Le devoir, 22 mai 1945, mardi 22 mai 1945
/ •" “L, Otatte art rm« nation aouvaratna at na Mut avec docilité accepter da la Orande-Breta-pne.ou des Etats-Unla.ou de qui Que ce soit d’autre, l'attitude qu’il lui taut prendre envera le monde Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’eet pas envers le Commonwealth britannique dee nations, mais envers le Canada et son roi.at ceux qui contestant ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.’* "She la a sovereign nation and cannot teks her attitude to the world docilely from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's king and those who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Common wealth." (l-X-371 Lord Twaedimeii LE DEVOIR Monfréoi, mardi moi 1945 VOLUME XXXVI — No 116 MDACTION rr ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME.MONTREAL TELEPHONE t lllsii IS61* SOIRS.DIMANCHES IT FETES Directeur I Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur an chef t Omar HEROUX Administration : Rédactien : Gérant : BEIsir SSCI BEIair 2984 BEIsir 3361 Octroi de $800,000 à FUniversité de Montréal ( Voir en page 3) |N[e craignez rien: s’il le faut il pourra rapidement changer son fusil d’épaule.gomment la "Winnipeg Free Press" invite à la confiance ceux de ses amis conscriptionnistes que pourrait inquiéter l'attitude actuelle de M.King Quelques réflexions de portée générale sur un texte significatif ^ Il sera forcément beaucoup question de la conscription |au cours des semaines prochaines.M.Bracken demande formellement qu’on l’applique à lia guerre du Pacifique.Toute une presse lui fait écho.Les ¦arguments que l’on emploie sont exactement ceux que l’on la fait valoir et devant lesquels, à moins que ce ne soit de-Ivant la puissance et la persistance des gens qui les malniaient, M.King s’est incliné déjà.On insiste sur ce point Ique ni la Grande-Bretagne ni les Etats-Unis, en dépit des lévénements d’Europe, n’ont renoncé au service obliga-Itoire.Le chef du gouvernement a repris, quant à la guerre du IPaeifique, le thème et presque les formules qu’il utilisait lau début de la guerre européenne: notre participation sera ¦limitée, elle sera volontaire.Il peut être intéressant de noter que ces restrictions verbales ne paraissent pas inquiéter outre mesure certains par- ques, mais qui, tout de même, représentent déjà un effort à Winnipeg, le principal journal libéral dit en fait aux conscriptionnistes: Ne vous inquiétez pas! Si les choses s’aggravent, si la situation de novembre 1944 se reproduit, cela ne lui prendra pas de temps pour changer son fusil d'épaule.L’expérience le prouve.Et qui osera prédite qu’advenant une nouvelle crise, la confiance da la Free Press seta déçue?Tout le mécanisme de la conscription, — de la conscription pour n’impotte où, subsiste.Il subsiste avec le stock, si l’on ose dire, d’arguments qui ont provoqué sa mise en train.On en a simplement suspendu le jeu.Il suffira d’un nouveau geste pour le remettre en mouvement.Ce geste sera-t-il posé?Cela dépend, semble-t-il, de la durée, de l’intensité du conflit.Pour le moment, M.King annonce l’envoi d’effectifs que l’on dit purement sgmboli- Les petits pays veulent restreindre le droit de veto |tisans de la participation à fond.* * ¥ C’est ainsi que, la semaine dernière, le 17 mai exacte-Iment, la Winnipeg Free Press, le principal journal libéral Ide l’Ouest (et, probablement du pays'!, commentant de Irécentes déclarations de M.Bracken, disait: Il [le chef du parti progressiste-conservateur] a dit que la conscription devrait être continuée pour des raisons d’équité.En ceci il offrait des opinions depuis longtemps exprimées par la Free Press.Mais, d’aucune façon, il n’a discuté les motifs qui ont poussé le premier ministre à suivre une autre voie.L’intention de M.King, c’est d’éviter la continuation de la conscription pour éviter d'autre discorde et amertume à l’intérieur du paqs.C'est là un motif louable.Mais l histoire de M.King prouve que l’on ne permettra à rien de gâcher l’efficacité de l’effort de guerre du Canada.S’il surgit, dins la guerre avec le Japon, une situation semblable à celle qui a provoqué la crise des effectifs de novembre 1944, on peut avec confiance compter qu’un changement de politique sera promptement effectué.("He said that the draft should be continued on grounds of equity.In this he offered opinions long since expressed by the Free Press.But he did not cope, in any way.with the reasons which impelled the Prime Minister to take another line.I !, une cabale de porte en dans toutes les fa- dont un membre fait du Congress, en vue considérable: 30,000 soldats, 13.500 matins et un nombre encore indéfini d’aviateurs.On s’efforce de provoquer les enrôlements volontaires, et le passé laisse prévoir que l’on emploiera pour cela tous les moyens possibles.Déjà la Gazette de ce matin prétendait qu’on utilise contre les vétérans de la guerre européenne de désagréables pressions morales.Mais si les volontaires ne sont pas assez nombreux pout constituer ces premiers effectifs, s’ils ne le sont pas assez surtout pour combler les vides, au cas où la guerre se poursuivrait aussi longtemps que certains le redoutent, qu’arrivera-t-il?On peut être sûr que, si M.King est en ce moment au pouvoir, il sera de nouveau soumis aux pressions devant lesquelles il a si complètement capitulé déjà.Sauta-t-il plus qu’alors résister?¥ ¥ «P On nous fait, à ce propos, un raisonnement qui, en d’autres circonstances, serait assez plaisant.M.King, dit-on.a dû.à la fin de 1944, céder devant un complot.Mais, en écartant même les libéraux indépendants et les libéraux-progressistes, on constate que M.King disposait alors à la Chambre des Communes de 170 voix sur 245, — soit, contre une coalition possible de tous les partis, d’une majorité qu’il faut bien qualifier de formidable.De deux choses l’une: ou il a été pris de panique What Mr.King has in mind is to avoid a continua- ou les 170 ministériels d’alors étaient, dans une large me tion of the draft in order to avert further internal strife and bitterness.This is a worthy motive.But Mr.King's record proves that nothing is to be allowed to subvert the effectiveness of Canada’s war effort.If a situation arises in the war with Japan similar to that which evoked the manpower crisis of November 1944, it can be confidently expected that a change of policy will be promptly made).La Free Press concluait: A la lumière de ce qui s’est passé depuis 1939.il est ridicule d’imaginer que M.King, pour l'amour , de quelque prétendu avantage politique, affaiblira la campagne pour un effort de guerre intensif et effi-'¦ race.(In the light of events since 1939, it is ludicrous to imagine that Mr.King, for the sake of some supposed political advantage, will weaken the drive for an intensive and effective war effort).¥ ¥ ¥ Ainsi se développe la campagne.Chez nous, on présente M.King comme le grand champion du volontariat: sure, acquis au complot.Dans un cas comme dans l’autre, cela, si M.King revient au pouvoir, ouvre sur l’avenir de peu rassurantes perspectives.¥ ¥ 4P Le plus sûr, pour ceux qui veulent que se pratique à Ottawa une politique qui tiendra d’abotd compte des int têts canadiens, n’est-il pas d’envoyer aux Communes le plus possible d’hommes qui soient disposés, non seulement à combattre M.Bracken, mais le cas échéant à protéger M.King contre scs propres amis?C’est ici, on le voit, toute la question des groupes minoritaires qui se pose, et il vaudra la peine d’y revenir.On ne l’écarte pas en disant simplement: Vous n’êtes pas assez nombreux pour obtenir à la Chambre une majorité.— Vous l'avez eue, cette majorité: qu’en avez-vous i fait?Et quel tôle n’ont pas joué, jadis, de modestes minorités?Omet HEROUX 22-V-45 Bloc-notes (par Emit» BenoistI Syndicalisme et politique Des syndicats ouvriers et des fédérations de syndicats ouvriers, tous et toutes à teinte plus Ou moins internationale, paraissent entrer pour de bon dans la bagarre électorale qui trouvera sa solution, même s’il ne s’agit que d’une solution fort précaire, dans le scrutin du 11 juin.Le Canadian Congress of Labor a, par exemple, son comité d’action politique dont les membres doivent entreprendre, incessamment, à Montré porte, milles partie de les induire à accorder leurs suffrages à six candidats du parti de la C.C.F.