentation distincte aux conférences internationales.Le débat a encore roulé sur l’isolationnisme, M.Hanson ayant reproché à M.King d’avoir prêché pendant 25 ans une politique qui consistait à se dérober à tous les engagements internationaux.Après avoir obtenu de la Chambre la permission de poursuivre son discours au delà des 40 minutes réglementaires, M.Hanson a fini par agacer le premier ministre King qui l’a interrompu pour lui demander pourquoi il supposait que le Canada n'appuierait pas le Commonwealth après ce qu’il a fait pendant la guerre.M.Hanson a insinué que M.King avait fait imprimer son livre Canada at Britain’s side aux frais de l’Etat et .M.King a rétorqué que ces remarques étaient bien caractéristiques de la manière du député de York-Sun-bury.M.Brooke Claxton a provoqué les Bloc - notes (suite de la première pane) assurer la sécurité dans le monde”.i Citizen, qui fait partie de la chaîne des Journaux SoDlham, se scandalise et s’indigne de tels propos : il les tient pour un affront a la Grande-Bretagne, dans sa poli-Lnue .de collaboration avec les Etats-Unis et l'Union soviétique, en vue de Rétablissement d’un gouvernement stable en Pologne.Et ce même journal ouluouai.s adresse des compliments sans réserve au ministre des Pêcheries, M.Ernest Bertrand, qui a voulu et sans doute cru répondre péremptoirement à ses deux collègues ontariens, en prétendant que le Canada n’est pas entré en guerre seulement pour défendre la Pologne mais pour défendre sa peau et ]a peau de vingt-quatre autres pays, en justifiant de plus, à sa façon, l’attitude de la Russie à l’endroit de la Pologne.’"Alors que la Russie était désespérément faible, dans les jours qui ont suivi la révolution, dit M.Bertrand, les Polonais ont reporté leur frontière très loin à l’est.C’est ce que Staline veut corriger aujourd’hui.Si ce n’eût été de l’armée russe, la Pologne serait retombée en esclavage, comme avant 1919”.Il n’est certes pas nécessaire d’être grand clerc ni même ministre des Pêcheries dans le gouvernement de M.King, pour avoir compris depuis longtemps cjue la Polo- Initénpndants*” seront les i 8nc n’a été qu’un prétexte à la nou-inuepennants seront les ve|je aventure f|u Canada dans une guerre de la Grande-Bretagne et de l’Empire.Mais la façon qu’a su prendre M.Bertrand pour lâcher aussi bellement la Bologne, en justifiant M.Staline, manque peut-être d'un peu d’élégance.Le ministre est bien payé en retour:, il reçoit des compliments du Citizen.Modestie M.Bertrand, quand il parle comme ministre et qu’il veut parler en notre nom collectif, ne manque-t-il pas aussi d’un peu de modestie?A l’entendre et à l’en croire, le Canada entreprenait, en septembre 1939.de sauver sa peau et la peau de vingt-quatre autres pays.Le contribuable canadien, celui-là surtout qui est en même temps conscrit pour service militaire n’importe où, serait sans doute fort curieux de connaître ces vingt-quatre pays.Le ministre, qui doit être très fort en géopolitique, les pourrait-il nommer?Quoi qu’il en soit, si nous ne réussions pas mieux en définitive dans le cas hypothétique des vingt-quatre que nous n’avons réussi dans le cas de la Pologne, ça ne serait pas très brillant, il n y aurait pas de quoi nous vanter.Mais la modestie ne paraît pas une vertu très en vogue dans le chaos que la guerre nous vaut aujourd’hui.M.Bertrand fait du Canada le sauveur de vingt-quatre nations.Une feuille tory "d’Ottawa, le Journal, assigne au Canada un rang et un rôle un peu surprenants: ‘ILa position du Canada à la conference de San-Francisco, écrit-il sans humilité, sera différente de celle de la plupart des puissances moyennes, de nations telless que la France, le Brésil, la Norvège, les Pays-Bas et la Belgique.” Excusons-nous du peu: le Canada sur un plan supérieur à des pays comme la France (42,000,t}pô de population) et le Brésil (45.000,000).Les Trois Grands (Grande-Bretagne, Etats-Unis et Russie) finiront sans doute par comprendre la nécessité dfe, nous admettre, de plain-pied avec eux, au Conseil de la sécurité.Le malheur, c’est que des propos dans le genre de ceux du ministre des Pêcheries et de l’Ottawa Journal sont trop tristes pour qu’on en puisse rire.Emile BENOIST 28-III-45 ___ Les écoles anglaises de Ville-Saint-Laurent Un groupe de contribuables protestants de ville Saint-Laurent, a l’issue d’une réunion tenue hier soir, ont adopté à l’unanimité une résolution demandant aux commissaires de la Commission locale des écoles protestantes de déléguer leurs pouvoirs à la Commission cen-écoles protestantes de applaudissements nourris des ban- i!^0.^es rtiikvtfoc tva î ta i a! i ne ta o r* 11 ta /-» /-JA -’lOli ï iCcl 1.quettes ministérielles par une défense passionnée et agressive du premier ministre King et de sa politique.Pierr# VIGEANT Assemblées, conférences, banquets.au)ourd’ftui Club Saint-Laurent-Kiwanis.— Causerie du R.P.Mailloux, O.P., à l’hôtel Ritz-Carlton, à 12 h.30.Electrical Club.