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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 19 mai 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1945-05-19, Collections de BAnQ.

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t “t* OkMd* «tt un* nation aouvnraln* «t n« Mut avec ûodllté accepter de la Qrande-Breta* IRte.ou des XtaU-tTnls.ou de qui que ce soit d'autre, l'attitude qu'il lui laut prendre envers le monde Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n'est nas envers le Commonwealth britannique dea nations, mais envers le Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth ” Montréal, samedi 19 mai 1945 VOLUME XXXVI No 114 RIDACTION IT ADMINISTRATION 430 1ST.NOTRI-DAME, MONTRIAL "¦fce le a sovereign nation and cannot take her attitude to the world docllelv from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty la not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada’s Una and those whe deny this are dotnk.to my mind, a great disservice to the Commonwealth.’* a-X-371 Lord Twaedtmuir TUIPHONR t Rllait 3361*.SOIRS.DIMANCHtS IT PETtS Direct*» i Cdorgdt PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rddscteur en chef t Omet HEROUX AdmlnlttraHna t RédacHen l Cdrint t ( ¦liait 1361 Rllair 2914 ¦Haïr 1361 0,000 Canadiens iront combattre dans le Pacifique ¦ ¦ w- ¦ » m m m m.,m » ( voir page 3) ^ur chonger Si nous parlions un moment de choses sur lesquelles nous sommes tous d’accord.|-e problème des minorités-"Rodio-Ouest-Françoise" — Des faits et des textes -Une "inéluctable nécessité" —— La générosité de nos frères de l'Ouest — Le devoir de la vieille province -"Une volonté que rien ne brisera" On trouvera dans une autre page le texte intégral de la conference récemment prononcée à Montréal par Mgr Bau-doux.Mgr Biudoux, curé de Prud’homme, en Saskatchewan, est le mandataire de l’exécutif de la société dite Radio-Ouett-Française, qui a pour objectif l’installation dans les plaines de l’Ouest de quatre postes de radio français.Il est assurément peu d’hommes qui connaissent aussi bien la situation de nos groupes de là-bas et, en.particulier, cette question de la radio française.De celle-ci, il s’est occupé depuis des anneés avec une ténacité et un dévouement inlassables.On fera bien non seulement de lire son texte, mais de le I découper et conserver.II sera particulièrement utile au moment de la campagne d’aide à Radio-Ouest-Françaite.* * * Cette campagne, déjà commencée en fait et de façon fort efficace, quoique très discrète, dans notre région, n’y prendra son plein essor qu’à l’automne.On a jugé que, dans une très grande ville comme Montréal, où l’organisation est fort compliquée, exige beaucoup d’efforts, il ne serait point prudent de la faire coïncider avec la lutte électorale.Ceci admis, la période des vacances imposait un nouveau retard.Mais l’on n’aura rien perdu pour attendre et le travail préliminaire se poursuit déjà, quoique dans l’ombre et le demi-silence.Au diner-causerie de la Saint-Jean-Baptiste, section Duvernay, où parlait Mgr Baudoux, Mgr l’Archevêque de Montréal a voulu publiquement apporter à cette campagne l’appui le plus net et le.plus franc.Comme on venait de rappeler que certains groupements laïques avaient promis aux promoteurs de l’oeuvre une collaboration très active, il a exprimé le voeu qu’il en soit de même des institutions religieuses et que l’entreprise reçoive de la pan du clergé entier l’aide la plus généreuse.Cette haute parole ne saurait produire que des fruits (abondants.¥ » » On estime que, pour assurer la vie des quatre postes français des Prairies (Manitoba, Saskatchewan, Alberta), il faudra quelque $300,000.Là-dessus, les Canadiens français de cette région, qui ont étudié toute l’affaire avec grand soin, ont déjà souscrit $150,000, — c’est-à-dire l’équivalent d’un dollar par tête de la population, hommes, femmes et enfants.Ce n’est qu’après avoir fait cette contribution person-|nelle qu’ils ont voulu s’adresser à leurs frères de l’extérieur.Rien ne saurait plus éloquemment démontrer l’importance et l’urgence d* l’oeuvre, et la profonde conviction qu’ont de l’une et de l’autre les Canadiens français des Prairies que cette très généreuse souscription.On pourrait du reste illustrer cette conviction par des 'traits qui ne laisseraient personne insensible.M.Raymond ]Denis, qui fut un quart de siècle durant l’un des plus ;actifs ouvriers de la vie catholique et française là-bas.a raconté comment il avait vu les cultivateurs abandonner leur travail pour venir entendre les quelques minutes de français que voulait bien leur dispenser Radio-Canada, comment la maman, pour permettre aux petits de bénéficier de cette modeste aubaine, les appelait, du travail ou ^es jeux, autour de l’appareil.Pour sentir pleinement ces choses, il faut évidemment s'abstraire du milieu québécois, où le français nous entoure.se transporter par la pensée dans l’Ouest lointain; mais alors, comme l’on comprend! ^ On comprend, on admire et l'on décide d'aider ceux qui veulent, avec tant de courage, s’aider.¥ ¥ ¥ Les $ 1 50,0Û0 déjà souscrits, on pourrait dire que c’est l'affirmation, globale et collective, du sentiment de la population française de là-bas.Il existe un autre témoignage, qui appartient aussi au public et dont aucun homme intelligent ne songera à contester la souveraine importance: celui de l’épiscopat de langue française de l’Ouest.Voici des hommes d’âge, d’expérience, chargés de très graves responsabilités, qui n’ont pas le goût des manifestations inutiles, que l’on ne saurait qualifier d’agitateurs professionnels.Or, dès le 9 février, l’archevêque-coadjuteur de Saint-Boniface, Mgr Cabana, Mgr Lajeunesse, O.M.I., vicaire apostolique du Keewatin, Mgr Marie-Joseph Lemieux, O.P., évêque de Gravelbourg, Mgr Reginald Dupras, O.P., évêque de Prince-Albert, le P.Henri Routhier, O.M.L, pro-vicaire apostolique de Grouard, adressaient conjointement de Saint-Boniface, au secrétaire général du Comité permanent de la Survivance française, M.l’abbé P.-E.Gosselin, la lettre suivante: Nous, en une réunion conjointe de l’Episcopat ca-nadien-français de l'Ouest, désirons par les présentes recommander et appuyer le Comité de la Survivance française en Amérique dans sa campagne de souscription en faveur de Radio-Ouest-Française.Nos paroisses françaises et notre peuple français ont un besoin urgent d’entendre la voix catholique et française de la radio s’ils veulent conserver vivaces la foi, la langue et nos traditions toutes imprégnées de christianisme.L’ambiance matérialiste du milieu influe sur les nôtres pour anémier la foi catholique.L’infiltration habituelle de l’anglais par la radio des postes publics dans les trois provinces de l’Ouest intensifie chez les nôtres l’anglicisation, et Nous sommes convaincus que si Nous ne pouvons établir avant bien longtemps des postes de radio française.Nous perdrons à la Foi et à la langue une proportion grandissante des nôtres.C’est pourquoi Nous faisons appel à tous Nos concitoyens du Québec et des provinces voisines en faveur de l’oeuvre si nécessaire pour nous de la radio française.Nous croyons, d’ailleurs, que tous les Canadiens français sont solidaires et que notre fidélité à la Foi et à la langue dans les provinces de l’Ouest fortifiera nos Frères de l’Est et les appuiera dans leurs justes réclamations.D’avance Nous voulons remercier de tout coeur ceux qui voudront nous aider et Nous prions Dieu de les bénit et de les récompenser pour leur générosité.On sait comment depuis, profitant de leur passage dans notre province, les évêques ont utilisé toutes les occasions favorables pour aider la campagne en cours déjà dans quelques régions et en faciliter ailleurs le lancement.C’est d’ailleurs en leur présence, comme en celle de l’Archevêque de Montréal, que le curé de Prud'homme prononçait ce que l’on pourrait appeler son discours-manifeste.¥ ¥ * La lettre des évêques résume, avec une autorité souveraine, avec une précision qui ne laisse place à aucune équivoque, les motifs qui commandent l’action et les sacrifices de nos compatriotes des Prairies, de même que ceux qui exigent notre propre collaboration.On trouvera dans la causerie de Mgr Baudoux, aussi bien que dans l’important travail de Mgr Perrier que nous avons récemment publié, les faits et arguments principaux .! que l’on peut invoquer à l’appui de la campagne.Ce sont de puissants instruments de propagande.Que l’on s’emploie à en tirer le rendement maximum! Entre les campagnes d’action religieuse et nationale lancées ces dernières années, Radio-Ouest-Française est assurément l’une des plus importantes, des plus urgentes de toutes.Orner HEROUX 19-V-4S 'actualité Des définitions qui vont s'imposer Mgr Sheen, qui est directeur, il \rashington.de la centrale d’Action ser $on vaste àt- ' '«conisation, une oeuvre t — intéressé la nation : ;, iT.;VfZ* Dour assurer e dé-wki’s'peTKeat de la colonisation, il T,VVt’:* Usiner sur aucun montant -v tire dt'mandé.v T •ffô'.s.M.Godbout, tout en s - - r-î-.iirt sincèrement la réalisa-r "du r’an d'ensemble présenté n qui consiste à autorité’-' V isavernement à dépenser isomme de SIC millions durant période de quatre années, s'op-v-.ve ^ 2^ méî hode employée.Elle s.tu strait, dit-il.le contrôle de cet-te "somme aux députés et concuit à "* ne signifie rien du tout.Le ministre et le gouvernement possèdent déjà tous les pouvoirs demandés par le bill o3.Depuis le debut de la session, le gouvernement a pris cette habitude de présenter des projets comportant de fortes dépenses d’argent en dehors du budget.Le gouvernement pourrait, de cette façon, attribuer le montant entier de $16 millions, à un seul item.le dépenser d un *eul coup et dans une seule annee.La Législature perd, ainsi, la sur-veillante et le vote des subsides qui doivent être inclus dans le budget.La perte de cette prerogative conquise de haute lutte conduit peut-être plus rapidement qu on ne le pense vers le régime totalitaire.le gouvernement poursuit sa méthode inaugurée depuis le début de la session de se faire autoriser de grosses dépenses d argent sans les inclure dans le budget.Pourquoi ne pas inclure une somme de $10 millions dans le budget de cette annee pour la colonisation et présenter un meme montant à la prochaine session, demande le chef de l’opposition L opposition pourrait les contrôler et les adopterait avec plaisir.Le plan Godbout M.Godbout affirme que son gouvernement avait prévu, lui aussi, un vasie programme pour organiser la colonisation et il a commencé de le réaliser.Il voulait organiser la paroisse avant d’y établir des colons.II a commencé à introduire la mécanisation pour facUi: ter le travail des colons.Il a aussi installé des médecins, augmente les primes de défrichement, donne des animaux aux colons, etc.M Godbout insiste, ensuite, sur le choix des colons.11 devrait se porter d’abord sur les fils de cultivateurs, encore près de la terre.clarer qu’avec ce projt de loi de nombreux articles ne sont plus taxés comme ils l’étaient autrefqis par la taxe de vente.“J’admets que la présente mesure n’est pas populaire.Mais il s’agit simplement d’une mesure temporaire.M.Brais.— Est-ce que le gouvernement a l’intention de proposer des amendements?Sir Thomas Chapais.— Je ne suis pas en mesure de donner une réponse immédiate.Nous avons le bill devant nous.Vous devez le considérer tel qu’il est.Il pourrait, peut-être, arriver des modifications.M.Brais.— Le Conseil législatif n’a pas d’autorité pour amender un bill de taxes ou un bill d’argent, Il s’agit ici d’une mesure évi-demmnt financière relevant partant de la Chambre basse.Je sais que le gouvernement cherche à amender le présent bill.Le bill va ruiner les finances de la province dans une certaine me-stire.Les compagnies et manufacturiers devront payer sur tout _ ce qu’ils achèteront dans la province pour consbmmation et usage.Je ne suis nas contre les taxes en principe, s’il faut de.l’argent a la province.Mais il s'agit ici^ d'une promesse électorale, que l’on ne peut pas tenir.A date il y a plus de 15,000 protestations contre cette taxe dite “de luxe’, Il ne s’agit pas ici en réalité d’une “taxe de luxe”.On va taxer les articles religieux, comme le chapelet.On taxe les médaillés et les boutons du sodat.On tax^ la montre, le réveille-matin, les vis sont taxées.C’est le peuple enfin de compte qui va payer.“Par cette loi, ajoute M.Brais on taxe 35,000 articles et non 35 articles._ Les “vis” en cuivre sont taxées.“En taxant les manteaux de fourrure, on se trouve ainsi à taxer au moins 90 pour cent des femmes construire des maisons.C’est tout cela que l’on veut taxer.I^t ce n’est pas tout, on veut taxer Telectricité et le gaz.On va payer 6% pour l'entrée de l’électricité."Il s’agit, ajoute encore M.Brais, d’un bill délibérément mal rédigé.Lorsque ce bill a été présenté, on a fait en sorte que le Conseil législatif soit dans l’obligation de voter contre.Le bill a été préparé délibérément.On savait que c’était un bill qui ne se tenait pas debout.C’est de l’étalage.C’est un triste effort pour donner suite à une promesse électorale.“Le premier ministre, avec ce bill, pourra faire ce qu’il voudra.On va taxer les inventions, qui sont pour la protection de l’ouvrier.C’est cela la loi que l’on demande d’adopter.“On ne l’appliquera pas cette loi.Autrement, on va chasser de la province toutes les industries.Bien des gens, depuis cette loi, ont suspendu leurs projets de venir s’établir dans notre province.“Les patrons chargeront la taxe à l’ouvrier.Les compagnies qui ont leur bureau-chef ici, vont s’en aller à Toronto.Vous ne réussirez jamais à taxer le riche.“Je propose que ce bill ne soit pas lu une deuxième fois, mais que la lecture du bill soit renvoyée a six mois.” M.Baribeau — “Je propose l’ajournement du débat”.Et le Conseil législatif s’ajourne à 3h., mardi prochain.Louk ROBILLARD La conférence de San-Francisco Les impressions qu'en rapporte notre ministre de la Justice “Il faut "La Rançon de la Cognée" mu \ In Memoriam Pour commémorer le souvenir de la mort de M.Charles-Henri Boire, dont c’est aujourd’hui le deuxième anniversaire, ses parents, amis et ceux qui l’ont connu et amie sont priés de s’unir dans une meme pensée pieuse pour lui.Grand-messe chantée à Saint-Edouard, le -o mai.M.René Choloult Après l’éducation et l’hygiène, la colonisation est ce qu’il y a de plus important, commence le depute de Québec-comté, qui estime que *e bill 53 constitue un merveilleux programme de colonisation à plusieurs points de vue.Il espère que ce programme aura des résultats plus heureux que tant d’autres.M.Chaloult affirme ensuite, que l’on ne peut faire de très bons colons avec les citadins.L’expenen- ce est probante à ce sujet.Dans le .iiv,-*».-.>- nrl va passé, dit-il, on a installe des ou- de la province de Quebec.On va Iriers des villes sur des terres ro- aussi taxer les touristes, qm vien-cailleuses qu’ils ne sont pas capa- nent chez nous acheter des man blés de cultiver.Le résultat, c est | Jeaux de fourrure de haut luxe, se qu'à 50 milles de Québec, il y a vendant de $1,600 à $8,000.des familles de colons qui sont dans le dénuement le plus complet.Elles ne comptent que sur le gouvernement pour vivre.Ces gens sont dans une situation affreuse.M.Chaloult loue le programme que renferme le bill, mais regrette qu’on ne parle pas assez de colonisation forestière.Il faut mettre des réserves forestières à la disposition des colonies, même s’il faut pour cela exproprier des territoires concédés à des compagnies.Trop de compagnies ont exploite le colon dans le passé, dit-il.Le député de Québec-comlé insiste, ensuite, sur la nécessite de garder notre peuple au sol et il soumet qu’il eut mieux valu ij'duj'® dans le budget le montant de $lo millions.C’est plus conforme à notre constitution, dit-il.Mais je n ai pas la superstition de notre regime parlementaire, ajoute-t-il.Le contrôle des dépenses par les députés, c’est un mythe.Le premier ministre contrôle le cabinet et le caabinet contrôle la Chambre.m ïf ROLLAND LEGAULT, auteur de la Rançon de la Cognée, roman canadien publié par Jes Editions Lumen.La pasteurisation obligatoire Plaidoyer de M.Georges Simard au Conseil législatif Québec, 19 (De notre envoyé spécial) — Au Conseil législatif, M.Georges Simard a plaidé hier matin en faveur de la pasteurisation obligatoire du lait dans la province de Québec, dans une réplique à l’appui de sa motion.11 déclare, entre autres choses: d’ordre national, la ligue canadienne de santé fut fondée en 1919 et reconnue en 1940, par notre gouvernement, comme .,^.1 .u.3 facultés de médecine, Laval, Montréal, McGill appuyées par une centaine de corps publics, associations, etc., parmi lesquels on remarque plusieurs sociétés médicales, hôpitaux pour enfants et autres, la Croix-Rouge, la ligue antituberculeuse, etc., ont envoyé à notre ministère de la Santé, des résolution demandant la pasteurisation obligatoire du lait dans notre province.Rien n’a été fait.Jamais à ma connaissance un aussi grand nombre de citoyens importants, aussi bien intentionnés, n’ont été humiliés par un aussi petit nombre.C’est incompréhensible.C’est une insulte à la science médicale, laquelle a victorieusement prouvé que la pasteurisation du lait était nécessaire.Au peuple de décider si la politique est la cause de tant de malheurs, au peuple de décider s’il doit, pour sauver la vie de ses enfants, punir les coupables.