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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 15 novembre 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1945-11-15, Collections de BAnQ.

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"I* f*nxto wt OB* Mtton et m o*ut *t*c docilité accepter d* la arande-Breta-«m*.au dee Btau-OnU ou •*« qui qua oe «oit d'autre, l'attitude au'U lui 'eut prendra enrer* le monde la orerr'er devoir de toraiume d'un Canadien n'est oee envers le Commonwealth britannique dee nations, male envers le Canada et eon roi.et ceux nul conte*tent oec! rendent, k mon avl*.un mauvais service au Common wealth." "She to a sovereign nation and cannot take her attitude to the world doclleir from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyaltv to not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's king and those who deny this are dolmr.to my mind, a créât disservice to the Commonwealth." fl-X-371 LORD TWEBDSMUni LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS riLurrm Directeur t RMactrar chef i Omet HEROUX Montreal, jeudi 15 novembre 1945 ""VOLUME X)âvi — No 262 ~~ REDACTION ET ADMINISTRATION 410 EST.NOTRE-DAME.MONTREAL TELEPHONE t «Elsh 1361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES AtaluictfaHM • BEIsi* 3361 RMscHmi s •Etat» 29S4 Gérant t ' BElah 3361 Accord de MM.Truman, Attlee et King sur l’énergie atomique Le mois des Morts Les morts, qu'est-ce?L’état de l’homme, de sa naissance à sa mort, s’appelle l’état d’union, union du corps et de l’âme, corps animal et âme raisonnable.De la mort à la résurrection, l’homme se trouve dans un état dit de séparation, séparation du corps et de l’âme.A partir de la résurrection, ce sera à nouveau l’état d’union, union du même corps et de la même âme qu’avant la séparation, glorieux celui-là, bienheureuse celle-ci, pour les élus.L’état de séparation ou la mort est une conséquence du péché originel: “Ainsi donc, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort” (Rom.5, 12).Sans le péché, l’homme eût été immortel, non par nature, car, comme composé, il est de soi corruptible, mais par grâce.Le corps est par l’âme et pour l’âme.Dès qu’il en esc séparé, lui qui jusque là était merveilleusement un, se dissout.Mais si l’homme est mortel par nature, l’âme, spirituelle, simple, complète dans l’ordre de la substantia-lité.ne l’est pas.Dès la séparation, elle est jugée.C’est le jugement particulier dit tel par opposition au jugement général, celui-là devant se passer entre Dieu et 1’âme.celui-ci à la face du ciel et de la terre.Trois sentences peuvent atteindre l’âme.Elle est souillée par le péché mortel.C'est l’enfer.Elle n’est pas pure de tout péché véniel et de tout reste dû au péché.C’est le purgatoire.Rien ne s'interpose entr Dieu et elle.C’est le ciel sans retard.Pendant le mois de novembre que nous appelons le mois des Morts, la piété catholique veut venir au secours des âmes du purgatoire.Que savons-nous du purgatoire?Peu de choses pour satisfaire la curiosité, mais une doctrine sûre nous est enseignée par l’Eglise concernant l’essentiel.II faut en pareille matière nous attacher à la doctrine plus qu’à l’imaginaire, car la doctrine est proprement nourriture d’homme, ésprit par le meilleur de lui-même.Tout en croyant que les visions et les révélations concernant les âmes du purgatoire peuvent être possibles et vraies, il faut être en défiance vis-à-vis d’elles, surtout si on n’a qu’une théologie rudimentaire, parce que même les visions et les révélations qu’authentique la sainteté non douteuse' de leur bénéficiaire demandent souvent à être interprétées, leur vérité étant la plupart du temps dans un sens figuré plutôt que réel.Ainsi, par exemple, si la vision est imaginaire, ;1 faut bien qu’elle prenne des formes sensibles, cependant les âmes du purgatoire n’ont pas de corps.Une souffrance qui paraitra corporelle, sensible, ne pourra donc être vraie que dans un sens figuré.Dans le purgatoire, il y a une double peine: celle du dam par laquelle la vision divine est retardée; celle du sens, qui est le châtiment par le feu corporel.La moindre de l’une et de l’autre peines dépasse la plus grande de cette vie.Pourquoi?Parce que plus une chose est désirée, plus son absence est pénible.Or.les âmes du purgatoire désirent intensément la vision de Dieu.C’est un désir tout volontaire qui ne peut être nullement retardé par le poids du corps, celui-ci étant absent.En outre, le moment de jouir serait venu pour ces âmes s’il n’y avait pas d’obstacle.Et cela aussi est extrêmement affligeant.Quant au feu, il faut admettre qu’il est corporel et probablement de même nature que celui de l’enfer.Saint Grégoire remarque que , de même que c'est le même feu qui fait briller l’or et fumer la paille, ce serait le même feu qui brûlerait le pécheur et purifierait le juste.Entre le mois de novembre et le mois des Morts, il y a de nombreuses analogies, du moins dans nos pays occidentaux où le culte des morts a pris extension et développement.C’est l’automne.La nature se dépouille, meurt en quelque sorte.Le végétal qui, depuis le printemps, triomphait, avait régné sur l’été en souverain, semble vaincu.Finie l’exubérance des lourdes frondaisons.Finis les changements multiples, les paysages aux mille visages.L’automne offre à ses ciels violents de l’immobilité constante, une régidité de mort, mort non pas réelle toutefois, mais apparente.Tout en superficialité, c’est cependant sur l’apparence que nous portons nos jugement».Nous ne sommes pas éloignés d’en faire autant pour nos défunts.Eux aussi, mais conscients, comme la nature attend son printemps à elle, ils attendent le glorieux printemps de la résurrection.S’ils sont en purgatoire, ils sont dans l’impuissance d’en hâter par eux-mêmes la fin, car leur séjour est un lieu de pure expiation, le temps du mérite étant passé.Cependant, ce que nous ne pouvons par nous-mêmes, il arrive que nous le puissions par nos amis.De là l’appel pathétique que les âmes du purgatoire nous adressent: Ayez pitié, ayez pitié de moi, vous du moins, mes amis.Car la main de Dieu m’a frappé! (Job, 19, 21).La complexité du problème palestinien Le mois des Morts est le mois de l’authentique amitié, car au besoin on connait les amis.On connnaît les bonnes sources dans la sécheresse, et les bons amis dans la tristesse.Donnons aux âmes du purgatoire cette agréable connaissance de nous-mêmes.Qu’ils nous trouvent encore meilleurs après leur mort que nous le fûmes pour eux de leur vivant.Mais comment venir au secours de nos amis du purgatoire?Par des larmes?Par des fleurs régulièrement portées sur le tertre funéraire?Pas précisément.De tels soins profitent plus à nous qu’à eux, encore que peut-être Dieu les leur puisse faire connaître et qu’ils en éprouvent de la joie.Les secours qui les peuvent efficacement soulager sont d’ordre surnaturel.Tout ce qui est mérite aux yeux de Dieu est monnaie qui a cours en purgatoire: bonnes actions, charités, prières faites à leur intention, surtout le saint sacrifice de la messe offert pour eux.Les âmes du 1 purgatoire ont part à toutes les messes qui se célèbrent dans le monde entier, car une part va à l’Eglise dont ils sont membres.Mais outre ce fruit commun, un fruit particulier peut leur être appliqué.C’est le cas quand une messe est célébrée pour les âmes du purgatoire en particulier ou en général.La dévotion aux âmes du purgatoire est parmi les plus belles.Nous nous devons de l’accroître en nous par une pensée fidèle et des oeuvres généreuses.Imitons la conduite de Judas Machabée.Voici ce qu’il fit pour le repos éternel de plusieurs des siens tombés dans un combat pour avoir caché par cupidité des objets consacrés aux idoles.'