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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 21 avril 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1945-04-21, Collections de BAnQ.

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"t* Ohai4» Mt un« nation souverain» et ns Mut arec docilité accepter de la Qrande-Breta-gne.ou dea Btata-Unls.ou de qui que ce soit d'autre, l'attitude qu’il lui taut prendre envers }» monde Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth." "She Is a sovereign nation and cannot taka her attitude to the world docilely from Britain or from the United State# or from anybody else.A Canadian's first loyalty Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada’s king and those who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commonwealth.” tl-X-371 Lord Tweedimuir LE DEVOIR Montréal, samedi 21 avril 1945 l VOLUME XXXVI — No~9Ï RIDACTION CT ADMINISTRATION 430 1ST, NOTRI.DAMI, MONTRIAL TILIPHONI t Rllslr 1361k SOIRS.DIMANCHIS IT MTIS Administration > BEIsir 3S6I Rédaction .BEIsir 2984 Gérant t BEIsir 3361 Les Berlinois et les Munichois demandent la paix Charley Bishop au Sénat Important ordre du jour d’Eisenhower Un choix qui fait plaisir à tous — Les journalistes et les hautes fonctions politiques — Une poignée de souvenirs -— Bishop est le premier courriériste parlementaire en activité de service qui entre au Sénat-Un mot de la "Gazette" M.King vient de faire du neuf: il a appelé au Sénat un professionnel de l’information politique, M.Charles L.Bishop, Charley Bishop, comme disent tous ses confreres, comme disent ceux même qui ne le connaissent point personnellement.Certes, ce n’est pas le premier homme qui ait fait du journalisme et qui accède aux hautes sphères politiques.M.King lui-même, au temps de sa jeunesse, a fait du reportage au Globe.M.Fielding, avant de diriger les affaires de la Nouvelle-Ecosse et les finances fédérales, avait été un praticien du journalisme.Il n’avait même jamais été autre chose, et c'est au journalisme que, sorti de la politique glorieusement pauvre après avoir brassé des millions, il alla demander le pain de ses derniers jours.Il est mott rédacteur d’un obscur journal de province.George Brown fut toute sa vie un journaliste.George P.Gfiaham.un autre des collègues de M.Laurier, a continué jusqu'à la dernière heure sa collaboration au Recorder, de Brock-ville.M.Laurier lui-même, au temps de sa jeunesse, avait été rédacteur d’un journal de campagne.Plus tard, retrouvant sa plume ancienne, il lui arriva d'écrire, dans VElec teur, un article retentissant et qui le conduisit aux Assises.La Caverne des quarante voleurs! comme cela est loin et comme cette prose virulente ressemble peu à l'image, déjà faite pour les verrières et la postérité, du Laurier des dernières années.J.-Israë'l Tarte, comme George Brown, fur d'abord un journaliste qui n’oublia jamais son métier et qui finit ses jours au milieu des épreuves et dans le parfum de l’encre d'imprimerie.Ministre en activité, il sc payait même un jour la princière fantaisie de publier en tête de la Patrie, sous le titre Si j'étais député, un article virulent — l'un de ses meilleurs du reste — où il expliquait ce qu’il ferait s’il était député, quelles réclamations il formulerait, quelle sarabande il mènerait aux ministres qui n’agiraient point à son goût.Et il n’oubliait pas dans Vattrapade son propre ministère des Travaux publics.Si j'étais député! concluait-il, mais je ne suis que ministre! On comprend que des mots comme celui-là.et tombant d'une pareille plume, collent dans les mémoires.Joseph Howe, le tribun de la Nouvelle-Ecosse, .était aussi un praticien du journalisme.Chez nous, L.-P.Pelletier, qui fut ministre fédéral des Postes, après avoir été ministre à Québec, avait été aussi au temps de la Justice un redoutable polémiste.Fernand Rinfret.l’ancien secrétaire d’Etat, fut directeur du Canada, mais, chose curieuse, cet homme cultivé, doué, comme disait l’autre, d’un joli brin de plume et qui prraît bien ne s’être passionné que pour la musique de Wagner, ne sc souciait pas.parait-il, de mettre lui-même la main à la pâte.Il préférait, raconte-t-on, indiquer à ses collaborateurs les thèmes à traiter, avec les grandes lignes du développement à faire.Arthur Sauvé, mort sénateur après avoir été ministre fédéral et longtemps chef de l'opposition à Québec, était un professionnel.Je l’ai connu alors qu'il était rédacteur à la Patrie du Père Tarte, comme l’on disait avec plus ou moins de révérence, et qu'il faillit créer une petite révolution rue Saint-Jacques.Grand collectionneur de documents, Sauvé avait découpé dans le Canada un article, coiffé d’un titre flamboyant, où il était dit que Charlemagne Laurier, l’ancien député de l’Assomption, était le meilleur député que ce comté eût jamais eu.Sauvé se proposait de faire admirer cette pièce, à l’une de leurs premières rencontres de husting, à l’un de ses bons amis roci-ge, ancien député de l’Assomption lui-même et qui se trouvait ainsi, par le propre organe de son parti, relégué au second rang dans la hiérarchie des bons