(la Co-Operalioe Commonwealth Federation), qui se présentent dans des circonscriptions montréalaises.Le Canadian Congress of Labor est tellement canadien qu’il comprend un certain nombre de syndicats qui lui sont affiliés et qui le sont aussi à la grande organisation fondée aux Etats-Unis par le très remuant John L.Lewis, le C.I.O., de son nom tout au long, le Committee for Industrial Organization, en vue de l’établissement de syndicats et d’unions dans le sens vertical, c’est-à-dire par industrie, et non pas, comme c’est le cas avec l’American Federation of Labor, par corps de métier.L’un des syndicats qui sont affiliés en même temps au Canadian Congress et au C.I.O., YUnited Steel Workers of America, a précisément son propre comité d’action politique, par le moyen duquel il entend donner son appui entier, complet tall out), aux six candidats de la C.C.F., parce qu’ils sont membres de syndicats ouvriers, soit le Committee of Industrial Organization, soit encore le Canadian Congress of Labor ou l’American Federation of Labor.Cete dernière, dont le caractère international est bien connu et depuis longtemps, qui a des affinités nombreuses avec le T rades’and Labor Congress of Canada, possède aussi des comités d’action politique, mais qui n’épouseraient pas, tout en étant très actif d’ici le scrutin du 11 juin, la cause d’aucun parti, d’au-eun candidat en particulier.Propagandistes et cabaleurs de VAmerican Federation of Labor s’en tiendraient Ils consentent à ce que les Cinq puissent empêcher tout recours à la force, mais s'opposent au veto sur les moyens pacifiques de résoudre les conflits -Nouvelle phase de la question polonaise-L'Angleterre aura probablement des élections générales en juillet (suite à la page sept) .a session provinciale Nouveaux projets de lois du gouvernement Issue imprévue à ta motion Laurendeau sur le logement — Quatre mesures nouvelles du premier ministre Duplessis, dont l'une prévoit l'établissement d'une clinique d'aide à l'enfance auprès de la Cour des jeunes délinquants — Un bill de M.Bourque pour la création d'un département des ressources hydrauliques — A propos de ('"Aluminum Company of Canada" et des difficultés ouvrières Par Louis ROBILLARD Québec, 22-V-45.— M.Duplessis •emplit le feuilleton à mesure qu’il jie vide.Pour sa part, le premier-ninistre vient d’inscrire quatre riesures nouvelles.En voici les tires: Loi modifiant la loi des agents le recouvrement: loi instituant une Clinique de l’aide à l’enfance; loi nodiuant la loi ponr venir en aide i l’Université de Montréal; loi mo-Jifinnt la loi du service civil.Le bill Duplessis* (54) autorise ’établissement d’une clinique l’aide à l’enfance auprès de la cour les jeunes délinquants de Montréal, ifin d’assister les juges de ce tribunal dàns la recherche des circonstances particulières à chaque cas de délits, des factéurs dont il .y a lieu de tenir compte et dos re‘ ;oèdes qu’il convient d’y appliquer.Nous ne connaissons pas encore le texte du projet de loi qui con-;ccrne l’Université de Montréal, non plus que celui relatif au service .civil.Un bill de M.Bourque, ministre des Terres et Forêts, constitue un département des ressources hy- drauliques, au sein de ce ministère.Une loi adoptée hier soir et présentée par M.Bourque, prolonge jusqu’à six mois après sa démobi-iisation le temps pendant lequel un militaire peut formuler une demande de délai pour le paiement d’hypothèques sur son immeuble.Les deux côtés de la Chambre, particulièrement la gauche libérale ne manquent pas de faire la campagne électorale à l’intérieur ^ du Parlement puisqu’ils semblent être forcés d’y rester encore une couple de semaines.Mais un bon nombre, notamment chez les libéraux ne paraissent plus à l’Assemblée législative.depuis quelques jours.Hier, l’assistance était notablement peu nombreuse, un vote pris hier soir marquait 56 présences sur une députation de 90.La motion Laurendeau sur le logement La motion Laurendeau sur le lo- (Suite à la page 2) L’actualité Grondeurs ef misères (par Reuk) Est-il rien sur la terre ui soit plus surprenant ue la grande misère.du pauvre célibataire l Telle est la plainte qui monte des livres d’un célibataire ontarien qui en écrit à son journal.Et il formule contre la gent mariée un puissant réquisitoire: “Pour les hommeS mariés avec enfants il g a les allocations familiales; les gens mariés, avec ou sans enfants, bénéficient d’exemptions d’impôt sur le revenu: pour les hommes mariés.on a des exemptions et des sursis de service militaire: on a des maisons et des projets de maisons pour les vétérans mariés.Et qu’offre-t-on au jeune célibataire, sinon de porter le fardeau de tout le monde ?" II continue avec une sorte de farouche Igrisme.“Nous protégeons les hommes mariés mais nous n’offrons rien que des sacrifices aux célibataires, à tel point qu’ils ne peuvent pas décemment espérer se marier un jour.’’ L’homme marié, dit-il, reste confortablement au coin du feu, pendant que les célibataires vont se battre pour lui.Du fond des âges la même plainte s’élève.Dans l'anliquité le.célibataire endurci était frappé d'infamie, considéré comme un être nuisible à la communauté, comme le frelon dans la ruche des abeilles.Plutarque, parlant de la vie à Sparte, raconte ceci: "Lycurge attacha au célibat une note d'infamie; les célibataires étaient exclus des combats gymniques des filles, et les magistrats les obligeaient pendant l'hiver de faire le*tour de la place, lout nus, en chantant une chanson faite contre eux, et qui disait qu’ils étaient punis avec justice pour avoir désobéi aux lois.Dans leur vieillesse, ils (auite à la page sept) aÇe caxnet du grincheux Le journal de M.Adélard Godbout annonce qu'il tait campagne pour M.Mackenzie King et le parti libéral tédéral."11 nous faut sauver M.King et son gouvernement", écrit le journal en question.¥ ¥ ¥ Quant à M.Godbout, il est allé lui-même parler dimanche pour un candidat de M.King.¥ ¥ ¥ Or ce journal fut fondé par M.Godbout au lendemain de la déclaration faite en décembre dernier^ où il disait : "Pour ma part, avec regret, mais dédl-nitlvement.je dois déclarer que tant que le gouvernement d'Ottawa persistera dans son attitude subite, imprévue et inexplicable.11 devra compter sur l'opposition des libéraux de Québec que le dirige.'' ?* * C’est aussi le même M.Godbout qui disait : "Comme chef du parti libéral de la province de Québec, le vous alllrme avec toute la iorce dont le suis capable que le gouvernement d'Ottawa ne décrétera jamais la conscription militaire tant que vous lalsseres la politique libérale diriger vos destinées.Et si mes paroles ne eont pat asses vigoureuses, si vous penses qu'elles sont peut-être dictées par les circonstance».JE M'ENGAGE SUR l'HON-NEUR.EN PESANT CHACUN DE CES MOTS, A QUITTER MON PARTI ET MEME A LE COMBATTRE.SI UN SEUL CANADIEN FRANÇAIS.DTCI LA FIN DES HOSTILITES EN EUROPE, EST MOBILISE CONTRE SON GRE.sous un régime libéral ¥ ¥ ¥ C'est aussi le même monsieur qui votait, il y a deux mois à peine, une motion pour reprocher à M.King, d'avoir "renié ses engagements les plus sacrés".¥ ¥ * Il reste rouge à Québec et rouge à Ottawa, pas un rouge teinté de rose, pas un rouge décoloré, mais un rouge-sang.* * * Pourquoi choisir Bracken, avec une vieille Conscription, quand King en a une toute flambante neuve?