‘Puis ils se mirent en prières, demandant que le péché commis fût entièrement pardonné, et le valeureux Judas exhorta le peuple à se garder pur de péché, ayant sous les yeux l’exemple de ceux qui avaient péri pour s’être j tendus coupables.Puis ayant fait une collecte où il recueillit la somme de deux mille drachmes, U l’envoya à Jérusalem pour être employée à un sacrifice expiatoire” ( 2 Macb.12, 42-46).Belle et noble action inspirée par la pensée de la résurrection l'Car.s’il n’avait pas cru que les soldats tués dans la bataille dussent ressusciter, c’eût été chose difficile et vaine de prier pour les morts.Il considérait en outre qu’une très belle récompense est réservée à ceux qui s’endorment dans la piété, et c’est là une pensée sainte et pieuse.Voilà pourquoi il fit ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu'ils fussent délivrés de leurs péchés.Le mois de novembre appartient à nos amis du purgatoire, mais pas tour à fait.Un ami très cher, nous-même, veut n’être pas oublié.Travailler à tirer des amis de prison est bien; ne pas s’exposer à y aller soi-même est encore mieux.C’est de bonne logique.Charité bien ordonnée commence par soi-même.Que faire donc?Ce qui vaut du purgatoire, ce sont les restes dus au péché et ce sont les fautes vénielles.Les restes dns au péché peuvent être expiés ici-bas et le pardon des fautes vénielles peut être obtenu.Pour ce faire, il y a cent moyens: bonnes oeuvres, prières, sacrifices faits pour l’amour de Dieu.Surtout l’amour de Dieu, car le purgatoire est pour ceux qui n’ont pas assez aimé.A l’amour, joignons cette autre garantie qu’est une crainte salutaire.La parole de Dieu est vraie qui dit: Ne sois pas sans crainte au sujet de l’expiation (Ecdés.5.5).Et encore: La crainte de Jéhovah est le commencement de ta sagesse (Prov.I, 7).Les saints nous avertissent d’avoir toujours ki mort présente devant les yeux et de craindre le jour du jugement.Qui craint sagement fuit l’audace téméraire et la vaine présomption.Le danger est pour ceux qui ne craignent pas.Le salut est pour ceux qui ont une crainte proportionnée au péril.Crainte servile au début à laquelle s'ajoute dans la suite la crainte filiale qui vient d’un attachement à l’être aimé, préféré et mis au-dessus de tout.Enfin, finissons sur une note d’espérance: "Mais nous ne voulons pas, frères, que voue soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis, ‘afin que vous ne vous affligiez pas, comme les autres hommes qui n’ont pas d’es-' pitance.Car si nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, croyons aussi que Dieu amènera avec Jésus ceux qui se sont endormis en lui” (I Tbess.4, 13-14).Dors-tu?lui disait-il; h mort, est-ce Un sommeil?Il recueillit sa force et dit: C’est un réoeitl — Ton oeil est-il voilé par des ombres funèbres?— Non; je vois un jour put poindre dans les ténèbres.(Lamartine).13-XI-45 Lettre cTOttowq Les répercussions delà déclaration de M.Louis-Stephen Saint-Laurent Les conservoteurs Tinvoquent pour appuyer la résolution du gouvernement touchant le drapeau _ Mécontentement des libéraux québécois — Vote de 187 à 2 — Le plaidoyer impérialiste de M.Rowe — La reculade de M.Coidweli * (par Pierre Vigeant) Ottawa, 15 — La Chambre des romrnunes a adopté hier la résolu, bon qui consacre le principe d’un drapeau “distinctif” pour le Canada et qui charge un comilé con-joint du Sénat de la Chambre de choisir “un motif approprié pour ce drapeau”.La fameuse déclaration de M.Louis-Stephen Saint.Lau-rent à savoir qu’il serait “bien surpris et bien désappointé” si le comité ne recommandait pas l’inclusion de l’Union Jack dans le nouveau drapeau canadien a fort influé sur la dernière phase du débat.Le ministre de la Justice est devenu l'autorité iu plus fréquemment ritée i-nr les derniers orateurs impéria-Hsles.C’est précisément sur la dé-laration de M.Saiut-Laureut que le chef de l'opposition, M.Bracken, s est fondé pour appuyer avec son parti la résolution du gouvernement.Le discours de M.Saint-Laurent P, cependant pas plu aux députés libéraux du Québec autant qu’aux députés conservateurs de l’Ontario.Le projet de drapeau canadien était I un des articles du programme liberal qui avaient le mieux servi les candidats libéraux, son adoption était l'une des réalisations sur les.quelles les députés libéraux comptaient pour consolider leur emprise sur notre province.Pour la plupart des libéraux de langue française les nouveaux et aussi nombre d’anciens, le discours de M.Saint.Laurent a donc eu l'effet d'une dou- Uutte 3 la page deux) Bloc-notes (par Louis Robillard) Le parc des Laurentides Le parc des Laurentides continue à attirer une belle clientèle.Au cours de la saison terminée le Jü septembre, (suivant un rapport de son surintendant, M.Louis-Philippe Gagnon), plus de 4,30U visiteurs du Canada et des États-Unis ont séjourné dans les eairips et les hôtelleries de ce beau domaine consacré à la nature vierge.Ce sanctuaire Techerchi par les pêcheurs à la truite accroit sa popularité, puisque le chiffri de 4,300 représente une augmentition appréciable sur les meilleuifs années d’avant-guerre.“Un grand nombre de pécheurs venus cette année dans le parc ont retenu leurs places pour l’an prochain et beaucoup d’autrès qui n’avaient pu y venir, fauté d’espace, ont également réservé un camp pour leurs vacances de 1946; c’est dire que, l’été prochain, les nombreux camps et les hôtéls du parc seront encore remplis”,^poursuit le rapport.Qui a fait connaissance avec les richesses poissonnières et les ermitages de ces lieux d’élection ne peut plus s’en détourner.Ses campements magnifiques et ses lacs où la truite est reine assurent des retraites incomparables aux pêcheurs et aux citadins fatigués.En un précédent rapport, le sur-intendant mettait en lumière un autre aspect: “Il ne faut pas considérer le Parc des Laurentides sous le seul aspect des revenus qu’il rapporte à la Province (ils sont déjà appréciables); il est avant tout une source d’emploi pour les gardiens, les guides, les cuisiniers et les ouvriers que nous y avons et dont nous pourrions doubler le nombre si le budget nous permettait de nous organiser en vue de l’après-guerre.Une liste de paie de 200 à 300 personnes a toujours sou importance, même au temps de prospérité mais surtout en période de chômage, principalement quand ce sont les touristes eux-mêmes qui font les frais”.La réserve des Laurentides fournit de l’emploi à une équipe nombreuse de spécialistes de la forêt: gardiens, guides, cuisiniers, cuisinières (experts et expertes du fourneau ont leur importance dans ce royaume de la fringale) ; des ouvriers y trouvent aussi du travail A l’école de la nature C’est là où la nature tient école.Ses maitres sont frustes; ils n'ont pas pris leurs diplômes au pied des grandes chaires, leur science est le fruit d’un long commerce avec les portages, les cascades et les bêtes.Leur enseignement est précieux.11 contredit souvent celui des livres et des savants livresques.Nous gardons le souvenir très vivace de conversations fructueuses avec certains guides au cours de pérégrinations sur les lacs et en forêt.On relève encore cette observation sous la plume du conservateur du parc laurentien: “Au point où nous en sommes, nous pourrions (suite à la page deux) Les détenteurs du secret-de la bombe atomique ne le livreront que lorsqu'il sera possible d'établir des garanties efficaces et réciproques acceptables à fous les pays — Les émeutes de Tel-Aviv Dom Raoul HAMEL, O.S.B.L’acimlfté Le temps qu'il fera l>r^a Prédiction atmosphérique est d"niiïL,l?mibé V decadence.Comme d Pilleurs la plupart des techniques i habileté des hom-er'farJa rnuMpUcité et la S , deJ lnstr"n:cnls mécani-gnes sont devenues telles qu'ils r,n*?ular)ent’ mrJPh 1,111/1 exacte-nfiïl’J! °bl'9e.r à Piocher péniblement d interminables et dèso- aotions.C’est ainsi que le mé-deçtn d aujourd’hui vous déduit scientifiquement, au moyen de divers instruments bizarres, combien' de mois il vous reste à vivre sur terre, ou si voire dernier né a avalé un clou ou un boulon ou une épingle patentée, quelles vitamines vous manquent, si votre arrière grand-père buvait sec et mille renseignements aussi curieux que généralement inutiles.Le progrès s’est même étendu jusqu à la cuisine où il a fait d’épouvantables ravages sous couleur de mieux vous nourrir hygiéniquement.La technique se résume à vous faire, avaler ce que vous délestez et fuir les plats que vous aimez, avec l’espérance heureusement bien fondé» que, dans dix ans, la science aura changé et que vous pourrez manger de nouveau ce qui vous plaît et gui était interdit auparavant.Vous mourrez tout de même, à peu près an même âge, mais sans avoir com-(•uitk k la paga daux) oÇe caxnet du gxinchûux Dons la texte anglais de sa lettre d'hier à M.Gordon, l’empereur du logement, M.Asselin emploie le terme sévère callout Indifference, à l'endroit des potentats d'Ottawa.