Le devoir, 30 novembre 1945, vendredi 30 novembre 1945
«U ONMte «rt TW ut avec docilité accepter d* la Orando-Brata-•tne.ou dea Etata-Oula.ou de qui que ce soit d'autre, l'attitude qu'il lui taut prendre envera le monde Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers >e Commonwealth britannique des nations, mais envera le Caneda et son roi.et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Common wealth.'' “She ta a sovereign nation and oannot take her attitude to the world docilely from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian’s first loyalty Is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada's kina and those who deny thla are dolu*.to my mind, a great disservice to the Commonwealth " n-X-37) Lord Twcedsmuir E DEVOIR FAIS CE QUE DOIS Directeur • Georges PELUTIEB Rédacteur en cheit Orner HEROUX Montréal, vendredi 30 novembre 1945 VOLUME XXXVNe 275 ~ REDACTION ET ADMINISTRATION __ 430 ESt NOTRE DAME.MONTREAL l&iiEHONEs BElalr 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration * Rédaction • Gérant i BElalr 3311 BElalr 3964 BElalr 3361 !S.Une belle occasion de se reprendre Désaccord des Alliés sur le sort de l’Allemagne propos de "Radio-Ouest-Française" — Une campagne de haute portée — Pourquoi elle a été lancée — Elle s'étend à tout le nord du continent — Le rôle des étudiants-Comment se prépare l'élite de demain - Au diocèse de Montréal: la campagne est "officiellement" close, mais la caisse reste ouverte — Pour donner à la souscription diocésaine un couronnement d'une particulière beauté La campagne pour Radio-Ouest-Française prend une allure fort remarquable.Par sa portée immédiate, par ses consequences indirectes et lointaines, elle apparaît comme l’un des mouvements les plus considérables qui se soient jamais manifestés chez nous.^ ÿ Y» S’il n’est guère possible de parler tout le temps des groupes français qui vivent en dehors du Québec, il y faut quand même tout le temps penser.Leur vie, leur progrès nous intéressent au premier chef.Ils sont l’une des conditions de notre propre force.On l’a dit bien des fois, il faut peut-être le redire, car nous somme» trop enclins à l’oublier: ces groupes sont pour nous des avant-gardes.Us facilitent l’expansion de notre influence, ils absorbent des coups qui autrement nous atteindraient tout droit.Cette double besogne, ils ne peuvent naturellement s’en acquitter que s’ils gardent et développent leur force propre.Ÿ V Ÿ Il est banal de constater que tous nos groupes sont contraints (la formule n’est point de pure littérature) de vivre dangereusement.Nous sommes entourés de forces étrangères et parfois hostiles.La situation exige déjà beaucoup de vigilance dans notre province, où nous formons un bloc imposant, où nous sommes, où nous pouvons, en tout cas, être les maîtres de notre vie publique, où nous disposons librement d’une puissant système d’enseignement.On sait trop qu’il n’en est pas de même en dehors du Québec.La situation scolaire n’est pas identique partout, mais partout les pressions extérieures sc font dangereusement puissantes.Les Français des provinces extra-québécoises n’ont pas cédé devant ces pressions.Pour parer aux insuffisances de l’école, ils ont Organisé dans les provinces des Prairies particulièrement tout un régime qui leur coûte, en plus des taxes scolaires qu'ils paient comme tout le monde, très d'er en argent et d’abondants sacrifices de temps et de travail.* * * La diffusion de la radio est, à certains égards, venue anaraver leur situation.Par la radio, l’anglais s’est insinué jusqu’au foyer.Les Canadiens français des Prairies veulent bien que leurs enfants sachent l’anglais, moyen de culture et de communication avec la majorité de leurs concitoyens, mais ils entendent qu’ils gardent une âme française, des façons de parler et de sentir françaises.Us ont d’abord essayé d’obtenir pour leur langue, à la radio officielle, une place convenable.Leurs efforts n’ont abouti qu’à des résultats absolument insuffisants et qui avaient toute chance de le rester indéfiniment.C’est alors qu’ils ont pris cette héroïque résolution de sc donner des postes de radio dont ils seraient Us maîtres.L’entreprise était d’une grande hardiesse, d’une nécessité plus grande, plus évidente encore.Rien ne prouve mieux ce dernier point que l’intervention personnelle, directe et répétée des évêques de langue française.D’aussi graves personnages ne s’engagent pas de cette façon sans y être mus par d’impérieuses raisons.Ÿ * * Avant qu’on en entende beaucoup parler îci, les Canadiens français des Prairies ont étudié la question sous toutes ses faces.Ils ont établi un plan d’action détaille et sc sont mis en train de le réaliser.Des conseillers froid* et pleins d’expérience ont jugé qu’avec quelque $300,000, on pourrait fonder et maintenir quatre postes qui couvriraient.comme l’on dit, l’ensemble des groupes français du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta, Franco-Manitobains, Franco-Albcrtains et Français de la Saskatchewan, gens qui ne comptent point les millionnaires pat milliers, ont souscrit la somme de $150,000, soit, en chiffres ronds, une piastre par tête de la population, hommes, femmes et enfants.Ceci fait, ils ont cru qu’ils pouvaient demander à leurs frères de l’extérieur une somme égale.Ce n’était pas excessif, lïn bref, il suffirait aux Canadiens français de la seule province de Québec de verser cinq sous chacun pour couvrir cette somme.* * * La campagne qui, sous l’impulsion du Comité permanent de la Survivance française, a répondu à cet appel se poursuit et nous n’en connaîtrons que dans quelque temps les résultats d'ensemble.Mais déjà l’on peut constater des faits significatifs et très encourageants.Ainsi, le mouvement passe, et de bien loin, les frontières du Québec.En Ontario on fait un effort magnifique.L’Uc-du-Princc-Edouard a décidé de s’y engager.Le Nouveau-Brunswick fera de même et sûrement aussi la Nouvelle-Ecosse.Des souscriptions sont venues de la Colombie et jusque de la Côte américaine du Pacifique.La Nouvelle-Angleterre, qui vient de souscrire $300,000 pour l’agrandissement du collège franco-américains de Worcester, au Massachusetts, veut aussi faire sa part.Ainsi, dans tout le nord du continent, se développe le sens de la solidarité française; ainsi les groupes les plus éloignés apprennent-ils à se rendre mieux compte de la situation de nos frères des Prairies.Combien, même dans notre province, ne s’étaient jamais, avant cette campagne, fait une idée un peu précise de ce qui sc passe dans les plaines de là-basf * * * Entre tous les souscripteurs, if n'en est guère dont l’acte soit aussi émouvant, et aussi significatif pour l'avenir, que celui des étudiants et des étudiantes, petits et grands.En certaines institutions (et nous ne connaissons forcément qu’un petit nombre de cas), il s’est passé des choses vraiment admirables.Or ce sont ces jeunes, qui apprennent ainsi à considérer les intérêts généraux de noue peuple, à faire pour son bien, si éloigné que soit pour beaucoup l’objectif particulier de ce mouvement, des sacrifices d’argent et de dévouement, ce sont ces jeunes qui seront les chefs de demaip.Cette indirecte formation de la prochaine élite sera l’un des meilleurs et des plus féconds résultats de la campagne.En fait d'éducation nationale, nous disait un jeune maître, on pourrait difficilement trouver mieux, * * * Au diocèse de Montréal.la souscription est, si l’on peut dire, officiellement dose, mais l’on a tenu à nous rappeler que la caisse reste ouverte.Toute offrande sera, avec grande reconnaissance, accueillir au Corm'fc Radio-Ouest-Française de Montréal, 152, rue Notre-Dame (est), immeuble de la Sauvegarde.Il y a, dans notre seul diocèse, quelque huit cent mille catholiques de langue française.Combien parmi ceux-là n’ont pas eu l’occasion de souscrire, n’y ont peut-être même pas pensé ou regrettent de n’avoir pas fait davantage?Tous ont de nouveau l’occasion «le sc reprendre, d’envoyer une dernière souscription.Ces restes précieux auront tôt fait de constituer quelques milliers de piastres, qui donneraient à la campagne diocésaine une allure plus belle encore.Cela serait aussi, tout le monde en convient, de l’argent fort bien, fort utilement placé.so-xi-45 Om#r HEROUX Bloc-notes Pour les employés L’Association des employés de magasin adressait ces Jours derniers au public un appel auquel il convient de faire écho.Il y eut un tenip^ où nous fûmes heureux de faire une première campagne en faveur des employés.11 s’agissait alors de prier les acheteurs de faire le plus tôt possible leurs achats des Fêtes, afin d’empêcher que cette période ne devint pour les employés une occasion d’extraordinaires fatigues.11 semble qu’on ait beaucoup gagné de ce côté.Pour le moment, ce que l’on demande aux clients, c’est de faire le plus possible de leurs achats dans l’avant-midi.On y gagnerait de mieux répartir le travail des employés, d’acheter dans de meilleures conditions et, ce qui compte pour quelque chose aussi, d'alléger la besogne du tramway au cours de l’après^nidi.(Tous ceux qui voyagent par tramway savent ce que cela veut dire!) Avantages multiples pour beaucoup de gens, y compris les acheteurs, et qui peuvent être acquis de la plus simple façon, par un peu d'intelligente bonne volonté.Qu’on y songe, avec une pensée de charité.O.H.Le cinquantenaire du “St-Laurent” Notre confrère hebdomadaire le Saint-Laurent, de la Rivière-du-Loup.vient de célébrer «on cinquantième anniversaire de fondation et il publie à cette occasion nn numéro-souvenir très intéressant qu’il consacre à l’histoire du journal même et aussi à l’histoire de la Rivière-du-Loup, cette petite capitale du pays de Témiscouata.Lgf Rivière-du-Loup, dont le nom remonte à l’époque de, la découverte du pays, parce qu-'a cel endroit, Champlain aurait rencontré, des Indiens de la tribu des Loups, a d’abord été une mission de Cacouna.ensuite partie de la “municipalité du comté de Rimouski, no 1”.En 1850, par proclamation de lord Elgin, alors gouverneur, et sous le contreseing de Louis-Hippolyte La-Fontaine, procureur général du Bas Canada, la Rivière-du-Loup voyait changer son nom en celui de village de Fraserville.Le changement s’était fait en l’honneur de celui qui était alors seigneur de Itivièrc-du-Loup.Alexander Fraser, ancien traiteur de la pelleterie dans le nord-ouest, qui devait finir scs jours dans sa seigneurie et où il de vait épouser une Canadienne d’as- («uita à la page deux) t 4je carnet du gxincheux Lettre d'Ottawa L'actualité On vit vieux au Sénat canadien; il est vrai que l'on y commence sa carrière toit tord.La sécurité électorale et l'atmosphè-te sans souci de cet erapyré© sont un gage de longévité.