* * * Tomber de King en Bracken, c’est tomber de Charybde en Scylla.Aussi bien éviter les deux.Le Grincheux 22-V-4» Les trois grandes puissances ont dû faire face hier à San-Francisco à une opposition générale des petits pays contre la procédure élaborée à Yalta pour le vote au Conseil de sécurité.C'était à prévoir car le droit de veto reconnu aux Cinq menace de rendre l'organisation internationale absolument inopérante.L'ancienne Société des nations n'avait pas grand pouvoir de coercition, mois au moins on pouvait faire étudier les problèmes, ce qui est un premier pas vers la solution.Il semble que la formule d'Yalta ne permettra même pas l'étude d'une question épineuse sans le consentement unanime des grandes puissances.A la suite des demandes de précisions des petits pays, les Trois ont été amenés à exposer leur interprétation du droit de veto et on a constaté qu'ils ne s'entendent pas tout à fait.A Dumbarton-Oaks les quatre grondes puissances d'alors avaient convenu, sur les instances de la Russie, de se réserver un droit de veto général.La campagne d'opinion lancée contre cette décision porta surtout contre le droit d'un pays d'être juge dons sa propre cause.C'est donc sur ce point que les Trois ont négocié à Yalta.La Russie prétend qu'elle n'a cédé que sur ce point-là, et seulement en ce qui concerne les moyens de règlement pacifique d'un conflit.Les Etats-Unis se rangent du côté de la Russie quant à cette interprétation, mais les membres de la délégation de Washington n'aiment pas plus cette formule que les petits pays qui la combattent; toutefois cette délégation veut honorer la promesse d'Yalta.La délégation anglaise n'est cependant pas complètement ralliée à cette interprétation; sir Alexander Cadogan estime qu'en certaines circonstances les Cinq n'auraient pas le droit de veto contre des propositions pour le règlement pacifique de conflits où ifs ne sont pas intéressés; mais d'autres délégués britanniques partagent l'opinion de la Russie et des Etats-Unis.Pour préciser la portée de l'accord d’Yalta, les tenants de l'interprétation de Moscou et de Washington ont donné une longue liste d'exemples.En voici un qui illustre bien la situation, puisqu'on y met en présence des pays qui sont dans les zones russe et anglaise.Supposons qu'un conflit surgisse entre la Grèce et la Bulgarie, chacune des cinq grandes puissances peut mettre son veto: lo, à une proposition que le Conseil de sécurité fasse enquête pour voir si l'affaire menace la poix et lo sécurité; 2o, à une décision du Conseil de sécurité que le conflit menace lo paix et qu'il convient que le Conseil poursuive l'étude du problème; 3o, à une proposition d'envoyer une'commission s'enquérir des faits sur place afin que le Conseil dispose de renseignements qui lui pennettent de fonder ses décisions.Les petits pays soutiennent que les grandes puissances reçoivent par là le pouvoir d'encouroger un conflit entre deux pays en prenant au Conseil l'attitude que l'affaire ne menace pas la paix internationale, et en empêchant ainsi toute enquête à ce sujet.Les positions sont donc assez tranchées; les petits pays sont disposés à accepter le droit de veto des grandes puissances sur toute décision d'employer la force contre un pays qui menace la paix; mais ils soutiennent que pour Iss moyens de règlement pacifiques, le droit de veto ne devrait pas exister.Il reste à voir si les petits pays insisteront pour foire triompher ce point de vue, et pour le cas où ils réussiraient à remporter là-dessus une majorité, si la Russie décidera de se retirer de l'organisation internationale.Cette dernière hypothèse est peu probable, car même si le veto des Cinq était ainsi diminué, il leur resterait tout de même le plus important: le pouvoir d'empêcher tout usage de la force — armée internationale ou sanctions économiques.La paix n'est pas encore conclue et déjà le monde est bien loin de la Charte de l'Atlantique.Même en acceptant d'abdiquer en faveur des Cinq tous les moyens de coercition, les petits pays se voient nier par la Russie le droit de faire étudier et discuter par le Conseil de securité les problèmes qu'ils jugent dangereux pour la paix.Pourtant il n'y a pas lieu d'être surpris; tout cela était en germe dans la question polonaise; les derniers développements de ce problème ne sont pas encourageants.LE GOUVERNEMENT DE POLOGNE Choses d’hier et d’auiourd’hui ’Tous les hômme* teignent d’aimer la vérité, *t c eat une des grande* preuves de l'obligation où ils sont de l’al-véritablement." LAMENNAIS Après la déclaration de M.Staline samedi il ne reste qu'un recours: une autre conférence de Trois.Le dictateur russe a en effet posé trois conditions "élémentaires" au règlement de la question polonaise.Pourtant il ne s'agit plus de l'ensemble du problème, mais d'un aspect qui autrefois semblait secondaire et facile.M.Staline dit que: lo, il faut que le "gouvernement" actuel de Varsovie soit reconnu comme le noyou autour duquel sera constitué le gouvernement d'unité nationale; c'est une nouvelle affirmation de l'interprétation russe donné à la Déclaration de Crimée, et qui s'oppose complètement à l'interprétation anglo-états-unienne; selon cette dernière on a convenu à Yalta de réorganiser en neuf le gouvernement de Varsovie sur des bases plus larges, et non d'élargir les cadres du régime pro-soviétique installé à Varsovie par l'armée rouge.La deuxième condition de M.Staline, c'est que tout futur gouvernement de Pologne devra suivre à l'égard ' de la Russie une politique amicale, et non une politique de "cordon sanitaire" dirigé contre l'Union soviétique.L'on a ici un nouvel exemple de la tactique de M.Molotov à San-Francisco; les Russes négocient, font un compromis, encaissent la part cédée par l'autre partie, puis reprennent à neuf la négociation en remettant en question ce qu'ils avaient d£jà concédé dans le compromis antérieur.A San-Francisco, on s'en souvient, les Etats-Unis ont obtenu la vote nécessaira des pays de l'Amérique latine en faveur des trois votes de la Russie dans l'Assemblée générale en promettant l'admission de l’Argentine; une fois les trois votes accordés, M.Molotov a combattu l'admission de l'Argentine, exigeant pour son adhésion l'invitation du gouvernement actuel de Varsovie.A Yalta, M.Staline a exigé 46.5% du territoire polonais, et son principal argument c'était qu'il avait besoin d'une frontière moins ouverte aux invasions; la nouvelle frontière suit des cours d'eau sur la plus forte partie de son tracé: au centre elle s'appuie sur la Boug, au nord sur le Niémen, au sud sur le Dniéster.La Russie a donc obtenu, autant que cela peut se faire dans les plaines du nord de l'Europe, une frontière naturelle; en retour de cette concession, M.Staline a consenti à une réorganisation plus démocratique du gouvernement polonais.Mais il exige maintenant que le nouveau gouvernement soit ami de la Russie; comme la Russie est sous le régime communiste totalitaire, cela veut dire un gouvernement pro-soviétique, et non plus démocratique.Le peuple polonais est catholique, donc anticommuniste, et s'il a le droit à l'indépendance et au gouvernement autoneme, son gouvernement doit refléter cette attitude; Moscou exige néanmoins que le nouveau gouvernement remplisse les conditions voulues pour que la Russie le juge amical; c'est donc reprendre lo promesse faite d'une réorganisation démocratique.De plus, M.Staline précise que ce gouvernement ne doit pas suivre la politique du cordon sanitaire, ce qui équivaut dans une certaine mesure au moins, à reprendre l'argument de la sécurité des frontières qui a servi aux réclamations territoriales.Tout est donc sans cesse remis en question; aucune concession n'apaise l'appétit impérialiste de l'Union soviétique.Où donc s'arrêtera cette politique de conciliation des Alliés d'Occident?Ils ont cédé à l'influence russe toute l'Europe centrale; à San-Francisco ils veulent lui faire reconnaître un droit de regard sur l'univers; bientôt il faudra satisfaire d'autres exigences du côté de la Chine et dans le Proche-Orient.A Trieste ils ont montré les dents et il semble que lo leçon oit été entendue.Le maréchal Tito, probablement sur le conseil de Moscou, parait plus conciliant.On dit à Londres que les Yougoslaves sont prêts à négocier une entente temporaire ou sujet