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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 2 novembre 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1945-11-02, Collections de BAnQ.

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"L* CtJutda Mt un6 nation amiTmta* ct a* Wul arec rtocl.lté accepter *« la Qrande-Breta-Bne ou dee Ktata-Um* op *% qui que ce aolt d'autre, l’attitude qu'U lui *aut prendra envers le monde te prerr'er deTotr de lovalUme d'un Canadien n'eet nae envers le Commonwealth britannique dee nations male envers le Canada e* son roi.et ceux oui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth " T5he te a sovereign nation and cannot take fcT attitude to the world doctlelv from Britain or from the United Btatee or from anybodv else.A Canadian’s flrat lovaltv la not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada’- kink and those who deny this are do!n«t.to mv mind, s kreat disservice to the Commonwealth “ fl-X-37» LORD TWEBDSMUTB LE DEVOIR Dir setter t Geortet MLLITIIB Montréal, vendredi 2 novembre 1945 VOLUME XXXVI — No 251 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE i REIelr 3361* t —.- n SOIRS.DIMANCHES IT FETES AEminietraHee t BEUit 3361 RHscMoa ; BEUir 29S4 Gérant : BEUir 3361 Une série d’attentats fait cinq morts en Palestine L'un d'eux Mgr Cyrille Gagnon des Soviets pour garder le contrôle des Balkans Dans VActualité d’aujourd'hui, M.Lucien Desbiens rend à son ancien maître du Séminaire de Québec un hommage tout plein d’émotion, qui suffirait à révéler la place que tenait dans le coeur, dans la mémoire de ceux qui ont vécu près de lui l'homme de haute aleur qui vient de disparaître.» Nous nous devons d’ajouter à ce pieux hommage un témoignage de caractère plus général.Mgr Gagnon était un homme fort cultivé.Il était doué d'un beau talent de parole ct d'écriture.Et, cependant, ce n'est, selon toute probabilité, ni comme orateur ni comme écrivain qu’il se rappellera d'abord au souvenir des siens.Ce double talent n’était que l’un des éléments qui ont fait de lui ce qu'il était avant tout et par-dessus tout: un éducateur.Sa rapide biographie le rappelle éloquemment: Mgr Gagnon a vécu toute sa vie pour le Séminaire de Québec 11 y a fait toutes scs études, complétées à Rome: il y a dépensé toute sa vie d’homme.Il est tombé au plus haut poste que pouvait offrir le Séminaire, sans autre ambition assurément que de donner à cette oeuvre ce qui pouvait lui rester de forces ct d'années.Quand il ne travaillait point pour le Séminaire, il se donnait aux entreprises nées de lui ou dans son voisinage et qui en étaient comme le prolongement.L'on sait d'ailleurs qu’à certains égards, le Séminaire, c'est l’Université; et que, supérieur du Séminaire, Mgr Gagnon était en même temps recteur de l’Université, en plein développement, en pleine croissance.L’oeuvre écrite ou parlée que laisse ce grand disparu est relativement peu considérable.C’est dans la vie du Séminaire ct de l’Université, c’est dans celle des élèves qui, directement ou indirectement, ont subi son influence qu’en apparaîtra surtout la puissante fécondité.* Ÿ * L’oeuvre d une institution comme le Séminaire de Québec.plus de trois fois séculaire déjà et d’où devait sortit l’Université Laval, est si considérable qu’elle ne peut tout de même échapper aux regards.Mais combien s’arrêtent à penser que la fécondité de cette oeuvre est faite d’abord du dévouement, des sacrifices, de l'effort inlassable des centaines de prêtres qui lui ont littéralement donné leur vie et qui, pour la plupart, sont restés inconnus du public?Combien s’arrêtent à évoquer le souvenir de ces quasi-anonymes dont le travail obscur, ct prolongé pendant des siècles, a si largement contribue à faire de notre peuple ce qu’il est?Combien se demandent quel vide aurait creusé dans notre histoire l'absence d'une pareille institution?Et de celles qui lui ressemblent.Elles ont exercé dans leur domaine une sorte de monopole: mais pourquoi?Parce que, tout le monde le sait, elles étaient les seules à pouvoir donner l’enseignement comme elles le faisaient: parce que personne ne pouvait les remplacer: parce qu’elles ont instruit des générations au prix d’efforts qui, matériellement, furent presque sans récompense; parce que nos vieux maîtres ont vraiment nourri de leur coeur et de leur cerveau, quand ce n'était point en plus de leurs maigres ressources pécuniaires, ceux qui, dans une large mesure, devaient être l’armature intellectuelle et morale de notre pays.* * * Peut-être, avec le temps, le nom de Mgr Cyrille Gagnon sera-t-il, comme celui de tant d’autres admirables éducateurs qui l’ont précédé au Séminaire, enveloppé d’une sorte de grisaille, peut-être sc confondra-t-il dans la masse quasi anonyme de ceux qui ont tant fait pour la formation des coeurs ct des âmes chez nous, peut-être le recteur magnifique d’aujourd’hui ne sera-t-il plus alors que l’un d’eux.Sa modestie, qui faisait si peu de cas de la réclame personnelle, se serait volontiers accommodée de ce sort, qui resterait tout de même grand.Car ce n’est pas un mince honneur que d’être de ceux qui ont créé et fondé, et par qui, de génération en génération, se transmettront des pensées justes et des sentiments élevés.Et c’est assez, en tout cas, pour mériter la gratitude de tous les gens de coeur, * ¥ * Nos vieux lecteurs savent que nous devons à Mgr Cyrille Gagnon un hommage particulier.Il fut de ceux qui, à l’occasion, ne dédaignèrent point de nous apporter leur collaboration.Nous le recommandons au pieux souvenir de tous nos amis.2-XT.4S Om#r HEROWX Lettre d'Ottowo La compcsition de l’armée permanente Une brigade d'infanterie, deux régiments blindés — M.Bracken ne réussit pas à faire déposer les arrêtés ministériels adoptés depuis le début de la session — M.Abbott parle français à la Chambre Ipa» Pierre Vigeant) Oüuwa, ler-XI-tô.— La Cambre (les Communes a encore consacré la journée de mercredi et cwlle d’aujourd’hui à l’étude des crédits de l’armée.Le débat a beaucoup perdu de son intérêt et il est fort possible qu’il se termine demain soir.La discussion générale est terminée et on a déjà approuvé un certain nombre d’item des crédits de l’armée.Le ministre de la Défense rationale, M.Douglas Abbott, a maintenu la réputation qu’il s’étuit créée le printemps dernier en défendant ses crédits avec une grande habileté.En réponse à des questions du général Pearkes, le ministre a expliqué dans les grandes lignes quelle serait la composition de l’armée permanente dont les effectifs seront de 20,000 à 25,000 hommes.Elle comptera une brigade d’infanterie, deux régiments blindés, une batterie d’artillerie moyenne ainsi «pie du personnel administratif, du personnel d'instruction pour l’armée de réserve, de batteries d’artillerie côtières sur l’Atlantique et le Pacifique, d’une batterie anliavion et des services auxiliaires.La brigade d'infanterie se composera d'un état-major, de trois bataillons d’infanterie, de trois batteries d’artillerie de campagne, d’une batterie antichar, d’une compagnie de génie et des services auxiliaires.Il semble donc que l'armée permanente d’après-guerre se composera comme celle d’avanl-guerre de trois régiments d'infanterie —- c’étaient le Hoyal 22ènie, le Koual Canadian Hcgiment ct le Pria-crus Pallida's Light Infantru — et de deux régiments blindés qui remplaceraient les deux régiments (le cavalerie qui étaient le Lord Strath-] conn's Iforsc et le Royal Canadian Draguons; les effectifs sont fort accrus.M.Abbott a dit qu’il étudierait la suggestion du général Pearkes de constituer un comité d’officiers des trois services, d'hommes d'affaires et de savants pour mûrir sans hâte un plan d’organisation de la future armée canadienne.Le député conservateur de Lake Centre en Saskatchewan, M.J.L.Diefenbaker, est revenu sur l’un de ses sujets favoris;: les désertions parmi les conscrits.Il a voulu savoir si les sentences infligées à ces déserteurs étaient les mômes partout le pays et obtenir des détails statistiques à ce sujet.Il a demandé tout particulièrement s’il était vrai que les déserteurs jugés inaptes au service à la suite d'un examen médical étaient tout simplement relâchés et mis » mime de s'emparer des situations qui devraient revenir aux combattants.M.Abbott a expliqué que l’on a institué une commission pour reviser toutes les sentences de plus de 90 jours.Cette commission, dit-il, a déjà examiné 430 cas, elle a recommandé la rémission du reste de la peine dans plus de 180 cas, d’une partie de la peine à compter plus tard dans plus de 200 cas et maintenu la sentence dans plus de 30 cas.M.Diefenbaker a voulu savoir combien de cas avaient été instruits par les cours martiales depuis le mois de janvier, mais le ministre a répondu qu’il n’était pas sûr de pouvoir fournir ces chiffres puisque les causes de désertion ne sont pas les seules à être instruites en cour martiale.En réponse à M.Garfield Case, député de Grey-Nord, M.Abbott a révélé que le nombre des déserteurs était monté de quelque 12,000 à 20,000 au cours des semaines qui ont suivi l’adoption de l’arrête ministériel numéro 8891 qui établissait la conscription partielle pour outre-mer l’automne dernier.M.John Blackmore, dépylé cré-ditiste de Lethbridge, a proteste contre le fait que l’on interdisait avant la guerre le ‘ mariage aux hommes de l’armée permanente pendant un certain nombre d'années de leur service.S'il est une chose doyt le Canada a besoin, dit-il, c’est des enfants, et il nous les faut sans retard.Un devrait permettre à tous ceux qui le désirent de se marier ct leur fournir le moyen de faire vivre une famille.Le service du commerce étranger Le ministre du commerce, M.1.A.MacKinnon, a annoncé la réorganisation du service du commeroe étranger de son ministère.Le directeur de ce service sera pour le moment le sous-ministre lui-inème, M.\V.M.Mackenzie.Cet important service sc composera désormais de cinq sections, celle des commissaires du commerce sous la direction de M.George R.Heasman, celle de l’exportation sous la direction de MM.Frederick Bull, celle des relations commerciales et des tarifs sous la direction de M.Hubert B.Kenip, celle de l'importation sous la direction de M.Denis Harvey, celle de la publicité commerciale sous la direction de M.Bertram C.Butler.On voit que les Canadiens français sont brillamment représentés au ministère du commerce.(suita à la page deux) L'actualité Un grand disparu .En moins de deux ans ct demi, l'université Laval de Québec a perdu deux des pins eminenls parmi les recteurs d’une longue lignée singulièrement illustre.Les dépêches et la radio nous ont, en effet, apporté, hier, la douloureuse nouvelle de la mort, à New-York, de Mgr Cyrille Gagnon, recteur de Laval, frappé, par une pneumonie mortelle, à Mexico, où il accompagnait Son Eminence le cardinal Villeneuve, légat papal aux fêtes du 25c anniversaire du couronnement de Notre-Dame-de-la-Guada-lupe.Mgr Gagnon est mort sur la brèche, tout comme son prédécesseur immédiat.Mgr Camille Roy, le grand ami des lettres canadiennes, l’un des apôtres les plus fidèles et efficaces de notre parler et de nos traditions, ?e principal animateur du 2e congrès de la Langue française au Canada, disparaissait, en effet, le jour même de la fête nationale des Canadiens français.Quelques semaines même avant sa mort, Mgr Roy, qui était alors, de nouveau, recteur de Laval, était toujours à sa table de travail, bien qu’il se sût frappé à mort.La disparition de Mgr Cyrille Gagnon est un nouveau denit très dur non seulement pour le Séminaire, l'université et le clergé de Québec, mais pour tout te pays.Malgré sa proverbiale modestie, Mgr Gagnon avait su s’imposer dans tous tes milieux, comme prêtre et éducateur de la jeunesse, comme théologien et comme formateur et prêtres, comme sociologue et écrivain, comme animateur de l’Académie canadienne Saint-Thomas d’Aquin, et de lu Société du Parler français au Canada.Tous les anciens séminaristes et petits séminaristes de Québec qui ont eu te privilege de connaître Mgr Cyrille Gagnon — et qui ne le connaissait, fiarmi eux?— garderont à jamais le souvenir d'un homme extrêmement affable, toujours souriant et prêt à rendre service, Mgr Gagnon suivait fidèlement, à distance, les “anciens” disséminés hors de la ville de Québec.Nous nous souvenons personnellement — avec quelle émotion aujourd’hui — que Mgr le recteur de Laval, nous avait envoyé discrètement — à plusieurs reprises —- an cours de notre carrière de journaliste — des sujets d'articles, des informations de première main — pour le le bénéfice des lecteurs du Devoir.On sait dans quelle hante estime le cardinal-archevêque de Québec tenait son recteur.Il avait tenu à sa présence à ses côtés aur pieds de Notre-Dame-de-la-Guadalupe.Ce devait être, hélas! le dernier voyage de Mgr Gagnon: mais eût-il pu en souhaiter plus beau, plus réconfortant puisqu'il s'est accompli, jusqu'au dernier moment, sons l'égide et la protection de la Mère de Dieu, à qui il avait voué, comme tous les fils de Laval, durant sa carrière mortelle, un culte particulier.Et c’est Notre-Dame-de-la-Guadalupe.n'en doutons pas, qui l’a accueilli là-haut pour lui remettre la récompense promise à ses fils fidèles,,, • Lucian DESBIENS Bloc - notes En Beauce Emeute au Caire à l'occasion d'une manifestation antisioniste — Les prochaine: élections de Hongrie, de Roumanie et de Yougoslavie — Les marchandages au sujet de l'occupation du Japon Dans le district (Rectoral de Beauce, trois candidats soul main, tenant en présence pour l’élection du 21 novembre: M.Georges-Octave Boulin, candidat de l’union nationa-ie; M.Henri Renault, porte-couleur libéral, et M.J.-E.Grégoire, crédi-tiste.Si un quatrième aspirant aux honneurs de la Législature désire se présenter, il devra le faire au plus lard le 14 novembre, dernière journée pour les mises en candidature.La campagne électorale se fera vraisemblablement entre les trois personnages précités.Le Bloc populaire n’alignerait pas de candidat.L’intérêt principal porte toutefois sur le candidat de M.Duplessis et celui de M.Godbout.Le vote de 1944 A l’élection générale de 1944, les Beaucerons avaient misé sur quatre personnes: MM.Edouard Lacroix.Laurent Legauit, Georges-Octave Poulin et Henri Renault.M.Lacroix, représentant du Bloc populaire et ancien député fédéral du comté, l’avait emporté par la maigre majorité de 164.MM.Lacroix, Poulin et Renault se partagèrent le plus gros des scrutins; ces deux derniers briguent de nouveau les suffrages.• M.Lacroix obtenait 5,466 voix, M.Poulin, 5,302 el, M.Renault 5,099.Il y avait aussi un candidat du crédit social, M.Laurent Le- j gault; 2,796 personnes avaient opté en sa faveur; vote considérable pour une région rurale.Mais la Beauce est l’une des sections de la province les plus travaillées par les créditistes.MM.Godbout et Duplessis ont déjà soulevé devant l'électoral beau, ceron la question capital* du marché proposé aux provinces par le pouvoir central; le chef vainqueur se prévaudra de l’opinion exprimée par la majorité des commettants le 21 novembre et la tiendra pour une approbation ou une désapprobation de son attitude.C’est un point sur lequel il faudra revenir plus longuement.Un» RORILURD 2-XI-45 — 1 — t, .r- ¦-» | < U* caxnet ! du yxincheux { Si on avait voulu créer d'avance de faux Hitlers pour d'éventuels soulèvements en Allemagne, on n'aurait pu mieux taire que les solennels personnages qui, de temps à autre, s'acharnent à discuter sur le point de savoir si Hitler est réellement mort.* ¥ V Des adversaires prétendent que lors de la tête otterte à M.Godbout, pour son anniversaire de naissance, 1 arrivée inopinée de M.Bouchard a dû lui sembler comme l'apparition de la statue du Commandeur venant s'asseoir à dîner atrec Don Juan.¥ ¥ ¥ Les gens de Beauce n’auront tamais autant entendu parler de fleurs en automne, que ces semalnes-ci.Mais on reste sous l'impression qu'elles y sont évaluées à des prix que refuserait la Commicsion des prix.