Le devoir, 24 novembre 1945, samedi 24 novembre 1945
"Is Oanadft eat une nation Mtmrata» «t n* Deut avec docilité accepter de m Orande-Breta-gne.ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d'autre l'attitude qu’il lui faut prendre envers le monde Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n'est pas envers >o Commonwealth britannique des nations, mats envers le Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci pendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth." “She Is a sovereign nation and cannot take her attitude to the world docilely from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada’s king and those who deny this are doing, to mv mind, a great disservice to the Commonwealth ” fl-X-371 Lord Tweadsmuir Directeur t Qeorges PELLETIER DEVOIR FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chefi Orner HEROUX Géranti Wonlréol, samedi 24 novembre 1945 "'VOLUME XXXVI - No 270 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME, MONTREAL TELEPHONE > BElalr 3311* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration i Rédaction ¦ BElalr 3361 BElalr 2954 BElalr 3391 ,e rationnement de la viande sera maintenu au pays Le drapeau canadien Il doit représenter le seul sentiment canadien mais non un lien de servitude faire une saleté, on n’a pas grand courage.C’est égal, j’aurais bien voulu.Sur cette morale, il bourra sa pipe et se mit à fumer silencieusement, MARCELLUS 24-XI-45 Le débat sur le choix d’un drapeau canadien s’est engagé | Il est évident que notre pays a des intérêt communs sous le signe de la division.Tout indique qu’il ne servira' avec l’Angleterre, tant au point de vue économique que guère qu’à envenimer d’ardentes discussions, à séparer, politique, et qu’il serait stupide d’adopter une attitude encore plus profondément les esprits déjà trop aigris chez j d'hostilité permanente à cet égard.Mais ces intérêts seront il f J les deux grandes races du Canada.| intelligemment servis si on ne se fait pas, dans certains ^ CRUSG pFO 019 G Normalement, ce grand événement historique aurait dû milieux anglo-canadiens, une politique étroite et imbécile, être un puissant moyen d’unité, dans la reconnaissance de subordonner l’avenir et les droits du Canada à ceux Bloc - notes A propos du logement à Montréal, M.J.-O.Asselin indique bien l’ori- même de la souveraineté canadienne, seul sentiment qui de l’Angleterre, On devrait enfin se rendre compte que I di”® ^ I?PIl.ILd!îait jeu- pouvait rassembler dans une même élévation de noble fierté les enfants de la commune patrie.Mais pour atteindre un tel but, il est nécessaire que le férents et que chacun doit évoluer suivant la voie normale drapeau national ne soit pas le signe particulier de rallie- qui lui est propre.ment d’un groupe, d’une idéologie politique que repoussent | A toujours contrarier ,« aSpiratJons ca„adiennes, on les autres elements.Au Canada, fonde et développe par les finit par provoquer un agacement dc pIus cn lus vif.deux races dominantes, il ne peut pas etre 1 embleme des ii „„„ .# , r a , , , « ., .i 11 serait naît d imaginer que les fils du Canada seront anglophones ou des gallophones, mais uniquement celui des Canadiens dont la seule patrie est le Canada.Autrement il prend une allure de défi.Admettre l’Union Jack, drapeau du Royaume-Uni, dans les plis du drapeau canadien, équivaut en quelque sorte au maintien officiel d’un servage colonial devenu inacceptable pour la tou- à ses collègues du conseil: notre pays n’existe pas plus pour servir l’Angleterre que '‘Eclate en 1939, la plus effroya-I celle-ci pour nous, que chacun a ses intérêts légitimes dif- Me des guerres, entraînant un cortège de restrictions et de contrôles qui rendent impossible la construction de nouveaux logemen-ts."C’est mon avis que, tant qUe le Canada participera à des guerres mondiales, il s’ensuivra des perturbations prononcées dans toutes les sphères de l’économie sociale, plus particulièrement dans le domaine economique."De fait, il est impossible au pai/s de faire face à ses besoins ordinaires quand il emploie la main-d’oeu-vre, le matériel et l’argent a des fins destructives’’.Langage courageux et de bon sens.Nous maugréons contre des conséquences qui nous paraissent très lourdes.Nous avons consenti, de gré ou de force, aux prémisses.Re jours assez jobards pour jouer le rôle de Georges Dandin international qu’on paraît affectionner depuis un demi-siècle.Si l'on avait véritablement l’intention de faire du drapeau national une autre platitude proimpériale, ce n’était majorité"d'eYa pôpùlàtion7au“p’rofït d’“u7 groupe^richè” '’raiment, P« ^ peine! Laisser entendre aux citoyens cana-puissant.mais qui n’est cependant qu’un groupe et qui.d,enS qU enf,nr ,ls a.Uront Un drapeau ver,tabIe> les lfu«er selon les apparences, est en train de diminuer.Qu’on le , pour ensUlte f°Urn,,r un nouvel aIlment de discorde et .de veuille ou non.c’est, pour un pays supposé indépendant ! ressentlment- Ç «« >a bab>>«' indigne, qui arbore ainsi le drapeau d’un autre pays, un hommage I n0U5 d’1 plusieurs députés libéraux canadiens- de féauté.Autant vaudrait pour les Canadiens français j français, notamment chez les jeunes, ont pris une attitude _________________________ reda-ner le bleu-blanc-rouge de France, ce qui serait inad- énergique pour briser cette comédie.Ils auront alors rendu montons aux causes Kvéritables de missible.un service éminent à l’intérêt national.Si ce projet de ij* crise et n’allons ças les perdre On aurait pensé que les promoteurs du projet fédéral drapeau canadien doit servir à creuser encore plus les divi-sonc’aient avant tout à profiter de l'événement pour s'ons ‘l111 «parent les Canadiens, mieux vaut alors ajour-trouver un terrain d’entente où tous les citoyens auraient ner l’affaire.Si certains ministres s’imaginent béatement pu se rencontrer dans une communauté de sentiments qui | due fils du Canada vont se complaire à exhiber un est simplement l’amour de la patrie, non pas de la “pa-.drapeau qui étalera à tous les vents l’emblème dc sujétion trie” anglaise ou de la “patrie” française, mais du Canada j de ,eur Pays* iIs *e f°nt illusion.Le débat sur le bill 1S s’est engagé à Ottawa Ce sera le grand événement de la session puisqu'il met en jeu toute la question des droits du Parlement, toute la question des droits des provinces (par Pierre Vigeant) | cer sur le principe de la mesure, ce nuo,, ., .jxi.I oui peut donner à entendre que le i k n I vous avez différé de vous • abonner au "Devoir", ne tardez plus.— Le rationnement du papier amène la limitation des tirages.