* * ?L’autre Jour, ces vieux messieurs se renvoyaient des ileurs.On iètait un sénateur do 91 ans; un autre âgé de 87 ans lui souhaitait "longue vie" et le nonagénaire, en acceptant le compliment, demandait do ne pas oublier leur doyen à tous qui atteindra tantôt sa 92ème année.La conférence préliminaire féde'rale-provinciale a crée' un comité ' Nouvelle conférence préliminaire le 28 janvier On attend la publication des contre-propositions des provinces (par Pierre Vigeant) Ottawa, 30 — Le comité de coordination de la conférence fédérale-provinciale a terminé hier soir ses délibérations après avoir siégé quatre jours sans interruption.Cette conférence préliminaire n’a pas réussi à préparer d’un seul coup le travail de la conférence fédérale-provincialc dont on parle depuis si longtemps.Il sc tiendra une nouvelle conférence préliminaire ou réunion du “comité de coordination” composé de représentants du gouvernement fédéral et des premiers ministres des provinces le 28 janvier prochain.Pour préparer le travail de cette nouvelle conférence préliminaire—la troisième puisqu’il y en a eu une au mois d’août dernier— on a constitué un comité économique composé de trois délégués du gouvernement fédéral et de trois délégués de chacune des provinces — ces délégués pourront être choitis indifféremment parmi les ministres et les hauts fonctionnaires — qui sc mettra sans délai au travail, et tiendra sa première réunion niardi prochain, le 4 décembre.11 n'est pas étonnant que la pre- paration de la première conférence fédérale provinciale à tenir après la guerre soit si ardue.Les problèmes que le gouvernement fédéral et les provinces ont à résoudre sont nombreux et complexes.Il s’agit, au moins dans la pensée des centralisateurs.de reviser la constitution elle-même et de procéder à un nouveau partage des pouvoirs entre le gouvernement central et les provinces, fl s'agirait de reprendre le travail des Pères de la Confédération en tenant compte de toutes les complications du régime économique actuel qui est d’ailleurs en pleine transformation par suite de la guerre.Il n’est pas exagéré de dire que la conférence préliminaire qui vient de sc terminer s’est enveloppée d’un secret presque impénétrable.Jamais un événement important n'a fourni aussi peu de nouvelles aux journalistes.Pendant quatre jours de temps, on n’a trouvé d’autres déclarations ù leur faire que de leur confier que les délibérations avaient été “profitables” et “satisfaisantes”.Le communiqué officiel publié hier soir, à l’issue de la conference n’est pas parliculic- (suite A U pag* d«ux) Un nouveou gors de la marine Il arrive mix Yankees d'avoir de l'humour.Le contact avec les vieilles population^ aiguise celle heureuse disposition de caractère et lui donne l'occasion de se manifester.Un journal européen nous en apparie un yentil témoignage.A la fin d'octobre, les mathurins de la marine américaine cantonnés à Bruxelles formaient peloton sur l'une des places publiques pour accomplir un cérémonial qui sort des usages de leur métier.Us voulaient rendre hommage non pas au bourgmestre — nous dirions au maire — mais à nn mena citoyen taillé dans le bronze: le manneken-pis, pour le désigner par son nom.Le petit bonhomme juché sur une fontaine dispense l'eau et la fraîcheur, sans vergogne, par un moyen trop naturel que la police de chez nous réprouverait.Nos moeurs qualifieraient ce geste de pur exhibitionnisme et son auteur prendrait le chemin des celluics.On le remettrait à ses parents avec intimation de ne plus laisser trotter ce polisson ainsi dévêtu.Une statue de ce genre ne se montrerait pus longtemps à la Place d'Armes; à moins que, par la force de l'habitude, les pudibonds finiraient par ne plus rien voir.Hormis quelques sauvages presque vêtus à la mode d’Adam, les personnages de nos monuments sont pourvus d'une épaisse garde-robe.Allez voir Maisonneuve, Ncl- Uuit* A la page deux) * * ?Le jubilaire se félicitait que ses oreilles : atteintes de surdité lui aient caché tant 1 d’amabilités, car 11 en aurait ressenti une gêne extrême, s'il eût tout compris.¥ ¥ ¥ , Heureux ceux que la vie et les maladies de coeur oublient et qui conservent l'esprit d’ironio.¥ ¥ ¥ _ Il n'y a pas qu'en Amérique que les enfants ont renvoyé les parents à l'école pour occuper les fonctions des qrandes personnes.A Camberwell, en Anqletei.e, on vient d'installer l'écolléra Pamela Phillips, âgée do 17 ans, comme mairesse.¥ ¥ ¥ La Canadian Press annonce que six restaurateurs de Londres ont été condamnés pour avoir vendu illégalement de la viande de cheval.Il serait temps que M.God-bout aille en Angleterre pour civiliser les I goûts du gouvernement, Dans le cas présent, ce n'est pas tant shocking" que "kicking ", * ¥ ¥ Quel est le pire ennui qui puisse arriver à un Comité du logement, par le temps qui court?Celui de Londres vient de l’éprouver, line dame de 75 ans l’a sommé de lui trouver un autre logement, parce que le sien est actuellement hanté.Ls Grincheux 30-XI-4S ^ -* "" CkoSe A d hi ex et d aujouxd hiii "On ne réussit dans l'snseignsmsnt qu’à la condition d'avoir dans la têts beaucoup plus qu’on ne le dtt." EDOUARD MONTPETIT (Discours sux anciens ds l'Ecole des H.X.Com., octobre 1M6).Le général Eisenhower recommande la restauration du commerce, de l'industrie et de I agriculture de l'Allemagne et l'envoi de vivres qui ne pourront pas être payés Le gouvernement du maréchal Tito a proclamé que lo Yougoslavie est une république et a supprimé la monarchie.Cette décision a été prise hier par les deux Chambres de l'Assemblée constituante nouvellement élue, pendant que des milliers de personnes manife?-taient dans les rues de Belgrade.La déclaration proclame que le roi Pierre II et toute la dynastie sont privés de leurs droits.La résolution a été proposée par des députés de Serbie, province natale du jeune souverain.Le roi Pierre, qui est âge de*22 ans, a accédé au trône le 9 octobre 1934 lorsque son père, le roi Alexandre 1er, fut essassiné à Marseille.Comme le nouveau souverain était trop jeune, on lui donna un conseil de régence.Lorsque les armées allemandes eurent conquis une grande partie de l'Europe, ou printemps 1941, la Yougoslavie négocia un accord avec Hitler et obtint des conditions meilleures que celles des autres pays devenus satellites de l'Axe, Les partisans des Alliés se soulevèrent contre le régent, proclamèrent l'avènement de Pierre II et firent face à l'armée allemande alors au sommet de sa puissance.La Yougoslavie fut envahie et occupée par les Allemands en trois jours et le roi se réfugia à Londres, avec son gouvernement.A ce moment-lâ Tito et ses communistes étaient, comme la Russie, favorables à l'Allemagne et opposés aux Alliés.Ce n'est qu'après l'invasion de la Russie qu'ils changèrenf de côté.Mais dans les montagnes ce Yougoslavie l'armée de Mihaïlovitch qui avait tenu contre l'invasion allemande n'a pas cédé non plus devant les communistes, et protège aujourd'hui une partie de l'élite serbe qui s'est réfugiée auprès d'elle pour échapper à la purge pratiquée par Tito.A mesure que la Russie prit plus d'autorité dans les conseils alliés, on vit Londres évoluer et opter pour le régime Tito contre le gouvernement qui avait si héroïquement fait face à Hitler.Le 1er novembre 1944 Tito signait à Belgrade avec M.Subasic qui était premier ministre du gouvernement yougoslave de Londres un accord comportant entre autres choses l'abandon de Mihaïlovitch et de son armée.Lorsque Subasic revint à Londres, MM.Churchill et Eden insistèrent auprès du roi Pierre pour lui faire accepter cet accord, mais le roi refusa et congédia Subasic le 22 janvier 1945.La volte-face alliée fut complétée à la conférence d'Yalta lorsque les Trois recommandèrent la formation d'un nouveau gouvernement conformément à l'accord intervenu entre Tito et Subasic.C'était un règlement analogue à celui de la Pologne.L'accord Tito-Subasic n'a pas été respecté comme on pouvait le prévoir et il y a quelque temps M.Subasic a été mis au rancart.Le gouvernement de Belgrade est ou dire de maints observateurs une dictature.Les dernières élections, au début du mois, étaient si peu démocratiques que les partis d'opposition ont renoncé à y participer et ont demandé à leurs partisans de ne pas voter.Cependant comme il fallait voter pour Tito ofin de pouvoir manger, le gouvernement a obtenu une forte majorité.Le roi Pierre a dit à Londres hier soir que les élections qui ont créé l'assemblée nationale ne représentent pas du tout le sentiment populaire, et que lo décision de supprimer la monarchie est une violation de l'accord Tito-Subasic où il avait été convenu que lorsque les conditions normales seraient rétablies dons le pays, il y aurait un plébiscite au sujet du maintien de la monarchie.Le pays, a ajouté le jeune souverain, est encore bien loin d'avoir retrouvé à un degré quelconque la liberté et la stabilité, et on o mis de côté l'engagement de tenir un plébiscite."Je n'ai pas demandé aux Yougoslaves de combattre contre les nazistes et les fascistes, a ajouté le roi, pour que mon peuple partisan de la liberté tombe dans un autre esclavage analogue, celui de Joseph Broz-Tito.Je suis pleinement conscient de mes devoirs envers mon pays, et malgré toutes les mesures prises contre moi por le régime actuel, je continuerai de suivre les claires dictées de ma conscience ofin de libérer la Yougoslavie de la tyrannie, d'où qu'elle vienne".La reine-mère a dit qu'elle n'est pas surprise de la décision de l'assemblée, et a ajouté: "Mon coeur saigne lorsque je pense que le valeureux combat de mon peuple dons la guerre contre la tyrannie a eu comme résultat que les Yougoslaves n'ont aucun moyen d'exprimer leur volonté et qu'ils n'ont jamais eu moins de liberté qu'au-jourd'hui".En changeant les noms, ces déclarations pourraient s'appliquer à tous les peuples de la zone russe.En Yougoslavie comme ailleurs les élites et tous ceux qui ne veulent pas se rallier à la dictature communiste sont persécutés; ceux qui ont la "chance" d'être en exil ne veulent pas rentrer dans leurs pays.Dans la région de Salzbourg l'armée étatsunienne prend soin de plus de 100,000 prisonniers de guerre et déportés politiques yougoslaves, dont le nombre augmente sans cesse car chaque semaine il arrive près d'une centaine de Yougoslaves, qui vont se joindre au Comité national du royaume yougoslave.Dans les milieux politiques de Londres on dit que l'Angleterre ne soulèvera aucune objection à la proclamation d'une république yougoslave.Il ne s'agit pas tant de la forme de gouvernement du pays que du fait d'une modification de la constitution dans do telles circonstances.L'acceptation de ce coup de force marquerait l'abandon complet d'un peuple qui a probablement été le plus héroïque de tous les Alliés, cor lorsqu'il a fait face à l'Allemagne ses chances de résister étaient infiniment moindres que celles de tous les pays vaincus jusque là., LE SORT DE L'ALLEMAGNE Le général Eisenhower a insisté de nouveau hier sur la nécessité de restaurer le commerce, l'industrie et l'agriculture de l'Allemagne, et il a blâmé la France de s'opposer à l'établissement d'une administration centrale de l'Allemagne.Le commandant allié a publié à Francfort son dernier rapport mensuel avant de quitter ses fonctions en Allemagne.Une politique humanitaire, a-t-il dit, exige que l'on importe des vivres en Allemagne sans espoir de paiement; il est désirable sous tous rapports d'établir aussitôt que possible une économie allemande minimum, qui puisse satisfaire aux besoins essentiels de la population sans aide du dehors.Dans son rapport le général dit que pendant tout le mois d'octobre, la France s'est opposée à l'établissement d'une administration centrale et que ce n'est qu'en novembre qu'on a pu constater un progrès à ce sujet.Les Français se sont opposés aussi à une loi autorisant une fédération des unions ouvrières en Allemagne; le délégué français a dit qu'il n'y consentirait que si les commandants de chaque zone avaient le droit d'interdire la fédération des unions de sa zone avec celles des autres zones.Dans le rapport de M.Price, que M.Truman o publié mercredi, cet ancien journaliste reproche aussi aux Français d'avoir imposé le démembrement économique de l'Allemagne.M.Price recommande l'envoi de vivres des Etats-Unis dans la zone étatsunienne allemande, parce qu'on n'a pas laissé au pays des ressources suffisantes pour subsister sans l'aide du dehors.Les Allemands de cette zone reçoivent 1,550 colories par jour, et un rapport pour une augmentation de cette ration o été rejeté à Washington; or, toujours selon M.Price, la ration médicale pour empêcher lo famine, est de 2,000 calories par jour; «t même uns telle ration ne permettrait pas aux Allemands dont les logements ont été bombardés de vivre l'hiver prochain dans des conditions approchant celles qui seront lo moyenne en Europe.M.Price dit encore que si la famine s'installe comme c'est probable, les épidémies et les émeutes suivront de près, et que l'établissement d'une ration suffisante pour empêcher lo famine ne serait pas faire preuve de douceur pour les Allemands, mais constituerait une mesure de protection pour les troupes d'occupation contre le désordre et la contagion; que ce serait en même temps un égord pour les pays alliés environnants où les aens sont eux-mêmes mal nourris et par conséquent plus exposés à lo contagion qui pourrait venir d'Allemagne.Lo position des quatre pays qui occupent l'Allemagne comporte des différences profondes qui expliquent en partie les attitudes.Les Etats-Unis sont invités à nourrir une grande partie de l'humanité; par leurs contributions à l'U.N.R.R.A., ils doivent fournir la grosse part des secours aux victimes de l'Allemagne en Europe, y compris l'Angleterre et la partie envahie de la Russie; ils doivent aussi maintenant fournir des vivres aux Allemands, et bientôt fort probablement aux Japonais.Ils souhaitent donc le rétablissement prochain de l'économie des pays ravagés par la guerre ennemis comme ulliés.Ils ont sûrement raison d'estimer que la paix n'est pas possible sans un certu:r équilibre économique.Dans les rapports étatsuniens la France apparait comme opposée au rétablissement économique de l'Allemagne.Au fond il n'en est rien, les Fronçais savent kj*n.