— Causerie de M.Léo-B.Cassidy sur la pèche et la chasse du Quéibec, à l'hôtel Queen’s, à 12 h.40.* * * Rotary Club de W’estmount.— Causerie de M.McGiverin sur le caoutchouc, à Victoria-Hall, à 12 h.45.* * Ÿ Association des ingénieurs de Montréal,.— Réunion d'affaires au no 4110 boulevard de la Salle, à 8 h.15.^ _ Le prix Laënnec Le comité provincial de défense contre la tuberculose, à la suggestion de son nouveau président, le Dr Roland Desmeules, vient d'instituer un prix Laënnec, qui sera décerné chaque année à trois étudiants en médecine, un de Montréal, un de Laval, et un de McGill, qui sortiront vainqueurs d’un concours spécial de phtisiologie.Si les commissaires de Saint-Laurent se rendent à cette demande, ce sera la neuvième commission scolaire protestante locale qui s’affilie au Montreal Protestant School Board.Seules les villes de West-mount et d’Outremont seront encore autonomes, au point de vue de leurs écoles.a , , Retour du général Odium Tchoungking, 28 C.P.câble).— Le major-général Victor Odium, ambassadeur canadien en Chine, est revenu à Tchoungking aujourd’hui après avoir passé quelques mois au Canada.Nouvelles industries pour la métropole M.Volmore Grotton, du Conseil économique, entrevoit un grond développement industriel M.Valmore Gratton, directeur du conseil économique de Montréal, a déclaré hier que la métropole connaîtra dans l’après-guerre un déve-loppement industriel qui éclipsera tout cc qu'elle a connu dans son histoire.Au cours d'une entrevue accordée hier à des journalistes, M.Gratton a donné certaines statistiques sur rétablissement de nouvelles industries à Montréal et sur le développement de certaines autres.Plusieurs industries songent à s’établir à Montréal, dit M.Gratton.Plusieurs d’entre elles viennent des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et les immeubles qu’elles devront construire dans notre ville emploieront des milliers d’ouvriers de la construction et des métiers connexes.La valeur totale des constructions dont les plans sont entièrement terminés est d’environ ÜS4,-500,000.D’autres plans préliminaires sont déjà faits pour $1,SOU,000 de construction.Les entreprises industrielles sont intéressées à s’établir à Montréal, selon M.Gratton, à cause de la facilité des moyens de transport et de la proximité des marches de matières premières.Actuellement, la majorité des entrepreneurs ont opté pour les quartiers St-Jean et Ste-Anne, mais d’autres industries s’établiront ici et là dans la ville.Plusieurs industriels ont demandé au conseil économique de Montréal des renseignements sur notre ville.M.Gratton conclut l’entrevue en affirmant qu’il n’y aurait rien de surprenant à ce que d’ici quelques années, l’on construise pour $lü,000,(KM),0,00 de nouvelles industries à Montréal.________ Une question importante pour les cultivateurs Beaucoup de cultivateurs ont de l’argent en caisse et en banque.Qu’en feront-ils?De quelle façon utiliseront-ils ces fonds disponibles?C’est là une grosse question dans l’administration de la ferme à l’heure actuelle.Doit-on dépenser cet argent maintenant ou le garder?Il semble que la décision la plus sage serait de le garder.Le cultivateur qui met le plus possible d’argent de côté maintenant sera en mesure de mettre ses plans ^ exécution après la guerre.Avec les épargnes qu’il accumule maintenant il pourra améliorer sa ferme, l’arranger de façon que la vie soit plus aisée, le travail plus facile.Il aura aussi une réserve pour les mauvais jours.L’expérience du passé constitue une leçon éloquente à ce sujet.11 y a environ 25 ans, la demande de produits agricoles était aussi vive qu’elle l’est actuellement.Les prix, qui n’étaient pas réglementés comme ils le sont dans cette guerre, montèrent rapidement et atteignirent des hauteurs vertigineuses.Les cultivateurs faisaient beaucoup d’argent, et ils le dépensèrent sans compter dans les dernières années de la guerre 1914-1918 et pendant quelque temps après, Ils achetèrent à gros prix de la terre, des machines et toutes sortes de marchandises et, en ce faisant, firent monter les prix encore plus haut.Le jour de règlement de comptes arriva dans les années qui suivirent 1930.La dette accumulée pendant la période antérieure devint l’un des plus gros fardeaux des années de la crise.Pendant la premiere guerre mondiale, les cultivateurs se sont endettés; dans la guerre actuelle ils ont acquitté leurs dettes.Cette fois ils se sont servis de leur surplus de revenu pour améliorer leur situation et ils l’ont améliorée à tel point qu’üs sont sûrs de pouvoir faire honneur à leurs obligations à l’avenir, sous forme de paiement d’intérêt et de princi- Pal- , * .Et tout en acquittant leurs det- P RES CRI i CHIMISHI \ VOMI DlSPOStlIUO ty A&uuüa rQf najua SERVICE JOUR et NUIT PUQRfllACIE dlOOTREOL M*uil «Mnat n AU mono»_ Charles Duquette, propriétaire HA.7251 