• Pour la même raison, si vous êtes aborfhé, soldez votre renouvellement avant l'échéance.TARIF PAR LA POSTE Strictement payable d’avance pat chèque AU PAIR, sinon ajouter IS sous pour frais d’encaissement : CANADA 1 mois $0.65 — 3 mois $1.65 6 mois $3.15 —- 12 mois $6.00 MONTREAL ET BANLIEUES* 3 mois $2.25 — 6 mois $4.50 12 mois $9 00 Par poste, livraison le lendemain A Montréal, le "Devoir" ne livre pas aux particuliers — En le retenant d'avance, on se le procure chez les dépositaires dont la plu part livrent à domicile LE DEVOIR B.P.500 (PI.d'Armes) Montréal NUL ABONNEMENT ACCEPTE PAR TELEPHONE t & LES Liiblnè* dm Or Groc N* 33 vous permettent de réaliser chez «ou* ou en voyage, une bonne eeu mméreie erttfMeNe.fvakfie, ekeWee, geeeeee.Le* LITHMÉS du Or Groc N* 33 sont une assurance de bonne sentè et un traitement préventif des personnea bien portantes.Bu» par tou», le matin à jeun, é midi et le soir au» repaa.c'est l'eau de table et de régime de toute le «emilie.de» petit* et de» grand».Le* intimés dm Dr CROC N* 33 constituent le remède indiqué du FOIE, des REINS, de l'ESTOMAC.de* Rhumatismes.de r Arthritisme en générât Le* Lutuné* dm Dr Groc r ji contiennent, dans chaque boite, dee bona-prime*.En la» collectionnant, vous obtiandrez toutes sotte» d'obiet» utile».JTm UthimBa eoat ta aaat* doue ton toc la» phortaoeUt — Produit fronçait — Refute» lut imitation» mt portant pat le nom 1 la IV» sa.ItfviïveJ- TARIF d«s annonces dussifiéei du "DEVOIR" Téléphone.BHafa WM 1 cent le mot 25c minimum enmo-t*nt Annoncée facturéee 1 V»o le mot 40c minimum NAISSANCES SERVICES SERVICES ANNIVERSAIRES GRAND-MESSES REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES El AUTRES Sc D** mot minimum de 50c FIANÇAILLES.PROCHAINS MARIAGES *1.00 oer insertion A VENDRE Collection complète du “Devoir”, d'août 1936 b date, b vendre.CAlumet 2712.Appartement demandé Une dame et ses deux fils cher- : chent un appartement meublé de 3 ou 4 pièces, chauffé.Seraient aussi prêts à partager logis.Centre de la ville.Téléphoner DE.7789.j.no.ACHAT DE CREANCES Apporte*-Bou* vo* créance# billet* «b •ouffrance Pavons plu* haut Prix W.-André Arè* 57 ouest ni* St-Jaocue* PL*- | teau 9107 tt CALLISTA »» Désire acheter, même usagée mais complète, la version française de "Callista", par Newman.Indiquer prix.Ecrire case 81, "Le Devoir".EDUCATION CULTURE PHYSIQUE.BAIN TURC.MASSAGE.H est prouvé que oes traitements permettent de vivre en état d'intégrité.d'y eubstituer la vigueur à l’atonie et d'atteindre un niveau normal.Professeur J.-E Simard.Studio: 3642 Hen-rl-Julien.LA 1563.Livres demandés Attention! 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TEMPS PROBABLE FROID AVEC NEIGE Pour un drapeau véritablement canadien La grève de General Motors Lo corporation rejette un projet des ___________—! ®mployés au sujet de l'arbitrage Texte d'une motion de M.René Chaloult député du! «étroit.24 (a.p.)lu General comté de Québec, qui sera présentée à la prochaine ! de.hi" session de l'Assemblée législative jS.fc Attendu que.le 14~ noven.b^ .I *UrVe- aH -SUje^d?l’augmentation 1945, la Chambre des Communes a passé une résolution instituant un Comité parlementaire “dans le but de faire étude et rapport sur un motif approprié” pour un drapeau canadien; Attendu que M.Louis-Stephen St-Laurent, en sa qualité de ministre de la Couronne et de mandataire du Quebec, a déclaré, au cours du débat, qu’il serait “bien surpris” et “bien déçu” si le Comité ne recommandait pas l’inclusion de l’Union Jack dans le dessin du drapeau; Attendu que ces sentiments n’ex-priment pas ceux du peuple cana-dien-français, cofondateur du pays et représentant le plus fort groupe ethnique au Canada; Deuxième note de i L’enquête sur l’Iran à la Russie; Pearl Harbor Attendu que l’Union Jack est un 1 fie salaire de 30% réclamée par emblème anglais, dont la présence j l’union.En même temps la cor-sur notre drapeau décélérait des'poration a retiré son offre anté-Iraces de racisme et symboliserait 1 rieure d’une augmentation de 10%.un assujettissement à l’Angleterre C’est le vice-président de la cor- tout !i hlif i nnf i KIa A__!.• • MM.ont La conférence fédérale provinciale Les rebelles auraient tué 20 fonc- j , Washington, 24 (A.P.) — a tionnoires et propriétaires terriens ! 9?r^e*?«.ul* el Sumner Welles Hans un combat à Minnok I dec,ar« hier, devant un comité sé- j dans un combat a M.aneh Inatorial qui enquête sur l’attaque _ 7——- Washington, 24 (a.p.) _ Le !de Pea^1 i,artxjr’ ‘i11’*,1,8 n’ül,‘ ia-i tlle reprendra a Ottawa le 26 novembre — Le aremier rarï “•diïSSiM»?uT!t\ minisire Duplessis se rendra dans la capitale demain moins d’une semaine pour proies-lui °J,Jlges.à en?.rer en «U(;rre.si ' -—___________ ter contre la conduite des troupes'™nioP0n J** iU-Uc Possession soviétiques dans les provinces du 1 nn,f1SC ri°U hollandaise, nord.L’ambassade iranienne à|jaiVe 1 al)c,en secré.Washington a dit^ue.cette note, da- j crétaire d'EtaUi M.RooIeveU^aU tout à fait incompatible avec notre stalut d’indépendance et notre dignité de nation souveraine; Que cette Chambre prie le Comité parlementaire fédéral de choisir un drapeau véritablement canadien, c’est-à-dire un drapeau qui poration, M.Anderson, qui a si gné la réponse.Il y dit que le projet de l’union n’a pas été fait de bonne foi, et que si on enlève les artifices, la proposition de l’union c’est que la corporation abandonne son droit d’administrer son entre- » ~ —.%* »• •• «i i .-*—* ^~ exclut tout signe de servage envers! Wise: qu i! ne s’agit pas d’une of une puissance étrangère et que peut' f’”' J’ arborer fièrement tout Canadien sans distinction d’origine.Que copie de la présente résolution soit adressée au président et à tous les membres du Comité.Lettre d'Ottawa (suile de la première page) H est compréhensible que les .L viw„u„c jc système aciuei partis d opposition saisissent l’occa- et qui ne serait donc pas exposé sion d affirmer leur attachement I à l’inflation ou à la déflation.Il a aux procédés constitutionnels de | conclu en demandant au gouver- !//tl I Vf >1* f t f» tit t II _ .11 ' Tirttvtnnl tin r-rv A n l f l ^ ^ I ^ ;__ Â.1_ craties du monde à la faveur He »,,,e uu mumaium oe neures celle guerre entreprise plur “e dé-: cx,geant, ^arbitrage.Or.cet ulti-truire.Il cst-convainei.nonr nari I matum la compagnie en a accusé I ¦ ^ **w w O * * f ‘ ' fre d’arbitrage, mais d’une demande d’abdication.M.Anderson dit qu’à la fin d’une réunion entre la compagnie et l’union le 15 novembre, il avait été convenu de tenir une autre réunion.Au lieu de cela, dit-il, le 19 novembre l’union a envoyé à la compagnie un ultimatum de 24 heures truire.Il est convaincu pour sa part i m-atuT- la ^ornPa8n,® — ~ - que les contrôles ne seraient pas1 recePtl0n j* a.P™ints une réponse nécessaires si nous avions un sys- Dour vendredi; mais maigre cela tème monétaire qui ne créerait pas! 1 ,!mon a o,'d°nné une grève immé-dc dettes comme Je système aeluel 1113,0 (lans toutes lea usines de Ge- .nPrnl Mnfnrut ' ~ n-* ¦ VIV.T a 11 ¦ v .