* * A Des Journaux ont traduit par indilféren ce éhontée; nous avons écrit Indlüérence sans coeur.Ehontée veut dire: effrontée, impudente.Et callous a le sens de dur, ¦ans pillé, sans coeur.* A * la version française officielle de la missive de blâme envers l’incurie outaouaiso porte cynique Indifférence.Cynique ou éhontée.« ¥ * Entre nations, ce langage serait de nature à allumer un conflit armé.¥ ¥ ¥ Les rationneurs changent d'avis.On pourra maintenant célébrer les Fêtes sous I le signe du rosbif.Voilà les statisticiens encore une foie pris en défaut.Ils s'aperçoivent trois Jours après une première ordonnance que Ton dispose suffisamment de viande; ils auraient oublié une colonne de chiffres dans leurs premiers calculs.Oubli, ou distraction.* * * L'autorité vient de la Couronne et ne procède pas du Parlement, proclame ie grand vizir llsley.Les ministres sont les maîtres et n'ont de comptée à rendre ait Parlement que s’ils le veulent bien.* * * M.Godbout qui crie à la dictature du-plessiste, dénoncera-t-il le despotisme ilsloylen ?Le Grincheux 1S-XI-4S ^ ^ Ckoiei dhiet et d’aufouxd’hui "Le découragement est en toutes choses ce qu’U y a de pire : c’est la mort de la virilité." LACOROAIRE Dans un communiqué conjoint qu'ils onf publié un peu avant midi, MM.Truman, Attlee et King ont annoncé leur accord au sujet du contrôle de l'énergie atomique.Les trois pays préconisent la création, au sein des Nations-Unies, d'une commission spéciale qui sera chargée de contrôler la menace de destruction atomique qui pèse sur le monde.Les trois chefs d'Etats ont déclaré que ces trois pays, qui possèdent exclusivement le secret de fabrication de la bombe atomique, ne le partageront que lorsqu'il sera possible d'élaborer des garanties efficaces et réciproques acceptables à toutes les nations, et que l'exécution de ces garanties serb assurée.La commission proposée à la suite de la conférence commencée samedi dernier à Washington, aura comme fonction des projets définis sur les quatre points suivants: la, l'échange entre toutes les nations des renseignements scientifiques fondamentaux, sur tous les sujets, pour des fins pacifiques; 2o, le contrôle de l'énergie atomique dans la mesure où cela sera nécessaire pour limiter son utilisation à des fins pacifiques; 3o, l'élimination dans les armements nationaux de toutes armes atomiques et de toutes autres armes adaptables à la production massive; 4o, des garanties efficaces, par l'inspection et par d'autres moyens, afin de protéger les Etats soumis à la réglementation, contre les dangers des violations de cet accord et les dangers des invasions.Il semble bien, comme le discours de M.Bevin le laissait prévoir, que Londres et Washington n'ont pas l'intention de se livrer à la merci de Moscou.La déclaration qui a un millier de mots commence par un préambule où les chefs d'Etats montrent un sens réaliste de la situation internationale; "Nous nous rendons compte que la seule protection complète pour le monde civilisé contre l'usage destructeur de la science repose dans la prévention de la guerre.Aucun système de garanties ne peut être élaboré qui de lui-même assure une protection efficace contre la production d'ermes atomiques par un pays qui voudrait recourir à l'agression.Nous ne pouvons pas négliger non plus la possibilité de la découverte d'autres armes, ou de nouvelles méthodes de guerre, qui pourraient constituer une grande menace à la civilisation, comme l'utilisation militaire de Ténergie atomique".h C'est donc un aveu qu'aujourd'hui, comme au temps où Hitler préparait ses armes, la guerre à échéance demeure une menace contre laquelle la société internationale ne peut pas protéger ses membres.C'est d'autant plus vrai pour des pays immenses, notamment la Russie qui a découvert depuis une quinzaine d'années des gisements miniers considérables et variés dans las' régions désertiques de la Sibérie, et qui y b instailé des industries à l'obri de la surveillance comme des attaques des autres grandes puissances.Le nouvel accord de Washington n'ajoute rien è la Charte de San-Francisco pour la protection de l'humanité.C'est seulement un moyen pour les grands alliés d'Occident de prouver au monde leur bonne foi et leur sincérité; si cela roussissait à convaincre la Russie, la paix y gagnerait.Mais la doctrine comme les actions des bolchevistes excluent cet espoir.Cette manoeuvre politique ne réussira probablement qu'à prouver un peu plus que les Soviets ne sont pas prêts à une vraie collaboration internationale, ni à respecter les droits des autres.Ce résultat valait bien le geste posé aujourd'hui; mois c'est peut-être une étape capitale vers le moment où il faudra opter entre les principes de la Charte des Nations-Unies et l'avance de l'agression commun:$te dans le monde.LE PROBLEME PALESTINIEN En Palestine, les Juifs ont fait hier une grève générale pour protester contre les projets anglais sur ce pays.Mais cette protestation a suscité une émeute à Tel-Aviv, tout comme l'avait fait une grève analogue des Arabes au Caire et à divers autres endroits la semaine dernière.Deux jeunes Juifs ont été tués dans l'émeute d'hier, et sept grièvement blessés; une cinquantaine d'autres ont subi des blessures légères.Au moins cinq soldats anglais et dix policiers palestiniens ont été blessés.Les troupes anglaises ont tiré seize salves contre les émeutiers.Les désordres ont commencé lorsque 300 à 400 jeunes gens ont brisé une parade de protestataires qui revenaient d'une grande réunion où l'on avait dénoncé la déclaration faite mardi par le gouvernement anglais au sujet de la Palestine.Après avoir brisé le défilé ces jeunes gens ont mis le feu à un édifice de ('administration anglaise et en ont endommagé trois autres.A la grande manifestation populaire, des affiches portaient ces inscriptions: "A bas Attlee", "A bas Bevin", "A bas le Livre blanc".A Jérusalem aussi on a tenu une grande manifestation à laquelle assistaient plusieurs milliers de personnes, entre autres 400 étudiants de l'Université hébraïque.Une autre encore a eu lieu à Haïfa; près de cette ville un Arabe et un policier palestinein ont été blessés dans une bagarre entre de jeunes Juifs et des bergers arabes.A Tel-Aviv les autorités ont établi un couvre-feu | et la situation s'est calmée au cours de la nuit.Mais I ce matin les désordres ont recommencé; des meubles qui avaient apparemment été enlevés dans un édifice ont été brûlés dans la rue.Des milliers de gens manifestent en violation des règlements sévères du couvre-feu.Une dépêche rapporte que la police o de nouveau tiré aujourd'hui sur les émeutiers et qu'il y a eu au moins un mort et deux blessés.Des nouvelles non confirmées disent qu'il s'est produit plusieurs explosions dans la ville.Depuis hier, c'est la 6e division aéroportée de l'armée anglaise, celle qu'on a surnommée les "Diables rouges", qui a pris la situation en mains à Tel-Aviv.Le major Shopee a déclaré que les troupes ont tiré hier parce que les manifestants persistaient à leur lancer des pierres A Jérusalem, le parti arabe, qui dit représenter la majorité des Arabe:, du pays, a protesté comme l'ont fait les Juifs, contre le projet anglais de faire étudier la question par un comité anglo-étatsunien.Ce parti affirme que l'Angleterre a violé sa promesse de donner à la Palestine son indépendance complète, et que les Etats-Unis n'ont pas d'affaire dans la question palestinienne.Il a aussi demandé à tous les peuples arabes d'appuyer la résistance à toute