Le devoir, 12 mai 1945, samedi 12 mai 1945
"U Otaa4« «at «u nation «ouwmln» et na vaut atac docilité accenter de la arande-Breva-Kna.ou daa Etata-UnU.ou de qui qua oe soit d’autre, l’attitude qu'il lui faut prendre envera la monda La aremlcr devoir de loyaltame d’un Canadien n’eat pa» envers le Commonwealth britannique des nation*, mais envera le Canada et eon roi.et ceux qui contestant ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth." ."**!?.*• • sovereign nation and cannot taka her attitude to the world docilely from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian’s first loyalty le not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and tt> Canada’s kin* and those who deny this are dolnir.to ray mind, a (treat disservice to the — dwe “ Commonwealth.' (l-X-371 Lard Twtadtmalr Oiracftar i Georces PELLITIIR DEVOIR FAIS CE QUE DOIS Rddacfaar aa chef i Omar HIROUX Mowtréol, samedi 12 mai 1945 ^VOLUME XXXVI — No Ï08~ ^ REDACTION IT ADMINISTRATION 410 EST, NOTRE-DAME, MONTREAL TELEPHONE t RBUir SOIRS.DIMANCHES BT PETES Adwiiniefrstiaa i RidacHaa , Gérant t «Elsir 3361 •liait 2914 •Elsir 3361 Les russes combattent le sabotage des nazis à Berlin Les dictateurs avaient oublié leur Maître La fin de la guerre en Europe est venue.Pendant presque cinq ana l’Allemagne a dominé le continent européen; les unes après les autres, les nations sont devenues ses captives, sauf l’Angleterre, la Russie et de rares pays neutres.La Russie elle-même a subi la dictature partielle pendant des mois.Il y a onze mois, en juin 1944, l’Angleterre, les Etats-Unis et des troupes du Commonwealth britannique ont réussi à prendre pied sur une plage française.Depuis ce temps, l’Allemagne a dû fléchir sous les coups redoublés dea Alliés, d’une part, de la Russie, de l’autre.Les Alliés avaient déjà conquis une partie de l’Italie et dégagé Rome.Mussolini, victime autant de son ambition démesurée que de son entêtement déraisonnable, est mort tragiquement sous les coups d’une bande de communistes, Hitler a disparu on ne sait encore au juste comment ni même s'il est mort.Une à une ses armées ont capitulé.Le rêve gigantesque d'une domination mondiale s’est brisé et l’empire allemand gît dans la boue.Malgré tout leur orgueil menaçant, ni Mussolini, ni Hitler n’ont pu faire que leu($ dictatures durassent.Us avaient oublié que l’e»-sence de la dictature est provisoire, passagère; ils ont vécu des vies ardentes, violentes, passionnées, mais des vies désastreuses.Si la dictature naît toujours de l’excès du désordre ou de l’impuissance à gouverner sans elle, elle ne peut pas durer indéfiniment.D'auttes avant Hitler et Mussolini avaient été de grands dictateurs, ils avaient bâti de formidables empires et puis ils sont morts pour avoir oublié que Dieu humilie toujours ceux qui s'imaginent pouvoir imposer leur volonté à un univers indéfiniment soumis.L’histoire se répète, selon le dicton, et ceux qui ont voulu narguer Dieu ont vu leur rêve crouler dans la poussière ét leur nation comme eux-mêmes.* * * Mussolini et Hitler ont eu le sort de leurs prédécesseurs.Après avoir réussi dans une certaine njesure » hausser leurs • nations, ils ont versé dans le racisme et l'autocratie pleine de morgue qu’ils ont voulu traduire en actes injustes, en coups de tonnerre, en éclats de foudre, en spoliations de territoires.Ils ont fait que, tant en Italie qu’en Allemagne, la dignité humaine a été rabaissée.Les citoyens qu ils avaient asservis sont devenus des sujets sans voix, des hommes sans âme, des intelligences privées de raisonnement, des volontés ne sachant plus rien vouloir, sauf si le Fuehrer ou le Duce le voulait; et l’on sait qu'ils ne toléraient pas l’ombre d’un obstacle, d'une contradiction.Us avaient enseigné à la jeunesse que la guerre est une aventure dangereuse certes, mais la plus belle et la plus haute ft que, s'ils décidaient de la faire, elle ne saurait se clore que par leur victoire, par la prédominance du racisme sur I univers, Londres et Paris étant ruinés et Washington s’abstenant de se mêler des affaires européennes, Vision chimérique, on le voit, on le pressentait depuis des mois; ainsi les esprits chimériques, dans tous les domaines, soit de l’intelligence, soit de la matière, conduisent les hommes, sous prétexte de les réhabiliter sans l'intervention de Dieu, aux pires aberrations, aux plus dévastatrices catastrophes.U était évident pour des observateurs impartiaux qui parcourutent l’Europe après les exploits passagers d Hitler 1938, que le colosse raciste de la coalition halo-germanique donnait dès lors d’évidents indices de faiblesse, de danger pour des nations qui vivaient dominées par des régimes autoritaires, totalitaires, où l’Etat était tout, voulait être tout.II était évident aussi que cela ne pouvait indéfiniment durer.Quand la dictature de quelques hommes se prolonge outre mesure, s’exagère, se grise de pouvoir brutal, au lieu de se faire de moins en moins sentit, en apparence, cela ne saurait se prolonger.Toutes les dictatures quelles qu’elles soient, même celle de Moscou, portent à leurs racines des germes de détérioration.voire de mort.Toutes celles du passé ont disparu pour des causes ou des motifs variés où ceux d’ordre politique ont toujours été au premier rang.Toutes sont mortes tôt ou tard.Faudrait-il croire que les dictatures s’appuyant sur la doctrine dangereuse de la suprématie de l’Etat, sur l’Etat-Dieu, pourraient échapper au jeu de la destinée de tout ce qui est humain et ÿar conséquent faillible, mortel?Ce qui s’est passé ces semaines-ci montre une fois de plus aussi gue, quelles que soient les erreurs de la démocratie, elle reste tout de même le moindre mal, en regard des dictatures.O * * L’auteur de ces lignes, au cours de son dernier voyage en Europe (en 1937), se rappelle avoir assisté, dans une campagne d’Italie, au flanc des monts Albains, dans un édifice dont les vastes baies s’ouvraient sur la perspective d’un miroir d’eau reflétant un ciel tel qu’il ne s’étend peut-être qu’au-dessus du paysage italien, à une audience d’un vieillard miné par une grave maladie et qui fut, jadis, vigoureux alpiniste.Nous l’entendîmes rappeler l’éternelle vérité, pour les nations comme pour les hommes, du Sermon sur la montagne: “Bienheureux les pacifiques”.Cet homme, comme son succccsseur, était le véritable souverain du monde.Nous saisîmes alors tous cette vérité que l’immortelle force, l’éternelle puissance, la véritable souveraineté ne saurait être celle des armées, des escadres, des nuées d’avions, ni celle des dictateurs, des dictatures; que de Néron à Julien l’Apostat, de Hitler à Mussolini, tout cela est passager, précaire, voué à la ruine, à U destruction, à la mort.Le Maître des maîtres, le Maîtr» du monde visible et invisible, l’arbitre des nations et des puissances, ce sera toujours, quoi que fassent les dictateurs et les gouvernants même conjugués, Celui auquel Julien l’Apostat, désespéré de n’avoir pu le vaincre, dut rendre d’une voix expirante ce témoignage qui retentit à travers les siècles: “Tu as vaincu, Galiléen”.Vraiment, les deux dictateurs qui viennent de disparaître, après avoir plongé le monde dans une mer de désolation dont il sort péniblement aujourd’hui, auraient dû se rappeler qu’au-dessus de leur puissance passagère, il y avait la puissance éternelle de Dieu.Les nations victorieuses en Europe se le rappelleront-elles?C’est à souhaiter, puisque leurs chefs remercient Dieu de l'issue de la lutte, ce que n’a pas encore voulu faire Staline l’athée.La dernière phase de la résistance allemande en Tchécoslovaquie de Mussolini à la veille de la conférence de Munich en i2-v-« Georges PELLETIER L’actualité O Mères ! O mères heureuses qir ruuonnez de joie du mutin jusqu’au soir, mères dévouées dont tous les moments de la vie sont des actes d’abnégation, tnères tendres dont les paroles consolent tons les chagrins, mères pieuses qui conduisez les âmes au bon Dieu.mères chrétiennes que les en-I fonts bénissent loue les jours pour le bonheur de vivre, mères pauvres et détachées qui donnez tout et qui n’avez jamais besoin de.rien, mères vieillies dont le front penché porte une couronne de petits-enfants, mires vaillantes et assidues dont la lampe ne s’éteint pas, mères tristes et silencieuses qui ne vous plaignez jamais, mères qui pleurez seules, quand vien le soir, mères qui riez pour cacher votre chagrin à votre entourage, mères pensives dont les cheveux blancs cachent sous leur bandeau I les souvenirs du passé, d mères parfaites de chez nous, I vous îles dignes, toutes, d'etre [ louées, d’étre bénies! Pour la famille que vous avez I conservée intacte depuis des géné-I rations.pour la joie de vivre que vous répandez sur la terre, pour l’humbte travail que vous accomplissez ti cause de vos enfants, pour votre tristesse quand nous sommes malheureux et pour votre bonheur quand la foie nous reprend, pour tout ce que votre coeur dispense de tendresse et de chaleur autour de nous, l pour les soins maternels dont vous entourez nos premières heures ici-bas, pour les refrains pue vous chantez et dont notre enfance est douce-\ ment bercée, .pour nos premières larmes que vous issuyez avec tant de douceur, pour tous les maux que votre main protectrice éloigne de nous, ! pour nous avoir conduits a ( autel par un chemin si beau qu on le retrouve toujours.pour te Notre Père que vous nous avez appris avec tant de patience, pour les Ave que vous nous en-I peignez d semer le long de notre vie, ., \ pour le pardon des rn/ures que VOUS mettez dans notre coeur dès qu’il s’éveille au monde, pour tout ce que vous ajoutez de beau dans notre vie, soyez aimées et remerciées! Que l’on vous acclame sous tous les deux, que dans le coeur de chaque enfant s'élève un chant d'amour à votre gloire, que ceux qui vpus ont oubliées pensent à vous aujourd’hui, que votre coeur se réchauffe au souvenir de ceux que vous avez bercés et choyés, qu’en repassant toutes vos années, vous ne trouviez, dans votre pensée, que de la joie et du bon-bi heurt 12-V-45 EVE Bloc-notes La Fondation Edouard-Montpetit L’Associalion des anciens de la Faculté des sciences sociales, économiques et politiques de l’Université île Montréal, à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de l'école qui fut à l’origine de la Faculté, offre un dîner à celui qui présida à la fondation, M.Edouard Montpetit.Le conférencier de circonstance sera M.Montpetit lui-même.Les anciens et leurs invités entendront aussi parler d’une souscription, déjà bien en voie, et dont le produit doit servir à l’établissement de la Fondation Edouard-Montpetit.On compte recueillir une somme d’au moins $15,01)0, ce qui permettra à la Fondation, avec l’intérêt produit par ce capital — auquel on espère déjà pouvoir ajouter, car cet objectif de $15,000 est vraiment modeste —.de décerner chaque année un certain nombre de bourses d’études.Il est certain que la célébration du vingt-cinquième anniversaire des Sciences sociales, l’oeuvre de prédilection de M.Montpetit, pouvait difficilement prendre une forme qui fût plus agréable à ce dernier.“C’est une manière élégante de célébrer cet anniversaire”, écrit Mgr Perrier, vicaire général du diocèse, dans une lettre aux organisateurs dé la fête et de la souscription.en créant une bourse qui rappellera aux générations futures le nom de celui qui fut le propa-gandme du mouvement économj-que chez nous.Edouard Montpetit aurait ou se consacrer avec succès à la literature; et ses études au Collège de Montréal et à l’Université le laissaient prévoir, mais il préféra mettre la littérature au service des sciences économiques et sociales.Il se rendit à Paris pour sc préparer à ce grand oeuvre.De retour à Montréal, il fut, pour ainsi dire, la représentation vivante d’une idée en marche pénétrant avec lui et par lui dans les masses profondes, pour convaincre les nôtres qu’ils ne doivent pas tourner le dos au monde économinue, mais qu’ils doivent s’y installer dans une armature solide.Il fut un théoricien splendide, sans doute, mais il fut aussi un homme d’action, faisant pénétrer sa doctrine sociale dans notre vie nationale.11 fut le générateur d’un régime par trop négligé par nos compatriotes.Montpetit fut un homme providentiel pour répandre les idées de l’ordré nouveau.Il n’est que juste qu’il entre dans l’histoire de son vivant.Que l’on crée une chaire de son nom, où il parlera toujours de la science qui fut la Dame de «a pensée.” 11 ne fait pas de doute que l’objectif fixé pour la Fondation Edouard Montpetit, $15,000, sera atteint, même dépasse.Il n’y a pas en effet que les seuls anciens des Sciences sociales qui sont invités à souscrire, mais tout le grand publit.La Faculté universitaire qui e4t sortie de l'Ecole fondée il y a vingt-cinq ans ne doit pas ralentir mais accélérer sa marche et le Canada français tout entier a intérêt à ce qu’il en soit ainsi.L’smbeüissemenÿ des campagnes Une organisation relativement jeune et qui n’avait pas encore fait beaucoup parler d’olle, le Club des Habitants de Québec, se manifeste, pour la deuxième année consécutive, par une initiative éminemment heureuse: la Semaine d’embellissement provincial, qui a tout de suite reçu l’approbation ef l’appui des autorités du gouvernement, par la voix de M.Laurent Barré, ministre de l’Agriculture, de M.Bons Dussault, ministre des Affaires municipales, et auisi de l’archevêché de Québec.Il s’agit d’une semajne, fixée à cette eemaine-ci même, du o au 12 mai, que l’on a consacrée à la prédication de l’embellissement rural par toute la province.Cela vient s’ajouter, avec beaucoup d’à-propos, aux fêtes des arbres de l’As-sociation forestière québécoise.Les paysages de chez nous ne manquent certes pas de pittoresque: le pays de Québec est topographiquement bien doté et il offre au touriste le choix dans la très grande variété: la mer et des bras de mer.la plaine et la montagne, l’eau aalée, saumâtre ou douce, la forêt des feuillus et celle des conifères, la sauvagerie authentique en certaines régions, en d’autres, la nature adoucie, humanisée.Mais en combien d’endroits, malheureusement, et parmi les plus en vue, en bordure des routes les plus fréquentées, la main de l’homme n’a-t-elle pas agi, non pour le mieux, pour le pire?Certaines fermes ont des bâtiments lamentables à voir et qu’il suffirait d’un blanchissage à la chaux pour rendre d’allure pimpante.Des villages sont, par l’affiche en tôle, cent fois répétée, repoussants dès leurs abords et encore plus dès qu’on avance dans leurs grandes rues, où les maisons recevraient avec avantage une couche de peinture ou simplement de chaux.Le Club des Habitants, à ce qu’il semble, préconise l’établissement et l’entretien de pelouses et de plates-bandes de fleurs.Puisse-t-il réussir dans la campagne qu’il entreprend, campagne du genre de celle que le Frere Adrien, C.S.C., poursuit à l’année longue, en la faisant coïncider, dans ses coqrses à travers la province, avec la visite des cercles de Jeunes naturalistes.U y a déjà longtemps — à l’époque où, sauf erreur, M.J.