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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 5 novembre 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1945-11-05, Collections de BAnQ.

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"Le Oar.Kl» est une nation souverain# et ne peut avec docilité accepter de la G ran de-Bretagne OU des Etats-Uni» ou QUI qua ce «oit d'autre, l'attitude qu’l! lu! faut prendre entera le monde Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n'eat nas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et •on roi.et ceux oui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth." “She Is a sovereign nation and eannot tali# ter attitude to the world docilely from Britain or from the Onlteo States or from anybody else.A Canadian’s first lovaltv Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada’s king and those who deny this are doing, to mv mind, a great disservice to the Commonwealth " ll-X-371 LORD TWEHIDSMUTB LE DEVOI Montréal, lundi 5 novembre 1945 VOLUME XXXVI — No 253 ‘ ridaction.it administration ^ 430 1ST, NOTRi.DAMI, MONTRIAL YILIRHONI t Rllalt 3341*1 i SOIRS, DIMANCMIS IT FETES AAministraHoa £ Rllaii 3341 RMactie* i REliir 2984 Gérant : BBIait 3361 Plus d! un milliard souscrit au 9e Emprunt ( Voir er page 3 ) Notre députation libérale québécoise L'équipe de 1945 tiendrq-t-elle ses promesses?-Les deux formules d'action politique: le bloc solide libéral et le "Bloc populaire" - L'action à l'intérieur du parti La députation fédérale québécoise issue de l’élection du 11 juin dernier mérite une attention particulière.Et quand on parle de députation québécoise, c’est à la députation fédérale qu’il faut songer puisque le rôle des quelques députés oppositionnistes de langue française, si nécessaire qu'il »oit, ne peut que demeurer secondaire dans le Parlement actuel.La dernière élection a renouvelé en bonne partie la représentation québécoise: elle a conduit à Ottawa une vingtaine de débutants, des jeunes pour un bon nombre, sans parler de quelques autres qui ont fait leur rentrée après une brève absence.La députation libérale québécoise a été lamentable au cours du dernier quart de siècle.Elle n'a jamais exercé une influence un tant soit peu proportionnée à son importance numérique et à sa position stratégique au sein du parti libéral dont elle assurait le succès électoral constant.Tout-puissant dans le Québec à la suite de la conscription de 1917, le parti ne se soudait nullement de recruter judicieusement scs candidats dont l’élection était presque toujours assurée d'avance contre les conservateurs discrédités.Comme les ouvertures ne se produisaient que rarement, que les aspirants devaient attendre longtemps leur tour, les députés n’entraient à la Chambre des Communes qu’à un âge relativement avancé, à un âge où il est pénible de faire l’apprentissage du métier parlementaire.On peut même se demander si les chef?québécois du parti n’écartaient pas systématiquement les candidatures intéressantes de peur d'avoir à affronter dés concurrents éventuels.On peut se demander s’ils ne décourageaient pas 1» travail et l’initiative personnelle de la part des députés de peur d’entamer la solide discipline du parti.Letésultar, c’est que les Canadiens français ont été représentés pendant vingt-cinq ans et dans une très large mesure par une équipe même d’actio^ politique qu’ils ont fait triompher à la dernière élection.Le bloc solide libéral l’a emporté sur le Bloc populaire dans le Québec au mois de juin dernier parce qu’il a réussi à convaincre une majorité de nos compatriotes, la caisse électorale aidant, qu’il était mieux en mesure de servir leurs intérêts.Plus encore que deux équipe» et deux programmes, c’étaient deux formules d'action politique qui s’affrontaient à la dernière élection.Le Bloc populaire réclamait l’indépendance du Canad?: les libéraux «pondaient qu’ils étaient en train de la réaliser.Le Bloc soutenait qu’il fallait un parti particulier pour défendre les intérêts des Canadiens français: les libéraux répondaient qu’ils sauvegarderaient plus {fficacement ces intérêts par la collaboration au sein d’un grand parti pancanadien.Le Bloc misait sur la balance du pouvoir: les libéraux répondaient qu’il ne fallait pas Sfe contenter de.La.bilanÇÿ du pouvoir quand on pouvait obtenir 1« pouvoir même.Le bloc solide libéral l’a emporté contre le Bloc populaire, mai* il ne pourra maintenir ses -positions dan* la province devant la jeunesse qui monte que s’il s’avère apte à satisfaire à nos besoins' et à nos aspirations.Personnellement, nous sommes de ceux qui croient que les Canadiens français ne ^auraient exercer l’influepce politique qui leur revient en vertu de leur nombre et de leur culture à moins de posséder leur organisation politique bien à eux.Cela, nous l’avons prockmé dès avant la naissance du Bloc populaire, vers 19.37.Nous croyons que toutes les brimades et les é Xaft et Burton K- Wheeler.gramme au premier ministre du ; gouvernement fantoche autrichien i — 1 - Arthur Seyss-lnquart des instruc- ., .lions à l’effet qu’il devait se pré-j LO rCOrgOniSOI (OH Nous aurons de * * * La province et l'île de Montréal On nous communique des quartiers generaux provinciaux du Co-mile national des finances de finer- nouveaux policiers ffn qdeesimapfnev,incc dc 9u-bçc’en 1938 hauts d’une série d’échanges d’appels télé-ohoniques et télégraphiques.Le j Vendredi dernier un conseiller a suggéré que Ton se rende à Lon-gueuii pour voir cette maison.C’est pour répondre à sa demande que Ton s’est rendu ce matin à parer à inviter les forces armées allemandes en Autriche.de la Chine i Longueuil Une soixantaine de conseillers ! municipaux ont été reçus à la Hne ! P air child Industries par M.H.-M.d’au ! Pasmore, le président de la com- Ainsi fut préparé le prétexte de i Tchoungking, 5 (A.P.).-la marche des troupes nazies en ! mission militaire américaine Autriche, geste qui devait conduire | moins 3,500 hommes aidera la Chine ! Pa8niê.à l’extinction de l’Autriche comme i à réorganiser ses forces de terre,! M.Pasmore a donné quelques ex-Etat indépendant et à son annexion ! ainsi que ses forces navales et aé-’ plications au sujet de la fabrica-le 13 mars 1938 au plus grand ! tiennes.Un porte-parole autorisé a!1',01! de cette maison.Nous avons.dit que le projet a reçu Tapproba-! dit-il.fait usage de la ligne Allemagne Des observateurs qui ont, chaque jour, l’occasion d’étudier les réactions des Allemands, depuis la capitulation, ont constaté que T“es-prit du nazisme” est très lent disparaître, en Allemagne, et qu’il continue à se manifester ouvertement, en dépit des mesures sévères prises par les autorités américaines d'occupation pour “dénazifier” la nation allemande.Ces observateurs racontent, notamment, qu'ils ont été témoins, à maintes reprises, d’échanges de salutations “à la Hitler”, entre Allemands, quand ceux-ci ne se sentaient pas observés par les Américains.* Ÿ Le juge dc la Cour suprême, Robert h.Jackson, a annoncé aujourd’hui que les Etats-Unis seront prjâts à ouvrir le procès de 22 '‘liefs importants de l’Allemagne nazie le 20 novembre, mais que ce procès pourra être retardé par les demandes de nouveaux délais réclamés par la défense.Italit On n’a pas encore pu mettre la main sur Milan Nedic, ancien premier ministre fantoche de Yougoslavie.Le gouvernement du maréchal Tito le recherche pour lui faire subir son procès de criminel de guerre.En mai dernier.Nedic était en Autriche.Il déclarait à ce moment Reich de Hitler.Chine Ene dépêche officielle indiquait aujourd'hui que Kweisui, ville de la Mongolie centrale et capitale de la province de Suiyuan, qui est encore entre les mains du gouvernement.est clans une situation critique.On a reçu la dépêche au moment où Chungking attendait impatiemment la réponse des forces communistes aux propositions de cessation des hostilités faites par le gouvernement central.On s’attend à recevoir cette réponse au début de cette semaine.Le rapport gouvernemental dit que les communistes sont à proximité de Kweisui et qu’une colonne de 10,900 hommes s’attaque à la banlieue nord-est de la ville.Jopon Le général MacArthur a fait aujourd'hui une démarche pour éviter une pénurie de charbon au Japon.Il a demandé aux commandants américains en Chine, en Corée et dans les îles du Pacifique, de donner la priorité aux ouvriers des mines dans le rapatriement des forces militaires japonaises.Cette démarche a été provoquée par la constatation d’une baisse de cinquante pour cent dans la production de charbon dc Tile tic Hokkaido.C’est de cette île que le Japon tirera la plus grosse partie de son carburant pour faire face au rigoureux hiver auquel on s’attend.Philippines d'as- tion de Washington.Les dommages à Prince-Rupert (C.P.) — Les i semblage pour manufacturer les i maisons en série.Cela en a diminué notablement le coût”.! M.Pasmore a fait remarquer que ! la maison Faircraft est une maison j permanente et n'a rien des maisons j temporaires construites pendant la guerre.“Cette maison, dit-il, est mieux isolée et de là un plus faible Prince-Rupert, 5 travailleurs s’emplr ‘2nt encore à, t d {e rf chaleur restaurer lesPrC.omm^mcations ex é- : q„e beaucoup de maisons actuelie-rieures de Prince Rupe t, aujou ] ment construites à Montréal”, d hui, deux jours et demi après que , Quant à sa dlirée, M.Pasmore a de forts vents eurent balaye la re“ j dît fjiie les compagnies d’assurance gion, arrachant des poteaux et en- j cj je gouvernement canadien font dommageant les communications, sl]I.CPtte maison des prêts de vingt ferroviaires.j ans c’est donc dire que sa durée ___________________________________ j équivaut à celle des autres mai- ! sons.M.Pasmore a dit que cette maison coûte dc $3,800 à $4,500, ce qui comprend tout: le terrain, le sciage, le système de chauffage et toutes les autres dépenses.Les membres du conseil ont été ensuite reçus à un dîner servi dans le cafétéria de la Fairchild Industries.Négligence criminelle Léo Lemieux et sa femme, accu- Québec et l'Eglise , aux Etats-Unis ¦ou* Mgr Briard el Mgr Plessis par !• P.LAVAL LAURENT.OJT.M.Préface de 8.Em.le card.Villeneuve Deux évégues de Québec — Deux époques troublées — Deux pays en formation — Deux périodes héroïques de noire épopée missionnaire Ce qu’ont fait pour l'Eglise aux Etats-j s12,000 le total souscrit tors du huitième emprunt, ayant acheté pour $13,639,950 d’obligations du neuvième emprunt de la victoire.>•>.311 employes du Canadien Na- oroS'^VP.1 ^"scrit $13,033,850 et «finfi inftA!£'u!?nad.a ont aclieté Pour $606,100 d obligations.'Jn tableau détaillé révèle que “,"73 employés des quartiers généraux ont souscrit $456,350, 9.429 employés de ta région de TAtlanti-que ont souscrit $1,867,400, 32,748 rP'o.vés de Ja région centrale, $6,-800,300 el 20,884 employés de la région de l’Ouest $3,903,800.La région de l’Ouest est en tête avec 86.7 pour cent de son objectif.Lcs chantiers maritimes de Prince-Rupert ont dépassé de 18.2 pour cent l’objectif qui leur avait été fixé.La région centrale a' atteint 84.7 pour cent de son objectif et la division dc St-Jérôme est cn tête de cette région avec près de 50 pour cent de plus que son objectif.La région de l’Atlantique a atteint 64.4 pour cent de son objectif.La division de New Glasgow est en tête de cette région avec 85.8 pour cent de son objectif.Une innovation au Réseau national Pour la première fois au Canada, un système de communication radiophonique complet a été installé dons une gare de triage Le SCCOnd tclnoin entendu au quallii* c* livre: ouvrage aux ligne* 1er procès du lieutenant général japo- ré**, bourré d* noie*, au cour» duquel,! nais Tomoyuki Yamashita, un Pni-!par de* témoignage* 1** plu* ln*oupçon-: S)-,S sc poursuit Hppin du nom de Joaquin Galang, !né*.l'aulenr démêle tans le* briser àj 1 a déclaré aujourd'hui avoir enten-!peu pré* tou* le* ül* d’un écheveau i '* du ce mililaire refuser avec colère ; inextricable.de révoquer un ordre de “tuer tous i Acheter c# livre, c’e*i en même Ismp* les Philippins et de détruire toutes ; rendre hommage à un Jeune travailleur I est up ordre! se se Yamashita.Celui-ci i leurs villes”.“Un ordre mit exclamé doit être exécuté, arrive que pourrai” Le premier témoin, Narciso Lapus, avait accusé directement Yamashita d’avoir ordonné que les lies fussent “débarrassées des Philip-nins avant le retour des Américains”.Lapus a été contre-interrogé longuement par l'avocat du général Yamashita, te colonel Harry Clark.C’est aujourd'hui l^ septième jour du procès de Yamashita.disparu prématurément, dont le contact i promet 1* double plaisir de l'intérêt sou- ! i tenu et de l'honnêteté scientifique, Accusé d'homicide involontaire SERVICE DE LIBRAIRIE DU ’’DEVOIR'' Retenez le “Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphenes au service du tirage i BElalr 3381'’: Il vous donnera l’adresse d'un dépositaire de votre voisinage.i Accusé d’homicide involontaire.Jean-Marie Guertin, de Marieville, j comparaissait ce matin devant les i tribunaux.Guertin est accusé à la : suite dc la mort du soldat Gérard Mélodie, survenue dans l'ambulance militaire qui le transportait à Thô-pilal du chemin de la Reine-Marie.Mélodie avait tout d’abord subi : un accident el on Tavait transporté à St-Luc.Plus tard, une ambulance militaire est venue le chercher el la victime subit un autre accident, fatal relui-lè.‘instruction de Tenquéte se pour-su.Pris sur le foit, il s'avoue coupable L’agent de police Fyfe, qui était de faction sur le boulevard Monk-land, samedi soir, a vu quelqu’un à l’intérieur du magasin portant te numéro 5555, de la rue St-Patriee.11 Jui a alors ordonné de se rendre mais le cambrioleur s’est sauvé par le puits de lumière, longeant ensuite la rivé du canal Lachine.Toutefois, le policier l’a attrapé et ie prévenu comparaissait ce matin devant les tribunaux criminels.II s’agit de Henri Laframboise, âgé de 19 ans, sans adresse au dossier, qui a avoué sa culpabilité, devant le juge Enriglit, à trois accusations, à savoir de s’être introduit de nuit et par effraction, dans nn établissement avec l’intention d’y commettre un vol; de possession d’instruments dc cambrioleur ainsi que dc possession illégale d’arme à feu.Sa sentence sera prononcée le 20 du courant.Magasin cambriolé M.O.-H.Vian, marchand tenant commerce, à 4270 ouest, rue Saint-Jacques, a reçu la visite lies cambrioleurs au cours de la nuit de samedi à dimanche.Ceux-ci se sont emparés de 20 paletots d’une valeur de $900, ainsi que de 25 habits ! cacitf évalués à $500.De plus, les voleurs j (l’exploitation Pour ta première fois au Canada un système de communication radiophonique complet a été installé ; dans une gare de triage.Des expériences se font actuellement à -la ;gare dc triage du réseau national à j la Longue-Pointe cn collaboration j o\( < la compagnie Canadian Marco-’ni.Il n’est plus besoin d’ordres par j écrit ni de signaux.Au simple fou-: cher d’un bouton sur un microphone, le contact est établi entre les bureaux et les locomotives.En quelques secondes, des ordres sont émis, 1 reçus et vérifiés.Dix locomotives et deux bureaux sont équipés de postes émetteurs et ! récepteurs.Les unités de contrôle | central sont situées dans les bureaux.Un radio muni d’une antenne semblable à celle utilisée sur les automobiles est placé sur le tender de | chacune des locomotives.Il est muni d’un haut-parleur et d’un microphone qui assurent la communication entre une locomotive et une autre locomotive, une locomotive et les postes centraux, enfin les postes centraux et les locomotives.; Si ces essais sont couronnés de j succès, il s’ensuivra une diminu-j tion «les heures de travail et des | heures de service des locomotives, jet une accélération, parfois de 24 i heures, des expéditions de mnr-! chandises, ce qui urncnerail une révolution du système d'exploitation des 23,000 milles de voies du réseau national.L’utilisation d'un système de communication radiophonique accélérerait le mouvement des trains i et assurerait une plus grande effi-et une plus grande économie , a déclaré M.M.F.Vol dons les bureaux provinciaux La Sûreté provinciale rapporte qu’un vol a été commis au bureau provincial d’enregistrement, au cours de ta fin de semaine.Les voleurs ont tenté d’ouvrir un coffre-fort au moyen d’une torche mais ils n’y sont pas parvenus.Ils se sont ajors emparés de dactylographes ainis «jne d’autres articles, le tout d’une valeur de $800.Des détectives ont été dépêchés sur les lieux.Quatre détenus pourvoi à main armée London, Ont., 5 (C.P.) — La police délient aujourd’hui quatre personnes pour les interroger au sujet du vol à main armée perpétré à la Banque dc Toronto près do Dorchester, samedi.La police a dit que la plus grande partie des $2,500 en argent solide et les obligations pour une valeur de 10 à 12 mille dollars ont été retrouvées ainsi que les armes qui ont servi aux voleurs.T,es quatre détenus sont: Torn Harrison, 22 ans, Patrick Kelly, 20 ans, James Orville, 22 ans, et Lor-ne Murray, 24 ans.ont pris des fourrures d'une valeur j Finnemore, ingénieur électricien en inconnue.'ichef du Canadien National.Suites françaises Chroniques du "Figaro" recueillies par Léon Cotnareanu.Deux volumes : 367 et 437 pages.Au comptoir $4.25 la série, par la poste $4.50.SERVICE DE LIBRAIRIE DU ''DEVOIR” T, . ï LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 5 NOVEMBRE 1945 VOLUME XXXVI — Nn 253 Neutralité du Bloc dans la Beauce M.André Laurendeou, chef provincial du Bloc populaire, déclare que son mouvement observe provisoirement une neutralité sans bienveillance pour qui que ce soit — Congrès régional à Saint-Jean — La session de Québec Saint-Jean, — “En face vieux partis une politique j (Spécial au Devoir) de l’impuissance des j instaurer à Ottawa vraiment canadienne et a donner au Québec les «randes lois sociales réclamées depuis longtemps.nous sommes fermement convaincus que l’existence du Bloc populaire canadien comme mouvement distinct et libre, répond a une impérieuse nécessité”.C est Pike River, et une foule Notre session ô Québec nous ce que déclarait, hier après-midi, M.André Laurendeau, chef provincial du Bloc, au cours d’une allocution devant les délégués des quatre comtés de Saint-Jean, Iberville, Brome et Missisquoi, réunis en con-srrès régional dans le soubassement rie l'église Saint-Edmond, à Saint-Jean.“C'est ilire que nous entendons conserver notre identité, sans alliance ou fusion d’aucune sorte; noits entendons suivre la politique en ligne droite, cette politique illustrée par vingt années de vie publique de celui-là même qui fut le fondateur du Bloc, M.Maxime Raymond.Cet héritage magnifique d’intégrité et d’honneur, nous entendons non seulement le conserver jalousement, mais aussi le faire fructifier dans le même sens et suivant le même idéal."Depuis trois ans que le Bloc existe, quatre ou cinq fois par année, des rumeurs sont lancées par des gens intéressés à brouiller les cartes.Le “Bloc”, dit-on, va conclure une alliance.Tantôt l’on prétend qu’il s'esl entendu avec le parti libéral, tantôt avec l’Union nationale.F.e temps passe.La population s’aperçoit bientôt que res rumeurs n’étaient pas fondées.On me dit qu’une nouvelle offensive de ce genre vient d’être déclenchée.Du fait que notre mouvement n’a pas de candidat dans la Beauce, on en conclurait, dans certains milieux, que nous sommes à la veille de nous unir à l’un des vieux partis.“Je déclare avec la plus grande énergie, que cela est faux, que la rumeur ne repose sur rien, que personne n’a le droit île parler en notre nom dans la Beauce, et que nous y observons, provisoirement, une neutralité sans bienveillance pour qui que ce soit.Nous dénonçons, par avance, quiconque voudrait utiliser le prestige du Bloc au bénéfice de l’un ou l'autre des belligérants.Cela est catégorique et sans appel”.a plupart des paroisses représentées Ce congrès groupait des représentants de la plupart des paroisses des comtés de Saint-.Tean.d’Iberville.de Brome et de Missisquoi.Il était présidé par M.Dollard Bris-son, maire de la oaroisse de Sainte-Brigide d’FbervlHe.On remarquait sur l’estrade MM.Ojustave Signori et J.-A.Boulais, de Saint-Jean, Me Maurice Archambault, de Farnham, MM.Alphonse Roy.de Saint-Alexandre, Ernest Poirier, de Sutton, Charles Roy, secrétaire-général du Bloc, J.-H.Désy, industriel de Montréal, le Dr Antonio Bernier, échevin de Farnham.le Dr P.Archambault, d’Henry ville.Charlemagne Hébert, d'Iberville, Gérald Dion, maire d’Adamsville.Arthur Proulx, d’Iberville, Bernard Lanctôt, de Frelighsburg, Edouard Clément, de Mansonville, Bernard Lanctôt, de Frelighsburg, Léonard Provençal, secrétaire du Bloc «le Saint-Jean, P.