députés.Malheureusement, Sauvé, ramassant ses papiers, envoya à la composition, sans s’en apercevoir, cette pièce de choix qui parut le soir même, comme si elle eût été du journal, en première page de la Patrie, — alors plus qu’en délicatesse avec les rouges, — avec les mêmes titres flamboyants que dans le Canada.Quel scandale, quel tapage dans le petit morde politique qui évoluait rue Saint-Jacques! Joseph Tassé, qui mourut sénateur et qui fut directeur de la Minet Ve, était aussi un journaliste de carrière.On pourrait dire la même chose de feu le sénateur Jules- Edouard Prévost, pendant si longtemps directeur de VAvenir du Nord.Et nous saluons avec respect le vénérable M.Chapais, sénateur, conseiller législatif et ministre, ancien directeur du Courrier du Canada, le plus ancien de nos confrères.Deux autres sénateurs (et conseillers législatifs), MM.Nicol et du Tremblay, tiennent au journalisme par des liens multiples, encore que nous n’imaginions pas qu’ils mettent souvent la main à la plume.(Ce qui ne veut pas dire, tout au contraire, qu’ils ne suvqillent point de très près leurs journaux).M.Nicol est le maître du Soleil, de la Tribune, de Sherbrooke, de VEvénemtnt et du Nouvelliste; M.du Tremblay est le président et de la Presse ¦ et de Patrie, — c’est-à-dire que six sur neuf des quotidiens de langue française de la province sont entre les mains de ces deux hommes.Nous pourrions allonger cette liste.C’est assez pour prouver qu’il n'y a point d’incompatibilité foncière entre le journalisme et la haute politique.Bien au contraire.* # * Ce qu'il y a de neuf dans le choix de Charley Bishop, ce qui fait de ce choix une chose inattendue, presque fan-1 tastique, c'est que Charley Bishop n'est pas un ancien journaliste, qu’il n’est pas un ptopriétaite ni un directeur de journal, pas même l’un des rédacteurs qui font le journal au bureau: c'est un informateur parlementaire sans plus et qui depuis quarante ans n’a pas fait autre chose, qui est encore en pleine activité de service et qui, en dépit de ses soixante-neuf ans, compte bien, dit-il, le rester quelque temps encore.Charley Bishop avait passé l’après-midi au Parlement pour raconter les changements ministériels, il se disposait à y retourner pour surveiller les nominations de sénateurs quand un message téléphonique du chef du gouvernement, gentiment désireux de lui réserver cette primeur, lui apprit qu’il était de la nouvelle équipe.Sans pose, très simplement, Charley Bishop admet que la nouvelle lui fut agréable.! Elle est agréable à beaucoup d’autres.Nous ne connaissons Charley Bishop que de réputation et par ses articles, mais ceux-ci suffiraient à révéler sa valeur et nous n’avons pas rencontré un courriériste parlementaire d’Ottawa qui ne fit l’éloge de Charley Bishop, de sa haute compétence professionnelle.de sa distinction morale, de sa bonté.Plus les relations ont été longues, plus l’amitié, et le respect, semblent vifs.Les jeunes sont particulièrement touchés de la bonté, pour ainsi dire paternelle, avec laquelle le Doyen les accueille et s’efforce de leur faciliter la tâche.Depuis quarante ans et plus qu’il fait cette besogne, Charley Bishop paraît avoir gardé, au même degré, la sympathie de ses confrères et celle des hommes politiques avec lesquels il est ou a été en relations.II est l’homme à qui l'on peut sc fier, à qui l’on peut tout dire, qui ne trahira jamais une confidence, qui saura toujours faire le départ entre ce qu’il peut dire et ce qu’il doit garder pour lui.Aussi bien, les journaux, de toutes nuances, rivalisont-I ils en ce moment de louanges à son endroit et à celui du Premier Ministre qui l'a choisi.Choix d’autant plus remarquable que Charley Bishop n'a toujours voulu être qu’un informateur, qu’il n’a jamais pris parti dans les querelles politiques et que, paraît-il, — sauf peut-être ses très intimes, — personne ne sait quelles sont, au juste, scs préférences politiques, ou même s'il en a.La Gazette d'hier matin avait à ce propos un mot amusant et qui, sous sa forme volontairement humoristique, est touchant.— Ce choix, disait-elle, en résumé, c'est un commencement de la saine réforme du Sénat.Hélas! tous ceux qui l’accompagnaient ne sont pas de la même catégorie et ne méritent pas les mêmes éloges.Mais ne nous laissons point aller aujourd'hui à des pensées chagrines.Contentons-nous de féliciter M.King d'un geste heureux, et regrettons de n'avoir pas plus souvent l'occasion de le faire.Om«r HEROUX 21-IV-45 L’actuaUté Peux philosophies Un humoriste du New York Times s’est pris à philosopher l’attire jour sur le problème des exercices physiques, et notamment de l’athlétisme, et sur ce qui convient et contribue au bonheur de l’homme.l’.arrel dit que chaque époque met son empreinte sur l'être humain."Nous voyons se dessiner, sartuiil chez les Latins, un type nouveau, produit par Vautomobile et le cinéma.Ce type est caractérisé par un aspect adipeux, des tissus mous, une peau blafarde, un yms ventre, des jambes grêles, une démarche maladroite, et une face inintelligente et brutale.Un autre type apparaît simultanément: le type athlétique, à