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimés ou gravés Prix «t spécür.eîis sui demand* L Imprimerie Populaire.Limitée 430, Notre-Dame est, Montréal TéL BElalr 3361 Tél.CRescent S700 MAGNUS POIRIER Entrepreneur Rompes Funèbres Expert Embeumeui 6603 rue ST-LAURENT M.Maurice Duplessis Le premier ministre prend alors la parole et déclare que c’est 1U-nion nationale qui a fait disparaître les principaux obstacles à la colonisation.“Nous avons eu le courage d’empêcher le marchand de bois de couper du bois sur le lot du colon, seize mois après son établissement.Nous avons ensuite procuré des terres aux colons.Nous avons appliqué la politique de consolidation des vieilles paroisses, ce qui est encore la meilleure forme de colonisation.” M.Duplessis soutient qu’il serait impossible de faire admettre le principe d’un plan de $16 millions dont le paiement se ferait d’année en année, au moyen de montants prévus dans le budget.Il ajoute que les libéraux ont eux-mêmes passé des lois qui permettent de dépenser ; des centaines de millions pour la voirie, le chômage et la colonisa-! tion en dehors du budget.M.Godbout.— Mon honorable j ami a-t-il abrogé ces lois?M.Duplessis.— Non, mais on ne parle pas de corde dans la maison j d’un pendu.Le premier ministre déclare en I terminant, qu’il a pris un moyen » légal et constitutionnel de dévelop- Le bureau du premier ministre est noyé de protestations contre le présent bill.Il s’agit d’un «ys* tème de loi qui n’a jamais existe ici ni ailleurs.On va pouvoir administrer par simples arrêtés ministériels.C’est le premier ministre lui-même qui l’a déclare a des gens qui sont venus le rencontrer.Cette taxe chassera de la province toutes les industries et tous les commerces.Une industrie a Ormstown, dans le comté de HlJn‘ tingdon, a décidé de s’en aller ailleurs.“On va taxer les nouveaux bateaux du Pacifique Canadien à raison de 6 pour cent.Pour un bateau de $20.millions, comme 1 ancien “EMPRESS OF BRITAIN”, ça coûtera en taxe $1,200,000.M.Bertrand: “Mais le Pacifique a les moyens de payer”.M.Brais: “Le Canadien Pacifique et la Canada Steamship Lines vont changer de province leurs bureaux-chef.Us vont quitter notre province.“11 y a eu.hier, un reglement pour là fourrure, mais toute la population ne peut venir voir le premier ministre.Les gros manufacturiers de fourrure ont déjà commencé à éluder la loi.Et ils ne sont pas les seuls., “Les autobus seront taxes, et aussi les remorques, les pelles à charbon.Que le gouvernement prenne ses responsabilités.C’est le peuple qui a élu ce gouvernement.“Nous n’avons pas ici un bill vote par les représentants du peuple.Je l’affirme.On ne taxe pas les riches”.M.Bertrand: “Vous autres, vous avez taxé les pauvres”.M.Brais: “Il ne s’agit pas ici d un bill de taxes et, par conséquent, nous ne sommes pas liés ici.Il s'agit simplement d’un bill qui sera administré au gré et volonté du lieutenant-gouverneur en conseil.M.Baribault: “Je suis marchand et je dois dire que, chaque jour, il y a des gens qui me donnent plus de 60% par jour avec la taxe de vente provinciale.” M.Brais: “Apr** la guerre, au Canada.500,000 personnes veulent s’acheter des machines à laver, des frigidaires.De plus, on veut se Québec, 19 (D.N.C.) — u iaui par notre gouvernement, assister a une grande conference i x.ant d’assistance publique, internationale pour constater jus- Nos trois facultés de mé qua quel point le Canada est esti- * ¦ - • ¦ -¦ mé et envié par les autres pays”, a dit M.Louis Saint-Laurent, ministre de la Justice, en arrivant hier après-midi à Québec.M.Saint-Laurent a quitté San-Francisco mardi en avion pour revenir à Québec.La mauvaise température a forcé l’avion à rebrousser chemin, et ce n’est que mercredi, qu’il a pu entreprendre le long voyage.Le ministre de la Justice est descendu du train entré en gare à 1 h.35 qui l’amenait de Montréal.A la gare, M.Saint-Laurent était attendu par quelques membres de sa famille, et son associé professionnel, M.J.-A.Gagné, C.R.Le ministre de la Justice, qui était vice-président de la délégation canadienne, à la conférence de San-Francisco, a déclaré; “Je n’ai pas de plus bel éloge à faire du président de la délégation canadienne, le premier ministre du Canada, qu’à citer l’-hommage, qui lui a été rendu par le New York Times, dans un article où l’on pouvait lire: “M.King est Thomme d’Etat le plus expérimenté du monde actuel.Le travail de la conférence de San-Francisco était suffisamment avancé pour permettre à MM.King et Saint-Laurent de revenir au Canada cette semaine.Tous deux ont fait grande figure à la conférence | comme représentants de notre j pays, nous a dit un journaliste qui j était à San-Francisco et est revenu j avec le ministre de la Justice hier.M.Saint-Laurent faisait partie du | comité numéro 1 du conseil de la sécurité et du comité numéro 1 du I conseil économique et social à la | conférence de San-Francisco.Le ministre de la Justice n’a pas voulu parler de la situation politj-que.Il s’est contenté de dire qu’il était heureux des délibérations de 1 San-Francisco et enchanté de se retrouver chez lui au milieu de ses concitoyens de Québec.M.le sénateur Lucien Moraud, de Québec, un des membres de la délégation canadienne, demeurera encore quelques jours à San-F’ran-i, a dit M.S ' CISCO, Saint-Laurent.La fête de Dollard chez les scouts LA REPUTATION D’UNE MAISON.EST UNE GARAIS TIE DE SATISFACTION ARTHUR LANDRY ENTREPRENEUR DE POMPES FUNEBRES SALONS MORTUAIRES MODERNES SERVICE D’AMBULANCE C.CODIN.prop.5«loni : Burexu t 518.RACHEL EST 528.RACHEL EST FAIkirk 3571 L* m&lsan O.Martin Enr’g, la plus vletUe matsoa du genre à Montréal, à fabriquer i a m b e s artificielles, corsets pour déviation de la colonne vertébrale.ceintures abdominales.bas pour varices, bandages herniaires.etc.Possède des ateliers attenant ou studio.C.MARTIN Enr’g.CORINNE MARTIN, prop.48 Craig Est UN SEUL AUCUNE STUDIO SUCCURSALE.Dipt 34 HA.3727 C’est à l’ile Ste-Hélène que se déroulera cette année la fête traditionnelle des scouts du diocèse de Inuniréal.Cet événement aura lieu aujourd’hui et demain, 19 et 20 mai.Coucher sous la tente, repas en plein air, feu de camp, grand jeu.Thème: D’Iberville à la baie d’Hudson.Le scoutmestre André Cho-quet dirigera le camp.L’Equipe Lemoyne ainsi que le commissaire Jean-Louis Houle seront tous responsables de cet hommage de reconnaissance des scouts à leur patron Dollard.En cas de pluie, la fête sera remise au dimanche^ suivant.Anciens du Collège de Montréal La réunion annuelle des anciens élèves du collège de Montréal aura lieu mardi prochain, le 22 mai.Il y aura à 5 -h., salut du T.S.Sacrement; à 6 h„ souper ; à 8 h., représentation: L’avare de Molière.Tous les anciens doivent se considérer comme très cordialement invités, même si par accident ils n’ont pas reçu leur carte d invitation personnelle.ACHETEZ VOS FLEURS IC) La Patrie Fleuriste 168 es), S.-CATHERINE Livraison partout directement de notre «err*-chaude PL.1786-1787 Erente» le tendl C.H.L.P.Il b.30 Il b.1S OPTOMETRISTE Jérôme CALENDRIER 5e MOIS MAI 31 JOURS Demain: DIMANCHE 20 MAI 19« PENTECOTE.Lever du soleil.4 h.25.Coucher du soleil, 7 h.28.Lever de la lune, s.1 h.02.Coucher de la lune, 2 h.09.Dernier Quartier, le 5, A 1 h.2 m.du matin Nouvelle Lune, le 11, A 3 h.21 m.du soir.Premier Quartier.le 18, A 5 h.12 m.du soir Pleine Lune, le 26.A 8 h.49 m.du soir Derniers devoirs .— Lalssez-nous vous Assister dans vos derniers devoirs, envers eeu* nul partent.Nos conseils sont basés sur l’expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D'AMBULANCE GEO.VAN DELAC FONDEE EN 189C C.Vjndeljc.|r.— Alaa Cous 120 EST, RUE RACHJV-, MONTREAL — LIMITEE BEIair 1717 MAI 1945 Dim.Lun.Mu.G • NLI1 1 i6 7 8 |ll 14 1S 28 21 22 27 28 29 Met 16 Jeu.Ven.11 18 2S Sam 5 12 19 j 26 .1 ® PLX.Professeurs d’anglais demandés Professeurs d'anglais demandés pour enseigner l'anglais aux élèves catholiques de la 4e à la 12e année pour l'année scolaire 1945-46.Bon salaire payé.S'adresser en mentionnant les qualifications, l'expérience et le salaire demandé, à 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il® m \ > .' I M.F.-L.BRITTON, du Spectator d’Hamilton, président de l’Association canadienne des chefs de tirage, dont le congrès annuel s’ouvre demain au Château F'ron-tenac, à Québec.DOIVENT boise UN GRAND VERRE DES CÉLÈBRES NS IJ Sur cette question de salut public, pourquoi les partis politiques ne s’entendraient-ils pas pour qu’à Tunanimité la> pasteurisation du lait soit décrétée obligatoire dans notre province?Sinon, je ne connais pas de meilleur moyen pour changer les nombreuses prises en considération en actions que de considérer de nul effet — apparemment elles le sont — les resolutions actuellement dans les dossiers du ministère de la santé et de les remplacer par des pétitions signées par tous les sociétaires des associations en question en uti’i-sant cette pétition-type: “La science médicale ayant victorieusement démontré que la pasteurisation du lait devrait être obligatoire dans notre province, nous, électeurs et électrices, nous nous engageons formellement à ne voter pour aucun gouvernement, I «AU MIHMAU AXTIflCIlUf.AUAUHt«6A2£US» I I - aux prochaines élections proviu* ciales, etc”.D’après les statistiques fédérale/ récentes, la mortalité des tubercu1 leux dans Ontario est tombée s 29.2 par 100,060, tandis que che4 nous elle est de 80.8 par 100,000* soit 2 fois 3-4 de plus ici qu’eT Ontario, où la pasteurisation df lait est obligatoire depuis 1938.' Cela veut donc dire que pour no* tre 80.8 par 100,000 de tubercu* leux dans notre province, nous re.quérons 11,612 lits à $3.50 par jouf chacun: coût annuel: $14,834,330.t Si au lieu de 80.8 nous n’avion-que 29.2, comme en Ontario, nou* n’aurions à envisager qu’un coût d $7,382,855 flour l’entretien annu de 5.922 lits.Pour toutes ces raisons, j’ai pe sé que nous pourrions joindre n tre témoignage à celui de la soci té des nations qui disait: Partoi où la pasteurisation du lait est g néralisée, les maladies transmis par le lait ont disparu.OUTREMONT Ce cottage avec g( rage.Le plus be site du Chemin Cô Ste-Catherine, pn de l'église St-Vi< teur.Peut être tranj formé en deux logi ments.Conviendra bien à un médeci Bâti sur un terrain t 50 x 120.On cans ________ _____ _______________ déferait aussi ui .«"'"«i»'* .- -vente au corn pi avec terrain vacant adjacent de 50 x 120, soit en tout 12,000 pds.Si ce terrain, peut être construit un duplex d apres le nouveau reglemei ^ ^ Pour information, s'adresser au No 258 Chemin Côte Ste-Catherin Plan fourni sur demande.CAlumet 7376.Qùne Vraie QomUite GACON (ÏIORI8+UN OEUF t i m (tetâüt&t Cenrr^det Cxigez le Savoureux (P/iÿi&ie æc L« bacon “Morin” a une aaveur rich* ot un arôme exquis parce qu’il •at prépari au aucre d’ERABLE d’aprèa une méthode aecrète et ex-cluaive.Inaiatex pour avoir du bacon “Morin”, préparé pour dos Canadiens par d** Canadians.Salaison Maisonneuve Limitée, i Montréal.“t n Mb fate— "Ta 4 •» ~ i i: TROIS SOUS LE NUMERO ^ Hf- ABONNEMENTS PAR LA POSTS ’ EDITION QUOTIDIENNE CANADA $600 (Sauf Montréal et la banlieue) Etati-Unii et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRI CANADA 2 00 Etats-Uni» e> UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press", de l'"A.B.C." et de la “C.D.N.A." Samedi, 19 moi 1945 TEMPS PROBABLE PLUVIEUX La “dernière heure'*.politique M.Houde ouvre sa campagne électorale demain soir à l'école Souart — il ira en Ontario lundi — Lettres; de MM.Rodolphe Gariépy et P.-Edmond Gagnon —; M.Coldwell à Vancouver aujourd'hui Les opérations dans I £ le Pacifique Légers goins à Okinawa — Tara-wak virtuellement conquise — ; Avances alliées dans Mindanao et ; .~ ~ I , _ , dans Luçon — Bombardements | Le premier mimstre King declare a Edmonton que notre sur Formose et Bornéo Canada et la guerre du Pacifique Manille, 19 (C.P.) — Les troupes! M- ; américaines ont obtenu de faibles, .Umet gains locaux au front sud d’Okina-1 Langlois dans Lotbinière - Cher les libéraux et pays enverra 30,000 hommes combattre le Japon Cette participation a été élaborée au cours de la conférence de Québec, en 1944 les progressistes-conservateurs f - La campagne électorale de M.Ca-millien Houde dans Sainte-Marie débutera demain soir, en l’école Souart, angle La Fontaine et Papineau.La réunion commencera à 8 h.15 précises.Il sera accompagné de nombreux orateurs parmi lesquels M.Roger Duhamel, ex-président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et candidat du Bloc dans Montréal-Saint-Jacques, M.Marcel Poulin, candidat du Bloc dans Montréal-Saint-Denis, M.Albert Charpentier, conseiller municipal, et M.Raphaël Beaudette.Cette réunion marquera le début d’une tournée de M.Houde en faveur des candidats du Bloc populaire canadien à travers la province.Lundi, il parlera à 2 h.30 de l’après-midi à Coteau du Lac, en faveur de M.J.-Robert Stocker, candidat du Bloc dans Vaudreuil-Soulanges, et à 8 h.30 du soir à Hawkesbury, dans la province d’Ontario, où il parlera en faveur de M.Léandre Maisonneuve, exmaire de la ville et candidat du Bloc dans le comté de Prescott.' Mardi soir, M.Houde se rendra à Saint-Jérôme, où il assistera à un grand ralliement en faveur de M.Henri Dionne, candidat du Bloc dans Terrebonne.Le même soir, il prononcera un discours en la salle de l’école Saint-Gérard, angle des rues Liège et Berri, à l’occasion de l’ouverture de la campagne électorale de Me Fernand Chaussé, candidat du Bloc dans Montréal-Mercier.La réunion de Saint-Jérôme commencera à 7 h.30 précises.Mercredi après-midi, M.Houde ira,à Sutton appuyer la candidature de Me Maurice Archambault, candidat du Bloc dans Brome-Mis-sisquoi.Le soir, il sera à Granby pour parler en faveur du notaire Lindor Tétreault, candidat du Bloc dans Shefford.Jeudi, il sera de retour à Montréal où il assistera au grand ralliement du Bloc populaire canadien au marché Atwater et auquel assisteront MM.Maxime Raymond, chef du Bloc aux Communes, et André Laurendeau, chef provincial du Bloc et député de Montréal-Lauriçr.Dans Chambly-Rouville M.Michel Chartrand, candidat du Bloc populaire canadien dans le comté de Chambly-Rouville, ouvrira sa campagne électorale par une série d’assemblées après la granit-messe dans les paroisses du comté.Des orateurs adresseront la parole aux endroits suivants: Boucherville, Saint-Bruno, Saint-Basile, Saint-Hubert, Sainte-Julie et McMastervil-le.Parmi les orateurs qui accompa-fneront le candidat, on mentionne MM.Fernand Chaussé, candidat dans Mercier, Paul Massé, candidat dans Cartier, Philippe Girard, organisateur en chef du Bloc, J.Emile Loranger, Roméo Roy, Bruno Cami-rand, Paul Préfontaine, André Tessier, Paul E.Sylvestre, Adrien La-lumière.M.Rodolphe Gariépy appuie le Bloc M.Rodolphe Gariépy nous écrit: Pour qui suis-je candidat dans Joliette-l’Assomption-Montcalm?Et pourquoi?C’est pour les électeurs de mon comté et pour être fidèle à l’engagement que j’ai pris envers eux.En 1939, quelques jours avant la déclaration de guerre du Canada à l’Allemagne, à la demande d’un groupe d’amis, j’ai pris l’initiative de parcourir le comté, de faire signer une requête sommant notre député d’alors, le sénateur C.E.Fer-land, de s’opposer à la guerre et à toute participation aux luttes étrangères.A la tête de milliers de per Bagotville, le 19 mai — Nous recevons la lettre suivante: Monsieur le directeur.Le Devoir, rue Notre-Dame, Montréal.Cher M.le Directeur, Vous avez annoncé que l’organisateur du parti Bracken, M.Lafontaine, affirmait que les Candidats indépendants étaient ralliés au parti conservateur.En ma qualité de candidat indépendant dans le district de Chicoutimi, je tiens à protester personnellement contre cette affirmation mensongère.Je ne suis moi-même relié en au- , ., | Edmonton, 19.(C.P.) — Le premier ml- dre leurs objectifs irnniédlîlts, les niajj.0 jju Canada a annoncé hier qu'en-villes de Naha et de Shuri.iviron 30,000 soldat* canadiens participe- Sur 1 lie larakan, au large de ront en dehors du Canada à la poursuite Borneo, des troupes australiennes la re contre le8 japonai*.et hollandaises ont atteint la cote j ^ K.n^ a |ajt cette déclaration, avant orientale, complétant ainsi virtuel-|d, prononcer un digc0Ur.à l'occa.lon de lement la conquête de lile; il reste,,a cam électorale en cour.nerSfrésislancë isolées maTI ïes' i Au dlre de M’ King’ #.nvir0D 13’500 hoin- Alliés tiennent tous les points im- ,, .théâtro du PaciMmi* portants de la petite île.1 canadien, .ur le theatre du PacMque.Le Canada ratifierait le pacte international sans réserves Difficulté du travail de la conférence — 22 discours sur le mot "agresseur" — Mécontentement de la délégation de Washington au sujet des j.tactiques dilatoires de la Russie 4 jfs La résistance japonaise sur Oki-j nawa est si déterminée que les fu- Quant à l'Armée, elle (ournira une dl-vl.ion d'infanterie appuyée par de» trou- siliers marins près de Naha et des po* mo!ori' Par les Russes sation aussi forte de mettre enfin ! ^P^s-mid.et la seconde à St-i11 a r,e"1.à v0,r avPC la so,u""" de une des siens à la tête du pays.; Césaire de Rouville, à 8 h.du soir, i ce ; Le meme jour, il tiendra deux as- ' .11 s : rtlrtnc V t .i „ .séa .i — problème.M.Coldwell à Vancouver ; semblées à St-Théodorc d’Acton et Toronto, 19.