-E.Perrault fut ministre de la Voirie — que la Législature provinciale a voté une loi qui interdit les panneaux-réclames et les affiches commerciales en bordure immédhitè des routes.Lot bienfaisante, qui ne semble pas valoir partout contre les ornements de cette sorte sur les pans de maisons, dans les villages et hors des villages, contre l’affiche innombrable, à la campagne comme en ville, sur toute la façade disponible d’un magasin.Nos paysages urbains et ruraux ne sont-ils pas pourvus d’assez de fer-blanc sans que la publicité s’en mêle et se mette de la partie?Une semaine d’embellissement provincial, des fêtes des arbres, une semaine de grand nettoyage à Montréal, cela nous (fojfjgt être de bonne inspiration, aü moment où la guerre finie en Europe, le tourisme va se pouvoir permettre le plein d’essence et, de nouveau, donner à plein.Emile BENOIST 1Ï-V-4J .fie carnet du grincheux Le gouvernement libéral d’Ottawa, par son sympathique ministre des Finances, M.Ilsley .abolit des taxes.On dirait quasiment qu’il y a des élections qui s en viennent.* * * Le peintre Fernand Léger prétend que la couleur est une des nécessités vitales, une matière première aussi importante que l’eau et le feu, que sans la couleur, le monde ne pourrait vivre.C’est sans doute pour cela qu’en politique, il y a des rouges et des bleus, des jaunes et des pinks.¥ ¥ » C’est probablement pour cette même raison encore qu’un Irlandais digne de ce nom tient à n’être jamais pris sans ., vert.?* A Le parti libéral doit fêter aujourd'hui le retour de l'enfant prodigue.M.le Dr Pierre Gauthier, ci-devant organisateur du Bloc populaire dans la région de Québec, vient en effet de faire sa soumission en acceptant la candidature libérale officielle dans le comté de Portneuf.?A * Le parti lui pardonnera ses infidélités d’aufant plus facilement quelles n'ont pas eu de conséquences trop graveo.M.le ‘Or Pierre Gauthier n’a obtenu que des succès plutôt négatifs comme organisateur du "Bloc populaire” dans la région de Québec.A A A M.le Dr Pierre Gauthier sera-t-ll plus heureux en politique fédéral# qu’en politique provinciale ?Du temps qu'il était libéral, M.Bona Dussault, ministre des al-faires municipales, l'avait battu à l’élection provinciale de 1935, et l’avait forcé à se réfugier au parlement fédéral.Comme candidat du "Bloc populaire", 11 fut défait par le même M.Dussauii le 8 août dernier.11 redevient libéral pour tenter de trouver une seconde fols un refuge à la Chambre des Communes.Cette fols, M.Bona Dussault le poursuit jusque sur le terrain fédéral en appuyant une candidature indépendante contre lui.¥ ¥ ¥ Relevé dans un journal anglais, ce cri d’une correspondante qui, dans une Letter to the Editor et en style apocalyptique, vocifère sa haine d# l’AIlernand: Te hell with the Geneva Convention I Un chiffon de papier de plus ou de moins, il n'y a pas vraiment de quoi.Le Grincheux 12-V-45 ¦—- — -*¦ erei — Choses d’hier er d’aujourd’hui "La flamme qui avive les divers nationalismes, c'esf la croyance en une mission nationale, une espèce de mysticisme, de messianisme collectif.Toutes les nations ont besoin d# cet idéa-lieme pour croire en elles-mêmes et subsister." J.-T.DELOS (Le nrobléme de civilisation — La^Nation).LONDRES, 12 (A.P.) — Les troupes russes combattaient hier soir à Berlin des vagues d'incendies allumés par les “loups-garous” nazistes; des unités soviétiques sont aussi en train de sortir des souterrains du métro des centaines de cadavres de civils qui y ont été noyés; lors déjà capitulation allemande des troupes d'élite nazistes ont déversé des tonnes d'eau dans le métro; un journal de Moscou dit que des centaines de civils et des soldats blessés ont ainsi été noyés.Pendant que l'armée rouge devait ainsi lutter contre le sabotage dans Berlin, d'autres troupes soviétiques continuaient le combat en Tchécoslovaquie, contre les divisions du maréchal Schoerner.Les Russes ont jeté dans cette opération des divisions blindées et des unités spéciales de motocyclistes qui ont manoeuvré de façon à encercler les Allemands pour les empêcher d'aller se constituer prisonniers des Etatsuniens à l'ouest et au sud-ouest.A Prague, toute résistance allemande a cesse, sauf dans le cas de francs-tireurs isolés qui continuent çà et là de tirer Sur les civils et sur les soldats russes.Les civils et soldats allemands ont reçu ordre de rendre leurs armes hier et la radio de Prague a annoncé une réunion conjointe du gouvernement tchèque du président Benès et du conseil national de la résistance.Pour liquider la dernière résistance en Bohême, l'armée rouge a envoyé deux de ses meilleurs commandants de chars, les généraux Lelioushenko et Abyalko.Avec des unités blindées pour ouvrir la marche, les 1ère, 2e et 4e armées ukrainiennes serrent l'ennemi de près et ont presque coupé le corridor par où las Allemands fuient vers les lignes étatsuniennes.Le Mexique d’hier et d’aujourd’hui Deux mille ans d'histoire-La géographie du pays — Ses ressources naturelles: abondance et variété extrême — Agriculture, commerce, industrie — Les grandes villes L'avenir économique — Les relations commerciales possibles entre le Mexique et le Canada (Par M.Paul Bouchard) M.Paul Bouchard, qui connaît particulièrement le Mexique pour l’avoir longtemps fréquenté et pour parler sa langue courante, a bien voulu nous adresser de Mexico cette intéressante étude: Au sud des Etats-Unis, de l’autre côté du Rio Grande, le monde américain change soudain de couleur, de climat et de civilisation.Le Mexique espagnol et indien forme la frontière et Favant-garde d’nne autre Amérique qui s’étend jusqu’g la Terre de Feu, Amérique de*culture espagnole et portugaise qui garde cependant encore le souvenir et les monuments des grandes civilisations indigènes qui précédèrent l’arrivée de Cortès et de Pizarre.De tous les pays de l’Amérique latine, le Mexique est celui qui accuse la plus forte personnalité, car sur son territoire la culture espagnole et les vieilles civilisations indiennes ont tranché leurs reliefs les plus vigoureux et les plus artistiques.Des trois grandes civilisations qu’a connues l’Amérique d’avant les Blancs, deux se sont développées au Mexique; la maya et l’aztèque.Après l’arrivée de Cortès, le Mexique a été la partie de l’empire espagnol où la civilisation du vieux royaume de Ferdinand et d’Isabelle a fleuri avec le plus de splendeur.En effet, aucun autre territoire ouvert à la civilisation européenne par la colonisation espagnole n’offre aux yeux émerveillés du voyageur pareille abondance de temples, de palais, d’oeuvres d’art de toute sorte dignes de rivaliser en style et en beauté avec l’art européen de l’époque.Non seulement l’architecture a couvert la Nouvelle-Espagne d’églises splendides, de palais princiers pendant toute l’époque coloniale, mais la peinture, la sculpture, la céramique.l’orfèvrerie atteignirent une perfection qui témoigne encore aujourd’hui, dans tous les musées du Mexique, de l’incroyable vigueur économique et culturelle du Mexique d’avant l’indépendance.Géographie Et il fut même une époque où le territoire du Mexique était infiniment plus vaste.Avant 1848, tous les Etats qui composent maintenant le Sud-Ouest américain; Californie, Texas, Nouveau-Mexique, Arizona, Utah, Colorado, Nevada, faisaient partie intégrante de la République mexicaine.Le Mexique contemporain n’esi que le pays qui s’étend entre l’Amérique centrale et ies Etats-Unis, ie golfe du Mexique et l’océan Pacifique, du 14e au 32e degré de latitude nord.11 n’a donc pour voisins, au nord, que les Etats-Unis, et au sud, le Guatémala et le Honduras britannique.Quoique plus de la moitié du Mexique soit située au sud du tropique du Cancer, son climat et ses produits ne sont pas nécessairement ceux des zones tropicales et subtropicales.Le Mexique est un pays montagneux dont ie centre est formé d’un plateau de 1,500 milles de longueur environ par 500 de largeur, qui s'étire entre la branche orientale et l’occidentale de la Sierra Madré, prolongement méridional des montagnes Rocheuses.L’altitude moyenne de la Sierra Madré est d’environ 9,000 pieds, bien qu'elle soit parfois dominée par des cimes comme le Popocaté-petl et le pic d’Orizaba qui atteignent plus de 17 et 18.000 pieds.Selon l’aUituddu SEE V Commences bien la journée «n prônant un déjeunar nourrissant composé d’oeuf* et d» bacon “MORIN” au goût délicieusement différent 4 cause d« sa préparation su sucre d'ERABLE d'après un* méthode secrète et exclusive.Préparé pour de* Canadiens par des Canadiens.% Salaison Maisonneuve Limité* 4 Montréal.V1 6749 J mi sdui il wowtto ^; ABONNEMENTS MR LA fOSTI EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Montré*) «t U b*nllau«l Et*t»-Unl* «t Empir* brltamlqu* 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEIDOMADAIRI CANADA 2 00 Et.ti-Uni.«t UNION POSTALE 3.00 DEVOIR [ SAMEDI.12 MAI 1945 >-—- TEMPS PROBABLE BEAU ET UN PEU PLUS CHAUD Le DEVOIR est meiwbre «le la "Canadian Press", de rA.B.C." et de la "C.D.N.A/ La campagne électorale M.Camiilien Houde a annoncé hier soir qu'il briguerait les suffrages dans le comté de Saint-Jacques — Liste officielle des candidats libéraux — Autres nouvelles politiques De nouveaux développements se sont produits dans le domaine politique, alors qu’il ne reste plus que deux jours avant la mise en nomination des candidats.Le maire de Montréal, M.Camiilien Houde, a annoncé hier soir qu’il briftue-rait le suffrages dans le comté de.St-Jacques comme candidat indépendant, mais appuyant le programme du Bloc populaire canadien.On apprend par ailleurs que M.Cardin songerait à diriger la lutte des quelque 20 candidats indépendants, bien qu’ils ne soient attachés à aucun parti.En plus d’être candidat dans son comté.M.Cardin appuierait les candidats indépendants dans la lutte fédérale.La situation politique dans la province de Québec prendrait aussi une tournure particulière, alors eue M.Camiilien Houde aurait songé è appuyer tous les candidats qui sont contre le gouvernement King, pour une raison ou pour une autre.Et depuis la dissolution du Front national, le champ reste presque libre au Bloc populaire canadien et à M.Houde.Du côté des libéraux, on communique la liste officielle des candidats du parti libéral à la prochaine élection fédérale: Cartier: S.Schwisberg, avocat.Hochelaga: Raymond Eudes, avocat.Jacques-Cartier: Elphège Marier, C.R.Laurier: Ernest Bertrand, C.R.Maisonneuve-Rosemont: (pas choisi).MERCIER, Joseph Jean, C.R.MONT-ROYAL, Fred-P.Whitman, B.Sc.OUTREMONT, Edouard Rinfret, C.R." SAINTE-ANNE, Tho.-P.Healy.ST-ANTOINE-WESTMOUNT, D.-C.Abbott.C.R.ST-DENIS, Azellus Denis, avocat.ST-HENRI.J.-A.Bonnier.ST-JACQUES, Roland Beaudry.ST-LAURENT-ST-GEORGES, B.Claxton, C.R.STE-MAR1E, Dr Gaspard Fau-teux.VERDUN.Paul-Emile Côté.ARGENTEUIL, James McGibbon, Lachute.BEAUHARNOIS-LAPRAIRIE, Robert Cauchon, maire, Valleyfield.BERTHIER-MASKINONGE, Dr A.Laurendeau, St-Gabricl de Brandon.BROME-MISSISQUOI, It.col.Maurice Hallé, Sweetsburg.Chambly-Rouville: Roch Pinard, e.r., avocat.Chapleau: David Gour, Amos.Châteauguay-Huntingdon : Donald Black, Aubrey.Compton: J.-A.Blanchette, Char-tierville.Drummond-Arthabaska : Armand Cloutier, Drummondville.Hull: Alphonse Fournier, c.r., Hull.Joliette-L’Assomption-Montcalm : Georges-Emile Lapalme, avocat.Labelle.Maurice Lalonde, c.r., avocat, Mont-Laurier.Laval-Deux-Montagnes: Jos.Ouimet.maire de Ste-Rose.Nicolet-Yamaska: Paul Trahan, avocat, Nicolet.Pontiac: W.R.McDonald, Cha- outre-mer, le général Pearkes reproche au même gouvernement de s’en être tenu au volontariat relativement aux renforts.'Y* y ‘Y* Prince-Albert, Sask., 12 (C.P.) — W.-L.-Mackenzie King, premier ministre du Canada, vient d’être choisi à l’unanimité comme candidat libéral dans le comté de Prince-Albert._ La convention a eu lieu hier à Prince-Albert.Incidemment, M.King est député de ce comté à la Chambre des Communes, depuis 1926.M.George Rizer, de Big River, Sask., qui a proposé la candidature de M.King, a déclaré que “le Canada et le monde ont besoin plus que jamais des services de ce grand homme”.La punition des crimes de guerre Les châtiments atteindraient de 4,000,000 à 6,000,000 d'Allemands Londres, 12 (A.P.) — On a appris ici hier d’une source qui touche de près à la Commission des crimes de guerre, que les pénalités pour les atrocités de guerre de l’Allemagne — camps de concentration, travail forcé, prostitution for Le gouvernement militaire allie' en Allemagne Eisenhower dirigera la section américaine lîtés atteindraient de 4 à 6 millions d’Allemands sous forme de châtiment personnel.Cet informateur a dit que Rudolf Hess, qui s’est enfui en Angleterre en 1941, Henrich Himmler, qui est en fuite, Hermann Goering, qui est prisonnier, sont tous sur Ja liste des criminels de guerre des Nations-Unies.Il semble que le grand-amiral Karl Doenitz ait peu de chance d’échapper au même sort; Doenitz, qui a été chef de la guerre sous-marine, serait tenu responsable des attaques à la mitrailleuses contre 1 p \f T des navires non armés, en violation lir M.King, m.i, ,uo le cM du ÎÆÆW “/.f.