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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 23 novembre 1945
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1945-11-23, Collections de BAnQ.

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v •*t* Canada oat un* nation touveratne ot u* •cut avec docilité accepter de ta Qrande-Breta-ane.ou des Etata-Unla.ou de qui que ce «oit d'autre, l'attitude qu'il lui faut prendre envers le monde Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci rendent.& mon avis, un mauvais service au Commonwealth." "She Is a sovereign nation and cannot take her attitude to the world docilely from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty la not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's kink and those who deny this are dolnq.to mv mind, a great disservice to the Commonwealth ” n-X-37) DEVOIR fftontréol, vendredi 23 novembre 1945 VOLUME XXXVI — No 269 ~~ REDACTION ET ADMINISTRATION „ 4M EST, NOTRE-DAME, MONTREAL TELEPHONE: BElolr 3381* SOIRS, DIMANCHES ET FETES doing, to my mind, a great disservice to the aMMilfr |W i WBÊB ÆW JHHL AdminUirniin».sin .a-X-37) ——¦MHBB ¦¦¦¦ ______________urd Twe«d»mwiv O^Uur : Georges PELLETIER__FAIS CE QUE DOIS Rédccleur « che,, Orner HEROUX ‘ nZlZ Washington ne livrerait pas de bombes atomiques à l’Angleterre ^ La mort Hp m AiHreH Les principes politiques de TEmpire britannique La mort de M.Aldred • i John Edward Aldred vient de mourir, au cours de sa j de prestigieuse dentelle, les eaux du Saint-Manrice, a fait quatre-vingt-quatrième année, dans sa paisible retraite des Etats-Unis.On l’enterrera demain à Locust Valley, dans l’Etat de New-Yotk, tout près de l’église (anglicane ou épiscopalienne probablement), où, assez longtemps, paraît-il, il exerça les fonctions de marguillier.Jusqu’à ces toutes dernières années, M.Aldred s’était occupé d’affaires, et de grandes affaires.Ce n’est qu’en 1941 qu’il abandonna son poste de président du conseil d’administration de la Shawinigan.Il avait été mêlé à beaucoup d’autres entreprises, chez nous et à l’étranger.D’abord, rien, suivant l’axiome anglais, ne réussit comme le succès et l’on cherche volontiers le nom et la collaboration de ceux qui ont accumulé des réussites; puis, ce paraît avoir été une sorte d’esprit impérial, si l’on ose dire, que n’effrayait aucun horizon nouveau.On note, dans les rapides biographies publiées ce matin, qu’en plus de ses relations avec la Shawinigan, M.Aldred était intéressé dans des compagnies comme la Consolidated Gas and Light Company de Baltimore, la Pennsylvania Water and Power Corporation, la Gillette Safety Razor surgir une ville et ses puissantes industries.Il y a fallu du courage, de i'intelWgence et une extrême ténacité.* * Le personnel de la Shawinigan et des compagnies nées dans son voisinage occupe aujourdbui à Montréal, sans compter ceux de la puissante ville industrielle du Saint-Maurice, de riches bureaux.C’est dans un tout autre milieu que, pour ma part, jeune journaliste, .j’ai vu les débuts montréalais de l'entreprise et pour la première fois aperçu M.Aldred.Je ne pourrais, de mémoire, donner une adresse exacte, mais je me rappelle fort bien que c’était rue Notre-Dame, près de la Paroisse, dans un immeuble vieilli et que le plancher en bois fatigué obéissait sous le pied du visiteur.On ne songeait pas — du moins les simples passants ne songeaient sûrement pas dans ce modeste milieu aux millions du lendemain.M.Aldred, lui.y devait rêver.II paraît1 avoir été de ceux que rien ne décourage.Même chez ses proches collaborateurs l’inquiétude par- Company, la Montreal Light and Power et le Montreal fois perçait.Un ingénieur qui fut des débuts nous a sou-Trust.Noas nous rappelons avoir vu qu’il fut jadis l’un j vent raconté: A certains jours les ressources du trésor pa-des promoteurs d’une grande entreprise hydro-électrique raissaient assez maigres.On nous proposa même d’accep- en Italie, dans la région de Milan Il voyait loin.* Ÿ Ÿ Pour nous du Canada cependant, et peut-être même | pour M.Aldred lui-même, la grande entreprise de sa vie, ce fut la Shawinigan.Voici quelques années, alors qu’on fêtait (c’était en décembre 1937) le vingt-cinquième anniversaire du Shawinigan Technical Institute, l’une de ses oeuvres favorites, il évoouait en quelques phrases cette sorte d’épopée indus- fer en règlement de nos honoraires des actions de la Compagnie.Je fus de ceux qui reculèrent devant le risque.Ceux qui furent plus hardis ou plus confiants sont aujourd'hui riches.Le papier qui nous inspirait alors une si dangereuse méfiance s’est mué en or.ffi.9fi * Mais il n’était pas mauvais de rappeler que tels fnrent les débuts.Beaucoup, ne craignons pas de le redire, sont enclins à attribuer aux très grandes réussites un caractère de généra- trielle.Ma pensée, disait-il, se reporte à trente-huit ans tion spontanée.Cela, dans l’industrie, n’existe point.en arriérer alors que, debout près de la croix qui couronne ^ Au fond de ces grands succès, il y a toujours — c’est la montagne au-dessus des chutes, je cherchais à pénétrer presque une vérité de la Palice — une part considérable l avenir.Contemplant la scène qui s'étendait devant moi, d’intelligence, d’esprit d’initiative, de ténacité, en meme la grande baie avec sa large étendue et le vaste arrière-pays ( temps que le goût du risque.qui s'étendait au delà, je rêvais de l’heure où le grondement des chutes s’accompagnerait de la tumeur de l’industrie.Ce rêve est devenu une réalité.Cela, si l'on écarte les apparences, les costumes, etc., simples détails, ne fait-il point songer aux explorateurs, aux découvreurs du temps jadis?Aldred rêvait d’un puissant empire industriel comme d’autres, de grands empires | po'tiques.Plus heureux que plusieurs, Aldred a vu son rêve ré’’ -er, au delà peut-être même de ses espérances.Grâce à la Beaace, l’Union natio- On glisserait facilement à discuter ici la question des ‘V'J6 serA .assu,r,®e.d’un 49e votant â i • i t,i- .,, , .11 Assemblée legislative contre 37 relations de 1 Etat avec des etres dune force aussi consi- Han.i„ * Bloc - notes (par Louis Robillord) Un de plus A la suite de l’élection de Beauce, Je gouvernement Duplessis accroît d’une voix «a majorité stable à l’Assemblée législative.Nous disons sa majorité stable, puisque le vote des cinq députés qui forment l’opposition mineure est variable; il se porte tantôt du côté des libéraux et tantôt du côté de l’Union nationale.A la dernière session, selon les chiffres mêmes de M.André Laurendeau, les trois députés du Bloc populaire ont voté treize fois avec le gouvernement et vingt-quatre fois contre; ils se conformaient en cela à la politique qu’ils se sont tracée.Pour son compte, le quatrième indépendant, M.René Chaloult, pourrait invoquer à peu près la même statistique.Quant au cinquième député des groupes de gauche, M.David Côté, ses préférences se sont plus fréquemment portées vers le camp de M.Godbout.Les deux autres groupements politiques de la Chambre — l’Union nationale et les libéraux — constituent des blocs compacts dont les votes obéissent automatiquement à la volonté de leurs chefs; sauf de rares exceptions, les libéraux s’opposent invariablement aux propositions de l’Union nationale et tous les adhérents d’icelle se lèvent à la suite de M.Duplessis pour ratifier un projet ministériel ou contrecarrer une mesure venue de l’autre côté de la Chambre.Majorité de 12 Au procès de Nuremberg — Les Japonais combattent les Indonésiens L émeute à Calcutta-Le traitement des prisonniers allemands- La famine et la peste se dérable que M.Aldred.particulièrement quand il s’agit de l’exploitation des richesses naturelles d’un pays.Mais nous n’en avons pas le temps.Qu’il suffise de dire que de pareils; tempéraments sont une richesse au même titre que les mines et les chutes et que le rôle de l’Etat, gardien des intérêts supérieurs du pays, est d’utiliser hommes et choses pour le plus grand bien de ce pays, d’empêcher que certaines forces (nous ne parlons Trésorier de la Shawinigan en 1898, vice-président de ici de personne en particulier) abusent de l’intérêt géné-1a romoagnie dès 1907, président de 1909 à 1933, pré- rai, mais de voir aussi à ce qu’elles rendent leur bien I sid^nt du conHl d’administration iusquien 1941, il a vu maximum.l'en-reorise prendre d’énormes dimensions.II en a conduit les pr'ncinaux développements, il a été, dans une lar^e mesure as'urément, l’ouvrier de ses succès.