* * * Pour les conseillers municipaux mont- réalais, le samedi est un jour tabou; tls ne peuvent siéqer cette journée-là.La Charte leur commande de fairs trêve aux discussions.A * * Cette observance sabbatique imposée depuis 1940 tire-t-ello son origine des prescriptions hébraïques?Y découvriralt-on l'influence d'Israël, ou obéit-on à un autre mottl?Le Grincheux 2-XI-45 Choie* d hiet et d’aujouxd’hui "Il ne nous arrive guère de nous demander à nous-mêmes ce que nous sommes réellement; mais nous nous demandons sans cesse ce qu'on croit que nous sommes." MASSILLON -¦— ?4—-—- Séance du cabinet provincial Québec, 2 (I).N.C.) - M.Maurice Duplessis, premier ministre de la province, a présidé ce matin une séance du cabinet provincial.Rencontré avant la réunion, le chef du gouvernement a déclaré qu'il aurait peut-être quelques nouvelles à annoncer cet après-midi, au cours d’une uonférence de presse.Des organisations juives de Palestine recourent à la violence pour obtenir le rappel du Livre blanc anglais de 1939 qui empêche l'immigration des Juifs fugitifs des pays d'Europe.Des actes de sabotage qui se sont produits dans la nuit de mercredi à jeudi ont paralysé les transports ferroviaires, causé la mort de cinq personnes et ont fait au moins huit blessés.Il s'agit d'un mouvement organisé; les bandes de saboteurs ont coupé les voies ferrées à une cinquantaine d'endroits par tout le pays; on estime qu'il faudra de 48 à 72 heures pour réparer les dommages.De plus on a fait sauter une vedette de police dans le port de Jaffa, et deux autres qui étaient amarrées à Haïfa ont été endommagées.Un communiqué militaire britannique publié à Jérusalem attribue ces attentats aux Juifs, sans donner d'aufres précisions.Les autorités ont établi un couvre-feu, et interdit toute circulation automobile sur les grandes routes, entre 10 heures du soir et 6 heures du matin, sauf dans les zones municipales.Un poste de radio clandestin juif, qui était silencieux depuis plusieurs jours, a rapporté ces attentats sans commentaires, et a annoncé que le premier communiqué du groupe de résistance hébraïque serait publié aujourd'hui.Ce matin, aux Communes de Londres, le secrétaire des Colonies, M.Hall, a annoncé que lord Gort, haut-commissaire de Palestine, a démissionné pour raisons de santé.M.Hall a dit qu'à cause du nombre des actes de violence les rapports sont encore incomplets, mais il a ajouté qu'il rroit que les troupes qui se trouvent en Palestine sont suffisantes pour faire face à la situation."Ces incidents, a-t-il dit, démontrent que l'affaire est l'oeuvre d'une organisation considérable au sein de la communauté juive.Il est profondément vegèettable qu'un tel recours à la force se produise pendant que le gouvernement examine tous les moyens possibles pour résoudre le problème juif.A moins que cela ne soit arrêté et supprimé, l'amélioration de la situation en Palestine sera impossible, et des projets que nous avions en vue dans nos efforts pour régler ce problème difficile seront réduits à néant".L'Agence juive de Londres a exprimé hier soir son profond regret de ces incidents, mois le porte-parole de cette organisation a ajouté que l'agence est dans une position bien difficile pour intervenir, à cause de la politique anglaise à l'égard de la Palestine, car la restriction de l'immigration juive "a pour objet de porter un-coup mortel aux espérances du peuple juif, et la continuation [de cette politique] pendant tant de mois après la guerre o exacerbé les sentiments à un degré sans précédent".Des combats de rues ont éclaté au Caire aujocr-d'hui en même temps que commençait une grève générale des éléments antisionistes.Les manifestants ont traversé le Bazar en brisant des montres et en pillant les établissements juifs.On a mis le feu au plus grand magasin juif du Caire, mois les pompiers ont rapidement éteint les flammes.Près de la mosquée d'Azohar un combat d'une heure s'est déroulé entre la police et les manifestants armés de bâtons et de pierres.Plusieurs policiers onr été désarçonnés.Au début les policiers ont utilisé des bombes lacrymogènes puis ils ont tiré sur la foule; on ne connaît pos le nombre des victimes.Les manifestants étaient en route vers le palais d'Abdien, résidence du roi Forouk.La grève générale proclamée au Caire a pour objet de protester contre la Déclaration Balfour, publiée il y o 28 ans aujourd'hui.Les dirigeants de la grève avaient menacé de dévaster tous les magasins qui ne seraient pas fermés à cette occasion.Des délégués de cinq associations arabes ont présenté à tous les diplomates étrangers une note où ces organisations disent: "Nous voulons informer votre pays que le monde arabe commence aujourd'hui une lutte active contre les Sionistes qui menaceraient le monde arabe par leur existence en Palestine".Ces organisations réclament la libération du grand mufti de Palestine "qui est prisonnier des Français à Paris".Elles affirment que les Anglais aident les Juifs secrètement, et réclament que les Juifs soient désarmés, que l'immigration juive en Palestine soit coupée de moitié; elles disent enfin que les Arabes sont compétents pour gouverner la Palestine.A Londres l'Office orobe o publié une déclaration affirmant que les actes de violence en Palestine sont l'oeuvre des Sionistes, et accusant les chefs sionistes de vouloir forcer le gouvernement britannique à opter en faveur des Juifs.Le J»claration ajoute que s'il se produit une révolte générale ce sera un conflit des Sionistes contre le gouvernement de Palestine, et non une guerre civile entre les Arabes et les Juifs.Tout indique donc que les Juifs et les Arabes sont déterminés o brusquer les choses.Il est difficile de savoir de quel côté penche l'Angleterre; le plus probable est qu'elle souhaite maintenir le "statu quo"; or c'est peut-être la solution la plus difficile parce que cela ne satisfait aucun des deux côtés, et qu'ainsi Londres mécontente ces deux comps puissants.Mais comment opter?Car le groupe qu'on tenterait d'évincer de Palestine se défendrait avec vigueur.Les Arabes seraient peut-être plus en mesure que les Juifs dans le moment de provoquer des réactions dangereuses pour l'Angleterre.A couse des terribles épreuves qu'ils ont subies en Europe ces dernières années, les Juifs tiennent plus que jamais au refuge palestinien, et il est bien explicable qu« devant les atermoiements de Londres les extré- mistes du sionisme aient perdu la tête.Car il est certain que la violence ne saurait améliorer leur situation, elle fait au contraire le jeu des Arabes qui seraient mieux placés pour livrer une guerre sainte, puisqu'ils sont forts dans tout le Proche-Orient, et peuvent compter sur la solidarité islamique en Afrique et en Asie.Ces jours derniers un journaliste étatsunien a été expulsé de Palestine pour avoir écrit que l'Angleterre cherchait à y provoquer des troubles afin d'avoir un prétexte pour intervenir.Cela ne serait pas impossible car la politique des grands empires a des dessous souvent étranges.Cette dépêche pourrait aussi bien avoir été inspirée par les organisations qui préparaient ces actes de sabotage.En effet la propagande est une arme fort efficace avec les moyens de communication modernes, une arme dont tout le monde a appris à se servir, mais que les Juifs connaissent depuis longtemps.LIBERTE DE LA PRESSE La Chambre des Représentants de Washington a greffé sur un bill de secours à l'U.N.R.R.A.un amen-oement qui interdit l'emploi de ces fonds dans les pays libérés qui n'accordent pas aux journalistes des Etats-Unis le privilège de rapporter librement les activités de l'U.N.R.R.A.Il s'agissait d'un bill de $550,000,000 et l'amendement a été adopté après un long débat par un vote de 188 à 168.Le parti républicain a appuyé cette clause presque en bloc.Les sénateurs démocrates comptent que le Sénat va rejeter cet amendement.Lors de l'étude du bill par le comité des appropriations le secrétariat d'Etat s'est opposé à un tel amendement parce qu'il pourrait affecter gravement le programme de cette agence internationale de secours.Il est cependant question d'inclure la même condition dans un bill analogue dont le comité des Affaires étrangères de la Chambre doit commencer 4'étude bientôt.Le Congrès a déjà voté $800,000,000 pour l'U.N.R.R.A.; le bill adopté par la Chambre ajoute $550,000,000, et le nouveau projet annoncé ajouterait $1,350,000,000.Les secours déjà prévus atteignent donc pour la seule part des Etats-Unis une dépense de $2,700,000,000.Il parait assez légitime que ceux qui votent de telle; sommes veuillent s'assurer que les contribuables pourront savoir par les journaux comment cet argent est dépensé.Toutefois cette clause sera peut-être un arrêt de mort pour beaucoup d'innocents, à cause du fanatisme des régimes communistes qui dominent plusieurs pays "libérés" de l'occupation allemande, et qui ne veulent pas que les démocraties d'Occident sachent ttop ce qui s'y passe.En effet il reste fort douteux que malgré les demandes récentes de Washington et de Londres, les pays de la zone d'influence soviétique soient dotés de vraies institutions démocratiques.Des élections se préparent en Hongrie, en Yougoslavie et en Bulgarie, élections que Londres et Washington ont dénoncées d'avance.Or la radio de Moscou vient d'accuser des éléments "réactionnaires" de vouloir obtenir des appuis exté rieurs pour reprendre leur situation politique perdue.Pour Moscou les éléments réactionnaires cela groupe tous ceux qui ne sont pas communistes.En Yougoslavie et en Bulgarie, où les élections auront lieu les 11 et 18 novembre respectivement, ce qui reste de dirigeants des partis agraires et démocrates ont demandé à leurs partisans de s'abstenir de voter.Mais les deux gouvernements, issus de mouvements de résistance communistes, ont décidé d'ignorer ce boycottage de l'opposition et comptent que l'appui du Kremlin et de l'armée rouge, joint à celui de leurs partisans, leur permettra de garder le pouvoir.Au mois d'août dernier en Bulgarie l'opposition a réussi par le même moyen à faire retarde'1 les élections, mais Moscou a accordé depuis à Dimitrov, ancien chef du Comintern, l'autorisation de prendre la direction du parti communiste, ce qui ‘ " ue l'approbation du Kremlin.En Roumanie un gouvernement semblable est aux prises avec le roi Michel.Le souverain s'est imposé te plus srrict isolement; il ne reçoit ni les diplomates étrangers, ni ses ministres dans le gouvernement ni les chefs de l'opposition.Une centaine de chefs de l'opposition ont été arrêtés récemment.En Bulgarie, le chei du parti agraire a fui avec la protection des Etats-Unis Des correspondants croient que le gouvernement anglais va s'en tenir à l'entente Churchill-Staline, oi les deux chefs d'Etat ont poiré la Grèce contre la Roumanie, et que Londres n'interviendra sérieusement ai sujet d'aucun des pays balkaniques, ni même de l< Pologne, où l'accord d'Yalta est censé avoir été res pecté.Si cela se réalise, on pourra y voir le résulta de lo pression soviétique en Méditerranée, notammen à propos du sort des anciennes colonies italiennes.Un autre marchandage s'esquisse.Nous disions ce jours derniers que l'attitude des Russes au sujet d< l'administration du Japon pourrait susciter un projet de compromis entre Moscou et Washinoton pour pairei les Balkans contre le Japon.M.Staline vient d'exprimer au gouvernement étatsunien son désiç d'ur règlement des problèmes balkaniques comme partù des négociations qui se poursuivent à propos du Japon D'autre part l'agence "Tass" rapporte que la Russie préconise le contrôle du Japon par un conseil des Quatre dont le délégué des Etats-Unis sera président.Le jeu est clair: tout ce que Washington va réclamer au Japon, Moscou va le réclamer en Europe orientale La Russie va-t-elle obtenir ainsi ce qu'on a semblé vouloir lui refuser à la conférence des Cinq?Paul SAURIOL 2-XI-45 N 113 2 LE DEVOIR, MONTREAL.VENDRcDI 2 NOVEMBRE 1945 VOLUME XXXVI — No 251 Avis de décès GK1UN-LAJ01E.— A Montréal, le 1er novembre, à l’âge de 78 ans, est décédée Mme Veuve H.Gérin-La-joie, née Lacoste (Marie).Les funé-railles auront lieu lundi le 5 courant.Le convoi funèbre partira de l’Institut Notre-Dame du Bon Conseil, 1215 est.boni.St-Joseph, à 8 h.45, pour se rendre à l’église St-Sta-nislas de Kostka, où le service sera célébré à 9 heures, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.HAMILTON.— A Montréal, le 1er novembre 1945, à l’âge de 88 ans, est décédée Mme veuve Henry Hamilton, née Leclerc, Marie-Loui-se-Caroline.Les funérailles auront lieu lundi, le 5 courant.Le convoi funèbre partira de l’Assistance maternelle, 427 est, rue Sherbrooke, à 8 h.30, pour se rendre à la chapelle de l’Institution des Sourdes-Muettes, rue Berri, où le service sera chanté à 9 heures, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de l’inhumation.Notre français sur le vif "Laisser en plan" et "laisser en plant" — "Plant" — "Parler français comme une vache espagnole" — "Rebattre les oreilles" — Le mot est un signe, et non une définition — Les questions d'une Québécoise — La finale "us" — "A midi" ou "ce midi" — Etrange traduction Nécrologie BEAUPRE — A Montréal, le 30, à 54 nus, Mme Oscar Beaupré, née Marie-Jeanne Lizotte.CLOUTIER — A ITle Perrot, le 30, à 60 ans, Eliza Braaeau, épouse d’Albert Cloutier.DBG U IRE — A Vaileyfleld, le 29.A 48 «ns.Dr Armand Degulre, époux d’Edna Beauvais, 43 rue Ste-Cécile.DESLAURIERS - A ITle Bizard, le 30, A 31 ans, Mme Thomas Deslauriers, née Jeanne Théoret.F’ORTIER — A Montréal, le 29, A 55 ans, Jules-Omer Fortier, époux de Paula Bour-geult, 447 ave Victoria, Westmount.GIRARD — A Montréal, le 31, A 60 ans, Aristide Girard, époux de Rose-Anna Pepin, 4216 Garnier.GRAVEL - A Montréal, A 29 ans, Raymond.Ills d’Eldège Gravel et d’Albertino Renaud, 8807 Boyce.GRENIER — A Montreal, le 31, A 73 ans.Mme veuve Euellde Grenier, née Bé-lanlre Sassevllle.3388 Adam.HA1NAULT — A Montréal, le 30, A 72 ans, Joseph A.Hatnault.HAYES —- A Ste-Anne de Bellevue, le 30.A 53 ans.Georges Hayes, époux d’Evelyne Perreault.JETTE — A Montréal, le 30, A 57 ans, Marlus Jetté, époux d’Edmée Forest.LACAILLE — A Montréal, le 31, A 69 ans, François-Xavier-Joseph Lacallle, époux de CéclUa Archambault, 4616 Delo-rlmlet.LEDOUX A Hambourg, Allemagne, le 31 mars 1945.Joseph-Robert, fils d’Henri Ledoux et de Robertlne Desjardins, de Beloetl.LEPAGE — A Montréal, le 30, A 72 ans.Amédée Lepage, époux de feu Célanlse Paquette.LEROUX — A St-Polycarpe.le 31, A 78 ans, Olivier Leroux, époux de feu Domt-ttldo Pharand.MASSICOTTE — A Montréal, le 30, A 55 ans, Joséphine Masslcotte, épouse de feu Hector Pichette.PELOUIN — A Bore!, le 30, A 76 ans, Mme veuve Delphls, née Elise Peloquln.PAQUETTE — A Montréal, le 30.A 78 ans.Emma Thuot, épousé de feu Aldérlo Paquette.PAQUIN — A Montréal ,1e 30, A 14 ans, Georges, fils d’Emile Paquln et do Marie- Rose Labelle.PEPIN — A St-Vlncent de Paul, le 31, A 54 ans, Henri Pépin, époux d’Antonla Chaussé 6341 boul Lévesque.PLOUFFE — A Montreal, le 30, Blanche, fille de Camille Ploufle et de feu Eva Sheppard.RIOPEL —’ A St-Gérard-MagoUa, le 30.A 54 ans.Arsène Rtopel, époux d’Ursule Bourgeois.ROBERT — A Montréal, le 30.A 78 ans, Mme Wilfrid Robert, née Virginie Lévesque, 4268 Rlvard., _ VAILLANT — A Montréal, le 30.A 80 ans.Mme Joseph Vaillant, épouse de feu Elodle Chartier, 1185 St-Mathleu.VINCENT — A Verchéres.le 31, A 63 ans, Napoléon Vlhcent, époux d’Amanda Guer-tln.A L'ETRANGER New-York.29 oot.— A New-York.A 61 ans.M L-on C.Faulkner, sociologue, nul avait été directeur gérant pendant dlx-sept ans du Village des Ben fan ta de Dobb’s Ferry.N.-Y., une école de réadaptation pour garçons.En tête dune rampagne pour aider les enfants non privilégiés.M.Faulkner secourut plus de 5.000 adolescents qui ont été sous sa surveillance pour une période d’au moins deux ans Parmi ces garçons 4,000 gagnent maintenant leur vie honorablement et sont des membres utiles de la société.New-York.29 oct.— A New-York.A 63 ans.est décédé le Dr Mills Sturtevant.professeur de la clinique médicale de l'Unl-versltê de New-York.Le Dr Sturtevant s’est surtout spécialisé dans les maladies stomacales et avait dirigé une clinique concernant cette même maladie.Il était aussi attaché à l’hôpital Rockaway Bleach comme médecin consultant eu gastro-entérologie Il s’étalt occupé activement du développement d’un hôpital pour les docteurs.Il était aussi examinateur d’Etat Pour les cas de démence.Il avait écrit beaucoup d’articles sur les maladies de l’estomac et des Intestins.Chicago.29 oct — A Highland Park, chez Un médecin ami.est décédé subitement A 64 ans.le Dr (’ Houston Goudlss.24 Rldge Road.Bronxvllle, N.-Y, En 1910.le Dr Goudlss avait fondé le magazine Forecast — pour les diététistes; — de plus 11 était l’autmr de "Eating Vitamines" un des premiers livres sur les vitamines; "Food Frieds We Neglect "."Keeping Warm With Food" et "Eating for Efficiency" ainsi que de nombreux articles sur l’alimentation et la nutrition.Paris, 29 oct.— A Paris.A 67 ans.est déeédé après une longue maladie, M Paul Pclllot.un des orientalistes les plus distingués de France, qui s’est surtout spécialisé sur les questions chinoises.Tout Jeune.M.Pelllot s'intéressa aux études asiatiques et prit le chemin de Peking A temps pour assister au siège des légations «étrangères durant la rébellion des Boxers en 1900.Reconnu très vite comme une autorité en langue chinoise, Il fut appelé A faire partie d'un certain nombre de missions avant pour fins d’explorer; la plus Importante de ces missions fut celle de 1907 lorsqu'il visita le Turkestan chinois et découvrit de précieux manuscrits chinois dans les grottes maintenant bien connues de Tuenwang.M.Pelllot fit plusieurs voyages aux Etats-Unis où u donna des conférences sur des questions orientales.Le Dr Pelllot\ fut l'un des savants les plus distingués du monde sur l'ancienne Chine.Son travail fut considéré comme particuliérement Important parce que, tout d'abord avec son professeur Edouard Cha-vannes.et Plus tard Indépendamment, Il entreprit l’étude de la littérature et de l'histoire chinoise, tous deux pour leur propre plaisir et leurs relations avec les gens cultivés de l’Asie centrale Maître des langues de l'Asie centrale, Il étudia l’histoire, l'archéologie, la littérature et ies beaux-arts et même les sillet* philologiques.Phis tard, il fut spécialement Intéressé par l’époque Mongole et fit d"* recherches Sur le sutet dans Fs archives européennes Une liste entière de toutes ses Publications s'élèverait A plusieurs centaines.Le Dr Pelllot lut considéré comme le premier sinologlste A appliquer les techniques d’une méthode philologique et ar-•chaéologlque dans l’étude des débuts de la Chine et de son histoire.Imprimés de deuil MEMENTOS - REMERCIEMENTS Imprimés on grava* PrU •( spécimens *ui lemond* LTmprtiusris Populaire Limités 430.Noirs Dams est Montréal TéL BEIati 3381 Voici la substance de la dernière causerie radiophonique de M.Jean-Marie Laurence à Radio-Canada.Ces causeries, comme l’on sait, passent Ions les dimanches à une heure.Laurence— Il faut aujourd'hui répondre à Une Québécoise, que nous avons Jaissce en plan le printemps dernier, sa lettre étant arrivée trop tard.Ingénie.C’est juste.Pourtant, j’aimerais bien savoir tout de suite, puisque l’occasion se présente, d’où vient l’expression Laisser en plan.Suis-je trop importune?