nouvelle immigration juive.Si les Juifs multiplient les pressions à Washington et à Londres pour faire triompher leur point de vue, les Arabes ont entrepris aussi une vigoureuse campagne auprès des grands alliés d'Occident.Leur tâche est plus facile en Angleterre, à cause des vastes intérêt; britanniques dans le monde musulman.Les Etats-Uni; sont intéressés aux pétroles du Proche-Orient, mai; l'Angleterre risquerait beaucoup plus encore en mécontentant le monde arabe.C'est donc auprès de l'opinior publique que les Arabes font porter leur propagande aux Etats-Unis.Ces jours derniers le Bureau arabe, de Washington, publiait une grande annonce dans les journaux pour riposter à la propagande juive.On y disait que les prétentions des Arabes en Palestine reposent sur les arguments suivants: ils sont la majorité de la population, avant la Grande Guerre I il y avait dix Arabes pour un Juif, aujourd'hui il y a dix Arabes pour quatre Juifs; ils ont occupé le pays de façon non interrompue depuis treize siècles; ils y ont solidement établi leurs traditions, leur culture et leur langue.Voici quelques autres réponses aux arguments juifs.Les Sionistes réclament la Palestine pour des motifs d'ordre religieux; mais pour les 300,000,000 de musulmans la Palestine est aussi une terre sacrée, qui viepr au deuxième rang, immédiatement après la Mecque.Les Sionistes disent qu'on ne peut se fier aux Arabes pour respecter les droits des minorités; or, répondent les Arabes, pendant que l'Europe persécutait les Juifs, le monde arabe leur a donné asile, et les Arabes chrétiens sont avec les Arabes musulmans pour s'opposer au sionisme.Les Sionistes disent qu'on ne peut se fier aux Arabes pour la protection des Lieux saints; les Arabes répondent que c'est è une famille musulmane — les Nusaïbehs, de Jérusalem, — que les chrétiens ont confié la garde des clés du Saint-Sépulcre depuis plusieurs générations.Les Sionistes disent que les Arabes profitent de leur colonisation en Palestine; le Bureau arabe répond par un rapport d'un officier anglais, 'sir John-Hopc Simpson qui dit: Ce pays "cesse d'être une terre d'où les Arabes puissent retirer un avantage quelconque ni maintenant ni plus tard; [ils] sont privés de tout emploi.et personne ne peut désormais racheter la terre qui est en mainmorte et inaliénable".Les Sionistes affirment qu'ils apportent les bienfaits de la civilisation occidentale aux Arabes de Palestine; ces derniers répondent que la Syrie, le Liban, l'Egypte, l'Iraq et la Turquie ont fait de grands progrès sans l'aide du sionisme; ils ajoutent que les Arabes ne peuvent profiter des écoles juives parce que l'enseignement s'y donne en hébreu; de même les Arabes ne fréquentent guère les hôpitaux juifs; selon le dernier rapport du gouvernement de Palestine à la Société des Nations, sur 11,800 patients admis aux hôpitaux sionistes, 4 étaient musulmans, 7 chrétiens, et 11,869 étaient juifs.Les Sionistes prétendent que grâce à une industrialisation intensive une forte population juive peut vivre en Palestine; les Arabes répondent que les entreprises juives ne font que 40 pour cent de leurs frais; que l'industrialisation de la Palestine n'a été possible que par la charité et des tarifs de faveur.Comme on peut le voir par les plaidoyers et la propagande de part et d'outre, si des deux côtés des elements turbulents recourent parfois à l'émeute, l'action des élites montre que les deux groupes sont déterminés o ne pas céder.C est l'un des plus dangereux problèmes de l'heure.Car il est impossible de l'ajourner; les épaves des groupements juifs du centre et de l'est de I Europe sont en marche vers ta Palestine; il semble que dans ces pays dévastés il n'y a plus de place pour eux, et que si on ne leur trouve pas un asile, le plus grand nombre de ceux qui ont survécu sont menacés de périr.Il est vrai que cette menace pèse aussi sur plusieurs autres peuples européens.• Le grand drame du problème juif, c'est que tout le monde voudrait aider ces malheureux mais que personne ne veut les recevoir.On ne peut être chrétien ou tout simplement humain sans éprouver une profonde sympathie pour les victimes des hécatombes nozistes comme des hécotombes bolchevistes; que ces victimes soient des Polonais, ou des Juifs, ou des Lituaniens, ou d'autres encore, cor ils sont légion, ce son! tous des hommes.Mais la vérité brutale c'est qu'aucun pays ne peut ni re veut courir le risque d'une forte immigration juive, parce que ce peuple a provoqué des difficultés et des conflits partout où il a passé.Il faut lui trouver un asile, mais faut-il l'imposer aux Arabes?S'il est vrai que le sionisme palestinien est artificiel et ne saurait produ re une entité économique viable, qu'il lui faudra compter indéfiniment sur les secours extérieurs du monde juif international, — et peut-être réclamero-t-on demain l'aide de l'U.N.R.R.A.ou d» services économiques de l'O.N.U., — pourquoi ne pas installer le sionisme ailleurs, sur un territoire moins âprement disputé, et où l'on ne risquerait pas de provoquer une guerre sainte du monde arabe?Mois ci n'est peut-être que reculer le problème, car à qui enlever ce territoire; où placer les Juifs sur ure terre qui est déjà toute découpée en cinq ou six zones d'influence?Si les vainqueurs d'hier étaient vraiment unis, l'on pourrait suggérer que cette question soit confiée à la société internationale; si elle réussissait à résoudre ce problème à la fois humanitaire et politique, ce serait déjà un beau commencement.Mais une telle référence ferait entrer la Russie dans ce débot, qui deviendrait alors encore plus insoluble.— Paul SAURIOL Lettre d’Ottawa (suite de la première paae) ,che d’eau glacée qui a fort refroidi Heur enthousiasme.Plusieurs d’entre eux n’auraient pas caché leur déception el leur mécontentement lorsqu’ils ont rencontré leur chef dans le “lobby” du gouvernement pendant la séance du soir.On rapporte que plusieurs députés se défilaient lorsqu’ils voyaient approcher le ministre de la Justice, que 'd’autres lui ont adressé des repro-'ches au lieu des félicitations quil attendait à la suite de son discours.On rapporte même qu’un, députe, au courant de la déclaration qu il (devait faire, lui aurait adresse une (lettre pour tenter de l’en dissuader (au risque de l’indisposer.' La déclaration de M.Saint-Lau-‘rent a peut-être hâté la fin du de-'bat en rassurant les partisans de t l’Union Jack, mais elle a place le (gouvernement dans une position assez discutable.Si l’on s’en remet au texte de la résolution et au discours de M.Mackenzie qui lui a servi de parrain en l’absence du premier ministre, le gouvernement est neutre et s’en remet à un comité du soin de choisir le drapeau.Si l’on s’en reporte au discours de M.St-Laurent, le gouvernement a déjà opté pour le “red ensign” plus ou moins remanié et la constitution du comité n’est qu’une formalite pour entériner une décision arretee d a-vance.Les libéraux de langue française n’auront vraisemblablement pas d’autre satisfaction que de soumettre leur point de vue à un comité dont le choix sera déjà fixe.Vote de 111 à 82 Toronto-Rosedale; G.-S.White, de Hastings-Peterborough, et G.-H.Stokes, de Hastings-Sud.Quand les libéraux ont ensuite entonné le “God Save the King” ces quatre conservateurs ont fait Tunaniraité en se levant à leur tour.?ierr« VI GEANT LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 15 NOVEMBRE 1945 “Groulx s’est attaqué à une besogne de géant” Bloc - notes Avis de décès MONCEAU.— A Montréal, le 13 novembre 1945, à l’âge de 51 ans.est décédée madame Raymond Mongeau, née Vinet (Alberta).Les funérailles auront lieu vendredi, le 116 courant.Le convoi funèbre partira des salons J.-S.Vallée, Ltee., no 6662, rue Saint-Denis, à 8 h.30, pour se rendre à l’église Saint-j Etienne, où le service sera célébré a 9 heures, et de là au cimetière de la ! Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y as-sister sans autre iavitation.La défunte était Dame de Sainte-Anne# Nécrologie BAREIL — A Shawtnlgan.le 12, à 81 ans, Mme Anna Marchand-Bareil, épouse de leu 1 Gilbert BareU., 1 BOISSEAU — A Montréal ,1e 14, a 74 ans.Vital Boisseau, époux de leu Ellaa Girard.5J40 St-Hubert.DICKSON — A Lachine, le 14, A 69 ans, Elizabeth Sullivan, épouse de William Dickson.694, 7e avenue.x JETTE — A Montréal, le 13.& 42 ans, Antoinette, fille de Ludger Jetté et d’Agnès Décarl;, 2086 St-Jacques.JODOIN — A Montréal, te 14, A 84 ans, Azarle Jodoin, époux de feu Mélina Boy, 2304 St-Zotlque est.LADOUCEUR — A Montréal, le 14, A 79 ans, Mme Caroline Bastlen, épouse de feu Wilfrid Ladouceur.LAPOINTE — A Montréal, le 13, A 99 ans, Mme veuve J.-C.Lapointe, née Elisabeth Longpré.uAROCHKLLE — A Montréal, le 14.A 47 ans, Mme Aide Larochelle, née Flore Ro-bldoux, 2271 Delorlmler.LUSSIER — A Montréal, le 13, A 85 ans, (suite de la première page) facilement aménager de nouveaux .c„i.i territoires pour le public, sans aug- Avant de reprendre le débat sur j menjer |es cjiarges fixes de l’admi-le drapeau, la Chambre a pris deux njsfrat]on (iu parc.Au surpins, le votes sur de simples motions pour .production de documents.Lest la le résultat le plus clair de la semonce servie aux députés par le premier ministre intérimaire, M.Ilsley, et de sa prétention que les ministres ont le droit de refuser la production de documents dès qu’ils estiment qu i! est contraire à l’intérêt public de le faire.M.Knowles, député coopera-tiste de Winnipeg-Nord-Centre, demandait la production de la corres-pondance entre le ministère du ira-vail et les commissions consultatives touchant l’embauchage.M.Humphrey Mitchell, le ministre du Travail, a refusé de les produire et le chef de a C.C.F., M.Coldwell, a réclamé le vote.Le gouvernement l’a emporté par 111 à 82.M.Donald Fleming, député conservateur de Toronto-Eglinton, a demandé la production des procès-verbaux du comité de direction du service canadien de l’information.Le ministre de la Santé, M.Brooke Claxton, a refusé de les produire et M.Fleming a insisté en disant que le Parlement a le droit de se ren-seigner sur le fonctionnement de cet organisme créé par simple arrêté ministériel.M.Bracken a réclamé le vote et le gouvernement l’a emporté par 105 a 85.Ces préliminaires ont exigé beaucoup de temps et il était déjà quatre heures et demie lorsque la Chambre en est venue au débat sur le drapeau.Plaidoyer impérialiste M.Earl Rowe, député conservateur de Dufferin-Simcoe, qui continuait un discours commencé hier, a fait l’apologie de l’impérialisme.La question du drapeau, dit-il, est la Parc n’a pas besoin de publicité.Il a sa propre clientèle, et il est connu dans toute l’Amérique.Son organisation est unique quahd on la compare à celle des autres parcs, soit canadiens, soit américains, et la province peut en tirer un immense parti”.Voilà une poule aux oeufs d’or qui demande peu de soins.Elle exige tout de même des attentions.Et | nous savons que le personnel attaché à son -service ne la négligera pas; il l’entoure d’un véritable culte.Lomi ROBILLARD 15-XI-45 " ‘ L'actualité fauite de la oremière Dane) flu's d’erreur diététique.et suivant les formules les plus approuvées et les plus à date de la science.C’est tout de même quelque chose, puisque vous n’aurez aucun reproche à vous faire et que pendant toute votre vie vous vous serez entrai né au purgatoire, sinon à pis.Mais pour revenir à la température, l’art météorologique est devenu une sinécure par le temps qui coule.Car il suffit de dire qu’il pleuvra ou neigera demain.Comme les prédictions sont ingénieusement préparées pour une vaste région, il se trouve toujours quelque coin où la prédiction s’est vérifiée.Il est vrai qu’on n’a pas atteint ce degré de prudence d’un journaliste loustic qui écrivait gravement: "U pleuvra demain, à moins qu’il ne ____________r___r _ fasse beau”.Cela parait un peu som- pFus importante qui se soit présen-1 maire, mais n est-ce pas en somme Trentième anniversaire de la chaire d'Histoire du Canada à l'Université — Hommage de la Saint-Jean-Baptiste au chanoine Groulx — Déclaration officielle du conseil général iée depuis qu’il siège aux Communes.Il ne s’agit pas de sauvegarder l’unité nationale qui n’est pas mfena-cée, mais d’assurer la solidarité impériale qu’il ne faut affaiblir en aucune façon devant les Etats-Unis et la Russie.Il faut donner au monde une expression uniforme de la participation du Canada à la vie du Commonwealth.M.le Dr Pierre Gauthier, député de Portneuf, l’a interrompu pour lui demander quelle concession il était prêt à faire aux adversaires de l’Union Jack en échange de leur Mme veuve Louis Lussier,’né« Àrzihe Bis- .consentement à en accepter l’inclu-sonnette, 2289 Joiiette.I sion dans le nouveau drapeau.M.lo'uFTei 7ns Ferdinand11 Martin,^époux | Rowe s’est contenté de d’Angéltna Jetté.PAQUETTE — A Montréal, le 13, A 58 ans.Desneiges Bolvln.épouse en 1res noces d’Achille Séguin; en 2es, d’AdJutor Paquette, 5583.4e avenue, Roæmont.PHARAND — A Dorlon, le 12, A 63 ans, J.Arthur Pharand, époux de Marle-Philo-nune Ouellette.POULIOT — A Québec, le 12, A 59 ans, Rodolphe Poullot, époux en 1res noces de feu Antoinette Thlvlerge; en 2es, d’Alber-tlne Rochette.PR1MEAU — A Montréal, le 13, A 84 ans.Mme veuve Joseph Prlmeau, née Evelina Doyon._ PUCET — A Montréal, le 14, Hélène Raoul, née A PontrleuA France, épouse de Raymond-M.Pucet, 4399 St-Hubert.A L'ETRANGER Colebrook, Conn, 11 nov.— A Cole-brook, A l’âge de 67 ans, est décédé le Dr William Mather Lewis, qui s’étalt retiré le 1er Juillet après avoir été pendant dlx-hult ans le président du collège Lafayette A Easton, Penn, Il fut frappé d’une attaque cardiaque au moment où U conduisait son automobile.Après avoir fait ses études supérieures au college Lake Forest, 11 enseigna trois ans au collège Illinois puis retourna comme professeur au collège Lake Forest, et fut directeur de l’Académie du même nom.Le Dr Lewis avait été secrétaire actif du comité national des Sociétés patriotiques de 1917-19; directeur de la division des épargnes du Département du Trésor des Etats-Unis, 1919-21; chef du Service éducationnel de la Chambre de Commerce des Etats-Unis, 1921-23.Puis en 1923.le Dr Lewis fut nommé président de l’université George Washington, poste qu’il conserva jyusqu’A ce qu’il s’en aille au Collège Lafayette, 11 y a quelques années.Le Dr Lewis était reconnu comme un éducateur éminent.Phllllpsburg, N.-J., 11 nov.(A.P.) — A Phllllpsburg est décédé le très révérend .Mgr William A.Gllflllan, curé de l’église catholique romaine de Salnt-Phlllppe et Saint-Jacques depuis onze ans.Il aurait eu soixante-seize ans le 22 novembre.Né A MlUord, Mass., 11 avait célébré aon cinquantième antversalre de prêtrise en décembre dernier.A cette occasion .11 avait été nommé protonotalrc apostolique pour le diocèse de Trenton, par le pape Pis XII.Après avoir reçu ses diplômes au collège Sainte-Croix de Worcester, Mass, Mgr Gllflllan avait été ordonné prêtre au Grand Séminaire de Montréal, et ensuite nommé au diocèse de Portland, Me.Puis 11 avait passé par les diocèses de Spring-field.Mass, A la cathédrale St.Mary.A Trentcn, comme curé A Beach-Haven, N.-J„ et A Sayre ville, N.-J, où 11 resta dix-neuf ans.Enfin, en 1934, 11 quitta Végll-se Saint-Joseph A North-Plalnfleld, N.