-G.Ostiguy, de Saint-Césaire, secrétaire «le l’Association du Bloc de Rouville, Elphège Da- gesse, de d’autres.Le président, M.Brisson, prononça une courte allocution dans laquelle il souhaita la phis cordiale bienvenue à tous les délégués.Les autres orateurs furent MM.Gustave Signori, président de l’Association du Bloc de Saint-Jean, Maurice Archambault, président du comité provisoire de Brome-Missisquoi, C.harles Roy, secrétaire-général du Bloc, Au cours de la réunion, inverses résolutions ont été présentées par les délégués et adoptées à l’unanimité.Parmi les résolutions, il faut mentionner en particulier celles où l’on réclamait que les allocations familiales soient libres de tofttes taxes au même titre que les allocations de dépenses pour les indus, triels et les députés; qu’aucun salaire de célibataire inférieur à $1000 ne soit taxable, qu’aucun salaire de gens mariés inférieurs à .'B‘2,0(>() ne soit taxable comme c’est le cas aux Etats-Unis; que les exemptions pour les enfants à charge soient reportées à $400, que la taxation à la source soit abandonnée pour tous les salariés et «inc le gouvernement fédéral reconnaisse par écrit sa dette «'> l’épargne obligatoire au moyi d’un document négociable.Manuel d’initiation i l’Action Catholique par le R.P.Raymond DUNN.S.J.Cet ouvrage tait suite à "Mon Cahier l’Action Catholique" (une impression po-.ycopiée) dont il est pratiquement la cinquième édition.Pour répondre à la demande sans cesse croissante, nous avons dû livrer à l’Impression te présent Manuel.L’auteur en a prollté pour reviser son texte et l’enrichir des plus récentes directives sur l’Action catholique.Ce "Manuer résume les auteurs clas-«tqnes tels que Clvardi.le chanoine Card-llyn, Lelotte.A une doctrine très sûre, 11 iolnt des remarques de technique extrêmement pratiques.C’est d’ailleurs te but visé de mettre entre les mains des militants un véritable instrument de travail, peur la iormation des membres et l’organisation des sections.Au comptoir ou par ta poste 0.7Ss.MM.Signori et Archambault Au cours de son discours, M.Si; gnori a déclaré que les raisons qui avaient présidé à la fondation du Bloc en 1042 existaient toujours.“Une politique canadienne à Ottawa est nécessaire plus que jamais, a-t-il affirmé.Ua situation internationale est loin d’être claire et nous pouvons d’un moment à l’autre nous retrouver eu face d’une nouvelle guerre mondiale.On parle de conscription en temps de paix; c’est pour mieux préparer la conscription pour le prochain conflit.Déjà on commence à orienter l’opinion vers le militarisme et pour, tant, c’était pour l’établissement d’une paix durable qu’on avait lancé le Canada dans la guerre en 1939”.En parlant ensuite de la politique interne du pays, M.Signori accusa les deux gouvernements fédéral et provincial «le tourner les alloea-liotis familiales en ridicule.On retire d’une main ce qu’on donne de l’autre.Le père d’une famille nom-lireuse qui gagne un salaire moyen de îtilNOO à $2,000 par année ne relire en réalité qu’un dollar par mois pour toute sa famille.On donne Je j chèque à la mère, mais l’on dimi-nue le salaire du père par l’impôt.Ii faudrait de toute nécessité que les allocations familiales ne soient pas taxées comme elles le sont sous le système actuel.Le gouvernement provincial parlé de verser une différencia pour compenser l’échelle décroissante du fédéral.C’est un beau geste, mais rien n’a encore été fait.Probablement, si jamais ce versement est fait, il sera soumis à l’impôt fédéral, et en conséquence la province de Québec paiera encore de l’argent au trésor fédéral.Considérer le problème sous toutes ses faces et vous verrez qu’il est loin d’être avantageux pour les familles nombreuses.Mc Maurice Archambault, candidat du Bloc dans Brome-Missisquoi aux récentes élections fédérales, fit le tableau des gains enregistrés dans son comté dans l’annee qui suivit les élections provinciales de 1944.Le nombre des votes accordés au Bloc dans les deux comtés en 1945 dépasse de 10(H) celui accorde au Bloc en 1944.Il cita à cet effet quelques chiffres intéressants.Dans une paroisse, la paroisse de Sle-Sa-idne, le Bloc a obtenu la majorité absolue en 1945, tandis qu’en 1944, il n’avait recueilli que 25 votes.‘ Nous devons continuer notre travail, dit-il, avec le même entrain et la même persévérance.M.Charles Roy Le secrétaire général du Bloc insista sur la nécessité de la petite organisation de paroisse.Pour atteindre le succès désiré, il faut organi-au point de vite électoral cha- “(juel était le message que avions à faire entendre à Quebec, j au lendemain des élections provinciales?” demanda M.Laurendeau, durant son discours."Nos 290,000 électeurs réclament une politique pour eux, nettement pour eux.et non plus une politi«iiie en fonction de l’Empire, des trusts et «les intérêts «le parti.Qu’avions-nous d’abord promis?En premier lieu, d’être «les députés actifs, qui étudieraient la législation, et «pii ne se contenteraient pas de voter a l’aveuglette.On avait affirmé que, sans expérience, nous n’oserions lias, ou tout au moins nous ne saurions pas intervenir dans les débats.“Or, après quatre mois de session, des amis ont fait le compte de nos activités en Ghambre.D’après leurs calculs, les trois démités du Bloc à Québec sont intcrvflBus exactement cent fois, et ils ont prononcé cinquante-trois discours.Que montrent ce chiffre?S’il ne prouve i>as que nos interventions furent nécessairement opportunes, ils montrent au moins que nous avons travaillé ferme, et que devant chaque loi, chaque question importante, les députés du Bloc se sont levés pour faire eonnaitre leur point de vue.“Qu’avions-nous promis en outre?Nous avions promis de rester complètement indépendants de tous les partis qui seraient représentés à Québec, indépendants en particulier des deux vieux partis.Dès mon premier discours, 14 février 1945.i?rappelais l'indépendance complète «le notre mouvement.Bien des lois, bien des mesures nous furent présentées.Bien des fois, à la suite’de discussions longues et souvent inutiles, la voix du président et la cloche de la Chambre appelèrent les députés à voter.Le chef provincial cite ensuite des chiffres «pii démontrent que le Bloc a voté treize fois avec le gouvernement et 24 fois contre.Ces 37 votes sont ceux enregistrés au procès verbal de la Chambre.Il y eut des votes importants, comme ceux sur les lois et les amendements.Ils sont au nombre de 16 et sur cela, le Bloc a voté 7 fois avec le régime du pouvoir et 9 fois contre.Les origines montréalaises de Sainte-Thérèse Conférence de M.l'abbé Philippe Labelle, devant les membres de la Société Historique de Montréal M.l’abbé Philippe Labelle, professeur au séminaire de Sainte-Thérèse, a démontré mercredi soir, devant les membres de la Société historique de Montréal, réunis à la bibliothèque de la ville, que Sainte-Thérèse a des origines montréalaises: les familles Dugué de Bois-briand et Blainville, de Montréal, ont ouvert à la colonisation le domaine qui englobe aujourd’hui plusieurs centres importants.Le 24 septembre 1663 a lieu la première concession royale à Si-drac Dugué de Boisbriand.Le 1er mars 1714.elle retourne à la Couronne.Cependant, quatre jours plus tard, elle est de nouveau concédée aux deux gendres de Dugué: Gaspard Piot de Langloiserie et Jean Petit.En 1718, le fief, communément appelé des Mille-Lsle, est divisé en deux seigneuries: une partie prendra le nom de Blain-ville en l’honneur du gendre de Marie-Thérèse Dugué, Madame Langloiserie: l’autre sera bientôt connue sous le nom de seigneurie Dumont, en souvenir d’Eustache Dumont, gendre et héritier de Jean Petit, (’.’est l’origine de la division entre Saint-Eustachc et Sainte-Thérèse.Des Duguay aux Blaiitville par un mariage Marie-Thérèse Duguay (167t-1744), déjà héritière du fief, de l’ile Sainte-Thérèse, en face de Varennes.devient aussi l’héritière du fief des Mille-Isles, à la mort de son mari.Pint de Langloiserie, en 1715.Vers 1 730, la chê.telaine montréalaise conduit les premiers colons dans la forêt du nord, Suzanne de Langloiserie, sa fille, épousera Jean-Baptiste de BlainvM-le en 1730.C’est donc par un mariage que nous passons, dit le conférencier, des Duguay aux Blainville.en 1735, Jean-B.de Blainville décide de se faire lui-même colon afin d’entraîner d’autres bonnes volontés.Entre 1740 et 1750.il y a une ruée de colons vers les terres de Blainville.Selon M.Labelle, les seigneurs de Blainville seraient les premiers à avoir habité leur seigneurie, à File au May (et non .l’île de Mai).Plus tard gouverneur du Fort Présenta- tion, J.-B.de Blainville fut tué en 1756, sur l’Ohio, an cours d’un combat.Son fils Louis s’est signalé à la bataille de la Monongahéla.Après la conquête, il repassa les mers, ce qui explique qu’il n’y a plus de Blainville au Canada.Moulin et chapelle Quant à Suzanne Piot de Langloiserie (Mme de Blainville), elle voit la tcolonisation prendre un grand essor à Blainville, à Dumont, à Terrebonne, aux Deux-Montagnes et ailleurs.Elle meurt en 1769.Avec elle se termine la lignée des seigneurs montréalais.Ses deux filles, Thérèse (Mme Lamarque), et Ma-rie-Hypolite (Mme Hertel), s’établissent dans leurs manoirs respectifs à Blainville.Un moulin banal s’élèvera, suivi d’une chapelle dédiée à sainte Thérèse, sans doute en l’honneur de la châtelaine qui recevra les honneurs du banc: Thérèse de Blainville.Publications de la Société Mgr Olivier Maurault, président de la Société historique, a remercié M.l’abbé Labelle et a annoncé que la Société historique va publier le Premier registre de Montréal et le recuil des travaux de la Deuxième semaine d’histoire du Canada.Ces deux ouvrages auront environ 480 pages chacun.; Un remarquait parmi les- auditeurs, outre les personnes nommées: MM.Aristide Beaugrand- Champagne, vice-président; Jean-Jacques Lefebvre, secrétaire général; le chanoine Philippe Char-trand, curé de Sainte-Thérèse; l’abbé Elic-J.Auclair, le chanoine Lionel Groulx, Gérard Malchelosst, Ubalde Baudry, R.Raymond, Emile Falardeau, Gustave Belle-fleur, Dr E.-P.Poitras, le Père P.* T, Trudeau, O.P.; M.Fabbé Adélard Desrosiers, M.l’abbé Armand You, MM.René Desmarais, Picrre-J.-O.Boucher, Gaston Derome, Alfred Ayotte, Jacques Mathieu, Paul-B.Dorvai, Henri Gagnon, Louis Richard, Mme F.-F.Martel, Mlles Juliette Chabot, Jeanne Grégoire, Stella Lemieux, S.Borduas, M.Prud'homme, L.-E.Toupin, Y.Mercier, M.Mercier, Marguerite Du-charme, M.Laflamme, F.Lacroix, F.Savant et E.Gauvin.Retenez le "Devoir" d'avonc# chez votre dépositaire — c'est It SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphenez au service du tirage r BElair 3361* : il vous donnera l'adress' d’un dépositaire de votre voisinage.Election des officiers Au cours du congrès, il y eut élection des officiers dp l’Association du Bloc des comtés d’Iberville, de Brome et de Missisquoi.M.Dollard Brisson, maire de Sainte-Brigide, g été réélu président de l’Association du Bloc d’Iberville.I.es autres officiers choisis sont: MM.T.udger Léger, de Sabrevois, vice-président; Philippe Stébenne, d’Iberville, secrétaire, et Charlemagne Hébert, d’Iberville, organisateur.T.es directeurs représentant les différentes paroisses du comté sont MM.Laurent Comeau, Henryville; Albert Sheridan, Saint-Sébastien, Philippe Stébenne, Iber-' ville, J.-B.Plourde, fils, Saint-Grégoire, Alphonse Roy, Saint-Alexandre, Dollard Brisson, Sainte-Brigide, et Alfred Marion, Sabrevois.Les officiers de l’Association de Missisquoi sont comme suit: président, M.I.éo Choinière, de Dunham; vice-présidents, le Dr Antonio Bernier, échevin de Farnham, et Emile Côté, de Cowansville, et le secrétaire, M.Bernard Lanctôt, de Frelighsburg.Pour le comté de Brome, les officiers «le l’Association sont MM.Ernest Poirier, de Sutton, président; Gérard Dion, maire d'Adams-ville, vice-président, et Raymond Bonneau, de Sutton, secrétaire.Quant au comté de Saint-Jean, il possède depuis quelques mois une association du Bloc dont le président est M.Gustave Signori, de St-Jean, vice-président, Georges Saint-Pierre.secrétaire, Léonard Provençal; trésorier, Maurice Jacques; pronagandiste, Adrien Berger; J.-A.Boulais et René Grenier, directeurs.I®®'* ?|§æ59flj|!|j Ç 4 * 'v' .; *' 5 4' % < s ’ , î*' ¦i - m î ¦¦ ’ mm '¦ ;''V "b''.'> » , J A’AV -v • • ‘ ' >:>S - ÉJw 7:;.7 : :.>::7:77'77:77’- -:ï77.77V::7^;7^i- : : v,.ïÆmmm:* • ï*\.a' ' i* 'Vs -< ?ïf'ï J;U' gP < * : sA' ¦> T -i" ' ; 7 E AD APTATION BONIS, INDEMNITÉS ET PENSIONS AUX VÉTÉRANS HP E H AS I LITATI O N ÉDUCATION ET ORIENTATION DES VÉTÉRANS wm SERVICE DE par LIBRAIRIE DU "DEVOIR" ser .,.— — que village, chaque paroisse et chaque rang de nos comtés.A celte fin, dit-il, l’association du Bloc populaire canadien a été formée de façon à faciliter à nos membres la tâche de l'organisation.Il doit y avoir une association «lu Bloc pour chaque comté provincial avec des sections locales dans les différents villages.Après quelques mots «1 explications sur le fonctionnement de l’association.M.Roy invita cordialement les délégués à assister les 17 et 18 novembre à la réunion géné.| raie des membres «lu Bloc en l’hô-I tel Windsor à Montréal, et au ban-| quel à l’occasion du 3e anniversai-1 re de la fondation du Bloc.Banquet aux huîtres au collège Notre-Dame L’Association des anciens du collège Notre-Dame donnera sa partie d’huitres annuelle le 6 novembre, à 8 h.30, de l’après-midi.Plusieurs prix de présence seront donnés.Billets en vente an collège.Tous les anciens (professeurs êt élèves), ainsi que leurs amis, seront les bienvenus.L’adresse de plusieurs anciens nous manquant, nous prions les intéressés «le considérer cette invitation comme personnelle.(Communiqué) ECONSTRUCTION RÉORGANISATION DE L’INDUSTRIE ET DES EXPORTATIONS m/rc&A cwr* œowtt/vr/ GAGNONS LA PAIX! ACHETONS DES OBLIGATIONS DE LA VICTOIRE Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous au Service de Librairie du "Devoir" 430 est, rue Notre Dame.Montréal.MONTREAL leuilleton du “devoir Le Scarabée d’Or(,) par Edgar Poe Oh! oh! (ju'ret-r* quo crl«T Ce Rarcon a une lolla dan* Ke ïambe»! Il a été mordu par la tarentule.«Tout de travers) 7.(Suite) Le scarabée en descendant émergeait des branehes, et, si Jupiter l’avait laissé tomber, il serait tombé à nos pieds.Legrand prit immédiatement la faux et éclaircit un espace circulaire de trois ou quatre verges de diamètre, juste au-dessous de l’insecte, et, ayant achevé cette besogne, ordonna à Jupiter «le lâcher la corde et de descendre «le l’arbre.Avec un soin scrupuleux, mon Traduction Charles altaudc- ami enfonça dans la terre une cheville, à l’endroit précis où le scarabée était tombé, et tira de sa poche un ruban à mesurer.11 l'attacha par un bout à l'endroit du tronc «le l’arbre qui était le plus près de la cheville, le déroula jtts-jiiu'à la cheville, et continua ainsi à 'le dérouler clans la direction don-i née par ces deux points, — la che-| ville et le tronc, — jusqu'à la dis-I tance de 50 pieds.Pendant cc temps, Jupiter nettoyait les ronces avec la faux.Au point ainsi trou-jvé, il enfonça une seconde cheville, t duquel il décrivit grossièrement un cercle de quatre pieds «le diamètre environ.Il s’empara alors d’une bêche, en donna une à Jupiter, une à moi, et nous pria de creuser aussi vivement que possible.Pour parler franchement, je n’avais jamais eu beaucoup «le goût pour un pareil amusement, et dans le cas présent je m’en serais bien volontiers passé; car la nuit s’avançait, et je me sentais passablement fatigué de l’exercice que j’avais déjà pris; mais je ne voyais aucun moyen de m’y soustraire, et | je tremblais de troubler par un re-j fus la prodigieuse sérénité de mon pauvre ami.Si j'avais pu compter ! sur l’aide de Jupiter, je n'aurais ; pas hésité à ramener par la torce j notre fou chez lui; mais je connais-[ sais trop bien le caractère du vieux I nègre pour espérer son assistance, dans le cas d’une lutte personnelle avec son maître, et «laits n’importe quelle circonstance.Je ne doutais pas que Legrand n’eût le cerveau infecté de quelqu’une des innombrables superstitions «lu Sud relatives aux trésors enfouis, et que cette iimmiualion n'eût été confirmée par la trouvaille du scarabée, ou peut-être même par l’obstination «le Jupiter à soutenir que c’était un scarabée d’or véritable.Un esprit tourné à la folie pouvait bien se laisser entraîner par de pareilles suggestions, surtout quand elles s’accordaient avec ses idées favorites préconçues; puis je me rappelais le discours «lu pauvre garçon j relativement au scarabée, indice de sa fortune! Par-dessus tout, j'etais 1 cruellement tourmenté et embarrassé; mais enfin je résolus de faire contre fortune bon coeur et «le bê-chcr de bonne volonté, pour convaincre mon visionnaire le plus tôt possible, par une démonstration oculaire, «le l’insanité de ses rêve-J ries.Nous allumâmes les lanternes, et nous attaquâmes notre besogne jvec un ensemble et un zèle dignes d'une cause plus rationnelle; et, comme la lumière tombait sur nos personnes et nos outils, je ne pus m'empêcher de songer que nous composions un groupe vraiment pittoresque, et que, si quelque^ intrus était tombé par hasard aiimi-lieu de nous, nous lui aurionsiap paru comme faisant une besogne bien étrange et bien suspecte.Nous creusâmes ferme «leux heures durant.Nous purlions peu.Notre principal embarras était causé par les aboiements du chien qui prenait un intérêt excessif à nos travaux.A la longue, il devint tellement turbulent, que nous craignîmes qu’il ne donnât 1 alarme à quelques rôdeurs du voisinage, — ou plutôt, c’était la grande appro hension de Legrand, — car, pour mon compte, je me serais réjoui de toute interruption qui m’aurait permis de ramener mon vagabond à la maison.A la fin, le vacarme fut étouffé, grâce à Jupiter qui, s’élançant hors du trou avec un air furieusement décidé, musela la gueule de l'animal avec une de ses bretelles, et puis retourna à sa tâcha avec un petit rire de triomphe très grave.Les deux heures écoulées, nous avions atteint une profondeur de cinq pieds, et aucun indice de trésor ne se montrait.Nous finies une pause générale, et je commençais à espérer que la farce touchait à sa fin.Cependant Legrand, quoique évidemment très déconcerté, s’essuya le front d’un air pensif et reprit sa bêche.Notre trou occupait déjà toute l’étendue du cercle de quatre pieds «le diamètre; nous entamâmes légèrement cette limite, et nous creusâmes encore de deux pieds.Bien n'apparut.Mon chercheur d’or, dont j’avais sérieusement pitié, sauta enfin hors du trou avec le plus affreux désappointement écrit sur le visage, et se décida, lentement et comme à regret.à reprendre son habit qu’il avait ôté.avant de se mettre à l'ouvrage.Pour moi, je me gardai bien de faire aucune remarque.Jupiter, à un signal de son maître, commença à rassembler les outils.Cela fait, et te chien étant démuselé, nous reprîmes notre chemin dans un profond silence.Nous avions peut-être fait une douzaine de pas, quand Legrand, poussant un terrible juron, sauta sur Jupiter et l'empoigna au col.let.Le nègre stupéfait ouvrit les yeux et la bouche dans toute leur ampleur, lâcha les bêches et tomba sur les genoux.— Scélérat! criait Legrand, en faisant siffler les syllabes entre ses dents, — infernal noir! gredin de noir! — parle, le dis.je! — réponds-moi à l’instant, et surtout ne préva-rique pas! — Quel est, quel est ton oeil gauche?— Ah! miséricorde! Massa Will! n'cst-cc pas là.pour sûr, mon oeil gauche?— rugissait Jupiter épouvanté, plaçant sa main sur l’organe droit de hi vision, et l’y maintenant avec l’opiniâtreté du désespoir, comme s’il eût craint qufe son maître m- voulût le lui arracher.— Je m’en doutais! — je le savais bien! hourra! vociféra Legrand, en lâchant le nègre, c»' exécutant une série de gambades et de cabrioles, au grand étonnement de son domestique, qui, en se relevant, promenait, sans mot dire, scs regards de son maître à moi et de moi à son maître.___Allons, il nous faut retourner, «lit celui-ci; la partie n’est pas perdue.(A suivre) «* ' T—\ 5-XI-45 O» lourati unprtD,* »u no »JO m* Notrc-Dem* mi.a Montréal dm ITmpn» nierte poputur* l* rMponMbtllt* umltMt.•dltrtca-proprlfttnlr*.** CUors** PaUMUC.directeur-garant. VOLUME XXXVI — No 253 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNül j NOvt.v.bAt 1^5 C«tt pm I* pj—rm» morst* •t r«ligicuie du genre humain que la Famille sera Mutouft régénérée •t ravitaillée •n Idéal ,j.t~\\ V r/ Tm i\! 