— Pas du tout, Ingénie.Votre question est très intéressante.La plupart écrivent laisser en plan, parce que le sens original cl littéral de l’expression est aujourd’hui oublié.Or laisser en plan s’est d’abord écrit (et peut s’écrire encore): laisser en plant.“C’est une métaphore empruntée à l’horticulture, dit Joran.Laisser en plant, c’est être interrompu pendant qu’on plante quelque chose et l’abandonner.” — Comme c’est curieux! Alors, je l’ai laissé en plant équivaut à /e l'ai planté làl — Précisément.On disait autrefois et familièrement: Je l'ai planté là pour qu’il verdisse.Ha, ha, ha, ha! Quand on plante quelqu’un là pour qu’il verdisse, c est Je cas de dire qu’il attend sous 1 orme.Oui, et il a des chances de moisir au lieu de verdir, A propos de plant, on peut observer un aspect intéressant de l’évolution des mots.Vous savez que l’anglais appelle plant un établissement.T* Hélas! je le sais que trop! Depuis si longtemps qu’on nous rebat les oreilles avec le plan Bouchard, le plan Cherrier, etc., quand il serait si simple de dire en bon français: les etablissements ou les usines Bouchard ou Cherrier.—- Vous avez cent fois raison.Et le plus cocasse,.c’est que les bonnes gens qui disent plan Bouchard, plan Cherrier, écrivent plan.Ce qui prouve qu’ils ne savent Pas ce qu’ils disent.— Hélas! cette habitude est fort répandue de nos jours.Quoi qu'il en soit, les usagers de plant sont loin de soupçonner la parenté de ce mot avec plantation.En anglais, to plant signifie planter, ci par extension: fonder, établir; d'où plant pour désigner (un établissement.J avoue que j'ignorais l’origine de plant.Et je parie que la plupart des gens qui emploient les expressions plan Bouchard, plan Cherrier pensent vaguement à un plan d’ar-chitecture.— Possible, s’ils pensent quelque chose.Il est probable aussi que l’expression laisser en plan évoque obscurément à l’esprit de plusieurs l’idée de projet, dessein.Un pense que laisser une chose en plan, c’est la laisser à l'état de projet.— Ainsi l’orthographe a influencé le sens (ou plutôt le sémantème) de l’expression?.— L’est exact.Ceux qui écrivent laisser en plant (selon l’étymologie) pensent à planter là, et ceux qui écrivent laisser en plan pensent à laisser a l’état de projet, laisser en cours de route.L’un et l’autre se dit ou se disent.Une foule de mots et de locutions ont subi des déformations qui les rendent méconnaissables et absurdes, quand on cherche à les analyser.Prenez l’expression populaire bien connue Barter français comme une vache espagnole, c’est-à-dire: parler fort mal le français.Il est clair que cette expression n’a aucun sens.— En lout cas, elle est exagérée, car c’est bien assez de parler comme une vache, sans que cette vache soit espagnole.Mais je crois qu'il s'agit d’une corruption de Parler français commr un Basque espagnol.parce que les Basques ont la réputation d’écorcher l'espagnol.— C’est une explication.On en donne une autre.Plusieurs étymolo-gistes pensent que l’expression originelle était : Parler français comme une basse espagnole, c’est-à-dire connue une servante espagnole, parce que le vieux français donnait au mot basse le sens de servante.— C’est bien plausible.— Quoi qu’il en soit.Parler français comme une vache espagnole est autorisé par l’usage, comme l'expression populaire tomber dans les pommes pour tomber dans les pâmes, c’est-à-dire s'évanouir, tomber en pâmoison.De soi, ces expressions ne signifient rien, mais en «CBKTB V OS ruuws ici La Patrie Fleuriste 168 mi.S.-CATHERINf Livraison nartout direct» I» lend! ment de notre «erre- O.H.L.P chaude tl h IS RL 1786-1787 11 ” CALENDRIER Ile mois NOVEMBRE 3(1 tours Demain: SAMEDI 3 NOVEMBRE 1945 S.HUBERT, évêque et confesseur.Lever du soleil, « h.42 Coucher du soleil, I h.45.Lever de la lune.5 h.06.Coucher de la lune, 1 h.43.Nouvelle Lune, le 4.A H h.Uni.du soir.Premier Quartier, le 12 A 6 h.34ni du soir Pleine Lune, le 19, A 10 h.13m.du matin Dernier Quartier, le 26, A S h.28m.matin.N VEM3RE 194i Dim Lun Mai Mfî Jeu Ven Sam D © C 1 2 3 V.l .4 çm j • U» >026 4 S 6 7 8 9 10 11 12 n 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 2S 26 27 28 29 30 pratique clics sont parfaitement claires; c’est l’usage (l’habitude, si vous voulez) qui leur donne un sens.Dans ces cas, il est trop tard pour réagir, et ce serait de l’affectation que d’employer l’expression primitive.— Ainsi doue, on emploie couramment une foule de mots dans un sens purement conventionnel?— Oui, Ingénie.Tenez, vous disiez tantôt: “On nous rebat les oreilles avec le plan Bouchard”.Eh bien, savez-vous que la plupart des gens disent rabattre les oreilles au lieu de rebattre les oreilles'! — Oui, j’ai entendu ça très souvent.Quand on me dit: “Pardonnez-moi de vous rabattre les oreilles avec celte question”, je me demande si j’ai des oreilles d’âne ou de chien policier.— Un moment de réflexion suffit pour comprendre qu’il faut dire rebattre les oreilles de quelqu’un comme on rebat un tonneau ou un matelas.Ce phénomène de la déviation du sens des mots est courant dans la langue.Nous conservons le mot crayon (qui vient de craie), bien que la plombagine ait remplacé la craie; la plume (à écrire) ne désigne plus une plume d’oie, mais un morceau de métal taillé en bec.Tirons donc deux conclusions du coup d’oeil que nous venons de jeter sur les corruptions et les déviations des mots: lo.Le mot est un signe; non pas une définition.L’histoire de la langue enseigne que !e mot représente généralement la chose d’une manière incomplète et inexacte, La qualité du mot ne vient pas tant de sa composition, de sa justesse, que de l’accord des sujets parlants sur la valeur attribuée à ce mot.2o.Il ne faut pas se montrer trop puriste.En linguistique plus encore que dans les autres sciences: erreur aujourd’hui, vérité demain.Le sens des mots évolue nécessairement dans une langue vivante, et cette évolution s’explique précisément par l’oubli du sens primitif.— Il est donc impossible de fixer pour l'éternité le sens des mots?— Impossible, Ingénie, à moins de renoncer à penser.— Oh! alors, fi des puristes ou-tranciers! et pensons.— Oui, pensons surtout à notre Québécoise, qui doit commencer de s’impatienter.Voici sa lettre, — “Auriez-vous l’obligeance de répondre aux questions suivantes: lo.On m’a toujours enseigné que plus signifiant davantage se prononce pluss: J’en veux pluss; tandis que dans plus signifiant pas dn tout I’- est muette: Il ne vient plus Comme on entend souvent des gens qui ne prononcent pas l’s quand Us veulent dire davantage, j’aimerais savoir s’ils ont raison”.—• Mon Dieu! Si vous voulez m'en croire, chère Québécoise, ne vous fracassez plus à propos du plus.Les phonéticiens ont énoncé sur la prononciation de ce petit mot des règles compliquées et contradictoires.Laissons-les ergoter et suivons l’instinct français qui tend j à prononcer plus partout et tou- I jours.Que les mathématiciens prononcent pluss: deux pluss deux; deux pluss donnent un pluss, c’est leur affaire, et je ne vois pas qu’ils y soient tenu;.Pour nous, prononçons plus.La finale us sc prononce nss dans les mots latins ou simili-latin comme angélus, hiatus, sinus, Iqphus.virus, motus, laïus, gibus.etc., etc.Dans les mots proprement français l’.s est muette.Notez en passant qu’on ne dit plus obuss comme à la Grande Guerre 1, mais obus.Continuez, Ingénie.— 2o, Est-ce que dans le mot nager l’o doit se prononcer comme s'il était surmonté d'un accent circonflexe?- Non.En général, la voyelle a est aiguë devant j (ou g doux); ex.: page.nage.Elle reste aiguë, mais s’abrège un peu quand elle perd l’accent; ex.: paginer, nager.Nous nouerions disserter longtemps su.-le son a.si souvent maltraité.Rappelons seulement que a np se prononce jamais d.La prononciation d est cello de l’o ouvert.La confusion de l’n et de l’o ouvert est fréquente chez nous.Des gens instruits même i prononcent rempart comme renfort.— Et quand ils veulent s’anpli-1 (Vier, ils .s’embrouillent et disent Lazore est mart, pour Lazare est mort.— Justement.Mais je vois que \ vous êtes ferrée à glace sur ce sujet.Passons à une autre question.— "On voit souvent dans les journaux ce midi; on entend souvent ! cela à la radio.La grammaire que l'ai étudiée n’admettait que à midi 1er malin, d midi, ce soir, nous fai-sait-mi répéter).Est-ce qu’on a changé tout cela?” (C’est toujours Une Québécoise qui parle).— Non, chère Québécoise, on n’a | rien changé à cela.Les grnnmiai- ! riens n’aiment guère de changer i quelque chose.Ils admettent ce malin, ce soir, parce que les mots malin et soir désignent une période de temps; mais ils condamnent l’expression ce midi, parce que.disent-ils, midi désigne un moment préris du iour, un moment indivisible; midi marque la douzième heure.On doit donc dire à midi, à ring heures.à huit heures, et non pas ce midi, ce cinq heures, ce huit heures.— C’est très logique.— Très logique, en effet, si l’on n’accorde qu’un sens au mot midi: j celui de douzième heure cxaetc-incnl.Mais, si j'ai bien observé, l’usage du moins chez nous, a éten- j du le sens du mol midi, et cette extension est parfaitement légitime.| Neuf fois sur dix, on entend par j midi la période de repos qui coupe ; la journée -le travail, période du ! deuxième repas de la journée.— Le déjeuner.— Ou le dîner ou le lunch, scion les habitudes et la mode.— Hum! — Donc, quand je dis à quel-qu’un: “Venez me voir ce midi”,! j’entends: pendant la période d’iu-l ! lerruption du travail du jour.— En fait, vous n'aüendcz pas | votre homme à midi juste, ou le Juste, connue dirait Valéry, i — Pas du toul; je compte même qu’il ne se présentera pas avant midi et demi.La discussion porte donc, en réalité, sur le -sens du mot midi.Or midi (de mi, demi, j milieu et dies, jour) signifiant milieu du jour, je ne vois aucune objection d’ordre linguistique ,i lui donner deux sens: un sens strict ou mathématique Ile timbre sonnera à midi) et un sens large (venez me voir ce midi: je lirai cette bro-I chure ce midi).Notez d’ailleurs j que l’analogie (celte puissance fé-i coude) tend à imposer ce midi.On j dit ce midi par analogie avec ce malin et ce soir.— Où l’on voit que les questions de langue ne sont pas aussi faciles à régler que certains l’imaginent.— Non, Ingénie.Plus on creuse une question, moins on tranche.— Et comme la plupart de.s gens n’approfondissent rien, ils tranchent tout.— Ils sont bien heureux.—; Mais alors, pratiquement, faut-il dire.« midi ou ce midi?—Si vous tenez à parler comme les grammaires et les dictionnaires, dites toujours à midi, ou vers midi.Mais ne condamnez pas ceux qui disent ce midi, quand ils prennent midi au sens large.Et s'il vous arrive de le dire vous-même, ne vous coupez pas la langue, ce serait trop dommage, i».que pendant les six premiers mois de détention.L’échange n’a été que de quelques phases, mais l’incident vaut la peine d’etre signalé car c’est la première fois à notre connaissance qu’un ministre de langue anglaise parle en français à la Chambre des communes.Pierre VIGEANT Lettre d’Ottawa (suite de la première page) La séance de mercredi Au cours de la séance de mercredi après-midi, la Chambre a pris un vote enregistré sur une simple motion pour production de document, ce qui est extrêmement rare.Le chef de l’opposition officielle, M.John Bracken, demandait au gouvernement de déposer tous les arrêtés ministériels cl recommandations du conseil du trésor approuvés par le gouverneur général depuis le début de la session.Le premier ministre intérimaire, M.J.Ilsley, a déclaré que cette requête était contraire à tous les précédents britanniques, qu’il était disposé à déposer les arrêtés ministériels se rapportant à un sujet donné, mais qu'il refusait d’aller plus loin en d’absence du premier ministre.M.Bracken a répondu que le parlement a le droit de surveiller et de contrôler les actes du pouvoir exécutif, qu’il entend particulièrement connaître les décisions prises par le gouvernement par arrêtés ministériels pendant que la Chambre était eu session.Il a demandé l’appui de tous les députés en invoquant Je principe du gouvernement responsable.La motion de M.Bracken a élé rejetée par un vote de 113 a 92.Toute la gauche a appuyé M.Bracken sauf un député de la CCF, M.Burton, et le député communiste de Cartier, M.Fred Rose, qui avait voté par erreur; toute la droite a appuyé la décision du président de la Chambre, sauf M.Gibson, député indépendant de Cotnox-Alberni.Aux dernières minutes de cette même séance, le ministre de la Défense nationale, M.Douglass Abbott a répondu en français à quelques questions de M.René Hamel, député du Bloc populaire de Saint-Maurice-Laflèche.M.Hamel voulait savoir ce qu’il advenait des allocations aux familles des soldats en détention.M.Abbott a répondu que les allocations ne sont payées M.Antoni Lesage décédé à Guébec Québec, 2 — M.Antoni Lesage, gerant général, directeur et fondateur des Prévoyants du Canada, frère du sénateur J.-A.Lesage, est décède subitement hier, à sa demeure de I avenue Belvédère.Né à Louise-ville, comté de Maskinongé, le 5 août 1879, Anloni Lesage était venu demeurer à Québec, après avoir ter.miné ses études et il s'occupa toujours de questions sociales.Il avait épousé Mlle Laure-Julie Lortic, d’une autre belle famille canadienne-Irançaise, nièce de Laure Conan ( Kélieilé Angers), de l’abbé Stanis.las Lorlie et de Charles Angers, M.P.Mme Lesage survil à son mari, avec dix enfants: M.Laurent Lesage, notaire, de Québec; Me Paul Lesage, C.B., avocat de l’étude Power, Bienvenue, Lesage et Turgeon: M.André Lesage, notaire, de Hull; l’abbé Jacques Lesage, professeur au Petit séminaire de Quebec; Mme Gilbert Morazin (Amélie); Mlle Marie Lasage, G.M.G., la Rév.Soeur Marie-Antoni (Madeleine).des Soeurs de St-Joseph de St-Vallier, Mlle Marthe Lesage, Mme Alexan-dre-B.Delisle (Juliette), Mme Léonce Gilbert (Françoise).M.Antoni Lesage laisse aussi 24 petits-enfants, ses gendres, MM.Morazin, Delisle et Gilbert, deux frères, le sénateur J.A.Lesage, et M.X.Lesage, de Québec, et des neveux et nieces, M.Jean Lesage, avocat, député de Montmagny-L’Is-Ict, Me Raymond Lesage, avocat, le notaire Fernand Lesage, de Québec, le Dr Roger Lesage, de Québec, le professeur Henri Lesage, MM.Louis et Alex.Lesage, étudiants; Mme Ls-Marie Lavoie, Mme Jacques Avard, Mlle Thérèse Lesage, M.Miville Le.sage, avocat, de Louiseville, les BR.PP.Suivie et Germain Lesage, de la Communauté des Oblats de Marie Immaculée, M.Aurèle Lesage, cultivateur, de Louiseville, la Rév.Sr Claire Lesage et la Rév.Sr Colombe Lesage, de la Communauté des Soeurs Grises de Montréal, le R.P.Frédéric, O.F.M., M.Emile Bélanger, notaire, M.Bernardin Bélanger, j Mme Béland, de Louiseville, Mlle | Berthe Lesage.MM.Charles-Auguste i Lionel et Anton! Bélanger, cultiva-1 leur, de Louiseville, Mlles Laure- ! Julie et Marie-Anne Bélanger, de Louiseville.Les funérailles auront lieu lundi matin à 9 heures, en l’église des Saints-Martyrs Canadiens.* * * A la famille en deuil, le Devoir présente ses condoléances.s (NiMism i mm msnisiiuii O MMnt* IÇp noplaà SERVICE JOUR et IMIJIT PiRRM mODTREflL **a***cii a rtîMt au anonei Charte* Duquette ptourtétatre HA.7251 Mme Gérin-Lajoie décédée à 78 ans féminins.Elle fonda à cette fin la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, en 1907, dont elle fut la présidente pendant plus de vingt-cinq ans.Elle publia un traité de droit usuel destiné à l’enseignement auprès de la jeunesse féminine.Son féminisme profondément chrétien, lui valut une décoration pontificale “Bene merenti” qui lui fut décernée par Sa Sainteté Pie XL Mme Gérin-Lajoie laisse dans le deuil «a fille, la Révde Mère Marie Gérin-Lajoie, fondatrice et supérieure générale de l’Institut de Notre-Dame du Bon-Conseil de Montréal, et trois fils: Henri Gérin-La-j'oie, C.R., et Alexandre Gérin-Lajoie, C.R., tous deux avocats de Montréal, Je Dr Léon Gérin-Lajoie, président de l'Association médicale canadienne, également de Montréal; ses soeurs, Mmes J.-P.Landry, L.de G.Beaubien, Jules Duchastel de Montrouge, A.-M.Tessier, Charles Frémont, J.-H.Dansereau; ses belles-soeurs: Mmes Paul Lacoste, Alexandre Lacoste, Léon Gérin, Auguste Gérin, Jules Hone; ses beaux-frères: MM.Léon Gérin, Jules Hone, Charles Frémont; ses petits-enfants: Paul Gérin-Lajoie, avocat, Je R.P.André Gérin-Lajoie, S.J., le R.P.Claude Gérin-Lajoie, O.S.B., Mme Jean-Louis Léger (Lucile), Mme Marcel Filion (Claire), Marcel, Pierre, 'Yvette, Jean, Guy, Denyse, Hélène,.Michel, Marie Gérin-Lajoie.La dépouille mortelle est exposée l’Iu^Gtut de Notre-Dame du Bon-Conseil, 1215 est, boulevard Saint-Joseph.Le service aura lieu lundi matin, à 9 heures, à l’église St-Stanislas, boul.Saint-Joseph est.Le départ de la maison se fera à 8 h.45 a.m.Nos condoléances à la famille en deuil.Nouveauté Ste-Marguerite de Cortone par François MAURIAC Volume de 215 pages.Au comptoir $1.25, par la poste $1.