épaules larges, à tadle mince et à crâne d’oiseau.” •Comme on le voit ce n'est pas flatteur.C’est une grave question et longuement débattue, si l’athlétisme est une science bienfaisante, il y a quelques vingt ans.on y voyait ta perfection de l'être humain, grâce aux romanciers qui prêtaient à leur héros, une grande taille, l'aisance “athlétique”.Il y avait là en réalité un phénomène de pure psychologie.Les auteurs étant pour la plupart des êtres qui bedonnatds, qui rabougris, maigres, idéalisaient leurs personnages, rêvaient de surhommes forts en boxe, bons, loyaux, intelligents, braves et héroïques parce qu’ils avaient six pieds et un pouce, et du muscle coloré par le vent et le soleil.Et nous avons eu la génération athlétique, où des centaines de misérables humains s’astreignirent à des exercices échevelés.Puis vint le jour où la Faculté alarmée de celle furie, hasarda de judicieux conseüs.et fit des expériences déconcertantes.On découvrit que les athlètes enragés mouraient avec une impressionnante unanimité vers l'âge de quarante ans, que la plupart avaient un coeur dilaté, souffraient de pression artérielle grauv.On découvrit également que ceux qui vivaient le plus longtemps, étaient les modestes bourgeois engoncés dans leurs petites habitudes.Le plus vieil homme de France était un tout petit vieux qui jouait aux dames et n’avait jamais fait de l'athlétisme.Comme question de fait, U décéda à 102 ans, à la suite d’une chute dans un long escalier.Comme notre siècle a besoin de synthèse, deux philosophies s’opposèrent.Celle qui tient qu'il faut de violents exercices pour développer l’appétit, et convertir les nourritures substantielles en calories.L’autre, éminemment conservatrice, qui propose qu’il vaut mieux tout simplement garder son énergie par une quiétude appropriée, au lieu de se donner tant de mai à la gaspiller pour en refaire d’autres.Lé chroniqueur cite un fait qui lui parait d'un sens éminent.Pendant vingt années consécutives, un brave négociant quittait le logis à S heures et T2, chaque matin pour \.Il lut fallait tel- p rendre son train | tement se hâter dans ce court espa-| ce de temps qu’il devait parcourir , le dernier arpent au pas de course 2i-iv-4j et accrocher la dernière barre de la dernière marche du dernier wagon.Au bout de vingt ans, après de longues méditations, il prit une grande résolution.Au lieu de partir à 8 heures 12, il partit à 7 heures bi).Il fait le trajet d'un pas tranquille et paisible, considère le temps qu’il fera, donne une tape amicale au chien et il a le temps d’embrasser sa femme avant de partir, il arrive au bureau dans un grand calme mental et physique et le soir retourne rasséréné.Cela parait tout simple comme l'oeuf de Colomb.La méthode conservatrice semble donc être la meilleure.Malheureusement, comme toutes les bettes solutions, elle présente quelque ennui.Car cet homme modéré, calme et réfléchi est la proie toute désignée de la perfide obésité qui le guette n tous les détours de la table.Il lui faut se faire une âme véritablement Spartiate, refuser d’etre reservi de potage, n’accepter que les tartes sévères et sèches, fuir les nuages de crème fouetlie, les sucreries, les tartes profondes et juteuses, dire non, refuser, toujours et sans cesse les appâts grossiers, mais combien séducteurs d’une cuisine odorante.L’homme modéré doit contempler le poulet rôti du même oeil dégagé que du boeuf bouilli, s'astreindre à en avaler la même portion, dédaigner les fines liqueurs sucrées, puis ne pas paresser nu lit, mais rigide, l’âme • ferme et impénétrable, passer dans la vie.Tout de même, l'autre philosophie a quelques avantages.ROUK Bloc-notes (par Piarra Vifeant) L'échéance du 14 mai L’élection fédérale qui a été fixée au 11 juin peut sembler encore relativement lointaine, mais en réalité les partis qui entendent y prendre part ont très peu de temps pour s’y préparer.La loi électorale a été changée en effet: la raise en candidature'n’a plus lieu une semaine avant l’élection comme par le passé, mais 28 jours avant l’élection.La mise en candidature aura donc lieu le 14 mai.Après cette date, il restera quatre semaines pleines pour faire des discours et tenter de convaincre les électeurs, mais les jeux seront faits et il ne pourra plus rien se faire pour changer l’alignement des candidats en présence.C’est dire qu’il ne reste plus que trois semaines exactement pour procéder au choix des candidats.En raison de cette échéance si prochaine, les citoyens et les groupes qui tiennent à avoir leur mot à dire dans la composition du prochain parlement fédéral n’ont pas de temps à perdre.Tous ceux qui peuvent exercer une influence sur le choix d’un candidal qui présente des garanties dans leur circonscription doivent agir sans attendre qu’une impulsion extérieure vienne les secouer.Tous ceux qui comptent apporter une obole ou offrir leurs services pour le triomphe de leurs idées feraient bien de le signifier sans retard puisque l'assurance de ces concours peut provoquer la candidature désirée pendant qu’il en est encore temps.Si l’on hésite et l’on retarde, l’échéance