^7 « f 1111 i v aux nécessités de la guerre et s’il faut que les contrôles restent en vigueur pendant un certain temps, il faut une autre loi pour prolonger l’état d’urgence.Le Parlement anglais vient d’accorder des pouvoirs extraordinaires à son gouvernement pour une période de cinq ans et te gouvernement canadien ne les réclame que pour une période d’un in.C’est au Parlement et à chacun de ses membres qu’il appartient d’aceepler ses responsabilités dans les circonstnaces.Lc vote de la loi en deuxième lecture sera l’affirma-1 -—, .v,.- tion solennelle que le Parlement ! sen,e cependant que 5 pour cent de juge la situation assez grave pour , J?Pro(luction tandis que celle du confier à l’autorité centrale cer- J'ana(ia représente près du tiers de " ¦ — ' ~ WJ*# IJ HZ sc poursuivre lundi prochain.Rationnement de la viande Au début de la séance, le premier ministre Mackenzie King a annoncé que le gouvernement canadien s’e.i tiendra à sa politique de rationnement même si le gouvernement des Etats-Unis, a aboli le rationnement sur la viande et les gras.Il a expliqué que la contri-„ Etats-Un; ment des population., _______ V1V ’’Europe, même si elle est considérable en chiffres absolus, ne repré rice Duplessis n’était pas à son bu reau hier après-midi et la confé- , .,7, - 7 .«iv, un-i creiaire q'ttat si M Hoosevclt nvait1 rence, i .i—1~~ i .¦ a j rieure.Le chef du gouvernement demain pour une autre con-li soulève un intérêt eon- -dans tout le pays.Il s’agit de la conférence convoquée par Ottawa pour permettre aux gouvernements provinciaux de discuter le problème des impôts et des en.y,a'i cVc.ui: ie ueuui ue la guerre du finances d’après-guerre avec le nierSTAh/poSn^nfnv!fvi ?amedi.der-j I acifique, ils n’ont jamais eu d’in-j gouvernement fédéral.Une pre-,"«1^ ! îfe ?°Hr* attaquer mière réunion s’est ouverte fe 6 août dernier et a duré toute une semaine.Le fédéral a alors fait des propositions aux provinces et la conférence a été ajournée au 2(5 novembre.Dans les milieux géné- Québec, 24 (D.N.C.) — M.Mau-j Marine, qui a succédé à M.Stir gouvernement de Téhéran au sujet ! dé îSWoù ^ ^ ° de l’arrêt des troupes iraniennes | JS "a Charte de rAtluÜtimie'!'’ar,ira demai efrequier^un^cxpŸbfation rabm’i T°us deux ont répondu n’avoir ja-1 f^nc0{,ui si ei requiert une explication.i mais entendu parler d’un tel en-i si d érable dan étc^envovées5 veK^la^nfo81®111 i®886"16114' à cc moment-là ni à au-' i»Ca ei?v9^fes vers province ! cun autre moment.Azerbaïdjan pour réprimer un j Tous deux ont dit aussi que pen.soulèvement dont les autorités ira-! dant les jours de tension qui ont céfn.nnenf iSce"LI P''éc?do ,e .début de la guerre du C1II tOe VD1I \jyjl IV.J / CX « yj l xz vie 1 M compagnie a dit qu’au point de vue de la production d’automobiles la grève est efficace à 100%.Nouvelle grève des ports en Angleterre Londres, 24 (Reuters) — L’Angleterre est en face d’une nouvelle grève dans ses ports: 42,000 débardeurs ont quitté leur travail hier.La trêve de 30 jours conclue après T .• j f,";-*- r*— — —.une grève de 40 jours ne devait ex- hutio^ des Etats-Unis au soulage- pirer que le 4 décembre; mais M.s affamées de ! Arthur Deakin, secrétaire de l’U- qui relèveraient laines questions u nne'em vineiale.M.Saint-I.aurent a soutenu que ce HM i'it olonger le pays dans le chaos lue d’abandonner tous les contrôles, qu’il faut à loul prix éviter la hausse du coût de la vie qui s’est produite à la fin de l’autre guerre.H a conclu en disant qu’il s'agit pour le moment de se prononcer sur la question de principe, que e'esl en comité général qu’il conviendra de discuter l’étendue des pouvoirs accordés au gouvernement.M.Diefenbaker _M.Diefenbaker a affirmé que le production.Il est donc beaucoup enl de la juridiction pro- ' (,d,,s Sicile aux Etats-Unis qu’au.i c.unada de s acquitter de ces engagements sans recourir au rationne-ment.nion des employés de transport, a dit que les négociations relatives aux .salaires entre cette organisation ouvrière et les employeurs des ports ont été rompues.Ces ouvriers, qui reçoivent 10 shillings ($3.52) par jour, veulent avoir 25 shillings ($5.50).M.Deakin a dit que la question est maintenant devant le ministère nue le Canada ne saurait refuser de faire sa part pour atténuer dans la mesure du possible l’effroyable tragédie qui se déroule en Europe.Au cours de la soirée, la Chambre a voté en troisième lecture le i.ji, « - -7 i .— •“ but (les crédits de guerre.Elle a lull la va plus loin que la loi des egalement voté en 3c lecture le pro-mesurcs de guerre, plus loin qu’au-1 jet de loi qui doit permettre au mienne loi jamais soumise au Parle-1 nistère de la reconstruction d’ab-ment.plus loin que la loi du gou- ' sorber le ministère des munitions, vernement socialiste de la Grande- ; Elle a enfin ratifié deux conventions de l’Office international du travail qui portent respectivement sur la protection des ouvriers em- ; cav ujctiu iiiidii i uc y «tin ic iiiiiii&icir King a conclu sa déclaration ' du travail.Les ouvriers ont rejeté en rappelant que le parlement an-1 une offre des employeurs qui com-glais a accepté de prolonger le ra-j portait une augmentation de salai-lionnement après six longues an-j re et un rajustement des tarifs du nées de privations et de le resser- ; travail à la pièce, et ce nouveau rcr au besoin pour venir en aide i désaccord a augmenté le danger aux pays éprouvés du continent et d’une grève générale des ports («illoe » Moscou; „™ït.7i.7„rV7„ïr7 i KTrl ÏÏ.Wr.’"' I aide que le.Soviets auraient ac ; (’attention tics autorités militaires cordee aux rebelles du nord de ! était surtout attirée sur les entre-lran* at « * i prises possibles du Japon dans le 'i-i - on , | sud-ouest du Pacifique.Teheran, 24 (A.P.) —- Le colonel I .Schw.de des |îfl"— .iiamcii il | 'tu «.vaji tau iuui leur possime dit que les rebelles ont tué 20 fonc- j pour éviter ou retarder une guer-tionnaires et propriétaires terriens i re contre le Japon, sans toutefois au cours de combats qui se pour-! sacrifier aucun principe fonda, suivent à Mianeh, dans la province I mentaL d’Azerbaïdjan.Le général, qui a J Au sujet des entretiens Roose-transmis ces nouvelles de Tabriz, I velt-Churchill lors de la Charte de par radio, a dit que le reste de la ! l’Atlantique, M.Welles a dit que province occupée par les troupes'au meilleur de sa connaissance la soviétiques est calme, mais il a ! seule chose se rapprochant d’une ajouté que des “aventuriers étran-1 Promesse.c’est un accord pour gers” flânent dans Tabriz.lune attitude parallèle des deux Le colonel’Schwarzkopf, qui est P8^8 à l’effet qu’ils ne pourrraient l’ancien chef de ia police d’Etat du ; Pas considérer avec indifférence New-Jersey, a dit: J’ai ordonné que i une, expansion agressive continue, certains postes de gendarmerie des i .réponse à une autre ques-provinces du sud viennent à Téhé- ^P11’ Weiles a dit que l’amiral ran pour renforcer les garnisons Richardson avait dit en 1940 que de 1H capitale et se concentrent aux J?