Le devoir, 6 août 1945, lundi 6 août 1945
c»ut *t*c docilité sewpter (to U amuto-Brtto* fn* ou de* EUU-Unl» ou d* qui quo o* soit d'outr*.I'atUtud* qu'il lui tout prmdiu mms to mondé La pratrlor devoir de Ionium* d'un Cknodlen n'eet pm envers te Commonwealth britannique das nstlons.mais envers le Canada et ¦on roi.et ceux qui couweiieui œci rendent, s mon avis, un asuvsls service su Common wealth “She Is a sovereuni nation and cannot take her attitude to the world docllelv from Britain or from the United States or from anybody else.A.Canadian's first loyalty is not Ui the British Commonwealth of Battons but to Canada and en?this to Canada's kins doing, to my Commonwealth.' (l-X-37) those who deny this are a great disservice to the LORD TWEEDSMT7TB LE DEVOIR Montréal, lundi 6 août 1945 Volume xxxvi — No ns KIDACTION rr ADMINISTRATION 410 1ST.NOTRI-DAMi, MONTRIAl mtPHONB t t ¦Elslr SStfl* SOIRS.DIMANCHKS IT KTIS Directeur t Georges PIUXTIIR FAIS CE QUE DOIS RMsctseï eu (het ¦ Omet HIROUX AJmlnistrsHeu I RMacticu : Gérant i BEIstr 3361 IBIsir 2984 BCIair 3361 Ouverture de la conférence fédérale-provinciale ( Voir en page 3) De Potsdam à Ottawa Quand apprendrons-nous à agir en citoyens d'une nation libre ?’ersonne ne conteste l’importance des décisions prises à , sdam.•res Tioit Grand», qui ne sont plus ceux du début, mais continuent à parler, à agir pour l’ensemble des Na-is-Unie», ont posé des actes qui, par delà leurs consé-nces immédiates, déjà graves, peuvent avoir dans l’ave-de lointaines répercussions.5our parler net, nous voulons espérer que MM.Staline, aman et Attlee font oeuvre de paix, mais il est bien ücile de ne pas penser à une nouvelle guerre, et de prêtions gigantesques, qui peut, à date plus ou moins gnée, sortir de leurs décisions.Zette guerre, si la Grande-Bretagne en est et que le iada n’ait pas encore affirmé son indépendance réelle, ' f a gros à parier que nous en serons aussi.\-t-on remarqué avec quel ensemble, presque parfait, commentateurs de chez nous paraissent indifférents à joint de vue?Von seulement on ne s’étonne pas que le Canada n’ait rien à faire à Potsdam, qu’il ne paraisse devoir avoir i à faire non plus dans la commission des cinq qui sui-I Potsdam, pas plus que dans les conférences des cinq listres des Affaires étrangères qui prépareront les traités paix (dont les grandes lignes seront déjà tracées par les isions, par les faits surtout posés depuis quelques semai-), mais on parait prendre pour acquis que cela est tout ait normal, que les choses ne sauraient se passer autre-nt.Et pourtant.* ¥ # Des milliers des nôtres dorment à jamais là-bas leur nel sommeil, des milliers et des milliers d’autres nous iendront blessés ou infirmes.Toute la vie de notre 's a été troublée par notre participation à la guerre ndiale.Et ce n’est pas fini.Nous avons assumé des dettes qui pèseront indéfiniment notre avenir.On ne peut se tourner sans apercevoir soit dans la vie nomique, soit dans la vie sociale et familiale, l’une des ¦s'quences pénibles de la guette.D’autres pays ont le droit de se dire: Nous retirerons de te tragique aventure tel ou tel avantage, — quand ce ne ait qu’un plus sûr et plus rapide accès au pétrole.M.Sauriol fait au jour- le jour le bilan de ces calculs et ces espérances, parfois contradictoires.Mais, de nous, que dire?Nous ne pouvions espérer aucune conquête territoriale, a-t-il même question pour les gueux que nous sommes me indemnité quelconque, sous une forme quelconque?¥ ¥ ¥ Nous écrivons ceci sans colère, sans amertume même, à adroit, en tout cas, de 1a Grande-Bretagne.Mais i{ faut bien constater que nous jouons dans m mm » - —' — ——^ " m.* v * - — ¦« » — — — - — — — Premières réactions à la déclaration de Potsdam l’après-guerre — c’eat déjà l'après-guerre pour ce qui con cerne l’Europe — un rôle moins personnel encore, moins distinctif que dans la guerre proprement dite.Nous n’y apparaissons vraiment que comme l’annexe de la Grande-Bretagne.(C’est un fait d’une cinglante ironie que la plus haute récompense dont il pouvait disposer, le poste de vice-roi.— car c’est notre gouvernement qui est responsable du fait, — le Canada l’ait bien attribué à un soldat, mais à un soldat anglais, et non point au commandant en chef de l’armée canadienne en Europe.Ce Soir et demain, le général Crerar recevra des acclamations, mais c'est le maréchal Alexander qui s’installera, le printemps prochain, à Rideau Hall).¥ ¥ ¥ De tout cela, nous ne faisons aucun reproche à la Grande-Bretagne.« Nous étions parfaitement libres (nous, en 1 espece, cela veut naturellement dire M.King et ses collègues), nous étions parfaitement libres de confier au général Crerar le poste de vice-roi.— On a rappelé que le maréchal Alexander est bilingue.Le général Crerar l’est aussi, ainsi que 1 a fort élégamment prouvé l’allocution française que transmettait hier soir Radio-Canada.Nous étions parfaitement libres d’entrer ou de ne pas entrer dans la guerre mondiale.Et l’indiscutable preuve de cette liberté, c’est, faut-il le rappeler une fois de plus?le fait que nous sommes, une dizaine de jours durant, officiellement restés en dehors de la guerre.Entrés dans la bagarre, nous étions, théoriquement à tout le moins, libres de régler le degré de notre participations sur les conditions de notre pays, comme l’ont fait, en dehors de celles qui étaient directement prises à la gorge, la quasi-totalité des Nationt-Unies, Nous aurions pu, par exemple, combiner notre effort de telle façon que nous ne manquions pas de main-d’oeu-vre sur la terre et sur les chantiers de construction, alors que nous avons un tel besoin de produits agricoles et de bâtiments nouveaux.Nous ne l’avons pas voulu.C’est à nous, et non point à la Grande-Bretagne, qu’il en faut tenir compte.Comme c’est à nous qu’il faut reprocher .l’apathie actuelle ainsi que l’apparente indifférence qui semble être la nôtre à l’endroit de ce qui se passe présentement en Europe.¥ ¥ ¥ On nous répète que le Canada est une nation et que les sacrifices qu’il a consentis dans la guerre actuelle lui ont acquis à ce titre glorieux de nouveaux et indiscutables titres.Quand apprendrons-nous à agir comme citoyens d une nation, et non point comme serviteurs plus ou moins pompeusement harnachés d’un autre pays?Il devrait en être temps, et plus que temps.„ „ Orner HEROUX e-vin-M quelques minutes auparavant d’une piste de Dorval à destination de l’Europe, évitait de justesse le sommet du mont Itoyal, effleurait près éoifici La France et l'Allemagne — La Russie en Méditerranée — Au procès de Pétair Déclaration de M.Rougier sur le récent Livre blanc anglais que les hauts édifices de la Sun Life et du Téléphone Bell, allait s’écraser, avec cinq ou six hommes à son bord, sur de vieilles maisons du Griffintown.Vers le même temps, un autre avion militaire, utilisé celui-là aux fins publicitaires d’un emprunt de la guerre, faisant un plongeon fatal à Calgary, ville de l'Alberta, alors que son équipage accomplissait, sur commande, de stupides tours d’acrobatie.Maintenant que les hostilités ont cessé sur les fronts d’Europe, que l’aviation civile se réorganise et qu’elle est en plein développement, les accidents de cette sorte ne manqueront pas de se multiplier, pour le plus grand dam des aviateurs aussi bien que des populations sé^ dentaires des surfaces urbaines, si les autorités compétentes, dans le cas du Canada, celles du gouvernement fédéral, ne s’empressent d’y mettre bon ordre.Le vol à basse altitude et les tours d’acrobatie aérienne au-dessus des villes doivent être l’objet d’une interdiction formelle.Le maire de Toronto, M.Saunders, vient de faire approuver par le bureau de contrôle de sa ville une requête en ce sens à l’autorité fédérale.M.Saunders et d’autres citoyens de la capitale ontarienne avaient été horrifies par les cabrioles et acrobaties de toRtes sortes accomplies, la semaine dernière, au-dessus de la ville, par deux avions Mosquitos.Les journaux avaient subséquemment relaté que les deux avions n’avaient pas volé et pirouetté plus bas que 1500 pieds.Comme si cela pouvait etre une justification, voire une excuse.Que des aviateurs, formés à la guerre, familiarisés avec le danger, soient devenus très habiles et puissent réussir des tours à donner la chair de poule à ceux qui les regardent faire, c’est incontestable: on en *a la preuve fréquemment, à Montréal aussi bien qu’à Toronto.Mais de ces hommes habiles et intrépides, il n’en est pas tut seul qui soit garanti contre la panne* L acro- (suite à la dernière nage) dualité Une belle journée ressemblent à des profils humains tendus vers le bleu de la mer pour a boire.Parfois, le flot doit les fouetter; et il les creuse, les ride, les burine un peu plus d’année en avais décidé de lire, d’abord, ¦année.Mais ces profils restent tou- : d'écrire un peu plus tard, mais >menl quitter pareil spectacle?ous étions dans les chaises lon-i, sur la véranda, quand la lune il toute rose de la mer, et se a un chemin à travers une lèqè-•apeur bleue pâle, qui parfois la ait à demi.Les peintres ont sou-t essayé de reproduire d’aussi ces couleurs, mais nul ne réus-tes tableaux comme Diéu.'était merveilleux._ L’air était si x que nous n'avions ni man-1, m chandail sur nos robes d’é-jf/ mer n’élait pas tout à fait râtelle se brisait constamment en s ratifiées de friselis blanc qui 'paient vers nous de biais, for-it un beau feston que les bro-ses les plus émérites, pas plus les peintres, n’auraient réussi à rodiiire.'ous regardions et regardions ore.Il n’q avait pas à faire autre se.C’était trop beau, et puis, les îles variaient constamment.Le ', désireux de suivre ses lois im-ablcs, essayait bien de commen-sa nuit et tentait de s’assom-r.Mais sans succès.La lune montra p vite.Elle n’était plus rose, is brillante comme un soleil et i éclairait tout.[ luette belle fin d’une journée qui [ it été'parfaiteI ¦i parfaite, si à mon goût, que i éprouvais presque de iangois-Je n’avais rien fait pour mériter vivre une journée que j’avais tant née! Une journée commencée is la>mer, à six heures et demie, s par la messe dans la chapelle te i>roche; une journée conti-ie à onze heures et sous un beau eil, par un bain plus long et ius froid, dans une onde si traits-•ente! Enfin, nous pouvions na-• et afler par le chemin bleu de m rejoindre nos voisins, )e bonne heure, l’après-midi int le prétexte de chercher des mmes de terre parce que nous n avions pas eu depuis dix jours, ais partie, pédalant vers Sainte-élaïde, où la veille, passant en 'o, nous avions vu un champ où fleurs annonçaiènt la récolte.Vêlais partie, pédalant, vent acre, pour les cinq ou six mules li me séparaient ae ce champ.j’ai fredonné de foie tout le long, teendant ou montant les cotes, tte route est si jolie.Elle s’appro-e, le plus souvent, de la falaise de is en plus rousse et découpée.Le mge est tout dentelé de caps qui la chez mon jours beaux, sculptés dans cette terre si rouge.Je ne me lassais pas de les admirer.En auto, on n'avait pas le temps d’en voir ainsi les details.Et puis, cette couleur était comme de la terre de feu.Et quand en sait la nuance saphir que peut prendre ici la mer, on imagine la beauté du contraste.Alors, dans l’après-midi jeune et brillant, j’allais de plus en plus émerveillée, aimant ce pays de toutes mes forces.Le ciel sans nuage, ne protégeait donc pas autant la maison ou j'allai acheter mes dix livres de pommes de terre?Je sentis en entrant que quelque chose n'allait pas.Dans la cuisine les visages étaient embarrassés ou mécontents, et j’interrompis une discussion.Seul le regard du grand vieillard qui me parla restait serein.U partit pour aller m’arracher dix livres du précieux tubercule, et t'attendis dehors, sous prétexte que l’air était bon Quand U revint, je lui demandai.__ Vous n'auriez pas aussi de la laitii^ mais allez là-bas, à troisième maison, c’est f’lJetm'y rendis, pour trouver une jeune femme entourée de cinq beaux enfants; les trois petites filles surtout étaient belles comme des 1,11 ^ Ces deux-là sont jumelles, me (>i>EUes ne se ressemblaient pas Elles n'étaient pas de la meme taille Nous allâmes toutes ensemble dans le jardin.La jeune femme par- la,tl c’est drôle, les gens d’ici, on dirait qu'ils n’aiment pas la salade, personne n’en sème.Et / aime tant ga.Et puis, c’est si joli pour "'æ'oiïpSlh pttile M.d'un vert si tendre, d’une couleur aussi vive, aussi nette que toutes celles du paysage.Mais je compris à cette phrase quC ce grand poys ne comblait nas de joie la jeune femme., _ Ci* n’étes donc pas d’ici?— Non.De Chicoutimi, ht je m’ennuie.Je suis ici depuis quatre ans et ie ne ni habitue pas.C est beau, mais c’est dur d’ilre lente, sans parents.L’h ver surtout.Pour la consoler, je lut fis des compliments suc ses folles petites filles, et je l'assurai que Chicoutimi devenait une si grosse ville, que ce n’était plus du tout comme avant, qu’elle n’aimerait sûrement plus à y vivre.Elle ne voulut pas que je paie la laitue.— Non, non, vous pensez bien.Nous allons la donner aux poules.Pour nous, elle ne vaut plus rien.Y a que moi qui en mange.— Mais pour moi, elle vaut beaucoup.Je donnai des sous aux enfants.Oui, pour moi, si cela valaitl La petite laitue, duement assaisonnée, allait, deux heures plus tard, servir de lit aux derniers homards de la saison' des homards si succulents, si charnus, si blancs et si rouges à la fois que, non, j'aime mieux ne pas vous en parler plus, vous en pleureriezl Jtmiais, jamais, nous a-t-il semblé, nous n’en avions mangé de meilleurs.Cela aussi faisait que vraiment, c’était angoissant d’avoir eu une pareille journée, et de n’avoir rien fait pour la mériter.Mais il fallait remercier, remercier le Ciel entier, tout le lemjis.dans l’émerveillement d’un si bon, d’un si beau jour,.La lune montait, montait.Maintenant, il faisait vraiment clair, la nuit n’avait rien vaincu, et la mer étendit devant nous une grande surface lumineuse et argentée.La lune devait réchauffer comme le soleil.Il faisait toujours aussi doux.C’était trop tentant.Avant de me mettre au Ut, comme ma course à bécane s’était accompagnée de poussière, sous le prétexte que je n étais pas propre, je décidai d’aller me rebaigner.Et j'y allai.Rien que me saucer dans l’urgent du clair de lune; par peur que mon homard, qui n avâit quitté la vie que depuis si peu d’heures, veuille me ramener avec lui définitivement à la mer.Et il se trouva que cette admirable journée fut commencée et finie dans les belles et froides vagues Michelle Le NORMAND e-vra-45 EMAIN : L'avant-dernier article de M.Pierre Vigeant jr nos moeurs politiques et la façon de diminuer le ityt des élections.Bloc-notes (ear Imite Benolat et O.H.) L’avion sur la ville Le vol des avions au-dessus des villes représeijte dans le monde d’aujourd’hui un problème dont le récent accident survenu à New-York, causant la mort de plusieurs personnes et des dommages matériels sérieux à la cime du gratte-ciel Empire State, a souligné tragiquement l’extrême gravité.Accident qui n’était pas le premier du genre.Le temps passe vite et la mémoire est courte; il n’y a cependant pas tant de mois qu’à Montréal mémo.un transport militaire, décollé 4j8 cainet du gxincktux le journal de M.Godbout commente le» élections anglaises pour en conclure que M.King est bien meilleur que M.Churchill."La défaite de Churchill, écrit-il, ne fait-elle pas ressortir l'exceptionnelle valeur de notre premier ministre à nous, le sens politique et la claire vision de M.King?Tous deux ont admirablement conduit 1 effort do guerre de leur pays.Mais M.King sut, de plus, Inaugurer avant la fin de la guerre l'ère de la paix .