JOUR 4 nui T tes, les cultivateurs ont mis de côté de grosses sommes d’argent.S’ils se montrent sages, ils ne dépenseront pas ces économies dans Rachat d’autres terres, quelle que soit la tentation de le faire; ils les mettront plutôt dans de bonnes obligations comme les obligations de la victoire, afin de pouvoir, dans la période d’après-guerre,) se procurer ces choses qu’ils ne trouvent pas aujourd’hui mais qu’ils trouveront alors et qui leur permettront d’améliorer leurs conditions d’existence.Le notariat M.Blanchard, notaire et député de Terrebonne, a présenté hier soir un bill modifiant le code du notariat par lequel l’Ordre du notariat abolit le stage d’une année instituée pendant quelque temps et imposée pour l’admission à l’exercice de la profession notariale.Les quintuplettes Turner Washington, 28 (A.P.) — Trois des quintuplettes d’une jeune femme noire de 3(5 ans, sont mortes 4 heures après leur naissance.Une autre est mort-née.La cinquième de ces enfants nées trois mois avant terme, peut probablement être sauvée, 'dit le Dr A.-P.Allen.La mère est Mme Ada-H.Turner, femme d’un' commis du bureau des standards des Etats-Unis.Le Dr Allen a déclaré que toutes les enfants étaient normales sauf pour ce qui est du poids.Elles pesaient une livre et demie.Mme Turner téait déjà la mère de deux jumeaux et de huit autres enfants.La Vie Catholique par le R.P.A.-D.SERTIUANGES Le public sera heureux de retrouver une telle publication épuisée depuis d* nombreuses années.Sertillange* nous trac* un programme de vie pour réaliser un véritable ordre nouveau international.Il trait* la vl* sous tous ses aspects : vie professionnelle — vie corporelle — vie familial* — vl* civique — —vie pauvre — vie opulente.Il n'oublle pas la vie avec la nature — vie pénitente — vie confiante — vt* ilé-chissante — vie mourante et vie Immortelle.Un chapitre remarquable sur les bons et les mauvais livres rend cet ouvrage indispensable à toutes bibliothèques publiques ou familiales.2 volumes — 550 pages.Au comptoir S2.50.par la poste $2.65 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR” EXAMEN DE LA VUE Bashefle OPTOMETRISTS 6761 St-Hubert.CA.7616 A 8t-Jérflme 330 St-Ceorees.Tél.171 (£.LE BRIDGE DE LA LANGUE FRANÇAISE RICHELIEU Dernière nouveauté qui fait déjà fureur.Pas de devinettes — Pas de questions — Pas de réponses.Le jeu consiste à former, avec les cartes que le hasard fournit, des mots français entre-croisés.I Un RICHELIEU au logis 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AVRIL 1945.Annonce autorisée par I» Directeur du Service select!! national.COMPLETS FASHION CRAFT prêts à porter immédiatement Pour le confort, l’élégance, le tissu, la confection, pour tout ce qui contribue à la perfection des vêtements — Fashion Craft est à l’avant-garde.La survaleur Inhérente aux vêtements Fashion Craft est caractérisée par leur solidité et leur durée.Tout vêtement Fashion Craft est dessiné et taillé avec soin, afin de vous donner des années de service satisfaisant.I ¦*: un nouvel , empire économique d’un million de milles carrés Mme Baskine a dit que l’on a de plus en plus tendance à conseiller aux jeunes du pays “d’aller plus au nord”.Elle fait l’éloge de l’avion, cet appareil moderne qui a permis d’ouvrir la route des déserts arctiques et de transporter des tonnes de matériel à destination de nos Alliés.les heures sombres de 1940, le peuple anglais avait appris à apprécier ces militaires à leur juste valeur.Il a parlé aussi des problèmes que le London Times a dû résoudre quand ce journal de 32 pages s’est vu réduire à 10 pages trois fois la semaine et à huit pages les trois autres jours.La leçon de Dieppe “Les leçons apprises à Dieppe nous ont permis de sauver des milliers de vie humaines dans les invasions subséquentes de l’Afrique-Nord, de la Sicile, de l’Italie et de la Normandie, a déclaré le lieutenant lan Barclay, R.C.N.V.R., invité d’honneur de la Navy League of Canada et du Sea Cadet Officers, à l’hôte! Mont-Royal.Le lieutenant Barclay, ancienne étoile de football à l’Université McGill, a été prêté à la marine britannique, qui a pris part à l’attaque sur Dieppe.Il a également pris part aux invasions qu’il a mentionnées dans son discours et qui sont énumérées plus haut.Il a servi plus tard à bord du H.M.C.S.Donna-cunu.“Après Dieppe, dit-il, les états-majors ont complètement modifié leurs plans.On a adopté la tactique des invasions en masse, à la réussite desquelles le secret absolu est 1 moins important que l’arrivée de milliers de soldats et de tonnes de matériel en un point donné en un minimum de temps.Le lieutenant Barclay dit qu’il n’a aucun doute que cela a sauvé des milliers de vies.2 15 Life can be Beautiful.