* * * Ces notes hâtivement griffonnées, sans le moyen de consulter pièces ou témoins quelconques, ne font sûre- Mais il ne faudrait pas croire que cela s’est fait tout ment pas un équitable portrait de l’homme qui vient de seul, oue l’affaire a touiours eu les vastes proportions qui disparaître.Elles ne prétendent point à dessiner d’exacte' sont ru ourd’hui les siennes, au’elle est née, qu’elle a vécu, façon les grandes lignestde son caractère, encore moins à sans eforts, sans risques, sans à-coups, Nous ne sommes pas au pavs des fées et ce n’est pas une simrde baguette magique qui, dans le site grandiose oû j nouvelles que ce fut quelqu’un, depuis des millénaires grondaient, couronnées d'une sorte ' 23.xj.45 apprécier avec justesse les détails de sa carrière.Mais elles rappelleront tout de même aux générations Om*r HEROUX ettre d'Ottawa [Les Japonais du Canada députés de Colombie réclament leur déportation en messe — La grève de Windsor et l'apologue des cochons — L'élection de M.Gardiner L'actualité Shakespeare.dans le camp de M.Godbout.La majorité ministérielle sur les libéraux sera donc un peu plus confortable; elle sera de 12; ou de 11, »i on ne tient pas compte du président.Si tous les oppositionnistes se rallient contre une mesure gouvernementale, ils ne réussiront tout au plus qu’à abaisser la majorité du pouvoir à 7; cette marge est petite, mais suffisante.Elle oblige seulement à une présence continuelle de la part de tous les Nationaux, pour parer aux coups de surprise adverses.D’autre part, les libéraux porte-o2nt Probablement leur effectif à Rouyn-Norantla, a rompu avec ce parti au cours de l’été dernier.Il n’a pas encore opté, mais il louche vers M.Godbout.Toutefois, le déplacement d’une ou deux voix ne modifiera guère la situation; elle restera peu amusante pour le gouvernement, mais sans danger pour son maintien, à condition qu’il ne se produise aucune défection dangereuse chez ses députés.t pot Pierre Viqeont) | demeurés en Colombie canadienne, [ soit 14,824 sur 24,078 et que les au-Ottawa, 22 (D.N.C.) —La Chain- très y reviendront presque tous bre dos Communes a passé la plus éventuellement.Il a rappelé que la irande partie de la journée à dis-1 plupart des Japonais évacués à l’est juter la question des Japonais aujdès Rocheuses pour des raisons de Canada.Ce sont les députes de la sécurité l’ont été en vertu des ac- I.olombie et de 1 Alberta qui ont ah cor(is entrc le gouvernement fédé- J «îfîWJui e K0U' rai et les provinces qui stipulent II, .,, Un Jt^eral dé régler le pro- (iue ces Japonais retourneront en tere,.fo,,î.pJ0ïr,.,0.".“ Colombie dans le cours de Canné.ad libitum (par Ferrier Chartier) Dans A Tree grows in Brooklyn de Belly Smith, l’auteur de ce roman met dans la bouche d'un de ses personnages, femme simple el illettrée, les paroles suivantes : i Les absences TI faut aussi tenir compte des absences dans l’un et l’autre camp.L’alignement 49-37 est tout à fait théorique; il suppose la présence continuelle des 91 députes, et la Chambre basse est rarement au complet.Les longues sessions obligent ses participants à prendre des Shakespeare,” c’est1 un" grancT "livre i d^affa ^ nécessaires pour raisons M.Trumon ayant déclaré ces jours derniers que les Etats-Unis continuent de fabriquer des bombes atomiques, le problème se pose naturellement de savoir qui gardera ces armes.Dès avant le voyage de M.Attlee à Washington, M.Churchill a exprimé l'avis au parlement de Londres, que l'Angleterre, qui a aidé à la découverte de cette arme, devrait aussi aider les Etats-Unis à la garder "comme un dépôt sacré" jusqu'à ce que l'O.N.U.s'en charge éventuellement.Il a ajouté que l'Angleterre devrait fabriquer des bombes et devrait en avoir sur le sol du Royaume-Uni même si elles sont fabriquées ailleurs, et cela dans le plus bref délai.On s'est demandé si M.Attlee avait reçu l'assu-ronce d'une remise immédiate de bombes atomiques à lAngleterre.Des fonctionnaires supérieurs de Washington ont répondu que la question du partage de ces bombes, même avec l'Angleterre, n'a pas été soulevée officiellement jusqu'ici et ils espèrent qu'elle ne le sera pas.La politique des Etats-Unis, disent-ils, cest que tout ce qui concerne l'énergie atomique soit I objet d un contrôle international; on veut donc éviter tout ce qui pourrait donner l'impression que les Etats-Unis et l'Ang|eterre se partagent les bombes entre eux, comme s ils préparaient une guerre qu'en réalité ils s efforcent de prévenir.en attendant ils sont les seuls à en avoir, et M.Churchill n aime pas cela.C'est un peu comme la question des empires et des ambitions territoriales.Le ministre anglais des Affaires étrangères, M.Bevin, a suggéré aujourd hui aux Communes que les grandes puissances disent exactement ce qu'elles veulent en fait de territoires ou de bases, afin de foire disparaître elle a aidé au relèvement de l'Allemagne parce qu'une fois de plus la France était trop forte au gré de Londres.Avec l'avènement de Hitler, nouvelle alliance avec la trance.Aujourd'hui, c'est la Russie qui est trop forte par suite des concessions de Londres et de Washington.Mais cette politique de balançoire va-t-elle continuer indéfiniment?Il est vraiment temps de mettre cartes sur table, mais toutes les cartes, pas seulement les projets de nouvelles conquêtes.LE PROCES DE NUREMBERG Les accusés esquissent leur défense en fonction de la preuve présentée par la poursuite.Comme un représentant des Etats-Unis hier a dénoncé les méfaits du parti naziste, les avocats de dix-sept des accusés ont ce matin remis aux journalistes de brèves biographies indiquant que 13 d'entre ces accusés ne sont jamais entres dans le parti, que deux autres en ont été expulses, qu un autre a fait sa demande d'admission mais n a pas été accepté, et que le dernier était membre du parti depuis 1938.Ribbentrop aurait été exclu du parti en 1940 pour avoir défendu les Juifs et ^es communistes, et Streicher aurait été exclu en 1935 Hans fTanzdme* ^ membr# porti, c'est m-il!V0Ca/ t mare'cha,, KeiH chef du haut corn-mandement allemand, s'est objecté à la production d un document comme quoi son client aurait été mem- c oi^rottarhfè ° ^ T* ^ comma"*ment în lni V ï thé à U^oC^0onSe', secret du cobinef établi par la lo.du 4 février 1938, mais que ce conseil n'- - ete nomme et ne s'est jamais réuni.La poursuite a aujourd'hui relié I ia jamais IA I ' A rheK et rn il sis**- IS ».