*.ux 0uïS' 9U® *• l'Alltmagne devient un foyer d'épidémie ils seront les premières victimes de la contagion.Mois ils sont plus proches de l'Allemagne que les, Etats-Unis et ils veulent les garanties physiques qu'on leur c refusées à l'autre guerre; ils font obstacle à tout ce qui diminuerait leur contrôle dans leur zone.Si les Alliés acceptaient au moins en partie le programme français à propos de lo Rhénanie, Paris s'entendrait fort bien sur tout le reste avec Londres et Washington.La Russie s'est comportée d'une façon complètement barbare dans sa zone allemande.Elle a dépouille radicalement même des pays alliés qu'elle affirme avoir libérés; elle y a mi.- encore plus de désinvolture en Allemagne.Les Russes prétendent avoir en vertu de?acords alliés le droit d'enlever 60% de toutes 1er récoltes dons leur zone allemande; or, au moins er Silésie, au lieu de prendre 60% ils ont tout pris, y corn pris le bétail.Dans plusieurs villes de cette province la typhoïde atteint 40% de la population, mais c'esi cependant la famine qui fait le plus de victimes.Sut 100 nouveau-nés qui périssent dans le diocèse de Breslau, il y en a 99 qui meurent foute de lait, parce que les Russes ont pris les vaches laitières.Avec l'hiver qui commence les hécatombes vent augmenter; tout se passe comme s'il s'agissait de l'assassinat systématique et organisé de millions d'Allemands.Dans ces conditions les Russes voient évidemment d'un mauvais oeil les atténuations que les autres occupants voudraient apporter au sort des Allemands.Ils ne se soucient guère du rétablissement d'une économie allemande, car plus il y aura de misère et de désordre, plus ce sera facile d'installer le communisme.Une dépêche de "Reuter" rapporte aujourd'hui qu'un commentateur à la radio soviétique, M.Mikhail Mikhailov, vient de dénoncer la tolérance manifestée à l'égard de l'industrie allemande.Il a dit hier soir qu'il ne suffit pas de punir les "criminels de guerre" mais qu'il faut détruire l'industrie orientée vers la domination de l'Europe et du monde.Il s'est plaint de ce que l'abolition des industries allemandes ne procède pas avec la même célérité dans toutes les zones.Quant à l'Angleterre, elle s'en tient vraisemblablement à sa politique ancienne d'équilibre européen; elle ne veut pas que l'Allemagne, ni la France, ni la Russie, ni quelque pays que ce soit au monde devienne puissant au point de menacer l'Empire britannique; cela implique que chaque pays conserve la vitalité nécessaire à un bon client.Avec des points de vue, des intérêts, des doctrines et des principes aussi variés, il serait bien surprenant que les Alliés puissent s'entendre.Le gâchis de l'occupation allemande est en train de discréditer complètement les vainqueurs aux yeux de l'univers.Paul SAURIOL 30-XI-4» ^11251 it DEVOIR, MONTREAL, VtNPRfPI 50 NOVEMBRE 1945 VOLUME XXXVI — No 275 Avis de décès CONSTANTINEAU.— A Outre- raont, le 28 novembre 1945, à l’âge jjjj- Lettre d’Ottawa rement sensationnel.11 se lit comme suit: de 46 ans, est décédée Aline, fille de O.Constantineau et de feu Dame Marie-Laure Valois, demeurant à 1804 Lajoie.Le corps est exposé aux salons J.-S.Vallée Liée, 5310 avenue du Parc.Les funérailles auront lieu lundi le 3 dé- v*.,™, «.v.unv cembre.Ralliement angle Chemin quatre jours qui a donne lieu a un *-•« /-• i»_:_ A S pphsintfc» Hp viipc frîiiw» Hpfaillp Ste-Catherine et Rockland, à heures 45, pour se rendre à l’église Saint-Germain où le service sera célébré à 9 heures.Inhumation à Sainte-Thérèse.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Nécrologie ARCHAMBAULT.— A Saint-Ours de Richelieu, le 27, à 48 ans ,M.J.-B.Archambault.époux de Juliette Cuseon.BERTRAND.— A Verdun, le 28 à 66 ans.Mme Parmella Petit, épouse de Darle Ber- ^BLAIS.— A Montréal, le 28, à 57 ans.M Armand Blais, Ills de M.Trelflé Blais et de Marie Plante, décédés.BLANCHARD.— A Saint-Marc sur Richelieu, le 28, à 75 aus, 8 mois, M.Orner Blanchard, époux de leu Hectorlne Blan- * ^BOÙRGON.— Le 26, à Montréal, Dora Bourgou, Illle d’Elzlre Charlebols et de leu Samuel Bourgon., to a 7s CADOITE — A Bordeaux le 29, a ns ans et 7 mois, M.Charles-Joseph Oadotte.epoux d'Anna Tranchemontagne CHOINIERE.— A Montréal, le 28, *50 ans, J.-A Cholnlére, époux de Bernadette Blanchard, et en premières noces de leu Adéllna Viens, .i a «n «n* CLEMENT.— A Montréal, le 26, à 60 ans, 6 mois.Mme veuve Roearlo Clément, née Pïamonclon, Victoria, , .CONSTANTINEAU.— A Outremont, le 28 à «lui Mlle Aline Constantineau.lllie de M.O.Constantineau.COTE.— A Montréal, le 29, à 31 ans, Madeleine Côté, Ulle de Camille Côté.48 ans, Patrick Courcell^, époux en pre-COURCELLES.— A Montréal, le 27, “ mSresncws?Aurore Lèvelllé; en secon- Ü DmAHLT6-A itoitrtli.le 27.à 61 ans.M.OUva Denault, époux de Blanche Bros- “SuVAL.- A Montréal le 28 à 67 ans_ Joseph-Slméon Duval, époux de leu Es mmOHAMORE - A Montréal, le^27.à 52 ansIOM.Carlo Floramore, époux de Marie _ A Montréal, le 29, à 100 ans et 29 Jours, Mme veuve Charles-B.28, A 85 ans^Mn^^^hf Lachapelle, née Côté, Adé- m-Mrcvim — A Sainte-Rose, le 25 A 25 ans, dame Gaston Ladouceur, née Sau- «ÜJoVCmà.- A Ste-Rose, le 29^^25, ans Mme Henri Ladouceur, née Doncker WLACRO?X - A Montréal, le 28, Map T ,ÎTrSr_ Mazo épouse d'Henri Lacroix-L MARC IL — a’Chambly-Bassln.le 28 ,à 74*ans Eliéar Marcll.épux en Prej"lè^8.noces de Stéphanie Latmiche.et en ae condes noces d'Yvonne Prévost^ MOÏSE — A Montréal, le 27.a sa ans.Wlllrld Moïse, Ills de Pierre Moïse et de “pERRIŒB D^tt A * Outremont, le «.à 81 ans 6mols, Mme Médérlc Perrier, née Bols- ^BOBmGE^A Montréal, le 28, A 78 ans.Olt.a-Joseph Roberge, époux de leu Rose RCSoulEAU — A l'Assomption, le 28 é 84 ans.M^ne veuve Edouard Rouleau, née Mme Joseph Rouleau, née Ltzotte, tteor ff V|X1UXI a.> V|X.IS sas- as a* »« »• 8 échange rte vues franc et détaillé entre tous les gouvernements participants.Si l’on a soulevé un certain nombre de questions litigieuses, les discussions ont été constructives e} ont tenu à la collaboration.Il a été décidé d’établir immédiatement un comité économique fédéral-provin-cial dont les membres examineront les facteurs économiques qui affectent les propositions et les relations du gouvernement fédéral et des provinces et feront rapport à leurs gouvernements respectifs.Le comité économique se mettra immédiatement à l’oeuvre et tiendra sa première réunion officielle le mardi 4 décembre.Le gouvernement fédé rai et chacun des gouvernements provinciaux auront trois membres.Le président du comité économique sera le membre doyen de la délégation fédérale.Le secrétaire du comité de coordination (M.Alex Skelton) sera également le secrétaire du comité economique.Le co mité de coordination se réunira de nouveau le 28 janvier pour poursuivre ses délibérations”.Seguin.- a âLuin“rt Rlta Séguin, Hile de M.Alfred Ségu n de Bertha Léger TISDELLE - "j~~*7~-jVüe et 3 mole, Mme Ernest Ttsaeue do'n, Hermlna.~r a 77 ans, Joe.-L.de Laura Quübault.(suite de la première page) “Le comité de coordinalion de la conférence fédérale-provinciale (1945) a termine une session de L’actualité (suite de la première page) son, Chénier, Jacques Cartier, Vau-queiin, lourdement habillés de pied en cap.Et l’on confie à de pu-.-her diques gargouilles le soin de lâcher l’eau des fontaines.A certains moments, les Bruxellois se donnent l'amusement de vêtir le petit nudiste en garde civi L’oeuvre de Pasteur Causerie du Dr Simonnet, hôte d'honneur de la société médicale de M.Félix Bertrand a gain de cause M.Félix-H.Bertrand, artiste de.ncur ae la sacicie mivuiwmi« la radio, a eu {$ain de cause hier.Montréal, au Cercle universitaire en Çour supérieure, sur une action ' en dommages intentée contre Mont- real Tramways Go., à la suite d’un accident de tram où le demandeur avait été blessé.M.Bertrand réclamait une soin Le Dr Henri Simonnet, de Paris, délégué officiel du gouvernement français, était hier soir l’invité d’honneur à un dîner-causerie offert au Cercle l niversitaire, en hommage à Pasteur par la Société * WV.tUlltCll l LA V/ O w I I J me de $6,720 en dommages, résul tant d’une collision de trams sur b ,-: nommage a pasteur par ia oucici*.- x-umaïuu uc nama oui ¦¦ Ur le petit nudiste en garde clü'* j médicale de Montréal.Le Dr Henri boni.St-Laurent, entre les rue que.Les marins gankees ont voulu ^jinonnet est un piolog'ste.dont les i Sherbrooke et Ontario, le 28 décem se prévaloir de cette coutume en of- {OU( débuts dans la recherche ont bre 1943.La Cour accorda une som- frnnt un xtw mr\1 ni r * ris» ÎPnr llTllfor* : ,4 A*.~.-.aetnrion Honri IllC Hfi 44 r> H PTT) fl n (1 Pli P I.h front un exemplaire de leur uniforme bleu à la taille du gamin de bronze.On Ven revêtira de temps à autre, en souvenir des joyeux mousses d'outre-Atlantique.A l’occasion de cette investiture, le commandant américain a adressé un savoureux discours à la sta- été guidés par un pastorien, Henri Vallee, bactériologiste éminent.Le conférencier a été présente par Je Dr Paul Letondal, président de la société.Le Dr Simonnet a fait 1 eloge de Pasteur, à l’occasion du cinquante- - - - -id bien- naire de la mort de ce grant se un savoureux aiscuurs a iu siu- ¦>«/* ^ '‘r,.—1,° , luette: "Tu te moques tellement des > Jaiteur de 1 humanité.L a tout U a- Rumeurs Jémenties Il a sans doute circulé un certain nombre de rumeurs pendant la conférence qui vient de se terminer, mais beaucoup moins qu’il n’est d’usage en pareil cas.Ces rumeurs ont dYailleurs été démenties et elles étaient assez contradictoires.D’aucuns ont affirmé que le premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, M.Angus Macdonald, un ami du colonel Ralston, qui aurait quitté le cabinet fédéral en froid avec le premier ministre, n’aurait pas manque une occasion d’embarrasser M.King au .cours des délibérations, mais d’autres ont affirmé au contraire que M.Macdonald avait été le plus ferme appui de son ancien chef.On a affirmé qu’il s’était produit des heurts entre M.King et M.llsley, mais la chose a été vigoureusement niée et il n’est pas impossible qu’il ne se soit agi que de divergences d’opinions sans importance.Pour ce qui importe davantage, on a affirmé tour à tour que les premiers ministres provinciaux s’e-taient posés en champions irréduc tildes de l’autonomie provinciale puis qu’ils avaient accepté les propositions fédérales comme base d’un nouvel accord de partage des revenus et des juridictions.conventions que si tu pouvais descendre de ton piédestal, tu éprouverais sûrement un infini plaisir à te joindre aux gars de la marine.4 bord d’une barge, d’une corvette, d’un croiseur ou d’un cuirassé, tu n’hésiterais pas à te mêler à nos ieux.Ton geste immortel fait l’envie de tous les marins qui voudraient comme toi pouvoir se mo- bord souligné quelques traits du caractère de Pasteur, indispensables pour comprendre la puissance de son oeuvre., , Il a rappelé Pasteur, eieve studieux mais moyen; la bonté de son coeur vis-à-vis de tous_ ceux qui 'l’entouraient; la tyrannie qu il a exercée sur ses proches en faveur de la recherche; le caractère passionné, âpre qu’ii donnait à la con- aruiciu comme lui guuuuir »e mu- sionne, âpre qil 11 uouiiaii a ut luu-qaer de toutes les pompeuses ua-troverse, toujours violente tant son Ittfdtlf Tt 11 l t?u i a i i r» s% ** ».