^ Puis 11 conclut que M.Godbout devrait etre premier ministre du Québec.Tout cela est charmantl ¥ ¥ ¥ Comme dirait le fabuliste: "notre pre-inter ministre est mignon, beau et bien lait, et Joli sur tous ses compagnons'.?¥ * "L'opprobre qui s'attache a son nom et à sa personne, c'est la manilestatlon de la justice immanente qui pale le coupable de sa propre monnaie et c est le^ châtiment terrestre qui précède le châtiment divin et nul ne peut se soustraire."Rien ne peut empêcher les desseins de Dieu de s'accomplir et Ü n'y a que la prière et les bonnes oeuvres qui puissent arrêter le lourd bras de la JusUce éternelle.” Ces propos terrifiants ne sont pas de Bossuet, mais du journal de M.Godbout, qui en veut â un quidam qui a eu une "job" de M.Duplessis.L'auteur finit par évoquer le Jour du Jugement: mats 11 sera peut-être, trop tard, la sentence divine vous ayant été défavorable et vous ayant précipité dans la géhenne où les coupables expient de toute éternité l*urs mauvaises actions et leurs omissions." Diablel ce monsieur n’y va pas par quatre cheminai * * * Les lecteurs doivent penser: Ça, c’est de la politique!" * * * Le Canada parle du Grincheux en disant: "le préposé à la mauvaise humeur dans un journal." Parlant de préposé qu’est-il advenu du préposé au natlona lisme chez le confrère, celui qui, de 1917 à 1933, dénonçait l'Impérialisme, la participation aux guerres de l'Empire, et à celles en dehors du Canada, la conscription, etc.Quelqu'un Ta-t-ll revu depuis 19397 * * * Si M.King avait choisi 1# général Crerar comme gouverneur, Le Canada aurait célébré l'autonomisme, le nationalisme ds M.King.Ce dernier fait le contraire et le même journal l'en loue aussi rivement.Grincheux a-vm-« Choie* d’hiet et d’aujourd’hui "La plus grande marque de petitesse d'esprit, c’est de croire légèrement tou-tes choses.".> ••• malebrakche ___L 1 ______ La méthode luivie par les Trois pour leurs délibé-lafions à Téhéran et à Yolta n'était guère justifiable quant à la partie politique de ces réunions, mais l'argument de la guerre contre l'Allemagne couvrait tout; ce prétexte ne valait plus pour Potsdam; après les protestations soulevées par le secret et la censure, dont s'est entourée la dernière conférence, on constate depuis la publication du communiqué de vendredi des réactions qui indiquent que ce gouvernement impérialiste du monde va rencontrer de l'opposition.A Paris, le gouvernement est en train de préparer des réponses aux notes des Trois sur les décisions de Potsdam.Le gouvernement français ne s'en tiendra plus à l'attitude négative qu'il avait prise à Yalta, mais formulera la politique qu'il préconise à l'égard de l'Allemagne.Les Français approuvent le transfert aux Alliés d'une partie de l'outillage allemand, mais ils voudraient plus de précision, notamment quant à la part de la France et à celles des petits pays envahis par l'Allemagne.Le gouvernement français approuve le projet de désarmement industriel de l'Allemagne, mais il craint que le désarmement politique ne soit compromis par la restauration prévue d'un gouvernement allemand à Berlin, au lieu du contrôle militaire que semblaient impliquer pour longtemps les déclarations alliées faites lors de la reddition de l'Allemagne.Le gouvernement de Gaulle désire détruire non seulement l'Allemagne hitlérienne, mais aussi l'Allemagne prussienne, c'est-à-dire l'empire allemand constitué au siècle dernier; il préconise un retour à l'autonomie des Etats à l'intérieur de l'Allemagne.Il veut contrôler le Rhin en installant une garde sur les deux rives du fleuve; il veut qu'on sépare la Sarre, la Ruhr et la Rhénanie du Reich.Il demande l'institution d'un contrôle financier ef économique et une stabilisation de la monnaie et des prix afin d'assurer le paiement des réparations sous forme de capital industriel, de travail et de charbon; l'imposition d'un contrôle international sur les brevets d'invention, sur les recherches techniques et sur les transports.Les Français veulent aussi urne modlficatidn de leur zone d'occupation; cette zone s'étend à des parties de trois provinces allemandes mais ne comprend aucune des capitales de ces provinces, de sorte que cela ne peut pas constituer une zone permanente; pour établir1 une politique générale dans l'occupation de la Rhénanie, ils demandent Aix-la-Chapelle et Cologne.Le gouvernement espagnol, qui a été l'objet d'une critique spéciale par les Trois, a protesté contre la déclaration de Potsdam, qui exclut l'Espagne de l'organisation des Nations-Unies.Il a déclaré que l'Espagne ne mendie pas une place secondaire dans les conférences internationales, et ajoute qu'une situation analogue à celle d'aujourd'hui a poussé l'Espagne, sous un régime monarchiste, à quitter la Société des Nations.Le gouvernement de Madrid serait à préparer un questionnaire qu'il soumettrait aux ambassadeurs d'Angleterre et des Etats-Unis au sujet du communiqué de Potsdam.Franco poserait deux questions; lo, Quel boycottage économique les Trois entendent-ils imposer à l'Espagne?2o, Les chefs des Nations-Unies seraient-ils satisfaits d'un gouvernement de régence non pha-angiste qui serait présidé par Franco?Dans les milieux diplomatiques de Washington et de Londres, la déclaration de Potsdam suscite surtout des commentaires au sujet de la Méditerranée.La Russie a déjà depuis quelques semaines porté ses activités de ce côté; elle veut s'installer aux Dardanelles, elle réclame une place à la conférence qui restaurera le statut international de Tanger.Or à Potsdam Staline a demandé que les possessions italiennes soient placées sous curatelle; selon le projet de trusteeship inclus dans la charte de San-Francisco, régime qui va remplacer les mandats institués après la Grande Guerre.MM.Attlee et Truman se sont objectés à cette demande, et on a finalement décidé que la question des territoires italiens serait de nouveau étudiée à la réunion de septembre du Conseil des ministres des Affaires étrangères qui doit préparer un traité de paix pour l'Italie.Sous le terme assez vague de territoires ou possessions italiennes, c'est en réalité de l'île de Pantelleria qu'il s'agit surtout.Cette île occupe une situation stratégique de première valeur; placée entre la Sicile et la Tunisie elle domine les passages entre l'est et l'ouest de la Méditerranée; avec l'avènement de l'aviation ce poste est devenu aussi important que Malte.L'Italie étant dans la zone anglaise, la tentative de M.Staline d'en séparer Pantelleria pour placer cette île sous surveillance d'une commission internationale équivaut à une nouvelle incursion de la Russie dans la Méditerranée où jusqu'ici l'Angleterre a joué le rôle prépondérant.Cela est encore plus évident lorsqu'on sait, selon des informations diplomatiques venant de Washington, que M.Staline o demandé que le port de Trieste, objet de difficultés récentes entre l'Angleterre et la Yougoslavie, soit aussi placé sous curatelle internationale.Ces demandes assureraient à la Russie une participation au contrôle d'une chaîne de bases tout le long de lo Méditerranée.On sait qu'elle réclame aussi un port sur ie Pacifique en territoire chinois.Un autre point du communiqué de Potsdam indique l'intention de la Russie de devenir une grande puissance navale et maritime; c'est le paragraphe qui dit que les Trois se sont entendus "en principe" pour disposer de la flotte allemande, et que des experts effectueront ce partage; la Russie a déjà eu sa part de la flotte italienne, et elle aura vraisemblablement une partie des navires allemands.Les premières réactions aux décisions de Potsdam viennent donc de milieux fort différents: d'une grande puissance tenue à l'écart par les Trois, d'un pays resté neutre et qu'on veut tenir hors de la société internationale sous prétexte de fascisme; elles indiquent aussi de nouvelles frictions en*re les Trois eux-mêmes pour le contrôle des mers.Ces décisions prises en secret sous le signe du corn promis et imposées au nom de la force sont expéditives; elles ont le tort de faire bon marché des droits des faibles et d'ignorer les opinions et les désirs du pjus grand nombre des pays vainqueurs.Est-ce ainsi qu'on fondera la paix durable?LE PROCES PETAIN C'est le 13e jour du procès, et après une interruption de deux jours pour le témoignage de Pierre Laval, la défense continue aujourd'hui de faire entendre ses témoins; il lui en reste trente-cinq à interroger, dont le général Alphonse Juin.Mais les avocats de la défense disent que les éléments les plus importants de leur preuve prov-endront de documents et non de témoignages.Il s'agit de lettres et télégrammes envoyé» par Pétain pendant l'occupation, et alors que le maréchal était chef d'Etat, documents qui ont été tenus secrets même à l'égard de Laval, qui passait pour son bras droit.Par ces documents la défense entend prouver que le maréchal a coopéré activement avec I Angleterre et les Etats-Unis contre l'Allemagne, «t qu'il « apporté une aide directe aux Alliés lors du débarquement en Afrique du Nord.• Ce matin la défense a cité un télégramme envoya por M.Pierre Mérillon, un des délégués français à la conférence de San-Francisco, et qui était à l'ambassade de Madrid au temps où Pétain était ambassadeur.M.Mérillon affirme que le maréchal a toujours été animé du plus pur patriotisme et d'une parfaite loyauté envers la France.Le général Henri Lacaille a déclaré devant le tribunal que M.Winston Churchill a dit à un représentant de Vichy en Angleterre: Nous avons été momentanément séparés; tâchons de ne pas nous faire plus de dommage les uns oux outres.Ces paroles auraient été dites por l'ancien premier ministre anglais ou colonel Groussard, qui est actuellement représentant du gouvernement de Gaulle en Suisse.Le général a dit que Groussard a été envoyé à Londres pour demander si l'Angleterre pourrait apporter une aide militaire aux Français en Afrique du Nord; il n'a pas dit si le gouvernement anglais avait pris des engagements.La oins gronde portie de ce témoignoge a porté sur I état d m-préparation de l'armée française pendant les années qui ont précédé la guerre.Ce témoin apporte donc une nouvelle indication sur (es tentatives du maréchal de renouer les liens avec l'Angleterre.Ce matin nous recevons de M.Louis Rougier un communiqué où l'envoyé de Pétain auprès de Churchill à l'automne 1940 repousse les allégations du Livre blanc anglais publié la semaine dernière.M.Rougier cite le témoignage du général Weygond, le 1er août, au procès du maréchal, comme quoi Fors des négociations secrètes entre Vichy et Londres il était le représentant du maréchal et non de Weygond, comme l'affirme le Livre blanc.Ce document admet toutefois le fait des négociations, ce que le Foreign Office avait nié jusque là.M.Rougier dit que pour soutenir la nouvelle thèse anglaise il a fallu falsifier un document, mais qu'on s'y est pris si maladroitement que cela n'a rien de plausible.Ce document anglais attribue à M.Rougier des propos invraisemblables dans l'hypothèse où ils auraient été adressés au général Weygond.M.Rougier est toutefois fort heureux de ce que le Livre blanc comporte une lettre qu'il a écrite à M.Churchill le 5 décembre 1940, et où il dit que le maréchal l'a chargé de communiquer au premier ministre anglais l'assurance que Vichy ne rendrait ni les hases, ni la flotte, ni les territoires de l'Afri-;ue du Nord aux Allemands, aux Italiens ou aux Espagnols, et r*con' naissait comme un fait accompli l'autorité du general de Gaulle sur l'Afrique équatoriale française.^L importance de ce document c'est non seulement I motion de l'acceptation de Vichy, mois le fait que M.Rougier dit parler au nom du maréchal, non de Weygond.Or cette lettre manquait à la démonstration de l'auteur des "Accords Pétain-Churchill", parce qu'elle avait été écrite rapidement, dans le cabinet de sir Noel Charles, ambassadeur anglais à Lisbonne, et que M.Rougier n'avait pas fait de brouillon ni pris de copie du document.Dons une publication destinée à réfuter le livre de M.Rougier, les autorités anglaises donnent donc elles-mêmes le chaînon qui manquait à la longue liste de copies et de photostats qui appuient sa thèse.En marge du procès, les dépêches rapportent quelques extraits d'un discours prononcé par M.André Le Troquer, président du comité municipal de Paris; pour M.Le Troquer "il importe peu après tout que le vieux traître soit fusillé ou non".Il suggère que celui qu'il appelle "le faux vainqueur de Verdun" soit dégradé publiquement aux Champs-Elysées par n'importe quel soldat français.Ce n'est pas la première fois qu'on dispute une victoire au vainqueur.On avait contesté que Joffre fût le vainqueur de la bataille de la Marne; sur quoi Joffre répondait: Je ne sais oas qui l'a gagnée, mais je sais bien qui l'aurait perdue! Le plus intéressant dans ce discours ce n'est pas toutefois ce que l'orateur a dit; mais c'est ie fait qu'un personnage en autorité se soit permis de parler ainsi pendant que la cause est entre les mains des juges et des jurés.Si le procès du maréchal se déroulait avec les garanties ordinaires de justice, M.Le Troquer serait condamné pour mépris de cour; mais il n'a pas pris ur grand risque.Un incident au procès ce matin marque le même état d'esprit.L'avocat de la poursuite.Me Mornet, a demandé ou tribunal d'ordonner aux témoins de lo défense d'être brefs ef précis.Me Payen a répondu que pendant huit jours les témoins de la poursuite ont parlé à leur guise et qu'il est injuste de vouloir restreindre la preuve de la défense.Le juge Mongibeaux a mis fin à l'incident en disant qu'il était le juge de la pertinence des témoignages; mais la requête de Me Mornet apporte une nouvelle indication sur l'atMis-I phère qui règne à ce procès, -r- Paul SAURIOIr * le-vm-tt .v . LE DEVOIR.MONTREAL.LUNDI 6 AOUT 1945 VOLUME XXXVI — NO 17e le gouvernement lève les restrictions sur la vente des boissons L'ordonnance de 1942 esr révoquée — Les restrictions sur la publicité demeurent en vigueur Ottawa, 6 (C.P.) — On a annoncé hier soir du bureau du premer ministre King la levée de toutes les restrictions de temps de guerre sur la vente des boissons alcooliques, sauf pour ce qui a trait à la publicité.