du 14 mai sera vite arrivée et les électeurs de nombreuses circonscriptions se verront réduits comme cela s’est vu trop de fois à choisir le moins mauvais entre ceux dont le nom apparaîtra sur le bulletin de vole.Secrétaires parlementaires L’expérience que M.King a tentée, en s'inspirant de l’exemple de la Grande-Bretagne, de choisir de jeunes députés pour les adjoindre aux principaux ministres comme secrétaires parlementaires, semble avoir été cour’onnée de succès.Ces secrétaires parlementaires ne font sans doute pas partie du conseil des ministres, mais ils s’initient à l’administration de leurs départements respectifs et s’entraînent au débat en remplaçant à l’occasion on Chambre les ministres auxquels ils sont adjoints.Quatre de ces jeunes secrétaires parlementaires sont maintenant ministres dans le cabinet King à la suite du dernier remaniement et tous quatre obtiennent cette propotion après avoir fait leurs preuves à la Chambre.C’est sur ces jeunes que M.King doit compter pour infuser une nouvelle vigueur à son cabinet affaibli par le départ de plusieurs de ses principaux lieutenants.Deux de ces nouveaux ministres sont des députés de langue anglaise du Québec — MM.Brboke Claxton, ministre de la santé et du bien-être, qui aura charge de mettre en vigueur la nouvelle loi des allocations familiales, et Douglas Abbott, qui s’est brillamment tiré, ces jours derniers, de la tâche difficile de défendre les crédits et la politique de mobilisation du ministre de la défense nationale, le général McNaughton, que sa défaite dans Grey-Nord tenait éloigné de la Chambre.Deux autres (suilc à la page deux) eÇe cainet du giincheux A Québec, des députés s'inquiètent gravement du budget de cent millions de la province de Québec, à dépenser pour les gens du Québec, Dommage qu'ils n’aient pas montré une vertu aussi farouche devant les milliards de cadeaux et les vingt milliaras dépensés pour les étrangers! * * * Maintenant que nous allons guerroyer contre le Japon, il est naturel que M.King cherche à sauver "la lace" devant les électeurs.V » ¥ Mais il en a deux à sauver, celle devant la province de Québec, hostile à la conscription, et celle devant les anglophones qui la réclament.¥ ¥ ¥ Rien de plus facile, avec la méthode bien connue, "pas nécessairement, mais si nécessaire, et seulement si ça l'est nécessairement, mais pas nécessairement nécessaire".* * * Les délégués canadiens sont aujourd’hui en çoule vers San-Francisco.Le* voyages instruisent la jeunesse et tous les délégués canadiens, sauf M.King, en sont à leur début dans les fréquentations internationales.* * * M.John Bracken a du rester à la maison tout comme Cendrillon, pendant que M.King et M.Coldwell se promènent à travers les Dais-Unis.Il n'a pas d'autre ressource pour se reprendre que de faire une plus longue tournée électorale à travers notre vaste-way s que ses deux concurrents.L?Grincheux 21-IV-43 Le général déclare que les armées d'Hitler sont au seuil de la défaite — Plus de 317,000 prisonniers, dont 24 généraux-Des armées de l'ouest se dirigent vers la Bavière où Hitler veut livrer la résistance ultime PARIS, 21 (A.P.)) — Dons un ordre du jour publié hier soir le général Eisenhower déclare que les armées de Hitler sont au seuil de la défaite et que la victoire alliée dans la Ruhr est un prélude approprié pour l'assaut final contre ce qui reste des armées ennemies.Le généralissime -annonce que 21 divisions allemandes ont été éliminées par les Alliés dans la Ruhr et qu'on y a fait plus de 317,000 prisonniers, dont 24 généraux.Les quartiers généraux alliés ont irradié un message aux Russes et aux Polonais qui se trouvent dans la zone entre les armées soviétiques et anglo-états-uniennes, leur disant de demeurer où iis se trouvent, et que dans quelques jours cet écart entre les armées de libération sera supprimé.La radio du Luxembourg rapporte que des manifestations en faveur de la paix se sont déroulées à Berlin et à Munich, et que la foule a arboré des drapeaux rouges dans la capitale du Reich.Cette information n'a pas été confirmée d'autre source.Les Allemands rapportent que la 9e armée des Etats-Unis, qui développe sa tête de pont au delà de l'Elbe, se prépare à se joindre aux Russes pour l'assaut contre Berlin.Cette tête de pont a maintenant cinq milles de profondeur et atteint un point à 52 milles au sud-ouest de la capitale.Sur le flanc ouest de la 9e armée, la 2e armée britannique occupe maintenant 15 milles de la rive ouest de l'Elbe.Dans le nord-ouest de l'Allemagne, la 1ère armée canadienne avance vers les ports d'Emden et de Wilheimshaven; des unités polonaises de cette armée ont franchi l'Ems.Plus à l'ouest les Canadiens sont à moins de deux milles du bastion d'Amersfoort.Mais c'est au sud que les Allemands sont le plus ^nenacés par les armées de l'ouest, qui se rapprochent de Munich.Ces armées sont plus près de la dernière redoute de Hitler, en Bavière, que les armées russes qui combattent à l'ouest de Vienne.La 1ère armée française a avancé de 23 milles vers le sud et a atteint Rottweil, à 65 milles de la frontière autrichienne et à 120 milles