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR” m OUI! MEUBLEZ VOTRE MAISON CHEZ .s* Mme Henri Gérin-Lajoie, née La- j coste (Marie), est décédée hier, 1er ! novembre, à l’Institut de Notre-Dame du Bon-Conseil de Montréal, à l’âge de 78 ans.Fille de feu sir Alexandre et de lady Lacoste, elle était la femme de feu Henri Gérin-Lajoie, C.R., avocat, ancien bâtonnier général du Barreau de la province de Québec.f.c gouvernement français lui avait décerné les palmes académiques et la société Saint-Jean-Baptiste une médaille “Bene merenti j de Patria”.Elle* fut l’instigatrice de l’action ; sociale catholique dans nos milieux { Retenez le 'Devoir- d’avance chez votre dépositaire — c'est le sEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.TMpliones en tervlce du tirage ilElair 3361* : il voue donnera Tadresar t’en déoesitalre de votre voitinree.EXAMEN de la VUE LUNETTES CORRECTIVES SpéclaiiJte Lorenzo Favreau, 0.0.D.et cet assistants OPTOMETRISTES-OPTICIENS.B».O.Uureaux du consultation : Tait-Favreau Bureau du centre 265 est, rue Ste-Cotherine Tél.LA 6703 Bureau du nord 6890, rue St-Hubert Tél CA 9344 POUR VOTRE ARBRE # v' INSTITUT N 'GÉNÉALOGIQUE DROUIN //rit’ oeuvre nationale digne de votre encourage nent ’’ 4184, rue Saint-Denis — Montreal Immense documentation méthodiquement accumulée, dont SI millions d'actes d» baptême, marlaqe et sépulture.32 an* de recherches patiente*.Géné-atoqle de tout Canadien Irançai*.franco Américain ou Acadien.Ecrtves-nout pour renaeiqnement* et honoraire*.NOUVELLES D’EMPLOI Voici une liste partielle des emplois vacants qui peuvent actuellement être obtenus par l’entremise du bureau local du Service national de Placement, ainsi que des occasions d’emploi offertes dans tout le Canada par le SERVICE NATIONAL DE PLACEMENT 29 9 5 95 5 209 46 20 3 22 4 21 28 19 127 4 8 15 6 18 1 20 8 18 1120 37 100 250 85 60 HOMMES — REQUIS A MONTREAL Barbiers .$19.00 plus corn.Biseauteurs 1 vitres) .50 — .70 Hre Bloqueurs (fourrure) .$20.00 — $40.00 Sem.Bouchers .$25.00 — $40.00 Sem.Boulangers .$24.00 — $30.00 Sem, Briqueteurs .$1.06 Hre Coupeurs de cuir J chaussures) $25.00 — $40.00 Sem.Coupeurs (textile) $25.00 — $50.00 Sem.Couvreurs d'amiante .81 Hre Débosseurs .50 — $1.00 Hre Dessinateurs expérimentés .$35.00 Sem.Ebénistes .60 — .80 Hre Finisseurs de ciment.81 Hre Mécaniciens d'automobiles.50 — $1.10 Hre Menuisiers .96 Hre Ouvriers (armatures) .76 Hre Ouvriers (asphalte) .60 — .86 Hre Polisseurs de meubles .60 — .70 Hre Tailleurs de granit .80 — $1.06 Hre Tailleurs et coupeurs (fourrure) $20.00 — $75.00 Sem.Teinturier (fourrure) .$180.00 Mois FEMMES — REQUISES A MONTREAL Coiffeuses $20.00 — SSO.OO Sem.Cuisinières (institutions-rest.) $75.00 — $100.00 Mois Cuisinières (maisons privées) $50.00 — $75.00 Mois Opératrices mach.à coudre A la pièce Ouvrières (textile) .34 — .55 Hre Presseuses .$15.00 — $30.00 Sem.Servantes .$30.00 — $60.00 Mois Sténographes .$20.00 — $30.00 Sem.Vendeuses $15.00 — 525.00 Sem.Chaque bureau du Service national de Placement offre des occasions d’emploi, dans sa sono et dans les autres régions au Canada.Si vous pouvez remplir l’un des emplois énumérés cLdcssus ou si vous cherchez à vous placer, adressez^ vous à votre plus proche bureau local du SERVICE NATIONAL DE PLACEMENT Ministère fédéral du Travail Humphrey Mitchell Ministre du Travail A.MucMarnara Sous-Minislra TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) Etate-Unls et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 200 Etats-Unit et UNION POSTALE 3 00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press" de l",A.B.C" et de la "C.D.N.À." VENDREDI, 2 NOVEMBRE 1945 Demain: Beau et (raie MAXIMUM et MINIMUM t Aujourd'hui maximum, 44.Aujoura'hui maximum, 44.Même date l’an dernier.60, Minimum aujourd'hui.38.Même date l’an dernier, 48.BAROMETRK : 10 h.a.m., 29.6S: 11 h.a.m., 29.60; midi.29.50.Sur le ffont international # M.Attlee s'embarquera pour Washington, en avion, le 8 novembre — Les noms de ceux qui l'accompagneront — Les élections municipales en Grande-Bretagne — Les grèves se propagent aux Etats-Unis — Arrestation de vingt et un directeurs de grandes banques, en Allemagne Grande-Bretagne Le premier ministre AUIee et les membres qui l’entoureront dans sa visite aux Etats-Vnis, quitteront l’Angleterre, par avion, le 8 novem.lire, pour se rendre à Washington où M.Attlee conférera avec le président Truman, des Etats-Unis, et le premier ministre King, du Canada, relativement au contrôle de l’énergie atomique.Tout ie groupe de M.Attlee, — qui comprendra probablement 15 personnes — s’embarquera dans un même gros avion de transport qui fera i’envolée sans escale.On s’attend à ce que les délégués britanniques arrivent à Washington le 9 novembre, à l'heure du déjeuner.Les entretiens Attlee-Truman-King commenceront à la Maison-Blanche, ie 11 novembre.Le premier ministre King, pour sa part, quittera l’Angleterre après-demain, après un voyage de plus d’un mois en Grande-Bretagne.On apprend, à la dernière minute, que le gouvernement britannique a décidé de ne pas inclure dans la délégation le groupe de savants britanniques qui avaient fait, dans ce pays, des recherches sur la bombe atomique.On comprend, par ailleurs, que M.Attlee se fera conseiller, à ce sujet, par sir John Anderson, président du comité de l’énergie atomique et lui-même homme de science distingué.M.Attlee sera accompagné, en plus, à Washington, par M.Neviile Butler, assistant-secrétaire d’Etat aux affaires étrangères; le major général E.J.C.Jacob et M.D.H.F.Ricket, experts militaires; M.Francis Wil.liams, chef des relations publiques du premier ministre; des membres de la marine et des sténographes.* * * A mesure que les résultats des élections municipales d’hier en Angleterre et au pays de Galles parviennent, on a une indication nette que l’électeur tourne vers la gauche, à Londres et dans les provinces anglaises.Les premières élections municipales anglaises depuis 1938 indiquent, en effet, que ie parti travailliste répète son balayage de juillet dernier, lorsqu'il triompha aux élections nationales.Pendant sa présente session parlementaire, le gouvernement travailliste britannique va étendre sa politique ue nationalisation dans trois ou quaire champs d’activité désignés comme devant être étatises, d'ici 1950.Allemagne A Québec La conférence des vivres est terminée Québec, 2 (C.P.) — Les délégués à la Conférence des vivres et de l’agriculture des Nations-Unies ont terminé leur première conférence 1 hier, confiants que le résultat de j leur travail sera très fructueux.La | dernière séance plénière, tenue au | Château Frontenac, a été marquée ; par la cérémonie de l’assermentation solennelle de sir John Boyd Le 9e Emprunt Près d’un milliard souscrit à date Mgr Cyrille Gagnon est décédé hier matin des chauffeurs d’autobus de la H r .gne Greyhound menaçait de s’éten-1 Orr, expert écossais en nutrition, dre à tous les Etats-Unis.I elu directeur général de l’Organis- * * * j me.Un rapport du département amé-! _ président de la conférence, M ricain du commerce annonce que les pourront tion de .______ ________________________ ( Les souscriptions nationales se chiffrent à $895,871,750 i — La province, pour sa part, a souscrit $254,093,500 — L'île de Montréal a atteint 63.66 pour cent de son objectif — Dans la province — La vente générale dans les unités Ottawa, 2 (C.P.).— Les souscriptions au 9e emprunt de la victoire dont l’objectif est de $1,500,-000,000, ont presque atteint le mil-L.B.‘Pearson, ambassadeur cana-i liard.aujourd’hui.Les ventes nationales sont maintenant de $895,871,- offi-né-an- l’ m nroehain sans forrer la hausse ! uu ,uunue ”e lainiraieni pas — —.** ‘,1" nrhr ain* Hausse , à ]eur .,par apathie ou igno.ces de guerre ües x’ j rance”, d’accorder à la nouvelle or- ; ,.Le to,al, ^ P Russie [ganisation tout l’appui qu’elle mé- : dépasse de beaucc l'uss,e rite i tiens au dernier er M.Molotov, commissaire du peu-] premieres journées beaucoup les souscrip- rite.- - - , uons au dernier emprunt, à la même Avec l’aide des gouvernements'^3^’ ai?rs due les ventes attei- p le a ux Affaires étr an gères ru sse«, j membres, a-t-il dit, “le travail que | «naicnl 13 so™ne souscrit $27,- juge en chef José Linharès, et en- «lé la conférence.1”,'’' S0,M Al'2a’a,,J ' 'J°r.seLlk0‘ levé le pouvoir à l’ex-président j L’on s’attend à ce que cet ac- ; J3”> objeetif $9,()(}(), souscrit $10,- Vargas, qui appuyait la Candida-1 cord soit un compromis.Les em-i "UO, soit 111%; Duplex Textiles turc de Dutra.Vargas lui-même ne j ployés exigeaient d’abord une se-j Uo> objectif $8,.>00, souscrit $9,000, sera pas candidat à la prochaine j maine de 40 heures et une aug-is0lt 106%.„ „ „ mentation de salaire de 30 pour j cent., , f Thetford les Mines.2 — 195 em- 1 Les représentants des compga-j pioyés ,ie la mine Vimy Ridge ont élection présidentielle ,ndCS ignies — Canada Takers, Swift.souscrit'à ’(ïatë‘$27,ïl)0,’'sûr"un oü- M.Sarat Chandra Bose, chef na- ! Canadian et Burns and Co.— a- jectif de $26,000, soit 102%; les tionaliste du Bengale et frère de vaient offert une semaine de 45 ! employés de Lynn MacLeod Engi-Subhas Chandra Bose qui dirigeait ! heures et une augmentation de sa-.ncering Supplies Ltd, avec un ob-le gouvernement provisoire indien | iaire à l’heure.Une contre-propo- •_________________________________________ contrôlé par Tes' Japonais*, a insisté j sition des employés voulait' négo-! hier pour la formation d’une fédé- ; c*cr sur une base de 14 heures de • ration asiatique “comme seule pro-j travail.1 ».c» * vt lection contre les machinations” de j GeUaccord affectera 12,000 em-ce qu’il appelle le matérialisme i P'°yesrde '.9 salaisons a travers le commercial américain et britanni-1 PfV5,* bes chefs de 1 union des em- Au réseau A date, 60,159 employés du Canadien National et d’Air-Canada ont souscrit $11.749,600 au neuvième emprunt de la Victoire.Ce chiffre représente une augmentation de $3,746,550 sur le montant souscrit durant la même période pendant la campagne du huitième emprunt.Pour leur part, les employés duCa-j nadten National ont contribué $11,-' 174,250 et les employés d’Air-Ca-i nada $575,350.La région de l’ouest du Canadien j National est toujours en tête avec 74.5 pour cent de son objectif.Congrès régional du Bloc à St-Jean l'UllilUCi l 1U1 «IIIICTS il Ct ut ncwii»*- 4 * ., J — que et l’impérialisme hollandais et I .®vai,en^ l.alssé entendre Qu ^ | p «» • causeries de M André français” i Y aurait grève »si les négociations ne , «roenomes causeries ae /va.André a ç * réussissaient pas.Laurendeau, chef provincial Indonésie - ., ~ Dimanche prochain aura heu a Les quartiers généraux britanni- de Piedmond, dans le nord de l’Ita- ] Saint-Jean, dans le soubassement -.- , .ques ont annoncé aujourd’hui, que j lie.Plusieurs villes ont dû être ; de 1 eglise Saint-Ldmond, le se- aujourd’hui, le système judici.ure ]cs co)nbafs ,r^s violents entre na-j évacuées alors que les routes ont i cond congres regional du Bloc po-nazi et reconnu les Cours al eman- tionalistes indonésiens et Indiens) été désorganisées.Il n’y a pas eu, j Pl,1'air® canadien.U groupera des des comme base du droit judioaire brijanniqUC,s 0nt continué pendant cependant, de pertes de vie.j délégués des 4 comtes de Saint- (IC lo//.Irviiln 1 a nnif flanc la rpUinn iIps Etats-Unis Des milliers d’ouvriers se sont joints, aujourd’hui, aux rangs des grévistes américains, par suite de nouveaux différends survenus, à travers ie pays, dans le travail organisé.Ceci porte à 266,090 le nombre des personnes affectées nar l’interruption volontaire du travail.La plus récente et la plus considérable des grèves actuelles est celle de 10,500 ouvriers du textile dans 19 filatures de trois Etats de Nou-vcile-Angleterre (Maine, New-Hampshire et Connecticut); 5,000 autres ouvriers de la région de San-Francisco sont sans travail par suite de la fermeture des usines à cause de la grève des machinistes affiliés â la C.l.O.et à l’A.F.L.Hier, le président Truman a conféré avec les représentants des patrons et des grévistes, à Washing toute la nuit, dans la région des Magellans et que les avions de la R.A.F.ont de nouveau bombardé les forces nationalistes.Suisse Le conseil fédéral suisse a décidé aujourd’hui de reconnaître le gouvernement provisoire autrichien du chancelier Cari Renner.Australie Le premier ministre Chifley a révélé, aujourd’hui, que 70,000 hommes ont été libérés des forces armées australiennes, depuis la fin de la guerre avec le Japon, et il a prédit que 200,000 autres seront rétablis dans la vie civile, le 31 janvier 1946.Italie Des inondations provoquées par des pluies torrentielles ont causé de Turquie L’assemblée nationale turque, qui appréhende la fin imminente du Jean, Iberville, Missisquoi et Rio me.La réunion commencera à 2 h.30 de l’après-midi.M.André Laurendeau, chef provincial du Bloc populaire canadien, traité d’amitié et de non-agression \ assistera au congrès et prononcera avec l’Union soviétique, étudie soi- j une allocution.Parmi ceux qui gneusement aujourd’hui, la déclara- i assisteront à cette réunion, on .mention du président Ismet Inohu à ! lionne également les noms de Me l’effet que la Turquie n’a “aucune ' Maurice Archambault, avocat, de dette envers quiconque”.j Farnham, de MM.Gustave Signori, de St-Jcan; Dollard Bnsson, maire Suède j de Slc.Brigide d’Iberville; Charles ! Roy, secrétaire général du Bloc; J.-Les représentants des légations | H.Désy, de Montréal; Michel Char, britannique, américaine, russe et < trand, du comité central du Bloc; chinoise, ont fermé aujpurd'hui, la ! J.-H.Beaudry, maire de St-AIcxan- ton, au moment môme où la grève sérieux dommages dans la région La situation de la Lituanie Un document d'une importance exceptionnelle légation japonaise à Stockholm, en conformité avec les instructions des Alliés de fermer tous les avant-postes diplomatiques japonais.Décès à 60 ans de dre d’iberviile; du Dr J.Archambault, d’Henryville, Gerald Dion, maire d’Adnmsville, du Dr Antonio Bernier, de Farnham, J.-A.Boulais, marchand de St-Jenn; Paul Gingras, agronome-pomicultcur, et Bernard Lanctôt, pomicultcur, tous deux de .Frelighsburg, comté de Missisquoi.M.Aristide Girard ! O" annonce aussi que M.André ______ ; Laurendeau commencera dimanche l prochain une série d’émissions ra-M, Aristide Girard, 4216 rue Gar-: diophoniques.Les deux premières nier, époux de Rose-Annn Pépin,'causeries s’adresseront particulière-est décédé mercredi dernier à l’à-j ment à ses électeurs et à ses clectri-ge de 60 ans.I ces du comté de Laurier: M.Girard était un vieil employé] Dimanche soir prochain, M.Laudes Postes à sa retraite depuis un j rendeau parlera nu poste GULP, de an.Outre sa femme, lui survivent 7 h.45 à 8 h.Au cours de cette deux fils: Roland et Léopold, une ) première émission, le chef provin-fille Pauline, deux petits-fils: Jac-!cial du Bloc fera une revue du tra ques et Pierre.Quatre frères: MM.vail accompli par son groupe du-Ulric, Hormisdas, Albert et Félix, rant la dernière session et traitera ainsi que quatre soeurs; Mme Ar-ide certaines questions politiques i thur Ménard (Maria), Mme Orner ; O'octualité.Le "Devoir" publiera demain, outre ses rubriques ordinaires du samedi: chronique de Mlle Germaine Bernier, "Vie musicale" de M.Romain- Octave Pelletier, chronique des Jeunes naturalistes, avec un article de ,.T v.