0 N- Viv.C’eet per l'Influenee.fruit de sa personnalité morafe et inteHeptuelle.beaucoup plus encore que par l'exercice de pouvoirs définis.que la femme mènera le monde Rédactrice : Germaine BERNiER U sentiment de la nature chez la comtesse de Noailles tepnse des thés-causeries au Collège Marguerite Bourgeoys L’amicale Notre-Dame du Collè-ae MarKiierite-Bourgeoys inaugurait nier après-midi une nouvelle sai-ton de thés-causeries sous la présidence de sa nouvelle présidente, Mme Maurice Hudon.La conférencière invitée était Mme Robert Grégoire, qui a parle du “sentiment de la nature chez la comtesse de Noailles”.C’est la princesse enfant que présente d’abord à l’auditoire Mme Grégoire.Anna-Elizabeth de Bran-covan, comtesse Mathieu de Noailles, est née à Paris, rue de la Tour-MauboTirg, en 1876.Son père Hait homme • de grande discipline ft sa mère, une Grecque aux yeux illongés, était grande amie des arts.D’un tempérament nerveux et Imaginatif, de santé délicate, Anna de Brancovan passa son enfance parmi les jardins parisiens, les pay-mges de la Savoie et les bords du lac de Genève, dit en résumé Mme Grégoire.La nature l’impressionne déjà, elle adore très jeune le soleil.Ions les paysages de lumière.Elle ivait un penchant naturel pour l’étude, de nombreux professeurs pour t’instruire, et au retour de chaque promenade dans ta campagne un devoir de rédaction lui était imposé.C’est une gouvernante allemande, dont le nom est resté inconnu, qui lui fit découvrir l’enchantement des décors pastoraux.Toujours maladive et quelque peu hystérique, elle insiste pourtant pour suivre ses parents dans leurs voyages.Elle supporte assez mal d’ailleurs les con- ditions humaines de la vie et paraît embarrassée de son corps, etle aspire sans cesse à devenir autre chose qu’elle-même, ne serait-ce qu’une mousse.Dès ses jeunes ans le mystère de l’au-delà l’intrigue et elle avoue que vers six ou sept ans, il lui fut impossible de croire que son oncle Jean était allé au ciel en mourant comme on lui expliquait son départ dans la famille.Adolescente, elle lira Rousseau, Racine, Corneille; les poètes qui l'ont influencée paraissent être Musset et Hugo, Les lectures et les conversations philosophiques auxquelles on conviait l’enfant à cause de son esprit vif lui ont sans doute laissé une bonne part de son scepticisme.Quoique malade, l’étude reste partie intégrante de chaque jour de la vie de 'a jeune poétesse qui, par sa culture, son intelligence, son instinct des sens et des couleurs, dépassera les poètes du XIXe siècle.Elle n’appartiendra à aucune école poétique et sa principale source d’inspiration sera la nature.Comme Rousseau, c’est en se promenant dans la campagne que la nature s’empare de son être.Ses enthousiasmes sont l’effet de nerfs extrêmement sensibles et de son habitude de raisonner ses sensations.Au cours de ses excursions Anna de Noailles jouit de la douceur des repos et du silence, “ce bruit qui se déroule à l’envers”.Avec son imagination maladive c’est heureux qu’elle se soit attachée aux paysages de plein air parce que renfermée à Paris, remarque la conférencière, nous aurions eu probable ment d’elle des romans à la Germinal.Le sentiment physique de la nature est plus intense chez elle que chez n’importe quel spectateur, cependant elle marque une préfé rence pour la nature féconde et productrice sur la nature pittoresque.11 semble bien que personne avant Madame de Noailles ait senti la nature avec cette intensité; ses promenades, ses rêveries, tout devait servir à son inspiration.Comme chez Loti, qu’elle admire et imite sans s’en douter, l’Orient et la Grèce alimentent ses rêveries et son inspiration et celte femme a rendu à la nature un culte que personne avan: elle n’avait exprimé de cette façon.Sa sensibilité panthéiste qui sou-haitc une complète absorption avec les choses créées, une fusion de son corps au cosmos, peut être terriblement païenne, il est permis de déplorer le fait qu’elle a vicié le sentiment de la nature.Mme de Noailles a été douée de La femme et l'élaboration de certaines de nos lois L'idée d'un Bureau consultatif féminin siégeant au Parlement — La politique féminine, animée par le coeur, serait l'authentique prolongement de ce qu'on appelle aujourd'hui les oeuvres On lira sans doute avec grand intérêt le texte suivant donné récemment en causerie devant les membres de l’Institut Canadien à Québec, par te II.P.Bonaventure Pélo-quin, Nous connaissons tous le vieil adage parlemenlaire: no taxation without representation, pas de taxe sans consultation préalable des intéressés.Ne pourrait-on pas dire avec la même rigueur de bon sens: pas de lois, sans discussion préalable des intéressés?Un point sur lequel on semble n’avoir pas bien réfléchi jusqu’ici, c’est que les besoins familiaux auxquels l’Etat accepte si volontiers de pourvoir, se répartissent en deux catégories bien distinctes: besoins te de la vie sous ses aspects les plus vitaux; et nécessairement les conclusions tirées seraient aussi plus appropriées.C’est cette mentalité que l’on trouve dans les hauts rangs des Comités d’action catholique en certains pays; c’est également celle qui existait avant la guerre à Genève, ce grand centre international d’information.Cette prescience d’une organisation sociale plus large et plus com.préhensive a été entrevue par les fondatrices de la Fédération Nationale Saint-Jean-Bapliste de Mont, réal, il y a trente ans, lorsqu’elles ont réussi à convaincre certains de leurs concitoyens de l’utilité d’avoir une branche féminine, qui fédérerait toutes les activités des femmes, ayant trait, les uns aux attributions : afjn (je fortifier leur.aclion particu-dc l’homme, de l’époux, du père de n-'— i>-*: — famille, comme tel: statut légal de la société familiale, régie externe du foyer, associations économiques Hère, à l’occasion, dans une action , commune nationale.La Société St-1 Jean-Baptiste, encore exclusivement masculine, a amendé sa char- philantropiques, etc., dont le but | fe ^ cette occasion; et elle ne sem-est d’assurer le développement, 1 e- - ble pas s’en être repentie.Ce grou-panouissement de cette même so-1 pe a eu une influence sociale fort i ciété; les autres, ayant trait aux | heureuse; mais comme tout ce qui j attributions de la femme, de l’epou- est nouveau et présente une cer-se, de la mère de famille: régie in-1 terne du foyer, éducation, instruc- taine transformation de l’esprit et des coutumes, surtout en ce qui re-tion des enfants, police des moeurs, ^ garde la femme, on eut à lutter pour assistance aux orphelins, aux misé-reux, aux souffreteux de toutes sortes.> L’Etat, en particulier notre Etat chrétien, légifère avec empressement au sujet de toutes ces nécessités indistinctement, nous le savons, et nous nous en réjouissons.Toutefois, nous ne pouvons nous empê-cher de remarquer que, au sein de nos Parlements, à venir jusqu’aujourd’hui, il n’y a encore que des représentants du sexe masculin, au- __— X ^ *• Àf A -vn fômi- former l’opinion.* * cun, ou à peu près, du sexe féminin, auxquels reviendraient si bien, il nous semble, l’étude et l’élaboration des projets de lois relatives aux attributions féminines.C’est là, à notre avis, une lacune, une carence regrettable, cause de bien des faiblesses dans notre administration.Disons-le franchement: il devrait y avoir, au sein de nos Parlements, tout à côté de la Chambre législative de nos députés masculins, au moins un Bureau consultatif féminin, composé de femmes respectables, suffisamment instruites, expérimentées et très conscien.cieuses, représentantes des diverses classes de notre société, auxquelles on déférerait, au cours des sessions parlementaires, l’étude de tous les problèmes sociaux et l’élaboration des lois avant trait aux nombreuses attributions de la femme et du foyer, telles qu’énumérées plus haut: régie interne du foyer, programmes éducationnels, police des moeurs, particulièrement en ce qui regarde la femme, travaux d usine, services de bureau, assistance publique dans les hôpitaux, les sanatoriums, les hospices, les crèches, etc.Parce que plus experte en toutes ces fonctions, la femme en saisit mieux que l’homme toutes les nécessités.Evidemment, les conclusions auxquelles les membres de ce Bureau consultatif en arriveraient n auraient force de loi gu’apres avoir été soumises à la deliberation du Conseil des députés masculins et approuvées par lui, comme pour toute autre loi d’ailleurs; mais qui n’admettra à l’avance que les hommes seraient la plupart du temps surpris de la justesse et de l’oppoi-tunité des observations féminines en tout ce qui regardera régie interne.comme le bon renom et la protection du foyer.La Chambre délibérante masculine et ce Bureau consultatif féminin formeraient, en effet, comme un vaste Comité mixte, qui bénéficierait de la collaboration des deux grandes divisions de l’humanité, dans un but d’intérêt commun.Il y aurait là une conception plus large et plus réalis- Pour ce qui est des qualifications ! exigées des candidates à ce Bureau j consultatif provincial, nous propo-1 serions les suivantes, quitte à y re-1 venir évidemment: 1) Trente ans d’âge, au moins; 2) Diplôme de cours élémentaire; 3) Pour les neuf-dixièmes, titre de mère ou d’épouse; 4) Recommandation des autorités religieuses et civiles.Quant aux sources d’informations, nous signalons: 1) Les institutrices et les inspecteurs qui les ont formées; 2) Les curés et les maires des paroisses où elles ont vécu.La proclamation des élues pourrait être faite par le conseil de l’Instruction publique; leur nombre et leur circonscription, tout comme pour les consèillers législatifs, serait celui des divisions électorales: 24.Ce choix direct par l’Autorité écarterait le mode électoral du scrutin populaire, qui semble moins bien convenir à la femme.N’est-ce pas de là que sont venues la plupart des objections des juristes et des canonistes?D’ailleurs, nos sénateurs et nos conseillers législatifs ne sont-ils pas choisis d’une façon analogue, et nous ne nous en portons pas plus mal.Au Parlement, ces représentantes du peuple siégeraient dans un local différent de çelui de nos députés, autre département du salon de la race! Et nous avons tout lieu de croire qu’elles nous feraient honneur.Faisons-leur confiance! D’ail-leprs, quand donc avons-nous eu à nous plaindre de l’étiquette de nos mères et de nos grandes soeurs?.* * * Nous avons la conviction que de nombreux et précieux fruits découleraient de l’addition et du bon fonctionnement de ce nouvel organisme parlementaire.Que d’excellents conseils sont donnés par nos pasteurs, et que de précieuses suggestions sont faites bien souvent par nombre de femmes sérieuses, auxquelles il ne manque pour être efficaces, que la sanction des lois.Eh bien! nous serions là sur le che.min du succès.N’hésitons pas à le prendre! * * * Les limites précises de ce nouveau cadre d’activités, de profes.sions et de services, la femme, avec son intuition coutumière, innee devrais-je dire, aura vite fait de les découvrir.On a parlé, dit M.Romier, du rôle de ménagère sociale que la — femme pouvait jouer envers la col-.i„ m,i lectivité.Quel programme ce mot façon dangereuse par la nature qui ne contjenl.}i pas?n sous-entend lui a donné des instincts que les au- i.organjsation ,|e ]a société et de ses l’hygiène et 1 assistance publique ] dirigées d’une façon qui les rende humaines et bienfaisantes pour tous, il sous-entend enfin la mise dans la vie sociale de cette note de grâce et de distinction dont les loyers tes plus modestes savent s’orner sous l’impulsion d’une femme riche des dons de son sexe.Programme séduisant en vérité, dont l’application susciterait la naissance d’une foule d’emplois inconnus ou mal connus encore, qui ne pourraient être utilement tenus par des hommes, nés pour une autre mission”.“Il ne saurait, d’ailleurs, ce programme, rejeter la plupart des pro.fessions masculines déjà exercées par des femmes.Mais l’esprit de ces dernières, pénétrant ces professions, les féminiserait, pour ainsi dire, et en ferait des champs d’acti-vité, où la femme pourrait atteindre le plus haut rayonnement.‘Des femmes médecins, des femmes avocats, des femmes magistrats, des femmes policiers, des femmes ingénieurs, des femmes inspecteurs du travail, mais pourquoi pas?“Nous ne voyons pas, nous dit toujours le même auteur, qu’il puisse y avoir dans cette rencontre de la femme avec des professions considérées jusqu'à ce jour comme essentiellement masculines, de quoi chagriner et troubler les esprits.Médecin, la femme peut l’être, mais à la façon d’une femme: maternellement.Les consultations prénatales, les consultations de nourrissons, l’inspection médicale des écoles, l’éducation des enfants anormaux, le domaine de la pédiatrie, n’y a-t-il pas là un immense champ ouvert à l’action et à l’influence des mères?“Avocat, mieux que l’homme, la femme peut assumer la traditionnelle défense de “la veuve et de l orphelin”, solliciter de la justice plus de clémence pour l’enfant délinquant en même temps que l’inciter à un plus vigoureux effort en faveur d’une oeuvre de redressement.Magistrat, ces causes trouve, raient en elle un appui sans cesse en éveil.” assaisonnements jouent un grand rôle EATON Heures d'affaires : 9 h.30 à 5 h.30 samedi compris.Les cuisiniers de grand renom ' doivent leur réputation à la saveur 1 inédite et subtile des mets qu'ils | servent, ("est l’assaisonnement de i mets parfois ordinaires qui a rendu leur cuisine mémorable.Un bouquet d’herbes fines laissé ! dans la soupe ou la sauce pendant l quelques minutes seulement est un des secrets de la cuisine française, ; fameuse dans le monde entier.Quand les membres de la famille j étendent le bras pour la salière et la poivrière avant de goûter aux j mets, il est grand temps de varier j les assaisonnements.Nombreuses 1 sont les maîtresses de maison qin se sont fait une réputation de cuisi- j nière émérite en ajoutant un clou de girofle à leur ragout, une pincée de gingembre au boeuf à la mode, un peu de muscade à la courge ou à j ménagères de la section des con- \ sonimateurs du ministère fédéral de l’Agriculture suggèrent des va- ( riantes à des mets d'usage courant.! la soupe aux tomates.Le secret est d’ajouter les assai- j sonnements par petite quantité, ils | assaisonneront tout fn laissant au [ met sa saveur naturelle.Les techniciennes en sciences BOULETTES AUX KEVES 2 tasses de fèves sèches cuites; 3 tasses de flocons de maïs; 3 c.à table d'oignon finement hâché; 1 oeuf; 1 c.à table de catsup; % c.à thé de set; !4 c.à thé de poivre; 3 c.à table de gras.Ecraser partiellement les fèves.Rouler les flocons de maïs en miettes fines.Mélanger les,, fèves, les flocons de niais, l’oignon, l’oeuf, le catsup, le sel et le poivre; bien mê.1er.Façonner en boulettes; frire dans le gras jusqu'à ce que brun, tourner seulement une fois.Servir avec une sauce au catsup.Donne: six boulettes (3 pouces de diamètre).SAUCE AU CATSUP w Bonnes nouvelles! Métronomes! RECEMMENT ARRIVES DE SUISSE Il y a quelques années déjà que nous n'avons pu offrir des métronomes suisses.Nous venons d'en recevoir un lot.Fabriqués par une des meilleures maisons de Suisse.Faits £)a50 d'acajou très bien poli.Le foyer de U musique, au cinquième ^T.EATON C?, HITCD n» MOW **¦»!.3 c.à table de beurre; 3 c.à table L de très u’ont pas à ce degré; elle a eu le mérite de les élever jusqu’à l’intelligence.G.B.divers rouages sur le modèle d’une maison bien lenue, il sous-entend l’enseignement professionnel et ménager en plein épanouissement, Quelques Gouttes dans chaque narine soulagent rapidement de fenchifrènement du CATARRHE Cette médication spéciale agit rapidement À la source-même du mal—Facilite la respiration! Un merveilleux soulagement de l’enchifrènement pénible, et des souffrances causées par le catarrhe aigu, se produit rapidement, lorsque le Va-tro-nol se répand dans les fosses nasales, diminue l’enflure des membranes, soulage l’irritation, apaise la congestion, aide à déboucher les voies nasales em- 110Màd barrassées.Essayez-en, comme il est MfH-VB A.AIM dit dans le dépliant! VA I HU R U II ¦llllllllllll!l!l!l!l!!l!l!lllllllll!llllliilll!llllliâ L’expérience faite en certaines villes d’Europe montre ce qu’on est en droit d’attendre d’assistantes de police pour la lutte contre la pornographie, pour la protection des enfants et des jeunes filles en dan.ger moral, pour la bonne tenue des rues, pour les enquêtes à domicile, parfois si délicates, où le tact féminin est plus nécessaire encore que dans n’importe quelle circonstance.“Ingénieur, la femme ne saurait manquer d’être, parmi les techniciens d’usine, celui qui se préoccupe le plus de la santé, du moral, des conditions de travail des ouvrières en particulier, pour un meilleur rendement, sans doute (et par là ses initiatives trouveraient grâce aux yeux des actionnaires), mais aussi pour une défense de la dignité humaine.Inspecteur des travaux, son effort se dirigerait dans Te même sens, mais cette fois, au nom de la société soucieuse de défendre les droits de tous.” En vérité, il est peu de domaine que la femme ne puisse marquer de son empreinte si caractéristique, où elle ne parvienne à faire sentir son influence personnelle, où elle ne puisse être mère pleine de soins attentifs, de tendresse et de force”.Permettez que je vous cite ici un extrait de la toute récente allocution de Sa Sainteté Pie XII.Je n’aurais jamais cru penser en aussi grande conformité avec l’Eglise: “C’est donc un vaste champ qui i s’ouvre maintenant à l’activité des j femmes et il peut offrir des domaines qui correspondent aux aptitu-! des de chacune, soit au point de vue du travail intellectuel, soit au point de vue de l’action pratique.Etudier et exposer la place et le rôle de la femme dans la société; ses droits et ses devoirs si elle veut devenir le professeur et le guide de ses soeurs, si elle veut diriger les idées régnantes, dissiper les préjugés, éclairer les points obscurs, expliquer et diffuser les enseigne-ments de l’Eglise afin de supprimer plus sûrement l’erreur, l’illusion et le mensonge, afin de dénoncer plus efficacement les manoeuvres de ceux qu^ rejettent les dogmes et la morale catholiques constitue un travail immense et d’une impérieuse nécessité si l’on ne veut pas que les résultats de l’apostolat restent précaires.Mais l’action directe est également indispensable sans la.quelle les doctrines les plus saines et les convictions les plus solides demeureraient d’un intérêt sinon purement académique, du moins dépourvu de consequences pratiques.“Cette participation directe, celte collaboration effective à la vie sociale et publique ne changent cependant rien à l’activité normale de la femme.Associée à l’homme dans les institutions civiles, elle s’appliquera spécialement aux problèmes qui réclament du tact, de la délicatesse et de l’instinct maternel plutôt que de la rigueur administrative.Qui mieux qu’elle peut comprendre ce qu’exigent la dignité de la femme, l’intégrité et l’honneur de la jeune fille et la protection de l’éducation et de l’enfance?Et dans toutes ces questions, combien de problèmes réclament des gouvernements et des législateurs une étude attentive et une solution efficace?Seule une femme saura, par sa bon- j té.comment tempérer, par exem- i pic, la législation destinée à répri- j mer le vice, sans cependant amoindrir l'efficacité de la sanction pé.nalc.Elle seule peut trouver le moyen de sauver de la dégradation et de ramener à l’honnêteté, à la religion et à la vertu les jeunes délinquants.Elle seule sera en mesure de rendre efficaces les mesures de protection et de réhabilitation destinées à aider les jeunes qui sortent de prison et les filles tombées.Elle seule peut faire écho, dans son propre coeur, aux appels désespérés des membres à qui un Etat totalitaire quelconque, quel que soit son nom, voudrait arracher l'éducation de leurs enfants.” 1 v (suite à la page dix) •thé de poivre; 3 c.à table sup; 1 Ms tasse de lait.Faire fondre le beurre; incorporer la farine, le sel, le poivre et le catsup.Ajouter le lait lentement, en brassant constamment au-dessus d’un feu doux jusqu’à ce que le mélange épaississe.Servir sur les boulettes aux fèves.Donne 1 Va tasse de sauce.OEUFS EPICES de lande sel; cari; 1 tranches de 1 tasse de lait; 1 feuille rier; 5 oeufs; % c.à thé Vâ c.à thé de poudre de tasse de chapelure; 6 pain rôti beurré.Chauffer le lait au bain-marie avec la feuille de laurier.Bien battre les oeufs.Ajouter les assaisonnements et la chapelure.Enlever la feuille de laurier, ajouter le mélange d’oeufs.Continuer la cuisson au bain-marie en brassant jusqu’à ce que le mélange soit ferme.Ser-\ir sur les rôties.Six portions.CHOU AVEC SAUCISSES 8 tasses de chou hache (1 chou moyen); 1 c.à thé de sel; 1 tasse d’eau bouillante; 2 livres de saucisses; Va c.à thé de graines d'anis; 1 tasse d’eau bouillante.Faire cuire le chou dans 1 tasse d’eau bouillante salée.5 minutes.Frire les saucisses dans la poêle.Disposer dans un plat allant au four, couvrir avec le chou cuit.Conserver 3 c.