*9 t/irftrttO s-w-t ¦ « « t Vwi • .*« 4 .-» « 4 1 xs C nitês.Puisse ta source ne jamais tarir Le petit Bruxellois vêtu en matelot entretiendra le souvenir de ses grands camarades d’Amérique’’.Grâce an bleu marine du manne-ken, de celui qu’ils nomment "le premier bourgeois de Bruxelles”, les Belges n’oublieront pas de sitôt Vimaae des matelots uankees.’image des matelots yankees, MAXtNCE 30-XI-45 Bloc - notes oeuvre heurtait les idées acquises; son patriotisme; ses conceptions philosophiques.Il a ensuite montré la sequence logique de ses travaux, commencés dans le domaine de la physique et de Ig çhimie pures qui le conduisirent en quelque sorte inexorablement à la découverte de la cause des maladies virulentes et à leur prévention.C’est un véritable roman qui nous fait passer de l’étude des fermentations aux discussions sur la génération spontanée, aux maladies des vins, de la bière et du vinaigre, puis à la lutte contre les maladies des vers à soie, pour aboutir à la théorie des germes et à la décou- (suite de la première cage) , , .théorie des germes et à la uecou- cendance française et catholique.jg jg maladie charbonneuse, Au commencement du present siè- jg |a gangrène gazeuse, de l’infec-cle, la Rivière-du-Loup est revenue tion purulente, de la fièvre puer-au nom qu’elle avait reçu à son ori- pérale, etc.______accorda une som me de $1900 au demandeur La compagnie avait admis sa responsabilité pour l’accident.Et M.le juge Philippe Demers condamna la défenderesse à verser ladite somme au demandeur, et à solder les frais de la cause.Rendant jugement dans une autre cause, résultant d’un autre accident de tramways, le juge Demers a maintenu la responsabilité de la compagnie dans ce dernier accident, survenu rue Papineau, à l’angle de la rue Dorchester.La demanderesse, Mme C.-H.Richer, avait pris place dans l'un des tramways venus en collision.Elle demandait $3,044.50, mais la Cour ne lui accorda que $425 en dommages.Opposition des camionneurs gime.ne.| Enfin, c’est le couronnement de Quand le Saint-Laurent a com-1 l’oeuvre représentée par la préven-mencé de paraître, en novembre tion des maladies virulentes, prè-1895.sous la direction de M.J E.occupation qui a toujours tenu en Frenette, la Rivière-du-Loup s’appe- éveil sa sagacité et qui est repre- ___________ __ up s’appe- éveil sa sagacité et qui est repre- lait encore Fraserville.Le fonda- senté par la vaccination antiram-teur, M.Frenette, et M.Jean-Fran- ! que.çois Pouliot, député de Témiscoua- J M.Simonnet analyse ensuite la ta à la Chambre des Communes et ! portée de l’oeuvre de Pasteur.Dans collaborateur fréquent du Saint- le domaine de la science pure, no-Laurent, rappellent ces choses dans tamment de la biologie gene ae, .lue orfioia.qu’à la demande du' connaissance du.role .des articles _ ___ présent directeur, M.Alphonse Paré, ils ont écrit pour le numéro-souvenir.Les journaux hebdomadaires de cinquante années d’existence ne sont pas nombreux dans la province.Les doigts d’une seule main Il faudra apparemment attendre quelque temps avant d’ètre fixé sur ^ la tournure que prendront les né- j suffiraient à les compter et sans gociations entre le gouvernement | joutg y aurait-il des doigts de trop, fédéral et les provinces.Il faudra yj0s félicitations au confrère, avec suivre les declarations qui se fe- nos mejHeurs voeux, ront au cours des prochaines se- ^ maines.On croit que les premiers ministres des diverses provinces ne suivent l’exemple de leur collègue de la Colombie, M.John Hart, 30-XI-45 fcmile 8EN0IST guc ae la ^oioraoie, m.juuu TISDELLE, - A M“‘^eue,Ve Beau- et ne publient leurs contre-proposi- A L'ETRANGER r4NeWd6°87 ’ an» e#t * étidé'^Myron B.et devint InRénleur m^Milqiie deAjsIoi;lé Plusieurs livres sur le dessin des ponts.A ïi tête du laboratoire d'essai de Columbia.U publia un travail Intitulé: Cements.Mortars and Concretes.auer- Au commencement de la première guer lions sous pen.Séances ternes La Chambre des Communes, qui veut terminer son travail avant le 15 et même si possible avant le 10 décembre, continue à tenir trois séances par jour.Les séances d’aujourd’hui, consacrées a l’étude des crédits des travaux publics et des résolutions budgétaires, ont été ternes.Certains députés de l’opposition, notamment MM.John Diefenbaker, député conservateur de Lake-Centre, et Clarence Gillis, député coopératistc de Cap-Breton- Québec et l’Eglise aux Etats-Unis ¦oui Mgr Briard •» Mgr PUmIs par !• *.LAVAL LAURENT.O.F.M.Préfaça d« 5.Em.U card.VUléneuvé Retenez le "Devoir" d'avance _____________ chez votre dépositaire — c'est le Il montre aussi l’influence des SEuL MOYEN de ne jamais le mon doctrines pastoriennes dans 1 eyo- quer _ 3 ^ |e numér(K i.uuiia.oM.uvc du,râle des micro organismes a opéré une veritable révolution dont les conséquences ne sont pas épuisées.Dans le domaine immense des applications, ce sont toutes les acquisitions de l’hygiène moderne qu’il faudrait énumerer; depuis l’hygiène individuelle jusqu’à 1 hygiène urbaine.„ Il montre aussi l’influence des pastoriennes dans l’évolution de la science moderne, influence qui trouve son foyer dans l’Institut Pasteur de Paris et ses filiales directes ou les Instituts de bactériologie ou d’hygiène dissimi-nés dans le monde entier.Le Dr Simonnet a terminé en rappelant qu’aucune des découvertes dues à l’esprit pastorien n’a contribué aux oeuvres de guerre entre les hommes et que la meditation de ses oeuvres, de ses pensées est opportune en nos temps d’inquiétude et d’espoir dans le devenir de l’espèce humaine.Un film sonore inédit sur Pasteur et l’Institut Pasteur récemment Prétendant que ses membres offrent un service adéquat et efficace aux fermiers de Napierville, le syndicat des camionneurs de la province de Québec s’est fortement opposé, hier, devant la Régie provinciale des transports, à ce que l’on accorde un permis à la société coopérative de Napierville, pour le transport du lait, par camion, de Napierville à Montréal.La Régie siégeait, hier, au vieux Palais de Justice, pour entendre la requête de la société.Après avoir entendu plusieurs témoignages, la Régie a ajourné son enquête à aujourd’hui.Le syndicat prétend encore que les prix fixés par la Régie poulie transport sont convenables aux fermiers de la région.De plus, déclare le syndicat, aucune plainte n’a été formulée par qui que ce soit contre le service.D’ailleurs, si l’on accordait le permis demandé, plusieurs camionneurs membres du syndicat perdraient leur gagne-pain.Pour toutes ces raisons, le syndicat demande le rejet de la requête.Me Roger Brossard, c.r., représentait le syndicat et Me Emile Poissant, la poopérative.Mes Antoine Labarre, c.r., et A.-W.Maca-lister, c.r., présidaient.IESCR H S UHMIiltS I »I1RI O AewuûB ! wGj Rnjucu SERVICE JOUR et NUIT WflRIÏlflCIE ipiTRERL MMM «urat MMauwtx a WiMt m> “»*JVutfg4urei^dCn des claration sur le programme de: tr™ d« *°uvernement- Î.Unef L&le»uWante.“comme"pr^-Hu comité des directeurs de la Won-Rates and Ooode, 11 m de fréquents voyages en Orient et en Amérique du Sud.Vit 1927 il devint vice-président et ingé-n'iur en chef de l'Amerlcan Bemberg Corporation.pour laquelle « construisit une manufacture à Johnson City, Tenu.New-York.26.— A New-York, a i as* Uü nrw est décède le professeur Michael J.Kelehe'r.vice-président du département de l'inEials du Cltv College et qui avait été In" chargé "de ja division de i™ des nffftireA Le professeur Keleher s était sur îovu spéclal'isé dans l'étude des moeurs et de la langue celtiques.New-York 26, — A New-York, à 1 Age de 50 ans est décédé le R.P.Daniel Francis G'SulUvan.directeur de chorale, cure de la paroisse de St-Thomas-1'Apôtre, et professeur de chant grégorien et de musique au séminaire de théologie de Si-Joscph_ New-York.26.— A sa maison de Westminster.Md., après une longue maladie, est décédée Mme Sara Maynard auteur et poétesse bien connue par se» biographies de saints, écrites pour les enfants.Elle était la femme du Dr Théodore Maynard, poète, biographe et éducateur et aussi ternaire de l'Ordre de Salnt-Franclscaln.Greenwich, Conn.26.— A ^ l'âge de 73 ans, est décédé M.Henry Newton Whlttelsey, fondateur et président de la H.Newton Whlttelsey.Inc., et aussi architecte naval.__ Woodmere.L.I.20.— Au sanatorium Winkler est décédé M.James R.Waters, comédien à la radio, au théâtre et qui a lait du vaudeville.Il était surtout connu comme Jake Goldberg dans le populaire programme radiophonique The Goldbergs.New-York.26.— Au sanatorium LeRoy, est décédée à l'âge de 64 ans, Doris Keane, l'actrice américaine qui, 11 y a trente-deux ans s'étalt taillé une réputation enviable dans l’un des triomphes du théâtre moderne à New-York et à Londres comme la vedette de Romance.Tarrytown, N.-Y., 24 nov.— A New-York.â l'âge de 76 ans.est décédé M.Alfred F McEwcn, président de la compagnie Ex Fibre Brush et qui était Internationalement connu comme un amateur de la gravure miniature.Philadelphie.23.— A Philadelphie, â l'âge de 71 ans, est décédé M.Roland 31e-tor Morris, avocat de Philadelphie, et qui fut nommé ambassadeur au Japon de 1917 â 1921.Alburquerque, Nouveau-Mexique.23.— A Albuquerque, à l’âge de 45 ans, est décédé Mme Geraldine Pyle, la femme du célébré correspondant de guerre américain Ernie Pyle qui fut tué à le-Jlma, en avril dernier.New-York.22.— A New-York, à l'âge de 56 ans, est décédé M.Robert C.Bench-ley.écrivain et acteur que son sens de l'absurde a fait l'un de» mieux connus et de» meilleurs humoristes de sa génération.Richmond, Virginie.21.