— M.M.-J.Coldwell, ' me^se^Outre m’ rv^t^ Zr' Sr!,nd" naUnnoi Hu i' r mes.se* uutre M.Cyr, les principaux Démission d'un régisseur Ottawa, 19.— (C.P.) — M.A.H.Williamson, régisseur du bois et du caoutchouc pour le comte du „ ,T .•- .j le Dr Philippe Adam, ancien dépu-1 ministère des Munitions, démission- Coldwell aura lieu le lundi, 21 mai, | te de Ragot à l’Assemblée Icgisla-1 nt,ra le 15 juin afin de retourner a \ ictoria._ j tive.Me Daniel Johnson, avocat, chez lui, sur la côte ouest, aupreYtrl- Auj cours^ d une ^communication • de Montreal et Acton Vale; Me Eu- on.Ses successeurs seront M.D.D.avec le quartier général de son parti, le chef du C.C.F.a exprimé ses regrets de n’avoir pu prendre part gène Touslgnant et Mc Gaétan Sylvestre, avocats, de Saint-Hvacin- the.Rosen berry, pour le contrôle du bois et M.J.A.Martin, assistant-cdqitrôleur, pour le caoutchouc.Tito se battrait ROME, 19._____ ________ _ maréchal Alexander a déclaré au-1 exemple sa politique aux Philippi-jourd’hui que c’est l’intention ap- nes pour montrer que les Etats-parente du maréchal Tito d’établir j Unis sont favorables à l’indépen-ses pénates à Trieste “par la force'dance des colonies; mais la delegacies armes et l’occupation militaire” j tion américaine estime, avec les et que c’est pour prévenir de telles j Anglais, que certains territoires choses que nous avons combattu j faibles^ ne gagneraient rien à 1 tn-durant cette guerre.Les Chinois occupent Foutchéou dépendance complète et qu’il i vaut mieux pour ces populations ! avoir la protection d’une grande i puissance.M.St-Lourent de retour t , ,AD, , | Québec, 19 (D.N.C.) — “Toutes T ( hougking, 19.i les nations représentées à la con- haut-comniandement chinois a al'-! ftrence de San-Francisco ont pa-noncé hier soir que les forces clu- ru d’accord de mettre sur pied un noises ont complètement réoccupé; le port stratégique de la côte est, |-— Foutchéou, dans cette région où les1— g*-n.- ».n-ri-a.Japonais craignaient des débarque- ; LSI K F21IÎCC ments alliés.organisme de sécurité internationale organisé d’une façon viable et pratique.Toutes reconnaissant que les nations aussi bien que les individus ne peuvent faire quelque chose de durable qu’en acceptant les dix commandements comme base”.Voilà ce que déclarait, hier soir, M.Louis Saint-Laurent, ministre de la Justièe, et vice-président de la délégation canadienne à ces délibérations, arrivé à Québec au cours de l’après-midi."L’impression la plus profonde que je rapporte de la conférence, c’est de voir en quelle haute estime les représentants des autres nations tiennent le Canada”.Le ministre de la Justice a ajouté que la délégation canadienne à San-Francisco n’a pas cherché à se mettre en évidence, ni à forcer la note, mais qu’elle s’était tenue plutôt sur la défensive, de façon à ce ou’ellc puisse faire valoir son point de vue si les circonstances le permettaient.A San-Francisco, M.Saint-Laurent a fait partie de trois comités, le comité no 1 du Conseil de la sécurité et le comité no 1 du Conseil économinue et social.M.Lucien Morand, de Québec, un autre membre de la délégation canadienne, est demeuré à San-Francisco où il séjournera encore durant quelques jours, tant que les délibérations ne seront pas terminées.M.Saint-Laurent a laissé entendre que le traité, couronnant le travail de la conférence qui remplacera la Ligue des nations sera très probablement signé à Washington sous peu.A la suite de sa suggestion d’admettre la France au rang des quatre puissances, en amendant les pronositions de Dumbarton Oaks, M.Saint-Laurent faisait remarquer qu’elle avait été admise sans discussion aucune, sans vote même, et que le chef de la délégation fran- Saise, M.Georges Bidault, s’était: éclaré très heureux de constater que ce geste avait été posé par des Canadiens.Concernant l’usage du français à la conférence, adopté sur proposition du premier ministre King, il souligna qu’au début les délégués de la France auraient préféré que les discours anglais fussent traduits en français et vice-versa, mais qu’on leur expliqua la procédure suivie aux Communes canadiennes, c’est-à-dire que les députés de langue française ou de langue anglaise parlaient dans leur langue, et finalement ils furent satisfaits de cet arrangement.On traduisait les discours prononcés, en russe, en chinois, ou en d’autres langues, mais non en français et en anglais, mais ces deux langues étaient reconnues comme officielles, et on pouvait s’exprimer dans l’une ou dans l’autre, et en outre tous les documents étaient aussi traduits en français et en anglais.Comme question de fait, on parla autant en français qu’en anglais.“Le Canada jouissait d’une situation privilégiée à San-Francisco, a dit aussi M.Saint-Laurent, comme membre du Commonwealth des nations britanniques à cause de nos relations culturelles avec la France et les Européens de culture française, de nos relations diplomatiques et de l’aide fournie à la Russie, de notre position parmi les nations américaines, et la bonne entente qui existe entre les Etats-Unis et nous.” Il a finalement déclaré que toutes les nations sud-américaines, qui n’entretiennent pas de relatiqns diplomatiques avec le Canada, sont désireuses d'être représentées au pays le plus tôt possible, et qu’il y a un fort mouvement en faveur d’une expansion de relations culturelles et commerciales avec ces nations.Inspecteur anglais arrivé ici et ritalie Montréal, 19 (C.P.).— Le maréchal en chef de l’air, sir Edgar R.Ludlow-Hewitt, est arrivé ici hier soir après une envolée transatlantique en compagnie du vice-maréchal Fiddament, de la R.A.P.Paris demanderait des rajustements de frontière —- L’occupation de i la vallée d’Aoste ROME.19.— (A.P.) — On a appris hier que les Alliés et l'Italie En sa qualité d’inspecteur géné-j tentent d’induire les Français à se rat, le maréchal Hewitt a (‘intention j retirer de la petite vallée qui en-de faire une tournée d’inspection j |0ure Aoste, dans le nord-ouest de des établissements de la R.A.F.auji’Halie, afin qu’un gouvernement Canada._ ! militaire allié puisse y être établi.! On aurait demandé aux quartiers ! généraux du général Eisenhower i de faire des instances auprès des n- .r.m ' FranÇa'* P01lr qu’ils se retirent de Trols-Rivteres, 19.(D.N.C.) — Une mere ” et ses deux entants ont été assez cruelle-! ( 1 K ment brûlés dans un incendie qui a corn-j Les journaux de Rome ont reçu plètement rasé la maison qu'ils habitaient i avec hostilité une déclaration qui à La-Plerre, au nord des Trois-Rivières.j aurait été faite par un porte-parole Les victimes sont Mme Arthur Duchesne, ; (|u ministère français des affaires 33 ans, et ses Miettes, Thérèse, 4 ans, et: étrangères à savoir que la France Maison rasée par le feu Protestations contre la taxe de 6 pour cent Québec, 19 (D.N.C.).— Au cours d'une conférence de presse accordée, hier après-midi, M.Adélard Godbout, chef du parti libéral et de l’opposition officielle, a déclaré qu’il a reçu à scs bureaux, à date» 16,000 lettres et télégrammes de protestation contre la taxe de 6 pour cent que le gouvernement provincial a imposée par une loi récente.“Depuis l’adoption de cette loi.a dit M.Godbout.nous recevons chaque jour de 2,500 à 3,000 lettres et télégrammes venant de toutes les parties de la province de Québec.On proteste individuellement et en groupe, et la quantité de ces messages indique l’indignation du peuple qui ne s’attendait pas du tout à ce que le gouvernement, qui avait promis avec tant do fanfare d’abolir la taxe de vente de 2 pour cent, la remplacerait tout de suite par une taxe trois fois plus onéreuse.Jamais, dans l'histoire de ta province de Québec, une taxe provinciale n'a «711 nlIKvl CA et AtlVUtl U U t: •« ¦¦ I ' » x »• • Laurence, un an et demi.1 demandera des rajustements de ^“IP:éHde,,nlP.r",^!aIi"nZe.aTi!1U^n Mme Duchesne a été biûlée aux mains : frontières aux dépens de l’Italie nlmos de toutes les classes de la so* et à la figure en sauvant ses enfants., ]ors des négociations de paix.Cette Les entants sont plus gravement brûlées, nouvelle venant après les réelama-Leur condition cependant n’inspire aucune ! (ions du maréchal Tito a été fort crainte.Les enfants se Mouvaient seuls mal reçue, à ta maison quand éclata l'incendie.j ., ’ .! f.e journal indépendant H tempo .j écrit que si c’est là l’esprit qui doit i bombardiers lourds étatsuniens ont Un débardeur se blesse ciété.' Prisonniers alliés évacués d'Autriche LONDRES, 19.—- (G.P.) — Des ! triompher en Europç, la conférence | évacué hier 2,250 prisonniers alliés i de ,San-Francisco peut bien ajour-j d’un canin allemand près de Linz Trois-Rivières, 19.(D.N.C.) — Napolétm ner ses travaux.L’organe du parti; en Autriche;'cela porte à près de Duhaime, domicilié à 1764 rue Notre-Dame, liberal, Il Risorgemento Liberale, ! 30,000 le nombre de prisonniers de un débardeur, s'este blessé grièvement en tombant dans la cale d'un navire.L'exa-ment a surtout révélé des fractures.«m-Uplee des deux coudes.fait appel aux gouvernements dé- ; guerre ramenés en Angleterre et mocratiqucs leur demandant de ne ; en France par le Sème commande-pas recourir aux méthodes hitlé-j ment aérien des Etats-l'ni* depuis riennes.neuf^ours. 4 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 19 MAI 194b VOLUME XXXVI No 114 3 m 0 ü L" problème des minorités Texte de la conférence récemment prononcée à Montréal par Mgr Baudoux, de la Saskatchewan - La situation des divers groupes français de l'Ouest - Des faits et des chiffres - Les difficultés auxquelles elles se heurtent La volonté de vivre d'un petit peuple- L'ignorance de nos concitoyens d'autres origines-L'antipathie d'une bonne part de l'élite-Les "grossières invectives" d'un président d'université - Le problème de l'école-"Nos solutions"-La voix des faits La question de la radio française-"Une telle entreprise est née d'une nécessité méluctable pour nous" - Pourquoi nous l'avons lancée - "Nous voulons, avec une volonté que rien ne brisera" — "Radio-Saint-Boniface" ouvre la voie-L'appel à la province de Québec vinces et nulle part ne constituent des agglomérations bien considérables, on peut distinguer des lieux géographiques oit ils se sentent davantage chez eux qu’ail-leurs.Le Manitoba est le plus favorisé, car il compte deux blocs pas mal compacts, dont le centre d’attraction est Saint-Boniface: le premier longe la Rivière-Rouge, en projection des Etats-Unis; l’autre se situe en bas de la rivière Assini-boine, en direction du sud-ouest.La population canadienne-fran-çaise de la Saskatchewan a été comme semée à la volée à l’époque de la colonisation.On en trouve donc partout.On distingue toutefois le groupe du nord, avec Prince-Albert comme pivot, et la traînée du sud dont Gravelbourg forme le centre culturel.Les quatre cinquièmes de la population de l’Alberta habitent le nord de cette province.Trois blocs cohérents: celui d’Edmonton et des paroisses qui s’échelonnent vers le nord; celui de Saint-Paul, au nord-est; celui de la Rivière-la-Paix, un véritable Québec en miniature, essaimé récemment au delà du Petit Lac des Esclaves.La grande majorité des nôtres se trouve groupée dans de petites paroisses ayant à leur tête des prêtres de notre race à l’ombre d’un clocher qui abrite une école, des foyers et des magasins où résonne le verbe français.Des couvents nombreux, que dirigent des communautés de chez nous, reçoivent nos jeunes filles, tandis que, dans chacune des trois provinces, un collège à base catholique et française, donne à un bon nombre de nos garçons la for-! mntion classique traditionnelle.D’après le recensement fédéral ' Nos foyers reçoivent un hebdo-de 1941, nous sommes un peu plus madaire du pays qui s’efforce de Voici le texte • Le FILMOSOUND 156-V possède toutes les facultés requises par les exigences des différents départements du gouvernement américain et possède tous les avantages — Reproduction parfaite des images et du son — Eclairage suffisant sans aucun scintillement et sonorité naturelle très riche — Mécanique et optique parfaites.AVANTAGES Jumlnotlli — lamp* 750 ou 1000 watt» — 110 volt* — Optique — lentille 2" F/1-6 Interchangeable — Condensateur» démonte Me» san» Tuiage d outil* — Condensateur ' Magnllite" donnant 30% 4- d# luminosité — Tambou débiteur» »péciaux offrant 100% de sécurité — Marche aeant et arrière commandée par un bouton ___ Vitesse pour film» silencieux et sonores Arrêt sur image prolongé et sans danger — Huilage centralisé et nettoyage très ladle — Prise» pour microphone et phonographe — Boutons de contrôle tous centralisé» et groupés — Bras support pour bobines de 2000' — Traction parlaite assurée par un dispositif exclusif sur support — Accessoire» et supports dans la porte du prolecteur — Haut parleur spécial 12" muni de 50 pieds de 111 — Fini très luxueux et durable — Encombrement réduit — Facilité extrême d'opération.Si tous désires tous procurer un appareil de qualité supérieure pour films 16MM.ellendeux et sonores, pour petites ou grande» salles, vous ne pouTes mieux choisir en achetant un Bell S Howell "156".(H existe encore des restrictions concernant la livraison des prolecteurs 16MM.toutefois pour les maisons d éducation nous espérons pouvoir livrer bientôt).• IMPORTANT : Les maisons d’éducation seulement peuvent se procurer des appareils neufs — étant donné qu’une priorité est nécessaire.PROJECTEUR S.V.E.pour !o projection des films 35MM.fixes — Modèle "A A A" 300 watts, complet avec valise.RADIO-CINÉMA 5011, avenue Verdun - Montréal, « YOrk 4601 • REPRESENTANTS AUTORISES A QUEBEC ET AU LAC SAINT-JEAN ECRIVEZ POUR RENSEIGNEMENTS ET PRIX LOCATION DE PROGRAMMES ET SERIES D'EPISODES 16MM.SONORES ECRAN DE PROJECTION PERLE SERVICE TECHNIQUE POUR LA REPARATION DES PROJECTEURS= VOLUME XXXVI — No 114 LE DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI 19 MAI 1945 Samedi, 19 mai 1945 Programmes spéciaux 8.30 pjn.Cï'CF.— Orch.dea Boston Pops eus la direction d'Arthur Fiedler.Pro- gramme: Bolera, de Ravel; Largo, de Haen-dol; Oberon, de Weber; air de Sylvia, de Delibes.Sommaire des postes locaux CBF-8M kUeefclas tlldl Ain d'opérettes.«‘ÎIrS: *• 8-B 0 3.SP Signal-horaire 1.00 Musique.1.15 Radio-journal.1.30 Revue des hebdos.1.45 Intermède 2.30 Adagio.3 00 Intermède.3.02 Relais des Etats-Unis.3.30 Musique légère.4.00 Intermède.4.02 Orch.symphonique.5.00 Orchestre.5.30 Célébration panaméricaine.5.45 Musique.5.00 Programme musical, e 15 Radlo-lo jrnai.6.25 Croix-Rouge.6.30 Protection de l’enfance.6.45 Sport.6.55 Intermède T OO Questionnaire de la teunesse 7.30 Sport.7.45 Visagee de la Nouvelle-France.8 00 Ici l'on chante.830 aur le oui-vlve 9.00 Concert du samedi.9.30 Parti libéral.10.00 Radlo-jourual.10.10 Vieux airs.10.30 Orch.Gray.100 Musique de danse 1 15 Orchestre de lazz 11.30 Orch.de danse.2 00 Nouvelles 2.03 Fin des émissions CUM-910 Kllocrcles ildl Nouvelle» de RBO 2.15 Snorts 330 “ ta Programme pour jeunesse ai u-horalre 1.00 Radio lournai 1.15 La Croix-Rouge.1.30 On veut savon 1.45 Intermede 2.00 Muslcana 2.30 Emission d uutre-mer 3.00 Orch.dee nations.4.00 Danse- et orchestre.4.3U Musique, NBC.5.00 Musique 6.00 Sport.6 15 Radin-journal 6.30 Curtain echoes.6.45 Nouvelle» d* SBO.7.00.Novelty group.7.15 Deux piano*.7.30 Boorts 7.45 Causerl*.8.00 Ici l’on chante.8.30 Share the wealth 9.00 Concert du samedi.9.30 Musique des Prairies.10.00 Radio-journal 10.30 Vieilles chansons.11.00 Nouvelle* de la BBC 11.15 Relais de la BBC.12 00 Nnuven**.CKAC-U Midi NouvelM* 12.15 Ecole supérieure de musique.12.45 Parade des vedettes, i.ou Bulletin ae* lermura 1.15 -e violon hongrois.I.20 Les amis de la coloni- sation.1 30 Report of the nation 2 00 Capsules mélodique* 2.15 Le jardinage pour la victoire.2.25 Nouvelles de rneure 2.30 Carolina Hayrlde.2.30 Conservatoire de musique.3.30 Concerto.4.00 Evènement* noclaux 4 15 Nouvelles.4.30 Pour vous mesdames 4 45 Comédie musicale.5.00 Les courses, 5.30 Viva America.6.00 Société Salnt-Jean-Baptlste.6 30 v.,runi «on-t*.6.40 Pièce du Jour.6.45 Nouvelles de chez nous.6.55 8e emprunt.7.00 Concert 7.15 Parti liberal.7.30 Musique militaire.7.45 Union des électeurs.B 00 l.e» diables -outres 8.30 Programme musical.8.55 Choses du temps.9.00 Docteur Morhanges.9.30 Aux leux de la rampe.10.00 Tangee Serenades.10.30 Voici l'armée.10 45 Nouvelle» 10.55 Orgue 11 00 Bnn*olr !»