Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 5 juillet 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1945-07-05, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
¦U OuimH Mt «B* n»tton aoimnitia «t s* tMQt »*«o doolltU acoeptcr de la Orande-Breta-«ma.ou daa EtaU-Unla.eu de qui que ce «rit d’autre, l'attitude qu'il lui faut prendre envera le monde Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, male envers le Canada et aon rot.et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth " "She la a sovereîitn nation and cannot U te her attitude to the world docllelv from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty la not to the British Commhnwealth of Natlona but to Canada end to Canada's kina and those who deny this are a *r*at disservice to the dome, to my mind Commonwealth '" n-x-ni Lord Tweedtmuir DEVOIR Montréal, jeudi 5 juillet 1945 VOLUME XXXVni^ 151 REDACTION ET ADMINISTRATION 4Î0 EST, NOTRE-DAME.MONTREAL t TELEPHONE i BEIsit 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Directes» i (Worses PELLETIER FAIS CE QUE DOIS RMecteur es chef i Omet HEROUX Admlnietretles t.Rddactiee i Cirent i BEIeir 3361 BEIsir 2984 BEIeir 3361 Les Le retour à l’esclavage ^es fruits d'une guerre abominable et les dangers de la haine — Le recul de la civilisation — Germes de futurs conflits Soixante millions de victimes humaines dont quatorze millions de morts et six millions d’infirmes, tel est le bilan des pertes militaires du dernier conflit, suivant le ministère de la Guerre des Etats-Unis.Ce n’est pourtant là qu'une partie d’ùn désastre qui n’a jamais eu d’égal dans l’Histoire.Il faut compter en effet que la guerre du Pacifique livrée parmi des populations denses amènera d’autres millions d’êtres humains à ce gigantesque holocauste.Il y faudrait ajouter aussi les autres millions de civils, hommes, femmes et enfants fauchés par la mitraille aérienne et la famine, et que la tuberculose et de hideuses maladies continuent à dévorer après six années d’enfer.Telle est l’ampleur de ce cataclysme sans précédent, que les pertes ne se comptent plus que par millions et milliards, comme si l’on assistait à une danse macabre où l’humanité entière a été entraînée dans une folie furieuse.Tout y tient de l’énorme, avec des batailles où quinze j! millions d’hommes se sont trouvés aux prises, jusqu’aux armements qui tiennent d’une imagination fantasque: avions monstres qui survolent les mers et les continents en semant les flammes et la mort; obus-fusées qui.lancés ' dans la stratosphère, parcourent des centaines de milles pour atteindre leur objectif avec une terrifiante prévision.Et l’on affirme qu’au moment où la guerre a pris fin en Europe, on préparait de nouveaux et plus effroyables engins de mort.Le souffle de la tempête a englouti des milliers de navires et renversé en décombres des villes qui hier renfermaient des millions d’hommes.Dans l’Europe ravagée, il y a maintenant des millions d’enfants perdus, désemparés qui n’ont plus ou même n'ont jamais connu de parents; il y a aussi les innombrables légions de déportés, de sans-famille et de sans-patrie.Tout cela dresse pour demain un dangereux point d’interrogation, car se peut-il terrain plus propice aux doctrines de révolution, de coeurs plus altérés de haine, d’esprits plus soulevés contre d’injustes et incompréhensibles souffrances?Puis sur cette terre désolée, les haines inexpiables continuent à dresser les nations les unes contre les autres, pendant que les guerres civiles vont jeter les hommes à la gorge de leurs frères.Et l’on ne peut qu’évoquer le lamentable tableau des atroces misères morales qui enveloppe cet enfer de Dante.Pour accomplir cette destruction de plusieurs siècles de labeurs, les hommes ont dépensé plus d’un millier de millions et ils ont causé des dommages qui se comptent par millions de millions.Us ont obéré les finances publiques de fardeaux riels que les lointaines générations elles-mêmes n’en seront pas libérées.Tel est l’épilogue de cette guerre horrible et véritablement satanique où seule la voix sereine du Vatican rappelle les vérités salutaires qui pourraient sauver le monde, mais que la violence, la haine et la soif de domination font écarter.C’est aussi Te bilan de la science dissociée du Christ.C’est pourquoi elle est la guerre des horreurs de la science.Mais il est peut-être un fait plus tragique au milieu de tant de tristesses: c’est le rétablissement de l’esclavage en l’année 1945.Cette abomination que l’on croyait à jamais révolue, vestige des âges cruels et qui a été la honte de l’antiquité, vient de renaître, en vertu d’une nouvelle technique diter“des réparations de guerre”, au lendemain d’une guerre livrée pour le triomphe de la liberté.Déjà des populations entières ont été dirigées de force vers la Russi^ comme main-d’oeuvre esclave pour reconstruire le pays détruit.D’autres pays en réclament aussi leur contingent.On tente de justifier le fait par de nombreuses considérations de justice, d’urgente nécessité, de représailles légitimes, et surtout comme le seul moyen d’obtenir quelque réparation appropriée pour les dommages subis.Les contingentements de main-d’oeuvre pourraient se justifier à la rigueur, s’ils étaient la condition de traités, et pourvu que la durée, les conditions de travail, etc., fussent déterminées et l’objet de traités dûment signés.Mais telle n’est pas la situation, tant s’en faut.Il semble bien que les vainqueurs se servent à même le bétail humain conquis, à leurs propres conditions et pour un temps indéterminé, sans que les esclaves aient jamais l’assurance de revenir de captivité.On répondra avec optimisme que ce ne sera que pour un court temps, et qu’en plein vingtième siècle il est impossible qu’on en revienne au sordide esclavage de jadis.Le vingtième siècle vient de prouver ce qu’il peut commettre d’infamies: il faut être plutôt naïf pour compter sur les lumières du siècle comme garantie d’humanité.Ce sont en somme les mêmes arguments qui.dans les âges antiques, militaient pour l'esclavage, à l’exception près qu’on y apportait moins d’hypocrites défenses.Le chef de tribu vainqueur ramenait les guerriers vaincus dont il disposait pour son plus grand profit et sa commodité, et tout naturellement les femmes et les enfants suivaient.L’humanité une fois engagée dans cette voie, quelle en sera la fin, surtout si on tient compte des sentiments de haine des maîtres envers les esclaves?On doit d’ailleurs reconnaître que, dans cette barbarie renaissante d’une sauvagerie renouvelée, l’Allemagne est punie dans ses crimes.C’est elle qui la première en a dan-né le funeste exemple lorsque dans la guerre de 1914 elle a déporté des populations entières pour les faire travailler dans ses usines ou dans les champs.Comme elle l’a fait sur une échelle effroyable dans cette guerre-ci et avec des raffinement de brutalité.C’est pourquoi le sort qui s’abat sur elle aujourd’hui n’excitera guère de pitié, puisque, dans l’ordre de strictes représailles, elle subit en somme des tribulations moindres que celles qu’elle a infligées aux autres.Mais la haine ne justifie pas la haine, pas plus que le mal