* nationale.Si une grande puissance se méfie de l'An g ctçrre, a-t-il dit, je I invite à me dire franchement quelles sont ses inquiétudes et j'y ferai face franche- litant de la fin de la guerre et de la capitulation du Japon pour dé-Jiorter tous les Japonais établis au Uanada.Libéraux, conservateurs et créditistee sont tous d’accord poui réclamer une (jui suivra la fin de la guerre.En viron 10,000 Japonais ont demandé leur rapatriement quoique plusieurs d’entre eux aient changé d’avis.Il faudrait tous les renvoyer dans action énergique de Iaunra,t lous *es renvoyer uans 1 part du pouvoir central et la 'eu.r pa^s.’, conclure M.Green, -CE a été le seul parti à prendre 1 qui a Parle avec une grande vehe-n défense des Canadiens d’origine 1 ai®nce eI?s.e," prenant aux gens de apnnaise.lest qui défendent les Japonais ,, ., , , sans vouloir les accepter chez eux.M.Thomas Reid, député libéral -e New-Westminster, a affirmé que les Japonais sont venus s’établir en ertu d’un plan bien défini établi ar le ministère de la guerre japo ais eur p OU pour rembourser les avances M.Solon Low, chef du parti cré- ditiste, a dit que les Japonais ne peuvent être heureux que dans leur propre pays et que ce serait un ser- vice à leur rendre que de les y ren- q,no )n.Vs! voyer.M.George Cruickshank, dé- •ays une somme de $52,000,- .ïi ,i„ v-n.’ vu Hour rembourser les avances.1 A1 g leur couvernernent 11 «i sucizérp députés de lâ Colombie ue Uron°Urapatrie au JapoTtous ' le premier ministre Hart nt originaires du navs.e soulever la question des japonais ceux qui sont originaires du pays.M.Howard Green, député conservateur de Vancouver-Sud, a chaudement appuyé la suggestion Me M.Rcid.Il a affirmé, de son côté tue la défense de la Côte occidentale du Canada aurait été impossi Me si les Japonais avaient décidé l’attaquer la Colombie au lende lors de la prochaine conférence fc-dérale-provincialc.M.Herbert-VV.Herridge, député coopératiste indépendant de Kootenay-Ouest, a demandé que l’oqt ne déporte que les Japonais qui ont été déloyaux au cours de la guerre et que l’on établisse une commission pour exami- J’ai entendu dire que tout le merveilleux de la vie se trouve dans ce livre.Toute la beauté que l’homme connaît, toute Ja sagesse et l’expérience qu’il peut avoir acquises sont dans ces pages.U admiration pour l’oeuvre de Shakespeare ne s'épuisera pas de sitôt.On dirait même que celte vogue justifiée s’étemd sans cesse, à mesure que s'augmente le nombre des gens cultivés.En arrivera-t-on un jour d une démocratisation, une prolétarisation de Shakespeare?Puisqu’on met à la disposition de l’homme de la rue les systèmes politiques, philosophiques, économiques, puisqu’on livre la médecine en capsules el la science en faires pressantes ou de maladie.A ce point de vue, les libéraux (suite à ta nage deux) *(je carnet du grincheux gans, on peut bien vulgariser Shakespeare, en faire un article de bazar.L’on s’y achemine du reste lentement, s’il faut en croire une information publiée récemment dans une revue américaine.Une étonnante réalisation des temps modernes — lit-on dans la revue _____ est l’industrie de Shakespeare : le grand nombre de métiers connexes et d’affaires qui ont été lancés dans le monde pour monnayer les Il serait intéressant de savoir si M.Godbout, grand amateur de chevaux, les aime autant à letat de poulain.?A en Juger par la majorité dans l'élection de Beauce, il a évidemment pris le s]0.i mors aux dents, et démembré la carriole rouge sur les clôtures enneigées.* * * Mais à quelque chose malheur est bon, puisque c'est dans l'infortune que l’on connaît ses véritables amis, chose qui n’est habituellement pas iaclle en politique.¥ * * Si l'on en croit les déclarations de M.Saint-Laurent aux Communes, le parti libéral songe à placer l’Union JACK dans ses armoiries.Ce n’était vraiment pas la peine de se prétendre depuis un quart de ain de Pearl-Harbor et qu’ils au I ner les cas de ceux qui ont deman-aient pu compter sur l’appui des dé à être rapatriés.M.Fred Rose, aponais du Canada qui occupaient’ député communiste de Montréal-les positions stratégiques et qui Cartier, a dit qu’il ne voyait pas connaissaient la côte mieux que pourquoi l'on traiterait les Japonais quiconque à la suite de leurs excur- ; autrement que les Allemands dont pions de pêche.Il a soutenu que les les sympathies allaient vers leur laponais ne peuvent être loyaux 1 pays d’origine plutôt que vers leur envers le Canada parce qu’ils de- pays d’adoption, neurent attachés à leur pays d’ori l-nie, qu’ils ne sont pas assimila-des et qu’il faut les déporter.M.Green a ajouté que les deux L'ers des Japonais du Canada sont M.Pctrick Ashby M.Patrick-H.Ashby, député crè- tsuite à la page deux) oeuvres et la gloire du poète et dra-!slèc1?' 1,8 d»i»n»eurg et las tenants de maturge, depuis sa mort survenue j 1jind®pencl°nc0, canadienne, et de froncer en 1616.Avant la guerre (1939-1945), pas moins de 500,000 individus gagnaient environ $25.000,-000 par année à de telles occupations, ces personnes comprenaient les chefs d’orchestre des festivals, les directeurs de cercles et de sociétés.Il faut y ajouter les fondateurs et administrateurs de bibliothèques, musées, théâtres, jardins, mausolées et lieux de pèlerinage consacrés à Shakespeare.A Strat-ford-sur-Avon, connu comme le quartier général de l’industrie shakespearienne — parce que les touristes en assurent la prospérité — on a reproduit la tête du barde partout, de la façade des édifices ban- de» aourcil» olympiens sur le lion britannique.* ¥ * Il paraît qu'il y a 500,000 personne» qui vivent de Shakespeare et de sa gloire.C'est une Indication précieuse pour les autorités qui s'inquiètent du chômage au Canada.Il suffira de trouver deux ou trois génies.Le Grincheux 23-XI-45 (suite 8 ta page deux; Choie» d hier et d aufourcThui "Donnez du peu gue voue avec .ceux qui ont enuoie moine.” LACO&CAifiE ment, L'Empire britannique n'a sûrement pas d'ambitions territoriales; il occupe déjà environ le quart du globe et il pourra se compter bien chanceux de conse^ I AHa n tion e u e îes ’ J1 ?'?re"°"ce P«; la Charte de Chlrck i A r,f" ° fa,re dons cene Question, M.Churchill a dit clairement qu'il n'étoit pas premier dTl'Ernpire An9 eferre pour Présider à la liquidation Le débat qui se déroule à Londres ne se rapporte apparemment pas au problème académique de savoir si les divers peuples ont leur part de la terre, selon leur «t.selon leur valeur aux points de vue culture et civilisation S agirait-il seulement de demander aux Russes ce qu ils veulent pour savoir si on peut le leur iwr?kA»Utrement .dif s'i,s 50nt disposés à laisser Empire britannique intact.La poussée soviétique en ran menace des intérêts économiques anglais, mais le plus prove c'est flu.c'est peut-être le prélude’ d" ne outre poussée vers I Inde.Le programme d'.vponsion de la Russie n est pas d aujourd'hui; le tsar Pierre le Grand I exposait dans une formule qui gerde encore tout, srrn ectuoité: “Approcher le plus' possible"! Constantinople [Itsex: les Dardanelles] et des Indes, qui sont I entrepot du monde.Celui qui y régnera sera le vrai souverain de l'univers".La prophétie n'était pas mauvaise, et le programme est maintenant à la mesure de la puissance soviétique.Pour tenir tête au communisme, il ne suffira peut-etre pas de faire I union des autres puissances bien pourvues, il serait plus sûr d'obtenir le concours de celles qui ne sont pas pourvues, et de celles qui ne sont pas libres.Au contraire les puissances qui se plai-.