Æ cée, affamement prémédité — se- j Kne , ront imposées à une forte partie de! Le gen.Eisenhower sera le chef la population du Reich; ces péna- et le gen.(.lay, chef-adjoint.Le ge-¦ neral (.lay surveillera tout le pru- de “dénazification La guerre du Pacifique Blocus minier dans les eaux japonaises Guam, 12 (A.P.) — Les forteresses volantes américaines ont disse-1 Washington, 12 (A.P.) — Le gé- miné une quantité considérable dCj néral Eisenhower et le It-gén.Lu-! mines dans les eaux japonaises, no-j cius D.Clay ont été nommés à la ! tamment dans les ports de Tokio cl : tête de la section américaine du - de Nagoya.Ces bombardiers géants gouvernement militaire en Allema-|°nt fait une douzaine d'envoiées à gramme de •’aenazitication” et la suppression de l’activité clandestine.Dans un exposé des projets d’organisation pour l’occupation, l’armée a annoncé que le gén.Eisenhower serait le membre américain cette fin, et chaque appareil portait environ 10 tonnes de mines; on en a semé dans tous les grands ports du Japon et spécialement dans le détroit de Shimonoseki, entre les îles Kyushu et Honshu La souscription québécoise au Ville emprunt ! Notre province a atteint les 77.39 pour cent de son objectif, avec un montant global de $293,320,150 — L'île de Montréal s'est inscrite pour $220,403,100, soit un pourcentage de 77.33 — L"'Aluminium Co.of Canada" et ses subsidiaires ont acheté pour $5 millions d'obligations de la victoire La Comité national des tinances de guerre nous Informe que.grâce à un montant additionnel de $17,075.600.la souscription Cette opération a commencé le’globale souscrite, à date, par la province 27 mars; c’était la première fois j de Québec, au 8e emprunt de la Victoire, qu’on tentait d’établir le blocus ! atteint le chlifre de $293.320.150 — soit complet d’une nation maritime pari77.39 p.c.de l'obiectil de $379 millions, des mines.L’objectif de cette cam- L'île de Montréal a souscrit, pour sa du conseil général dans lequel se-;Pa8ne c’est de hâter les effets des'part, $15.039,650 — ce qui porte à $220.-ront représentées la Russie, la bombardements sur le Japon; on 1403,100 le montant global souscrit à date, Grande-Bretagne et la France.Il se “**- *- ¦ - peau.Richmond-Wolfe: Bromptonville.St-Hy J.P Mullins, Jos.Fontai- Al- __.acinthe-Bagot: ne, St-Hyacinthe.St-Jean-Iberville-Napierville : eide Côté, c.r., maire,, St-Jean.Shefford: Marcel Boivin, Granby.Sherbrooke: Maurice Gingues, Sherbrooke.„ ,, Stanstead: Russell Carrière, Ma- Terrebonne: Lionel Bertrand, Sic-Thérèse.Trois-Rivières: Robert Ryan, Trois-Rivières., Vaudrcuil-Soulanges: Louis-Rene Beaudoin, avocat, Hudson.Wright: Léon Raymond, N.P., O.B.E., Maniwaki.* * * Chez les libéraux, l’ouverture officielle de la campagne électorale sur l’ilc de Montréal, en vue du scrutin fixé au 11 juin, aura lieu lundi soir prochain dans la grai I salle de l’école paroissiale de Sala-berry, à l'angle des rues Robin et Montcalm, précisément ,daus le comté de Saint-Jacques ou M.Roland Beaudry est le candidat ministériel officiel., On nous dit que, outre M.Roland Beaudry, M.Bienvenue, depute cul comté de Bellechasse et ancien ministre de la Ctiasse et des Pêcheries de la province de Québec, Me Roçn Pinard, candidat libéral officiel dans le comté de Chambly-Rou-villc, Mc Gérard Cournoyer.de So-rel, M.Claude Jodoin, ancien député du comté de Saint-Jacques a l'Assemblée législative, Mme E.Lacroix.présidente de T Association ues femmes libérales du comté de Saint-Jacques, et M.Emile Mathieu porteront Ja parole au cours de ce .;rand ralliement qui s’ouvrira à 8h.ü, lundi soir.* * * Vancouver, 12 (C.P.) —Au cours d’une causerie diffusée par Radio-Canada a travers le pays, le major-général George R.Pearkes, V.C., ancien commandant de la côte du Pacifique et candidat officiel du parti conservateur progressiste, a déclaré hier soir que des troupes canadiennes avaient été transportées d’Italie dans le nord-ouest de l’Europe pour combler des vides qui auraient pu l’être par des mobilisés de l’armée territoriale.Le général Pearkes a aussi déclaré que dès le début de la guerre, le gouvernement libéral dirigé par M.King n’a pas su être réaliste quand il s’est agi de constituer l’armée canadienne.Rappelant que le gouvernement King a créé une im parti libéral a fait preuve de courage en décidant de se porter de nouveau candidat dans le comté de Prince-Albert.Deux cent quatre-vingt-dix-sept délégués assistaient à la convention.Seul M.King a été proposé comme candidat.De passage dans la métropole, hier, en route pour l’île du Prince-Edouard, M.John Bracken a déclaré que son plus cher désir aurait été de porter la parole dans Quebec avant Je jour de la nomination.“Cependant, dit-il, le jour de la victoire, les célébrations joyeuses dans tout le pays ont forcément modifié l’emploi de mon temps.Je serai bientôt rentré de l’île du Prince-Edouard, et je m’adresserai à votre population quelques Jours à peine après la nomination”.Me Paul-E.Lafontaine et M.Jean Morin, hauts officiers de l’organisation québécoise du parti progressiste-conservateur, se sont entretenus avec M.Bracken, qui n’a -pas caché son admiration pour la province de Québec.“Québec est une excellente province”, a-t-il dit.Me Paul-E.Lafontaine, organisateur général, a donné quelques détails sur la stratégie de la lutte du parti progressiste-conservateur dans Québec.“Notre stratégie est au point, dit-il.Nos candidats sont choisis; l’organisation bat son plein.Par le nombre comme par la qualité, on constatera que Québec veut le progrès et cru’elle fait le nécessaire pour y arriver”, En écoutant cette dernière remarque, M.Bracken s’exclama; “Quebec is all right”.MM.Lafontaine et Morin ont nié les nouvelles concernant certaines prétendues alliances- du parti progressiste-conservateur avec quelque groupe que ce soit.“Nou n’avons rien,, à voir avec M.Cardin, rien non plus avec d’autres groupes, ont-ils déclaré.Nous allons faire une lutte sur les faits: Québec comprend les faits et la population les connaît”.H* Les Trois-Rivières, 12 (D.N.C.) — Tout près d’une vingtaine, de candidats seront mis en nomination, lundi après-midi, dans les cinq comtés qui forment le district des Trois-Rivières en vue des elections du 11 juin prochain.Tous les partis auront des représentants sur les rangs et on comptera aussi plusieurs candidats sans étiquette particulière.A l’heure actuelle, ce sont les libéraux qui auront le plus de candidats, avec quatre.Le parti progressiste-conservateur et le crédit social ont fait connaître trois de leurs candidats.Les mises en nomination auront lieu au palais de justice de Louise-ville (pour Maskinongé-Berthier) ; à la salle paroissiale de Sainte-Geneviève de Batiscan, pour Champlain; à l’hôtel de ville de Nicolet, pour Nicolet-Yamaska; à l’hôtel de criminels, de guerre sera étudiée par les ministres des Affaires étrangères de l’Angleterre, de la France, de la Russie et des Etats-Unis.Selon la même source d’information, les pays neutres ne pourraient pas prendre part au jugement des accusés de crimes de guerre, et les procès auraient lieu en public.On ferait des procès aux industriels qui ont employé de la main-d’oeu-vreesclave, tout comme ceux qui ont institué la politique qui a rendu cet esclavage possible.La Commission des crimes de ra aussi le commandant militaire de la zone d’occupation américaine, qui n’est pas encore officiellement délimitée.Le gén.Clay Sera son adjoint dans les deux fonctions.Le rapport de l’armée dit que le général Clay a été choisi par le président Roosevelt pour la direction de l’occupation de l’Allemagne.Il le décrit comme un soldat à sévère mentalité possédant une compréhension et une expérience totales de l’équilibre qui doit exister entre la nécessité militaire et les besoins civils.11 y a trois sections administratives attachées à la direction du général Clay, qui surveilleront la transformation directe de la vie allemande: une agence spéciale de renseignements et les sections con- estime que 759^ de tout le trans-:,0it 77.33 p.c.as accès à l’opinion mondiale.Mes col- (|u pacifjf,ue général Orville Anderson, chef des opérations de la 8e escadre, ont été unanimes à prédire que les Super-forteresses continueraient à porter le plus lourd fardeau de la guerre laborateurs et moi-même, a-t-il dit, sommes les seules personnes en Allemagne qui aient entendu dans Les forteresses volantes et les Liberators ne peuvent transporter que de trois à quatre tonnes de bombes une certaine mesure la voix des: tandis que les superforteresses peu-pays étrangers sans interruption | vent se charger cle 10 tonnes de pendant toute la guerre.Nous con-jbmobes et couvrir de plus grandes naissons depuis longtemps les fac-i étendues.teurs de la catastrophe actuelle et| - nous savons quel abîme doit être comblé pour que le peuple allemand puisse reprendre contact avec les autres pays.Strobl, Autriche, 12 (A.P.).—Le roi Léopold Iff de Belgique se prépare à retourner dans son pays dans Prix décernés aux usines Angus Laval serait remis aux Britanniques 12 (A.P.).— On vient de dévoiler par le iujçe René Théberge.Avant j Paris, 12 (A.P.) —- Des cercles j du Foreign Office ont prédit hier ! que l’Espagne remettra Pierre Ua-! val aux autorités britanniques plu-Hier après-midi, on a procédé, tôt que remettre l’ancien chef du désordres qui se sont produits à ’ (les conditions qu’on ne connaît pas a.l1x u.sïn®2 Angus, â la distribution; gouvernement de Vichy dirccte-Halifax, le jour de la victoire.M.encore.j de prix gagnes par les apprentis j ment à la France, llsley, qui était venue d’urgence à‘ Il est certain, cependant, que Léo- (ïul> aJ' cour* oc J annt‘e> se son1! Ces sources disent que le gouver-Halifax, est retourné à Kentville i pold a rejeté toute demande d’abdi-; {fua|!'1®* 1comn1,?c,anl ies Plus nani-.nem(.nt français ne s’opposera pas après avoir fait l’inspection des cation immédiate qui lui serait Pré-|’.es ,la!1s respecm ciont iis; à cel accord, [,a difficulté au su- dommages dans le quartier des af-;scnlée.11 a eu de longues conféren-1 font i apprenussage.i-es prix ont, .pt ()l| relol)r Ie Laval repose sur fairse de la ville ces avec Paul-Henri Spaak sous- consisté ^ont.de maçhm t s en j {„ différentes interprétations pour j Premier ministre et ministre des Af-1 manuels de classe, en plumes reser , savolr ^ est accllsé d’un crime po- Trois ans au pénitencier javimî d’e^a^eîgique hier npaorur deén-j Le palmarès comptent nomsSui- M • p.-ïï-io , terminer la situation politique bel-j ce mnnljre^ 10 sont des Canadiens UI^criminel^e guerre.Maurice Râtelle, 19 ans, sans do- ge.| français, voici es noms ne ct s cier j français insiste miicle connu, coupable de camhrio- Au moins un parti politique en'R’er*- E- Lasalle, J.Girard, L.De-, ir inner en lage dans une banque à St-Grégoire Belgique a demandé au roi d’abdi-j bert, F.Grenier, G.1-al.straull, G.>'-| événement il ser et dans une bijouterie de Drum-;quer et d’autres ont exprimé Topi-| neault, M.Dubord, R.D Amour, R-, autorités br mondville, a été condamné hier à nion que le roi ne devrait pas re-j Marcotte, y.^iveL L^^Huneault.V.j ^ transporté ’un vaisseau bri Gagnon, apprentis menuisiers; J.itannique Proulx et M.Picard, apprentis plom- _ On a annoncé que Fernand Avec la 2ème armée britannique, j une peine de 3 ans, au pénitencier, ! prendre son règne avant que le peu-j Mandeville et J.I hibocleaii, tous ap-j Gibraltar, doù il ' " 1 ‘ ' - — * le pie n’ait donné un vote de confian- prentis machinistes; J.Pothier et J.; en brance à bord d l , |FIV 11 an VIUIIIIW _____ r-_______________eewMAteantla manmcinrc* f I t P n Tl IH11P prononce de la sentence.Me Marc-i ce au gouvernement royal André Blain, avocat du ministère pu-i Les autorités américaines et bri-blic, demanda au tribunal de seManniques ont aidé à empêcher, les montrer sévère parce que Râtelle i rorrespondanls de parler au roi.a n’en est pas à ses premiers crimes, i nji,oins qu’il n’en manifeste le désir.biers en chauffage; R.Sarazin, apprenti dessinateur, et J.Lessard, apprenti ferblantier.d® Brinon, ancien ambassadeur de Vichy auprès des forces d’occupation nazies à Paris, a été arrêté Conférence des frois chefs alliés ?San-Francisco, 12.— Selon des délégués à la conférence mondiale de sécurité, les trois grands chefs alliés: le premier ministre Churchill, le président Truman et le premier ministre Staline, se réuniraient sous peu, probablement à Londres, afin de discuter de divers problèmes que posera Taprès-guerre et dont un certain nombre ont été soulevés à la conférence de San-Francisco.Bail annulé Le juge Philippe Demers a annulé hier, dans un bref jugement, 1» bail du magasin et de la maison de Mme E.L’Ecuyer, à 25-27, 2e avenue, Verdun, parce que la locataire avait sous-loué l’immeuble, sans le consentement du propriétaire.Le bail avait été signé pour quatre ans.mais la locataire avait quitté les lieux et passé magasin et logement à M.J.-L.Tremblay.Le tribunal a rejeté la prétention de la défense que le bail ne défendait pas de louer à une autre personne.Moralité infantile menacée Une vague d’immoralité «ans précédent déferle actuellement «ur Montréal, menaçant particulièrement nos enfants d’âge scolaire, dé-j clarait Me Yves Pelletier, conseiller; juridique de TO.T.J.et membre du comité consultatif, à la récollection mensuelle des retraitants chez les Pères franciscains.Me Pelletier a réclamé la peine du fouet contre les “petits vieux” qui, actuellement, menacent notre enfance, plus de sévérité de la part de nos magistrats.Parmi les moyens cle protection pour notre enfance, le conférencier a suggéré TO.T.J._ Chauffeur de taxi débroussé Vers llh., hier soir, un chauffeur de taxi du nom de J.-C.Man-deville, 1124 est, rue Sherbrooke, prenait deux voyageurs qui lui demandèrent de les conduire à Rosemont.Rendu â l’angle de la rue Beaubien et de la lie avenue à Rosemont, le chauffeur reçut l’eydre d’arrêter, Tun des deux clients lui appliquant un revolver sur la nuque pendant que l’autre lui intimait de vider scs goussets, ce que le malheureux chauffeur fit sans protester, leur remettant la somme de quinze dollars.Aussitôt après les deux individus prirent Ki fuite.M.l'abbé T.Redden décédé Laconia.N.