n’autorise le mal.Ce serait une atroce parodie qu’une guerre menée pour la liberté et au nom des grands principes et qui aboutit à l’esclavage.Les Allemands subissent aujourd’hui la peine de l’esclavage de guerre qu’ils ont appliquée par un esclavage en temps de paix.Mais qui sait ce que demain réserve! Il est à l’honneur des Etats-Unis et de l’Angleterre d’avoir repoussé ce retour à l'esclavage, tout en l’acceptant toutefois, avec malaise il est vrai, de la part de la Russie.Il faut louer les unions ouvrières anglo-américaines de s’être levées pour défendre le sens véritable de la civilisation et condamner le retour à la barbarie.Les vainqueurs disposent d’une puissance illimitée qui perfnet à quelques-uns d’en abüset.On laisse entendre que la dignité humaine sera respectée, que cela sera plus ou moins temporaire, etc.Mais il est bien difficile que i on s’arrête dans pareille voie, qui est en quelque sorte la négation de la civilisation chrétienne.Et il n’est pas certain qu’à la longue, les pays qui se prévalant actuellement de la nouvelle forme de l’esclavage n’en soient en fin de compte les premières victimes.On sait en effet que le plus difficile problème de l’Europe est l’amalgame de multiples races dans chaque pays, ce qui a été et reste la cause de la plupart des conflits.On a meme eu recours aux exodes en masse pour sortir de l’impasse raciale.' Or voici que.délibérément, on va intégrer dans les nations des éléments hétérogènes hostiles à qui la situation inférieure et humiliante qui leur est faite assure précisément la permanence et la durée.Car l’histoire démontre que les persécutions sont le plus puissant ferment de vitalité d’un peuple.Dans un demi-siècle ces groupements seront devenus comme une épine au flanc, sans qu’on puisse trouver moyen de résoudre les difficultés qu’on aura délibérément créées.Il est inutile d’insister sur l'effroyable culture de haine que ces représailles entretiendront chez les vaincus.C’est la plus vivace semence des guerres de demain.5-VII-45 Alex il GAGNON Bloc - notes |En Ontario La mort du regretté Mgr Lécuver, lettré de l’Esturgeon (Sturgeon Falls), I entraînera au diocèse du Sault-Sain-Ite-Marie des changements ecclésias-I tiques dont l’intérêt dépasse de (beaucoup' les bornes de cette région.Au mois d’août prochain, Mgr Sté-[phane Côté, curé de Chelmsford, (prendra là succession de Mgr Lè-(cuyer; il sera remplacé à Chelms-(ford par M.l’abbé Lionel Séguin qui (aura pour successeur à Saint-Char-(les M.l’abbé Auguste Vaillancourt, | présentement vicaire à Sturgeon.Mgr Côté était curé de Chelmsford I depuis trente-neuf ans.Il semblait (qué sa personne fût inséparablement (liée à cette paroisse, à laquelle son Inom, à tout le moins, restera pour (toujours attaché.Il avait précédem-(ment fait du ministère en Colombie let à Blerard Valley, dans son diocèse actuel.Il a été à Chelmsford, qui est, tout près de Sudbury, une paroisse aussi française qué les plus (françaises de notre province, non seulement un curé modèle, excellent 1 organisateur et trè& dévoué, mais aussi l’un des grands ouvriers de la vié religieuse et nationale dans sa province d’adoptiôn.Il a joué un rôle considérable dans VAsiocfation canadienne • française d’Education de l’Ontdrio, il a été l’un des amis les plus actifs du collège de Sudbury, l’un des promoteurs de la Société d’Histoire régionale de VOntario-iïord, etc.Mgr Côté a soixante-neuf ans, mais cela n’y paraît guère.Il pourra sûrement rendre à sa nouvelle paroisse de très grands services, et sa promotion ne l’arrache point aux oeuvres de caractère général pour lesquelles il a tant fait déjà.Le successeur de Mgr Côté à Chelmsford porte un nom bien connu dans l’Ontario français: c’est le fils de M.Georges-W.Séguin, ancien président de 1 Union Saint-Joseph du Canada.Avant d’exercer le ministère dans plusieurs paroisses de l’Ontario-Nord.il a pris à Rome ses doctorats en théologie et en droit canon.Et il est allé étudier en Belgique.l’architecture, ce qui ne lui a pas été d’un médiocre secours dans la construction de plusieurs églises de sa région."C’est un organisateur et un bâtisseur", dit le Droit.Le successeur de M.l’abbé Séguin à Saint-Charles M.l’abbé Vaillancourt, est un fils de Chelmsford, le premier enfant de la paroisse élevé a la prêtrise.Contre l’herbe à poux La campagne lancée contre l’her-e à poux par la Commission des ercles de Jeunes Naturalistes, l’appel de celle-ci aux jeunes et, en par-ticulièr, aux membres des Cercles a suscité un intérêt déjà considérable.On nous dit qu’en plus d’un endroit des expéditions s’organisent.Cela s’entend bien.Pour les jeunes, ce sera une sorte de partie de t DEMAIN; Un article de M.Pierre Vigeant plaisir, en même temps qu’un grand service rendu à l’ensemble de leurs concitoyens.Il faut espérer qu'ils recevront de la part de leurs aînés im vigoureux appui.Il s’agit, littéralement, d’une oeuvre de salut pUblic.O.H.5-Vn-45 L’actualité Brillants oiseaux noirs Les principales dépenses d'élection: propagande et protection — La l ! ca’ ale et la corruption électorale — La vérification des listes, la surveil- I lance du scrutin et les "télégraphes" —- Les dépenses illégitimes gui sont j illimitées et les dépenses légitimes qui oeuvent se calculer.(Par Paul Dasprét) A la corneille et aux mainates, qui constituaient le sujet de la chronique précédente, il convient d'ajouter Quelques antres oiseaux vêtus d’un plumage sombre qu'agrémentent de brillantes décorations ou des reflets chatoyants.Le commandeur, surnommé jadis étourneau à ailes rouges, compte au nombre de nos plus beaux oiseaux.Cet élégant ictéridè, apparenté aux mainates, porte une livrée noire, ornée d'épaulettes flamboyantes souvent voilées sous le sombre plumage, mais qui brillent d’un vif éclat lorsque l’oiseau, entr’ouvrant les ailes, les étale, semble-t-il, avec complaisance.Et, particularité qui se rencontre souvent chez nos oiseaux canadiens, la femelle du commandeur diffère tellement du mâle qu'elle semble appartenir à une tout autre espèce: elle est revêtue d’un plumage gris, rayé de mouchetures noires; une vague nuance de roux marque ses ailes.Cet oiseau façonne à l’aide de longues tiges de plantes un nid profond qu'il attache aux massettes, à la tige d'un arbuste, au-dessus des marais et au bord des lacs et cours d’eau; mais en certaines régions, il établit également son gtte sur les arbustes et les arbres iHornemtnt des jardins.Premières élections générales depuis dix ans Le commandeur n’est pas doué d'une voix harmonieuse; U possède cependant un répertoire d'exclamations sonores, et les notes de sou chant dont il est prodigue de même que ses cris plaintifs animent les marais et les rivages.Le commandeur entre dans la catégorie des oiseaux utiles.Il se nourrit principalement d’insectes et de graines de plantes nuisibles.Quelques grains d'avoine qu'il dérobe aux moissonneurs, à la fin de l’été, constituent les seuls dommages qu'il cause à l’agriculture.Ce joli riverain emplumé se fait remarquer par des moeurs grégaires, propres à la plupart des troupiales d'Amérique, et dans les jardins où il se réunit à de nombreux compagnons, on le considère