-Tx - ' Mlle Marcelle Gauvreau la graphologie de Jean Deshayes, lettres des | s Sa^ ntWlix (Jean'-j missions (souvenirs des Philippines et d Afrique), une abondante revue de! nette), de la Congrégation de No-j la presse extérieure, avec des pièces de haut intérêt sur l'Europe, "A travers les livres" .avec des études spéciales de Mgr Philippe Perrier et de plusieurs autres, de nombreux articles d'actualité, les dernières nouvelles du pays et de l'étranger, etc., un document d'une importance exceptionnelle: une lettre des évêques de Lituanie sur la situation faite à leur maiheuieux pays.PRIX : TROIS SOUS — RETENEZ D'AVANCE VOTRE NUMERO.tre-Dame.La dépouille mortelle est expo-! -¦ à sa demeure.Les funérailles auront lieu en Té-, Accusé de tentative de meurtre Clarence Ford, un Noir de glisc nie ITmmaculée Conception,1 ans, était accusé de tentative samedi à 8h„ inhumation ay cime- nieurtre, ce matin, devant le juge tière Notre-Dame-dcs-Neiges.Nos condoléances à la famille en deuil.Maurice Tétrcau, qui a envoyé le prévenu subir son enquête préliminaire, qui aura lieu le 8 du courant.Rapport financier à chaque semestre M.Lactonce Roberge recommencera à publier un rapport intérimaire en novembre M.Lactance Roberge, directeur municipal des finances, a annoncé ce matin qu’il reprendra cette année la coutume de publier un rapport financier intérimaire après les] six premiers mois de l’année fiscale.] M.Roberge a rappelé que cette I coutume existait depuis assez long-j temps à l'hôtel de ville et que l’on j a discontinué de publier ces rap-1 ports quand la métropole a perdu I son autonomie pour tomber sous la juridiction d’une commission municipale.G'était en 1940.Depuis les rapports semestriels n’ont jamais été publiés.Rappelons que ces rapports n’ont aucun caractère officiel et qu’ils ne sont i pas soumis à l’approbation du co-j mité exécutif.L’exécutif, en effet,) n’a pas besoin do ce rapport pour i être au courant de la situation fi- j naneière da la ville.Il reçoit du | directeur des finances des rapports j mensuels et il doit en outre préparer à tous les trois mois une tranche de budget pour le trimestre à venir.Les rapports trimestriels de M.j Roberge seront publiés surtout dans j l’intérêt des maisons de finances, des courtiers en valeurs et des ci-1 toyens qui détiennent des débentu-i res de la ville.Le rapport semestriel de 19451 est actuellement en préparation au j département de la finance, Il serai probablement rendu public à la fin de novembre et il couvrira Tadmi-j nistration financière de la ville de-i puis le mois de mars dernier.Ford est accusé d’avoir tiré une halle île revolver sur un M.Delica-to, alors que celui-ci s'apprêtait à entrer dans sa voiture stationnée rue de la Montagne, hier soir.De plus, Ford est accusé de port illégal d'arme à feu.Québec.2 (D.N.C.) — Mgr Cyrille Gagnon, P.A., V.G., recteur de l’Université Lavai et supérieur général du séminaire de Québec, a succombé à une pneumonie double, hier matin, à 10 h.30, après deux semaines de maladie.au French Hospital à New-York, Agé de 65 ans, le distingué prélat avait été atteint par la maladie au retour des fêtes de Notre-Dame de Guadalupe, à Mexico, où U avait accompagné le cardinal Villeneuve, qui y représentait le Pape.H dut être administré le soir du 19 octobre dernier à son entrée à l’hôpital, à New-York, où on l’avait transporté d'urgence en avion du Texas.Pendant plusieurs jours, son état fut très critique, mais il s’était sensiblement amélioré au cours de la dernière fin de semaine.Et l’on crut qu’i! était en bonne voie de guérison jusqu’à mercredi soir, alors que le distingué malade commença à faiblir.M.l’abbé Maurice Roy, du séminaire de Québec, qui était demeuré à son chevet, a communiqué par téléphone hier matin, la nouvelle de la mort de Mgr Gagnon.Le vice-recteur de l’Université Laval, M.l’abbé Maurice Laliberté, a quitté Québec pour se rendre au-devant de la dépouille mortelle de Mgr Gagnon, qui a laissé New-York hier soir.Le corps est arrivé en gare du Palais à 1 h.35 cet après-midi.I] sera exposé en chapelle ardente, à la chapelle de la congrégation du séminaire.La translation des restes se fera hindi après midi et le service funèbre sera chanté mardi matin à 9 h.30 en la basilique de Québec.Un grand éducateur, un théologien averti et un universitaire de marque disparaissent avec Mgr Cyrille Gagnon.La plus grande partie de sa vie fut consacrée à l’éducation, particulièrement à la formation dogmatique dés jeunes clercs, du diocèse de Québec.En reconnaissance des nombreux services rendus à l’éducation, il avait reçu, du Roi en 1943 la décoration de l’Ordre de St.Michel et de St.George.Mgr Gagnon fut aussi une grande figure de l’Eglise québécoise, où il assumait les fonctions de protonotaire apostolique, de vicaire général de l’archidiocèse et d’archidiacre du chapitre métropolitain.Il appartenait à plusieurs associations consacrées aux sciences théo-logiques et philosophiques.Enfin, il s’était fait dans de nombreuses circonstances l’apôtre de la doctrine de l’Eglise un peu partout dans la province par la plume et surtout par sa parole éloquente.Biographie Le 16e recteur de l’Université Laval était Québécois de naissance En effet Mgr Gagnon est né à St-Jean-Baptiste de Québec le 13 septembre 1880 du mariage de Joseph Gagnon et d’Henriette Moisan.11 a d'abord commencé ses études primaires à l’école paroissiale pour entrer au petit séminaire de Québec en 1894, où il obtint son baccalauréat ès arts en 1902.Il est ensuite admis au grand séminaire où il poursuit ses études théologiques jusqu’en 1906, alors qu’il est ordonné prêtre le 13 mai et terminait ses études avec le grade de docteur en théologie.Il avait aussi, au cours de son séjour au grand séminaire, préparé sa licence en philosophie.L’année même de son ordination soit en septembre 1906.Mgr Gagnon commençait l’une des plus fécondes carrières d’enseignement qui soient.Il fut nommé professeur de dogme au petit séminaire, poste qu’il tint jusqu’en 1910 alors qu’il devint assistant en classe de belles-lettres puis professeur de la classe de troisième.En 1911, il devient professeur de philosophie morale, pour adjoindre à cet enseignement l’année suivante l’enseignement de la théologie à l'université.11 poursuivra ses cours a la faculté de théologie jusqu’en 1920, alors qu’il se rendra à Home pour y poursuivre scs études théologiques.A son retour en août 1921, il reprend son enseignement auprès des futurs prêtres tout en assumant une nouvelle fonction très absorbante, celle d'as-sistant-directeur du Grand Séminaire, jusqu’en 1924.(“est à partir de cette année que Mgr Gagnon se vit confier des postes de confiance et lourds de res-ponsabilités à la direction soit de notre enseignement clérical soit de notre enseignement universitaire.Il est nommé en 1924 directeur du Grand Séminaire, en 1931 directeur spirituel des ecclésiastiques, en 1932, il devient directeur à vie au conseil du séminaire, en juin 1935 il est nomme supérieur du Petit Séminaire et deuxième assis-tanat du recteur de Laval pour le terme 1935-38.il est réélu pour l’année 1938-39 pour être, te 7 février 1940, élu 1er assistant du supérieur général du séminaire et vice-recteur de Laval.Mgr Gagnon devint recteur de l’Université Laval et supérieur général du séminaire de Québec, le 16 juin 1943.A partir de ce moment il fut amené par les événements à être mêlé à toute la vie universi- taire canadienne.Son prestige, son jugement et sa compréhension des deux cultures qui existent au Canada en ont fait un ambassadeur précieux de renseignement supérieur canadien-français auprès des uni-verités de langue anglaise.Quelque jours avant sa mort, l’Université de Toronto a voulu reconnaître publiquement les mérites du recteur de Laval en lui offrant un doctorat d’honneur en décre.t Mgr Gagnon, affaibli par la maladie, ne connut pas ce nouvel honneur qui venait couronner une autre oeuvre à laquelle il s’était consacré: la réalisation de l’union nationale sur le plan universitaire.Parmi les autres témoignages que reçut Mgr Cyrille Gagnon, il faut ajouter son admission comme membre de l’ordre “Honneur et mérite” d’Haïti, comme membre de l’Institut polonais des arts, sciences et lettres, comme membre du conseil national des universités canadiennes.11 fut encore secrétaire et président de la Société du Parler français ainsi que membre fondateur et président en 1940 de l’académie Saint-Thomas d’Aquin.Son oeuvre Possédant une très belle plume, Mgr Gagnon savait rendre ses sermons et ses écrits pleins d’intérêt, ce qui explique que de partout, dans une circonstance spéciale, on recherchait sa prédication.Bien surchargé de besogne, il ne refusait jamais.Malheureusement, peu de ces pièces d’éloquence nous sont restées, n’ayant pas été publiées.Outre deux intéressantes brochures, Conversion des moines anglicans de Col-dag et les Clubs sociaux neutres, c’est dans le Canada français que l’on trouve le plus d’écrits de Mgr Gagnon, mentionnonns Lu liaison française en septembre 1925, Paroisse canadienne, en décembre 1925; plusieurs articles sur le deuxième congrès de ja langue française, ainsi que plusieurs de ses allocutions comme recteur de l’Université Laval, et ses sermons de l'ouverture de] ’année universitaire.Les parents Mgr Cyrille Gagnon laisse un frère, M.Eudore Gagnon, de Québec, employé des Postes; ses belles-soeurs, Mme Eudore Gagnon, Mme veuve Wilfrid Gagnon; ses honiix-frères, MM.Ulric Bilodeau et Edgar Turgeon, tous de Québec.Lui survivent aussi un grand nombre de neveux et nièces, soit MM.Gérard.Jacques, Marcel, Jean-Paul, Pierre, Henri et Bernard Gagnon, Mme Charles-Henri Talbot (Henriette Gagnon), Mlles Thérèse, Annette et Rachel Gagnon, le R.P.Maurice Gagnon, des Pères Assomptionnistes de Québec, la rév.soeur Marie-Lucie (Marguerite Gagnon), des soeurs de ITm-maculée-Cqnception, de Rimouski, M.Cyrille Gagnon, de Québec, Mme Louisa Simard (Germaine Gagnon), Mlles Cécile, Fernande, Aline et Colette Gagnon, M.Charles-Henri Talbot, M.Roger Bilodeau, Mme Gérard Lemieux, M.et Mme Gustave Turgeon, M.Paul Turgeon, Mme Paul Robitaille et Mlle Jeannine Turgeon, * * * A la famille éprouvée, le Devoir présente ses respectueuses sympathies._________________ Religieuses libérées arrivées à Montréal Sept religieuses parties de Yokohama le 22 septembre dernier sont arrivées à midi à Montréal, à la gare Centrale.Ce sont les RR.SS.Saint-Florian et Rose de l’Eucharistie, des RB.SS.de l’Assomption.Les RR.SS.Marie-Radegon-de et Marie Bernard, des RR.SS.de l’Enfant-Jésus et les RR.SS.Marie du Saint-Sacrement, Marie de Sainte-Domithilde et Marie-Renée, des RR.SS.du Bon Pasteur.Un groupe de parents et amis des religieuses rapatriées, ainsi que «les déléguées des différentes congrégations étaient à la gare pour les accueillir.Condamnés au pénitencier Tom Pytel et John Stark ont tous deux élé condamnés à cinq années de pénitencier, ce matin, par le juge René Théberge.Les accusés avaient été trouvés coupables de conspiration dans le but de voler, et d’un vol de $15,000 dans la voiture blindée de Brink's Express, le printemps dernier.Louis Delicato, qui avait la garde du véhicule, a été condamné à 15 mois de prison, tandis qu’un quatrième accusé, un soldat._ s’est vu libéré, la plainte étant retirée.Charles et Eva roman de Joseph MARMETTE Brochure de 190 pages.Au comptoir $075, par la poste $0.85.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 2 NOVEMBRE 1945 VOLUME XXXVI — No 251 Vendredi, 2 novembre 1945 Sommaire des postes locaux H 00 ».l6 9 2b 9JO «45 « 55 7.00 CBF-690 Uloci’clM Yvan l’intrépide.'J.adln-louruAi Çhronloue »poni»e Revue a» incluante Musique léKére.9e emprunt.Un homme et son péché.7 15 Metrooole 7,30 Soirée canadienne.7 45 Fiancée du comman do S 00 Concert Pop.9.00 Studio uint de vue général, méconnu le but particulier de l’enseignement secondaire.Aussi longtemps qu’on exigera de l'enseignement secondaire le maxi-nuim de rendement, pendant que cette instruction dure, le problème restera sans solution.S’il doit assu- ronto: Je ne suis pas que très honorée d’avoir été priée de porter la parole à ce déjeuner de la Health League, mais il m’est très agréable de venir soumettre à rues soeurs de Toronto un aperçu dç la mentalité des femmes du Québec.Vous pardonnerez à ma langue française de manquer d'un peu de souplesse dans le mouvement de l’anglais.Ne pensez qu'à l'expression de mes idées et vous serez indulgents pour mon accent et mes fautes.Chacun de nous a bien souvent entendu, parmi ]a jeunesse, de grandes discussions sur l’épineuse question de savoir s’il est préférable de naître homme ou femme.En général, l’homme n'a pas d'hésitation à répondre.Depuis toujours on lui a enseigné qu’il a une supériorité indéniable et qu’il possède.de par l’interprétation qu’il donne à la volonté divine, tous les droits sur cette terre, concédant toutefois que la femme fait partie, comme lui, du plan initial de l'humanité.Cette humanité, Je Créateur l’a , divisée en deux éléments: l'élément à Mgr Sa-j masculin et l’élément féminin.Voi.collège et là qui était à la base du plan divin de conservation, sur la terre, de la personne humaine qui a été chargée de régner sur tout ce qui lui a été confié pour son maintien personnel, pour sa survivance dans ses descendants, pour son retour à Dieu qui est sa fin suprême.L’homme était, malgré tout, forcé de reconnaître qu’aux droits qu'il réclamait étaient inhérents les devoirs qui en découlent.Or, de- Sc Cm que voue eu vouief une oecoade tueeef Mouk/ pour uêage ordinaire rer un rendement maximum, ce n’est que pendant ia période qui suit, période de plein et utile labeur qui dure autant que la vie.Sans doute, en plus de la classe dirigeante, tout un peuple a besoin d’industriels, de commerçants, dont le concours est assurément nécessaire à l’évolution de l’ensemble.Dans toute société, il faut planter, bâtir, diriger.écHre, gouverner.Chacun travaille pour son compte, mais tous ont besoin les uns des autres.Si tous les hommes apportaient en naissant le génie de Bossuet, où trouverait-on des ouvriers pour bâtir des maisons ou développer l’industrie?Et s’ils n'étaient doués que d’une intelligence commune et vulgaire, que deviendraient les arts et les sciences?Mais si la prospérité économique est le grand moyen de conservation pour un peuple, la prospérité intellectuelle et morale est le grand moyen de progrès.Par conséquent, plus les études favoriseront celte prospérité intellectuelle, — même chez les femmes, — plus aussi elles concourront au progrès en général.Or, les études secondaires classiques sont par elles-mêmes un gage de prospérité intellectuelle.En dégageant les jeunes esprits des considérations purement utilitaires, en les détournant de leurs intérêts immédiats et prochains pour les reporter vers les grands intérêts communs, elles favorisent la sélection et la constitution d’une élite vraiment libérale, elles préparent des hérédités utiles à la race moralement et intellectuellement, elles introduisent des forces nouvelles dans l’ensemble des forces sociales, et ainsi, elles assurent non seulement le développement de la race, mais encore celui de la nationalité.C’est de la valeur des hommes exceptionnels plutôt que de la qualité des hommes ordinaires que dépend l'élévation du niveau moyen d'un peuple.Cest sauver le présent et l'avenir de notre nationalité que de diriger la jeunesse vers des études essentiellement désintéressées, capables de produire un certain élargissement du Moi.sans quoi il en sera fait de l'esprit français chez nous.connaissait l’utilité, il a mis droits et devoirs dans un ensemble et a fait un partage du tout sans paraître s’apercevoir que la part faite à la femme était beaucoup plus généreusement puisée dans la partie devoirs.Voilà la situation générale des temps passés et restée telle jusqu’à une époque pas très loin de nous, opinion modifiée cependant aujourd’hui par un esprit de justice sensiblement meilleur chez l’homme et, surtout, par l’éducation moderne! l'instruction et' un sens de responsabilité beaucoup plus développé chez la femme.Comme tout être humain, en se développant, elle a pris conscience en même temps que de ses devoirs, de ses droits légitimes.Je laisse à de meilleures compétences d’exposer et de défendre ces droits au besoin et je veux me limiter aujourd’hui au sujet indiqué cl me permettre d’espérer que les activités de votre admirable Ligue canadienne de santé puissent en bénéficier.Politique, santé.