à table de gras dans la poêle, y ajouter 1 tasse d’eau bouillante et amener au point d é.bullition.Verser sur le chou et saupoudrer d’anis.Faire cuire à four chaud, 425°F., sans couvercle, pen.liant 10 minutes.Six portions.Lo Croix-Rouge Gratitude des Ho landais La gratitude du neuple de Hollande envers les membres de la Croix-Bouge du Québec est exprimée en termes éloquents dans une lettre reçue par la division provinciale de Québec de la Société canadienne (le la Croix-Rouge, de Mme H.E.Michiels Van Verduynen, directrice du département du vêtement du Comité de Londres de ta Croix-Rouge hollandaise.Cette lettre, datée de Hereford House, 4 North How, Londres, W.1, dit: “Le département du vêtement du comité londonien de la Croix-Rouge hollandaise, que j'ai entrepris de diriger dès le début de la guerre, terminera bientôt son travail.Le moment est donc venu de vous ex.primer mes profonds et sincères remerciements pour l’aide importante que vous nous avez fournie en soulageant la grande misère nation hollandaise.“Nous ne pourrions surestimer le travail que vous avez accompli; vous pouvez être assurés que l’aide que vous avez fournie a constitué pour mes pauvres compatriotes dé.nués de tout ou dépourvus des nécessités premières de la vie, un rayon de soleil et les a grandement encouragés à envisager l’avenir avec plus d’optimisme.“Mon département a toujours fort admiré et apprécié les articles très utiles que vous avez eu la bonté de nous envoyer; nous sommes très reconnaissants de la qualité supérieure et de la grande variété de tous les objets qui nous sont parvenus ainsi que de la façon vraiment pratique dont ils étaient emballés et envoyés.“Par votre travail, vous avez apporté de la joie dans de nombreux foyers où la misère était grande et vous avez la satisfaction de savoir que vous avez contribué à procurer à nos enfants la santé si necessaire à leur bien-être et à leur avenir.“Je vous remercie du plus profond de mon coeur pour vos efforts incessants pour soulager noire peuple si cruellement éprouvé.Croyez bien que nous n’oublierons jamais votre aide inesHmable".Mlle Rina Lasnier à Iberville La section féminine de la Société Saint-Jean-Baptiste de Bleury de la ville d’Iberville a inauguré mercredi dernier scs réunions de la saison.La conférencière invitée était Rina Lasnier, écrivain et poète.Plus que quiconque, cette section se devait de rendre hommage, dès la première heure, à une compatriote telle que Rina Lasnier; elle l’a fait avec une spontanéité bien significative et digne de son hôte.Mlle Lasnier a d’ailleurs répondu magnifiquement à ce geste fraternel, en parlant à son auditoire des Madones canadiennes, sujet qui a complètement conquis l’assistance, tel que présenté par la conférencière avec autant d’art que de science.La présidente de la société, Mlle Maria Boivin, a présenté la conférencière; Mlle Rolande Forget, chargée du comité des loisirs, l’a remerciée; au nom de toutes.Mlle Elizabeth Phaneuf lui a offert une gerbe de chrysanthèmes.Un goûter fut servi, puis la soirée s’est close par le chant de l’hymne national, face au drapeau fleurdelisé.A l'Association des Femmes d'affaires Une partie de cartes aura Heu leudl.le 8 novembre à 8 h.15 dans les salons de la Fédération Nationale Satnt-Jean-Bap-tlste.853 est.rue Sherbrooke, anRlc St-André L'ornanlsatlon de cette partie de carte» a été confiée à Mesdames Lafrance et LavlKueur et les profits seront versés aux oeuvres de cette association.Pour tous renaeltuicments, communiquer avec CH 4021 Prière d'apporter cartes et marqueurs.A l'Ecole des Parents Mercredi soir prochain.7 novembre.L'Ecole des Parente recevra M.Pierre Beu-lac.rédlsseur du loRement il Montréal, qui a Intitulé sa causerie "Entre les murs", reprenant ainsi le titre du sketch donné a Radio-Canada teudl dernier.On sait donc déjà que M.Beulac parlera du logement, de la difficulté de la vie en commun dans nos habitations trop étroites, devenues plus exiguës encore par le retour de nos combattant*.Problème ardu pour lequel 11 faut chercher une solution convenable et rapide.de la m ''l» ¦ s,.*y.- > :¦ .HTOoSapNRUtbÿ} LE SAVOIR-FAIRE soulève les vivnts, tout comme le goûtvivace du Thé Lipton provoque les louanges lorsqu’une hôtesse .ssure h ses invités la satisfaction unique que procure cette saveur animée, l es connaisseurs déclarent que lo Thé Lipton possède un goût vivace, toujours savoureux, nui a du corps, qui n’est jamais fade ou insipide.Pour connaître une joie ncuvelie dnna la dégustation, adoptez immédiatement lo Thé Lipton, uu goût vivace- 1 vî Lt«J nechsrchei léllquollo Cummings Maqninqua SEAL FRANÇAIS (lapin teint) $225 Lb BEAUTE ET QUALITE DURABLES Venez chez Cummings où vous trouverez l’assortiment le plus varié de tous les modèles en vogue laits de fourrures renommées pour leur qualité et leur beaulo durables.De plus, vous payez beaucoup moins cher chez Cummings, puisque vous achetez directement de la fabrique.MMffMf C Küblffililg XI x>» FVHS LIMITED 284, NOTRE-DAME ouest, près rue Sf-Pierre — PL 8901 48532323534823234823534823234853535353 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 5 NOVEMBRE 1945 VOLUME XXXVI — No 253 Les obsèques du chanoine Provencher S.Exc.Mgr Lafortune, évêque de Nicolet, préside l'absoute Les Trois-Rivières, 5 (D.N.C.) — Son Exc.Mfir Albini Lafortune, évêque de Nicolct, a présidé l’absoute et assisté au service d’une des figures les plus connues du diocèse, M.le chanoine Charles-Edouard Provencher.ancien curé de Saint-Grégoire.Celui-ci est mort dimanche à l’hôpital du Christ-Roi après une longue et fructueuse carrière.Il était âgé de 79 ans.Son corps repose maintenant dans la crypte de la cathédrale.Les membres du clergé en grand : nombre et la foule des fidèles nico-létains se sont associés à la famille! du disparu pour lui rendre un vi-1 brant et dernier hommage.M.l’abbé Gérard Chartier, vicaire à Sainte-Monique et neveu du défunt, a célébré le service.Agis- ! saient comme diacre et sous-diacre, | MM.les abbés Remy Dolan et Edou-1 ard Fournier, respectivement éco- j nome et professeur au Séminaire de Nicole!.Au trône.Son Excellence était assistée de Mgr Rodrigue Camirand, grand vicaire, et de M.le chanoine Joseph Desilets, supérieur du Séminaire des Trois-Rivières.La translation des restes avait eu lieu la veille dans l’après-midi Toute la nuit.M.le chanoine Provencher avait reposé en chapelle ardente dans la cathédrale.Il n’y eut pas d’oraison funèbre.Parmi les dignitaires qui prirent place au choeur, menfionnons Mgr J.-S.Poirier, curé de Prince-ville; Mgr F.-X.Saint-Germain, aumônier de l’hôpital du Christ-Roi: MM.les chanoines Joseph-Louis Beaumier, directeur du Grand Sé- j minaire des Trois-Rivières; C.-E.! Saint-Germain, aumônier des reli- | gieuses de l’Assomption; Emile Lauzière, chancelier de l’évêché; A.Mélançon, aumônier du Pré-1 cieux-Sang; Paul Mayrand, curé de Drummondville; Robert Charland I et Joseph Bourgeois, supérieur et1 vice-supérieur du Séminaire de Ni- j colet; Vincent Lemire, curé de St François-du-Lac; P’.-X.Letendre, j curé de Gentilly; les RR.PP.Mau-| l ice Cadieux, supérieur des Mont- ! fortains; J.-M.Guindon, S.M.M., directeur de la Villa du Rosaire; MM.! les abbés Wilfrid Messier, curé de 1 la cathédrale; Vigor Lefebvre, procureur du Séminaire; Roméo Gagnon, directeur du Séminaire; Arthur Girard, principal de l'Ecole normale; P.-E.Picard, aumônier du Christ-Roi; Victoré Despins, curé de Sainte-Gertrude; Origène Grenier, curé de Sainl-Célestin; Albert Labonté, curé de Sainte-Cécile-de-Lévrard; Eugène Pepin, retiré à l’hôpital; Martial Manseau, retiré à l’hôpital; Henri Belcourt, curé de Baie-du-Febvre; J.-G.Turcotte, professeur au Séminaire des Trois-Rivières; Philippe Ducharme, curé de Pierre ville; Emilien Paillé, aumônier de l’Hôtel-Dieu de Nicolet; Antonio Houle, supérieur du Collège d’agriculture; J.-Baptiste Mathieu et Walter Roux, vicaires à la cathédrale; Gérard Baril, vicaire à St-Maurice; André Thibodeau, vicaire à Mécancour; Jean-Baptiste Levasseur, vicaire à Saint-Sacrement des Trois-Rivières; Martial Houle, du Séminaire; Robert Cormier, vicaire à Saint-Sylvère; Alcide Desrochers, vicaire à Drummondville; Bruno Lamy, vicaire à St-François-du-Lac; Roméo Guévin, vicaire à Pierrcville; Arsène .loyal, vicaire a Saint-Célestin; Gustave Côté, du Séminaire; Bruno Poirier, vicaire à Saint-Frédéric; etc., etc.Parmi la très nombreuse parenté n du défunt qui assistait au service, jj nous remarquions M.et Mme Ar- j; thur Provencher, des Trois-Rivières, frère et belle-soeur; Mme Narcisse Thibeault, de Daveluyville, soeur; M.et Mme Alfred Deshaies, de Lemieux, beau-frère et soeur; M.[| et Mme Joseph Chartier, de Louise- jj ville, beau-frère et soeur; aussi les neveux dont tes noms suivent: M.Lorenzo Provencher, des Trois-Rivières; M.Donat Chartier, de Loui-teville; M.et Mme Rosaire Deshaies, de Louise ville; M.et Mme Slphège Verville, de Massena, N.-Y.; M.et Mme Polycarpe Mercier, de Drummondville; Mme A.Provencher, de Victoriaville ; Mlle Jeanne Chartier, de Louiseville; M.et Mme Donat Toutant, de Drummondville, etc., etc.La vente des coquelicots L’organisation de la vente des coquelicots dans les rues du plus grand Montréal le 10 novembre prochain représente tout un problème, dit Mme S.Sheriff, (pii dirige Je centre de fabrication depuis plus de sept ans l.n plus des quelque 450,000 coquelicots que fabriquent en-|(‘ts dis- ma- da- I les vétérans il faut comprend! j core 50,000 couronnes et bouq de corsage qui sont vendus ;U distribués pour les montres de gasins e* d« restaurants et à ers mes.“Déjà, (Id Mme S.Sb riff que secondent Mnn Hercule Lefebvre et un fort gnmpe d’aides bénév des, nous devons préparer les boites qui seront distribuées dans les différents hôtels de la métropole qui mettent en vente les coquelicots dès le 5 novembre.Les grands magasins de la métropole ont ans i adopté cette coutume afin de seconder cet effort très louable de venir en aide aux vétérans des deux grandes guerres et à leur famille.“TI règne acluellcment une grande activité au centre de fabrication acti-Shc-3,0li0 is de ! de l’avenue Western, près de Wood, 'où nous sommes a mettre la derail-i re main à la préparation des boites j des vendeuses, qui seront distri-j buées aux 55 branches de la Légion ! canadienne pour être remises aux j 3,000 vendeuses le samedi 10 no-j vombre prochain.La couleur des bottes de perception est changée tous les ans afin d'éviter la fraude.1 “Un autre champ de notre ! vite, dit en terminant Mme ! riff, est de voir à ce que nos j vendeuses ne manquent jam.coquelicots le jour de la vente.(.est I un facteur important et notre expé-I rienee des dix dernières années I nous aide beaucoup dans ce sens j Nos officiers ont l’oeil ouvert et parcourent les rues de la ville pour subvenir à la demande des vendeu-scs.i Retenez le "Devoir" d'avance: jehez votre dépositaire — c'est le ; SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.I Téléphonez au service du tirage : ; BEtair 336 r> : il vous donnera l'adresse d'un dépositaire de votre voisinage.A l'Institut Pie XI Le cercle d’études de l’Institut Rie XI, l’école d’action eatholiaue et de doctrine sociale du diocèst de l’Université de Montréal, se réunira samedi prochain, le 10 novembre, à 2 h.15, en l’institution des Sourdes-Muettes, 3725, rue St-Denis, pour étudier “I.autorité civile et la morale publique”; les questions seront posées d ns l’ordre suivant : a) La morille publique relève-t-elle de l’autorité civile?b) Une municipalité peut-elle et doit-elle interdire certains costumes particulièrement immodestes?e) L’interdiction de ce costume est-elle une atteinte à la liberté individuelle?Reut-on traiter d’insensés ceux qui portent de telles interdictions?d) Quelle doit être l’attitude de l’élite (membres de Faction catholique et autres) devant certaines modes et certains faits qui sont des défis à la moralité publique?Toux ceux qui s’intéressent aux questions sociales sont cordialement invités à se joindre aux mem- bres du cercle, ainsi qu'aux élèves de l'Institut Rie XI, pour, avec eux, étudier ces questions d’actualité.L'entrée est libre.L'un des plus grands aéroports au monde De retour d’un voyage au Royaume-Uni dans l’intérêt des messageries du Canadien National et d’Air-Canada, M.G.-E.Bellerose, gérant général de ce service, a déclaré qu’on élait à construire à Heath-court, près de Londres, au coût de vingt millions de dollars, l’un des plus grands aéroports au monde.Ce nouvel aéroport sera prêt l’an prochain, dit M.Bellerose.Il sera 1 un îles plus importants au monde, car il sera utilise par les lignes eu-ropéennes, américaines, australiennes et d’Extrême-Orient.M.Bellerose s’était rendu en Grande-Bretagne pour s’occuper du service des messageries, des avions transatlantiques d’Air-Canada.Ces avions commenceront bientôt à faire la navette au-dessus de l’océan comme l’a laissé entendre M.C .D.Howe, ministre de la Reconstruc- tion en charge de l’aviation civile, au cours d’une séance du comité permanent des chemins de fer et de la navigation, ta semaine dernière.M.Bellerose a aussi profite de son passage en Grande-Bretagne pour visiter les bureaux des messageries du Canadien National en Angleterre et en Ecosse.“Le rationnement des vivres en Angleterre est très sévère”, a dit M.Bellerose, “et la grève des débardeurs n’a certainement pas améliore la situation.Les prix sont certainement élevés pour les petites quantités et la piètre qualité des marchandises offertes”.En parlant des ruines accumulées par les aviateurs allemands à Londres, M.Belle-rose dit qu’il est difficile aux Canadiens de se faire une idée des dégâts.Des pâtés de maisons entiers ont été rasés.M.Bellerose a été frappé de la résignation du peuple anglais qui ac-i ccnte toutes sortes d’ennuis sans i murmurer mais après avoir constaté | ce que les peuples d'Europe ont pu (souffrir et souffrent encore, il est ’ d’avis que les Canadiens ont toutes les raisons de remercier la Providence de leur sort.En terminant, M.Bçlleroie fait remarquer qu’avec le service européen d’Air-Canada quand il sera établi, il sera possible d’avoir un service de messageries d’envergure mondiale.A ce moment, des taux seront établis pour toutes les partie; du monde.Hygiène familiale et sociale suivie des soins aux blessés et aux malades par madame Georges Boudrias Volume de 385 pages.Au comptoir $1.50t par la poste $1.60.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" L'Ecole des loisirs La première conférence d’une série sur l’habitation sera donnée jeudi.8 novembre, à 8 h.30 du soir, sous la présidence de M.Jean-Marie Gauvreau.Le conférencier, M.Lucien Parent, architecte bien connu, illustrera sa conférence de maquettes explicatives.Des plans de maisons seront distribués gratuitement.L’entrée est de 50 cents.La série le six conférences Les confé-•enciers seront: fi décembre: M.Henri Beaulac: “La décoration”.10 janvier; M, Jean-Marie Gauvreau: “Le mobilier”.7 février; M.Pierre Normandeau: “La céramique”.7 mars: Mlle Eveline Leblanc: “L’artisanat”.4 avril: Mlle Grégoire: “Les fleurs”.Tous sont cordialement invités.es Vendredis de l’Jncle asparl 1 Oxi lean-Mm, lurgeon' Les Vendredis de l'Oncle G eard torment un recueil de ch> linues oue l'auteur a oubliée! dite tize k vendredi dans c it'urneu* de Quebec tous ta lisn •urr dr 'T Oncle Gaspard” et qu • remaniées avant de les réunir t volume On v trouve des tub littéraires unr «alerte de oortrail tant histonouet comme cet rFAlohonte Daudet M«r de Lai Oer-viérc Mercier Chapleau.A thu Buiet etc.que contemp: "ins comme ccu» de M«r Va '¦bon M Louis-Alexandre Taichc ••au Lei*'« Francoeur *it Thoma En vente eu Service de Librairie du “Devoir" au pria de $1.00.mm mm i£,.* _ m dm SEREZ-VOUS LE JOUET DE LA J ¦ «SSHK -i -, jj?;?v7 ‘•«K ,/ / | fi, > , *ti «MMiiimn .jilf g» c ¦ dHy Quand l’argent abonde, il faut en profiter pour faire des économies.C’est le moyen de ne pas être le jouet de la fatalité.Nul ne sait ce que lui réserve l’avenir.Mais personne n’ignore qu’il vaut mieux avoir de l’argent pour parer à l’imprévu.De plus, un petit capital nous permettra de réaliser plus tard nos légitimes ambitions.Acheter des Obligations de la Victoire, c’est le meilleur moyen de se constituer une réserve.Les Obligations sont garanties par toutes les richesses et le crédit du Canada.Elles rapportent du 3% et peuvent se négocier en tout temps.Dans l’intérêt du pays, comme dans notre intérêt personnel, achetons des Obligations de la Victoire.Un seul emprunt 12 mois * pour payer MF-II-S 4E COMITÉ NATIONAL DES FINANCES DE CUEAty VOLUME XXXVI — No 253 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 5 NOVEMBRE 1945 Le 9e Emprunt Dévoilement d'un avion à Verdun Les écoliers de Verdun et toute la population de cette municipalité se sont rendu compte de la puissance de la petite épargne, en fin de semaine, lors du dévoilement d’un avjon d’entraînement Harvard présenté par les élèves des écoles verdunoises à l’aviation canadienne.Ce sont leurs achats de timbres d’épargne de guerre qui ont permis l'achat de cet appareil d’une valeur de plus de $1(1,000.La cérémonie s’est déroulée de.vant l’Auditorium de Verdun, et deux enfants ont baptisé l’avion avec un peu d’eau apportée des océans Atlantique et Pacifique.Des cadets des trois armes composaient une garde d’honneur à cette fête que la fanfare du district 4 a ouverte, sous la di.sergent-major W.-G.militaire no rection du Black.maire de Verdun, M.Edward Wilson, félicita les enfants et remercia les parents pour leur coopération au cours de la campagne lancéa dans les écoles l’année dernière.Les deux enfants qui ont eu l’honneur de baptiser l’appareil étaient: pour les catholiques, Maurice Clément, et pour les protestants, Nancy Forrest.Le capitaine de groupe W.-F.-M.Newson, D.S.O., D.F.C.avec agrafe a reçu ce magnifique don au nom de l’aviation.Après avoir remercié les écoliers de leur beau geste l’officier-commandant de la station du C.A.R.C.de Lachine, remit deux plaques-souvenirs au Dr A.-D.Archambault et à M.F.-W.Wilson, présidents respectivement des Commissions scolaires catholique et protestante de Verdun.M.lien, ri Geoffrion, membre des exécutifs ; national et provincial du comité I national des finances de guerre, a remercié toute la population de sa généreuse participation au 'Je emprunt de la victoire.Parmi les notables présents, on remarquait: MM.Paul-Emile Côté, M.P.; T.-P.Healy, M.P.; Lionel-A.Boss, M.P.; J.-R.French, gérant de la ville de Verdun; le lieutenant-colonel L.Chicoine, représentant le major-général E.-J.Renaud, commandant du district militaire no 4; le colonel W.-S.-M.MacTier, président provincial adjoint, section des ventes générales, comité national des finances de guerre, et plusieurs autres.Les noms spéciaux Le comité des noms spéciaux du comité national des finances de guerre rapporte les souscriptions suivantes de compagnies et de particuliers de Montréal: Canadian Brone Co.Ltd, ,$250,000; United Amusement Corp., $150,000; The Guardian Ins.Co.of Canada $150,000; La Compagnie Légaré Ltée, $150,000; B.J.Coghlin Co.Ltd, $100,000; The Freedman Co., $05,0(0); Guardian Assurance Co.Ltd, $30,000; Le Théâtre Français Ltée, $30,000; The Yorkshire Insurance Co.Ltd, $30,000; A.Hollander and Son Ltd, $25,000.Le comité des noms spéciaux du comité des finances de guerre rapporte les souscriptions suivantes de compagnies et de particuliers d'en dehors de la ville: Victoria-ville Furniture Ltd, Victoriaville, $60,000; Granada Theatre Ltd, Sherbrooke, $30,000.Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphone» au «ervice du Hrag* i BElair 3361*! II vou* donnera t'adreeie d'un dépoiltalre de votre voisinage.Chronique des vétérans Le foyer vient en premier lieu Plus des quatre cinquièmes de t.'us les anciens combattants qui, jusqu’ici, ont utilisé le plan de crédit de rétablissement, ont employé cet argent pour des achats se rapportant de quelque façon au foyer.C’est du moins la conclusion qui sc dégage de l’examen des dossiers.L’achat de meubles a été la forme la plus populaire de dépenses; beaucoup ont réparé ou re.modelé leur demeure.En ce qui concerne l’ameublement .d’après le comité d’information sur le rétablissement, les magasins ont -oopéré en conseillant d’acheter des articles immédiatement utiles, de préférence à d’autres.De nombreux vendeurs ont réussi à décourager leurs clients d’acquérir des meubles dont ils n’avaient réellement pas besoin.Comme exemple, un jeune ancien combattant et sa- femme se mirent à la recherche d’un mobilier complet.Après avoir choisi des ameublements de salle à manger, de chambre à coucher et de salon, la femme aperçut une table qui lui plaisait.La maison et le vendeur avaient tout intérêt à vendre la table; cependant, ce dernier découragea le couple de la prendre.