de l'occupation, à discuter avec l'Italie le statut permanent du territoire contesté et à présenter leur réclamation à la conférence de la paix; les partisans de Tito sont encore dans le port, mais le quartier général des troupes yougoslaves a quitté la ville.POLITIQUE ANGLAISE Le parti travailliste anglais ayant décidé de se retirer du gouvernement de coalition du Royaume-Uni, l'on s'attend à ce que le premier ministre Churchill demande au roi ces jours-ci de dissoudre le parlement.Dans les milieux politiques on dit que si la dissolution est annoncée d'ici à jeudi l'élection sera probablement fixée au 5 juillet; on laisserait environ trois semaines au parlement actuel pour terminer les affaires en cours.Si M.Churchill atteint au 30 mai, le scrutin aurait lieu le 11 juillet.Le gouvernement de coalition avait été constitué en 1940, aux jours sombres de la retraite de Dunkerque.Les ministres travaillistes du cabinet, comme M.Bevin, étaient disposés à continuer leur collaboration avec M.Churchill jusqu'à la victoire finale dans le Pacifique; mais les députés et les autres dirigeants du parti, qui ne participaient pas aux avantages du pouvoir, étaient impatients de mettre fin à cette alliance et dé tenter leurs chances électorales.A la convention du parti à Blackpool, hier, 1,100 délégués ont refusé de continuer la participation de leurs représentants au gouvernement.Lorsque le président a demandé: Etes-vous en faveur que nos ministres demeurent dons le gouvernement jusqu'à lo fin de la guerre contre le Japon?Deux mains seulement se sont levées.Les dirigeants du parti avaient auparavant réclamé des élections générales pour l'automne prochain, et avaient rejeté I offre de M.Churchill de tenir un referendum pour décider par "oui" ou par "non" si le terme d'office du présent parlement devait être prolongé.M.Attlee a dit que cette suggestion sentait le foscisme.Les ministres travaillistes vont donc démissionner incessamment pour se lancer dans la compagne électorale; les ministres libéraux en feront autant.M.Churchill aura à nommer une trentaine de ministres et de secrétaires parlementaires pour compléter son gouvernement intérimaire.Le secrétaire de l'Intérieur, M.Morrison, a donné des aujourd'hui devant le congrès de Blackpool le thème de la campagne travailliste.Il a annoncé un programme de cinq ons, fondé sur le contrôle des banques et de la finance, des monopoles et des cartels, de l'économie et des prix; il a ajouté que les premières industries qui seraient nationalisées par un gouvernemenl travailliste seraient les transports intérieurs et le: aciéries.La décision du parti travailliste aura des répercussions sur la politique internationale.Elle survient ai moment où les problèmes urgents et épineux ont provoque les pronostics d'une nouvelle conférence de* Trois.Mais une fois le parlement dissous, le gouvernement se borne à expédier les affaires de routine; M Churchill ne serait pas considéré comme ayant l'autorité voulue pour participer à une conférence internationale.Sons compter le fair qu'il devra faire sa campagne électorale.Le prochain scrutin est en effet difficile à prévoir.L'Angleterre n'a pas eu d'élections générales depuis dix ans; cela veut dire qu'une grande partie de l'électorat actuel votera pour la première fois.La conférence des Trois devra donc forcément être ajournée à la fin de juillet ou ou mois d'août.22-V-4S Po“l SAURIOL * LE DEVOIR.MONTREAL.MARDI 22 MAI 1945 VOLUME XXXVI — No 116 La session provinciale (suite de la première pajse) gement a eu une issue imprévue hier soir.Depuis le 13 mars, le député de I.aurier avait inscrit la motion suivante au feuilleton de la Chambre: “Que cette Chambre, devant l’urgence du problème du logement, exprime l’opinion que le gouvernement provincial s’occupe immédiatement à y apporter les solutions qui s'imposent.” M.Duplessis appelle cette motion dans la soirée.Précédemment, il avait demandé à M.Willie Morin de continuer l’exposé de sa motion sur la marine marchande commencée il y a plusieurs jours.Le député de Québec-Centre n’était pas prêt.M.André Laurendeau, bien que pris par surprise, trace un t aol eau fouillé de la situation du logement dans la province de Québec.A Montréal, plus de 1.000 familles vivent dans des caves et des entrepôts.D’autres sont entassés dans de petites pièces et y logent à deux ou à trois.Les enfants manquent d’air.Cette promiscuité est déplorable pour la morale comme pour l’hygiène.Par ailleurs, les statistiques révèlent que peu de familles possèdent des logis à elles; Montréal, Québec, Verdun, Trois-Rivières, possèdent peu de propriétaires.Le problème est urgent et appelle une solution immédiate.Mais cette situation déplorable provient de plusieurs facteurs.Elle vient en premier lieu de l’inaction des gouvernements et ici.M Laurendeau blâme tous les gouvernements; en second lieu, les travaux de guerre et ses déplacements de population ont aggravé cette pénurie de logements dans les villes.M.Laurendeau reproche aux gouvernants leur manque de vision et leur inaction.Il aurait fallu imposer des plans d’ensemble et entreprendre de grands travaux de bâtiment.M.Laurendeau place la responsabilité sur le gouvernement fédéral et sur le pouvoir central.Le député elle de nombreuses statistiques à son appui.Il demande que le gouvernement provincial entreprenne des démarches auprès du gouvernement canadien afin d’obtenir la levée des restrictions sur les matériaux de construction.Cette initiative appartient au gouvernement québécois, dit M.Laurendeau.Le député de Laurier propose une amélioration de la loi de 1 habitation adoptée l’année dermere de façon à aider les petits construc-leurs.Au surplus, le gouvernement provincial devrait entreprendre la suppression des taudis par 1 imposition de plans d’ensemble et 1 urbanisation des grands centres, il suggère la création d’une commission du logement’.Le chef provincial du Bloc insiste Sur le caractère aigu et intolerable du problème de l’habitation dans la province; il en réclame la solution immédiate de la part des gouvernants québécois.11 demande pour la famille nombreuse du Quebec des habitations vraiment familiales.MM.3.-A.Francoeur et Hormidas Deîisle prennent aussi part au débat.M Francoeur censure surtout les amis de l’Union nationale pour lu pénurie de logements a Montreal, et M.Delisle jette la pierre aux administrateurs montréalais, sympathisants libéraux.Motion Lorivière Puis M Nil Larivière, Union nationale de Témiscamingue, propose que la Chambre passe immédiatement à une autre motion de M.Lau- rendeau sur le salaire raisonnable à assurer aux instituteurs et aux institutrices, par le moyen de subventions aux commissions scolaires.Cette motion Larivière arrête la discution sur la motion Laurendeau relative au logement, note M.tîod-bout.Personne ne se levait pour parler sur cette motion, dit M.Duplessis.Cette procédure a pour effet d’empêcher une réplique de M.Laurendeau et la prise d’un vote sur la question du logement où M.Laurendeau blâmait le gouvernement.fait observer M.Chaloult.La motion Larivière est mise aux voix.Elle est acceptée par un vote de 36 contre 20.Les libéraux avec SlM.Laurendeau, Bergeron et Chaloult votent contre.M.Laurendeau propose l’ajournement du débat sur sa seconde motion concernant les augmentations de salaires des instituteurs et des institutrices.Le budget de l'agriculture On étudie le budget de l’Agricul Charles Magnan.M.Godbout affirme que le gouvernement se place dans l’illégalité en gardant M.Magnan à son emploi et en le payant, alors que ce dernier est candidat politique.La loi du service civil interdit cette conduite, ajoute le chef de l’opposition.M.Barré précise qu’il n’a pas dit que le département de l’agriculture paiera les vacances de M.Magnan.Les officiers en loi décideront.M.Magnan est au service de la province depuis longtemps et il a droit à sa pension, note M.Duplessis.Il réitère que M.Magnan exerce un droit que possède tout citoyen, celui de se porter candidat et il souhaite l’élection de M.Magnon dans Portneuf.M.Barré avait dit précédemment qu’il avait fait savoir à M.Magnan qu’il avait besoin de ses services dans le ministère de l’agriculture.Nous savons à quoi nous en tenir aujourd’hui sur la prétendue indépendance des membres de l’Union nationale, déclare M.Godbout.qui appuient les candidats de M.Bracken, déguisés ou non.