à bon droit comme un hôte indésirable.Doué d’un caractère violent et accapareur, il ne tolère pas la présence des petits oiseaux sur les arbustes environnant son domaine; il détruit leurs nids et les chasse impitoyablement.Le vacher est le plus petit du groupe de nos oiseaux noirs, appelés souvent à tort ‘‘étourneaux’’.U appartient à la même famille d’oiseaux que le mainate et le commandeur, celle des ictèridès, dont le prototype est le loriot de Baltimore (Icterus galbula).Notre vacher, que les anciens manuels désignaient sous l'appellation d’étourneau ordinaire, est un passereau aux formes trapues, armé d’un bec court mais- robuste.Il porte un manteau noir que la lumière irise de teintes verdâtres; par contre les plumes de sa tète sont brunes A l’exemple de la femelle du commandeur, la compagne du vacher ne revêt pas la même livrée que le mâle; son plumage est entièrement gris.De taille moindre que son associé, elle n’est guère plus grosse que la femelle du moineau, avec laquelle on la confond parfois.Toutefois, elle se distingue de cette (suite à la page deux) La campagne qui s est terminée hier soir a été violente - La libre entreprise contre le socialisme — Les programmes des principaux partis __________ Les résultats ne seront connus que le 26 juillet _____ La prochaine conférence des Trois •Çe carnet du yxincheux Un journal d’Angleterre publie une lettre d’un citoyen qui signale le danger des débris de verre dans la rue.‘‘Monsieur, écrit-il, les dépria de , verre dans les places publiques restent encore la cause d’accidents aux chiens, et sans aucun doute, aux enfants”.'Les chiens d’abord, les enfants ensuite.Cela est charmant.On s’explique pourquoi les démographes de la Fondation Rockefeller prévoient d’ici vingt-cinq ans une diminution de quatre millions dans la population d’Angleterre.* ?Un audacieux médecin vétérinaire des Etats-Unis, réclame le “birth control” contre les chiens et les chats du pays.Les cinquante millions de chats et les huit millions de chiens de l’oncle Sam consomment la nourriture de dix-sept millions d’êtres humains.Ils mangent autant de nourriture que peuvent en produire les Etats de New-York, New-Jersey, Delaware et Maryland., Il ajoute que dans nombre de cas j les chiens sont mieux nourris que J le reste de la famille.“On a fait la démonstration, dit- j il, qu’une livre de nourriture à chiens contient plus d’éléments nutritifs que ce que mange un Hindou dans une journée”.Cependant que des millions d’êtres humains meurent de faim.A * * Cet imprudent vétérinaire va être effroyablement vilipendé.On peut en pays d’Amérique promouvoir la dénatalité humaine, et être invité par toutes sortes de clubs sociaux, mais recommander la même chose pour les chiens c’est s’ostraciser délibérément.x * * * Un correspondant américain dénonce l’impudence de journaux argentins qui sc plaignent des comptes rendus des reporteurs américains sur le compte de l’Argentine.Si ces derniers écrivent autant de faussetés délibérées sur les Argentins oue leurs confrères l’ont fait pour la province de Québec, on ne peut s’étonner du ressentiment engendré là-bas.* * ?Si le gouvernement américain avait besoin d’ambassadeurs pour semer le mécontentement et la haine contre l’oncle Sam, il ne saurait mieux choisir que certains de ses journaux.• L« Grincheux s-vn-ss Choses d’hier et d’âuiourd’hui .Dans le temps où nous sommes.L’argent est la vertu qui fait [priser les hommes; Il fait voir de l’esprit en ceux qui (n’en ont pas; A la mesme laideur il donne des [appas; Enfin, pour réparer l’esprit et le (visage, C’est le fard le plus seur que l’on (mette en usage.P.du Ryer Les électeurs anglais votent aujourd'hui; c'est la première élection générale depuis dix ans et elle a été précédée d'une campagne très violente.Les positions des deux principaux partis en présence, le parti conservateur et le parti travailliste, sont bien tranchées; le premier veut pour l'après-guerre un retour à la libre entreprise, tandis que l'autre préconise la nationalisation des quatre industries de base, et éventuellement rétablissement d'un régime socialiste plus poussé.Toutefois une foule de questions secondaires et d'incident: sont venus compliquer les choses, et des correspondants qui ont suivi la campagne disent qu'il est impossible de prévoir de quel côté pencheront les trente millions d'électeurs qui doivent se prononcer.Cette campagne a commencé comme un triomphe personnel pour M.Churchill et en même temps l'élection était impopulaire, car on accusait le gouvernement de trop brusquer les choses.M.Churchill a tout de suite donné un ton violent au débat lorsqu'il a affirmé qu'une victoire des travaillistes signifierait une véritable révolution politique qui mettrait en danger les économies du peuple et susciterait la formation d'une ges-tapo anglaise.Les travaillistes, qui s'étaient déjà portés à l'attaque sur le terrain politique en réclamant des réformes de caractère socialiste ont évidemment nié les affirmations de M.Churchill, puis ils ont riposté sur le terrain de la politique étrangère en soutenant qu'un gouvernement travailliste s'entendrait mieux avec la Russie communiste qu'un gouvernement conservateur, et qu'en conséquence, comme l'accord entre Moscou, Londres et Washington est la première .lécessité de lo paix, l'Angleterre doit se donner un gouvernement travailliste.Avec le ton agressif des discours les assemblées ont été fort suivies et ont réuni, surtout dans les derniers jours, des foules considérables.Il y avait hier soir quelque 500 assemblées à travers le pays.Partout où M.Churchill est passé dans sa tournee électoral* il a reçu des ovations pour son rôle de chef pendant la guerre; thciîs ses discours n'ont pas toujours été bien accueillis; il a été souvent hué.Un facteur qui complique l'élection c'est le vote des soldats qui sont hors du pays.Un correspondant états-unien a écrit il y a quelques jours que les soldats britanniques en Allemagne admirent tous Churchill pour la façon dont il a dirigé la guerre, mais que la majorité d'entre eux voteront pour un gouvernement travailliste parce qu'ils n'aiment pas le parti conservateur; ils sont mécontents aussi de ce que l'élection ait été aussi brusquée.Ces soldats peuvent voter soit par procuration donnée à leur plus proche parent qui votera à leur place, ou en remplissant eux-mêmes des bulletins spéciaux.A cause des délais nécessaires pour la compilation du vote militaire les résultats de l'élection d'aujourd'hui ne seront annoncés que le 26 juillet.La réélection de M.Churchill, qui paraissait probable au début de lo campagne, est donc plus douteuse, mais encore une fois les bases manquent pour des pronostics tant soit peu solides.Tous les Britanniques qui ont atteint J'âge électoral depuis dix ans et qui constituent environ le tiers des électeurs, votent pour lo première fois.Et il s'est passé tant de choses depuis la précédente élection générale.La dernière fois la Grande-Bretagne a voté en pleine crise économique mondiale; elle a eu ensuite une abdication — celle d'Edouard VIII — puis la guerre avec le$ épreuves qu'elle a apportées au pays; il y a eu dans cette période