— Deux sujets qui semblent pourtant être bien différents l’un de l’autre et dépendent, malheureusement, l’un de l’autre.Mes grand-mères auraient été horrifiées et fort craintives de voir leur tille parler de politique, sujet sur lequel la femme, à leur époque, n’avait pas le droit d’avoir une opinion.Elle était une vestale du foyer sur laquelle devait toujours planer un mystérieux silence.On laissait croire que tout le bien que l’on pourrait dire d’elle ne saurait jamais balancer le mal qu'il était possible d’en penser.Politique désignait une action pu-blique dans laquelle aucune femme ne devait songer à prendre part.Santé signifiait trop souvent l’état physique que tout individu devait pouvoir diriger lui-même avec une intuition naturelle et un bagage de directives et de prescriptions, fruits d’une expérience ancestrale et d’une tradition consciencieusement perpétuées.Je ne voudrais pas laisser croire que nos mères ne savaient pas élever leurs enfants et n’étaient pas soucieuses de conserver la vie qu’elles donnaient si généreusement, car c’est sans doute d’elles que nous tenons ce grand désir d'employer les méthodes contemporaines et de vouloir les modifier selon l’évolution des besoins et des possibilités pour mieux conserver, à notre tour, les enfants que la Pro-xidcnce nous accorde et que notre Canada attend de nous.Qui songerait aujourd’hui à se servir, pour sa protection, des appareils de, défense des ^siècles passés?La politique est une des armes les plus efficaces de notre temps.Il n’est donc que naturel de voir se présenter devant la femme l’obligation de s'en servir comme d’un moyen nécessaire à l’accomplissement de son devoir et à la réussite de ses entreprises sociales et charitables.Plus que jamais toutes les fem.mes canadiennes qui ont fait tant de sacrifices pendant la guerre, qui en on| supporté si largement les frais, qui ont même donné au pays leur époux, leurs enfants, ont acquis le droit de sc faire entendre dans nos gouvernements, d’exprimer leurs opinions, d’émettre leur point de vue sur les questions d’intérêt général, sur ce qui peut nuire à leur protection individuelle ou à leur idéal d’organisation sociale, dans un monde où la paix et le bonheur doivent régner sur tout.Toutes les femmes ne peuvent remplir des rôles dans les gouvernements, dans les organisations pu-bliques.d’intérêt national et international, d'éducation, de santé, de bien-être social, mais foutes doivent suivie ces mouvements et voir à s’y faire représenter par des femmes parfaitement qualifiées et d'une compétence qui ne doit se comparer qu’à la sincérité de leur désir de bien faire.Oui, pour nous toutes, e'esl un devoir de comprendre la grande solidarité qui existe entre tous les compatriotes d’un pays, A celle solidarité’est attachée une responsabilité individuelle dont on ne peut se défendre.Sur ce point, hommes et femmes portent les mêmes obligations et doivent se soutenir et s’entr’aider sans comp- j ter quand des questions de justice et de principe sont en jeu.Plusieurs fuis, j’ai entendu des antiféministes répondre à des adeptes de la participation de la femme aux débuts parlementaires que les questions de chemin de fer, par exemple, n’étaient pas du ressort des femmes, que celles-ci étaient loin d'être préparées pour la solution des problèmes de liante finance, etc.Soit, si ces questions étaient les seules soumises à la Chambre et au Sénat.Mais que penser de l’intérêt de la femme dans les questions d'hygiène, de santé, de logement, d’éducation, d’allocutions familiales, de salaire minimum?Et n’est-elle pas celle qui doit chercher le plus à faire reconnaître qu'un travail égal demande un salaire égal?Peut-on douter de son expérience dans l’étude des lois ouvrières et de la plupart des lois sociales, dans la répartition des impôts et des droits de succession où elle-même est peut-être Je plus souvent la première en cause?Quel intérêt ne porte-t-elle pas au rationnement des vivres, aux restrictions commerciales en temps de guerre, aux directives à être données aux tribunaux juvéniles, à la nécessité de la réforme des prisons, de celles des femmes en particulier?Son influence ne devrait-elle pas aussi se faire sentir dans les questions d’assurance, surtout d’asurance-maladie, où les risques inhérents à la constitution naturelle de la femme sont traités comme des risques de métier, ce qui fait porter à l’élément féminin un poids beaucoup plus lourd des frais de protection personnelle reconnue, dans notre organisation économique actuelle, comme indispensable au bien-être de l’humanité.Et que dire de l’importance pour la femme de faire entendre sa voix quand il s’agit des lois de la protection de l’enfance, des lois du divorce, des problèmes de la reconstruction nationale pour l’établissement d’une paix réelle et durable?Combien important n'est-il pas aussi pour la femme de suivre les item des budgets des gouvernements qui illustrent si bien, et si lamentablement parfois, la valeur que l’on attache — au détriment de certains autres — à ceux des services publics qui atteignent plus directement une majorité d'électeurs.Que de points, que de choses dans lesquelles la femme a un primordial intérêt et qu’elle est forcée de subir sans avoir jamais pu efficacement faire valoir son point de vue ni le fruit de son expérience parce que lu coutume, jusqu’ici, l’en a empêchée.Conséquemment, elle est taxée d’incapacité, alors que si un poste d'in, fluence publique lui était tout à coup accordé, immédiatement elle deviendrait une valeur dont on tiendrait compte.Ces jours derniers.Sa Sainteté Pie XII, devant le désarroi de la société moderne, devant la nécessi.te d’un retour aux principes fondamentaux d’une famille chrétienne qui est à la base d'un renouveau d’organisation sociale, a fait un appel particulier aux femmes pour que celles qui en ont la liberté mettent leur intelligence et leur coeur au service de la cause publique dans les oeuvres sociales et qu’elles ne craignent pas de diriger leurs activités jusque dans le domaine politique au besoin.Ce témoignage rendu à la profondeur et à la sincérité des sentiments de la femme en général et aussi, sans doute, à son courage dans la défense de ses convictions, nous remplit d’émotion et de con-fiance., , ., .Devant cette évolution des idées et des faits, je crois entendre de nouveau les voix de mes aïeules me dire: “Vous toutes, femmes qui avez votre liberté d action, qui n’êtes pas retenues à la maison par les devoirs primordiaux de la famille, vous devez maintenant vous consacrer aux oeuvres sociales ou v prendre nnr grande part, en endosser les lourdes responsabilités, y dépenser toutes vos énergies.Apprenez aussi à manier la puis-sanlc arme du jour, le vote.Unis sez-vniis pour le diriger vers les partis el les individus dont les programmes répondent à vos aspirations de justice et de charité puis que.pour faire le bien, il faut au jourd hui compter même pour ne pas dire surtout avec les influences politiques, malgré le meilleur bien-fondé de votre eau .se.la plus entière sincérité de vos EATON Nous fermons à 1 heure le samedi.Heures d'affaires : 9 h.30 à 5 h.30.'¦*'**?+'‘s 3 Porte- monnaie de cuir DEUX INITIALES ESTAMPEES Offre spéciale.Forme ovale, compartiments pour monnaie, billets, laisser-passer, etc.Fermoir-éclair.Noir seulement.Prière de nous accorder deux jours pour les estamper.2.49 Spécial samedi matin ->.Articles de cuir, au rcz-dc-eliausséo T.EATON 09, UHrrsLi» or mon TBr*i.intentions et la plus grande valeur de vos activités.SANTE.— Mc voici au troisième point de mon sujet et vous n’avez pas encore entendu la réponse de la femme à la question posée au début de cette petite cau-srie: Est-il préférable de naître homme ou femme.Plus hésitante tout d’abord pour répondre, la femme devient enthousiaste de son sort quand on lui représente le grand honneur qu’elle seule au monde peut ressentir: celui de la maternité.Et la maternité, c’est la famille; la famille, c’est la cellule initiale cl vitale de la société.C’est donc dans la famille que prennent naissance le plus souvent les germes des grands mouvements d’avenir qui feront un pays puissant ou faible, suivant la formation du caractère de .ses enfants.(’.’est encore dans la famille que s’élabore en premier lieu le grand problème de la santé qui, avec l’éducation, fait la force des peuples: La famille nombreuse et saine fait ia nation saine et solide.Puisque la famille est la gardienne première responsable de la santé, entrons dans le foyer familial pour y étudier les conditions de vie et d'hygiène que notre temps impose ou permet à ceux qui ont le courage d’avoir une famille.La famille, de qui est-elle composée?Tout d’abord, d’un père et d’une mère qui, tous deux, sont responsables de leur foyer, de sa valeur numérique, économique el morale; responsables devant Dieu, responsables devant leur pays qui compte sur eux.Ce pays qui compte sur eux n'a-t-il pas aussi des obligations envers ces pères et mères et envers leurs enfants?Dans notre organisation sociale actuelle, on fait l'impossible pour aider les travailleurs, ou pense constamment à l'amélioration des lois ouvrières, aux conditions de travail à l'usine, à la surveillance de la santé chez les employés, tout cela en faveur de la personne qui quitte son foyer pour l'exécution de son travail.Pour la mère, retenue à la maison, sans restrictions d'heures de travail, avec la responsabilité de ta santé et du bien-être des siens vingt-quatre heures par jour, y a-t-il autre chose pour lui venir en aide que les récentes lois en faveur des mères nécessiteuses dont elle ne peut béiiéfieier que dans les cas de grande misère ou îles conditions familiales pénibles et insoutenables?l’enl-on admettre ((lie le senti ment liumaiiilaire qui nous fait aider l'indigence ne puisse s’allier à un sens pratique de justice pour suggérer les moyens de venir au secours de la classe moyenne cl bourgeoise qui font leur devoir el assn.Que fait-on pour encourager la construction de logements dvoù les enfants ne pourraient être exclus et où les parents de nombreuses familles trouveraient l’installation hygiénique indispensable à leur santé et à celle de leurs enfants?Que fait-on pour tous ces jeunes ménages qui ne peuvent trouver l’aide domestique essentielle au maintien de leur maison et à la possibilité d’élever des enfants?Nous ne pouvons trop féliciter les auteurs des lois par lesquelles les (suite à la page quatre) Retraite pour jeunes dames Une retraite fermée pour leunet, dames sera donnée au Couvent de Marte-Réparatrice.10Z5 boni.Mont-Royal, du 5 au 8 nov .par le R P.Jean Laramée, S.1 Retraites pour leunes filles, du 8 au U, du 12 au 15 et du 29 nov.au 2 dée.Retraite pour dames, du 19 au 22 nov.On est prié de retenir sa place d'avance.Pas de cours samedi Les cours de l'Ecole d’Actlon sociale n'auront pas lieu samedi.3 novembre, à l'Ecole d'Eduoatton familiale et sociale.1215 est.boul.St-Joseph.Les éléves sont priées d'en tenir compte sans autre avis.RHUMES v Soulagez-les sans drogues Internes.Frictionnez ia gorge, la poitrine et le dos avec du VICKS VAPORUB MIC I Fourrures DE CHOIX Mouton de Perse Rot Musqué Chat Sauvage ASSORTIMENT COMPLET H.PAGEAU SPECIALISTE EN EOUHRUBES 1793 AVE DE L'EGLISE Cote St Paul Tel.Fi.8908 5.(Suite) J’accompagnai mon ami.le coeur gros.A quatre heures, nous nous mimes en route, Legrand, Jupiter, le chien et moi.Jupiter prit la faux et les bêches; il insista pour s’en charger, plutôt, à ce qu’il me partit, par crainte de laisser un de ces instruments dans la main de son maître que par excès de zèle et de complaisance.Il était d’ailleurs d’une humeur dr chien, el ces mots: Damne scarabée! furent les seuls > .(t) Traduction Charles Baude-I Hire.I qui lui échappèrent tout le long du voyage.J’avais, pour ma part, la charge de deux lanternes sourdes; quant à Legrand, il s’était contenté du scarabée, qu’il portait attaché au bout d’un morceau de ficelle, et qu’il faisait tourner autour de lui, tout en marchant, avec des airs de magicien.Quand j’observais ce symptôme suprême de démence dans mon pauvre ami, je pouvais a peine retenir mes larmes.Je pensai toutefois qu’il valait mieux épouser sa fantaisie, au moins pour le moment, ou jusqu’à ce que je pusse 1 prendre quelques mesures énergi- ques avec chance de succès.Cependant, j’essayais, mais fort inutilement, de le sonder relativement ah but de l’expédition.H avait réussi à me persuader de l’accompagner, el semblait désormais peu disposé à lier conversation sur un sujet d’une si maigre importance.A toutes mes questions, il ne daignait répondre que par un: Nous verrons bien! Nous traversâmes dans un esquif la crique à la pointe de nie, et, grimpant sur les terrains montueux de la rive opposée, nous nous dirigeâmes vers le nord-ouest, à travers un pays horriblement sauvage et désolé, où il était impossible de découvrir la trace d’un pied humain.Legrand suivait sa route avec décision, s'arrêtant seulement, de temps en temps pour consulter certaines indications qu'il paraissait avoir laissées lui-même dans une occasion précédente.Nous marchâmes ainsi deux heures environ, et le soleil était an moment de sc coucher quand nous entrâmes dans une région infiniment plus sinistre que tout ce que nous avions vu jusqu'alors.C’était uuc espèce de plateau pies du sum- met d'une montagne affreusement escarpée, couverte de bois de la hase au sommet, et semée d'énormes blocs de pierre qui semblaient éparpillés pêle-mêle sur le sol, el dont plusieurs se seraient infailliblement précipités dans les vallées inférieures sans le secours des ar.bres contre lesquels ils s’appuyaient.De profondes ravines irradiaient dans diverses directions et donnaient à la scène un caractère de solennité plus lugubre.La plate-forme naturelle sur laquelle nous étions grimpés était si profondément encombrée de ronces que nous vîmes bien que, sans la faux, il nous eût été impossible de nous frayer un passage.Jupiter, d’après les ordres de son mailre, commença à nous éclaircir un chemin jusqu'au pied d'un tulipier gigantesque qui se dressait, en compagnie de huit ou dix chênes, sur la plate-forme, et les surpassait tous, ainsi que tous les arbres que j'avais vus jusqu’alors, par In beauté de sa forme et de son feuillage, par l’immense développement de sou branchage et par la majesté de àurt aspect.Quand uuus eûmes at- teint rct arbre, Legrand sc tourna vers Jupiter, et lui demanda s’il sc croyait capable d’y grimper.Le pauvre vieux parut légèrement étourdi par celle question, et resta quelques instants sans répondre.Cependant il s'approcha de 1 énorme tronc, en fit lentement le tour et l’examina avec une attention minutieuse.Quand il eut achevé son examen, il dit simplement: — Oui, massa; .bip n'a pas vu d'arbre où il ne puisse grimper, — Alors, monte; allons, allons! el rondement! car il fera bientôt trop noir pour voir ce que nous faisons.— Jusqu’où faut-il monter, massa?demanda Jupiter.— Grimpe d’abord sur le tronc, et puis je le dirai quel chemin tu dois suivre.— Ah! un instant! — prends ce scarabée avec toi.— Le scarabée, Massa Will! — le scarabée d’or! — cria le nègre reculant de frayeur; — pourquoi donc faut-il que je porte avec moi ce scarabée sur l'arbre?— Que je sois damné si je le fais! — Jitp, si vous avez peur, vous un grand nègre, un grux et fuit nc- gre.de loucher à un petit insecte mort el inoffensif, eh bien! vous pouvez remporter avec celte ficelle; — mais, si vutis ne l’emportez pas avec vous d’une manière ou d’une autre, je serai dans la cmelU nécessité de vous fendre la tête avec celle bêche.Mon Dieu! qu'cst-ec qu’il y a donc, massa?— dit Jup, que la honte rendait évidemment plus complaisant; - il fuit toujours que vous cherchiez noise à votre vieux nègre, ('.’était une farce, voilà fout.Moi, avoir peur du scarabée! je.m’en soucie bien, du scarabée! Et il prit avec précaution l'extrême bout de la corde, et, maintenant j l’inseelc aussi loin de sa personne | (pie les circonstances le permettaient, il se mit en devoir de grimper à l’arbre.Dans sa jeunesse, le tulipier, ou Uriodendron TuUpifcrum, le plus magnifique des forestiers américains, a un tronc singulièrement lisse et s'élève souvent à une grande hauteur, sans pousser de branches latérales; mais quand il arrive à sa maturité, l'écorec devient rugueuse cl inégale, cl de petits rudi- ments de branches sc manifestent en grand nombre sur le tronc.Aussi l'escalade, dans le cas actuel, était beaucoup plus difficile en apparence qu'en réalité.Embrassant de son mieux l'énorme cylindre avec ses bras et ses genoux, empoignant avec les mains quelques-unes des pousses, appuyant scs pieds mis sur les mitres, Jupiter, après avoir failli tomber une ou deux fois, se hissa à la longue jusqu’à la première grande fourche, et sembla dé?lors regarder la besogne comme virtuellement accomplie.En effet le risque principal de l’entreprise avait disparu, bien que le brave nègre sc trouvât à soixante ou soixante-dix,'pieds du sol.— Dr quel côté faut-il que j'aille maintenant, Massa Will?— dc-nianda-t-il.(A suivre) 2-XI-45 O* journal eat imprime au no e30 rue Notre-Dame eet.a Montreal, par l'Imprimerie populaire ia reeponaabtUte limit*#) éditrice-proprie taire — ueorcee FaUttlet 1 tree veut-*4ran», J ut DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 2 NOVEMBRE 1945 Au Sénat Les demandes de crédit du gouvernement Lo Chambre haute a accepté de permettre à son comité permanent des finances de les examiner — Approbation à deux conventions du bureau international du travail VOLUME XXXVI — No 25*.Ottawa, - .N.O.).— Le Sénat a iu cepté hier après-midi de permettre à son comité permanent des fi-nnnros d'examiner les demandes de crédits du gouvernement avant que le bill des C.omnmnes relatif à ces crédits ait atteint la Chambre haute.A' ml l'adoption de la résolution que le leader du gouvernement, M.Wisharl McL.Itohertson, avait présentée à celle fin, M.(i, (i.MeGeer, libéral de \ an cou ver, avait retiré l'amendement par lequel il voulait rendre générale celte procédure d exception proposée pour expédier plus rapidement une mesure particulière.M.MeGeer voulait que tous les comités iln Sénat puissent étudier n'importe quel projel tie loi avant VULUMt XXXVI No £>l Chronique des vétérons Aide financière apportée dans la construction d’un logement Au t'i'iirs il'iinc confcrence île presse, M.Stéphane Boily, surintendant provincial de rétablissement rural des soldais pour la province de Québec, nous a communiqué les faits suivants au sujet de la Loi agraire des vétérans.La Loi agraire de 1942 est ce qu’il y a de plus neuf et de plus intéressant en fail d'établissement agricole.KUe pourvoit à trois genres d’établissements ruraux ou semi-ruraux et, grâce aux octrois qu’elle accorde, permet à tout vétéran qualifié de se faire un chez-soi et de gagner sa vie dans une banlieue ou à la campagne, selon ses goûts et scs aptitudes, et de lit minière qu’il l’entend.Gomme l’Etat acquitte une portion généreuse du coût tic rétablissement, les vétérans ont en main une affaire avantageuse.Ainsi, un c\ militaire qui a un emploi ou une situation permanente, qui reçoit une pension assez substantielle pour lui permettre de faire vivre .sa famille s'il ne peut travailler, ou qui est en affaires à son compte, peut être établi dans une maison de son choix, avec un lopin de terre, près d’une ville ou dans un village, (le point de la loi est très important en ce qu'il fournit au vétéran l’opportunité de produire pour loi-même des vivres de première qualité ou d’en produire pour le marché, s’il en récolte suffisamment.Pour ce qui est de rétablissement exclusivement agricole, il y a une disposition de la loi qui voit à ce que les vétérans pourvus d'expérience pratique soient établis comme cultivateurs, c'est-à-dire qu'ils retirent leurs principaux revenus de leur ferme.Pour le vétéran dont le métier ordinaire est la pêche commerciale, il y a une disposition de la loi qui lui aidera à acheter une maison confortable et un lopin de terre, ainsi que 1rs gréements de pêche dont il a besoin pour l’exercice de son métier.Le montant maximum de l’aide financière que l'on peut obtenir en vertu de la Loi agraire est $64)00 pour l’achat d’une terre, de bâtiments et d’équipement, y compris le bétail.Si l’on emploie le maximum de $6000 pour une terre et des bâtiments, il ne reste rien pour d’autres dépenses.Mais si l’on emploie moins que $6000 pour la terre et les bâtiments, la différence entre le montant dépensé et $604)0 peut servir pour d'autres dépenses, (let.te différence, qui peut atteindre S1200 est une subvention; donc, elle n’est pas remboursable.Un doit se rappeler toutefois que dans le cas d’établissements semi-ruraux, l’achat de bétail et d'équipement n’est pas à considérer, comme dans le cas de rétablissement exclusivement agricole, et l’on prend note de cela quand il s'agit d’une petite propriété.Le vétéran doit payer comptant 10 pour cent du montant prêté, et seulement les 2-.'i du coût total sont remboursables, en dedans de 2f> ans, à un taux d'intérêt de t-2 pour cent, pourvu que le vétéran rencontre régulièrement ses obligations pendant les dix premières années.A ceux qui possèdent déjà une propriété rurale et qui en font la demande, l'Etat prêtera un maximum de $1,400 à un taux d'intérêt de .