— A l'âge de 71 an», est décédée Mlle mien Glasgow, r.uteur du film Is This Our Life?et qui gagna le prix Pulitzer en 1942.M.Alphonse Fournier a répondu que le budget actuel a été préparé pendant la guerre, alors que l’on Deux évêque* de Québec — Deux épo quee troublée* - Deux par* •» forma ên‘Frànci._â süivi îa cause- tlon — Doux période* héroiqu** d* noir* .rje> épopée mUstonnalre i £e conférencier a été remercié Ce qu’ont fait pour l'Egttae aux Etat»-1 l)ar je Dr Armand Frappier, vice-Unl* Mgr Briand *t Mgr Pl***l* par Uur* président de la Société médicale et démarcha*, leur* conseil*.leur* aumône* Non un panégyrique mais d* Hilstolr* à bas* d* document* d'arcblve*.Non d* la polémique mad* d*s conclusion* nuancé**, qui reposent des historien* prévenus contre l'Influenc* — Us disent l'Ingérence — française en Amérique.Son Eminence le cardinal Villeneuve qualifie ce Uvret ouvrage aux lignes ser- |/csi * v- i-r s s*s tss****'» “• - " r* I- » - président de la Société médicale et directeur de l’Institut de microbiologie et d’hygiène de l’Université de Montréal.penuani la guciic, uiuia quuunw cm uvrvz uuvrufjw au» mmr réduisait les travaux publics au rée*.bourré d* notes, au cours duquel trict minimum.11 a ajouté que son département procéderait maintenant aux travaux publics dont la nécessité est évidente, mais que les travaux destinés à combattre le chômage sont du ressort du ministère de la Reconstruction.M.Fournier a refusé absolument de s’embarquer sur le terrain des travaux publics à exécuter pendant la période de transition pour combattre le chômage.MM.Harry Jackman, députe conservateur de Toronto-Roseda-le, et Arthur Smith, député conservateur de Calgary-Ouest, ont accusé le gouvernement d’avoir violé un contrat en soumettant à l’impôt sur le revenu les rentes fédérales.M.llsley a défié qui que ce soit de prouver que le gouvernement fédéral avait violé ses engagements sous ce rapport.La discussion des crédits exigera encore plusieurs jours, mais il ne reste, par contre, que< trois ou quatre autres mesures importantes à étudier.Il semble acquis que le bill 15, le bill des pouvoirs extraordinaires, est remis à la prochaine session et que le pays demeurera, en attendant, sous le régime de la loi des mesures de guerre.La nouvelle rédaction du bill des pouvoirs extraordinaire serait soumise aux gouvernements provinciaux avant d’ètre présentée à la Chambre.Pierre VIGEANT par des témoignages I** plus Insoupçonné*.l'autenr démêl* sans le* brisw à peu pré* tous les fil* d'un écheveau Inextricable.Acheter co livre, c’est on mime temps rendre hommage & un Jeune travailleur disparu prématurément, dont 1* contact promet 1» double plaisir d» l'Intérêt soutenu et de l'honnêteté scientifique.SERVICE DE LIBRAIRIE DU ’‘DEVOIR" OUI.1 MEUBLEZ VOTRE maison CHEZ ACHETEZ VOS ELI UES ICI La Patrie Fleuriste 168 est S.-CATHERINE Livraison oartout directement de notre «erre-abend* PL 1786-1787 Ecouter le lendl CA L.P tt b is U b.36 [TlOUpoMT cù AMIU.LIMIHT COM»ut Bf MAUO» | EXAMEN de la VUE LUNETTES CORRECTIVES BpédaUste 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RÉGIMENT DE MAISONNEUVE LA BANQUE ROYALE DU CANADA D’après ce qu’a laissé entendre le procureur de la couronne hier, la poursuite a encore 15 à 20 témoins à faire entendre, ce qui avec les témoins de la défense et les plaidoiries, peut porter la fin du procès au milieu de la semaine prochaine.Au début du procès, la police municipale avait fort à faire avec la foule qui prenait d’assaut le Pa* lais de Justice.Mais hier, un détachement de la police provinciale, sous la direction du constable Joseph Gosselin, a maintenu un ordre parfait durant toute la journée, malgré les difficultés provoquées par une affluence extraordinaire de curieux.Le corridor donnant accès à l’entrée de la salle d’audience avait pu être libéré, et les gens n’étaient admis que par petits î groupes.Huit reporters suivent -le procès pour les journaux de Québec et de l’extérieur et pour la radio.Certains curieux ont tenté de se faire passer pour avocats ou journalistes, afin de jouir d’une meilleure place, mais le truc a été éventé tout de suite.wei â’en vient votre garçon sera bien protégé contre les plus gros froids avec un de ces élégants et chauds PALETOTS D’HIVER Notre assortiment de paletots d'hiver pour garçons est actuellement au grand complet.Que ce soit pour un garçonnet de 6 à 10 ans, un adolescent de 10 à 15 ans ou un jeune homme (grandeur jusqu'à 38) vous êtes assurés de trouver à notre magasin le paletot que vous désirez.Choix varié de beaux tweeds de fantaisie, styles élégants, couleurs populaires, collets militaires, tissus de qualité durable.Une visite vous con- f vaincra.NOS PRIX CONVIENDRONT A VOTRE BUDGET IPI i mm VETEMENTS POUR HOMMES 901 STE-CATHERINE EST — (Au coin de la rue St-André * HA.6878 MONTREAL îioira üfeteire ie SàmlBe 6e 1603.V /-v V rv 4 » / / A NOS JOURS INSTITUT NÉj GÉNÉALOGIQUE DROUIN "Une oeuvre nationale” 4184.rue ST-DENIS — MONTREAL i ! •WMMI 0 S SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS F AH LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA (Sauf Montreal et la banlieue) Etats-Unis et Empire britannique UNION POSTALE EDITION HEBDOMADAIRE CANADA Etats-Unis et UNION POSTALE $6.00 8.00 10.00 2.00 3.00 DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de T'A.B.C." et de la "C.D.N.A." VENDREDI, 30 NOVEMBRE 1945 Domain: Partiellement nuageux et froUL MAXIMUM et MINIMUMS Aujourd’hui maximum.ZO.Même date l'an dernier.32.Minimum aujourd'hui.18.Même date l’an dernier, 28.BAROMETRE : 10 h.a,m.30.00.La fêle de l'immaculée Lettre de S.E.Mgr Joseph Charbonneau, archevêque de Montréal, sur Tobservance de cette fête d'obligation La dernière livraison de la Semaine religieuse de Montréal publiait une lettre de S.Exc.Mgr Charbonneau, concernant l’observance de la fête de Hmniaculée-Conception.Voici le texte de cette lettre: La fête de rimmaculée-Concep-lion tombe cette année un samedi.Nous savons que cette fête est d’obligation pour tous les catholiques.Nous savons encore qu’à l’ordinaire le samedi est le jour des emplettes pour beaucoup de nos familles.Le jour de l’Imniaculce-Conception, nos marchands catholiques fermeront leurs portes comme le font d’ailleurs les marchands is-raélites quand ils célèbrent leurs anniversaires religieux.Si les fidèles, oublieux de leurs devoirs, font quand même leurs achats ce samedi, ils trouveront les magasins fermés chez les catholiques et iront porter leurs commandes ailleurs.De ce chef nos marchands consciencieux perdent leurs clients et subissent un dommage.Nous comprenons leurs appréhensions et il me semble qu’ils méritent notre considération.Mais comment s’expliquer que nos fidèles profitent d’une fête d obligation pour aller magasiner?Si tous nos catholiques accom- plissaient leurs devoirs le jour de l’Immaculée-Conception, nos mar- Chassé et Bernard seront pendus La Cour d'appel confirme la sentence de mort — Ils iront peut-être en Cour suprême La Cour d’appel du district de Montréal a rejeté les appels de Ber- chands n’hésiteraient plus à fermer • nard et de Chassé, tous deux trou-leurs magasins et nos fidèles s’abs- j vés coupables de meurtre et contiendraient de faire leurs achats en ] damnés à être pendus vendredi ce jour; ils les feraient plutôt la‘prochain.veille.et c’est ainsi que dans no-1 La Cour d’appel a rendu les deux tre ville, à grande majorité catholi-! arrêts ce matin et dans les deux que, nous donnerions ensemble cet cas elle a déclaré que le juge qui exemple de fidélité au précepte qui ’ a présidé au procès des accusés, nous demande, le dimanche et les j en première instance, a légale-fêtes d’obligation, de mieux servir ! ment admis les confessions faites le bon Dieu et de nous abstenir à aux détectives et n’a pas dépassé cette fin de toute oeuvre servile.i scs attributions dans son allocu-Citoyens de Ville-Marie, nous ne j tion aux membres du jury, devrions pas oublier que le 8 dé- ! Bernard, trouvé coupable du cembre, fêle de i’Immaculée-Con-j meurtre de son “amie”, Mlle Cas-ception, nous honorons dans la ! sini, a été condamné à être pendu Très Sainte-Vierge le grand privi-i le 21 mai dernier.Il avait commis lège de sainteté que le bon Dieu ac- :son crime le 7 février.La victime corda royalement à celle qui devait a é,é trouvée “dans une mare de être sa mère ici-bas et qui est deve-i sanK cllez eHe' Lans la meme nue par suite notre Mère du ciel i demeure on trouva Bernard, qui se Chers confrères, je vous prie de ! 'av:ait les mains dans la salle de rappeler à nos fidèles et ces gran-j “a‘ns' ., , ., , des vérités et cette importante loi détails ont été donnes ce de l'Eglise matin par le juge qui a rendu J ar- Dans un temps où l’on cherche à r}}: 11 a ajouté plusieurs autres exiler la foi religieuse de la vie pu- de ail\ Slir, « circonstances qui blique, nous ne devrions jamais ou- on‘ entofur1e l.assassinat._ ., > blier la parole du Maître de la vraie : „ devant le jury les avocats de vie: “Cherchez d’abord le royaume i ®er."ard ?n Plaidét.que .d>enl de Dieu et sa justice et tout le reste ; f*314,1 ami det la Y.\ct,T depms ,res vou» sera donné par surcroît” j 1™8(ten?.Ps et tluI1.l.na Jaiaais eu + Inspnh rHARRnMVPiTT d intention malicieuse a son archevêrnip Hp‘ i égard”.Sans intention malicieuse, archevêque de Montreal, hu h ne saurait y avoir i ont-ils dit, de crime.Dans son allocution aux membres du jurj le juge a expliqué toute la théorie de l’intention malicieuse et il a également parlé de la provocation”, qui peut, dans cer.être un ipotif d’excuse d’un attentat à la vie Amnistie généraie aux conscrits Tel es! le voeu des délégués de la Saint-Jean-Baptiste'iMa S ’ en congrès à Montréal - On réclame aussi le retour: , été con^»m„é à mor, immédiat des soldats cantonnés outre-mer et In et 11 3 porté le verdicl en appel dI.u!en soutenant que le moyen de pro- aemODlIISOtlOn des conscrits j vocation n’avait pas été soulevé —_____________________ j dans sa défense et que partant, le , , ., .ijuge n’avait pas le droit d’en par- bien vouloir, sans delai, :ier dans son aliocution.adopter toutes Ips Ipsiclntinne ten.juge pratt, qui a rendu l’arrêt Au nom de deux cents délégués de quelque soixante-dix sections montréalaises, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal saisit au-jourd’hui le Parlement d’Ottawa d’une résolution adoptée au congres annuel de dimanche dernier par laquelle on réclame l’amnistie générale pour les conscrits considérés comme déserteurs.j Voici le texte de cette résolution: Les congressistes désirent exprimer la volonté générale/de toute la Société Saint-Jean-Baptiste en requérant le Gouvernement fédéral et ia Chambre des Communes du Ca- adopter toutes les législations ten- j * ., de la" Cour d’appel, a déclaré que 10 l.a demobilisation immédiate cette prétention de l’appelant n’est __conscrits^ qU1 sont dans les pas fojen fondée et que le juge, non camps d entrainement militaire.; seulement ne lui a pas causé de i » e retour immédiat de nos | préjudice en donnant des cxplica-so dats encore outre—mer.i tioris sur la provocation, mais qu’il oo L amnistie generale, finale et1 iuj a donné une chance de plus d’ë-sans restrictions pour tous les jeu-1 tre acquitté.Le juge conclut au nés gens qui sont ou qui peuvent ! renvoi de l’appel et souligne que M.Poulin conserve une majorité de 5,880 voix 18,877 électeurs ont déposé leur bulletin de vote dons les boîtes Québec, 30 (D.N.C.).— Le Dr L.-P.Gagnon, président de l’élection de Beaucè, a présidé hier au xccense-ment des votes donnés le 21 novembre dernier.Toutes les boites de scrutin avaient été retracées et l’examen des rapports des scrutateurs s’est terminé un peu avant six heures.M.George-Octave Poulin, candidat de l’Union Nationale, a été proclamé élu par une majorité de 5,880 sur son adversaire libéral, M.Henri Hcnault.18,877 bulletins ont été mis dans les boîtes.401 ont été écartés.Le nombre des bulletins valides est de 18,410.On comptait 22,585 électeurs inscrits.Les voles donnés à chaque candidat se chiffrent comme suit: Poulin—11,382.Renault—typSl.Grégoire—1,532.Majorité Poulin—5,880.Le recensement devait avoir lieu mardi, mais il fut retardé deux jours parce que le président de l’élection n’avait pas reçu toutes les boîtes de scrutin.La dernière lui parvenait mercredi.M.Poulin et M.Renault assistaient au recensement, à St-Georges, de même que M.R.Bolduc, secrétaire de l’élection.M.Grégoire était absent et, conformément à la loi, le président a nommé deux électeurs pour surveiller ses intérêts.Ce sont MM.Ferdinand Poulin et Ca-lixte Rhéaume, de St-Georges.Le nouveau député était accompagné du notaire Adélard Gilbert, de St-Georges, de Me Rodolphe Laflam-rne, avocat, de St-Georges, et de Me Antoine Lacoursière, avocat, de St-Joseph.Ceux qui accompagnaient M.Renault: M.Baiilargeon avocat de St-Georges, M.Robert Vézina, avocat de St-Joseph, et M.Georges Bonin, journaliste de Beauceville.Aucun incident n’a marqué le recensement des votes du 21.On a cependant constaté que quatre scrutateurs avaient omis de déposer leur rapport dans la boite.On les a fait venir à St-Georges et ils ont signé des déclarations assermentées, au sujet du nombre de votes accordés à chaque candidat.Les avocats présents ont pris des notes et ont fait leurs propres constatations.Le rapport sera maintenant envoyé à M.François Drouin, directeur général des élections.Montréal SOUS la neige-La Fédération .L’Objectif de la prochaine doive durer longtemps bec — Aux Etats-Unis A Qué- La tempête de neige continue à, s’abattre sur Pile de Montréal, mais j il ne semble pas, d’après les prévi-î sions météorologiques, qu’elle doive ' durer longtemps Les horaires des trains et des autobus n’ont pas été sensiblement dérangés hier.A Québec, on a averti les automobilistes que quiconque s’aventurait sur les routes hors de la ville le faisait à ses propres ris- campagne sera de $850,000 La prochaine campagne elle-même aura lieu du 22 février au 6 mars prochain “L’objectif de la prochaine campagne de la Fédération des oeuvres de charité canadiennes-françaises sera de $850,000, et la campagne elle-même aura lieu du 22 février au G mars”.Telle est l’importante ques.Le vent a soufflé des nappes nouvelle communiquée à la presse de neige sur tous les chemins, et hier après-midi, par M.A.