• «nortlfa II.15 Orch.Brooks.11.30 Orch.Hawkins.Iz ou Noovt.ilM 12.05 Orchestra.12.30 Orch.Dorsey.12.45 Orch.Pastor.1.00 Nouvctiu* crcr-550 Kilocycle* Midi Mélodie*.12.15 Muslqu*.12.30 Studio.12.45 Dîner.1.05 Studio.1.15 Tranz-Atlantlc quia 1.45 Ensemble instrument tab 2.30 Opéra.5.30 Heur* du thé.5.45 Studio.6.00 Sérénada.6 15 Nouveilea 6.25 Ce soir.6.30 Mélodies chaneeuMa 7 00 Good old daya 7.30 Muslqu* 8.30 Orch.de Boston 9 30 Sweet and twin# 9.45 Causent.10 00 Café cosmof-Hta.10 30 Nouveilea 11 00 Le raconteur.11.15 Musique d* dans* 11.30 Danse.11 55 Nouvelle*.CHLP-1490 Kilocycle» Midi Heure féminine.1.00 Radio-Journal.1.10 Heure féminine.2.00 Orchestre.2.15 Marine canadienne.2.30 Concert master.2.45 Fanlare 3.C0 Fanfare.4.00 Musique classique.4.30 Parade des vedettes.5.00 Thé dansant.5 20 CHLP ce soir.5.25 Nouvelles.5.30 Radlo-speclal.6.00 Nouvelles.6 15 Mêll-mêlo.6.29 Tem Dérature 6.30 Musique.6.45 Chansons française».7.00 Un peu de tout.7 30 Vieilles gens, vieille* choses.7.55 Nouvelle*.8.00 Mélodies.8 30 Swing 9.00 Musique.9.30 Tin Pan Alley.10.00 Orch.Oliver.10.15 Nouvelle».10 30 Orch.de d&nae.11.00 Heure.Le problème des minorités (auite de la page quatre) CKSB, poste de 1000 watts fonctionnant sur une fréquence de 1250 kilocycles, remplira l’air manito-bain des syllabes qu’avaient semées, dans le sang et les larmes, La Vérendrye, Aulneau, Provericher Taché, Langevin et tant d’autres! Radio-Saint-Boniface, c’est cela, tout cela.Mais c’est encore plus que cela.Par la grâce de Dieu, la colonie de la Rivière-Rouge a joué dans l’ouest un rôle de précurseur au peuple canadien-français.Radio-Saint-Boniface continue ce rôle.Et avec la grâce de Dieu, l’étincelle nouvelle ira se poser dans les deux autres provinces et jailliront alors Radio-Prince-Albert, Radio-Gravel-bourg et Radio-Edmonton.ne nous sommes adressés à elle en vain.Quant à M.Denis, qui préside le secteur de Montréal, comme nous avons été heureux, dans l’Ouest, que le Comité permanent lui ait demandé d’accepter cette tâche! Car M.Denis a donné les vingt-cinq meilleures années de sa vie aux causes nationales de l’Ouest.’Et en Saskatchewan, c’est à lui que nous devons notre solide structure canadienne-française.Vous l’avez vu à l’oeuvre ici depuis dix ans, se confondant avec vous.Là-bas, son nom reste gravé partout dans les mémoires.Quand, au cours de la campagne de souscription en faveur de Radio-Ouest-Française, vous l’entendrez cet automne plaider notre cause, c’est notre voix que vous entendrez.Si vous nous aimez, veuillez lui assurer votre entière collaboration.Et ainsi, vous répondrez comme cette autre partie intégrale de vous-mêmes, qui vit là-bas, inébranlablement attachée au même idéal.Que IMeu le veuille.Mesdames et Messieurs.Prog ramme du congrès étudiant Dimanche, 20 mai 1945 Sommaire des postes locaux CBK-490 Kilocycle» 9 00 Radio loùrnM 9 05 Programme miulcal 9.30 Quatuor Z cordes 10.00 Concerto 11.00 Récital de piano.,130 Jardin de la mélodie Midi Concert du dimanche.,2.30 Notre français sur le vif.12.45 On veut savoir u .>j oignai-no'Hire 1.00 Récital de violon 1.15 Radlo-jouruai 125 Intermède 1.30 Groupe Instrumental.2.00 Programme musical.2.30 En ce temps-la 3.00 Music-hall.3.30 Chansonnettes.4.00 Musique de chambra.4.30 Opéra.5.00 Musique.5.30 Planistes duettistes.6.00 Chronique de France.6 lé tadl - l'nniaj 6.20 Intermède.6 30 Récits du capitaine J M.Marcotte.6.45 Chansonnettes.I 00 Uerènade puui cordes 7 30 Les vars de ta marine 8.00 Canadlana.9.00 Histoires de chez nous.9.30 L album de musiuuc familière 10 00 Radio-lournsi 10 15 Itinéraire canadien 10.30 Musique contemporaine.11.00 Airs d'opéras.11.15 Jazz.II 30 Orchestre de danse 12.00 Minuit.Radio-journal ' 12 03 Fin des émission* CBM-940 kilocycle* 1 9.00 Radio-Journal, i 9.15 Récital de piano., 9.30 Quatuor a cordes , lu ’ • oimveiles 10 05 Les hebdos anglais 10 30 Le jaidlniei ontarien 10 45 Vieilles chansons 1 ervice religieux Midi Nouvelles d» BBC lü a Causerie 12.30 Concert, NBC.12.59 Signal-horaire 1.00 Musique 'Just Mary" Quatuor S' cordes j Nouvelle* 104 Commentaire» o« Washington 2.15 A communiquer.2 .10 Service religieux 3.00 Eyes front.3.30 Musique.4.30 Churui al the air 5 00 Radlo-loumal „ 5.03 Concert, relais de Toronto.5.10 Concert.5.30 Planistes duettistes.6.00 Les Plus beaux disques 6.30 Reportage.6.45 Nouvelles.V 00 Sérénades 7.30 L for Lanky.8 00 McCarthy et Bergen 8.30 Revue des événement* de la semaine.8 45 Causerie.9 00 Le théâtre anglais 9 30 Album de rruslqu*.10 00 Radio-journal 10 15 Récital de chant.10.30 Compositeurs contemporains.11.00 Nouvelles de BBC.11 15 hsuserle 11.30 Musique du Pacifique.!2 00 Nouvelles 12 03 Fin des émissions CRAC-73T kilocycle* 8 00 Nouvelles 8 05 Orgue 8.30 The Jubilaires 8.45 Ensemble Winston.9 00 Oratoire.9 15 Biggs, organist 9 45 Chansons.10 le Gospel servlet 10.30 Choeur de Tuskegee.10.35 Musique.11.00 Musique.11.03 Au Clavier.11.30 Vient de paraître Midi Mélodies.12 15 Mode et.lustque 12.30 Wc deliver the goods.12.45 Quatuor Granby 1 00 Me.(dies 1.15 Parti libéral.1 30 Nouvelles 1.40 Opéra.2.00 I* fête des mères.2.30 Conservatoire de musique.3 00 Orch Philharmonique de N -Y 4 30 Nouvelles 4 40 Orch.de concert, a ou The family nnur 5 45 Musique 6 00 The Adventures.6 30 Le Frère André 6 45 Nouvelle» O» ch*» nous 6 54 Causerie: 8e emprunt.7.00 Causerie.7.15 Tango.7.30 Chanson» de Bédard 7 45 Mémoires.8 00 Chronique parlemen- taire.8 .10 Voici l'armé» 8 55 Nouvelles 9 00 Les Indépendants.9 25 Musique H '"hêAtre I eraen 10.00 Les Indépendant*.Programmes spéciaux A RADIO-CANADA: 5.00 p.m.NBC.— L'Orchestre symphonique de la NBC, sous la direction du Dr Frank Black, présentera William Kappoll, planiste.Le programme musical sera entièrement tiré du répertoire russe et on y entendra le concerto pour piano et orchestre de Tchaikovsky.5.30 p.m.JOUONS EN DUO.— Sous cet-j te rubrique Jouons en duo, Radio-Canada a fait entendre dimanche un concert de Marie-Thérèse Paquln et John Newmark, planistes, qui ont exécuté en duo des oeuvres de Beethoven, de Schumann, de Brahms, etc.Dimanche prochain Us Joueront Marche héroïque, de Schubert; Thème et variation, de Mozart: Chanson de route.d'Aubert; Danse slave, de Dvorak; Adagio molto et Rondo no 60.de Weber.6.30 p.m.AFRIQUE DU NORD.— Poursuivant la série de ses causeries a Radio-Canada.M.Jean-Paul Marcotte parlera dimanche d’un autre aspect de son séjour pendant la guerre en Afrique du Nord.Sa 10.15 Musique.10.30 Bloc populaire.10.45 Nouvelles.10.55 Nouveilea de l’armée.11.00 Sport.11.15 Orch.de concert Columbia 11.30 Orchestre.12 00 Nouvelle* 12.05 Relais de CBS.11.30 Orchestre.12.00 Nouvelle».1.00 Nouvelles.CFCF-550 kilocycle* 8.00 Nouvelles.8.30 The Woodshedder» 9 00 Nouvelles 9.15 Coast to coast.10.00 Message.10.30 Southern air ea.U.00 Nouvelles.11.05 Travail d* guerr*.11.30 Causerlo sur Tanné» 12.30 Théâtre.12.45 Soeurs Moylan.1.00 Nouvelles.1.05 Donald Novls.chant 1.30 Sammy Kay.2 00 Chaplain Jim.2.30 Vêpres.3.00 Frederick*, chant 3.15 Studio 3.30 Hot copy.4 00 Fun valley.4 30 Musique.5.00 Bonnes nouvelln.6.30 Rev Sprlngett.5.45 Nouvelle*.6.00 Radio Hall.7 00 Studio.7.15 Dorothy Thompson.7 30 Bandwagon.C.00 Intermède.8 15 Soliste 8 30 Weird Circle.9.00 Musique.9.30 Nouvelles de la man ne.9 45 Cancane.10 00 La femme.10.30 Nouvellee 10.45 Musique de danse.11.15 Les Américains en Orient.11.30 Causerie.12.00 Danse 12.55 Nouvelle*.CHLP-1490 kilocycle* 4.55 O Canada.5.00 Heur».5 00 Orchestre 5.30 Chansonnette*.5 45 Intermède musical 6.00 Variétés.6 15 Chansons.6 30 Parade musicale.7.00 Coffret musical.7 30 C'est arrivé.7.45 Apprenons l’espagnol a 00 Heurt 12.00 Journal hebdomadaire causerie: Invasion de sauterelles en plein sirocco.7.00 p.m.CBF.— Sérénades pour cordes.Orch.sous la direction de Jean Deslau-riers.Jean Belland, violoncelliste, sera ei soliste.Le ténor Jacques Labrecque est au programme.On entendre Where or When, de Rodgers; Brazil et la Polonaise, de van Coens: Laura: The Busy Heart, d'O'Brlen; La vieille maison grise, d'André Messager, et Je t'adore.8.00 p.m.CANADIANA.— M.Donatien Fremont, de la Société Royale du Cana-de, chevalier de 1a Légion d'honneur, parlera de Reglna et de la Saskatchewan.On entendra deux oeuvres d'Hector Gratton, Ecossaise et Nocturne ainsi que l'Ouverture de Princesse Jaune, de Saint-Saëns.Cortège de Bacchus du ballet Sylvia, de Léo Delibes.Jean Dansereau, planiste .ex*-cutera le 3e mouvement (presto) du Concerto en la de Mozart.Muriel Qullbault, Jeanne Maubourg, François Rozet, Armand Leguet et Albert Duquesne Interpréteront un conte d’Yves Thérlault.10.30 pm.OEUVRES CONTEMPORAINES.— Le nom de Bêla Bartek, composl- Comprenez-vous pourquoi, mes dames et messieurs, devant la tâche ardue qui s’est imposée à nous, à laquelle nous n’avons pas voulu nous soustraire, nous nous laissions aujourd’hui transporter par un enthousiasme débordant?Car si Radio-Saint-Boniface est aujourd’hui un fait, si nous sommes certains que nos trois autres postes de l’Ouest naîtront à leur tour dans un avenir qui n’est pas éloigné, c’est parce que nous avons lentement édifié notre survivance, pierre par pierre, c’est parce que nous avons eu confiance en nous-mêmes.Et comme nous avons eu raison d’entretenir cette confiance! L’entreprise en marche suppose la réalisation d’un capital de $300,-000, Or, nous ne sommes que 150.-000 dans l'Oueit.Qu’importe.A l’automne de 1944, nous avons fait appel à nos gens.Nous ne leur avons pas proposé un placement financier, mais un placement culturel; nous ne leur avons pas demandé de prêter leur argent: nous leur avons demandé de donner leur argent; nous ne leur avons pas vendu des actions: nous leur avons offert une assurance, l'assurance de rester, parla radio, fidèles à leur passé.Et voilà qu’ils ont versé près de $150,000 à date.A coup sûr, nos quatre postes seront l’ouvrage de nos mains, fécondé par la bonté infinie de Dieu.Une confiance identique nous anime à votre égard.Vous êtes une partie de nous-mêmes, et nous sommes une partie de vous.Car nous sommes frères.Eh bien, confiants en cette fraternité, nous venons aujourd’hui à vous, pour vous prier de compléter le capital qui nous est nécessaire.Nous savions, avant de commencer, qu’il nous faudrait venir à vous, pour cela comme pour tant d’autres choses.Mais nous ne nous sentions pas le courage de venir avant d’avoir fait notre part.Le Comité permanent de la survivance française, qui a si bien réussi, voilà deux ans, la souscription nationale en faveur de la presse acadienne, a accepté cette nouvelle tâche.Divisant la province de Québec en deux secteurs, celui de Québec et celui de Montréal, il a confié à MM.Raymond Denis et Roger Duhamel le secteur de Montréal.Je n’ai pas besoin de faire l’éloge de la Société Saint-Jean-Baptiste, que dirige M.Duhamel: elle s’est toujours intéressée aux groupes français des provinces minoritaires et jamais nous Le Kouomintang opposé à la prostitution Tchoungking, 19 (A.P.) — Le fie congrès national du Kouomintang a adopté hier des résolutions à l’effet de combattre la prostitution, la pratique de l’avortement et d’encourager la cohabitation et les mariages entre les différents groupes raciaux, le tout en vue de renforcer la solidarité nationale.Le Kouomintang est le parti du gouvernement.D’autres résolutions ont aussi pour but d’encourager la monogamie,de rendre plus difficiles les demandes de divorce, et de prohiber le mariage aux hommes de moins de 20 ans et aux femmes de moins de 18 uns.,, , , Le congrès s’est aussi déclaré opposé à l’infanticide, au travail des esclaves et au rapt.Le congrès a aussi permis l’utilisation de $300,000,000 de dollars (argent américain) des dépôts chinois gelés aux Etats-Unis, pour fins de guerre et de^ reconstruction.Au collège Sainte-Marie La réunion annuelle de l’association des anciens élèves du collège Ste-Marie est fixée à mardi le 22 mai, à 5 heures.A 6 heures, diner, élections du conseil suivies d’un programme récréatif des plus attrayants.A tous les anciens, le conseil de l’association lance l’invitation d’être présents et insiste davantage cette année à cause du caractère spécial que revêt la réunion, considérant les organisations en cours, à l’occasion du prochain centenaire de l’institution.Rumeur niée Le 25 juin ou Stade Comme l’on sait, le prochain congrès des étudiants du Canada aura Heu le 25 juin au stade de Montréal.Voici le programme de la journée; Rendez-vous au stade pour 10 h.30 a.m.; Ail heures, messe pontificale où tout le inonde chante le commun de la'messe; Magnificat (ton 8 g), messe VIII, Credo III et le Te Deum (ton simple); On dîne et on soupe en plein air.Tous sans exception.L’inscription donne droit aux repas- (breuvage compris) ; A 3 h.o5:*marche rangée de tous les étudiants et étudiantes sur un trajet de plus de deux milles; A 8 h.: soirée chantante; participation de tous les diocèses; A 9 h.; jeu scénique; A 11 h,: retour.On apprend que les districts militaires no 4, no 5 et no fi ont accordé un congé pour permettre à tous les étudiants d’assister au congrès.Les militaires étudiants pourront donc se tendre à Montreal le 25 juin.En ce qui concerne l’inscription, elle est nécessaire pour tous.L’âge minimum requis est de 14 ans et la date ultime de l’inscription a été fixée au 10 juin.Cette inscription donne droit au programme, à l’insigne de délègue, au carnet d’admission et aux deux repas.Pour le logement, tous ceux qui peuvent s’organiser eux-mêmes sont priés de le faire.Sinon, il faut s’inscrire pour un ou deux soirs.Pour l’habillement, on suggère aux étudiantes, une robe * de couleur gaie, des souliers de marche (en toile), un chandail ou un manteau léger pour le soir, une coiffure pratique (mouchoir ou bonnet breton).Pour l’arrivée, il y aura des comités de réceptiop aux gares et aux lieux de stationnement pour bicyclettes et automobiles.Il est entendu que le congrès a lieu même s’il pleut ce jour-là.Vote en faveur du syndicat Chicoutimi, 19 (D.N.C.) — Un vote a été pris hier au moulin de la Lake St.John, à Dolbeau, afin de déterminer l’union qui sera au-autorisée à négocier un contrat collectif de travail.Votaient, les employés de la pulpe et du salfite.Le syndicat national a obtenu 116 votes et la Fédération américaine du travail, 99.Le vote était pris sous la direction de la Commission des relations ouvrières.Il fallait 51 pour cent des votes pour qualifier< une union.Proposition de Niagara Falls Niagara Falls.N.-Y., 19 (A.P.) — Cette ville vient de se mettre en lice pour devenir le nouveau centre permanent du quartier généraJ des Nations-Unies.La Gazette de Niagara Falls vient de faire cette proposition en invoquant le site enchanteur et les fameuses chutes à la rescousse.Le journal dit que cette ville est située le long d’une frontière qui n’a jamais été fortifiée depuis 130 ans.Le représentant F.Andrews a accepté de présenter la résolution au Congrès.Ccoutez ce âoit Me Roger Ouimet, c.r.de 10 h.30 à 10 h.45 à CK AC ! -teur hongrois, figure au programme du concert d'orchestre que dirigera dimanche Samuel Hersenhoren.Divertimento que Ton entendra est Tune des oeuvres les plus récentes de Barteck, Tune de ses plus originales.Okinawa, 19 (A.P.) — Une rumeur qui circulait ^dans cette ile disant que-les marins américains avaient capturé trois officiers de l’artillerie allemande tout près de Naha a été catégoriquement niée à la suite d’une vérification conduite par les officiers de relatlDns de la presse navale.___ Objectif dépassé chez les employés Civils Me Paul Monty, c.r., organisateur en chef-adjoint de la campagne du 8e emprunt de la victoire chez les employés provinciaux, district de Montréal, annonce que l’objectif de $25(),000 a été dépassé et ce par une forte marge.En effet, le montant souscrit atteint £484,339, soit un nouveau record, ou 193.07 pour cent de l’objectif fixé.Ecoutez CLAUDE HENRI GRIGNON Tauteur de UN HOMME ET SON PÉCHÉ de 7 h.15 à 7 h.30 P.M.les mardis, jeudis, vendredis et samedis à CKAC et CHRC Québec CHLN Trois-Rivières CKCH Hull CJ6R Rimouski CHNC ’ New Carlisle CHGB Ste-Ànne de la Pocotière CHU Sherbrooke CKRN Rouyn CKVD Val d'Or CHAD Amos Ccoutez Ce Soit L’hoi 1.José piiJean,c.r., de 9 h.30 à 10 h.P.M.à C i B F et CBV Québec CBJ Chicoutimi CHGB CJBR Ste-Anne Rimouski de la Pocotière CHNC CJEM New Carlisle Edmunston CKRN CKVD Rouyn Val d'Or CHAD Amos CKCH Hull En qui avoir confiance ! En ceux qui vous ont trompés ?En ceux qui ont dit OUI quand vous avex dit non ?En ceux qui ont renié leurs serments les plus sacrés ?ou bien En ceux qui ont lutté et souffert avec vous 7 Ceux qui ont TOUJOURS été avec vous Méritent seuls votre CONFIANCE Aidez-les à abattre un régime néfaste ! FOURNISSEZ-NOUS aujourd'hui même L’ARGENT nécessaire pour abattre un régime infâme ! J.-H.DESY, trésorier C.P.10, Station Rosemont Montréal Chaquo eouicrlptlon rocovra un accutA de réception signé personnellement par MM.Raymond et Houde.m MAXIME RAYMOND, ch»f du Bloc populaire ranadlen.CAMILLIEN HOUDE, Maire de Montréal.CAMILLIEN HOUDE Grande Assemblée a l’Ecole Souart angle Papineau et Lafontaine CAMILLIEN HOTOE maire de Montréal.ij Dimanche Soir, le 20 mai Autres orateurs i.ROGER DUHAMEL candidat du Bloc dans St-Jacques MARCEL POULIN candidat du Bloc dans St-Denis M.Charpentier, ouvrier R.Beaudette Lt UCVUIK, MUNIKtAL bAMtUI IV MAI lyp VOLUME XXXVI — NO 114 A TRAVERS LES LIVRES ET LES REVUES “PIERRE LOTI” Peu d’auteurs ont exercé sur leurs contemporains une influence plus vive, mis plus d’émoi et de rêverie mélancolique au coeur, que Pierre Loti.Il est d’ailleurs plutôt difficile d'en défini- charme pénétrant, la pièce ensorcelante.