| 9 00 Rndio-théfltre Lux 2 30 Valses 2 45 Ouncert.3.00 a woman oi America a iu Me.Perkins 3 30 Young’s famllj 3 45 Right to napptneee 4 03 Les Llptonatres Vio Nouvelles 4 18 Causerie.4 30 Les composition* modvrees 10.00 Ellery Queen.10.30 Sérénade Nabob 10.45 Les nouvelles 10 55 images ae guerre 11.00 Sjports.11.15 Chansons 11.30 Viva Am urea 12 00 Nouvelles.12 05 Listen To Lawrence 12.30 Orch.Krops I 00 Nouvellee FAITS DIVERS liveau, de l’hôpital St-Luc, a constaté le décès, exprimant l’opinion que la mort remontait déjà à plusieurs heures au moment de la macabre découverte.Le cadavre fut transporté à la morgue, où une enquête sera tenue aujourd’hui, par le coroner.Me Richard Duckett.Selon les renseignements recueil- d'un incendie — Saisie des agents Hs par les noliciers enquêteurs, cet j , I • ¦ .individu avait perdu récemment sa de la Commission des liqueurs position.C’est en revenant de son travail que sa femme découvrit à Jeune garçon maltraité 4.00 Extrait»Familles jetées sur le pavé, à la suite 4.15 Piano.4.30 Parade des vedettes 5.00 Thé dansant.5 20 CHLP ce soir.5.25 Nouvelles.5.30 Radlo-spéclal.6.00 Radio-Journal 6.15 Méli-mélo.6.25 Radio-sports.Le Dr Gérard Joncas, de l’hôpital Sainte-Justine, a annoncé, hier, que Raymond Arpin, 14 ans, un orphelin de Vaudreuil, est dans un 6 29 fueVsSlons atmosphért' ! pitoyable état à la suite des mau-— q.uos.vais traitements reçus.Les coups portés sur le jeune garçon ont provoqué des blessures aux bras, à la poitrine, au cou, une fracture du nez, des marques dans le dos et, comme conséquence, un état de confusion mentale.Ut 6.30 vagues musicales 6.45 Domaine de la lutte, 6.50 Chansons françaises.7.00 Heure familiale.7.30 Heure familiale 7.30 Frankie Carie.7.45 Oncle Troy.7.55 Nouvelle-éclair.8.00 Métairie Rancourt 8.15 Orchestre.9.00 Classic vs swing 9.30 Mélodies.10.00 Orchestre.10 15 L'heure précise.10.30 Heure de la danse.11.00 Heure.l’entrée de li porte, un message lui disant de se rendre chez une amie et ajoutant: “J’espère que je vous rencontrerai dans Tau delà.Que Dieu vous bénisse tous”.Le procès de Butler Léon Gordon Butler, 23 ans, 2248 rue St-Jacques ouest, a subi son procès hier, devant le juge Orner Legrand, sous une accusation de à un mois de prison, par le juge T.-A.Fontaine.A son examen volontaire Esdras • Tremblay, 3366, rue Adam, trouvé en possession d'outils de cambrioleurs, a été cité à son examen volontaire, hier, par le juge Edouard Tellier, qui en a fixé la date au 4 avril.Tremblay avait été appréhendé pendant la nuit du 20 mars, dans une ruelle à l’arrière de l’a.venue du Parc par un agent de police.Pas de circulation lourde Les autorités de la Voirie provinciale viennent de prendre la decision de fermer toutes les routes à la circulation lourde.Cette mesure sera mise en vigueur, dès ce soir, à minuit.Un apprenait à la Compagnie de Transport Provincial que toutes les voitures de la compagnie réduiraient le maximum de leur vitesse à moins de 30 milles à l’heure et que sur certains circuits, on se servirait de petits autobus, au lieu des gros véhicules, pour assurer le transport des voyageurs.A Sherbrooke, M.Alphonse La-gue, surintendant de la voirie provinciale, dans le district de> Sherbrooke et des comtés avoisinants, annonçait que toutes les routes se-1 ront fermées à la circulation lourde, ce soir à minuit.Cette mesure s’applique à toutes les routes qui sillonnent la région, même les chemins municipaux et autres, jusqu’à Montréal d’un côté, et au delà des confins des comtés de Compton et Wolfe du côté de Québec.Raid des agents de la Commission Continuant leurs investigations dans la vente illégale de spiritueux, sous la direction de l’inspecteur Roland Aubuchon, les agents de la Commission des Liqueurs ont fait des raids fructueux, dernièrement.Ils ont opéré une saisie de 500 gallons de boisson mélangée, ainsi que 60 gallons d’alcool à Terrebonne, et arrêté Roger Desjardins, 34 rue Chartrand.Deux arrestations ont été faites à Montréal, quand les policiers’ ont découvert 8 caisses, contenant 82 boîtes de conserves, des “Tomates”, et une autre à la Pointe-aux-Trembles.On s'attend à d’autres arrestations sous peu.Vendredi, 30 mars Programmes spéciaux RADIO-CANADA: 11.00 a.m.STABAT MATER, de Pergo-leôe.— Vendredi saint, Radto-Canaaa fera entendre le Stabat Mater, de Pergolése, enregistré sur disques.Midi.AU PIED DE LA CROIX — Slta Fiddez lira le Vendredi saint a midi a Ha-dio-Canada un poème de Mme Françoise üaudet-Smet, poème Intitulé: Au pied de la Croix.Le decor sonore sera créé par le Quatuor Alouette d'Oscar O'Brien.3.00 p.m.LE CHEMIN DE LA CROIX, de Paul Claudel.— Le Chemin de la Croix que Radio-Canada nous fera entendre le Vendredi saint, de 3 a 4 h., est tire d'un recueil de poémea de Paul Claudel, sous le titre: Ecoute, ma fille.L'auteur, dans sa dédicace, l'adresse aux femmes et aux jeunes filles chrétiennes de France, de Belgique et du Canada.C'est la prière ardente d'un poète et d'un grand chrétien.Elle est conçue comme tous les ouvrages de cet écrivain, c’est-à-dire dans une langue toute de grâce et de pathétique.Estelle Maufette en fera la lecture.Un poème accompagne chacune des quatorze stations.Les motets seront chantes en grégorien par la Schola Cantorum du Grand Séminaire de Montréal sou» le direction ae M.Clément Morin.P.S.S 5 45 p.m.LES CANTILENES SACREES, chantées par les Bénédictins.