«°,,e n’était pas en sûreté à endroits essentiels pour le cas où il PeaV Harbar- « a ajouté que son surviendrait quelque chose à Téhé- sentiment alors avait été que le Bretagne qui se propose pourtant de nationaliser une bonne partie de l'industrie.Le gouvernement demande des pouvoirs absolus sur la production,' la fabrication, le commerce, l’exportation, l’importation, le transport et la distribution, c’est-à-dire un contrôle absolu de l’industrie, du commerce et de l’agriculture, Il demande des pouvoirs absolus sur la propriété.Il demande même des pouvoirs absolus •sur l’admission, la déportation et la révocation de la nationalité.Tout le monde admet, de poursuivre M.Diefenbaker, qu’il faut conserver un certain nombre de contrôles pendant la période de chie bureaucratique.Que le gouvernement spécifie quels sont les pouvoirs dont il a besoin et tout te monde s’entendra à les lui accorder.Il serait intéressant de savoir qui a rédigé ce bill, de savoir s’il n’est pas l’oeuvre de bureaucrates cpii Un journal annonce que les employeurs offraient 33 cents d’augmentation par jour tandis que les ouvriers demandent $1.98; ils réclament aussi la semaine de 40 heu-ies, des vacances payées, des allocations de retraite et une garantie d’emploi régulier.Les projets du gouvernement annoncés an sujet de la nationalisation des ports sont interprétés par les ouvriers comme devant les aider.Ils n’obtiendraient pas nécessairement l’augmentation de salaire et la diminution de la semai-.uc., uuviiers em-1 ne qu’ils réclament, mais ils ob- ployes au chargement des navires J tiendraient ta sécurité d’emploi et aux statistiques touchant tes sa-i comme fonctionnaires du gouver-laircs et les heures de travail dans i nement.le - ¦ ran.Il y a ajouté: Il n’y a pas d’indication de désordre et la situation est sous contrôle ici.Des négociations militaires se poursuivent entre les Soviets et les Iraniens à Kazvin, à 80 milles au nord-ouest de Téhéran, sur ia route de Tabriz, où les Russes ont arrêté les renforts envoyés vers Tabriz.A Téhéran des conversations diplomatiques conmmencées mercredi se continuent entre le premier ministre Hakimi et le chargé d’affaires soviétique.Un porte-parole du gouvernement a dit que l’Iran espère régler les aspects internationaux du pro- -yawunu, cicerau un iac ue quaue-blèmc par des conversations dlrec- vingts milles de Ipng et obligerait le tes avec Moscou.Il a ajouté que M.j C.P.R.à reconstruire plusieurs Byrnes, secrétaire d’Etat des Etats- j milles de sa voie principale, au -’ * ‘ ' manderont sans doute un nouveau délai.H est fiossible aussi que des contre-propositions soient faites.N’empêche que la conférence qui s’ouvrira lundi sera très importante et marquera une autre étape dans l’organisation de l’après-guerre.Parmi les premiers ministres qui se rencontreront dans la capitale, il y en aura un qui n’assistait pas à la dernière conférence.Depuis le mois d’août dernier, la Nouvelle-Ecosse s’est donnée un nouveau chef dans la personne de M.Angus Macdonald, ancien ministre de la ling MacMillan, démissionnaire.Aux élections générales qui suivirent, M.Macdonald a obtenu 28 sièges sur 30 et il arrivera à Ottawa-avec un mandat bien clair.Il y aura aussi deux autres premiers ministres qui viennent d’affronter une consultation populaire et qui ont été maintenus à leur poste.Ce sont MM.J°bn Hart, premier ministre de la Colombie canadienne, qui détient en même temps le poste de trésorier, et Stuart Sinclair Garson, premier ministre du Manitoba.Quant au premier ministre de la province de Québec, il a eu l’occasion ces jours derniers de participer à une lutte électorale dans un champ moins vaste, mais il pourra arriver dans lu capitale avec une belie vic-todire à son crédit.Si l’on en croit certaines informations, plusieurs provinces auront des délégations moins considérables qu au mois d’août dernier.Quant à celle de la province de Québec, elle comprendra un personnel à peu près semblable à celui de l’été dernier.Mentionnons, le premier ministre, M.Maurice Duplessis, Je trésorier intérimaire, M.Paul Beau-jieu, ministre du Commerce et de 1 Industrie, le ministre des Terres et Forêts et des Ressources hydrauliques, M.J.Bourque, le secrétaire provincial, M.Orner Côté, le minis-tre des Mines, M.Jonathan Robinson, M.Edouard Laurent, secrétaire particuher du trésorier provincial, et M.R Ouellet, du bureau du premier ministre.Nos délégués quitteront Montréal uimanche soir pour Ottawa.La fin d’un roman policier ! Deux cagoulards arrêtés par la police provinciale départ de la flotte — en laissant Hawaï sans défense — aurait eu une influence préjudiciable; que la Chine aurait été découragée et que le Japon aurait été amené à croire que les Etats-Unis lui laissaient le champ libre dans le Paci- — - Deux gaillards de près de six LaC artificiel de 80 milles'' PIeds* assez bien mis, de fort belle um, urimiiei oe ou mines, apparence( s’exprimant dans un Ottawa.24 (C.P.) - L’Offama j i8?,8886^”04eet'de,Par-tVemn» CUUen, d,„, an, nou„lle, \T cïïtKf.Pl^rt"â* a dH aujourd hui que la construe- pierre Monzorolle, 22 ans, viennent Ndnde l usine hydroélectrique de d’être arrêtés sous l’accusation de $50,000,000 sur l’Outaouais a Des vol à main armée et de voies de Joachim, créerait un lac de quatre- fait graves sur la personne d’un Au Sénat chauffeur de taxi.Ces deux jeunes hommes sont de Longueuil.Ils sont ., - .—nits tic sa vuic principale, actuellement écroués dans les cellu- i ms, a dit au représentant de Le journal a dit que, dans une Mes de ia police provinciale, place Iran à Washington, que les Etals- ! conversation par téléphone, le Dr T.| Vauquelin.Unis apportent un intérêt croissant ! H.Hogg, président de la Commis-j «’après le capitaine J.-A.Quenne-a ces développements.Il a dit aussi j sion hydroélectrique d’Ontario a vi,le> 11 s’a8*f d’im véritable “roman que le gouvernement iranien a été i déclaré qu’il faudra aussi porter la i Policier”.Un chauffeur de taxi, M.surpris de l’attitude russe parcel route no 17 à dix milles plus loin.