“Ainsi, écrivait Jules Lemaître, vous goûtez dans ces livres le charme limpide des poèmes ingénus et le charme pervers des extrêmes recherches de l’esthétique contemporaine”, II a été surtout le poète de l'exotisme, particulièrement dans une époque où la France, longtemps recluse et repliée sur elle-même, commençait à s’intéresser au vaste monde, aux contrées wointaines, aux climats éblouissants et féroces, où vivaient des peuples étranges.Il y a mêlé des aventures sensuelles dans une atmosphère de volupté, de tristesse et de mort, C’est pourquoi de certains de ses livres s’élève on ne sait trop corn-' ment, le surgit amare aliquid d’Ovide, et ce sentiment de la profonde inutilité de l’existence, de la douleur injuste et incompréhensible.Aujourd’hui, la radio, le cinéma, l’aviation et les guerres ont réduit les distances et nous ont rendu plus proches et voisins les pays et les peuples de légende.Ils nous montrent la nature humaine à peu près partout semblable, sous des oripeaux différents, l’homme aussi cruel et égoïste.C’est peut-être pourquoi la ferveur qui entourait Loti de tous les rêves éclatants qu’il savait créer s’es', quelque peu amoindrie et que les lecteurs, mieux renseignés, sont aussi un peu désenchantés.Loti rappelle Chateaubriand, qui avait dû lui aussi son plus grand succès à l’exotisme.Il a incarné dans sa vie le rôle de René.Comme lui il a promené par le vaste monde un ostentatoire ennui et le vide de son âme et de son coeur dans la poursuite vaine et morose d’un illusoire bonheur, une âcre et corrosive tristesse, une sorte d’universel désenchantement et un fatalisme non pas stoïque, mais qui était la démission devant l’inutilité de toutes choses.On ne saura jamais jusqu’à quel point ce dégoût ennuyé, cette désolante philospphie étaient une attitude, comme ce fut le cas pour Chateaubriand, et combien il y eut de vanité un peu puérile et de publicitaire inconscience dans cette vie désolée.11 semble qu’il y eut beaucoup de littérature et que comme Goethe il libérait par ses livres scs pensées trop obsédantes.En ces affaires il faut toujours se défier et se rappeler que des milliers de bonnes âmes eurent plus dé larmes à lire les lamentations passionnées (VEIle et Lui que Musset et Georges Sand en versèrent en réalité.Les Editions Parizeau viennent de publier sur Loti une intéressante biographie, de Pierre Brodin.Il apparaît tout de suite que l’auteur est un admirateur passionné du grand romancier, au lieu d’être le chercheur curieux uniquement préoccupé de l’objectivité pure.Aussi Loti y garde-t-ii tout au long son attitude d’homme éternellement ennuyé et pour qui toutes les joies de la terre ont un goût de cendre et de mort, une âme aristocrate que révoltent les platitudes et.les grossièretés, mais que la nature a faite ardente et sensuelle., Il serait exagéré toutefois de n y voir qu’une longue et impossible gageure.Le récit que M.Brodin fait de l’enfance et de la jeunesse de Lob pourrait jusqu’à un certain point | expliquer cette mentalité.Julien Viaud était le fils d’une ardente huguenote, petite-fille du capitaine Jean-François Renaudin, le commandant du Vengeur qui, suivant la légende qui l’entoura, avait préféré couler son navire plutôt que de se rendre.Lamartine l’avait même représenté coupé en deux par un boulet, tandis que l’historien Thiers le noyait simplement.La vérité, dit Brodin, c’est que l’équipage fit une résistance héroïque, mais que les Anglais recueillirent 300 matelots et que Renaudin rentra bien vivant en France, échangé contre un officier britannique.Le père de Viaud, catholique, se fit huguenot pour épouser la petite-fille de Renaudin.Quant à Julien, il eut une enfance d’enfant gâté, comblé de caresses par ses tantes.Il en résulta qu’il eut un caractère plutôt difficile et que l’existence du collège lui fut pénible.II choisit l’existence du marin, grâce à laquelle il courra sur toutes les mers et mettra pied à terre sur tous les continents.Dès sa jeunesse, il avait perdu la foi.dont il garda cependant la nostalgie toute sa vie, partagé entre les courants de son éducation calviniste, de sa nature! affinée et très délicate, et les puissantes émotions d’une vie errante pleine d’imprévu.Et de vingt ans jusqu’à sa mort à soixante-douze ans, il promena son ennui qu’il masquait à la façon de Vigny.Ceia fait une biographie quelque peu décevante à la longue, que cette perpétuelle évocation de l’homme qui s’ennuie et s’attriste sous toutes les latitudes et les longitudes de la terre.Gar il est toujours un grand et splendide remède.Il n’est que de penser au bien que l’on peut faire aux autres, pour s’évader de soi-même, lorsque la vie est trop douloureuse.Le livre est intéressant, meme si le héros y paraît souvent trop alangui et abuser démesurément du vague à l’âme.Est-il besoin d’ajouter i que du point de vue moral, la lec-| turc de la plupart des oeuvres de Loti appelle souvent de graves réserves et ne convient qu’à de*r personnes très averties?MARCELLUS IM PORTA N T E EXPOSITION PEINTURES DE FIGURES DE QUATRE SIECLES Jusqu'au 16 juin Catalogue contenant 28 reproductions.En vente pour la Croix-Rouge DOMINION GALLERY 1448 RUE SAINTE-CATHERINE OUEST HA.7471 Notre mystique nationale NOUS FERONS L’AVENIR François HERTEL Que François Hertel appose sa signature au bas d'un ouvrage ainsi intitulé, voilà qut suggère beaucoup chez quiconque a fréquenté un tant soit peu cet écrivain de chez nous.Nous ferons l'avenir, NOTRE avenir à nous, CANADIENS FRANÇAIS.Nous le ferons grand, magnifique, exaltant.Nous serons le premier peuple d'Amérique par la culture, la civilisation et la valeur de nos croyances.Nous prendrons de l'expansion, nous dominerons dans l’Est.Nous serons à l'Amérique ce que le royaume de France a été à l’Europe.Voilà, brossé à grands traits, un résumé succinct dun ouvrage de Hertel qui fera beaucoup de bruit.Volumes de 135 pages : $0.75 (franco : $0.85) FIDES 25 est, rue St-jacques PL 8335 Montréal-! FIDES r 1 .-La nation” por le Père J.-T.Delos (Editions de l'Arbre) Un ouvrage de cette densité tranche sur la superficialité i les couvre toutes deux et son imprécision est un signe de de la production courante.Il est même unique chez nous j la confusion entre Etat et nations qui est inhérente au nationalisme politique et libéral”.Dans le principe des nationalités, adopté par le nationalisme libéral, réside celui d’un déterminisme historique, fatal pour lui.Au nationalisme libéral, individualiste et démocratique s’oppose l’autre, issu d’une conception ethnique, historique et raciale et qui aboutit à un ordre totalitaire.L’auteur consacre une centaine de pages à l’étude du nationalisme totalitaire (surtout allemand).Il met en relief sa nature et probablement en Amérique.-par l’avance qu’ii marque dans les sphères supérieures d’un domaine encore peu exploré.D'après le Larousse, la sociologie, science des phénomènes sociaux, est une science toute moderne.Et il en va un peu d’elle comme de la géographie humaine: elle touche à plusieurs sciences voisines.En l’espèce, la délimitation de frontières flottantes exige doigté et érudition.Le Père Delos, sociologue célèbre, manifeste ces quali tés, jointes à une belle clarté de pensée et d’expression, et sa couleur particulière, les éléments provenant des con-II consacre deux livres, fruit d’années d'étude, à la partie ditions historiques (la dispersion germanique dans l’His-la plus difficile, la plus abstraite, la plus obscure, je dirais! toire), du romantisme, de la philosophie (Fichte, Hegel), la plus tragiquement actuelle de la sociologie.En effet, du mysticisme, et fait un exposé objectif et une critique le principe des nationalités, l’affirmation des nationalismes serrée de l’hitlérisme.Au point de vue doctrinal, ce mou-est le grand phénomène de l'histoire contemporaine et, en vement garde la coupe du système hégélien pour substituer même temps, la notion de nation prête à une confusion à son idéalisme la notion dfc la race et de l’âme de la race, singulière.Le nationalisme libéral comme le totalitaire D’un antiintellectualisme foncier, l'Etat national raciste néglige à cet égard les distinctions essentielles.Dirigeants établit le droit d’ordre ethnique, la suprématie de la col-et gouvernés confondent à l’envi dans le langage et dans lectivité et affirme le principe aristocratique de la nature: la pratique race.Etat, nation, trois choses bien diffé- la domination des forts.Fait paradoxal, l’hitlérisme mine l'intégrité de l’Etat.C’est essentiellement un mouvement, La Société Reflets rentes.L’ouvrage apporte “une contribution à une étude plus vaste, celle du problème de la civilisation”.(Cette pauvre civilisajion, avant de périr sous ses ruines ou de gîter dans ses décombres, contemplons de loin sa complexe et imposante structure!) L’auteur s’excuse de la longueur de l'in une doctrine de combat.Les deux derniers chapitres du dernier tome sont la partie la plus originale de l’ouvrage.Après la réfutation du nationalisme libéral, le Père Delos expose sa propre doctrine: “une conception des droits du national appuyée troduction, mais c’est un magnifique exposé qui élucide sur les faits”.D’après lui, les droits du national dérivent le concept de la civilisation en le confrontant avec celui de de ceux de l’homme et du citoyen.L’homme, auteur et culture et nous achemine vers des études complémentaires bénéficiaire de la civilisation, est l’unique objet du droit.sur les masses et l’Etat, autres éléments fondamentaux de la civilisation.Notre civilisation indutrielle, notre civilisation des masses pose le problème de la culture.Puisque la civilisation, “c’est l’esprit de l’homme institué dans le monde et dans rHistoire”, la culture intellectuelle et morale en est la fleur et le couronnement.Ce sont deux filles de l’Esptit.l’une personnelle, incommunicable (la culture), et l’autre “institutionnelle”, communicable, la civilisation.La civilisation existe pour la culture (perfectionnement de l’homme), et si elle “se relâche et abandonne cette fonction, elle annonce elle-même son écroulement".De grandes civilisations comme l’Egypte, la Grèce, Rome, le Khalifat, ne reposaient pas sur l’idée de nationalité.Au XXe siècle, au contraire, “l’ordre de la cité temporelle est devenu un ordre national et international: c’est dans le cadre de la nation, ou même sous son nom que se présentent aux hommes les principes directeurs de la vie sociale”.Il faut distinguer la race de la nation.La race est un fait biologique: la nation, un fait social.La réalité de la Sa personnalité, qui a sa racine dans l’esprit, implique la notion d’indépendance (pas dans le sens de l’individualisme du XIXe siècle) et de totalité.En tant qu’esprit.l’homme n’est appropriable par personne.C’est lui qui “s’approprie l’univers par la connaissance qu’il en a”.L’auteur répugne manifestement à enfermer l’homme dans des compartiments: Etat, nation, civilisation même, culture nationale, déterminisme ethnique ou autre.Les droits du national sont d’abord des droits de l’homme, mais ils en sont distincts, car ils “se rattachent à ce qui, en l’homme, est soumis au devenir et à l’histoire, en relation avec sa qualité de personne”.Il en résulte une relativité des droits fondés sur la nationalité, tandis que les droits de l’homme sont absolus.Mais il faut préciser cette relativité.Elle “signifie que ces droits n’ont pour fondement ni la nature humaine universelle et l’homme intertemporel, ni, non plus, les caractères particuliers qui distinguent les groupes ethniques .mais les valeurs humaines qui leur sont immanentes: —les valeurs dont ces formes sont le mode d’être particulier.La relation qui s’établit entre ces caractères et ces valeurs est celle qui existe clans le concret entre La Société Reflets, qui est aux Trois-Rivières ce que la Société d’études et de conférences est à Montréal, dans d’autres villes de la province et aussi dans la capitale fédérale.Ottawa (partie française), paraît déterminée à se mettre à date dans la publication, sous forme de cahiers, des diverses conférences qui se sont prononcées sous ses auspices.Nous avons eu l’occasion de parler des premiers textes sortis des presses: No 1: Les humanités classiques dans la société contemporaine, par Maurice Le-bel;" No 2, Tagore et Gandhi, par Gabriel-M.Lussier, O.P.; No 3, Aux sources de l’industrie américaine : les Vieilles Forges, par l’abbé Albert Tessier.Et nous avons dit tout le bien que nous pensions de cette initiative venue de la Cité de La-violelte, ainsi que l’on désigne par une phrase, qui n’est certes pas un diminutif, la ville des Trois-Rivières.S'il est bon de réunir des auditoires autour de conférenciers diserts et parfois savants, il est encore mieux, une fois les textes prononcés, l’enseignement oral dispensé, de mettre ces mêmes choses à la portée d’un plus grand nombre encore, de leur donner aussi, par l’imprimé qui demeure, une valeur permanente.Et nous avons loué aussi cette même société pour le bel éclectisme dont elle sait faire preuve dans le choix de ses conférenciers et, partant, des sujets traités.De Tagore et Gandhi à l’histoire des Vieilles Forges du Saint-Maurice, il y a de l’espace à parcourir entre des domaines assez différents.Aux trois premiers cahiers, trois autres viennent de s’ajouter: No J, Perspective de l’avenir intellectuel de la France, par Auguste Viatte; No 5, Le premier "oui”, par l’abbé Robert-E.Llewellyn; No 6, La guerre et l’amour au Canada d’autrefois, par Robert de Roquebrune.Le fait d’éclectisme continue à se manifester, comme l’on voit, fait qui est peut-être la conséquence d’un souci, d’une préoccupation.M.Viatte, Français de France, venu à Québec pour y en- race ne coïncide jamais avec celle de la nation, de meme l’universel et l’individuel, l’absolu et l’historique, la civique l’Etat n’embrasse pas toute Ja réalité de la nation.! lisation et les civd.sations, l’humanisme et les cultures L’examen des éléments sociologiques de la nation révèle l’existence et l’éveil de la conscience nJtfbnale, l’essence du milieu ethnique ou génétique, et dévoile la distinction capitale qui s'impose entre une société et une communauté.L’Etat est une société, mais la nation n’est qu iay communauté, une communauté de communautés, ebose peu organisée, chose en soi “amorphe ’ et acéphale .De nombreuses définitions de la nation, retenons celle-ci: La na- En vertu de ce principe, l’inégalité des races au point de vue de la culture et des richesses historiques n’entraîne pas une inégalité des droits, parce que l’égalité n’est pas entre les nations, mais entre les hommes “égaux devant un idéal de culture qui répond aux exigences de leur nature”.Le droit international ( 1 ) protégera-t-il un jour les valeurs humaines que représentent les cultures nationales, ces différentes manières d’être homme, comme le droit civil soigner la litlérature française au* étudiants de FUniversité Laval, indique assez clairement, par le titre de sa conférence, le sujet qu’il traite, sujet qui se rattache au genre de la petite prophétie.M.l’abbé Llewellyn, Français par la culture, par un humanisme très fin et subtil, dont il fait profiter les auditeurs de ses causeries du dimanche à Radio-Canada sur les fables j de La Fontaine, aborde un sujet de grande opportunité et qui relè- , ve de la psychologie pédagogique.Son texte est un commentaire sur l’art, pas facile, d’apprendre au* | enfants à avoir de la volonté, d’eft avoir dans le bon sens, à la fin de^ servir et non pas de faire ses quatre volontés et quelques autres en f[ plus, même si c’est au détriment de son prochain.Quant à M.de Ro-quebrune, avec tout le soin de détail que savent y mettre les pro-fessionncls de la recherche histo- | rique, c’est-à-dire les vrais historiens, ces gens qui sont sans cesse à la poursuite de la quatrième dimension qu’est le temps, selon une définition qui est de M.de Roque- .brune lui-même, ce qu’il offre dana fl son texte, c’e^t un voyage dans le!| temps, le temps passé depuis deux il cents ans.Son but ultime est de dé* | montrer que nos ancêtres avaient || une civilisation qui leur était Pr0* M pre, une civilisation canadienne.* “Tout en restant profondément français, écrit M.de Roquebrune, 11 nos ancêtres étaient devenus profondément Canadiens.Et cela, dès m la seconde génération, dès le milieu, du XVJIe siècle.Le climat, les ha- J bitudes de vie imposées par le Paysf| ont très rapidement formé ce nue I l’on pourrait nommer la race cana- "1 dienne-française, si le mot race|.n’était si faux et si trompeur.Mais»! l’expression civilisation canadien- ^,1 ne, qui est bien plus juste, est aussi |l historiquement, bien plus exacte .,1 Une fois sa proposition formulée sa thèse posée, M.de Roquehrunt entreprend de l’établir par de;,i faits et il en a su découvrir de for ,1 niquants et intéressants.|[ Albert ALAIN Erratum tion est comme la projection, sur un sol déterminé, de la ; protège la propriété, la vie, etc., des citoyens, à Fintérieur civilisation et de la culture”.Elle ressortit a I ordre de la vie privée et il faut que l’Etat, organisateur de l’ordre public, ait son principe directeur en dehors”, pour que subsiste la liberté culturelle.La flamme qui avive les divers nationalismes, c’est la croyance en une mission nationale, une espèce de mysticisme, de messianisme collectif.Toutes les nations ont besoin de cet idéalisme pour croire en elles-mêmes et subsister.Contre les déviations de ce sentiment (l’histoire moderne, rouge de sang, en déborde), l’auteur dresse le principe de la valeur spirituelle de l’homme.La vocation nationale.ce n’est pas un déterminisme brutal, la volonté de puissance, l'impérialisme vital dont parle Seillière, mais un appel à l’Esprit, un engagement envers la Valeur, une fidélité au passé, “une détermination particulière de l’homme à l’Histoire”, la reconnaissance de l’incarnation de l’esprit (Péguy).