— Au cours de l'oprés-mldl, Radio-Canada fera entendre les Cantllénes sacrées que chanteront le» Bénédictins de Saint-Benoit du Lac.C’eat un enregistrement sur disques.7 45 p.m.CE VENDREDI-LA, un sketch de Félix Leclerc.— Radio-Canada transmettra le soir du Vendredi saint ce poème dialogué qui s'inspire de la très grande fête du Jour.C’est un récit simple pour le® âmes simples de la rédemption de l'humanité d'après les S Ints Evangiles.Le Vendredi saint c'est la fête de la dpuceur »t du pardon.C est la prière ardeqte que prononcent les chrétiens pour la rêmts-a:oa des fautes queues qu’elles soient.Un |>ere tacoms a «os file dann le calme de dans cette affaire.Raymond Arpin avait été recueilli de la Société d’A-doption, quelques mois auparavant, , „ .| par un fermier de Little-Hill, Vau- la solitude paysanne que pas un vivant a,.cil na aimé comme Lui, parce qu’il a pa- 111 1,1 " donné cent, mille, des mille fols.' | _ 1 , 9 30 p.m.LE REQUIEM, de Fauré.— Les On retrOUVC SOR COdOVre auditeurs qui ne connaissent pas le Re- : qulem, de Gabriel Fauré, auront l’avan- i „ ernner Richard Duckett doit tage d entendre cette œuvre magnifique .toroner rucnuru liucki u u le soir du Vendredi saint.Chœur et or- i tenir line enquête aujourd hui sur chestre.sous la direction de M Jean Beau- la mort de M.André Robillard, 21 et.Le choeur a répété sous la direction anSt chemin Sainte-Marie, à Sainte- Les détectives de la Sûreté pro-(vol à màin armée.Le tribunal a vinciale continuent leur enquête.ajourne son jugement au 5 avril.Butler doit subir deux autres procès pour des accusations analogues, le 6 avril.Au Conseil législatif Résolution de condcSéûfices Le conseil de Montréal de l’Association des marchands détaillants du Canada Inc., réuni d’urgence le 26 mars dernier, a pris connaissance du décès, survenu le 25, de M-J.Fournier de Bclleval.U désire manifester ici sa haute considération pour les services éminents rendus par le défunt, exprime son regret profond pour la perte que subit, non seulement l’Association, mais tout le commerce de détail canadien-français, et prie la famille éplorée de trouver ici, l’expression de sa très sincère sympathie”.Le président, J.-H.RAVARY, (Comm.) Un sixième provisoire Hier après-midi, le lieutenant-gouverneur a accordé son assentiment au bill ministériel autorisant la dépense d’un sixième provisoire du budget pour l’exercice 1945-1946.Cette tranche se chiffre par $16,642,466.M.Onésime Gagnon l’avait présentée à la Chambre basse quelques minutes auparavant.Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphones au service du tirage : BElair 3361* : i! vous donnera l’adresse d’un depositaire de votre voisinage.Un drame industriel au His Majesty's On remettra à l’affiche, vendredi et samedi, 6 et 7 avril prochains, au theatre His Majesty’s, deux représentations spéciales du drame industriel en trois actes, intitulé “The Forgotten Factor”, (l’Elément méconnu).On peut se procurer gratuitement les cartes d’admission au théâtre même, ou encore, chez Ed.Archambault, ou chez Willis and Co.Ce drame présenté par la troupe de “Pull Te ther Canada” — Canadiens, rali.^as-nous, — a déjà été représenté à plusieurs reprises, au cours des six dernières semaines, à l’auditorium de l’édifice de la Sun Life.Ces représentations visaient surtout à atteindre un public réservé.L’on a décidé d’offrir ce spectacle au grand public.La trame de “Forgotten Factor” est ainsi constituée qu’elle met en reliaf les grandes questions sociales de l’heure en tâchant d’y apporter une réponse.L’histoire gravite autour de deux hommes et de leurs familles, habitant une petite ville industrielle: YVilson, riche propriétaire d’une grande usine, et Raniin, un chef unioniste.Dans une atmosphère lourde de sournoiserie et de traîtrise, les deux hommes se heurtent violemment, alors qu’une grève des employés de l’usine est imminente.> FRANCE-FILM présente en récital Vendredi.6 avril ST-DENIS \ yfe soprano la vedette du titra RHAPSODY IN BLUE basé sur la vie de i George Gershwin et 1 qui sera bientôt présenté au public.BILLETS: $1.00, $1.50, $2.00 plus taxes.En vente au St-Denis.Ed.Archambault et C.