-J, pour venir s’établir A Phllllpsburg, où U est mort.les soldats de langue française ont combattu comme les autres sous l’Union Jack, qùe les Canadiens de langue française seront fiers d’appartenir à un grand empire, dont le Canada peut devenir le coeur.Reculade de M.Coldwell M.Coldwell, le chef de la C.C.F., a dit quelques mots pour expliquer la reculade à laquelle son parti l’a forcé sur la question du drapeau.Il a répété qu’il croit que l’association dans le Commonwealth doit être le fait de nations libres et éga; les entre elles.Il a ensuite expliqué qu’il a discuté la résolution dans le sens où elle était rédigée, dans le sens exposé par son parrain.H croit que ce serait manquer de respect pour le Sénat que de l’inviter à déléguer des membres à un comité qui aurait déjà reçu des directives de la Chambre.Pour sa part, il veut un drapeau qui répondra aux désirs de la majorité de la population canadienne et il ne doute pas que le comité recommandera l’inclusion de l’Union Jack si c’est le désir de la majorité.Pour le moment, dit-il en conclusion, il faut oublier les appels aux sentiments et laisser travailler le comité.M.Norman.J.Lockhart, député conservateur de Lincoln, a rappelé en termes émus le souvenir des “Novembre marque le trentième anniversaire d’inauguration de h* chaire d’histoire du Canada à l’Université de Montréal (rattachée alors à l’Université Laval) et nos directeurs généraux n’ont pas voulu laisser passer cette circoifetance sans rendre témoignage à l’histô-rien national, M.le chanoine Lionel Groulx”.Voilà la déclaration faite, hier soir, à l’issue d’une assemblée du conseil général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, le président général, M.Charles-Auguste Chagnon.Voici le texte de la résolution officielle que lance aujourd’hui la Société Saint-Jean-Baptiste; “Le 2 novembre 1915, il y a donc trente ans, M.le chanoine Groulx inaugurait à l’Université de Montréal, ses cours d’histoire du Canada.Le conseil général de la Société Saint-Jean-Baptiste tient à marquer cet anniversaire d’un hommage au mérite d’une des plus fortes personnalités du Canada français.résistant victorieusement.Sûr de sa doctrine, maître de sa plume, fier de son incorruptible indépendance, il s’est attaqué à tous n^s problèmes: économique, social, national, toujours appuyé sur les bases fondamentales et immuables du dogme chrétien.“Des ignares ont voulu voir dans son nationalisme un vieux fond de racisme.Des politiciens, intéressés à sa perte, l’ont injustement accusé de prêcher le séparatisme.Des scribes stipendiés ont cherché à ridiculiser son style.Groulx reste intact.Sur les cimes où planent son regard d’aigle et son âme conquérante, il occupe une forteresse inexpugnable dont les piliers reposent sur les coeurs de la seule génération qu’il ait vraiment servie, celle des vivants.Trente ans de luttes ont galvanisé son caractère.Et aujourd’hui au milieu de la petitesse ambiante, il représente la grandeur; aux traîtres, il oppose la fidélité; aux envieux qui divisent, l’amour qui unit; aux paresseux, l’esprit du travail; LES MEDECINS RECOMMANDENT NOS ¦MIDIS MMHAIRM .PHARMACIE MONTREAL Charlet Onqnette propiiétalr* I tomplél l d* bronchite.Porte» h band* «ni Non» «von» an MsorflnMnt h» ml «Ira», banda» médical»» rapport».va»te» an s (onqa pom eaux qu) » bsayaqa à domldla an dan» no» Mloai priai» «an» bal» additionnai».Kxparte al aspartes è rotra «arrle» ata» teni talon l'ordonnano» da Totxa médacla.lot » n nvir ^ I Cette cause sera entendue le 21 a w/a» ««a.wava a» ta a «aaa âUX CGFVCâUX Groulx est entré dans la vie ac- désaxés par des doctrines nébuleu- " ses, la sérénité d’une âme magnanime, “Educateur de la jeunesse, professeur d’histoire, éveilleur du sens la synthèse des innombrables commentateurs de guerre, dont les causeries et les articles faits intentionnellement pour un public benêt se résumaient à ceci: ‘‘Les Allemands seront battus, à moins que nous ne le soyons".Les fanatiques de la science professent un dédain agaçant pour les bonnes et antiques méthodes, comme si elles étaient dignes de mépris.A ce sujet, un journal, le Lake Carriers Bulletin, fait observer qu’il y eut en leur temps de bons mète-réotogues, à preuve le patriarche Noé qui, en prévision du déluge, construisit son arche.Et que dire de Joseph, qui, à la cour da Pharaon, prévut une sécheresse de sept années après sept années de pluie, soit quatorze années à l’avance! En réalité on ne saurait trop déplorer l’intrusion de la science dans pareil domaine.De tout temps, ce fut le passe-temps favori, le sport le plus recherché, que de prédire la température du lendemain.Les vieillards y puisaient souvent le plus clair de leur renommée de sagesse el de prudence.En fait la salutation accoutumée: “Hé.père Magloire, quel temps fera-t-il demain?”, n’est en somme qu'un éloge subtil envers le vénéré personnage, puisque, le plus souvent, l’interlocuteur n’a cure de la prédiction, mais qu’il emploie une simple formule polie de salutation.Et puis cela donnait lieu à des concours de perspicacité entre les voisins, dont l’un tenait pour le mauvais temps et l’autre pour un soleil radieux.A force de vouloir tout deviner, prédire, vérifier, la science finit par détruire l’agrément de vivre.MOUK tive vers 1904, à une époque où n’existait aucun sens économique, aucun sens social, aucun sens national; la politique de parti avait accaparé presque toutes les énergies.Il se prépara à son rôle d’éclaireur par de fortes études théologiques, philosophiques et littéraires.Elles lui ont permis de mieux comprendre dans une ambiance délétère, les raisons de craindre et les motifs d’espérer d’un petit peuple au tragique destin.Ferland est mort, laissant inoccupée durant cinquante ans la seule chaire d’histoire du Canada que nous ayions eue.Sans ressources pécuniaires, Groulx s’est appliqué à la besogne de géant: rechercher dans son passé les constantes d’un peuple pour l’orienter dans la ligne de sa destinée.Critiques acerbes, déboires, déconvenues, tous les maux se sont abattus sur lui sans l’abattre.Comme Forme de nos forêts au milieu de la tempête, il a continué à gronder en C’est le 21 novembre que s’instruira au mérite la cause intentée en Cour supérieure à la suite de la détention d’une jeune fille de Lorette à la prison des femmes, rue Fullum.En vertu de brefs d’habeas corpus et de certiorari, émis à la requête des avocats de la requérante, Madeleine Duval, 17 ans, qui avait été incarcérée à la prison des femmes sur l’ordre du juge Laramée de la Cour juvénile, le gouverneur de la prison national, Groulx reste parmi nous la devra produire la fille devant la nlus pure incarnation de la gloire.Cour supérieure et le juge Laramée Nous voudrions qu’à ses trente ans les dossiers de la Cour juvénile rela- de professorat succèdent trente autres années d’apostolat nâtional auprès de ce peuple qu’il désire voir grandir en restant fidèle à «on âme catholique et française”.Le conseil général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal M.Charles-Auguste Chagnon a déclaré que “les directeurs généraux de la Société souhaitent vivement voir «’organiser au sein de toutes les sociétés de chez nous, des célébrations qui soulignent cet événement important pour notre race et qui rendent un hommage plus que mérité à notre historien natio-naF*.Un ancien légionnaire témoigne au procès 15-XX-4B tifs à la cause de la requérante.Le juge Pierre-F.Casgrain a, conformément au bref, au cours de la journée, donné l’ordre au juge Laramée de remettre lesdits dossiers à la Coura supérieure.Le gouverneur de la prison devra démontrer pourquoi il détenait la jeune fille.L’ordre d’incarération de la Cour juvénile avait été émis à la suite du “soulèvement” d’une quinzaine de détenues de la Lorette, le 9 octobre dernier.Minimum de 100 points pour être licencié Ottawa, 15.— Une seconde réduction de 10 points, depuis le 1er .c en ic.me» emu* le oem.e.uvo novembre, fixe aujourd hui à lO'l United Empire Loyalists qui ont points le minimum requis pour et c colonisé la région qu’il représente i libéré de _l’Armeei canadienne, an-et il a parlé des réso^itions qu’il a i nonce ^e" reçues lui demandant de s’opposer ' ' ’ ^ au changement de drapeau.Après Medicine Hat, Alberta, 15 (C.P.) — Hier, un prisonnier allemand a commencé à décrire les dissensions qui existaient entre les détenus, ici, au temps du meurtre de Plaszek, un autre prisonnier, au cours du mois d’août 1943.Ce témoin doit continuer aujourd’hui son témoignage.Les accusés, trois prisonniers allemands, sont Johannes Wittinger, Adolph Kratz et Werner Schwab, tous des anciens membres du corps africain du maréchal Rommel.Le témoin est un lance-caporal, ancien membre de la légion étrangère française.Le juge a demande i aux journalistes de ne pas divul- ! guer son nom à cause des repré-1 sailles possibles qui pourraient être exercées sur lui par des fanatiques nazis dans le camp d’internement.On a également répété ce que l’on avait dit au cours de la journée précédente, à savoir qu’un petit groupe de détenus voulaient faire disparaître le major Nolle, officier médical allemand du camp, et séparer les officiers non commissionnés et les militaires de rangs inférieurs.l’hôpital Saint-Luc, des suites de blessures reçues quelques heures plus tôt lors d’un accident survenu * à l’intersection des rues de Fleuri-mont et Saint-Denis.Daigneault pilotait une bicyclette lorsqu’il entra en collision avec une automobile conduite par M.Albert Lalli, 8390, avenue Henri-Julien.Le cycliste a été broyé contre un tramway du circuit Saint-Penis stationné à cet endroit.Nouveauté Ste-Marguerite de Cortone par François MAURIAC Volume de 215 pages.Au comptoir $1.25, par la poste $1.