de la frontière de l'Italie.Ces troupes sont à 14 milles des sources du Danube.La 7e armée des Etats-Unis a brisé toute résistance organisée dans Nuremberg; mais sans attendre que tous les îlots soient liquidés au centre de la ville, des colonnes blindées de cette armée sont allées se joindre à celles de la 1ère armée française pour encercler Stuttgart.Au centre du front de l'ouest, la 1ère armée des Etats-Unis assiège Dessqu, à 52 milles au sud-ouest de Berlin, mais le reste des opérations de cette armée est de la nature d'un nettoyage.La dernière résistance a cessé dans la ville de Leipzig lorsque des canons automobiles de la 1ère armée ont tiré à bout portant dans les positions souterraines où les Allemands s'étaient retranchés autour de la statue de Napoléon.' Lorsqu'une division de cette armée a attaqué Bitterfeld, à 18 milles au nord de Leipzig, les civils ont tenté de décider les soldats allemands à se rendre.Des combats acharnés se déroulent entre Bitterfeld et Dessau, à Wolfen, Bobbau et Steinfurth.En Tchécoslovaquie, des unités de chars et d'infanterie de la 3e armée avancent entra les arsenaux dont les Allemands disposent encore dans cette région, et la retraite alpine où Hitler entend prolonger sa résistance.Ces usines de Pilsen et de Prague sont les dernières sources d'armements des Allemands.Les chemins de fer qui conduisent de ces deux villes à la forteresse de Bavière, transportent de grandes quantités d'armes, mais l'aviation alliée attaque ces transports sans répit.Il semble cependant que la zone du combat ultime des nazistes est déjà bien pourvue d'approvisionnements de toutes sortes.C'est une région qui a environ 100 milles de longueur par 20 de largeur, qui va de l'extrémité est du lac de Constance Jusqu'à l'est de Salzbourg et à Berchtesgaden.Les Allemands ont commencé la défense énergique de cefte région à 70 milles au nord de Munich, à Neumarkt, à 21 milles au sud-est de Nuremberg.La bataille qui se déroule là serait la plus acharnée depuis les combats d'Alsace.Pour la radio française dans l’Ouest Le puissant appel de Mgr Perrier-Pourquoi nous voulons vivre — L'influence de la radio-La défense du foyer LA NECESSITE DE L'ENTR'AIDE FRATERNELLE On nous saura gré de reproduire intégralement le texte de l’impor-lante causerie récemment donnée à Radio-Canada par le distingué vicaire général de Montréal, Mgr Philippe Perrier: Mes chers auditeurs, Le Comité permanent de la Survivance française en Amérique me demande de faire appel à la générosité de tous les Canadiens français, en faveur de Radio-Oucst-fran-çaise, qui veut ériger quatre postes dans l’ouest: Saint-Boniface, Gravel-bourg, Prince-Albert et Edmonton.J’accepte avec fierté cette occasion de demander aux compatriotes de poser ce geste de solidarité française, .et de démontrer que l’union peut sc trouver parfois dans la race: ce qui devrait exister avant de parler de l’union des races.Vous me permettrez de poser deux questions: ^ 10 Pourquoi cette volonfé de survivre chez nos compatriotes de langue française?2o Pourquoi recourir à la radio pour obtenir cette survivance?I Raisons de survivre 11 y a un fait français; et il n’y a que ceux qui ne le veulent pas, pour le nier.Ces descendants de Français ont la volonté do survivre et se sentent chez eux dans les neuf provinces du Canada.Comme le disait Mgr Langcvin, le grand blessé de l’Ouest, au premier /longrcs de la langue française: “Nous sommes chez nous, au Canada.Pour nous, la patrie s’étend jusqu’au dernier morceau de terre canadienne, jusqu’à la dernière motte, jusqu’au dernier brin d’herbe.Chacun île nous l’emporte dans son coeur comme un trésor sans prix; et l’exilé mourant, loin des chers siens et de la douce terre natale, évoque, avec amour, l’âme de la patrie, lui envoie encore son souvenir le plus affectueux et lui réserve avec Dieu, le dernier battement de son coeur.” En eftet, il y a le fait qu’au Parlement du Canada, à la Législature de Québec, devant les tribunaux fédéraux et ceux de la province de Québec, la langue française a des droits égaux à ceux de la langue anglaise (section 133 de l’Acte de l’Amérique du Nord).Ce qui coin-' porte bien des conséquences que je n’ai pas le temps «le rappeler.Il y a surtout l’esprit de la Confédération.qui inspirait l’un des plus grands Canadiens anglais, quand il prononçait, dans une occasion mémorable, au sein du Parlement ca- nadien.devant une Chambre en majorité anglaise; “Je ne partage aucunement le désir exprimé dans certains quartiers qu’il faudrait, par un moyen quelconque, opprimer une langue ou la mettre sur un pied d’infériorité, vis-à-vis d’une autre.Je crois que l’on n’y parviendrait pas, si la chose était essayée, et que ce serait une folie et une malice, si la chose était possible.