|0„ désinvolture russe entendent maintenir leurs droits meme par la force.Aujourd'hui 20 000 ouvriers de Ca.cutto sont en grève, et des émeutes désolent la ville depuis trois jours; la cause, c'est le procès des membres de l'armée nationale indienne qui ont voulu profiter de la guerre pour obtenir l'indépendance du pays.Il y a déjà au moins 15 morts et 150 blesses, et parmi les morts il y a des femmes et des entants.En Indonésie, dans lo ville de Samorong, les Anglais utilisent des troupes japonaises pour déloger les nationalistes indonésiens de leurs positions dqns les quartiers de est de ce port.Un porte-parole britannique a dir que les Japonais sont "de bons soldats qui se battent bien .Le monde est divisé en deux camps; ceux qui se battent à côté des Anglais sont les bons, et ceux qui leur résistent sont les méchants.Hier on promettait la liberté aux Indonésiens pour qu'ils résistent aux agresseurs japoncis; aujourd'hui les bons Japonais servent la cause de la justice en combattant les Indonésiens.Tout le monde se souvient que les Finlandais étaient des héros et des défenseurs de la liberté lorsqu'ils menaient une lutte aussi tenace que désespérée contre les Soviets associés de l'Allemagne et copartageants de la Pologne; et que les mêmes Finlandais se sont trouvés ensuite des naxistes quand ils ont tenté de reprendre la Carélie aux Russes devenus les soldats de la démocratie et les libérateurs des peuples opprimés par Hitler.D'ailleurs ces chefs finlandais subissent actuellement c Helsinki leurs procès comme criminels de guerre.Une aventure analogue est arrivée aux Tchetniks de Mihaïlovitch en Yougoslavie, lâchés en faveur de Tito, et à bien d'autres, notamment aux Polonais de Londres, abandonnés pour le groupe de Lublin.Cette politique saute aux yeux parce que le monde chimin^* |9r"dpS uCiéfi*S Krul,p oinji Rue du trust chimique l.-G.Farben avaient accepté en 1933 de rnunkml naziife ««""e «" «ntidote au com- munisme, et quits ont t*lm tard coopéré à un pro ZTdJfn^rmement SeCr#t 11 est comPréhenfible EL Jc !9 rUSie ,nv0que ks lances anticom- EtcK H„ dU n°Z,Sme; ma,S c'est un '«présentant des ttots-Unis qui a soumis ce document.Cela montre eMes 25 000 000 T?’ '>°U/ f0US ,es cafho,iJW CALLISTA Chaque bureau dw Service national de Placement offre des occasions d’emploi, dans aa zone et dans les autres régions au Canada.Si vous pouvez remplir l’un des emplois énuméré* ci-dessus ou si vous cherchez à vous placer, adressez* vous à votre plus proche bureau local du SERVICE NATIONAL DE PLACEMENT • • • • • Ministère fédéral du Travail SERVICE DU DE LIBRAIRIE "DEVOIR'’ Avez vous besoin de bons livres ?! 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VENMEPf, 1 NOVEMBRE 194f Demain t Partiellement nuageux et froid «nrec neige.MAXIMUM et MINIMUM t Anjaard’lml mxlmum, 32.Même date l’an dernier, 32._ Minimum aujourd’hui, 2d.Même date l’an dernier, 22.BAROMETRE : 10 h.AJSU 82.W; 11 h.29.55; midi, 2950 Sur le front international Le discours de M.Bevin sur la politique étrangère de la Grande-Bretagne — Vif débat au sujet de la Grèce — Des troubles éclatent à Calcutta — Le général de Gaulle a soumis à l'Assemblée constituante un programme demandant la nationalisation rapide du crédit de l'électricité et de l'assurance — Koïso se rendra à la prison de Sugamo — Attentat contre le président de l'Uruguay — En Chine et en Indonésie Grande-Bretagn» M.Winston Churchill, ancien premier ministre de Grande-Bretasne, «a* D__: _ ____’ X ’ tent en grève, La ville est exposée a manquer d’eau, car les employés du service de l’aqueduc ont cesse de travailler.Les employés du dé- *t M.Ernest Bevin, secrétaire aux jiartenient des véhicules moteurs Affaires étrangères, en sont venus ’ aux prises aujourd’hui sur une proposition du gouvernement travailliste de retarder de trois ans le plébiscite grec sur le sort de la monarchie.M.Bevin a envenimé la discussion en déclarant qu’il avait suggéré que le vote soit pris au mois de mars 1948.L’ancien premier ministre bondit en s’écriant: “Un délai de deux ou trois ans”, sur la question de ta démocratie ou de la république, “sciait une erreur” parce qu’en Grèce, c’est une question de première importance.M.Bevin a rétorqué en disant: “Je défie qui que ce soit de tenir un plébiscite en Grèce présentement.” , Plus tôt, le secrétaire aux Affaires étrangères a demandé aux grands pouvoirs de “dire exactement ce qu’ils convoitent en territoires ou bases”, afin d’éliminer tous les doutes qui mettent la paix en danger.En résumant les débats sur la politique étrangère de la Grande-Bretagne, M.Bevin a affirmé que l’Angleterre ne' commettrait aucune action perverse envers tout autre pays grand ou petit.“Si quelque grand pouvoir doute de la Grande-Bretagne”, a poursuivi M.Bevin, “je l’invite à me dire franchement i’ob-iet de ce doute et je lui ferai face bien franchement”.En parlant de l’énergie atomique, il a déclaré que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada s’étaient proposé à Washington de prendre en main la tâche de contrôler l’énergie atomique mais que les détails de la production de la bombe, atomique seraient gardés sc-rreis lanl que toutes les nations ne seraient nas complètement unies.Faisant apparemment allusion à l’opposition soviétique à la îorma-ion d’un bloc européen occidental, M.Bevin a déclaré qu’itne peut tra- ¦illcr en faveur de cette formation.les instituteurs ont également fait de même.Toutefois, les employés des hôpitaux et des salons funéraires sont encor à leurs postes.Le procès des officiers de l’armée nationale indienne a recommencé hier à New-Delhi.Cette armée avait été recrutée par feu Subhas Chandra Bose, un chef nationaliste antibritannique, pour combattre avec les Japonais contre les Alliés.A Bombay, des étudiants en som venus aux mains plus d’une fois avec la police.Ils sc sont battus en criant: “A bas l’impérialisme britannique”.Fronce On croit que le général de Gaulle donnera aujourd’hui aux membres de l’Assemblée constituante les grandes lignes d’un projet de nationalisation du crédit et des compagnies d’électricité en France.On rapporte que le président de Gaulle a demandé au ministre des finances, M.René Pleven, et au ministre de l’économie nationale, M.Ambroise Croizat, de lui faire tenir.pour mardi prochain un plan détaillé pour mettre sous contrôle de l’Etat le crédit et l’énergie électrique.On croit aussi que de Gaulle préparera un nouveau budget et qu’il transformera le système judiciaire français pour ce qui a trait à la nomination et au paiement des ma gistrats.' Hier l’Assemblée constituante a nomme une commission de 44 membres pour rédiger une nouvelle constitution: celle de la 4e République.On croit que l’Assemblée ratifiera aujourd’hui la- formation du cabinet de Gaulle et son programme.•lé V •¥• (Dernière heure) — Le président de Gaulle a soumis aujourd’hui à '«ous ne pouvons commettre, dit-il.l’Assemblée constituante un pm Jticun acte déloyal envers quelque lation.grande ou petite, mais je ne ouis admettre que ma politique et telle de noire gouvernement soient întièrement basées sur les Trois.M.Bevin a assuré le général de Gaulle et le nouveau gouvernement français que la Grande-Bretagne espérait travailler plus étroitement avec eux.11 a aussi affirmé qu’il espérait sincèrement que la publication récente des termes de l’armistice avec l’Italie servirait à prouver que la Grande-Bretagne a toujours tenté de faire dispuraitre les restrictions afin de faire de l’Italie une nation libre et indépendante.M.Bevin a termine son discours en parlant de la grève.Il a dit que la proposition du régent de retarder le plébiscite à 1948 ne lui plaisait pas beaucoup, mais qu’à cause des circonstances il était difficile de faire autrement.Il a dit qu’il avait proposé au régent de se pré-* «enter aux politiciens grecs et de leur soumettre un programme en trois points: 1.