-S.McNi-seulo la route régulière d’hiver est chois, récemment élu président du suffisamment en bon état.j conseil d’administration et du co- A Ottawa, des chutes intermitten-j mjté exécutif de la Fédération, tes ont accumulé cinq pouces de nei- Cette annonce a été faite à l’occa-ge.Comme la furie de la première sjon (|e ja première assemblée géné-tempete de neige en Ontario subsis- ra]e (]c ja campagne, convoquée par tait encore ce matin et que, d autre yj Eugène Thérien, président gé-part, la temperature est baf i 11 î« 4-1 a j-111 r» *» o r4 * Vs 11 rt «i ! i n rv c* fl O * i ; t , Les rapatriés canadiens voyageront par train de New-York à Montréal.Anniversaire du juge Fontaine La magistrature et le Barreau se sont réunis ce matin, afin d’offrir leurs voeux de santé et de longue vie au juge T.-A.Fontaine, qui célèbre aujourd’hui son cinquante-troisième anniversaire de naissance.Les collègues du magistrat lui ont présenté deux gerbes de fleurs, et Me Jacques Beauchamp, procureur de la Couronne, et Me Albert Théberge, C.R„ lui ont effort les hommages de leurs confrères.; L’enquête royale sur le charbon La commission, sous la présidence du juge Carroll, siège présentement à Québec Québec, 30 (D.N.C.) — Au cours de la première journée de ses assises en notre ville, la commission royale d’enquête Carroll a complété l’étude d’un mémoire présenté par M.Oscar Drouin, au nom du Syndicat national du combustible de Québec, et de E.-J.Chartier & Cie, dans lequel ces deux groupes réclament l’abolition du monopole du charbon en notre ville.La commission, qui siège au palais de justice de Québec, sous la présidence du juge W.J.Carroll, de Halifax, doit siéger en notre ville jusqu’à ce soir.Elle ajournera ses débats vers le début du mois de février, si elle juge à propos d’entendre des témoins en marge des mémoires qui lui sont présentés.En plus du mémoire précité, la commission doit faire l’élude d’un mémoire de la Canadian Import, présenté par Me Paul Taschereau.On a fait mention hier après-midi de la réception de plusieurs autres mémoires prépares par d’autres détaillants de charbon de notre ville.M.Drouin a manifesté son intention de faire appeler à témoigner plusieurs personnes, pour infirmer le mémoire qu’il a‘présenté hier.Il a demandé à la commission d'émettre des subpoenas pour convoquer certains de ces témoins.Dans ses conclusions* le mémoire présenté, hier, formule de nombreuses suggestions et fait de nombreuses remarques.Au sujet du déchargement.il dit notamment que ce monopole de déchargement est détenu à Québec par la SI.Lawrence Stevedoring Co., associée avec la Canadian Import et certaines autres compagnies.C'est un monopole puissant qui au point de vue pratique, enlève toute possibilité de déchargement pour les marchands indépendants de Québec.Il suggère que la commission recommande que des instructions soient données par le gouvernement fédéral au conseil des ports nationaux (division de Québec) de s’organiser le plus tôt possible pour avoir un outillage moderne de.déchargement au moins aussi efficace que celui de la St.Lawrence Stevedoring Co.Le mémoire recommande également que le conseil des ports nationaux prenne à sa charge exclusivement le déchargement de tout charbon arrivant par eau dans le port de Québec, celui destiné au groupe Webster comme les autres.Compagnie de la Traverse, a décidé de suspendre complètement le service, à partir de 7 heures moins vingt.Deux heures plus tard, un bateau fut remis en circulation, mais avec passagers seulement.Par me- ! sure de sécurité, on ne le fait pas du Travail, M.Mitchell, a déclaré accoster au ponton de la traverse, aujourd’hui, à la Chambre des Coin-mais au quai du gouvernement, vis-1 munes, que le rejet, par les employés à-vis la gare de Lévis.Les vagues i de la compagnie Ford, du projet de sont d’une hauteur démesurée.Le i règlement de la grève à Windsor a plan incliné et le ponton se balan-.rendu nécesasire la nominatino par cent dangereusement au bout de | le gouvernement fédéral d’un comité leurs amarres et si la tempête sc ; d’arbitrage.prolonge avec la même intensité, les | Voici le texte de la déclaration de câbles finiront par céder.Les pro- M.Mitchell: nostics de la température ne sont i “En annonçant le 27 novembre guère encourageants.On continue qu’une formule avait été acceptée d’annoncer de forts vents du nord- j comme base de règlement de la grè-est et de la neige.| ve des employés de la compagnie La semaine dernière, une corvet-1 Ford, de Windsor, je m’étais abstenu te avait rompu un câble téléphoni- ' de fournir des détails.Je veux main-que d’une capacité de deux cents ! tenant déposer au dossier de cette communications entre Québec et | affaire une copie de la lettre qui Léws.Au cours de ja nuit, deux au- ; avait été adressée aux deux partis très corvettes ont accroché un autre , intéressés, et qui portait la signa-câble avec leur a^cre et leur hélice.; turc du miinstre du Irnvail en On-Une a réussi à se dégager, mais ! tario, M.Charles Daley, et la mienne l’autre n’avait pas encore réussi ce j propre.matin.Heureusement que la coin- La lettre se ht comme suit: pagnie Bell peut mettre d’autres li- “ka ftréve des employés aux usi-gnes à la disposition du public.I nés de W indsor de la compagnie Pour comble de malheur, la cir-j î'ord devenue telle que lp m® * culation de.s autos a été complète- ; ètred un grand n°^d,r^)dac< '{^ ri.n_ ment pont de début d-.— ___ .vail utiliser le chemin qui longe le j nan*./(l jours que —- , .fleuve, parce que la côte Ben- ! plusieurs tentatives ont_ été faites nett, près de Sainl-Romuald, est devenue impassable.11 a fallu attendre le passage des camions de la voirie.Plusieurs Lé-visiens qui travaillent à Québec ont pris un petit congé.Aux Etats-Unis New-York, 30 (A.P.) — Une violente tempête balaie aujourd’hui les Etats du nord-est des Etats-Unis.II est tombé dans ces Etats une gran- pour trouver une solution.“La compagnie a admis 1 arbitrage pour tous les points en litige et nous savons que le principe de l ai-bitrage ne répugne pas non plus a l’unir , .“A ; une très attentive et très COtnpL.e enquête, nous en sommes arrivés à la conclusion que 1 on peut faire cesser la grève par la designation d’un comité d’arbitrage par le gouvernement du Dominion, ., , n i » 4 • et par l’acceptation par les deux de quantité de neige allant de trois narljes (ics termes de l’accord qui pouces à New-York jusqu’à IG pou-’ ' .“Nous faisons appel aux deux groupes intéressés en ayant en vue le bien de plusieurs citoyens canadiens, qui sont directement concernés dans le règlement de cette grè- ces à Attica, N.-Y.La tempête a déjà causé 16 morts.Toutes les lignes de communications dans cette région, en Non-! velle-Angleterre surtout, sont inter-j rompues.Les garde-côtes rappor-1 ’ ëf iëur demandons de donner tent au moins trois navires eu dif- -, .i.\s a I)r£SCnt au projet que ficultt, d°nl un est disparu.I nous formulons ici.La station météorologique du i .j ministre du Travail nomme-mont de Washington, a une alti-l nn “arbitre des relations ouvriè-tude de G,000 pieds, rapporte un ra »,n à auiI%vront ètre référées vent de 109 milles a Iheure.Les! les devantures des magasins.Un mur de 100 pieds a été renversé sur les quais.A New-York, l’on rapporte 11 morts dont cinq causées par l’étouffement de la neige et six dans des accidents de rue.Tous les voyages aériens ont été contreman-dés.Rudolf Hess accepte ses responsabilités M.Asselin et le service de police cernant les conditions de son cm ploiement et la décision d’un tel “arbitre” devra être finale et en vigueur pour les deux parties.“Le ministre du Travail nomme- .ra un “arbitre” parmi les juges de taire-tresorier de 1 union intei la Cour suprême du Canada à qui •Y!a,usiqu* 8 OU Radl >-journal 6.15 Elévation» matutln*.-les.« 30 Mélodies 9.00 Nouvelles.9.05 Pot-pourri musical 9.30 Les chanson» que vous aimez.9 45 Programme musical.10.00 Samedi-jeunesse.11.00 Encores.11 30 Musloue «ymohonlqu# 12.00 Opérettes.12.30 Nouvelles BBC.12.35 Réveil rural.12.59 Signa nurture 1.00 Alouettes 1.15 Hadio-iournsi 1.25 Intermède.1.30 Orchestre.2.00 Opéra.5.02 Orchestre.5.30 Musique.6.00 Survivance française, e 15 Radio-tournai 6.25 Croix-Rouge 6.30 Chansonnette».6.45 Musloue èaêre 7.00 Questionnaire de le jeunesse 7.30 Sports extra.7 45 L’Heure Dominicale.8 00 Céleste et Valentin 8.30 Ma chanson.9 00 Radio-lournal 9.05 Gouret.10.30 Concert d'orgue 11.00 Mualque de danse.VlMM danee** 12 00 Nouvelle» 12.03 Fin dee émission» l'RM-l» •*' ' -''f 7 29 Ouverture brides”, Mendelsiohn; Water Mu- PLATEAU: Concert de Porches- c- « W o â ri rî ni * A ri ¦:» -mentn, expliquera qu’elle sc pro- longe jusqu’au 31 décembre."Ensemble!" SOMMAIRE — OCTOBRE 1945 Coure par eorreipondanc» __Louis-Joseph Marcotte L» vocabulaire coopérant.La ilnanee des coopérative» agricole* —Roméo Martin La coopérative du TémUcamtngue.Les amusements! laboratoire de liberté.Fall* et nouvelles.l'asioclallon patronal* du commère* —I.-Médard Ouellet La coopérative des cunlculleur* du Québec Spectacles CE SOIR VERONIQUE d'André Messager RIDEAU i 8 h.25 — PL.9161 Autel Ue I .2 • 4 • 8 - S .9 - 11 Déc.FORUM: Les Ice-Capades de 1946, (Du 2 au 10 décembre).Exposition ECOLE DU MEUBLE: Exposition] de reliure u’art de M.Jacques Blan chet._ j T____________ M.Camille Ducharme aux Variétés Lyriques Les Variétés Lyriques comptent deux nouvelles recrues et forts intéressantes, qu’on peut voir à l’oeuvre aux ereprésentations d Véronique, au Monument National: 1 tt\n.*r.rt«,xiv nui norsonni- —Maurice Blain ¦ Hélène Baillargeon, qui personni Pag» de la familier L# een* de l'honneur: | j-jc Agathe Coqiienard, et M.C.a-Pourquol e< comment organiser le* lolalrs.- mi]]e Ducharme, qui incarne —Paulette Smith-Roy ] j ousie{i baron déchu réduit au me-———*•“ j rVp rernrs.c’est-à-dire char-1 No* coopératives en marche Consdllattone coopérative.La Grande-Bretagne coopérons!», (•ulle) I.-A.Dlonno Au comptoir 0.15».par la poste 0.18s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" de recors, c’est-à-dire gé d’aider l’huissier dans certaine de ses fonctions.Ce qui ne 1 empêche pas d’etre, comme il dit, le noble rejeton d’une ancienne famille: le baron des Merlettes .Bienvenue au Régiment de Maisonneuve Hommage à ses braves soldats ef réficiers SAINT-MARTIN DE FONTENAY Avec «ri effectifs réduit», le Régiment de Mslsonneuv» oooups et durant plusieurs Jours il tient le coup sous un bomb»rdemont a artuierw qui est effreux.Ce* quelques Jours sont rempli» de souvenirs déprimants.Ceux du Maleonneuve qui vécurent dans oet enfer ont le droit de marener la tête bien haute, car ce qu'ils eurent à endurer fut cent fol» Plr« V,\Y’ Clique, dont 16 ans ont été passés à / LV°rdr.e .1.