trois premiers ministres fort différents les uns des autres; Baldwin, Chamberlain et Churchill.Les chefs travaillistes sont passés d'une opposition acharnée au gouvernement national à une collaboration complète sous la menace de l'invasion et les ravages des bombes volantes; ils ont évolué de l'hostilité lo plus profonde pour M.Chamberlain à une amitié personnelle très étroite avec M.Churchill.Puis le parti travailliste a imposé la rupture du gouvernement de coalition en ordonnant à ses représentants de sortir dû cabinet; et, brusquement, à la collaboration intime du ?emps de guerre a succédé une campagne politique énergique et même acerbe.Sur beaucoup de points les électeurs anglais ne sont pas mieux partagés que ne l'a été la majorité des électeurs canadiens aux élections du 11 juin.Comment les électeurs britanniques peuvent-ils, s'ils veulent s'en tenir aux deux groupes qui ont seuls la chance de remporter une majorité absolue, juger la politique extérieure anglaise, notamment les accords nombreux et les compromis discutables conclus avec la Russie, surtout à Téhéran et à Yalta; et, par exemple, le sort de la Pologne et de la Yougoslavie où l'honneur anglais était particulièrement engagé?D'abord ces accords étaient officiellement le fait de tous les partis unis dans le gouvernement national, et surtout l'électorat a à choisir entre le parti conservateur qui veut continuer dans la voie tracée par M.Churchill, et le parti travailliste qui veut ciller encore plus loin.Un autre élément qui complique le vote d'aujourd'hui, c'est le parti libéral; comme ce groupe autrefois puissant n'a de candidats que dans moins de la moitié des divisions électorales — 305 pour 640 sièges — il ne peut pas prendre le pouvoir.Mais advenant le cas où aucun des deux principaux partis n'aurait la majorité absolue, les libéraux pourraient détenir la balance du pouvoir; c'est ce sur quoi ils comptent, et c'est pour cela que dans la violente campagne qui s'est déroulée ils ont manoeuvré de façon à pouvoir s'allier à l'un ou à l'autre des grands partis.Le parti libéral a établi son programme de politique intérieure à mi-chemin entre ceux des deux principaux partis, mais presque tous ses candidats en tiennent à l'instar des conservateurs pour la libre entreprise.Toutefois malgré cefte divergence qui paraît fondamentale entre le programme libéral et le programme travailliste, il est admis que les chefs libéraux coopéreraient plus volontiers avec les travaillistes qu'avec les conserva- _________________ V teurs s ils disposaient de la balance du pouvoir dans le nouveau parlement.Il y a 1,674 candidats en présence; les travaillistes ont 600 candidats, les conservateurs, 547, les libéraux 305, et les nationaux-libéraux, 52; 169 autres candidats appartiennent à des partis secondaires ou sont indépendants.Dans le parlement dissous le mois dernier qui comprenait 615 députés, les conservateurs en avaient 358, les travaillistes 163, les nationaux-libéraux 26 et les libéraux 18.Si la lutte est serrée entre les deux principaux partis, il faudrait que les libéraux multiplient par deux ou trois leurs 18 députés du dernier parlement pour pouvoir jouer un rôle important.Tous les comtés ne votent pas aujourd'hui; à cause de fetes locales 23 comtés voteront le 12 juillet, un au-tre le 19; une élection a dû être ajournée par suite du éeces d un candidat; un conservateur et deux travail-listes ont été élus par acclamation.Le résultat dk'une élection est toujours difficile à pronostiquer; celui d'aujourd'hui en Angleterre l'est plus que d'ordinaire.Malgré cela la stratégie politique exigeait de part et d'autre des ordres du jour de victoire à la veille du scrutin.M.Churchill s'est écrié hier soir au cours d'une assemblée: "Nous allons gagner, je le sens dans mes os.Dans tout l'univers le's gens regardent vers l'Angleterre; ils regardent du continent européen pour voir de quel côté l'Angleterre va aller; s'il y avait un glissement vers la gauche, plusieurs pays glisseraient dans la violence du communisme.Si nous tombons, toute l'Europe va tomber comn^: un jeu de quilles (ninepins)".M.Attlee, qui serait premier ministre advenant une victoire travailliste, a dit dans son discours final: "Le travail va organiser la vie économique du pays, atin d'assurer de bonnes maisons, de bons aliments, de bons vêtements, la sécurité sociale, l'emploi, les loisirs, la liberté et les douceurs de la vie pour tout le monde.Cela n'a jamais été fait sous le système de "('entreprise privée d'abord" que les conservateurs préconisent".Les journaux conservateurs annoncent une majorité de cent sièges pour leur parti, qui avait remporté une majorité de 52 voix il y a dix ans.Les journaux travaillistes annoncent de leur côté une grande victoire pour leur groupe.Le "Manchester Guardian", qui est plutôt indépendant mais que certains classent comme libéral, c mentionné hier la possibilité d'une majorité libérale et travailliste siffisonte pour lo formation d'un gouver nement de gauche.LES TROIS A la réunion des Trois à Potsdam ils seront quatre; en effet à cause de l'élection anglaise dont le résultat ne sera connu que dons trois semaines, M.Churchill sera accompagné de M.Attlee.Il est à prévoir que ces deux Anglais qui ont pris l'habitude de coopérer dans le cabinet de coalition s'entendront bien pour défendre les intérêts britanniques.Mais le ton de la compagne électorale va tout de même créer une situation curieuse; M.Staline aura devant lui M.Churchill, son partenaire de plusieurs conférences antérieures, qui a dénoncé vigoureusement le communisme non seulement il y a vingt ans dans son livre 'The World Crisis", mais souvent depuis et même hier soir; et M.Attlee qui veut donner à la Grande-Bretagne un gouvernement de gauche.Cette situation n'a rien d'étonnant, elle est dans la logique des faits et indique une fois de plus que le régime russe n'est pas un gouvernement comme les autres.Cette position en somme un peu ridicule, et même humiliante pour le prestige de l'empire anglais, rappellera au monde la donnée capitale de la politique internationale actuelle: que le communisme soviétique a comme objectif, même si on l'a remisé pour le moment, de promouvoir la révolution mondiale.La réunion n'aura lieu que le 14 ou le 16 juillet; mois M.Churchill ira ouparovant se reposer de la campagne électorale; il doit quitter Londres aujourd'hui même avec sa femme et sa fille pour le château de Bordoberry, sur la côte basque française près de Hendaye à la frontière espagnole.Des techniciens en téléphonie et en télégraphie sont en train de relier le château à Londres pour que le premier ministre reste en contact avec son gouvernement.C'est peut-être le choix de cette villégiature qui a suscité à Londres la nouvelle que M.Churchill rencontrerait le général Franco avant la conférence des Trois; un po'te-parole des Affaires étrangères a émis des doutes quant au bien-fondé de cette rumeur, mais il ne l'a pas niée; il a dit que cette histoire lui semble issue de la campagne électorale.Selon des renseignements de source diplomatiqu* sérieuse, les Trois discuteraient entre autres choses ds sort des colonies