-W.Lindsay.Impreswrto : Canadian Concerts Artists.j Félicitations du juge Tétreau A la suite d’un jugement qui condamnait Joseph Gilbert, 5d ans, de M.Victor Brault.Les soüstes seront Mlle Irène Moquln.soprano, et M.Lionel Daunals, baryton.Ce Requiem a été chanté pour la première fois en 1899 a l'egllse de la Madeleine à Paris.Il n’a rien du caractère des œuvres du genre.Il n’Insplrc pas l’effroi de la mort mais la bonté et la miséricorde de Dieu.Il veut réaliser la- parole de Fauré pour qui la musique doit élever »e coeur et l’esprit au-dessus des contingences humaines.Assermentation des nouveaux magistrats Anne-de-Bellevue.dont le cadavre a été retrouvé, hier soir, dans les eaux du lac Saint-Louis, près de Sainte-Anne.D'après la version de la police, Robillard était disparu depuis le 7 1 Acquittés novembre dernier.Le chef Esdras Lépine, de la police de Sainte-Anne, a fait les constatations d’usage.Un incendie ô Québec Québec, 28 (C.P.) — Quatre fa-______ milles, en tout 32 personnes, dont ! quatre bébés, se trouvent sur le, .„ , Les juges de la nouvelle Cour de ! P.avé .« Ia M,i,e d’un incendie d’ori; 1 acc«sé» a r magistrats du district de Montréal «ine mconnue et qm a endommage - ou ans 2577 est.me I 'un immeuble de brique de 3 eta- lon'i 1,1 rv Le Conseil législatif a tenu une séance hier après-midi et s’est ajourné au jeudi, 5 avril, alors que la Chambre haute abordera la discussion sur le bill créant Radio-Qaébec.(ïamnaii josepu , _ M- Georges Simard présidait le sans domicile connu, à deux ans de £onseil en 1 absence de M.Alphonse b,une le itifle Maurice Tétreau a Raymond, présentement dans un félicité le Sent détective O.Pel- hôpital de Montréal.Ses collègues letier et ses hommes qui forment lui avaient adresse une gerbe de ro-l’escouade municipale de la mora- ses et M.Raymond leur transmet H.é juvénile, pour le travail açcom-j ses^mmercie^ ^ A]biny * quette, ministre de la Santé et du Bien-Etre social, concernant l’abrogation de la loi instituant une com-! mission d’assurance-maladie, a été Peler Erich, 27 ans.a été acquit-1 remise à une date ultérieure, de mêlé hier, devant le iu8e F.-T.Erich.me que la motion de M.Georges Si-alors qu’il comparaissait sous une mard, demandant que la pasteuri-accusation de menaces sur la per- sation du lait devienne obligatoire sonne de Demetri Spesuick, angle dans toute la province, des rues Fullum et Gilford.Le tri- j bunal, ne trouvant aucune preuve j aussitôt | Monument National CE SOIR et les 29 MARS et 2 AVRIL Le Chant du Désert Rideau 8.25 PLateau 9161 ST-DENIS A L'AFFICHE .pAME DE IA MOUIff f SUZANNE, DE S P R SES jean-Pierre AUfttONT me projeL.J |eu,ent actuel, il appartiendra de se et •pu i ùsîïnf UiH ; »f * Oc ° la ( prononcer sur la ratification des tional sera soumise à l’approbation s ^ hVinrüon nt‘ U du Parlement avant d’être ratifiée, i Sj"\hrdnc !>c0' , Notons tout de suite que la réso-l Que demande la resolution lution n’engage à rien pour le mo- présentée par le premier ministre?ment, que nos représentants à la ('e,,e résolution prie le Parlement Conférence de San-Fruncisco ne re-l d’ab°rd d’approuver “les fins et eoivent pas le mandat «le lier le! principes exposés dans les propo-Canada à la Charte qui sera élabo-j s.i U I « •I**»! arguments allégués par M.Godbout ! tlu a 'luîmes dans 1 apres-miili et antérieurement) permettra aux I en apporte de nouveaux.H declare trusts de reprendre leur emprise, ! duc le système coopératif prevu — i —.C|1 rei,ef ja solula- tandis que la loi Hamel leur donnait _ J01 le coup de mort, soutient le député de Montmorency.Il cite à son appui l’article 60 du bill 14.M.Duplessis La loi actuelle ne louche pas à la loi de THydro, répond tout d’abord le premier ministre.Nous n’abrogeons pas la loi de THydro.Par conséquent, nous ne mettons pas de côté ce que nos adversaires appellent des avantages.Si réellement leur prétention est juste à Teffet que la loi de THydro était bonne, nous aurons désormais deux bonnes lois au lieu d'une.Adoptes Les CAFES, THES et CONFITURES de J.A.DÉSY, (Limitée) Qualité supérieure Montreal rite nationale et combat le paternalisme d’Etat.M.Duplessis prétend que des adversaires de l’Union Na- compagnies qu’ils ne devraient payer dans une coopérative, car les compagnies font leurs profits dans les centres populeux et industrialistes.Croit-on que ces cultivateurs consentiront à entrer dans des coopératives où il leur faudra prendre des risques financiers, assumer des responsabilités qu’ils ne peuvent pas évaluer exactement?Mpme si tous les cultivateurs de Montmagny, de Tlslct, de Kamouraska et des autres comtés transformateurs nécessaires.Il ter mine en louant le projet de loi du gouvernement.M.Wilfrid Hamel Ee député de St-Sauveur fait des comparaisons avec la province d’Ontario, citant des: statistiques et di ant qu’on a réussi dans cette pro-v uce à faire de la réelle electrification rurale tout en diminuant les dépenses, parce que la province a ( ontribué pour une large part.En 1944, elle avait avancé une somme de 18 millions de dollars pour celle fin.tionale ne craignent pas d admettre'jy j)as Saint-Laurent .se mettaient que la présenté loi constitue 11110 ensemble, iis ne pourraient jamais se vendre entre eux ! électricité amélioration et est la meilleure qui ait encore été passée en matière d’électricité.A ceux qui disent que nous