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Achetez vos bijoux d’un DIAMANTAIRE d’expérience Consultez nos experts vous déciderez ensuite Nos prix répondent à tous les budgets #OAIt|»«« 1658 1ST MONT-ROYAL - MONTS I Réunions-Conférences JEUDI, 15 NOVEMBRE HOTEL WINDSOR.— Réunion de la section montréalaise du Canadian Institute of Mining and Metallurgy, A 6 b.30 p.m.CERCLE UNIVERSITAIRE.— Déjeuner-causerie hebdomadaire.Conférencier: Elol de Grandmont, loumallate.(Sujet: 'TVar- chltectur© c&rtéslciui© Vpr avoir longtemps hésité, dit-il, il en est venu à la conclusion qu’il pourrait faire comprendre à ses gens qu’il faut au Canada un drapeau distinctif, mais non nas leur faire renoncer à l’Union Jack.M.John Bracken M.John Bracken s'est alors levé pour préciser l’attitude du parti conservateur.Le débat, dit-il, a révélé qu’il existe trois écoles; 1) ceux qui veulent conserver l’Union Jack; 2) ceux qui ne veulent pas de l’Union Jack; 3) ceux qui veulent conserver l’Union Jack mais qui sont disposés à un compromis à cette fin.Il semble qu’aucun des deux extrêmes ne soit acceptable à la majorité du peuple canadien.Il semble que le “red ensign” aurait été satisfaisant et c’est pourquoi les conservateurs ont présenté l’amendement Pearkes qui a été rejeté de même que l’amendement Diefenbaker qui réclamait pour l’Union Jack la place d’honneur sur le nouveau drapeau.Les conservateurs espéraient nue le gouvernement ferait une déclaration touchant l’Union Jack, mais il s’est refusé à le faire.En raison des indications rassurantes fournies par des ministres, cependant, les conservateurs appuieront la résolution et attendront le rapport du comité.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimé» on «iav6n Prix ot cpédmans «b dam and» L'Imprimerie Populaire.Limitée 430 4olre Dame eet Montréal TéL BElab 3381 r- CALENDRIER lie mol» NOVEMBRE 30 tour» Demain;; VENDREDI 16 NOVEMBRE 1945 S.EDMOND, évêque et confesseur.Lever du soleil, 7 h.01.Coucmher du soleil, 4 h.29.Lever de la lune, 3 h.22.Coucher de la lune, 2 h.40.Nouvelle Lune, le 4.A « h.llm.du soir.Premier Quartier, le 12 A 6 h.34m du soir.Pleine Lune, le 19.A 10 h.13m du matin.Dernier Quartier le 26.A 8 h.28m.matin néral de la Défense nationale.Le communiqué ajoute que 1 e-cart des points aux fins industrie;-les, applicables aux militaires réclamant leur libération pour reprendre leur ancien emploi, est maintenant établi à 15 points.Jusqu’ici cet écart était de 20 pom .s.La déclaration signifie, de fait, que tout militaire ayant credit au moins 100 points peut etre libéré «ans condition, exception faite, il va sans dire, des hommes et des femmes dont les emplois sont considérés^ comme essentiels.Avez-vous besoin de bons livres' Adressez-vous au Service de Lt brairie du "Devoir" 430 est, rue Notre Dame Montréal.Cycliste broyé à mort M.Léo Daigneault, âgé de 42 ans.qui habitait à 45 est, rue Jean-Talon, est mort, hier après-midi, a NOVEMBRE 1945 Dim Lan Mai Met Jeu Van Sam • *.« .4 » G>2 ® * .» 6 .026 1 3 4 S é 7 8 9 10 II 12 13 14 1S lé 17 IS 19 20 21 22 23 25 25 27 28 29 30 Vote enregistré La motion aurait alors été adoptée sans difficulté, mais le leader du gouvernement, M.lan Mackenzie, a réclamé un vote enregistré.Le vote a été de 187 a 2, même si certains conservateurs comme Québec et l’Eglise aux Etats-Unis eons Mçr Briard et Mgr Plei»le par le P.LAVAL LAURENT.OJ.M.Préface de S.Em.le card.Villeneuve Deax évêque» de Québec — D»ux époque» troublée» — D»ux pay» eu forma Uon — Deux périodes héroïque» d» notre épopée missionnaire C# qu'ont fait pour l'EqU*# aux Etat».Uni» Mqr Briand et Mqr Ple»»l» par leur» démarches.Uur» conseil», leur» aumônes.Non un panéqyrtque mat» d# l'hUtolre à base d# document» d'archlve».Non d# la polémique mal» de» conclu lion» nuancée», qui reposent de» hUto-riens prévenu» contre l'Influence — Us dlssnt l’inqérencs - fronçai»# en Amérique.Son Eminence I» cardinal VUleneuv» qualifia c# Urrei ouvrage aux Uqnee •erré»», bourré de note», au cours duquel Maison Française bien introduite recherche Agence Générale ou représentation FRANCE et COLONIES, tous articles intéressant les charcutiers: (boyaux, conserves, machines diverses).LAY et Cie, 17 rue Gutenberg, BOULOGNE-sur-SEINE (Seine), FRANCE.M.Rowe et M.MacNicol ont éprou.vé quelque hésitation à se lever., Comme il convient, les deux par- P®* de» témoignages le» plu» inaoupçon-tis les plus impérialistes dî la né», l'auteur demel» «an» le» brUer a plus impérialistes Chambre — les conservateurs et les créditistes — ont fourni chacun un protestataire irréductible.Ce furent M.Thomas-L.Church, de To ronto-Broadview, et M.Norman Jaques.de Wetaskiwin.Aussitôt mir le résultat du vote fut connu, les libéraux ont entonné “O Canada” et toute la Chambre s’est levée sauf quatre députés conservateurs, MM.Church, Ilarry Jackman, de -^ peu pré» tous les fil» d'un écheveau inextricable.Acheter c» livre, c'est en même tempe rendre hommage à un leune travailleur ilsparu prématurément dont le contact promet le double plaisir de l'Intérêt soutenu et ds l'honnêteté scientifique.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR” EXAMEN de la VUE LUNETTES CORRECTIVES lorenzo Favreau, 0.0.D.St ses i**l*t»nt» OFTOMETRISTE8-OPTTÇ1BN8.O.Bureaux de consultation i TaitFavreau f Bureau du «antre 265 est, rue Ste-Cothenne lél LA «703 Bureau du nord 6890, rue St-Hubert Tél CA «344 ACHETEZ VOt ELEITRS ICI La Patrie Fleuriste 168 .et $.-CATHERIN* Livraison osrtout directe- ment de notre chaud» PL.1786-1 T»7 Broute-» te tend) C.HL.E 18 h » 18 fc.39 J -fèchaâàtub - 4* complet assortiment chapeaux, chaussures et merceries de qualité reconnue.Les PALETOTS FASHION-CRAFT ont tous les attributs d’un vêtement parfait — tissus luxueux mais 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Appel du général Eisenhower pour le service militaire en temps de paix — Intercession du Saint-Siège — Le programme de "démocratisation1' du Japon — Les procès des criminels de guerre en Allemagne — En Indonésie Déclaration de MM.Truman, Attlee et King sur l’énergie atomique f Voici, d’après les plus récentes dépêches de la Canadian Press et de ^Associated Press, une vue d’ensemble sur la situation aujourd’hui, dans plusieurs pays du monde: Etats-Unis La question de la canalisation et de l’utilisation de l’énergie hydraulique du Saint-Laurent, “un des grands projets du monde moderne” selon l’expression du president Truman, sera soumise ce soir, à Washington, à une épreuve assez serrée: des adversaires du projet doivent se réunir en une assemblée à laqueHe ont été convoqués plusieurs membres du Congrès.C’est le ’’Comité de l’Etat de New-York contre le projet de canalisation du Saint-Laurent”, qui a organisé ce dîner.Cet organisme, qui se fait fort de représenter “plusieurs intérêts de gens d’affaires et de tra-vailleurs”, a été créé en février dernier.Le président de ce comité, M.Carroll P.Huntress, qui est en même temps vice-président de la Republic Coal and Coke Company, de New-York, a déclaré que la réunion de ce soir “vise à donner une meilleure compréhension du projet”.La loi qui doit autoriser le projet de canalisation est présentement en suspens, au Congrès.Le président Truman a recommandé son “adoption sans délai”.