italiennes et de l'admission de l'Italie dons la société de sécurité internationale.Comme et sera la première réunion de ce conseil suprême allié depuis la reddition de l'Allemagne, et qu'on siégera en Allemagne, il est fort probable qu'on étudiera l'avenir economique de l'Allemagne et qu'on fixera le prix qu'elle devra payer pour ses agressions.Sur ce point une nouvelle difficulté surgit.Un correspondant de l"'Associated Press" rapporte que la majorité des usines dont les troupes étotsuniennes et anglaises prennent possession dans leur zone d'occupation à Berlin, ont été vidées de tout outillage lourd par les Russes il y a quatre à huit semaines.Londres et Washington vont encore une fois se trouver devant un fait accompli.Cette nouvelle rappelle aussi aux grandes démocraties que la censure soviétique est efficace et qu'on ne sait presque rien de ce qui se passe dans l'empire soviétique, pas plus en Russie même que dans la zone d'influence politique de Moscou en Europe, ou dans la zone d'occupation de l'armée rouge en Allemagne.La iibert" d'information réclamée à San-Fran-cisco semble encore bien lointaine.— Paul SAURIOL S-VII-M Y! it DEVOIR, MONTREAL.JEUDI 5 JUILLET 1945 Le premier ministre Curtin décédé hier à 60 ans Il était au pouvoir depuis 1941 — Les funérailles auront lieu probablement dimanche — M.Francis Forde dirigera le gouvernement, jusqu'à ce que le parti travailliste au Parlement , se donne un nouveau chef Canberra, 5 (C.P.) — John Curtin, fils d’un policier et qui est devenu premier ministre d’Australie, est décédé au cours de son sommeil, de bonne heure ce matin.M.Curtin, âgé de 60 ans, chef du parti travailliste, était malade depuis quelque temps, souffrant des poumons et du coeur.La mort du premier ministre, qui détenait le pouvoir depuis la défaite du gouvernement de coalition du parti uni australien et du parti agraire en 1911 et qui a mené son parti au pouvoir lors des élections de 1943, a été annoncée par M.Francis Forde, ministre de l’armée et premier ministre intérimaire.Un service d’Etat sera célébré à Canberra demain.Le service funèbre sera célébré à Perthe, probablement dimanche.M.Forde dirigera le gouvernement, comme il le faisait depuis quelque temps, jusqu’à ce que le Parlement du parti travailliste se donne un nouveau chef.lletenu par la maladie, M.Curtin n’avait pu assister à la conférence de San-Francisco, où M.Forde et le Dr H,-V.Evatt, ministre des Affaires étrangères, ont représenté l’Australie.M.Forde a déclaré hier que tout comme le président Roosevelt, M.Curtin avait consacré une grande partie de ses énergies à la poursuite de la guerre et à la préparation de la paix.Atteint d’une grave maladie de coeur l’an dernier, M.Curtin s’était vu recommander une année en tière de repos par ses médecins, mais il refusa et demeura au travail.Au mois d’avril dernier, une congestion pulmonaire aggrava son cas et il fut forcé de retourner à l’hôpital.On annonçait au début de cette semaine que son état s’aggravait.M.Curtin est né à Creswick, petite ville minière de Victoria, et très jeune encore il s’associa au mouvement ouvrier australien.Avant d’entrer en politique il fut éditeur du journal “L’Ouvrier” organe officiel du parti travailliste dans l’ouest de l’Australie.En 1924, il représenta l’Australie à la Conférence internationale du fra-vail à Genève, et quatre ans plus tard il fut élu à la Chambre des représentants où il demeura en fonctions jusqu’en 1931, lors de sa défaite aux élections générales.Il fut réélu en 1934 et au mois d’octobre 1935 devint chef du parti travailliste et de ce fait chef de l’opposition.Il devint premier mihistre en 1941.M.Çurtin a visité le Canada, le rintemps dernier, en revenant de a conférence de Londres des premiers ministres de l’Empire et il s’est aussi rendu aux Etats-Unis, où il a conféré avec le président Roosevelt, à la Maison-Blanche.Lui survivent, sa veuve, un fils et une fille.Au moment où l’Australie était sous la menace d’une invasion japonaise, M.Curtin a consacré tous ses'efforts, en dépit de sa mauvaise santé, à édifier la puissance défensive de l’Australie et ensuite offensive.£ Naissance FOREST-M1LETTE.— A l’Hôpi tal Sainte-Justine, le jeudi 28 juin 1945.à Monsieur et Madame Jean-Paul Forest, née Milette (Yolande), un fils baptisé Joseph-Paul-Serge.Parrain et marraine, M.et Mme William Milette, grands-parents de l’enfant.Porteuse, Mm* T.Lapal-me, grand-tante de l’enfant.Nécrologie BERTHIAUME.— A Montrtsl, le 4, à 65 atu.Zéphlrtn Bertht&ume.BOUTHILLETTE — A Montrtal, le 4.à 55 ans, Joseph Bouthlllette, époux d'Antoinette Beauchamp.CAMPEAU.— A Montréal, le 3.à 18 ans.Damien Campeau, époux d’Anna Blanchette.CHICOXNE.— A Montréal, le 3.K 14 ans.Gisèle, fuie de feu Lucien Chtcolne.DEMERS.— A Montréal, le 3, à 73 an».Joseph Demers, époux d'Armanda Char-bonneau.MORENCY.— A Montréal, le 4, Napoléon Morency, époux de Kathleen Sainte-Croix.PARENT.— A Montréal, le 3.à 66 an*.Mme veuve Noé Parent, née Bourdon, Bva.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimés on gravée Prix et epédment eui demande t/Imprlmerle Populaire, limitée 430.Noire-Dame est.Montréal TéL B Clair 3361 CALENDRIER " &nï VrÆY?JUILLET^ 1945 Ur* lever^KTr'’ V1"" Coucher du soetl, 7 h.50 .Lever «le U lune, l h.S3.CouchCT de U lune, 4 h.S7.NouveHe^Lifne!”.9 \ î i mSMnTM àni V SsH4^”' Dernier Quartier, lé Jl.àShMmaù.otr, En juin 1845, après les victoires alliées dans la Papouasie et les Solomons, il pouvait dire: “L’Australie n’est plus en danger d’être envahie”.M.Curtin s’est avéré un champion de la collaboration entre les nations du Commonwealth britannique.A la suite de la conférence de Londres, en avril, l’an dernier, il s’est fait l’avocat d’une assemblée consultative impériale dau^ïa capitale britannique.Le premier ministre élait un hommes aux goûts simples, généralement aimé et possédant une réputation d'habileté et de prudence.Il est devenu premier ministre après avoir refusé, à la déclaration de la guerre, de fusionner le parti travailliste en un gouvernement national.Le choix de son successeur se fera sans doute entre M.Forde et M.J.