— Que fait le chef de l'opposition des chefs libéraux qui reçoi- ture.M.Godbout dirige le débat, vent des pensions de l’Etat?de- M.Laurent Barré donne les expli cations.M.Godbout revient sur les chiffres qu’il a donnés l’autre soir à la Chambre au sujet des augmentations de traitement à l'Agriculture depuis 1036 et où il veut montrer que les employés de ce département ont été traités avec justice, quelle que fût leur couleur politique.M.Barre fera la même affirmation en ce qui concerne son attitude depuis son entrée en fonctions.Le chef de l’opposition affirme qu'il a voulu placer le ministère de l’Agriculture sur une base d’affai; res' et d’efficacité et qu’il n’a refuse aucune recommandation.M.Barré, interrogé par M.Godbout au sujet des traitements à l'Agriculture, dit que la tendance porte vers la diminution du nombre des employés et-vers les augmentations de salaires.Le budget prévoit la dépense de î'62U,UUU pour le service civil intérieur et d’une somme de $971.000 au chapitre du service civil extérieur.M.Godbout plaide pour la Commission du service civil et en réclame le rétablissement.M.Duplessis annonce à ce moment une loi pour la classilication des employés civils.M.Barré déclare qu’il a pris comme politique de ne congédier personne sans motif sérieux.M.Godbout l’en félicite et voudrait que les autres ministres fissent de même.Le chef de l’opposition prétend que le commissaire du service civil se lie à la recommandation d’imposteurs pour destituer des fonctionnaires.11 cite le cas de M.J.-M.Ar- mande M.Duplessis.Le chef du gouvernement avait dit qu’un véritable libéral n’est pas celui qui se dit libéral après avoir renie ses engagements exprimés pendant 25 ans.Ce libéral ne mérite pas la confiance populaire.M.Godbout fait campagne pour M.King après l’avoir dénonce et avoir voté des motions en Chambre qui le dénonçaient.L’impôt de six pour cent M.Godbout accuse M.Duplessis de violer la loi du service civil pour fournir un candidat à M.Bracken.Le chef de l’opposition reproche à M.Duplessis de manquer à sa parole, lui qui a promis d’abolir la taxe de vente de 2 p.c.et qui la remplace par un impôt de 6 p.c.Quant à moi, poursuit M.Godbout, jê suis allé dans ITslet dimanche, soutenir un homme qui représente ma pensée et qui va aller à Ottawa s’opposer à la conscription.M.Duplessis, visiblement piqué, s’écrie: — Six cents par $100 pour répandre les bienfaits de l’hygiène et de l’enseignement, cela vaut bien 50 cents dans la piastre pour tuer; 6 cents dans la piastre pour procurer de la force physique et morale, ça vaut bien 50 cents pour faire tuer des Canadiens français; 6 cents pour contribuer à l’avancement des Canadiens français, ça vaut bien les milliards donnés à des pays plus riches que nous; 6 cents pour permettre aux infortunés de la vie de mettre un peu de soleil dans leur existence,: c’est travailler pour les siens; mais mentir Nécrologie BRIGUE — A Montreal, le 20, à 65 an», A’irèle Brlère, époux cl'Eva Cornell.champagne — A Montréal, le 20.a JS ans HonnUdAs Champagne, époux de 1-u Joséphine Slgouln.CHARLEBOIS — A Montréal, le 21, A ans.Mme veuve Joseph Char.ebots, née M CHEN EVERTr'— A Montréal.Ie 21, A TI ans.Eugène Chénevert, époux de Fortu- n'r)AIQIJ3U— A Montréal, le 20.A 57 ans, Mme Arthur Dalgle, née Anna lrud?! DAIGI.Ê — A Montréal, le 20.A 67 ans, Mme Dalgle, née Amanda Gtrouard.DORE — A Montréal ,1a 20.A 69 ans.Charles Doré, epoux de Laura Wllsey.HUPPE - A Montreal, le 20, A 59 ans, Raoul Huppé, époux de feu Malvina Hè- ^LAPOINTE — A Montreal, lé 20, A 52 ans .Mme Oliva Lapointe, née Oliva Trom- blLAJtOCQUE — A Montréal, le 20.A 48 ans, René Larocque, époux de Dorothy Ga- laLAVOIE — A Montréal, le 20.A 30 ans.Mme Adrienne Houle, épouse de Gérard Lavoie.LEMIRE — A Montréal, le 20, A 49 ans, le Dr Lucien Lemire, époux de Germaine Oouin.POIRIER — A Montréal, le 21, A 67 ans, Mme Ollva Poirier, née Alberta Laurin.PAQUETTE — A Montréal, le 21, A 68 ans.Arthur Paquette, époux de Florida Legault.SAINT-JEAN — A Montréal, le 21, A 81 ans.Thomas Saint-Jean, époux de Rosalie Lalonde URBAIN — A Montréal, le 20.A 72 ans.Raoul Urbain, époux de Mathilda Leclatr.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimés ou gravés Prix et spécimens sur demands LTmprlmerls Populalrs.limités 430, Notre-Dame est, Montréal Tel.BEIab 3361 E.Laforce et fait observer qu on ne doit pas discuter d’une cause pendante devant les tribunaux.M.Jean-Charles Magnan Un peu plus tard, il se développe un long débat au sujet de M.Jean-Charles Magnan, chef de renseignement agricole et candidat indépendant dans Portneuf à l’élection du 11 juin.M.Barré explique que M.Magnan a demandé de prendre ses trois semaines de vacances régulières auxquelles il a droit.Toutefois, M.Magnan n’a pas consulté M.Barré puis-que ce dernier se trouvait absent.Mais le ministre dit qu’il considère qu’un employé civil reste libre de faire de la politique.Il a référé son cas aux officiers en loi au sujet du paiement des vacances de M.Magnan.M.Godoout soutient que la loi du service civil n’autorise pas un ministre à payer un employé qui fait de la politique.M.Duplessis déclare que M.Magnan est allé voir le premier ministre, en l’absence de M.Barré.M.Magnan était accompagné d’une nombreuse délégation de Portneuf.M.Duplessis a répondu à M.Magnan que s'il décidait de se porter candidat, il faisait son devoir et qu’il considérait que la présence de M.Magnan au parlement fédéral serait une précieuse acquisition.M.Duplessis n’avait pas d’objection à la candidature de M.Magnan.De plus, le premier ministre ajoute que s’il était électeur de Portneuf il voterait en faveur de M.Magnan.Le chef du gouvernement souhaite voir élire à Ottawa une phalange de députés qui placeront l’intérêt de la province et du pays au-dessus des intérêts de parti.Questionné par M.Bienvenue, M.Duplessis répond qu’aux Trois-Rivières il n’accordera certainement pas son vote à un candidat de Bracken.Indépendant Le premier ministre réaffirme qu’il est indépendant de tous les groupes politiques fédéraux, indépendant de King, de Bracken, de Coldwell.Mon attitude, dit-il, est diamétralement opposée à celle du chef de l’opposition, qui promet de combattre King et qui fait campagne en sa faveur.M.Godbout accuse M.Duplessis et ses ministres de soutenir en sourdine M.Bracken en appuyant de prétendus indépendants, Il est ensuite question du candidat libéral dans Charlevoix-SaguP' nay, M.Dufour.M.Duplessis dit que c’est un protonotaire et que le shérif est un de ses cabaleurs.M Godbout soutient que M.Dufour a démissionné comme fonctionnaire M.Duplessis nie.On revient au cas de M.Jean- senault, de Sainte-Anne-des-Monts.i aux siens, faire des serments par M.Duplessis fait l’éloge de Al.J.