avons la loi de THydro, que c’est une bonne loi, (ee que l’orateur n’admet pas), le premier ministre fait remarquer que la loi de l’Hydro n’est pas abrogée.Le gouvernement passe lotit simplement une autre loi, meilleure que la première.Monsieur Duplessis souligne le fait que d’après les libéraux, les m e m b r e s de THydro sont des gens instruits, qualifiés et compétents.Or, a-t-il dit, ce sont les mêmes gens qui le 15 juillet 1944 ont écrit à M.Roland Thibaudeau pour lui dire: “Pour faire suite à notre letlre du 26 juin dernier relative à la vôtre du 22, nous sommes maintenant en mesure de vous aviser que la loi qui nous régit ne nous permet pas de construire un réseau de distribution jusqu’au consommateur, à nos frais, pour ensuite la louer à ces mêmes consommateurs groupés en coopérative”.l a lettre ajoute, poursuit M.Du-j plessis, que “Nos aviseurs légaux iconfhment les conclusions auxquelles nous étions arrivés au cours r de voire visite à nos bureaux, à aux taux qu’ils payent actuellement.C’est justement ça que M.Lalreil-le expliquait aux cultivateurs de Saint-Simon, dans la partie de sa lettre que n’a pas lue le premier ministre.Il disait: “La compagnie nous informe que vous aurez l’électricité aux taux de loutc la région”.C’est justement ce que notre loi permettait.Fit dans le courant de l’été, grâce à des ententes de cette sorte entre l’Hydro et les diverses compagnies, on a électrifié ainsi des rangs et des rangs où les cultivateurs étaient clairsemés.Partout, on vend l’électricité au même prix qu’à Charlcsbourg ou à Il estime que le gouvernement actuel fait un faux pas avec sa législation, parce qu’il demande au cultivateur de prendre des risques trop grands.Il souligne que le minimum de $3.00 par mois en 1930 a baissé et n’est plus même dans certaines régions que de $1.00.M.Duplessis l’interrompt pour dire que c est ce que son gouvernement a obtenu pour le comté de Témiscouata.M.Hamel démontre que ce qui coûte cher dans l’électrification rurale, c’est la distribution et il a ob-lenu la conviction, après avoir parlé avec de nombreux experts, qu il est impossible de demander aux cultivateurs d’accepter cette -esponsn-bilité.La construction d’une ligne coûte $2,000 du mille souvent pour ne desservir que six consommateurs, ce qui fait une moyenne de $400 par cultivateur.Il souligne aussi que le but de THydro était de conduire l’électricité à la porte de la ferme sans qu’il en coûte rien au culliva- aux tchemers.Si le gouvernement, avail demandé aux trusts de préparer la présente législation, ils Tau-raienl faite exactement comme celle-ci.M.Duplessis.— Au lieu de distiller le venin, que l’honorable député ait donc le courage de dire que les compagnies ont eu quoi que ce soit à faire avec la loi.Qu’il mette son siège au jeu.M.Hamel répond qu’il n’a rien voulu insinuer, qu’il a dit et qu’il lépète que si les compagnies avaient clé invitées à préparer une loi d’électrification, on aurait trouvé nans cette loi tout l’esprit de la présente loi.F!n terminant, l’ancien ministre dit que voter pour cette loi, c’est ! mettre sur le dos du cultivateur l’électrification rurale; c’est obliger le cultivateur à investir dans des coopératives où il y aura des risques des capitaux dont il aura besoin ailleurs.Budget de $99,854,805 Le trésorier provincial, M.Oné-simo Gagnon, a déposé hier après-midi à ta Chambre le budget du gouvernement pour l’année 1944-1945.Le discours du budget sera toutefois discuté plus tard.L’opposition CA T* » » c n rir.eo***^.1 * n 1 .» .3.1_ 2 l’Anciehne-Lôrêtte, qui bénéficie leur à qui on aurait demandé de pourtant du voisinage de Québec, j payer un taux raisonnable.C’est ça que permet la loi de l’Hydro et c’est ça qui est une impossibilité absolue avec les coopératives.Je respecte M.Latreille.Mais n’en déplaise à M.Latreille et à n’importe quel autre membre de THydro, l'article 45 de notre loi permettait de faire des conventions avec les syndicats coopératifs.Voici ce que dit l’article: “La commission est autorisée à faire des conventions avec tout distributeur d’électricité pour la fourniture d’éner- l.vwl till la AI A 1(11 w *#•••“ e e M.Hamel prétend que la Shawim-lion a fait de l’électrification rurale dans un certain secteur et que la première année elle a eu un deficit de $350,000.M.Hamel fait remarquer qu en vertu de la présente loi, n importe quel trustard peut faire partie ne l’office, tandis que dans I nutre loi une disposition écartait ceux qui étaient intéressés à la production et à la vente de l'électricité se réserve de faire l’analyse du bilan Gagnon dans un débat ultérieur.La trésorerie provinciale nous remet la communication suivante: “Les prévisions budgétaires démontrent que le gouvernement a l’intention de demander à la Législature de lui voter des crédits pour un montant de $99,854,805.Il faut remarquer que ces crédits sont moins considérables que ceux de l'ancien gouvernement, car le dernier budget prévoyait des crédits pour un montant de $92,283,181 et en plus, la Législature a été obligée de voter, au début de la session, un budget .supplémentaire au montant de $12,108,350, à part les mandats spéciaux au montant de $2,753,655 qui ont été autorisés au cours de la dernière année, pour faire face aux engagements pris par Tancien gouvernement.