® ,,onner le i Pendryl, à l’ouest de Wetaskiwin.leur traitement d urgence possible 1 L’ambiance de travail des infir- ^ îu ru i» im ÛHMMfMff MlMllMll] MEILLEURE VALEUR POUR VOTRE ARGENT Directement de la Fabrique MOUTON DE PERSE Peaux souples, noires de Jais, choisies et assorties avec soin puis tranafor-mées en superbes vêtements par noa maîtres fourreurs.*700 Autres à $376, $500, $600, $750.AUTRES FOURRURES QUE VOUS AIMEREZ SEAL FRANÇAIS (Lapin teint).CHAT SAUVAGE (Argenté) .RAT MUSQUE (Teinl vison) .PATTES DE MOUTON DE PERSE (Belle qualité) WALLABY (Teint castor) .$225 $300 $450 $275 $22= CUMMMia FURS LTD 284 OUEST, NOTRE-DAME TELEPHONE i H.MOI Un projet qui intéresse tous les mouvements de jeunes Nul ne se rend plus compte du grand besoin de chefs spécialisés dans les mouvements au service de la jeunesse que les dirigeants des associations de la jeunesse.Lors d’une réunion tenue ces jours-ci à l’hôtel Windsor en vue de la diffusion d’une oeuvre qui demeurera un des plus beaux gestes accomplis par la princesse Alice durant son séjour au Canada plusieurs associations avaient délégué un représentant.Mlle Pierrette Chantelois représentait le Sénat de la jeunesse en qualité de présidente de l’association.Après avoir été mises au courant du but très noble que cherche à atteindre la fondation princesse Alice, toutes les personnes présentes se sont rangées à l’idée qu’un effort spécial devait être fourni par chacune des associations représentées de contribuer chacune pour sa part au fond qui sera recueilli par tout le Canada et qui constituera le capital destiné à cette oeuvre.Pour sa part, le Sénat de la jeunesse a déjà lancé un appel à tous ses membres par le truchement de son courrier bimensuel.Une mention spéciale serR faite à ce sujet lors du prochain dîner-causerie de l’association, samedi soir, le 1er dé* cembre, également.Les membres du conseil de cette association groupant un millier de jeunes espèrent que ceux-ci contribueront, dans la mesure de leurs moyens, à la réalisation d’un projet qui les touche de très près puisqu’il a pour but immédiat de leur former des chefs jeunes et compétents, aptes à les diriger vers une vie mieux comprise tant dans son orientation que dans ses loisirs.En refusant tout cadeau personnel pour permettre l’accumulation d’un capital destiné à la fondation princesse Alice, la princesse s’est acquis un titre de plus à notre reconnaissance, et tout spécialement à la reconnaissnace de notre jeunesse.Une oeuvre qui intéresse tellement notre jeunesse devrait aussi intéresser les parents.Les offrandes, petites ou importantes, doivent être faites au nom: “Fondation princesse Alice”, et envoyées à la chambre 8, hôtel Wind sor, Montréal.LA BRODERIE AU FOYER 6878 PATflOH VfiNHAT EATON Le magasin ouvre toute la journée le samedi jusqu'à Noël X No 6578 — Servie* d* tabla "L*« papillon*", gracl*ux model* court et vit* lait entièrement au point de boutonnière.Nous suggérons de l'exécuter de la manière suivante: Contour de toute la broderie gros bleu.Brides dans le richelieu et corne du papillon jaune.Corps des paillons brun clair.Nappe à thé de 36 pce à tracer, 23c; perforée, 50c; au fer chaud.40c.Etampée ! sur simili-toile blanche, 98c.Dessous de verres et d’assiettes, 5 et 10 pes ensemble i à tracer, 23c; perforé, 40c,¦ au fer chaud 6 petits et 3 grands ensembles, 60c.Etampés | sur simili-toile blanche 6 petits et 3 grands ensembles, 75c.Coton à broder environ 75c ' ABONNEZ-VOUS A NOTRE REVUE DE BRODERIE ET MUSIQUE.PAR AN, 12c.: COUPON DE COMMANDE N.B.— Nous prions no* cliant* d* n* Iornais envoyer d* raonnal* par la post* et dt nous iair* la r*mls* pat bons d* post* ou ttabr*» post* an mêm* temps qu* ta command*.Cl-lnclua.„ Nom .VENDREDL 30 NOVEMBRE 1945 .pout patron* Adresse Hygiène et beauté * i !'«.j p Rien ne s'obtient sans peine Activités Féminines, Conférences,Jtéunions, etc.Retraite fermée à Saint-Jean Une retraite fermée, organisée par la congrégation des Enfants de Marie du Oe-su, sera prêchée par le R.P.Gérard Tremblay, SJ., du 6 au 9 décembre prochain, à Lu Villa Ste-Beraadette.St-Jean-sur-Rt-chelleu.Pour renseignements s'adresser avant samedi au R.P.Directeur de la congrégation.LAncaster 5125.Prochaines retraites Il y aura à Béthanie.80 est, rue Laurier, Montréal, tél.DO.8026, des retraitas aux dates suivantes: Jeunes fuies, 1er au 2 décembre, par le R.P.Parent, C.S.C.; dames, 3 au 6 décembre, par le R.P.cié-mentlen, O.P.M., employées de l'Alliance nationale, 7 au 10 décembre, par le R.P.L.Gauthier, C.S.V.Prière de s'inscrire À l'avance.Partie de cartes et tirage du coffre de la mariée La partie de cartes et le tirage du coffre de la mariée qui devaient avoir lieu le 6 décembre sont remis au mardi, 18 décembre, chez les Franciscaines missionnaires do Marie, 120 est, rue Laurier, Montréal.Feuilleton du "Devoir** DOUBLE ASSASSINAT dans la rue Morgue par Edgar Po« 14.(Suite) — Fort bien, — répliqua mon ami, — tout cela est fort juste, on vérité.Voyons, — que donneriez-vous bien?Aht je vais vous le dire.Voici quelle sera ma récompense: vous me raconterez tout ce que vous savez relativement aux assassinats de la rue Morgue.Dupin prononça ces derniers mots d’une voix très basse et fort tranquillement.Il se dirigea vers la porte avec la même placidité, la ferma, et mit la clef dans sa poche, II tira alors un pistolet de son sein et le posa sans le moindre émoi sur la ta-' La figure du marin devint pourpre, comme s'il en était aux agonies d une suffocation.Il se dressa sur ses pieds et saisit son bâton; mais une seconde après, il se laissa retomber sur son siège, tremblant violemment et la mort sur le visage.Il ne pouvait articuler une parole.Je le plaignais du plus profond de mon coeur.— Mon ami, — dit Dupin d’une voix pleine de bonté, —— vous vous alarmez sans motif, — je vous assit-re.Nous ne voulons vous faire aucun mal.Sur mon honneur de galant homme et de Français, nous n'avons Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphonai au «ervlc* du (Iraq* t BElalr 3361* i tl vous donnera l'adr**** d'un dépodlair* d* voir* voisinage.aucun mauvais dessein contre vous.Je sais parfaitement que vous êtes innocent des horreurs de la rue Morgue.Cependant, cela ne veut pas dire que vous n’y soyez pas quelque peu impliqué.Le peu que je vous ai dit doit vous prouvîr que j’ai eu sur cette affaire des moyens d’information dont vous ne vous seriez jamais douté.Maintenant la chose est claire pour nous.Vous n’avez rien fait que vous ayez pu éviter, — rien à coup sûr, qui vous rende coupable.Vous auriez pu voler impunément; vous n’avez même pas été coupable de vol.Vous n’avez rien à cacher; vous n’avez aucune raison de cacher quoi que ce soit.D’un autre côté, vous êtes contraint par tous les principes de l’honneur à confesser ce que vous savez.Un homme innocent est actuellement en prison, accusé du crime dont vous pouvez indiquer l’auteur.Pendant que Dupin prononçait ces mots, le matelot avait recouvré, en grande partie, sa présence d’esprit; mais toute sa première hardiesse avait disparu.—Que Dieu me soit en aidel — dit-il.— anrès une netite naine.— Beaucoup de femmes ont une sorte d’horreur de la culture physique et s’imaginent que si elles pratiquaient ces exercices, elles deviendraient musclées comme l’Apollon du Belvédère.Par contre, les mêmes femmes vous demandent s’il n’existe pas de pilules capables de les faire maigrir d’une dizaine de livres en quelques semaines et leur permettant de manger à leur guise, sans se rendre compte ou sans vouloir.convenir qu’un tel médicament, s’il existait, devrait avoir une puissance susceptible de mettre en grand danger la santé de celles qui y auraient recours.Des femmes qui n’ont pas d’occupations très actives passent volontiers deux ou trois heures de la journée à se “bichonner”, et ce sont celles-là mêmes qui vous déclarent nettement ne pouvoir trouver, dans leur journée, le temps de faire une demi-heure de culture physique.Une femme vivant seule et ayant besoin de maigrir vous dira: “Je ne veux plus manger de pain à mes repas, mais c’est tellement machinal que je ne peux pas faire autrement”.On lut objecte: “Mais pourquoi achetez-vous du pain le matin?.Ne croyez-vous pas que si vous n’en mettiez pas sur la table vous arriveriez à résoudre plus facilement la question?” Mais elle se dérobe comme si elle ne comprenait pas que le geste décisif serait justement de ne plus encourager le boulanger.Encore une fois, un grand nombre de femmes — beaucoup plus qu’on ne le pense — pourraient etre réellement belles.Il leur suffirait pour cela d’un petit effort prolongé, coordonné, bien orienté.Elles font parfois beaucoup d’efforts, mais rarement ceux qu’il faudrait.Ou alors, quand elles accep- tent un régime ou un traitement sérieux, elles l’exagèrent dans l’espoir d’en avoir plus vite fini.Elles ont des crises de volonté, mais s’astreignent rarement à prolonger leur effort.Elles attendent vraiment trop du miracle.Elles ne veulent pas se mettre dans la tête qu’en beauté, comme dans beaucoup d’autres choses, tout se construit au moyen de petits efforts continus et réguliers.Causerie à la Bibliothèque des enfants M.Raymond Goudreault, directeur du Cinéma éducatif au Jardin botanique, a donné une causerie à ia Bibliothèque des enfants au cours de la semaine.La première partie de sa causerie était consacrée aux jardins des écoliers et ia seconde partie aux différentes familles de noix et aux fruits tropicaux.M.Goudreault connaît bien les enfants, il sait mettre à leur portée ses vastes connaissances et sa causerie illustrée de projections lumineuses a remporté le plus grand succès.Une centaine d’abonnés de la bibliothèque assistaient à cette matinée éducative et récréative.Institut pédagogique Le 4 décembre prochain, à 10b.30 du malin, dans la salle des Conférences de l’Institut pédagogique, M.l’abbé Jules-Bernard Gingras, maître ès arts, docteur en philosophie, licencié en pédagogie, soutiendra une thèse en vue du doctorat en pédagogie.Le jury sera composé du R.P.Louis Lachance, O.P., professeur à la Faculté de philosophie, de M.l’abbé Emmett Carter, principal de l’Ecole normale Jacques-Cartier, pour les élèves de langue anglaise, et de la R.Sr Sainte-Théophanie, directrice de l’Institut pédagogique.Sujet de la thèse: “Ce que tout jeune chrétien doit savoir pour devenir un bon citoyen".Toutes les personnes qur cette question intéresse sont cordialement invitées.PANTOUFLES POUR ETRENNES ! Vous aimerez les porter! Vous serez fière de les offrir.Remarquables par leur confort et leur O TC beauté.Pointures 4 à 8 dans la collection a—Pantoufle cle capeskin (peau de mouton) garnie de laine d'agneau, semelle molle, talon coussiné.Bleu et brun.b Pantoufle chaude faite de laine d'agneau, semelle molle.Rouge vin, beige ou rouge clair.Pantouflei, au deuxième ^T.EATON CÇ O» MONtBRtR IhlTED L.7 CA ET LA DILEMME — Comment?Vous n’êtes pas certain d’être guéri?Mais puisque le docteur vous a réclamé ses honoraires! Euh!.C’est justement pour ça!.NAIVETE Un commerçant écrivant à son correspondant terminait sa lettre en lui disant: “Dans le cas où la présente ne vous parviendrait pas, veuillez m’en aviser par courrier”.Feu Mme Emile Elle • Mme Emile Elle, née Dubois (Maria) est décédée hier au pavillon Le Royer, de THôtel-Dieu de Montréal, à 1 age de 67 ans.Elle était la femme de M.Emile Elie, homme d’affaires de la métropole.Elle laisse (tans le deuil, ouire son mari, qua-tre enfants; Mme Euchère Ledim (Berthe Cardinal), M.Fernand Cardinal, tous deux nos d’un pre-mier mariage, et MM.Jean-Paul et Robert Lite: trois brus et un gendre: Mme Fernand Cardinal (Li-hanne Laflèche).Mme Robert-EIie (Marie-Marthe Huot), Mme Jean-Paul hhe (Violette Trempe), et M.Euchère Leduc; quatie petits-fils; MM.Jacques et André Leduc, Jean et Jacques Eüe; trois soeurs et un frère: Mmes Joseph Eltc, J.