-H., 12 (A.P.) — M.Tabbé Thomas Redden, curé de Téglise Saint-Joseph ces dernières dix-huit années, est décédé hier à T âge de 71 ans.Natif de County Cork.Irlande, il avait fait ses études théologiques au grand séminaire de Montréal et il avait été ordonné prêtre en la cathédrale Saint-Joseph de Manchester, N.-H„ en HHIJ). LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI 12 MAI 1945 VOLUME XXXVI — No 10* Avec les Prêtres des /Missions-Etrangères Journo] de voyage — VIII — Par une Soeur Antonienne de Marie, rapatriée de Mandchourie * Troisième partie: Du Japon au Canada Depuis quelque temps la rumeur d’une évacuation prochaine court au camp ùe Sumire.Oh! ce R csj pas la première fois que ce canard vient réveiller l’espoir il une délivrance * attendue depuis si lon1;-emps par les prisonnières que nous sommes! Mais nous en étions a ne plus rien croire.Seulement, le non Père lldehrand avait ravivé notre foi eh nous annonçant un bateau pour le mois de septembre.A cette nouvelle une joie délirante s était emparée de nous, mais nous la retenions cette joie afin de tenir le moral au niveau jusqu’au bout; en mené temps les préparatifs commencèrent.Un jour on nous donna des prescriptions à remplir, puis on remit k chacune ses étiquettes; après, ce fut la douane; enfin, c’est bien vrai que c’est le départ! 13 septembre 19Ï3.— Ce matin, c’est pour quelques-unes des internées le jour tant désiré de la délivrance.Nous n’avons pas le bonheur d’entendre la messe, mais nous nous sommes unies de coeur au divin Sacrifice en reconnaissance de toutes les grâces reçues au cours de cette année, car nous avons touché du doigt plus d’une fois les préve-lances de la Providence.La reconnaissance débordait aussi de nos âmes pour l’insigne faveur enfin obtenue de retourner dans nos familles religieuses respectives.Après un léger déjeuner nous disons adieu à nos compagnes du camp qui n’ont pas le bonheur de nous suivre cette fois.J’ai compassion surtout d’une religieuse de N-D.de Namur et d’une autre de Saint-Paul de Chartres qui voient partir leurs compagnes et qui doivent rester seules pour plus d’une année encore peut-êtfe.A 8 heures 10, toutes les partantes r.ont rendues à la cour afin d’entendre un dernier discours du chef.II nous déclare qu’il regrettait notre départ, que ce n’était pas comme ennemies qu’il nous voyait partir, etc.Puis les internées se mettent en marche deux à deux au nombre de 52.dont 32 religieuses de 9 communautés différentes.Les religieuses qui étaient venues nous rejoindre deux jours auparavant nous suivent; il y en a de fi communautés en sorte que des missionnaires de 15 communautés quittent aujourd’hui le Japon.Chacune porte en mains sa valise ou son paquet.Malheur à vous si votre fardeau est lourd, car vous devrez le porter sans espoir d’avoir du secours jusqu'au bout, sous un soleil de feu et une chaleur accablante.Après 10 minutes de marche, le chef nous donne le signal par un arrêt au milieu d’une rue ombragée par des arbres aux fleurs variées qui bordent le chemin.Cette halte nous fit grand bien, nous donna du coeur pour continuer notre route.Encore 10 minutes d’effort, de sueurs et de patience et nous sommes arrivées à la station.Un quart d’heure environ après notre arrivée, le signal de l'alignement fut donné pour favoriser l’embarquement, car le tramway n’arrête pas longtemps, A 10 heures et demie, nous sommes à Yokohama pour monter dans des camions recouverts destinés au transport des prisonniers de guerre et qui nous transporteront jusqu’au port.Toutes les formalités remplies on nous conduisit au bateau qui nous attendait.C’était bien vrai qu’il y en avait un et que nous y étions, plus de doute possible! Il fallut faire une petite halte à ce bureau-ci, puis à ce comptoir-Iâ; enfin on assigna à chaque passager non une cabine — il n’ÿ en avait que pour les ma- lades — mais l’endroit qu’il devrait occuper pendant cette première partie du voyage.On ne laissa pas aux voyageurs le loisir de se prélasser longtemps sur le pont du navire, on les introduisit presque immédiatement au réfectoire pour le dîner.Je n’ai pas besoin de vous dire que l’appétit était aiguisé et que nous finies honneur aux délicieux sandwiched ou jambon qui nous étaient servis.Pondant le repas, le nombre des voyageurs augmentait toujours par l’arrivée de nombreux missionnaires catholiques et protestants venus des différents camps de concentration du Japon.Les derniers arrivés furent ceux de la Mandchourie.Le coeur me battait bien fort.Peut-être y avait-il parmi ceux-ci des Soeurs Antoniennes?.Mais non, c’était le H.P.Boulé, des Missions-Etrangères de Pont-Viau, le R.P.Drolet et le Frère Pion, des Clercs de Saint-Viateur, puis les Pères et les religieuses de Maryknoll.Us ne peuvent guère nous renseigner sur le sort de nos missionnaires de Szepingkai.ayant été séparés d’eux depuis un an.Le dîner n’était pas encore terminé que déjà nous sentions une vibration qui nous avertissait que nous n’étions plus sur la terre ferme, et lentement, nous nous éloignions du port à l’Insu de la plu- part des voyageurs qui ne purent quitter la salle à dîner que tard dans l’après-midi.Vers 4 heures, on nous permit enfin de monter sur le pont; nous étions en pleine mer.Puissent nos prières et nos sacrifices obtenir à ce cher peuple japonais que nous quittons la grace de comprendre que c’est plus de l’âme des Japonais que nous voulons nous emparer que de leur pays ! Maintenant, je vais vous parler un peu de noire installation.Le bateau est joli et assez confortable, moitié cargo moitié passager, pouvant contenir de 45Ü à 500 voyageurs.Comme nous devions etre IfiOO voyageurs, tous les salons, les salles à fumer, une moitié du pont, voire même !a cale, furent convertis en dortoirs.Nous n avions que l’autre moitié du pont pour prendre nos ébats, encore fallait-il etre très réservés dans nos gestes pour ne pas coudoyer nos voisins.La salle à fumer contenait environ 70 lits de planches superposes et sur lesquels il y avait une paillasse, des draps et une couverture de laine.C’était la vie commune dans toute sa rigueur! Nous étions côte a cote, tête à tête, impossible de faire un mouvement sans en avertir sa voisine.Dans les autres pièces, les paillasses sont déposées sur le parquet.11 fallait embrasser cette vie pour cinq semaines, mais qu est-ce que cela quand on a 1 espoir f.Au souper on nous sert un copieux repas de viande bien apprêtée; il y avait longtemps que nous n’eh avions pas vu autant II f‘,*ln,f en profiter, car cela ne devait pas \ 8 heures, tous les missionnaires se rendirent sur le pont pour le chant de l’Ane Marit Stella, mettant ainsi sous l'égide de notre bonne Mère du ciel le périlleux v0>’®^ que nous entreprenions.; il en sera ainsi tous les soirs.La veillée ne se prolongea pas car tous nous étions bien aises de prendre possession de nos paillasses.A 1 heure et demie de la nuit, nous fûmes éveillés par un bruit nous avertissant que nous levions l’ancre et.quelques instants après, le roulis du navire nous mit dans la douce réalité que nous voguions enfin vers notre patrie.Deo gra- \ 4 heures 30, quelques-unes sont déjà sur pied préférant 1 al,r, mer à l’atmosphère concentric des dortoirs.Bien que la nier ne soil pas très grosse, les coeurs ne sont pas à l’aise: nous n’avons pas fini, nous n’en sommes qu'au premier jour! 11 n’y eut que deux messes bord ce matin-là, les Pères n’ayant pu s’organiser.Quelques-unes ne firent qu’acte de présence et durent aller s’allonger pour n’avoir pas d’accident pendant le saint sacrifice.Je dois avouer au risque de perdre la face que j’étais du nombre.15 septembre M3.— A 5 heures ce matin nous jetons l’ancre à Osaka, mais nous restons au large; et pendant tout le jour nous chargeons des provisions.16 septembre — Tous les Pères peuvent dire leur messe ce matin.Nous aurons le bonheur de communier journellement, les douaniers ne mettant pas d’objection à ce que les missionnaires apportent des hosties.A 9h., nous quittons Osaka pour Changhaï.La journée est radieuse.La mer très clémente permet à tous de rester sur le pont pour contempler les paysages admirables, dernières beautés du Japon qui se déroulent sous nos yeux.17 septembre — Tous les jours encore la nature charme nos regards qui, spontanément, se tournent vers le Créateur, auteur de si magnifiques choses! Vers 3h., nous passons à Boji, petit village de pêcheurs au bord de la mer.Puis, petit à petit, nous sommes privés de la vue de la terre; nos yeux ne peuvent plus se repose!* que sur le ciel et la mer, qui présente ici une couleur spéciale nous indiquant que nous approchons de la Chine.C’est bien'sur la mer jaune que nous voguons et je vous assure qu’elle porte son nom! A 6h., nous abordons Changhaï sous une pluie battante.Quoique l’ancre ait été jetée plutôt au large, nous sommes assez près du port cependant pour contempler la ville illuminée.Bientôt on distingue des visages de Célestes parmi les passagers.Toute la nuit la patrouille fait la surveillance autour du navire, et à tout instant un réflecteur vient éblouir nos yeux qui appellent en vain le sommeil.L'orage fait un mort à Lévis Québec, 12 (D.N.C.) — L’orage subit qui a déferlé sur la région, mercredi après-midi, vers 3 heures, a causé la mort d’un homme de Toronto, dans la banlieue de Lévis.M.Norbert Poulin, âgé de 43 ans et 6 mois, a été électrocuté en touchant la poignée de la porte de son automobile à laquelle un fil cassé, chargé de 6,900 volts, adhérait.Un poteau portant des fils électriques et des fils téléphoniques tomba sous le coup de la bourrasque, près de l’automobile de M.Poulin, non loin du garage ou celui-ci travaillait.Par malheur, M.Poulin, voulant enlever son automobile de l’endroit à cause du danger que présentaient les fils tombés tout près, ne remarqua pas le fil chargé de 0,900 volts qui touchait au toit de son automobile.Il fut instantanément électrocuté comme il toucha la poignée de la porte pour l’ouvrir.Mort d'un chef russe facilement le mensonge.Il est droit et sincère lui-même, maâs d’une réserve accentuée.Colon.— Il a un esprit clair, {Tré-cis et méthodique.Il voit vite et jliste les gens et les choses.Intelligent, ambitieux et actif, sa bonne volonté ne fait jamais défaut.Le coeur, délicat, sensible et tendre a grand besoin d’affection.Fier et réservé, il livre peu de son intimité.La volonté est ferme et égale, plus faite pour la résistance que pour l’initiative et elle se manifeste dans une obstination habituelle et muette qui est une force.Il est un peu susceptible et très sensible à la critique.Goût et distinction.Il est droit, honnête, loyal et franc.Impressionnable, un peu nerveux, il a une humeur variable.Il inspire la confiance et la sympathie et il les mérite parfaitement.Mauricienne.— Délicate, active, aimante, elle a beaucoup d’animation et de vie.Elle est aimable sans effort.Assez satisfaite d’elle-même elle n’est pas vaniteuse et l’orgueil ou quatre années.Elle cherche à cacher une sensibilité qui est très vive.La bonté et le dévouement se développeront sûrement, et bien dirigée, elle deviendra une femme sérieuse, dévouée et utile.Etoile inconnue.— Délicat, sensible, attiré par ce qui est bon et beau, il a une nature morale élevée.Très jeune, naïf, sans expérience, mais sensé, réfléchi, en train de devenir un jeune homme sérieux.Actif et adroit, il a dç l’ambition et de la bonne volonté.La volonté est ardente, impulsive et assez ferme.Il a des hésitations et des incertitudes qu’il peut corriger en le voulant fort; il s’agit de savoir ce que l’on veut, de se décider et de ne plus reculer.Après nlusieurs essais cela devient plus facile.Le coeur est.aimant et délicat.Il faudra combattre un peu d’égoïsme pour bien se dévouer et il le peut.Il est autoritaire, vif et impatient.Un peu susceptible.Il a des affections exclusives qui fri- est.normal.Pas d’égoïsme, du sent la jalousie.Très jeune.Hon- Londres, 12 (C.P.) — La radio de Moscou a annoncé-hier que M.Alex.U.Shcherbavkov, chef de la section de l’administration politique de l’armée rouge et secrétaire des comités centraux et du comité moscovite du parti communiste de l’Union soviétique, est mort mercredi soir, d’une attaque cardiaque.Graphologie au “Devoir0 SOUSCRIPTION 4 GRANDS PRIX au bénéfice des orphelins de L'INSTITUT ST-JEAN BOSCO (DOM BOSCO) 25 c ,e billet 5 pour *1°° Ut PRIX : 3ime PRIX : Un réfrigérateur neuf $400.00 Une laveuse électrique $159.v0 2ème PRIX t 4ème PRIX i Un radio $200.00 Une balayeuse électrique $99.50 Attribution de» prix au Palais Montcalm, le 28 mal.Envoyez votre souscription maintenant L'Institut St-Jean Bosco, 100 Crémazie, Québec 19 septembre, dimanche — Nous avons l’avantage d’entendre la sainte messe et d’y communier.A la clarté du jour nous pouvons plus facilement satisfaire notre curiosité.Le port de Changhaï nous apparaît avec ses originalités et son trafic qui est considérable.Les bateaux à voile surtout nous intéressent; ils portent le poids des ans! On n’a jamais songé à les améliorer, et les voiles sont décorées de trous ou de pièces de différentes couleurs.Les petites barques des pêcheurs attirent aussi notre attention.Elles portent une couverture arrondie sous laquelle toute la famille se loge.La cuisine et le blanchissage du linge même se font sur place dans ces habitations mouvantes.N’allez pas croire qu’il n’y a que que vilaines choses à voir.De jolis navires plus modernes tout en gardant le cachet oriental captivent un instant nos regards.Mais quel brouhaha pendant toute la journée! Les évacués de l’endroit au nombre de 1,045 furent transportés (Tans des bateaux à vapeur.Pour ne pas leur laisser la liberté de prendre des vues, on avait eu soin de garnir de rideaux toutes les fenêtres.Parmi ces évacués on comptait 21 prêtres et 22 religieuses, tous Américains.Jusqu’à 10b.du soir, ce fut un