‘ Paul-KniiIe Groleau, 29 ans, 1826 que les autorités de l’armée rouge I Le Dr Hogg a dit que le barra-1 rue Yisitat|on, à l’emploi de la com- ge principal serait d’environ 2,500 ! pa18”ic/,1"asal,le’ Prenait deux voya-pieds de long et qu’il y aurait un dr“di’d |'anj|e ^ues'ikTH®"t 0VeaXditannfS tpfîlavafiv pnm.! Stc^Catberine qui lui demandaient menceront i“s manufactures et les mines.Pierre VIGEANT Le calme est revenu à Calcutta , Calculta, 24 (C.P.) — Le calme s est rétabli graduellement à Calcutta hier soir, après trois jours d’é- ______ .meute au cours desquels 31 ppr- Huil i>n oj /niwn x ! sonnes ont perdu la vie.Les poli- 'J'M;; r.(«•N-C.) Les an- j cicrs militaires britanniques ont ( u ns combattants du régiment de, commencé à patrouiller les rues, mill auront sous peu une amicale! Une tournée dans cinq des grands lf‘ I?(»nro r» 011 r» fin OOrt 1 IvAnSlmw #1 « ni ti._ - ¦ Les anciens combattants de Hull ¦s Alfred Eorticr et Horace! «e.s émeutes avaient résulté de et des lieutenants Georges manifestations organisées jiour pro-ct Charles Daoust tester contre le procès d’officiers ' hindous accusés d’avoir combattu Jeune fille blessée à mort avec.les JaP0,.1ai.s PendaPl la.«uer- Lapierrc, Chagnon » 1 • ' ~— — j.- ~ «n pstJ v.• [ re.Au cours de la journée, plus de 20,060 employés municipaux de — I Calcutta, ia plus importante ville de Une jeune fille de Lachinc guj I Dinde, «ont entrés en grève.' -, - — —— — —a vsiiqv- avaient d’abord accepté de laisser entrer les bataillons iraniens dans la province occupée; puis elle ont retiré la permission en disant que toutes les formalités n’avaient pas été observées.Un “conseil’’ formé des gens d’Azerbaïdjan qui vivent à Téhéran a envoyé an shah et au gouverneur une proclamation accusant des étrangers d’avoir fomenté des désordres dans leur province natale, et affirmant que ces étrangers se SïSJ-4th05îS?i.JGrt ÏTKÎrt! 5»' » trouvent eue ter.aiu, d, sentants des aceneet de nL.c Poi ! jeux du P arc Vaillant, des rues St-Uéps d-aiw A,prh„ïdPo eSS?> ' ! ,iemi et Notre-Dame et de la rue St- ^„p jp ra a, p | Ste-Uatherhie qui lui demandai que les travaux coin-1 de jes conduire ^ Boucherville, aussitôt que Ion aura Près de Boucherville, les d< H rtfrvi fi « />4 I n I,»-.;.• .trouvé les hommes et le bois re quis.Ce ne sera pas avant le printemjw prochain, dit-il.- ____________, deux jeunes gens dirent au chauffeur qu’ils étaient des bandits et qu’ils se préparaient à aller commettre un vol à main armée à Saint-Ama-bie, comté de Verchères.Le chauffeur sortit radidement de sa voiture et courut vers un champ voisin.Les parcs du quartier ç • .U , ci 1» ic ci cuurui vcis uu ciiuiup voisin.Il est deplorable que les chalets i Rejoint par un des présumés ban-11 se trouvent sur les terrains de dits, il fut forcé de s’asseoir sur le siège arrière.La réserve d’essence étant épuisée, on dit au chauffeur de taxi de rester sage et de payer Vote de confiance au général de Gaulle de choses.Plusieurs milliers d’enfants et d’adultes fréquenteront quotidiennement, grâce aux organisations municipales, les terrains de jeux du quartier St-Henri, au cours de l’hiver qui s’amène, de déclarer le cou en I 1 I fin I nFnillfi A l^nnwaaJ ,1 .J P.à Ville-LaSalle Tv .nj /i 1» \ « • « , , , I YC1 C|iu s aiucuUÿ uv; u m i u i ie cuil- Pans, 24 (A.P.) — L Assemblée i seiller Lafaille, à l’appui de sa de-constituante a adopte hier un vote mande.Les chalets éiigés par la vil-de confiance au nouveau gouverne-.k sur ces terrains 1 ont été il y a meut De Gaulle, et les comnuinistes ; nombre d’années et ils sont anti-ont promis à son gouvernement in- hygiéniques par suile du manque t cri nia ire un appui loyal mais “non i de toilettes et de service d’eau.EJ aveugle”.Ce vote a mis fin à une un tel état de choses menace de crise de neuf jours pendant la-! compromettre le succès de l’organi-qucllc le président intérimaire alsation municipale des jeux, menacé de démissionner à cause! .des exigences des communistes.1 Destruction de cinq Dans son message à l’Assemblée, ^ I » XJO VI III IV i pas rétabli les j Imredy condamné à mort Budapest, 24 (A.P.) — L’ancien de de transition., Si le projet de loi est adopté, le '¦ Parlement sera dépouillé de tous' - ses pouvoirs, l’entreprise privée:^,1”®’ a!!!a'4 e,e.a';',ei>glee par forcée de soutenir la concur- P.es d u,?c al't r > r > r > r y f y f y t f y t \r Y, UN BIJOUTIER DE CONFIANCE ;; 902 EST, RUE BELANGER — DO.0640 >»>»->->->-»->» >>>>>>>> >¦>.> > > > > > y»»-»»»»»»»»»-»»»» >-s ; MONTRES Nous avons un assortiment complet des meilleures montres BULOVA - GRUEN — LONGINES, ETC.Un cadeau qui dure toute la vie W.RIOPEL CHOIX CONSIDERABLE DE MANTEAUX DE FOURRURE N'attendez pas à la dernière minute poor acheter votre manteau de fourrure afin d’éviter an* hausse de prix.Vous aurez aussi plus de choix en achetant dès maintenant.A’ Mouton de Per»# .$225 à $650 ?Chai Sauva*» .$175 à $375 ?Ral Musqué .$250 à $400 if Lapin teint Rat Musqué .$100 à $125 ) Assortiment complet de collets en fourrure ( \ dans toutes les couleurs i prix très modique» f I.A.TURCOTTE FOURRURES DE QUALITE 1590 E., Ste-Catherine - FR.7751 MEILLEURE VALEUR POUR VOTRE ARGENT MANTEAUX DE RAT MUSQUE Magnifiques peaux de rat musqué do choix taint vison transformées en un© grande variété de modèle» ©n vogu©.*450 Autre» à $400 »l $500 AUTRES FOURRURES QUI VOUS PLAIRONT SEAL FRANÇAIS «tTfin (lapin teint).CHAT SAUVAGE QLnK (argenté) .PATTES DF.MOUTON DE PERSE «t'înfi (b©Uo qualité) .^ JULI WALLABY (toint castor) .MOUTON DE PERSE (noir ©t souple) .*PJ/J UJ CUMMIHIS 284 OUEST.NOTRE-DAME TELEPHONE) PL.