-B.Chifley, trésorier jJji.P*»*»-*' Cependant, on ne sait pas si ce dernier a une telle ambition et plusieurs de scs amis ont dit qu’il préférerait*sérvir sous M.Forde.Curtin avait succédé dans la direction du parti travailliste, à James Scullin, qui a été premier ministre de 1929 à 1931.M.Curtin a défait Francis Forde, maintenant ministre de l’armée, par un vote.Quoique, par tempérament penseur et philosophe plutôt qu’homme d’action, Curtin s’est révélé plus qu’un rêveur.Il devint un membre de l’aile droite du parti travailliste, quoiqu’il ait été un extrémiste et un des chefs de la lutte contre la conscription en temps de guerre.Pendant son mandat d’office, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont signé une entente concernant des mesures pour coordonner leurs politiques étrangères.Curtin est né le 8 janvier 1885.En 1917, il épousa Elie Needham, de Hobart, Tasmanie.Les employés municipaux mécontents de ce retard J^oifsjdivers Des soldats canadiens manifestent à Aldershot Irrités de la lenteur du rapatriement, ils font le tour de la ville, brisent nombre de vitres et causent des dommages considérables — Jeune fils de cultivateur rué à mort—Un mort dans un accident à Ste-Agathe Pour T expansion du service téléphonique rural La compagnie de téléphone Bell projette de dépenser une somme de $10 millions On nous communique: “La Fédération canadienne des employés municipaux, local no 1, a tenu une assemblée spéciale à ses locaux sous la présidence de M.Aimé Laurin, président générai de la F.C.E.M.Des représentants de tous les départements assistaient à l’assemblée.On y a discuté la situation actuelle relative à la demande de certification que notre union a fait parvenir le 7 juin dernier à la Commission des relations ouvrières de la province de Québec.Il a été révélé, d’après une information parvenue de source officielle, que le retard que l’on met à entreprendre les procédures préalablement à la certification, est dû à la personne qui doit remettre les listes de paie officielles de la ville à la Commission pour que celle-ci puisse vérifier les livres de notre union et voir si notre demande est justifiée.Ce retard a été apporté volontairement par la personne responsable qui doit remettre à la Commission les listes de paie du 7 juin date où la F.C.E.M.a réclamé sa certification comme agent de négociation des employés manuels de la cité de Montréal.C’est un retard voulu et calculé.Pourquoi?Parce qu’on veut, à la faveur de ce retard, permettre au Syndicat cathoiique des employés de la cité de créer du mécontentement, d’augmenter par là son pourcentage et finalement, de faire, à son tour, une demande de certification à la Commission des relations ouvrières.Les membres de la Fraternité se demandent pourquoi le comité exécutif laisse-t-il un certain M.Bru-neau, président du Syndicat catholique chez les fonctionnaires, se livrer à des activités syndicales comme bon lui semble sous les yeux des autorités, alors qu'il est paie-maître en chef pour la cité de Montréal.Le comité exécutif ferait meux de ne pas lui laisser autant de liberté, car il pourrait en résulter un mécontentement qui un jour créerait du trouble parmi les employés.Les représentants de tous les départements s'accordent à dire que la F.C.E.M.ne fait pas assez de publicité: alors sur ces remarques, le président a suggérer de nommer un comité de publicité et cette suggestion a été approuvée par une résolution.Trois membres parmi les plus actifs de la F.C.E.M., ont été nommés dans la personne de MM.Clovis Langlois, Lucien Tail-lefer et Georges Dufour, percepteur en chef de la Fraternité.Les membres ont su choisir des personnes dignes de confiance.La Fraternité n’a jamais cessé de prendre l’intérêt de ses membres en général et cette organisation a été fondée sur des bases solides et honnêtes”.Av»-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous ou Service de Librairie du "Devoir".430 est, rue Notre-Dame, Montréal Londres, 5 (C.P.) — Apparemment déçus de la lenteur mise à leur rapatriement au Canada, un groupe de soldats canadiens cantonnés à Aldershot, en Angleterre, ont fait le tour de la rille, hier soir, brisant de nombreuses vitres de montres et causant des dommages assez considérables à la propriété.Les rapports des journaux disent que les militaires semblaient en avoir contre la lenteur du rapatriement.Un sçld.at aurait dit, prétend un jôurnaï de Londres, qu’“il n’y a rien de comparable à ce que vous allez voir ce soir”.Ce soldat aurait prononcé cette phrase avant que les dommages eussent été causés.La police militaire a été appelée, mais lorsqu’elle est arrivée, les soldats avaient réintégré leur.vbarils, ques.Les manifestations auraient duré plusieurs heures et les dommages s’élèveraient à plusieurs milliers de livres sterling, prétendent les journaux londoniens.Le lieutenant-général P.J.Montague, chef du personnel de l'armée canadienne à Londres, doit se rendre sur les lieux afin de mener une enquête.^ Les journaux dê Loffâres se sont emparés de l’affaire et presque tous en parlent en première page.Le News Chronicle dit que plusieurs centaines de soldats ont parcouru les rues de la ville durant près de deux heures, brisant toutes les vitres des magasins de la principale rue commerciale de la ville.Les quartiers généraux de l’armée canadienne à Londres ont fait aujourd’hui une déclaration officielle, disant que 25 magasins ont été endommagés et que 87 vitres de montres ont été brisées.D’après cette déclaration, un groupe de 500 soldats auraient participé aux manifestations.Un tribunal d’enquête sera institué.Un groupe de soldats se seraient massés dans une région commerciale de la ville et deux d’entre eux auraient alors harangué les autres, protestant contre les lenteurs mises au rapatriement.Une rumeur a circulé, disant qu’un soldat canadien avait été arrêté et qu’il était détenu dans la prison locale.C’est alors que les manifestations ont commencé, dit la déclaration.Dans un établissement commercial, un lieu d'amusement, le propriétaire calcule que ses dommages s’élèvent à 84,500.Ce matin, le major-général Dan Spry, de Winnipeg, officier commandant des unités de renfort, a réprimandé les soldats au cours de la parade.Jeune garçon rué à mert Saint-Jean, Québec, 5.— M.Arthur Larivière, d’Iberville, a trouvé son garçon de dix ans mort dans un champ environnant sa ferme.Le jeune Larivière avait été rué à mort par un cheval qui avait l’un des bras du bambin pendu à sa selle.Le jeune Herman avait quitté la maison hier matin, dans le but de seller le cheval pour aller ‘ aux champs.Quarante-cinq minutes plus tard, la bête revenait avec un bras de l’enfant.Un mort, deux blessés à Sainte-Agathe Un homme a été tué et deux autres ont été blessés, hier après-midi, vers 2 h.15, sur la route de Sainte-Agathe des Monts, lorsque deux camions sont venus en collision'dans une courbe.Les victimes sont M.Raoul Le-fort, 41 ans, 8078a, rue Panel, mort instantanément; et MM.Armand Colin et Louis-O.Leduc, de Sainte-Agathe, légèrement blessés.Le camion de M.Lefort était chargé de bois et il a heurté l’autre véhicule sur la roue arrière de droite.M.Lefort a été écrasé dans la cabine du conducteur.Une enquête doit avoir liéu à Saint-Jérôme.Plainte contre une commission fédérale Un avocat s’est plaint hier, en Cour des convictions sommaires, de la difficulté qu’il a eue à obtenir les textes des wdonnances régissant la main-d’otuvre en temps de guerre.Cet homme de loi a raconté au tribunal qu’il s’est rendu au bureau régional de Montréal afin d’obtenir une copie des règlements en question et qu’il a dû attendre plus d’une demi-heure, pour enfin obtenir seulement une partie d« ce qu’il désirait.Fatima, merveille inouïe Chanoine C.Barth a* «1 Riv.Pire da Fonseca Aujourd'hui ce vocable eet familier à tou*.Revue* et journaux ont commenté 1e fait et le récit.Volet un fort volume où *ont rapporté*.outre l'histoire de* apparition».1* développement du pèlerinage, de nombreux miracles turve-nu* au lieu des apparition*, nue notice biographique considérable as» trot* petite voyant* et des document» Inédit* *nr le* Int^rrogatet-r** Principaux témoin* de ce grand evenemenf.L'ouvrage to plus complet ù date.404 pages, $1.50 (hoBe0| jj SERVICE DE LIBRAIRIE DU ''DEVOIR'' Ses compatriotes ne sont pas gentils François Bluteau, âgé de 45 ans, qui était accusé de vagabondage devant le juge C.