va-et-vient continuel.Il y eut bien des poignées de mains el d’heureux revoirs.Des mères retrouvaient leurs fils absents depuis le début de la guerre; des époux se rencontraient après deux ans de séparation.Ce fut pour la plupart des joies indicibles ajoutées à celle du retour dans leur patrie! Pour d’autres ce fut le dur sacrifice de la séparation; des femmes laissèrent leurs époux dans des camps de concentration pour s’en retourner seules avec leur famille, sans argent, et pour quelques-unes, sans savoir où aller.Plusieurs petits enfants revinrent seuls aussi tandis que leurs parents restaient prisonniers là-bas.Quel triste retour, n’est-ce pas?Quand le dernier groupe de rapatriés fut à bord, il était 10b.et demie du soir, 20 septembre — Le lendemain, à Ch., avant notre lever, le bateau quittait Changhaï pour Hongkong.Nous voguions toujours sur la mer Jaune quand, à 4h., nous entrons dans le Pacifique qui, pour cette fois, ne portait pas son nom.Tour à tour nous voyions disparaître les victimes du mal de mer qui couraient à la position horizontale.22 septembre — Un autre arrêt vint remettre les coeurs en place.Nous étions à Stanley, qui est à 60 milles de Hongkong.Là sc trouve un camp de concentration de 1000 personnes; 63 seulement, dont 2 prêtres et 4 religieuses furent libérés.23 septembre — A part les rapatriés européens, 100 familles de Philippines qui étaient internées à Hongkong depuis le commencement de la guerre prenaient place sur notre vaisseau pour retourner dans leur pays.A 9h., nous nous mettons Œdipe — Intelligente et cultivée, elle a de la distinction, une imagination vive, et une tendance à compliquer les choses.Vive, fine et capable de dissimulation.La bonté est généreuse.Elle n’est pas pratique.L’orgueil est marqué, elle a très bonne opinion d’elle: je ne dis pas qu’elle a tort, mais cela parait un peu.Volonté ardente, impulsive, très influençable.Au fond, c’est une volonté trop variable pour être forte.Les idées et les opinions sont arrêtées.Elle contredit et elle discute avec ardeur et elle s’emporte facilement.Elle n’a pas d’ordre personnel.mais elle veut qu’on fasse de l’ordre pour elle.Beaucoup de vie, d’animation, et des jolies délicatesses d’esprit et de coeur.A medea Luz — L’esprit est clair et sensé, voit les choses et les gens comme ils sont.Honnêteté, belle franchise.Le coeur est sensible, délicat et généreux et le dévouement s’exerce facilement et aimablement.Peu de soin des détails, ordre médiocre et pourtant un esprit pratique.La volonté est assez ferme, patiente, obstinée et s’affirme avec calme et douceur.Ambition, courage et un bel optimisme.L’orgueil est fier.Pas de vanité.Une grande discrétion.L’humeur n’est pas très égale mais rarement désagréable.Confiance en soi et assurance.Ecoto — Sensé et pratique, c’est un homme actif, ambitieux et qui aime à faire son travail le mieux possible.11 est sincère.La timidité et la fierté combinées nuisent à l’expansion et il trouve difficile de s’exprimer surtout du côté sentiment.La volonté est résolue, ferme et autoritaire.Il aime à contredire et à discuter et il le fait bien, car il sait de quoi il parle: quand il discute c’est qu’il est renseigné.Vivacités qui vont facilement à l’emportement.Il n’est ni patient, ni doux, surtout quand il rencontré de la résistance à sa volonté.Il est susceptible.Ses affections seraient un peu jalouses que je n’en serais pas surpris.Il est bon et capable de se dévouer malgré un peu d’égoïsme.Jean des Montagnes.— C’est un homme sérieux, réfléchi, qui a un bon jugement.Il est ambitieux et travailleur.Orgueil fier mais aucune vanité ni prétention.Le coeur est bon, sensible et les affections sont très exclusives.Un peu d’égoïsme n’empêche ni le dévouement ni la générosité.L’activité est régulière et persévérante.Sociable et gai avec une humeur un peu inégale.La volonté est précise, ferme, et, je le répète, persévérante.Il déteste ce qui est compliqué, pas naturel et il ne pardonnerait pas savoir-faire et tant d’activité donnent un beau dévouement toujours à la disposition de ceux qui en ont besoin.Volonté ardente, indépendante, un peu autoritaire et assez de souplesse pour favoriser une habileté bien féminine.Elle est ambitieuse, pleine de bonne volonté et très énergique.Elle a ses idees personnelles et arrêtées: elle contredit et elle discute pour les défendre avec chaleur et sans patience.Plusieurs signes d’emportement.Un peu naïve et crédule.On ne s’ennuie pas en sa compagnie et elle ne s’ennuie jamais car elle a beaucoup à faire et beaucoup a dire Partout où elle sera elle mettra de la vie et du charme.Bien feminine avec les qualités et les defauts de la femme.Humeur variable, gaie ou un peu maussade mai* jamais éteinte ou triste.Gentille, Marguerite C.(Trois-Rivières) — Ne savez-vous pas que vous devez donner un pseudonyme?et écrire au moins deux pages?Je ne cesse de le dire.— Trop d’imagination et un gros orgueil nuisent sérieusement au jugement; elle est„1.‘v8e'''e-coquette et romanesque.Elle ne manque ni de coeur ni de générosité, mais de bon sens pour se conduire raisonnablement.Volonté obstinée, et pourtant très influençable.Je la crois gourmande et le contraire d’une idéaliste.Sincere On ne fait rien de seneux avec cinq lignes d’écriture.Myriam.— Une enfant naïve, crédule, qui a asses de bon sens et qui peut être formée sérieusement.Impressionnable, imaginative, tendre, qu’elle se défie des lectures qui accentueraient chez elle les tendances sentimentales exagérées.Ln peu brusque et raide, sans aucune souplesse.Elle est souvent de mauv^' se humeur et alors, très maussade.Pas de vanité; elle est simple et naturelle.Un peu d’orgueil hautain qui tient les gens familiers a distance, ce n’est pas toujours un defaut et souvent, c’est une protection.La volonté est précise, ferme et bien équilibrée.Elle est trop jeune pour ne pas prévoir chez elle de grandes modifications d ici trois nête, droit et d’une grande sincérité.Et voilà les conseils demandés.Lauree.— Intelligent, esprit clair et original, nerveux et très impressionnable.Il a de la bonté et de la générosité qui ne vont pas jusqu’au dévouement habituel: ce sont des élans et des bonnes actions isoléés.Ses affections sont loyales et muettes.Orgueil et dignité.Pas de sens pratique.Beaucoup de goût fin et cultivé.C’est un homme qui doit aimer à parler, à faire part de ses idées.Volonté résolue, ferme, parfois opiniâtre.Difficile à comprendre et ne s’y prêtant pas.Rose Rouge.— C’est une personne intelligente et sensée .mais dont l’esprit est porté à compliquer les choses simples.Elle est pratique, active, et elle a du savoir-faire.De la bonté et un esprit de justice déterminent un dévouement raisonné qui ' n’emprunte rien à la sensibilité.Celle-ci est modérée et bien contrôlée.Elle est orgueilleuse et timide, elle connaît sa valeur et elle manque d’assurance mais non de confiance en elle et elle se laisse peu influencer.Elle est ambitieuse et très énergique.Ea volonté est résolue, ferme, autoritaire, un peu agressive.Elle contredit et, elle discute beaucoup.Très vive et facilement irritée.Absolument droite et sincère, elle manque d’indulgence et de souplesse.Belles qualités pratiques d’ordre, de soin, d’économie et un talent pour conduire son affaire et les autres.On doit l’accuser d’être hautaine.Elle inspire l’estime et la confiance, elle en est digne.Jean DESHAYES 1 Coupon RTspholoRlqu» ESQUISSE GRAPHOLOGIQUE de IEAN DESHAYES “ DE VÔ I R 99 Samedi, 12 mai 1945.Bon pour 2 wfwetnee Un coupon valable et 25 sous en timbree-poete doivent eccompaRner chaque envol.Tout manuscrit doit être 8 l’encra sur papier non raj*.Ne PM envoyer de copie Adresser t Jean Deshayea.le -Devoir”.Montréal.- Papier d’emballage Sacs de papier Serviettes de papier MéiA Prnnmi* Donoi* Papier de toilette 9 Ronr Pn Itif* M3Cul6g0r rapBi 451, rue St-Sulpice, Montréal & Ddg uu.inc.?LAncoster 2273 Succursale» à : QUEBEC - ST-|EAN, N.-B.• HALIFAX, N.-l.A- MacGregor demandez si c’est fait de papist de nouveau en marche.24 septembre — Un gai concert donné par les Philippines remet tous les coeurs en équilibre 1 (A Suivre) R'ote — La Société des Missions Etrangères a une Procure à Pont Viau, Montréal 9, et une autre Pro cure à 1236, Chemin Sainte-roy B.R.1, Sainte-Foy.P.Q.JOS.PONTON Eijrg.LOUIS AUTHIER, prop.COSTUMES DE THEATRE Spécialistes pour collèges et couvents 35, rue Notre-Dame est, - MONTREAL - HA.8744 THF STANDAIII) LUT 1IX /s i i.4 V U SIEGE SOCIAL: 3, GEORGE STREET, EDIMBOURG.Siège Social au Canada: 391 RUE SAINT-JACQUES.MONTREAL Succursale Locale : O.H.POTTER, Kérant.STANDARD LIFE ASSU-RANCE COMPANY, immeuble Bank of Nova Scotla, 437 ouest, rue Saint-Jacques MONTREAL.LE PONT DE FORTH A EDIMBOURG Pont réputé dans le monde entier pour l'extraordinaire solidité de sa structure.Cible du premier bombardement aérien en Angleterre — il n'a même pas été ébranlé et sa masse se dresse toujours aussi imposante.LA STANDARD LIFE EDIMBOURG Une compagnie d'assurance mutuelle renommée par tout l’univers pour sa solidité à toute épreuve INEBRANLEE PAR la GUERRE Feuilleton du "Devoir" Aimery de Querceville par Mme Julie Lavergne au docteur Jean Pnul Tessier 15.(Suite) —Beaucoup, madame, surtout In lecture à haute voix.Mon précepteur.M.l’abbé de Marcilly, m’en a donné le goût.11 lit admirablement, et, lorsqu’il voulait obtenir de moi un travail un peu difficile, il n’avait qu’à me promettre une demi-heure de lecture pour récompense.___Oh! que voilà un habile boni me et un aimable écolier! Vraiment on aurait dû faire cela pour mon petit-fils; et.aimez-vous à jouei-aux cartes?—Je ne connais rien au monde qui m'ennuie davantage, modanic la marquise.i soin un excellent fermier, j —Mon oncle me flatte, dit Aime-! ry: n’est pas bon fermier qui veut; mais il est vrai que, si j’aime l’é-I quitation, la chasse et la pêche, ! j’aime encore mieux les travaux des champs, et j’ai pris plus de plaisir à voir faire la récolte de Querceville et à surveiller l’élevage des chevaux et la conduite des troupeaux qu’à toutes les fêtes et les comédies possibles.J’ai de si bons vassaux, à Querceville que c’est plaisir de vivre au milieu d’eux.—Quoi! vous vous ferez campagnard, vous n’irez pas à la guerre?—Si fait, madame, j’irai, parce que l'honneur le veut; mais aussi- —Vrai! mais vous êtes un jeune homme Unique; quels sont vos passe-temps favoris?•—Oh! ^nadame la marquise, ne pressez pas trop mon neveu sur ce chapitre, diL l’abbé, un peu inquiet tôt que le Roi n’aura plus affaire de la tournure que prenait la conversation.11 savait que le marquis de Gri-gnan aimait le jeu et n'ouvrait jamais un livre, et, craignait qu’Ai-mery ne laissât échapper quelque vérité qui offenserait madame de Sévigné.—Ne pressez pas M.de Querceville.vous apprendriez d’étranges choses, il a les goûts les plus champêtres du inonde, et ferait au be- de mes services, j’espère vivre dans mes terres.—En vérité, voici un page de quinze ans tout à fait surprenant! fit la marquise.Qu’en dites-vous, chevalier?—11 a cent mille fois raison, madame.—Par exemple! vous trouveriez donc bon que mon petit-fils se résolut à passer sa vie à Grignan.sans autre souci que de vendanger ses oliviers et ses vignes?—Le cas est différent, madame, et vous savez pourquoi, dit tout bas le chevalier.Pendant ce temps, Coulanges, qui ne pouvait se taire, avait entrepris l’abbé sur une question littéraire, et le petit marquis, d’un air boudeur, frottait avec ses gants la garde d'une des épées.La marquise se pencha vers Aimery: —Je désire passionnément que vous deveniez l’ami de mon petit-fils, lui dit-elle, mais de grâce, ne lui parlez jamais de devenir paysan, car il est essentiel qu'il vise aux plus hauts grades militaires, et.capitaine à dix-sept ans, il est en bon chemin, v Un laquais annonça: —Madame la marquise de Vjni! Et, après force révérences, l’abbé de Hautecombc prit congé et emmena Aimery.Chemin faisant, l’abbé gronda son neveu.—- Vous auriez bien pu vous dispenser de dire que ces épées ne valaient rien.C’était un cadeau, de Madame de Sévigné à son petil-fils et vous l’avez désobligée.— On me demandait mon avis, Monsoeur, fallait-il mentir?— Non, mais il fallait simplement regarder les fourreaux et les poignées et dire, ce qui était vrai, qu’ils étaient fort beaux.Et qu’aviez-vous besoin de dire du mal des cartes?Le marquis de Grignan les aime.Tant pis pour lui, Monsieur, moi, je les déteste et Je veux gu on soit sincère el gu’en [homme d’honneur On ne lâche aucun mot gui ne parte [du coeur.Bon! voici que vous parlez comme Alceste.Mais vous vous ren- trop exiger et, d’ailleurs, madame de Coulanges, dont les lettres passent de main en main et divertissent même le Roi, Inet l’orthographe d’une façon tout à fait grotesque; mais Suzon pourrait mieux faire qu’elle ne fait et j’ai cherché fort longtemps avant de deviner que T.a-nouerra hu l vogui ait unegé nice voulait dire: La Noire a eu un veau qui est une génisse.Mais je vous prie.Monsieur l’abbé, de ne pas dire cela à Suzon; pour rien au monde je ne voudrais humilier ma petite soeur, et sa lettre est d’ailleurs charmante.Oh! les bons coeurs que ceux ! que j’ai laissés à Qaerceville! J’en-drez insupportable, Aimery, si vous | tpu^a^s l'autre jour de belles dames fuites le misanthrope à votre âge.j ^ m0qUCr (|8 madame de Mn\ntc-Ils arrivaient place Royale: Aime-j non.parce qUei qUand la cour est à Fontainebleau, elle passe des heures à causer avec les paysans d’Avon et préfère leur entretien à ceux des courtisans.Je ferais bien comme elle.Le monda me déplaît, parce qu’on y est menteur et affecté au point d'y regarder comme un phénomène quiconque dit quelquefois ce qu’il pense.Les paysans normands les plus retors sont des modèles de franchise auprès de certaines gens d’ici.Mon oncle m’a sur- ry salua son oncle et alla s’enfermer pour écrire à Simonne.En post-scriptum il recommanda bien à Suzon de tancer vertement de sa part le loup-garou.Puis il répondit aussi nu chapelain, l’assura de sa respectueuse affection, se reepm-manda à ses prières et le pria de •Couloir bien donner quelques leçons d'orthographe à Suzon."Je ne lui demande pas une correction parfaite, disait-il, ce serait nommé Alceste et je n’y pas.” Lafleur vint avertir son jeune maître que le souper allait être servi et Aimery se hâta de cacheter ses lettres, car le courrier de Normandie partait le lendemain.Pendant qu'il écrivait, M.de Hau-tecombe avait tenu conseil avec le hevalier et l’abbé.Celui-ci essaya une fois de faire changer de résolu-tino à M.de Hautecombe.