“Ainsi, le problème de la nation est-il une forme du problème de la civilisation et de la culture, de la présence de l’Esprit dans le monde, de l'éternel dans le temps, de l’universel dans le particulier”.La féodalité, issue de la chute de l’Empire romain, marquait la décomposition de l’Etat.Le rêve d’un empire chrétien flotta toujours devant le moyen âge épris d’unité religieuse et politique.L’Etat est une création ou plutôt une reconstitution moderne.Les rapports de l'Etat et de la nation, imparfaitement posés dès le début, restent à régler.Ce problème, l’organisation de la nation ou “le nationalisme et l’ordre de droit”, fait le sujet du second des patries?Le déclin de l’humanisme, que soulignent certaines manifestations de l’art moderne, le mépris trop général de la vie humaine, le discrédit des valeurs spirituelles, la brutalité des moeurs nous font malheureusement croire que cette ère éclairée, âge d’or des minorités, ne poindra pas demain à l’horizon sanglant.Mais de savants ouvrages comme celui du Père Delos préparent la voie, même s’ils n’épuisent pas la complexe réalité sociologique: même s’ils laissent un peu dane le vague l’élément de la force et le rôle dû aux pays vraiment "civilisés” dans l’orientation de la civilisation susceptible de dégénérer entre des mains indignes: même s’ils n’accordent pas, à mon humble avis, l’importance voulue aux puissances occultes, aux internationales (l’ouvrière et la financière) et surtout à ce que j’appellerais l’internationale culturelle (cinéma, TSF, demain la télévision) qui agit sur les masses, ces cendrillons de la culture, et forçant l’asile de la famille, constitue souvent une éducation à re bouts, funeste à la nation, cette communauté “amorphe” et “acéphale”.Il sied que les théoriciens dressent comme des phares, sur les cimes sereines, la froide lumière de principes directeurs que, dans la mêlée des intérêts et des passions, les pauvres humains n’aperçoivent pas encore mais sur laquelle leur marche incertaine se guidera peut-être un jour, pour éviter les abîmes fatals.ALCESTE (1) “Au lieu de chercher, dans la protection des droits des minorités, groupes politiques en même temps que na tionaux, un point de départ pour un régime juridique in volume.La savant sociologue examine deux solutions du .• problème: celle du nationalisme libéral et celle du nationa- ternational, il faudrait, semble-t-il, prendre les droits de totalitaire.Le premier a la même source que la démo- j 1 homme et du national pour base des constructions juridi- isme cratie libérale: “la liberté souveraine de la nation personnalisée et ses droits dont on modèle la théorie d'après la conception volontariste.Aussi revendique-t-il les libertés démocratiques et les libertés nationales sous un même nom: le principe du droit des peuples à disposer d'eux-memes ques.Il faut édifier progressivement un regime interna tional de protection juridique des droits de l’homme, ceux du national comme ceux du citoyen.Il faut, pour cela, partir de bases et de principes généraux.” (P.216 du dernier tome).Une ligne tombée dans l’extrait de l’article du R.P.Romain Légaré, O.F.M., à Culture, sur les deux derniers livres de M.l’abbé Savard, a singulièrement gâché Fune des phrases de ce texte.Et nous nous en excusons auprès des deux auteurs.On a imprimé: ."Et cette poésie est une poésie robuste et originale dont le “butin” est amassé par "un naturaliste longtemps au guet, un observateur des moeurs dans leur instant le plus expressif, un curieux classique, puisée surtout chez l’équilibre grec, les grands poètes Mistral, Claudel, Valéry et Péguy; que vivifie enfin le créateur humain du spiramentum vitae de l'inspiration”.U aurait fallu dire: "Et cette poésie est une poésie robuste et originale dont le "butin” est amassé par "un naturaliste longtemps au guet, un observateur des moeurs dans leur instanf le plus expressif, un eu-rfeua:’subtil de l’essentiel” (29); une poésie que marque un huma‘l niste de sa culture classique, pufjl sée surtout chez l’équilibre grec 'A les grands poètes Mistral, Clau.1 del, Valéry et Péguy; etc.Echos Patrie de la Poésie, par Rober "J Goffin, aux Editions de l’Arbre.C’est un livre destiné à servi! d’introduction à la poésie moder ne.L’auteur refait avec nous U chemin qu’il a suivi des poèmes ré cités en classe à la poésie vivante et libre.Nous voyons son goût si former.Ce n’est pas un traité! c’est une promenade avec un gui de sûr.Robert Goffin fait suivre cett< longue étude sur la poésie- de si: grands poème.* * * Les directeurs des Editions di FArbres nods annoncent que 1 maison Reynal & Hitchcook a aç quis les droits de traduction du ro, man de Roger Lamelin Au pied d‘ la pente douce.La traduction a glaise paraîtra à New-York pr bablement à l’automne.Une invitation à la santé VIRICULTURE Dr J.-A.MIREAULT Notr» flère civilisation est en train de nous démolir.Les santés sont délabrées.Il importe de revenir à une vie plus conforme à notre nature.Avec beaucoup d'aisance et d'humour, le Dr Mireault nous enseigne dans VIRICULTURE un art de vivie dont la mise en pratique nous épargnerait nombre de maux et nous rendrait l'existence autrement plus agréable.200 pages, reliure pleine toile et titré or : $2.50 (fr.: $2.85) IFIDES| 25 est, rue Saint-Jacques | FIDES| MONTREAL ! • PL.8335 “Pour réducation dans un Canada souverain” VIENT DE PARAITRE LE A R I A G E Par l’abbé A.Martin Précis théologique et canonique Cas de conscience et Formulaire "Louvrage de l'abbé Martin, professeur de Théologie Morale au Séminaire de Rennes, a été louangé par toutes les revues qut l'ont présenté au public.De plus les prêtres ou les séminaristes qui l'ont utilisé n'ont pas caché leur satisfaction".' Le traité de M.Martin est peut-être l'un des plus clairs, des plus concis et des plus pratiques que nous possédions sur le sulet."."Sans prétention, mais avec une clarté remarquable il expose les principes en _ insistant sur leur valeur d’application pratique.La question si embrouillée du divorce nous semble très bien expliquée." "La deuxième partie de l’ouvrage comprend une série de cas de conscience qui sans être toujours réalistes, peuvent cependant aider les étudiants à se former un jugement pratique.D'auire part les confesseurs goûteront certainement les conseils prudents que M.Martin formule ici et là à l'occasion des cas étudiés." (Revue Eucharistique du Clergé).Librairie P.*A.Ménard 1564, RUE ST-DENIS, (Près théâtre St-Denis) MONTREAL C’est le titre d’tm livre très récent qui sera la publication de Fan née.Sous sa toilette fraîche ornée d’un large trait couleur d’esnéran- j ce.il renferme une nourriture exceptionnelle.Son auteur, le R.P.Georges Si- ; mard, O.M.L, de l’université d’Otta-wa, nous y offre sa pensée sur Fe- ! duration nécessaire aux nôtres pour qu’ils soient au Canada les constructeurs d’un édifice national robuste.On connaissait quelques aspects de cette pensée par les ou vrages précédents du même auteur.Cette fois, ces aspects se précisent, la pensée s’amplifie et se promène sur tout un champ; avec finesse cl onction comme avec le calme que donnent la maturité et la science, elle illumine le point où doit s'orienter l’effort.Pour elle, le Canada ne deviendra un grand pays et les Canadiens un grand peuple, que si une éducation très solide y fait s'épanouir une mentalité qui, sans détruire ce qu’il y a de sacré chez nous, cherche à s’adapter aux énormes besoins du moment.Il y a ici une convocation des énergies sur un terrain d’entenie pour ce qui touche le progrès de notre pays et des deux principales familles qui composent sa population.La formule étudiée se résume à neci: que les Canadiens reçoivent une éducation profondément canadienne, et le Canada sera la patrie aimée d’un peuple heureux et fort nuilnant dans la justice et la charité.Pour cela, il faut qu’en chaque Canadien l’homme et le citoyen soient élevés selon les principes immortels de l'humain et les conditions materielles du milieu.Le milieu ici envisagé, c’est tout ce qui nous entoure de près et de loin des choses et des éléments qui agissent sur nous et sur lesquelles nous pou vous ou devons agir dans 1 ordre j naturel et surnaturel.! Le P.Simard nous parle ainsi comme un penseur qui a beaucoup observé étudié, enseigné et vécu, i La jeunesse et les hommes (te tout âge dans le Québec et l’Üntario ont i été le cadre où, par son intclhgen-i ce et son coeur, il a rayonne et ou il a puisé des constatations çt or-I donné des faits qu’il juge sereinement à la lumière de 1 histoire, du j droit et des phis hautes connais-i sauces.Pour l’éducation dans un Canada souverain est sans doute le plus bel ouvrage de cet écrivain si puissant I par la parole et la plume, tout dévoue aux intérêts de l’Eglise et des siens en une université dont il est l’orgueil.Ces pages, à la fois denses souples, souriantes, rassasient délicieusement celui qui a faim dent là les règles qui sont les fortes assises de notre pays.La vaste érudition et une authentique perspicacité s’unissent là dans un style d'une incomparable richesse pour agir avec discrétion et porter en l'esprit du lecteur une lumière qui dissipe toujours des ténèbres, même si les ténèbres ne lu reçoivent pas toujours.Nos hommes doivent ambitionner de servir leur noble pays: alors, ils ont besoin de bien connaître les lois de ce service et de ce devoir.Le P.Simard leur livre aimablement ces préceptes d’un patriotisme profond.Souhaitons que beau-i coup le lisent, l’écoutent, subissent le magnétisme de sa pensée et le dynamisme de son action.Paul-Henri Barabé, O.M.L, Hull, P.Q.ce 11 mai 1945, Un livre de Léopold Houlé i Nous avous le plaisir d'annoncer la publication d’un livre de notre camarade Léopold Houlé sur l’Histoire du théâtre au Canada.Nous parlerons prochainement de ce livre qui traite un thème nouveau dans notre littérature.d’un livre Que tous ceux qui» ont a penser et à agir, chez nous, Jes méditent et les pénètrent 1 Ilsr posse- SAMEDI PROCHAIN: La Somaino d'His-toil*, par M.Léo-Paul Desrosisrs, LIVRES DE RÉCOMPENSE Notre Maison possède les collections les mieux faites, les plus variées, à des prix très avantageux.Collection Dollard .5 titres $0.15 Collection Champlain .7 titres 025 Collection Enfantine .3 titres 035 Collection des Veillées .'¦.3 titres 0.40 Collection Ségur .21 titres 0.40 Bibliothèque Ségur .3 titres 0.40 Collection Contes Merveilleux .8 titres 050 Collection Maisonneuve.5 titres 0.50 Collection Laval .7 titres 0.50 Collection Maxine .3 titres 0.75 Collection Frontenac .10 titres 0.75 Collection Scientia .6 titres 0.85 Collection Jacques-Cartier .4 titres 090 Collection Laval .4 titres 1.25 ET FOULE D'AUTRES OUVRAG’ES ÉDITIONS BEAUCHEMIN ?!!U?> =! TC'.UMS.XAAV! — NO I I1» La future Cité ouvrière L'ouvrier ne peut dépenser pour se construire plus de deux fois son salaire annuel — Les maisons de la Cité-Ouvrière — "Cottages" à deux étages avec cave — Maisons de cinq ou six appartements — cave — Maisons de cinq ou six pièces — bardeaux d'amiante ou en "stucco" — Sur des terrains de 60' par 100' — Commutations de taxes — Pour une valeur totale de $4,000 — Avantages de la Coopérative Par Jacques DELISLE Au cours fie la dernière réunion du comité directeur de la Coopéra tive de la Cité Ouvrière de Montréal, un iriRértieur en construction a été invité à exposer un plan de construction d’une Cité ouvrière réalisable à Montréal.Voici les grandes lignes du projet actuellement à l’étude.L’ingénieur pose d’abord un premier principe, basé sur nombre d’expériences tentées en Europe et aux Etats-Unis dans le domaine des cités ouvrières; le suivant; Un ouvrier ne peut dépenser pour se construire une maison plus de deux fois son salaire annuel.S’il en investit davantage, il commet une erreur grave, et il doit en subir les consé-quences.Un deuxième point sur lequel insiste l’ingénieur est le suivant: il y a deux classes d’ouvriers qui peuvent se construire, ceux qui ont des économies et ceux qui n’en ont pas.La coopérative pour vivre surtout au début devra jouir d’un certain capital, il sera donc nécessaire à chaque coopérateur de déposer le dixième du coût total de sa maison.De cette façon, il n’y aura que celui qui peut disposer d’au moins 9-100 qui pourra faire partie de la coopérative de la Cité Ouvrière.Le loyer mensuel continuera à payer la balance du coût total de la maison.Types de maisons Voici le genre de maisons que l’on sc propose de construire dans la future Cité Ouvrière: ce seront d’abord des maisons à deux étages, genre “cottage”, de 5 ou 0 pièces chacune, avec cave de six pieds de hauteur.Des maisons modernes avec •système de chauffage à eau chaude et dont le coût total s’élèvera à $4,000 tout compris et à $(>,000 pour tes maisons les plus dispendieuses.Voici comment peut s’établir le coût distributif d’une maison de $4,000 comme on se propose d’en construire à la Cité Ouvrière: Matériaux.$2,000 50% Main-d'neuvre .$1,200 30% Frais d’administration $ 400 10% Terrain et améliorations .$ 120 8%.Frais légaux.$ 80 2 % „ Quelques explications.Du fait de l’existence de la coopérative, les matériaux achetés en quantité reviendront à meilleur marché.La coopérative faisant partie des syndicats nationaux, il deviendra possible de diminuer de 15% le coût de la main-d’oeuvre.De plus, déclare l’ingénieur, pour arriver à ce résultat, il faudra que la coopérative construise au moins 200 maisons par année.Le travail en série jusqu’à une certaine limite sera la clef de tout le problème.Les plans prévoient la construction de quatre modèles de maisons construites en bois, en bardeau d’amiante ou en Stucco.De cette façon, il deviendra possible de construire au prix que nous voulons construire sans que la variété ou le coup d’oeil soient blessés.Le 'travail en série sera la base de toute la construction.avons-nous dit, mais jusqu’à une certaine limite.Un exemple.La coopérative ne vernira pas les planchers des maisons.A quoi cela servirait-il si le propriétaire pose un prélart sur son plancher?Toutefois, s'il ne le fait pas, alors la coopérative lui fournira gratuitement le vernis toujours sur le coût de sa maison.On sait aussi que le coopérateur jouira des commutations de taxes d'après les lois provinciales du logement.De cette façon l’ouvrier pourra économiser près de $1,500 sur la valeur totale de sa maison.Et la coopérative se propose même de défrayer les premières années, le faible pourcentage de taxes qu’il lui resterait à payer.' A ritern “Terrain et améliorations”, l’ingénieur a fixé 8% du coût lotal.On prévoit pouvoir se procurer des terrains à des prix très peu élevés.Le 8% comprend aussi le pavage des rues, le nivellement et l’installation des systèmes d’égouts, d’électricité et d’eau.L’ingénieur déclare enfin qu’avec tous ces avantages, il sera possible à un ouvrier avec des économies de se construire pour $4,000 et dans les i conditions susmentionnées.Les | maisons seront construites sur des terrains de 60’ par 100’ et même sur ' des terrains de 100’ par 100’.Elles auront une superficie de 22’ par 22’.L’emplacement de la future Cité Ouvrière n’a pas encore été choisi, mais des démarches ont été entreprisse depuis quelque temps à cette fin.Anciens retraitants du nord Dimanche, le 20 mai.9 h.du matin: Messe au sous-sol de l’église Saint-Alphonse d’Youville, est.boulevard Crémaiie, suivie du petit déjeuner.10 h.du matin: Réunion à l’au ditnrium où le R.P.Albini Provost, O.M.I.donnera une conférence m-titulée: “Marie et les retraitants”.Avez vous ues'.'io de nous li”res ?Adressez vous ou Service de Li-b'oine du "Devoir” 430 erl.rue Notre Dome Montréal VIENT DE PARAITRE La Rançon de la Cognée roman canadien par Rolland Legault Un volume de 200 pages Couverture en deux couleurs.Dans un style imagé et vivant l’auteur nous piésente son héros, Bruno Touchette, tour à tour aventurier téméraire, bûcheron infatigable, dont tcute la vie convergera vers son seul but à atteindre.En vente dans toutes les librairies PRIX: $1.00 (franco • $1.10) Les Editions Lumen 494 ouest, rue Lagauchetière Montréal! Tel.: HA.5288 Les mardis de la Palestre Mardi, le 2 mai, apra Heu la danse de fin d’année des “Mardis de la Palestre”.Au cours de la soirée on y couronnera la “Reine des Sports de la Palestre pour l’année 1945’.Tous les membres sont instamment priés de venir voler et de ne pas manquer cette dernière danse.Union nationale de Maisonneuve L’Union nationale de Maisop-neuve tiendra son assemblée régulière dimanche le 20 courant, à 2 heures de l’après-midi, à la salle “Army & Navy”, avenue de la Salle, près de Ste-Catherine.Cette assemblée sera rehausée par la présence du docteur J.-F.