«BOl 17 LE DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI 24 NOVEMBRE lb>45 VOLUME XXXVI — No 27o A TRAVERS LES LIVRES ET LES REVUES Mère d’Youville, première fondatrice canadienne Par Madame Albertine Ferland-Angers Madame Albertine Ferland-AnRers appartient à la race des historiens patients.Plus soucieuse de bien faire crue de faire vite, elle a consacré cinq ans à l'étude du sujet qu'elle présente aujourd’hui au public.C’est dire qu’elle a lu, analysé, critique toutes les biographies de la Mère d’Youville; elle a consulté à loisir les précieuses archives de la communauté des Soeurs Grises; elle a eu accès aux archives du Palais de Justice de Montréal.Elle connaît parfaitement, dans ses «randes lignes comme dans ses détails, la vie de la première fondatrice canadienne; elle l’aime et nous la fait aimer sn nous la faisant mieux connaître.Et, en effet, c'est une personne attachante que Marguerite Dufrost de Lajemmerais.Née à Varennes, en 1701, elle se fait remarquer au pensionnat des Ursulines de Quebec par la maturité de son esprit.Elle n’a pas encore quinze ans quand, orpheline de père, elle doit s’efforcer de qaaner de.quoi faire subsister ses frères et soeurs.Le mariage de sa mère avec un médecin irlandais de triste réputation, Timothy Sullivan — mariage qui était une mésalliance — éloigne de Marguerite un parti fort honorable.François d’Youville quelle épouse à Montréal, en 1722, était fils de parvenu et il en avait tous les défauts.L’abbé Dufrost écrit à sa mère: Pour surcroit d’affliction, elle avait un mari d’un caractère fort indiffèrent et qui n’était pas plus sensible à sa détresse, ni aux differentes infirmités de son épouse que pour une personne qu’il n’eût jamais connue, c'est aussi ce qui faisait souvent verser à Mme d’Youville des larmes très amères.Cependant, jamais on ne lui entendit faire les au nombre de celles qui se lisaient avec l'intérêt le plus vif.Les nautes préoccupations doctrinales n empêchaient jamais ses collaborateurs d'aborder les problèmes les plus actuels et les plus brûlants.La polémique même, cette polémique qui tient dans le monde des idées les personnes, gar- attaquer dans la confrérie de la Sainte-Famille.Mais, surtout, elle correspond généreusement à la grâce qui la porte aux oeuvres de charité, reçoit d’abord chez elle une pauvre aveugle nécessiteuse, s’adjoint ensuite des compagnes et, le 31 décembre 1737, Madame d’Youville, Catherine Demers-Dessermont, Catherine Cusson, Thérèse Thaumur de la Source se consacrent au service des pauvres.Sans éclat et sans bruit, l’Institut des Soeurs Grises naît à la vie.C’est à lui que les autorités civiles et religieuses vont confier l’Hôpital Général des Frères Charon, menacé dans son existence même.Institut (tes Soeurs Grises, si nécessaire à Montréal que Mgr de Pontbriand, qui lui mesure d’abord ses faveurs, finira par l’approuver en un mandement fort élogieux.Après la grâce de Dieu, rien n’explique mieux le progrès et le succès de l’Institut des Soeurs Grises que la sainteté de Madame d’Youville, la ténacité avec laquelle, malgré les obstacles, malgré les injustices dont elle est l’objet de la part de l’autorité civile et en par- __ ^_______ ticulier de l’intendant Bigot, malgré i tjon puisque la plupart des revues la prudence peut-être trop humaine [ rcjjgieuses offrent souvent une pre- sc daü sa pTace^ et l’on se souvient par exemple que le très courtois Pere Sertillanges écrivit des articles mémorables, lorsque Julien Benda souleva la question de la trahison des clercs et, selon de bons juges, ce fut le prêtre qui montra le plus de bon sens et le plus de politesse.La formule de la \ie intellectuelle et de la Vie spirituelle se montrait neuve et originale, lorsque parurent ces revues pour la premiere fois, et après ces années de guerre (la Vie spirituelle et la Vie intellectuelle continuèrent du reste de paraître pendant les années terribles), elle reste originale._ Il faut eu effet se souvenir que, fidèles aux principes d’apostolat et oe l’action catholique modernes, ces deux pelites revues, qu on P°U‘ vait aisément glisser dans sa poche ou sa serviette, s’adressaient plutôt au grand public lettré, au grand public qui n’a pas le temps de se spécialiser, même au grand public religieux qui, pris par le devon quotidien, manque de loisir pour se vouer à l’étude approfondie d une seule question.C’était une innova- Duhamel en vue de la Terre promise .M.Duhamel a entrepris d’é-| mante image est non point retou-crire ses Mémoires réels, pour faire I chée par les jours et les années, par pendant aux Mémoires imaginaires les coups et les caresses, par les lu’est la Chronique des Pcisguier; “Notes méthodologiques sur l’enseignement du français de l’évêque de Québec, elle va de l’avant.L’auteur note avec raison la part immense qui revient à la Compagnie de Saint-Sulpice dans la formation spirituelle de Madame d’Youville et dans les origines de son Institut.A cet ouvrage bien composé et bien écrit.Madame Ferland-Angers a ajouté en appendice des documents du plus haut intérêt: les let; 1res de Madame d’Youville et qui nous révèlent une femme d’un équilibre parfait, capable d administrer les affaires, de défendre ses interets et les intérêts des pauvres avec fer-., .: meté mais capable aussi des senti- moindres reproches a son mari,auoi-\' ' .tendres et les plus 1*.nrnmlempnl ni nitf- 1 I1U 1HS ICS __ ’_______ qu’il les méritât grandement ni mé me diminuer ses attentions et ses complaisances pour lui.La bonté de son coeur était telle que toute l'indifférence et la dureté de son mari pour elle ne l'empêchèrent pas d’être extrêmement affligée de sa mort.De ce mariage brisé par la mort de François d’Youville, en 1730, naquirent six enfants, dont deux seulement sont parvenus à l’âge adulte: François, abbé Youville, curé de Saint-Qurs, mort à Montréal, en 1778; Charles-Madeleine, abbé Dufrost, mort à Boucherville, en 1700, et qui était grand-vicaire du diocèse de Québec depuis quinze ans.C’est à lui que nous devons le Mémoire pour servir à la vie de Mme d Youville.Ce n’est pas une fortune, ce sont des dettes que François d’Youville a laissées, en mourant.Aussi Madame d’Youville renonce à la succession et doit travailler pour gagner sa subsistance et celle de ses enfants.Les années de souffrance, supportées avec une résignation toute chrétienne, lui ont façonné une âme de sainte: elle assiste à la messe tous les matins, communie souvent, chose rare a cette époque; elle s’inscrit dans la confrérie de la Bonne Mort, délicats envers ses parents et ses amis., .,.Les pièces pistificalives bien choisies et reproduites avec precision et avec goût feront la joie des amateurs de documents.Vingt-neuf illustrations hors-texte, quelques photographies de vieux documents, un plan de la ville de Montréal, en 1724.avec essai de localisation des lieux habités ou fréquentés par Madame d Youville, font de cet ouvrage comme un modèle du genre.Madame d’Youville nous parait mieux servie que nos autres fondatrices canadiennes.Nous en remercions Madame Ferland-Angers.nous la félicitons et nous souhaitons a son ouvrage un vaste rayonnement.Léon POULIOT, S.J.sentation qui les met trop a part des périodiques courants.La Vie Intellectuelle et la Vie spirituelle suivaient à merveille la tradition dominicaine fraaçaise dont le Père Sertillanges reste le plus illustre représentant et qui entendait redonner une vie spirituelle au monde s’adaptant au monde.Toute une jeunesse, et c’était la jeunesse la plus généreuse de France, venait prendre ses mots d’ordre, ses mots d’action, si l’on peut dire, dans ces cahiers.La guerre est terminée et nous avons plus que jamais besoin de principes généreux: La vie intellectuelle et la Vie spirituelle dont La Librairie Dominicaine (5375, avenue N.