— M.de Querceville est bien trop ieune encore pour aller à la guerre, lui dit-il.Je vous assure, Monsieur, qu’il vaudrait mieux le laisser achever ses études et attendre l’an prochain.—La paix sera faite d’ici là.dit M.de Hautecombe, et l’occasion qui se présente cette année-ci est excellente pour que mon neveu fasse campagne sans trop risquer sa vie, (4 suivre) 12-V-45 Ce journal eat trrprtn.» au no 430 ru* Notre-Danfi# eat.a Montréal, par l'Imprimerie populaire l» reaponaaOllitê limitée), èdltrlce-proprietalra.— Oeorgee feüetvy, directeur-gérant.J VOLUME XXXVI — No 108 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 12 MAI 194> 5 Cm» per le femme, rdserv* morale et religieuse du genre humain pue la Famille sera toujours régénérée et ravitaillée en Idéal.Vk.V s V.*J C'est par l'Influence, fruit de sa personnalité morale et intellectuelle, beaucoup plus encore que par l’exercice de pouvoirs définis.que la femme mènera le monde.Rédactrice : Germaine BERNIER Couronne de fête Bonne et chère maman, quelles fleurs plus aimées Pouvaient mieux réjouir tes cinquante-cinq ans Que celles que tes mains ont pour Dieu cultivées Et qui se trouvent là, ce soir, toutes rangées Pour composer la couronne de tes enfantsl Regarde, ils ont grandi, les enfants de tes veilles; Le printemps dé leur coeur parfume'tes hivers; Et te voilà servie avant que tu sois vieille; Et tu reçois nos soins, tous, d’une main pareille Sans pouvoir dire ceux qui te sont les plus chers.Les frimas sont passés et les fleurs sont nouvelles.Te voilà ramenée à cette autre saison Où reviennent vers toi toutes les hirondelles Dont les coeurs et les voeux étaient aussi fidèles Qu’est suave et béni le pain de ta maison.Heureux les jours passés des lointaines années Où rythmant notre coeur au battement du tien, Assis sur tes genoux, à l’heure des veillées, Nous avons entendu, de tes lèvres aimées.L’enseignement sacré qui nous a fait chrétien! Heureux les soirs d’enfance où la même prière Fondait toutes nos voix pour les offrir à Dieu, Mêlant l’ardeur des fils aux douceurs de la mère, Les rêves de mes soeurs aux soucis de mon père, Amour d’un même coeur, chaleur d’un même feu.* Heureux ce jour béni de la Vierge Marie Qui de profonds tourments a retiré nos fronts Ridés, les uns déjà des soucis de la vie, Les autres, des soucis de vieille maladie, Le tien, maman, des maux que les soucis nous font.Ah! puissions-nous tresser, pour le jour de ta fête, Une couronne telle à ton front vénéré Qu’elle cache en ses fleurs tes chagrins du passé Et que chacun des plis, aux rides qu’ils t’ont faites, Chacun de tes enfants vienne te l’effacer.A moins que dans l’espoir d’une fête plus belle Et d’un bonheur plus grand qui doit te rajeunir Tu n’attendes le jour de mémoire immortelle Où, sous la main du fils, la tête maternelle Priera le Prêtre-enfant qu’il daigne la bénir.l’AMl Seizième anniversaire de la Fédération des Notre-Dame Présidence de Mgr Léger — Forum sur la vie de famille — Nombreux rapports — Mgr Valois préside la deuxième séance d'étude La Fédération des amicalisles >tre-Damc a fêté son seizième an-versaire par un forum sur la fa~ illc tenu à la maison-mère de la mgrégation Notre-Dame.Des déléguées des differentes licaies des quatre coins de la pro-nce, de l’Ontario et même des ovinees maritimes s’étaient don-rendez-vous à la maison-mere.Les secrétaires diocésaines ont ésenté un relevé des rapports des tivités de chacjue amicale et de aque cercle d’études.I^e diocèse de Québec était re-ésenté pour les amicales par Mlles •ette St-Hilaire.de l’amicale No-¦-Dame des Apôtres, pensionnat ¦Romuald; pour les cercles d etu-s par Mlle Marthe Godbout, de micale Notre-Dame du Bon-Con-il, collège Notre-Dame de Belle-c, Mlle Murielle Lauzier, de l’ami-le Notre-Dame du Foyer, institut anoine Beaudet, St-Pascal.Le diocèse d’Ottawa par Mlle lérèse Tardif, de l’amicale Noire-ime des Anges, pensionnat d Ot- Les diocèses de St-Hyacinthe, dlevfield, St-Jean, Trois-Rivières, licite, Nicolet et Sherbrooke par me El R.Bonin, de l’amicale No->Dame des Lis, Ecole normale de iliette.Les provinces maritimes, les îles : la Madeleine par Mlle A.Clie-ier, de l’amicale Notre-Dame des ots, pensionnat Notre-Dame des ots.Le diocèse de Montréal par Mme D.Archambault, secrétaire des )tre-Dame, de l’amicale Notre-Da-p des écoles, Ecole Normale J.C.Mme Pineault-Lévcillé, présiden-générale des Notre-Dame, a pré-nté à un auditoire de plus de trois nts amicalisles le distingué con-rencier, Mgr P.-E.Léger, P.D., V., curé de la cathédrale de Val-yfield.Dans cet hommage, Mme la •ésidcnte a fait une délicate fl uchante synthèse de la vie de cet >ôtre à l’àme toujours également issionnaire.Rappelant les douces inées d’apostolat en Orient auprès ¦ l’âme japonaise, elle démontre imbien cette expérience faite en s pays lointains, transposée chez >us, devrait être profitable à l’àme de l’adolescence.Mgr le président se dit remué jusqu’au fond de l’âme par le rappel de sa vie missionnaire au Japon, puis après l’évocation de ces souvenirs que le temps ne nous laisse plus savourer, il aborde son sujet: la crise de l’adolescence, une des innombrables crises de l’humanité.Après avoir défini, avec maintes explications à l’appui, l’adolescence passage d’un cycle fermé à un autre cycle fermé, le conférencier en présente les manifestations qui en constituent la crise et il suggère les moyens â prendre pour parer o,”t dangers de cette période de la vie.Il démontre quel apport le.; mouvements d’action catholique of-frer* comme remède à l’égoïsme et à l’inadaptation de l’adolescence.Mme Orner Noël, de l’amicale du Mont-Ste-Marie, a remercié le conférencier et l’auditoire est convié pour la séance d’étude de l’après-midi.La vie familiale et ses problèmes La séance de l’après-midi était sous la présidence d’honneur de Mgr Albert Valois, directeur de l’Action catholique.* .Le forum sur la vie de famille a eveille le plus vif intérêt, si l’on en juge par le nombre et la qualité des vues «ÿtprimees.Les invités d honneur étaient le Père Jean d Auteuil Richard, S.J., le Père Bernardin VerviHe, O.F.M., M.1 abbé Bernard Gingras, les uns spécialistes en sociologie économique, les autres en éducation familiale, et le docteur Alexandre Marcotte, spécialiste en cJinique mentale, ont fourni des éléments précieux et pratiques aux discussions de ce forum.On définit d’abord la vie de famille: l’ensemble des droits et des devoirs réciproques qui lient les membres d’une famille.Pour que ces droits soient exercés et que ces devoirs soient remplis,’il faut vivre en commun.La vie de famille est-elle à la hausse ou à la baisse?Il faut distinguer entre les milieux.Malgré un bon nombre de familles solides, on admet, généralement, que la vie de famille est à la baisse.Les causes?II y a des causes qui accusent et des causes qui excusent.Il y a des motifs responsables et des motifs non responsables.Nous subissons totalement ou en partie — les causes physiques (logement) et les causes économiques (pauvreté, vie chère, impôts).Nous créons les causes morales (radio, cinéma, mariage d’intérêt).et les causes psychologiques (désir d’émancipation, rapport-, mutuels, “obligations” sociales).Le Père Jean d’Auteuil Richard, S,J., est alors prié d’exposer comment la question du logement est à la hase de toutes les causes qui contrarient la vie de famille.Il ne s’agit pas seulement des taudis.Là, le mal est si grand qu’il force l’attention et est reconnu comme tel par tout le monde.Cependant, il existe dans de grandes agglomérations comme Montréal, des milliers de logis, qui ne sont pas assez mauvais pour être qualifiés de taudis, mais qui ne sont pas non plus des logis où peut se développer une famille normale.L’espace, le soleil, la tranquillité manquent.Or, l’influence du milieu physique est très granrfe et peu de gens résistent à cette pression.A la base de toute restauration de la vie de famille, il y a donc l’habitation.C’est à répandre l’idée de la propriéét La fête des mamans Malgré le vent froid si terrible pour les pauvres petits arbres en fleurs, ta Fête des Mères, elle, va connaitre encore cette année une merveilleuse floraison de souhaits affectueux, de pensées tendres, de prières ferventes, parce qu’elle s’alimente, cette fête, au jardin du coeur qui, lui, connaît surtout la chaleur de l’amour et le vent du souvenir.La Fête des Mères a fait du chemin depuis son origine.Son inspiration était si juste et répondait tellement aux besoins secrets d’un si grand nombre de coeurs reconnaissants et attendris que sa popularité s’est étendue comme un parfum printanier, un parfum de mai, que la brise emporte par-dessus les chemins, sans même se soucier des frontières.Dans certaines paroisses, cette année, on fait même les choses en grand, trois jours de'célébration à l’occasion de cette Fêle des Mères.La veille, le samedi soir, cérémonie pieuse à l’église avec sermon de circonstance.Le dimanche, le programme laisse la fête se passer en famille.Voilà qui est très sensé, la logique même.Cette Fête des Mères est surtout familiale, alors si les organisations de jeunesse ou autre, n’en tenant pas compte, tiennennl des réunions, ce jour-là, les enfants, les jeunes gens sont encore dehors d celte occasion et la mère reste seule.D'autre part, si l’on organise des réunions de mères de famille ce jour-là, eh! bien, les enfants n’ont plus de raison de rester à la maison et le caractère familial de la fête est encore effacé.Mais laisser cette journée-là à la famille et au foyer, comme le Comité paroissial d’Action catholique de Maisonneuve l’a fait cette année, voilà qui est parfait.Espérons que nulle part ne se répéteront les erreurs des années passées, qui faisaient s’éparpiller les membres de la famille le jour de la Fêle des Mères.Le troisième jour, toujours dans la même paroisse, c’est-à-dire le lundi, une soirée récréative aura lieu, à laquelle toutes les mères sont invitées.Quelle bonne Idée de mettre un peu de gaîté, de rire dans la célébration de cette fête.Tant de nos réunions, de nos célébrations ne savent pas être gaies, ne font, au contraire, que remuer des problèmes écrasants dont on entend parler à l’année.La gaîté est pourtant un excellent tonique pour l’esprit comme pour la santé physique.Si nous essayions d en mettre davantage dans les réunions.C’est saint François de Sales, sauf erreur, qui a dit qu’un saint triste est un triste saint.Encore une fois, c’est une excellente idée que cette soirée récréative pour les mamans.Souhaitons qu elles soient nombreuses à en profiter.Cette Fête des Mères est de si heureuse inspiration qu’on se demande comment elle n’a pas été pensée et lancée plus tôt, surtout ici au pays, où le rôle des mères a été souvent aussi écrasant que noble et grand.Famille très nombreuse, moyens d’argent restreints, santé fréquemment médiocre, rien ne les faisait reculer, la tâche s’accomplissait envers et contre tout.S’il est un pays où la Fête des Mères a sa raison d'être, c’est bien le nôtre.D’aucuns ont trouvé à critiquer parce que le commerce s’est emparé de cette occasion pour multiplier ses bénéfices.Pourquoi lui en faire reproche?Il se sert de bien d’autres prétextes plus ou moins louables tout le long de l’année.1aissons-le s’ennoblir en se faisant le complice de la Pôle des Mères.Souhaitons aussi qu’il y ait de la douceur, de la consolation, de la joie pour toutes les mamans en ce jour de leur fêle, parce que toutes celles qui ont rempli leur rôle en donnant le meilleur de leur intelligence, de leur conscience et de leur coeur méritent d’être couronnées dès ici-bas.Germaine BERNIER familiale que travaille l’Union économique d’habitations.( Le travail de la mère hors du , foyer n’est-il pas un grand malheur , pour la famille?Quelques arnica- , listes soutiennent que le gout du , luxe pousse beaucoup de femmes ] à travailler au dehors.Là-dessus , des protestations s’élèvent.Sous , prétexte que les bonbons, le tabac, j et autres douceurs ne sont pas es- .sentiels à la conservation de la vie ] faut-il que les pauvres s’en privent , toujours?Non.Tout le monde, : pauvres compris, a besoin d’une , diversion, de temps à autre.Saisir avec promptitude l’occasion de , faire tous les sacrifices qui se présentent, réclame un courage peu commun.Les pauvres ont.par ailleurs, d’amples occasions de faire des sacrifices.1 N’y a-t-il que le travail qui éloigne la mère du foyer?Dans les milieux à l’aise, la mère est sollicitée par les divertissements comme les thés, les bridges, le théâtre.Ces districtions peuvent être bonnes, pourvu qu’on n’en abuse pas.La fuite des responsabilités et l'esprit de sacrifice Le docteur J.-E.