‘1 1-2 p.c.ou pas plus que 60 pour cent de la valeur de la propriété.>1.Gordon Murchison est le di.recteur de la Loi agraire et son bureau d'administration est à Ottawa.Il y a un bureau central d’administration dans chaque province sous la direction d’un surintendant provincial.La province de Québec est divisée en trois régions, et chacune a à sa tête un surveillant régional.Ec bureau de la région de Montréal est sous la direction de M.1.-1).Belzile, et situé dans l’édifice du Carre Dominion, au coin de l’eel et Sainte-Gatherine.Ec surveillant régional du bureau de Québec est M.E.-P.('.Ilcbe, .‘19.rue Si Paul, édifice Olivier.On est en train d’ouvrir un autre bureau regional cet automne dans la péninsule gaspésienne.Chaque surveillant régional est assisté d’un comité consultatif, qui s’accupe de la qualification des vétérans et du etioix des terres.A date, nous avons approuvé dans la province de Québec, plus de cinq cents demandes de vétérans désireux de profiter des bénéfices de la Loi agraire.De ce nombre, 350 préfèrent s’établir sur un lopin de terre, près des villes, et 150 autres s'intéressent à la culture exclusive de la terre.La politique de l'administration est de faire pression sur les vétérans pour qu’ils ne se hâtent pas de s’établir sur une terre.Pour que les vétérans aient de bonnes chances de succès, il faut que les terres soient bien choisies, et les prix, estimés à leur juste valeur.De plus, il faut que le vétéran puisse considérer à loisir où et comment il serait établi car son bien-être en dépend.La sta ue de du ^Grand V ierge // retour L'emprunt au réseau national Les Parisiens Vincennes l'accueiücnt Porte de Ottawa, (S.I.E.) La foule des Parisiens accueillit.Porte de Vincennes, la statue de la Vierge du ’Grand Hetoui".C'est la statue de Notre-Dame de Boulogne vénérée depuis le septième siècle, quand une barque contenant cette effigie de la “Vierge nautonnière” vint s’échouer à Boulogne sur mer sans rames ni voile ni matelots.En 1938, à l’occasion du tricentenaire du voeu de l.ouis XIII qui avait fait la promesse à Noire-Daine de Boulogne de la consacrer solennellement Heine de France si elle lui ac-cordait un fils, cette arrivée de la' Vierge fut célébrée par un congrès j marial national.Depuis lors, la j statue fut portée en triomphe de I paroisse en paroisse avec un grand concours de populations dans le nord.Il fut décidé ensuite d’étendre ces manifestations à la France entière, mais la guerre ralentit le périple.A l’Assomption de 1942, Notre-Dame de Boulogne arrivait au sanctuaire national du Puy et pour la Nativité, elle était à Lourdes.Depuis lors, et surtout depuis ta libération, la visite dp cette statue à travers les cinquante diocèses français provoque des conversions étonnantes et le “Grand Betour” signifie le retour des foules à la foi chrétienne.On a pu écrire qu'il s'agit d’un “Lourdes ambulant".Le cardinal Suhard.en (.'u/nr Miifinn.et Mgr Gosselin, évêque de Versailles, accueillirent donc la Vierge de Boulogne.tandis que des haut-parleurs exhortaient la foule à chanter des cantiques et à réciter le rosaire.En cortège impressionnant d'hommes, rte femmes, de religieux et d'enfants 1 Avec un total de $10,004),004) d'o-i bligations, les employés du réseau I national et d’Air-Ganada ont sous-| erit durant la première semaine du ! 9e emprunt de la victoire $3,000,004) de plus que durant la semaine correspondante du 8c emprunt.Les employés du Ganadien National au nombre de 48,091 ont souscrit $9,- 297,850 alors que 2,450 employés d’Air-Ganada ont souscrit $539,400.A l’heure actuelle la région de l’ouest est à la tète des groupes du réseau avec 62.7 pour cent de son objectif.Ec groupe régional le plus avancé est celui de Prince-Albert, en Saskatchewan, avec 83.4 pour cent.Dans la région centrale, le Montreal Southern G.ounties Bail-way a dépassé son objectif de 21.7 pour cent.Bénédiction de lâ meunerie de Varennes S.Exc.Mgr Forget, évêque Jean, préside la cérémonie locution de M.H.-C.Bois, dent du conseil supérieur cooperation — Historique de preside la Varennes, 2 — Ge fut décidément une bien belle fête que la bénédiction de la meunerie de ia Coopérative agricole de Varennes, le 28 octobre dernier, Eète aussi du .souvenir envers le fondateur et Par- ! bureaux de lisau principal de cette société, feu i MM.Jules M.Girard Massue.1 cal, et Plusieurs centaines de cultivateurs accompagnés de leurs femmes s’étaient réunis pour accueillir Son Exc.Mgr A.Forget, évêque de Saint-Jean, qui tenait à présider à la bénédiction du nouvel immeuble, vaste bâtisse dont le coût déliasse les vingt mille dollars._ Mentionnons parmi les personnes présentes, M.cl Mme Gustave Massue, Mme Girard Massue, M.Nicolas Massue, le H.P, tiiiles Bélanger, O.P., de la Faculté des sciences sociales de l'Eniversité Laval, Québec.M.Henri-C.Bois, gérant général de la Coopérative fédérée, MM.Jules Auger et Henri Hardy, respectivement agronomes des comtés de Ver-chères et Chambly, MM.les maires Armand Provost et René Jodoin, de Varennes, M.Henri Delorme, représentant de la Cie Oméga de Saint-Hyacinthe.M.J.-B.Laberge, président de la Coopérative agricole de Châteauguay, M.le curé André Beauregard, de Varennes, M.Bay.moud Ferron, inspecteur comptable de la Coopérative fédérée.Messe solennelle à Notre-Dame de Paris Ottawa, 2 (S.LF.) L’union ca- I lliolique professionnelle de la bou-I cherie, fit célébrer dimanche après-j midi par autorisation spéciale une ! grand-messe solennelle à Notre-Dame de Pans, en action de grâces pour le retour de scs prisonniers, déportés et soldats.Les enfants de choeur étaient remplacés par neuf garçons boucliers vêtus d’une blouse bleue à petits carreaux et d’un tablier blanc.Voyage à Québec et à Ste-Anne-de-Beaupré Un groupe de membres des Volages historiques fera un voyage à Québec, Sic Anne de Beaupré, par autobus spécial.Vu cours du trajet il y aura arrêt à Berliner, Louise-.ville, Trois-Rivières, flap de la Ma-dont beaucoup imtvehaieut en | deleine, etc.Les voyageurs visite chantant, les pieds nus et les bras l ronl également le jardin zoologi-rn croix, par esprit de sacrifice, j que de Cbarlesbourg.Le départ aura lieu samedi matin, le 3 novem-bré, et le voyage durera deux jours.Le public est invité à se join-j dre au groupe.Pour informations Voix de l O tient N*.Jacques d'AUMALE.- ministre plénipotentiaire de Fronce Souvenirs d'un diplomate ’ / Volume de 320 pages.Au gpmptoir $1.75, par fa poste $1.85.SERVICE DF LIBRAIRIE DU "DEVOIR” .0795, CL.7559.Une pénétra dans la capitale.La statue blanche de la Vierge, portée à bras d’homme dans une barque ('gaiement éblouissante, paraissait voguer sur un océan dr tètes limitai-1 réservations, ou nés.Une immense croix dp boijiPidor au comité, précédait la barque avec l'oriflamme bleu et blanc dp Jeaunp d'Arc.Le cardinal Suhard évoqua les saints patrons de la France chrétienne et exprima à la Vierge du Grand Retour les remerciements émus des Parisiens pour l’insigne ornteetion qu’elle accorda à Paris, lors de sa miraculeuse libération de l'envahisseur.La statue qui a parcouru déjà plus de trente mille Lins sur les routes de France séjournera dans toutes les paroisses île Paris et de la banlieue avant de repartir vers Boulogne.4 10Tg, Dom Glass 172 172 172 Tooke Bros .25 Dom.Stores .19* ; 19', 19', Walker .1003i 100 100 Dom Textile .791.» 79”.79 ns Winn.Electric .11'.4 10:4 11',4 Dryden .13 12', 13 Banques: Electrolux .l.J,4 l'3.l ( -', 4 Commerce .16'.16'.16'; Foundation Co .30G 30',.30'.Royale IS1.IS >.4 Oen.Steel Wares .20', 20', 20'.obligations: Gurd 9',4 9'i 9'4 Mont.Power Notes .• * LE CURB DE MONTREAL Haul Uas Pern Ha CURB Mont Roval Hotel .10 Abltibl .5% s1; 5-la Quebec.P & P.pfd., .43' Abitibi 6 .pfd .75 74 74 Reliance pfd .10O Abitibi 7% pfd .173 171 172 Royallte .20 B.C.P.& Paper pfd.185 185 185 Sarnia 10 Brown Company % Brown Company pfd.5'i 77 C.& D.Susîar.25 Can.Oen.Inv.Can.Indus B.Can.Int.Inv.E.Int.Inv.pfd C.Marconi 14->4 16ù 5 99 64; 5 77 77 25 25 14’4 14 166 166 5 5 6'a 64a Can.P.Ac P.Inv.(cts) 115 105 105 Century Mining .39 39 39 Canadian Vickers 10N 10»4 ION Cournor 69 69 69 C.Vickers pfd.99 95 99 Eldona Gold 204 200 200 C.W.Lumber (cents) 230 225 230 Elder .120 110 120 Claude Neon (cents) .60 50 60 Francoeur .79 79 79 Claude Neon pfd.65 60 65 Hasaga Lake 190 190 190 Com.Alcohol .5 ’4 5'.5U Heva Cadillac .57 55 57 Consolidated Paper .14N 14»8 143.J M.Consolidated .6N 6*; 6 Dom Oilcloth .42 >2 421 y 42' Jollet-Quebec .74 73 73 Donnacona .17 16\ 16N Lake Shore ($).22 ¦N Federal Grain .8'2 MacDonald Mines .190 180 190 Federal Grain pfd.71 71 71 Macassa 450 450 450 Fleet Aircraft .6', O'.6', Mining Corp 850 350 850 Godfrey Realty .22 22 22 Quebec Gold 120 .120 120 Inv.Foundation .7N Rochette .39 39 39 Uowney's 13 12"; 13 Quebec Yellowknife ., 45 44 44 VfacLaren P Ac P .32 31', 31N Sherrltt-Gordon .77 Maple Leaf Milling 14»; 14 14N Slscoe 80 viable Leaf Mill pfd., 21N Stadacona 84-li 82 S3 Melchers .73.73.7N Huiles (cole en cents) vlelchers pfd 14 13N 14 Home OH 420 415 420 Mines (cote en cents): Arno 7 Au maque.125 AlRer Gold .40 Bcaufor.33 Bonville 33 Cartler-Malartlc .10 Cent.Cadillac .36 43’ 4 10O 20 10 7 125 40 33 33 10 35 434; 100 20 10 7 125 40 33 33 10 35'/a BOURSE DE TORONTO Haut ~ S Kerin.Hau‘ Bas Perm.10 Va 10 lO'a 3300 Kirk Lake .170 165 170 2100 A P.Con .14N 14',2 ¦ 4N 2850 Labrador .725 70S 725 265 Alum.131 127 131 700 Lake Dufault .110 no no 5400 Anglo Can .108 105 107 8500 Lake Fortune .17 15 17 612 Anglo Hur .925 925 925 600 Lamaque .860 860 860 18 18 18 13'a 17 Va 43 42 43 .49 33 ~ 49 ~ .96 90 90 1100 Le itch .145 142 145 1500 Arntfield .46 46 46 .130 125 127 2500 Ashley .10»v 10 i0 3650 Little L.L .198 195 198 14750 Astoria .36 34 35 20300 Lynx .43 36 40 28000 AU as .55 47 51 450 400 17400 Aabellft .74 73 73 1720 MacLeod 310 315 620.) Aumaque .125 122 125 3900 Madsen .310 300 305 433 Aunor .410 405 495 1850 Malartlc 340 350 2500 Bagamac .38 38 38 400 Maxcus .120 120 120 500 Base Metals .17'j 17 i7',; 523 Massey .i3i; i2'-; 13-N )2!50 Bear Explorers .182 155 175 23100 Marlon 36 37 6143 Beattie .135 130 130 30:)0 McKenzie 157 160 400 Beren .125 125 125 1045 McMarmac 36 36 .85 85 85 3:>00 McWatters 25'; 26 3300 B.dgood .35 34 34 540 Mercury .16N 16‘i 16'i 19 18 19 38500 Mid.Con 15 16 10600 Boycon 50 31 1408 Min.Corp .860 850 855 .35 34 53 1000 Model 20 20 1200 Bonville .32 32 32 3000 Moneta .66 65 65 1250 Brazilian .25 24 Uj 24 N 15100 Negus .157 145 155 53 50 51 3700 New Bldlam .44 41 44 5800 Broulan .60 59 60 97600 Nib.38 31 35 3203 Buffalo Can.41 40 40 800 Ntplssing .270 265 265 320 Cent.Pat .275 271 271 15000 Norgold .14 11 14 4000 Cent.Por .21 20 20 2680 Normetal 75 75 47 43 47 25 26'" 1700 Chestervllle .175 171 171 500 Northland 17 17 ' 13700 City Mai 40 38 39 5445 North Star.6% 8 2800 Cochenour .495 490 495 2600 Obrien .345 340 340 1235 Cockshutt .15*a 1700 Coin Lake .70 500 Conlarum .175 5400 Conwast .125 1100 Crolnor .150 1000 Cournor .69 2:800 Don aida .153 2270 Duquesne .130 11500 East Crest 5900 East Mal.2300 East Sullivan 29350 Elder .Sut 00 til dona 700 Fa’.conbfidge 1 COO Fed.Kirk, .5500 Franco .9400 Frol)is .8337 Giant .____ 5300 Ollltes .5CO Glcnora .2400 G old ale 20200 Gold Cr.3'000 Geld Arrow .6100 Golden Gate «00 Gold Man.2000 Goodflsh .i’000 Grandora 3000 Qunnar .750 Gypsum .200 Halcrow _____ 69'0 Halllwell .750 Hallnor .1600 Hard Rock .10200 Harker 53900 Harrlcana , .10'i 265 445 113 20.i 510 9 79 510 850 H1» 70 175 112 145 69 140 127 9'i 250 435 115 185 505 9 76 450 740 15 70 175 120 145 69 142 130 10 250 435 120 188 510 9 76 495 840 1400 Heath .4000 Hedley .38200 Heva .595 Holllnger .8530 Horn» OH .33900 Homer 2000 Homestead 8100 Hcsco 2500 Ilowey 10900 Inspiration 69.5 Int, Pete 3500 Int.U-an.90100 .Taitknlfe "200 Jack Waite : 100 JelUcoe M00 Joliet •'G00 Kay rand 18 16 18 16N 18' - 16'; 25 24' , 25 97 86 90 62 60 62 21 20 20 133 130 133 5 5 5 17 17 17 45 44 45 13N 133.13", is»; 15'a 15'; 6", 6 6 450 450 450 83 83 83 14 13 14 44 40 41 195 187 190 78 78 78 135 130 135 58 55 58 15'i 15 15 435 420 430 49 42 45'a 10 12 12 67 65 66 42 42 42 100 96 100 21", 21 213; 150 140 140 54 46 51 24 24 24 11 11 n 75 72 73 41 39 41 IS’» IS3.15»; 6700 Okalta .55 12100 O'Leary .32 5370 Omega .34 6000 Orenada .55 2600 Pacific OH .41 4450 Pamour .195 1500 Pandora .38 5500 Paramaque .30 620.) Paymaster .72'i 3400 Perron .145 985 Pickle Crow .415 3550 Pioneer .665 3500 Parbec .23 2300 Pen.Por .70 9700 Por Reef .50 SCO Premier .180 16000 Pen Rey .42 6890 Pic, Por.44 500 Preston .277 8500 Que.Min.121 7635 Queenston .97 6954 Quemont .14 2400 Regcourt 1000 Reno .1500 Roche .0000 Rochette .26800 Rouyn .660 Royallte .2500 Ryanor.9300 Senator .500 Sheep Creek 503 Sherrltt .3750 Slscoe .2000 Sladen .500 S Ei Pete 4009 Ste: p Rock .500 Sud Con.1600 Sullivan 775 Teck Hughes 2500 Tom Lund 1000 Towagmac .21500 Trans.Res.9600 Union .5400 Upper Can.1450 Ventures .27500 Vermilata 39 8 13', 40 43 20 28 120 170 74 80 47 8>a 216 10 305 550 56 37 164 51 254 13 12' 49 31 33 52 40 187 38 26 71 141 405 640 22'.69 43 175 39 43 277 117 96 13' j 38 8 13:'i 38 39 19'.i 28 115 170 70 79 45 8'j 207 10 295 545 55 37 150 50 250 12'\ 12 .55 32 35 55 40'a 188 38 30 72 145 41,4 660 22'j 70 48 178 40 44 277 118 97 13’i 38 8 13*4 40 421 a 19' a 28 115 170 70 79 47 8'i 218 10 300 550 55 37 158 50 250 12»; 12 Choses et autres Le mois de novembre a bien débute à Wall Street et de nombreux stocks ont touché de nouvelles cimes au cours de l’avant-midi.Toutefois ces hausses ont donné lieu à des prises de bénéfices et vers i’heu-re du midi, certains titres accusaient des reculs tandis que la tendance devenait irrégulière.Durant la matinée, l'appareil enregistreur s’est trouvé en retard d’une minute à cause de la forte demande de placements, mais tout était redevenu normal vers midi.Les échanges se sont légèrement contractés au début de l’après-midi car les acheteurs craignent une réaction technique du marché à la suite de ce mouvement de hausse, Je plus prononcé depuis plusieurs semaines, il semble evident que la déclaration de M.Truman au sujet d’une Hausse de salaires dans 1 industrie a été assez bien accueillie dans le monde financier si Ton s’en rapporte aux séances d’hier et d aujourd’hui, les plus actives vues eie-puis la lin de juin de cette année.Le dollar canadien s’est avili de 1-lü à un escompte de t) 5-lli p.c.par rapport au dollar américain Le marché des obligations a New-York affichait de nouveau une allure ferme aujourd hui et les valeurs ferroviaires étaient en demande.La section des mines d’or, à 'ho-ronto, affichait un peu de faiblesse vers midi après un début plutôt fer-i me, le groupe des industriels mar-|4 .27 .25 .22 .39 .37 .34 TETE El JEUNES DINDES ABATTUES — A — .B — .C — .OIES ABATTUES AVEC 44A LFS PATTES — A — ‘.27 B — .25 C— .20 N.B.— Les oiseaux de pesanteur moindre et de mauvaise qualité qui n’entrent dans aucune des categories Indiquées seront payés aux prix qu U nous sera pos-ctbie d obtenir.OEUFS NON CLASSES, prix nets, f.à.b., Montréal (caisses retournées) — A — Gros .4i A — Moyens .43 B — .40 A — Poulettes .40 C — .3344 BEURRE El »HOMAGE BEURRE FRAIS Prix de remise a Montreal et S la succursale de Quebec, pour 1a semaine finissant le 22 octobre 1945 inclusivement.No 1 pasteurisé .____ .35 5-16 No 2 pasteurisé .34 5-16 No 3 pasteurisé .33 5-16 FROMAGE Semaine finissant le 23 octobre 1945 Inclusivement.Fabriqué le ou après le 1er luln 1945.BLANO No 1 .20 No 2 .19',4 No 3 .19 f à b point d'expédition de la fabrique N B.