“Nous aurons prochainement quelques réfrigérateurs, dit-il.Pourquoi n'attendez-vous pas l’occasion d’en acheter un?Il vous sera beaucoup plus utile qu’une table supplémentaire”.On a fait une certaine publicité â quelques magasins et à quelques anciens combattants peu scrupuleux, coupable^ de complicité, en obtenant frauduleusement leur crédit de rétablissement.I! y a eu aussi des exemples de magasins qui chargeaient les anciens combattants de meubles inlitiVs.Mais ces cas, dit le comité d’information, ne représentent qu’une très faible minorité.En fait, les commerçants canadiens et les anciens combattants du Canada font le meilleur usage possible des crédits que le gouvernement met à la disposition des démobilisés des deux sexes.Banquet aux huîtres St-Charles-Garnier C’est à la salle paroissiale de l’Im-maculée-Conception qu’aura lieu, cette année le souper aux huîtres traditionnel de l’amicale Saint-Jean-Berchmans - Saint-Charles-Garnier.La date; lundi, le 19 novembre.Pour renseignements, à l’école, 1310 est, rue Marie-Anne, CH.2231, ou HA.6416, ou CH.7226.'W ¦ m I Éf > "'v m., ., .J§1L .WPPl LA |f 1H "il *1 — ' V.V n mardi.20."Les éver j "Conclusions «eue a sont transmises a 10 i Radio-Canaaa.s h ! cescattl.teune rtolou grande réputatlor les Concerts Sync Les idées principales du mardi, 13 et du ements de 37" et es Oes causeries h 15 du soir p.m — £ino Fran-sste français, de très fera entendre avec niques de Montréal.a Radio-Canada.> mardi.6 novembre, ft 9 heures du soir.Cost Antal Dorati, qui j dirigera le conc rt F.-iincescatti tou ra le Concerto pour vio- i Ion en :a maleur de Bach.L'orchestre fe- j ra entendre "Ouverture de Fldello de Beethoven et la Symphonie no 100 en sol maleur.connue également sous e nom de ^ Symphonie militaire de Haydn.Francesca tu a loue sous la direction des ! chefs d'orchestre le,- plus éminents corn- i me Walter Kleiber.Pierre Monteux, Mltro- I poulos et José Iturbl Doratl et lu! sont des 'eunes artistes dont la carrière se ! poursuit brillante gràc-' a un irt qu'ils possèdent à fond tous les deux.La critique les considéré en < Ifet -omme deux des grands artistes de l'heure.Sommaire des postes locaux Cbr-68t> kilocycles 8.00 Yvon l'intrépide, e.io Radio-jourua- 6 25 Sport (.30 Revue de i actualité 6.45 Souper musical.B 55 9e Emprunt.7.00 Un homme et son péché.7.15 Métropole 7.30 Soirée canadienne.7 45 Fiancée du commando 8 00 Northern Electric 8 30 Rondo Rondelav.9 00 Heure de a victoire.O un Kadin-ioumai 10.30 Orchesue.11.00 Musique de danaa 11.15 Intermède 11 28 Nouvelles 1130 A communiquer 12 00 Minuit Nouvelle» CBM-940 Kilocvcles 8 00 Musique légère, o.la Radio* .nuruaj - v cn oniuue -portly* 6.30 9e emprunt.6.45 Nouvelles et commentaires de ia B B.C.7.00 Design for Listening ( Ottawa l 7.30 Carolvne Gilbert 7 45 Causerie.8 00 Calvacade.8 30 Pour le- •grnuiteurs 9.00 Kathleen Parlow.9.30 Concert lu ou Radlo-jiiurnai 10.15 Buddy Clarke et son orchestre io 30 oren.lurner 11.00 Studio.11.15 Relais 8BO 11 30 rhéitr* 12.00 Nouvelle» 12 03 Fin de* emissions CKAC-730 kilocycles 6 00 Vie de famille 6.15 Les chansons de Use Marols 6 20 Super-Pvro.6 25 Chansonnettes 6.30 Variétés musicales 6 35 Forum des sports.6.40 La pièce du Jour 6 45 Nouvelles.6 55 9e emprunt 7 00 Moment musical.7 15 Radlo-théàtre.7 30 Mol J'ai dit ça?7.45 Hollywood au micro.8 00 Lo famille Jollcoeur.8.30 Café-concert Kraft.8,55 Choses du temps.9.00 Heure de la victoire.10.00 Artistes de l*¥cran.10.30 Cours d'anglais.10.45 Nouvelles.10 55 Commentaires de M Claude Bourgeois.11 00 Bonsoir les sportifs.11.15 Joan Brooks songs.11.30 Orch Kenton.12.00 Nouvelles.12,05 Musique de l'Ouest.12.30 Orchestre.1.00 Nouvelles.crcr-U* Kilocycle* 6 00 Aventura 6 15 Nouvelle» 8 26 O* «ttr 6 30 Mélodie* 6 45 Arantun» d* Jlrm.i- • Dal* 7 00 Dana» 7.15 dum et Abnw T 30 Oncl* itof T 43 Rex Battle pianist* 8 OO Devinette* 8 30 Au son du rythme 9 30 Information please 10 00 Rende*-voue avec a rte 10 30 Nouvelles 10 45 Orch de danse 11 00 Le raconteur 11 15 Musique de dans# 11 30 Saludo am'go» 12 00 Nouvelles CHLP-I49U kilocycle* 6 00 Radio-Journal 625 Radlu-spon» 6.15 Méli-mélo 6 29 La température 6 30 Vague» musicales 6 45 Ls lutte 6 50 Chansons françaises 7.00 Heur* 7 00 Heure (am U laie 7.30 Causerie 7 45 Oncl* Troy 8 OO Heure 8 00 M< alrte Raneourt 8.30 Rhythmic Age.8 25 This Rhvtmlc A«* 8 43 La guerre et nous 9 00 Horizon 45 10 00 Heur-;.10 le Nouvelles.10 30 Heure de la dansa 1100 Heur» Mardi, 6 novembre 1945 Sommaire des postes locaux €.'BF-6»| «Uncvcle» 7 30 Nouvelles c.musique 8 00 Radio-Journal 8 15 Elévations matutlna- les B 30 Mélodie* 9 00 Nouvelle* 9.05 Pot-pourn musical.9 30 Les chanson* que vonu almez 9.45 Musique tu ou Sur lux- oudea 10 15 Bon appétit- 10 30 Vie ue lamiti* 10 45 Le quart rt Peur* de détente 11.00 Grande bot 111 11 13 La inétairu Rr.ncourt 11.30 Joyeux Troubadour*, rfiiat jeuj.eeet 4»irét 12.15 Queues nouvelle* 12 30 Nouvelit* 12 59 Signal-horaire 1 00 Rue Principale i 15 Radio-tournai 12 50 Disques.1 30 Vers le soleil I 45 Virtuoses.2.00 Valse.1 15 inœrmedt 2 30 Radio-Parente 3C« Music Hall 3 30 Chefs-l'oeuvre de la musique 4 30 Radlo-Collége 4 45 Radlo-Collége 5.15 Radio-College.5 30 Radlo-Collége.3 30 Bourse 5 45 Radio-Canada ce soir.6.00 Y van l'intrépide #15 Radio-totirua.6 25 Sport 8 30 Revu» d.actuaiit* 6 15 Au coin du feu.6 55 9e Emprunt 7 00 Un homme et -on Pé- ché ?15 Métropole 7 30 De bonne numeur 8 00 Secret* nt.uor nang» 8.30 Mine d'or 9 00 Concert svmononlque t'i Ratli-*- ¦ -ur ,a 10 15 Causerie du Juge Lac- tare Roy 10.30 Classiques de la musique.II 00 Musique < e tans* 11.15 Musique 11 28 Nouvelit* 11.30 Les artiste* dvt Metropolitan 12 0C Nouvelle* CBM-SKi Ktlocycm T 30 Nouvelle* 8 00 Radin-tournai • 15 Prières 8.30 Marches en musique 9 uo Nouvelle* 9 05 Fun and folly.« 30 Le» Classiques d* i» musique 9 45 Musique «r travail- lant 1000 Emission éducative.10 30 Ethelwyn Hobbs 10.35 Intermède de piano 10 4 i W matou Curay 11 00 Orchestré.* au i .»i sonner'» wll* ' 13 Luev UliViP'k Midi Nouvelles de BBC.lé 15 l'he Roao ol ill* 12 30 La frrrre m »e* pro- duits.u 59 bigaal-horaire 100 Radin-Journal 1.15 Happ) Gang 1 45 oeuvres neuevole» 2 00 Big Sister 2 15 Histoire.2.30 Histoire de la musique.3 00 A woman in America, a 13 Ma Perkins 3 30 Pepper Young's i a- ntly.a .3 Rum* u napplnese 4 00 Ménestrels.4.15 Radio-journal 4 18 causerie 4 30 Nos compositeur* modernes.?45 Artistes de demain! 9 00 Musique classique 3 15 Intermède.5.30 Famille Robinson.5.45 Bourse.5.55 Emprunt.6 00 Musique légère -x.vijui-l.mru» 6 25 Sport* 6 30 Emprunt 6 35 Intermède vis' n * ¦¦n* G* HHC 1 00 Chant 7 30 Trio de Toronto.7 45 A communiquer.8 00 Dinah Shore.8 30 Débats.9.00 John et Judy.9 30 McGee and Molly ' 'ourelia* 10 15 Causerie 10 30 Musique.11 00 Relais.U 15 Chronique de BBC 11 30 Art Kassel et son or- chestre ( M B S 1 12 00 Notiveiiee CKAC-730 kilocycles 7 00 Musique militaire 7 25 Pot-pourri matinal 7 45 Intermède musical 7 45 L'Oratoire 8 00 Nouvelles.E 10 Chansons de Louise 8 15 Déjeuner musical.3 30 Quintette Vandamme 8 45 Déjeuner musical.9 00 Nouve.les 9 15 Sans tambour ni r romp-’ne.» 30 la caravane du rire 10 00 Radio-variétés 10 30 Musique hawaïenne.10 45 Le coeur dispose.11 00 Coffret musical.11 30 Club de la gaieté 12 00 Nouvelles 12 10 Orgue populaire.13 15 Programme rural 12 30 Grande Soeur 12 45 Histoires d’amour.1 00 Mélodies, i 15 Rêverie musicale 1 30 Causerie.1 35 Carnet de la ménagère.1 45 Métairie Raneourt.2 00 Capsules mélodiques ?15 Récital de violoncelle 2 30 St-Antotne et les malades.2 45 Intermède musical 2 50 Nouvelles 2 55 Nouvelles féminines 3 00 ihcothèque.4 00 Evénements sociaux 4 15 CK AC ce soir.4 20 Nouvelles 4 30 Variétés.4 45 Style américain 5 00 Musique instrumen- tale 5.15 Pierre et Pierrette.5 30 La Rue principale.5 45 Madeleine et Pierre 6 00 Vie de famille 6 15 Chansonnettes 6 20 L'art dentaire 6 25 Chansonnette» 6 30 Variétés musicales 6 35 Forum des sports 6 40 I* pièce du Jour 6 45 Nouvelles 6 55 De emprunt 7.00 Moment musical.7 15 Ratllo-théatre 7.30 Jamais d'accord.R 00 Contes de chev nous 3 30 Theatre of romance R 55 Choses du tempe.900 En chantant dan* le vlvoir.9 30 Ralliement du rire 10.00 Sérénades.10.30 Rêverie 10 45 Nomrelles.10 55 Commentaire» de Claudo Bourgeois 11.00 Bonsoir le» sportif» 11.15 Joan Brooks songs.11.30 It's Maritime.12 OO Nouvelle».12.05 Buffalo présente .12.30 Orchestre.1.00 Nouvelle».crcr -am Kilocycis* 8.30 A choisit SANROMA EN SERIE AU HIS MAJESTY'S M.Paul-A.Gagnon a été l’objet tfune belle fête, mercredi soir dernier.en l'hôtel Windsor.Le personnel des laboratoires Poulenc Frères du Canada, limitée, lui a offert un banquet ü l'occasion de son 10e anniversaire comme directeur-gerant de cet établissement.Les agapes étaient sous la présidence de M.A.Jacques, chef du laboratoire.qui.dans son allocution, a dit que dans la vie de M.Gagnon on discernait avant tout une_aeti-vité intense évoluant tour à tour dans le domaine scientifique et dans celui des affaires et s’exerçant toujours avec un souci constant de la plus parfaite probité professionnelle.On peut dire, ajouta-t-il que M.Gagnon tient iine*plaee de choix parmi les pharmaciens-chimistes du Canada.M.Guy Thérien, trésorier adjoint de la maison, a ensuite lu l’adresse.“Nous espérons, dit-il, au cours de cette allocution, que notre témoignage rejaillira sur Mme Gagnon qui, les plus anciens le savent, a toujours été et cor.finue d’être votre collaboratrice et votre conseillère de tous les instants”.M.Thérien, au nom des employés, a présenté une horloge à M.Gagnon.M.Gagnon s’est dit très touché de cette manifestation d’amitié.“C’est vraiment une fête de famille que vous me faites, ce soir, et j’apprécie d’autant plus votre geste que c’est grâce à votre collabora- Min*'^eri'nli” 1 ^ ^ 11 mal Szi(3eti.violoniste vedette de Hollywood Canteen.Sanroma, le célèbre pianiste Sayao.les ori! inisitenrs de la fête et Pin2a' tous deux du Metropolitan, sont les quatre artistes présentés en série au étaient MM.Guy Thérien, Bernard HSï Maiesty s par La Société^Ctasslque ««.saison à partir du 23 novembre.Geoffrion, Léon Grégoire, Adrien A LA SCENE.AU CONCERT ET A L’ECRAN L'horaire des spectacles ST-DENIS “J’aime toutes les femmes” 12 h.15, 3 h.27.6 h.21.9 h.33.“L’Homme qui cherche la vérité" I h.45.4 h.58.8 h.09.LOEWS “Thousand And One Nights” II h.25.2 h.4 h.35, 7 h.10, 9 h.45.PALACE : “Along Came Jones” 11 h.35.2 h.10, 4 h.45.7 h.15.9 h.50.CAPITOL “Guest Wife” 11 h.05.1 h.45.4 h.30.7 h.15.10 h “The Adventures of Rusty” 10 h„ 12 h.35.1 h 20, 6 h 10, 8 h.55.PRINCESS.“The Great John L.” 10 h 25.I h.15.4 h 10.7 h.9 h.55 ORPHEUM “Il Etait Une Fois” 10 h.12 h.15, 2 h 35.5 h.7 h 20.9 h.40."La Symphonie de Toronto" Une réalisation de l'Office national du film Léon Jacques et P.-A.Crerar, qui a aussi adressé la parole.Iles oh&ncruM* M.8 45 Fanfare 9 00 Déjeuner 9 30 Revue 9.45 Studio.10 00 Nouvell*» 10 15 Musique.10.30 Enfance.10 45 Ut femme nouvelle 11 00 Votre horoscope 11 13 Romances moderns».11 30 Pour ee Game-.11 45 Intermède 11.50 Nouvelles.• 12 00 Mélodie» 12.15 Musique 12 30 Soldier's trtfe 12 45 Dîner 100 Nouvellee 1 30 Club Roter» 2 00 Studio 2 15 Le chtl myatérteua 2 30 On me Ht.2 45 Musique 3 30 Sweetheart* O* th* ali 4 0o ozark cambial» 4 30 Nouvellee 4 45 Sérénade 3 00 Percy et te* urate* 3 13 Dick Ftscy 5 43 Heure du th» a uo oventurr 6 15 Nouvell»» « 45 Studio 8 25 ’M »olr 8 30 Mèlodll 7 00 Musique de 7.15 Lum st Abner 7 30 Ronald Oolm»n 8 00 Vtlls et asmpagn» 8 30 ' 'oravan* de la oral U 9 00 Studio.9 30 Rendez-yout *v#o m vis 10 00 Uob top* 10 30 NouveUes 10 45 Musique d* d»"»» U 80 [je raconteur • 11 13 Dense 11.30 Dana* 1200 Nouvelle» CH LP-* 4(0 kilocycle* 8 15 bon joui voisin» 8 30 Réveille-matin 8 55 informations 9 00 Heure 9 00 Club des auditeur* 9.30 Radio-journal 9 45 Fanlare 10 00 orenesue 10 15 Musique pour tous 10 30 Mascarade musicale 11.00 Orch Betancourt 11 30 Heure 11 30 A votre service 11 45 Mélodies populaires Midi Heure Midi Heure teminlne 1 oo Radio-Journal 1.00 Radio-Journal 1.10 Heure teminlne 1.30 Heure précise 1 30 Heure féminine 2 00 lie Sentier musical 2 15 Polkas 2 30 üu veut savoir 2 45 orchestre 2 30 Foemes ymphonlquee 3 45 Pour le» malade* 4.00 Piano 4 13 Orchestre.4 30 Paradt de* vedettes 5 00 Heure 5 00 1 lie dansant.5 25 Nouvelles 5 30 Kadlo-apcctaj 5 20 CHLP ce soir o oo Nouvellee 6 15 Meil-roélo.6 25 Sport 6 29 La temperature 6 30 Musique 6 43 t'hanaou» française* 7.00 Heure 7.00 Heure tamlltai* 7.30 Sport 7.45 Oncle l'ro», 7 55 Nouvelle-éclair 8 00 Heure 8.00 Métairie Raneourt 8 15 Planiste 8 45 Rhythmic Ag*.9 00 Album du «o-’venU.9.30 Heure 10 00 Heure 10 00 Orchestra.10.15 Nouvelles 10 45 Musique tzigane 11 00 Heura DEMAIN SOIR Abolition des péages r*"'" '—•''"-N à 7 h.45 au poste C.K.A.C.(Montréal Causerie politique dt L Union Nationale par Jacques A UVG E R La vie de Beethoven par Edouard HERRIOT Volume de 300 pages.Au comptoir $1.50 Par la poste $1.60 SERVICE DU DE LIBRAIRIE 'DEVOIR" La série est en vente à La Société Classique, 4061 rue Montana, CHerrler 7190.'j comme celle-là mérite de survivre* et c’est d’un geste généreux que nous approuverons son existence et * sa raison d'être lors de la campa-' gne de souscription qui aura lieu', du 15 novembre au 1er décembre prochain.(Communiqué) ST-DENIS A L'AFFICHE '\ It PLUÎ GRANP ténor du mon de fM i —L-ia-ua»- ¦ iuA< SAnil'OE DARrctux rry[ RJtiMu m ALER.ME JACQUELINE DELUBAC ¦ QOV CHZRtHC IA vc Rirai , «g O H F* H E U M TTfioasmm OmMKB, Æ HBIKIB pu ara MOI BBS coma »m| A 1‘affiche GARY LORETTA COOPER YOUNG - Aur,?iat!£y , I / y • ^ < : ' '"VS / ¦•¦¦.:-xS5.-: ¦ S • «S.-i r'y *-7 ' -, - Wi'**, >< : 4 M.¦RIIHI., M •¦'¦< ïW \r .• :•/.•> .¦:¦¦# Je 7- ' •-.:" " - * s '* v ViVvo.v^ .v,-,-,- • !'J g’ AUÀOMüh iAr f VOS PRO J VOS PROJETS D’AVENIR Quand vous souscrivez au 9e Emprunt de la Victoire, il ne s’agit pas de rêves mais de réalités.D’abord, vous aidez le Canada à honorer ses engagements, à s’acquitter envers nos combattants en les rétablissant dans la vie civile.Ensuite, Obligations de la Victoire en mains, vous pouvez donner libre cours à vos projets d’avenir: posséder une nouvelle maison .un mobilier neuf .une voiture dernier modèle .donner une meil- leure instruction à vos enfants.et combien d’autres choses! Soyez réalistes aujourd’hui pour pouvoir matérialiser plus tard vos rêves.Et le meilleur moyen d’y arriver, c’est assurément d’acheter autant d’Obligations de la Victoire que possible.L’objectif total du 9e Emprunt est plus élévé, parce que ce sera le seul Emprunt durant les 12 prochains mois.Si donc vous épargnez autant que par le passé, vous pouvez doubler vos achats d’Obligations.ACHETEZ DU 9e I J.-B.Lefebvre Limitée Commandité par Eagle Shoe Company Limited 2083, rue Beoudry — FR.2141 (Montreal Shoe Stores) 4201 est, rue Ontario J.-G.Renaud, président — CL.3605 Charbonneau Lingerie Limitée Bureaux : 6641, rue Saint-Hubert DU.4694 Geo.G.Hodges Limited Manufacturiers de chaussures — 205 ouest, rue Vitré _ LA.3163 Alfred Lambert Inc.50 ouest, rue Saint-Paul — LA.4171 MacFarlane, Lcfaivre Limitée 1680, ovenue Papineau — FA.1147 Quebec Stitchdown Shoe Company Joseph-Edouard Gagnon, gérant — Limoilou, P.Q.IftmmistjErères 865 est, rue Ste-Càtherin# Acme Glove Works, Limited 251 est, rue Vitré — HA.6245 i Victory Tool & Machine Company 250, rue Rose-de-Limo — WE.1138 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 5 NOVEMBRE 194S La campagne du 9e Emprunt Plusieurs unités ont dépassé leur objectif en fin de [} semaine — Le comité des noms spéciaux Le* unités de Hull, Drummond-,ville.Wolfe et Valleyfield ont toutes dépassé, en fin de semaine, l’objectif que l’on avait assigné au début de la campagne du neuvième emprunt de la victoire.Argenteuil, Sorel et Trois-Rivières avaient aussi dépassé leur objectif il y a quelques jours, de sorte qu'à l’heure actuelle, neuf unités, dont Grand-Mère et Shawinigan, qui ont été les premières, ont sous-jcrit plus que le chiffre demandé.| On croit que d’ici peu de temps, plusieurs autres unités dépasseront aussi leur objectif car dans certains cas il ne manque que quelques milliers de dollars pour atteindre le montant fixé.* * * Vatidreuil.5, — Les deux premières municipalités du comté de Soulanges à atteindre leur objectif sont: Saint-Clet, objectif $30,000; souscrit $36,700, soit 122%; Sainl-Zotique, objectif $13,000, souscrit $22,400, soit 172%.# * * Thetford-les '^es, 5.— On apprend que la ^^' ipalilé de Ples-sisville, avec un objectif de $270,-000, a souscrit à date $271,750, soit 100.6% de son objectif.Les employés de la mine Beaver, de Thetford-les-Mines, ont souscrit $45,200 sur un objectif de $44,400, soit 102% de leur objectif.Saint-Jean, 5.—- Le comité de Saint-Jean nous informe que la municipalité de Saint-Luc, avec un objectif de $21,000, a souscrit à date $22,500, soit 107.5% de son objectif.Disraeli, 5.— Une nouvelle de ¦dernière heure nous apprend que le comté de Wolfe a dépassé son objectif en souscrivant $275.800, sur un objectif de $270,000, soit 102% de son objectif.* * * Le comité des noms spéciaux du comité national des finances de guerre rapporte les souscriptions suivantes de compagnies et de particuliers de Montréal: R.C.A.Victor Co.Ltd., $475,000; Canadian Investment Fund Ltd, $250,000; Fairchild Aircraft Ltd, $200,000; United Shipyards Ltd, $150,000; Ville de Montréal-Est, $150,000; Thrift Stores Ltd, $75,-000; Consumers Cordage Co.Ltd, $65,000; Electrolux (Canada) Ltd., $60,000; The Pension FTind Society of the National Breweries Ltd., $60,000; Stuart Bros Co., Ltd., $50,-000; Anglo Canadian Telephone Co.$50,000; The Canadien Converters Co., $50,000; Beitman’s Inc., $50,-000; Canadian Home Assurance Co., $40,000; C.-W.Lindsay & Co., Ltd, $25,000.Le comité des noms spéciaux du comité national des finances de guerre rapporte les souscriptions suivantes de compagnies et de particuliers d’en dehors de la ville: A.-E.Marois, Québec, $25.000; A.-E.Marois Ltée, Québec, $25,000.A la compagnie Eaton M.F.-B.Walls, gérant général de la compagnie T.Eaton, de Montréal, nous a déclaré auourd’hui que le personnel du magasin, de la manufacture et du bureau d’achats de Montréal ont souscrit la somme imposante de $585,000, au neuvième emprunt de la victoire, dépassant ainsi considérablement leur objectif de $524,000, Il s’est dit heureux de l’excellent travail fourni par le comité de l’emprunt des employés f et de la réponse généreuse et spontanée du personnel du magasin de Montréal.M.Walls rappelle qu’en dépassant leur objectif lors du huitième emprunt, les employés avaient souscrit $336,000.lis ont donc établi un nouveau record au cours du neuvième malgré une augmentation de 74% sur le précédent.La Femme et l’élaboration de certaines de nos lois fMPlOYÉS 0NNE Liste des compagnies dont 90% des employés ont souscrit au moins 15% de leur salaire pendant douze mois: Superior Coat Contractors; Sweeney Barrel Co.Ltd.; Title Brand Clothing Mfg Co.; Topper Dress Co.; J, Troini Bros; United Pants Makers Co.; Young Men’s Hebrew Association; ville de la Poin- Ic-aux-Trembles; Beauharnois Light leat & Pow.Co.; British American Silk Mills Ltd Granby; Granby Elastic W’eb of Canada Ltd; Imperial Tobacco Co.of Canada, Ltd, Granby; Howard Smith Paper Mills Ltd.Beauharnois; Woods Mfg Co., Hull; Laporte-Hudon-Hébert, Ltée; C.-P.Fabien & Cie; Montreal Foundry Ltd; Canadian Industries Ltd, (div.de la peinture et vernis); Henry Birks & Sons (Montreal Limited); General Cigar Co.Ltd.; Hôtel LaSalle; Henry Morgan Co.Ltd; Binn’s Canada Ltd; Manhattan Bath Bobc Co.; Anglo-Canadian Wire Rope Ltd.; United Amusement Corp., Ltd.; A.-C.Leslie & Co.Lid; RCA Victor Co.Ltd; Super Fur Co.Ltd; S.Rohrlick & Sons Ltd.; Cartons Ltd; Mary Lee Candy Shoppes Ltd; Jarry Automobile, Idée; Gold Gloves Works; Colonial Bug Mfg Co.; L.Baekler Ltd.; S.Bailis Furs; Bell Mar Dress Reg.; Blouseeraft Inc.; Blue Prints Ltd: Bramley Dress Inc.; Churchill Press Ltd; College Junior Beg.; Cooper-Kirsch Inc.; M’.-A.Crammond; Criles & Riddle; Deckelbaum & Curtis; Dodd Simpson Press (1938) Ltd; Duct Dress Co.; Eldora Dress; Fine Art Dress Co.; F’inebro Dress Co.; Fitwell Frocks Inc.; Gay-W’alker Shoe Co.Ltd.; Genereux Motor Co.Ltd; Ko-lodny Dress; Leonore Sportswear Inc.; Liberal 5 cts to $1.00 Store; J.-E.McComber; Margolis Dress Co.; Mill-Bro Dress Contractors; Modern Fur Co.; Montreal Newsdealers Supply Co.; Moore Bros Machinery Co.Ltd; Murray’s Lunch Ltd, 2193 Sainte-Catherine ouest; Peel-Windsor Lunch; Pugash Sponging Works; Sample Dress Incorp.; Selby Furniture Mfg Ltd; Louis Shaffer Registered; H.J.Silver Fur Mfg Co.Ltd; Samuel Silver & Co.Ltd; Snap-on-Tools of Canada Ltd; Standard Photo Engraving Co.Ltd; Sydlorn Ltd; Torchin Dress Co; Trio Shirt Mfg Reg.; B.Trudel & Cie; Vanity Frocks; Victoria Hal Mfg Co.Ltd.Charles et Eva roman de Joseph MARMETTE Brochure de 190 pages.Au comptoir $0 75, par la poste $0.85.