-A.Marcotte, spécialiste en hygiène mentale, dit que la fuite des responsabilités est une cause psycholgoique active dans toutes les classes de la société.La maison, les enfants, le mari, c’est trop lourd à supporter.Alors on s’évade vers l’usine, le bureau.Les oeuvres ne demandent-elles pas que les membres de la famille s’absentent souvent de chez eux pour assister aux réunions?Diverses réponses sont données dans l’assistance: il vaut mieux aller aux réunions des oeuvres qu’au cinéma l’Eglise demande aux laïcs de s’occuper d’action catholique; celles qui s’occupent d’oeuvres y consacrent leurs loisirs.D’ailleurs, la vie de famille exige-t-elle la présence nu foyer (k* tous les membres de la famille?Pour vivre en commun, il faut rester cbe/.soi.Sans vie en commun, l’âme de la famille est comme séparée du corps.Donc, pour qu’on puisse parler de vie de famille, il faut un minimum de présence au foyer.Le P.Bernardin Vcrville, O.F.M., fait remarquer alors que l’Eglise militante, tout comme un état en guerre, demande des sacrifices aux familles.Les membres de l’action catholique peuvent intéresser leur famille à leurs activités, en causer, en discuter.La vie de famille sera maintenue par ce moyen, dans les foyers où l’on s’occupe d’action catholique.D’ailleurs il est consolant de constater que l’action catholique intensifie son action familiale.L’ignorance des lois de l’hygiène mentale peut-elle être rangée parmi les causes psychologiques qui in-' fluent sur l’affaiblissement de la vie de famille?Le docteur Marcotte expose à l’auditoire que l’hygiène mentale est un ensemble de règles qui permettent de bien vivre.L’hygiène mentale nous prescrit d’essayer de comprendre les gens avant de les juger, de les juger beaucoup moins et de les comprendre un peu plus que nous ne le faisons.Il est normal que tout individu désire se sentir reconnu, accepté, aimé de quelqu’un, à commencer par scs parents.Les grands garçons et les grandes filles de douze et de treize ans ont besoin d’être écoutés; ils ont quelque chose d’intéressant à dire.La bonne entente entre les époux est l’élément essentiel de la vie de famille et un facteur d’équilibre mental chez les enfants.On signale également le danger que présentent pour l’autorité des parents certains programmes destinés aux adultes et écoutés par les enfants qui, le lendemain, viennent reprocher aux parents ce que la radio leur reprochait la veille.Le P.Jean Laraméc, S.J., conclut que, pour rebâtir la famille, il faut restaurer les principes qui sont à la base de la vie spirituelle et développer l’esprit de sacrifice.Mgr Valois déclare que le forum sur la vie de famille a suscité un vif intérêt.“Vous êtes, dit-il, dans la géandc tradition de la Congrégation de Notre-Dame, en parlant de la famille*’.Monseigneur rappelle que Marguerite Bourgeoys fut l’une des fondatrices et la propagatrice fidèle de l’Association de la Sainte Famille fondée à Montréal en 10(111.Cette dévotion semble s’affaiblir clans nos foyers.Il appartient aux amicalisles de la restaurer chez elles.Monseigneur ajoute que plus il étudie la situation religieuse à Montréal, plus il est persuadé que le salut est dans l’action catholique.Grâce au bon travail des amicales et de leurs cercles d’études, la situation de la famille est un peu meilleure.“Vous êtes une force, dit Mgr Valois, et je compte beaucoup sur les Amicales”.Nouveauté Jeu de cartes “Co-Op” par Lucien BRISEBOIS Une (açon de vulgariser la doctrine coopérative en amusant et en instruisant.Pour la (amllle, 1* cercle d’étude, le collège.Au comptoir 0.75s Par la poste 0.85s SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" A nos Mamans C'est la iête de Mal.C'est votre fête.Mamans chéries.Qui connaisses notre tendresse Et notre amour confiant.Nous vous offrons toutes les (leurs Tous les soleils de ce printemps.Vous qui nous aves dit Les beautés de la vie.Nous vous offrons la chanson des cascades Et des sources délivrées Qui apaise et endort le grand vent des forêts.Comme vos douces berceuses enchantaient Les rêves de nos rideaux roses.Le cristal de la sève neuve Qui parle au tronc Et qui mire l'espoir et la vie, Comme en nos regards d'enfants vous Usles l'avenir, La verdure fraîche des feuilles Sur le plein ciel où monte l'hlrondeUe.L'enthousiasme de nos vingt ans Qui veut éterniser la neige de vos tempes.Le sourire des tulipes et l'arome du muguet Pour rafraîchir vos pensées Tourmentées à tisser notre bonheur.Nous, vous offrons.Mamans chéries Toutes les fleurs, toutes les Joies de ce printemps Avec notre coeur.MARIE- THERESE Activités Féminines, Con-féiences, Réunions, etc.Hommage annuel à Jeanne Mance Le comité de iallête de Jeanne Mance et les membres de l’Association Jeanne-Mance Invitent les Montréalaises A commémorer la fondation de Montréal, Jeudi, le 17 mal, A 7 h.30 du eolr, par une ceremonie qui aura Heu comme les années passées A l’HOtel-Dleu.Après le salut solennel du'Ot-Sacrement à la chapelle de l’hôpital aura Heu le défile des gardes-malades Jusqu'au monument de Jeanne Manoe.L’offrande des fleurs se fera au chant d'O Canada.Cette année marque le 25e anniversaire de la f te en l'honneur de Jeanne Man- Toutes les infirmière* diplômée* sont cordialement invitée*.Amicales féminine» A U dernière réunion du comité de* amicales féminines du diocèse d* Montréal tenue sous la prèeldenc* de Mmes A.A.Brodeur, 11 a été décidé que le raUle-ment annuel des amicales féminines aurait Heu cette année au couvent du Sacré-Cœur, rue Atwater, samedi, 2 Juin.Le programme de cette Journée d’étude sera connu dans quelques Jours.Ralliement à Sainte-Ursule Dimanche, 27 mal rocphaln, a l'occasion du 75e anniversaire de sa fondation aura Heu un grand ralliement A la Providence Ste-Ursule.Tous les anciens et anciennes élèves, tant du Jardin de l'Enfance et du pensionnat que de l’Ecole ménagère régionale et de l’Ecole normale, sont cordialement Invités au rendez-vous.9 h.30 è l’église paroissiale, messe solennelle, présidée par S.E.Mgr A.-O.Comtois; 2 h., réception & la salle académique de l'E.N.; 3 h., représentation sur les terrasses.Visite de l’Institution.Bienvenue à tous.Aux anciennes de Sainte-Anne-des-Plaines La direction et le conseil de l'amicale du pensionnat de Ste-Anne des Plaines Invitent cordialement toutes le» anciennes élèves au convcntum fixé au dimanche, 20 mal, à 1 h.30.Chacune des Intéressées doit considérer cet avis comme personnel.Retraites chez les SS.Missionnaires I A la maison N.-D.du St-Esprit des retraites fermées auront Heu: du 14 au 17 mal pour dames par le R.P.Racine, O.P.; du 17 au 20 mal pour Jeunes filles, employées de bureaux; du 24 nu 27 pour Jeunes filles par le R.P.Racine; du 7 au 10 Juin pour Jeunes filles par le R.P.Hébert.O.P.; du 14 au 17 Juin pour Jeunes fuies; du 21 au 24 Juin pour jeunes fines par le R.P.Pelletier, O.P.; du 5 au 8 Juillet pour Jeunes filles.Prière de s’inscrire A l’avance chez les SS.Miss, de l'Immaculée-Coaceptlon.314 ch.Ste-Catherlne.Outremont, CA.2592.Journée mariale Dimanche, 13 mal.de 9 h.il 5 h., ’.es dames et les demoiselles sont cordialement Invitées à prendre part à une journée toute à l’honneur de la Vierge Immaculée.La sainte messe sera célébrée è 9 h.dans la chapelle du couvent et au cours de la Journée les conférences seront données par le R P.Racine, O.P.61 la température le permet.11 y aura procession à la grotte de Lourdes dans le Jardin du couvent.1 e déjeuner et le dîner seront servis au couvent.Celles qui désirent prendre part A cette fâte sont priées de bien vouloir s'inscrire autant que possible à l'avance chez les Soeurs missionnaires de ITmmaculée-Con-ceptlon ,314 ch.Ste-Catherlne, Outremout, CA.3592.Partie de cartes Lundi, le 14 mal, A 2 b.30, sous la présidence de Mme Prénovost dans la aalle no 4312 rue Papineau, partie de cartes au profit de l'Oeuvre de la réparation A la T.S.Face Inc.Pour inf.; FR.3828-9411.Retenez le “Devoir'' J'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne ja na.s h manquer — J sous le numéro Téléphone» au service du drag* : Tél.BEiair 3361*: Il vousi donnera l'udresse d'un dépositaire de voire voisinage.Produits de la ferme : BEURRE.OEUFS.FROMAGE H.DUBOIS & CIE PROVISIONS EN GROS HA.4274-5 Bureau : HA.428 273 277 ESI.RUE SAINT P^UL H.PAGEAU 1793 AVENUE DE L’EGLISE COTE SAINT-PAUL SsZ 1 ‘ M 'i JI D* crêpe pâl* ou foncé le deux-piéc** est populaire pour l'adolescente comme pour ¦a soeur aînée.Nouveauté LOTI par Pierre Brodin Volume de 382 pages.Au comptoir $1.50 par la poste $1.60 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" ^ iSijP Parfumerte.bijoux, accessoires de toilette.^ Venez nous voir.25* Ste-Catherlne e.I.A.«933 LA MAISON DU CADEAU AU PETII VERSAILLES LIMITEE Choix remarquable de Cadeaux de bon goût • • • Grand choix de Services de Vaisselle 6-8 et 12 personnes 930, rue Ste-Cotherine est BISCUITS e GÂTEAUX m TARTES 235 ouest, avenue Laurier CR.2167 Montréal —¦ Une Somme catéchistique canadienne Un ouvrage orovldenftel.véritable mine oour I* clergé paroissial, les oré dicateurs, les éducateurs et les parents.Six gros volumes abondamment Illustrés; une méthode catéchistique solide, vivante, simple et clair» comme l’Evangile.• Tous les commentaires s'appliquent directement au texte du Délit catéchiste de Québec.• Un ouvrage appelé à rénover complètement notre enselgnemant catéchistique.^ L'oeuvre d’une religieuse des SS.de l’Assomption de Nicolet.- • - aeerets du Ben Dieu (Dogma) — .$1.00 .$1.00 tourcei de b vie (Sacrements) —— .$1.00 tome IV — 232 nages w lia .$1-00 .$1.00 iv.c - C1 nn > — Cahiers i l’usage des élèves : P?“Mon rahiei d’enfant de Dieu” 6 cahiers d’exercices pour les six premières années du cour».10 sous le cahier.« “Mon eahlei d’enfant de t'ïglisf” 3 cahiers destinés aux classes de 7e, 8e.9o.15 sous le cahier.S.v.p.ajouter 1Ü% pour frais de port.SERVICE DE LIBRAIRIE DU ‘'DEVOIR” it LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 12 MAI 1945 VOLUME XXXVI — No 108 D Uk musicale \ Shakespeare et les musiciens Parler de réalisme en commentant Shakespeare n’est pas un vain mot.Car Shakespeare a toutes les caractéristiques du génie et ce n’est pas pour rien qu’on le considère comme le plus grand poète dramatique qui ait existé.Peut-être dussé-je dire, au lieu de caractéristiques, les dérèglements du génie.C’est tout comme.I.a perfection de la forme, loin d’être une marque de génie, est généralement un signe de faiblesse: à force de travail et de minutie, tout homme de quelque talent peut atteindre à la perfection de la forme.En plusieurs endroits, le poete anglais s’élève jusqu’au faite du sublime; en d’autres, il touche les bas-fonds de la vulgarité.Mais a tout moment, on s’aperçoit qu’on a affaire à un écrivain peu ordinaire.Les musiciens l’ont compris peut-être mieux que les autres et ont cherché à cueillir, en s’appuyant sur lui, une parcelle de son inspiration.A l’occasion de la présentation par les Festivals de Montréal de Much ado about nothing avec musique de scène, je me suis amusé à dresser une liste qui pourra vous intéresser, ne fût-ce qu’à titre documentaire, des oeuvres musicales inspirées par Shakespeare.Cette liste n’a pas la prétention d'être complète, car les quelque trente-sept pièces du grand élisabéthain contiennent tant de personnages fascinants et une telle variété d'épisodes que les musiciens de toutes les écoles ont dû avoir envie de les mettre en musique.Si nous procédons par ordre alphabétique (d’après les titres anglais), nous avons d’abord Antoine et Cléopâtre, pour lequel Florent-Schmitt a écrit une musique de scène d’une couleur toute orientale.Pour As you like it, Hiller a composé une oeuvre, et Georges Auric une musique de scène sous le titre de Rosalinde.Ne mentionnons que pour mémoire la comédie musicale The Roys from Syracuse, d’après A Comedy of Errors, et Cymbeline, qui a fourni à Weber le sujet d’Fu-ryanthe.Et venons-en à Hamlet.Berlioz, qui avait présenté au concours dn Prix de Rome une cantate sur la mort d’Ophélie, caressa le projet d’écrire un opéra sur les tragiques amours du prince de Danemark mais se laissa distraire par d’autres projets.Les It diet»s Fac-cio, Buzzola, Mercadante, les Allemands Vogler, Stadfildt.Joachim et Mareczek, et un nombre considérable de Scandinaves, parmi lesquels Borgstrom et Gade, s’en sont ins pires dans des opéras qui n’eurent qu’une vogue éphémère, tandis que Lekeu, Joncières, Liszt et Tchaikovsky ont composé des poèmes symphoniques sur üphélie et Hamlet.Mais le seul opéra qui ait eu quelque succès fut celui d’Ambroise Thomas, aujourd’hui bien oublié, et avec justice.De Henri IV, Balfe et Joachim n'ont été que médiocrement inspirés, mais Elgar a composé un chef-d’œuvre sur le personnage de Falstaff, qu’il ne faut pas confondre avec relui des Joyeuses commères de Windsor.Jules César a produit un opéra de Malipiero et une ouverture de Schumann, et le Roi Lear plusieurs ouvertures, de Berlioz, Balakireff, Dukas, I.itolf et Savard; mais personne n’a osé s’y attaquer en entier.Macbeth a donné lieu aux opéras de Chélard, Fontmichei, Rossi.Spohr, von Colleri et Verdi, et aux poèmes symphoniques de Richard Strauss et de Dupuis, à une scène dramatique de Massenet et, plus près de nous, à un chef-d'oeuvre d’Ernest Bloch.On dit même que Beethoven n’eût pas dédaigné de s’en inspirer s’il eût trouvé un livret à son goût.Wagner lui-même, au temps où il ne se savait pas encore poète, avait écrit un opéra intitulé l’Amour défendu ou La Xavier de Païenne, d’après Measure for Mouture, mais l’oeuvre n’est digne ni le Shakespeare ni de Wagner.Pour le Marchand de Venise, traduit en français sous le titre de Shylock, Fauré a écrit une belle partition, Reynaldo Hahn une moins belle, et Pinsuti un opéra oublié.Tout le monde connaît les Joyeuses commères de Windsor de Nicolai et le Falstaff de Verdi, qui en est tiré.Mais les opéras de Balfe et d’Adolphe Adam sur le même sujet ne sont plus mentionnés que dans les encyclopédies.Il est étonnant que la féérie du Songe d’une Nuit d’Eté n'ait pas inspiré plus de compositeurs.Mais The Faery Queen de Purcell, The Fairies de John-Christopher Smith et surtout l'exquise partition de Mendelssohn remplacent facilement bien des opéras de second ordre.Je ne parle pas du Songe d’une nuit d'été, qui n’a rien à voir avec Shakespeare, non plus que du Songe d’Ambroise Thomas qui met en scène le poète et la reine Elizabeth.Quant à l'opéra de Charles Vil-licrs Stanford, Much ado about nothing, il est tout aussi oublié que la Béatrice et Binidict de Berlioz.Othello évoque tout de suite le nom de Verdi et celui de Rossini.Mais sait-on que Dvorak a composé une ouverture, Fibich, et Massenet des poèmes symphoniques, Siboni et Taubert des opéras sur le même sujet?et que Tschaikowski y a pensé?Nous arrivons à la pièce qui a donné naissance au plus grand nombre de chefs-d’oeuvre, Roméo et Juliette.En premier lieu naturellement se place Gounod, le seul qui ait traité le sujet du point de vue lyrique.Aidé par un remarquable livret de Barbier et Carré, il s’est élevé à un sommet qu’il n’a pas dépassé, même dans Faust.Berlioz a composé une Symphonie RADIO-EPARGNE 1% '’“N» M.Alex.