—élections au plus tard au mois de mars 1940; 2.—le plébiscite en mars 1948; et 3.—que des mesures soient prises immédiatement pour étudier la question économique et financière et afin de ¦travailler à la reconstruction de la Grèce.M.Bevin a déclaré qu’il n’avait offert aucun prêt visant les élections ou le plébiscite.Indes Vingt mille fonctionnaires municipaux sc sont mis en grève aujourd’hui, dans la turbulente ville de Calcutta.Les troubles ont éclaté avec la reprise du procès de cerluins membres de l’année nationale indienne el ils en sont maintenant à «leur troisième journée.Les bagarres ont déjà coûté la vie à 15 personnes et 150 autres ont été blessées plus ou moins gravement, dont 12 soldats américains.Les autorités militaires américaines ont in-terdil à tous leurs ressortissants l’accès de Calcutta, sauf pour ceux qni y restent pour remplir des missions ssentielles.gramme demandant la nationalisation rapide du crédit, de l’électricité et des assurances.Il a réclamé des réformes dans l’administration de la chose publique, de même que des réformes judiciaires et une transformation constitutionnelle de la structure militaire de la défense nationale.Le général a demandé la “modernisation” de l’industrie minière, de l’industrie et de l’agriculture et il a dit que le franc doit reprendre une valeur telle que la monnaie française puisse être “rétablie sur une base indispensable”.Japon Le général Kuniaki Koiso, ancien premier ministre du Japon, a déclaré aujourd’hui à un représentant de l’Associated Press qu’il se rendra aujourd’hui à la prison de Sugamo.Il sera le troisième des 11 chefs militaires qui ont reçu l’ordre du général McArthur de sc rendre à cette prison.Un quatrième, le général Shigeru Honjo, s’est fail harakiri.Koiso a été premier mi nistre de juillet 1944 à avril 124!;.il avait succédé à Tojo.Il a déclaré qu’il croyait à son innocence et qu'il avait tenté tous les efforts par l’entremise de la Chine pour des négociations de paix parce qu’il savait que le Japon était battu dès 1944.Koiso a démissionné lors de l’invasion cTOkinawa en avril dernier.11 avait déjà été gouverneur militaire de la Corée.Un entrepôt de l’armée américaine à Sendai a été envahi et saccagé par des ouvriers japonais af famés aujourd’hui.La police a ar rête en marge de cette affaire 180 personnes dont 94 femmes.On croit qu’il n’y avait pas de gardes près de l’entrepôt au moment du pillage.Le quartier général allié a ordon né aujourd’hui au .gouvernement ja minais d’arrêter le colonel Tadash Kawashima.autrefois de la 6e ar niée janonaisc à Hankow, et de I mener à la prison de Sugamo.H y a maintenant 291 Japonais r Construction d’un barrage sur l’Outaouais Levée du rationnement de la viande aux E.-U.L'accord a été conclu entre la pro-j Le seul produit alimentaire qui soit! On songe présentement à tenir ces vince de Québec et celle de l'On- encore rationné chez nos voisins j assises mondiales dans notre pays, tario____________ j est le sucre — Aucun commen- j dit le Père Aguilar Toronto, 23 (C.P.) — Le premier j t0're à Ottawa- | Québec> 23 (D.N.C.) -—“Nous ministre Drew a annonce hier que ] Washington, 23 (A.P.) — Le ra-1 songeons à la possibilité de tenir le et la provin-1 Bonnement de la viande ce d Ontario avaient conclu un ac neutralité avec les Etats-Unis afin de prévenir une guerre dans le Pacifique.Matsuoka est l’un des onze chefs du Japon dont le général McArthur a ordonné l’arrestation au début de la semaine.L’ancien ministre a aussi écrit que le pacte tripartite Japon-Allemagne et Italie était un pacte de paix et non pas une alliance de guerre.Uruguay Un jeune homme habillé chic et armé d’ arrêté aujourd’hui proohait du président guay, Juan José Ramon Ginocchio, président, a dit me a commencé par parler au pré-1 d’un immense barrage à Des Joa sident au nom de sa patrie et chim, sur le cours supérieur de la ! il paraissait si excité qu’un rivière Outaouais.Cet accord au- ij, KP„i nrrwinH «lim.rait été conclu à Montréal mercredi dentier entre M.Duplessis et M.Drew.M.Drew a révélé que la construction de ce barrage donnerait du travail à 15,000 ouvriers et amène-secrétaire a ajouté que le prési- r.a la dépense de plusieurs millions Le congrès “PaxRoma-na” au Canada en 1947 Nos entrevues M.Jacques Rousseau cessera j congrès mondial de Fax liomana dit le R.P.demain aux Etats-Unis.(.est le j en 1947 au Canada”, avec gras sans avoir à fournir de cou pons.l.ottawa.mai dernier, 80 personnes: Ce projet est la première étape ont été blessees et 100 autres arrê- d’un programme de cinq ans.Il tés au cours dune emeute ou 1 on créera une force hydraulique de hua le président et demanda la ; 400,000 chevaux-vapeur et coûtera démission du ministre de ITnté- j $50,000,000.La force hydraulique rieur, M.Juan CaraJbajal Victo.de ce barrage alimentera le district rica, et celle du chef de police, sud de l’Ontario, district qui com-Juan Gomez Folle.La foule avait : prend la ville de Toronto et s’étend alors brisé les montres des maga-i entre Windsor et Cornwall, sins sur la principale rue de lai En plus des $60.000,000 que coû-ville et avait tente de forcer le i tera le barrage de Desjoachim, une $20,000,000 sera dépen- journal libéral “El Dia” d’arborer le drapeau rouge de la Russie.Etats-Unis Le général Eisenhower, récemment nommé chef de l’étal-major américain, vient d’entrer à l’hôpital somme de sée pour les lignes de transmissions et les centrales distributrices.Un autre barrage sera construit à Stewartville, près d’Arnprior, sur la rivière Madawaska.On agrandira le barrage de DeCew sur le canal Welland.Ces deux autres projets Le seul produit alimentaire qui soit encore rationné chez nos voisins est le sucre.Depuis le 30 septembre, environ un tiers du quota de viande était alloué sans coupon.Ceci comprenait le boeuf de secon.de qualité, le veau et l’agneau.Quant au rationnement en lui-mé-me, il avait été imposé le 29 mars 1943 pour ce qui regarde les viandes et les gras.Les Américains pourront donc aujourd’hui brûler leurs livrets de ration avec lesquels ils achetaient les nécessités de la vie depuis 1943.Cette mesure a été prise alors que le rationnement demeure en vigueur au Canada, ceci afin de permettre les envois en Angleterre.Le secrétaire à l’Agriculture a toutefois dit qu’on ignore encore quand pourra être levé ie rationnement du sucre.Les approvisionnements, dit-il, sont très bas.Actu.ellement, chaque Aqiéricain a droit à cinq livres de sucre par trois mois.Au Canada Ottawa, 23 (C.P.) — Les représentants de la Commission des prix de White Sulphur Springs, dans la coûteront $7 500 MO L’agrandisse- 1,as commenté aujourd’hui vi~ .i sr&ssjssr L’armée, qui publie la nouvelle, I ra 70,000 chevaux-vapeur et celui dit que le général américain était i de Stewartville, 50,000.entré à l’hôpital sur l’avis de son des gras aux Etats-Unis sur la si- î P nrix dp PC vaste nroaramme tuatiün d« Çes denrées au pays.sera défrayé proportionnellement mèn^de80]^ vfandT1^ Jté^éhnpo-! par le gouvernement d Ontario, lai1",01 Ja ^ianac « etc itimp • Commission hydro-électrique de ! ! l’Ontario et la Commission hydro- îne.r au nilheu de multiples proies-j électrique de Toronto , tâtions.dernier a déclaré que les universitaires espagnols ont été grandement impressionnés par l’ambiance catholique qui règne au Canada.Les distingués visiteurs rencontrèrent les universitaires au salon de l’Université Laval.S.Exc.Mgr G.