“Vu la fin des hostilités en Europe, la principale raison pour laquelle avaient été imposées les restrictions sur les approvisionnements, contenues dans 1 ordonnance de 1942 sur les liqueurs alcooliques en temps de guerre, n’existe plus.“Par conséquent, le gouvernement a levé ces restrictions dans la mesure où elles s'appliquaient dans un domaine sous la iuridiction normale des provinces.“L’ordonnance de temps de guerre sur les boissons alcooliques, sauf pour ce qui a trait à la publicité, est donc révoquée”.Cette ordonnance, émise en 1942, le 1er novembre, avait pour but de réduire la consommation des boissons alcooliques, des douze mois précédents, de 10 pour cent pour ce qui est de la bière, ne 20 pour cent pour les vins et de 30 pour cent pour les spiritueux.La teneur des boissons alcooliques distillées devait être de pas plus de 30 p.c.au dessous de preuve.Toute publicité ayant trait aux boissons alcooliques avait été prohibée et cette mesure demeure en vigueur.L’ordonnance en question défendait aussi de renforcer les vins avec des spiritueux distillés.Par la suite, les restrictions sur la bière ont été levées, mais en dépit des protestations des gouvernements provinciaux, les restrictions sur les vins et les spiritueux sont demeurées en vigueur, Les restrictions du gouvernement fédéral ont obligé les autorités des régies de liqueurs alcooliques provinciales à imposer un rationnement.Dans certaines provinces, cette ration n’atteignait pas 13 onces par mois.Ces différences dans les rations, dues à l’augmentation^ies demandes dans certaines provinces plus que dans d’autres en proportion des ventes pour la même période de base, ont entraîné des plaintes de la plupart des provinces qui avaient Je plus faibles rations.* * * Victoria, 6 (C.P.) — Le révérend H.-E.Sexton, évêque du diocèse anglican de Colombie canadienne, a demandé hier que le gouvernement prenne des mesures promptes pour réorganiser ses ordonnances actuelles sur les boissons alcooliques, “ordonnances qui n’encouragent pas la tempérance”.Edmonton.6 (C.P.) — M.J.-A.King, président du Bureau de régie des boissons alcooliques de l’Alberta, a dit hier que la levée des ordonnances fédérales sur les boissons alcooliques n’entre pas en vigueur immédiatement.Chez les scouts catholiques La Fédération des scouts catholiques de la province de Québec tiendra les assises de es journées fédérales aux Trois-Rivières les 1, 2 et 3 septembre prochains.Au cours des sessions, les directives et les mots d’ordre eront donnés à plus de 500 routiers et chefs scouts de la province réunis sous la présidence de leur commissaire provincial, M.Esdras Minville.Des manifestations, des chants, des danses, souligneront le 10e anniversaire de la Fédération des scouts de la province.S.Em.le cardinal Villeneuve, archevêque de Québec, M.Duplessis, premier ministre de la province, ainsi que plusieurs autres personnalités de la vie canadienne réhausseront cette démonstration de leur présence.Election partielle en Alberta La sécheresse dans TOuest I» "\ Edmonton, 6 (C.P.) — La première épreuve du premier ministre Ernest Manning, du gouvernement crédit social, depuis l’election générale en Alberta, il y a un an, va être subie aujourd’hui, lorsque les électeurs de la circonscription de Warner iront aux urnes dans une élection partielle.Les deux adversaires sont M.L.C.Halmarst, candidat du crédit social, et M.H.J.Hierarth, candidat d’une taxe unique.Cette élection partielle est le résultat de la démission de M.Solon Low, chef national du parti du crédit social, qui s’est retiré pour briguer les suffrages dans la circonscription de Peace River, lors de la dernière élection fédérale, en juin dernier.La position actuelle des partis a la Législature de l’Alberta: crédit i social 50; indépendants 3; C.C.F., 2; vétéran 1; forces armées 3; va-j cant 1, ce qui fait un total de 60 Usièges.Winnipeg, 6.— D’après le service hebdomadaire d’agriculture du Canadien National, le temps a été beaucoup plus chaud dans les provinces des prairies cette semaine.Certains secteurs rapportent des averses et de lourds orages.La récolte a subi des dommages considérables là où il n’y a pas eu de pluie.Les régions les plus affectées par la sécheresse sont le sud-oüest et l’ouest de la Saskatchewan, le centre et le sud de l’Alberta.Dans le district de la rivière à la Paix, tout particulièrement au nord et à l’ouest du secteur de McLennan, la chaleur et la sécheresse ont amené une dépréciation considérable de la récolte.La précipitation a été très bonne en fin de semaine dans les secteurs situés au sud, entre McLennan et Edmonton, ce qui a grandement amélioré l’état général des cultures.On ne rapporte aucun dommage dns la vallée d'Okanagan.Une grosse pluie serait tout de même bienvenue.Départ de Wrens Saint-Jean, Terre-Neuve.— La plupart des Wrens stationnées à la base navale canadienne ici sont à plier bagage ou le feront bientôt.On croit généralement que quand le Service féminin de la Marine royale canadienne célébrera le troisième anniversaire de sa fondation, le 29 août, il ne restera plus que 100 Wrens sur un personnel de plus de 500.Les 33 premières Wrens à être rappelées au Canada sont déjà parties et beaucoup d’autres ont reçu l’ordre de partir sous peu.Quatre Wrens de la province de Québec étaient du dernier groupe à être rappelé.Ce sont Beatrice Buttress, Hazel Reynolds et Elspeth Weldon, de Montréal, et Esabelle Walsh, de Shawinigan.La plupart des Wrens qui quittent la base s’en vont en permission avant d’être affectées à la guerre du Pacifique.Cérémonie de vêture Saint-Hyacinthe, 6 (D.N.C.) — Une cérémonie de vêture, présidée par M.l’abbé Georges-Etienne St-Onge, aumônier de l’Hôtel-Dieu, eut lieu ces jours derniers au noviciat des RR.SS.de la Charité (Soeurs Grises), de cette ville.Ont revêtu l’habit de la communauté: les RR.SS.Marguerite Roy, de Sherbrooke, Aline Morin, Berlin, N-H., Rita Guilbault, St-Rosaire de Drummond, Simone Parenteau, de Saint-Hyacinthe, et Estelle Proulx, de Saint-Pie de Bagot.Aviateurs décorés Nécrologie A L’ETRANGER GUEVARA.Pool Is Hcrreia.— Luis Herrera Guevara artiste réputé de l'Amérique du Sud.est décédé vendredi dernier, à l’âge de 80 ans.Le musée de l'art moderne de New-York a tatl l'acquisition de deux de ses peintures.SHIOZAWA.Shotet.— La radio de Tokyo a rapporté la mort de Shotei Shloza-wa, professeur honoraire et ancien président de l'Université de Wakeda, de Tokyo, survenue le 7 Juillet dernier.Il avait été le représentant du Japon aux conférences Internationales du travaU en Europe vers l’année 1912.alors qu’il venait de démissionner du poste de président de l'Université de Waseda pour occuper un poste dans le ministère des Affaires extérieures du Japon RAGG, Lonsdale.— On annonçait vendredi dernier la mort du T.R.Lonsdale Ragg, archidiacre de Gibraltar, depuis 1934.Il était membre de l'Eglise d'Angleterre.TAYItPR.Frederick William — Sir Frederick William Taylor, banquier International est décédé Jeudi dernier, à l'hôpital Général de Montréal.Sir William Taylor avait été nommé au poste de gérant général de la Banque de Montréal, en 1913.LOOS.Charles-W.— M.Charles-W Loos de New-York, directeur et vice-président de la corporation aéronautique Curtlss-Wrlgbt est décédé ces Jours derniers, à l'âge de 57 ans.M.Loos est entré au service de la Curtlss-Wrtght en 1928 et au cours de sa carrière, quand 11 était gérant d'affaires de c« service.U contrôlait une chaîne de quelque quarante-quatre aéroports.CHENEY, Russell — M.Russell Cheney, peintre de paysages et de natures mortes, est décédé â la fin du mois dernier, à lottery.Etat du Maine.TSUKAMOTO, Seljt.— M.Seljl Tsuka-moto.membre de la Chambre Japonaise des pairs et ancien président du bureau législatif, est décédé le mois dernier à l'âge de 74 ans.BUCK, Austin.— M.Austin Buck, ancien vice-président de la compganle Bethlehem Steel qui a Joué un grand rôle dans le développement de son département des matériaux bruts, et l'un des directeurs de la Corporation Bethlehem Steel, est décédé le mois dernier à l'hô-pltal Saint-Luc de Bethléem, en Palestine.BERTRAM, cardinal Adolf.— De Pilsen, en Tchécoslovaquie, on apprenait, le 12 Juillet dernier, la mort de Son Eminence le cardinal Adolf Bertram, archevêque de Breslau; le cardinal Bertram avait 86 ans Depuis quelque temps, on ne recevait pas de nouvelles de lui et ce n'est que par des sources ecclésiastique* que l'on a appris sa mort.Le cardinal avait reçn la barette rouge à Rome le 18 décembre 1919.Comme archevêque de Breslau, siège de la Silésie catholique, soin nom a été vite Identifié à celui de l'ennemi Juré du nazisme.A titre de doyen de la hiérarchie catholique allemande, 11 avait publié une lettre pastorale en novembre 1936 .qui a été lue dans doutes les chaires de l’est et de l'ouest de l’Allemagne centrale, demandant au peuple de résister à la campagne appuyée par l'Etat en vue de miner l'Egll-se et de tourner les enfants contre leurs parents catholiques.Il a signalé très nettement que le régime nazi ne tolérait pas d'Egllse libre et qu'il voulait que l’Eglise soit subordonnée k lEtat.H a dit que le* droits de l'Eglise catholique garantis par Hitler dans le concordat signé avec le Vatican en tulllet 1933 avalent été grossièrement violés.Sa fatlence avait atteint ses limites quand U crlvatt: "Après toutes nos souffrance* des vingt dernières années, les âmes de notre peuple allemand devront-elles, elles aussi, être outragées?Est-ce que notre peuple sera tellement déchiré qu'une partie, comme nos ancêtres se rallcra â Jésus-Christ comme â son Dieu et Sauveur, tandis que lautre partie le méprisera et opprimera ses adhérents?" Quand les Cdurs des villes allemandes ont accusé les prêtres et les religieux d’tm-'morallté en Juin 1936.le cardinal a Indiqué son attitude de cette façon: "H a été dit que quand ces procès seront terminés, les catholiques auront perdu leur respect dams le clergé et dans les membres des congrégations religieuses.Quiconque parle ainsi ne connaît ni l'Eglise ni la population catholique, qui ne fera pas baisser dans son estime le clergé et ces membres des ordres religieux qui, renonçant à tout, se sont dévoués entièrement au service des pauvres et des malades." Ensuite, en décembre 1936, le cardinal Bertram a encore accusé les porte-parole nazis d'essayer de détacher les membres du parti national socialiste de l'Eglise.Il a déclaré que les principes du mouvement de fol allemand — “la croix doit être descendue si l'Allemagne doit vivre" et "l’Allemagne nazie et le christianisme sont incompatibles" — était la preuve de l’hoe-tlltté nazie contre la religion.SHEAR.Theodore Leslie.— Archéologue de réputation Internationale, et membre de la Faculté d’archéologie de l'Université de Prlncetown pendant vingt-cinq ans M.Theodore Leslie Shear est décédé au début du mois dernier au lac Sunspee, Ebat du New-Hampshlre.à l’âge de 64 ans.M.Shear a été directeur de quatre Importantes entreprises d’excavation dans l'ancien monde dont la plus récente et le plus connue est celle du marché de l'ancienne Athènes.Il avait entrepris ce projet en 193 et l'avait poursuivi Jusqu'au début de la guerre en 1939.L-.première exoédltton qu'il a dirigée a été celle de Cnide en Asie mineure, en 1911.En 1922.11 dirigeait les excavations à Sardes, également en Asie mineure, et de 1925 â 1931.U a travaillé â Corinthe, en Grèce.Depuis 1929, Il était directeur extérieur de r'A'merlcan School of Classical Studies" â Athènes.M.Shear était né à New-London, Etat du New-Hamnshlre.en 1881.Après avoir été diplômé de l’Université de New-York, 11 décrochait les degrés de maîtrise ès arts et de docteur en philosophie en 1903.Il alla ensuite étudier deux ans à l’Ame-; clean School d'Athènes, et â l’Université ; de Bonn, patrie de Beethoven, en Allema-j gne.M.Shear a débuté dans sa carrière aca-! démtque comme professeur de grec et de ! latin au Barnard College en 1908.Quatre i ans nlus tard.l'Université Columbia l'ap-1 pelait pour remplir le poste de professeur adjoint de grec, poste qu'il a occupé pendant.douze ans.H a ensuite fait partie de l'Université de P-Incetown, où 11 donnait des leçons sur l’art, et â comnter de 1928.11 était professeur d'archéologie classique.Kingston, 6 (C.P ) — L’on a annoncé samedi au quartier général de l’aviation royale canadienne que trois aviateurs de Montréal ont été décorés de la Distinguished Flying Cross, et qu’un quatrième l’a été de la Distinguished Flying Medal, pour services distingués rendus à l’action outre-mer.Ce sont le lieutenant d’aviation B.-A.LeMais-tre, le lieutenant d’aviation J.-R.Sa-vard et l’aviateur A.-A.Bruneau.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimés ou gravés Prix ot spécimens sut demands L’Imprimerie Populaire, limitée «30.Notre-Dame est.Montréal Tel.BEI ait 3381 Avis de décès LAFORTUNE.— A Montréal le 5 août 1945 à l’âge de 54 ans, est décédé M- l’abbé Paul-Aimé Lafor-tune.La translation de la dépouille aura lieu mardi, le 7 courant, à 4 heures, des salons Monty & Monty, 1926 rue Plessis, à l’église du Sacré-Coeur, Les funérailles auront lieu mercredi, le 8 courant, à 9 h., en l’église du Sacré-Coeur, et la dépouille sera transportée de là au cimetière du Sault au Récollet.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.LAURENDEAU — A Montréal, le 4 août 1945, à l’âge de 47 ans, est décédé, Henri Laurendeau, surintendant du personnel de la Montreal Tramways, époux de Marie-Eva Thibault.>Les funérailles auront lieu mardi le 7 courant.Le convoi funèbre pa'dira des Salons de la Société Coopérative, no 302 rue Ste-Catherine est, à 9 hres ,15, pour se tendre à l’église Notre-Dame de Grâce où le service sera célébré à 10 heures.Et de là au cimélière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépul ture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Ralliement angle Claremount et Notre-Dame de Grâce, à 9 heures 45.SAUVAGE — A Ville Saint-Laurent, le 4 août, à l’âge de 80 ans, est décédée Célina Bessette, épouse de feu Jérémie Sauvage et mère d'Ernest Sauvage de Saint-Alphonse de Granby, de Mire Albert Sauvage de Ville Saint-Laurent et de Mtre Lucien Sauvage de Los Angeles, Californie.Les funérailles auront lieu le 7 courant.Le convoi funèbre partira des Salons J.-R.Deslauriers.