“La déclaration souvent faite que le Canada est un pays conquis est sans à-propos.Que le Canada ait été conquis ou cédé, nous avons une constitution en vertu de laquelle tous les sujets anglais sont sur un pied de parfaite égalité, ayant des droits égaux en malière de langue, de religion, de propriété et relativement à la personne.Il n’y a pas de race supérieure, il n’y a pas de, race conquise ici: nous sommes tous des sujets anglais, et ceux qui ne sont pas d'origine anglaise n’en sont pas moins sujets britanniques.” Voilà comment sir John Macdonald parlait quand il présidait aux destinées de notre pays.L’ambition des Canadiens de langue française de l’ouest, qui demandent une Radio-Ouest, n’a rien que de très légitime.Personne ne devrait trouver à redire.Qui oserait reprocher à des Canadiens d’exercer un droit: le droit de parler.d’entendre et d’enseigner a la radio une langue qui est officielle au Parlement canadien et que parle le tiers du Canada?Et pourtant ce droit primordial est contesté.Le 21 mars, W.-A.Fallow, ministre des Travaux publics dans le gouvernement social-crédiliste d’Alberta, manifestait de l’inquiétude au sujet de l’attribution d’une licence commerciale en Alberta.Le 2(5 mars, une dépêche d’Edmonton annonçait que J.-Percy Page, chef de l’opposition à la Législature d’Alberta, proposerait une résolution contre l’attribution d'une licence à un poste “non anglais” de Radio à Edmonton.Le 23 mars, à Saskatoon, la section provinciale de 1» Women’s Missionary Society de la United Church of Canada condamnait l’attribution d’une licence à un poste de radio français au Manitoba.Cette résolution s’enchaînait à une résolution du Regina Presby-terial où l’on disait notamment que "nous croyons que ce mouvement constitue un péril caractérisé pour Vanité canadienne".Singulière idée que l’on se fait de l’unité canadienne! Ce n’était pas celle de lord Duf-ferin qui disait, le 2 juin 1878: “Je ne crois pas que l’homogénéité ethnologique soit un bienfait sans mélange pour un pays.Il est incontestable que le côté le moins attrayant du caractère social d’une grande partie des populations de ce continent, c’est le cachet d’uniformité que présentent plusieurs de ses aspects, et je pense qu’il est heureux pour le Canada de pouvoir compter sur la coopération de différentes .a-cos.L’action réciproque des idiosyncrasies nationales introduit dans notre existence une verdeur, une fraîcheur, une variété, une impulsion éclectique qui sans cela ferait défaut; il serait d'une très mauvaise politique de chercher à les faire disparaître.Mes plus chaudes aspirations en faveur de cette province, — disons-nous, de ce pays, — ont toujours été de voir les habitants français accomplir pour >e Canada les fonctions que la France elle-même a si admirablement remplies pour l’Europe.Enlevez de l’histoire de l’Europe le rôle de la France, retirez de la civilisation européenne la part que la France y a fournie, quel vide se produirait?” L’honorable premier ministre actuel du Canada a exprimé ce même désir de voir la France se continuer au pays.Et c’est ce que nous voulons d'une manière énergique.Nous troyons qu’il vaut la peine de conserver noire héritage français partout au Canada.Lacordaire définissait un jour, le 14 janvier 1841, dans la chaire de Notre-Dame, la vocation de la n ition française dans le monde.Celte vocation spirituelle, la France voulut l’accomplir en Amérique, quand l’Amérique fut révélée à l’Europe.Le sort des armes exclut, un jour, la France de ses domaines d’Amérique.Mais elle ne repassa pas tout entière l’océan.Elle laissait au Canada des fils de son sang, de sa foi, de sa pensée.Et nous croyons, nous Canadiens français, que notre raison d’être et de rester au Canada ce que nous sommes, c'est justement de tenir toujours le flambeau échappé aux mains de la France, et, dans (suite à la page deux) Choses d’hier et d’aujourd’hui Mais dans cet antre Je vois bien comme l'on entre Et ne vois pas comme on en sort.la FONTAINE Forcément remis Forcément remis, à cause de l'encombrement des matières, d’asset nombreux textes, notamment une note Mgr Philippe Perrier sur les Silhouvtes de retraitants du P.Archambault, SJ. Pour b radio française da ns l’Ouest (suite de la première page) sentirent en 1763 à devenir des sujets britanniques parce que, à cette époque, l’exercice de leurs droits et privilèges leur fut garanti.Un siècle après, lorsqu’ils hésitèrent à entrer dans la Confédération, ces mêmes droits et privilèges fu-i ., rent garantis de nouveau, affirme ;la mesure où le permettra notre et- M Torv sorte qu'aujourd'lmi rfort, de projeter partout la lumière h| vie naijonai,, Canada repose (de la civilisation chrétienne en ter-1 sur ](.fonde,m.nt ,|os brilan- jines français.Notre race française nj(Jlies et français”.[Porte en son génie, en son âme.une _l|t> nol|S voulons, c’est que les foi, une culture, un id< al dont a ne- (-.jjij; correspondent à toutes ces bcl-soin l Amérique.les déclarations.Lame française est une ame lati- j e p.,t.|e fédéral a été établi sur .ne- Formée depuis des siec.es aux ^ |e prjlu.jl)e (|c ]a mise en commun disciplines classiques, elle s est 'u- (|es effor|S f|t.doux nationalités, de corporee la meilleure substance de (|i.ux l.ivi|is;ltions (|lli ne devaient »1 humanisme; elle a fait siennes a |)or,er attcill,e allx droits de l'iine virtuosité brillante des (irecs, la puissance pratique du génie romain, la force morale du christianisme.De tout cela, elle s’est composé un idéal 'très particulier où domine le spiri-jtuel.C’est là beauté de son âme.