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" (suite de la page cinq) Qu’on le veuille ou non, toufes ces fonctions, et bien d’autres encore, s’ouvrent présentement aux femmes.D’ailleurs, les grands bouleversements mondiaux dont nous venons d’être et sommes encore les témoins attristés, les ont forcées d’y pénétrer d’une façon ou d’une nuire; et maintenant qu’elles ont pris pied dans la place, il est plus que probable qu’elles n’en sortiront plus.Qu’arrivera-t-il alors si, dans nos Parlements, nous n’avons pas de femmes pour étudier leurs cas, prendre leurs intérêts, et suggérer la teneur des lois destinées à protéger leurs attributions?Ce qui arrivera, le voici: les plus intelligentes, les plus clairvoyantes, les mieux pensantes d’entre elles, conscientes de la justesse de leur cause comme de l’opportunité de leurs revendications poursuivront leurs instances auprès de nos autorités religieuses et civiles; la très grande majorité de nos jeunes filles, bien formées et devenues d’excellentes petites mères de famille, pleines de foi et extrêmement généreuses, après avoir rempli nos berceaux et peuplé nos foyers, auront, •comme leurs devancières, en voyant leurs enfants entrer dans une société toujours privée des lumières et des efficaces suggestions de la femme, la douleur d’entendre bien des doléances et d’assister au naufrage de bie’1 des bonheurs familiaux; tandis qu’un nombre toujours grandissant de leurs compagnes, légères, imprudentes, pour ne pas dire méchantes, continueront d’être les clienles des mauvaises maisons et les pourvoyeuses de nos crèches! Comme nous l’avons remarqué plus haut: il ne s’agit plus de faire sortir la femme du foyer: elle en est sortie.Ou plutôt le foyer est par.tout où se disputent les intérêts de la femme et de l’enfant, partout où se fabriquent les lois sur le mariage, l’éducation, l’économie familiale, etc.D’ailleurs, disait naguère Son Em.le card.Gasparri, si au delà du foyer proprement dit, qui croulerait si elle cessait d’en être la reine, les moeurs et les lois ouvrent de plus en plus à la femme, de nos jours, les sphères élargies de la culture intellectuelle, de l’action sociale et de la vie civique elle-même, il lui incombera, à un titre spécial,, d’utiliser ces nouveaux moyens d’influence pour promouvoir partout le respect de la vie familiale, le souci de l’éducation chrétienne des enfants, l’énergique protection de la morale publique.* * Ÿ Nous en avons la ferme conviction dès que les femmes, en ce domaine comme en tout autre — si l’on sait faire leur éducation civi.que — auront pris conscience de leur responsabilité, elles sauront y faire face et dans l’éducation familiale, elles mettront un amour de la patrie beaucoup plus éclairé.Car, nous dit un psychologue chrétien, la femme est de sa nature créatrice à l’égard de la vie, conservatrice par rapport à ses biens; et à cause de cela, elle est moralisatrice par métier, quand elle n’est pas dévoyée; celle qui engerhlre et qui aime a pour ennemi personnel ce qui détruit et ce qui avilit; elle incline donc à l’ordre, à l’harmonie pacificatrice, donc aussi à la sup.pression, par les bons moyens, de ces luttes insensées qui déchirent ie monde.Ecoutez encore Sa Sainteté Pie XII: “On vous demande de participer à cette vie publique.Allez-vous laisser la place à d’autres, à ceux qui préconisent la ruine d’une certaine forme d’organisation sociale dont la famille est le facteur essentiel, à ceux qui collaborent à la des- If POINT DECISIF T k truction de son unité économique, juridique, spirituelle et morale?Le sort de la' famille, le sort des rela-iions humaines est en jeu.II est en-ire vos mains (Tua rca ayitur — en latin dans le texte anglais).Chaqu'e femme a donc l’obligation, notez-le bien, la stricte obligation, en conscience, de ne pas se refuser, mais au contraire de passer à l’action de la façon la plus convenable à la condition de chacune afin de repousser les courants pervers qui menacent le foyer, afin de s'opposer aux doctrines qui mettent en péril ses fondements mêmes, et afin de préparer, d'organiser et de parfaire sa restauration.A ce puissant motif qui pousse la femme catholique à entrer dans la voie qui s’ouvre maintenant à son action s’en ajoute un autre: sa dignité de femme.Elle doit collaborer avec l’homme au bien commun de l'Etat aux yeux duquel elle partage la même dignité que l'homme.Chacun des deux sexes doit assumer la part qui lui revient, eu égard à ses aptitudes physiques, intellectuelles et morales.L’un et l’autrç ont le droit et le devoir de contribuer au bien intégral de la société et de leur pays.Mais si, d’une part, il est clair (pie l’homme, par son tempérament, est plus porté vers les choses de l’extérieur et de la vie publique, d’autre part, la femme, de façon générale, a plus de perspicacité et de finesse pour aborder et résoudre les délicats problèmes de la vie domestique et familiale qui est la base de toute la vie sociale.Mais cela n’exclut pas la possibilité que quelques femmes donnent des preuves évidentes de grands talents dans tous les domaines de la vie publi-que.Tout cela n’est pas tant une question de vocations distinctes et opposées, qu’une question de jugement dans la façon d’en arriver à des conclusions concrètes, prati-ques.Prenons le cas des droits civils: à l’heure actuelle, iis sont les mêmes pour les deux sexes, mais avec combien plus de discernement et d’efficacité ne seront-ils pas employés si l’homme et la femme en arrivent à se compléter i’un l’autre, en ce domaine.La sensibilité et la délicatesse de sentiments propres à la femme pourraient la porter à juger des choses par ses impressions et risqueraient ainsi de troubler et de rétrécir sa claire vision des événements, sa sérénité de jugement et sa prévoyance'à l’égard des conséquences lointaines d'un fait, mais au contraire cette sensibilité et.cette délicatesse lui seraient d’un immense secours s’il s’agissait de ré^ pandre la lumière sur les besoins,’ les aspirations et les périls relatifs au bien-être public et privé et à la vie religieuse’’.Mais la vie sociale et politique, dépend dans une large mesure de la législation en vigueur dans le pays et de l'administration de l’autorité locale.En conséquence, le scrutin électoral, aux mains de la femme catholique, est un moyen important pour elle de remplir ses strictes obligations de conscience, surtout à l’heure actuelle.L’Etat et la politique ont précisément pour fonctions de fournir à la famille de toutes les classes sociales les conditions nécessaires à son existence et à son développement comme unité économique, juridique et morale.Alors la famille sera vraiment la cellule vitale dans laquelle les hom.mes gagnent honnêtement leur vie lenfporelle et éternelle.Tout cela, évidemment, la femme véritable le comprend aisément.Mais ce qu’elle ne comprend pas et ne peut pas comprendre c’est que la politique soit le moyen que prend une classe sociale pour dominer les autres classes sociales, c’est que la politique soit transformée en une lutte ambitieuse destinée à procurer une domination sans cesse grandissante au point de vue économique et national, quel que soit le motif au nom duquel on prétende poursuivre celte lutte.Car la femme sait qu'une telle politique prépare la voie aux guerres civiles, ouvertes ou sournoises, conduit à la course aux armements et à la perpétuelle menace de conflit.Elle sait par expérience qu’une telle politique est néfaste à la famille qui en définitive doit en défrayer ie coût en espèces et en sang.En conséquence, aucune femme ne se prononce en faveur de Ja lutte des classes.Son vote est un vole pour la paix.C’est pourquoi dans l’intérêt de la famille et pour le plus grand bien de cette dernière, la femme refusera toujours de voter en faveur d’une tendance, de quelque milieu qu’elle vienne, qui penche vers le désir égoïste de dominer.à l'intérieur ou à l’extérieur, la paix de la nation.Ainsj la politique féminine, ani- mée par le coeur, serait l’authentique prolongement de ce qu’on appelle aujourd’hui les oeuvres; elle n'en prolongerait que mieux le foyer, au lieu de l’enfer industriel d’aujourd’hui, du redoutable champ clos où la lutte pour la vie fait rage; peut-être la grande puissance de sympathie humaine contenue dans le coeur de la femme, une fois socialisée pourrait.elle créer un Jour une maison commune, organisée, pacifiée, plus riche de bien, moins riches de vices, sous le regard du Père des cieux.flé flp Mais pour en arriver là, disait Mme Frémont, dans l’une de ses célèbres conférences: “L’évolution sociale de la femme” (Devoir, fév.1938), il faudrait en arriver à considérer le côté social aussi important que Je côté économique, donner à la vie publique un caractère plus familial, et réaliser entre l’homme et la femme une saine collaboration dans l’intérêt de la grande famille humaine.Les qualités que possèdent les deux sexes sont complémentaires; tout comme dans la famille privée, la bonne entente entre le père et la mère est à l’avantage des enfants, ainsi en serait-il dans le domaine plus large de la vie sociale.En cela, le rôle de la femme ne serait pas changé, mais considérablement élargi.La famille doit demeurer rigoureusement à la base de l’ordre social, mais son intérêt doit primer tout intérêt individuel.L’immense majorité des groupements féminins ont pour but d’améliorer les conditions de la vie de la femme et celle de sa famille.Comment ne pas espérer que les groupes hautement catholiques sauront donner à leur tour — si on les oriente de ce côté — un rendement social chrétien effectif?Et comme dans notre religion, tout est soumis à la hiérarchie de l'Eglise, il n’y a pas lieu de craindre les exagérations grossières trop nombreuses: elles seraient tôt réprimées.Ce n’est pas parce qu’un couteau peut blesser qu’on ne doit pas apprendre à l’enfant à s’en servir, ni parce que le feu brûle, qu’on lui en défendra l’usage, usage qui peut procurer à tous une si bienfaisante chaleur et servir à tant de choses utiles.L’éducation moderne a pu brûler certains eer.veaux qui ont manqué d’équilibre dans les voies nouvelles, mais elle n’en reste pas moins appelée à éclairer et à réchauffer le plus grand nombre, et à provoquer un plus large épanouissement social au bénéfice de la famille et de la société.Les femmes modernes ont, comme leurs devancières, beaucoup de coeur; et ce n’est pas l’intelligence des besoins de la vie sociale qui diminuera chez elles cette qualité.Les femmes catholiques, mieux renseignées, mieux dirigées et mieux protégées, sauront travailler, elles aussi, et lutter au besoin pour que le règne du (Jhrist arrive bientôt sur la terre comme au ciel.Que les dirigeants catholiques leur fassent confianee; elles sauront s’en montrer dignes! Les martyrs ont été des deux sexes; les vaillants dans tous les pays et à travers tous les siècles, ont, eux aussi, été des deux sexes; et dans ie ciel, les saints et les saintes se partageront également la gloire éternelle.AUJOURD’HUI La Digeste fronçais SOMMAIRE — OCTOBRE 1945 La droit International et les évêques des Etats-Unis — News Service.La géopolitique et l'impérlalfsme allemand — Le Travailleur.La ruée vers Tor liquide — La Phaianqe.Nouvelles d'intérêt catholique — Le Messager Canadien.L'héroïsme des femmes — L'Etoile du Nord.L'héritage de la guerre et les étapes de la paix — La Revue trimestrielle.De Vladimir le Grand à Staline — La Revue dominicaine.La France au temps des Gaules — Edouard C.N.Lanctôt.Louis Toilet, découvreur — Columbia.La ilancée de Frédéric Chopin — Le Pas-se-Temps.La magie du noir de carbone — La Revue moderne.Energie atomique au service de l'homme — Le Canada.Comment prévenir ITnilrmllé — La Garde-Malade.Les Anciens et l'histoire naturelle — Tech nique.La vie dans un camp de concentration russe — la Liberté et le Patriote.Avenir de l'Université de Montréal — L'Action universitaire.Pouvons-nous vendre à la Russie?— But lelln de la Chambre de Commerce.Expériences de jeunes parents — Collèg et Famille.Au comptoir 0.25s.par la poste 0.28s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR C’est le 16 novembre prochain QU’AURA LIEU LE TIRAGE DE LA MAISON MODÈLE DE ST-FIDELE fi tif e 'fefrisar ~y-\ C’est votre dernière chance de souscrire à l’oeuvre BULLETIN DE SOUSCRIPHON COMITE DE LA MAISON MODELE DE SAINT FIDELE 672, 4e Avenue.Quebec.Que.Veuillez m'adresser.souscription de $1.00 chacune.(Remise incluse).6 pour $5.00 NOM.—.ADRESSE “ à VOLUME XXXVI - No 251 \ m^-'''"^'====!=SL ,, .J , Chronique ouvrière Les effectifs syndicaux canadiens—Résumé du rapport annuel sur le syndicalisme ouvrier canadien en 1944 Le trente-quatrième rapport annuel sur le syndicalisme ouvrier au Canada, portant sur l’année civile 1944, vient d’être publié par ie ministère fédéral du travail.En voici un aperçu qui paraît dans la Gazette du travail de septembre 1945.L’effectif des organisations ouvrières au Canada a encore augmenté considérablement au cours de 1944, mais moins pourtant qu’en 1942 et 1943.Le total de 724,188 membres à la fin de 1944 représente une augmentation de 59,655 ou-9 p.c.du total de 664,533 l’année précédente et plus du double du total de 358,967 en 1939.Sur un total estimatif de 2,860,000 salariés âgés de 14 ans et plus, dans les occupations non agricoles au Canada, environ 25 p.c.étaient des syndiqués à la fin de 1944; la proportion en 1943 s’établissait à un peu plus d’un cinquième.Le nombre des unités locales de syndicats est passé de 3,735 en 1943 à 4,123 en 1944, soit une augmentation de 388.Il y a lieu de souligner que l’augmentation dans le nombre des syndicats locaux au cours des deux dernières années dépasse l'augmentation nette durant la période 1928-1941.L’augmentation dans le nombre des syndiqués au cours de 1944 est attribuée en grande partie à l’organisation de nouvelles unités locales piu-tôt qu’au développement des sections déjà existantes.L’augmentation dans le nombre des nouvelles sections locales a été de beaucoup la plus considérable dans les syndicats industriels des services; cependant, il y a eu également une augmentation marquée dans l’industrie de la métallurgie.Voici un tableau indiquant la répartition de l’effectif syndical par groupes industriels en 1943 35 1944, et le pourcentage d’augmentation dans chacun des groupes au cours de l’année.Les deux premières colonnes sont les effectifs et le pourcentage pour 1943, les deux suivantes effectifs et pourcentage per 1944, et la dernière le pource liage d’augmentation.Mines et carrières .Métallurgie .Construction .Eclairage et énergie électrique Bois et produits du bois .Impression et édition .Transports ferroviaires .Autres transports.Services .Vêtements et chaussures.Textiles .Aliments.Toutes les autres industries .Totaux .36,825 5.5 38,691 5.3 '+ 4.8 30.0 199,336 26.7 — 3.1 60.084 9.0 57,501 8.0 — 5.9 7,918 1.2 9,300 1.3 + 17.5 38,689 5.8 48,491 6,7 + 26.5 10,579 1.6 12 212 1.7 + 15.4 108.128 16.4 121,245 16.7 + 12.1 40,823 6.1 45,236 6.2 + 10.8 57.184 8.7 70,675 9.8 + 22.9 37.56.3 5.6 39,592 5.5 + 5.4 18.084 2.7 27,996 .3.9 + 54.8 19,283 2.9 28,737 4.0 + 49.8 29,686 4.5 30,816 4.2 + 3.9 664,533 100.0 724,188 100.0 + 9.0 Voici un autre tableau indiquant la répartition syndicale selon l'affiliation pour l’année 1944.Le pre- mier chiffre indique le nombre de sections locales et le deuxième les effectifs.Congrès syndical ouvrier canadien .2,274 Fédération américaine du travail.29 Congrès canadien du travail.894 Congrès des organisations industrielles.5 Confédération des travailleurs catholiques du Canada .296 Fraternités internationales des travailleurs ferroviaires (indépendantes).s.366 Fédération canadienne, du travail.1 Syndicats nationaux et internationaux non-affiliés .199 Syndicats locaux non-affiliés.59 284,732 9,516 272,146 759 74,624 36,147 226 35,433 11,211 Total.La concentration des syndiqués dans les provinces qui accusent la plus grande expansion de l’emploi manufacturier semble avoir été entravée au cours de 1944.Les données sur l’effectif syndical par province et par ville,' basées sur les rapports des sections locales, sont incomplètes.Cependant, les renseignements obtenus indiquent qu’en-viron 62% des syndiqués se trouvent dans les provinces industrielles du Québec et de l’Ontario; en 1943, la proportion était de 65% et en 1942 de 64%.Des 4,123 syndicats connus en 1944.plus de la moitié, «oit 2,389 «e trouvaient dans ces deux provinces.4,123 724,188 La concentration des syndiqués dans les grands centres urbains ac.cuse un mouvement de baisse, mouvement qui va de pair avec la diminution de l’emploi découlant de la contraction dans le rythme de production des industries de guerre de grande envergure.Toronto et Montréal, les deux principaux centres de population et d’industrie grou-| paient 501 ou 12% du total des syn-| dicats locaux et 153,344 syndicats i ou 25% de l’effectif global signalé j en 1944.Les diminutions les plus I considérables dans le nombre des syndiqués sont de 21,904 à Mont I réal, 8,056 à Toronto, 4,242 à Hali-I fax et 3,650 à Windsor.NOUVELLES D’EMPLOI Voici une liste partielle des emplois vacants qui peuvent actuellement être obtenus par Ventremise du bureau local du Service national tie Placement, ainsi que des occasions d'emploi offertes dans tout le Canada par le SERVICE NATIONAL DEPLACEMENT i.i — i H O M M E S - REQUIS A MONTREAL 54 Agents d'assurance A commission *84 Bijoutiers .50 —S1.00 Hre 15 Cordonniers .$20.00 —S32.00 Sém.8 Dévideurs (textile) .45 —.55 Hre 4 Ingénieurs stationnaires (4e classe) 60 Hre 15 Linotypistes .$35.00 —$45.00 Sera.32 Maçons $1.06 Hre 9 Mouleurs (banc et plancher) .75 — .90 Hre 41 Opérateurs mach.à coudro $25.00 —$50.00 Sem.7 Opérateurs mach.à tricoter $20.00 —$50.00 Sem.12 Peintres d'enseignes 45 —.85 Hre 9 Plombiers (chaullaqe) $1.01 Hre 6 Polisseurs (métal) .45 —.60 Hre 7 Presseurs (robes) $25.00 —540.00 Sem.9 Pressiers (platine) .74 —$1.00 Hre 7 Hepousseurs (métal) .60 —$1.00 Hre 6 Tapissiers .86 Hre 5 Tonneliers 70 — .80 Hre 5 Voituriers (auto) .60 —.65 Hre S Voituriers 52 —.57 Hre • FEMMES- REQUISES A MONTREAL 20 Coiffeuses $20.00 —$30.00 Sem.8 Cuisinières (institulions rest.) $75.00 —$100.00 Mois 18 Cuisinières (maisons privées) $50.00 —$75.00 Mois 1120 Opératrices mach.à coudre A la pièce 37' Ouvrières (textile) .34—.55 Hre 100 Presseuses $15.00 —$30.00 Sem.250 Servantes .530.00 — $60.00 Mois 85 Sténographes ( .