£32 rue Principale, à 8 heures 45, pour se rendre à l’église de Saint-Laurent où le service sera célébré a 9 heures.Et de là au cimetière de Saint-Alphonse de Granby, où un libera sera chanté.Parents et anus sont priés d’y assister sans autre invitation.CALENDRIER Le Duchess of Richmond// l Québec le 18 août Cent trains spéciaux fournis par le P.C.pour le transport des troupes Montréal (Spécial).— On annonce officiellement que le troisième transport de troupes à jeter l’ancre aux quais de l’Anse-au-Foulon, à Québec, sera le Duchess of Hich-rtiond, qui arrivera le 18 août, soit quelques jours après le Pasteur, attendu également à Québec, le 12.Le Duchess of Richmond est un navire du Pacifique Canadien qui mouillait souvent dans le port de Québec, en temps de paix.Le Richmond, 20,022 tonnes, a été prêté à l’Amirauté britannique pour le transport de guerre, mais il est nolisé par le Pacifique Canadien.Les navires-soéurs du Richmond, les Duchess of York et Duchess of Atholl, ont été coulés par l’action de l’ennemi, tandis que le Duchess of Bedford est encore en service comme transport de troupes.Des trains spéciaux du Pacifique Canadien attendront les militaires qui débarqueront à J’Anse-au-Fou-lon, le 18, pour les transporter dans leurs foyers; un peu partout à travers le pays.Les trains qui iront au-devant du Duchess of Richmond sont au nombre des 100 trains spéciaux que le Pacifique Canadien mettra à la disposition des troupes au cours du mois, pour le transport ferroviaire de 45,000 militaires débarquant à Halifax et à Québec.Le SS.Alcantara est aussi attendu à Québec pour mercredi.La question de faire remonter le fleuve aux transports de troupes jusqu’à Montréal a été débattue mais rien de défini n’a encore été décidé.Il a été rapporté toutefois qu’aucun transport de troupes n’était attendu ici avant la fin du mois prochain au moins.Il se pourrait que les navires transportant des unités complètes comme les Canadiaii Grenadier Guards le Royal Montreal Regiment ou les Blqck Watch pourraient entrer en rade icL La réunion du Barreau canadien Me F.-Philippe Brais annonce aujourd’hui qu’une réunion du conseil de l’Association du Barreau canadien aura lieu à Montréal, à l’hôtel Windsor, pour remplacer l’assemblée générale annuelle.Cette réunion du conseil sera tenue conformément à l’ordonnance de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre concernant les conventions et les voyages.Me Brais, président de l’association du Barreau canadien, annonce que cette réunion aura lieu les 29, 30 et 31 août.Un certain nombre d’avocats de réputation internationale assisteront à cette réunion du conseil pour discuter des problèmes d’après-guerre qui seront étudiés par divers comités, mais les restrictions sur les conventions et les difficultés de transport, plus particulièrement pour les Européens, ont malheureusement réduit le nombre des invités attendus.‘‘La réunion du conseil est tenue uniquement à cause de la nécessité pour les divers comités de faire rapport sur le travail déjà fait et afin de recevoir les instructions nécessaires pour pouvoir continuer leurs activités quant aux problèmes nés de la guerre et de l’après-guerre”, dit M.Brais.Conformément aux restrictions de l’ordonnance de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre, les nombreuses réceptions qui devaient avoir lieu à la suite de l’assemblée générale annuelle sont supprimées.Un point important de l’agenda de la réunion couvrira les problèmes qui ont trait au retour à la profession des nombreux jeunes avocats engagés dans les forces armées.M.K.P.MacKenzie, C.R., de Toron-lo, président de ce comité, conduira le débat.Le juge en chef W.B.Farris, de Vancouver, soumettra un rapport préparé par le comité du maintien de la paix.Le 28 août, au club de golf de Laval sur le Lac, un dîner, sous la présidence de M.John T.Hackett, C.H., M.P., président de l’Association du Barreau de Montréal, sera offert aux visiteurs.Nouvel ambassadeur du Chili Le nouvel ambassadeur au Canada du Chili, M.Castelblanco, a pour but principal en venant au Canada, l’établissement d’une ligne maritime, Canada-Chili.Le nouvel ambassadeur a déclaré qu’aucune mesure spécifique n’a encore été prise sur ce sujet.M Castelblanco a remplacé le Dr Eduardo Grove Vallejos à l’ambassade chilienne à Ottawa.Il était déjà venu au Canada en 1943, alors nu’il était président de ]a Chambre des communes du Chili.Il a été membre radical de la Chambre des communes pendant douze ans dont trois comme président.L’an dernier, il était ambassadeur du Chili à Mexico.Le nouvel ambassadeur n’a pu encore trouver de logement dans la capitale canadienne.Celui de son prédécesseur est maintenant aux mains de l’ambassade péru-vfenne.Attlee devra nommer de nouveaux lords Londres 6 (C.P.câble).— L’on s’attend à ce que le premier geste du nouveau gouvernement travail-Pste de M.Clement Attiee soit de soumettre au roi une liste de lords afin de consolider la position de son parti à la Chambre haute et de faciliter le passage de la législation de son gouvernement à ladite Chambre.D après la loi actuelle la Chambre des lords, même si elle le voulait, ne peut eh aucune manière user du droit de veto sur une loi de la Chambre des Communes.Mais elle peut retarder pour quelques années le programme du nouveau gouvernement travailliste et cette possibi-hte fait cette semaine le thème des discussions dans les milieux parler mental res.Contrastant avec sa grande majo-rite aux Communes, le parti travailliste est à la Chambre haute d’une écrasante minorité.Sur les 800 membres de la Chambre haute, 20 sont travaillistes.Comme la plupart du temps, seulement 100 membres assistent aux sessions de la Chambre haute, M.Attlee n’aura qu’à nommer 20 autres membres pour obtenir la balance des votes.Augmenter le nombre des membres de la Chambre haute pour des buts purement politiques n’est rien de nouveau.Les chefs travaillistes ont répété à plusieurs reprises au cours de leur campagne électorale: Nous ne permettrons nas la domination du peuple par la Chambre des lords.” En 1911, il se produisit un violent débat entre une Chambre haute conservatrice et un gouvernement libéral.Le gouvernement en question avait présenté une loi demandant que la Chambre des lords ne puisse intervenir sur des questions de finance et demandant aussi d’abolir leur droit de vote absolu.La Chambre haute dut alors se plier à cette demande de limiter ses pouvoirs.La loi actuelle veut que si une mesure est rejetée trois fois par la Chambre des lords elle prenne force de loi après deux ans de délai.C’est à ce problème qu’aura à faire face la nouvelle Chambre des Communes.PRESCR i sHiMism I y fi nu immun» SERVICE JOUR et rüUIT WflRjflcit mpnm Charles Maquette prourtêtalre HA.7251 fOUVCRT I JOUR «sMITH Civils et militaires aux prises à Rawdon Créance morale de la France par LOUIS ROUGIEH Premier* partiel— De la paix à la anerre La perle dee garantie* fiançai*ee La paix compromlee La perte de la garantie naturelle — politique — collective — régionale — de* réparation* — de» Alliance» — militaire.Deuxième partiel— La guerre allemande La doctrine du grand étit-malor prueslen La doctrine raciste — Le nationalisme économique allemand.Troisième partiel— De la guerre à la palxt Comment faire la paix avec l'Allemagne — La paix de douceur — La mystification des réparations — L» crime collectif — Les fausses sécurités — L'unification de l'Allemagne par la Prusse et la perte dee libertés germaniques — Le démembrement de l'Allemagne — La revendication do la France.S ER/ICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIE" Volume de 400 pages.An comptoir $1.75; par la poste SUS.Rawdon, Qué„ 6 (Spécial au Devoir) — Civils et militaires en sont venus aux prises hier soir à Rawdon.Environ cinq cents personnes ont participé à l’échauffourée qui, apres avoir été arrêtée temporaire-ment à l’aicfe de boyaux d’arrosage a repris de plus belle plus tard dans ia soiree* ,> &l!,ne fil,e de Montréal, Mlle R-,MacMillan, a dû être transportée a 1 hôpital de Joliette à cause d’une fracture du genou et cinq autres personnes dont un constable de la ville de Rawdon ont reçu des traitements de différents médecins locaux.£’est,'a première rixe du genre a Rawdon cette année qui en a vu plusieurs autres cependant par les années passées.Auparavant, ces troubles éclataient entre militaires et villégiateurs, tandis que ceux d’hier soir, au dire de la police, s’étendaient à toute la population.Les troubles ont pris naissance au restaurant Haidad, peu avant 11 heures, lorsqu’une jeune fille frap- Ea un militaire à la tête avec une outeille.La jeune fille n’a pas été identifiée.Non satisfaite d’avoir frappé le militaire, c’est elle qui blessa le constable Frank Wilmot.de Rawdon, qui avait été appelé pour mettre fin au début de la bagarre.La mêlée devint générale à l’arrivée du constable C.Williamson, de la sûreté provinciale.Tout le monde étant hors du restaurant, le constable Wilmot y fit entrer le soldat qui avait été la première victime.D’autres militaires voulant délivrer leur ami tentèrent de forcer la porte, deux autres militaires tombèrent sous le bâton du constable Wilmot qui gardait l’entrée.C’est alors que tout le monde s’en mêla et ce n’est que vers deux heures du matin que le calme revint.M.Maurice Duplessis, et celu:^ l’Ontario, M.George Drew, sont rivés hier à Ottawa accompai?d’un certain nombre de ministre de conseillers pour prendre pa la conférence fédérale-provinci qui débutera aujourd’hui.Le premier ministre de l’Albe; M.S.C.Manning, est attendu matin.Crerar, invité de l'Université Que Kingston, Ont., 6 (C.P.) — général H.-D.-G.Crerar, comn dant des forces canadiennes ot mer, sera l’orateur invité à la t vocation d’automne de l’Univeit Queen.C’est qu’ont annoncé medi les autorités de l’universi A Sherbrooke Sherbrooke, 6 (D.N.C.) — Le.minaire Saint-Charles Borror» abritera probablement en sept, bre 610 élèves, un record de t* les temps dans cette maison d‘ sejgnement.L’année dernière,! élèves étaient au nombre d’ei ron 575 et le record avait été' teint l’année précédente, alors ! l’on avait accepté, peu après’ ’ .l\ ' JJ S- U a l Ce rentrée, le 601ème élève pour 1! née scolaire.Arrivée de MM.Duplessis et Drew à Ottawa Ottawa, 6 (C.P.).— Le premier ministre de la province de Québec, ElDUpoNT lÛTI ITmIUIIIMINT COMPUT DI I Mes enfants, je vous laisse un bon nom PaXole du pèle de famille canadien^ (xançaU depuU huit genet at ion à i C fi AIE AO.- .-S % On sait bien que les pleurs ne ramèneront pas Ce cher fils que t’enlève un imprévu trépas; Mais la perte par là n’en est pas moins cruelle.Ses vertus de chacun le faisaient révérer; Jl avait le coeur grand, l’esprit beau, Vàme [belle: Et ce sont des sujets à toujours le pleurer.I ,*?:H fcv3o?ifl, cm ià-araiem: , Va/’ ¦»> ‘ , (Molière.) JhSodéMeaopénalm 3-XCÜA.3umAoiAC2V vtiNSTITUTION OUI PRATIQUf U CULTE DES DÉFUNTS 8e mois AOUT 31 lour* Demain: MARDI 7 AOUT 1915 S.GAETAN, confesseur.Lever du soleil, « h.50.Coucher du soleil, 7 h.20.Lever de la lune.4 h.02.Coucher de la lune.7 h.37.Nouvelle Lune, le 7.à 7 h 32m.du soir Premier Quartier, le 15.à 7 h.26m.du soir Plein» Lune, le 23.à 7 h.03m.du matin Dernier Quartier.29.à 10 h.4«m.du soir / LOUT 1945 I Ulm Lun Mar.Mer Jeu.Vrn Sam 1 # N.l .7 S) rgi © Pi.23 i 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 ; 26 27 28 29 30 31 U2 Isa I * sa «e si t e As» T»î ?O rl * Il r* 6 011 (par Louis Robiilard) OTTAWA, 6.— Plusieurs pre- “Le gouvernement britannique lient de publier un Livre Blanc, rcrit sous la responsabilité et la di-•ection de M.Winston Churchill, îoncernant l’historique des négo-•.iations secrètes entre Londres et /ichy pendant l’été et l’automne 940.Ce livre confirme l’existence de ces négociations que le Foreign Jffice s’était obstiné jusque là à nier.“Le général Weygand a affirmé, le 1er août devant la Haute Cour de Justice à Paris, que j’avais été-chargé de négociations entre le maréchal Pétain et le premier ministre britannique, et non entre le premier iwMre et lui-même, u’ st ce qui résultait déjà de la lettre que Iqrd Halifax m’avait écrite, le 29 décembre 1942, me demandant, au nom du Foreign Office, de ne rien publier au sujet “des conver salions confidentielles que j’avais eues en automne 194(1 avec le maréchal Pétain et le Foreign Office”.“Pour soutenir sa thèse qui consiste à dire que les négociations eurent lieu entre M.Churchill et le général Weygand, le Foreign Offi-;e a falsifié le texte du Gentlemen’s agreement que j’ai publié, mais avec une maladresse impardonnable pour toifl gouvernement qui se respecte.Dans le “statement” de 4,000 mots, la falsification inter rient à la page intitulée Annex A (2).“Aux engagements du gouvernement de Vichy à l’égard de la Grande-Bretagne, donnés en contre-partie des engagements du gouvernement britannique à l’égard de Vichy, M.Winston Churchill a substitué un texte comportant ‘‘le point de vue français” que je devais exposer tiu général Weygand.“Je devais lui expliquer que la parole d’honneur et les'assurances données par le Maréchal Pétain au gouvernement britannique devaient ure interprétés par les chefs de l’Empire comme un devoir de soulever l’Empire conformément aux voeux réels de la nation; que 1 ideo-logic hitlérienne était incompatible avec les enseignements de 1 Eglise; [m’accepter la paix d‘Hitler serait associer la France au brigandage hitlérien sans lui conférer autre chose que la quatrième place apres l’Italie et l’Espagne, etc.Deux ou trois phrases de ce texte de lantai-sie ont été tirées d’autres textes de moi publiés dans mon ouvrage Les Accords Pétain-Churchill.Je puis assurer à M.Winston Churchill que, si j’avais tenu des propos aussi on-ainaux au général Weygand, la con-versation n’aurait pas dure deux m “I! est vrai que le Livre Blanc ci- parce que je 1 avais eente d un seul | ; ministres des provinces ont tetrad, sans faire de brouillon ni i _.i.in prendre de copie.Cette lettre expo- nu un coucus pre im.no.re avant la se au premier ministre britannique conféience rederole-provinciale nier “les trois assurances que le Maré- sojr Cette réunion se tenait chez ch., K-*.tiers muniquer .