-L.Pelletier, auxiliaire de Québec el aumônier national de la fédération canadienne des Universitaires catholiques, était présent.On remarquait aussi des membres de la F.C.U.C., du cercle Cervantes, et les organisateurs de la campagne de souscription pour les étudiants victimes de la guerre.Me Lucien Lortic, C.R., président national de Ja F.C.U.C., présenta d’abord M.Ruiz Gimenez, qui rappela l’objectif fixé à Fax nomma par la Saint Père au début de la guerre: maintenir des liaisons entre les fédérations européennes et américaines et organiser des secours pour les étudiants victimes de la guerre.Ces objectifs ont été atteints.Les liaisons par le moyen des secrétariats généraux à Washington, Santiago.Chili et Fribourg.Ce dernier secrétariat s'occupa d’organiser les secours.Le “Queen Elizabeth” a quitté Halifax Lord Keynes n'était pas à bord du navire médecin, afin de prévenir des complications dans le rhume dont il souffre actuellement.Sa femme, Mme Eisenhower, est rlnditmo’ eHe^souffr^ de °Dnèumo- " En'SgT cfe”'! Wrd conclu à!, *4 ludion du rotionuomeut d« j SiV,; EÜiiteïh",' ï ïu'mï nie.^mais’lcs médecins diseni qu’clie j Montréal, II.Drew a dit:.:;Je ne; J; ! Ie, .?»;•.de^H.lita* ce matin avec prend du mieux i zi n onnriFT’Si r i n il « i *-• tu ni'i ¦ v i iii'.rc ut: sujet Halifax, 23 (C.P.) — Le luxueux paquebot de la ligne Cunard-White „ ! Montréal, M.Drew a dit: “Je ne j j* ^ i Je port de liaiitax ce matin avec C ! saurais parler assez bien de l’esprit ila Commission, relève du gouver-1 p]us de 2,000 pasagers à son bord, „ , ., , .i i de coopération de la province de nement et toute declaration sur le ; dont 1,532 sont membres du person- Cclu remet donc 8 plus tsrd les, Québec et de la oromptitude svec «sujet devra venir de la Gbanibre ncl.Parmi 1p« naccntforc nîvîic fini nids rbi opnprnl amprirain Hc rp- ; .* .r • __:__ projets du général américain de re-,,; ,^ ]es décisions ont été prises tourner sur le continent européen.J deJp;jis le débnt des négociations en septembre dernier.Je crois que cet accord est un bel exemple de ce qui peut être fait par des accords entre Philippines La Cour suprême des Philippines a refusé de se prononter dans la discussion qui veut actuellement que le lieutenant général Tomoyu-ki Yamashita ait été illégalement placé devant un peloton d’exécu-tiop au cours de son procès comme criminel de guerre.L’avocat de la défense a demandé un avis d’haheas corpus en alléguant que la commission militaire américaine qui instruit le pro des Communes Quant au ministre des Finances, M.Ilslcy, de qui relève le rationnement, il était absent de son bureau et on n’a pu le rejoindre.Actuellement, les Canadiens doivent donner des coupons de rationnement pour acheter leurs viandes, suere, conserves et beurre.Nous obtenons environ deux livres de sucre par mois pour cha-1 'l a.* ^ que personne.On peut toutefois centrale elecinque ! acheter des conserves avec ces ¦* coupons au lieu du sucre.Lors de la ré.imposition du rationnement de la viande, les bouchers canadiens ont fait la grève dans plusieurs villes du pays et, à Montréal, ils ont fermé leurs por- ces deux provinces.A Windsor Ouverture de la Windsor, 23 (C.P.) —La compa-j gnie Ford du Canada a annoncé cès du général japonais n’a aucune i ?1“Je0U1„»t Et to»-* Maa&o en*, qui dirigera le coucerl i“ l'orchtatre aymphonlque de Toronto t a solLn - sera Muriel Kllbv.virtuose du xv:ooiioiie Le Oioeramme porte les titres suivants Ouverture ‘ties Noces de Hftvo ' Mozart; La S.vmphonte Inachevée.Selluoert.Mar* che Slave.Tacltalkowaky: Suite Oasse-Nol-settes (extraits) Tchalkowsky.lUdio-t'anada.1 h.30 p.m.— M.Henri Qftgnon.ontanUte à la basilidue de Québec.orofesseur h l'Ieole de Musique et aux Kcoles Normales de Québec, donnera un récU-aJ pour Radio-Canada, le vendredi.23 novembre, à 10 h.30 du soir.L'artiste Invité pour le vendredi suivant, a savoir, le 30 novembre, sera M.Henri Vallleres organiste à Notre-Dame du Chemin.à Québec Sommaire des postes locaux CB altm-vt-ju 0 00.ïvan l'Intrépide • tadH**iouriie.• 2!> Cnroniuu* snortir* 0 SU Rein* de tm vua'll* b *s Musique léser* • 00 Lu homme et son pe- ctie 1 It.Met ”»*** 7.30 Soirée canadienne.'«a élance' ai.csctiuian do 8 09 Concert Pop 3.00 Campasn?antituberculeuse.9.30 heure de la raise t .uri.s 10 ii Utterature lu .tu Récitai 11.60 Musique de ( Amérique au Sua H 10 üéusiu’t* ! 1.28 Nouvuh** 11.30 Uéiodles .! ss interned* *2 00 Nourali» cUM *«* n*m «cm* • 4M L%AI ce %*Ht S.10 r.sdto-.loufnsi • 2s Snort* 6.36 Curtain echoes % «s lr**i.a*ia» a- aph ‘ 00 Fiel in> coataums 7.15 Causerie 7.36 l a ;wue xaulubercu- ie use 7,iî Caueene S CO Cocrm Pop *.66 tteum de militaires S JO Heur* oc ta vais* 10 00 Padlo-lnurna' 10.15 Revue de l'acluallté.10.30 Hvmnes religieux.11.00 Relais de Winnipeg.1130 i Ueaire.de vatirvu ver 12 0T Nouvelle.CKAC-73# kilocycle* 5.45 Madeleine et Pierre 0.00 vie de lamllle 0.15 Chansons 0.20 Musique 6.25 Chansonnette» 6.30 Variétés musicales 6.35 Le lorum de» -porta.6 40 La pièce du tour.6.45 Les nouvelles de cher nous 7.00 3os.Floche.7.15 Radlo-tbeatre miniature.7.30 Mot l a! dit ca?7.45 Mélodies tsuo Le thatre Improvisé 8.30 Tourbillon de la gaieté.S 55 Choers du temps.9.00 Pierrot La tulipe.«.SO N araire et Barnabé 10.00 Lomgtnes symphonnettes 1030 Musique romantique 10.45 Nouvelles.1055 Claude Bounteo's 11.00 Bonsoir le* sports 11.15 Joan Brooks, chansons.11 JO Orch Tommy Dorsey.12.00 Le bulletin de minuit.1305 Frankie Carie 12 30 Orchestre 1.00 Nouvelle» I.05 Fin des émission* CFCr-MO aiiocyeia* 6.00 Aventura 6.15 Nouvelles 6.25 Ce soir.6 30 Mélodie* chanoeuMa 6 45 Aventure*.7 OU Musique de danse 7.30 Onde Troy 9 00 Fanîare 9.30 Rudy VaUee.10.00 Le PacUlque.10.30 Nouvel le*.10.45 Heediinere.11.00 Le raconteur.11 05 Musique d» danee 11.30 Frolics.12.00 Musique de daiaa.12.30 Danse.12.55 Nouvelle*.CH LP-1450 kilocycle* 6 oo fUdlo-JournaJ 6 15 Méli-mélo 6.29 Température 6 30 Radio-annuaire, T.00 Heure familial*.T.39 Clinique eportlve.7 45 Oncle Troy.7.55 Canada demain.é 00 Métairie Rancourt.8.15 Harmonies 8.30 Récital.9.00 ün guettant les onde*.9.30 Tin Pan Alley.10.00 La boxe 10.30 Nouvel!** j' 11 00 Heur*./ II.43 Orcb.Foster, f "N0E" CHEZ LES ANIMAUX la âcène, au context et à l’éctan i\.' .3 SU La vache, le singe, le lion, le tigre et l'éléphant, quelques-uns des animaux du "NOE" d'André Obey, dont les représentations données au Gesù par les COMPAGNONS, connaissent un énorme succès.Encore trois représentations seulement, ce soir et demain samedi, en matinée et en soirée.L’horaire des specialties ST-DENIS : “Kalia" “Les Gaietés du Palace” LOEW S : “Anchors Aweigh” 10 h.30.1 h.15.3 h.55, 6 h.40, 9 h.25.PALACE : “The Spanish Main” 11 h.25.1 h.55.4 h.30.7 h.05.9 h.40.CAPITOL • “Christmas In Connecticut” 11 h.10.1 h 50, 4 h 30.7 h.10.9 h.50.PRINCESS : “A Bell Eor Adano" 10 h., 12 h.55.3 h.55.6 h.55, 9 h.55.“Sins Me A Song Of Texas” 11 h.50.2 h.45.5 h.45.8 h.45.ORPHEUM : “La Ville des Rêves” 9 h.55.12 h.15, 2 h.40, 5 h.05.7 h.20, 9 h.45.pre- Somedi, 24 novembre 1945 Programmes spcctoo* Le cosîéreacier de t iimad.34 novembre è : le R P.Adrien Mslo.O.F.M.Sa causerie Heure.Dominicale.! ser* relayée par las postes du réseau fran 45.sera i cals.Sommaire des postes locaux 1er .1 ï 38 Ouverture du ooet» ij» N.-siiTfii** -t -lusiqu* t s.ot*_î .-.tournai X13 Ketsuecs tnstuuas- .» SJ6 Me.jO.as * et NnuveDee 986 Poi-pouih musical 9 J5 Le» bhaaann* que vous 9 43 mmaune music** tj«t Parsd» Pire No«.IJ» Mn d orereltes SSVWJOU* -Vb.' ainlOUV 2X0 Rental de -haao .ZJ» scuif.te» BBC.UJî Rérell rural ,, » •Mer.* rv.>f Lç président actif M.J.