- oubli ou par distraction, faire pas-i ser ses compatriotes pour des gens que Ton veut tromper à satiété, ça sent les trente deniers de Judas.M.Duplessis ajoute qu’il détient un mandat provincial qu’il remplit de son mieux.Il déclare que s’il avait voulu sacrifier ce mandat pour s’occuper des questions fédérales, il n’aurait pas fait voter une loi imposant la taxe de luxe en pleine campagne électorale, laissant à ses adversaires le soin d’exploiter cette attitude comme ils le voulaient.J’aurais pu attendre, si j’avais voulu protéger des amis, ajoute M.Duplessis.J’aurais pu ajourner la session.Mais il remercie la Providence d’avoir, à son insu, montré clairement le peu de franchise de ses adversaires, et leur partisane-rie; dans une lutte où il est question de la vie ou de la mort de tout un peuple, de la reprise de nos droits, ils ne pensent qu’à 6 cents.M.Duplessis affirme, aussi, que la Providence a voulu, en même temps, que ceux qui dénoncent la taxe de luxe attirent l’attention du taxe de luxe attirent peuple sur “les taxes odieuses” que le fédéral a imposées au peuple.Il soutient que pendant 25 ans, le parti libéral a exploité le peuple a toutes les élections en condamnant la conscription et en promettant de r* jamais l’imposer.Ces gens-lâ, dit-il, furent les profiteurs les plus odieux du peuple.Puis, il déclare à M.Godbout que s’il espère faire oublier ses serments par oubli et ses reniements, en parlant de la taxe de luxe, il se trompe.Conodien attaché à sa province M.Duplessis: — “Je ne suis ni conservateur, ni libéral, mais Canadien attaché à ma province et Qu est-ce donc que mourir?Briser ce noeud infâme.Cet adultère hymen de la terre avec l’âme.D’un vil poids, à la tombe, enfin se décharger! Mourir n'est pas mourir, mes amis, c’est [changer! (Lamartine.) PLATEAU 7-9-11 I k 30?EST.RUl STI-CATHtRINE \ 1030 (DI St OINIS / ^/uû^urwioi/UA.L'INSTITUTION QUI PRATIQUE LE CULTE DES1 DEFUNTS décidé à faire tout ce que je peux 1 pour elle.Le premier ministre déclare, après avoir parlé des discours de M.Godbout dans LTslet, plus loin, que la conduite de Judas fut odieuse mais que la conduite de celui qui sacrifie une race et une province est pire que celle de Judas.Appel au président M.Godbout «e lève, alors, pour en appeler à la décision du président., M.Godbout: — “Les attaques du premier ministre ne m’atteignent pas, M.le président.Mais je me demande si le premier ministre peut dire indirectement ce qu’il n’a pas le droit de dire directement.J’espère, tout de même, non pour moi, mais pour le respect d}i à la Cham- CALENDRI ER 5e MOIS MAI 31 JOURS Domain; MERCREDI 23 MAI 1945 4 TEMPS.S.Yves, confesseur.Lever du soleil.4 h.22.Coucher du soleil, 7 h.31.Lever de la lune.4 h.05.Coucher de la lune, 3 h.14.Dernier Quartier, le 5.à 1 h.2 in.dn malin Nouvelle Lune, le 11, à 3 h.21 m.du soir.Premier Quartier, le 18.à 5 h.12 m.du soir Pleine Lune.le 26.à 8 h.49 m.du soir MAI 1945 Dira.Lan.Mar.Mer Jeu.Ven Sam 0 no.5 • NL11 1 2 3 4 5 6 7 t 9 10 11 12 in 14 15 U 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 2* 21 29 30 31 & POI8 © PL* bre et le décorum dans nos délibérations, que vous ne permettrez pas que la discussion se continue sur ce ton”.M.Duplessis: — "Je n’ai mentionné personne; j’ai parlé d’une collectivité.M.Godbout: — "Je voudrais une décision.M.le président.M.Tellier: — Aucun nom n’a été jeté dans le débat, personne n’a été mentionné en particulier.Je suis donc obligé de renvoyer le point d'ordre”.Pour la colonisation A la séance d'hier après-midi, la Chambre adopte deux projets de loi, le premier est celui de M.Bégin, ministre de la Colonisation, destiné à organiser la colonisation selon des méthodes progressives et rationnelles.Ce projet prévoit la dépense d’une somme de $16 millions au cours d’une période de quatre années; mais en comptant le montant que versera le gouvernement fédéral dans ce domaine, cette somme de $16 millions sera portée à $50 millions.M.Godbout trouve cette loi inutile puisque la législation autorise déjà le ministre de la Colonisation à dépenser l’argent qu’il sollicite.De plus, on aurait dû inclure le $16 millions dans le budget avec des détails; le gouvernement continue une pratique mauvaise et dangereuse commencée depuis le début de la session et qui soustrait une partie de la dépense publique au contrôle du Parlement.M.Bégin répond que le projet de loi qu’il présente énumère déjà les points auxquels son plan quadriennal est destiné.Au surplus, ce plan doit être mobile.Ainsi on ne peut prévoir dnas tous ses détails, dès maintenant, l'envergure _ que prendra, par exemple, la réintégration des soldats dans 1« vie civile et sur des terres de colonisation.Des spécialistes ont d’ailleurs recommandé au ministre la méthode qu'il suit.Pour l'établissement des jeunes On vote ensuite les résolutions et le bill Côté “pour faciliter l’établissement des jeunes”.L,e gouvernement provincial contribuera à cette fin une somme de $1,647,700 et le pouvoir central donnera un égal montant.Ce sont des ententes déjà conclues avec le gouvernement fédéral et qu’il s’agit de renouveler aux mêmes conditions, et en sauvegardant Tautonomie de la province, explique le secrétaire provincial.M Duplessis rappelle à cette occasion Toeuvre accomplie par l’Union nationale pour la jeunesse et les millions votés de 1936 à 1939 à cette fin.A propos de l’Ecole d’avionnerie de Montréal, le premier ministre réitère ses déclarations antérieures à l’effet qu’elle sera inutile à cause de la surproduction prévue des avions et du petit nombre relatif des aviateurs.Le différent d'Arvida Le gouvernement provincial étudie attentivement le différend actuel entre patrons et ouvriers aux usines de TAluminum Company, à Arvida, et il verra à prendre une attitude qui donnera justice aux deux partie* Voilà, en: substance, ce que M.Maurice Duplessis a répondu, hie après-midi, à l’Assemblée législative, à une question de M.René Chaloult (ind., Québec-comté).M.Chaloult a soulevé un grand débat sur TAluminum Company et les développements de pouvoirs hydrauliques qu’elle a faits au Saguenay.Il a produit d’abord, un télégramme des ouvriers d’Arvida, qui réclament justice, puis a invité le gouvernement à nommer un con-trôîeur de la compagnie et à étudier la possibilité pour la province d’exproprier les pouvoirs hydrauliques de Shipsbaw, de Tile Maligne et de la Chute à Caron.Le premier ministre a répondu à cela que le problème> de l’expropriation ne peut se régler comme cela, du jour au lendemain.Le pouvoir de Shinshaw, a-t-il dit, a coûté environ $200 millions.En second lieu, il ne servirait à rien d’exproprier un pouvoir d’eau sans Tin-dustrie qu’il alimente.Or, les usines d’Arvida sont difficiles à exproprier parce que la matière première qui les alimente, la bauxite, vient de l’extérieur du pays.M.Adélard Godbout, M.Antonio Talbot, ministre de la Voirie et député de Chicoutimi, M.Wilfrid Hamel, ex-ministre des Terres et Forêts, M.André Laurendeau, chef du Bloc populaire, et M.David Côté, ont aussi pris part au débat.Le chef de l’Opposition libérale a noté son étonnement de voir que le premier ministre avait changé d’opinion sur tout ce qui concerne TAluminum Company, qu’il ne parlait pas sur le même ton que lorsqu’il était dans l’Opposition., M.René Chaloult Le député de Québec-Comté don-he d’abord lecture d’une dépêche des ouvriers d'Arvida, qui demandent que justice leur soit rendue dans leurs revendications, puis il déclare que nos ressources naturelles sont exploitées au bénéfice des étrangers.Les ouvriers d’Arvida, a-t-il dit, reçoivent des salaires de moitié moindres que ceux que la compagnie paie à ses employés aux Etats-Unis.M.Chaloult invite, enfin, le premier ministre à nommer un contrôleur pour régir la compagnie et à s’emparer des pouvoirs d’eau de la région du Saguenay pour le bénéfice de la population de la province.Le premier ministre M.Duplessis remercie M.Chaloult, m prenant la parole, d’avoir attire Taltention du gouvernement et de la Chambre sur la situation des ouvriers d’Arvida.Le gouvernement est parfaitement au courant de la situation, dit-il.mais la Chambre doit savoir que les nouvoirs obtenus par VAluminum Ctmpany lui ont été refusés par l’Union nationale, de 1936 à 1939.et lui ont été accordés, ensuite, par le gouvernement liberal.Les députés peuvent cependant être assurés que 1 administration actuelle verra à sauvegarder les droits de la province.Le premier ministre fait observer que les ouvriers d Arvida se plaignent de ce que la compagnie i refuse de percevoir les sommes l dues aux unions ouvrières.est I une question importante, que le WP! .