-E.Guérin, a été acquitté haut la main hiae.L’accusé a dit qu’il n’est; pas un vagabond parce qu’il travaille.Et il ne flânait pas, il était tout simplement venu passer la journée de la Saint-Jean-Baptiste à Montréal avec ses compatriotes.Trouvant ses raisons suffisantes, le tribunal a libéré l’accusé.La plainte avait été portée par le C.N.R., qui prétendait avoir arrêté l’accusé qui flânait aux alentours de la gare Centrale.Propriétaire d'alambic condamné Alcide Emond, qui avait été ar, rêté par la gendarmerie fédérale à 932 est, rue Mont-Royal, il y a quelques jours seulement, après six mois de recherches pour trouver le propriétaire d’un alambic, a été condamné à *200 d’amende, hier par le juge Maurice Tétreau.L’accusé s’était avoué coupable.L’alambic avait été découvert en janvier dernier lorsqu’une explosion s’était produite à cet endroit.Examen mental prescrit L’enquête préliminaire du postil- lon J.-A.Maisonneuve, employé temporaire du département des pos-,e?> ,a.ccusé d’avoir volé des valeurs minières pour une somme de *3,000, a eu lieu hier.Toutefois, le tribunal a ajourné au in juillet afin de faire subir un examen mental à l’accusé.Blessures fatales Le coroner de Montréal, Me Richard Duckett, tiendra une enquête sur la mort de^.l.Fernand Houle, âgé de 23 ans, demeurant à 2002 rue St-André, qui est décédé hier soir, à l’hôpital St-Luc.M.Houle avait été transporté à St-Luc dimanche soir, à la suite d’un accident survenu à la plage Bissonnette.D’après la police, la victime était assise sur le bord d’un radeau lorsqu’il a ner-ffbV(MILrt,'•?onihanVa‘ l'eau.flou-" le s’était alors infligé une fracture à l’épine dorsale.Heurtée par un tramway Mlle Jeannine Gaulin, âgée de 18 ans, 5891 rue des Erables, a été conduite à l’hôpital Notre-Dame, où elle est traitée pour des contusions généralisées.La victime a été heurtée par un tramway hier matin, à l’angle des rues Ontario et Delori-mier.Fracture d'un bras Le jeune Pierre St-Denis, âgé de 15 ans, 3797 avenue Vendôme, s’est fracturé le bras gauche lorsque l’automobile dans laquelle il voyageait a télescopé une remorque tirée par un camion, près de Hudson Heights.Noyé accidentellement Un verdict de mort accidentelle a été rendu hier, dans le cas de M.Alphonse Couture, âgé de 23 ans, 4385 rue Marquette, qui s’est noyé samedi soir, à la plage Bissonnette, au Bout de l’Ile.Enquête sur cette collision d'avions Vancouver, 5 (C.P.).— Les autorités de la zone aérienne de l’Ouest ont commencé aujourd’hui une enquête sur la collision qui est survenue hier soir, entre deux bombardiers Liberator, causant neuf morts et six blessés.Cet accident a eu lieu à l’aéroport du C.A.R.C.situé à Abbotsford, à 60 milles au sud-est de Vancouver.La collision s’est produite sur une piste d’atterrissage entre un avion qui décollait et un autre qui atterrissait.Il y a eu explosion et les bombes de pratique ont explosé.Les flammes étaient visibles dans un rayon de deux milles.Débris d'avions retrouvés Vancouver, 5 (C.P.).— Les débris de quatre avions manquant à l’appel qui contiennent peut-être une trentaine de cadavres ont été retrouvés au cours de recherches en vue d’un autre appareil disparu.Un seul appareil a toutefois été identifié.Il s’agit d’un Liberator transportant 10 membres de la R.A.F.L’enquête continue.3,000 caisses d'alcool outre-mer Un cargo de 7,500 tonneaux partira bientôt à destination des armées britanniques outre-mer, apprend-on.Ce vaisseau, l'Aalsun, une unité hollandaise, arrivera à Montréal aujourd’hui.Sa cargaison comprendra 3,000 caisses de bouteilles d’alcool, 3,600 caisses de sauce piquante, 80,-000 caisses de lait en conserve, 4,000 tonnes de farine ainsi que des brosses à cheveux, des peines, des enveloppes des cytes^à jouer, etc.M.J.-R.Donald ira en mission spéciale Selon un communiqué publié hier par M.C.D.Howe.ministre des munitions et des approvisionnements, M.J.R.Donald, directeur général depuis 1939 des branches de la chimie et des explosifs au ministère des munitions et des approvisionnements, a résigné ses fonctions et partira bientôt pour ie Royaume-Uni et l’Europe où il ira en mission spéciale.Après son tetour, M.Donald retournera à ses affaires privées comme ingénieur chimique avec la J.T.Donald and Company Ltd dont il est président.“M.Donald a été un des principaux dirigeants de notre effort de guerre industriel et nous devons beaucoup à ses grandes connaissances et à son habile administration”, déclare M.Howe.De 1913 à 1918, M Donald, natif de Montréal, a servi comme chef inspecteur des explosifs de l'impérial Munitions Board.A la fin de la première grande guerre il travailla quelques années pour la Canadian Packing Company, Ltd, et en 1922 retourna à la H.T.Donald and Co.Ltd, d’où il fut appelé par Ottawa en 1939.___ L"'Etoile Rouge" s'en prend au Vatican Moscou, 5 (A.P.) —Un commentateur de VEtoile Rouge, I.Yerma-shev, a dit aujourd’hui que des dizaines de prêtres, qu’il appelle réactionnaires, ont été envoyés en Allemagne avec l’appui du Vatican et dans un but en partie politique.Yermashev dit que celf se fait mal- fré les règlements qui défendent activité politique parmi les Allemands.Les salaires des recorders québécois Québec, 5 (D.N.C.) — Le maire a communiqué à ses collègues les chiffres concernant les salaires des deux recorders de la cité, suivant les prescriptions de la charte.M.Emile Morin recevra un traitement annuel de *7,500 et M.Jean Mercier, de $6,500.Le maire a aussi dit quel serait le salaire du commissaire des incendies, d’après la charte.Il recevra *3,000.à cette fin Moins de cinq ans après que la main-d oeuvre et les matériaux de-UnE™0"» djsponibles, la Cie de téléphoné Bell du Canada projette de dépenser *10(000,00 3 Ibs B — 1% 1b O — T?4_Jb jusqu'à 3 Ibs tusqu'à 3 Ibs - ¦ .¦ AB A IT Uo aNGRAlSSES .38K .3734 .3534 SELECTIONNE^ .303.1 3034 301a 28'a 25 li — :: IP pouiirrs lait - 3 Spécial — .A — f .B pÔÜLÈrS ABATTUS Spécial — .A — .B —' .C POULES .AB ATTUBS -.A .B - .O — .JEUNES DINDES ABATTUBS - A - .4071 B - .38’4 C — 353i OIES ABATTUES AVEC ^A TETE a.LFS PATTES - A - 28=1 B — .2634 C - .21% N.B — Les oiseaux de pesanteur moindre et de mauvaise qualité qui n'entrent dans aucune des catégories Indiquées seront pavés aux prix qu'U nous sera possible d'obtenir OEUFS - A-gros .35 A-moyens .32% B - 29% A' — Poulettes .N.B - Sur les pris ct-haut mentionnés.nous retenons uns commission de b pour cent aux expéditeur* individuels ei de 5 pour cent aux cooperatives affiliées BEURRE El FROMAGE Prix de remise a Montréal et à la succursale de Québec, pour te semaine finissant le 25 Juin Inclusivement: bEUttna, iTtAia I No 1 pasteurisé .33% ; No 2 pasteurisé .32% No 3 pasteurisé .31% FROMAGES BLANC ET COLORE ! Semaine finissant le 26 Juin Inclusivement BLANC COLORE Fabriqué avant le 1er Juin 1945 ! No 1 .auvs No 1 .aitii ! No 2 .20 No 2 .21 : No 3 .19V6 No 3 .20ta BLANC I Fabriqué le ou après le 1er Juin 1945 No 1 .20 No 2 .:.19’% No 3 .19 t à b point d'expédition de la fabriqué N, B.