- renseigner personnellement su£ no tre vie rurale, en visitant, sous la conduite de fonctionnaires des gouvernements fédéral et provinciaux, différentes localités des environs de Québec.Partout, les délégués ont goûté la charmante hospitalité qui caractérise la population canadienne-française et ont exprimé publiquement la satisfaction qu’ils avaient éprouvée de leurs différentes visites.Les journalistes étrangers qui suivaient les délibérations de la conférence ont également été l’ob- A.Globensky, ainsi que M.P.-A.Brisebois, administrateur general, invitent tous les ami» de loeu.vre à y assister.Avez-vous besoin de bon* livres ?Adressez-vous eu Service de librairie du "Devoir* 430 es*, rue Notre-Dame.Montréal Xreade-M MONETTE.’ O.P.i Un enfant nou» ! jet de plusieurs réceptions et ont * - ¦-¦- ' eu l’occasion de parcourir quel- ques régions de la province.Tous ont déclaré qu’ils emportaient le meilleur souvenir de leur séjour à Québec et dans notre province.Piessisville à l'honneur dll la nature de Dieu — "Bien de* voix jusqu'à la fin du monde essaient de murmurer le secret de Celui que l'oell de Vhomme n'a point vu." oseph-Marie PARENT.O.P.i La vie Intellectuelle du croyant — "Des esprits très ouverts, avides de tout connaître, sont dans le domaine des vérités religieuses.singulièrement Incultes: Ils ont de la curiosité et des loisirs pour tout, excepté pour la culture de leur loi.Comment pourraient-ils agir dans un Piessisville occupe une place importante dans la liste de nos villes canadiennes qui renferment plus .„0mmen.p0urtu.u.-, d’une famille nombreuse.Nous sons chrétien, lorsque eux-mêmes ont re-1 pouvons nous en rendre compte en < * ._________licnrtt 1c #* m»! rtiloc r* Il i I f «III- nonce à penser leur loi, et ne savent plus s'étonner de ce qu elle leur révèle", élément LOCKQUEL, E.C.: Note sur la sagesse et l'esprit de finesse — "En relisant les livres sapientiaux, on sera thèmes de la psychologie pascalienne.ému de découvrir la tonique même des lisant les quelques chiffres suivants.que nous avons puisés dans une récente statistique.Au premier rang nous remarquons la famille de M.Oméril Tardif avec ses 25 enfants.Vient ensuite celle de M.Joseph Bernard, emu de découvrir ia ioiuhu» mvuio u*.» -y.Il n'y a qu'à reporter à la source scrip-1 23 enfants; M Pierre Vigneault, 22, * .r a «a \ i > 1 Al (.•llVtirwi *111 f IM Y* O - turcire pour constater la docilité de Pas cal au texte sacré." dené RtSTELHUEBER : Jean Giraudoux — "S'il lallalt le ranger dans une catégorie d'écrivains répartis par profession, il figurerait dans le groupe des universitaires plutôt que dans celui des diplomates".EdouordC.N.LANCTOT: La littérature française au Moysn âge — Loin dans l i passé l'auteur nous présente les prin-clpau» écrivains qui ont présidé à la nnissunce des lettres Irançaises.Charles 71CHON: La résistance du clergé t-ançnte - Ancien universitaire, journalist»-.auteur de "Le Vatican et la Guerre, La Légende dorée de saint Jean Xoiico’', M.Charles Plchon ost considéré, et M.Joseph Gagnon, 20.On remarque encore dans la liste des familles nombreuses de cette ville, une de 19 enfants, une de 18, deux de 17, cinq de 16, sept de 15.onze de 14, treize de 13, seizé de 12, vingt cinq de 11 et quarante et une de U)._ Mlle Lescot, d'Haïti, à Québec Mlle- Andréa Lescot, fille du président Elie Lescot, d’Haïti, qui étudie i présentement la musique à l’Ecole ! supérieure de musique d’Outn;-mont, a fait une visite à Québec, ., , 1Ô et 11 novembre, l’invitée du u-m.le tresse, comme un de me Ueur» | , c ^ ^ ^ L.T-“’M’ ITTYSSTS-1 c°«y- •-*« «»|| accompagnée île Mlle Carmen Male-branche, de Port-au-Prince, Haiti, et de M.Philippe Cantavc, consul général d’Haïti au Canada.Pendant son séour dans la vieille capitale, Mlle Lescot et ses compagnons ont visité Québec, la banlieue et Sainte-Anne tie Beaupré, sous ht Au comptoir 0.33«, par la poste 0.35*.| conduite d'un fonctionnaire supé rieur de l'Office du tourisme de h ûroull.O.P.: 'To Fare Leduc”.Mure.Aubry: "Marges: Liberté et libéralisme.Un anniversaire oublié.L'expérience en littérature".Marguerite Brunet: "Interview avec Ber-lhelot Brunei”.Eosioler OL»a:y: ' Anarchie dans l'art".SOTiCS DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR” rieur de l'Office du tourisme de la province, et assisté à plusieurs ré-centions officielles."Voici la France de ce mois" No «1 France, par J.-P.E.IMAGES DE FRANCE s En Alsace, d» nouveau.par François Chalals Reims.(U.S.JLT).par Frédérle Donjon LES OEUVRES FRANCO-AMERICAINES EN FRANCE» La bibliothèque amerlea'n» d» Parts.MESSAGES ET CHRONIQUES» I, _ ta crise politique: II.— La crise moral», par François Mauriac, d* l'Académie Française: 1H.— Le préjugé fa vorable.par Georges Duhamel, de 1 Aca-demie Française.| NOTES POUR SERVIR A L'HISTOIRE ! DE NOTRE TEMPS : Réflexions pour 1» 14 luillet.par André Chamson.MARTYRE DE LA FRANCE OCCUPEE : Le Vicaire d» Saint-Germain, par l'abbé R.B.Vicaire à St-Thomas d'Aquin.TABLEAUX DE LA FRANCE EN GUERRE Un Incident dans la recherche de l'énergie intra atomique, par Raoul Dautry.LES ARTS: Le souvenir de Maurice Denis au "Prieuré'', par Henry Hugault.Hollywood et les Français, par G.Charensol LES LETTRES: Valéry philosophe, par André Moreau.PROBLEMES ECONOMIQUES: 1.— Pourquoi produire?, par Louis Bé naert: II.— Etude statistique de la main d'oeuvre, par Marcel Tardy.LA VIE1 POLITIQUE : I.— Les élections d'octobre et le projet gouvernemental: II.— L'opposition du nouvsau "Front Populaire": HL — L'opposition du Congrès radical-soclallste; IV.— L'opposition du Congrès social!* te.par Rémy Roure.dans "Monde".EXTRAITS DE PRESSE « L'opinion publique exprimée par la presse | parisienne.Chronologie du 1er au 31 juillet 1945.Au comptoir 0.25s.par la poste 0.28s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" C f 1 I % I ê S r v ' , n m kUAND un cultivateur construit une grange, ses voisins .tout le village parfois .viennent souvent lui donner un coup de main pour effectuer les gros travaux.Mais il faut tout de même de l'argent.et bien que peu de gens se donnent la peine d'y penser .cet argent devient souvent disponible grâce à la coopération.Plus de quatre millions de "voisins'' Canadiens mettent une partie de leurs épargnes en commun dans l'Assurance-vie.Leurs primes réunies forment une somme importante, dont une partie est disponible pour hypothèques rurales et urbaines, de sorte que lorsqu'un cul- tivateur, par exemple, veut bâtir, agrandir ou rénover, il lui est facile de se procurer l'argent requis.Les affaires de l'Assurance-vie sont strictement de "bon voisinage" .une vaste entreprise coopérative dont le but est la protection du peuple par le peuple.Une partie de chaque dollar placé par le* compagnies d'Assurance-vie aide financièrement les cultivateurs et les citadins qui ont parfois besoin de prêts hypothécaires pour réaliser leurs ambitions et progresser.Le reste du dollar est placé dans des obligations de gouvernement* et de municipalités ainsi que dans d'autre* valeurs régies par le gouvernement Tou* homme qui possède de T Assurance-vie fait plus que sauvegarder l'avenir de ceux qui lui sont chers .il participe aussi au progrès du Canada.»'vÿ-v l-WSB font bon citoyen doit possédez de Un message des compagnies d'Assurance-vie du Canada, L’ASSURANCE VIE »UUUMt AAAVI — oo Ly» LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 23 NOVEMBRE IV45 Au conseil municipol Veut-on priver notre.de matériaux de construction ?M.J.