^ - — ._ ,, non le général Weygand, lui donne de v^uenec.l’assurance de ne rendre ni les ba- suite du Château Laurier occupée ses aériennes, ni la flotte, ni les territoires de l’Afrique du Nord aux Espagnols, aux Allemands ou aux Italiens, et reconnaît comme par M.Duplessis.Nous croyons savoir que ce conciliabule a été convoqué à la sug-un fait accompli l’autorité du géné- i gestion de M.Drew qui désirait con-ral de Gaulje sur l’Afrique ^Tuato-i |es yues jg sej C0||ègUes en riaje française.! autorité de chaque province.Assis- “Cette lettre était la pièce mai-^0jenj ou rendez-vous de la suite E tr.fionur da 'a *ab'* c?rrée du ra considérablement réduit bientôt greffier, au milieu de la pièce, près La mision américaine qui com- jdu fauteuil du président de la Cliam-j rend plus de 200 membres est la;|,fe plus grande mission étrangère eii | M Mackenzie King occupe Je haut !de la table; à gauche on remarque M.Maurice Duplessis, et à sa droite, IJ U1IC ic»vv“ O-» , ve fédérale, il est proposé que Je gouvernement fédéral prenne 1 initiative en vue d’assurer l’embauchage et les revenus (1) en concluant les accords les plus avantageux possibles avec les autres nations unies dans le domaine des relations économiques, accords qui encoura géraient - et permettraient l’expan sion du commerce mondial et le plein usage de nos ressources; (2) en adoptant des politiques fiscales et autres qui crééront “des conditions favorables dans lesquelles l’initiative, l’expérience et la ressource de l’industrie privée pourront contribuer à l’expansion du commerce et de l’embauchage; (3) en administrant ses mises de fonds blics et en rendant financièrement avantageuse aux gouvernements municipaux et provinciaux l’administration de leurs mises de fonds, de sorte qu’elles contribuent à la stabilité et non pas à l’instabilité de l’embauchage de plus en dépensant ces fonds surtout pour développer et conserver nos ressources naturelles.ajoutant ainsi à la prospérité du peuple canadien et améliorant la situation financière des gouvernements provinciaux qui administrent ces ressources; (4) en maintenant et en établissant par un ensemble de mesures sociales les revenus qui sont dépensés surtout pour la consommation et en contribuant ainsi à la santé, au bien-être et à la rapacité productive du peuple canadien et à son embauchage.Exclusiveté de la taxation “Pour arriver à ces fins sans détruire l’organisation fédérale, le gouvernement est d’avis qu’il devrait être seul à taxer les revenus aptitude à s’acquitter efficacement de leurs charges”.M.Maurice Duplessis Ottawa, 6.— Les délibérations de la conférence fédérale-provinciale e sont jusqu’à maintenant déroulées en anglais.M.Duplessis a été le premier, comme il se devait, à faire entendre des syllabes françaises.Le premier ministre québécois a commencé son discours en français vers midi, et l’a poursuivi dans la langue anglaise.Voici le texte de ses paroles françaises: M.Duplessis a porté la parole immédiatement après M.Drew: “Il convient, ce n’est que juste, P.Antonio Audet, Franciscain, de Sherbrooke, qui exalta la vie chrétienne et incita les fidèles à remplir chrétiennement toutes leurs journées, pour mériter les grâces de la Croix du calvaire.groupe A: 2 onces par jeton; groupe B: 3 onces par jetou; groupe C: 4 onces par jeton; groupe D: 5 onces par jeton; groupe E: 6 onces par jeton.Les jetons serviront de monnaie pour les coupons.On ne peul échanger des coupons “M” pour des jetons à moins qu’il y ait en même temps une venle de viande.Régime suffisont, dit-on Le comité consultatif de l’alimeu jition de l’administration des vivres a considéré les conséquences alimentaires du rationnement de la viande.Composé de spécialistes en la matière, ce comité a déclaré ce qui suit; “Une ration de deux livres de viande, poids de carcasse, outre les quantités ordinaires disponibles de lait, d’oeufs, de fromage, de poisson et de volailles, donne plus de protéines de source animale.pour répondre aux besoins nutritifs que ne l’exige une personne quelle que soit son occupation”.Le rationnement de la viande Le coupon "M" sera utilisé — Valeur des coupons et des jetons Lorsque le rationnement de la viande sera remis en vigueur, la ra- ___________, __ .tion sera opproximativement de 2 au commencement de cette confé-j livres (poids de la carcasse) par rence interprovinciale canadienne, j personne par semaine.Cela équi-que je fasse entendre la langue de j vaut à environ une livre et un tiers la majorité de la province que je re- ; de viande sans os.présente, la langue de ceux qui ont joué un rôle aussi glorieux, aussi grand, dans ce pays et même dans une partie importante de l’Améri-que.“Je ne suis pas ici comme chef Toutes les viandes cuites, en con-scerve ou dites de fantaisie, telles que le coeur, le foie, les rognons, seront rationnées, ainsi que toutes les viandes dites “rouges”.____________________ Les viandes non rationnées sont: d’un parti politique; je ne veux pas i ]a cervelle, la tête, la queue le sang rencontrer les chefs de partis poli-1 et les tripes de boeuf; la cervelle et tiques.Je suis ici comme un cana- ; ]a tête de veau; la cervelle, la tête, dien à la tête d’un gouvernement ! )a queue, les pieds et les côtes de provincial, voulant agir comme pre-] porc; la cervelle, la tête, la queue, mier ministre d’une province et i et les amourettes d’agneau; la vo-discuter avec les autres premiers ; iajie, le gibier et le poisson (en ministres et les autorités du gou- j conserve ou frais), vernement du Canada, les questions | simplement du point de vue cana- ( Valeur du coupon dien du point de vue constitution-] .net sins aucune allusion partisane.: On utilisera les coupons bruns “La province de Québec est heu-1 “M” du carnet de rationnement no reuse de Participer à cette confé-! 5.Ces coupons deviendront valides ïence.La province de Québec a tou- toutes les semaines.jours été et sera toujours une active dans la confédération canadienne, «Nous sommes un témoignage t! *•• Les viandes seront divisées en cinq catégories et la valeur de chaque coupon sera ainsi répartie; groupe A, 1 livre; groupe B, 1% livre; groupe C, 2 livres; groupe D, 2 1-2 livres; groupe E, 3 livres.Les jetons On échangera les coupons pour t j e cwr u,,.Comtois ô dcs jetons.Chaque coupon M vau- Sermon de S.txc.Mgr comtois ° i (lra hujt jetons.A ce propos le com- St-Elie de Coxton Imuniqué du gouvernement dit ce - | qui suit: c/n m r 7 “Ti! Grâce aux jetons, il sera pos-Trois-Riyïères 6 (D.).a;sjble de n’avoir qu’un coupon vala- mamfestation de ce l°"r de'™ ; ble par semaine au lieu de deux.Ce des consequences pour notre diocè » P dp moitié le ,ravaii fait |jL?Æ3MÏÏ^^K-i t» j" .!?*_«nsa2LS tique de naissance.Elle se doit de, les banques dans la manipulation tSeu^e rie ^aiî^friictifier.^Nou» j ^ ^Td ""în sommes un témoignage pour enseï-j possible le rationnement des vian-personnels et corporatifs ainsi que ! gner aux autres peuples matérialis-j des de fantaisie et des vian es en et concurrentielle soient évités et Russie.La mission anglaise a près de 100 membres, Train de rapatriés italiens M.Drew, premier ministre d'Onto attaque Rome, 6.(A.P.) — Une agence italienne de nouvelles de Bergame déclare aujourd'hui qu’un train de , ; prisonniers italiens rapatriés des rio, l'ordre de préséance, est paraît-il, ensuite celui de la date d'entrée des provinces dans la Confédération.Les ministres du cabinet King, les ministres et délégués des provinces.ies successions, afin que les effets i tes que l’homme n’est pas sur la ter-1 conserve, étant donné la valeur né-restrictifs de l’imposition double re pour seulement gagner des dol-, cessairement petite du coupon., restric s a .P |ars rnais suri0ut pour menler lej “(3) L’usage des jetons permet j Ciel.C’est là sa fin, c’est là qu’il ; d'économiser la viande puisqu’on tend.Nous sommes un peuple apôtre j ne sera pas obligé d’en acheter sur la terre d’Amérique.Nous de-.p0llr la vaieur totale du coupon ou vons mettre toujours notre confiai!-j des ,,ouPons en un même achat.On ce dans le signe de la Croix .i pourra toujours toucher des jetons C’est en ces termes que S.y;’cc; pour ]e reste de la valeur du cou-Mgr A.-O.Comtois terminait h|®i i pon- Selon le système de ration-midi l’allocution qu il a PJ’.00?"®®,® ‘ nement de la viande autrefois en vigueur, si on n’achetait pour la froyables.M.Stimson minTMre de hi, ”a"p”"jg concentration en Allema-1 occupent les sièges des députés dons UumiiitiMc» u .____ , a» • j- Mlomîin'ls i _______I__r»______________ n_______r '*strc„d%'„xemr»s | ’•Italie.Plusieurs passagers ont été ,>1 nombre d environ OU.blessés, selon la dépêche.* Les seances ne se tiennent pas projectile est à base d’uranium.On y travaillait aux Etats-Unis el au Canada, depuis trois ns.afin que les revenus et.les richesses amassés par la nation puissent être taxés entièrement et efficacement aux fins nationales et à l’avantage mutuel de toutes les provinces.“Le gouvernement fédéral conçoit ce programme comme étant vraiment une politique nationale compatible avec un état fédératif et favorable à son plein et florissant développement.Au sein d’un ainsi organisé, le gouvernement dérale peut exercer ses pouvoirs constitutionnels d'une manière plus étendue et plus favorable au bien-être national.Dans un tel état, les gouvernements provinciaux peuvent aussi exercer leurs pou- lébrle 1",J'jfrp rtiVt-EtiTdfcaxîr valeur totale du coupon, on devait pa.n! ?«r.H-U clôture des fêtes oui mar-, prendre d’autres petites quantités t'fé- quent depuis une dizaine de jours le I de viande, telle que la .saucisse, .i™.on.Une anniversaire de ce pour combler la valeur entière du cinquantième anniversaire de ce lieu de pèlerinage.C’était hier la journée consacrée plus spécialement aux Trois-Rivières, mais des milliers de personnes venues de toutes les paroisses du pour coupon.“(4) L’usage des jetons permet aux petites familles et aux personnes qui vivent seules de faire des achats appropriés à leur besoin.Noirs vs Château Frontenac Québec, 6 (D.N.C.) — Deux noirs de New-York, un médecin et sa femme, viennent d’obtenir du juge Oscar Boulanger, de la Cour supérieure, une injonction temporaire ordonnant à la compagnie du Château Frontenac et à ses officiers de cesser, jusqu’au 9 août à 5 h.du soir, de leur interdire l’accès à la salle à manger et des autres pièces accessibles aux hôtes réguliers.D’ici là, les requérants continueront les procédures pour l’obtention d’une injonction permanente.Ils réclament en même temps une somme de $900 en dommages.Cette cause, probablement unique en son genre dans les annales judiciaires de Québec, a été inscrite samedi en Cour supérieure de Québec par Me Edouard Laliberté.Les requérants sont le Dr George Dows Cannon, médecin-chirurgien de New-York, et sa femme, Lillian Moseley.La requête pour l’obtention d’une injonction interlocutoire, en attendant le jugement final sur l’injonction permanente et- les dommages, a été présentée devant M.le juge Boulanger, accompagnée d’un affidavit.Elfe allègue les faits suivants; Les requérants sont des citoyens respectables de New-York et jouissent d’une bonne réputation; à la suite d’une réservation, ils ont été admis au Château Frontenac le 29 juillet, chambre 4119, pour la période s’étendant jusqu’au 11 août, A raison de S12 par jour pour le logement et la pension; le 1er août, on leur a refusé l’entrée de la salle à dîner en leur donnant pour motif.en langage voilé, qu’ils étaient des noirs; et le jour suivant, on les a avertis que l'interdiction s’appliquait aux divers services de l’hôtel, comme la salle à dîner, le bar, etc.; ces restrictions réduisent la valeur des accommodations fournies aux requérants et sont contraires à la loi parce qu'elles sont formulées sans juste cause et uniquement basées sur les préjugés de races.En conclusion, la requête demandait l’émission d’un bref d’injonction interlocutoire enjoignant à la compagnie défenderesse de 'esser d’interdire aux requérants l’accès de la salle à dîner et des autres services publics.Elle demandait de plus que cette injonction soit ensuite déclarée absolue et nermanente.sans préjudice à la réclamation en dommages.Dans son jugement intérimaire formulé sur présentation de la requête, le juge dit que les requérants étant à première vue justifies de se prévaloir du remède demandé, il enjoint à la compagnie et à ses officiers de cesser leur refus de recevoir les requérants comme hôtes réguliers jusqu’au 9 août, à 5 heures du soir.Le débat judiciaire • •••.1 » «m A**! t a t«*Amn A— C il USC & en* sur le mérite même d* gagera plus tard.V j I ¦ v LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 6 AOUT 1943 VOLUME XXXVI - No 178 Lundi, 6 août 1945 Sommaire des postes locaux car-tto kllocjcle* • 00 A RuUo-Otntd» «• (.15 Radio-Jour Ml.6.25 bport.t:M Revue de l'ectuallté.8.15 Musique légère.1.00 Peintres de la chanson 1.15 Métropole.7.30 Trio vocal.7 45 Fiancée du commando 8.00 Variété estivale g.30 Celeste et Valentin.9.00 Récita! de cordes.9 30 Récital.0.00 Radlo-tournal I0.15 Arts graphiques.10.18 Causeries industriel, les.lo.ii) orchestré.11.00 Musique de danse.11.13 Intermède 11.28 Nouvellee 1130 A communiquer.12.00 Minuit: Nouvellee.CBM-940 kilocycles 6.00 La radio ce soir.6.10 Bourse.(.15 Radio-Journal.6 25 Chronique sportive.8.30 Curtain echoes 8.15 Nouvellee 7 00 Mualque variée 7.30 Trio vocal.7.45 Le ministre du Travail.8.00 Concert.8 30 Pour les sgrieulteura.fc.ut Aeallan Strains.9.30 Récital conjoint.10.00 Radio-Journal 10.15 Evénements de la semaine.10.30 Orch.Turner.11.00 Causerie 11.15 Relaie BBO.11.30 Théâtre.12.00 Nouvellee 12 03 Pin dee émieelone CKAC-T30 Kilocycles 6.00 Vie de lamllie.8.15 (guellee nouvellee) 6.30 Variétés musicales 8.35 Spécialité royale.6.40 La pièce du lour 8.45 Nouvelles.’i.tj 'r neutre miniature.7.05 Musique.7.la iviuslque.7 70 Mol J'al dit ça 3.45 Hollywood au micro.8.00 Les amours de Tl-Jœ.i .v.oiicert estival.8.55 Choses du temps.9.00 Radio-théâtre lui 9.3U beu Story 10.00 (Vulld players.10.30 Vers le progrès 10.45 Nouvellee 10.55 Commentaires de M.Claude Bourgeois.11.00 Bonsoir les sportif».11.15 Chansons.11.30 Orchestre.11 45 Orchestre.12 00 Nouvellee.12.05 Musique de l'Ouest 12.30 Orchestre.1.00 Nouvelles crcr-âta Kilocycles 8.00 Aventure.(.18 Nouvelle*.6.2» Oe eau.8.30 Mélodies f.45 Aventtuee de Jimmy Dale 1.00 Danes 1.15 Lum et Abner.1.30 Oncle Troy.1.45 Rez Batue planiste 8.00 Devinettes.8.10 AU son du tythme 9.30 Information, please 10.00 Rendea-voue avec is vie.10.30 Nouvellee.10.45 Orch de danse.11.00 Le raconteur.11.15 Musique de danse 11.30 Saludo amigos 12.00 Nouvellee CBLP-14M kilocycles 6.00 Kadlo-journai 8.15 Méli-mélo.6.25 Radlo-sporte 6.29 La température 6.30 .Vagues musicales 6.45 Le lutte.6.50 Chansons françaises 1.00 Heure 1.00 Heure familiale.1.30 Causerie.1.45 Oncle Troy.8.00 Heure 8 00 Mt'alrle Rancourt.8.30 ’ .ythmlo Age 8.33 Thl* Rhvtmlc Age 8.45 La guerre et noue.9.00 Horizon 45 10 00 Heure.10.1s Nouvellee.10.30 Heure de la danse 11.00 Heure.Mardi, 7 août 1945 Sommaire des postes locaux CBF-K90 Ml «cycles 1.30 Nouvellee en musique 100 Radio-Journal 8.15 Elévations matutlna- lea.8.30 Melodies.9.00 Nouvelles 9.05 Pot-pourri musical.9 30 Les chanson- ou* *oii> aimes 10.00 dur no* onde*.10 13 Onumer-cnuiiaeooe*.10.30 VI* de famille.10.45 Le quAri d'heure de détêDtft.11.00 Urande Soeur.11.15 La métairie Rancourt 11.30 Opéra.Midi Jeunesse uorée.12.15 Quelles nouvelles 12 30 Nouvelles.12 59 Signal-horaire.1.00 Rue Principale.1.15 Radio-journal.1.30 Tropiques.1.45 Quart d’heure des vlr tuoee*.3.00 Invitation a la valiâ 1.15 Intermède .j Linuuonnettes.3.00 330 duale Hall ü lu.nouvel 3.33 Chefs-d'oeuvre de 1* musique.4.13 Mualque.4 30 Histoire de la musique.4.46 Artistes de demain.5.00 Musique de chambre.5.30 Musique.5.45 Lu cotes de la bourse, o.oo La radio oe soir 8 13 Radio-ionraal 6 25 Bport.6 30 Revue de l'actualité.6.45 Musique légère.1.00 René Le cavalier.1.15 Métropole ) i i.io Toronto.7.45 Cantlléne._ „ 8.00 Secret», du Or Mor-bange*.8 m .'