— Ces prix sont nets, les frais de verte et d'entreposage avant été déduits ANIMAUX VIVANTS Prix obtenus sur le marché de Montréal, mardi, 3 Juillet 1945, par la COOPERATIVE CANADIENNE DU BETAIL DE QUEBEC LIMITEE PORCS 33% A — .19.00-19 50 31 ;i ; B-l — .18.60 30% a-2 et B-3 .18.35 17 ! C — .17.35 D — 17.10 18 Léger .17.10 Lourd .17.19 Extra-lourd, 196-215 Ibs .16.10 28 Extra-lourd, 216 ibs et plus .14.35 27 , Demi-castrat .14.35 26 Truie .10.00-16.25 «*• Verrat châtré.9.50-10.00 Les octrois du gouvernement fédéral aux montants de $3 sur les A et de 82 sur les B1 sont payés par mandats attachés au certificat de classification VEAUX DE LAIT , Choix .14 30-15 00 35% | Bon .14.00-14.50 33% Moyen .12.50-13.50 Commun .8.00- 9.00 AGNEAUX Bons, 60 Ibs et plus .15.00 Moyen .- 13.00-14.00 „ ^ MOUTONS Bon .7.00- 8.00 Commun 3.00- 5.00 m\m BOUVILLONS Choix .Bon .Moyen .11.75-12.50 Commun.?TAURES à boucherie) Choix itvpe Bonne Moyenne .Commune .6.5Ô- 7.50 VACHES boucherie .8.50 10.50 11 00-11.50 0 8 19i8:1§.?8 Choix, type Bonne .Moyenne 10.00-10.25 9.50- 9.75 8.00- 8.50 Commune .6.00- 7.00 Très commune Choix .type Bon TAUREAUX boucherie .5.00- 5.50 9.50-10.00 9.00- 9 50 Moyen .7.50- 8.25 Commun 6.50- 7 U0 Notre commerce extérieur légèrement à la baisse Le commerce extérieur du Canada, à l’exclusion de l’or, a une valeur de $462,568,000 en mai, à rapprocher de $529,887,000 le mois correspondant de l’an dernier, diminution de $67.319,000 ou de 13 p.c.Le total des cinq premiers mois de cette année est de $2,070,281,000, comparativement à $2,134.780,000 la même période de l’année précédente, diminution de $64,499,000.Les exportations canadiennes ont une valeur de $315,192,000 en mai cette année, diminution de 14.4 par rapport au total de $368.357,000 en mai l’an dernier, alors qu’elles ont établi un nouveau record mensuel.La diminution des exportations de fournitures destinées principalement à des fins de guerre explique la majeure partie du déclin des exportations ’ globales; les exportations de denrées de cette catégorie diminuent à $127,672,000, contre $170,074,000 l’an dernier.Au cours des cinq premiers mois de cette année les exportations de denrées de tous genres s’établissent it $1,395,-552,000 au regard de $1,403,110,000 la même période de l’an dernier.Les importations de marchandises diminuent à $143,844,000 en mai comparativement à $159,038.000 le mois correspondant de l’an dernier, soit de 9.4 p.m.Les importations durant les cinq mois de cette année sont évaluées à $652,215,000, à rapprocher d^ -712,050,000 la même période de l’an dernier, déclin de 8.4 p.c.Les réexportations ont une valeur de $3,531,000 en mai cette année, au regard de $5,788,000 le moitnaré- cédent et $2,492,000 en mai l’an dernier.Les réexportations des cinq premiers mois de celle année s’élèvent à $22,513,000, comparative-' ment à $19,620,000 la même période de l’an dernier.Rapport de Canadian Converters' Co.L’étal financier de Canadian Converters’ Company Limited pour l’exercice terminé le 30 avril 1945 montre un bénéfice d’exploitation assez stable, une augmentation de quelque $460,000 dans le fonds de roulement et une hausse appréciable dans le bénéfice net.Toutes déductions faites, y compris $85,355 pour les impôts et $22,-854 pour la réserve de dépréciation, contre $172,557 et $17,035 respectivement l’année précédente, il est resté un bénéfice net de $71,996 se traduisant par $4.15 l’action ordinaire.comparativement à $65,269 ou $3.76 l’action l’exercice précédent.Au bilan, il y a un actif disponi-, tL y?,$1.411,768, comprenant $459,-i d espèces en caisse et $225,000 de placements, contre un passif exigible de $166.688.Le fonds de rou- 245 000 * P*SSé dC *777-386 à «>.• n.PrJî* i\eVe!?arciue* au* action-ri»n.’ M; H’ Carson Flood, prési-souligne que la plus grande partie des répartitions jugées néces-saires par les administrateurs a été r ^ïi% 1953 Prov de Québec 3V,% 1955 Prov.de Québec 3% :«50 Prov de Québec 3% 1956 Cité de Montréal 414% 1967 .Cité de Montréal 3!'4% 1953 Cité de Montréal 414% 1950 Cité de* Trs-Rlvlères 4% 1955 Inter.Hydro 6% 1944 .Montreal Power 3K,% 1960 Montreal Tramways 5% 1931 Montreal Tramways 3% 1053 Abitibi Paper .Brown Co.5% 1959 Can.Vickers 6% 1947 .Price Broe.3% 1957 Regent Knitting 4% 1952 .Rolland Paper ?%% 1951 .Offre .1051,4 104 ¦ 10414 .153 102% 101% 100*4 IOO14 100% 102% Dem 106 104»/.105% 103% 103 102% 101% 100% 102 104 :o3% 105% 99 100% 99 100% 117% 99 101 110 102% 105 80% 92 101 109% 111% 100% 102% 111 113 100 102 102 104 103 105 100% — 101% — p.c.La ville de Donnacona a vendu à J.-E.Lafiamme Liée $75,000 d'obligations 3 pour cent, série 1946-60 — Solide position La ville de Donnacona, comté de Portneuf, a vendu à la maison J.-E.Lafiamme Limitée, de Québec, une nouvelle émission de $75,660 d’obligations.Les titres portent 3 pour c.d’intérêt et ils sont remboursables en série de 1946 à 1960.En tenant compte de cette finance, la dette à long terme de Donnacona s’élève maintenant à $83,300, ce qui représente seulement 4.55 p.c.de l’évaluation imposable actuelle de $1.830,500, soit l’une des proportions les moins élevées dans la province de Québec.L’évaluation augmentera à Donnacona de $1,000,000 cette année, l’exemption accordée à la compagnie Donnacona Paper devant expirer.Le taux de la taxe municipale est de $0.65 par $100 et celui de la taxe scolaire de $1.35 par $100.La dette consolidée de la commission scolaire au total de $93,325 sera totalement éteinte d’ici à 1954.La fabrique n’a aucune dette.Donnacona possède une industrie prospère, la Donnacona Paper Company, qui fabrique du papier-journal et de la planche isolante employée dans l’industrie de la construction.Sa population est de 2,987 âmes.Avec le produit du présent emprunt, la ville fera paver ses rues en asphalte.Les contribuables ont approuvé ces travaux par une forte majorité en nombre et en valeur lors d’un referendum.Les nouveaux titres sont offerts au pair et l’intérêt couru.La Bourse de Montréal L’allure était mixte aujourd’hui sur notre marché local tandis que les activités se maintenaient à un bas niveau.Quelques valeurs ont enregistré de légers gains, entre autres Ford, Gatineau 5% privilégié et Melchers, ; dans les boissons.Dans les pape-1 tries Fraser a accusé une perte, et j Davis “A”, Imperial Oil et Cana- j dian Breweries, ordinaire et privi-1 légié ont tous cédé du terrain.Dans le compartiment des mines : d’or, le calme régnait ce matin et ! les changements ont été peu prononcés.Cartes Proiessionnelles ASSURANCES HORACE LÂBRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Noua invlton* le* Communauté* Religieuse* à ee Prévaloir de uoe tervlcee particulier» 441 St-F rançola-Xa vlei Montréal Tél MArauette 7383-2384 AVOCATS Anatole Vanter CJl Guy Vanter C.H VANIER & VANIER AVOCATS S?ouest, rue Saint*Jacques Té) HArbour W4l BREVETS D'INVENTION ^Manuel de rinventeu r-t formule de preuve >4/1 f' d/evenfion COMPTABLES P.-A.CACNON & CIE P-A Gagnon.CA René Gagnon C.A Comptables agréés Chartered Accountants immeuble des tramways 15S OUEST.RUE CRAIO TéL HAr
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.