“Le gouvernement se propose donc de dépenser $7,290,381 de moins qu’au cours de la dernière année financière.“Un examen rapide du budget nous permet de constater que les crédits demandés par les principaux ministères sont les suivants: Ministère de l’Agriculture, $7,-353,000; ministère de la Colonisation, $1,833,500; l’Instruction publique et secrétariat provincial, $13.924.085; ministère de la santé et du bien-être social, $9.091,250; ministère du Travail, $8,748,500; Cette loi, dit-ii, c:st une invitation ministère de la Voirie, $15,004,000; ajoutons que la dette publique est établie à $17,449,000 dans le budget Gagnon.Les dépenses ordinaires sc totalisent à $74,991,405; les dépenses en immobilisation représentent $7,414,400.Le tableau présenté hier se contente d’énumérer les dépenses sans parler de* revenus; on dit que c’est la première fois que la chose se produit.Commentaires de M.Mathewson Immédiatement après le dépôt du livre du budget, M.Arthur Mathewson, ancien argentier provincial, nous a fait tenir un commentaire critique dont voici le texte; “La danse aux millions est évidemment commencée pour de bon.Le budget est formidable et prévoit des dépenses de $100,000,000 en chiffres ronds.C’est de beaucoup le budget le plus gonflé jamais présenté à la Legislature.Ajouté à ceci, il faut tenir compte de $50,004),-ÜIM) pourvus aux lois déjà adoptées ou actuellement devant la Chambre.Le gouvernement actuel a aussi fait voter non seulement un, mais deux budgets supplémentaires, se chiffrant par $12,000,000 en plus d’au delà $2,000,000 de mandats spéciaux.Ces budgets supplémentaires n’étaient pas justifiés pour les montants indiqués.Donc, avec $150,000,000 déjà votés pour Tannée prochaine, je me demande où le gouvernement va trouver 1 argent pour rencontrer ces dépenses s’il est de bonne foi avec les acheteurs d’obligations de la province Le gouvernement a déclare qu il est de sa politique de boucler le budget sur une base globale, c est ce qui est dit dans le prospectus référant au récent emprunt de 1U-nion Nationale, à New-York, sur lequel le gouvernement paie actuellement double intérêt.“La dernière année de 1 ancienne administration de TUnion Na tionale, cft 1939.a eu pour résultat des dépenses globales de $116,000,-000.Quoique le budget de cette année ne prévoyait que des dépenses de $30,000,000, le gouvernement est en train de dépasser même ce chiffre de beaucoup.Les dépenses ordinaires seules prévues au budget se chiffrent à au delà de $92,000,-000, sans tenir compte des dépenses capitales, équivalant au budget total du gouvernement Godbout, qui vivait selon ses moyens et qui remboursait même une partie des dettes encourues par l’Union Nationale.“L’ère de l’extravagance et de l’augmentation de la dette est déjà recommencée.Que le peuple seul, qui portera inévitablement le fardeau, remarque ce que fait le gouvernement minoritaire et transitoire de TUnion Nationale.Nous au- rons l’occasion d’en parler plus longuement lors du débat sur le budget.” Interventions de M.Duplessis M.Mathewson et M.Godbout M.Duplessis, ayant pris connaissance de la déclaration remise aux journalistes par M.Mathewson et que nous rapportons plus haut, in-lervient au début de la séance du soir pour la dire inexacte.Le budget Gagnon, affirme le premier ministre, représente une diminution de plusieurs millions sur le dernier bilan, de l’administration libérale.11 dit M.Mathewson plus brave en dehors de la Chambre qu’à son siège.M.Mathewson affirme que M.Gagnon a voulu créer l’impression d’une diminution de dépenses alors que c’est le contraire.Il répète en substance la déclaration écrite transmise à Ja presse._ M.Duplessis réplique et réaffirmé l’inexactitude des chiffres cités par M.Mathewson; il parle ensuite de la danse des milliards qui se déroule à Ottawa et dont les libéraux ne sc scandalisent pas.M.Godbout intervient lui aussi et loue l’administration financière de son gouvernement qu’il compare à celle de TUnion Nationale.Finalement, Ton se donne rendez-vous au prochain discours sur le budget et à la discussion qu’il amènera.Louis ROBILLARD La civilisation de la Nouvelle-France par Guy Frégaull Volume de 285 pages, format 53 x S’/i.Au comptoir $2.25 Par la poste $2.40 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" ACHETEZ VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste 168 et».S.-CATHIRINI Livraison Dertout dlrêcte-ment de notre **rre-ohaude EL.1786-1787 Ecoutes 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