«ife.Me Jacques PERRAULT, docteur en droit et professeur à l’Université de Montréal, qui a été nommé avocat conseil de la Société des Artisans canadiens-français.gouvernement étudie attentivement et au sujet de laquelle il prendra une attitude qui donnera justice aux employeurs et aux employés.M.Duplessis ajoute que depuis que son gouvernement est au pou-, voir, il a réussi à obtenir une amélioration des conditions de travail dés cuvistes de VAluminum Co.Le gouvernement a également réussi à empêcher un chômage considérable dans la région, par suite de la crise d’après-guerre qui commence à se faire sentir.M.Duplessis dit qu’il a communiqué avec M.Mitchell, ministre fédéral du Travail, qui lui a répondu que l’Angleterre et la Russie avaient cancellé nombre de commandes d’aluminium et qu’il fallait, en conséquence, renvoyer un certain nombre d’employés.M.Mitchell ajoutait que ces hommes passeraient sous le contrôle du service sélectif et qu’ils seraient sujets au service militaire.M.Duplessis ajoute que l’expropriation du pouvoir de Shipsbaw est un problème qui ne peut se résoudre du jour au lendemain.Ce pouvoir a coûté environ $290 millions, dit-il.Et le pouvoir tout seul ne donnêrait pas de travail aux industries: il faudrait exproprier aussi des industries.Or, les usines d’Arvida utilisent une matière première, la bauxite, qui ne se trouve pas dans la province de Québec.Il faut l’importer des pays du sud.La province se trouverait alors à exproprier une industrie sans avoir la matière première pour la faire fonctionner.M.Duplessis note que lorsque TAluminum Co., a agrandi ses usines d’Arvida, il s’est construit un petit village, connu sous le nom de St-Jean Eudes, qui n’était aucunement organisé au point de vue municipal.Il n’y avait pas d’aqueduc dans le village.Il déclare avoir discuté ce problème, en compagnie de M.Talbot et de M.Barrette, ministre du Travail, avec M.Powell, président de la compagnie.Puis, il ajoute qu’il a réussi à obtenir de la compagnie un montant de $30,000 qui servira à la construction de Ta-queduc.M.Duplesis remercie en passant, TAluminum Company de ce geste de collaboration.Le premier ministre ajoute que le gouvernement est à la veille de réussir dans ses démarches pour doter la région de Chicoutimi de nouvelles industries.Il assure les employeurs et les ouvriers de tout ce territoire des bonnes dispositions de l’administration pour la sauvegarde de leurs droits respectifs.Il soutient que le gouvernement Godbout a accorde illégalement les pouvoirs que sollicitait TAluminum Company, qu’il a approuvé les travaux sans exiger, au préalable, la production des plans et devis et affirme que l’établissement de l’industrie d’Arvida eût été possible sans les “faveurs exor-bitantes que le gouvernement lui a données.• • • • in MtDCCINS RI.COMMANDENT NOS ¦MIDIS MnnuiRM.Ifac AJpUuJJZ Jl Ja, PHARMACIE MONTREAL Charlet Duquette, propriétaire tm »i.trend* mkmtmmmSm ém ditmU mm mmnjm.Port*! 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“Point d’ordre.Le chef de l’opposition ne peut me prêter des propos que je n’ai jamais tenus.J’ai toujours dit que le gouvernement avait concédé de fa çon illégale et scandaleuse les pouvoirs que la compagnit possède, aujourd’hui.M.Godbout: “Pendant trois ans, et avec plus de violence encore que le député du comté de Québec, le premier ministre a demandé au gouvernement de forcer TAluminum Company à remettre à la pro vince les ressources naturelles qu’elle voulait développer.11 vient de dire, aujourd’hui, que ces pouvoirs lui ont été cédés de façon il légale.Si cela est vrai, il a le pouvoir, aujourd'hui, de reprendre tout ce qui aurait été cédé.Nous allons attendre afin de savoir si ses atti tudes seront conformes à ses paroles”.M.Godbout explique qu'aucun pouvoir d’eau organisé n’a été cédé à TAluminum Company.La compagnie a tout simplement obtenu la permission de créer des réservoirs pour augmenter le pouvoir d’eau qu’elle détenait déjà.La demande a été faite au début d’une période de guerre, dit-il, alors que le Canada et les pays alliés demandaient à la province de Québec de développer tous les pouvoirs d'eau possibles et de fournir en grandes quantités Ta-luminiura nécessaire à la fabrication des avions.C’était urgent.La province de Québec ne pouvait, elle-même, entreprendre le développement de pouvoirs d’eau qui n’eussent probablement pas été utilisés après la guerre, L’Aluminum Company s’est offerte, elle-même, à faire ce développement et Ip province lui a donné avec plaisir lu permission.Si les pouvoirs donnés étaient illégaux, que le gouvernement actuel les reprenne.M.Godbout: “Nous avons permis le développement des ressources naturelles du Saguenay pour aider les Alliés, à un moment critique «le Thistoire du monde, alors que cela n’enlevait rien à la province.La compagnie acceptait do développer là-bas des pouvoirs d’eau qui n’auraient pas été exploités avant 25 ans.11 y a bien d'autres enfrepri- DEMAIN: cuter cette question, mais je sais boit, de Boston, que le gouvernement fédéral a gardé au pays tous les soldats nécessaires à sa défense.Enfin, M.Godbout déclare que la province devrait s’estimer chanceuse de posséder une telle industrie que voudraient avoir d’autres pays situés plus près des sources d’approvisionnement.M.André Laurendeau Le chef du Bloc populaire déclare que le problème comporte des aspects immédiats.Au point de vue ouvrier, le trust de l’aluminium n’a pas bonne réputation.Tl soumet que l’attitude hostile de la compagnie vis-à-vis des ouvriers a causé du malaise et demande au gouvernement de faire en sorte qu’une nouvelle crise n’éclate pas, dans cette industrie, par la faute d’un trust qui a abusé de la population.Assemblées, conférences, banquets.aujourd’iiui AUJOURD’HUI: Le Cercle universitaire de Montréal, 515 rue Sherbrooke, à 8 h.du soir, assemblée annuelle, * * Ligue de la défense contre la tuberculose, à l’Université de Montréal, causerie du Dr Richard Over- * * Club St-Laurent-Kiwanis do Montréal, déjeuner-causerie à Thô-tel Ritz-Carlton, à 12 h.30 p.m.Le ! Dr Oscar Mercier parlera de Ten-seignement de la médecine au Canada français.ACHETER VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste 168 Mt.S.-CATHERINE Livraison oartout directement de notre oerre-chaude PL.1786-1787 Ecoute* le lend! C.H.L.P.Il h.36 18 b.IS Tel.: Longueutl Marlevllle, 6210-938 6271 12-J.JEUDI MATIN C H L P 11.15 Ccoutez Michel Chartrand candidat Chambly-Rouville BLOC POPULAIRE CANADIEN Professeurs d’anglais demandés Professeurs d’anglais demandés pour enseigner I anglais aux élèves catholiques de la 4e à la 12e année pour Tannée scolaire 1945-46.Bon salaire payé.S'adresser en mentionnant les qualifications, l'expérience et le salaire demandé, à M.J.-Aug.Tremblay, secrétaire-trésorier, Commission scolaire catholique, Arvida, P.Q.Inclure références et petite photographie.PROFESSEUR ANGLAIS DEMANDE Professeur anglais demandé pour enseigner les 6e et 7c années dans un High School catholique.Bon salaire payé.S'adresser à M.J.-Auguste Tremblay, secrétaire-trésorier.Commission scolaire catholique, Arvida, P.Q., en mentionnant qualifications, expérience, salaire demandé, et en incluant références et photographie.I — / TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS BAR LA POSTI EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6 00 (Sauf Montréal at la banlleua) Etats-Unif at Empira brltanniqua 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2 00 Etat*-Unit *>' UNION POSTALE 1.00 DEVOIR Le DEVOIR est membre 4e la "Canadian Press", de rA.B.C" et de la "C.D.N.A" MARDI, 22 MAI 194S Demain : BEAU et FRAIS ' MAXIMUM et MINIMUM l Aujourd’hui maximum, 14.Même date l’an dernier, 60.Minimum aujourd’hui, 54.Mme date l’an dernier, 50.BAROMETRE : 10 h.a m.Z9.50; U h.a.l 29.45; midi, 29.40.«Chiffre» fourni* car te maleon 14.-R Meslé La “dernière heure”.politique M.Paul Fournier M.Paul Fournier, candidat indépendant dans le comté de Montréal-St-Denis, tiendra une première assemblée ce soir à l’école de LaMen-nais, 6510 rue St-Denis.Cette assemblée commencera à 8 heures.Assemblée de M.L.