-A.Charbonneau, Wilfrid David et M.Emile Dubois.Plusieurs belles-soeurs et beaux-frères lui survivent egalement., La dépouille mortelle est exposée a la demeure de la défunte, 3164 ïue tremblay, Côte des Neiges.Les funérailles auront lieu en l’église Notre-Dame des Neiges, lundi le 3 décembre, à 9 heures.* * # Nos condoléances à la famille en deuil.Voici le soulagement bienvenu du CATARRHE AIGU Mettez-vous quelques gouttes de Va-tro-nol dans chaque narine, et tentez comme 11 s’attaque au siège-même des souffrances dues au catarrhe .et voua apporte un sou la- VlCKS apaisant.r*plde VA-TRO-NOL Fourrures DE CHOIX Mouton de Perse Rot Musqué Chot Sauvage ASSORTIMENT COMPLET H.PAGEAU SPECIALISTE EN FOURRURES 1793 AVE DE L'EGLISE Côle St Paul Tél.FI.6806 LUNDI Le "Devoir" commencera la publication du conte tragique d'Ernest Hello: "LUDOVIC" je vous dirai tout ce que je sais sur cette affaire; mais je n’espère pas que vous en croyiez la moitié, — je serais vraiment un sot, si je l'espérais! Cependant, je suis innocent, et je dirai tout ce que j’ai sur le coeur, quand même il m’en coûterait la vie! Voici en substance ce qu’il nous raconta: Il avait fait dernièrement un voyage dans l’archipel indien.Une bande d« matelots, dont il faisait partie, débarqua à Bornéo et pénétra dans l’intérieur pour y faire une excursion d'amateurs.Lui et un de ses camarades avaient pris l’orang-outang.Ce camarade mourut, et l'animal devint donc sa propriété exclusive, à lui.Après bien des embarras causés par (’indomptable férocité du captif pendant la traversée, il réussit à la longue A le loger sûrement dans sa propre demeure à Paris, et, pour ne pas attirer sur lui-même l'insupportable curiosité des voisins, il avait soigneusement enfermé l’animal, jusqu'à ce qu’il l’eût guéri d’une blessure au pied qu’il s’était faite à bord avec une esquille.Son projet, finalement, était de le vendre.Comme il revenait, une nuit, ou plutôt un matin, — le matin du meurtre, — d’une petite orgie de 1 matelots, 11 trouva la bête installée dans sa chambre à coucher; elle j s’était échappée du cabinet voisin, | où il la croyait solidement enfer méc.Un rasoir à la main et toute barbouillée de savon, elle était assise devant un miroir, et essayait de se raser, comme sans doute elle ."avait vu faire à son maître en l’épiant par le trou de la serrure.Terrifié en voyant une arme si dangereuse dans les mains d’un animal aussi féroce, parfaitement capable de s’en servir, l’homme, pendant quelques instants, n'avait su quel parti prendre.D’habitude, il avait dompté l'animal, même dans ses accès les plus furieux, par les coups de fouet; et il voulut v recourir cette fois encore.Mais en voyant le fouet, l’orang-outang bondit à travers la porte de la chambre, dégringola par les escaliers, et, profitant d’une fenêtre ouverte par malheur, il se jeta dans la rue.Le Français, désespéré, poursuivit le singe; — celui-ci, tenant toujours son rasoir d’une main, s’arrêtait de temps en temps, se retour- nait, et faisait des grimaces à l’homme qui le poursuivait, jusqu’à ce qu’il se vit près d'être atteint, puis il reprenait sa course.Cette chasse dura ainsi un bon bout de temps.Les rues étaient profondément tranquilles, et il pouvait être trois heures du matin.En traversant un passage derrière la rue Morgue, l’attention du fugitif fut attirée par une lumière qui partait j de la fenêtre ouverte de madame I l’Espanaye, au quatrième étage de j sa maison.Il se précipita vers le mur, il aperçut la chaîne du paratonnerre, y grimpa avec une inconcevable agilité, saisit le volet, qui était complètement rabattu contre le mur.et en s’appuyant dessus, il s’élança droit sur le chevet du lit.Toute celle gymnastique ne dura pas une minute.Le volet avait été repoussé contre le mur pgr le bpnd que l'orang-outang avait fait en se jetant dans la chambre.(A suture) 30-XI-4S C* tournai eat unnrlin* au no 430 ru* Notre-Dame est.a Montréal, oar l'Imprimerie populaire (à responsabilité limitée), édltrloe-proptléUlr*.— Geornes Fthtilea «Urewaur-etfant LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 30 NOVEMBRE 19^ VOLUME XXXVI — No 275 LES NOUVELLES UNIVERSITAIRES (Par Pierre de Grandpré) La veille de Noël à l'Université — Don de la compagnie Ciba — La formation humaniste — L'avenir des Universités en Chine — Visite d'étudiants aux usines Youville de la compagnie des tramways Les étudiants, parents des étudiants et professeurs de l’Université de Montréal, seront heureux d’apprendre que la veille de Noël, à l'auditorium de l’Université, il y aura à 10 heures 30 une veillée familiale suivie, à 11 heures, de la célébration des messes de Noël par \lgr Olivier Maurault; on pourra assister à minuit à un véritable “mystère de la Nativité”.Entrée libre.Don do la compagnie Ciba L’Institut de chimie de l’Université de Montréal annonce la réception d’une somme de $195, de la part de la Compagnie Ciba; ce versement porte h $945.la subvention accordée depuis un an par cette enfant, comment en ferais-je un homme?un vrai homme, pas une ébauche, une carcasse d’homme, un enfant de cinquante ans et de deux cents livres comme on en voit tant, mais un être viril.Comment développer toutes ses virtualités?” Concluons ces considérations par ces lignes d’un vieux maître: “Les études classiques préparent des hommes capables d’habiter les hautes sphères de l’intelligence, de comprendre et d’aimer le vrai, le beau, l’idéal, et même de cultiver plus fructueusement que d’autres les branches du savoir qu’ils ont paru négliger d’abord.Partant, elles font quelque chose de meilleur, de plus fécond, et f.nalement de plus utile que l’instruction qui s’enferme dans le cercle des con compagnie aux recherches sur la J naissances utiles.(J.Burnichon, chloralosc commencées à l’Institut1‘ depuis 1943.Ces recherches diri- gées par Roger Barré, D.Sc., sous-directeur de l’Institut, ont été poursuivies successivement par MM.R.Payen, chargé de cours, L.-P.Tro-chù, A.Guérault, licenciés ès scien ces chimiques.La subvention a permis de compléter la mise au point de la préparation de la chloralose qui était produite en France, et qui, depuis 1941, manquait dans notre province.Des quantités appréciables de cet anesthésique ont été synthétisées et le composé a été essaye avec succès aux laboratoires de physiologie de l’Université; le même produit a été aussi utilisé en clinique.L’Institut remercie sincèrement la compagnie Ciba et son directeur médical, le Dr H.-L.Hacicot, pour l’intérêt qu’ils manifestent à ses recherches de chimiothérapie.La formation humaniste A l’occasion du 60e anniversaire de la prise de direction du Collège de Salnt-Boniface par les Pères Jésuites, en 1885, ce collège vient de publier un opuscule, oeuvre du R P A.Bernier, S.J., évoquant les dates mémorables de l’histoire de .v collège, et dont nous extrayons es remarquables lignes suivantes ur ‘Thumanisme classique”: “L’humanisme que nous cherchons à développer, lit-on dans cette brochure, et la culture classique qui en est l'instrument, loin d’être un obstacle au gain de la vie, est précisément un des moyens les plus efficaces pour que le jeune homme, au sortir du collège et de Etudes).L'avenir des universités en Chine Les dirigeants en Chine étudient l’avenir des universités.Les trois problèmes fondamentaux qui sont actuellement discutés sont les suivants: 1) Les universités seront-elles indépendantes ou seront-elles soumises a l’influence du gouvernement?2) Le but de l’éducation est-il la formation de l’être moral ou l’acquisition de la science pure?3) Enfin l’éducation sera-t-elle scientifique ou technique?La solution de ces problèmes donnera au système d’éducation en Chine son caractère nouveau et ses directives pour l’avenir.L’enseignement universitaire, disent ces éducateurs, doit s’adapter au milieu social et rester compatible avec la politique nationale, tout en étant libre de toute influence extérieure.ür, pendant huit ans, la politique nationale de la Cnine a été “l’Etat au-dessus de tout”.On se demande maintenant si cette politique devra être remplacée par celle du “peuple avant tout”.Les plus grands philosophes de la Chine, Confucius et Mencius, n’ont jamais enseigné la philosophie de l’Etat mais bien celle de la fraternité universelle.Mencius prêchait, même en ces temps reculés, les droits de l’homme, l’égaiité et la démocratie.Quant au second problème, disons que le but de l’enseignement : u MA 3701 universitaire est different dans les | ^ universités de Chine et celles de l’occident: les unités chinoises vi- doyen et registraire de l’école, avait la direction des jeunes gens.Ils étaient accompagnés de M.J.-A.Archambault, ingénieur en chef de la compagnie Montreal Tramways, et de M.Réginald-B.Genest, assistant-directeur des relations publiques.Aux usines ils furent reçus par M.A.M.Lindsay, surintendant du matériel roulant.Après que le groupe eut été photographié il se divisa pour faire la visite des départements.Ceci fut fait sous l’égide personnelle d’autres membres du personnel des usines qui expliquèrent avec des détails techniques les diverses opérations de chaque département.Les étudiants visitèrent entre autres le département des réparations générales où les tramways sont amenés pour première inspection pour être ensuite envoyés au démantèlement général, aux réparations, à l’installation de nouvelles pièces et au rassemblage ainsi qu’aux réparations générales de tout l’équipement électrique, de l’équipement roulant et finalemen’ au repeinturage du tram remis à neuf.Aucun détail ne fut omis durant la visite et les jeunes gens demandèrent une foule de renseignements et reçurent des informations sur toutes choses, à partir de l’opération des grandes charrues a neige et des balayeuses jusqu’au département des enseignes où les noms de routes pour les tramways sont fabriqués suivant le procède d’écrans de soie.Les étudiants comprenaient: MM.Edmond Pontbriand, Bernard Beaudoin, Jean-Marie Piché, Jean-Paul Boulay, Roger Langlois, Gabriel Laganière, Roland Bouthillette, Dion, Aldo Bernardi, Armand Laurier, Jean Bourassa, Marcel-Richard Lalonde, Fernand Laganière, Jean-Marie Thomas, Maurice Olivier, Léo Scharry, Guy Monte, Fernand Saint-Pierre, Jacques Brissette, Georges-Albert Gauthier, Camille Dagenais, Raymond Hou-de, René LeBlanc, Fernand Lafontaine, Emile Gélinas, Jean-Joseph Grenon.____ _ _____ Dîner-forum de la jeune Chambre La Chambre de commerce des jeunes de Montréal présentera son troisième dîner-forum mardi, le 4 décembre prochain, à 6 h.30 p.m., au salon York de l’bôtcl Windsor.A cette occasion, trois disciples de Thémis parleront de l’évolution de leur carrière: le droit, de l’université à la magistrature.Un étudiant, M.Guy Desjardins racontera d’une façon humoristique la vie d’étudiant en droit.Me Jean-Paul Grégoire parlera de sa première cause, et M.le juge Amédée Monet fera revivre de ses fameux souvenirs.De nombreuses personnalités du monde juridique et universitaire seront présentes.Pour informa- La section néerlandaise de la Croix-Rouge La section centrale néerlandaise m enriejussement pecuiuuire; u i • '•ï'.y-: de la Société de la Croix-Rouge ca- v acquerra un enrichissement intel- ! “fies, les philosophes et coûtai .nadienne dont les activités commen-lectucl, moral, spirituel — qui n’est ! chinois ont maintes fois ^ cèrent le 10 mai 1940, jour de l’in ^ befle, fruc- ! tueuse et lucrative carrière.moral tandis q ie^ , ¦ ._ “Mais il y gagnera autre chose Çidcntales< visent _plutot à former l’un enrichissement pécuniaire; il 1 homme ue.science.Au cou.
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