-A.Galien, député provincial, et un orateur donnera une conférence très intéressante.Membres et amis de l’Union nationale sont invités.Anciens du collège de l'Assomption La réunion annuelle des anciens du collège de l’Assomption aura lieu le jeudi, 24 mai prochain, au collège.Ce sera “La réunion de la victoire”, La réunion sera sous la présidence de Me Aimé Langlois, notaire, ancien dépuité fédéral de Chnmbly-Verchères.Il y aura à 11 heures 30 de l’avant-midi un salut solennel, à la chapelle.Il y aura ensuite, à midi, banquet au réfectoire des élèves.C’est la 24e réunion des anciens.On célébrera les noces d’argent de l’association des anciens, l’an pro-' chain.iV Pour vos défilés de la Saint-Jean-Baptiste —• communiquer avec 1 I Joseph PONTON Enrg Louis AUTHIER.prop.COSTUMES DE THEATRE La seule maison eanadienne-françalse du Kenre au Canada 35, Notre-Dame (est) Tél.HArbour 8744 ATTENTION ! Vu la rareté du matériel, nous vous V.conseillons de placer vos commandes dès maintenant.SOUSCRIPTION 4 GRANDS PRIX au bénéfice des orphelins de L'INSTITUT ST-JEAN BOSCO (DOM BOSCO) 25c le 5pour *1°° 1er PRIX : Sème PRIX t Un réîriqéiateui neuf $400.00 Une laveuse électrique $159.00 Sème PRIXi 4ème PRIX: Un radio $200.00 Une balayeuse électrique $99.50 Attribution dee prix au Palais Montcalm, le SI mat Envoyez votre souscription maintenant L'Institut St-Jean Bosco, 100 Crémazie, Québec •'"iigaM'iiiawwBgWBKBi g»' Lfc PtVOiR, MONTREAL, SAMEDI lÿ MAI Programme d'après-guerre de la C.T.CC Adhésion aux principes énoncés dans la déclaration du conseil national de l'épiscopat canadien Voici un résumé du programme présenté par la C.T.G.G.pour l’après-guerre.La C.T.G.G.entend d’abord adhérer aux principes énoncés dans la déclaration du Gon-seil national de l’épiscopat canadien, en date du 18 janvier 1945.En plus des problèmes d’après-guerre auxquels ces principes s’appliquent, il en est d’autres également dont la C.T.G.G.ne peut se désintéresser.Leur solution doit être abordée sans s’écarter du bien commun, et voici, relativement à cet ensemble de problèmes, la ligne de conduite que notre mouvement est disposé à tenir: I — Réadaptation des vétérans à la vie civile U n’est peut-être pas un gouvernement qui ait prévu une assistance pécuniaire plus généreuse que le gouvernement canadien pour faciliter la réadaptation des vétérans à la vie civile.Mais pour que les vétérans puissent bénéficier pleinement des avantages offerts, à leur retour du front, H importe de les renseigner et de les orienter.La G.T.C.C.suggère, à cet effet, la formation, dans chaque localité, d’un comité de notables fournissant un travail bénévole, et où les vétérans pourront s’adresser.Le comité, tenant compte des aptitudes de chacun, pourra conseiller les vétérans, leur trouver de l’emploi, puis les diriger vers le bureau régional des affaires des anciens combattants.II — Démocratie industrielle Pour assurer la vraie démocratie, dans le monde du travail, l’activité industrielle et commerciale devrait être confiée aux soins îles corps professionnels, issus du plan syndical, élevés au rang d’organismes d’ordre public, et munis, sous la surveillance de l’Etat, de pouvoirs réglementaires et disciplinaires en matière économique.III — Pouvoirs publics lo Entente entre les gouvernements.La C.T.G.G.estime qu’il importe souverainement qu’une entente soit conclue à brève échéance entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux dans le but de concilier en matière sociale les exigences de la constitution canadienne et celles des faits, en éc-voltc contre elle.2o Contrôle des prix.— Le contrôle des prix s’avère de plus en plus une mesure nécessaire pour éviter les désordres sociaux tant de l’inflation que de la déflation.Le C.T.G.G.estime que le contrô- le des prix devrait être maintenu pour une période indéterminée._ 3o Salaire juste.— Par salaire juste, la C.T.G.G.entend tout salaire dont le montant tient compte «le tous les éléments découlant de la valeur morale, économique et sociale du travail; par exemple: (a) la subsistance du travailleur et celle de sa famille (moyenne); (b) les qualifications exigées par et dans l’emploi, les aptitudes et le rendement des salariés.Pour réaliser cette plénitude «le justice, l’Etat et les organisations professionnelles patronales et ouvrières sont les seules personnes morales ayant les qualifications voulues.4o Travaux publics et subsides à l’industrie.— En vue d’assurer «le l’emploi à tous les travailleurs du pays, une fois la guerre terminée, ia C.T.G.G.demande que les gouvernements fédéral et provinciaux s’entendent pour aborder le problème de la reconstruction d’après-guerre.IV — Les employeurs Les employeurs, soutient la C.T.G.G., devraient opter pour les syndicats responsables légalement de leurs activités professionnelles.Unis, les employeurs devraient ne pas craindre «le s'élever au-dessus du plan strictement légal pour régler, avec les syndicats de travailleurs, tous leurs problèmes d’après les deux grandes vertus de justice et de charité.Enfin, les employeurs devraient s’organiser eux-mêmes, au point de vue professionnel, sur un plan parallèle à celui des syndicats «te travailleurs.ganisations ouvrières, de s’orienter vers la politique au sens indiqué plus haut.V — Les organisations ouvrières a) Réformes fondamentales—La responsabilité civile des unions, Ja création de tribunaux du travail où porter les litiges, et l’élaboration d’un droit collectif fournissant les critères nécessaires, peuvent seules taire sortir de l’impasse où il se trouve le problème «le l’atelier syndical entendu au sens de sécurité syndicale.b) Nationalisation des biens — Il appartient à l’Etat, en vertu de sa fonction subsidiaire, dans le monde économique, de répartir équitablement le bien commun, et non d’être industriel ou commercant.Pour la G.T.C.G., la nationalisation généralisée conduit tout droit an socialisme d’Etat.La G.T.G.G.n’accepte In nationalisation des biens que pour des cas d’espèce, et lorsque tous les autres moyens de faire servir tels biens à ïa société auront été épuisés.c) La politique —Il est contraire au caractère des organisations ouvrières de faire de l’action politique, soit en appuyant, soit en fon-dant un parti, dans le but “d’arriver au pouvoir”.En effet, la raison d’être «les organisations ouvrières est de régler les problèmes, sur le plan professionnel, en collaboration avec les employeurs ou les organisations patronales.Cela ne les empêche pas d’inspirer la législation, d’exiger d’être consultées sur les problèmes qui les intéressent, mais il n’entre pas dans leur rôle, ni dans la nature même desdites or- VI — Travail féminin La C.T.G.G.estime qu’il est impossible de concilier l’ordre nature! des choses avec la présenc* des femmes dans les activités industrielles et commerciales.Sans doute que des contingences sociales viennent tempérer l’énoncé ci-dçs-sus.La C.T.C.C., en effet, se rend compte que le travail féminin ne saurait être prohibé.Dans certaines branches de l’activité humaine, les femmes auront toujours accès assez facilement, et bien que l’on ne doive pas accepter la généralisation du travail féminin, on ne peut défendre non plus, aux veuves et aux jeunes filles soutiens de famille, par exemple, d’aller ga« gner ce qui est nécessaire à leur subsistance et à la subsistance des leurs.a-»- Nouveauté Histoires, légendes.Destins par Ptorro Davîault Volume de 243 pa?ei.Au comptoir S1.2S Par la potto $1.3i SERVICE DE LIBRAIRIE DO "DEVOIR" e-a S V Parents V Educateurs V Personnalités religieuses V Chefs de groupes aux ie»P0,v* LA JEUNESSE doit être une période de grands espoirs, d'idéal élevé, la préparation à une vie riche et pleine.Et, pourtant, 75 pour cent des cas d'infection vénérienne se produisent chez des jeunes gens de moins de 30 ans.Est-ce que cela signifie que nous ne faisons pas tout ce que nous devrions pour la jeunesse ?Les parents ne sauraient rendre de ptus grand service à leur pays que de donner à leurs enfants la direction et la surveillance dont ils ont besoin et de leur offrir une vie de famille saine.C'est là une tâche qui s'impose aux parents, aux éducateurs, aux personnalités religieuses, aux chefs de groupes de jeunes et à nous tous.Veillons à assurer l'éducation de nos jeunes, à les occuper, à les distraire, à organiser leurs loisirs; ce sont autant de problèmes qu'il nous faut résoudre.Aidons tous les jeunes Canadiens à devenir de bons citoyens, prêts à prendre leur place durs le monde.Faites de VOTRE foyer, de VOTRE milieu, de VOTRE pays un séjour meilleur pour notre jeunesse.v CAMPAGNE CONTRE LES MALADIES VÉNÉRIENNES $ il BU 21 Alt-26 MAI V A Organisée par la LIGUE CANADIENNE DE SANTE et l'ASSOCIATION CANADIENNE DES PHARMACIENS sous les auspices des MINISTERES DE LA SANTE.Cette annonce est publiée grâce ou généreux concours des commanditaires suivants : Ayers, McKenna Cr Harrison Limited Montréal Compagnie Ciba Limitée Montreal Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec Chas.E.Frosst b Company Montréal Frank W.Horner Limited Montréal Les Laboratoires Abbott Limitée 20.Chemin Bate* — Montréal Laboratoire Vitalgine Spécialités pharmaceutiques — 1347 est, rus Notrs-Dame, Montréal Lymans Limited Montréal Northam Warren Limited 980, rue Saint-Antoine — Montréal Pharmacies Modernes Inc., Pharmaciens en gros seulement — Montréal CH.4341 10 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 MAI 1945 VOLUME XXXVI No 114 Ca Uk musicale Quelques réflexions sur le centenaire de Gabriel Fauré — La critique musicale est-elle devenue trop sérieuse?Le centenaire de la naissance de Gabriel Fauré, le 12 mai, est passé presque inaperçu, seule la Société Radio-Canada ayant choisi d’hnno-rer sa mémoire par un concert spécial.Aux Etats-Unis, du moins en autant qu’on peut en juger par les pages de radio et de concerts publiées dans les journaux, on l'a complètement ignoré.Il y a à cela, je crois, deux raisons principales.La première est le bouleversement qu’ont apporté dans notre existence les heures turbulentes que nous venons de vivre: les événements seuls comptaient et les hommes, si grands qu’ils pussent être, paraissaient bien peu importants, surtout lorsqu’ils n’étaient pas des hommes d’action mais des penseurs et des artistes.Voilà la première explication que je me suis offerte: ce n’était pas une justification mais une simple constatation.Vous ne la trouvez pas suffisante?Moi non plus, je n’en étais pas satisfait, et j’ai cherché plus loin.Je sentais assez confusément qu’il devait y avoir une raison pour qu’un oubli qui semblait un sacrilège aux Français, nous laissât presque indifférents.nous Canadiens qui admirons Fauré.J’ai donc lu un tas d’articles sur Gabriel Fauré.J’aurais pu sans doute, sans cette lecture, écrire quelques pages bien senties — vous savez, avec de grands mots ronflants et oui ne compromettent pas — mais il aurait pu s'y glisser certaines erreurs; et connaissez-vous rien de plus désagréable que de tomber sur des affirmations que vous savez inexactes et qui vous donnent l’imoression que l’auteur s’est moqué de vous?Je suis donc allé aux sources, c’est-à-dire que l’ai lu des articles de musiciens français, et i’ai trouvé entre autres eelui-ci, publié par Mangeot.au lendemain de la mort de Fauré: c’est un grand musicien mais un étranger.* * * A lire les critiques musicales tant françaises qu’anglaises, on est en droit de se demander parfois si la critique ne se prend pas un peu trop au sérieux.U fut un temps où Fûn persiflait sans merci compositeurs et interprètes, qui de leur côté, ne se gênaient pas pour répondre sur le même ton.Voici un exemple amusant cueilli dans le journal humoristique, Le Charivari, du 19 octobre 1841).UN OPERA DE M.BERLIOZ “C’est hier matin, pendant que tout Paris était en train de déjeuner, que la saisissante nouvelle a éclaté.C’était foudroyant.Aussi cinquante mille familles se sont-elles levées de table: cinquante mille autres ont été relevées, car elles étaient tombées à la renverse.Le factionnaire de la rue Pinon a dû être lui-même relevé pour une semblable cause.C’est que Paris, avec son admirable instinct, a vu du premier coup tout ce qu’il y a d’inquiétant, de fulminant et de volcanique dans ces douze mots: M.Berlioz vient de terminer nn opéra en quatre actes intitulé: F AC ST.On eût tout aussi bien fait d’annoncer un tremblement de terre.L’épouvante s’est aussitôt emparée de la rue Lepelletier,'car on craignait un moment que cette partition fût destinée à sévir sur la scène de l’Académie-Royale.Or la salle de l’Opéra n’éiant qu’une salle provisoire et fort légèrement construite, l'alarme du quartier était légitime.Mais la rue Lepelletier a été promptement rassurée.M.Hector Berlioz a déclaré que son Faust serait représenté dans une salle de Graphologie au “Devoir” “Fauré était mieux nue notre coi'ceu'ts., , , plus grand musicien.Il fut un des .l.rM1l.c°urt que le local moments les plus exauis et les plus ‘\fr !.em * ^ erz a e e deslSne a troublants de la sensibilité et de la! .l?1 Lecteur.— Intelligent et cultivé, il a une vive sensibilité d’esprit et de coeur.Il est nerveux et il a une humeur inégale qui réagit sur l’activité.Absolument simple, modeste, indépendant, c’est un homme énergique.La volonté est résolue, précise et ferme.Ses idées et ses opinions sont personnelles, originales et arrêtées.Il y tient et pour les soutenir et les défendre il contredit et il discute avec chaleur et très habilement.Il a de la finesse et il devine mieux les autres^ qu’il ne leur permet de le connaître.Vif et impatient, il est irritable et il a des emportements qui ne sont jamais des colères.Beaucoup de droiture et de loyauté.Le coeur est bon.délicat et généreux et capable d’un dévouement inégal car il est parfois gêné par un peu d’égoïsme.Il est plus timide qu’il ne le parait.C’est un intellectuel qui est remarqué et admiré dans son milieu mais cela le laisse indifférent car il n’a pas l’ombre de vanité.Il semble y avoir chez lui une lutte constante contre la sensibilité et toutes ses manifestations.Autant en emporte le vent.— On ne fait rien de sérieux avec ces quelques lignes.— Il est sensé et réfléchi.Ambitieux, d’une activité inégale mais qui, à certains moments, peut être ardente.Généreux et sensible, il a de la bonté et il sait s’oublier pour les autres dans un dévouement qui procède plutôt par élans et qui manque de persévérance.L’imagination favorise la rêverie et les illusions.La volonté est faite pour la résistance plutôt que pour l’initiative.Mais il est jeune et quelques années vont le modifier.Il ne manque pas de décision et il est habitellement obstiné.Tendresse, besoin d’affection et de confiance.Sincérité et franchise.de M.Heuri Herz se trouvant pré- poésie française.Il n’est pas .j sentenK.nt en Amérique, son imam poete oui ait traduit dans un lan- dent concier„e a 1-increvable gage plus harmonieux, plus disün- .tnm.i,>ri„ gué, plus personnel, plus équilibré, | ycrjjoz plus concis, plus pénétrant, les émois, les troubles, les vagues aspirations.les rêves imprécis de l’âme humaine.Il n’est pas de peintre nui ait coloré d’un pinceau plus évocateur le jeu des ombres et des lumières.Aussi définitif que Phi- dias par la pureté de ses formes, j le fléau, a pris toutes les mesures aussi élégant que Watteau par la de sécurité publique.Des ouvriers distinction d’un, dessin nui pose | viennent d’être envoyés sur les sans appuyer, aussi troublant que ! lieux pour étayer, raffermir, étan-Musset et Verlaine par la révéla-1 çonner et solidiïer la saile Herz.tion d’une âme blessée qui confesse i Le jour où la partition de Faust ses souffrances sans les crier.Fau-isÇ déclarera dans cette salle, plu-ré fut dans ce dernier demi-siècïe xieurs détachements de pompiers, une des plus hautes expressions de sergents de ville, de troupes de ,Tique?C.ertes.Exagéré?•Il’ 110,111 0111 a ,, u,uu- ns pas.Et remarquez bien j ?.a alfle Vn f‘l 1 u" ',.cs crl- i-.- .x» „ I tiques les plus dangereux de son es les qualités dont ^ UP.n n’v a qu’à lire ses Mé- l’art.Né au déclin du romantisme, il échappa à ses convulsions.Préservé de l’enseignement formu-, ,, .laire des sphères officielles, repré- m“‘rs symptômes d une catastro- !!aIé|’y Jv ! P Quelques ambulances seront éta-Ambro.se Thomas_ .1 demanda aux | ().'ms ,e vcisillaRe.classiques des l/c et 18e siècles: Post-scriptum.Les habitants du leur discipline framhe et vivante et.faubourg Montmartre et de la des qui! s exprima, il le fit °ans Chaussée d’Antin comiuencent à dé- un langage juvénile qui n a rien ménager.“ d'appris, qui ne ressemble à rien de 1 ce que l’on connaît et qui, au cours 1 A la lecture d'un tel persiflage, de sa longue carrière ira toujours on pourrait être porté a s'apitoyer en s’affirmant, en se purifiant, en jur le sort du compositeur.Mais «’ennoblissant.Jamais musicien ne Berlioz na jamais eu besoin de témoigna de plus de goût, de plus ] P die.Comme le Chien d Or de Que-de tact, de plus de mesure”.1 P.u Prendre jiour devise.Panégyrique?Certes.Exagéré?•It‘ mordra, qui m aura mordu.Je ne croi geot pare son sujet, ce sont les qua- Xi'res,' sLVndesq'ues de la Musi lites que l on attribue toujours a QUe ou M,s articies à la Gazette Mu musique française et a I esprit fr.in- pOUr s'apercevoir qu'il ne se cais: le goût, le tact, la mesure.si,nt.,j( vraiment heureux que lors-Nulle part il n insiste sur la pro- qq-ji avait aénanti ses ennemis sous fondeur et la passion, qui ne sont , ;e ridicule.pas l’apanage^ de la musique Iran- \ propos d’abattage, en voici un, çaise ni de Fauré.Et c’est là, je admirable dans sa concision, que crois, la raison pour laquelle les servit, il n'y a pas si longtemps, le Américains ne se sont pas sentis célèbre critique anglais Ernesi dans l’obligation de tout mettre de Newman.Newman, forcé par les côté pour célébrer son centenaire.