-J.Rloux, B.S.A., directeur de l'Ot-lice de la Main-d'Oeuvre Agricole, au Ministère Provincial de l'Agriculture, qui ¦era l'Invité du Comité des Finances de Guerre, à Radio-Canada, samedi soir, le 1 mal.à 6 h.p.m."THE SONG OF BERNADETTE" Le ténor Beniamino Gigli dans un film Samedi et dimanche en soirée, les 12 et 13 mai, au Monument national, la Lyric Super-productions présentera le ténor Beniamino Gigli dans un film musical intitulé Ave Maria, inspiré par la composition musicale de Bach-Gounod.Au cours de ce film, il interprète des airs de La Traviata d’il Trova-tore, de La Bohème, de l’Ave Maria de Bach-Gounod et autres romances.La partenaire de Gigli est Martha Schneider, artiste de l’écran français.Dans ce film, Gigli personnifie un artiste de concert et d’opéra chagriné par la perte de sa femme, et qui veut abandonner sa carrière.Son gérant, un pochard, accepte sans sa permission un engagement pour lui à Paris.L’artiste y rencontre une jeune chanteuse de boites de nuit, qui complote avec son amant dramatique pour orchestre, choeurs jK)ur ]uj soutirer de l’argent.Mais “* .-i" "" elle devient amoureuse du charmant artiste.En plus sera présente un extrait du fameux opéra de Giuseppe Verdi La Traviata avec les fameux artistes du Metropolitan Ofiera, Madelena Elba, soprano; Gennaro Baba, ténor, et autres.- et soli, oeuvre admirable mais assez éloignée de l’esprit shakespearien.Quant à Tschaikowsky, son ouverture-fantaisie est connue de tous, mais ce que l’on sait moins, c’est qu’il avait eu l’intention d’é; crire un opéra et qu’il a même lais| sé dans ses papiers un duo qui commence ainsi: ‘‘O nuit d'extase, arrête-toi! O nuit d’amour, étends ton voile Sur nous!” >Jais il ne s’é-tuit pas senti le courage d’aborder tout un opéra qui ne serait qu’un long duo d’amour.Seul Wagner l’osa dans Tristan et Yseult.Ne donnons que pour mémoire les noms de Benda, Ferroni, le marquis d’Ivry (les Amants de Vérone), Bellini (I Capuletli e i Monteschi), Marchetti, Pizzetti, Steibelt, Vaccai, Zingarelli, Dalayrac, et Prokofieff, dont le ballet n’a pas reçu l’accueil qu'il méritait.La Mégère apprivoisée suggère les noms de Goetz et de Castelnuo-vo-Tedesco.Tandis que ia Tempête vient juste après Roméo et Juliette et Hamlet pour le nombre de traductions musicales auxquelles elle a donné naissance.Purcell et J.G Smith, Halévy et Ambroise Thomas, Ernst Frank, Taubert, Sir Arthur Sullivan, ont écrit des opéras sur ce sujet.Berlioz, Massenet et Tschaikowsky l’ont traduit en poè mes symphoniques.Tandis qu’Ho-negger y a puisé une de ses oeuvres les plus viriles il faut mettre à part les partitions de musiqvie de scène spécialement composée pour les représentations d’oeuvres de Shakespeare Elles sont légion, tous les corpposi-leurs anglais de quelque réputation ayant été mis à contribution pour célébrer leur poète national.Si nous faisons l’addition, nous trouvons dix-huit tragédies ou comédies, et plus de quatre-vingt-dix transcriptions musicales.Et la liste est incomplète! A LA SCENE, AU CONCERT m ET A L'ECRAN S JannlUr Ion*i, v«4«tu du film "Th* Song m*t à l'edflch* culte «amatsu.of Bemadetla", que la cinéma Low's AU SAINT-DENIS CE SOIR —1—- "Tsar Lénine" au collège Sainte-Marie A l’occasion de la fête du Père recteur, les élèves du collège Ste-Marie interpréteront le lundi soir 14 mai, en la salle du Gcsù, un mystère de François Porché, intitulé: “Tsar Lénine”, "Les Amis de l'Art" Voici deux beaux concerts qui auront lieu» en matinée, samedi».mai.Le premier, au théâtre Saint-Denis, où la Compagnie France-Film présente l’Orchestre Philharmonique de Philadelphie sous la direction d’Eugène Ormandy.Le deuxième, à l’Auditorium du Plateau, où Maître Désiré Defauw dirigera l’avant-dernière Matinée symphonique de la saison.Pour tout renseignement, s’adresser a 3815, Calixa-Lavallée, FR.1119.Pour un ordre meilleur Grande manifestation au parc LaFontain# Eugène Ormandy dirigeant l'Orchestre Symphonique de Philadelphie, que l’on entendra encore ce loir au St-Denis.C’est demain, dimanche, qu’a lieu au parc LaFontaine, le grand ralliement pour commémorer la publication des encycliques Rerum Noya-rum et Quadragesimo Anno et faire j .un appel en faveur d’un ordre Ajoutons a cela les chansons dont I meilleur construit d’après leurs di- Château •525 AVEC BANC Modèle exclusif LESAOE AcsJou ou noyer.Hauteur 37-*44,Et »es avartsees et les bien-j} .»*.«jj-jîj, pr.'>care»t non seule; r^'T.* toi.cB’tirateurs mais aussi ; :r te.rs.le dirai plus, à la ne-1 ns tout iîïtière.que l'on réus-K -t * .rs î,jre aimer et respecter .rp.rn* s > méritent.Aujourd’hui, r j, •u„tfq,^3^îl ÿt tous entretenir jij _« f ;a forêt dans Thistoire rrrmmr .{foe de notre province; de r ms ù'iEEer des renseignements i - f» «ur i* plantation des arbres; r', t-«o* parler de* ennuis de nos • • c 5-t>rr* fo~«tiêres et enfin, de ! ,| fer* que la chose inté-j ^•«.ç Ttn ^rocrgnime de la fête des j arbres.* « * Au défaut de la colonie la forêt s frturai avec générosité le bois iuuir la construction des forts et | des navires, da bois de chauffage; j certaines essences forestières four-^ b rent ia résine, le sucre et ie tannin.Vos ancêtres, en mènie temps : qa’ils arrachaient à la forêt ses prodaits.récupéraient un sol si j fertüf.qu’à '’instar du bon semeur j de î Evangile, une moisson abon- j dante les récompensait des durs labeurs de defricheitrv Aujour- , d'hui c'est S.Ü00.00Ü d’acres de ter- j re» fertile que les Canadiens fran- j cals ont arrachés à la forêt.En dépit de ces faits, U v «> aj un erand nombre qui ne s intéressent pas i la fsrêt et qui oublient trop suivent qu’elle fait en^?re vive» ta pour cent de la population totale de cette province.Co-«laissons-nous bien les principal» usage* du bois?Savons-nnus, par exemple, que la transformation chimique nous donne par «’ stillation: ie charbon de bois, les pvri liguenx.des goudrons, des géitones des résinés et des huiles essentielles, par estraction des tannins et des teintures; par im-p- «nation, des placages d avion et des bois pliés, par hydrolyse et aul clave, de la soie et de la laine artificielles, de la cellulose, des plastiques, des explosifs, du bois ii pâtes.(îu papier, de la planche murale.etc.Maintenant par transformation mécanique nous obtenons de l’arbre; « bots Je chauffage, le tournage et la bojsel-lerie.le bardeau, des traverses de chemin de fer des caisses d embab i.,e» du bois de charpente et ne menuisérie (planche*.n’a,'ner*: chevrons, poutres), déroulage et placage (aviation et carosseric).rie” ni sérié de ^'al',e’^‘wen Voità pour les produits qui wen nent directement des arbres.Mais, U v en a d’autres qui vienne il indirectement de nos forets, par exemple, le commerce de la ptl letèrlê, et surtout n'oubl.ons pas que re sont elles qui régularisent k déb’T de nos rivières, facteur U»; portant dans lé développement U.nos pouvoirs hydro-élertriques.11 est dpportun de rappeler que de tontes nos ressources naturelles, l-\ forêt est la seule qui puisse de re-è -nércr et si elle reçoit les soins du sylviculteur elle pourra augmenter ses rendements pendant une période illimitée.Voici ce qnéen-vuit le Dr George* Maheux sur l’avenir de» forêts québécoises “Ourdie que s»'*la tournure des événements, si au pays du Québec la terre réussit à nourrir la population, c’est toujours la forêt qui continue à nous donner des produits d’exportation qui roits apportent l’argent de l’étranger, des produits d’àdtnnt plus nombreux et variés eue davantage, nous appliquerons les principes de la sylviculture, que davantage nous saurons mettre a 1 profit les découvertes de la scien- l’cu importe que l’industrie ait recours à divers substituts pour j remplacer le bois; chaque année la j science trouve le secret de trans-îormer en produits nouveaux t exemple: soie artificielle, substances chimiques, carburants à moteur, etc.) la matière ligneuse de la cel-: lulose ”.Tâchons de nous convaincre de la valeur de nos forêts, soyons respectueux de l’arbre et plântons-le partout là où sa présence s’impose.Plantation des arbres Quand on veut faire une plantation diarbres, il faut tout d’abord connaître le terrain qu’on se propose d’ornementer S’agit-ü d’un terrain sablonneux, plante* des conifères (pins, sapins, épinettes); dans ce cas, les sujets que l’on choisit ne devraient pas dépasser 4 pieds de hauteur.S’agit-il par ailleurs d’une terre forte, les feuillus sont tout désignés (l’érable à sucre, l’orme, le frêne, le sorbier, etc.); pour ces derniers, la hauteur maximum est de dix pieds et le diamètre peut varier de 1 à I pouce et demi.11 importe de choisir des sujets sains dans un découvert plutôt qu’en forêt ou, si on les achète dans une pépinière, il faudra choisir de préférence ceux qui ont une charpente bien établie (spécialement pour les pommiers).Le succès de la reprise d’un arbre dépend de la manière dont on l’arrache.Il faut cerner l’arbre à environ 2 ou 3 pieds du tronc et le soulever délicatement avec-une pelle de tous les côtés en prenant soin de conserver le plus de chevelu possible.Quand on peut soulever une usait de prudence?En face de ces faits nous constatons une fois de plus que l’homme est le pire ennemi de la nature.Maintenant un autre ennemi des arbres, nous le trouvons dans notre faune entoiqologique qui renferme des milliers de petits _ destructeurs dont quelques-uns s’attaquent à l’écorce, d’autres au bois, enfin d’autres aux feuilles.De plus, ces pauvres arbres ont leurs maladies comme tous les vivants.Elles sont le plus souvent causées par des champignons qui vivent en parasites sur les branches et les feuilles de nos bons amis.Ce n’est donc pas sans raison qu’un peu partout dans la province, on célèbre la fête des arbres et de- motte de terre avec les racines, la reprise est assurée.Pour conserver l’humidité des racines et les protéger du soleil, du vent et dé la sécheresse.il est bon de les recouvrir de mousses humides puis de les envelopper avec des sacs de jute humides.jusqu’à leur mise en terre.On devra planter l’arbre le plus ,ôt possible après l’arrachage.Dans le transport il faut éviter les heurts brusques car, lorsque fe tronc est blessé, il arrive que les maladies se logent dans ces blessures, ou bien l’arbre peut devenir rachitique.La toilette ou habillage des plants consiste à Retrancher toutes les branches inutiles et à recouvrir les plaies d’une couche de goudron ou de peinture.Vient ensuite la plantation proprement dite.On plaça l’arbre dans un trou préparé à cette fin puis on remplit la cavité avec de îa bonne terre bien émiettée en la distribuant autour des racines et en la foulant avec le pied.On arrose avant que la fosse soit complètement remplie.Ceux qui placent du fumier dans le trou .doivent éviter qu’il ne vienne en contact avec les racines.Une fois la cavité comblée, on s’occupe de damer la surface en la battant avec puis deux ans le service de 1 enseï-gnement du Jardin botanique de Montréal organise avec le concours des autorités, une fête des arbres dans les parcs de la ville \oici comment nous procédons: les autorités de la municipalité fournissent les hommes qui creusent les trous et préparent les arbres pour la plantation.Les élèves se rendent en ordre à un lieu désigné, puis la cérémonie commence.Une fols l’arbre descendu dans la fosse, on demande à quelques élèves de recouvrir les racines de terre.Le professeur en profite pour expliquer aux élèves la façon dont il faut s’y prendre pour réussir dans la transplantation des arbres.L arbre mis en place, l'organisateur de la fêle présente 1 orateur (dele-eue de la ville ou de la commission scolaire) qui explique aux enfants le but de la fête et insiste sur le rôle de l’arbre dans la vie économique des Canadiens français.Après les remarques de 1 orateur, un élève s’approche et réc è un poème sur la beaute et 1 uti e de l'arbre.Un autre vient ensuJ® et dépose un petit eenteau au pied de l’arbre Sur cette petite plaque commémorative on peut Inscrire ces mots: .“Arbre donné et planté Pa£aemaenifees*tation se termine par >« ‘"‘-BÎî'Xd OOUDHKAULT i Publié ec l’autorisation de Hndio-Canada) Au Jardin botanique, le samedi 19 mai 194d Lettres ou "Pevoir' Nous ne publions que les lettres signées ou des communications accompagnées d’une lettre signée avec adresse authentique.Le'"Devoir” ne prend pas la respon-fabUité de ea qui parait sous cette rubrique.L'appel au Conseil privé Montréal, le 4 mai 1945 Le Devoir, rédaction.430 Notre-Dame est, Montréal, 1, P.Q.Cher M.le directeur du Devoir, On m’a fait l’honneur de citer l’opinion que j’ai exprimé sur cette question dans un rapport que j’ai présenté à la Société royale du Canada en 1936 (voyez les Mémoires de celte société pour 1936, pp.11 et suiv.).Depuis ce temps cette question a fait l’objet d’une référence à la Cour suprême (rapports Cour suprême, 1940, pp.49 et suiv.), et cette référence est actuellement pendante, sur appel, au Conseil privé lui-même.La guerre a sans doute fait remettre l’audition de l’appel qui doit s’instruire à Londres.Cette raison d’ajournement est, bien heureusement, non avenue maintenant.Il est d’une prudence élémentaire de suspendre son jugement sur ce débat extrêmement important jusqu’à ce que le jugement du Comité judiciaire soit prononcé, et c est ce que j’ai fait.Peut-être cependant, est-il permis d’espérer que la province de Québec sera représentée quand la cause sera entendue.Je crois qu’en en somme le Conseil privé a bien utilement protège nos droits et notre autonomie, surtout en donnant un sens très large à notre pouvoir législatif à 1 egard de “la propriété et les droits civils”, ce sens devant être celui que ces expressions avaient dans 1 Acte de Québec de 1774, (cause Par- sons, 7 App.Cas., p.109), Caveant consulesl Bien sincèrement, p.-B.MIGNAUL1 £
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