-ne musicale.(.00 Concert, lu oo Radio-joumai 10.15 Peinture et théâtre 11.00 Musique ce dans» 11 13 Musique 11 28 Souvenu 11 30 Les artistes du Metropolitan 12.00 Nouveliu CBM-940 Kilocycles 1.80 Nouveau 8 00 Radin-tournât 115 Prtéru 1.30 Marche» an musique » oo Nouvellu 1.05 Mualque de Jazz.9 30 Le- Classique» de is mualque v 43 Musique en travail, isnt 10 00 Musique militaire 10 30 Ethelwyn Hot os.io .i Intermède ae oisno .Winston Curay 11.00 Petit orchutre.-i ou The soraier • «vue 1 43 Luey Untoc'e.Midi Nouvelle» * BBO.12 15 The Road of life 12 30 La fernr e et »e» pro dutta.u 3» signal-horaire 1.00 Radlo-lournal 1.15 Orchutre.l-JI TrOplquU.1.45 Oeuvre» bénèvolu 2.00 Big Sister 2 .Utermède, ?s:-e Musique.3.00 A woman in America 113 Ma Rerklne 3.30 Pepper Young's Family 9.13 Right « aappineu -strels 4.15 Radio-journal 4 18 Causerie « 30 Nu compositeurs mo.d ernes « 43 artiste* de demalni 5 00 Musique classique 115 Réntsi de chant 5 30 Fsmllle Robinson 5 45 lûtermSde 8.00 Radio-Canada ce soir 8.10 Cote» de la Bonne «.15 Radio-murnai 8 25 Sports 8.30 Curtain acnoe* (43 Nouvaina «e BBC 7 00 Chant.7.30 Le tno de Toronto I 45 Commentaires 8.00 Les plus beaux disques.8.30 Caravane musical* 9 00 Johp et Judy 9.30 Orchutre.10.09 Nouvellee 10 19 Chronique bibliogra- phique 10.30 Relal» de Winnipeg 11 00 Nouvellu la BBC 11.15 Chronique de BBC 11.30 Musique classique 12 00 Nouvellu CKAC-730 kilocycle» 7.00 7.10 1.40 7.45 8.00 8.10 8.15 8.45 900 9.10 9.15 9.30 9.45 10.00 10.15 10 30 10.45 11.00 11.15 11.30 11.45 12.30 12.45 1.00 1.10 1 30 I 35 1.45 2.00 2.15 2.20 2.30 245 2.50 3.00 3.30 3.45 4.00 4.15 4.20 4.30 4.45 5 00 5.15 5 30 5 45 8'Kl 6.1» 6 30 635 0.40 6 4') 7.00 1.0» 7.9!) 7 43 8 00 8 30 83» 9.00 0 30 10 00 10 13 10.30 10.4» 10 33 II 00 U 13 11.30 12 00 12.03 12 30 1 00 C Marche» militaire» Pot-pourri matinal, intermède musical.L'Oratoire Nouvellu.Chanson* d* Louis* Mt.tlnce musicale Korn Hobblera.Nouvellu.En valiant.General broadcasting Sans tambour ni trompette.Chansonnettes d'au- iourd'hul./art vocal.Heure récréative.Musique nawaienne Le coeur dispose.Rêverie music»)*.Musique tzlgsne General broadcasting Heure ensoleillée Réveil rural.Orgue populaire.Grande Soeur.Histoire* d'amour.Bulletin de la ferme Musique tzigane.Le meunier qui chante Le carnet de le ménagère.Métairie Rancourt.Capaulu mélodlquu A l'affiche.Orch.de concert.Saint Antoine.La femme et Vactua-Uté.Nouvellu coffret musical Clnè-potln* Sing along club.Evénements aoclau* CK AC ce soir Nouvellu.General broadcasting Chansons anglaise» Tante Lucie Pierre et Pierrette La Rue principale.Madeleine et Pierre Vie de ramlll*.Quelle* nouvellu) Variétés Spécialité royal».La blèce du lour Nouvelle* Radio-théâtre mtnla- \a&au.Vint Pal / Mot Tal dit ça Le petit café du ooln Big Town Thétra anglais Choses du temps Sous les palmiers Le ralliement du rira Sérénadu Coffret mualcsl «lu Commentalru de M Claude Bourgeois Bonsoir lu sports Chansons Press photographer Nouvellu Buffalo nrasent* Orchutre Nouvellu JFCF-sse Klloryelsa 8 30 8.45 8.00 9.30 9.45 10.00 10 13 10.30 10.43 U 00 11.13 11.30 11.43 11.50 12.00 12.15 12.30 12.43 1.00 1.30 2.00 2.15 2.30 2.43 1.10 «.ou 4.30 4.43 4.00 9.15 3.43 *00 *.15 4 «5 8.23 8.30 7.00 1.13 7.30 8.00 8.30 9 00 930 10.00 10 30 1043 11.60 11.13 11.30 1200 A choisir.Fanfare.Dejeuner.Revue.Studio.Nouvelle* Musique Enfance.La femme nouvelle Votre horoscope.Romancu modern a».Pour m dame*’, intermède.Nouvellu.Meiodlu.Mualque.Soldier’s wlf*.Dîner.Nouvellu.Club Rotary.Studio.Le chef mystérieux.On me dit.Musique Sweethearts oi the air Ozark Ram b I era.Nouvellu.Sérénade.Percy et lu plra es Dick Tracy Heur* au th».aventura Nouveau Studio O» «ou.Mêlodlu eBenceiMU Mualque d* ans*.Lum et Abnsr.Ronald Oolman.Villa et campagne.Caravane de la galt* Studio.Rendez-voua avec U vis.Bob Hope.Nouvellu.Musique de da-ea Le raconteur.Danse.Danse.Nouveau.8 00 Nouvellu 8 15 Heure au café CHLP-1490 kilocycle* 8.15 Bonjour voisins.8.30 Réveille-matin.8 55 Informations 9 00 Heure 9.00 Club des auditeur* 9.30 Radio-Journal 9.45 Fanfare 10.00 Orchestre.10.15 Musique pour tous.10.30 Mascarade musicale 11.00 Orch.Bétancourt.11.30 Heure.11.30 A votre service.11.45 Mélodie* populaires Midi Heure.Midi Heure féminine 1.00 Wadlo-journal.1.00 Radio-Journal.1.10 Heure féminin».1.30 Heure précise.1.30 Heure féminine.2 00 Le Sentier musical 2.15 Polkas 2.30 On veut uvoir.2.45 Orchestra 2.30 Poèmes ymphonlques 3 45 Pour les malade*.« 00 Piano.4.15 Orchestre.4.30 Parade du vedettes 3.00 Heure.5 00 The dansant 5.20 CHLP c* soir.5 23 Nouvelles.5.30 Radio-spécial o.UO Nouvelles 6.15 Méli-mélo 6.25 Sport 6 29 La températura.6.30 Musique.6.45 Chansons françaises 1.00 Heurs 7.00 Heurs familial*.1.30 Sport.7 45 Oncle Troy.1 55 Nouvelle-éclair.8 00 Heure.8.00 Métairie Rancourt 8 15 Planiste 8.45 Rhythmic Age.9.00 Album du souvenir.9.30 Heure.10 00 Heure.10 00 Orchestra.10 15 Nouvellu 10 45 Musique tzigane.11 00 Heur» Un, célèbre avion viendra à Montréal Le bombardier Lancaster désigné lus le nom de ‘R” pour Roser visi-era Dartmouth, Halifax, Sydney, V,-E., Summerside, I.P.-E„ et Mont-•éal dans une prochaine tournée à ravers le Dominion dans le but de faire connaître les bombardiers de fabrication canadienne et aussi de venir en aide au fonds de secours de l’aviation canadienne.“R” pour Roger a effectué un to-al de 22 sorties d’opérations au-des-ius du terrtoire ennemi.II a été at-eint en deux occasions et détient in intéressant record.Les objectifs latrouiilés par ce quadrimoteur sont lombreux mais on cite tout particulièrement Mannheim, Hanovre, Leipzig, Hildesheim, Hambourg et Marsbourg, des zones particulièrement bien défendues.Ce femeux engin de guerre faisait partie de l’escadrille canadienne 431 et mieux connue sous le nom de l’es-cadriile Bluenose.Il transportera un équipage de cette même escadrille adoptée par le club Rotary, de Halifax.L’escadrille Bluenost était une des ‘scadrilles du fameux groupe cana-iien de bombardement outre-mer et iont la base se trouvait dans le Yorkshire, en Angleterre.Le bom-oardier, ainsi que son équipoge ont connu d’importants succès dans ie rendement général du groupe canadien qui commença d’opérre le 1er janvier 1943.De concert avec les autres escadrilles, ils contribuèrent à lancer sur l’ennemi un total de 13,639 tonnes de bombes durant la •'«•*«nière année d'opérations.En 1944, ils établirent un nouveau record et le total atteignit cette fois 86,504 tonnes de haut explosif.Ce Lancaster, récemment arrivé au Canada, commencera sa tournée à Dartmouth le 11 août.On pourra le visiter à Dar’“'outh, Sà yydney, à Summerside et à Montréal où là tournée se terminera le 19 août.Les manuels de Riboulet sur l'éducation Psychologie appliquée à l'éducation.Volume relié de 290 pages.Au comptoir $2.00, franco $2.10.Directions méthodologiques.Volume relié de 37S pages Au comptoir $2.25, franco $2.35.La discipline préventive et se» éléments essentiels.Brochure de 190 pages.Au camp toir $1.25, franco $1.35.Conseils sur le travail intellec tuel.Volume de 275 pages Au comptoir $1.50, franco $1.60.DU "DEVOIR" SERVICE DE LIBRAIRIE “Les Trois Caballeros” Dernier film de Wolf Disney présenté à l'impérial aujourd'hui — Reportage sur l'Amérique du Sud et le Mexique — En trois parties: "Oiseaux rares", le Brésil et le Mexique — Les trois Caballerros: Donald Duck, Joe Carioca et Panchito — Nouvelles techniques de Walt Disney — Juxtaposition des personnages vivants aux dessins animés — Le kaleidoscope (Par Jacques DELISLE) Les Trois Caballeros sont revenus à Montréal.Le théâtre Impérial nous les présente à compter d’aujourd’hui.C’est un film comme sait en tourner Walt Disney et qui plaira sans aucun doute au public montréalais.C’est à croire que Walt Disney s’-est donné pour mission de récréer ses semblables par le dessin, la couleur et la musique.Rien n’est plus rafraîchissant en effet, nue d’assister à la représentation des films réalisés par cet as des dessins animés.Walt Disney a débuté avec la “Souris Miquette” et le “Chat Félix’’- Sa première réussite dans le domaine des dessins animés à long métrage a été “Blanche Neige”.Il apportait du nouveau: la longue durée et la couleur.Il y a risqué sa fortune dans le temps, et il l’a faite.Risqué est un peu fort, car “Blanche Neige” était, dans le genre, une oeuvre de perfection technique, de finesse, de détail et de poésie.Ce film était aussi le début de toute une série de progrès, qui ont abouti à la publication récente de son dernier film.“Les trois Caballeros”.“Les Trois Caballeros” est comme la synthèse à date de toute l’oeuvre de Disney.On y reconnaît les élucubrations imaginatives de “Dumbo”, la fraîcheur et la jeunesse de “Pinnochio” et de “Blanche Neige”; “Les Trois Caballeros” est surtout dans le genre de “Salu-dos Amigos”, soit un reportage filmé, plus étendu toutefois que ce dernier film, sur l’Amérique latine.Si Disney sait encore utiliser, en la perfectionnant, la technique de ses derniers films, il a aussi cette force intérieure de renouvellement qui lui vaut le succès qu’il obtient.A chacun de ses films, il sait ajouter un élément nouveau.Dans “Les trois Caballeros”, il est le premier à utiliser la juxtaposition des personnages vivants aux dessins animés.On remarque de plus comment il passe en certains endroits, d’un dessin à un autre par le procédé de la décoloration.Il emploie également le procédé de la kaléidoscopie pour la première fois, dans ce film.“Les trois Caballeros” est un reportage filmé sur l’Amérique du Sud et le Mexique.Le dessin sert de lien et comme de cadre à tout le voyage au cours duquel Disney nous fait visiter les villes sud-américaines de la façon la plus agréable.Les trois héros de son film! Donald Duck, l’Américain, Joe Carioca, du Brésil, et Panchito, le Mexicain, caractérisent chacun leur nationalité propre; chacun réagit en face des mêmes événements de diverses façons, mais ils s’accordent toujours: “Beau temps, mauvais temps”, comme le dit la chanson-thème.On a parlé de LaFontaine à propos de Disney.C’est beaucoup dire et d’évidentes réserves s’imposent.Mais comme lui il fait parler les animaux de la façon la plus humaine, et il a de plus à son service, le dessin et la musique, et désormais, les personnages vivants, pour parfaire son oeuvre.Dans “Les trois Caballeros”, il j fait réagir Donald Duck, Joe Carlo- j ca et Panchito, qui, remarquons-le, sont trois oiseaux: un canard, un perroquet et un, coq quelconque, comme n’importe4 quel humain réagirait dans la salle des spectateurs-Ses trois héros sont donc très humains; ils caractérisent en même temps la contrée qu’ils représentent Donald Duck, les Américains; ses réactions sont spontanées, parfois naïves, jamais calculées.C’est, le type franc, jovial, qui aime à ! rire, à danser, les belles femmes et le sport.Le type qui ne se gène pas pour manifester au plein jour ses sentiments intérieurs.Il est le héros du film, et le personnage le plus attachant.Joe Carioca est un type plutôt romantique.11 faut le voir passer du vert au violet, puis du violet au vert après avoir décrit la ville de Bahia, au Brésil, à son ami Donald et l’entendre s’exclamer: Ah! Ah!.Généralement calme, Joe Carioca aime aussi la danse et sait admirer à l’occasion les beaux minois.Il est toutefois moins effronté que Donald quand il aborde les Brésiliennes et ne leur lance pas comme son copain ses “Hai Toots!” Panchito, notre troisième mousquetaire, nous est dépeint comme le type “bouillonnant” qui dès son apparition devient le chef de la bande.Voilà nos trois héros.Les “Trois Caballeros” est un hommage à la musique espagnole, brésilienne et mexicaine.Les danses nationales sont aussi des plus goûtées; les danseuses et danseurs savent vite nous ensorceler.A mon sens, la danse rendue par un groupe de danseuses de Vera-Cruz est la meilleure du film.La chanson qui accompagne n’est certainement pas pour peu dans l’effet produit par cette scène, incidemment, ce film de Disney vaut bien tous ceux-là qu’on essaie de nous faire avaler sur le Brésil (“Brazil”) ou sur l’Amérique latine (“Pan Americana”) où ce ne sont pas ces danses nationales qui sont à l’honneur mais ce jazz international, d’aucune nation et d’un autre monde que le nôtre.Les danseuses du film de Disney ne sont pas du genre de Carmen Miranda et les danses qu’elles exécutent demnndènt autrement plus de sounlesse et d’élégance que celles de cette sauteuse aux couleurs et costumes excentriques.Les “Trois Caballeros” s’ouvre sur une boîte de présents adressés à Donald Duck pour sc fête.Ses amis de l’Amérioue latine lui font cadeau d’un cinématographe, d’un livre d’images sur le Brésil et d’un vase mexicain enchanté rempli de merveilles.Voilà en fait les trois parties du film.Dans la première, nous assistons, avec Donald Duck, à la représentation d’un film sur les oiseaux rares “Ayes Baras”.Et c’est le voyage en Amérique du Sud qui commence et qui nous conduira jusqu’aux frontières du Mexique et des Etats-Unis.Le céleri nage commence au pôle sud, dans un village de pingouins où.pingouins et pingouines patinent bras-dessus bras-dessous, vont à la pêche et en ski.Au bout de la rue principale, demeure Pablo, un pauvre manchot qui ne peut s’acclimater au froid du nord.pardon, du sud.Notre pauvre déride donc d’entreprendre un voyage vers une île plus chaude des tro-pioues.H inventera toutes sortes de stratagèmes pour que son projet réussisse; il arrive, une bonne journée, après avoir côtoyer l’Amérique du sud,_à l’Equateur qu’il longe jusqu’à une île déserte perdue au milieu de l’océan, mais où il goûte enfin la chaleur tant convoitée.Je n’en dis nas plus long sur le voyage de Pablo qui, s’il ne manque pas d’ingénuité, ne laisse pas d’avoir de l’ingéniosité.Disney nous fait connaître une série d’oiseaux originaux de l’Amérique latine; l’un d’eux, entre autres, a sa chanson bien à lui.Il reviendra la chanter une couple d’autres fois au cours du film.Et la première partie se termine sur une série de tableaux autour d’un petit âne ailé qui participe à des courses de chevaux au Mexique.On lui reconnaît des airs de “Dumbo”.Comme on l’aura remarqué, les personnages vivants