* * Ÿ Le général Eisenhower a fait aujourd’hui une requête personnelle au Congrès pour l’adoption d’un vaste programme d’entraînement militaire aux Etats-Unis.“La plus grande force pour la paix du monde est aujourd’hui la puissante organisation militaire des Etats-Unis”, a-t-il déclaré.Le chef militaire avertit son pays que les développements actuels de la technique de la guerre ne laisseraient pas aux Etats-Unis le temps nécessaire pour se préparer si on les attaquait.* * * Les Etats-Unis et la France ont commencé des pourparlers à Washington sur la question la plus controversée qui empêche à l’heure actuelle une administration efficace de l’Allemagne par les Alliés: la proposition faite par la France d’un contrôle non-allemand sur la Ruhr et la vallée du Rhin.L'Italie Le journal catholique italien II PojjoIo a annoncé dans son édition de ce matin que l^pPape vient d’intercéder auprès du gouvernement italien, en faveur des Italiens condamnés à mort pour crimes politiques.Le premier ministre Parri a déclaré hier soir à une réunion ministérielle que Mgr Borgocini Dura, nonce apostolique, a exprimé au ministre des Affaires étrangères, M.de Gasperi, le voeu que '‘ceux condamnés à mort pour des crimes politiques en des moments d’exaspération publique particulière, ne soient pas exécutés.” Le rapport ajoute que “le Saint-Siège a voulu intervenir dans le même esprit de clémence qui l’a poussé dans le passé à intervenir en faveur des antifascistes.” Japon Le journal de Tokio Asahi a annoncé aujourd’hui que, selon le programme présentement en cours de “démocratisation” du trône japonais, on sient d’abolir l’importante fonction gouvernementale de garde des sceaux privés de l’Empire.Le tiiuiaire de ce poste avait la haute main sur le choix et le renvoi des premiers ministres.L’actuel garde des sceaux, le marqui Koichi Kido, projetait de se démettre bientôt de ses fonctions.L’abolition du poste a d’ailleurs été remise, dit le journal Asahi, à une “occasion appropriée”.Le garde des sceaux privés, principal conseiller de l’empereur, est le personnage le plus puissant de l’Empire.On le remplacerait par un petit groupe encore assez oligarchique composé du grand chambellan, du ministre de la cour impériale et du président du Conseil privé.A chaque changement de ministère, les premiers ministres seraient recommandés par le Conseil privé et par les deux Chambres de< la dicte.Cette dernière mesure paraît la seule concession faite à un gouvernement éventuel du pays par des partis politiques.¥ « ¥ M.Edwin S.Pauley, représentant de la Commission des réparations des Etats-Unis, arrivé à Tokyo mardi.a déclaré aujourd’hui, au cours d’une conférence de presse, qu’il croit que le Japon sera impuissant à payer le prix de l’occupation alliée.Allemagne Quarante hauts fonctionnaires nazis du camp de concentration sinistrement réputé de Dachau voient s’ouvrir leur procès aujourd’hui, devant une Cour générale du gouvernement militaire américain.D’anciens prisonniers du camp témoigneront; un certain nombre de ces témoins seront ramenévS de sept pays autres que l’Allemagne pour apporter leur témoignage.Le pins ôgé des accusés, le Dr Klaus Schilling, vieillard de 74 ans, a déposé par l’intermédiaire de scs Commissaires d’école chez M.Duplessis Le premier ministre leur promet de présenter personnellement leurs demandes au conseil de l'Instruction publique Québec, 15 (D.N.C.) — L’Association des commissaires d’écoles manité et.n’avaient rien à voir avec la guerre.C’est dans une salle sise au centre même de l’ancien camp de concentration que s’ouvre ce procès.Les quarante fonctionnaires accusés d’avoir torturé et tué des détenus ont pris ce matin, en défilant devant leurs juges, une attitude de défi.Un exemple de rigide tenue militaire a été donné par l’officier , » ®1sll .ngîon:.^ “\,y°ici Martin Weiss, qui a déjà commandé .,e.texte de la declaration sur 1 ener-ee camp où l’on estime que les ca- ! ?ie a omique, rendue publique au-davres de quelquç 200,000 person-1 J0tufd hu> P^r le president Truman nés ont passé par les fours créma-1 premiers ministres Attlee et toires.Quand on lui demanda de | - Ia1ck,"zie ^in8: .s’identifier, l’Allemand se mit à: /o ^ous reconnaissons que 1 ap-l’attention et iança d’une voix brè- Pljcation des récentes découvertes ve, tranchante, son nom, son âge et scientifiques aux méthodes et prases autres particularités.Il regar- l1(Iu®s de la guerre a mis à la dis-dait ses juges avec un air de défi ! P0SIt10n de 1 humanité des moyens et tenait la tête haute.A peu d’ex- ! de destruction inconnus jusqu ici, Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada se sont entendus aujourd'hui pour garder le secret technique de la fabrication de la bombe atomique *iÆ tant que les autres nations n auront pas donné les ; - - - garanties nécessaires qu'elle ne sera pas employée pour des fins de guerre — Echange prévu de découvertes entre les savants — Création d'une commission internationale premier ministre et les ! membres du cabinet provincial.La délégation se composait de seize membres et était dirigée par M.de façon à ce qu’elle ne soit utilisée que pour des fins pacifiques: c) éliminer les armes atomiques des armements nationaux, de même que toutes les autres armes de des-! Prochain règlement de la grève de Windsor Les chefs ouvriers ont préparé un plan de négociations qui sera soumis à l'assemblée générale aujourd'hui — La délégation des grévistes est revenue d'Ottawa ¦— Une lettre de la compagnie Ford Windsor, Ont, 15.(C.P.) — Hier soir, la comllo da négociations de l'union dos em-Albert Tunnel, du Sacré-Coeur de ; ployas unis da l'automobile et le comité Jésus, comté de Beauce, prési- \d® Ia grève de Windsor du Congre» du dent de l’association.C’est M.Na- i travail se sont entendus sur un plan de poléon Veilleux, le secrétaire, quÿ règlement de la grève, don! les détails sont exposa aux ministres les résolu- j «olgneusemenl gardés secrets.Les deux fions adoptées au cours d’un ré- ; principales questions en litige sont les cent congrès qui réunissait 6(>0 i demandes des ouvriers pour l'atelier fer-délégués.Il souligna que l’AssO-jmé et pour la perception des cotisations ciation des commissaires d’écoles’de l'union par les employeurs, a été fondée en 1940 et compte pré-I Les deux comités présenteront leur plan sentenient 300 membres.!aux 25 membres du comité de direction Les commissaires demandent en.[de l'Union des employés de la Ford oi truction massive; j tre autres choses la simplification du local 195, qui comprend les employés (D) pour la sauvegarde effective ; du programme, en enlevant les ma.; qui ont déclaré la grève de sympathie r le moyen de l’inspection etjtieres d importance secondaire; unlEnlln ce plan devra être soumis à n„.‘ par le moyen ae i inspection et j ueres a importance secondaire; un Enfin ce plan devra être soumis a une pour protéger les Etats signataires I surplus d’octrois aux municipali-; réunion générale des ouvriers oui sera des hasards des violations et des tes, ou les salaires accordés aux j probablement convoquée cet ao,è.mwi invasions./Frères enseignants dépassent £400;! Le plan devra eneuii* ____________ 8—L’oeuvre de la commission j l’aménagement d’écoles normales : par ia compagnie PP Ve .- - - , ___________, ; procédera par étapes, le succès de i dans tous les centres ruraux éloi-! m-i.- ,___ix—._.ceptions près, les autres imitèrent j peuti »y aV01» !chacune d’elles développera Iacon-’8nés des grandes villes, afin de:qUaP, membre» avec le minisirJ d ,Cn-da sa conduite.de moyen de defense militaire et fjance nécessaire du monde avant ! permettre un meilleur recrutement Taij m Mitchell l'on a -.ni Tra d’entreprendre la suivante.Spécia-jdes institutrices de la campagne; a lement il est considéré que la com-j la réduction d une année du ret0ur à wind»» d™.i ’ .,*jn mission consacrera d’abord son at- ; cours d’école normale, afin d’é- " !"I.!™în.
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