( Comme l’écrivait M.Héroux: “Aux Ftats-Unis, comme chez nous, les esprits les plus clairs, les coeurs les mieux faits reconnaissent qu’en maintenant nos traditions françaises, nous ne faisons point qu’un acte j de piété filiale et de dignité person-j relie, mais que nous ajoutons au pa-'tnmoine spirituel de la nation”.\ Or que veulent nos compatriotes por ou de l’autre.Mais, en fait, où trouve-t-on en dehors du Québec l’égalité des deux races fondatrices du pays, te libre et entier développement de la race française et de scs caractéristiques particulières?Croit-on que dans le dessein des pères de la Confédération on songeait à sacrifier le groupe des minorités françaises à la domination de la majorité anglaise?Et pourtant cet idéal ne s'est pas réalisé.Et l’on n'aime pas qu’on le dise.Pour obtenir cette unité nationale dont on parle tant, commençons par rendre justice aux minorités des uC DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 21 AVRIL 194?A la maison Eaton Dans un message qu'il vient d'adresser à tous les employés da la maison T.Eaton Co.Limited, le président de ceils compagnie.M.lohn-D Eaton, les encourage fortement à appuyer le prochain emprunt de la Victoire."Soyez assurés, dit-il, que le besoin est aussi urgent aujourd'hui qu’il le (ut dans le passé.Nos malades et nos blessés doivent recevoir les meilleurs soins Bloc-notes (suite de la première page) sont des députés de langue française de l’Ontario — MM.Paul Martin, secrétaire d’Etat, qui a déjà représenté le Canada â l’étranger, et Lionel Chevrier, qui devient ministre du transport à la place de M.Michaud.H est un cinquième secrétaire parlementaire qui vient tie faire son entrée dans le cabinet — M.Joseph Jean, député de Montréal-Mercier.Son cas diffère cependant des quatre autres.On ne saurait dire de lui que c’est un jeune député puisqu’il a 55 ans et qu’il siège aux Communes depuis 1932.On ne saurait non plus dire qu’il s’est imposé à l’attention de la Chambre puisque nombre de çens â Ottawa n’ont appris qu’il était secrétaire parlementaire du >- ;nis-tre de la justice que lorsqu’il a donné sa démission pour présenter la fameuse motion à laquelle il a attaché son nom.Cet effort inutile pour permettre aux députés libéraux québécois de dénoncer la conscription tout en appuyant le gouvernement King lui a valu la récompense qu’il obtient aujourd’hui.Ce n’est d’ailleurs '-"’une VOLUME XXXVI — No 9T possible»; nos armées doivent avoir le demi-promotion puisque te poste de de l’Ouest sinon conserver leur inté- provinces du Canada » : s • si i : .l n,- 1 .'grité catholique et française?Ils (veulent simplement la justice pour 'les minorités des provinces du Ca-jnada.Qui peut les en blâmer?I Une certaine presse, qui oublie comme toujours le droit naturel et J civil de tout un élément important Iparmi les fondateurs du pays, y prouve des inconvénients.Heureusement que nous avons des amis qui sont épris de vérité et de justice.l.es descendants de Français de l'Ouest veulent du français: ils ont résolu d’en mettre dans leurs foyers pur la Radio.Qui les en blâmera et qui refusera de contribuer à une oeuvre qui sauvera un si riche patrimoine?Le 2 février 1944, Mgr Maurice Baudoux, P.D., était l’invité de la Société du parler français à Québec.Au cours de la séance annuelle Il n y a pas un siècle (tout derme-1 de cette Société, il prononça une renient, 19 mars) que, devant les, remarquable allocution intitulée; membres du Canadian Club de Mont-1 "Le fait français dans l’Ouest”.A jréal, le Dr H.M.Tory, ancien rec {leur de l’Université de la Colombie 'canadienne et premier président du '[Conseil national des Recherches, disait que les Canadiens français coni’_______________________ r Avis de décès ! BIRON.— A la Maison-Mère de la Congrégation Notre-Dame, le 20 avril 1945 est décédée la Rév.Soeur Sainte-Suzanne-Marie, née Biron (Suzanne), fille du notaire ei de Mme Edouard Biron.Les funérailles auront lieu mardi le 24 courant, à 7 h.30.à la maison-mère de la Congrégation Notre-Dame, 3040 ouest, rue Sherbrooke.Et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.LAROSE.— A Ottawa, le 20 avril 1945 est décédée Mlle Eugénie La-rose.Les funérailles auront lieu dimanche le 22 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, 164 rue Cameron, pour l'église du du moins plus qu’ailleurs, par dé-,Christ-Roi, où un Libéra sera chan- sagrégation interne, mais par l’inté à 4 heures, et se rendra de là au j trusion d’un ennemi du dehors, 'cimetière Notre-Dame d’Ottawa.I auquel il est moralement impossi- la fin de son exposé, le conférencier aborda le problème du français à la radio.Il en souligna la gravité dans les termes suivants: “Le témoignage que la Société du parler français ni a si gracieusement invité à rendre devant mes frères du Québec est terminé.Un tableau en est sorti qui accuse plutôt les lignes de grandeur et estompe les faiblesses, c’est qu’il a été brossé avec amour.Mais le même amour exige que toute la vérité soit dite.Et la vérité, c’est que ce magnifique fait français subit actuellement un assaut qui menace gravement son existence".