n’apparaissent pas dans la première partie du film.Donald déballe i ensuite son deuxième cadeau qui lui danse entre les mains: livre d’images “à trois dimensiems” sur le Brésil.Joe Carioca apparait sur les pages du livre ouvert et la carte du Brésil comme fond de ^cène.Et c’est la deuxième partie.De son parapluie, il pointe la ville de Baia, que Disney nous faft visiter, pendant1 qu’un chanteur nous donna “Baia”, une chanson plutôt langoureuse, mais qui a pour le moins le mérite de nous laisser entrevoir le tempérament plus ou moins romantique de nos voisins du sud.' Tout au cours de notre visite dans .cette ville brésilienne, Disney nous j invite à une danse de personnages vivants auxquels se joignent Donald) et Joe Carioca.C’est la première fois dans le film que les personnages vivants apparaissent et ils ne laissent pas d’être intéressants.Aurora Miranda du Brésil est Ja danseuse vedette de cette danse, à laquelle se joignent maisons, édifices, nrbres et monuments de la ville.A la fin, tout danse et se perd dans le lointain.Puis le livre se referme sur nos deux héros, Joe et Donald, qui en sortent de la façon la plus typique., R reste maintenant à Donald à s enquérir de son troisième présent: le vase enchanté mexicain.11 devra uvoir recours à la magie pour y parvenir.Dans cette troisième partie, Disney fera usage du kaléidoscope, qui, accompagné de la musique de la chanson-théine, nous donne une des plus belles scènes du film.Apparaît ensuite en coup de feu, c’est le cas de le dire, notre troisième héros, Panchitro.Il ouvrira le livre sur le Mexique et dirigera nos deux autres visiteurs par les villes de son pays.Bien assis sur un tapis magique, nos trois mousquetaires vont par monts et par vaux, dépassent sur la route les automobiles, survolent les lacs où des barques pittoresques de pécheurs ont l'heur de plaire à Donald.Panchito amène ensuite nos amis assister à une danse dans un village mexicain où ils se joignent a la fête, Vera Cruz est l’arrêt suivant.La danse et le chant y sont des plus intéressants et comme Donald nous avons peine à nous arracher a un spectacle si captivant.Puis c’cst la visite d’une plage réputée du Mexique et de la ville île Mexico le soir, lÿnfin, une chanteuse, la tète entourée de pétales de roses dessinés (la juxtaposition du dessin à la vie est ici moins bien réussie) chante I on lieolng to My Heart.Donald y va de ses réactions ef tombe littéralement en extase devant cette fleur au visage de femme (ou devant cette femme au visage de fleur, je ne sais); Disney a essayé de dépeindre l’extase de Donald; il y réussit admirablement.Un tableau charmant dans cette suit.e celui où Donald danse sur les étoiles.Une dernière danse avec personnages et dessins est celle des cactus, la plus belle du film avec celle de Very Cruz., Dans cette troisième partie du film, Disney n’a pas ménagé la couleur ni la féerie.C’est la partie la plus riche du film à tous points de vue, et elle se termine en une sorte d’apothéose de la couleur, en feu d’artifice.Disney nous aura montré dans cette dernière partie des peintures modernes très bien conçues et très équilibrées.Disney, que l’on ne taxera pas d’être un adepte du style académique ou pompier, sait que l'art moderne ne peut se passer de l’équilibre.Même dans les élucubrations de sa fantaisie, son imagination est des plus normales.Les liens entre les divers tableaux du film ne sont évidemment pas des liens de la plus stricte logique, et il serait bien malheureux qu'il en fût ainsi.Ces liens sont ceux d’une imagination normale et pas des moins fécondes.Cette dernière oeuvre de Disney est faite de la collaboration d’artistes peintres, musiciens et chanteurs.Dans chacun de ces domaines, Disney choisit ce qu’il v a de mieux et nous sert un plat artistique des plus succulents.Les trois Caballeros est un film à voir et à revoir.Songe d'une nuit d'été ,,*« j Janine Sutto, qui interprétera le rôl# d'Hermia dans "Le Songe d'une nuit d'été", spectacle que l'Equipe présente les 10-14 août.Les "Amis de l'Art" Les “Amis de l’Art” sont, priés de noter que les billets pour le concert de musique de Tchaikowsky, avec le jeune Lorin Maazel comme chef d’orchestre, seront en vente le soir même du concert au Stade Molson.Un guichet spécial sera aménagé pour eux, au numéro 475 ouest, avenue des Pins.Concert sur le pont d'un navire Avec la flotte britannique dans le Pacifique.— L’orchestre du croiseur canadien Uganda se joignit dernièrement à celui d’un croiseur néo-zélandais pour donner un concert de musique légère sur le pont du croiseur canadien et il reçut une véritable ovation des marins.C’était l’idée du second maître Walter Jeffery, de Toronto, qui dirige l’orchestre de l’Uganda, et n’est âgé que de 24 ans.Il invita le maestro Harold Whiteman, de Plymouth, Angleterre, à amener son orchestre du croiseur frère sur l’Uganda.Celui-ci accepta de bonne grâce et c’est ainsi que des centaines de marins massés sur le pont du croiseur se delectèrent aux airs de H Trovatore, Show Boat, etc.La journée suivante, le concert fut répété à bord du croiseur néo-zélandais.• Le lieutenant (SB) Stuart Keate, R.C.N.V.R., de Vancouver, de l’U-ganda, agit comme commentateur.On vote aujourd'hui .dans Glengarry Alexandria, 6.— C’est aujourd’hui que les électeurs du comté de Glengarry, en Ontario, vont aux urnes soit pour élire le premier ministre King, défait aux récentes élections générales fédérales, soit pour élire le Dr Monohan.libéral-indépendant, le seul adversaire de M.King dans la lutte actuelle.Le premier ministre King ne s’est pas montré une seule fois dans le comté au cours de la lutte.Le Dr Monohan, par contre, a fait une dure campagne et a parcouru tout le comté au cours des deux dernières semaines.Si le Dr Monohan n’est pas élu dans le comté de Glengarry, il ira en Grande-Bretagne pour essayer j de se faire élire au Parlement.Le Dr Monohan a aussi dit qu’il avait | peu de chances de se faire élire i parce que les Canadiens français voteraient pour le premier ministre King, ______ Nouveaux Dominicains St-Hyacinthe, (i (D.N.C.) — Dix jeunes gens ont pris vendredi 1 ha-bit de saint Dominique, au couveut dominicain de St-HyaÊinthe, a 1 oc-casion de la fête du fondateur de l’Ordre des Frères Prêcheurs.Samedi, une cérémonie de profession simple s’est déroulée dans la même institution, au cours de laquelle douze religieux ont prononcé leurs nremiers voeuv ERe a éjé suivie de ]i messe solennelle de saint Dominique, qu’ont célébrée les RR.PP.Franciscains de la rue Dorchester, de Montréal.Ont pris l’habit: les RR.FF.Humbert, Jean-Louis Morin, de Québec, ancien élève du séminaire de Québec: Laurent, André Saint-Jacques, de Saint-Hvacinthe, séminaire de St-Hvacinthe; Louis, Roland Noiet, de Montréal, collège André-Grasset; Jean, Denis Comeau, de Granby, collège de Gravelbourg; Rosaire, Paul Matte, d’Ottawa, collège St-Alexandre; Dominique.Dominique Lamontagne, de Québec, séminaire de Québec; Henri, Maurice Dulude, de Montréal, collège André Grasset; Reginald.Rodolphe Paradis, de St-Rernard de Dorchester, coliège de Lévis: Bernard, Marcel Desroches, d’Outrer ont, collège de Montréal; Albert.Claude Poirier.d’Alexan-dria, Ont., collège St-Alexandre.Ont fait profession simple, samedi: les RR.FF.Jérôme-Marie, Ghs-Edouard Martin, de St-Esprit de Montcalm; Rosaire.Rosaire Pelletier.de Lewiston, Me.: Ambroise-Marie, Henri-Louis Morin, Cap Rouge.Québec: Matthieu-Marie.Hilaire Gaudreault.La Malbaie; Pier-le-Marie, Roger Dionne.Valleyfield; Marie-Hyacinthe, Paul-Emile Jo-doin.St-Hvacinthe; Thomas-Marie, André Leblanc, Montréal; Grégoire-Marie, Jacques Mercier.Outremont; Antonih-Mnrie, Simon Jutras, Nico-let; Marie-Gabriel, Jacques Tellier, .Toilette; Henri-Marie, Roger Dallai-re, Outremont; Aimon-Marie, Georges-Perreault, Joliette.A LA SCENE, AU CONCERT! m ET A L’ECRAN $ l'horaire des spectacles SAINT-DENIS : “Pailt” 12 h.30.3 h.33.6 h.18.9 h.31.“L’Ange" I h.50.5 h.03.8 h.13.ORPHEUM : La marraine de Charley * 9 h.55, 12 h., 2 h.25, ô h.05.7 h.25, 10 h.05.PRINCESS : Escape In the Desert II b.30, 2 h.10, 4 h.50, 7 h.25, 10 h.West 10 h.20, 1 h.3 h.40, 6 h.15, 8 h.55., -OEW’S Billy Rose’s Diamond Horseshoe 11 h.10, 1 h.45, 4 h.20.7 h.9 h.35.PALACE : “Salty O’Rourke’' 11 h.25.2 h .4 h 35.7 h 10.9 h.45.CAPITOL : “Salome.Where She Dances” 11 h.1 h 45.« h 30.7 h 13.10 h.“Honeymoon Ahead” 10 h.12 h 40, 3 h 25.6 h 10.8 h.55.La gazette artistique Cinéma ST-DENIS: Paris, mettant en vedette Harry Baur et Renée St-Cyr.(Du 4 au 10 août inclusivementj! ORPHEUM: La Marraine de Charlie avec Jack Benny.(Du 3 au 9 août inclusivement).® LOEW’S: Billy Hose’s Diamond Horseshoe avec Betty Grable.(Du 3 au 9 août inclusivement).PALACE: ‘Salty O’Rourke” avec Alan Ladd et Gail Russell (du 3 au 9 août inclusivement).CAPITOL: Salome, Where she Danced, avec Yvonne de Carlo.(Du 3 au 9 août inclusivement).PRINCESS: Escape in the Desert avec Helmut Dantine.(Du 3 au 9 août inclusivement.Musiqué STADE MOLSON: Festival de musique de danse avec Lorin .Jaa-zel, Jean Dansereau, Nathalie Kras-sovka et Nicolas Orloff.(7 août).CHALET DU MONT-ROYAL: Les Concerts Symphoniques de Montréal sous ia direction de Leonard Bernstein, le 9 août.Théâtre ERMITAGE:: Songe d’une nuit d’été, de William Shakespeare, présenté par l’Equipe, les 10 et 14 août.Concert au Parc LaFontaine Dix ans au Japon par Joseph C.Grew Ambassadeur des Etats-Unis au Japon, 1932-1942 Compte-rendu contemporain, tiré du journal et des documents privés et officiels.Deux volumes — plus de 700 pages.Au comptoir $4.00 par la poste $425 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Le sixième concert populaire d’été de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal aura lieu le mercredi, 8 août, à 8 h.30 du soir, au kiosque central du parc LaFontaine.Cette soirée de la bonne chanson sera sous la présidence d’honneur de M.Alfred Charpentier, président des Travailleurs catholiques du Canada, et de Me Marcel Trahan.directeur de notre société, en sera le président effectif.Le petit Trio lyrique et le petit miatuor Alouette exécuteront un intéressant programme de chant.Les solistes au nrogramme seront Mme Antoinette Brnuilletfe acrom-oagnée au piano par M.Michel Brouillette et M.Emile Durand accompagné au piano par Mlle Pauline Phaneuf.M.Arthur Lapierre, maître de chapelle de Saint-Stanislas de Kost-ka, dirigera ce concert et Mlle Pauline Phaneuf accompagnera au piano.Le oublie est cordialement invité à se rendre «n foule à ce concert au parc La Fontaine, pour encourager par sa présence les artistes de chez.nous.Jean D^ncereau n la soirée Tchaikowsky M.Jean Dinsereau.l’éminent piani'te canadien, sera le soliste avec l’Orchestre Philharmon’mie de Montréal dirigé oar T.orhi Maazel, le soir du 7 août au Stade Molson.A cette soirée, consacrée à Trhai-kowskv.il exécutera 1e 1er Concerto du compositeur russe.Partout où notre compatriote s’est fait entendre la nresse fut unanime dans ses éloges.Le Sunday Times, de Londres: “Sa technique est complète.U a fait urenve dans son leu de pédales et la finesse de son doigtée d’un remarquable jugement mettant en valeur une extrême sensibilité musicale jointe à la fraicheir- d'une conscience artistique parfaitement sincère”.Le Dresdner 'Nachrichten, Dres- nnmra- Aujourd’hui, Jusqu”à leudl WALT DISNEY’S Technicolor Feature 'The Three Caballeros" Autre ipectzcle : "Betrayal from the East" 3Q;^.w ^0:4Q": de: “Véritable aristocrate du piano, maîtrise son instrument avec puis' sance”.A Berlin: “Jean Dansereau a fait preuve d’une technique et d’une précision remarquables, le tout combiné avec un sens très délicat des nuances et un instinct très développé du sentiment musical”.La soirée du 7 courant, comme on le sait, comportera aussi de la danse par les artistes des Ballet! Russes, Nathalie Krassovskya et Ni* colas Orloff._ ______ Avez-vous Lesom de bons livres J Adressez-vous au Service de LK draine du "Devoir" 430 est, rue N» tre-Dame.Montréal.ST-DENIS A L AFFICHE HAIRY BAUR ST-CYIÎ.„ , * RBYMOfl D SÉ&RIÎD LUCIEN JAMES ELLISON n H V> il E U M ^ «"v J* mm.A l’affiche LOEWS ALAN LADD GAIL RUSSELL SALTY v O’ROURKE JS * STANUEY CUMSHTf l:.I J: II : IJ J YVONNE I) OeCAKLO -«< (100 G«H°» DAVID HIKE iWAITH SIEZAK A18HT OEKKEI varan lEMkran ’’ ème C-—*Z^ L=i£flPfT0L SULLIVAN- PMJU» DORN ncimui AlAN DANTINE HALE 'NINE SAMUEL S MANNING HINDS At/i coNorttoHCf.PRINCESS 'LES TROIS CABALLEROS" ’’Lea Trola Cabolieroa".héros du darnler film de detains animés d* Wall DhraiFg présentés aujourd'hui au théâtre Impérial Pltnev.dans c» film, loti usaç*, pou» ’a première fol», de peraonna®— de ses destin* animé*.i îducation familiale Propos stupides Pour les parents, leurs visiteurs, leurs employés et.les autres Ne cousez pas comme des amateurs ! Pour une mère qui essaye de ! «arçons à mépriser les filles: “Tu ien élever ses enfants, il n’y a [ pleures?Tu es une petite fille.— ' • ien de plus agaçant que les inter-1 Tu joues à la poupée?Tu es une pe-, entions malheureuses Je person-1 tite fille.— Tu couds?Tu es une .es qui n’y connaissent rien.Cela , petite fille.” Une fille est tout aussi ¦'onimence dès la naissance: une ï courageuse qu’un garçon.Et pour- Uiie vient nous féliciter et croit ;|evoir caresser avec ses gants sales petite joue que nous ne lavons quoi un garçon ne jouerait-il pas à la poupée?N’est-il pas destiné à avoir des enfanis?Et si on trouve jfju’à l’eau bouillie.Quelques jours j naturels les sentiments maternels fiprès, nous sortons pour faire des i de la petite fille on ne doit pas rire : purses, et a notre retour nous trou-1 des sentiments paternels du garçon, ïpns la bonne qui devait raccotn- j Pourquoi faire croire au garçon jioder des bas, occupée à bercer le qu’il est honteux de savoir coudre?• ébé.“Madame, il y a une heure" ' 1 ¦ 1 ' — J- tk:’il pleure, et j’ai beau le bercer.' ne se console pas.