-O.Asselin pose la question en commentant 1935, soit 13,490, étaient occupés, c-t qu’il ne s’est construit depuis que 22,621 nouveaux logements, nous en arrivons fatalement à la conclusion qu’il n’y avait que 36,-000 logements pour loger les 98,000 nouveaux mariés et que 62,000 d’en-ire eux se sont donc trouvés sans toit.Il va.sans dire qu’il faut également tenir compte dans cette statis- tiqpue, du nombre de décès, d’émi- I attitude de la Commission des prix a rendrait de te,a* *e fait brutal demeure qu’il Montréal - Séance spéciale du conseil - On f«core plu.d«.50.000 adopte une résolution "réprouvant" la manière d'agir d'Ottawa et' de M.Donald Gordon — M.Asselin fait Un exposé de ses démarches avec logements salubres et qu’il nous faudra un jour supprimer les taudis.• Les causes Elles sont multiples, profondes les autorités fédérales - L'initiative privée pourra résoudre le problème du logement (par Pierre LAPORTE) M.J.O.Asselin a laissé entendre hier après-midi au Conseil municipal que la Commission des prix et du commerce en temps de guerre a décidé d’abandonner à leur sort les civils, de Montréal qui n’ont pas de logements, pour pouvoir plus facilement disposer en faveur d’autres provinces que la nôtre des matériaux de construction disponibles au Canada.Cette grave accusation a été portée hier au début de la séance spéciale du Conseil municipal, convoquée spéciale eut pour prendre connaissance de la situation du logement à Montréal et des démarches qui ont été faites auprès des autorités fédérales pour améliorer cette situation à Montréal.“Quand on a eu besoin de Montreal pour un emprunt de la victoire ou pour quelque autre tâche de guerre, dit le président de l’exécutif, la ville a répondu avec enthousiasme.“Nous ne devons pas permettre aujourd’hui qu’on l’accuse de manque de coopération pour l’abandonner à son sort et disposer en faveur de provinces autres que la nôtre des matériaux de construction’’.* * * Dès le début de la séance, M.Asselin a fait un exposé sommaire de la situation qui n’a cessé de s’aggraver depuis quatre ans, à cause de 1 incurie du gouvernement fédéral.M.Asselin a résumé les démarches multiples qu’il a faites à Ottawa et à Toronto, il a parlé de l’indifférence à laquelle il s’est heurté et de l’attitude “surprenante’’ des directeurs de la Wartime Housing, qui ont construit plus de 9,000 maisons en Ontario, alors que le Québec devait se contenter d’un peu plus de 2,000.C’est le gouvernement fédéral qui a provoauc la crise du logement, dit M, Asselin, c’est donc à lui de résoudre aujourd’hui le problème en levant toutes les restrictions sur la construction des maisons d’habitation.Ce discours de M.Asselin a été diversement apprécié par le conseil.Plusieurs conseillers ont approuvé lc_ président de l’exécutif; ils ont même renchéri sur ce qu’il avait dit et ont employé des termes beaucoup plus forts que les siens pour qualifier l’attitude des autorités fédérales.D’autres ont orienté le débat dans une autre direction, prenant le comité exécutif à partie, pour la lenteur qu’il a mise à s’en rapporter au conseil et Rapport adopté Le comité exécutif avait deman- truction durant la période de 1930 à 1940, résultant des conditions économiques existantes.Dès 1933 et 1934, les autorités provinciales se virent dans l’obligation d’avoir recours à une loi aussi arbitraire dé au conseil de “déposer aux ar- due ^elle du moratoire et, en 1937, chives” le document de 167 pages ?e*11® de la.consolidation obliga qui leur avait été soumis.Le conseiller Armand Mathieu a toire des arrérages de taxes.Eclate en 1939 la plus effroyable des guerres, entraînant un cortège propose un amendement pour prier ,sA„cni*djian; , -, 1 ln amivpmpmpn* fpifpi-ai r,rp,-i.d® restrictions et de contrôles qui le gouvernement fédéral de prendre les mesures appropriées pour remédier au manque de logements à Montréal.Il a suggéré à cette fin que Ton enlève les restrictions sur la construction.L’amendement a été secondé par les conseillers Farley et Jetté.rendent impossible la construction de nouveaux logements.C’est mon avis que, tant que le Canada participera à des guerres mondiales, il s’ensuivra des perturbations prononcées dans toufes les sphères de l’économie sociale, I plus particulièrement dans le do- Committee”, pour inciter les vétérans de Montréal à trouver gîte à St-Paul TErmite, soit à 21 milles d’ici, il n’y a eu, après plusieurs semaines de 1 annonce de l’ouverture officielle de ce centre d’habitation.que huit couples qui s’y sont rendus sur 16 qui avaient fait une demande à ce sujet.Notons cependant qu’il était généralement reconnu que cette usine pouvait abriter 890 personnes.M.James Lorimer Ilsiev, sachant pertinemment que Tusine Bouchard située à quelque 24 milles au nord de Montreal ne pourrait aucunement servir d’habitation aux citoyens de notre ville, pousse l’irome jusqu’à nous l’offrir, par l’entremise de M.Gordon, bien qu’il fût au courant que le coût de transformation en serait d’au moins $300,000 service Menai recevront un verse c,_ qj1^’.d^.u,reJ P?r,’_per5?.n.ne n’v 1116,11 de S100- On accordait déjà des versements de ce genre pour la Chronique des vétérons Gratifications aux détenteurs de la M.M.Ceux qui ont obtenu la D.S.M.jouiront aussi du même privilège M.lan-A.Mackenzie, ministre des Affaires des anciens combattants, a annoncé hier que tous les militaires canadiens qui, au cours de la présente guerre, ont mérité la Military Medal ou la Distinguished Service Medal recevront un L’amendement n’a pas été jugé! marne économique, assez catégorique et le conseiller J.- De fait, il est impossible au pays H.Laframboise a proposé un sous- de faire face à ses besoins ordinal, amendement très élaboré.Compor- r6S doand il emploie la main-tant quatorze considérants, ce sous-1 06liyr6> Je materiel et 1 argent a amendement recommande au con-j def-f,n(?.„destructlves’ .seil “de réprouver les mesures pri-1 bn 1942> n?ufsA5Yon1s demand#é au «oc fi.iA,.lo gouvernement fédéral la construc- matières H-h nn ^ Ho rô tion d® T&00 maisons.Rien n’a été nrlntoo fh ^ 1 li.j •.•' fait.En 1943, Ja demande fut re- prouver de plus 1 attitude prise a nouvelée et cette fois pour un nom-1 endroit de la ville de Montreal par , jjre jg 5,000, £n 1944, nous avons r?:J:°?a,-d G"rdon’.P,resident de la je nouveau fait part audit gouver.nement du besoin urgent de 6,000 logements à Montréal.Il ressort de la correspondance échangée avec le gouvernement fédéral et ses agences au sujet de cette question que Ton nous a fait promener de Caïphe à Pilate paur en définitive, las de nos instancés, “s’en laver les mains”, comme vient de le faire M.Gordon.voudrait aller demeurer.D’ailleurs, en tout temps, les employés de cet usine n’ont-ils pas préféré demeurer à Montréal?Les chiffres qui suivent illustrent bien clairement ce que la collaboration avec Wartime Housing Ltd a coûté aux contribuables de Montréal, sans compter les réductions de taxes qui ont été accordées: terrains vendus à Wartime Housing: 428 à $1 chacun.Ils sont évalués à §196,009 et ont coûté à la ville $318,083.14, plus $26,000 de terrassement, soit $344,087.14.Et M.Asselin termine avec les paroles que nous reproduisons au début.Commission des prix Le sous-amendement demandait aussi “au gouvernement central de s’en remettre à l’initiative privée pour la solution du problème du logement, en faisant disparaître sans délai toutes les restrictions sur les nermis de construction, sur le contrôle des fnatériaux de construction, de la niain-d’oeuvre, etc”.Ce conseiller demandait, enfin, que le rapport du comité exécutif soit déposé aux archives, tel qu
de

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