“Cinq facteurs ont déterminé chez nous l’accomplissement du fait français: le foyer, le clocher, l’école, le pensionnat et le collège, le journal et l’organisation.Or, voici que dans l'ouest, tandis que quatre de ces facteurs demeurent intacts et même augmentent leur rendement,.l'autre fléchit.Et c’est le premier, le plus important, c’est le/foyer”.Si le foyer a faibli, ce n’est pas, solliciteur général, que l’on a ressuscité pour lui.est tellement secondaire qu’il n’assure^ pas nécessairement à son titulaire l’admission au Conseil privé.Il convient toutefois d’ajouter que l’on a décidé de permettre à_ M.Jean de prendre place parmi les ministres et qu’il a été assermenté.Secrétaires particuliers Pour former les parlementaires et les administrateurs qui assureront la relève, les hommes d’Etat de Grande-Bretagne, dans tous les partis, ont la précaution d’entraD ner de bonne heure les jeunes qui promettent.Avant de les faire élire comme députés et de les désigner comme secrétaires parlementaires, ils leur font servir un apprentissage comme secrétaires particuliers de ministres.C’est un métier dur et pays.Que les deux races française jjigrat, mais qui permet à celui qui et anglaise jouissent du même Irai- ' exPr‘'e d acquérir U'ie precieuse lenient au point de vue particulier experience, a connaître les hommes de la liberté d’enseignement la fl£re répliqué du vieux gou-vitation.nos fovers étaient comme des sanc- i verneur rrontenac a 1 envoyé an- Remerciements nos foyers étaient comme des sanctuaires fermés à la langue anglaise, des oasis françaises en pleine civilisation étrangère.Nos enfants n’entendaient point ou peu d’anglais tant qu’ils ne franchissaient PESANT.—i Madame J.-Ovidc Pe-' pas le seuil du toit paternel pour txf /-» 4 frzs-ftztll/s \ z I cl»»/*/, .^ V 1 * .( .1 „ 1 ?i A - .-.1 :.J .saut et sa famille remercient sincèrement toutes les personnes qui ont bien voulu leur témoigner (les marques de sympathie à l’occasion de la mort de M.J.-Ovide Pesant, décédé le 4 avril, soit par offrandes de messes, bouquets spirituels tributs floraux, visites, soit par as- I|)Ve.r-s ont été violés .comme 1 sistance aux funérailles.".T de ll0S Ppres ® i charbonnier est maître dans sa mai-S nortance de ce 8e emprunt de la fmiterie considérables; les Allc-'?,an ; .t Ijmtnden, en Hollande elles ont on>, et cette société n,a it et Gasgratn ont par-! perfore des murs de béton de 2U| .pmns rnntrp w insisté sur le fait quel pieds d’épaisseur.Les essais de la j Exécutions décrétées par les Allers initiales et lappo-; nouvelle bombe ont été effectues nération d’un erand nombre de!l üuest d® 1 Oder.Les défenseurs de .fia!, i." iiin iBcrlin continuent le combat après marchands par toute la ville., heures sans sommeil.Selon les Un peu partout, on verra des ca-j Allemands, les Russes attaquent la mions portant des inscriptions de c^Pdale sur un «arc de 32 milles et nature à transmettre aux citoyens ] ont atteint la ville de Hangelsberg .x.• - - message qui leur rappellera ie Scj®* la région de Strausbcig, a 7 e U on fera mieux cette fois.emprunt tout en sollicitant leur en- 10 miHes au nord-est de la ville.Le comte dit.aussi qua son avis, tipre coopération.Dans les hôtels ,Au.s.l,d de Berlin, la 1ère armée Londres, 21 (A.P.).— Moscou a | avance de la Neisse vers l’ouest et opère un double mouvement dans le but d’encercler la capitale et de faire la liaison avec les armées étatsuniennes.Après avoir pris Mus-kau sur la Neisse, les Russes ont avancé de 15 miiies vers l'ouest _ et pris Sprenberg sur la Sprée; d’autres colonnes se sont lancées au delà de la Sprée et ont pris Hoyerswer-da, à 3t milles au nord-est de Dresde.Les Allemands disent que les Russes ont en outre avancé de 15 milles vers l’ouest, établissant un saillant jusque dans Senflenberg, à seulement 54 milles des troupes de la 1ère armée des Etats-Unis sur la Mulde, à Wurzen, à l’est de Leipzig.A ce point où elles sont le plus prés des troupes de l’ouest, les Russes ont avancé à 38 milles à l’ouest de Rothenbugr sur l’Oder, et ont atteint Kamentz, 18 milles au nord-est de Dresde.Les Russes sont ainsi à 20 milles à l’ouest de la Sprée; au sud de ce secteur, ils ont atteint Bautzen.Cette avance soviétique effectuée sans résistance de l’ennemi a contourné et dépassé Foerlitz et Lobau, avant-postes qui gardent la route ferroviaire de Dresde au nord des monts Sudètes.Les Busses sont ainsi en pleine province de Saxe.du maréchal Konev de vote de l’électeur, en premier ! l’aviation américaine puisse 'Prfd*"j j i A MnnAvÂnl lieu, et de ne pas rendre son bul-jter immédiatement de cette decou-; 06 piUS, Q /ViOniTBOI letin nul sans qu’il y ait de sa fau-.verte._ , , ; , , .annations relèveront encore direc- le ! £n p]us ,je cet{e bombe mue par! On évalue que le nombre des dé- îenient du gouvernement.j Les précautions prises par la loi! une fusée, le 8e commandement! n]®nag®rael,‘8- 1® l®r P?3', sera
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