| devoirs du métier, d’assister à un Pour les Français, Fauré est l’un concert particulièrement mauvais, des plus grands, sinon le plus grand publia ces simples mots: “M.X., génie de la musique, car nul autre baryton, a donné hier soir un réci-que lui n’a su parler si complète-:'al.Pourquoi?” Entre parenthèses, ment leur langue; pour les autres,! l'avais mis cette phrase de côté, es- I pérunt — et craignant — pouvoir i m'en servir un jour ou l'autre.Heu-i reusement, je n'ai pas eu le malheur d’assister à un concert assez mauvais pour en être digne! Romain-Octave PELLETIER Catullus.— Beaucoup d’imagination accentue la tendance à la rêverie, ce qui n’empêche pas mon jeune ami d’aimer à parler et de ne pas s’en priver.11 a des illusions et des préjugés à cause des exagérations de cette active imagination.Beaucoup de vie, d’animation, de goût à vivre et il a un bel optimisme qui l’aide à être un gai et joyeux compagnon.C’est un idéaliste.Le coeur est bon, délicat, tendre et s’attache facilement.C’est une nature sincère; la franchise est livrer la salle à M.naïve et sans défiance.Il a assez bonne opinion de lui-même pour qui il a autant d’indulgence que pour les autres.La volonté est capricieuse, inégale, influençable, mais certainement capable, de temps à autre, de résolution et de résistance.Il aime tout ce qui est sentimental et un peu romanesque, mais le bon sens finit toujours par avoir son mot à dire.Il peut, à un moment donné, faire un coup de tête, cela dure peu.Il a des indécisions pendant lesquelles il est facilement entraîné par ceux qui ont plus de volonté que lui.Il prétend être très indépendant et il le dit, mais il attache trop d’importance à l’opinion des autres sur lui pour avoir une réelle indépendance.Dieu sait ce que cette étourderie de concierge peut recéler de calamités dans ses flancs! La rue de la Victoire éprouve des transes qu’il est plus facile de pressentir que de dépeindre.L’autorité, ne pouvant conjurer ligne et d’hommes de peine occuperont les abords de la rue, pour èlrq prêts à porter secours aux pre Fleur de lys.— Quel esprit clair, sensé, simplificateur et juste.Délicate et sensible, cette raisonnable personne est bonne, généreuse et dévouée.Elle est simple et toujours d’humeur si égale qu’il semble à ceux qui l’entourent que sa bonté et sa générosité ne lui demandent aucun effort et qu’elle ne pourrait agir autrement.L’activité est égale, sereine et persévérante.La volonté n’est pas forte.Elle .n’a ni résolution ni initiative; elle est douce et souple et, cependant, elle est ferme en certaines choses, parce-qu’elle est très consciencieuse.Un peu timide.Côté pratique assez marqué.Besoin de bien faire son l jp, travail.Elle est reposante.directions.pie et il n’y a pas assez d’écriture.— C’est une vilaine écriture et un caractère très difficile, dissimulation, caprice, on aime la discussion qui va souvent jusqu’à la querelle.Les préjugés et les partis pris sont indéracinables car le jugement est absent.La raideur, la brusquerie, l’agressivité sont toujours en activité.Ambition et confiance en soi.Beaucoup de franchise brutale.Sens nratioue et grand soin de ses intérêts.Et avec tout cela, on ne manque pas de coeur mais on ne le consulte pas assez souvent, c’est l’orgueil qui est le maître.Avec un si mauvais spécimen, il est possible que je sois trompé par des signes exagérés.Ombre légère—L’esprit est éveillé et actif, elle a beaucoup d'imagination, et à ses heures, elle peut être sérieuse et sensée.De l’esprit pratique qui prendra de plus en plus d’importance.Le coeur est délicat, bon et affectueux, et elle est faite pour se dévouer pour ceux qu’elle aime.L’imagination favorise bien des exagérations et le jugement n’est pas très sûr.L’humeur est inégale et facilement assombrie et elle réagit sur l'activité également variable.Droite et sincère mais exagérée dans ses discours presque sans s’en apercevoir.Gaieté et animation, elle aime à parler mais elle se garde bien de conter ses petits secrets.D'ici trois ou quatre ans elle se modifiera, elle paraît encore bien jeune, sentimentale, un peu romanesque, un peu capricieuse mais gentille et aimable.Gérard.(S.H.) — Il aurait fallu un pseudonyme et plus d’écriture.—L’esprit est précis, réfléchi et juste.Il a de la délicatesse, un coeur sensible, affectueux et craintif.La réserve est grande et s'oppose aux confidences et à la véritable intimité entre amis.11 a une activité variable et jamais très ardente.La volonté est faible: il manque de résolution et de ténacité et il est très influençable.— Avec si peu d’écri- j ture les analyses sont incomplètes et peu satisfaisantes et pour le patient et pour le graphologue.Orgueil un peu susceptible.L’humeur est capricieuse.Fanchon — Elle ne s’est pas forcée pour me donner assez d’écriture.— Appliquée, soigneuse, elle a une activité égale et routinière.Bon coeur aimant et délicat et facilité à se dévouer pour les autres, (ce dévouement s’est peu exercé jusqu’à présent, il sera poussé par les grandes affections de la vie).Volonté égale, assez ferme, caractère doux et facile.Une personnalité un peu effacée.Les qualités pratiquées se développeront de plus en plus.Droiture, honnêteté et loyauté.Trifluvienne — Veuillez me donner votre adresse que je vous remette vos timbres.Je ne reprends pas les études, j’ai trop de travail en retard.Tant pis pour ceux qui ne me donnent pas assez d’écriture.Gisèle—L’étude a paru le 5 mai.Gisèle (Je viens de recevoir votre lettre qui ne renferme ni coupon, ni timbres, et je ne veux pas de copie, pas jie vers, et une lettre ordinaire), w Indiscrète — Un peu irréfléchie et manquant de bienveillance, elle parle beaucoup et elle a l’occasion de regretter ses propos inconsidérés.Je dis qu'elle les regrette parce qu’elle a bon coeur et n’a pas l’intention de faire de la peine.Elle est d’une franchise rude.Beaucoup d’imagination lui exagère les choses et nuit au jugement.Ambitieuse et active, elle fait les choses vite, sans soin et elle a peu d’ordre.Gaie, animée, toujours prête à plaisanter et à blaguer, elle n’est pas sérieuse mais amusante.La volon-té_ est vive, impulsive, variable et très influençable.Elle a de la bonté, elle peut se dévouer et je lui trouve peu d'égoïsme.Elle a de l’initiative et elle aime à faire à sa tête sans s’occuper des conseils et cd ta Acène, au concert et à l’écran TE MAITRE DE FORGES** AU ST-DENIS Henri Rollan el Gaby Morlay, dan» une icéne du fameux film 'Xe Maître de Forqei" aujourd'hui à l'affiche du Saint-Déni».Soirée récréative à Rosemont Demain soir, dimanche 20 mai, aura lieu, en la salle paroissiale de Sainte-Philomène, une soirée récréative donnée pour la première fois à Rosemont sous les auspices des Cercles Lacordaire.Quatre élèves de Mlle Sita Rid-dez y interpréteront une comédie de Victor Vekeman intitulée: “Un divorce à l’eau”.Les jeunes artistes au programme sont Mlles Ghislaine Sarrazin, Suzanne Régis, MM.Costant Natalie et Serge Va-nier.Le public est invité.Entrée libre.(Comm.) Au théâtre Arcade On présente au théâtre Arcade, et pour une semaine complète (deux spectacles chaque jour), “Clarie de Lune”, pièce en trois actes et six tableaux, tirée d'un programme radiophonique, "Les Amis de l'Art" Une grande démonstration astronomique en plein air sera donnée sur le terrain du Lower Canada College, avenue Royale, entre Monkland et Notre-Dame-de-Grâce.Une douzaine d’astronomes feront admirer à travers leurs lunettes et télescopes, les merveilles du ciel.Il se peut que cette initiation à la science du ciel, devant avoir lieu mercredi dernier, soit remise à ce soir, de 8 h.30 à 11 h., si la température est clémente.La jeunesse est invitée à visiter le Gala des Arts, au numéro 1050, 5e avenue, Verdun, tous les soirs, de 7 h.30 à 10 h.Le samedi et le dimanche, de 2 h.à 6 h.Lundi.21 mai, à 8 h, du soir, au Moyse Hall de l’Université McGill, représentation spécialement destinée aux étudiants de la pièce de Shakespeare ‘Much ado about nothing’.Billets en vente jusqu’au lundi, 21 mai, à 3 R., au Montreal Reoertorv Theatre.1550, rue Guv.Les 28, 29 et 30 mai.à 8 h.30 du soir à la Church of the Advent, coin des avenues Wood et Western, le Canadian Art Theatre présente “Hannele”, de Gerhart Hauptmann.XVindâox Modèle exclusif LESAGE De tous les arts d’agrément, l’étu-d» du piano est celui qui procure le plus de satisfaction personnelle et de succès sociaux.Faites donc apprendre le piano à vos enfants.La beauté du style et la sonorité de cet instrument lui valent sa grande réputation.Au "Ladies' Morning Musical Club" Le “Ladies’ Morning Musical Club" de Montréal annonce qu’une bourse d’étude est offerte au meilleur concurrent du concours d’admission à une des écoles de musique reconnues des Etats-Unis.Cette bourse a pour but de subvenir à l’entretien du bénéficiaire puisque l’enseignement à ces écoles est donné gratuitement et eue les élevs y sont admis par concours seulement.Pour de plus amples détails, on est prié de s’adresser à Mlle F.-M.Davidson, secrétaire - trésorière.! 1504 ouest, rue Sherbrooke.Anciens du Séminaire de Sainte-Thérèse PIANOS LESAGE LIMITEE Maison fondée en 1891 Sfe-Thérèse.P.Q.Pour nlus de renseignements, écrive» fahrique même ou telephone» » Jt3LES-L I.BSAGK 891.rue Gohler.Ville St-Laurent.BV water 8097 Fleur du Val.— Petite nature paisible et routinière, elle est réfléchie et sensée.L’esprit pratique est en train de se former.Elle a un coeur bon et affectueux et elle apprendra à se dévouer.Crédule et naïve; elle est sincère et elle a des franchises intempestives.L’activité est égale et routinière.Elle n’a pas d’initiative et elle déteste ce qui dérange sfs habitudes.La volonté est d’une obstination habituelle qui sert à la résistance, une résistance muette et douce qui est, tout de même, une force.L’humeur est variable.Elle s’attriste facilement et les obstacles, tout ce qui est difficile lui font peur.— Ce n’est pas assez d’écriture.Jacqne-Line.— Pas sérieuse, sentimentale et un peu romanesque; l’imagination est active et alimentée par les romans, le cinéma, etc., ce qui nuit au jugement.Nature ardente, impressionnable et très influençable.La volonté parait plus forte qu’elle ne l’est: plus impulsive que résolue, entêtée, mais ni tenace, ni persévérante.Beaucoup d’illusions sur la vie et sur elle-méme.C’est une optimiste qui voit tout en beau et que le moindre déboire découragera.Elle est autoritaire, ardente et elle se croit très énergique, elle verra elle-même comme sa résistance est faible.Elle aime le plaisir, le changement, la fantaisie et l’imprévu.Coeur tendre, besoin d’affection mais peu de constance.Elle exagère et né dit pas toujours la vérité.Vanité et coquetterie, le souci de plaire est continuel.Elle est gourmande et elle lient à toutes les bonnes choses de la vie.«Très capricieuse et maussade quand elle est de mauvaise humeur.Pas pratique.Maison bleue.— C’est de la co- Panier de roses —Très jeune, l’écriture et le caractère en pleine formation.Elle a un esprit clair et du bon sens.L’activité n’est pas égale, tantôt vive, tantôt nonchalante, et naturellement le travail souffre de ces cajirices.Tendre et timide, très sensible et un peu nerveuse, Elle a, tour à tour, des accès de gaieté et de petits accès de tristesse.Un peu indécise, elle a assez de fermeté quand elle a pris sa résolution.Droiture et sincérité, grande réserve timide qui nuit aux confidences sans les abolir.(Courageuse avec certaines ténacités.Aucune vanité et jolie simplicité.Un peu susceptible.Dans trois ou quatre années, le caractère sera fixé et il y aura certainement des modifications.Elle a de la finesse, de la réflexion et du bon sens: bien dirigée elle sera unç femme intelligente et bonne.Grand besoin d’affection.NOTE — Mes chères correspondantes, trouvez donc des pseudonymes plutôt que vos prénoms, edr c'est ennuyeux pour vous et pour moi quand le même se répète deux et trois fois.JEAN DESHAYES Au Saint-Denis cette semaine La direction du Saint-Denis annonce la reprise du film Le Maître de Forges.On a confié le premier rôle féminin à la grande artiste Gabv Morlay et le rôle-titre à Henri Rollan.Les autres acteurs sont Léon Béliè-res, Jacques Dumesnil et Christiane Delyne.Le Maître de forges ne sera qu’une semaine à l’affiche.Le second film à l’affiche est Circonstances atténuantes, avec Michel Simon, Arlctty.Dorville et une trentaine d’artistes.L’histoire est celle d’un juge qui tombe au milieu d’une bande de filous, se fait d’abord leur prétendu complice, les fait tous coffrer puis les remet sur le droit chemin.ST-DENIS A L'AFFICHE U*> pt&ru&c&iiç GRBV HENRI MORLDV ROLLfln ie mniTne DE FORCES L’i oraire des spectacles sT-nE(flS i “Le Maître de» Forge»” 3 h.21, 6 h.22 9 b.58.“Circonstance» atténuante»** I b.30.5 h.01.8 h.32.ORPHEUM i “En marge de la Tie” 9 h.35.:2 h.15.2 h 40, 5 h.10, 7 b.30, 9 b.55.LOEWS i “The Song of Bernadette” 10 h., 12 h.35.3 b.25.« h.10 9 b.CAPITOL i “Hotel Berlin”” 10 h.12 h.35, 3 h.35, 8 h 50, 9 h.50.“Big Show Off.II h.45.2 h.40, 5 h 40.8 h 33.PRINCESS i “Maytime” 11 h.05.2 h 30 8 h- 7 h 30 “Circumstantial Evidence” 10 h.1 h.20, 4 h.50.8 h.20.PALACB I “Tonight and Every Night” 11 h.05.1 h.55, 4 h.35, 7 h.10.9 h.5 La gazette artistique Clnlm* SAINT-DENIS: Le Maître de Forges, avec Henri Rollan et Gaby Morlay.ORPHEUM: En marge de la vie, mettant en vedette Charles Boyer et Barbara Stanwyck.(Du 18 au 24 inclusivement).CAPITOL: Hotel Berlin, mettant en vedette Helmut Dantine et Paye Emerson.(Du 18 au 24 inclusivement).1 LOEW’S: The Song of Bernadette, avec Jennifer Jones dans le rôle de Bernadette.(Du 18 au 24 inclusivement).PALACE: Tonight and Every Night, avec Rita Hayworth, Janet Blair et Lee Bodmann.(Du 18 au 24 inclusivement).PRINCESS: Maytime, avec Jeannette MacDonald et Nelson Eddy.(Du 18 au 24 inclusivement).Musiqu* HIS MAJESTY’S: La Société des Festivals de Montréal présente avec des artistes du Metropolitan, 29 mai, La Bohême; 31 mai.Le Mariage ds Figaro; 2 juin.Carmen.EXPOSITIONS SALON INTERNATIONAL DE PHOTOGRAPHIE: A la Galerie des Arts, 1379 ouest, rue Sherbrooke.(Jusqu’au 27 mai).THEATRE MONTREAL ‘44-’45: A la Galerie des Arts.(Jusqu’au 20 mai) DOMINION GALLERY: Exposition de portraits et de personnages répartie sur quatre siècles.(Jusqu’au 16 juin).L’ART FRANÇAIS: Exposition d’aquarelles de Marc-Aurèle Fortin.(Jusqu’au 31 mai).L'Orchestre Symphonique des Jeunes de Montréal Lest au Plateau, le mercredi, 6 juin, que l’Orchestre Symphonique des Jeunes de Montréal fera ses débuts.Cet ensemble donnera, à cette occasion, un programme varié auquel a accepté de participer une de nos plus brillantes pianistes canadiennes, Mlle Paule-Aimée Bailly, prix d’Europe 1939 et depuis cinq ans boursière du Jul-liard School of Music de New-àork.Mlle Bailly jouera avec l’Orchestre des Jeunes, les Variations Symphoniques de César Franck.Voici quel est le programme que donnera au Plateau, le (i juin prochain, l’Orchestre Symphonique des Jeunes, sous la direction de Fernand Graton: Ouverture Cerio* lan, Beethoven; Symphonie No 40.Mozart; Sérénade Op 48.Mozart: Chant Russe, Lalo; Variations Symphoniques, César Franck (soliste: Paule-Aimée Bailly).Ce concert, qui marque sûrement une étape dans l’histoire de la musique canadienne, est un hommage des jeunes à M Wilfrid Pelletier, qui a tant fait pour promouvoir la musique chez les siens.%» CHARLES BOYER ! ROBERT BENCHLET BETTT F1EID ROBEBT CUMMINGS EDWARD G.ROBINSON BARBARA STANWYCK f HÉP1 tf EUM ARCADE A L’AFFICHE r^rruômrHt01 i^Padioua Sci^ «GASTON DAURiAC «ROLAND CHENAiL •HUGUETTE OUGNY^ HiSIOiREf/AMOUR ?J.-RENÉ C0UTLEE w «PMAHEDES rameaux J f^HAYWO A l’afficne PRLRCE LE JOLI PARC BELMONT N H Tv.-J'-l;.- JJ://."/**.*, j M'.CMElfiMON ARLETTY ATHmMïE) 'r DORVILLE MAINTENANT OUVERT Sensationnels acrobates californiens après-midi et soir.Danse sur la musique de Stan Wood FEHLME LE lUftim JEiÇQUA 1 RM.La Société classique La Société classique présentera trois grands artistes: mardi le 5 juin, rune des vedettes du Metropolitan Opera, Lawrence Tibbett; mardi, le 26 juin, Jean Dickenson, soprano coloratura, aussi du Metropolitan; mardi, le 31 juillet, Pierrette Alarie, qui a remporté la bourse du Metropolitan celte année.Ces deux derniers concerts seront présentés avec Sérénade pour Cordes.sous la direction de Jean Deslauriers.L’ORCHESTRE SYMPHONIQUE DES JEUNES de MONTREAL avec PAULE-AIMEE BAILLY, pianiste Prix d'Europe 1939 AU PLATEAU le mercredi 6 juin 1945, à 8 h.45 CHEF D'ORCHESTRE — FERNAND GRATON BILLETS : $1.60 — $1.35 — $1.00 eh»» EDMOND ARCHAMBAULT ou à LA.7313 KMIfE* XMS ¦ WUI»U rrmf ¦ CHAhES BIOTOII vtvctNT r«i« • iu i.cos» • Gladys mows Deuxième semaine nôiêf Hiuna mwgiM uwiiic MIU18 ¦ HIBWCjjg— ' CAPITOL SEMAINE La réunion annuelilc des anciens du Séminaire de Sainte-Thérèse aura lieu jeudi, le 24 mai.En voici le programme: 5 h.30 run., salut du Saint-Sacrement; 6 h., souper, élections, discours du président sortant de charge, Me Adélard Leduc, LL.D„ professeur â l’Université de Montréal; dans la soirée, renrésentation du "Malade malgré lui”, opérette bouffe en un acte de Luigi Bordcse.Tous les nnoiens élèves sont cordialement invités par le conseil de l’Association.Cet avis tient Heu d’invitation officielle.Coupon grgpbologtau* ESQUISSE GRAPHOLOGIQUE de IEAN DESHAYES “DEVOIR" Samedi, 19 mai 1945.g,,,, 0ÛUI J s#m»in*t On oounon »»l»bl» «t 25 »ou» en tlmbres-ooet* doivent eccomPSKurr ehtoue en»ot Tout m»nu»c,-lt doit »tr» « r»ncr» »
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