-H.Marcotte M Des bassesses et des blagues nous ÎLa Russie combattrait n’en voulons plus.Respectueusement vôtre, J.A.Bilodeau, maire, candidat indépendant.le Japon C'est ce que prédit un député démocrate américain r.i .i v • , i Washington, 22 (A.P.).— Le re- Parlant ® s?Ir' 'e I présentant américain Mike Mans- T y, -, .;'eader du .4J1, Ç^dit Social, M.j démocrate du Montana, a pré- L.-H.Marcotte, candidat inde- Solon Low, a .K* au*res partis dit aujourd’hui que la Russie se join- Pour venir en aide à l’Université de Montréal La politique du Crédit Social Le Bloc populaire au marché Atwater, jeudi soir — M.Camillien Houde à Saint-Jérôme et dans' Mercier ! __________________________________________________ __________________ ______________ _______u i au uu u jui ce soir - Me Charles Roy, nommé secrétaire ; pendant du comté fie St-Hyacinthe poliliques du '^^i^ ^ présen- i dVVùJïrKu"rVc'lcon\drrie'jar.on.',M.general du Bloc populaire - Le leader de la C.C.r.,1 assemblées suivantes d’ici la date, leur programme ouvrier, prévoyant |cours prononcé de’vant ia Chambre M.Coldwell, à Victoria - Assemblées conserya-1 o« ii«u J ,ra“r.K«SIouebec 22 ,d T,'.• 1, _ , , „ , • , trices — Déclarations de plusieurs candidats'8 heures du soir, sauf celles ^ervateur et un soIdat mdéPen'I H avait cru que la question serait, Ire du président Trurnan: dans Rimouski, nous prie de pu- 4 * ! portée a 1 attention d une assemblée; Je transmets ici le 19e rapport b"'onÆ““porter à con.!Loborotoire de $1,000,000jî!.«î!Ü*-*-.îPW.f!JK!î?;ï5-,« eu.prtM-n qui eut lieu avant les échauffour-; pour la période se terminant le 31 __________ ___________ .« n vi r®es iour i mars DHü.përont MM.'Maximè RaMy"mond,An-i de M.Lafontaine, organisateur en | „t0Rawa> • A-'^ Loinas> Rêrant de la bi-j 10,K dré Laurendeau et Camillien Hou-i chef de M.Bracken, dans la provin- ¦ OJaxton.ministre du bien-être so- jouterie Birks, qui fut pillée par les: ^nnitTUi1 *1^’ ,.AJle.,}laRne nazie He.eau ei u.m icnnou ce de Québec ^ icial.a annoncé à Ottawa autour-, manifestanls ^ ^ afFirmer.! i.^P'Aulé: le prêt-bai j mutuel n “Bien qu’ mon nom qu’il ne m’ * * * M.Marcel Garneau, dans St-Laurent-St-Georges te des candidats que son organisa- ., .j us st tion appuie, je déclare que je n’ai ,l're d® san!e e* uu bien-etre so- jamais rien eu à faire avec le parti «1a A 1 1-1 *0 ,A «% 1 - «V *"% .AM «clapet «Y O « ’ SP ¦ * «p Afin de dissiper tout malentendu i'r* w n f qui aurait pu naître à son sujet, par i ( , .•, Rracken, pas plus qu avec j suite de similitude de noms, M.Mar-; ce^ul ?2rc^fn .alJ Pou^s ta t cel Garneau, candidat officiel du 1 §uerre 1914-18; toutefois, je crois j Rapprochement russo-polonais ?Moscou, 22 (A.P.) — Une dépê- de mon devoir de faire cette décla ration, en toute justice, pour mes ] fidèles électeurs, qui m’ont accor- : , .„ ___ dé si généreusement leur confiance j®*1®.^®,.1 agence Tass, en provenan-depuis 1917 ce (le Varsovie, dit aujourd huj que J’ai combattu la conscription ! \e premier congrès des paysans po voûtes de sûreté quelques valeurs précieuses.La police lui aurait dit qu’il n’y avait rien à faire.M.C.R.Mehlman, gérant du magasin Eaton, a dit que les montres du magasin avaient été brisées et puissant et fanatique ennemi dans le Pacifique: le Japonais.C’est lui qui, en ce jour du 7 décembre 1941 que nous n’oublierons jamais, nous attaqua sauvagement.Alors que le gros des forces alliées étaient engagées en Europe nazie.^ les forces alliées ont réussi à pénétrer le périmètre de défenses ennemies et à établir des bases d’où l’offensive décisive a pu être lancée.Maintenant, toute la puissance des Etats-Unis, de l’Empire britannique, de la France, des Pays-Bas el de nos autres alliés est engagée contre les forces japonaises, avec les Chinois.Le conflit durera peut-être longtemps ; il a été immésurablement raccourci par le prêt-bail.Nous ne pouvons pas mesurer le sacrifice et l’héroïsme de nos forces américaines sur le front de guerre ou les efforts des hommes et des femmes du front domestique qui ont combattu avec leurs propres armes el qui ont bien corn battu.Des ajustements et des réductions dans la produclion de guerre el dans le programme du prêl-bail seront possibles même si nous et nos nliés lançons de grandes forces dans les offensives décisives contre les Japonais.La tâche de la reconversion et de la reconstruction est commencée.En même temps, le prêt-bail et le prêt-bail mutuel doivent continuer à fonctionner comme une nécessité militaire sur une échelle nécessaire pour construire le monde et sauver des vies américaines et alliées ainsi que pour amener une fin prochaine et complète de celle terrible guerre.” uu magasin avaient eie prisées et (M AA A AA tt que neuf matelots et deux civils i J) OllCrtS étaient entrés dans le magasin.Lui ’ .pour ces terrains Bloc populaire canadien aux élections du 11 juin, nous prie d’informer les électeurs qu’il réside dans le comté St-Laurent-St-Georges depuis une dizaine d’années.M.Garneau.qui est lui-même agent d’assurances, .oul muTÎM rèrimM pëntT^ës1 et I louais, auquel ont assisté plus de'l,- auader le?manifestants de sortir • wurremonr orrre cerre est le frère de M Georges Garneau, u condamne également la politi- ! 500 délégués, a décidé “d’écarter ! du magasin apres que ceux-ci eus- succession Beaubien Tnsti‘ni1 Siie le netl’A-f h ^tC' W anticanadienne el antinationa- ! ceux qui siégeaient dans le but dcj ?®”‘ ct^emportT auelauermontres spéciale du conseil Justine et le petit-fils de 1 historien ip conscriotionniste Bracken: i causer du tort aux relations entre!J0UX emporte quelques momies - François-Xavier Garneau.d’ailleurs, tout Pmon uassé est un ' la Pologne et la Russie ou de eau-! de valeur.; Le conseil ' municipal d’Outrc- LL.P^ ,CP^a,a i/.LïïLnmpnU ! mont a tenu une séance spéciale 1er soir sous la présidence de magasi aussi a affirmé que la police lui avait dit qu’il n’y avait rien à faire.Les employés ont réussi à per- _ ,, , , suader les manifestants de sortir ! Outremont offre cette somme a lo Séance Assemblée libérale à Verdun En faveur de M.Paul-Emile Côté, candidat libéral officiel, à 8 h.ce soir, dans la salie rie l’école Woodland, à l’angle du boulevard Des-marchais et de l’avenue Verdun.Orateurs: A.K.Hugessen, sénateur, MM.Paul-Emile Côté, Archie Mac-Donald et Yvan Yearwood.Assemblée de M.Jean contremandée u Mincuis, luui tuuii co.u.Pivil dans in nav« ”1 La police a affirme que le raid i m garant pour l’avenir et mes elec-: ser une guerie civile dans le pays.j ,.mitre les établissements m leurs savent nue ie ne les ai jamais i Le congres aurait aussi exprimé i clL Jeu(ll tonn e les eiaumsemenis leurs savent que je ne its ai jamais , ,iat>s ia commerciaux de la ville avaient etc ‘ trompés et que je ne les trahirai ; sa confiance (tans la politique .iri * H Inar;ns coiffés de 1 p Jamais.j étrangère du gouvernement nrovi- ! ni jamais.i étrangère du gouvernement “En résumé, je n’ai jamais rien ' soire de Varsovie, eu à faire avec le parti Bracken i et je ne voudrais pas pour tout | au monde avoir quelque relation 1 que ce soit avec ce parti”.Déclaration de M, J.-A.Bilodeau Charte internationale de la jeunesse (C.P.) Le Bureau international ] prèj-midi, jeudi.érhevin Gwen Callary, maire sup- UAtJQVd U4V.O iAt«*A*e«> WW».» ~ v» ., chapeaux rouges.Les manifestants, ; Pteant.qui ont dévalisé la brasserie Keith, 1 H a été décidé, à majorité des au dire de la police, se compo- | voix, d’offrir à la succession Beau-saient aux trois quarts de marins.’bien $100,000 pour les terrains M.Vyse a révélé que la première qu’elle possède le long des voies du attaque contre les magasins de li- j C.N.R.et qui sont situées tout Jirès ! queurs eut lieu vers 4 heures de l’a- i des cours municipales.La police u fini i MM.les éehevins Hudson et Vi Shawinigan, 22.— A cause des! ,,u travail a annoncé aujourd hui | par disperser les manifestants | dricaire ont voté contre la propo jmeurs qui ont circulé depuisl (JU®, tlcs.,ejper Y ei d
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