$20.00 —$30.00 Sem.100 Vendeuses $15.00 — 525.00 Sem.Chaque bureau du Service national de Placement offre des occasions d'emploi, dans sa sotie et dans les autres régions au Canada.Si vous pouvez remplir l’un des emplois ¦énumérés ci-dessus ou si vous cherchez à vous placer, adressez-vous à votre plus proche bureau local du SERVICE NATIONAL DE PLACEMENT • • • • • Ministère fédéral du Travail Humphrey Mitchell A.MacSamara Ministre du Travail Sons-Ministre ' VÜLÜMt ÀaaVI — No Os Lfc bcVQIK, MON i KtAL, LUNDI b NOVEMBRE 1943 II Les conférences Montréal, géographie urbaine Les origines de la population française — Deux confé-.rences de M.Raoul Blanchard — Situation et site géographique — Développements historiques — Cinq périodes — Etat actuel de la ville M.Raoul Blanchard, doyen de la faculté des lettres de l’Université de Grenoble et directeur de l’Institut de géographie alpine, présentait mercredi dernier l’avant-dernière d’une série de l‘2 conférences qu’il a données ces dernières semaines sur la géographie de la province de Québec, dans le grand auditorium de l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.Le sujet mercredi était: “Montréal, géographie urbaine”.Tapie au centre de sa plaine, comme une araignée au milieu de sa toile, la ville de Montréal compte pour beaucoup dans la vitalité de la province de Québec.Seulement du côté population, elle avait en 1941.avec sa banlieue, 1,200,000 habitants, soit plus du tiers de la province: 30%.M.Blanchard a procédé dans son étude de Montréal comme il l’avait fait pour Québec.Il a divisé son sujet comme suit: la géographie, situation et site, les développements de la ville et enfin l’état actuel de la ville.I — Situation et site ! La situation géographique de Montréal est très claire et offre des avantages que tout ie monde a su remarquer dès les débuts.Montréal silué au confluent de quatre cours d’eau: le haut St-Lau-rcnt qui relie la ville avec les Grands Lacs et l’ouest, l’Outaouais vers le nord-ouest, le Richelieu qui ouvre une porte sur le Lac Chain-plain et plus loin vers New-York, et enfin \n Bas St-Laurent, vers la mer.De cette façon Montréal se trouve en relation avec la mer, le continent américain et le reste du Canada.Deuxième avantage: la ville se trouve également au confluent de voies de terre.La plate-forme de Québec .se continue jusque dans l’Ontario et vers l’ouest.Au sud, c’est celle de la mer Champlain; et au nord-est encore celle de Québec.De par sa situation, Montréal était donc destiné à devenir une métropole; il n’a pas tardé à être un emporium des plus prospères.Troisième avantage de la situa, tion; la présence de la plaine de Montréal.Montréal profile en effet de la grande richesse et de la fertilité de la plaine dont il est le centre.La plaine de Montréal, dit le conférencier, est la partie la plus fertile de la province; son climat en est le plus favorable et le plus agréable.C’est là un avantage que possède Montréal sur Québec.Le site.Les premiers Français qui se sont rendus jusque vers les régions du Montréal actuel, où devaient-ils se fixer pour profiter de toute la situation?Ils pouvaient penser à Sorel.au confluent du Richelieu, ou à Ste-Anne de Bellevue, au confluent de l’Outaouais.Plus haut le Sault St-Louis (les rapides Lachine) les arrêtait.A cet endroit, le fleuve dégringole de 45 pieds; plus au nord, à la rivière des Prairies et à celle de Mille-Iles, la navigation est encore obstruée par les rapides.On est donc forcément ramené au fleuve.A cause des rapides, les marchandises destinées au haut Saint-Laurent devaient obligatoirement être débarquées à Montréal.Montréal devenait donc une tête de portage: et pour que ce dernier fût plus court, il fallait établir la ville le plus nrès possible des rapides, c’est-à-dire à l'aval immédiat du sault.Maintenant, sur quelle rive, la rive gauche ou la rive droite?On sait aujourd’hui que la ville a été établie sur la rive nord.On a donné comme raison que c’était pour se séparer des Iroquois qui arrivaient du sud; mais M.Blanchard prouve le faux de cetfe hypothèse en déclarant que les Iroquois n’avaient pas peur de l'eau et qu’ils l’ont bien montré en infestant Pile tout au cours des soixante premières années.La vraie raison, c’est que la rive sud n’était que houe, marécages, et qu’elle était toujours inondée.Voilà pour le site général de Montréal.Le conférenéier parle ensuite de la géographie interne de Wï ville.D’abord le trait le plus voyant: la montagne.C’est un ancien volcan dont la cheminée est remplie de matières durcies et la couronne extérieure formée de matière suffisamment dure pour résister à l’érosion.Le mont Royal est une colline résiduelle d’une altitude de 755 pieds.La montagne n’a jamais servi à grand-chose, pas même de poste de garde.Il y a bien eu le fort de MM.de Saint-Sulpice qui était une demi-forteresse, mais bien plus une ferme.En 1804, on tirait l’eau des sources de la montagne pour l’aqueduc de Montréal, mais bientôt on dut avoir recours au fleuve.La montagne a cependant joué un rôle indirect.Nous lui devons les> deux terrasses qui lui partent des pieds.La première qui se rend jusqu’à la rue Sherbrooke; elle est située à 140 pieds au-dessus du niveau de la mer; vers le nord, elle devient plus large.En bas de la rue Sherbrooke, commence la deuxième terrasse qui varie de 70 à 80 pieds au-dessus du fleuve.Cette terrasse a vraiment été le berceau de la ville.Cette basse terrasse a été défoncée par un ruisseau, le ruisseau Saint-Martin, dont le lit est aujourd’hui situé sous la rue Craig et la place Viger.il se rendait jusqhe vers le carré Chaboillez.A cet endroit il se joignait à un autre ruisseau qui serait aujourd’hui à l’emplacement voisin du canal Lachine, la rivière Saint-Pierre; elle se dirigeait vers le nord-ouest jusqu’à la rue William, à la place Royale, puis au port.La languette formée par ces ruisseaux est élevée de 40 ou 50 pieds au-dessus du fleuve, dont à l’épreuve de l’inondation.Elle est étroite aux deux extrémités, proche de la voie d’eau et domine le Saint-Laurent.Autant de facteurs qui ne tarderont pas à en faire un port.C’est là le site de la ville: immédiatement à l’aval du rapide.il — Développements Comment Montréal s’est-il développé.en fonction de ces éléments géographiques?Telle est la question que se pose le conférencier au début de la deuxième partie de la causerie, où il parle des développements de la ville.M.Blanchard passe rapidement sur l’époque de la bourgade d’Ho-chelaga et de la visite de Champlain à l’emplacement de Ville-Marie.Puis, il décrit, dans un prologue, la fondation de la ville.U fera durer celte période inaugurale de 1642 à 1660.•‘Vocation mystique contrariée”, tel est le litre de ce chapitre.Ea fondation de Montréal, dit M.i Blanchard, est un véritable conte | de fées.On y rencontre des boni- ; mes illuminés par le seul nom de ' Montréal, des hommes qui ne se connaissent même pas et cpii se rencontrent: MM.La Daflversière et Olier.Puis c’est l’apparition de Jeanne Mance, de Mme de Bullion, la présence dans les coulisses de la puissante compagnie du Saint-Sacrement.t Dès les débuts de Ville-Marie, il s’agit de conversions, il faut converlir le plus de sauvages possible.J el était l’idéal des fondateurs.Pour y atteindre, ils feront de fortes dépenses; jamais l’on n’a fait tant de frais pour une entreprise coloniale française.Cinq envois de colons choisis.On n’a jamais fait ça pour Québec et Trois-Rivières.Ces colons sont des gens de premier ordre: et leurs chefs, les Maisonneuve, les Lambert Closse, les Dollard des Ormeaux, les Jeanne Mance et Marguerite Bourgeoys sont parmi les plus représentatifs.A ses débuts, Montréal est une colonie a part des autres; elle ne dépend pas du roi.ni d’un gouverneur.Jusqu’à 1700, elle est une sorte de république.Toutes ces aspirations îles fondateurs étaient magnifiques, mais comme elles ont été contrariées! Ainsi tiue le (listait M.Blanchard, “les Indiens n 'ont pas marché”.Les Iroquois ont fait la guerre depuis les débuts, et une guerre de tous les instants, de tous les jours.Les , hommes qui devaient être des évan-| gélisateurs, ont dû se faire soldats- laboureurs, mais surtout soldats.Voilà le prologue; i] est différent de ce que sera la suite.Et après les beautés auxquelles nous venons d’assister, une autre scène s’ouvre sur le commerce des fourrures à Montréal.^ Capitale des fourrures Et c’est ta deuxième période, celle où Montréal commence à devenir capitale économique — 1660 à 1820.“Montréal, capitale du commerce de la fourrure”.Voilà le titre de ce nouveau chapitra.Les Iriquois sont enfin découragés vers 1660, par l’exploit de Dollard et surtout par l’arrivée de Tracy et des troupes françaises.Dès cette date Montréal décapite Trois-Hivieres en ce qui concerne le trafic des fourrures.Chaque année s’organise une foire des fourrures devant la ville, dans des boutiques volantes, près du fleuve.Montréal est établie définitivement.En 1670, on construit les premières rues, parallèles au fleuve, les l ues Saint-Paul.Notre-Dame, Saint-Jacques, etc., et transversales ou perpendiculaires, les rues Saint-François-Xavier, Saint-Gabriel, etc.On construira ensuite une palissade; vers 1720 elle deviendra une fortification qui jouera le même rôle que celle de Québec qui n’a jamais servi qu’à fixer pour les géographes les anciennes limites de la ville.C'est à cette époque que partent de Monlréal les grands explorateurs et découvreurs que sont Cavelier de La Salle, Juliette, Marquette.La Vérendrye, Duluth, d’Iberville, Bienville, et les coureurs des bois.Déjà Montréal est plus actif que Québec.Puis suit un hiatus, celui de la conquête, et l’arrivée des “anciens sujets” de sa Majesté, (les Britanniques) et des Américains loyalis- j tes.En 1765, le commerce des four-1 rures reprend; les Anglais en pren-1 nent la direction.En 1783, ils fon j dent la compagnie du Nord-Ouest, j Cette compagnie est presque uniquement dirigée par les Anglais tandis que les employés ne sont ! (lue des Français.A cette date (1821), Montréal; compte 16,000 .habitants.Puis c’est la compagnie de la Baie d’Hudson j qui vient faire concurrence à celle du Nord-Ouest.Suit la fusion des deux, à l’avantage de la compagnie de la Baie d’Hudson.“Bataille pour le port" La troisième période, qui s’étend de 1820 à 1870, que M.Blanchard intitule “Bataille pour le port” marque le développement de Montréal vers l’extérieur.En face de Montréal le fleuve était assez étroit.Il y avait Pilot Normandin, disparu aujourd’hui, et le courant Sainte-Marie très rapide qui offrait certains désavantages à la navigation des bateaux à voile.En aval, d’autres défauts: le lac Saint-Pierre qui était plat et pour la grande surface, seulement de 10 pieds de profondeur.Du Yorkshire est sorti un homme, M.Molson, qui eut l’idée du bateau à vapeur.En 1807, le premier bateau à vapeur construit à Montréal, y.Acconwdation, se rend de Montréal a Québec en 36 heures et i evient.Autre développement du port, en 1825, le canal Lachine est creusé qui s’ouvre sur le Haut Saint-Laurent.En 1832, une douane est créée; événement très symbolique car jusque-là la douane était à Québec.Cela signifiait que la navigation océanique pouvait maintenant se rendre jusqu’à Montréal.Mais ectte douane n’offrait qu’un droit théorique à la navigation océanique, car le chenal n'était pas profond.Après de nombreuses petitions le gouvernement s’émeut.En 1844 il commence les travaux de creusage.En 1845, le projet est abandonné.Ce n'est qu'en 1850 qu'il sera repris mais cette fois grâce à la commission du port.C’est là une grande date dans l'histoire de Montréal.De ce jour.Montréal est un port océanique.En 1851, le chenal est (te 11 pieds de profondeur; en 1865 il aura atteint les 20 pieds.En 1830 et jusqu’à 1840 il passe à Montréal près de 20.000 tonnes de blé par an; en 1850 il en passe 423,000 tonnes.Montréal est surtout un port à blé.On en exporte du bois, de la potasse aussi.On y importe également pour le compte du Canada tout entier.Le développement du port a amené le développement de la ville.A cette époque elle compte plus de 100,000 habitants.Mais ceux-ci sont surtout composés de Britanniques: en 1851* on compte 26,000 Français pour 57,000 autres; (et en 1861, 48,000 Français et 90,000 autres).Poussée industrielle La dernière période, de 1870 à nos jours est celle de la “poussée industrielle”.Le port continue à se développer, mais un nouveau phénomène se présente.Dans le port, les travaux se continuent.Le chenal a maintenant 30 pieds et plus; les quais sont surélevés pour obvier à l’inondation; des élévateurs sont_ construits, ainsi que des entrepôts frigorifiques.Montréal est une magnifique ville portuaire, dit le conférencier, mais séparée de son fleuve par une muraille de Chine.(Tous ces établissements du port).Cependant, le tonnage du port double de 1900 a 1914.En 1914 il reçoit 9,000,000 de tonnes, dont 6.300.000 par la navigation intérieure.En 1928, il en reçoit 12,500,.(MH I.Voilà pour le port qui continue son développement.Un nouveau phénomène apparaît: l’industrie.En 1870, Montréal compte 22,000 ouvriers d’industrie.Les types d'in, dustrie sont les mêmes que ceux d’aujourd’hui; la chaussure, la matière roulante (construction de chemins de fer), la confection.Je caoutchouc, le textile, les cigares, etc.Mais cette industrie est d'inspiration britannique, dans la proportion des trois-quarts.Mais maintenant, la prédominance de la population est française: en 1881, sur 177.000 habitants, on compte 110,-000 Français pour 67,000 Anglais et autres; en 1901 Montréal compte 328.000 habitants, et en 1921 618,- 000.Etat actuel L'état actuel de Montréal.Faute de temps, le conférencier passe vite sur cette 3e partie de son intéressante conférence.Aujourd’hui, Montréal est le grand port du Dominion, dit-il.11 est aussi la capitale économique de l’Est canrdien.Le port de Montréal est moins exportateur qu’importateur.En 1939, l'exportation était de 3,000,-000 de tonnes et l'importation était de 5,005,000 tonnes.On exporte surtout du blé.De la farine, de la viande et des conserves aussi.On importe du pétrole et de l’essence, du charbon, du sucre, etc.; le pétrole et l’essence constituent la moitié du tonnage d’importation.Montréal est une ville portuaire importante, elle est surtout une vil.le industrielle.Plus industrielle que commerciale, déclare M.Blanchard.En 1931, 39% de sa population travaillaient dans les industries.Montréal développe pour le Dominion, le tabac, la confection, le matériel roulant, les chaussures; mais c’est surtout pour la province qu’elle travaille: l’industrie de Montréal est avant tout québécoise, c’est-à-dire pour la province avant le Canada.Ce qui constitue la valeur de cette industrie, c’est la main-d’oeuvre et le prix moins élevé que celui demandé à Toronto.M.Blanchard affirme que le progrès de Montréal est dû au fait qu’elle est ville française et que ce sont les Français qui le maintiennent.Du point de vue population, Montréal municipal compte 62% de Français.Certains quartiers sont presque exclusivement français: Bourget 97%, Ste-Marie 96%, St-Louis 93%, St-.Iacques 90%, St-Denis 86%, Papineau 89%,, tandis que Westmount en compte 13%, Mont-Royal 15%, St-Georges-Notre-Dame-de-Grâce 17%.H y a deux villes à Montréal, dit M.Blanchard, qui, juxtaposées, se connaissent à peine.Dans certains quartiers, surtout dans les français, il y a congestion.Dans tous les centres, sauf en ce qui concerne le vieux Montréal devenu city .qi'é 1 on quitte le soir après le travail et plus particulièrement dans les quartiers situés au-dessus et au-dessous de la rue Sherbrooke, il y a vraiment congestion.Montréal accuse deux dualités, la première en ce qu’elle est une ville portuaire et industrielle et la deuxième en ce qu’elle est de population française et de population anglaise.Les origines de la population française Mardi soir, dans l’auditorium du Jardin botanique, l’éminent professeur de géographie Raoul Blanchard, parlant sous les auspices de l’Acfas et de fa Société de géographie, a donné une réponse à la ques-.tion “Quelles sont les origines de la population française?”.M.Blanchard.dans sa causerie qui n’est pas scientifique, ni géographique, ni historique mais simplement une conférence de bon sens sur les origines françaises, comme il l’a précisé, a prouvé par quelques considérations que, contrairement à ce que nous pouvons croire, nous ne descendons pas des Gaulois ou des Romains.Tout d’abord, M.Blanchard est parti de plus près de nous pour remonter le cours des âges.Repassant un à un les envahisseurs qui sont venus sur le sol de France en apportant une nouvelle population, tels les Sarrasins, les Scandinaves ou Normands, les Geltes, les Gaulois, les Romains, il a affirmé que ces groupes n’étaient formés que de quelques milliers d’hommes et que ces apports ont rapidement disparu sous la population déjà fixée sur le sol de France.Ces gens-là, dit M.Blanchard, ont conquis la France par les armes, mais dès que la guerre était terminée et qu’ils s’établissaient sur le sol français, ils étaient submergés par la population déjà existante et une ou deux générations passées il n’en restait plus rien.Peut-être trouve-t-on quelques-uns de ces types ici et là à travers la France mais l’on ne peut pas affirmer que ces groupes d’envahisseurs forment les origines de la population française.M.Blanchard, en parlant des Gaulois, doit s’arrêter longuement sur cette race, car officiellement, tel qu’on l’enseigne dans les manuels, c’est là que commence la population française.Le doyen de la Faculté des lettres de l'Université de Grenoble dit qu'à l’école, c’est bien ce qu’il a appris, ce que ses enfants ont appris et ce qu’apprennent ses petits-enfants.Même, dit-il, les petits noirs des colonies françaises apprennent aujourd’hui, en lisant ces manuels scolaires: “Nos ancêtres, les Gaulois.’’ Pour réfuter cet enseignement “erroné” M.Blanchard prend la même théorie que pour les autres envahisseurs.Cette fois-ci il appuie encore plus fortement.Les Gaulois, affirme-t-il, étaient puissants non pas par le nombre mais parce qu’ils connaissaient le fer qui leur procurait une grande supériorité d’arme sur tous les autres peuples.Le fer étant beaucoup plus résistant que le bronze ou le cuivre, métaux alors employés à la fabrication des armes, c’était pour ainsi dire “la bombe atomique” du temps.Ainsi, quoique pas très nombreux les Gau- û del»-'- SALAM lois ont pu étendre leur domination à à peu près toute l’Europe en allant même jusqu’aux Baikans.Ici donc nous avons la preuve qu'ils ne demeuraient qu’en très petit nombre pour garder les places conquises.Or, à la venue des Gaulois, la France avait déjà une population assez élevée.Les Gaulois demeurés sur le sol français se sont mélangés à la population et iis ont été bien vile engloutis.Alors donc, quelle était cette po-j nidation déjà existante sur le sol français?M.Blanchard affirme qu’il y avait déjà, au moment de la venue des Gaulois, de très anciennes populations fixées sur le sol de France.Ces populations dont la plus forte étaient les Ligures, étaient établies là quelque dix siècles avant notre ère.Il conclut en disant que dans une proportion considérable d’au moins 75 pour cent la population française descend de ces populations préhistoriques, principalement des Ligures.Voilà comment on peut expliquer, dil M.Blanchard, qu'aujourd’lnii, en France, nous trouvions à la fois de l’unité et de la variété.Nous avons une niasse homogène formée d’éléments variés.Voilà pourquoi, le Français tient tant à son sol.C’est le peuple le plus anciennement fixé.11 fait corps avec son pays.Le Français est tout à sa terre.C’est ce qui explique ie conservatisme de re peuple.Il a beau voter socialiste, communiste ou quoi que ce soit en iste, il demeure toujours conservateur.Il aime la routine et pense sérieusement avant de changer une habitude el c’est tout cela qui en fait un peuple de patriotes._____________ Espace insuffisant sur les transatlantiques Bien que la guerre soit finie depuis plus de six mois en Europe, il ne faudrait pas croire qu’il sera bientôt facile de trouver passage sur un paquebot transatlantique pour entreprendre un voyage d’agrément en Europe.En effet, l’espace sur les paquebots reste toujours très limité et seules les personnes qui ont des priorités et des raisons majeures de voyager peuvent espérer obtenir des cabines en ce moment pour se rendre en Gran- de-Bretagne.Le nombre de demandes de passages est considérable, a déclaré hier M.W.-G.Hynard, représentant du ministère britannique du Transport, mais il nous est impossible, en ce moment du moins, de les satisfaire Imites.“On semble croire que la situation du transport océanique, surtout sur l’Atlantique, s’est améliorée, a continué M.Hynard, mais il n’en est rien, car un bon nombre de navires précédemment utilisés sur les routes de l’Atlantique nord ont été dirigés vers l’océan Pacifique pour servir au rapatriement (les soldats qui ont combattu dans ces régions.D’autre part, les grèves dans les ports anglais n’ont pas contribué à améliorer la situation.Il ne semble guère qu’il y ait amelioration dans le transport océanique avant le commencement de l’année prochaine.D’ici Là,- l’espace sera accordé à ceux qui ont des priorités — soldats et prisonniers de guerre rapatriés, membres du personnel du gouvernement britannique qui sont venus en missions spéciales au Canada et qui doivent maintenant retourner dans leurs foyers, fonctionnaires du gouvernement qui ont à remplir cer-, laines fonctions spéciales en Europe.Evidemment, le temps des.voyages d’agrément n’est pas encore arrivé et les fervents des voyages devront se résigner à attendre encore plusieurs mois avant de prendre la haute mer.De Gaulle dictateur par Henri de KERILLIS, député de la Seine Un député français déchire le voile d'une grande légende et révèle des faits insoupçonnés du grand public.Un fort volume de 448 pages.Au comptoir $2.00, par la poste $2.15.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" PREMIER DU GENRE AU CANADA -^«•X.x-Xv.V.v VOYAGES CONFORTABLES LES SERVICES DE TEMPS DE GUERRE FONCTIONNENT TOUJOURS! Bien que les hostilités aient cessé en Europe et en Asie, la Compagnie de Transport Provincial continue de desservir certaines industries de guerre essentielles telles que, dans la province de Québec, les usines de Defence Industries Limited, à Cherrier, Saint-Paul l’Ermite, Nitro, Bouchard, Brownsburg; la Dufresne Construction Company à Saint-Rose; la Division du Transport, à Dorval; et dans l’Ontario, le transport des ouvriers entre Pembroke et l’usine D.I.L.à Chalk River, qui a joué un si grand rôle dans la fabrication de la bombe atomique.Pour aider à exploiter tous ces services, la Compagnie de Transport Provincial a dû louer de sources extérieures un grand nombre d’autobus.Compagnie^ Jr/vnsport Provincial 1188 OUEST, RUE DORCHESTER, MONTRÉAL T ES beaux voyages en autobus de luxe sont de nouveau possibles pour le public.Ce mode de transport est confortable, commode, propre, et il permet mieux que tout autre une meilleure contemplation du paysage, néanmoins il est moins dispendieux.Des nouveaux services améliorés ont été établis entre Montréal et Toronto, Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières, St-Hyacinthe, St-Jovite, le Lac Tremblant, Lacbute, Hull , .