-Dame-de-Grâce, Montréal-28.Tél.: WA-6765) est autorisée a prendre les abonnements, pourront poursuivre chez nous l’oeuvre avec une force renouvelée.(Communiqué) ^ s’en est lui-même expliqué au cours de sa récente visite chez nous, particulièrement à une émission de Radio-Canada.Contrairement au temps qu un sentiment de délicieuse impatience nous anime, quand la bonne fortune nous découvre un livre de Duhamel (soit un nouveau, soit un ancien non encore lu), ou que nous dérobons aux tâches primitives et nécessaires le loisir délicat de relire un ouvrage particulièrement goûté, cette fois-ci, en abordant les deux premiers volumes de ses Mémoires (1), quelque subtile méfiance se mêlait à notre désir.Nous avions vaguement à l’esprit ces remarques que Laurent Pas-quier-Duhamel écrivait au debut du Solaire du Havre, c’est-à-dire en te-te de la Chronique des Pasquier: “.qu’il me soit permis de considérer avec défiance tout ce que peuvent offrir à l’histoire les mémoires dits historiques.J’ai poursuivi, en ce qui concerne ma propre vie et la connaissance qu’en peuvent avoir mes plus proches, j’ai fait, dis-je, mille expériences.Nul doute: 1 erreur est la règle; la vérité est 1 accident de l’erreur’’.Et n’est-ce pas joiés et les tourments, elle est, chose beaucoup plus stricte, recouverte et enfouie.C’est une toile vingt fois repeinte”.Et il ajoute aussitôt: “Mais que les morts sont fidèles! Les voici donc, embaumés, sans rides, sans barbe blanche, tels qu’ils étaient alors, bien ardents, bien verts, la peau colorée d’un sang toujours léger et chaud.Ils nous ont quittés dans leur fleur pour vivre éternellement jeunes”.(T.II, p.79).Dans Le jeune homme, Mauriac avait aussi écrit: “Un garçon de vingt ans se décompose, se dissout, se colore, s’obscurcit comme un beau nuage; et ce qu’hier nous adorions en lui, aujourd’hui est effacé.La seule mort fixerait sa jeunesse; car ce n’est pas la mort qui nous prend ceux que nous aimons; elle nous les garde, au contraire: la mort est le sel de notre amour; c’est la vie qui dissout l’amour”.La médecine, un peu comme le confessionnal, fournit des sources de renseignements psychologiques peu communes Elle forme en pius à l’observation rapide et précise.Nous voyons .- - tout au long de la jeunesse de Duce.pouvoir déformant de la memoi- hamel sa fûrte aclion s’exercer sur re qu’illustrait la comedie Mariette ^ esprU nialléabie.Et qu’il nous le raconte nous est, du même coup, un enseignement.Bref, les Mémoires de Georges Les revues de France chez nous.La Vie intellectuelle et la Vie spirituelle.revues qui se complétaient l’une l’autre, étaient assurément, parmi les publications françaises que nous recevions avant la guerre, Echos POUR LA JEUNESSE: L’album "HERAUTS" LES BELLES HISTOIRES VRAIES ALBUM no 2 (vient de paraître) Magnifique album illustré en couleurs où la vie des grands personnages de l'histoire se mêle à de ravissantes historiettes et a des adaptations de fables.A la fois instructif et intéressant.80 pages : $0.75 (par la poste : $0.85) Ecrit en un style clair et vraiment prenant, Comment aimer pour être heureux, d’Anne-Marie Couvreur, que vient de rééditer Fides, possède tout ce qu’il faut pour exercer sur le lecteur une influence salutaire.Les jeunes gens et les jeunes filles qui rêvent de leur futur foyer gagneront à faire passer dans leur vie les leçons très hautes de cet ouvrage; ils verront que rien n’est plus simple et plus beau que de vivre, en sachant “comment aimer pour être heureux”._ > Les jeunes époux, encore à l’aurore de leur vie conjugale, les pères et les mères de famille qui ont déjà derrière eux de nombreuses années de vie commune, tous découvriront ici les moyens d’entretenir et d’intensifier leur bonheur, et le protéger contre les possibles dangers qui le menacent.^ Le texte des conférences et des allocutions prononcées aux jou^‘ nées d’études sacerdotales des 4, o, ü et 9 février, a été réuni en volume et on vient de l’éditer chez Fides.S.Exc.Mgr Philippe Desran-leau, le R.P.Lorenzo Gauthier, C.S.V., le R.P.Ducharme, O.M.I., Mgr Romain Boulé, M.le chanoine Arthur Deschênes, le R.P.Louis-Marie Sylvain, O.PP., M.l’abbé Roland Salvail, Mgr Paul-Emile Léger, telles sont les grandes figures de ces journées mémorables et on sait de- PO 1 (la première année de HERAUTS reliée) On y lira de belles histoires, entre autres celles du Chant de Bernadette, de la vie de Pasteur, de saint Thomas More, de Matt Talbot, de SS.Pie XII, du grand miracle de Fatima, etc.160 pages : $1.00 (par la poste : $1.10) Collection CONTES «t AVENTURES Récits de guerre; histoires scoutes; romans d'aventures sensationnelles, etc.PREMIERE SERIE : 160 pages ill, couverture en couleurs, $0.65 (par la poste : $0.701 DEUXIEME SERIE : i60 pages ill., couverture en couleurs, $0.65 (par la poste : $0.70) FIDES 25 est, rue Saint-Jacquc.MONTREAL ! - PL.8335lnl>ES1 de Sacha Guitry?Nous craignions donc — et pourquoi?— une accumulai ion de souvenirs inconsciemment arranges, d’où se serait forcément compose, | dans notre esprit, un être étranger, inhumain, peut-être trop parfait, et n’ayant rien de commun avec notre Duhamel si vibrant, si sensible, en un mot si pleinement •humain.Matons-nous de dire que notre crainte puérile s’est vite révélée injustifiée, aussitôt que nous eut saisi le cbai-i me de la lecture.Et s'il se trouve quelques détails historiques secondaires que la mémoire de 1 auteur ait pu involontairement changer -ce que nous ne pouvons contrôler __, nous n’en avons cure; nous avons retrouvé Duhamel.Ces deux premiers volumes des Mémoires couvrent la période comprise entre 1884 et 1906; ils nous laissent au seuil de 1 Abbaye.Ecrits alors que la France gémissait sous la botte allemande, ils se ressentent des douloureuses circonstances qui ont entouré leur éclosion: le pessi-, misme habituel de Duhamel en est accru, en même temps que semble s’imposer davantage à lui la nécessité d’une consolationsuperieure.Nous reviendrons tantôt à ce second point.j Duhamel nous entretient de ses jeunes années sur le ton de bonhomie familière qui lui est propre, qui nous laisse l’impression d une causerie intime, et ou 1 emotion la plus vive ne va jamais sans un sourire.Nous reconnaissons et saluons au passage une foule de vieux amis que nous avons en commun avec l’auteur; car ces compagnons de sa jeunesse, nous les avons connus, à travers son génie créateur, dans les personnages de ses romans., Le stvle est phis simple qua l’ordinaire, c’est-à-dire moins souvent marqué de ces images neuves, de ces alliances hardies, que nous offraient ses autres ouvrages, ht cela convient mieux à 1 épanchement.Cependant il est encore un tantinet recherché, ne dédaignant ni le délicat ornement d’un archaïsme bien frappé, ni le lumineux éclat d’une tournure ou d tm vocable frais éclos.Et Duhamel prouve, par ainsi, qu'il se tient dans un juste jnilieu entre un étroit purisme et un trop large esprit novateur, qui aboutissent ou- à la scche-resse ou au verbalisme, donc a la stérilité.Duhamel nous éclairent sur la pensée et l’esprit du grand romancier, comme nous avaient déjà renseigne, sur l’éminent philosophe catholique, Les grandes amitiés de Raissa Maritain; comme Commencements d'une vie et Journal nous avaient découvert la jeunesse et la pensee intime de François Mauriac.