— Ces prix sont nets, les frais de verte et d'entreposage ayant été déduits Débouchés cubains dans les planchettes pour boîtes ha La Bourse de N/ontréai Les papeteries étaient de nouveaux en vedette ce matin, à la place locale et de nouveaux sommets ont été atteints dans ce groupe.Parmi les valeurs qui ont touché de nouvelles cimes se trouvaient St.Lawrence Corporation, Abitibi ordinaire et Brown International, Abititbi 6 pour cent pri: vilégié et Donnacona ont aussi haussé, mais Bathurst A et Consolidated n’étaient pas soutanues.Dans le groupe des industriels, General Steel Wares, Vickers, Gypsum et Sarnia ont progressé tan-, ilis que Marconi a reculé.B.C.t Power sc traitaient bien mais Brazilian a cédé.Smelters s’est raffermi dans les mines ainsi que i Lake of the Woods.Dans les mines d’or, Nib Yellowknife s'est amélioré tandis que Bonville, Beatrice et Central Cadillac ont accusé des reculs.Dividendes déclarés 500 Vulcanite .23 23 1150 Waite .385 380 385 1700 Wasa 133 133 690.) West Mai.79 75 78 13000 Wilteev .23'.; 22 22'i 850 Wr.Harg.483 480 480 6100 Winora 93 39 4300 Yellorex .43 41 41 16500 Ymlr .24'-j 23 24 La Bourse de New-York New-York, 2 (P.A.) — Le mois de novembre a bien commencé à Wall Street, et de nombreuses valeurs ont touché de nouveaux sommets, toutefois, les prises de bénéfices ont résulté en des reculs pour certains titres.Les demandes de placements se sont faites nombreuses à l’ouverture des cours, tout était redevenu normal l’heure du midi, tandis que la tendance était légèrement irrégulière.Certains acheteurs s'abstenaient de transiger craignant une correction technique du marché à la suite de ce mouvement de hausse.Anaconda, Boeing.United Cigar, 1 exas Co., Westinghouse, Deere, Crâne Co„ et American Telephone ont marqué des^ avances.Bourse de feront' Toronto, 2 (P.C.) — Le marché était actif ce matin à Toronto et lu tendance à la hausse, à l’ouverture I comparativement de* cours.- ’ ' 11941.Dans les mines d’or, Teck Hughes, Frobisher, Croinor, Donal-da.Pamour, Bear, Powell Rouyn, Kldona, Cochenour Willans et La-paska ont enregistre des gains.Sept nouveaux titres sont apparus ce matin sur la liste.Indian Lake cotait 65.Starratt-OIxen 75, Athona Canadian Wirebound Boxes Li mited, 87'.; cents par action de la classe A payable le 2 janvier, aux actionnaires inscrits le 10 décem lue.Hamilton Cotton Company, 22'.cents par action, payable le 1er décembre, aux actionnaires inscrits le 9 novembre.Les administrateurs de Distillers Corporation-Scagrams Ltd, réunis on assemblée hier, ont déclaré le dividende régulier trimestriel de oS’-j cents par action ordinaire, payable le 15 décembre aux actionnaires inscrits le 22 novembre.Ils ont, aussi, déclaré le dividende ré- “Durant une année noimale, Cu-a besoin d’environ 1,700,000 caisses à fruits et à légumes, ' dont un million servent à l’exportation des tomates et d’autres légumes, 500,000 à celle des ananas, et 200,-000 à celle des pamplemousses et des oranges.On calcule que 75 pour cent au moins des quantités requises sont importées, le reste ' tant fabriqué localement avec des bois indigènes”, écrit M.J.L.Muter, secrétaire commercial, légation canadienne à la Havane.De 1938 à 1943 toutes les planchettes pour boîtes importées étaient fournies par les Etats-Unis.Cependant, en 1944, surtout à cause du manque d’approvisionnements aux Etats-Unis, une quantité de planchettes pour la fabrication de caisses destinées aux boites d’ana-1 nas fut importée du Canada.Le prix des planchettes canadiennes était beaucoup plus élevé que celui des planchettes des Etats-Unis ou ' de l’article local mais les caisses fabriquées avec la planchette canadienne se révélaient comme supérieures aux autres.Quelques expéditeurs non seulement recomman-lent ces caisses aux autres expédi-leurs mais cherchent à obtenir des cotes relatives à des approvi.sionnements devant subvenir à leurs besoins durant la prochaine saison d’expédition d’hiver.Conformement au tarif douanier cubain, les planchettes d’origine canadienne pour la fabrication des caisses à fruits et à légumes sont imposables à 10 cents par 100 kilogrammes, plus une surtaxe de 20 pour cent de ce droit, au lieu de 8 cents pour celles ayant les Etats-Unis comme origine, avec aucune -surtaxe.Cependant, les règlements douaniers cubains permettent une remise des droits payés sur toutes les planchettes réexportée^ sous forme de caisses renfermant des fruits et des légumes frais de productions cubaine.Les stipulations exigées pour lcs cometCh!b°U8' caisses a fruits et a legumes du gen- | court-mont .rc régulier employé à Cuba sont à ia disposition des firmes canadiennes intéressées, qui n’ont qu’à les demander au ministère du Commerce à Ottawa.M.J.-A.FORAND, président de la Fonderie de Plessisville, de la Compagnie de Radiateurs Plessis (Liée), vice-président de la '1 ri-coterie Somerset, qui sera l’un des conférenciers au congrès patronal que l’Association professionnelle des Industriels tiendra en l’hôtel Windsor le 19 novembre prochain.M.Forand est aussi vice-président général de TA.P.1.Commentaires sur les marchés La Coopérative fédérée de Québec fournit les commentaires sui.vants sur les marchés: Beurre.— La semaine dernière, ce marché a été très ferme et les cotes sont maintenant au plafond fixé par la Commission des prix et du coiqmerce en temps de guerre.Lundi matin, le 29 octobre 1945, le beurre No 1 pasteurisé, au gros, était coté à 36c.la livre.Fromage.— En vertu du contrat intervenu entre la Grande-Bretagne et le gouvernement canadien, le fromage du type cheddar, fabriqué dans les provinces d’Ontario et de Québec, le ou après le 1er juin 1945, est réquisitionné par l’Office des produits laitiers.Le prix de remise aux producteurs, pour le fromage no 1 blanc est fixé à 20 c.la livre, f.a.b.point d’expédition de la fabrique.Volailles vivantes.— Poulets à rôtir.Les arrivages sont modérés.La demande est active et les prix sont fermes.Nous conseillons fortement de n’expédier que des oiseaux de bo-ne qualité et finis à point.Poules.Les arrivages sont con.sidérables et de qualité médiocre.La distribution est lente et les prix sont instables.Poulets à griller.Les arrivages sont presque nuis.La demande est active et.les prix sont fermes.Volailles abattues.— Poulets, poules, dindes, oies.Les arrivages sont régulièrement absorbés et les prix sont stables.Oeufs.— Montréal et Québec.Les arrivages sont toujours insuffisants pour répondre aux besoins domestiques.Ce marché demeure ferme et les prix sont actuellement au plafond fixé par la Commission des prix et du commerce en temps de guerre.Activités minières Aumaque Gold Mines Aumaque Gold Mines annonce que M.W.E.Bennett a été engagé comme ingénieur en résidence; M.Bennett a été gérant adjoint de La-maque Gold Alines pendant plusieurs années.A une réunion du conseil qui a eu lieu à Toronto, M.J.H.Norrie a été élu membre et nommé ingénieur conseil pour remplacer son père, M.J.P.Norrie, décédé récemment.Le fonçage du puits à 3 compartiments avance rapidement vers le niveau de 125 pieds, où la premiere recette sera établie.Centura Mining Corporation Century Mining Corp.Limited, a avisé le Curb de Montréal que le paiement entier a eu lieu pour 240,000 actions à 25 cents chacune.Le capital émis après cette souscription s’élève à 2,996,212 actions et il ne reste que 3,788,actions dans le trésor.Hors-liste Abenakts .Albanl River Amber O.& M.AmaJ.Klrk.Am al.Larder .Athona .Alta .Annamaque .Aurlando .Barber Larder nouveau Bourlnmaquo Cad.Goldfield Chem In 1s .Chibmac Offre Oem.39.et Duvay 64, Mining Corpora- gulier de $1.25 par action de prio-tion a haussé à 8.60.rite, payable le 1er février aux ac- La section industrielle affichait mais | de légers gains pour Union Gas, vers | Abitilii 6ro privilégié, General Steel Wares.Consolidated Paper et Dominion Stores.Dans les pétroles de l’ouest, Calgary et Edmonton ont avancé ainsi que Home et British* Dominion.United Air Lines Inc.tionnaircs inscrits 1946.le 11 janvier Le "C.P.R." rembou rse ses obligations ^V20o I960 Le 1er janvier prochain le Pnci fique Canadien remboursera à 102 toutes les obligations 41 j rr 1960 a nantissement en fiducie; cette émission est payable en monnaie canadienne ou américaine et le montant en cours le 31 décembre dernier était de $25,000,000.On laisse entendre que le mon Cours des huiles Fourni par Cllrton C Cross »nd Co Quetev.Admirai .r.Lin» it' o Offre 21 Hem 23 Alberta Pacific 14 16 Anaconda .6 7 Anglo Canadian 105 110 British Dom 48 — Cal mont .38 — Calgary A: Edmonton 195 210 Command 14 Coastal Oils .25 60 Common — Commonwealth 41 — DaJhousie 34 — Daviefl 16 17 Kastcest 93 — Foothills 11 * 145 — Grease Creek 5 5V Pour le troisième trimestre.United Air Lines Inc.a fait des profits nets de $1,508,155, soit l’équivalent de 92 cents par action, à comparer à $2,269,672 pour la même période .de Tan dernier; le total des 9 pre- tant nécessaire au remboursement a miers mois de Tannée est de $4.été obtenu par la vente privée à 113,116.soit de $2.48 par action.1 New-York de certificats 2'i gagés à $5,104,509 en | par le matériel et échéant sur une période de 10 uns.430 l’: 2 8 6 7 Htghwcxxl Sareee Home OU Lethbridge Madison McDougall Scgur McLeod ou .Mercury OU .Min City .Model OU .National .O'.Alta .47 Phillips .Roxana .Royal Can .Royallte .Spooner .Sunset Turner Valley .United .1?Vuican 435 1*4 3 9 61» 7 Dorbaska De Santls .Dickenson .Duvay .Dumlco .Donrand .Electra .Fontana .Orecnlee.Great Bend .Quillet .Hoyle .Hugr Pam .Kami ac .Lassie R L.Lake Expanse .LaSalle .Lake Rowan .LavaUle .Llngsldo .Major .Magnet Cons.MoCualg .Martin Bird Mar McNeUly Nat.Malartlc .New Augertta .New Malartlc Norbeau .Obalskl .Opem Copper .Obalska Lake .Orpit .Pam Canadian Pasc al is Pay ore Pershing Man.11 Pitt 37'; 39 21 — Presdor 6 8 15 19 Privateer 65 70 47 50 Quebec Man 58 60 2 2'i Rand Mal 13 16 100 107 Rainville 23 27 3 4 Renfort 10 1900 2000 Seventh Mal .• • e e .— 23 10 _ South Chib 12 7 N 8 Starlight 11 13 13 Wendell 25 27 13 14 W Ingai t 25 21 — Young Dave 27 30 11 35 20 15 150 35 38 10 14 6 18 20 29 3 38 20 30 4 11 155 60 12 20 12 20 25 27 19 30 48 16 14 7 10 33 10 55 16 17 22 34 22 8 100 24 17 37 12 39 13 60 13 38 30 17 160 37 41 12 17 21 25 5 43 22 33 6 14 165 63 13 25 14 22 27 8 24 31 21 32 50 18 17 9 12 35 12 60 18 19 25 37 10 115 27 20 41 15 12 42 14 65 Nouveau gérant Le gérant général de la Cie Bell Téléphone, M.J.N.Groleau, annonce la nomination immédiate de M.C.L.Dewar au poste de gérant j général adjoint de la région est de cette société.Leonard Dewar a repris ses fonctions avec l’industrie du téléphone I dont il était l’ingénieur en chef en J 1941 alors que ses services furent ¦ prêtés à une compagnie de la cou- ! ronne, la Wartime Merchant Shipping Ltd.Depuis décembre 1943, M.Dewar était le président de cette i société et de celle qui lui succéd», ! la Wartime Shipbuilding Limited.Dans sa nouvelle position.M.De- ; war coordonnera le travail de di- ; vers services de la Cie de Télépho- ; ne Bell quant à l’exécution des corn- i mandes en souffrance, le dévelope-1 pement rural du téléphone, et autres questions d’une signification spéciale dans l’après-guerre.A la Commission des prix et du Commerce Les marchands pourront importer des pommes de terre des E.-U.— Permis nécessaires à cette fin — Les prix de plafond présentement en vigueur seront maintenus Ottawa, le 2 nov.— La Commission des Prix et du Commerce annonce aujourd’hui qu’étant donné une réduction de la récolte domestique de pommes de terre, les marchands seront en mesure d’en importer des Etats-Unis aux prix de plafond présentement en vigueur ei pourront maintenir ainsi des ap-provisionnelnents normaux pour les consommateurs.Par un système de permis, les importations se-1 ront dirigées vers des marchés où : la récolte canadienne est insuffisante pour répondre aux besoins.Les prix domestiques seront proté j gés, vu que le coût des pommes de | terre importées sera conforme aux | prix de plafond canadiens, en ver- ! tu d’une entente entre la Canadian | Wartime Food Corporation et lu | United States Department of Agriculture.Les premières pommes de terre | américaines arriveront au pays la j semaine prochaine et seront desti- j nées aux régions où les approvisi-1 onnements canadiens ne peuvent | répondre à la demande.“Afin de s’assurer que la mise j sur le marché des pommes de terre j canadiennes ne soit pas dans une ! position désavantageuse, a déclaré M.E.J.Chambers, administrateur des légumeiket des fruits frais, on a placé l’importation des pommes de terre américaines sous un contrôle de.permis.Ces permis, avant d’être émis, seront approuvés par la Wartime Food Corporation.Ainsi il sera possible de confiner les importations aux endroits où on en a besoin et de n’importer que la quantité nécessaire qui assurera une mise heureuse sur le marché de la production canadienne.” La productiiAi canadienne des pommes de terre cette année se chiffre à 60 millions de boisseaux, comparativement à une production moyenne de 72 millions de boisseaux.La récolte de pommes de terre aux Etats-Unis se chiffre par 435 millions de boisseaux, soit la deuxième en importance dans leur histoire, comparativement à la moyenne de 375 millions de bois-se: i ¦’ K fk f 'X •\ N iV'* % ti \ jy.I P OUVERTS DE 9 H.à 5 H.30 ,y.— SAMEDI COMPRIS r~ Elégants sacs a main 5.95 Vous porterez bientôt votre njanteau de fourrure, votre manteau de drep à col de fourrure .Ce changement de vêtement de rue exige un nouvel accessoire aussi important que le sac à main.Les modèles offerts foi sont en cuir souple, à grain fin.Modèle rectangulaire à fermeture éclair.Accessoires usuels à l’intérieur.DUPUIS — rez-de-chaussé* (Ste-Catherine) Gants et mitaines ” en laine chaude ] ANGORETTE pour dames et ieunes filles l'ensemble 1.45 Belle et souple qualité de laine ANGORETTE à broderie main en couleurs .dessins contrastant avec le fond uni : brun, vert, rouge, poudre, noir, royal.Ces gants peuvent compléter le manteau do drap ou de fourrure.UN JOLI CADEAU POUR LES FETES DUPUIS — rez-de-chaussée (Centre) Nouveaux souliers “MARIE-LOUISE” fout en suède 6.00 Pointure* pour dame* et ieunes filles: 4Vi à 8.largeurs : AA à C.En noir seulement Talons haut, bout de pied et arrière ajourés.Sandales chic en gabardine pour dames, jeunes filles 6.00 Gabardine à garniture de cuir verni.Talon et bout de pied à jour Talons forme Continental.G/z à 8 — AAA à C.DUPUIS — deuxième (Ste-Catherine)) , -A OFFRE EXCEPTIONNELLE BLOUSES pour dames et jeunes filles 203 seulement à ce prix réduit.''l Ordinairement 2.98.SPECIAL SAMEDI ^ Plus de 14 modèles jolis et différents pour 12 à 20 dans le groupe, mais non dans chaque modèle .11 s'agit de blouses légèrement défraîchie» à l'étalage .C'est une aubaine exceptionnelle .voyez plutôt : Blouses en broadcloth, en bengallne, sn dentelle, en tissu froncé.En piqué américain, on crêpe, etc.Tous unis ou jolis imprimés.Trois des modèles illustrés.S.V.P.pas de commandes postale* ni téléphoniques.DUPUIS — les blouses — deuxième (De Montigny) POUR LE CONFORT DES FILLETTES Les skieuses do S à 14 ans voudront porter «* d*ux pièces Jaquette en drap couverture tout laine bien doublée, fermeture éclair.Pantalon en pareil, chevilles aerrees.Rouge, vin, brun, ,"1 u.j w*,., 8.69 Manteaux d’hiver 7- à 10 12 à 16 9.98 à 15.98 12.98 à 59.98 Etoffes tout laine on brun, vin.coco, bleu, vert .Aussi en tweed.Garniture de fourrure lapin teint, mouton Bombay, castor fronçait, chat sauvage.Pour le parlait contort, une entredoublure, une doublure soyeuse, DUPUIS — troisième (Centre) Pour les bambins Enssmblss pour bébés de 2 à 3x ans Paletot Raglan ou tailleur è ceinture au dos.Un casque aviateur et un pantalon-guêtres pour compléter l'ensemble, chaud, idéal pour l'hiver.Etoffe tout laine chaudement doublée.X.3.7.98 "9.98 POUR VOUS MESSIEURS .“IMPERIAL” le chapeau pour homm» genre SEMI-HUMBURG 7.50 Cotte forme élégante avec le bord _ relevé sera très en vogue à l'hiver ., Venez acheter le vôtre demain.Chapeaux Imperial en feutre duvet de belle qualité, bleu minuit,, gris bleu, bronze, brun foncé ainsi que noir .le nombre est limite .venez dès le matin {èVt à 7%).DUPUIS — rez-de-chaussée (Ste-Catherine) Robes de chambre pour "son" S'il a besoin d'une robe d® chambre .nous en avons en flanelle pour 1 hiver, nuance marron.Aussi en rayonne Spun rappelant un fin lainage nuance marron ou bleu.Coupe, confection soi-gnées.Tailles : petite, moyenne, grande.£ DUPUIS — L rez-de-chaussée “V •r (àte-Catherine) ^ Pipes “Coronet” importa Mon des Etats-Unis 2.20 Nous avons plusieurs modèles dans cette pipe CORONET .surface au fini rustique ou unie et lisse.DUPUIS — rez-de-chaussée (Ste-Catherine) Nouveaux souliers d’automne pour hommes, jeunes gens 6.95 " 8.50 Souliers confortables et durables dans les plus récents modèles pour l'hiver .pour porter avec guêtres .cou-vre-chaussures ., .Chevreau noir, veau noir, veaa brun.Formes à bout moyen ou large .genre Blucher ou Balmoral.Pointures: 6 à 12.DUPUIS — rez-de-chaussée (Centre) W* I Chauds casques, de ski pour adolescents st garçons.Entrées de tête: 6U à 71/* 1.19 Un pareil casque en cuir PIGPEX ressemblant au pécari est des plus confoi tables pour le ski.le patinage .surtout avec une doublure molletonnée.Notez le revers qui, en so tournant, sert à protéger la nuque et les oreilles .En brun ou en noir.DUPUIS — garçons — rez-de-chaussée (De Montigny) RAYMOND DUPUIS, président A.-J.DUG AL.s.-p.et fér.«éa.
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