• et des autobus du modèle wagon-parloir ont été assignés aux services réguliers sur ces routes.Ces nouveaux autobus sont munis de sièges moelleux dont les dossiers s’inclinent à l’angle désiré, de serviettes blanches à la partie supérieure du dossier où la tête s’appuie, de fenêtres plus grandes qui permettent une meilleure vue, d’une ventilation améliorée, et de compartiments à bagage à l’épreuve de la poussière et de l’eau.Des améliorations additionnelles dans les services de La Compagnie de Transport Provincial seront apportées aussi rapidement que le permettra le relâchement des restrictions de guerre.Nous avons commandé un grand nombre d’autobus dont la livraison permettra la reprise du service sur plusieurs parcours importants desservis avant la 2e guerre mondiale.a?' * WÊim / mm ?rpf ; C«rte photo nous lait voir quelques jeunes filles, préposées àla vente des billets de waqons-llts et wagons salons, à la gare Windsor, au Pacifique Canadien, en train de répondre auxappels téléphoniques tout en retirant en un clin d'oeil, du itchier qui se trouve en face d’elles, le blllel requis.Ce fichier mobile, monté sur rails, se déplace à volonté, ce qui épargne énormément de temps et permet de répondre sur-le-champ aux demandes venant des clients ou dos divers agents d" bureau des Uchier.le premier du genre au Canada, a été la briqué aux usines Angus.(Photo C.P.R.) mm?"; ' vIM- $ B®nï ¦B ¦ »:¦> •• :-î ir 1 COMMERCE ET FINANCE - E DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 5 NOVEMBRE 1945 DIVIDENDES PAYES EN OCTOBRE VOLUME XXXVI — No ZS» BOURSE DE MONTREAL 3 NOVEMBRE Choses et autres Met Ut U JL» Üer.n H int Ra* Dem Acme Olovee .15V, 14V, 15% lmp.Tobacco .13% 14 Do pfd , , .102 Va 102 >,a 102% Do pfd.7% ll4 71i J AKnew-Suroass .24 I Accept.32*4 34,*i AlRoma Steel .18 16 18 Do pfd.105 105 Aluminium .131 124 V, 130 Inter Coal .35 35 35 Alum old .106',à 106'a 106% Int.Bronze .18 Amal El .16 15Va 16 Int.Nickel US .37% 38% ' A C To p.55 Int.Paper .46 ^ 43% 45% , Asbestos .27 26'V 27 Do pld US .120 V, 119% 120% 1 Ac-Atl A .19'; 13‘s 18% Int.Pete .2l3, 20tm 2134 | Do pfd, .101% ICO'* 101% Ilnt.Power .42 41 42 ! Bathurst A .20 19‘; 20 Do pfd.m 111 111 ! Bl) Bank N .21 20 V, 21 Int.Utll.38» 2 38 38% BC Power A .25 24 25 Labatts 231 2 233% 23% ! >Do B 4"; -Vs 4% Lake ol the Woods .28 27% 28 j Bruck Stlk nu ib^ m; Do pld.152 .j B’.dV Products .22' a 22 22 Lésai a pld., , .21% Hralorne 17'i 17 17 V:* Massey-Harrls ., .13%.12% 13% J Can Cement .M3; :4V, 14 "2 Mitchell R .s 2814 27 Va 27*2 1 Do B',j p.130 130 130 Molson’s .27% 26% 27% C.Steamship 184; 17*;, 18°; Mont.Power .• .22% 22% 22 » ] Do pfd.45 44s; 443; MU L & M a .29 Can.Br.20"; 18V» 20% Mont.Telegraph , .• • *»"* 45 45 Do ofd.61 56 61 Nat Brew.4212 41% 42 Can Bronze .42 42 42 Do pfd., « • .46 ,.! Cnn, Car .16 15'; Nat SC.21 2Ü*.J 2Û34 | Do u.n., .33'2 32".! 33% Noranda .• , # .59 Do p n, .38 37".38 Kilvte .a .29 29 29 C.For In.45 44 45 Ont.Steel .22 22 22 C.Ind.Aie.12 ni; IIV4 Ottawa El.Ry .• , , .50 49 v; 50 Can I.oco .37 36 30 Ottawa Power .a .14 .13 14 C P.R i7 7; m; 17% Do pfd., .100 100 100 Oockahutt Plow 15 14 V.15 Page Hersey n.31% 31 (’.SmeltlnR .74 70',i 73 Penm .ns ., .61'., 61 61% ! C Qlass .41 40 41 Do pfd., .152 152 152 Crown Cork 45 45 45 Powell R ., « .26 24% 26 i Davlj A .29'; 29'i 29% Power Corp.12 10% 12 Do B 12'., 12 V,.12% Price Bros .45 42 44** j Diet -ScaRram .85 78'.841 • Do pfd 103 102% 102"» | D Bridge 39 38'; 381 •> Prov.Transp 4 4 4 4 4 4 15 15 15 I Dom.Coal nfd.14 13'.; 13"; Quebec Power .17% 16% 17% Dom.Found.29", Rolland .15 Dom.Glass .130 170 180 St.Law.Corp.9", 7'.; 9% n S A- C B .12'!, m; 12% Do pfd.37 35 37 Dom.Stores .194; 19'/2 19% St.!.Paper pfd .77 75 V, 76% 1 Do pfd., .111 110 110 Shawtnlgan .20% 19% 20 i Dom Tex., .79% 79 79% Shcrwln William pfd.1.60 150 150 Drydcn .13 12 12"; Slcks Br .34 .%% 33% i Fleo-tolux 17% 17'i 17% Simon .27% 27% 27V, ; Knnmel ês HeatlnK .8',i 8% 8% Simpson A 21% 21% , Fmr E!.B 8 8 8 Steel of Can.7934 78% 78% Famous Players 35 35 35 Stand Chem.103» ni.» ! Foundation 30'i 29',i 30',; Tooke .27 27 27 j Gatineau .13% 13 î 13% Walker .a .100% 96 100 Do nid 103 103 103 Weston .27% 27 27 Oen Steel Wares 20V.20 20% W!nn.Elect.„ ., .11% 10% 11% Ourd 9% 9'4 9-v, Do pfd Gypsüm , 14 13% 13V, el ers .33 33 Hamilton Brldce 9 s"; 9 Banques: R JlollnKer 15% 15 15% Commerce .16% IÔ’â 163* < Howard Smith 27 28 27 Montréal .20 19 ' 19% Hudson Bay Minim?33 J2% 33 Nota Seotia .29 29 29 Imperial 11 .14% 14% 14% Royale .18% 18 18% : Instruments aratoire^ La liste mobilière américaine, ns un début plutôt ferme, affi-înt une allure irrégulière vers cure du midi, et les aciéries et t Iques valeurs diverses ieut s’incliner vers la XltClOlS, ICS transports *t.ri OVKII-j M^taux communs et mines dlv.i, les service* publics et les me-x usuels i-ntenaient leurs avances de ces dernières séances et des gains fractionnaires sont appa Augmentation enregistrée durant cette période et pourjes dix premiers mois de l'année En octobre, les dividendes payés sur les titres cotés à la Bourse et au Curb de Montréal ont enregistré une augmentation de $6,059,3633 et ae sont totalisés à $21.105,204 & comparer à *15,041,841 dans la même période de l'an dernier.Pour les dix premiers mois de l'année, les dividendes forment un total de $207.100.587 à comparer a $194,228.981 pour la période correspondante de l’an dernier.Sept des vingt catégories de titres ont fait une augmentation durant le mois, six ont baissé et sept n'ont presque pas changé.Voici la comparaison des dividendes d'octobre 1945 et 1944, ainsi que de ceux des dix premiers mois de chaque année ; DIX MOIS parais- Avlonnerles .baisse i Accessoires d'autos .Banques et Institutions financières Construction .Produits alimentaires.Mines d’or.Meuneries et entrepôts de céréales ,ians ces groupes.Diversfac- I Fer.houiUe^ et acier marquée dans les demandes de pâtes et papiers acements, mais les acheteurs crai- j Matériel roulant .;ent particulièrement une correc- j Commerce ^ détail in technique du marche a la sui- i Textiles et vêtements du mouvement de hausse de ces |"^ubHc3 Exposition forestière et industrielle Au cours de l'hiver prochain en Abitibi et au Témiscamingue — Fxpo-.siîton ambulante qui se transportera d'un endroit à l'autre LE CURB DE MONTREAL Haut Ha* Haut h»* r>*m Abitibi 5% 4% 5% Do.pfd.« e e a e 78 76% 77 Do 6 !> pfd.75 69% 74 C Pac B 18% ¦ Do 7\ pfd.173 169 172 C.Gen In 143, 14% 14'.E ithurst B 6% 5% 6-v; C.Ind.Il 166 165 165 Brcw As Dlst.12 11 12 Do pld ’75 B A.- SI- .25 24% 24% C.Int.Inv.5 3% 47.ne Pack Do pld.99 n e.p & p.185 180 185 C Marconi 63; Brown Co, .5% 4% 5 Vi C.P.& P In 150 150 150 La Bourse de New» York New-York, 5 (A.P.) — Après un début ferme ce matin.Wall Street affichait un ton irrégulier vers la fin de l’avant.midi.Les services publics, les transports ferroviaires et les métaux usuels ont de nouveau enregistré des avances fractionnai, ros, mais les aciéries et quelques valeurs diverses montraient de la faiblesse.Les spéculateurs craignent une correction technique du marché à la suite du mouvement ascendant de ces dernières séances et s'abstiennent de transiger.Les demandes de placements, peu considérables cet avant-midi, provenaient de l’abondançe de fonds présentement entre les mains du public et en quête de placements.Beoing, Radio Corporation, J.I.Case, American Water Works, Pennsylvania Railroad, Westinghouse, Continental Can., Flintkote, C,encrai Motors, Southern Pacifie et \!lied Chemical ont marqué des avances.La Bourse de " ontréa.: Quelques valeurs sélectives dans les papeteries montraient de la fer- j meté ce matin, à la place locale, mais de nombreuses valeurs dm-j géantes affichaient une allure plu-j tôt irrégulière.International a enregistré un g;||n | dans les papeteries tandis qu’Abiti-1 hi ordinaire et 6% privilégié et Cons.Paper ont touché de non- ^ veaux sommets.Masscy-Harris et Dosco sc sont raffermis dans les in- * dustricls mais Hamilton Bridge a , reculé.B.C.Power B et Shawim-1 ean se son» améliorés dans les services publics, mais Montreal Pow„ S.C renthèses) : Nouvelle-Ecosse, 29 (405) onces fines; Québec, 49,201 (56,338); Ontario, 123,307 (145, (118); Manitoba et Saskatchewan 15,982 (14,031); Colombie can;- dienne, 14,174 (15,475); Yukon, 8-070 (4,797); Territoires du Norc.-Ouest, néant (932).Not'-e pays produit plus de farine La production de farine de b'é au Canada s’élève à 2,045,830 bari’.s en septembre, augmentation de 21,-903 barils comparativement au 1er mois de la campagne actuelle.La production de septembre l’an d r-nier était de 1,972,021 barils._ vu cours des deux premiers mois le la campagne actuelle, la production s’établit à 4,066,697 barils, augmentation de 78,210 barils par rapp -rt à la période correspondante de la campagne de 1944-45.• En septembre, il se moud 9,lj 4,-988 boisseaux de blé contre 8,7' 8,-340 boisseaux le même mois de an dernier.Les quantités suivantes de grains secondaires sont également moulues en septembre, (totaux du mois correspondant de l’an der ier entre parenthèses): avoine, 1,' 16,-549 (1,871,946) boisseaux; maïs, 180,415 (55,917); orge, 49(773 1(698,397); sarrasin, néant (12,>1); j grains mélangés, 2,091,910 (2,133,-j 605)._____ Dividendes déclarés | Pato Consolidated Gold Dredging, Ltd.15 cents par action, payable le 3 décembre aux actionnaires inscrits le 10 iiovemlire.Pour attirer les tourisres au Canada Toronto, 5 (C.P.) — L’on Hscu-_ tera à la conférence de trois jours Power et Brazatian ont accusé j jp l’Association canadienne de tou* des reculs.Dans les divers.Lumber i risnie et de publicité, qui do s ou a ittcint une nouvelle cime.Dans vrir à Toronto demain, des P'an K- compartiment des mines d’or à pour attirer au Canada puis de bon marché.O’Brien, Astoria.Heva, millions de touristes intéress.s a vi Stadacona et Pandora ont haussé.*i!«r le Canada dans un avei ir im derniers jours, et c’est pourquoi *t5 SPORTIVE Troisième victoire consécutive du Canadien - Il bat Détroit par 3 à 1 Richard compte deux points — Le gardien de but du Détroit sauve son club du désastre — Bouchard donne une sévère "correction" à Bruneteau — Larry Thibault joue sa première partie et crée une bonne impression — Durnan sensationnel (Par Pierre LAPORTE I Bouchard! Le Canadien de Montréal a pro-1 C'est pendant l’absence de notre longe samedi soir dernier sa série ! ‘ gros” epic le Détroit a réussi à en- de victoires contre le Détroit, sur la glace du Forum.Voilà deux saisons déjà que les lied Wings n’ont pas remporté la victoire à Montréal.et il semble bien que leur guigne doive se prolonger encore cette lever à Durnan un blanchissage pleinement mérité.Laurent Thibault s’est aligné avec Canadien pour la première fois samedi soir.Il a favorablement irii-pressionné et vint même près de année.Les Canadiens, nullement im-1 compter un but.La foule lui a fait pression nés par cette victoire île 7 un accueil des plus sympathiques et k 0 remportée par le Détroit contre elle a chaleureusement applaudi sa le Boston, ont patiné à une allure crânerie devant l’adversaire.Jimmy sndiablép pendant toute la partie pour gagner par 3 à 1.Pendant 53 minutes et six sccon- Peters a également joué, mais il ne scmlée lias avoir l’étoffe d’un joueur du grand circuit.On annonce même des, les joueurs locaux ont blanchi j ce matin qu’il a été cédé au Royal leurs adversaires.Ce n’est en effet \ et que c’est Léo Gravel qui le rem-qu'à sept minutes de la fin que i placera désormais.Cari Liscombe, profitant d’une pu-l Au cours de cette partie de sanie-nition à Bouchard, réussit à pren- j di, nous avons encore remarqué le dre Durnan en défaut.Disons immé- jeu vraiment brillant de la deuxiè-diatement que Durnan avait joué me ligne d’attaque, celle de Hiller-sensationncllement pendant toute la ' O’Connor-Joe Benoit.Le Canadien durée de l’absence de Bouchard.11 a mat ri Tenant deux lignes puissantes et il en aura bientôt une troisième quand Reay sera revenu au jeu, a fallu que les joueurs du Détroit bombardent nos filets pendant plus de cinq mine -s avant de trouver un coin où loger la rondelle.C’est Maurice Richard qui a été la vedette de la soirée avec deux points et au moins une douzaine de montées enlevantes.Plus d’une fois d s’est trouvé seul devant le jeune Harry Lumley, du Détroit, mais tou- flanqué de Thibault et de Gravel.LA PARTIT Aucun club n’a compté pendant la première période.Seibert et Hollett ont été punis, mais Harry Lumley a empêché le Canadien de profiter jours celui-ci était sur ses gardes i de leur absence pour prendre une et il a bloqué des lancers.on ne peut avance.plus foudroyants.Si ce jeune gar-| Au début de la deuxième période, dieu de buts avait été un peu moins Blake a compté, mais l’arbitre a re-sondc dans ses filets, le compte au- fusé d’allouer le point, parce que, rait certainement été de 8 ou 9 à 1 dit-il, Lach était dans la zone du pour les Canadiens.I gardien de but.Pendant la troisième période} il Jackson fut cnsuite puni pour avoir fait trébucher Hiller.O’Con-i , ¦ nor en profita pour faire une mon- l .ui,',,, ',n, i , o ',-'U‘ qU' U tée sensationnelle, qui vint toutefois !.‘!r L !-l!c ^.c1*re,un pa'!se briser sur cette forteresse qu’est s’est produit un événement digne de mention: Bouchard, notre joueur de 1 cificateur, de toujours être le pre-1 r nmjPV mier rendu pour séparer deux coin-1 ' y' battants sur la glace.il a jugé à propos de donner une bonne petite “fessée” à Bruneteau.qui n’avait pas été ‘‘gentil” du tout avec notre colosse.Bruneteau venait d’être puni et n’était pas de belle humeur.Il a ., ., , tenté, un peu trop déloyalement mvi-runaantos.Outre M.Godbout, les orateurs fa-reut MM.Uûari Iteuault,- oandutet.lijiira], Lùd«f4' Qionne, dépujé de Beauce à Ottawa, BocluPlnaiHl, du.- M.Godbout déclare que M.Duplessis a recommencé sa politique de dépenses extravagantes et il demande à la population de la Beauce de ne pas refuser l’argent qu’on lui offre.Ces gens-là, dit-ii, ne seront plus là ie printemps por-chain et leur effort est fait.Le chef du parti libéral accuse ses adversaires de faire appel à des considérations basses et vulgaires, et il se dit sûr que pareils procèdes ne tourneront pas à leur avantage.Je connais la population de la Beauce, dit-il, elle est trop noble et trop fière pour se laisser influencer par des pi omesses octrois.BMe ne se laissera pas acheter.M.Godbout déclare que l’Union nationafe, depuis qu’elle a pris le pouvoir, ne peut irtontrer aucune initiative dans l’intérêt du peuple.Les industriels et le congrès patronal Adhésions nombreuses L’ordre social né de l’industrie moderne, de ses possibilités, de son évolution et de ses exigences, intéresse au plus haut point les chefs d’industrie, si l’on en juge par les adhésion* nombreuses reçues de tous les coins de la province, en vue du premier congrès patronal • que l’Asspciuiipn professionnelle des Industriels tiendra en l’hôtel Windsor, à Montréal, le 19 novembre pro» chain.Les organisateurs du congrès sont heureux de constater que les efforts se multiplient partout pour assurer le succès de ce mouvepient, si important dans la vie nationale et famiale, tant par le nombre d’hommes qu’il intéresse directe-ment que par les valeurs de tous genres qu’il représente.On sait que ! le but du congrès est d’étudier les moyens de sauver l’entreprise privée.Parmi les industries déjà inscrites mentionnons: Granby Elastic Web Co.Limited, Granby; Slater Shoe Co.(Canada) Limited-, Montréalj La Fonderie de PJessisvillo, Plessisvillc; N.Latu-Hppe Limitée, Montréal; Cie de Biscuits Stuart Limitée, Montréal; Grand-Mère Knitting Co.Ltd., Grand-Mère; A.Bélanger Limitée, Mon-tmagny ; Fashion Craft Mfrs Li mi ted, Montréal; Chaussures Dufres ne, St-Pie-de-Bagot; Boyer Limitée, Montreal; Walden Wood Workers OUVERTS de 9 h.à 5 h.30 — SAMEDI COMPRIS Coupe-vent •• Mackinaw- Breeches pour garçons, collégiens nees.je n’y serjjL pas pour deux ou trois m.ois* rsais^ue *vous ‘ne vou£ MUé- A* ChamhK'-jWUle à la Je sais que os hiwhFé «tes.CnBUHUuq.s, J^cqiic^, pumoulin, député de Môntmorency à l’AssemWéê léflistetiver-et-Ranl-Kiuàüg Baill^tgeçn* avouai.P M- G(»dUo»t-' “Et si vous votez dans la présente élection pour M.Renault, qu’est-cc que cela va vous donner?Res trois députés dû Rloc populaire ne peuvent actuellement faire autrement que de voter pour le gouvernement de l’Union Nationale.“Je sais que vous n’êtes pas d’opinion de vous mettre flans l’oy-position pour' ap moins trois ou quatre aqs.Vous n’avei lias le droit, gens de Ste-Marie et du comté de Reaucc,-d’être (fans l’oppositlbh, à Québec.“Je vous le demande.Messieurs, nu’est-ce que les libéraux vous ont donné dans le comté depuis 30 ans?Il faut, de toute nécessité," laisser de côté l’esprit de parti."Les cultivateurs savent qu’avec hc donner.nationale.bénéfices, mqis ses surplus de-vaymt être affectés à lai réduction des lame et- au .développement de l’électri-TIcation rurale.Avec la loi Go&lSout, las xiampagJies obtenaient l’êlectritité’, sans asSlimer de risques et de responsabilités, à des taux plus-’ba» que nidl» part en GîfUVio,., , Avec bv loi Duplessis, les coopera-ti-ve-t «ont obligées de construire jeurs ifgriés’e’t ris; ques, ce.ggi fqrcj tes usagers a pagor des taux, pjqs élçvçs.~ - M, Godbout parte egsdife de te s i t u a t i o fi ' Jiiragf i e r é dp la iiroyince^ -________*1 ~ t ?t fr, Li n n of flf» berV-GtdUrm.'WJTfWif'Lîahrrt, (réputé de St-Snuvcur, M.J.H.PloiTr-" (luü, que pquj* Kdouqr.d Lacroix- Et >• U W PUfy honte t!c il.Kdouftr^i uacEpijc.J ul.aussi voté, kj 11 iuin deKuigr, Rpyr, M.Charles Lacroix.Je n ai pus, twlite'd«vi»»rggfe.* * * ' ' ’ “J’ai, do (lira.M.Pajului, coufiaatc.ce en M.Duplegÿig, porov (Rte un homme de coeur.11 ou s-est iq-, ! dessis n nte'4 lam mte Je s siglM^ {èrêt pubÛc' Te.^pi^ WNWo- M.Duplessis, lui, sqit suw«i: .la, U« gne droite.C'est, «n\«* » V» sis si vous avez, à Sainte-Mapu,,un®.Beôle réiHmtle iHÔnuttù»*, «te a ifo tre couvent.” Le Or Camille Pouliot Le ministre nrbviucRd de la Chasse et des Pêcheries, le Dr LU-mille Pouliot, délrtitPTTÿ'tf^spe-Sud, a déclaré: “Tous sav.cn^yu^ie suls un ancien liberate Je suis un pa-, rept dé Jean-François''Pduliot.Je fut treïfte ans .organisateur Jtherat chez nous, dans lu GespéSie.Jè nie suis, durant (le Uinguès qnrtbes, nourri du tait libéral.“Je dois vqus dire que le gouvernement de l’Uaiqn Nationale n est nullement en ftnngcr.il n csl mémë lias question de savoir si noqs aurons un député de plus.“Mais il ne faut pas publier qpe M.Renault vous avait promis Un pont, à Saint-fieorgè*, M»»*.a ', moment donne, il parla des restrict lions de guerre.Ce pont que vous avait proiuïs M.Uenaqjt et qu il n# vous a pas donné, nous allons vous pu avaient pffVMhPe i*esfrade.T,.* r.inhrcr DioniVè a* déclare rjèi’il était d.-mi'Ia phKènte ’hilte pdécfi nûMf ne.s’ggissaiit-rms ivninuwvrcnt d’une quesïfon-ffe parti, niais d’uni) ntribflfou.lUUyérêt-OitUonal e* d’in- __1.1 : - T ~ rwi » .1 » 4_ ü ÎUw'cîfr»- sous, jon affmTrfîstratien et célte de M.Oupteps-èv dteaerus?Funfotf rta-ti'onalc •''d’Uèoir ubê "politique ban-queroutièrrf et dt'etare qtre ies mit défie pes adversaires de (ymfver dans t(Hi-te l’Anférique nue usine analogue, hui, ponte Wmltare cxpacrté ite-pro-duction, a coûté moins cher.Dans dix ans» dit-il .il ^ aura dans la rdViftde 4 oit » autres usines sein Société St-Jean-Baptiste Rallions de I» semaine lundi 5 novembre a /.»* • ' • Pire.MarqueWe : asserpblée ox-cep-tionnêlte à 8 h.39 â la salle par-ois-, siale du T t’ér’ Se iti t*Ss c r e m e n t, 14«7 rue Avlwin.Tons les membres doi-ve'fit'se faire un devoir d’-etre préi qui monte.Répoiuküi à uq.orateur seats.' ’ ’ ' ., , „ „ ministériel qui avau parte de l in- Saint-Jean-Baptiate dç la Salle: (lus-trie du sucre de betterava éta-* réunions à là s«rUe St,-Reim,.261o 1 O* Roui.Rit’TX.Champlaiir: séance à 8 h.lie* pareissiate de St-Vin» 30 à la ViïKteBte’de l'Union Nationale, ils vont avoir l’électrification rurale.Le gouvernement actuel nous aide dans ce domaine.Les gens de Ste-Marie et de IP Beauce ne sont pas à vendre.Mais il est dç notre devoir de travailler une bonne fois pour nous.Et le gouvernement actuel nous en donne une Et M.Pouliotrde dire: “L’élection de Beaùeè est' pour M.Godbout une question de vie ou de mort.Si Mv Godbout est défait dans la Beauce c’en est fini de son poste de chef libéral dans la province”.rique de tt
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