—Il uleure par-I ¦ qu’il est sale.Je ne vous ai ja-lais dit de le bercer./’ Nous ar-verons peut-être à inculquer quei-„ues principes à notre bonne, mais est impossible d’espérer rendre Psychologues tous les visiteurs oc-i ; 'a ionnels.?U est sans doute plus glorieux de déranger sa mère ou sa soeur chaque fois qu’on a un bouton à recoudre?Sans doute est-il difficile de parler aux enfants.Je crois que bien des grandes personnes sont intimidées sans qu’elles s’en rendent compte, par ces petits qu’elles connaissent mal, dont elles ignorent les préoccupations; ne sachant quoi ; U.: ouvrier vient réparer le four- dire, elles répètent une des stupidi eau; c'est intéressant pour le gar-: tés citées plus haut, on de ô ans de le regarder tra- Une première règle serait de ne uiller, L’ouvrier, saisissant ses te- pas poser à l’enfant de question à ailles, se tourne vers le petit: ¦Vins près de moi, que je te.cou- * I 1 M W • .1 e la langue”.Au marché, Michel - 3 cogne dans un panier et se met pleurer; je le prends dans mes iras pour le consoler; mais voilà ne femme qui s'approche: “Je ais l’emporter, moi, ce petit gar-,on qui fait le méchant”.Ainsi ous, qui prenons bien garde de laquelle il ne puisse répondre.La dame qui demande: “Veux-tu me donner ta pomme?” sait fort bien que l’enfant ne peut pas dire oui.Et le corollaire est évidemment: poser des questions auxquelles l’enfant puisse faire une réponse intelligente.Au lieu de demander: “Veux-tu me donner ta petite soeur?”, on peut demander: “Est-ce que tu aides ta petite e rien dire qui puisse faire peur i quelquefois à soigner ,_ .ux enfants, les rendre nerveux,1 soeur?” Et le grand frère sera très •ur donner des cauchemars, nous fjer d’expliquer qu’une fois il l’a ‘ POU- - - 1 ' ' ‘ - •ange Voilà e pourrons pas empêcher des p0lK]rée et qu’une fois il lui a donné jïrangers de les effrayer.I le biberon.Voilà une dame bien elevee qui dent» me voir.Bernard est en • -ain de goûter, “üh la belle pom-le! Tu veux me la donner la pom-'ie?Non, tu ne veux pas?Eh bien, j n’est pas gentil’.Anne un peu ilntimidée se serre contre moi.Mais si les enfants sont très timides, il vaut mieux ne pas leur poser de questions du tout; ils n’oseraienl i pas répondre.On commencera la i conversation par une petite histoire.“Bonjour Denise; figure-toi que j’ai Voilà une petite fille qui n’aime j un P6'.11 un peu plus petit as sa maman”.Puis elle se tourne due toi, et il est si étourdi que, hier ers le grand frère: "Tu veux me I soir, il est entre dans son bain avec onner la petite soeur?Est-ce | jes chaussettes.A bernard, 1 au13-: u’on l’aime, cette petite soeur?” i !‘-ur dRe P°*mes, on peut dire: Bon-e bous intérieurement et ne sais | J.ol,r ®erna.rd’ *a.P,0”11116.a ' alr *res omnient arrêter ce flot d’insani-, l)f'nne; moi aussij aime les pommes, és.Les pauvres enfants sont de : lnal*.^e n aime pas les petites cho-ouveau menacés dans leur sécu- ses dllras dui son autour des pe- Toute l’ambition des femmes qui cousent bien est d’arriver à faire elles-mêmes des toilettes qui n’aient pas l’air “faites chez soi”.La coupe, la bonne coupe, est une difficulté énorme, mais nous pouvons l’éviter en employant les excellents patrons qui nous apportent le travail tout fait et si bien fait.H este la couture.et c’est là que les plus habiles d’entre nous rencontrent souvent des difficultés.Il y a des petits trucs de métier que les professionnelles gardent jalousement et que nous ignorons; d’autres, que nous connaissons, mais que nous négligeons d’employer, faute de croire à leur importance.Attention au faufil! On ne coud vraiment bien que lorsqu’on faufile beaucoup et bien.Or, pour bien faufiler une longue couture, il faut penser à faire de temps en temps un point en arrière, de façon que le poids du tissu, surtout si c’est du biais que l’on travaille, soit supporté par tout le faufil et pas seulement par le haut de la couture.Il faut aussi, quand deux coutures sont semblables, commencer à les faufiler toutes les deux par le même bout.Les deux coutures de côté d’une jupe, par exemple, peuvent être faufilées en partant de la taille ou en partant du bas, pourvu qu’on les commence toutes les deux par la faille, ou toutes les deux pas le bas.Quand un tissu “se tire” facilement, il est très important de ne le faufiler que posé bien à plat sur une table.Enfin, le faufil doit toujours se trouver à une distance de quelques lignes de la couture comme le fil de faufil pris dans la couture à la machine, et, pour éviter cet ennui, pas de meilleure méthode que celle qui consiste à tracer délibérément son faufil à quelques lignes de la place prévue pour la couture.pins.” Les sujets qui ont des- chances d’intéresser les enfants sont: les animaux, les autres enfants, les menus événements ménagers, les diverses technique»: comment on construit une maison, comment on fait un tapis; pour les garçons de 4-5 ans: les trains; pour ceux de 6-7 nns: les soldats; pour les plus âgés: les activités scoutes, les lectures.Mais quoi qu’on dise à un enfant, il faut lui parler sérieusement, en le traitant avec autant de respect que la plus vénérable grande personne, et sans jamais rire des réflexions étonnantes qu’il pourra faire.M.Schweisguth WIDMAN (Education) Anecdote ité: qu’est-ce que c’est que cette .ame qui veut leur prendre leur ourriture, qui veut emporter la ¦etite soeur?Ils n’y comprennent , ien, mais ils se sentent vaguement Inquiets.Et quelle indiscrétion! Ist-ce qu’on va demander à une cm me: “Aimez-vous votre mari?” ! 1 faut avoir le même respéct pour es sentiments intimes des petits.] On a promis à André de l’emme-, ¦ ier se promener en auto.La bonne r ! jui lui met son manteau trouve spi-i: 5 ituel de le taquiner: “Oh, je crois • pi’f n ne va pas t’emmener; il me emble que j’entends l’auto partir ans toi”.Et André qui est un en-ant nerveux se précipite dans l’es-¦alier, fou d’inquiétude à la pensee lu’on l’a oublié.Sa maman a beau ui dire: “Mais mon chéri, puisque! _ ! e t’avais promis de t'emmener, tu | Igj POUrDOintS QU ; avais bien que je ne t'oublierais I r ~ ' )aS", — Quand la confiance a été -branlée une fois on ne retrouve aniais tout à fait la tranquillité Iirimitive.j j aquinef aüi^'les^enfants^s1' figu- j goût au_ comm'encVment du 'XVIle •ent sans doute qu’ils disent quel- siecle, mais les deesses de ce tem-| me chose de drôle, qui amuse les ! pie s’humanisaient quclquetois.* jetits.Non, ceux-ci ne sont pas j Voici un de leurs amusements dont ' meure capables de comprendre la , Tallemant nous a conservé le récit: ilaisanlerie.Us sont d’abord trou- j A Rambouillet, on fit une malice îles, parce qu’ils croient que c’est au comte de Guiche.devenu plus sérieux, et quand on les a rassurés, \ {ar(j maréchal de Grammont.Un 1s s’écrient: “Elle est bête, cette sojr qU'ij avait mangé force chani-lame! 11 est menteur ce monsieur! | pjgnons.0n gagna son valet de Elle ne sait rien, celle-là!.| chambre, qui donna tous les pour- On devrait pouvoir élever les en-1 points (les ],abits ,Hle son maître comte de Guiche On sait la réputation de l’hôtel de Rambouillet; ce fut le temple du L’emploi du fer à repasser La plupart des femmes qui cousent pensent à écraser leurs coutures ouve rtes avec leur fer à repasser.Mais combien en ejit-il qui repassent soigneusement, après l’avoir faufilé, le premier pli d’un ourlet, puis le second?Combien, avant de replier un coin (au bas d’un manteau par exemple, et d’enlever avec leurs ciseaux les épaisseurs de tissu qui s’y cachent inutilement, pen-pen tà bien tracer au fer tous les plis qui contribuent à la formation de ce coin?Pour coudre à la machine Nos pinces sont faufilées, il faut les coudre.On procède au petit bonheur, on commence aussi bien à une extrémité de la pince qu’à une autre, alors que le seul moyen d’aller vraiment “en mourant”, et cela est indispensable pour une pince, est de commencer par le côté le plus large.Quand une pince (à la taille, par exemple) va en mourant aux deux extrémités, on la commence au milieu, on coud un côté et on recommence au milieu pour l’autre côté.Faut-il rappeler que la tension du fil et la dimension du point doivent être réglées non seulement pour chaque tissu, mais chaque fois que ce tissu est travaillé en plusieurs épaisseurs, chaque fois qu’on lui ajoute une toile, une doublure, voire un extrafort qui en modifie l’épaisseur?Pour que le réglage se fasse sans dommage, on l’essayera chaque fois sur des chutes de tissu ou des échantillons de ruban ou de doublure semblables, ou comparables comme épaisseur à ceux qu’il s’agit de coudre.On croit souvent qu’il est très facile de piquer parfaitement à la machine, et c’est une grave erreur.On apprend en classe à faire à la main de petits points perlés et bien réguliers, on constate que ce n’est pas facile.On n’a malheureusement pas toujours, quand on commence à coudre à la machine, des conseils compétents pour comprendre ce qui n’est pas bien et ce que l’on pourrait faire pour améliorer le travail.Court» étude puyehologlqu» L'obsession du moi fants en leur disant toujours la .ranquille vérité, mais, à cause de outes les bêtises qu’ils sont exposés à entendre, il est prudent de les vacciner moralement, c’est-à-dire de leur apprendre que, entre la vérité et le mensonge, il y a la far-, faerceqCuinsonîeàfltepo1retéet,des petits étroTt.dit-il à son valet de cham-ne sont pas excessivement fines, bre; donnez-moi^ celui de 1 habit mais cela les fait rire aux larmes si —- !-V”D” •on dit que le bébé mange.du foin, ou que le cheval mange.de la confiture, Cela leur fait comprendre ce que c'est que la farce: une chose bète qu’on dit pour faire rire.Les contes de fées jouent le même rôle indispensable.On raconte l’histoire des trois ours./‘Mais est-ce que c’est vrai que les •ours mangent avec une cuiller/ —Non, c’est une histoire/ - Mais alors pourquoi est-ce qu’on dit .ça, si ça n’est pas vrai?—Parce que , c'est une histoire très amusante .Nous serons souvent reconnaissants • que nos .enfants possèdent ces notions.'Supposons qu’une voisine /vienne dire à Jean qui sait très bien comment naissent les bebes Alors la cigogne t’a apporté avait apportés.On les rétrécit promptement.Le matin.Chaudebonne le va voir comme il s’habillait; mais, quand il voulut mettre son pourpoint, il le trouva trop étroit de quatre grands doigts.“Ce pourpoint-là est bien que je mis hier Il ne le trouva pas plus large que l’âutre.“Essayons-les tous”, dit-il.Mais tous lui étaient également étroits.“Qu’est ceci, ajouta-t-il, suis-je enflé?serait-ce d’avoir trop mangé de champignons?” — Cela pourrait bien être, dit Chaudebonne.vous en mangeâtes hier à l’excès”.Tous ceux qui le virent lui en dirent autant.Se regardant dans une glace, il se découvre un teint livide.La messe sonne, c’était un dimanche: il fut contraint d’y aller en robe de chambre.La messe dite, il commença à s’inquiéter de cette prétendue enflure, et il disait en riant du bout niuio i.» v.- _ ______ un, petiTfrère’’TAvant qulfait le temps1 des dents: “Ce serait pourtant une t ilL* s’écrier: “Qu’elle est bête; elle; belle fin que de mourir à vingt et I ne sait rien!” Nous lui dirons vite: “C’est un conte de fées”.Aussi néfaste et aussi sotte que la taquinerie est la moquerie.Il un ans pour avoir mangé des champignons!” Comme on vit que cela allait trop avant, Chaudebonne dit qu’en af- certain que les enfants sont souvent j tendant qu’on pût avoir du contre- t 1 r-x i-si i jt ti i tti/i >» t fl»nc n m 11 tl ts .vsvaMs^n îl Â4n*t sl’.b 112 Mi 1*2 112 105 Va 105*4 105 >j 17*2 17V.17*»i Do pfd Î5US Int.Pete 1.00 .Int.Power .Int.Util.Haut Bas Déni 105'ti 105‘j 105*2 22% 22 22% 25*2 25*4.25*4 Jamaica P.S.171*2 171 171 L.of Woods 1.20 25% 25 25**; ! L.Secord .80 .18 '7Vi 17*.| ! Massey-Harris 22 22 22 | Mont.Cot O 7 00 Mont.Power Bide Prod.60 .24 223; 24 Mont.Tram.Casi.Cernent .12i4 12 ‘a 12 ^ Nat Brew.2.00 ., , .C.Noi Pow .60 .um 10 10 Do.pfd ’.75 .Do pfd 2.50 .45 Nat.S.C.1.00 .Can.Brew 80 .16 Va 10 10»; NiaKp-ia Wire 1 00 ., .Can Car ., .133; 131b ’3'.J Noranda 4.00 Can.Cel.1.00 .53% 53 53 OKilvit 1.00 .C.Falrb.P.6.00 .130 Do pfd 7.00 .C.For In 3 00 .4 m Ont.Steel 1.00 .C.Ind.Aie .8U SM Ottawa C & A .Can.Loco .30 30 30 Ott.El.Rv 2.00 .CPR.18 17% 17 "k- Do Pfd 5.00 .C.Smeltlnæ 1.00 .w 65:;> 65 651; ; pai e H n.1.25 .C.Glass 2.00 .39 Gau 39 Powell R 100 .Crown Cork 2 00 .Dls.-Seagr 2.22 Dom.Brtdse 1.20 Dorn Coal.pfd.Dom.Foundry .70 Dom S & C B Dom Tar Dom Textile 5.00 Do pfd.7.00 .Electrolux .En.S’ Heat .En« El B .Do Pfd, 5.00 .Gen.Steel W.Gypsum .Holllnger .40 .H Smith 7 00 , .Do pfd.8.00 .Hud.B.M 2 00 .Imn Tob.40 .Do pfd.6' .Accept n.5.00 .Int.Bronze 80 Do nfd.1.50 Int Nickel US 160 Int.Paper .32 Va 33 26>i 20*4 9*,i 9% Pow.Corp.Price Bros Prov Transp.40 .Que.Power 1.00 Res Knltt P 1.60 Rollanl 60 .oD pfd 6.00 .St Law.Corp.Do pfd.1.00 143; >444 14»,; St, L.P.Pf.3 00 9 Shawm iscan .90 .5 .Sher.Will.60 102 102 102 Sicks Br.1.00 19*8 17*.4 IS».; Simpson Pf 4.50 HT; ilVi 11% Southam .76 12’,; 12% 12% Steel of C.3.00 .22 21*,; 22 Do pfd.3.00 ., 111 111 111 Vlau .32% 31% 31% Waiker 4.00 .13*2 13% 13’.; Wtnn Elec.7% 7% Do pfd.5.00 31U 31 31 31 28 28 12 m; :2 29 15V\ 15% 15% 11% 11% 11% 140 22% 21% 21% 23 V2 23 Va 40',?40 40»; 45 21M» 20 v; 21 */a 24 23 Va 23 Va 57 55»; 57 28 28 28 173 Va 18*/;, 8 8 8 37 37 37 100 27»; 21 Va 21*; 2i% 10 Va 10*,; -0*4 33 % 32 V» 33»; 12 12 12 16% 163,; 16% 24 105 106 106 106 3% 3»; 3»; 24% 23* a 24*4 62 61 02 19% 19% 19% 24% 24 24% 27% 26 26 loo*,; ioo*; 100*4 16 15% 16 75% 75% 75% 11% 12 .104 Z2llor 66'r p.1.50 .28*2 .17 .'6% 17 Banques : .32 31% 31% Commrecc .60 .16*4 ¦6*4 16»; .36*2 36*4 36*8 Nova Scotia 1.00 .28*4 28% 28*2 .28% 27% 28 Royal .60 18*,; 18 18% LE CURB DE MONTREAL Abitibi.4% Do 60c .58 Bathurst B.2% Beatty A .39 ’ B A.OU 1.00 24 B.C Pack 1.50 .32- B.C.P & P.44% Do pfd.153 Brown 3% Do pfd.65*4 Cam Pr P 6.00 .107 C & D Suitar .80 .26'; C.N.Pw o.7.00.106 CSt'ch P.7.00 .118 CW & C P.6.50.108 C.Gen.In .60.14*4 C.Ind.B.5.25 .159% Do pfd.7.00.170 C.Llfîht .i .¦ 14% CP&PI.75 C.Vickers.7% Dopfd.73 CW Lbr .200 C.Westinghouse.56 Cl Neon.40 Do pfd.47 Cou Bak.80.14% Haut Bas 14*,; 159 75 14% 30 C.Dlv Se Do.pfd.75.14% Cub Aire.175 170 170 Daylrt A 100.18% Davis A 1.50 .29% 29’; 29* Dom.Unit.39 383; 39 Dom Malt.80 .17 17 17 Dom Oilcloth 1.20 .39*; 39% 39* Dom.Wool .50.10% 10 10*., Donnacona.loa; 10 103 Fairchild .4% 3*% 4*V Ford A 1 00 .29 % 29% 29* Fraser 2.00 .39 37 % 39 Goodyear 2.50 102 102 102 Hadfax Ins .80.15 Journ Pub.13% Inv F'd p.3.00 .50 Lake St.John.32 Lowney .50.9% MacLean 1.00 .26% M.L Mill .12-’; Mass.-Harris p.1.25 .27% Mielchers.43; Do pld.60.10% 13% 50 Do 1 P 1.50.Moore 2 22 ., .Mt Royal Hotel .Noorduyn Av.Pow C 1 p.6.00 .Que.P & P p.Sarnla .Southmount.Stan Chem.Un Am.A.1.00 .Un Cor A 1.50 .UUnit Dlst.10 .Windsor Hotel Mines (cote en cents) Aldermac .Arno .Aubelle.Aumaque.Beaufor.Buf.Can.Bonvllle .Cartier-Mal.Cent.Cal.Centrem.>.Cen.Min.Dome 120.Donalda .East Sullivan.Goldor».Heva Cad.J.M Cons.Jollet-Quebec .Kerr-A .Llngm L .Louvlcourt.MacDonald.New Cal.O'Brien Gold Pandora Cad.Pato .Perron Que Yellow Knife Red Crest .Rochette .• • Sheep Cr.Stadacona Stand Gold .Sullivan Huiles (cote en cents) East Crest Homs 011 .15 Homestead .Haut Bas Oern 25 623,; 62% 62% 12 11% 11% 13*4 13% 13% 106% .41 41 41 8% a*,; s*,; 25 23 25 10% 93; 10 V, 20 20 20 10% 10% 8 9 Rapport sur les animaux ! vivants Durant la semaine finissant le 2| août il y avait en vente sur les deux marchés de Montréal- 2749 bêtes à «urnes, 3309 moutons et agneaux.fi7S;> porcs et .'toltO veaux.En plus, (•04 bêtes à cornes, 1431 porcs
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