* * * .Mais venons-en au point principal.Duhamel, sans être catholique, avait toujours manifesté une attitude respectueuse à l’égard de notre religion, en quoi il nous rappelait le regretté Alexis Carrel.Nous avons de nouveau songé a Carrel, en lisant, dans l’Inventaire de l’abime, les lignes suivantes sur la prière spontanée hors des formules: “.la véritable prière est d’abord une invention et.les âmes ferventes, quand elles coin' mencent de prier, le font dans 1 espoir d’obtenir la seule satisfaction digne de l’homme, celle de prier vraiment, ainsi, dans l’altitude, car il n’y a pas de plus grande joie .(P.110).Mais nous avons cru trouver puis que cette attitude passive, si favorable, si amicale fût-elle, dans les Mémoires.Et si Dieu daigne découvrir sa lumière à notre Georges Duhamel, nous pensons qu’H trouvera maintenant un homme plus prêt à la recevoir.Ce ne sont pas ses renseignements erronés sur 1 indissolubilité du mariage catholique (t.II, p.57) — renseignements dont il pourra toujours facilement découvrir le mal fondé, si ce n est déjà fait — qui voileront l’eclat de la foi, quand l’heure sera venue qu’elle se manifeste.C’est bien une joyeuse esperance qu’ont fait naître en nous des reflexions comme celles-ci: “Seigneurl pardonnez-moi de vous appeler ainsi, moi que vous avez laissé sans signe et sans témoignage!! Seigneur! Seigneur! ne me laissez pas succomber à la fatigue et au désespoir!” (T.I, p.17) “Si de telles minutes (d une detente physique particulièrement douce) n’ont pas le pouvoir de nous délier à jamais, quelles sont donc, quelles peuvent être celles qui font comprendre aux hommes très aveugles que la grâce leur est don-saurai peut-etre un Clemenceau répondit à un visiteur qui, sollicitant un emploi de secrétaire, affirmait savoir le français: “Mon ami! mon ami! ün ne dit pas cela!.Mais personne ne sait le français!” En‘abordant le court, mais solide et fort ouvrage que M, Jean-Marie Laurence vient de présenter sous le titre modeste de Notés méthodologiques sur l’enseignement du français, le lecteur sera tenté de croira que l’affirmation si catégorique du vieux Clemenceau est une hyperbole.Ces phrases nettes et limpides vous gardent sous l’oeil une perfection française aussi pure qu’une ligne d’horizon.Et les conseils que vous y lisez vous incitent à prendre la route pour aller.toucher cet horizon du doigt.Vous vous rendez compte en avançant dans la lecture que le français peut s’apprendre méthodiquement et même s’enseigner à des enfants.L’auteur s’adresse à tous Ceux qui aiment la langue française, et de façon plus particulière à ceux qui, par profession, doivent l’enseigner.Il expose d’abord les notions essentielles sur la subordination des matières qui constituent le programme d’enseignement du français, puis il indique comment organiser une leçon.Viennent ensuite les chapitres de résistance où l’auteur rail voir et comprendre comment doivent s’enseigner la grammaire, le style, la lecture, [’analyse, l’orthographe et le vocabulaire.Chacun de ces chapitres, dans sa bnèveté, abonde de vérités à connaître puis à faire.L’enchaînement de l’ensemble conserve partout un caractère de rigoureuse né- cessité.Chaque page révèle le praticien qui, animé de toute la théorie de son art, garde constamment un sens aigu du but concret à atteindre: la connaissance d’exécution chez l’enfant.Une psychologie pédagogique extrêmement avertie (1) Le Centre de psychologie et de pédagogie.Montréal, 1945, 148 PP- perce partout, malgré — cela se voit — un grand souci de ne dire que ce qui est strictement nécessaire à la méthode ou au procédé en cours d’exposition.C’est là, nous semble-t-il, ce qui fait la haute valeur pédagogique d« ce livre.Non seulement il atteint le but qu’il se propose: communiquer une technique rationnelle de renseignement du français; mais il va même au delà en initiant le maître à construire lui-même, dans d’autres domaines, la meilleure technique requise par le groupe d’élèves qui lui est actuellement Confié, en tenant bien compte de ses particularités propres.A tous ceux qui enseignent, ces pages denses apporteront un profit immédiat.Elles sont l’illustration de ce que Jacques Maritain considère comme la qualité essentielle du maître lorsqu’il affirme; “L'éducation requiert de la part du maître une sympathie intellectuelle, une intuition des questions et des difficultés avec lesquelles l’intelligence de l’enfant est aux prises sand pouvoir se les formuler.Elle requiert une disponibilité souple de logique et de raisonnement qui invite à l’action la jeune raison encore inexercée.Cela, aucun truc ne le peut réussir, aucun jeu de techniques toutes faites, mais seulement l’attention personnelle à cette floraison intérieure de l’intelligence, qui permet au maitre d’exposer cette jeune raison encore en bouton à la lumière d’un savoir rationnel”.C’est bien là ce que vérifie le livre de M.Jean-Marie Laurence.“Méditer, nous dit-il, réfléchir sur son métier: voilà, croyons-nous, le devoir de tout praticien”.Ce devoir, le rempliront avec joie et profit pour eux-mêmes et pour leurs élèves tous ceux qui voudront s’inspirer des Notes méthodologiques pour devenir, auprès des jeunes qu; leur sont confiés, de plus dignes chevaliers servants de Sa Majesté la Langue française.Jean COLIN Vient de paraître le DEUXIEME CAHIER LES 1001 JEUX Fruit d* 25 an» d'txpirieuea d'un specialist* des Osuv-es » Adrien CHAREST, s.y.des FF.d» St-Vmocnt de Paul • Des leux de toutes caieçoriee • Loisirs sagement employés, es iamllle.aux terrains de leux, aux pensionnats, aux collèges.• Impression en couleurs • Couverture "Wlre-O" slmllt-culr.LES 1001 JEUX Prix : $1.25 (franco $1.35) i - f l j-i -* • -
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